Le devoir, 13 avril 1993, Page(s) complémentaire(s)
- - mtttÊ SNÏW* 5-lull'll ‘«ssga fe.^HmKH ¦ >• .••¦• V .press LE DEVOIR PERSPECTIVES La fièvre du grand cirque Gilles C.Marcotte Il y aura bientôt 25 ans, c’était le 27 mai 1968 précisément, monsieur le maire de Drapeauville, nouvellement riche de la réalisation d’Expo 67, s’envolait vers Chicago, accompagné de son «aile droite» Gerry Snyder, vice-président, à l’époque, du comité exécutif et vendeur opiniâtre de la venue du baseball majeur en cette ville.Les deux distingués hérauts allaient y prendre possession du document émis par le président de la Ligue nationale de baseball, qui entérinait l’admission de Montréal dans une institution sportive légendaire, dont les origines remontaient au début du siècle.1903 à ce qu’on raconte.uelques mois plus tard, le Club de Baseball Montéral ltée, présidé par Charles R.Bronfman, déposait le premier chèque de un million de dollars, qui garantissait l’ac-quisitision de cette «concession».Elle allait en coûter neuf autres.Et c’était, n’en doutons point, bel et bien une concession, bien jaugée, bien calculée, que les magnats du baseball américain faisaient en acceptant ce geste sonnant: pour la première fois, longtemps avant Toronto, une ville «barbare» était reçue, tolérée, dans l’hermétique confrérie du baseball majeur, toute américaine, exclusivement et jalousement, depuis toujours.Nos voisins d’en-dessous n’avaient pas pris cette décision à la légère.Ils savaient bien qu’ils plantaient ce premier drapeau outre-frontières en terre hospitalière, chez des gens friands de balle à camp, qui en jouaient depuis de nombreuses décennies, d’où avaient même émergé, dans des conditions ardues, quelques Guillaume Plouffe ( Claude Raymond, Ronald Piché).Ils savaient aussi qu’au pays des nègres blancs, par où était passé avec les Royaux le premier Noir admis au baseball majeur, Jackie Robinson, il y avait du bon monde, souvent bilingue, d’adon, fêtard, bon consommateur de baseball, qui se passionnait déjà pour les «World Series», à la télévision depuis de nombreuses années, qui connaissait bien les grandes idoles et les lames Gillette dont maintes grandes idoles ont fait la promotion pendant des décennies.Nos rusés voisins s’établissaient aussi dans la Mecque du hockey, dans une ville qui avait fait de Mickey Mantle des Yankees son Maurice Richard à crampons, dans un pays rassurant, de «frogs» et de porteurs d’eau.C’était avant les croassements et le brassage du sceau, qui avaient poussé Charles Bronfman à une déclaration, indélébile, étonnante, venant de la part d’un tel gentleman et d’un tel businessman: si le Parti Québécois est élu, avait-il profé-ré, les Expos déménageront La me-Kim nace n’a — sagement, imagine-t-on P .il — jamais été mise à exécution et Campbell et c’est ainsi qu’aujourd’hui, plus de I p., deux ans après que l’entreprise eût Jean maresi été acquise par un consortium très majoritairement québécois, les Expos célèbrent leur 25e anniversaire en compagnie de partisans qui ont fini par faire fi des déclarations intempestives, qui, somme toute, ont commis bien peu d’infidélités pen-aujourd’hui: dant tout ce temps où leurs favoris les ont pourtant déçus plus souvent le Québec est qu’au trement., Hier matin, 38 000 billets avaient branche sur été vendus pour le match inaugural P j.| de cet après-midi.Dans sa présente relipe AlOU configuration, la capacité d’accueil .w-.du Stade olympique pour un match et ses Cxpos.^ baseball est de 46 500 places.On peut la faire grimper jusqu’à 58 000, exceptionnellement, en ouvrant l’accès à toutes les aires de gradins disponibles.Ce qui sera fait cet après-midi.Le grand chapiteau abritera dans le pire des cas 40 000 partisans, vraisemblablement 45 000 et on peut s’attendre à ce que les Expos, nos Z’Amours comme ils ont été rebaptisés, se fendent en quatre pour faire tourner des balles sur leur nez et commencer de séduire leur public.Le grand cirque du baseball majeur à Montréal se met donc en branle cet après-midi et Kim Campbell, qui n’est pas le voltigeur de champ centre, son copain Jean Charest qui l’est encore moins, peuvent en profiter pour prendre une journée de congé durant leur campagne québécoise: aujourd’hui, Montréal, Québec, Trois-Rivières, Sherbrooke, Chicoutimi, Val D’or, Chibougameau, LG 1, alouette! sont branchés sur Felipe Alou et son fils Moises, Marquis Grissom, Larry Walker, Delino DeShields, Wil Cordero, Dennis Martinez et les autres Expos.Dans le stade, à la télé, à la radio, dans les Cages aux sports et autres brasseries, dans les pénitenciers, dans les hôpitaux, dans les presbytères, le Québec est en train de se voter un jour férié supplémentaire.Plusieurs feront leurs Pâques, à peine en retard, leurs Pâques de renard, comme on ne le dit plus, et la religion s’appelle: baseball.Et les célébrants sont pour la plupart de jeunes hommes à peine sortis de l’adolescence.On en dit beaucoup de bien cette année.A raison, vous verrez.Enfin, on verra bien.Souhaitons qu’en octobre, nous n’aurons pas encore à faire notre deuil d’un autre pétard mouillé.Pour l’instant, nos souvenirs d’un quart de siècle nous invitent à la pondération, car faut-il qu’on s’en souvienne, nos Z’Amours nous ont souvent déçus.Alors, «Playball» et espérons que cette année enfin, la joie vienne après.la peine.peuvent prendre congé INDEX Les Actualités .A2 Éditorial .A8 Agenda culturel .B9 Idées .A9 Annonces dunces.JJ2 le Monde .B3 Avenirs B1 Montréal .A3 Météo Avis publics B7 Mots croisés.B6 Ciel variable.Culture B10 Politique .\ Max.: 4 Économie A7 Les Sports .B8 Détails en B6 AVENIRS L’Université Concordia, carrefour des nations PAGE B-l POLITIQUE Cliarest veut réduire le nombre de ministères PAGE A-IO LE MONDE L’OTAN vole au-dessus de sanglants combats PAGE B-3 Le grand débordement PHOTO JACQUES NADEAU SI LE PRINTEMPS signifie beau temps (fort discutable ces jours-ci), il veut dire aussi inondation.Comme chaque année, plusieurs municipalités sont victimes de la crue des eaux printannière, qui fait le malheur des uns.mais le bonheur des autres.Paul Cauchon fait le point en page A-3.La Colombie table sur le Québec pour se rapprocher de l’ALENA SYLVIANE TRAMIER LE DEVOIR année dernière, Québec songeait à fermer sa déléga-t tion à Bogota.Plus maintenant De retour d’une mission en Colombie, John Ciaccia, ministre des Affaires internationales, songe au contraire à accroître les échanges avec ce pays, le troisième d’Amérique latine par sa population.Ce revirement s’est fait au nom d’intérêts mutuels bien compris: la Colombie aspire à intégrer l’Accord de libre-échange nord-américain.Elle espère renforcer sa posi- tion en s’alliant au partisan le plus résolu de l’ALENA, le Québec.Le Québec, lui, est convaincu qu’il a une niche à se forger dans cette région et que la Colombie peut l’y aider.