Le devoir, 25 octobre 1993, Page(s) complémentaire(s)
LE DEVOIR Vol.1.X X I V 2 I II MONTREAL, LE LUNDI LM OC T O R R E 10!) (i 5 c R S T V () To O II ,N 5 c PERSPECTIVES Le Bloc, un cas unique Les indépendantistes québécois au fédéral ont peu d’équivalents dans le monde F y a n ç o i s Ii y o u s se a u Sont-ils uniques au monde, ces indépendantistes québécois qui transportent soudain leur combat sur une scène — le parlement central — qui, par principe, leur avait toujours été étrangère?Non, si l'on regarde l’état d’ébullition revendicatrice des mouvements nationaux sur le globe.Du Nord au Sud et d'Est en Ouest, l’époque est à l’expression des nationalismes, souverainismes et séparatismes de toutes sortes.En cela, le Bloc québécois, à l’aune internationale, ne va pas à contre-courant et paraît plutôt conforme, malgré ses particularités, à «l’air du temps» de l’après-Guerre froide.En Afrique;, en Europe, en Asie centrale, plus de 20 nouveaux Etats souverains ont vu le jour depuis quatre ans.Pourtant, la forme politique précise que prend cette année la poussée revendicatrice québécoise s’avère, à l’examen, plutôt rare.Si l’on accepte l’hypothèse (parfois contestée) selon laquelle le Bloc québécois cherche vraiment à favoriser la sortie du Québec de la fédération canadienne, alors on a un cas de figure presque sans équivalent dans le monde.Si l’on cherche en effet, dans les quelque 190 pays existants, un mouvement non marginal, voué à la sécession politique et investissant — en toute démocratie — les institutions centrales, alors on en sera pour ses frais.Un bref tour d’horizon des indépendantismes actuels le montre immédiatement.Il y a d’abord le cas le plus simple, celui de la guerre.Iii Yougoslavie en décomposition, l’Inde avec ses séparatismes périphériques comme celui qui ressurgit ces jours-ci au Cachemire, en sont de tristes et banales illustrations.Et puis il y a la guérilla de style IRA, qui vient encore de se faire entendre samedi à Belfast.A l’autre extrême, on retrouve le cas de figure de la «paix totalitaire», comme dans l’URSS d’avant Gorbatchev, avec tous ces peuples soumis à un régime tel que toute velléité séparatiste était tuée dans l’oeuf: ce sont les pays baltes, l’Ukraine, la Géorgie et les autres, devenus automatiquement indépendants avec la dissolution de l’URSS.Dans la même veine, le Kosovo, province de Serbie peuplée à 90% d’Albanais, connaît aujourd’hui un régime d’occupation basé sur la terreur.Idem pour le Timor oriental, militairement occupé par l’Indonésie depuis 1975.Et certaines provinces indiennes se trouvent ou se sont longtemps trouvées sous «administration présidentielle directe».Quand d’aventure — hormis la paix totalitaire, la guérilla et la guerre ouverte — le séparatisme affiche ses droits dans un contexte pacifique et qu’«indépendantiste» rime avec «démocratique», alors les nationalistes préfèrent jouer prioritairement sur la scène régionale ou provinciale.C’est bien sûr le cas du PQ dépuis 1968.Mais c’est aussi celui des autonomistes et souverainistes d’Espagne, en particulier les Catalans, ou encore des Slovaques avant l’indépendance de janvier 1992.On pourrait ajouter, avec des nuances, l’exemple de certaines régions fortement autonomistes de l’Inde (Assam, Mizoram), où peuvent cohabiter une guérilla et des partis souverainistes jouant le jeu parlementaire local.Ce qui nous ramène à la question de départ: y a-t-il tout de même quelques endroits où, comme Lucien Bouchard et son parti s’apprêtent à le faire à Ottawa, des indépendantistes se font élire au parlement central de leur pays pour y préparer la sécession?On vient de mentionner les exemples basque, catalan et slovaque.Mais l’intervention prioritairement «provinciale» des nationalistes de ces régions s’est aussi doublée d'une participation politique à Madrid ou à Prague.Ainsi, le parti «Convergence et Union» de Jordi Pujol (autonomiste catalan et parti de gouvernement au niveau provincial) a rallé 17 sièges lors des élections de juin aux Cortès de Madrid.Ix-s indépendantistes de la Gauche républicaine catalane (URC) en ont obtenu un.Les séparatistes «durs» d’Herri Batasuna (basques), deux.Par ailleurs, lors des élections fédérale et «républicaines» de juin 1990 en ex-Tchécoslovaquie, les séparatistes du Parti national slovaque avaient envoyé quelques députés aux deux chambres.Mais ironiquement, ce ne sont finalement pas eux qui feront ensuite l’indépendance! En Ecosse, région de la Couronne britannique, autre cas de figure: les indépendantistes du Scottish National Party (fondé en 1934) n’ont pas le choix entre politique «provinciale» et politique «centrale».pour la simple et bonne raison qu'il n’y a pas de chambre écossaise! De la douzaine de députés qu’ils envoyèrent aux Communes de Londres vers la fin des années 70, il n'en reste plus aujourd’hui que trois.Et pour mémoire, on pourra bien rappeler le cas de Bernadette Devlin, députée catholique irlandaise au Communes de Londres de 1969 à 1974.Alors, le Bloc: un cas unique?La réponse est oui.Parce que malgré les similitudes historiques occasionnelles relevées dans quelques pays d’Europe, jamais un parti séparatiste dans un parlement central n’a eu l’influence et la force numérique que s’apprête à déployer ce nouvel hybride dans la bergerie fédérale ou-taouaise.Les nationalistes préfèrent jouer sur la scène régionale ou provinciale N I) X Ix's Actualités.A2 Agenda culturel.H6 Annonces classées .Kl Avis publics.B2 Culture.MM Économie.B.'i Éditorial.AS Élections .A(> Idées .A!) Ix Monde .A7 Mots croisés.Kl Politique .A4 Religions .B2 les Sports .B5 Météo Ensoleillé Max.11 Détails en B2 LES SPORTS La folie s’empare de Toronto PAGE B 5 L’ENTREVUE Pierre De Celles: faire comprendre pour faire agir PAGE B 1 LE MONDE Cédras promet de démissionner PAGEA 10 Barrages routiers à Oka i* SKV*f| PHOTO ROBERT SKINNER Ce jeune Mohawk est de garde au barrage routier érigé à l’endroit même de la barricade de 1990.Seuls les résidants peuvent aller sur le territoire de Kanesatake MARTINE TURENNE LE DEVOIR Les Mohawks de Kanesatake ont érigé deux barrages routiers hier, l’un à l’entrée de leur territoire, sur la route 344, et l’autre à un kilomètre de là, non loin du rang du milieu.Ils n’y laissent entrer que les résidents de l’endroit, et se sont dit prêts à y rester tant et aussi longtemps qu’ils n’auront pas obtenu satisfaction sur une série de revendications, dont le chef de bande de Kanesatake, Jerry Pelletier, donnera les détails ce matin.A la veille des élections, les Mohawks veulent ainsi mettre de la pression sur les futurs élus pour régler divers problèmes, dont des subventions à l’habitation et au développement économique, et l’octroi d’une subvention de 232 000$ accordée par Ottawa pour rénover les 57 maisons jugées «inhabitables» qui leur ont été offertes cette semaine par le gouvernement fédéral.Ils soutiennent de plus que le gouvernement fédéral refuse de leur transférer les terres et propriétés de Kanesatake.Pourquoi avoir choisi la veille des élections pour manifester leur désaccord?«Quelles élections?Nous on s’en- VOIR PAGE A 10: BARRAGES L’heure du verdict Il faudra attendre assez tard pour connaître le vrai visage du nouveau Parlement PIERRE O ’ NEILL LE DEVOIR Le sort du Canada est soumis au verdict populaire des 19,137 millions d’électeurs qui ont aujourd’hui le droit de vote._ Un nombre record de 14 partis po- ^ a 1 O litiques et de 2 155 candidats se dis- v tAf % puteront les 295 circonscriptions .y i/i électorales et le Parlement qui en sortira s’annonce le plus fragmenté de toute l’histoire politique du pays.Le Parti libéral et le Parti conservateur sont les deux seuls à présenter le maximum de 295 candidats, suivi du NPD avec 294 et du Parti de la loi naturelle du Canada avec 231.Alors que 207 porteront la bannière du Reform Party.Au Québec, le PLC, le PC et le Bloc québécois sont représentés dans les 75 circonscriptions.Le NPD en compte 74, suivi du Parti de la loi naturelle avec 47, du Parti de VOIR PAGE A 10: VERDICT VOIR AUSSI ¦ La carte des 75 comtés du Québec.AG ¦ «Tout est possible», croit encore Campbell .A4 ¦ Chrétien promet «un coup de circuit» dans j- Saint-Maurice.A 3 ¦ Bouchard veut faire sortir le vote.A 4 Air France Le gouvernement français recule Bernard Attali remet sa démission Paris (Reuter) — Ix gouvernement français a décidé hier soir de retirer le plan de redressement d’Air France à l’origine de la grève des personnels au sol et d’en élaborer un autre pour préserver la paix sociale.Bernard Attali, le P-DG d’Air France, a immédiatement annoncé sa démission.«Les pouvoirs publics ayant décidé de retirer le programme de retour à l’équilibre que je considère comme indispensable à la survie de l’entreprise, j’ai présenté ma démission au gouvernement», a-t-il déclaré dans un message au personnel.Le ministre des Transports, Bernard Bosson, a annoncé le revirement du gouvernement au douzième jour de la grève du personnel du fret et au septième jour de celle de l’ensemble des agents du sol.