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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1993-12-24, Collections de BAnQ.

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Disques Page C2 Cinéma Page C3 Agenda Culturel Page C6 Arts Visuels Page C8 Livres Page CIO Visas Page C16 ?Entrevue avec la prolifique romancière Chrystine Brouillet Livres Page CK) t d ors, euvait.pour ter ntage.Noël Blues e ODILE LE TREMBLAY DEVOIR lie n’avait jamais aimé Noël.Ça l’avait toujours secrètement agacée, les risettes obligées, la générosité de commande, les embrassades déglutinées aux mononcles en rut, aux matantes en goguette.Mais elle avait trop longtemps refoulé sa hargne sous des dehors à peu près souriants.Elle avait 17 ans et elle s’habillait toujours en noir, sur un visage blafard avec des cernes qu’elle accentuait par bravade d’une ombre de noir rageur.Dehors, il pleuvait.Tout pour l’irriter davantage.D’abord, à Québec il ne pleuvait jamais à Noël.Tradition oblige, la ville avait habituellement l’air d’un sépulcre blanchi à la chaux.Une ville tellement frileuse, assourdie, emmitouflée de neige.Avec des gens tous pareils: blancs, francophones, catholiques, propres et vaccinés.Blanc sur blanc, ton sur ton.L’ennui, quoi! Du moins, c’est ce qu’elle se plaisait à grommeler en précisant qu’un jour ils verraient bien, ou plutôt qu’ils ne la verraient plus du tout, ces monochromes.Qu’elle s’envolerait, la ténébreuse.El pour mal faire, pour mieux la contredire en ce jour maudit, cette flotte tenace et persistance.Râlant dans le vide, elle enfila d’horribles bottes en caoutchouc, et le manteau noir, et le foulard noir, et les cernes noirs, et le coup de pied au chat des parents.Elle prit la porte.Au moins, dehors, il y avait la rue.Et qui dit rue, même dans ce quartier en apparence si morne et familier, dit mystère.La «slolche» avait beau faire des ravages parmi les bottes de Québec achetées chez «Simard et Voycr» en beau cuir fin désormais imbibé comme une éponge.Et les manteaux de chez «Simons- battre les mollets humides de ces dames qui s’engouffraient dans leurs voitures en poussant de petits cris d’infantes outragées, elle se dit que quelque part devait bien exister cet ailleurs où est la vraie vie annoncée par Rimbaud dans sa poésie complète; livre qui ne quittait pas son chevet et dont elle désespérait de voir l’avènement sur terre.Elle mit le cap sur le sapin géant devant le Parlement avec ses ampoules blanches allumées qui l’invitaient comme des sémaphores mouillés.Elle avait 17 ans et elle n’aimait pas Noël.Sauf secrètement les lumières qui scintillent et les cantiques en latin.Mais va dire que tu aimes les cantiques en latin quand tu es en rogne contre l’univers, que ta mère ne te com- prend pas et que la pluie fait de longues couettes tristes avec tes cheveux raides qui ont l’air de pleurer.Va dire que tu clignotes à l’unisson des lumières des l'êtes, quand tu viens d’envoyer balader l’école et que l’avenir est comme un grand trou noir avec un couvercle posé dessus que tes,mains tremblent d’ouvrir.A la hauteur de la Maison Krieghoff, un homme ivre tituba jusqu’à elle en essayant de l’attraper.Il avait fêté Noël avant le temps, piqua du nez au coin de Cartier en s’écroulant à moitié assommé par le balai d’un bonhomme de neige qui finissait de trépasser sous l’orage.Elle l’évita en ricanant.Sur la Grande Allée si cossue, pavoisée de crèches et d’étoiles, un vieux passant à parapluie lui dit qu’elle ressemblait à la Barbara de Prévert, en moins radieuse.mais dans le genre ruisselant.Ça l’a fait sourire.Elle était plus jolie quand elle souriait mais se renfrognait souvent exprès.Histoire d’aller avec les cernes.Le foutu Noël était prévu à l’horloge du Parlement dans quelques heures.Elle accéléra le pas pour mettre un monde entre elle, l’irritante chaleur humaine et les gluants baisers familiaux du 25 décembre qui lui rappelaient ceux des Gouramis de son aquarium toujours en train de bécoter leur vitre poisseuse.Le sapin géant fut soudain devant elle.Une masse pyramidale la baignant et l’écrasant de ses lumières blanches, elle, ses bottes de caoutchouc, son manteau noir trempé et son air buté qui virait liquide.Mais d’autres l’avait précédée sous cet arbre-là.Une femme et un enfant, qu’elle n’avait pas vus tout d’abord, à moitié cachés par les branches et l’énorme tronc.Un sapin, ça se squatte quand on n’en a pas chez soi.Et le garçon avait l’air tellement content, installé là sous les lumières, comme en visite.Plus mouillé quelle, si possible.On aurait dit un petit chat.Elle avait déjà vu la mère mendier au Carré d’Youville.1 lieu sait quelle s’en foutait des robineuses du Carré.Mais, prise d’une sorte d’impulsion elle vida ses poches de tous scs dollars froissés, emmitoufla le petit gars avec le foulard noir trempé.Quand il l’a embrassée, elle oublia de s’essuyer la joue pour une fois.Grommelant un peu, elle est repartie toute seule sous lit pluie vers la confusion de ses 17 ans, les cernes lavés par toute cette eau, en direction de chez elle, en disant même Joyeux Noël à deux ou trois passants.J* \ A.UN OUVRAGE DE RÉFÉRENCE INCOMPARABLE! ENCYCLOPÉDIE DE LA MUSIQUE AU CANADA I :S Bien plus qu’un dictionnaire de noms ou de définitions, c’est tout le fait musical canadien passé et présent qui se trouve Jans VEncyclopédie de la musique au Canada.Aucun ouvrage ne rend compte avec autant de justesse de la remarquable vitalité du monde musical québécois et canadien et de sa passionnante histoire.3880 pages, 600 photos — 3965 articles, index de 25 000 entrées 3 volumes reliés présentés dans un coffret — Prix de lancement: 125$ jusqu’au 31 janvier 1994 ÉMMÉ IÉMH Un coffret magistral réhabilite PElvis des années soixante Le roi du rock n’a jamais abdiqué, même pendant le règne des Beatles & *-)] Non, l’année n’a pas tué Kl vis, tel que le prétendait John Lennon.Mais ses nombreux films l'ont détourné du rock’n’roll, sa première passion, sa seule peut-être, car une fois en studio Elvis avait trouvé le moyen, dans les années soixante, de poursuivre son évolution musicale.C’est ce qu’on croit généralement, et l’on a tort, du moins partiellement.En 130 chansons rassemblées sur cinq extraordinaires compacts, ce premier volet des 60's Masters le démontre clairement: Elvis, malgré l’isolement, l'aliénation, la bêtise de son entourage et ses propres mauvaises tendances, avait trouvé le moyen de poursuivre son évolution musicale.Certes, il y eut des années creuses: entre juin 1963 et avril 1966, en dehors des bandes sonores et de la musique religieuse, Elvis enregistra, en tout et partout, deux titres.Aucun en 1965.Mais sa remarquable production au début et à la fin de la décennie compensa amplement ce passage à vide.Présenté dans l’ordre des sessions d’enregistrement, le coffret rétablit une lois pour toutes les faits.Contrairement aux idées reçues, le bidasse Presley n’avait pas enterré son rock’n’roll sous les chenilles d’un tank en Allemagne.En quatre séances aux studios RCA de Nasvhille, à peine démobilisé, il mit en boite trois 45-tours et le matériel d'un album entier, Elvis Is Back, le plus consistant, le plus cohérent et le plus ambitieux de toute sa carrière.Un véritable tour de force oil Elvis brilla dans tous les genres, du pur pop (The Girl Of My Best Friend) au Delta blues (Reconsider Baby), du rock’n’roll débridé (Dirty, Dirty Feeling) à la ballade suggestive (le Fever de I Vggy Lee).Un pur chef-d’œuvre hélas éclipsé par le succès en 45-tours des It's Now Or , Surrender et Are You lonesome Tonight, autant de rengaines dites adultes qui avaient pour but avoué d’étendre l’auditoire de Presley au grand public.L’opération réussit, évidemment, mais au prix de la crédibilité d’Elvis auprès de la jeunesse.Pour un Lennon, la cause était entendue: « Elvis est mort en entrant dans l'armée.» Mort?L’Elvis de série B qui chantonnait Old McDonald à des poules, sans doute.Mais pas la bête de studio qui, envers et contre tout, continua de graver bijou après bijou, à toutes les occasions qui se présentaient (et qui se faisaient de plus en plus rares).Ecoutez IIis Latest Flame, Little Sister, Night Rider et (You’re The) Devil In Disguise: c’est du rock, de l’authentique, legal des All Shook Up et des Treat Me Nice de la grande époque.Trempées dans le même acier, il y en a une bonne vingtaine sur les deux premiers compacts du coffret.It Hurts Me et Love Letters, enregistrées lors de sessions orphelines en 1964 et 1966, en pleine culture de navets cinématographiques, sont des sommets dans l’art de la ballade selon Presley.Rarement fut-il aussi poignant.L’oreille, sa grande qualité Son retour en grâce à la suite du Elvis NBC-TV Spécial de Noël 1968, loin d’être miraculeux, s’éclaire à l’écoute du coffret (et à la lecture du magnifique livret).En effet, reclus à Memphis, réquisitionné à Hollywood, Elvis ne perdit jamais sa plus grande qualité: l'oreille.Dans les années cinquante, il distilla son rock’n’roll à partir du blues, du gospel, du pop, du r’n’b, du country entendu à Memphis.En 1966-68, le salut vint encore des musiques locales.La ville baignait alors dans la sauce soul d’Otis Redding, Wilson Pickett et Sam & Dave, une musique juteuse et corsée qui sortait des studios Stax de McLemore Avenue, a deux pas de chez Elvis.Les sessions des albums From Elvis !n Memphis et Back In Memphis (1969), livrées intégralement sur les 60’s Masters, en sont ini-preignés.Rubberneckin, Suspicious Minds, In The Ghetto, et surtout le très funky Stranger In My Own Home Town de Percy Mayfield, témoignent d’une compréhension presque physique de la soul music.Elvis, en dépit des circonstances, presque par instinct, s’était réinventé.Bien plus qu’un simple coffret.From Nashville To Memphis réhabilite les années soixante d’Elvis, trop facilement réduites a ce que le petit écran de fin de soirée nous en restitue.Non, Elvis n'était pas seulement soldat/coureur automobile/pilote d'hélico/plongeur sous-marin/boxeur/maitre-na-geur.Quand il avait deux minutes a lui, il redevenait le roi du rock.FROM NASHVILLE 10 MEMPHIS IHE ESSENTIAL 60 S MASTERS I Elvis Rresley Coffret RCA (BMG) SYLVAIN CORMIER Pour la deuxieme année d'affilée, nous avions déniche une chambre dans le même motel à Memphis, un vieux Howard Johnson's confiant en 1962 et reconverti en Econo Lodge dans les années quatre-vingt, situé au 3280 Elvis Presley Boulevard, a cinq minutes de marche de Graceland, la maison-musée-mauso-lée du King.(.était au début de janvier 1993, peu après l'anniversaire d’Elvis, qui coïncidait avec la tapageuse mise en marché d'un timbre à son effigie.Les journaux, nationaux et locaux, consacraient au double événement des pages entières.A la lecture du Commercial Appeal, le grand quotidien di1 Memphis, mon compagnon de voyage sursauta.“On est dans le motel d’Elvis!» Incroyable mais vrai.Kathy Ta-tum-C’arter.39 ans, jolie blonde vivant à Collierville, y racontait, journal personnel et photo à l’appui, les petites surboums auxquelles Elvis la conviait a la fin des années soixante.Ainsi apprenait-on que le Pelvis, quand il voulait s’amuser un peu avec sa bande de copains à salaire (la célèbre Memphis Mafia), louait toutes les chambres du Howard Johnson's le plus proche, histoire de ne pas être dans le champ de vision de sa jeune épouse Priscilla.Avec un peu de chance, il avait peut-être bien couché dans la chambre 219! Pour un peu, j’arrachais un slatac-tite en stuc du plafond et le ramenais en souvenir.Quand j’écoute le nouveau coffret consacré aux enregistrements studio d’Elvis Presley, intitule From Nashville To Memphis - The Essential 60’s Masters 1, qui lait suite au splendide King Of Rock'n’roll -The Complete 50's Masters de l’an dernier, c'est aux escapades nocturnes de la jeune Kathy que je songe.Et à l’Elvis de cette époque-la, coincé entre des bikinis trop généreusement remplis sous le ciel bleu du Hawaï hollywoodien et les entre-deux-tournages oisifs a Memphis qu'il tentait désespérément de remplir en multipliant les séances privées de cinoche au Memphian Theater, les tours de montagnes russes au Fairgrounds Amusement Park et les batailles d'oreillers au Howard Johnson’s.Vingt-sept fois, de I960 à 1969, le cycle infernal film-farniente se répétera, de manière aussi immuable et routinière que les incessantes tournées des armées soixante-dix, lesquelles, barbituriques et sandwichs bananes-beurre d’arachides aidant, finiront par avoir sa royale peau.Dépassé?En fait, de son incorporation dans l’armée jusqu'à sa mort, on a l’impression que Presley n’a été qu’un otage, ballote d’une prison a l’autre, tenu a l’écart de la scène musicale, incapable de se rendre compte que la révolution rock qu’il avait déclenchée rageait encore.C’était comme s’il avait vécu sur une autre planète: alors qu’il faisait semblant de conduire de faux bolides en trompe-l'œil devant les caméras ou qu’il trempait son ennui dans l'eau de son plaisir avec toutes les Kathy de Memphis, les Beatles, Stones, Dylan.Otis Redding.Hendrix et autres Doors lui passaient à des années-lumière sous le nez.L’hiver californien de Linda Ronstadt LOVE 8 LIBERTÉ Gypsy Kings Columbia WINTER LIGHT Linda Ronstadt Elektra (Warner) Linda Ronstadt, autant l’avouer tout de go, fut la lumière de ma nuit adolescente.Ses grands yeux ronds, sur le poster qui faisait la moitié de la porte du garde-robe, me regardaient avec une tendresse et un désir qui me troublent encore, rien que d’y penser.Je l’aimais d'un amour pur et absolu, elle, sa voix et sa musique.En ce temps-là, au milieu des années 70, elle était la reine du country-pop-rock californien, aux côtés des rois Eagles.En duo avec Emrnylou Harris, elle chantait la plus jolie version (17 Can’t Help It // I’m Still In Love With You (une complainte western de Hank Williams) que vous puissiez imaginez.Elle et moi, on avait les même goûts (ou enfin, les siens devenaient les miens).Par elle et ses reprises de Ooli Ooh Baby et The Tracks Of My Tears, je découvris Smokey Robinson & The Miracles.Je fis connaissance avec Elvis Costello à