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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1996-05-28, Collections de BAnQ.

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Agenda Culturel Page B6 Culture Page B7 Économie Page B2 Les sports Page B5 LE DEVOIR AVENIRS Etat de la réserve collective de.sang La Société canadienne de la Croix-Rouge I.E I) E V 0 I R , I.K M A 11 1)1 2 S M Al I !» !» (I La fin de l’année Le moment du jugement sur les apprentissages est arrivé Dans toutes les écoles, l’arrivée du beau temps et du mois de mai provoque toujours un changement de climat qui annonce la fin de l’année.La fatigue se fait plus lourde pour tout le monde, le stress se fait sentir.Pour les élèves, la fin de l’année c’est surtout la porte des vacances qui commence à s’ouvrir alors que pour les enseignantes et les enseignants, c’est aussi et surtout le moment du jugement en ce qui concerne les apprentissages que les élèves de l’école ont faits.Au primaire, pour les cinq premières années (en sixième, il y a des examens du ministère), cela prend souvent la forme d’une évaluation des acquis des élèves par les titulaires et les spécialistes, ce qui détermine le classement pour l’année suivante.De telles pratiques d’évaluation sont normatives car elles supposent que tous les enfants devraient avoir maîtrisé les mêmes acquis ou même moment sinon ils seront identifiés en situation d’échec.Or, on sait aujourd’hui que pour certains enfants un tel jugement peut avoir un impact négatif important (l’histoire scolaire d’un jeune qui «double» sa première année commence bien mal et fait bien mal).D’ailleurs, il y a de plus en plus de questionnement sur ce type d’organisation pédagogique privilégiée dans nos écoles primaires.En effet, la connaissance plus éla-Francinc -borée que l’on a aujourd’hui des Schoeb stratégies d’apprentissage invite à * * * mieux tenir compte de l’estime de soi de chaque enfant, de son style et de son rythme d’apprentissage.Ainsi plusieurs spécialistes pensent qu’on pourrait éviter plusieurs cas de redoublement au primaire en mettant en place une organisation différente (savoirs mieux intégrés, services d’appui plus précoces, possibilité de compléter son primaire par une septième année, si besoin est, etc.).Par ailleurs, dans son dernier avis sur l’école primaire, le Conseil supérieur de l’éducation suggère, entre autres, qu’un enfant puisse avoir le même titulaire durant deux ans pour assurer une continuité dans l’intervention pédagogique et dans l’acquisition des savoirs de base.Ce mode d’organisation scolaire est déjà utilisé, avec satisfaction, dans certaines écoles alternatives au Québec et dans l’ensemble des écoles primaires de certains pays tels la Suède et le Danemark.Il serait, selon moi, intéressant d’expérimenter une telle approche dans certains milieux où les échecs sont très importants.?Le classement des élèves de 6e année mérite également une attention particulière puisqu’il décide du passage au secondaire.La transition entre les deux ordres doit être facilitée par des modalités assurant la transmission des informations pertinentes et la préparation adéquate des élèves à la réalité du secondaire.Le transfert obligatoire à l’école secondaire des élèves en difficulté (tous ceux qui ont 13 ans, et cela même s’ils ne maîtrisent pas les acquis du primaire) doit entraîner la mise en place de services particuliers pour ces élèves tels les cheminements particuliers de formation.Au secondaire, l’existence des examens de fin d’année (dont ceux du ministère qui servent d’indicateurs pour les taux de réussite) influence fortement l’attitude des enseignantes et des enseignants.Ainsi, la planification de la matière à enseigner doit être rigoureuse pour être assuré qu’on va «couvrir» le programme, ce qui suppose parfois de mettre les bouchées doubles en mai et juin.Il faut également prévoir du temps pour faire