Le devoir, 9 juin 1993, Page(s) complémentaire(s)
L E I) E V 0 1 It , L K M K H C It K D I I) ,1 U I X , I !) !) ;t / A 8 -?LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES Deux parcs d’éoliennes en Gaspésie dès 1995 Hydro-Québec espère signer une entente d’ici septembre avec le géant LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Hydro-Québec espère signer d’ici septembre un contrat avec le géant américain US Wind Power pour la construction de deux parcs d’éoliennes, qui devraient être opérationnels d’ici la fin de 1995 en Gaspésie.C’est ce qu’a confirmé hier le négociateur d’Hydro-Québec dans ce dossier, M.Denis Gagnon, qui affirme que l’intégration de,ces deux parcs dans le réseau principal de la société d’Etat «ne font pas problème en raison des nouveaux développements technologiques, notamment l’arrivée des éoliennes à vitesse variable».L’an dernier, quand LE DEVOIR avait expliqué que cette filière tethnologique, boudée au Québec malgré son énorme potentiel, était en train de rejoindre les cpûts de production de l’hydraulicité d’ici, la société d’Etat avait répliqué que la chose ne semblait pas possible à court terme et que, de toute façon, l’intégration des éoliennes dans le réseau principal demeurait trop problématique au plan technologique.Aujourd’hui, explique M.Gagnon, les ingénieurs d’Hy-dro-Québec ont rencontré les grands manufacturiers et visité les principaux parcs connus dans le monde.L’appel (l'offre restreint lancé pour un mini-parc de 5 MW aux Iles-de-la-Madeleine a agi comme un «catalyseur» dans le dossier: tout le monde s’est parlé et, comme le révélait Le Soleil hier, le géant américain US Wind Power présentait, il y a quelques semaines, une proposition pour deux parcs de 50 MW chacun, qui ont en réalité une puissance équivalente à deux centrales de 25 MW chacune, compte tenu des arrêts de vents.Hydro n’avait reçu aucune proposition pour des éoliennes lorsqu’elle a invité, en 1991, le secteur privé à lui soumettre des projets, dont elle souhaitait acheter la pro- duction.La société d’État s’était réservé alors de privilégier une production 200 MW à partir de ressources renouvelables, dont l’éolien, sur les 760 MW proposés au secteur privé.Le secteur privé québécois a essentiellement proposé des mini-barrages et de la cogénération, une filière attaquée de toutes parts parce quelle est, en réalité, constituée de centrales thermiques plus performantes au plan énergétique.La proposition de US Wind Power, explique M.Gagnon, pourra s’intégrer facilement dans ce projet d’achats d’électricité car, en plus de pouvoir répondre aux critères techniques du réseau provincial, le prix demandé par US Wind Power se situe entre 4,8 et 5 cents, ce qui correspond aux coûts évités d’autres grands projets, la norme dans ce dossier.Le projet mis de l’avant par la firme américaine pourrait être couché sur contrat d’ici septembre, au plus tard d’ici le 15 décembre.US Wind Power «Et nous en serions fort heureux car il semble prometteur», ajoute le porte-parole d’Hydro-Québec.Ix potentiel éolien du Québec est si élevé qu’il dépasse les possibilités restantes de l’hydraulicité.üi province compte plus de 4000 km de côtes où les vents affichent des vitesses moyennes supérieures à 20 km, soit les meilleurs plages d’exploitation connues pour les nouveaux appareils qui s’ajustent à la vitesse du vent.Ix* projet du géant américain devrait se concrétiser l’an prochain, s'il reçoit les autorisations appropriées, et il serait en quelque sorte testé en 1995 pour devenir o[)éra-tionnel à la fin de cette année-là.La compagnie prévoit un an de recherches pour effectuer une étude de microlocalisation, visant à optimiser l’emplacement de chaque appareil.Pendant ce temps, Hydro-Québec va apprendre à intégrer ce type de production dans son réseau principal et se mettre au fait des technologies de pointe pour y arriver.Savoie promet de protéger le secret fiscal (LE DEVOIR) Le ministre du Revenu, M.Raymond Savoie, promet de modifier le projet de loi 90 et de lui assortir une réglementation pertinente de manière à protéger le secret fiscal et la vie privée des contribuables.Ce projet de loi permettrait au fisc de retenir un montant payable par un organisme public à un contribuable, si