Le devoir, 4 août 1997, Cahier A
LE DEVOIR PERSPECTIVES Serge Tru ffaut ?Dieu est dans le vestiaire Shayne Corson, Michael Irvin, Tim Raines et plusieurs autres millionnaires du sport ont fait parler d’eux pour autre chose que leurs exploits sportifs.Si l’un a été acteur de ces faits qualifiés de divers à cause de la drogue, l’autre l’a été pour l’alcool ou pour avoir fait le coup de poing dans un bar.Les propriétaires des équipes, du moins certains d’entre eux, ont arrêté une contre-offensive.Laquelle?Introduire Dieu dans le vestiaire.Steve Young est le quart-arrière des Forty-Niners de San Francisco.Il a.Peut-être faut-il signaler que là nous sommes dans le football.Toujours est-il que la semaine dernière, il a signé un contrat de cinq ans évalué à 45 millions, des millions américains.Brett Favre est le quart-arrière des Packers de Green Bay.Nous sommes encore dans le football.Peu avant que Sfeve Young ne signe son contrat, Favre signa le sien.A quelques virgules près, les chiffres imprimés dans le contrat de Favre sont identiques à celui de Young.Pourtant, entre l’un et l’autre il y a une grande différence: l’âge.Young, selon les experts en sujets sportifs, est en fin de carrière.Favre, s’il n’est plus un débutant, n’est pas encore un vétéran.Chose certaine, il est encore loin de la retraite.Les deux, signalons-le, sont très talentueux.Du moins si l’on en croit tous ceux qui examinent à la loupe les chansons de geste dominicales de nos bonshommes.Steve Young est le descendant direct de Brigham Young.C’est ce dernier qui a «installé» les Mormons dans l’Utah.Steve Young présente bien.Assez bien en tout cas pour engranger des milliers de dollars hors des stades.Comment?Dans la publicité.Son image est bonne.Il inspire confiance.D’autant plus, que s’il fait ce qu’il a promis de faire une fois qu’il aura raccroché son chandail des Forty-Niners, il sera missionnaire.Pour le bénéfice de qui?Des Mormons évidemment.Favre est du genre plus.comment dire?Il est fort en gueule comme d’autres sont forts en thème.Surtout, surtout, il a, eu un problème d’alcool.Assez récent, le problème.À cause de cela, Favre et plusieurs autres avec lui ne sont pas aussi prisés que Young et quelques autres avec lui par les agences de publicité.Ce faisant, ils sont moins gâtés par les propriétaires de clubs très chatouilleux aujourd’hui pour tout ce qui a trait à l’image.Celle qui permet de rapporter très gros.Le fait que Young ait obtenu un contrat, toutes proportions gardées, plus lucratif que Favre, illustre les changements profonds qui s’opèrent, certes lentement, dans le monde monétaro-sportif nord-américain.Afin de ne pas altérer la colonne des bénéfices, de plus en plus de propriétaires d’équipes ont introduit des règles qui se conjuguent avec morale religieuse.Le plus bel exemple nous a été donné par l’équipe de baseball les Rangers du Texas.Après l’onde de choc provoquée par l’affaire O.J.Simpsons, après la grève des joueurs de baseball, la direction de cette équipe a décidé un chambardement tous azimuts.Un chambardement qui s’est soldé par ceci: désormais il faut accorder davantage d’attention au profil moral de tel joueur qu’à ses capacités athlétiques.Aidés, voire conseillés, par des organisations religieuses comme la Fellowship of Christian Athletes, les dirigeants de cette équipe ont mis sur pied un espèce de comité qui voit à ce que tel sportif ne soit pas trop laïque aux entournures.De fait, avant de discuter dollars, avant d’amorcer la négociation d’un contrat, l’athlète convoité doit passer un examen.Attention! L’examen est assez subtil.Il ne s’agit pas d’un test farci de questions bibliques.Que non! Histoire de ne pas se faire taxer de discrimination, le test a été élaboré en fonction des valeurs familiales.Toujours est-il qu’aujourd’hui, 20 des 25 membres des Rangers du Texas sont ce qu’on appelle des «born again Christian».Forcément, ces derniers font du prosélytisme.Entre les Athletes in Action to Sports Spectrum Ministries et les Christian Surfers United States sans oublier ceux d’en haut, les militants de la Fellowship of Christian Athletes, on s’arrange pour que les «athlètes vendent le gospel aussi bien qu’ils vendent des lames de rasoir et des liqueurs douces», pour reprendre les mots de John Dodderidge des Christian Athletes tels que rapportés récemment dans le New York Times.En fait, c’est plutôt l’inverse qu’il faudrait dire.Soit, grosso modo, «si vous voulez qu’on achète les lames de rasoir et les liqueurs douces que vantent ces athlètes, encouragez-lcs à vendre le gospel.Sinon, on ne les achètera pas, les lames et les liqueurs douces.» En tout cas, les agents des vedettes ont très bien compris le message.Eux qui sont payés au pourcentage des revenues réalisés dans les stades et sur les écrans de la «pub-télé», sont de plus en plus nombreux à «convertir» leurs protégés.Désormais, Dieu est partout.Dans le vestiaire, sur le monticule mais surtout dans les colonnes.Celles de l’argent.Le profil moral est aussi important que les qualités athlétiques M E T E 0 Montréal Ensoleillé avec passages nuageux.Max: 22 Min: 12 Québec Ciel variable.Max: 22 Min: 10 Détails, page B 7 INDEX Agenda.B 6 Annonces.A 4 Avis publics.B 7 Culture.B 8 Economie.B 2 Éditorial.A 6 Le monde.A 5 Les sports.B 5 Montréal.A3 Mots croisés .A4 Planète.B 4 Télévision.B 7 www.ledevoir.com LES ACTUALITÉS Vent préélectoral sur La Pocatière, page A 3 LE MONDE Israël redoute de nouveaux attentats, page A 5 L’ENTREVUE Théodore Monod, à la recherche de la vie, page B 1 ****#*!