Le devoir, 9 juin 1980, lundi 9 juin 1980
la météo: Généralement nuageux, quelques averses.Maximum 13.Aperçu pour demain: nuageux et moins frais.G Vol.LXXI — No 130 Montréal, lundi 9 juin 1980 25 CENTS \ A quelques heures du rendez-vous du 24 Sussex Le front commun reste improbable par Michel Vastel OTTAWA — La petite réunion suggérée par le premier ministre de Terre-Neuve, M.Brian Peekford, à tous ses homologues provinciaux tournait encore hier soir à la comédie dont le titre aurait pu être.«Devine qui vient dîner?» A l’heure de mettre sous presse, au moins six premiers ministres étaient attendus dans la suite de l’hôtel Skyline à Ottawa où devait les accueillir M.Peck-ford.MM.René Lévesque (Québec) Peter Lougheed (Alberta), Sterling Lyon (Manitoba) Angus MacLean (Ile-du-Prince-Édouard) et Allan Blakeney (Saskatchewan) avaient annoncé leur arrivée et, dans l’entourage du premier ministre de Terre-Neuve, on laissait entendre que John Buchanan (Nouvelle Écosse) arriverait à temps pour la réunion et que M.Richard Hatfield (Nouveau-Brunswick) avait changé d'idée et qu’il viendrait lui aussi.Les deux absents étaient, de façon certaine, M.William Davis, qui n’arrivera à Ottawa que ce matin et M.William Bennett, qui a dès le début critiqué l’idée même de ceite réunion.Même si les adjoints de M.Peekford expliquaient que M.William Bennett n’arriverait pas à temps à cause du décalage de trois heures qui sépare la Colombie-Britannique d’Ottawa M.Bennett était installé confortablement à son hôtel, à quelques centaines de pieds du Skyline, au moins une heure avant le début de la réunion.La réunion des premiers ministres, s’ouvre donc dans un climat d’attentisme et de prudence.La ferveur postréférendaire que le premier ministre, M.Pierre Trudeau, voulait exploiter pour favoriser une reprise efficace des négociations semble déjà dissipée.L’espoir est toujours permis, disait hier soir M.Joe Clark à Montréal, mais l’optimisme n’est pas de rigueur.Le leader de l’opposition voit mal comment on pourrait se mettre d’accord sur une réforme de la Loi fondamentale si le gouvernement central et les provinces n’arrivent meme pas à s’en- S CANONS ADE IN QU, * -%> J, - ’ m ~ uuu'M'iwwuiiiiuminwjuu.uiu.il uu-æsSRùtfc- >***•: '¦¦¦a Dépôt légal Bibliothèque national Quebec TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignes groupées). Le Devoir, lundi 9 juin 19801 Le Canada n’a plus le choix par Gérald Beaudoin Professeur de droit constitutionnel à l’Université d’Ottawa, l'auteur a été membre de la Commission de l’unité canadienne sous la présidence de MM.Pépin et Robarts.DONNANT suite à la promesse sol-lennelle qu’il fit durant le débat référendaire, le premier ministre Trudeau relance rapidement la révision constitutionnelle.Fait marquant et nouveau, il a déclaré ne pas vouloir mettre fin aux pourparlers avant que ceux-ci n’aient débouché sur une nouvelle constitution canadienne.Cette conférence qui s’amorce ne doit pas ressembler aux autres.Le Canada anglophone, même s’il a plusieurs dossiers à mettre à jour, commence à se mettre au diapason, ou presque.M.Trudeau, au soir du référendum, l’a vite senti et a accéléré le pas.Il est évident que cette conférence comprendra plusieurs phases et qu’entre les rencontres de premiers ministres des comités de fonctionnaires et de ministres, et des comités d’experts, devront oeuvrer d’arrache-pied pour faire avancer le dossier constitutionnel.La révision se veut ambitieuse, tout simplement parce que nous n’avons plus le choix.Le travail a la pièce est dépassé.Les chances de succès .sont aussi bonnes, s’il y a un réel désir de vivre ensemble.Depuis un demi-siècle nous avons multiplié les conférences constitutionnelles sans succès pour ce qui est du rapatri-ment et de la formule d’amendement.Entre-temps, des amendements ont été apportés par Londres au chapitre du partage des pouvoirs et par Ottawa et les provinces dans le domaine de leur constitution interne.C’est désespérément trop peu! La mécanique d’élaboration d’une constitution nouvelle accuse un retard.Le rapatriement demeure un symbole important dont la technique au fond est aisée.Mais il serait mal indiqué de l’isoler de la formule d’amendement.Cette dernière à son tour est vitale mais elle est maintenant reliée à une réforme plénière de la Constitution.Dans l’ordre d’impor- tance, elle vient après le partage des pouvoirs et la réforme des institutions centrales qui, pour Québec et plusieurs provinces, viennent au premier rang.Grâce au momentum du référendum, un consensus se dessine que la constitution actuelle doit céder sa place à une autre si l’on veut que le Québec demeure dans la fédération.Québec n’est plus seul à rejeter le statu quo constitutionnel.Les onze premiers ministres devraient prendre l’engagement préliminaire que la Conférence devra durer tant que l’objectif n’aura pas été atteint.Il s’agirait là d’un protocole d’entente.M.Rene Lévesque se trouve dans une position difficile mais il peut se replier sur la constante des revendications du Québec que l’esprit des Rapports B.B.et Pépin.Le referendum a donc fait avancer le débat.Nous en sommes à la minute de vérité.On n’ignore pas les divergences entre les provinces et Ottawa non plus 3u’entre les provinces.Mais il y a aussi es convergences! Le Québec aura des alliés naturels dans plusieurs domaines, alors que dans d’autres il sera plus ou moins isolé.La spécificité du Québec doit être assise sur ses besoins propres et non sur des privilèges.C’est là le moyen pour Québec de plaider avec succès pour une certaine asymétrie dans guelques secteurs du fédéralisme, asymétrie qui peut être de fait grâce à la délégation législative prônée par quelques rapports d’enquête.On sait qu’une certaine asymétrie existe dans la constitution actuelle et se retrouve dans d’autres fédérations.C’est une question de degré! L’enchâssement des droits fondamentaux classiques semble de plus en plus accepté.Il faudra que le Canada anglais fasse un effort pour triompher de sa crainte des textes.Il en faut bien un minimum dans une fédération hétérogène comme la nôtre.Pour le Québec et les minorités, par exemple, les garanties constitutionnelles sont essentielles.L’enchâssement des droits linguistiques ne causera probablement aucune difficulté dans l’ordre fédéral de gouvernement.Pour ce qui est de l’ordre provincial de gouvernement, le problème est plutôt complexe mais on pourrait peut-etre s’entendre sur un enchâssement minimum: langue judiciaire, langue législative.Les francophones hors Québec et les anglophones au Québec ont une dimension canadienne