«Aujourd’hui, il faut que la paix sociale revienne, il faut changer de plan, il faut en bâtir un autre avec d’autres méthodes et dans le dialogue dans l’entreprise», a-t-il déclaré sur TF1.VOIR PAGE A 10: FRANCE Joe Tremblay est un vrai rouge: «Deux partis pour s’obstiner, c’est assez Bloc, référendum, etc Des vieux qui n’ont pas peur KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Ils étaient douze, tous âgés de plus de soixante-dix ans, se berçant au rythme de la discussion politique.Comme hors-d’œuvre à la soupe qui les attendait à la salle à manger, l'arrivée de souverainistes à Ottawa.Un petit sourire en coin et un haussement d’épaules chez plusieurs d'entre eux, et quelques flammèches à saveur partisane chez quelques autres.Non, ces vieux n’ont pas peur d'une probable vague bloquiste.Non, un éventuel référendum ne les effraie pas non plus.Et non, ils ne craignent pas de perdre leur pension de vieillesse.I.a campagne d'intimidation enclenchée par le comité du Non en 1980 au cours du référendum est chose du passé.Point.Pourtant, au cours de la semaine, les Pierre Trudeau et Claude Ryan, qui avaient été taxés d’indécence par les souverainistes d’alors pour leur «régime de terreur» à VOIR PAGE A 10: VIEUX f / i.i: i) !•: v nil!, i, t: i, ii x d i 2 r> 0 c t 0 h it i- 1 p i> :t -?le devoir ?-——t ACTUALITES Cédras renouvelle sa promesse de démissionner Une formule de transfert de pouvoir serait à l’étude à Port-au-Prince Port-au-Prince (Reuter) — Le général Raoul Cédras, l’homme fort d’Haïti a, selon un ministre du gouvernement de Robert Malval, promis de démissionner dans le cadre du plan des Nations unies visant à rétablir la démocratie.Le général Cédras a fait cette promesse lors d’une rencontre avec Robert Malval et avec d’autres membres de son cabinet, a rapporté le ministre du Commerce, Louis Dejoie.La réunion de trois heures, à laquelle participaient d’autres dirigeants militaires, est intervenue alors que pèse sur la junte la menace d’un renforcement des sanctions imposées par les Nations unies.Le général Cédras aurait dû démissionner le 15 octobre pour permettre le retour, le 30 octobre, du président Jean-Bertrancf Aristide, renversé il y a deux ans, mais il a refusé de le faire, réclamant une amnistie pour les militaires.Louis Dejoie, qui assistait à la réunion, a déclaré à Reuter que le général Cédras avait réaffirmé qu'il céderait le pouvoir.«Il nous a donné sa parole», a-t-il dit.Il n’a pas précisé quand le général Cédras démissionnerait mais a dit que le gouvernement continuait de réclamer le respect complet par l’armée du plan dé l’Onu prévoyant le retour du président Aristide le 30 octobre.Le général Cédras a pour sa part quitté la réunion entouré d’officiers supérieurs et il s’est refusé à toute déclaration.Franz Voltaire, porte-parole de Robert Malval, a annoncé que ce dèrnier et le général Cédras devaient se rencontrer à nouveau lundi.U' bruit court qu’une formule est à l’étude, liant la dé- mission du général Cédras à l’adoption rapide par le parlement haïtien d’un texte amnistiant les militaires et d’une loi séparant la police de l’année.Cette dernière disposition est considérée comme essentielle par le gouvernement Aristide pour réduire l’influence des militaires.Mais malgré la note d’optimisme apportée par la première rencontre en près de deux semaines entre le général Cédras et le Premier ministre, les observateurs ont relevé l’absence de l’un des personnages clés de la crise, l’influent Michel François, chef de la police tje Port-au-Prince, considéré comme l’artisan du coup d’Etat contre le président Aristide.Il est aussi soupçonné de contrôler les centaines de civils armés qui terrorisent les partisans du père Aristide et que l’on nomme ‘attachés’ en raison de leurs liens avec la police.Pour tenter de contraindre les militaires à céder le pouvoir, les Nations unies ont imposé mardi à Haïti un embargo sur les ventes d’armes et de pétrole qui pourrait être renforcé la semaine prochaine, selon un responsable des Nations unies.«Il y a de fortes chances pour que le Conseil de sécurité prenne de nouvelles mesures la semaine prochaine», a-t-il dit samedi sous couvert de l’anonymat.Ces nouvelles sanctions pourraient prendre la forme d'un «embargo commercial excluant les produits à caractère humanitaire».L’embargo a déjà asséché les pompes à essence d’Haïti et de nombreuses familles, craignant des affrontements entre partisans et adversaires des militaires, se pressaient samedi avec leurs valises dans les rares autobus quittant la capitale.Provinces Partis .1980 1984 1988 Québec Lib.74 • 17 12 (75 députés) Créd.0 0 0 Cons.1 58 63 NPD 0 0 0 Ontario Lib.52 14 43 (99 députés) Cons 38 67 46 NPD 5 13 10 Ind.0 1 Nouvelle- Cons.6 9 5 Écosse •Lib 5 2 6 (10 députés) NPD 0 0 0 Nouveau- Lib.7 1 5 Brunswick Cons.3 9 5 (10 députés) Ind.0 0 0 NPD 0 0 0 îlo-du- Cons.2 3 0 Prince-Édouard Lib 2 1 4 (4 députés) NPD .0 0 0 Terre-Neuve Lib.5 3 5 (7 députés) Cons.2 4 2 NPD 0 0 0 Manitoba Cons.5 9 7 (14 députés) Lib 2 * 1 5 • NPD 7 4 2 Saskatchewan Cons 7 9 4 (14 députés) Lib 0 0 0 NPD .7 5 10 Alberta Cons.21 21 25 (26 députés) Lib 0 0 0 NPD 0 0 1 Colombie- Cons 16 19 12 Britannique Lib.0 1 1 (32 députés) NPD 12 8 19 Yukon S Territoires Cons 2 du Nord-Ouest Lib 0 0 2 (3 députés) NPD 1 1 CANADA Lib.147 40 83 (295 députés) Cons.103 211 169 NPD 32 30 43 • Ind.0 1 - VERDICT Un nombre record de femmes SUITE DE LA PAGE 1 la république du Canada avec 35 et du Parti abolitionniste, qui a fait acte de candidature dans 30 comtés.C’est également la première fois qu’un aussi grand nombre de femmes tentent de se faire élire à la Chambre des communes.Dans ce domaine, c'est le NPD qui remporte la palme avec 113 candidates.Le Parti conservateur compte 67 femmes au sein de son équipe, suivi du Parti libéral avec 64.Seulement 10 candidates portent la bannière du Bloc québécois.Les bureaux de vote sont ouverts à compter de 9 heures ce matin pour fermer leurs portes à 20 heures ce soir.Mais le décalage entre les différents fuseaux horaires fera que les résultats de l’ouest du pays ne seront connus dans l’Est qu’après le coup de minuit.Marginal dans le passé, ce facteur aura une incidence déterminante sur le déroulement de la soirée des élections, compte tenu de la force du Reform Party en Alberta et en Colombie-Britannique.Considérant l’importance des enjeux et l’intensité de la campagne électorale, l’on s’attend à une forte participa- tion de l’électorat.Le bureau du directeur général des élections indiquait hier au DEVOIR que 601 693 électeurs canadiens, dont plus de 130 000 du Québecfsur 4,9 millions), se sont déjà prévalus de leur droit de vote par anticipation.Ce qui représente un taux de participation sensiblement plus élevé qu’aux élections générales de 1988.La campagne électorale a été celle des revirements: la dégringolade des conservateurs, l’émergence du Reform Party, la disparition du Nouveau parti démocratique et la fulgurante montée du Bloc québécois.Outre la piètre performance de Kim Campbell et la révélation que fut Lucien Bouchard, la publication du livre rouge des libéraux a peut-être été un point tournant.Rien de spectaculaire n'est ressorti des deux débats télévisés, mais le fait que personne n’y ait perdu sa chemise peut avoir influencé l’électorat.D’un à l’autre, les innombrables sondages ont confirmé leur efficacité dans l’évaluation des tendances.Même à cela, il aura fallu attendre jusqu’à la dernière semaine de campagne pour avoir la certitude que les libéraux formeront le prochain gouvernement.Pour qu’il soit majoritaire, le PLC doit balayer les provinces maritimes et rem- porter la majorité des 99 comtés de l’Ontario.Ce qui est virtuellement acquis.Le seul élément de suspense qui persiste porte sur la question de savoir qui, du Reform Party ou du Bloc québécois, formera l’opposition officielle.La réponse réside dans l’ampleur de la percée de Preston Manning en Ontario.Au Québec, la situation est plus claire que partout ailleurs au pays.La poussée du Bloc est si dévastatrice qu’on se demande si Jean C barest sera le seul conservateur à se faire réélire.Et les libéraux ne sont plus assurés de remporter plus de quinze comtés.Même André Ouel-let est compté pour perdu dans Papineau-Saint-Michel.Sur cette toile de fond, c’est le comté de Saint-Maurice qui promet d’être le point de mire de la soirée des élections.Mais si Jean Chrétien y trouve la défaite, il pourra se consoler à l’idée que deux autres leaders, Preston Manning et Audrey McLaughlin, ont vécu le même cauchemar.Même si la probabilité est mince, des cinq chefs de partis, Lucien Bouchard pourrait donc se retrouver ce soir le seul élu.Ce scrutin du 25 octobre 1993 risque de sonner le glas du bipartisme et de favoriser l’émergence d’un Parlement de représentations régionales.BARRAGES Moment de tension SUITE I)E LA PAGE 1 fout des gouvernements, ils ne nous représentent pas», ont dit des Mohawks attitrés au barrage de la Côte Saint-Michel, à l’entrée de la pinède, là où tout a commencé il y a trois ans.Une trentaine d’entre eux étaient attroupés autour d'une dizaine de véhicules, dont l’un, plutôt déglingué, arborait le sigle W.S., pour «Warriors Society».Certains Mohawks camouflaient leur visage sous un foulard, comme dans le bon vieux temps des barricades de 1990, mais la plupart d’entre eux, parmi lesquels plusieurs enfants, étaient en «civils», surveillant les allées et venues des quelques voitures s’aventurant au-delà du périmètre interdit.Quelques conducteurs, visiblement furieux, manifestaient leur mécontentement en faisant crisser leurs pneus, faisant réagir les barricadiers qui autrement, avaient fort peu à faire.Certains événements les ont remplis de joie: ainsi, le passage d’une dame handicapée, se déplaçant dans un genre de mini-voiture adaptée, a provoqué l’hilarité générale.Moment de tension lors de l'arrivée inopinée d’une rutilante Corvette couleur lilas.Mais l’argument choc du conducteur a convaincu tout le monde de son bon droit de passer les barrages: «Je dois aller réparer la laveuse à vaisselle de la mère de Mme Pelletier».Un barrages assez étanche.Il faut dire qu’un premier «tri» était effectué en bas de la Côte, où deux patrouilles de la Sûreté du Québec, comprenant chacune deux voitures, déviaient automatiquement les citoyens qui n’auraient pas été admissibles à franchir le barrage.