£ .•*.# «Mon plus grand accomplissement» CHRISTIAN GUAY, LE DEVOIR Classé 57‘ au monde, l’Américain Chris Woodruff remportait hier un premier titre en carrière.et 337 000$ US.L’UMQ renvoie la balle à Québec Les maires rejettent la facture de 500 millions et demandent un nouveau pacte fiscal pour le 15 septembre MARIE-ANDRÉE CHOUINARI) LE DEVOIR Ly Union des municipalités du Québec renvoie la balle i au gouvernement, en même temps que sa facture de 500 millions, en sollicitant une rencontre avec le premier ministre Lucien Bouchard pour la création d’un nouveau pacte fiscal d’ici le 15 septembre prochain.Elle reporte ainsi à plus tard le débat redouté autour du cœur du problème — la définition de l’équité — et tourne le dos au ministre des Affaires municipales, RémyTrudel.En assemblée spéciale samedi, à Montréal, près de 400 représentants de dizaines de municipalités du Québec ont majoritairement rejetté le plan Trudel, jugeant primordiale et urgente la tenue d’une conférence Québec-municipalités pour l’élaboration d’un pacte fiscal.L’éclatement et la division du monde municipal prévue par certains, redoutée par d’autres, n’a donc pas eu lieu cette fin de semaine, les maires choisissant sagement de VOIR PAGE A 8: UMQ Tournant le dos à Rémy Trudel, 1TJMQ sollicite une rencontre avec Lucien Bouchard Woodruff gâche la fête Le Brésilien Gustavo Kuerten, coup de cœur des Montréalais, s'incline en finale des Internationaux de tennis du Canada ¦ L’éditorial de Gilles Lesage, page A 6 Qui va là, amie ?Maurane termine sa tournée au théâtre Maisonneuve PIERRE CAYOUETTE LE DEVOIR Ly Omnium de tennis du Maurier a pris fin comme il se r devait, c’est-à-dire par la chute d’un favori.Le Brésilien Gustavo Kuerten, coup de cœur de la foule montréalaise, s’est incliné en trois sets, 5-7, 6-4, 6-3, devant le surprenant Américain Chris Woodruff au terme d’un match extrêmement relevé disputé sous un ciel parfait et sous les yeux d’un stade à guichets fermés.Au lendemain de sa victoire écrasante contre Michael Chang, Kuerten semblait légèrement moins en jambes et son extraordinaire revers s’avérait moins meurtrier que la veille.Même les bruyants encouragements des représentants de la diaspora brésilienne de Montréal n’y pouvaient rien.A certains moments, on se croyait dans un stade de soccer tant les partisans de «Guga» étaient enthousiastes.Chris Woodruff, en revanche, a joué le match de sa vie, multipliant les services gagnants et les fructueuses accélérations du coup droit.«C'est mon plus grand accomplissement à ce jour», a avoué l’Américain de 24 ans originaire du Tennessee, à l’issue du match.Ses efforts ont valu à Woodruff un premier titre en carrière, un chèque de 337 000 $ US et la promesse de grimper parmi les 30 premiers joueurs au classement mondial, lui qui était 57e avant d’entreprendre la semaine.Woodruff aura vécu à Montréal une semaine de rêve.Il s’est offert tour à tour Jan Siemerink (16e favori), Goran Ivanisevic (2‘), Mark Philip-poussis (?) et Yevgeny Kafelnikov (4‘) avant de battre Gustavo Kuerten en finale.Béni des dieux, Woodruff a survécu à une balle de match dans sa rencontre de deuxième ronde contre Siemerink.Pas mal pour un joueur universitaire qui, il y a deux ans à peine, a failli tout abandonner, comme le rappelait son entraîneur Scott Perelman.Favori de la foule, Gustavo Kuerten deviendra peut-être sous peu la star que se cherche le tennis mondial depuis quelques années.Avec ses allures de grand adolescent et son sourire chaleureux, le vainqueur de Roland-Garros séduit les foules.Inscrit à la toute der- VOIR PAGE A 8: WOODRUFF En double, Lareau et O'Brien se sont inclinés devant Paes et Bhupathi MARTIN BILODEAU A la sortie de l’album Différente, en 1995, on disait de Maurane qu’elle s’était assagie, que cette grande au-teure-compositrice-interprète, découverte ici grâce à Star-mania en 1988, dont le répertoire (Damer, Pas gaie la pagaille, Toutes les mammas) mariait si bien l’humour à ses états d’âme, avait attrapé le baby-blues et, par conséquent, prenait un virage plus intérieur.Jointe à son domicile bruxellois, en