travers sa version exquise WAlison.J’aimais tant sa relecture de Crazy que je remontai jusqu’à l’originale de Patsy Cline.Pour tout dire, son plus bel album, Simple Dreams, paru en 1977, me donna le courage nécessaire pour survivre à KC & The Sunshine Band et les Village People, qui envahissaient l’Amérique au même moment, armés de cymbales hi-hats qui faisaient dis-co, dis-co, dis-co.Bref, je lui dois beaucoup, et pas seulement en fantasmes.Un peu déconcerté par ses aventures musicales de la dernière décennie, j’avais pourtant fini par la délaisser.Très peu pour moi, les vélléi-tés de chanteuse d’opérette ( The Pirates Of Penzance, La Bohème), les trois albums de standards pré-rock’n’rolliens avec le Nelson Riddle Orchestra, et les chansons traditionnelles du Mexique.Elle avait beau exceller dans tous les genres, je n’y retrouvais plus ma Linda.Eh bien, la revoilà.Nimbée de blanc sur la pochette, et revenue à ses premières amours sur le compact: les refrains pop des années 60 (Anyone Who Had A Heart, le vieux succès oublié de Dionne Warwick), le country-rock léger (Hear-beats Accelerating, des soeurs Mc-Garrigle) et les ballades tord-boyaux (Oh No, Not My Baby).L’album s’appelle Winter Light et porte bien son nom.La musique y est lumineuse, presque diaphane, aussi pure qu’une première neige d’an-tan.Il suffit d'écouter sa reprise de la suave Don't Talk (Put Your Head On My Shoulders) des Beach Boys: la voix de Ronstadt glisse sur les notes comme un toboggan.C'est l’hiver tel que rêvé d’un studio californien: sans acidité, sans sloche, sans gratte en plastique, sans souffleuse mangeant les enfants à quatre heures dans un fort trop secret.Un hiver artificiel, au coin du faux-foyer électrique.C’est pourquoi j’aime tant cet album.L'hiver de force, je m’en passerais.Avec cet album, je me lais croire qu’il sera agréable, même en ville.Et ça marche.Sylvain Cormier Qu’est-ce qui ressemble plus à un disque des Gypsy Kings, qu un autre disque des Gypsy Kings?Il y en a qui déteslent totalement, d’autres qui adorent.Jusque là rien de neuf! Personnellement, j’apprécie les guitares acoustiques chantantes des Paul et Patchai Reyes, de Tonino, Paco et Diego Baliardo — une histoire de famille ces rois gitans, les Reyes sont fils d’un chanteur et leurs cousins Baliardo, neveux de Manitps de Plata, toute une généalogie — et la voix plaintive et chaude de Nicolas Reyes.De nombreux musiciens sont venus donner une touche un peu différente à l’enregistrement.On retrouve ainsi des percussions qui traînent vers le reggae, le raï et les rythmes latino, des arrangements qui s’éloignent du flamenco-folk des débuts.L’album qui arrive six ans après le précédent — vendu à plus de 10 millions d’exemplaires de par le monde — a été enregistré à Paris et s'est permis des mixages internationaux: quelques litres se sont finalisés à Londres et à New York.D'ailleurs, on sent un peu de guimauve instrumentale et mélodique pas mal moins «punchée» que par le passe.Mais, Montana suffit à lui seul pour retrouver le charme des fières lamentations gitanes.EL CIRCO Maldita Vecindad y los hijos del 5° patio BMG Coup de coeur pour ce premier album du groupe mexicain Maldita Vecindad («mauvais voisinage») à l'image de l'exubérante pochette qu’ils arborent (un cirque début de siècle, les tétés des personnages remplacés par celles des musiciens).Du rock latin rpii laisse autant de place au ska, au rock — ça pourrait ressembler à The Clash époque Rock The Casbah — qu’aux rythmes caraïbes (merengue, zouk, misik ra cin, calypso).Le tout dans un espèce de délire musical qui laisse présumer d’une certaine folie en spectacle! En fait les six dingos, qui ont tous une vaste formation musicale, jouent ensemble depuis 1985 en chantant leurs lendemains de veille et les histoires de leurs rues.De partys privés en clubs de la capitale mexicaine, ils ont participé à un festival d’envergure parrainé par Carlos Santana.Ils s’y sont tellement fait remarquer qu’ils étaient invités quelques semaines plus tard au Viva Festival de Chicago, et poursuivaient leur ascension vers i’Espagne, ou ils font des ravages.Comme si les Colocs débarquaient en France et faisaient un tabac; les conquérants du nouveau monde qui séduisent la mère patrie.un rêve.Ils préparent actuellement leur deuxième album.Espérons qu’ils viendront nous le présenter.eux-mêmes! Pascale Ponloreaii Tournée 1993-1994: 16 villes au Québec Hong-Kong, Pékin Séoul et Singapour VÙTi; K V II IK , I.K V K X II K K I) I 2 1 I) K ( K M II II \ I !) fl :( MTS Un véritable festin FF SOUPER Edouard Mulinaro.Dialogues: Jean-Claude Brisville, d'après sa propre pièce de théâtre.Avec Claude Brasseur et Claude Rich.Image: Michael Epp.Musique: Vladimir Cosma, Ticky Holgado, Yann Collette, Stéphane Jobert, Alexandra Vandemoot.ODIIÆ TREMBLAY LE DEVOIR Si vous voulez entendre de merveilleux dialogues portés par des numéros d’acteurs, un sommet dans le maniement de la langue française, des réparties fines renvoyées l’une à l'autre comme des balles de ping pong, vous vous délecterez au Souper de Molinaro.Chàteau-briand dans ses Mémoires d'outre-tombe évoquait la même scène historique que le film raconte, quand Talleyrand et Fouché vinrent prêter allégeance à Louis XVII, «le vice appuyé sur le bras du crime».Mais Le souper a surtout concentré son action sur la soirée précédant la scène de la signature.Vrai duel de mots, le film aurait boite lamentablement si un des comédiens était resté en deçà de l’autre.Claude Brasseur et Claude Rich sont d’égales forces, aussi dissemblables que possible mais également puissants et retors.C’est un vrai bonheur que de les voir déambuler comme des ours en cage autour de ce souper où, entre quatre yeux, én ce 6 juillet 1815, le sort de la France se joue.Napoléon est en fuite, le pays en déroute, le peuple s'agite et menace de faire une deuxième révolution.Quel régime se donner?Seule une alliance entre le décadent Talleyrand, bras droit de Iuuis XVIII et Fouché, le sombre ministre de la Police qui vota jadis la mort de Louis XVII, peut venir rétablir l'ordre et sauver la Monarchie.Ils se détestent cordialement.Ht se respectent tout au-tunt.Mais Talleyrand invite son vieil ennemi dans son somptueux palais (tourné à l’ambassade de Pologne) à un banquet en tête à tête.Quel palais et quel banquet! Un vrai festin romain, à faire saliver les gourmets, dont les interminables services qui se succèdent viendront ponctuer l’évolution des pourparlers.Ils se mettent dans tous les sens du tenue, a table, les deux hommes.Se découvrant à leur adversaire, et au spectateur par le fait même qui suit fasciné, leur joute féroce.Chacun est armé jusqu’aux dents, connaissant les points faibles de l’autre.Foucher tient dans sa manche des rapports de police complets sur Talleyrand.Se cacher derrière leurs belles paroles, impossible! ils se savent démasqués d’avance par leur adversaire.Autant Talleyrand est le produit déliquescent de la vieille noblesse raffinée et décadente, autant Foucher représente le parvenu équarri à la hache.Mais leur intelligence les fait égaux.Et leur maniement brillant du verbe.On le doit aux fascinants dialogues de Jean-Claude Bris-ville, et au travail amoureux qu’il a effectué sur le langage.Quelle performance d’acteurs! Ce sont les mêmes deux Claude qui jouaient Le Souper à la scène.Ils se connaissent, sont passés maîtres dans l’art de se donner la réplique, avec une aisance, un tempo, une musique, jamais de temps morts, jamais d’hésitations, pas de euh! comme dans la vraie vie.Du grand art.Le passé des deux hommes défilera à travers ce dialogue, leurs trahisons, leurs bons coups leurs petite hontes, et tout l’inavouable de leurs ascensions respectives qu’ils s'avouent justement.C’est cette montée de vie, comme une montée de lait, qui envahit l’écran, avec ce qu’elle découvre de la nature humaine qui met bas les masques.Le lieu de l'action est presque unique, et tout se déroule en 24 heures, comme ckuis une pièce classique en fait.Le film est adapté du théâtre, mais on ne sent pas le statisme de la transposition, comme il est courant dans ce passage de la scène à l’écran.Ou plutôt il ne gène pas, le thème appelant cette suffocation de l’action en lieu clos, la musique de quatuors et de valses vient appuyer la tension, l’emmener un cran plus loin.On éprouve une vraie jouissance à être le troisième convive indiscret de ce somptueux Souper-là.Dominique Pignon, Pierre insupportable cavale.Richard et Michel Piccoli dans une Futile et dérisoire > Claude Brasseur dans un merveilleux film de dialogues, un sommet dans le maniement de la langue française.IA CAVAIE DES FOUS Réalisation: Marco Rico.Scénario: Olivier Dazat et Pierre Richard.Image: François Uirtigue.Avec Pierre Richard, Michel Piccoli et Dominique Pinon.France, 90 minutes.BERNARD BOULAI) Si la comédie française au cinéma n’a jamais constitué un modèle à suivre, notamment à cause d’une certaine forme d’amateurisme et de nombreuses facilités, elle n'en a pas moins réussi à imposer de fortes personnalités comme les Fernandel, Bourvil, Rai mu, Jacques Tati, Omis de Funès, Jacques Villeret, Michel Serrault, et l’équipe du Splendid.Tous ont chacun à leur façon donné un peu de noblesse au rire et permis a la comédie française d’avoir ses classiques.Pierre Richard compta aussi parmi ces drôles d’énergumènes.Le distrait, Le grand blond, Le jouet, La chèvre témoignent de sa formidable drôlerie.Mais voilà, il arrive un moment ou on ne fait plus rire et où il faut savoir s’arrêter.Depuis quelques films déjà, Pierre Richard a l’écran ne passe plus la rampe.C’est dommage mais ce qui est encore plus regrettable c’est qu’il n’arrive plus a juger de la portée comique d’un scénario auquel il a pourtant prêté son concours.Ce malheureux texte a donné naissance à ce qui est sans doute une des plus désolantes comédies françaises de la décennie, La Cavale des fous, signé Marco Rico.Ce dernier aurait été l’assistant de Georges Franju et de René Allio avant d’être le conseiller technique de Pierre Richard et de Francis Veber, puis le réalisateur de Un nuage entre les dents et de Savannah.Osons croire que ce troisième film sera son dernier.Interné depuis sept ans dans un asile, un réputé philosophe qui a tenté d’étrangler sa femme pour cause d’adultère, est appelé par celle-ci à son chevet, à la veille de sa mort, pour recevoir le baiser du pardon.(FAMOUS PLAYERS Linné d'intormation FAMOUS PLAYERS 866-0111 de 11h00 à 22h00 5PRIÏDÉCERHÉS PAR L’ASSOCIATION DES CRITIQUES DE FILMS DE LOS ANGELES Germinal Un film de CLAUDE BERRI fMç/m I A N O un film de Jane Campion ia«a ven 8 30 sam 3 50 ven 6 40 sam 3 50 sam-dim-lun-mar met-jeu sam-dim-lun-mar -me' miOOlBV STEREO] 4M Ste-C«therin* O.?sam-dim-lun-mar-mef-jeu 8 25 ven-dim-lun-mar-mer-jeu 1 30-4 50 sam 4 50 ADIEU MA Concubine DD!».««o] «5ICfP fïôl ven 1 16-4 46 l*NS4l DÈS LE 25 DÉCEMBRE sarTHjim-lun-aiar me'-jeu Prctè^ihfîlà dim-lun-mar mer-jeu 1 30-5 00 } 30-9 30 ven dinvlun-mar mer |e i 1 05-3 50 5 40-9 10 ven-dim-lun-ma'-1 10-3 50 gnngm mmm «a mmm -VFHSION UHIUINALC ANULAI^t — liiXMMiHI iSÜTiiS IMS ?[not [TV su ni n] .KK1 I L’ i T T—uJ un philo5ophe:fncinraco-dépre55if un psychotique; incontrôlable ._ un psychiatre;cinglé |G| vo„s de toute laçon ON NI SAIT PI US QUI 1ST LOU ACTUELLE ML.NT «LE MEILLEUR FILM HISTORIQUE DE LA DÉCENNJE.|b LE PLUS GRAND FILM DE CETTE ANNEE.» - Pierre Leroux, JOURNAL DE MONTRÉAL «UN FILM BRILLANT, INTELLIGENT.UN VRAI MOMENT DE BONHEUR» • LE POINT YVES ROUSSET ROUARD present* Claude Brasseur Claude Rich mm \\v\y l'a® ?£](ÏKXH> Ml RIO ] on 1 00 sam ?25 4 35 nmdim lun mat-mer je 00 » 10 ,en dim hin mai mer pi 1?15 2 25-4 15 Maintenant pr 1 m a f,lm à l'affiche! s U P LE VICE AU BRAS DUfC^IME un film de .Edouard IVIolimaro vm ROUSSIT ROUARD CUUDf BBASSIUS CIAU0I RICH d*n U SOUPIR vnkta* (OOUARD MOUNARO im TICKY HOICADO • TRNN (OUTU d ü i»vmllVi*).K)VU)U; MMA/INF “Un Travail Colossal.j'en suis sorti ébranlé et très surpris.Steven Spielberg est au sommet de sa forme.” Présentement en exclusivité "(Jfq ifa l sur 2 écrans au : il r ni urrrr, LE FAUBOURG «W Toute cette première partie ayant le Vietnam pour cadre est crédible, portée parce personnage féminin-là, tragique, fort interprété avec beaucoup de finesse par Hiep Thi Ix-, Autour d’elle, la dureté de la guerre c»ui a rejoint sa propre famille, à la mère si aigrie, au père resté humain.Haing S.Ngor apporte beaucoup d'intériorité à ce rôle triste et touchant du père de famille qui assiste à l’écroulement de son monde et laisse tomber tous préjugés qui l’entravent pour s’ourir à une sorte d’amour universel.T ommy Lee Jones est également juste dans son rôle de grand pataud amoureux, du moins durant la partie vietnamienne du film.Le.second volet du film se déroule aux États-Unis, sur fond de choc culturel, quand Ix* ly attérit dans la famille de son mari américain, où tous les gros s’empiffrent à même des réfrigérateurs regorgeant de victuailles a un degré qui frise l’obscénité.On aura droit aux scènes classiques de supermarchés trop remplis, de belles-soeurs coupées de leur nature humaine, purs produits d’une société de consommation, et des batailles de l’héroïne pour se tailler une place professionelle dans une jungle plus opaque que celle de son Vietnam natal.Mais à cette étape, Oliver Stones perd le contact avec ses personnages.Steve Butler devient un monstre, comme le devinrent d’ailleurs de retour au pays bien des vétérans du Vietnam.Mais ici sa dégringolade est mal définie, et on le perd.Comme on perd aussi l’héroïne, dont les contours deviennent flous.On ne la reconnaît plus.Le saut entre les deux cultures s'est mal effectue, le film devient privé de sa raison d'être.Ce qui faisait tout au long le point focal de Heaven on Earth et son centre d’intérét, la fragilité et la force du personnage féminin, dont la figure symbolisait le Vietnam, se dilue en seconde partie.le spectateur s’y perd.Mais le dernier Oliver Stone vaut quand même le déplacement, pour h' regard qu’il pose sur un peuple en état constant de guerre, par ee