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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1997-03-27, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR V o i.L X XXVIII N " (! 7 ?M O N T II E A L , I.E .1 E II I) I 2 7 M A II S I !) «) 7 8 8 c + T P s + T v y / T o it o n t o I $ PERSPECTIVES L’étapisme de Mme Marois Québec devra sûrement prévoir dans les prochains mois une solide campagne d’information pour bien expliquer aux parents comment il entend transformer le réseau scolaire.Car la déconfessionnalisation du système scolaire s’annonce comme une démarche étapiste.Depuis lundi, Québec ouvre la machine sur plusieurs fronts scolaires en même temps.En présentant une refonte complète de la carte scolaire, en réduisant le nombre des commissions scolaires et en les remplaçant par des commissions scolaires linguistiques, le gouvernement donne l’impression de bousculer les milieux, qui ont à peine deux mois pour analyser la nouvelle carte et proposer des modifications s’il y a lieu.La Fédération des commissions scolaires affirme que, dans un tel domaine, le volontariat est hautement préférable, et qu’il faut laisser les milieux s’entendre entre eux plutôt que de les obliger à fusionner des commissions scolaires.Tout cela est bien beau, mais il arrive des moments où le gouvernement se gent peut-être obligé d’intervenir de façon plus directe.A la Fédération on ne cache pas que des commissions scolaires ont déjà essayé de se fusionner, mais qu’elles se sont butées à l’opposition de chambres de commerce locales.Pourquoi?Parce qu’une commission scolaire, c’est un milieu socioéconomique autour duquel gravitent une Caisse populaire, des fournisseurs, des clients.On peut donc prévoir, dans certaines régions du Québec, un débat d’abord de nature économique.Mais cette fusion des territoires scolaires n’est qu’un aspect du grand projet gouvernemental, qui est véritablement de moderniser les structures scolaires et d’y éliminer les références religieuses.Et pour ce faire, le gouvernement Bouchard présentait formellement hier sa résolution demandant à Ottawa d’amender l’article 93 de la Constitution canadienne, l’article qui permet de maintenir ces obligations confessionnelles.Le gouvernement a voulu prévoir tous les scénarios possibles, et c’est dans cette optique qu’il entend maintenir une commission scolaire catholique et une protestante à Montréal et à Québec, en attendant que la négociation constitutionnelle se termine.Il n’a pas le choix: il lui faut maintenir une structure confessionnelle sur les territoires de ces deux villes tant que l’article 93 s’applique.La loi constitutionnelle, c’est LA loi.Et ce, même si les nouvelles commissions scolaires linguistiques entrent en activité dès la rentrée scolaire de l’automne 1998.Selon nos informations, Québec jongle avec l’hypothèse suivante: on pourrait décider à l’été 1998 que tous les enfants sont automatiquement inscrits dans les nouvelles commissions scolaires francophone et anglophone créées à Montréal et à Québec.Et les parents qui souhaitent que leur enfant continue à fréquenter une commission scolaire confessionnelle auraient alors à en faire la demande expresse.Québec serait obligé de leur offrir une structure catholique ou protestante pour respecter la Constitution, mais cette structure confessionnelle ne pourrait contenir que quelques écoles.On suppose que dans un tel scénario le gouvernement déciderait que les immeubles de l’actuelle commission scolaire catholique de Montréal (la CECM) sont d’office transférés à la nouvelle commission scolaire francophone de Montréal, et par fa suite les parents très catholiques auraient à réclamer un ou des immeubles pour leur structure confessionnelle.Mais ce n’est là qu’une hypothèse.Et une hypothèse qui disparaît si la négociation constitutionnelle aboutit avec succès cette année.Mais même si l’article 93 est effectivement amendé comme le souhaite Québec, et qu’on n’a plus à offrir de structure confessionnelle nulle part, la ministre Pauline Marois a ajouté un autre élément hier, à l’occasion d’une déclaration à l’Assemblée nationale.Plusieurs observateurs présumaient que, lorsque les commissions linguistiques seront créées, les écoles qui s’y trouveront seront d’emblée des écoles dite «neutres», ou non confessionnelles, ou laïques, appelez-les comme vous voulez.Ce ne sera pas le cas.La ministre annonce que toutes les écoles actuelles du Québec conserveront leur statut confessionnel dans la commission scolaire linguistique.Et ce pour deux ans.Deux ans plus tard, les parents seront consultés dans chaque école pour décider si leur école conserve son statut confessionnel.Du même souffle, la ministre ajoute qu’on continuera à offrir partout l’enseignement religieux et moral, ainsi qu’un service d’animation pastorale, et elle réfère à un groupe de travail l’examen de la place exacte et future de l’enseignement de la religion à l’école.Une démarche étapiste, donc.La ministre veut ainsi reconnaître la force des convictions religieuses chez beaucoup de parents.Mais cette manoeuvre veut aussi calmer les groupes de pression qui s’apprêtaient à accuser le gouvernement de «sortir le bon Dieu des écoles».Par contre, elle décevra les tenants d’un laïcisme plus vigoureux.Beaucoup de parents affichent de fortes convictions Paul C a u c h o n ?OîAv'/t MÉTÉO Montréal Averses de neige ou de pluie puis dégagement.Max: 6 Min: -3 Québec Nuageux avec éclai-cies.Averses.Max: 3 Min:-5 Détails, page B 4 "J M Agenda.Annonces Avis publics.B 4 Bourse.B 2 Culture.B 8 Économie.B 2 Éditorial.A 8 Le monde.B 5 Les sports.B 6 Montréal.A 3 Mots croisés.B 7 Politique.A 7 Télévision.B 8 INDEX B 7 Idées.A9 B 7 MONTRÉAL Parizeau croit inutile de courtiser les non-francophones, page A 3 s* CULTURE Montréal aura sa Biennale de Fart contemporain, page B 10 ?Caisse de depot ET l’IACEMENTI du Quebec ÉCONOMIE Une excellente année pour la Caisse page B 2 Québec va «aider» les municipalités à réduire les salaires «On va répondre par la bouche de nos canons», prévient le syndicat des employés municipaux KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le gouvernement du Québec invite les municipalités à réexaminer les coûts de leur main-d’œuvre et se montre prêt à leur fournir les outils législatifs nécessaires pour faire face à une éventuelle résistance syndicale.Cette rationalisation est nécessaire puisque Québec, dans son budget présenté mardi, exige des municipalités un effort supplémentaire de 625 millions au cours des deux prochaines années.Et qui plus est, prévient le gou- vernement, ce transfert ne devra pas se traduire en une hausse du fardeau fiscal des contribuables.«Le projet de réforme de la fiscalité locale et de décentralisation que nous allons mettre sur la table, il faut que cela ne représente aucune augmentation de taxes pour les citoyens», a déclaré hier le ministre des Affaires municipales Rémy Trpdel.A l’Assemblée nationale, le premier ministre Lucien Bouchard a rappelé que les salaires des fonctionnaires municipaux sont de 27 % plus élevés que ceux «des employés de l’État qui viennent de sacrifier 6 %».«Le gouverne- ment va aider les municipalités et les syndicats à trouver un cadre de discussions qui vont leur permettre de trouver des solutions négociées», a expliqué M.Bouchard.VOIR PAGE A 10: MUNICIPALITÉS Lire aussi en page A 8 ¦ L'éditorial de Jean-Robert Sansfaçon: La décentralisation des problèmes sfej » A- H ¦ BIENVENUE .