«Le contexte est très favorable pour donner une impulsion aux échanges car depuis deux ans, le gouvernement colombien poursuit une politique d’ouverture économique et de modernisation qui se traduit par des facilités d’investissements pour les entreprises étrangères», a dit au DEVOIR Jacques Desruisseaux, délégué du Qué- VOIR PAGE A-10: COLOMBIE Afrique du Sud L’assassinat d’un leader noir soulève les townships ANTON FERREIRA AGENCE REUTER T ohannesburg — Les cités noires étaient en ébullition J hier en Afrique du Sud après l’assassinat de Chris Hani, l’un des dirigeants noirs les plus populaires auprès de la jeunesse des townships.En dépit des appels au calme lancés par le président Frederik de Klerk et par Nelson Mandela, des Noirs ont ouvert le feu sur des journalistes et sur la police hier dans la cité de Katlehong, à l’est de Johannesburg, lors d’une des nombreuses manifestations organisées pour protester contre le meurtre du secrétaire général du Parti communiste, samedi.Deux Blancs sont morts brûlés vifs dimanche dans la banlieue noire de Lwandle, près du Cap.Un troisième Blanc, molesté ce weekend, a succombé à ses blessures.«Le climat est réellement très tendu», a déclaré par téléphone de Katlehong le photographe de Reuter Juda Nqwenya.«Ils m’ont presque tué», a-t-il ajouté.La police a dépêché des renforts à Katnelong, où se sont rassemblés près de 10 000 personnes, et dans les cités noires voisines, a précisé Frans Malherbe, porte-parole de la police.Environ 1000 personnes ont défilé jusqu’au domicile de Chris Hani à Dawn Park, dans la banlieue de Boksburg, à l’est de Johannesburg.La plupart d’entre elles étaient armées de lances et de haches.«Nous voulons le pouvoir, nous le voulons maintenant Nous voulons Nelson Mandela au pouvoir maintenant», a déclaré à la foule Peter Mokaba, dirigeant des jeunesses de l’ANC.Un autre dirigeant de l’ANC, Mondli Gungubele, a exhorté les manifestants à ne pas s’en prendre à la population blanche: «Nous ne sommes pas ici pour mener une guerre raciale.» Mais dans le township de Mamelodi, près de Prétoria, «Nous voulons le pouvoir, nous le voulons maintenant» ,a déclaré un dirigeant des jeunesses de l’ANC.! des responsables des jeunesses de l’ANC ont appelé à des représailles sanglantes contre les Blancs: «Il est temps de dire à nos dirigeants qu’il y en a assez et qu’il est temps de rendre les coups», a déclaré l’un d’entre eux, cité par l’agence Sapa.Mais la direction de l’ANC a condamné les débordements.VOIR PAGE A-10: ASSASSINAT Autres informations en page B-3 Le vocabulaire des jeunes scruté à la loupe Ecologie, sexe et famille hantent le langage des adolescents, selon un chercheur ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Une vaste étude du parler des jeunes québécois révèle que l’âme adolescente est préoccupée par l’écologie, le sexe, la famille.Et le mot qui leur vient le plus rapidement à la bouche est: manger! Le chercheur Gilles Fortier a accompli le travail de moine de recenser le vocabulaire couramment utilisé par les jeunes du Québec de façon à créer un outil qui permette de sonder l’âme des jeunes.Un outil qui est le miroir de la culture adolescente.Plus de 1271 élèves du secondaire âgés 14 à 19 ans, recrutés dans treize écoles de la région de Montréal, ont noirci ses questionnaires comptant 120 questions, fournissant ainsi un total de 308 109 mots à décortiquer.Un tri minutieux a ramené à environ 11000 vocables le nombre de mots les plus entendus dans la bouche de nos jeunes.«Après qu’ils ont dit “twit”, on croit qu’ils n’ont plus rien d’autres à dire.On prend souvent cet exemple pour dire qu’ils ne connaissent rien.L’étude démontre le contraire.On voit qu’ils en savent beaucoup sur le voyage et les autres pays», soutient Gilles Fortier.De fait, la liste de mots les plus utilisés est un puissant révélateur de ce qui habite les jeunes.Surpris?Le mot manger est celui qui vient le plus souvent à l’esprit des élèves.Voraces, les ados! Preuve qu’ils ne pensent pas qu’à leur ventre, le mot maison arrive lui en quatrième place au palmarès du langage et le vocable enfant se taille une 1 le place.L’oeil perspicace de Gilles Fortier voit dans le langage adolescent actuel un penchant important pour tout ce qui a trait à la sensualité, la sexualité.Etonnant: la beauté y est omniprésente, le mot beau occupe la 6e place, devançant l’école et la famille.«Il y a quand même un retour vers la famille, la maison.Ce n’est pas étonnant, à cet âge les enfants sont entre le départ de la maison et l’autonomie», croit M.Fortier.La radiographie du langage adolescent révèle aussi que le travail (21e rang) passe bien avant l’argent (39e rang).De la même façon, les mots marcher (15e), bois (19e), lumière (23e) animal (26e), vie (31e), fleur (38e), mer (48e) et terre (55e) trahissent un intérêt certain pour l’écologie, estime le chercheur.On ne sait pas si «twit», «capotant», ou «heavy» ont des places de choix dans le parler des jeunes, mais un mot comme «fun» se trouve à mille rangs du vocable le plus fréquent dans les 11 000 les plus utilisés par les jeunes.Mais à quoi rime toutes ces acrobaties mathématiques sinon que d’accoler un rang à chaque vocable?«En fait, cela permet de cer- VOIR PAGE A-10: VOCABULAIRE PHOTO JACQUES NADEAU Après qu’ils ont dit «twit», on croit que les adolescents n’ont plus rien d’autres à dire.Erreur, soutient le chercheur Gilles Fortier. L E I) E V 0 I R , L E MARDI I 3 A V R I L 19 9 3 / LE DEVOIR MONTREAL A 3 Collège de Montréal COURS SECONDAIRE POUR GARÇONS 1931, SHERBROOKE OUEST • (514) 933-7397 Le retour de la saison des débordements Les crues soulèvent des inquiétudes dans plusieurs régions du Québec PAUL CAUCHON LE DEVOIR La rivière L’Assomption demeurait hier le secteur le plus touchée par la crue des eaux printannière dans la grande région montréalaise, alors que 450 résidants de Saint-Charles-Borromée avaient été déplacés pendant le congé pascal.Dimanche, la Protection civile a en effet procédé à l’évacuation des 150 résidences de cette municipalité, des résidants qui s’étaient pour la plupart localisés par leurs propres moyens (famille, amis, hôtels).Une trentaine de résidences étaient entourées d’eau hier après-midi.