Le devoir, 30 avril 1996, Page(s) complémentaire(s)
FONDE 19 10 ?Vol.I.X X X V I I - N » loi* M O N T H K A I-.I.K M A H I» I A 0 A V IM I.I H II (I - - - - -¦=» S S i' ?T I* S ?T V Q I T » r » ii l o IS PERSPECTIVES Le village Villeneuve La Sainte-Flanelle peut dire merci à Jacques Villeneuve.En filant à 300 km/h vers sa première victoire en formule 1 dimanche, le fils prodigue du volant a réussi, bien involontairement, à faire passer sous le tapis — ou plutôt sous la glace — l’élimination rapide du Canadien.Même les Expos et leur avalanche de 21 points contre le Colorado ne sont pas arrivés à le coiffer au fil d’arrivée.Partout dans le monde, il n’y en avait que pour Jacques Villeneuve.Brian Myles Ctt est sur le circuit de Nürburgring, sur / les terres du double champion du monde allemand, Michael Schumacher, que Villeneuve a remporté son premier Grand Prix.Du même coup, il s’est attiré des éloges aux quatre coins du village global.Correction, du «village Villeneuve».La plupart des quotidiens français, y compris le prestigieux Monde, ont salué à la une la victoire du pilote québécois, rivalisant d’éloges à l’endroit de ce «pilote de génie», ce «surdoué», au «sang-froid exemplaire» et au «calme presque glaçant».Même scénario dans la plupart des quotidiens du Québec qui, pour l’une des rares fois, s’entendaient pour «jouer» la bouille d’adolescent de Villeneuve en première page.Et qui a reçu les félicitations du premier ministre Jean Chrétien et de son homologue québécois, Lu-_ cien Bouchard?Encore Villeneuve, dont le salaire est évalué cette année à 8 millions de dollars américains.Personne ne sait par contre avec exactitude combien rapportera Ville-neuve à l’écurie Williams-Renault et à son principal commanditaire, le fabricant de cigarettes Rothmans.Fait à souligner, Player’s, l’ancien commanditaire de Villeneuve, chiffrait l’an dernier les retombées de la seule victoire aux 500 milles d’Indianapolis, pour le Canada, à 20 millions de dollars.Jacques Villeneuve, sans conteste, est l’une des personnalités sportives les plus faciles à «mettre en marché».«Il se présente bien, fait très peu d’erreur en public et il parle trois langues: fiançais, anglais et italien», vante Harrold Thompson, porte-parole de Rothmans Racing.Villeneuve est en tout premier lieu un Québécois qui, 15 ans après son père, fait à nouveau vibrer ses compatriotes au rythme assourdissant de la formule 1.«Il a recréé l’engouement pour le sport automobile au Québec, estime Joan Gonthier, porte-parole l’équipe de course Player’s, qui a lancé Villeneuve.Monsieur et madame tout-le-monde savent maintenant si Jacques a gagné ou non.Ils s’intéressent à cette discipline.» La formule 1 connaît un regain de Le fils popularité sensible au Québec depuis que Villeneuve a fait crisser les prodigue pneus de sa Williams FW18.Quelque 350 000 personnes étaient du volant a rivées à l’écran de leur téléviseur lors de la rediffusion des deux premiers réussi à faire Grands Prix, sur les ondes de Radio-Canada.C’est six fois plus que l’année précédente.Le Grand Prix du Canada, qui aura lieu en juin, devrait attirer 50 000 per- passer sous le tapis i,/,.• „ sonnes, soit 20 000 de plus que l’année 1 elimination dernière.Même le Musée Gilles-Ville-raüide neuve> à Berthierville, prévoit doubler ses entrées cette année.Dimanche du Canadien après-midi, après le premier triomphe de Jacques, le musée était envahi d’une centaine de visiteurs en l’espace de quelques heures.Jacques Villeneuve est un vendeur.Il en est ainsi depuis ses premiers tours de piste.C’est d’abord son nom, lié à jamais à l’histoire fascinante, mais cruelle de la course automobile qui lui a ouvert les portes.Mais voilà que Jacques n’a pas seulement hérité d’un nom «magique».Il possède également le talent et le charisme qui a fait une légende de son père Gilles, décédé tragiquement sur le circuit de Zolder, en 1981.Et par-dessus tout, Jacques Villeneuve «is a very cool young man».C’est Frank Williams, le patron de l’écurie, qui l’a dit après la victoire acquise à Nürburgring, où Villeneuve a résisté aux assauts de Schumacher pendant les 17 derniers tours de l’épreuve.Frank Williams pe pouvait choisir meilleur qualificatif pour décrire son poulain: cool, décontracté, en piste comme «dans la vraie vie».La vraie vie, par exemple, c’est celle qui a suivi la victoire à Indianapolis, l’an dernier — les olympiques de la course automobile.Jacques a fêté son triomphe sagement à la maison, entouré de quelques amis.La vraie vie, c’est cette journée d’été 1993, où le jeune homme a visité le musée dédié à la gloire de son père dans l’anonymat le plùs complet, payant même son billet d’entrée, comme tout le monde.Le secret de Villeneuve?La simplicité, la franchise qui se dissimule derrière son sourire moqueur.