Le devoir, 31 décembre 1993, Cahier A
-?FONDE EN 19104- LE DEVOIR Vol.1.X X XIV - X O 3 () 2 M O X T 11 K A 1.1.K V E x i) u e i) i :t i h é c I-: m il ii e i h 9 :i 3 (' A II 1 K 11 S 1.3 O S + r F S + T V (,) LES ARTS La rétrospective A 0 * culturelle '“l page CI fj fj LIVRES Une année dans la vie m/Ê de Marie-Claire Blais VEl PAGE C 1 LE MONDE *# Israël bluffe, ^ j) selon Arafat PAGE A 5 1 ÉDITORIAL # Le temps des rêves rétrécis, l'éditorial de Lise Bissonnette PAGE A 6 PERSPECTIVES Un Bye Bye à la française Christian R ion x Imaginez qu’à chaque fois que Bernard Derome lit le bulletin de nouvelles sur Radio-Canada, sa caricature prenne l’antenne sur une chaîne concurrente comme Télé-Métropole ou Quatre Saisons.Pendant que l’original passe en revue les nouvelles du jour, sa copie passe au moulin de la satire décapante les mêmes événements et met à nu les tics et les travers des vedettes de l’actualité.Sur une chaîne, les informations de la journée; sur l’autre, leur caricature à vif présentée par des guignols mordants, souvent vitrioliques.Laquelle des deux chaînes écouteriez-vous?Voilà le dilemme qui déchire la France depuis que Canal Plus, la plus jeune des chaînes commerciales, produit un Bye Bye quotidien qui parodie le journal télévisé du concurrent TF1, animé par Patrick Poivre d’Arvor.Les Guignols de l’info, qui mettent en scène plus d’une centaine de marionnettes en latex (à 3500$ pièce), sont devenus le rendez-vous obligé de trois millions d’auditeurs.En particulier des moins de 35 ans, qui déclarent même, lorsqu’on les interroge, trouver dans la satire politique une source d’informations appréciable.A l’automne, une rumeur jamais confirmée voulant que le renouvellement de la concession de Canal Plus soit lié au retrait de l’émission a soulevé un tollé.Les (ans ont immédiatement conclu à un sombre complot du leader de la droite, Jacques Chirac, qui n’apprécierait pas qu’on le caricature en vieillard gâteux abandonné de tous.Il n’en fallait pas plus pour que les médias et le public se portent comme un seul homme à la défense des Guignols.Le magazine Globe, toujours prêt à dénoncer la droite, fit même sa couverture avec la marionnette de Jacques Chirac sous le titre: «Touche pas à mes Guignols!».Bref, dans la nébuleuse politique parisienne, les Guignols sont devenus l’objet d’un véritable culte.Héritier de Coluche et des Mouthy Pythons, l’humour zappeur et ix-rsiffleur des Guignols n’épargne personne.Sous la plume des impertinents de Canal Plus, le premier ministre Edouard Balladur («le grand tout mou») devient «ce somnifère que prennent 57 millions de Français».«Nous le savions: les Français prennent trop de médicaments!», déplore le faux Poivre d’Arvor.Le ministre de la Défense, François Iêotard, baptisé «Serial Gaffeur» , se transforme en G.I.Joe que les enfants peuvent habiller en légionnaire ou en tirailleur sénégalais.Iii caméra indiscrète surprend Jacques Chirac faisant les poches d’Edouard Balladur, lui-même soupçonné de tromper le leader du RPR On n’a jamais avec *e ministre de l’Intérieur, J Charles Pasqua.tant parlé de Ce dernier, qui a déclaré la guer-! re aux barbus islamistes, était re- politique dans présenté quelques jours avant Noël en train d’embarquer dans un pales cours de nier à salade tous les Pères Noël de , , .France.Quant à l’ancien premier recreation que ministre Raymond Barre, person-, , nage plutôt fantomatique de la |X)li- depuis que les tiqUC française, il est le sujet d’un ipnnes Français Jeu Questionnaire cionl l’énigme est jeunes français t()Ut simplement: «Qu’est-ce que le renrennent Raymond Barre?» P L’humour grinçant des Guignols les répliques c'e 1 *n^° sent la banlieue et les quar-* " ‘ tiers populaires.C’est d’ailleurs ce des Guignols fin* les démarque de leur concurrent et prédécesseur, le Bébête Show.Une émission inspirée du Muppet Show américain, diffusée depuis 1981 sur TF 1 et qui représente les hommes politiques sous les traits d’animaux de basse-cour.Comme il se doit, cette rivalité prend en France la forme d’une opposition droite-gauche: Stéphane Collaro, de 'ITT, accusant les Guignols de ne pas égratigner suffisamment François Mitterrand (grâce à fini fut créé Canal Plus).Ix*s affinités à droite de TF1 étant, quant à elles, connues depuis longtemps.C’est celte culture de la dérision que dénonça François Iêotard dans l/e Monde lorsqu’il .accusa les médias du suicide de l’ancien premier,ministre Pierre Bérégovoy.Une biographie récente d’Edith Cresson rend le Bébête Show responsable des déboires de la première Française chef de gouvernement.Les marionnettistes l’avaient surnommée Amabotte pour souligner sa servilité à l’égard de Mitterrand! Françoise Sagan, elle aussi blessée par sa caricature, n’a pas hésité à faire un procès à Canal Plus.Cela n’empêche pas les Français d’être unanimes à plébisciter ces deux émissions avec lesquelles les politi-ciens,doivent dorénavant compter, les magnétoscopes de l’Elysée et de Matignon n’en ratent pas une.Et quand cela se produit, les attachés de presse téléphonent aux producteurs pour obtenir la cassette.Car une plaisanterie vilriolique aux Guignols peut coûter plus cher qu’une mauvaise critique dans Libération ou une prestation minable à l’Assemblée nationale.D’autres s’en tirent beaucoup mieux: depuis que les Guignols représentent le footballeur Jean-Pierre Papin buvant une boisson au chocolat nommée Cacolac, ses ventes ont monté en llèchc.Dérision ou pas, ou n’a jamais tant parlé de politique dans les cours de récréation que depuis que les jeunes Français reprennent les répliques des Guignols.De la même façon que les jeunes Québécpis lancent: • Terrible, terrible.» ou «Est effrayante!» A quand ui die quotidienne du Téléjournal?une paro- 1 N 1) K X 1 es Actualités .A2 Idées „.A7 Agenda cuHuni.C8 livres .CI 1 Annotas eiisNées.B7 le Monde .Ait les Arts .Cl Montréal .A3 Avis publics .Itti Mots croisés.117 Économie .It.'t Politique .VI Éditorial .A les Sports .118 .V Météo Faible neige Max: H) I telails en B (i Qu’elle soit sucrée ou salée.; r A // >?1 \ .JBiSfêS till PHOTO JACQUES NADEAU Les déchirements de la diplomatie canadienne ¦ Des Casques bleus pour maintenir ou imposer la paix?I Pour une dimension multilatérale de la politique étrangère Au cours d’une interview accordée au DEVOIR, le nouveau ministre des Affaires étrangères André Ouellet a fait un tour d’horizon de la diplomatie canadienne et des principaux dossiers sur lesquels il aura à se pencher.Dans le premier d’une série de deux articles, il aborde les questions du maintien de la paix et il décrit les grands axes de la politique étrangère du Canada.SY LVIAN E TRAM 1ER FRANÇOIS H R O U S S E A U I.E DEVOIR Le Canada a inventé et introduit aux Nations unies le concept du «maintien de la paix», ce qui valut jadis le prix Nobel à lester B.Pearson.Mais il se demande aujourd’hui s’il doit suivre l’ONU sur le terrain de l’imposition de la paix et expédier ses Casques bleus dans des pays en guerre.Di brève détention de onze militaires canadiens par des miliciens serbes en Bosnie juste avant Noël a fourni à Ottawa l’occasion d’exprimer publiquement ses hésitations.Dans une récente interview accordée au DEVOIR, le nouveau ministre des Affaires étrangères, M.André Ouellet, a fait part de sa réflexion sur la question.«Traditionnellement, les Nations unies étaient invitées à envoyer des contingents de paix dans des régions où les parties en cause avaient décidé de faire la paix.(.) Au cours des 18 ou 24 derniers mois, les Nations unies ont été amenées à s’impliquer dans des dossiers (sans) le voeu des autorités locales.C’est toute une nouvelle dimension et le Canada doit se demander s'il a les moyens d'intervenir militairement dans dos pays où il y a des conflits.» Maintien de la paix (de type «Chypre») versus imposition de la paix (de type «Bosnie»): tel n’est pas le seul objet du questionnement et tics déchirements de la diplomatie canadienne.On s’interroge aussi sur la dimension des contingents envoyés.M.Ouellet assure que le Canada a toujours l’intention et les moyens de participer aux missions traditionnelles de maintien de la paix, celles qui n’exigent pas d’effectifs militaires trop importants.«Mais des missions militaires qui comptent 2400 soldats dans l’ex-Yougoslavie, avec des espoirs de paix peut-être, mais pas un processus de paix très soutenu, c’est très dispendieux.Je ne dis pas non; je ne dis pas qu'il faut rejeter le concept d’ingérence humanitaire.mais il faut être prudent sur cette voie.Et il va falloir préciser les interventions canadiennes.» M.Ouellet mentionne certains cas où «on peut jouer un rôle important avec une quinzaine de personnes, techniciens, spécialistes, qui facilitent le déploiement d'une force de paix efficace».Four autant, le Canada n'est pas en train de s»- détourner de l’ONU.11 compte au contraire être «très présent et très agissant» au sein de l'organisation internationale.«Mais ce sont là des concepts généraux.L'application de ces concepts devra suivre un processus de révision», dit le ministre.Dans l’agitation qui a entouré le dévoilement d'un nouveau gouvernement, un detail aura peut-être échappé aux observateurs les plus at- Les avortements atteignent un sommet Mariages: le pire portrait depuis 1939 I S A B ELLE FAR É LE DEVOIR Le nombre des avortements a atteint un sommet jamais égalé au Québec en 1991.Au même moment, Tipstitution du mariage a continué a perdre des plumes, l’Eglise ayant uni le plus petit nombre de nouveaux époux depuis 1939, année du début de la Deuxième Guerre mondiale.Le plus récent portrait de la situation démographique au Québec démontre en effet qu'il s’est effectué dans la province pas moins de 22 970 avortements en 1991.Ce qui représente un bond de 25% et une hausse absolue de près de 7000 avortements depuis 1989.Tout compte fait, le Bureau de la statistique du Québec estime donc que le rapport des avortements pour 100 bébés mis au monde a atteint 23,5 en 1991.A titre d’exemple, il était de 7,3 pour 100 naissances en 1976 et de 17 en 1982.VOIR PAGE A 8: AVORTEMENTS Vers une privatisation en douce d’Hydro-Québec?LOUIS -G ILLES FRANCOEUR LE DEVOIR La politique de développement des centrales privées au Québec, hydro-électriques ou thermiques, apparaît comme une politique de «privatisation en douce» d’Hydro-Québec.Cette «privatisation des petites centrales nous apparaît comme une décision essentiellement politique, ayant peu à voir avec quelque véritable calcul économique que ce soit» et qui semble se réaliser «au profit d’intérêts discutables».Telles sont les conclusions d'une étude du professeur Gaétan Breton, du département des sciences comptables de l’UQAM, et de son assistant de recherche, M.Yoan Tremblay.Ix?rapport de cette étude a été publié par le Comité conjoint UQAM-CSN-FTQ dans le cadre du Service aux collectivités de cette université.Une partie de l’étude a été financée par le Syndicat canadien de la fonc- VOIR PAGE A 8: HYDRO VOIR PAGE A S DIPLOMATIE Code civil et consommation Moins de maux de tête pour les acheteurs de maison Dès le premier de l’An, l’entrée en vigueur des 3188 articles du nouveau Code civil changera les droits et obligations des consommateurs.Dans ce dernier d’une série de tmis articles, LE DEVOIR f;ût un survol des regies qui changeront un brin la vie des acheteurs, des locataires et des propriétaires.ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Acheter une maison, l’enfer! Après le doux sentiment qui envahit le nouveau propriétaire, viennent ensuite les frais de condos, les contrats-fleuve des eontrac-teurs, les angoisses de la copropriété, les chicanes, les vices cachés, alouette! Alors que les taux d'intérêt font du rase-mottes et que les pancartes à vendre fleurissent le long des rues, l'entrée en vigueur du nouveau Code civil pourrait avoir l’effet d’un baume, d'un cadeau du Nouvel An pour ceux qui VOIR PAGE A 8: MAISON De retour mardi 77V raison du congé du Nouvel An, I.F.DEVOIR ne sera 11/pas publié demain, ni lundi.Prochain rendez-vous: mardi, le 4 janvier A 2 I !