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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1996-09-13, Collections de BAnQ.

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-?FONDÉ EN 19104- LE DEVOIR Vol.L X XXVII - No 21 4 MON T R E A I.V E N I) 11 E I) 3 S E I* T E M II II E I 9 9 (i 8 8 S + T V Q / T o r o n I o I S Sylvia ne T ramie r ?PERSPECTIVES Maux de tête turcs La reprise du contrôle du nord de l’Irak par les Kurdes alliés de Saddam Hussein et le regain de tensions entre Washington et Bagdad intéressent au plus haut point la Turquie qui abrite la plus forte population kurde (12 millions) et qui affronte depuis 12 ans une rébellion armée kurde dans cette région.Alliée des États-Unis mais liée par des intérêts économiques à son voisin irakien, la Turquie est empêtrée dans les contradictions de sa politique vis-à-vis du problème kurde.On prétend que les dirigeants politiques au Kurdistan demandent tous les matins à leur secrétaire de leur remettre en mémoire le nom de leurs amis et celui de leurs ennemis.Les renversements d’alliance sont monnaie courante dans la région et ils n’étonnent plus personne.Mais la Turquie assiste avec appréhension au changement de l’équilibre des forces dans cette zone, pas tout à fait convaincue qu’il débouchera sur une plus grande stabilité et un renforcement de la sécurité de sa frontière méridionale.Depuis la fondation en 1978 du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) en Turquie, la question kurde constitue le problème politique le plus aigu et le plus meurtrier pour Ankara.Face à une organisation qui a adopté une stratégie de «terrorisme sélectif» contre l’Etat turc, Ankara a choisi l’option militaire.L’affaiblissement du PKK et la recherche d’alliances avec tout ce qui est opposé au PKK sont devenus les priorités de la politique turque.En 1983, avec l’accord de Bagdad, l’armée turque traque les rebelles kurdes du PKK en territoire nord-irakien qui leur sert de sanctuaire.Parallèlement, la Turquie cherche à saper l’alliance entre le PKK et le PDK et elle réussit en partie puisque, à la suite d’actions terroristes du PKK et de représailles turques en Irak, le parti de Massoud Barzani prend ses distances avec son homologue de Turquie et dénonce l’action armée du PKK.C’est alors que l’Union patriotique du Kurdistan (UKP), dirigée par JalalTala-bani, amorce un rapprochement avec le PKK C’est ce parti de l’UKP qui vient d’être délogé du Kurdistan irakien par son rival allié à Bagdad.L’appui de Bagdad au chef du Parti démocratique du Kurdistan (PDK), Massoud Barzani, lui a permis d’étendre sa domination sur l’ensemble des zones kurdes du nord de l’Irak.En principe, cela devrait servir les intérêts de la Turquie qui cherche à stabiliser cette région et qui compte sur Saddam Hussein et sur Massoud Barzani pour empêcher les séparatistes kurdes turcs d’utiliser le nord de l’Irak comme base de repli et d’entraînement.Mais les alliances étant fragiles dans cette région, personne ne s’étonnerait en Turquie de voir sous peu les frères ennemis Barzani et Talabani refaire la paix et remettre en question une fois de plus l’équilibre des forces.En outre, la Turquie souhaite créer une zone de sécurité le long de la frontière irakienne, ce à quoi contradictions Bagdad — et le chef du PDK — s’oppose vigoureusement, estimant qu’elle violerait la souveraineté du territoire irakien.Pour ces mêmes motifs, l’Irak fait campagne contre la zone d’exclusion aérienne mise en place par les Alliés après la guerre du Golfe et demande aux autorités d’Ankara de mettre fin au stationnement en Turquie des avions alliés chargés de faire respecter l’interdiction de vol imposée aux avions irakiens au nord du 36e parallèle.En contrepartie, Bagdad laisse miroiter la perspective d’échanges commerciaux lucratifs pour la Turquie une fois que les alliés auront desserré l’étau sur l’Irak et lui permettront d’exporter une partie de son pétrole.L’Irak fait valoir que la Turquie perd cinq milliards de dollars par an en raison de l’embargo.De son côté, la Turquie se demande de quoi va accoucher la nouvelle entente cordiale — si elle se prolonge — entre le maître de Bagdad et le chef militaire kurde Massoud Barzani.La rumeur veut qu’un accord politique d’autonomie ou de fédération pour le Kurdistan irakien soit en voie d’être conclu.Si c’était le cas, cela serait un bien mauvais exemple — du point de vue d’Ankara —, qui pourrait donner des idées aux Kurdes de Turquie.L’arrivée cette année d’un nouveau gouvernement turc dominé par les islamistes ajoute à la confusion de la politique turque dans la région.L’aile islamiste et pro-arabe souhaite un rapprochement avec l’Iran et avec l’Irak (la première visite à l’étranger du premier ministre turc Necmettin Erbakan a été à Téhéran).L’aile laïque souhaite maintenir ses bonnes relations et son alliance militaire avec Washington.Après bien des réticences, Ankara a accepté d’accueillir quelque 2000 opposants irakiens et kurdes qui collaboraient avec les Etats-Unis dans le nord de l’Irak et qui seraient menacés des représailles de Saddam Hussein s’ils restaient sur le territoire irakien.Si la crise entre Washington et Bagdad perdure, la Turquie va se retrouver dans une position encore plus inconfortable, écartelée entre deux voies qui n’apportent que des solutions éphémères à son principal problème politique et de sécurité.Coincée entre Bagdad et Washington, Ankara est empêtrée dans ses face à la question kurde INDEX MÉTÉO Agenda B9 Avis publics.,B7 Petites annonces._44 Culture .BU Économie .48 Éditorial .AlO Le monde.47 Mots croisés.A4 Les sports.B6 Montréal Nuageux avec 70% de possibilité d'averses.Risque d'orage.Max; 20 Québec Nuageux 70 % de possibilité d’averses en après-midi.Max: 16 Détails en A 2 LES ACTUALITÉS % A la rescousse des ronfleurs PAGE A 2 POLITIQUE Duhaime rêve de détrôner Chrétien dans Saint-Maurice PAGE A 4 À VOIR h Trente-huit fois Shakespeare PAGE B 12 Jean-Louis Roux ne veut pas jouer les figurants Il devient le 26e lieutenant-gouverneur du Québec i : MARIO CLOUTIER DE NOTE BUREAU DE QUÉBEC Q ymbole pour les uns, figurant pour les autres, le co-O médien et sénateur Jean-Louis Roux est devenu le 26e lieutenant-gouverneur du Québec, hier, un peu après 16h.Refusant les épithètes, et des uns et des autres, il a fait une entrée en scène pour le moins remarquée en laissant clairement savoir qu’il avait un rôle actif à jouer au sein du gouvernement québécois.