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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1996-08-06, Collections de BAnQ.

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FONDE 19 10 Vol.L X X XVII - No I 8 2 ?M O N T R E A L , L E M A R I) I (i AO II T I 9 9 (i S 8 c + TPS + T V Q / T o r o n I, o Jean Pichette PERSPECTIVES Un massacre prénatal ?La destruction de quelque 3000 embiyons conçus in vitro, au terme du délai légal de cinq ans de stockage, soulève les passions en Grande-Bretagne et en Europe.Pendant que des médecins italiens proposent d’«adopter» les embiyons congelés, des catholiques se mobilisent contre ce «génocide».S’agit-il du dernier avatar d’une rhétorique réactionnaire?l’ère de la planification stratégique du vivant, les dés sont toujours pipés dans le débat sur les technologies de reproduction (TR).D’un côté, se trouveraient les apôtres ____ ______du progrès, fiers de se draper dans le sourire des rejetons de la science; de l’autre, les abonnés de la nostalgie, incapables d’être de leur temps, au point de vouloir priver des femmes et des hommes du plaisir d’engendrer.La nuance ne pourrait ainsi loger que du côté du progrès, sous la forme de balises éthiques que des spécialistes se chargeraient de dicter — en vain — à la médecine high-tech de la reproduction.Quand le Vatican se met à parler de «massacre prénatal», la tentation de se taire devient très forte, même chez ceux qui croient que le développement des TR ne se conjugue pas nécessairement au même temps que celui du progrès.Le refus d’assimiler ces premières cellules à un simple déchet virtuel permet pourtant de poser une question qu’aucune pirouette scientiste ne devrait permettre d’éluder: que faire de ce qu’on ose appeler les «embryons surnuméraires»?Ce problème ne peut se résoudre dans la génuflexion des citoyens face à l’éthicien, cette figure laïcisée — et technocratisée — du curé.La «gestion éthique» d’un tel problème ne peut en effet faire l’économie d’une donnée incontournable: les embryons «de trop» ont été «produits» par cette médecine de la reproduction.La question à débattre doit donc se déplacer en amont: pourquoi ces embryons?La production sérielle d’embryons est fille de la difficulté de transférer avec succès dans l’utérus l’embryon fécondé en éprouvette.Au début des années 80, face à des taux d’échec de 98 % et plus, la médecine de la reproduction s’est tournée vers une technologie développée pour l’élevage intensif des brebis.Après avoir administré aux femmes des hormones stimulant la production de plusieurs ovules à la fois (3, 20, ou jusqu’à 40!), ceux-ci sont fécondés in vitro, par le sperme du conjoint ou d’un étranger, puis les nouveaux embryons (3, 4, voire même 9!) sont transférés dans l’utérus.Parfois, certains sont ensuite éliminés par «réduction embryonnaire» — autre euphémisme —, ceux qui n’auront pas été transférés ayant entre-temps été congelés, donnés à un autre couple, détruits ou donnés pour expérimentation.La stimulation ovarienne comporte de sérieux risques pour la santé des femmes: on observe une hausse importante des cancers ovariens chez celles ayant eu recours à cette «médication».De même, les grossesses multiples, 25 fois plus nombreuses avec un tel procédé, multiplient les dangers pour les mères et les enfants.Mais ces «dommages collatéraux» — pour reprendre une expression popularisée dans une autre guerre — liés à la programmation de la reproduction ne semblent pas suffisants pour faire cesser le travail de contournement du problème d’absence de fécondation.Car il s’agit bien d’un détournement, et d’abord de celui de l’idéal même de la médecine: l’objectif ne consiste plus tant à apporter des soins pour soigner une pathologie ou un dysfonctionnement, qu’à assouvir directement un désir d’enfant.Dans cette perspective, les embryons surnuméraires apparaissent comme la version dernier cri des rats de laboratoire, sur lesquels la science peut se faire les dents dans sa marche vers le progrès.Certes, les expériences sur ces embryons sont réglementées.Mais il suffit par exemple de lire le rapport du Groupe de discussion