Le devoir, 18 octobre 1980, samedi 18 octobre 1980
.'%'Ufi eadeau ehk oAnciens Canadiens .François Lde Martigny, éditeur ( Vol.LXXI — No 239 Nuageux avec éclaircies.Maximum 14.Montréal, samedi 18 octobre 1980 Le fédéral imposera sa politique énergétique dans son budget du 28 par Michel Vastel OTTAWA — Le budget fédéral sera dé- f osé aux Communes le mardi 28 octobre.I imposera en même temps une | énergétique aux provinces de petroie et de gaz.Contrairement au gouvernement conservateur qui avait dû se résoudre à déposer un budget sans avoir adopté sa politique énergétique le gouvernement Tru- e politique oductrices deau a pour sa part décidé d’agir unilatéralement, faute d’avoir pu conclure un accord, avec l’Alberta notamment, dans le courant de l’été.La nouvelle a été annoncée hier par les ministres des Finances, M.Allan MacEachen, et de l'Energie, M.Marc Lalonde, dont les deux exposés politiques seront rendus publics simultanément, dans dix jours.Ce sera le premier budget fédéral de- puis celui de M.Jean Chrétien, déposé le 16 novembre 1978 Certains éléments de ce budget sont d’ailleurs encore devant la Chambre des communes sous forme de projets de loi, tant le calendrier parlementaire a été bousculé depuis deux ans par deux campagnes électorales.Le budget conservateur de M.John Crosbie a provoqué la chute du gouvernement Clark en décembre dernier.Le gouvernement libéral avait promis un budget pour juillet dernier mais, devant l’échec des négociations sur sa politique énergétique, et compte tenu d’un certain rétablissement de la conjoncture économique, M.MacEachen a décidé d'attendre l’automne.Hier aux Communes, l’opposition officielle a profité de la publication des dernières statistiques sur le coût de la vie pour attaquer le gouvernement.Statistique-Canada annonçait hier que le Montréal donne le feu vert à la destruction du boisé du séminaire par Alain Duhamel La ville de Montréal a émis un permis d’excavation au promoteur d’un projet de construction domiciliaire dans le boisé du Grand séminaire, 24 heures avant que ne lui parvienne une requête du ministre des Affaires culturelles pour la suspension de toute procédure en ce sens.Le vice-président du comité exécutif de la ville de Montréal, M.Pierre Lo-range, a confirmé au DEVOIR l’émis sion d’un permis, le jeudi 16 octobre au nom de la société Almon Realties promoteur du condominium Atwater Le projet proposé étant conforme règ M t k « f tous lés règlements municipaux, le Service des permis et inspections ne pouvait refuser de l’émettre.Hier avant-midi, le ministre des Affaires culturelles, M.Denis Vaugeois, envoyait un télégramme au président du comité exécutif, M.Yvon Lamarre, le priant de retarder pendant une quinzaine de jours toute émission de permis afin de revoir le dossier.Le ministre des Affaires culturelles, tout comme le président du comité exécutif, ont été pressés depuis quelques semaines d’intervenir dans cette affaire afin de sauvegarder une fenêtre sur la montagne.Le Regroupement pour sauvegarder le boisé du Grand séminaire avait multiplié les démarches à Québec et à Montréal dans le but de promouvoir un parc à cet endroit.Une pétition dans ce sens avait même recueilli plus de 3,000 signatures L’émission d’un permis ù’excava-tion signifie que le promoteur peut désormais couper les arbres et préparer le terrain pour y recevoir un ensemble Voir page 20: Séminaire &Xh>.‘ m mi Üsfo % -.«4.„ Î&* lÆi- $$;>: 2-, ¦m .f.' tri mf.«tf* Ü rr- ëj™ |r«V M1 >X.C~ §0: Les Messieurs de Saint-Sulpice ont entretenu depuis la fin du XVIIe siècle le jardin du Grand séminaire tout en vendant des portions de leur domaine.Le condominium Atwater se trouverait à l’arrière-plan de notre photo, dans la falaise.(Photo Jacques Grenier) coût de la vie en septembre a progressé de près d'un point, portant le taux annuel de croissance des prix à 10.7%.Les conservateurs ont insisté pour savoir si le ministre des Finances a renoncé à son projet d’abolir l'indexation de l’impôt sur le revenu.Une fois de plus, M MacEachen a laissé durer le suspense, répétant que c’est bien sûr l'une des possibilités qui s'offrent à lui mais qu'il fera connaître sa réponse le 28 octobre De même pour la politique énergétique que M.Lalonde se refuse à exposer, même à huis clos, aux membres du Comité des communes sur les Ressources, Le ministre de l’Energie a cependant précisé que sa politique énergétique «sera très bonne pour le Canada et 1 Ouest en particulier».M.Lalonde ne s'attend cependant pas à ce que les provinces productrices de pétrole et de gaz approuvent sa politique puisqu'il leur en a soumis des cléments en septembre et qu'ils ont été refusés.Parmi les éléments qu’il faudra surveiller dans le budget du 28 octobre se trouvent: ¦ les impôts sur le revenu des particuliers, qui pourraient augmenter légèrement par le biais d’une désindexation progressive; cette année, l’indexation coûte $14 milliards au gouvernement; ¦ les corporations canadiennes risquent également de voir leur fardeau fiscal augmenter, surtout si ,1e ministre des Finances donne suite à son projet de réduire certains échappatoires fiscaux trop généreux; ¦ la fameuse taxe sur l’exportation des produits énergétiques risque d’être appliquée malgré tout.Actuellement, elle n’existe que pour les exportations de pétrole et le gouvernement a le choix de l’étendre au gaz, et sans doute à toutes les formes d’energie.Il est possible cependant quelle ne s'applique qu’à partir d’un certain niveau d exportations, puis-qu’aetuellement les producteurs de l’Alberta n’arrivent pas à exporter tout ce qu’ils pourraient aux États-Unis, les prix étant jugés trop élevés par les acheteurs; ¦ le budget sera établi en fonction d’une augmentation moyenne du prix du pétrole de $4.50 en 1981, 1982 et 1983 Le ministre de l’Énergie a déjà indiqué la semaine dernière dans une entrevue au DEVOIR que les prix du pétrole augmenteront ensuite pendant six ans au rythme de $7 le baril par année; ¦ le budget comprendra également une taxe au raffinage qui viendra gonfler le prix pour le consommateur.Déjà l’an dernier, en 1980, le prix du baril de pétrole brut albertain n’a augmenté que de $3 ce qui aurait dû limiter la hausse du gallon d’essence à 11 cents.Mais, comme le rappelait hier le critique conservateur, M.Harvie André, trois autres décisions du gouvernement ont fait grimper cette hausse à plus de 15 cents le gallon d’essence En avril, le gouvernement a transvoir page 20: Budget Pas de cessez-le-feu, pas d’espoir pour les otages Radiai accuse Washington d’aider l’Irak NATIONS UNIES (d’après AFP, AP et Reuter) — Le premier ministre d’Iran, M.Ali Mohammad Radjai, a accusé hier soir les États-Unis d’avoir envoyé en Arabie Saoudite des avions d’oDservation AWACS pour suivre les mouvements des troupes iraniennes et transmettre à l’Irak les renseignements qu’ils recueillent à ce sujet.Ces appareils AWACS trompent en outre les pilotes iraniens, a-t-il ajouté.Prenant la parole devant le Conseil de sé- curité des Nations unies, M.Radjai a dénoncé l’agression «du gouvernement despotique et cruel de l'Irak» contre l’Iran.Il a accusé l’Irak de bombarder des objectifs civils, y compris des écoles et des hôpitaux, «tuant des personnes innocentes».«Le monde entier doit savoir que l’armée de Saddam a agi sans pitié, sans pitié comme les armées de Hitler», a déclaré M.Radjai.Le premier ministre iranien a déclaré que la résistance opposée par l’Iran à «l’agression» irakienne «a stupéfié le monde entier».Si cette guerre doit se prolonger, a affirmé M.Radjai, le peuple iranien luttera jusqu’au bout, «même s’il se voit contraint à mener une guerre populaire», afin de chasser les forces irakiennes du sol iranien et à «assener un coup mortel à l’impérialisme américain».Dans la seule référence aux 52 otages américains détenus en Iran depuis 349 jours, M.Radiai a demandé: «Comment ce fait-il que les États-Unis voient dans cette attaque irakienne une occasion pour la libération de leurs otages».Un collaborateur du premier ministre iranien a rejeté comme «insensée» toute idée de cessez-le-feu tant que des troupes irakiennes se trouveront sur le territoire iranien.«Personne ne demande un cessez-le-feu, lorsque quelqu'un défend sa maison», a declare M.Ali Cham Ardakani à la presse en arrivant aux Nations unies hier après-midi.Le prophétisme fait partie de la mission des évêques ROME — Dans une semaine, le cinquième synode mondial des évêques aura pris fin.S'il s’est trouvé des chrétiens pour dire qu’ils n’en attendent rien, d'autres par contre, comme ce par Jacques Barnard groupe oecuménique de jeunes envoyés par Taizé, sont à Rome depuis le 26 septembre pour prier en union avec les membres du synode.D’autres encore ont voulu exprimer leur communion dans la responsabilité ecclésiale, tels ces mille délégués de l’Organisme mondial qu'est devenu le «néo-cathécuménat» dont le congrès se termine à Rome aujourd’hui.Mais à côté d’eux se trouve la masse immense de tous ceux dont la première et à peu près la seule préoccupation est de survivre une journée après l’autre.Que peut faire pour eux un synode réuni pour étudier les fonctions, les rôles de la famille chrétienne dans le monde contemporain?Faut-il s’attendre d’abord à des décisions, à des actes de gouvernement?Ce n’est pas la raison d’êtfe de cette assemblée, elle n’est pas formée à cette fin et n’est pas équipée pour y arriver de façon utile.Faut-il voir le synode traiter de l'un ou de l'autre point particulier et apporter des réponses à des problèmes?Il agirait ainsi contre une tendance qui s'est solidement manifestée en son sein depuis trois semaines, de laisser aux instances locales ou régionales cette res-Voir page 20: Êvéquea Le président du Pakistan avait adressé hier a Islamabad un appel au cessez-le-feu entre l’Irak et l’Iran du 18 au 22 octobre à l’occasion de la fête religieuse du Hadj.Cet appel avait été annonce aux Nations unies à New York par M.Agha Shahi, ministre des Affaires étrangères du Pakistan.M.Ardakani s’est également déclaré «peu optimiste» quant à une chance de rencontre entre le premier ministre iranien et le président Carter sur la question des 52 otages retenus en Iran.Il a également démenti les rumeurs d’un troc entre les États-Unis et l’Iran pour échanger les otages américains contre des pièces détachées pour les armes américaines utilisées par rlran dans la guerre contre l’Irak.M.Radjai est venu pour s’adresser au Conseil de sécurité au sujet de la guerre avec l’Irak, pas pour parler du problème des otages, a-t-il dit.«Mon pays a été l’otage des Américains pendant 25 ans, cinq mois et treize jours, et je n’ai jamais entendu qui que ce soit dire quoi que ce soit à ce sujet.» Radio Téhéran a pour sa part rejeté l’offre du président Carter de s’entretenir avec M.Radjai.«On peut se demander comment il serait possible de rencontrer un criminel qui a commis de nombreux crimes contre nous pendant de longues années, et a soutenu la dynastie des Pahlavi,» a affirmé la radio iranienne.De son côté l’ayatollah Ali Khamenei, un des huit membres du nouvel état-major de guerre iranien, a affirmé vendredi que son pays était «en guerre avec les États-Unis» et non pas avec l’Irak.Avant l’ouverture de la réunion, l’am- Voir page 20: Radjai 25 CENTS culture & société M Contre le mythe de Maria Chapdelaine Nicole Deschamps vient de publier avec ses collègues Raymonde Héroux et Normand Villeneuve de l'Université de Montréal un livre qui démonte Le mythe de Maria Chapdelaine, tel qu’orchestré par les idéologies de droite dans les années 1920.Jean Royer fait le point.Page 21.Et si l’instinct maternel n’existait pas Elisabeth Badinter ose démystifier l’intouchable: ce fameux instinct maternel.Dans son livre L ’Amour en plus, elle prouve, en fait, que l’amour maternel n’est pas un instinct.Renée Rowan a rencontré celle qui contredit courageusement certaines idées à la mode.Page 21.La gestion de la criminalité Le taux de criminalité augmente; se dessine, en réaction une tendance à la répression.Un peu désemparé, le criminologue constate les limites de son intervention.Bref, un tournant critique.Page 10.i J .Un débat Carter-Reagan Le président Carter et le candidat républicain Ronald Reagan s’affronteront le 28 octobre dans un débat télévisé qui décidera sans aucun doute du résultat de l’élection présidentielle.Page 5 Jérôme Choquette défie Claude Ryan M.Jérôme Choquette a décidé d’aller contre la volonté de M.Claude Ryan.Page 3.Éditorial La décision de repousser les élections ne fait pas l’unanimité au Québec.Les partis ne sont pas prêts pour une telle campagne et ils ont plus urgent à faire cet automne, estime Jean-Claude Leclerc en page éditoriale, en désaccord cette fois avec Berthio.Page 18.ROBERT CHOQUETTE UN LIVRE PLEIN DE TENDRESSE ET D’HUMOUR moi, cPETF(OUCHKA MÉMOIRES D’UNE CHATTE DE VINGT DEUX ANS QUI A BEAUCOUP VOYAGÉ, BEAUCOUP VU ET BEAUCOUP RETENU édition» Internationale» alaln Itanké 2100, rueguy montré»! 935-7452 - UN AUTEUR DE QUALITÉ POUR DES LECTEURS DE QUALITÉ Stahké Le Devoir, samedi 18,octobre 1980 Le comité des priorités à Mont-Gabriel L’Assemblée serait convoquée pour le 28 octobre par Bernard Descôteaux QUÉBEC — Le comité des priorités du gouvernement Lévesque se réunira durant le week-end au Mont-Gabriel, dans les Laurentides, pour d’une part planifier la reprise des travaux de l’Assemblée nationale et déterminer d’autre part les grands axes de la stratégie du gouvernement en matière constitutionnelle.La première décision qu’aura à prendre le comité des priorités, présidé par le ministre, portera sur la date de l’ouverture de la session.Celle-ci était originellement prévue pour le 11 novembre, mais le premier ministre Lévesque a déjà indiqué qu’elle serait devan-cée.Selon toute vraisemblance on s’arrêtera sur la date du 28 octobre bien qu’une mince possibilité existe pour un rappel des députés au cours de la semaine prochaine.La date de l’ouverture de ce qui sera la cinquième session ne sera toutefois définitivement arrêtée qu’à la suite d’une rencontre qu’entend avoir le premier ministre au début de la semaine avec les chefs des deux partis d’opposition.Le désir du gouvernement de réunir le plus rapidement possible l’Assemblée nationale tient au fait qu’il veut engager un débat sur le rapatriement unilateral de la constitution par le gouvernement Trudeau et obtenir la formation d’un front uni de tous les groupes politiques québécois représentés à 1 Assemblée nationale qui, tous, se sont déjà dit opposés au projet Trudeau.Le deuxième point à l’ordre du jour de la réunion du comité des priorités consistera donc à élaborer de la façon la plus précise possible la stratégie qui sera employée tant sur le plan parlementaire qu’extra-parlementaire pour contrer le projet Trudeau.Sur le plan extra-parlementaire, il est déjà acquis que le gouvernement engagera, sous une forme ou une autre, une action judiciaire.Il pourra y avoir par ailleurs des campagnes de publicité et d’information, et des campagnes d’opinion.Sur le plan parlementaire, il s’agira de trouver la formule qui permettra le débat le plus large possible, mais aussi qui permettra de dégager entre les partis politiques le plus solide consensus.Les ministres membres du comité des priorités auront à déterminer notamment a quoi l’on tentera de s’opposer (au rapatriement uniquement ou à l’ensemble du projet Trudeau) et de quelle manière, que ce soit par motion d’urgence débattue en chambre ou par voie de projet de loi quelconque.Soulignons qu'un problème technique se présentera au gouvernement puisqu’il ne pourra présenter dès la reprise des travaux de 1 Assemblée nationale une motion sur ce sujet.Comme il s’agit d’une nouvelle session, la priorité sera accordé au discours inaugural du premier ministre et au débat de 25 heures qui s'ensuit.Ce débat a priorité sur toute autre question, sauf urgence.À moins d’invoquer la situation d’urgence et en convaincre les partis d’opposition, le gouvernement devra attendre au moins deux semaines avant d'entreprendre un débat sur le rapatriement de la constitution.À moins évidemment que le premier ministre ne fasse de cette question le coeur de son discours inaugural, ce qui permettrait de consacrer le débat de 25 heures à cette question.Le premier ministre doit en principe consulter le chef du Parti libéral et celui de l’Union nationale au début de la semaine pour voir s’il est possible d’obtenir leur collaboration et leur appui quant au débat constitutionnel.Ces rencontres pourront être déterminantes quant aux décisions que prendra ensuite le Conseil des ministres.Le troisième point à l’ordre du jour de la réunion du comité des priorités consistera à établir le menu législatif de cette session et le contenu du discours inaugural.Déjà il est entendu que les mesures à caractère social auront une grande importance au feuilleton de l’Assemblée nationale.Le gouvernement s’est en effet engagé à faire adopter à cette session le projet de loi 89 portant sur la réforme du droit de la famille.Il s’agit de la première partie de la réforme du Code civil, un projet qui est en préparation depuis bientôt 20 ans et qui arrive enfin à terme.On envisagera aussi de présenter les premiers éléments d’une politique québécoise de la famille; de publier une politique complète en matière de revenu minimum garanti; de déposer un avant-projet de loi sur les injonctions en matière de relations de travail.Il pourra y avoir enfin la publication d’une politique pour les minorités ethniques et l’aaoption d’un nouveau Code de la route.Ce discours inaugural accordera aussi une certaine attention au développement économique, la principale mesure étant la publication du plan décennal d’équipements d’Hydro-Québec.Même s’il n'en sera pas fait mention dans le discours inaugural, on planifiera aussi la présentation d’un budget supplémentaire par le ministre des Finances.Trudeau se dit prêt tout au plus à préciser les règles du référendum par Claude Turcotte OTTAWA — Convaincu que la population du Québec lui a donne le 20 mai dernier le mandat de prendre les moyens d’effectuer «un déblocage» constitutionnel, persuadé que les provinces mont pas l’appui de leurs électeurs pour s’opposer à son projet de résolution, le premier ministre du Canada, M.Pierre Elliott Trudeau, se dit tout de même disposé a accepter des amendements pour préciser un peu mieux les modalités d’un recours au référendum, mais Ottawa n’a nullement l’intention de se départir de cet instrument.Tel que rédigé présentement, l’article 42 du projet de résolution permettrait le recours à des référendums sans restriction aucune.«Je ne sais pas si un premier ministre aura un jour ce goût de déclencher des référendums, mais ce n’est pas mon cas», a dit M.Trudeau, qui ne cédera pas sur l’esprit de l’article 42, mais qui pourrait volontiers accepter des amendements susceptibles de rassurer au moins un certain nombre de députés à Ottawa.L’idée du gouvernement fédéral n'est pas de tenir des référendums a toutes les sauces, mais seulement dans certains cas limites où il s’agirait de faire sauter «un embâcle».La situation actuelle, selon M.Trudeau, illustre très bien ce qu’il veut dire.Il reste à définir dans des termes légaux ce que serait un impasse.Mais le premier ministre n’a pas voulu se laisser entraî- ner sur ce terrain hier alors qu’il était interrogé sur les ondes du réseau Telémédia par quelques journalistes, dont le rédacteur en chef du DEVOIR, M.Michel Roy.Quand on lui a demandé si les Québécois ont voté «non» au référendum du 20 mai dernier pour que le gouvernement fédéral procède à un rapatriement unilatéral et apporte de lui-même des changements à la loi 101, M.Trudeau a répondu sans hésister par un non.«Il n’y a pas eu de vote sur un sujet précis.Le Québec a voté pour un déblocage constitutionnel», a répondu le premier ministre, qui a indiqué d'une manière indiscutable encore hier son intention de mener à terme son projet.Si le déblocage n’a pas lieu maintenant, a-t-il expliqué, il faudra sans doute attendre de nombreuses années avant d’en arriver à un rapatriement.Quant aux droits linguistiques enchâssés dans une constitution pour le plus grand profit des minorités francophones hors Québec et anglophones au Québec, M.Trudeau a déclaré que si cela ne se fait pas maintenant, on prendra pour acquis que cela ne surviendra jamais.Il y aurait en retour, selon lui, une séparation linguistique de plus en plus grande qui conduirait alors inévitablement à l’indépendance du Québec.Très sûr de lui, se permettant de rabrouer allègrement les intellectuels et les journalistes, de traiter les Québécois de «gnochons» pour ne pas avoir permis le rapatriement L’île-du-Prince-Édouard se range du côté des contestataires CHARLOTTETOWN (PC) - Le procureur général de l'Ile-du-Prince-Edouard, M.Horace Carver, a déclaré hier qu’il ne serait pas étonné si le Parlement britannique refusait d’approuver la réforme constitutionnelle canadienne tant que ne sera pas connu le résultat des recours judiciaires des provinces.Il a dit que les provinces en appelleront «certainement» aux tribunaux avant que les changements ne soient approuvés par Londres, bien que le Parlement canadien puisse voter la résolution ministérielle sur la réforme constitutionnelle avant que les causes ne soient entendues.M.Carver a fait cette déclaration dans une interview sur l'annonce, faite plus tôt dans la journée, que l’Ile-du-P.-E.se joignait à au moins cinq autres provinces pour contester en cour les propositions fédérales.L’Ile-du-Prince-Edouard se joint à la Colombie-Britannique, au Manitoba, à Terre-Neuve, au Québec et à l’Alberta, et peut-être à la Nouvelle-Ecosse, dans un front commun contre le gouvernement fédéral.M.Carver pense qu’il est possible que la Saskatchewan s’ajoute au groupe.L’Ontario s’est prononcée en faveur des propositions fédérales et on s’attend à ce qu’elle appuie le gouvernement fédéral en Cour suprême du Canada, le cas échéant.M.Carver pense qu’une ou deux provinces s'adresseront d’abord à leurs tribunaux locaux mais que la cause sera finalement portée en Cour suprême.Toutes les provinces interviendraient alors, d’un côté ou de l’autre, et il faudrait de 18 mois à deux ans pour obtenir une décision.Hatfield réitère son appui inconditionnel au rapatriement FREDERICTON (PC) -Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, M.Richard Hatfield, s’est engagé hier à appuyer le gouvernement fédéral sur le «rapatriement» de la constitution même si Ottawa rejette ses suggestions précises.Il a déclaré en conférence de presse qu’il souhaite quatre changements à la résolution que discute le Parlement mais qu’il appuierait le pouvoir central même si ses suggestions étaient rejetées M.Hatfield s est dit opposé à la décision d’au moins six provinces de combattre devant les tribunaux les propositions fédérales.C’est là une question politique, dit-il, qui ne relève pas des tribunaux et il n’est pas disposé à renoncer à ses responsabilités.Il a ajouté que les tribunaux n’étaient pas habilités à décider de l’avenir constitutionnel du Canada.«Une fois que nous aurons décidé de ce que nous voulons, les tribunaux peuvent interpréter nos désirs, mais ne peuvent les dicter».M.Hatfield ne veut pas non plus de référendum pour trancher les questions sur lesquelles on ne s’entendra pas.H aimerait que le gouvernement fédéral impose unilatéralement sa formule d’amendement après deux ans si l’on ne s'entendait pas deux ans après le «rapatriement», mais il croit que la pression de l’opinion publique amènera une entente avant deux ans.Le premier ministre du Nouveau-Brunswick a aussi l’intention de plaider avec énergie en faveur d’une rédaction différente de celle du gouvernement fédéral des articles relatifs à la péréquation et à certains droits fondamentaux.Le premier ministre du N.-B.a aussi exprimé sa déception devant l’attitude de l’Ontario envers les droits linguistiques.«Nous qui parlons anglais ne sommes pas assez nombreux à Des modifications?OTTAWA (PC) - Des dirigeants fédéraux ont fait savoir au gouvernement de la Saskatchewan qu’il pourrait y avoir des modifications au projet constitutionnel débattu au Parlement, selon un informateur près des négociations secrètes entre les deux gouvernements.Le gouvernement fédéral «est prêt à agir dans certains domaines et non dans d’autres», a-t-il dit.Il n'a pas donné de précision, bien que M.Trudeau ait laissé entendre, la semaine dernière, 3u’il était prêt à ajouter une isposition à son projet d’ensemble pour clarifier le droit des provinces à la propriété et au contrôle de leurs richesses naturelles.avoir eu la bonne grâce de répondre positivement à la confiance témoignée envers le Canada par la majorité du Québec qui parle français.«Je ne puis m’empêcher de dire maintenant que le refus de l’Ontario, la plus grande concentration de pouvoir politique au Canada, de rendre deux langues officielles me déçoit personnellement».M.Hatfield a dit qu'il voulait que la loi des langues officielles de sa province, qui fait du Nouveau-Brunswick la seule province officiellement bilingue du Canada, soit enchâssée dans la constitution.À Ottawa, un porte-parole du chef de l’Opposition, M.Clark, qui partait pour Frédé-ricton afin d’assister à des réunions politiques et de s'entretenir avec M.Hatfield, a dit que ce dernier partageait «plusieurs de nos inquietudes sur la résolution.» «Mais il s'exprime évidemment dans la perspective d’un premier ministre provincial, a dit M.Jack Osler.Nous nous plaçons dans la perspective de l’intérêt national».SUIVEZ LE MANCHOT.ORFORD-SUR-LE-LAC À VENDRE OU A LOUER À une heure de Montréal sur le versant sud-ouest du Mont-Orford.PRIX • Maisons de campagne indiv.2-5 ch.à compter de $48,900.(terrain exclus) COMPTANT REQUIS 15% Terrain % ACRE A COMPTER DE $5.000.Une réalisation LA SOCIÉTÉ D'AMÉNAGEMENT DU MONT ORFORD Inc.514-297-2410 i Une nouvelle série policière par Pierre Saurel.En vente partout au bas prix de $2,95.& QUEBEC AMERIQUE AMÉNAGEMENT EXCLUSIF 2 à 5 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fait des élections j’aurais été surpris et peut-être déçu; je me serais dit, il est moins intelligent que je ne le pensais», a lancé M.Trudeau avec cet humour qui lui est très particulier.Un journaliste cependant a eu de l’humour lui aussi en ajoutant que c’est arrivé à d’autres de faire cette erreur.À qui?«À vous M.le premier ministre».M.Trudeau a bien encaissé.Mais il a eu sa revanche en tirant cette conclusion sur l’attitude des premiers ministres provinciaux: «Tout cela finit assez piètrement par un recours aux tribunaux et non pas à la population, qui avec son gros bon sens dit: vaut mieux avoir une constitution ici qu’en Angleterre».Il fut longuement question des droits linguistiques pendant l’entretien.Il est apparu très évident que M.Trudeau attache une extrême importance à ces droits, en rappelant les luttes héroïques et incessantes que les francophones du Canada ont mené sur ce plan au fil des années.Le gouvernement a-t-il l’intention de sacrifier «un droit d’aînesse cqntre une poignée d’écoles au Manitoba», selon l'expression du professeur Léon Dion?M.Trudeau ne voit pas quel droit d’aînesse on céderait.«Notre idée est calquée sur ce qu’ont dit les premiers ministres provinciaux à St-Andrews et à Montréal en 1978.On verra en comité ce qu’on peut faire mieux, mais pour l’instant, après deux ans, la reconnaissance de ces droits n’est pas venue par la réciprocité».Le premier ministre n’a pas répondu cependant à l’objection posée par les conservateurs au fait qu’on demandera au Parlement britannique de modifier la constitution canadienne plutôt que d’attendre un peu, soit après le rapatriement, pour demander aux députés canadiens de se pencher sur cette question.Enfin, M.Trudeau a signifié assez clairement que le gouvernement n’a pas l’intention de prolonger l’examen en comité parlementaire du projet de résolution au delà du neuf décembre.«Les arguments seraient-ils meilleurs dans une semaine, dans un mois», a demandé le premier ministre, avant d’ajouter: «Nous n’avons pas d’objection à ce qu’on discute plus longtemps en Chambre et moins longtemps en comité».M.Trudeau a insisté aussi sur le genre de travail qu’il veut voir au sein du comité.Il ne veut pas y voir surgir toutes les propositions véhiculées pendant les conférences fédérales-provinciales, là où «le jeu du maquillonnage a empêché le déblocage».Il ne veut donc pas reprendre les négociations en comité, si ce n’est sur certains points précis et limités, pour établir par exemple un pont avec les néo-démocrates, ce dont des sources officieuses parlaient une fois de plus hier a Ottawa.YOGA pour la détanta at la santé 5 jours intensifs 20-24 octobre 279-3545 Cain Slniwii Ttfi VMMta Swami Vishnu Dtvananda a À l’approche de l’hiver, les amateurs de ski de la métropole et des environs se donnent actuellement rendez-vous à la Place Bonaventure où a lieu, jusqu’à demain soir, le 9e Salon du ski de Montréal.Outre l’assortiment complet des dernières nouveautés, ïjs pourront assister à des spectacles ou visionner des films.(Photo Jacques Grenier) La publicité «partisane» Denis Lazure réplique à Thérèse Lavoie-Roux «Mme Thérèse Lavoie-Roux ferait mieux de demander à son chef (M.Claude Ryan) de remettre les fameux $700,000 «olympiques» plutôt que de s’en prendre à l’effort d’information que nous faisons auprès de la population».C’est ainsi que M.Denis Lazure, ministre des Affaires sociales.a réagi à un article paru dans LE DEVOIR d’hier et 3ui faisait état des critiques u Parti libéral du Québec à l’endroit d’un texte diffusé par le ministère des Affaires sociales (MAS) aux personnes de 65 ans et plus par le biais de la Régie de l’assurance-maladie du Québec (RAMQ).Ce dépliant intitulé «Tout comme on juge un arbre à ses fruits.» énumère brièvement les réalisations accomplies depuis 1976 par le gouvernement afin d’ameliorer les conditions de vie des personnes âgées.Ce que Mme Thérèse Lavoie-Roux, critique de l’opposition officielle en matière de santé et bien-être, qualifiait de «publicité partisane».Le ministre des Affaires so- ciales s’en est pris vigoureusement à ces attaques alors qu’il Erésidait au lancement d une rochure publiée par le MAS.Et il a tenu à préciser qu’il avait approuvé et même participé personnellement à la rédaction du dépliant contesté.«Je ne vois pas ce qu’il y a de scandaleux ou de partisan à renseigner le public sur ce que nous faisons, d’autant plus que ce dépliant donnait en quelque sorte un coup d’envoi de la consultation que nous avons entreprise pour articuler une politique québécoise du vieillissement.Mme Thérèse Lavoie-Roux a le scandale facile, elle devrait plutôt faire des pressions auprès de son chef pour qu’il remette le don «olympique» de $700,000,» a dit M.Lazure.Cet argent, rappelons-le, avait été versé à la caisse électorale du Parti libéral par des ingénieurs des Jeux olympiques de 1976, avant même que M.Claude Ryan ne devienne chef du PLQ, ce qui à son avis ne le lie pas à un remboursement.Cette mise au point faite, M.Denis Lazure a procédé au lancement d’un volume de 224 pages, format de poche, sur «Les affaires sociales au Québec».Sujet vaste, compliqué et rempli de sigles qui sera désormais plus digestible pour qui veut se familiariser avec les politiques et l’historique du MAS depuis 1840 à nos jours.* Pour la coordonnatrice des travaux de rédaction et d’édition de cette broche, Mme Denise Grenier, il s’agit d’une sorte de «vade-mecum» où l’on pourra trouver en un clin d’oeu la matière que l’on cherche.Cette information traite aussi bien de l’organigramme du MAS, de la sécurité du revenu, des caractéristiques sanitaires du Québec tt de sa population, des indicateurs ae santé, des ressources humaines, de l’évolution dés dépenses, etc.