prévision du spectacle qu’elle donnera demain soir au théâtre Maisonneuve, Maurane me rassure tout de suite: «Je ne suis pas devenue une fille très sérieuse.Faut pas m’appeler Madame maintenant [rire].J’aime toujours autant rire, mais les états dans lesquels j’évolue présentement sont peut-être mieux définis, durent peut-être plus longtemps; je passe moins vite d’un extrême à l'autre.» La voix calme et sereine qui, d’outre-mer, VOIR PAGE A 8: MAURANE ¦ Autres informations, page B 8 ASSOCIATED PRESS William S.Burroughs (1914-1997) La Beat Generation n’est plus Williams S.Burroughs n’est plus.Lui parti, la Beat Generation n’est plus.Enfin.Il reste les livres.Il reste Le festin nu.Il reste le cut up.Et quelque chose d’exemplaire: être un libre-penseur.SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR William Sewar Burroughs, l’écrivain aux joues creuses, est mort samedi dans l’état, le Missouri, où il naquit il y a 83 ans de cela.Il y a quatre mois ce fut Allen Ginsberg.Il y a vingt-huit ans ce fut Kerouac.Autrement dit, la troïka emblématique de la Beat Generation a achevé son terme il y a 48 heures.Tout avait commencé avec cet aristocrate décadent qu’était William Burroughs.Plus vieux de quelques années que Jack et Allen, c’est lui, l’auteur du Festin nu et croisé de l’humour froid comme une lame de scalpel, qui avait converti Kerouac et Ginsberg à la littérature alors que eux y croyaient sans trop y croire, à leurs talents d’écrivains.Le premier acte littéraire de Burroughs fut celui-ci: faire lire les autres.Témoin des premières rencontres, en 1944 à New York, entre Burroughs et les deux autres, Jane Kramer, une amie de la bande, se souvint: «Burroughs prit immédiatement en main l'éducation de Ginsberg, lui donnant des exemplaires des manuscrits Mayas à étudier et lui faisant faire des exercices sur les oeuvres des auteurs qu'ils admiraient - Kafka, Spengler, Blake, Yeats, Céline, Korzybski, Vico et Rimbaud, comme il fit par ailleurs avec Kerouac.» Ces exercices littéraires, ces exercices imposés, marqueront tant Ke-rouac que ce dernier mettra en scène J le vieux Bill dans tous ses bouquins.Souvenons-nous de Sur la route: «Il (NDLR: c’est-à-dire Burroughs) passait tout son temps à parler et à instruire les autres.Nous avions tout appris de lui.C'était un type d’un VOIR PAGE A 8: BURROUGHS 778313000641 À 2 I.K D K V 0 1 II , I.E I, l! X l) | .| ,\ o û T I !) il 7 L E S A C T U A LIT É S EN BREF Réunion d’urgence à MIL Davie (Le Devoir) —Les employés de la MIL-Davie se réunissaient hier pour faire le point sur la situation jugée inquiétante des chantiers maritimes.C’est que les carnets de commande de la compagnie sont vides.L’an dernier, la MIL a été achetée du gouvernement du Québec pour un dollar symbolique par la Dominion Bridge, qui avait en plus reçu 25 millions pour éponger les dettes de l’entreprise ,et constituer un fonds de roulement.La nouvelle direction promettait d’obtenir de nouveaux contrats, mais les employés sont maintenant déçus et craintifs.Es réclament même une enquête publique sur la gestion des chantiers.\.Chant des baleines sur le FM Vancouver (PC) — Si le CRTC lui donne sa bénédiction, une singulière station radiophonique pourrait cet automne voir le jour sur la Côte ouest: sa programmation serait entièrement consacrée aux chants des baleines.C’est un spécialiste des cétacés de l’Aquarium de Vancouver, le biologiste John Ford, qui a lancé cette idée.S'il entre en ondes, le poste ORCA-FM émettra en direct le chant des baleines capté par un microphone fixé au fond de la Baie Rpbson.Il s’agit d’une aire de rassemblement privilégiée par les baleines, située au nord-est de l’île de Vancouver.Lçs étranges plaintes seraient ensuite diffusées à l’aquarium dans le cadre d’une exposition spéciale et pourrait être captées sur la bande FM en bordure de la Baie Robson.«Les kayakistes et les plaisanciers pourront s'assœir dans la baie pour y admirer les baleines et les entendre dans les écouteurs de leur baladeur, a prédit John Ford.À l’aquarium, on pourra entendre en direct les baleines au moment où elles chassent et où elles socialisent.» Queen Mum a 97 ans Londres (Reuter) — La reine-mère souffle aujourd’hui ses 97 bougies, toujours aussi populaire et, semble-t-il, épargnée par les scandales et les rumeurs qui minent la famille royale depuis des années.La grand-mère préférée des Britanniques, qui la surnomment Queen Mum, se prêtera à son bain de foule annuel devant sa résidence de Londres, Clarence House.Le protocole est un peu désuet mais les plus fidèles sympathisants de la cour y tiennent: lia Royal Horse Artillery tirera 21 coups de canon en son jhonneur.Une fanfare militaire entonnera alors le tradition-inel Happy Birthday et quelques petits enfants offriront Ides bouquets à la Reine-mère.Après