qu’il révèle du pathétique de ia condition féminine conjuguée dans les pires circonstances possibles, un thème que Stones avait jusqu’ici peu abordé et cpi’il rend en premiere partie avec une finesse mélancolique.I I SIM MS présente Pour le temps des fêtes faites-vous plaisir offrez-vous la meilleure comédie de l’année! mois susccès l Pour ça! ( Nf lomrdlr Je .CLAUDE LELOUCH K f K A N ?: chef d’œuvre ?très bon bon quelconque très faible pur cauchemar AMONGST FRIENDS ?Un film du cinéaste indépendant Rob (Tèiss.Il nous montre les dessous de la vie des petits-fils de gangsters élevés dans l'opulence à Ixmg Island, mais par morosité happés par le crime.Us anti héros sont malheureusement trop insignifiants et antipathiques pour retenir l'attention.Et le scénario est faible.Odile Tremblay HEAVEN ON EARTH ?Le dernier Oliver Stones porte un regard de plus sur le Vietnam en guerre.A travers cette fois le destin d’une jeune fille torturée, violée, abandonnée avec son enfant qui finit par épouser un Américain et aller vivre dans un pays-antithèse du sien, avec le choc culturel que cela comporte.Une film fin dans sa partie vietnamienne mais qui s'alourdit en Amérique et perd ses personnages en cours de route.A voir pour lu jeune interprète asiatique, et pour le regard porté sur un Vietnam brisé par la guerre.Pour les images fortes aussi.Odile Tremblay LES MARMOTTES ?D’Elie Chouraki Un groupe de parents et d'amis se retrouvent dans uns station d'hiver pour les vacances de Noël, des couples se font et se défont, tendresse, tristesse, humour.Une histoire finement écrite et finement dirigée, jouée par de merveilleux comédiens.Irrésistible.Francine Laurendeau LE SOUPER ?d'Edouard Molinaro.Une adaptation de la pièce de Jean-Claude Brisville.Un superbe duel de mots, sur des dialogues somptueux comme on en entend peu, et une performance d'acteurs de Claude Brasseur et Claude Rich, ici magistraux.On assiste à la rencontre de Foucher et de Talleyrand en 1815, lors d'un souper où s'est dessiné le sort de la France.Des réparties brillante et un maniement génial de la langue française.Odile Tremblay LA CAVALE DES FOUS De Marco Rico.Pierre Richard, Michel Piccoli et Dominique Pinon essaient vainement d'être drôles dans cette comédie supposément burlesque qui raconte les tribulations de deux fous et d’un psychiatre lâchés sur la route.Interminable, bête et ennuyeux comme la pluie, ce film est loin d'être un cadeau du ciel comme on en attend durant la période des Pètes.Bernard Boulad IHf PELICAN BRIEF ?1/2 De l’Américain Alan J.Pakula, dans la lignée de Ail The Presidents Men, un bon thriller politique (un peu alambiqué) donnant la vedette à Julia Roberts et Denzel Washington.Bien joué, bien monté sur des images recherchées et une excellente musique, un film nerveux et efficace qui vaut le détour.Odile Tremblay MATUSALEM ?l/è De Roger Cantin, l/i neige de Ste-Lu cie-de-Bagot et les plages cubaines sont au rendez-vous de ee conte fantastique qui plonge de jeunes écoliers dans une histoire abracadabrante de pirates égarés et de destin suspendu Un film -familial» dans lequel grands et petits sauront trouver leur compte, mais pas nécessairement pour les mêmes raisons.Jean- ( lande Marineau LE NOMBRIL DU MONDE ?l/2 D'Arirl Zcitoun.Une histoire d'amour et d'ambition qui se passe en Tunisie, du protectorat français a I indépendance.Malgré ses maladresses, chaleureux, coloré el distillant un authentique parfum nord-africain.Francine Laurendeau SCHLENDER S LISI Steven Spielberg a voulu traiter avec pudeur et en no Dr et blanc le sujet de l'Holocauste qui le brûlait depuis tou jours.Mais trop respectueux de son theme sans doute, il a ménage les ef fets, dilué son message Ix film sur cette monstrueuse tragédie collective manque i i> i.t !•: m it it k AGENDA CULTUREL C 1 N É M A ASTRE: (849-3456) — Mrs.Doubtfire 13 h 15, 15 h 40, 18 h 45, 21 h 10, dern.spec.sam.23 h 30, sauf les 24 et 31 déc.13 h 15, 15 h 40.18 h 45— Pelican Briet 13 h, 15 h 50, 18 h 50.21 h 30, saüf les 24 et 31 déc, 13 h, 15 h 50, 18 h 50—Beethoven 2 13 h, 15 h.17 h.19 h, 21 h, dern.spec.sam.23 h, sauf les 24 et 31 déc.13 h, 15 h.17 h, 19 h—Sister Act II 13 h 10, 15 h 15, 17 h 15, 19 h 15, 21 h 20, dern.spec.sam.23 h 20, sauf les 24 et 31 déc.13 h 10, 15 h 15, 17 h 15, 19 h 15 BERRI: (849-3456) — Madame Doubtfire 13 h 30, 16 h 15, 18 h 50, 21 h 30, sauf les 24 et 31 déc.13 h 30.16 h 15, 18 h 50— Matusalem 12 h 45.15 h, 17 h 15.19 h 30— Un monde idéal 21 h 45.sauf les 24 et 31 déc.: aucune rep.— L’Affaire pélican 13 h 15, 16 h, 18 h 45, 21 h 20.sauf les 24 et 31 déc.13 h 15, 16 h, 18 h 45—Beethoven 2 12 h 15, 14 h 05, 15 h 55, 17 h 45, 19 h 35, 21 h 25, sauf les 24 et 31 déc.12 h 15.14 h 05, 15 h 55.17 h 45, 19 h 35— A la manière de Carlito 21 h 15, sauf le 24 et 31 déc 19 h 30— Nous sommes de retour 13 h 30.15 h 30.17 h 30, 19 h 30, sauf les 24 et 31 déc 13 h 30, 15 h 30, 17 h 30 BROSSARD: (849-3456) — L’Affaire pélican 16 h, 18 h 45, 21 h 45, sauf les 24 et 31 déc.16 h, 18 h 45— La Leçon de piano 12 h, 14 h 30, 19 h 10, 21 h 35.sauf les 24 et 31 dec.12 h, 14 h 30.19 h 10— Matusalem 11 h 30.13 h 45.17 h— Mrs.Doubtfire 13 h 15, 16 h 10.19 h, 21 h 40, sauf les 24 et 31 déc.13 h 15, 16 h 10, 19 h CARREFOUR LAVAL: (849-3456) - Les Marmottes 16 h 45, 19 h.21 h 20, sauf le 24 déc.13 h 30, 16 h 45, 19 h, et sauf le 31 déc.16 h 45, 19 h— Batman 13 h, 15 h, sauf le 24 déc.aucune rep — Matusalem 13 h 15.16 h.18 h 50— Geronimo 21 h, sauf les 24 et 31 déc.aucune rep — Mrs.Doubtfire 13 h 30, 16 h 15, 18 h 50, 21 h 30, sauf les 24 et 31 déc.13 h 30, 16 h 15.19 h 50—A la manière de Carlito 21 h 15.sauf les 24 et 31 déc.19 h— Nous sommes de retour 13 h 10, 15 h, 17 h, 19 h, sauf les 24 et 31 déc.13 h 10,15 h , 17 h— Beethoven 2 13 h 10.15 h 05, 17 h.19 h, 21 h, sauf les 24 et 31 déc.13 h 10.15 h 05, 17 h.19 h—L'Affaire Pélican 13h, 15 h 45.18 h 45, 21 h 25, sauf les 24 et 31 déc.13 h, 15 h 45, 18 h 45 CENTRE EATON: Mtl - Wayne's World II 12 h 50, 15 h , 17 h 15.19 h 20, 21 h 30.ven.12 h 50,15 h .17 h 15, 19 h 20.sam.15 h, 17 h 15, 19 h 20— Le Monde selon Wayne 12 h 40.14 h 50, 16 h 55.19 h 10, 21 h 20, ven.12 h 40, 14 h 50.16 h 55, 19 h 10, sam.14 h 50, 16 h 55, 19 h 10.21 h 20— Cool Runnings ven.19 h 15, ven.13 h, 15 h 05.17 h 10—Three Musketeers 12 h 10.14 h 25.16 h 50.19 h 15, 21 h 35, ven.12 h 20, 14 h 35, 16 h 50.19 h 15, sam.14 h 25.16 h 50, 19 h 15, 21 h 35— Les Trois mousquetaires ven, 19 h, ven.12 h 15, 14 h 30.16 h 45— Tombstone 12 h 35, 15 h 30.18 h 15, 21 h 05.sam.15 h 30.18 h 15.21 h 05— Batman: Mask of Phantasm 12 h 20.14 h, 15 h 45.17 h 25.19 h 05, sam.14 h, 15 h 45.17 h 25, 19 h 05— Perfect World ven.12 h 25, 15 h 15.ven.18 h 10— Grumpy Old Men 12 h 15.14 h 30, 16 h 45, 19 h, 21 h 10.sam.14 h 30.16 h 45, 19 h, 21 h 20 CINÉMA ÉGYPTIEN: (849-3456) — Mrs Doubtfire 13 h 45.16 h 15.19 h.21 h 30.sauf le 24 déc.13 h 45.16 h 15, 19 h— Carlito's Way 18 h 35.21 h 20, sauf le 24 déc.18 h 35— We’re Back 13 h 30 15 h 10.16 h 55— Remains of the Day 13 h 30 16 h 05, 18 h 45, 21 h 25.sauf le 24 déc 13 h 30, 16 h 05, 18 h 45, le 31 déc.et le 1er janv.13 h 30.16 h 05, 21 h 25, Shaoowlands Sneak Preview les 31 déc et 1er janv.19 h CINÉMA LANGELIER: Mtl — Nus sommes de retour 13 h, 14 h 30, 16 h— Ma Vie 19 h.21 h 15, dern.spec sam.23 h 30, sauf les 24 et 31 déc 19 h— Les Trois mousquetaires 12 h 45.14 h 55.17 h 05.19 h15, 21 h 25.sauf les 24 et 31 déc.12 h 45, 14 h 55.17 h 05.19 h 15, dern.spec.sam.23 h 30— Matusalem 12 h 45.14 h 50, 17 h, 19 h 05— A la manière de Carlito 21 h 10.sauf les 24 et 31 déc aucune représentation, dern.spec.sam.23 h 45— L’Affaire Pélican 16 h.18 h 50.21 h 30.sauf le 24 déc.13 h.16 h.18 h 50.le 31 déc 16 h, 18 h 50— Batman 13 h, 14 h 30, 17 h 30, sauf le 24 déc.aucune représentation—Beethoven 13 h, 15 h, 17 h.19 h.21 h, dern.spec sam.23 h, sauf les 24 et 31 déc.13 h, 15 h, 17 h 19 h— Madame Doubtfire 13 h 15.15 h 40, 19 h.21 h 25.dern spec, sam.23 h 45, sauf les 24 et 31 déc 13 h 15, 15 h 40, 19 h .CiNÉMA NOUVEL ÉLYSÉE: (288-1857) — dim.Le Long silence 13 h 15,15 h 15,17 h 15, 19 h 15— Short Cuts 13 h 30, 17 h, 20 h 30— Tout ça .pour ça! 21 h 15— lun.Le Long silence 13 h 15, 15 h 15, 17 h 15, 19 h 15— Short Cuts 13 h 30, 17 h.20 h 30— Tout ça .pour ça! 21 h 15 CINÉMA OMÉGA: (647-1122) — Jurassic Park 13 h, 15 h 30, 19 h, 21 h 30, ven.lun.mar.19 h, 21 h 30—Ma Vie 13 h, 15 h 30.19 h.21 h 3-, ven.lun.mar.19 h, 21 h 30- Matusalem 13 h, 15 h 30.19 h, ven lun.mar 19 h— Un monde idéal 21 h 30— Nous sommes de retour jeu 13 h, 14 h 30, 16 h, 19 h— A la maniéré de Carlito 13 h, 15 h 40.19 h, 21 h 35, ven.lun.mar 19 h, 21 h 35, jeu.20 h 30— CINÉMA ONF: (496-6895)— CINÉMA PARADIS: (354-3110) — CINÉMA PARALLÈLE: (843-6001 ): — CINÉMA DE PARIS: (875-7284)— ven.Peter’s Friends 14 h 45, High Heels 16 h 45.Truly, Madly, Deeply 19 h.Raise the Red Lantern 21 n 15— sam.Indochine 14 h, The Story of Qiu Ju 17 h, Rising Sun 19 h, Much Ado About Nothing 21 h 30, Eraserhead 24 h— dim Tne Double Life of Véronique 14 h 15.The Ballad of Little Jo 16 h 15.The Last Temptation of Christ 18 h 45.The Lover 21 h 45— lun Les Visiteurs (The Visitors) 15 h My Own Private Idaho 17 h Peter's Friends 19 h 15.High Heels 21 h 30 CINÉMA POINTE-CLAIRE: (849-3456) — Carlito’s Way 21 h 05, sauf les 24 et 31 déc 19 h 15— Beethoven 13 h 15, 15 h 15, 17 h 15.19 h 15, sauf les 24 et 31 déc.13 h 15, 15 h 15.17 h 15— Geronimo du 24 au 28 déc.13 h 20, 16 h, 19 h, 21 h 20.du 29 déc.au 6 lanv.19 h, 21 h 20, sauf le 24 déc.13 h 20.16 h, 19 h.et sauf le 31 déc.19 h— Beethoven 13 h .15 h, 17 h, 19 h, 21 h, sauf les 24 et 31 déc.13 h, 15 h, 17 h, 19 h— Mrs.Doubtfire 14 h, 16 h 30, 19 h.21 h 30.sauf les 24 et 31 déc.14 h, 16 h 30, 19 h— Mrs.Doubtfire 13 h, 15 h 45, 18 h 30, 21 h 15.sauf les 24 et 31 déc.13 h 15 h 45, 18 h 30— Ghost in the Machine du 29 déc.au 6 janv.13 h 20, 15 h 20, 17 h 20, 19 h 20, 21 h 20, sauf le 31 déc.13 h 20, 15 h 20, 17 h 20, 19 h 20— My Life jusqu'au 28 déc.19 h, 21 h 25, sauf le 24 déc.19 h—We’re Back 14 h, 15 h 40, 17 h 20 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)— CINÉPLEX CENTRE-VILLE: (849-3456) — Carlito's Way 18 h 30, 21 h 10, sauf les 24 et 31 déc.18 h 30— We're Back 13 h 15 h 17 h— L'odeur de la papaye verte 19 h, 21 h 20, sauf les 24 et 31 dec.19 h— Casse-Noisette 13 h.15 h.17 h—Short Cuts 13 h 05, 16 h 45, 20 h 10, sauf les 24 et 31 déc.13 h 05, 16 h 45—Tout ça pour ça 13 h 05.16 h, 18 h 45, 21 h 15.sauf les 24 et 31 déc.13 h 05, 16 h, 18 h 45— Jurassic Park 13 h, 16 h.18 h 45, 21 h 15, sauf les 24 et 31 déc.13 h, 16 h, 18 h 45— My Life 13 h J 9 h— Paris France 15 h 30, 21 h 25, sauf les 24 et 31 déc.15 h 30— Jurassic Park 13 h 05,16 h.18 h 45, 21 h 15.sauf les 24 et 31 déc.13 h 05, 16 h, 18 h 45—Trois couleurs bleu 13 h 05, 15 h 10, 17 h 15, 19 h 20.21 h 25, sauf les 24 et 31 déc.13 h 05, 15 h 10.17 h 15, 19 h 20—Ma Vie 13 h 10, 15 h 45.19 h.21 h 20, sauf les 24 et 31 déc.13 h 10, 15 h 45, 19 h COMMODORE: —Matusalem 19 h COMPLEXE DESJARDINS: (849-3456) -Vestiges du jour 13 h 10, 15 h 50, 18 h 45.21 h 25, sauf les 24 et 31 déc.13 h 10, 15 h 50, 18 h 45, sauf le 25 déc.15 h 50.18 h 45, 21 h 25— Les Marmottes 13 h 20, 16 h.19 h.21 h 30, sauf les 24 et 31 déc.13 h 20, 16 h, 19 h.sauf le 25 déc.16 h, 19 h.21 h 30—Le Ciel et la terre 13 h 50, 17 h, 20 h, le 24 déc.aucune representation, le 25 déc.17 h, 20 h, le 31 déc.13 h 50, 17 h— Trois couleurs bleu 24 déc 13 h 05, 15 h 10, 17 h 15,19 h 20—Nombril du monde 13 h.15 h 50, 18 h 30, 21 h 15.sauf les 24 et 31 déc.13 h.15 h 45.18 h 30, le 25 déc.15 h 50.18 h 30, 21 h 15 CONSERVATOIRE D ART CINEMATOGRAPHIQUE: La famiglia 20 h 30 CRÉMAZIE: (849-FILM) — L'Affaire pélican 13 h, 15 h 50.18 h 35.21 h 20, sauf les 24 et 31 déc 13 h.15 h 50, 18 h 35.le 25 déc.15 h 45, 18 h 30, 21 h 15 DAUPHIN: (849-3456) — La leçon de piano 14 h, 16 h 30, 19 h.21 h 30.sauf les 24 et 31 déc.14 h, 16 h 30, 19 h.le 25 déc.16 h 30,19 h, 21 h 30— Trois couleurs bleu 14 h 10, 16 h 15.19 h 15 21 h 15, sauf les 24 et 31 déc.14 h 10.16 h 15, 19 h 15, le 25 déc.16 h 15, l9h 15, 21 h 15 DÉCARIE: (849-3456) — Mrs Doubtfire 13 h 35, 16 h 05, 19 h, 21 h 30, sauf les 24 et 31 dec.13 h 35.16 h 05.19 h- Wayne's World 2 13 h 30.15 h 30, 17 h 30, 19 h 30.21 h 30, sauf les 24 et 31 déc.13 h 30, 15 h 30, 17 h 30, 19 h 30 OORVAL:— Pelican Brief 13 h, 16 h.19 h, 21 h 45.ven.13 h 16 h, 19 h, sam.16 h, 19 h, 21 h 45— Mrs.Doubtfire 13 h 05.15 h 40.19 h, 21 h 30, ven.13 h 05, 15 h 40, 19 h, sam.15 h 40, 19 h, 21 h 30— Geronimo 19 h 05, 21 h 25, ven.19 h 05— Addams Family Values 13 h 20, 15 h 50, sam.15 h 50— Sister Act II 13 n 15, 15 h 55, 19 h 05, 21 h 25, ven.13 h 15, 15 h 55, 19 h 05, sam.15 h 55, 19 05, 21 h 25 OU PARC: (844-9470) — Pelican Brief 18 h 35, 21 h 15, sam.dim.15 h 50.18 h 35, 21 h 15, ven 18 h 35— Sister Âct II 19 h 10, 21 h 20, sam.dim.17 h, 19 h 10, 21 h 20, ven.19 h 10— Wayne's World 19 h 05, 21 h, ven.19 h 05, sam.dim.17 h 10, 19 h 05, 21 h DU PLATEAU: (521-7870) — Nuit de jugement 7 h, 9 h 30, sam.dim.12 h 15, 2 h 30, 4 h 45, 7 h, 9 h 30— Robocop 3 7 h 15, 9 h 30, sam.dim.1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 30 FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE: -Perfect World 21 h, ven.15 h 40, 18 h 30— Nutcracker ven 13 h 30— Batman: Mask of Phantasm 13 h, 15 h, 17 h, 19 h, sam.15 h 17 h, 19 h—The Piano 13 h 10, 15 h 50, 18 h 30, 21 h 15, ven.13 h 10, 15 h 50, 18 h 30, sam.15 h 50, 18 h 30, 21 h 15— Three Musketeers 12 h.14 h 20, 16 h 40, 19 h, 21 h 30, ven.12 h, 14 h 20, 16 h 40.19 h, sam.14 h 20, 16 h 40, 19 h, 21 h 30— Pelican Brief 12 h 30, moule en couronne de V po (22,5 cm) de diamètre, beurré et enfariné Pré-chtiuffer le four à î 7.5\ Mélanqer (latte un bol la farine à pâtt.merie tamieée fl lu levure ebimiqtie.Roof root.Mettre datte un bol le beurre dou.x ramolli è la température ambiante et ajouter le ouvre d fruité.Mélanger juot/u 'à /'obtention dim melange lieue et onctueu.x.fuie ajouter tee oeufe 2 à la foie et mélanger 5 minutée a prie chaque addition.Ajouter alore la farine reeervee et mélanger jusqu'à l'obtention d Une eoneietance lieue.Ajouter quelque.t qouttee d'eau de fleur d'oranqer et mé/anqer.Vereer alore ta pâte obtenue dune le moule en couronne beurré et en fariné et faire euire dO minutée au four préchauffé à iîx l ( 190 C j.Pendant ce tempu préparer ta erente pàtieeière comme unit: 15 h 30, 18 h 30, 21 h 30, ven.12 h 30, 15 h 30, 18 h 30.sam.15 h 30, 18 h 30.21 h 30— Sister Act II 12 h 05, 14 h 25, 16 h 45.19 h 10.21 h 35, ven.12 h 05, 14 h 25, 16 h 45, 19 h 10.sam.14 h 25, 16 h 45.19 h 10, 21 h 35— Addams Family Values ven 19 h 05, 12 h 15.14 h 25, 16 h 35— Grumpy Old Men 12 h 05, 14 h 20, 16 h 35, 18 h 50, 21 h 10, sam.14 h 20, 16 h 35.18 h 50.21 h 10— Tombstone 14 h 20, 15 h 20.18 h 20, 21 h 20.sam.15 h 20.18 h 20, 21 h 20— Wayne’s World II 12 h.14 h 20, 16 h 40, 19 n, 21 h 20, ven.12 h, 14 h 20.16 h 40, 19 h, sam.14 h 20, 16 h 40, 19 h, 21 h 20 FAUBOURG SAINTE-CATHERINE: (849-3456) — Geronimo 12 h 35, 14 h 45.16 h 55.19 h 20, 21 h 40.sauf les 24 et 31 déc.12 h 35, 14 h 45, 16 h 55, 19 h 20— 32 Short Films About Glenn Gould 13 h 15, 15 h 15, 19 h 15, 21 h 25, sauf les 24 et 31 déc.13 h 15, 15 h 15.17 h 15, 19 h 15, les 3-5 et 6 ianv.13 h 15.15 h 15, 17 h 15,21 h 35— Schindler’s List 12 h 30, 16 h, 19 h 30— Schindler's List 13 h, 16 h 30, 20 h GOETHE INSTITUT: (499-0905) GREENFIELD PARK: (671-6129) — Pelican Brief 15 h 45, 18 h 45, 21 h 35, ven.12 h 45, 15 h 45, 18 h 45— Batman: Mask of Phantasm 12 h, 13 h 50, sam.13 h 50— Rock’N Nonne 2 12 h 20, 14 h 35, 16 h 45, 19 h 10, 21 h 20, ven.12 h 20, 14 h 35, 16 h 45, 19 h 10, sam.14 h 35, 16 h 45, 19 h 10, 21 h 20— Le Monde selon Wayne 2 12 h 45, 14 h 50, 16 h 55, 19 h, 21 h, ven.12 h 45, 14 11 50, 16 h 55, 19 h, sam.14 h 50, 16 h 55, 19 h , 21 h IMAX: Vieux-Port de Montréal (496-4629)— La force du soleil / Aventuriers du savoir du mar.au dim.10 h 15,11 h 45, 1 h 15, 2 h 45, 4 h 15, 5 h 45, 7 h 15, les ven.et sam.10 h 30, version anglaise: mar.et dim.11 h 45, mar.jeu.dim.7 h 15— L'homme et la bête et Les feux du Koweit 8 h 45, version anglaise mar.et sam.