«En plus de sanctionner les lois, le lieutenant-gouver- neur peut donner des conseils, lancer des avertissements et demander des éclaircissements», a-t-il déclaré aux journalistes au terme de la cérémonie d’assermentation qui avait commencé une heure plus tôt au petit salon du président de l’Assemblée nationale.M.Roux entend également profiter de ses nouvelles fonctions pour visiter le Québec et rencontrer les populations régionales, autochtones et carcérales.Il entend les aider à régler leurs problèmes en alertant les autori- VOIR PAGE A 12: ROUX PHOTO PC «M.Roux a accepté de jouer ce rôle, j’espère qu’il s’y tiendra», a déclaré M.Bouchard, visiblement renfrogné pendant la cérémonie d'assermentation.La Bosnie aux urnes PHOTO AP FIN de la campagne électorale hier en Bosnie où les électeurs se rendent aux urnes demain.En soirée, plus de 60 000 partisans du parti au pouvoir à Sarajevo ont acclamé le président bosniaque Alija Izetbegovic qui leur a promis une «Bosnie unie» où les Musulmans seront assez forts pour se défendre contre les Serbes.Le Parti d’action démocratique (SDA) a rempli le stade olympique de Sarajevo de ses supporters, venus en bus de tout le territoire de la Fédération croato-musulmane.Nos informations en page A 7.Auditoire captif Les prisonniers de Bordeaux découvrent le théâtre et prennent le large.en esprit LOUISE LEDUC LE DEVOIR ose, la porte du studio.Sur les murs et au plafond, des affiches d’artistes ___ ____ québécois.Si ce n’était des gardiens qui frappent sans discrétion à la porte en brandissant sur une pancarte un numéro de matricule à la recherche de l’un ou l’autre prisonnier, on se serait cru dans un cégep.Trois, deux, un: VOIR PAGE A 12: BORDEAUX party! Hier, à la prison de Bordeaux, au lancement de la sixième saison de l’émission Souverains anonymes diffusée tous les mercredis sur les ondes de CIBL, les prisonniers ont découvert un moyen de s’évader en esprit, par le théâtre.Une découverte, vraiment: le théâtre, ils ne connaissaient pas du tout Y a-t-il un Américain dans la salle ?Howard Galganov passe inaperçu à New York D’APRÈS LA PRESSE CANADIENNE Après avoir,bruyamment fait la publicité de son départ pour les États-Unis, le militant Howard Galganov a prêché dans le désert, hier à New York, alors qu’un seul financier de Wall Street s’est déplacé pour assister à ce qui devait être une rencontre entre le militant et le milieu des affaires new-yorkais.Alors que le ministre des Affaires intergouvemementales canadiennes Stéphane Dion exprimait son «soulagement» à la vue d’un Galganov esseulé, la vice-première ministre et ministre fédérale du Patrimoine, Sheila Copps, affirmait son appui à l’action entreprise par M.Galganov, soutenant qu’il avait le droit et la liberté de se rendre aux États-Unis dans le but de dénoncer la politique ou les intentions du gouvernement québécois en matière linguistique.Directement de New York, et pour ajouter au ridicule de la situation, l’Américain ayant été le seul à s’être déplacé pour entendre M.Galganov, Robert Blohm, a été expulsé du très huppé Harvard Club paire qu’il avait discuté avec des journalistes.«Vous ne pouvez pas mettre à la porte le seul analyste financier ici présent», a tonné M.Blohm alors que deux gardes du corps de M.Galganov l’expulsaient du club.La quasi-totalité des autres personnes venues au Harvard Club entendre M.Galganov dénoncer le sort réservé aux anglophones du Québec était des supporters qui avaient fait le voyage avec lui.John MacArthur, éditeur du réputé Harper’s Magazine, a assisté au discours de M.Galganov et n’a pas été impressionné par ce qu’il a entendu.«Le problè- VOIR PAGE A 12: GALGANOV CULTURE Serge Denoncourt quitte la direction du Trident PAGE B 11 ~t«i m fyp*™ • II Z A Surenchère de menaces entre Bagdad et Washington D’APRÈS REUTER ET AFP LJ épreuve de force entre l’Irak et les États-Unis a fran-t chi hier un nouveau palier, la surenchère des menaces, des mises en garde et des démonstrations de force faisant craindre une nouvelle et très prochaine escalade militaire dans la région.Moins de 24 heures après la nette mise en garde de Washington, Bagdad a d’abord annoncé avoir tiré hier matin trois missiles sol-air contre des avions américains et alliés patrouillant dans la zone d’exclusion aérienne du sud de l’Irak.Le Pqntagone n’a pas confirmé l’incident.Le secrétaire d’Ètat Warren, Christopher a en revanche réaffirmé l’intentipn des États-Unis de protéger le Koweït et les autres États du Golfe contre toute agression irakienne.en réponse aux menaces de Bagdad contre les pays qui accepteraient de servir de base arrière aux avions américains.L’Irak, par la voix de son vice-premier ministre Tarek VOIR PAGE A 12: MENACES PHOTO JACQUES GRENIER .Artistes et prisonniers ont salué l'œuvre de Léo Lévesque, écrite depuis le pénitencier de Sainte-Anne-des-PIaines et interprétée hier derrière les murs de la prison de Bordeaux."t" ¦ Voir aussi en page A 10 l’éditorial de François Brousseau: L’invincible Saddam Hussein •LES ACTUALITÉS • Étude d’une chercheuse d’Oakland Le deuil du conjoint, un mal parfois fatal CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Les hommes et les femmes qui subissent la perte d’un conjoint sont plus susceptibles de mourir dans les mois qui suivent ce décès, indépendamment de leur état de santé.C’est ce que révélait cette semaine Catherine Schaefer, une épidémiologiste d’Oakland qui participait au 11' congrès international sur les soins aux malades en phase terminale, au Palais des Congrès, à Montréal.Mme Schaefer se basait sur les résultats d’une étude menée auprès de 12 500 veufs et veuves ayant subi un examen médical durant la période allant de 1964 à 1973.Le suivi des dossiers, effectué à partir des certificats de décès de ces personnes, s’est fait jusqu’en 1987.Le tout couvrait donc une période allant de 15 à 24 ans.De l’ensemble des personnes suivies, 26 % des femmes et 12 % des hommes ont perdu leur conjoint durant la période couverte par l’enquête.Des survivants à ces deuils, 30 % des hommes et 15 % des femmes sont également morts pendant la période couverte par l’enquête.Selon les conclusions tirées par Mme Schaefer, les hommes et les femmes ont deux fois plus de chances de mourir dans les 7 à 12 mois qui suivent la mort de leur conjoint.De façon générale, les hommes sont plus vulnérables que les femmes et ont plus de réactions à retardement à la suite du décès de leur conjointe.En effet, cinq ans après le décès de leur conjointe, les hommes sont encore susceptibles d’accuser les conséquences physiques du deuil.Ce deuil à retardement est presque imperceptible chez les femmes.Etonnamment, les réac- tions tardives au deuil d’un conjoint sont plus fréquentes chez les jeunes femmes que chez les femmes plus âgées.Aussi, on remarque plus de décès à la suite d’un deuil chez les hommes en bonne santé que chez les hommes qui souffraient déjà de certains malaises.L’étude prouve également que le deuil a un impact direct sur la santé des personnes, indépendamment de l’état de santé de celles-ci ou de leurs conditions de vie.Chez les femmes de 40 à 59 ans, les chances de mourir à la suite du décès du conjoint sont quatre fois plus élevées que dans le reste de la population du même âge.Chez les femmes de 80 ans et plus, ce risque est deux fois plus élevé.Chez les hommes, le risque de mourir à la suite du décès d’une conjointe est trois fois et demi plus élevé que dans le reste de la population.Enfin, il est démontré que ce sont les personnes les plus en santé qui ont tendance à se remarier à la suite d’un deuil et que le remariage est le seul facteur, outre le temps, ayant clairement pour effet la diminution des impacts du deuil.De façon générale, l’étude ne permet pas de mesurer l’impact du deuil selon la qualité de la relation entre les conjoints, l’intensité du deuil, les ressources à la disposition de l’endeuillé ainsi que les changements qui surviennent dans sa vie après le deuil.Pour reprendre les propos de Valerie MacLaren, coordonnatrice du service de deuil au service de soins palliatifs de l’hôpital Royal Victoria, à Montréal, qui s’exprimait dans le cadre du même congrès au sujet des impacts d’un deuil, «le chagrin peut faire de vous une personne nouvelle s’il ne vous tue pas chemin faisant».Un fœtus n’est pas une personne, statue la Cour suprême du Manitoba PRESSE CANADIENNE Winnipeg — La Cour d’appel du Manitoba a décrété hier qu’un fœtus n’est pas une personne, si bien qu’on ne peut obliger une femme enceinte qui renifle de la colle à suivre un traitement contre son assuétude pour protéger son futur enfant.En rejetant le jugement d’un tribunal inférieur, toutefois, le juge Kerr Twadtjle a précisé que le contrôle que l’Etat pourrait exercer sur une femme enceinte qui met en danger la santé d’un fœtus est une question que les hommes politiques devraient régler par voie législative.