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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1996-04-20, Collections de BAnQ.

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?FONDE EN 1910 LEDEVO 1 Vol.I.X X X V X o !) :i MONTREAL.LES SAMEDI 20 ET DIMANCHE 21 A V Mil.ID DH I CA II I K H S - I .D 7 S ?T PS ?T VQ LES ARTS L'inquiétante étrangeté de Carbone 14 PAGE B 1 LES ACTUALITÉS Yves Fortier souhaite ta destitution du juge Bienvenue PAGE A 4 FORMES La vie à 250 km/h PAGE!) 10 R LIVRES Douze chefs-d'œuvre selon Guy Scarpetta PAGE 1) 1 Jocelyn C o u 1 o >r PERSPECTIVES La peur bleue du nucléaire Dix ans après la catastrophe de Tchernobyl, Moscou accueille la Conférence du Groupe des huit dont l’objet est d’encourager la collaboration en matière nucléaire.Les discussions qu’auront aujourd’hui le3 dirigeants des sept grands pays industrialisés (G7) et de la Russie doivent aboutir à la publication d’un communiqué commun faisant état de plusieurs accords pour renforcer la sûreté et la sécurité nucléaires.Voir nos informations en page A 8.Depuis quelques années, la peur du nucléaire s’est cristallisée autour des problèmes que connaissent la Russie et les pays de l’ex-bloc soviétique dans ce domaine.Pourtant, les dangers du nucléaire concernent le monde entier.Les huit chefs d’Etat réunis à Moscou vont donc examiner les mesures que la communauté internationale devrait prendre pour assurer la sûreté des réacteurs civils, la gestion des déchets radioactifs et la sécurité des matériaux nucléaires.C’est sans aucun doute la sûreté des réacteurs nucléaires civils, et particulièrement ceux de conception russe, qpi retiendra l’attention des chefs d’Etat.Depuis la catastrophe de Tchernobyl, en 1986, les pays occidentaux, effrayés par les effets de l’accident nucléaire sur les populations de l’ancienne Union soviétique, ont offert depuis lors leur coopération scientifique et leur aide financière aux pays qui possèdent de telles centrales pour en améliorer la sécurité ou tout simplement pour les fermer.La menace d’une nouvelle catastrophe est dans tous les esprits.Des groupes écologistes présents à Moscou ont d’ailleurs réclamé la fermeture immédiate des centrales de conception russe.«La probabilité d’un nouveau Tchernobyl est beaucoup trop élevée: pour les dix années qui viennent, elle est bien plus proche d'un sur deux que de un sur cent», disait un de leurs représentants.Ce jugement est sans doute excessif, mais le danger est bien réel et il fournit un prétexte aux pays occidentaux pour vendre leur technologie nucléaire.H y a là un immense marché qui s’ouvre et le Canada est bien placé pour obtenir des contrats.La présence du premier ministre Jean Chrétien à l’inauguration d’une centrale nucléaire canadienne en Roumanie, deux jours avant le sommet de Moscou, n’avait rien d’innocent Les participants devraient donc réaffirmer leur intention de renforcer la Convention internationale sur la sûreté nucléaire et s’attendent à ce que le président ukrainien réaffirme l’engagement de son pays à fermer la centrale de Tchernobyl d’ici l’an 2000 comme le prévoit un accord signé à Ottawa en décembre dernier entre l’Ukraine et le G7.Tous les pays qui possèdent des installations nucléaires font face au délicat problème de la gestion des déchets radioactifs.Toutefois, l’attitude russe face à ce problème choque les pays occidentaux.Depuis des décennies, la Russie (et avant elle, l’Union soviétique), a pris la mauvaise habitude de déverser dans la mer ses déchets nucléaires malgré l’entrée en vigueur en 1976 de la Convention de Londres interdisant cette pratique.L’immersion en mer à des effets dévastateurs sur l’environnement.Cette pollution inquiète vivement les pays de la région circumpolaire, particulièrement le Canada, puisque les déchets nucléaires sont déversés dans la mer arctique.Lors d’une rencontre hier avec le premier ministre japonais, le président russe, Boris Eltsine, a promis de faire cesser cette pratique.La sécurité des matériaux nucléaires et son corollaire, le renforcement des mesures pour stopper la prolifération des armes nucléaires, seront aussi au centre de la rencontre de Moscou.la contrebande nucléaire, dont la source se situerait dans l’ancien empire soviétique, fait l’objet de vives inquiétudes dans le monde occidental même si les preuves à ce sujet sont minces.Plusieurs pays craignent toutefois que le chaos qui règne dans certaines régions de Russie ne permette à des terroristes ou, pire encore, à certains pays présentement au ban des nations — Iran, Irak, Corée du Nord et Libye — de se procurer des ogives nucléaires ou du plutonium nécessaire à leur fabrication.Les participants vont donc examiner les différentes options qui s’offrent pour contrôler le nombre des ogives nucléaires et en accélérer la destruction.Ils vont aussi élaborer un plan pour la gestion du plutonium, issu du démantèlement des armes atomiques.Enfin, pour démontrer aux pays du Sud — parmi lesquels certains aimeraient se doter de l’arme atomique — que ce sommet n’est pas uniquement destiné à protéger le monopole des pays occidentaux sur les technologies du nucléaire, les participants devraient s’engager à signer, dès cette année, un traité d’interdiction complète des essais nucléaires.Il faut espérer que tous les engagements auxquels vont souscrire les pays du G7 et la Russie ne resteront pas lettre morte.Les dangers du nucléaire sont suffisamment effrayants pour que l’on s’en occupe franchement.INDEX Agenda .B10 Avis publics.C6 Classées .Cil Culture .Bl Économie Cl Éditorial .A10 Le monde ,.A8 Mots croisés .Cil Les sports.,.C12 T E 0 Montréal Ennuagement Risque d’orages, jÿ Max: 21.Dimanche: nuageux.Max: 18.Québec Ciel variable.Venteux.Max: 13.Dimanche: Pluie.Max: 13 Détails en C 10 Les champs de plumes du lac Saint-Pierre Ï&T- P - PHOTOS JACQUES NADEAU LE RETOUR des oies blanches a déclenché un programme d’«effarouchement» controversé dans les régions de Québec et du Bas-Saint-Laurent, où les agriculteurs veulent les déloger de leurs champs avec l’aide d’Environnement Canada.Nos lecteurs peuvent cependant aller les observer en toute quiétude au lac Saint-Pierre, à Baie-du-Febvre, comme l’a d’ailleurs fait hier la petite Veronika, caméra vidéo sous le bras.Nos informations en page A 5.Les Pouliot acceptent de vendre CFCF pour 367 millions Vidéotron joue le grand jeu La bataille s’annonce très rude devant le CRTC T ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR el un lutteur de sumo, le Groupe Vidéotron a joué de son poids financier pour damer le pion à Cogeco Câble en annonçant le lancement d’une offre publique d’achat (OPA) de 367 millions au comptant pour l’ensemble de CFCF.La famille Pouliot, l’actionnaire de contrôle de CFCF, déposera ses 1,5 million d’actions à vote multiple et 2,7 millions d’actions subalternes contre 21,50 $ pièce, ou 90 millions, au terme de cette OPA qui sera lancée au plus tard le 29 avril prochain.Sans conteste, l’offre dévoilée par Vidéotron est supérieure à celle que Cogeco Câble a lancée, qui est de 16 $ au comptant et d’une demi-action de Cogeco Câble, soit une contrepartie globale de 20 $ l’action.Les Pouliot se sont engagés de façon irrévocable à dé- poser leurs actions.Si de meilleures offres devaient survenir d’ici là, notamment de la part de Cogeco Câble, elles seraient «caduques», a indiqué Claude Chagnon, fils du fondateur de Vidéotron, André Chagnon, et vice-président du conseil du Groupe, au cours d’une conférence de presse convoquée à la dernière minute hier en fin de matinée.Le président et chef de la direction de CFCF, Adrien Pouliot, qui caressait l’ambition de diriger l’ensemble des chaînes privées de Montréal, CFCF 12, Télé-Métropole et Télévision Quatre Saisons, deviendra plutôt rentier, pour un temps du moins.