Le devoir, 1 mars 1997, Page(s) complémentaire(s)
?FONDE EN 1910 ?- VOIR V « i.I, X -X X VIN N • M O N T R É A I.L E S S A M E I) I I t:" E T I) I M A N C II E 2 M A R S I !) !) 7 C A II I E R S ¦ I , !) 7 $ + T p s + T v q LES ARTS Le théâtre de Dominic Champagne: Vheure de s'enivrer, page B 1 LIVRES ECONOMIE Publier son premier roman, toute une intrigue! page A 5 Les caisses populaires seront bientôt virtuelles, page C 1 MM fUNtCUUIRÏ^ Ui LES ACTUALITÉS Funiculaire de Québec: un rapport accablant, page A 5 PERSPECTIVES Robert D u t r i s a c ?La dure relance de TQS Qui peut sauver Télévision Quatre Saisons?C’est la question qu’il convient de se poser après que le CRTC a mis le holà aux ambitions gargantuesques de Vidéotron, convaincu qu’une troisième chaîne généraliste de langue française au Québec, bien outillée et dynamique, est viable.Mais avec son audience qui périclite et une vocation chancelante, TQS est drôlement mal en point.Il lui faudra bien plus que de l’argent: une bonne dose d’imagination.e temps presse et le CRTC l’a reconnu.L’acquéreur devra être choisi d’ici au 14 mars prochain par le fiduciaire qui s’occupe des affaires courantes de TQS, et non par Vidéotron qui aurait la partie trop belle.Dès le 2 mai, le CRTC publiera son avis d’audiences publiques et fera ainsi connaître l’identité de l’acheteur.Le 22 août, six mois après avoir rejeté la fusion de Télé-Métropole et de TQS, le Conseil rendra publique sa décision.Espérons pour TQS, qui vit d’expédients, que ce nouvel acquéreur trouvera grâce à ses yeux.En ce sens, la décision du CRTC est courageuse et elle implique une certaine part de risque.La proposition de Vidéotron avait le mérite de régler le problème de TQS une fois pour toutes.Mais la concentration envisagée en aurait créé d’autres en minant l’actuel équilibre entre le télédiffuseur, d’une part, et les créateurs, les producteurs indépendants et les annonceurs, d’autre part.Le plus grand câblodistributeur au Québec et le propriétaire de la télévision dominante d’ici, Télé-Métropole et son réseau TVA, auraient formé une énorme masse dans le paysage télévisuel québécois avec près de 50 % de l’écoute totale et 72 % des revenus des stations privées.Déjà, Télé-Métropole a su profiter du flou qui s’est installé chez TQS l’an dernier.Les derniers sondages BBM montrent que TM a renforcé sa position dominante et jouit d’une part d’écoute de 37 % dans le marché de la télévision francophone.TQS a creusé son déficit et sa part d’audience a glissé au plus bas niveau de son histoire, de maigres 10%.C’est donc dire que la relance de TQS ne sera pas une sinécure.Tout reste à faire.On doit s’attendre à ce que Télé-Métropole livre une concurrence féroce à une TQS qui tenterait de se relever, d'autant plus que c’est la chaîne dominante qui a le plus à perdre d’un possible redressement de TQS.Qui a dit qu’il ne fallait pas frapper quelqu’un qui est déjà à terre?Selon nos informations, Vidéotron aurait déjà reçu cinq offres pour TQS sans même les avoir sollicitées.André Chagnon savait de quoi il parlait quand il a affirmé lors des audiences du CRTC — un peu naïvement, a-t-il reconnu par la suite — que plusieurs acheteurs sç manifesteraient advenant la mise en vente de TQS.A l’heure actuelle, les noms de trois acheteurs potentiels, de propriété québécoise, circulent: Cogeco, Radiomutuel et les Réseaux Premier Choix, une filiale d’Astral.On peut s’attendre à ce que des télédiffuseurs du reste du Canada y jettent également un coup d’œil.D’emblée, Cogeco apparaît comme un acquéreur naturel.La compagnie de la famille Audet possède déjà deux stations affiliées à TQS.En achetant la tête du réseau à Montréal, Cogeco serait en mesure de constituer une chaîne panquébécoise, un avantage marqué dont jouit, d’ailleurs, Télé-Métropole et son réseau TVA depuis l’acquisition du réseau Pathonic.Cogeco a l’argent qu’il faut.Quant à l’imagination, aucune manifestation tangible de ce côté-là, son expérience en programmation, en régions seulement avec des moyens limités, n’est pas des plus probante.Cogeco pourrait toutefois