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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1996-06-26, Collections de BAnQ.

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FONDE E N 19 10 / Vol.I,XXXVII - No I 4 8 ?M O N T H K A I.I, K M K H C K EDI 2 !) (i 8 8 T I* S T V Q / T o r o il I o IS Pierre Cayouette ?PERSPECTIVES Un festival de préjugés Est-ce le fait des Northern Hammerskins?Est-ce plutôt un coup des anarchistes du groupe Démanarchie?Savoir qu’un groupuscule d’extrême droite ou d’extrême gauche aurait fomenté l’affaire n’explique rien.Ou si peu.L’émeute de Québec demeure un mystère.Et ce n’est pas la Ligue antifasciste mondiale, malgré toutes ses bonnes intentions, qui pourra en livrer le secret.En attendant de connaître les motifs profonds des 2000 émeutiers qui ont pris d’assaut le Vieux-Québec lors de la nuit de la Saint-Jean, il faut se méfier des explications simplistes et réductrices.Il suffit de se brancher une heure ou deux sur les ondes des radios AM privées pour assister à une sorte de vandalisme de l’esprit tout aussi disgracieux que les émeutes elles-mêmes.On suppute à qui mieux mieux, d’un extrême à l’autre.C’est un festival de préjugés.D’un côté, on cache à peine sa haine envers les marginaux, on avoue sa volonté de chasser de la ville tous ces «crottés qui ternissent la réputation de la belle ville de Québec».De l’autre, on fait des pillards d’innocentes victimes du système, de pauvres désœuvrés victimes de la violence policière.Désolant Ce qui prime dans l’esprit du public et celui des dirigeants, c’est d’abord de circonscrire les responsables, de trouver des boucs émissaires.D’où l’empressement du maire L’Allier et du chef de police Normand Bergeron / a } d’identifier un «petit noyau d’agita-teurs».C’est un réflexe légitime chez les bonnes gens, une façon de se disculper, collectivement.On avait assisté exactement au même phénomène à Montréal, aux lendemains des émeutes de la coupe Stanley de 1986 et 1993, comme le rappelait hier le chercheur Jean-Paul Brodeur, spécialiste des questions policières, rattaché au Centre international de criminologie comparée.On avait, à l’époque, laissé entendre que des gangs ethniques étaient à l’origine des incidents.«On avait découvert, à l’enquête, que les manifestants étaient de toutes provenances, que la responsabilité était complètement partagée», se souvient M.Brodeur.De toutes les réactions, celle qui consiste à exonérer les policiers de Québec est sans doute la plus prématurée.L’image, mille fois reprise, de ce camion-citerne impuissant, doté d’un ridicule jet d’eau qui ne ferait même pas plier un géranium, illustre bien l’ampleur de la déroute policière.Une première émeute avait pourtant eu lieu en mai dernier.Des tracts appelant à la violence circulaient depuis quelque temps, a-t-on appris.L’événement n’était donc pas totalement imprévisible.A la suite des premières émeutes de la coupe Stanley, à Montréal, un juge de la Cour supérieure avait donné raison aux compagnies d’assurances et aux commerçants qui reprochaient aux policiers d’avoir été «négligents dans leur devoir de protéger la vie et les biens des ci- Ipnre crmfVprpc toyens».Les policiers de Québec leurs eumreres résisteraient-ils à pareil examen?de la CUM Il a fallu d’autres émeutes, en 1993, pour que les policiers de la CUM peaufinent leurs méthodes de prévention et de répression.Les policiers de Québec pourraient sûrement bénéficier de cette expertise.L’émeute de Québec appelle par ailleurs à une réflexion approfondie sur le phénomène des jeunes de la rue et autres marginaux.Comme le rappelait hier au Devoir Michel Parazelli, candidat au doctorat en études urbaines à l’UQAM-INRS, la revitalisation des centres-villes