«Un barrage?Ce n’est pour l’instant qu’une déviation.Pour les gens, ça représente très peu de contraintes», a dit le sergent Robert Poëty, de la Sûreté du Québec, qui dit suivre d’heure en heure l’évolution de la situation.la présence «officielle» de la SQ se limite pour l’instant à ces deux patrouilles.Mais sur la route menant a Qka, une bonne dizaine de voitures de la Sûreté du Québec se dirigeaient vers le village.La Sûreté du Québec est toujours persona non grata sur le territoire de Kanesatake.Mais le sergent Poëty a souligné hier que ses policiers interviendraient s'il y avait appel d’un citoyen au-delà des barricades.Au centre du mécontentement mohawk d’aujourd’hui, les 57 maisons achetées par le gouvernement fédéral pour être réparties parmi les gens de leur communauté.Ottawa souhaiterait que la subvention annuelle au logement de 232 000S soit allouée cette année à la rénovation de ces maisons, que les Mohawks jugent en piteux état.Mais ces derniers refusent, voulant utiliser à d’autres fins cet argent.La communauté mohawk est apparemment divisée sur cette question.Après les propos du chef Jerry Pelletier à l’effet que personne ne voulait de ces maisons autrefois habitées par des «Blancs», plusieurs Mohawks ont signifié ouvertement leur désaccord.Certains disent qu’ils forment le courant majoritaire dans la réserve.Hier, pourtant, les barricadiers se disaient fort représentatifs de leur communauté.«Les autres sont des marginaux.» Parmi les autres revendications: le retour intégral d’un programme fédéral servant au développement socio-économique, coupé de 28% cette année ei îa modification de certaines allocations au transport et aux soins de santé.FRANCE Trois mois pour négocier VIEUX Encore quelques «bleus» Bernard Attali, ex-P-D.G.d’Air France.gné hier que cette grève était «un signe fort» du «trau- SUITE DE LA PAGE 1 Il a précisé qu’il se donnait trois mois pour négocier un nouveau plan qui imposerait des «efforts» mais ne comporterait pas de licenciement.«On ne pourra pas sauver Air France contre l’ensemble de ses salariés», a-t-il dit Soulignant que les 4000 suppressions d’emplois envisagées dans le plan précédent étaient «incontournables», il a ajouté qu’elles devaient avoir lieu «sans licenciement».«Et il faut d’autre part que les mesures soient expliquées, mieux comprises, travailler ensemble.Il faut repartir sur le bon pied».Nicolas Sarkozy, porte-parole du gouvernement, n’avait pas laissé présager ce recul quelques heures plus tôt, au cours de l’émission RTL-Le Monde où il avait engagé les grévistes a «revenir a la raison».Prié de dire si le gouvernement entendait remplacer Bernard Attali, il avait répondu: «Il n’est pas question d'en faire une question de personne, ce ne serait pas a la hauteur.» En raison de la détermination des grévistes a obtenir le retrait pur et simple du plan Attali, la semaine s’annonçait rude pour le gouvernement.Le conflit, lourd de conséquences pour l’économie française, menaçait de s’étendre, et en premier lieu a Air inter.Une journée d’action unitaire est notamment prévue demain au sein de l’ensemble du transport aérien français.Tous les syndicats des personnels au sol et des navigants ont appelé a cette grève de 24 heures.Même le Syndicat des pilotes de ligne (SNPL-majoritaire) a adhéré au mouvement.Le donflit d'Air France a servi de «signal» au gouvernement et a l’ensemble de la classe politique française.Il a confirmé que la peur du chômage n’empêchait plus des mouvements durs et que les risques d’explosion sociale étaient réels en période de récession.Valéry Giscard d’Estaing, président de l'UDF, a souli- matisme sérieux» du corps social.«Donc, cela veut dire qu’il faut avoir une politique économique et sociale active et qui fasse apparaître des perspectives d’amélioration crédibles», a-t-il dit.Jusque-là, le premier ministre, Edouard Balladur, avait réussi a faire accepter a l’opinion des mesures impopulaires en affirmant travailler pour l’avenir.Mais les grévistes d’Air France lui pnt répondu que ce message ne passait plus lorsque l’Etat — actionnaire principal de la compagnie —n’assumait pas ses responsabilités ou approuvait des mesures injustes.Au-delà des suppressions d’emploi et de la perte de leurs revenus, les personnels au sol se révoltaient contre le fait que les plus gros sacrifices pèsent, selon eux, sur les bas salaires.Dopées par le succès de leurs manifestations unitaires du 12 octobre dernier, les centrales syndicales CGT et FO ont exploité largement les «maladresses» du gouvernement, «premier licencieur de France».Apres le Parti communiste, le Parti socialiste a apporté un soutien vigoureux aux salariés d’Air France, montrant ainsi qu’il pouvait retrouver ses accents d’opposant.SUITE DE LA PAGE 1 l’endroit des gens de plus de 65 ans, ont fait chacun une sortie: l’un pour voter par anticipation et prévenant du coup, les électeurs du danger pour la stabilité politique canadienne d’envoyer dans la capitale des représentants du Bloc québécois, et l’autre, pour mettre un terme à plus de douze ans de tension avec le chef libéral, Jean Chrétien.Le groupe de personnes du troisième âge rencontrées par LE DEVOIR et qui résident à la Maison des aînés au cœur de la Petite Patrie à Montréal se défendent bien d’être influencés.«De toute façon, la séparation, je ne verrai pas ça de mon vivant», lance avec philosophie Lo-rette Gaudet qui dit croire en un «Canada uni, avec les Anglais et toutes les autres races».Joe Tremblay, un vrai «rouge» de 83 ans, se montre plus tranchant face au Bloc québécois.«Ça fait plus de 60 ans que je suis la politique; deux partis pour s’obstiner, c’est assez!» A ces mots, plusieurs opinent du bonnet, alors que René Lavallée, lui, se braque.«Le Bloc québécois, c’est bon.Ça va aider le Québec.Pourquoi ne pas donner sa chance à Lucien Bouchard: le reste a été essayé et ça marche pas», argumente M.Diva liée.Et Ixicille Denis, du haut de ses 80 ans, de soupirer en parlant du chef bloquiste: «Un si bel homme, c’est dommage!» Malgré sa ferveur nationaliste, M.Lavallée se retouve un peu isolé parmi ces Canadiens convaincus, qui s'interrogent par ailleurs sur le rôle que jouera le Bloc à la Chambre des communes.Si plusieurs candidats sont élus sous la bannière bloquiste, que feront-ils: vont-ils enrayer le système fédéral ou collaborer a la gestion du Canada auquel ils ne croient pas?questionne le groupe.Pour la plupart de ces vieux, le Bloc québécois présente trop de contradictions pour attirer leur sympathie.«Le Bloc, c’est pour les jeunes», expliquent certains.Quant aux Partis libéral et conservateur, «c’est du pareil au même» aux yeux de plusieurs.Pourtant, chacun des Candidats du comté de Rosemont a tenté de les charmer.Pauline Vincent, du PC, et Benoît Tremblay, du BQ, sont venus leur serrer la pince.«Et le candidat libéral (Pierre Bourque) nous a même apporté des éclairs au chocolat», lance avec un petit rire sous-entendu l’un des résidants.Au vote par anticipation qui s’est tenu au début de la semaine, les libéraux sont venus cueillir les résidants de la Maison des aînés en autobus.Et ceux qui l’ont emprunté sans pour autant faire leur petite croix pour le PLC sont montrés du doigt par certains résidants.«Il y a des profiteurs partout», laisse tomber l’un d’eux.Malgré la chute libre du Parti conservateur au pays, il s’en trouve quelques-uns pour dire ouvertement que les «bleus» c’est un bon choix.