cette personne a une dette envers le ministère du Revenu, ou si elle a omis de produire, malgré les demandes du ministère, ses déclarations de revenus.Les montants retenus pourraient être affectés directement au remboursement de la dette.M.Savoie a reconnu hier que le projet de loi peut comporter des dangers ou des ambiguïtés à l’égard de la vie privée.Il soutient qu’il avait déjà résolu de le modifier.Si le projet de loi est adopté, promet le ministre, «il va rencontrer les normes démocratiques auxquelles nous sommes habitués».Le ministre souligne en outre que les prestations de nature sociale (l'aide sociale, les indemnités de la Société de l’assurance-automobile, les remboursements de la Régie de l’assurance-maladie, les prestations de la CSST, etc.), ne seraient pas affectées par ces nouvelles mesures, puisque ces prestations sont insaisissables en vertu de la loi.LE DEVOIR avait erronément donné en exemple, hier, le cas d’indemnités de l’assurance-automobile pour illustrer les effets du projet de loi.Cependant, si un individu, ou une entreprise, doit recevoir un chèque du gouvernement pour l’exécution d’un contrat, ce chèque pourra être retenu si ce contribuable a une dette envers le ministère du Revenu.La Commssion d’accès à l’information avait émis un avis disant que cette loi «remettrait sérieusement en cause la protection des renseignements personnels».LEADERSHIP «des pétards mouillés» SUITE DE LA PAGE 1 coeurs de tous ses partisans.«Mes origines sont un argument que certains ne se gênent pas pour répandre», souligne-t-il.Il faut dire que, dans les deux cas, l’exemple est venue de haut.Ainsi, alors que des sondages indiquent que plusieurs délégués s’interrogent sur la personalité de Kim Campbell, le ministre des Affaires constitutionnelles Joe Clark a lui-même fait, lundi, de la stabilité du caractère de Jean Charest une des principales raisons de son appui.Et Kim Campbell a elle-même lancé le débat sur les racines québécoises de Jean Charest sur la place publique.Dans une entrevue la semaine dernière, la ministre a soutenu que les Québécois auraient intérêt à voter pour un premier ministre qui ne serait pas du Québec, affirmant qu’un tel leader serait mieux placé pour défendre leurs intérêts.Depuis, certains des partisans de Mme Campbell soutiennent à des délégués que les Canadiens ne sont pas disposés à voter pour un autre Québécois.Hier, Jean Charest a avancé que les insinuations qui circulent actuellement à son sujet ne sont que «des pétards mouillés» qui n’auraient pas d’impact sur les résultats du congrès.Mais dans la capitale fédérale, le ministre Otto Jelinek s’est plaint, au nom du camp Charest, de «l’intimidation et du tordage de bras» auquel se livrerait l’équipe Campbell.IMMERSION La ministre Robillard refuse de commenter SUITE DE LA PAGE 1 billard, est elle aussi restée singulièrement discrète, muette, même si le projet de M.Ryan investit sans vergogne ses plates-bandes.«Dans l’immersion, il y aura des coûts, soit pour l’embauche de spécialistes et l’achat de matériel pédagogique.Mais à date, M.Ryan n’a jamais expliqué comment tout cela sera financé», soutient aussi Mme Diane Drouin, présidente de la Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec.A l’heure du leitmotiv Vivre selon nos moyens, le coût de l'immersion, au-delà de son coût social, a été passé complètement sous le boisseau par son principal promoteur.C’est pourquoi les commissions scolaires protestantes, qu’on dit si intéressées par l’immersion en anglais dans leurs écoles françaises, se montrent aussi sceptiques face aux élans anglophiles du ministre Ryan.M.Yves D’Aoust, vice-président de l’Association des commissions scolaires protestantes du Québec (ACSPQ), rigole quand on lui dit que les écoles protestantes profiteraient de la brèche taillée dans la loi 101 pour se convertir illico à l’immersion.«Ça me fait sourire.Nous n’avons jamais réclamé l’immersion anglaise dans le secteur français et, en plus, ça coûte des sous que le ministre ne nous a jamais offerts», dit-t-il.