a bien souvent comme effet de chasser les jeunes de la rue.A Québec comme à Montréal, les jeunes marginaux sont en effet souvent la cible d’une certaine provocation policière.On leur donne des amendes à répétition.Déjà en rupture avec leur famille et la quasi-totalité des institutions, ces jeunes ont tendance, par réflqxe d’identité, à s’approprier certains espaces publics.A Québec, ils crèchent à la place d’Youville.Or, aux yeux des élus, lepr présence nuit au tourisme et à l’image des villes.A Montréal, on a tenté, avec divers règlements, d’expulser les punks et autre?marginaux du square Berri, leur nouveau refuge.A Québec, depuis peu, on a adopté la tolérance zéro, la ligne dure.Plusieurs citoyens redoutent les conséquences de cette approche.En attendant d’en savoir plus long, il ne faut par ailleurs pas négliger l’éclairage des psychologues.Spécialiste de la dynamique des émeutes et manifestations, le Dr Luc Granger a suggéré quelques pistes intéressantes au Journal de Québec.Il n’est pas étonnant, croit-il, que des phénomènes semblables se produisent sans raison apparente.Surtout en été.«Une émeute survient rarement l’hiver, à -20° C», dit-il.Selon le psychologue, les jeunes «perçoivent cela comme une sorte de fête publique: on va lancer des roches aux flics.Une fois qu’on est pris dans le mouvement de masse, l’excitation monte, et plus la foule grossit, plus le sentiment d’être invulnérable s’accroît Dans le nombre, il y a une sorte d’anonymat».Les émeutiers y retireraient un vif plaisir.La structure sociale s’effrite.L’émeute peut alors devenir l’exutoire des frustrations sociales.Pour beaucoup, dit le psychologue, c’est un bon coup d’adrénaline.Les policiers de Québec pourraient sûrement bénéficier de l’expertise de INDEX METEO Agenda Avis publics.B7 .B5 Cassées ,.B6 Culture .B8 Économie .Bl Éditorial .46 Le monde.A5 Mots croisés.B5 Les sports .35 Montréal Ciel variable.Max: 21 Québec Ciel variable.30«de possibilité d'averses en après-midi.Max: 20 Détails en B 4 L'ÉCONOMIE Canadien reprend le chemin de Rome PAGE B 1 LE MONDE Explosion meurtrière en Arabie Saoudite PAGE A 5 MONTRÉAL Deux conseillers de Vision Montréal claquent la porte PAGE A 3 Émeutes de Québec: la police soupçonne un groupe d’extrémistes MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC La police de Québec soupçonne des agitateurs appartenant à un groupe d’extrémistes d’avoir planifié et organisé les émeutes et d’être à l’origine du vandalisme au parlement de Québec, dans la nuit du 23 au 24 juin.Alors que la police parle d’une organisation d’extrême droite, des spécialistes des groupuscules extrémistes désignent plutôt du doigt le collectif anarchiste Démanarchie.Ce collectif prône notamment «la destruction de la démocratie parlementaire et de ses institutions».Le chef de la Sûreté municipale de Québec, Normand Bergeron, a déclaré hier aux médias avoir «la certitude» que «des agitateurs ont canalisé les manifestants», les ont regroupés puis incités à se rendre au parlement pour y vandaliser les façades à coups de pavés et de tessons dë bouteilles.M.Bergeron affirme que ses enquêteurs ont identifié les fomenteurs de troubles à «un groupe d’extrême droite» dont il n’a pas voulu révéler l’identité puisque les enquêtes ne sont pas terminées et pour éviter de faire de la publicité à cette organisation.Cependant, il affirme que des images vidéo, tournées durant la nuit, montrent des manifestants portant des insignes à l’effigie de ce groupuscule.Le chef de police a refusé de dire si ces organisateurs étaient au nombre des 80 personnes arrêtées et dont la moitié ont comparu, hier, au Palais de justice de Québec.La plupart d’entre eux pourront être libérés s’ils réunissent une somme de 1000 $ en caution.Plusieurs des dé- VOIR PAGE A 8: POLICE O sole mio •H* ü nu m, , r, - f ««www LES ACTUALITÉS Kenworth: l’espoir persiste PAGE A 8 Les rapides de Lachine victimes de l’écotourisme Les 8000 adeptes de rafting ont chassé la sauvagine et les hérons LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Les rapides de Lachine, ce monument naturel qui abrite la plus importante population de salmonidés du Saint-Laurent, l’une des plus importantes héronnières de l’est du Canada et des milliers d’oiseaux migrateurs à différents moments de l’année, subissent depuis deux ans les assauts répétés des motomarines, jet-boats et canots pneumatiques au point où la présence de plusieurs espèces animales y semble compromise.Aux dernières nouvelles, s’ajoutait à cette liste un imposant ballon dirigeable qui s’amuse à raser la héronniè-re depuis une semaine, provoquant une panique indescriptible chez les parents et dans les couvées.C’est ce qu’ont affirmé au Devoir plusieurs riverains de LaSalle, Verdun et Lachine ainsi que des pêcheurs et habitants de l’île aux Hérons, qui abrite au centre du ra- VOIR PAGE A 8: RAPIDES CULTURE PHOTO JACQUES NADEAU UN ORAGE électrique a accueilli hier après-midi dans le Vieux-Port la première «course» pour voitures solaires canadiennes, qu’on a vite placées à l'abri pour permettre aux conducteurs de s’en extirper sans risque pour les instruments! La course opposait les apprentis ingénieurs des universités Queen’s, d’Ottawa, Western, Waterloo et McGill de même que ceux de l’École de technologie supérieure (ETS), de l’Université du Québec.Queen’s a gagné le prix de l’innovation pour la disposition originale des capteurs solaires alors que McGill obtenait le prix de la meilleure carrosserie, toute de kevlar et de fibre de carbone.Lyon sur son 36 Rénovations urbaines, tournées gastronomiques et manifestations monstres, la deuxième ville de France n’a rien négligé pour accueillir le G7 CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR À PARIS Le festival, version petit budget Michel Donato, rhomme à tout faire PAGE B 8 FESTIVAL DE JAZZ DE MONTRÉAL A quelques jours du 22' sommet des sept pays les plus industrialisés, Lyon est fébrile.La seconde ville de France, qui dispute à Montréal le rang de deuxième ville francophone du monde, n’en finit plus de se pomponner dans l’attente des sept rois mages.Le prochain G7 aura beau compter un absent de taille.Boris Eltsine, les Lyonnais veulent imaginer que c’est quelque part entre le Rhône et la Saône, dans leur Cité internationale ou leur musée d’art contemporain, que Bill Clinton, Helmut Kohl et quelques autres décideront de l’avenir de la planète.Chirac a choisi Lyon pour remercier le nouveau maire, Raymond Barre, d’avoir maintenu la ville dans le giron de la droite malgré les scandales qui minaient l’ancienne administration On dit que le président Chirac a choisi Lyon pour remercier le nouveau maire, l’ancien premier ministre Raymond Barre, d’avoir maintenu la ville dans le giron de la droite malgré les scandales qui minaient l’ancienne administration.Ville de la soie et de la grande bouffe mais aussi des banlieues difficiles, Lyon n’a rien ménagé pour accueillir les 4000 visiteurs (dont 2000 journalistes) qui suivent comme des mouches les chefs d’EtaL Sans sombrer dans les dépenses somptuaires, l’administration municipale et le gouvernement français y sont allés de quelques frais.Au président, le feu d’artifice de clôture.Au maire.