une opération de la ¦hanche l’année dernière, la Reine-mère, plus en forme •que jamais, se refuse toujours à laisser son âge l’emporter îsur sa fonction.Elle continue à assister à de nombreux lévénements publics, s’aidant seulement d’une canne de marche.La déférence que tout bon Britannique portait à la famille royale a disparu depuis bien longtemps.Cependant, Queen Mum, grande amatrice de courses de chevaux et de gin-tonic, continue à occuper le haut des classements de popularité.Celle qu’Hitier avait baptisée «la fem-•me la plus dangereuse d’Europe» parce qu’elle savait mieux •que quiconque remonter le moral des troupes, avait gagné •le respect de ses sujets en refusant de quitter Londres, Isous les bombardements allemands, pendant la Seconde IGuerre mondiale.Nommé au Sénat par Pierre Elliott Trudeau Décès soudain de Rizzuto «Je me considère chanceux d’avoir pu bénéficier de ses conseils éclairés», dit Chrétien, troublé par la mort de ce «cher et vieil ami» PRESSE CANADIENNE Le sénateur libéral Pietro Rizzuto, à une époque le libéral fédéral le plus influent au Québec, est mort subitement dans la nuit de dimanche à l’âge de 63 ans.Selon certaines sources, il aurait succombé à une hémorragie cérébrale.M.Rizzuto, de Laval, avait été nommé sénateur en 1976 par Pierre Elliott Trudeau.Né le 18 mars 1934 à Cattolica Era-clea, en Italie, M.Rizzuto avait émigré au Canada à l’âge de 20 ans, comme des milliers de ses compatriotes appauvris par la Deuxième Guerre mondiale.«Il est parti de rien», a commenté hier le président du Conseil du trésor, Marcel Massé.«C’est l'histoire classique du gars qui part de rien et qui réussit, et il était certainement un modèle pour sa communauté.» Le premier ministre Jean Chrétien s’est dit troublé, hier, par le décès soudain de ce «cher et vieil ami».«Je me considère chanceux d'avoir pu bénéficier de ses conseils éclairés», indique M.Chrétien dans un communiqué.«Il va beaucoup me manquer.» Homme d’affaires — il était président de Placements Rizzuto inc.—, M.Rizzuto s’est impliqué dans des organisations sociales: clubs optimistes, scouts.Il avait fondé et présidé en 1972 la Fédération des associations italiennes du Québec.Ses activités publiques l’avaient tout naturellement amené à la politique, même s’il ne s’est jamais présenté à une élection.Le Parti libéral du Canada avait vraisemblablement remarqué ses qualités de meneur et sa notoriété, des atouts pour un organisateur politique.En 1976, le premier ministre de l’époque, Pierre Elliott Trudeau, le remercie à sa façon de ses bons services en le nommant au Sénat.De là, il pouvait continuer à agir sur les destinées du parti tout en se rapprochant du pouvoir politique.En 1984, après la défaite libérale aux mains des conservateurs de Brian Mulroney, M.Rizzuto s’était retroussé les manches et avait joué un rôle déterminant dans la reconstruction du parti.En 1990, Jean Chrétien le choisit pour organiser sa campagne à la direction du PLC.L’année suivante, il est élu président de la Commission ARCHIVES LE DEVOIR Pietro Rizzuto électorale du parti pour le Québec, un poste extrêmement influent où il peut «faire et défaire» un candidat.Il peut aussi user de son influence pour «remercier» des candidats défaits.Pendant la campagne électorale de 1993, il est tout naturellement organisateur en chef du PLC au Québec.«C’était un des meilleurs organisateurs que le Parti libéral ait jamais eus», a indiqué le ministre des Travaux publics, Alfonso Gagliano, qui a travaillé à ses côtés depuis 1984.«Il aimait le Canada et le Québec, et il a travaillé dur pour garder le Québec au seitf du Canada.» A titre d’organisateur en chef au Québec, M.Rizzuto avait cependant commis un impair en 1993 en promettant publiquement à tous les candidats libéraux défaits un bon emploi au gouvernement, ce qui avait grandement embarrassé le chef libéral, Jean Chrétien, à quelques jours du scrutin.Certains ont parlé alors d’un geste délibéré, le sénateur voulant se venger parce que M.Chrétien l’avait exclu du comité de transition chargé de présider le processus d'accession au pouvoir.Organisateur influent D’autres incidents de campagne ont amené le premier ministre à écarter pour de bon cet organisateur un peu trop influent au goût de certains.M.Rizzuto devient alors «simple» sénateur.Lors des dernières élections générales, c’est le député Alfonso Gagliano qui agissait à titre d’organisateur en chef pour le Québec.M.Rizzuto avait aussi été ébranlé par les allégations du député bloquiste Gilles Rocheleau, qui avait associé son nom à la mafia italienne de Montréal lors de la campagne électorale de 1993.Le sénateur avait intenté une poursuite de 400 000$ pour atteinte à la réputation et à l’intégrité professionnelle et personnelle.L’audition de la cause avait débuté le 30 octobre 1995, jour du