et il faut enchâsser ce principe.Il faut rétablir un point d’équilibre rompu au cours de notre histoire et qui fut si néfaste pour les nôtres hors Québec.Il y a bien des demeures possibles dans la maison fédérale.Bien sûr, il existe des pouvoirs essentiels au centre et dans les régions et pour le Québec.Mais tout le reste est négociable.Le partage doit être fonctionnel et il doit aussi faire la part de l’histoire: c’est le cas dans toutes les fédérations.La constitution est un vêtement sur mesure.Il ne nous revient pas de nous adapter à elle mais c’est à elle à répondre à nos besoins.Le principe du dualisme mis en lumière par la Commission Laurendeau-Dunton, la Commission Pépin-Robarts et le livre beige doit se réfléter dans le cadre constitutionnel canadien de demain.Les rapports qui ont été écrits depuis dix ans doivent être mis à contribution.Souverainistes et fédéralistes devront apprendre à discuter et à vivre ensemble.Il pourra même exister une tension salutaire entre ces deux groupes.En 1864 il y avait déjà une école ou un embryon d’e-cole souverainiste incarnée par Antoine-Aimé Dorion qui voulait une véritable Confédération par opposition à une fédération.George-Étienne Cartier différait beaucoup de John A.Macdonald sur la forme de l’État à créer.Le premier se battit sans relâche pour la formule fédérale et en fut le principal architecte; le second favorisa longtemps l’union législative et n’y renonça qu’à contre-coeur après avoir imprégné notre loi fondamentale de dispositions centralistes dans certains secteurs.Si les pourparlers en viennent à piétiner il faudra alors penser à la convocation d’une Constituante.Elle a porté fruits ailleurs! Il ne faut pas craindre de se pencher sur des mécanismes innovateurs d’élaboration de constitution nouvelle.La Constituante (ou encore une conférence élargie) pourrait se révéler nécessaire pour mettre au point le partage des pouvoirs.Mais sa composition sera difficile à imaginer.A ce stade-ci, elle ne s’impose pas.Une constitution nouvelle est nécessaire, faut-il le rappeler.Celle qui nous régit est une loi d’un Parlement qui est devenu étranger; elle n’est libellée qu’en anglais; elle comporte des lacunes et des silences dans certaines de ses dimensions; certains articles sont maintenant désuets, d’autres sont à clarifier, d’autres à modifier ou encpre à.écarter; il faut enfin trouver une formule générale d’amendement et terminer le tout par l’indépendance formelle c’est-à-dire par le rapatriement de notre Constitution actuelle, rapatriement qui peut coincider avec l’adoption et l’édit chez nous d’une Constitution nouvelle.Cette nouvelle Constitution pourra être ratifiée par un référendum canadien, qui récolterait une majorité à l’Est, au Quebec, en Ontario et dans l’Ouest.Il faudra, lors de la révision constitutionnelle qui se met en marche, trouver unanimement et le plus tôt possible la règle de la non-unanimité.Je pense ici au vote par blocs.Et dans ce qui fait la spécificité du Québec il faudra obtenir le concours des deux blocs linguistiques et culturels.Ceci pourrait faire partie d’un protocole d’entente préliminaire.L’échéancier des rencontres à venir n’a pas été tracé non plus que les priorités.Jusqu’en 1977, M.Trudeau mettait au premier rang, dans l’ordre, le rapatriement, la formule d’amendement, l’enchâssement des droits fondamentaux et des droits linguistiques.Les provinces au contraire voulaient agrandir leur sphère législative avant de dire oui au rapatriement et à la formule d’amendement.D’où l’impasse d’octobre 1976.Dans Le temps d’agir, en 1978, M.Trudeau mit aux premiers rangs:.rapatriement, formule d’amendement, enchâssement des droits, réforme des institutions centrales et, au second rang dans le temps, le partage des pouvoirs.Plusieurs croyaient que les institutions centrales pouvaient être modifiées par le Parlement central seul.Mais voilà que la Cour suprême, dans une décision du 20 décembre 1979, déclare que le Parlement central ne peut unilatéralement modifier en profondeur les structures du Sénat.De plus, la Cour suprême réfère à la cause de l’aéronautique où le Conseil privé a parlé du compromis de 1867 entre les provinces.Dans le domaine des droits fondamentaux et des droits linguistiques, le Parlement central ne peut bien sur lier les provinces.Il peut se lier lui-même par une simple loi passée sous l’empire de l’article 91.1; mais il peut aussi se dégager par une simple loi.C’est un minenchâsse-ment.et, sur le plan fédéral seulement.Un véritable enchâssement requiert un amendement du Parlement de Londres aussi longtemps que notre Constitution n’est pas rapatriée.Le partage des pouvoirs, lui non plus, ne peut être modifié que par Londres sur Adresse des deux Chambres fédérales et après consultation des provinces selon la convention constitutionnelle qu’on a appliquée en 1940, en 1951, en 1964.Peut-on rapatrier la Constitution sans trouver au préalable une formule d’amendement?Ce serait bien sûr chose possible.Sur Adresse des deux Chambres fédérales, ainsi que le veut la convention depuis 1895 à.tout le moins, le Parlement de Westminster peut passer une loi où il abdiquerait tout pouvoir législatif sur le Canada.L'indépendance formelle serait ainsi accomplie.Un demi-siècle après l’indépendance, ce n’est pas trop tôt! Mais ci cette loi ne comprend pas de formule d’amendement, la Constitution peut demeurer gelée! Il est mieux d’ajouter dans la loi d’abdication ou de transfert qu’aussi longtemps qu’une formule n’est pas trouvée, il faudra l’accord de l’autorité fédérale et des dix provinces.Mais cette formule comporte encore un certain danger.Les «petites» provinces ‘ qui auront goûté de plein droit et non plus seulement «de facto» comme actuellement au droit de veto, ne fussent que quelque temps, consentiront-elles par la suite à s’en départir?On a parlé d’un référendum canadien pour sortir d’une telle impasse si celle-ci durait plus de deux ans C’est une possibilité parmi d’autres.Il est certain qu’il faudra le plus vite possible renoncer a l’unanimité pour une majorité qualifiée ou par un accord par blocs (quatre ou cinq) comme il en est question depuis 1968.L'idéal serait donc de rapatrier avec une formule d’amendement.Le rapatriement et la formule d’amendement seront-ils une préalable?Les provinces diront-elles oui à ces deux préalables et négocieront-elles plus tard, chez nous, les amendements de fond: partage des pouvoirs, droits fondamentaux et linguistiques, institutions centrales?Québec, depuis 1964, et les autres provinces en 1976, s’y sont objectées.Si on acceptait de