Le devoir, 4 octobre 1997, Page(s) complémentaire(s)
M*»' piiiiancne .^s II r*'i* dm maltrt tvr vmtrm rmthnt • I VII •b|*ti prldMi.ATTENTION AU VOLEUR Christian R ion x DEVOIR V (i !.I.X X X V I I I - N " 2 2 5 ?LIVRES Le premier roman de Jean-Jacques Nattiez, page D1 PERSPECTIVES Au pays des métaphores Quoi que disent les exégètes d’Ottawa et de Québec, on n’a rien entendu de neuf cette semaine sous les lambris de l’Élysée et de Matignon.C’est déjà une nouvelle! Au cours de la visite de Lucien Bouchard à Paris cette semaine, un fait anodin est passé totalement inaperçu.Pendant la réception offerte par Lucien Bouchard à Lionel Jospin dans un pavillon du bois de Boulogne, le premier ministre français s’est montré plus intéressé par les réalisations des artistes québécois que par n’importe quel débat constitutionnel ou économique.Il s’est immédiatement répandu en éloges sur l’auteur et metteur en scène Robert Lepage dont il connaissait parfaitement la dernière production, Les Sept Branches de la rivière Ota.La nomination de Robert Lepage comme commissaire de la Saison québécoise qui aura lieu à Paris en 1999 a peut-être fait plus pour séduire le premier ministre so-cialiste que tous les émissaires, conseillers, ministres ou attachés qui suivent Lucien Bouchard.Malgré les analyses qui se poursuivront sur les hauts et les bas de la détermination française à l’égard du Québec, on n’a à peu près rien entendu de neuf sous les lambris de l’Elysée et de Matignon.Les habitués savent que l’on cal-?cule rarement la température parisienne de ces visites en fonction de ce qui s’y passe réellement.Comme si, qpoi qu’on fasse à Paris, l’essentiel se passait ailleurs, l’Élysée et Matignon se transformant pour quelques heures en appendices de l’Assemblée nationale ou du Parlement fédéral.Ce phénomène proprement canadien — qui a peut-être quelque chose à voir avec l’esprit de clocher — a toujours le don de faire ouvrir des yeux de poisson aux hôtes français.Mais avec les années — les briefings des attachés de presse aidant —, ils ont fini par s’y faire.Certains mettent cela sur le compte de l’exotisme.D’autres, plus polis, accusent une certaine «passion» politique, pour reprendre les mots de Lionel Jospin.Qu’ont donc dit de si extraordinaire Jacques Chirac et Lionel Jospin en affirmant qu’ils accompagneront le Québec quel que soit son destin?Ils ont répété la politique traditionnelle de la France, qui consiste depuis de nombreuses années à aller au maximum de ce que permettent les règles diplomatiques entre pays amis.Et même à les enfreindre un peu.Dès 1977, le président Valéry Giscard d’Estaing avait utilisé une métaphore presque semblable.«Vous déterminerez vous-même sans ingérence les chemins de votre avenir, disait-il à René Lévesque.Ce que vous attendez de la France, c’est sa compréhetision, sa confiance et son appui.Vous pouvez compter qu’ils ne manqueront pas le long de la route que vous déciderez de suivre.» En 1995, Jacques Parizeau avait été accueilli par Philippe Séguin dans des termes identiques.L’an dernier, le premier ministre Alain Juppé avait utilisé les mêmes images, sans créer de remous.On le voit, le discours français ne change pas.Ce qui change, c’est la façon de réagir, à Québec comme à Ottawa.N’en déplaise à Québec, la France ne dit pas qu’elle reconnaîtra le Québec les yeux fermés au lendemain d’un référendum.L’ancien ministre du général de Gaulle, Alain Peyrefitte, nous a confié qu’il ne trouvait rien d’étonnant à ce que Jacques Chirac soit plus prudent dans ses déclarations depuis qu’il n’est plus maire de Paris.Tout le monde comprend cela ici.N’en déplaise aussi à Stéphane Dion — qui sera bientôt à Paris —, tous les pays du monde ne disent pas aux leaders souverainistes du Québec qu’ils les accompagneront Vu de Paris, deux choses semblent cependant nouvelles.Stéphane Dion paraît avoir remisé la tactique du «loose cannon».Quoi que disent les Français, l’ambassadeur canadien à Paris affiche un sourire bétonné, comme si rien ne s’était passé.Quant aux souverainistes, leur «lobby» en France ne semble guère s’effriter, malgré le changement de personnel politique.On aura beau dire que la visite de Lucien Bouchard est passée inaperçue en France, c’est faux.J’en veux pour preuve mon voisin, un paisible retraité, qui me confiait «Le premier ministre canadien [sic] est en ville!» Plus sérieusement, la plupart des quotidiens ont consacré à cette visite au moins un article, et, parfois plus.Un traitement auquel beaucoup de chefs d’État n’ont pas droit Quant à la plus grande retenue de Lionel Jospin, peut-être tient-elle simplement à une différence de personnalité.Cet homme politique atypique semble parfois avoir érigé le doute en arme absolue.Sa circonspection s’efface dès qu’on lui parle de la modernité culturelle québécoise.C’est peut-être aussi à retenir.CULTURE Martha Argerich, pianiste iconoclaste, page B 1 FORMES La France s’offre un anti-stade olympique, page D 12 I , 9 7 $ + T P S + T V q MONTRÉAL Des citoyens de Vile des Sœurs veulent se séparer de Verdun, page A 3 Le Canada envisage des mesures de rétorsion contre Israël Axworthy met directement en cause les services secrets israéliens JOCELYN COULON LE DEVOIR Le ministre des Affaires étrangères Lloyd Axworthy a, pour la première fois, directement mis en cause Israël dans la récente tentative d’assassinat contre un chef du Hamas, en Jordanie.Interrogé hier à sa sortie des Communes sur la responsabilité des services secrets israéliens dans cette affaire, le ministre a déclaré que «nos informations indiquent qu'il y a une implication israélienne [.] et que c’est pour cette raison que nous avons rappelé notre ambassadeur» en Israël.M.Axworthy a laissé entendre que le Canada envisageait de prendre des mesures de rétorsion contre Israël s’il s’avérait que son gouvernement a autorisé l’utilisation de passeports canadiens.«Nous étudions les options à prendre, a-t-il dit.Nous avons déjà soulevé nos plus vives préoccupations sur l'utilisation [des passeports] et je pense que lorsque nous entrerons en contact [avec Israël], nous allons rappeler que nous n’acceptons pas cette pratique et que nous ne vouhm plus que cela se reproduise.» En Israël, le dirigeant du parti d’opposition Merezt, VOIR PAGE A 12: ISRAËL Protection rapprochée GREGG NEWTON REUTERS UNE FILLETTE tentait de se faufiler entre deux soldats lors du passage du pape Jean-Paul II, hier, à Rio de Janeiro.Le pape aurait été agacé par l’impressionnant armement déployé par les forces militaires qui assuraient sa sécurité.Les autorités ont fait savoir qu’elles corrigeraient la situation.S’arrêtant dans l’une des favelas de la ville, Jean-Paul II a baissé la vitre de son Alpha Romeo grise pour saluer les milliers de personnes, dont de nombreux enfants, qui s’étaient massés le long de son trajet.Nos informations en page A 5.Vol à l’étalage Dion dans rembarras Un adjoint intervient auprès d'un tribunal quasi-judiciaire LE DEVOIR - PRESSE CANADIENNE Un employé du bureau de comté du ministre des Affaires intergouvemementales, Stéphane Dion, a écrit en août dernier à la Commission de l’immigration et du statut de réfugié à Montréal pour que le traitement d’un dossier d’un commettant soit accéléré.Le ministre Dion a indiqué hier soir qu’il ignorait tout de cette «erreur» jusqu’à ce qu’un journaliste communique avec son cabinet, hier midi.Le Devoir avait reçu depuis peu copie de cette lettr e et attendait des explications de la part de celui-ci.Le cabinet du ministre a lui-même rendu l’affaire publique, hier soir, par voie de communiqué.M.Dion «a immédiatement écrit à la ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration (Lucienne Robillard), l’informant de la lettre et lui demandant d’aviser la Commission de l’immigration et du statut de réfugié et de retirer cette lettre», a expliqué hier soir son secrétaire de presse, André Lamarre, par voie de communiqué.Cette lettre signée par Mme Eileen Glenns, adjointe VOIR PAGE A 12: DION Duceppe froisse les Acadiens MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Les relations entre francophones hors Québec et souverainistes québécois n’ont jamais été faciles.Le chef bloquiste Gilles Duceppe n’a rien fait pour améliorer les choses, hier, en déclarant que les artistes acadiens devraient s’établir au Québec s’ils veulent vivre de leur art et fuir l’assimilation.Eauteure acadienne Antonine Maillet, que M.Duceppe a citée en exemple, n’en croyait pas ses oreilles.