référendum sur la souveraineté du Québec.Le 20 février 1996, la Cour supérieure donnait raison au sénateur, et condamnait M.Richeleau à verser 170 000$ en dommages.Les deux hommes s’étaient entendus par la suite pour une somme gardée secrète.M.Rizzuto laisse dans le deuil sa femme Giuseppina et ses enfants Melina, Alfonso et Maria Christina.Son frère, Jean Rizzuto, est chef du Parti Option Laval.Lettre au Monde Vive le Québec libre! (suite) «Un employé municipal voulant faire du zèle a placé un micro sous le nez du général» Ancien ministre du général de Gaulle, Roland Nungesser a adressé au quotidien Le Monde du vendredi 1" août cette lettre à propos du débat entre historiens de la désormais célèbre déclaration du président de la République française du balcon de l’hôtel de ville de Montréal le 24 juillet 1967.Les historiens continuent de débattre sur les motivations du «Vive le Québec libre!» lancé par le général de Gaulle du balcon de l’hôtel de ville de Montréal.Les uns l’attribuent à la préméditation, les autres à l’improvisation.Ils ont tort et raison les uns et les autres.La préméditation ne fait aucun doute quant à la volonté du général de poser avec vigueur le problème du statut du Québec dans la fédération canadienne.En effet, alors que je devais l’acompagner en tant que secrétaire d’Etat aux finances chargé des affaires internatidhales sur le Colbert, le général, apprenant que je devais signer un accord commercial avec le gouvernement canadien, demanda que je parte avant lui pour conclure ce traité à Ottawa, avant son arrivée au Québec.Dès ce moment, je pressentais qu’il poserait avec rudesse le problème des relations entre la «Belle Province» et la fédération canadienne (.).Lorsque j’arrivai à Montréal, j’appris qu’il venait de lancer «Vive le Québec libre!».Le lendemain, il tint à m’expliquer, lui-même, ce qui s’était passé.La teneur de la conversation fut la suivante: «Eh bien, j’ai crié “Vive le Québec libre!’’, ça va faire du “schproum”, et ça n’a pas fini d’en faire.Mais quand je suis arrivé hier matin, Drapeau, le maire de Montréal, a déclaré: Ça fait deux cents ans qu’on vous attend", alors je me suis dit: on ne va pas les laisser attendre deux cents ans encore, car vous devinez qu’à mon âge je ne remettrai plus les pieds sur le continent américain avant ma mort.Il fallait donc que je fasse quelque chose pour mettre “les fédéraux" devant leurs responsabilités.Ce n 'est pas bon de laisser pourrir des problèmes.Ils faut qu 'ils fassent quelque chose à l’égard des francophones.» L’impression que j’en ai retirée, c’est qu’en employant cette formule il avait été au-delà de ce qu’il aurait voulu.Cela m’a été confirmé par Jean Drapeau, qui m’a dit qu’il n’était pas prévu que le Général prenne la parole du balcon de l’hôtel de ville.Mais les acclamations de la foule s’étant prolongées, un employé municipal voulant faire du zèle a placé un micro sous le nez du général.Celui-ci s’est cru obligé de faire une allocution, totalement improvisée.Il a été ensuite conduit par l’ambiance, mais surtout par les innombrables pancartes «Vive le Québec libre!» qui s’étaient dressées sous ses yeux, à conclure en reprenant ce même slogan.Préméditation, donc, pour faire éclater au grand jour le Québec: oui.Préméditation pour l’emploi de la formule indépendantiste: non.Déc ouvrez e tout nouveau site internet du Devoir.k edevoir.com Sur un ordinateur près de vous i I* E I) K V 0 I R , |.E I- U N I) I 4 A » 0 T I » !) 7 A Ü Ten suis.et JE ^?r Ottawa (PC) — La Croix-Rouge devrait céder tous ses avoirs pour 1$ à la nouvelle agence canadienne de gestion du sang, soutient un membre du conseil consultatif des consommateurs auprès du gouvernement fédéral.La Croix-Rouge a annoncé vendredi qu’elle se retirait complètement du système d’approvisionnement et de gestion du sang plutôt que d’accepter le rôle restreint que les ministres de la Santé lui suggéraient d’assumer sous l’égide de la nouvelle agence.«De toute façon, ces avoirs ont été payés en grande partie par les contribuables», a déclaré au Toronto Sun le Dr Michele Brill-Edwards, membre du conseil consultatif auprès du ministre de la Santé, Allan Rock.