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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1997-02-07, Collections de BAnQ.

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LEDEVO PERSPECTIVES Haute voltige ministérielle Mercredi, le ministre des Affaires étrangères Lloyd Axworthy a prononcé un important discours sur les droits de l’homme et la politique étrangère canadienne.Le ministre a justifié la double décision de son gouvernement de dénoncer les violations des droits de l’homme tout en commerçant avec les bourreaux.Dans un monde où les économies occidentales tentent de trouver de nouveaux marchés pour relancer leur croissance, lier le commerce au respect des droits de l’homme est un exercice de haute voltige.M.Axworthy a tenté de relever le défi.S’adressant aux représentants des organisations non gouvernementales réunis à Ottawa dans le cadre de consultations avant l’ouverture prochaine des travaux de la Commission des droits de l’homme de l’ONU, le ministre a souligné que la défense des droits humains «est un trait fondamental des valeurs et de l’identité canadiennes» et «un élément crucial» de la politique étrangère du pays.Partout où le Canada dispose d’une tribune, a dit le ministre, il tente «d’exercer des pressions et de rallier un consensus international» sur le respect de ces droits.Cette méthode exclut toutefois de rompre complètement les ponts avec les bourreaux.Le Canada ne croit pas à l’isolement complet.«Notre politique est basée sur notre conviction que le dialogue et l’incitation, plutôt que l’isolement, représentent généralement les moyens les plus efficaces d'influencer les gouvernements, a-t-il dit.En d’autres termes, nous préférons parler aux gens plutôt que de leur faire la leçon ou de médire d’eux.» C’est ce qu’Ottawa fait dans le cas de la Chine comme dans celui de Cuba.Dans son discours, le ministre n’en a pas moins souligné les efforts du Canada pour rappeler à ceux qui violent impunément les droits de l’homme qu’ils ont des obligations à respecter en vertu des traités mais aussi comme membres de la communauté internationale.Ainsi, le gouvernement canadien a été à l’avant-garde des pays membres du Commonwealth pour l’élaboration d’une stratégie commune envers le Nigeria, dont les dirigeants ont fait pendre des militants des droits de l’homme.Cette stratégie a échoué par la faute des autres membres du Commonwealth, qui ne voulaient pas suivre.Dans le cas de la Birmanie, M.Axworthy a haussé le ton là où son prédécesseur André Ouellet avait détourné les yeux.Ottawa pilote aussi le renforcement des législations visant à interdire le travail des enfants.Enfin, le Canada appuie une multitude d’ONG qui, sur le terrain, font un travail remarquable et dont l’action crée «une dynamique interne du changement».Le ministre a toutefois reconnu que Y «aspect le plus délicat de nos activités bilatérales est sans doute la relation entre commerce et droits» de l’homme.Il a souligné que si «le commerce, en soi, ne favorise pas la démocratisation ou le respect des droits [.], il ouvre des portes.[.] À mesure que les pays fermés s’adonnent au commerce, ils sont de plus en plus fortement incités à respecter la primauté du droit».Cette position est d’ailleurs celle exprimée l’an dernier par le secrétaire général d’Amnistie internationale, Pierre Sané, lors d’une allocution prononcée à Montréal.Le poids des investissements, disait en substance M.Sané, peut être utilisé pour protéger les droits de l’homme.Mais M.Axworthy n’est pas dupe.«Nous constatons que notre capacité d’instaurer des changement peut être limitée et que nos efforts se heurtent parfois à la résistance de pays qui y voient une ingérence dans leurs affaires.» Malgré la rhétorique du ministre, force est de constater que le Canada ne fait pas mieux que ses alliés occidentaux.Il,ne fait pas pire non plus.Copime les membres d’Équipe Canada, tous les chefs d’Etat européens qui se précipitent à Pékin depuis les événements de Tiananmen en 1989 prononcent leurs petites phrases sur la nécessité de respecter les droits de l’homme mais ne manquent pas une seconde pour vendre leur camelote: avions de transport civil, usines clefs en main et autres barrages hydroélectriques sont offerts avec enthousiasme.Les Européens, comme les Canadiens, accueillent avec tous les honneurs les dirigeants chinois et ravalent leurs remontrances humanitaires au moment de la signature des contrats.Ainsi, le premier ministre Li Peng, en visite à Paris l’an dernier, a reçu un traitement royal et a même obtenu que son homologue, Alain Juppé, ne prononce pas le toast prévu par le protocole, qui évoquait la situation des droits de l’homme.Quelques heures plus tard, les deux hommes signaient dans la bonne humeur un contrat d’achat d’avions Airbus d’une valeur de deux milliards de dollars.La stratégie du Canada en matière de respect des droits de l’homme «est évolutive et non coercitive», a dit le ministre.Elle se déroule le plus souvent en privé et, a précisé M.Axworthy, elle produit parfois certains résultats.Force est de constater qu’ils ne sont guère spectaculaires mais qu’ils donnent bonne conscience au gouvernement.Malgré sa rhétorique, le Canada ne fait pas mieux que ses alliés occidentaux Joc ely n Couion ?MÉTÉO Montréal Dégagement le matin.Max:-4 Min:-11 Québec Nuageux le matin puis dégagement Max: -8 Min: -12 Détails, page B 9 I N Agenda.B 7 Annonces.A 6 Avis publics.B 6 Bourse.A 6 Culture.B 8 Économie.A 7 Éditorial.A 8 D E X Idées.A 9 Le monde.A 5 Les sports.B 6 Montréal.A 3 Mots croisés.A 6 Politique.A4 Télévision.B 6 MONTRÉAL Vision Montréal perd un autre joueur, page A 3 ?POLITIQUE Landry maintient le cap sur le déficit zéro, page A 4 .ÉCONOMIE Olco achète les stations-service Calex, page A 7 Québec laisse tomber le Cosmodôme La faillite du musée de l’espace de Laval semble inévitable MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Même si le ministre d’Etat à la métropole Serge Ménard continue de faire pression en faveur du dossier du Cosmodôme de Laval au cabinet Bouchard, le gouvernement québécois n’a plus de fonds disponibles pour venir en aide au musée lavallois, qui doit plus de 31 millions de dollars à 290 créanciers.En outre, le ministre Ménard se retrouve passablement seul en ce moment pour défendre une participation de Québec, une idée qui ne reçoit guère d’appuis au gouvernement, notamment au sein de la députation péquiste de Laval (Joseph Facal, Lyse Leduc et David Cliche).Au cabinet du ministre Ménard, on dit travailler en fonction d’un échéancier court fia date limite est fixée au 15 février) pour trouver une solution, et on se contente de répéter qu’il ne saurait être question de «mettre de l’argent dans le Cosmodôme tant qu’il n’y aura pas une implication du secteur privé.L’industrie aérospatiale montréalaise est un des chefs de file mondiaux, il faudrait peut-être qu’elle fasse sa part», a indiqué le porte-parole du ministère, Simon Lacroix.Les appels que le ministre Ménard a lancés au secteur privé à plusieurs reprises sont toutefois restés sans réponse.La participation financière du gouvernement fédéral ne serait pas encore acquise non plus.Au cabinet du ministre des Affaires municipales Rémy Trudel, on souligne également que les tiroirs sont à sec.On a cru un instant que le Cosmodôme pourrait profiter du nouveau programme d’infrastructures du gouvernement fédéral, mais il n’en est rien puisque ces investissements doivent viser de nouvelles installations ou constructions, ce qui n’est certes pas le cas du Cosmodôme.«Je comprends très bien que les différents paliers de gouvernement, aux prises avec des programmes de réduction de dépenses majeurs, aient certaines hésitations avant de mettre une trentaine de millions supplémentaires dans une opération semblable», note le syndic Jean Robillard, de la firme VOIR PAGE A 10: COSMODÔME OTAN Un pas de plus vers l’ouverture à l’Est Les USA laissent la porte ouverte à un sommet à cinq CHRISTIAN CHAISE AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Les États-Unis ont laissé la porte ouverte hier à un sommet à cinq sur les relations entre l’OTAN et la Russie, mais continuaient de manifester de fortes réserves sur l’utilité de cette proposition franco-allemande.La Maison-Blanche s’est engagée à «examiner plus en détail» cette idée, alors même que le premier ministre russe, Viktor Chernomyrdine, entamait à Washington des entretiens avec le vice-président américain, Al Gore, qui seront dominés par cette question du prochain élargissement de l’OTAN et des relations de l’Alliance avec la Russie.«Nous voudrions en savoir beaucoup plus sur cette proposition», a commenté le porte-parole de M.Clinton, Michael McCurry, dont les propos tranchaient toutefois avec les critiques émises la veille, par son collègue du département d’État, Nicholas Burns.L’idée franco-allemande vise à réunir l’Allemagne, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Russie en avril à Paris, avant le sommet de l’OTAN des 8 et 9 juillet à Madrid qui choisira les premiers pays d’Europe centrale invités à adhérer à l’Alliance.Moscou, qui reste opposé à cet élargissement de l’OTAN à certains de ses anciens satellites, a exprimé son soutien à l’initiative franco-allemande.Mais celle-ci a, en revanche, suscité des réactions négatives de la part de nombreux autres membres de l’OTAN VOIR PAGE A 10: OTAN Le Zaïre s’enfonce dans la guerre -Mr CORINNE DUFKA REUTERS —JT’ ***' ‘Æ , V.**Sjfc:" ' V mim m 5000 HOMMES, faisant partie des troupes rebelles de l’Alliance démocratique pour la libération du Congo Zaïre, ont paradé hier dans les rues de Goma, dans l’est du Zaïre.Ils vont rejoindre l’un des quatre fronts où ils combattront les troupes du général Mobutu.La guerre civile est donc bien installée dans ce pays et les rebelles annoncent chaque jour la prise de nouveaux territoires.«4 Réforme Marois Les écoles ont bien hâte de se prendre en main On y voit une source de renouveau et de motivation PAUL CA^tJCHON LE DEVOIR Des pouvoirs accrus qui seront assortis d’obligations De quels nouveaux pouvoirs l’école a-t-elle besoin, et qu’en fera-t-elle?C’est la question à cent dollars (ou à 700 millions.) que plusieurs se posent au lendemain de l’annonce de la réforme de l’éducation par Pauline Marois.Parmi les sept grandes priorités annoncées par la ministre mardi, plusieurs frappent l’imagination, mais à long terme, c’est peut-être l’objectif de «donner plus d’autonomie à l’école» qui pourrait transformer le plus en profondeur le système scolaire.Car selon les choix effectués par la ministre, l’école pourrait être capable de décider elle-même d’adapter les programmes, de les enrichir, d’offrir plus ou moins de spécialistes, de décider du genre d’examens, de décider du calendrier scolaire, de modifier le nombre d’élèves par classes.Pour le moment, on ne sait pas encore très bien où tout cela commence et où tout cela finit.Les pouvoirs accrus de l’école seront définis lors de la présentation d’un avant-projet de loi au printemps, qui sera soumis à la discussion publique.«Ces pouvoirs accrus seront assortis d’obligations, entre autres en matière d’encadrement des élèves et d’évaluation institutionnelle», écrivait la ministre.Le ministère voudra donc baliser ces nouveaux pouvoirs, bien sûr.VOIR PAGE A 10: ÉCOLE Jeanne la Pucelle à la Place des Arts Les Anglois n’ont rien à craindre de cette Joan of Arc Vers 17h30 aujourd’hui, si le plan de bataille se déroule comme prévu, la pucelle d’Orléans, chevauchant son fier destrier, entourée d’une garde personnelle de policiers de la CUM, déboulera la rue Sainte-Catherine jusque dans les bras de son roi Charles VII, au pied de l’esplanade de la Place des Arts.Soufflez, olifants! Jeanne arrive en ville.Mais les Anglois, cette fois, n’ont rien à craindre.Cette Jeanne québécoise est d’abord une Joan Of Arc.SYLVAIN Le drame musical Jeanne la Pucelle prend l’affiche ce soir au théâtre Maisonneuve de la PdA.Judith Bérard, la Cristal de Starma-nia, incarnera Jeanne, et la vedette populaire René Simard campera le roi Charles VIL La première médiatique n’aura lieu que mercredi prochain pour la version française, et le lendemain pour l’anglaise.Pas une minute trop tôt.Finalement, on saura si la «route vers Broadway» sera pavée d’or ou d’embûches.C’est après tout ce que répète ad nauseam la pub télévisée depuis des mois: Jeanne la Pucelle est «en route vers Broadway».Il y a comme un zeste de fait accompli dans l’énoncé.CORMIER Une confiance un peu arrogante, à l’américaine.La question se pose.Ira-t-on voir griller Jeanne parce qu’on s’attend à la voir enflammer Broadway?Ëst-ce le pur fantasme du producteur associé Guy Cloutier, l’homme aux flashs grandioses?Ou alors s’agit-il seulement d’un réel potentiel justifié par quelques indices probants: la présence du metteur en scène Martin Charnin (qui dirigea la célèbre Annie à Manhattan) et l’expérience du producteur exécutif montréalais Allan Sandler?«There’s no wishful thinking at all», réplique Sandler sans équivoque au bout du cellulaire.«En fait, depuis mercredi, nous sommes certains qu’au moins un des COMMUNICATIONS COURVILLE Judith Bérard dans le rôle de Jeanne d’Arc.René Simard incarne le roi Charles VII dans le drame musical Jeanne la Pucelle qui prend l’affiche à partir de ce soir au théâtre Maisonneuve de la Place des Arts.VOIR PAGE A 10: JEANNE -h- 778313000689 A 2 I) E VO I 11, L !•: V IS N I) II !•: I) V E V R I E R I !) I) ES ACTUALITES Coup de pouce des notaires québécois à l’Ukraine Projet de coopération de 1,5 million parrainé par l’ACDI MARIE-ANDREE CHOUINARD LE DEVOIR Une poignée de main entre l’Ukraine et la Chambre des notaires du Québec a officiellement lancé hier un projet de restructuration des services de notariat dans l’ancienne république soviétique grâce à un coup de pouce — de plus d’un million et demi de dollars — gracieusement fourni par les notaires québécois.Entre autres choses, et grâce à la collaboration de notaires québécois dont l’expertise sera mise à contribution, le projet prévoit une profonde analyse de la législation ukrainienne reliée au notariat pour fins de modification, la mise en place à Kiev — la capitale — des bureaux du futur Ordre des notaires de l’Ukraine, la création d’un code de déontologie, d’un système disciplinaire et d’un système d’inscription des membres de la profession (féminins à 90 %!).Une subvention de 1,2 million de l’Agence canadienne de développement international (ACDI), des biens et services fournis par la Chambre des notaires d’une valeur de 400 000 $ ainsi que 300 000 $ additionnels provenant de l’Ordre des notaires ukrainiens permettront de concrétiser ce projet, d’une durée de 30 mois.Le bureau du directeur du projet — toujours inconnu mais dont le mandat débute dans un mois — sera à Montréal.«Ce projet de réforme de la pratique notariale vous donnera l’occasion de faire rayonner le savoir-faire canadien sur la scène internationale», a affirmé le ministre fédéral de la Coopération internationale et ministre responsable de la Francophonie, Don Boudria, aux notaires réunis.M.Boudria lançait ce projet, en ébullition depuis 1992, dans le cadre de la Semaine de développement international.«En permettant de créer des liens plus étroits entre nos deux pays, vous contribuez au renforcement de nos relations bilatérales, déjà enrichies par la présence [ici] de plus d’un million de Canadiens ayant des racines en Ukraine.» Par cette initiative, la Chambre des notaires du Québec compte non seulement solidifier les assises déjà établies en Ukraine dans la profession notariale mais aussi faciliter les efforts d’investissement d’ici à là-bas en précisant les structures juridiques.Le projet chapeauté par la Chambre répond aux exigences des programmes de coopération déjà en marche avec ce pays: appui à la transition vers une économie de marché, promotion de la vie démocratique et accroissement des liens commerciaux et d’investissement avec le pays.Indépendante depuis août 1991 — le Canada avait été le premier pays occidental à reconnaître l’indépendance de l’ex-république soviétique —, l’Ukraine nage depuis dans une situation économique plutôt terne (sa dette est évaluée à plus de quatre milliards de dollars).En octobre dernier, la société d’ingénierie et de construction SNC-Lava-lin avait conclu une entente avec un constructeur ukrainien pour la réalisation du International Trade Center, à Kiev, des travaux que l’on évaluait à 400 millions.avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Régie des alcools, des courses et des jeux Toute personne, société ou groupement de personnes visé à l’article 60 du Code de procédure civile (L.R.Q., c.C-25) peut, dans les quinze jours de la publication du présent avis, s’opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné, en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s’il y a eu opposition, dans les trente jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou cette intervention doit être accompagnée d’une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, Bureau 9.200, Montréal (Québec) H2Y1B6, Nom et adresse du requérant Nature de Endroit la demande d'exploitation PACHECO, Ana 2 Restaurants 6518, boul.Dossier: 1174-887 Restaurant pour vendre St-Laurent Noches de Tango Montréal 3088-1767 Permis 835, Jean 6518, boul.St- QUÉBEC INC.additionnel Talon Ouest Laurent Café Athène 1 Restaurant Montréal Montréal 835, Jean Talon pour vendre Dossier: 207-373 Ouest Montréal 903Ç-7095 Permis 931, Jean- Dossier: 1192-160 QUEBEC INC.additionnel Talon Ouest Restaurant Bar 1 Restaurant Montréal 902Q-7739 2 Restaurants 411, boul.Omonia pour vendre QUEBEC INC.pour vendre Curé- 931, Jean-Talon Restaurant dont 1 sur Labelle Ouest Karoun terrasse Laval Montréal 411, boul.Curé- Dossier: 212-316 Labelle TAVERNE G L INC.Bar G L 5480, Iberville Montréal Dossier: 294-470 90425331 CANADA INC.Restaurant Arahova 1425.rue Crescent Montréal Dossier 307-942 CORPORATION HÔTELIÈRE CANADIEN PACIFIQUE Le Reine Elizabeth 900.Boul.René- Lévesque Ouest Montréal Dossier: 310-326 Changement de catégorie de Brasserie à Bar 2 Restaurants pour vendre dont 1 sur terrasse 5480, Iberville Montréal 1425.rue Crescent Montréal Prolongation des heures d'exploitation de 03h00 a.m.à 04h00 a.m.dans les salons: Grand-Salon, Marquette, Jolliet.Galeries: 1 et 2, Pour la soirée du 1er au 2 mars 1997 (avec vente d'alcool) 900, Boul.René- Lévesque Ouest Montréal 170802 CANADA INC.Restaurant Nouveau Verdun (Cinquième Avenue) Enr.5001 S 5007, ave Verdun Verdun Dossier: 316-232 9044-9166 QUÉBEC INC.Press Box Continental Breakfeast 6656, boul.Décarie Montréal Dossier: 930-685 RIVARD.Jacques Bar O Garage 105 St-Charles Ouest Longueuil Dossier: 942-342 175685 CANADA INC.Café Acropolis Enr.104 C.boul.Desjardins Sainte-Thérese Dossier: 952-044 9015-0764 QUEBEC INC.Bistro St-Raymond 5001 & 5007, ave Changement de catégorie de Restaurant Verdun pour vendre à Verdun Bar 1 Bar 1 Bar Permis additionnel 1 Bar 6656, boul.Décarie Montréal 105, St-Charles Ouest Longueuil 104 C.boul.Desjardins Sainte-Thérèse 5659, ch.Uper-Lachine Montréal Dossier: 998-138 GROUPE OLLA INC.Scores Rôtisserie BBQ & Côtes Levées (PAT) 12995, Sherbrooke Est Montréal Dossier: 1021-468 RUBINO, Giuseppe Restaurant International Enr.4880, rue Charleroi Montréal-Nord Dossier: 1157-841 CITÉ DES ARTS ET DES NOUVELLES TECHNOLOGIES DE MONTRÉAL Cité des Arts et des Nouvelles Technologies de Montréal 85, rue St-Paul Ouest Montréal 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre Permis additionnel 1 Bar, changement de capacité du Restaurant pour vendre 12995, Sherbrooke Est Montréal 4880, rue Charleroi Montréal-Nord 85, rue St-Paul Ouest Montréal Laval Dossier: 1219-906 902Q-2698 3 Restaurants 132, boul.QUEBEC INC.pour vendre Ste-Rose Chez Phedimus dont 1 sur Laval 132, boul.Ste- terrasse Rose Laval Dossier: 1241-298 CHALIFOUX, 1 Restaurant 2432, Mont-André pour vendre Royal Est Café André Montréal 2432, Mont-Royal Est Montréal Dossier: 1390-434 9045-9405 1 Restaurant 141 B, boul.QUÉBEC INC.pour vendre de Mortagne Le Tire-Bouchon Boucherville 141 B.boul.de Mortagne Boucherville Dossier: 1390-533 9041-4111 1 Restaurant 4890, boul.QUÉBEC INC.pour vendre Taschereau Restaurant Bâton Greenfield Rouge Park 4890, boul.Taschereau Greenfield Park Dossier: 1390-566 3255336 CANADA 2 Bars avec INC.Amarcord II 1437, Crescent, (1er & 2ième étage) Montréal Dossier: 1391-085 ARCAND.Marius Brasserie aux Sports 600, rue Notre- Dame Lachine Dossier: 1391-549 BOUTIQUE DE SEXE ULTRAMAG INC.Studio Rêve et Fantasme 8.Ste-Catherine Est Montréal Dossier: 1391-630 2642-3483 QUEBEC INC Bar 5158, rue Jean- Talon Montréal Dossier: 1391-697 spectacles 1 Brasserie 1 Bar avec spectacles 1 Bar 1437, Crescent, (1er & 2ième étage) Montréal 600, rue Notre-Dame Lachine 8, Ste- Catherine Est Montréal 5158, rue Jean-Talon Montréal Addition 5659, ch.d’autorisation Uper-de spectacles Lachine dans 1 Bar Montréal Le président et directeur général Ghislain K.