«Les circonstances et la façon par laquelle — et jusqu’à quel point — on doit agir (dans un tel cas) demeurent controversées», écrit le magistrat au nom des cinq juges qui ont entendu cette affaire.«Il n’est pas de l’autorité de ce tribunal d’imposer à la société des réponses à ces questions.» Le premier tribunal, présidé par le juge Perry Schulman, de la Cour du banc de la Reine, avait imposé à la jeune femme de 22 ans, le 4 août dernier, de suivre un programme de désintoxication.Son jugement fut rapidement suspendu par la Cour d’appel en attendant que celle-ci entende la cause.La jeune femme a volontairement suivi une cure, durant un certain temps, mais a ensuite abandonné.LA METEO D'ENVIRONNEMENT CANADA Aujourd'hui Ce Soir Samedi Dimanche Lundi iffP” “0^.ÜfjÈft hH KH HH HH b = f/f y/ / k VENTEUX BROUILLARD PLUIE AVERSE ORAGE NEIGE VERGLAS Temperatures : MAX / MIN 0 Blanc Sablon Kuujjuarapik 13/7 La Grande IV sa Gaspé Vww 17/12 Iles de la Madeleine Chibougamau 15/7 Riviere-du-Loup 13/10 16/10 hicoutimi Québec •s 16/10 ^i6/io tyÇPfr'/ 18/12 -Rivières 20/15 ¦ 18/12 7 0/15 ¦ IQ/I^ w - - A___^Shertorooke '/yy/'/' Val d'Or Lever 6h31 Coucher 19h09 Montréal Aujourd'hui Ce Soir Samedi Dimanche Lundi t w *0$ n'i'll max *f Ç SS mm 10 S max 15 Aujourd'hui Ce Soir Samedi 12/16 SS 10/17 Dimanche Lundi *0!^ HH HH HH HH Météo-Nautique \ 1 900 565-4000- M hrjrvwmrmt Em B6«/mtnuta «La météo é la sourca» Une diminution de salaire permet la levée du lock-out à Fécole Peter Hall Les enfants retourneront en classe mercredi PAUL CAUCHON LE DEVOIR La direction et le-s employés de l’école Peter Hall sont parvenus à s’entendre tard mercredi soir, et les 430 enfants de cette école privée pourront entrer en classe mercredi prochain, après presque trois mois de lock-out.L’entente a été acceptée hier midi par les employés de l’école, membres de l’Alliance des professeurs de Montréal.Mais même si la paix est revenue à court terme, le syndicat a fermement l’intention de continuer à remettre en question la gestion de cette école.La direction de l’école avait placé les 122 employés en lock-out à la fin juin, deux jours avant la fin des classes, après plusieurs mois de négociations infructueuses concernant le renouvellement du contrat de travail.Ce conflit avait nécessité la nomination d’un médiateur du ministère du Travail, Japques Chicoyne, et la ministre de l’Éducation Pauline Ma-rois avait exigé mercredi que les commissions scolaires qui envoient leurs enfants à Peter Hall lui soumettent un plan de mise en place de services éducatifs si le conflit se poursuivait.D’ici mercredi prochain, le service de répit-dépannage de jour pour les enfants, institué cette semaine par la direction, sera maintenu.L’école Peter Hall, subventionnée par Québec, offre des soins à 430 enfants lourdement handicapés.Des parents exaspérés avaient manifesté cette semaine devant les bureaux de la ministre Marois pour exiger la réouverture de l’école, dans un climat tendu, les parents craignant des menaces de représailles de la part de la direction de l’école.L’entente convenue entre les parties prévoit, entre autres, une réduction de salaire de 4,5 % cette année pour les employés et une réduction supplémentaire de 1 % l’année prochaine.L’école fait face à un manque à gagner de 150 000 $ lié à des compressions gouvernementales.L’entente prévoit aussi l’abandon de la «clause-remorque», une disposition accordant automatiquement au personnel de Peter Hall des hausses de salaire semblables à celles négociées dans le secteur scolaire public.Mais l’employeur versera aussi aux syndiqués un montant global de 155 000 $ sur deux ans et il améliorera les dispositions de la liste de rappel.Fait important, le ratio enseignant-élèves demeure inchangé.11 est de 7,5 dans les classes d’élèves présentant une déficience intellectuelle profonde et de 8,5 pour les élèves atteints d’une -déficience légère et moyenne- Le président du conseil d’administration de l’école, Jean Laliberté, s’est réjoui hier de ce que l’entente signifie «la suivie de l’école pour les années à venir, soit le maintien de l’ensemble et de la qualité de nos activités pédagogiques dans un cadre de stabilité budgétaire».La présidente de l’Alliance des professeurs, Diane Fortier, explique que le montant versé par l’employeur correspond dans sa presque totalité aux sommes épargnées par la direction de l’école pendant le lock-out.Et les baisses de salaire et concessions accordées dans la convention collective totaliseront 337000 $, dit-elle.«Pour nous, il s’agit d’un règlement à très court terme, qui nous a essentiellement permis de freiner l’appétit de l’employeur, explique-t-elle.Et il fallait offrir les services aux enfants.Mais à long tenue, il y a des problèmes de gestion dans cette école, que nous allons continuer à examiner.L’attitude du recteur, en pleine période de compressions, c’est d’acheter un immeuble, de le rénover, et ensuite de dire à ses employés “j’ai besoin d’argent”.Ça n’a pas de bon sens.» Le ministre du Travail Matthias Rioux et la ministre Marois s’étaient entendus pour tout mettre en œuvre afin de faire cesser le conflit, soutenait hier le cabinet du ministre Rioux dans un communiqué.«Laisser ces étudiants sans cours plus longtemps était devenu intolérable», explique M.Rioux, qui constate que «les parties ont pris conscience que la négociation de bonne foi et les compromis honorables étaient la seule voie permettant d’arriver à un règlement mutuellement satisfaisant.Je crois qu’elles ont aussi réalisé les répercussions sérieuses du conflit de travail sur les enfants».Un traitement permet d'en finir avec les histoires à dormir debout ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Ronfler toute la nuit, passe encore.Mais cogner des clous à toute heure du jour, s’endormir au volant et avoir des trous de mémoire, c’en était trop.Pourtant, Frank Furtado n’est pas le seul éternel assoupi à avoir vécu pareille histoire à dormir debout.Au moins 2 % des femmes et 4 % des hommes souffrent d’apnée du sommeil, une maladie que l’on peut maintenant vaincre grâce à un petit appareil portatif.Hier, à l’occasion de l’ouverture du laboratoire de recherche sur les troubles du sommeil de l’Hôtel-Dieu, le Dr Pierre Mayer a raconté comment plusieurs personnes en arrivent à mener des existences fantomatiques parce qu’elles souffrent de cette maladie trop souvent mal diagnostiquée.L’apnée nocturne frappe jusqu’à 25 % des personnes obèses et 5 % des personnes de poids normal qui ronflent durant leur sommeil.Le ronflement est produit par une obstruction du pharynx qui empêche l’air d’affluer normalement au cerveau.Au cours du sommeil, le patient souffrant d’apnée subit donc des arrêts respiratoires fréquents pouvant durer de 30 à 40 secondes, l’empêchant d’atteindre un sommeil profond.Même s’il n’a pas conscience de ces éveils, le patient s’éveille le matin, épuisé, privé d’un sommeil réparateur.Cette privation entraînera des problèmes comme la somnolence le jour, la difficulté à se concentrer, l’impuissance et les pertes de mémoire.