la révision avec les élèves pour, d’une part, leur indiquer les notions importantes à étudier, et .d’autre part, leur faire faire les liens pertinents entre les différents éléments vus durant l’année.On tente donc de maintenir l’intérêt et surtout de garder les élèves à l’école.Tâche extrêmement difficile, surtout au 2" cycle du secondaire où, à compter du 15 mai, le nombre d’élèves qui ne se présentent plus à l’école augmente de jour en jour.Rappelons qu’il y a quelques années, l’ancienne directive qui imposait aux élèves d’être présents aux cours pour pouvoir être admis à l’examen de fin d’année a été annulée.Aujourd’hui, un certain laxisme s’est installé et, en juin, il n’est pas rare de voir des classes de secondaire 4 ou 5 à moitié vides.Les élèves ne trouvent pas important de faire tous les efforts nécessaires pour avoir les meilleures notes possibles (du moment que ça passe, ça suffit).On a parfois l’impression que les enseignantes et les enseignants prennent les examens plus au sérieux que les élèves! C’est vrai qu’on a parfois tendance à les évaluer à partir des résultats de leurs élèves.Dans notre système d’éducation, les évaluations de fin d’année représentent des temps d’arrêt importants dans la vie scolaire.Pour l’élève, il faudrait donc que ces moments, tout au long de son cheminement scolaire, lui renvoient une image positive de lui-même comme apprenant, soient motivants pour la poursuite de ses études et qu’ils témoignent des efforts investis en vue du développement maximal de ses possibilités.Francine Schœb est enseignante à l’école Honoré-Mercier de Montréal 257 millions de moins pour l’éducation Des compressions au quotidien Sans effets dramatiques pour le moment, les chiffres implacables auront des répercussions sur les élèves LOUIS LAFRANCE En cette fin de matinée, face à l’école Aquarelle de Ville Saint-Laurent, on se sent bien loin de la valse des compressions dans le secteur de l’éducation.La voix étouffée des enfants qui jouent dans la cour vient se perdre dans le bruissement des feuilles des imposants tilleuls qui bordent le devant de l’édifice.Les deux mâts montent toujours la garde, accrochés à la façade de ce qui fut naguère un bâtiment militaire.En apparence, rien n’a changé.Mais les chiffres implacables nous ramènent rapidement à la réalité: les commissions scolaires doivent enlever 257 millions de dollars dans le budget de l’an prochain.Qui plus est, le gouvernement a réduit ses crédits de 1,5 milliard en 13 ans.Qui pourrait prétendre que les élèves ne souffriront pas de ces compressions?La question fait sourire Denise Gaudet, directrice de l’école Aquarelle de la Commission scolaire Sainte-Croix, dont la réponse est interrompue par l’arrivée d’un élève de dix ans, d’origine arabe, venu s’expliquer sur son rôle dans une nième bagarre pendant la période du dîner.Elle lui signale que, dorénavant, il devra dîner à la maison.«Es-tu surpris?», lui demande-t-elle.L’enfant bafouille un oui et puis un non, pour ensuite avouer qu’il ne comprend pas la signification du mot surpris.Après cinq ans passés au primaire, dans une école dont 80 % de la clientèle est multiethnique, le quotidien vous ramène inlassablement sur le plancher des vaches.L’enfant renvoyé en classe, la directrice soutient que «les coupes n’auront pas d’effets dramatiques sur l’école».L’an prochain, le budget d’immobilisation sera amputé de 20 %: moins d’argent pour acheter des tables, des stores, des tuiles acoustiques, etc.Les parents des quelques enfants qui fréquentent la garderie de l’école voisine verront les frais doubler.Le temps de présence de la psychologue passera d’une journée et demie à une journée par semaine.Lilianne et Annette, deux enseignantes, ne partagent pas l’avis de leur directrice: les effets cumulés de 13 ans de compressions minent la qualité de leur travail.Les budgets d’achat de matériel pédagogique étant gelés depuis de nombreuses années, Lilianne déplore le manque de manuels, une carence qui se pose avec plus d’acuité pour les élèves en difficultés d’apprentissage.