sur la recherche sur les embryons, mis sur pied par Santé Canada, pour constater que les limitations y sont à la remorque des développements de la science.Une éthique ex post facto y épouse les contours d’une recherche dont la logique de fond n’est jamais questionnée: se trouve ainsi cautionnée une transformation radicale de la reproduction humaine, qui tend à être détachée de la sexualité et à accoucher non plus seulement d’enfants, mais d’«objets scientifiques».Le fantasme de la toute-puissante science, capable de générer la vie, trouve alors amplement matière — animée ou non — à se nourrir.Parmi les dizaines de milliers d’embryons congelés à travers le monde, plusieurs sont détruits quotidiennement dans les laboratoires.Pourtant, une fabuleuse «campagne publicitaire» (savamment orchestrée?) place aujourd’hui sur la place publique la question du «gaspillage» — du point de vue de la médecine de la reproduction — d’embryons.Tout se passe comme si l’opération cherchait à légitimer en douceur l’extension des expérimentations sur les embryons.Pour des raisons différentes, l’Église et la médecine de reproduction se trouvent ainsi unies dans un même combat pour la défense des embryons, à qui sont toutefois conférés des statuts très différents.Il serait peut-être temps, pour cette branche de la médecine, comme jadis l’Église, de faire son aggiomamento.Que faire de ce qu’on ose appeler les «embryons surnuméraires»?INDEX .Agenda.B6 Avis publics.B4 .Classées.B6 Culture.B8 Économie.B2 Éditorial.Afi Le monde.A5 Mots croisés.B4 Les sports.B5 METEO Montréal Ensoleillé le matin.Ciel variable en après-midi.Max: 31 Québec Ensoleillé.Détails en B 6 LES SPORTS Dure journée pour les Canadiennes au parc Jarry PAGE B 5 L'ÉCONOMIE Le marché de la revente demeure vigoureux PAGE B 2 LE MONDE Nétanyahou tend la main à la Syrie PAGE A 5 La carte-soleil ne suffit plus à la tâche Pour contrôler l’admissibilité des patients, la RAMQ propose de relier les bureaux de médecins par une autoroute électronique MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC La carte-soleil telle qu’on la connaît, même après y avoir ajouté une photographie et une signature il y a trois ans, ne suffit plus à la tâche comme outil de contrôle de l’admissibilité des patients et de la facturation des médecins au régime d’assurance-maladie du Québec.C’est le constat que fait la Régie de l’assurance-maladie dans un document d’orientation sur l’autoroute de l’information daté du 23 novembre 1995 et disponible sur le réseau Internet.Pour pallier ces faiblesses, la RAMQ envisage de modifier la procédure de contrôle en optant pour un système qui ressemblerait à celui qu’utilisent les compagnies de cartes de crédit pour valider les transactions à distance, par téléphone et instantanément.En instaurant la communication interactive avec les bureaux de médecins, la Régie pourrait mettre en place une véritable autoroute de l’information et rendre accessible à distance aux médecins les dossiers des patients ou des informations scientifiques, contrôler les abus du régime ou limiter la fréquence des visites chez un médecin la même année.La Régie a effectivement constaté que «le processus d’utilisation de la carte comporte des faiblesses de contrôle» de deux ordres.Premièrement, avec l'informatisation des bureaux de médecins, des pharmacies et des cliniques, la présenta- VOIR PAGE A 8: RAMQ Les premières FrancoFolies du fou chantant m ji A,»*. - » »¦ PHOTO JACQUES NADEAU Depuis la nuit de mars 1938 où il s’est produit pour la première fois seul sur scène, Trenet n’a pas cessé de composer, de fredonner, de turluter, s'érigeant en véritable légende de la chanson française.«Il y en a beaucoup que j'ai déchirées, dit-il de ses chansons.Mais vous voyez, tout n'est pas perdu s'il en reste 850.» Mutinerie contre l’ennui ANDRÉE BOISSELLE Au milieu des années 70, il avait assuré que son départ de la scène était «un vrai adieu, pas un coup publicitaire».Quelques années plus tard, à l’audacieuse demande de Gilbert Rozon, Charles Trenet entreprenait pourtant une véritable nouvelle carrière, remontant sur les planches avec sa joie légendaire pour fêter ses 70 ans.Ce soir, à la salle Wilfrid-Pelletier, c’est rien de moins que ses premières FrancoFolies que le fou chantant célébrera avec nous.Depuis la nuit de mars 1938 où il s’est produit pour la première fois seul sur scène, Trenet n’a pas cessé de composer, de fredonner, de turluter, s’érigeant en véritable légende de la chanson française.