ê^M f f \oî '-/Â' v\ :7 '' l'Sst!.'A- Lutte contre le crime organisé Le chef Duchesneau collaborera avec Allan Rock SYLVAIN BLANCHARD LE DEVOIR Le directeur du service de police de la CUM, Jacques Duchesneau, travaillera directement avec le ministre canadien de la Justice, Allan Rock, à l’élaboration du projet de loi que ce dernier entend déposer prochainement pour lutter contre les bandes de motards criminels.Le Devoir a appris que M.Duchesneau a eu, en matinée lundi, un entretien privé d’une heure avec le ministre et que les deux hommes se sont entendus pour travailler «ensemble» dans ce dossier.M.Duchesneau, qui n’a jamais été consulté dans ce dossier par le ministre de la Sécurité publique, Robert Perreault, ou le ministre de la Justice Paul Bégin, s’est dit «ravi» de sa rencontre avec M.Rock et «enchanté d’avoir l’opportunité de pouvoir collaborer avec lui».«Cette rencontre a permis à M.Rock d’apprendre des choses et d’approfondir sa connaissance du dossier, précise l’attachée de presse du ministre, Jennifer Lang.Désormais, nous voulons travailler étroitement avec lui pour trouver une solution dans ce dossier.» M.Rock a accepté de rencontrer M.Duchesneau après avoir pris connaissance, samedi, des critiques acerbes du directeur contre son plan, présenté jeudi à Québec, pour lutter contre les motards.M.Duchesneau qualifiait ce plan «de frime» dans Le Devoir, tout en accusant M.Rock de ne «rien comprendre» à l’envergure du problème.«Il a lu le journal et ne comprenait pas pourquoi j’utilisais le mot frime.Je l’ai donc invité à me rencontrer lundi et je lui ai expliqué.» VOIR PAGE A 10: DUCHESNEAU Commissions scolaires linguistiques Les libéraux diront «oui», mais ça va tirailler MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le Parti libéral du Québec votera en faveur de la motion du gouvernement québécois demandant à Ottawa une modification de la Constitution canadienne afin de pouvoir implanter les commissions scolaires linguistiques.Mais les membres du PLQ demeurent profondément divisés sur cette question, particulièrement les députés anglophones, dont certains pourraient ne pas respecter la ligne de parti lors du vote qui aura lieu vraisemblablement à la mi-avril.Après le dépôt de la motion à l’Assemblée nationale demandant que «les paragraphes 1 à 4 de l’article 93 [de la Constitution] ne s’appliquent pas au Québec», le député libéral et critique de l’opposition en matière d’enseignement, François Ouimet, a indiqué que, même s’il s’opposait aux moyens utilisés par Québec pour tenter d’implanter les commissions scolaires linguistiques, son parti continuait de supporter X«objectif supérieur» que représentent de telles commissions scolaires et que.en conséquence, il allait voter en faveur de la motion gouvernementale.«Notre formation politique, si le gouvernement n’entend pas à la raison, ne bloquera pas le processus et va appuyer la démarche du gouvernement pour s'assurer, dans l’intérêt des communautés francophone et anglophone, qu’il y ait des commissions scolaires linguistiques au plus sacrant», a-t-il expliqué par la suite à la presse en ajoutant que le débat durait déjà depuis 25 ans et que «les conséquences de voter contre [la motion] seraient dramatiques pour les élèves».Pourtant, les échos des nombreux caucus libéraux tenus au cours des dernières heures laissent voir que cette VOIR PAGE A 10: LIBÉRAUX Le blues du centre-ville JACQUES NADEAU LE DEVOIR LE CENTRE-VILLE de Montréal ne serait pas ce qu’il est sans son mélange de sex-shops, de vidéos XXX et de «quêteux».De Bleury à Bern, sans culture définie Il y a le Complexe Desjardins, la Place des Arts et le TNM.Ensuite, c’est des sex-shops, des vidéos XXX et tout ce qui va avec.Au milieu de ce bazar, il y a les Foufounes électriques.Puis, hop! C’est l’Université du Québec à Montréal.Bref, le tronçon qui va de Bleury à Berri est le plus hétéroclite, le plus bigarré de la Sainte-Catherine.Troisième d’une série de quatre articles SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Pour l’instant, personne ne connaît exactement l’ortographe du mot «squeegie».Alors passons à l’essentiel.Le squeegie est cette activité consistant à laver la vitre avant des voitures lorsqu’elles stoppent au feu rouge.Moyennant quoi, les jeunes, habillés en pantalons de l’armée et blousons de cuir noir à rabais, les jeunes qui font du squeegie, obtiennent parfois une pièce.Il n’est pas rare de les voir à l’angle nord-est des rues Sainte-Catherine et Saint-Urbain.Pourquoi là?A cause du croisement donc des feux d’arrêt, donc des potentialités économiques.Mais aussi parce que de là, il y a plusieurs échappatoires possibles.On peut prendre la poudre d’escampette assez aisément dans quatre directions.Le squeegie, faut le savoir, est une activité interdite.Lorsqu’un policier pince un jeune, il peut lui imposer une contravention s'élevant à 116 $.Pour les punks désargentés.116 $, c’est le trou financier.Un autre contravention et c’est le gouffre financier.Arrive une troisième et c’est LA CATHERINE D alors la crise de 1929.Pour le jeune s’entend.En fait, c’est la mise en cabane parce qu’il n’a pas les moyens de rembourser.C’est direction «Parthe-nais».C’est bonjour les dégâts.Depuis quelques mois, des jeunes de Québec ont débarqué dans le coin parce qu’ils en avaient ras le bol des interventions policières menées dans leur ville.De Toronto, d’autres ont atterri également dans le coin.Et d'ailleurs aussi pour les mêmes raisons.Pourquoi?Eh bien-René Charest est coordonnateur du Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal.En abrégé, ça donne le Rapsim.Ces jeunes, ils les connaît bien.C’est son boulot, son travail quotidien.Toujours est-il que, si les jeunes sans-abri, un peu punks aux entournures, fréquentent la lisière qui va grosso modo de Saint-Urbain au Square Berri, «c’est qu’il s’agit d’abord d'un quartier sans culture définie.On y vient pour étudier à l’UQAM ou pour consommer.Très peu de gens l’habitent».Maintenant en ce qui concerne plus particulièrement les jeunes, «ils viennent là parce qu’ils retrouvent leur gang.Et qui dit gang, dit informations UN BOUT L'AUTRE VOIR PAGE A 10: CATHERINE k 4 778313000672 A 10 I- E l> E V 0 I II , L E .1 E II 1) I 2 7 M A H S I I) I) 7 -* LE DEVOIR ?-—- QUALITE.' Au moins 39 jeunes hommes périssent dans un suicide collectif D'APRÈS AP ET AFP Rancho Santa Fe, Californie — A la suite d’un appel téléphonique, les policiers de Rancho Santa Fe, en Californie, se sont rendus dans une luxueuse propriété de cette ville où ils ont retrouvé 39 corps, apparemment victimes d’un suicide collectif.Il s’agirait uniquement d’hommes blancs âgés de 18 à 24 ans.KNSD-TV, une télévision rattachée au réseau NBC, a rapporté de son côté que des autorités locales avaient confirmé le nombre de 49 morts.Selon des voisins cités par les chaînes de télévision locales, la maison était occupée depuis octobre dernier par des adeptes d’une secte religieuse.Les corps paraissent être ceux d’hommes jeunes qui étaient vêtus de manière identique, pantalons sombres et phaussures de tennis de même teinte, a indiqué le capitaine Alan Fulmer.«Nous avons reçu un appel téléphonique expliquant qu’il s’agissait d’un suicide collectif», a expliqué Don Crist, un porte-parole du shérif du comté de San Diego.