«De la poésie en mouvement» 3500 internautes de tous les coins du monde se réunissent à Montréal pour partager leur passion ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR >s, s ouvre aujoura nui let VOIR PAGE A 8: LYON I Autres informations en pages B let B 4 Inet 96, le plus grand rassemblement d’experts et d’usagers d’Internet de tout temps, s’ouvre aujourd’hui à Montréal en tenant promesse d’attirer la plupart des «zouaves» de l’Internet, pour reprendre l’expression du coprésident du programme scientifique de l'événement, Jean-Claude Guédon, ces bonzes qui veillent aux destinées de ce réseau qu’aucun gouvernement ou entreprise ne contrôle.INET 96 accueille plus de 3500 participants, le nombre maximum que la conférence pouvait techniquement accueillir au Palais des congrès.Hier, les organisateurs ont tenu un déjeuner de presse auquel se sont joints de nombreux membres de l’Internet Engineering Task Force (IETF), le cœur décisionnel de ce réseau mondial, une partie des 350 journalistes accrédités en provenance de tous les coins de la planète et VOIR PAGE A 8: INET ¦ Autres informations en page A 2 f "i I.E I) E V OIH, I.E M E It (' K K I) I 2 (I JUIN I II I» II A 5 LE LE MOP E Explosion meurtrière en Arabie Saoudite Washington (AP) — Un camion-citerne piégé a explosé mardi soir devant une base aérienne saoudienne près de Dahran, dans l’est de l’Arabie Saoudite).«L’énorme» explosion survenue près de logements abritant des militaires américains aurait fait au moins 11 morts, tous des Américains, et 160 blessés, dont 60 dans un état grave, selon le Pentagone.Se disant «scandalisé», le président américain Bill Clinton a déclaré que l’attentat «semble être l’oeuvre de terroristes» et a promis de traduire ses auteurs en justice.«Les lâches qui ont commis cet acte meurtrier ne doivent pas rester impunis», a-t-il dit.Il a annoncé l’envoi d’agents du FBI sur place pour participer à l’enquête.La télévision d’Etat saoudienne, citant le ministère de l’Intérieur, a annoncé qu’un nombre indéterminé de personnes avaient été tuées ou blessées vers 22h30, heure locale, dans l’explosion survenue à l’extérieur d’un bâtiment habité par des «étrangers» près de Dahran.Selon la télévision, ce bâtiment appartient au ministère saoudien de la Défense.Il abriterait essentiellement des militaires américains.L’agence officelle saoudienne SPA cite sans le nommer un membre du ministère de l’Intérieur selon qui «un certain nombre (de personnes) sont mortes et d’autres blessées».La base abrite plusieurs militaires étrangers, dont au moins 2000 Américains, certains appartenant à la 4404' escadre de l’US Air Force.Elle abrite également des militaires français et britanniques.Au département d’/tat, le porte-parole Glyn Davies a précisé qu’un camion-citerne avait été conduit par des inconnus devant la pointe nord-est de la base, avant que ses occupants ne s’enfuient.«Quelques instants plus tard, l’explosion est survenue (.) Nous ne connaissons pas la nationalité exacte des victimes», a ajouté le porte-parole.Selon le Commandement central américain, le camion-citerne a explosé juste à l’extérieur de la clôture nord bordant les tours d’al-Khobar sur la base aérienne du Roi Ab-dül Aziz près de Dahran.«Certains bâtiments d’habitation de militaires américains ont été endommagés, et il y a des victimes américaines», a ajouté le commandement.«Les gens couraient partout», a déclaré par téléphone le sergent Tyler Christie, légèrement blessé.«Un certain nombre de bâtiments ont été détruits», a-t-il ajouté., A Jérusalem, où il accompagne le secrétaire d’Etat Wprren Christopher, le porte-parole du département d’Etat Nicholas Burns a déclaré que les responsables américains à Dahran aideront les autorités saoudiennes à traquer ceux «qui ont commis ce crime».