«Il n’y a pas de matériel pour eux», constate lilianne.Le renouvellement de tous les manuels s’en trouve ralenti.«Les outils sont désuets, alors que les programmes n’arrêtent pas de changer», se plaint Lilianne.Près d’elle, traîne un livre de mathématiques, publié en 1973.En revanche, elle dévoile un superbe et récent manuel: Mémo Mag.Rempli d’illustrations couleurs et de photos, ce manuel est un excellent instrument d’intégration des matières: français, histoire, géographie, écologie.Le hic, c’est qu’il en coûte 2000 dollars pour équiper une classe, alors que le budget annuel d’une classe de 25 élèves est de 1250 dollars.Annette, tout comme lilianne, n’a pas perdu sa passion d’enseigner, mais le manque de moyens lui pèse.Vendue à la pédagogie par ordinateur, elle a glané à gauche à droite quatre appareils, l’école ne pouvant lui donner accès qu’à deux ordinateurs.Elle va même jusqu’à acheter des logiciels avec ses propres deniers! «Si l’école mettait sur pied une fondation, mes achats pourraient au moins être déductibles d’impôts», dit-elle en souriant En considérant les récentes compressions et celles à venir, Annette se demande comment la y*'S.Commission scolaire Sainte-Croix Jouer serré Les commissions scolaires doivent composer avec des budgets qui réduisent d’année en année.Pour l’année fiscale 96-97, les compressions sont plus importantes que par les années passées et représentent un sommet, a accepté d’emblée de discuter des effets des compressions en éducation.Un cas type: la commission scolaire Sainte-Croix, à Ville Saint-Laurent Cette année, le ministère a réduit ses crédits de 1371 000 dollars.La majorité des coupes affectent les paliers administratifs.Par exemple, à l’avenir, les directions d’écoles seront appelées à effectuer directement un nombre important d’achats sans passer par la commission scolaire.Cette décentralisation devrait libérer une somme de 200 000 dollars.Les services directs aux élèves se verront aussi touchés, mais dans une moindre mesure.L’an prochain, les enfants seront un peu plus nombreux dans les classes: la commission scolaire joue serré avec la convention collective, ce qui lui permettra de couper l’équivalent de trois enseignants et d’épargner ainsi 150 000 dollars, explique Geneviève Hotte, directrice du service des ressources financières.La commission scolaire réduira également le nombre de place dans les classes de musique et de ballet.Dans les cafétérias, les repas devraient passer de 2,40 dollars à 3 dollars.Les frais de garde en milieu scolaire, dont le montant est actuellement de 30 dollars par semaine, avoisineront les 60 dollars.Ces trois mesures permettront d’épargner 250 000 dollars.En ce qui concerne le personnel qui travaille auprès des élèves, nul doute que les professionnels (psychologues, conseillers pédagogiques, conseillers en orientation, orthophonistes, etc.) se retrouvent dans la ligne de mire des dirigeants de la commission scolaire, car le contrat de travail actuel protège les conditions de travail des enseignants.Cette année, après les orthophonistes et les conseillers en orientation, c’est au tour des psychologues de passer à la caisse: 100 000 dollars.L’équivalent d’une tâche et demie sera coupée l’an prochain: une réduction des services psychologiques de l’ordre de 25 % en un an, 38 % depuis 1994.L.L.gnent de l’indiscipline des élèves, je leur réponds qu’il n’est pas normal de demander à des enfants de demeurer assis six heures par jour.» Toutefois, la directrice appréhende le prochain budget, à l’instar de Diane Besner, présidente de l’exécutif des commissaires, qui sonne l’alarme en se demandant comment la commission scolaire pourrq faire face à de nouvelles réductions.A force de retirer des briques de l’édifice scolaire, ce