procéder en deux temps, il faudrait s’assurer que la révision continuerait après le rapatriement.La révision forme un tout, même si elle se fait en phases successives et par secteurs définis.Tout est inter-relié.En ef-jfet, le partage des pouvoirs, son interprétation par la Cour suprême et son mode d’amendement forme une trinité qui ne doit pas faire mystère.Le degré de décentralisation dans certains secteurs varie selon que les régions sont ou ne sont pas présentes à la Chambre haute et, pour le Québec, selon qu’un comité dualiste existe ou n'existe pas à la Chambre haute.Le dualisme à la Cour suprême est important; que l’on songe ici au rôle d’arbitre constitutionnel dévolu à une Cour sur l’espace d’un siècle; rôle encore beaucoup plus grand si les droits fondamentaux et les droits linguistiques sont enchâssés.Le partage des pouvoirs doit reposer sur les besoins et les données historiques.Les pouvoirs unilatéraux fédéraux doivent etre exceptionnels et limités.Les deux cadres de gouvernement doivent être égaux dans leur sphère.La Constitution doit refléter l’équilibre et l’harmonie.Le «monstre milliardaire» doit être couvert LE gouvernement du Québec a décidé de n’autoriser la RIO à poursuivre son mandat de parachèvement que pour deux étages supplémentaires seulement, en suspendant sa décision de poursuivre ou d’arrêter le projet à des études supplémentaires que celle-ci doit lui fournir a l’automne sur le renforcement sécuritaire de la base du mât et sur le déploiement de la toiture mobile.Les problèmes soulevés par le comité de surveillance et reconnus par la RIO, s’ils ne sont pas insolubles, sont suffisamment graves pour qu’une réponse — que je m’engage à rendre publique dès qu’elle me sera remise — soit fournie.Le problème est dramatiquement simple: des doutes sérieux existent quant à la capacité de la base même du mât coulée dans la ruée pré-olympique de supporter le poids que la construction des autres étages prévus à ceux dont nous avons autorisé et autorisons aujourd’hui la construction se trouvera à lui faire porter.En plus, »ucune solution de renforcement qui s t totalement fiable n’a jusqu'à ce jour été trouvée.Le besoin de renforcement de la base du mât n’est pas une surprise, ni une récente découverte.Préalablement à la décision gouvernementale de couvrir le stade selon le concept original, la Régie des Installations Olympiques nous en avait saisi.Ce besoin est, dans un sens, «naturel» dû au fluage normal du béton qui s’opère dès qu’une construction est arrêtée, ne serait-ce que six mois, comme ce fut le cas pour la tenue des Jeux.Il s’agit là d’un phénomène régulier en construction: la partie basse du mât a continué de se deformer sous l’effet de son poids propre et il en résulte une redistribution des contraintes qui nécessite une révision du calcul à la reprise de la construction.La Régie des Installations Olympiques avait prévu un budget de $500,000 à l’intérieur du budget de 65 millions accepté par le Conseil du trésor le 1er mai 1979.Il y avait une autre raison, celle-là plus commune à cette construction élevée en catastrophe avant juillet 1976.Selon le rapport au directeur de la construction fait par M.Jacques Proulx (ingénieur en structure) et que le destinataire a déposé au conseil d’administration de la RIO, c’est dès le mois de mars 1976, donc au plus fort de la ruée olympique, que les ingénieurs en structure avisaient la Régie que la précontrainte effective dans le voile avant du mât et dans les voiles latéraux était inférieure à celle prévue et que le déficit était de 22% pour le voile avant et de 18% pour les voiles latéraux.Cette perte de précontrainte était attribuée, selon les ingénieurs de l’époque, à l'utilisation d’une gaine à paroi trop mince, à la façon dont les gaines avaient été mises en place, aux déviations des gaines causées fiar les arrêts fréquents de bétonnage et à a qualité générale d’exécution de l'ouvrage.La base du mât connaissait donc sa part du désordre que confirme le rapport Malouf, aux pages 257 à 260 du tome 2, quand il décrit «le non-alignement des gaines d'un voussoir à l’autre pouvant produire des écarts allant jusqu'à dix pouces (et qui obligeait) alors de forer dans le béton pour recréer le passage d'une gaine à l’autre».La Régie n'estima jamais jusqu'à ces jours derniers ce problème comme insurmontable mais bien plutôt comme une autre partie de l'héritage d’une construction érigée d’une manière irresponsable et dont l’inédit n’a d’égal que le coût de réalisation.Elle s’attela à la tâche dans ce cas-là comme dans d’autres, de trouver une solution à ce problème à l’intérieur de l’enveloppe que le gouvernement lui avait octroyée et n’en évoqua jamais auprès du gouvernement le caractère in- par Claude Charron ministre responsable de la RIO conditionnellement nécessaire au reste de la construction avant que les solutions trouvées ne se révèlent insuffisantes et inr certaines comme c’est encore le cas aujourd’hui.J’avais annoncé à l’Assemblée nationale le 11 avril 1979 que pour faciliter le travail du comité de surveillance nous avions «une stratégie qui nous permettra de suivre l’évolution des coûts, nous ne croyons pas et ne décidons pas de la construction d’un seul coup, nous y allons par étape faisant en cela la vérification à chaque moment.Nous avons pour l’instant trois phases prévues qui vont se subdiviser dans la réalisation concrète du chantier mais qui nous permettent de suivre à la trace l’évolution du dossier.ce n’est qu’après un contrôle sévère des coûts et des opérations du déroulement de la construction sur le chantier que nous entreprendrons.une deuxième phase, celle de neuf étages supplémentaires aux cinq déjà construits, qui constituaient la phase un du parachèvement à cause de leur unité dans l’utilisation prévue par les universités du Québec et de Concordia.» Pendant donc que les ingénieurs révisaient les plans de cette phase un et se préparaient à faire une étude globale du mât, partie construite et partie à construire, ils ont soumis trois rapports, 25 avril 1979.17 mai 1979 et 29 mai 1979, dans lesquels ils recommandaient trois mesures de renforcement du voile avant.La première mesure consistait à épaissir le voile avant du mât au-dessus du niveau 237 en montant la nouvelle structure des cinq étapes aujourd'hui construits.Ces travaux ont été réalisés pendant la construction de la phase I et ont utilisé quelque $180,000 des $500,000 prévus.La deuxième mesure consistait à mettre en place des câbles en V entre les niveaux w s\ ______A En conférence de presse, le ministre responsable