s’adjoindre un partenaire qui se chargerait de la création.Radiomutuel, de son côté, jouit de l’appui financier de Charles Sirois qui possède, par l’entremise d’une de ses entreprises, une partie du radiodiffuseur.En outre, Radiomutuel fera prochainement son entrée en télévision avec une chaîne spécialisée, le Canal Vie.Mais là encore, Radiomutuel n’a jamais brillé par son esprit d’innovation.Restent les Réseaux Premier Choix, une filiale d’Astral dirigée par Pierre Roy, un ancien de Radio-Québec.En plus d’exploiter Super Ecran, les Réseaux Premier Choix ont lancé Canal Famille et le Canal D, deux chaînes spécialisées qui connaissent leur part de succès.Ce sont les seuls qui ont une expérience éprouvée en télévision.Le CRTC n’aura pas son mot à dire sur le choix de celui qui se présentera devant lui.C’est au fiduciaire, un certain André H.Caron, et à lui seul, de choisir l’acheteur de TQS.C’est à lui à, paradoxalement, de tenir compte des «préoccupations» du CRTC.Et on voit mal le Conseil faire la fine bouche et rejeter dans six mois la demande du nouvel acquéreur sans sonner le glas de TQS.MÉTÉO Montréal Averses de pluie Max: 4 Min:-11 Québec Grésil, verglas et pluie Max: 3 Min:-13 Détails, page C 12 INDEX Agenda B 10 Idées .A 11 Annonces.C 10 Livres .D 1 Les Arts .B 1 Le monde.A 8 Avis publics .C 9 Les sports.C 12 .C8 A 3 Économie.Cl Mots croisés.C 11 Éditorial A 10 Politique.A 6 Le Canada devra consentir à une éventuelle sécession Ottawa défend en Cour suprême la primauté du droit canadien dans la question québécoise MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le Québec peut faire sécession, en vertu du droit canadien et du droit international, mais seulement s’il obtient la bénédiction du reste du Canada par l’entremise d’un amendement constitutionnel, soutient le gouvernement fédéral.Malgré les impasses constitutionnelles ré- pétées des dernières années, Ottawa reste toutefois muet sur la façon d’obtenir pareille modification, jugeant la question prématurée et même dépourvue de pertinence.«Bien que la Constitution du Canada ne prévoie pas expressément la sécession, le procureur général du Canada soutient que la Constitution du Canada peut [s’adapter à] tout changement à la fédération ou à ses structures institutionnelles, y compris un changement aussi extraordinaire que la sécession d’une province», écrit Ottawa dans son mémoire déposé hier auprès de la Cour suprême du Canada dans le cadre du renvoi sur la légalité d’une sécession unilatérale du Québec.Cette admission ne conduit toutefois pas le gouvernement fédéral à préciser com- VOIR PAGE A 12: CANADA Négociations du secteur public Dernière distribution de cartes Le gouvernement fera une offre finale aux syndicats mardi MARIO CLOUT! LE DEVOIR ER Le premier ministre Lucien Bouchard a mis fin au caucus de deux jours du Parti québécois à Magog en annonçant une nouvelle offre gouvernementale qui sera faite aux syndicats du secteur public mardi.Il a toutefois refusé, malgré une demande de la CSN, de s’engager à ne pas adopter une loi spéciale décrétant une baisse c}e salaire pour les 400 000 employés de l’État advenant un échec des présentes négociations.Déjà, la veille à Sherbrooke, M.Bouchard avait durci le ton devant plus de 500 partisans participant à un souper-bénéfice en indiquant que, selon son expérience, «les syndicats sont formés pour revendiquer, pas pour négocier».Le premier ministre a rejeté les deux propositions syndicales, celle de la CSN et une deuxième des autres syndicats, en notant qu’il s’agissait de solutions trop coûteuses pour le gouvernement.Devant la réponse glaciale du premier ministre Bouchard, les présidentes de la CEQ et de la Fédération des infirmières, Lorraine Pagé et Jennie Skeene, ont donc défendu hier la dernière offre intersyndicale du secteur public.«Ils l’ont évaluée pas mal vite, un peu précipitamment.On l’a déposée hier [jeudi] soir», s’étonnait Mme Pagé.Mme Skeene, de la FIIQ, semblait aussi trouver les réticences de M.Bouchard un peu soudaines puisque l’offre intersyndicale n’a même pas encore été évaluée au plan financier.VOIR PAGE A 12: NÉGOCIATIONS La guerre des étoiles ¦¦ ¦ .m UWIIW-.) ¦ ¦ ***** Ü SIS;.