«C’est une décision extrêmement difficile», a souligné le fils de l’actionnaire principal de CFCF, Jean Pouliot.Une fois son OPA réalisée, le Groupe Vidéotron aura acquis 427 000 abonnés au câble, dont le joyau que re- VOIR PAGE A 12: VIDÉOTRON POLITIQUE Moins de délégations du Québec, plus d’«illégaux» La fermeture des délégations québécoises à l’étranger soulève des vagues.A un mois d’avis, des employés locaux, en,service depuis des années dans les délégations aux Etats-Unis, ont été avisés qu’ils perdront leur visa de résidence d’ici le 1er mai et deviendront du coup «illégaux» dans leur terre d’accueil.Plusieurs dénoncent les conditions aberrantes dans lesquelles s’effectue la fermeture in extremis des délégations québécoises à l’étranger.Lire notre reportage en page A 6 Accès à r«économie sociale» Les Italiens vont aux urnes demain pour la troisième fois en quatre ans L’Italie en manque de nation L’historien Gian Enrico Rusconi analyse: «La gauche a snobé l’idée de nation.La droite en a fait un monument figé» Silvio Berlusconi, chef de la coalition de droite; Romano Prodi, candidat de l’Olivier, coalition de gauche.Umberto Dini, proche de la gauche, et le séparatiste de droite Umberto Bossi, chef de la Ligue du Nord.Les Italiens vont encore voter demain pour renouveler leur Parlement.Ils y vont avec l’agaçant sentiment que les élections ne serviront qu’à accroître l’instabilité gouvernementale et qu’à moyen terme, ils seront à nouveau appelés aux urnes.Impression de déjà vu?Sans doute, mais cela n’empêche pas que le scrutin soulève des questions fondamentales sur l’avenir de l’Italie.Voir autres informations en page A 9.«L FRANÇOIS BROUSSEAU LE DEVOIR a pire possibilité, ce serait une élection serrée qui donnerait à la Ligue du Nord le rôle d’arbitre!» Ainsi s’exprime l’historien Gian Enrico Rusconi, inquiet pour la cohésion nationale que menace, selon lui, la fameuse formation «fédéraliste» du Nord italien, devenue en 1995 carrément sécessionniste.Joint cette semaine par Le Devoir pour qui il a accepté d'analyser la conjoncture politique italienne à la veille des élections législatives et sénatoriales de demain, M.Rusconi, un historien de Turin très connu en Europe pour ses travaux sur l’Allemagne et sur la Résistance, publiait il y a trois ans un livre qui sonnait l’alarme contre le mal qui — selon lui — te- naille le plus l’Italie contemporaine: le manque de nation, de conscience nationale (1).Mais attention! Rusconi ne fait pas partie des nostalgiques de la Nation qui, à la manière de la droite héritière de Mussolini, bras levés et bannière tricolore au vent, parlent d’un héritage à préserver ou à retrouver, de «décadence» à surmonter.Que non! L’appel de Rusconi, c’est un appel à la gauche italienne pour quelle redécouvre la nation après l’avoir snobée et abandonnée à l’idéologie droitière.Rusconi n’a pas de sympathie pour les «postfascistes» de l’Alliance nationale dirigée par Gianfranco Fini, qui domine désormais la coalition de droite qu’elle forme depuis maintenant deux ans avec la formation VOIR PAGE A 12: ITALIE Harel chamboule les programmes d’employabilité Les assistés sociaux pourront à compter du 1er juin choisir leur employeur à l’aide de «bons d’emploi» KONRAD YAKABUSKI DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le gouvernement Bouchard chambardera dès le 1er juin ses programmes d’employabilité destinés aux assistés sociaux afin de permettre aux prestataires de choisir les employeurs qui les embaucheront ou les formeront En effet le gouvernement prévoit d’accorder aux bénéficiaires de l’aide sociale aptes au travail des «bons d’emploi» et des «bons d’apprenti» qu’ils pourront échanger contre un emploi dans l’économie sociale auprès de tout organisme sans but lucratif de leur choix ou contre une formation dans une entreprise privée.C’est ce qu’a révélé, jeudi soir en commission parlementaire, la ministre de l’Emploi et de la Solidarité, Louise Harel, qui soumettra son plan au caucus péquiste le 30 avril prochain.«Le bon d’emploi, essentiellement, c’est la possibilité de convertir une partie de votre prestation en subvention salariale», a expliqué la ministre, qui a présenté sa réforme comme une solution aux effets pervers des programmes actuels qui mènent trop souvent à la substitution d’emplois et privent fréquemment les prestataires d’une formation qui convienne à leurs préférences.Bon d’emploi en main, le prestataire pourra s’adresser à un organisme avec une proposition: «Si vous m’engagez, vous pourrez compter, pendant un certain nombre de mois, sur un financement Et ce financement va, finalement me permettre d’acquérir de l’expérience», a précisé Mme Harel lors de l’étude des crédits budgétaires de son ministère.Cette dernière a tenu à souligner la différence entre cette approche et les programmes actuels du ministère, dont PAIE (Programme d’aide à l’intégration en emploi).Dans le cadre de ce programme, Québec finance 50 % du salaire des assistés sociaux «embauchés» pendant 26 semaines, au salaire minimum, par des entreprises privées, des municipalités et des corporations intermédiaires de travail.VOIR PAGE A 12: HAREL MONTRÉAL Pas de Cannes pour Pudding chômeur PAGE A 2 Mm ^ Profitez^ de nos tarifs Sorssaison L Pas de Cannes pour Pudding chômeur quera l’itinérance à Montréal, en donnant encore la vedette à Chloé Sainte-Marie.Ceux qui affirmaient que Pudding chômeur serait la dernière fiction du cinéaste de 66 mis en prendront, parait-il, pour leur rhume.Apparemment, le Québec ne sera représenté que par Sous-Sol de Pierre Gang, projeté à la Semaine de la critique.Le Canada aura quand même un gros morceau en compétition avec Crash de David Cronenberg.M.BOURQUE, 100 000 $ SVP (Le Devoir) — L’Association des commerçants de la rue Notre-Dame a réclamé hier une compensation financière de 100 (XX) $ à l’administration Bourque «pour tenter de réparer les torts et préjudices» causés par l’effondrement d’un mur mitoyen de deux commerces, la semaine dernière, dans le quartier Saint-Henri.Le président de l’association, Sylvain Gagné, estime que l’administration municipale et le Service de prévention des incendies ont fait preuve de négligence dans leur évaluation des risques que posait le mur de l’immeuble du 3619, rue Notre-Dame Ouest, incendié en novembre.Mercredi dernier, le mur de cet édifice commercial de deux étages s’est effondré sur le commerce Aubaines Plus, qui a été détruit en partie par le fait même.Il n’y a eu aucun blessé, mais l’incident a entraîné la fermeture de la rue pendant un long moment.«Cette situation est d’autant plus choquante que les commerçants de la rue avaient formellement demandé à M.