«Nous l’avons dit à un médecin qui s’est rendu dans la maison pour voir si des personnes seraient encore en vie», a-t-il ajouté.Selon KNBC-TV, un agent immobilier essayait depuis assez longtemps de vendre la maison mais il se plaignait du fait qu’à chaque fois qu’il essayait de faire visiter la maison, un mouvement religieux y tenait des réunions.Selon le porte-parole du shérif, il semble qu’il s’agisse .d’un suicide collectif qui s’est déroulé dans une propriété évaluée à plusieurs millions de dollars, entourée de palmiers qui bordent une piscine et un court de tennis.Aucune autre précision n’a été donnée pour l’instant sur les causes des décès ni sur l’identité des victimes.Considéré comme le Beverly Hills de San Diego, Rancho Santa Fe est connu notamment pour ses terrains de polo.Selon KFMB-TV, rattachée à CBS, la résidence avait été louée, et la police avait reçu un appel téléphonique expliquant qu’il y avait des corps dans la maison.Les policiers sont arrivés sur les lieux vers 16h (locales) et ils ont découvert les cadavres.Le quartier avait été préalablement bouclé par les policiers qui cherchaient à localiser la propriété.Selon Bill Strong, la maison appartient à Sam Koutches-sahani, un homme marié et père de plusieurs enfants, qui avait loué la résidence en octobre dernier à des personnes n’habitant pas la Californie.Depuis, entre cinq et dix personnes, hommes et femmes, semblaient vivre dans la maison, selon Bill Strong, qui habite à une trentaine de mètres de la propriété.Il a ajouté qu’il n’avait jamais vu d’enfants ni d’animaux de compagnie et qu’il n’avait jamais parlé aux locataires.EN BREF Queen’s Park savait Toronto (PC) — Le gouvernement ontarien savait que des autochtones se préparaient à occuper un parc provincial plus d’un mois avant que ne se produise l’occupation, mais n’a rien fait pour les empêcher, révèlent des documents dont la Presse canadienne a obtenu copie.L’occupation, en septembre 1995, devait se solder par la mort d’un autochtone, abattu par la police.Le 4 septembre, les autochtones occupaient le Parc provincial Ipperwash, affirmant qu’il contenait un cimetière autochtone.Vingt-quatre heures plus tard, la province n’avait toujours rien fait pour tenter de trouver une solution négociée avec les occupants, selon ces documents, même si la police provinciale avait déjà conçu un plan en vue d’en arriver à une issue pacifique.Le 6 septembre, la police tuait le manifestant autochtone Dudley George au cours d’affrontements sanglants à l’extérieur du parc Ipperwash, sur la rive sud-est du lac Huron.S.V.P.Assurez-vous que ce papier journal soit recyclé.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9.ES Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333.Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Sur Internet Pour l’agenda culturel La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 devoir@cam.org (514) 985-3551 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et petites annonces Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Pour la version Internet (514) 278-6060 Extérieur de Montréal 1-800-563-5665 (sans frais) Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue de Bleury, 9* étage, Montréal.(Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor LaSalle, 7743.rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc.612, rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900.boulevard Saint-Martin Ouest.Laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec.MUNICIPALITÉS Une loi spéciale?SUITE DE LA PAGE 1 Mais voilà, c’est à une déclaration de guerre que le gouvernement devra faire face du côté du plus important syndicat dans le monde municipal, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) qui représente 32 000 employés cols bleus, blancs et employés du transport en commun.«On va répondre par la bouche de nos canons.Le gouvernement agit comme le pire des employeurs, encore une fois, n’ayant pas parlé aux organisations syndicales.Là, il va trouver chaussure à son pied», prévient, sur un ton enflammé, Gilles Charland, directeur québécois du SCFP affilié à la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ).La réplique de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) et de l’Union des municipalités régionales de comté du Québec (UMRCQ) est aussi acerbe à l’endroit du gouvernement Bouchard.Pour les représentants de l’ensemble des maires de la province, le pelletage gouvernemental est inacceptable.Lucien Bouchard n’a pas apporté de précisions quant à la signification concrète de l’aide gouvernementale pour la rationalisation dans la rémunération des employés municipaux.D’aucuns y verront la possibilité d’appliquer une loi spéciale permettant aux maires d’imposer une baisse de salaire à leurs fonctionnaires.L’aide pourrait également prendre l’allure de modifications au Code du travail que réclame l’UMQ depuis longtemps, notamment en ce qui concerne l’article 45.L’UMQ estime que cet article 45 empêche les municipalités d’accéder à une certaine souplesse de gestion, soit de recourir à la sous-traitance et aux différentes formes de partenariat.«Le ministre Trudel n’exclut pas le recours à une loi spéciale.Ça part bien mal le dialogue.S’il veut nous frapper, nous aussi on a des bâtons.On ne marchera pas à coups de pied dans le cul», tonne Gilles Charland.Dès la semaine prochaine, une série d’assemblées des différentes instances syndicales du SCFP se réunit pour organiser leur réplique qui s’annonce costaude.Ce transfert de 125 millions pour l’exercice financier 1997-1998 et de 500 millions pour l’exercice suivant s’accompagnera de nouvelles responsabilités.Ces dernières ne seront connues que le mois prochain, alors que le ministre Trudel déposera un document d’orientations qui fer?l’objet de consultations.A ce chapitre, le prédécesseur du ministre Trudel aux Affaires municipales, Guy Chevrette, s’est engagé à maintes reprises à n’effectuer aucun transfert de responsabilités sans donner aux municipalités les enveloppes nécessaires pour les assumer.Il n’était pas question, disait-il, que le gouvernement renouvelle le pelletage effectué avant lui par les libéraux, notamment dans le secteur du transport en commun.«C’est le moment de vérité des relations entre les villes et le gouvernement du Québec.Il a décidé de transférer 625 millions; ça doit s'accompagner de beaucoup d’autres mesures», estime pour sa part le maire de Montréal Pierre Bourque.Le maire Bourque, pour qui il est hors de question de rouvrir les conventions collectives de ses employés, s’est montré prudent hier dans ses commentaires puisqu’il est en attente d’un pacte fiscal promis lors des dernières élections au Québec.D’une part, il souligne que l’effort exigé de Montréal représente une somme de 110 millions sur le total de 625 millions, soit 10 % de la masse salariale payée directement par la Ville et indirectement à la Communauté urbaine de Montréal (CUM).Pour 1997, la masse salariale accapare 34 % du budget de fonctionnement de Montréal.«On n’aura pas le choix de faire notre part, reconnaît Michel Vézina, président du syndicat des professionnels de la Ville de Montréal.De quelle façon?Le gouvernement a lancé le message qu’il était prêt à fournir aux municipalités les outils pour qu’elles puissent atteindre les mêmes objectif que lui dans sa loi spéciale avec ses employés.On est très ouverts à améliorer la situation de la Ville, mais il n’est pas question d’accepter une baisse de salaire de 10 %.» LIBÉRAUX Déchirement SUITE DE LA PAGE 1 position ne M certes pas l’unanimité au sein des troupes libérales.Le député libéral de Chomedey, Thomas Mulcair, a clairement indiqué qu’il ne «pouvait pas voter pour la motion».D’autres hésitent et veulent voir la tournure que prendront les débats avant de se prononcer.C’est le cas des députés Russell Copeman et Russell Williams.