Le devoir, 11 août 1980, lundi 11 août 1980
Nous vous défions d’essayer notre système de paye.&comcteq ^ r pajcÉ*y**roI VANCOUVER WINNIPEG CALGART ; TORONTO EDMONTON MONTREA( , ( Vol.LXXI — No 182~ Averses en fin de journée.Maximum 24.Montréal, lundi 11 août 1980 25 CENTS Allen est venu mourir sur le littoral texan CORPUS CHRISTI (d’après AP) - Le cyclone Allen s’est abattu avec une force destructrice sur le sud du Texas, hier, alimenté par des vents d’une force de 175 kilomètres/heure, inondant ce port industriel de marées jamais vues depuis 61 ans et dévastant les installations en bordure de la mer.Grâce à l’évacuation préalable d’environ 200,000 personnes sur une étandue de 720 km le long du littoral, le Texas n’a eu a déplorer qu une mortalité: un décès dû à une crise cardiaque.Le cyclone avait fait jusque là au moins 100 victimes dans les Antilles, au-cours des jours précédant son arrivée au fond du golfe du Mexique.La tempête, qui avait perdu quelque peu de son intensité mais rien de sa furie, s’est abattue sur l'île South Padre, une station balnéaire, juste au nord de Brownsville, peu apres minuit dimanche, et a poursuivi son chemin à travers l’immense ranch texan King, qu’elle a inondé de pluie atteignant parfois jusqu’à 19 centimètres.Une marée de trois mètres, la plus forte enregistrée dans cette ville de 270,000 habitants depuis qu’elle a été dévastée par un ouragan en 1919, a recouvert d’eau les rez-de-ehaussée de plusieurs habitations.Il s’agissait du premier cyclone à s’abattre sur Corpus Christi depuis 10 ans.En 1970, Celia avait causé 11 pertes de vie et des dommages pour plus de $450 millions.Plusieurs artères de la ville étaient bloquées par des arbres renversés, des lignes téléphoniques brisées et la marée.Les carcasses de plusieurs embarcations de plaisance ou ae bateaux de pêche de crevettes, gisaient ici et là dans les marinas et les rues.Corpus Christi ainsi que plusieurs villes côtières ont été privées a électricité, et presque toute la vallée du fleuve Rio Grande était sans eau potable, électricité et gaz.Allen a traversé une zone désolée entre Corpus Christie et Brownsville, occupée surtout par le ranch King, l’un des plus vaste aux États-Unis avec ses 914,000 acres surtout réservées à la culture du coton.Il se dirigeait vers le désert du Nouveau-Mexique, perdant graduellement de sa force et de sa férocité.Un pétrolier de 256 mètres, originaire du Libéria et chargé de 11,8 millions de gallons de pétrole, a subi les assauts de la tempête mais est resté solidement échoué sur la côte texane, près de Corpus Christi.Les 37 membres de l'équipage, d’origine chinoise et italienne, ont ete rescapés à temps et le navire ne serait nullement en danger de perdition.Les dernières indications situaient Allen à quelque 110 km au sud-ouest de Corpus Christi, près de Falfarrias.Il suivait une direction nord-ouest à environ 16 km/h, parallèle à la vallée du Rio Grande qui sépare le Texas du Mexique.Des vents violents et des pluies diluviennes ont été décelées jusqu’à 80 milles à l’intérieur des terres dans le nord du Mexique.Plusieurs citoyens ont réclamé l’aide de la police pour les aider à évacuer leur domicile le long de b côte; à Corpus Voir page 14: Allen mm—m ri ,4 Un seul espoir pour Kennedy: le rejet de la règle d’allégeance NEW YORK (d’après AFP) — La convention nationale du Parti démocrate américain, qui doit désigner le candidat du parti pour l’élection présidentielle de novembre, décidera aujourd'hui dès les firemières heures de ses assises du sort de 'élection par le biais d’un vote sur la «règle d'allégeance».En dépit des sondages, qui le donnent perdant de cette course, le sénateur Ted Kennedy se montre optimiste et va tenter d'arracher l'investiture au président Carter, qui dispose d’une majorité très nette de délégués.M.Kennedy a encore réaffirmé hier dans une interview télévisée qu’il gardait bon espoir d’être investi.Mais la condition indispensable pour que cet espoir-ne s’évanouisse pas des aujourd’hui est que la convention rejette — ce qui est improbable — la «règle d’allégeance» qui lui est soumise pour la première fois.Cette règle, qui sera mise aux voix aujourd’hui, obligerait formellement les délégués à ne as modifier durant la convention leur al-égeance au candidat qu’ils soutenaient déjà lorsqu’eux-mêmes ont été élus durant les primaires démocrates.Sur 3,331 délégués à la convention, 1,985 sont en principe acquis à M.Carter et 1,234 seulement à M.Kennedy.À moins qu’une «rébellion» qu’aucun son- Pi le dage ne laisse prévoir, la majorité des délégués pro-Carter devrait approuver aujourd’hui la «règle d'allégeance» et s’engager ainsi définitivement et par avance à voter pour M.Carter lors du scrutin d’investiture, mercredi.Ce scrutin ne serait dès lors plus qu'une formalité, puisque 1,666 mandats suffisent pour être investi.À défaut de pouvoir arracher l’investiture, le dernier des frères Kennedy tentera d’infléchir dans un sens «libéral» le programme électoral du Parti démocrate, en particulier sur des points comme la lutte contre le chômage et la hausse des prix.Il compte intervenir personnellement en ce sens demain soir, lorsque la convention discutera les aspects économiques du programme.La convention doit s'achever jeudi soir par le discours d’acceptation du candidat démocrate choisi pour s'opposer en novembre au républicain Ronald Reagan.Les sondages d'opinion restent très défavorables quant aux chances actuelles de M.Carter de battre M.Reagan: le dernier en date, un sondage New York Times-CBS, publié hier, donne M.Reagan vainqueur par 47 pour cent, contre 27 pour cent des voix à M.Carter si l’élection présidentielle avait lieu maintenant.Mais la Maison-Blanche a bon espoir de remonter la pente, et croit en particulier Brome- Missisquoi Un ex de l’UN, candidat du PLQ par Pierre O’Neill COWANSVILLE - Les militants libéraux de Brome-Missisquoi ont choisi hier un ex-dirigeant local de l’Union nationale pour représenter officiellement le parti aux prochaines élections.Avocat de Bedford, Me Pierre Paradis a recueilli 1,430 votes des 2,675 participants au scrutin qui lui a permis de l’emporter sur deux adversaires: M.Rosaire Raymond, mire de Cowansville et Me Guy Lussier, un notaire de Knowlton.Le chef du parti, M.Claude Ryan, participait à ce congrès de mise en nomination au Palais des sports de Cowansville ainsi que cinq de ses députés: Mme Thérèse Lavoie-Roux et MM.Guy Gratton, Reed Scowan, M.Lucien Caron et Harry Blank.Depuis 1976, le comté de Brome-Missisquoi était représenté par un député de l’Union nationale.M.Armand Russell, qui a décidé d’abandonner la politique provinciale et qui fut défait aux élections fédérales du 18 février dernier sous la bannière du Parti conservateur.Le premier ministre Lévesque s’est engagé devant l'Assemblée nationale à ce que le siège vacant de Brome-Missisquoi soit à nouveau comblé au plus tard à l’automne, ainsi que ceux des comtés de Johnson, Outremont et Mégantic-Compton.L’ancien ministre Paul Phaneuf, l'ex-député libéral du comté, Glen Brown ainsi que le lutteur bien connu, “Mad dog" vachon, ont tous trois publiquement appuyé la candidature du vainqueur, Me Pierre Paradis.Et on croit savoir qu’il n’était pas le candidat préféré du chef, Claude Ryan, qui a lancé un appel à l'unité avant même que ne débute le déroulement du scrutin.Parlant avant et après le choix du nouveau candidat, le chef du PLQ a déclaré à ses partisans que le gouvernement Lévesque ne peut decemment fixer les prochaines élections plus tard qu’à l’automne, et cela pour deux raisons: d’abord parce que la tradition politique canadienne et québécoise rappelle que la durée d’un mandat ne doit pas normalement dépasser quatre ans; puis, parce que lors du référendum du 20 mai, les Québécois ont clairement rejeté l’option fondamentale du PQ et qu’il faut maintenant leur donner l’occasion de se prononcer sur l’alternative offerte par le PLQ, celle du fédéralisme renouvelé.Interrogé par les journalistes à propos des rumeurs de la candidature du maire Jean Drapeau à la direction de l’UN, M.Voir pago 14: PLQ que d'ici à novembre, les effets les plus pénibles de la récession économique se seront estompés.En tout cas, M.Carter est décidé à solliciter un second mandat présidentiel.Il n'a nulle intention de libérer ses délégués de leur allégeance et d’accepter la convention «ouverte» que voudrait le sénateur Kennedy.D’autre part, le secrétariat de la campagne du sénateur Edward Kennedy a donné samedi le nom de six personnes parmi lesquelles le sénateur choisirait son co-listier au cas où il serait désigné comme candidat à l’élection présidentielle.Sur cette liste, figurent MM.Henry Jackson, sénateur de l’État de Washington, Tom Bradley, maire de Los Angeles, Rubin Askew, ancien gouverneur de Floride, Mme Shirley Hufstedler, secrétaire à l’Éducation, M.Adlaï Stevenson, sénateur de l’Illinois, et Mme Lindy Boggs, représentante de Louisiane.Le secrétariat de la campagne du sénateur Kennedy a fait savoir samedi qu’il lui manquait de 75 à 100 votes pour parvenir à «ouvrir» la convention, mais un récent sondage de l’agence Associated Press fait état d’un manque plus important.Mme Lindy Boggs a déclaré qu’elle était «honorée» de figurer sur cette liste mais a rappelé qu’elle restait une déléguée.fidèle au président Carter.Le Madison Square Garden de New York, où s’ouvre aujourd’hui la convention démocrate, s’est transformé hier en une véritable forteresse entourée de centaines de policiers.De nombreuses manifestations étaient prévues autour du garden par divers groupes voulant se faire entendre par les délégués qui continuaient d’arriver des quatre coins des États-Unis.La police, décidée à éviter la violence, avait pris des précautions pour séparer les mouvements adverses.Le groupe proavortement, par exemple, devait défiler d’un côté du garden pendant que les antiavortements marcheraient de l’autre.Les mêmes mesures devaient être appliquées aux partisans ou aux adversaires de l’énergie nucléaire, de l’indépendance pour Porto Rico, de la conscription, des homosexuels, etc.Les participants de la contre-convention du Peuple, qui s’était ouverte vendredi sous des tentes dans le quartier déshérité du South Bronx, devaient également marcher devant Madison Square Garden.La Convention du Peuple n’a pas eu le succès escompté.Les organisateurs s'attendaient à des foules quotidiennes de 25,000 personnes.Mais seulement un millier de personnes en moyenne sont venues écouter les orateurs hispaniques, noirs et indiens qui réclamaient la reconstruction des centres urbains dans un état de décrépitude avancée.Les délégués présents à New York pour la convention du Parti démocrate sont plus jeunes et moins riches que leurs homologues républicains réunis à Détroit il y a un mois.Autre différence: il y a proportionnelle- Voir page 14: Kennedy Le représentant Thomas P.O'Neill a essayé son marteau de président du congrès d'investiture démocrate, hier, au Madison Square Garden, à la veille des assises qui doivent désigner le candidat du parti pour les élections présidentielles de novembre prochain.(Photolaser AP) La réponse de Jean Drapeau L’UN attendra jusqu’en septembre Le maire de Montréal, M.Jean Drapeau, a rencontré des représentants de l’Union nationale au sujet de sa candidature possible à la direction de ce parti, a déclaré dimanche à une station de radio le président de l'UN, M.Serge Fontaine.M.Fontaine a dit que son parti attendrait la décision de M.Drapeau jusqu'en septembre.Le maire prépare actuellement sa réponse au rapport du juge Albert Malouf sur le coût des Jeux olympiques, a rappelé M.Fontaine.La direction du parti par M.Drapeau stimulerait beaucoup l’ÙN, a ajouté le député de Nicolet-Yamaska.Ce parti a remporté 11 sièges aux élections de 1976 mais a perdu depuis six députés.M.Rodrigue Biron, qui en était le chef, résignait ce poste plus tôt cette année pour appuyer la souveraineté-association au référendum du 20 mai et un congrès de direction doit avoir lieu les 11 et 12 octobre.Le seul candidat qui se soit déclaré jus-u'à présent est le chef intérimaire, M.îichel Lemoignan qui, toutefois, s'est dit prêt à s'effacer si le maire de Montréal posait sa candidature.M Fontaine a ajouté qu il avait également été question de M.Roch La Salle, seul députe conservateur du Québec aux S Communes et de M.Marcel Masse, ancien ministre qui deux fois a été défait aux élections fédérales comme candidat conservateur.Il y a place au Québec pour une troisième option entre le Parti libéral du Québec, pro-fédéraliste, et le Parti québécois souverainiste, a déclaré, pour sa part, le député conservateur de Joliette au cours d une émission télévisée par le réseau Telemedia.Selon M.La Salle, cette troisième voie serait fixée sur l’autonomie des provinces et un nationalisme raisonnable mais vigoureux.Le député a ajouté que l’UN pourrait détenir la balance du pouvoir au lende- main des prochaines élections générales si elle se dotait d’assez de députés.De son côté, le chef par intérim de TUN, M.Le moignan, a déclaré samedi que la nouvelle constitution devrait être un instrument d’égalité autant que de solidarité et que les politiciens du Québec devraient s entendre à son propos sur quelques points fondamentaux, dont le droit de la province à l’autodétermination.Il faut, a-t-il ajouté, un consensus pour que le reste du Canada prenne le Québec au sérieux M.Le moignan désire que l’on reconnaisse les «réalités» au lieu de se retrancher derrière des abstractions juri- Voir page 14: Drapeau Pittsburgh rejoint les Expos Même s’ils ont défait les Cubs de Chicago, 7-3, hier après-midi, les Expos de Montréal ont été rejoints par les Pirates de Pittsburgh au premier rang de la section Est de la Ligue nationale.La raison en est que les Pirates, inscrivant leurs sixième et septième victoires d'affilée, ont défait les Phillies de Philadelphie deux fois, 7-1 et 4-1.Les Expos commencent ce soir à St.Louis une série de trois parties avant de se rendre à Pittsburgh où ils affronteront les Pirates quatre fois à compter de vendredi soir prochain.— page 9 à Lafitte Le Français Jacques Laffite a enlevé les honneurs du Grand Prix d’Allemagne, disputé hier sur le circuit d’Hockenheim.Le pilote de la firme Ligier a su tirer profit des ennuis mécaniques des meneurs, notamment ceux d'Alan Jones, qui a perdu 23 secondes à cause d’une crevaison à quatre tours de la fin.Parti en 16e position sur la grille de départ, le Canadien Gilles Villeneuve a conduit sa Ferrari à une sixième position, ce qui a permis au pilote de Berthierville de récolter un point dans le cadre du Championnat mondial des conducteurs.— page 8 Le GP de la RFA week-end sportif Tlrag«: 309 ©©©G)©® 554122 | LOTS 250 OOO* 54122 25 OOO* 4122 250* 122 50» Gros lots de 2.» OOO s /— 009430 > 310107 s 316754 > Numéros non décomposables N UMÉROS MOBILES GAGNANT 2 FAÇONS DE GAGNER 2 500 * 7 2 1 1 8 x 7 2 1 1 8 Les billets gagnants de 250 $ et 50 $ sont encaissables à toute succursale de la Banque Nationale Numéro tiré 3 FAÇONS DE GAGNER 250» 6 8 X 3 6 8 9 3 6 8 N-,:r ®®@ 4 FAÇONS DE GAGNER 509 1 5 7 X X XI V 1 5 7 il 5 7 x 1 5 7| f Le Devoir, lundi 11 août 1980 Une coche mal taillée dans le Vieux-Québec TRIMOINE EN modifiant le règlement de zonage affectant l’arrondissement historique de Québec, l'administration municipale a fait une coche mal taillée dans le processus en lente évolution pour refaire dans ce quartier de la ville un milieu urbain harmonieux et équilibré.Depuis 1977, les interventions du ministère des Affaire culturelles avaient mené la ville de Québec à endiguer la prolifération des débits l'alcool dans un arrondissement où l'activité touristique et la fonction de divertissement prenaient de plus en plus de place en repoussant ailleurs l'habitation.L'arrondissement historique allait conserver ses immeubles, mais allait perdre son caractère pour devenir un lieu de carnaval nocturne.Un moratoire de quatre mois puis un projet de règlement sur certains usages, préparé par la Direction générale du patrimoine, en 1977, avaient persuadé l’administration municipale d'adopter elle-même un règlement de zonage qui, tout en parvenant aux mêmes fins, sauvegardait la juridiction municipale.L'initiative municipale avait incité la Direction générale du patrimoine à retirer son projet de règlement.Désormais, dans le Vieux-Québec, les exploitants d'établissements avec permis d’alcool pouvaient y demeurer par droit acquis, leur commerce étant considéré comme un usage dérogatoire.Avec le temps, le nombre de permis d’alcool allait diminuer.Trois ans après, sans crier gare, l'administration municipale modifie le zonage d’une rue, la Côte du Palais, afin de permettre à un détenteur d’un permis d’alcool de déplacer son établissement dans un autre immeuble.Malgré les protestations du Comité des citoyens du Vieux-Québec, du député de Taschereau, M.Richard Guay, et la dissidence d’un conseiller municipal, l'administration municipale a procédé à l'adoption du règlement sans prendre l’avis du Comité consultatif du Vieux-Québec, ni même soumettre le projet à la table de concertation qu’elle partage avec la Direction générale du patrimoine.La manoeuvre constitue, aux yeux du député de Taschereau.«un détournement de zonage» qui compromet tous les efforts déployés depuis quelques années pour restreindre le développement des commerces d’alcool dans un secteur où ils sont surbondants.Le droit acquis à un usage dérogatoire deviendrait donc transportable selon les déplacements du titulaire.Pareille définition d'un droit acquis ouvre la porte à une série de mutations dans l’affectation des immeubles.La ville de Québec avait demandé, dans le projet de loi amendant sa charte, le pouvoir de contingenter les usages sans nécessairement les lier à un immeuble où une zone bien circonscrite.Ce pouvoir, qui crée du droit nouveau dans le monde municipal, conduit inévitablement à une surenchère sur la valeur des permis municipaux et peut donner lieu à des abus.La ville n’a pas obtenu ce pouvoir mais, par sa conception du droit acquis, parvient à des fins semblables.«La notion étonnamment large que vous conférez au droit acquis créée un précédent tel que désormais tout locataire d'un espace commercial dans l’arrondissement historique pourrait obtenir, si besoin est.une modification au zonage municipal», écrit M.Guay au maire de Québec, M.Jean Pelletier.«En conférant à cette notion 'me telle extension, la ville de Québec fait indirectement ce que l’Assemblée nationale lui a refusé».La modification au règlement de zonage a irrité tous ceux qui, depuis 1977, avaient accepté de collaborer avec la ville de Québec pour la mise en valeur de l’arrondissement historique.Le zonage de la Côte du Pa- La maison Lenoblet Duplessis est ouverte tous les jours de 13 heures à 17 heures.Cette coeur a servi au tournage du film ‘Kamouraska”.grande maison de Contre- lais, désormais accessible aux établissements liés au divertissement.à la restauration et à l’hôtellerie, pose aussi un autre problème sur la manière avec laquelle la ville de Québec s’acquitte de ses engagements à l’égard du gouvernement du Québec dans l’arrondissement historique.Dans la zone touchée par l’amendement, la ville de Québec a pu construire un bâtiment grace à des fonds de la Société d'habitation du Québec.La SHQ ne peut d’aucune façon consacrer des fonds à des fins commerciales.Le dit bâtiment, sans affectation pour le moment, offre désormais un intérêt commercial certain.En 1978, le ministre des Affaires municipales avait consenti à verser a la ville de Québec la somme de $1 million pour la restauration de bâtiments incendiés ou gravement abîmés dans le Vieux-Québec.On croyait alors que cette somme suffirait à reconstituer le tissu urbain dans 11 sites.Elle aura suffit à peine à la reconstitution ou à la réparation de l’enveloppe architecturale de cinq bâtiments.Le protocole d'entente faisait obligation à la ville de Québec de produire trimestriellement un rapport d'étape sur la conduite de ce programme.Elle a produit le Le passé conjugué au présent premier rapport d'étape 11 mois plus tard La SHQ et le ministère des Affaires culturelles.l’ont jugé tellement insatisfaisant qu’ils en ont fait reproche à l'administration municipale et lui ont proposé une forme de rapport plus convenable.Par un autre protocole d’entente survenu en mai 1979 entre le ministère des Affaires culturelles et la ville de Québec, l’administration municipale a obtenu une subvention de $130,000 pour constituer, au sein de Service d urbanisme, une équipe interdisciplinaire spécifiquement chargée d’élaborer des objectifs de mise en valeur pour l’arrondissement historique.Ce protocole, expiré en principe depuis le 1er avril 1980, constitue une première étape vers la délégation des pouvoirs du ministre des Affaires culturelles vers l’administration municipale.Manifestement, l’heure où cette délégation d'autorité doit avoir lieu, n’est pas encore arrivée.¦ Contrecoeur — La maison Lenoblet Duplessis, à Contrecoeur, accueille tous les jours durant l'été les visiteurs grâqe au travail d’un comité de mise en valeur qui a su s’adjoindre le concours de l’administration municipale.Reconnue monument historique en 1976, la maison Lenoblet Duplessis tient son nom de la famille qui l’habitat pendant près d’un siècle, fl s’agit d’une grande maison en bois, construite en 1794, transformée au 19e siècle, dont la façade est remarquable par trois immenses lucarnes et par sa colonnade.Elle se trouve en bordure du boulevard Marie-Victorin dans un parc municipal.À partir de cette maison, le comité de mise en valeur vous invite à parcourir un circuit patrimonial particulièrement riche en decouvertes.Un dépliant, publié grâce à une subvention du ministère des Affaires culturelles, guide les visiteurs et leur donne tous les renseignements.Alexis Carie Lenoblet Duplessis, notaire, a joué un rôle important dans le développement du village de Contrecoeur.Il s'est activement occupé de la construction d’une église, de l’établissement d’une école en plus d’exercer les fonctions de juge de paix et de commissaire.En 1837, les patriotes s’y seraient réunis quelquefois pour rédiger les 92 resolutions.L'administration munici- fiale de Contrecoeur a acquis a maison en 1978 et, depuis, de nombreux citoyens ont participé bénévolement à sa mise en valeur.Elle doit demeurer un lieu d’animation culturelle.RÉUNIS en congrès annuel à Montréal depuis hier, les Cercles de fermières du Québec célèbrent cette année leur 65e anniversaire de fondation.«Nos 855 cercles à travers le Québec regroupent 75,000 femmes, ce qui représente une augmentation de 20,000 nouveaux membres depuis six ans», note au cours d’un entretien la présidente de cet organisme.Mme Marielle Pri-meau.«Nous sommes la plus ancienne et, numériquement.la plus importante association féminine au Québec.» Pour marquer cet anniversaire.le conseil exécutif des Cercles de fermières a entrepris, au cours de la dernière année, un sondage sur le profil de la Québécoise dont les résultats seront dévoilés aujourd’hui.