[Germain] Prégent [conseiller du quartier], il y a plus d’un mois, de rendre le secteur plus sécuritaire», dit M.Gagné.Ce dernier soutient que la rue Notre-Dame sera désormais perçue comme étant dangereuse, délabrée et sans attrait, ce qui se traduira selon lui par un exode massif de la clientèle, suivie des commerçants.Les 100 000 $ réclamés serviraient entre autres à mettre sur pied une campagne publicitaire «pour retrouver les clientèles perdues».CONTRE LES RAISONS SOCIALES ANGLAISES (Le Devoir) — La Société Saint-Jean-Baptiste dénonce l’accroissement de «raisons sociales comportant des noms communs anglais, tels que Second Cup, Treats, Bargain Store, Subway».La section Chevalier de Lorimier, du nom du patriote pendu après la rébellion de 1838, dit réagir fortement à l’affichage unilingue à Montréal.«Les propriétaires font fi de la loi 101.Les francophones de Montréal doivent donc réagir avant que Montréal ne perde son visage français», précise Claudette Grenier, vice-présidente de la section Chevalier de Lorimier de la Société Saint-Jean-Baptiste.«Ce n’est pas en ajoutant un minuscule “Le café" au-dessus de Second Cup ou “le” devant Bargain Store que la raison sociale devient conforme à la loi 101.Ce n’est pas en l’an 2006 que le français n’existera plus mais bien avant l’an 2000 si nous laissons la situation se détériorer.Il importe de réagir maintenant.» la SSJB se demande si Montréal est en train de perdre son visage français.SURPLUS À SAINT-LAURENT (Le Devoir) — Ville Saint-Laurent a enregistré un surplus net de 4,2 millions de dollars pour l’exercice financier de 1995.La majeure partie de ce surplus, soit une somme de 2,5 millions, a été affecté à l’exercice de 1996.Un autre million a été mis de côté pour stabiliser les dépenses — assez imprévisibles — reliées au déneigement.Le maire Bernard Paquet se réjouit de tels résultats, qui démontrent selon lui que son administration a effectué une gestion particulièrement serrée des finances publiques.«Je peux vous affirmer que cette rationalisation des dépenses ne s’est pas effectuée au détriment de la qualité des services offerts à la population», a-t-il dit.RALLYE POUR LA PROPRETÉ (Le Devoir) — Le maire Pierre Bourque participera aujourd’hui à un rallye de la propreté dans les rues de Montréal pour souligner le Jour de la Terre, célébré à travers le monde le 22 avril.Le maire lancera le départ de cette épreuve, à laquelle participeront une douzaine d’équipes, à llh.Armés de balais, de pelles et de sacs verts, les participants devront transformer les rues, ruelles et terrains vacants du centre-ville en des lieux propres, agréables et accueillants.Les profits de l’événement seront versés au Centre-jeunesse du YMCA.pour Pudding chômeur.Gilles Carie se dit un peu déçu, mais affirme tout de même qu’il s’agit du seul de ses films dont il est vraiment content cinéaste n’avait pas tourné de film de fiction depuis cinq ans à l’heure de Im Postière.Pudding chômeur, conte urbain, donne la vedette à sa compagne Chloé Sainte-Marie dans la peau de Yo-Yo, ancienne prostituée qui orchestre de faux miracles.L’action se situe dans le Centre-Sud de Mont- réal.Sectes, bisexualité, violence sociale, humour et décors délirants sont parait-il au menu de cette fable moderne et colorée.On savait le film très attendu à Cannes, dont Gilles Carie est un vieil habitué.Claude Gagnon, le producteur de Pudding chômeur, ne veut pas crier au scandale parce que son poulain n’est pas retenu.Il assure avoir un grand cru entre les mains mais prévoit pour le film un accueil controversé: «Di plupart le porteront aux nues, les autres le détesteront, parce qu’il est très cru et irrévérencieux, affirme-t-il en évoquant les niveaux de lecture différents d’une œuvre complexe.Mais cinématographiquement, le film s’avère inattaquable.» Pudding chômeur devrait sortir dans nos salles en-septembre, mais le producteur [jour sa grande première ne ferme la porte ni au FFM ni au festival de Toronto.Gilles Carie est en train d’écrire le scénario du film Terminus qui évo- Gilles Carie l’HOTO ARCHIVES ODILE TR K MH LAY LE DEVOIR Pudding chômeur, le dernier long métrage de Gilles Carie que ses producteurs rêvaient de voir retenu en compétition au festival de Cannes, s’en retourne Gros-Jean comme devant.Il a été refusé par Gilles Jacob, le manitou de cette catégorie.La Quinzaine des réalisateurs l’avait également débouté quelques semaines auparavant.Pas de Croisette donc .¦ JS?Wole* les Fassions Par ici la visite ! Ce printemps, offrez-vous les saveurs toutes fraîches de Québec, à prix populaire.Humez l'air du fleuve dans le Vieux-Port ou musardez joyeusement dans les rues étroites du Vieux-Québec.Le printemps vous appartient.Puis, laissez-vous envahir par la fièvre créative en visitant les nombreuses galeries d'art ou en goûtant les œuvres des expositions importantes dans les musées et les centres d'artistes.Enfin, lorsque l'appétit vous gagnera, vous serez invité à passer à table pour l'événement.Le Carrefour des vin*1 et de la fine cuisine du Québec.Du 25 au 28 avril au Manège militaire de la Grande Allée.Dégustations de vins prestigieux, démonstrations culinaires, dîner gastronomique et brunches «Québec à table».Informations et réservations : (418) 522-0603.¦LÀ RÉGION I* IV J Une ffis/oh c (f'arnotn • LE MANOIR LAFAYETTE 661, Grande Allée Est Québec (Québec) 1 800 363-8203 CHÂTEAU BELLEVUE 16, rue Laporte Vieux-Québec (Québec) 1 800 463-2617 H< ' hôtel château laurier ¦Éôiggig 695, Grande Allée Est rtoTjjl Québec (Québec) HPJ 1 800 463-4453 Les restaurants : Aux Anciens Canadiens, Le Louis-Hébert, Le Patrimoine.139$ tout inclus, par personne, pour 2 jours (min.2 personnes).2 nuits à l’hôtel de votre choix.Stationnement sur place.Déjeuners complets (type continental, au Château Bellevue).2 soupers table d’hôte pour 2 personnes.Les taxes et les pourboires sont inclus.Disponible les 7 jours de la semaine.Tout est inclus excepté les boissons alcoolisées.2 billets gratuits pour le Carrefour des vins et de la fine cuisine.Valide jusqu'au 17 juin 1996.HÔTEL QUALITY SUITES 1600, rue Bouvier Québec (Québec) G2K1N8 (418) 622-4244 Suite à partir de 80$ / 2e nuit à 50 %.Valide les weekends (vendredi, samedi et dimanche) jusqu'au 16 juin 1996 sur disponibilité seulement.M.,i„,ir hôtel manoir victoria Vlc,oHa 44, Côte du Palais Vieux-Québec (Québec) G1R 4H8 Téléphone : 1 800 463-6283 Internet : www.clic.net/manvic Chambre à partir de 75$ en occ.simple ou double.~Toi AUBERGE SAINT-ANTOINE 10, rue Saint-Antoine Québec (Québec) G1K 4C9 Téléphone: (418) 692-2211 Chambre à partir de 109$ pour 2 personnes.Chambre classique.LE CHATEAU FRONTENAC HÔTIlf CANADKN FACIMOUf 1, rue des Carrières Vieux-Québec (Québec) G1R 4P5 Téléphone : 1 800 441-1414 ^ (418) 692-3861 105 $ occ.simple ou double avec 10 % de rabais dans les bars et restaurants.Sur disponibilité.Valide jusqu'au 16 mai 1996.1100, boul.René-Lévesque Est Québec (Québec) G1K 7M9 Téléphone : (418) 647-2411 1 800 447-2411 Tarif d’hébergement à partir de 85$ (par nuit, occ.simple ou double, plus taxes, selon disponibilités).Nombreux forfaits disponibles : Moussaillon, Bateau-mouche, Elvis Story, Retour à l'histoire, Romance, Escapade.HOTEL RAMADA QUÉBEC CENTRE-VILLE 395, rue de la Couronne Québec (Québec) G1K7X4 (418) 647-2611 1 800 267-2002 Chambre à partir de 69$ L'ÀPKrOCRAIE f/lnlatiralion ($( 3100, chemin Saint-Louis ® Sainte-Foy (Québec) G1W1R8 Téléphone : (418) 653-2841 1 80 0 463-4752 Chambre 69$ en occ.simple ou double.Journal et jus à votre porte le matin.Restaurant La Fenouillière, une des meilleures tables de la région de Québec.Valide jusqu'au 15 mai 1996.LOEWS LE CONCORDE 1225, place Montcalm Québec (Québec) G1R4W6 1 800 463-5256 99$ par soir, pour deux, plus taxes.Musée, Gîte et Couvert 1 chambre en classe hospitalité.2 petits déjeuners buffet au restaurant Le Café.2 droits d'entrée au Musée du Québec.Valide jusqu'au 19 mai 1996.Ne s'applique pas aux réservations de groupes.CHÂTEAU BONNE ENTENTE 3400, chemin Sainte-Foy Sainte-Foy (Québec) G1X1S6 1 800 463-4390 Chambre à partir de 69$ Centre de santé • Relaxarium.Valide jusqu'au 16 juin 1996.En collaboration avec la Chambre de commerce et d’industrie du Québec métropolitain, fa Ville de Québec, Videre et Tourisme Québec.Office du tourisme et des congrès de la Communauté urbaine de Québec 1 800 363-7777, poste 644 internet : http://www.quebec_region.cuq.qc.ca 4 4 »!