«Nous recevons souvent dès demandes d'information sur l’organisation du système cje la santé au Québec, soulignait Mme Grenier au DEVOIÇ «I CERTIFICAT DE DEUXIEME CYCLE EN THANATOLOGIE L'Université du Québec à Montréal est heureuse d'annoncer l'ouverture, en janvier 1981, d'un programme de second cycle en thanatologie destiné aux praticiens de la santé et des services sociaux intervenant auprès des malades chroniques de tout âge, des mourants et/ou de leur famille.Les médecins, infirmiers(ières), psychologues, travailleurs sociaux, agents de pastorale, etc.désirant réfléchir sur les dimensions socio-culturelle, économique et psychologique liées à la mort et développer de meilleures approches relationnelles et thérapeutiques, peuvent s'inscrire à ce certificat de trente crédits offert à temps partiel.En plus d'une expérience d'au moins deux ans, ils devront détenir un diplôme de premier cycle ou l'équivalent; sinon, l'expérience pertinente pourra être évaluée.L'accès au programme est limité à 30 étudiants par année.Les demandes d'admission doivent parvenir au service de l'admission du bureau du registraire au plus tard le 15 novembre 1980.Pour plus de renseignements, veuillez vous adresser à: Madame Luce Des Aulniers, directrice du programme, à 282-4518 ou au service de l'admission, à 282-3121.UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL Case postale 8888, succursale "A" Montréal, Qué.H3C 3P8 Université du Québec à Montréal / 1 6 Le Devoir, samedi 18 octobre 1980 ¦ 3 Choquette sera en lice mardi pour l’investiture libérale dans Outremont par Pierre O’Neill L’ancien ministre de la Justice, M.Jérôme Choquette, fera la lutte dans le comté d’Outremont à l’ingénieur Pierre Fortier, le ' candidat que le chef libéral, M.Claude Ryan, a personnellement pressenti pour por-1 ter la bannière du PLQ à l’élection partielle du 17 novembre prochain.L La convention pour le choix officiel du candidat libéral d'Outremont, qui a été fixée dans des délais exceptionnellement courts, aura lieu mardi soir et mettra en évidence un troisième candidat, l’architecte Paul-André ’ Tétreault, qui jouit de l’appui des libéraux fédéraux du comté.L’ex-premier ministre Bourassa avait également laissé savoir au chef du parti qu'il était disponible et aimerait être candidat dans Outremont, surtout dans la perspective d’élections générales.Mais tout comme dans le cas de M.Choquette, M.Ryan a indiqué à M.Bourassa qu’il n’était pas le bienvenu et devrait se tenir à l'écart de la politique active pour un autre mandat.Cette semaine, l ex-premier ministre déclarait au DEVOIR qu'il ne serait pas candidat contre la volonté de M.Ryan et s'emploierait à profiter de ce nouveau congé de la vie politique pour continuer à prononcer des conférences sur les perspectives de développement économique du Québec.Pendant des semaines, M.Ryan a vainement tenté de se dénicher une candidature de prestige capable de décourager les aspirations de MM.Bourassa et Choquette.Apres avoir appris que le chef du parti avait porté son choix sur M.Pierre Fortier, l’ancien ministre de la Justice s'est dit qu’il pouvait faire aussi bien.Et il s'est rendu hier au secrétariat de la rue Gilford réclamer un bulletin de mise en candidature, que lui a d ailleurs remis M.Ryan lui-même.L'arrivée inattendue de l’ancien chef du PNP au secrétariat central de la rue Gilford a causé un certain émoi chez les cadres, les organisateurs et les employés du parti.Pendant que M.Choquette informait le chef du parti de sa décision d'être candidat, quelques députés qui participaient à une réunion de l'exécutif sont vernis lui serrer la main.Et même le président du parti, M.Larry Wilson, qui l'avait publiquement fustigé il n’y a aas si longtemps.Par delà ce climat de malaise, c'est sous le signe de la cordialité que s’est déroulé l’entretien Ryan-Choquette.P: la Sous le régime de Robert Bourassa, M.Choquette a assumé pendant cinq ans le poste de ministre de la Justice, puis celui de ministre de l'Éducation, jusqu’au 25 septembre 1975, alors qu'il démissionna à la suite d'un désaccord avec le premier ministre sur l’application de certains aspects de la loi 22.Apres avoir siégé pendant un certain temps comme indépendant, M.Choquette fonda en 1976 le Parti national populaire.Député d'Outremont, il a été défait aux élections générales du 15 novembre 1976 par le libéral André Raynauld.De moeurs politiques plutôt traditionnelles, les militants liberaux d’Outremont sont susceptibles de subir l’influence et d'obéir aux diktats de leur chef.C’est un facteur négatif considérable que M.Choquette croit toutefois être en mesure de neutraliser.11 promet de révéler au cours d'une conférence dé presse, demain, les noms de membres influents de l’association libérale qui l'auraient assuré de leur appui.Il s'est entretenu avec M.Bourassa, et il a gardé de cette conversation l’impression que les centaines de militants libéraux de l’association qui souhaitaient la candidature de l’ex-premier ministre passera de son côté pour l'aider à vaincre le candidat de la direction du parti.Les deux adversaires de M.Choquettte à la convention de mardi soir sont également résidents du comté.L'architecte Paul-André Tétreault, âgé de 44 ans, est membre du conseil municipal d’Outremont et président des sociétés Gestion Modulor, Coplanam et Interconcept.Enfin, M.Pierre Fortier, âgé de 47 ans, est président du bureau de génie-conseil Cana-tom, la plus importante société canadienne oeuvrant dans le génie nucléaire.Il est en outre président de Terratech, une société de consultants en géotechnique, une filiale de la société Surveyer-Nenniger-Chenever (SNC).Sy 4 L’enquête à Val-d’Or Aucune inspection depuis cinq mois dans les 36 mines La semaine des sciences Destinée officiellement au grand public, l’exposition scientifique de l'Université Concordia aura surtout rejoint les étudiants de cette même institution lors de son premier jour d’ouverture, hier.Quelque trente kiosques tentent d’y illustrer les merveilles de la technique ou quelques principes de physique élémentaire.Sur la photo, des étudiants tentent de suivre un tracé qu’ils ne voient que dans un miroir.Cette vision «à l’envers» bouleverse tellement les réflexes que plusieurs sont incapables d’accomplir le test.(Photo Jacques Grenier) La vil le de Lachine exige des explications La ville de Lachine sommera le commissaire à l’évaluation de la Communauté urbaine de Montréal de venir au Bureau de revision expliquer la confection d’un rôle dévaluation qu elle estime inéquitable.Le Conseil municipal désire en effet que le commissaire à l’évaluation s’explique sur «les motifs qui l’ont amené à Fa utiliser des barêmes aussi dis-arates qu’anti-sociaux dans a confection des rôles dévaluation pour l’année 1981».Le rôle des valeurs imposables de la ville de Lachine a grimpé de 10,1 pour cent passant de $538.9 millions en 1980 à $595,7 millions en 1981.Or, l’essentiel de cette hausse s’est porté sur les immeubles 18 et 19 OCTOBRE EXPOSITION ET VENTE D’OEUVRES D’ART CANADIENNES ET INTERNATIONALES (provenant de collections privées et de successions) À L’HÔTEL RITZ CARLTON.SALON RITZ CARLTON • E.CARR • H.WATSON #A.Y.JACKSON ej.-P.LEMIEUX »M.-A.FORTIN • F.-S.COBURN • S.EISENDIECK •G.ROBERTS • L.BELLEFLEUR ej.-p.DALLAIRE • DAVID MILNE • A.PELLAN • A.ROBINSON • ROBERT HARRIS • D.JAUGEY •T.FORRESTALL • L.-P.PERRON • A.LISMER • J.-P.RIOPELLE • L.HARRIS • G.NORWELL • M.CULLEN • R.PILOT • C.DUPUIS-MAILLET • PIERRE HENRY • H.CHAMPAGNE • J.D.BROWN • Y.WILSON • M.MAURO • R.BOURQUE • ILL4NGWORTH-KERR • W.KURELEK • A.SHERRIF-SCOTT • G.PLANTE • A.SAPP • A.ROUSSEAU • R.GAGNON • G.LALIBERTÊ • G.PFEIFFER • A.TATOSSIAN • P.CORBETT • L.TREMBLÉ • R.RICHARD • G.GINGRAS • R.BURTON •TEXLECOR et de nombreux autres SAMEDI, 18 OCTOBRE DE 11H00 A 14H00 DIMANCHE, 19 OCTOBRE DE 12H00 A 22HOO (exposition seulement) La vente aura lieu sous la direction de la Galerie fjyjjj DOMINION CORINTH LTÉE *11 - ¦ - Château Laurier — 1 rue Rideau Ottawa, 613-235-9955 P< les maisons unifamiliales.23 pour cent sur les duplex, 12 pour cent sur les triplex, 21 pour cent sur les multiplex et 12 pour cent sur les conciergeries.La catégorie des immeubles industriels et commerciaux, qui représente plus de la moitié des valeurs imposables, n’a augmenté que de deux pour cent.par Patricia Poirier VAL-D’OR — Aucune des 36 mines de la région de l’Abitibi-Témiscamingue n’a fait l’objet d’une inspection générale de sécurité par le service responsable du ministère de l’Énergie et des Ressources du Québec depuis au moins cinq mois.L’inspecteur régional, M.Guy Duchesne, a confirmé l'information hier, tandis que son patron, M.Louis Tanguay, rejoint à son bureau de Québec, a déclaré au DEVOIR que cela ne le surprend pas en laissant entendre que c’est tout à fait normal.«C’est très inquiétant», a cependant déclaré, M.Denis Everell, un ingénieur minier de l’Université Laval dont les services ont été retenus pour conseiller la commission d’en- 3uête Beaudry sur les causes e l’effondrement tragique du 20 survenu à la mine Belmoral et qui a coûté la vie à huit hommes.M.Everell s’est demandé pourquoi M.Duchesne passe ses journées à prendre des notes sur les audiences de la commission Beaudry plutôt qu’à inspecter les mines de la région.«On pourrait envoyer un commis pour prendre les notes», a-t-îl suggéré.M.Duchesne a reconnu qu’il assiste à presque toutes les audiences ae la commission d’enquête, qui se poursuivent depuis cinq semaines déjà à Val-d’Or et que cela l’empêche de faire tout son travail.Il a expliqué que ce sont ses supérieurs qui lui ont demandé ae suivre les audiences.Cette semaine, l’inspecteur en chef des mines, M.Louis Tanguay, s’est plaint du manque de personnel pour effectuer toutes les visites nécessaires en reconnaissant qu’il n’y avait pas eu suffisamment de vérification à Belmoral.«Combien y a-t-il eu d’inspections de sécurité générale dans les mines de votre région depuis l’accident de Belmoral?» ont demandé hier des journalistes à l’inspecteur Duchesne.«Zéro», a répliqué ce dernier en précisant qu’il se rend visiter les mines lorsqu’on l’appelle, lorsqu’il y a un accident ou lorsqu’il doit véfifier une plainte formulée, par exemple, par un syndicat.«Ça ne me surprend pas, les inspecteurs sont libres de décider s’ils feront une enquête partielle ou complète», a indiqué M.Tanguay.Lors de son témoignage plus tôt cette semaine, celui-ci avait dit qu’i-déalement il serait bon de visiter une nouvelle mine, une fois par mois.Il y a 11 nouvelles exploitations minières dans le Nord-Ouest québécois.La Confédération des syndicats nationaux (CSN) a aussi adressé des critiques au service d'inspection et à M.Duchesne nier, en rappelant qu’une plainte déposée contre lui, à l’inspecteur en chef, au mois de juillet 1979, est demeurée sans réponse.Dans ce cas, a dit le porte-parole de la CSN, M.Claude Mainville, M.Duchesne n'avait pas consulté le principal intéressé, un travailleur qui a perdu une jambe, avant de faire un rapport sur les causes de l’accident et de l’en blâmer.M.Duchesne avait expliqué qu’il n’avait pas interrogé le syndiqué parce qu’il n’avait pu entrer en communication avec lui.Par ailleurs, appelé à témoigner hier par la commission Beaudry, le président de la compagnie Belmoral, M.Clive Brown, de Calgary, a confirmé qu’il savait bien qu'il n’y avait aucun ingénieur qualifie en poste à la mine mais ne croyait pas que c’était nécessaire.Ce n’est que vers le mois de mars 1980 qu’il a commencé à discuter sérieusement avec les dirigeants de la mine à Val-d’Or de la possibilité d’embaucher un ingénieur professionnel.Le gérant de la mine, M.Donald Lavigne, avait pour sa part indique que dès la mise en exploitation de la mine en 1978, il s’était mis à la recherche de cette perle rare, d’un ingénieur qui accepterait de travailler à Belmoral.Il n’était pas facile d’en trouver un, parce que les anglophones croyaient qu’ils se feraient expulser du Québec, avait-il dit.Lui-même un ingénieur professionnel, plutôt spécialisé dans le gaz naturel et le pétrole, IVf Brown a expliqué qu’il n’avait jamais empêché les dirigeants de la mine d’avoir recours aux services d’un ingénieur qualifié.«Ce n’était pas une question d’argent», a-t-il dit.Il en ressort du témoignage de M.Brown que ce dernier se fiait à l’équipe dirigeante à Val-d’Or, surtout au gérant M.Donald Lavigne.Il ignorait que M.Georges Dumont, un consultant en génie minier, ne service de l'éducation des adultes services aux entreprises LES SERVICES AUX ENTREPRISES DE LA COMMISSION SCOLAIRE SAINTE-CROIX PRÉSENTENT: LA GESTION DU TEMPS LE 22 OCTOBRE 1980 (inscriptions limitées) UN SÉMINAIRE INTENSIF D'UNE JOURNÉE, à l'intention des cadres supérieurs, intermédiaires et agents professionnels des secteurs public et privé.• PROGRAMME: • Un programme piatique • Une documentation indispensable pour tous les gestionnaires.e Une approche décisionnelle se rapportant aux préoccupations urgentes de l'homme d'affaire soucieux du succès de son entreprise, de ses employés.de son bonheur personnel et même de sa santé.DEUX PERSONNES RESSOURCES REPAS ET MATÉRIEL INCLUS FRAIS D'INSCRIPTION: $135.RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTION: 331-7410 AUTRES SÉMINAIRES OFFERTS: a Évaluation du rendement et du potentiel, le 12 février en français; le 19 février en anglais.Rî; ¦ La «parade» aura permis d’identifier deux policiers La présence de 53 policiers, membres du Groupe tactique, populairement désigné comme «l'escouade anti-emeute», a permis hier l'identification, par l'un des plaignants, de deux agents, possiblement responsables d'actes de brutalité, survenus tors d’une manifestation au soir du référendum, le 20 mai dernier, et sur lesquels la Commission de police du Québec mène présentement enquête.Selon le journaliste Del Archer, du réseau CTV, l’agresseur du cameraman Garv Dobrovolsky, qui avait reçu un coup de matraque sur là nuque, pourrait être le lieutenant Alfred Gagnon.Le même témoin a aussi cru reconnaître en M Pierre Dupuis le policier qui se trouvait à proximité du photographe Jean-Pierre Rancourt, qui, plus tôt cette semaine, l’avait identifié comme le responsable d’un coup de poing qu’il avait reçu au visage.D’autre part, les témoins Dobrovolsky et Dennis Mal-kie, le preneur de son du précédent, n’ont cependant pu reconnaître aucun policier lors des confrontations de l’avant-midi et de l’après-midi.Plutôt, les qpmmissaires Denys Dionne et Aime Raie ont appris du eomeraman Malcolm Fox que les projecteurs de camera ont été presque toujours dirigés vers les manifestants, plutôt que vers les policiers, au moment où Dobrovolsky Jut matraqué Ce témoin devait également dire qu'il avait vu un policier frapper à trois reprises sur un jeune homme qui portait un drapeau du Québec.La journée a par ailleurs été marquée par la déposition, par le chef opérateur au service de police de la CUM, M.Raymond Saulnier, de huit cassettes contenant les conversations sur les ondes de la police et par walkie-talkie, entre 20 heures le soir du 20 mai et 3 heures le matin du 21.¦ Dédommagée pour vol de ses fourrures entreposées Le juge Léonce Côté, de la Cour pro damne nier l'entreprise Fourrures René Inc.et son faisait pas beaucoup de visites à la mine, étant trop occupé par d'autres tâches.«Mais vous étiez la dernière mine au Québec sans ingénieur professionnel, était-ce normal?» s’est demandé le rocureur de la commission, e Serge Ménard.«Je ne sais pas», a répondu le témoin.Selon certains experts appelés à témoigner devant la commission Beaudry, l’absence de personnel qualifié à la mine Belmoral serait une des causes de l’accident tragique du 20 mai.M.Brown a aussi été interrogé sur l’origine des renseignements qu’il a transmis aux actionnaires de la compagnie Belmoral à la suite de l’accident afin de les rassurer.Dans cette lettre aux actionnaires, M.Brown a écrit qu’il avait été établi qu’il n’y a pas eu de négligence de la part de la compagnie, qui aurait pu causer l’accident et que la mine avait été régulièrement inspectée et s’était conformée à tous les règlements.Ces renseignements provenaient de conversations avec M.Donald Lavigne et d’un article paru dans le quotidien anglophone The Toronto Star, a indiqué M.Brown.Il a ajouté qu’il tentait de simplifier le plus possible pour les actionnaires les explications au sujet de l'effondrement et de la nature du socle rocheux de la mine.Enfin, le procureur de la société Belmoral, Me Marcel Cinq-Mars, a tenté de démontrer le rôle important joué par cette compagnie en demandant à M.Brown combien il avait investi au Québec.La réponse du président de Belmoral a laissé entendre que l'investissement s’élevait à $22 millions, surtout dans la région de Val-d'Or, ce qui n’a fias manqué de faire sourciller e procureur de la commission Beaudry, Me Ménard qui a voulu verifier cette affirmation.M Brown a reconnu que les déboursés directs pour la mine Belmoral ont été de $2,3 millions pour l’achat d'actions.Lui et son frère, Frank, ont également garanti un certain nombre de prêts pour la compagnie Belmoral Les audiences de la commission doivent reprendre mercredi prochain à Val-d’Or, alors que l’enquête se tournera vers les moyens de sauvetage déployés à la suite de la tragédie.propriétaire, M.René Bolduc, à rembourser une somme de £2,065 à une cliente qui leur avait confié un manteau de fourrure «Bassarisk», garni de deux peaux de lynx canadien, pour fins d’entreposage mais qui était disparu par la suite.La preuve a démontré que le manteau en question, qui avait été confié aux défenseurs, fut entreposé à la Northern Fur Storage et que, par la suite, il revint dans la boutique de M.Bolduc, d'où il était disparu.Dans l’esprit du juge Côté, il ne fait aucun doute que Fourrures René Inc.et son propriétaire sont responsables de la disparition du manteau de fourrure de la cliente, n’ayant fait aucune preuve de cas fortuit ou force majeure.Le tribunal est donc convaincu que le manteau est disparu par la faute et la négligence de ceux-ci.La cliente en question avait réclamé $3,140 pour sa perte mais, après avoir entendu deux experts-fourreurs, le juge Côté est d’avis qu’une somme de $2,065 est très équitable comme dédommagement dans les circonstances.¦ La culpabilité d’un agent maintenue: $150 d’amende Dans une décision unanime qu’elle vient de rendre, la Cour d’appel du Québec maintient le verdict de culpabilité de voies de fait graves, qui avait été décrété par la Cour des sessions, le 1er juin 1978, à l’endroit d’un agent de correction du pénitencier Saint-Vincent-de-Paul, Claude Stockless, qui, le 29 juin 1977, avait appliqué un coup de poing à la figure de André Tessier, un récidiviste récalcitrant, qui purgeait une peine de cinq ans pour vols à main armée.En plus de maintenir ce verdict de culpabilité, les juges François Lajoie, Rodolphe Paré et Marc Beauregard confirment également la peine de $150, plus les Frais, qui avait alors été imposée à Stockless, par le juge Marc Lamarre.Ce magistrat de la Cour des sessions avait statué que l’accusé semblait avoir utilisé, lors de son affrontement avec le détenu Tessier, une force plus grande que nécessaire, puisqu'il contrôlait la situation et que sa vie n’était pas en danger.Incidemment, un autre gardien, M.Pierre Imbeault, avait aussi été accusé de voies de fait graves, mais un acquittement avait été décrété dans son cas.¦ Le frère de David Cross réclame d son tour $15,000 Après la veuve de l’Amérindien David Cross qui, il y a quelques jours, intentait une poursuite de $264,000 contre les agents Robert Lessard et Gervais Ouellette, de la Sûreté au Québec, c’est maintenant au tour du frère du défunt, Matthew Cross, de réclamer une somme de $15,000 de ces deux mêmes policiers.Ce dernier prenait place dans la voiture de son frère, lors des tragiques incidents de l’automne dernier, alors que David Cross avait été abattu par les policiers, dans la réserve de Caughnawaga, à la suite d’une chasse à l’homme.Au terme de cette poursuite, Matthew Cross avait été appréhendé et incarcéré au Centre de détention Parthe-nais durant cinq heures.Selon lui, ce double geste des policiers était tout à fait injustifié et il croit être dans son droit de réclamer $15,000.Par ailleurs, une autre poursuite, cette fois de $14,000, a été intentée par un citoyen de Laval contre deux autres agents de la Sûreté du Québec.M.Jacques Proulx avait été interpelé, le 3 septembre dernier, par les agents Réal Berger et Daniel Laperrière, qui voulaient se renseigner sur ses allées et venues.Dans sa requête, le demandeur prétend avoir été menotté, puis amené dans un domicile de Laval, où.il aurait été frappé, pour ensuite être remis aux policiers lavallois.Aussi, estime-t-il que son arrestation, sa détention et les sévices dont il dit avoir été l'objet valent bien un dédommagement de $14,000.LETTRE OUVERTE AUX BELGES OPEN BRIEF AAN DE BELGEN Il existe enfin à Montréal un restaurant de grande gastronomie belge.Notre chef Christian Hautain, diplômé d'une des meilleures écoles hôtelières belges vous fera découvrir la Belgique à la carte.Au travers de sa cuisine typique, il sera heureux de vous promener avec vos amis de Zeebrugge à Anvers et de Bruxelles à Lièges.Venez déguster nos bières belges importées et vous replongerez dans cette ambiance chaleureuse bien de chez nous ! Nous serons heureux de vous accueillir tous les jours de midi à 15hres (table d'hôte) et de 18hres à minuit (à la carte).Samedi et dimanche de 17hres à minuit.Bienvenue à tous! Eindelijk hebben we in Montreal een Belgisch gastronomisch restaurant.Onze chef kok, Christian Hautain gediplomeerde van één van onze beste horecascholen zal u België doen ontdekken "à la carte”.Dwars door zijn typische keuken, zal hij de eer hebben u en uw vrienden rond te leiden van Zeebrugge naar Antwerpen en van Brussel naar Luik.Komt genieten van onze ingevoerde Belgische bieren en u zult zich opniews Verdiepen in die warme omgeving toch zo van bij ons ! Wij zullen het genoegen hebben u dagelijks te ontvangen van 12 tôt 15uur(open tafel) en van 18tot24uur (spijskaart).Zaterdag en zondagmiddag open van 17 tôt 24 uur.Welkom aan iedereen Restaurant Manneken Pis Inc.321 Place Jacques-Cartier, Vieux-Montréal Pour réservations: 878-9133. ¦ Le Devoir, samedi 18 octobre 1980 Le syndicat Solidarité menace Varsovie d’entamer une autre grève VARSOVIE, (d'après Reuter et AFP) — Les négociations entre Lech Walesa, responsable des syndicats libres polonais et des représentants du gouvernement concernant l’enregistrement légal de Solidarité, le nouveau syndicat, n’ont apporté aucun progrès notable nier.Auparavant, les syndicats libres avaient brandi dans un communiqué la menace d’une nouvelle grève, si le tribunal de Varsovie persistait dans son refus d’enregistrer leurs statuts.Un délégué de Solidarité a indiqué que le tribunal, après un accord provisoire jeudi soir, avait soulevé de nouvelles objections hier.Un porte; parole du tribunal a déclaré qu’il n’y avait pas de date prévue pour l’enregistrement du syndicat.Solidarité, qui espère voir passer ses effectifs a six mil- lions d’adhérents (contre quatre actuellement), une fois son enregistrement prononcé, s’est heurté aux magistrats de Varsovie à propos de l’omission, dans ses statuts, d’une clause reconnaissant le rôle du POUP dans ses affaires intérieures.Ses responsables ont fait valoir que la reconnaissance de la suprématie du parti était garantie par leur respect de la constitution ainsi que des ac- cords de Gdansk.En revanche, les autorités n’ont fait aucune difficulté pour reconnaître douze autres syndicats indépendants, dont aucun n’a cependant la force et l'influence du mouvement de Lech Walesa.La menace de grève, prévue pour le 20 octobre, sera étudiée lors d’une réunion entre les responsables de Solidarité et les mineurs de Silésie, au cours d’une tournée nationale Brejnev prévient: l’URSS ira jusqu’au bout en Afghanistan MOSCOU (AFP) - Le président Leonid Brejnev a prévenu le monde: «L’Union soviétique ira jusqu’au bout de ses devoirs vis-à-vis de l’Afghanistan».Ce principe, énoncé alors que le président afghan Babrak Karmal se trouve à Moscou, rappelle que la situaüon n’a pas fondamentalement évolue à Kaboul depuis l’intervention soviétique, en décembre 1979 M.Brejnev aurait pu profiter de la première visite officielle en URSS de M.Karmal — qui n’était pas sorti de son pays depuis son accession au pouvoir — pour tenter de détendre l’atmosphère par quelque «proposition de paix».En fait, notent les observateurs, le président soviétique a opte pour la fermeté: «Les tentatives de s’ingérer dans les affaires intérieures de l’Afghanistan sont stériles», a-t-il dit.Ou encore: «B est grand temps que l’impérialisme comprenne que ses projets ne se réaliseront jamais en Afghanistan».Et enfin: «Nous accomplirons notre devoir internationaliste vis-à-vis du peuple afghan et de son gouvernement».Ainsi, pour le numéro un soviétique, le temps est encore au combat pour préserver les «acquis» de la révolution afghane: «Il faut tout faire pour normaliser définitivement la situation dans cette région du monde», a-t-il insisté, dans son allocution prononcée jeudi soir au Kremlin en l’honneur du président Afghan.Leonid Brejnev a assuré que le Kremlin ne céderait pas sur la question afghane.Pour lui en effet, elle nvest pas la cause d'un «retour à la guerre froide» dont prend acte le président soviétique Elle en est simplement la conséquence: «L’impérialisme américain s'est engagé dans la voie d’une nouvelle guerre froide et il a créé une situation (en Afghanistan) qui met en danger la paix», selon M.Brejnev Aucune nouvelle proposition de règlement de la question afghane n’est apparue à la suite de ces entretiens, soulignaient les observateurs.La proposition du gouvernement de Kaboul, faite le 14 mai dernier, reste en vigueur.Kaboul avait alors proposé des négociations en vue d’un règlement politique des rapports entre l'Afgnanistan d’une part, et l’Iran et le Pakistan d'autre part, ainsi que l'ouverture de pourparlers bilatéraux avec chacun de ces pays, sur la question de l’évacuation des troupes soviétiques.L’Iran et le Pakistan ont repoussé cette proposition, rappelle-t-on.Une déclaration soviéto- afghane signée par les présidents Brejnev et Karmal devait être publiée hier dans la soirée.Elle ne devait contenir aucune nouvelle révélation, selon les observateurs.Babrak Karmal restera encore une semaine environ en U R S S.Lundi prochain il devrait se rendre à Tbilissi, capitale de Géorgie, puis à Leningrad et devrait regagner son pays jeudi ou vendredi prochain, indiquait-on de source afghane.Un autre aspect de la coopération soviéto-afghane dont on n’a pas encore parlé officiellement est celui de l’économie.L’U.R.S.S.se trouve obligée de soutenir à bout de bras l’économie afghane.En septembre dernier, le ministre afghan de la planification déclarait: «Il est difficile de citer une sphère de la vie sociale où ne se fera pas sentir l’effet bénéfique du soutien soviétique».De fait, les deux pays ont signé ces derniers temps une série d’accords économiques dont, au début octobre, un accord sur l’exploitation du Pétrole dans le nord de Afghanistan.A la veille de l’arrivée de M.Karmal en U.R.S.S., l’agence Tass signalait que Moscou participait à la construction de 143 entreprises.L’Afghanistan a commencé à livrer du gaz à l’U.R.S.S., ce qui lui permet de compenser en partie la perte causée par l’arrêt des livraisons du gaz iranien, depuis l’arrivée de l’ayatollah Khomeiny au pouvoir.La coopération économique est qualifiée par Moscou de soutien sincère et désintéressé.Toutefois, l’Occident a soupçonné l’aide soviétique de ne pas être entièrement désintéressée.L’agence Tass a rejeté récemment avec la plus grande vigueur ces soupçons, affirmant que les pilleurs du monde sont les impérialistes.Les tribus Hazaras sont menacées par la famine ISLAMABAD (AFP) - Les tribus Hazaras du centre de l’Afghanistan sont à nouveau menacées de famine l’hiver prochain, selon un rebelle de la province entré récemment au Pakistan.Au cours d’une offensive le 20 septembre, l’armée soviétique a incendié une grande partie des cultures de blé autour de Waras, la capitale du Hazaradjat, affirme M.Mohammed Hassan Hachami, membre de la ‘Shora’, le parlement de la province.«Ces pertes sont aggravées par le fait qu’une partie des céréales réservées aux semailles avaient été consommées l’hiver dernier.La famine qui sévira cet hiver, si le blocus soviétique n'est pas levé, risque d’etre pire encore», indique M.Hassan Hachami.La saison chaude n’a pas été trop difficile, ajoute-t-il.Elle a permis aux troupes soviétiques d’effectuer quelques incursions, mais aussi le passage de caravanes venues de la province afghane de Ghazni et du Baloutcnistan pakistanais, qui ont atténué la pénurie de produits alimentaires.Malgré cela, le sucre, le sel et le thé sont demeurés rares, dit-il.Les Hazaras, musulmans chiites au faciès asiatique qui prétendent être les descendants des tribus de Gengis Khan et former près du tiers de la population de l’Afghanistan, seront à nouveau assiégés dès que leurs montagnes seront recouvertes de neige.Comme ils l’ont déjà fait, les Soviétiques n’auront qu’à bloquer les quelques cols qui restent pratiquâmes à la mauvaise saison pour les affamer à nouveau.Dans les villages les plus isolés, la moitié de la po- pulation aurait succombé aux privations endurées l’hiver dernier, selon M.Hassan Hachami.Les mujahideens de la Shora et ceux de son alliée, l’I-tihadia Mujahideen Island, devront encore creuser la neige et la terre gelées à la recherche de racines comestibles dans une bonne partie des 36 districts de la province.Seule la région nord qui s’avance non loin de la frontière soviétique aurait bénéficié de récoltes suffisantes, explique le résistant afghan.Dans ce secteur depuis lequel les messagers meltent un mois pour gagner à pied la frontière pakistanaise, la résistance serait active malgré des difficultés d’approvisionnement en armement encore plus grandes qu’ailleurs.Les 2000 mujahideens qui y opèrent ne possèdent que 500 armes légères et se déplacent souvent à cheval, comme leurs voisins Tadjiks.Selon M.Hassan Hachami, trois district sur quatre (Arai Suf, Sare Pul et Istrab) sont aux mains des maquisards, le quatrième (Suncharak) leur ayant été repris récemment par les troupes soviéto-afghanes qui y seraient constamment harcelées.C’est toutefois à l’autre extrémité du Hazaradjat, dans le sud, autour de Ghazni, que les rebelles tentent de porter leur effort.Selon le représentant au Pakistan de l’Itihadia Mujahideen Islami, le «général-en-chef» des Hazaras.Sayed Hassan Jaglan, serait établi à quelques kilomètres de Ghazni avec 3,000 mujahideens qui possèdent des mortiers et des lance-roquettes fournis par des dé- cegep (enseignement régulier de jour) Le 1er NOVEMBRE 1980 est la date limite pour présenter une demande d’admission pour la SESSION «HIVER -1981» dans l’un des cégeps suivants: Ahuntsic André-Laurendeau Boia-de-Boulogne Drummond ville Édouard-Montpetit Granby John Abbott Joliette Lionel-Groulx Maisonneuve Montmorency Rosemont Saint-Hyacinthe Salnt-Jean-sur-Richelieu Saint-Jérôme Saint-Laurent Sherbrooke Sorel-Tracy Valleyfield Vieux Montréal Institut de Technologie Agricole et Alimentaire Pour obtenir les formulaires, veuillez vous adresser à l'un de ces cégeps ou au Service Régional d'Admission du Montréal Métropolitain C P 70, Succursale Bourassa, Montréal, Québec,H2C 3E7/Tél 271-2454 serteurs afghans.Ces troupes seraient maintenues sur le pied de guerre grâce à une «contribution volontaire de 200 afghanis par mois fournies par chaque famille de la région, indique 1T-tahidia.Les Hazaras qui n’ont pas le goût d’autres ethnies afghanes pour les contes épiques, affirment avoir tué en 18 mois 4,000 Afghans progouvernementaux et perdu eux-mêmes 500 hommes, femmes et enfants, tandis qu’ils ne se prononcent pas sur le nombre de victimes soviétiques.De nombreux villages ont été détruits et les Soviétiques ont concentré une force équipée de 900 véhicules, en majorité de blindés, disent les rebelles.Ces troupes seraient peu actives et les mujahideens auraient même réussi un raid sur l’aéroport de Ghazni au cours duquel plusieurs appareils soviétiques auraient été détruits.La 14ème division blindée de l’armée afghane, qui compte encore 4,800 hommes à Ghazni et Gardez, aurait été fiartiellement désarmée par es Soviétiques et elle ne se verrait assigner que des tâches de protection de second ordre, indiquent les rebelles.L’organisation rebelle fournit elle aussi des informations sur la tentative de mutinerie de cette )4ème division, qui comptait parmi les troupes d’élite de l’armée afghane, au mois de juillet dernier à Kaboul.Après trois jours de bombardement par l’armée soviétique, la mutinerie a été matée et le général commandant la division a été arrêté et conduit à Kaboul, ajoutent les rebelles.Les Hazaras qui coopèrent dans la région de Ghazni avec les mujahideens Pachtous malgré les conflits qui ont opposé les deux ethnies dans le passé, sont maintenant considérés par les autres groupes rebelles comme des combattants redoutables.Ils ont cependant été l'objet d’accusations de mouvements hazaras rivaux établis de l’autre côté de la frontière, et qu’ils rejettent comme fausses qu’entame dès aujourd’hui M.Walesa.Dans un communiqué le nouveau syndicat déclare.