«Ce sondage d'envergure, auquel ont participé quelque 34.000 répondantes, revêt à nos yeux une grande importance, souligne Mme Pri-meau.Il est le reflet, croyons-nous.de la pensée de la grosse A COMMISSION DE QUÉBEC CONTROLE DES PERMIS D'ALCOOL ?DU QUÉBEC La(les) personnels) ci-après mentionnée(s) a(ont) demandé le(s) permis suivant(s): Nom Adresse Catégorie LADOUCEUR Lionel 9785 avenue Ryan 1 transporteur pu- Air Caravane (Québec) inc.Dorval blic O AOUINO Mario 11715-11725 est 1 restaurant/1 bar Les Entreprtses Begoma Inc Notre-Dame Pointe avec danse et Begoma Entreprises Inc aux Trembles spectacles LANNI Giuseppe 1227 1 restaurant et au- etElioMignacca de la Montagne torisation d ex- Montréal ploiter le seul permis de restaurant en dehors de la pièce conformément â l'article 71 de la loi./1 bar avec danse et autorisation d'exploiter le seul permis de bar en de- hors de la pièce conformément a I article 71 de la loi à des heures différentes GIANFRANCESCO Antoma 2052 est Sauvé 1 épicerie Montréal THIBAULT Claude 3785 Masson 1 épicerie Les Entreprises Thibault Inc.Montréal HEBERT Raymond 378 Cherrier 1 épicerie (suite é une vente.St-Raphaei de nie Bizard BOUCHARD Yvon 1413 Boulevard 1 épicere (auiteé une vente, St-Jean Baptiste Pointe aux Tremble MC FADEEN Gaétan (suites une Vente) 6686 avenue des Erables Montréal 1 épicerie ARGIRO Vincenzo 1669 St-Denis 1 restaurant et au- 92955 Canada Liée Montréal torisation d exploiter ie seul permis de restaurant en dehors de la pièce conformément â i article 71 de la loi.1 épicerie DESSUREAULT Jean 4880 Charlevoix (cuite s une vente) Montréal-Nord BOCKLER Sam 4201.Ontario est Montréal 1 restaurant/1 ba' MAILLE Huguette 8012 2lemeavenue 1 épicerie Montreal GAGNON Roger 1414-1418 Guy autorisation de Montréal spectacles dans les deux bars avec danse déjà existants JEAN, Phillas 2516.L O David 1 épicene (suite S une vente) Montréal OABATE, Yvon 1400 avenue de 1 brasserie U Brasserie Côte St-Paul l'Eglise Canada Ltée (suites une vente) Montréal Aftn détre valide, toute objection S celte(ces) demanded) doit être faite par écrit, dûment motivée et assermentée dans les 15 jours du présent avl* au: SECRÉTAIRE GÉNÉRAL 1 rua Notre-Oama ast, suite 9.200 Montréal.Ouébac H2Y IBS majorité des femmes du Québec.On devra en tenir compte dans l'avenir.» En plus de rendre publics les résultats de ce sondage, on procédera au lancement d’un ouvrage sur l’historique des Cercles depuis 65 ans.La rédaction de ce livre intitulé Le Passé conjuqé au présent a été confiée a Mme Yvonne Morissette.Il est intéressant de constater.ajoute la présidente, que les buts poursuivis par les Cercles de fermières depuis leur début demeurent encore aujourd’hui les mêmes, tout en étant adaptés, bien sûr, à notre société contemporaine: «L'accent a toujours été mis sur la famille, l’éducation, l’économie familiale, le patrimoine, la sauvegarde des traditions, autant de valeurs qui demeurent pour nous fondamentales.» Plus de 1,500 femmes, déléguées des 25 fédérations à travers le Québec, représentant aussi bien le milieu urbain que le milieu rural, poursuivront aujourd’hui et demain leurs discussions sur l’avenir social et culturel de leur milieu.Au nombre des personnes ressources qui participeront aux travaux des différents ateliers, mentionnons Mme Mia Riddez Morissette; M.Mario Sainte-Croix, économiste, Direction des politiques de sécurité de revenu, ministère des Affaires sociales; M.Pierre Gaumond, de la Régie des rentes du Québec; Mme Diane Sylvestre et Me Lisette Joly, de la Commission de la protection du territoire agricole; Mme Claire Chénara, auxiliaire de recherches à l’Université Laval; Mme Yvonne R Morissette, directrice adjointe, Service bénévole de Montréal; M.Robert Walsh, directeur national de mise en marché à XYCOM.Le sénateur Renaude Lapointe prendra la parole, demain soir, au banquet d’anniversaire.¦ Une nouvelle Image de la femme dana lea annonças publicitaires — Dans un mémoire déposé auprès du Conseil de la radio-diffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), un groupe d’associations travaillant dans le domaine de la publicité vient de soumettre un plan destiné à changer la manière selon laquelle les femmes sont représentées dans les annonces publicitaires Le groupe fait des suggestions destinées à aider les annonceurs à «présenter un portrait plus réaliste de la femme dans les annonces diffusées et à reconnaître le changement intervenu dans les rôles féminias et mascuüas au sein de la société actuelle».Le mémoire souligne que la 3uestion de la représentation u rôle des sexes dans la publicité reflète une perception basée sur des contextes culturels et linguistiques, tout autant que géographiques ou démographiques, et comme toute question de goût ou d’opinion, elle ne devrait pas être soumise aux interventions gouvernementales.Les 11 signataires du mémoire — l’Association canadienne des annonceurs incorporée.le Bureau consultatif de la publicité au Canada, l’Association canadienne des radiodiffuseurs, l'Association canadienne des cosmétiques, de produits de toilette et de parfumerie, l’Association canadienne des manufacturiers, les Fabriquants canadiens de produits alimentaires, l’Institut de la publicité canadienne, l’Association des propriétaires canadiens, le Publicité Club de Montréal, le Conseil canadien du commerce de détail et l’Association des savonniers canadiens — propose plutôt une action conjointe sous la direction du comité spécial du Bureau consultatif de la publicité au Canada.Ce comité, explique-t-on dans le mémoire, pourrait se charger de recevoir les plaintes des consommateurs, communiquer avec les annonceurs et pourrait mettre sur pied un programme d’étude «de 1’é-tenaue et du contrôle des changements» à opérer dans les techniques publicitaires.Le mémoire fait aussi état d’un programme audio-visuel préparé a l’intention des annonceurs pour les amener à se rendre compte et à mieux comprendre le problème des stéréotypés dans la publicité.«Nous sommes convaincus, disent les auteurs de ce mémoire, qu’avec la participation du Bureau consultatif de la publicité au Canada, ce forum, mieux que les règlements gouvernementaux ou le contrôle de l'industrie publicitaire, est la façon la plus efficace d’aborder toute cette question.» ¦ Un atelier de création littéraire — L'auteur de l’Eu-galionne et du Pique-nique sur l'Acropole, Luky Bersianik, dirigera un atelier de création littéraire au féminin, cet automne, à l’Institut Simone-de-Beauvoir de l’Université Concordia.Cet atelier, qui débutera le 11 septembre et se poursuivra tous les jeudi, de l«h à 20 h, jusqu'en décembre, est ouvert non seulement aux étudiantes au bacca-lauréat en études de la femme, mais aussi aux étudiantes inscrites dans les autres universités du Québec.Le nombre des participantes est limité à 20 et les auditrices libres ne sont pas admises.Pour de plus amples renseignements, composez le 879-8521.* Une initiative à souligner — Deux femmes, Suzanne Lussier, agent d’immeubles et Lise Morin, notaire, viennent de publier un guide d’intérêt général: Comment acheter ou vendre sa propriété (Héritage + Plus).Il est intéressant de noter la participation de plus en plus active des femmes dans un domaine qui fut longtemps réservé aux hommes.Ce petit livre, partagé en deux parties (Savoir acheter — Savoir vendre) explique en termes clairs, ce que sont l'offre d’achat, l'acte de vente, les ajustements, les hypothèques, la copropriété et le condominium, le gain de capital, etc.¦ Statistiques familiales révélatrices — En 1976, date du dernier recensement officiel, on dénombrait au Canada cinq millions et trois quarts de groupe de personnes constituant «soit un couple marié vivant seul ou avec des enfants jamais mariés dans un même logement, soit un parent seul vivant avec un ou plusieurs enfants jamais mariés».À partir du recensement des citoyens canadiens réalisé il y a quatre ans, Statistique Canada a compilé des données brutes publies sous la forme d’un rapport intitulé La Famille au Canada et dont voici quelques données parmi les plus révélatrices: — suivant la définition de Statistique Canada, le nombre de familles au pays a augmenté de 13.4% entre 1971 et 1976; les augmentations les plus fortes ont été relevées en Colombie-Britannique, en Alberta, au Nouveau-Brunswick et à Terre-Neuve; — on note plus de mariages au Canada.À l’heure actuelle, neuf adultes sur 10 se marieront au moins une fois dans leur vie et un nombre croissant d’adultes contracteront deux mariage ou plus; — en moins de 10 ans, le taux de divorce a quadruplé, passant de 55 par 100,000 habitants en 1968 à 236 en 1976; — une famille sur 10 est monoparentale et le parent est généralement une femme, veuve, divorcée, séparée ou abandonnée.En 1976, on comptait 560.000 familles monoparentales, soit une hausse de 17% par rapport à 1971.Un peu plus de la moitié des familles monoparentales ont un enfant à la maison tandis que près de 25% en ont trois ou plus.On a dénombré plus d’un million d'enfants dans des foyers monoparentaux; — la taille de la famille s’est resserrée passant de 3.7 personnes en 1971 à 3.5 personnes en 1976.La baisse la plus marquée s'est produite au Québec (de 3.9 à 3.5 personnes par famille); la moins marquée, en Colombie-Britannique (de 3.5 à 3.3); — le nombre moyen d’enfants par famille est inférieur à deux depuis le recensement de 1961.En 1976, la moyenne nationale était de 1.6, et moins de 10% des familles comptaient quatre enfants ou plus à la maison; — en 1976, 41% des mères de familles biparentales ayant des enfants à charge occupaient un emploi dans l’économie du marché; bon nombre d’entre elles étaient âgée de 25 à 34 ans; — en 1976, six familles sur 10 se rangeaient dans la catégorie des familles à revenus elevés (provenant de toutes les sources), c’est-à-dire de $15,000 ou plus par année.Une famille sur cinq était à l’autre extrémité de l’echelle, avec un revenu de $9,000 ou moins.À QUÉBEC OlÂlllY RTngrand soleil 204 satellites un monde de services • 204 chambres climatisées dont 6 suites luxueuses et 27 appartements avec cuisinette.Toutes avec thermostat à contrôle individuel et télécouleur • Stationnement gratuit • Amphithéâtre avec équipement audio-visuel télécommandé Un concept unique au Québec.• Salles pour réunions, congrès, banquets • Salle â manger de classe Cuisine Française • Piaho-bar intime Danse et chansons tous les soirs et un personnel qui sait vous entourer sans tourner autour de vous.RÉSERVEZ SANS FRAIS: 800 - 268-8990 Auberge Quality Inn 3115, boul Laurier.Ste-Foy *.Québec G1W 3Z6 Tel 418 / 658-5120 Education permanente Jean-Paul II condamne toute libéralisation des lois sur la drogue CASTELGANDOLFO (Reuter) — Le pape Jean-Paul II a condamné samedi toute libéralisation des lois sur la dro- §ue et a reproché à la société e pousser la jeunesse vers les «paradis artificiels» «Je partage sincèrement l’inquiétude provoquée par les propositions de libéralisation de ce que l’on appelle à tort les drogues douces et de léga jisation de l’utilisation de l’héroïne dans les hôpitaux», a déclaré le souverain pontife au cours d'une messe célébrée à (,’astelgandolfo devant une centaine d’anciens drogués.«De douloureuses expériences ont montré que des lois permissives dans ce domaine ne facilitent ni la prévention ni la désintoxication», a-t-il ajouté.Le pape a affirmé que l’important était de remédier «aux nombreux défauts de la société comme le chômage, la pénurie de logements, l'injustice sociale, rambition politique, l'instabilité internationale, le mariage sans préparation, la légalisation de l'avortement et du divorce qui provoquent fatalement le manque de confiance et l’oppression et poussent la jeunesse vers le paradis artificiel de la drogue» Cours du soir de langues vivantes A partir du 15 septembre Certificats de Compétence anglais et français (Cinq niveaux de cours) Conditions d’obtention du certificat: 75% à l’examen de deux cours de 5e niveau.Tests de classement à subir le jour de votre choix: Cours d’anglais: 6, 18 ou 21 août à 19h Cours de français: 7,12 ou 20 août à 19h Les candidats au test doivent s'inscrire en personne A PARTIR DU 21 juillet du lundi au jeudi, de 9h à 18:30h.FRAIS DE TEST: $5.00 (pas de chèques, s.v.p.) allemand • espagnol • italien • russe (Quatre niveaux de cours) Conditions d'obtention du certificat: succès à l'examen du 3e niveau et 75% à l'examen du 4e niveau.Autres langues arabe • chinois • grec moderne • hongrois • japonais • polonais • portugais • yiddish • stylistique comparée anglais/français Pour recevoir notre brochure prière de s'adresser au: Centre for Continuing Education, McGill University, 772 ouest, rue Sherbrooke, Montréal, PQ, H3A 1G1 ou composer 392-8301 Le Devoir, lundi 11 août 1980 ¦ 3 Et si les chiens parlaient français.par Louise Gagnon • Les aveugles du Québec pourront-ils bien-tôt posséder des chiens-guides dressés à ré-pondre aux ordres en français?C’est du moins le voeu de centaines d'aveugles qué-becois répondant au questionnaire de la Commission d étude sur le chien-guide au couis des derniers mois.M.Jean Giguère, le responsable de l’étude, a precise lors d’une récente entrevue qu au moins 300 aveugles québécois seraient aptes a avoir dès maintenant un chien dressé en français.Présentement, tous les chiens-guides au Quebec sont dressés en anglais puisqu'ils proviennent de cinq États américains: New York, New Jersey, Michigan.Ohio et Californie.Pour environ $150, un chien-guide est fourni a 1 aveugle cjui en fait la demande à un de ces centres américains subventionnés par des fondations et des organismes publics.Il faut généralement trois mois pour entraîner un chien-guide et l’aveugle québécois doit ensuite aller passer 25 jours au Çentre américain pour apprendre à se servir de son chien.Il y a environ 90 chiens-guides au Quebec à l'heure actuelle, chez un nombre total de 8,000 aveugles.La Commission d’étude sur le chien-guide était un aspect du projet «Le Chien voyant», subventionné en majeure partie par le gouvernement fédéral dans le cadre du programme Canada au Travail.Depuis le mois de décembre, 2, 270 questionnaires ont ete expédiés aux aveugles de tout le Canada et les 680 réponses reçues ont été analysées.Le but de cette première étude canadienne était de savoir si un besoin existe vraiment pour un centre de dressage au pays et comment on pouvait combler ce besoin.La population cible était 38% des 34,000 aveugles canadiens, excluant ceux qui avaient un autre handicap ou qui étaient trop jeunes.Onze pour cent de cette population cible a manifesté l'intention de se procurer un chien-guide maintenant et 46% plus tard.Les résultats obtenus ont donc révélé que 4,36% du nombre total des aveugles canadiens sont aptes à posséder un chien-guide, soit environ 1,400 aveugles.C’était egalement le pourcentage établi par une étude faite en 1961 par l’Üniversité Columbia, aux États-Unis.M.Giguère vient tout juste de terminer la compilation de ces résultats qui prouvent la M.Jean Giguère.le responsable du projet «Le Chien voyant», espère que plus d'aveugles québécois pourront bientôt avoir un chien-guide comme Kip, son fidèle compagnon depuis trois ans.(Photo Jacques Grenier) nécessité d'un centre de dressage canadien.Il s’occupe maintenant du projet de construction de ce centre dans la région de Montréal, probablement près de Saint-Janvier Des demandes de subventions ont été fai- tes aux gouvernements fédéral et provincial ainsi qu’aux grandes compagnies pour l'implantation du centre à l’automne prochain, au coût approximatif d'un demi-million de dollars.Deux entraîneurs du Québec devraient d’abord être formés aux États-Unis pour venir ensuite travailler au centre en compagnie d’une quinzaine d’autres personnes: vétérinaires, assistants, personnel de soutien.Selon M.Giguère, 70 à 80 chiens-guides pourraient être entraînés chaque année, dont près de la moitié en français.Il en coûte de $5,000 à $9,000 pour entraîner un chien-guide dont la moyenne de vie est de huit ans.En raison de leur docilité et de leur intelligence, les labradors et les retrievers sont maintenant les chiens préférés pour devenir chiens-guides.La population québécoise n’est cependant pas toujours sensibilisée à l’importance du chien-guide pour un aveugle.Parce qu’il est accompagné de son chien, un aveugle se fait parfois refuser l’entrée d’un restaurant ou d’un autre lieu public.Les aveugles lésés dans leurs droits peuvent porter plainte auprès de l’Office des handicapés du Québec, a Drummondville, (1-, 800-567-1465) ou à la Commission des droits de la personne, à Montréal et à Québec.Cette année, les deux organismes ont déjà reçu une quinzaine de plaintes et dans chaque cas, ils essaient de faire changer l’altitude de ceux responsables de discrimination.Toutefois, depuis que la loi 9 a créé l’Office des handicapés en juin 1978, la situation semble s'améliorer progressivement pour les aveugles accompagnés de leur chiens-guides.De plus, la modification de l’article 10 de la Charte des droits et libertés de la personne, entrée en vigueur en avril 1979, a étendu l’interdiction de discrimination envers «toute personne handicapée qui utilise quelque moyen pour pallier à son handicap», ce qui inclut les aveugles et leurs chiens-guides.Dans toutes les organisations qui s'occupent des handicapés, on estime cependant que le public devrait se montrer encore plus compréhensif à l'égard des aveugles pour qui un chien-guide est essentiel.C’est un changement de mentalité nécessaire avant l’Année internationale des personnes handicapées en 1981.Le Conseil du Trésor Une succession qui s’annonce difficile.par Bernard Descôteaux f QUÉBEC — Le ministre des Finances et président du Conseil du Trésor, M.Jacques Parizeau, a suscité une véritable levée de boucliers au gouvernement et dans la fonction publique ces derniers jours à propos de la nomina-tidn d’un nouveau secrétaire du Conseil du Trésor, un poste de la plus haute importance au sein de l’appareil gouvernemental.Pour succéder à M.Jean-Glàude Lebel, M.Parizeau avait en effet choisi l'actuel secrétaire associé.M.Robert Tessier un jeune homme de 35 ans Plusieurs ministres et de nombreux hauts fonctionnaires, voyant cette nomination d’ùn très mauvais oeil, ont alors entrepris de faire obstacle au projet du ministre des Finances, mettant de l'avant la candidature d’un fonctionnaire plus expérimenté, M.Pierre Martin.Le poste de secrétaire du Conseil du Trésor est un poste équivalent à celui de sous-rainistre.Qui plus est, son titulaire est considéré comme le fonctionnaire numéro deux de l’-État, après le secrétaire du Conseil exécutif Dans ce cas, comme dans tous les autres cas de nominations de sous-ministres, la décision appartient au premier ministre qui tient compte normalement •des suggestions du ministre concerne.Cette fois-ci, la guestion devrait cependant etre abordée au Conseil des ministres dès mercredi prochain compte tenu de l’importance du poste et de la lutte que certains ont entrepris contre la désignation de) M.Tessier.La nomination d'un nouveau secrétaire au Conseil du Trésor a été rendue nécessaire par la démission de l'actuel secrétaire, M.Jean-Claude Lebel, qui entreprendra à compter d’aujourd’hui une nouvelle carrière dans l’entreprise privée à titre de vice-président de la Banque Nationale du Canada.Le choix de M Tessier pour succéder à M.Lebel apparaissait aller de soi puisque il occupe déjà depuis mars 79 le poste de secretaire associé et que depuis 1976 il était secrétaire adjoint.Sa candidature s'imposait d’autant plus que le seul autre candidat possible, issu du Conseil du Trésor, M Louison Ross, qui était secrétaire adjoint, a quitté tout récemment le Conseil du r auprès du ministre d’État au développement social.M.Pierre Marois.La nomination de M.Tessier aurait dû être confirmée il y a quelques semaines déjà, n’eût été du mécontentement suscité au sein de la fonction publique par l'intention du ministre des Finances de proposer à ce poste ce jeune haut fonctionnaire.Car ce sont les hauts fonctionnaires qui.les premiers, réagirent à cette intention et alertèrent ministres et chefs de cabinet.L’opposition à la candidature ae M.Tessier s'explique d'abord par une question de «personnalité» et d’expérience professionnelle.Reconnu comme un jeune fonctionnaire très brillant, il n'a malheureusement que 35 ans.Issu du mouvement étudiant des années 60, il n’a pas fait carrière dans la fonction publique où il n’est entré qu'en 1976 pour aller directement au Conseil du Trésor.Il venait alors de l’Université du Québec où il avait oeuvré à titre de secrétaire général puis de vice-président.Il était entré à l’Université du Québec dès sa création en 1969, ceci après avoir complété une maîtrise en sociologie.Le fait pour le candidat de M Parizeau de n'avoir pas fait l'expérience de la direction administrative de services gouvernementaux ou de ministères est de nature à l’empêcher de comprendre et évaluer les besoins des ministères à leur juste mesure et non pas avec la seule vision technocratique qui caractérise trop souvent le Conseil du Trésor, fait-on valoir.La «tentation technocratique» est en effet très forte au Conseil du Trésor dont la fonction est de contrôler toutes les dépenses de l'État.Presque tous les fonctionnaires connaissent les affres des «CT» qu’ils doivent remplir pour obtenir l'autorisation du Conseil du Trésor pour la plus petite comme pour la plus grande dépense, pour le plus petit comme pour le plus grand projet.Ce sont certes les cinq ministres qui forment le Conseil du Trésor qui approuvent les «CT», mais ceux-ci sont toutefois filtrés, épluchés, examinés et soupesés par une petite équipe de fonctionnaires au Conseil même à la lumière de règles, normes et critères très stricts.Ces fonctionnaires, de par leur fonction, détiennent un poids très grand dans l’appareil gouvernemental comme on peut l'imaginer.La grande faute de M.Tessier aura été de céder trop souvent, semble-t-il, à cette «tentation technocratique» et de prendre de haut des sous-ministres ayant à la fois de longs états de service au sein du gouvernement et l'appui de leurs ministres.Apprenant l’intention du ministre des Finances, ces hauts fonctionnaires ont alors entrepris un lobbying politique auprès de chefs de cabinet de ministres, de ministres pour que la candidature de M.Tessier soit écartée au profit d'un homme plus mûr, plus expérimenté et surtout issu de la fonction publique.Le candidat idéal à cet égard apparaît être un ancien sous-ministre de l’Éducation, M.Pierre Martin, dont la candidature sera opposée à celle de M.Tessier.Agé de 42 ans, M.Martin avait d’abord été, au début des années 60, secrétaire particulier de M.Paul-Gérin Lajoie, puis conseiller technique à la planification au ministère de l’Éducation.Après un séjour de quatre ans à l’Université du Québec à titre de vice-président à la pla- nification, il fut nommé en 1973 sous-ministre adjoint puis sous-ministre en titre au ministère de l'Éducation.Depuis 1978 il est secrétaire général associé au Conseil exécutif où il a eu pour mission de procéder à la réforme administrative de plusieurs ministères.La candidature de M.Martin est appuyée par des membres de l’entourage du premier ministre Lévesque et des ministres proches de celui-ci qui voient là une occasion de marquer des points contre M.Parizeau et ainsi limiter la puissance déjà très grande qu’il détient de par la double fonction de ministre des Finances et président du Conseil du Trésor qu’il occupe.Se continue ainsi une lutte sourde que se livrent régulièrement depuis déjà longtemps les membres du clan Lévesque et du clan Parizeau lorsqu il s’agit d’établir ses spères d’influence et de pouvoir.Cette opposition à la candidature de M.Tessier au Conseil du Trésor doit s’interpréter aussi dans le contexte du rôle que doit jouer cet organisme de contrôle au sein de l’appareil gouvernemental.précise-t-on.Familier de la fonction publique québécoise qu'il a contribué à créer dans les années 60, l’actuel ministre des Finances, avec quelques autres ministres, favorise un élargissement des pouvoirs du Conseil du Trésor qui lui permet d'avoir à l’oeil le fonctionnement de l’État tout entier au plan administratif.À cet égard, M.Tessier représente le caractère tchnocrati-que qui menace le fonctionnement de plusieurs ministères alors que la candidature d'un homme comme Pierre Martin pourrait rendre cet organisme «plus compréhensif et plus humain».M.Jean-Claude Lebel a quitté ses fonctions vendredi et, à cause de cette lutte qu’on se livre autour de sa succession, le Conseil du Trésor se retrouve sans secrétaire au moins jusqu’à mercredi alors que le Conseil des ministres sera saisi de ce débat par le premier ministre qui, lui-même, en aura été saisi ce matin, à son retour de vacances.Faute de trancher, il lui faudra alors au moins nommer un secrétaire intérimaire pour ne pas paralyser le fonctionnement de cet organisme.en bref.Un prêtre canadien se noie aux Philippines Un prêtre canadien, Gaston Fellan, 51 ans, de Joliette, agence de presse i PNA, le prêtre était membre d’une congrégation religieuse dont le siège régional est à Davao, ville située à quelque 944 km au sud-est de Manille.PNA a précisé que le pretre s’est noyé alors qu’il se baignait à la plage de Caliche.dans le village de Babak, dans l’île de Samal, au large de Davao.Selon les résultats de l’autopsie, pratiquée sur place, il se serait noyé après avoir eu une crise cardiaque.