«Je dis souvent que mes patients passent leur vie au sommet de l’Everest.Ils vivent une baisse de 50 % du taux d’oxygène d^ns le sang en raison de l’apnée.A court terme, on n’en meurt pas.Mais à long terme, ça augmente les risques de décès de plusieurs autres maladies», a expliqué hier le Dr Mayer.Heureusement, les patients souffrant d’apnée peuvent maintenant compter sur un petit appareil portatif pour contourner leur maladie.L’appareil, fait d’un petit masque, est relié à un ventilateur qui souffle de l’air dans les narines et permet l’alimenta- PHOTO JACQUES NADEAU Une victime de l’apnée du sommeil porte un masque respiratoire dans le nouveau laboratoire de recherch-e de l’Hôtel-Dieu.tion normale et continue des voies respiratoires en oxygène.Les patients doivent aussi surveiller leur poids et adopter une bonne hygiène de vie.«Pour moi, ce tut comme le jour et la nuit.J’étais devenu un cas de divorce.Pour aller à Québec, je devais m’arrêter deux à trois fois sur la route en me rendant! Ma vie a changé depuis quatre mois», explique M.Furtado, un producteur d’événements qui mène une vie professionnelle active.Environ 90 % des gens souffrant d’apnée retrouvent un sommeil normal avec ce petit appareil.Dans de rares cas, il faut recourir à une chirurgie élaborée, explique le Dr Mayer.Une chirurgie qui n’a rien à voir avec celles offertes pour réduire le ronflement, qui ne peuvent que masquer le problème sans guérir l’apnée, üi maladie est souvent mal diagnostiquée, les médecins concluant au surmenage, à la dépression.Certains patients se font même prescrire des calmants (!) ou des antidépresseurs.«Le signal d’alarme, c’est le ronflement, les arrêts respira- toires et la fatigue de jour», souligne le médecin.Ce nouveau laboratoire vient s’ajouter à ceux des hôpitaux Royal Victoria, Sacré-Cœur et Laval de Québec, qui étudient eux aussi les troubles du sommeil mais où il faut parfois six mois pour obtenir un rendez-vous.En plus de s’intéresser à l’apnée, le laboratoire de l’hôtel-Dieu utilisera le masque nasal auprès de patients souffrant de fibrose kystique et de l’ataxie de Friedreich, chez qui le sommeil profond est aussi perturbé par des arrêts respiratoires.UHôtel-Dieu vole au secours des ronfleurs loto-quêbec Tirage du 96-09-11 12 14 20 21 39 43 Numéro complémentaire: 48 GAGNANTS LOTS 6/6 0 2 217 321,10$ 5/6+ 5 133 039,20$ 5/6 234 2 274,10$ 4/6 13 697 74,40$ 3/6 253163 10,00$ Ventes totales: 15 480 605,00 S Prochain gros lot (approx.): 5 000 000 S Tirage du 96-09-11 NUMÉROS LOTS 681920 100 000$ 81920 1 000$ 1920 250$ 920 50$ 20 10$ 0 2$ TVA, le réseau des tirages Le modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des Mlets.En cas de disparité entre cette liste et ta Sst» officielle, celle dernière a priorité Céline Dion mise au repos Elle a dû annuler quatre spectacles MICHEL DOLBEC PRESSE CANADIENNE Paris — Céline Dion a des ennuis de santé.I>a star québécoise souffre de douleurs à l’abdomen et à la poitrine qui l’ont contrainte à annuler quatre spectacles en jdeux semaines.A une semaine exactement du début officiel de sa tournée européenne, Céline Dion a dû renoncer à se rendre à Monaco, où elle devait chanter ce soir et demain pour la clôture de la saison estivale.Pour les mêmes raisons, la jeune femme avait été obligée d’annuler, le 31 août à Portland et le 1" septembre à Seattle, les deux derniers concerts de sa tournée aux États-Unis.Les problèmes de santé de Céline Dion ont causé une certaine inquiétude en France, d’autant plus que l’organisateur des concerts monégasques cité par le journal Le Parisien a annoncé que Céline Dion était «sous surveillance médicale dans une clinique de Floride» et que les dates de ses prochains concerts en France étaient «remises en question».Chez Columbia, sa maison de disque, comme chez Francine Chaloult, son attachée de presse montréalaise, on assure qu’il n’en est rien.Céline Dion se repose chez elle et «elle va mieux».Elle arrivera à Paris mercredi, deux jours avant le premier des cinq spectacles quelle donnera au centre omnisports de Bercy.Ces concerts marqueront le début d’une tournée qui la mènera d’ici au 29 novembre dans 32 villes d’Europe.Céline Dion aura donc pris en tout et pour tout trois petites semaines de «congé de maladie».C’est peu, d’autant plus que cette tournée s’annonce épuisante, à l’image de celle qu’elle vient de faire aux États-Unis et qu’elle a terminée sur les genoux.Selon ses médecins, le «stress et la fatigue» sont à l’origine des malaises de la chanteuse.Un coirlmuni-qué émis par les médecins qui l’ont examinée à West Palm Beach, où elle a effectivement été hospitalisée pendant quelques jours pour subir une batterie de tests, précise que les douleurs dont souffre Céline Dion sont provoquées par des «reflux gastroœsophagiens, des spasmes de l’œsophage et une fatigue extrême causée par une longue et exténuante tournée».Le docteur Sidney Neimark, un gastro-entérologue, précise toutefois que le repos, un régime strict et les médicaments ont déjà entraîné une «amélioration significative» de l’état de santé de sa célèbre patiente.Presque à la même époque l’an dernier, Céline Dion avait également eu des ennuis de santé.Une rhinopha-ryngite aiguë l'avait obligée à annuler un concert au Zénith de Paris.i « !, E I) E V (HR, I.E V E N I) It EDI I It S E P T E M It It E I !l !) (i A A LE DEVOIR Une grève à l’hôpital Notre-Dame?Vers une nouvelle solidarité régionale Bourque en tête, cinq maires du Grand Montréal entament une mission économique à Boston KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR C* est sous le signe de la solidarité que cinq maires de la région métropolitaine, Pierre Bourque en tête, se sont envolés hier pour Boston en mission économique.Fiers de démontrer les résultats d’une nouvelle concertation régionale, qui va d’ailleurs à l’encoptre des affirmations du ministre d’Etat à la métropole Serge Ménard, la délégation d’élus était accompagnée de 14 dirigeants d’entreprise.«Je suis très agacé de lire dans les journaux qu’il y a seulement des chicanes de clocher qui motivent les 100 quelque villes du Grand Montréal alors que depuis trois ans, par le colloque des maires, on a réussi à nous apprivoiser», a affirmé le maire de Rosemère et préfet de la MRC Sainte-Thérèse-de-Blainville, Yvan Deschênes.Depuis un an, la Table des préfets et des maires du Grand Montréal travaille à développer une vision commune et des actions communes sur la scène internationale.Les véritables concurrents au développement économique de Montréal ne sont pas la Montérégie ou les Laurentides mais bien les grandes agglomérations urbaines du monde entier, répétait-on hier aux journalistes.Dans ce contexte, le choix de Boston est tout naturel, a expliqué le maire Pierre Bourque à titre de président de la Table des préfets et des maires.Les échanges commerciaux entre Montréal et Boston s’élèvent annuellement à 2,5 milliards de dollars.Comme l’a souligné le maire de Laval Gilles Vaillancourt, il y a là un potentiel évident de développement.Axée principalement sur la recherche de nouveaux contrats et la conclusion d’alliances stratégiques, cette mission apparaît comme une première étape de cette nouvelle solidarité régionale.Dans ce cas précis, il s’agit pour la délégation d’élus et de gens d’affaires de faire des visites d’entreprises et de rencontrer le maire de Boston, Thomas M.Menino.M.Bourque a souligné que depuis la fermeture de la maison du Québec à Boston, Montréal s’est tourné vers le consulat général du Canada à Boston qui a offert une grande collaboration dans le projet de mission économique.Le maire de Montréal, qui s’est vu reprocher à maintes reprises ses nombreux voyages à l’étranger, a indiqué hier aux journalistes, le sourire aux lèvres, qu’il ne partait que pour une journée.En effet, la mission a débuté hier et se termine ce soir.Par ailleurs, le maire de Saint-Anne-de-Bellevue, Bill Tierney, a noté que, contrairement au voyage aux États-Unis de l’activiste anglophone Howard Galganov, la mission économique n’est pas un spectacle.