•: I) K V OIK.L K V E N I) II E 1)1 Kl I)' K (' K M II II K I !l !) E S A C T U A LIT E S Lorraine Page dénonce la «chasse aux pauvres» BERNARD PLANTE LE DEVOIR Ia présidente de la CEQ, lorraine Page, affirme que -/les politiciens, comme le chef libéral Daniel Johnson, font quasiment preuve «d’hypocrisie» lorsqu’ils se rendent dans des organismes de charité pour distribuer des paniers de Noël aux pauvres.Mme Pagé, qui souhaite qu'Ottawa et Québec «se branchent sur les besoins du vrai monde» en 1994, croit que «l'acharnement» du gouvernement Bourassa a l’endroit des assistés-sociaux devrait commander une certaine pudeur chez certains politiciens.«Sous la gouverne de M.Bourbeau, dit-elle, on ne compte plus les modifications a la loi 37.c’est vraiment la chasse aux pauvres.et la, comme pour se donner bonne conscience, quand la misère est plus visible à l’approche de Noël.on se rend dans des banques alimentaires pour distribuer des paniers en oubliant que ce sont les politiques mises de l’avant qui Ont poussé autant de gens à s’enfoncer dans la misère.C’est peut-être bien beau pour la télé, mais.la participation de nos chefs politiques a la distribution de paniers de Noël aux pauvres, si louable soit-elle, ne saurait nous faire oublier que ce sont ces mêmes pauvres qu'ils pourchassent à longueur d'année par boubou-macoutes interposés.» La présidente de la CEQ ajoute que les lois 102 (gel salarial dans la fonction publique), 198 (réduction du nombre de fonctionnaires) et 142 (déréglementation dans l'industrie de la construction), les réformes dans les réseaux de la santé et de l’éducation ne feront qu'une chose en bout de ligne: de nouveaux pauvres.Même si elle souhaite un changement de cap des gouvernements pour «qu’ils passent de la charité privée à la solidarité sociale», Mme Pagé ne croit pas que le nouveau premier ministre, Daniel Johnson, lui, puisse changer: «Je n’ai jamais senti que M.Johnson jouait un rôle quand il était président du Conseil du trésor, j’ai toujours senti, au contraire, qu’il était très convaincu de la justesse de sa façon de faire et cela me surprendrait beaucoup, qu'une fois premier ministre, qu'il change de cap.» Lorraine Pagé «convient» que le déficit est un problème dont il faut s’occuper, mais elle répété que la strategie des coupures n’a rien donne, au contraire.Les politiques du gouvernement libéral ont été «désastreuses et contradictoires» soutient-elle: «En même temps que le ministre de l’Industrie, Gerald Tremblay, présente un plan de creation d’emplois, M Johnson s'apprête a appliquer la loi 198 qui va faire de nouveaux chômeurs.» .«C'est ce qu’il faudra mettre en évidence au cours des prochaines semaines et je crois que le rendez-vous electoral sera determinant.Je pense que la population saura juger les faits.plutôt que les images détachées que l'on peut faire à la télévision avec Julie Snyder ou ailleurs.» Comme les autres leaders syndicaux, la président de la CEQ revient à la charge avec sa demande de réforme de la fiscalité.Cette révision doit s’inscrire, dit-elle, dans une «strategie sociale» qui devra aussi comprendre des programmes soutenus de relance de l’emploi, en même temps qu’un examen des modalités de gestion de la dette.; Mme Pagé souhaite qu’il y ait la plus grande convergence possible entre les centrales syndicales et les organismes sociaux pour mettre en plan ces objectifs.Lorraine Pagé La CMQ annule la destitution de l’ancien secrétaire municipal de Saint-Jean-de-Matha L O U I S - G 11.L E S E RANCOEUR LE DEVOIR Même si elle reconnaît la gravité des erreurs, omissions, fautes et «abus de confiance» commis par l’ancien secrétaire municipal de Saint-Jean-de-Matha à l’endroit des élus du conseil, la commission municipale du Québec (CMQ) vient d'annuler sa destitution, intervenue le 17 décembre 1992.Le jugement de la commission confirme d’autre part que le ministère de l’Environnement du Québec a contrevenu à l'article 54 de sa propre loi en émettant au profit de Bérou-Transvick au moins un certificat d’autorisation sans avoir obtenu, au préalable, une véritable confirmation de sa conformité avec la réglementation municipale.Ix* ministère, confirme aussi la commission, a aussi émis des certificats d’autorisation à Bérou-Transvick pour des projets différents de ceux qui avaient été jugés conformes avec la réglementation municipale.L’absence de réaction du secrétaire matha-lois devant ces faits, ainsi que le fait qu’il ait émis des certificats de conformité sur présentation verbale de projets, donnent une radiographie impitoyable de la valeur des contrôles appliqués par l’Environnement dans ce type de dossier.La CMQ estime que Maurice Gadoury, destitué de son poste de secrétaire municipal en 92, avait affiché une absence sérieuse de rigueur dans l'émission de certificats de conformité au profit de la société Bérou-Transvick, que cette municipalité tente aujourd’hui de faire annuler à grands frais devant les tribunaux.Mais la commission allègue son impuissance juridique à imposer une sanction méritée à M.Gadoury, étant obligée par la loi, soit d’annuler, soit de maintenir la destitution imposée par le conseil municipal en 92.Même si elle reconnaît que le lien de confiance est manifestement rompu avec les nouveaux élus de l’automne, tous des adversaires déclarés de Bérou-Transvick, elle opte pour une approche humanitaire en se disant d’avis que les fautes même sérieuses de M.Gadoury «ne suffisent pas à justifier, après 18 ans de bons services, une sanction aussi lourde et définitive que la destitution».La nouvelle mairesse de Saint-Jean-de-Matha, Mme Lorraine Gadoury, a déclare hier au DEVOIR quelle avait demandé une intervention directe du ministre des Affaires municipales, M.Claude Ryan, pour denouer l’impasse.La municipalité envisage aussi d'autres hypotheses car.dit-elle, «la population nous a donné le mandat de faire le ménage à l’Hôtel de Ville et un mandat clair dans le dossier du site qu’on ne peut réaliser avec une personne' aussi ouvertement commise, et encore récemment, envers les adversaires du conseil».En vertu du jugement, la ville devra payer rétroactivement le salaire du secrétaire destitué en 92 et environ le tiers de ses frais d'avocats, soit environ 35 000$.Ira commission établit dans son jugement que le certificat de conformité émis par M.Gadoury en faveur de Transvick, le 2 octobre 1992, »ne certifie rien», ce qui n’a pas empêché l’Environnement d’autoriser le projet, contrairement à la loi, le 18 octobre 1992.De plus, le projet de Bérou a été modifié par la suite, y compris ses plans, de sorte que le projet autorisé par l’Environnement est différent de celui qui était jugé conforme à la réglementation.Plusieurs cas similaires se sont produits.Des certificats de conformité ont aussi été réclamés verbalement par Transvick et autorisés en quelques heures par le secrétaire Gadoury.Ce dernier a émis des autorisations partielles, limitées au «zonage», alors que la loi exige un jugement global.Il a même autorisé l’enfouissement de déchets dangereux, plaidant qu'il avait appliqué par erreur un ancien règlement, ce que la commission ne juge pas crédible.«Manques de rigueur» et «erreur», souligne aussi la commission qui reproche à M.Gadoury de s’être contenté d’informations sommaires de la part du promoteur avant de statuer sur ses projet et, pire, d’avoir refusé d’informer correctement le conseil des certificats qu’il donnait à Bérou-Transvick.Le secrétaire Gadoury a aussi commis un «abus de confiance» majeur, selon la commission, en faisant approuver au conseil des honoraires d’avocat à son insu, pour des services destinés à justifier sa propre conduite.Dans un autre dossier, l’ancien maire Mario Beaulieu, minoritaire et connu pour être favorable comme M.Gadoury aux projets de Transvick, est accusé par la commission d'avoir «poursuivi d’autres motifs que ceux de la majorité» alors qu’ils ont laissé délibérément un dossier se rendre devant les tribunaux alors que le conseil voulait éviter ces frais juridiques.L’équipe de Mme Lorraine Gadoury, qui incarnait depuis des années l’opposition aux projets de Transvick, a balayé ses adversaires l’automne dernier, remportant la totalité des sièges.Mme Gadoury affirme que le secrétaire Gadoury a continué depuis cette élection de travailler ouvertement avec les adversaires de la majorité, se disqualifiant pour le poste par son absence de neutralité.Fusion CN-CP Transport 2000 s’inquiète PRESSE CANADIENNE Un groupe de promotion du transport en commun, Transport 2000, craint que la fusion proposée des activités du Canadien National et du Canadien Pacifique pour le centre et l’est du pays n’entraine d’autres réductions du service ferroviaire.Le president directeur-général du CN Paul Tellier «a passé un dossier très chaud au gouvernement federal», a indiqué hier le coordinateur de Transport 2000, Normand Parisien.-Ijcs chemins de fer sont un service public qui sert les intérêts du public et en conséquence, tout changement a l’infrastructure doit être soigneusement examine.» AVIS V Durant la période des Fêtes, Le devoir ne sera pas publié les jours suivants: Samedi 1er janvier Lundi 3 janvier Veuillez prendre note que les bureaux du Service à la clientèle seront fermés lundi et mardi les 3 et 4 janvier.Vous partez en vacances?Soyez prévoyants! Si vous désirez suspendre la livraison de votre journal durant les vacances des Fêtes, veuillez nous en aviser au moins trois (3) jours à l'avance.U: DEVOIR Service à la clientèle (514) 985-3355 Extérieur de Montréal: 1-800-463-7559 Nos Meilleurs vœux pour 1994! I-’ALENA proclamé Moins cher, le café mexicain Ottawa (PC) — Ix-gouvernement fédéral a proclamé hier l’Accord de libre-échange nord-américain, qui entrera en vigueur demain.Ix* ministre du Commerce Roy Ma-cLaren, dans un bref communiqué, a annoncé qu’il avait échangé les avis avec le Mexique et les Etats-Unis |x>ur l’application du traité commercial.L’AI .ENA permet au Mexique d’adhérer au traité de libre-échange cana-do-américain, créant ainsi la plus importante zone de libre-échange au monde, avec 360 millions de consommateurs et une production annuelle de 7 trillions.L’entrée en vigueur de l’AI.ENA permettra aux consommateurs canadiens de payer moins cher certains produits mexicains.En vertu de l’accord, les tarifs sur la nourriture pour chats, le café, les pellicules et le materiel photographiques seront immédiatement abolis.Eventuellement, les asperges, les fraises, les fleurs coupées et les tomates fraîches coûteront moins chers en hiver, au fur et a mesure que les Le rifs seront éliminés d’ici cinq a dix ans.Mais la plupart des analystes disent que les consommateurs ne devraient pas s’attendre a des économies substantielles, du moins pour l’instant.Environ 80% des produits mexicains cx-|x>rtésau Canada sont dédouanés.