¦ Saisie de $3.5 millions de coaïne à Mirabel Une saisie de six kilos (13.22 livres) de cocaïne, d’une valeur de $3.5 millions sur le marché clandestin, a été effectuée vendredi dernier à l’aéroport international de Mirabel.Et un ingénieur américain de 29 ans, M.Gregory Dale Spridik, originaire de la Pennsylvanie, devra comparaître ce matin en Cour de Saint-Jérôme à cet effet.L inculpé a été arrêté vers 17h, au moment où il prenait possession de ses bagages.Le caporal Gilles Desforges et 1 agent Gilles Hamelin, de l’escouade des narcotiques de la GRC, ont trouvé la marchandise dissimulée à l’intérieur de deux valises à double fond, enveloppée dans des sacs de plastique.La substance aurait un degré de pureté de 98%).Selon la police, Spridik aurait cueilli sa marchandise au Pérou pour ensuite se diriger vers l’Espagne puis à Lisbonne, au Portugal, d’où il a pris un avion vers Mirabel.De là.il devait vraisemblablement se rendre en Californie pour y «couler la cocaïne.¦ Grève de la faim et du ¦ travail dans les prisons Quelques milliers de détenus, hommes et femmes, participent, depuis hier matin jusqu'à ce soir minuit, à une grève de la faim et du travail, pour commémorer la mort d'un autre détenu, survenue il y a six ans dans un pénitencier de Toronto.Parallèlement à cette grève, dans la métropole ainsi qu’à Québec, deux groupes organisaient des vigies de solidarité envers les détenus, notamment à l’extérieur de l'institut Laval (ex-pénitencier Saint-Vincent-de-Paul) et du centre de détention pour femmes Tanguay, dans le nord de Montréal.Un porte-parole de l’Office des droits des détenu(e)s.une section de la Ligue des droits et libertés, a précise que la grève marquait l'anniversaire de la mort d’Eddy Nalon.survenue au pénitencier de Millhaven (Ont.) en 1974.Pour s’ètre porté à la défense de ses camarades, Nalon aurait été séquestré dans un cachot spécial où il avait mis fin à ses jours.¦ Deux accidents font un mort et 9 blessés graves Deux accidents survenus dans la journée de samedi dernier, respectivement au nord et au sud de la métropole, ont fait un mort et neuf blessés graves.Près de Saint-Jérôme sur l'autoroute des Laurentides, un homme a perdu la vie et trois femmes ont été blessées sérieusement, quand un véhicule a fait une embardée dans un garde-fou et un lampadaire.La victime est M.Ben Baruk, un Montréalais de 70 ans.Son épouse Juliette, âgée de 64 ans, a subi des blessures sérieuses, tout comme les deux autres occupants du véhicule, Mmes Lilian Abrassom et Marguerite Cohen, 58 et 57 ans respectivement et toutes deux domiciliées en Floride.Une perte de freins serait à l'origine de cette tragédie survenue vers 10 h 30.A 19 h 45 le même jour, une violente collision entre deux automobiles a fait six blessés graves, sur la route 132 près de Saint-Constant.Une petite Honda, dans laquelle avaient pris place cinq Néo-québécois d’origine vietnamienne, fut percutée par l'arrière, à une intersection, par une grosse voiture conduite par un citoyen de Delson, M.Douglas Gates.Tous les blessés ont été transportés à l’hôpital, mais aucun ne serait dans un état critique.¦ Les gardiens réclament un week-end sur deux Des représentants du ministère de la Justice du Québec et du Syndicat des agents de la paix de la fonction publique, lequel regroupe notamment tous les gardiens des prisons québécoises, doivent discuter aujourd’hui de la possibilité d’accorder à ces derniers une fin de semaine de congé sur deux Selon M.Maurice Corriveau, président du Syndicat, cette rencontre, si elle apporte des résultats positifs, pourrait solutionner le problème d'absentéisme qui perturbe les prisons provinciales sur week-end depuis quelque temps.Il a précisé que ses membres s’étaient donné le 15 septembre comme échéance pour régler ce problème, qui a pris des proportions aigues aux prisons Parthenais et Bordeaux, d’Orsainville, de Rimouski, de Chicoutimi et de Valleyfield.La Fédération des métis survit à une grave menace d’éclatement par Françoise Côté BRANDON, Man.(PC) -Principal «choix politique des 120,000 Métis manitobains,» la Fédération des Métis du Manitoba a survécu aux dangers d'éclatement qui planaient sur elle au 12ème Congrès annuel tenu sur le campus de l'Université de Brandon, en fin de semaine, Non seulement son président, M.John Morrisseau, âgé de 40 ans, a-t-il été réélu au premier tour de scrutin pour un second mandat, mais une résolution a été adopté par le congrès pour augmenter son salaire présentement de $28,000.De plus, le président du Natives Council of Canada, M.Harry Daniels a dit qu’il est d’accord pour recommander la réintégration de la Fédération des Métis du Manitoba comme représentant légitime du peuple métis manitobain.au plan canadien.C’est là, un revirement d’attitude de la part du Natives Council of Canada qui avait accueilli l’an dernier une organisation rivale, la Metis Confederacy of Manitoba, fondée par M, Walter Menard, qui accuse la Fédération d'être devenue un organisme trop «élitiste.» Cette division chez les Métis du Manitoba risquait de faire éclater la Fédération, un organisme fondé il y a douze ans et structurée en 131 sections locales réparties dans six régions à travers la province.Après son élection, où il a battu au scrutin secret quatre autres candidats, M.Morrisseau a reconnu qu’il devra refaire l’unité du peuple métis.Il a cependant dit que selon lui l’organisation dissidente ne regroupe qu’un petit groupe de Métis manitobains, «qui ne travaillent pas pour le bé fice du peuple métis, pour le bénéfice des bene- mais bu- reaucrates gouvernementaux qui cherchent à les diviser pour mieux nous dominer » Dès l’ouverture du 12ème congrès, vendredi dernier, le ministre provincial des Affaires du Nord, M.DougGourlay avait reconnu que c’est justement l’apparition de l'association dissidente qui l'a amené à créer un comité consultatif pour étudier les besoins des Métis indiens sans statut et aussi examiner le degré de représentativité de leurs associations.Par ailleurs, la Fédération des Métis a reçu, au cours de la journée de samedi, l’appui entier, sans condition, de deux députés néo-démocrates du comté de Churchill, au Manitoba: le député fédéral Rod Murphy et le député provincial Jay Cowan.Le congrès a reçu egalement l’appui du president de la Fédération du Travail du Manitoba, M.Dick Martin qui s'est engagé à lut- ter pour trouver une solution aux graves problèmes de chômage chez les Métis.Le taux de chômage dans le nord du Manitoba, chez les Métis atteint 80%'.Les affinités qui semblent importantes entre la Fédération des Métis et le Parti néodémocrate, donnent une certaine crédibilité aux propos du président réélu, M.Morrisseau, voulant que les disputes actuelles qui agitent le peuple métis viennent de ce que le gouvernement conservateur actuel cherche à infiltrer leur organisation.Afin d’assurer que dans l’avenir le caractère démocratique de la Fédération soit bien sauvegardé M Morrisseau a proposé la création d’un poste d'ombudsman.Il voit cette fonction occupée par une personnalité métisse de grande intégrité ou encore une personne neutre, choisie en dehors du peuple métis.e Fiducie du Québec dépôts garantis % 12 5 ans • intérêts versés annuellement; • dépôt initial minimum: $1,000.Pour information: Montréal: Complexe Desjardins (514) 281-8840 De l’extérieur, sans frais: 1 -800-361 -6840, poste 8840 Laval: Place Val des Arbres (514) 668-5223 De l'extérieur, sans frais: I 800 361 3803 La Fiducie du Québec.pour un choix de modes d'épargne Institution inscrite â la Regie de l'Assurance-depôts du Quebec Taux suiet à changement ) 1 -.V desjardins ( (((CCQ23 GROS LOT APPROXIMATIF VENDREDI s 100,000.00 NUMÉROS GAGNANTS PEU IMPORTE L’ORDRE I 12 20 6 SUR 6 NOMBRE DE GAGNANTS 4 LOTS *88,419.70 5 SUR 6 176 s945.90 4 SUR 6 6342 s72.90 ! 5 SUR 6+ 4 *27,748.50 26 32 N° COMPLÉMENTAIRE S’APPLIQUE SEULEMENT AU 5 SUR 6+ C 34 )¦ VENTES TOTALES: $1,926,982.00 TIRAGE: 119 Vendredi 8 août 1980 NUMERO POSSIBILITÉ DE NUMÉRO COMPLET 737707 3 GAGNANTS DE 50 000$ 5 CHIFFRES 37707 27 GAGNANTS DE 5 000$ 4 CHIFFRES 7707 279 GAGNANTS DE 250$ 3 CHIFFRES 707 2781 GAGNANTS DE 50$ 2 CHIFFRES 07 27810 gagnantsde5$ LES BILLETS GAGNANTS DE 250$ ET 50$ DE LA MINI SONT ENCAISSABLES A TOUTE SUCCURSALE DE LA BANQUE NATIONALE.» 1 ¦ Le Devoir, lundi 11 août 1980 Malaise de l’Eglise en Amérique centrale SAN JOSE DU COSTA RICA (AFP) -L'Église catholique est dans une position difficile en Amérique centrale: elle doit tenir compte à la fois des orientations pastorales du pape Jean-Paul II, de la crise sociale que traverse la région et du fait que le clergé est souvent, lui aussi, victime de la violence Au Guatémala.a-t-on appris de sources religieuses, les 25 missionnaires espagnols de l'ordre du Sacré-Coeur ont dû, la semaine dernière, quitter le département du Quiche (dans le nord du pays), où ils exerçaient leur activité.Plusieurs missionnaires ont en effet été tués dans cette région, théâtre de durs affrontements entre l'armée, des paysans et guérilleros.En mai dernier, la conférence épiscopale guatémaltèque avait affirmé que «rarement.le pays avait connu des jours aussi pénibles», ajoutant qu'assassinats.enlèvements et tortures étaient devenus le lot quotidien Au Salvador, l’Église continue d'être victime des persécutions de l'extrême droite après l'assassinat, en mars dernier, de Mgr Oscar Arnulfo Romero, l'ancien archevêque de San Salvador, qui s'était fait l'accusateur de la violence et de l'injustice sociale.Au Nicaragua.l'Église, hostile au régime somoziste qui n’hésita pas à la persécuter, est actuellement dans une situation particulière Deux prêtres sont en effet membres du gouvernement sandiniste: le ministre des Affaires étrangères.Miguel Eseoto.et le ministre de la Culture, Ernesto Cardenal.La hiérarchie catholique, davantage conservatrice, a toutefois décidé de prendre une certaine distance par rapport au gouvernement révolutionnaire, tout en tentant d'exercer des pressions en faveur d’une politique respectant ce qu'elle estime être les principes chrétiens.L'archevêque de Managua, Mgr Obando y Bravo, a déclaré, en février dernier, qu’il fallait distinguer entre «le socialisme pur, qui se propose de soumettre les masses et de priver l'homme de ses droits, et le socialisme qui consiste à accorder au peuple une plus grande participation aux biens de cette terre».Également au Salvador, l'ordre des Jésuites a récemment été accusé, par une personne que la police a présenté comme un guérillero, d'aider financièrement les guérilleros et même de leur fournir des armes.L'ordre a rejeté ces accusations, affirmant qu'elles font partie de la campagne déclenchée contre l Église.En janvier dernier, l'Eglise du Honduras a pris note du fait que la région traverse une période de changements qu’elle a qualifié de «très profonds et irréversibles».Un mois plus tôt, l'Eglise costaricienne — rénovée depuis la nomination du nouvel archevêque de San José, Mgr Roman Ar-rieta — réclamait «la participation réelle des secteurs populaires aux bénéfices du développement».Iran: le choix du premier ministre pourrait être entériné aujourd’hui Du sang à la une tous les jours au Guatemala SAN JOSE (AFP) - Chaque matin, la photo d'un cadavre criblé de balles, la bouche ouverte, le visage recouvert de sang, apparaît à la première page des quotidiens de Ciudad de Guatémala.Il s'agit surtout de corps d'étudiants, de professeurs d'université, de prêtres et.maintenant aussi, de journalistes.assassinés par des «inconnus».c'est-à-dire «l'Armée secrète anticommuniste» (ESAi ou.mais moins souvent.par des guérilleros d'extrême gauche Le Guatemala n'échappe pas en effet à l’extrémisme ou même le fanatisme politique, qui balaie depuis des mois la région centro-américaine.Ce pays a déjà connu près de 4.000 morts depuis janvier, autant que dans la républioue voisine du Salvador Mais il s'agit là d une guerre plus sourde, plus sournoise, où il n'est laissé à la future victime aucune chance sauf, dans de rares cas.la fuite dans Un e.a.est un évaluateur agréé, un professionnel de l’évaluation reconnu par l'Office des professions.CAOIEUX.MELOCHE & ASSOCIÉS INC.1105, rua St-Denis Montréal.H2X 3J3 842-1101 l'exil Quatorze journalistes ont été abattus depuis janvier à Ciudad de Guatemala.Des dizaines d'autres ont fui le pays.«Chaque fois qu'on écrit quelque chose qui ne plait pas.l’extrême droite met une croix devant le nom du correspondant Après «X» croix, on a droit a la balle», avait expliqué à F AFP.un journaliste local.Les professeurs ne sont pas épargnés, une vingtaine de tués déjà.60 autres, menacés sous une forme ou une autre, avaient préféré donner leur démission.Idem pour les étudiants: sept d'entre eux avaient été abattus un beau matin de juillet, par des inconnus à bord d'une voiture qui tiraient impunément sur les jeunes gens se rendant à leurs cours L'indignation de ces étudiants leur a aussi fait commettre des atrocités: ils avaient brûlé vif, tout en le lapidant.un «espion» de la pouce qui se trouvait dans le campus L ESA continue de publier des listes d'étudiants, de syndicalistes et autres dirigeants politiques «condamnés à mort».Avec un avertissement: «20 gauchistes seront exécutés pour chacun des nôtres qui tomberait», déclarait récemment un communiqué de cette orgânisation.Dans la province du Quiche, au nord du pays, ce sont presque chaque jour des affrontements entre guérilleros de gauche et forces de l'ordre, qui laissent eux aussi, leur taux de morts, signalés dans des communiques officels.Cette vague de meurtres quotidiens n'a pas laissé la popu- lation de la capitale insensible.Certes, la vie quotidienne à Ciudad de Guatemala, dans le centre, continue comme si de rien était.Les tanks ne sillonnent pas les rues, comme au Salvador.Il n’y a pas d'état de siège Les grandes artères sont animées et le commerce est actif.Mais la peur, tant des meurtres que de l'avenir incertain.s'est instaurée.La vie nocturne se fait entre quatre murs, plus dans les rues.Le gouvernement a imposé, voici quatre mois, un contrôle des changes face à la fuite dramatique des capitaux: la balance des paiements avait accusé en 1979, année jugée pourtant bonne, un déficit de 206 millions de dollars.Ce déficit est aujourd'hui de 982 millions pour les six premiers mois.TEHERAN (AFP) - Le choix de M.Mohammad Ali Radiai comme premier ministre dépendait hier soir de l'approbation par le «Conseil de surveillance» (conseil constitutionnel) de la constitutionnalité de la lettre du président Banisadr proposant sa nomination au Parlement.Les douze religieux et juristes membres au conseil se sont séparés après une réunion de deux heures, sans qu'aucune décision ne soit annoncée.Les députés ont débattu toute la matinée de la «légalité» de la lettre qui fait référence «au choix de la commission pour la nomination d'un premier ministre» et «aux voeux du Parlement».Avant de convenir de la conformité de cette lettre avec le règlement intérieur du Parlement, de nombreux députés ont reproché au président de ne pas se conformer strictement à la constitution selon laquelle, c'est au président de proposer la nomination d’un chef de gouvernement avant que le Parlement ne se prononce en séance plénière.Le vote de confiance de l’assemblée sur le nom de M.Radjai.ancien ministre de l'Éducation, prévu pour aujourd’hui, reste donc soumis à l'approbation du caractère constitutionnel de la lettre du président Banisadr par le Conseil de surveillance.Entre-temps, l’ayatollah Khomeiny a scellé samedi soir la crise entre l'Iran et l’Union soviétique, en qualifiant pour la première fois ce pays de «grande puissance satanique».«Cette grande puissance satanique, l’URSS, n’a pas pu obliger l'Afghanistan à se soumettre.malgré toute sa puissance», a déclaré l’imam devant les trente-cinq délégués des mouvements de libération participant au «Congrès pour Jérusalem» et une foule de jeunes militants iraniens.Son discours a été intégralement diffusé par Radio-Téhéran et par la télévision.L’URSS partage donc désormais l’adjectif «satanique» avec les États-Unis, qualifiés dans la terminologie officielle de «grand satan».Seul les rejoint dans cette terminologie le président irakien Saddam Hussein, que les dirigeants iraniens appellent «le petit diable».C’est précisément pour son aide militaire à l’Irak que l’URSS est l’objet de cette vague d’attaques sans précédent.Déjà vendredi soir, l’ambassadeur iranien à Moscou, M.Mohamed Mokri, avait menacé l’URSS d’une réduction de la représentation diplomatique de l’Iran «à un simple chargé d’affaires», si cette aide ne cessait pas.Par ailleurs, Mgr Hilarion Capucci, délégué apostolique des melchites d’Europe, venu à Téhéran porteur d'un mes- sage du pape en faveur des écoles et du clergé catholiques, a obtenu des assurances de la justice iranienne selon lesquelles «les accusations d’ordre politique et d’ordre moral» formulées à leur rencontre «étaient dénuées de tout fondement».Une étude arrivant à ces conclusions faite par le bureau du procureur général des tribunaux révolutionnaires, l’ayatollah Ali Ghodoussi, doit être portée à la connaissance de l’imam Khomeiny et du f(résident Banisadr, a indiqué e prélat.Mgr Capucci a été reçu dans la soirée par le président Banisadr, qui a réaffirmé «le droit des minorités chrétiennes à avoir leurs propres écoles et à éduquer leurs enfants comme ils le désirent».Les accusations d’espionnage contre des centres religieux se sont poursuivies hier, avec l’annonce de l’arrestation de la secrétaire de l’évê- que anglican d’Ispahan, Mlle Jean wadell, de nationalité britannique.Accusée par les gardiens de la révolution d’être en relation avec des réseaux d’espionnage britanniques et israéliens, Mlle Wadell, 58 ans, a été arrêtée le 6 août à Ispahan (350 km au sud de Téhéran), où elle s’était rendue pour tenter d’obtenir du tribunal révolutionnaire la levée d’une mesure d’assignation à résidence en Iran.Scrutin hypothétique en Ouganda NAIROBI (AFP) - À sept semaines des premières élections ougandaises en dix-huit ans, on se demande avec un scepticisme croissant à Kampala si le scrutin pourra vraiment avoir lieu le 30 septembre.Même si la commission militaire au pouvoir ne repoussait pas cette date, les observateurs et plusieurs partis politiques voient mal comment ces élections pourraient être «libres et loyales», comme ne cessent de le promettre les nouveaux maîtres du pays.Dans le Karamoja par exemple, où des centaines d’Ougandais meurent de faim chaque semaine, où les Nations unies ont suspendu leur aide d'urgence par peur des bandes ae pillards, où les exactions de l’armée et de la milice sont continuelles, dans quelles conditions le gouvernement, à qui la situation échappe totalement, peut-il garantir un semblant de validité au scrutin?Le nord-est ougandais n'est d'ailleurs que l'illustration la plus critique du désordre qui règne dans tout le pays.Au cours des dernières semaines, les rassemblements politiques ont été marqués par des scènes d'intimidation et de violence, qui ont fait plusieurs victimes.À Kampala même, les nuits sont toujours ponctuées de rafales d'armes automatiques.Il est dangereux de circuler après le coucher du soleil.Le représentant permanent des Nations unies, Mme Melissa Wells, en a fait l'expérience au début du mois, sous la menace d'un revolver, elle a dû abandonner sa voiture à trois Négociations prochaines pour un cessez-le-feu au Tchad?LOME (AFP) — Des négociations directes pour l’instauration d'un cessez-le-feu pourraient s’ouvrir le 20 août prochain à Lagos entre les différentes parties en conflit au Tchad, a annoncé hier à Lomé M.Akakpo Ahianyo.ministre togolais des Affaires étrangères et de la coopération, de retour d'une mission à Ndja-ména.M.Akakpo Ahianyo s’était rendu vendredi à Ndjaména en compagnie de son homologue guineen, M.Aboulayé Toure, dans le cadre des résolutions du dernier sommet de LOUA sur le Tchad.Au cours d une conférence de presse, le ministre togolais a précisé que les parties en presence, dirigées par MM.Goukouni Weddeye et Hissène Habré n'avaient pas rejeté le principe d'une réunion autour d'une table de négociations dans la capitale nigériane.Cette réunion «de la dernière chance» aura pour but l'application du cessez-le-feu prevu par les accords le Lagos.Si les combats cessent à Ndjaména, a souligné le ministre, une force neutre africaine pourra s’installer dans la capitale et ainsi favoriser l'ouverture de véritables négociations pour restaurer la paix au Tchad En ce qui concerne la situa- tion sur le terrain, les ministres guinéen et togolais ont affirmé qu’il n’y avait pas de réelle accalmie.Si la situation paraît calme le jour, les combats reprennent souvent la nuit, ont-ils souligné.Ils ont aussi tenu à préciser que les pays voisins «évitaient toute immixtion dans les affaires intérieures du Tchad et qu'ils n'avaient aucune preuve de le présence d’officiers libyens dans les rangs des Forces armées populaires (FAP) du président Goukouni Weddeye, comme l’avait affirmé récemment à Lomé un envoyé de M.Hissène Habré», ministre de la Défense et chef des Forces armées du Nord (FAN).OFFREZ-VOUS LE DEVOIR CHAQUE MATIN RENSEIGNEMENTS SERVICE DU TIRAGE 8M- y malfaiteurs.Le processus électoral nécessite, de toute façon, toute une structure technique dont l'Ouganda, en complète débâcle économique et administrative, n'a guère les moyens, souligne-t-on dans les milieux informés.Il faut par exemple de 20.000 à 30.000 urnes (elles n'ont pas encore été commandées).Il faut aussi imprimer des régistres, ce qui prendra des semaines., après que les listes électorales auront été établies, ce qui est loin d’être fait.Il faudra encore choisir et former des fonctionnaires, leur fournir des véhicules, installer des bureaux de vote.Il faudra enfin modifier la loi pour faire entériner l’abaissement, annoncé il y a quelques jours, de 21 à 18 ans de râge minimum requis.En attendant l’annonce officielle, que beaucoup considèrent donc comme probable, d’un report des élections, on continue à jouer le jeu dans les états-majors des quatre partis autorisés : le Congrès du peuple ougandais (UPC), le Parti démocrate (DP), et le Mouvement patriotique ougandais (UPM), les trois principaux, et le marginal Parti conservateur (CP).Des commandes de matériel de propagande ont été passées à des imprimeurs Kényans, et des réunions publiques ont toujours lieu, bien que leur rythme se soit ralenti par rapport au mois de juillet.Pendant ce temps, quelle que soit la date du scrutin, la situation pré-électorale qui mobilise l’attention du gouvernement parait peu propice à une amélioration du sort des Karamojong.Et ceci, bien que la famine qui les décimé depuis le mois de février ait ému l'opinion internationale.Les Nations unies ont suspendu leurs convois de vivres fin juillet, après que cinq.de leurs chauffeurs aient été blessés dans une embuscade tendue par des centaines de pillards.Les récoltes attendues ces prochaines semaines seront trop faibles pour offrir mieux qu’un bref sursis.Seul moyen de noter intégralement la parole la plus rapide LA STÉNOTYPIE S'adapte à toutes les formes du secrétariat; elle assure aussi la prise des contérences, colloques, réunions et congrès; elle garantit le compte rendu intégral des procès, la prise des débats.On la trouve dans les entreprises, organismes nationaux et internationaux.Inscription ouverte pour septembre 1980 Institut France Quitard de Sténotypie I.Q.S.Permit * 749666 (du ministère de l’éducation) 1290, rue Saint-Denis, suite 89, Montréal (Métro Berri, sortie Saint-Denis) 288-2241 Nantis châtiés en Chine PÉKIN (AFP) — L’ensemble de la presse chinoise de samedi rendait compte de laçon détaillée des condamnations à des pei- -1?prison qu’un tribunal de Pékin vient de prononcer à l'en- • de criminels appartenant à des familles ae cadres de haut Le principal accusé, Xu Yuyuan, 36 ans, fils d’un commissaire politique adjoint dans l’armée et de la directrice adjointe d’une entreprise de la capitale, a été condamné à 6 ans de prison pour séquestration, extorsion de fonds et vols.Son frère et deux comparses ont été condamnés pour la même affaire, à des peines allant de 2 à 4 ans de prison.L’affaire est compliquée et comporte des ramifications s’étendant.notamment, à un trafic avec un homme d’affaires de Hong Kong, levant ainsi un coin du voile sur les opérations illégales effectuées par des Chinois avec des ressortissants étrangers, d'origine chinoise.Elle survient à un moment ou les autorités chinoises se sont engagées dans une lutte sévère contre les privilèges dont jouit la «jeunesse dorée».La mère des frères Xu, Wang Yong a, quant à elle, été démise de ses fonctions et soumise à une autocritique.Les Xu, dont les journaux affirment qu’ils voulaient quitter la Chine, ont reçu d’un homme d’affaires de Hong Kong, marchand de pierres précieuses, un poste de télévision et 8.000 yuans (près de 5 300 dollars), en échange d’un engagement de lui procurer des pierres précieuses, des bijoux et d’autres objets de valeur.Le Beijing Ribao (Quotidien de Pékin) consacre un commentaire à cette affaire dans lequel il s’en prend vivement aux jeunes qui, parce que leurs parents sont influents, se conduisent en «despotes».