«Il y en a beaucoup que j’ai déchirées, dit-il de ses LES FRANCOFOLIES chansons.Mais vous voyez, tout n’est pas perdu s’il en reste 850.» Sa favorite est celle du public, puisque c’est celle qu’il chante avec le plus d’assurance: La Mer, évidemment, «bien que ce ne soit pas une chanson pour moi dans le fond.C’est une chanson à voix, à très belle voix», écrite en 1942 dans un train vers Perpignan.Aujourd’hui encore, la plume lui démange, et il affirme ne pas pouvoir s’empêcher de composer.La voix est peut-être un peu moins sûre, le pas plus lent, mais l’artiste est heureux par nature et toujours aussi espiègle.Une lueur gamine dans le regard, il se souvient du temps où il s’occupait des pauses commerciales sur les ondes de Radio-Cité, à Paris: «On faisait de la pub jumelée [annonçant à la fois deux choses différentes!.A VOIR PAGE A 8: TRENET MONTRÉAL Montréal et les punks tentent de rétablir les ponts PAGE A 3 Canderel achète le Forum Le temple du hockey sera transformé en complexe cinématographique SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Le promoteur immobilier Canderel a signé un accord avec le club de hockey le Canadien dans le but d’acquérir le Forum de Montréal et le transformer en un complexe cinématographique qui comprendra quelque chose comme une trentaine de salles ainsi que des commerces qualifiés de complémentaires au septième art.Aucun des acteurs en présence n’a voulu dévoiler la somme afférente à la transaction, ni même le montant qui sera nécessaire au changement de vocation de ce vaste cube situé dans une zone où le prix du terrain est un des plus onéreux de Montréal.La loi du silence a été observée avec d’autant plus de force que certains chapitres inhérents à cette transaction n’ont pas été bouclés.Ainsi que l’a expliqué Bernard Brisset, porte-parole du Canadien, «il faut comprendre que Trizec, et non Molson, est le propriétaire légal du Forum de Montréal».De fait, avant de boucler tous les aspects de ce dossier, Molson doit terminer les discussions qu’elle poursuit avec Trizec afin d’exercer l’option lui accordant le droit de devenir propriétaire du bien foncier qu’elle entend vendre à Canderel.C’est en raison de ce facteur qu’il n’est pas possible d’accoler actuellement une somme à l’accord Molson-Canderel.Avant de poursuivre, il faut signaler que la fermeture du Forum s’est soldée par une provision pour pertes de 21 millions de dollars.“h Le réseau montréalais se compose d’une soixantaine de salles.Lorsque les complexes du Forum et celui de France-Film seront inaugurés, on en ajoutera une cinquantaine.VOIR PAGE A 8: FORUM VOIR AUSSI EN PAGE B 8 iMano Solo: Vive la révolution ! L’Amérique veut étouffer l’Iran et la Libye \\Tashington (AFP) — Le président américain Bill V V Clinton a signé hier, au nom de la lutte contre le terrorisme, une loi visant à étouffer économiquement l’Iran et la Libye en pénalisant les sociétés pétrolières étrangères passant outre aux jnenaces de représailles des pays européens contre les États-Unis.«Le terrorisme a de nombreux visages, c’est vrai, mais l’Iran et la Libye sont deux des plus dangereux soutiens du terrorisme dans le monde», a déclaré M.Clinton avant de signer cette loi à la Maison-Blanche, puis de prononcer un discours sur ce thème dans une université de la capitale.Cette «loi sur les sanctions contre l’Iran et la Libye» renforcera de manière draconienne les sanctions économiques contre les régimes de Téhéran et de Tripoli en visant le poumon de leur économie: le secteur des hydrocarbures.Elle entraînera l’imposition de sanctions financières contre toute société étrangère investissant au moins 40 millions de dollars en un an dans les secteurs gazier ou Bonn, Londres, Paris et Madrid condamnent la «loi d’Amato» VOIR PAGE