-Laflamme.avocat Causes d’agression sexuelle La Cour suprême relance le débat sur l’accès au dossier des victimes Le tribunal a maintenu la décision d’annuler une poursuite parce que le dossier que voulait consulter l’accusé a été détruit La Cour suprême du Canada soulevait un tollé en 1995 en permettant aux accusés d’agression sexuelle d’avoir accès, pour leur défense, aux dossiers thérapeutiques de leurs victimes.Une décision rendue hier risque de relancer la controverse.Cinq des neuf juges, tous des hommes, ont donné une interprétation très lâche du premier jugement, ce qui a provoqué un avis dissident bien senti des quatre autres juges, dont les deux seules femmes à siéger à la plus haute cour du pays.MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA La Cour suprême du Canada a décidé hier d’arrêter les procédures dans une cause d’agression sexuelle parce qu’un centre d’aide aux victimes de viol a détruit le dossier de la victime auquel l’accusé voulait avoir accès pour sa défense.Cette décision, qui a divisé la cour, relance la controverse provoquée en décembre 1995, quand le plus haut tribunal du pays avait décrété qu’un accusé pouvait, pour appuyer sa défense, obtenir la divulgation de certains dossiers thérapeutiques ou personnels détenus par des tiers.Pour rassurer les groupes de femmes et d’handicapés opposés à cette mesure, les juges avaient établi des règles que les magistrats devaient suivre avant d’autoriser la divulgation des documents visés.Au cœur de cette procédure figurait l’obligation pour l’accusé de démontrer qu’il y avait une «possibilité raisonnable que ces renseignements aient un lien logique et sérieux avec une des questions en litige ou l’habilité à témoigner d’un témoin».C’est cet aspect qui a été remis en question hier par une majorité de cinq juges masculins.Les faits sont les suivants.En 1993, une femme se rend au centre d’aide aux victimes d’agression sexuelle de Windsor afin de savoir comment porter plainte contre un homme qui, alors qu’il était son professeur dans les années 60, a eu des contacts sexuels avec elle.Elle a alors une longue conversation avec une tra- vailleuse sociale qui l’avertit que les notes qu’elle prend pourraient être portées devant la cour.La plaignante est d’accord.Quelques heures après, elle porte plainte à la police, une démarche qui sera suivie de déclarations et d’interrogatoires.Lors de l’enquête préliminaire, l’avocat de l’accusé indique qu’il veut avoir accès au dossier du centre.La plaignante, son avocat et le centre acceptent.Mais lorsque la cour émet son ordonnance, en 1994, c’est un dossier vide qu’elle reçoit car le centre a adopté, plusieurs mois plus tôt, une politique de destruction délibérée des dossiers afin de protéger la vie privée de ses clientes.Le juge du procès conclut que l’accusé se retrouve privé d’un élément utile à sa défense et, par conséquent, de son droit à un procès équitable et à une défense pleine et entière.Il décrète l’arrêt des procédures.Le juge John Sopinka, qui a écrit les motifs de la majorité des juges de la Cour suprême, ne met pas en doute le fait que le document en question était nécessaire à la défense de l’accusé.Comme le juge du procès, il pense que ces notes auraient pu faire la lumière sur la crédibilité ou la mémoire de la plaignante ou «aider la défense à préparer les question du contre-interrogatoire».Cause clé pour les médias La Cour suprême se penche sur la diffusion de l’image d’une personne photographiée à son insu MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le droit à la vie privée et à l’anonymat va-t-il jusqu’à interdire la diffusion de l’image d’une personne photographiée dans un lieu public?C’,est la question que le photographe Gilbert Duclos et les Editions Vice-Versa ont soumise à la Cour suprême du Canada et que celle-ci a accepté hier d’étudier.L’affaire dont la cour a été saisie oppose le photographe et l’éditeur à une jeune Montréalaise, Pascale-Claude Aubry.La jeune femme a été photographiée par M.Duclos en 1988 alors qu’elle était assise, pensive, devant un édifice.La photo a ensuite servi à illustrer un numéro du magazine diffusé à 800 exemplaires.Mme Aubry ignorait qu’on avait utilisé son image jusqu’à ce que des collègues de classe se moquent d’elle.Elle intente alors une action en dommages-intérêts contre le photographe pour atteinte à sa réputation, son honneur et sa vie privée.Elle invoque le fait qu’on a pris, publié et commercialisé son image sans son autorisation.Elle exige jusqu’à 10 000 $ de dommages.Elle a en partie eu gain de cause puisque la cour lui accorde 2000 $.Cette cause affecte directement les médias écrits, la télévision et les photographes car si les jugements des cours inférieures sont maintenus, la possibilité d’illustrer des reportages ou de rendre compte visuellement de la réalité quotidienne sera sévèrement restreinte.«R y a tellement de confusion depuis dans les salles de presse, chez les photographes, chez les caméramans, que personne ne sait plies ce qu’on a le droit de faire et de ne pas faire.Il faut absolument que ce jugement soit clarifié.Il était tellement restrictif.La définition qu’il donnait à la vie privée équivalait à transformer les lieux publics en zones privées pour les gens.La vie privée, c’est quand tu es chez toi.Mais quand tu es dans un lieu public, ce qui était le cas de la jeune fille, tu peux t’at- La Cour d’appel a statué que la publication sans autorisation de la photo d’une personne portait atteinte à son droit à l’anonymat tendre à te faire photographier.À preuve, les gens te regardent dans la rue quand tu le fais», a commenté le président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, Alain Saulnier.Plusieurs organes de presse ont pris cette affaire très au sérieux et ont accepté de s’associer aux deux appelants pour les aider légalement et financièrement.La Presse, La Gazette, Radio-Canada, TVA, Télé-Québec, Québécor et les Publications Transcontinental entendent poursuivre dans cette voie.Selon M.Saulnier, certains veulent, en plus de s’associer à la défense commune qui sera offerte, intervenir individuellement devant le plus haut tribunal du pays.La cour devra se pencher sur les principes établis par la Cour du Québec et par la Cour d’appel du Québec.Selon elles, le droit d’une personne à son image fait partie du droit à la vie privée.L’été dernier, la Cour d’appel indiquait que la publication sans autorisation de la photo d’une personne portait atteinte à son droit, entre autres, à l’anonymat et que la présence dans un lieu public n’équivalait pas à un consentement Les juges Louis LeBel et André Biraon ont précisé qu’il fallait faire une distinction entre un personnage public et un simple citoyen.Ils ont aussi ajouté qu’il ne pourrait y avoir violation si l’image de la personne était un «élément d’un ensemble comprenant des lieux et des personnes» et si cette personne m’aurait pas été l’objet principal de la photo.En pareil cas, son droit à la protection de sa vie privée aurait dû céder devant les exigences de la circulation d’une information socialement utile».Ils ont précisé que l’atteinte au droit à l’anonymat ne peut constituer une violation si elle est «justifiée par un autre intérêt légitime, comme celui du droit à l’information».A leur avis, cependant cette justification ne pouvait être invoquée dans le cadre d’une activité artistique, ce qui a poussé cinéastes et photographes à faire signer, depuis, des formulaires aux personnes qu’ils croquaient dans la rue.La minorité des juges trouvent qu’on oublie les critères prévus dans le premier jugement.La demande de divulgation est ce qui «ne devrait pas être permis: une partie de pêche entreprise dans l’espoir de découvrir une déclaration antérieure contradictoire», écrit Claire L’Heureux-Dubé pour là minorité.Ses collègues et elle en sont réduits à faire un constat désolant.«La présentation d’une demande de production des dossiers thérapeutiques [est] en train de devenir une mesure virtuellement automatique dans les affaires d’agression sexuelle, sans que l’on s’interroge beaucoup sur la pertinence véritable des documents.Nous nous trouvons maintenant dans la situation où des gens qui essaient d’aider des victimes décident de cesser de prendre des notes ou de détruire en masse celles qu’ils ont prises, afin de prévenir ce qu’ils considèrent comme une injustice grave», conclut la juge.Le gouvernement fédéral avait présenté un projet de loi en juin 1996 pour rétablir la protection des dossiers personnels des victimes de viol.La deuxième lecture devrait commencer bientôt mais après cette décision, la pression risque d’augmenter pour en accélérer l’adoption.Un nouveau procès pour Latimer Ottawa (PC) — Les aveux que Robert Latimer a faits aux policiers à la suite du meurtre de sa fille gravement handicapée pourront être utilisés lorsqu’il subira un second procèJ, a décidé hier la Cour suprême du Canada dans une cause qui a suscité un débat national sur l’euthanasie.Le plus haut tribunal au pays a rejeté à l’unanimité les arguments selon lesquels la confession de Robert Intimer devait être rejetée parce que la police ne lui avait pas dit qu’il était en état d’arrestation, qu’il pouvait refuser de parler ou qu’il avait le droit d’obtenir gratuitement les conseils d’un avocat.Le cultivateur de Wilkie, en Saskatchewan, a avoué aux policiers avoir tué sa fille de 12 ans, Tracy, par empoisonnement à l’oxyde de carboné, en 1993, afin de mettre un terme à ses souffrances.lu fillette, qui était atteinte de paralysie cérébrale depuis sa naissance, ne pouvait pas marcher, parler ou se nourrir elle-même.Selon le juge en chef Antonio Lamer, le juge qui présidait le procès a eu raison de croire que Latimer comprenait la raison de son arrestation par la police et de ce fait, les risques qu’il encourait.Il ne doute pas que les informations qui ont été fournies à Latimer l’ont renseigné adéquatement sur les moyens d’obtenir les services d’un avocat Latimer faisait face à une accusation de meurtre au premier degré, mais il a été reconnu coupable en 1994 de meurtre au deuxième degré.Il a été condamné à l’emprisonnement à vie, sans possibilité de libération conditionnelle avant 10 ans.EN BREF FELICITATIONS Québec Dr.Mia Scaff O.D.Dr.Mia Scaff O.D.a obtenu son doctorat en optométrie de l’Université de Montréal.Sa pratique sera chez Greiche & Scaff optométristes situés au centre d’achats Rockland, VMR.Pour rendez-vous, appelez 739-2334.Pas de fermeture massive de lits à Lachine (Le Devoir) — Le conseil d’administration du Centre hospitalier de Lachine a décidé cette semaine d’abandonner un projet qui visait à fermer jusqu’à 30 % des lits de l’établissement jusqu’en mars 1998.L’hôpital, le seul à Lachine depuis la fermeture de l’hôpital Général de Lachine, tentera plutôt de demander un emprunt à la Régie régionale de la santé pour maintenir le même niveau de services.Un comité multipartite, formé de cadres et d’employés, a aussi été formé pour tenter de trouver une solution aux problèmes financiers de l’hôpital et améliorer la gestion des services.Depuis le début de l’année, le Centre hospitalier de Lachine vit, comme bien d’autres hôpitaux de Montréal, un engorgement important de son urgence.Suicide: le CPJ réclame un plan d’action (PC) — Muni de statistiques, le Conseil permanent de la jeunesse revendique ni plus ni moins qu’un plan d’action gouvernemental global pour faire face au problème du suicide chez les jeunes.Bon an mal an, 350 jeunes s’enlèvent la vie au Québec, c’est-à-dire presque un chaque jour.Aussi 14000 font une tentative de sui- cide, dont 1300 sont suffisamment graves pour nécessiter une hospitalisation.Le Conseil permanent de la jeunesse (CPJ) vient de publier un avis choc sur la question, intitulé SOS jeunes en détresse, qui relève plusieurs statistiques et des observations puisées d’une centaine d’entrevues avec des gens qui travaillent dans ce domaine.Le CPJ formule aussi des recommandations.Les taux de suicide varient selon le sexe et le groupe d’âge.Le taux record est détenu par les jeunes hommes de 20 à 24 ans, mais il est en hausse inquiétante chez les jeunes de 15 à 19 ans.Les hommes sont plus touchés que les femmes pour les suicides complétés.Par exemple, chez les 15 à 19 ans, le taux de de décès atteint 33,3 par tranche de 100 000 chez les hommes, mais 6,6 chez les femmes.Sentence suspendue Smiths Falls, Ontario (PC) — Une jeune femme qui avait tiré sur le fœtus qu’elle portait avec un fusil à plombs s’est fait accorder hier une sentence suspendue et entretient l’espoir de retrouver un jour sa famille.Brenda Drummond a également été placée en probation pendant 30 mois [jour n’avoir pas prévenu les médecins quelle avait blessé son fils, Johnathan.«Personne n’aime ce que Brenda Drummond a fait, Brenda Drummond non plus», a dit la juge Inger Hansen de la Cour de l’Ontario en prononçant la sentence. I, K I) V.V (t ! H .I.E V E X I) li E I) I r E V II I V.li I !) !) 7 MONTREAL mm - % li P* 1^ IÜS Si flfi lig À • J ¦47?«.à ¦ JACQUES NADEAU LE DEVOIR L’imposante charpente de l’église Saint-Irénée masque la United Church, rue Atwater, fréquentée par la communauté noire de Saint-Henri.CO N T R A S T E S Du vide rempli de passé Dans les environs de la gare Bonaventure comme de ceux du Centre Molson, il y a aujourd’hui beaucoup de terrains vagues.Autrefois, il y avait là beaucoup de clubs qui servaient de points de chute nocturnes aux Red Caps, les bagagistes du CN.Le dimanche, ils se retrouvaient à la United Church, située rue Delisle, à Vision Montréal perd un autre joueur Un militant de la première heure estime que le DGE devrait retirer au parti son autorisation officielle La vague de démissions qui déferle sur l’Hôtel de Ville de Montréal aura-t-elle une fin?Hier, pour la deuxième fois en moins d’une semaine, un militant actif de Vision Montréal a quitté le parti du maire.Il s’agit de Marc-André Roche, un organisateur politique qui estime que la formation a perdu son âme.BRIAN MYLES LE DEVOIR Vision Montréal a perdu hier un autre de ses alliés.Marc-André Roche, un militant de la première heure, un organisateur politique, a rompu avec le parti «inexistant» de 1’«autocratique» maire Pierre Bourque.M.Roche est le deuxième militant actif à quitter Vision Montréal en moins d’une semaine.Le responsable de la commission juridique du parti, Daniel Caisse, a plié bagages lundi, estimant qu’il était devenu «gênant» pour un avocat d’être associé au parti de M.Bourque.M.Roche dresse un portrait tout aussi sombre de Vision Montréal, devenu selon lui «une coquille vide», voire «un cadavre».Il accepte cependant de porter une part de responsabilité dans l’échec.«On est tous responsables du drame qui est arrivé.On a tous laissé aller les choses, dit-il.On a tous laissé faire, les élus, les membres.On a laissé le parti fonctionner en vase clos.On n’a pas pris la place qui nous revenait de droit.» M.Roche affirme par ailleurs ne plus «comprendre» Pierre Bourque.«Je ne le suis plus», avoue-t-il, ne manquant pas de rappeler que les plus récents sondages ne donnent pas cher de la peau du maire.«L’homme pour qui j’ai voté n’est pas celui qui est maire aujourd’hui.On me parlait d’un leader, d’un grand rassembleur, capable de composer avec toutes sortes de gens différents pour les amener à travailler ensemble», affirme-t-il amèrement.M.Roche a mûri sa décision avant les Fêtes.Membre du comité de suivi des engagements électoraux, il était en profond désaccord avec la décision du président Robert Archambault de reporter le congrès automnal.La bou- chon a finalement sauté quand il a appris que Pierre Bourque avait expulsé — illégalement — Sammy Forcillo et Pierre Goyer du comité exécutif.Cette décision a concrétisé selon lui l’éclatement de la coalition arc-en-ciel gauche-droite, souverainistes-fédéralistes, qui avait permis à Vision Montréal de ravir le pouvoir au Rassemblement des citoyens de Montréal de Jean Doré.Ne restent plus, au sein du parti, que des proches de Pierre Bourque, des militants sous l’influence du maire.«À peu de choses près, il ne reste que des courtisans et des arrivistes [au sein de Vision Montréal]», estime Marc-André Roche.«J’ai essayé de donner un dernier coup de barre, de susciter un regain de dignité de la part des élus pour qu’ils reprennent le parti en main, pour essayer de faire contrepoids au pouvoir autocratique du maire.En voyant que ça ne levait pas, j’ai pris ma décision.» Dans une entrevue réalisée l’été dernier — peu avant que l’administration Bourque ne s’engage dans une spirale descendante —, Marc-André Roche avait émis de sérieuses réserves au sujet de Pierre Bourque et de son parti, craignant de s’être «fait avoir».Le parti «est à la croisée des chemins, avait-il dit.Et l’un des chem ins mène à une falaise».Aujourd’hui, il ne nourrit plus l’ombre d’un espoir.Vision Montréal est mort est enterré (1994-1997).«C’est presque de l’usurpation que de parler de parti politique [au sujet] de Vision Montréal.Ce parti-là est mort.» M.Roche affirme même que le Directeur général des élections, Pierre-F.Côté, rendrait pratiquement service aux Montréalais en retirant à Vision Montréal son autorisation officielle.Deux membres de l’exécutif du parti ont remis leur démission récemment.Il s’agit de Daniel Caisse, cité plus haut, et du conseiller Philippe Bissonnette.Ils déploraient l’absence de démocratie au sein du parti et le mépris qu’affichaient les dirigeants à l’égard des militants.Depuis sa fondation en 1994, Vision Montréal n’a eu de cesse de perdre des militants parmi les plus actifs.Tout comme M.Caisse, Marc-André Roche n’a pas l’intention de renoncer à son implication en politique.«On apprend de nos erreurs, conclut-il.Il ne faut pas attendre le messie ou créer un parti pour servir un homme.» Séances du comité de sélection de la magistrature L’avocat Therrien n’a parlé qu’une fois de ses antécédents judiciaires quelques pas de la rue Atwater.SERGE TRUFFAUT ^ LE DEVOIR A l’angle des rues de la Montagne et Saint-Antoine, il y a présentement du vide.Du vague, il y en a un peu partout.Surtout entre les rues Saint-Antoine, Notre-Dame, la gare Bonaventure et la rue Guy.11 y a bien le Centre Molson, il y a bien des tours à bureaux et des condos, mais il y a aussi pas mal de terrains utilisés à des fins de stationnement.Des terrains à vocation spéculative.Avant, dans ce périmètre à cheval sur les quartiers Saint-Antoine et Petite Bourgogne, il y avait le Terminal Club, le Black Bottom, le Snake’s Pitt, le Beacon Hill; plus haut, il y avait le Café Saint-Michel, plus haut encore, rue Sainte-Catherine à la hauteur de la Montagne, il y avait Chez Maurice.IA où il y a aujourd’hui l’hôtel Champlain se trouvait l’Alberta Lounge où débuta Oscar Peterson.Il y avait donc ces cabarets, ces clubs, mais il y avait surtout le Rockhead Paradise.Rufus Rockhead était le fils d’esclaves jamaïcains en fuite.Au début du siècle, il s’embarqua dans un bateau qu’il abandonna à Montréal.Il s’engagea dans l’armée canadienne et fit la Première Guerre mondiale.Au retour, il fit le cirage de chaussures.Puis, il devint un Red Cap, ainsi qu’on appelait alors les bagagistes du CN.Il devint un Red Cap au coin's d’une époque au fond bénie.Laquelle?La Prohibition.Pour les bagagistes enclins au sideline, comme Rufus Rockhead.faire la ligne Montréal-Chicago revenait à décrocher la timbale.C’était comme gagner à la loterie.Toujours est-il que pendant huit ans, Rufus Rockhead fit la navette entre Montréal et Chicago.Entre les caves de Seagram et d’Al Capone.Avec les économies réalisées, les économies accumulées, il acheta en 1928 un immeuble faisant le coin Saint-Antoine et de la Montagne.La taverne du rez-de-chaussée fut trans- formée en cabaret.Au premier, il y avait un restaurant, Au troisième, la partie hôtel.Pendant des années et des années, les Louis Armstrong et Duke Ellington se produisirent en cet endroit qui avait une règle très précise.Pour avoir fréquenté le Club Terminal, Rufus Rockhead savait que jouer There’ll Ahvays Be an England et God Save The King ou The Queen provoquait des bagarres entre les Anglos et les Francos présents.Pourquoi donc?Les premiers n’appréciaient pas que les seconds ne se tiennent pas au garde-à-vous lorsque.Toujours est-il qu’au Rockhead, les hommages musicaux au roi ou à la reine du moment étaient bannis.C’était musique et amusement avant tout.Aujourd’hui, c’est la désolation.L’église, elle, est toujours là.Pour la communauté noire anglophone, elle symbolise l’adversité sur le front religieux.Responsable du collectif L’Autre Montréal, Bernard Vallée a souligné que les Noirs de la Petite Bourgogne l’avaient achetée après avoir organisé des collectes auprès notamment des Red Caps, en 1907.«Ils se sont appropriés cette église protestante construite en 1899 parce qu’ils en avaient marre d’être relégués aux bancs du fond.Les porteurs du CN ont été les principaux artisans de ce geste très important dans l’histoire des Noirs de Montréal.» A la faveur de cette acquisition, cette église aujourd’hui toujours fréquentée par la communauté noire de Saint-Henri fut également utilisée comme centre de vie communautaire.«Les années qui suivirent firent très riches en organisations communautaires.tes infirmières noires fondèrent en 1919 la Croix-Noire pour faire pendant à la Croix-Rouge.En 1926, on a assisté à la fondation du Negro Community Center, qui existe toujours.Peu après, il y a eu la Universal Negro Improvement Association.» Et beaucoup d’autres qui font toutes écho à l’acquisition de la United Church sise à l’ombre de l’église Saint-Irénée.rue Atwater.ROLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE Candidat au poste déjugé à trois reprises, l’avocat Richard Therrien n’a parlé de ses antécédents judiciaires que lors de son premier passage devant un comité de sélection, en 1993.Malgré une question spécifique à ce sujet, il n’en a rien dit en 1995 et 1996.Voilà ce qui ressort des témoignages rendus hier par les trois juges de la Cour du Québec qui ont présidé les comités de sélection où a été étudiée la candidature de Me Therrien.Lors de son témoignage, au cours des prochaines semaines, le juge Therrien de la Cour du Québec, suspendu de ses fonctions, viendra expliquer les raisons qui l’ont incité à agir ainsi, a promis hier son avocat, Jean-Claude Hébert Le comité du Conseil de la magistrature du Québec a entendu hier les juges Jean-Pierre Bonin, Michel Jasmin, Louise Provost ainsi que le bâtonnier de Longueuil, Gilles R.Pelletier, représentant du Barreau au comité présidé par la juge Provost.Le juge Bonin a raconté qu’à la question «Avez-vous déjà eu des démêlés avec la justice?», le candidat Therrien en 1993 avait répondu par l’affirmative et raconté avoir été condamné à un an de prison pour avoir caché, dans le cadre des événements d’octobre 1970, loto-québec W\'\ m i W V• T] Tirage du LmM 97-02-05 4 5 7 8 16 39 Numéro complémentaire: 3 GAGNANTS LOTS 6/6 1 1 879 311,20$ 5/6+ 15 37 586,20 $ 5/6 315 1 431,80$ 4/6 18 874 45,80 $ 3/6 333 767 10,00$ Ventes totales: 15 769 539 S Prochain gros lot (approx.): 8 000 000 S E§tra Tirage du 97-02-05 NUMÉROS LOTS 578164 100 000$ 78164 1 000$ 8164 250$ 164 50$ 64 10$ 4 2$ TVA, le réseau des tirages Le modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.les assassins de Pierre Laporte dans son appartement d’étudiant.M" Therrien a également dit avoir obtenu le pardon pour cette faute.En raison de cet événement, le comité de sélection a décidé, à l’unanimité, de ne pas recommander M" Therrien pour le poste convoité de juge auprès du ministre de la Justice.Pour sa part, le juge Michel Jasmin a indiqué que le candidat Therrien avait répondu parla négative (en 1995) quand il lui a demandé s’il avait eu des démêlés avec la justice.Pour d’autres raisons, non précisées, le comité présidé par le juge Jasmin n’a pas recommandé le candidat Therrien au ministre de la Justice.La présidente du troisième et dernier comité de sélection où s’est présenté M1' Therrien (en 1996), la juge Louise Provost, a également reçu une réponse négative quand elle a soulevé auprès de celui-ci la question de l’existence d’antécédents judiciaires.La juge Provost a rejoint une des trois personnes que le juge Therrien avait nommées pour fournir des références à son sujet.Le juge Lucien Roy, de Longueuil, a assuré que M' Therrien possédait les qualités professionnelles et personnelles requises pour être juge.La juge Provost a dit avoir été informée des antécédents judiciaires de Mr Therrien par un juge de la Cour du Québec, après la cérémonie d’assermentation du juge Therrien, survenue le 18 octobre 1996.Elle a couru à la bibliothèque et trouvé l’information sur M.Therrien dans le livre sur la Crise d’octobre 1970, de Louis Fournier.Elle en a avisé les deux membres du comité de sélection avec qui elle avait travaillé, dont le bâtonnier de Longueuil, Gilles R.Pelletier, le 5 novembre.Mais ce dernier le savait déjà.Dans son témoignage, M° Pelletier a dit avoir appris le passé de M1 Therrien par un collègue avocat au cours d’une réunion, le 23 octobre.