«Ce n’est pas avec un dollar que tu achètes un mot de Jacques Villeneuve, dit Joan Gonthier.Jacques est lui-même, il s’appartient On ne fait pas ce qu’on veut avec lui.» Ajoutez le nom de Villeneuve, synonyme des plus grands exploits sur piste, à la simplicité de ce Jacques, et vous obtenez le nouvel enfant chéri de la formule 1.Un prétendant redoutable à la couronne mondiale dont la personnalité tranche avec l’égocentrisme des stars de la Fl.Un jeune homme talentueux, charmeur et néanmoins humble, à qui toutes les mères rêveraient de présenter leur fille.INDEX Agenda.B7 Avis publics.B6 Classées.B4 Culture.B8 Économie.B2 Éditorial.A6 Ce monde.B5 Mots croisés.B6 Les sports.B6 M E T E 0 Montréal Pluie intermittente.Max: 16 Québec Pluie intermittente.Max: 12 Détails en A 4 AVENIRS Pourquoi les coccinelles sont-elles rouges?PAGE B I ?CULTURE Mandat de grève à la CBC PAGE B 8 ?MONTRÉAL Outremont rejette le projet du C.P.PAGE A 3 Norton défie Québec Le Conseil de bande de Kahnawake suspend le chef des Peacekeepers pour avoir obéi à la loi des Blancs JEAN CHARTIER LE DEVOIR Joe Norton défie Québec et suspend le chef de police des Peacekeepers, Joseph Montour, pour avoir obéi à la loi des Blancs plutôt qu’à celle de la commission des sports de Kahnawake.Pour lui, le combat a été jugé légal par la commission autochtone et c’est ce à quoi devaient obéir les policiers autochtones.Le chef du Conseil de bande de Kahnawake a annoncé la suspension, «sans solde et jusqu’à nouvel ordre, ainsi qu’une enquête sur les agissements du chef de police», à la suite de la comparution pendant deux heures de sept policiers de la réserve amérindienne devant les membres du Conseil de bande.Joseph Montour est sorti abasourdi de la rencontre.Il s’est refusé à tout commentaire et l’un des policiers autochtones lui a frayé un chemin pour qu’il parvienne à son automobile.De toute évidence, il venait d’être se-moncé durement pour avoir obéi à la loi des Blancs; cela est survenu peu de temps après que neuf des combattants eurent comparu au Palais de Justice de Longueuil.Le chef de police autochtone a tenté de rendre exécutoire le code criminel sur son territoire conformément à , l'avis que le ministre de la Sécurité publique lui a fait parvenir au cours de la semaine demiere.Le chef Montour a tenté d’établir l’indépendance de son autorité par rap- VOIR PAGE A 8: NORTON LIRE AUSSI EN PAGE A 6 L’éditorial de Jean-Robert Sansfaçon - .• PHOTO JACQUES NADEAU I WiiÊfëki Le chef des policiers autochtones de Kahnawake, Joseph Montour (au centre), s’est rendu à son automobile, interloqué, de ce qui vient de lui arriver.Il a fait respecter la loi et il n’en revient pas d’être suspendu de ses fonctions par le chef politique des Mohawks, Joe Norton.Plusieurs Peacekeepers l’ont entouré pour l’isoler des journalistes, devant son embarras à leur répondre.\ A la conquête des âmes asiatiques Dans la guerre de la télévision par satellite qui fait rage en Asie depuis cinq ans, les Star TV, CNNI, MTV constatent que la conquête des âmes des téléspectateurs de la région est plus ardue que prévue.DANNY YEAR LES ACTUALITÉS Un policier de la CUM abattu à bout portant PAGE A 2 Décrochage: les statistiques demeurent alarmantes La CECM au 103e rang des 149 commissions scolaires du Québec PAUL CAUCHON LE DEVOIR La persévérance des filles au secondaire, et les difficultés rencontrées par les garçons, se trouvent confirmées de façon éclatante par les nouvelles statistiques diffusées hier par le ministère de l’Éducation: de tous les élèves inscrits au secondaire il y a sept ans, 79,2 % des filles ont obtenu en juin dernier leur diplôme d’études secondaires, contre 65 % des garçons.Ces données permettent aussi d’évaluer l’ampleur de l’abandon scolaire, car on note qu’après 7 ans, ce sont 71,9 % des élèves au total (garçons et filles) qui ont obtenu leur diplôme.Le temps minimum pour effectuer son secondaire est de cinq ans: les analystes du ministère ont calculé que, sur une durée d’observation de cinq ans, ce sont à peine 60 % des élèves de la cohorte 1990-1991 qui ont obtenu leur diplôme en 1994-1995.Ces données apparaissent dans le rapport du ministère intitulé Résultats aux épreuves uniques de juin 1995 par commissions scolaires et par école et diplômation par commission scolaire, un document annuel sur lequel toutes les commissions scolaires se précipitent, afin d’évaluer où elles se situent les unes par rapport aux autres.Le document livre les résultats des examens ministériels imposés en juin dernier à 160 000 élèves de 4e et 5e secondaire.Une donnée frappante: la faiblesse constante des jeunes Québécois en histoire.Ainsi, la moyenne à l’examen d’histoire du Québec et du Canada, un cours donné en 4e secondaire, s’établissait en juin dernier pour l’ensemble des écoles secon- VOIR PAGE A 8: ÉCOLES Au sommet du classement' les commissions scolaires de Greenfield Park, des Mille-Îles, de Fermont, et de l'Eau-Vive Après avoir proclamé l’avènement de la télévision pan-Asiatique, Star TV, réseau du magnat australo-américain Rupert Murdoch, réalise qu’il doit tailler sa programmation à la mesure des marchés nationaux.Pendant que ses concurrents (CNNI, MTV, etc.) continuent d’offrir un contenu télévisuel «mondial» (principalement américain), standardisé, à une audience haut de gamme (les 5 % de la population qui parlent anglais), Star TV s’efforce maintenant d’adapter sa pro- grammation aux goûts de la population des marchés les plus importants d’Asie.