«On ne connaît pas encore la nature exacte des dégâts.Nous avons survolé le secteur par hélicoptère, explique Claude-Philippe Lemire, de la Protection civile.La rivière L’Assomption est une rivière très sinueuse et il est très difficile d’y travailler les embâcles.Pour l’instant, le niveau d’eau ne bouge pas, mais tout peut changer en 12 heures».Dans le secteur Pointe Bazinet de cette municipalité, l’eau avait continué de monter en après-midi et les résidants étaient invités à s’enregistrer dans un centre communautaire pour éventuellement recevoir de l’aide.Samedi soir, c’est une vingtaine de résidences de l’Épiphanie qui avaient dû être évacuées à la suite du débordement de la rivière L’Achigan.Mais hier, le niveau de l’eau avait baissé de deux pieds dans ce secteur et les employés du Canadien National s’affairaient à déplacer les glaces qui s’étaient accumulées autour d’un pont appartenant à la compagnie ferroviaire.La situation était suivie de très près également hier dans le nord de l’île de Montréal et à Laval, alors que les équipes des Travaux publics et du Service d’incendie de Montréal étaient sur un pied d’alerte pour surveiller le niveau de la rivière des Prairies, niveau qui se situait en fin d’après-midi hier «à la limite du débordement», selon un porte-parole de Travaux publics.La surveillance des eaux de la rivière des Prairies est étroite en aval et en amont du pont Lachapelle vers Car- tierville, où les terres sont particulièrement basses.Les employés de la Ville de Montréal avaient déjà érigé plusieurs digues en utilisant quelques milliers de sacs remplis de sable, en bordure de la rivière des Prairies aux extrémités des rues Notre-Dame-des-Anges, Crevier, Olivier, Leblanc, Alliance et du Ruisseau.On signalait hier un début de débordement dans certaines de ces rues, particulièrement Notre-Dame-des-Anges et Du Ruisseau.Mais aucun terrain ou aucune résidence n’était inondé.A Laval samedi, la rue Riviera avait été fermée, alors que s’y accumulaient plus de deux pieds d’eau, et pour la région lavalloise au total, une quinzaine de résidences étaient visées par des infiltrations d’eau dans le soqs-sol.A Montréal, l'organisme Jeunes offre ses services pour venir en aide aux citoyens frappés par l’inondation.Hier soir, Environnement Québec prévoyait cependant que le niveau d’eau allait demeurer stable dans les prochaines heures et que la tendance serait à la baisse.En ce qui concerne l’ensemble du Québec, le secteur le plus sensible est demeuré la rivière Chaudière tout au long du congé pascal.Sur la rivière Chaudière, un embâcle qui s’était formé à la hauteur de Beauceville s’était déplacé dans la nuit de dimanche à lundi, mais il était toujours en place hier, laissant passer l’eau en grandes quantités.La municipalité a procédé à l’évacuation de plusieurs résidences.La direction régionale de la Sécurité civile garde ouvert son Centre de coordination de façon à être prête à réagir rapidement à tout changement de situation.La Route 173 avait été fermée, puis réouverte hier, le ministère des Transports avisant le public de redoubler de prudence, la chaussée étant partiellement recouverte d’e9u et de boue à certains endroits.A Matane, le débordement de la rivière Matane a provoqué l’inondation de maisons et de commerces, et la municipalité demandra peut-être d’être déclarée zone sinistrée.PHOTO JACQUES GRENIER PHOTO JACQUES GRENIER Les constables Bruno Blouin, à gauche, et André Côté en pleine visite «communautaire» dans un salon de barbier de Cartierville, alors que Gaston Roy se fait couper les cheveux par le coiffeur Denis Filion.Les policiers «aux gants blancs» PAUL CAUCHON • LE DEVOIR À l’arrière d’un immeuble d’allure douteuse, boulevard Gouin, au nord'de Montréal, de grands espaces de rangement servaient de refuge à des fugueurs.On les a fait nettoyer.Une porte s’entrouve sur une petite figure: quinze ans, laissée seule dans la rue, une mère monoparentale et danseuse.Un des policiers discute.«Elle veut s’en sortir.On va l’inviter à la table de concertation jeunesse du quartier», dit-il.moins cela prouve qu’ils ont connu autre chose dans la vie, car Denyse Cadieux n’hésite pas à déplorer que «plusieurs jeunes policiers sont plus bornés, parce qu’ils sortent de l’école de police après avoir seulement connu la police dans la vie».«C’est certain que pour être ici il faut croire à l’action communautaire, et nous sommes tous les cinq hyper-motivés», explique Bruno Blouin.Tous les cinq s'occupent de régler de «petits» problèmes et tentent d'identifier ce qui potentiellement pourrait porter atteinte à la sécurité dans le quartier.Bruno Blouin, qui affirme qu’il faut «enlever de la tête des gens l’idée que l’immigration entraîne l’insécurité» et que «si des immigrants ont des problèmes d’intégration, il faut les aider», donne comme exemple de prévention l’histoire de cette mère latino-américaine recevant de l’aide sociale et qui manquait toujours de nourriture à la fin du mois.On l’a identifiée, et on l’a référée au CLSC, à une banque alimentaire.«Peut-être que son fils, pris à la gorge, aurait fini par voler pour trouver de la nourriture.Peut-être qu’on a évité ça en les branchant sur des ressources du quartier.Peut-être que son fils n’aurait pas volé non plus.Je ne le sais pas.Avec la prévention, tu ne peux jamais savoir, tu ne peux pas prévoir ce qui aurait pu arriver.Mais on cherche à défaire les,conditions qui mènent à la criminalité.» À la fois psychologues, travailleurs sociaux, organisateurs communautaires, sont-ils encore policiers?Le revolver à leur ceinture ne laisse aucun doute.Et il est clair que le dialogue entretenu avec les citoyens sert aussi à recueillir, en douceur, des renseignements sur les petits vendeurs de drogue, sur les maris violents.«Bien sûr qu’on peut procéder à des arrestations comme n’importe quel policier, ajoute André Côté.Mais la répression, on souhaite l’utiliser en dernier recours.» Une expérience d’avenir?A la CUM, on y croit: d’ici l’an 2(XX), on prévoit ouvrir 20 postes communautaires sur 111e.La visite se poursuit, à pied dans le quartier.Au dépanneur, la propriétaire soutient qu’elle se sent plus en sécurité depuis qu’elle reçoit la visite de ces policiers nouveau genre.Dans une salle de bowling très animée, on se réjouit d’avoir convaincu des bandes de jeunes de ne plus se masser devant l’entrée pour faire peur à tout le monde.Ailleurs, l’atmosphère est plus serrée.Dans une salle de billard, une demi-douzaine d’adolescents tentent de ne pas trop se faire voir, concentrés sur leur partie en lan- Snt un regard coulant vers les visiteurs.s deux policiers interrogent le propriétaire.Où est passé son permis d’exploitation?À la maison, chez son avocat?«Celui-là, ça fait quelques fois qu’on vient le visiter, explique le constable, son permis est toujours égaré.Il nous niaise, on va le faire fermer.» Ainsi passe la journée au premier poste de police communautaire du Service de police de la communauté urbaine de Montréal (SPCUM), à Cartierville.L’entrée du poste, situé dans un immeuble commercial, est large et se veut accueillante.Toute la journée, un policier au comptoir écoute le citoyen qui veut bien venir le voir.Sur l’heure du midi, une équipe part à pied dans les rues du quartier.Des personnes âgées s’inquiètent de la vitesse excessive sur la rue Lachapelle.Des concierges se font conseiller de réparer leurs carreaux brisés.Une femme se présente au comptoir pour demander ce qu’il faut faire après avoir brisé la roue de son auto dans un trou.Il y a quelques jours on a fait fermer une salle de «pool» douteuse dont la clientèle faisait fuir les abonnés au guichet automatique voisin.Une journée qui n’intéresserait guère les scénaristes des films d’action américains.Ce poste de police sans cellule, sans autopatrouille, avec une petite salle pour accueillir des groupes communautaires, a été inauguré il y a un mois.