« ll.l.l STKATION BRI il.KO B FRIS K K S T A U R A N T S Le last call de la Saint-Sylvestre Les endroits où enterrer l’année ne manquent pas, mais à titre de rappel, voici quelques restaurants où les promesses culinaires n’ont d’égal que la réputation des établissements.JOSÉE BLANCHETTE Claude Postel nous cuisine encore cette année un réveillon alléchant.Dans son restaurant du Vieux Montréal l’atmosphère est feutrée et l’ambiance fort chaleureuse.Vous êtes même invités ce soir à choisie la musique vous-mêmes sur le Juke-Box.Vous goûterez la galantine de canard au vin blanc et son foie gras, le consommé de caille en croûte avec quenelles truffées, le navarin de langoustines et homard aux essences d’agrumes, le filet de bison et bavarois de canneberges sauce poivrade ou le pompano à la vapeur de fines herbes sur une demi-glace de homard ou les aiguillettes d’agneau sur sa fricassée de légumes.Vous concilierez avec la Chibouste de petits fruits au coulis, le café et les mignardises.Comptez 65$ par personne avant vin, taxes et service.CLAUDE POSTEE 443 rue Saint-Vincent, tél.875-5067 Comptez 100$ par personne avant champagne, taxes et service.LE LUTETIA Hôtel de la Montagne, 1430 rue de la Montagne, tél.288-5656 (ext: 4151) Le Lutetia est un restaurant sublime où célébrer, avec ou sans bulles au menu.Décor baroque, ambiance coloniale, serveurs stylés, tout les éléments sont en place pour passer a table et oublier le temps qui passe.Ix* fondant de canard a la mousse de foie gras et haricots verts fins, le médaillon de loup de mer et sa marinière de légumes, le croquant de homard sur lit d’aubergines et son jus de crustacés, le consommé de boeuf au Xérès, le filet de boeuf en croûte de sel sur sa sauce périgueux precedent le Succès, le café et les mignardises.Le maître d’hôtel Gerard Marehardier vous suggérera le meilleur Champagne a boire.Bruce Roberto Exposition de Noël Petits formats des artistes de la galerie GALERIE Woodstock, Si Lambert, (Jiiehei .MP I W7 Tél.: (514) 671-0078 ROBIC DEPUIS 1892 AGENTS DE BREVETS f! MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIETE INTFUECÎUEUt I K.l K R()BI( RICHARD ss st Jacques montreAi quEbec h?y3X2 I » "i I i III budget de recherche suit la tendance budgétaire et passe de 671 600$ a 628 317$ pour l’année prochaine.Le RCM touche 51% des crédits globaux attribués aux services de recherche et de secretariat, soit 320 441$ des 628 317$ disponibles en 1994, année électorale.Le PCM empoche quant a lui 10% de ce montant auquel s'ajoutent 11 244$ pour chacun des deux représentants.1 x- troisième parti en importance (nombre de voix obtenues lors des dernières élections municipales de 1990), le Parti municipal de Montréal, encaisse 5% de l'enveloppe (31 116$) plus 11 244$ pour le seul siège occupe au Conseil municipal.Et les deux élus de la Coalition démocratique de Montreal doivent se contenter du même traitement que leurs collègues indépendants.A un détail près.En effet, la ( DM tout comme les autres formations municipales enregistrées en novembre 1990, bénéficié d'une allocation aux partis qui demeure inchangée.Le RCM récolte 118 179$, le PCM 11 452$, le PM M 30 791$, la ( DM 10 625$, Eléphant Blanc 3252$ et Montréal écologique 3469$.A.IN T II O U A II R IE 110 Lakeside, Knowlton l a* Brome (514) 2 1 -578 5 MeiibIos antiques refinis en pin et autres.Aussi accessoires.I o u j o il r s n n e belle s é I e c t i o n Ant iquités C (Witm Ouvert 7 jours/sem lOh ti 17 h JO Les musiciens de Punderground Leur «chiffre d'affaires» grimpe de 20% pendant le temps des Fêtes KATHLEEN LEVESQl E LE DEVOIR Comme tout bon commerçant qui dispense des services, les musiciens du métro de Montréal voient leur chiffre d'affaires grimper de 20% durant la période des Fêtes.Mais cette manne demeure fragile puisqu'elle depend en bonne partie de la générosité des gens.• La récession se répercute partout, entre autres sur l'achalandage dans le métro et par le fait même sur nos revenus», explique Jean Beaudoin, vice-président de l’Association des musiciens indépendants du métro.Depuis trois ans qu’il interprète son propre matériel musical dans le sous-sol montréalais, M.Beaudoin est a même de constater que la population ouvre moins facilement son gousset.Mais le gagne-pain de ces troubadours modernes varie également selon la qualité de leur prestation et de leur répertoire.Qui s'agglutine quotidiennement dans le métro, peut apprécier la grande variété des talents.Station Jarry, hier matin.Un accordéoniste adoucit la bousculade de l’heure de pointe avec une musique aux accents suaves.A ses pieds, les gens pressés, qui ap-j prévient vraisemblablement l’har-| monie de sa musique, lancent de la monnaie.Même chose à Berri-UQAM quelques minutes plus tard, où un violoniste charme les passants avec I une valse de Strauss.Et les gens de J se balancer doucement le long du quai.Le plaisir est toutefois écourte par l’arrivée du monstre de la ST-CUM qui fait disparaître en moins de deux ce public de passage.En général, la station Place-des-| Arts réserve également d'heureuses surprises: souvent, une chanteuse a la voix quasi angélique y lance des notes perchées bien haut qui décrochent des sourires de plaisir chez certains usagers du métro ou à l’occasion, un vieil asiatique qui fait vite oublier la cacophonie des voitures sur rails avec son instrument et sa musique exotiques.Mais ces bonheurs éphémères côtoient les haut-le-coeur qu’arrache le tintouin d’un gratteux de guitare ou le tapage d'un joueur improvisé d’harmonica, plus mendiant que musicien.Les règles qui encadrent le travail des musiciens sont larges.Aucune discrimination ne s’applique.Chacun peut s’installer dans l’une des zones pré-déterminées (une cinquantaine au total) par la STCUM et identifiées par un panonceau illustrant une lyre.«On a établi un système de liste qui permet de faire un partage équitable du temps et des meilleurs endroits où jouer», indique Jean Beaudoin qui affirme par ailleurs, que les musiciens se livrent une compétition féroce: premier arrivé, premier servi.La garantie de pouvoir jouer à l’heure de pointe dans une station où circule beaucoup de monde exige que le musicien se lève avec le coq et aille inscrire son nom sur le bout de papier coincé sous le panonceau.«À 95%, la méthode fonctionne dans le respect.Alais ça prend beaucoup de discipline et de détermination», souligne AL Beaudoin.Ces quelques indésirables constituent l’un des inconvénients à divertir les adeptes du transport en commun.La sécurité en est un autre.Jean Beaudoin raconte que récemment, l’un de ses collègues a été agressé par trois hommes pour 14$ qu’il avait amassés.«Ça fait partie des risques», laisse-t-il tomber.Au-delà de ce genre de situations somme toute assez rares, aux dires de M.Beaudoin, le premier obstacle que doit affronter le musicien c’est la froideur des voyageurs.-Il y a quasiment 80% d’indifférents dan.le métro, des gens qui te confondent avec le mur.Leur demarche, leur attitude corporelle révèlent que si tu n’étais pas là, ça ne les dérangerait pas», analyse M.Beaudoin qui reconnaît tout de même que si parfois les Montréalais sont agacés, ils sont bien polis.Depuis maintenant dix ans, le ventre de la métropole résonne du matin au soir sur des airs de jazz, de rock, de classique ou de rigodons.Et si cette animation musicale par bribes se fait parfois grinçante, elle a le mérite de secouer les voyageurs et d’être le gagne-pain de musiciens sinon ambitieux du moins nécessiteux.Depuis dix ans maintenant, le ventre de la métropole résonne de leurs rythmes L_ : CLÉMENT FLUET ÙICTIONNMtÊ.R S C DIVSUPPLEMENT AU PETIT LAROUSSE ET AU PETIT ROBERT OUI VOUS AIDERA A COMPTER PLUS DE POINTS ÊrnQM IFïïÊ Monl réal.(iucrin, 1993 ISBN 2-7601-3316-8 (232 p.) 14,93 $ Guérin, éditeur ltée 4501, rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Téléphone: (514) 842-3481 Télécopieur: (514) 842-4023 ï-ïjCt» mm’-® Ils sont des visages familiers pour les usagers du métro: Adolfo Torres pratique son art à la station Place-des-Arts; Bruno Mathurin joue pudiquement de sa guiUire électrique à la station Berri-UQAM.photos jAcon s nani:ai Collecte sélective des arbres de Noël naturels LE MERCREDI 12 JANVIER 1994 ; .«g| Déposez vos arbres, en bordure de rue, la veille de la collecte, soit le mardi 11 janvier.Enlevez toutes les décorations : clous, attaches ou autres OU apportez votre arbre de Noël naturel les 12, 13 ou 14 janvier entre 8 h et 20 h à l’un de ces endroits: Secteur Ouest 2140, avenue Madison Secteur Centre 1220, rue des Carrières Secteur Est 2150, rue Dickson Secteur Nord 999, boul.Henri-Bourassa Ouest Obtenez gratuitement des copeaux pour traiter vos végétaux ! Rendez-vous au parc Lafontaine (stationnement rue Calixa-Lavallee, au sud de Rachel) le mercredi 12 janvier entre 11 h 30 et 15 h Vous pourrez utiliser ces copeaux pour protéger et nourrir les racines de vos arbres et arbustes.Ville de Montréal En collaboration avec l’Association des producteurs d’arbres de Noël du Québec I.K i) K v oik, i.!•: v !•: x n il I-: H i :i i H !•: c i; m ii k k i o o A 4 •LES ACTUALITÉS- La vie privée en résidence surveillée Les 200 000 entreprises du Québec seront assujetties à compter de demain à une loi d’avant-garde sur la protection des renseignements personnels Le Code civil du Québec MICHEL VENNE DE NOTRE .BUREAU DE QUEBEC Avec le nouveau Code civil du Québec entre en vigueur, le 1er janvier, la Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé.En vertu de cette loi, une loi d'avant-garde en Amérique du Nord, les 200 000 entreprises du Québec doivent assurer la protection et la confidentialité de tous les renseignements personnels qu’elles détiennent sur leurs clients ou leurs employés.Jusqu’à présent, le secteur privé était laissé libre de faire ce qu’il veut de ces renseignements.Le secteur public est déjà assujetti à une loi similaire depuis 1982.Sauf exception, pour la répression du crime par exemple, ces renseignements ne peuvent être communiqués à un tiers sans le consentement de la personne concernée.Ce consentement doit être manifeste, libre, éclairé et donné à des fins spécifiques pour une durée limitée.La loi prévoit des amendes variant de 1000 à 20 000$ pour les entreprises contrevenantes, ainsi qu’un recours pour les citoyens lésés devant la Commission d’accès à l’information, avec droit d’appel à la Cour du Québec.La Commission a le pouvoir d’enquêter de sa propre initiative.Lorsqu’une infraction est commise, les administrateurs, dirigeants et représentants de l’entreprise concernée peuvent être tenus personnellement responsables.La Commission peut faire paraître ses décisions dans les journaux.Les renseignements personnels ne sont pas que ceux qui sont très sensibles comme un dossier médical, par exemple.Mais tous les renseignements qui concernent l'individu et qui permettent de l’identifier.Cela inclut un numéro de carte d'assurance-maladie, un numéro de téléphone, une adresse.Cependant, le commerce des listes de membres, d’employés ou de clients à des fins de prospection commerciale ou à des fins de sollicitation philanthropique, par téléphone ou par courrier, n’est pas interdite.Avant de vendre une liste à ces fins, l’entreprise qui en est dépositaire doit cependant fournir aux personnes inscrites sur la liste une occasion valable d'en faire rayer leur nom.Les entreprises qui utiliseront ces listes doivent s’identifier et informel' la personne de son droit de faire retrancher de la liste tout renseignement la concernant.Li loi (I.Q 1993, chap 17), fixe les règles d’application des articles 35 à Il du Code civil sur le respect de la réputation et de la vie privée.La loi ne s'applique pas à la collecte, la détention, l’utilisation ou la communication de matériel journalistique à une fin d’information du public.Cependant, les journalistes restent assujettis aux articles du Code civil, üi loi ne s’applique pas non plus aux agences d'investigation ni aux agences de recouvrement de créances.Ln vertu de cette loi, tout individu si* voit reconnaître le droit d’accès à son propre dossier (y compris le dossier constitué par son employeur), le droit de le consulter, d’en reproduire le contenu moyennant des frais raisonnables, le droit de rectification de son dossier si on y trouve des renseignements inexacts, périmés ou non justifiés, le droit d’y ajouter des com-mentaires.Le droit de consultation et de rectification s’étend aux héritiers et aux administrateurs de succession.La demande de consultation doit être