«En réalité, fai l’impression —et à faudrait qu’on me prouve le contraire—que ces Québécois qui parient comme ça ne croient pas réellement à la survie de l’Acadie», at-eüe confié au Devoir.M.Duceppe tentait, dans une entrevue au Telegraph Journal de Fredericton, de décrire l’assimilation des francophones hors Québec et l’incapacité du fédéral de stopper ce phénomène.Résultat, a-t-il dit, les artistes désireux de travailler en français sont obligés de s’installer au Québec, offrant du même coup un autre argument en faveur VOIR PAGE A 12: DUCEPPE À fléau public, justice privée ?Montréal Ensoleillé avec passages nuageux.Max: 19 Min: 7 Québec Ensoleillé avec passages nuageux.Max: 13 Min: 4 I N D E X Agenda B 10 Livres .D 1 Annonces C 10 Le monde.C 6 Les Arts .B1 Les sports.C 12 Avis publics.C 9 Montréal .A3 Economie .Cl Mots croisés Cil Editorial A 10 Politique .A 7 www.ledevoir.com Le vol à l’étalage a connu un essor fulgurant au centre-ville de Montréal, ayant presque doublé depuis le début de l’année.Un jugement récent de la chambre civile de la Cour du Québec en faveur de la chaîne de magasins Zellers pourrait toutefois donner une nouvelle arme aux commerçants pour contrer ce fléau.La Charte des droits et libertés de la personne du Québec serait-elle en train de favo- riser la constitution d’une justice privée?JEAN PICHETTE LE DEVOIR Le jugement a été rendu le 19 juin dernier, sans tambour ni trompette, mais il a été médiatisé seulement la semaine dernière.En condamnant un voleur à l’étalage à verser à Zellers des dommages-intérêts compensatoires et des droits exemplaires, il risque pourtant d’avoir un effet important dans la «gestion» de cette bête noire des commerçants.«Je vous avoue que j’ai moi-même de la difficulté à évaluer toutes les conséquences de ce jugement, note Me Sylvain Allard, qui a représenté la chaîne dans cette affaire.C’est la première fois qu’un tribunal québécois était saisi de cette question.Et il est clair qu’il a décidé de donner un signal clair.» Si les montants en jeu demeurent minimes, les principes invoqués à l’appui du jugement ouvrent peut-être une brèche importante dans la séparation pourtant VOIR PAGE A 8: JUSTICE JACQUES NADEAU LE DEVOIR 778313000696 I, E I) E V 0 11$.I.E S S A M E I) 1 I E T I) I M A N (' Il E 5 0 (! T 0 It It fi I !) !) 7 L E S A C T U A LIT E S C’est Hydro-Québec qui devrait exploiter le potentiel des chutes de la Chaudière Un chercheur de l’UQAM prétend que la société d’Etat perdra 61,8 millions sur 20 ans en achetant l’électricité produite par Innergex Le débat sur le projet Innergex aux chutes de la Chaudière se poursuit de plus belle même si Québec l’a autorisé en juillet Cette fois, c’est la valeur économique du projet de 24 MW qui est remise en question par une étude dont les conclusions s’apparentent à celles de la commission Doyon.Cette dernière a conclu qu’Hydro-Québec avait perdu 75 millions entre 1993 et 1995 avec ce programme.Le projet Innergex correspond au dixième des achats d’Hydro-Québec auprès du secteur privé.LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Hydro-Québec devrait racheter le contrat d’achat de l’électricité que la société Innergex s’apprête à produire aux chutes de la Chaudière et restaurer le site à ses frais car le total de ces dépenses serait encore inférieur aux pertes qu’elle-même et les contribuables encourront d’ici 20 ans en achetant l’électricité de ce producteur.Telle est la conclusion à laquelle en arrive Martin Poirier, un chercheur de la Chaire d’études socioéconomiques de l’UQAM, qui rendait public hier à Montréal son rapport de recherche sur le projets d’Innergex aux chutes de la Chaudière.Selon cette étude, Hydro-Québec perdra 61,8 millions en 20 ans en achetant l’électricité produite par la future centrale des chutes de la Chaudière, un projet autorisé le 3 juillet dernier par le gouvernement Bouchard malgré une recommandation négative de l’ancien ministre de l’Environnement et de la Faune, David Cliche.Le ministre des Ressources naturelles Guy Chevrette a convaincu le conseil des ministres d’autoriser ce projet malgré les conclusions de la commission Doyon en produisant un argumentaire douteux et une évaluation de l’impact économique de ce projet, qui en démontraient en principe la rentabilité.Si l’argumentaire du ministre est désormais public depuis sa publication par Le Devoir, son étude économique ne l’est pas.Pour le porte-parole de la Coalition contre la dénationalisation de l’électricité, Eric Michaud, qui assistait hier à la conférence de presse de la Chaire d’études socioéconomiques, «les conclusions de M.Poirier sur la non-rentabilité sociale du projet Innergex sont si claires que la balle est désonnais dans le camp du ministre Chevrette.Il lui appartient de divulguer les chiffres qu'il a déposés au cabinet s’ils ont de la valeur.Mais compte tenu des conclusions de l’étude de la Chaire économique, nous devons pour l’instant nous demander si le ministre Chevrette n’a pas forcé les choses car bloquer le projet des chutes [de la] Chaudière aurait pu compromettre la poursuite de la production privée, à laquelle le gouvernement Bouchard tient beaucoup».L’étude du chercheur Poirier est basée sur les prix d’achat apparaissant au contrat entre Hydro-Québec et Innergex.Elle tient compte du taux d’indexation automatique (3 % par an) accordé par Hydro-Québec au promoteur et elle se base sur le taux d’actualisation utilisé par la société d’Etat lors des audiences du BAPE sur ce projet.Le chercheur a pris pour hypothèse qu’Hydro-Québec sera en situation de surplus jusqu’en 2013, compte tenu des projets annoncés.L’étude de la Chaire d’études socioéconomiques de l’UQAM réduit les pertes collectives attribuables à ce contrat en déduisant des pertes d’Hydro-Québec (61,8 millions) les redevances de 15 millions qu’Innergex versera au gouvernement québécois sur 20 ans ainsi que le versement de trois millions consenti par le promoteur pour la gestion du parc régional des Chutes.Il résulte de ce calcul une perte globale de 43,6 millions en dollars constants pour la société québécoise, un montant qu’il ramène à 25,4 millions une fois ces sommes actualisées.«L’opposition a dénoncé publiquement les 50 000 $ consacrés par Québec au buste de René Lévesque.Des médias ont trouvé scandaleux les 141 OOO $ dépensés pour le party d’adieu de l’ancien président d'Hydro-Québec, Richard Drouin.J'ai hâte de voir ce que ces médias vont dire d’une perte de 61 mil-Le Droiet lions engendrée par des F J achats dont Hydro n 'a pas d’Innergex besoin et d’une perte de 25 millions pour la société au serait non profit d’un projet fieu créateur d'emplois.À ce sujet, rentable pour on ne peut pas soutenir, i „ ^ comme le ministre Chevret- la collectivite te, que ces 500 emplois ne sont pas subventionnés quand la société accuse une telle perte.Ces 500 emplois vont coûter plus de 50 000 $ chacun.Et il ne s’agit que d’emplois temporaires! Pourquoi accorder une telle subvention à une entreprise privée lorsque les mêmes fonds, dépensés dans la santé, pourraient créer deux fois plus d’emplois?Il ressort clairement de notre analyse que ce projet n ’a aucun fondement économique», conclut l’auteur de cette étude.MAISONS D’ENSEIGNEMENT ENSEIGNEMENT SECONDAIRE PRIVE Découvrir • Être Respecter • S’exprimer S’ouvrir • Bouger Apprendre à apprendre Comprendre • Réfléchir Partager • S’efforcer Evoluer Réussir! L'ENSEIGNEMENT DE QUALITE ACCESSIBLE! SEULEMENT 155S/MOIS PROGRAMME DE BOURSES D EXCELLENCE ET DE BOURSES ACADEMIOUES POUR LES JEUNES DE FAMILLES NOMBREUSES COLLÈGE RACHEL 310, RUE RACHEL EST 287-1944 EXAMENS D’ADMISSION 8 ET 22 NOVEMBRE COLLEGE JEAN-EUDES 3535, boul.Rosemont, Montréal H1X 1K7 COURS SECONDAIRE COMPLET POUR FILLES ET GARÇONS Établissement d'enseignement privé CONCENTRATIONS: examen [D' ADMISSION] POUR I SEPTEMBRE I 1998 Arts-Études Éducation internationale Sciences Sports-Études Art culinaire, Arts plastiques, Cinéma-Photo-Vidéo, Danse, Infographie Animation/Publication, Mode, Musique, Théâtre, Scénographie/Costume.Langue et culture, Humanisme et connaissance des nations, Coopération internationale et implication humanitaire à l’étranger.Sciences biologiques, Génies en herbe, Informatique Badminton, Basket-ball, Football, Hockey, Natation, Patinage artistique, Patinage artistique/Danse, Volley-ball 1" secondaire: le samedi 18 octobre 1997 à 8 h et à 14 h 2e, 3* et 4' secondaire: admission après étude du dossier Wy Pour information appeler la responsable de l’admission Le génie et la folie Une année au Collège Notre-Dame, c'est beaucoup plus qu'une année d'études.