«Ici le citoyen est un client», explique Bruno Blouin, un des cinq policiers choisis pour y travailler après avoir posé sa candidature.«Je veux qu’il soit satisfait, comme s’il payait directement notre salaire de sa poche.Il faut qu’on lui donne un bon service.» Ce concept de police sociocomnjunautai-re, le directeur Alain Saint-Germain tente de le vendre à ses troupes depuis quelques années.Une approche inspirée d’expériences américaines, qui veut répondre à l’augmentation de la criminalité, au sentiment d’insécurité qui prévaut dans les grandes villes et à l’accumulation de problèmes sociaux.Le poste 1 qui vient d’ouvrir appartient au poste principal du nouveau district 1, qui recoupe les territoires d’Ahuntsic, Cartierville, Parc-Extension.Le poste principal, coin Crémazie et Saint-Hubert, gère des activités plus «traditionnelles» alors que le nouveau poste communautaire, coin Gouin et Lachapelle, ne répond pas aux appels en auto-patrouille.Ici on s’occupe essentiellement de prévention.«Tout est dans l’attitude, explique André Côté.En auto-patrouille, on a pas le temps d’être patient, on a une intervention à faire et on la fait.Ici on prend le temps d’expliquer et on s’occupe de problèmes qui sont toujours en bas de liste dans les priorités d’intervention.On désembourbe le système.» «Notre situation est exceptionnelle, nous avons à inventer plutôt que de suivre des directives écrites», ajoute Bruno Blouin.• Ces policiers qui ont le temps de parler aux gens et qui tiennent un langage inusité ne cachent pas que certains collègues du SPCUM les regardent d’un drôle d’oeil.Certains les qualifient de «police aux gants blancs».Tous les cinq savent également que leur travail est observé de près par la direction du service, qui place bien des espoirs en eux.Ce ne sont pas des ti-culs frais émoulus de l’Institut de police: tous les cinq ont plusieurs années d’expérience.Une policière a travaillé à police-jeunesse, un autre au service des moeurs.André Côté et Serge Chamberland ont eh commun d’être devenus policiers après avoir connu un autre métier.Dans une vie antérieure, l’un a été denturologiste, l’autre ingénieur chimiste! Si cela ne prouve pas en soi qu’ils peuvent devenir de meilleurs policiers, à tout le L'UdeM célèbre les 150 ans de sa Faculté de médecine PAUL CAUCHON LE DEVOIR La Faculté de médecine de l’Université de Montréal célèbre cette année son 150e anniversaire, après avoir connu de très modestes débuts en 1843: cinq médecins anglophones, qui ne pouvaient faire partie de ce qui était alors la seule faculté de médecine au Canada, celle de McGill, décidaient de créer dans un cipq pièces loué rue Saint-Urbain l’École de médecine et de chirurgie de Montréal, noyau de la future faculté.L’histoire de la faculté est indissociable des débats sociaux qui ont agité le Québec, comme le rappelle un vidéo lancé la semaine dernière lors de l’inauguration des festivités, qui dureront toute l’année.Ainsi la naissance d’une Ecole de médecine et de chirurgie à Montréal voulait répondre à des besoins croissants dans la population, alors que McGill voulait garder la maîtrise sur la formation des futurs médecins, une formation alors peu accessible aux Canadiens-français.L’école, bilingue, devint francophone et catholique en 1847 et elle bénéficia du soutien de l’évêque de Montréal Ignace Bourget, qui la soutiendra pour lui ouvrir les portes des hôpitaux.Comme l’école devait être affiliée à une université pour voir reconnaître ses diplômes, elle trouva curieusement, après plusieurs refus d’institutions prestigieuses, une affiliation en 1866 à la University of Victoria College de Cobourg en Ontario, une institution méthodiste.Cette école de médecine affronta alors pendant des décennies la concurrence féroce de l’Université Laval de Québec, qui voulait s’implanter à Montréal et absorber l’école.Laval ouvrit sa propre faculté de médecine à Montréal en 1879, mais les deux écoles francophones montréalaises fusionnèrent finalement, l’école montréalaise conservant sa farouche autonomie avant de constituer le noyau de la nouvelle Université de Montréal sur le Mont-Royal.Compte tenu des actuels débats sur l’affiliation des hôpitaux universitaires à la faculté, il est intéressant de rappeler que lors de la construction de l’Université de Montréal, on avait prévu l’emplacement, dans trois ailes, d’un grand hôpital universitaire pour cette faculté.Une promesse souvent répétée mais jamais tenue, qui fut finalement enterrée par le gouvernement Lesage dans les années 60, alors que durant les années 50, la faculté sombrait dans la morosité en attente de cet hôpital mort-né.Cette histoire est relatée dans un fort ouvrage de 500 pages paru ce week-end, «Histoire de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal» par l’historien Denis Goulet chez vlb éditeur, ouvrage qui retrace la tumultueuse histoire de la faculté en s’attardant autant à l’évolution de l’enseignement, de la recherche et des pratiques médicales qu’au comportement des dirigeants.La faculté, sont le budget annuel de fonctionnement et de recherche atteint aujourd’hui 200 millions$, compte 3081 étudiants, dont 49,6% sont des femmes, et elle décernait l’année dernière 774 diplômes.Le Dr Pierre Bois, qui a été doyen de la faculté de 1970 à 1981, préside le comité d’honneur des fêtes qui donneront lieu à une foule d’activités.CONFÉRENCE SUR LES IMPLANTS DENTAIRES Pour tout voir et tout savoir sur la facilité des traitements, sur les avantages esthétiques et le confort des dents ou prothèses sur implants, (méthode Branemark), venez rencontrer notre équipe et nos patients.Vous pourrez voir des vidéos, des photos et des modèles de dents sur implants, etc.Samedi, les 17, 30 avril et 1er mai Salon des Arts de l'Hôtel Méridien Complexe Desjardins à Montréal Réservez maintenant pour la conférence et une consultation personnalisée sans frais au 464-3368 ou au 1-800-263-3368 © © CLIMIQÜE D ' IMPLANTOLOGIE DENTAIRE DE MONTRÉAL DR LCJC CHAUSSÉ © © A 10 L E » l»ll I I .I.E M A » Il I I A A V II II.I 11 a :< / -?le devoir ?-—— ACTUALITES Charest réduirait le nombre de ministères et la taille de la fonction publique LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE Le candidat à la direction du Parti conservateur Jean Charest veut réduire le nombre de ministères fédéraux et devra, pour ce faire, réduire aussi la taille de la fonction publique.M.Charest était de passage à Laval, hier soir, où il a rencontré 250 personnes venues lui témoigner leur appui.Dans son discours, pas une seule fois il n’a prononcé le nom de sa principale adversaire Kim Campbell ou des autres aspirants.Ses seuls flèches ont visé Jean Chrétien surtout, et Lucien Bouchard dans une moindre mesure.Ce n’est qu’en répondant aux questions des journalistes, après son allocution, qu’il a parlé de Mme Campbell.M.Charest veut réduire le nombre de ministères fédéraux, mais il ne précise pas combien.