«Il y a un marché pour les produits de télévision internationaux en Asie.Mais nous avons réalisé qu’il n’est pas assez important pour assurer la croissance et la profitabilité de Star TV.En règle générale, les gens aiment encore regarder des émissions qui les concernent, qui reflètent leur réalité; et ils le font dans leur langue», dit Margaret Picariello, porte-parole de Star-TV.Dans la salle d’attente des bureaux de Star TV à Hong-Kong, une trentaine d’écrans de télévision qui diffusent en permanence les chaînes du réseau illustrent bien son propos: les présentateurs chinois de Channel V présentent des vidéos des vedettes du rock de Taïwan et Star Sports présente des matchs de cricket destinés aux téléspectateurs indiens avec commentaires en hindi.Depuis deux ans, Star TV concentre son énergie sur quatre grandes audiences: la chinoise, l’indienne, l’indonésienne et la japonaise.Si le réseau continue de distribuer des chaînes anglaises, Star TV a multiplié les alliances VOIR PAGE A 8: ASIE Cogeco veut forcer une enchère libre La saga CFCF-Cogeco Câble se poursuit de plus belle.Tandis que le conseil d’administration de CFCF décidait hier de s’abstenir de faire une recommandation sur les offres concurrentes Vidéotron et Cogeco Câble, cette dernière a annoncé vouloir s’adresser de nouveau à la Cour supérieure pour forcer cette fois CFCF a tenir une enchère libre et ouverte pour les actions de la cible.Cette démarche a eu pour effet de soulever l’ire de Vidéotron, qui entend «contester vigoureusement» ce qui pourrait être «un abus de procédure».Dans la requête qu’elle présentera ce matin à la Cour supérieure, Cogeco Câble tentera de faire valoir que les gestes effectués par l’actionnaire majoritaire de CFCF, s’ils ne sont pas illégaux en soi, sont de nature oppressive à l’endroit des actionnaires minoritaires.Mais pour Vidéotron «Cogeco Câble se prétend le défenseur des actionnaires minoritaires: nous sommes plutôt d’avis que l’objectif vraisemblablement poursuivi était et demeure d’empêcher une transaction à laquelle elle n’est pas partie.» À lire en page B 2 r i t B 2 I.K I) K V 0 I It .I.K M A H I) I 8 0 A V KM.I II II II LE DEVOIR ECONOMIE XXM TSf-300 DOW JONES SCAN Ot +4,46 +4,62 +5,42 -0,03 +0.50 2491.88 5152.38 5523.41 73.42 390.80 Le Mouvement Desjardins prédit deux années d’expansion Cette progression au Canada découlera d’un prolongement du cycle expansionniste aux Etats-Unis SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Le cycle d’expansion économique actuellement en cours en Amérique du nord, va se poursuivre pendant encore deux bonnes années.En conséquence, les signaux précurseurs d'une récession ne seront pas en vue avant la fin de 1998, voire en 1999.Tel est le constat livré hier par les économistes du Mouvement Desjardins qui s'attendent à ce que la croissance du PIB au Canada soit de 1,9 % cette année et de 2,6 % l’an prochain.Et au Québec?On table sur 1,6 % en 1996 et 2,2 % en 1997.Qualifiée de modérée par Gilles Soucy, l’économiste en chef du Mouvement, cette progression découlera évidemment d’un prolongement du cycle expansionniste qui se poursuivra aux États-Unis au cours des trois prochaines années.Le PIB américain croîtra de 2,1 % en 1996 et de 2,4 % en 1997.Outre l’impulsion donnée par l’économie américaine, tant le Canada que le Québec vont bénéficier des efforts déployés au cours des récentes années en matière d’amélioration de la capacité concurrentielle, de la résor-bation rapide du déséquilibre de la balance extérieure des paiements, et d’une inflation sous contrôle.Qui plus est, «avec les changements structurels en cours, notamment la poursuite des objectifs budgétaires, l’abaissement du déficit extérieur et la stabilité des prix, écrit M.Soucy, le contexte financier sera sans doute plus stable que celui que nous avons connu depuis la présente décennie.«Du fait de ce meilleur contexte financier, la Banque du Canada commence à bénéficier d’une marge accrue pour la gestion de la politique monétaire.» En conséquence, les autorités monétaires serait mieux en mesure «d’atteindre un meilleur dosage entre la politique monétaire et la politique fiscale.A l’heure où les gouvernements s’engagent dans la période la plus intense des compressions, il est essentiel que les restrictions fiscales soient compensées par une politique monétaire plus accommodante».• Il y aura donc croissance économique partout en Amérique du Nord, mais une croissance faible, poussive.Et pourquoi cela?Parce que les consommateurs ne suivront pas le «Avec les changements structurels en cours (.), le contexte financier sera sans doute plus stable que celui que nous avons connu depuis la présente décennie» Srthme.Ils vont demeurer prudents, svoni resta trèstiinldea Bretflsne dépenseront pas.Ijcs consommateurs ne camperont pas le rôle qui est normalement le leur dans le jeu de l’économie parce qu’ils sont très endettés, parce que les salaires n’ont pas augmenté et ne sont pas près d’augmenter, et parce que leur niveau de confiance est bas et risque fort de le rester.Bref, les consommateurs n’ont pas le moral.Or donc, la demande intérieure est maigre ou peu prononcée, et va le rester.Dans l’analyse de leur situation, les économistes Yves St-Maurice et François Dupuis soulignent: «Malgré une inflation modérée en 1995, la rémunération hebdomadaire n’a crû que de 0,4 %, Les salaires réels ont donc diminué.En somme, les consommateurs se sont appauvris et cela risque de se poursuivre en 1996 et en 1997.En effet, le taux d’inflation devrait atteindre 1,6% en 1996, alors que la rémunération hebdomadaire moyenne ne devrait augmenter que de 1,2 %.En 1997, on prévoit que ces deux facteurs seront au même niveau, soit 1,9 %.» A cause de cette conjonction, des hausses salariales plus basses que l’inflation, les consommateurs ont été pour ainsi dire dans l’obligation de réduire le taux d’épargne.Selon les calculs des économistes de Desjardins, ce dernier est passé de 8,8 % en 1993 à 7,4 % en 1995.Et il devrait descendre en 1996 et 1997 pour se fixer à 7 %.