adressée par écrit à l’entreprise, qui a 30 jours pour donner suite.Cependant, lorsqu’une banque ou toute entreprise qui prête de l’argent, consulte un dossier de crédit pour prendre une décision sur une demande d’emprunt, elle doit fournir à tout individu qui en fait la demande la teneur du dossier dont elle a pris connaissance pour prendre cette décision.Une entreprise ne peut plus constituer un dossier sur une personne sans avoir un intérêt sérieux et légitime de le faire.Elle doit préciser les motifs de constitution d’un dossier et y inscrire son objet.Les renseignements qui y sont consignés doivent être nécessaires à l’objet inscrit.Lt ces renseignements, sauf exception, doivent être cueillis directement auprès de la personne concernée.L’entreprise doit informer toute personne concernée de l’existence d’un dossier à son sujet, de son objet, de son utilisation et du type de personnes y ayant accès, des droits de consultation et de rectification et du lieu où sera détenu son dossier.Les bureaux de crédit et tous les agents de renseignements personnels sont soumis à des règles plus strictes: ils doivent s’inscrire auprès de la Commission d’accès à l’information et garantir l’exactitude des renseignements qu’ils communiquent, adopter des règles internes de conduite dans le but de faciliter à tout individu l’accès à son dossier, tout en assurant la protection des renseignements qu’il contient.La loi n’a pas pour but d’empêcher la circulation des renseignements personnels mais plutôt de donner au citoyen la maîtrise des informations qui le concernent et de lui fournir un recours en cas de litige.Les répondeurs du gouvernement québécois font du temps supplémentaire Québec (PC) — Les répondeurs du gouvernement du Québec font du temps supplémentaire durant la période des Fêtes.Et ils sont incontournables pour ceux qui veulent connaître les heures d'ouverture des ministères, car même Communication-Québec, le service de référence du gouvernement, a fermé boutique durant cette période.Chaque ministère a communiqué ses heures de bureau à sa façon, aucune liste de services n’ayant été comptabilisée par le gouvernement, expliquait récemment Martin Geoffroy, l’attaché de presse du premier ministre désigné, Daniel Johnson.Le répondeur de Communication-Québec narrait ainsi sa raison d’être.«Nos bureaux sont fermés du 24 dé- Expériences de radioactivité Washington ordonne la vérification des dossiers militaires ni ' Washington (Reuter) — Le secrétaire d’Etat américain à la Défense Les Aspin a ordonné hier la vérification de tous les dossiers militaires, en remontant jusqu’aux années 40, afin de déterminer si l’armée avait procédé à des expériences de radioactivité sur des hommes.11 s’est déclaré inquiet des informations faisant état d’expérimentations menées sur des être humains sans qu’ils en aient pu y donner leur consentement en connaissance de cause.Le département de l’Energie a déclaré que 600 a 800 personnes avaient été soumises a des expériences de radioactivité potentiellement nuisibles dans tous les Etats-Unis et tente de localiser les survivants.Le secrétaire américain a lEner-gie, Hazel O’Leary, a exprimé ¦ l’opinion mardi dernier qu’a son avis des personnes soumises aux fins d’expériences a des radiations nucléaires, pendant la Guerre froide, devaient etre indemnisées.cembre au 4 janvier inclusivement pour tenir compte des congés prévus par la fonction publique québécoise ainsi que des décrets relatifs aux congés sans solde annoncés par le gouvernement du Québec.» Il s'agit des décrets 1369 et 1616 qui imposent aux salariés visés par la loi 102 deux jours de congés non payés, soit mercredi et hier.Les ministères sont à toutes fins utiles fermés jusqu’au 5 janvier, quoique quelques services soient assurés d’ici la fin de ce congé.Ix* Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ), actuellement fermée, réfère les conducteurs qui veulent renouveler leur permis de conduire a son mandataire, dont le numéro est inscrit dans l’annuaire téléphonique.Plusieurs organismes étaient ouverts hier avec un personnel réduit, mais ils fermeront ce soir jusqu’au 5 janvier.Au nombre de ces bureaux et services se trouvent: l’aide juridique, le palais de justice, l’impôt (perception et renseignements), le protecteur du citoyen (réception de plaintes) et la Régie du logement.D’autres bureaux autrement fermés interviendront en tout temps si une situation urgente se présente: la CSST, entre autres, pour un «accident de travail grave ou un décès»; le ministère de l’Environnement, pour une catastrophe écologique: le service de l’état des routes.Sans oublier le cabinet du premier ministre et.la morgue.\ A l’est, la tempête PHOTO PC COURAGEUX, ces résidants de Halifax qui bravent la tempête qui s’est abattue sur tout l’Atlantique, menaçant de laisser sur son passage une quarantaine de centimètres de neige.Les lignes aériennes ont suspendu leurs vols et la plupart des commerces ont fermé leurs portes.Rien a voir avec les quelques flocons que la météo nous annonce pour aujourd'hui sur la région de Montréal.Changements fiscaux en 1994 Donner d’une main, reprendre de l’autre Impôt provincial: faible diminution des retenues à la source Québec (PC) — Les Québécois vont voir le montant de leur chèque de paye modifié à compter du premier janvier 1994.En regard de l’impôt provincial, les retenues à la source vont diminuer parce que le caractère rétroactif des augmentations d’impôt décrétées dans le dernier discours du budget du Québec va prendre fin.Le 20 mai dernier en effet, le ministre des Finances du temps, feu Gérard D.Levesque, avait annoncé que les hausses d’impôt contenues dans son budget seraient rétroactives au premier janvier 1993.I.a retenue à la source de ces impôts s’est donc appliquée à compter du premier juillet.Mais en doublant les sommes prises en regard de ces hausses sur chaque chèque de paye en compensation pour les 26 premières semaines de l’année où aucune déduction n'avait été faite.L'impôt additionnel était composé notamment d'une surtaxe équivalant à 5% de l’impôt à payer pour tout l'impôt excédant 5000$, et d’une autre surtaxe de 5% pour l’excédent de 10 000$.Dans les faits, un célibataire vivant seul qui gagne 35 000$ par année voyait son chèque hebdomadaire amputé de 98,88$ en juin 1993 au titre de l’impôt provincial.Cette déduction a grimpé à 106,43$ par semaine en juillet 1993, mais elle sera ramenée à 102,27$ à compter de la première semaine de janvier 1994.Ce contribuable devrait donc payer 4,16$ de moins par semaine en impôt provincial à compter de la semaine prochaine.Dans le cas d’un chef de famille avec deux enfants a charge et gagnant 50 000$ par année, la retenue sur la paye hebdomadaire a grimpé de 3,00$ le premier juillet dernier, passant de 117,30$ à 120,30$ par semaine.Elle diminuera à 119,33$ le premier janvier prochain, lui laissant un «gros» 97 cents de plus dans ses goussets chaque semaine.Seules les personnes ayant des revenus situés dans les plus basses tranches n’ont pas été touchées par cette surtaxe décrétée par le gouvernement Bou-rassa.Les sommes ainsi récupérées par l’Etat québécois devaient atteindre 260 millions cette année et 255 millions en 1994.Selon le ministère des Finances, cette mesure visait a exiger une participation financière additionnelle aux charges de l’Etat provenant des contribuables jouissant des revenus les plus élevés.Le Québec demeure malgré tout une province où le niveau d’imposition est comparable à celui qui existe ailleurs au Canada, prétend le ministère.Malgré cette diminution des retenues a la source en regard de l’impôt provincial, il est loin d’être assuré que le montant net inscrit sur le chèque de paye va augmenter en 1994.Le contribuable devra en effet faire face à d'autres augmentations de ses déductions à la source: les co-lisalions fédérales au régime d’assurance-chômage ont été haussées par le gouvernement libéral de Jean Chrétien tandis,qu'au Québec, la cotisation au plan de pension de l’Etat géré par la Régie des rentes augmente de 0,2% par année jusqu’en 1996 pour les contribuables québécois.Ottawa augmente les cotisations d’assurance-chômage PRESSE CANADIENNE L’arrivée de la nouvelle année n’est pas que positive pour les contribuables canadiens, qui s’attendent déjà à quelques mauvaises nouvelles.Première cible: les travailleurs, qui devront augmenter leurs contributions au régime d’assurance-chômage.Ils débourseront jusqu’à 83,2(1$ de plus par année, alors que les contributions de leurs patrons pourront augmenter de 116,48$ par année pour chaque travailleur qu’ils emploient.Ces hausses pour 1994 ixirtent la contribution annuelle pour chaque employé à 1245,40$.11 y a cinq ans, cette contribution n’était que de 613,60$.De même, les contributions au Régime des rentes du Canada passeront de 752,50$ à 806$ par an.Ix*s hausses s’appliquent également au régime du Québec.En Ontario, le congé d’impôts est terminé pour plusieurs grandes compagnies, qui se voient appliquer, pour la première fois au pays, un impôt minimum sur leurs revenus.Ce nouveau prélèvement s’applique uniquement aux compagnies ayant un revenu annuel de plus de 10 millions ou un capital de plus de 5 millions.Environ 2(XX) compagnies devront s’acquitter de ce nouvel impôt et quelque 13 (XX) entreprises devront présenter une déclaration de revenus.Le timbre canadien demeure à 43 cents (plus TPS): c’est la première fois depuis neuf ans que le coût du timbre n’est, pas majoré, mais les taux pour l’envoi de lettres aux Etats-Unis et à l’étranger augmenteront en mars prochain.Ix* gouvernement ontarien a réservé une bonne nouvelle à ses travailleurs, qui verront le taux d’imposition de leur paie chuter légèrement.Ix* ministre Lloyd Laughren, dans son budget du printemps dernier, avait fait passer le taux d’imposition provincial de 55 à 58%, mais l’augmentation, parce qu’elle était rétroactive à partir du premier janvier 1993, a fait monter, en réalité, les cotisations des citoyens a 61%.Ix premier janvier 1994, les Ontariens verront donc leur taux d’imposition baisser légèrement pour revenir à 58%.D’autres changements dans les impôts de plusieurs provinces: ¦ En Nouvelle-Ecosse, la surtaxe provinciale augmente à 20% sur les impôts qui se situent entre 7(XX)$ et 10 4SK)S, et à 30% sur les montants qui excèdent 10 499$.Ix* taux se situait précédemment a 10% sur les impôts qui déliassaient 10 000$.¦ En Saskatchewan, le taux d’imposition des entreprises passe de 9 à 8,5%.¦ Au Nouveau-Brunswick le taux d'imposition passe* de 62 à 64%.¦ En Colombie-Britannique, la surtaxe sur les impôts entre 53(X)$ et ÎXXX)$ passe de 20 à 30%.Sur les montants qui excèdent 9000$, la surtaxe passe de 30 à 50%.¦ Au Yukon, le taux d’ini|x>sition passe de 48 à 50%.¦ Elus de 10 (XX) autochtones vivant hors des réserves, employés par des compagnies autochtones qui se trouvent dans les réserves, |x*rdront l’exemption de taxes dont ils bénéficiaient.¦ Ix* Service des douanes des Etats-Unis abandonne les frais prévus de 6,50$ pour les passagers d'un ferry assurant la liaison entre l’Etat de Washington et la Colombie-Britannique.SinH"1 pnrivrtftf ?*'5 ^ ANS ANS_! LA TÉLÉVISION INTERNATIONALE REDACTEURS EN CHEF Le samedi à 18 h 30 Animée par Simon Durivage, une émission qui réunit, chaque semaine, journalistes, politicologues et diplomates des cinq continents pour un tour d'horizon des grands événements dans le monde à TV5, câble 15*.Produit par Larry Shapiro -Les Affaires Mondiales, en collaboration avec TV5.’ Peut varier.Consultez votre cablodistributeur.Le monde est à vous ! Amendements au Code criminel Cours de formation obligatoire pour les nouveaux propriétaires d’armes à feu PRESSE ( ANADIENNE Avant d’etre autorisés a acquérir une arme, les chasseurs, collectionneurs et adeptes du tir sportif devront, dès le début de la nouvelle année, passer un examen qui déterminera s’ils savent manier sans risques plusieurs variétés d’armes a feu.Ces nouveaux réglements, qui rendent obligatoire un examen avant loin tention d’un certificat d'acquisition, re quis pour l’achat d'une arme, se sont déjà attiré les foudres des associations rassemblant les détenteurs d’armes a feu.Ces amendements au Code criminel, contenus dans le bill ( 17, visent a rendre plus difficile* l’achat d’une arme a feu, afin de garder ces armes loin de mains criminelles.De l'avis de plu- sieurs critiques, cet objectif est carrément illusoire.«Ix*s seuls qui y perdront, ce sont les tireurs, collectionneurs et chasseurs qui se conforment a la loi», soutient Ernest Sopsich, directeur exécutif de la Fédération canadienne du tir."Ix*s gens qui n’ont pas le droit de posséder une arme à feu parce qu'ils comptent s’en servir pour des motifs criminels se soucient bien peu des lois régissant l’obtention d’une arme», ajoute-t-il.Ix*s nouveaux reglement découlant du bill ( 17 s'appliquent des samedi prochain en Colombie-Britannique, en Alberta, en, Ontario, au Québec, a l’Ile-du-I’rince-Edouard et au Yukon.Dans les autres provinces cl dans les Territoires du nord-ouest, ils entreront en vigueur le premier avril.Le nouveau cours de maniement d’armes a feu, mis sur pied par le mi nistère de la Justice, visent a établir des normes nationales ainsi qu’a mettre en évidence les responsabilités sociales et légales du détenteur d’arme.L’adjoint au procureur général de l’Ontario, David Chrislopherson, s’est porte a la defense des nouveaux régit*-ments hier, «la sécurité publique exige que ceux qui veulent obtenir une arme a feu démontrent qu’ils sont capable de l’utiliser sans risque», a-t-il déclaré.Mais en vertu des nouveaux reglements, le coût du certificat d'acquisi lion d’un arme a feu augmentera.Et c’est précisément ce qui fait bondir Jes détenteurs d’armes a feu, qui craignent qu’il en coûte plus de 400$, dans certaines régions du Canada, |xnir suivre le cours el laisser le lest.la Fédération ontarienne des pè clicurs et des chasseurs, qui compte 72 000 membres, a plaidé pour que ces cours deviennent obligatoires mais s'inquiète des coûts qui y sont rattachés.¦Ix* coût d’une arme à feu pour les chasseurs et l’ensemble des tireurs sportifs deviendra prohibitif», a decla ré Rick Morgan, vice-président exécu lit(le la fédération.I x*s instructeurs qui ont été entrai lies pour livrer le nouveau cours de maniement sont d'avis que la majorité des chasseurs el tireurs devront suivre le emu's pour réussir l'examen, qui couvre tous les ty|x*s d'armes, les carabines el fusils comme les armes de poing. LE LE MONDE EN BREF ?ZLATA ENFIN EN FRANCE (Le Devoir) — Zlata Filipovic, cette jeune fille de 13 ans de Sarajevo, dont le journal intime a été récemment publié en I* rance, séjourne actuellement dans ce pays avec ses parents, a-t-on apris mercredi à Paris.Arrivée en avion le 23 décembre, Zlata avait quitté son domicile à bord d'un blindé français.Elle compte demander le statut de réfugié en France et y passer au moins quelques mois, selon son éditeur Robert Laffont.Elle compte faire une tournée de promotion pour son "journal de guerre», que l'on a comparé au célèbre journal d'Anne Frank.-—?- LES SUISSES, LES PLUS RICHES Washington (Reuter) — La Suisse est le pays le plus riche de la planète, en terme de revenu par tête, d’après l’aüas annuel des statistiques de la Banque mondiale.Le produit national brut par tête de la Suisse en 1992.était de 36 230 dollars US contre 23120 dollars pour les Etats-Unis.Les dix pays les plus riches du monde sont, dans l’ordre: la Suisse, le Luxembourg, le, Japon, la Suède, le Danemark, la Norvège, l’Islande, les Etats-Unis, l’Allemagne et la Finlande.Le Mozambique reste comme en 1991 le pays le plus pauvre du monde avec un PNB par tête d’habitants qui s’est encore réduit en 1992 à 60 dollars.-4- VILLEMIN EST LIBÉRÉ Dijon (AFP) - Jean-Marie Villemin, condamné le 16 décembre dernier à 5 ans de prison dont un avec sursis par la cour d’assises de Côte d’Or pour le meurtre de son cousin Bernard Iaroche en 1985, a été remis en liberté hier, pour «circonstances atténuantes».Villemin avait tué son cousin parce qu’il le considérait comme l’assassin de son fils Grégory, 4 jins, retrouvé en octobre 1984 pieds et poings liés dans les eaux froides de la Vologne, une rivière des Vosges.Laroche, initialement inculpé pour l’assassinat, avait été remis en liberté par le juge Lambert qui, après coup, avait inculpé la propre mere de Gregory, Christine Villemin, du meurtre de son petit garçon, elle aussi innocentée par la suite.-4- LE GOUVERNEMENT ATTEND À KIGALI Kigali (Reuter) — Des querelles au sein de deux des cinq formations politiques du Rwanda ont retardé la formation du gouvernement transitoire.Selon des responsables de l’ONU, aucune nouvelle date n’a été fixée.Un porte-parole de la Mission d’assistance au Rwanda des Nations unies (UNAMIR) a expliqué hier des divergences portant sur des nominations au sein du nouveau cabinet et de l’assemblée législative avaient surgi entre Je démocratique et républicain (MDR) et le Parti libéral.-4- BIG BEN SONNE FAUX I jondres (AFP) — Big Ben, le célèbre carillon de la tour du Parlement de Westminster à brndres, est légèrement hors ton depuis plusieurs années, assure un expert britannique en musicologie.Selon le Dr Cari DolmeLsch, la note «do» du carillon «fa, la, sol, do», joué aux quarts d'heure, sonne «affreusement faux».«Je pense que le froid affecte le mécanisme, car le do sonne plus ixuliculièrement faux |xir très basses températures», précise le Dr DolmeLsch, qui espère que les ingénieurs chargés de l’entretien des cloches auront rends Big Ben dans le ton pour le carillon de la Saint-Sylvestre.-?- MIECZYSLAW RAKOWSKI ACCUSÉ Varsovie (AFP) — L’ancien premier ministre communiste et ex-premier secrétaire du Parti ouvrier unifié polonais (POUP, dissout en 1990) Mieczyslaw Rakowski sera jugé pour transfert illégal en Pologne de 1,23 million de dollars en 1990, l’acte d’accusation dans cette affaire ayant été transmis hier au Tribunal île Varsovie.M.Rakowski avait contracté en 1990, puis partiellement remboursé, un prêt accordé au POUP par le comité central du K' soviétique.Ainsi, il a agi en dépit des lois en vigueur à l’époque où une telle opération exigait une autorisation de la Banque nationale de Pologne.Ltt colère du commandant en chef des forces de paix en Bosnie-Herzégovine Les résolutions de l'ONU, une farce Le général Briquemont ne lit même plus les textes du Conseil de sécurité Sarajevo (Reuter) — Ix commandant des forces de l’ONU en Bosnie souhaite que le Conseil de sécurité des Nations unies et l’Union européenne lui donnent les moyens de mener à bien sa mission, quitte à passer moins de temps à adopter des résolutions qui restent lettres mortes.«Je ne lis plus les résolutions du Conseil de sécurité car elles ne me sont d’aucune utilité», a déclaré le général belge Francis Briquemont, successeur du Français Philippe Morillon et du Canadien Ixwis MacKenzie.«Il y a un fossé fantastique entre les résolutions adoptées par le Conseil de sécurité, la volonté de les mettre en oeuvre et les moyens donnés au commandement (des casques bleus) sur le terrain», a-t-il déclaré.I.e général Briquemont, un fantassin de 58 ans, commande les 12 000 hommes de la Force de protection des Nations unies en Bosnie.Pour illustrer son mécontentement, il a cité l’exemple de la résolution 836 du Conseil de sécurité de l’ONU, adoptée en avril, qui établit des «zones protégées» autour des enclaves musulmanes menacées par les forces serbes.Or, trois de ces enclaves — Srebrenica, Zepa et Coraz-de, dans l’est de la Bosnie — risquent fort de tomber prochainement aux mains des Serbes.Ix général Briquemont a expliqué qu’au moins 7500 casques bleus sujr plémentaires étaient nécessaires pour mettre en application cette résolution 836.Deux mille seulement ont été envoyés sur place.«I-a résolution contient de belles phrases, mais c’est un peu de lliypwri-sie», a estimé le général belge.Quant aux zones protégées prévues autour de Sarajevo, Tuzla et Bi-hac, la résolution est restée lettre morte en raison du manque d’effectifs.Ix chef de la FORPRONUen Bosnie a également critiqué le manque de moyen matériel qui accompagne la récente initiative européenne, parrainée par Paris et Bonn, sur la création de nouveaux couloirs humanitaires et l’ouverture d’un aéroport au centre de la Bosnie.«Nous avions demandé 4000 hommes, quatre bataillons pour faire le travail.A la fin de la réunion (des Douze), on n’annonçait aucun renfort — zéro», a raconté le général.Il a également déploré les carences dans l’organisation des forces de l’ONl! dans la région, dues notamment au nombre élevé de pays participant à la mission — une dizaine en tout.«Les effectifs s’étoffent mais sans plus d’efficacité.Quand vous avez neuf nationalités représentées dans un service quelconque, vous pouvez être sûr que cela ne marche pas», a-t-il dit, souhaitant une approche plus pragmatique de la situation.«Il faut éviter les constructions théoriques.(.) Quand on étudie le eas.de la Yougoslavie, on voit toutes les erreurs qu’il ne faut pas faire».I K MON 1)1: f^RiwT6Mfl(JT,7E PEUX ûieij v/oüs le aige .l'Europe i0'existe pas ! sa.Tudjman veut s'en mêler Zagreb menace les Bosniaques d'une intervention armée I)’A P l< LS ALI1 LT l< LU TL K Le président croate Franjo Tudjman a évoqué une possible action militaire de la Croatie pour «défendre le peuple croate» en Bosnie face à «l’agression» musulmane, hier soir dans une interview a la télévision croate.Accusant l'armée gouvernementale bosniaque (à majorité musulmane) de «génocide» contre les Croates en Bosnie centrale, M.Tudjman a déclaré: «Ou bien les Musulmans renonceront à une telle politique, ou bien le monde devra comprendre les mesures que nous serons contraints de prendre pour la défense du peuple croate là-bas.» Pendant ce temps, les 800 civils évacués de Sarajevo sont justement arrivés hier en Croatie, après deux jours d’un voyage éprouvant à travers les zones contrôlées par les Serbes en Bosnie, où les combats se sont poursuivis au mépris de la trêve conclue la semaine dernière.A Sarajevo, le bureau du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés n’a pas ca- ché son dépit face à l’échec du nouveau cessez-le-feu.A Mostar, où 55 000 Musulmans sont assiégés par les Croates, les tirs d'artillerie se poursuivent.Ix convoi routier transportant 800 civils évacués mardi de la capitale bosniaque a atteint dans la matinée la Croatie, après des heures d’incertitude.Entre mercredi midi et jeudi matin, les Nations unies avaient perdu tout contact avec le convoi d’autobus qui rencontrait mille difficultés — froid, manque d’essence, pannes et crevaisons.Finalement, les autobus se sont présentés à Sto-lae d’où ils ont pu |x*nétrer en territoire croate.Un autre groupe moins important de civils évacués également mardi de la capitale bosniaque avait atteint la Serbie mercredi.La tension a baissé à Sarajevo mais les tireurs isolés sont toujours très actifs des deux cotés.I n population de la capitale a connu une nouvelle nuit sans électricité et sans eau courante, par des teni|)ératures bien inférieures à zéro degré.L'OLP accuse: Israël frime D’APRES AFP Israël frime, accuse l’OLP, et les soi-disant «textes d'accord» sur le retrait israélien de Gaza et de Jéricho publiés à Jérusalem sont des faux ou des ballons d’essai n’ayant pas recueilli l’assentiment des deux parties.Ix> chef de l’OLP Yasser Arafat a en effet affirmé hier au roi Hussein que le texte concernant les modalités de l’autonomie palestinienne «était un document israélien rejeté par l’OLP».M.Arafat a affirmé au roi Hussein «le refus de l’OLP des propositions israéliennes».Iii presse israélienne a publié un texte, mis au point, selon elle, lors des négociations israélo-palestiniennes au Caire et qui stipule notamment que les Israéliens auront le dernier mot dans le contrôle des points de passage entre les territoires autonomes et les pays voisins.Les négociateurs israéliens et palestiniens n’ont pas réussi au terme de trois jours de reunions au Caire à régler les différends qui lés opposent: le contrôle des points de passage, la superficie de la région de Jéricho et les implantations juives qui échapperont à l’autonomie.Un haut responsable de l’OLP a également démenti hier qu’un terrain d'entente sur les principaux points litigieux avait été trouvé lors des dernières discussions du Caire et a accusé Israël de bluffer en avançant une telle affirmation.Ix ministre israélien des Affaires étrangères Shimon Peres était «dans l’erreur» quand il a parlé d’«idées communes» sur les trois problèmes majeurs, a affirmé M.Nabil Chaath, chef de la délélgation palestinienne aux négociations.