^enotre-da^ C'est une vie scolaire animée et passionnante ! Bien sûr, le Collège Notre-Dame se distingue des autres écoles secondaires par la formation intellectuelle de qualité qu'il offre aux enfants.Mais on y vient aussi pour la musique, le théâtre, les échanges étudiants, le sport et pour une foule d'autres activités encore ! Le Collège Notre-Dame vous invite à ses journées PORTES OUVERTES.En compagnie de votre enfant, vous pourrez échanger avec les élèves et les professeurs du Collège.Jeudi 16 octobre 1997 : 9 h à 11 h 30 13 h à 16 h 30 Dimanche 19 octobre 1997 : 10 h à 16 h Pour réserver votre place aux examens d'admission (15, 16 et 29 novembre 1997) ou pour obtenir plus de renseignements, veuillez communiquer avec notre service d'information au numéro suivant : (514) 739-1739 Collège Notre-Dame Venez voir LA BETE Chorégraphie : Ginette Laurin.Interprétation : Anne Barry, Estelle Clare-ton, Carole Courtois, Kenneth Gould, Sylvain Lafortune, Mireille Leblanc, Chi Ijong, Marie-Claude Rodrigue, David Rose, Donald Weikert Au Théâtre Maisonneuve, les 3 et 4 octobre ANDRÉE MARTIN Superbe, c’est le moins qu’on puisse dire.La Bête, présentée hier soir en première mondiale, est une manifestation exubérante, imaginative et envoûtante.Aussi ambitieuse (sinon plus) que ne l’a été Déluge en son temps, cette épopée surréaliste met en scène, entre ciel et terre, dix personnages hybrides et complexes.S’installant avec force et sensualité sur scène, ces personnages constituent un mariage réussi entre la douceur et l’animalité, la démence et le mal de vivre.L’individu, bête fougueuse, sauvage, indocile et indomptable, a la primauté sur le groupe pour exprimer ses tempêtes intérieures, sa confusion et sa tristesse.On ne peut cerner véritablement La Bête, et c’est là la beauté de la chose.Contrairement à Déluge, où l’universalité du thème englobait le passé, le présent et le futur dans une sorte d’unité, dans cette œuvre éclatée, tout s’entremêle, les êtres se rencontrent et s’entrechoquent dans une sorte de désordre calculé, mais imprévisible.La rage muette succède à la mélancolie, le jeu à la danse.L’énergie vive comme la personnalité des habitants de ce grand cirque peu ordinaire tiennent lieu de matériel significatif, à laquelle la chorégraphe ajoute une série de références spécifiques, comme celle de l’écrivaine victorienne — Mé-lusine la femme-serpent interprétée par Anne Barry — de sa servante — Lutine mutine, elfe curieux dansé par Carole Courtois — et de Jean-Joseph, touchant de naïveté, incarné avec délice par Sylvain lafortune.La polarité comme la dualité, communes à chacun des personnages de La Bête, créent une dynamique qui n’est pas sans donner du mordant à l’ensemble de la pièce.Ici, on s’arrache la vie, on cherche son passé et on tente d’inventer un fu- festival ~ lr\t(rr\iti0r\i( de [\JouOt([f Jarvje tur qui n’existera peut-être jamais.la quçte humaine quoi! A travers cette galerie de personnages rappelant parfois les parades felliniennes de figurants bizarroïdes, on retrouve avec bonheur la gestuelle pleine de verve de Ginette Laurin.Interprétés avec brio, les gestes bavards et extrêmes des danseurs, tantôt aériens, tantôt bien ancrés dans le sol, vont de duos exquis en solos attendrissants ou délirants.Cette merveilleuse danse à la fois suave et agressive sert de véhicule expressif privilégié pour ces personnages insolites, tout en installant une sorte de point de repère pour le spectateur.Dans cette œuvre, dont on doit saluer la participation créative des dix interprètes, les costumes époustouflants signés Luc J.Béland — tissus sombres, queues de cheval, corsets victoriens, etc.—, la généreuse musique de Jean Derome, la lumière crue ou caressante d’Axel Morgen-thaler, les testes denses d’Eric Taillefer et les décors flottants de Guillaume Lord contribuent à la fantasmagorie du spectacle et de ses êtres déraisonnables.Les incontournables du week-end Du in au o/f cette fin de semaine, le programme du FIND a de quoi ravir le spectateur le plus pauvre comme le plus exigeant.Fait rare, tous valent nettement le détour, à commencer par les trois pièces présentées par José Navas, dont le sombre Luna Ue-na, aujourd’hui, à la Maison de la culture Frontenac, à 15h et à 20h30.Ces deux spectacles gratuits constituent une occasion unique de voir un des chorégraphes-interprètes les plus talentueux de la décennie.Toujours au chapitre des spectacles gratuits à la Maison de la culture Frontenac, Dominique Porte reprend dimanche, à 15h et à 20h30, deux solos phares de sa carrière de chorégraphe, Codine et Déviation.Même si l’agenda est déjà plein avec ses deux incontournables, il demeure quasi indispensable d’y ajouter Cartes postales de Chimère, le solo délicat et pathétique de Louise Bédard, samedi et dimanche, à 19h, à l’Agora de la danse, ainsi que Discordantia, la nouvelle création tant attendue de Danièle Desnoyers à l’Usine C, samedi et dimanche à 21h.L’Italie tremble encore DANIEL WA Kl N ASSOCIATED PRESS Assise — Un séisme suivi de plusieurs répliques a frappé hier la région de Pérouse, en Ombrie, dans le sud de l’Italie centrale, déjà fortement touchée il y a une semaine par deux importantes secousses.Au moins vingt personnes ont été légèrement blessées lors de ces tremblements, tandis que la célèbre basilique Saint-François d’Assise, qui avait déjà souffert lors des premiers séismes, a subi de nouveaux dégâts.Selon les autorités italiennes, le séisme, d’une magnitude 4,8 sur l’échelle de Richter, s’est produit à 10h55.L’Observatoire des sciences de la terre de Strasbourg (Bas-Rhin) a enregistré de son côté un séisme de magnitude préliminaire 5,3.L’épicentre a été localisé à Col Fiorito, une petite ville gravement touchée la semaine dernière, située à 35 km d’Assise.Le séisme a été suivi de plusieurs répliques dont l’une a atteint une magnitude de 3,5.Les régions centrales de l’Ombrie et des Marches ont été secouées depuis une semaine par plusieurs répliques du double tremblement de terre de vendredi dernier, qui avait fait onze morts, détruit 5000 habitations et endommagé près de 80 000 autres.La première secousse, hier matin, a jeté dans les rues de nombreuses personnes traumatisées par les derniers tremblements de terre.Ce séisme a aggravé les dommages subis par la basilique Saint-François d’Assise, a souligné le père Pasquale Magre, directeur du musée.Vendredi dernier, une partie de la voûte s’était effondrée, tuant quatre personnes et détruisant des fresques attribuées aux peintres Giotto et Cimabue.Si le reste de la voûte semble avoir été épargné, des pierres se sont cette fois détachées de la façade du transept sud, et du plâtre est tombé en averse à l’intérieur.Le directeur de la protection civile italienne, Nicolas Barberi, a affirmé que la puissance des secousses d’hier avait pris de court les autorités.«En mille ans d’histoire, on n’avait jamais vu de telles répliques dans la région», a-t-il dit.De son côté, le responsable de l’Institut national de géophysique, Enzo Boschi, a estimé que les bâtiments fragilisés par les dernières secousses devraient être évacués jusqu’à ce qu’ils puissent être de nouveau inspectés.Le clocher d’une église de, No-cera Umbra datant du Moyen Âge, gravement détérioré la semaine dernière, s’est effondré.g ILE EM* M uataÊuuiuuMi.r- Portes ouvertes dimanche 19 octobre de 14h à 17h Examens d’admission samedis 25 octobre et 8 novembre y-, de 9li à 12h Filles - Cours régulier ¦ Éducation internationale ¦ Service de pensionnat ¦ Études musicales à Vincent-D’Indy ^Pensionnât i 'J1 - Renseignements: 735-5261 poste 3045; télécopieur 735-5266; littp://www.psnm.qc.ca 628, ch.de la Côte Ste-Catherine, Outremont (Québec), 112V 2C5, métro Édouard-Montpetit ^999999 A 12 I.K I) E V 0 I H , I, E S S A M E I) I -I E T I) I M A N € Il E 5 0 C T 0 B R E I !) !» 7 -* LE DEVOIR ?- ACTUALITES DION L’adjointe a été suspendue ISRAËL SUITE DE LA PAGE 1 JUSTICE Le jugement de la Cour du Québec réjouit les commerçants spéciale au bureau de comté de M.Dion, faisait état de la situation d’un citoyen de la République de Centre-Afrique.Celui-ci réfugié depuis plusieurs années au Congo-Brazzaville se trouve au Canada depuis février 1995.La Commission de l’immigration et du statut de réfugié avait étudié son dossier pour la première fois en avril 1996 mais n’avait pas pris aucune décision.On semblait toujours à la recherche d’informations nécessaires à la prise de décision.Mme Glenns précise dans sa lettre que depuis le mois de juillet dernier «nous tentons de l’aider à obtenir un statut de réfugié».Elle fait état de la situation de sa famille resté à Brazzaville et souligne qu’en raison de la situation politique actuelle au Congo, il est impossible de savoir ce qu’il advient à celle-ci.