«Le non-enregistrement de Solidarité équivaudrait à une rui> ture de l’accord de Gdansk.Si les autorités n'enregistrent Îias le syndicat dans les délais es plus courts, cela signifiera qu’elles veulent le forcer à déclencher une autre grève».D’autre part, la presse polonaise a reproché aux responsables de mouvements dissidents, en l’occurrence MM.Jacek Kuron, dirigeant du KOR, (Comité d’autodéfense), et Leszek Moczulski, dirigeant de la Confédération pour la Pologne indépendante, de vouloir s’attribuer le mérite des grèves de l’été, et les a accuse de «prétentions mégalomanes.» Ces critiques s’inscrivent dans le cadre de la tentative, par les autorités, de diviser les nouveaux syndicats et leurs alliés de la dissidence.De son côté, l’épiscopat polonais a assure les travailleurs de son «soutien» et les autorités de sa confiance en vue du rétablissement de la «paix sociale» en Pologne, dans un communiqué publié hier à Varsovie.Dans ce document adopté à l’issue de la 176ème conférence de l’épiscopat polonais réunie mercredi et "jeudi à Varsovie sous la présidence du cardinal Stefan Wyszynski, primat de Pologne, les évêques réaffirment la nécessité d’un «dialogue sincère entre le pouvoir et les représentants de la société», afin d’assurer «sur la base des accords conclus» le retour de la «paix sociale» et la «stabilisation de la situation intérieure».Us rappellent qu’ils ont «attiré depuis longtemps l’attention des autorités sur les dangers qui menaçaient le pays» mais que leur voix «n’a pas été prise en considération».Ils soulignent «l’isolement social dans lequel se trouvent ceux qui assument la charge de diriger la vie publique dans tous les domaines».En ce qui concerne les ouvriers, l’épiscopat déclare «partager leurs soucis» — notamment en ce qui concerne «l’accès aux moyens d’information de masse des nouveaux syndicats» —, les «soutenir moralement et défendre leurs justes droits», en particulier celui de «créer librement à l'intérieur des entreprises des organisations qui les représentent véritablement».En ce qui concerne les autorités, les évêques formulent «l’espoir que les transformations socio-economiques en cours prendront une juste direction pour le bien de la nation» et que «la politique agricole de l'Etat relancera l’activité dans les campagnes».Ils expriment la «conviction qu’une fois les nouveaux syndicats reconnus dans leurs droits, tout le monde se remettra avec une énergie accrue à remplir ses devoirs dans tous les domaines de la vie et du travail de la nation».Ils se félicitent d’autre part de la «réactivation de la commission mixte épiscopat-gouvernement» et formulent l’espoir que ce dialogue aboutisse à la «normalisation complète» des rapports entre l’Église et l’État d’une part, entre la Pologne et le Vatican d’autre part.L’instauration de la messe dominicale à la radio leur apparaît à cet égard comme «une raison d’espérer».Ils «remercient» les travailleurs d'en avoir fait une revendication dans leurs pourparlers avec les autorités.Dans une allusion à la politique étrangère, les évêques évoquent la volonté des «Polonais de se sentir maître chez eux» mais rappellent la nécessité de «prendre en considération les circonstances de lieu et de temps».C’est pour cette raison, soulignent-ils, que nos actions doivent être «raisonnables» et viser à la «restauration de l'ordre social».AVIS CHAMP DE TIR DE MONT-BRUNO Des exercices de tir auront lieu jour et nuit |usqu'é nouvel ordre, aux champ de tir de Mont-Bruno.La zone de danger circonscrite par les limites du camp de Mont-Bruno prés de Salnt-Baslle-le-Grand (Québec), et sise dans la paroisse de Sainte-Julie (cinquième) concession et la paroisse de Saint-Bruno.Tous les chemins, routes et voies d'accès à la zone du camp sont Indiqués par des affiches libellées en français et en anglais, interdisant l'entrée dans la zone.MUNITION8 ET AUTRES EXPLOSIFS ÉGARÉS Les bombes, grenades, obus et autres explosifs analogues constituent un danger qui peut causer des blessures ou entraîner la mort.Ne ramassez pas ces ob|ets et ne les gardez pas comme souvenirs.Si vous avez trouvé ou conservé en votre possession un objet que vous croyez être un explosif, prévenez la police de votre localité qui verra à en disposer Personne ne peut pénétrer dans la zone sans autorisation, et l'accès en est Interdit.Une résistance active persiste au Vietnam-sud LONDRES (AFP) — Une résistance très active au gouvernement vietnamien se poursuit au sud du Vietnam, notamment parmi les anciens soldats du régime de Saigon et les minorités religieuses, a-t-on affirmé hier dans les milieux autorisés britanniques.Selon les experts des questions asiatiques à Whitehall, le Vietnam dépend de plus en plus de l’aide économique et militaire soviétique, qui atteindrait au total près de $3.5 millions par jour.Ces mêmes experts notent que la présence dans le pays de plus de 6,000 conseillers et techniciens soviétiques semble mal acceptée par un grand nombre de Vietnamiens.Les services de renseignements britanniques estiment ainsi que plusieurs ressortissants soviétiques auraient fait récemment l’objet d’attaques au sud du Vietnam, et que certains d’entre eux auraient même été assassinés.De même source on affirme que d’anciens militaires, des professeurs, des intellectuels et religieux sud-vietnamiens notamment, sont encore détenus dans des «camps de rééducation».On ajoute qu’il y aurait de 100,000 à 200,000 «prisonniers politiques» dans le pays, 40,000 d’entre eux étant regroupés dans le camp de Yen Bai au nord-ouest d’Hanoi.Les activités militaires du Vietnam, notamment au Cambodge, ont largement contribué, estime-t-on de même source, à l’échec du plan quinquennal de développement économique 1976-80, dont les objectifs, ajoute-t-on, étaient manifestement trop ambitieux.Les experts britanniques déclarent d’autre part, en se référant à de récentes informations, que le chômage dans l’ensemble du pays affecte quelque trois millions de personnes sur une population active évaluée à 23 millions.Soulignant que le pays souffre d’un approvisionnement très insuffisant en céréales, les experts de Whitehall ajoutent que la population vietnamienne ressent aussi durement le manque de biens de consommation courants tels que vêtements, ustensiles de cuisine, mobilier et papier à écrire.De même source, on indique que diverses denrées peuvent encore être trouvées au sud du Vietnam, mais à des prix exorbitants, et que l’accroissement des dépenses militaires a conduit à une sérieuse détérioration du niveau de l’éducation et de la santé publique dans l’ensemble du pays.Armes eurostratégiques: rien ne filtre à Genève GENÈVE (AFP) - La première rencontre entre chefs des délégations américaine et soviétique aux négociations eurostratégiques de Genève s’est terminée à 11 h 50 locales hier au siège du «bureau américain des SALT», sans que le mystère entourant ces premiers contacts soit rompu.Un bref communiqué de la délégation américaine a annoncé en début d’après-midi, la fin de la rencontre entre le chef de la délégation américaine, M.Spurgeon Keeny et son homologue, l’ambassadeur soviétique Viktor Karpov.Aucune précision n’a été fournie, quant au contenu de l’entretien, à la poursuite de ces négociations préliminaires sur les armes eurostratégiques, ou un éventuel programme de travail.Ce mutisme paraît se justi- fier, de part et d’autre, par le souci de ne pas donner de publicité à ces contacts américano-soviétiques en pleine campagne electorate américaine, et alors que l’URSS occupe depuis dix mois l’Afghanistan.Les critiques répétées du candidat républicain à la Maison-Blanche, M.Ronald Reagan, contre le président Carter sur sa politique soviétique, pourraient être puissamment renforcées par ces négociations — même préliminaires — les premières en effet depuis l’invasion soviétique de l’Afghanistan.Le mystère entretenu par les deux délégations n'a pas été démenti un seul instant depuis une semaine.Les dates d’arrivée des deux délégations à Genève sont restées secrètes le plus longtemps possible, de même que les premiers contacts, provoquant la mauvaise humeur des journalistes à l’égard des porte-parole.La première réunion des chefs de délégation hier matin n’a pas été annoncée officiellement.De part et d’autre, d’ailleurs, on ne cache pas que les premières rencontres entre Russes et Américains constituent des négociations préliminaires sans plus.Moscou n’entend pas négocier sur les armes eurostrategiques si le traité SALT-2 (limitant les armes intercontinentales américano-soviétiques) signé à Vienne par les présidents Carter et Brejnev le 18 juin 1979, n’est pas ratifié par le Sénat américain.Or, il paraît très douteux que ce traité soit jamais ratifié dans sa forme présente.7,900 savants contre les échanges avec Moscou WASHINGTON (AFP) -Sept mille neuf cent savants de 44 pays ont appelé jeudi dans un moratoire rendu public à Washington à la suspension des relations scientifiques avec l’URSS pour protester contre l'oppression dont ils affirment que leurs collègues soviétiques sont victimes.Ce moratoire signé notamment par 32 prix Nobel est la plus importante action collective des scientifiques des pays occidentaux pour la défense des droits de l’homme en URSS.U appelle à la libération du physicien Youri Orlov, de l’ingenieur Anatoly Chtcha-ransky et la fin de l’assignation à résidence de l’academi-cien et prix Nobel de la paix 1975, Andrei Sakharov.Rédigé à l’initiative du com-tié ’SOS’ américain, ‘S7’ pour Sakhavov, ‘07’ pour Orlov, et ‘S’ pour Chtcharansky, ce moratoire constitue un «net avertissement» à l’URSS avant la conférence de Madrid sur la coopération ef la sécurité en Europe, selon le physicien Morris Pripstein, president de SOS.«Ce qui se passera à Madrid déterminera notre action à l’avenir», a en outre déclaré le prix Nobel de chimie, M.Paul Flory, de l’Université de Stanford en Californie, et membre du comité SOS.«Notre moratoire montre clairement que si les violations des droits de l’homme se poursuivent en URSS en dépit des accords qui doivent être signés à Madrid, l’avenir des programmes d’échanges scientifiques sera sérieuse- ment hypothéqué par le refus de cooperation personnelle de milliers d’éminents savants hors des pays de l’Est», a ajouté le professeur Flory.Le professeur Youri Orlov, rappelle SOS, est le fondateur du groupe moscovite (interdit) de l’application des accords d’Helsmski en URSS.Il a été condamné en mai 1978 à Moscou à 12 ans de privation de liberté pour «activités antisoviétiques».Ottawa.Canada 17630-77 PAR ORDRE CharlM R.Nixon Soua-MIniatra Mlnlatèro da la Détanaa National# le RIGAUD (angle Bern et Sherbrooke) • -’c -> -• a du metro Une journaliste est enlevée à Guatemala GUATEMALA (Reuter) — Mme Irma Flaquer, journaliste .' ala a été enlevée jeudi soir à Guatemala City par leux inconnus qui ont ouvert le feu contre sa voiture et tué son fils, a annoncé le police.Auteur d’une rubrique quotidienne intitulée «Ce dont les autres ne parlent pas», Mme Flaquer est la dernière d'une longue liste de journalistes victimes de la guerre larvée opposant l’extrême-gauche à la police appuyée par l’extrème-droite qui a causé plusieurs centaines de morts cette année.La police a également fait état de quatre autres enlèvements au cours de la même nuit, dont celui d’un paysan hospitalisé après avoir été blessé il y a trois jours par des inconnus armés qui ont tué cinq membres de sa famille._________________ APPARTEMENTS CLIMATISÉS POUR RETRAITÉS ET PRÉ-RETRAITÉS 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hier.Mme Harriet Hentges, responsable de la Ligue des electrices a déclaré qu’elle avait envoyé hier des télégrammes aux deux hommes pour les inviter à un débat une semaine avant les élections à Cleveland dans l’Ohio, et que le président avait accepté immédiatement.Le président Carter a précisé qu’il était en faveur a’un débat assez long qui permettrait, a-t-il dit, de «souligner les différences importantes» entre lui-même et l’ancien gouverneur de Californie.M.Reagan avait annoncé auparavant dans la journée qu’il était d’accord pour affronter le président dans un débat en l’absence du candidat indépendant, M.John Anderson, ce qu’il avait longtemps refusé.M.Reagan n’avait en réalité plus le choix, constatent les observateurs politiques.Jusqu’à présent, son attitude avait été de dire: d’accord pour débattre avec Jimmy Carter, mais à condition que le candidat indépendant John Anderson soit aussi un participant à part entière.La chute constante de M.Anderson dans les sondages a fini par enlever toute valeur à cet argument.M.Carter, qui appelait dédaigneusement M.Anderson «un autre candidat républicain», avait dès le début écarté toute idée de rehausser son prestige en le rencontrant d’égal à égal.Le calcul du président a été payant: à moins de trois semaines de l’échéance électorale du 4 novembre, la cote de M.Anderson dans les sonda- Sud-Liban: Israël attaque des positions palestiniennes BEYROUTH (AFP) - La multiplication des opérations militaires israéliennes au Sud-Liban fait naître le risque d’une nouvelle escalade militaire après une relative accalmie de près de deux mois dans cette region.• L’opération la plus importante a eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi lorsque des soldats israéliens transportés par sept hélicoptères ont débarque en trois points différents du secteur central du Sud-Liban, entre Jarmak et Mohammadiyeh (au nord du fleuve Litam) en vue d’attaquer les positions contrôlées par les «forces communes» palestino-progressistes.Cette opération contre des positions ae fedayine au Liban «n’est ni la première ni la dernière», a déclaré hier le premier ministre Menahem Begin, ministre de la Défense par intérim, soulignant ainsi le «caractère de routine» de cette attaque.M.Begin, qui visitait un .centre de recherche et de développement des industries militaires, a rappelé que ces opérations visent essentiellement à empêcher les attaques contre la population israé- lienne des organisations de fedayine «auxquelles nombre de pays arabes accordent une importante aide financière», a-t-îl noté.Le chef d’état-major israélien, le général Raphael Eitan, a souligné «la réussite de cette opération, du fait de sa planification et son exécution, qui a pris les fedayine absolument par surprise».Une tactique similaire avait été utilisée il y a deux mois pour une opération contre des positions ae fedayine dans la région d’Arnoun, également au nord de la rivière Litani.Dans les deux cas, des parachutistes et des hommes du Golani (les commandos d’élite de l’infanterie) ont gagné à pied dans des conditions difficiles les objectifs visés, les ont attaqués directement et ont été ramenés par hélicoptère.L’opération avait cette fois pour but des installations situées à proximité des villages de Jarmak et Shayika, situés légèrement au nord-ouest du Litani et à 11 km de la pointe nord-est d’Israël.Les groupes de fedayine qui y étaient en position appartenaient au Front de libération arabe, organisation d’obédience ira- nienne.Les milieux militaires israéliens autorisés ont souligné qu’il n’existe aucun lien entre ce fait et la guerre actuelle entre l’Iran et l’Irak.Le motif de l’opération, défini par le commandant de l’unité israélienne, était autre: ce groupe avait été à l’origine de la prise d’otages meurtrière de la pouponnière de Misgav Am, début avril.À partir de ces positions, des bombardements avaient eu lieu à plusieurs reprises tant sur les localités frontalières israéliennes que sur l’enclave chrétienne libanaise.Selon les sources militaires israéliennes, des bâtiments 3ui servaient d’abris aux fe-ayine ainsi que de dépôts d’armes et de munitions, ainsi que plusieurs véhicules, des positions d’artillerie et de mortiers et des batteries de katiouchas ont été détruites.Le raid, selon les sources israéliennes, aurait fait neuf morts chez les fedayine mais plusieurs corps sont restés enfouis sous les décombres.Le porte-parole israélien a démenti les affirmations de l’agence Wafa à Beyrouth qui avait annoncé la mort de 27 Israéliens et a réaffirmé que tous les membres de l’expedi- tion avaient regagné leur base sains et saufs.Cette opération avait, selon les correspondants de presse, été préparée par un intense bombardement à partir de minuit des positions des forces communes de la part de l’artillerie israélienne et de celle des milices chrétiennes opérant à partir de leur enclave en territoire libanais.Les correspondants indiquent en outre que l’armée israélienne avait installé avant l’opération 15 blindés et chars sur les collines de Marjayoun, renforçant ainsi ses positions dans la région.Attestant de l’intensité des bombardements, un communiqué du porte-parole de la FINUL postée au Sud-Liban depuis 1978, a indiqué que 400 obus sont tombés au cours de la nuit dans la région des combats, provoquant de lourds dégâts matériels et des incendies ainsi que la coupure du courant électrique a Nabatiyeh, particulièrement touchée.Selon le quartier général de la force intérimaire des Nations unies au Liban il y a eu parallèlement un échange de tirs entre une vedette israélienne et des positions de fedayine dans la région de Tyr.ges s’est effondrée Elle n’atteint même plus dix pour cent des intentions de vote, alors qu elle dépassait encore quinze pour cent à la mi-septembre.Le 21 septembre, MM Reagan et Anderson avaient mené un débat télévisé peu concluant, en l’absence de M.Carter qui avait refusé d’y prendre part Cette absence avait alors été sévèrement critiquée par une bonne partie de la presse.Aujourd'hui, cet épisode est quasiment oublié, comme le président y comptait bien.Et dans les sondages, l’avance de M.Reagan sur M.Carter s’amenuise lentement, mais régulièrement.Toute l'attention se reporte désormais sur le duel Reagan-Carter, qui devrait se tenir en principe le 28 octobre à Cleveland (Ohio).L’audience de dizaines de millions de téléspectateurs, à une semaine des élections, donnera à ce duel le caractère d’un véritable quitte ou double, qui décidera probablement l’issue du scrutin du 4 novembre.M.Reagan, 69 ans, a pour lui l'avantage de sa longue carrière cinématographique, qui lui donne une «presence» indéniable sur le petit écran.Ses réparties simples et directes sont propres à séduire le grand public.Mais il est coutumier des gaffes et possède mal certains dossiers, en politique étrangère particulièrement.M.Carter, 56 ans, avec derrière lui l’expérience vécue de la Maison-Blanche, est un redoutable polémiste servi par une excellente mémoire.Il possède à fond l'art de retourner les arguments de l’adversaire, voire de détourner subtilement le sujet vers un terrain qui lui est favorable.Ce choc télévisé qui marquera probablement l'apogée de la campagne présidentielle est déjà, pour les commentateurs américains, le duel du «cow-boy» Reagan contre le «pasteur» Carter.ÜL 4 Pour la première fois depuis le début de la campagne électorale.MM.Carter et Reagan se sont trouvés ensemble jeudi soir lors d’un dîner de charité patronné par l'archi-diocèse de New York.(Photolaser AP) Deux centrales nucléaires françaises pour la Chine Washington garantit du pétrole à Israël WASHINGTON (AFP) -Les États-Unis se sont engagés hier, dans un accord signé a Washington, à fournir à Israël le pétrole nécessaire à sa sécurité en cas de besoin.Washington, a déclaré le président Carter, estime que ,cet accord — signé à la Maison-Blanche par le secrétaire d'État Edmund Muskie et le ministre israélien de l’Énergie et des Communications, M.Yitzhak Modai — est un «investissement dans la sécurité d’Israël».Cet accord, négocié depuis le mois de juin 1979 entre les deux pays, précise en 20 paragraphes les circonstances qui décideront d’une intervention des États-Unis pour que les réserves en pétrole d’Israël soient toujours à un niveau égal à six mois de consommation.Le ministre israélien a souligné que son pays, en rétrocédant à l’Égypte les champs de pétrole du Sinai après l’accord ae paix entre les deux pays, avait fait «de très importants sacrifices».«Nous sommes très heureux d’un accord aussi détaillé et aussi clair, obtenu après de longues et fatigantes négociations», a-t-il ajouté.L’accord precise un premier document signé le 22 juin 1979 entre les deux pays, qui faisait partie intégrante du processus de paix entre l’Égypte et Israel entamé à Camp David.Pour obtenir que Tel Aviv et Le Caire signent un traité de paix, au mois de mars 1979, le président Carter s’était en effet engagé à ce que les États-Unis assurent à Israël en cas de besoin des approvisionnements réguliers en pétrole.Les trois circonstances qui pourront décider de la mise en vigueur de l’accord sont les suivantes: — Israël ne peut pas obtenir suffisamment de pétrole pour ses besoins, même à un prix très élevé.— Israël peut obtenir du pétrole, mais uniquement à des prix nettement supérieurs au marché mondial et dans des conditions précaires d’approvisionnement.— Israël perd l’une de ses deux sources principales d’approvisionnement en pétrole et ne peut la remplacer immédiatement.Dans ces trois hypothèses, précise l’accord, les États-Unis essaieront dans un premier temps de trouver du E" le à l’étranger pour .Si ces démarches ne suffisent pas, ils fourniront du Retour de la Grèce au sein de l’OTAN proche ATHENES (AFP) - Les perspectives d’un accord prochain sur le retour de la Grèce dans le commandement militaire intégré de l’Alliance atlantique sont plutôt bonnes, estimait-on hier dans les milieux de l’OTAN à Athènes à la suite du voyage-éclair à Naples du chef dvétat-major des forces armées grecques, le général Agamennon Gratsios.Au quartier général des forces de l’OTAN en Méditerranée, le général américain Bernard Rogers, commandant suprême des forces atlantiques en Europe, a exposé au général Gratsios le résultat de ses entretiens il y a qi à Ankara avec 1 Communiqué de l’ambassade d’Algérie Les dons en faveur des sinistrés d’EI Asnam peuvent être adressés à Banque Canadienne Impériale de Commerce 119 rue Sparks Ottawa, Ont.compte NR 10-02511 uelques jours géants turcs dont le général Renan Evren, chef de l’Etat.Le général grec, arrivé jeudi soir à Naples, y a passé la nuit et a fait dès son retour hier à Athènes un rapport à son gouvernement.De toute évidence, le nouveau «plan Rogers» apparaît maintenant dans sa forme définitive entre les mains des responsables grecs et turcs.Le gouvernement de M.Georges Rallis devrait, estime-t-on à Athènes, faire connaître incessamment sa position.Le chef du gouvernement, avait, alors qu’il était ministre des affaires étrangères, rejeté avec éclat en février dernier un premier «projet Rogers» jugé incompatible avec les intérêts nationaux et par trop favorable aux thèses turques sur la répartition des responsabili- mer TELEX $20/mois veuillez contecter POSTEX C.P.4026 MTL, P.Q.H3Z 2X3 tél.:(514)931-3822 tés opérationnelles en Egée en temps de guerre.La Grèce voudrait revenir au statu quo ante — celui qui existait en 1974 lors du débarquement turc à Chypre lorsque le premier ministre Cons-tantin Câramanlis, aujourd’hui président de la république, avait claqué la porte du commandement intégré de l’OTAN, qui avait alors en mer Egée une position primordiale.M.Rallis doit toujours tenir compte de considérations de politique intérieure.M.Andreas Papandreou, chef de l’opposition socialiste, notamment, est à l’affût de toute velléité du gouvernement de céder aux pressions américaines et turques.M.Rallis a voulu rassurer récemment l’opinion publique grecque en envoyant une lettre très ferme au président Jimmy Carter.Il y a attiré l’attention du chef ae l’exécutif américain sur les graves inconvénients que représenterait le maintien en Grèce de bases américaines dans un climat d’hostilité populaire.pétrole américain, à un prix égal au prix du marché mondial.En outre, si les États-Unis subissent eux mêmes une réduction de leurs approvisionnements en pétrole a une épo- ?|ue où l'accord est en vigueur, sraël sera considéré par Washington comme «membre hypothétique» de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).L’agence, dont Israël ne fait pas partie, a prévu qu’en cas de pénurie subite de pétrole, les pays consommateurs membres verraient dans un premier temps leurs approvisionnements réduits de 7 pour cent par rapport à la normale.Les États-Unis appliqueraient donc à Israël une réduction équivalente.PEKIN (AP) - La Chine a décidé d’acheter deux centrales nucléaires à la France, a annoncé hier le président Valery Giscard d’Estaing.Le chef de l’état a déclaré, au cours d'une conférence de presse, qu’aucun contrat n’avait encore été signé pour les deux centrales, chacune d'une puissance de 900 mégawatts et d’un coût d’environ $950 millions, mais qu'un accord de principe avait été conclu En juillet 1979, la Chine avait informé la France au’elle renonçait à l’achat de eux réacteurs nucléaires français, conséquence de la révision en baisse de ses projets de développement économi- 3ue et industriel.L’accident e la centrale nucléaire américaine de Three Miles Island a également pesé dans ce refus chinois de l’atome industriel.Ces craintes n’ont apparemment pas résisté à une analyse plus réfléchie.De plus, on indiquait de source française que des difficultés de paiement qui étaient apparues lors des premières démarches ont depuis été résolues, la France ayant accordé des facilités.Le président Giscard d’Estaing a conféré hier avec le vice-président M.Deng Xiaoping.On indiquait de source française qu’aucun communiqué commun ne sera publié au terme de la visite.Cette absence de communiqué pourrait bien indiquer une divergence sur un problème comme celui des relations avec l’URSS M.Deng Xiaoping a déclaré aux journalistes de la télévision française après l’entretien: «Nous devons faire tout ce qui est possible pour que les peuples s’unissent contre l'hégémonisme, repoussent l’éclatement d’une guerre mondiale.».Les dirigeants chinois craignent que la recherche d’une entente européenne autour d'un axe Paris-Bonn au détriment de l’OTAN n’affaiblisse l’ensemble de l’Occident face à l’URSS.Dès avant l’arrivée du président Giscard d'Estaing à Pékin, la presse chinoise avait exposé clairement ce point de vue.M.Deng a déclaré aux journalistes français qu'il avait eu avec le president Giscard d'Estaing un échange de vues libre et cordial.Il a ajouté: «Nous sommes d’accord sur de nombreux points.Le monde d’aujourd’hui est, à n’en pas douter, de plus en plus instable et mouvementé».M.Deng a ajouté que le président français était aussi préoccupé par la situation ac- tuelle.Il a précisé que la conversation avait porte principalement sur les questions île stratégie mondiale.M.Deng a encore déchiré que la France pourrait jouer un très grand role international, que les relations entre les deux pays étaient profondes let que les deux peuples Se comprennent.M.Giscard d’Estaing a pdur sa part déclaré dans sa conférence de presse que la France et la Chine étaient d’accord sur deux points principaux:de caractère multipolaire 'du monde et l'importance d’une Europe unie, forte et indépdn dante, traitant sur pied d'égalité avec ses partenaires et avec les autres peuples, notamment les Etats-Unis, i Un néo-nazi est condamné à Paris PARIS (AFP) - Marc Fredriksen, le dirigeant néonazi français, leader de l’ex-FANE Fédération d'action nationaliste européenne), a été sévèrement condamné hier par le tribunal correctionnel de Paris à 18 mois de prison, dont douze avec sursis, pour incitation à la haine et à la violence raciale.C’est la première fois en France qu'une peine de prison ferme est infligée pour un tel motif.«C’est un verdict politique, a déclaré M.Fredriksen en annonçant qu'il faisait appel, et en matière politique, il n’y a pas de justice à proprement parler» M.Fredriksen, qui est toujours hospitalisé à la suite de l’agression dont il a été vic- time dimanche dernier de la part de membres d'un groupe de «Résistance juive», n’ina pas en prison, son appel étant suspensif pour l'execution de la peine.Cette condamnation intervient pour des articles écrits par le militant néo-nazi de septembre 1979 à juin 1980 dans la revue Notre Europe, organe de l’ex-FANE.Deux brèves échauffourées se sont produites hier après-midi aux abords du palais de justice de Paris dans lequel une centaine de manifestants anti-nazis ont tenté de pénétrer.Un important service d’ordre — on a compté trente cars de police — avait été mis en place pour prévenir toute manifestation.COURS DE MATHÉMATIQUES Niveau secondaire et collégial.Professeurs expérimentés.271-2141 Pour un nun, il ny a qu'un r lien à Montréal ••• ^ RESTAURANT f INC.Plus de 26 sauces accompagnent ces succulents plats.15 a 18 spéciaux tous les jours a partir de $3.25 Tous ces spéciaux, menus, sauces et plats à la carte peuvent être obtenus a notre comptoir de commandes a emporter.RESTAURANT DA GIOVANNI Le seul et unique restaurant Da Giovanni, même proprietaire depuis 26 ans.(aucune succursale) 572 est, rue Sainte-Catherine Montréal Téi 842-8851 INC.- rt Le menu a la carte comprend environ 200 mets pour un choix plus vaste.