«’A l’évidence, c’est un événement horrible», a ajouté M.Bums, précisant que le consul des Etats-Unis à Dahran enquêtait Le 13 novembre dernier, une voiture piégée avait explosé devant un centre d’entraînement militaire américain à Riyad, tuant cinq Américains et deux Indiens.En avril dernier, quatre islamistes saoudiens avaient avoué avoir commis cet attentat et ajouté qu’ils s’apprêtaient à en commettre d’autres.Ils avaient été décapités le 31 mai.EN BREF KARADZIC DESAVOUE PAR BELGRADE Pale (AFP) — L’étau s’est resserré hier autour du leader serbe de Bosnie, Radovan Karadzic, dont Belgrade a exigé le limogeage immédiat, alors que la date des élections en Bosnie était fixée au 14 septembre prochain.C’est la première fois que Belgrade réclame officiellement la mise à l’écart de celui qui, accusé de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre par la justice internationale, est interdit de toute fonction publique.À Vienne, le président en exercice de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), Flavio Cotti, a donné son feu vert pour des élections le 14 septembre en Bosnie, tout en soulignant que cette consultation comportait «d’énormes risques», notamment en raison de l’existence de «criminels de guerre encore en liberté».MANŒUVRES ANTIDROGUE DE L’ARMÉE AMÉRICAINE Washington (AFP) — Des troupes américaines sont engagées dans une opération de soutien à la lutte antidrogue au Panama, a-t-on appris hier auprès du Pentagone.Les troupes américaines, dont le nombre n’a pas été précisé, participent à l’opération «laser Strike» (Attaque Laser), selon le lieutenant-colonel Rick Scott.L’opération, en cours depuis le mois d’avril, est menée «eji conjonction avec d’autres agences du gouvernement (des États-Unis) et des pays alliés», a-t-il ajouté, tout en refusant de préciser quels étaient ces pays.Les forces américaines, dont le quartier général pour l’Amérique du Sud est à Panama, soutiennent «de plus amples efforts régionaux pour assister les nations alliées qui combattent le trafic de drogue da)is les régions qui produisent de la coca».Ligne dure à Jérusalem Christopher n’obtient pas d’adoucissement de Netanyahu Vents de «ligne dure» à Jérusalem.À en juger par les déclarations du nouveau premier ministre, la position du gouvernement israélien à l’égard de ses voisins, et en particulier des Palestiniens des zones occupées, ne semble pas sur le point de s’infléchir.Et ce, malgré les pressions en ce sens du gouvernement américain, dont le secrétaire d’État était justement hier en visite à Jérusalem.Jérusalem (Reuter) — Venu en coup de vent au Proche-Orient évaluer les chances de relance du processus de paix après l’élection du 29 mai en Israël, Warren Christopher aura pu se faire rapidement une idée en rencontrant hier Benjamin Netanyahu.Après sa rencontre avec le chef de la diplomatie américaine, qui entretenait des relations chaleureuses avec son prédécesseur travailliste Shimon Peres, le président du Conseil israélien a maintenu son intransigeance sur la reprise des négociations avec les voisins arabes de l’État juif.Dans une déclaration liminaire, le chef du Likoud a annoncé que les pourparlers avec l’Autorité palestinienne — il n’a pas nommé Yasser Arafat — allaient reprendre, mais a souligné que les progrès vers la paix «dépendrait» de facteurs de «sécurité».Il a proclamé en outre, en présence de Benjamin Netanyahu son interlocuteur américain, attendu demain en Égypte et à Gaza, le «droit inaliénable» des Juifs de s’installer n’importe où sur le territoire biblique d’Israël — y compris dans les zones autonomes palestiniennes.Le chef du gouvernement israélien a précisé qu’il n’avait pas l’intention de régler avec précipitation la question de l’éventuel retrait partiel de l’armée israélienne de la ville cisjordanienne de Hébron.Ce retrait aurait du avoir lieu en mars aux termes des engagements pris sous Shimon Peres, mais il avait été reporté à la mi-juin en raison des attentats islamistes.