«Evidemment, aucune démarche ne peut être entreprise pour secourir sa famille tant que monsieur (.) n’est pas reçu en tant que réfugié.Auriez-vous l’obligeance de faire tout ce qui est possible pour accélérer les procédures qui lui permettront de recevoir son statut de réfugié?», demande-t-elle.L’adjointe a été suspendue jusqu’à ce que la lumière se fasse entourant tous les faits, ajoute le cabinet du ministre Dion, en joignant copie de la lettre de M.Dion à la ministre de l’Immigration.«L’envoi de cette lettre est clairement une erreur» écrit le ministre Dion à sa collègue Robillard.«La lettre a été envoyée sans ma connaissance (.) Je déplore sincèrement cet incident» Il a été impossible, hier soir, d’obtenir des détails sur cette affaire auprès du cabinet du ministre.Il y a un an jour pour jour, le 4 octobre 1996, le ministre de la Défense de l’époque, David Collenette, démissionnait de son poste après avoir avoué qu’il avait, lui, signé de sa main une telle lettre à la Commission de l’immigration et du statut de réfugié pour accélérer le traitement du dossier d’un de ses commettants.En vertu du code d’éthique du cabinet libéral, il s’agissait là d’une entorse«technique» à la règle de non-ingérence dans les affaires des organismes quasi-judiciaires.Les partis d’opposition soutenaient de leur côté que M.Collenette trouvait là une belle façon de se défiler dê l’affaire somalienne.David Collenette, grand ami du premier ministre Jean Chrétien, a réintégré le cabinet libéral cet été, héritant du ministère des Transports.«Il (M.Collenette) n’a pas respecté les règles mais c’est une erreur commise de bonne foi et dans l’intérêt d’une immigrante qui voulait faire venir son mari au pays», indiquait M.Chrétien au lendemain de sa démission.Le code d’éthique du gouvernement Chrétien prévoit que «les ministres ne doivent ni intervenir ni donner l’apparence d’intervenir, au nom de quelque personne ou entité que ce soit, auprès des tribunaux quasi-judiciaires fédéraux à l’égard de toute question au sujet de laquelle ces derniers sont chargés de rendre des décisions quasi-judiciaires, à moins d’y être autorisés par la loi».EN BREF Atlantis se découple de Mir Centre spatial, Houston (AP) — Les astronautes à bord de la navette spatiale américaine Atlantis, après avoir laissé un nouvel ordinateur central et un équipier, ont quitté hier la station orbitale russe de Mir à laquelle leur navette était arrimée.Ce découplage de Mir et Atlantis, prévu à 15h45 GMT, a été retardé d’une heure et demie.En fin de matinée, les centres de contrôle russe et ceux de la NASA avaient en effet pris cette décision afin de permettre à l’équipage de Mir de remplacer et de tester un appareil de relais de données qui avait mal fonctionné il y a un mois.Atlantis laisse donc à bord de Mir l’Américain David Wolf et repart sur Terre, où elle reviendra demain, avec Michael Foale.Ce dernier a passé quatre mois et demi difficiles à bord de la vieillissante station russe.S.V.P.Assurez-vous que ce papier journal soit recyclé.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 91 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514)985-3360 Par courrier électronique redaction@ledevoir.com Pour l’agenda culturel (514) 985-3551 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et les appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514)985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupements Au téléphone (514)985-3322 Par télécopieur (514)985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Devoir est publié du lundi au samedi par U* Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue de Bleury, O' étage, Montréal, (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor LaSalle, 7743, rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.I* Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, Laval.Knvoi de publication — Enregistrement n* 0856.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.Yossi Sarid, a indiqué hier qu’une commission parlementaire chargée de contrôler les services de sécurité et de renseignement devrait examiner toute cette affaire.La télévision publique a fait état hier d’échanges de reproches entre des responsables gouvernementaux et des services de sécurité, qui se rejettent la responsabilité du fiasco.La semaine dernière, deux pseudo-touristes porteurs de passeports canadiens ont été arrêtés par la police jordanienne après avoir agressé le chef du bureau politique du Hamas en Jordanie, Khaled Méchal.Hamas a immédiatement accusé le Mossad d’être derrière ce coup.Le leader palestinien a quitté l’hôpital jeudi après avoir reçu un antidote «fourni» par le roi Hussein mais les deux agresseurs sont toujours détenus par la police jordanienne.On ne connaît pas leur véritable identité: toutefois, M.Ax-worthy a affirmé qu’ils n’étaient pas canadiens.Les deux agresseurs étaient en possession de faux passeports portant les noms de Shawn Kendall, 28 ans, et Barry Beads, 36 ans.Le passeport de Kendall est authentique mais expiré et altéré.Le vrai Kendall s’est rendu jeudi à l’ambassade du Canada à Tel Aviv et aurait par ailleurs rencontré des représentants des services secrets canadiens.«Je suis une innocente victime», a affirmé M.Kendall à un reporter de la chaîne de télévision CTV.M.Axworthy a indiqué qu’il rencontrerait bientôt l’ambassadeur du Canada en Israël, David Berger, qui doit rentrer au pays ce matin.Une réunion est prévue au ministère des Affaires étrangères lundi.Quant aux discussions avec le gouvernement israélien, elles ne sont pas complètement établies à cause des fêtes du nouvel an juif Le ministre a indiqué qu’il espérait parier à son homologue israélien, David Lévy, dès lundi.Pour sa part, Norman Spector, ancien ambassadeur du Canada en Israël et directeur du Jerusalem Post, a évoqué sur les antennes de la chaîne de télévision CBC la possibilité que les services secrets canadiens aient pu aider le Mossad dans sa tentative d’attentat contre M.Méchal.Selon M.Spector, les agents secrets canadiens «coopèrent régulièrement avec le Mossad».M.Axworthy n’a pas apprécié les commentaires de l’ex-ambassadeur.Il a nié catégoriquement que le Canada autorise l’utilisation de ses passeports par des puissances étrangères.«Je considère que c'est une déclaration irresponsable», a-t-il dit «H n’y a aucune vérité là-dedans, il n’y a absolument aucune complicité, d’aucune façon.» Une avocate spécialisée dans les affaires d’immigration, Barb Jackman, a toutefois déclaré au Toronto Star que bien que des cas similaires se soient produits dans le passé, «le Canada n’a jamais pris de mesures efficaces pour s’assurer que de telles affaires ne se reproduisent pas».«Donc, j’ai du mal à penser que c’est un accident et qu’ils ont obtenu ces documents frauduleusement», a-t-elle ajouté.Selon un responsable jordanien, un autre Canadien, Guy Eris, 30 ans, a également été arrêté dans cette affaire.A Ottawa, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Rodney Moore, n’a pas pu confirmer cette information.En Israël, le journaliste Yossi Melman, spécialiste des services secrets israéliens, a souligné que l’affaire pourrait virer au scandale dès demain, après les fêtes du nouvel an juif.«Cette opération est la plus stupide, la plus incroyable» dont il se souvienne.«Comment ont-ils pu pensé réussir une telle opération en Jordanie?» Le journaliste a indiqué que la mission avortée du Mossad pourrait conduite à la démission des chefs des services de sécurité mais aussi à celle du premier ministre.Car le feu vert n’aurait pu être donné que par Benjamin Nétanyahou.Avec l’AFP SUITE DE LA PAGE 1 réputée limpide entre les domaines civil et criminel.Qu’on en juge.En novembre dernier, un individu est arrêté à la sortie d’un magasin Zellers de Québec, avec 148 $ de matériel volé, aussitôt récupéré par l’entreprise.Condamné à 100 $ d’amende plus 10 $ de suramende au criminel, la mésaventure de l’individu ne s’arrête pas là Sa convoitise lui coûtera beaucoup plus cher.S’appuyant sur les articles 6 et 8 de la Charte (québécoise) des droits et libertés de la personne, Zellers décide en effet de poursuivre le filou au civil.