-H-t Heures cl ouverture Lundi a jeudi 8h00 A M a 2h30 A M Vendredi et samedi 8h00 A M a 3h30 A M Dimanche 8h00 A M à 1 h30 A M nouveauté chez j les/-v .fÆ Qutnzçr roberi Faillie jy ÛMiniç r*o>c ont LACOUVADE Robert Balllle (Collection Prose entière) Un intellectuel québécois de gauche-drolte-gauche est bouleversé par la deuxième grossesse de sa femme.Suite à des complications, le mari se volt interdire l’accès au ventre, lieu où complote contre son sexe humilié la progéniture castatrice.Ironique et dérisoire, c’est le prétexte à un récit heureux: le roman de la bonne délivrance.du père, ou de l'abandon de l’archétype du mâle dominateur.1272 pages $13.95 et quelques autres titres Collection Prose entière LES PLAISIRS DE LA MÉLANCOLIE Gilles Archambault 144 pages — $7.95 LE MIROIR PERSAN Thomas Pavel 148 pages — $7.20 HOLYOKE François Hébert 304 pages — $9.95 LE DOUBLE SUSPECT Madeleine Monette 248 pages — $12.95 TU REGARDAIS INTENSÉMENT GENEVIÈVE Fernand Ouellette 192 pages — $8.95 LES TROIS SOEURS DE PERSONNE Suzanne Robert 224 pages — $10.95 BLOCS ERRATIQUES Hubert Aquin 284 pages — $8.95 L’OEIL OUVERT Robert Marteau 168 pages — $4.95 01875262 6 ¦ Le Devoir, samedi 18 octobre 1980 regards sur le monde Singulière Albanie A Salisbury, un certain jour de février 1979, les , journalistes et correspondants étrangers chargés d’observer le déroulement des événements en Ehodésie sont priés d’assister à la conférence de presse que doit donner dans le luxueux hôtel Mo-nomapata le prince Leka, chef de la famille royale d’Albanie.Poussés par la curiosité, une quarantaine d'entre eux se présentent à une suite du 19e étage où, entouré de gardes du corps, le prince les attend.Près de lui, son conseiller militaire, un Birman du nom de Wong, qui ne le quitte jamais.Après quelques consommations servies au bar dressé dans la pièce par la direction de l’hôtel, les journalistes sont invités à écouter leur hôte.Leka se déclare chef du Comité national de libération d’Albanie.Il se dit résolu de reprendre le pouvoir que son père, le roi Zogou, avait dû abandonner le 7 avril 1939 à la suite de l'invasion italienne, deux jours après la naissance du prince héritier.Leka révèle qu’après son séjour à l'école militaire de Sandhurst, en Angleterre, il a étudié la tactique des guérillas en Angola et au Mozambique et qu’il est en liaison permanente avec les maquisards luttant dans son pays contre le régime d’Enver Hoxha.Son exposé terminé, le prince répond aux questions.On lui demande s’il est exact qu’il a été expulsé d’Espagne pour avoir utilisé sa villa comme cache d'armes.On lui demande également s’il est vrai qu’il a laissé derrière lui, André Patry dans son ancienne terre d’exil, des dettes s’élevant à 17 millions de dollars.Leka confirme que sa résidence, en banlieue de Madrid, était devenu un petit arsenal et il précise, au sujet de ses dettes, qu’on devrait plutôt parler de pesetas que de dollars.En entendant cet aveu, rapporte un correspondant de l’Associated Press, le directeur de l’hôtel fait interrompre le service du bar.Imperturbable, poursuivant son entretien, l’imposant dauphin — il approche des deux mètres — affirme qu’il a dû quitter l’Espagne à cause de manoeuvres obscures et qu’il est décidé à retourner aans sa patrie.Proclamé roi d’Albanie à la mort de son père en 1961, au cours d'une rencontre de ses partisans réunis en assemblée a l'hôtel Bristol de Paris, Leka dirige, depuis 1972, le congrès des exilés albanais.Il résiderait actuellement en Afrique du Sud; mais on le voit parfois en Égypte où son père, musulman, avait vécu pendant assez longtemps.On ne sait trop d’ou proviennent les sommes d’argent dont il semble disposer.On a pensé, un instant, que le chah d’Iran le soutenait financièrement.On sait, toutefois, que le roi Zogou, en s’enfuyant de son pays en 1939, avait mis dans ses valises plusieurs lingots d’or et Su’une partie des réserves en evises de l’Albanie avait pris le chemin des banques anglaises au moment de l’invasion de ce royaumepar les troupes de Mussolini.Elles y sont toujours.¦ Le pays de l’Aigle — comme on dit en albanais — est l’un des plus isolés de la terre, aussi bien géographiquement que politiquement.Il vit, de temps immémorial, une existence bien à lui, avec une langue et des coutumes qui lui sont propres, protégé par de hautes montagnes couvertes de forêts dont les pentes viennent mourir, à l’ouest, le long d’un littoral peu hospitalier que baignent les eaux de 1 Adriatique.Ses maîtres étrangers ne sont jamais arrivés à l’asservir; et même les Turcs, parvenus au 15e siècle à s’attacher l’un de ses héros, Scanderbeg, durent finalement traiter avec celui-ci sur un pied d’égalité et le reconnaître comme roi d’Albanie.Dans la deuxième moitié du 19e siècle, au moment où paraît irréversible l’affaiblissement dans la péninsule balkanique de l’empire ottoman, l’Albanie devient l’enjeu d’intrigues internationales mettant aux prises l’Autriche, la Russie, la France et l’Italie.Mais ce sont les Serbes qui se montrent les plus coriaces.Ils réussirent à annexer des territoires largement peuplés d’Al-banais, qui forment aujourd'hui, au sein de la Ré- publique fédérale de Serbie, la région autonome de Kossovo.L’indépendance de l’Albanie contemporaine remonte à novembre 1912 alors qu’elle fut proclamée par Ismail Ke-mal Bey, puis reconnue par les Puissances.L’année suivante, l’Autriche fait don au nouvel État d’un souverain, le prince Guillaume de Wied.Mais, après la première guerre, triomphant des visées territoriales de l’Italie et de la Grèce (qui voulait annexer des districts en majorité hellé-nophones), les Albanais se donnent leurs propres institutions et entrent a la Société des Nations.Les figures dominantes de l’époque sont un prélat catholique, Mgr Fan Noli, soutenu par Titane, et le chef d’une grande famille musulmane, Ahmed Zogou, appuyé par la Yougoslavie.En 1925, Zogou devient président et, en 1928, il se fait reconnaître comme roi.Il régnera jusqu’à l’invasion italienne en avril 1939.La deuxième guerre mondiale permet à l’un des adversaires de Zogou, Enver Hoxha, professeur ae français, d’organiser la résistance contre les occupants étrangers et de créer un comité ae libération nationale.Tout comme Tito, son allié et voisin, Hoxha lutte avec succès contre les Italiens, puis les Allemands.Il entre victorieux à Tirana le 17 novembre 1944.Il proclame peu après la déchéance du roi et I avènement de la république.II n’a pas cessé, depuis lors, de gouverner son pays.Il est le seul survivant des leaders nés du dernier conflit.L’Albanie est le pays de l’orthodoxie marxiste-léniniste.Elle vit pratiquement en vase clos, refusant toute compromission doctrinale avec les Républiques socialistes et toute alliance politique ou militaire avec quelque pays que ce soit.Elle s’est retirée en 1968 du pacte de Varsovie.Elle n’est représentée ni aux réunions européennes découlant de la convention d’Helsinki ni aux rencontres périodiques des États riverains de la Méditerranée.Elle est, depuis 35 ans, l’affaire de deux hommes: le secrétaire général du parti communiste; Enver Hosha, maintenant âgé de 72 ans, et le premier ministre Mehmet Shehu, âgé de 67 ans, qui est depuis les débuts le bras droit du chef albanais.À la suite de la rupture, en 1978, de ses rapports privilégiés avec la Chine dont elle avait reçu en 17 ans une aide économique, culturelle et militaire évaluée à près de 1 milliard de dollars, l'Albanie s’est vue obligée de se tourner vers d’autres pays pour éviter l’écroulement économique et l’isolement complet.La suspension subite de l’assistance chinoise à Tirana a eu notamment pour effet l’interruption du développement industriel, particulièrement dans les domaines énergétique et mécanique.L’Albanie est une contrée essentiellement agricole où l’élevage remplit un rôle déterminant.Néanmoins, grâce à l’aide chinoise, Hoxha était parvenu, au cours des dernières décennies, à doter son pays de quelques industries d’extraction et de _ADRIATIQUE.Brindisi, ~VI37^ 50 km QéStalinPogS Kortcha Gjirokaslra Saranda transformation.À l’heure actuelle, l’Albanie doit compter sur ses ventes de pétrole, de chrome et de nickel pour se procurer les devises nécessaires à sa relance économique.La Yougoslavie d’abord, puis l’Italie, la France et la Grèce semblent présentement disposées à établir des échanges avec les Albanais.Toutefois, méfiants, ceux-ci regardent aussi du côté des Républiques socialistes, afin de ne pas se laisser entraîner dans le camp occidental.Ils ont amorcé des contacts avec les Allemands de Test, les Hongrois, les Roumains, les Tchécoslovaques, les Coréens du nord et même les Cubains.Mais la coopération qu'ils peuvent pratiquer avec les pays étrangers reste soumise aux dispositions de l’article 28 de la constitution de 1976 qui interdit au gouvernement albanais d’accepter des crédits des États capitalistes ou révisionnistes.Comme, en fait, tous les pays du monde appartiennent, aux yeux des Albanais, à Tune ou l’autre de ces deux catégories, il ne reste plus à Tirana qu’à s’efforcer d’accroître ses exportations pour obtenir les devises fortes indispensables à l’achat de l’équipement industriel.L’Albanie a cependant des réclamations contre deux États: l’Allemagne fédérale et la Grande-Bretagne.De la première, elle exige des réparation.de guerre s'élevant a 2 milliards ae marks.Bonn répond que cette question ne pourrait être discutée que dans le cadre de négociations en vue d'un traité de paix.Tirana est encore théoriquement en guerre avec l'Allemagne.Quant aux Anglais auxquels les Albanais demandent la remise des sommes déposées dans leurs banques par le gouvernement du roi Zogou, ils refusent toute opération de ce genre avant que' l’Albanie n'ait accepté d indemniser la marine britannique dont des navires avaient été endommagés en 1946 dans le détroit de Corfou par des mines posées par les autorités albanaises.Si une mentalité d’assiégés1 continue de régner à Tirana,i les dirigeants albanais savent’ qu’ils ne pourront maintenir indéfiniment leur attitude à l’égard du reste du monde sans priver leur pays des bénéfices qu’il avait commencé à tirer d’une économie que l'aide chinoise avait placée au seuil de la diversification.En ce moment, les relations avec la Yougoslavie offrent des perspectives d’autant plus encourageantes que des représentants albanais ont pu récemment se rendre dans la région autonome de Kossovo, où vivent des centaines de milliers de leurs compatriotes, et examiner avec les autorités locales les possibilités d’échanges entre Tirana et Prichtina (chef-lieu du Kossovo).Cette fenêtre sur le monde, que constituent pour les Albanais leurs relations avec la Yougoslavie, pourrait bien finir par s’élargir et préparer l’avenir d’un Etat dont, tôt ou tard, les leaders actuels devront bien disparaître.Le Nordeste brésilien revisité La lente mort de la canne à sucre RECIFE — Après Recife, alors que le véhiculé s’enfonce dans l'intérieur, les régions se succèdent, clairement délimitées comme dans un livre de géographie.C’est d’abord la zona ae mata, collines verdoyantes et humides qui évoquent plutôt les Midlands anglais que le Nordeste — le Nord-Est — brésilien.À l’approche de l'agreste, l’ocre succède au vert, et les bosquets s’étiolent.Le sertao s’installe progressivement, au fur et a mesure que le terrain s’aplanit.Végétation rachitique de branches et d’épines jaunies par la poussière de la terre assoiffée, soleil de plomb et vent asséchant les visages.Au coeur du Nordeste, l’État de Pernambouc semble immuable.Il faut, pour s’en dissuader, revenir à Recife, à 2,500 kilomètres au nord de Rio, hier Tune des villes les plus politisées du pays.Qui a vécu la longue hibernation politique imposée au Brésil pendant quinze ans par le régime militaire s’étonne aujourd’hui de voir MM.Francisco Juliao et Miguel Arraes discuter dans une librairie de la problématique nationale, ou M.Gregario Bezerra recevoir, dans une modeste maison des faubourgs, des dirigeants syndicaux.L’État abrite aujourd'hui le plus grand nombre d’exilés politiques du pays.Il constitue donc un test pour la politique d’ouverture au régime militaire.D’autant qu’fl est traditionnellement la poudrière sociale du Brésil.C’est là qu’en 1955 un avocat peu connu, M.Francisco Juliao, a fondé une Société agricole des planteurs, esquisse des Ligues paysannes, première organisation syndicale rurale qui inquiéta fort les militaires en son temps.C est là qu’un fils de paysans, M.Gregorio Bezerra, qui allait devenir l’un des principaux dirigeants du parti com- par Thierry Maliniak LE MONDE muniste, mit sur pied, au début des années 60, dans la région des cannes à sucre, un important réseau de syndicats , paysans.C’est là qu’un front populaire, regroupant le parti socialiste de M.Juliao, les communistes, divers groupements de gauche et, plus mollement, le parti travailliste, porta, en 1963.au gouvernement de la région M.Miguel Arraes.Les velléités de transformation sociale de cet ancien préfet de Recife inquiétèrent le président Goulart lui-même, qui envisagea de destituer l’incommode gouverneur.Éliminés de la scène politique par le coup d’État militaire de 1964, emprisonnés, exilés, MM.Arraes, Bezerra et Juliao sont, comme bien d’autres, de retour.Au moment de leur arrivée à Recife, en octobre 1979, un mouvement de grève s’esquissait parmi les deux cent cinquante mille travailleurs de la canne à sucre pour la première fois depuis 1964.Il a repris cet automne, sur une plus grande échelle.Les exilés reconnaissent que l’appareil qui soutenait autrefois les grands mouvements de mobilisation populaire dans la région se trouve aujourd’hui démantelé «Tous les anciens dirigeants des Ligués paysannes que j’ai revus sont devenus des travailleurs migrants», affirme M.Juliao.C’est que la répression a été plus violente encore ici que dans les grandes villes du sud du pays.La quasi-totalité des syndicats de la zone sucrière ont, souffert d’une inter-vençao du gouvernement militaire: les directions élues, destituées, ont été remplacées Amapà 2 Bouchas de iAmozore , —» \ I \ianneiav .'/rrtyts/ j Y rrtYfA 37'A- % Bruneau 1500 70 61 70 +4 CAEInd 620 $24'A 24% QasarPet 5600 $5%490 5'/to+22 1^1 ¦2 ^ ' ¦ Dr.Nicolas M.Matte Dr.Nicolas M.Matte, o.c., c.r.Directeur de l'Institut et du Centre de droit aérien et spatial.McGill University, a été réélu Président de l'Association de droit international (International Law Association), branche canadienne, lors de l'assemblée générale biennale qui a eu lieu le 6 octobre 1980.Vania» Haul QueSturg 38861 $7% Baa Farm Ch.7'% 7%- % 22 22 18% 18% - '% 9 9 - '% 9% 10 50'% 53'%+3'% 6'% 6% + '/to QueTei 100 $22 Ram 1700 $19 Ramwt 300 $9 RchmnA 8700 $10 Ranger 43805 $54 Rayrock 9600 $6% ReadersO 250 $10'% 10'% 10'%+ Va RealCapA ISOO 325 325 325 Redpath 2320 $19 18 18'%+ ’% Redstone 12700 155 150 155 + 2 R Sth A 2364 $11% ll'/to 11%+ % Reichhold 3340 $13’% 13'% 13'%- Va ReitmanA 100 $19'% 19'% 19'% Resservie 15950 $12'/to 11% 12 - '/to Revelstk 1100 $9% 9% 9%+ '/to RevnuPrp 18600 235 230 235 + S RileysD 3000 260 250 250 -10 RIoAlgom 2127 $38'% 37% 38'%+ '% Rio8.5 325 440 440 440 RioAlto 7200 380 370 380 R Little 5300 280 275 280 RLittleA 2540 300 250 300 Rolland 200 $8'% 8’% 8'%- '% Roman 740 $68 67 67 —1 Rothman 20600 $28 27'% 27% - '/to RothmAp ZlO $65 65 65 Royal Bnk 14724 $55'% 54’% 55 + Va RyBkr 492664 115 102 115 + 8 RylT&M 100 $9'/to 9’/to 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un déclin de 9.6% au second trimestre, et les mises en chantier de logements ont augmenté de 97» en septemre.En clôture, le nombre des baisses dépasse celui des hausses.1,013 contre 515 et 376 titres ont été inchangés.Haliburton a cédé 3 à 144 1-4.Litton Industries a perdu 2 1-8 à 69 5-8 Alcan Aluminium a clôturé à 361-8 en baisse de 11-2.Westinghouse Electric a gagné 13-4 à 29 3-4.Atlantic Richfield a monté de 7-8 à 64 3-8 Eastman Kodak a clôturé à 70 3-4 en basse de 3-4.Parmi les valeurs canadiennes cotées à la Bourse de New York, Campbell Red Lake perd l 3-4 à 870 1-4, Alcan A 1 3-8 à $36 1-8 et Seagram Co.1 à $57 1-2.Par contre.WalkerConsumers gagne 1-2 à $30 3-8, Hudson's Bay Oil and Gas 3.8 à $31 1-2 et Massey-Ferguson 1-4 à $5 7-8.Cours fournis psr Is PRESSE CANADIENNE Vanta» Haut Bai Farm Ch.8 152 44% 43'% 43%- % 32 246 15'% 14% 14%- '% 691 88 83% 84%-1'% 6 1772 37 36'% 36'%-1 % 7 220 34% 33% 34'%- % 5 772 39% 38% 39’% 7 42 31% 31% 31'%- % 5 915 72% 69'/4 70V4-2% 6 456 49V4 47% 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Signature de la paix de Montpellier, qui ne laisse aux protestants français que deux grandes villes fortifiées: La Rochelle et Montauban.Ils sont nés un 18 octobre : le compositeur Français Charles Gounod (1919-1893); — Melina Mercouri, actrice et chanteuse grecque (1925) L_________________________________________ t LE DEVOIR CULTURE ET SOCIÉTÉ Montréal, samedi 18 octobre 1980 EN cette année du centenaire de la naissance de Louis Hémon, les rééditions de Maria Chapde-laine se multiplient.«Ce renouveau est aussi celui du mythe et ce n’est peut-être pas un hasard s'il coïncide avec une recrudescence des valeurs de droite», craint Nicole Deschamps de l’Université de Montréal.Elle vient de publier, avec ses collègues Raymonde Héroux et Normand Villeneuve, Le Mythe de Maria Chapdelaine: une étude qui démonte l’utilisation qu’ont faite de l’oeuvre littéraire les pouvoirs de droite des années 1920 en France et ici.Nicole Deschamps travaillait discrètement sur le sujet, depuis sa découverte en 1966 au manuscrit original chez la fille de Louis Hémon à Quimper.Aujourd’hui, l’édition intégrale dont on s’est écarté depuis 1921, vient d’être publiée au Boréal Express par les soins de Ghislaine Legendre.Même ces deux livres, qui veulent décaper l’oeuvre et son mythe, ont attendu deux et trois ans chez leurs éditeurs.Aujourd’hui, c’est de * A* wr* » IV* ^ A.C < V MAC*M**C £.^ .*MiT* Pat-e couverture de ia conférence de l’honorable J,fi.Perreault, \ (hArmMi il •* eir .oak • •>4^ v-m* * lis Conrêfimctt SCU w** .a s,* o «renww >»ïr re fta i f Pmmwa j B**»»* t'ASSOCIAtiO* , et* ftMwt* '"W xS'*' sation du gouvernement Tachereau, ou Maria Chapde-leine devenait épouse et mère dans la rhétorique du retour à la terre: Demeter triomphante vers «cette terre promise de l’Abitibi».L’histoire de dépossession de Louis Hémon, on refusait de la lire: on la retournait en mythe de missionnaire.Ainsi, le colonisé qui s’ignore devient le colon colonisateur! Le roman de Louis Hémon était donc devenu prétexte au discours officiel qui célébrait en France les triomphes européens de l'expansion coloniale et qui cautionnait ici l’idéal de la colonisation tel qu’imaginé par nos élites.Pourtant, le roman tel qu’écrit par Louis Hémon assume plutôt le destin muet des colons colonisés.Mais le récit s’est perpétué en marge de son histoire.Au Canada français, Maria Chap- Contre le mythe de Maria Chapdelaine par Jean Royer nouveau là gloire pour Maria Chapdelaine.À l’époque même où la France vient de couronner l’épopée à rebours d’une autre ancienne colonie: La Pélagie acadienne d’An-tonine Maillet! Mais qu’en est-il de ce mythe de Maria Chapdelaine?En fait, le texte littéraire a été terrorisé par le discours officiel et politique.Car, si Louis Hémon a décrit le destin muet des colons colonisés, voici que la France de 1920 prend son roman comme celui de la colonie modèle et que le Canada français fait de la Maria Chapdelaine soumise l’image même de la colonisatrice triomphante de l’Abitibi! Tout en assurant le succès du roman de Louis Hémon, le mythe en a occulté la lecture: celle, insupportable sans doute, de la aepossession d’un peuple.Car c’est bien là le propos du conte de Louis Hémon, cet écrivain solitaire, cet homme marginal qui a fui sa famille bourgeoise et cultivée de France pour arriver au pays du Québec et tenter de se trouver comme écrivain dans ce désert culturel du début du siècle.Étrangement, on a fait de sa vie et de son oeuvre des mythes qui contredisent sa discrétion et sa vie solitaire.Cet avocat, qui n’a jamais pratiqué le droit et toujours vécu de petits emplois, n’a pas cherché à rencontrer ici des gens comme Jules Fournier et Arthur Buies.Il aurait pu profiter des influences de sa famille à Paris et en Bretagne pour relancer Apollinaire, par exemple.A-t-il seulement écrit a Kipling qu’il admirait tant?Non.Louis Hémon est resté solitaire et silencieux.Ce choix donna prise, après sa mort en 1913, a la construction d’un mythe de l’écrivain.Sa soeur Marie en a fait un écrivain «catholisant», pour appuyer le mythe de Maria Chapdelaine en France.C’est sa soeur Marie qui a aussi caché à Lydia, la fille de Louis Hémon, la vérité sur sa mère devenue folle après sa naissance en Angleterre.Quant au roman posthume de Louis Hémon, publié d’abord en feuilleton dans Le Temps en France en 1914, puis ici en 1916 par les soins de son père Félix Hémon, inspecteur général de l’Instruction publique en France, il a été récupéré par le jeune éditeur Bernard Grasset qui a réussi à en faire sa clef de voûte financière.En fait, Maria Chap- delaine a lancé les Éditions Grasset.Mais comment s’explique d’abord en France le succès de Maria Chapdelaine?Les méthodes de marketing de Bernard Grasset n’en sont pas la seule cause, dit bien Nicole Deschamps, même si elles ont pu orienter le mythe.C’est la droite en général et l'Église catholique en particulier qui ont manipulé le sens de 1 oeuvre, comme le démontre Raymonde Héroux.Avec la complicité de la famille Hémon et de Bernard Grasset, on a fait de Maria Chapdelaine un «chef d’oeuvre du catholicisme» en même temps que le tableau de la société coloniale parfaite telle que la France ne pouvait la réussir en Algérie et en Tunisie.Le pays du Québec comblait le reve impérialiste français.Au Canada français, sous le gouvernement Tachereau, le mythe de Maria Chapdelaine s’est élaboré différemmert.Normand Villeneuve démontre, en lisant les journaux de l’époque, que le roman est devenu le «catéchisme de la survivance nationale» en même temps que l’apologie d’une société traditionnelle.Nicole Deschamps, pour sa part, étudie le célè6re discours de Joseph-Édouard Perreault, ministre de la Coloni- Le mythe: la fiancée triste, soumise et colonisée du roman devient épouse et mère triomphante, colonisatrice de l’Abitibi, pour les besoins de la cause politique.delaine a eu son feuilleton-réplique dans La Presse, puis son poème, ses sermons, des thèses, des articles savants, un film, une chanson, une bande dessinée, des adaptations pour la radio et la scène.Et ce discours à plusieurs voix qui, appartiennent à une rhétorique du pouvoir a empêché la lecture véritable du texte littéraire.C’est pour «affranchir de la censure le texte et l'après-texte de notre légende nationale» que les chercheurs de l’Université de Montréal ont voulu publier leur livre sur le Mythe de Maria Chapdelaine.«Mais nous avons failli abandonner plusieurs fois, devant tant de bêtise accumulée, dit Nicole Deschamps.D'autre part, le renouveau autour de Maria Chapdeleine nous gêne et nous touche.Nous avions commencé discrètement nos travaux en 1966, sans penser au centenaire de Louis Hémon.Cependant, à force d’étudier ce mythe et devant l’ampleur du phénomène, nous n’avons rien tait au hasard.Nous nous appuyons sur les documents ae l'époque.Tout est vérifiable.Mais nier un mythe, c'est admettre en partie sa survie.Malgré soi, on se trouve à participer et on risque d'aller toujours chercher la vérité d’un mythe exactement à son opposé.Si j'avais à faire l'autocritique de notre ouvrage, je me demanderais si nous ne sommes pas allés un peu loin, sous prétexte d’arracner Maria Chapdelaine à cet écran qui a été fait par la propagande de droite, en présentant un Louis Hémon qui serait presque un être de gauche.«D autre part, continue Nicole Deschamps, il nous fallait redonner son texte et sa parole à un des écrivains les plus discrets de la terre: parce que sa parole a un pouvoir décapant qui nous renvoie à une libération qu’on souhaiterait pour chacun de nous.Mais aussi, tout se passe au-Suite A la page 40 Elisabeth Badinter L’amour maternel n ’est pas un instinct par Renée Rowan VINGT semaines sur la liste des best-sellers.120,000 exemplaires en quatre mois.Les droits de traduction vendus à 11 pays.Et pourtant, L'Amour en plus (Flammarion) est un livre qui n’a pas été écrit pour plaire.Son auteur, Elisabeth Badinter, ose y démystifier l’intouchable, ce fameux instinct maternel.Et si, après tout, ça n’existait pas?À travers l’histoire de l’amour maternel, du XVIIe au XXe siècle, ce professeur agrégé en philosophie arrive à démontrer que ramour maternel n’est qu’un sentiment humain.Comme tout sentiment, il est incertain, fragile, imparfait.Contrairement aux idées reçues, il n'est peut-être pas inscrit profondément dans la nature feminine.La bonne mère est une réalité parmi d'autres.Cette affirmation est dérangeante.«Le succès du livre est très inattendu», me dit au cours d’un entretien cette femme de 36 ans, chaleureuse, communicative, qui a beaucoup plus l’air d’une collégienne que d’un docte professeur à l'École polytechnique de Paris.«Personne ne pouvait savoir ni l'éditeur, ni moi.C’est un ouvrage un peu universitaire, difficile.enfin, je le pensais.Il suscite énormément de polémique en France.Je reçois beaucoup de lettres agressives^ de femmes surtout.Les pédiatres aussi ne sont pas contents.Les féministes extrémistes qui, dans l’assemble, étaient plutôt favorables, m’ont tout de même reproché d’avoir fait la part trop belle au père, de n’avoir pas été assez sévère avec les hommes.» L’histoire de la famille a toujours passionné Elisabeth Badinter, ce qui l’a amenée à se poser des questions.«J’ai observé un tel décalage entre la mère idéale, la bonne mère qu’on nous décrivait partout, aussi bien dans les médias que dans les livres de psychanalyse, la mère qui constamment sacrifie ses propres désirs pour les désirs de l’autre — l’enfant ou le mari — et cette mère réelle en chair et en os que je voyais et entendais quotidiennement, que cela faisait pour moi problème.J’ai voulu en savoir plus sur ce mythe de la bonne mère que l’on était en train de construire.La femme en chair et en os, la vraie femme, est bonne mère par moments, nrtoins bonne en d’autres, et il y a des femmes qui ne sont pas bonnes mères du tout.» C'est en faisant un séminaire à l’École polytechnique sur l’histoire ae la famille, c’est en fouillant dans les textes que tout à coup elle a dé couvert une autre mère et le Problème de la contingence de amour maternel.«Je me suis aperçue qu’il y a eu des périodes dans l’histoire de la maternité, que ce soit en France, en Allemagne ou ailleurs en Ëurope où les femmes se sont peu ou pas occupées de leurs enfants et que, par consé quent, ce que l’on a appelé traditionnellement instinct était en réalité autre chose qui pouvait être favorisé ou dé couragé selon l'attitude d’une société à l’égard de l’enfant.«À partir du moment où l'on dit que l’amour maternel n’est pas un instinct, on dit du même coup, ce n’est pas certain, ce n’est pas sûr, ce n’est pas une donnée très déterminée dans la femme.Et du coup, on se pose des questions qui sont angoissantes, douloureuses.Si l’amour maternel n’est pas sûr, si ce n’est pas un instinct, alors est-ce que ma mère m’a vraiment aimé, est-ce qu’elle m’a aimé comme j'ai dû rêver qu’elle m’aime, et si on est l’époux, est-ce que ma femme va aimer nos enfants comme je voudrais qu’elle les aime, et si on est mère, est-ce que j’aime mes enfants comme j’ai toujours pensé que je devais les aimer?Ce sont des questions déran- f;eantes qu’on ne veut pas sou-ever parce qu'elles font mal.» By a plus de 30 ans, Simone de Beauvoir dans son livre Le Deuxième Sexe remettait en cause l’instinct maternel.On avait à l’époque énormé ment parlé de son livre, mais le chapitre sur ce sujet était passé inaperçu.«Peut-être parce qu’elle n’avait pas d’enfant et n’en voulait pas a-t-on considéré qu’elle n’avait pas à parler de la maternité?Peut-etre avait-elle posé ces questions trop tôt?On n’était pas mûr pour y réfléchir.Je suis arrivée à un moment où il y a une prise de conscience cnez les femmes, une sorte de dégagement à l’égard de la maternité.On aborde cela d’une façon un peu plus sereine.» Pour Élisabeth Badinter, une mère bien dans sa peau ou la nouvelle bonne mère est celle qui essaie d’équilibrer ses désirs de femme et les besoins de l’enfant, qui ne sacrifie pas l’un à l’autre et qui essaie de tendre — parce qu’on n’arrive jamais à la perfection — vers une sorte d'équilibre.C’est sa conviction qu’on ne peut pas être unè bonne mère si on est une mère frustrée et qu’on est infiniment plus bénéfique à son enfant si on est une femme épanouie.«Il n’est plus possible, aujourd’hui, de dire qu'on sacrifie la femme à la mère.Ce qui ne veut pas du tout dire que ce sont les désirs de la femme ?|ui doivent l’emporter: un en-ant a besoin d’amour, il a besoin qu’on s'occupe de lui, ou alors, il ne faut pas faire d’enfants.Il y a un déséquilibre indispensable à atteindre.«Cet équilibre, poursuit-elle, n’est obtenu ou ne sera obtenu que si le père prend sa part dans cette affaire, ce qu’il n’avait pas fait jusqu’à présent et qu’il commence à peine à faire.Ça n'a pu se passer que parce que les femmes, à leur tour, ont culpabilisé les hommes, qu’elles leur ont rendu la monnaie de leur pièce, n y a deux cents ans, ce sont les hommes qui ont culpabilisé les femmes pour qu'elles soient de bonnes mères entièrement dévouées à leurs enfants.Depuis une dizaine d'années, on a renversé la culpabilité.Cette bonne mère dont on parle, cette vraie mère, cette future mère équilibrée ne le sera qu’avec l’aide des hommes.» On va vers une famille où il n'y aura plus de distinction des rôles : père et mère assureront chacun leur part d’amour et d’autorité.On peut se poser des questions sur les conséquences de ce changement.Parce qu’on n’a pas un échantillonnage suffisamment important et depuis assez longtemps, il est encore trop tôt pour affirmer quoi que ce soit même si on a tendance à toujours prévoir des catastrophes quancf on change de modèle.Mais Elisabeth Badinter est une optimiste.«Je ne vois pas a priori pourquoi cette nouvelle famille serait plus pathologique que les autres.Mais il y a une résistance farouche des psychanalystes.Pour eux, ce nouveau partage des rôles est effectivement une source de confusion chez l’enfant.Au Danemark, le pays où l’on est le plus en avance sur ces questions, là où depuis 15 ans on a changé de modèle familial, rien dans les données n’indique qu’il y a des effets radicalement pathologiques.Mais il est vrai que ces enfants qui ne connaissent pas de distinction des rôles sont aussi, souvent, des enfants qui ne connaissent plus d’autorité.Car mystérieusement, le père et la mère ne veulent plus ou ne peuvent plus imposer la loi.Ce ne sont ni le père ni la mère oui, indistinctement, incarnent l’amour et l’autorité.Tout le monde est tout amour.On ne sait plus imposer la loi parce que ça nous fait mal.Et là, il y a des résultats pathologiques, c'est-à-dire des enfants psychotiques.Mais ce n’est pas parce qu'il y a confusion aes rôles: c’est parce qu'il y a un rôle qui manque, l’incarnation de la loi.C'est là où est le réel problème.«L’amour, aujourd’hui, est une telle identification à l’enfant, on se met tellement à sa place, qu’on ne peut plus le punir parce aue c’est soi-même que l’on punit, c'est à soi que l’on fait mal.Jadis, on fessait, on enfermait dans le placard, on punissait, on réprimait s’il y avait manquement à la loi.Aujourd’hui, ce n’est plus cela.Et pourtant, j'en suis convaincue, l’enfant a besoin de cette autorité pour Sindir, pour devenir un être uilibré.On peut être follement compréhensif à l'endroit de son enfant, mais ce n’est pas cela qui le forcera à travailler, à obéir, à observer un ¦«mit «nui! ¦mu ¦«11!! 4111111 mm .¦niai Photo Jacques Grenier ':£•• • •" ' ; .* > certain nombre de choses qui ne vont pas de soi.Or, nous ne sommes plus capables d’imposer par la force et c’est maléfique pour l’enfant.Il en souffre et recherche la punition.