A 8: TERRORISME » I, li I) E V 0 I H .L li M A H I) I (i A 0 Û T 19 9 6 A 2 ACTUALITES • m*r ïgiàr - *§ i - Une vie de cheval La chaleur accable les trotteurs du Vieux-Montréal JEAN CHARTIER LE DEVOIR T a Ville de Montréal s’en fout ^ JL/depuis 15 ans.Les vétérinaires sont d’accord.Le règlement sur les chevaux n’est pas respecté et les pauvres bêtes souffrent.» Jean Le Marquand dirige le Groupe d’action anti-calèche parce que les bêtes n’ont pas d’arbres pour leur faire de •l'ombre dans le Vieux-Montréal et qü’elles se brûlent les pattes sur les pavés brûlants par les chaudes journées d’été.i '.Pourtant, plusieurs bêtes peinent de neuf heures du matin à minuit passé.La Ville avait convenu d’imposer des bracelets d’une couleur pour la journée et d’une autre couleur pour le soir, mais cela n’a pas été mis en vigueur.Il faisait 32 ° Celsius hier à Dorval, soit 33 ° dans le Vieux-Montréal, 36 ° en tenant compte du facteur d’humidité.Mais ce n’est pas assez chaud selon la Ville de Montréal pour laisser les chevaux dans leur enclos, ce qui révolte Jean Le Marquand.Celle-ci a longtemps eu un cheval à Rigaud et elle ne se résout pas à voir les bêtes qui avancent péniblement en plein soleil dans la ville historique.Cette adjointe administrative au CN prend la chose très au sérieux et elle considère qu’on ne traiterait pas les chiens ainsi.«On remplace les chevaux de trait qui traînaient les ca lèches par de petits chevaux qui viennent de Blue Bonnets, car on ne trouve plus de chevaux de trait;» or, ceux-ci n’ont pas la robustesse des autres.Il y a 65 chevaux tirant les calèches dans les rues du Vieux-Montréal tandis que la Ville avait promis d’en diminuer le nombre à 50; la pression des cochers a eu raison de ces bonnes résolutions, selon Mme Le Marquand.«A la campagne, dans les champs, les chevaux libres se cachent sous les arbres ces jours-ci», dit-elle.Dans le Vieux-Montréal, on ne trouve que de petits arbres sur la rue de la Commune et ils ne sont pas au bord de la rue.Ils sont au milieu de la bande de terre, à proximité de la voie ferrée.Ils ne font pas d’ombre aux bêtes.Les chevaux respirent aussi les odeurs malodorantes des autobus, ils marchent sur les pavés durs, ils PHOTO JACQUES GRENIER Le soleil tape dur pour les chevaux qui peinent dans le Vieux-Montréal toute la journée.cuisent au soleil, ils manquent d’eau, ils n’ont pas d’ombre, ils montrent des problèmes aux poumons et aux jambes.La plupart des bêtes restent au soleil qui plombe toute la journée.«J’en ai vu un les narines ouvertes en marchant, elles étaient rouges, il avait des problèmes à respirer».Un cheval est censé avoir les narines fermées en marchant.Le vétérinaire de la Ville de Montréal, qui soignait auparavant les chevaux, a pris sa retraite et il n’a pas été remplacé.On ne trouve plus que le vétérinaire du Biodôme qui jette un œil aux chevaux sur demande.Les chevaux n’ont pas de fontaines et ils ne trouvent pas d’arbres dans les rares prairies qui s’étendent au bord du bassin du Vieux-Montréal.m m- ig H O T O G R A P H E S A M A T E U R sH LK DEVOIR s’associe à KlNSA pour vous offrir le grand concours des prix internationaux KODAK sous le thème Action Envoyez votre photo au concours KINSA-Le Devoir Vous pourriez remporter le grand prix de 10 000 $ US* Les épreuves doivent être envoyées à l'adresse suivante: Concours KINSA-Le Devoir, 2050 rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec) H3A 3M9 Les prix seront attribués par un jury qui sélectionnera les meilleures photos d’action (sports, loisirs, vie quotidienne, etc.).Le Devoir publiera une sélection des photos soumises tous les mardis, du 23 juillet au 20 août 1996 inclusivement.Les photos doivent avoir été reçues au Devoir le 11 août 1996 au plus tard, le cachet de la poste en faisant foi.Les gagnants seront avisés par téléphone et devront répondre à une question de connaissances générales.Toutes les photos soumises deviennent la propriété des organisateurs et ne seront pas retournées.Les règlements du concours (tels que déposés à la Régie des alcools, des courses et des jeux) sont disponibles aux bureaux du Devoir.Les