«L’autre solution, consiste à emprunter davantage: mais elle risque de mettre le consommateur dans l’embarras car sa situation financière et budgétaire est précaire.» A preuve, ce qui suit même si les taux d’intérêt sont bas, le taux d’endettement calculé sur le crédit à la consommation a atteint 22 % du revenu des ménages comparativement à 20,8 % en 1993.Il pourrait progresser pour se fixer à 23 % en 1997.L’an dernier, il ne faut pas l’oublier, l’endettement des consommateurs québécois étant ce qu’il est, on a enregistré un record de 21 000 faillites personnelles.Et le chômage?Pour reprendre le titre employé par les experts de Desjardins dans leur analyse, U «demeurera à haute altitude.» Pour l’année en cours, on envisage une création de près de 60 000 emplois et de 55 000 en 1997.De 11,3 % en 1995, le taux de chômage passera à 11 % en 1996 et 10,8 % en 1997.¦ mm Afrique du Sud (rand) 0,3322 Hong-Kong (dollar) 0,182 Allemagne (mark) 0,8921 Indonésie (rupiah) 0,000608 Australie (dollar) 1,112 Italie (lire) 0,000905 Barbade (dollar) 0,7077 Jamaïque (dollar) 0,03719 Belgique (franc) 0,0449 Japon (yen) 0,01300 Bermudes (dollar) 1,3821 Mexique (peso) 0,2053 Brésil (real) 1,4624 Pays-Bas (florin) 0,8274 Caraïbes (dollar) 0,5238 Portugal (escudo) 0,00915 Chine (renminbi) 0,1696 Royaume-Uni (livre) 2,0538 Espagne (peseta) 0,01124 Russie (rouble) 0,000284 États-Unis (dollar) 1,3620 Singapour (dollar) 0,9977 Europe (ECÜ) 1,7247 Suisse (franc) 1,1422 France (franc) 0.2643 Taïwan (dollar) 0,05206 Grèce (drachme) 0,00596 Venezuela (bolivar) 0,003015 SOURCE BANQUE DE MONTREAL FONDATION REUSSITE ^253^ Des solutions concrètes à un problème concret* Aidez la Fondation Réussite Jeunesse inc., à contrer le décrochage scolaire en donnant généreusement!, 1 800 263-9191 (BANQUE ROYALE) Four forcer CFCF à tenir une enchère libre et ouverte Cogeco Câble s’adresse à la Cour ROHKRT DUTRISAC ET GÉRARD HÉRU HÉ LE DEVOIR Tandis que le conseil d’administration de CFCF décidait de s'abstenir de faire une recommandation sur les offres concurrentes de Cogeco Câble et de Vidéotron, Cogeco Câble s’adressait à la Cour supérieure pour forcer CFCF a tenir une enchère libre et ouverte pour les actions de la cible.Cette démarche a eu pour effet de soulever l’ire de Vidéotron, qui entend «contester vigoureusement» ce qui pourrait être «un abus de procédure».Dans sa circulaire envoyée hier aux actionnaires, le conseil d'administration de CFCF (sans les membres de la famille Pouliot) a repris à son compte la recommandation de son comité spécial mis sur pied pour analyser les offres.D’une part, l’offre de Cogeco Câble à 23 $ l’action (soit 19 $ au comptant et une demi-action de Cogeco Câble) est équitable sur le plan financier mais elle ne peut réussir puisqu’elle est encore assujettie à ce qu’un minimum de 90 % des actions de CFCF soient déposées.La convention de dépôt irrévocable signée par la famille Pouliot en faveur de Vidéotron fait en sorte que cette condition ne peut être remplie.Par conséquent, le conseil ne peut recommander cette offre en raison de son impossibilité.D’autre part, l’offre de Vidéotron a plus de chance de réussir mais elle est moins élevée que l’offre de Coge- co Câble.Le conseil de CFCF ne peut pag la recommander.Dans son communiqué émis hier, Cogeco Câble, qui dit s’appuyer sur l’article 241 de la Ix>i canadienne sur les sociétés par actions, indique qu’elle présentera sa requête ce matin à la Cour supérieure.Cet article touche des gestes effectués par l’ac-tionnaire majoritaire qui, s'ils ne sont pas illégaux en soi, sont de nature oppressive à l'endroit des actionnaires minoritaires.Dans ce recours en oppression, la compagnie dirigée par I-ouis Au-det demande à la Cour de déclarer que CFCF et Jev-lam, la société de portefeuille de la famille Pouliot détenant les actions de CFCF, «ont fait preuve d’une conduite injuste et oppressive envers les actionnaires minoritaires de CFCF, d’ordonner à CFCF et à Jevlam de faire en sorte que la valeur de l’investissement des actionnaires soit maximisée [.] et d’ordonner la suspension de l’offre publique d’achat de Vidéotron jusqu’à ce que jugement soit rendu sur la requête».Dans sa circulaire d’hier, le conseil de CFCF fait état de deux faits nouveaux d’importance.En premier lieu, on apprend que vendredi dernier, Cogeco Câble s’est adressée à la Commission des valeurs mobilières du Québec pour lui demander de déclarer la convention de dépôt inopérante parce qu’elle porte atteinte aux intérêts des actionnaires minoritaires de CFcr CFCF.Puis, le jour même, le comité spécial du conseil de CFCF a été avisé que des actionnaires de CFCF, qui possèdent environ 25 % des actions subalternes de