«J’ai beaucoup de questions à poser, a déclaré M.Williams.Aujourd’hui, j’ai appelé au bureau du ministre Stéphane Dion pour savoir comment il peut expliquer que les droits des minorités seront protégés.J’attends sa réponse.» Lundi, lors d’une conférence de presse conjointe avec Jacques Brassard, le ministre fédéral des Affaires intergouvemementales, Stéphane Dion, avait laissé entendre que la position de l’opposition officielle, soit le Parti libéral du Québec, serait déterminante dans l’appréciation finale qu’il fera du «consensus nécessaire» pour procéder à la modification constitutionnelle demandée par le gouvernement québécois.Les discussions sont loin d’être terminées à l’Assemblée nationale à ce sujet En raison du débat prioritaire qui commence aujourd’hui sur le budget du ministre Landry, le débat sur la motion demandant une modification constitutionnelle ne pourra reprendre qu’après le congé pascal, soit le 9 ou le 10 avril.Chaque député qui le souhaite aura un droit de parole de 20 minutes et les chefs, une heure, ce qui pourrait repousser le vote jusqu’à la mi-avril.Hier matin, le ministre des Affaires intergouvemementales canadiennes, Jacques Brassard, avait d’ailleurs fait savoir que l’Assemblée nationale ne se prononcera pas avant que le premier ministre Chrétien ait répondu à la lettre que lui faisait parvenir cette semaine le premier ministre Bouchard.Ce dernier demandait à son homologue canadien de s’engager à agir de «façon rapide, et bilatérale» dans ce dossier Par ailleurs, la ministre de l’Éducation, Pauline Marois, a confirmé que les écoles pourraient demeurer confessionnelles à l’avenir, même au sein des commissions scolaires linguistiques.Après une période de deux ans ou dès la déconfessionnalisation des structures des commissions scolaires, conformément au désir des parents, elles pourraient toutefois réviser ce statut Lors d’une déclaration ministérielle où elle faisait part de trois aménagements sur la diversité des attentes religieuses à l’école, hier à l’Assemblée nationale, Mme Marois a aussi annoncé la mise sur pied d’un nouveau groupe de travail qui étudiera la question de la place de la religion à l’école.Devant les journalistes, la ministre a toutefois minimisé l’impor-tancç de ce groupe de travail, qui survient après les travaux des États généraux de l’éducation.Elle a également expliqué que les parents conserveraient toujours le libre choix là-dessus et sur le caractère confessionnel ou non de leur école.DUCHESNEAU Renverser le fardeau de la preuve SUITE DE LA PAGE 1 La rencontre a duré une heure, dans le bureau de M.Du-chesneau, le temps de permettre à ce dernier d’expliquer sa position dans ce dossier, mais de permettre surtout à son directeur des affaires juridiques, Denis Asselin, de préciser «comment toutes les suggestions du directeur pouvaient s'articuler ensemble».Les trois hommes auraient «longuement discuté», selon M., Duchesneau, d’un document du service de police de la CUM contenant les grandes lignes d’«un véritable projet de loi» concocté par M.Asselin pour lutter, «non pas contre les bandes de motards criminalisés, mais tout le crime organisé en général».«Et M.Rock s’est montré très réceptif, affirme M.Duchesneau.Très réceptif à l’idée d'élargir ses travaux à l’ensemble du crime organisé [jusqu’ici, le ministre a uniquement parlé d’une loi anti-motards] et je suis convaincu que nos prochains échanges porteront là-dessus.» Intitulé Loi visant la suppression du crime organisé, le document invite d’abord M.Rock «à restreindre certaines garanties juridiques» contenues dans la Charte canadienne des droits et libertés, et ce dans la mesure où «les difficultés et problèmes auxquels fait face la police résultent d’une interprétation de la Charte qui dépasse tout ce qu’on pouvait prévoirions de son adoption en 1982», peut-on lire.Principalement, la législation proposée par M.Duchesneau repose sur l’obtention, par un juge, d’une «déclaration attestant qu’une personne est membre d’une organisation criminelle».Déclaration qui aurait pour effet, non pas de déclarer illégale l’appartenance à un groupe criminel (ce que M.Rock craint de voir contesté devant les tribunaux), mais de permettre à un policier de se présenter devant un juge pour «alléguer» qu’il a des «motifs raisonnables» de «soupçonner» que l’individu x, y ou z fait partie du crime organisé.«En réussissant, explique Denis Asselin, à convaincre un juge de lui remettre une déclaration l’attestant, la police pourrait ensuite être autorisée à obtenir sa détention provisoire, à obliger l’individu à établir l’origine des biens en sa possession et, advenant sa culpabilité—peu importe le type de délit — à accroître sa peine d’emprisonnement du seul fait de son appartenance à une organisation criminelle, notamment en lui enlevant la possibilité d’obtenir une libération conditionnelle.» En pratique, cette obligation, pour un membre d’une organisation criminelle, «d’établir l’origine des biens en sa possession», équivaut, devant un tribunal, à renverser le fardeau de la preuve, et ce, précise Jacques Duchesneau, «dans le but de forcer les têtes dirigeantes de la mafia, notamment, à prouver que leur fortune provient d’activités légales».«Il appartiendra, bien sûr, aux tribunaux de statuer sur la constitutionnalité de cette loi, précise son collègue Denis Asselin, mais je suis convaincu que nous pourrions réussir à faire la preuve que ces restrictions à la Charte sont “raisonnables” et “justifiées” dans le cadre d’une société libre et démocratique, comme le prévoit l’article premier de la Charte.» Admettant «l’échec lamentable des techniques policières traditionnelles» ( infiltration, filature ou écoute électronique), le chef Duchesneau soutient que la délation est devenue «le seul moyen efficace» pour lutter contre le crime organisé.Ce qui l’incite à suggérer l’adoption d’une «Loi sur la protection des témoins», de manière «à encourager et à rendre efficace» l’utilisation des délateurs.Précisément, le service de police de la CUM souhaite que les procureurs chargés de porter des accusations contre des membres du crime organisé puissent être autorisés à ne plus communiquer aucun renseignement suscep- tible «de retracer l’identité d’un informateur de police».Donc, à ne plus être tenus de divulguer à l’accusé tous les renseignements pertinents que les procureurs détiennent sur lui, comme le prévoit la loi, pour assurer à tout accusé son droit à une défense pleine et entière.Au sujet des procureurs de la couronne, M.Duchesneau se montre sévère à l’endroit du ministre de la Justice, Paul Bégin, qu’il accuse de dire «le contraire de ce qu ’il fait».