«Les commissions scolaires devront réaliser ces projets avec les mêmes budgets.En général, il faut presque doubler les ressources pour y parvenir.De dire que toutes les écoles vont se bilin-guiser, ajoute-t-il, c’est irréaliste.Laissez-moi vous dire que ça ne se fait pas du jour au lendemain, ça demande des moyens énormes.» C’est pourquoi l’Association des commission scolaires protestantes du Québec, qui compte 338 écoles abritant 86 800 élèves, dont 30% reçoivent déjà l’enseignement en français, n’a pas fait de l’immersion un cheval de bataille préférant continuer à faire la lutte sur la question du libre choix.Le même étonnement prévaut du côté francophone.En plus des risques de bilinguisme qu’il fait planer, on s’étonne du vibrant plaidoyer du ministre en faveur de l’immersion en anglais.Cela, au moment même où les 120 minutes «réglementaires» d’enseignement de l’anglais ne sont pleinement dispensées que dans la moitié des commissions scolaires.Faute de moyens, selon la FCSCQ, plusieurs d’entre elles rognent sur le régime existant, coupant par-ci par-là le temps alloué aux «spécialités» que sont l’anglais langue seconde, les arts ou la musique.«On a déjà demandé une augmentation des heures d’enseignement au primaire et ça nous a été refusé», rappelle Mme Drouin, présidente de cette fédération.Pour se conformer à la lettre du règlement, il faudrait ajouter 90 minutes d’enseignement à la semaine scolaire, soutient la fédération.Trois petites demi-heurçs qui grugeraient 125,millions$ dans les caisses de l’Etat.Le ministre de l’Éducation de l’époque, M.Michel Pagé, y avait opposé un niet catégorique.«Si une commission scolaire veut à tout prix se convertir à l’immersion, elle devra en assumer totalement les coûts», estime Mme Drouin.De leur côté, les autres détracteurs du projet de loi 86 et ses amendements portant sur l’éducation (le Parti québécois, l’Alliance des professeurs de Montréal, les cadres de la Commission des écoles catholiques de Montréal, etc.), redoutent que les écoles protestantes ne sautent à pieds joints dans cette brèche pour mouiller à l’anglais les enfants allophones qui en sont maintenant privés par la loi.«La CEPGM (.) pourrait décider de mettre en place des classes d’immersion dans toutes ses écoles françaises, plaçant ainsi, (.), dans une double situation d’immersion, un grand nombre d’élèves allophones dont la langue maternelle n’est ni le français ni l’anglais, ce qui est une absurdité pédagogique», protestait, la semaine dernière à l’Assemblée nationale, le critique péquiste en matière d’éducation, M.Jacques Brassard.Au surplus, la loi actuelle permet déjà à toute école d’offrir un «bain linguistique» aux étudiants francophones, sorte d'immersion en version accélérée que dispensent d’ailleurs 35 commissions scolaires francophones catholiques et qu’une quarantaine d’autres comptent offrir l’année prochaine.Alors pourquoi triturer la loi 101, sous le prétexte de ne pas priver les élèves francophones d’un accès plus large à l’anglais, si on peut déjà multiplier les méthodes d’apprentissage?Drôle de détour, disent les opposants à cette chirurgie, légale.A la CEPGM, on ne fait pas de cachotteries.On aimerait bien que les aménagements à la loi 101 donnent une plus grande marge de manoeuvre.Mais sans plus.«Il y a 4 ou 5 ans, on donnait 30 minutes d’anglais à tous les élèves francophones dès la première année.Ce n’est plus le cas parce qu’on respecte la loi à la lettre.Le projet de loi 86 est une façon d’intervenir, mais est-ce la bonne façon?On ne le sait pas», affirme M.Serge Fontaine, directeur régional à la CEPGM.Mais pour qui alors, si écoles anglophones et francophones n’en réclament pas haut et fort l’existence, le ministre Ryan tient-il tant à investir le terrain de la Charte de la langue française pour améliorer l’enseignement de l’anglais au Québec?Restent les parents, dit-on, qui réclament à grands cris — à 90% selon un sondage de la FCSCQ — qu'on améliore les cours d’anglais langue seconde au primaire.La première concernée, la ministre Robillard, se refuse, pour l’instant, à faire tout commentaire sur le grand remue-ménage que fait planer le ministre Ryan sur le curriculum du primaire.Elle s’est limitée à rétorquer aux tirs nombreux lancés par l’opposition à l’Assemblée nationale la semaine dernière.Aucune réponse donnée sur le pourquoi de la voie juridique empruntée par le ministre Ryan, sinon que le gouvernement «veut donner