CFCF, sur une base diluée, n’avaient pas l’intention d'accepter l’offre de Vidéotron parce qu ils sont d’avis que l’offre de Cogeco Câble est supéneure.On doit ainsi comprendre que la condition de l’OPA de Vidéotron qui veut que les deux tiers des actions de chacune des catégories d’actions de CFCF soient déposées au terme de son offre ne peut être remplie.Ce bloc de 25 %, ajouté à celui de 9,5 % détenu par Cogeco Câble, dépasse le tiers des actions subalternes de CFCF ; il est suffisant pour rendre caduque l’offre de Vidéotron.Le lendemain, Vidéotron a confirmé au comité spécial que les fonds dont dispose Vidéotron pour financer son OPA n’étaient pas conditionnels à l’acquisition d’un nombre minimum d’actions de CFCF.Autrement dit, Vidéotron pourrait abandonner cette condition de dépôt minimum sans compromettre l’opération.Vive réaction de Vidéotron Vidéotron a réagi vivement aux nouveaux recours intentés par Cogeco Câble.«Vidéotron est d’avis que cette démarche est mal fondée (.) Les procédures de Cogeco Câble pourraient constituer un abus de procédure de la part d’une partie qui n’a pas réussi à conclure une transaction soit avec CFCF soit avec la famille Pouliot.' On insiste chez Vidéotron: rien interdit à un actionnaire majoritaire de vendre ses actions et de s’engager â cet effet.Aucun précédant judiciaire ne nie ce droit.«Cogeco Câble se prétend le défenseur des actionnaires minoritaires: Groupe Vidéotron ei*' \ x\ +******* J +Æ-, I * » \ PHOTO PC DEUX CONTRIBUABLES torontois déposaient hier leur déclaration de revenus dans un bureau de Revenu Canada, la veille de l’échéance du 30 avril.fait remarquer que lors du dépôt du rapport quinquennal, le gouvernement fédéral «avait déjà montré soh intérêt à s’adjuger une compétence'' en la matière, en instaurant une espèce de Commission des valeurs mobilières canadienne, malgré la réprobation de certaines provinces.Depuis, «le gouvernement fédéral n’a’ pa's abandonné son projet de réglementer les activités de gestion de portefeuille et de conseil en placement des institutions financières fédérales, deux activités déjà réglementées par les provinces.Bien au contraire, il a proposé récemment à des commissions de valeurs mobilières d’autres provinces le partage de la responsabilité de réglementation de ces activités.Cette proposition devrait conduire, si elle était acceptée, à une entente administrative où les compétences provinciales signataires reconnaîtraient au gouvernement fédéral une compétence en matière de valeurs mobilières.» Cette tentative d’intrusion fédérale injustifiable n’est pas la seule mais elle est très significative de la volonté du fédérale, ajoute-t-on et ce, màlgfë toutes les démarches d’harmonisâ-tion menées par les provinces.Crain-Drummond a annoncé hier le début des travaux de construction d’une nouvelle usine de Dmirunondville.Ce projet exige un investissement de plus de 15 millions pour la construction de l’édifice et l’achat d’équipements sophistiqués.«Dotés d’une technologie de pointe unique au Canada, ces équipements permettront à Crain-Drummond de répondre à la demande croissante de ses clients, notanv ' ment pour les produits de marketing direct personnalisés.1 D’une superficie de 170 000 pieds carrés, l’usine remplace1 ra des installations datant de 1949», a précisé L’entreprisè,' dans son communiqué.L’usine sera complétée en octobrê prochain et devrait être en exploitation au début de 1997.: Les 200 employés feront progressivement transférés dans la nouvelle usine.Établie au Canada depuis plus de 100 ; "! ans, Crain-Drummond s’active dans l’industrie canadienne de gestion intégrée de documents, tant imprimés qu’élete*- ; troniques.L’entreprise compte plus de 1000 employés âti ¦ Canada, répartis dans ses neuf usines, 11 entrepôts et 42' •' bureaux de représentation commerciale.-*- MANEXCO INVESTIT 40 MILLIONS AU TEMISCAMINGUE ;Lj i Le Groupe Manexco a annoncé hier la construction pro- j chaîne d’une usine de panneaux OSB de spécialité de cèdres au coût de 40 millions, d’une capacité de produc- j tion de 150 000 m3par année.Ces installations seront connues sous la raison sociale de CED-OR «L’usine, dont les équipements ont été acquis d’une compagnie ayant j cessé ses opérations en Nouvelle-Angleterre suite à un j manque d’approvisionnement, sera construite au Témi»-.; eamingue.Elle pourra compter sur un approvisionne-1 f ment en fibre de 325 000 m3.La venue de CED-OR dans la région, permettra la création de 100 emplois en usine' 1 et d’environ 150 en forêt», a souligné le Groupe Manexco, qui a signé dernièrement une attente d’une valeur de pluè de 500 millions$ sur dix ans avec Tampa International ; Forest Products pour la distribution de la totalité des pan> neaux OSB de cèdres fabriqués par CED-OR.