à 8 h 45 IMPÉRIAL: (288-7102) — Baraka ven.12 h 50,15 h, 17 h 10, ven.19 h 20— Heaven and Earth 12 h 15,15 h 15, 18 h 15, 21 h 15, sam.15 h 15,18 h 15.21 h 15 LAVAL: (688-7776) — Sister Act II 12 h 20, 14 h 30, 16 h 40, 19 h, 21 h 20, ven.12 h 20, 14 h 30, 16 h 40, 19 h, sam.14 h 30, 16 h 40, 19 h, 21 h 20— Pelican Brief 12 h 45, 15 h 45, 18 h 45, 21 h 45, ven.12 h 45, 15 h 45, 18 h 45, sam.15 h 45, 18 h 45, 21 h 45— La Leçon de piano ilun fouet métalligur jusqu a ce que le mélange blancbi.*.»e.Lorsque le mélange e.M blanchi, ajouter la farine tamisée.Retirer la goimse i)e vanille Ou lait./mis verser le lait bouillant dans la ca.tserole et mélanger.Faire euire la crème pâtissière à Jeu trèo doux, .04 MONTREAL EXPRESS 15410 RADIO JOURNAL 17h30 LES ACTUALITÉS 17X50 Y 94,3 CKHF • FH Du lundi in rendredi ZOO DE MONTRÉAL w>m MINE GAUTHIER 9400)12400 RÉVOLUTION IV 12400)11400 ROCH DENIS 11400)16400 LES GRANDES GUEULES 16400)18400 Y 730 CKAC • AH Du lundi eu eendredi BONJOUR MONTREAL 6400)10400 CONTACT"COURNOYER" I0400)l2h00 MIDI LAPIERRE 12400)11400 INFO SANTE 11400)14400 Liifcia 14400)15400 ZAPPING 15400) 11400 AMATEURS DE SPORTS IthOO) I941S Y 850 CKVI • AH Du lundi )u rendredi LE POINT DU JOUR 6400 ) 9400 VEDETTES EN DIRECT 9400) 12400 l HEURE DE VÉRITÉ 12400) I4h00 LE CIEL A LA CARTE 14400) 15400 DU PLAISIR AU TRAVAIL 15400 ) 12400 SPORTS VÉRITÉ 12400) 18400 Y 96.9 CKOI • FH Du lundi lu rendredi Y'E TROP DBONNE HEURE 6400)1400 ZODIAQUE EXPRESS 9400 ) 9415 ERIC ARSON9415)10400 COUP D'OEIL 10400)10415 CKOI TON CHOIX 10410)11410 LES MIDIS I0US11410) I2W0 U CIRQUE A W"l 1400)1 S400 LE FRANCOEUR SHOW 16400)12400 Y 98,5 CIEL • FH Du lundi au vendredi JUN PIERRE COAILIER H SON ÉQUIPE! 6400 ) 9400 PAROLES ET MUSWUES! 9400)12400 cm tsi a vous, emr.Mon eniiefemenl comacree nui soerialç*.des -auditeurs et auditrice*, 12400)14400 RETOUR A LA MAISON 14400)11400 Y 1280 CJHS • AH Du lundi au rendredi MONTRÉAL CE MATIN 5410 ) 9400 MARTIN, MARCOTTE A CIE 9400)11410 LE JOURNAL DU MIDI 11410) 144)0 LES OUAIRE VÉRITÉS 14h!0) 16400 PARLONS SPORTS 16400)19400 Y 100,7 CBF • FH Du lundi au rendredi RADIOIOURNAL 6400.IMHU400 LES PORTES DU MATIN 6402 MUSIQUE EN THE 9405 RADIOIOURNAL 12400 TRAVERSES12HI0 LA CORDE SENSIBLE IZhJO LES (EUT DE LA RAMPE 11410 CARTE BLANCHE 15415 RADI010URNAI12410 U.J.NOUS IRONS AU BOIS 17450 LA TARANDOIEIS400 Y 105, 7 CFGl • FH Du lundi au rendredi PIERRE HOUDE El SON EQUIPE 6400)9400 MUSIQUE A PROPOS 9400)12400 SÉLECTION MAISON 12400) 15400 RETOUR EXPRESS 15400) IBhOO Y 101,5 CIBL • FH Du lundi au rendredi CHANSON RÉVEIL 6400 ) 6410 LES YEUX BROUILLÉS 6410 ) 9410 CHANSON FRANCOPHONE 9410)11410 PERSPECTIVES 114)0)12410 PANORAMA 124)0) 1(400 VIRGULE S 16400)18400 Y 107,3 CITÉ • FH Du lundi )u rendredi l Emission du matin LA PLUS MUSICALE A MONIRÉAl 6400 ) 8400 MA RADIO AU B0UL01 9h00) 11400 ROCK DÉTENTE CAlt 12400) 11400 MB RADIO AU BOUIOI 11400)16400 CENTRE VIUE 12400)18400 •LE REVEILLON• l.’équipe de VSIJ Bonjour» prépare le réveillon.Parmi les invités: li' groupe vestimentaires au XIXe siècle- jusqu'au 30 ianv MUSÉE PIERRE BOUCHER: 858 Laviolette, Trois-Rivières (819-376-4459)— Oeuvres de Mireille Sioui et bijoux de Guy Sioui.du 28 nov.au 23 janv.MUSÉE POINTE-À-CALLIÈRE: 350 Place Royale angle de la Commune.Montréal (872-9150) -Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal, site historique— Vestiges, collection permanente d'artefacts, et animation— Du wampum à la carte de crédit— Des couches et des couches d'histoire, expositions permanentes MUSÉE POUR RIRE: 2111 St-Laurent.Montréal (Infomusée: 845-4000)— Exposition Histoire drôle, extravagante épopée de l'humour, mar.au sam.de 13 h à 22 h, dim.de 13 h à 19 h.En déc., entrée gratuite pour les enfants de moins de 13 ans accompagnés d'un adulte.Le Musée sera fermé les 24, 25 déc.et le 1er janv MUSÉE DU BAS-SAINT-LAURENT: 300, rue Saint-Pierre, Rivière-du-Loup (418-862-7547)— " Jusqu'au 16 janv «Travaux récents-, «Histoire d'os-, «La Boîte-.Le Musée sera ouvert du 27 au 30 déc.incl.MUSÉE DU QUÉBEC: 1 ave Wolfe-Montcalm, Québec (418-643-2150)—Cabinet dessinçjé) estampes— Cachots au temps de la prison de Québec— Oeuvre de David Moore-Collection du Musée jusqu'en 1994— Rétrospective d'Alfred Pellan, du 13 oct.au 31 janv — Photographies de Patrick Tosam, jusqu'au 4 janv — Matisse: Visage Inuit, jusqu'au 9 ianv.— Laliberté et Suzor-Côté jusqu'en mars 1994 PALAIS MONTCALM: 995.place D Youville Québec (418-691-2399)— En collaboration avec la Ville de Québec, l'Université Laval et le Musée de l’Amérique française (Séminaire de Québec), UNIVERS CITE propose la découverte de la collection d'oeuvres d'art anciennes et contemporaines de l'Université Laval qui fête son 141e anniversaire Du 8 déc.au 13 fév NOS CHOIX TÉLÉ DES FÊTES •VENDREDI* •LE CLUB DES 100 WATTS- Allumez vos lumières, l’émission numéro un des jeunes fête ce soir sa 1000e, et ce pendant une heure.Radio-Québec, 17 h 30 •MONTRÉAL CE SOIR* Une dizaine d’enfants viennent prêter main forte à Simon Duriva-ge et aux chroniqueurs habituels pour présenter les topos.Caroline Chouinard, la gagnante du «Tous pour un» sur Tintin, présentera le reportage culturel.Radio-Canada, 18 h •COUNTRY CENTRE-VILLE» Un spécial de Noël avec Renée Martel, Patrick Norman, Zachary Richard.Radio-Canada, 19 h •L'HISTOIRE SANS FIN» Un film plein d’imagination, aux trucages réussis, alors qu’un petit garçon qui feuillette son livre d’histoire est plongé dans un monde fantastique.Vos marmots apprécieront, histoire de calmer l’excitation du Père Noël qui s’en vient.Radio-Canada.20 h •THEATRE» Si vous cherchez autre chose que les «shows de Noël», nombreux aux différents réseaux, cette longue entrevue de 90 minutes avec la grande comédienne Ed-widge Feuillère pourrait être intéressante.7175,22 h 30 •MESSE DE MINUIT» Incontournable, à moins que vous soyiez plongés en plein party.üi messe traditionnelle, avec la chorale des Petits chanteurs de Laval dirigée par Gregory Charles.Radio-Canada, minuit.•SAMEDI» •CINÉ-CADEAU» Pour changer les idées de vos marmots en cette soirée de Noël, Radio-Québec présente à 18 h 30 une série de dessins animés de Disney et de Garfield sur le thème de Noël.Alors qu’à 19 h, Radio-Canada diffuse un défilé de Noël en provenance de Disneyworld.•LA CHAMPIONNE» Un «Conte pour tous» un peu moins connu, diffusé pour la première fois à la télé, et qui a été reçu frpi-chement par la critique.L’histoire d’une gymnaste qui s’entraîne popr les Jeux Olympiques.Radio-Canada, 20 h •MADONNA, THE GIRLIE SHOW» Comme les Fêtes ne sont plus ce quelles étaient, on pourra se réunir en famille pour admirer les fantasmes de la madonne du rock.Son dernier spectacle, enregistré en Australie.Musique Plus, 20 h (reprise le lendemain à midi) •ENTREVUE AVEC LE PREMIER MINISIRE DU CANADA» Bon d’accord, il y a sûrement des moyens plus sexvs de s’occuper au lendemain dé Noël.Mais c’est quand même le premier ministre.TVA, 17 h 30 •DÉCOUVERTE» Une très bonne idée: le point sur les recherches scientifiques et historiques pour vérifier 1 existence des Rois Mages et de leur bonne étoile.Radio-Canada, 18 h 10 •ASTÉRIX ET CLÉOPÂTRE» Une valeur très sûre que ce dessin animé, drôle et bien fait.Radio-Québec, 18 h 30 •ENSEMBLE» 1994 sera l’année de la famille.Gildor Roy, Marie-Claire Séguin, Johanne Blouin et Yvon Deschamps viennent présenter la leur.Radio-Canada, 20 h •LA 4E SOIREE DE GALA DES MANDRAKES D’OR» Original: un grand gala annuel consacré aux meilleurs magiciens au monde! TV5,21 h •ÉCLAIR DE LUNE» Une histoire d’amour drôle et tumultueuse qui vaut surtout pour ses acteurs, Cher et Nicolas Cage.Version de «Moonstruck».Radio-Canada, 22 h 20 •NOËL DE STARS» Un Noël à la française, de l’église Saint-Eustache à Paris, avec Michel Tournier, l’abbe Pierre, Marina Vla-dy, Ute Lemper, et l’improbable Nina Hagen.TV5,22 h 35 DIMANCHE •MONTAGNE» Un concert assez original, alors qu’un orchestre polonais interprète une fantaisie de Beethoven sur les sites du Mont-Blanc.Radio-Québec, 20 h 30 •IA MESSE SOLENNELLE DE SAINTE CÉCILE» L’oeuvre de Gounod telle qui di- rigée en novembre dernier par l’Orchestre métropolitain d’Agnès Grossmann à l'église St-Jean-Bap-tiste de Montréal.Radio-Canada.21 h •TETE-A-TETE» Reprise d’une entrevue accordée par Doris Lussier l’automne dernier.TVA, 22 h •SCULLY RENCONTRE» Scully se mire dans son miroir et se paye un «best of» des dix dernières années.Radio-Canada, 22 h 20 Paul Cauchon t 6^0363 i K i) i v o i it .i i \ i: \ n h i I) i 2 i I» !•: i i: m it 11 i i n n :; CMM .L.* - mai '¦*< T ins ROMANTISME Des sculptures du XlXè siècle, des artistes connus qui ont marqué leur époque: le Romantisme.Galerie Dominion.Jusqu'au 29 janvier.PROFESSEURS-SUBSTITUTS Un exposition issue d'une collaboration New York-Montréal.On y interroge les endoctrinements de l’école primaire.P'.t on y retrouve également Stepehn Schojield et Richard Purdy.C'est une occasion de découvrir aussi des noms inconnus de la scène montréalaise.Centre Saidye Bronfman.Jusqu 'au 28 décembre.PORTRAITS INTERACTIFS De Marseille, une galerie de portraits vidéo qui nous parle.Luc Courchesne nous prend au piège.Alors que la réalité virtuelle nous effraie encore, les oeuvres de l’artiste arrivent à nous faire oublier la machine.Musée des beaux-arts du Canada.Jusqu'au 9janvier.POÉSIE VISIBLE Roland Giguère, Gérard Tremblay et beaucoup de poésies éprises de liberté.Maison de la culture Plateau Mont-Royal.Jusqu'au 23janvier.LES ESTAMPES DE MARY CASSAIT Elle était très douée Mary Cassatt.L'artiste américaine qui versait dans l'impressionnisme s'inspira au cours de sa vie de gravures sur bois japonaises.Résultat: une maîtrise exceptionnelle du médium, des oeuvres d'une douceur infinie.Musée des beaux-arts de Montréal.Jusqu'au 9 janvier 1994.PAS DE SOUCY AVEC JEAN-JULES Le sculpteur Jean-Jules Soucy fait aussi de la pinture et, en plus de ça, au Musée d'art contemporain de Montréal.L'artiste qui a une réflexion profonde sur l’art mais aussi un humour plutôt décapant, a chamboulé les lieux avec un tapis stressé composé de milliers de boites de lait colorées.Judicieux et sociologique.MACM.Jusqu'au 23 janvier 1994.HISTOIRE DE L’ART CHEZ GORCE Borduas.Bush, Carr, Beaulieu, Dal-laire, Fortin, Harris, Holgate, Kure-lek.Lemieux, McEwen, Pcllan, Rio-pelle, Roberts.Une liste exhaustive qui en dit long.Une importante exposition d’oeuvres majeures dignes des collections de nos musées.Galerie Waddington et Gorce.Jusqu'au 30janvier 1994.TRAVERSES 4 On ne les voit pas souvent ou c'est une première pour eux.Raison de plus d'aller découvrir Daniel Butcher, Sylvie Cloutier, Duboisandré, Daniel Leclerc, Violaine Poirier qui exposent dans le cadre du volet Traverses, un micro-événement intéressant.Michel Tétreault Art International.Jusqu'au 9 janvier 1994.JACQUES PAYETTE Bien au chaud dans sou atelier, le peintre a accroché des toiles récentes qui prouvent son attachement à la figuration, ci une technique généreuse, et à des thèmes qui questionnent les liens et les disjonctions entre le corps et l'esprit.4375, de Bullion.Jusqu'au 10 janvier 1994.MATISSE: VISAGE INUIT Une facette méconnue de l’artiste: son intérêt pour la culture inuit.Aux portraits exécutés au fusain ou au crayon, ou par le biais de la lithographie, se rajoutent des masques inuit en provenance de la Winnipeg Art Gallery.Musée du Québec.Jusqu'au 9janvier 1994.CHAMPS MAGNÉTIQUES Qu'en est-il de l'art cinétique?U conservateur Serge Risette, directeur de la revue Espace, a réuni Benoit Bourdeau, Joëlle Morosoli.Réal Pa-try, Eric Raymond et Robert Saucier pour faire le point sur la question.Maison de la culture Côte-des-Neiges.Jusqu'au 23 janvier 1994.SNOWREAU «Je ne suis pas un artiste professionnel.Mes peintures sont faites par un cinéaste, mes sculptures par un musicien, mes films par un peintre, ma musique par un cinéaste».Ainsi parle Michael Snow, oui le vrai Michael Snow figure emblématique de notre XXe siècle.Il expose des installations d'hologrammes et de photographies à