finalistes consentent à la publication de leurs photos sans aucune rémunération.l"prix: Un séjour de deux nuits pour deux personnes, au Relais & Châteaux L’Eau à la Bouche, à Sainte-Adèle, d’une valeur de 495 $.2'prix: Un bon d’achat pour de l’équipement photographique chez L.L.Lozeau limitée d’une valeur de 350 $.3'prix: Un bon d’achat pour de l’équipement photographique chez L.L.Lozeau limitée d’une valeur de 150 $.En plus, cinq autres participants recevront des accessoires Kodak.Les photos de ces huit gagnants seront soumises par Le Devoir au concours Les Prix internationaux Kodak pour les instantanés journalistiques (HNSA).La valeur totale des 257 prix remis à ce concours est de 52 500 SUS dont un grand prix de 10 000 SUS.Pour être soumises au concours KINS A, les photos devront avoir été réalisées au moyen d'un film Kodak et tirées sur du papier Kodak.Les participants devront attester avoir pris eux-mêmes la photo.Les règlements officiels de ce concours seront publiés à deux reprises dans nos pages.Brève description du sujet Nom Adresse VÎIÏi __W— Hôtel REIAIS& L'Eai CHATEAUX Sainl Code postal Téléphone f < 6729, rw Sait Hdirt, Mottréd 4* L.L.Lozeau LE DEVOIR La rectitude des jeunes libéraux consterne les groupes de défense des assistés sociaux Le bénévolat obligatoire avait été rejeté par Robert Bourassa, rappelle Louise Hard NORMAN DÉLISLE PRESSE CANADIENNE Québec — Les jeunes du Parti libéral «vivent sur une autre planète» s’ils croient qu’on peut obliger du jour au lendemain les assistés sociaux à effectuer 15 heures de travaux communautaires par semaine pour toucher leurs prestations alors que le taux de chômage est déjà très élevé et qu’il y a des milliers de Québécois en recherche d’emploi.Tel était le sentiment général chez différents groupes de défense des assistés sociaux hier, à la suite de l’adoption en fin de semaine d’une résolution de la Commission jeunesse du PLQ proposant cette mesure.«Je suis stupéfait que des jeunes adoptent une position aussi à droite.Le gouvernement n’est déjà pas capable de fournir des mesures d’employabilité à tous les assistés sociaux qui en réclament», a signalé Jean-Yves Desgagnés, porte-parole de l’association qui défend les bénéficiaires de l’aide sociale de la région de Québec.Tant la commission jeunesse du Parti libéral que les jeunes militants de l’Action démocratique ont adopté en fin de semaine des mesures visant à imposer des travaux communautaires aux prestataires de l’aide sociale.Jean-Yves Desgagnés y voit une «tentative des partis politiques de faire du capital politique sur le dos des plus démunis».Pour Nathalie Moreau, présidente de l’Association pour la défense des droits sociaux de Montréal (ADDS), forcer les assistés sociaux à effectuer des travaux communautaires équivaut à «créer une main-d’œuvre à bon marché».«Au Québec, la moitié des programmes d’employabilité sont déjà utilisés par les entreprises privées pour avoir de la main-d’œuvre à bon marché», a noté hier Mme Moreau.Le Bloc intervient en faveur de Roula Koudsi FRANÇOIS NORMAND LE DEVOIR Le leader parlementaire du Bloc québécois, Gilles Du-ceppe, et le porte-parole du Bloc québécois en matière de citoyenneté et d’immigration, Osvaldo Nunez, ont demandé hier à la ministre de l’Immigration et de la Citoyenneté, Lucienne Robillard, de suspendre temporairement le renvoi en Syrie — prévu pour 18h aujourd’hui — de Roula Koudsi afin de réexaminer son dossier.Dans une lettre envoyée à Mme Robillard, dont le Devoir a obtenu copie, M.Duceppe rappelle que Mme Koudsi a été victime de violence conjugale et que son retour dans son pays d’origine pourrait lui être préjudiciable.En conséquence, il demande à Mme Robillard «d’accorder un délai supplémentaire à Mme Koudsi en retardant la déportation d’une semaine».Quant à M.Nunez, dans une lettre envoyée à Mme Robillard, dont le Devoir a également obtenu copie, il écrit que «le cas tragique dé Mme Koudsi a suscité beaucoup de sympathie au Québec.C’est pourquoi [il lui] demande de surseoir de quelques semaines à l’avis de renvoi qui pèse sur elle, le temps de réexaminer ce dossier, et de lui accorder la résidence permanente au Canada».Hier, en se rendant au Bureau d’immigration Canada, Mme Koudsi s’est fait confisquer son passeport canadien.La présidente du conseil d’administration de la Maison Secours aux femmes, Pierrette Duclos, a déclaré que Mrrje Koudsi se rendra aujourd’hui même au consulat des Etats-Unis, à Montréal, afin d’obtenir un visa de séjour.Mme Duclos a indiqué que, de cette manière, Mme Koudsi sera en sécurité et qu’elle pourra faire par la suite une demande de résidence permanente pour revenir au Canada.