«La mise en oeuvre de CED-OR jointe aux opérations de Scierie 4 Cedco, fera de Groupe Manexco le complexe de transformation de cèdres le plus grand en Amérique du Nord», a; enchaîné l’entreprise.f I.K |) E V 0 I H .LE M A II IM :t II A V III I.I II II II B B ECONOM h ?Le Journal de Montréal aura de la compagnie sur le Web Québécor Multimédia transmettra une dizaine de quotidiens européens ROBERT DIJTRISAC LE DEVOIR Le Journal de Montréal, dont la version intégrale faisait son entrée en ligne, hier matin, sur le réseau Internet, aura bientôt de la compagnie.Québécor Multimédia a lance, hier, la Passerelle de presse internationale où on retrouvera une di/ai ne de grands quotidiens europe< m I+ors de son assemblée annuelle, Québécor a annoncé que le site Web I-Cor Media, abritant la version électronique du Journal de Montréal et conçu par sa filiale Québécor Multimédia, rendra également disponible, dans la même forme que le quotidien de la rue Frontenac, les versions intégrales de grands quotidiens européens.Il s'agit d'un service gratuit, financé par la publicité et destiné en principe aux internautes nord-américains.Aucune entente définitive n'est encore signée, a précisé Erik Péladeau, président du conseil de Québécor Multimédia.Mais on pouvait, hier, voir sur le site d'I-Cor Media les pages de l'édition du jour de Le Monde, de Libération, de La Stampa et du Figaro.On pouvait les voir mais pas les consulter.Le site 1-Cor promet l'arrivée prochaine d'autres quotidiens européens : The Independent, 'Pie European, Publico, Suddeutsch Zeitung, Mirror, Corriere Delta Sera, The Daily Record et The Sporting Life.Entrant en vigueur «graduellement» au cours des prochains mois, les ententes seront de type «clé en main», selon M.Péladeau : Québécor assumera tous les coûts de fonctionnement, s'occupera de solliciter la publicité nord-américaine et en partagera les recettes avec les éditeurs des quotidiens.Québécor Multimédia entend offrir le même service dans le sens inverse, c'est-à-dire offrir sur Internet les versions intégrales des grands quotidiens nord-américains aux internautes européens, a confié M.Péladeau.A l'heure actuelle, quelque 800 quotidiens ont une présence sur le Web, plus ou moins élaborée selon le cas, mais aucun ne rendu disponible une version intégrale de son édition courante sauf 1 e Journal de Montréal.Par ailleurs, tout comme l'avait fait sa filiale de l'imprimerie la semaine dernière, Québécor, s'appuyant sur des résultats financiers solides, a augmenté son dividende semestriel ,i L’O cents, soit une augmentation de 11 l 'empire de Pierre Péladeau a dévoile, hier, ses résultats du premier trimestre, l es revenus se sont accrus de 11,7 % pour atteindre 1,428 milliard et son bénéfice net de 3,7 % a 25,1 millions auquel on a ajoute un element non récurrent de 8,2 millions lié à l'émission d'actions de Donohue pour l'achat de la papetière Quno.Déjà en 1995, Québécor avait connu un extraordinaire croissance de son chiffre d'affaires, soit 39,6 %, ce qui l'avait fait passé à 5,549 milliards, et son bénéfice net a plus que doubler à 186,7 millions.Réitérant son jugement sur le Sommet économique de Québec de septembre dernier - «beaucoup de parlotte, beaucoup de placotage», Pierre Péladeau a pourtant fait un geste concret dans la foulée de ce sommet «futile» en annonçant la création d'une chaire de l'entrepre-neurship.La présence de M.Péladeau à l'automne au prochain sommet économique présidé par le premier ministre Lucien Bouchard est loin d'être assurée.«Il y a des grosses chances pour que je sois occupé ailleurs», a-t-il dit PHOTO ARCHIVES Érik Péladeau, président du conseil de Québécor Multimédia Les actionnaires de Cascades se partageront 6 millions en dividendes ROLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE En raison des résultats financiers records de Cascades en 1995, les actionnaires se partageront 6 millions $ en dividendes, soit 10 cents par action.Si la performance de la compagnie se maintient en 1996, comme semblent l’indiquer les résultats trimestriels rendus publics hier, lors de l’assemblée annuelle, les actionnaires peuvent s’attendre à toucher un autre dividende d’au moins 5 cents par action l’an prochain, a indiqué le président directeur-général et président du conseil d’administration de Cascades, Bernard Lemaire.Pour les premiers mois de 1996, le chiffre d’affaires de Cascades a at- • teint 560,3 millions pour un bénéfice net de 20 millions ou 33 cents par action.En comparaison, le chiffre d’af- faires réalisé par Cascades durant le premier trimestre de 1995 avait été de 560,6 millions tandis que le bénéfice net était de 22,6 millions ou 37 cents par action.Le bénéfice net de 20 millions s’explique principalement par la performance de Perkins pour le secteur des papiers tissu et par la hausse des résultats des activités nord-américaines du secteur des papiers plats.Par rapport au dermier trimestre de 1995, le groupe des cartons plats a augmenté son chiffre d’a ffaires de 5 % et ses expéditions de 18 %.Cascades s’attend à ce que les résultats de ses unités nord-américaines continuent de progresser au deuxième trimestre, compte tenu du contexte économique favorable et de l’arrivée de nouveaux clients.Par contre, Cascades prévoit un ralentissement des résultats de ses opérations européennes occasionné par la baisse des prix des secteurs des papiers doublure et cannelure et de la pâte sulfite.Il importe de rappeler que pour l’ensemble de l’année 1995, Cascades a réalisé la meilleure performance de ses 31 années d’histoire en franchissant le cap des 2 milliards de chiffre d’affaires, une hausse de 32' % sur l’année précédente.Des cinq groupes de Cascades, celui des cartons plats a produit 1 milliard du chiffre d’affaires duquel s’est dégagé un bénéfice net record de 35,4 millions comparativement à 318 000$ en 1994.C’est pour cette raison que Cascades entend mettre l’accent au cours des prochaines années sur la fabrication de cartons plats, en procédait à des acquisitions, notamment.A l’issue de l’assemblée, le p.d.