«Si on ne peut pas punir, c’est parce qu’on a complètement change notre façon d’aimer l’enfant.Avant, élever un enfant, c’était le dresser à son modèle adulte pour en faire sa propre image.Aujourd’hui, c’est nous qui régressons vers l’enfant: ce n’est plus le mettre à notre niveau, c’est nous qui nous identifions à lui.Au respect des désirs de l’enfant poussé à l’extrême vient s’ajouter notre incertitude face aux valeurs que l’on veut imposer: on n’est plus sûr qu elles soient les bonnes et on se remet soi-même en question.C’est tout cet ensemble qui constitue le problème: notre incertitude, d’une part, notre amour régressif de l’autre.Ce n’est pas le nouveau partage des rôles.» Les propos d’Elisabeth Badinter peuvent apparaître comme extrêmement réactionnaires, voire même impopulaires.Élle en est très consciente.«Vouloir parler d’autorité, c’est quelque chose qui n’est pas à la mode».Les pressions qu’ont exercées les femmes sur les hommes ont été, sous l’aspect de la paternité, très positives, enchaîne la visiteuse.Elles ont permis aux hommes de connaître un rapport humain qu’ils n’avaient jamais expérimenté, celui de la tendresse paternelle; de développer des rapports sensuels, affectifs profonds avec l’enfant, ce qui n’avait pas existé jusqu’à maintenant.«Non seulement les hommes v prennent-ils août, ils en éprouvent du plaisir.Le fait que les femmes les ont appelés à cette tâche leur a fait prendre conscience que s’occuper d’un enfant n’est ni dévirilisant ni dévalorisant, que c’est au contraire un enrichissement.» Pendant des siècles, on a fait sortir le père de la «nurse-rie»; maintenant, on lui permet d’y entrer.Mais est-ce de nouveau pour le mettre dehors, se demande Elisabeth Badinter notant cette pression très forte, aussi bien en France qu’en Amérique et partout ailleurs, des féministes-écologistes pour rallier toutes les femmes à l’allaitement maternel.En Suède, 95% des femmes allaitent leur bébé; ici, au Québec, ce chiffre atteint maintenant 45%.«Tous les arguments en faveur de l’allaitement maternel sont invoqués; c’est bon pour la santé de la mère et de l’enfant, c’est excellent au niveau des rapports affectifs qui se développent entre les deux.Mais en prônant exclusivement l’allaitement maternel, on rejette le père hors de la «nurserie».Dans peu de temps, on va s’en rendre compte.Le biberon est le seul moyen pour le père de nourrir son enfant et d’avoir ce rapport de chaleur, de tendresse.Par contre, bien des femmes allaitent systématiquement leur enfant contre leurs désirs les plus profonds, parce qu’elles se sentent culpabilisées si elles ne le font pas.«Ou bien on laisse les femmes libres d’utiliser le biberon sans les culpabiliser, ce qui donne au pere le moyen de nourrir son bébé et d’avoir ses rapports avec lui, ou bien on va vers un mouvement généralisé en faveur de l’allaitement maternel et à ce moment-là, ce sera une autre façon de dire au père «dehors» Lequel des deux mouvements remportera l’un sur l’autre, c’est ce qui va se jouer dans les cinq ans à venir.«Les premiers rapports charnels du bébé avec ses parents s’établissent dès la naissance, dès les premières semaines.Je ne dis pas que tous les pères sont faits pour «patenter».Il ne faut pas commettre Teneur inverse de penser qu’il faut coller de force dans les bras d’un homme un bébé s’il n’en a pas l’envie, mais s’il le souhaite, il faut lui donner la chance.On dit toujours que la mère ressent quelque chose d’inouï quand on lui met son bébé sur le ventre tout de suite après la naissance.on n’a jamais essayé de mettre un bébé sur le ventre du père.» Les enquêtes sur l’attitude des pères pendant la grossesse de la femme abondent actuel-lement en France.De nombreux répondants y expriment quelque chose qui n’était encore jamais sorti de la bouche des hommes: c’est l’envie d’être enceinte.«C’est le phantasme absolu, mais ils ont envie de vivre cette expérience.C’est un désir qui doit être très profond, très présent depuis toujours, mais très refoulé et qui, tout d’un coup, sort au grand jour.» L’amour maternel, conclut Elisabeth Badinter, n’est plus l’apanage des femmes.les nouveaux pères font comme les mères, aiment leurs enfants comme elles.Ce qui semblerait prouver qu’il n’y a pas plus de spécificité de l’amour maternel que de l’amour paternel.» I » 22 ¦ Le Devoir, samedi 18 octobre 1980 CULTURE ET SOCIÉTÉ les carnets de Jean Ëthier-Blais MOI: Alors, qu’en pensez-vous?Serena: C'est ainsi ue j’ai toujours imaginé oue evait être la télévision.De belles images, des personnes vivantes qui vous parlent comme si elles vous connaissaient, le temps qui passe, la découverte d’un monde et de ses habitants, en un mot, une présence.Moi: Il faut dire que la personnalité de Germaine Guèvremont est magnétique.Serena: Plus que magnétique.Dès les premières images, la jeune fille qu’elle fut, avec sa coiffure de la première décennie du siècle, saisit votre regard et votre imagination et ne les lâche plus.Il y a dans ces yeux de rêveuse l’annonce d’une sensibilité qui ne songe qu’à s’épanouir et qui nous frappe dans les oeuvres de Germaine Guèvremont.Avez-vous remarqué quel point elle ressemble à nos mères qui furent jeunes elles aussi?Ces femmes d’autrefois, avec leur cou raide, leurs chemisiers propres et de fine batiste et leurs petites montres toutes rondes attachées au-dessus du sein gauche ont un air de fierté qui me touche et me donne parfois, devant des photographies anciennes, envie de pleurer.J’ai la même réaction qui m’em- nne en ouvrant les albums a famille Nelligan, de Fa-dette, de Robert de Roque-brune, de Marcel Dugas.Moi: Vous vous laissez emporter par la littérature.Pourtant, je ne vous ai pas vue pleurer pendant l’émission Guèvremont.Remarquez que moi.qui n’ai pas de lucarne magique à la maison, j’ai été surtout attentif au plaisir que j’éprouvais tout simplement à regarder se dérouler l’histoire de cette romancière pathétique.Serona: Pathétique?Vous m’étonnez.Au contraire, relisez Le Survenant ou Marie-Didace, ou encore En pleine terre.Germaine Guèvremont avait le sens des titres.Mais aussi, des paysages.Elle a vécu en communion avec la nature, qui est partout dans son oeuvre, sous forme de paysages comme liquéfiés, ruisselants d’harmonie et de douceur.Avez-vous fait la promenade de Sorel?C’est tout-à-fait cela.Dès que vous pénétrez à l’intérieur des terres, vous êtes chez Germaine Guèvremont.Le ciel, les arbres, l’air riche d’eau et le soleil composent un décor particulier qu’on ne trouve que chez elle.La femme qui a connu cette nature n’était pas, n’a pas pu être pathétique.Malheureuse, c’est autre chose, nous le sommes tous.Mais ce regard et ce sourire répandent l’équilibre autour d'eux avec une charmante ironie.Avez-vous noté ces moments dans la conversation où Germaine Guèvremont, soudain, se tourne vers son interlocuteur pour lui lancer, du coin de l’oeil, l’un de ces petits sourires qui en disent long sur la joie où s’abritait son monde intérieur?Moi: Bien sûr que je l'ai noté.J’ai pensé que c’était le sourire de la Joconde, son mystère.Mais la Joconde ne se moque pas gentiment d’elle-meme, ce que faisait volontiers, semble-t-il, Germaine Guèvremont.Et soudain, on la retrouve de dos, à sa table de travail, devant son papier, la machine à écrire à sa droite, et elle la plume à la main, un peu forte, remplissant bien son fauteuil, comme La voix de la mère par Marcelle Brisson TROIS chercheurs, Nicole Deschamps, Raymonde Héroux, Normand Ville-neuve viennent de publier Le Mythe de Maria Chapde-laine.Ce livre est remarquable tant par le sérieux de sa documentation que par son but de démystification idéologique.Je laisse aus spécialistes le soin de déterminer la validité de l'appareil scientifique des auteurs et des résultats obtenus.Pour moi, il ne fait pas de doute que Maria Chapdelaine de Louis Hémon fut transformée en héroïne nationale de la colonisation du Nord québécois.Peut-être parce que j’ai vécu sous le règne ae Duplessis.J’avais déjà saisi alors à une première lecture l’immense écart qu’il y avait entre le personnage principal du récit romanesque et celui mis de l'avant par line idéologie conservatrice.Mais je viens de relire le récit de Louis Hémon à l’occasion d’une table ronde à «Noir sur Blanc».Or, j’ai été frappée par les deux derniers chapitres du livre; en introduisant la mort de la mère dans son roman, L.Hémon fait basculer tout le récit: Maria sera acculée à une sorte de suicide moral, comme l’a bien vu N.Deschamps.Et pourtant dans un livre où le discours de l’homme avait été dominant jusque là, à partir du chapitre 15, c’est la voix le la femme qui prend apparemment le dessus.Mais justement il ne s’agit pas de la femme dans sa réalité historique mais dans sa dimension mythique.«Alors une troisième voix plus grande que les autres s’éleva dans le silence: la voix du pays de Québec, qui était à moitié un chant de femme et à moitié un sermon de prêtre».C’est qu’ici l’auteur, avec une perception très fine de notre réalité, fait appel à un mythe déjà prégnant dans la société canadienne française, celui de la femme, mère du pays.Et si ultérieurement, se développa un mythe plus spécifique relié à Maria Chapdelaine, il ne fut pas construit de toute pièce par la publicité de B.Grasset et les différents groupes sociaux tant français que canadiens à qui il profitait, il était déjà en germe dans le livre, et évoqué par Hémon comme une machine qui faisait fonctionner notre société.Le procédé littéraire de L.Hémon est si efficace qu’il vaut la peine de l’analyser de plus près.Reportons-nous au chapitre 15, a la veillée funèbre auprès de Laura Chapdelaine ou nous allons retrouver notre héroïne Maria.Celle-ci est déjà en deuil de son amoureux François Paradis, mort en forêt, quelques mois avant.Mais comme le curé la presse de se faire une raison, elle pense épouser Lorenzo Surprenant, un gars du pays émigré aux États, plutôt que son voisin Eutrope Gagnon.Laura Chapdelaine, sa mère, vient de mourir.Elle repose sur son lit de façon que la famille et les visiteurs puissent la voir.Près du mur, deux chandelles brûlent déposées sur une chaise, n’éclairant que faiblement le visage de la morte qui avait revêtu «une pâleur singulière, raffinée, de femme des villes».Arrive le voisin Ephrem Surprenant qui vient prier au corps.Après avoir récité le chapelet, il commence l'éloge de la défunte: «Tu étais bien gréé de femme, Samuel.il n’y avait pas de femme plus vaillante qu’elle, ni plus capable.» Éphrem part et un peu plus tard pour Maria seule, à deux occasions, sa femme s’était montrée particulièrement forte et puissante: une espèce de mère pour les animaux.Première histoire: Quand le puits a tari, Laura «s’est mise a voyager à la rivière avec une chaudière dans chaque main, remontant l’écarre huit à dix fois de suite avec ses chaudières pleines, les pieds dans le sable coulant, jusqu’à ce qu’elle ait eu fini de remplir un quart; et quand le quart était plein, elle le chargeait LIBRAIRIE-GALERIE DENIZON ENR 347 est, St-Paul Montréal H2Y 1H3 Tél.: 866-2049 heures d'ouverture mardi-mercredi: 12h-18h jeudi-vendredi-samedi 12h-21h dimanche 12h-18h NAVARRE yves navarre \e jardin ,dilatation roman i tummanon (tee Entrez dans ce livre déchirant et beau.Yves Navarre tient là son plus beau roman, et nous la saga d'une famille que nous n oublierons plus jamais, même si nous le voulions." Françoise Xenakis - Le Matin Le jardin d Acclimatation est un texte au souffle brûlant, une haleine et un cri.Yves Navarre réveille et fait frissonner, avec I acre et lucide émotion qu on lui connaît, l'image du père, qui décide de neutraliser ( emancipation du fils dans lequel il décèle une différence et une exigence sensuelle qui sont fxtur lui inconfort, risque et scandale.$14.95, en vente dans toute bonne librairie éditions flammarion Itée une vieille écolière appliquée à bien faire, qui va remettre un travail parfait à la postérité.Serena: Elle avait intérêt à remettre une copie parfaite.Ses lecteurs s’appelaient Victor Barbeau et Alfred Des Rochers.Ce sont hommes difficiles à séduire en matière d’écriture.Il suffit de lire une page de Victor Barbeau pour se rendre compte qu’il porte en lui son style et ses problèmes.Alfred Des Rochers obligea Germaine Guèvremont à récrire le premier chapitre du Survenant.Elle avait rédigé une description balzacienne.Il se moqua d’elle.Sans crier gare, elle prend un bout de papier et rédigé ces premières pages, le repas qu’on s’apprête à prendre, les coups à la porte et le Survenant qui fait entrer dans notre littéra-.ture une immense et éternelle bouffée de poésie.sur une brouette et elle s’en allait le vider dans la grande cuve dans le clos des vaches, à plus de trois cents verges de la maison, au pied du cran.C’était pas un ouvrage de femme, ça.» Mais ainsi les vaches ont pu survivre.Deuxième histoire: Laura affronte les ours avec un bâton pour sauver ses moutons.«Elle avait vu un mouton couché par terre, déjà mort et deux ours qui étaient après le manger.Ca prend un homme, pas peureux de rien, pour faire face à des ours en septembre même avec un fusil; et quand c’est une femme avec rien dans la main.Mais ta mère, elle a ramassé un bois par terre et elle a couru dret sur les ours, en criant:.Sauvez-vous, grands voleux ou je vas vous faire du mal.Le plus étonnant, c’est que ces récits de bravoure ne circulaient pas dans la famille, comme si le quotidien les avait fait oublier à Samuel, et là auprès de la morte, ils surgissaient soudain du passé, sans doute magnifiés, si ce n’est au niveau du contenu, du moins par la solennité du moment.Et pour Maria, ils étaient singulièrement opérants, efficaces comme l’am-nèse d’une messe, celle de sa mère.«Maria écoutait retenant son haleine, et se demandant si vraiment c’était bien sa mère qui avait fait cela: sa mère qu’elle avait connue, douce et patiente.» La morte grandit sans mesure à ses yeux.Et le père continue.il va toucher le coeur de sa relation avec sa femme en avouant quel sacrifice il a exigé d’elle, en montant s’installer tou- Suiteàla page 40 Mol: Vous m’en parlez comme si vous y aviez été.Sorena: C’est que nous avons tous vécu et revécu cette scène.Le Survenant a existé! Germaine Guèvremont l’a connu.Elle a quand même tenu à conserver autour de ce corps, de cette âme, de ces yeux, de cette voix, le mystère essentiel et sans doute ne saurons-nous jamais qui et quel véritablement il a été.C’est le rêve de chacun.On frappe et c’est un inconnu qui transforme votre vie.Les Apôtres réunis trouvent à leur coté Jésus qu’ils n’attendaient pas.Breton rencontre Nadja.Et la littérature québécoise ouvre la porte au Survenant.Mol: J’ai été ému de retrouver sur l’écran Jean Coutu et Béatrice Picard.Le Survenant est devenu un mythe; Angé-lina ne cessera jamais de hanter la mémoire des hommes.Elle aime, derrière son mas- ue.Elle boîte et pourtant, evant l’amour, devant sa triste destinée, elle se tient toute droite.Elle attend et rien ne vient sinon cet oiseau de passage, bel oiseau Scandinave, qui vole plus haut et plus loin que les nôtres.Angé-lina, dont les jours sont faits de basses besognes et de mesquineries, rêve de paysages porteurs de songes.Le Survenant répond à toutes les voix de son coeur.Elle aime et ne sera pas aimée.Comment Germaine Guèvremont a-t-elle su aller si loin dans la description d’un coeur qui se brise?Serena: Qui le dira?Elle était née Grignon, de cette famille qui nous a donné un autre excellent écrivain, un autre créateur de mythes, l’inventeur de Séraphin.Et dans les montagnes elle naquit, la petite Germaine.Elle eut du mal à s’adapter à ce pays plat de Sorel.Son oncle fut le célèbre Vieux Doc, auteur d'En guettant les ours et de Quarante ans su’ l’bout du banc qui enchantèrent nos jeunesses par leur truculence.Familles bourgeoises, si riches en personnages singuliers et créateurs.Vous rendez-vous compte de la diversité de talents dans une même famille; Séraphin, le Survenant et le Vieux Doc.Deux générations du Québec.Ce n’est pas si mal.L’esprit d’invention a ici le sens de la continuité.Les Grignon, les Garneau, beaux exemples de ce génie particulier.Moi: À tout seigneur, tout honneur.A la fin de l’émission, paraissent des photos de Germaine Guèvremont à chaque saison de sa vie.Toujours ces beaux yeux, ce sourire énigmatique dans un visage que la vie rassemble, comme une gerbe de blé devant le soleil qui se couche.Puis, nous la retrouvons à l’Académie, entourée de ses confrères; à sa gauche Victor Barbeau et Moravia; à droite, Toupin.Et au milieu de ses pairs, la déesse, la riche Pomone, aux fruits éternels et dorés.Vient de paraître Au lecteur d’ici, susceptible de s’intéresser à la condition québécoise Le Mythe de Maria Chapdelaine Nicole Deschamps Raymonde Héroux Normand Villeneuve Synthèse d une lecture collective du texte et de l après-texte de Louis-Hémon.cet ouvrage situe lèvènement à la fois comme un phénomène unique d anthropologie culturelle et comme un symptôme de la condition de colonisé 1980 264p (2-7606-0496-9) $19.75 Bon de commande Veuillez m expédier LE MYTHE DE MARIA CHAPOELAINE Paiement c-ioint.chèque ou mandat / port en sus 5% Chargez Visa n' Nom Adresse NICOLE DÉSaiAVPS P A YVONDE HÜROvX NORMAND ViLLENLVVL LE MYTHE DE MAK1A aiYMJHLAINH LES PRESSES DE L’UNIVERSITÉ DE MONTREAL C P 6128.suce •• A » Montreal.Que H3C 3J7 — 2910.bd Edouard Montpetit Montreal.Que H3T IJ7 revue internationale d’action communautaire Inter national review of ¦ community development logement et luttes urbaines 4/44 articles québécois Belges Français Suisses Mexicains Abonnements à deux numéros: Individus: $16.(étudiants $12.) Institutions: $24.Envoyer chèque bancaire à l'Ordre de: RI AC École de service social Université de Montréal C.P.6128, Montréal H3C 3J7 Réédition dans la collection bibliothèque québécoise contes vrais par Pamphile Lemay 288 nayes, $4.95 En rappel dans la même collection Le fou de nie par Félix Leclerc 224 pages, $4.50 I 1 les éditions fides 235 est boul Dorchester Montreal H2X 1N9 (514)861-9621 J APPREffDS À LIRE À MON BÉBÉ OG Compton (UhcuraWe) CAlMANNiJEVY .‘‘S mohammed f Itcikal LF SPHINX FT IF COMMISSAIRE heur» i< malheur* Je» *nl4kju» «» Proche-nriMl J’APPRENDS A LIRE A MON BEBE Glenn Roman De un an à cinq ans, 4 années Irremplaçables de la vie, où il est bénéfique de satisfaire l'appétit d'apprendre de N l'enfant.Une excellente vmôthode par un spécialiste^ Franc»-Amérique Virginia Salir Pour retrouver l'harmonie familiale Rsopiemaking r "POUR RETROUVERA L’HARMONIE FAMILIALE Virginia Salir Ce livre célèbre de la thérapeute américaine Virginia Satlr, enfin traduit en français, s'adresse è ^tous parents et enfants, qui veulent s'éduquer réciproquement franca-Amérique BON OE COMMANDE ?FAIRE L AMOUR $19 95 ?LE SPHINX ET LE COMMISSAIRE .$19 95 ?LE CAILLOU BLEU 15 95 ?U MORT EN DIRECT $1495 ?JAPPRENOSA LIRE A MON BEBE ,17 95 ?POUR RETROUVER L HARMONIE FAMILIALE.lit 95 FRANCE-AMERIQUE 'FRANCE AMERIQUE\ % NOM.\ ADRESSE.\ CI-JOINTS I chéqua mandai , 170, Benjamin Hudon.\ Montréal H4N1H8 / Tél 331-8507 S rM_ r({ riif/ou Cm Jt as Ci «/ ni Lalassi ¦ Cas soi FAIRE L’AMOUR Enfin en français, dans une édition illustrée, le très beau livre de Patricia E.Raley, nous fait découvrir la dimension cachée de nos désirs.I franca-Amérlqua LE SPHINX ET LE COMMISSAIRE Mohammod Holkal Plus que jamais d'acualité, les heures et les malheurs des soviétiques au Proche-Orient racontés avec humour par le célèbre journaliste égyptien, conseiller deSadate Jaune-Afrique LE CAILLOU BLEU Jean-Claude Lalanne-Caeaou Jean-Claude Lalanne-Cassou, déjà l'auteur de plusieurs romans connus, vient de recevoir pour ¦x ce recueil de poèmes, le / \ Grand Prix de* 3 couronnes La Préambule LA MORT EN DIRECT D.Q.Compton Un roman sur la maladie, la mort et l'amour, dans une société de demain, qui a inspiré le film de Bertrand Tavernier, avec Romy Schneider qui sort cette semaine.Calmann-Lévy i 4 4 » Le Devoir, samedi 18 octobre 1980 ¦ 23 CULTURE ET SOCIÉTÉ Le dernier roman de Michel Tremblay Michel Tremblay, Thérèse et Pierrette à l’école des Saints-Anges.368 p„ Leméac, Montréal.1980.SI Montesquieu réécrivait Les lettres persanes et faisait débarquer Us-bek et Rica à Montréal où on leur remettrait le dernier roman de Michel Tremblay, Thérèse et Pierrette à l'école des Saints-Anges, il pourrait croire qu’on s’est trompé de siècle.Cela ne se passait pas en juin 1942, année où l’Europe était à feu et à sang par une des guerres les plus cruelles de l’histoire et où la Conscription enflammait ici les esprits, mais dans un faubourg métropolitain à l'épo- ?|ue de Zola ou des Goncourt.ncidemment, ce livre a été publié par Leméac où loge Pélagie la charette qui a remporté, l’an dernier, le prix Goncourt.Mais la chronique va souvent mieux dans le fil du récit que dans le sens de l’histoire.Pendant que des écrivains innovent et inaugurent une interprétation du monde qui élucide le passé et confirme une volonté de vivre inscrite dans la modernité, des romanciers, nombreux, nous ramènent à notre Moyen Âge, qui n’est ni le 18e ou le 19e siècle mais l’époque duplessiste.S’il s’agit d’évacuer une période que Gabrielle Roy et Roger Lemelin ont déjà fort bien illustrée, mais qui n’aurait pas encore été totalement assumée par la fiction, on ne peut que s’en réjouir.Mais si nous exprimions là l’insurmontable attraction de la petite misère et du petit pain, de la petite patrie réduite à sa Molson et à son balcon, on pourra toujours multiplier les référendums.Il se trouvera toujours quelqu’un pour affirmer que dire non ça veut dire oui, et que se laisser glisser au pied de la pente douce pour en remonter seul pendant que la majorité s’y engouffre vaut son pesant d’or.Cette fois-ci le microcosme représenté est l’école des Jusqu'où écrire «jouai» sans trahir?par Madeleine Ouellette-Michalska Saints-Anges préparant le re-posoir de la Fête-Dieu.Une action concentrée sur trois jours, qui prolonge le cycle des Belles-Soeurs et de la parenté/communauté déjà présentée dans La grosse femme d'd côté est en-ceintre, oeuvre inaugurant les «Chroniques du plateau Mont-Royal» qui se terminera par le troisième volet La Duchesse et le Roturier.Pour les lecteurs et lectrices, il s’agit donc moins de faire connaissance que de retrouver sur papier des personnages rendus familierspar le théâtre et le cinéma.Et puisque le temps avance à rebours, certains protagonistes qui étaient adultes dans Les Belles-Soeurs sont maintenant des enfants.Le trio Thérèse, Pierrette et Simone, coince entre l’ordre religieux et l’ordre sé.’ulier, se voit forcé de choisir entre deux prototypes de féminité: la bonne Mère Reproductrice représentée par la sensible et généreuse Albertine; la mauvaise Mère Supérieure incarnée par Mère Benoîte des Anges, marâtre surnommée «mere Dragon du Yable» qui fait régner l’injustice et la terreur dans son couvent.Ne cherchons pas l’homme.Il est absent, impuissant, falot, intégré au règne dérisoire et inversé des femmes dont il fait ressortir l’éclat et la contradiction.Dans ce récit, on voit moins parler de couple ue d’envers et d’endroit ’une même fonction sociale.Le masculin de la fonction cléricale de domination avec Mère Benoîte des Anges et son acolyte Monseigneur Bernier.Le féminin de Ta fonction aliénante de fécondité avec la grosse femme enceinte et son pâle époux Gabriel.Entre ces pôles antagonistes et complémentaires, se forment des couples secondaires, monosexuels.D’une part, soeur Saint-Georges et soeur Sainte-Philomène, soeur Sainte-Catherine et soeur Sainte-Thérèse qui tentent d’échap- per à l’enfermement monastique.De l’autre, Thérèse et Pierrette, reproductrices potentielles avides de beauté séductrice, et Simone, leur double dégradé, qui a tenté par une operation chirurgicale d’échapper aux stigmates du bec-de-lièvre.Car la blessure concerne la bouche, lieu de parole.Dans La grosse femme, Thérèse était complexée à cause de ses dents qui poussaient «croche».Un rapprochement inattendu s'effectue à la toute fin du livre quand, après l’orage ui a saccagé le reposoir et ispersé la foule, soeur Sainte-Catherine, sur le point de défroquer, et Maurice Côté, garçon minable récupéré, s’épaulent pour libérer Simone attachée à l’échafaudage de l’objet de culte en voie de disparition.À l’instant, «Simone décida qu’elle ne voulait plus être belle».La chute de l’Etat religieux rend désuet le Tiers État de la beauté voué au culte de la fécondité.Mais cette liquidation du pouvoir ecclésial vient par cataclysme naturel, comme cela se passait dans Le Bonhomme Sept-Heures de Louis Caron qui laissait également à une femme l’initiative de liquider le passé et d’aménager l’avenir.Dans Thérèse et Pierrette d l’école des Saints-Anges, la charge est forte contre la répression menée dans les couvents, qui doublaient le clivage socioéconomique riches et pauvres.Mais on s’étonne alors de voir le corps médical, représenté ar les docteurs Côté et ansregret, afficher le visage philanthropique du sympathique Dr.Wilby.Si on ne peut nier que les communautés religieuses se soient multipliées aux périodes aigues de nationalisme — apres l’Acte d’U-nion, après rActe Confédératif — et aient fait inconsciemment le jeu des autorités civiles en servant de repoussoir à l'envahissement du protestantisme.du libéralisme laïcisant et de l’étatisation des services sociaux et éducatifs, on ne peut nier non plus l’apport socio-culturel énorme qu'elles offrirent à la société québécoise.Nos trois grandes épopées populaires, Un homme et son péché, Aurore l'enfant martyre et Les Belles-Soeurs, qui alimentent le roman, le cinéma et le théâtre d’ici et à l’intérieur desquelles s’effectuent des transvasages et des transvidages inévitables, procèdent par réduction archétypale.Cette saisie partielle et partiale de certains traits de la conscience populaire urbaine et rurale promus à l’état de caractère régional, voire national, favorise l’adhésion tacite et l'identification sommaire à des personnages porteurs des tares morales et sociales justificatrices d’échec.Lorsqu’un tel arsenal idéologique est proposé par un écrivain de talent, consacré de surcroît par le vedettariat, on risque fort d’inciter la jeune génération à un retour a des sources fictives — la grande noirceur du U-Turn — dont elle devra et dont elle paie déjà les frais.Les promoteurs du rapport Parent ont préféré la quincaillerie/pédagogique américaine à l’enseignement déjà dispensé dans nos collèges et nos écoles, dont celle des Saints-Anges.Nos écoliers ne savent plus dire qui a fondé Québec et découvert l’Améri- que, des cégépiens supplient leurs professeurs de leur donner des dictées.Parmi ces enfants, il y a peut-être ceux de Marcel, personnage attachant du dernier roman de Tremblay, qui aime se faire raconter de belles histoires et entendre des sonates jouées au piano par Mauve.Ces Mozart assassinés, victime du prolétariat entretenu par la démagogie des élites et des classes moyennes instruites.peuvent entendre leur mère s’inquiéter: «Si j'ai donné au monde un fou j’vas tout faire pour qu'y guérisse, mais si j’y ai donné un poète j’ai bien peur qu’y aye pas de remède, pis j’me le paraonne-rai jamais!» Mais se consolent-ils de se voir stigmatiser par les privilégiés de la République des Lettres avec un «popa», «môman», «y ri-sent de moé! » On se demande par quel miracle une fille de 6e année, intelligente et délurée, fréquentant l’école en 1942 alors qu’on avait ses tableaux de conjugaisons, comme ses dix commandements, au bout des doigts, aurait pu faire l'effort d’écrire «Est-tait-tu malade?» Oui, je pense qu’on est malade quelque part.Le français n’étant pas une langue phonétique, on n’a plus à faire la preuve de l'écart qui sépare la langue écrite de la langue parlée.Se vouer à la promotion et à l’institutionnalisation du pluS bas registre de langue parlée, c’est faire le jeu des forces adverses.Entretenir la complaisance morbide qui nous attache à ce qui peut mieux nous tuer dans notre ' corps collectif et notre langue commune.Dût-on le faire en s’appuyant aux quatre mouvements de la 4e symphonie de Brahms, ou au futurisme futile de John Irving, comme c’est le cas-orgueil ou inconscience?— dans Thérèse et Pierrette d l’école des Saints-Anges.Les intellectuels ne peuvent «jouer» indéfiniment le peuple sans finir par lui «jouer dans le dos».Tremblay aime, je crois le prolétariat, dont il a déjà illustré les grandeurs et les faiblesses.Il sait mener une narration parfaite selon les règles du réalisme confirmé.Pourquoi nous inflige-t-il, dans ses dialogues, un jouai dont Parti Pris a ex- fiosé la problématique aussi oin qu’on peut le faire dans un texte sans se trahir ni trahir ceux qui le parlent.Tel.: madame Carole Delisle (514) 384-2690 KRW 9M Tous les illustrateurs désirant participer au 12e prix de maquettes Jean Béraud-Molson, doré d'un premier prix de 1 000$ sont priés de s'inscrire au Cercle du Livre de France, 8955, boulevard Saint-Laurent, H2N 1M6 avant le 29 octobre 1980 à 12 h.i 1 i i \mm E rrjiin?>TTroyTXiTvr?y?TTTyi J La conjugaison c'est Bescherelle Ht: L’orthographe c'est Bescherelle «2: 12,000 verbes.$4.95 $5.95 demandez-les à votre libraire [*|li>iW:Vlpf\ SkI mmm mmimm qui brillait la irait L’équltatton n'aura plus L'histoire d’une esclave, qui 11 y a une façon modem*.M'accuses'écrie Zo(* de secrets pour vous.donne le goOtde lit liberté, d’être mère.lace a rInjustice.FVtftflUte 'afnftn un grand écrivain policier canadlenl Un Crontn éblouissent et palpitant.'- ' -w» £ Humour et espionnage peuvent faire bon ménage Que se passerait-il il une panne d'électricité., CHRISTIANE COLL ANGE L’aventure de Bryan Marker mms ¦ - ¦ r .tE PMIOYEK! ROUGE EMPOCHEZ le LIVRE** POCHE! Pour vous divertir, vous cultiver, pour rire ou pour pleurer.EMPOCHEZ LE LIVRE DE POCHE! Pour frissonner et trembler, pour passer par toute la gamme des émotions.EMPOCHEZ LE LIVRE DE POCHE! Pour savoir, pour apprendre, pour vous renseigner sur tout ce qui vous intéresse.EMPOCHEZ LE LIVRE DE POCHEI mmm (Vasiusd:-» »•*• * ÏHC Iteixy Mayix-*.Une nièce Je l'onde foin < .-I'lar Doyle La eeiwofe empoisonnée ARTHUR HAILEY ill te BLACK * OUT IM» ' .«r.trr, d A :: 1 Li llasiéWtltvn Unfnamffowttta'Mi lélévtM w minou HtOKSMlTH ceux QUI PRENNENT LE LARGE Wî ixiHMttt N victoria^ Une aventure du profee- La chef-d'oeuvre d’un prt» Deu» entants en Provence.Un romandenhlttorten sa Pourquoi Peggy sest-elle La première version La poursuit* d’un am- tjrte paire de lunettes.et saur Challenger, par le Nobel sur le malheur dent des pages (Wmh- penche sur le délicat pro- sulddée.slellesen Jusqu’Ici Inédite d'un chef- pernir du crime dans les voilé Mercué» Polrot sur la créateur de Sherlock d'aimer.tantes de sensibilité.Même de la peine de mort, suicidée?d’oeuvre qui (h scandale.bes-fondi de Parts et de bonne piste normes.Caracas.LE VRAI ¦¦¦ plus de 2500 titres parus.en vente dans toutes les librairies.i / 24 ¦ Le Devoir, samedi 18 octobre 1980 CULTURE ET SOCIETE Maurice Genevoix et les pays de la neige par Mario Pelletier Trente mille Jours, par Maurice Genevoix.Editions du Seuil.278p.Je verrai, si tu veux, les pays de la neige, par Maurice Genevoix, Editions Flammarion.286p.IL ne pourra plus nous dire en quel déboulement d’images intérieures ses yeux se sont révulsés, ce 8 septembre, en Espagne.Dans sa quatre-vingt-dixième année; Çar un dernier livre intitule 'rente mille jours, Maurice Genevoix aura quand même eu le temps de nous livrer un beau succédané de ce déroulage mnémonique, qu’on dit accompagner la mort.Il l’avait déjà anticipé lorsqu'il s'était cru touché à mort, au cours de la Première guerre, par une balle qu'un bouton et les replis de l’épaisse capote avaient heureusement interceptée.Plus qu’aucun autre peut-être, sa vocation d’écrivain a été déterminée par le contact brutal qu’il eut avec la mort, au début de l’âge adulte, dans les tranchées boueuses de Quatorze, où s’accomplit le massacre d’une génération.L’instant du passage, «cette ternissure qui monte inexorablement, qui fait d’un oeil vivant cette membrane opaque et qui déjà s’affaise», il l’aura observé combien de fois chez ses camarades de front, et lui-même y aura échappé de justesse à plusieurs reprises.Atteint légèrement presque au même endroit où Alain-Fournier venait de tomber deux jours plus tôt, puis touché gravement quelques mois plus tard, il a senti, alors qu’on l’évacuait sur un brancard, sa vie se ramasser en lui comme jamais pour continuer de sentir toutes ces bonnes choses du monde physique: animaux, fleuve, foret du pays de Loire, dont il voua sa plume à célébrer sensuelle- ment la beauté.Né et élevé dans ce qui était encore «une civilisation du cheval» — «Avenue de l’Opéra, au lieu du gaz d’échappement, on respirait l’odeur du crottin frais» — il aura connu les paisibles délices d’un pays «plus semblable à ce 3u’il avait été sous le panache u roi Henri IV qu’à ce qu’il était devenu sous le gibus d’Albert Lebrun».L’évocation de ses promenades à vélo le long de la Loire, dans les ombres et lumières des routes désertes, où monte parfois le chant d’un vigneron heureux, rend sensible l’atmosphère de Piradis perdu de ce temps.uis c’est la césure brutale de Quatorze.La guerre, la mort.Maurice Genevoix s’en sortira avec une main paralysée et l’appétit de vivre de ceux qui ont flairé la mort de près.Ses penchants personnels et les circonstances (une fragilité pulmonaire, consécutives à ses blessures de guerre) l’amèneront à s’installer dans son Loiret natal.Il y puisera l’inspiration essentielle de ses quelque soixante livres.Parmi ceux-ci, quelques-uns sont consacrés au Canada, qu’il découvre en 1939, quelques mois avant la guerre.