de la Régie des installations olympiques.M.Claude Charron, a rendu publique et expliqué vendredi, la «décision gouvernementale quant à la poursuite des travaux de parachèvement du mât du stade olympique^ Voici le texte presque intégral de la déclaration écrite qu’il a remise à la presse à cette occasion Les sous-titres sont du DEVOIR, 306 et 208 pour «pincer le mât».La direction de la construction respecta cette recommandation en mettant en place les gaines nécessaires au passage de ces câbles autant dans la nouvelle construction que dans les étages d’avant 1976, mais les câbles n’ont pas été posés.La raison est simple: la Régie a douté et doute encore des hypotheses employées dans les calculs faits pour recommander ces mesures.Car la troisième mesure, elle, était encore plus importante: elle consistait à tendre un ou plusieurs gros câbles à l’horizontale qui devaient fournir «ne compression de 7.000 tonnes.La sécurité de la structure étant en cause, la Régie n’hésita pas à en demander les plans, ce qu’elle obtint le 6 mars 1980, et les crédits, ce que le conseil du Trésor lui octroya en supplément du 65 millions par l’arrêté #125675.en date du 9 avril 1980, le coût évalué d'un million et demi dépassant largement le $500,000 original.Mais la direction de la construction et la RIO décidèrent d’autoriser le bureau TGL à analyser la sous-structure du bas et à étudier toutes les hypothèses prises en considération dans les calculs antérieurs.Les ingénieurs avisèrent d’abord la Régie le 11 avril 1980 que la construction du mât pouvait se poursuivre jusqu’au parachèvement du niveau 411 avant qu un renforcement soit nécessaire.De plus, ils avisèrent que les câbles en V (la deuxième mesure) n’étaient pas nécessaires avant le parachèvement au niveau 385.Le rapport sur l’étude globale fut émis le 6 mai 1980.Non seulement ce rapport confirme-t-il un manque de compression dans le voile avant, mais précise que les mesures de renforcement tel le mégacable doit être d'une capacité de 23.000 tonnes.Or.il est évident qu’un tel câble ne peut être réalisé à l'endroit prévu auquel s’ajouteraient d’autres unités moins puissantes sur les voiles transversaux.De plus, ce rapport suggérait d’autres solutions.soit l'ajout d'un appui sous le voile avant et l’acceptation d’un certain taux de fissuration à certains points de la structure.Les ingénieurs, les représentants de So-dartec (firme de contrôle pour les assureurs) et ceux de la Régie se réunirent les 22 et 23 mai 1980 pour évaluer la réalisation de ces solutions.Avant d’obtenir les plans d’exécution de la solution au problème, il est prévu un délai de six mois.Toutefois, selon le programme soumis par les ingénieurs la solution serait identifiée et confirmée dans trois mois.Ce qui amena la Régie à prendre sa décision et le gouvernement, la sienne: rien au-delà des deux premiers étages de la phase II dont l'utilisation sera associée à celle prévue aux étages inférieurs ne sera poursuivi à moins que ces études soient formelles quant à la faisabilité et à la sécurité.D’autres études devront d’ailleurs être complétées et deviennent tout autant nécessaires à la poursuite du parachèvement.Ce sont celles qui ont fait à la toiture mobile, comme l’époque le rapport du comité de surveillance.La firme Sepa Levage est tenue de fournir la toile prete à être posée, avec un mode d’attache qui soit reconnue par la firme d’assurance.Il est évident que le gouvernement n’autorisera la poursuite des travaux au-delà des 2 étages à construire pendant l’été, c’est-à-dire la fin de la Phase II et la Phase III que si les modalités de cette toile, son ancrage et sa niche se sont réglés à la satisfaction des assureurs, même si entretemps le problème de la hase du mât avait reçu sa solution.Malgré qu'elle doive supporter une nouvelle période d’incertitude qui ne pourra être levée qu’au moment où elle possédera toutes les informations techniques, il y a lieu de laisser la RIO poursuivre son mandat de parachèvement pour 2 étages supplémentaires (au coût de 1 million de dollars) parce que tout nouvel arrêt le moindrement prolongé des travaux reproduirait une nouvelle fois le phénomène du fluage et rendrait probablement le problème du voile avant du mât encore plus difficile à solutionner.Ces deux etages compléteront la réalisation d’une des recommandations du Comité Marsan qui furent le mieux reçues, celle de localiser dans les étages inférieurs du mât, précisément ceux qui sont en voie d'achèvement, les services d’éducation physique et les équipements sportifs des Universités du Québec à Montréal et Concordia.Depuis lors, s’est rajouté à cette liste le Cegep Dawson.Le coût d’aménagement des services d’éducation physique des UQAM et Concordia, s’ils sont logés ailleurs qu’au Parc olympique, aurait nécessité un investissement de $13.5 millions 1975 (chiffre disponible selon les normes établies par la Direction générale de l’enseignement supérieur).Si l'on actualise les chiffres pour la population étudiante 1980, on arrive à un investissement d’environ $18.2 millions.Ce qui explique sans doute l’enthousiasme que les administrations de ces institutions m’ont personnellement manifesté lorsqu’elles ont été consultées au sujet de cette recommandation, à laquelle nous avons pu donner suite avec les huit millions qu’ont coûté les 5 étages construits.Si nous avions su qu'un an après la reprise de la construction nous serions face à des problèmes aussi fondamentaux et qui m’ont amené à agir de la manière que je vous ai décrite au tout début, ma recommandation au conseil d’endosser l'opinion majoritaire du Comité Marsan et l’opinion majoritaire de la RIO aurait pu être très différente.Les chiffres que l’on m’a fourni à ce moment ne faisaient pas état, ni ne laissaient prévoir de problème de cette gravité: rien ne m'a indiqué que la prévision et la confiance dans la capacité de nos professionnels à résoudre ce problème était excessivement optimiste et encore aujourd'hui j’espère, comme bien d’autres, que des solutions fiables soient trouvées.Car je dois avouer que, même aujourd'hui, au coeur de ce dossier empoisonné.même au milieu d’une honte nationale dont les vrais responsables ne paient même pas le début d une angoisse, je demeure convaincu que ce stade bâclé ¦ De Trudeau à Champlain Permettez-moi d’établir un émouvent rapprochement entre Pierre Elliott Trudeau.premier ministre, et Samuel de Champlain, fondateur du Canada et premier gouverneur, dont M.Edward Schryer est le 61e successeur.Ce rapprochement se rapporte à un même état d’esprit, lequel s’est manifesté de la