«Toute personne a droit à la jouissance paisible et à la libre disposition de ses bietis» et «nul ne peut pénétrer chez autrui ni y prendre quoi que ce soit sans son consentement exprès ou tacite», prévoit la Charte.La Cour suprême ayant déjà statué que la «personne» inclut la «personne morale», Zellers demande compensation au voieur pour atteinte à ses droits, avec un surplus à titre de dommage exemplaire, comme le prévoit l’article 49 de la Charte, cette atteinte étant manifestement le fruit d’une action illicite et intentionnelle.Chaque vol à l’étalage occasionnant de nombreux coûts à Zellers, l’individu est condamné à 140 $, qu’il paie cette fois à la compagnie, un montant majoré de 75 $ «pour créer un effet dissuasif dans la population», écrit le greffier spécial dans ce jugement ex parte.Avec les dépens, ce sont donc 427 $ que le voleur doit verser à la chaîne, qui a pourtant récupéré ses biens, en sus des 110 $ dus à l’État.Se trouve-t-on devant une double peine, publique et privée?«Le dommage-intérêt exemplaire est une importation de la common law qui n’a pas d'affaire en droit civil, parce qu’en droit civil, on a la distinction privé-pénal, clame le civiliste Maurice Tancelin, professeur fraîchement retraité de la faculté de droit de l’Université Laval.Dans ce cas-ci, il est aveuglant que le droit criminel a rempli son rôle et que le civil doit remplir le sien.Les dommages-intérêts viennent redoubler la pénalité déjà infligée par le criminel.Moi, je suis contre cette notion de dommages-intérêts exemplaires parce que l’exemplarité, c’est le rôle du droit criminel.» L’article 11 du Code criminel, de juridiction fédérale, précise certes que le recours au civil n’est pas suspendu parce qu’il y a poursuite au criminel: ces deux ordres juridiques sont indépendants l’un de l’autre et possèdent leur rationalité propre.«En général, nos principes d’indemnisation en droit civil sont basés sur le fait que le montant des dommages doit compenser la perte subie, explique le président de la Commission des droits de la personne et de la jeunesse, Me Claude Filion.Or l’article 49 de la Charte introduit une nouvelle notion, le dommage exemplaire, qui est une exception au principe général de l'enrichissement sans cause.» L’intérêt de ce jugement de la Cour du Québec, que la Commission entend bien analyser plus à fond, réside selon Me Filion dans l’extension des droits prévus aux articles 6 et 8 à des commerces de marchandises.«Est-ce que l’intention du législateur était de couvrir la situation vécue par les commerçants?C’est une bonne question, d’autant plus qu’on peut se demander si le commerçant est toujours propriétaire de ces marchandises, dont beaucoup sont souvent en consignation.» La compensation au civil d’un dommage causé par une faute sanctionnée au criminel n’est pas nouvelle, bien qu’elle soit pratiquement inexistante dans les cas de vol: lorsqu’un voleur est pris, le fruit de son larcin est le plus souvent récupéré.La nouveauté ici, impensable sans l’appui de la Charte, loge dans la possibilité pour la personne Facture de 500 millions lésée d’obtenir un dommage exemplaire.«Il y a dans ce recours l'idée de maintenir un certain ordre social, explique Pierre Deschamps, professeur adjoint à la faculté de droit de McGill.Le vol à l'étalage est un fléau dans notre société, et en permettant aux corporations de se prévaloir de la Charte, notamment de l'article 49, les tribunaux peuvent contribuer à l’éradiquer.» Me Deschamps avait plaidé devant la Cour suprême la cause du curateur public, qui représentait les patients de l’hôpital Saint-Ferdinand d’Halifax dans une action contre la CSN, condamnée l’an dernier à des dommages exemplaires de 200 000 $ à la suite d’une grève illégale de certains de ses membres.En matière criminelle, il reconnaît cependant qu’un jugement de la Cour d’appel du Québec, rendu en 1987, a statué que le dommage exemplaire à la suite d’une condamnation au criminel demeure exceptionnel.Le président du Conseil québécois du commerce de détail, Me Gaston Lafleur, se réjouit du message envoyé par la Cour du Québec.Il croit que ce jugement offre aux commerçants un appui important à ses membres.«Ce jugement tombe à point.Et ce n'est pas un hasard si un détaillant utilise un tel recours en ce moment.En instaurant un programme de non-judiciarisation pour ce type de crime [le vol à l’étalage], le législateur se trouvait à abandonner les détaillants à eux-mêmes.Pourtant, le vol constitue pour eux un problème économique majeur.» Professeur de droit pénal à l’Université de Montréal, Hélène Dumont rappelle toutefois que la disposition récente qui prévoit un processus de médiation plutôt que des poursuites criminelles, dans le cas de certains délits, demeure suspendue à l’accord des deux parties.«Cette solution n ’est pas encore vue comme attirante par les commerçants.Pourtant, les modes de règlement envisagés peuvent être de nature pécuniaire.Et l'intérêt que le programme peut présenter pour les plaignants, c’est de leur accorder, dans le fond, le bénéfice de l'équivalent d’une amende.Ça peut être intéressant pour eux, parce que la solution pourrait être une solution à caractère économique présentant un avantage qu’ils n’ont pas dans l’ordre pénal.» Me Dumont reconnaît que la question de savoir si le dommage exemplaire accordé à Zellers constitue une punition du même type que celle accordée dans le domaine pénal se pose.Une question qui n’a pas encore été réglée par la jurisprudence, mais d’autant plus pertinente que la Charte canadienne des droits et libertés prévoit que nul ne peut être puni deux fois pour le même crime.Un danger qui apparaît toutefois bien réel, estime Me France Allard, du Centre de recherche en droit civil et comparé de l’Université McGill.«Si, aussitôt qu’on a une condamnation criminelle où il y a intention coupable, on peut obtenir des dommages exemplaires, on finit par avoir des peines privées.Et quand les règles de responsabilité ouvrent la voie à des sanctions privées, c'est comme si on brisait les limites entre le pénal et le civil.Ça n'a pas de bon sens.» Une situation d’autant plus inacceptable que le recours à la Charte n’est plus fait à titre de citoyen mais à titre de personne, ce qui tend à vider ce recours de sa dimension politique.«La notion d’ordre public est politique, rappelle à cet égard Georges Lebel, professeur de sciences juridiques à l’UQAM.Traditionnellement, le fait que ce soit l’Etat qui poursuive un individu indique que c'est lui qui est le gardien de l’ordre social.En ouvrant la porte à Iq vindicte privée, c’est la légitimité de l'existence même de l’État qu’on contribue encore une fois à saper.» UUMRCQ saborde sa propre proposition MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Au terme d’une réunion de près de deux heures hier, le conseil d’administration de l’Union des municipalités régionales de comté du Québec (UMRCQ) a décidé de recommander à ses membres le rejet de la proposition retenue par Québec jeudi pour régler le transfert de 500 millions de dollars aux municipalités.Un vote aura lieu aujourd’hui à Québec, mais même la présidente de l’UMRCQ, Jacinthe Simard, ne croit pas que sa propre proposition de règlement ait des chances de survie.«Nous allons écouter nos membres en plénière pour tenter de voir comment on pourrait cheminer dans la négociation.» Elle s’est donc dite prête hier à poursuivre les discussions avec le gouvernement si l’assemblée générale des membres de l’UMRCQ le souhaite.Elle sera ouverte, a-t-elle dit, à recevoir de nouvelles propositions des élus municipaux qui forment l’UMRCQ.Interrogée à savoir si le dévoilement d’une proposition dont les membres de l’UMRCQ étaient ignorants et le refus de s’adresser au congrès du ministre des Affaires municipales Rémy Trudel avaient été des éléments déterminants dans la décision des 37 membres de son conseil d’administration, Mme Simard a acquiescé.