«La Croix-Rouge devrait céder ses avoirs pour 1$ au nouveau système de gestion du sang.H serait inopportun qu’elle négocie ces avoirs avec la population canadienne.» Il a été impossible de joindre le porte-parole de l’organisme pour obtenir ses commentaires.Les avoirs de la Croix-Rouge, qui sont évalués à 1 milliard, incluent environ 17 centres de collecte de sang répartis dans diverses régions du pays, de l’équipement médical, des systèmes informa- tiques et une flotte d’ambulances spécialement équipées.Les ministres de la Santé ont décidé en septembre dernier de créer une nouvelle agence de gestion du sang à la suite de la controverse entourant la contamination par le sang de 1200 Canadiens qui ont contracté les virus du sida ou de l’hépatite C.La présidente du conseil des gouverneurs de la Croix-Rouge, Janet Davidson, a promis la coopération de l’organisme et assuré que celui-ci continuerait à recueillir du sang pendant la période de transition.Durhane Wong-Rieger, à la tête de la Société canadienne de l’hémophilie et du conseil consultatif, déplore qu’aucun plan de transition n’ait encore été proposé alors que les réserves de sang sont dangereusement réduites dans la majeure partie du pays.Entre-temps, la création d’un nouveau système informatique pour surveiller les produits du sang utilisés par les hémophiles a été retardée de quelques mois, mais le directeur du projet, le Dr Irwin Walker, espère qu’il sera prêt d’ici octobre.Ce système permettra à quelque 2000 hémophiles d’être rapidement avisés de tout risque identifié dans les produits du sang qu'ils utilisent LES ACTUALITES Fin du 15e congrès annuel de la Commission jeunesse des Libéraux Johnson est déjà en campagne «Je vise à ce qu’on soit prêt au printemps prochain pour les élections» Daniel Johnson a demandé aux jeunes troupes libérales, réunies en congrès annuel, de se préparer à fond pour le prochain rendez-vous électoral.Le chef du PLQ a d'ailleurs ébauché quelques points forts de son prochain programme dans les secteurs de la santé, de l'éducation et des problèmes constitutionnels.CHRISTIAN GUAY LE DEVOIR C’EST DANS UNE AMBIANCE de carnaval que s’est déroulé hier le cinquième défilé Divers-Cité, organisé par la communauté gaie et lesbienne de Montréal.Des dizaines de milliers de personnes se sont massées le long des rues Saint-Denis et Sainte-Catherine, au centre-ville de Montréal, pour célébrer la «fierté gaie».Plusieurs thèmes étaient abordés par les chars allégoriques, du sida à la liberté, en passant par le sport et la reconnaissance des couples homosexuels.Une grande fête devait avoir lieu en soirée dans le village gai.Par ailleurs, une pétition a circulé durant le défilé afin d’appuyer une plainte contre le gouvernement du Québec déposée par la Commission des droits de la personne.La communauté gaie exige de l'Assemblée nationale qu’elle respecte les droits des gais et lesbiennes, notamment la reconnaissance des conjoints de même sexe, et le financement minimal des groupes communautaires.La Croix-Rouge pour un dollar?NORMAN DELISLE PRESSE CANADIENNE La Pocatière — Le Parti libéral du Québec se considère en campagne pré-électorale.«Je vise à ce qu'on soit prêt au printemps prochain pour les élections», a affirmé hier le chef du PLQ, Daniel Johnson, en clôturant le 15* congrès annuel de la Commission jeunesse de son parti, tenu dans le Bas-Saint-Laurent C’est pourquoi les libéraux ont établi pour l’automne prochain un calendrier serré, axé sur la préparation du prochain rendez-vous électoral.M.Johnson a décrit ainsi les préparatifs auxquels lui et ses troupes se livreront au cours des prochaines semaines: identification des candidats potentiels, établissement du positionnement stratégique, réunion de deux conseils généraux du parti, l’un en septembre, l’autre avant les Fêtes, campagne de financement, présence dans les régions et tournées dans les milieux scolaires universitaires.Les candidats qui doivent porter le drapeau libéral dans les quatre élections complémentaires prévues pour cet automne (Bertrand, Duplessis, Bou-rassa et Kamouraska-Témiscouata) sont déjà officieusement connus.«C’est le premier ministre (Lucien Bouchard) qui décidera s'il a encore la légitimité de gouverner en faisant des “sparages”.S’il estime que la volonté populaire ne correspond pas à ce qu’il veut faire, qu'il aille chercher le mandat», a lancé M.Johnson.Devant les quelque 500 délégués au congrès de la Commission jeunesse du Parti libéral, M.Johnson a peaufiné le discours pré-électoral qui sera le sien au cours des prochains mois.Dans le secteur de la santé, la réforme du gouvernement trébuche au point qu’il «faut qu’un député de l'opposition pose une question à l’Assemblée nationale pour qu'un patient puisse se faire opérer» dans un hôpital.Le ministre de la Santé, Jean Rochon, dit ne faire qu’appliquer la réforme préparée par l’ancien gouvernement libéral mais c’est faux, estime le chef de l’opposition: les libéraux ne voulaient pas «fermer des hôpitaux ou réclamer une fortune aux patients pour les médicaments».Si la situation semble se redresser dans le monde de l’éducation, c’est que la ministre Pauline Marois a finalement décidé de «reculer pour appliquer plutôt le programme libéral».Ce serait le cas dans le Propagation du sida Les seringues propres peuvent attirer les toxicomanes Ottawa (PC) — Les programmes d’échange de seringues destinés à endiguer la propagation du virus du sida chez les consommateurs de drogues intraveineuses pourraient bien avoir l’effet contraire, estime une spécialiste.