«Tout va bien ici pour les anglophones», a dit M.Tiemey.ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Réunis en assemblée générale hier, environ 450 employés de l’hôpital Notre-Dame ont octroyé à leur exécutif le mandat de déclencher la grève au moment jugé opportun.Excédés par les nouvelles compressions de 7,9 millions qui frappent leur hôpital, les employés estiment qu’il s’agit là du seul moyen pour faire comprendre au gouvernement et à la population que le système de santé est à bout de souffle.«Dans ce contexte, les employés sont prêts à défier la loi 160, mais cette fois, ce n’est pas pour leurs conditions de travail.Il est question d’empêcher le naufrage du système de santé», a affirmé hier Christiane Robidoux, agent d’information pour le Syndicat des travailleurs et travailleuses de l’hôpital Notre-Dame.Le syndicat doit tenir des votes lors de chacun des quarts de travail pour pouvoir mettre à exécution son mandat de grève, probablement au mois de novembre.Les travailleurs estiment que les nouvelles compressions feront disparaître au moins 120 postes chez les leurs, en plus d’une centaine de postes d’infirmière.Selon Mme Robidoux, les services sont affectés au point de mettre en péril-non seulement les patients mais aussi l’enseignement et la recherche.«On est conscients que cela se passe dans un contexte où la grève est illé- ; gale, parce que nous sommes un service essentiel.Mais le gouvernement ne nous laisse pas le choix car il coupe, lui aussi, dans des services essentiels», juge Mme Robidoux.Forum international de la reliure La peau des livres 212 exposants provenant de 17 pays présentent leurs œuvres à Montréal CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Elles ont précieusement enveloppé les premiers manuscrits, au sortir du temps des rouleaux, à l’époque où les livres étaient laborieusement transcrits à la main.Au Moyen Âge, des reliures magistrales ornaient les premiers ouvrages bibliques, admirablement sertis de pierres précieuses, de broderies fines, de feuilles d’or ou même d’ivoire sculpté.Comme une promesse, la reliure faisait miroiter les trésors de lecture contenus dans l’ouvrage.Elle était aussi la réflexion de l'importance que l’on apporte à sa teneur.Au siècle du jetable, la reliure est au livre de poche ce que la haute couture est au prêt-à-porter, comme le soulignait Judith Paré, l’une des organisatrices du forum international de la reliure, tenu ce mois-ci à Montréal.Sous les doigts du bibliophile, la reliure en peau de saumon qui recouvre Avant que l’hiver., poèmes de Gilles Vigneault, avec des lithographies de Monique Mercier, prend tout son sens.C’est aussi le cas de ce livre illustrant L’Odyssée d’Homère, j rtt j dont la jaquette Lest leurs du - - mal, de Baudelaire, dorment dans une jaquette ornée de reliefs entrelacés est décorée de sable des plages grqcques.À la maison de la culture Frontenac et à celle du Plateau Mont-Royal, où sont présentées les ex-positions, les peaux de buffle, de daim, d’agneau, de vachette, d’anguille, de saumon, de mouton, de chagrin, le papier du Japon ou le papier marbré gardent jalousement des œuvres choisies par les artisans.Les Fleurs du mal, de Baudelaire, dorment dans une jaquette ornée de reliefs entrelacés; Liberté couleur de femme ou Adieu à Babylone, de Fernando Arra-bal, est installé dans une reliure à structure croisée en boîte avec lambeaux de cuir marin et de reptile.Le forum a réuni 212 exposants provenant de 17 pays.Tout une exposition est consacrée aux étudiants de l’art de la reliure.Ainsi, Serge Loe-ven, du Canada, a relié Menaud maître draveur, de Félix-Antoine Sa-vard, avec une sculpture sur bois qt cuir, avec tranchefile hollandaise.A Montréal, les apprentis relieurs peuvent suivre des cours à l’espace La Tranchefile, boulevard Saint-Laurent Le Forum international de la reliure d’art comprend notamment un colloque où seront traités différents sujets liés aux livres.Des rencontres porteront également sur le décloisonnement économie-culture, sur le thème de la conservation et de la restauration du livre par rapport à l’avènement des technologies modernes.A cette dernière table ronde, sont conviés notamment des représentants des Archives nationales du Canada, de la Bibliothèque Folger Shakespeare (Washington), de la Bibliothèque publique de la Ville de New York et de la Bibliothèque nationale du Luxembourg.(A Une reliure en peau de saumon recouvre le recueil de poèmes de Gilles Vigneault, Avant que l’hiver, l’une des pièces majeures des expositions présentées dans le cadre du Forum international de la reliure, tenu ce mois-ci à Montréal.PHOTO JACQUES GRENIER L’opposition réclame à son tour un pacte fiscal Le maire Bourque multiplie les volte-face dans ce dossier, dénonce-t-elle KATHLEEN LEVESQUE LE DEVOIR Ly opposition officielle à l’hôtel de ville réclame à son i tour de Québec un pacte fiscal pour Montréal.Clamant l’urgence de la situation financière, le chef de l’opposition André Lavallée souhaite une intervention musclée du gouvernement provincial.«Il faut que Québec impose à la Ville de Montréal un pacte fiscal», a lancé hier M.Lavallée en soulignant que le maire Pierre Bourque multipliait les volte-face dans ce dossier majeur.En mai dernier, M.Bourque affirmait à la Gazette qu’il n’avait pas besoin d’un pacte fiscal.En début de semaine, il réclamait devant la Commission sur la fiscalité et le financement des services publics un pacte fiscal de 100 millions de dollars par année à compter de 1999.Dans sa présentation, M.Bourque a souligné que parmi les solutions fiscales que le gouvernement devrait envisager pour donner un nouveau souffle à la métropole se trouve l’accès à un pourcentage de la taxe de vente.Depuis deux ans, M.Bourque a toujours rejeté cette mesure réclamée par l’ancienne administration.De plus, le maire de Montréal a souligné aux commissaires que le pacte fiscal est la priorité des priorités pour la métropole, aux prises avec des problèmes financiers d’envergure.Or, au cours de l’été, M.Bourque a affirmé à des citoyens de Rivière-des-Prairies, en présence de journalistes, que la priorité de l’administration était le prolongement de l’autoroute 25.Tous ces changements de direction font dire à André Lavallée que l’administration en place fait preuve «d’amateurisme».Mais M.Lavallée n’hésite pas non plus à blâmer les gouvernements du Québec et d’Ottawa pour le désarroi financier de Montréal.