davantage de moyens pédagogiques à nos commission scolaires pour mieux enseigner la langue seconde au Québec».Les parents réclament à grands cris qu’on améliore les cours de langue seconde au primaire.TRAINS Cinq ans pour la mise en place SUITE DE LA PAGE 1 CN et le CP n’excluent pas la création d’une structure corporative autonome.Ce conseil a en main une proposition d’opération du réseau à laquelle ne manque qu’une entente Québec-municipalités sur le financement Comme la plupart des lignes visées nécessitent peu de réfection, la facture initiale des investissements nécessaires se limiterait à 110 millionsS qui seraient essentiellement consacrés à l’acquisition des voitures du réseau Go Transit de Toronto, à leur réfection dans les ateliers AMF, de Montréal, et à la construction de quais, de gares et de stationnements le long des lignes.Avec des coûts annuels d’exploitation de 85 à 95 millions$ pour l’ensemble du réseau et des revenus de 20 à 30 mil-lion&S provenant des passagers, les transporteurs prévoient tout de même un déficit annuel de 65 millionsS dont le règlement serait à partager entre les différents pouvoirs publics.De son côté, le CMTC privilégie plutôt un développement progressif excluant tout déficit On parle de revenus annuels de billetterie de 25 millionsS et d’une contribution de 40 millionsS provenant des sociétés de transport en commua Cellesci n’auraient alors qu’à réaffecter l’équivalent des droits supplémentaires perçus par Québec qu’elles reçoivent via le Fonds d’immatriculation des véhicules automobiles.Par exemple, pour la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal, il s’agit d’une contribution annuelle de 24 millionsS.La mise en place du réseau projeté pourrait s’étendre sur une période de cinq ans.La mise en service des premiers tronçons sur les rails existants pourrait débuter dès septembre 1994.EDe permettrait d’accroître de 8 à 20 millions le nombre de voyageurs circulant sur les 365 kilomètres de voies et 12 poqts ferroviaires.A l’heure actuelle, le Canadien Pacifique exploite déjà la ligne Montréal-Rigaud pour le compte du Conseil métropolitain du transport en commun (CMTC).Québec et Ottawa ont investi plus de 100 millionsS dans la modernisation de cette desserte.De son côté, le Canadien National assure la liaison Montréal-Deux-Montagnes pour laquelle Québec a investi 278 millionsS dans l’acquisition de wagons neufs chez Bombardier et la réfection des infrastructures par CANAC, filiale d’AMF, elle-même une créature du CN.Le nouveau réseau proposé étendrait trois de ses ramifications au nord: vers Laval, Blainville, Saint-Jérôme (avec une possibilité de raccord avec l’aéroport international de Mira-bel), vers Mascouche et vers Repentigny.Au sud, une ligne rallierait Saint-Bruno et Saint-Hilaire; une autre Delson, Saint-Jean et Iberville, avec une connexion versChâteauguay.Hier matin, le directeur général des services de trains de banlieue du Réseau CP Rail et le président et directeur général de AMF (division commerciale du CN), MM.Raymond O’Meara et Fausto Levy, ont tour à tour fait valoir les avantages de leur proposition.Ils ont insisté sur la complémentarité avec les services existants, la réduction des coûts par des économies d’échelle, l’intégration tarifaire, la coordination des horaires, la compatibilité des véhicules et la mise en commun des services de marketing et d’entretien.Outre les avantages écologiques et éneigétiques, les promoteurs ont souligné l’impact positif de leur proposition sur l’industrie ferroviaire déclinante dans la région métropolitaine.Pour sa part, le président du CMTC, M.Robert Perreault, s’est dit confiant de voir le gouvernement débloquer le dossier incessamment BAZIN Léger climat d'inquiétude dans la capitale SUITE DE LA PAGE 1 quitter leur poste et leur bureau et de céder leur place aux personnes nommées par Marc Bazin.L’annonce de La démission de M.Bazin a été faite à midi en Haïti, déclenchant un léger climat d’inquiétude dans la capitale Port-au-Prince, dans l’appréhension de la suite des événements.Cependant on ne constatait iras de mouvements de foule ou de troupes dans la ville.