dernier finira bien, un jour, par s’écrouler.Pour le moment, ce sont les enfants en difficulté qui vont payer la note de la réduction des services spécialisés,.Tous ces enfants aux prises avec des problèmes de comportement ou d’apprentissage, tous ces enfants désarçonnés par un simple mot comme surpris.De l’avis d’Antoine Baby, de l’Université Laval, en éducation, il faut arrêter de prétendre en faire plus avec moins, mais plutôt penser en faire plus pour ceux qui en ont moins.Louis Lafrance est journaliste indépendant.PHOTO JACQUES GRENIER Certains enseignants estiment que les effets cumulés de 13 ans de compressions minent la qualité de leur travail.commission scolaire pourra «renouveler un parc informatique désuet».Mais à regarder les pupitres cham-branlants de sa classe, lesquels datent de la Deuxième Guerre mondiale, on ne peut que comprendre la difficulté pour la commission scolaire d’établir ses priorités en cette époque de vaches maigres.Pour sa part, la psychologue de l’école Aquarelle, Diane Jacques, se scandalise toujours de la décision de ses patrons de réduire les services psychologiques.L’an prochain, elle ne viendra à l’école qu’une journée par semaine.Aux dires de cette vice-présidente du syndicat des professionnels, nous assistons à un dangereux retour en arrière, à l’époque du psychologue commis-voyageur.«On va redevenir des passeux de tests», rage-t-elle.Terminée la participation du psychologue dans le projet éducatif de l’école.«Je n’aurai plus de temps pour tra- vailler sur des programmes de prévention avec les enseignants, prévoit-elle.Je vais devenir un pompier appelé à éteindre les gros incendies.» A l’avenir, Diane Jacques ne pourra plus contribuer à plusieurs projets tels que la pédagogie de la coopération, la mise en place de stratégies pour contrer la violence, l’élaboration de sessions sur la sexualité, ainsi de suite.«L’aide aux enseignants passe à travers la relation qu’on établit avec eux.Ça demande du temps; il faut que tu sois présent«, ajoute-t-elle.La perte d’une demi-jour-née de présence du psychologue se fera sentir à long terme, estime Denise Gaudet.Toutefois, les dommages seraient limitées dans la mesure où les enseignants acceptaient de changer leur conception de leur rôle pour davantage prendre en compte les besoins psychologiques des enfants.«Lorsque mes enseignants se plai- «Les outils sont désuets, alors que les programmes n’arrêtent pas de changer» Ne manquez pas notre cahier spécial lectures d’e te Tombée publicitaire: le vendredi 31 mai pour le 8 juin.le vendredi 7 juin pour le 15 juin.Les samedis 8 DEVOIR LE IJ 2 I, K I) K V 01 II .I, K M A R I) I 2 « M A I I il il li LE ECONOMIE X X M TSE 300 DOW JONES SCAN OR À4ÉF fl #*¦ +1,69 +5,68 2565,55 5235,53 +0,03 72,81 Ottawa ne s’inquiète pas de la concentration des médias MANON C O RN E L LI E R PRESSE CANADIENNE Ottawa (PC) — Le gouvernement fédéral n’entend pas se pencher, pour le moment, sur les acquisitions de journaux effectuées dernièrement par le groupe Hollin-ger et qui soulèvent des questions sur une éventuelle concentration de la presse.Le ministre de l’Industrie John Manley et la ministre du Patrimoine Canadien Lucienne Robillard ont en effet refusé hier de se prononcer en ce sens.Le ministre Manley a rappelé que le Bureau de la politique de concurrence avait la responsabilité d’assurer le respect de la loi sur la concurrence et que son travail devait être à l'abri de toute intervention politique.«Le seul rôle du directeur, en vertu de la loi sur la concurrence, est d’examiner les implications économiques d’une concentration de la propriété.Sa pratique a toujours été de regarder la concentration du marché, de façon à savoir s’il y a oui ou non une diminution de la concurrence.