«La situation dans laquelle on se retrouve aujourd’hui est une conséquence directe de toute une série de politiques sectorielles: Québec a construit 400 kilomètres d’autoroutes autour de Montréal, la politique d’énergie du gouvernement fédéral, la politique ferroviaire, le dézonage agricole, les programmes de développement domiciliaire.Tout favorise l’étalement urbain», a-t-il indiqué.M.Lavallée ajoute d’ailleurs «que dans toutes les annonces du ministre de la métropole, la plus importante, celle que l’on attend depuis longtemps, celle d’une aide directe à Montréal, une solution pour la fiscalité, est toujours absente».L’opposition officielle de Montréal déposera mardi prochain son mémoire devant la Commission sur la fiscalité et y proposera que Québec consente à Montréal une part de la taxe de vente provinciale.E N R E F ?LE SITE DES REGIONS (PC) — La Maison des régions du Québec, un organisme de promotion des produits québécois, possède maintenant son site sur Internet.Ce site offre quelque 5000 pages d’information sur le potentiel économique des régions du Québec et ce, en français, en anglais et en espagnol.On veut ainsi répondre aux besoins des entreprises et des investisseurs à l’heure de la mondialisation des marchés.À la découverte de soi Les plaisirs de l'âge l I avec Jocelyne Drolet, psychosociologue (Gestalt) et Claude Gendreau sociologue et psychothérapeute ?Dates: les lundis 30 septembre, 7,14, 21 et 28 octobre, I9h à 22h Durée: 15 heures -y» Coût: 110$ par personne Inscription : avant le 20 septembre avec Monique Tremblay, psychologue ?Dates: les lundis 30 septembre, 7, 21,28 octobre, 4 et II novembre de 9h30 à I2h Durée: 18 heures Coût: DOS par personne •ïÿaz- Inscription avant le 20 septembre «(514) 524-3561 POSTE 40f ENTRE MOI ET L’AUTRE 4e secondaire Cahier, 176 pages 13,90$ Corrigé, 176 pages 40,00$ Luc Woodbury Le cours d’enseignement moral veut faire de l’élève un être responsable (capable d’accepter et de subir les conséquences de ses actes).Cette destination peut ne pas lui convenir maintenant.Il aura au moins alors dans ses bagages, quand il sera prêt à partir, ce qu’il faut pour réussir le voyage.GUÉRIN, éditeur Itée 4501, rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Téléphone: (514) 842-3481 .Télécopieur: (514) 842-4923 Les meilleurs vêtements de voyage et d’aventure au monde La jupe d’excursion : disponible en kaki, marine ou rouge; 95 S Ils sont conçus pour vous procurer le confort, la facilité d’entretien, la durabilité et la sécurité, mais surtout une allure formidable.Nos « durs qui durent» ont des poches secrètes et des poches sécuritaires munies de fermoirs en Velcro ainsi que des instructions d’entretien qui ne vous laisseront jamais tomber alors « Faites-leur la vie dure ! » Ti Iley Endurables 158, ave.Laurier ouest 272-7791 TÉLÉPHONEZ POUR OBTENIR GMTITnMIST UN CATALOGUE DE COMMANDE POSTALE \ 1-800-465-4249 y PHYSIQUE 301 Une approche structurée Optique, ondes et physique moderne 278 pages 23,95 $ Sylvie Asselin.Safinaz Calamawy, Michel Destroismaisons, Pierre Issid, Pierre Morin Un manuel pour les étudiants et les étudiantes Les textes et les figures sont agencés pour faciliter l’utilisation du manuel: les figures sont toujours placées en regard du texte qui s’y réfère ou dans la même page.Tout au long d’un module, de nombreux exemples illustrent l’application des notions théoriques.et les objectifs pédagogiques, dont la liste apparaît à la fin du module, aident les étudiants et les étudiantes à faire une synthèse des éléments importants et à vérifier par eux-mêmes s’ils ont été atteints.GUÉRIN, éditeur Itée 4501, rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Téléphone: (514) 842-3481 ï Télécopieur: (514) 842-4923 Boucher ~ Charcutier ~ Pâtissier ~ Traiteur Avec Anjou Québec et la restauration chez-soi la rentrée n’est plus une corvée ~ Le velouté de volaille à l’estragon et ses quenelles gourmandes ~ ~ Les cuisses de grenouilles Tempura et la vinaigrette tiède aux aromates ~ ~ Le Duo de rognons et ris de veau au Vermouth ~ ~ La mousse au chocolat mi-amer ~ Les petits fours sucrés «Prestige» ~ Notre qualité fait notre renommée \$i\ \ À/ .X\ 1025 Laurier Ouest S ^ ï Tél: 272-4065-4086 I W fp t i ' A 4 I.Y I) K V 0 I I! .L E V K N I) lî K I) I I :î S Y I> T Y.\| |{ R Y | Bouchard se rend aiix Etats-Unis pour aller promouvoir la souveraineté.C’est un pays libre et chacun est libre de se : rendre aux Etats-Unis avec le passeport canadien».La ministre du Patrimoine a également formulé une pe-tjte suggestion à l’intention de Lucien Bouchard et à ses ministres, leur proposant de respecter leurs engagements en ce qui a trait à l’économie plutôt que de demeurer obsédés par la question linguistique.Le CP enterre son projet immobilier à Outremont SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Le Canadien Pacifique vient de mettre un terme au projet qu’il avait conçu pour transformer la cour de triage qu’il exploite à Outremont en un vaste complexe immobilier qui aurait combiné unités résidentielles et espaces à bureaux.Président de Chemin de fer Saint-Laurent et Hudson, une filiale du CP, Jacques Côté a indiqué que la mise au rancart du projet était devenue inévitable lorsque les autorités municipales avaient exigé une soustraction importante au nombre d’unités prévues.Selon les explications de M.Côté, «la taille souhaitée par la municipalité d’Outremont n’aurait pas permis de rentabiliser le projet.» Dans la foulée, le président de Chemin de fer Saint-Laurent a tenu à rappeler que c’est la municipalité d’Outremont, alors que Jerôme Choquette en était le maire, qui avait demandé au CP de transformer la cour de triage en un complexe immobilier.Cette aventure étant close, le CP entend redonner aux terrains qu’elle possède en cet endroit sa vocation d’origine, soit le ferroviaire évidemment.Ainsi que l’a confié M.Côté, on entend exploiter au maximum les infrastructures existantes afin d’établir à 80 % minimum, au lieu du 20 % actuel, la capacité de production de l’endroit.Le maire d’Outremont, Jérôme Unterberg, a expliqué que l’échec du projet caressé par le CP découlait davantage de l’état moribond dans lequel est plongé l’immobilier depuis des années que de tout autre facteur.Le nombre d’unités prévues par le CP n’aurait eu pour effet que de fragiliser le marché immobilier des environs.Bref, l’offre aurait excédé de beaucoup la demande.«A mon avis, a poursuivi le maire d’Outremont, les gens du CP ont fini par réaliser que leur projet n’était pas viable.Car il ne faut pas oublier que dans le cas qui nous occupe, s’ils veulent construire leur projet rien ne les empêche d’aller de l’avant».On se rappellera qu’au printemps dernier, les autorités municipales avaient rejeté sans l’ombre d’un doute le projet du CP une semaine après que cette dernière eut exigé une réponse à leur requête.Cela étant, M.Côté a indiqué que le projet Glenn, un projet immobilier pour les terrains que le CP possède à Westmount et à Montréal, poursuivait son bonhomme de chemin.En fait, si la partie Montréal avance, la partie Westmount bât de l’aile.Dans ce cas, il faut savoir que 70 % de la bande de terrains contigus que le CP possède en cet endroit sont situés à Montréal, le reste étant à Westmount.Vie sur Mars: rien de concluant \\Tashington (AFP) — Aucune VV preuve «concluante» d’une éventuelle forme de vie sur Mars n’a encore été découverte par l’équipe qui avait annoncé en août avoir «probablement» détecté une ancienne activité biologique dans une météorite de la planète rouge, a indiqué hier à Washington un responsable de l’agence spatiale américaine (NASA), David McKay.