part de ces deux personnalités politiques de l’histoire du Canada.Dans la déclaration du premier ministre.le soir du référendum du 20 mai, M.Trudeau a souhaité que les Canadiens figurent désormais parmi les affranchis contre le vieux monde.Il termine en disant: «Avec l’aide de Dieu, nous réussirons».C’était rejoindre, par-dessus 375 ans de vie nationale, de progrès et de développement, depuis 1608, l'invocation de Champlain en faveur du Canada: «Dieu, par sa grâce, fasse prospérer cette entreprise, à son honneur, à sa gloire».Cette prière de Champlain, extraite de ses Mémoires, est inscrite dans le bronze de son monument à Québec.Dans la même pensée, rappelons que, lors de sa conférence de presse du 24 avril, M.Trudeau avait déclaré: «Le Canada est une noble entreprise» Mentionnons de plus que Champlain avait qualifié le Canada, s'étendant de l'Atlantique au Pacifique, de «pays beau en toute perfection».Ainsi, la doctrine nationale de ces deux hommes politiques canadiens procède de la même vision et poursuit une direction parallèle.Georges BOULANGER Québec, 1er juin.par des marchands d'illusions et les faiblairs qui avaient pour mission de les surveiller mais qui empochaient plutôt les pots de vins dans leur caisse, cet édifice «d’une extrême complexité tant au point de vue du design que celui de la construction et dont le choix n’a reposé que sur des considérations d’esthétique et de grandeur » Malouf, tome I, Page 36).ce monstre milliardaire doit être cou-vers si on veut qu’il dure au moins le temps que le Québec mettra à le payer et que le concept original, s'il est faisable, est celui qui comporte encore le moins d’impondérable et revêt un caractère moins hypothétique.MAGAZINE POUR LA LIBERTÉ, LA LIBRE ENTREPRISE ET L’INFORMATION DIFFÉRENTE Le no 5 (juin) de LIBRE imsijimEfin vient d’arriver en kiosque et en librairie.Vous y trouverez, entre autres inédits: un article sur l’absence de la philosophie libérale au cégep; une interview exclusive avec Guy Sanche, alias Bobino; LOUIS PAUWELS (en primeur au Québec) sur le marxisme et les droits de l’homme; LÉON COURVILLE (professeur aux H.E.C.) sur l’interventionnisme gouvernemental au Québec; DONALD REDEKOP, qui fait l’éloge des évadés fiscaux; et d’autres choses que vous ne trouverez nulle part ailleurs.Libre-Magazine: pour les intellectuels différents.C.P.725, Tour-de-la-Bourse Montréal H4Z 1J9 8 ¦ Le Devoir, lundi 9 juin 1980 Plus d’un million de citoyens de l’île ont droit de vote à l’élection scolaire par Paule des Rivières C’est jour d'élection scolaire.Plus de 200 commissaires d'écoles seront élus ce soir, pour un mandat de trois ans, dont 56 Four les huit commissions scolaires de île de Montréal.Ces derniers administreront annuellement plus de $700 millions.L'importance des sommes oui sont confiées aux commissaires d'écoles et le rôle qu'ils sont appelés à remplir dans la définition des grandes orientations pédagogiques et politiques de leur réseau d'écoles devraient inciter les citoyens à se prévaloir de leur droit de vote.Les bureaux de votation sont ouverts de 9 h à 19 h à l'exception des commissions de Sainte-Croix et de Lakeshore qui ouvrent à 8 h et ferment à 20 h.Environ 1,050.000 citoyens de l'ile de Montréal ont droit de vote et, normalement, ils ont dû recevoir un dépliant les informant du lieu où ils peuvent voter II est évidemment trop tard pour ceux qui ne figurent pas sur la liste électorale, toutes les révisions ayant été complétées à la mi-avril Personne ne s'attend cependant à une participation record Au contraire.Et le peu d'intérêt que le public et les parents ont porté à la courte campagne électorale est là pour en témoigner De plus, il y a une semaine, un nombre particulièrement élevé de commissaires a été élu à défaut d'adversaire.Ce fut le cas pour les 4 des 104 postes réparties dans les huit ' Mc ' ' ' commissions de Montréal Environ 250,000 étudiants fréquentent les 500 écoles du territoire montréalais Un autre malaise s'est manifesté la semaine dernière lorsque la Commission des écoles catholiques de Québec (CECQ) a écarté cinq candidatures de parents parce qu'ils ne professaient pas la foi catholique.Si ces parents avaient pu se présenter, la moitié des nouveaux commissaires n'aurait pas été élus par acclamation.Quant au ministère de l'Éducation, il n’a pas commenté cette obligation de professer la foi catholique, telle qu'exigee dans une charte que s est donnée la Commission des écoles catholiques de Québec.C'est seulement à Montréal que tous les postes de commissaires sont ouverts à tous les trois ans.Ailleurs, c’est un tiers des sièges qui est annuellement renouvelé.Dans la métropole, si les huit commissions n'ont pas de charte, le Mouvement scolaire confessionnel (MSC) s'est chargé, durant la campagne de protéger les traditions.Et les paroisses ont aussi veillé à encourager l’election des candidats qui appuient le MSC.D'ailleurs, en 1977, le MSC avait fait élire 18 candidats sur 19 à la CECM.Il n'est pas impossible qu’il renouvelle son exploit en raison de l’absence d'une opposition structurée et en raison des difficultés d'organisation auxquelles font face les candidats indépendants et différents.Cependant, quelques jours avant la clôture des mises en nomination lundi dernier une poignée de citoyens se sont portés candidats à la CECM, voulant justement pallier l'absence de choix à l’élection d aujourd'hui.Différents thèmes ont été abordés dans les commissions de l’ile dont celui de la participation des parents.Mais il serait faux de dire que la campagne a permis un débat public sur l’éducation ou l’école publique.Le MSC a mis la population en garde contre les «fanatiques», les «politises» et les «athées», et insisté sur la nécessité de consolider le caractère catholique de l’école publique.Le MSC craint tout spécialement la concrétisation de requête comme celle des parents de Notre-Dame-des-Neiges qui voulaient une école à statut pluraliste pour mieux refléter le quartier.Le MSC privilégie la création d’un réseau neutre pour les autres.Finalement, c'est toute la question des structures scolaires à Montréal qui est posée et aussi celle de la place de l'Église et des parents dans l'école publique.Les parents, dont la participation à la vie de l'école est officiellement reconnue et encouragée par les comités d’écoles, auront vraisemblablement matière à réflexion au lendemain des élections, d une part parce que le faible taux de participation peut signifier que leur rayonnement n'est pas considérable et d’autre fiart parce que si les non-catholiques ou es catholiques