«Le chiffre exact, on ne l’a pas arrêté.» D souhaite le ré- duire «autant que possible».Des réorganisations ont été faites par le gouvernement conservateur, ces dernières années, et «le gouvernement fédéral ne doit pas non plus y échapper», prévient-il.«Ça peut vouloir dire le fusionnement (sic) de certains ministères, l’intégration et une simplification du système.C’est la raison pour laquelle il faut réduire le nombre de ministères fédéraux et la taille du cabinet fédéral en plus.» Le ministre de l’Environnement a souligné que «Mme Campbell n’en a pas beaucoup parlé», alors que lui a abordé ce thème des restrictions administratives à plusieurs reprises.M.Charest admet qu’une réduction du nombre de ministères signifierait une diminution de la taille de la fonction publique fédérale.«On doit chercher à le faire avec la complicité des gens qui sont dans la fonction publique.» Quant aux chevauchements de programmes avec les provinces, M.Charest a seulement déploré, dans son discours, que «le fédéral parle des dédoublements comme si c’étaient toujours les autres qui étaient responsables».Par ailleurs, le député de Sherbrooke s’est réjoui des résultats du dernier sondage Gallup, qui indique que le Parti progressiste-conservateur ferait bonne figure au Québec, peu importe que ce soit lui ou Mme Campbell qui en dirige les destinées.M.Charest s’attarde surtout aux progrès qu’il estime avoir réalisés en deux semaines de campagne seulement.«Ce que le sondage nous dit, c’est que deux semaines après avoir annoncé ma candidature, on a fait des pas de géant auprès de l’opinion publique, entre autres au Québec.Un Québécois sur deux serait prêt à voter pour le Parti conservateur avec Jean Charest comme premier ministre.» 11 se dit encore plus encouragé, à cause «surtout de la longueur d’avance que Mme Campbell avait».COLOMBIE Une porte ouverte sur l’ALENA SUITE DE LA PAGE 1 bec à Bogota.Au cours d’une mission effectuée du 28 mars au 1er avril par le ministre des Affaires internationales John Ciaccia et par des représentants d’une vingtaine d’entreprises québécoises, le Québec et la Colombie ont signé un accord de coopération visant à resserrer leurs liens économiques et à encourager les activités de leurs entreprises.«Pour les dix prochaines années, je prévois une présence accrue du Québec en Amérique latine», dit M.Ciaccia.«Notre potentiel de croissance économique, de développement industriel et culturel, en dépend.Nous avons là un rôle de leadership et une carte à jouer.» Mais pourquoi miser sur la Colombie où, depuis une dizaine d’années, la guérilla et la violence liée au narco-trafic ont fait disparaître les gros investissements étrangers, et qui, estime-t-on, retire du commerce illicite de la drogue 4 milliards$ de revenus par an?«La Colombie a peut-être une mauvaise image à l’étranger, dit le ministre Ciaccia, mais d’abord, il n’y a pas que la drogue dans ce pays.Ensuite, les Colombiens cherchent à s’en sortir et ils méritent notre appui dans l’effort qu’ils font pour surmonter leurs difficultés, autant sur le plan du développement économique que sur le plan du développement des institutions.» Depuis 20 ans, la Colombie affiche une croissance économique de 3% par année.Selon l’OCDE, elle est en voie d’industrialisation rapide.Son endettement extérieur est faible et comme elle a toujours honoré ses obligations contractées auprès des investisseurs étrangers et qu’elle n’a jamais demandé de rééchelonnement de sa dette, la Colombie n’a pas mauvaise réputation auprès des banques.De plus, elle vit aujourd’hui à l’heure de l’«apertura».«Ce processus d’ouverture sur les marchés extérieurs amène les Colombiens à rechercher une plus grande transparence dans les transactions commerciales, et à se plier aux règles internationales sur le plan administratif», dit Jean Barussaud, vice-président de Pluralité, une entreprise québécoise d’ingénieurs-conseils spécialisée en formation et qui travaille depuis plusieurs années avec la Colombie.A la suite de la mission du ministre Ciaccia en Colombie, Pluralité a signé avec l’Office national de la prévention des désastres de Colombie un contrat d’étude de faisabilité pour l’établissement d’un plan national de prévention des désastres et des incendies.Selon une enquête du New York Times, toute l’Amérique latine souffre d’une pénurie criante de prestataires de services de toutes sortes, dans le secteur des banques, de l’informatique, des télécommunications, de la distribution, des assurances.Les entrepreneurs et les industriels québécois qui ont prospecté le marché colombien (200 entreprises en trois ans, dont une centaine travaillent activement à des pro- jets), n’ont pas manqué de remarquer eux aussi l’ampleur considérable des besoins.Par exemple, la Colombie veut doubler son réseau téléphonique d’ici l’an 2000.Dans le secteur de l’énergie, elle a mis sur pied un plan énergétique, prévoyant îa construction de mini-centrales, pour ne plus dépendre des variations climatiques et de la sécheresse qui a amené une baisse de ses réservoirs hydro-électriques à 25% de leur capacité l’an dernier et qui a forcé le gouvernement à instaurer un rationnement de l’électricité.Autre exemple des besoins du pays: 40% environ de la population colombienne n’a pas l’électricité, estime Francis Mounié, président de BG Checo, une entreprise montréalaise de génie et de fourniture d’équipement industriels.En Colombie, BG Checo renouvelle des réalisations faites au Pérou, avec un projet d’électrification rurale qui utilise la technologie québécoise dite du «fil de garde», permettant de capter l’énergie perdue dans les lignes à haute tension, de la canaliser dans des sous-stations et de la distribuer dans les villages environnants.D’autres entreprises québécoises sont actives en Colombie dans les secteurs de la téléphonie cellulaire, des télécommunications, du traitement des déchets et des eaux usées, de la réfection de micro-centrales électriques.Selon ces industriels québécois qui connaissent bien la Colombie, le Québec bénéficie d’atouts importants.Outre les affinités latines, dont parle souvent le mi- nistre Ciaccia, et qui pourraient n’être que des similitudes superficielles et de peu de conséquences entre les «Latins du nord» et leurs voisins du sud, il y a la structure industrielle, basée sur la PME, du Québec.«On a un savoir-faire et une technologie modernes, mais on l’implante d’une façon plus artisanale ou plus entrepreneuriale, pourrait-on dire.Si nous avons un atout, c’est celui-là: nous sommes des petites et moyennes entreprises avec lesquels les Colombiens se sentent à l'aise, contrairement aux grandes sociétés américaines avec lesquelles ils se sentent dans un rapport de force déséquilibré», dit Jean Barussaud.Ce qui joue aussi en faveur des entreprises québécoises en Colombie, c’est que les grands acteurs économiques internationaux n’y sont pas présents comme ils le sont au Mexique.