À cette époque où l’intelligentsia québécoise était en soutane, il fait le tour de la province avec l’abbé Tessier, visitant les écoles d’agriculture et les petits séminaires, les fermes et les camps forestiers.Le récit de ce voyage, il l’a livré dans un livre aujourd’hui introuvable mais qu’on peut consulter à la Bibliothèque de Montréal: Canada.On y trouve un savoureux reportage de la visite du roi et de la reine à Québec, en 1939: Duplessis lisant son adresse dans un québécois accentué, la réponse de Georges VI en français, l’enthousiasme populaire dans les rues de la Vieille Capitale conquise, et cette dame tout à fait convaincue qu’une reine aussi gentille ' ne peut être que catholique.Genevoix a retrouvé ici le bon sens paysan, la naiveté et la gaiete spontanée, qu’on avait rayés de France en 1914.Les romans canadiens qu’il a écrits les années suivantes (et qui viennent d’être réédités par Flammarion, sous le titre collectif de Je verrai, si tu veux, les pays de la neige, prouvent la force de cette nostalgie au moment même où la pire guerre de l’Histoire sévissait en Europe.Lafram-boise et Bellehumeur dépeint l’existence frustre des trappeurs, pendants canadiens des braconniers de Sologne, dont la peinture dans Rabo-liot lui a valu le prix Goncourt en 1925.Quant a Eva Char-lebois, c’est une Maria Chap-delaine qui a répondu affirmativement à l’appel de l’étranger.Mais dans les Rocheuses où son mari anglais l’a entraînée, elle garde la nostalgie du vieux pays québécois.Le jeune Genevoix, qui a choisi la nature plutôt que l’université, a eu raison.Il a trouvé une harmonie exemplaire en renouant avec les sources profondes de la culture et de l’humanisme.En suivant fidèlement sa voie, à l’écart des modes intellectuelles et des coteries, le vieil académicien aura finalement passé à l’avant-garde.Les écologistes ont salué son enseignement.Il était devenu sans tambour ni trompette une vedette de la télévision.Dans un article du Figaro Magazine, Marcel Jullian nous faisait connaître récemment les dernières lignes que l’écrivain a écrites.Parlant d’un chardonneret, il concluait: «Un peu de rouge autour du bec, un peu ae jaune au bord des ailes.Et soudain, c’est la poésie.» Maurice Genevoix aura tracé là son envol ultime.Kristeva: l’immonde et l’innommable Julia Kristeva, Pouvoirs de l’horreur.Essai sur l’abjection, Paris, 1980, Le Seuil (coil.: «Tel Quel»).247 pages.L’HORREUR.Celle de T histoire de l’Occident qui n’est en fait qu’un long neuve de sang et de boue.On peut bien affirmer que le XXe siècle a connu l’horreur sous toutes ses formes, horreur socialisée avec les holocaustes, les goulags, avec le fa-cisme et le totalitarisme.Mais ce théâtre de l’abjection qu’est notre monde, comment r analyser, le radiographier?C’est ce que tente Julia Kris- par André Roy teva dans son dernier livre: nommer l'immonde et l'innommable — qui à la fois nous séduit et nous repousse — qu’est l’abjection, et ce à travers les crises religieuses et d’identité.Pouvoirs de l’horreur.Essai sur l’abjection, qui prend en considération la théorie psychanalytique, l'histoire des religions et l’expérience littéraire pour sonder ce continent noir de l’abjection, s'ouvre sur une approche phénoménologique au cas, «Torsade faite d affects et de pensées», l’abjection se révèle archaïquement au niveau d’un «dégoût d'une nourriture.Réédition dans la collection MbHothèque marte-dridace par Germaine Guèvremont 222 pages, $4.50 En rappel dans la même collection Angéline de Montbrun par Laure Conan 192 pages, $3.95 les éditions tides 235 est.bout Dorchester Montreal H2X 1N9 (514 ) 061 -9621 d’une saleté, d'un déchet, d’une ordure»; une mince peau à la surface du lait me donne le vertige, la nausée, m’abjecte.Mais ce qui traumatise encore plus, c’est le cadavre parce qu'on ne peut que l’écarter pour vivre.L’abjection ne peut que nous mettre hors de nous parce qu’elle brise notre identité, bouleverse l’ordre social et perturbe l'ordre symbolique: elle est immorale.Alors devant cette horreur, le sujet sent qu’il n’est autre qu’abject; ce qui le sollicite et le pulvérise lui fait reconnaître son manque fondamental.Cet état d’incertitude et de fragilité du sujet apparaît à la conscience comme de l’abject.Car n’étant ni sujet ni objet, il est le vacillement de l’identité du même et la défaillance de l’autre, et d’après Kristeva, on rencontre l’abject dès que «se constitue la dimension symbolique et/ou sociale de l'humain».C’est en tant qu'analyste puisque psychanalyste (d’obédience lacanienne d'ailleurs) que l’auteur tente de définir une première fois l'abjection en ayant recours à deux structures psychiques, celle de la fhobie et celle des états-imites (les borderlines anglo-saxons) proche de la psychose.Mais c’est pour constater dès l'abord que la psychanalyse a évité de toucher à 1 explosion de l’immonde.L’abject y est une question indécidée et indéei-aable, et il faudra se tourner vers les rites et les religions 3ui n’ont rien fait d’autre que e conjurer l’abjection; Kris- teva abordera alors, dans des pages très fortes, la thèse centrale de ses Pouvoirs de l’horreur.L’abjection sera codée dif-féremment par le polythéisme, l’Ancien Testament et le christianisme, qui lui donneront le nom de souillure, de tabou et de péché.Dans les sociétés primitives à prédominance matrilinéaire, le sale est érigé en souillure par des rites qui stigmatisent en fait l’interdit de l’inceste, essais rites à la fois de purification et d’exclusion.Lie aux excréments et au sang menstruel, le souillé a affaire avec la mère qui détient fantasmatique-ment — pour le sujet — une autorité, et, par nécessité logique, pour devenir être parlant, le sujet doit exclure le féminin.Il ne faut pas y lire comme le font plusieurs féministes une haine du maternel.Dans l’Ancien Testament, cette logique de la séparation devient plus radicale.En relisant le Lévitique, Kristeva constate que l’interdit alimentaire maintient la coupure entre souillure et pureté, et ce pour «garantir le lieu, et la loi, du Dieu Un».Si l’abomination alimentaire vise aussi le maternel (l’accouchement, la circoncision), elle n’est pas de l’ordre du sacrifice, sacrifice vu comme condition du sacré.Là-dessus, Kristeva s’oppose aux thèses déformatrices du René Girard des Choses cachées depuis la fondation du monde, car la Bible, affirme l’auteur, dit que rien n’est sacré en dehors au Dieu Un.Avec les Évangiles, la souillure devient le péché, et l’abjection subit un déplacement: elle se spiritualise.Ce qui était au-dehors est au-dedans.Le pur et l’impur doivent être pris en charge par l’individu qui peut les aire par la parole.C’est par là que le message chrétien tire sa grande force: NOUVEAUTÉ ESSAIS SUR LA CONSTITUTION Me Gérald A.Beaudoin, C.R.L’auteur aborde les problèmes de l’heure dans le contexte de l’histoire accélérée que nous vivons: référendum, sécession, autodétermination, rapport Pépin-Robarts, fédérations et confédérations, pouvoir législatif, pouvoir judiciaire, droits fondamentaux, droits linguistiques, pouvoir d’urgence, environnement, rapatriement et pouvoir d’amendement de la Constitution.15x23 cm., 424 pages Prix: $12.00 En vente chez votre libraire et aux Éditions de l'Université d’Ottawa BON DE COMMANDE ÉDITIONS DE L'UNIVERSITÉ D’OTTAWA 65.IVMM Hastiy.Ottawa.Ontario.Canada.K1N6N5 Veuillez me faire parvenir.exemplaires de Essai» sur la constitution Nom.par l’intériorisation de l’abjection, qui peut alors passer par l’énonciation, entendez: parla confession.D’où sublimation.Mais d'après Kristeva, les religions, en codant l’abject, n’ont pas réussi à symboliser les états-limites (phobie et psychose), et c’est l’expérience littéraire qui les parlera.La littérature — moderne tout particulièrement — sera la tentative la plus continue et la plus acharnée pour mettre en scène l’horreur: l’existence est abjecte, chez Dostoievsky, parce que Dieu est rejeté; chez Proust on rencontre l’érotisation de l'abject; il est éclaté dans le monologue de Molly dans l’Ulysse de Joyce; chez Borgès, c’est l’infamie, dans le texte d’Artaud, un «je» envahi par le cadavre signifie l’abject; et on pourrait continuer comme ça avec Bataille, Kafka.Nietzsche.Mais celui qui a touché le fond est Céline, qui a voulu, surtout à la fin de sa vie, incarner l’abjection.L’univers célinien nous interpelle vigoureusement parce qu'il nous a donné une version carnavalesque et apocalyptique des crises de la subjectivité.Il nous écorche et nous ébranle parce que l’abjection y vise le social: c’est le corps souffrant toujours prêt à devenir cadavre et pourriture; c’est le corps de la femme saignante, menstruée, c’est la prostituée, l’impure, rejetée; ou bien c’est le corps féminin idéalisé dans la danseuse; c’est le corps frère, à la fois soi-même et l’autre, du Juif, dévirilisé, haï mais, dans un même mouvement, envié; c’est l’esthétique célinienne qui, par son écriture, sa syntaxe, son rythme, ses «sons noirs», devient un affrontement avec toutes les lois, celles du langage comprises, et un dérèglement.C’est par l’écriture que Céline combat avec lui-meme au risque d’y perdre son identité mais qui «l’empêche de devenir fou».On voit à ce que je viens d’exposer brièvement des thèses xristéviennes, que le «sujet» des Pouvoirs de l’horreur est de révéler, par le religieux et le littéraire, cette autre face du monde qu’on ne veut pas voir: l’abjection est l’envers ambigu de notre socialité.Mais par cette horreur difficilement nommable.on peut démystifier le pouvoir, tous les pouvoirs: religieux, moraux, politiques.Mais ce livre qui nous dit que l’horreur est inévitable n’est pas un essai «acces- sible» à tous.Il faut s’être frotté aux oeuvres de Lévi-Strauss et de Freud, connaître la sémiotique pour en prendre toute sa mesure.Si on n’a pas lu Moïse et le Monothéisme et Totem et Tabou, ou ne saisira pas la portée et l’importance de l’analyse théorique kristévienne des phénomènes religieux et du tabou de l’inceste (comme mise en cause radicale de l’identité).Julia Kristeva veut poursuivre la recherche de Freud là où elle s’était arrêtée avec ces deux livres.Par là, Pouvoirs de l’horreur se veut un essai ambitieux.La lecture de ce livre (parfois extrêmement difficile) est aidée par un style aéré que les précédents Kristeva ne possédaient pas; lourdeurs et ton universitaire sont presque constamment évités.Même qu’il se dégage ici une certaine sérénité qui dit tranquillement — et rigoureusement — l’apocalypse.Le rendez-vous des bibliophiles Pour toute annonce publicitaire communiquer avec.JACQUELINE ' AVRIL 844-3361 Vient de paraître Ci-Inclus mon chèque ou mandat do posta Lm chéqua* ou mandat* d* posta doivent Sir* lait* S Tordra do* ÉDITIONS DE L’UNIVER8ITÉ D’OTTAWA S’ÉPOUSER da Marie-France O’Leary, Roman — $11.50 Disponible en librairie et Aux éditions Êmiles-Nelllgan, 5615, rue Roy.Montréal H10 1H2 ou Casier postal 263, Succursales "K", Montréal.Armand Gdin _ collection QD Deux ouvrages d'une brûlante actualité viennent tout juste de paraître.Tous deux sont rédigés par des universitaires québécois LE MTU MtENT IIJ lu WCIi IH> JMa hmt Mmaaacl Depuis plusieurs années, le Moyen-Ooeni est au centre de la scène inter naUoiBie perspectives de guerre ou de pan sraeio-araües revolution en Iran, violence et crise economique en Turquie divisions au sen du monde arabe sont le résultat dune evolution historique qui pour être comprise doit être etudiee au moins â partir de la Premiere Guerre mondiale Cette histoire se caractérisé par ta frequence des guerres civiles ou inter-rationales, des révolutions des retournements d alliances et des interventions extérieures Jean-Pierre Oerrienmc.docteur en Science politique de Pans professeur a l Umversite laval de Quebec, a checbé a rendre intelligible la complexité de ces événements à montrer les interactions qui les ont produits, et a dégager ia portée de leurs consepences, afin de reconstituer l évolution, ou plutôt les évolutions, d où est sortie une situation dont I importance est auiourdhui cruciale pour l’équilibre stratégique et économiqoe de la planète 212 MIM JUM980 UZ50 IIMISSETSA POLITIQUE INTEBIIATIONALE \fU JKqss» L C est ie premier ouvrage en français qui présente l'ensemble de i expérience internationale de IURSS depuis la révolution d octobre 1917 jusqu â i occupation de l Atghamstan Suivant tordre chronologique l auteur analyse les deux tâches que se sont données les dirigeants de i U R S S la promotion de la révolution socialiste dans le monde et la survie et la securité de l’État soviétique l auteur un universitaire canadien, est anime, hors de toute polémiqué, par le seul souci de comprendre les demarches d une politique qu- a tantôt subi des échecs et tantôt remporté des succès, mais dont les objectifs majeurs ont été poursuivis depuis plus de 60 ans avec constance et obstination 335 pa$et Seftenèrt 1980 524 60 Si vous ne trouvez pas ces ouvrages chez votre libraire habituel, retournez-nous ie coupon ci-dessous.T.RSS.4>apUnii{iii-in(i’m;uiui.ji ; a no «us ?Le moyen-orient ?LU R S.S $22.50 Paiement ci-joint à l'ordre de SOMABfcC | $24 60 Case postale 295.St-Hyacmthe.Que J2S 5T5 j I Images d’un Symposium Les éditions Intervention avec l aide du Conseil des Arts du Canada offrent une collection de diapositives 35mm de haute qualité accompagnée d'un dossier didactique de 50 pages (textes et photos) sur la réalisation de chacun des projets environnementaux du Symposium International de Sculpture de Chicoutimi.L’ensemble de 80 diapos dévoilant le processus de réalisation des oeuvres se vend 60.00 $ Une autre série de 20 diapos est aussi disponible au prix de 20.00 $.frais de poste compris, saut pour l'étranger Pour renseignements complémentaires ou pour toutes commandes s'adresser â Les éditions Intervention C.P.277 Haute-Ville Québec.Qué 61R 4P8, Canada .Tél 529-9680 1 ABONNEMENT (4 NUMÉROS) RÉGULIER $7.00 0 DE SOUTIEN $15.00 ?•tous les anciens numéros de la revue sont disponibles au prix de $2 00 l'unité ($6 00 pour 4 numéros).CODE POSTAL.INTERVENTION CP 277 HAUTE-VILLE QUÉBEC G1R 4P8 PRESSES UNIVERSITAIRES DE FRANCE puf Collection "Bibliothèque de psychanalyse" PSYCHANALYSE ET SCIENCES HUMAINES par Otto Rank et Hans Sachs Mythes, contes, poésie, art, religion, technique, langage, métaphysique, morale sont des rejetons de notre inconscient, hérité d’une époque où les désirs d'inceste et de parricide tenaient encore tête au refoulement.L’enfance est un retour de la vie sauvage, le névrosé un dissident de la civilisation.“Je te veux” fut la première phrase prononcée.Rank et Sachs rappellent d'abord l’essentiel de la théorie freudienne; puis, dans l’enthousiasme de la découverte de l’incons.cient et du rôle qu’y joue la sexualité, ils esquissent un programme de psychanalyse appliquée visant à la coordination des “sicences de l'esprit”, y compris l'utilisation de la psychanalysp dans les enquêtes policières ou l'orientation professionnelle.Prix de l'ouvrage $17.65 EN VENTE CHEZ VOTRE LIBRAIRIE z V«t Le Devoir, samedi 18 octobre 1980 25 CULTURE ET SOCIÉTÉ Christine Arnothy Les dangers du pouvoir respecte l’emploi du temps J’écrivais — comme avant, entre la Sorbonne et la cuisine des autres — aux petites heures de l’aube Mais il y a toujours cette immense injustice, l'homme n’a pas deux métiers Monsieur Curie ne faisait sûrement pas le ragoût mais je suis persuadée que madame Curie s’occupait aes chemises de monsieur Curie, et pourtant ils étaient Prix Nobel tous les deux!» Christine Arnothy n’a jamais voulu être une combattante et pourtant «depuis que te vis, j’ai dû mener des com->ats il y a une chose que je ne supporte absolument pas, c’est le racisme.Distinguer les gens selon leurs origines me semble une aberration » Chez elle, le lyrisnte slave.le sang-froid cartésien, la tranquillité suisse font bon ménage.Elle parle de la Hongrie, de la France, de la Suisse.De sa fille, de son fils qui sera médecin généticien.De tous les livres qu’il reste encore à écrire.Les lacs bleus, transparents, s’ensoleillent.Maigre la tristesse, un brouillard diffus, il y aura encore des beaux jours.par Monique Roy î QUE j’aimerais écrire un livre, plusieurs livres, que j’aimerais écrire dès aujourd’hui, et pendant toute ma vie! Et que ce serait bien d’avoir aussi des lecteurs.et puis un grand amour » Ainsi rêvait la jeune Hongroise de 20 ans, venant de traverser en fraude la frontière hongro-autrichienne et découvrant une Vienne découpé* en zones ennemies, première étape sur le chemin de la liberté.Ainsi se scellait le destin de cette adolescente déjà adulte, déjà meurtrie.Ce souhait prophétique, Christine Arnothy l’a accompli.«Au prix a’un travail énorme, precise-t-elle, car rien ne vient gratuitement, facilement.» Le grand amour aussi, elle l’a vécu et il s’est déchiré il y a deux ans, à la mort de son mari.Une buée recouvre les yeux bleus, transparents.Impossible pour elle d’évoquer le souvenir de cet homme et impossible également de n’en pas parler.Toutes les questions semblent mener à lui, à leur vie commune, à leur travail réciproque, à leur fils François.Christine Arnothy est née à Budapest dans une famille bourgeoise quelques années avant que le vent de folie ne souffle avec violence sur l’Europe.Petite fille tardivement arrivée dans une famille qui comptait déjà deux fils de 20 et 22 ans.Petite fille mûrissant vite dans cette famille francophile.«À trois ans, je lisais le français et à huit ans je connaissais Roger Martin du Gard.J’ai été très vite une oetite adulte et très vite j’ai voulu être un écrivain français, c’était mon obsession, je me disais: si j’écris en français, tout le monde me lira».Après avoir vécu la fin de la guerre dans une cave secouée par les bombardements, après avoir côtoyé quotidiennement % s la mort, l’horreur, après la fuite en terre libre, c’est enfin le rêve matérialisé, c’est enfin la France.Mais cette France du début des années cinquante n’est plus douce et guère accueillante pour les etrangers, les émigres, les réfugiés.Christine Arnothy travaille comme gouvernante d’enfants, bonne à tout faire chez des femmes qui, sauf peut-être une exception, la méprisent ouvertement.Elle serre les dents, elle écrit, «de quatre heures à huit heures du matin», habitude qu’elle a toujours conservée.Elle sauvegarde l’essentiel.Après les années noires, c’est la rencontre unique et prédestinée.Le soleil.Son premier livre, un récit autobiographique, J’ai quinze ans et je ne veux pas mourir (livre de poche), fut couronné en 1954 par le [ rix de la Vérité et tra-ans le monde entier.Trois ans plus tard, se greffe à ce livre II n'est pas si facile de vivre, suite et fin de l’odyssée, dont la dernière page se referme sur la naissance d’une petite fille et un immense point d’interrogation: «C’est le bonheur.Tout le bonheur?.» Désen-combrée.de ses souvenirs douloureux, Christine Arnothy peut désormais s’abandonner a l’imaginaire.Depuis 20 ans, elle n’a pas cessé d’écrire, des nouvelles, des romans dont le dernier Toutes les chances Î)lus une (Grasset) serait, se-on la rumeur parisienne, dans la course aux prix d’automne.Écriture traditionnelle, romans populaires au sens le premier du terme dénué de toute connotation péjorative et réductrice, livres écrits pour communiquer.Histoires f «Maria Chapdelaine» au cinema par Julie Stanton QUÉBEC — Trois ans avant que naisse toute la controverse autour de la vie et du roman de Louis Hé-mon et même sans appréhender que le centenaire de la naissance provoquerait tant d’émoi et ferait couler tant d’encre, Denis Arcand commençait ses recherches en vue d’adapter le roman au cinéma.Le tournage du film est sur le point de débuter.Est-ce que Maria Chapdelaine revu et corrigé par Nicole Deschamps est de nature à changer l’orientation première de l’oeuvre cinématographique?Dramaturge et monologiste, André Ricard, qui travaille ici avec Arcand en tant qu ’adaptateur répond à cette interrogation: «Je n’ai pas encore lu ce que propose Nicole Deschamps bien que j’ai tenté de mettre là main sur son ouvrage à quelques reprises.Sans doute que dans sa vision analytique du roman, l’interprétation 3u on a pu en faire implique es remises en questions.Surtout en ce qui concerne l’auteur et le mythe qu’on a dressé autour de son héroïne.Pour nous, toutefois, ça ne change rien parce que nous nous basons sur le roman lui-même et non sur les différentes vues interprétatives.Si, à certaines époques, on a pu se servir de 1 oeuvre de Hemon pour justifier un retour à la terre oji l’enracinement, ça ne nous importe peu.Ce qui est important pour Arcand et moi-même, ce sont les réactions que le roman suscite aujourd’hui, ce qu’il évoquera au cinéma dans la sensibilité contemporaine des spectateurs.Nous faisons très largement et très entièrement confiance au roman pour se défendre lui-même et dire ce qu’il a à dire.«Je pense que dans la nouvelle version de Maria 8 Chapdelaine, on a dû simplement apporter des modifications orthographiques.Peut-être que des éditeurs de Hémon avaient mal lu certains passages et qu’ils ont écrit par exemple «avant» au lieu de «apres», provoquant un contre-sens.Ou encore, on a seut-être rétabli le deuxième lerme de la négation que la langue populaire supprime toujours.Mais rien de tout cela n’a empêché jusqu’ici la compréhension de l’oeuvre.Tel quel, dans sa version originale, le roman de Louis Hemon est un chef d’oeuvre.Ce n’est pas pour rien qu’il est continuellement réédité et qu’il a été traduit dans toutes les langues! Il est tellement bien construit que si tu veux l’adapter tu n as que deux choix : ou tu le respectes, ou tu fais complètement autre chose avec.Nous, nous avons opté pour le respect intégral du roman et la fidélité scrupuleuse de l’intrigue.FRANÇOIS MAURIAC L\ $19.95 PAR JEAN LACOUTURE En Mauriac, on ne saurait distinguer le romancier du mémorialiste, le politique du conteur, - le moraliste-du pamphlétaire et-aucun d entre eux du chrétien.Jean Lacouture nous convie cette fois à un magistral portrait dans’ le temps, en s'appuyant curd innombrables documents originaux construites comme des films, alertes, vivantes, sens du dialogue, des situations, des rebondissements, écriture où passent l’émotion, les sentiments, les réflexions d'une femme guère tendre pour son époque.Avec un humour caustique, une vive allure, une légère distanciation, Christine Arnothy dépeint les choses de la vie, démonte l’envers du décor.À Montréal pour la première fois, elle parle de son dernier livre Toutes les chances plus une.Radiographie a’un homme politique atteint du virus (incurable?) du pouvoir, ce roman se lit d’une traite et, une fois terminé, laisse plus d’une question en suspens.Questions auxquelles les écrivains n’ont plus à répondre et qu’il appartient à d’autres de résoudre, ou tout au moins de faire semblant.Malgré l’avertissement du début: «Les personnages de ce roman, comme leurs noms ou leurs caractères, sont purement imaginaires et leur identité ou leur ressemblance avec toute personne réelle, vivante ou morte, ne pourrait être qu’une coïncidence insoupçonnée de l’auteur», en France, à quelques mois des élections présidentielles, on a cherché à mettre des noms sur le personnage de Laurent Jay.«Je suis rentrée dans la peau de çe personnage, de cet homme politique et je lui ai donné tous les défauts que l’ambition forcenée, l’arrivisme suscitent et toutes les qualités que je souhaiterais retrouver chez ces hommes politiques.Laurent Jay vaut la peine et c’est pourquoi je m’y suis interessee pendant plus de 400 pages Le pouvoir n’est pas facile et il n’y a que les inconscients pour le croire.On paie toujours pour tout.Dans ce livre, i’ai fait le procès de la futilité numaine parce que rien n'est plus important que la vie.» Quand on frôle de très près la mort, qu'elle engloutit un être cher, s’opère une décantation.Très vite, le dérisoire est repéré et rejeté.Reste la vie, sans apparences.La dernière chance.Christine Arnothy, Hongroise disant le plus simplement et le plus sincèrement du monde, en roulant les r, «ma patrie c’est la France», habite maintenant une petite ville de Suisse, «une ville aimable».Elle goûte la paix suisse.Elle qui a vécu une vie de bouleversements, de secousses «où il y avait un choc à chaque seconde car même le succès peut être un choc», aspire au calme.«Je veux m’arrêter.Prendre mon temps.Regarder autour de moi après deux ans de course.» Deux ans de course pour ne pas céder au gouffre.«Pendant ces deux dernières années, je voulais accomplir quelque chose, écrire un livre important.Maintenant je suis seule, maintenant je suis entrée dans l'arène, à la fois taureau et toréador.Et soudain je me sens hongroise et femme.» Passe un frisson sur les lacs bleus, transparents.Soudain, cette femme protégée au sein d’un couple accorde, valorisée par un homme intelligent, ressent le malaise.Le malaise justement dont les femmes ne veulent plus.«Je n’ai pas eu à me révolter, pas eu à conquérir ma liberie.J'étais la femme la plus libre du monde, donc le plus attachée à cet homme.Il m’a beaucoup aidée; pour lui, mon écriture était capitale.J'ai été mariée à un homme extraordinaire, mais je ne peux faire de règle générale, je ne peux parler que pour moi.Je ne suis pas la militante de quelque chose et je crains qu’un féminisme trop poussé ne facilite la vie des hommes.«Les femmes s’approchent de la politique, du pouvoir et je suis sûre qu’elles seront plus lucides, qu elles garderont leur lucidité plus longtemps, leur équilibre sur le plan d’apprécier la juste valeur des choses.Les hommes sont plus frivoles.» Et il n’y a qu’à lire les dialogues percutants entre Laurent Jay et la jeune Lisa pour savoir dans quel camp Christine Arnothy se range, sans toutefois éliminer l’autre partie.Elle ajoute, pensive, remontant le temps: «Je n’ai pas été une mère abstraite dont on Par Victor-Lévy Beaulieu L’AUTEUR DE RACE DE MONDE! un romaman VLB EDITEUR 5860 est Gouin Montréal-Nord Au tét.: 326-5029 Distributeur: Messageries littéraires, 6585 rue Saint-Denis, Montréal.Au tôl.: 279-8476 PAR JACQUES FERR0N L’AUTEUR DE LIS ROSES SAUVAGES LE CIEL DE QUÉBEC roman VLB ÉDITEUR 5860 est Gouin Montréal-Nord Au tél.:326-5029 Distributeur: Messageries littéraires, 6585 rue Saint-Denis, Montréal.».Au »él.: 279-8476 DU NOUVEAU AU 1246 RUE SAINT-DENIS EN FACE DE L’U.Q.A.M.SW IlÉÉ ~v***”-" ' • ¦ Distributeur exclusif des éditions: • François Maspero • Anthropos • Contradictions Un choix incomparable en littérature québécoise, sciences sociales, philosophie, sciences humaines, dictionnaires linguistiques, sciences économiques et administratives, littérature française et étrangère, histoire, beaux-arts, encyclopédies.EXPÉRIMENTÉ NOTRE SERVICE AUX BIBLIOTHÈQUES SI VOUS VOULEZ CONNAITRE AU FUR ET À MESURE DE LEUR PARUTION LES NOUVEAUTÉS LITTÉRAIRES ET SCIENTIFIQUES, TANT FRANÇAISES QUE QUÉBÉCOISES, DE MÊME QUE LES PLUS RÉCENTES TRADUCTIONS, DEMANDER NOTRE BULLETIN L’ÉCLAIREUR, IL VOUS SERA EXPÉDIÉ GRATUITEMENT, SANS AUCUN FRAIS.agence du livre français inc.1246 rue St-Denis — Montréal, Qué.H2X 3J6 — Tel.: 844-6896 - 844-6438 .26 ¦ Le Devoir, samedi 18 octobre 1980 CULTURE ET SOCIETE ¦ * * I Woody Allen déçoit, Robert Redford surprend par Richard Gay LE weekend dernier, alors que la Semaine du ci-, néma québécois tirait à •sa fin en remettant en question non seulement l’existence de la Semaine elle-même mais aussi certaines tendances de notre milieu cinématographique, une manne de longs métrages s’abattait sur nos écrans.Il faut dire que c’était la fin de semaine de l’Action de grâce, une fin de semaine de trois jours dont les distributeurs aiment bien profiter pour lancer leurs produits.On a donc eu droit entre autres au nouveau Belmondo, Le Guignolo, au plus récent film de Pierre Richard, C’est ¦pas moi, c’est lui, à Messidor, le film d’Alain Tanner qui malheureusement a déjà .été retiré de l’affiche et, bien sûr, à quantité de nouvelles productions américaines dont les plus attendues sont très certainement Stardust Memories de Woody Allen et Ordinary People, la première réalisation du comédien Robert Redford.Hier encore, ^’ajoutaient Hopscotch mettant en vedette Glenda Jackson et Walter Matthau, Le Sucre, un film de Jacques Rouffio, Le Christ s'est arrêté d Eboli de Francesco Rosi et d'autres encores.Ce ne sont donc pas les nouveautés qui manquent.Ce qui manque, c’est le souffle, le temps, le temps de tout voir.Pour ma part, j’ai commencé par Stardust Memories et Ordinary People.C’est bien connu: je suis de- Charlotte Rampling et Woody Allen dans «Stardust Memories».puis longtemps un inconditionnel de Woody Allen.Or cette fois l'inconditionnel a été déçu.Dans Stardust Memories on retrouve Woody Allen dans la peau d’un réalisateur-vedette, personnage qui n’est pas sans faire penser à la carrière même de ce cinéaste maintenant célèbre qu’est Woody Allen lui-même.Et c’est à partir de ce personnage, reflet plus ou moins déformant de sa propre personnalité et de sa propre situation, que Woody Allen continue sur un mode qui lui est propre les confidences qui ont toujours nourri son cinéma et cela plus particulièrement depuis l'inoubliable Annie Hall.En fait Star- LE PLUS GRAND AUTEUR DE COMÉDIE JOUE PAR LE PLUS GRAND ACTEUR COMIQUE ! POUR TOUS dans MouCK % L AVARE de MOLIERE,un film de LOUIS DE FUNES et JEAN GIRAULT produit par CHRISTIAN FECHNER avec Bernard MENEZ ClaudeGENSAC MichHGALABRU GuyüROSSO Michel MODO PARISIEN: 12.45.2 55, 5.00, 7.10, 9 20, sam.dernier programme 11.30.LAVAL: sam.dim.12 15.2.30.4 45.7 00.9.15.sem.7.00.9.15.Le PARISIEN 4 LAVAL 4 486 STE CATHERINE 0 866 3866 CENTRE LAVAI 688 7776 dust Memories ressemble par plusieurs aspects à Manhattan, le film précédent de Woody Allen et une de ses grandes réussites: noir et blanc, ton mi-comique, mi-romantique, musique sentimentale et nostalgique.Cette fois cependant il est question sur un mode satirico-comique du cinéma, des producteurs de films, des comédiens, des cinéphiles, des collectionneurs d’autographes, des organismes de charité, du public en général et de l’élan romantique d’un réalisateur (Woody Allen?) pour les femmes qu’il rencontre au hasard de sa carrière et de ses déplacements.Ces femmes sont interprétées ici par Marie-Christine Barrault, Jessica Harper et Charlotte Rampling que Woody Allen a choisi non seulement pour lui faire jouer un personnage mais aussi pour lui rendre hommage.Le talent comique d’AUen est toujours là.Ses «oneli-ners» aussi.Il dira par exemple: «les intellectuels c’est comme la mafia.C’est entre eux qu’ils se tuent».