«Ils'sont devenus les nouveaux princes», remarque le journal qui dépiore la persistance d’une influence féodale dans la Chine contemporaine, thème fréquemment exploité par la presse chinoise depuis quelque temps.Une campagne contre les privilèges, la corruption et l’indiscipline de l'administration a été lancée simultanément et les journaux regorgent actuellement de faits divers dans lesquels des cadres malhonnêtes sont impliqués.La rentrée scolaire approche Chez nous tout le monde grandit Dans plus de 500 écoles publiques de l’île de Montréal, françaises ou anglaises, catholiques ou protestantes, nous offrons des programmes et des services qui répondent aux besoins de tous.Nous mettons à la disposition de votre enfant une grande diversité de services avec un personnel, enseignant et non-enseignant, hautement qualifié.Vojci quelques-uns des programmes et des services que nous offrons: • ( Jim» lionne formation un langue maternelle • I /excellents programmes pour I’cnseiffnement de la langue seconde • Ixi gamme complète des programmes de mathématiques et de s< iences dispensés par des enseignants spécialisés gui disposent, au niveau secondaire, de laboratoires bien outillés • Des programmes d’arts plastique* et de musique aux niveaux primaire et secondaire • l Jne (fraude variété de programmes d'enseignement professionnel ainsi que des ateliers bien équipés • Des programmes d’éducation physique et d’excellents équipements surtout au niveau sec ondaire • ( lue politique uni vise à inciter les élèves à développer de bonnes habitudes en alimentation tout en offrant dans les écoles des aliments sains à prix modique • Des activités parascolaires • Des initiatives spéciales a l’intention des élèves de milieux défavorisés • Des classes d'accueil réservées aux élèves en voie d'intégration à l’é( oie française • Des servie es a l'enfance handicapée ainsi que des conseillers en orientation, des psychologues.des travailleurs sociaux et des services de santé.Si vous ave# l'intention «l'inscrire votre enfant à une des écoles des huit commissions scolaires de l’ile de Montréal, surveille# les annonces des commissions scolaires: Publie conjointement pur: 1 Di ( omtnission «les «•« «îles « nlholi«|ues «l«* Montréal ( r»25-(>:t 111 2 le Bureau «l«*s «'•rules protestantes dit (iwtul Montréal (482-6000) I lx» ( ommlssion s< «flaire Jerômc-h* Rover (642-9520) 4 l a ( nmmissioii s< olalre Baldwiu-C artl«’r (697-6.420) 5 Ixi ( ottimission s« «flaire Saull-Saint-louls (.'165 4600) 6 la ( «ftnmlssinn s« «flaire «l«> lakeshore (697 2480) 7 la ( «ttiimissltifi s« «flaire SAlrtle-( mix (748-6991) H la ( itmmKsion «les «*« «tl«>s « ath««lirr.' des Hommes Parcours: in nouveau parcours dt : - ¦ 195 < ert lie travt Kl Ville de Montreal et empruntant Temps de passage: iu> 10 km 15 km 20 km 2\ 30 km 35 km et 40 km aux 5 10 15 20 et 25 n drier ypiqu' Sanction: F ederalion d Athieùsrm du Québec et Association canadienne d Athlétisme Ravitaillement: 20 stations de rafraîchissement (eau et tonique) et 6 stations d épongés Résultat: Att'i he apres la course et une confirmation écrite suivra par la poste Distances: Indiquées a tous les kilometres et milles 10 15 20 et ; Médical: or jrvice a I arrivée plus sr le parcours T#: Temperature il, nplet :e medic me de LJn kit du coureur sera remis a chaque participant Un/) médaillé sera remise a chjqi finissant Activités: Un marathon il elite aui beu le samedi 6 septembre Une tète sera presentee le vendredi 5 septembre Frais: S7 00 (mandat ou cheque payableaCOM i M ) I 10 ¦ Le Devoir, lundi 11 août 1980 Une reprise des négociations à la Baie James | DÉCÈS r La fête populaire annuelle du quartier Saint-Henri a débuté hier soir par un défilé dans les rues après une célébration eucharistique en plein air.La cérémonie d'ouverture de cette semaine de célébrations a été marquée par le transport d'un flambeau jusqu'au site de l'inauguration.Cette semaine de festivités sera l'occasion de compétitions athlétiques et d'activités artistiques de toute sorte.(Photo Réjean Meloche) Les négociations ont repris hier entre les représentants des traiteurs de la Baie James et leurs 1,400 employés, affiliés à l’Union internationale des opérateurs de machinerie lourde (FTQ), section locale 791.La rencontre a eu lieu à la demande du nouveau conciliateur, M.Robert Chaînon.Rien n'a filtré de la réunion, à laquelle le syndicat s'attendait à recevoir de nouvelles propositions.Quelques heures avant cette rencontre, trois groupes de syndiqués ont débraye, pensant ainsi hâter le reglement du conflit.Il s’agit des employés de cuisine et des conciergeries des chantiers Un refuge d’urgence menacé de fermeture Un centre d’hébergement pour adolescents risque de fermer ses portes dès le 15 août si le ministère des Affaires sociales ne vient pas de nouveau à sa rescousse financièrement.Il s'agit du Refuge d'urgence de l'ouest de rue ïAMBCAL) qui accueille des jeunes de 13 à 18 ans qui éprouvent des difficultés de comportement.M.Denis Lazure est déjà intervenu personnellement dans ce dossier en injectant une subvention de $58.000 qui a permis à l'établissement de survivre ces derniers six mois.Le ministre avait cependant confié la responsabilité d'une solution permanente au Conseil régional des services sociaux et de santé du Montréal métropolitain (CRSSSMM) en souhaitant que le refuge soit désormais intégré au programme Horizon-Jeunesse Cependant, les autorités de l'institution estiment qu’il serait préférable de lui conserver son statut privé, invoquant sa performance et son efficacité au sein de la communauté desservie, surtout en regard de l'esprit de la loi 24 portant sur la protection de la jeunesse.Le personnel du centre aurait en effet réussi à rintgrer dans leur milieu familial quelque 80% des 480 jeunes qui ont séjourné au centre depuis son ouverture en 1976.Selon M.François Matte, vice-président du Conseil d'administration du refuge, la fermeture du centre priverait le secteur ouest de la ville, en majorité anglophone, d une ressource essentielle de rééducation des jeunes en difficulté et les rejeterait sur la voie de la délinquance.«En somme, confiait-il au DEVOIR, il s’agit à ce jour d’assurer au refuge une sécurité financière permanente.Nos prévisions budgétaires pour la prochaine annee sont de l’ordre de $173,000.» L’année dernière, le fonctionnement du refuge AMBACAL (À Ma Baie Civil Action League) maintenant connu sous le nom de Mouvement Jeunesse de l’ouest de l’île, avait coûté $114,000, à raison de $39 par place, par jour.Dans un centre d’accueil du réseau public, il en coûte $55 par jour par enfant.Le Conseil d’administration, présidé par Mme Margaret McDonald, espère de tout coeur que le ministère des Affaires sociales interviendra à temps pour sauver le refuge en lui versant les fonds nécessaires.Avant le 15 août.LG-3 et LG-4 ainsi que ceux du chantier de Eastmain.Leurs collègues de LG-2 ont refusé d’emboîter le pas et, informations prises auprès des négociateurs rendus à Montréal, les grévistes sont retournés au travail à 13 heures.Les repas ont été servis par les cadres et quelques syndiqués aux trois endroits.Les négociateurs syndicaux ont reçu la semaine dernière le mandat de déclencher une grève générale au moment jugé opportun par une majorité de plus de 90% des voix i'-primées.Les traiteurs Crawley McEachren et J.S.Hubert ont offert une augmentation de 51 cents l'heure alors que le syndicat réclame $3.00 d’augmentation dans un nouveau contrat de travail d’un an.Les négociateurs syndicaux ont menacé la semaine dernière d'utiliser le mandat de grève à leur disposition si les pourparlers ne progressaient pas suffisamment rapidement.Compte tenu des répercussions d’une fermeture des cafétéria pour les 12,000 travailleurs de la construction de la Baie James, l’Hydro-Québec et la Société d’énergie de la Baie James étaient représentés hier à la table des négociations.suco éducation à la solidarité Notez s.v.p.que les avis de décès doivent nous parvenir avant 4:00 p.m.pour publication du lendemain, Le dimanche: 2 à 4:30 p.m.BLAIN, Roberta À Montréal, le 7 août 198Ü à l'âge de 40 ans, est décédée.Roberta Leblanc épouse du Dr Jean-Gilles Blain de I hôpital Notre-Dame.Outre son époux elle laisse dans le deuil ses enfants Monique et Philippe, ses soeurs, Réjeanne Bernier de St-Boniface.Manitoba et Henriette I.abossière de St-Léon.Manitoba et son frère Paul-Emile de Hull Elle laisse également ses beaux-parents L A Blain d'Ottawa, son beau-frère Robert Blain de Lucerne et Aline Blain-Reeve de Montréal Les funérailles auront lieu le lundi 11 août Le convoi funèbre partira des salons Alfred Dallaire Inc et J S Vallée Idée No 1111 rue Laurier ouest.Outremont à 10 30 heures, pour se rendre à l'église St-Germain d'Outremont où le service sera célébré à 11:00 heures, et de là au cimetière Côte des Neiges lieu de la sépulture Parents et amis sont priés d'v assister sans autre invitation Pas de fleurs.Dons aux Fonds de Neurologie Roma Amyot, Fondation Notre-Dame, service neurologique de l'hôpital Notre-Dame de Montréal Heures de visite dimanche de 14 à 17 heures et de 19 à 22 heures PRIÈRE AU ST-ESPRIT St-Ksprit toi qui m'éclaircis tout, qui illumines tous les chemins pour que je puisse atteindre mon idéal, toi qui me donnes le don divin de pardonner et oublier le mal qu'on me fait et que dans tous les instants de ma vie tu es avec moi.je veux pendant ce court dialogue te remercier pour tout et confirmer encore une fois que je ne veux pas me séparer de toi à jamais, même et malgré n'importe quelle illusion matérielle Je désire être avec toi dans la gloire éternelle Merci de ta miséricorde envers moi et les miens.(La personne devra dire cette prière pendant trois jours de suite) Après les 3 jours, la grâce demandée sera obtenue même si elle pourrait paraître difficile Faire publier aussitôt la grâce obtenue sans dire la demande, au bas mettre les initiales de la personne exaucée D.B.P.chic .avoir sa maisonnette àLaCité Nous vous offrons tout le luxe de nos superbes maisonnettes à deux paliers.Au premier: cuisine avec lave-vaisselle, salle à manger, salon et w.c.Au deuxième: chambres (2 ou 3 au choix), une ou deux salles de bain et balcons ou terrasses.À vous de choisir: rester en ville ,.ou vivre LaQté le complexe d’habitation le plus “in” de Montréal.Pour visiter, prière de prendre rendez-vous en composant 845-4173 350 ouest, rue Prince-Arthur, angle avenue du Parc c'est la vi« LaQté Avis légaux - Avis publics - Appels d'offres TEXTE DE PUBLICATION Marcel Thibault fanant affaires sous les nom et raison sociale de Services Sanitaires Thibault Enrg demande â la Commission des Transports du Québec de transférer à Les Services Sanitaires St-Jè^ôme inc â St-Jérôme le permis M-710265 ainsi que le système et moyen de transport qu H détient pour la région 6 Le requérant demande également à la Commission des Transports du Québec i application de i article 2 58 1 du réglement 2 des règles de pratiques pour que la décision devienne exécutoire mrrxed’atement après Que la décision soit rendue Tout intéressé oeuf s opposer â cette demande en s adressant â ta Commission dans les cinq (5) jours suivant 'a troisième parution de cet avis 1ère publication 11 août 198C 2tème puDLcat'On 12 août 1980 3-ème Dubitation 13 août 1980 H0GUE CHOUiNARO G0UIN/ASS0CKS PAR Me fvon Chomnard 35 est Grande Allée Québec G1R 2H5 PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL AVIS LEGAL Prenez avis qu une requête pour un changement de nom a été présentée par le requérant Me NABlH KH0UZAM au Ministre de la Justice de la province de Québec, aux fins d'ajouter le prénom de ALEXANDRE en premier et de conserver le prénom existant de NABlH' en second CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL (500) 02-033080-800 VILLE DE MONTREAL vs DENISE CHAMPAGNE et al Il est enjoint à Denise Champagne, â I mtention de laquelle une copie du bref et de la déclaration a été laissée au greffe de cette Cour de comparaître dans un délai de trente jours (signé) Dominique Di Bernardo Mes Péloquin.Badeaux.Allard et Lacroix Procureurs de la demanderesse ROUTES 0FcIC£ DES AUTOROUTES DU QUEBEC APPEL D OFFRES CONTRAT *o A63-80-E-5-RB NATURE DES TRAVAUX Enrobés bitumineux ROUTE Autoroute (10) des Cantons de ' Est '75 9 â 88 1 km) MUNICIPALITE Granby Shefford CIR ELECTORALE She«ord L OHtce des autoroutes du Québec 255 est boulevard C/émaze lOême étage Momrêa< Montréal Qué H2M 1L5 demande des soumissions oour réaliser le projet ci-haut mentionné Sont admises â soumissionner les entreprises qui ont leur principale place d affaires au Québec qui possèdent la licence 'equise oar a Régie des Entreprises de Construction du Québec et qui auront réquisitionné !a documentation du projet â leur nom Les documents du projet et de la soumission sont obtenus pour une somme non remboursable de cinq douars f S 5 00) soit en espèces soit par chèque ou mandat-poste â t ordre de 1 Office des autoroutes du Québec Garante de soc^ssion exigée Cautionoemer;?de soumission 60 000 00 ou Chèque v,sé 30 000.00 ou obligations conformes aux exigences 30 000 -00 On peu?examiner ou obtenir les documents et les 'enseignements nécessaires â la préparation de 'a soumission du Directeur du Géme Office des autoroutes du Québec 255 es* boui Crémaz'e lOéme étage S'j ’e 1055 Montrés Qué H2M 1L5 La réception et I ouverture des soumissions seront fades aux bureaux du Secrétaire Jacques Taschereau notaire 0H; ce des autoroutes du Québec 255 es* bou1 Oémaz;e lOéme étage Su-*e 100?Montréal Oué H2M 1L5 Clôture de >a 'éceptioo des soumissions heures 14 n 45 ie 22 août 1980 L Office ne s engage â accepter nt la plus basse ' aucune des soumissions Le Secrétaire Jacques Taschereau notaire .4, AUTOROUTES OFFICE 0ES AUTOROUTES DU QUEBEC APPEL D OFFRES CONTRAT NO A63-80-E-6-RB NATURE 0ES TRAVAUX: Enrobés bitumineux ROUTE Autoroute (10) des Cantons de l'Est (88 2 â 118 7 km) MUNICIPALITE Brôme Bolton.Magog CIR ELECTORALE B'Ome Stanstead L Office des autoroutes du Québec 255 est.boulevard Crémazie lOéme étage Montréal Oué H2M 1L5 demande des soumissions pour réaliser le projet ci-haut mentionné Sont admises â soumissionner les entreprises qui ont leur principale place d affaires au Québec qui possèdent la licence requise par la Régie des Entreprises de Construction du Québec et qui auront réquisitionné la documentation du projet à leur nom Les documents du projet et de la soumission sont obtenus pour une somme non remboursable de cinq dollars ( S 5 00).soit en espèces set par chèque ou mandat-poste â I ordre de Office des autoroutes du Québec Garantie de soumission exigée Cautionnement de soumission 50 000.00 Chèque visé 25 000 00 ou obligations conformes aux exigences 25 000.-00 On peut examiner ou obtenir les documents et 'es '•enseignements nécessaires â la préparation de la soumission du Directeur du Génie Office des autoroutes du Québec 255 est boul Crémazie lOéme étage Suite 1055.Montréal Qué H2M 1L5 La réception et l ouverture des soumissions seront faites aux bureaux du Secrétaire Jacques Taschereau notaire QHice des autoroutes du Québec 255 est boul Crémazie 10éme étage Suite 1001 Montréal Qué H2M 1L5 Clôture de la réception des soumissions 15 heures 30 le 22 août 1980 L Office ne s engage â accepter ni la plus basse m aucune des soumissions Le Secrétaire Jacques Taschereau, notaire Avis est donné que Claude Laurence 3648 boul Ste-Rose.Laval détenteur du permis M-506-606-00/ région 10 s'adressera à la Commission des Transports du Québec, dans le but d'obtenir l autorisation de transférer son permis en faveur de Yves Bourdeau Enr 10.394 Christophe Colomb région 10 conformément aux dispositions de l'article 2 59 1 du règlement 2 Tout intéressé peut y faire opposition dans les 5 jours qui suivent la date de la troisième parution dans les jouranux 1ère parution: 11 août 1980 2ième parution 12 août 1980 3ième parution: 13 août 1980 AVIS JUDICIAIRE Avis est par les présentes donné, en vertu de l article 31 de la Loi des pouvoirs spéciaux des corporations (L R 1977.c P-16).que la garantie créée par l acté de fidéicommis entre Séra-bec Ltée et Compagnie Montréal Trust ès qualités de fidéicommissaire, passé le 27 février 1976 devant Me Pierre Venne.notaire et enregistré le 4 mars 1976 à la division d enregistrement de Montréal sous le numéro 2671995 est devenue exécutoire Montréal le 6 août 1980 Compagnie Montréal Trust fidéicommissaire 4, AUTOROUTES OFFICE 0ES AUTOROUTES DU QUEBEC APPEL D OFFRES CONTRAT NO A63-80-E-4 RB NATURE DES TRAVAUX Enrobés bitumineux ROUTE Autoroute (10) des Cantons de l'Est (26 9 â 75 9 dm) MUNICIPALITE Ste-Ageie Ste-Brigitte Ange Gardien.Granby CIR ELECTORALE Rouville.Iberville Shefford L Office des autoroutes du Québec 255 est, boulevard Crémazie.10éme étage Montréal Qué H2M 1L5 demande des soumissions pour réaliser le projet ci-haut mentionné Sont admises â soumissionner les entreprises qui ont leur principale place d'affaires au Québec, qui possèdent la licence requise par la Régie des Entreprises de Construction du Québec et qui auront réquisitionné la documentation du projet à leur nom Les documents du projet et de la soumission sont obtenus pour une somme non remboursable de cinq dollars ($5 00).soit en espèces soit par chèque ou mandat-poste â I ordre de l'Office des autoroutes du Québec Cautionnement de soumission 50 000.00 ou Chèque visé 25 000 00 ou obligations conformes aux exigences: 25 000.00 On peut examiner ou obtenir les documents et les renseignements nécessaires à la préparation de la soumission du: Directeur du Génie Office des autoroutes du Québec 255 est boul Crémazie 10éme étage Suite 1055 Montréal.Oué H2M 1L5 La réception et l'ouverture des soumissions seront faites aux bureaux du Secrétaire, Jacques Taschereau notaire Office des autoroutes du Québec 255 est boul Crémazie lOéme étage Suite 1001 Montréal Qué H2M 1L5 Clôture de la réception des soumissions 14 heures le 22 août 1980 L Office ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions Le Secrétaire Jacques Taschereau notaire CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIALE N0 500-02-032735-800 La Ville de Montréal c SOCIETE FINANCIERE UNIE PHENIX LTEE Il est enjoint à la mise-en-cause.SOCIETE FINANCIERE UNIE PHENIX LIMITEE â I intention duquel une copie du bref et de la déclaration ont été laissées au greffe de cette Cour, de comparaître dans un délai de 30 jours (Signé) PELOQUIN BADEAUX ALLARD & LACROIX 275 est rue Notre-Dame, Montréal Procureurs de la demanderesse Le 5 août 1980 CANADA PROVINCE 0E QUEBEC DISTRICT DE TERREBONNE COUR SUPÉRIEURE NO 70O-O5-0OC741-805 PAUL WAY Demandeur -vs- PIERRE DE LAFONTAINE.MARCEL LAL0NDE et RESTAURANT LE VIEUX STE-THERÊSE INC Défendeurs -et- ZURICH COMPAGNIE D ASSURANCES Tierce-saisie -et- TRUDEAU CHABOT & ASS INC Mi«;-pn-cause PAR 0R0RE DE LA COUR Les défendéurs PIERRE DE LAFONTAINE MARCEL LAL0NDE et RESTAURANT LE VIEUX STE-THERESE INC d adresses inconnues, sont par les présentes requis de comparaître dans un délai de trente (30) jours à compter de la présente insertion Une copie du bref de saisie avant jugement en mains-tierces, affidavit, et avis, a été laissée au greffe de la Cour Supérieure, au 400 rue Laviolette à St-Jérôme.â l'intention de chacun des défendeurs Faute par les défendeurs de comparaître dans ce délai statuer et prononcer jugement par défaut, avec les mêmes conséquences qu'â la suite d'un débat contradictoire MONTREAL, ce 6 août 1980 LUCIE PELOQUIN P -A MES TRUDEAU DUFRESNE & PELOQUIN 560 ouest boul H -Bourassa Montréal.P 0 (337-2181) Prenez avis que le requérant Robert Guignard.488 route de la Plaine.Rivière Ouelle.Cté Ka-mouraska.détenteur du permis Q-100573, s adresse â la commission des transports du Québec afin d'être autorisé a donner aux conditions règlementaires le service de trasport suivant transport saisonnier de personnes-catégorie économique-rayon transport de passagers irréguliers de Rivière Ouelle, Cté Kamouraska a tout point situé dans un rayon de 75 milles de cet endroit et retour, pour le transport de groupes sociaux participant â des activités religieuses éducatrices, culturelles sportives et récréatives, le tout pour une durée de 365 jours, le tout en conformité du règlement 19 et de l'article 2,72,7 du règlement 2 sur les règles de pratique Toute personne désirant porter opposition â la présente demande doit le faire dans les 5 jours de la troisième publication de cet avis â la commission des transports du Québec au 585 boul Charest est Québec PQ Me Marc M Delage Procureur St-Hilaire de Blois et Associés 220 Grande Allée est suite 850 Québec PQ H1R 2J1 1e parution 11 août 1980 2e parution 12 août 1980 3e parution 13 août 1980 ,v , Avis publics 1+ La Voie maritime Transports Canada The Seaway Transport Canada AVIS AUX ENTREPRENEURS Des soumissions cachetées dans des enveloppes fournies par l'Administration de la Voie maritime du Saint-Laurent et marquées "SOUMISSION POUR LE CONTRAT NO 12-1718" relativement au DRAGAGE DU BANC DE LANCASTER, (1980) LAC ST-FRANÇOIS VOIE MARITIME, RÉGION DE L'EST seront reçues à l'Édifice de la Voie maritime, Pièce 312, Écluse de Saint-Lambert, Casier Postal 97, Saint-Lambert.Québec.J4P 3N7, jusqu'à 15:00 heures, heure avancée de l’Est, le mercredi 3 septembre 1980.On pourra se procurer les documents nécessaires à cette adresse contre versement de $100.00 comptant, ou chèque visé, établi à l'ordre de l'Administration de la Voie maritime du Saint-Laurent, montant qui sera remboursable sur réception du document ci-haut, en bon état, dans un délai de 30 jours de la date fixée ci-dessus pour le retour des soumissions.Pour être admissible, la soumission doit être conforme aux spécifications mentionnées dans les documents fournis et doit être accompagnée de la garantie prescrite.Les termes dans lesquels l'Entrepreneur a présenté son offre constitueront le langage dominant aux fins de la rédaction et de l'application du Contrat.L Administration ne s'engage pas à accepter la plus basse ou toute autre soumission.Le secrétaire, L.E.Béiand.ADMINISTRATION DE LA VOIE MARITIME DU SAINT-LAURENT, OTTAWA, le 11 août 1980 VILLE DE MONTRÉAL SERVICE DES TRAVAUX PUBLICS APPEL D’OFFRES ACCESSIBILITÉ DES BATIMENTS MUNICIPAUX AUX HANDICAPÉS, PHASE II, PHASE III ET PHASE IV La date d'ouverture des'plis Les conditions et les exigences sont contenues dans les documents que l'on peut obtenir aux bureaux de la Contre un dépôt remboursable de Sous forme de chèque visé à l'ordre du 3 septembre 1980 Division Technique - - architecture • Sise au 755, rue Berri, suite 191 Montréal, Québec.Téléphone: 872-2236.