«Au Mexique, dit Jacques Desruisseaux, la patinoire est pleine.En Colombie, il y a encore de la place.» Du côté colombien, si l’on en juge par la couverture de presse donnée à la visite de M.Ciaccia, on semble tabler sur le Québec pour se rapprocher de l’ALENA.«Québec: une nouvelle porte ouverte pour le commerce colombien avec les pays de l’ALENA» titrait le Diario de la Fron-tera.L’élargissement de l’ALENA n’est pas encore à l’ordre du jour, mais il est nettement présent à l’esprit des dirigeants politiques et des entrepreneurs de l’Amérique latine.VOCABULAIRE Quatre années de travaux et plus de 48 OOO opérations SUITE DE LA PAGE 1 ner pour la première fois le vocabulaire des adolescents du Québec.Cela a été fait pour les enfants et les adultes.Ces outils peuvent ensuite être d’excellents outils pour les professeurs, les psychologues ou même les romanciers», soutient Gilles Fortier.En fait, les entreprises publicitaires ou les mentors de la télévision ne seraient pas mécontents de mettre la main sur pareil outil.«Connaître le langage, c’est la meilleure façon de faire passer son message.Le kuigage est un révélateur de la pensée», ajoute le chercheur.Reste que l’opération a permis de constater qu’à la première secondaire, les filles ont beaucoup plus de bagou que les garçons.A l’âge de 12 ou 13 ans, les fillettes fournissent une moyenne de 188 mots au total, contre 159 pour les garçons.Mais la supériorité vocabulaire des filles s’effrite avec l’âge.En 5e secondaire, les filles donnent cette fois grosso modo 247 mots, alors que leurs collègues masculins se rattrapent avec une variété de 237 vocables.Cette opération — qui a nécessité quatre années de travaux et plus de 48 000 opérations — ne permet toutefois pas de vérifier la richesse ou la qualité du langage.Mais, note le chercheur, on sait maintenant quelle part de vocabulaire les jeunes acquièrent durant leur passage à l’école secondaire.Ainsi, ceux qui s’apprêtent à quitter pour le cégep ou le marché du travail ont enrichi leur langage d’en-’ viron 3000 mots depuis leur arrivée à l’école secondaire.«Ça peut devenir très utile pour les professeurs, leur servir de balise ou un moyen d’évaluer le cheminement de leurs étudiants», avance le spécialiste.Pour répondre à tous ceux qui répètent que le français s’en va à la dérive, il n’existe pas de listes antérieures pour comparer le vocabulaire des jeunes Québécois des dernières décennies à celui des années 90.Pour en rassurer certains, les études faites en France semblent démontrer que les jeunes français n’utilisent pas, de façon courante, une plus grande quantité de mots que les Québécois.Elles restent muettes sur leur qualité, par contre.Des chercheurs comme Vikis-Freiberg et Préfontaine au Québec ont dressé des listes semblables pour les adultes et les enfants à partir de modèles utilisés en France dès 1954.La méthode consiste à fournir un mot stimuli pour déclencher une suite d’association d’idées chez l’élève.L’étude du professeur Fortier s’est basée sur une liste de 120 mots, à partir de laquelle pouvaient être obtenus plus de 1000 autres mots différents en guise de réponse.Le chercheur croit fermement à la fiabilité de son «Vocabulaire des adolescents et des adolescentes du Québec»., Des listes dressées en 1948 aux Etats-Unis sont encore utilisées en informatique, dit-il.«Je crois que cette liste sera encore fiable en l’an 2000, sauf en ce qui concerne les inventions et les nouvelles technologies.Et bien sûr, tous les mots éphémères qui remplaceront “twit” et cie.» Donnez l'espoir qui fait vivre.Contribuez généreusement à la campagne de mars.La Fondation canadienne du REIN ASSASSINAT De Klerk veut désamorcer les tensions SUITE DE LA PAGE I «Bien que l’ANC comprenne la colère de notre peuple en cette période de tristesse, nous condamnons les attaques menées contre des Blancs», déclare l’organisation dans un communiqué.L’ANC a également pris la défense des journalistes.«Nous exigeons qu’ils se voient autoriser l’accès à nos townships pour y couvrir les événements et rejetons de ce fait toute idée selon laquelle les townships noirs seraient des zones interdites d’accès aux Blancs.» La police a annoncé que l’immigrant polonais Janusz Walus, soupçonné du meurtre de Chris Hani, serait traduit en justice mardi.Les examens balistiques ont montré que l’arme à feu retrouvée sur lui était celle qui avait servi au meurtre.La police a en outre découvert à son domicile une liste de «huit ou neuf» personnes à abattre, dont des dirigeants de l’ANC, du Parti national (au pouvoir) et du Parti communiste.La presse a souligné lundi le danger représenté par l’assassinat du secrétaire général du Parti communiste.«Les Sud-Africains doivent prendre clairement conscience que le moment qu’ils vivent actuellement est le plus dangereux depuis le 2 février 1990», écrit le journal pro-gouverne-mental Beeld, en référence à la date à laquelle le président de Klerk avait annoncé son intention d’en finir avec l’apartheid.Janusz Walus était depuis 1986 membre du Mouvement de résistance afrikaner (AWB), a confirmé le président de ce parti néo-nazi, Eugène Terre Blanche, cité par la télévision.Celui-ci a déclaré que Janusz Walus avait souffert du communisme en Pologne avant d’immigrer en Afrique du Sud et qu’il devait être considéré comme un prisonnier politique.L’arme trouvée sur Janusz Walus provenait d’un vol commis en avril 1990 par Piet Rudolph, qui a été secrétaire général de l’AWB jusqu’en mars 1992.Le meurtrier présumé comparaîtra devant le tribunal mardi sous l’inculpation de meurtre.Le président de Klerk, considéré comme un traître par Piet Rudolph et par d’autres membres de l’extrême droite, a souligné que l’enquête devait être menée le plus vite possible pour désamorcer les tensions suscitées par la mort de Chris Hani, une des personnalités les plus populaires auprès des Noirs.ROBIC DEPUIS 1892 AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE LEGER ROBIC RICHARD AVOCATS 55, ST-JAC0UES.MONTRÉAL, QUÉBEC H2Y 3X2 Fax: (514)845-7874 Tél.: (514) N IMMW*C Jla dti IntanqtUci LE DEVOIR ?— RENSEIGNEMENTS (514) 985-3333 ADMINISTRATION (514)985-3333 AVIS PUBLICS (514) 985-3344 ANNONCES CLASSÉES (514) 985-3344 PUBLICITÉ (514) 985-3399 NUMÉRO SANS FRAIS 1-800 363-0305 SERVICE A LA CLIENTÈLE LES BUREAUX DU DEVOIR LE DEVOIR SONT OUVERTS 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE DU LUNDI AU VENDREDI MONTRÉAL (QUÉBEC) H3A 3M9 DE9H00 À 16H30 ÜV 1 Unicef 0 Fonds des Nations Unies pour l’enfance -* LE DEVOIR ?