*»»»* M* T, K, 5 P I (> ,M ' TOULCH Des lunettes pour être vu.ÜÜ Conservation de la nature Bourque présidera le congrès international d’octobre OLIVER PEpPÎfiS PAUL SMITH SPECTACLES • Un petit musée pour un grand monsieur LOUIS-GILLES KRANCOEUR LE DEVOIR Le «maire vert» de Montréal, Pierre Bourque, présidera le congrès de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), qui regroupera à Montréal entre le 13 et le 23 octobre prochain quelque 2000 délégués de 133 pays.C’est ce qu’ont annoncé hier la ministre du Patrimoine canadien, Sheila Copps, et le représentant canadien de l’UICN alors qu’ils dévoilaient les grandes lignes de ce congrès où seront débattus les dossiers chauds de la conservation dans le monde, y compris toute la question de la chas-I se dans une optique de consolidation durable des espèces.Non seulement cette importante conférence de presse n’accueillait-elle aucun ministre et sous-ministre québécois, comme l’annonçait hier Le Devoir, mais en plus, plusieurs fonctionnaires du ministère de l’Environnement et de la Faune (MEF) brillaient par leur absence même s’ils avaient été invités.Parmi les absences les plus remarquées, on notait celle de Jacques Prescott, de la direction du développement durable au MEF, qui agit aussi comme Secrétaire de la section canadienne de l’UICN, et celle du responsable des affaires intergouver-! nementales au MEF, Georges Boulet.Les deux fonctionnaires prêtés par le MEF à la direction québécoise de l’UICN, Bertrand Tétreault et Danielle Paré, étaient toutefois présents.Mme Copps ainsi que M.Runnalls n’ont à aucun moment même souligné que ce congrès se tenait au Québec et sous l’égide de son emblème aviaire, le Harfang des neiges: ils ont plutôt souligné l’importance de ce congrès pour le Canada et Montréal.Ce fut le maire Bourque qui a eu le doigté de souligner que «le Québec participe déjà» à l’organisation du congrès tout en souhaitant qu’il s’implique davantage.Mme Copps devait pour sa part inviter publiquement le Québec à participer au financement du congrès dans lequel Ottawa a investi 4,5 millions à titre de pays hôte alors que l’UICN y investissait 2,5 millions.La part demandée au Québec en investissement direct s’élevait à 500 000 $.L’invitation initiale a été adressée par Ottawa, a dit Mme Copps au vice-premier ministre et ministre des Finances, Bernard Landry, qui aurait décliné tout intérêt.«C’est un choix qu’ils ont fait au niveau de leur politique internationale», a lancé Mme Copps en précisant qu’un de ses adjoints avait à nouveau réitéré une demande de participation au ministre de l’Environnement et de la Faune, David Cliche, la semaine dernière.Le congrès de l’UICN, qui démarre sur fond de guérilla politique, constitue un rendez-vous environnemental parmi les plus importants depuis la conférence internationale de Rio de 1992, a souligné le maire Bourque.L’UICN compte 72 membres étatiques, plus de 100 organismes gouvernementaux affiliés, dont le gouvernement du Québec, et 693 ONG provenant de 133 pays.Son assemblée triennale de l’automne accueillera plusieurs conférenciers de calibre international, qui discuteront de l’évolution du concept et des politiques de conservation, de développement durable ainsi que des conflits et des liens entre environnement et affaires.Les ateliers pour leur part feront le point sur les grands problèmes de pérennité des ressources et des nouvelles voies comme la gestion communautaire des forêts, les pêcheries artisanales et la gestion durable de la faune sauvage.Plusieurs expériences visant à mieux cerner le potentiel et la variée té des partenariats possibles en matière de conservation seront discutées, y compris l’utilisation judicieuse des agents et des règles de l’économie à des fins de conservation.Vigile et marche pour le Liban LE DEVOIR La coalition Urgence-Liban, mise sur pied par suite du bombardement israélien d’un poste des Nations unies à Cana (Liban) où ont péri une centaine de civils, a tenu hier soir une vigile devant le siège de l’ONU, à Montréal, rue Sherbrooke-Ouest.Le groupe organise à compter de 16h (aujourd'hui une marche de protestation qui part du consulat d’Is-r.aël pour se diriger vers celui des Etats-Unis et, finalement, vers le siège de l’ONU.Urgence-Liban est formée de 40 organismes libanais qui «en appellent aux pays libres et démocratiques et à la conscience de la communauté internationale pour qu’ils rompent le silence et arrêtent l’agresseur avant qu’il ne soit trop tard».Urgence-Liban invite aussi les citoyens à faire parvenir leurs dons à Alternatives-CEAD pour venir en aide aux quelque 400 000 réfugiés libanais, par suite de l’intensification des raids d’Israël dont les autorités justifient leur action par le lancement par le Hezbollah, depuis le Sud-Liban, de fusées Katioucha sur la partie septentrionale d’Israël (renseignements au 514-982-6616).• 4129, rue Saint-Denis Montréal 849-0559 40216 Saint-Laurent Montréal 849-1433 1327, Greene Westmount 937-0446 SYLVAIN BLANCHARD LE DEVOIR Maurice Richard a maintenant son musée dans un petit coin de l’aréna qui porte son nom, rue Viau à Montréal.Trois mille pieds carrés de trophées, de photos et de jeux interactifs rappellent les grands moments de la carrière de cet homme, toujours adulé 30 ans après sa retraite.Un musée minuscule, qui donne l’ombre du début d’un soupçon d’idée de ce qu’aura été pour les Québécois ce grand joueur de hockey.Le musée se visite en trente minutes.En principe, rien n’y manque, sauf l’essentiel: l’âme du personnage.Sur les murs, des photos de lui publiées dans les journaux, dont La Patrie, qu’on a décidé de faire laminer.Aussi, des bâtons de hockey, des bâtons neufs que Richard n’a jamais touchés de sa vie mais qui rappellent que Sherwood, en fabrique.Egalement un petit texte.rappelant l’arrivée de la baie vitrée, un trophée offert par la Société.des chefs de cuisine et pâtissiers du Québec, mais aussi quelques idées intéressantes, dont une excellente: celle d’installer un jeu interactif pour mieux connaître la carrière de Richard.Parmi les invités, des journalistes, des commanditaires importants, et heureusement quelques anciens joueurs, dont Jean Béliveau et Réjean Houle, venus assister à une cérémonie d’inauguration marquée par l’insignifiance et à laquelle un jeune chômeur, venu avec son enfant de cinq ans, s’est fait refuser l’accès.