¦ $150.00 ¦ Directeur des Finances de la Ville de Montréal Un chèque visé de $40 000,00 doit accompagner chaque soumission.Quel que soit le mode d expédition que le soumissionnaire choisit d adopter, toute soumission doit, pour être validement reçue, se trouver physiquement le jour fixé pour son ouverture, entre les mains du secrétaire administratif a son bureau, chambre 415.Hôtel de Ville.275 rue Notre-Dame est.Montréal, avant I heure de midi.Les soumissions seront ouvertes à midi au bureau du greffier de la Ville â la chambre 120 Hôtel de Ville Le 11 août 1980 Le Greffier, Marc Boyer, C.R.a Hydro-Québec APPEL D’OFFRES VILLE DE MONTRÉAL SERVICE DES TRAVAUX PUBLICS PAVAGES, TROTTOIRS ET CONDUITS: GROUPE 145: RUE 332-15, -16, -17 (DOCTEUR ÉMILE-LEGRAND), de la rue Notre-Dame â la rue 331-18.-19, P.332.P.335.337 (Tellier).RUE 331-18, -19.P.332, 335, 337 (TELLIER), de la rue P.337 (de Boucherville) â la rue 332-15, 16 et 17 (Docteur Émile-Legrand).RUE P.337 (DE BOUCHERVILLE) et une conduite d’eau là où requis, de la rue de Boucherville à la rue 331,332, 335, 337 (Tellier).ÉGOUTS ET CONDUITES D’EAU: ALFRED-NOBEL, de l'avenue Samuel-Morse au boulevard Perras.GROUPE 144: rue 130-13-1, de l'avenue Nicolas-Leblanc à l'avenue François-Blanchard AVENUE FRANÇOIS-BLANCHARD, de la rue 130-13-1 â l’avenue André-Dumas La date d ouverture des plis Les conditions et les exigences sont contenues dans les documents que I on peut obtenir aux bureaux de la 20 août 1980 Division Technique Améliorations Locales Sise au 700 est, rue St-Antoine, suite 262, Tél 872-4406 Egout et eau $35,00 Groupe 143 .$50,00 Directeur des Finances de la Ville de Montréal Quel que soit le mode d expédition que le soumissionnaire choisit d adopter, toute soumission doit, pour être validement reçue, se trouver physiquement le jour fixé pour 3on ouverture entre les mains du secrétaire administratif â son bureau, chambre 415, Hôtel de Ville, 275 rue Notre-Dame est, Montréal, avant l'heure de midi Les soumissions seront ouvertes â midi au bureau du greffier de la Ville â la chambre 120 _ I Contre un dépôt remboursable de Sous forme de chèque visé a I ordre du Hôtel de Ville Le 11 août 1980 Le Greffier, Marc Boyar, C.R.APPELS D'OFFRES Pour 10h30, heure de Montréal, aux dates indiquées PMS-80-19209 le mardi 26 août 1980 Région Maisonneuve SERVICES DE DÉNEIGEMENT AU POSTE HERTEL COMTÉ DE I,APRAIRIE Garantie de soumission: J 000 S Principale place d'affaires au Québec RLS-80-I9189 AEP 80-19224 ('(1.-80-19187 le mardi 26 août 1980 le mardi 26 août 1980 le mardi 2 septembre 1980 Région l.aurentides services de CONSTRUCTION SUR SERVICES DE DÉNEIGEMENT PYLONES D'ACIER ET DÉNEIGEMENT DES STATIONNEMENTS POTEAUX TUBULAIRES AU CENTRE DE ET ENTTRÉES DE DE LA LIGNE DE service île-Jésus QUATRE (4i ENDROITS TRANSPORT À .315 kV A LAVAL A MONTRÉAL ATWATER VIGER Garantie de soumission: Garantie de soumission: Garantie de soumission: .1 000 % 3 000 $ 100 000 $ Principale plaee d’affaires Principale place d'affaires Principale plaee d'affaires au Québec au Québec au Québec PMS-80-19208 le mardi 26 août 1980 Région Maisonneuve SERVICES DE DÉNEIGEMENT AU POSTE DUVERNAY, I.AVAL Garantie de soumission: 3 000 % Principale place d'affaires au Québec RME-80-19199 le mardi 2 septembre 1980 Région Mauricie SERVICES DE DÉNEIGEMENT AU CENTRE DE SERVICE, AUX POSTES TERMINAI.ET DES EORGES A TROIS RIVIERES Garantie de soumission: 7 (HH) $ Principale place d'affaires au Québec UMN-80-I9235 le mardi 2 septembre 1980 Région Manicouagan SERVICES DE DÉNEIGEMENT AU SIEGE RÉGIONAL A KAIK-UOMEAU Garantie de soumission: 7 WM) $ Principale place d'affaires au Québec Toutes lesconditions de chacun des appels d'offres sont contenues dans le document qui est disponible pour examen et peut être obtenu contre un paiement NON REMfîOURSABLK de $25 pour chaque exemplaire complet, cheque visé ou mandat payable a L Hydro-Québec, du lundi au vendredi inclusivement de XhTO a I6h30 a l'endroit suivant IIYDKO-Ql ÉBÉC DIRECTION DES CONTRATS BUREAU N" «09 75 OUEST, BOUT.DORCHESTER MONT RÉAU, QUÉ-, CANADA H27.IA4 Pour renseignements tél.(514) 285-1711, poste 1464.La garantie de soumission susmentionnée doit être, au choix du soumissionnaire soit un chèque visé, soit un bon de garantie de soumission, au montant indiqué.Lorsqu'il esl indiqué ci-haut qu'une soumission partielle est acceptable.la garantie choisie doit être d'un montant égal au multiple de $1,000 le plus près de DIX POUR CENT (10%) de la somme totale de la soumission ou de la proposition la plusclcvéc, jusqu'à concurrence du montant mentionné ci-dessus.Seules les personnes, sociétés, et corporations qui auront obtenu le document d'appel d'offres directement du bureau sus-indiqué sont admises à soumissionner.I .'Hydro Québec se réserve le droit de rejeter l'une quelconque ou toutes les soumissions reçues, le secretaire, M A DEMURS ) Le Devoir, lundi 11 août 1980 11 Un avion a etfectué, jeudi en Californie, un vol de 3 km avec un moteur électrique ali-menté par la seule énergie solaire.Appareil à hélice, le Gossamer Penguin pèse 30 kg et a 22 mètres d’envergure.Il a décollé tiré par une bicyclette et a pu atteindre une vitesse de 26.6 km-h.Il n'a volé qu'à quelques centimètres du sol pendant une bonne partie de sa course et son altitude maximum a été de deux mètres.(Photolaser AP) -li ¦ Détournement vers La Havane MIAMI — Un homme parlant l’espagnol et armé d’une «bombe» qui devait s’avérer plus tard un simple morceau de savon, a momentanément détourné un Boeing-737 d'Air Florida vers La Havane, hier matin.Mais après avoir arrêté l’auteur du méfait, les autorités cubaines ont retourné l’avion et ses 34 autres passagers vers Miami deux heures plus tard.Aucune blessure n’en est résujté.Il s'agissait d'un 4e détournement d'avion américain vers Cuba cette année.L'incident s’est produit vers lOh quand l’avion, à destination de Key West (Floride), a été détourné vers La Havane par l'un des passagers tenant présumément une bombe.Un attaché commercial des USA à La Havane a déclaré que les autorités cubaines avaient fait preuve d’une collaboration admirable dans le dénouement de l'incident.¦ Jacqueline Cochran n’est plus INDIO — Jacqueline Cochran, la première femme à avoir franchi le mur du son en avion à réaction, est décédée samedi à Indio (Californie), a l’âge de 73 ans.Elle avait victime d’une crise cardiaque il y a 10 ans et portait un stimulateur cardiaque depuis janvier dernier.Mme Cochran avait commencé à piloter en 1932.Elle avait remporté la célèbre course aérienne Bendix en 1938 et était devenue en 1941 la première femme à piloter un bombardier à travers l’Atlantique.En 1953, elle avait été nommée commandant des WASPS, l’unité des femmes pilotes de l'Armée de l’air américaine.C’est en 1953 qu’elle réalisait son exploit à bord d'un chasseur F-86.¦ Rupture d’un oléoduc en France MARSEILLE — La rupture de l’important oléoduc du sud-est européen long de 700 kilomètres qui, à partir de Fos-sur-Mer, près de Marseille, alimente des refineries de l'est de la France, d’Allemagne INS fédérale et de Suisse, a provoqué la pollution de la Durance et d'autres cours a’eau.La fuite a été découverte par des habitants du village de La Palud, à une centaine de km au nord-est de Marseille.Environ 1,000 mètres cubes de pétrole se sont répandus dans la Durance toute proche et d’autres rivières de la région.Cet oléoduc appartient à la Société du pipeline sud-européen qui a interrompu, aussitôt que la rupture a été découverte, l’acheminement du pétrole dans la canalisation.¦ Des requins près des plages EMERALD ISLAND — Conséquence directe de la vague de chaleur aux États-Unis, d’importants groupes de requins, parfois de plus de 60, ont été signales samedi près des côtes de Caroline du nord et ont contraint les autorités à fermer les plages sur près de 50 kilomètres.La police de la région a précisé que personne n’avait été attaqué.Les requins ont été vus nageant parfois dans moins d’un mètre d’eau, le long des plages habituellement fréquentées par de nombreux touristes.Selon un spécialiste, ce phénomène extrêmement rare est dû au réchauffement des eaux provoquépar la vague de chaleur, qui a poussé le poisson plus au large hors des zones de chasse des requins.Ces derniers se sont rabattus sur les côtes où ils peuvent trouver un peu de nourriture.¦ La canicule fait 16 morts ATHÈNES — Seize personnes sont mortes de crises cardiaques provoquées par la vague de chaleur qui frappe la Grèce depuis quelques jours, le thermomètre dépassant souvent les 40 degrés centigrades à l’ombre.Athènes et Salonique ont été pratiquement désertées samedi, les habitants s'etant empressés de quitter leurs foyers pour se rafraîchir dans les stations balnéaires.Plusieurs incendies qui se sont déclarés à travers le pays ont été maîtrisés après avoir détruit des centaines d’hectares de forêts de pins et de cultures.1980 ¦; Nos lecteurs dont l’abonnement est payé d'avance peuvent faire suivre leur journal durant les vacances à l'intérieur du Canada sans frais additionnels.Pour ceux qui paient à la semaine au porteur ou qui achètent LE DEVOIR au numéro, les tarifs d’abonnements-vacances sont les suivants: 2 semaines CANADA: $4.00 ÉTATS-UNIS: $5.00 Je paie mon abonnement au porteur à chaque semaine ?Mon abonnement est payé d'avance ?Je le reçois par porteur ?Je le reçois par la poste ?(AVISER 10 JOURS D'AVANCE) Nom.Adresse actuelle.Adresse de vacances.à compter du.reprise le.S.V.P.remplir ce coupon et l'adreteer A: LE DEVOIR, C.P.6033, Montréal H3C 3C9, P.Q.(service du tirage) ANNONCES CLASSEES REGULIERES 286-1202 844-3361 (pour lout autre aarvics) * CtMsva parution eoOto *4.80, m**lmum 18 mol* * Tout mot oddHtonnol coût* $0.15 «hocun * Minimum: a parution* * Hour** do tombé*: 10 k*wo* 30 a.m.NOUS ACCEPTONS PAR TÉLÉPHONE ANNONCES CLASSEES DU DEVOIR Le» offre» d’emploi» son! ouverte» également aux Homme» et eu» femme».A vie: Lee annonceur» «ont priée de vérifier la première parution de leur» annonce».Le Devoir »e rend reaponaeble d'une eeule inaertion erronnée.Toute erreur doit être «oulignèe immédiatement.S.V.P.téléphoner é 386 1201 AMEUBLEMENTS A VENDRE Set de chambre à coucher, 7 morceaux, tête de lit "King size”.Bureau triple, commode, 2 tables de nuit, 2 miroirs.Très bon état.$850 Téi : 731-5755.12-8-80 MEUBLES NON PEINTS: vendons et fabriquons.Vaste choix (commodes, bureaux doubles et triples, etc ).Avons aussi matelas toutes grandeurs à prix d'aubaines.207 est Beaubien, Tél : 276-9067 ou 3611 ouest, Notre-Dame 935-6716 et 10,192 St-MIchel 387-2841 JN0 ANIMAUX PERDUS RÉCOMPENSE: Perdu chat gris et blanc aux environs du boulevard LaSalle Appelez 691-1440 ou 933-3011 après 5h 12-8-80 ANTIQUITÉS A VENDRE RÉPARATION D’HORLOQES QRAND-PÈRE Service à domicile 324-1021 —689-2989 2-9-80 MEUBLES antiques, peintures, tapis, lampes, argenterie, porcelaine, cristal, T.V., chandelier, machine à écrire, horloge, bureau, monnaies, tout à être vendu à l’enchère la plus élevée.Pas de minimum - pas de réservation.Visite mardi 12h00 (midi) jusqu'à l’encan débutant à 7h P.M.Admission gratuite, stationnement gratuit Salle climatisée, quantité limitée de catalogue gratuit 5500 Paré, 737-5343 13-8-80 Salle à dîner 9 morceaux en chêne, secrétaire, peinture, tapis, wagon à thé, tapis Oriental.Si après 6h: 489-9134.Jour: 484-0271 12-8-80 ACHETONS antiquités de toutes sortes (argent comptant) — bibelots — bronze — tableaux — petits meubles — gravures par Louis Icart — bijoux — cuivres — lampes — tapis — etc.Claude Morrier, 524-1422 JN0 APPARTEMENTS A LOUER COTE-DES-NEIGES, 4975 Edouard Montpetit, coin Westbury, 4 VS, équipé, chauffé, 1er septembre.5 minutes en auto de l'Université de Montréal 738-1875.17-8-80 OUTREMONT: Près de l’Université de Montréal, demi sous sol Vk meublé, chauffé, électricité, taxes payées.Foyer naturel, laveuse, sécheuse et téléphone inclus.$225 par mois, libre 1er septembre.589-4328,737-9032 17-8-80 RUE CHAMBLY (près Rachel), 3VS chauffé, réfrigérateur et cuisinière, paisible, jardin et place pour l'auto.Tél : 521-5636 17-8-80 STUDIO à louer.410 Bonsecours, Vieux-Montréal, $255.non chauffé.Occupation immédiate Jour: 288-6767-Soir: 277-3252 16-8-80 A LOUER: très bel appartement, très bien situé, autobus, métro 1er septembre, grand 5VS.Tél.: 270-8982 12-8-80 CENTRE-EST, 1VS, 2V?, 3%, entièrement meublés, $165 - $210.Téléphone: 282-1779 15-8-80 APPARTEMENTS A LOUER APPARTEMENTS À LOUER Rester en ville.ou vivre LaCité Bienvenue un luxueux complexe d'habitation LaCité où les appartements climatisés vous offriront tout le luxe de la .vie rêvée en fait de divertissements, conditionnement physique, magasinage et restaurants.Vrai-ment vivre, c’est vivre LaCité! 350 ouest, rue Prince-Arthur tingle avenue du Parc :•** Sur rendez-vous seulement 12-08-80 845-4173 APPARTEMENTS A LOUER ÊD0UARD-M0NTPETIT, 2247 Près centre sportif Université de Montréal Grand 5'/2, chauffé, équipé, stationnement facultatif Téléphone pour visite: 341-6148, après 17 h 12-08-80 WILDERT0N 6500, près de l'Université de Montréal 4VS tranquille avec balcon, chauffé, garage, autres services fournis.Disponible immédiatement.Loyer raisonnable.748-9223 15-08-80 AUTOS/MOTOS JAGUAR 77, très bonne condition, $1 5,500 Particulier, 692-4402 18-8-80 BUREAUX A LOUER Boulevard St-Joseph ouest: Bureau pour professionnel, 900 pi.carré, 6 pièces rénovées, luxueux, 1er septembre: appeler: 276-7449 ou 273-0842.12-8-80 BUREAU à S0US-L0UER, idéal pour professionnel.Carré Dominion (1010 Ouest, rue Ste-Catherine).Occupation: 1er septembre Salle de conférence et d'attente meublées.866-5453 13-8-80 CHALETS A LOUER DOMAINE MANOIR DES PINS LAC NATUREL EN MONTAGNE Chalet tout confort, foyer de pierre, chaloupe, pédalo.Lau-rentides.sortie -89.1 mille à droite, 6 milles vers Ste-Lucie.1-819-326-4324 fin sem.$1G0.semaine Ï200.2-9-80 VAL DAVID, luxueux, foyer, bain sauna, lave-vaisselle, 3 ch.à coucher.Saison $3,000.665-2540 18-8-80 CONDOMINIUM Condominium à vendre ou à louer, 5v?pièces, tapis mur à mur, tout équipé 747-1988 13-8-80 PRES METRO SHERBROOKE, très beau 4’/;, neuf, à voir absolument.849-9864 ou 656-3340 16-08-80 iwaaiaiei! Dormez-vous bien la nuit après votre partie de bridge ?par Charles-A.Durand ?v ?Donneur: Nord Vulnérables: Nord-Sud Nord ?D TRI) ?R V 8 7 4 4 A V 9 6 3 Ouest ?» 4AV876432 ?2 4 852 Est 4 V 10 8 7 5 2 410 ?A 5 4 R U 104 Sud 4 A R 6 4 3 495 • D 10963 4 7 Les enchères: Nord Est ¦ 4 I 4 3 4 passe 5 # passe Sud 2 4 4 4 passe Ouest 2 4 passe passe Entame: le neuf de pique par Ouest.Il y a plusieurs mains difficiles a jouer autant de la part des défenseurs que du declarant, et beaucoup de ces mains, nous devons l’avouer, sont un peu dépendantes de la chance.Les experts font souvent jouer la chance dans la marche de leurs déclarations.Et si la grande Dame leur est un peu favorable, ils savent si bien manipuler leurs cartes qu’ils se tireront d’affaires.Lors de la donne ci-dessus, Nord était l'expert et Sud le déclarant, alors celui-ci flatté de l'entame, prit la levée avec la Dame de pique et joua vivement atout dans le but de ne pas subir de coupe dans les 2 couleurs majeures.Erreur; Est, vivement, prit la levée avec son As et joua avec plaisir le 10 de coeur; c’était la couleur déclarée par son partenaire et cette carte était très significative.Ouest comprit vivement et retourna un autre coeur que Est coupa avec le 5 de carreau pour la levée de chute.Nord comprit lui aussi et très vivement que son par- tenaire, le déclarant, avait très mal joué.Celui-ci, profitant de l’entame exceptionnelle que lui avait procurée, l’entameur aurait du lire dans le cerveau expert de son partenaire le plan exquis selon lequel il fallait immédiatement jouer cette main pour obtenir la victoire.Après l’entame du 9 de pique qui fut pris par la Dame, le déclarant aurait dû jouer l’As de trèfle et couper 1 trèfle et alors il était maître de la situation, pouvant circonscrire la faille du défenseur qui aurait pu mettre le contrat en échec si l’attaque avait été faite par l'As de coeur.En quatrième levée, il aurait joué l’As de pique si Ouest coupe, le mort surcoupera aussi.La coupe d’un autre carreau avec un honneur en atout donnera la main au déclarant.Il jouera le Roi de pique et en profitera, Ouest ne coupant pas, pour écarter 1 coeur et le contrat ne sera plus en danger car il sera à l’abri de la coupe d’un deuxième coeur.La prévision sur la chance d’accomplir ce contrat donnait raison a l’expert d’avoir exploité la chance pour déclarer 5 carreaux.Le déclarant fut-il humilié par son incompétence de n’avoir pas su profiter de la chance qu’il recevait des adversaires par cette attaque favorable?Certainement, et il le fut aussi d’avoir conduit son partenaire à la perte d’une victoire qui était dans ses mains.Et chez les équipes où le contrat de 5 carreaux fut défait, quelle saute d'humeur dut faire monsieur Ouest de n'avoir pas attaqué en coeur.En face de toutes ces réactions, les joueurs de bridge sont divisés en 2 clans: ceux qui passent par de grandes jouissances psychiques et mentales et ceux qui reçoivent la prescription du médecin de ne plus jouer au bridge car ce jeu les enerve trop.Qui êtes-vous?Dormez-vous bien la nuit après votre partie de bridge?COURS Désire suivre cours individuel de tricot dès maintenant.Secteur COte-des-Neiges ou environ.Jeanne 252-4800, ou 342-3760 12-8-80 DÉMÉNAGEMENTS VOTRE conseiller en petits et gros déménagements, service rapide, qualité, courtoisie, bon prix Demandez Jean-Paul 670-7729.J N 0.Disponible en tout temps pour petits et gros déménagements, spécialité cuisinière, réfrigérateur, laveuse, sécheuse, assurances complètes 725-1372.J.N.0.A BAS PRIX, appelez Pierre Déménagements, en tout temps, estimation gratuite, 937-9491 J.N.O ACCEPTERAIS déménagements de tous genres.Spécialité, appareils électriques Assurances complètes.Téléphone: 327-6026.J.N.0 FERMES A VENORE i DURHAM - SUD, 95 acres, belle propriété, grange, ruisseaux, prix $76,000 Ferdinand Berner (819) 826-5447 - (819) 826-5195.IMMEUBLES EXPRESS 12-8-80 SAINT-DAVID conté Yamaska, rang Bord de l'eau, 135 arpents, 2 maisons en construction, $55,000.Ecrivez à Marc Laliberté, 5333 Est Sherbrooke app #A 359.H1T 3V8 24-08-80 INSTRUMENTS DE MUSIQUE PIANO à queue, 7 pieds, McKmabe, en bois de rose Prix à discuter.279-7160 12-08-80 LOGEMENTS A LOUER CHRISTOPHE-COLOMB - ST-Z0TIQUE, 5V?restaurés, grand luxe, climatisation, $360 - $480 288-2696 12-8-80 C.-D -N., 4940 Plamondon Haut de duplex, 67?, cuisinière, réfrigérateur, eau chaude, chauffé, $400/-mois.238-9510 14-8-80 OUTREMONT: Haut de duplex luxueux, 7 pièces, 2 chambres de bain, chauffé, proximité de la montagne, $750 par mois, Tél.: 627-0166 12-8-80 MAISONS MOBILES ROULOTTES LOCATION DE TENTES-ROULOTTES Bonair, 1980, 733-6064 JN0 OFFRES D'EMPLOIS COMPTABLE: Recherchons jeune femme comptable, minimum 2 ans d’expérience, D E C.en comptabilité exigé, bilingue, travail centre-ville, avantages sociaux intéressants.Contactez M.Baron 849-8665 16-08-80 DIVERSES possibilités d’emplois, pour secrétaires dactylo et personnel de bureau bilingue, et haute compétence.Appelez-nous, nous vous offrons un plus bel avenir.849-6168 13-08-80 CONCIERGE: Couple demandé avec expérience, concierge et location, pour édifice à appartements à Châteauguay.Bonnes conditions.739-3611 12-08-80 OFFRES D'EMPLOIS Commis dactylo bilingue, bonne en chiffres, travail permanent.$160.Plomberie Robert 421 Bélanger Pour rendez-vous: 276-4646 14-08-80 Dame demandée pour faire cuisine familiale, et garder 2 fillettes d'âge scolaire 2-3 jours semaine 9 h à 5 h.Références, Accès facile près Université de Montréal.731-6090 343-4536 14-08-80 PRÊT8 HYPOTHÉCAIRES A-1 absolument confidentiel $1,200 à $600,000,, 1ère, 2ième.Mlle Léona Laberge, courtier.486-1106 jour ou soir.J.N.0.ABAISSEMENT, 1ère, 2ième hypothèque, balance de vente, rapidement, jour ou soir, 729-4332 J.N.0.PROPRIÉTÉS A REVENUS A VENDRE L0NGUEUIL Aubaine 40 logements 4 9 fois les revenus Hypothèque 12% B/V 10%.Rendement net 30% la première année avec petit comptant Diane Bisson 651-1000 651-8901 MONTREAL TRUST COURTIER 12-08-80 L0NGUEUIL Aubaine, 2 X 12 logements Excellente construction se vendrait $20,000 plus bas que l’évaluation Appelez Abdou 651 -1000 MONTREAL TRUST COURTIERS 12-08-80 NOUS ACCEPTONS PAR TÉLÉPHONE ANNONCES CLASSÉES ENCADREES 286-1202 844-3361 (pour lont ouïr* oorvlco) Choqu* parution coûta $8.(0 la pouca • II n’y • p«* a* Pal* pour lo* llluttratlo»* OEUVRES / OBJETS D'ART La Galerie MACHIN CHOUETTE C'est aussi une boutique de cadeaux! Promenade La Cité 3875 avenue du Parc, Montréal, Tél: 845-4615 PROPRIÉTÉS A VENDRE A JPMonti Montreal Trust ST-LAMBERT Nouveau sur le marché! propriété d'architecture moderne offrant, 7 pièces, adjacente au golf."Country Club" ORIGINALE, LUMINOSITÉ REMARQUABLE.Pour détails.Huguatte L.Godin 672-6450 ou 672-1839 12-8-80 PROPRIÉTÉS A VENDRE ST-BBNOIT DE MIRABEL 30 minutes du centre ville maison canadienne en pierres, 1977, 78x32.9 lucarnes, 4 foyers, 7 arpents.$115,000 1-258-2766, 472-4360.13-8-80 PROPRIÉTÉS A VENDRE MONT ST-HILAIRE dans la montagne sur 40,000 p.c.boisés avec ruisseau, maison "1900" entièrement rénovée, 3 chambres à coucher, cuisine laboratoire, garage double, etc, etc.$110,000 à voir Tél: H De Serres 467-8510.15- 08-80 AHUNTSIC: Cottage entièrement rénové, 3 chambres â coucher, salon, salle à manger, cuisine, boiserie en chêne, système d'alarme, air climatisé PRIX DEMANDÉ - $169,000 Françoise Mousseau: 331-1821 ou Paul de Serres à 731 -7981 TRUST NATIONAL COURTIER 12-08-80 12-08-80 PROPRIÉTÉS A VENDRE ST-CHARLES: bord de l’eau, bungalow pierre, stucco, 9 pièces, sous-sol fini, loyer brique, superbe salon vitré, vue rivière, serre chauffée climatisée.Vrai bijou Prix raisonnable Gisèle Snape 467-3212, 467-1120 MONTREAL TRUST COURTIER 12-08-80 SOCIÉTÉ-LOISIRS ETRE DEUX.Pour vraiment apprécier les plaisirs de la vie, il faut être deux Service de rencontres réputé établi à Montréal depuis 1966, pour personnes libres et sérieuses.Dépliant gratuit.282-0058 ouvert de 1 P.M, à 9 P M.lundi au vendredi RENDEZ-VOUS 1117 ouest, Ste-Catherine suite 108, Montréal (Métro Peel) J.N.O.AMAS0 Service de rencontres, sérieux Dépliants sur demande et entrevues sur rendez-vous Marthe Gaudette, 822 est, Sherbrooke, suite 5, Montréal H2L 1K4 2h â 7h.524-3852 J.N.O.TERRES/TERRAINS NONZONE AGRICOLE MONT ORFORD, vue panoramique; coucher de soleil, ruisseaux, piscines, lacs, près ski $0.12 à $0.20 le p.c.Conditions faciles, Frais virés: 1-514-297-3163 J.N.O.La natation, c'est pour toutelçi famille.iîJV-s 'V G miJrFh' + La Croix-Rouge canadienne OU/nvÆ rvouy.RÔtoÂXj -tü IIMMWJBMHWMM l 2 3 4 5 6 7 8 9 10 1 1 12 Horizontalement 1 —Action de substituer.2— Mettre au courant des secrets d'un art, d'une science.— Grand lac.3— Parcourir des yeux.— Gangrène d'un tissu.4— Ivette.— Café-restaurant plus ou moins luxueux.5— Sommets des montagnes.— Tailla la tête d’un arbre.6— Enlèveras.— Marque l'alternative, — Usages.7— Sélénium.— Meuble servant à ranger.8— Ami de Dagobert.— Seul.— Unité de mesure d'accélération.9— Grappe de fleurs mauves ou blanches.— Ornement sacerdotal.10— Mille.— Temps récemment écoulé.11— Quatre saisons.— Duvet fourni par l'elder.12— Personne chargée d'écrire sous la dictée de quelqu'un.Verticalement 1— Maladie due à l'inhalation de poussière de silice.— Maison de campagne.2— Se dit des vraies jumelles.3— Galère à deux rangs de ra- mes à chaque côté.— Ancien oui.4— Sainte.— Érafler.5— Titane.— Empereur de Russie.— Assiste.6— Victoire de Napoléon sur les Prussiens en 1806.— Samarium.— Est utile.7— Cessation temporaire de tout acte d'hostilité.— Marque l'alternative.— Roue à gorge d'une poulie.8— Insecte vert doré.— Cinq cent un.9— Frayeur.— Dieu du Tonnerre et des Éclairs.10— Se rendront.