préconisant une école plus ouverte ne sont pas pris en considération par les commissaires, c'est peut-être bien que la participation des parents est loin d'être acquise.Ou qu elle peut dépendre de leurs désirs.D'ailleurs une foule de commissaires sont issus des comités d’écoles; plusieurs des commissaires sortant ont oeuvré plusieurs années comme bénévoles au sein de groupes de parents avant de se présenter à un poste d’administrateur.Le commissaire lui n’est pas un bénévole et a droit à un salaire dont l'importance dépend du nombre d'élèves qui fréquentent sa commission.Le salaire de base du commissaire dont la commission accueille moins de 25,000 élèves — soit six des huit commissions — est de $1,500.Il peut atteindre $8,000 si d'autres tâches lui sont attribuées comme la présidence ou la participation au comité exécutif.Dans les commissions scolaires de plus de 25,000, le salaire est de $5,525 et le maximum est de $27,000.Il n'est pas rare d’entendre des fonctionnaires de commission ou des commissaires dire que le salaire de l'élu est bien bas et qu'il empêche d’en faire une occupation a temps plein.Il a été assez fréquent par ailleurs au cours de la campagne scolaire d’entendre des candidats déplorer l'absence totale de ressources pour celui qui décide de poser sa candidature.Cete année, comme en 1977, les candidats ont fait du porte à porte, imprimé un ou deux dépliants qu'ils ont distribués à leurs électeurs — tout citoyen âgé de 18 ans — et quelques-uns ont organisé des réunions souvent avec l aide des paroisses.Les candidats appuyés par le MSC ont pu pour leur part bénéficie de la publicité du mouvement dans les journaux.IRNAI suite ^Chyrch.lï n^or^-l^P0'00 lokjcir yi K y 7.Great Falls Francisco n ci e i e Environnement Canada sions PLUIE; Harnson AVERSES Quebec ^ 5ain»-Jean ontrecil rhunder Ht 3^^ MmfieJpolis 7:ionclon‘'$>Ior< SO Ne w^-Yor Æm d Wmê r ?Front M Hatfield a de nouveau exprimé son opposition à un référendum national sur la constitution À Toronto, te week-end.M Claude Forget, député libéral de Saint-Laurent à l'Assemblee nationale et spécialiste de son parti en matière de constitution, s'est présenté devant le congrès des conservateurs de l’Ontario.Il a insisté en particulier sur l'importance vitale de la dualité dans toute réforme constitutionnelle, c'est-à-dire sur la reconnaissance formelle de deux peuples fondateurs.C’est une notion que M.René Lévesque a lui-même inscrite au1 premier rang de ses priorités.A Ottawa hier soir, on insistait beaucoup dans l'entourage de M Peckford sur le caractère informel de la rencontre «Une simple affaire mondaine», a-t-on déclaré, d'où il ne sortirait rien pour les journalistes qu'on confinait d'ailleurs au lobby de l'hôtel, gardant secret le numéro de là suite où se tenait la réunion Même l'hôte de la rencontre, M.Peckford.ne prévoyait avoir aucune déclaration a faire à ses collègues sinon leur exposer les grandes revendications qu'il apporte avec lui à Ottawa, à la veille de la relance des négociations constitutionnelles.Il est probable que les six ou huit premiers ministres présents en auront fait autant, se contentant de prendre note des préoccupations de chacun.L'absence de l'Ontario tend par ailleurs à confirmer que.tout au long de cette nouvelle série de pourparlers comme dans le passé.l'Ontario aura tendance à se ranger du côté du gouvernement fédéral, comme le Nouveau-Brunswick d'ailleurs, rendant quasiment impossible un front commun des provinces face à M Trudeau.La liste des revendications de chacun montre d'ailleurs à quel point les provinces se présentent divisées ce matin au 24 Promenade Sussex, résidence du premier ministre M Brian Peckford parlera bien sùr du contrôle des ressources du plateau continental.sujet sur lequel il avait réussi à s'entendre avec M.Joe Clark mais que M Pierre Trudeau se refuse toujours à trancher, invitant plutôt Terre-Neuve à plaider sa cause devant la Cour suprême M.Peckford.selon l’un de ses adjoints, soulignera encore ses préoccupations quant au chevauchement de juridictions et insistera sur la nécessité de garantir a sa province un libre passage pour l’électricité produite au Labrador.C’est peut-être en pensant a ce contentieux Québec-Terre-Neuve que M Peckford déclarait au cours du week-end qu'il n'ap-puyerait pas des revendications du Québec qui iraient à l’encontre de l’intérêt national.On sait déjà que M.René Lévesque, pour sa part, vient à Ottawa en spectateur plus qu'en acteur.Même si son ministre des Affaires intergouvemementales, M.Claude Morin, a annoncé que le Québec prendrait des positions précises, -peut-être même dès ce soir.M Lévesque veut d'abord entendre ce que M.Trudeau a à proposer avant d'ouvrir son jeu.L une des exigences que M.Trudeau entend poser au rapatriement de la Constitution — l'enchâssement des droits linguistique — déclenche l'opposition formelle d'au moins deux premiers ministres, M.Lévesque et M.Sterling Lyon, tandis que le premier ministre de 1 Ilé-du-Prince-Edouard, M.Angus MacLean, se dit bien «hésitant».M.Lyon avait, semble-t-il, laissé entendre au ministre des Relations fédérales-provinciales.M.Jean Chrétien, qu'il ne bloquera pas toutes les discussions si sa province devient la seule à s'opposer a l'enchâssement des droits linguistiques dans la constitution.Quant a M William Davis, qui semble vouloir rester discret tout au long de cette première ronde de discussions, il était celui qui.en février 1979, tentait d'obtenir un rapatriement immédiat de la constitution.Sa tentative de dernière minute échouait cependant, devant l’opposition d'une majorité des provinces.Ce sentiment d'urgence, qui existait au lendemain du référendum du 20 mai, semblait d'ailleurs hier soir en voie de disparaître alors que plusieurs premiers ministres indiquaient clairement leur intention de ne pas se laisser bousculer.Pour sa part, le premier ministre de Colombie-Britannique a laissé entendre que cette nouvelle ronde de négociations puisse produire des résultats d’ici à un an.MM Broadbent et Trudeau avaient laissé entendre que l'été 1981 pourrait être un délai raisonnable pour en arriver à une conclusion.Ces différences d'interprétation risquent d'occuper une partie de la réunion d'aujourd'hui à Ottawa puisque plusieurs renders ministres ont indiqué hier soir eur intention de se retirer ce soir au moins avec un échéancier de travail.Pc A 16 h le Front de dépollution de la rivière Yamaska organise une manifestation contre la pollution par le purin devant le bureau du ministère de I Environnement a Farnham 280 rue Principale ¦ A 19 h le Comité des