«Nous essayons de bonne foi de parvenir a un accord mais, malheureusement, nous n’y sommes pas parvenus», a dit M.Chaath au terme d'une visite du chef de l’OLP Yasser Arafat en Egypte.A l’issue des travaux du comité de liaison israélo-palestinien mercredi au Caire, M.Peres avait affirmé que les deux parties étaient parvenues à «un terrain d’entente.sur les trois ou quatre questions majeures» et qu’Israël «attendait la réponse de la direction palestinienne».I«Accord fondamental» Israël-Vatican Champagne, sourires et signatures Jérusalem (Reuter) — Israël et le Saint-Siège ont signé hier à Jérusalem un accord historique de re-; connaissance mutuelle, ouvrant la voie à l'établissement de liens diplomatiques après 2000 ans de relations difficiles.Ix vice-ministre israélien des Affaires étrangères, Yossi Beilin, et ston homologue du Vatican, Mgr Claudio Celli, ont signe l’«Accord fondamental» qui devrait enfin permettre au pape Jean-Paul 11 d’accepter les invitations du gouvernement israélien à | se rendre en Terre sainte.Ixi première et dernière visite pontificale dans la région remonte à 1964, année de la visite de Paul VI.«Avant cet accord, il y avait des milliers d’années (l'Histoire remplies de haine, de peur, d’ignorance, et quelques petits ilôts de compréhension, de coopération et de dialogue.Près peu d’années de lumière et beaucoup plus d’obscurité», a déclaré Yossi Beilin lors de la cérémonie au ministère des Affaires étrangères.«La signature de cet accord avec le Saint-Siège aujourd’hui à Jérusalem est une victoire du bon sens (.), une victoire pour le peuple juif pt l'Etat d’Israël», a-t-il ajouté.Pour sa part, Mgr Celli a souligné que l’accord avait «une signification religieuse et spirituelle fondamentale, non seulement pour le Saint-Siège et l'Etat d’Israël mais aussi pour des millions de gens a travers le monde».Les deux hommes ont fêté l’événement au champagne, le vice-ministre israélien portant un toast en lançant «Ix Chaïm!» («A la vie!»).Devant le bâtiment, une cinquantaine d’élèves d’écoles rabbiniques ont manifesté pour marquer leur opposition à l’accord.Dans ce texte, qui comprend un préambule et 15 points, les deux parties dénoncent l'antisémitisme et le terrorisme et promettent le respect de toutes les croyances religieuses en Terre sainte.Tout en reconnaissant l’Etat hébreu, le Vatican a cependant fait savoir peu avant la signature qu’il réclamait toujours un statut spécial pour Jérusalem, qui serait garanti par la communauté internationale.Ix Saint-Siège (.) a le devoir et le droit de continuer a réclamer, comme il l'a toujours fait, plusieurs garanties dans la sphère internationale (pour Jerusalem)», a déclaré le porte-parole du Vatican.Joaquin Navarro-Valls.Li position du Vatican sur Jérusalem s'est assouplie depuis quelques années.Autrefois, il exigeait que la ville soit une entité distincte, régie par la communauté internationale.Maintenant, le Saint-Siège ne semble : plus mettre en cause la souveraineté israélienne ou une souveraineté partagée sur la cité sainte.Dans quatre mois, la nonciature 1 apostolique sera installée à Jaffa, près de Tel-Aviv, et non à Jérusalem.Déprime capitaliste au pays de Boris Eltsine L'anti-occidentalisme monte au firmament russe La «médecine de cheval» économique alimente les forces revanchardes et autoritaires DAN I Kl.RA U N HT COLLABORATION SPÉCIALE Moscou — Portes blindées, portiers en treillis militaire: n’entre pas qui veut au centre de recherche politique de Sergueï Kourginian.Ix maître des lieux est un ancien conseiller du dernier comité central du défunt Parti communiste de l’URSS.C’est aussi un enfant de la perestroika, un metteur en scène apprécié des démocrates pour avoir monté une pièce subversive de Boulga-kov sur la vie personnelle de Staline.«L’Occident se soucie de la démocratie comme d’une guigne», estime Kourginian.1 .'objectif occidental, c’est que la Russie ne soit plus une su|X‘rpuis-sance et qu’elle reste soumise stratégiquement et économiquement.Le peuple lusse, prédit-il, se révoltera, l’Kumpe s'embrasent, et ce seni la guérir.En quinze jours de voyage en Russie, nous avons souvent entendu ce discours, un discours qui n’est pas, loin s’en faut, le monopole de l'extrème-droi-le.Deux exemples : une démocrate orthodoxe et un syndicaliste gauchisant.En octobre, Xenia Mialo, sociologue, est allée prier devant les icônes lorsque le gouvernement a ordonné aux troupes de tirer sur le Parlement.Elle n’a pas soutenu les factieux du Soviet suprême, elle se définit comme démocrate et «patriote», mais elle rejette le libéralisme actuel comme contraire aux traditions communautaires de la religion or thodoxe.«Ix peuple russe n’acceptera pas le capitalisme sauvage.11 ne veut pas non plus du régime précédent, mais si ça continue, je crois qu’il va opter pour le retour (au communisme).» Au siège de la Fédération des syndicats de Russie, à Moscou, nous rencontrons un syndicaliste qui nous demande des nouvelles de ses amis du Nouveau parti démocratique du Canada (elles ne sont pas bonnes).Boris Ka-garlitski se définit comme socialiste, il appartient au Parti du travail de Russie.«Il faut renverser le regime», dit-il.Kagarlitski juge illégitimes le parlement et la constitution issus du coup de force d’octobre.«Ix programme néolibéral ne marchera pas.Il conduira la population a la pauperisation et à l'autoritarisme.Il n'v a qu'à lire les documents du Fond monétaire international, l'objectif explicite de l’Occident est de ix’riphériscr la Russie.Mais cela ne marchera pas.On peut déjà en percevoir les conséquences : le développement d’un sentiment anti-occidental très fort.» Li force des arguments «patriotiques» C’est en faisant des entrevues de citoyens ordinaires que l'on se rend compte de la loive potentielle de ces arguments «patriotiques».Les Russes grognent, et à tous les coins de rue.Au printemps, lors du référendum, le gouvernement leur avait promis une hausse des revenus et la prospérité «dans quelques semaines», le temps d’un retour des capitaux.Malgré la confiance (pie les électeurs avaient alors accordée à Boris Eltsine, la situation a empire : la production est en chute libre, l’intlation frise les 5(1% par mois et les 80 000 roubles du revenu mensuel moyen (moins dç 80 dollars canadiens) ne mènent pas loin.A force de se plaindre des solutions économiques de l'Occident, les Russes vont-ils finir par rejeter l’Occident lui-même ?C’est, de toute evidence, le danger.Il n’y a pas de troisième voie entre les réformes actuelles et le communisme» [X'rsiste à dire Sergueï Pavlenko, sous-directeur du Centre de réforme économique de la Fédération de Russie.1 .'alternative, dit-il, c’est lliyper-inllationct le chaos, comme en Ukraine.Ce jeune conseiller du cabinet es|xiv que l'équipe Eltsine continuera a appliquer les recettes monétaristes: resserrement du crédit, suppression dos subventions, mise en faillite des «dinosaures» du secteur ex-étatique, limitation des dépenses sociales, création d'un volant de chômage.Pour certains opposants, il existe bel et bien une troisième voie.lékatorinbourg, ou Sverdlovsk comme disent encore la plupart des gens: nous sommes aux portes de la Sibérie.Devant l’Université technique de l'Oural tronc encore la statue du bolchevik Sverdlov.C’est ici que le jeune Boris Eltsine a fait ses études, et c'est ici qu'il a été chercher son eminence grise, le professeur Guennadi Bourboulis.A côte de l’ancien bureau de Bourboulis, nous rencontrons deux IxTsonnages étonnants qui essaient de réconcilier democratic et heritage bolchevique.Sergueï Isakov, professeur d’électronique, est un ancien dissident dont la carrière a souffert sous Brejnev.Il se déclare à la tois anti stalinien, communiste et libéral.Son «li-béralismc», c’est celui de lénine à l'époque de la NEP (période de restauration partielle du capitalisme en 1921).«1 e libéralisme d'Eltsine est un faux libéralisme, c’est le vol des biens collectifs par des gens qui veulent s'enfuir à l’etranger.De nombreux politi- ciens occidentaux savent qu’Eltsine n’est pas un démocrate, mais ils cachent la vérité parce qu’ils veulent la démolition de l’industrie militaire russe.» Son collègue Stanislav Nekrassov surenchérit : « L‘s Américains, qui ne représentent que 5% de la population mondiale, consomment 40% des biens de la planète.Ils veulent transformer la Russie en zone d’influence.» Nekrassov est directeur du département culturel de l’université.Il se proclame simultanément membre du Parti communiste de l'Union soviétique (dissout par Eltsine), et organisateur du Parti libéral-démocrate de Vladimir Jirinovski pour la région de l'Oural.Quatre principes guident son action : «Li démocratie.le patriotisme, la defense des acquis sociaux et l'idéal communautaire.» Li guerre civile, seule issue?Nekrassov et lsakov s’entendent sur un point: la situation actuelle ne peut se résoudre que par des solutions extra-parlementaires, c’est-à-dire la guerre civile ou l'intervention de l'année.Li Russie saura-t-elle regler ses débats de société de manière démocratique ?Au lil des entrevues, une conclusion inquiétante s’impo-se : la plupart de nos interlocuteurs s’attendent à de nouveaux episodes de violence.Même dans les milieux gouvernementaux : Alexeï Zoudine est un des principaux organisateurs du Parti de la liberté économique, un partisan des reformes monétaristes du camp présidentiel.Après nous avoir parle de Sergueï Uha-kraï.chef de file des défenseurs du secteur d'Etat au cabinet, il nous confie qu’il soupçonne «un certain ministre» de préparer un coup de force : «Je parle d’une opposition militaire et armée, avec des intentions terroristes.» Certains démocrates ont déjà conclu que le régime actuel est incapable d’arbitrer de manière démocratique le débat sur l’avenir de la Russie.Mikhaïl Gcfter, historien et philosophe, est un homme de la génération de Sakharov.En octobre, cet ancien dissident a démissionné du Conseil présidentiel lorsque les chars de Boris Eltsine ont tiré sur le Parlement.11 dirige maintenant une commission d'enquête humanitaire indépendante sur les événements sanglants de l'automne.