-g.de Cascades a tenu à préciser qu’il y avait lieu «d’éclaircir un peu le paysa- ge» en Europe avant d’y faire de nouvelles acquisitions.Ainsi Cascades cherche à se défaire de sa participation à hauteur de 5096 dans l’usine de pâte de Tartas, pâte destinée principalement aux produits d’hygiène.En outre, il y a quelques semaines, Cascades a conclu une entente avec l’entreprise suédoise Molnlycke AB pour la vente de la division de produits d’incontinence Harmonie pour 29 millions.Quand le moment sera venu, il ne sera pas difficile de trouver des usines de fabrication de carton en Europe.Il y en a à vendre en Italie, en Espagne, au Portugal et en Allemagne, a précisé M.Lemaire.Pour l’heure, Cascades est le principal fabricant de cartons plats en France.Celui-ci est utilisé le plus souvent comme matériel d’emballage dansîàgro-alimentaire, la cosmétologie, la pharmacie.FIDUCIES Le Canada Trust acquiert les activités de caisses de retraite du National Trust SERGE TRUFFAUT * LE DEVOIR Le Canada Trust vient de signer l’acquisition des activités que le National Trust poursuivait sur le front de l'administration des caisses de re-traite qui comprend des actifs sous gestion de l’ordre de 33 milliards.Le montant afférent à cette transaction n’a pas été dévoilé.Par contre, dans un communiqué émis par la direction de National Trust il est indiqué qu’un gain de 7,8 millions ou 0,21 S par action ordinaire de cette institution était prévu.Selon des analystes, le Canada Trust devra débourser entre 50 et 100 millions pour mettre la main sur les activités identifiées.Vice-présidente au sein du Canada Trust, Cathy Riggall a indiqué au cours d’un entretien que le fruit de cette transaction ferait de Canada Trust la deuxième société de fiducie au Canada derrière le Royal Trust, et la première en ce qui a trait à l'admi- nistration des fonds institutionnels.Le principal objectif que poursuit Canada Trust à travers cette transaction maie lire sur l’ochiquioi des sei vices fiduciaires a été résumé comme suit par Mme Riggall: «Survivre au phénomène de consolidation tie l'industrie financière qui a cours presen lenient en Wriquedu Nord ¦ Selon les explications fournies par la vice-présidente de Canada Trust, le monde financier se conjugue plus que jamais avec une masse critique.Avec masse critique, mais également avec et ficadté technologique.Autrement dit, il faut consacrer des investissements, majeurs au développement technologique que seuls les plus imposants des acteurs financiers peuvent se permettre.Or il se trouve que la marche des affaires au sein de National Trust n’était plus ce qu'elle était, ainsi qu’en témoignent les résultats financiers du dernier exercice achevé.En 1995, le bénéfice net enregistré a été de 32,4 millions, soit une chute de 44 % sur l’exercice précédent Malofïlm vend un bloc de 1,6 million d’actions à BHVR Communications LE DEVOIR René Malo, président du conseil de Malofilm Communications, et Richard J.Szalwinski, président du conseil et chef de la direction de BHVR Communications, ont annoncé que Groupe Malofilm et ses personnes liées ont vendu près de 1,6 million d’actions de catégorie A à droit de vote multiple et 1,3 millions d’actions de catégorie B à droit de vote subalterne à BHVR Communications, une nouvelle société contrôlée par Richard J.Szalwinski, de Montréal.Cette transaction porte sur, respectivement et sur une base diluée, 69,4 % et 20,9 96 des actions émises et en circulation de chacune des catégories, au prix unitaire de 7,57 $.René Malo continuera d’assumer le rôle de président du conseil d’administration de la société mais ne sera plus président et chef de l’exploitation, une fonction qui sera exercée par Jean Bureau.De 1994 a 1996, M.Bureau occupait le poste de vice-président d’Astral Distribution, une division d'Astral Communications, où il était responsable de la distribution domestique et internationale des produits de divertissement audiovisuel pour le cinéma, la vidéo, la télévision et le multimédia.De 1991 a 1994, M.Bureau était vice-président de EPS, société de distribution télévisuelle appartenant à Astral Communications, Columbia Tri-Star et Twentieth Centuiy Fox.BHVR Communications est une société investissant dans des compagnies oeuvrant dans l’industrie du divertissement audio-visuel.En plus de M.Szalwinski, les membres fondateurs sont Tom Cantwell et Gary Tre-gaskis.Les trois sont des actionnaires importants de Discreet Logic, une société canadienne qui fabrique des systèmes d’effets, de montage et de décors virtuels destinés aux créateurs de contenu.Avant de fonder Discreet Logic, M.Szalwinski a occupé divers postes de haute direction et de gestion chez Softimage, filiale de Microsoft Corporation.COUP D'ŒIL BOURSIER À petits pas MICHEL CARIGNAN COLLABORATION SPÉCIALE Pendant que le marché américain continue de végéter en ce qui concerne les titres qui composent les indices principaux, de son côté, le marché