Québec.Salle d'exposition du Palais Montcalm.Jusqu 'au 23 janvier 1994.Marie-Michèle Cran \ \ 0 / Concours Destination Québec Cet hiver, visitez Québec Consulte-/: c haque vendredi notre page I )estmation Québec et partie ipez à notre concours.1er prix UN FORFAIT SKI D’UNE SEMAINE à la Station touristique Stoneba.ni incluant li* transport par avion par Air Alliance Ce forfait pour deux personnes comprend le transport par avion par /\ir Alliance, le transport de l’aéroport a la station de ski, l’hébergement pour cinq nuits dans un studio ski au pied de la pente, les billets de remontée pour 5 jours, la location de l’équipement pour deux personnes et une leçon de ski pour deux personnes d’une durée de deux heures.Les repas ne sont pas compris.Le forfait doit être utilisé tel quel entre le 2 janvier et le 17 février 1994.Valeur de 1225 S 2e prix UN WEEK END DE RÊVE au Théâtre Ijc Capitole Ce forfait pour deux personnes < omprend deux nuitées a II fôtel du Théâtre Te ( dpi tôle, un pet it-déjeuner, le stationnement pour deux jours, deux billets dîner-spet tac le pour un spectacle déterminé par b- Capitole cjui aura lieu entre le 1er février et le 7A) mars 1994.Le* transport n'est pas inclus.Valeur de 500 S.THÉÂTRE CAPITOLE Stoneham LA STATION TOURISTIQUE /JC ÆŸ/iir Alliance Rour parta iper a < r < ont ours, remplisse/.I«- < oupon de parle ipation < i-desso»is et r etmu nez l«- a ( ONCOI RS I J LSI INA I ION QL I .19 A LL I )I‘A ( ) I R 2050, rue de Itk-urv.9'* étage .Montréal (Qué-hec , I 17>/\ 5.M9 Nom : Adresse: Ville: C ode postal: I élé-phone: Le monde virtuel de Luc Courchesne LUC COURCHESNE: PORTRAIT DE FAMILLE Musée des beaux-arts du Canada 380, Promenade Sussex, Ottawa Jusqu'au 9 janvier 1994 MAR I E - M 11 II È LE l NON Elle s’appelle Simone Archiloque et elle a 80 ans.Elle esi char-manie et on l'aime tool de suite car elle a l'accent méridional et ses yeux brillent lorsqu’elle parle de l’angélus, Son lils, Alain, 54 ans, a lui aussi une cigale dans la gorge car il chante quand il s'adresse à nous.Kt puis, il y a Blanche Baillargeon, une jeunette de 0 ans qui a les cheveux tressés comme une rasta et qui nous fait languir lorsqu’on lui demande ses origines; Laurence Foucault, 81 ans, plutôt calme; Norbert Cor-sino, 40 ans, un chorégraphe fou des voitures de course; Sébastien Dar-bon, 45 ans, un ethnologue qui fait une recherche sur les majorettes; Thierry Diseepolo, 30 ans, un épicurien qui aime l'écriture et bien d'autres choses; Marianne Rubinstein, 25 ans, une étudiante pétillante et brillante.Non, nous ne sommes pas branches sur un reality show dont sont si friands les téléphages d’aujourd'hui mais bien au Musée des beaux-arts du Canada où s’affiche — après une escale en Californie et à Marseille pour se diriger en Nouvelle-Zélande — le Porirait de famille, une installation interactive à quatre moniteurs du vidéaste Lue Courchesne, une exposition organisée par le conservateur Jean Gagnon qui se déroule dans une petite salle feutrée qui ressemble à un sas.Attention.11 n'y a pas ici de casque, de lunettes et de gants à enfiler qui nous permettraient de modifier l’image, d’appréhender une sensation et même une reaction, de sul> stituer comme on nous l'annonce pour bientôt, un personnage par son clone.Pour dialoguer avec ces êtres virtuels, le spectateur doit manipuler Chaque réponse est liée à la question secret bien gardé, une nouvelle série: Courchesne.une souris, sélectionner des questions préenregistrées qui s’affichent à l’écran et auxquelles répondra l'interlocuteur de son choix.Chaque réponse est liée à la question que l'on a posée et entraîne, jusqu’au crescendo final qui s’ouvre sur un secret bien gardé, une nouvelle série: c’est une sorte d’arbre généalogique tronquée dans lequel s’est faufilé Luc Courchesne qui a élaboré un seéna- l’HOTO l'AI I MOI'NIKK l'inox que l’on a posée et entraîne, jusqu'au crescendo final qui s’ouvre sur un c’est une sorte d’arbre généalogique tronquée dans lequel s’est faufilé Luc PHOTO l-M I MOI Nil K 1*1 KON Pour dialoguer avec ces êtres virtuels, le spectateur doit manipuler une souris, sélectionner des questions préenregistrées qui s’affichent à l’écran et auxquelles répondra l’interlocuteur de son choix.FERME LE 25 DECEMBRE ET El.F JANVIER LE TRAIN DU TEMPS DES FÊTES DÉMARRE Entrée gratuite jusqu'au 2 janvier rio à fortes consonnnances sociologiques alors qu'il était chercheur invite a l'Institut Méditerranéen de Recherche et de Création (Imerec) à Marseille au printemps 1992.I .’efTct d’étrangeté Le projet aurait pu prendre des allures caricaturales: il faut dire que Marseille gardée par sa Bonne Mere toute en or s'y prêterait merveilleusement.Au menu: un aïoli de faciès hauts en couleurs, du maire rubicond a la vendeuse de poissons sur la Cannebière.Mais oubliez les clichés, les mythes ont aussi la vie dure.Luc Courchesne s'est lié d'amitié au fil des rencontres avec des gens comme vous et moi, qui ont bien voulu accepter de se livrer, peu a peu, a la camera lors de la captation vidéo.Il y en a que l'on aime et que l’on adopte tout de suite, affinités électives obligent: d'autres qui nous énervent ou nous laissent, finalement, indifférent.Le plus terrible dans tout ça, c'est que l'on a une furieuse envie de leur parler, ce qui nous prend inconsciemment lorsqu'on le fait tout haut ou avec d’autres visiteurs du musée.I tans ce processus linéaire de questions-réponses (pii nous incite a pénétrer puis a activer une conversation, même factice avec l'autre, la ligne devient bien mince entre les différents espaces, virtuel, réel, symbolique, créés par l'artiste.Et l’effet d’étrangeté est exponentiel au degré d’intimité que l’on peut nouer avec un ou plusieurs personnages a l’écran.< )n en oublie presque la presence de ne.l’ourtanl, alors que nous sommes seulement a l’orée de la révolution informatique et que les Nouvelles Technologies effraient, agacent comme elles fascinent nos contemporains qui s’aventurent, pour beaucoup d’entre eux, dans l'autoroute de la réalité virtuelle, ils sont seulement quelques uns dans les arts médiatiques, tels que Luc Courchesne, a utiliser l'interactivité premières experiences dans son cas en 1984 avec Elastic Modes fruit d'une collaboration avec d’autres — et a en explore: les multiples possibles.Luc Courchesne (|ui a commence a travailler sur le vidéodisque au début des années quatre-vingt lorsqu'il poursuivait une maîtrise en sciences 1 en arts visuels au Massachussets I Institute of Technologie de Cam JUSQU'AU 23 JANVIER UNE EXPOSITION DE L'ARTISTE QUÉBÉCOIS JEAN-JULES Avec Pol irait de famille, nous sommes aussi les acteurs potentiels et momentanés d’un véritable documentaire ethnologique où sont cernées des microsociétés qui éludent tout cliché d’usage.la machi- pour de | ¦ üà*.- Musée McCord DOS II Ail MllSfr n ART C0NII Ml’ORAIN III MONinfAl bridge où il étudiait les effets de la lumière et de son manque sur la perception de la réalité, a expose dans de multiples événements montréalais— Lumières, C1AC Montreal 198(5, L'Encyclopédie Claire-Obscure a Prim en 1989, le Festival inter national de nouveau cinéma et de la vidéo entre autres, mais aussi sur la scene étrangère où sa production n joint également un vaste public.Pourtant sa démarche reste encore marginale ou suspecte pour certains qui voient et pensent ces machines froides, rigides, inutiles, comme substrat des formes atrophiées de notre perte de sensibilité altruis te.Pour d'autres, par contre, les es paces de conversation qu’il réalise attisent la réflexion sur une analyse des comportements des individus qu'elles pous sent a la fois à l'introspection et dans une sorte de griserie car le spectateur est invité a parcourir un labyrinthe psychologique qui s’apparente a un jeu électronique émaillé de dangers et de récompenses, a decoder divers niveaux de langage a par tir d'attitudes du quoti dieu, l’interactivité devenant ainsi source métaphorique de la rencontre et de ses règles.Car nos rapports avec la machine comme avec l’autre ne sont-ils pas souvent plus qu'autrement, factices?Conscient des limites de la technologie, des images quelles nous renvoient, le spectateur se fait pourtant prendre au piège alors que charpie individu, derrière la vitre, par le biais de l'oeil de la caméra, semble lui parlei vrai, le regarder dans les yeux, pour se figer soudainement, un pen ironique et distant, lorsque son partenaire occasionnel insiste sur une question qu'il juge inoportu ne.Car, par vidéo interposé, cette la mille reconstituée peut même nous ecarter de sa conversation, et se n tourner vers un de ses membres pour amorcer un autre dialogue qui* le spectateur, alors exile (lu discours, surprendra, tout contrit.I n nouveau degré de réalisme Avec Portrait de famille qui fait suite a la fiction Portrait nul de I9'W ou la comédienne Faille Ducharnie, séduisante et perverse, répondait aux questions prédéterminées qui s’allichaient a l’écran et que nous choisissions arbitrairement jusqu i atteindre une relation d’intimite trou blaute avec elle, nous sommes aussi les acteurs potentiels et momenta lies d’un veritable documentaire et h nologique ou sont cernées, par l’i u Iroinise d’un scénario élaboré pai l’artiste, des micro sociétés qui élu dent lout cliche d’usage.D* port mil hypermedia, s’il cherche a neiilrali sei l’omniprésence de la mai him qui le contrôle, est Iransculturel et empirique C'est toute l'histoire de la peinture et de la photographie qui défile ici dans i es oeuvres inspirées de la Renaissance, sobres et sans ai lifice aucun, et a travers lesquelles Lue t ourchesne a injecte un non veau degre de realisme I >ans le mu sec, comme dans la vie, elles symbo lisent alors tous ces gens qui se croi sent et ne se parlent pas.t e qu'il en reste finalement?I au video qui est •consciente du speda lem mais aussi du sens, du conte nu, des hi dies d'histoires voices a celle société virtuelle qui.si lions la rencontrions demain, près de la Vieille l liarite a Marseille, nous le rail dire avec un brin de stupeiii vous, je vous ai déjà vu quelque part, au musée a Ottawa en hiver 1993.et je vous ai même parle. i.I I» K v 0 I it .i i.v i; \ D i; i; D i 21 U i: i i \i n u i: i n u (’ !) MTS Viva l’ALENA Les tribulations de trois sculpteurs québécois au Mexique B K I G ITT K M O R I S S KTT K COR R K SI’O N DANTE A MEXICO Si jamais vous passez par le sont|> tueux jardin des sculptures de l’Université nationale de Mexico, vous y verrez peut-être dans quelques mois les réalisations en acier inoxydable de trois sculpteurs québécois: Jean-Yves Côté, Roger Lapalme, et Pierre Tessier.Pensez alors que ces trois mousquetaires de l'art Québec-Mexique ont du ferrailler dans un llou organisationnel assez paradoxal.A moins qu’ils n’aient tout simplement été victimes, dans le contexte d'une véritable tour de Babel, de l'un des thèmes favoris de leur recherche: l'incommunicabilité! ht même la reporter pourrait joindre aux leurs ses frustrantes pérégrinations pour connaître la fin de l’histoire! _ Mais le Mexique étant ce qu'il est, c’est grace a la générosité d’un mécène spontané et de collègues mexicains des plus amicaux que nos artistes frustrés — puis rassérénés — peuvent aujourd’hui parler tranquillement de nouveaux projets.au Mexique toujours.Il est vrai que les trois sculpteurs québécois avaient déjà participé a des symposiums dans ce pays.Organisé par le College des architectes du Mexique, ce nouvel événement paraissait n’offrir que des gratifications: matériel, atelier de montage, logement, nourriture, transports, tout était fourni par les commanditaires mexicains.Y compris une bourse de travail de 3000 $ IJS a chacun des l(i artistes participant ace symposium international de sculpture en plaques d’acier.Malheureusement, le Mexique traverse une grave recession.I.e mécène s’est retiré, laissant les organisateurs fort embarrassés.Nos Québécois avaient néanmoins Quetzal-coatl — ou quelque autre dieu aztèque, le poète Nctzalcoatl peut-être — de leur côté! Ils ont bien reçu leur matériel, après quelques jours d’une exaspérante attente.Li bourse leur a généreusement été versée comme promise, et les voila maintenant enrichis de quelques protecteurs: l’architecte Knrique Kspinoza a promis de se faire leur imprésario pour diffuser leurs oeuvres futures au Mexique, apres leur avoir fourni atelier et machines a couper l'acier; Becky Gut-tin, une sculptrice mexicaine respectée, les a moralement dorlotés en leur ouvrant son propre carnet d’adresse.Comble d’ironie, Becky Cîuttin, qui travaille avec une imagination sans frein le bronze, l’acier et le verre, na pu elle-même réaliser son oeuvre dans le matériau prévu.Un autre sculpteur, Miguel Hernan- dez, a joué les coordonnateurs à la place du mentor qui ne leur avait laisse que frustrations en partage! l’our réaliser leurs oeuvres, Jean-Yves, Pierre et Roger ont du dormir sur la dure et manger un peu de vache enragée dans une lointaine banlieue de Mexico! Lorsque j’ai vu leurs sculptures, elles gisaient peu gracieusement dans la cour de leur nouveau protecteur et mécène, entre deux cabines téléphoniques et quelques cubes d’acier destinés aux douanes.Les sculptures québécoises atteindront un jour leur destination.No se preocupe, comme on dit au Mexique! Knrique Kspinoza est un architecte connu — et sympathique qui boucle ses fins de mois en fabriquant du mobilier urbain.Pour lui, le libre-échange n’est pas qu’une affaire de gros sous.Roger Lapalme a choisi d’exprimer son angoisse devant la froideur des villes a travers un sentier reliant deux citadelles aux allures de glaciers; l’ensemble mesure 3 ni.X fi m.1/2.Jean-Yves C ôte présente deux personnages stylisés et abstraits dans un dialogue intitulé: -Au nom du père et (lu fils»*; la forme la plus élancée mesure Km.lu sculpture de Pierre Tessier se trouve à un autre extrême de Mexico: elle porte le titre de Oromë e t fait pensera un tipi très stylisé (3 m.X fini.1/2).Tout compte fait, ce ramassis de frustrations et de mésaventures ne s’est pas si mal terminé: nos trois sculpteurs, qui enseignent également au Québec, ont maintenant devant eux — du moins d’eux d’entre eux — une exposition solo a Toluca, capitale de l’Ktal de Mexico, au printemps.Kspinoza leur offre de nouveau son atelier pour couper et monter leurs pièces.Mexinox leur propose une lois encore les matériaux.Il est même question de deux autres symposiums, dont l’un dans la capitale industrielle du nord mexicain, Monterrey.La communication ayant fini par se rétablir sur de si bonnes bases, Roger Lapalme en oubliera-t-il ses angoisses face a la froideur de la grande ville et a l’incommunicabilité de ses habitants?A Mexico, en tout cas, la Guadalupe — la Vierge aux yeux brides — fait toujours des miracles! Kt les trois artistes québécois ont touché le gros lot, si l’on songe à leurs confreres d’Italie, d’Argentine, (U ruguay ou du Pérou qui n’avaient pas encore termine leur oeuvre alors que l-apalme, C ote et Tessier étaient déjà réinstalles bien au chaud dans la sécurité de leur terre natale.Il ne leur reste plus qu’à rendre la pareille a leurs confrères et consoeurs mexicains! C’est la loi des libres-échanges.Que le vrai Michel-Ange se lève! P II I I I i* t* l! t i k t,la KEPI ER Cile du Vatican — Après quatre années de travail, la restauration Au Jugement dernier de Michel-Ange lire a sa fin.Les échafaudages retires d’ici avril laisseront apparaître pour la première fois depuis PESO toutes les fresques du maître de la Renaissance pour la chapelle Sixtine.Ix' Jugement dernier, dans lequel l’historien de Part italien Vasari voyait un don de Dieu a l’humanité, était la dernière partie de la chapelle a "ressusciter-.C’était aussi la plus redoutable et la plus discutée.