«Si M.Trudel a cru que, dans son cheminement, il devait procéder de cette fa-çonAà, je pense que cela a accéléré le processus de rejet.» La proposition des négociateurs de l’UMRCQ obtenait l’équité pour toutes les municipalités quant à un impact sur le budget municipal de 4,2 %, une diminution de la facture totale de 51 millions et un montant de 22 millions servant à gérer le transport scolaire.De son côté, l’UMQ attendait à Montréal de voir quelle serait la décision finale de l’UMRCQ avant d’y aller d’une nouvelle contre-proposition au gouvernement.L’UMRCQ est consciente toutefois que le rejet du transport scolaire pourrait amener le gouvernement à accepter la solution de l’UMQ, qui consiste à couper les subventions aux municipalités, une option pouvant s’avérer désastreuse pour plusieurs MRC.Par ailleurs, même si le conseil d’administration de l’UMRCQ a désapprouvé la proposition de règlement de son comité de négociation, la présidente et ses deux vice-présidents, Jean-Guy Poirier et Florian St-Onge, ont été reconduits dans leurs fonctions lors d’élections tenues hier après-midi.Enfin, réunis à Sainte-Foy, les présidents des commissions scolaires du Québec ont adopté un plan d’action pour contrer Québec dans le transfert du transport scolaire aux municipalités.La Fédération des commissions scolaires invite l’UMRCQ à s’asseoir avec elle pour trouver une meilleure solution à ce problème.La proposition Trudel de juin 1997 fixait à 544millions le coût total de la facture, transférait aux municipalités la facture de 420millions$ pour le transport scolaire qui continuait d’être géré par les commissions scolaires, et les coupures réelles des revenus d’en lieu de taxes (écoles et santé) atteignaient 80millions$.DUCEPPE «Il n'y aura bientôt plus de francophones hors Québec», dit Suzanne Tremblay SUITE DE LA PAGE 1 de la souveraineté.«Ces créateurs sont extraordinaires.Mais 90 % d’entre eux gagnent leur vie au Québec.Ils sont eux-mêmes la preuve que ça ne fonctionne tout simplement pas à l’extérieur du Québec», a dit M.Duceppe.Il a ajouté que Mme Maillet n’aurait jamais pu gagner sa vie si elle était restée à Moncton.L’auteure de La Sagouine et lauréate du prix Goncourt n’a pas mâché ses mots.«On peut vivre ailleurs que dans sa ville natale sans qu'il y ait pour autant l'engagement de tout un pays, l’avenir d'un peuple ou une philosophie nationaliste derrière ça.C'est tiré parles cheveux.» Que dire des artistes québécois qui quittent l’Abitibi, la Gaspésie ou la Côte-Nord pour s’établir à Montréal?Ou encore ceux qui, comme Anne Hébert, choisissent de vivre à Paris?, a demandé la romancière.«Gilles Vigneault ne trahit pas sa Côte-Nord.Au contraire, on l’identifie à la Côte-Nord parce qu’il choisit le lieu qui favorise son métier.J’ai fait la même chose.[.] Anne Hébert n’a jamais écrit la vie des Parisiens.Elle a écrit le Québec.Je n'ai pas écrit Montréal, j’ai écrit l’Acadie», a dit Mme Maillet.Elle trouve ironique qu’on la prenne en exemple car son expérience, dit-elle, démontre exactement l’inverse de ce que veut prouver M.Duceppe.Si sa génération à elle a dû quitter l’Acadie pour mieux exercer son métier, ce n’est pas le cas de la nouvelle génération d’artistes acadiens qui vivent, étudient, publient et s’épanouissent en français dans leur province natale.La colère de Mme Maillet n’a pas ébranlé la porte-parole du Bloc, la députée Suzanne Tremblay, qui, en voulant expliquer les paroles de son chef, en a même remis.«Si ça continue comme ça, les statistiques nous disent qu’il n’y en aura bientôt plus de francophones hors Québec», a-t-elle soutenu.Il ne s’agit pas d’une première pour Mme Tremblay.C’est elle qui, il y a deux ans, avait résumé les dangers de l’assimilation et les risques de disparition des francophones par un simple et controversé «Pouf.».Sa déclaration d’hier rappelait aussi celle faite il y a longtemps par l’auteur souverainiste Yves Beauchemin.Ce dernier avait comparé les francophones hors Québec à des «cadavres encore chauds», des mots qui ne lui ont pas encore été pardonnés.Devinant peut-être ce qui allait venir, Mme Maillet s’est rappelée la phrase de M.Beauchemin et a constaté que malgré les tentatives de rapprochement faites par Lucien Bouchard au moment où il était chef du Bloc, «le naturel revient toujours au galop».«Ça nous rend très sceptiques quand [les souverainistes] ont de bons senti- ments», a avoué la prolifique auteure.La souveraineté dans tout ça?Ne risque-t-elle pas de précipiter le phénomène d’assimilation que déplore le Bloc?Mme Maillet le croit.Pas M.Duceppe ni Mme Tremblay, qui sont persuadés qu’elle permettra de mieux soutenir les francophones hors Québec.Mme Tremblay croit même que sans souveraineté, c’est le Québec qui risque l’assimilation.«Si on reste au Canada, ce sera bientôt au Québec que viendra le fait de l'anglicisation.C'est déjà largement commencé à Montréal, toujours d’après les statistiques.Montréal n'est pas la métropole francophone comme on le prétend — si on regarde les chiffres.Je pense que c’est en l’an 2003 ou 2004 qu’il y aura plus de 50 % des Montréalais qui ne seront pas français.Alors, la métropole francophone, elle disparaît.» La députée n’a pas expliqué pourquoi, dans ces circonstances, des francophones du reste du Canada devraient y venir pour y travailler et s’épanouir en français.Lui-même député franco-ontarien, le leader parlementaire libéral Don Boudria a trouvé le chef bloquiste «injuste».«Il ne faut pas connaître beaucoup l'Acadie pour dire que Mme Antonine Maillet doit s’exiler pour préserver sa langue et ne pas s’assimiler», a-t-il affirmé.Selon lui, l’attitude de M.Duceppe est, comme celle de bien des souverainistes, paternaliste. C 12 I, E I) E V 0 I a , L E S S A M EDI 4 E T I) I M A N C II E 5 0 C T 0 B 11 E 1997 -* LE DEVOIR ?- LES SPORTS HORS-JEU Match nul Ah, octobre! Mois ambigu s’il en est, de la renaissance en même temps que de la mort.Mort appréhendée de la nature et de la gent sylvestre qui en une ultime parade chatoie ostensiblement de tout son kaléidoscope de couleurs, comme l’eût poétisé Chrestien de Troyes s’il avait vécu en nos boréales contrées.Mais renaissance aussi, celle, si caractéristique, de la fièvre du palet sur glace et du babil immodéré qui l’accompagne.Mercredi, ce fut un départ.Un vrai beau à part de ça, une bonne nulle comme trop peu savent les apprécier, qui permet au sport de s’élever au-dessus de la sempiternelle dichotomie gagnant/perdant et d’ainsi consacrer l’égalité de tous, fondement de la démocratie.On le dit comme on le pense: si tous les matchs étaient nuis, ça irait bien mieux dans ce monde en pleine crise des valeurs.Mais tout le monde ne pense pas comme nous, ce qui, convenons-en, est un autre fondement de la démocratie.Ainsi certains sombres personnages s’appliquent-ils à accoler aux verdicts sans maître l’adverbe très, comme dans «match très nul».D’autres y voient sans cesse des victoires ou des défaites morales — mais voilà où ils se piègent eux-mêmes: dire cela équivaut à dire que la victoire, la vraie, est immorale.CQFD.On notera par ailleurs que le hockey est, avec le soccer et le football, à la rigueur la boxe, l’un des très rares sports où le match nul est toléré.Au baseball, au basket, dans presque toutes les disciplines individuelles, on boit la coupe jusqu’à la lie.Cela peut donner des prolongations à user le bout de votre siège, bien sûr, mais quelle en est l’utilité?On n’en sort qu’avec des victoires dues au hasard ou à la persévérance alors que le talent, lui, qui fait la véritable beauté du sport, s’exprime en temps réglementaire.Mais considérer ces considérations nous éloigne considérablement de notre propos, à savoir l’inauguration d’une nouvelle campagne de vos (nous, répétons-le, on prend pour Ottawa, gage d’un esprit sain, le corps ne le fut-il guère) Valeureux par un deux à deux bien senti contre les susdits Sénateurs, mercredi.Un «mercredi descendre», d’ailleurs, comme dans chute, première chute sur ce long chemin de croix de 82 stations, si du moins il faut en croire la rumeur populaire médiatiquement alimentée.Qu’a-t-on vu et entendu au sujet de ce match?Que Richer et Brisebois ont été copieusement hués avant son début Que la Flannellette avait joué comme l’équipe extraordinairement ordinaire qu’elle est.Qu’elle est retombée dans ses mauvaises habitudes.Qu’on commence à sentir la soupe chaude dans les officines du Frigo de la rue de la Gauchetière; plus, selon un quotidien branché en la matière, paraîtrait-il qu’«o;i ressent une certaine tension chez les joueurs».Bref, malgré l’avènement d’un sauveur derrière le banc pour remplacer l’incompétent dont on a eu la tête, malgré «le jour et la nuit» discernés par un autre quotidien tout aussi branché, nous sommes, restons et serons toujours au bord de la catastrophe.Faut-il des preuves?Recourons aux chiffres, froids et neutres.Dossier cumulatif: 00-1.Fiche à domicile de ,500 tout juste.Moyenne offensive de deux buts par match seulement Toujours en quête d’une première victoire à l’étranger.C’est clair comme bonjour, comme dirait Jean Perron: celui qui ne voit pas dans ces données matière à paniquer est condamné à patauger dans la plus fangeuse des médiocrités.Car peut-on mesurer toute qne saison à venir à l’aune d’un match, un seul?Bien sùr.A M jntréal, s’entend.Tout tout de suite.On a pu dire que