canadien continue son petit bonhomme de chemin.Les secteurs sont majoritairement haussiers.Les communications, la gestion, les mines, la consommation, les forestières, les services financiers et les services publics prolongent leur tendance haussière.Les industrielles et les pétrolières se déplacent de côté dans leur couloir haussier.Rien ne permet de penser que c’est fini.Il reste à voir si le mouvement se terminera par une sortie vers le haut au-dessus de la ligne A ou vers le bas au dessous de la ligne B.Les aurifères ont repris à la hausse pendant deux ou trois jours à partir du support de 12 000 points, produisant un creux dans la tendance haussière.Toutefois, l’absence de volumes plus importants indique que le mouvement n’est pas un mouvement de masse mais plutôt un mouvement de quelques spéculateurs.Le point de support demeure très important à surveiller.Si l’indice traverse cette ligne, une panique pourrait s’ensuivre.Il est surprenant de voir l’indice composé de Vancouver poursuivre si fortement à la hausse avec un prix de l’or si hésitant puisque la majorité des titres découlent de ce dernier.Le phénomène s’étend d’ailleurs à l’ensemble des Bourses canadiennes pour ce qui est des juniors.Depuis le début de l’année 1996, des dizaines de ces titres se sont élancés à la hausse.Cependant comme c’est toujours le cas, certains titres s’élancent fortement pour finalement donner des hausses en centaines de pourcentage sur quelques mois.Par contre, pour chaque titre démontrant ce phénomène, plusieurs autres situés aux abords de leur propriété suivent le mouvement lancé par les spéculateurs.Mais dans la pratique, il ne suffît pas toujours d’avoir des terrains très proches des découvertes pour récolter une mine d’or.Il est d’autant plus important de ne jamais miser de trop forts montants d’argent sur chacune de ces compagnies mais il faut cependant prendre plusieurs positions raisonnables pour minimiser le risque et augmenter les chances de succès.NEW-YORK INDUSTRIELS (X-DJI NYSE) 5750.00 150 Jours 5250.00 5000.00 BOURSE DE TORONTO TSE 300 (X-TT TSE) 150 Jours 1000.00 4750.00 4500.00 SES EDyE 0E3 SUS COMMUNICATION TOR.(X-CM TSE) 150 Jours -8500.00 -8000.00 GESTIONS TOR.(X-MG TSE) _± - 6000.00 150 Jours -5500.00 -5000.00 MINES ET METAUX TOR.(X-MM TSE) -5500.1 150 Jours -5250.00 -4750.00 PRODUITS CONSOMMATIONS (X-CP TSE) -/8500.00 PAPETIERES TOR.(X-PF TSE) /475Ô.00 1500.00 -4250.00 PRODUITS INDUSTRIELS TOR.(X-IP TSE) 150 Jours PÉTROLIÈRES TOR.(X-OG TSE) 150 Jours AURIFERES TOR.(X-GL TSE) 150 Jours .12000.00 INDICE COMPOSEE VANCOUVER (X-VV VS 150 Jours DECISION-PLUS VIDÉOCASSETTE GRATUITE Découvrez la bourse à la manière de Michel Carignan (514)392-1366 Volume (000) Ferme Var.($) Var.(%) BOURSE DE MONTRÉAL XXMiIndice du marché 13413 2491.88 +4.46 0.2 XCB:Bancaire 2884 2945.12 -2.54 -0.1 XCO:Hydrocarbures 1457 1959.60 -1.96 -0.1 XCM:Mines et métaux 2982 3329.44 -7.67 -0.2 XCF:Produits forestiers 810 2553.32 +34.74 1.4 XCI:Bien d'Équipement 4512 2550.82 -4.23 -0.2 XCU:Services publics 5850 2123.45 +8.39 0.4 BOURSE DE TORONTO TSE 35 17262 265.84 +0.30 0.1 TSE 100 * 310.92 +0.15 0.0 TSE 200 * 317.82 +0.84 0.3 TSE 300 40338 5152.38 +4.62 0.1 Institutions financières 4016 3851.15 +0.02 0.0 Mines et métaux 2501 5542.13 +15.86 0.3 Pétrolières 6544 5242.30 +3.54 0.1 Industrielles 6215 3603.59 -2.25 -0.1 Aurifères 3388 12222.44 -73.32 -0.6 Pâtes et papiers 1963 4381.88 +31.82 0.7 Consommation 2066 8454.03 +63.80 0.8 Immobilières 2256 1532.30 +5.31 0.3 Transport 866 5145.86 +11.78 0.2 Pipelines 1043 4033.85 -15.40 -0.4 Services publics 4335 3851.96 +21.12 0.6 Communications 1698 9245.35 +32.65 0.4 Ventes au détail 1755 4044.39 -22.79 -0.6 Sociétés de gestion 1686 6000.66 +19.16 0.3 BOURSE DE VANCOUVER Indice général 47836 1253.22 +16.57 1.3 MARCHÉ AMÉRICAIN 30 Industrielles 26565 5573.41 +5.42 0.1 20 Transports 3463 2194.26 -3.65 -0.2 15 Services publics 4854 210.17 +0.77 0.4 65 Dow Jones Composé 34884 1820.64 +0.73 0.0 Composite NYSE * 351.24 +0.42 0.1 Indice AMEX * 578.35 +2.76 0.5 S&P 500 * 654.16 +0.70 0.1 NASDAQ * 1188.20 +1.31 0.1 LES PLUS ACTIFS DE TORONTO Volume Haut Bas Ferm.Var.Var.Compagnies (000) (S) (S) (S) ($) (%) MOSS RES INC 2431 1.60 1.30 1.37 +0.13 10.5 NUINSCO RES LTD 2371 2.55 2.20 2.28 +0.37 19.4 MARKBOROUGH 2188 0.79 0.70 0.77 +0.12 18.5 TELUSCP 1752 18.10 17.45 18.00 +0.65 3.7 WILLIAM RES INC 1719 1.85 1.71 1.75 +0.05 2.9 FLEET AEROSPACE 1364 1.10 1.02 1.07 •0.03 -2.7 BCE INC 1346 53.55 53.20 53.50 +0.15 0.3 CDN PACIFIC LTD 1247 28.50 28.20 28.30 +0.20 0.7 PURE GOLD RES INC 1207 0.33 0.31 0.33 +0.04 13.8 MOORE CP LTD 1155 25.15 24.50 25.10 +0.10 0.4 LES PLUS ACTIFS DE MONTRÉAL Volume Compagnies (000) Haut (S) Bas ($) Ferm.(S) Var.(S) Var.(%) PALACE EXPLO INC 815 0.17 0.14 0.17 +0.03 21.4 AURIGINOR EXPLO 786 1.30 0.90 0.91 -0.14 -13.3 BARRINGTON PETROL 759 4.20 4.10 4.20 +0.10 2.4 ORIENT RES INC 612 0.24 0.19 0.20 - - TELUS CP 592 18.10 17.45 17.95 +0.60 3.5 DENISON MINES LTD 552 0.40 0.38 0.38 -0.02 -5.0 BOMBARDIER INC B 471 19.35 19.05 19.25 - - ACABIT EXPLO INC 393 2.75 2.05 2.25 -0.20 -8.2 LYON LAKE MINES 350 098 0.90 0.98 +0.10 11.4 LOUBEL EXPLO INC 328 1.25 1.10 1.18 +0.08 7.3 i ^3213115
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