- LES SPORTS Le Canadien doit s’en remettre.aux Sénateurs BASEBALL Jim Fanning quitte les Expos HOCKEY HIER Washington 3, Montréal 2 NY Rangers 0, Philadelphie 1 L’équipe et son tout premier directeur général ne s’entendent plus (PC) - S’il veut terminer au deuxième rang de la division Adams, le Canadien devra maintenant s’en remettre aux.Sénateurs d’Ottawa.Le Tricolore a subi hier une défaite de 3-2 face aux Capitals de Washington, quand Mike Ridley a marqué dans un filet désert en prolongation, Jacques Demers ayant retiré son gardien parce qu’un résultat nul ne lui procurait presque aucun avantage.Une victoire des Nordiques ce soir au Colisée contre les Sénateurs leur conférera le deuxième rang et l’avantage de la glace en première ronde éliminatoire, pour ce que ça veut dire entre ces deux grands rivaux.En fait, peut-être Ridley aura-t-il rendu service au Canadien.Les Nordiques ont présentement deux points d’avance et en cas d’égalité, le deuxième rang appartiendra au Canadien.SOMMAIRE Première période 1: Montréal, Lebeau 31 (Desjardins, Schneider) 8:00 (an) 2.Washington, Hatcher 33 (Elyniuk, Jones) 12:17 Pénalités — Johansson Wash 1:43, Dionne Mtl 2:08, Hatcher Wash 7:23, Pivonka Wash majeure, inconduite de match 13:03, Hatcher Wash 13:28, Roberge Mtl 20:00.Deuxième période Aucun but.Pénalités — Carpenter Wash 4:32, Ridley Wash, Odelein Mtl, Bellows Mtl 10:56, Odelein Mtl 18:29, Khristlch Wash, Muller Mtl, Keane Mtl 20:00.Troisième période 3.Montréal, Dionne 20 (LeClair) 13:27 4.Washington, Carpenter 11 (Hatcher, Ridley) 16:52 Pénalité — Tabaracci Wash (purgée par Jones) 3:26.Prolongation 5.Washington, Ridley 25 (Carpenter, Hatcher) 4:12 (fd) Pénalité — Aucune.Tirs au but Washington 18 10 6 3 - 37 Montréal 14 5 9 2 — 30 Gardiens — Washington: Tabaracci (G,2-2-0); Montréal: Roy (P,31-25-5) Avantages numériques - Washington: 0-5; Montréal: 1-6.PRESSE CANADIENNE T im Fanning, un employé des Ex-J pos depuis leurs premières neures en 1968, quittera l’équipe parce que les deux parties ne peuvent s’entendre sur les conditions de son emploi comme conseiller spécial pour la saison 1993.Agé de 65 ans, Fanning espère se trouver du travail avec une autre équipe des majeures comme dépis-teur lors des matchs des Expos au Stade olympique.Il habite Pointe-Claire en banlieue de Montréal en compagnie de son épouse Maria et de leurs deux enfants, Frank et Cynthia.Au cours de sa longue association avec les Expos, Fanning a occupé les postes de directeur général, gérant, directeur du recrutement, directeur des clubs-écoles et commentateur.Il affirme quitter l’équipe sans rancune, parce que le directeur général a réduit son rôle de conseiller spécial, poste qu’il occupait depuis 1989.«Les Expos voulaient diminuer mes responsabilités et mon salaire, a dit Fanning.On peut parler d’une dispute entre les parties.Je ne pouvais accepter cette situation.«Les 24 dernières années ont été formidables.J’aurais bien aimé terminer la 25e.» Les rumeurs veulent que Fanning décroche un emploi avec les Rockies du Colorado, dont le vice-président et directeur général, Bob Geb-hard, a déjà travaillé sous les ordres de Fanning.«Bob m’a déjà dit que si jamais je cherchais un emploi, il en avait un pour moi, a raconté Fanning.Mais je n’ai pris aucun engagement.Si jamais j’accepte un poste, ce sera à mes conditions.» Fanning était le gérant des Expos quand ils ont remporté leur seul championnat de la section est de la Ligue nationale, en 1981.Il avait pris la place de Dick Williams à mi-chemin dans la saison et sous sa gouverne les Expos sont venus à une victoire d’accéder à la Série mondiale.Fanning avait été le premier directeur général de l’histoire de l’équipe.Il a aussi dirigé les Expos sur le terrain pendant toute la saison 1982 et le mois de septembre 1984.Il a disputé 64 matchs comme joueur dans les majeures, avec les Cubs de Chicago au milieu des années 1950.HOCKEY GOLF Sundin choisi joueur de l’année chez les Nordiques ROBERT LAFLAMME PRESSE CANADIENNE Québec — Mats Sundin retire une plus grande satisfaction de son deuxième titre de joueur par excellence des Nordiques en raison des progrès qu’a réalisés l’équipe québécoise cette saison.«Je désirais connaître et je voulais que l’équipe connaisse une saison du genre», a avoué Sundin, hier midi, après avoir été honoré pour la deuxième année consécutive.«Mais quand je constate le chemin que nous avons parcouru ensemble, l’honneur que je mérite représente en quelque sorte la concrétisation d’un rêve.«C’est un bel honneur.Il est plus valorisant par rapport à l'an dernier en raison des succès de l’équipe», a-t-il ajouté.La progression de Sundin a été constante depuis son arrivée avec les Nordiques.Sa production à l’attaque a presque doublé en l’espace de trois ans.Il amassera 112 points ou plus cette saison après en avoir amassé 59 à sa première année.Il avait mérité 76 points l’an dernier.«J’estime avoir pris la bonne décision en venant en Amérique à l’âge de 18 ans, a-t-il souligné.L’adaptation au style de la Ligue nationale a été facilitée.«J’ai beaucoup progressé cette saison, comme l’équipe d’ailleurs.Je suis plus fort physiquement.Je me rappelle que je pesais 185 livres à mes débuts.La décision de me muter à la position de centre a été un facteur important.» Sundin se dit quelque peu nerveux «mais surtout excité» à l’approche des séries.Plus important encore, il est prêt et reposé.«Je ne suis pas du tout fatigué.La saison a passé tellement vite.C’est incroyable, a-t-il affirmé.C’est comme si je n’avais joué que 40 matchs.Mes coéquipiers ont le même sentiment.«C’est complètement différent contrairement à l’an dernier où j’étais épuisé tant sur le plan physique que psychologique», a-t-il ajouté.L’expérience qu’il a vécue lors des trois championnats du monde auxquels il a participé sera bénéfique en séries.«La pression est semblable», a-t-il opiné.V-'M ,-r1 -4 * .* «P AIL*, '.Ipî v PHOTO AP Chip Beck regarde sa balle sortir du puits de sable au dixième trou de la ronde finale du Master de golf, à Augusta.Deuxième «veste verte» TENNIS Sampras vainqueur à Tokyo pour Bernhard Langer Il remporte la 57e édition du Master de golf REUTER Tokyo — L’Américain Pete Sampras a remporté hier le tournoi de tennis de Tokyo en étrillant son compatriote Brad Gilbert en finale sur le score de 6-2,6-2 et 6-2.Le nouveau numéro un mondial a déployé un jeu puissant et varié qui lui a permis de décrocher son troisième trophée de l’année et un chèque de 152 000$.Sampras, natif de Tampa (Floride) et âgé de 21 ans, a été propulsé au sommet du classement de l’ATP par sa victoire en quart de finale sur David Wheaton et l’élimination de Jim Courier au troisième tour.AUTOMOBILE L’Europe consacre Senna AGENCE FRANCE PRESSE Donington (Grande-Bretagne) — Quinze jours après s’être imposé chez lui au Brésil par la grâce d’une averse tropicale, le ciel est encore venu au secours d’Ayrton Senna (McLaren Ford), dimanche sur le cir- cuit de Donington (Angleterre), à l’occasion d’un Grand Prix d’Europe de Formule 1 que le Brésilien a survolé.Les Williams-Renault ont terminé très loin de Senna: le Britannique Damon Hill à 1 min 23 sec et surtout le Français Alain Prost à un tour.AGENCE FRANCE PRESSE Augusta (Géorgie) — L’Allemand Bemhard Langer s’est vu remettre sa deuxième «veste verte» dimanche après avoir remporté la 57ième édition du Masters de golf, épreuve comptant pour le Grand Chelem et disputée sur le parcours d’Augusta National (Géorgie).L’Allemand, âgé de 35 ans, a renoué avec un titre du Grand Chelem après sa victoire en 1985 en