«Je n’ai pas cherché à en savoir davantage.Mon travail [comme membre du comité de sélection] était terminé.» Mc Pelletier a clairement signifié qu’il ne témoignait pas de son plein gré, qu’il était contraint de le faire.Les travaux du comité d’enquête reprendront mercredi.Le ministre de la Justice, Paul Bégin, se trouve sur la liste potentielle des témoins qu’entend convoquer l’avocat du juge Therrien.EN BREF Coalition gare Jean-Talon (Le Devoir) — Une coalition d’organismes et de citoyens a annoncé hier la tenue d’une consultation publique parallèle au sujet du réaménagement de la gare Jean-Talon.La Ville de Montréal a l’intention de vendre l’édifice à valeur patrimoniale à Loblaw, le géant ontarien de l’alimentation.Ce faisant, l’administration Bourque renie une vieille promesse électorale, celle d’aménager une bibliothèque dans l’édifice.Loblaw compte ouvrir un supermarché à la gare Jean-Talon, ce qui a mis en rogne les commerçants du secteur Pair-Extension.La Coalition gare Jean-Talon estime que la Ville n’a pas tenu de «véritable consultation» avant de prendre une décision.La commission consultative, que l’on veut indépendante, sera présidée par l’ingénieur Claude Demers.Des audiences publiques auront lieu en mars.La Ville est invitée à y participer.Bambin asphyxié Laval (PC) — Le petit garçon de deux ans qui a perdu la vie mercredi dans une garderie de Laval est mort par asphyxie.Les résultats de l’autopsie ont été divulgués hier par la Sûreté municipale de Laval.Le corps inanimé de l’enfant a été découvert au pied d’un ensemble de jeux dans la cour de la garderie.Il semble que sa tête ait été coincée entre les barreaux d’une clôture.Les techniciennes en garderie ont tenté de réanimer l’enfant jusqu’à l’arrivée des ambulanciers, qui ont poursuivi les manœuvres durant le transport à l’hôpital, mais en vain.Plaintes de la CSN (PC) — La CSN, qui avait annoncé son intention de déposer des plantes contre des médecins experts qui avaient traité des femmes accidentées du travail, vient de passer aux actes.Dix-neuf plaintes ont été déposées hier devant le Collège des médecins, portant sur un comportement «irrespectueux» de la part de médecins désignés par la CSST ou œuvrant pour le Bureau d’évaluation médicale.La CSN avait déjà décrit un scénario qui s’était répété dans plusieurs cas: le médecin expert demande à la travailleuse accidentée de se dévêtir devant lui, plutôt que derrière un paravent, et lui répond qu’il n’a pas de jaquette si celle-ci demande à se couvrir.Psychologues angoissés (PC) — Inquiets de la crise qui secoue actuellement l’Ordre des psychologues du Québec, des associations et regroupements de psychologues ont convoqué hier une rencontre d’information devant se tenir samedi à Montréal, à l’intention des 6500 psychologues de la province.La réunion vise à faire le point sur la situation et à évaluer la nature et l’impact de la crise.L’ESSENTIEL DE LÀ CONJUGAISON 200 verbes f réquents Primaire et début secondaire 206 p„ 15,70 $ Daniel Poulin, Professeur, agrégé Université Laval L’essentiel de la conjugaison se veut un instrument de référence et de consultation.Jusqu’ici les manuels ou dictionnaires de conjugaison à la disposition des enfants étaient conçus surtout pour un public adultes.Nous avons choisi 200 verbes fréquents, ceux qui sont susceptibles d’être employés dans les écrits d’un élève du primaire et du début du secondaire.Notre sélection s’est effectuée d’après la liste des 570 mots les plus fréquents de la langue française.À ce premier choix, nous avons ajouté un certain nombre de verbes qui touchent de près la réalité de l’enfant.L’innovation réside dans le fait que tous ces verbes présentés par ordre alphabétique, sont conjugués aux modes et aux temps généralement utilisés par les élèves.Nous éliminons ainsi le système complexe de renvoi de même que les déclinaisons peu usitées.GUÉRIN, éditeur ltée 4501, rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Téléphone: (514) 842-3481 Télécopieur: (514)842-4923 Adresse Internet: www.vigie.qc.ca/LIDEC «13207 Guérin, éditeur ltée Avis aux clientes et aux clients Il nous fait plaisir d’annoncer que la lre édition de Gestion des approvisionnements et des stocks de Robert Prévost et Alain Vervaet a été rapidement épuisée.Dès aujourd’hui, ce livre est à nouveau disponible.375 pages, 31,45 $ En vente dans toutes les bonnes librairies.-:—?- GUÉRIN, éditeur ltée 4501, rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Canada Téléphone; (514) 842-3481 Télécopieur (514) 842-4923 Adresse Internet: wtA-w.vigie.qcca/LIDEC Rufus Rockhead devint un Red Cap à l’époque, au fond bénie, de la Prohibition 1.E 1) E V 0 I R , I, E V E N I) It E I) I F E V It I E It ID !) 7 'A 4 - LE DEVOIR POLITIQUE Déficit zéro en l’an 2000 Le PQ maintient le cap Il faudra sacrifier des programmes, dit Gendron Réunis en caucus hier, les membres du gouvernement Bouchard se sont adonnés à un exercice très difficile visant à trouver la façon de maintenir le cap budgétaire vers un déficit zéro en l’an 2000.Le double objectif de réduire les dépenses de l’Etat sans augmenter les impôts leur a compliqué le travail.PIERRE APRIL PRESSE CANADIENNE Québec — Les députés péquistes, réunis en caucus, hier, ont discuté ferme sur la façon de vendre la politique du gouvernement de réduire sensiblement les dépenses, de maintenir l’objectif du déficit zéro pour l’an 2000 et d’éviter à tout prix les augmentations de taxes et d’impôts dans le prochain budget «Les députés ont tenu à effectuer un travail intense, en ateliers, par missions du gouvernement et ils tenaient à être impliqués dans le processus d’élaboration du cadre financier, plus particulièrement en ce qui touche les crédits budgétaires [les dépenses]», a expliqué le président du caucus M.François Gendron.«Dans cet exercice, a-t-il poursuivi, il se peut que les choix que nous allons faire aujourd’hui [hier], ne soient pas nécessairement ceux qui sont légitimes du gouvernement.Les cent propositions qu’on nous demande d’apprécier, c’est pour mieux éclairer le gouvernement sur ce qui correspond le mieux aux préoccupations de la population.» Les objectifs de réduction des dépenses rendent la recherche de solutions acceptables très difficile, estime M.Gendron.«Il s’agira, a-t-il affirmé, de sacrifier un certain nombre de programmes ou de choses qui, pour certains, n'ont pas nécessairement un caractère original.» Le vice-premier ministre et titulaire des Finances, Bernard Landry, a pour sa part parlé de limites générales déjà définies à l’intérieur desquelles il faut absolument travailler «pour trouver des solutions ingénieuses».«Les objectifs de réduction du déficit de 2,2 milliards (1997-1998), de 1,2 milliard (1998-1999) et le zéro de l’an 2000 sont immuables», a-t-il rappelé.Une chose est aussi immuable, semble-t-il.«Il n’y aura pas de ponctions fiscales supplémentaires.S’il y a un jeu à l’intérieur, il n’en demeure pas moins que les Québécois sont suffisamment taxés», a précisé M.Landry.Le ministre a indiqué qu’à chacun des exercices budgétaires «toutes les pierres sont retournées» et qu’elles le seront aussi dans la préparation du prochain budget qui pourrait suivre de très près la publication des crédits à la fin de mars.M.Landry a soutenu que les députés n’ont vraiment pas l’intention d’inciter le gouvernement à repousser ses objectifs financiers.«Nos députés, a-t-il dit, nous font des suggestions pour aménager à l’intérieur des grands cadres.C’est le moment ou jamais d’y arriver.» La langue et les soins de santé Le PLQ faisait en 1989 ce qu’il reproche au PQ Québec accorde 1 % aux omnipraticiens ISABELLE PARÉ LE DEVOIR T es médecins omnipraticiens recevront finalement l’aug-JL/ mentation salariale de 1 %, prévue pour 1997 et 1998, que Québec avait menacé d’abolir en décembre dernier, en sus d’une compression de plus de 6 % de leurs honoraires.Lors de rencontres de négociation tenues la semaine dernière et hier, Québec aurait consenti à ne pas exiger des médecins le retrait de l’augrnentation salariale de 1 % consentie à tous les employés de l’État à l’automne 1995.Les médecins auraient aussi réussi à reporter l’échéance du 1" janvier 1997, date à partir de laquelle devaient s’appliquer les compressions d’au moins 6 % infligées par le ministre Rochon à l’enveloppe de la rémunération dédiée à la profession médicale.Les négociations sont toujours en cours en ce qui a trait au reste ’ de la demande faite par Québec, qui avait entraîné la tenue d’une journée d’étude, massivement observée par les médecins, le 18 décembre dernier, à Montréal et à Québec.Selon un porte-parole de la Fédération des omnipraticiens du Québec (FMOQ), le gouvernement ferait montre «d’ouverture» dans les présentes discussions.«Il y a eu des ouvertures et l’on sent qu’il y a une volonté de faire bouger les choses», affirme le Dr Jean-Rodrigue, porte-parole de la fédération.Par ailleurs, l’exigence du gouvernement de sabrer de façon récurrente un montant équivalant à au moins 6 % de la masse salariale des médecins serait toujours sur la table, même si on ne veut confirmer aucun chiffre.Selon les médecins, cette demande équivaut à beaucoup plus que 6 %, compte tenu de ce que l’enveloppe globale versée pour la rémunération des médecins comprend aussi le remboursement de leurs frais de bureau.Maintenant que Québec a mis de l’eau dans son vin vis-à-vis des demandes faites auprès des autres employés de la fonction publique, les médecins omnipraticiens considèrent toujours injuste de devoir être davantage mis à contribution que le reste des employés de l’État.Affaire somalienne Le colonel Labbé ; jugeait une enquête ; policière inutile PRESSE CANADIENNE K Ottawa — Selon un avocat militaire, le colonel Serge Labbé ne croyait pas nécessaire d’instituer une en-' ' quête policière à la suite de la fusillade du 4 mars 1993 en Somalie parce qu’il ne voulait pas que les soldats soient ; moins vigilants dans un théâtre d’opérations difficile.' Témoignant hier devant la commission d’enquête sur la ' Somalie, le major Marc Philippe, un avocat du Bureau du juge-avocat général, a déclaré qu’il croyait à une «embuscade» lorsqu’il compris que le but de cette mission le soir du 1 4 mars était de «capturer» des Somaliens.Le commandant des Forces interarmées en Somalie, le colonel Serge Labbé, l’assura toutefois que ce genre de mission était tout à fait acceptable dans un théâtre d’opérations.Au cours d’une conversation, le colonel lui avait dit qu’il avait examiné le rapport d’enquête préliminaire du capitaine Paul Hope et qu’il était d’accord qu’il ne semblait pas y avoir «d’intention criminelle» de la part des soldats canadiens le soir de la fusillade.Le colonel croyait toutefois qu’on avait fait usage d’une «force excessive».«te colonel ne voyait pas de problème avec le mot “dispatched" [achever] alors que moi, j’en voyais, a raconté hier en français l’officier.A la fin de notre conversation, le colonel 1, m’a dit qu’il recommanderait une enquête s’il le jugeait es-}: sentiel.Il m’a dit qu’à ce stade-ci des opérations, il y a seulement trois mois que nous sommes en théâtre opérationnel.Il m’a dit que les bandits somaliens sont des crasseurs, je pense ¦ que c’est le terme crasseur ou crosseur qu’il a utilisé.» PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Si les anglophones et les francophones sont si peu nombreux à se plaindre d’avoir été privés de soins de santé dans leur langue, c’est précisément parce que le système fonctionne bien et qu’il ne faut pas y toucher.Michael Ha-melin prêche le statu quo.Mais le gouvernement vient de découvrir que l’OLF s’est impliqué dans le dossier dès 1989.Cette réplique du président d’Alliance Québec réfère au fait qu’au cours des dernières années, seulement 40 plaintes ont été formulées à l’intention de l’Office de la langue française, toutes de la part de francophones, alors que seulement trois plaintes ont été acheminées à la Régie régionale de la santé.Michael Hamelin voit dans ces données la confirmation de ce qu’il ne cesse de répéter au gouvernement, à savoir que le processus d’élaboration des plans d’accessibilité aux soins de santé par les régies régionales satisfait francophones et anglophones.Et que ce serait une erreur de briser l’équilibre auquel on est parvenu dans l’application de la loi 142 en regard de la Charte de la langue française.Ce dont il est question ici, c’est de l’équilibre entre le droit des anglophones de recevoir des soins de santé dans leur langue (loi 142) et le droit des francophones à travailler dans leur langue fia Charte).Quoi faire quand il y a collision entre les droits des uns et des autres?Dans l’optique de M.Hamelin, il ne fait aucun doute que le droit des malades d’être traités dans leur langue doit avoir préséance.L’argumentation des anglophones cache cependant une autre préoccupation, soit cette question de la connaissance de l’anglais comme condition d’embauche dans les centres hospitaliers et dans les CLSC.Le gouvernement s’est fait éveiller à cette réalité à l’occasion de la dernière réunion du conseil national, lorsque les représentants de la base péquiste ont demandé que l’Office de la langue française intervienne pour s’assurer que ces dispositions de la loi 142 ne diminuent pas la portée de la Charte de la langue française.Le gouvernement a compris que l’enjeu était important et les anglophones également.Aussi ont-ils immédiatement fait savoir au gouvernement qu’ils ne voulaient pas voir l’OLF dans le décor.La position défendue par Michael Hamelin est de dire que les régies régionales s’acquittent bien de leur tâche et qu’elles voient à ce qu’on n’abuse pas de l’exigence de l’anglais comme condition de maintien d’emploi ou d’embauche dans les établissements de santé.A la résolution votée par le conseil national du PQ et à la décision du gouvernement d’y donner suite, la réaction des anglophones a été aussi immédiate qu’agressive.Puis, il y a eu la grande assemblée du théâtre Centaur.Voyant se dessiner une nouvelle crise linguistique, les libéraux ont flairé la bonne affaire et Daniel Johnson a accusé Lucien Bouchard de «s’attaquer aux malades anglophones».Dans sa lettre au premier ministre, le chef de l’opposition a qualifié l’intention du gouvernement d’«odieuse, mesquine et totalement déconnectée de la réalité québécoise».Mais le député péquiste de Vachon, David Payne, veillait au grain.Il a dévoilé hier des documents démontrant qu’en 1989, le gouvernement libéral de l’époque a fait appel à [’Office de la langue française que présidait alors Pierre-Étienne Laporte, devenu depuis député libéral d’Outremont Les avis sollicités auprès de l’OLF traitaient précisément de la révision des plans d’accès aux services de santé pour les anglophones.Selon David Payne, le débat soulevé par les anglophones sur l’accès aux soins de santé illustre bien l’insécurité qu’ils ressentent face à la perspective d’un nouveau référendum.Mais il déplore la naïveté d’Alliance Québec qui se laisse entraîner dans les manœuvres politiques du PLQ.Pas question de toucher aux surplus de la SAAQ, dit Brassard PRESSE CANADIENNE Québec — Si la Société de l’assurance automobile faisait cette année des surplus, ce qui est loin d’être acquis, il n’est pas question que le gouvernement mette la main sur cet argent.Il pourrait même être rendu aux automobilistes, a soutenu hier le ministre des Transports, Jacques Brassard.Ce dernier réagissait à une rumeur mise en manchette hier dans un quotidien montréalais.On y prétendait que le gouvernement mettrait la main sur des surplus réalisés à la Société d’assurance automobile du Québçc (SAAQ), lesquels s’élèveraient à 100 millions cette année.«A l’Assemblée nationale l’automne dernier, M.Bouchard a été on ne peut plus clair à ce sujet II n’est pas question de détourner les surplus de la SAAQ vers le fonds consolidé», a déclaré M.Brassard.Ses propos ont été repris intégralement quelques instants plus tard par le ministre des Finances, Bernard Landry.Dans un premier temps, M.Brassard a expliqué qu’il fallait d’abord déterminer si un surplus serait dégagé à la SAAQ.Le président de l’organisme, Jean-Yves Gagnon, achève actuellement un bilan financier à cet égard.«Si un surplus se dégage, il ne sera pas dévié ni vers le fonds consolidé, ni vers le Fonds routier» que le gouvernement vient de créer pour améliorer l’état des routes, a fait savoir le ministre Brassard.Sera-t-il alors restitué aux automobilistes, par exemple par l’entremise d’une réduction de leurs frais d’immatriculation ou d’obtention de permis de conduire?Il pourrait y avoir un retour aux assurés, mais ce n’est pas décidé encore, d’autant plus qu’on ignore encore s’il y aura sutplus, a répondu M.Brassard.Le Parti québécois avait sévèrement condamné, lorsqu'il siégeait dans l’opposition, la stratégie du gouvernement libéral de Robert Bourassa de puiser dans les fonds de la SAAQ pour financer d’autres dépenses publiques.EN BREF Rencontre entre Dion et Brassard (Le Devoir) — Le ministre des Affaires intergouvemementales Stéphane Dion et son homologue Jacques Brassard doivent se rencontrer aujourd’hui pour discuter de l’amendement éventuel de l’article 93 de la Constitution de 1867, qui protège les commissions scolaires confessionnelles de Montréal.Le porte-parole de M.Dion, André Lamarre, disait ignorer encore le lieu de cette «rencontre exploratoire».«Nous n’avons reçu aucune précision sur leurs demandes», a-t-il dit.M.Brassard devrait offrir plus de détails aujourd’hui.Quant à M.Dion, il dit vouloir procéder rapidement si tel est le vœu de Québec.«Si on peut le faire de façon bilatérale, ce sera fait de façon bilatérale.Ce qui est important d’avoir au Québec, c’est un consensus», a ajouté M.Lamarre.Souverainistes persécutés Quévec (PC) — Le premier ministre Lucien Bouchard estime que «l’agitation» soulevée à Ottawa autour des primes de séparation versées à ses adjoints, lorsqu’ils ont quitté leur poste, est attribuable à leur orientation souverainiste.«Le régime [de primes] existait et personne n'a jamais rien dit.Mais si des souverainistes utilisent le régime, il y a une grande agitation.Parce que des souverainistes l'ont utilisé, tout le monde s’est énervé», a lancé M.Bouchard hier, à son arrivée à la réunion du groupe parlementaire du Parti québécois.Des dépêches provenant d’Ottawa en début de semaine ont mis en relief le fait qu’une demi-douzaine d’adjoints de M.Bouchard, alors chef du Bloc québécois à Ottawa, ont touché des primes de cessation d’emploi variant de 15 000 $ à 25 000 $ en étant congédié de leur poste en décembre 1995.?CARRIÈRES ET PROFESSIONS* î>fi -!if i.3 Université d’Ottawa • Faculté d’éducation La Faculté d’éducation de l’Université d’Ottawa recherche les services d’une professeure ou d’un professeur en Counselling éducationnel.Il s'agit d'un poste conduisant à la permanence.Les candidates et les candidats éligibles au rang de professeur adjoint ou agrégé seront considérés.Qualifications : 1.Doctorat en éducation ou en psychologie (counselling ou orientation scolaire).2.Dossier actif de recherche dans le domaine spécifié.3.