«J’ai voté pour Kim Campbell parce que je voulais un vrai changement.Une femme à la tête du pays, ça peut pas faire de tort», soutient Alice Marinier qui ajoute, un peu déçue, qu’«il y a trop d’hommes autour de Mme Campbell qui la conseillent.C’est bien dommage, vu qu’une femme c’est influençable.» Au-delà des idées partisanes de certains, les personnes âgées rencontrées se montrent fort peu enthousiastes de la campagne électorale quelles trouvent trop longue et pleine de promesses vides.Oeuvres de bienfaisance pour enfants .ISonalct AVDonaW du Canada À la mémoire de Ray A.Kroc LE LES BUREAUX DU DEVOIR SONI OUVERTS: DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À I6H30 RENSEIGNEMENTS (514)985 3333 ADMINISTRATION (514)985 3333 AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS FRAIS (514) 985-3344 (514) 985 3344 (5)4) 985 3399 1 800 363 0305 • Extérieur (sans (rais) • 1 - 800-463-7559 DU LUNDI AU VENDREDI À DE 7H30 À I6H30 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE.MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 SERVICE DES ABONNEMENTS Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot et pour les abonnements poslaui Montréal (514) 985 3355 LE DEVOIR est publié par EL DEVOIR Int dont If siège* v* ial « si situé au numéro 20.7) de Bleury, Of étage, Montréal, (Quêta - >.113 A .'5MO II est imprimé par les Imprimerie Québécor LiSalle, 7743 rie Bourdeau, division de Imprimeries Québécor lin , fi 12 ouest rue Saint Jac ques.Montréal I.'Agence Bresse Canadienne est autorisée A employer et à dilfuscr les informations publiées dans I.K DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamique division du Groupe Quebec or ln> , 77.0 bout D beau, St Luirent Envoi de public ation Enregistrement no 0858 DéjxOt légal: Bibliothèque nationale du Québec Téléphone général (514) 985*3333; service i\ la c lientele: (514) 9853355; publicité: (514) 985-3399 86 / I.K H E V OIK.I.E I.I! N I) I 2 5 O C T O B H E I !1 !l B B 5 —» LE DEVOIR «- LES SPORTS 111., gille , , MARCOTTE ?I ::¦ Joueurnalistes 1 VI 'était à '1^A.La préposée à ’accueil, un modèle de courtoisie, m’a tout de suite amené dans l’ascenseur.Une couple d’étages plus bas, puis une vingtaine de pas et j’arrivais directement dans la main de d’animateur, qui a serré cordialement la mienne, puis hop, sur la chaise de la maquilleuse: quelques minutes et j’étais tout bien poudré, fin prêt, ai-je pensé, à souffrir les gros yeux des caméras.Mais non.! «Voudriez-vous un coup de fer à votre veston.?», ai-je entendu, à peine sorti des mains de la maquilleuse.J’ai cru entendre: «Un chausson aux jpommes avec ça.?».Je pense que j’ai pensé un instant que c’était un ®ag.Pas du tout.i!;:; Ce n’est pas que ça m’a froissé, >nan, c’est juste que je m’y attendais pâs, j’ai donc eu un moment d'hésitation, puis comme un invité un peu gêné de refuser une deuxième pointe de tarte, j’ai retiré mon veston, tout ifrais repassé, et je l’ai remis à la bonne dame qui est disparue pendant ¦une dizaine de minutes: le temps que je .vois la joviale fée aux pinceaux s’exécuter sur le faciès d’une autre .iinvitée, Monique Simard, ex-syndica-lliste maintenant animatrice à la télé, -r;, Là je me suis posé une question.Etait-ce une question d’âge, était-ce :une question de sexe?Ou serait-ce simplement que la vie creuserait aux .femmes des rides plus insidieuses, ¦Voire coriaces, qu’aux hommes?¦Toujours est-il que Monique Simard était toujours assise sur la même ¦chaise quand mon veston m’est revenu,comme un neuf.Pourquoi cinq fois plus longtemps que moi?J’achevais de me perdre en hypothèses sur la question quand les autres invités sont arrivés: Michel Bergeron, animateur et analyste à la radio et à la télé, Michel Lacombe, journaliste à Radio-Canada.Nous avons quitté l’antichambre à se faire 'faire une p’tite beauté pour aller autour d'une table ronde réppndre à la vraie question, posée à L'Evénement du samedi, avant-hier: est-ce que la [présence dans les médias d’ex-ve-klettes du sport ou de la politique, Ibaptisés les «joueurnalistes», nuit à !la crédibilité du journalisme?Grosse Question, mes amis, grosse question.| Ceux qui ont le moindrement un ioeil sur le sport, auront remarqué jque la tendance est claire.La pratique ¦est déjà fortement répandue: Michel [Bergeron, Michael Bossy, qui fait maintenant dans l’humour, Pierre ¦ouchard, Jacques Demers il y a une ouple d’années, Lucien Deblois, Ron ournier, ex-arbitre, Jean Perron, laude Raymond, Robert Sauvé, illes Tremblay, Mario Tremblay, 'en oublie sûrement: tous d’ex-ve-ettes, qui ont connu le sport de l’in-érieur, qui représentent de par leur otoriété un attrait pour maints employeurs.Pour l’information, c’est nitre chose.Ils représentent un atout lans la mesure où ils «travaillent» eur réseau de contacts et qu’ils ont )ar conséquent accès à des informa-ions privilégiées.Ou encore s’ils ont égalent de verbaliser limpidement etir propre expérience de telle sorte jU’êlle aide ou ajoute à la compréhen-!K»n d’une situation spécifique dans ç ppurs d’un match, par exemple."Or ils le font rarissimement.Michel Bergeron est le premier à ’avouer.Il est régulièrement pris ivec des «scoops» qu’il doit garder )OUr lui parce que les propos lui sont apportés off the record: en totale i)hfidentialité.Bon." Pour ce qui est d’éclairer et de :aptiver, il est question d’un métier, :ejui de communicateur, que bien les journalistes ont mis une ou deux lécennies à maîtriser.Exception fai-e des exceptions, qui sont rares, :omme on sait, je ne vois pas couinent un ex-athlète ou un ex-entraî-lêtir l’apprendraient du jour au lendemain.C’est pas parce qu’on était vite sur ses patins qu’on le devient ipso facto au micro, me semble que 'est assez clair.Comme ce n’est pas lècessaire de s’être rendu jusque |:hez les pros pour parler de façon in-éressante et en connaissance de ause, de ce qui se passe sur une pa-inoire ou un terrain de balle.Comme disait Michel Lacombe: ill y a des administrateurs de réseau ij|ui manquent peut-être un peu d'imagination et qui se servent de ce genre de vedettes-là pour réduire les Services d’information.» i Puis comme disait Monique Si-ijnard: «Je comprends que les jeunes frueulent et ils ont raison de le faire, en voyant qu’ils n’ont pas de job en portant de l’université».Peut-être peut-on s'entendre sur ceci: oui le métier est ouvert à tout le Îiond'e; non les «joueurnalistes» ne ont pas de trop: ils sont juste trop ombreux.Les Blues Jays champions de la Série mondiale Paul Molitor en avait les larmes aux yeux Il est nommé joueur par excellence de la Série mondiale PHOTO PC Une des nombreuses manifestantes enthousiastes dans les rues de Toronto, hier, pour le défilé des Champions du baseball.Une fête «magique» dans les rues de Toronto PRESSE CANADIENNE Toronto — Des dizaines de milliers de partisans des Blue Jays de Toronto, plusieurs avec une gueule de bois en raison des longues célébrations de la veille, se sont massés sur les trottoirs pour participer au défilé des Champions de la Série mondiale.«C’est incroyable, c’est magique», a déclaré Howard Kaiman, un entraîneur de baseball mineur, qui avec ses deux filles, a pu obtenir un autographe de Paul Molitor avant le départ de la parade.Le défilé d’hier s’est mis en branle quelques heures seulement après qu’une foule évaluée à un million de personnes eut envahi les rues de la ville après la victoire de leurs favoris.Une douzaine d'officiers de la Gendarmerie royale du Canada et un orchestre de cornemuse ont ouvert la parade qui s’est tenue par une belle journée d’autonme.Le convoi de décapotables qui transportaient les joueurs des Blue Jays a pris le départ devant le parlement ontarien sur l’avenue University.Des enfants assis sur les épaules de leurs parents tentaient d’apercevoir leurs idoles pendant que certains plus audacieux escaladaient arbres et statues longeant l’artère.Les policiers servaient même d’intermédiaires à certains moments lorsque des partisans leur refilaient des balles pour les faire autographier.Sur l’heure du dîner environ 25 000 personnes avaient déjà envahi le Sky-dome en attendant leurs favoris qui terminaient leur défilé à l’endroit même de leur victoire de samedi.Samedi soir, au moins quatre personnes ont été arrêtées et plusieurs autos ont été endommagées lorsque les partisans ont envahi les rues.PRESSE CANADIENNE Toronto — Au milieu des célébrations, des cris, des accolades et des sourires qu’a fait naître à Toronto la seconde victoire des Blue Jays en Série mondiale, les yeux de Cito Gaston ont croisé ceux de Paul Molitor, samedi soir.«•J’ai regardé Molitor et il avait les yeux mouillés.Les miens le sont alors devenus», a dit le gérant des Blue Jays de Toronto.Pour Gaston, la victoire spectaculaire contre les Phillies de Philadelphie représentait l’accomplissement d’un voeu qu’il avait fait à Molitor.Pendant toute la saison, à travers les bas de l’été et les hauts de l’automne, Gaston désirait ardemment remporter le titre mondial pour son frappeur désigné âgé de 37 ans.«Je suis vraiment heureux pour Paul.Il n’avait jamais remporté une Série mondiale et nous voulions tous répéter notre exploit de l’an dernier pour lui», a déclaré Gaston.Un professionnel dans tous les sens du mot, facile d’accès pour les partisans et les médias, et l’un des joueurs les plus talentueux au cours des 17 dernières années, Molitor avait joué toute sa carrière avec les Brewers de Milwaukee avant de signer à titre de joueur autonome avec les Jays.11 avait participé à une Série mondiale en 1982 alors que les Brewers avaient perdu çontre les Cardinals de Saint Louis.A son âge et avec l’effondrement des Brewers, Molitor voyait ses chances de remporter un titre diminuer.Et lorsque les Blue Jays l’ont appelé, l’automne dernier, il a écouté.Décision difficile «Ce fut une décision difficile de me joindre aux Blue Jays», a indiqué celui qui a été choisi le joueur par excellence de la Série mondiale grâce à une moyenne de ,500.