«Il y a de l’électricité dans l’air, mais tout est calme», nous a dit un correspondant au téléphone.Selon des observateurs, la démission de M.Bazin a toutes les allures d’un coup de force de l’État-major militaire, déterminé à se débarrasser d’un premier ministre qui n’avait pas «livré la marchandise».«M.Bazin n’a pas compris jusqu’à quel point ses relations avec l’année s’était détériorées», a fait observer un politicien.Installé à la tête du gouvernement e;i juin 1992, neuf mois après le coup d’État militaire qui a renversé le président Aristide, M.Bazin a réussi à mécontenter les militaires, les duvaliéristes et le patronat qui attendaient de lui qu’il lasse lever l’embargo contre Haiti et qu’il obtienne, grâce à ses relations influentes à Washington, la reconnaissance internationale du régime issu du coup d’État Or, loin de se résorber, la crise politique haïtienne s’est enlisée et la situation économique du pays s’est considérablement détériorée depuis im an.Sur le plan des droits et libertés, le bilan n’est pas reluisant non plus.La mission d’observateurs civils de l’OEA déployée en Haiti depuis marsavril, a rendu public hier un rapport accablant pour le régime en place: la mission se dit préoccupée par l’augmentation, particulièrement marquée en mai, des violences perpétrées par les zenglendos, ou d’autres groupes de malfaiteurs agissant impunément et apparemment sous le couvert ou avec le consentement des autorités de facto.» Le rapport précise: «Ije terme zenglendos désigne les malfaiteurs qui se recrutent depuis les po- pulations marginales des couches ixrpu-îaires, jusqu’aux agents de police, agissant le plus souvent de nuit, en civil, et avec des armes de fonction.» Port-au-Prince était hier bruissante de mineurs les plus fantaisistes sur la succession possible de Marc Bazin.Trois scénarios principaux semblaient se dégager l’année pourrait se passer d’un «paravent» civil et assumer seule le pouvoir en consultation avec le Parlement, l’armée pourrait nommer un premier ministre; ou encore remettre en selle l’ancien président proyisoire Joseph Né-rette.Les noms de Emile Jonassaint, président de la Cour de cassation, et de Georges Henri, lui aussi membre de la Cour de cassation circulent également.In coalition du Front national pour le changement et la démocratie (FNCD).qui appuie le président Aristide, souhaite que la Commission présidentielle, dirigée par le père Antoine Adrien, un proche d’Aristide, assume provisoirement le pouvoir exécutif.La démission de M.Bazin se produit alors que les États-Unis viennent de renforcer leurs sanctions contre Haiti et que l’Assemblée annuelle de l’OEA à Managua prône un durcissement de l’embargo, de manière à empêcher la livraison de produits pétroliers en Haiti.A Port-au-Prince, au milieu de l'après-midi, au moment où prenait effet la démission du premier ministre Bazin, se tenait une rencontre entre l’ambassadeur Redman des États-Unis, le président de la mission de l'OEA Colin Grarr-derson et des dirigeants militaires.Selon des sources diplomatiques, il devait y être question d'arranger une réunion en Jamaïque à laquelle,participeraient le président Aristide et l’Etat-major militaire-, A des journalistes qui lui demandaient s'il pensait que cette démission ixnirrait lui permettre de rentrer dans son pays did quelques semaines, le président Aristide, qui assistait à l’Assemblée annuelle de l’OEA, a répondu: «Quelques jours même.» Avec la participation de Rochelle Magloire LE DEVOIR -?- RENSEIGNEMENTS ADMINISTRATION AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS FRAIS (514)985-3333 (514)985-3333 (514)985-3344 (514)985-3344 (514)985-3399 1-800-363-0305 LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 SERVICE DES ABONNEMENTS Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot et pour les abonnements postaux.Montréal (514) 985-3355 • Extérieur (sans Irais) 1 -800-463-7559 DU LUNDI AU VENDREDI DE 7H30 À 16H30 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE, MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 LE DEVOIR est publié par LE DEVOIR Inc.dont le siège social est situé au numéro 2050 de Bleury.9e étage, Montréal, (Québec), HUA 3M9.Il est 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I.E I) E V OU, L E M K It C It E I) I !» JUIN I !»
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