-On est allé d’une découverte a l’autre.C’était beaucoup plus complexe que pour la voûte-, confie Gian-carlo Colalucci, restaurateur en chef de l’un des joyaux de l’art mondial.La main de Colalucci a touché le doigt de I lieu donnant la vie dans la célèbre scène de la Creation à la voûte, ainsi que le visage grave du Christ sur le mur d u jugement dernier, mais son activité lui inspire des réflexions concretes: ••Nous avons découvert beaucoup d’endroits on Michel-Ange s’etait cor rige II peignait un element d’une ma nière, puis changeait d’avis et le modifiait Peut-elle est il devenu de plus en plus perfectionniste avec l’âge.» A l’aquos prochain, I«St> ans après le début de l’activité picturale de Mi ( fiel-Ange dans la chapelle ou sont élus les papes, ce lieu aura retrouvé le lustre (pii le distinguait en lfi11, lorsque l’artiste répondit aux digui laircs impatients qui le pressaient depuis des années: Idle est Unie.Système de repères Au fil des quatorze ans écoulés depuis qu'il a entrepris de restaurer la voûte, Colalucci a mis au point son propre système de repères, lait d'une connaissance intime de Mi chef-Ange el des techniques rie mise en valeur modernes.I v Jugement dernier, que le restau râleur a aborde après dix ans de travail sur la voûte de la chapelle, est till tourbillon de 33(i personnages ou le maiire épanché sa vision tourmentée de l’aboutissement de l'humanité.I lue Vierge craintive se détourne d'un t hrisl jugeant les vivants el les morts les saints gagnent le paradis ou les accueillent les trompettes des anges celestes, tandis que les dam m s basculent dans les flammes de l’enfer pour y être la proie de serpents voraces.Sur le mur de 1(>() m du fond de la chapelle, qui fait sa part a l'épouvante, les fresques rendues à elles-mêmes contrastent avec celles (|ui sont encore à restaurer.Les Iresques ont retrouvé leurs couleurs d'origine, arrachées à un encrassement séculaire et nettoyées des erreurs commises lors de tentatives de restauration precedentes.Le ciel, rpii offrait depuis si longtemps la teinte indécise d'un lac pollué, a retrouve le bleu intense que Michel-Ange obtint grace au lapis-lazulis.I In terrain miné Blus accessible aux restaurateurs que la voûte qui s'arrondit a 21 metres du sol.Iv Jugement dernier avait subi plus d’outrages et constituait un déli pour Colalucci.Dans le passe, des adeptes de la restauration ont utilise de la colle afin de restituer momentanément leur lustre aux fresques.Ils ont aussi souligne le contour des personnages avec de la peinture sombre pour les rendre plus visibles."C’était un parcours miné», dit Colalucci en évoquant la difficulté qu’il y avait a distinguer entre les retouches clfecluecs par Michel-Ange après séchage de la fresque et celles des restaurateurs ri'epoqurs ultérieures.Il fallait tout savoir a l’avance, car la technique n’est pas la même pour nettoyer ce qui a été peint sur du plaire humide et ce qu'on a peint sur une surface sèche.» Les restaurateurs du Vatican savaient aussi qu’il leur faudrait s'attaquer aux pagnes dont on recouvrit certains personnages nus des Iresques de Michel Ange après sa mort, selon les voeux émis par le Concile de Trente.Trente pagnes et voiles furent ainsi ajoutes jusqu'au 1S' siècle.Ceux qui sont dus a des restaurateurs anonymes sont voues a disparaître, mais quelques uns de ceux de I kiniels da Voltcrra exécutant de Ledit du Concile seront maintenus.•La règle d’or est la suivante: ce qu'on laisse peut toujours être en ll've plus lard.Mieux vaut la prudence que les remords-, dit Kabri/io Man cinclli, historien de l’art qui supervise les travaux de restauration de la chapelle Sixtine A R T S VISC K I.S Des bronzes qui dansent & S PoiNTE-À-CALLi ÈRE Le musée à voyager dans le temps ! Onwit du iMnti «udiminctie.da IM i 17h Gratuit pout les enfants de 12 ms et rneies et pow tous, le mercredi, de 17h à 20h.350.place Royale.Vieux-Montréal Renseignements : (514) 872-9150 X'; Boutique thématique Noël à l’ointe à C.illictv.c'est également un choix unique de cadeaux Emballage et certificats cadeaux disponibles Accès librep I I) K (' K M It H K I !» !l :$ LIVRES I.E S P I! T I T S B 0 N II E IJ I! S L’honneur \ .¦ : ,A_ G I I.L E S A R C II A M B A U L T ?AMAN1S, HEUREUX AMANTS.Valery Uirbaud, précédé de Beauté, mou beau souci., suivi de Mon plus secret conseil.Gallimard, collection L'imaginaire, 250pages.Il n’y a que les écrivains qui doutent parfois de la littérature.Ix*s lecteurs passent aussi par ces périodes de mises en cause de leur passion, qui a souvent à voir avec celle de la vie tout court.Cela accepté, comment croire qu’on puisse avoir la moindre réticence pour les récits que Larbaud plaça sous l’invocation de La Fontaine?lorsqu’il publia ces écrits, l’auteur était dans sa jeune quarantaine.Protégé par la fortune familiale, vivant dans l’ombre d’une mère abusive, il a voyagé, vécu en Angleterre, en Espagne, au Portugal et en Italie.Il a surtout lu.D’une insatiable curiosité intellectuelle, il consacre une bonne partie de son temps à traduire et à présenter au public français des oeuvres et des auteurs qui lui sont inconnus.C’est donc entre d’épuisants travaux d’érudition quïl réussit à écrire Enfantines ou Fennina Marquez.Les personnages masculins des trois récits réunis ici ont en commun un certain cynisme de comportement, une propension à la solitude, une méfiance vis-à-vis de l’amour.Les femmes sont vues par les yeux des hommes qu’elles côtoient.Elles sont dépourvues de cette couardise qui permet à leurs petits amis de les abandonner comme dans Mon plus secret conseil.Queenie, qu’une aventure sentimentale ratée conduira a la gêne matérielle la plus absolue, a une fierté inattaquable.Larbaud attachait peu d’importance aux intrigues de roman.Il s’en méfiait même.Fennina Marquez ne nous apprend-il pas que: «Les romans étaient, pour elle, quelque chose de nouveau, elle ne voyait pas, derrière le récit, les artifices littéraires, le déjà connu, les vieux accessoires qui servent partout, et qui finissent par vous dégoûter du passé défini et de tous les romans du monde».C’est l’utilisatiop du monologue intérieur, qu’avait pratiqué en France Édouard Dujardin et ailleurs l’auteur d'Ulysse, qui permettra à larbaud d’échapper aux pièges du roman.D's deux derniers récits du recueil, Amants, heureux amants.et Mon plus secret conseil.profitent de cette liberté offerte aux esprits épris de vraie nouveauté.Soixante-dix ans après leur première publication, ces fictions conservent tout leur primesaut.Il s’agit pour commencer de textes qui sont des variations sur le thème de la jeunesse.Une jeunesse qui apparaît rapidement comme un paradis perdu.La fin d'Amants, heureux de la prose VALERY LARBAUD [IMAGINAIRE GALLIMARD amants est à ce titre exemplaire.«Oui, pendant une semaine nous avons été amants; nous ne l’avions pas été avant, et ne l’avons jamais été depuis; c’était comme si, malgré nous mêmes, en dehors de nous-mêmes, sa vie et la mienne s’aimaient».Il y a dans ces pages une rectitude de ton, une fermeté de la prose à nulle autre pareilles.Quand Marc Fournier, dans Beauté, mon beau souci retrouve adulte une femme qu’il avait connue adolescente, Larbaud écrit: «Il l’avait à peine reconnue, tant elle avait grandi: mais tout de suite il retrouva, tel qu’il l’avait aimé jadis, le grand pays tendre et clair de ses yeux bleus».La tristesse fondamentale dans laquelle se meuvent les personnages n’est jamais appuyée.Tout se déroule comme si pour l’auteur, ce désespoir résigné allait de soi.Le résultat de cet état de choses est la solitude.«Inga et ma jeunesse, ces années de ma jeunesse, ce qu’il y aura eu de meilleur pendant ces années-là».I>e narrateur ù'Amants, heureux amants.s’imagine revoir la douce Inga.Ce sera par hasard, elle sera accompagnée».et moi, tout seul, probablement».Quand nous lisons, nous sommes seuls aussi.Tant mieux si une voix si fine, si juste se fait entendre à sa façon, qui est celle de l’intelligence.Deux rééditions prestigieuses PENSÉE FRANÇAISE Olivar Asselin Fides, 258 pages, 1993 LA LIGNE DU RISQUE Pierre Vadeboncoeur (Fides, 284 pages.1993) CLÉMENT THUDEL LE DEVOIR La Collection du Nénuphar a longtemps été dirigée (1944-1989) par IAie Iücourcière.le professeur Maurice Lemire, celui a qui l’on doit le monumental Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec, a pris la relève, avec un même souci de constituer une courte liste d’écrivains procurant a Fides un fond prestigieux et, au publie, une occasion de savourer des auteurs comme Saint-Denys Carneau, Félix-Antoine Savard, Germaine Guèvremont, Guy Frégault, Fernand Dumont.et les deux derniers ajoutés a cette selection: Olivar Asselin et Pierre Vadeboncoeur.Ces deux rééditions proposent des articles ou essais qui illustrent l’instinct polémique — pour Asselin, on diagnostique une vraie nature de pamphlétaire — de fins observateurs d’une société où, chacun à sa maniéré, ils tentent de secouer l’apathie.Vadeboncoeur n’écrivait-il pas en 1952: «Nous languissons d'une maladie mortelle du caractère»?dans Pour une dynamique de notre culture, l’un des cinq essais retenus, sur les six que contenait l’édition originale de lui ligne du risque en 19(11.Des 32 articles réunis dans Pensée Française, certains pourraient, à peine retouchés, remplir une chronique contemporaine sur le sensationnalisme, sur les journaux jaunes, sur «nos besoins intellectuels» (Asselin s'adresse à des collègues de la presse de France et pourfend les gallophobes), sur «l’attentat aux droits de la minorité» dont certains politiciens (tel Wilfrid Laurier) se font complices.Mais Asselin aurait peine, plus encore que dans les années dix ou vingt, à s’en tirer sans poursuite puisqu’il dénonce «traîtres», «gredins» et autres acteurs d’une démocratie-mensonge ou d’un suffrage universel assimilé par lui à une duperie (dans L’Ordre, mars 1934).Asselin a pourfendu le «gâtisme intellectuel» des enseignes de son temps, il s’en est pris à l’anti-socialisme primaire (Le drapeau rouge).En général, il fit campagne contre «notre manque de sens critique», contre les esprits stagnants ou les chasseurs de sorcières.Il se plaisait à ridiculiser certains clercs qui tenaient à maintenir le peuple dans la douceur soumise de l’agneau.Ce journaliste contestataire a sans doute été le premier à ridiculiser l'enfant blond choisi pour le cortège de la Saint-Jean.11 .faut savoir gré à Asselin d’avoir pris la défense de collègues de valeur, tel Jules Fournier, et d’avoir fréquemment démasqué ce que nous appellerions aujourd’hui «l’information-cas-sette» des gens de pouvoir.Pierre Vadeboncoeur, c’est le penseur qui, note Lemire, scrute les symboles dont se dote la société plutôt que de se fier aux statistiques ou aux enquêtes sociologiques.Penseur à la prose ramassée, nourri des Écritures et d'une vision très personnelle de l’art, il ne cesse de signaler les éteignoirs qui s’opposent aux vents de libération, d’expliquer que le nationalisme doit déboucher sur l’agir et de souhaiter que triomphe la lucidité face aux ambiguïtés qui guettent les «révolutionnaires» -dans Projection du syndicalisme américain - lorsque les prémisses d'une bataille ne sont pas bien établies (Vadeboncoeur reproche notamment au syndicalisme à l’américaine de postuler que démocratie et capitalisme sont indissociables).L’essai sur la paix (Le retour de Micromégas) déplore la bipolarité du monde - c’était avant la chute du Mur de Berlin.Dans une dialectique dont il se départit rarement, Vadeboncoeur y établit les balises d’une troisième voie (opposée à l’équilibre de la terreur).si toutefois les États assumaient leur autonomie, ce qui aurait empêché par exemple Pearson de «trahir» la paix.Et la ligne du risque dans tout cela?Elle se précise quand il faut briser le cercle vicieux (p.44): «résister au dehors à l'assimilation, résister au dedans à l’émancipation».El voilà pourquoi il est mieux indiqué de choisir lx refits global que Notre maître le passé.Le secret du roi Les dessous du règne de Louis XV 538 P«9CS 584 Pa9CS NOUVEAUTÉ Tome II Tome I .