Ça ne touche pas au contenu», a-t-il insisté à sa sortie des Communes.Vendredi dernier, la firme Hollin-ger, propriété de Conrad Black, a augmenté sa participation dans la chaîne Southam, la faisant passer de 20,5% à 41%.Cette chaîne publie des journaux comme le Vancouver Sun, XOttawa Citizen et la Gazette.Au cours d’une entrevue accordée à l’agence Bloomberg ce weekend, M.Black a indiqué qu’il espérait prendre le contrôle de Southam d’ici un mois et acquérir toutes les parts de Southam d’ici un an.Depuis un an, Hollinger a fait l’acquisition de 33 journaux appartenant à la chaîne Thomson et de 14 autres détenus par Armadale Co.Effets sur la PC Avec sa dernière transaction, Hollinger est devenu le plus grand propriétaire de journaux au Canada avec 58 quotidiens totalisant un tirage supérieur à deux millions de co- pies.On compte parmi eux Le Soleil de Québec, Le Droit d’Ottawa et Le Quotidien de Chicoutimi.Hollinger est reconnu pour son agressivité à réduire les coûts et M.Black n’a pas caché qu’il voulait procéder à un grand ménage parmi les gestionnaires de Southam.Un scénario évoqué à quelques reprises faisait état d’un retrait de Southam de l’agence Presse Canadienne.La PC est une coopérative financée en partie par la contribution des journaux membres.Cette contribution est proportionnelle à leur tirage.Or, Southam et Hollinger représentent 41,8% du tirage des quotidiens canadiens et leur retrait affecterait dramatiquement l’agence.Protection de la Charte Malgré ces inquiétudes, Ottawa refuse d’intervenir.Le ministre de l’Industrie a souligné que le gouvernement fédéral n’avait pas l’obligation légale de se pencher sur «une allégation de concentration d’opinion» à la suite d’un changement de propriété.La liberté d’expression, a-t-il noté, est toujours protégée par la Charte canadienne des droits et libertés.Chose certaine, il estime qu’en tant que ministre de l’Industrie, ce n’est pas à lui d’envisager ou non la mise sur pied d’une commission d’enquête sur la concentration de la presse, comme l’avait fait Ottawa en J981 en créant la commission Kent.A son avis, cela relèverait davantage du ministère du Patrimoine.Interrogée à ce sujet, Mme Robillard a simplement indiqué qu’elle n’envisageait pas entreprendre pareille examen «pour le moment».M.Manley, de son côté, a fait remarquer que les Canadiens avaient accès à d’autres sources d’information que la presse écrite.Ironie du sort, le ministre pourrait constater les effets de la concentration de la presse dans sa propre ville, Ottawa.Si Hollinger prend le contrôle de Southam, deux des trois journaux locaux seront la propriété de M.Black.Comment Black financera-t-il ses nouvelles acquisitions?Le magnat pourrait bien se tourner vers Wall Street T oronto (PC) — Les récentes acquisitions du magnat de la presse Conrad Black en laissent plusieurs perplexes quant à la façon dont s’y prendra son entreprise Hollinger Inc.pour payer la note.Il semble que ce sera en dollars américains.Un haut dirigeant de Hollinger a indiqué hier que l’entreprise se tournerait vers Wall Street pour amasser environ 885 millions $ — la moitié en obligations et l’autre moitié en actions ordinaires et privilégiées — par le biais de sa nouvelle division américaine, Hollinger International.Les revenus de cette opération permettront notamment de financer îa toute dernière acquisition de 20,5 % des actions de l’éditeur Southam Inc.— qui a fait passer la participation de Hollinger dans cette compagnie à 41 % —, alors que 590 millions serviront à acheter la balance des actions de l’éditeur de journaux britannique The Telegraph, déjà sous le contrôle de Conrad Black.Mais cette expansion effrénée n’a pas l’heur de plaire aux milieux financiers.Les actions de Hollinger s’échangent entre 9,38 $ et 12,68 $ à la Bourse de Toronto depuis un an, alors qu’en 1994 elles atteignaient pourtant les 17,50$.L’agence de notation de crédit Dominion Bond Rating Service a de plus annoncé, hier en fin d’après-midi, qu’elle plaçait Hollinger sous surveillance avec perspectives négatives.L’agence considère Hollinger comme un mauvais investissement.Hollinger International connaît toutefois plus de succès auprès des investisseurs américains depuis son entrée à la Bourse de New York, au début de la présente année.A sa première émission, d’une valeur de 540 millions$ en obligations et actions, la demande a excédé l’offre.