«Nous n’avons pas assez de preuves pour conclure» qu’il y a eu une vie sur Mars, a souligné M.McKay, un des auteurs de l’étude, chargé au centre spatial Johnson (Texas) de l’exploration du système solaire et des sciences de la Terre.Selon lui, il faudra encore «un à deux ans» avant d’avoir une réponse définitive à partir de l’examen de la météorite Allan Hills 84001, tombée dans l’An-tarctique il y a 13 000 ans.L’administrateur de l’agence spatiale, Daniel Goldin, avait annoncé début août que «la NASA avait fait une découverte surprenante tendant à indiquer qu’une forme primitive de vie microscopique a pu exister sur Mars» il y a 3,6 milliards d’années.Mais les auteurs de l’étude avaient eux-mêmes parlé seulement de «faisceaux de preuves», «ensemble» de phénomènes allant dans cette direction, «interprétation raisonnable».Témoignant à la Chambre des représentants devant la sous-commis-sion de l’espace et de l’aéronautique, M.McKay a souligné que les scientifiques qui ont fait part de leur scepticisme à la suite de l’annonce de la NASA «n’ont pas mis en doute les résultats purement scientifiques de l’étude, mais leur interprétation».Le professeur Richard Zare, de l’Université Stanford (Californie), qui a participé à l’étude de la météorite Allan Hills, a reconnu pour sa part qu’on ne pourrait être sûr de rien «tant qu’on n’irait pas sur Mars pour en ramener des échantillons», soit au moins «dix ans».11 s’est refusé à se prononcer sur la possibilité de confirmer la présen- ce d’une vie passée sur la planète rouge à partir de l’examen des onze autres météorites de Mars découvertes sur Terre.Les sondes américaines Viking avaient mis en évidence il y a vingt ans que tous les éléments essentiels à la vie sur Terre — carbone, azote, hydrogène, oxygène, phosphore — se trouvaient sur la planète rouge.Les sondes avaient également confirmé la présence d’eau sous forme de vapeur et de glace.Le Pr Zare a estimé que malgré les conditions climatiques extrêmes régnant sur Mars, rien ne permettait d’éliminer la possibilité de la présence d’une forme de vie à l’heure actuelle.«Des chercheurs ont récemment trouvé des formes de vie dans des rochers de l’Antarc-tique» et des micro-organismes ont déjà été découverts dans des zones où sévissaient une chaleur très importante ou des pressions extrêmement fortes, comme au fond des océans.ROUX «Un fervent défenseur d’un système fédéral souple» SUITE DE LA PAGE 1 tés politiques concernées.Quant à ses déclarations ou à ses prises de position politiques passées, le nouveau lieutenant-gouverneur déclare ne rien regretter, mais il compte demeurer impartial au cours de «quelque débat partisan que ce soit».Il dit demeurer, par ailleurs, «un fervent défenseur d’un système fédéral souple qui continuera de croire en l’avenir du Canada».M.Roux a toutefois refusé de se prononcer sur l’attitude qu’il adopterait dans l’éventualité d’une loi proclamant l’indépendance du Québec, prétextant qu’il s’agissait là d’une question purement hypothétique.En affirmant vouloir éviter «un premier affrontement avec le gouvernement québécois», il n’a pas voulu commenter non plus l’absence de drapeau canadien lors de sa cérémonie d’assermentation.Un peu plus tôt hier matin, le premier ministre Lucien Bouchard, visiblement renfrogné lors de la cérémonie d’assermentation en après-midi, avait donné le ton à la journée en qualifiant d’un peu désuet le rôle du lieutenant-gouverneur du Québec.«Il a été accepté comme tel par tous ceux qui ont tenu cette fonction.M.Roux a accepté de jouer ce rôle, j’espère qu’il s’y tiendra.» Le vice-premier ministre Bernard Landry a pour sa part rappelé le caractère hautement symbolique du nouveau rôle que s’apprête à jouer Jean-Louis Roux.Il espère lui aussi que le comédien et sénateur s’en tiendra à un personnage effacé: «Voir un grand comédien passer à la bouffonnerie serait une tragédie.» Le représentant du gouvernement fédéral à la cérémonie d’assermentation était le ministre du Conseil du trésor canadien, Marcel Massé.Pressé de questions par les journalistes, il a également décrit la fonction de M.Roux comme étant «essentiellement symbolique».Ce à quoi le nouveau lieutenant-gouverneur a répliqué en conférence de presse: «N’en déplaise à M.Massé, je ne crois pas que mon travail soit uniquement symbolique.» Le mois dernier, la nomination de Jean-Louis Roux par le premier ministre Jean Chrétien avait déjà été mal accueillie par le gouvernement québécois.Le premier ministre Lucien Bouchard avait alors fait savoir que le Québec n’avait pas été consulté, comme c’est habituellement le cas lors de pareilles nominations, et que M.Roux avait tenu des propos très durs au sujet des souverainistes lors de la dernière campagne référendaire.Le remplaçant de Martial Asselin recevra un salaire annuel de 92 200 $ et devra payer de l’impôt.Jean-Louis Roux accède à ses nouvelles fonctions au terme d’une longue carrière de comédien à la scène et la télévision.Il avait été nommé sénateur en 1994 par le premier ministre Jean Chrétien.Il terminera sa carrière à la scène au cours des prochains mois en participant à des pièces de théâtre qui le mèneront de Montréal à Saint-Boniface, en passaqt par Hull.Il a précisé hier qu’il versera ses cachets à l’École nationale de théâtre, au TNM et à Jeunesse Canada Monde.MENACES Mobilisation américaine SUITE DE LA PAGE 1 Aziz, a adressé dans la journée une sévère mise en garde au Koweït en lui enjoignant de ne pas servir de base à une nouvelle attaque américaine.«Nous considérerions un tel comportement de la part du régime koweïtien comme une agression flagrante contre l’Irak et comme un acte de guerre contre l’État irakien», a-t-il dit dans un communiqué.Clinton accentue la pression Par ailleurs, fort du soutien d’une énorme majorité des Américains, le président Bill Clinton a encore accru la pression hier sur le leader irakien Saddam Hussein.M.Clinton, qui faisait étape dans la petite ville californienne de Rancho Cucamonga dans le cadre d’une tournée électorale de trois jours, a en effet lancé un nouvel avertissement sévère au régime de Bagdad, alors même que le Pentagone intensifiait ses préparatifs en vue d’une éventuelle action militaire contre l’Irak, qui serait donc la troisième depuis le 3 septembre.«Nous ne pouvons pas autoriser quiconque où que ce soit à croire qu’il n’est pas tenu de respecter les normes de conduite civilisée», a dit M.Clinton devant plusieurs milliers de sympathisants venus l’écouter sur le campus de l’université Chaffey de Rancho Cucamonga.«Je répète donc que je ne veux pas m’engager dans une guerre de mots avec Saddam Hussein mais que nous allons faire tout ce qu’il faut pour l’empêcher de menacer ses voisins, de menacer nos pilotes, et nous allons faire respecter les zones d’exclusion aérienne» instaurées par les Alliés au-dessus du nord et du sud de l’Irak, a-t-il poursuivi.Dans le même temps, les États-Unis prenaient trois mesures supplémentaires qui accréditent l’idée d’une action prochaine: deux unités de missiles antimissiles Patriot étaient mises en état d’alerte sur une base du Texas pour un possible déploiement dans la région du Golfe, le porte-avions USS Enterprise recevait l’ordre de quitter l’Adriatique pour se rendre éventuellement dans cette région et, enfin, huit avions furtifs (Stealth) F-117 décollaient d’une base du Nouveau-Mexique pour le Golfe.M.Clinton avait lancé la veille à Sun City un avertissement quasiment identique à l’Irak dans des circonstances similaires, c’est-à-dire lors d’un discours électoral devant plusieurs milliers de personnes.Dans les deux cas, ses propos très fermes ont déclenché une ovation nourrie de la part du public, ce qui semble montrer qu’il ne déplairait pas aux Américains d’en découdre une