les exigences des amateurs montréalais, leur caractère irascible, leur impatience étaient en réalité l’expression d’une connaissance aiguë des choses du hockey, d’une rare perspicacité, d’une sophistication qui fait en sorte qu’on ne se contente pas de morceaux de miettes.Vous croyez ça, vous?Nous pas.Dan?ce cas, l’insatisfaction est plutôt sœur de l’aveuglement A ceux qui pensent que Réjean Houle aurait dû aller chercher du sang neuf au cours de l’été, rappelons qu’on n’est plus au temps de Sam Pollock qui allait chercher Guy Lafleur contre deux paires de jambières mouillées.Que le Canadien, qui possède déjà la neuvième ou dixième masse salariale de la ligue, doit se débrouiller avec des revenus en dollars canadiens.Que lorsque tout le monde réclamait à grands cris un gros défenseur il y a quelques mois, on a eu Dave Manson, hué au bout de trois minutes.Et que trois des quatre derniers entraîneurs du CH se sont rendus, sans changement d’effectifs importants par rapport à la saison précédente, à la finale de la coupe Stanley à leur première année à la barre.Deux l’ont gagnée.Donnons-leur du temps.Ne paniquons et ne réclamons que des têtes roulent que s’ils perdent ce soir à Boston.Pour notre part un match nul ferait l’affaire.?L’an dernier, nous eûmes l’indicible honneur de terminer au dernier rang de notre pool de hockey amical ET de prédire dans cette page l’élimination des Red Wings de Detroit à chacune des quatre rondes des séries.Aussi, si nous annonçons ici une finale Ottawa-Edmonton, vous avez le droit de croire qu’il est plus probable que la déclaration de Calgary mette fin au débat constitutionnel.?Jim Beattie, directeur-gérant des Expos, au moment d’annoncer que Pedro Martinez, Mike Lansing, David Se-gui, Henry Rodriguez et Darren Fletcher joueront ailleurs l’an prochain: «Nous bâtissons pour l’avenir.» Eh ben.Jean Dion ?Kevin Garnett a paraphé mercredi une entente de sût ans avec son équipe de l’Association nationale de basket-ball, les Timberwolves du Minnesota.Le contrat est d’une valeur de 125 millions de beaux dollars américains.Il s’agit du plus important contrat de l’histoire du sport professionnel, nord-américain en tout cas.Garnett gagnera presque son âge en millions, puisqu’il a 21 ans et empochera 20,83 millions par saison.Il dit que ses préoccupations ne sont pas pécuniaires puisqu’il aurait pu attendre de devenir joueur autonome et récolter un magot encore plus imposant Jeudi matin, Garnett est arrivé 63 minutes en retard à l’ouverture du camp d’entrainement des Timberwolves.Il avait passé tout droit La saison dernière, sa deuxième dans la NBA Garnett a conservé une moyenne 17 points par match, huit rebonds, trois assistances et deux blocs.Les Timberwolves ne s’attendent pas à ce qu’il améliore vraiment ce rendement cette année.Bon week-end.jdionâiledevoir.com Atlanta 4, Houston 1 Les Astros éliminés Houston (AP) — Ce fut presque trop facile.Encore une fois, les Braves d’Atlanta ont traversé sans difficulté la série de division dans la Ligue nationale, disposant de Houston 4-1 quand John Smoltz n’a permis que trois coups sûrs pour leur permettre de balayer la série de trois matchs contre les Astros.Les Braves, qui ont remporté 101 victoires en saison et qui sont devenus la première équipe de l’histoire à participer aux séries une sixième fois de suite, étaient tout simplement trop forts pour les Astros, vainqueurs de la section centrale qui présentaient un dossier de 84-78, le pire de toutes les équipes impliquées dans les séries.Après avoir perdu le premier match de la série 2-1 à Atlanta, les Astros se sont effondrés.Les Braves ont dominé 17-4 au chapitre des points au cours des deux derniers matchs.La rotation des partants des Braves est bourrée de gagnants du trophée Cy Young.Mais à cette période-ci de l’année, le plus coriace est bien Smoltz.Il a porté sa fiche en séries à 10-2, se moquant des Astros avec une glissante qui avait du mordant et une rapide de 95 milles à l’heure qui touchait le coin extérieur tout l’après-midi.Les seuls coups sûrs contre Smoltz ont été un simple de Jegg Bagwell à la première, un circuit en solo de Chuck Carr à la septième et un simple Luis Gonzalez après deux retraits à la neuvième.Le droitier a réussi 11 retraits sur des prises, un de moins que son sommet en saison.Smoltz a égalé le record pour le nombre de victoires en séries, record qui était partagé par Whitey Ford et Dave Stewart.Le gérant Bobby Cox avait tellement confiance à Smoltz, que même avec une mince avance, il a commencé à faire des changements défensifs dès la sixième manche.Chipper Jones a claqué un circuit monstrueux à la première pour donner les devants aux Braves, qui ont une fiche de 9-1 en séries de division.Encore une fois, les «Killer Bs» ont été complètement maîtrisés par les lanceurs des Braves.Les Craig Big-gio, Derek Bell et Bagwell n’ont obtenu que deux coups sûrs en 37 présences et n’ont produit aucun point dans la série.Les Braves ont marqué un deuxième point en deuxième contre le partant Shane Reynolds.C’est un simple de Jeff Blquser qui a poussé Ryan Klesko au marbre.A la septième, Atlanta a ajouté à son avance contre le releveur Russ Springer à la suite d’un double de Javier Lopez et un simple de Michael Tucker.Une balle passée débitée au receveur Brad Ausmus a permis à Dave Justice d’inscrire le quatrième point des Braves en huitième.Grâce à Smoltz, Atlanta atteint une nouvelle fois la finale de la Nationale mW REUTERS Chipper Jones marque le premier point des Braves à la suite d’un circuit claqué dès la première manche.ÉNÈFFEL / Etrange écume Que retenir de ce surprenant premier tiers de la saison?Que Tampa Bay est la seule équipe invaincue de l’Association nationale, bien sûr.Mais aussi que San Francisco, dont on a annoncé la déchéance après la blessure de Jerry Rice au premier match de la saison, continue de gagner, en misant sur son attaque.au sol.Qu’au contraire Emmitt Smith ne fait plus peur à personne, malgré la fiche de 3-1 des Cowboys de Dallas.Que l’influence de Parcells est plus décisive — en tous les cas plus rapide — que prévu, les Jets s’étant déjà transformés en gagnants, peut-être en prétendants au trône de la section est de l’Américaine.Que la surprise dans la centrale de la même association n’est ni Cincinnati ni Tennesse mais Baltimore, que tous les experts avaient pourtant placé au dernier rang.Et que, même si les victoires ne pieu-vent pas, les Raiders, possèdent l’offensive la plus explosive de la Enèffel.Jusqu’ici, suspense et drame ont été laidement au rendez-vous, même si les nombreuses fins de match palpitantes auxquelles nous avons assisté furent souvent le résultat d’un malencontreux hasard ou d’une erreur humaine.A cet égard, les Cards de l’Arizona remportent la première étape de la course au trophée Groucho Marx, remis chaque année à l’équipe la plus originale dans sa façon d’en découdre avec les leurres, les mauvais bonds et la folie débridée que nous réserve la vie sous le signe de l’ovale.Une défaite crève-cœur en fin de quatrième quart contre les Bengals, une victoire en prolongation aux dépens des Cowboys, une autre défaite crève-cœur en prolongation contre les Redskins et la semaine dernière, sur le dernier jeu, un botté de placement raté qui leur aurait permis de battre Tampa Bay, voilà de quoi faire grisonner Yul Brenner et Andrée Lachapelle.Petite parenthèse culturelle: à ceux qui craignent de nous voir sombrer dans des comparaisons faciles et gratuites, nous rappelons que les frères Marx ont explicitement traité de la chose footballistique — sous un angle moins métaphysique que celui développé dans cette chronique, il est vrai — dans le film Horse Feathers.De plus, les cinéphiles membres du sélect Mouvement des intellectuels pour la souveraineté de l’ovale gardent un souvenir impérissable de la finale de A Night at the Opera, quand la dispute autour d’un billet de loterie gagnant transforme une scène d’opéra en match de football, une scène sérieuse et grandiloquente en un des grands moments de l’histoire du burlesque.Restons culturel.C’est l’animateur Chris Berman d’ABC qui a le mieux résumé la saison jusqu’ici en faisant référence à la chansonS-trange Brew de Cream, groupe culte de la fin des années soixante, pour décrire les,curieuses émanations de la cuvée 1997 de la Enèffel.Il nous semblait bien que Berman avait quelque chose de psychédélique.Le coin du pronostiqueur Plusieurs matchs importants sont disputés ce week-end et les pronostiqueurs vont s’en donner à cœur joie.A commencer par le soussigné qui n’attendait que cette occasion pour redorer son blason terni par une désolante fiche de 1-3 jusqu’ici.