«J’ai écrit un jour que la Russie avait beaucoup de démocrates, mais pas de democratic.Je crois que je me suis trompé quant au nombre des démocrates.» Et d’ajouter l'historien: «la dictature stalinienne passai! son temps à réinventer des situations de crise extrême pour assurer sa survie.Je vois avec inquiétude que ce paradigme politique est toujours d’actualité.» la Russie est un bien mauvais terreau pour l'expérience néolibérale en cours.C’est ce que ix'nse Anatoli Yichnievski, sociologue de l’Académie des sciences, un partisan, pourtant, de la «modernisation».Le pays, souligne-t-il, ne possède pas de classes moyennes individualistes comme en Occident.En ignorant les valeurs communautaires d’origine rurale et pré-bolchevique qui y subsistent, on risque donc de précipiter la Russie vers des solutions autoritaires.Pessimiste.Yichnievski conclut : «Nous sommes très près de la gittay re civile, la société doit se calmer.» «L'Occident se soucie de lu démocratie en Russie comme d'une guigne» Ijes valeurs traditionnelles russes sont-elles compatibles avec le capitalisme?D1C I.I.I) r V ill I! .Il \ K \ h I! I.Il I :i i Dill M it II | i II II ;; Le temps des rêves rétrécis L i s e /> / .s s o n n () de, rmlire l'I'I'l t L’art du bilan wm , •> -, Tk9 fesser le bilan de l’année au Québec à quelque 20 ()()() kilometres de distance, c’est un peu comme rédiger toutes ses cartes postales dès le premier jour de ses vacances.On prend la chance que quelque chose d’extraordinaire survienne par la suite.Et si le Québec se cassait une jambe ou gagnait à la loterie?D’un seul coup, les questions m’assaillent.J.e ministre Picotte est-il toujours en poste?Jean Béli-j veau se présente-t-il a la mairie de Montréal?Le Parti Québécois est-il toujours aux oiseaux?Des details me direz-vous, mais ignorer j ccs choses, c’est faire fi des personnages secondaires dans un roman de Balzac Dieu sait qu’il y en a et qu’ils sont importants.Ce sont eux qui font l’histoire, celle des ! livres tout au moins.Qui de Robert Bourassa ou Daniel Johnson a représente le Québec a la conférence «les premiers ministres.11 me manque dix jours de potins et j’enrage de ne pas connaître la suite de l’épisode.Si c’était Robert, ses collègues •• pre- I miers» lui ont-ils offert une montre en or, une statue iimit ou lui ont-ils chante -For lie’s a jolly frond fellow-1 Si c’était Daniel, en a-t-il profité pour annoncer lui aussi une ère nouvelle dans les relations fédérales-provinciales et proclamer l’arrivée du fédéralisme - cooperative-concert a lion né»?Jean Chrétien a-t-il salué en lui le digne fils de son pere?Et puis, qu’est c e qu’on dit a la maison sur le prochain llyc Hyei Dominique reviendra ( elle sauver la mise, sera-t-il meilleur que celui de l’année dernière, lui même un peu moins bon que celui de l’année précédente, qui était, on s’en souvient un peu moins plus pire» que l’autre d’avant.Ab, ne pas pouvoir participer a la catharsis .I> A N I K I.L A I O 1 C II E ?collective sur le liye Hye.Manque l’essentiel, quoi! Quel exil doré pourrait prétendre compenser un tel vide?Les palmiers ont l’air bien triste.Vu de loin que reste-t-il de cette année 1993?Comment aura-t-elle fait sa marque?Très certainement par une explosion sans précédent de premiers ministres.Au Québec, on en aura connu cinq: quatre hommes et une femme, deux liberaux et trois conservateurs, trois vieux et deux jeunes ou du moins presque jeunes.Et on dira ensuite que la bêtise n’est pas la chose la mieux partagée du monde.Un nouveau premier ministre toutes les 10 semaines! Même l’Italie, dans ses bonnes années, n'est jamais arrivée a faire mieux.Des cinq, un seul n’était pas du Québec et son succès — c’est le moins qu’on puisse dire — ne fut guère éblouissant.Cela lui apprendra.Mieux vaut être un homme du Québec qu’une femme de Colombie pour réussir ce métier.Deux étaient d’origine irlandaise.Cela doit bien vouloir signifier quelque chose, mais quoi?Contrairement a ce que l’on répété.il n’est pas difficile d’expliquer le cas du Québec a des Asiatiques.Les méandres de la clause dérogatoire posent bien quelques obstacles, mais ils comprennent assez bien nos hesitations.La où ils débarquent cependant, c’est a notre manie de multiplier nos premiers ministres.La simple idée d’en avoir deux en même temps leur est difficilement comprehensible.Alors, en passer cinq en douze mois! Si vous en changez à Ottawa, pourquoi ne pas les réutiliser a Québec?C’est se manquer de respect a soi-même, certains m’ont dit, que de penser refaire ainsi l’histoire en commençant par le haut.Ils n’ont même pas le temps de vieillir» m’a répliqué un autre.C’est vrai nos premiers ministres vieillissent mal et ceux qui aspirent à prendre leur place le savent très bien, eux qui n’ont de cesse de proclamer leur jeunesse.Ils vieillissent mal parce qu’ils sont vieux avant même d’avoir commencé.Une fois installés au pouvoir ils n’apprennent plus rien.Regardez Pierre Trudeau.Il aurait pu écrire scs mémoires avant même d’avoir commencé.Quant à Jean Chrétien, il proclame sans cesse qu’il a son avenir derrière lui.Quant a l’autre premier ministre, il n’a de sens que si on sait qu’il est le frère de l’autre et le fils du premier.Quel avenir! Comment expliquer que les chefs qui nous dirigent soient aussi fixes dans le temps?Ne sont-ils pas a même de tirer des leçons des événements dont ils sont pourtant les participants exemplaires?Et puis, ce va-et-vient de notre leadership a-t-il une quel conque importance?Lorsque le bateau pique du nez, importe-t-il de savoir que le deuxieme steward a remplacé le capitaine pour diriger I orchestre dans sa dernière valse?1993 aura été l’année* 1 du le,Kinship mou, tout comme 1992 aura été celle du leadership sourd.Nous savons les leaders durs d’oreille, on les commit mainte liant en manque d’idées.t e fut une cuvée bien ordinaire.A I» K I) I’ 0 S ?.d’autonomie gouvernementale I autonomie gouvernementale a un sens différent d’un groupe autochtone a l’autre Pour certains, elle peut signifier le rétablissement des structures gou verncmenlales traditionnelles ou leur adaptation aux j besoins modernes.Pour d’autres, elle peut cire l’établissement de structures toutes nouvelles ou une participation plus acli ve aux institutions de gouvernement nouvelles ou : déjà existantes aux niveaux federal, provincial, re gional ou territorial Pont < erlains groupes, cette au tonomie peut impliquer la création de structures gouvernementales qui régiraient Ions les habitants d'une region ou d'un territoire en particulier.Pour d'autres groupes cm ore, cela peut pouvnii dire un plus grand pouvoir en ce qui concerne la presta lion de services gouvernementaux — en matière d’éducation et de santé, par exemple.Dans l’examen de la mise en oeuvre de 1 autonomie gouveriiemcnta le.il est important de se rappelei qu’il existe plus d’une manière, pour les peuples autochtones, de parvenir a leur objectif d'une autonomie plus grande et (l'une mailrise accrue de leurs vies Aucun modelé unique n’est a lui seul suffisant étant donné la grande diversité des aspirations et des t ir constances propres a chaque peuple autochtone l ommission Royale sur les peuples autoeli tones LE DEVOIR f tt v I) i: I' A K II K N K I H II r R A S S A I.K I I) .1 A N V I 1! R I II | (| llirccirirc l.l.S K II ISSON N RTT K Ile dac leur m chef BKIINAIU) I) K SI (IT K A II X Hired e n i il e I e j» u e a I a il ni I n i s I r a 11 n n A N D It R I.Kl I, K II I I) j r e e t e n r il e I i n f n r in a t i n n It K N 0 IT A I! It I N I) i r e e t e n r s a il jn i n I s il e | ' i n f n r ni a lion N K It II K B K A l'Il K II, Il 0 C II (HT K Il e il a e leur e n e li e f a il j n i n I .1 K A N It II It K II T SANS K A (MIN ’ U i II.rue Ile II I e n r y .Il e e I a ,ye , M n n I r e a I ( I) n e lie e ) Il T A T M II.Tel.I .T I II il K ,T :i B 11 B Y A I S I K (J K K II (I I S 1! i! I i , CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE fillFE I I I» I V II I I! .Il \ I \ I) I! !•: I) I I U !•; < I: \| It |; i; | u it A 7 RO M E HT M A R I i: R , M l).president he la ee de rati on di-:s mi:i>I-:c i\s si'j-;l iai 1st i- s DT QUEBEC fs médias out tail i‘tat rcccin-ment d’uiu* entente de principe sur la reduction des dépenses du système de santé, i n t e r v e il u e entre le ministère de la Saille et des Services sociaux et la I; Fédération des médecins spécia-; ; listes du Québec.I.a parution, hors | contexte, de ce document a malheu-1 • reusenient encouragé la propagation ;.d'informations erronées sur le contenu de cette entente.Dans un contexte budgétaire ex-' trèmenient difficile, chaque fois qu’il P est question de réduction des coûts • ; du système de santé, la population associe cette réduction des dépenses ; a une diminution de la qualité et de |j l’ellicacité des soins.Pour donner j j une juste vision de la réalité, il est ! ! donc de notre devoir de non seule-j J ment nous engager très activement j j dans tout processus d'assainisse ' i lient des dépenses liées a la santé, ! | mais aussi d'informer la population | sur les choix qui seront proposés.Rétablir les faits Je m’empresse de préciser ici que f cette1 entente ne porte pas sur la Ei • '> -a.~~.rr- l'ilolo AKl un i s l.es Médecins spécialistes veulent participer aux changements appelés à survenir dans les prochaines années.Sauvegarder la qualité du système de santé Wf~ • ; • ' u • PHOTO ARCHIVES l.e véritable défi a relever, c’est celui d'identifier des maintenant les économies à faire avant de nous voir forcés à sacrifier l’essentiel.eaux ou sur la réévaluation du panier de services.Le gouvernement du Québec a emprunté cette voie en juin 1992 en ne remboursant plus certains services d’optométrie, de dentisterie et de pharmacie.Quant aux services médicaux, le ministre a décidé de consulter.Dans ce secteur précis, la desassurance se retrouve dans un corridor étroit, délimité par la délicate identification des services non-médicalement requis et les bornes imposées par la législation fédérale.l'n débat public très large sur l’ensemble des enjeux devra avoir lieu avant de modifier la liste des services de santé assurés.Les médecins spécialistes entendent y participer.Certains ont pu laisser entendre que la Fédération des médecins spécialistes du Québec avait négocie avec le ministère dans le but de désassurer certains services.D's ententes entre la Fédération et le ministre sont conclues dans le cadre de l'article 19 de la Loi sur l’assurance-maladie, et la désassurance de services n'est pas un objet de négociation.Cette question, a la fois politique et sociale, relève exclusivement du gouvernement.le- ministère a toutefois fait appel a l’expertise de notre organisation qui regroupe 32 spécialités et qui dispose de compétences reconnues dans le secteur de la saille.Chaque fois quo le ministère sollicitera notre avis, nous seront prêts a le fournir, en gardant particulièrement deux choses a l’esprit: sauvegarder la qualité des services et éviter que des économises se lassent sur le dos des patients.lx* concept de l'efficience Sur le fond de cette entente, il m'apparaît indispensable de donner l’heure juste et de fournir une definition rigoureuse du principe sur lequel le ministère et la Federation se sont entendus.L’entente de principe porte uniquement sur ce que le gouvernement désigne comme ¦d’efficience** du système de santé.Il s’agit d’abord et avant tout de procéder a une réévaluation générale de nos méthodes de travail, de réorganiser certains services, d’identifier les economies possibles et, en consequence, d’améliorer l’efficacité de l’ensemble de nos activités.I n d’autres mots, cela commande de faire plus et mieux avec moins.Le premier devoir du médecin, qui consiste a comprendre et a soigner, n’est aucunement en cause, par plus d’ailleurs que la qualité des soins.Les dispositions de l’entente qui portent sur le partage d’une partie des gains ou des économies réalisées.correspondant largement aux «accords-cadres sur l’organisation du travail, signes récemment avec d’autres organisations, telles la Fédération des travailleurs du Québec et la Centrale de l'enseignement du Québec.Nous croyons que le Gou- vernement a choisi la bonne voie en procédant par mesures incitatives, plus motivantes, et en demandant aux parties intéressées de participer au processus plutôt que de le subir.Cette formule offre a tous une reconnaissance des efforts