Être membre d’une corporation professionnelle.4.Expérience en orientation scolaire ou en counselling vocationnel et personnel.5.Connaissance passive de l'anglais ou disponibilité pour l'atteindre avant la permanence.Fonctions : 1.Enseignement en counselling au programme de M.Ed.La candidate ou le candidat devra également pouvoir enseigner aux programmes des autres cycles.2.Recherche dans le domaine spécifié.3.Supervision de stages en counselling éducationnel.4.Collaboration avec les partenaires du milieu éducatif.5.Participation aux activités universitaires.Contexte de travail : La candidate ou le candidat choisi doit être disposé à oeuvrer dans le domaine de l’éducation en langue française en Ontario.Rang et salaire : Selon les titres, les qualités et l'expérience en conformité avec la convention collective.Entrée en fonction : le 1er juillet 1997 Conformément aux stipulations de la Ici canadienne sur l'immigration, ce poste est offert aux citoyens et aux résidents du Canada.L'Univenité d'Ottawa a une politique d'équité en matière d’emploi.Le poste sera comblé sous réserve des disponibilités budgétaires.Seul(e)s les candidates invité(e)s pour une entrevue recevront un accusé de réception.Prière de faire parvenir la demande d'emploi, le curriculum vitae ainsi que le nom de trois personnes à des fins de référence, avant le 15 mars 1997, à M.Michel St-Cermain, vice-doyen intérimaire (programmes), Faculté d’éducation, Université d’Ottawa, 145, me Jean-Jacques-Lussier, Ottawa (Ontario) Kl N 6N5.Faculté d'éducation ,\U' U-, Canadian Healthcare Association Association canadienne des soins de santé L'Association canadienne des soins de santé (anciennement l'Association des hôpitaux du Canada) est la fédération des onze associations hospitalières et de santé provinciales et territoriale.Par l'entremise de nos membres, nous représentons plus de 1 000 autorités de santé régionales et établissements et organismes de santé de parle pays.L'Association canadienne des soins de santé est le porte-parole national de ce réseau de santé.La mission de l'ACS est d'améliorer la prestation des services de santé au Canada en élaborant des politiques, en faisant du lobbying et en exerçant son leadership.L'Association canadienne des soins de santé recherche un Président-directeur général ayant les compétences voulues pour diriger la principale association nationale du secteur des soins de santé vers le nouveau millénaire.Le(la) candidat(e) retenu(e) sera bilingue (anglais et français).Il ou elle ?comprendra bien les problèmes qui confrontent notre système public de soins de santé; »• possédera la vision, l'intuition, la souplesse, la ténacité et l'enthousiasme nécessaires pour relever les nombreux défis auxquels fait face le secteur; >• aura fait preuve de qualités de leadership à un palier supérieur du système de prestation des soins de santé; >¦ possédera des talents pratiques confirmés en résolution de problèmes de même que de solides connaissances en gestion budgétaire; >• possédera des qualités exceptionnelles en relations interpersonnelles et en communication.Ce poste exigeant est l'occasion d'apporter une véritable contribution à l'avenir du système des soins de santé au Canada.Prière d'écrire confidentiellement, d'ici le 5 mars 1997, à V.M.Dan de Vlieger Président du Conseil de l'ACS 17, rue York Ottawa (Ontario) Kl N 9J6 Office des communications sociales (CECS inc.) Un organisme sans but lucratif ayant pour objectif d'étudier, de développer et de promouvoir les communications sociales dans une perspective humaine, culturelle, sociale et spirituelle.CHARGÉ(E) DE PROJETS Sous l’autorité du directeur général vous êtes chargé(e), comme spécialiste en communication, de la réalisation d’activités du plan d’action annuel de l'organisme.En particulier, vous serez responsable de la supervision et de l'établissement de banques de données pour un site Internet, de la création et de la promotion de programmes d’aide aux membres de l’organisme oeuvrant en milieux d’Église et des médias, de la création avec eux de réseaux de collaboration et de concertation, de même que de la préparation, de la promotion et de l'animation de sessions, de colloques ou de séminaires sur divers aspects de la communication médiatique.Possédant une expérience de travail de plus de cinq (5) ans dans le domaine des communications, vous avez acquis une compétence universitaire en recherche et en rédaction, vous possédez une habileté reconnue en animation et en relations publiques.Vous avez de la facilité pour le travail en équipe et un sens concret de l'organisation.Il est important que vous puissiez maîtriser le français et l'anglais, écrit et parlé.Vous utilisez l'informatique avec une grande facilité.Vous devez fournir trois (3) lettres de références.Début de l’emploi; mars-avril 1997.Nous vous invitons à faire parvenir votre curriculum vitae avant le 24 février 1997 au: Comité de sélection Office des communications sociales - 1340, boul.Saint-Joseph est Montréal Qc H2J 1M3 I.E I) K V 0 I It .I.E V E X I) li E I) I 7 V É V 11 I E I! I !M) 7 A 5 LE LE MON I) PERSPECTIVES "4 • Chacun pour soi Belgrade retrouvera son calme, si.L’OCDE a publié cette semaine des statistiques indiquant que l’aide au développement consentie par les pays riches a atteint son niveau le plus faible en 1995.Le document précise également que les nombreux conflits ont obligé les pays donateurs à favoriser l’aide d’urgence, au détriment du développement à long terme.Jean-Pi erre Tu quo i Le Monde Les pays riches n’ont jamais été aussi peu généreux à l’égard des pays pauvres.Selon les statistiques rendues publiques mercredi par l’OCDE, les vingt et un pays membres du Comité d’aide au développement (CAD) ont consacré 0,27 % de leur produit national brut (PNB) au développement en 1995.«C’est le chiffre le plus bas jamais atteint depuis qu ’existent des statistiques comparables, c’est-à-dire depuis 1950», observe l’OCDE.En 1970, les Nations unies avaient fixé à 0,7 % du PNB l’objectif à atteindre.Quatre pays l’ont respecté: le Danemark, la Norvège, les Pays-Bas et la Suède.La France vient juste derrière.Avec 0,55 % du PNB, soit 8,44 milliards de dollars (42 milliards de francs) consacrés à l’aide publique au développement (APD), elle accuse pourtant, en chiffres réels (hors inflation), une diminution de 12 % par rapport à l’année précédente.Globalement, l’aide des pays riches (59 milliards de dollars) a été réduite de 9 % par rapport à 1994.Cette baisse, amorcée il y ,a plusieurs années, est en grande partie imputable aux Etats-Unis.Il y a dix ans, ils représentaient encore près du quart de F APD totale.Depuis lors, observe l’OCDE, ce volume s’est fortement réduit, n’atteignant plus en 1995 que 12,5 % de l’APD nette, «ce qui représente parmi tous les pays membres l’effort le moins important par rapport aux moyens disponibles», Une comparaison donne la mesure du désintérêt des Etats-Unis: leur aide par habitant ne dépasse pas deux dollars par mois contre 12 dollars en France et plus de 20 dollars au Danemark et en Norvège.La multiplication des conflits régionaux et des guerres civiles depuis 1990 pèse sur la répartition de l’aide.Les pays donneurs consacrent de plus en plus d’argent (entre 8 et 10 milliards de dollars) aux secours humanitaires d’urgence.C’est autant qui ne va pas au développement à long terme.D’où, note le rapport de l’OCDE, l’intérêt de prévenir les conflits «par une intervention plus rapide et plus décisive de la communauté internationale».Pepuis 1990, l’Afrique absorbe près de 40 % de F APD.L’Égypte, enfant chéri des États-Unis, en est le principal bénéfiçiaire (plus de deux milliards de dollars par an), devant l’Éthiopie et le Mozambique.L’Asie vient ensuite (la Chine est le plus important bénéficiaire d’APD au monde), précédent l’Amérique latine et l’Europe méridionale.Si les pays riches diminuent l’aide au développement, les capitaux privés prennent le relais.En 1995, les investissements étrangers dans le tiers-monde ont atteint le chiffre record de 160 milliards de dollars.Le problème, souligne l’OCDE, c’est que les plus pauvres des pays du tiers-monde n’ont pas accès à ces flux.«Les banques internationales ne leur consentent pratiquement aucun prêt, et ils n’attirent quasiment aucun investissement direct étranger, et très peu d’investissements de portefeuille.» Ceux-là, conclut le rapport, ont «manifestement besoin d’une aide extérieure pour remédier à l’extrême pauvreté [.], tout en évitant la dépendance à l’égard de l’aide ».Mines antipersonnel Le Canada plaide pour le «processus d’Ottawa» AGENCE FRANCE-PRESSE Genève — Le Canada a fortement souligné hier à Genève l’urgence d’aboutir «dans les prochains mois» à un traité interdisant les mines antipersonnel, estimant que la conférence du désarmement n’est pas la seule enceinte pour élaborer un tel document L’ambassadeur Mark Moher a rappelé que son pays s’est fixé pour ambition, d’arriver, d’ici la fin de l’année, «à un accord juridiquement contraignant, interdisant la production, le stockage, le transfert et l’utilisation de ces mines» qui constituent «un fléau humanitaire et économique».«Nous invitons tous ceux qui le veulent à se joindre au processus souple, volontaire et efficace entamé en octobre à Ottawa où une cinquantaine de pays ont lancé un appel pour une interdiction totale des mines antipersonnel», a déclaré le délégué.«Nous nous réunirons la semaine prochaine à Vienne pour travailler sans interruption à l’élaboration d’un traité d’interdiction», a-t-il ajouté.«Si la conférence du désarmement (CD) décidait de créer un comité spécial sur les mines antipersonnel, le Canada ne s’y opposerait pas.Mais il s’opposera fortement à toute initiative qui ne renforce pas ou ne complète pas le travail en cours, dans le cadre du processus d’Ottawa», a prévenu l’ambassadeur.Il a émis de «fortes réserves» contre le projet formulé fin janvier par le Royaume-Uni.Londres avait proposé qu’un comité spécial de la CD s’attache à élaborer un accord international par lequel tous les participants s’interdiraient le commerce ou la cession de mines antipersonnel et de leur technologie.C’est «l'usage» des mines qui doit être avant tout interdit, a martelé M.Moher, rejetant que la CD puisse être la seule enceinte propice pour discuter d’un traité sur les mines antipersonnel.Le ministre canadien des Affaires étrangères Lloyd Ax-worthy avait indiqué samedi à Ottawa ne pas être opposé «à un jumelage entre le processus d’Ottawa et la Conférence, du moment qu’il s’agissait de conclure rapidement un traité».Deux conceptions se heurtent aujourd’hui: l'avantage d’un traité obtenu dans le cadre de la CD serait d’être universel puisqu’adopté selon la régie du consensus.Mais son élaboration risque de traîner en longueur, en raison de prévisibles manoeuvres d’obstruction des principaux producteurs.dont la Chine et la Russie hostiles à un traité d’interdiction complète.Le traité que les pays liés au processus d’Ottawa veulent élaborer à Vienne aurait, lui.l’avantage d’aboutir plus rapidement, mais il coni|X)rterait une insuffisance de taille: les grands producteurs ne se lieraient pas à l’accord.«Ce n’est pas avec les pays ayant renoncé aux mines qu’il faut discuter d’abord, mais avec ceux qui continuent à les produire et à les utiliser, si l’on veut éviter l’apparition de nouveaux Cambodge ou Bosnie», avait souligné à ce propos l’ambassadeur français Joëlle Bouçgois en séance plénière.Reçue à Paris, l’opposition serbe promet de mettre fin aux manifs si Milosevic tient parole et se montre ouvert à d’autres concessions Pour la 79‘ journée consécutive, des milliers de manifestants se sont rassemblés hier dans la capitale yougoslave.Pendant ce temps, les dirigeants des principaux partis d’opposition étaient reçus par le ministre français des Affaires étrangères Hervé de Charette.ASSOCIATED PRESS Belgrade — Vuk Draskovic Fa annoncé à Paris, l’opposition serbe est prête à mettre fin aux manifestations.Mais pas tout de suite.Pour l’heure à Belgrade, il s’agit encore de maintenir la pression de la rue afin de contraindre le président Slobodan Milosevic à tenir sa promesse: reconnaître à la coalition Zajedno sa victoire électorale de novembre.Plusieurs milliers d’étudiants se sont ainsi de nouveau rassemblés dans le centre de Belgrade en milieu d’après-midi, sans que les policiers anti-émeutes n’interviennent.La désormais traditionnelle manifestation populaire devait également se dérouler en début de soirée, pour le 791 jour consécutif.La mobilisation reste d’autant plus de mise qu’une nouvelle querelle s’est fait jour hier sur les résultats.Le projet de loi spécial annoncé par Slobodan Milosevic a en effet été soumis mercredi au Parlement, qui doit l'examiner mardi prochain et en principe reconnaître enfin le verdict des urnes à Belgrade et dans 13 autres villes.Mais le texte de loi est accompagné d’une liste de huit des 16 districts de Belgrade où la victoire de l’opposition est censée avoir été annulée.Or celle-ci affirme que la liste comprend en fait deux districts où sa victoire n’a jamais été contestée pour en omettre en revanche deux autres où elle a été annulée.Ce qui lui ferait contrôler au total dix arrondissements de capitale, et non huit Le décompte, s’il est entériné tel quel, ne change rien à sa mainmise sur le conseil municipal, mais l’opposition est tout de même en colère.«Comission de deux mairies de Belgrade constitue une nouvelle tentative de la part de ce régime de manipuler le peuple et de modifier sa volonté électorale», s’est indigné le porte-parole du Parti démocratique.S’exprimant sur la station indépendante Radio Index, Slobodan Vuksanovic a affirmé que «l’opposition [.] poursuivra sa protestation jusqu’à ce que le dernier mandat lui soit rendu».Mais dans le même temps à Paris, le président du Parti du renouveau serbe, Vuk Draskovic, promettait au nom de la coalition Zajedno de «mettre fin aux manifestations pour donner une chance au dialogue» dès que le Parlement aurait reconnu «pleinement» les résultats des élections du 17 novembre.AFRIQUE DU SUD .l> .¦< • ?Sri, ÎLÜV; ‘ On a érigé des barricades, hier, dans les townships.JUSTIN BARLOW REUTERS Scènes d’émeute dans les cités métisses GLEN MCKENZIE AGENCE FRANCE-PRESSE Johannesburg — L’Afrique du Sud a vécu hier des scènes d’émeutes comme elle n’en avait pas connu depuis plusieurs années, à la suite d’une journée d’action civique de la communauté métisse, organisée dans la banlieue de Johannesburg.Barricades enflammées, police dépassée, tirs désordonnés, vitres brisées.Les affrontements entre forces de l’ordre et manifestants ont fait une quinzaine de blessés, dont cinq policiers, dans la cité d’Eldora-do Park, selon les chiffres de la police.Les journalistes sur place estiment cependant que le nombre de blessés est largement supérieur.L’agence sud-africaine SAPA rapporte, sans autre détail, que les violences auraient fait quatre morts.Cette information a été formellement dé-me.ntie par la police.A l’origine, la communauté métisse avait organisé une journée d’action dans plusieurs cités de Johannesburg pour protester contre la décision des autorités de couper l’eau et l’électricité aux banlieues payant pas leurs impôts locaux.Présidée par un élu local, l’association Sowejoca, à l’origine de cette journée d’action, avait prévu une série de rassemblements pacifiques accompagnés de grèves.Les premiers inci- À l’origine, la communauté métisse avait organisé une journée d’action dents ont éclaté en fin de matinée à Westbury, dans la banlieue ouest, où les forces de l’ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc après avoir reçu des pierres.Dans l’après-midi, alors que le climat s’apaisait à Westbury, la situation s’est soudain détériorée à Eldorado Park, à l’extrême sud de la ville.Là, l’intervention musclée des forces de l’ordre a suscité la colère des manifestants, hommes et femmes de tout âge, qui se disent désormais prêts à tout, a constaté le correspondant de l’AFP «Nous attendons la nuit pour sortir nos armes», a déclaré à l’AFP un homme âgé d’une quarantaine d’années, visiblement déterminé à en découdre malgré ses airs respectables de père de famille.Les motifs premiers de la manifestation ont été occultés par des rumeurs selon lesquelles la police aurait tué des personnes, notamment une petite fille.Visiblement dépassées par les événements, les forces de l’ordre ont plusieurs fois ouvert le feu, sans sommation, en tirant à balles réelles.Pris à partie par des manifestants, un officier de police a ainsi soudainement arrosé la foule de coups de feu, faisant au moins trois blessés, a constaté l’AFP.L’armée a été envoyée en renfort dans les rues encombrées de barricades de fortune.Des hélicoptères patrouillent au-dessus de la cité où des violences épisodiques opposaient encore manifestants et policiers à 18h30.Conséquence des récentes attaques Exode humanitaire au Rwanda AGENCE FRANCE-PRESSE Nairobi — Les organisations humanitaires présentes au Rwanda ont pris des dispositions radicales à la suite du meurtre, mardi, de cinq observateurs des droits de l’Homme de l’ONU qui, ajouté à de précédents assassinats d’expatriés, les a profondément déstabilisées.La Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge a décidé de ne laisser à Kigali qu’un effectif «squelettique» de six délégués, alors que 25 autres vont rentrer à Nairobi dans les deux prochains jours, a indiqué la fédération dans un communiqué diffusé dans la capitale kényane.«Ce n’est pas une décision que nous prenons à la légère, car les besoi>is humanitaires du Rwanda sont énormes», indique dans ce communiqué Christer Aqvist, chef de la délégation de la Fédération pour l’Afrique de l’Est.«La Fédération et la Croix-Rouge du Rwanda, son partenaire, ne sont plus en mesure de travailler dans beaucoup de communautés, et nous avons été obligés de geler nos programmes», ajoute-t-il.Outre les cinq observateurs des droits de l’homme tués mardi — un Britannique, un Cambodgien et trois Rwandais —, trois coopérants espagnols de l’organisation Médecins du Monde (MDM) avaient été assassinés le 19 janvier à Ruhengeri (nord-ouest).Un prêtre canadien a également été tué dimanche dernier dans cette région.Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a quant à lui engagé une «réflexion» de fond sur les mesures à prendre.Pour cela, il gèle ses opérations pour dix jours et envoie pour l’instant son personnel «non essentiel», soit plusieurs dizaines de personnes, à Nairobi.«Nous nous donnons une période de dix jours pour réfléchir, mais nous maintenons certaines opérations considérées comme vitales», a précisé un porte-parole du CICR Le CICR a perdu neuf délégués l’année dernière, dont trois tués dans une embuscade au Burundi, pays voisin du Rwanda, ethniquement divisé comme lui entre une minorité tutsie et une majorité hutue.Un responsable de l’organisation non gouvernementale Médecins sans frontières (MSF) a quant à lui précisé hier avoir retiré son personnel expatrié des préfectures de Cyangugu et Kibuyé, où les programmes continuent «dans la mesure du possible» avec du personnel local.Les activités continuent à Gisenyi (nord-ouest), avec des équipes qui ne restent pas sur place, et «nous restons à Butaré» (sud), a ajouté ce responsable, Alex Parisel, soulignant qu’une réunion avait lieu hier à Bruxelles pour décider d’éventuelles dispositions supplémentaires.Mercredi, les agences des Nations unies avaient annoncé la suspension de leurs activités dans des préfectures situées dans l’ouest du pays, région considérée comme la plus dangereuse.L’ONU a ensuite indiqué qu’elle avait demandé au gouvernement rwandais des escortes militaires pour ses équipes à l’extérieur de Kigali.Vuk Draskovic, reçu par le ministre français des Affaires étrangères Hervé de Charette avec les deux autres chefs de file de la coalition, Vesna Pesic et Zoran Djindjic, réclame toutefois, en échange, «la liberté des médias, une nouvelle loi électorale, la fin des fraudes électorales, ainsi que des terreurs policières et des atrocités commises contre les manifestants pacifiques».M.de Charette a de son côté assuré que la France était prête à «apporter son entier appui» au processus de démocratisation, «disponible pour aider demain les nouvelles municipalités».En attendant, outre la nouvelle contestation des résultats à Belgrade, l’opposition est mécontente de voir que le ministre serbe de l’Intérieur Zoran Sokolovic, dont elle réclame la démission suite aux dernières violences policières contre les manifestants, ne semble pas figurer au nombre des mi-nistres que le gouvernement a proposé hier de «relever de leurs fonctions».Droits fondamentaux Dix observateurs canadiens se rendront au Rwanda CLÉMENT TRUDEL LE DEVOIR Les deux préfectures les moins sécuritaires du Rwanda, celles de Ruhengeri et de Gisenyi (nord-est du pays), seront la destination d’une dizaine d’observateurs canadiens en matière de droits fondamentaux sélectionnés par le Centre canadien d’étude et de coopération internationale (CECI).Pour cette dizaine d’«agents de terrain spécialisés en droits de la personne», l’ACDI consent un budget de 535 000 $, comme l’annonçait hier à Montréal le ministre canadien de la Coopération internationale, Dan Boudria.Le mandat de ces observateurs est de faire la promotion des droits, de prévenir les violations de droits et de former des intervenants rwandais sur lesquels repose la création ou le maintien d’un climat social «propice à la reconstruction de la société civile».Trois observateurs, avocats de profession, se tiennent déjà en standby, mais ils ignorent pour l’instant quand ils pourront se joindre à 140 autres observateurs que doit chapeauter l’ONU dans ce pays meurtri de l’Afrique centrale.Marie-José Lasalle-Marsan, Philippe Lamarche et Jacques Bergeron se sentent un peu comme des policiers qui n’ont pas à songer à abandonner leur métier parce qu’un collègue vient d’être assassiné: ils pressentent un danger mais, comme a tenu à le souligner hier le ministre, il n’est pas question de leur faire courir des risques indus.Le directeur général du CECI, Yves Pétillon, partira dimanche prochain pour discuter au Rwanda des possibilités d’oeuvrer en sécurité et d’obtenir des garanties des autorités.Le ministre Boudria attend lui aussi de plus de ses homologues rwandais des garanties.La décision ultime relève de l’ONU qui jugera bon, le moment venu, d’enclencher ou non cette mission d’observation qui doit durer six mois.Très mobile durant la Semaine du développement international — il arrivait de Vancouver — le ministre Boudria a reconnu que les projets de coopération avec le Rwanda connaissaient des heures sombres avec les attentats qui ont coûté la vie récemment à un prêtre canadien, le père Guy Pinard, à des observateurs de l’ONU et à des volontaires espagnols de Médecins du Monde.