¦ Nouvelle-Angleterre (4-0) à Denver (54)).Un prélude probable à la finale d’association.Deux très bons quarts, deux excellents porteurs de ballon, deux «flottes» de receveurs supérieures, deux équipes invaincues.Si vous trouvez autre chose à faire lundi soir, vous êtes un cas désespéré.Oubliez le MISO.Avantage à la Nouvelle-Angleterre sur les lignes offensive et défensive (différentiel de plus 18 sacs du quart).Avantage à Denver sur les unités spéciales.La défensive terrestre des Broncos est suspecte (moyenne de 5,7 verges .accordées par port de ballon, la pire de la Enèffel), mais l’avantage du terrain est certain (11 victoires consécutives à domicile en saison régulière).Scénario probable: les Patriotes vont courir à profusion, prendre les devants au début de la seconde demie, avant qu’Elway ne vienne tirer les marrons du feu en fin de match pour les Broncos.Pats 27, Broncos 30 (à ABC, lundi, 21 hOO).¦ Tampa Bay (5-0) à Green Bay (3-2).Les Packers ont remporté 18 matchs de suite à domicile, mais c’est le seul facteur qui joue en leur faveur dans ce match.Ça et un sentiment d’urgence.Une défaite les placerait à trois matchs des Buccaneers, à des lunes du championnat de leur section et à des années-lumière du Soupeûr Bôle.Leur défensive au sol frôle le lamantable, et les Buccaneers le savent Mais Green Bay va faire ce qu’Arizo-na a fait la semaine dernière: placer le plus de monde possible à la ligne de mêlée et forcer Dilfer à passer le ballon.C’est un jeu risqué, mais les Packers n’ont guère le choix.Heureusement pour eux, les Buccaneers vont jouer de manière conservatrice.Buccaneers 20, Packers 27.¦ Kansas City (4-1) à Miami (2-2).Kansas City a peiné la semaine dernière contre Seattle pendant que Miami se reposait.De façon générale, l’arrivée d’Elvis Grbac a rapporté des dividendes aux Chiefs, surtout sur le plan du leadership.Mais leur fiche est quand même un peu surprenante.Chiefs 13, Dolphins 19.¦ La Nouvelle-Orléans (14) à Chicago (0-5).On a déjà fait tout un plat du retour de Ditka à Chicago lors d’un match hors-concours plus tôt cette saison.On tente de faire tout un plat de ce match-ci qui ne veut guère dire davantage.Les Saints ont une victoire cette saison, on se demande comment.Et c’est sans doute la dernière chance des Bears d’avoir la leur.Saints 14, Bears 24.rosal@videotron.ca Robert S a l e 11 i A Villeneuve de gagner le titre au Japon.Alouettes 30, Roughriders 29 Les Alouettes arrachent la victoire PRESSE CANADIENNE Il y a un an, le Grand Prix du Japon était le dernier de la saison et c’est à Suzuka que Damon Hill a confirmé son premier championnat du monde aux dépens de son coéquipier de Williams-Renault, Jacques Villeneuve, qui était alors une recrue.Cette fois, le Grand Prix japonais, disputé le 12 octobre, sera l’avant-dernier du calendrier, et Villeneuve aura l’occasion de remporter à son tour le championnat pour l’écurie Williams.Pour ce faire, il n’aura qu’à terminer dans les six premiers et devant son grand rival de Ferrari, Michael Schumacher, sur lequel il compte neuf points d’avance.Villeneuve a aussi un plus grand nombre de victoires, ce qui l’avantagerait en cas d’égalité.D’autre part, Villeneuve et son coéquipier Heinz-Harald Frentzen n’auront qu’à totaliser six points pour assurer à Williams un record de neuf championnats du monde des constructeurs.Mais rien ne doit être pris pour acquis, l’équipe Williams est la première à le reconnaître.On se rappellera que l’an dernier au Japon, Villeneuve a perdu sa roue arrière droite et terminé sa course au 37' tour, abandonnant le titre à Hill, meneur de bout en bout de la course.Malgré tout, le pilote québécois apprécie grandement le circuit de Suzuka qu’il avait découvert quand il a couru un an au Japon.«Suzuka devrait être un de nos meilleurs circuits, dit-il.Je crois que la voiture va être très compétitive et j’adore ce circuit.J’ai de merveilleux souvenirs de formule 3 ici et même de formule 1.Même si j’y ai perdu le championnat l’an dernier, nous nous y étions très bien qualifiés [Villeneuve, premier devant Hill, avait également signé le tour le plus rapide].«Généralement ce fut une bonne piste pour moi, alors je m’y sens toujours très confiant.» Frentzen apprécie également ce circuit et il soulève un point intéres-saant: «Notre priorité est évidemment de remporter les deux championnats et avec un peu de chance, nous pourrons y parvenir au Japon.Ce qui voudrait dire que pour la course finale à Jerez, Jacques et moi pourrions nous faire la lutte sans nous préoccuper des positions au championnat.» Ce qui laisse entendre qu’entre-temps, Frentzen est prêt à aider son coéquipier.Suzuka est un circuit unique en forme de huit, réputé pour être difficile et technique.Comme à Spa, en Belgique, c’est un circuit de pilotage, apprécié de la plupart des conducteurs de Fl.PRESSE CANADIENNE Tracy Ham a atteint Jock Climie avec une passe de 15 verges pour son troisième touché du match par la voie des airs quand les Alouettes de Montréal ont comblé un déficit de 16 points à la mi-temps pour finalement arracher une victoire de 30-29 aux Roughriders de la Saskatchewan.Ham a également lancé des passes de touché à Mill Coleman et Chris Armstrong alors que Terry Baker a ajouté trois placements et un simple pour les Alouettes, qui remportaient une huitième victoire en neuf matches devant 12322 spectateurs, un sommet cette saison au .Stade olympique.Terryl Ulmer a marqué sur un retour de botté de 68 verges dans une poussée de 20 points au premier quart qui a aidé les Riders à prendre une avance de 26-10 à la demie.Paul McCallum a réussi cinq placements et Mike Saunders a marqué un touché sur une course de trois verges au deuxième quart pour la Saskatchewan, qui tente de mériter une place dans les séries pour la première fois depuis 1994.Saskatchewan, en quatrième place de la section ouest, a maintenant une fiche de 6-9.Depuis 1994, les Riders ont un dossier de 0-7 contre la concession des Alouettes.En fait, les Roughriders n’ont pas gagné à Montréal depuis qu’ils ont battu les anciens Alouettes 29-28 le 17 octobre 1986.Le demi des Alouettes Mike Pringle, meilleur porteur de ballon de la ligue avec 1562 verges de gains, a été tenu à 92 verges en 22 courses et a manqué sa chance d’établir une nouvelle marque d’équipe.BASEBALL LIGUE NATIONALE Atlanta contre Houston Mardi Atlanta 2 Houston 1 (Atlanta mène 1-0) Mercredi Atlanta 13 Houston 3 (Atlanta mine 2-0) Hier Atlanta 4, Houston 1 (Les Braves gagnent la série 3-0) San Francisco contre Floride Mardi Floride 2 San Francisco 1 (Floride mine 1-0) Mercredi Floride 7 San Francisco 6 (Floride mène 2-0) Hier Floride (Fernandez 17-12) à San Francisco (Alvarez 4-3), 20h07 (TSN, NBC) Aujourd’hui Floride (Saunders 4-6) à San Francisco, 11:07, si nécessaire Demain Floride à San Francisco, à être annoncé, si nécessaire LIGUE AMÉRICAINE Baltimore contre Seattle Mercredi Baltimore 9 Seattle 3 (Baltimore mène 1-0) Jeudi Baltimore 9 Seattle 3 (Baltimore mène 2-0) Aujourd'hui Seattle (Fassero 16-9) à Baltimore (Key 16-10).16h30 (TSN, Fox) Demain Seattle à Baltimore, 16h07, si nécessaire (TSN, ESPN) Lundi Seattle à Baltimore, 16h07 si nécessaire (TSN, ESPN) Cleveland contre New York Mardi New York 8 Cleveland 6 (New York mène 1-0) Jeudi Cleveland 7 New York 5 (Série égale 1-1) Ce soir New York (Wells 16-10 ou Gooden 9-5) à Cleveland (Nagy 15-10), 19h37 (TSN, NBC) Demain New York à Cleveland, 19h30 (TSN, Fox) Lundi New York à Cleveland, 20h11, si nécessaire (TSN, Fox) HOCKEY Mercredi Ottawa 2 Montréal 2 Los Angeles 3 Pittsburgh 3 Washington 4 Toronto 1 Philadelphie 3 Floride 1 Tampa Bay 4 Caroline 2 Buffalo 3 St.Louis 1 Dallas 2 Colorado 2 Detroit 3 Calgary 1 Pnoenix 6 Chicago 2 Edmonton 5 San José 3 Jeudi Los Angeles 5 Boston 6 Hier Pittsburgh 4, Caroline 3 Islanders 2, Rangers 2 Ottawa 3, Philadelphie 5 Buffalo2, Washington, 6 New Jersey 4, Tampa Bay 3 Phoenix à St.Louis, 20h30.Colorado à Calgary, 21 h.Detroit à Edmonton, 21 h.Anaheim c.Vancouver, 23h00, à Tokyo.Ce soir New Jersey à Washington, 19h.Floride à Pittsburgh, 19h.Montréal à Boston, 19h30.Caroline à Ottawa, 19h30.Toronto à Islanders, 19h30.St.Louis à Dallas, 20h.Chicago à San José, 22h30.Vancouver c.Anaheim, 23h00, à Tokyo.Demain Los Angeles à Rangers, 19h.Phoenix à Philadelphie, 19h.Buffalo à Tampa Bay, 19h.Los Angeles à Caroline, 7:30 Colorado à Edmonton, 20h.I Y (4 /
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