«Sur Hébron, il faut agir prudemment, méticuleusement, avec une grande responsabilité et sans hâte.Nous continuons à étudier le problème.Nous examinons la question de Hébron dans toute sa complexité, histo- rique et religieuse, et sa complexité encore plus grande du point de vue de la sécurité», a dit Netanyahu.Un des plus importants leaders palestiniens, Ahmed Koreh, alias Abou Alaa, a réclamé hier un sommet entre Arafat et Netanyahou — qui refuse de rencontrer le président palestinien sauf «si c’est vital pour la sécurité d'Israël» — afin de finir d’«appliquer les accords déjà signés».David Levy rappelé à l’ordre Le chef de la diplomatie israélienne David Levy avait déclaré un peu plus tôt que le gouvernement Netanyahu avait une «obligation» de parler au leader palestinien, «un partenaire» choisi par la population des territoires occupés.Depuis que la formation du gouvernement Netanyahu, David Levy s’est illustré par la modération de ses propos.Cela lui avait valu dimanche un rappel à l’ordre du porte-parole de Netanyahu, qui a souligné que seul le premier ministre parlait au nom d’Israël sur le processus de paix.Le chef du gouvernement israélien a été tout aussi rugueux avec Warren Christopher, en annonçant avant même son arrivée qu’il n’avait «pas l’intention d’exposer ses positions» au cours de cette visite, qui se déroule «à la demande des Américains» pour préparer sa propre visite à Washington le 9 juillet.Chauvinisme footballistique en Grande-Bretagne Violemment critiqués pour leur excès de chauvinisme de la veille, les tabloïds anglais se sont calmés hier, à la veille de la demi-finale du championnat d’Europe de football entre l’Angleterre et l’Allemagne.Les tabloïds s’étaient déchaînés lundi contre tout ce qui est allemand et n’ont pas manqué d’évoquer les deux guerres mondiales, provoquant une levée de boucliers générale, notamment dans les milieux politiques.«Le patriotisme c’est très bien.Mais (.) des événements sportifs de ce genre ne doivent pas servir de prétexte à l’antagonisme contre d’autres pays», a déclaré un porte-parole du Foreign Office.Pendant ce temps, la réponse des Allemands est plutôt flegmatique.onn (Reuter) — A la veille de l’affrontement de Wembley entre l’Allemagne et dl’Angleterre en demi-finale du championnat d’Europe des nations, les tabloïds allemands répondent aux propos xénophobes de leurs homologues d’outre-Manche avec humour et modération.Meme les plus populaires et populistes des quotidiens allemands condamnent les excès des tabloïds londoniens.«Dieu sauve la reine — de ses propres sujets», écrit YExpress de Cologne qui estime que la ferveur nationaliste qui s’est saisie de l’Angleterre prouve bien que l’homme peut attrap-per la maladie de la vache folle.«Ce défaut fatal du cerveau des vaches semble avoir été transmis aux habitants à deux pattes de l’île.» «De quoi s’agit-il?L’Angleterre nous a déclaré la guerre du football», se plaint en «une» le tabloïd à grand tirage Bild qui publie une photographie du Daily Mirror montrant Paul Gascoigne coiffé d’un casque de l’armée nazie.La presse allemande juge que le niveau professionnel des journalistes anglais a sombré aussi bas que celui des joueurs anglais quand ils ne sont pas sur le terrain, une allusion aux dégâts provoqués à bord d’un avion qui les ramenait d’Asie avant le tournoi.Le quotidien munichois Abendblatt estime que la «déclaration de guerre» de la «une» du Daily Mirror de lundi a atteint «des sommets de mauvais goût».Tout en s’efforçant de ne pas sombrer aussi bas que les tabloïds anglais, certains journaux allemands ne peuvent s’empêcher de se gausser de l’«ennemi».Bild publie notamment une série de questions que les Anglais feraient bien de se poser.On