accomplis et un encouragement à poursuivre.Réaliser des économies sans toucher à la qualité Par ailleurs, il est important de rappeler que cette entente qui doit encore recevoir l'approbation definitive du Conseil du trésor et du Conseil des ministres, constitue un cadre général de travail.Le gouvernement s'associe a ceux qu’il estime être les plus compétentes pour précisément garantir que les reamenagements nécessaires se feront sans heurts inutiles.S'agit-il de modifications liées à la pratique médicale, de la réorganisation d’un laboratoire ou encore d'un regroupement de services.les médecins souhaitent depuis des années qu'on fasse appel a leurs connaissances avant de procéder a de tels changements.L'entente vient réaliser ce souhait de la profession a l’effet de maintenir la qualité des soins.A titre d'exemple, l’Association des ophtalmologistes du Québec et la FMSQ se sont penchées récemment sur le problème de la reorganisation des ressources en chirurgie ophtalmologique, a Québec.Jusqu a ce jour, huit centres hospitaliers de la région de la capitale offrent ces services chirurgicaux.N’y a-t-il pas lieu de les regrouper dans deux ou trois centres hospitaliers tout en conservant des services de consultation en ophtalmologie dans tous les centres?Voilà qui permettrait de réaliser des économies importantes lorsqu'il s’agit de renouveler les équipements nécessaires a la mise a jour des technologies pour offrir ce qu’il y a de mieux aux patients.C'est ainsi que le service serait plus •¦efficient” et la qualité sauvegardée, voire améliorée.Car le véritable défi a relever, c’est celui d’identifier des maintenant les économies a faire avant de nous voir forcés a sacrifier l'essentiel.I n état d’esprit Depuis plusieurs années déjà, les gouvernements successifs ont prescrit une mise au régime severe du système de saute afin de ramener à la baisse une part toujours croissante des budgets aux dépenses du secteur de la santé.Les résultats sont mitigés, pour ne pas dire décevants.Plusieurs institutions hospitalières sont pratiquement a bout de souffle et leur avenir apparait incertain si les coupures de croissance des budgets, annoncées pour les années a venir, sont maintenues.Cette situation préoccupe les médecins.Depuis plusieurs années aussi, les fermetures de lits, le contingentement des admissions aux soins in-tensils, la difficulté d’obtenir un bilan diagnostique ont entrante la deterio- ration d'une des principales caractéristiques de notre système: l'accessi-bilite.Ces décisions ont la plupart du temps etc prises de façon unilatérale par le gouvernement, sans consultation aucune avec les médecins.Alors que les fonctionnaires ignoraient tout des conséquences des directives administratives préparées loin du terrain, les médecins, les infirmières, le personnel hospitalier en général, et surtout les patients se voyaient infliger le-* contrecoups de telles décisions.Le ministère amorce enfin un virage et semble s’engager dans un processus de concertation et de consultation.11 serait cependant dans l’erreur de croire que la démarche dans laquelle nous nous engageons, en vertu d’une formule paritaire, ne serait qu'une forme de caution de decisions prises ailleurs.On a pu constater il n’y a pas très longtemps, au moment de l’annonce de nouvelles directives qui touchaient les patients ambulatoires, a quel point le manque de consultation peut entraîner la contestation.Dans les circonstances, nous aurions tort de leur reprocher de s’asseoir a la même table que nous et de nous écouter.Les médecins spécialistes veulent participer aux changements appelés a survenir dans les prochaines années.L'essence même de leur profession les amène à jouer un rôle determinant dans le système de santé et c’est sans hesitation qu'ils tent cette responsabilité.y t G Pierre Boule/ Créer, interpréter, susciter, expliquer I.'Université de Montréal octroyait la semaine dernière un doctorat honoris causa a l'éminent compositeur et chef d'orchestre français Pierre Houle/, en même temps qu’elle créait le Fonds Houle/ destiné à codifier les oeuvres, les écrits, les conférences et les multiples documents d’archives concertant le musicien.Nous reproduisons en exclusivité de larges extraits de l’allocution prononcée jeudi dernier par Pierre Boulez en accueillant ces distinctions, répliquant ainsi à son présentateur, le professeur Jean-Jacques Nattiez.st-ce que je réponds a ce portrait de moi qui vient d’etre ainsi dessiné?Je me reconnais dans l’entêtement, dans le pragmatisme aussi bien dans une utopie indestructible.A cette volonté qui fut un ideal de jeunesse, je crois, a l’exemple de Mallar me.avoir été fidèle sans désemparer, avec passion j'accepte meme que l’on dise: avec excès! Quant à l'excès, je maintiens, d’ailleurs (pie c’est une vertu bienfaisante.Il faut tellement d'excès, parfois, face a l’inertie ou a la paresse ambiantes; je ne veux même pas évoquer la mauvaise foi.Créer, interpreter, susciter, expliquer: voila de quoi se dépenser sans cesse dans des sentiers multiples et divergents.Cependant, sous l’apparente dispersion, je puis trouver une étrange unité: fidélité constante a une saisie globale de l'univers musical.Il ne s'agit nulle meut d’une sorte.de sacrifice offert a mon prochain, plutôt d’une contrainte: celle (pie les grands disparus qui m’ont precede ont exerce sur moi sans relâche.J'ai pu sembler iconoclaste, et souvent, je me vois rappeler des phrases qui, détachées de leur contexte, ont sein ble insolentes, arrogantes, insupportables.Qui dira que l’admiration doit annihiler le jugement critique?Qui affirmera que la lucidité exclut le respect?Hien sur, n'avant plus a me définir directement par rapport a mes prédécesseurs, ne devant plus faire ces choix de terminants de depart, je ne puis que ressentir plus for lenient la dimension des modèles a qui me mesurer, a appreciei leur exigence, a estimer quel ellorl requiert la poursuite de la trace qu'ils ont laissée, 1 tés lors, le vrai, le profond respect ne peut être qu'iconoclaste si on ne le désire productif.Maintenant, vous avez rassemble ici la partie visible d'une addition encore provisoire.Tous ('es documents qui renseignent abondamment sur le quotidien, il vous faudra savoir les lire entre les lignes, comme une partition dont le sens réside, certes, entre les notes, dont le rayonnement émane cependant en-deca et au-delà des notes.Que de concerts donnes! Que d’oeuvres jouées! Que d’articles ou de présentations rédigées! Lout cela s’agglutine, se fond, s'unifie pour, comme on dit.former une vie, une existence que je me refuse moi-même d'examiner à nouveau d’aussi près, laissant cela à des regards plus cliniques et plus detaches (pie ne saurait être le mien, malgré la distance.Celle énergie, vous en avez les cendres en dépôt (partie de ma vie déjà brûlée), alors qu'elle doit sans cesse, pour pouvoir agir, renaitre de ces cendres-témoins.Je les garde en moi sans plus les connaître; vous les garderez et les connaîtrez, et ce sera pour moi un viatique que de les savoir la sous votre bonne garde.Fn plus de la vigilance, vous m'olïrez le plaisir d’une distinction qui m'honore.Je vous en sais grc et vous en remercie vivement.Je suis venu dans votre ville pour la première fois il y a plus de 10 ans lorsque je n'étais encore (pu* chargé de la musique de scène dans la compagnie théâtrale Madeleine Renaud Jean Louis Barrault.au cours d'une de leurs tournees Pouvais je alors imaginer (pie ce jour d'aujourd'hui était inscrit dans mon futur?Le futur, dit Proust - je ne peux le citer que 1res approximativement, hélas! - nous ne pou vous l'imaginer que comme une projection déformée (lu present; c'est pourquoi notre vision se révélé toujours lausse lorsqu'arrive enfin la réalité de ce futur.Pouvais je imaginer que des observateurs aussi attentifs (pie Jean-Jacques Nattiez et Sophie Galaise.devenus aujourd’hui des amis, auraient croc avec cette ville et cette université un lien me concernant, aussi étroit et aussi chaleureux?Quai ante ans après ma première visite presque anonyme, j'ai grand plaisir a découvrir au present ce lutin alors totalement inimaginable.Je vous remercie très naïvement.Monsieur le Recteur, d'avoir ainsi donne posthumement raison a Proust et m'avoir procure une sincère emotion et une grande joie.L*i*< t\V k- •>.>* wvg l'QIÏS OKI NH K Pimv Houkv.Les policiers ont besoin d’un «concile».Y \ AN LA Y ()l E ANIMATEUR RADIOPHONIQUE A RADIO M l IT’El «F ( Nouvel An a ses contes.CTlui, généreux, de cette dame (pii n’était pas sur tie de sa maison depuis 1 cinq ans Pas de fauteuil roulant Fn entendant'! cela, un auditeur de Forestville lui lit" parvenir le fauteuil qui lui permet de sortir dt1 ('liezelle.Il y a encore Relie, de Grand-Mère, 32 ans.leucé-9 inique, a qui St-Hubcrt livrera deux repas Mais ce genre de conte, si vrai soit-il, attire peut-être moins notre attention que d’autres fictions’.- Gela se passait au cours d'une cert laine nuit du vendredi au samedi.Quatre heures durant, nous avons donne la parole aux auditeurs.Sujet: la brutalité policière.l ’in dame de Montreal a été témoin d'une violence policière inutile, I tes policiers ont cassé le bras d'un pauvre type en voulant l’immobiliser.Ils en avaient mis plus que le client en demandait.Un jeune de l.achute prétend avoir ete sollicité par des policiers pour acheter des cigarettes de contrebande.Par contre, une dame de St-C'(instant souligne la courtoisie des policiers On se rappellera certains gestes héroïques de policiers.Une autre dame dit qu'ils sont générale-; ment plus affables dans les régions éloignées des centres urbains.Ils Vivraient en gang- dans les grands' centres, peu mêlés aux gens.Curieux! I n policier de huit années de service deplore la puissance des anciens, deplore encore la vie repliée sur elle-méme des policiers qui mangent encore le dos au mur (laits les restaurants.Ils ont parfois un sens pour le moins très résolu du devoir.Songeons a cette «affaire du camion de paniers de Noël confisqué parce qu’on y a retrouvé deux cartouches de cigarettes.Les policiers-bénévoles ont-ils pris la bonne decision?Il semble selon certaines autorités policière (à la télé) que si les choses étaient a refaire.il en serait autrement.* ’ Sommes-nous encore a l’heure du’ refoulement, des mentalités fer* niées, repliées, voire sectaires, dans un monde qui est ici pluraliste?Aiij fond, ce cas plus ou moins isolé de violence policière ne peut provenir que d'une frustration.Et après la frustration, il y a la violence insoutenable comme en a témoigné le meurtre-suicide d'un ressortissant tchadien.Un peu plus de paix ou de justice pour le Nouvel An.Faites-vous uni -concile- messieurs les policiers, cam bientôt 1rs bévues d'une minorité sajj liront une majorité qui mérite encore notre estime.i i E I) l CJ I II’ DEVOIR L\ REDACTION ’¦ .t l’information générale t i metr|x>lilaine Sylvain Blanchard.l'.tu g «iiK'îioii.Jea:.Chartier.Jean Dion.Louis-( ii''( ¦*» Franc* »eur.Luiis-(ïuy L'Heureux.Caroline N! îj-eiii.Berna:»! \I* m» r.Isabelle Pare.Diane tillefer, Danny Ve.tr .'.,« ;iie< • ' Jacques Nadeau tphoto- t!rapiu> a l’information culturelle Michel Be-lair (revjioiiNiblt Ni ; liane Baillargeon.Roland-Yves Carie:.m.Piem C.iyouette i lar res) Paule des Kiv.i tv Mane I.tnrie:, Robert Levesque.a l’information économique (m r.-.: : Ht r ¦ nesp nsa! h .Robert Dutrisac.Jean-Pi» rie L-gault.N*riîe Truffaut.Claude Tur-a l’information internationale François Bmhism .¦editonaliste .t autniisée .1 employ*! h a lur* gisti* m K-ut ii*i MM'.m | »«• | »«‘»t létfdl Bibliothèque nationale du Quélxs téléphone «» n*i;il (Ml) MM!» 1; 511, servU «• a la • lient* I* ( > 1 II mh!» 5 5 ,!».puhlit n< 1 ,1 u un , *, j'iu U DI VOlftetf p informations pub! 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