«On veut qu’elle rencontre un fonctionnaire de l’Immigration Québec à leur bureau de New York, a dit Mme Duclos.Là-bas, on espère qu’Immigration Québec va faire une lettre de sélection (recommandation d’un immigrant dans une situation particulière) au soin d’immigration Canada.» Le cas échéant, cette démarche devrait permettre à Mme Koudsi de revenir au Canada assez rapidement, a précisé Mme Duclos.Jeux olympiques Plaidoyer en faveur de la pétanque REUTER Paris — Un député français a demandé lundi à ce que la pétanque devienne sport olympique, afin de contrecarrer la suprématie des sports américains et de préserver l’esprit de l’olympisme.Dans une question écrite adressée au ministre des Sports, Guy Drut, Bernard Carayon estime que l’admission de sports tels que le baseball ou le softball dénaturent «les règles traditionnelles de l’olympisme» qui impliquent l’«amateurisme et l’universalité de la discipline».Contre ces «disciplines marginales pratiquées quasi-exclusivement outre-Atlantique», le député du Tarn demande au ministre des Sports de «favoriser la cause» de la pétanque et du rugby, traditionnellement pratiqués dans le sud-ouest de la France.Selon Carayon, ces disciplines seraient plus en accord avec l’esprit olympique.Car bien qu’elle puisse apparaître comme typiquement française, la pétanque n’en est pas moins pratiquée par de nombreuses nations.Les Thaïlandais en sont notamment devenus des adeptes chevronnés depuis que la princesse héritière de la famille royale l’a découverte sur la Côte d’Azur dans les années 70.Shinakarindra a été tellement séduite par cette discipline, quelle l’a imposée comme sport national quelques années plus tard.Pour Frédéric Dubé, président du Comité national des jeunes du Parti québécois, les résolutions adoptées par les jeunes libéraux sont «méprisantes et honteuses».I M.Dubé a décrit les positions des jeunes libéraux comme des «clichés, des stéréotypes et des préjugés.C’est un pas dangereux vers la mesquinerie», a-t-il dit.Du «réchauffé» Quant à Mme Louise Harel, ministre de l’Emploi re'Sr ponsable du dossier de l’aide sociale au gouvernement, elle a rappelé que la Commission jeunesse du Parti libéral avait adopté une résolution semblable à son congrès d’août 1993.«Ce bénévolat obligatoire pour les assistés sociaux avait été rejeté par le premier ministre libéral Robert Bourassa.C’est du réchauffé qui avait été jugé impropre à la consommation par M.Bourassa.Cette motion revient encore, un peu comme des boutons», a dit Mmè Harel en entrevue à la Presse canadienne.La ministre a rappelé qu’une proposition du même type avait été présentée en 1993 par la municipalité dç Val-des-Monts, mais avait été rejetée lors du congrès dé l’Union des municipalités régionales de comté (UMRCQ).Cette orientation de forcer les assistés sociaux au travail bénévole a été adoptée par le premier ministre Harris en Ontario et le président Reagan aux Etats-Unis mais, dans ces cas, il a été démontré que la solution coûte très cher et maintient les assistés sociaux hors du marché du travail, a expliqué Mme Harel.Le règlement du problème doit plutôt passer par une réciprocité ^’obligations entre les bénéficiaires de l’aide sociale et l’État, en proposant aux assistés sociaux «un parcours de réinsertion sur le marché du travail.Il leur faut des choix réels de réinsertion, une véritable stratégie de l’emploi, et non des mesures qui les feront rester sur l’aide sociale», a dit la ministre., .i ^ EN BREF ?t BASQUES: AMNISTIE INTERVIENT : Paris (AP) — L’organisation de défense des droits de l’homme Amnistie Internationale a annoncé lundi qu’elle.1 avait demandé au gouvernement français de «préciser sa nouvelle politique à l’égard des Basques espagnols».' ’ • Amnistie Internationale considère en effet que l’accord ' ' intervenu entre Paris et Madrid pour que des membres ! présumés de l’organisation séparatiste basque ETA puis-, sent être remis à la police espagnole «tente d’éluder la .; procédure d’extradition».Précisant s’être adressée au ,, ' premier ministre français Alain Juppé pour connaître léè termes de cet accord, l’organisation affirme craindre que' «les garanties à prendre avant tout renvoi (.) ne soient.