rendant une superbe carte de 70 (2 sous le par) pour un total de 277.Il a devancé son plus proche adversaire, l’Américain Chip Beck, de quatre coups (281).L’Australien Steve Elkington a décroché la troisième place (283) ex-aequo avec les Américains Lanny Wad-kins, John Daly, vainqueur du Championnat PGA en 1991, et Torn Lehman.L’Espagnol José Maria Olazabal, deuxième meilleur score parmi les Européens, a signé une carte de 68 mais n’a pas pu combler son déficit de la veille et terminé à sept coups du vainqueur.Langer, en tête de quatre coups à l’issue du troisième tour, n’a jamais cédé son avantage mais a connu quelques moments de doutes lorsque l’Américain Dan Forsman a refait son retard pour venir menacer l’Allemand d’un coup en abordant les neuf derniers trous.Forsman victime au 12e trou Mais Forsman allait être la nouvelle victime du «coin des prières», qui comprend les trous 11,12, et 13 et qui n’a pas pardonné au numéro un mondial actuel, l’Anglais Nick Faldo, qui avait connu le même sort la veille et qui a terminé à 16 coups de Langer.Au 12ième trou, le redoutable par 3 (141 m), Forsman a envoyé sa balle dans l’eau à deux reprises et a encaissé un quadruple bogey.L’Allemand, qui disputait son llième Masters, a superbement bien joué avec un birdie au deuxième trou après un bogey au premier pour attaquer les neuf derniers trous à 9 sous le par.Au 13ième trou l’Allemand a réussi un eagle sur le Par 5, le seul réussi tout au long de la semaine, et s’est détaché de trois coups de son partenaire Chip Beck.Un nouveau birdie au 15ième trou allait sceller une victoire pour l’Allemand qui a dû se contenter d’un deuxième bogey au 18ième trou.Les Européens, privés du titre l’année dernière avec la victoire de l’Américain Fred Couples, ont remporté une sixième victoire en dix années avec les succès de l’Anglais Nick Faldo (1989 et 1990), le Gallois Ian Woosnam en 1991 et l’Espagnol Seve Ballesteros en 1983.LIGUE NATIONALE Vendredi Pittsburgh 10 Rangers 4 Vancouver 1 Calgary 8 Samedi Buffalo 5 Detroit 6 Chicago 4 Tampa Bay 2 Hartford 3 Québec 6 Ottawa 5 NV Islanders 3 Rangers 2 Pittsburgh 4 N.Jersey 5 Washington 3 Boston 5 Montréal 1 Philadelphie 4 Toronto 0 Saint Louis 3 Minnesota 4 L.Angeles 3 San José 2 (p) Dimanche Québec 3 Buffalo 1 Tampa Bay 3 Chicago 3 Winnipeg 7 Edmonton 5 Calgary 3 Vancouver 6 Ottawa 2 Boston 4 Toronto 4 Hartford 2 Islanders 5 New Jersey 4 Minnesota 1 St.Louis 5 Ce soir Montréal à Buffalo, 19h40 (TVA) Ottawa à Québec Saint Louis à Toronto Hamilton à NY Islanders Chicago au Minnesota Tampa Bay à Winnipeg Calgary à Edmonton Los Angeles à Vancouver LIGUE NATIONALE Conférence Prince-de-Galles Section Adams Pl g P n bp bc pts x-Boston 83 50 26 7 328 266 107 y-Québec 83 46 27 10 345 298 102 y-Montréal 83 47 30 6 322 278 100 y-Buffalo 82 38 34 10 329 287 86 Hartford 81 25 51 5 272 357 55 Ottawa 82 10 68 4 198 385 24 Section Patrick y-Pittsburgh 83 56 21 6 361 262 118 x-Washington 82 41 34 7 319 284 89 x-New Jersey 82 40 36 6 298 285 86 Islanders 81 39 36 6 320 285 84 Rangers 82 34 37 11 302 302 79 Philadelphie 82 34 37 11 307 311 79 Conférence Campbell Section Norris x-Chicago 82 45 25 12 273 226 102 x-Detroit 83 46 28 9 364 277 101 x-Toronto 82 43 28 11 284 237 97 Saint Louis 82 36 35 11 275 271 83 Minnesota 82 36 36 10 267 285 82 Tampa Bay CM CO 22 53 7 235 323 51 Section Smythe y-Vancouver 82 44 29 9 331 268 97 x-Calgary 82 41 30 11 311 277 93 x-Los Ang 82 39 33 10 328 325 88 x-Winnipeg 82 39 36 7 316 315 85 Edmonton 82 26 48 8 240 330 60 San José 83 11 70 2 215 407 24 x-Champion de section.y-Assurés d'une place dans les séries.LES MENEURS b P Pts Canadien Lemieux, Pit.67 90 157 b P pts LaFontaine, Buf .53 92 145 Damphousse.39 57 96 Oates, Bos .45 96 141 Muller .37 57 94 Yzerman.Det.57 79 136 Bellows .38 48 86 Selanne.Win.75 54 129 Lebeau .30 49 79 Turgeon.NYI.55 72 127 Keane .15 45 60 Gilmour, Tor.32 95 127 Savard .16 34 50 Mogilny, Buf.74 49 123 Dionne .19 28 47 Robitaille.LA.61 58 119 Desjardins .13 31 44 Recchi, Phi .51 68 119 Sundin.Que.46 66 112 Nordiques Stevens.Pit.54 56 110 b P pts Bure, Van .60 48 108 Sundin .44 66 110 .48 59 107 .47 57 104 Janney, StL .24 82 106 Duschesne .20 62 82 Roenick, Chi.49 56 105 Ricci .26 51 77 .47 57 104 .34 36 70 Hull, StL .54 47 101 Kovalenco .27 39 66 Fleury, Cal .34 66 100 Young .29 30 59 BASEBALL HIER LIGUE NATIONALE Floride 3, San Francisco 4 Cincinnati 4, Philadelphie 5 Chicago 5, Atlanta 1 New York au Colorado (remis) Pittsburgh à San Diego LIGUE AMÉRICAINE Kansas City 1, New York 4 Cleveland à Boston (remis) Californie 12, Milwaukee 5 Minnesota 3, Chicago 2 Baltimore au Texas LIGUE NATIONALE Dimanche Montréal 19 Colorado 9 San Diego 6 Floride 2 Chicago 0 Philadelphie 3 San Francisco 4 Pitts.3 Houston 5 New York 4 Los Angeles 0 Atlanta 3 Cincinnati 4 St.Louis 3 Aujourd'hui Houston à Montréal St.Louis à Los Angeles Floride à San Francisco Cincinnati à Philadelphie Chicago à Atlanta New York au Colorado Pittsburgh à San Diego LIGUE AMÉRICAINE Dimanche Cleveland 10 Toronto 6 Minnesota 1 Kansas City 2 New York 4 Chicago 6 Boston 1 Texas 4 Milwaukee 2 Oakland •8 Detroit 6 Californie 7 Baltimore 6, Seattle 7 (12 m) Aujourd'hui Oakland à Detroit Seattle à Toronto Minnesota à Chicago Baltimore au Texas Economisez jusqu'à (1/ /O sur les prix de veille en kiosque! Choix d'a bo il il e m e ii I * Vos eoordon nées: lun.au sam.lun.au ven.sam.seul.(taxes incl.) (taxes incl.) (taxes incl.) 13 semaines ?55,76$ (7,51$) ?42,18$ (5,68$) ?18,78$ (2,53$) 26 semaines ?103,66$ (13,96$) ?79,74$ (10,74$) ?36,05$ (4,85$) 52 semaines ?196,45$ (26,45$) ?147,23$ (19,82$) ?66,45$ (8,95$) Al o (Ig d( î pai o m g n l ?Chèque ou mandat poste ?Mastercard ?Visa ?American Express No de carte:_______________________________________________________________________________ Expiration:__________________________Signature:____________________________________________ ?Facturez-moi * Les prix mentionnés sont valables pour les abonnements livrés à domicile à l'intérieur des limites de notre réseau de distribution.Nom:_____________________________ Adresse:_______________________________________________________________________________App.: Ville: _________________________________________________________________________________ Province:________________________________________________________Code postal:_______________ Tél.(dom.)______________________________________________Tél.(bur.)_________________________ Indications pour la livraison:______________________________________________________________ Mc I o il in ez votre demande d’a bon n e m e n t à l'adresse suivante: liK DK VOIR.Service à la clientèle, 2050, rue de Bleury, 9e étage, Montréal (Québec ), H3A 3M9 ou par télécopieur au: (514) 985-3390 Pour de plus amples informations, communiquez avec notre Service à la clientèle aux numéros suivants: Montréal et environs: (514) 985-3355, Extérieur de Montréal: 1 (800) 463-7559 i
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