«Il n’y avait aucune garantie que nous remporterions le titre, mais la fiche des Blue Jays parlait d’elle-même.Et nous y sommes parvenus», a poursuivi Molitor qui a grandement contribrué à la victoire de 8-6 en frappant un triple, un circuit et un simple.Au camp d’entraînement à Dunedin, il ne s’était pas fixé d’objectifs précis.11 devait faire face à assez de pression en étant appelé à remplacer Dave Winfield.«Lorsque j’ai signé avec les Jays, j’ai tenté d’envisager le meilleur scénario possible, incluant celui de les TENNIS Rusedski s’incline face à Chang PRESSE CANADIENNE Pékin — En se ruant au filet dans le troisième set, l’Américain Michael Chang a battu, hier en finale du tournoi de tennis de Pékin, le Québécois Greg Rusedski en trois sets de 7-6 (7-5), 6-7 (6-8) et 6-4, lors du premier tournoi ATP disputé en Chine.Porté par une foule de 2200 personnes réunies au gymnase de Pé- A II T O M O B I L E Senna toujours talentueux Suzuka, Japon (AP) — Ayrton Senna restera à jamais le rabat-joie d’Alain Prost.En s’imposant, hier à Suzuka, le Brésilien a empêché définitivement Prost de remporter son premier Grand Prix du Japon.Déjà assuré de son quatrième titre mondial, le pilote français de la Williams-Renault, qui avait annoncé le mois dernier avant le Grand Prix du Portugal son retrait de la compétition à la fin de la saison, a fini deuxième à plus de 11 secondes de Senna.Futur pilote Williams-Renault l’an prochain, Senna a une nouvelle fois prouvé son talent exceptionnel malgré un moteur V-8 Ford poussif.Dès le premier virage il devançait Prost pourtant parti en position de tête.11 a accru son avantage à partir du 13e tour grâce à un arrêt au stand ultra-rapide, avant de profiter d'une violente averse au 15e tour pour creuser l’écart.Désonnais revenu au classement général à seulement deux points de Damon Hill (Williams-Renault) quatrième dimanche derrière le Finlandais Mika Hakkinen (McLaren-Ford), Senna peut finir deuxième du championnat du monde lors de la dernière course en Australie.kin, le jeune américain d’origine chinoise a fait la différence dans la dernière manche en ne perdant que deux points sur son service.«Michael et moi, nous nous sommes affrontés à trois reprises cette année et chaque match a été décidé au bris d'égalité», a commenté Rusedski.«Nos matches sont toujours serrés, a ajouté l’athlète de Pointe-Claire.Nous avons deux style complètement opposés.J’excelle sur les services et lui n’a pas son pareil sur les retours.«La différence aujourd'hui, c’est qu’il a remporté les points importants.Quand il avait une balle de bris, il n’a pas cassé.«C’est bon pour le tennis en général qu’il ait remporté ce tournoi, a commenté Rusedski.J’espère que ça encouragera les jeunes à pratique ce sport.» Relais d’affaires REIMS & CHATFAUX LA FINE FLEl'R DES MAITRES HOTELIERS ESTR1E / NORTH HATLEY AUBERGE HATLEY Grand Prix National de la Gastronomie 1493 ''La Table d'Or".Un relais pour les gourmet-gourmands, classifié 4 fourchettes.Le"charme d une vieille demeure bourgeoise perchée sur une colline dominant le Lac Massawippi.25 chambres dont certaines avec foyer.Forfait conférence incl.3 repas, 2 pauses-café, service.HOSp.p.occ.simple/jour ou 110$ p.p.occ.double/jour.Tel.: (819) 842-2451 LAURENTIDES / SAINTE-ADÈLE HÔTEL L’EAU A LA BOUCHE Stc-Adèlc, un bouquet pour fleurir vos vacances.Confort, calme, détente et tout le service auquel vous vous attende:.2b chambres luxueuses.Salons aménagés pour réunions.Le restaurant vous servira une fine cuisine du marché.Classé 4 fourchettes et 5 fleurs de lys.Demande: nos forfaits.tel.sans frais de Mil: 514-227-1416 ou 229-2991.Fax: 229-7573 MONTÉ RÉGIE / SAINT-M A RC-SU R-LE-R1CHELIEU HÔTELLLERIE LES TROIS TILLEULS A Si-Marc-sur-le-Ricbelieu.Une hôslcllerie paisible et confortable, dans une demeure d'un autre âge, sur le bord de la rivière Richelieu, où le personnel tr'a qu’un seul désir: satisfaire.Lauréat national «Mérite de la Restauration».5 salles de réunions disponibles.Nous avons differents forfaits à vous proposer.584-2231 aider à remporter un deuxième titre d’affilée, a-t-il dit.Je voulais offrir une bonne performance dans les séries éliminatoires, mais je n’ai jamais pensé au titre de joueur par excellence.» A une époque où les joueurs changent d’équipe au gré du marché, les deux nouvelles acquisitions importantes des Jays au cours de l’hiver (Molitor et Dave Stewart) recherchaient autre chose que l'argent.Molitor et l’ex-lanceur des Athletics d’Oakland ont quitté leur ancienne formation après une longue association pour tenter de remporter le titre tant convoité.«C'est la plus grande sensation que je n’ai jamais connue dans une Série mondiale», a indiqué Stewart qui avait pourtant été choisi le joueur par excellence en 1989 avec les A’s.«J’ai signé à titre de joueur autonome avec les Blue Jays parce que je croyais qu’ils avaient les meilleures chances de remporter le titre, a pour sa part déclaré Molitor.J’ai pris un risque mais ma décision me rapporte, aujourd’hui, une grande joie.» Molitor et de Stewart ont laissé une marque indélébile au sein de la communauté torontoise.Les deux se remémoreront dans les prochains mois de merveilleux souvenirs.«Plus que toute autre chose, a admis Molitor.J’éprouve un sentiment de reconnaissance.» LE MATCH BLUE JAYS 8, PHILLIES 6 PHILADELPHIE TORONTO ab p CS pp ab p CS pp Dykstr cc 3 1 1 3 RHdsn cg 4 1 0 0 Duncan fd 5 1 1 0 White cc 4 1 0 0 Kruk 1b 3 0 0 0 Molitor fd 5 3 3 2 OHlIns 3b 5 1 1 1 Carier cd 4 1 1 4 Batiste 3b 0 0 0 0 Olerud 1b 3 1 1 0 Daulton r 4 1 1 0 Griffin 3b 0 0 0 0 Esnrich cd 5 0 2 1 RAImr2b 4 1 3 1 MTmsn cg 3 0 0 0 TFrndz ac 3 0 0 0 Incvgla cg 0 0 0 1 Sprgue 3b 2 0 0 1 Stocker ac 3 1 0 0 Brders r 4 0 2 0 Mrndni 2b 4 1 1 0 Totaux 35 6 7 6 Totaux 33 810 8 Philadelphie 000 100 500 — 6 Toronto 300 110 003 — 8 Un retrait quand le point gagnant a été inscrit.E—RAIomar (2), Sprague (2).LSB—Philadelphie 9, Toronto 7.2b—Daulton (2), Olerud (1), RAIomar (2).3B—Molitor (2).C—Dykstra (4).Molitor (2), Carter (2).BV—Dykstra (4), Duncan (3).BS— Incaviglia, Carter, Sprague.ML CS P PM BB RB PHILADELPHIE Mulholland 5 7 5 5 1 1 Mason 2 1-3 1 0 0 0 2 West 0 0 0 0 1 0 Andersen 2-3 0 0 0 1 0 MtWms P,0-2 1-3 2 3 3 1 0 TORONTO Stewart 6 4 4 4 4 2 Cox 1-3 3 2 2 1 1 ALeiter 1 2-3 0 0 0 1 2 DWard G,1-0 1 0 0 0 0 0 Stewart a lancé à 3 frappeurs en 7e, West a lancé à un trappeur en 8e.Atteint— Andersen (TFernandez).Arbitres—Marbre, DeMuth; 1er but, Phillips: 2e but, Runge: 3e but, Johnson: Gauche, Williams; Droit, McClelland.Durée—3:26.Assistance—52 195.BASEBALL SERIE MONDIALE Samedi, 16 octobre Philadelphie 5, Toronto 8 (Toronto mène 1-0) Dimanche, 17 octobre Philadelphie 6.Toronto 4 (Série égale 1-1) Mardi.19 octobre Toronto 10.Philadelphie 3 (Toronto mène 2-1) Mercredi.20 octobre Toronto 15, Philadelphie 14 (Toronto mène 3-1) Jeudi, 21 octobre Philadelphie 2.Toronto 0 (Toronto mène 3-2) Samedi.23 octobre Philadelphie 6.Toronto 8 (Toronto gagne 4-2) HOCKEY HIER Los Angeles 2, NY Rangers 3 Washington 3.Edmonton 2 San José à Vancouver LIGUE NATIONALE Vendredi Islanders 3 Philadelphie 4 Pittsburgh 4 Buftalo 2 Rangers 1 Tampa Bay 4 LA 3 Washington 6 Boston 3 Edmonton 1 Samedi Anaheim 1 Montréal 4 Dallas 2 Québec 3 Ottawa 5 NY Islanders 5 Bultalo 3 Hartford 3 St.Louis 3 Pittsburgh 3 Floride 1 New Jersey 2 Winnipeg 9 Philadelphie 6 Toronto 2 Tampa BayO Boston 3 Calgary 3 Detroit 2 Chicago 4 Vancouver à San José Aujourd'hui Anaheim à Ottawa Dallas à Detroit Washington à Calgary LIGUE NATIONALE (parties d'hier non comprises) Conférence de l'Est Section Nord-Est pj g p n bp bc pts Pittsburgh 10 6 3 1 31 28 13 Montréal 9 5 3 1 31 24 11 Boston 9 3 2 4 27 23 10 Québec 9 4 4 1 36 35 9 Hartford 9 3 5 1 28 36 7 Buffalo 9 1 7 1 28 40 3 Ottawa 6 0 4 2 25 32 2 Section Atlantique New Jersey 7 7 0 0 33 16 14 Philadelphie 8 6 2 0 35 28 12 NY Rangers 9 4 5 0 32 31 8 Tampa Bay 9 3 5 1 22 22 7 Floride 9 2 4 3 24 26 7 Washington 8 2 6 0 24 39 4 NY Islanders 8 1 6 1 24 35 3 Conférence de l'Ouest Section Centrale Toronto 9 9 0 0 41 18 18 Saint Louis 7 5 1 1 29 20 11 Dallas 9 4 3 2 34 32 10 Winnipeg 8 4 3 1 34 33 9 Chicago 9 3 4 2 24 28 8 Detroit 9 3 6 0 34 41 6 Section Pacifique Los Angeles 9 5 2 2 45 34 12 Calgary 9 5 2 2 32 27 12 Vancouver 6 5 1 0 24 17 10 Anaheim 8 2 4 2 17 27 6 Edmonton 9 2 6 1 25 32 5 San José 7 0 6 1 11 26 1 LES MENEURS b P Pts Canadien Gretzky LA 6 16 22 b P pts Fedorov, Det 9 7 16 V Damphousse 2 11 13 Oates, Bos .5 11 16 Brian Bellows.5 6 11 Gilmour.Tor .4 11 15 Stephan Lebeau .7 3 10 Robitaille.LA 5 9 14 Mike Keane 3 5 8 Sakic.Que .4 10 14 Patrice Brisebois .0 7 7 Lindros.Phi .8 5 13 Gilbert Dionne 2 4 6 Miller, StL .7 6 13 Benoît Brunet 2 3 5 Nieuwendyk, Cal 7 6 13 Ron Wilson .1 3 4 Selanne, Win.6 7 13 Guy Carbonncau.0 4 4 Maclnnis.Cal.5 8 13 Kirk Muller .2 1 3 Jagr.Pii 4 9 13 Damphousse.Mon 2 11 13 Nordiques Roenick.Chi.7 5 12 b P pts Emerson, Win 6 6 12 Joe Sakic 4 10 14 Juneau, Bos.5 7 12 Mats Sundin 5 6 11 Sundin.Qué .5 7 12 Andrei Kovalenko.5 6 11 4 8 12 4 8 Leetch.NYR.4 8 12 Martin Gélinas 3 4 7 Recchi.Phi 4 8 12 Martin Rucinsky .3 3 6 Zhamnov, Win 3 9 12 Claude Lapointe .3 2 5 J.Brown.StL .2 10 12 Valeri Kamensky 1 4 5 Courtnall.Dai .1 11 12 Owen Nolan 2 2 4 CimE99.5 m*03,5 MOTS PASSEPORT DATE DE DIFFUSION COUPON OfllGINAl OBLIGATOIRE PHOTOCOPIE REFUSEE QUELLE STATION ECOUTEZ-VOUS?CIEL 98,5 DOME 99,5 ADRESSE QUESTION D HABILETE À COMPLÉTER PAR LA PERSONNE GAGNANTE REMPLISSEZ ET RETOURNEZ À: CONCOURS ANTENNE BLEUE FM ¦ THAÏLANDE C.P.98.5, L0NGUEUIL (QUÉBEC) J4H 3Z3 CODE POSTAL VOUS 5 MOTS PASSEPORT LE DEVOIR cxwtik course h CLICHÉ RÉPÉTÉ A ECLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON DU TEXTE MAL IMPRIMÉ A' K) i.i i) !