y trouve notamment «Si l’Angleterre est le berceau du football, pourquoi n’a-t-elle jamais gagné le championnat d’Europe?» Ou bien: «Pourquoi êtes-vous incapables de battre vos anciennes colonies au cricket?» Ou encore: «Pourquoi ressemblez-vous à des homards qui sortent de la marmite après une seule journée à la plage?» Bild estime que le proverbe allemand «Les chiens qui aboient ne mordent pas» est celui qui correspond le mieux aux tabloïds anglais.La campagne présidentielle en Russie Boris Eltsine sur trois fronts Retrait de Tchétchénie, nouvelle purge de l’armée, refus de l’offre de Ziouganov M oscou (AFP) — Boris Eltsine a promis hier de retirer le gros des troupes russes de Tchétchénie au 1" septembre et remercié sept généraux de haut rang proches du ministre de la Défense disgracié Pavel Gratchev, à une semaine de son duel décisif contre le communiste Guennadi Ziouganov pour la présidentielle.Le président russe a également écarté la proposition de M.Ziouganov de former un «conseil d’entente nationale», qui désignerait ensuite un gouvernement de coalition formé pour un tiers de partisans de M.Eltsine, un tiers de sympathisants de M.Ziouganov, les autres forces parlementaires constituant le tiers restant Une semaine après avoir rallié à ses côtés le général Alexandre Lebed, arrivé brillant troisième au premier tour du 16 juin, le président russe n’a pas hésité à démettre sept des plus haut placés des généraux russes, tous membres de l’état-major.Quatre d’entre eux avaient été accusés la semaine dernière par le général Lebed, alors tout nouveau secrétaire du Conseil de sécurité russe, d’avoir cherché à organiser une mutinerie dans les casernes pour le faire revenir sur sa décision de limoger Pavel Gratchev.Les généraux remerciés font partie du cercle de fidèles dont le général Gratchev avait su s’entourer depuis son arrivée à la tête de la Défense russe en 1992, et dont certains lui devaient leur carrière.Il avait su pareillement écarter ses plus farouches ennemis.Le remerciement de ces généraux confirme, si besoin était, que l’arrivée du général Lebed a déclenché un vaste remue-ménage aux plus hauts niveaux.Le président Eltsine a également signé hier un décret prévoyant un retrait partiel des troupes russes de Tchétchénie d’ici au 1er septembre, confirmant l’engagement pris par les négociateurs russes avec les indépendantistes tchétchènes lors de pourparlers qui se sont tenus le 10 juin dernier à Nazran, dans le Caucase.Le décret, qui entre en vigueur immédiatement, prévoit «un retrait des forces et des moyens militaires dans la mesure où là situation se stabilise dans les régions et les localités de la République tchétchène».Depuis 18 mois que dure la guerre de Tchétchénie, Moscou a déjà annoncé à plusieurs reprises qu’elle retirait ses troupes de la république caucasienne, sans que ces promesses soient suivies d’effet Le retrait des troupes est étroitement lié à l’avancée des pourparlers entré Russes et Tchétchènes, qui piétinent depuis le 10 juin.Révolution culturelle en Italie Quand la femme du «boss» rompt Vomertà MARIE-CLAUDE DECAMPS LE MONDE Rome — Pendant les 23 ans qu’a duré leur longue clandestinité, elle n’était que l’ombre d’une ombre: celle de son mari, le redouté Don Toto Riina, dit aussi «Toto-le-courtaud» ou encore «La Bel-va» (La Bête fauve), le «Capo dei capi», le féroce «parrain des parrains» de la Mafia.D’elle, Antonina Bagarella, femme de «boss», soeur de «boss», née en 1943 à Corleone, le fief des clans mafieux vainqueurs, à 40 kilomètres de Palerme, il n’était resté, toutes ces années, qu’une infime trace, une vieille photo en noir et blanc, où une belle jeune fille, une pulpeuse brune au regard profond, esquisse un demi-sourire.Une