«Le ministre, dit-il, a réitéré jeudi dernier devant la presse son intention de faire tout en son pouvoir pour contrecarrer les bandes de motards.Or c’est le même homme qui a réduit à Montréal le nombre de procureurs chargés, justement, de porter des accusations contre elles.» «La police peut bien monter des caisses de preuves contre les motards, ajoute Duchesneau.Mais si les procureurs de la couronne ne sont pas assez nombreux, ou expérimentés, pour les traiter, on travaille pour rien.» Comme les enquêtes policières «coûtent les yeux de la tête» et que le crime organisé dispose de «moyens financiers faramineux», le service de police de la CUM propose aussi que la future loi contre le crime organisé oblige les personnes condamnées à des infractions reliées au crime organisé «à rembourser tous les frais reliés am enquêtes policières et aux procédures judiciaires».Dans la même veine, le service demande qu’une partie des biens et de l’argent confisqués par la cour à la suite de procédures contre le crime organisé «soient versés au service de police plutôt qu’au fonds consolidé de la province», comme c’est le cas actuellement En deux mots, résume Jacques Duchesneau, «à une situation délinquante exceptionnelle, il faut opposer des mesures législatives d'exception pour que les membres du crime organisé ne puissent plus se cacher derrière la loi».CATHERINE La drogue SUITE DE LA PAGE 1 sur les ressources disponibles dans le quartier».Lorsqu’ils sont frigorifiés, ces jeunes peuvent se réfugier au Bunker, rue Saint-Hubert près d’Ontario, ou au Refuge des jeunes à l’angle des rues Roy et Bern.Parfois, «lorsqu’ils ont un peu d’argent, ils partagent une chambre dans les maisons des environs.Sinon, ils squattent ici et là».À partir de Saint-Laurent et davantage à l’est qu’à l’ouest les environs sont investis, en partie évidemment, par les prostituées.Elles travaillent davantage les jeudis et vendredis soirs ainsi que sur l’heure dite du midi qu’à d’autres moments de la semaine.Contrairement à la prostitution qui a cours plus à l’est, dans Hochelaga-Maisonneuve et dans le quartier centre-sud, celle des environs «est plus ancienne et surtout plus organisée.Ailleurs, c’est une prostitution plus misérable économiquement.Il s’agit souvent de femmes qui consomment des drogues».Ah oui! La drogue.A quelques enjambées des locaux qu’occupe le Rapsim, se trouvent les locaux de l’organisme Cactus.Plus précisément leur bureau est dans le CLSC des Faubourgs, sis dans la rue Sanguinet à dix pas de Sainte-Catherine.Que font-ils à Cactus?fis donnent des seringues stérilisées ou neuves contre des seringues utilisées par les toxicomanes.Ils donnent également des condoms.Ils font dans la prévention du sida.Bref, les travailleurs de Cactus sont toujours au front A cause de Cactus, de la prostitution, des jeunes sans-abri, le tronçon Bleury-Berri est peut-être bien celui de la tension.Avec qui?Les commerçants et les résidants.Ces derniers logent avant tout dans les rues Sainte-Élizabeth et Hôtel-de-Ville.Plusieurs d’entre eux ont acheté des propriétés des environs après que l’administration Doré eut élaboré un projet qui, s’il avait été mené à son terme, se serait soldé par la construction de condominiums.On a alors cru que le résidentiel reprendrait ses droits, pour ainsi dire, dans le centre-ville.Ça n’a pas marché.Et alors?«Il est assez difficile, a souligné M.Charest, de gérer l’espace urbain entre les commerçants et les résidants d’un côté, et tous les autres.Hyaeuetilya encore des antagonismes.Depuis deux, trois ans, en collaboration avec les CLSC, on parvient à décanter l’atmosphère.Mais il faut dire que, lorsque le printemps arrive, nous sommes toujours inquiets.Par expérien- ce, on sait que ces antagonismes reprmnent en avril-mai.» Une dernière chose: les bureaux du Rapsim sont situés au 94 de la rue Sainte-Catherine Est, au-dessus d’une salle de bingo.Le 94, ça ne vous dit rien, par hasard?Non?C’était là que la Casa Loma avait élu domicile.Nom de Dieu! Casa Loma et Refus Global La ?one Bleury-Berri est la plus vieille de la SainteCathe-rine.A partir de 1840, la bourgeoisie francophone abandonne le Vieux-Montréal en remontant la rue Berri.Arrivée à Sainte-Catherine, elle tourne à droite comme à gauche.Pour faire une histoire courte, cette bourgeoisie construit de belles et grandes demeures entre Sanguinet et Amherst Peu à peu, la zone ouest est occupée, de rappeler David Hanna, professeur de géographie urbaine, par des ouvriers et petits employés.A compter de quand?De 1848.Des immigrants allemands, irlandais, d’Europe centrale, voire de Grande-Bretagne passent par là.Ces mouvements migratoires impriment, en quelque sorte, le caractère hétérogène de la section Sanguinet-Bleury.«On passe sans dominer», a constaté M.Hanna Cette hétérogénéité et les constants mouvements migratoires qui ont marqué cette partie de la Sainte-Catherine font de celle-ci une zone de permission dès les débuts.Ou pratiquement.Lorsque les uns et les autres veulent s’encanailler, ils vont rue SainteCatherine.On tolère là des présences que l’on ne veut pas ailleurs.Y compris les religieuses.«Ce fut le cas notamment, a poursuivi M.Hanna, des Suisses et des Français protestants.» Des protestants mais aussi, voire surtout des.v syndicats.Le premier du genre s’installa au coin de Sainte-Élizabeth et SainteCatherine.Il s’agissait en fait d’un regroupement d’artisans.Que cela se fasse dans cette zone sans définition précise, sans assise solide, «était acceptable pour les bourgeois parce que c’était une zone, au fond, nuageuse».Peu à peu, Taverne Le Trappeur et Taverne Alouette, Le Gaiety et le Continental, la Casa Loma et autres lieux de perdition, donc pleins de vitalité, vont en accentuer le caractère bigarré.L’endroit devient un point de chute?Le résidentiel déborde.Il envahit la lisière sud jusqu’au boulevard René-Le-vesque et la lisière nord jusqu’à Sherbrooke.C’est peuplé, c’est vivant, ça se bagarre un peu.En tout cas, tout cela prête à Montréal une réputation.comment dire?Une réputation de ville ouverte.Pendant la prohibition, les compositeurs américains Billy Rose, Mort Dixon et Harry Warren écrivent Hello Montréal.Comment ça se chante?Speakeasy, speakeasy, said Johnny Brown/ I’m on my way/ Goodbye Broadway, hello Montréal.Ils avaient soif, au sud.Passons.Comme c’est toujours de mise, avec les zones de permission, les loyers des habitations sont peu élevés.Cela attire forcément, outre les familles d’ouvriers, les étudiants et les artistes.Ceux-ci logent surtout dans les îlots résidentiels qui ont été rasés pour faire place au Complexe JJesjardins.Ces artistes, ces étudiants, sont à proximjté de l’École des beaux-arts, du Collège Sainte-Marie, de L’École normale, des bars et des cinémas du quartier.Et de la librairie Henri-Tranquille d’où est lancé, en août 1948, le Refus global.Où était-elle?Au coin de Clark et Sainte-Catherine.Pres-qu’à côté, au 85, Sainte-Catherine Est les automatistes organisent des expositions.Aujourd’hui, cet immeuble n’existe plus.En fait d’existence, il ne propose que du vide.C’est un autre de ces terrains vagues qui ponctuent ici et là l’espace de Bleury à Berri.Tout cela a été rasé.Détruit.En lieu et place, on a construit la Place des Arts, le Complexe Desjardins, le nouveau TNM, des immeubles à bureaux.Bref, c’est pas l’harmonie.Seul le Spectrum, ex-Club Montréal, ex-Cinéma Alouette, témoigne à sa manière du passé très vivanL très dy-naipique, très riche, du tronçon Bleury-Berri.A la fin des années 70, l'ÜQAM installe ses pénates là où l’on sait qu’elle est Entre sa naissance au terme des années 60 et l’inauguration de ses nouveaux locaux, elle logea la majorité de ses activités au pavillon Read, rue de La Gauchetiè-re.Deux choses sont à retenir.En occupant le quadrilatère Saint-Denis-Berri, elle fait écho à l’histoire.C’est en effet à cet endroit que l’Université Laval fonda, vers 1880, sa succursale, l’Université de Montréal qui, plus tard, coupera le cordon ombilical.La deuxième?«L’UQAM a posé le mauvais geste, a souligné M.Hanna Non sur le plan géographique, mais bien quant à sa conception.Telle qtt 'elle est, elle fait dos à la rue.Elle est repliée sur elle-même.Les passants n’y ont presque pas accès.C’est rien, juste des bureaux.Dans ce coin, heureusement qu’il y a -l’édifice Archambault.Il est comme une bouffie d'airfiais.» B (i I- E I) E V 0 I R .I.E .1 E U I) I 2 7 M A R.S I !) !) 