• ignorées et que, dans la pratique, les personnes n’aient ! ' pas la possibilité de solliciter la reconnaissance du statyt, de réfugié».«Toutes les personnes expulsées de Françe .après avoir purgé une peine de prison ont été placées à '1 leur arrivée en Espagne sous le coup d’une législation .spéciale condamnée par le Comité des droits de l’hom- i \ me des Nations unies», souligne Amnistie Internationale '.dans un communiqué.Elle ajoute que cette législation permet de «maintenir au secret pendant cinq jours» les ! personnes soupçonnées d’appartenir ou de collaborer à ‘ ' des groupes armés, et leur interdit de choisir un avocat pendant cette période.-?- PLAINTE DE SPRINGSTEEN Londres (Reuter) — Le chanteur américain de rock and! roll Bruce Springsteen a porté plainte hier contre deux ' ! entreprises qu’il accuse d’avoir piraté son double album ' Unearthed.Rendu célèbre notamment grâce à des titres ‘ comme Bom in the USA, Bruce Springsteen réclame ¦ des dommages et intérêts à Flute International de Bris- , toi (Angleterre) et Robert Tringham de Hertfordshire , (Angleterre) et demande au tribunal de prononcer un jugement les empêchant de copier tout ou partie de l’œuvre musicale ou littéraire associée à l’album, qui contient 23 titres.-?- TRAITEMENT POUR LE SPHINX Le Caire (AP) — Une équipe d’experts propose d’avoir recours à de la pierre à chaux pour consolider le nez et le buste du Sphinx, à l’occasion de la dernière étape du projet de restauration du monument, vieux de huit ans.Chaouqi Nakhla, patron de l’Administration générale pour la préservation et la restauration des monuments antiques, a déclaré que les archéologues, ingénieurs et scientifiques avaient utilisé un mélange composé de pierres à chaux pour restaurer le dos du Sphinx en 1992.Ce mélange «a fonctionné pour le dos du Sphinx, alors pourquoi cela ne marcherait pas pour son buste et son nez?», s’est interrogé M.Kakhla, dans un entretien.Mais-le Conseil suprême pour la restauration du monument n’a pas encore donné son feu vert.Les restaurateurs ont initialement fait usage de ciment, mjiis le Sphinx a été endommagé, a précisé M.Nakhla.Édifié voilà 4000 ans' aux pieds des pyramides de Guizeh, le Sphinx s’est rapidement détérioré depuis que le sable qui le recouvrait depuis des siècles a été enlevé dans les années 1920.Les archéologues avaient paniqué en 1988 lorsqu’un énorme pan de l’épaule droite du Sphinx s’était décroché.Les dégâts avaient coûté à l’ancien responsable des j ( monuments antiques son poste et les travaux de restauration de la statue de 73 mètres de long avaient comméré;.cé peu après.-?- LA SORCIÈRE ET L’ADOLESCENT (AP) — Une sorcière et un adolescent s’aimaient d’amour tendre.Ce pourrait être le début d’un conte de , fées, mais l’histoire s’est terminée devant un tribunal.Kerri Lynn Patavino, qui affirme être une sorcière, est jugée pour agression sexuelle sur l’adolescent Mariée et mère de trois enfants, elle est accusée d’avoir j, eu des relations sexuelles avec le mineur plus de 50 fois | en 1995.Elle risque plus de 20 ans de prison si elle est , reconnue coupable.Kerri Patavino, qui a aujourd’hui 28,.' ans, s’est présentée devant le tribunal de Bridgeport (Connecticut) avec, autour du cou, un pentacle, étoile à ; cinq branches utilisée par les adeptes des sciences oc- ^ cultes.Au moment des faits, elle avait 26 ans et condui-.t sait un bus scolaire.Tous les jours, elle emmenait des < collégiens dans leur établissement de Trumbull, dans le
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