photo, et, gravé dans l’imaginaire collectif, le romantisme sauvage de son histoire, celle d’une adolescente cultivée, devenue institutrice, qui, dit-on, lisait Proust et aimait la littérature, mais tomba amoureuse très tôt d’un agriculteur trapu et ambitieux, qui en trois ans et 300 assassinats se frayera un chemin vers le sommet de la Mafia.Pour lui, elle acceptera tout: la longue errance sous le nez de la police; le danger; les quatre maternités clandestines.C’est par hasard, dans les années 70, qu’un carabinier, qui le payera plus tard de sa vie, découvrira, dans une cache, les traces du mariage secret de Toto et Antonina, célébré par un prêtre ami des mafieux, le célèbre Agostino Coppola.Quand Don Toto sera finalement arrêté en janvier 1993, Antonina réapparaît, comme si de rien n’était, au village.Alourdie, mais belle encore.Personne ne pose de question: l’omertà, la loi du silence mafieux, règne, souveraine.C’est pourtant cette loi, omnipuissante, que la femme du «parrain» vient d’enfreindre, en écrivant, dimanche, une étonnante lettre ouverte dans le quotidien La Repubblica.Et ce n’est pas tant ce qu’elle dit, dans ces feuillets noircis d’une large écriture régulière d’où ne transparaissent ni un regret ni un jugement sur le passé, que le fait même de rompre le silence qui est une grande première.Comme si elle, l’épouse de celui qui symbolise à lui seul la force et la «culture» de la Mafia, répondait au procureur de Florence, Pier Luigi Vigna, qui venait de faire paraître justement un appel aux femmes de mafieux à détacher les générations futures de cette «culture de la mort».Elle plaide «avec un cœur de mère gonflé et déchiré de tristesse», en faveur de ses quatre enfants : Maria Concerta, l’élève modèle, élue, non sans polémiques, à un conseil de classe du lycée scientifique de Corleone; Giuseppe, Luca, et surtout Giovanni.Giovanni, dont les «repentis», désormais nombreux, de la mafia, racontent que son père le faisait sauter sur ses genoux en lui montrant le maniement d’un fusil, lorsqu’il n’avait que cinq ans.Giovanni, arrêté le 11 juin dernier, tout juste âgé de 20 ans, pour participation supposée à une disparition criminelle.Antonina Bagarella s’ouvre le cœur dans les colonnes de La Repubblica «Notre vie est un enfer.Mes enfants sont innocents et ignorent la méchanceté humaine, écrit Antonina; ils ont le seul tort d’être nés d’un père qui s’appelle Riina, et d’une mère qui s’appelle Bagarella: un péché congénital qu’aucune catharsis ne saura laver.» Et face à la pression de cette société italienne qui les repousse, d’invoquer la «loi divine» qui impose aux enfants «non de répudier leur père, mais de respecter leurs parents».Faut-il voir, entre les lignes embarrassées, la première remise en question de cette «culture du silence», de ce «code d’honneur» transmis en famille, et terreau jusqu’icj de la propagation de la Mafia?A l’heure où de plus en plus de «repentis» de Cosa Nostra avouent lâcher l’organisation pour sauver l’avenir de leurs enfants, la lettre d’Antonina Bagarella, et son dialogue par journal interposé avec la justice, constitue une sérieuse brèche dans le mur de l’omertà.DENTISTE DENTUROLOGISTE • Service de dentisterie esthétique • Service de chirurgie buccale ET IMPLANTS DENTAIRES (PAR SPÉCIALISTE) • Service de prothèse sur implant Dr Michel Lefort, D.M.D.Dr Pierre Arès, D.M.D.Guylaine Brouillette, D.D.1832 Sherbrooke ouest.Montréal.Qc H3H 1E4 TA: 939-2600 _ C/line Simard, dir.consultante CLINIQUE CAPILLAIRE INTERNATIONALE INC.& membre associé Hairfax Intégrateur- VOLUMATEUR La Micro-Greffe • Une technique sûre et efficace • Une INTERVENTION CHIRURGICALE MINEURE • Un RÉSULTAT PERMANENT 1832, 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