•; v nil!, i.i: I.r \ d i ¦> r> o c r n h h k i u » :; / LE DEVOIR ACTUALITES Cédras renouvelle sa promesse de démissionner Une formule de transfert de pouvoir serait à l’étude à Port-au-Prince Port-au-Prince (Reuter) — Le général Raoul Cédras, l’homme fort d'Haïti a, selon un ministre du gouvernement de Robert Malval, promis de démissionner dans le cadre du plan des Nations unies visant à rétablir la démocratie.Le général Cédras a fait cette promesse lors d'une rencontre avec Robert Malval et avec d'autres membres de son cabinet, a rapporté le ministre du Commerce, Louis Dejoie.La réunion de trois heures, à laquelle participaient d’autres dirigeants militaires, est intervenue alors que pèse sur la junte la menace d’un renforcement des sanctions imposées par les Nations unies.Le général Cédras aurait dû démissionner le 15 octobre pour permettre le retour, le 30 octobre, du president Jean-Bertrand Aristide, renversé il y a deux ans, BBSS Mini» HI Provinces Partis .1980 1984 1988 Québec Lib 74 17 (75 députés) Ctéd 0 0 0 Cons.1 58 63 NPD 0 Ontario Lib 52 14 43 (99 députés) Cons 38 67 46 NPD 5 13 10 Ind.1 Nouvelle- Cons 6 9 Écosse •Lib 5 2 6 (10 députés) NPD Nouveau- Lib.7 1 Brunswick Cons 3 9 5 (10 députés) Ind 0 0 0 NPD 0 île-du- Cons.Prince-Édouard Lib 2 1 4 (4 députés) NPD .Terre-Neuve Lib.5 (7 députés) Cons.2 4 2 NPD Manitoba Cons.(14 députés) Lib 2 ’ 1 5 NPD 7 4 Saskatchewan Cons 9 4 (14 députés) Lib 0 0 0 NPD .10 Alberta Cons.21 (26 députés) Lib 0 0 ° NPD 1 Colombie- Cons 16 19 12 Britannique Lib 0 1 1 | (32 députés) NPD 12 19 Yukon & Territoires Ccr,: du Nord-Ouest Lib 0 0 2 (3 députés) NPD 1 1 CANADA Lib 147 40 (295 députés- Cons 103 211 169 NPD 32 30 43 • Ind 0 1 mais il a refusé de le faire, réclamant une amnistie pour les militaires.Louis Dejoie, qui assistait à la réunion, a déclaré à Reuter que le général Cédras avait réaffirmé qu’il céderait le pouvoir.¦Il nous a donné sa parole-, a-t-il dit.11 n'a pas précisé quand le général C édras démissionnerait mais a dit que le gouvernement continuait de réclamer le respect complet par l’armée du plan de l'Onu prévoyant le retour du président Aristide le 30 octobre.le général Cédras a pour sa part quitté la réunion entouré d’officiers supérieurs et il s'est refusé à toute déclaration, Franz Voltaire, porte-parole de Robert Malval.a annonce que ce dérider et k' général Cédras devaient se rencontrer a nouveau lundi.Le bndt court qu’une formule est à l’étude, liant la dé- mission du général Cédras à l’adoption rapide par le parlement haïtien d’un texte amnistiant les militaires et d’une loi séparant la police de l’armée.Cette dernière disposition est considérée comme essentielle par le gouvernement Aristide pour réduire l’influence des militaires.Mais malgré la note d’optimisme apportée par la première rencontre en près de deux semaines entre le général Cédras et le Premier ministre, les observateurs ont relevé l’absence de l’un des personnages clés de la crise, l'influent Michel Francois, chef de la police de Port-au-Prince, considéré comme l'artisan du coup d’Etat contre le président Aristide.Il est aussi soupçonné de contrôler les centaines de civils armés qui terrorisent les partisans du père Aristide et que l’on nomme ‘attachés’ en raison de leurs liens VERDICT Un nombre record de femmes St ITK DK LA PAGE 1 la république du Canada avec 35 et du Parti abolitionniste, qui a fait acte de candidature dans 30 comtés.C’est également la première fois qu’un aussi grand nombre de femmes tentent de se faire élire à la Chambre des communes.Dans ce domaine, c’est le NPI) qui remporte la palme avec 113 candidates.Le Parti conservateur compte 07 femmes au sein de son équipe, suivi du Parti libéral avec (U.Seulement 10 candidates portent la bannière du Bloc québécois.Les bureaux de vote sont ouverts à compter de 9 heures ce matin pour fermer leurs portes à 20 heures ce soir.Mais le décalage entre les différents fuseaux horaires fera que les résultats de l'ouest du pays ne seront connus dans l'Fst qu'après le coup de minuit.Marginal dans le passé, ce facteur aura une incidence déterminante sur le déroulement de la soirée des élections, compte tenu de la force du Reform Party en Alberta et en Colombie-Britannique.Considérant l’importance des enjeux et l’intensité de la campagne électorale, l'on s’attend à une forte participa- tion de l'électorat.U1 bureau du directeur général des élections indiquait hier au DEVOIR que 601 693 électeurs canadiens, dont plus de 130 000 du Québecfsur 4,9 millions), se sont déjà prévalus de leur droit de vote par anticipation.Ce qui représente un taux de participation sensiblement plus élevé qu’aux élections générales de 1983.la campagne électorale a été celle des revirements: la dégringolade des conservateurs, l’émergence du Reform Party, la disparition du Nouveau parti démocratique et la fulgurante montée du Bloc québécois.Outre la piètre performance de Kim Campbell et la révélation que fut Lucien Bouchard, la publication du livre rouge des libéraux a peut-être été un point tournant.Rien de spectaculaire n’est ressorti des deux débats télévisés, mais le fait que personne n’y ait perdu sa chemise peut avoir influencé l’électorat.D’un à l'autre, les innombrables sondages ont confirmé leur efficacité dans l’évaluation des tendances.Même à cela, il aura fallu attendre jusqu’à la dernière semaine de campagne pour avoir la certitude que les libéraux formeront le prochain gouvernement.Pour qu’il soit majoritaire, le PLC doit balayer les provinces maritimes et rem avec la police.Pour tenter de contraindre les militaires à céder le pouvoir, les Nations unies ont imposé mardi à Haïti un embargo sur les ventes d’armes et de pétrole qui pourrait être renforcé la semaine prochaine, selon un responsable des Nations unies.•¦Il y a de fortes chances pour que le Conseil de sécurité prenne de nouvelles mesures la semaine prochaine», a-t-il dit samedi sous couvert de l'anonymat.Ces nouvelles sanctions pourraient prendre la forme d’un •embargo commercial excluant les produits a caractère humanitaire».L’embargo a déjà asséché les pompes à essence d’1 laï-ti et de nombreuses familles, craignant des affrontements entre partisans et adversaires des militaires, se pressaient samedi avec leurs valises dans les rares autobus quittant la capitale.porter la majorité des 99 comtés de l’Ontario.Ce qui est virtuellement acquis.Le seul élément de suspense qui persiste porte sur la question de savoir qui, du Reform Party ou du Bloc québécois, formera l'opposition officielle.La réponse réside dans l’ampleur de la percée de Preston Manning en Ontario.Au Québec, la situation est plus claire que partout ailleurs au pays, lai poussée du Bloc est si dévastatrice qu’on se demande si Jean Charest sera le seul conservateur à se faire réélire.Et les libéraux ne sont plus assurés de remporter plus de quinze comtés.Même André ( fuel-let est compté pour perdu dans Papineau-Saint-Michel.Sur cette toile de fond, c’est le comté de Saint-Maurice qui promet d’être le point de mire de la soirée des élections.Mais si Jean Chrétien y trouve la défaite, il pourra se consoler à l’idée que deux autres leaders, Preston Manning et Audrey Mclaughlin, ont vécu le même cauchemar.Même si la probabilité est mince, des cinq chefs de partis, Lucien Bouchard pourrait donc se retrouver ce soir le seul élu.Ce scrutin du 25 octobre 1993 risque de sonner le glas du bipartisme et de favoriser l’émergence d’un Parlement de représentations régionales.BARRAGES Moment de tension SPITE DE LA PAGE I fout des gouvernements, ils ne nous représentent pas», ont dit des Mohawks attitrés au barrage de la Côte Saint-Michel.a l’entrée de la pinède, là ou tout a commencé il y a trois ans.1 ne trentaine d’entre eux étaient attroupés autour d’une dizaine de véhiculés, dont l’un, plutôt déglingue, arborait le sigle W.S., pour «Warriors Society».Certains Mohawks camouflaient leur visage sous un foulard, comme dans le bon vieux temps des barricades de 1990, mais la plupart d’entre eux, parmi lesquels plusieurs enfants, étaient en civils-, surveillant les allées et venues des quelques voitures s’aventurant au-delà du périmètre interdit.Quelques conducteurs, visiblement furieux, manifestaient leur mécontentement en faisant crisser leurs pneus, faisant réagir les barricadiers qui autrement, avaient fort peu a faire.Certains événements les ont remplis dejoie: ainsi, le passage d’une dame handicapée, se déplaçant dans un genre de mini-voiture adaptée, a provoque l’hilarité générale.Moment de tension lors de l’arrivée inopinée d’une rutilante Corvette couleur lilas.Mais l’argument choc du conducteur a convaincu tout le monde de son bon droit de passer les barrages: -Je dois aller réparer la laveuse a vaisselle de la mère de Mme Pelletier .l’n barrages assez étanche.11 faut dire qu’un premier •tri» était effectué en bas de la Côte, ou deux patrouilles de la Sûreté du Québec, comprenant chacune deux voitures, déviaient automatiquement les citoyens qui n’auraient pas été admissibles à franchir le barrage.