À un cinéphile qui lui pose une question reliant art et masturbation, Woody répondra qu’il est expert dans les deux domaines.Son comique qu’on a souvent associé à celui ae l'absurde devient cependant moins amusant et marqué au coin d’une hostilité qui risque de froisser certaines susceptibilités, celles, bien sûr, de tous ceux qui se reconnaîtront dans les nombreux personnages de Stardust Memories.Quant à son romantisme, s’il demeure présent, il est ici beaucoup moins envoûtant que dans Manhattan où le spectateur était emporté dès les premières images, les premiers mots constamment repris, les premières notes signées Gershwin.Dans Stardust Memories, l’adhésion du spectateur, aussi désirée qu’elle puisse être, n'est jamais totale, l'élan romantique trop morcelé pour subjuguer véritablement.PIERRE RICHARD vous entraîne dans une série d'aventures îo//e$ et mattenàues / PIERRE RICHARD cest pas moi, c'est ALDO MACCIONE % UN FILM DE PIERRE RICHARD IVALÉRIE MAIRFSSË] DANIELE MINA/ZOLl • FRANCA VALFRI • HENRI GARcTn ANNf F H POfVRF -M&BJÉ-CHRISTINE DFSHAY! S et GERARD HERNANDEZ 2e SEMAINE! LAVAL 5 35 MILTON 042 6053 CENTRE LAVAI 688 7776 GREENFIELD PARK 3| VERSAILLES 2 CBEINFHIP PABK Pt 6716179 RIACE V E R S fl II LES En fait Woody Allen, poussé par un désir de continuité mais aussi de renouvellement constant, a voulu faire un certain nombre de tentatives.Et effectivement son récit est beaucoup plus complexe que dans ses films précédents: film dans le film, passé dans le présent, jeunesse dans l’âge mûr, image vide de tout personnage.Les tentatives sont là, en soi intéressantes, mais jamais pleinement satisfaisan tes pour la très bonne raison que Woody Allen ne réussit pas à en faire un tout vraiment complet.Il reste des morceaux d’un casse-tête qui pris séparément peuvent intéresser mais qui réussissent mal à s’imbriquer les uns dans les autres.La photographie en noir et blanc de Gordon Willis ne trouve plus la justification lyrique qu’elle avait dans Manhattan et sa composition, aussi soignée, paraît plus consciente, plus artificielle, moins spontanée.Enfin Woody Allen n’a pas réussi à conférer à Stardust Memories un rythme propre à son propos, un propos qui fait des clins d’oeil aux frères Marx, à Bergman, à Polansky aussi mais référé surtout à Fellini et à son 8‘/i.Dans ce film rempli d’ «inside jokes» à saveur ciné matographique, Allen s’est un peu perdu et a perdu aussi une bonne part de notre plaisir.(Au cinéma Place Ville-Marie).¦ Si Stardust Memories est loin d’être la première réalisation de Woody Allen, Ordinary People est tout le contraire.Avec ce film, Robert Redford passe pour la première fois du devant de la caméra à l’arrière, là où les décisions importantes se pren- nent, là où la réalisation se fait.Redford s’est déjà impliqué à différents niveaux de la création cinématographique: il a acheté de^ droits de bouquins, produit, joué.Mais voici que pour la première fois, il réahse.Son film s’il n’est pas d’un style aussi personnel que celui de Woody Allen, si on n’y décèle pas l’écriture d’un véritable auteur de cinéma, n’en reste pas moins riche de belles qualités et prometteur quant à la carrière de Robert Redford, réalisateur.Le récit élaboré par Alvin Sargent à partir d’un roman de Judith Guest est centré sur une famille bourgeoise qui à première vue a tout ce qu’il faut pour réussir.Mais au cinéma comme dans la vraie vie il ne faut pas se fier aux apparences.Le fils, Conrad, est troublé, déchiré, traumatisé.Son frère, Buck, est mort à ses côtés lors d’une excursion en bateau.Il n’en est pas revenu.Il a séjourné pendant quatre mois à l’hôpital et visite maintenant régulièrement un psychiatre.Son père veut l’aider, mais c’est pas toujours facile.Beth, la mère, qui tient à ce que tout soit bien rangé dans leur maison comme dans leur vie, fait comme si le problème n’existait pas.Jusqu’à ce qu’éclate la crise, jusqu’à ce que Conrad comprenne les problèmes de com- munications qui le séparent de sa mère, jusqu'à ce que son père soit forcé, malgré lui, de choisir temporairement entre sa femme et son fils.•Ordinary People vaut en grande partie par son sujet et le scénario qui le sert.Trop souvent le cinéma américain ne regarde pas la réalité en face, mais détourne l'attention pour mieux faire rêver.Voici un film qui force le regard sur des gens, leurs déchirures, leurs besoins et qui rappelle à tous que tous ont soif d'amour, d’amour-propre et de tendresse et que cette soif, même dans les milieux les plus choyés, n’est pas toujours assouvie.Il est malheureux que la fin bascule dans un mélo un peu trop conventionnel car jusque là le récit est bien mene, bien dosé, construit avec une énergie et une émotion fébriles mais retenues.Robert Redford qui jouit d’une longue expérience d’acteur a su bien diriger ses comédiens.Judd Hirsh dans le rôle du psychiatre en met un peu trop, mais Donald Sutherland dans la Deau du Dère offre une de ses meilleures interprétations depuis longtemps.Mary Tyler Moore, pour sa part, est d’autant plus surprenante que son rôle va insidieusement à l’encontre de ce au’elle a toujours fait à la télévision et Timothy Hutton incarne son personnage d’adolescent troublé avec un désarroi dans le regard, une nervosité dans les membres qui accaparent notre attention du début à la fin.(Au cinéma Claremont.) ¦ Les nombreuses nouveautés sur les écrans ne devraient pas nous faire oublier l’intérêt de certaines programmations moins commerciales: en particulier le cycle belge présenté à la Cinémathèque depuis le 9 octobre dernier et qui prendra fin jeudi prochain avec la projection de Filasse, un long métrage de Robbe de Hert qui s’est mérité un accueil fort chaleureux lors du dernier Festival des films du monde.LE GRAND FAVORI DU JURY ET DU PUBLIC MONTRÉALAIS rTonTI - KH s 4 MEILLEUR FILM ^ PREMIER PRIX J?g FESTIVAL DES FILMS DU MONDE, MONTREAL 80 g?mnm IV O TAlKNNf ST FNANÇAISI UN FILM DE CARLO LIZZANI Avec MICHELE PLACIDO ANTONELLA MURGIA IDA DI BENEOETTO UN( PRODUCTION RAI'SACIS UNÉ SÉLECTION V1VAFIIA* Sem.: 7.00.9.30.Dim.: 2.00.4.30, 7.00, 9.30.Ouimetoscope 2 1204 est, Ste-Catherine Tél.: 525-8600 Uiiii^^!TciETjNCRi|WE: EQUE DE DONNER nil PLAlSjg .Lauren Hutton Richard Gere Avec Un film choc1 Inoubliable! L un des films •es plus puissants jamais présenté à I écran! N Y Daily News A LA RECHERCHE DE M.GOODBAR ¦LOOKING FOR MR.GOODBAR' DIANE KEATON 30 RICHARD GERE OCM r, RÉALISATEUR RICHARD BROOKS GIGOLO: Sem 9.30 Sam.5 00.9 30 Dim 12.30, 5.00.9 30.G000BAR: Sem 7 00.Sam : 7 00 Dim 2.30.700.PRIX DE LA CRITIQUE INTERNATIONALE CANNES POUR TOUS LE RESNAIS: MAGISTRAL! Hit haul ( .mi.I.t Hn oit Le meilleur à Cannes: MON ONCLE D’AMERIQUE.Hclx rt ( hn:til.Innm Son MON ONCLE d'AMÉRIQUE: important et divertissant.firme Hulin/.I hr ( itf PRIX Æf SPECIAL Vt iy du M JURY J! Vl FESTIVAL II LL CANNES 80 fff V\v.SEM.! Un film a» Louise Carre mois ! LjtfaAi ODÉOM et photo NINU MANFREDI CAFE C HAm OTTT H< )IS.)()I | lAUQU SUAI IM Al BERRI TOUTE LA SEM 1 00 - 2.50 4 50-6.50-8.50 Au BERR| seulement Représentation supplémentaire Samedi a 10:50 •> m (VERSION ORIGINALE ITALIENNE.SOUS-TITRES ANGLAIS) DAUPHIN: SEM 7 30 - 9 30 SAM-DIM: 1,30 3 30 - 5 30 | BEAUBIEN PlgS D IBERVILLE 721 6060 7 30 - 9 30 SU CATMERIHE 788 2115 SEM.: 5.15-7.15 9 15:,SAM -DIM 1.15- 3.15-5.15 7.15- 9.15 ST DENIS PLAZA ALEXIS HIHOH-3 ATWATER-ETAGE II10DES QDbBK- KICOL& &UQOA- le DAUPHIN 2 3h stationnements! 25 931 3313 PETER SELEERS SHIRLEY Mad.AI N K “ BIENVENUE PC X K K)l toti°n II MISTER CHANCE ” ING I IM-.ING I III- Kl SEM.: 6.30 - 9.00 SAM.-DIM.: 1.35 - 4 05 - 6.30 -9.00 CRElYlAZIE ST DENIS CREMAZIE 388 4210 “Il est riche de pro meseet.il mèl tendresse et l'ironie.encore une (oie c‘ sympethique.— Le Malm Ras le coeur" aéduit per la sincérité." Le Monde un film de DANIEL COLAS BERRI 4 STE CATHERINE 288 2115 ST DENIS TOUTE LA SEM 1 00 -2 50 - 4 50 - 6 50 - 8 50 BERRI 2 STE CATHERINE 288 2I15 SI DENIS POUR TOUS çÉo.'SffrtoK ATAIH RÇ£l\JArS stdxû«>c> ôCMAtlI/T [avec la collaboration du Prof.HENRI LABORIT j Elysée s Versailles: sam dim 1245.2 30.4 15.6 00.7.45.9.30 QREENPIELO: SAM DIM 1 10, 2.55.4 40.8 20, 8.05.9 50.SEM 6 20.8 05.9 50 LAVAL: SAM DIM 12 30, 2 20.4 10, 6 00, 7 50.9 40 SEM 6 00.7.50.9 40 TOUTE LA SEM.5.10-7 30-9.40 12 40 - 2.50 - L IRRÉSISTIBLE BELMONDO EN ESCROC GÉNIAL! POE 'K l()l 'S I Une comédie satirique, pétillante et féroce sur la supercherie du siècle ! Iwlkmwk y goûte ! Peut II réussir son coup le plus audacieux au beau milieu de cette étourdissante affaire d'espionnage?.LE SUCRE GÉRARD DEPARDIEU/JEAN CARMET Un film de JACGUES ROUFFIO Dialogues de GEORGES CONCHON «« NELLY BORGEAUD • ROGER HANIN CLAUDE PIEPLU GEORGES DESCRIÊRES ¦ MICHEL PICCOLI SEM.: 7.30 - 9.30; SAM.-DIMt: 1.30 - 3.30 - 5.30 - 7.30 - 9.30.'uPpléT,0,ion Som"‘‘ *7o"'oire h:—1050 BtAUBIEN PRES 0 IBERVILLE 721 6060 (COMPLÉMENT / DE PROGRAMME AUX BROS8ARD A CINÉ-PARC8).BERRI: 1 00 - 2 50 - 4 50 1 30 - 3 30 - 5 30 - 7 30 - 9 30 LAVAL: SEM 3 00 5 00 - 7 00- 900 .“Une mauvaise action trouve tonfoui's sa récompensePi 6 50 • 0 50 TALON: SEM 7 00 - 7 30 9 30 SAM -DIM 9.00 SAM -DIM 1 00 - BERRI 1 ST DENIS STE CATHERINE 288 2115 2 RUES il EST de PIE 1*725 7000 STATIONNEMENT GRATUIT BOUL ST MARTIN MAROIS 697 5207 ¦miiHMIIiH'il.TfiniMniditflne sortie!St Bruno)98 655 0692- 655 0697 BROSSARD 3 mail cHompiam BOUL TASCHEREAU 465 5906 CINE-PARC LAUAl-4 AUTOROUTE DES SORTIE 14- IAURENTIOES 622 5555 CINE-PARC CHATEAUGUAV 1 4 MULES DU PONT MERCIIR VERS CHATEAUGUAV 691 1310 Hbl 0659 Le Devoir, samedi 18 octobre 1980 CULTURE ET SOCIÉTÉ «La vie commence en janvier» Voir mourir les Cambodgiens LESONÉMA5 FRANCE FtlM GERALDINE CHAPLIN appelle la caresse BRIGITTE FOSSEY merveilleuse de fragile maturité nmtMiïdmtXniavi La situation du couple n'est plus ce qu elle était.UN FILM Œ BERTRAND VAN EFFENTAIRE par Clément Trudel 14:45 -20:45 15% RUl SI OINIS L 'ACTUALITÉ est parfois présentée comme s’il s'agissait d'un spectacle.Pas si l’on a la curiosité de voir ce «cinéma-réalité» que chaque samedi, Radio Québec diffuse à 20 h.Sûrement pas ce soir, où un film de Michel Régnier (La vie commence en janvier) qui traite des camps de réfugiés à la frontière de la Thaïlande et du Camb dge.sera suivi d’un documentaire de Maurice Bul-bujian sur Les Délaissés qui sont de jeunes Mexicains dont les jeux incluent le vol à l’étalage et l'inhalation de vapeurs de colle.La vie commence en janvier est un document tourné à chaud, en dix jours, souvent dans des conditions de péril imminent.Précisions Musique du groupe GENESIS ALAN BATES Susannah York John Hurt un film tl Jerzy Skulinou Une présentation EXPEDIFILMS - "I n lilm dont l’enjeu est la possession d'une femme.' Philippe Collin - “I ne histoire de magie, de sédudinn, de pnutiiirs surnaturels et surtout le fameux (ti qui lue." L’EXPRESS - "flan Rates impose sa stature et son mapélisme de grand romédien." Jean De Baronrelli - "Ce film est éblouissant d’asture.d'intelligence, d'humour, d'amour et de beauté plastique.Robert (haza, sam.dim.1.00,3.00, ¦I yh tb 5.00.7.00 & 9.00.sem.35 MILTON 842 6053 7.00 & 9.00 e SEMAINE! des données historiques, cumul de statistiques Le pius grand camp de réfugiés au monde, Khao-I-Dang, accueille 110,000 personnes, soit 22,000 familles.ou ce qu'il en reste.Rien n'est ménagé pour renseigner mais Michel Régnier fait dire au commentateur, au moment où des Laos s'apprêtent à partir pour l'exil, qu’on voit sans doute là une preuve de l’échec de la politique et de la diplomatie.La caméra tient lieu de voyeur occidental repus assistant à la distribution des rations, à l’agonie de blessés (par balles ou par mines) tandis que, imperturbables, des jeunes filles dansent suivant un art millénaire.Des scènes qui forcent l'admiration, certes, mais on se demande où ces humains puisent la patience et la résignation tandis que leur territoire est convoite, occupé, reconquis et reperdu, tandis que les observateurs avertis discutent des mérites respectifs des clans en présence.Vietnamiens, Khmers Serei (libres) et Khmers Rouges.Ce que le film ne dit pas explicitement, Michel Régnier avait le goût de le crier lors- 3ue je l’ai vu dans son bureau e 1 ONF.Jeudi: «Deux millions de Cambodgiens sont morts, il y a urgence.Verriez-vous la télévision parisienne répondre qu'il n’y a rien d’urgent si le Québec, en deux ans, passait de 7,5 millions d’habitants à 5 millions?A Radio-Canada pourtant, l'inertie administrative et la prédominance du sport est telle qu’on vous sert de telles réponses.Des documents à chaud comme celui que j’ai voulu faire, il en faudrait un par semaine Il est inconcevable que nous ne soyons pas plus ouverts au monde que cela.du moins si l’on s’en tient à ceux qui pensent pour nous.Oui, le public d’ici est sensible lorsqu'on lui fait voir des scènes de désolation: il fournit de l’argent, il accueille généreusement des réfugiés mais, à long terme, l’information telle que la chaîne de Radio-Canada la conçoit, ça conduit à une situation qui me met en colère: cela mène à un pays qui se satisfait du fait accompli.Les Canadiens sont encore crédibles sur le plan in- ternational mais qui fera pression, si nous ne le faisons pas, pour que les Vietnamiens rentrent chez eux et laissent ce peuple cambodgien, qui est tellement avide de vivre, forger lui-même son avenir».Tout cela fusait de bonne source, de la part d'un cinéaste qui n’a que peu le sens de l'objectivité telle qu'on la perçoit dans des cercles qu’il estime plutôt complices des traumatismes que connaissent ces populations.Ce soir, regardez cette femme, ancienn professeur à l’université de Phom Penh, vous dire que sa fille a été égorgée devant elle (en 1978); , cet urbaniste dont un fils fut tué par des «pirates» lui a survécu en se défaisant de ses lunettes (d’intellectuel) et en se camouflant en paysan.Promenez-vous avec Régnier dans ces camps où la vie, malgré tout, reprend.Et si le coeur vous en ait, revenez ensuite aux actualités marmoréennes.Kamputchéa, Cardamomes, chaîne de Dand-Rek; où ça?Tout ne s’est pas terminé avec le retrait des Américains en 1975?QU! PM' desjardins 1[ 17 : OO -1:15 ESSEQEfcl Lnirdiiett recherche [«** de /.a connaissance de soi ‘ 11 "" sem RENCONTRES AVEC DES HOMMES Afghanistan REMARQUABLES 12:15 Essasai;4,:” ; Haïti sans fard 1 pour l’épanouissement afar ANITA, fille d’Haiti, court film réalisé par Rassoul Labuchin, exprime une kyrielle de symboles sur une situation trop bien connue, dans un «pays-domestique», selon les termes de Labuchin lui-même.L’auteur enseigne les mathématiques en Haïti et assume un poste au sein du Mouvement haïtien de l’enfant.Les dialogues du film sont en créole, sauf pour les séquences tournées à l’école, mais des exemplaires sous-titrés en français pourront circuler sous peu grâce à Carrefour International.Les fonds nécessaires à ce film ont été fournis par un organisme hollandais qui a déjà réalisé le sous-titrage en néerlandais.Choupette est une écolière qui prend conscience des misères qui l’entourent: sa mère, de condition modeste, traite durement Anita, la servante; dans la rue, des éclo-pés, des mendiants et aussi un charretier qui, le soir, se transforme en Hougan ou prêtre-vaudou.Choupette entrera en transe et fera un rêve, symbole du pays en crise, ou des masques aux couleurs américaines françaises et «gros zotoubré» (chefs locaux) lui feront peur.Ces masques sont de fait porteurs de mort.La mère de Choupette conduira sa fille malade chez le Hougan où, précisément, une cérémonie à Simbi-Macaya (dieu, force libératrice et magique ayant joué un grand rôle avant là Révolution de 1804) est en cours.La fillette n’a pas de succès avec ce Simbi male, mais un rêve la met en contact avec une simbi (femme blanche aux yeux verts) porteuse d’espoir.Témoin de l’apparition, la ser-Suite à la page 40 GAGNANT "PREMIER MOSCOU SELECTION OFFICIELLE CANNES POUR ioljs ‘Volonté et Papas sont superbes” NEWSWtfK peine de voir” TIME un film de FRANCESCO ROSI GIAN MARIA VOLONTE Le Christ s’est arrétéà EBOLI Gian Maria Volonté Lea Massari - Alain Cuny - Irene Papas François Simon À l’affiche » .g M v.Le PARISIEN 5 486 STE CATHERINE 0 12.45.3 30.6 15,9 00.SAMEDI Df HNIER PROGRAMME 11 40 re3! L sem .J OUI A CONDAMNÉ Wilbert Coffin?POUR TOUS LE POUVOIR ou LA JUSTICE ?On voudrait saper la confiance du public dans ses institutions judiciaires et insulter ceux qui les président qu’on ne s’y prendrait pas autrement.Si le film avait été un four, on aurait la consolation de saluer sa disparition du marché.Le malheur, c’est qu’il a été réalisé de main de maître avec des protagonistes de talent.— Jules Deschênes — extrait.La Presse.4 oct.1980.Je savais qu’on ferait en sorte de tenter de mettre dans la tête des spectateurs que Coffin aurait dû être acquitté.J’avais certes quelques petites questions embarrassantes pour M.Coffin.Et des réponses, il n’en avait pas.Me Paul Miquelon - extrait.Le Soleil, 29 sept.1980.“J’ai toujours pensé que Coftin n’était pas coupable.Je reste avec la même Impression.La justice n’a jamais fait la preuve que Coffin avait réellement tué les trois Américains.jamais” — Ghyslaln Chénard, Montréal » “D’après moi?Il n’était pas coupable.” 7 — Daniel Marcheterre, Montréal “Non coupable.Même avant de voir le film.” — Mme Rousseau, Montréal Il serait souhaitable que la Justice, si besoin est, soit “défendue" par des hommes qui ne sont pas juges et parties comme Me Louis Dorion, Me Miquelon et le juge Deschênes.Coffin était-il coupable?Peut-être.Il n’appartient plus aux juges d’eh décider.— Denis Vaugeois , ministre r des Affaires Culturelles et des Communications — extrait, La Presse, 9 oct.1980.ÊBffWH “Le film était très bien fait.Ça me fait beaucoup de peine pour Monsieur Coffin et sa famille.Au moment du procès, j’étais en Gas-pésie, ça m’a rappelé de bien tristes souvenirs.Pour mol, M.Coffin était innocent.J’en suis sûre.Mais je suie contente d’avoir vu le film.” > • — G.J.» Montréal “Il n’y a aucune preuve.Je dirais qu’il n’est pas coupable.Il aurait fallu avoir d’autres preuves.— Lise Pothier, Laval “Il n’était pas coupable.J’ai lu beaucoup de livres puis je suis garanti qu’il ne l’était pas.” — Richard Trudeau, Rosemont “Je pense qu’il serait non coupable.” — Jacques Lachance, Anjou “Il n’est pas coupable.Pour quelles raisons?Pour un paquet de choses.La Jeep, tout ça.” — Jean-Pierre Dumont, Beloeil Tout le monde en parle.A vous de voir et déjuger.,.JEAN COLBERT présente une production de ROBERT MÉNARD j Affaire Coffin avec AUGUST SCHELL.EIMDERG dans le rôle de Wilbert Coffin dans un film de JEAN-CLAUDE LA B REC QUE Scénario JACQUES BENOIT YVON DUFOUR «RAYMOND CLOUTIER •MICHELINE LANCTÔT • Images PIERRE MIGNOT» Musique ANNE LAUBER • Distribué par LES FILMS MUTUELS Le PARISIEN 3 486 STE CATHERINE 0 866 3856 TOUS LES JOURS À 1.00, 3.00, 5.00, 7.00 & 9.00 P.M.SAMEDI, DERNIER PROGRAMME COMPLET À 11.00 P.M.rni’-‘L 28 ¦ Le Devoir, samedi 18 octobre 1980 CULTURE ET SOCIÉTÉ r* _ Le Parminou : le théâtre de la société par Jacques Larue-Langlois Dimanche, 21 septembre 1980; grande salle de classe d’une petite école de Victoriaville; étape cruciale dans le processus d’élaboration d’un spectacle de commande.Les clients (le département d’Ani-mation culturelle de l’UQAM et Carrefour Tiers-monde) s’apprêtent à voir pour la premiere fois avec les fabricants (la coopérative des travailleurs et travailleuses de théâtre des Bois-Francs — le j Théâtre Parminou) le produit * fini.Viens voir.ça te fera pas mal, comédie politique sur la torture et la ! répression et comment nous y ; participons tous.C’est une i avant-première à laquelle as-• sistent une vingtaine de personnes directement intéressées en tant que preneur ou que membre au Parminou.Pour en arriver là, il a fallu que les deux institutions qui ont passé la commande se chargent de fournir un documentaliste à la cellule de quatre membres de la coopérative, qu’on s’entende sur l’objectif à véhiculer par le médium théâtre et sur un ca- nevas fond-forme mettant en parallèle les idées et leur expression théâtrale, et finalement que les quatre se mettent en répétition pendant six semaines pour creer collectivement un spectacle de théâtre de qualité.Des commandes de cette nature, le Parminou en a reçu une dizaine déjà en vue de la saison qui débute et parmi lesquelles il sera en mesure de faire un tri et de choisir les trois ou quatre que pourra monter son «équipe de commande».C’est le fruit de sept années de travail intensif.«Si nous en sommes là, raconte Jean-Léon qui a vécu toute l’histoire du Parminou, c’est par suite de volonté, d’énergie et de persévérance pour monter une compagnie de théâtre préoccupée du social et développer un nouveau circuit de diffusion pour le théâtre».Mai 1973, un groupe de comédiens et de comédiennes, issus pour la plupart des écoles de théâtre, decide de fonder.à Québec, une troupe professionnelle permanente.Objectifs: faire un théâtre de création accessible à la majo- rité de la population du Québec; faire de la tournée dans les villages et petites localités en régions éloignées; contrôler le contenu, la forme, la mise en marché, les lieux de diffusion de son produit théâtral; concevoir une structure de fonctionnement sans hiérarchie, à responsabilités partagées; donner aux membres mêmes pouvoirs, mêmes droits, mêmes salaires; vivre de leur métier de façon intègre.Septembre 1980: la coopérative regroupe l’équivalent de 16 travailleurs à plein temps; ses revenus pour la dernière année financière sont de $167,000, ses dépenses de $154,000; le salaire hebdomadaire de chacun est de $140; les profits après amortissement ont porté la réserve de fonds à $14,000; on vient de mettre sur pied une quatrième équipe de travail; la troupe a donné, entre le 1er mai 1979 et le 30 avril 1980, 199 représentations de cinq spectacles de création devant 27,000 spectateurs; les membres votent leur premier document de planification quinquennale.Que de chemin parcouru! En 1976, le Parminou déménage et s’installe en plein coeur du Québec, à Victoria-ville, dans une région mi-rurale, mi-urbaine.Les membres et stagiaires de la coopérative y ont pris souche et c’est à partir de cette petite ville que la troupe développe un style de théâtre et un type d’organisation qui font appel à un mode collectif.Elle crée des spectacles dénonçant ce que ses membres ont collectivement identifié comme étant la cause des injustices sociales, économiques et politiques: le capitalisme.Sans proposer la recette miracle qui offrira la solution globale de rechange — «c’est le rôle des partis politiques» — l'analyse des coopérants les porte à «promouvoir une organisation socialiste de la société, permettant une utilisation plus juste des richesses nationales et un respect réel des besoins de chaque personne dans une perspective collective».Conséquemment, la Coopérative des travailleurs et travailleuses de théâtre des Bois- Réservations de 12h a I9h Métro Laurier, sortie Gilford Téi 844 1793 BENOIT NEVEU L0NGUEUIL Café Nelligan 550 est Dorchester métro Berri Démontigny res: inf: 288-9335 théâtre du rideau vert direction yvette brind’amour mercedes palomino Mardi ou sam 20h Dimanche 19h LEGATAIRE UNIVERSEL comédie de jean-François Regnard (V Mise en scene YVETTE BRIND’AMOUR ’ EDGAR FRUITIER, GAETAN LÀBRECHE, LENIE SCOFFIE Le Centre de Santé d’Eastman présente une session intensive: LA VIE EST UN JEU D’ÉNERGIE du 2 au 7 novembre 1980, avec les techniques suivantes: massage, anti-gymnastique, rebirth, psychosynthèse.Pour information ou inscription: Montréal, 270-6822 EXPOSITION LOUISE BEAUPRÉ LINCOURT peinture sur soie du 2 octobre au 1er npvembre LA GALERIE DE LA CENTRALE CENTRALE D’ARTISANAT DU QUÉBEC 1450 ST-DENIS (849-9415) © Métro:Berri-Démontigny is»* marie choumara^JA christmacolotwÊÊ ; "l.irW.jj 0.11)1 .vvjitî forfiltjB.: françoise graham^§| ginette laurin daniel léveillé èdouard lock candace loubert jean-pierre perreault françoise riopelle françoise sullivan iro tern beck avec monique glard et daniel soulières direction artistique: michèle febvre direction technique (ean gervais AC y/' 1 ,vCOnVGTlTUMj une production de GUY LATRAVERSE et GILLES TALBOT au* %// une pince di JEAN POIRET ¦8ENVATION8 8UPPU|^jJw ''RE® au 21 octobre eu 9 novembre 20 h.En vente eu Théâtre St-Denle et au» ConH>U>lr* TWS ¦GEORGES RÉAL CARRERE GIGUÈRE mise en scene GUY HOFFMANN decors et eclairaqes ROBERT PRÉVOST costumes FRANÇOIS BARBEAU ROBERT TOUPIN • FRANÇOISE FAUCHER «YVON LEROUX FTOGfcR GARCEAU JACQUES P1PERNI LISE BEAUOCMN JACQUES LORAIN JEAN MARIE MONCELET NORMAND BRATHWAITF ARLETTE SANOERS ALPHA BOUCHER DOMINIQUE ROY Jusqu’au • novembre du mardi au dimanche, 20h 30 lllimitn' .n I* .’*>94 rue St Denis hl IPrillS Renseignement’, «49 4711 Ri'lets en venir- t .Comptoir* 1RS Theatre St Dem* 17h ,v?1h tf! I .»’» ' WfZu, .* Francs appartient à ses membres qui, au-delà de la formule coopérative, s'assurent mêmes droits, mêmes salaires et mêmes avantages en matière de formation, de santé, de congés de maternité ou de paternité, ces secteurs dits ailleurs «marginaux» étant ici pris en charge par la troupe.«Après sept ans, nous parve-’ nons à dire des choses jugées impossibles il y a dix ans, déclare Jean-Léon.Au départ, nous étions des gens de théâtre qui avions fait beaucoup de créations collectives au moment des années de contestation.On ne savait pas trop ce qu’on voulait faire, mais on savait ce qu’on ne voulait pas faire.D’abord et avant tout, nous disions «non» aux commerciaux.On a beau dire qu’il faut gagner sa vie, quand on fait de la publicité on contribue au système et à ia création de besoins la plu- part du temps artificiels.Comme seul exemple et inspiration, nous avions alors le Grand cirque ordinaire, qui avait rendu la création collective professionnelle.» Aujourd’hui, les quelque vingt personnes qui gravitent autour du Parminou se sont divisées en quatre équipes: deux qui font des spectacles et deux autres qui servent de support à la production directe.L’équipe «A» produit les spectacles-maison, ceux qui mettent de l’avant les idéologies du groupe mais qui situent avant tout leur action au niveau culturel.Leurs dernières productions: L'Information.c’est bête à dire, qui tente de démontrer que l’information à laquelle nous soumettent régulièrement les médias est en général avant tout commerce, industrie et spectacle; et Ton histoire est une des pas pires, spectacle fouillant Jacques Taillefer, Courtier d'Assurances Ltée 200, rue Saint-Jacques, bureau 603 Montréal, Qué.H2Y 1M1 Téléphone (514) 842-1488 ^ "" automne culturel ! belge ! OCTOBRE/NOVEMBRE" CALENDRIER PARTIEL DES MANIFESTATIONS A MONTRÉAL DELVAUX: Galerie UQAM, jusqu'au 31 octobre.282-3145 EXPOSITION LITTÉRAIRE «TERRE D'ÉCARTS' UQAM, 21 oct.au 5 nov.de 12 h à 21 h.282-3145 MUSIQUE CONTEMPORAINE ET EXPÉRIMENTALE 22-23 octobre à 20 h 15, salle Pollack, 550 Sherbrooke ouest.Organisé par la S.M.C.Q.739-5329 LES TROIS SOEURS de Tchékov par l’Atelier théâtral de Louvain-La-Neuve présenté par le Rideau Vert 22 au 25 octobre, 20 h, Théâtre Maisonneuve, PDA.842-2112 QUATUOR DE CLARINETTES HANSSENS 23 oct., 20 h 30 Studio théâtre A.Laliberté UQAM 282-3145 AFFRONTEMENT BELGO-QUÉBÉCOIS entre la Ligue nationale d’improvisation et l'Atelier théâtrale de Louvain-La-Neuve 26 oct., 21 h Studio théâtre A.Laliberté UQAM 282-3145 THÉÂTRE pour enfants j À »urveiller samedi 22 nov.à 13h — 15 h | dimanche 23 nov.à 13 h I LES FILS DE L'ARAIGNÉE, de François Torres 1 \ Tritorium 255 Ontario est 284-7126 / avec une grande habileté théâtrale les méandres les moins connus de notre petite et vraie histoire et dont fai eu le plaisir de pouvoir dire tout le bien du monde dans une récente recension.Martine, qui est de cette équipe comme comédienne, souligne que c’est son groupe qui a comme fonction de représenter l’idéologie de la compagnie, de mettre de l’avant ce que tous les membres ont choisi ensemble d’exprimer dans leur travail.«Nous devons travailler sur des thèmes sympathiques en milieu culturel mais démontrant un lien direct avec le social.» Ceux de l’équipe «B» — ils sont quatre également — remplissent des commandes de théâtre à un niveau d’intervention sociale d’abord.Ce sont eux qui ont mis sur pied Viens voir.ça te fera pas mal de même que L’Économie passe au cash, une entreprise de démystification de l’économie s’étalant sur deux heures et demie de Spectacle scénique, de film et de discussions, le tout dans la ftlus grande bonne humeur et oin de la rigidité habituelle du sujet.Parlant au nom de l'équipe «B», Michel tient à préciser que «nous n’endossons pas nécessairement l’idéologie de l’organisme qui nous passe une commande mais sommes bien entendu d’accord sur le thème qui nous est proposé et sur lequel nous acceptons de travailler».Les projets de ce groupe comportent pour le moment un travail avec l’UPA (Union des producteurs agricoles) en vue de sensibiliser l’agriculteur à son rôle politique et social au Québec, de même qu’une commande conjointe des comités de la condition féminine de la CSN et de la CEQ, dont la première sera jouée à Montréal en mars prochain.L’équipe «C» en est une d'organisation à la disposition des deux cellules de production.Y sont regroupés les ateliers de décors et de costumes, les responsables de l’équipement d’éclairage et de la publicité.Enfin, l’équipe «D» est la cellule de roulement et se charge des problèmes de comptabilité, de secrétariat, de demandes de subventions ainsi que du matériel roulant, un camion et un autobus qui servent à transporter les deux équipes de production dans leurs tournées.Le tout est chapeauté par un conseil d’administration formé de huit délégués, deux en provenance de chacune des équipes, lesquels sont les véritables membres de la coopérative, les autres étant considérés comme membres auxiliaires en stage et eux-mêmes en voie de devenir membres.Il est intéressant de noter que si la troupe a touché des Jazz subventions totales de $65,000 au cours de sa dernière année fiscale (en parts à peu près égaies du Conseil des Arts du Canada et du ministère des Affaires culturelles du Québec), ce total ne représente que 39 pour cent de ses revenus, dont 61 pour cent proviennent directement des recettes de ses spectacles et ateliers.«Nous gagnons notre vie honnêtement dans le métier, à peu près comme la moyenne des comédiens sortis des écoles de théâtre qui ne parviennent à jouer, même à Montréal, que dans deux ou trois productions par année, explique encore Martine.Cependant, poursuit-elle, on fait strictement ce qu’on veut faire et on pourrait même dire que, grâce aux bénéfices marginaux que nous nous répartis-sons (congés, assurance chômage au besoin.), nous avons une certaine sécurité d’emploi qu’eux n’ont pas.» «Cela est possible, déclare Jean-Léon, grâce à la mise en vigueur de principes socialistes à l’intérieur de la troupe, ce qui n’est pas facile, à partir du moment où nous devons aussi fonctionner dans le cadre d’un système capitaliste.Qu’on le veuille ou non, nous sommes dans le marché avec tous ses corollaires: vente, compétition etc.» Pour le Parminou, le divertissement doit conduire à la réflexion.C’est pourquoi il refuse également de faire un théâtre populiste, un théâtre qui, sous prétexte de divertir, maintient les gens dans un état de passivité.