(Voir le texte de l’AFP dans cette page.) Il prend l’option de croire fermement à la possibilité d’aider une démocratie dont les assises peuvent être fragiles, d’où le mandat confié au CECI de former et d’encadrer sept autres recrues qui pourront contribuer à un effort de réconciliation nationale au Rwanda Réinsertion des réfugiée Pour Yves Pétillon, l’effort du CECI n’est pas suspendu en ces temps de turbulence, loin de là, puisque les «nationaux rwandais» et le chef d’antenne dans le nord du Rwanda sont toujours en poste, même si on a demandé à quelques autres de se replier sur la capitale, Kigali.Quelque 3200 maisons sont déjà en chantier au Rwanda à même des projets menés par le CECI.L’ACDI s’engage à verser 975 000 $ pour ce programme qui mise sur une participation des communautés locales.Le public canadien a d’ailleurs déjà donné 160 000 $ — l’objectif est de recueillir 200 000 $ — lors d’une campagne visant à épauler l’effort de réinsertion des réfugiés qui rentrent dans leur pays.Le clou prévu de la conférence de presse d’hier tournait autour de la signature d’un accord triennal par lequel l’ACDI s’engage à financer les diverses activiés du CECI pour une somme de 20,5 millions $.M.Pétillon a expliqué que cela permettra d’envoyer 400 volontaires dans une vingtaine de pays et quelque 200 jeunes de 16 à 29 ans s’inséreront dans une Initiative jeunesse.En trois ans, il s’agit d’un budget de 42 millions, en incluant les 20,5 millions $ versés par l’ACDI.La différence est laite de 14 millions $ représentant la valeur du travail des bénévoles, de trois millions $ provenant du public et de cinq millions attendus de divers fonds internationaux.EN BREF Mission impossible au Zaïre N ew York (AFP) — Mohamed Sahnoun, représentant commun de l’ONU et de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) pour la région des Grands Lacs, devait quitter New York hier pour une mission extrêmement difficile alors que l’option militaire semble prévaloir dans l’est du Zaïre.Plusieurs hauts fonctionnaires de l’ONU, ainsi que des membres du Conseil de sécurité, ont exprimé des doutes, en privé.«Les ressources minières (de l’est du Zaïre) ont aiguisé l’appétit [de nombreux dirigeants de la région] et lorsqu 'il y a des enjeux économiques, l’ONU ne peut rien faire», a affirmé un responsable de l’organisation.M.Sahnoun doit faire une escale à Paris avant de se rendre à Addis Abeba, siège de l’OUA, puis à Nairobi, où il établira son quartier général.A1C A (> K I) K V 0 I H , !.K V K N I) H E 1) I 7 F E V H I E I! I !) !) 7 COUP D’ŒIL BOURSIER Quelques secteurs en correction MICHEL CARIGNAN COLLABORATION SPÉCIALE Il règne encore une atmosphère de correction sur les marchés.Les vendeurs s’empressent d’agir à la moindre information négative pendant que les acheteurs semblent difficiles à convaincre malgré les informations positives.Les tendances haussières à 45 degrés qui traversent les graphiques des principaux indices des marchés comme l’industriel américain et le TSE 300 seront tôt ou tard traversées ci la baisse.Il faudra prendre le mouvement au sérieux sans paniquer et risquer de tout liquider sans savoir combien de temps le repli durera.C’est toutefois le fait d'agir au lieu de rester planté là à ne rien faire qui rend possible de vendre si le marché persiste à la baisse.Plus vous accumulez les profits depuis longtemps, plus d’étapes vous devez franchir avant de tout vendre.Il faut donc sortir plus rapidement des jeunes positions qui pourraient devenir des pertes et ne vendre que partiellement les positions plus vieilles ayant accumulé plus de profits.Dims la majorité des cas, les tendances des secteurs tiennent le coup.Les immobilières restent en tête dans une prolongation de leur tendance haussière.Non sans quelque peu de correction, les banques, les communications, le détail, la gestion, les industrielles, les services publics et les transports demeurent au-dessus de leur tendance haussière.Les minières poursuivent leur mouvement baissier à court terme.Les pétrolières chutent lourdement sur leur ligne de tendance haussière.Ne paniquez pas mais diminuez quelques positions si le mouvement continuait.les aurifères continuent de céder sous le poids des vendeurs.Ce pourrait être le calme avant la tempête.Je sais pour avoir parlé avec de très nombreux investisseurs que beaucoup ont encore de fortes positions aurifères sur de gros et petits titres.N’hésitez pas à vous protéger si l’or ou les aurifères se remettaient à plonger plus fort et surtout si les volumes de transaction augmentaient - 6500.00 5000.00 il lllllilllllllfflllll 5773.06 NEW-YORK INDUSTRIELS (X-I).JI NYSE) 150 Jours BOURSE DE TORONTO TSE 300 (X-TT TSE) IsO Jours 6000.00 -"/y - tV* 5500.00 5000.00 Aoû Sep Oct Nov Déc Jan 6 Fév 6071.89 1:>0 Jours 2500.00 2250.00 h 2000.00 -1750.00 6 Fëv 2535.73 ,li llnl I.1.iilllllllli.il!.i ilh.l .!.I 150 Jours -5500.00 -5000.00 -4500.00 6 Fév 5851.46 mill .li In IMMOBILIER TOR.(X-RC TSE) SERVICES FINANCIERS TOR.(X-FS TSE) COMMUNICATIONS TOR.(X-CM TSE) 150 Jours 10500.00 f 0000.00 10227.05 9500.00 DETAIL TOR.(X-MR TSE) 150 Jours J r\ & ¦ ¦ Vf#r U .,[.Alibi .tu.ii.ii-liiinil.in.-4750.00 -4500.00 -4250.00 6 Fév 4812.20 GESTION TOR.(X-MG TSE) 150 Jours -jlAl L A.8000.00 7500.00 7000.00 6500.00 6000.00 Jui Aoû Sep Oct Nov Déc Jan F 6 Fév 7712.77 PRODUITS INDUSTRIELS TOR.(X-IP TSE) IpO Jours - 4000.00 3750.00 - 3500.00 6 Fév 4070.38 MINES ET METAUX TOR.(X-MM TSE) 1p() Jours 5500.00 250.00 y * y * l"'.'iiiim Liii.illl!.iIlLliiiiil.illinlii nillllilillliiul 5000.00 6 Fév 5348.78 lllillllMill II h llllllll II PETROLIERES TOR.(X-OG TSE) lat) Jours 6500.00 - 6000.00 6 Fév 6600.52 AURIFERES TOR.(X-GL TSE) , h Wiv.f V Lr t Jui Aoû Sep Oct Nov Déc Jan F 1 + % Liéll 1 -12000.00 11500.00 11000.00 10500.00 6 Fév 10515.42 DECISION-PLUS Séminaire d'information Obtenez à domicile dans votre ordinateur 5 ans de cotes historiques et les communiqués de presse émis par les compagnies inscrites en Bourse.Venez découvrir comment à partir de 15 minutes de travail par jour vous pouvez savoir exactement la direction du marché et des secteurs et ainsi améliorer dramatiquement votre rendement à la Bourse.Mardi le 11 février 1997 à 19:00h 740 Notre-Dame Ouest Bureau 1210 Réservez votre place : (514)392-1366 Volume Ferme Var, Var.(000) ($) (%) BOURSE DE MONTRÉAL XXMJndice du marché 12308 3016.32 -16.32 -0.5 XCB:Bancaire 3617 4474.41 -29.64 -0.7 XCO:Hydrocarbures 2617 2396.97 -53.89 -2.2 XCM:Mines et métaux 4505 3208.40 -8.40 -0.3 XCF:Produits forestiers 2850 2726.73 -10.31 -0.4 XCI:Bien d’Équipement 2328 2967.17 +6.07 0.2 XCU:Services publics 2451 2719.22 -10.18 -0.4 BOURSE DE TORONTO TSE 35 13862 320.82 -2.18 -0.7 TSE 100 * 367.35 -2.71 -0.7 TSE 200 * 370.73 -1.39 -0.4 TSE 300 55201 6071.89 -40.52 -0.7 Institutions financières 5029 5851.46 -31.89 -0.5 Mines et métaux 4614 5348.78 -14.65 -0.3 Pétrolières 12711 6600.52 -172.04 -2.5 Industrielles 6075 4070.38 -23.83 -0.6 Aurifères 5702 10515.42 -75.44 -0.7 Pâtes et papiers 4566 4719.73 -0.93 -0.0 Consommation 1461 9962.49 -40.98 -0.4 Immobilières 1015 2535.73 +64.22 2.6 Transport 959 6850.16 +23.84 0.3 Pipelines 533 5078.96 -0.55 -0.0 Services publics 1563 4692.48 -15.84 -0.3 Communications 1270 10227.05 -23.53 -0.2 Ventes au détail 9148 4812.20 +14.49 0.3 Sociétés de gestion 548 7712.77 -39.45 -0.5 BOURSE DE VANCOUVER Indice général 33097 1220.90 +1.86 0.2 MARCHÉ AMÉRICAIN 30 Industrielles 47420 6773.06 +26.16 0.4 20 Transports 5783 2324.41 +13.26 0.6 15 Services publics 13286 229.32 -1.11 -0.5 65 Dow Jones Composé 66490 2101.32 +7.03 0.3 Composite NYSE * 409.89 +1.15 0.3 Indice AMEX * 706.92 +3.77 0.5 S&P 500 * 778.28 -10.98 -1.4 NASDAQ * 1346.40 -2.04 -0.2 LES PLUS ACTIFS DE TORONTO Volume Haut Bas Ferm.Var.Var.Compagnies (000) ($) ($) (S) ($) (%) CARA OPERATIONS A6612 4.10 3.75 4.10 +0.35 9.3 PROFCO RES LTD 4096 2.95 2.40 2.75 +0.20 7.8 CDN NATURAL RES 2695 35.75 33.75 34.25 -1.95 -5.4 WESTMIN RES LTD 2670 7.00 6.70 7.00 +0.40 6.1 MORRISON PETROLS 2399 10.35 10.10 10.10 -0.05 -0.5 PURE GOLD RES INC 2224 0.43 0.38 0.38 -0.04 -9.5 BLACK SWAN GOLD 1763 0.63 0.44 0.61 +0.16 35.6 BARRICK GOLD CP 1696 35.75 34.75 35.25 -0.60 -1.7 TEMBECINCA 1659 10.50 10.25 10.40 +0.20 2.0 AGRIUM INC 1621 20.00 18.30 19.20 -0.95 -4.7 LES PLUS ACTIFS DE MONTREAL Volume Compagnies (000) Haut ($) Bas ($) Ferm.($) Var.($) Var.(%) RIGEL ENERGY CP 1204 13.85 13.75 13.75 -0.80 -5.5 CARA OPERATIONS A 1113 4.10 3.75 4.00 +0.25 6.7 AIR CANADA 1044 7.70 7.55 7.60 -0.05 -0.7 MACKENZIE FIN CP 785 23.00 21.95 23.00 +1.00 4.5 AIR CANADA A 737 7.10 7.10 7.10 QEX RESOURCES INC 511 3.80 3.25 3.55 +0.71 25.0 ELAN ENERGY INC 501 11.70 11.00 11.00 -0.75 -6.4 MORRISON PETROLS 405 10.10 10.10 10.10 +0.05 0.5 DENISON MINES LTD 395 0.39 0.38 0.39 -0.01 -2.5 COLERAINE MINE 367 0.28 0.25 0.26 +0.01 4.0 TEL.: 985-3344 LES PETITES ANNONCES F A X : 9 8 5 - 3 3 4 0 I •N >D * E >X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100*199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100* 150 Achat-vente-échange 160* 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 • 250 Achat-vente-échange 251 • 299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D'EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES MOTS CROISES 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 • 7 8 9 10 11 12 * a - ¦-¦ ¦ 1 f HORIZONTALEMENT 1- 5- 6- 7- 8- 9- 10- 11- 12- Représentation graphique d'une statistique.Salle de l'Antiquité.— Labourons avec la houe.Gardienne de la paix.— Issu.Lui.— Salir.— Erbium.Entêté.— Planche.— Allié.Arme.— Chimère.Inconsidérément.Eu le droit.— Actinium.— Une paire.Laine d'agneau.Lierai les notes (Mus.).— Onomatopée.Flâna.— Repère sur l'écran de l'ordinateur.Fer.— Erroné.VERTICALEMENT 1- Hôtel-Dieu.— Passe-partout.2- Vedette.— Magistrat de Sparte.3- Assaisonnement.— Graffiteur.4- Couverture.— Réel.5- Félin d'Asie.— Roche blanche.6- Se rendra — Zeste.7- Métal.— Prix fixé.8- Temps de la conjugaison grecque.— Amena vers lui.9- Changer de voix.— Eau de la mer.— Scandium.10- Molybdène.— Capable.— Creuset.11- Adversaire.— Mammifère paresseux.12- Grave.— Violent.Solution d’hier 1 2 3 * 5 6 7 t 9 10 1112 p p.ECEPTElL4é l ÏÏVS'O'PEMP LU» E ) ATT fi-fi C- T I O/vHV 4 KH i fÇl 'T ElFUWE .I MM ER I T n i iOC||N llOCE/ _ » N fl N T A I ' EËAEM !M a"P / ¦nacre Pi e.0m*ë±.Ui-i ri mrt LES PETITES ANNONCES Tp i eOMaeGotA Sgnac ontÊÊNJ VENDREDI DE 8 H 3 0 A 17H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14h30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: Télécopieur: 985-3344 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit PROPRIETES A VENDRE BR0SSARD - 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lieu de fleurs, des dons à la Fondation de l’Hôpital St-Luc, 1058, rue St-Denis, Montréal, Qc H2X 9Z9, seraient appréciés.Les funérailles auront lieu le vendredi 7 courant.Le convoi funèbre partira du salon Alfred Dallaire Inc., 1111, rue Laurier Ouest, Outremont pour se rendre à l’Église St-Joseph de Ville Mont-Royal, I620 boul.Laird où le service sera célébré à 13h et de là, au cimetière Côte-des-Neiges.La famille recevra les condoléances, le vendredi 7 février de 10h à 12h.N-/ rÙonnez-'l° desa Société pour les enfants Handicapés du Québec 2J00k.ul René-Lévtwjue Oueu, Mnnirbl (Qièkc) H JH 2R5 Télépkme: (SI4) 937-6171 Télétopcui (514)9)7-0082 JACQUES BENOIT, psychologue.Dépression, anxiété, orientation sexuelle.731-8968.ORIENTATION PSYCHANALYTIQUE JACQUES RIOPEL 272-4076.CARTOMANCIE, ASTROLOGIE RÉGLEZ TOUS VOS PROBLEMES spirituels et matériels.Amour, finances, santé.Avec l’aide du plus grand médium d’expérience.M.SAKHO, 937-2402 SADOU BAH, médium africain, spécialiste de tous les 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des détaillants indépendants, a déjà un impact direct sur le marché: l’achat du réseau des stations Calex par le groupe pétrolier Olco.MARIE TISON PRESSE CANADIENNE Le Groupe pétrolier Olco s’apprête à acquérir le réseau de stations-service Les Pétroles Calex.La direction d’Olco a fait savoir que cette expansion était directement liée à la protection que le gouvernement du Québec a accordée aux détaillants d’essence indépendants par le truchement de la création de la Régie de l’énergie.«Il ne peut plus y avoir de guerre des prix qui puisse menacer les détaillants indépendants, a déclaré le responsable des finances et du trésor au Groupe pétrolier Olco, Tony Falvo, au cours d’un entretien téléphonique.C’est la raison principale pour laquelle nous nous engageons dans une expan- sion de notre réseau au détail.» La nouvelle Régie de l’énergie, créée par un projet de loi adopté avant les Fêtes, aura notamment pour tâche de fixer la marge bénéficiaire des détaillants d’essence, afin d’éviter qu’une nouvelle guerre des prix n’entraîne les indépendants à la faillite.Gérard Bé-tournay, le porte-parole principal de l’Association des détaillants indépendants du Québec, qui a fait des pressions sur le gouvernement québécois pour accorder une protection aux indépendants, est un des membres de la direction d’Olco.M.Falvo a indiqué que deux autres raisons avaient poussé Olco à acquérir Calex: cette transaction n’augmentera pas les coûts d’administration de l’entreprise, et lui permettra de profiter de Conflit des pilotes chez Air Canada La CALPA émet un drôle de signal GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Drôle de signal que celui émis par la CALPA.Chef d’orchestre de cette grève des pilotes régionaux d’Air Canada, ce syndicat a vu sa branche «Canadien International» s’entendre là où leurs confrères chez Air Canada s’opposent farouchement.Dans un pacte de quatre ans conclu dimanche dernier, les pilotes des filiales régionales de Canadien ont accepté les termes d’une nouvelle convention, avec réduction de salaire de 10 %, qui vient notamment établir les conditions d’embauche chez le transporteur national.Ces conditions reprennent essentiellement les éléments de la proposition soumise par les pilotes d’Air Canada à leurs collègues des filiales régionales, et rejetée par ces derniers.Les pilotes des régionaux de Canadien peuvent ainsi accéder aux postes de pilote offerts chez le national, mais leur nom sera alors inscrit au bas de la liste d’ancienneté.Les pilotes de Canadian Regional renoncent donc à cette fusion des listes d’ancienneté et conviennent de ne pas exiger de Canadien une reconnaissance d’un lien d’employeur unique.«Pourquoi la CALPA accepte-t-elle cela pour les pilotes de Canadien et pas pour Air Canada?D’autant plus que notre proposition faite aux pilotes régionaux est plus généreuse que celle qui vient d’être entérinée par les pilotes de Canadien et ceux des filiales régionales de ce transporteur», s’est demandé Jean-Marc Bélanger, représentant de l’ACPA (syndicat des pilotes d’Air Canada).Intransigeant sur la question de la fusion des listes d’ancienneté, le syndicat des pilotes d’Air Canada a proposé, comme base de discussion, la constitution d’un bloc d’ancienneté pour les pilotes régionaux qui viendrait se greffer à la liste d’ancienneté, mais sous le plus «junior» d’entre eux.Cette offre accorde également certains privilèges aux nouveaux venus provenant des filiales et leur réserve l’utilisation exclusive d’un certain nombre de réactés, des Regional Jets de Bombardier.Un mois déjà Le syndicat de la CALPA, présidé par un pilote de Canadien International, est composé essentiellement des pilotes des filiales régionales d’Air Canada, des pilotes de Canadien et ceux des filiales régionales de ce transporteur.Les pilotes d’Air Canada se sont dissociés de cette unité pour former, l’an dernier, leur propre syndicat O’AC-PA), cette scission ayant été engendrée par un différend — la fusion des listes d’ancienneté des deux groupes de pilotes — devenu la pièce de résistance d’une grève qui en est à son premier mois.Cette grève paralyse les deux tiers des vols des filiales régionales d’Air Canada, soit les Air Alliance, Air Nova, Air BC et Air Ontario, et a forcé la mise à pied d’un millier de travailleurs (en sus des 900 pilotes en grève).Quoique ce conflit survienne en basse saison, il n’est pas sans bénéficier à Canadien International.Cette compagnie aérienne, en soif de liquidités présentement, a vu le nombre de passagers connaître une progression évaluée entre 9 et 14 % chez ses filiales régionales durant le mois de janvier.La toile de fond de ces tiraillements c’est cette tradition, que l’on tente de briser chez les régionaux, de voir les pilotes du national se réserver les appareils réactés et confiner leurs collègues régionaux à des avions turbopropulsés.Il découle de cette segmentation arbitraire des perspectives de carrière, et des conditions d’emploi, rapidement plafonnées pour un pilote régional, qui doit abandonner l’essentiel de ses acquis et recommencer au bas de l’échelle s’il passe à l’emploi du transporteur national.La frustration s’en trouve exacerbée lorsque le transporteur national est propriétaire de ses filiales régionales et lorsqu’il maintient avec elles des liens d’affaires très étroits.Et la carrière d’un pilote de ligne, c’est son numéro d’ancienneté.Ces tiraillements, devenus un conflit larvé vieux de dix ans maintenant entre les deux groupes de pilotes d’Air Canada, sont généralisés dans l’industrie de l’aviation civile.American Airlines, pour sa parfi se retrouve à l’aube d’une grève de ses 9000 pilotes, qui menacent de clouer au sol les 600 appareils de l’entreprise et ce, dès le 14 février prochain.Ces pilotes, réunis sous l’Allied Pilots Association, refusent que leur liste d’ancienneté soit fusionnée avec celle de leurs collègues d’American Eagle.Et ils s’élèvent contre les intentions de leur employeur de confier aux unités régionales l’exploitation de 70 réactés.Formée de quatre compagnies différentes, cette filiale régionale du deuxième plus gros transporteur américain regroupe 3000 pilotes membres du syndicat ALPA, un syndicat composé de 40 000 pilotes auquel vient de se joindre la CALPA.L’on croit également que ces tiraillements pourraient provoquer une désaffiliation des pilotes d’United Airlines et de Delta Airlines du syndicat ALPA, deux compagnies aériennes qui voient leur filiales régionales ou leurs connecteurs multiplier les acquisitions de réactés.DEVISES ÉTRANGÈRES (EN DOLLARS CANADIENS) Afrique du Sud (rand) Allemagne (mark) Australie (dollar) Barbade (dollar) Belgique (franc) Bermudes (dollar) Brésil (real) Caraïbes (dollar) Chine (renminbi) Espagne (peseta) États-Unis (dollar) Europe (euro) France (franc) Grèce (drachme) 0,3165 Hong Kong (dollar) 0,1794 0,8168 Inde (roupie) 0,0396 1,0660 Italie (lire) 0,000860 0,6897 Jamaïque (dollar) 0.0429 0,04053 Japon (yen) 0,01091 1,3655 Mexique (peso) 0,1855 1,3252 Pays-Bas (florin) 0,7493 0,5138 Portugal (escudo) 0,008476 0,1683 Royaume-Uni (livre) 2,2056 0,01001 Russie (rouble) 0,000245 1,3498 Singapour (dollar) 0,9777 1,6319 Suisse (franc) ,9730 0,2420 Taïwan (dollar) 0,0505 0,005485 Venezuela (bolivar) 0,00293 SOURCE BANQUE DE MONTRÉAL SOURCE OI.CO Une station-service Olco.'Smï- ; k m** l’emplacement stratégique des stations-service Calex.Il a ajouté que le coût de la transaction était très raisonnable.Il n’a pas voulu en révéler le montant, mais il a indiqué qu’il s’agissait surtout d’une transaction en argent comptant, qui devrait se conclure le 14 février.Pas de fermetures Cette acquisition permettra à Olco d’acquérir 27 stations au Québec et dans l’est de l’Ontario, ce qui portera son réseau à plus de 300 stations-service et consolidera sa position de chef de file des détaillants indépendants dans l’est du Canada.Grâce à cette transaction, Olco devrait accroître son volume annuel de plus de 50 millions de litres, ce qui devrait se traduire par des revenus bruts additionnels de 18 millions par année.Olco a connu des pertes importantes au cours des années, notamment en 1995, mais M.Falvo a affirmé qu’il s’agissait de pertes non récurrentes, et que la direction avait restructuré toute l’entreprise.Maintenant, elle est en phase d’expansion.Au cours du trimestre se terminant le 31 octobre 1996, Olco a enregistré une perte nette de 187 000 $, alors que cette perte s’était située à 711 000 $ l’année précédente.M.Falvo a également rappelé qu’Olco était devenue l’agent exclusif de l’importante pétrolière finlandaise Nes-te-Oy au Québec, ce qui lui donnait des revenus et des ventes fixes.«C’est un coussin», a-t-il déclaré.11 a fait valoir que l’ajout de 27 stations, sur un total de 300, ne représentait aucune augmentation des frais généraux.11 a ajouté que les réseaux d’Olco et de Calex étaient complémentaires, et qu’aucune station service ne devrait être fermée.«C’est un mariage parfait, a déclaré le président et chef de l’exploitation d’Olco, Mark Kaneb, dans un communiqué.Les sites Calex complètent notre réseau existant et nous assurent une présence dans des régions où nous étions jusqu’ici absents.Il n'y a absolument aucune duplication.» Pour l’instant, les stations Calex conserveront leur nom.M.Falvo a expliqué qu’il en coûtera trop de changer les enseignes.«Olco était intéressée par le volume, a-t-il expliqué.Tant que les gens savent que Calex est détenue par Olco, le fait que les enseignes porten t les noms de Cala ou d’Olco importe peu.» Hydro-Québec accroît son emprise sur Noverco Gaz de France vend un bloc de 6% d'actions ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Hydro-Québec a renforcé sa mainmise sur Noverco, la société qui chapeaute Gaz Métropolitain, en achetant de Gaz de France un bloc de 6 % d’actions, ce qui porte à 46,5 % sa participation dans ce holding gazier.Cet achat s’est fait à un prix de 46,6 millions de dollars, soit au même prix par action que la transaction qui a permis à Hydro-Québec, le 13 janvier dernier, de devenir le plus important actionnaire de Noverco, une société détenant notamment 100 % de Gaz Métropolitain, elle-même possédant 80 % de la Société en commandite Gaz Métropolitain, l’entreprise exploitante.Hydro-Québec avait acquis ce bloc de 40,6 % des actions de Noverco au coût de 309 millions de dollars.Pour Hydro-Québec, «c’est une bonne affaire», a dit son porte-parole Guy Versailles.Si c’était une bonne affaire d’acquérir ce bloc à ce prix, c’est aussi une bonne affaire d’en acquérir 6 % de plus au même prix par action, a-t-il expliqué en substance.Au terme de cette transaction, Gaz de France, par l’entremise de sa filiale Laurentides Investissements, conservera une participation de 17,6 % dans Noverco.C’est en février 1994 que Gaz de France avait fait son entrée dans le capital de Noverco en se portant acquéreur d’un bloc de 24 % du holding en contrepartie de 100 millions de dollars.Pour Gaz de France, il ne s’agirait pas d’un désengagement dans Noverco et ses visées américaines, mais tout juste une prise de bénéfices qui vient enrichir la société mère française.Gaz de France «envisage avec enthousiasme la poursuite du développement de Noverco et de ses sociétés opérantes Gaz Métropolitain et Novergaz, dans le contexte des actions réunies de Noverco et d’Hydro-Québec, à l'extérieur du Québec, sur la scène américaine et internationale», a souligné le représentant de Gaz de France au Québec, Jean Abiteboul.Hydro-Québec a décidé de prendre une participation dans Noverco pour tirer parti de la déréglementation du marché de l’énergie aux Etats-Unis en offrant à ses clients américains un choix entre l'électricité et le gaz naturel.En ce sens, la société d’Etat suit la tendance amorcée aux Etats-Unis où compagnies d’électricité et sociétés gazières fusionnent ou créent des alliances.Clinton compte équilibrer le budget américain d’ici l’an 2002 ASSOCIATED PRESS Washington — Le président Bill Clinton, qui a proposé hier au Congrès un budget de 1690 milliards US prévoyant des réductions d’impôts pour la classe moyenne et d’importantes dépenses pour l’éducation, a estimé que le retour à l’équilibre devrait intervenir d’ici 2002.