>•» I «i m iz* i i ) W ïjjLuic-iV / DAVID SILVERMAN REUTERS INSTALLES sur le toit d’une vieille mosquée, ces soldats israéliens surveillaient étroitement hier l’entrée des Palestiniens dans Jérusalem par la porte de Damas, le vendredi étant jour de prière pour les musulmans.La tension était vive dans la ville sainte à la suite de la décision des autorités israéliennes de construire des milliers de résidences pour la population juive à Jérusalem-Est.Lire nos informations, page A 8.ARCHIVES LE DEVOIR Anne Hébert rentre au Québec Elle vivait à Paris depuis plus de 30 ans CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR À PARIS La romancière québécoise Anne Hébert s’apprête à rentrer au pay§ après plus de 30 ans de vie parisienne.A 80 ans, la grande dame de la littérature québécoise qui remporta le prix Femina (1982) pour Les Fous de Bassan et celui du Gouverneur général (1992) pour L’Enfant chargé de songes devrait revenir s’installer au Québec dès cet été.Elle quittera donc son appartement de la petite rue Pontoise, dans le quartier latin, à deux pas de la Seine, pour Montréal.La jeune octogénaire issue d’une famille de Québec dit laisser Paris pour des raisons personnelles.Depuis de nombreuses années, elle faisait régulièrement la navette entre les deux villes, revenant chaque année au Québec.Anne Hébert avait fait un premier séjour à Paris, entre 1954 et 1957, avant de s’y ins- VOIR PAGE A 12: HÉBERT POLITIQUE Gilles Duceppe en interview L e Devoir entreprend aujourd’hui une série d’interviews avec chacun des candidats à la direction du Bloc québécois.Gilles Duceppe est le premier à répondre à nos questions.11 sera suivi lundi de Rodrigue Biron.Lire en page A 6 François Girard et son gros film de pauvre Avec Le Violon rouge, le jeune cinéaste se lance dans une production tournée en cinq langues et en autant de pays \f H; mm \ a?Un film tourné en cinq langues et en autant de pays, coproduit avec l’Angleterre et l’Italie.Tel est Le Violon rouge de François Girard, auquel il donnait en février son premier tour de manivelle.Universel, le jeune cinéaste.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR rançois Gjrard est un oiseau rare au Québec.A l’heure où tant de jeunes cinéastes se battent pour le maigre financement de films qui récolteront au mieux une audience nationale clairsemée, Girard s’éclate à l’échelle planétaire.Le cinéaste de 32 films brefs sur Glenn Gould ne fait pas, ces années-ci, dans la pure laine.Il s’en excuse presque, avec son petit air juvénile et ses yeux brillants, explique qu’il garde plusieurs projets québécois dans son tiroir, manifestement déchiré entre l’envie de se propulser ailleurs et celle d’explorer ses racines.Internationaliste un peu malgré lui, tout en aimant ça Soit! Son Violon rouge dont le tournage débutait il y a deux semaines à Montréal ne montrera ni le Montréal de l’Est ni les premiers sillons creusés par nos pionniers.Filmé en Angleterre, en Au- triche, en Chine, en Italie et à Montréal, et en cinq langues s’il vous plaît, il suivra la destinée d’un violon à travers trois siècles et trois continents, sur cinq époques.Douze millions de budget pour cette coproduction Canada, Italie, Angleterre.Ça paraît colossal au Québec.La somme se révèle tout compte fait modeste à l’échelle internationale.«Le Violon rouge sera le plus gros film de pauvre du cinéma canadien», tranche le cinéaste de 34 ans en tâchant d’expliquer en quoi consistera cette œuvre en cinq volets avec pour héroïne l’âme d’un violon circulant à travers les siècles.Ni un film sur la musique, ni une œuvre politique, enfin pas tout à fait Ça parlera d’amour et d’immortalité, ça voyagera dans le temps.«Après tout, voyager dans le temps, c’est ça le cinéma,» af-firme-t-il.JACQUES NADEAU LE DEVOIR François Girard, un oiseau rare au Québec VOIR PAGE A 12: GIRARD 778313000696 Tous les week-ends au Québec* Grâce aux économies de Su per MaxMC, un appel interurbain au Québec ne coûte pas plus de 13 c la minute*.Et ça, 52 week-ends par année, pour tous vos appels de 3 minutes et plus! Pour en profiter, faites simplement le 1 888 25 SUPER.