«Je voulais demander un autographe.» Il l’a eu.Après avoir attendu deux heures à l’extérieur.La Fondation Maurice Richard, qui a financé le musée, a eu la bonne idée de confier à Lafleur Communication Marketing le mandat de procéder à l’ouverture de ce musée.Première initiative: on a demandé à deux députés, André Boulerice et MACADAM Pierre Pettigrew, de dire quelques mots aux «dignitaires».Dans une langue que lui seul comprenait, M.Boulerice est donc venu raconter à M.Richard que jamais il n’oserait «utiliser un verbe à l’imparfait, au plus-que-parfait, au passé ou au passé composé» pour lui dire qu’il est toujours présent dans nos vies «comme c’est pas possible».Véritable boute-en-train, M.Pettigrew, lui, a profité de l’occasion pour confier au Rocket qu’il avait l’ambition «de scorer comme lui et de patiner comme lui à la Chambre des communes», terminant son témoignage dans un grand frisson en disant «que si les gens rêvaient davantage, ça irait beaucoup mieux dans nos vies».Mieux que quiconque, Maurice Richard aura incarné le courage et la détermination face à l’adversité.Par ses exploits, il a donné à plusieurs le goût du dépassement et aux autres un sens au mot «caractère».Une aura qu’on pouvait d’ailleurs bien sentir devant l’aréna, peu avant midi, lorsque la foule, faisant son entrée, croisait à l’extérieur quelques membres du commando de relations publiques qui accueillaient la visite en regardant la fumée de leurs cigarettes.«Il a été aimé parce qu’il nous a fait rêver», a finalement dit le maire Bourque, le seul à parler avec émotion et une certaine intelligence de celui qu’on était venu célébrer.«Il était grand parce qu’il nous a donné, à nous, dans nos vies, le goût d’être meilleurs.» Pendant que le maire prononçait ces paroles, d’autres à l’arriere avaient la chance d’entendre le représentant de l’un des commanditaires les plus importants du musée parler de sa belle-mère qui venait d’arriver en ville.PHOTO ROBERT SKINNER Maurice Richard raconte à Jean Béliveau que ces patins sont ceux qu’il chaussait lorsqu’il a marqué son 3251 but dans la Ligue nationale.Malgré tout, Maurice Richard était content.Content de l’honneur «qu’on lui faisait», de voir «que les gens ne m’oublient pas» et de savoir que ce musée «permettra aux plus jeunes d’en apprendre un peu plus sur moi».En fait, ils n’auront qu’une chose à faire: s’installer devant la télé qu’on a placée à quelques pieds.de la sortie du musée.En pressant sur le bouton de gauche, les gens apprendront, en voyant Richard apparaître, que« l’honnêteté dans l’effort, le goût du travail et la ténacité» sont les seules valeurs ayant guidé sa vie et sa carrière.Ils apprendront aussi que, comme tous ceux qui le regardent à l’écran, «j’ai connu de grands moments d’inquiétude».Et que c’est en s’accrochant à une passion qu’il s’en est sorti.Le document dure quelques minutes.Recommandé aux apprentis relationnistes.DAL PROGETTO ALL’OPERA 76 sculptures européennes contemporaines du 18 avril au 11 mai GALERIE DOMINION 1438.rue Sherbrooke Ouest 845-7X33 / 845-7471 : t PP?fi I9£g WM Ne manquez pas notre cahier spécial m e d i s a nvironnement vendre d i T o mb é e publicitaire a v r i I 1 9 9 6* a* ^ Laurier O.le Commerce n » -j •biSO ii H[) ,’102 Nuiï AlEXANcInilNE AVEC OEQRqes IM oust a kl Grande vedette de la chanson française originaire d'Alexandrié'.-SAMEDI 4 MA11996 - AU MARIOTT CHÂTEAU CHAMPLAIN i Grand bal - bénéfice au profit du Centre de Vie des -Handicapés du Collège St-Marc d'Alexandrie Billets: 125 $ Tenue de ville Souper dansant Orchestre méditerranéen Danseuse orientale Cadeaux & prix de présence Pour réservations (514) 953-2945 ou (514) 668-6023 SPECTACLE UNIQUE AU QUÉBEC, PLACES LIMITEES Organisé par le Cercle St-Marc de Montréal Commandité par I I*AILLE DES RIVIÈRES LE DEVOIR a ministre de la Culture, Louise .-/Beaudoin, menace à nouveau de fermer Radio-Québec si le syn-i icat des techniciens y empêche la production externe, «Si jamais il y a un recours systématique à l’article 45 [du Code du travail] qui fait que Radio-Québec ne peut plus produire des émissions à l’extérieur, je vais réévaluer la situation.Aucune hypothèse n’est fermée, y compris la fermeture», a déclaré Mme Beaudoin hier, en cachant mal son exaspération à l’endroit du président du syndicat des techniciens de Radio-Québec, Jacques Poulin.D’ailleurs, elle invite implicitement les techniciens à changer de chef.Mme Beaudoin a ajouté qu’elle fera une évaluation de la situation «rapidement et de façon décisive».«Que le syndicat à l’intérieur, qui a accepté l’offre à 66 % en décembre, règle ses problèmes, pren- ne ses responsabilités», a encore dit la ministre.Mme Beaudoin répondait aux questions des journalistes à l’issue d’une allocution à la Bibliothèque nationale pour souligner la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur qui se tient mardi prochain.«Je ne reviendrai pas sur la réorganisation.Je demande au syndicat de respecter l’entente conclue», prévient Mme Beaudoin.Pour la ministre, il ne fait aucun doute qu’en recourant à une contestation de l’article 45 du Code du travail, le syndicat des techniciens a violé la parole donnée au président de Radio-Québec, Michel Pagé, en décembre dernier.Or, une entente verbale vaut autant que ce qui est écrit noir sur blanc, estime-t-elle.«M.Pagé avait l’accord du syndicat et de la CEQ [à laquelle est affilié le syndicat des techniciens]», a rappelé Mme Beaudoin hier.Ce fameux article 45 du Code du travail porte sur la cession d’entreprise.Il prévoit, dans le cas où une entreprise cède une partie de ses activités à une autre entreprise, que cette dernière respecte la convention collective en vigueur dans la première entreprise.Le syndicat des techniciens a donc déposé un grief devant le commissaire du travail pour contester les conditions de travail de la maison Les Productions Point de Mire, qui produit depuis janvier les deux émissions de Janette Bertrand, soit Janette.tout court et L'Amour avec un grand A.Mme Bertrand et sa productrice, Lise Payette, ont fait savoir jeudi que devant tant de harcèlement et de coûts à prévoir, elles ne pouvaient que suspendre la production.Mme Bertrand quitte donc Radio-Québec après 13 ans.Mais tôt ou tard les cinq autres maisons de production privée qui produisent pour Radio-Québec seront visées, de sorte que c’est tout le plan de restructuration du télédiffuseur qui est ainsi mis en péril.La ministre de la Culture a rappelé hier qu’un projet de loi doit être déposé avant le 24 juin, pour créer officiellement Télé-Québec.Affichage bilingue Dans un autre ordre d’idées, la ministre a commenté la manifestation de la veille au centre commercial Fairview — Pointe-Claire, dans l’ouest de Montréal, en faveur de l’affichage bilingue et pour protester contre l’affichage unilingue français de Sears et Eaton.La ministre a encouragé les grands magasins visés à conserver leur affichage unilingue français.