«Peut-être sont-ils (les Américains) plus rationnels et moins émotifs dans leurs analyses», a déclaré hier le vice-président aux finances de Hollinger, Jack Boultbee.«11 y a aussi le fait qu’il s’agit d’un gros, très gros marché.» Benoit Dubé, analyste chez Crédi-finance à Montréal, explique cet intérêt des investisseurs américains par la qualité des éléments d’actif de Hollinger.«Le cas de Hollinger n’est pas que négatif, il y a aussi des éléments positifs.L’entreprise possède de bons journaux d’envergure internationale», a-t-il dit.Mais selon un analyste de Bay Street, la croissance de Hollinger Inc.au Canada pourrait bien avoir atteint sa limite, en raison de son niveau élevé d’endettement.Le bénéfice de l’entreprise a chuté à 10,3 millions$ en 1995, en comparaison de 118,3 millions l’année précédente.Il s’agit d’un rendement d’à peine 0,03 $ l’action, contre 1,96 $ l’année précédente.«Il est certain que les investisseurs américains ont une façon différente de voir les choses et qu’ils sont plus disposés à prendre des risques», a dit cet analyste sous le couvert de l’anonymat.Pourquoi pas les banques?«Mais il faut se demander pourquoi Hollinger ne peut se tourner vers les banques pour le financement.Pourquoi doivent-ils se tourner vers les avenues à haut rendement?» La réponse tient peut-être au fait que Hollinger a atteint sa limite de crédit auprès des institutions prêteuses, d’autant plus que Conrad Black a une approche très agressive dans ses acquistions — c’est-à-dire de petites mises de fonds et un fort endettement.Le dernier rapport annuel de Hollinger indique en effet que les dettes de l’entreprise excèdent de 256,3 millions ses actifs.Il s’agit d’un rythme d’endettement spectaculaire si l’on considère que l’actif excédait les dettes de 40 millions en 1994.Au 31 décembre, la dette consolidée de Hollinger s’établissait à 1,25 milliard.Et c’était avant que Conrad - ^ ¦****•• .> * I / ¦m mm Black ne se lance à l’assaut de Southam ainsi que de la balance des actions du Telegraph, sans oublier les 12 quotidiens canadiens qu’il a acquis le mois dernier de la chaîne COUP ŒIL BOURSIER PHOTO ARCHIVE^ Les milieux financiers se posent des questions sur l’expansion effrénée de l’empire de Conrad Black.Thompson.Conrad Black a aussi fait part récemment de son intérêt pour le Financial Post ainsi que le Toronto Sun.Un écart se produit MICHEL CARIGNAN COLLABORATION SPÉCIALE Le TSE 300 demeure dans sa tendance haussière mais, depuis plusieurs jours, il ne va plus nulle part.En fait, dernièrement, la moitié des secteurs ont continué à la hausse pendant que l’autre moitié s’est corrigée.On retrouve donc la moitié des secteurs qui présentent une formation de sommet et l’autre moitié qui montre la situation contraire à court terme soit un creux.Ce qu’on ne sait pas, c’est si cet écart va s’agrandir, si ceux qui sont sur un sommet se corrigeront pendant que les autres replongeront ou si ceux qui s’ils continueront à la hausse pendant que ceux qui sont dans un creux reprendront à îa hausse.Présentement, on est presque au point mort.Le fait que la Bourse de New York était fermée n’a pas aidé, parce que les autres Bourses sont souvent plus tranquilles quand c’est fermé du côté américain.Les communications, la consommation, les services financiers, les industrielles, les aurifères et les services publics sont les secteurs présentant un sommet.Les mines, le détail, les forestières, les transports et les pétrolières sont ceux qui présentent un creux.La situation technique de chaque secteur est très nette.Il faut maintenant regarder