*Valide pour les appels acheminés sur le territoire desservi par Bell.Minimum de 15 S d'interurbain par mois.Certaines restrictions s'appliquent. •LES ACTUALITES- Rapport d’enquête sur le funiculaire du Vieux-Québec De multiples négligences sont à Forigine de la chute La compagnie Otis reconnaît sa responsabilité et offre de dédommager les victimes NORMAN DELISLE PRESSE CANADIENNE Québec — Des câbles inappropriés, la négligence de les remplacer et un système de freinage qui n’a pas fonctionné de façon adéquate sont les responsables de la chute, le 12 octobre dernier, du funiculaire du Vieux-Québec, statue le rapport d’enquête de la Régie du bâtiment du Québec.L’accident avait fait deux morts, dont un touriste britannique, et 14 blessés, dont certains gravement.A la suite d’une enquête de plusieurs mois à laquelle ont collaboré le propriétaire du funiculaire, l'entreprise chargée de l’entretenir (Otis) et la régie responsable des inspections, le rapport conclut qu’une des causes de l’accident est «l’installation en 1991 de câbles de suspension inappropriés présentant un coefficient de sécurité de beaucoup inférieur à ce qu’on doit avoir comme minimum», soit 3,46 au lieu de 8,60.Autre cause avancée: «la négligence» pour le remplacement des câbles.Ces derniers «auraient dû être changés depuis de nombreux mois», mentionne le document, qui ajoute que «la rupture des câbles était prévisible».Enfin, le document montre du doigt le système de freinage qui «n’a pas fonctionné adéquatement».La cabine s’est écrasée contre le bâtiment situé à la base du funiculaire à une vitesse de 38 kilomètres à l’heure, ont calculé les experts.Le document établit que les câbles neufs avaient été installés sur le funiculaire en avril 1991 mais que la dernière inspection complète de l’appareil par la Régie du bâtiment datait du 23 février 1990.Il n’y a pas eu d’inspection après l’installation des nouveaux câbles, soit entre avril 1991 et la date de l’accident.Tout au plus l'entreprise chargée de l’entretien a-t-elle procédé à des essais de freinage.Otis avoue ses torts Une heure après le dévoilement du rapport d’enquête de la Régie du bâtiment, la compagnie Otis a reconnu sa responsabilité dans l’accident du funiculaire.Elle indemnisera les victimes et remettra en marche le funiculaire en faisant appel à la technologie de pointe.La compagnie Otis, qui détenait le contrat d’entretien du funiculaire, a fait part de son intention d’accorder des règlements équitables aux personnes blessées et aux familles des deux victimes.De plus, Otis offre de reprendre la conception de l’équipement du funiculaire.Les experts de la Régie du bâtiment et Otis attribuaient tous les deux à une erreur humaine l’installation du mauvais câble.Le câble reçu n’était pas celui qui fut commandé.L’argent ne serait pas en cause, la différence de coût entre le câble installé et celui qui aurait dû l’être est insignifiante, selon les spécialistes de la régie.En rendant public le rapport d’enquête, le ministre du Travail responsable de la Régie, Matthias Rioux, a rappelé que le rapport visait à découvrir les causes de l’accident, pas à identifier des coupables.«Je ne préside pas un tribunal.Ce n’est pas à moi à dire qui est responsable.C’est à l’appareil judiciaire de le faire», a dit le ministre.Il a néanmoins reconnu que «la Régie n’a pas fait sa job à ma satisfaction».C’est pourquoi il a exigé que l’organisme procède à des inspections des appareils de ce type à tous les deux ans, voire à tous les ans si nécessaire, au lieu d’une inspection à tous les quatre ou cinq ans, comme c’était le cas.Le funiculaire du Vieux-Québec relie, rappelons-le, la place Royale, cœur du Québec historique, à la terrasse Dufferin qui jouxte le château Frontenac.Il est un lien essentiel pour les touristes et les milliers de travailleurs qui circulent entre la partie haute et la partie basse de Québec.Le funiculaire était composé de deux cabines glissant sur des rails parallèles, de sorte que le poids de l’une contrebalance pour l’autre.Les deux cabines se croisaient au milieu de la course, laquelle était de 60 mètres.Pour sa part, le porte-parole de l’opposition libérale à l’Assemblée nationale, Jean-Claude Gobé, député de La- ARCHIVES LE DEVOIR Km ¦•91 m mt4 >C§ §BBSSg I* J agi Sli SB jf 191 eii s 29 ici les mm3 -""¦".