«Laissons les choses telles quelles.L’équilibre doit demeurer le même.C’est cet équilibre [délicat, dira-t-elle par ailleurs] qui permet aux Québécois de conserver les choses telles quelles.» Enfin, Mme Beaudoin a annoncé qu’elle tiendra un colloque en novembre sur la politique de la leCttfib publique qu’elle veut faire adopfdr par la suite et pour laquelle elle espère obtenir «quelqu’argent dansdê prochain budget».i • / ; Citoyenne en colère PHOTO JACQUES NADEAU UNE CITOYENNE en colère de Longueuil a effectué hier un sit-in pour empêcher la construction d’unités d’habitation sur un terrain situé dans l’aire de la protection de la Maison Labadie.La photographe Kèro a perturbé les travaux pendant plus de deux heures, protestant contre «l’insouciance» de l’administration du maire Gladu qui, dit-elle, a sonné le glas du patrimoine.L’affaire Airbus Mulroney s’en prend / au commissaire de la GRC LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE Montréal — Selon l’ancien premier ministre Brian Mulroney, la plus haute direction de la GRC devait être au courant des allégations formulées contre lui dans une lettre adressée aux autorités suisses demandant d’y geler un compte bancaire.Et il lui reproche de n’avoir rien fait pour stopper l’affaire.L’interrogatoire au préalable de l’ancien premier ministre a pris fin, hier à Montréal, dans le cadre de la poursuite en diffamation qu’il intente contre le gouvernement fédéral et la GRC dans le dossier de l’achat d’avions par Air Canada à Airbus.Dans son témoignage, M.Mulroney a dit ne pas croire qu’un simple fonctionnaire canadien aurait pu, de sa seule autorité, faire parvenir au gouvernement suisse ou au système bancaire suisse une demande d’assistance, incluant une requête pour y faire geler un compte bancaire.Il est impensable, selon lui, que le commissaire de la GRC ou les plus hautes autorités n’aient pas été mises au courant, puisqu’il s’agissait de soupçons graves pesant contre un ancien premier ministre.Moi, à l’époque où j’étais premier ministre, a relaté M.Mulroney, si j’avais entendu parler d’aussi graves accusations formulées contre MM.Trudeau ou Turner, «j’aurais dit “wow”, faites votre enquête, mais de grâce, avant d’envoyer un document semblable sur M.Trudeau auprès des étrangers, je pense que vous avez le devoir de le voir, de l’interroger».Or ce document controversé a été l’objet d’une fuite dans les médias, causant ainsi le tort que M.Mulroney estime avoir subi.Selon l’avocat de M.Mulroney, Mc Gérald Tremblay, il s’est passé au moins «une quinzaine de jours» pen- dant lesquels «ils auraient pu faire quelque chose» pour stopper l’affairé et empêcher que son client soit relié à une affaire de pots-de-vin.Or; «Ils ont laissé le dommage se faire»*,’ selon M‘ Tremblay.1 ) ! J Prêt à collaborer ; ! : ; M.Mulroney a insisté sur lé fàit qu’il était prêt à collaborer avèè’fa GRC, à répondre aux questions; à ouvrir ses comptes, à montrer ses déclarations de revenus, si seulement la GRC avait accepté de l’entendre avant d’adresser sa demaùdè d’assistance aux autorités suisses.¦; Après, semble-t-il, M.Mulrôfiëy n’était plus intéressé parce qu’il estime que le tort était fait.La fuite du document avait commencé1 en Suisse.¦ ’1 M.Mulroney soutient n’avoir jamais eu de compte en banque èh Suisse ni dans aucun pays étrangèri Son seul compte, dit-il, est à là CIBC à Montréal.Lorsqu’il a cherché à être rassuré, craignant que la demande d’aide aux autorités suisses ne soit rendue publique, on lui aurait même dit que Té tout resterait secret.Pourtant, la 'fuite avait déjà commencé, soutient son avocat, M'Tremblay.Dans son témoignage, M.Mulroney a aussi indiqué que les initiales B.M.reliées au compte bancaire suisse référaient plutôt à Bfeth Moores, l’épouse de Frank Mooréè, l’ancien premier ministre de Tefré-Neuve devenu lobbyiste.M.Mulroney a d’ailleurs dit né pas comprendre pourquoi certains médias dépeignent une relation d’amitié entre lui et M.Moores.'Efi fait, il y a eu un froid entre eux ëîi 1988, après que M.Moores eufdé-claré à un journaliste que le gouvernement conservateur ne serait pas réélu.M.Mulroney n’avait guère apprécié.Il n’aurait pas reparlé â’M.Moores depuis.A ,*£ .N Remarques déplacées à l'égard des femmes et des juifs Le procureur suggère i de destituer ! • le juge Bienvenue Dans la foulée du départ de Janette Bertrand Beaudoin menace à nouveau de fermer Radio-Québec ANDRÉ BELLEMARE PRESSE CANADIENNE A uébec — Le procureur indépen-\aJ dant dans l’affaire Bienvenue, IMAfves Fortier, suggère, sans le ;dire ouvertement, que le juge de la 'Cour supérieure Jean Bienvenue soit idestitué de ses fonctions en raison Ides propos controversés qu’il a te-jnus à l’endroit des femmes et des juifs et de sa conduite en général lors du procès pour meurtre de Tracy Théberge à l’automne 1994 au Palais de justice de Trois-Rivières.Ces remarques jugées déplacées et qui ont soulevé un tollé autant chez les femmes qu’au sein de la communauté juive pourraient être de nature à saper l’intégrité de notre système judiciaire, selon le sens des interrogations de M* Fortier.Quant à l’avocat du magistrat, M' Gabriel Lapointe, il affirme qu’un juge ne pourrait être démis de ses fonctions pour le seul motif d’écart de langage.Il ajoute que les paroles malheureuses reprochées à son client ont été prononcées «de bonne foi, sans malice et sans intention coupable».Les deux avocats ont mis un terme, hier au palais de justice de Québec, à cette affaire en y allant chacun de leur plaidoirie devant les cinq membres du comité d’enquête du conseil canadien de la magistrature.L’enquête sur la conduite du juge Bienvenue a duré quatre jours et le président du comité, le juge en chef du Québec, Pierre Michaud, a informé les parties que le comité devrait soumettre son rapport au cours du mois de juin.M' Fortier a mis deux fois plus de .temps que son confrère Lapointe, soit deux heures, pour reprendre •point par point les différents éléments qui ont été mis en preuve pendant les audiences.Comme il n’est pas dans son mandat, dans une telle circonstance, de | : - ¦- - - formuler des recommandations, Me Fortier a cependant soulevé une foule d'interrogations (sur «le manque de discernement et l'opportunité de telle ou telle parole» du juge Bienvenue) à l'intention des membres du comité d’enquête, les invitant à réfléchir là-dessus.Conséquences graves «Le rapport que vous allez livrer au conseil de la magistrature est lourd de conséquences, a-t-il dit.Jamais depuis 1867 un juge de nomination fédérale n'a-t-il été destitué par le gouverneur général en conseil [le conseil des ministres fédéral).«L’indépendance du pouvoir judiciaire est l'un des plus importants piliers de notre régime constitutionnel.Cette indépendance doit être protégée mais cette protection a des limites (.).«Je vous soumets respectueusement que c’est seulement en considérant l’ensemble des éléments de la conduite du juge Bienvenue dans le procès Théberge que nous avons mis en preuve que vous pouvez émettre une opinion éclairée sur la question cruciale qui vous est posée.«Peut-être en viendrez-vous à la conclusion qu’aucun des griefs, pris isolément, ne pourrait vous autoriser à tirer la conclusion draconienne [la destitution].» «Cependant, n’est-il pas raisonnable de conclure que la confiance de la population en l’impartialité et l’intégrité de la justice a été sapée ou minée par la totalité des manquements qui sont reprochés à l’honorable Jean Bienvenue en sorte qu’il est devenu inapte aujourd’hui à s’acquitter de ses fonctions?», a dit M1' Fortier.Dans sa défense, Me Lapointe s’est demandé si le conseil de la magistrature détient la compétence pour réprimander ou jeter un blâme sur la conduite du juge Bienvenue sans jeter du discrédit sur celui-ci.Crabe des neiges Les pêcheurs québécois en colère contre Ottawa NORMAN DELISLE PRESSE CANADIENNE Québec — Les pêcheurs québécois de crabe des neiges, avec à leur tête le ministre des Pêches Guy Julien, protestent contre le dernier plan de pêche imposé jeudi par Ottawa pour le golfe du Saint-Laurent.: Ce plan réduit de 4900 tonnes métriques les quotas de pêche de crabe pour l’année 1996 par rapport à 1995 et en transfère 300 tonnes du Québec vers les provinces maritimes.! Cette décision du ministre fédéral iFred Mifflin fera perdre des emplois dans une région où le taux de chômage est déjà très élevé, a déploré hier en conférence de presse le ministre québécois Guy Julien.Il était accompagné du directeur de l’Association des crabiers, Maurice Ouellette, et du directeur de l’Association de l’industrie de la pêche, Jean-Paul Gagné.Les exemples se multiplient depuis quelques semaines de cas où le fédéral favorise les autres prorinces au détriment du Québec, a signalé le ministre Julien.