— Outil.11— Vertébré ovipare, — Bière anglaise.12— Venue au monde.— Partie creuse de la salière.Solution de samedi 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 || |2 JSl ¦wherhhmhH faq ¦«¦H ' " SMMB O Fit JS , u?r A /)¦ uu= IV '.A LA un.lAJX sera 4 12 ¦ Montréal, lundi 11 août 1980 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Rédacteur en chef: Rédacteurs en chef adjoints: Directeur de l'information: Trésorier: Michel Roy Jean Francoeur > , Pierre Loignon Bernard Larocque Lise Bissonnette La querelle des médecins LES médecines amères que se prescrivent mutuellement le docteur Augustin Roy.président de la Corporation professionnelle des médecins du Québec, et le docteur Denis Lazure, ministre des Affaires sociales, sont certainement liées à la convalescence référendaire.Ce n’est pas la première fois que M.Roy, tenant du NON, assortit ses griefs professionnels de condamnations plus larges de la philosophie constitutionnelle et politique du gouvernement péquiste.Ce n’est pas la première fois qu'on lui répond en l’identifiant au passage au Parti libéral qui lui fait la cour.Mais la querelle qui vient d’éclater sur le contingentement des effectifs médicaux au Québec est plus importante que le style de cette prise de bec ne le laisse croire.Il faudrait la mener jusqu’au bout, qui déborde l’univers de la formation médicale.M.Roy s'élève contre une directive gouvernementale d’avril dernier qui limite à 1,700 le nombre de postes de résidents et d’internes dans les hôpitaux de Montréal (608), McGill (608), Laval (340), et Sherbrooke (144), et surtout qui entend limiter à 10% le nombre de diplômés d’universités «non-québécoises» qui auront accès à ces postes.La Corporation des médecins ne maugrée pas trop contre la limitation des postes, qui profite évidemment à ses membres.Mais elle déteste que l’État se mêle de répartition et le critère du «non-québécois» lui semble particulièrement odieux.Elle appelle à la compassion, notamment, pour quelque 55 médecins immigrants, en liste d'attente pour des postes de résidents ou d'internes, et réduits au chômage ou à d'autres métiers.L'État a-t-il la main trop lourde et trop qué-bécisante0 Pour le savoir il faut d'abord remonter à 1974.quand le gouvernement du Québec (libéral) annonçait qu’il commencerait à limiter l’entrée des médecins «étrangers» sur son territoire: les autres provinces le voulaient aussi.Environ la moitié des médecins exerçant alors au Québec étaient des immigrants et M.Roy avait même qualifié le projet gouvernemental de «protectionnisme de bon aloi».tout en soulignant qu'il reviendrait au gouvernement de contingenter lui-mème les admissions.Aujourd'hui, selon la Corporation, environ 4% des postes de résidents et d'internes sont occupes par des immigrants.Toutefois, si l'on ajoute à ce groupe les diplômés canadiens de provinces autres que le Québec, 18% des internes et résidents sont «non-Québécois» et l’Université McGill, à elle seule, en aurait admis 42%, selon les statistiques du MAS datant de juin dernier.Ce ne sont donc pas tous des immigrants en situation «dramatique».Le gouvernement du Québec doit maintenir un délicat équilibre entre le protectionnisme et l’accueil et on ne peut le blâmer de vouloir maintenant donner un coup de barre pour privilégier les jeunes Québécois.Car, pour des centaines de ceux-ci, l’avenir de leur choix est encore plus fermé que celui des médecins immigrants en liste d’attente.Les facultés de médecine du Québec refusent environ 80% des demandes d’inscription.Ce sont les jeunes francophones du Québec, dont le taux cl’accès à l’université est encore de loin inférieur à celui des anglophones, qui font les frais de ce premier et crucial contingentement.Dans la mesure où le ratio médecin/population n’augmentera plus — la Coporation craignait elle-même récemment la saturation — on ne peut espérer de rattrapage sans accentuer le protectionnisme.Si le Québec ne faisait pas déjà sa part pour l’accueil des non-Québécois dans ses programmes de résidence et d'internat, on comprendrait les hauts cris.Mais à lui seul, il reçoit autant de citoyens américains, dans ces programmes, qu’il n’envoie de Québécois dans les mêmes aux USA.Et il y a près de deux fois plus de diplômés des autres provinces en formation medicale au Québec qu’il n’y a de diplômés québécois en formation ailleurs au Canada.A force de devenir plus fédéraliste que la fédération ne l’exige, on va bientôt reprocher à une administration provinciale de gouverner d'abord pour ses propres commettants et d’exercer tout simplement ses compétences constitutionnelles.Souverain en matière d'éducation, le gouvernement du Québec a non seulement le diûit mais le devoir de corriger une situation qui défavorise ses administrés.Il n'a surtout pas à se voiler la face pour le faire.¦ Qu’il l’ait voulu ou non, M.Roy attire fort opportunément l’attention sur une question épineuse mais trop longtemps écartee, celle du rôle de l'Université McGill dans ce déséquilibre.Plus de la moitié de ses diplômés en médecine exercent leur profession à l’extérieur du Québec, et elle a, à elle seule, plus du tiers des postes de résidents et internes rémunérés par le ministère des Affaires sociales au Québec, cela même après les réductions dont elle se plaint.McGill est certes l'une des meilleurs universités en Amérique du Nord et sa faculté de médecine jouit d'un rayonnement international, d'où son grand attrait pour les étudiants étrangers.Mais le Québec n’est pas richissime au point de subventionner sans mot dire une telle hémorragie de diplômés.Si ces subventions devaient continuer, le «rayonnement» qu’elles achètent devrait bénéficier tout autant aux universités de langue française.Non seulement l’Université McGill fournit-elle à la minorité anglophone du Québec un nombre plus que confortable de médecins, mais encore en forme-t-elle de nombreux autres pour des provinces canadiennes-anglaises déjà bien pourvues.La générosité du gouvernement du Québec serait mieux placée si les universités de Montréal, Laval, Sherbrooke contribuaient plus activement à la formation de médecins francophones pour les minorités «de langue officielle» des autres provinces, qui en sont parfois totalement privées.Pour l’enseignement universitaire, avec sa tradition de liberté sacrée, d’échanges internationaux constants, il serait impensable d’établir des règles coercitives de fréquentation d’une institution plutôt qu’une autre, comme on l’a fait aux niveaux primaire et secondaire.Mais il est temps que le gouvernement du Québec se donne au moins une politique véritablement incitative.Le cas de la médecine n'est qu'une facette du problème de l’accueil des étudiants étrangers au Québec.La Commission d’étude sur les universités signalait l'année dernière que leur présence coûtait $50 millions au Trésor public, et que les deux-tiers environ de ces 6,000 étudiants sont inscrits dans des institutions de langue anglaise.Ce n'est pas en relevant indistinctement leurs frais de scolarité de $1,000, comme on l'a fait, qu'on redressera le taux d’attraction des universités de langue française.Il faut à la fois donner à ces universités les moyens de croître encore, ce que le blocage actuel des budgets empêche, et, pour reprendre des suggestions déjà faites, instituer un système de bourses favorisant l’inscription dans des programmes de langue française.Mais rien ne rééquilibrera mieux la situation linguistique des universités québécoises qu'une révision en profondeur des politiques d'accès pour les jeunes francophones du Québec.Avant de courir avec M.Roy à la rescousse de McGill, comme il Ta fait l’année dernière en promettant de mettre fin au «nationalisme étroit» des contingentements, le chef du Parti libéral du Québec, qui est à rédiger son programme, devrait se demander si le fédéralisme trop large n’amène pas aussi, et plus en l’occurrence, des injustices flagrantes.Lise BISSONNETTE Un pays qui se vend par Robert Décary Cette envoûtante publicité fédérale.cette belle petite maison qu’Ot-tawa veut nous vendre dans la prairie canadienne, sont sources de beaucoup de tracas Si bien faite soit-elle, cette publicité.qui.à peine commencée, revient déjà trop souvent sur nos petits écrans, constitue une incitation directe à jeter nos dévolus plutôt sur la télévision américaine qui.elle, ne fait pas de propagande politique Au moment ou le président de Radio-Canada déplore l'influence des médias américains, voila que le gouvernement fédéral nous force, par l’usure, à écouter Walter Cronkyte plutôt que Bernard Derome Que dire, aussi, de cette discrimination gu'Ottawà pratique entre les lecteurs du Journal de Montréal et ceux, par exemple, du DEVOIR, entre les maniaques du canal 10 et ceux du V Pourquoi, diable, priver l'élite québécoise — il n’y a qu elle, c’est bien connu, qui écoute Radio-Canada et lit LE DEVOIR — de ces belles images qui vantent la nation canadienne, et la forcer à attendre quelques jours de plus?Il y a quelques semaines.Pierre Trudeau écrivait aux seuls Québécois francophones et s'en prenait ouvertement aux plus intellectuels d'entre eux.C'était là un commencement de discrimination Et ça reprend de plus belle.Comme si tout le monde ne payait pas les mêmes taxes et n'avait pas le même gouvernement.Comme si le Journal de Montréal et Télé-Métropole avaient, eux.droit à des subventions fédérales, et les autres, pas Car c’est de subventions dont il s'agit, cette publicité n'étant pas diffusée gratuitement.Et les droits de l'homme, dans tout cela9 Qu'en est-il de cette fameuse Déclaration canadienne des droits'’ Elle ne parle pas.c’est sûr.de l’égalité des citoyens devant la publicité.Mais c'ést tout jÇpmme.La charte québécoise, elle, interdit toute discrimination fondée sur la condition sociale, ce qui devrait empêcher le gouvernement provincial de distinguer entre les lec- teurs du Journal de Montréal et ceux du DEVOIR.Décidément, la nouvelle Constitution devra reconnaître le principe de l égalité devant la publicité.On n’a pas le droit, bêtement, comme ça, de forcer un citoyen à acheter un journal en particulier pour savoir ce que son gouvernement veut lui dire.V a plus de justice! Que dire, enfin, du consommateur canadien?Car le but de toute publicité, c'est que quelqu'un la consomme.Or, un consommateur a des droits, et il n'est pas sûr que la publicité fédérale les respecte tous.On sait bien — on l'a vu lors du référendum — que les lois québécoises ne touchent généralement pas le gouvernement fédéral, mais si on s’inspirait.juste pour s’amuser un peu, des mêmes principes.«Un bien doit être conforme à un message publicitaire fait à son sujet par le commerçant.» «Aucun commerçant ne peut, par quelque moyen que ce soit, faire une representation fausse ou trompeuse.» «Un commerçant doit indiquer clairement et lisiblement le prix de vente d'un bien .» «Aucun commerçant ne peut, dans une représentation qu’il fait à un consommateur, passer sous silence un fait important.» «Nul ne peut faire de la publicité à but commercial destinée à des personnes de moins de treize ans.» Que voilà des dispositions embarrassantes.La belle maison canadienne qu’on voit dans le beau message publicitaire, est-elle aussi belle, en réalité?N’a-t-elle pas besoin de quelques retouches ici et là, à l’avant, à 1 arrière, au milieu, du côté ouest surtout?Ne contient-elle pas une dizaine de chambres provinciales dont le message ne parle pourtant pas?Combien ooûte-t-elle, cette maison, ui, par surcroît, est achetée à cré-it?Et n’est-ce pas un cas où le commerçant prend le consommateur pour un enfant âgé de moins de treize ans?Une dernière question: Un pays qui se vend ainsi, est-ce aussi un pays qui s'achète ou qui s’échange ou qui se loue1’ La parole du père Arrupe par Bernard Carrière, s.j.Le père Carrière est le nouveau Provincial du Canada français de la Compagnie de Jésus.Il réagit ici à une dépêche de l'Agence France-Presse, intitu lée «Les jésuites après la démission du p Arrupepubliée dans LE DEVOIR du 5 août.Il y a quelques jours les journaux ont rendu puolic le geste du général des jésuites qui a présenté sa démission a Sa Sainteté Jean-Paul II, peu de temps après Pâques Les journaux disaient également fméme si le titre qui coiffait l'article du DEVOIR pouvait laisser croire le contraire) que le souverain pontife, après quelques jours de réflexion, lui avait demandé, «pour le bien de 1 Église et de la Compagnie de Jésus, de suspendre provisoirement le déroulement des démarches commencées».La nouvelle ne me parait pas avoir le caractère dramatique qu'ont voulu lui donner des agences de presse qui l’ont reliée à des propos anciens du père Arrupe, isolés de leur contexte Je n’ai pas la prétention de restituer la vérité dans son objectivité, mais je crois être en mesure de dire comment l’événement a été vécu à l’intérieur de l’Ordre.Voici comment la nouvelle est parvenue aux jésuites Le pere Arrupe, dans une lettre datée du 3 juillet, communique aux 80 provinciaux, ses plus proches collaborateurs dans les pays où les jésuites exercent leurs activités et à qui il avait individuellement demande leur avis avant de décider de démissionner, qu’il a entrepris les premières démarches en vue de renoncer à sa charge de supérieur général «en raison de l’âge avançant et de ses conséquences», et qu’il a fait part de son propos au souverain pontife «en raison au lien spé- cial qui unit la Compagnie à lui».Le pape Jean-Paul II n’a pas accepté son geste pour le moment Le pere Arrupe nous a déclaré avoir accueilli la volonté du Saint-Père «avec un coeur disponible et filial».Je me permets d'expliquer l’événement en recourant à l'histoire récente de la Compagnie et de l’Église.Le père Arrupe a été élu général en 1965.au moment où le concile Vatican II venait de prendre fin à Rome.Dans la foulée des décisions conciliaires, l'assemblée qui réunissait des représentants de tous les jésuites du monde vota un décret qui laissait au général élu à vie depuis Ignace de Loyola la liberté de «renoncer à sa charge» pour des raisons qu’il devrait faire connaître à ses compagnons Sans vouloir me faire l’interprète de la démarche du père Arrupe.j’aimerais rappeler que.depuis Vatican II, les évêques qui sont à la tête d’un diocèse sont tenus de présenter leur démission au Saint-Père lorsqu'ils sont sur le point d’at-teinare 75 ans Le général des jésuites, même s’il est encore très vigoureux et en possession de toutes ses facultés, aura 73 ans à l’automne et il sait très bien que le procédé «démocratique» qui est prévu pour l’élection de son successeur peut prendre deux ans avant d’arriver à son terme Les rapports des jésuites avec les évêques et les derniers papes n’ont pas été aussi pénibles que le laisse entendre le correspondant de l’AFP Le père Arrupe, en janvier 1979, tenait les propos suivants devant les journalistes venus l’interviewer à Puebla «Nous, les jésuites, nous voulons contribuer à l’évangélisation suivant notre tradition et nos propres possibilités daas et avec l’Église, dans et avec le peuple de Dieu.Vous savez que les jésuites font un voeu de servir le Pape en acceptant toutes les missions qu’il veut nous confier sans aucune réserve.La Compagnie parait différente de celle de saint Ignace mais nous sommes la même Compagnie de toujours, seulement adaptée, autant qu’il est possible et nécessaire, à un monde soumis à de si rapides et profonds changements.» Je ne nie pas qu’il y ait eu et qu’il y ait encore des tensions entre des jésuites et certains membres de l’épiscopat, en Amérique latine surtout.Mais à l’actif de la Compagnie, je crois bon de rappeler qu’un bon nombre de compagnons ont été des témoins de la foi depuis 1975.Une cinquantaine de jésuites ont été emprisonnés, au moins quinze ont été assassinés dont le père Rutilio Grande à Salvador en 1977, qui a devancé dans la mort Mgr Romero.Il a été froidement abattu par un policier au moment où il défendait les droits des Indiens injustement spoliés de leurs maigres lopins de terre.Le dernier en date, le P Luis Espinal, un journaliste de la radio à La Paz, qui passait pour un critique du gouvernement bolivien, a été tué par des inconnus en mars dernier.Je ne crois pas que le pape Jean-Paul II a perdu confiance en la Compagnie: encore récemment il a choisi de nommer plusieurs jésuites à la tête de diocèses.dont ceux de Milan et de Strasbourg, même si nous faisons le voeu de renoncer à occuper de telles fonctions dans l’Église En terminant, je dirai quelques mots du père Pedro Arrupe.Sans tomber dans le panégyrique, j’aimerais rappeler quelques traits de la vie d’un homme qui a été invité à diriger les destinées de la Compagnie de Jésus a un moment particulièrement mouvementé de son histoire Basque espagnol, comme notre fondateur saint Ignace, il est entré chez les jésuites à 19 ans, après avoir interrompu ses études ae médecine qu’il avait commencées à 15 ans.Durant les années de sa formation de jésuite, il a connu les soubresauts de la révolution espagnole et il a dû s’expatrier en Belgique et aux États-Unis pour terminer ses études de théologie.Il a vécu près de trente ans au Japon et il habitait aux portes de Hiroshima au moment de l’explosion atomique du 5 août 1945.Avec les jeunes jésuites dont il était le responsable à ce moment-là, il s'occupa d’accueillir dans sa maison et de soigner de nombreux blessés.Dès le début de son généralat en 1965, il commença à visiter ses compagnons jésuites à travers le monde et il continue à faire de nombreux voyages chaque année.Parlant aisément plusieurs langues et servi par une mémoire exceptionnellement fidèle, il garde un contact étroit avec un grand nombre des 27,000 compagnons que nous sommes présentement.Il est bien connu des supérieurs généraux d’autres communautés dont il préside les rencontres mensuelles à Rome depuis plus de 10 ans.Pour ma part, j’ai eu la joie de causer longuement avec lui à plusieurs reprises et, chaque fois, j’ai été frappé par la chaleur de son accueil, par la qualité de l’attention qu’il me manifestait et par la sérénité qu’il gardait devant les problèmes les plus ardus Ce n’est pas l’homme pour céder au découragement.Loin d'être déçu de ses compagnons, il me semble être uni profondément à eux et convaincu plus que jamais du rôle qu’ils doivent jouer dans l’Église et dans le monde.Je respecte la décision qu’il a prise en toute lucidité et à la lumière de sa foi et je souhaite que les amis de la Compagnie de Jésus acceptent simplement la parole d un homme, investi d'une grande responsabilité, qui renonce à ses fonctions «en raison de l’âge avançant et de ses conséquences».Le quelqu’un devenu quelque chose Nulle part au monde plus qu’aux États-Unis n’a été poussé si loin le culte de la personnalité.Ouvrez un digest ou un magazine quelconque en provenance d’outre-frontiere.Si vous n’y trouvez pas une chronique consacrée à ce que l’on nomme «la culture humaine», vous aurez de la chance.Nos voisins ont la maladie contagieuse de la surhumanité grégaire.¦ Ce n’est pas le moi individualiste que les culturistes de la psychologie populaire cherchent à développer dans l’Américain moyen.Au contraire! C’est un moi supra-social.La plupart des tests sur la personne tendent à faire de celle-ci un sujet adapté, accordé au milieu environnemental, ductile même, et dont le premier souci doit être de se fondre dans un sur-moi collectif.On en arrive donc à se résultat, en apparence paradoxal, mais fatal quant au fond: le culte de la personnalité a enregistré les plus puissants conformismes qui se soient jamais vus en ce bas monde.¦ Le critère de la personnalité de ce type, c’est le succès en affaires, affaires étant entendues dans son acception la plus élastique: affaires d'argent, d’amour, de relations, de santé et d’éternité bienheureuse.L'argent transcende tout, la vie spirituelle comme le reste.Le Yankee Doodle, convaincu que son pays est le paradis terrestre, ne peut s’empêcher d'imaginer que le ciel est la reproduction en plus étendue de ses buildings, de ses Cadillacs blindées, de ses thruways et de ses sénateurs.¦ Tout bien considéré, pour le Joe Doakes, l’existence ne compte que très peu d’impondérables.Les mystères de la vie qui lui échappent relèvent de la fiction.Pour se connaître, il lui suffit de savoir répondre oui ou non à dix ou vingt questions qui lui diront s’il est introverti, cultivé, positif, heureux, charitable, bien habillé ou en état de grâce.¦ Au pays de l’oncle Sam, les âmes se pèsent comme les pommes de terre; les fantaisies de l’esprit sont saisissables au même titre que les battements d’artères.La métaphysique, pour être complexe, n’est pas pour autant facile à inventorier, grâce à l’ordinateur.¦ Dans les universités américaines, il y a des chaires de bonheur extra-marital comme d’algèbre de Boole.Les ménages en difficultés d’amour se rapetassent comme les chaussettes trouées.Toute valeur, qu’elle soit d’essence charismatique ou immobilière, se jauge, se mesure, s’ordonne, trouve chaussure à son pied.¦ Dans la patrie des Pilgrim Fathers et du cheeseburger, les inquiétudes existentielles ne sont pas plus malignes à démonter qu’une cuisinière électrique.Les thaumaturges pleuvent par milliers et font des millions.• ¦ Habitué de voir dans un individu une mécanique à peine différente de celle qui roule, l’Américain a fini par conclure que l’être humain vaut d'être rétribué et évalué en fonction de sa tenue de route.¦ Ce n’est pas sans un certain malaise que l'on apprend que les statisticiens du bien-être social estiment que dix-huit mille cinq cents dollars serait le salaire moyen d’une femme au foyer.Si «la reine de foyer» est mère de surplus, chaque enfant lui donne droit de réclamer une augmentation de 3,800 dollars.¦ Il n'est donc pas loin le jour où nos voisins créeront des syndicats qui négocieront les clauses d'un contrat de dévouement maternel ou de tendresse conjugale.Dans un monde où tout se monnaie, c est la personne alitée qui doit passer avant toutes choses, aussi longtemps qu’elle n’a pas joué sa dernière carte de crédit.Albert BRIE ¦ La fédération impériale Nous venons d'assister, à Québec, à un événement digne des plus grandes pages de l’histoire de Rome.Sans avertir, Ottawa a frappé, encore une fois, l’une de ses Erovinces prise en faute, selon ses dires.envoyé spécial de César est arrivé, en pleine période de vacances, et a réclamé qu'on lui accorde ce qui lui appartient.Bien sûr.le tout est agrémenté d'un soupçon de menaces, comme dans toute bonne tragédie du type.Éberlué, on le serait à moins, surtout quand on a la conscience en paix.Mais, ?|u'est ce que M.Ouellet est alors venu aire à Québec9 Ce ministre fédéral qui vient de signer l’arrêt de mort de son deuxième ministère chercherait-il un bon prétexte pour exhumer le premier et ainsi donner artificiellement un élément de troc au régime fédéral lors des négociations constitutionnelles.ou tentait-il tout simplement de miner l’incontestable crédibilité que s'est acquise le gouvernement québécois dans la présente course contre la montre qu'a décidée César pour renouveler la constitution?Si c’est cette dernière explication qui est la bonne, il vaut la peine d’aller regarder dans le jardin de M, Ouellet.