7 LE DEVOIR •Ec- rit -n| .rr a • M VI» !'• .!«1 i .LES SPORTS Le brio de Guerrero a scellé son sort Les Expos envoient Floyd en Floride Canadien 8, Penguins 5 MICHEL LAJEUNESSE PRESSE CANADIENNE -er ,et- fij •m \j\/'est Palm Beach — Les Expos W: g r V Y étaient à la recherche d’un lan-OSi ceur partant.Tout ce qu’ils ont réussi à nu obtenir, c’est un lanceur de relève et un vétéran réserviste des Marlins de la Floride.Et pour les obtenir, ils ont / : cédé un autre jeune joueur parmi les plus populaires de l’équipe, Cliff Floyd, o Les Expos ont en effet échangé £• Floyd au Marlins en retour de Joe Or-sulak, un vétéran de 34 ans, qui peut *fi! évoluer au premier but et au poste de ?0;:voltigeur à l’occasion, et le releveur de 3li 25 ans Duston Hermanson, qui avait slt;été le premier choix des Padres de i6*San Diego lors du repêchage de 1994.BIS Selon Jim Beattie, directeur géné-sirral des Expos, Hermanson est le 6,1 joueur important dans cette transac-tion.Il croit qu’il a le potentiel pour ,Cf devenir le «doser» de l’équipe.Mais Beattie aura sans doute de la difficul- -ei' .at , té à convaincre les amateurs montréa- lais, qui admiraient le jeune Floyd, un frappeur gaucher qui possède encore °" énormément de potentiel.«Je le reconnais, a dit Beattie.Cliff Floyd a encore le potentiel pour devenir -er; rai un joueur-étoile.Mais nous croyons que Hermanson, qui lance des rapides à 97 milles à l’heure, a aussi le potentiel pour devenir une super vedette.Nous ne savons pas encore si Urgueth Urbina pourra lancer à tous les jours et nous croyons que Hermanson pourra protéger des victoires dès maintenant.» Hermànson n’a pas beaucoup d’expérience dans les ligues majeures.Mais à Las Vegas, filiale AAA des Padres l’an dernier, il a protégé 21 victoires.En 46 manches de travail, il a retiré un total impressionnant de 54 frappeurs sur des prises.En Orsulak, les Expos obtiennent un frappeur gaucher d’expérience.Il a conservé une moyenne de .221, frappé deux circuits et produit 19 points avec les Marlins l’an dernier.En 11 saisons dans les ligues majeures, il présente une moyenne de .275.«Je crois que nous avons une meilleure équipe aujourd’hui qu’hier, a dit Beattie.Nous aurions voulu mettre la main sur un partant, mais les lanceurs disponibles n’auraient pas amélioré notre personnel.Nous croyons qu’avec l’acquisition de Hermanson, nous avons amélioré notre situation dans l'enclos des releveurs.» Un spectacle comme on n’en avait pas vu depuis longtemps GUY ROBILLARD PRESSE CANADIENNE Il y a longtemps qu’on n’avait pas eu droit à un spectacle semblable au Centre Molson, gracieuseté du Canadien, pour une fois, et de Mario Lemieux qui, à son probable match d’adieu à Montréal, a participé à tous les buts des siens.Le Canadien a défait les Penguins de Pittsburgh 8-5 pour s’approcher à cinq points du sixième rang de l’Association Est et il y en a eu pour tous les goûts.Le Canadien a déjoué Patrick Lalime sur quatre de ses cinq premiers tirs pour chasser après moins de neuf minutes de jeu le gardien qui l’avait battu à ses deux premières visites au Centre Molson, et c’était déjà 5-0 après 20 minutes, à l’issue desquelles les locaux ont été ovationnés.C’était la première fois depuis décembre 1995 que le Canadien marquait cinq buts dans une période et la première fois cette saison qu’il dépassait le total de six dans un match.Puis à la deuxième et à la troisième, on a eu droit au spectacle d’adieu de Mario Lemieux, qui a préparé de belle façon les trois buts de son équipe, avant de marquer les deux derniers.Lemieux a reçu une très longue ovation quand il a déjoué Jocelyn Thibault vers la fin de la rencontre, ce qui l’a empêché d’établir une nouvelle marque négative personnelle de huit matchs sans but.Tous les yeux étaient tournés vers lui vers la fin et on a entendu la chanson de Gerry Boulet, Pour une dernière fois.Lemieux, qui n’avait été sur la glace pour aucun but du Canadien à la première, a mis fin à sa plus longue léthargie personnelle de trois matchs sans point 11 a été applaudi à plusieurs reprises, notamment quand il a été choisi la première étoile.Et il a même été utilisé à la défense.Côté spectacle, c’était la première fois depuis la victoire de 6-3 sur Boston le 11 janvier, soit en 17 matchs, que le Canadien marquait plus de quatre buts sur sa patinoire, et seulement la deuxième fois à ses 28 dernières sorties au Centre Molson.Shayne Corson, de nouveau excellent a parti le bal avec son premier but en 27 matchs.Il a été suivi, dans l’ordre, par ceux de Turner Stevenson, Stéphane Richer (son 20"), Mark Recchi, Richer encore, Saku Koivu et Vincent Darn-phousse, son 400 point dans l’uniforme du Canadien, et Recchi, son deuxième et 33' de la saison.Il a aussi amassé deux passes, tout comme Koivu.Blessé à un genou, Stevenson n’a pas complété le match et a été remplacé par Valeri Bure, qui n’avait été utilisé qu’en avantage numérique jusque-là.et 1Ü«f 3 in Une décision dure à avaler pour White PATINAGE ARTISTIQUE Les Duchesnay accrochent leurs patins -Vc PRESSE CANADIENNE „l, "XTtrest Palm Beach — Cliff Floyd VV ne s’attendait rIus à être échan-4„ gé par les Expos.A tel point qu’il croyait qu’il avait été cédé aux ligues mineures quand Felipe Alou lui a demandé de se présenter dans son bureau avant le match.i î «Je ne suis pas déçu, bien au contraindre.Je pense qu’un changement d’atmosphère est tout ce qu’il me fallait présen-ternent dans ma carrière.» C’est sans doute Rondell White a le plus mal digéré cette nouvelle.Il perd son plus grand ami.«C’est plus qu’un ami, c’est un frère, a-t-il dit.J’imagine que c’est un peu comme lorsque Delino DeShields et Marquis Grissom ont été séparés.» White comprend aussi que le baseball est un «business» et que les échanges sont inévitables.«Je pense que Cliff connaîtra une bonne saison.Il peut être de la classe des 40-40 [circuits et buts volés] un jour.Je sais que seuls Barry Bonds et Jose Canseco y sont parvenus, mais il a le potentiel pour y parvenir.» PRESSE CANADIENNE es patineurs Paul et Isabelle Duchesnay, champions du monde en danse à Munich, en 1991, et médaillés ’argent aux Jeux olympiques d’Albertville l’année suivante, sont contraints à la retraite.Un sévère et persistant mal de dos à l’aîné les empêche de participer à une tournée des champions qu’ils devaient entreprendre en avril.«Aussi bien arrêter immédiatement sinon Paul risque de finir ses jours en fauteuil roulant», dit Isabelle Duchesnay.Les Duchesnay étaient à l'entraînement depuis janvier et s’apprêtaient à quitter pour une sqrie de 80 spectacles, à travers les États-Unis.«Soudainement, durant une séance d’entraî- nement, Paid a entendu un “crack”, raconte Isabelle.C’était son dos.On s’est alors demandé si on devait continuer.F était plus sage de continuer à vivre.Il faut l’admettre, après tant d’années dans le patinage artistique, notre corps est un peu usé.Tout allait bien, a renchéri son frère Paul.Je traîne une hernie discale depuis 1995 et c’est elle qui a cédé.Je ressens une douleur qui descend dans la jambe.Les médecins me l’ont dit, si je fais une tournée, je vais me retrouver sur la table d'opération.» La malchance s’est abattue sur les Duchesnay en 1995 lorsque Paul s’est blessé au dos.Cette blessure les a forcés à interrompre une tournée de spectacles professionnels qu’ils donnaient depuis leur retraite de la scène amateur en 1992.Les Whalers quitteront Hartford Hartford (AP-PC) — Les Whalers de Hartford, estimant qu’ils ne peuvent survivre au Connecticut, ont accepté de verser 20,5 millions en pénalités à l’État afin de pouvoir quitter la ville, un an avant la fin de l’entente liant les deux parties.En vertu d’une entente avec le Connecticut, les Whalers devaient demeurer à Hartford jusqu’en 1998.