-1)1 ¦ JJ - • finn-j fwieutAwfct La chute du funiculaire avait causé la mort de deux touristes.fontaine, a signalé qu’avec la mise à la retraite sans remplacement de plusieurs inspecteurs de la Régie du bâtiment dans le cadre de compressions budgétaires, «la sécurité n’est plus assurée».«Qu’est-ce que le ministre Rioux va faire pour qu’une telle situation ne se reproduise jamais?», a demandé le député Gobé.éputé Gobé.Francine D’Amour remporte le prix Québec-Paris MICHEL DOLBEC PRESSE CANADIENNE Paris — Le 3?prix Québec-Paris a été décerné hier à Francine D’Amour pour Presque rien, son troisième roman publié chez Boréal.Réuni à la Délégation générale du Québec, le jury de Québec-Paris, présidé par l’influent directeur littéraire des éditions Grasset, Yves Berger, a élu Francine D’Amour au deuxième tour, à quatre voix contre deux.Mme D’Amour a devancé Louise Dupré et La Memoria, sorti chez XYZ.Cette lutte serrée reflète la qualité des ouvrages soumis cette année au jury, a fait remarquer l’exigeant Yves Berger.La sélection était en effet «bien supérieure à celles des autres années», a ajouté André Brincourt, critique et ex-directeur du Figaro littéraire.«Francine D’Amour et Louise Dupré se sont détachées pour les mêmes raisons, a-t-il expliqué.Chez les deux auteurs, on retrouve une véritable recherche de langage.L’intrigue était plus intéressante chez Louise Dupré, la recherche d’écriture l’était davantage chez Francine D’Amour.» Cette recherche littéraire n’est pas le propre des deux femmes, selon le critique.«Elle reflète tout à fait ce que le Québec représente aux yeux des Français, a-t-il dit Vu d’ici, le Québec apparaît comme un laboratoire de la langue française.Il y a chez vous, de façon générale, une écriture de recherche, une écriture d’ateüer.Cela produit une langue qui se cherche, qui s’affirme, qui se développe en dehors du français hexagonal.Et c’est très bien comme ça» Le roman de Francine D’Amour, comme son titre l’indique, ne raconte «presque rien»: le plateau Mont-Royal, une journée d’orage, des gens un peu fébriles, des petites tensions, des drames qui couvent et qu’observe Dominique Légaré, correctrice dans une maison d’édition.«C’est vraiment très réussi», a noté André Brincourt.Pour son premier roman, Les dimanches sont mortels, Francine D’Amour avait reçu en 1988 le prix de l’Académie des lettres du Québec en 1988.Elle a ensuite publié Les Jardins de l’enfer et un recueil de nouvelles, Ecrire comme un chat.Le Prix Québec-Paris lui sera remis le 15 mars, lors du Salon du livre de Paris.Créée en 1958 sous le nom de prix France-Canada, cette récompense littéraire est devenue en 1982 le prix Québec-Paris.Le premier lauréat avait été Anne Hébert, pour Les Chambres de bois.Depuis, le prix a notamment été décerné à Yves Thériault, Antonine Maillet, Réjean Ducharme et Michel Tremblay.L’an dernier, la Québécoise d'origine chinoise Ymg Cheng l'avait reçu pour L’Ingratitude, un roman remarquable qui avait soulevé l’enthousiasme du jury.La critique française avait partagé cet enthousiasme, voyant en Ying Cheng un «auteur magistral» possédant une «écriture empreinte de détresse et de cruauté, merveilleusement pure et élégante».EN BREF Chicane un jour.