éÛ S&SP Pendant trente ans, Louis XV a tiré les ficelles du pouvoir grâce au Secret du Roi, le premier service secret «moderne» de France.FAYARD LNCVCl.t )IM 1 >11 1 ’• L\ Ml 'MOI ’ Al ( w\m L’ENCYCLOPÉDIE DE LA MUSIQUE AU CANADA Un ouvrage de référence incomparable ! Renouant avec leurs plus grandes traditions, les Editions Fides publient la toute nouvelle édition en trois tomes de I Encyclopédie de la musique au Canada, œuvre d’une prestigieuse équipe sous la direction de Gilles Potvin et Helmut Kallmann.Bien plus qu’un dictionnaire de noms ou de définitions, bien plus qu’une histoire ou qu’un lexique de la création et de l’exécution musicales, c’est tout le tait musical canadien passé et présent qui se trouve dans l'Encyclopédie de la musique au Canada.Aucun autre ouvrage ne rend compte avec autant de justesse de la remarquable vitalité du monde musical québécois et canadien et de sa passionnante histoire.De la Bolduc à Céline Dion en passant par Maureen Forrester, Leonard Cohen, Glenn Gould et Charles Dutoit, ils sont tous recensés dans cette encyclopédie unique.On y retrouve également des informations sur les lieux d’effervescence musicale, les grands orchestres, les écoles, les publications, sans oublier des articles de fond sur les nouvelles générations de compositeurs et d’interprètes, sur l’histoire de la musique et sur l’impact des Nouvelles technologies.Résultat d’un impressionnant travail de recherche, Xl-.ncyclopèdie de Li musique au Canada, qui compte près de 4000 pages et autant d’articles, est présentée en trois volumes reliés regroupés dans un superbe coffret.3880 pages, 600 photos — 3965 articles, index de 25 000 entrées Prix de lancement: 125$ jusqu’au 31 janvier 1994 — Prix régulier: 160$ ENCYCLOPEDIE DI- E s MUSIQUE AU CANADA C 12 I.E I) E V Oil!, I.Ë V E X I) I! E I) I 21 I) E ( E M li I! K I II II E S S i\ I S Q II E B E C 0 I S I' N L’œuvre ou la vie De la craquelure à la faille K C) B K K T S A I- K T T I BIOGR AFFITI (RÉFLEXIONS SPONTANEES SUR LA BIOGRAPHIE) Marie Desjardins, L’Étincelle éditeur, coll.• US IOTTERIOTS ¦(¦Him «m» **m ÀLÉÇ0UTE DE L'ECOUMÉNE Wins «MAI « u*ra Hi«i.J im1 Toui ( U incmx L'intimité du pouvoir tfs-W.FrançmU PUwa Soho rli «Ut Histoire des in,rires de Montréal G : »•« ¦ a I'univerMte L .i cnbay A IKK EDITIONS HMMUSttN souci ou L'in OC LA PAROLE i» - Quinze- PRIX ROBERT-CUCHE ET PRIX MOLSON DE L'ACADÉMIE DES LETTRES DU QUÉBEC JACQUES DESAUTELS Le quatrième roi mage Une enquête à Venise à propos d’un mystérieux anneau au doigt de la Vi&ge Marie, peinte par Le Titien, et qui risque de bouleverser nos croyantes religieuses.LES RENDEZ-VOUS MATT COHEN Les mémoires barbelées LITTERAIRES DES Un roman de tendresse et de passion, de mémoire et d'espoir, pour quiconque veut regarder le XXe siècle en face.Une histoire d’amour qui nous entraîne au plus profond des ténèbres dont le passé recouvre le présent.PRIX DE LA PLUME D’ARGENT Rose Fenian Cilles llénaull I’ri\ Athanase-David du Québec 1993 À L'ÉCOUTE DE L'ECOUMENE •Hénault, en dirait que c'est le monde entier a chaque poème».— Philippe Haivk, Émission Riular, Radio-Canada Pierre Gobeil Grand prix I ittéraire de la ville de Montréal DESSINS! I C AIMES DI ILRRILOIRI •Une oeuvre très forte Un stvle une voix singuliers».— Reginald Martel, La l’rinv Marie-Claire Blais PARCOURS D'UN ÉCRIVAIN Dany Lafernière CETTE GRENADE DANS LA MAIN DU JEUNE NÈGRE EST-ELLE UNE ARME OU UN FRUIT?Clémence Desrochers TOUT CLÉMENCE Gilles Gougeon HISTOIRE DU NATIONALISME QUÉBÉCOIS Jacqueline Boucher L'INTIMITÉ DU POUVOIR Josée Yvon LA COBAYE Josée Yvon nous entraîne dans l'univers des filles sans nom et sans avenir.Récit de la vie exaspérée et de la dépossession qui ne laisse place à aucun folklore.puuuu-muMiiuirmsr I < s homme* ,i I.» t «mu|ik'(c de I opacc (!ur le passé d'une jeune fille en fleurs».- Robert Saletti, I f Unvir L’appel des mots U» WA i -xr.1V-; OUI.• iulxagum; Ann Charney DOBRYD Quand j’part’ pour pnHer Gaston Miron L’homme îapaillé Pierre Vadeboncæui Gouverner ou disparaître Collection TYPO Il ne- agit plus de se flatter u esperance 11 est tard, mais il n est pas encore trop tard.G ette \ erito doit nous suffire.Le reste est affaire de résolution».Ktnr Drniuiii U ES PAC 1 El I A DENSI 1 I I HUtiKut $m MkbrlPtmr Se faisant observatrice malicieuse, Monique Champagne nous entraîne «dans sa rue» et nous présente, pêle-mêle, ses voisins, des femmes et des hommes sans masque, aux prises avec les affres de la vie quotidienne.- Histoire de la ingrate diüêfindiiiiBCâüQiiebff POUR NOËL VLB ÉDITEUR SORT SES GROS CANONS.L'HEXAGONE 1953-1993 QUARANTE ANS DE LITTÉRATURE ET SES PETITES DOUCEURS ! K V 0 I II .I !¦: V K X |) K E I) I 2 1 I) K ( E M It It E I !l !) It MlfftffllWilll xtÊttm i»ap Kÿ '' V *4 L ¦ * ¦ C HAS?* ¦ ; m * '*> *»'*%*' »*»*« VMmh théâtre • spectacle • musique • télévision • cinéma • radio • arts visuels • disques • vidéo cahier spécial 22 JANVIER 1994 tombée publicitaire 14 janvier 1994 service de la publicité (514) 985-3399 télécopieur (514) 985-3390 Souvenirs de Noël CULTURELLE 1994! Noël est l'une des principales fêtes de l'Occident chrétien.Devenue un événement commercial et une institution civile, elle se traduit, entre autre choses, par une période de congé plus ou moins prolongée, selon le ^ secteur d’activité de cha-cun.C“* Au Québec comme * ailleurs, une large partie de la population fait donc le «pont» entre le 211 décembre et le début janvier.Une façon, pour nous, de vivre ce pont est de partir, chez des parents ou amis en diverses régions du Québec, vers une auberge, un chalet ou un hôtel de villégiature.Ou encore pour des cieux étrangers, qu'ils soient floridiens, antillais ou européens.L'engorgement des aéroports à ce temps de l’année en témoigne.J’ai eu l’occasion, au cours des récentes semaines, d'évoquer en ces pages diverses célébrations de Noël au Mexique, en Allemagne, en France.Ce qui m’a frappé, en écrivant ces textes, est de constater à quel point demeurent vives des traditions qui sont, somme toute, largement détachées du contexte contemporain.Car il n'y a pas qu'au Québec que Noël se soit transformé en une grande fête du matérialisme et de la consommation.Cela m'a rappelé également que le temps de Noël s’avère une période très particulière, sinon privilégiée, pour voyager.Non seulement parce que partout, l’air est à la détente et aux festivités mais parce qu'alors les gens plongent en quelque sorte dans leurs racines les plus profondes, parfois avec une étonnante fébrilité, comme pour réussir a se retrouver dans une vie essoufflante ou sans réels repaires.Personne ne veut vivre dans les conditions de confort d'autrefois, peu peuvent se declarer prati- quants, et pourtant tous se pressent à la messe de minuit et sentent toujours leurs fibres vibrer à l’écoute du Minuit Chrétiens! Ces retrouvailles annuelles avec une partie de nous-mêmes refoulée ou oubliée nourrissent un ;// a n il ‘.nt,ense état de disponibi- eluis ^ ht c est cette disponibi- lité que demande en fait le voyage.Tout voyage.11 est vrai toutefois qu’à 1 époque des Fêtes de nombreux voyageurs, surtout ceux qui partent vers le Sud, se retrouvent de plus en plus entre touristes, dans des hôtels ou lieux similaires, coupés de tout lien avec les populations ambiantes.Et il est vrai qu'ils s’accommodent de plus en plus aisément de ces partys vaguement pittoresques ou exotiques mis expressément sur pied à cette occasion pour les amuser.Et leur faire croire qu'ils en ont vraiment pour leur argent.U n’en demeure pas moins qu’il y a là une occasion de faire des voyages hors de l'ordinaire.Pour peu justement qu’il y ait cette disponibilité aux célébrations et aux humeurs des autres.Nous avons tous et toutes nos souvenirs.Je me souviens, pour ma part, d’un Noël fêté à Haïti, au temps de Papa Doc, tout ébahi que j’étais devant ces couleurs, ces chants, où je ne discernais plus très bien le païen de l’orthodoxie rituelle: ailleurs, sous le ciel des Tropiques, dans la chaleur des jours et la moiteur des nuits, c’était une même fête — mais si différente.Il y eut aussi des Noël a Tignes, en Californie.Et des Noël au Québec, au Lac-Saint-Jean, dans les Laurentides, en Charlevoix.Des voyages et des rencontres.Un état d’esprit.Et il y en aura d’autres.Que seront-ils?Vers où va le voyage?Le ski constitue certes un des plaisirs de l’hiver.SUITE DE LA PAGE C 18 Des lieux de pêche blanche?Dans les Cantons de l'Est, sur les lacs Magog et Massawipi.Sur le Saint-Uurent, là où il s'élargit aux lacs Saint-Pierre, Saint-François, Saint-Louis.Et aussi, au Sa-guenay/Lac-Saint-Jean, région qui, depuis quelques années, fait d’actives promotions sur ce thème.Partout, des pourvoyeurs se font un plaisir, moyennant rétribution évidemment, de percer les trous et de fournir l’équipement.?Raquette et raquetteurs Immanquablement, quand on regarde des photos d’époque, celles qui racontent par exemple les années du carnaval d’hiver de Montréal au siècle dernier, on y voit des raquetteurs.Pipes au bec, capots de poil, manteaux de chat, ceintures fléchées, raquettes aux pieds ou à bout de bras comme des trophées, iis étaient les indispensables partenaires de la fête.Etre membre d’un club de raquetteurs était toute une affaire.Je connais encore des gens — qui ne sont pas des trappeurs — capables de vous parler en long et en large des pattes d’ours, de la ba-bine et de tous les secrets de la raquette.J’aime bien ce sport, même si je ne le pratique pas très souvent.C’est un sport de liberté.Il suflit de suivre la neige et de faire son propre chemin.Que le terrain soit plat ou abrupt.C'est simple et silencieux.On se fond dans la nature et l’hiver.Aucune technique particulière à acquérir, si ce n’est d’apprendre à écarter un peu les pieds.Aucune tenue particulière non plus: à la limite, un smoking pourrait faire l’affaire.Mais, en ces temps où la sophistication est si omniprésente, la raquette a perdu des adeptes.Et, même sur la neige, elles se voit tancée par le ski de fond et la motoneige qui déroulent leurs pistes à ses dépens.La majorité des bases de plein air réservent toutefois des pistes aux raquetteurs, ainsi que les parcs provinciaux et fédéraux.Pensez à l’empreinte de raquettes sur de la neige à peine tombée.?Camping d’hiver P ardon?Vous dites?Faire du camping d’hi-''1 ver?D'hiver, j’ai bien compris?Dans la neige et le froid?Mais ça ne va pas très bien entre les deux oreilles!» Le camping d’hiver a ses fans, sinon ses maniaques.Il demande un équipement adéquat, des vêtements chauds et un peu de savoir-faire.Mais ce n’est pas si sorcier.On y apprend à trouver des sites a l’abri du vent, à utiliser les qualités protectrices de la neige, à faire des matelas de sapinage.Les gens qui en font n’en meurent pas, au contraire: et ils sont unanimes a narrer cette expérience hors de l’ordinaire, à parler de cette exceptionnelle relation avec la nature.C'est ce que propose, par exemple, le Parc du Mont-Tremblant près du centre de service du Lac-Monroe (3,65$ par personne par nuit, 819-688- 6176, 1-800-567-6177).Quant a lui.le dernier numéro de la revue Marche de la Federation québécoise de la marche (2,95$; 1545, rue Pierre-de-Coubeitin, Montréal 11IV 3K2, 514-252-3157) fournit le calendrier et les coordonnées de nombreux clubs et le calendrier des excursions impliquant du camping d'hiver.C’est à essayer! ?A Traîneaux à chiens C’est la dernière rage.Pour laquelle il n’y a aucun vaccin à la Pasteur.Ce sont de belles bêtes, fortes, fougueuses, débordantes d’énergie.Difficiles à contrôler aussi.Avant de s’engager dans un forfait de plusieurs jours, il faut se renseigner sur l’expérience et la maîtrise technique des guides accompagnateurs.Il faut savoir également que ce ne sera pas toujours le confort d’une limousine, qu'il y a un univers de distance et de surprise entre le rêve de., g l’aventure et la réalité, l'n univers qui demande de la discipline et de la disponibilité.Deux adresses: ¦ A Sainte-Anne-du-Lac au nord de Mont-Laurier, Les Expéditions Tapani (819-586-2064/2223).Randonnées de deux, trois ou quatre jours, a partir de 427$, 663$ et 875$, incluant, l’hébergement (en chalet et dans une base de plein air), les repas, un gujde, tout l'équipement et les assurances.¦ A Clova, entre le Lie Saint-Jean et l’Abitibi, Evasion Aventures Nature Inc.(a/s François Beiger, GOX 3M0,819-662-3356).HIVER LE DEVOIR PLACE À LA RENTRÉE La campagne conserve ses charmes même drapée de neige.n Holland America Line Croisière Sud-est asiatique MS STATEN DAM 14 jours — 22 février Hong Kong, Bangkok, Indonésie, Bali et Singapour Groupe accompagné par Robert Tremblay et Sonia Denault de la Galerie Michel-Ange A Epargnez 5% A partir do B 700 $ i s cam in i 5 040 $ i s, (am K xi Par (« ra en „« Incluant tarif aérien de Montréal aller et retour Voyages Le may Nicole Lomay 287-9990 ou 1-800-363-0352 Agences de voyages Altitude inc.Solange Smithers 332-1970 LE DEVOIR TOURISME I.K I) I.V (I I I I.K V E X l> H E I» I 2 1 H K i K M B I! I I II il :i (' 17 i •• g HEBERGEMENT region OwK*.