«J’appelle le Congrès à m’aider à achever ce qui a été entrepris et à équilibrer le budget d’ici 2002, ce qui permettrait d’offrir aux Américains le budget équilibré qu’ils méritent», a souligné le chef de la Maison-Blanche dans un communiqué.M.Clinton a fait du retour à l’équilibre budgétaire l’une des priorités de son second mandat, mais il devra compter avec un Congrès à majorité républicaine.Devant la presse, le président américain s’est voulu résolument optimiste, évoquant un budget équilibré non seulement en 2002, mais également pour les 20 années suivantes.«Nous estimons que nous pouvons maintenir ce budget à l’équilibre durant une longue période», a-t-il dit, ajoutant que le Congrès et lui-même ont «la meilleure chance de toute une génération» de parvenir à une élimination des déficits après 30 années dans le rouge.Reste que le plan budgétaire présenté par M.Clinton prévoit une augmentation du déficit national, qui, après quatre années consécutive de baisse, passerait de 107,3 milliards à 125,6 milliards avant de recommencer à régresser.De plus, les deux-tiers des 388 milliards d’économie proposés ne devraient pouvoir devenir réalité avant la fin du mandat présidentiel en 2001.Dans son plan, le président américain suggère une légère réduction des dépenses militaires, avec un budget de la défense s’élevant à 259,4 milliards.Il souhaite en revanche une augmentation de 7 % du budget des affaires étrangères, à 19,5 milliards, après un recul évalué à 15 % depuis 1993.Transaction de 95 millions aux Etats-Unis Québécor devient le numéro un mondial du marketing direct D’APRES PRESSE CANADIENNE Québécor Printing (USA) a effectué une transaction de 95 millions $ US qui lui confère la position de leader mondial des imprimés spéciaux.Québécor Printing (USA) a annoncé hier avoir effectué l’acquisition de Petty Company, de Effingham (Illinois), présentée comme l’un des grands fournisseurs de services d’imprimerie de marketing direct.La compagnie acquise compte quelque 750 employés, dans des imprimeries à Kanssa City et SL Louis.La transaction se chiffre par 65 millions $ US et prend aussi en compte les 30 millions de dettes de Petty, qui génère des revenus annuels de 125 millions $ US.Petty se spécialise dans la production d’enveloppes, de formules de commande et d’autres produits finis, tels que des enveloppes-réponse, des brochures, des pochettes de billets d’événements et d’autres imprimés spéciaux pour réponse directe.«L’acquisition de Petty est l'étape la plus récente de l’expansion d’imprimeries Québécor dans le secteur croissant des imprimés spéciaux et du marketing direct.Avec cet apport, la société devient un chef de file mondial d’imprimés spéciaux, avec des revenus combinés de plus de 400 millions $ US», a ajouté la filiale de Québécor.Gare aux cartes de crédit ! PRESSE CANADIENNE Ottawa — Des écarts sans précédents entre les taux d’intérêt des cartes de crédit risquent de coûter cher aux consommateurs peu méfiants, estime-t-on au gouvernement fédéral.L’écart entre le taux d’escompte de la Banque du Canada et les taux des cartes de crédit a atteint une moyenne de 12,5 points de base l’an dernier, contre 10,5 points de base entre 1991 et 1995, a révélé hier Vinita Watson, directrice des affaires des consommateurs pour Industrie Canada.«L’accroissement de cet écart peut s’avérer coûteux pour les consommateurs, étant donné qu’on estime que 13 millions de cartes de crédit—et c’est une évaluation prudente — produisent un solde productif d’intérêts de 1300 $ à 1500 $ chacune», a dit Mme Watson devant un comité parlementaire de l’Industrie.Les informations disponibles sur la fraude, la délinquance et les provisions pour pertes sur prêts des institutions prêteuses n’expliquent pas cette hausse de deux points de base de l’écarL à un moment où les taux d’intérêt déclinent EN B K E F L’offre d’emploi i continue de croître (PC) — En janvier et pour un quatrième mois consécutif l’indice de l’offre d’emploi, tel qu’annoncé dans les journaux, a augmenté, indiquait hier Statistique Canada.Cet indicateur est monté de 3 %, atteignant 96 % en janvier, son niveau le plus élevé depuis juin 1995.Comparé à janvier 1996, il a gagné en tout cinq points le mois dernier.Depuis septembre surtout, l'indu ce a repris de la vigueur.Au Québec l’indice a gagné, au dernier mois, un point à 85 %.Toutefois c’est un recul de 10 points par rapport à janvier 1996.Depuis octobre l’indice n’a presque pas bougé au Québec, note Statistique Canada.) Résultats à la SEE (PC) — Durant l’exercice 1996, la So- ' ciété pour l’expansion des exportations (SEE) a fourni son concours à des exportations évaluées à 22 milliards, un ' volume record et en hausse de 28 % sur 1995.«Le Canada n’a jamais été aussi concurrentiel sur les marchés étrangers», a noté dans un communiqué Paul Labbé, président de la société d’État fédérale.La productivité — mesurée par le «montant d’appui à l'exportation pour chaque dollar dépensé en frais administratifs» — a augmenté de 21 % en un an pour atteindre 367 $.La SEE utilise aussi un «i ndice de satisfaction du client» sur une échelle de dix qui, en 1996 par rapport à 1995, est passé de 8,5 à 8,8.Durant la dernière année, la SEE a desservi 2965 clients, qui sont des PME dans une proportion de -85 %, ajoute le communiqué.Bénéfice de Molson en hausse (PC) — Durant les neuf mois terminés le 1" janvier, les Brasseries Molson ont dégagé un bénéfice net de 167,8 millions, soit 12,9 millions de plus qu’à la même période l’année précédente.Les ventes de ces neuf mois se sont chiffrées à 1,7 milliard coinpa- * rativement à 1,68 milliard durant la même période, un tut plus tôt.Dans un communiqué, la direction attribue ces résultats à une hausse des prix à la consommation et une baisse des coûts d’intérêts.Mais cela a été en partie air nulé par un volume moins élevé.Dans-l’ensemble de l’industrie, incluant la bière importée, le volume des ventes ;j.perdu 1,3 % en un an, à cause notam- j! ment de «la mauvaise température estivale dans l’est du Canada».Pour Mol- , son, cette baisse de volume a été de | 2,4 % comparativement à l’an dernier.!j Sa paî t de marché de la bière produite au Canada pour cette période de neuf || mois s’est élevée à 47,2 % comparative^ ment à 47,7 % l’an dernier (paid de marché estimée de 46,2 % incluant les ; bières importées, comparativement à 46,7 % l’an dernier).¦i ¦i Gérald Tremblay chez Theratechnologies (Le Devoir) — Gérald Tremblay j] s’est joint au conseil d’administration de Theratechnologies.Ancien mi-nistre de l’Industrie, du Commerce, ï de la Science et de la Technologie, : M.Tremblay est président du Centre de perfectionnement de l’Ecole des Hautes Etudes commerciales.Les activités de Theratechnologies sont axées sur la recherche-développement de produits de santé novateurs.Le Groupe Oshawa limitée Avis de dividende Dividende numéro 140 Le Conseil d'administration du «Croupe Oshawa Limitée» a déclaré un dividende trimestriel le 4 février 1997, de treize et demi cents (13-1/2c) par action ordinaire et de classe «A» de la compagnie en circulation, payable le 10 mars 1997 aux actionnaires inscrits aux livres à la fermeture des affaires le 14 février 1997.Par ordre du conseil d'administration Darrell Ewert Secrétaire le 4 février 1997 ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE DES ACTIONNAIRES AVIS DE CONVOCATION Prenez avis i]l] une assemblée générale annuelle des actionnaires de OPTIMUM RÉASSURANCE Inc sera tenue le 28 février 1997 à 11 h aux bureaux de GROUPE Optimum Inc., 425.boulevard de Maisonneuve Ouest, bureau 1700, Montréal, Québec.Par ordre du Conseil d’administration .Montréal.Québec Le 7 février 1997 Me Gilles Demers Secrétaire O l’TI M V M D1A A 8 I.E I) K V 0 I R , I, V.V E i\ I) H E I) V E V H I E R 19 9 7 E D I T 0 R I A L Revenons à l’essentiel Jean- Robert Sansfaçon La guerre à finir entre les fabricants de tabac et les organisations de lutte au tabagisme atteint son paroxysme.La raison tient à l’hésitation manifestée par le gouvernement fédéral d’adopter intégralement son projet de loi C-71 qui doit limiter de beaucoup la visibilité des marques de cigarettes lors d’activités commanditées par cette industrie.Un compromis est-il souhaitable?c urieusement, si plusieurs journaux, comme Le Devoir, refusent la publicité des compagnies de tabac, c’est dans les journaux que les mêmes compagnies ont trouvé l’accueil souhaité pour livrer une autre manche de la bataille qui les oppose à tout ce que le pays connaît de groupes antitabac.Mais cette bataille, efficace au demeurant, les compagnies s’y adonnent sans logo commercial, ni cow-boy | viril au repos grillant une sèche entre deux prises au lasso.Que du texte, que des mots, ce qui rend leur propagande acceptable.Ce n’est là qu’un exemple de la complexité du débat entourant l’adoption du projet de loi C-71 qui veut régle-! menter plus sévèrement les produits i du tabac.î On a pu le constater, la question des I commandites a pris toute la place dans [les discussions, même si elle ne consti-îtue qu’un des volets de ce projet de loi 5 que les libéraux ont juré d’adopter avant les pro-; chaînes élections.Parmi les autres éléments essen-?fiels, il y a l’interdiction de la vente dans des distri-f buteurs automatiques, la présentation obligatoire t d’une pièce d’identité avec photo pour les jeunes i G’âge limite est de 18 ans), l’interdiction des présen-; toirs spéciaux et d’étalages accessibles aux clients, -l’interdiction de la publicité sur les ondes, sur les ' panneaux publicitaires, etc.De plus, la loi accordera des pouvoirs supplémentaires au gouvernement pour l’obtention de renseignements à propos des ventes des compagnies, de la composition des produits, jusqu’au droit de régle-.menter un jour les constituants de la fumée du tabac.La plupart des mesures visent d’abord les jeunes, eux qui sont les plus susceptibles de succomber à l’habitude de fumer.D’ailleurs, la loi autoriserait la publicité dans les publications lues sur-t tout par des adultes.i En ce qui touche à la commandite, le projet ne l’in-: terdit pas, mais limite la visibilité des marques de cigarettes à 10 % de l’espace, au bas du matériel pro-: motionnel.Ce qui a l’heur de déplaire aux compa-,'gnies qui, malgré leur amour des arts, menacent de .couper les vivres.Curieuse attitude de la part d’organisations qui crient à la «prohibition».Les compagnies semblent donc avoir choisi de ; concentrer leurs efforts sur un aspect du projet de Quel curieux droit fondamental que celui d’annoncer une marque de tabac ! loi: la limitation de la publicité lors d’activités commanditées.Chaque année, elles consacrent une soixantaine de millions à ces événements sportifs ou culturels.C’est peu pour une industrie dont les ventes annuelles atteignent plusieurs milliards, mais c’est efficace compte tenu de la grande popularité d’un Grand Prix de formule 1 ou d’un Festival de jazz.D’autant que ces activités sont très appréciées des jeunes.Puis, avouons que l’industrie a trouvé tout récemment dans les organisateurs de tels événements des alliés bien plus crédibles qu’elle-même aux yeux de la population.On peut critiquer le milieu des arts de s’être laissé prendre aux filets de l’industrie du tabac, même en sachant qu’un jour ou l’autre, la manne viendrait à s’épuiser.Mais dans l’état actuel du financement public, c’est plutôt du côté des gouvernements qu’il faut se tourner pour chercher les responsables de l’apparition de ces nouveaux apôtres de cette drôle de liberté fondamentale qu’est le droit d’annoncer une marque de cigarettes.Non seulement sont-ce les gouvernements qui ont choisi de durcir les lois, ce qui va de soi, mais ce sont surtout eux qui s’apprêtent à intervenir de nouveau sans avoir rien prévu pour empêcher le déclin d’événements d’un grand intérêt.Chaque année, des centaines de millions entrent dans les coffres des gouvernements sous forme de taxes spécifiques sur le tabac.Une augmentation du prix des cigarettes, même moitié moindre que celle qui fut décrétée par Québec et Ottawa l’automne dernier, suffirait à remplacer l’industrie du tabac pour la commandite d’événements sportifs et culturels au pays.Pourquoi se refuse-t-on à créer un tel fonds de transition, temporaire par définition, qui mettrait un terme à l’alliance douteuse entre la culture et le tabac?Le ministre fédéral de la Santé doit agir, tous le reconnaissent.Si la création d’un fonds spécial est rejetée, il ne doit pas craindre d’amender son projet pour une entrée en vigueur progressive de certaines mesures plus controversées, telle la commandite.Le lobby antitabac s’y opposera, il nous a prévenu, mais une vaste majorité de la population approuvera.Depuis le temps que la cigarette fait partie de nos mœurs, vaut mieux prendre le temps de bien faire les choses et cette fois réussir, que d’alimenter la guerre entre lobbys protabac et antitabac.Puni par où il a péché François Brou s se an auvre Milosevic! À peine finit-il par céder aux exigences que le peuple répète tous les soirs dans les rues, depuis près de trois mois, que ses ingrats sujets le conspuent de plus belle.A son grand dam, le président serbe vérifie la justesse d’une loi presque aussi vieille que la science politique: la «loi de Tocqueville».Loi selon laquelle un régime tyrannique qui commence à s’amender, qui cède partiellement à l’opposition en colère — avec l’espoir de calmer sa mobilisation — ne fait au contraire qu’alimenter sa détermination, précipitant du même coup sa propre chute.Regardons-y: avec la reconnaissance formelle, cette semaine, des victoires de l’hétéroclite opposition serbe réunie sous le sigle Zajedno («Ensemble») •:aux élections municipales de novembre, Slobodan Milosevic devrait en principe combler d’aise cette opposition, dont les manifestations avaient stricte-V ment pour but, au départ, de faire respecter le résultat des urnes.:¦ Certes, il reste encore à voir si la promesse faite sera bel et bien tenue: Milosevic, après tout, est un 'vieux manœuvrier qui pourrait avoir agi par simple sens tactique, pour gagner du temps.Mais admet-.tons, ce qui est vraisemblable, que Zajedno soit bel et bien sur le point de prendre le contrôle de Belgrade, de Nis et de la douzaine d’autres villes conquises dans les urnes en novembre, avant d’être confisquées par «le Grand Tricheur».Cela devrait, à stric-, tement parler, mettre fin aux manifestations.Eh! bien, il n’en est rien.Parce que cette concession est tout simplement dépassée par le cours des événements.Parce que ce n’est plus de cela qu’il s’agit.L’opposition a donc décidé, en toute logique, de poursuivre les manifestations.Manifestations dont on peut prédire qu’elles vont continuer de plus belle, et peut-être même gonfler, dans les prochains jours et les prochaines semaines.Le programme des protestataires?La liberté de presse, la liberté syndicale, du pain pour les travailleurs, des élections générales anticipées.Et, d’une façon plus globale, plus lapidaire: «Slobo, dehors, dehors, dehors!» Au moment des accords de Dayton, il y a un peu plus d’un an, on pensait que Milosevic, le grand réhabilité de la guerre des Balkans, avait gagné son pari: prendre et garder le pouvoir par la démagogie ultranationaliste; arracher des morceaux de territoire à ses voisins — quitte à en rendre ensuite une partie, avec le beau rôle en prime — et se refaire tranquillement une place dans le panorama serbe d’après-guerre.Mais aujourd’hui, dans un contexte d’exaspération sociale et de destruction économique qu’il a en grande partie causées, le «boucher des Balkans» est rattrapé par cette même foule qui, à la fin des années 80, l’adulait et lui ouvrait une voie royale vers le pouvoir.Il est puni, en quelque sorte, par où il a péché.Dans la Serbie de 1997, la chute de Slobodan Milosevic — imprévisible il y a encore un an — paraît désormais inscrite à l’ordre du jour.Coup de pied d’un âne En cours de carrière, vous avez pu faire éditer une cinquantaine de livres.Vous avez gagné des prix littéraires.Vous avez signé une douzaine de téléthéâtres avec les plus grands réalisateurs, des feuilletons qu’on disait de bonne qualité.Vous pouvez montrer un gros album de commentaires-critiques élo-gieux pour la plupart.Un dimanche soir (26 janvier), vous regardez l’émission Plaisir de lire à Télé-Québec, animée chaleureusement par Danièle Bombardier, et un ex-tribun populaire déclare, en parlant des lacunes de l’enseignement: «On n’enseigne pas Zola, LETTRES -?- on enseigne plutôt Claude Jasmin qui ne sait même pas écrire.» Propos d’un passéiste anti-littérature québécoise, d’un colonisé épris de nostalgie?Non, c’est un coup de pied d’un âne nommé Pierre Bourgault, patriote gauchiste bien connu.C’est un bizarre pavé d’un ours dont je me serais bien passé.Ce faisant, Bourgault insulte et méprise beaucoup de monde: mes fidèles et nombreux lecteurs, mes éditeurs (Tisseyre, Ferron, Bode, Godin, Stanké, Dubé, Filion, Simard, Laffont, Gertler et Lanctôt) aussi, l’ensemble des critiques littéraires (qui mesurent favorables et stimulants): Ethier-Blais, Locqwell, Va- chon, Basile, Major, Fortin, Cornel-lier et Martel.L’insulteur Bourgault contredit Gaston Miron qui écrivait le 6 juin à mon propos pour un jury littéraire: «[.] l’importance d'une œuvre aussi considérable que la sienne et qui se déploie dans tous les genres.[.) Jasmin est un écrivain naturel.Il possède un style qui est à la fois celui de la verve et du court-circuit.C’est le romancier de nos émotions.Un romancier populaire de premier plan avec les marques du littéraire, ce qui ne court pas les mes!» Pour l’âne-Bourgault, il n’empêche, «je ne sais pas écrire».Claude Jasmin Montréal, 28 janvier 1997 tiife mM .V c V *8 3).'TovTou Le doux commerce e voyage d’Équipe Canada en Corée du Sud, aux Philippines et en Thaïlande a retenu l’attention des médias durant plusieurs semaines.Les journalistes ont souligné l’importance de ces nouveaux marchés en pleine croissance; les 2,1 milliards de dollars en contrats signés par des entreprises canadiennes; la prouesse de nos premiers ministres faisant une trêve sur leurs désaccords internes — surtout du côté Canada-Québec — pour faciliter la tâche des 350 à 400 chefs d’entreprise participant au voyage.Qui pourrait nier l’importance de ces nouveaux contacts commerciaux?D’autant plus que d’autres pays — du Royaume-Uni de John Major, à l’Allemagne de Helmut Kohl, à la Malaysia de Mahathir Mohamad — organisent exactement le même genre de missions mi-politiques, mi-commerciales à l’étranger.Anciennement, la politique commerciale secondait la politique étrangère; de nos jours, elle semble la dicter.Il n’y a aucune raison de s’alarmer, diraient certains observateurs.Après tout, quand on pense aux scandales qui éclaboussent les forces armées canadiennes depuis leur passage en Somalie et en Bosnie, peut-être ferait-on mieux de se concentrer sur le commerce.Et l’on pourrait citer un sage comme Montesquieu, qui observait ceci: «Le commerce guérit des préjugés destructeurs; et c’est presque une règle générale que partout où il y a des mœurs douces, il y a du commerce.Le commerce polit et adoucit les mœurs barbares.» Mais attention.Equipe Canada est arrivée en Corée du Sud en pleine grève générale et en pleine crise politique.Une délégation de l’OCDE venait juste de constater de graves violations aux droits du travail dans ce pays.Il ne fallait toutefois pas s’attendre à grand-chose là-dessus du côté de nos premiers ministres réunis.Commerce oblige, il faut bien fermer les yeux.Phil i p R e s n i c k Aux Philippines, Jean Chrétien, pourtant si timide lorsqu’il s’agit de questions de droits humains ou de dégâts écologiques, s’est permis de louanger le président Ramos et même de lui suggérer de briguer un deuxième mandat à la présidence — interdit par la Constitution philippine! Mentionnons aussi que le président Ramos possède un immense terrain de golf aux environs de Manille et fait partie de l’oligarchie qui domine la politique philippine depuis des lustres.Aucun problème de ce côté-là pour nos visiteurs canadiens.Quant à la Thaïlande, un pays qui oscille entre régimes civils et militaires au rythme de nos chicanes constitutionnelles au Canada; où la corruption est endémique; où l’année dernière des dizaines d’ouvriers ont péri lors d’un incendie dans une usine de jouets exportatrice en Occident; il ne fallait pas s’attendre à ce que la délégation canadienne évoque de tels sujets embarrassants.Commerce oblige.Dans le numéro de janvier 1997 du Monde diplomatique, le directeur Ignacio Ramonet a fait des réflexions très pertinentes sur les régimes qu’il appelle globalitaires.Maintenant que les régimes marxistes-léninistes sont en train de disparaître, une nouvelle menace a pris place.