«Les programmes étendus d'échange de seringues peuvent rassembler des toxicomanes qui ne se croiseraient jamais autrement, ce qui peut accroître la transmission du virus», affirme le Dr Kate Hankins, épidémiologiste à la Régie régionale de la santé et des services sociaux de Montréal et directrice adjointe au Centre d’étude sur le sida de l’Université McGill.Le Dr Hankins et d’autres observateurs émettent l’hypothèse que la centralisation des points de distribution de seringues peut en fait contribuer à alimenter l’épidémie, à tout le moins dans les villes les plus touchées par l’épidémie du VIH, telles Montréal et Vancouver.«Il s'agit toujours d'une hypothèse, mais c’est une conclusion naturelle, dit-elle.Si tous se rendent au même endroit pour échanger des seringues, ils finiront par retrouver les mêmes visages.Puis, ils se mettront à acheter leur drogue dans le coin et à se piquer en compagnie de gens qui ne font pas encore partie de leur réseau social.Il y a dès lors plus de toxicomanes qui se rassemblent, augmentant du coup les risques d'infection.» Le Dr Hankins croit que la solution est évidente: il faut décentraliser les points de distribution.Les seringues devraient être disponibles auprès des cliniques communautaires, des unités d’urgence des hôpitaux, des centres de réhabilitation, des pharmacies et des cabinets médicaux.Un responsable de la santé publique de la région Ottawa-Carleton, le Dr Ed Ellis, réplique que «son hypothèse peut être vrai sous certains aspects, mais je ne crois pas que notre programme d'échange de seringues crée des réseaux sociaux à risques».Dans un article paru récemment dans le Journal de l'association médicale canadienne, des chercheurs affirment que, même en s’appuyant sur des estimations conservatrices de taux d’infection, les programmes d’échange de seringues ne sauvent pas que des vies, ils réduisent aussi considérablement les dépenses reliées aux soins de santé.Le traitement d’une personne infectée par le VIH se chiffre à plus de 100 000 $ par année — cette estimation est sans doute en-deçà de la réalité depuis l’arrivée de la coûteuse trithérapie —, alors qu’un programme d’échange de seringues coûte environ 185 000 $ par année.Le Québec, coup de coeur des Français Paris (AP) — Partir au Québec.Sur un coup de cœur, pour changer de vie dans la patrie des grands espaces, de l’écologie et des vraies valeurs.Comme une Amérique qui parlerait français.Ce sont les motivations des candidats au départ, Jean-Luc qui a reçu le feu vert, ou Henri qui doute.Pour Jean-Luc Chaignon, 29 ans, agent dans l’immobilier près du Mont Saint-Michel, le rêve québécois relaye celui de l’Amérique, qu'il traîne «depuis tout petit».Deux voyages dans la Belle Province, et il «ne peut plus se passer de l’accent».Depuis, parce qu’«ow est un peu serrés en France», il a fait une demande.Qui vient d’être acceptée, à l’issue d’un entretien sur sa motivation.Jean-liic a un CAP de dessin industriel, un CV qui enchaîne «pas mal de boulots à droite à gauche», puis un bac tardif dans la vente.Il va quitter un travail sûr pour un Québec où il n’a pas de pistes.Sans s’inquiéter, car il sait que son profil de polyvalent qui ne rechigne pas à la tâche trouvera preneur.Lui reste désormais à économiser les 30 000 FF (7,500 $) requis comme pécule de départ.Et à passer outre ses quelques regrets: de France, ne lui manqueront que les soirées techno, et son petit neveu qu’il ne verra pas grandir.Henri Ové, tailleur de pierre âgé de 31 ans, admet, lui, être plus «rêveur» qu’émigrant sérieux: « Volontaire pour tout ce qui est départ», c’est sous l’influence de son ami Yous-sef qu’il s’est lancé.Depuis, un peu rebuté par toute la paperasse, il a du mal à remplir le dossier.Lui, l’artisan qui a «tout appris sur le tas» et vit surtout de travaux de plomberie, il ne se sent pas assez diplômé.Même s’il sait que les profils atypiques passent parfois les fourches caudines.Reste que même dans ce cas, il lui faudra ensuite réunir le-fameux pécule de départ «J’ai l’impression de partir perdant», soupire-t-il.Défense National nationale Defence 1*1 AVIS AU PUBLIC CHAMP DE TIR DE SAINT-BRUNO Jusqu'à avis contraire, il y aura dos exercices de tir de jour et de nuit aux champs de tir de Saint-Bruno.La zone do danger est circonscrite par les limites du camp de Saint-Bruno près de Saint-Basile le Grand (Québec), et sise dans la paroisse Sainte-Julio (cinquième concession) et la paroisse Saint-Bruno.Il est possible d’obtenir une description du champ de tir do Saint-Bruno en s'adressant au Chef du Génie construction de la BFC Montréal.Tous les chemins, routes et voies d'accès à la zone du camp sont indiqués par des affiches libellées en français et en anglais, interdisant