«Ottawa veut jouer le Robin des Bois, mais on a plutôt affaire au shérif de Nottingham», a affirmé le ministre québécois.Jeudi à Ottawa, le ministre fédéral Fred Mifflin a annoncé une réduction des quotas de pêche de crabe des neiges pour le golfe du Saint-Laurent.Mais afin d’aider les pêcheurs de morue et de sébaste, deux espèces dont la pêche est désormais à peu près interdite, le fédéral a donné accès à la pêche au crabe à plusieurs centaines de nouveaux pêcheurs, dont plusieurs proviennent des provinces maritimes.L'intrapsychique et l'intersubjectif en psychanalyse : pulsions et/ou relations d'objet Le vendredi 26 avril 1996 à19h30 Université de Montréal Pavillon principal Salle K-500 Ê3 Université de Montréal Frais d’inscription : 35$ Etudiants : 20$ Grace Tombolini La Société psychanalytique de Montréal vous invite à une soirée-conférence avec ANDRÉ GREEN ta.collectiez, viéritetnwifHé Todd Oldham1 Ro In Wear 277, av.413.St-Iacaues O.» S44-9125 Centre Mondial I.K I) K V il I II , I.V.S S A M K I) I 2 0 K T I) I M A S CUE 2 1 A V H I I.I » H « E S A C T l! A LIT E S Une décision du Service canadien de la faune Le harcèlement des oies blanches soulève un tollé I-a décision récente du Service canadien de la faune (SCF), une direction d’Environnement Canada, «d’effaroucher* systématiquement les 600 000 oies blunches qui se repaissent dans les champs entre Québec et Rivière-du-Loup, a soulevé un tollé dans les milieux de la chasse, de la science et de l’écologie où cette décision controversée, même à l’intérieur de ce ministère, est qualifiée de «harcèlement», «d’invitation au braconnage» et de «retour aux clubs privés».LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Pour calmer les agriculteurs de région de Québec et du Bas-Saint-Laurent, qui accusent les oies de désherber leurs pâturages, le SCF avait historiquement accordé des permis «d’efferoucha-ge» qui permettaient aux agriculteurs de grêler de plomb sur leurs terres les volatiles trop insistants.Compte tenu de l’exceptionnelle vigilance des oies, il est à peu près impossible de les abattre avec des fusils de chasse en raison de leur faible portée à moins de les attirer sous le fusil avec des appelants (leurres) et devant des caches savamment camouflées.En vertu de la convention nord-américaine sur les oiseaux migrateurs toute chasse est interdite au printemps: Environnement Canada n’accordait donc que des permis «d’effarouchement» et non de chasse.gardée! Mais les choses ont changé en devenant une affaire de gros sous.Au début du siècle, le troupeau d’oies blanches s’était littéralement effondré: quelques milliers, à peine.Les mesures de protection et le dosage judicieux de la chasse par les spécialistes de la ferme ont lait passer le troupeau à 65 000 têtes en 1965 et à 200 000 têtes au début de 1990.On dénombrait en 1995 611000 oies.Pressions de l’UPA Selon une tactique classique, les agriculteurs se sont plaints de feire les frais de ses mesures de protection et ont réclamé des dédommagements pour ce qu’elles mangent dans leurs champs.Québec et Ottawa ont ainsi commencé par verser quelque 200 000 $ au début des années 1990 et, après un quasi-refus de la part du Québec l’an dernier, le milieu agricole empochait néanmoins 600 000 $ l’an dernier, précise Gilles Gauthier, professeur d’écologie animale de l'Université Laval.Environnement Canada a donc décidé cette année qu’il serait plus économique et tout aussi efficace de faire peur, mais systématiquement, aux oies.Un projet fut préparé avec l’UPA de la région de Montmagny pour créer des équipes «d’effaroucheurs» assistés de bénévoles armés de fusils et, au besoin, d’un avion nolisé par les autorités fédérales.L’initiative a fait saliver les agriculteurs de la région voisiçe de sorte que le projet s’étend jusqu’à Me Verte, près de Rivière-du-Loup.L’UPA a même feit paraître une annonce dans le journal de l’Association des sauvaginiers de la région de Québec, qui promettait aux chasseurs bénévoles une «chasse printanière», ce qu’interdit la loi et les permis accordés à l’UPA En effet, selon Paul Milot, d’Environnement Canada, l’usage de caches et d’appelants, des techniques de chasse automnales, est interdit Cependant, des responsables de la conservation au sein du SCF ont affirmé au Devoir que «ce plan constitue un cadeau de quelques milliers d’oies aux agriculteurs pour leur fermer la trappe à cause de l’abolition des subventions en dédommagement».Selon une source digne de foi, «si le service avait voulu uniquement favoriser l’efferouchage, il n’aurait pas permis l’usage de gros plombs, capables de tuer les oies.On aurait exigé pour les effaroucher l’usage de très petite grenaille, qui ricoche sur les oies.Mais ce que le plan vise en réalité, c’est d’abord accorder une compensation en nature — sans contrôle de cette récolte illégale au sens de la convention nord-américaine — aux agriculteurs et aux bénévoles dans le cadre d’un programme qui fera de nous la risée des gestionnaires de la faune en Amérique».Un document semble confirmer ces commentaires.Il s’agit d’une lettre adressée le 22 mars dernier au vice-pré- ¦ y rm * V *• - /¦Wn —VT> -A v _ .• •• , '"Æ ¦ • ’ • w Sur* * .¦ PHOTO JACQUES NADEAU Des dizaines de milliers d'oies blanches au dessus des champs, à Baie-du Febvre.sident de l’UPA Marcel Chagnon, par C.A Drolet, chef de la gestion des populations d’Environnement Canada «Par ailleurs, écrit M.Drolet, j’ai discuté avec les gens d’application de la loi de la possibilité de permettre aux détenteurs de permis d’efferouchage-abattage de conserver le gibier abattu.Et il me semble que c’est possible.Nous allons donc procéder à ce changement dans les permis qui seront émis aux producteurs et aux bénévoles impliqués dans le programme et ces gens pourront conserver les oiseaux abattus.» Deux chercheurs spécialisés en fau- ne, Gilles Gauthier, de Laval, et Jean-François Giroux, de l’UQAM, ont réagi publiquement à cette stratégie, y voyant un «harcèlement» inacceptable de la part des autorités publiques.Réactions de chercheurs Il y a eu consensus contre l’effarouchement systématique des oies lors des consultations publiques sur la question, explique M.Gauthier, car les oies font cette halte migratoire pour reconstituer leurs réserves d’énergie avant d’attaquer la seconde moitié de leur migration, qui les mènera, 1000 km plus loin, dans leurs aires de nidification.«C’est comme si on voulait limiter le broutage des pommiers par les chevreuils en autorisant les motoneigistes à les épuiser en les poursuivant dans les ravages», dit-iL M.Gauthier cite les propos d’un porte-parole du SCF qui a dit que si les oies étaient épuisées de se faire constamment lever par les «effaroucheurs» et les avions, cela réduirait le succès de la nidification et le nombre d’oiseaux.