î«S| AIGLE C A P CHARLEVOIX LA PINSONMI.RE: Lauréat de la gastronornii somptueux relais de campagne un grand rest; :a< massothérapie À proximité au Mont Grana OU.'Mi Fermeture annuelle dulernov au éaec tourisme 93 Sous un même toit, un 3t onneiê Pisc.ne intérieure sauna et ! NOS FORFAITS DE NOËL ET DU JOUR (418) 665-4431, télécopie: (418) 665-7156 EXCURSIONS Au pays des crèches de Noël Que ce soit en Corée (luiut), au Canada (ci-dessous) ou au Nigeria (ci-contre), la crèche trouve son expression dans la culture populaire.NORMAND CAZELAIS O n peut voyager près de chez soi.lout près.Ht avoir l’impression sinon la certitude d’ètre au bout du monde.Dans des univers absolument exotiques.Puisque Le Devoir est un quotidien montréalais et que la majorité de ses lecteurs vivent dans la grande périphérie de Montréal, il m arrive fort peu souvent en cette c‘ ’ • de parler de toutes ces planètes qui l’habitent.Et pourtant.Chaque année ou presque, en ce temps-ci, je vais faire mon voyage — peut-être un pèlerinage — a l’Oratoire Saint-Joseph, sur le versant nord du mont Royal, relief sans lequel Montréal ne serait pas ce qu’elle est.Tout impie et mécréant que je suis, loin de toutes les églises et croyances officielles, je prends un évident plaisir à visiter l’exposition récurrente sur les crèches de Noël qui se tient au musée de l’Oratoire.L’événement a lieu, selon ce que j’ai su sur place, depuis près d’une quinzaine d’années — depuis 1979, mais mon informateur n’en était pas sûr du tout.Il y avait auparavant, au temps de Noël, des expositions sur différents thèmes qui changeaient selon les années: la Sainte-Famille, etc.Cette année, l’exposition porte un sous-titre, 74 pays a l'Oratoire, révélateur a la fois de sa continuité et de sa diversité.Continuité et diversité, car il s’agit, d’année en année, d’une exposition internationale illustrant les multiples façons qu’ont des peuples et artistes des cinq continents de célébrer la Nativité.Et, à chaque année, je suis ravi.Ravi de voir de si belles oeuvres, d’explorer de si multiples sensibilités, de voyager par le vaste monde en suivant un lil d’Ariane d’une richesse de toute apparence inépuisable.L’exposition elle-même se présente sous une forme fort dépouillée.Derrière des vitrines, dans des niches ou sur des murs nus prennent place des personnages de tailles et de matériaux divers.L’éclairage est discret et, à côté de chaque crèche, une petite plaque toute simple en donne le numéro ainsi que le ou les auteurs, l’année de création, le pays d’origine et parfois le nom du donateur.On peut se procurer, sur le comptoir a l’entrée, un petit dépliant couleurs qui liste les objets exposés en reprenant, sans détails supplémentaires, les informations sus-mentionnées.Ce qui est un peu frustrant, je l’avoue, tant il serait intéressant d’en savoir davantage sur la genèse de chaque oeuvre, les intentions des auteurs, les techniques employées, les traditions et filiations à apprécier.N’importe: c’est un remarquable voyage qui nous est ainsi proposé, et dans l’espace et dans le temps.Nous allons en Syrie, Arménie et Côte-d’Ivoire, au Costa Rica et aux Philippines, au Danemark et à Hong Kong, en Autriche, Argentine, Croatie.Et au Québec aussi.Il y a des personnages parfois plus grands que nature, parfois miniatures; il y a des bas-reliefs, des huiles, du bois peint, des photos, des reproductions du Tmtoret.Les matériaux employés vont de la résine à l’émail, de l’aluminium à la terre cuite, du nacre au bambou, du plâtre à la laine.Où suis-je allé?Au Mexique, devant ce grand tableau fait de fèves et de grains de maïs; dans le Nouveau-Bordeaux, quartier du nord de Montréal, devant cette impressionnante plaque d’aluminium repoussé réalisée par des élèves de l’école secondaire Evangéline.En Allemagne également, devant cette sculpture, très germanique dans sa facture, qui tourne autour de son axe grâce à la chaleur des chandelles qui active les pales.Sous mes yeux ont passé le Rwanda, le Zaïre et Madagascar en ébène, palissandre et acajou, minces et stylisés, très africains.Et la Martinique, de terre cuite et de noix de coco, où un couple tenant un bébé arrive sur un radeau près d’un rivage.Et la Corée, blanche et noire, en soie et coton, empreinte de réserve.En Egypte, la scène a lieu sous les palmiers, sans étable ni caverne, en plein air, avec les pyramides à l’arrière-plan.Des marionnettes de grandes dimensions, très dignes et expressives, semblent descendre d’Afrique du Sud.Du Viêt-nam, tirés d’arbres séculaires, trois personnages et deux agneaux aux traits inachevés expriment calme et tourment.Je suis allé aux Iles-de-la-Madeleine, au Sri ümka.En République Tchèque et en Slovaquie pas si loin l’une de l’autre.En France avec les santons.Et tout au nord, au pays des Inuit et de la stéatite: glace et mer, un homme qui tient un kayak, une mère allaitant son enfant, un ange, beaucoup d’animaux, de la force, de la yie et de l’abandon.A moins de courir d’un exhibit a l’autre et de ne regarder le tout que d’un oeil superficiel, le voyage durera au moins 45 minutes mais plus probablement une heure et demie.Dommage qu’aucun vestiaire ne garde la porte d’entrée: ce n’est pas le chauffage qui manque.N’oubliez pas, en sortant, d’acheter l’un ou l’autre ensemble de dix cartes de Noël (7,50$ avec la taxe) reproduisant quelques crèches choisies.Renseignements: 250 crèches à l’Oratoire (tous les jours, de lOh à 17h, jusqu’au 8 février 1994), 3800, chemin Queen Mary, Montréal, (514) 733-8211.Contribution volontaire de-mandée â l’entrée.RHIAIS & CHATEAUX ébe Hôt berge OFFREZ-VOUS UN SEJOUR Vous faire plaisir, c'est dans notre nature! CHEZ LA FAMILLE DUFOUR HÔTEL-RESTAURANT I LAI \ I \-B0l ( III Ste-Adèle, hôtel 5 fleurs de lys: forfait «Une tentation de plus» a partir de 112 S p.p.p.j.occ d téléphonez sans frais de Mtrl centre 514.4i6 eu interurbain 514-229-2991 pour informations sur nos forfaits anniversaire du 'em; des Fêtes, ski ainsi que nos réunions d’affaires.Téléphone sans frais de Montréal-centre 514-227-1416 ou interurbain 514-229-2991 HÔTELLERIE LES TROIS ill El UES A St Marc sur Richelieu Une hôstellerie paisible et confortable, dans une demeure d'un autre âge.sur le bord de la rivière Richelieu et où le personnel n'a qu'un seul désir.satisfaire.Lauréat national «Mérite de la Restauration».Nous av>1 \s différents torfaits à vous proposet 584-2231 AUBERGE HATLEY: Grand Prix National de la Gastronomie 1993 «La labié d'Or» 25 | chambres dont certaines avec foyer, toalcon, vue sur le lac.j Découvrez les plaisirs de l'hiver en I strie vacances-neige, 30 km i de pistes de ski de randonnée ski alpin à proximité f orfaits à i partir de 100$/pers./jour en occ double incluant souper, petit I déjeuner ef service Spéciaux pour Noël et Jour de l'An.N.B.Forfait conférence disponible.Tél.: (819) 842-2451 MONT SAINTE-ANNE ,____________/1____________ i f AuIhti**' Lu V amanne ) v_________h—1-—-s chambres grand confort ave loyei Forfait «ÉVASION», offre exceptionnelle compienant 3 jours.2 | "uits, un souper gourmet deux grands deieimeis les pourboires et le service privé de navetie à la I montagne.6 partir de 149 00 S pen «i : * hose : • i" "" t-800-567-3939 MIS) 827-5703 HÔTEL LA SAPINIÈRE — (Lourentides au nord de Montréal) — Lac - 1 heure de 70 chambres - cuisine raffinée - prestigieuse cave à vin - sports de saison - FORFAITS SUR SEMAINE ET FIN DE SEMAINE - TEL 800-567-6635 ou 819-322-2020 - FAX: 819-322-6510 -1244 chemin La Sapinière, Val David (Québec) JOT 2N0 HÔTEL L’ESTEREL - «Nos chiens Huskys Sibériens sont attelés aux traîneaux et s impatientent 85 km de pistes de ski de fond fraîchement entretenues parsèment lacs et montagnes notre guide de motoneige vérifie en détail e parcou’S de la journée ie chasse-neige aébiaie notre patinoire olympique et notre oiste ae 6 km es moniteurs de ski alpin s'informent des conations üe neige Oes mongoifières colorent mmensrfé bicnche du jx Dupuis o intérieur, une clientèle enthousiaste se prépare pour : aventure tr anche voilà un matin typique d'une journée pus qu organisée à l’Hôte L'Estére » Cet hiver venez vivre urtime aventure bianche! 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(418)694-0280 1-800-463-0280 m i 8326 (' IS I.K I) K V II I 11 , I.E V E N I) I! E I) I 2 1 I) E (' E M B I! E I !» !» :( mm s Profiter de l’hiver Un vaste choix ni a dit qu’il n’y a rien à faire l’hi-Vv ver?Neige et froid expriment un climat exigeant qui oblige chacun, chacune.à se prendre en mains, Un climat vivifiant aussi: les anciens sanatoriums étaient en région de montagne, certainement pas dans l’intention d’achever les malades.La richesse de l’hiver, de notre hiver.est méconnue, insoupçonnée: la richesse d’une vie qui ne cesse de battre.Voici donc des activités à faire prés de chez soi ou à l’autre bout du Quebec.Ht ces suggestions ne sont pas exhaustives.Parce que restent la marche, le patinage, la glissade, l’orientering, la photographie, l'observation des oiseaux, le piégeage, les promenades en carrioles, les randonnées a cheval, que sais-je encore.Dire qu’il y en a qui partent pour le Sud.?Circuits de motoneige La motoneige reprend du galon.Un événement passé chez nous un peu inaperçu il y a quelques années, mais qui fit grand bruit en Europe et surtout en France, le raid Harricana.a relancé la vogue.Ils arrivent maintenant par avions entiers, nos cousins proches ou lointains d’outre-Atlantique.qui veulent , onduire ces -scooters des neiges», ces bons vieux «skidoos» a travers champs et bois, sur une neige aussi abondante que leurs rêves les plus fous.Et, nous, bons prin •• -, nous revoyons peu a peu nos positions.Et enfourchons a nouveau la machine.Il fait bien de dire maintenant dans les meilleurs salons: - La motoneige, eh bien! c’est assez spécial.Eût puis, elles sont beaucoup moins bruyantes et polluantes qu'aupara-vant.Il y a plein de pistes balisées partout.Ce n’est plus un sport de sauvages.» D’activité de loisir, la motoneige est vraiment devenue activité touristique.dûment organisée en conséquence.La plupart de associations touristiques régionales ont dans leurs carnets des forfaits d'un ou plusieurs jours.incluant la location des véhicules, des bottes et des habits, les repas pris dans des relais ou des restaurants le long des sentiers, l'hébergement quand il y a lieu et l’accompagnement assuré par des guides expérimentés.Le nombre de cartes localisant les pistes ne se comptent plus.Sans discontinuer, on peut aller de la Cote-Nord a l’Abitibi, du Lac-Saint-Jean à l’Outaouais, de la Gaspésie aux Cantons de l’Est.Couvrir, si l’on veut, des centaines sinon des milliers de kilometres et redevenir, plusieurs siècles plus tard, des coureurs de bois.Dans les Hautes-Laurentides, entre Saint-Jovite et Mont-laurier, le réseau s’articule de plus en plus autour de l’ancienne emprise du P’tit Train du Nord.En Mauricie, on peut partir des limites de Trois-Rivières et remonter vers Obedjiwan et les confins du réservoir Gouin.Sans compter, au sud du Saint-Laurent, les longues côtes de la Beauce qui mènent jusqu’aux lignes américaines ou les hauts plateaux du Té-miscouata.Renseignements généraux: Fédération québoise de la motoneige.?MOI PAYS.C'EST L’HIVER gggmm ¦ ssiiü Wt: > S I 1 ,u ;v ¦ ' ‘v, - ’ fi iMl ëSH mm - « ." Tl?% « * » li I ¦***&*?*&$& t L'hiver au Québec NORMAND CAZELAIS A A ¦ liez, les enfants! .Allez jouer dans la neige! Qui ne se souvient de cette incitation de nos hivers de jeunesse?Ce n’était pas tant pour se débarrasser d’enfants turbulents que nos parents nous enjoignaient ainsi à jouer dehors.Pour la santé et le plaisir, plutôt.Dans l’un des recueils de La bonne chanson de l’abbé Gadbois, il y avait celle-ci, Quand il neige sur mon pays, qui résumait ces joies de voir danser les flocons, de les laisser fondre sur le bout de la langue, de rouler et de lancer des balles de neige, de planter un bonhomme sur la pelouse, de glisser, de patiner sur un coin de glace, de monter a l'assaut des bancs de neige — beaucoup plus réels que des congères.La neige aide l’hiver à vivre.Et nous apprend à vivre avec l'hiver.Dieu sait qu’elle est fidèle a notre hiver! Oh! parfois, il nous arrive de sacrer contre elle, surtout quand elle tombe en grosses bordées dans nos rues transversales qui deviennent sales de gadoue.Dès la mi-mars, nous souhaitons son départ, quand les temps froids n’en finissent plus de durer.Mais nous la chérissons: nous l’attendons pour Noël et le Temps des Fêtes.Pour le ski, pour l’ambiance.Pour la bonne raison que c’est l’hiver.Chaque année, quoiqu'en disent les météorologues et climatologues qui démontrent l’inverse, statistiques a l’appui, il y en a toujours pour soupirer: -Ah! on n’a plus les hivers qu’on avait.La neige, mon cher monsieur, il y en avait haut de même!» Et tout un chacun de sortir ses images d’antan pour appuyer ses dires.Pour.L’hiver et sa neige font partie de nos fibres les plus intimes.De notre identité cultu- relle.11 eut, durant l’entre-deux-guerres, un géographe français nommé Deffontaines qui s’extasia à écrire L’homme et l’hiver au Canada, un bouquin bourré d'exemples illustrant les multiples et profondes relations entre la neige et notre vie ' “ :, dé- taillant les innombrables moyens mis en oeuvre pour s’y adapter, faire corps avec elle et en tirer le meilleur parti.Ix>s temps ont changé, direz-vous.Nous rêvons plutôt de fuir l'hiver et sa neige, de prendre le chemin des Tropiques, de faire comme s’ils n’existaient pas en creusant sous nos villes des tunnels et galeries chauffés peuplés de commerces et de gens afai-rés.Des clubs de snowbirds se forment pour entraîner vers la Floride et d’autres deux qualifiés de plus cléments des hordes entières de retraités.Parce que la vie y serait la-bas plus belle et plus facile.Mais est-ce si sûr?Nous vivons dans un pays nordique, c'est vrai.Mais Montréal et Québec, vous le s;i-vez, sont moins au nord que Paris et la plus grande partie de la France: il y a ainsi des réputations.Nous vivons dans un vaste pays.Varié, si différent d’un endroit a l’autre: ici un grand fleuve et sa vallée, la des montagnes; la encore, des collines, des lacs et des forêts, la mer, des champs et des villes.Et, l'hiver, des lacs gelés, de la neige partout, des plaines, des maisons et des versants couverts de neige, d’une autre peau, dotés d’un autre visage et presque d’une autre personnalité.Voyager au Québec l’hiver, c’est comme découvrir un autre pays.La pêche blanche L’ironie peut être facile: les poissons sont-ils sur ou sous la glace?Il y a des lieux dont tout le monde a entendu parler, tel Sainte-Anne-de-la-Pérade, avec son village de cabanes, ses rues, ses festivités, ses p’tits poissons des chenaux.Des lieux comme ça, qui en attirent beaucoup et qui en rebutent plus d’un, a cause de toute cette animation, du bruit, de la trop grande commercialisation.A cause de la quétainerie, disent certains.Mais qui y est déjà allé a trouvé autre chose.Il suffit d’un lac gelé, d’un ou plusieurs trous dans la glace, de lignes et de hameçons, de chaises pliantes.D'un peu de patience et de compagnie.Les cabanes, les flasques de gin et tout le tin touin, tout cela n'est pas absolument nécessaire.Un soleil haut dans le ciel, un air frisquet mais pas trop froid et un vent qui retient son souffle, c’est encore mieux.VOIR RAGE C IC HIVER ^56299
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