«Un barrage?Ce n’est pour l’instant qu’une deviation.Pour les gens, ça représente très peu de contraintes», a dit le sergent Robert Poëty, de la Sûreté du Québec, qui dit suivre d’heure en heure l’évolution de la situation.La présence «officielle» de la SQ se limite pour l’instant à ces deux patrouilles.Mais sur la route menant a Oka, une bonne dizaine de voitures de la Sûreté du Québec se dirigeaient vers le village.lui Sûreté du Québec est toujours persona non grata sur le territoire de Kanesatake.Mais le sergent Poëty a souligne hier que ses policiers interviendraient s’il y avait appel d’un citoyen au-delà des barricades.Au centre du mécontentenvnt mohawk d’aujourd’hui, les 57 maisons achetées par ie gouvernement fédéral pour être réparties parmi les gens de leur communauté.Ottawa souhaiterait que la subvention annuelle au logement de 232 (K)OS soit allouée cette année a la rénovation de ces maisons, que les Mohawks jugent en piteux état.Mais ces derniers refusent, voulant utiliser a d’autres fins cet argent.Li communauté mohawk est apparemment divisée sur cette question.Apres les propos du chef Jerry Pelletier a l’elïet que personne ne voulait de ces maisons autrefois habitées par des «Blancs», plusieurs Mohawks ont signifie ouvertement leur désaccord.Certains disent qu’ils forment le courant majoritaire dans la réserve.Hier, pourtant, les barricadiers se disaient fort représentatifs de leur communauté, «les autres sont des marginaux.» Parmi les autres revendications: le retour integral d’un programme fédéral servant au développement socio-économique, coupé de 28% cette année et la modification de certaines allocations au transport et aux soins de sanie.FRANCE Trois mois pour négocier VIEUX Encore quelques «bleus» ¦ns mm > r* - ¦ ¦ Bernard Attali, ex-P-D.G.d’Air France.gné hier que cette grève était «un signe fort» du «trau- 11 a précisé qu’il se donnait trois mois pour négocier un nouveau plan qui imposerait des «efforts» mais ne comporterait pas de licenciement.«On ne pourra pas sauver Air France contre l’ensemble de ses salariés», a-t-il dit.Soulignant que les 4000 suppressions d’emplois envisagées dans le plan précédent étaient «incontournables», il a ajouté quelles devaient avoir lieu «sans licenciement».l à il faut d’autre part que les mesures soient expliquées, mieux comprises, travailler ensemble.II faut repartir sur le bon pied».Nicolas Sarkozy, porte-parole du gouvernement, n’avait pas laissé présager ce recul quelques heures plus tôt, au cours de l’émission RTL-Le Monde ou il avait engage les grévistes a revenir a la raison».Prié de dire si le gouvernement entendait remplacer Bernard Attali, il avait répondu: Il n’est pas question d’en faire une question de personne, ce ne serait pas a la hauteur.» En raison de la détermination des grévistes a obtenir le retrait pur et simple du plan Attali, la semaine s’annonçait rude pour le gouvernement.Le conflit, lourd de conséquences pour l’économie française, menaçait de s’étendre, et en premier lieu a Air inter.Une journée d’action unitaire est notamment prévue demain au sein de l’ensemble du transport aérien français.Tous les syndicats des personnels au sol et des navigants ont appelé a cette grève de 24 heures Même le Syndicat des pilotes de ligne (SNPDmajoritaire) a adhéré au mouvement.Le cîonflit d’Air France a servi de «signal» au gouvernement et a l’ensemble de la classe politique française II a confirmé que la peur du chômage n’empêchait plu - de mouvements durs et que les risques d’explosion sociale étaient réels en période de recession.Valéry Giscard d’Lstaing, président de l’UDF, a souli- matisme sérieux» du corps social.«Donc, cela veut dire qu’il faut avoir une politique économique et sociale active et qui fasse apparaître des perspectives d’amélioration crédibles», a-t-il dit.Jusque-la, le premier ministre, Edouard Balladur, avait réussi a faire accepter a l’opinion ries mesures impopulaires en affirmant travailler pour l’avenir.Mais les grévistes d’Air France lui put répondu que ce message m- passait plus lorsque l’Etat — actionnaire-principal de la compagnie —n assumait pris ses responsabilités ou approuvait des mesures injustes.Au-delà des suppressions d’emploi et de la perte de leurs revenus, les personnels au sol se révoltaient contre le fait que les plus gros sacrifices pèsent, selon eux, sur les bas salaires.Dopées par le succès de leurs manifestations unitaires du 12 octobre dernier, les centrales syndicales Cf tT et FO ont exploité largement les «maladresses» du gouvernement, «premier licencient' de France».Apres le l'arti communiste, le Part i socialiste a apporté un soutien vigoureux aux salariés d’Air France, montrant ainsi qu’il pouvait retrouver ses accents d’opposant.SUITE DE LA PAGE 1 l’endroit des gens de plus de 65 ans, ont fait chacun une sortie: l’un pour voter par anticipation et prévenant du coup, les ( lecteurs du danger pour la stabilité politique canadienne d’envoyer dans la capitale des représentants du Bloc québécois, et l’autre, pour mettre un terme à plus de douze ans de tension avec le chef libéral, Jean Chrétien.Le groupe de personnes du troisième âge rencontrées par LE DEVOIR et qui résident a la Maison des aines nu coeur de la Petite Patrie a Montréal se défendent bien d’etre influencés.«De toute façon, la separation, je ne verrai pas ça de mon vivant», lance avec philosophie I.o-rette Gaudet qui dit croire en un ••(.anadn uni, avec les Anglais et toutes les autres races».Joe Tremblay, un vrai «rouge» de 83 ans, se montre plus tranchant face au Bloc québécois.«C'a fait plus de 60 ans que je suis la politique; deux partis pour s'obstiner, c’est assez!» A ces mots, plusieurs opinent du bonnet, alors que René Lavallée, lui, se braque.Le Bloc québécois, c’est bon.Ça va aider le Québec.Pourquoi in-pas donner sa chance a Lucien Bouchard; le reste a été essayé et ça marche pas», argumente M.Lavallée.El Lucille I )enis, du haut de ses 80 ans, de soupirer en parlant du cltel bloquistc: «I n si bel homme, c’est dommage!» Malgré sa ferveur nationaliste, M.Livallée se relouve un peu isolé parmi ces Canadiens convaincus, qui s’interrogent par ailleurs sur le rôle que jouera le Bloc a la Chambre des communes.Si plusieurs candidats sont élus sous la bannière bloquistc, que feront-ils: vont-ils enrayer le système fédéral ou collaborer a la gestion du Ca tiada auquel ils ne croient pas?questionne le groupe.Pour la plupart de ces vieux, le Bloc québécois présen te trop de contradictions pour attirer leur sympathie.«D-Bloc, c’est pour k s jeunes», expliquent certains.Quant aux Partis libéral et conservateur, «c’est du pareil au même» aux yeux de plusieurs.Pourtant, chacun des candidats du comté de Rose mont a tenté de les charmer Pauline Vincent, du PC, et Benoit Tremblay, du BQ, sont venus leur serrer la pince.-Et le candidat libéral (Pierre Bourque) nous a même a|» porté des éclairs au chocolat», lance avec un petit rire sous-entendu l’un des résidants.Au vote par anticipation qui s’est tenu au début de la semaine, les libéraux sont venus cueillir les résidants de la Maison des aines en autobus.Et ceux cpti l’ont emprunte sans pour autant faire leur petite croix pour le PLC sont montrés du doigt par certains résidants.Il y a des problem s partout», laisse tomber l’un d’eux.Malgré la chute libre du Parti conservateur au pays, il s’en trouve quelques-uns pour dire ouvertement que les «bleus» c’est un bon choix.«J’ai voté pour Kim Campbell parce que je voulais un vrai changement.Une femme a la tête du pays, ça peut pas faire de tort», soutient Alice Marinier qui ajoute, un peu déçue, qu’-il y a trop d’hommes autour de Mme Campbell qui la conseillent.C’est bien dommage, vu qu'une femme c’est influençable.» Au-dela des idées partisanes de certains, les personnes âgées rencontrées se montrent fort peu enthousiastes de la campagne électorale qu'elles trouvent trop longue et pleine de promesses vides.Oeuvres de bienfaisance pour enfants l&ncitd AVDonaVd duCanada A In mémoire de Rny A Kroc J LE DEVOIE LFS BUREAUX DU DEVOIR S0NI OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9HOO A I6M30 RENSEIGNEMENTS (514)985 3333 ADMINISTRATION (514)985 3333 AVIS PUBLICS ANNONCES Cl ASSETS PUBLICITÉ NUMERO SANS FRAIS (514)985 3344 (514)985 3344 (514)985 3399 1 800 363 0305 * Extérieur (sans frais) • 18004637559 Dll I U N DI AIJ VENDREDI A DE 7U30 A 161130 2050, RUE DE BEEURY, 9E ETAGE, M0NIRÉAE.(QUÉBEC) Il3A 3M9 SERVICE DES ABONNEMENTS les numéros de téléphone suivants sont valables pout le servie « de livraison par ramclo! et pour les abonnements postaui Montréal (514) 985 3355 I.K DhVOIR vnt public- par I.K 1)1 voir Ir - \> .• a .-.m .< ¦ ; • »" M .informations publiées rlans II.ht Vf)J|f I.K I)KVf)||v »st flivtrilr'j»-p;.r M* iy< m s J».t>, .• Il r t irn| m • |„,r b Imprimerie Quebei or I .i Mie 7/4 '< *le Honnie,m, division «1epot !