«Reposant sur les dogmes de la globalisation et de la pensée unique, [les régimes globalitaires] n’admettent aucune autre politique économique, subordonnent les droits sociaux du citoyen à la raison concurrentielle et abandonnent aux marchés financiers la direction totale des activités de la société dominée.Ces phénomènes de mondialisation de l’économie et de concentration du capital, au Sud comme au Nord, brisent la cohésion sociale.N'est-il pas temps de réclamer la mise sur pied, à l’échelle planétaire, d’un nouveau contrat social?» Le globalitarisme, pour le baptiser ainsi, a trouvé de fidèles adeptes dans les rangs de notre classe politique, toutes tendances confondues.La politique étrangère canadienne s’est transformée sous l’égide de Jean Chrétien en pure politique commerciale.Le rôle de l’Etat — tant fédéral que provincial — n’est que de permettre une meilleure percée de nos gens d’affaires à l’étranger.Montesquieu, qui vantait l’importance du commerce dans son célèbre De l’esprit des lois, reconnaissait cependant ses limites.Au livre III, on trouve la phrase suivante: «Les politiques grecs, qui vivaient dans le gouvernement populaire, ne reconnaissaient d’autre force qui pût les soutenir que celle de la vertu.Ceux d’aujourd’hui ne nous parlent que de manufactures, de commerce, de finances, de richesses et de luxe même.» On pourrait se demander si le mot «vertu» a encore sa place dans des Etats comme les nôtres où le seul dieu qui règne sur la place publique est bel et bien celui du commerce; et où l’avidité pour l’argent semble primer sur la défense de valeurs plus humaines.(On n’a qu’à rappeler l’imperturbabilité de M.Chrétien face à la question du chômage lors de l’émission Town-Hall de CBC-Radio-Cana-da, en décembre.) Je terminerai en citant un extrait d’une récente allocution prononcée à l’Université de Toronto par John Kenneth Galbraith, le célèbre économiste keynésien de Harvard, d’origine canadienne: «Un courant d'idées prône le transfert de toute activité économique au marché.Selon ses partisans, il faut universaliser le système du marché et accepter la privatisation comme un acte de foi.Nous, qui croyons à l ’engagement social, rejetons de telles idées.Pour nous, une économie en croissance est le début, mais pas la fin, d’un programme social.Il faut trou ver la force politique pour s’en prendre aux déboires du système du marché.Il faut défendre un système d’impôts rigoureusement progressif.Il faut appliquer des mesures sociales pour protéger les plus pauvres dans nos sociétés.Il faut conforter les affligés et affliger les confortables.» Voilà un tout autre son de cloche que celui propagé par les tenants du discours globalitaire — le discours du commerce sans frontières — qui domine cette fin de siècle.A PROPOS -?- .des guerres de motards Les règlements de comptes représentent, bon an mal an, 15 à 20 % des homicides au Québec.En 1995, la «guerre» qui oppose plusieurs groupes de motards (elle débute en août 1994, se poursuit l’année suivante et oppose les Rowdy Crew, Death Riders, Rock Machines, Nomades et Hell’s Angels) fait près d’une quinzaine de morts et un nombre équivalent de blessés.De telles vagues se produisent à intervalles périodiques: 11 conflits «à faible intensité» se sont produits entre 1970 et 1986 au sein du milieu, entraînant la mort de neuf participants en moyenne chaque fois.La duré moyenne de ces «guerres» est d’environ 15 mois, mais k conflits entre groupes rivaux, 18 à 20 mois et parfois plu Deux caractéristiques, d’ailleurs interreliées, de cett vague de règlements de comptes en 1995: des bavures m jeures fia mort d’un enfant de 11 ans, Daniel Desrochen et l’utilisation massive des bombes et des détonateurs distance.Pierre Tremblay, in Québec 1997, publié en collaboration Fides/Le Devoir.LE DEVOIR F 0 N D f.PAR E N R I B 0 U R A S S A LE 10 JANVIER 1910 Directrice LISE BISSORNETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAUX Vice-président, finances et administration FRANÇOIS THOUIN D i r e c l e n r de l’information CLAUDE BEAUREGARD Directenrs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, GUY TAILLEFER, NORMAND THERIAULT Rédacteur en chef adjoint JEAN-ROBERT SANSFAÇON Directeur artistique ROLAND YVES CARIGNAN 2050, rne de Blenry, i)' étage, Montréal ((Jnébec) Il3A 3M9.Tél.: (511) 985-3333 FAIS CE QUE DOIS 1.E I) !•: VO I R .I.E V E N I) li E I) I E E V \\ I E I II !l 7 A 9 IDÉES Les médecins, une entreprise privée qui donne l’illusion d’un service public MICHELLE BLAQUIÈRE Montréal - appartiens au 3 % de la population qui, d’après un sondage journalistique, n’a aucune confiance dans les médecins.En parodiant le dicton sur les porteurs d’armes, je peux dire ceci: «Ce ne sont pas les moyens que je crains, mais bien les médecins qui les utilisent» J’envisage de me désaffilier du régime d’assurance-maladie étatique actuel.Pourquoi continuer à payer (en impôt) un régime d’assurance qui garantit de moins en moins que je recevrai les soins requis au besoin?Avec leur proposition de médecine à deux vitesses, les médecins réclament d’offrir de plus ou moins bons services selon que le citoyen est plus ou moins en mesure de les soudoyer.Je réclame de pouvoir conserver ma part d’impôt impartie aux services sociaux et de santé pour m’offrir une assurance entièrement,privée en vue d’aller me faire soigner.aux Etats-Unis.Là, au moins, les médecins s’affichent pour ce qu’ils sont vraiment: des hommes d’affaires.«Show me your cash or stay out of my office or my hospital.» Peut-être pas des services de meilleure qualité, mais du moins une honnêteté intellectuelle: «Treated as well as your money can buy.» De plus, je ne me suis pas inscrite au régime d’assurance-médicaments.Je considère que l’assurance-médicaments est un ticket modérateur déguisé.Je me suis opposée à ce ticket tant que les cliquages de cartes ne seraient pas effectués strictement pour des actes médicaux utiles et sévèrement contrôlés par les administrateurs du régime qui, il me semble, sont incapables de le faire.Les médias rapportent, de temps en temps que des études prouvent que de 30 % à 40 % des actes médicaux sont inutiles et que le nombre de prescriptions de médicaments est trop élevé; rien n’a été fait, à ma connaissance, pour empêcher les médecins d’étaler une procédure, aussi simple 'soit-elle, en plusieurs rendez-vous et de contribuer, à coup d’ordonnances, aux profits des industries commanditaires de leur entreprise.(Quelles belles enquêtes pour les journalistes s’ils cessaient d’agir comme agents publicitaires des médecins.) Le client: un otage 11 faut se rendre à l’évidence que les méde-! cins, eu égard à l’esprit de corps qui les anime, n’ont jamais voulu d’un pacte social qui vi-l'sait à nous assurer qu’aucun citoyen, aussi démuni soit-il, ne serait privé de soins nécessaires à sa survie ou à sa santé, aussi coûteux .soient-ils.Ils ont sabordé le régime d’assuran-'ce-maladie qui, à leur grand dam, les prive des avantages de «l’offre et de la demande» qui, dans un contexte où le client n’a pas d’autre choix que de s’adresser à eux, n’est autre chose qu’un odieux chantage.Je suis désolée pour eux qu’ils se sentent lésés dans leur situation de moins bien nantis de la ploutocra- tie.Toutefois, je dénonce l’imposture de ces prédateurs de la souffrance et de la détresse humaine qui nous trompent avec l’argument fallacieux du seul intérêt du client pour justifier leurs exigences monétaires.Et en guise de pression électorale, les citoyens demandaient au gouvernement de récupérer le montant que peuvent représenter 30 % à 40 % d’actes médicaux inutiles (rétroactivement?) plutôt que de faire une ponction de 6 % dans la masse salariale des médecins.Devant la volonté des médecins de monnayer leurs services selon notre capacité individuelle de les soudoyer, il n’y a vraiment pas lieu de conserver une assurance collective.Dans les circonstances, mieux vaut faire prévaloir la loi du marché et abolir le régime d’assurance-maladie.Ainsi, le client, s’il le désire, pourra procéder par appel d’offres: les médecins intéressés à s’occuper de son cas devront soumissionner pour l’obtenir.Aussi, serons-nous débarrassés d’une part des médecins qui, avec un ratio de un médecin par 515 habitants, sont beaucoup trop nombreux et multiplient les réclamations qui ont tari les fonds de notre assurance collective.Pas si occupés, les maîtres-chanteurs Je me permets de mettre en doute les horaires surchargés.C’est l’ambition qui maintient les médecins au travail de longues heures pour épater les pairs et accéder aux postes plus payants, quand ce n’est pas par pur intérêt scientifique.Les médecins peuvent parfaitement ne travailler que 40 heures semaine et même moins.Qu’on arrête aussi de tenter de nous apeurer avec les débordements des urgences.C’est un problème inhérent à la structure même du service qu’il semble impossible aux instances hospitalières de régler.Qu’on se contente d’avertir les citoyens de ne pas se rendre à telle urgence trop de désorganisée ce jour-là.Les longues périodes d’attente, routine solidement ancrée dans la pratique médicale et devenue mythique avec le temps, sont entretenues pour faire monter les enchères en faisant croire à une pénurie de médecins.Plus rare le service, plus cher on peut en demander.Si le gouvernement conserve le régime d’assurance-maladie et resserre les cordons de la bourse, qu’il reste ferme devant la menace des médecins d’attenter à notre santé ou de mettre notre vie en péril en quittant le Québec pour des deux plus lucratifs.Il faut leur montrer la porte de sortie et assortir leur départ d’une radiation d’un an (ou plus) au retour.S’ils devaient revenir, cette sabbatique imposée ne les ferait pas trop souffrir puisqu’ils reviendront chez eux les poches pleines.En effet, vous aurez remarqué qu’aucun d’eux ne parle de s’exiler dans des pays où les besoins médicaux sont criants, mais bien là où il aura le loisir de négocier la santé et la vie selon la meilleure offre.Service public, la médecine?Si je veux bien me laisser convaincre que d’aider son prochain et de servir l’humanité est la motivation profonde de quelques médecins, ce n’est certes pqs celle du corps médical dans son ensemble.A preuve, cette enquête ARCHIVES LE DEVOIR Il faut se rendre à l’évidence que les médecins n’ont jamais voulu d’un pacte social qui visait à nous assurer qu’aucun citoyen, aussi démuni soit-il, ne serait privé de soins nécessaires à sa survie ou à sa santé.(publiée dans L’Actualité médicale en 1993, ou 50 % des médecins canadiens (38 % au Québec — sont-ils moins honnêtes ou réellement moins cupides?) affirmaient que ce qui les maintenait en médecine était que c’était un travail payant (mais jamais assez, à ce qu’il semble)! Contrairement à la croyance populaire, bien loin d’être un service public, la médecine est une entreprise de nature commerciale.On choisit d’être médecin pour la plus grande gloire de la science qui exige des sacrifices (les clients, cobayes ou objets d’études — parfois sans leur autorisation), au profit des commanditaires qui subventionnent ses recherches en échange de ses services de représentant et pour obtenir le respect de ses pairs.Le mauvais côté de leur activité est de devoir répondre aux attentes des clients qui n’en ont rien à foutre de la science, des commanditaires et de la confrérie médicale.Les pauvres clients désirent seulement acheter du médecin les moyens de recouvrer la santé et, dans certains cas, de survivre, quand ils jugent ne pas être eux-mêmes en mesure de venir à bout d’un problème.Pour eux, les médecins sont d’utilité publique au même titre que les pompiers ou les policiers.On doit pouvoir y avoir recours quand il n’y a pas moyen de faire autrement.Personne ne tolérerait qu’un policier ou un pompier ne réponde pas à une demande d’aide sous prétexte que le client n’en vaut pas la chandelle.Les médecins le font et personne n’y trouve rien à redire.Pourquoi ça coûte cher?J’ai assisté à une conférence sur la ménopause, l’an dernier.En plein milieu, le médecin conférencier lance à propos des hormones: «Même celles [les femmes] qui n’en ont pas besoin, ça peut pas leur faire de tort.» Docteur Rochon, si je vous donne le nom de ce médecin, irez-vous vérifier dans ses dossiers afin de savoir combien de femmes ont été bourrées aux hormones «même si elles n’en ont pas besoin», sous prétexte que ça ne peut pas leur faire de tort?Et savoir de combien de millions de dollars le régime d’assurance a été escroqué pour ces traitements parfaitement inutiles?11 ne s’agit pas ici de prévention et encore moins de traitement.Et il en va probablement de même pour d’autres produits que les hormones.Anecdote: jeune femme, monoparentale, deux jeunes enfants, un peu plus que le salaire minimum.Se rend chez le médecin pour un résultat de tests.Rien à signaler.— N’auriez-vous pas pu annuler mon rendez-vous?Je viens de perdre deux heures de travail pour ça.— Vous trouvez pas que votre santé les vaut bien?— Ce que tu viens de me voler, mon écœurant, c’est le lait pour mes enfants pour les deux prochaines semaines.(Elle a changé de médecin.) De l’époque de Montaigne où le médecin accourait au moindre éternuement de l’aristocrate sans même un regard pour la fille, peuple expirant aux portes du palais, celui d’aujourd’hui a conservé la même volonté d’être au service du plus offrant.Hélas, les carcasses à viscères que sont les clients, n’ont aucun autre choix que de négocier leur santé ou marchander leur vie avec des commerçants médicaux dont la vertu principale tient bien moins du sens social que de celui des affaires.Si les médecins proclament leur volonté de sauver la vie à tout prix, ils essaient surtout de la sauver au prix le plus élevé.Et dire que ces commerçants, en flagrant conflit d’intérêts, prétendent avoir un mot à dire dans le dossier sur l’euthanasie.«Tant qu’il respire, le client me rapporte» ou «quelqu’un qui paie mieux a besoin du lit.» Il y a une réelle possibilité pour que leurs motifs de nous garder en vie ou non dépendent de raisons vénales ou administratives.Ce n’est pas rassurant, mais c’est une autre histoire.Naïveté et écologie, un mélange explosif L’idée de réserver le champ de pratique des spécialistes en environnement à une corporation professionnelle n’a en elle-même aucun sens LOUIS GERMAIN L’auteur est spécialiste en évaluation environnementale au ministère de l'Environnement et de la Faune ifficile de ne pas réagir à l’article paru dans la livraison du Devoir du 23 décembre dernier dans lequel deux étudiants au doctorat en sciences de l’environnement prétendent que le processus décisionnel en environnement est inadéquat et que les biologistes, à titre de «véritables spécialistes en environnement» sont écartés du processus.Difficile de ne pas y réagir donc parce que l’argumentation supportant les propos des auteurs révèle une profonde méconnaissance du secteur de l’environnement et l’idée de réserver le champ de pratique des spécialistes en environnement à une corporation professionnelle n’a en elle-même aucun sens.Voyons-y de plus près.La prise de décision en environnment M.Branchaud et Mme Gendron prétendent que les biologistes sont écartés du processus décisionnel.J’ignore d’où vient cette idée mais elle est pour le moins surprenante et porte à croire que le milieu académique est décroché de la réalité.Pour leur gouverne, il importe de rappe- ler que le ministère de l’Environnement et de la Faune, l’organisme qui a pour mission la sauvegarde et la protection de l’environnement et qui éclaire le gouvernement pour toute question relevant de sa compétence, regroupe en son sein plusieurs centaines de biologistes hautement qualifiés, réalité que l’on oublie trop souvent.Plusieurs d’entre eux participent d’ailleurs directement à la prise de décision en travaillant étroitement avec la haute direction du ministère.C’est le cas notamment de la préparation des décisions gouvernementales qui résultent de l’analyse des projets assujettis à la procédure d’évaluation environnementale.Est-il nécessaire de rappeler aussi que bon nombre de biologistes font partie des rangs du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement où dont certains agissent à titre de commissaire.Ils sont aussi bien représentés chez les firmes privées d’expert-conseil en environnement où ils participent activement à de nombreuses études et contribuent à mieux intégrer les projets dans le milieu.Prétendre donc que les biologistes sont absents du processus de décision est inexact et relève d’une vue de l’esprit Il est vrai cependant qu’il n’y sont pas les seuls acteurs et c’est bien ainsi parce que l’environnement n’est pas une discipline que l’on peut réduire à un objet d’étude bien circonscrit.En effet, dans le domaine, où les questions sont souvent complexes, l’approche multidisciplinaire est la meilleure façon d’avoir un éclairage large et valable.L’approche scientifique Les auteurs reconnaissent néanmoins la composante socio-culturelle (sic) des dossiers environnementaux et la légitimité des autres intervenants mais donne préséance à l’approche scientifique.S’il faut saluer cette ouverture d’esprit, il faut aussi rappeler qu’en environnement, les facteurs psycho-sociaux sont devenus les véritables enjeux des débats.Malheureusement, la méthode scientifique, limitée dans son application, se révèle inapte à solutionner des problématiques basées sur des perceptions sociales et individuelles, bonnes ou mauvaises, mais néanmoins toujours fondées.Vouloir encadrer la problématique environnementale dans les limites de la science relève d’une vision très en vogue du début des années soixante-dix mais qui est aujourd’hui totalement dépassée et inadéquate.Bien que l’approche scientifique soit indispensable, elle doit être pris pour ce qu’elle est et ne peut avoir préséance.Le tribunal de l’environnement Pour assurer un traitement plus éclairé des questions environnementales, pourquoi ne pas créer un tribunal de l’environnement, propose les auteurs.Cette idée surprenante tient-elle compte du fait qu’il existe au Québec une instance quasi-judiciaire qui a pour mission d’enquêter sur toute question que lui soumet le ministre de l’Environnement et de la Faune?Pa surcroît, chacun des membres d’une commission du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement possède le statut d’enquêteur qui lui permet d’obtenir toute l’information toute information jugée pertinente.Le BAPE a donc la latitude voulue pour éclairer les dossiers environnementaux avec, en prime, l’irremplaçable participation du public.Mais peut-être les chercheurs souhaiteraient-ils, comme certains, que les débats environnementaux aient davantage un caractère judiciare?Si c’est le cas, on risque vraiment de passer à côté des véritables débats et surtout d’écarter le public du processus.Le jour où l’essentiel de notre attention se portera, comme c’est de plus en plus le cas, sur la constitutionnalité de tel ou tel article de loi plutôt que sur les conséquences environnementales de nos actions et de nos décision, on aura un gros problème sur les bras et on portera un dur coup à la démocratie participative.Un ordre professionel pour les spécialistes de l’environnement Enfin, au terme de leur argumentation, les auteurs de l’article réclame la formation d’un ordre professionnel pour les biologistes afin qu’il soient reconnus légalement En réalité, qui peut prétendre être un véritable spécialiste en environnement?comme spécialistes de environnement.Avec tout le respect que l’on doit au biologistes, il est absurde de remettre entre leur mains un secteur d’activité déjà occupé par de nombreux professionnels y compris eux.Car en réalité, qui peut prétendre être un véritable spécialiste en environnement?L’ingénieur titulaire d’un maîtrise en sciences de l’environnement, le géographe spécialisé en aménagement du territoire, le médecin oeuvrant en santé environnementale ou le biologiste expert des questions de la faune?Tous peuvent y prétendre bien sûr.Vouloir réserver ce champ de pratique à une poignée de biologistes consisterait à évacuer bon nombre de professionnels forts compétents dans le domaine et à se priver d’un formidable apport de connaissances.D’ailleurs, il n’y a que les naïfs pour croire que les corporations professionnelles sont là pour protéger le bien commun et l’intérêt du public.Elles existent avant tout pour protéger l’intérêt de leur membres et leur droit de pratique exclusif au grand dam des professions émergentes.Très franchement, il faudrait que les auteurs mûrissent encore un peu leur réflexion sur l’environnement, eux qui sans doute seront appelés à jouer des rôles clés dans la société comme expert.On est donc en droit de s’attendre de leur part d’un peu plus de rigueur d’analyse transcendant les simples intérêts corporatistes.L’ÉQUIPE DU DEVOIR IA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine: Louis Lapjerre (adjoint au directeur de l’information).Sylvain Blanchard.Paul Cauchon.Jean Chartier.Jean Dion.Louis-Gilles Francœur.Kathleen Lévesque, Caroline Montpetit, Brian Myles, Isabelle Paré, Clément Trudel, Serge Truffaut; Dilute l‘recourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques): Martin Duclos et Christine Dumazet (relecteurs): Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes): h l'information culturelle: Michel Bélair (responsable).Stéphane Baillargeon.Pierre Cayouette, Paule des Rivières, Louise Leduc, Jean-Pierre Le-Kaull.Benoit Monger Odile Tremblay; à l’information économique Gérard Berube (adjoint au directeur de l’information), Robert I)u tri sac, Jean Pichette.Claude Turcotte; à l’information internationale: Jocelyn Coulon (adjoint au directeur de l’information).François Brousseau (éditorialiste).Claude Lévesque; à l’information iHilitiquc Pierre O’Neill.Manon Comellier (correspondante parlementaire à Ottawa).Mario Cloutier et Gilles Lesage (correspondants parlementaires à Québec).Michel Venne (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec): à l’information sportive: Yves d’Avignon; Marie-Hélène Alarie (secré-taireà là rédaction)- Isabelle Hachey.Marie-Claude Petit (commis), la documentation: Gilles Paré (directeur); Brigitte Arsenault.Manon Derome.Serge Laplante (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ FT LE MARKETING Martine Dubé (directrice).Daniel Barbeau (directeur adjoint).Jacqueline II Avril.Jean de Billv Brigitte Cloutier.Gyslaine Côté.Marlène Côté.Christiane Ix-gault.Jacques A.Nadeau.Guvlaine Ouellet.Micheline Ruelland (publicitaires): Sylvie Laporte.Nathalie Lemieux.Claire Paquet.Pierrette Rousseau.Micheline Turgeon; Francine Ouellet (secrétaire).LA PRODUCTION Jocelyn Arse- • -I.