(PC) — La présidente de l’Ordre des psychologues du Québec, Dianne Casoni, sollicite l’appui du ministre de la Justice Paul Bégin concernant «l’échéancier irréaliste» du plan de redressement commandé par le président de l'Office des professions du Québec.La bisbille persiste au sein de l’Ordre des psychologues du Québec, alors que Dianne Casoni remet en question la compétence et l’impartialité des quatre membres du comité de redressement mis en place pour régler la crise qui secoue la corporation professionnelle.La présidente compte d’ailleurs demander leur récusation, lors de l’assemblée générale spéciale qui se tient à Montréal aujourd’hui.L’Office des professions du Québec a donné jusqu’au 27 mai à l’Ordre des psychologues pour présenter des politiques qui lui permettront de corriger les irrégularités relevées dans son fonctionnement.Mais Dianne Casoni estime qu’il est impossible de résoudre efficacement la crise en moins de six mois.La Maison des régions ferme (PC) — Sans tambours ni trompettes, la Maison des régions du Québec a fermé ses portes.L’organisme, qui était subventionné par Québec et Ottawa, visait à soutenir le développement économique des différentes régions du Québec.Il offrait différents services aux entreprises, aux corporations régionales et aux municipalités, comme des bureaux de rencontre et des banques de données.D devait notamment constituer une vitrine des régions dans la métropole québécoise.Annoncée en grande pompe en février 1993, en présence de ministres du gouvernement fédéral et du gouvernement québécois, la Maison du Québec a discrètement mis fin à ses activités le 14 février dernier.La porte-parole du ministre du Développement régional Guy Chevrette, Mme Shirley Bishop, a déploré la fermeture de la Maison.Elle a cependant rappelé que l’organisation devait parvenir à s’autofinancer, mais qu’elle n’y était jamais parvenue.Coup de pouce aux sinistrés Ottawa (PC) — Les gouvernements québécois et canadien ont décidé de donner un coup de pouce supplémentaire aux sinistrés du Saguenay: les travailleurs victimes des inondations de juillet dernier qui ont obtenu une aide en argent de leur employeur pourront déduire cette somme de leur rapport d’impôt de 1996.Un décret a été adopté par le conseil fédéral des ministres, il y a deux semaines, pour entériner cette mesure spéciale.Les entreprises pourront aussi déduire ces sommes de leurs rapports d’impôt II est toutefois difficile, tant à Québec qu’à Ottawa, d’évaluer les montants enjeu et le nombre de personnes qui pourront en bénéficier.Alliance Québec au Manitoba Ottawa (PC) — Alliance Québec s’associe à la Société franco-manitobaine pour exiger du gouvernement fédéral qu’il s’assure que les ententes sur les transferts au Québec et au Manitoba des programmes de formation de la main-d’œuvre comporteront des garanties formelles pour les communautés de langues officielles minoritaires.Alliance Québec et la Société franco-manitobaine craignent que l’entente sur la formation de la main-d’œuvre signée à la fin de 1996 avec l’Alberta ne devienne un modèle.Celle-ci ne contient aucune mesure spécifique pour les services à la minorité francophone, sauf celles découlant de la Loi sur les langues officielles, qui prévoit que les services bilingues sont offerts là où le nombre le justifie.JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le roman de Francine D’Amour, comme son titre l’indique, ne raconte «presque rien».Offrez-vous le cadre de vie unique du Vieux-Montréal et habitez aux abords du fleuve et des espaces verdoyants du Vieux-Port.à deux pas du centre-ville.Qu’il s’agisse de logements au cachet ancien, de projets résidentiels neufs à aire ouverte ou encore de lofts aménagés selon vos exigences, le Vieux-Montréal vous offre le meilleur de deux mondes : la romance de l’arrondissement historique et l’effervescence d’un quartier urbain voué à un avenir prometteur ! Habiter le Vieux-Montréal K été Habiter Jëvieiix-Montrèal et scsmiïourgs/.une histoire amour au quotidien Pour recevoir votre brochure «Habiter le Vieux-Montréal et ses Faubourgs», contactez la Société de développement de Montréal au (514) 872-1555 Renseignez-vous sur les projets résidentiels neufs du Vieux-Montréal ! Quai de la Commune Les condominiums (angle rue des Sœurs-Grisés Chaussegros-de-Léry et de la Commune) (angle Notre-Dame Est et Bonsecours) (514) 848-8910 (514) 395-6078 1 McGill Faubourg Québec (angle McGill et de la Commune) (angle Berri et de la Commune) (514) 845-5757 (514) 990-0056
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