«Je ferai une grande réforme, vous aurez des changements», nous a promis César, la main sur le coeur, n'hésitant pas à mettre ses lauriers en jeu et à prendre pour témoin le grand pontife local.Plusieurs s’y attendaient, il a tenu parole à sa manière.Il nous a augustement proposé une grande charte, les 12 travaux d’Hercule, fixé un délai au terme duquel la nouvelle constitution devait voir le jour, par césarienne au besoin, et, finalement, alors que quelques-uns de nos érudits s’inquiétaient ouvertement du peu de cas fait de leur état, fait savoir par missive que notre existence n'en était pas une.Assez curieusement, cette missive n'a pas fait l'unanimité.Pourtant, tout le monde s'accorde pour dire qu’avec la vie de fou que l’administration de César nous oblige à mener depuis 12 ans, notre existence en est de moins en moins une.La tragi-comédie en est là.M Ouellet, toujours si prompt à chercher noise au Québec, devrait s’inquiéter que la marchandise livrée soit si peu conforme aux attentes qu’il a lui-même aidé à créer.Il devrait aussi se rappeler le lamentable échec du ministère fédéral des postes qui n’a trouvé d’autres solutions à ses problèmes que de se saborder, avant de prétendre donner des leçons à qui que ce soit.Quant au reste, l’esclandre de M.Ouellet n’est qu'une autre page de la guerre sourde qu’Ottawa continue de mener au gouvernement actuel du Québec, comme aux précédents d’ailleurs.Ce que recherche Ottawa, c’est de prendre le contrôle total, au nom du marché pan-canadien — on a le vocabulaire facile outre Outaouais — de tous les pouvoirs vitaux, laissant le Québec incapable de développer efficacement sa culture et son économie.Heureusement, notre gouvernement, fort d’une tradition héritée de huit premiers ministres qui n’ont pu tous faire fausse route, continue de défendre farouchement les intérêts des Québécois que seuls il doit servir.Il faudra le soutenir le moment venu et savoir aussi de dire non à César et à ses pontifes.D W.BLACKBURN Sainte-Foy, 5 août ¦ L’oppression au grand jour Que peut être le sort des chrétiens (unis ou non à Rome) dans une «république à 100% islamique» comme la réclament les intégristes musulmans qui font la pluie et le beau temps en Iran et se moquent du président élu?Aujourd’hui on leur refuse le droit d’avoir leurs écoles.Demain on leur refusera le droit à l’existence ou on les réduira au rang «privilégié» de «citoyens de seconde zone» à la merci des lubies ou de la mauvaise humeur de «fonctionnaires islamiques à 100%» qui croient avoir le droit pour eux quand ils hurlent «Dieu est grand».Hier un sit-in avait lieu devant la nonciature et des injures étaient adressées au pape.Demain qu’en sera-t-il?Le nonce retenu en otage?Les chrétiennes lapidées pour n’avoir pas porté le Tchador des femmes musulmanes?Les prêtres fusillés ou bastonnés pour avoir bu le vin de messe?Si l’escafade de la violence continue (les Iraniens complètement dépassés par les événements qu'ils ont eux-mêmes mis en branle songent même à «exporter» leur révolution) nous pouvons preypir des jours épouvantables pour les communautés religieuses non-islamiques dTran Tout porte à croire que la folie qui dévore actuellement l’Iran n’est pas à la veille de finir car les dictatures qui s'appuient sur la terreur institutionnalisée sont longues à tomber: les Somosa ont duré 40 ans; Hitler a dominé l’Allemagne de 1933 à 1944; Staline la Russie et ses satellites de 1922 à 1953; le Shah s’est imposé à l'Iran de 1953 à 1978.L’Iran a changé de maîtres; mais la seule nouveauté notable est que l’oppression a quitté le fond des cellules pour se manifester au grand jour.Belle amélioration! François McCAULEY Sherbrooke.6 août ¦ Nous voulions plus En dépit de mon appui à la souveraineté-association et à la majeure partie despolitiques péquistes et de l’assurance que la réalisation ae mes verts espoirs passaient par la souveraineté, l'égalité politique, voire l’indépendance, j’ai toujours, et n’étais pas seule a le faire, déploré vivement le silence de la campagne référendaire face aux options que la souveraineté nous permettrait Si comme je le croyais, les Canadiens Français du Québec avaient franchi le seuil de la survivance, le projet souverainiste devait être plein de projets inexprimés, refoulés, pour dépasser les invectives de l’enfant qui veut être vu et reconnu.Nous étions plusieurs à vouloir plus, et ‘ nous entretenions le fol espoir de voir le Québec devenir une sorte de laboratoire plutôt qu’une autre république de bananes et un satellite américain, comme le Ca- • nada, dont nous sommes encore.Èt, ce n’est pas l’effet du hasard.Certes la possibilité de pouvoir continuer à nous ranconter des histoires en français constitue un bon moyen de résistance au seul modèle occidental américain, mais cela ne suffit pas.Outre cette bien tentante et médiocre extravanganza à laquelle nous participons, les États-Unis génèrent également des moyens propres à modifier leur/-' notre façon de vivre et nous pouvons nous inspirer de solutions autres, que certains de leurs habitants, principalement de Californie, proposent.Pour gagner le référendum, nous excusions les politiciens et leurs stratèges, de se limiter au projet politique, d'un papier de pays théorique qui n’aurait pas d'impact substantiel dans notre quotidien immédiat et prévisible.Comme eux, par opportunisme politique, par manque de consensus et de conviction contagieuse, nous évitions de souffler mot sur le type de société à bâtir, de peur que le château de cartes ne s’effondre., Pourtant, l’avenir reste à l’optimisme.Et nous n’avons pas à remballer nos rêves et à rentrer chez-nous, puisque plusieurs d’entre nous ne les ont pas encore déballés.Céline LAPOINTE Saint-Joachim, 3 août LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire.société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et Imprimé par l'Imprimerie Dumont, division du Groupe Québécor Inc., dont les ateliers sont situés à 9130 rue Boi-vin, Ville LaSalle.L’agence Presse Canadienne est autorisée â employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR ABONNEMENT: Édition quotidienne: $70 00 par année, six mois, $38.00: trois mois: $27.00.À l'étranger: $75.00/par année; six mois: $41.00; trois mois: $29.00.Éditions du samedi $19 par année.Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur: $1.50 par semaine Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec.TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignes groupées). Le Devoir, lundi 11 août 1980 ITT/Port-Cartier, une crise de croissance par Luc Bouthillier M.Bouthillier est secrétaire général adjoint de l’Ordre des ingénieurs forestiers du Québec, et enseigne dans la région de Port-Cartier.-2____«a, mâMÈmmâk • w»»«, ftwSSf« •» -Sv'< .r.^ DE tout temps, les ressources ont contraint les actions de l’homme dans les avenues bien précises.Sans risque de simplification outrageuse, nous pouvons presque dire que l’objet de l’histoire est de retracer le comportement de l’homme dans son utilisation des ressources du milieu.Mais, cette trivialité du lien homme-ressources est trop souvent délaissée au profit d’une science économique axée sur la notion de demande.La théorie économique, surtout depuis Keynes, a élaboré toutes ses stratégies de développement autour d’une relance de la consommation.Et malgré les risques d’inflation qui en résultent, la croissance continue et accélérée sous-tendue par un tel objectif forme un des rares consensus social sur lequel une majorité d’institutions politiques s’accordent.Impératifs des états modernes, développer et produire nous obligent à des extractions massives, voire abusives de ressources naturelles.La finalité de ce système où le gigantisme est de rigueur en a cependant pris un coup avec l’égarement d’une multinationale comme L’Internationale Telephone and Telegraph (ITT) dans le grand bois québécois.Echec de près de $600 millions ae dollars engloutis dans un secteur qui constitue l’armature de notre économie régionale, cette aventure mérite une attention particulière car il s’en dégage un certain nombre de leçons.En 1970, avec une promesse de 100,000 emplois à tenir, le gouvernement d’alors cherchait à mettre à contribution le potentiel élevé de la Côte-Nord.Riche mais clairsemée, la forêt nordique de l’endroit représentait un défi de taille que même des avantages gouvernementaux substantiels n’amoindrissaient pas.Cette forêt couvre une superficie estimée à 133,000 km2 et est dotée d’une possibilité de 8,854,000 m3/an selon les données de l’Office de planification du Québec.Elle dispose d’un réseau de pénétration embryonnaire qui amenuise sensiblement l’accessibilité à la ressource.La morphologie cassée du territoire, avec son réseau hydrographique très dense, accentue ce caractère défavorable.L’homogénéité résineuse, facteur pourtant très positif pour l'exploitation de ces massifs, serait passablement altérée par les passages répétés des feux et des épidémies d’insectes.Les dimensions fascinantes d’une concession de 52,200 milles carrés (135,200 km2), une fois et quart le Tennessee, allécha le président d’ITT soucieux de ciseler un chef d’oeuvre de progrès en fin de carrière.Tout le potentiel forestier de la moyenne Côte-Nord à l’exception de T Ile d’Anticosti et d’aires en régénération derrière Havre Saint-Pierre serait enfin mis à contribution dans la vocation forestière du pays.Toujours plus au nord, l'histoire de la Côte-Nord, vieille d’un peu plus d’un siècle, recommençait.Déjà., de 1845 à 1890, les sciages destinés à la Grande-Bretagne avaient semé sur la côte les hameaux entre Tadoussac et Forestville.Et puis, de 1890 à 1930, un nouveau segment de Pointe-aux-Outardes à Rivière-Pentecôte prenait son élan, surtout grâce à la forêt.Cette période devait culminer en 1936, avec l’implantation de Québec North Shore, usine de papier journal, à Baie-Comeau.La légende du Colonel McCormick et des freres Clark se poursuivait.Octobre 1971, c’est l’euphorie de la première pelletée de terre qui, jusqu’en ois.Mais MM • Sa % 1987, devait générer 5,000 emplois, l'abondance des projets de développement dans l’ensemble du Québec créa une pénurie de main-d’oeuvre spéciali- r" -pf- > tJW * Y sée.Empêtré dans les complexes installations d’une gigantesque usine pilote, l’anarchie s’empara du chantier.La construction fut complétée avec six mois de retard et des dépassements de coûts de l'ordre de $130 millions de dollars.Fin 1974, l’usine entre en opération avec une capacité de production annuelle de 240,000 tonnes métriques de pâtes.Cette première année d'exploitation se solde par l’atteinte du huitième des prévisions, dont seulement 4 tonnes sont de qualité acceptable.L’approvisionnement en forêt et le traitement en usine souffrent de lacunes conceptuelles.Le climat de travail et le marché de la pâte accusent des défaillances annihilantes.Après 5 ans de production, seulement 32% des estimations de départ se sont matérialisées dans une pâte de qualité inférieure.Le 12 septembre 1979, la production s'améliorant à pas de tortue tant en quantité qu’en qualité, le conseil d’administration de l'ITT abandonne sa prétention de fonder un autre Baie-Comeau.Le cadeau du Québec à une multinationale aboutit à une perte de $320 millions de dollars pour la compagnie et au chômage pour 1,200 employés Comment a-t-on pu en arriver là?Ce bref historique laisse poindre des éléments de réponse qu’il est utile de creuser en les rattachant à un contexte plus global.Premièrement, nous avons assisté a un exemple patent de rendement décroissant de la technologie où celle-ci par sa grande sophistication a cessé d’être un moteur de production pour devenir une source de déséconomie.Dans une usine projetée comme un modèle d'automatisation non énergivore et non polluant, l'obligation de degeler le bois avant traitement, ou de subir un air contaminé à l’anhydride sulfuré et redistribué par le système de ventilation, résultaient de deux des quinze erreurs de conception identifiées par une firme d’experts.Les innovations technologiques portaient en elles-mêmes le ferment des complications.Le groupe Sandwell es- La position constitutionnelle du gouvernement de l’Ontario Le ministre des Affaires intergouvemementales de l’Ontario, M.Thomas Wells, rendait publique la semaine dernière la position de l’Ontario sur les douze points des pourparlers constitutionnels de cet été.Le projet de «déclaration de principes•>, qu’on trouvera à la fin du texte, est une version révisée d’une proposition faite à Victoria en 1971.Le gouvernement ontarien a publié sa position en langue anglaise, et ia traduction est du DEVOIR.LA PROPRIÉTÉ DES RESSOURCES L’Ontario appuie entièrement la propriété provinciale des ressources naturelles et le droit légitime de chaque province à en tirer profit afin de favoriser son propre développement économique.Nous croyons fermement qu’il doit y avoir place pour la participation fédérale en ce domaine afin que les bénéfices substantiels tirés de ces ressources puissent être partagés de façon équitable parmi tous les Canadiens.LES COMMUNICATIONS L’Ontario reconnaît la compétence fédérale en matière de gestion générale des ondes radio.Nous estimons que chaque province devrait octroyer les permis et réglementer les systèmes de cables ainsi que les services autres que la radio diffusion distribués par ces systèmes.Nous accepterions qu’Ottawa continue à réglementer l’activité de Bell Canada en Ontario mais nous sommes prêts à accepter cette compétence si toutes les parties s’entendent à ce sujet.Toutefois, une telle entente devrait réserver au gouvernement fédéral un rôle important dans la réglementation interprovinciale des télécommunications.L’Ontario est aussi prêt à envisager la possibilité que les provinces exercent une certaine compétence en matière de radio diffusion si l'intégrité du réseau de radio diffusion national est préservée.LA CHAMBRE HAUTE OU NOUVEAU SÉNAT L'Ontario reconnaît l'opportunité de renouveler la Chambre haute.Les membres de cette nouvelle Chambre devraient être nommés par les gouvernements provinciaux ; son rôle serait de ratifier un ensemble bien défini de mesures nationales qui ont une incidence sur les provinces, c'est-à-dire les dépenses fédérales dans des domaines de compétence provinciale.La Chambre pourrait approuver les nominations de membres d organismes de réglementation dont les décisions ont de toute évidence des répercussions pour l’ensemble du pays, par exemple l’Office national de l’energie et la Commission canadienne des trans- fiorts Elle pourrait également conseiller es législateurs fédéraux sur les mesures qui influent directement sur les obligations des provinces, par exemple les modifications au Code pénal.L’Ontario convient que la représentation respective des provinces au Conseil ou Chambre haute devrait jouer en faveur des provinces moins populeuses LA COUR SUPRÊME En reconnaissance du principe de dualité du système juridique canadien, (Droit civil au Québec et Common Law dans le reste du pays), l’Ontario estime que la Cour doit être composée de 11 juges.La Cour compterait donc cinq’iuges de Droit civil du Québec et six de Common Law des autres provinces.( En outre, le Juge en chef devrait être choisi en alternance parmi les juges de ces deux groupes et son mandat devrait être de sept ans.Les provinces devraient participer à la nomination des juges de la LE DROIT DE LA FAMILLE La compétence en matière de mariage et de divorce devrait être remise aux provinces.Les provinces devraient avoir la juridiction exclusive des mesures corollaires d'aide comme la pension, le soutien matériel et la garde des enfants.Le gouvernement fédéral pourrait seul légiférer sur la reconnaissance des jugements de divorce rendus au Canada ou à l’étranger.On éviterait ainsi le risque qu'on puisse obtenir dans une province canadienne des divorces aussi facilement qu’à Reno.LES PÊCHES L’Ontario soutient'les provinces côtières qui demandent une part accrue de ce secteur vital pour leur économie.Les provinces côtières devraient jouer un rôle plus important dans le domaine des pêches mais le gouvernement fédéral doit conserver des pouvoirs suffisants pour régler les problèmes internationaux, pour protéger les stocks, pour empêcher la discrimination entre les provinces et pour régler les litiges interprovinciaux.LES RESSOURCES AU LARGE DES CÔTES Cette question est directement liée au débat sur les ressources naturelles, le commerce interprovincial et les pouvoirs en matière d’économie.Nous sommes prêts à envisager la reconnaissance de la propriété des provinces sur les richesses minières tant au large que sur leur territoire, pourvu que tous les Canadiens bénéficient équitablement de l'exploitation de ces ressources.Nous accepterions également l’idée d'un partage ae la jurkfic-tion de ces ressources sans que cela mette en cause la propriété des provinces.LA PÉRÉQUATION L’Ontario croit fermement que les avantages de l'appartenance à la fédéra- tion canadienne doivent être partagés.Nous reconnaissons que la constitution devrait obliger le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux à offrir à tous les Canadiens un accès égal à la prospérité.Il faut réduire les inégalités régionales et assurer aux Canadiens de tout le pays des services essentiels de qualité acceptable.C’est pour l’Ontario un objectif fondamental de notre fédération.Comme cette obligation impose au gouvernement fédéral une lourde charge fiscale, il faut s'assurer que la nouvelle constitution n'affaiblit pas son pouvoir d'imposition.LA CHARTE DES DROITS Les droits fondamentaux et démocratiques de la liberté de conscience, la liberté de religion et de parole ainsi que le droit de vote doivent être inscrits dans la constitution.Nous pensons qu’il faut aussi garantir certains droits juridiques comme le droit de ne pas être détenu de façon illégale, le droit de subir un procès dans un délai raisonnable et le droit d’être reconnu innocent jusqu'à preuve' du contraire.Les droits linguistiques: lais et le fri l’Ontario reconnaît l'anglais et le français comme les langues officielles du Canada, et reconnaît aussi que les provinces doivent fournir l'enseignement dans la langue minoritaire officielle et dans les autres langues minoritaires là où le nombre le justifie.laiiiai À bâtir ou à refaire?Empruntant le thème de la maison au Parti québécois, le gouvernement fédéral va consacrer six millions de dollars en publicité pour vendre d ses citoyens, son ou ses peuples, celle qu’ils habitent déjà (cela permet d’imaginer le prix qu’il faudra la payer!).Plutôt que de bâtir une maison nouvelle avec des commodités appropriées, il propose de réparer et consolider la vieille.La maison, style canadien, dix pièces (en comptant les dépendances) tout confort.Sur ta façade un balcon ajouré avec vue panoramique sur les Etats-Unis.Belle rocaille.Dans la cour arriére, carré de sables bitumineux.Tout paysagé.Le promoteur immobilier assure que c’est un bon marché, plus exactement, il dit que c’est un bon deal.Construite avec des matériaux d l’épreuve des siècles, la maison nécessite des réparations, des réaménagements.Il y a quelques bardeaux aui manquent çd et Id, une velléité de fuite d’eau, une chaudière qui consomme trop de mazout.Elle incline du toit et sa charpente crie par les soirs de tourmente.Avant d’effectuer les réparations qui s’imposent, refaire les divisions, revoir l’isolation, le pater familia a décidé de réunir les afnés pour tenir un conseil de famille.Quand on l’a visitée de fond en comble, on convient que la maison est belle et que l’espace de rangement ne manque pas mais les enfants ont grandi et réclament un peu plus de privacy.Une chambre d soi, c’est tellement agréable.On l’aménage d son goût et on ne risque pas de voir son petit frère chapardeur prendre nos billes, ni d’étre tenu éveillé par les trop turbulents et encore moins de geler par la faute de celui qui tire toute la couverture d lui.Ce premier pas ver« l’indépendance est suivi du départ définitif de la maison paternelle.Cela se voit dans toutes les familles.Après sa chambre d soi on désire sa maison ou son appartement pour vivre sa vie d’adulte.Quand les enfants ont été heureux sous le toit familial ils ne rompent pas tous les liens.Oubliant les brimades, voire les taloches et les injustices inévitables, ils reviennent volontiers d la maison en visiteurs du dimanche.Les premières années ils repartent avec un peu de fromage ou des fleurs du jardin.Parfois même ils apportent leur lavage (l’indépendance financière ne s’acquiert pas du jour au lendemain).Ils retrouvent avec plaisir et attendrissement la chambre où ils ont dormi après s’être chamaillé avec les frères et soeurs, la cuisine de maman (la ,soupe au riz et tomate, on ne peut la réussir comme elle) les vieux meubles, les livres jaunis, le piano qui n’a pas été accordé depuis longtemps et les objets surannés.Puis ils sont heureux de rentrer chez eux, même si c’est moins grand ou moins confortable.Un jour, ayant assumé leur complète indépendance, devenu pleinement adultes, ce sont eux qui apportent aux parents vieillissants des brassées de fleurs et quelques petites gâteries.Et c’est ainsi qu’à côté de la solide• demeure familiale on voit surgir une autre maison, un village, puis un pays.C’est la vie, comme disait mon grand-père qui portait ce beau prénom — malheureusement tombé en désuétude — Désiré.Rolande ALLARD-LACERTE S LE RAPATRIEMENT ET LA FORMULE D’AMENDEMENT DE LA CONSTITUTION L'Ontario continue de soutenir le rapatriement de la constitution pour sa valeur symbolique et pour manifester notre désir de mener à bien, la réforme constitutionnelle.Nous croyons qu’il faut remener la constitution au pays maintenant.L’Ontario souhaite l'adoption d’une formule d’amendement qui permettrait à la fois au Canada de s’adapter à l’évolution de la situation nationale et internationale et d'assurer la stabilité et la continuité nécessaires pour maintenir les principes fondamentaux de notre fédération.LES POUVOIRS RELATIFS A L’ECONOMIE L'Ontario est déterminé à renforcer les liens de l’union économique canadienne.II est nécessaire d’assurer la libre circulation des biens et services, des capitaux et des personnes entre les provinces.L’Ontario veut éliminer les obstacles qui limitent ce libre échange.L’intérêt de tous les Canadiens exige le maintien de cette union économique.L'Ontario souhaite 3ue l'article 121 de l’Acte de l’Amérique u Nord britannique soit renforcé en interdisant l’imposition de barrières non-tarifaires par un gouvernement.Le Canada forme un seul pays et doit avoir une seule économie et non dix.ENONCE DE PRINCIPES L'Ontario souhaite l'adoption d’un préambule à la constitution.Voici le texte que nous suggérons: Fiers de notre héritage, confiants en notre avenir agissant de par notre volonté souveraine et guidés par Dieu, Nous, divers peuples du Canada, pour poursuivre notre vie en commun, déclarons que tels sont nos buts: ¦ établir le règne de la justice; ¦ respecter la dignité et la valeur des personnes, des familles et des collectivités; ¦ protéger les droits des personnes librement associées; ¦ permettre à nos nombreuses cultures de s'épanouir dans une atmosphère de compréhension réciproque; ¦ respecter l’égalité aes sexes, des races, des couleurs et des religions; ¦ administrer sagement nos ressources; ¦ partager équitablement nos richesses et nos besoins pour réduire les inégalités sociales et économiques; ¦ travailler à l’établissement de la paix dans le monde, par la justice.En reconnaissance de ces buts, Nous, par conséquent, ¦ établissons les institutions d’une monarchie démocratique, parlementaire et constitutionnelle; ¦ choisissons le fédéralisme parce qu’il est le système de partage du gouvernement permettant le mieux de réaliser l’unité dans la diversité; ¦ reconnaissons notre dualité linguistique fondamentale et ¦ déclarons l’anglais et le français nos langues officielles, ¦ favorisons la participation de notre peuple autochtone et aes peuples de nombreuses origines dont la culture enrichit notre patrimoine et ¦ proclamons notre Constitution.tima à $125 millions de dollars l’injection de capitaux requise pour retaper l’usine, et curieusement cette proposition d’investissement fut refusee par les administrateurs, qui choisirent plutôt de fermer boutique.N’était-ce pas la constatation que les raffinements ultimes de la technologie entraînent l’accroissement des coûts de réparation et de restauration par leur seule influence sur les mécanismes productifs?Notons cependant, que 'énéralement ces externalités sont refiées à la.population sous forme de coûts sociaux et comptabilisées en termes de valeur ajoutée au chapitre du revenu national.En fait, 1TTT, a bien compris qu’il s'agissait de valeur réduite et que cette fameuse technologie lui soustrayait de la richesse.Donc pour certains industriels, le mirage de la croissance