*:.-a t Uan.l.v,n.-., t i •• r.i hAs In /trvufi/eftOM ) I l-nidino Rodnrrl lolinnna Rminot Diniollo P ontom Piotiorrl Doc f' nrmiorc \IonA_lr>coo Uitrlnn Çvlvoin I POtTP Phricfion \u>n nlivior 7litdD \ I A PI IPVlVl F Inlmnno Rrion ( rec. A 10 I- E I) H VOIR, I, E V E N I) R E I) I F E V II I U II I !) !) 7 Précieux café % r* 'fSenrr -L.* jfjV r.zozti , ARCHIVES PRESSE CANADIENNE BUVEURS DE CAFE, soyez-en prévenus, on nous annonce une augmentation probable et prochaine de la précieuse boisson.Depuis le mois de jan vier, le prix des fèves avant torréfaction a augmenté de 32 pour cent.Les producteurs de café ont fait face à certains problèmes: pluies excessives en Colombie et incertitudes sur la récolte brésilienne toujours affectée par le gel de 1994.Mais la hausse enregistrée en janvier était surtout due à des spéculations et des craintes.Le prix du café, nous dit-on, sera de toute façon instable en 1997 et la livre de café vert au gros qui est actuellement à 1,50 $ US sur le mâché international pourrait atteindre les 2 $.RECTIFICATIF Le Sénat et l’aéroport Pearson Une erreur s’est glissée dans l’article traitant du dossier de la privatisation de l’aéroport Pearson de Toronto, dans notre édition d’hier, en page B 3.Ce n’est pas la majorité libérale au Sénat qui s’est opposée au projet de loi accordant 30 millions aux promoteurs en guise de compensation financière, mais les conservateurs.Le vote a été de 48 contre et 48 pour.Tous les conservateurs (47) ont voté contre et tous les libéraux (49) ont voté pour, sauf un sénateur libéral, qui voté contre le projet de loi avec les conservateurs.Lorsqu’il y a égalité (4848) lors d’un vote, la coutume veut que cela soit interprété comme un vote contre un projet de loi.À LIRE DEMAIN +Portrait de la relève en écriture dramatique Un étranger en visite à Montréal ces jours-ci aurait l’embarras du choix s’il voulait faire la rencontre de nouvelles œuvres dramatiques: la création québécoise connaît actuellement une vigueur qui réjouit bien des spectateurs.Portrait de la relève demain dans «Les Arts».Entre des essais, des anthologies, des critiques littéraires et son travail d’enseignement, Gilles Marcotte persiste et signe.Il vient de publier Une mission difficile, œuvre ludique qui mêle le polar et l’exploration onirique.Le récit de l’observateur, à lire demain dans le cahier «Livres».EN BREF Du Vietnam à Toronto Toronto (PC) — La photo est célèbre: une petite fille brûlée au napalm court nue, hurlant de douleur, pendant la guerre du Vietnam.Kim Phuc, qui avait neuf ans lorsque son image bouleversa le monde entier en 1972, passe aujourd’hui inaperçue dans les rues de Toronto.Un documentaire de CBC, Kim’s Story — The Road From Vietnam, qui sera diffusé la semaine prochaine, fera connaître aux Canadiens le visage adulte de la célèbre fillette.S.V.P.Assurez-vous que ce papier journal soit recyclé.1E Devoir Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9.EU Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333.Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514)985-3360 Sur Internet devoir@cam.org Agenda culturel (514)985-3551 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et petites annonces Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514)985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Version internet (514) 2786060 1-800-563-5665 Lt Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siege social est situé au 2050.rue de Bleury.9r étage.Montréal.(Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor LaSalle.7743, rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc.612.rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée a employer et a diffuser les informations publiées dans Le Devoir.U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest.Laval.Envoi de publication — Enregistrement no 0658.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec ?LE DEVOIR ?ACTUALITES COSMODOME Déjà quatre prorogations de délai SUITE DE LA PAGE 1 Raymond, Chabot, Matin, Paré.M.Robillard travaille dans ce dossier depuis deux ans.Selon lui, les intervenants hésitent tout simplement à mettre la clef dans la porte.La difficulté est plus importante du fait que dans de tels dossiers, le financement est généralement trouvé avant la première pelletée de terre, alors que, dans le cas du Cosmodôme, on est à la recherche de fonds après la construction.«Ceci augmente la pression sur tout le monde.C’est plus facile de dire non à un projet qui n’a pas démarré qu’à un projet qui est là.Personne ne pense que la solution, c’est le bulldozer», a ajouté M.Robillard.Au Cosmodôme, on reste optimiste.On a vu plus de 120 000 personnes franchir les tourniquets en 1996, et le musée fait ses frais d’exploitation depuis un an, selon le secrétaire du conseil d’administration de la corporation du Cosmodôme, Michel Capis-tran.Il soutient qu’aucun politicien ne s’est jamais vraiment prononcé contre ce projet «Si le Cosmodôme n’avait vraiment pas d’allure, ce serait déjà fermé.C’est ce qui confronte les politiciens: ça marche! Il ne reste qu’à aller chercher un demi-million dans un programme d’éducation et un autre demi-million dans un programme de développement d’emploi régional.Ça va donner à peu près ce qu’il faut que les gouvernements mettent pour que ça marche.Et l’entreprise privée suivrait.Est-ce qu’on en met un peu plus pour assurer sa viabilité à long terme ou on le ferme?» Le maire Vaillancourt à Québec De passage à Québec, mardi, pour prendre part à une commission parlementaire sur les sociétés d’économie mixte, le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, a tenté lui aussi d’infléchir le cours des choses auprès de quelques membres du caucus pé-quiste, mais sans succès puisque la porte-parole de son cabinet à Laval, France Hamel, confirmait hier au Devoir «qu’il n’y a pas de développement dans le dossier, même si les discussions se poursuivent».Lors d’une réunion le 23 janvier dernier, les créanciers du Cosmodôme ont décidé de prolonger le délai fatidique de la faillite en bonne et due forme en donnant à Camp spatial Canada, la firme qui possède le Cosmodôme, jusqu’au 15 février pour produire un plan de restructuration de ses finances.Cependant la prochaine rencontre avec les créanciers n’aura lieu que le 15 mars, ce qui donnerait un mois de plus aux responsables du Cosmodôme pour trouver du financement.Sous la protection de la loi de la faillite depuis le mois de juillet dernier, Camp spatial Canada a déjà utilisé quatre prorogations de délai devant la Cour afin de sauver les meubles, et la firme s’en remet désormais à la bonne grâce de ses créanciers.Pour ces derniers, comme pour le gouvernement, le dilemme qui reste est celui de décider quand le temps sera venu de «retirer ses billes».La dette du musée de l’espace s’élève à 31 millions.L’organisme doit entre autres, un prêt sans intérêt de 24 millions à la Banque Nationale et un autre de 5,1 millions, selon les mêmes conditions, au Bureau fédéral de développement régional.Au 31 décembre 1995, la Ville de Laval avait pour sa part fourni une participation de plus de cinq millions en investissements et contributions.D’autres sommes de 120 000 $ et 440 000 $ ont été versées respectivement par Laval Technopole et d’autres compagnies privées.Déposé en novembre dernier, un rapport recommandait que des investissements supplémentaires de 9,2 millions soient faits pour relancer le musée.Jusqu’à maintenant, la participation financière du gouvernement du Québec dépasse les 2,6 millions.Mais Québec n’a pas versé un sou au Cosmodôme depuis plus d’un an, même si le ministère de la métropole croit toujours que le Cosmodôme constitue un produit culturel «vendable et de qualité».OTAN Inquiétude chez les Polonais SUITE DE LA PAGE 1 qui craignent apparemment l’émergence d’un directoire de facto de l’Alliance, dont le fonctionnement repose sur le consensus.Le ministre italien des Affaires étrangères, Lamberto Dini, a ainsi estimé hier qu’il ne voyait pas «l’utilité» de ce sommet à cinq et souligné que les 16 pays membres de l’Alliance sont «égaux», une position également exprimée par la Norvège.L’idée franco-allemande n’a pas non plus suscité l’enthousiasme de tous les candidats à l’entrée dans l’OTAN.Ainsi, un haut responsable polonais s’est dit «inquiet» à ce sujet.La Pologne figure parmi les trois d’Europe centrale les plus souvent mentionnés dans les milieux diplomatiques pour l’adhésion à l’OTAN, les deux autres étant la Hongrie et la république tchèque.Tout en évitant de rejeter une proposition émanant de deux de ses principaux alliés, le gouvernement américain manifestait toutefois un manque d’enthousiasme évident hier, laissant entendre que l’utilité d’un sommet à cinq ne lui paraissait pas évidente.«Nous voudrions en savoir beaucoup plus sur cette proposition, ce qu’elle suggère de faire et comment elle s’inscrit dans le cadre du travail qui est fait actuellement pour préparer le sommet de juillet à Madrid», a affirmé M.McCurry.Pour sa part, un haut responsable américain, qui a exigé l’anonymat, a indiqué qu’avant d’accepter un tel sommet, les Etats-Unis «voudraient être sûrs qu’il pourrait contribuer à un résultat constructif de nos efforts» pour établir une relation stable entre l’OTAN et la Russie.C’est le secrétaire général de l’OTAN, Javier Solana, qui a été chargé par l’Alliance de négocier au nom de ses 16 membres une «charte» avçc Moscou.De plus, les Etats-Unis misent visiblement beaucoup plus sur leur dialogue bilatéral avec Moscou que sur une éventuelle réunion à cinq.M.McCurry a ainsi rappelé la présence à Washington de M.Tchernomyrdine, qui doit préparer avec M.Gore un prochain Clinton-Eltsine censé se tenir en mars dans un pays non déterminé.Le chef du gouver- nement russe, qui a récemment mis en garde l’Occident contre les risques d’un élargissement de l’OTAN, rencontrera aujourd’hui M.Clinton.Mais à en croire le porte-parole de la Maison-Blanche, M.Tchernomyrdine n’a pas grand-chose à espérer de cette entrevue.Même si les négociations avec la Russie n’ont pas abouti début juillet à la conclusion d’une «charte», la Maison Blanche compte donc bien aller de l’avant à Madrid.Comme pour accroître encore la division au sein de l’Alliance, la Turquie a menacé de mettre son veto à un élargissement de l’OTAN si elle n’était pas incluse dans le projet d’expansion de l’Ùnion européenne.r ECOLE Adapter les programmes d’études SUITE DE LA PAGE 1 Un conseil d’établissement sera créé pour chaque école, avec des représentants des parents, des enseignants, du personnel, de la direction et de toute la communauté, sorte de conseil d’administration qui aura à gérer ce nouveau pouvoir.La commission scolaire, elle, sera maintenue, élue au suffrage universel, percevant nos taxes scolaires, conservant, selon les mots de la ministre, des fonctions de «planification, de contrôle, d’évaluation et de soutien aux écoles».Les directions d’école semblent attendre avec impatience un tel transfert de pouvoirs.«L’idée, c’est d’agir sans demander tout le temps la permission à la commission scolaire, résume Guy Lessard, de la Fédération québécoise des directeurs d’établissement.La marge de manœuvre, elle servira à décider avec notre monde, dans notre milieu.» M.Lessard peut donner plusieurs exemples de pouvoirs potentiels à rapatrier.Ainsi, explique-t-il, «chaque école pourrait avoir son horaire de travail, être autonome dans le calendrier de ses examens.En ce qui concerne la répartition de la tâche, elle Serait globalement définie au niveau national, mais l’équipe-école pourrait décider avec les enseignants que la tâche soit répartie sur huit mois.Ou encore que tel enseignant ne fasse que de l'enseignement, et que tel autre [ne fasse que] de l’encadrement».«L’enseignement du français ou des maths sera à peu près pareil partout, mais avec une nouvelle marge de manœuvre, je pour- rais décider, par exemple, d’offrir moins d’anglais dam un milieu montréalais très bilingue, et plutôt entreprendre un projet d’initiation à l’informatique», ajoute Wilfrid L’Italien, de l’Association des directeurs d’école de Montréal.Mais ce pouvoir, où aller le chercher?Les écoles sont régies par deux grandes forces: la Loi sur l’instruction publique, et la convention collective.Pas besoin d’être devin pour affirmer que toute négociation autour de la convention collective sera à prendre avec des pincettes.La Loi sur l’instruction publique, elle, pourrait être remaniée plus rapidement lors de l’avant-projet de loi du printemps.Livre de loi ouvert devant lui, Jean-Pierre Proulx, spécialiste de l’éducation à l’Université de Montréal, examine les différents articles de cette loi.«Il y a des pouvoirs impossible à transférer, dit-il.Par exemple, le fait de décider de construire une nouvelle école à tel endroit.C’est la commission qui décide selon le développement du territoire.Bien sûr, une école qui n’existe pas ne peut pas décider de se comtruire!» Mais théoriquement, plusieurs autres pouvoirs actuellement dévolus aux commissions scolaires pourraient être transférés aux écoles, signale-t-il.Actuellement, la commission scolaire peut décider d’imposer un examen uniforme, décider des reprises d’examen, décider de la note de passage.«On peut toujours supposer qu’en déplaçant ce pouvoir vers l’école, explique-t-il, celle-ci deviendrait imputable à ses propres parents et à ses ci-toyem dans ce domaine.» Autre exemple: la commission scolaire détermine la répartition du temps entre les matières prévues au régime pédagogique et le calendrier scolaire.L’école pourrait s’en occuper.«Mais l’obligation de réussir les objectifs du programme tels que définis par le ministère demeure de toute façon», ajoute M.Proulx.Actuellement, un des premiers pouvoirs de la commission scolaire demeure l’application du régime pédagogique.Par exemple, le fait de vérifier si l’école donne bien le cours de français prévu.On peut imaginer que chaque école rende compte elle-même de cette application au gouvernement, ou à la commission scolaire, ou aux parents.On peut imaginer aussi que l’école récupère le pouvoir d’enrichir ou d’adapter les programmes d’études.Ou encore qu’elle définisse elle-même les programmes optionnels.Elle pourrait décider de développer elle-même les services complémentaires à l’enseignement, comme la psychologie ou l’orthophonie, «la commission scolaire agissant comme une sorte de coopérative de services», ajoute Jean-Pierre Proulx.Ce ne sont là que quelques exemples, mais on voit l’ampleur du débat à venir, car ce débat sera également coloré par des prises de position idéologiques.Par exemple, plusieurs estiment qu’en décentralisant trop, on risque de créer des écoles très différentes les unes des autres.L’Alliance des professeurs de Montréal soutenait cette semaine qu’en décentralisant les pouvoirs et les budgets dans les écoles, alors que l’argent se fait rare, on risque de livrer les milieux à eux-mêmes, des milieux locaux qui auront à lutter sur le terrain, et sans trop de ressources, contre la pauvreté et le décrochage.En prônant la responsabilisation maximale de l’école, certains identifient le risque de «l’idéologie de l’excellence à tout prix».Jean-Pierre Proulx donne un exemple frappant de ce dernier problème.Actuellement, une commission scolaire peut affecter un immeuble à des fins particulières, par exemple à une école alternative, à un projet enrichi, à un projet sport-études, etc.Techniquement, ce pouvoir pourrait être retourné aux écoles.Mais si trop d’écoles tentent de se doter d’un projet exclusif, «où iront les élèves ordinaires?», se demande-t-il en toute logique.Il reste que le milieu de l’éducation souhaite renforcer le pouvoir de l’école.Mais les écoles sont-elles prêtes à prendre ce pouvoir?«Quand la possibilité se présentera, elles sauteront dessus, parce que ce sera une source de renouveau et de motivation», soutient Wilfrid L’Italien.«Le pouvoir qui arrivera à l’école ne restera pas sur le bureau du directeur, il devra être partagé avec les enseignants et les parents, ajoute Guy Lessard.Et comme directeur, pour aider et supporter la pédagogie 'et les enseignants, j’ai besoin de nouveaux leviers .» JEANNE Plus de 200 costumes SUITE DE LA PAGE 1 trois théâtres approchés à Broadway accueillera la production.C’est confirmé.Avec Judith et René dam les mêmes rôles.Il est encore trop tôt pour dire si le reste de la troupe montréalaise suivra, mais c’est très possible.Je le voudrais.» Chose tout aussi certaine, cette Jeanne ne boutera pas les Anglois hors du royaume québécois.Les voix qu’elle a entendues, cette fois, parlaient surtout anglais.Le drame musical, écrit par Vincent de Tourdonnet (un Anglo, malgré la consonance) et mis en musique par Peter Sipos, tous deux Montréalais d’adoption, a d’abord été présenté sous forme d’atelier de travail en avril 1995 au Centre Saidye Bronfman, sous le titre The Joan Of Arc Musical.Une modeste production qui, pour Sandler, explique la mévente de la version anglaise et le succès de billetterie de la mouture française adaptée par Anto-nine Maillet (36 000 places occupées au dernier recomptage.): «Plus de 15 OOO personnes ont vu le work-in-progress en anglais à Saidye Bronfman: ces gens-là croient avoir déjà vu le spectacle.C’est pourtant d’une tout autre envergure.» L’envergure, comme de raison, se mesurant en chiffres, fournis en vrac: des costumes en veux-tu en v’ià (plus de 222), l’orchestre de 24 musiciens, la trentaine de comédiens, les 80 bras du personnel de soutien, sans oublier les 4,5 millions de dollars en bas de la facture.Un million de mieux que Ijes Misérables, ajoute-t-on.Gros argument.Think big.c’est la voie d’accès la plus sûre au Yellow Brick Road qui mène à Broadway.Jugez-en par l’évaluation du talent de Judith Bérard par Sandler: «Elle va probablement être la prochaine Ingrid Bergman [dont la Joan Of Arc, au théâtre et au cinéma, est légendaire].Elle est absolument incroyable.» Rien de moins.Moi Charles, toi Jeanne Mais le bûcher n’est pas encore consumé.Rien n’est vraiment consommé.Le drame musical Jeanne Im Pucelle sera véritablement créé ce soir sur la scène du théâtre Maisonneuve.Rien à voir avec The Phantom Of The Opera et assimilés, ces musicals de tournée montés partout avant d’aboutir ici.Une critique trop unanimement assassine pourrait semer un doute et sortir la production de la route: à Broadway, on n’aime pas les chaussées glissantes.Simard et Bérard ne cesseront de le répéter, au fond d’un billard sous les locaux de répétition, avenue du Mont-Royal: «C’est le propre d’une création: on avance tous dans l’inconnu.» Une conscience de l’enjeu qui n’altère pas leur confiance bétonnée.Rarement ai-je rencontré des artistes de si franche et bonne humeur, dégageant un tel positivisme (forcément mâtiné d’une éthique du travail acharné).Pour un peu, je me serais cru en plein épisode de la série Fame (qui avait lieu dans une école du musical à New York).«C'est une grande responsabilité et une grande chance, ajoute Bérard.On donne la forme du moule.» S\ Jeanne Im Pucelle est sur la sellette, eux aussi.Us le jurent: au moment du casting, personne n’était pressenti.En début de parcours pour Simard dans le domaine du musical, on s’attendait plutôt à un rôle léger, qu’il a d’ailleurs failli décrocher dans la comédie Joseph And The Amazing Technicolor Dreamcoat d’Andrew Lloyd Webber.«Pour me choisir, lâche l’oiseau, ça prenait quelqu’un qui ne me connaissait pas du tout.Martin Charnin m’a auditionné parmi tant d'autres.» Et ce, assure-t-il, même si son fidèle gérant Guy Cloutier est dans le paysage.«On a tellement de préjugés en ce qui me concerne: un metteur en scène francophone n'aurait jamais voulu de moi.» Son sens de la comédie, révélé au Bye Bye, en avait surpris plusieurs.Sandler a été pareillement étonné par son registre dramatique: «On le voyait d'abord en duc d’Alençon, à cause du look, mais on a constaté qu’il avait la dimension du roi Charles.» Bérard, elle, avait Starmania en bagage, mais un opéra rock n’est pas un drame musical, et Cristal n’est surtout pas Jeanne, personnage absolument central qui ne quitte à peu près jamais la scène.«J’ai commencé comme chanteuse, puis j’ai travaillé comme comédienne \lMnce et compte, Scoop].Je pensais que j’étais une comédienne capable de chanter.Avec Starmania, je me sentais plus comme une chanteuse capable de jouer.Finalement, j’ai trouvé la réponse avec Jeanne: jouer et chanter, pour moi, c’est pareil.Je ne me vois pas sur scène comme Céline Dion.J’ai besoin d’avoir un rôle à débattre.» Dans les deux langues, le débat est lancé.O.J.Simpson pourra-t-il payer?ASSOCIATED PRESS Santa Monica — O.J.Simpson pourra-t-il payer les 8,5 millions $ US en dommages-intérêts que la justice lui réclame?C’est la question qui se pose maintenant après la condamnation de l’ancien champion de football américain dans son procès civil.O.J.Simpson a été reconnu civilement responsable mardi du meurtre de son ex-femme Nicole Brown Simpson et de l’ami de celle-ci Ronald Goldman.Il a été condamné à verser 8,5 millions de dollars en dommages-intérêts aux parents de Ronald Goldman pour la perte de leur fils.La famille de Nicole Brown Simpson n’avait pas demandé de compensations.L’avocat d'O.J.Simpson, qui devra à nouveau affronter le jury qui a rejeté à l’unanimité tout ces arguments dans le procès, devrait plaider une grâce fiscale, affirmant qu’il ne reste plus d’argent à son client.Me Peter Geldblum a expliqué que son client disposait de seulement 500 000 $ quand le procès civil a commencé il y a quatre mois.Mais il est difficile d’évaluer la valeur de tout ce qu’il possède.
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