fondateurs de r église proclame les noms des gagnants de son deu sieme concours annuel a la Cathédrale de Montréal ¦ A 19 h 30.réunion annuelle des membres du Centre aéronautique du Nord a 1 aéroport de l.achute 215.boulevard de l aeroparc ¦ À 19 h 45 soirée de meditation au Centre Sri Chinmov 3466 avenue du Pari a A 20 h.conférence illustrée sur les extraterrestres organisée par le Mouvement raëlien canadien au 6830 rue Joseph-Renaud a Ville d Anjou, 'prix d entree a Aujourd hui la Société canadienne de la Croix Rouge organise une collecte de sang au Centre des loisirs Saint-Denis.5115 rue Rivard de 9 h a 20 h 30 a Aujourd hui jusqu a mercredi assemblée an nuelle de I Institut de chimie du Canada au Château laurier a Ottawa B Aujourd'hui jusqu à mercredi congres an nuel de la Federation canadienne des rnunici palités a I hotel Nova Scotian a Halifax ?Cameron i dats et seul M Maclnnis a exprimé quelque amertume après sa défaite au premier tour de scrutin, en prétendant qu’il aurait pu recueillir assez de votes au deuxieme tour pour l'assurer de la victoire.Au deuxième tour de scrutin, le candidat éliminé, M.Mooney, a refusé d'engager ses partisans à appuyer un ou l'autre des autres candidats encore en lice, pour ne pas miner l'unité du parti, a-t-il explique.On dit de Cameron qu'il n’est lié d’aucune façon à l'establishment du parti, bien que ce soit M Regan lui-méme qui lui ait permis d'entrer à l’Assemblée législative par le biais d'élections complémentaires en 1973.M.Cameron — avait par la suite été nommé au cabinet Au cours de sa campagne, M.Cameron a réussi à attirer de son côté une bonne partie de ses ex-collègues du cabinet et du caucus.Un de ses ex-collègues, M.Peter Nicholson, a fait ses éloges en spulignant la façon remarquable dont il s’était acquitte de ses responsabilités aux Pêches, aux Terres et Forêts et enfin au ministère du Développement On dit à son sujet que le calme est une de ses grandes qualités, avec la persévé-rence et l'intelligence.M Cameron détient un diplôme en sciences de l'agriculture de l’Université McGill, mais c’est surtout occupé à l’administration des intérêts d'un grand industriel, M Charles McCullocn II est également radiodiffuseur Par les années passées, il s’est surtout préoccupé du secteur de l'industrie primaire, puis a joué un rôle important dans l’énonciation de la politique énergétique du parti A plusieurs reprises, il a mis en garde le gouvernement conservateur de M.John Buchanan sur son désir de contrôler les ressources minières sous-marines, désir qui, affirme-t-il, ne mènera qu'à une confrontation inutile avec Ottawa, confrontation que la Nouvelle-Écosse n’a aucune chance de remporter.?Miller vient de domaine du jeune Henry.En 1909, il quitte le collège où il était entré deux mois auparavant «dégoûté par l’atmosphère de l’endroit» et trouve un job dans le quartier financier de Manhattan Deux ans plus tard, son pere le fait entrer à l’Université Cornell qu'il quitte pour aller vivre avec un professeur de presque 20 ans son aînée En 1923, il rencontre l'anarchiste Emma Goldman, qui lui ouvre dit-il, tout un monde «Nietzshe, Bakounin.Ib- sen».Henry Miller appartient a la lignee typiquement américaine des Self-Made-Men, autodidactes en tout.Dans les Livres de ma vie (1952), il décrit les influences hétéroclites qu'il a subies, de Dostoievski à Giono, de Knut Hamsun à Cendrars et Elie Faure.Pendant trois ans, à partir de 1914, il va travailler avec son père.Il se marie une première fois en 1917.C'est, dira-t-il, un echec dès le premier jour, mais il ne divorce que sept ans plus tard, lorsqu’il rencontre, lors d’une de ses nombreuses sorties nocturnes, June Edith Smith, qui sera présente dans presque tous ses livres: C’est la femme Dieu, la Femme-vampire, la Monamara des Tropiques et de Crucifixion en rose.L'année de son mariages avec June (1924), il quitte la Western Union Telegraph Company où il occupait un poste de directeur du personnel et décide de se consacrer à l'écriture.Son premier livre, le fameux Tropique du cancer, qu'il achève en 1934 alors qu'il est depuis quatre ans «un clochard de Paris» n’est pas un livre.«C’est une insulte sans fin, un crachat à la face de l'art», avec ce livre il s’autolibère définitivement de son passé d’Américain, de salarié et père de famille soumis à de multiples contraintes C'est grâce à Anaïs Nin, rencontrée en 1931, qu'est publié à Paris le Tropique du cancer.Ce roman vaudra a Miller une soixantaine de procès aux Etats-Unis où son oeuvre sera interdite jusqu'en 1960.Ses années à Paris (1930 à 1939) son misérables mais fécondes ; les livres se succèdent, Aller-retour New York (1935) Printemps noir (1936), Le Tropique du Capricorne (1939).En 1937, Miller rencontre Laurence Durrell avec lequel il entretient une correspondance qu’il publiera en 1963.Il rejoint Durrell en Grèce en 1938 et tire de cette expérience grecque son livre préféré, Le colosse de Maroussi (1941).Cet ouvrage annonce une tendance vers une écriture plus calme, un style plus réfléchi.Après Cauchemar climatisé (1945), un livre féroce sur l'Amérique «source de mal», alors que le monde latin est «source de bien», il se retire à Big Sur en Californie pour y vivre presque en reclus, poursuivant une activité littéraire intense C’est là qu’il écrit La Crucifixion en rose, qui comprend trois volumes: Se-xus (1949), Plexus (1953) Nexus (1959), suivis de Livres de ma vie, Big Sur, Rimbaud ou le Temps des Assassins, Jours tranquilles d Clichy (1956) et le monde du sexe (1957).En 1964, il s'installe à Pacific Palisades, près de Los Angeles.Il a déjà trois enfants lorsqu’il épouse sa cinquième femme en 1967, Hoxi Tokuda, une jeune chanteuse japonaise.Son premier livre directement rédigé en français, J’suis pas plus con qu’un autre, sort à Paris en 1976.Dans ce monologue d'une soixantaine de pages, Miller bavarde a bâtons rompus sur la littérature, la guerre, la langue française tout en évoquant ses souvenirs.Un mois avant son 85e anniversaire en 1976, il reçoit la Légion d’honneur des mains de l'ambassadeur de France aux Etats-Unis Le vieil individualiste qui rêvait d’être libéré de toute contrainte, le réprouvé conduit à «s'évader» d’Amérique pour exister librement, a terminé sa vie dans le paradis californien.Devenu une institution pour ses compatriotes, et reconnu par le monde entier comme l’un des très grands écrivains de sa génération Miller avait continué à «ressentir», «aimer» et «écrire» comme le lui conseillait son ami de toujours, Laurence Durell, dans un télégramme à l’occasion de son 88e anniversaire 9/uin