l'entrée dans la zone.MUNITION ET EXPLOSIFS ÉGARÉS Les bombes, grenades, obus et autres engins explosifs analogues constituent un danger.Ne ramassez pas cos objets et no les gardez pas comme souvenirs.Si vous avez trouvé ou si vous avez on votre possession un objet que vous croyez explosif, prévenez la police de votre localité, qui prendra les mesures nécessaires.Il est Interdit à toute personno non autorisée de pénétrer dans la zone ci-dessus.PAR ORDRE Sous-ministre Ministère de la Défense nationale OTTAWA.CANADA 17630-77 Canada Défense National nationale Defence 1*1 AVIS AU PUBLIC CHAMPS DE TIR GARNISON DE L’ESTRIE (FARNHAM), QUÉBEC Dos exercices de tir aux armes portatives se poursuivront de jour et de nuit aux champs de tir de la garnison de l’Estrie jusqu'à nouvel ordre.Ce champ de tir se trouve sur une propriété du MDN, située à l'intérieur de la garnison de l'Estrie.sur la rive gauche de la rivière Yamaska, à environ 2.8 km au nord-ouest de Farnham II est possible d’obtenir un plan détaillé des champs de tir en s'adressant au Chef du Génie construction de la BFC Montréal.Tous les chemins, routes et voies d'accès à la zone de la garnison indiqués par des affiches libellées en français et en anglais, interdisant l'entrée dans la zone.MUNITIONS ET EXPLOSIFS ÉGARÉS Les bombres, grenades, obus et autres engins explosifs analogues constituent un danger.Ne ramassez pas ces objets et ne les gardez pas comme souvenirs.Si vous avez trouvé ou si vous avez en votre possession un objet que vous croyez explosif, prévenez la police de votre localité, qui prendra les mesures nécessaires.Il est interdit à toute personne non autorisée de pénétrer dans la zone ci-dessus.PAR ORDRE Sous-ministre Ministère de la Défense nationale OTTAWA.CANADA 17630-77 Canada dossier des garderies, dans la fixation des frontières scolaires ou dans l’attribution d’un statut linguistique aux commissions scolaires, a prétendu le chef libéral.Quant au dossier constitutionnel, M.Johnson s’est réjoui que le programme de renouvellement du fédéralisme que le PLQ s’est donné en mars dernier semble inspirer de plus en plus d’intervenants au Canada anglais.La Commission jeunesse du PLQ a même adopté en fin de semaine une proposition invitant les premiers ministres provinciaux, qui seront en réunion annuelle à compter de mercredi au Nouveau-Brunswick, à tout mettre en œuvre pour inscrire au plus vite dans la Constitution canadienne le caractère distinct du Québec et un droit de veto régional.M.Johnson a aussi prétendu que le discours du gouvernement péquiste voulant que le déficit budgétaire soit réduit à zéro d’ici l’an 2000 est «une fraude».Ce déficit est plutôt «caché sous le perron de la porte arrière», notamment par un transfert aux municipalités.Le président de la Commission jeunesse du PLQ, Jonathan Sauvé, a abondé dans le même sens que son chef sur la date possible des élections.«Nous venons peut-être de tenir le dernier congrès annuel de notre commission avant les prochaines élections générales», a estimé M.Sauvé.M.Johnson a cependant invité les jeunes libéraux à «la prudence» dans au moins deux NOUVEAU POUR UNE EDUCATION RELATIVE A L’ENVIRONNEMENT 2' édition Lucie Sauvé 384 pages, 31,95$ Cet ouvrage se présente en effet comme un outil de développement professionnel en ERE.À la fin de chacun des neuf chapitres, s'ajoute une série d’activités qui invitent à l’analyse, à la réflexion, à la synthèse, à l’expérimentation.Le lecteur peut ainsi devenir acteur en s’impliquant dans la démarche de construction des savoirs.Il clarifiera ses représentations, ses attitudes et ses valeurs.Cet ouvrage s’adresse à ces pionniers de l’éducation relative à l’environnement afin de leur proposer un certain accompagnement dans la mise en contexte, la poursuite et la valorisation de leur propre recherche pédagogique.Mais il s’adresse aussi à tout éducateur (enseignant ou animateur).GUÉRIN, éditeur ltée 4501, rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Téléphone: (514) 842-3481 Télécopieur: (514) 842-4923 i Adresse Internet: I http://www.guerin-editeur.qc.ca loto-québec Tirage du 97-08-02 1 7 14 16 32 41 Numéro complémentaire: 24 Tirage du 97-08-02 8 11 16 20 34 36 Numéro complémentaire: 12 MISE-TÔT 1 9 23 32 GAGNANTS LOTS 41 1219,50 S dossiers.Le premier dossier est urié vaste réforme des institutions politiques envisagée par les jeunes liberaux afin de redonner de la crédibilité à la classe politique.«J’en appelle à la prudence, notamment pour faire en sorte que l'expérience ne devienne pas un obstacle à la participation à la vie politique», a lancé M.Johnson.Les jeunes pensent entre autres à limiter la longueur des mandats des élus et à proposer la tenue d’élections à date fixe.Le deuxième dossier est celui a
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