évoluer la situation, tout en changeant de groupe chaque secteur qui se dirigera dans une direction ou dans l’autre.Pour le moment, c’est le calme plat.Continuez à examiner chacune de vos positions.Profitez-en pour les classer par ordre de situation technique, c’est-à-dire ceux qui maintiennent des tendances haussières, des tendances baissières et ceux qui se déplacent dans un mouvement de côté.Gardez tout ce qui est en tendance haussière.Si vous avez trop de titres baissiers, faites un peu de ménage.Finalement, pour ceux qui s’en vont de côté sur un support évident, conservez tout ce qui repartira à la hausse mais passez le couteau dans ceux qui chuteront sous leur support.Si le marché reste calme demain, nous ferons le tour pour voir si quelques titres moins connus montreraient de nouveaux revirements haussiers.BOURSE DE TORONTO TSE 300 (X-TT TSE) 150 Jours / 5000.00 4750.00 27 Mai 5235 53 COMMUNICATION TOR.(X-CM TSE) 150 Jours 9000 00 8500 00 8000.00 PRODUITS CONSOMMATIONS (X-CP TSE) - 9000.00 150 Jours 8500.00 SERVICES FINANCIERS TOR.(X-FS TSE) - 4000.00 150 Jours -3750.00 GESTIONS TOR.(X-MG TSE) 150 Jours - 6000.00 -5500.00 PRODUITS INDUSTRIELS TOR.(X-IP TSE) 150 Jours -3500.00 - 3250.00 AURIFERES TOR.(X-GL TSE) Jfn -12000.00 11000.00 10000.00 h 150 Jours !.[^T ryu / r : Ai lllllllmi.lill.lllil.llll.ll.ll.il.l.,.llllllllillllll.Jllill]lllll,llll.lllllllll MINES ET METAUX TOR.(X-MM TSE) ï% -5500.00 5250.00 5000.00 27 Mai 5411.02 DETAILS (X-MR TSE) 150 Jours Afllf Yv iii.i.i.iiiniii.iiii.iiiiii.,.iiiiiii,ii.nil 4000.00 3900.00 1-3800.00 27 Mai 3982.07 PAPETIERES TOR.(X-PF TSE) K m \ K UsIAr1 \ -4750.00 -4500.00 -4250.00 27 Mai 4306.88 PETROLIERES TOR.(X-OG TSE) 150 Jours ici C ./ r- y** iyv* Nov 5250.00 5000.00 4750.00 -4500.00 .27 Mai DECISION-PLUS VIDÉOCASSETTE GRATUITE Découvrez la bourse à la manière de Michel Carignan (514)392-1366 Volume Ferme Var.Var.(000) ($) (%> BOURSE DE MONTRÉAL XXM:lndice du marché 4668 2565.55 +1.69 0.1 XCB:Bancaire 3184 3065.36 +4.23 0:1 XCO: Hydrocarbures 693 1951.58 +2.93 0,2 XCM:Mines et métaux 885 3342.74 +2.05 0.1 XCF:Produits forestiers 413 2443.89 +5.21 0.2 XChBien d'Équipement 1258 2533.31 -2.12 -0'.1 XCU:Services publics 803 2155.51 +0.50 0.0 BOURSE DE TORONTO ¦k TSE 35 6007 271.09 +0.24 O’.f TSE 100 * 316.40 +0.36 0.1 TSE 200 * 321.03 +0.29 OIL TSE 300 14835 5235.53 +5.68 0.1 Institutions financières 3639 3986.43 +6.86 0.2- Mines et métaux 580 5411.02 +13.85 0.3, Pétrolières 2189 5163.48 +6.65 0.11 Industrielles 2138 3701.00 +4.48 0.1 Aurifères 1766 12719.32 +14.01 0.1 Pâtes et papiers 540 4306.88 +4.71 O.L Consommation 502 8930.71 -23.77 -0.3 Immobilières 51 1665.11 -10.06 -0.6 Transport 935 5300.98 +4.35 011' Pipelines 239 4131.64 -1.53 -0:0 Services publics 498 3930.34 +1.27 Q.Q- Communications 1075 9376.77 +27.55 0.3, Ventes au détail 424 3982.07 -8.65 -0.2 Sociétés de gestion 253 5976.51 +30.64 0.5 • • V BOURSE DE VANCOUVER Indice général 32686 1416.20 +27.81 2,0 MARCHÉ AMÉRICAIN 30 Industrielles * 5762.86 - 20 Transports * 2275.94 } " 15 Services publics * 214.92 - 65 Dow Jones Composé * 1882.11 t, Composite NYSE * 363.74 Indice AMEX * 602.44 • M S&P 500 • 676.00 NASDAQ • 1247.80 — LES PLUS ACTIFS DE TORONTO Volume Haut Bas Ferm.Var.Var.’.Compagnies (000) ($) ($) ($) (S) (%)’ CDN AIRLINES R WT 18701 0.04 0.03 0.03 -0.01 -25.0 INTL HOSPITALITY 4456 0.04 0.03 003 -001 -250 PALLET PALLET INC 2684 0.75 0.62 0.74 ?0.16 27.6 BLACK SWAN GOLD 2626 1.55 1.32 1.52 ?0.20 15.2 BRE-X MINERALS 2558 28.65 25.15 28.00 ?2.95 11.8* MINERAL RES CP 1957 0.12 0.10 0.12 ?0.02 280 AREQUIPA RES LTD 1539 34.75 28 55 34.00 ?4.50 15.3, NUINSCO RES LTD 1349 4.00 3.45 4.00 ?0 60 17.6* OUEENSTAKE RES 1056 4.10 3.70 397 ?0 28 7.6 AUREX RES CP 1012 064 0.53 0.57 -0.03 -5.0 LES PLUS ACTIFS DE MONTRÉAL Volume Haul Bas Ferm.Var.Var.I I Compagnies (000) (S) ($) ($) (
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