par la PC et l’AP 1974: Lisbonne et Moscou renouent ries relations diplomatiques apres une rupture qui durait depuis la Revolution russe de 1917 1964: Moïse Tshombé.ancien ehet de la province sécessionniste du Katanga, devient chef du gouvernement du Congo Leopoldville 1961: L'ONU demande au Portugal de mettre fin aux mesures répressives en Angola 1940 la Norvège se rend aux Allemands j 1868: déclaré ennemi public par le sénat romain Néron se fait tuer par un affranchi Ils sont nés un 9 juin le compositeur américain f’ole Porter f 1893-19641: Robert McNamara, président de la Banque mondiale .MICHEL SERRAULT ( La caga aux follaa ) AGRfABIt DIVERTISSANT IMC f>«« (t¦ alo|u#t bien frappés r^TiTI 7 30_ ««m ŒS ANS| adulte** UN SECOND SOUFFLE ROBERT STACK Nicola Courcol Hi TOUS "Jonathan Livingston le goéland" Harold et Maude CAT STEVINS HAl ASHRV JONATHAN 7:15 - HAROLD 9:30 Oscar r/u JIfei//eur 7t/m (‘franger I4 ANS PARISIEN: 1 00.3 30,6 15 9 00 LAVAL: 6 15 9 00 486 SH UIHI8INI (I 866 3858 CINIRIIAVAI 688 lllb I 1 1 Le Devoir, lundi 9 juin 1980 ¦ 11 Une Brésilienne de 25 ans défie l’escadron de la mort RIO-DE-JANEIRO (AFP) — La femme dont on a le plus parlé ces dernières semaines au Brésil, ce n’est pas Watusi ni Maria Bethania ni Betti Faria.Elle n’est pas danseuse, ni chanteuse et encore moins actrice.Elle est bonne à tout faire et ne danse qu’au carnaval.Le reste de l’année, elle trime chez sa patronne pour un maigre salaire.Marli Pereira Soares, 25 ans, Noire, mère de quatre enfants, serait demeurée dans l’anonymat de la foule de ses semblables qui font chaque jour l’harassant voyage entre leur lointaine banlieue et l’appartement bourgeois de Copa-cabana ou d’Ipanema où elles travaillent, si un petit matin d’octobre 1979 elle n’avait juré, sur le cadavre de son jeune frère Paulo, de faire condamner les huit policiers qui l'avaient assassiné de treize coups de révolver après l’avoir enlevé devant elle.Pour avoir brisé la barrière de la peur et résisté à de multiples presssions, vexations et menaces de mort, Marli est aujourd'hui traitée en héroïne nationale par la presse brésilienne Les associations féministes, l’ordre des avocats et les partis d’opposition ont épousé sa cause et la présentent comme un symbole de la lutte des femmes contre une société d’oppression et de violence.L’aventure de Marli est suivie avec passion.L’enjeu de son combat est de taille.Il ne s’agit ni plus ni moins que de détruire une fois pour toute le mythe de l’escadron de la mort «justicier», soigneuse-, ment entretenu depuis des années.Marli est sur le point d’y parvenir.L’exemple de son courage et de sa ténacité a eu pour effet de délier des langues que la peur paralysait.Grâce à elle, la lumière devrait pouvoir être faite sur l’activité des bandes de policiers, indicateurs de police et crapules de bas étage, qui, depuis des années, rançonnent les populations et assassinent impunément dans la Baixada Flumi-nense.Baixada Fluminense: c’est le nom qui désigne l’immense banlieue nord de Rio-de-Janeiro, où s'agglutinent, chaque jour plus nombreuses, les populations misérables qui ont fui la famine du «Nordes-te» pour tenter de ramasser À QUÉBEC RTn grand soleil 204satellites un monde de services • 204 chambres climatisées dont 6 suites luxueuses et 27 appartements avec cuisinette Toutes avec thermostat à contrôle individuel et télécouleur • Stationnement gratuit • Amphithéâtre avec équipement audio-visuel télécommandé.Un concept unique au Québec.• Salles pour réunions, congrès, banquets • Salle â manger de classe Cuisine Française.• Piano-bar intime Danse et chansons tous les soirs et un personnel qui sait vous entourer sans tourner autour de vous RÉSERVEZ SANS FRAIS: 800 - 268-8990 Auberge Quality Inn 3115, boul Laurier, Ste-Foy Québec G1W 3Z6 Tél : 418 / 658-5120 S College Universitaire de Saint- Bonilace V Le Collège universitaire de Saint-Boniface (affilié à l'Université du Manitoba) invite les candidatures aux postes de: • Professeur de chimie Poste régulier • Professeur de sociologie Poste de remplacement (1 an) Niveau d’enseignement: 1er cycle universitaire (B A ) (B Ed.) Qualifications: Doctorat préféré - minimum de Maîtrise Salaire: Selon la convention collective Faire parvenir la demande d'emploi accompagnée du Curriculum Vitae ainsi que les noms de 3 références au: Bureau du Doyen > Collège universitaire de Saint-Boniface 200, avenue de la Cathédrale Saint-Boniface, Manitoba R2H 0H7 INSTITUT DE DEVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE ooo UNIVERSITE SAINTE-ANNE PROFESSEURS (2 postes) DOMAINE: Animation sociale et développement communautaire.FONCTIONS: Formation d'intervenants sociaux en milieu francophone hors Québec au Canada.EXIGENCES: Doctorat ou diplôme de 2e cycle en sociologie ou psychologie sociale ou dans une discipline connexe.SALAIRE: Selon la convention collective en vigueur.DATE D’ENTREE EN FONCTION: 18 août 1980 Les candidats Intéressés doivent faire parvenir leur curriculum vitae avant le 11 juillet 1980, à: M.Richard Deveau Centre d’Emploi du Canada I Université Sainte-Anne Pointede-I’Eglise Nouvelle-Ecosse BOW 1 MO Téléphone: (902) 769-2114 quelques miettes du festin de la «cité merveilleuse».La plus grande partie de ces populations est condamnée au chômage, marginalisée et privée de toute protection.Un member de l’ordre des avocats brésiliens affirme: «Les droits de l’homme sont foulés au pied tous les jours dans la Baixada Fluminense».Un habitant, plus explicite, précise: «Ici, la vie d’un homme ne vaut pas grand chose».Marli Soares, menacée de mort, a abandonné sa maison pour résider en divers endroits connus seulement de son avocat et de rares amis.Elle a perdu son emploi faute de pouvoir se rendre au tra- vail, et elle survit grâce à des collectes organisées par des organisations féministes.Les résultats qu’elle a obtenus sont apparemment médiocres mais décisifs, dans la mesure où ils ont déclenché un processus judiciaire suivi de très près par la presse et 3ui commence à faire «boule e neige».Grâce à l’autorité d’un juge (en l’occurrence une femme), qui n’a pas hésité à menacer certains hauts responsables de la police de poursuites pénales pour manoeuvres dilatoires, Marli à pu passer en revue quelque trois cents hommes d’un bataillon de police afin de reconnaître les assassins de son frère.Jusqu’à présent, un policier et trois malfrats ont été arrêtés, mais Marli affirme que d’autres policiers ne lui ont pas été présentés.Le plus important, c’est que, encouragés par l’exemple de Marli,
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