économique rapide par la technologie de pointe s’estompe et seul le iraficage des comptes nationaux maintient le mythe.Les améliorations technologiques dans la chaîne de production se traduisent trop souvent par des hausses indirectes des coûts de stockage et de distribution.Il en résulte des majorations de coûts économiques réels qui sont cependant inscrites positivement au bilan au produit national brut, d’où la fable.Le contexte culturel sur lequel on juxtapose une structure industrielle prend aussi une large importance avec l’envergure et la complexification de cette dernière.Sur la Cote-Nord la population est jeune et transplantée.L’âge moyen, en 1976, y était de 26 ans et la fraction indigène du total des habitants ne dépassait pas 24%.La nordicité, l’éloignement et le ghetto sexuel issu d’une masculinité élevée causent d’énormes difficultés d'adaptation dans ces zones urbaines de greffe récente sur la terre de Caïn.Les gros salaires distribués par la grande entreprise viennent donc exacerber un phénomène de compensation contre l'isolement qui se manifeste par une consommation insensible aux réalités moins matérielles.Le syndicalisme devient alors un instrument de revendication qui peut être dangereux, quand une activité industrielle unique et non commensale soutient un milieu.Dans l’affaire Port-Cartier, les mauvaises relations de travail étaient doublement attisées par l’atmosphère expérimentale de cette vaste usine-laboratoire.La barrière linguistique entre les concepteurs et les utilisateurs des équipements accroissait la difficulté de manipuler ces derniers.De même en forêt, la série d'essais avec des machineries diverses à l’efficacité douteuse contribua à miner la confiance des ouvriers dans le personnel d'encadrement et entraîna des chutes des rendement.Le coût du bois atteignit le sommet de $115 du 100 pi3, soit le plus élevé au monde.Parallèlement à ces erreurs de planification, une interrogation additionnelle peut surgir quant aux disponibilités du marché de la pâte à l'époque.Il est surprenant d'apprendre qu’au moment des études de faisabilité, les ventes américaines de pâtes s’étaient effondrées et que le marché européen oltrait des perspectives, mais à long terme seulement.Cette conjoncture défavorable céda devant des horizons prospectifs plus cléments et les ambitieux directeurs d'ITT, lancèrent leur projet.Le fiasco technique qui en résulta nous empêche d'évaluer les impacts qu’auraient suscité ces nouveaux arrivages sur un marché bien nanti, mais l'éventualité d une relance de l’usine dans le papier journal soulève les mêmes inquiétudes.En effet, aujourd’hui une marge bénéficiaire élevée, mais artificiellement maintenue par le taux de change, permet tous les.espoirs dans l'industrie pape-.tière.Le groupe Boxcraf de Montréal, su la base du rapport Sharp, tenterait d’intéresser les milieux gouvernementaux à une participation financière à la reconversion de l’usine au papier.Rumeurs où l'unité de mesure est le million, ces tractations entretiennent inutilement l’espoir dans ce qui reste de la population port-cartoise.Mais pourquoi lui reprocher d'espérer quand, au niveau national, les gouvernements aux deux paliers consentent des efforts financiers énormes pour moderniser ce secteur manufacturier vétuste dans de nombreuses installations.Compte tenu du plafonnement de nos marchés, sur lesquels.au mieux nous réussirons à contenir la concurrence, où est la logique de consentir une telle mobilisation ae fonds?Des décisions éclairées commanderaient de délaisser un peu les poules aux oeufs d'or des entreprises gigantesques pour choisir les diversifications, à moyenne échelle, de la transformation du bois.Les grandes sociétés, par leur prise en charge totale des milieux isolés, développent des individualismes réfractaires à tout projet de mise en valeur communautaire.L'esprit d’entreprise des gens est paralysé par cette mainmise qui laisse la dynamique du développement économique obéir à des impératifs extérieurs.Rayonnier injectait annuellement $70 millions de dollars dans l'économie locale de Port-Cartier.De 1971 à 1976, la ville enregistrait une croissance démographique ae 31.8%.Une fois de plus la progression de la Côte-Nord tenait au bon vouloir d’une entreprise étrangère sans rapport sociétal avec la population.L’échec industriel qui suivit engendra l’exode de 3,000 citoyens et une chute de 20%.des volumes d’affaires des commerces de l'endroit.Pour ceux qui sont restés, la leçon est dure, mais bonne.Il faut assumer son propre essor économique par une utilisation diversifiée des competences locales et des ressources disponibles.La mer, la tourbe, le bois et les transports sont en ce moment des gages d’un avenir plus souriant.Les utilisations de ressources naturelles sont autant de cellules germinales responsables de la vie et de l'épanouissement de communautés humaines.La liberté créatrice de l’entrepreneur en contact intime avec son milieu saura tirer profit avec imagination de l'impulsion in-citatrice des autorités centrales le jour où le divorce entre bien-être économique et croissance économiaue sera consommé.Des sociétés d’Etat, comme REXFOR et Hydro-Québec qui sont déjà dans le décor, ont une responsabilité évidente dans la mise en forme de collectivités intégrées à leur environnement biophysique pour y puiser leur sérénité.Ils peuvent exister, les villages forestiers dont rêvait Mgr Labrie en 1948.(1) Des monstres qui s’essoufflent et s’éteignent comme à Port-Cartier nous mènent à estimer les choses matérielles auxquelles nous consacrons toujours davantage de ressources à leur juste valeur et à poser à nouveau la question d’Adam Smith: «Comment se forme la richesse des nations?» Note: Lettre pastorale de l'évëque du Golfe «sur la forêt», évêché d'Hauterive, 1948 14 ¦ Le Devoir, lundi 11 août 1980 m Igor Ivanov l’emporte 11 août par la PCatrAP 1964 - Le Chili rompt les relations diplomatiques aver Cuba seuls le Mexique.la Bolivie et l'Uruguay, parmi ies pays d'Amérique latine continuent d entretenir des rapports avec le gouvernement castriste 1954 — La paix est officiellement proclamée en Indoc hine apres plus de sept ans de guerre entre Français et Vietminh 1952 Le prince Hussein succède sur le trône de Jordanie au roi Talal, dépose pour maladie mentale 1941 — Le président Roosevelt et Winston Churchill signent, a bord d'un bateau de guerre, la charte de l'AtBnti-que Le maître d'échec soviétique Igor Ivanov, qui a demandé l’asile politique au Canada il y a quinze jours, a remporté hier le Championnat ouvert d’échecs du Québec 1980.M.Ivanov, qui est l’une des quatre personnes à avoir infligé une défaite au champion du monde Anatoli Karpov, l'an dernier à Moscou, a battu hier l'Américain Leonid Bass devant plus de 300 spectateurs.Le tournoi, qui se déroulait en fin de semaine au cégep du Vieux-Montréal, a attiré 415 participants, un record au Canada.Un jeune Québécois de 19 ans, François Lèveillé.de Boucherville, a réussi l'exploit de battre le maître yougoslave Slobodam Pavlovic et d'annuler deux autres parties contre des maîtres.Le jeune Léveillé.dont la victoire haussera la cote près du niveau de «maître- s’il ne l'obtient pas grâce à cette victoire, entrera à l'Université de Montréal en septembre à titre d’étudiant en informatique.Il est actuellement rédacteur en chef de la revue «Le Petit Roque-.Le grand maître américain Samuel Reshev-sky a terminé ex-aequo au deuxième rang avec Kevin Spraggett, de Montréal avec un demi-point d’avance sur le jeune Léveillé.(Photo Réjean Meloche) ?Allen Christi Un policier a dû traverser un courant tumultueux pour atteindre deux vieilles dames qui avaient préféré demeurer dans leur maison durant l'ouragan.Un citoyen âgé de la ville est mort d’une crise cardiaque sur le toit de son domicile.en pleine tempête.Il y a eu quelques tentatives de cambriolage, niais la police n'a rapporté aucun incident violent.Les météorologues du centre des cyclones de Miami ont lancé l'avertissement que certaines régions pourraient recevoir entre 40 et 50 cm de pluie, et même plus, particuliérement dans la région montagneuse au nord de San Antonio (Texas).Ils ne prévoyaient pas non plus une diminution sensible dans l'intensité des vents au cours de la journée d’hier.puisqu'Al-len se déplaçait toujours en bonne partie au dessus de l'eau.Deux tornades se sont abattues hier surBishop.près du point d'impact d’Al-len sur la cote texane, détruisant un édifice et endommageant deux écoles.Six femmes enceintes, qui avaient trouvé refuse dans le gymnase de l'une de ces écoles.durent etre évacuées.Les vents violents ont empêché une évaluation des dommages le long de la côte.«Les plus gros dégâts sont sans doute toujours inondés par la marée, soit les parcs, les marinas, les grèves et les installations le long de la cote», a commenté le gérant municipal de Corpus Christi.M Marvin Townsend «Le vent n'a pas causé de dommages graves jusqu'ici.mais il nous faudra attendre avant de procéder à une évaluation sérieuse», a-t-il ajouté.A un certain moment.Allen ne le cédait en intensité qu’au cyclone du 1er septembre 1935, qui avait causé plus de 400 morts en Floride Au dessus des Antilles, la tempête avait des vents de 300 km h.mais iis avaient diminué à 270 km h en atteignant le Texas 35.000 dollars par an.Ils étaient 56% dans ce cas à Detroit.De son côté.M.Gerald Ford, ancien président des États-Unis, estime qu’ «à cause de la candidature de John Anderson.indépendant, l'élection présidentielle américaine se décidera à la Chambre des représentants».Il est «tragique de penser que, probablement, ce ne sont pas les électeurs qui vont choisir notre prochain président mais, à leur place, les 435 représentants élus au Capitole», déclare Gerald Ford dans une interview publiée par l'hebdomadaire Le Point.Aux termes de la constitution américaine.si aucun des candidats n’obtient la majorité absolue des Grands électeurs, c’est à la Chambre basse du Congrès qu'il revient de choisir le président aes États-Unis.précise l'hebdomadaire.Pour Gerald Ford, l'élection présidentielle sera très serrée et «quiconque, au sein du Parti républicain, croit que c’est couru d'avance se trompe complètement».?PLQ Ryan a d'abord répondu par une boutade, en indiquant que cela permettrait de régler deux problèmes du même coup: celui des citoyens de Montréal et celui de l'Union nationale1 M.Rvan a également rappelé que M Drapeau lui avait toujours conseillé de ne jamais répondre aux questions hypothétiques.Concernant la commission parlementaire que le gouvernement Lévesque tiendra les 14 et 15 août sur l’avenir politique du Québec et le processus de réforme constitutionnelle, le chef du PLQ a indiqué que les libéraux n’ont rien négligé pour arriver «bien préparés» en vue des travaux de cette commission.Avec un groupe d'experts en matière constitutionnelle M.Ryan a procédé à une analyse comparative des douze points de discussion proposée par M Trudeau, en rapport avec la position du gouvernement du Québec, et des propositions du livre beige du PLQ ?Kennedy ment beaucoup plus de femmes a la convention de New York qu’à celle de Detroit, et les membres des minorités raciales y sont mieux représentés.Des interviews menees auprès de 3.093 délégués de New York, sur les 3.331 qui assistent à la convention, montrent que 50.6% d'entre eux sont des hommes et 49 4% des femmes En 1976 les femmes ne représentaient que 34% de la convention démocrate 79% des délégués sont blancs, contre 95% chez les républicains.14% sont noirs et 4% d’origine hispanique Les délégués démocrates sont plus jeunes que ceux du Parti républicain: la moyenne d’âge à New York est de 43,9 ans', contre 48,7 à Detroit, les «délégués Carter» étant légèrement plus âgés f45,3) que ceux du sénateur Kennedy (41,9) Ces délégués sont par ailleurs en général moins riches que leurs collègues républicains.sans être pour cela dans le besoin 42% d’entre eux gagnent plus de greve dans la fonction publique.Au < de la journée d’hier, M.Ryan a pris Les deux commissaires n’ont pu se parler Le service téléphonique de la commission d enquête sur la tragédie de Belmo-ral a été interrompu, vendredi, lorsqu’un individu non identifié a sectionné les fils de raccordement au réseau de Bell Canada.La commission, logée aux bureaux de la Commission sur la santé et la sécurité au travail (CSST) rue de Bleury, avait obtenu la veille ses premiers téléphones.L'individu à l'origine de cette affaire a sectionné les fils aes quelques téléphones de la commission d’enquete dans un câble de trois a quatre centimètres de diamètre.ce qui a compliqué la réparation de la panne.La compagnie Bell Canada a demandé à la police de la CUM d'enquêter en rapport avec cette affaire.L'incident s’est produit au sous-sol vers 11 h et l’auteur du délit a épargné les circuits de la CSST pour s’en tenir à ceux de la commission d'enquête Les deux commissaires, le juge René Beaudry et l'ingénieur minier Laurier Ju-teau.ont été dans l’impossibilité de communiquer L’un d’eux se trouvait à Val d'Or et l'autre revenait de Québec sur Montréal au cours de la journée.La commission a aussi pour mandat d’enquêter sur les causes plus générales des accidents dans les mines souterraines et elle doit remettre son rapport avant la fin de l'année.En ce qui concerne la possibilité d'en venir à un consensus entre la position du gouvernement du Québec et l’analyse que fait le PLQ de l’état des pourparlers, M.Ryan a souligné qu’il est trop tôt pour le dire mais s’est une hypothèse qu’il n'écarte pas.Si un accord apparaît facile sur certains thèmes du plan de discussion préparé à l’intention ae la conférence des premiers ministres.M Ryan promet que son parti ne chercnera pas le désaccord.L'eau potable c'est important ______________AQTE Aux Floralies, c’est la journée consacrée à ville Saint-Laurent, marquée à 14 h 30 par une cérémonie sur l’emplacement de Saint- ’ Laurent ¦ À Terre des Hommes, spectacle de Cano au kiosque international à 20 h ¦ À 9 h.début du camp de jour pour les enfants de 3 à 12 ans au YMCA communautaire international.5550 avenue du Parc ¦ À 10 h.les activités de la journée des enfants commencent au parc de la Polyvalente dans le cadre de la Fête populaire de Saint-Henri.¦ Le 14e Congrès national sur les toxicomanies s'ouvre à l hotel Sheraton-Mont-Royal en présence de 500 délégués.¦ Au Complexe Desjardins, Jac Matte expose des toiles et une vingtaine de photographies.¦ Le ministère des Communications présente l'exposition de batik de Marc Châteauvert (Chàto) au 5e étage du Palais de justice de Montréal.¦ Le 2e Festival de la volaille se tient à Saint-Félix-de-Valois jusqu'au 17 août.¦ La Croix-Rouge organise une collecte de sang au Club paroissial de Napierville, de 14 h 30 à 17 h et de 18 h 30 à 20 h 30.et une autre au Centre communautaire de Mascouche de 14 h 30 à 20 h 30 Pour l'hôtel Le Quatre Saisons et ies Placements Peel Sherbrooke, une collecte a lieu au Salon l'Eté.1050 ouest, rue Sherbrooke, de 9 h 30 à 12 h et de 13 h 30 à 16 h Les toxicomanies et leur traitement Le 14e congrès national sur les toxicomanies s'ouvre aujourd'hui, à l'hôtel Mont-Royal en présence de quelque 500 délégués.Ce congrès aura pour thème: «Les toxicomanies et leur traitement» et l’Institut Portage sera l'hôte montréalais des participants.La Fondation canadienne des toxicomanies a organisé cet événement.Il s’agit d’une association bénévole qui réunit ceux qui veulent se renseigner sur l'utilisation abusive de l’alcool, des drogues et autres stupéfiants, tout en encourageant les échanges d’opinions à cet égard.Parmi les conférenciers invités, mentionnons M.Warren Allmand.ancien solliciteur général.M.John Russell, membre de la Commission sur l'alcool et les drogues de la Colombie-Britannique.iKkWiUmaw Prévisions Environnement Conodo \Whifehorse 22 Yellowknife Por.Horr„on#Go,0 * -Bo* /$• v & Church / IS averses ^Edmonton Vancouver3 ,2JSa3k0'°° 2% & Igo r y, R«8-no , 2 0 -[.Winnipeg 22 28.H Minneapolis 25* Quebec Tver 5amt-Jean; M Thunder Montr Créai Falls oronfo Chicago ake City •35 roncisco Kansas // Los & ngeies precipitations haute pression basse pression masse d'air frais masse d air chaud Abitibi-Témiscamingue, Pontiac-Gatineap et Lièvre: ennuagement suivi de quelques averses en après-midi.Maximum de 20 à 22.Aperçu pour mardi, nuageux avec éclaircies et quelques averses.¦ Réservoirs Cabonga et Gouin, Lau-rentides: ennuagement suivi de quelques averses en fin de journée.Maximum de 20 à 22.Aperçu pour mardi: nuageux avec éclaircies et quelques averses.¦ Outaouais: quelques averses en après-midi.Maximum de 22 à 24.Aperçu pour mardi: nuageux avec éclaircies et quelques averses.¦ Montréal: auelques averses en fin de journée.Maximum de 22 à 24.Aperçu pour mardi: nuageux avec éclaircies et quelques averses.¦ Trois-Rivières-Drummondville, région montagneuse de l'Estrie-Beauce: ensoleillé suivi d’un ennuagement en après-midi et de quelques averses en soirée.Maximum de 20 à 22.Aperçu A midi, aujourd'hui pour mardi: naugeux avec quelques averses.¦ Québec: ensoleillé avec passages nuageux.Ennuagement en soirée.Maximum de 20 à 22.Aperçu pour mardi: nuageux avec quelques averses.¦ Lac-Saint-Jean, Saguenay, Mauricie, Parc des Laurentides, Rivière-du-Loup- La Malbaie: ensoleillé avec passages nuageux.Maximum de 20 à 22.Aperçu pour mardi: nuageux avec quelques averses.Rimouski-Matapédia des-Monts-Parc ae la , Sainte-Anne- - __ Gaspésie, Gas- pé: nébulosité variable.Maximum lundi de 18 à 20.Aperçu pour mardi, nuageux avec quelques averses.¦ Baie C’omeau, Sept-Iles: ensoleillé avec passages nuageux.Maximum de 18 à 20.Aperçu pour mardi: nuageux avec quelques averses.¦ Basse-Côte-Nord-Anticosti : nébulosité variable et maximum de 18 à 20.Aperçu pour mardi, ennuagement.Bataille en France autour de la «viande aux hormones» PARIS (AFP) — Les vétérinaires, les associations de consommateurs et tout ce que la France compte de gastronomes sont à nouveau partis en guerre contre la «viande aux hormones».Ce débat sur l’utilisation incontrôlée de substances médicamenteuse pour faire grossir les animaux — le veau, le porc et les volailles en particulier — a rebondi avec l’ouverture de plusieurs enquêtes judiciaires.Au premier rang des accusés, les hormones femelles.Administrées par piqûres au bétail, elles favorisent la retention d’eau dans les tissus et font ainsi, par exemple, gagner dix à vingt kilos supplémentaires aux veaux en quelques semaines.Mais, outre le tait que la vianue produite est en générale fade et sèche, les hormones synthétiques peuvent, selon de nombreux spécialistes, présenter des risques cancérigènes pour le consommateur Les antibiotiques, parfois utilisés dans le même but par les éleveurs, laissent des résidus qui peuvent créer chez l'homme des allergies et rendre plus difficiles les traitements anti-infectieux.La législation française est pourtant, dans les textes, l’une des plus strictes du monde.Alors que la République fédérale d’Allemagne, les Pavs-Bas et la Belgique autorisent des produits anabolisants, la France les interdit depuis quatre ans, sauf dans les cas très précis de traitements vétérinaires.Mais l’application de la loi, dans les faits, est plus aléatoire.De janvier à août 1980.près de 2,000 examens — de véritables contrôles antidopages — effectués dans les abattoirs ont révélé la présence d'hormones dans 20 pour cent des cas.Les organisations de consommateurs sont encore plus pessimistes puisqu'elles estiment que 70 a 75% de la viande consommée en France (y compris celle importée de pays de la CEE à la législation plus souple) a subi un traitement.Les produits interdits et notamment l'hormone synthétique jugée la plus dangereuse, le diéthyl-stilboestrol (DES), sont importés clandestinement de Hollande et de Belgique.Ils sont diffusés par des vétérinaires peu scrupuleux et fermement condamnés par leur ordre professionnel.Des «colporteurs» font quelque fois la tournée des villages, le dimanche, pour proposer aux éleveurs à la sortie de la messe, tel ou tel «produit miracle» pour faire grossir les betes.Les dirigeants de l'ordre des vétérinaires ont démissionné collectivement en juin dernier pour protester contre ce qui est, selon eux.un manque de sévérité du ministère français de l’Agriculture.En un an pourtant, les poursuites judiciaires se sont multipliées.En septembre 1979, en Dordogne, dans le sud-ouest de la France, plusieurs vétérinaires, pharmaciens et directeurs de coopératives ont été inculpés.L’un d’eux s’est suicidé dans sa prison.À la fin de la semaine dernière, un vétérinaire de l’Isère, dans les Alpes, a été arrêté pour avoir fourni de nombreuses doses d hormones sans respecter les précautions légales.Sept autres personnes des départements voisins de l'Ain, de la Savoie et de la Drôme, ont été inculpées dans la même affaire.Et un commerce il- légal de médicaments vétérinaires vient d’etre découvert dans la région d'Épinal, en Lorraine, impliquant plusieurs pharmaciens, il couvrirait tout l’Est ae la France et porterait sur un chiffre d'affaires de plusieurs millions de francs.Plainte contre GM WASHINGTON (AFP) — La firme automobile américaine General Motors a été accusée vendredi par la Commission fédérale du commerce (FTC) de vendre des voitures munies de transmissions défectueuses.Des responsables de la FTC ont déclaré avoir reçu près de 1,500 plaintes relatives à un certain modèle de transmission automatique Ces transmissions équipent près de quatre millions de véhicules et remplacent des modèles plus lourds dans le cadre de la réduction générale de la taille et du poids des voitures américaines de la nouvelle génération.La FTC a également annoncé avoir reçu des plaintes concernant une usure anormale de l’arbre à cames des moteurs de 4.9 et 5.7 litres équipant les Chevrolet, Buick, Pontiac et Oldsmobile.Un porte-parole de GM à Detroit a affirmé que la plainte de la FTC était injustifiée et que sa société allait la contester vigoureusement, devant un tribunal administratif.Enfin, le chef du PLQ a indiqué que la plate-forme électorale que les membres de la commission politique sont sur le point de finaliser s'inspire d’une vision de r avenir radicalement divergente de celle qui a guidé jusqu’ici le gouvernement du Parti québécois M.Ryan a promis que son parti, porté au pouvoir, procédera à des changements, des redressements majeurs sur des législations péquistes comme celle du zonage agricole, la loi 101.Il a également confirmé l’intention de son parti de rationaliser le rôle de l’Etat et de reviser les modalités du droit de i cours pris connaissance des documents que la commission politique a préparés sur le sort et les droits de la communauté anglophone du Québec, sur les politiques economiques et sur la crise énergétique Le programme électoral du PLQ est presgue finalisé et sera soumis au conseil général de septembre.?Drapeau diques.Et en Dremier lieu figure l’existence au Canada de deux nations c’est-à-dire de deux grandes communautés linguistiques et culturelles qui prolongent dans le temps et dans les faits les deux peuples fondateurs du Canada.Le chef intérimaire de l’Union nationale souhaite qu'une commission parlementaire proclame aussi que la nouvelle constitution doit délimiter clairement les compétences de chaque ordre de gouvernement de manière à diminuer les chevauchements de juridictions et reconnaître que les pouvoirs non expressément attribues au gouvernement fédéral sont dévolus aux gouvernements provinciaux.M Le moignan a terminé sa déclaration en rappelant que feu Daniel Johnson aimait à répéter que «les constitutions sont pour les hommes, et non les hommes pour les constitutions».I « Les bateaux de plaisance ancrés le long de la côte à Corpus Christi (Texas) ont été la cible préférée du cyclone Allen, lors de son passage hier matin Mais I évacuation de plus de 200,000 personnes le long de la côte texane a limité le nombre des victimes à une seule: un homme âgé mort d'une crise cardia- que (Photolaser AP) \
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.