•-gM Itibliotheque milion.ile du (Juébet |/|« plione gemini ( il l) *tHf» H U.service ,i h clientele (M l) «IM!» l i ée publicité idli'i' .nu'» y I) I V 01 H .I I I.I X I) I r> Il (’ T (I If H K I I) !l \\ r> LE DEVOIR LES SPORTS G I I.I.E M A R C O T T E ?I : Joueurnalistes ’était à 'EVA.La préposée a l’accueil, un modèle de courtoisie, m’a tout de suite amené dans l’ascenseur.Une couple d’étages plus bas, puis une vingtaine de pas et j’arrivais directement dans la main de l’animateur, qui a serré cordialement la mienne, puis hop, sur la chaise de la maquilleuse: quelques minutes et j’étais tout bien poudré, fin prêt, ai-je pensé, à souffrir les gros yeux des caméras.Mais non.! «Voudriez-vous un coup de fer à votre veston.?», ai-je entendu, à peine sorti des mains de la maquilleuse.J’ai cru entendre: «Un chausson aux pommes avec ça.?».Je pense que j’ai pensé un instant que c’était un gag.Pas du tout.: Ce n’est pas que ça m’a froissé, >non, c’est juste que je m’y attendais pâs, j’ai donc eu un moment d'hésitation, puis comme un invité un peu gêné de refuser une deuxième pointe de tarte, j’ai retiré mon veston, tout frais repassé, et je l’ai remis à la bonne dame qui est disparue pendant une dizaine de minutes: le temps que je .vois la joviale fée aux pinceaux S’exécuter sur le faciès d’une autre , invitée, Monique Simard, ex-syndica-iliste maintenant animatrice à la télé, r r Là je me suis posé une question.Etait-ce une question d’âge, était-ce •une question de sexe?Ou serait-ce -simplement que la vie creuserait aux femmes des rides plus insidieuses, Voire coriaces, qu’aux hommes?Toujours est-il que Monique Simard était toujours assise sur la même chaise quand mon veston m’est revenu, comme un neuf.Pourquoi cinq fois plus longtemps que moi?J’achevais de me perdre en hypothèses sur la question quand les autres invités sont arrivés: Michel Bergeron, animateur et analyste à la radio et à la télé.Michel Lacombe, journaliste à Radio-Canada.Nous ayons quitté l’antichambre a se faire faire une p’tite beauté pour aller autour d’une table ronde répondre à la ivraie question, posée à L'Evénement jdu samedi, avant-hier: est-ce que la 'présence dans les médias d’ex-ve-Idettes du sport ou de la politique, baptisés les «joueurnalistes», nuit à la crédibilité du journalisme?Grosse question, mes amis, grosse question.Ceux qui ont le moindrement un oeil sur le sport, auront remarqué jque la tendance est claire, la pratique jest déjà fortement répandue: Michel IBergeron, Michael Bossy, qui fait maintenant dans l’humour, Pierre [Bouchard, Jacques Demers il y a une couple d’années, I acien Deblois, Ron [Fournier, ex-arbitre, Jean Perron, [Claude Raymond, Robert Sauvé, pilles Tremblay, Mario Tremblay, ien oublie sûrement: tous d’ex-ve-lettes, qui ont connu le sport de l’in-érieur, qui représentent de par leur hotoriété un attrait pour maints employeurs.Pour l’information, c’est lutre chose.Ils représentent un atout lans la mesure où ils «travaillent» eur réseau de contacts et qu’ils ont par conséquent accès à des informa-ions privilégiées.Ou encore s’ils ont e talent de verbaliser limpidement eUr propre expérience de telle sorte jU’èlle aide ou ajoute a la comprehension d’une situation spécifique dans é çours d’un match, par exemple.Or ils le font rarissimeinent.Mi-:hel Bergeron est le premier à ’avouer.Il est régulièrement pris tvec des «scoops» qu’il doit garder pour lui parce que les propos lui sont ¦apportés off the record: en totale ïonlidentialité.Bon.Pour ce qui est d’éclairer et de :aptiver, il est question d'un métier, ielui de communicateur, que bien les journalistes ont mis une ou deux lécennies à maîtriser.Exception fai-e des exceptions, qui sont rares, :omme on sait, je ne vois pas couinent un ex-athlète ou un ex-entraî-letir l'apprendraient du jour au lendemain.C’est |>as parce qu'on était vite sur ses patins qu’on le devient ipso facto au micro, me semble que ç’est assez clair.Comme ce n’est pas nécessaire de s’être rendu jusque chez les pros pour parler de façon intéressante et en connaissance de cause, de ce qui se passe sur une patinoire ou un terrain de balle.Comme disait Michel Incombe: «Il y a des administrateurs de réseau (j|ui manquent peut-être un peu (l'imagination et qui se servent de ce genre de vedettes la pour réduire les services d'information.» Puis comme disait Monique Si (nard: «Je comprends que les jeunes gueulent et ils ont raison de le faire, en voyant qu’ils n’ont pas de job en Sortant de 1’université».Peut-être peut-on s'entendre sur (teci: oui le métier est ouvert a tout le blonde; non les «joueurnalistes» ne Sont pas de trop: ils sont juste trop nombreux.I^s Blues Jays champions de la Série mondiale Paul Molitor en avait les larmes aux yeux Il est nommé joueur par excellence de la Série mondiale PHOTO PC Une des nombreuses manifestantes enthousiastes dans les rues de Toronto, hier, pour le défilé des Champions du baseball.Une fête «magique» dans les rues de Toronto PRESSE CANADIENNE Toronto — Des dizaines de milliers de partisans des Blue Jays de Toronto, plusieurs avec une gueule de bois en raison des longues célébrations de la veille, se sont massés sur les trottoirs pour participer au défilé des Champions de la Série mondiale.«C’est incroyable, c’est magique», a déclaré Howard Kaiman, un entraîneur de baseball mineur, qui avec ses deux filles, a pu obtenir un autographe de Paul Molitor avant le départ de la parade.Ix- défilé d’hier s’est mis en branle quelques heures seulement après qu’une foule évaluée à un million de personnes eut envahi les rues de la ville après la victoire de leurs favoris.Une douzaine d’officiers de la Gendarmerie royale du Canada et un orchestre de cornemuse ont ouvert la parade qui s’est tenue par une belle journée d’automne.Le convoi de décapotables qui transportaient les joueurs des Blue Jays a [iris le départ devant le parlement ontarien sur l’avenue University.Des enfants assis sur les épaules de leurs parents tentaient d'apercevoir leurs idoles pendant que certains plus audacieux escaladaient arbres et statues longeant l’artère.D’s policiers servaient même d’intermédiaires à certains moments lorsque des partisans leur refilaient des balles pour les faire autographin'.Sur l’heure du dîner environ 25 (XX) personnes avaient déjà envahi le Sky-dome en attendant leurs favoris qui terminaient leur défilé à l’endroit même de leur victoire de samedi.Samedi soir, au moins quatre personnes ont été arrêtées et plusieurs autos ont été endommagées lorsque les partisans ont envahi les mes.PRESSE CANADIENNE Toronto — Au milieu des célébrations, des cris, des accolades et des sourires qu’a fait naître à Toronto la seconde victoire des Blue Jays en Série mondiale, les yeux de Cito Gaston ont croisé ceux de Paul Molitor.samedi soir.«J’ai regardé Molitor et il avait les yeux mouillés.Les miens le sont alors devenus», a dit le gérant des Blue Jays de Toronto.Pour Gaston, la victoire spectaculaire contre les Phillies de Philadelphie représentait l’accomplissement d’un voeu qu’il avait fait à Molitor.Pendant toute la saison, à travers les bas de l’été et les hauts de l'automne, Gaston désirait ardemment remporter le titre mondial pour son frappeur désigné âgé de 37 ans.«je suis vraiment heureux pour Paul.11 n’avait jamais remporté une Série mondiale et nous voulions tous répéter notre exploit de l’an dernier pour lui», a déclaré Gaston.Un professionnel dans tous les sens du mot, facile d’accès pour les partisans et les médias, et l'un des joueurs les plus talentueux au cours des 17 dernières années, Molitor avait joué toute sa carrière avec les Brewers de Milwaukee avant de signer à titre de joueur autonome avec les Jays.Il avait participé à une Série mondiale en 1982 alors que les Brewers avaient perdu contre les Cardinals de Saint Louis.À son âge et avec l’effondrement des Brewers, Molitor voyait ses chances de remporter un titre diminuer.Et lorsque les Blue Jays l’ont appelé, l’automne dernier, il a écouté.Décision difficile «Ce fut une décision difficile de me joindre aux Blue Jays», a indiqué celui qui a été choisi le joueur par excellence de la Série mondiale grâce à une moyenne de ,500.«Il n’y avait aucune garantie que nous remporterions le titre, mais la fiche des Blue Jays parlait d’elle-même.Et nous y sommes parvenus», a poursuivi Molitor qui a grandement contribrué à la victoire de 8-6 en frappant un triple, un circuit et un simple.Au camp d'entraînement à Dunedin, il ne s’était pas fixé d'objectifs précis.Il devait faire face à assez de pression en étant appelé à remplacer Dave Winfield.«Lorsque j’ai signé avec les Jays, j’ai tenté d’envisager le meilleur scénario possible, incluant celui de les I K N N I S Rusedski s’incline face à Chang PRESSE CANADIENNE Pékin — En se ruant au filet dans le troisième set, l’Américain Michael Chang a battu, hier en finale du tournoi de tennis de Pékin, le Québécois Greg Rusedski en trois sets de 7-6 (7-5), 0-7 (0-8) et 0-4, lors du premier tournoi ATP disputé en Chine.Porté par une foule de 2200 per sonnes réunies au gymnase de Pé- A II T O M
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