«Malgré tous nos efforts, les Whalers disent qu’ils ne peuvent survivre à Hartford, a déclaré le gouverneur John Rowland.Il s’agit d’un revers mais l’avenir de Hartford ne dépend pas des Whalers ni de toute autre concession sportive.» Les dirigeants des Whalers étudieraient la possibilité de déménager à Columbus, en Ohio, St .Paul, au Minnesota, ou Portland, en Oregon.HOCKEY LIGUE NATIONALE Mardi Colorado 4 Hartford 0 Philadelphie 4 New Jersey 3 St.Louis 2 Washington 3 Ottawa 0 Tampa Bay 5 Anaheim 2 Calgary 3 Hier NY Islanders 3, Buffalo 2 Pittsburgh 5, Montréal 8 Colorado 5, Detroit 6 Washington à Chicago Anaheim à Vancouver Toronto à San Jose Aujourd'hui NY Islanders à Boston, 19h30 NY Rangers au New Jersey.19h30 Hartford à Tampa Bay.19h30 Ottawa en Floride, 19h30 Los Angeles à St.Louis, 20h30 Toronto à Phoenix, 21 h Vendredi Buffalo à Detroit.19h30 Anaheim à Chicago, 20h30 Edmonton à San Jose, 22h30 Association de l’Est Section Nord-Est Mj G P N BP BC P x-Buffalo 72 38 23 11 216 182 87 Pittsburgh 74 34 33 7 256 253 75 Montréal 75 28 33 14 232 258 70 Hartford 73 27 36 10 195 229 64 Ottawa 73 24 34 15 200 217 63 Boston 74 24 41 9 212 266 , 57 Section Atlantique x-Philadelphie74 42 21 11 251 193 95 x-New Jersey 73 39 21 13 206 169 91 Floride 74 33 24 17 201 179 83 NY Rangers 74 35 30 9 239 206 79 Washington 74 30 36 8 188 206 68 Tampa Bay 73 29 37 7 199 226 65 NY Islanders 72 25 36 11 202 215 61 Association de l’Ouest Section Centrale x-Dallas 73 44 23 6 228 174 94 Detroit 73 35 23 15 235 179 85 Phoenix 74 35 34 5 213 222 75 St.Louis 74 31 34 9 216 226 71 Chicago 73 29 32 12 193 187 70 Toronto 73 26 41 6 210 253 58 Section Pacifique y-Colorado 75 46 20 9 257 184 101 Edmonton 74 34 33 7 230 221 75 Anaheim 74 31 32 11 218 211 73 Calgary 75 32 35 8 201 210 72 Vancouver 74 30 39 5 226 250 65 Los Angeles 74 26 38 10 194 242 62 San Jose 73 24 42 7 183 243 55 x-assuré d'une place dans les séries.y-champion de section.LES MENEURS B P Pis Lemieux, Pgh 45 60 105 Selanne, Ana 47 51 98 LeClair, Phi 48 45 93 Gretzky, NYR 23 67 90 Jagr, Pgh 45 42 87 Kariya, Ana 38 48 86 Sundin, Tor 38 47 85 Shanahan, Det 45 38 83 Messier, NYR 35 45 80 Hull, StL 41 38 79 Palffy, NYI 39 38 77 Damphousse, Mtl 25 52 77 Oates, Was 21 56 77 Turgeon, StL 25 51 76 Forsberg, Col 23 53 76 B r i3 h I s I Pour placer une annonce gra • Composez le (514) 985-2507 avec un • téléphone à tonalité (Touch 'tone).• Écoutez les instructions, vous recevrez un numéro de membre et un code d’accès.• Appelez avant lundi 12h pour que votre annonce paraisse le vendredi et le samedi suivant.• Les messageries vocales Vox-tel et Le Devoir n’assument aucune responsabilité concernant les rencontres faites par l’entremise de notre service de télé-rencontre.• Les utilisateurs du service doivent avoir plus de 18 ans.mm f Rencontres Un nouveau service de boîtes vocales.Pour répondre aux annonces: • Notez le numéro de l'annonce • Composez le 1-900-451-6528 Des frais de 2,18 $ par minute seront portés à votre compte de téléphone.Pour savoir si vous avez des messages: • Composez le (514) 985-2507 • Entrez votre numéro de membre suivi du code d'accès Sans frais.Pour réeui vos messaa lerer [es: • Composez le 1-900451-6528 • Entrez votre numéro de membre suivi du code d'accès Des frais de 2,18 $ par minute seront portés à votre compte de téléphone.Femme cherche homme Professionnelle de 44 ans Trilingue, 5’3", yeux bleus, non fumeuse, attrayante, cherche homme d'affaires, d’éducation universitaire, entre 48-57 ans.grand, bonne apparence, raffiné.1959 .j.Belle femme d’envergure 42 ans, forte de caractère, déterminée, tendre, extravertie, stable, cherche homme heureux, enrichissant, désirant s'engager dans une bonne relation.1960 Fïère et jolie Marie-Andrée, brunette de 5’2", yeux bleus, parfaitement bilingue, artiste passionnée, aime les conversations animées, aimerait avoir ami de 55 ans et plus, pour partager moments libres.1958 Femme de carrière, secteur culture 49 ans, autonome, indépendante, élégante, racée, cherche compagnon d'envergure, cultivé, original, communicatif, jovial, pour partager sorties culturelles, week-ends d'évasions et voyages.1961 V Jolie, féminine et cultivée Jolie, féminine et cultivée, artiste créative, a du caractère, cherche bel homme dans la cinquantaine, grand, élégant, racé pour relation passionnée et tendre.1967 Beauté, classe, raffinement Très belle femme de carrière, dynamique, passionnée, aime toutes les bonnes choses de la vie.aimerait partager tendresse, amitié avec homme, 38-58 ans.avec affinités et complémentarité.1970 Québécoise ascendante allemande Née en 51, formation universitaire en éducation, non fumeuse, communicative, aime nature, grands espaces, cherche professionnel aimant défis.lecture, prendre des risques et vivre sans filets.1950 -t- Un coeur A aimer Femme libre cherche homme au rire franc, à la vont chaude, grand, dans la quarantaine, libre et ayant un coeur à aimer.1953 •i* Charmante et attachante Jolie brune de 35 ans.5'6”.professionnelle, non fumeuse, sans enfant, cherche homme entre 33-45 ans.professionnel, non fumeur, sans enfant, attrayant, pour relation à long terme.1954 Arbres et rivières Danielle, 46 ans, non fumeuse, aime complicité, âme, arbres et rivières, livres, enfants, silence, engagement, discussion, douceur, cinéma, contemplation, rire, rigueur, partage, sérénité.1927 Musicienne et sportive Cinthia, universitaire de 36 ans, 5’3", 125 lb, musicienne et sportive, aime arts, littérature, bonne bouffe, cherche homme semblable, prêt à s’investir dans une relation stable et sérieuse.1955 Formation universitaire en lettres 38 ans, petite et jolie, calme, enjouée, aime plein air, méditation, cinéma, voyages, cherche compagnon doux, calme, intelligent, décidé mais pas contrôlant.1933 Inventer une nouvelle vie à deux Mi-quarantaine aux yeux verts, aime passionnément la vie et tous ses plaisirs, vin rouge, le soleil, amis, enfants, sexe, cherche homme très sympathique pour inventer une nouvelle vie à deux.1936 Fille difficile mais charmante Jolie brune, professionnelle, 35 ans, 57", cherche homme, trentaine, cultivé, pas snob, macho la nuit, rose le jour, grand, costaud pas chauve, sensuel, vif, honnête, non fumeur, sans enfant.1938 Barbie modèle Ginette Reno Barbie modèle Ginette cherche un Kent modèle, avec tète, s’abstenir s.v.p„ styles G.I.Joe pour qui culture rime avec torture.1942 Comme un cadeau Danielle, cherche H 3540 ans.5'6" et moins, non fumeur, capable d’exprimer ses émotions et recevoir celles de l'autre comme un cadeau.1753 De la classe et du charme Européenne, svelte, jolie, sociable, active, cherche gentleman, 57-67 ans, lm75 et plus, équilibré, sobre, non fumeur, loyal, cultivé, libre et disposé à établir relation stable et harmonieuse.1737 Européen recherché Professionnelle dans la quarantaine, sans enfant, en pleine forme, heureuse, cherche compagnon bien dans sa peau avec qui partager voyages, des lectures, les plaisirs de la vie et le quotidien.1917 Femme au coeur tendre Universitaire.53 ans.5'4", non fumeuse, communicative, chaleureuse, respectueuse, aime musique classique, sports, grands espaces, cherche H libre, honnête, aimant défis, capable d'engagement.1945 Plaisir à la carte Cherche cuisinier millésime des années quarante, expérience