fois de plus avec celui qui, depuis la guerre du Golfe de 1991, fait figure d’ennemi numéro un de l’Amérique.Cette impression est d’ailleurs confirmée par un sondage réalisé entre samedi et mardi dernier et dont les résultats ont été publiés hier par le Los Angeles Times.Approbation massive Selon cette enquête, 68 % des Américains approuvent les deux tirs de missiles de croisière effectués les 3 et 4 septembre par les États-Unis contre les batteries de DCA irakiennes dans le sud de l’Irak, 22 % seulement les désapprouvent.En outre, près de dix jours après ces deux salves de missiles, 58 % des Américains seraient satisfaits de l’atti- tude d’ensemble de M.Clinton face à Bagdad.Le fait que le président ait, pour la deuxième journée consécutive, abordé ce sujet dans des discours électoraux prouve que la Maison-Blanche — qui fait effectuer des sondages quotidiens sur tous les sujets d'actualité — est convaincue que la crise joue en sa faveur.Aux républicains qui, à l’instar de l’ancien secrétaire d’État James Baker, accusent M.Clinton d’une «absence de leadership» dans cette crise, le porte-parole de la Maison-Blanche, Michael McCurry, a répliqué en Californie qu’«il incombe à ceux qui contestent [sa politique] de dire ce qu’ils feraient».Il a aussi qualifié l’attitude très ferme adoptée par M.Clinton de «prudente et mesurée».Dans une déposition devant une commission sénatoriale, M.Baker, qui dirigeait la diplomatie américaine à l’épqque de la guerre du Golfe, a notamment estimé que les Etats-Unis devraient frapper des cibles dans Bagdad et dans les alentours, ainsi que des unités de la garde républicaine irakienne situées au nord du 36' parallèle.Én privé, les conseillers de M.Clinton accompagnant le président en Californie se montraient très sûrs d’eux, se disant certains que cette controverse naissante sur l’Irak ne parviendrait pas à donner un nouveau souffle à la campagne du candidat républicain à la Maison-Blanche, Bob Dole, actuellement en perdition.A moins de huit semaines de l’élection présidentielle du 5 novembre, le sondage du Los Angeles Times donne ainsi à M.Clinton une avance de 17 points sur son rival (54 % des intentions de vote contre 37 %), alors que le baromètre du quotidien USA Today reste au beau fixe pour le président, puisqu’il donne un écart stable à 21 points.% BORDEAUX «Moi, la dernière fois que fai joué la comédie, c'était devant un juge» SUITE DE LA PAGE 1 •' La chanteuse Marie Philippe et trois comédiens, Ityne Rottier, Pierre Rivard, Jean-Pierre Bourassa, ont Tu droit à tous les égards hier lors de l’émission dont le thème est «Liberté, espace, création».Une haie d’hon-aeur a salué leur entrée en studio où, avant de présenter trois contes monologués de Léo Lévesque, ils ont fté bombardés de questions par les animateurs-prisonniers.De vraies colles, écrites à l’avance, apprises par cœur pour certains.«Moi, la dernière fois que j’ai joué la comédie, c’était devant un juge [.].Vous, les artistes comédiens, on vous paie pour jouer la comédie.Nous, détenus comédiens, on paie pour avoir joué la comédie.'Où est la justice dans tout ça?» D’autres voulaient savoir s’il fallait être bon menteur pour être un bon acteur.Un autre encore, au teint foncé, a apostrophé Marie Philippe en ces termes: «On m’a dit que tu as une tendresse particulière pour les chevaux.Or, on ne peut pas aimer les chevaux sans aimer tes Arabes!» Il y est ensuite allé d’une chanson de son cru, en français, mais dont le rythme endiablé évoquait davantage le souk que le fin fond de la prison sur les rives de la rivière des Prairies où il a échoué.Chaque réponse, chaque silence même d’une comédienne décontenancée ont été salués d’une salve d’applaudissements.Puis vinrent les monologues, ceux de Léo Lévesque.L’auteur n’y était pas, comme il n’était pas à La Licorne où ses contes ont été joués en décembre dernier.Léo Lévesque était hier au pénitencier de Sainte-Anne-des-Plaines, là où il écrit ses contes coup-de-poing, réunis sous le nom Le Chant d’Amaryllis.«J’écris environ cinq heures par jour.Les autres prisonniers me respectent mais ne comprennent pas trop l’univers qui m’habite», a-t-il confié plus tôt cette semaine par téléphone.Les relations publiques depuis un pénitencier ne sont pas aisées.La ligne du téléphone public mis à la disposition des prisonniers se coupe au bout de vingt minutes pour permettre à leurs interlocuteurs de mettre fin a la conversation s’ils le veulent.De ce téléphone public particulier, donc, Léo Lé- vesque oscillait entre le bonheur total et la plus grande détresse.«C’est comme si j’accouchais et qu’on m’empêchait de voir mon bébé», déplorait-il, faisant allusion à ce Chant d’Amaryllis que 300 détenus de Bordeaux ont pu voir en circuit fermé, mais pas lui.Le nuage passe, puis il évoque la possibilité d’une libération conditionnelle en novembre.«Le musée Poin-te-à-Callière présentera mes contes sous peu, ils seront aussi joués à Chambly et un réalisateur de cinéma s’est même montré intéressé.Mais moi, je vise surtout les cégeps parce que mon but, c’est de faire de la prévention contre la drogue, la prostitution.» Léo Lévesque a 49 ans mais il préfère que l’on dise 50 ans.«Combien de temps j’ai passé en prison?Je n’ai pas compté les années, je sais pas, ça doit bien faire 15 ou 18 ans.’.» G., qui était hier dans le studio des Souverains anonymes, les a comptés un à un, lui, ses jours à Bordeaux: «Dix ans et vingt jours en dedans pour avoir mordu un infirmier.» Il est séropositif.«Ça n’a pas aidé qu’un tabloïd en fasse un gros titre», se plaignait-il hier.Hier, jour de ses 35 ans, c’était sa dernière journée à Bordeaux, et à l’image des prisonniers présents en studio, il assistait pour la première fois à une représentation théâtrale.«Il fallait bien que je sois ici pour voir ça!» Les contes d’hier ont raconté la triste fin d’Isa dont le père, injustement accusé par sa conjointe, s’est retrouvé au pénitencier; puis l’existence de Ti-Bob, violé par un voisin de cellule; puis celle d’un ex-détenu retourné en taule pour n’avoir pas su respecter son heure de retour à la maison de transition, retardé par un coup de foudre.Ce que Léo Lévesque a raté?Un auditoire silencieux pendant l’heure qu’a duré le spectacle, puis en délire une fois le dernier mot prononcé.Plusieurs ont couru les autographes, tous ont fait la bise à Marie Philippe.C’est entre autres cela que vous n’entendrez pas ce mercredi à 18h30, sur les ondes de CIBL, tout comme vous ne verrez pas le travail efficace et discret de Mohamed Lotfi, à qui revient l’initiative de l’émission Souverains anonymes.LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 À 17H00 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE, MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514)985 3333 ‘i DEVOIR e ’Nformabomr HTA 3 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS (514)985 3344 ANNONCES CLASSÉES (514)985 3344 PUBLICITÉ (514)985-3399/ télécopieur (514) 985 3390 NUMÉRO SANS FRAIS 1 800 363 0305 .Ourbecw (.«Salle.7743 de Bourdeau.dnrmon de Imprimer»-.lis aiaéros ill télépioae siivaats soit valables pou le senrici de livraison par camelot et poir iis abonnemeils poslan.SERVICE DES ABONNEMENTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 A 16H30 Montréal (514) 985-3355 / télécopieur (514) 985-3390 Extérieur (sam frais) 1 800 463-7559 rit-Jacque*.Montréal.l.'Aicn me général: (514) 9X53333: t (514) (514) J
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