«Ce sont des propos indignes de la part de gestionnaires qui, en plus, maquillent un plan de chasse susceptible de stimuler le braconnage, déguisé en opération pseudo-scientifique pour étudier leurs réactions des oies à la poursuite systématique», ajoute M.Gauthier.Le président de la Fédération québécoise de la Faune, Claude Gauthier — sans lien de parenté avec le chercheur — estime pour sa part «qu’aucun chasseur digne de ce nom ne participera à une telle opération de harcèlement, qui n’a rien à voir avec la chasse».Selon les chercheurs Gauthier et Giroux, il n’est pas prouvé que les oies dévastent vraiment les champs.Sauf de rares exceptions où elles mangent jusqu’aux racines du foin, les champs broutés accusent une semaine de retard de croissance, ce qui facilite en réalité la récolte en permettant de l’étaler au début de juillet D’autre part, disent-ils, un dérangement aussi intense et systématique pourrait accent îer le déplacement de la migration d’oies vers le Sud du Saint-Laurent et priver finalement les régions de Montmagny et de Québec des retombées de la chasse, une manne pour la région.Les dommages pourraient être encore plus lourds que prévu car d’autres espèces seront touchées, comme la bemache du Canada qui, elle, est une espèce en difficulté au point que sa chasse a dû être interrompue d’urgence l’automne dernier.Pour le président de la FQF, une organisation qui représente un quart de million de chasseurs et pêcheurs, les services fédéraux auraient dû imiter plutôt la Colombie-Britannique qui paye des agriculteurs pour laisser du mais dans certains champs afin que s’y concentrent les oies.Les dommages diminuent d’autant à côté et les migratrices peuvent reconstituer leurs réserves d’énergie.«S’il y a trop d’oies, dit-il, on ferait mieux d’augmenter les quotas de prises à l’automne, ce qui mettrait tout le monde sur le même pied et imposerait des règles strictes de récolte.Ce qui se passe maintenant est inacceptable parce qu’on ravale une espèce noble au rang de nuisance, qu’on permet à un petit groupe de s’offrir une chasse privée qui n’est pas sans rappeler les anciens clubs et qu’on autorise une chasse aux modalités mal définies.» De son côté, l’Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN) s’étonne de cette stratégie «coup-de-poing» de la part d’autorités publiques pour répondre au syndrome «pas-dans-ma-cour» des agriculteurs de cette région, dont l’attitude tranche d'ailleurs avec celle de leurs collègues d’autres régions, comme au lac Saint-Pierre, qui ont transformé leurs champs de plumes printaniers en atout touristique.La décision récente du Service canadien de la feune (SCF), une direction d’Environnement Canada, «d’effaroucher» systématiquement les 600 000 oies blanches qui se repaissent dans les champs entre Québec et Rivière-du-Loup, a soulevé un tollé dans les milieux de la chasse, de la science et de l’écologie où cette décision controversée, même à l’intérieur de ce ministère, est qualifiée de «harcèlement», «d’invitation au braconnage» et de «retour aux clubs privés».Où trouver la sauvagine Les grandes migrations de sauvagine sont de retour dans le principal corridor migratoire de l’est du pays, notre vallée du Saint-Laurent.Rien n’est plus chatoyant pour le moral printanier que les champs de plumes du lac Saint-Pierre, des battures de Montmagny, du cap Tourmente ou de l’énorme tourbière de Veniseen-Québec, derrière Saint-Jean-sur-Richelieu, à 30 minutes de Montréal.Règle générale, au printemps, les oies migrent plus au nord que les outardes, concentrées plutôt dans la région de Montréal.Les oies se concentrent ainsi dans la grande région de Québec, où on peut les observer de Lotbinière à l’île Verte, près de Rivière-du-Loup.Les concentrations les plus faciles à observer sont celles de Montmagny et du cap Tourmente.Une visite de l’île aux Grues à vélo cette fin de semaine-ci pourrait rapporter des dividendes visuels à feire pâlir d’envie les boursicoteurs.Mais pour une balade familiale peu coûteuse, on peut prendre la 40 en direction de Trois-Rivières pour observer simultanément oies, outardes et canards en nombre considérable.Les meilleurs sites d’observation des outardes et des canards pilets se situent autour de Saint-Barthélémy, où des postes d’observation sont aménagés.On revient ensuite sur ses pas pour fran- chir le fleuve en traversier à Berthier en jetant un coup d’œil — et, pourquoi pas, en faisant une randonnée (prévoir souliers ou bottes imperméables, sans oublier les jumelles) — dans les îles, truffées de postes d’observation tous plus intéressants les uns que les autres.On se rend ensuite par la 132 jusqu’à Baie-du-Febvre où on trouvera cette fois les oies blanches, qui donnent aux champs une allure de prés enneigés.de plumes.Deux aménagements sont particulièrement intéressants: celui du bord de l’eau, qui permet de surveiller les marais en-noyés par Canards Illimités, et la halte routière du ministère de l’Environnement et de la Faune sur la 132, en direction de Nicolet La région de la baie de Missisquoi et l’énorme tourbière de Venise-en-Québec, le long de la rivière du Sud, près de Saint-Jean-sur-Richelieu, abrite quelque 150 000 outardes qui se promènent d’un champ à l’autre.Jumelles, carte routière, esprit d’aventure et sens de l’observation requis.Des spectacles tout aussi impressionnants attendent le visiteur dans la baie de Plaisance, sur l’Outaouais, où se concentrent aussi d’importantes populations de sauvagine à cette époque de l’année.L-G.F.Votre premier clavier pour accéder à Internet.1800 773-21-21 Le service Sympatico, la façon la plus simple d'accéder à Internet.Offert en français ou en anglais.Ligne d'assistance 24 heures sur 24, 365 jours par année./ymp|J|so< irs(()mni|>ialk irns) Liposuccion (Anesthésie locale) Greffes de cheveux au laser Traitement des rides au laser •Collagène ‘Varices «Obésité 1832, Sherbrooke Ouest.Montreal (Québec) II3M fJÏ4 Tel.: (514) ‘)Â5-()(»1() I .in: (AN) 9.”,-2104 DENTISTE DENTUROLOGISTE • Service de dentisterie esthétique • Service de chirurgie buccale ET IMPLANTS DENTAIRES (PAR SPÉCIALISTE) • Service de prothèse sur implant Dr Michel Lefort, D.M.D.Dr Pierre Arès, D.M.D.Guylaine Brouillette, D.D.a 1832 Sherbrooke ouest, Montréal, Qc H3H1E4 Tél.: 939-2600 Guy, sortie St-Mathieu Céline Simard, dir.consultante CLINIQUE CAPILLAIRE INTERNATIONALE INC.& membre associé Hairfax Intégrateur- VOLUMATEUR La Micro-Greffe • Une technique sûre et efficace • Une intervention chirurgicale mineure • Un RÉSULTAT PERMANENT 1832, Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) H3H 1EA (Métro Guy) Tel.: (5H) 935-6616 LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 À 17H00 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE, MONTRÉAL, (OUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514)985-3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS (514) 985-3344 ANNONCES CLASSÉES (514) 985-3344 PUBLICITÉ (514) 985 3399 / télécopieur (514) 985-3390 NUMÉkO SANS FRAIS 1-800-363-0305 Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot et pour les abonnements postant.SERVICE DES ABONNEMENTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 A 16H30 Monlréel (514) 985-3355 / télécopieur (514) 985-3390 Extérieur (sans Irais) 1 800 463-7559 A1C
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