non requise, humour indispensable, table d'hôte: complicité, tendresse, plaisir.1923 Professionnelle de 44 ans Mince, yeux bleus, non fumeuse, attrayante, aime vie familiale, ski alpin, a beaucoup d'affection, de respect et de loyauté à offrir à un homme 45-58 ans.distingué, de profession libérale.1928 Préretraitée universitaire 5'4", châtaine, chaleureuse, favorise culture et nature, cherche compagnon dynamique, curieux, pour explorer les tangentes de cette nouvelle vie.1910 Européenne grande et élégante Européenne cherche gentilhomme entre 50-60 • ans, intelligent, sensible, esprit ouvert et sain, intérêts culturels et artistiques, pour relation privilégiant la tendresse et le respect 1911 Grand coeur à partager Femme de 47 ans, cherche homme d’allure jeune entre 4555 ans, grand, non fumeur, cultivé, pour le meubler de simplicité et de tendresse.1913 La vie est plus agréable à deux 42 ans, passablement belle et racée, vive intellectuellement, instruite, passionnée, articulée, mélomane, adore rire et parler, cherche compagnon de vie déterminé, équilibré.1696 Amitié sincère d’abord Enseignante de 44 ans, intègre, réservée, distinguée, cherche professionnel non fumeur aimant tête-à-tête, musique et culture.1916 Sportive et intellectuelle Quarantaine, sportive, intellectuelle ayant joie de vivre cherche H quarantaine, ayant même profil pour belle relation stable.1920 Intello, sportive et artiste Belle femme de 50 ans, passionnée de la vie et de la nature, chaleureuse, cherche professionnel.570" et plus, bien vivant, non fumeur, cultivé.passionné, pouvant vivre le moment présent 1897 Belle femme d'allure jeune et racée + l'esprit vif, ouvert et curieuse, aux intérêts, plaisirs et goûts éclectiques, cherche homme 48 ans et plus, cultivé, tendre, réfléchi, spontané, sérieux et rieur, un peu marginal.1882 •î* Homme cherche femme Arbre, fleurs et horizon Professionnel, jeune quarantaine.571", mince, châtain, distingué, aime culture, restos, documentaires, cherche femme trentaine, mince, honnête, sans enfant pour stabilité et harmonie.1963 Coeur et âme Français cherche corps et âme tête et coeur indépendants de 55 ans et plus pour cocktail pétillant, spirituel, cultivé, vivant et inépuisable.1965 ê In vie à deux 49 ans, lm70, blond, yeux verts, simple, coeur tendre, aime vivre, parler, écouter, partager, apprécier, bon cuisinier cherche européenne, 35 45 ans pour relation durable, stable et harmonieuse.1969 (iiTitilhomme d'Ottawa Dans la cinquantaine, 57".165 lb.belle apparence, tendre, romantique, cultivé, goûts multiples, cherche complice distinguée, belle, pour partager les joies de vivre.1946 .-.Excellent poulet au sirop d’érable Quarantaine professionnelle à partager sereinement avec trentaine complémentaire et autonome, objectif longue vie et autonomie.1941 * Professionnel accompli Mi-quarantaine, 570", châtain, yeux bleus, mince, belle allure, raffiné mais simple, épanoui, doux, chaleureux, cherche F avec affinités, 3743 ans, jolie, douce, cultivée, intelligente.1952 Enseignant de 36 ans 5’7”, 145 lb, cheveux noirs, yeux bruns, sensible, communicatif, cultivé, distingué, valeurs profondes, sens de l’humour, aime cinéma, plein air, cherche femme 30-35 ans, jolie, affectueuse.1951 Professionnel de 51 ans André, 5'9", 165 lb, cultivé, tendre, aime musique, plein air, cinéma, cherche jeune universitaire trentaine ou début quarantaine, mince, cultivée, raffinée, sportive, pour fonder famille.1235 Professionnel retraité de 60 ans Hubert, 5’8”, 176 lb, cheveux argentés, aime les Laurentides, l'humour, cherche femme entre 45 55 ans, 5’2" à 5'5", poids proportionnel, autonome, avec affinités, pour relation stable.1935 Irrésistible, tout simplement Très bel homme.32 ans, romantique, enjoué, sensible, très sensuel, aime cinéma, musique, théâtre, ski, tennis, vélo, randonnées, cherche F 2040 ans, pour connaître à nouveau le grand amour.1943 ê Hasard providentiel?Trentaine, inclinations intellectuelles, artistiques saucissonnés d'activités culturelles et sportives, cherche femme du même âge.jolie, distinguée, croyant à l'écoute et au partage.1929 4* Pour relation exclusive Mi-trentaine, grand, sans embonpoint, belle gueule, aime théâtre, expositions, plein air, cherche universitaire avancée, mince, cultivée, séduisante et quelque peu romantique.1931 Universitaire autonome François.30 ans, aime rire, bonne bouffe, ciné, resto, ski.patin, cherche jeune femme entre 25 32 ans.grande, mince, universitaire, autonome, pour partager loisirs et voyages.1912 Ingénieur d’origine vietnamienne 27 ans.a des valeurs fondées sur la famille et les amitiés durables, aime plein air, voyages, cinéma.fine cuisine et lecture, cherche femme avec affinités pour relation stable.1919 Enthousiaste, athlétique et narquois 48 ans, enthousiaste, athlétique et narquois, cherche complice attentive, ouverte, ayant le goût de s'engager pour lier deux vies.1899 -t- Grand blond dans la trentaine Michel, 34 ans.51", 160 lb, grand, blond, souriant, cultivé, tendre, chaleureux, bien dans sa peau, aime cinéma, restos, expos, cherche compagne pour profiter des petits plaisirs de la vie.1886 -** Sensible et passionné 34 ans.145 lb.brun, yeux brans, mince, curiosité intellectuelle, non fumeur, en forme, aime vélo, plein air.histoire, voyages, cherche femme mince, 24 à 34 ans.communicative et curieuse.1890 * Professionnel universitaire 40 ans, 571”, mince, châtain, yeux bleus, distingué, cultivé, vif, sportif, sens de l'humour, cherche femme dans la trentaine, belle apparence, mince, universitaire, pour relation stable.1893 Professionnel de Québec Alain, 36 ans, 5’8", châtain, yeux bleus, sens de l'humour, intellectuel et sportif, cherche femme entre 2535 ans, mince, élégante, avec affinités, pour relation basée sur le respect.1895 Jeune professionnel de 32 ans 6', 175 lb, bien proportionné, élégant, étudiant en maîtrise, travaille à temps plein en institution financière, cherche femme aimant cinéma, musique, sorties sportives et culturelles.1742 Bel Africain Fier, simple, cherche belle femme dans la trentaine, belle allure, dynamique, pour partager moments libres et tendresse.1858 Homme cherche homme Bel homme, trentaine Bel homme, trentaine, un peu chauve, aime simplicité, cherche beau gars de la région de Québec.3545 ans, bien proportionné, ayant le sensible de la fête pour de belles rencontres.1966 •*• Passionné de cinéma Daniel, professionnel de 35 ans, grand, blond, mince, passionné de littérature, de bonne cuisine, de bon vin, cherche homme entre 3545 ans, pour relation exceptionnelle.1914 C'est pour mieux te voir.Quarantaine.570", poilu, sans barbe ni mous-tache, porte lunettes, cherche homme autour de 6', poids proportionnel avec grandeur, intelligence, humour et respect mutuels sont importants.1286 Femme cherche femme Femme de 38 ans Cherche femme cultivée, de belle apparence, , sensuelle, dynamique, respectueuse, non fumeu- ’{ se, mélomane, aimant nature et voyages.1930 Partenaires de sorties, culture et voyage.Pas professionnelle, pas zozotérique Pessimiste du coeur souhaite restaurer optimis-,} me de l’esprit estompé par les années molles.; avec solidataire alumée, curieuse pour entraide ! et amitié au musée, en montagne, ou sur un lac.! 1962 ?L'Alaska en camping, pourquoi pas?Retraité, mélomane, non fumeur, 55 ans.i cherche amie libre, disponible, cultivée, en J forme, sportive pour voyage de camping d’environ 3 mois en Alaska, mai à août, partager .conduite, dépenses.1971 1
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