«L’objectivité, stipule un document expliquant le fonctionnement démocratique de la troupe, est un mythe répandu qui a permis a certains individus de faire croire en leurs paroles.Que ce soit Marx ou Jésus, Gilles Latulippe ou Pierre Vallières, le TNM ou le Parminou, tout ce beau monde véhicule une idéologie et quand on monte sur scene, on se fait entendre.Dire qu’ «A-vec Coke y a d’là joie» ce n’est pas plus gratuit que d’affirmer: «Vive une société égalitaire! » Nous re-voici donc, boucle bouclée, devant ce spectacle qui vient d’être donné en avant-première, ce dimanche 21 septembre.Au fait, il est joué a Montréal ce soir et demain encore, à 20 heures, au Studio-théâtre Alfred-Laliberté du pavillon Judith-Jasmin de l’ÙQAM, dans le cadre de la semaine internationale des prisonniers d’opinion et en rapport avec le dixième anniversaire de notre octobre.Avec un sujet aussi délicat, le Parminou a accompli des merveilles, ne tablant pas à outrance sur le sensationnel macabre de la torture tout en parvenant à sensibiliser au problème et à son pendant local, la répression.Le lien est très clairement établi entre le recours à la torture pour des fins politiques et l’usage que nos dirigeants font de nos taxes pour soutenir des régimes politiques qui utilisent la torture en vue de soumettre lqs populations et de se maintenir au pouvoir.«Comédie démocratique sur un thème totalitaire», a lancé quelqu'un à la blague à la suite de la représentation, C’est très bien trouvé car ia prise de conscience qui déroulera du visionnement de cette production forcera des individus pour qui la torture consistait jusque là en un phénomène lointain et presque abstrait à se demander conrj-ment ils peuvent ne pas participer à cet appui, alors que les banques, les entreprises privées et le gouvernement du Canada n’hesitent pas à consentir des prêts de millions de dollars à des régimes fondép sur la terreur, comme ceux qui sont au pouvoir au Chili et au Guatémala.théâtre du rideau vert direction yvette brind'amour mercedes palomino présente Billets maintenant en vente V les trois soeurs TCHEKHOV REGIE :OTOMAR KREJCA production Atelier théâtral dt; Louvain-la-Neuve Dans le cadre de l'automne culturel belge: un événement théâtral unique à Mpntréal on collaborai ton avec l'Office del tournâei, du Conieil dei Arts du Canada la MintatAre des Affairas latAriauras du Canada les 22.23.24.25 octobre 1980 eAd THÉÂTRE MAISONNEUVE R At I DIS AK IS Monfré.ll (( Jiiélwr i H.'X I/O < »IIIC Itrls (lu Itiruli .10 , *>iifTif*ifi tnt liisivr\ aliens, toi» ‘phoniques Rrnstsgnrnx'nls: H42-211J Grosse VâZ/se SALLE WILFRID-PELLETIER PLACE DES ARTS Montréal (Québec) H2X 1Z9 Guichets du lundi au samedi inclusivement, de midi à 21 heures Pas de réservations téléphoniques Renseignements: 842-2112 Au conventum 1237 rue sanguinet 284-9352 10-11-12 17-18-19 24-25-26 octobre à 14 h Ateliers de “théâtre de rue” “Las Enfants du Paradis” offrent une session d’ateliers de “théâtre de rue” à compter du 27 octobre au 17 décembre 80 à la Maison de la Marionnette.550 Atwater (métro Lionel Groulx), tes lundis, mardis et mercredis de 10h.00 à midi.Ces ateliers pratiques seront dirigés par Gilles Maheu et traiteront des techniques d’inprovisation utilisées par la troupe lors de ses actions de rue.Pour renseignements et inscriptions, contactez Pour renseignements et inscriptions, contactez "Les Enfants du Paradis" au 845-5598 ou 277-0310 (514).LE DIMANCHE 30 NOVEMBRE 1980 .1.—.Au bénéfice du Fonds de Recherche Jacqueline du Préj de la Société canadienne de^ÉSÏ la sclétose en plaques * 20 h 00 ¦TIRONS I) HONNE UR |M.I.dwnrd Srhreyer.gouverneur-géneral M.Pi«>rr Oliot Trudeau, premier ministre du Canada M Kene | êvesqtie.premier ministre du Québec M .lean Drapeau, maire de Montréal PKI SIDI.NT DU COMITI D’ORGANISATION M.Paul G Vien 14-15-16-17-18 OCT.è 20:30 ** au TRITORIUM, 255 rus Qntsrio est.Métro Bsrri BILLETS: Psrtsrre: $7.00 ($5.50*) Bslcon: $5.00 ($4.00*) EN VENTE: 5015 RUE BOYER, sngls St-Jossph st è Is COMÉDIE NATIONALE, 1450 Sts-Csthsrlnssst.RÉSERVATIONS: 849-2285 • Prix étudiant et Ags d’Or.SALLE WILFRID-PELLETIER PLACE DES ARTS Montréal (Québec) H2X 1Z9 Guichets: du lundi au samedi inclusivement', de midi à 21 heures.Pas de réservations téléphoniques.Renseignements: 842-2112 . 30 U Le Devoir, samedi 18 octobre 1980 CULTURE ET SOCIETE Villas et costumes du 19e siècle QUÉBEC — Si les musées ont quelquefois la réputation d’etre austères et ennuyeux, le Musée du Québec pour l’instant est un lieu habitable où il fait bon flâner de longues heures, tant il y a à voir.D’abord, jusqu’au 29 novembre, une exposition tout à fait exceptionnelle consacrée aux villas, ces presdigieuses résidences érigées sur cfes vastes domaines au XlXè siècle dans la banlieue de Québec.Intitulée: «L’architecture et la nature à Québec au dix-neuvième siècle: les villas», cette manifestation est basée sur les résultats d’une recherche originale menée dans le cadre des études de maîtrise en histoire de l’art à l’Université Laval par France Gagnon-Pratte.Le Musée du Quebec en assure la diffusion’ par le moyen d’une exposition, d’un programme d’activités et de publications s’y rattachant.Lorsque le visiteur entre dans la salle d’exposition, il par Julie Stanton est tout de suite attiré, vers les quatre modèles réduits de villas aux noms enchanteurs (villa palladienne) ou connus (villa Montmorency).Puis, sur les plans architecturaux, d’autres noms aux consonnan-ces sensuelles le font rêver de calme et de volupté: cave à vin, cave à légumes, chambre à dîner, chambre à coucher, chambre de compagnie.D’immenses cartes murales permettent de repérer l’emplacement des centaines de villas que comptait Québec au 19è siècle ainsi que l’emplacement des quelques rares exemples (une douzaine) de ces villas palladiennes, néoclassiques, pittoresques ou victoriennes encore debout.Un simili parc, avec arche fleurie, attenant à une simili villa au fond d’un vaste écran nous rappelle que ces demeures se distinguaient des maisons urbaines par le contact qu’elles permettaient entre 1 occupant et la nature.Une centaine de photographies et de dessins anciens ainsi que cinquante oeuvres d’art (aqua- relles, eaux-fortes, huiles sur toiles) parmi lesquelles l’on retrouve des noms tels que ceux de Joseph Légaré, John Grant et Krieghnoff, complètent cette exposition que parachève un document audiovisuel.¦ Après l’habitat, le costume! Vous descendez en effet au premier plancher du Musée et là, près de 80 mannequins figés dans des poses aristocratiques vous renvoient l’image de toute une époque.«Le costume, reflet d’une société: 1850-1921», est une exposition préparée par le Musee d’art de Joliette et dont les pièces appartiennent à Me Serge Joyal.La majorité des costumes sont féminins bien qu’il y ait quelques mannequins d’hommes mais ils sont plutôt là pour mettre leurs compagnes en évidence! Des vêtements pour toutes les circonstances (petit matin, petit déjeuner, promenade, voyages, réceptions, concerts, bal de débu- tante, mariage, baptême, veuvage), des étoffes chatoyantes (faille, taffetas, velours, soie, satin, broché), des escarpins, des bottines, des manchons, des bonnets, des chapeaux et des épingles à chapeaux, des éventails fleuris, ajourés, gravés, en parchemin et avec dentelle.une orgie de couleurs et de textures à vous faire trouver bien miteux vos jeans et votre col roulé! Provenant du Québec, de France, d’Angleterre et des Etats-Unis, ces costumes ne sont qu’une minime partie de la collection qui en compterait plus de 2,000.Sur le dépliant que l’on nous distribue, il est écrit: «Le costume de cette époque restera le miroir le plus fidèle des courants artistiques que connaîtra la société victorienne jusqu’au tournant du siècle où il s’est dégagé de toutes les contraintes pour atteindre la plus vive liberté».ah oui, parce qu’il y a aussi d’affreux instruments de torture comme le corset et la crinoline! (Jusqu'à la fin novembre).* :> V if gpl S ».> " V «Bois-de-Couionge», lithographie d’Alfred-Léon Lemercier.Découvrir Meredith Monk Musée d’Art Contemporain Cité du Havre Performance de MEREDITH MONK dimanche le 19 octobre à 15 heures Autobus gratuit (arrêts 167) Station McGill à 14 heures — Station Bonaventureé 14 heures 15 avec Jean-Pierre lefebvre cinéaste chevronné t France Capistran animatrice professionnelle APPROCHE PRATIQUE DU CONTENU L’IMAGE COMME TECHNIQUE ’ANIMATION DE CROUPE par Claire Gravel LE Musée d’Art Contemporain nous invite ce dimanche 19 octobre à 15 h 00 à la dernière performance de cette grande artiste américaine, Meredith Monk.Quel émoi avais-je ressenti lors-qu’en 1972 Christiane Cha-rette me fit écouter ce disque fraîchement arrivé de New York, A Concert for Voice and Wine Glass! Jouant sur les sonorités de sa voix et sur ses gestes, Monk tient à un certain rituel, fait de cérémonies diversés liées à l’oeuvre du moment.Aussi nous sera-t-il intéressant de pouvoir «ausculter» ses dernières pièces.Sa voix est unique par son étrangeté.Véritable actrice, elle s'attribue tous les âges et \ urnes Une tel ie époque: Marilyn Monroe I - Dossiers santé « Vivez des heures captivantes et enrichissantes avec nous.Méditerranée, documentaires sur le bassin méditerranéen et ses populations successives, le samedi à 19h Rêver en couleurs, une série sur les peintres impressionnistes, le samedi à 21h30.L’école du dimanche, cours télévisés pour les adultes, le dimanche à 15h30.National Geographic, documentaires exceptionnels sur l'univers, le dimanche à 19h30.C’est arrivé à Hollywood, les meilleurs moments du cinéma hollywoodien, le lundi à 19h30.Émissions spéciales du mercredi, portraits posthumes (Jacques Brel), opéras, dossiers santé.le mercredi à 21 h.La mémoire du peuple noir, I histoire d'un peuple à travers la musique, le jeudi à 20h30.All you need is love, une série sur la musique populaire, le jeudi à 20h30, à compter du 30 octobre.Robert Garry raconte ses périples autour du monde, le jeudi à 22h.Une femme, une époque, histoire de femmes célèbres: Anna Pavlova, Virginia Woolf, Colette, Marilyn Monroe, le vendredi à 19h.Ève mémoire, l'émancipation des femmes, le vendredi à 19h, à compter du 14 novembre Le drame de la survie, les espèces animales menacées de disparition, le vendredi à 20h30.17 Montréal 30 Hull L’AUTRE A*A Radio 15 Québec Câble 8 TELEVISION *1* Québec C 'est tout un monde à regarder National Géographie ,y.¦¦•V v.y V'X«-y>- < >• MÉi m î m du 15 octobre v au 2 novembre CMUDE rôles de la femme, de l’enfance à la vieillesse.Explorer le passé, le présent, le futur: autant d’espaces-temps alléchants pour Meredith.Mais ce qu elle en fait prend une dimension plus large.Il s’agit de danse, mais d’une danse «sub-vertie» par sa notion personnelle de la théâtralité; voilà pourquoi on parle souvent d’opéra épique concernant son oeuvre.Epique, nous revoici dans ce lieu féminin — ou plutôt féministe — avec ses oeuvres plus anciennes, comme Renascence Woman.En fait, l’oeuvre de Monk peut se décrire ainsi: du théâtre, pendant lequel jouent un fond de musique électronique et vocale et plusieurs performers accompagnés de leur propre trame sonore, allant jusqu’à des sons gutturaux — comme l’esthéticien Daniel Charles nous a fait écouter pendant le colloque Performances — c'est-à-dire des sons qui tentent de jouer plusieurs registres à la fois: on passe à la recherche de Di-mitrios Stratos.De plus en plus consciente de la qualité de sa voix, Monk commença à enregistrer, en 1971, Key, disque a nouveau disponible (Lovely Music).Monk expérimente ici des sons «nouveaux».Puis, c’est le défilé de contrats, 1’ «ascension».Monk voit ses pièces musicales comme des architectures, ^ue comme des blocs e assemble.Le rapport avec Steve Reich ou Phil Glass est tentant, mais plus avant, le lien aux ragae et aux talas de l’est de l'Inde semble plus ‘pertinent: leurs cris, leurs murmures, leurs soupirs sont beaucoup plus près d’une sensibilité orientale.Le grand-père de Meredith Monk est né à Moscou: c’était le seul juif autorisé à chanter dans le choeur du Tzar.Monk fera son apprentissage à travers le Jud-son Dance Theater et créera le «scandaleux» Living Theater.Elle insiste sur les notions d’entité, d’intégrité, de ri- Nouvel éditeur Les éditions La maison folle viennent de publier leur premier livre.L’Enfant de la maison folle, écrit et illustré par Christiane Duchesne.Les éditions La maison folle publieront des contes pour les enfants de tous les âges, sans égard à leur taille ou à la couleur de leurs cheveux.Chaque conte paraîtra sous deux formes: édition courante d’une part et d’autre part, édition de luxe à tirage limité.Meredith Monk, qui donnera son spectacle dimanche après-midi au Musée d’art contemporain de Montréal.gueur: ses performances sont mais pour tous ceux qui iront très structurées.Tout cela voir et entendre l’oeuvre de peut manquer de fraîcheur Monk dimanche, ce sera une pour un public déjà blasé, découverte, (entrée libre).^-*>0000000000000000000000000000000000^ JyuxlicMtM ÿlprésentent: DU MERCREDI AU DIMANCHE: 20 h 30 VENDREDI, SAMEDI: 19 h et 21 h (relâche lundi el mardi) BILLETS EN VENTE MAINTENANT AU GUICHET 12 * 18 H LUNDI MARDI 12 à 20 H MERCREDI au DIMANCHE METRO SHERBROOKE ET AUTOBUS 144 lOOest avenue des Pins 845-7277 Mardi et mercredi à POSM Ruggiero Ricci Soirée russe Les Concerts du Maurier MyungWhun Chung chef d'orchestre Ruggiero Ricci.violoniste Moussorgsky Prélude et Gopak de la foire de Sorotchinsky Khatchatourlan Concerto pour violon Rimsky Korsakov L'invisible cité de Kitech Tchaikovsky Roméo et Juliette, ouverture fantaisie Dutoit—Sarkin Les Grands Concerts Ce concert est commandité par la Compagnie Stelco Inc Charles Dutoit.chef d'orchestre Peter Serkln.pianiste Ravel Alborada del gracioso Bartok Concerto no 1 Tchaikovsky Symphonie no 5 2829 octobre $4 50â S12 50 21-22 octobre $4 50 à $12 50 Tous Iss concerts de l'OSM sont présentés Iss mardis et msrcrsdls é 20h30, Salis Wilfrld Pelletler Rsnsslgnsmsnts Place dss Arts: 842-2141 SI disponibles é I9h 100 billets de dernière heure è *2.60 Orchestre Hr s! fuir m ut iirtL Le Devoir, samedi 18 octobre 1980 R 31 CULTURE ET SOCIÉTÉ COURRIER ¦ France Morin clarifie ses propos (Lettre d René Viau au sujet de son entrevue avec France Morin) Je vous remercie pour l'entrevue publiée dans LE DEVOIR du samedi 4 octobre 1980 au sujet de l'ouverture de ma galerie.Cependant, il s’est glissé à la fin ae l’entrevue de bien malencontreuses phrases.Je regrette infiniment cet incident et je m’en excuse auprès des personnes concernées.Au sujet du Musée d'art contemporain, mes propos ont été peut-être mal compris et je visais plus spécifiquement certaines lacunes concernant la politique d’expositions du musée notamment face à l’art étranger.Il aurait été souhaitable de mentionner aussi les aspects positifs et les efforts du Musée d’art contemporain ces dernières années.Nous sommes si peu à Montréal dans le champ spécialisé de l’art contemporain que je trouverais dommage que mes collègues pensent que je vois d’un oeil aussi déprimant leurs efforts dans le domaine des institutions.France MORIN ¦ Le musée «imaginaire» de Tintin Le Musée imaginaire de Tintin, l’exposition qui devait charmer les jeunes de 7 à 77 ans, est à Chicoutimi jusqu’en novembre et célèbre plutôt un hommage au papier mâché et au carton-pate.Sans prétendre à l’érudition de celui d'un André Malraux, je n’attendais rien de moins d’un musée imaginaire et avec force d’évidence celui de Tintin, qu’il me fasse rêver.Le Dlond boy-scout avait été incidemment à l’origine de mon désir d’être journaliste (je devais d’ailleurs déchanter dans les premières années de ma carrière quand mes assignations se bornaient inévitablement à consigner les messages des clubs sociaux, plutôt que de pagayer sur l’Amazone à la recherche d’une énigmatique oreille cassée).Bref, je savais pour l’avoir lu dans les journaux qui en faisaient alors grandement état, au même titre que les dernières intarcades de Castro à la conférence des pays non-alignés, que Tintin célébrait son cinquantième anniversaire sans avoir vieilli d’un poil.J’avais lu tous les albums, je connaissais les moindres détails de ses aventures.À peine âgée de dix ans, j’avais connu avec lui l’opium dense des fumeries de Shanghaï, apprécié la beauté des specimens rares de l’entomologiste à la pipe.Longtarin.et m'étais déjà ele-vee aux valeurs spirituelles que l'Hymalaya retenait dans ses flancs, bien avant mes aînées qui iront par la suite en pèlerinage à Katmandu.Et voilà que des années plus tard, alors que les albums aux coins écorchés demeuraient enfouis dans quelque malle, éclipsés par a'autres livres plus sérieux, il m'était donné l'occasion de dérouler le ruban brumeux de la mémoire pour dire «Oui c’est bien cela, je reconnais» et encore une fois opérer l’alchimie avec l’enfance retrouvée.Je n’étais pas à Montréal cet été.D’ailleurs la foule qui assiégait alors le Musée des Beaux-Arts suffisait à me tenir éloignée de l’imaginaire.En octobre, je suis à Chicoutimi.Un coup de fil passé au musée du Saguenay.«Non, il n’y a pas trop de monde.Bon j’y vais.» Mais comment rêver alors que la fusée carrelée rouge et blanche d’objectif lune est de toute évidence cartonnée, et de surcroît largement déchirée en ses quatre pattes?Comment rêver d’être perdu dans le Sahara, quand pour toute illusion on vous offre un chameau douteusement fignolé, l’air hagard?Ce n’est pas Faust et son grand air des bijoux que j’entends mais le ruban de la cassette qui atteint la fin, crache à deux ou trois reprises, et tourne bruyam.ment dans le vide avant de se taire définitivement dans un «clap» sec de Sonv portative.J’avise «Coin de lecture» et me dit que j’y trouverai enfin Tintin au Congo, le seul qui ait échappé aux lectures avides de ma jeunesse.De Congo point.Une trentaine d’albums.Une huitaine de titres et un autre ballon crevé comme dirait Serge Lama, s’il était Belge et fan de Tintin.«Le Musée imaginaire» online de Bruxelles, est arrivé à Montréal en version modifiée, a été refusé à Québec, mais consenti à Chicoutimi — et cela je le dis d’instinct (la journaliste vérifie, la visiteuse suppose) — consenti à Chicoutimi dis-je, amputé sans doute de ses plus belles pièces.De deux choses l’une.Ou c’est comme je viens de le dire et c’est inconcevable de traiter ainsi la province.Ou l’exposition était entière et ne Une boîte à musique Le service d’Animation de la Place des Arts, dont les activités comprenaient à ce jour six volets, vient d’en ajouter un septième: les mardis midis, au Piano Nobile, Pierre Mollet lance un rendez-vous à une «boîte à musique».Soit une manière d'initier le public à des enregistrements rarement joués ou peu répandus.Le 21 octobre, il y sera question de Madrigaux et de Psaumes de Monteverdi; le 28, octobre et le 4 novembre, d’oeuvres de Jean-Sébastien Bach, etc.Outre cette boîte à musique, l’on retrouve à la Place des Arts: une exposition ouverte tous les jours dans ïe hall de la salle Wilfrid-Pelletier (l’on y évoque actuellement la vie et la carrière d’Emma Albani); les concerts-midi (mercredi, au Piano Nobile) dont les coanimateurs sont Mario Duchesne et Pierre Mollet; l’Art du mouvement, au Piano Nobile, les jeudis midis où Henri Barras accueille troupes de ballet et de danse (les Ballets-Jazz, le 23, Margie Gil-lis, le 30); du Théâtre pour enfants le samedi à 13 h 30, au Piano Nobile, où la compagnie Le Carrousel joue sa creation: Petite ville deviendra grande et, enfin, le dimanche: Sons et brioches à 11 h au Piano Nobile et, à la même heure au théâtre Maisonneuve, les Conférences Courvoisier sur l'Art.Notons que certaines de ces activités sont gratuites.Renseignements au 842-2141.La PdA vient aussi de lancer un concours s’adressant aux jeunes professionnels du ballet et de la danse, soit une chorégraphie inédite (ou création récente) d’au plus quatre minutes et pour au plus quatre danseurs.C’est le critiqe suisse Antoine Livio qui fera connaître l’oeuvre primée, le 26 février 1981.Les créateurs intéressés doivent toutefois se renseigner, avant le 1er décembre, sur les conditions d’é-ligibilite, en téléphonant à M.Henri Barras.dans le cadre de l'AUTOMNE CULTUREL BELGE mercredi 22 octobre : STUDIO EXPERIMENTED MUZEK “musique paramétrique et électro-acoustique" jeudi 23 octobre : ENSEMBLE MUSIQUE NOUVELLE "ATTITUDES" opéra pour voix, film et groupe instrumental, en 22 tableaux Salle Pollack, 20h15 BILLETS 6S etudiants 3$ réservations : 739.5329 devait surtout pas prétendre à l'imaginaire.Dans vingt ans, le musée Goldorak sera peut-être plus réaliste.Mes enfants s'extasieront sur le bon robot de l'espace.Je penserai à Tintin.Mes enfaits voudront être astronautes.Moi, je serai encore journaliste.Marie-Andrée LAMONTAGNE ¦ José Limon ou la danse américanisée Angèle Dagenais dans un article plein d éloges nous incitait fortement à aller voir évoluer cette troupe.Ce que je me suis empressé de faire.Cependant, ma déception fut à la mesure de son emportement.Voici pourquoi.D’abord, on nous annonce un spectacle de danse contemporaine.Mais quelle fumisterie lorsqu'on s'aperçoit que les oeuvres présentées datent des années 1942, 1948.1949, 1957 et 1967! Une troupe de danse contemporaine ne peut-elle pas puiser à même des oeuvres plus récentes et originales dans une époque où tout évolue si radicalement?Ensuite, ce qu’on nous a présenté (sauf The Moor’s Pc pièce de style plus plus classique repré-• Tthe" soir relève plus Javane sobre et p] sentant le drame d'Othello) samedi soir relève plus du mime, du «music hall», de la parodie que de la danse chorégraphique.Ce spectacle s'appuie plus sur l'effet des décors et des costumes que sur le sens et l'approfondissement de l'expression gestuelle, traite plutôt et avec une facilité conventionnelle PRO MUSICA présente le STUDIO DE MUSIQUE ANCIENNE DE MONTRÉAL directeurs artistiques: RÉJEAN POIRIER et CHRISTOPHER JACKSON solistes: Lucy van Daël, violon baroque Shari Saunders, soprano Roland Richard, baryton Programme: Haendel: Concerto grosso op.3 no 2 Mi palpita il cor (cantate) Rameau: 5e concert des Pièces de clavecin en concert Vivaldi: Concerto op.10 no 2 La Notte J.S.Bach: Concerto pour violon BWV 1041 Cantate du paysan BWV 212 DIMANCHE - 26 OCTOBRE — 15h30 Billets: $10, $9, $8 — Étudiants 7/25 ans: $4 Pro Musica, 1270 ouest Sherbrooke, Montréal H3G 1H7 845-0532 C THÉÂTRE MAISONNEUVE PLACE DES ARTS Montréal (Québec* H2X 1Z9 Guichets: du lundi au samedi inclusivement, de midi à 21 heures Pas de réservations téléphoniques: Renseignements: 842-2112 UNIVERSITE CONCORDIA La Division des arts d'interprétation de la Faculté des beaux-arts présente Hélène Gagné, violoncelliste Craig Sheppard, pianiste 23 octobre 1980 _ 20 h 30 chapelle Loyola, 7141, rue Sherbrooke ouest Programme Beethoven Bach Strauss Sonate Opus 5 Suite n° 2 en ré mineur Sonate en fa majeur Entrée libre Information: 482-0320, ext.765 de l'objet plutôt que du sujet.Il demeure à la surface des choses, malgré la vivacité et le brio des danseurs, malgré ia légèreté et la souplesse des danseuses.À quoi sert tout ce fatras de costumes, de décors d'objets en continuel brouhaha sur la scène’’ À quoi sinon à combler un vide, (e manque total de recherche et d'approfondissement des thèmes traités” qui, d’ailleurs, frisent grossièrement le racisme à l'egard des Indiens, des Arabes.L'américanisation à outrance des «sketches» de Flickers en limite la possibilité d'universalisation et de transposition propre à toute oeuvre d'art.Le rythme est toujours sec et saccadé.Pas de temps mort! Surtout pas de temps laissé à la réflexion, à l'ingestion de ces oeuvres.Surtout pas de silence.quand on sait combien le silence est important en musique! Les pauses?elles servent aux danseurs à reprendre leur souffle Tout ce «melting pot» me porte à croire que ce spectacle de la troupe de José Limon ne relève pas de l'art, mais de la technique qui se veut surtout brillante, trop démonstrative et convaincante Mais au fond le problème demeure: une technique sans approfondissement peut flatter le spectateur.même le faire rire, mais ne suscite pas de véritables émotions Si on dit que la danse est un art.donc une transposition de la réalité vécue, et si la danse est l'expression transposée des émotions humaines, quel leurre de nous présenter cet amas hétéroclite de mouvements et de décors/ costumes comme un spectacle de danse contemporaine! Dommage que je n'aie pu voir le même programme que celui d'Angèle Dagenais.J'émets cependant de sérieux doutes sur sa critique, qui est un peu trop à l'image du spectacle que j'ai vu: «ils ne cherchent pas à épater ou à séduire mais bien à établir un contact par la perfection et l'authenticité' de leur démarche» Bref, l'art de ne rien dire au fond.On s'attendait à plus de la part d'un journaliste du DEVOIR La danse n’a pas besoin de plus qu'un corps humain — extrêmement sensible et perfectionné — en mouvement.Pas besoin de décors, d'effets sonores, de costumes flamboyants ou de sourires béats et figés devant le public, mais d'abord une oeuvre chorégraphique, puis d'un travail de représentation, d'épuration, de rigueur et de justesse formelle.Richard LEGAULT Cap Tourmente ¦ Je ne me permettrai pas de commenter vos opinions — vous arc: droit aux vôtres comme j'ai droit au.r miennes — je vous retournerai toutefois quelques questions Selon vous quand l’époque contemporaine doit-elle débuter?après la guerre, au moment de votre naissance, avant-hier’’ Pour moi.le travail qu' effectue la compagnie de danse fondée par l.imon est parfaitement de notre temps La danse est-elle un art de la scène?Si oui.pourquoi se priverait-elle de décors, costumes.maquillages, accessoires.éclairages, musique, etc .de tout ce qui peut rehausser le mouvement et l’idée ou l’émotion qui le sous-tendent?Pourquoi réduire I’«art» RADIO-QUÉBEC 15.30 Histoire du Québec d aujourd'hui et initiation â ! économie du Québec 18.30 L'évolution de l'homme 17.30 La publicité au Québec 18.30 Planète Une émission produite par la communauté juive de Montréal 1900 Moi 'Tenez-vous bien j'arrive" Interprétés par Dorothée Berryman et Jean-Pierre Cartier, une série de sketches Illustrent les différentes phases du développement chez l'enfant de 0 A six ans 19.30 National Geographic "Les mystères de l'esprit" Les toutes dernières découvertes scientifiques ont permis de mettre â jour les secrets du fonctionnement du cerveau Ce soir, des Images Inédites de cette merveilleuse machine recueillies par l ob-ledit d une caméra miniature 20.30 Bouquet de ronces Série dramatique avec Frank Finlay.Schella Allen et Deborah Grant.21.30 L'objectif Animé par Simon Durlvage, un dossier hebdomadaire d'affaires publiques qui analyse en profondeur un sujet ou un événement pouvant avoir l'impact sur les citoyens québécois Ce soir ' ONU-dans les coulisses du machin ", un documentaire de Claude Otzenberger qui fait le point sur la situation de [‘Organisation des Nations-Unies Q TVFQ (Câble) 9.30 Les couleurs du temps Spécial été: "La protection de l'environnement" : "Pourquoi protéger la forêt?9.45 Croque-vacances: Inv Old'Gang Job Infos magazine "La pêche aux harengs" "Le retour du blaireau" 10.15 Titre en poche Un choix de livres de disques et de jeux pour l'été 10.30 Mes mains ont la parole les Quat'z amis 10.45 Hebdo jeune 11.00 Truc en troc Titres en poche 11.30 Drôle de baraque Sketches comiques Inv : Les Mum-menschang 12.00 Les légendaires "Histoire d une peur 12 30 Découvertes Catégorie auteur-compositeur Laurence Meillarec, Jean Michel Pitou Inv Catherine Lara 13.00 Spécial Johnny Mathls 13.30 Apostrophes Bernard Pivot reçoit les auteurs: Nella Blelski, Alphonse Boudard.Guy Croussy, Claude Michelet et Erik Or senna 14.45 Quatre saisons Magazine de loisirs 15.45 Actualités régionales Le centre de la France 17.00 Féminin-présent Une émission faite par des femmes, avec des femmes, pour des lemmes de tous âges En vedette Claude Nou garo Françoise Hardy établit le thème astral des natifs du |our 19.30 Auto-Moto "Moto Bol d'Or" Les commentateurs font le point après quatre heures de course de la quarante quatrième ôdi tion du "Bol d 'Or " qui se déroule pour la troisième année consécutive sur le circuit Paul-Ricard Rallye des Trois Vallées des voitures anciennes" 20.00 Les nouveaux rendez vous Variétés Village People.Ritchie Family, Michel Sardou.Romina Power Georges Chakiris, Gilbert Montagné et Fantasm 21.30 Apostrophes "la guerre des dictionnaires" Avec Vincent Brugère Trélat, Claude Dubois, Jean Glrodet, Alain Rey et Jean-Marie Provost-Bauraln 23.00 fenêtre sur "Les enfants en question un grand passage" Après trois années passées â l 'école maternelle se situe le passage â la grande école, considéré par les parents comme l'entrée dans la vie sé rieuse 23.30 Actualités régionales Le Centre de la France" O c B M T 8.30 This is the life 9.00 Music and the spoken word 9.30 Hobbledehoy 10.00 Star Trek 11.00 Science International 11.30 Man alive 12.00 Meeting place 13.00 Country Canada 13.30 Hymn Sing 14.00 CFL football Hamilton at Toronto" Hamilton Tiger-Cats play Toronto Argos at Exhibition Stadium in Toronto 17.00 CBC Sunday evening news 17.30 This week In Parliament 18.00 Disney's wonderful world 19.00 The beachcombers 19.30 The moppet show 20.00 Superspecial Royal Canadian air farce" 21.00 The Canadian establishment 22.00 Artie islands 22.30 Man alive 23.00 The National 23.15 The City Tonight 23.41 Sunday Best: "The angry silence" (1960) avec Richard Attenborough, Pier Angeli et Michael Craig 1.05 Station closing ©CFCF 5.59 Sign On 6.00 University of the Air 8.30 Crossroads 7.00 Rise and Be Healed 7.30 Day of Discovery 8.00 Rex Humbard 9.00 Oral Roberts Teaching the bible 9.30 Jimmy Swaggari 10.00 Hellenic Program 10.30 Teledomenica 13.00 Educated guess 13.30 Rocket Robin Hood 14.00 Swiss Family Robinson 14.30 Webster 15.00 Untamed world 15.30 Question period 16.00 CTV sports special 1980 world series 19.00 McGowan's Montreal 20.00 Charlie's angels 21-00 Vega$ 22 00 W 5 23.00 CTV National News 23.21 Pulse 23.50 Loto Quebec 24.20 The Twelve Midnight Movie: ' Sayonara" (Drame 1957) avec Mar Ion Brando.James Garner et Red Buttons 3.20 Sign Off Les comédiennes Marie-Christine Perrault et Marie Laberge.deux des interprètes de l’excellente production du Théâtre du Vieux-Québec à Québec: «Les larmes amères de Petra Von Kant» de Fassbinder. 40 ¦ Le Devoir, samedi 18 octobre 1980 Jazz Suite cte te page 28 Again Erroll — Columbia PG 2-33424 - Elf - Savoy SJL 2-2207 Benny Goodman — Carnegie Hall Concert — v.1/2/3 — Columbia CL 814/5/6 — His Trio & Quartet — Quintescence 25361 — The Legendary — RCA CPL 1- Grappelli, Stéphane — Tivoli Gardens — Pablo 2308-220.Bobby Hackett — Coast Concert — Capitol M 11 795.Lionel Hampton — In Art Tatum, Group Masterpieces - Pablo 2310 731 - in Art Tatum, Group Masterpieces — Pablo 2310 720/21.Coleman Hawkins — Body and Soul — Quintescence 25131.— Sirius — Pablo 2310 707.Earl Hines — At Home — Delmark 212 — Linger Awhile — Classic Jazz 129.Johnny Hodges — Sport-palast Berlin — Pablo 2-2620 102.Red Norvo — Trio — Savoy SJL 2-2212 (avec Mingus et Farlow).Hot Lips Page — Trumpet At Minton’s — Xanadu 107.Paul Quinichett:— Kid From Denver — Biograph BLP L2066.Django Reinhardt — 1934 — 1st Hot Club Recordings — GNP Crescendo 9031 — 1935 — 1st Hot Club Recordings — GNP Crescendo 9023 — Parisian Swing — GNP Crescendo 9002 — Quintet of Hot Club of France —> GNP Crescendo 9001./À suivre) Van Dyck Suite de la page 32 ment le baroque transalpin! Pour Van Dyck, ce voyage en Italie de 1621 avait été précédé d’un premier séjour en Angleterre, invité par le plus grand collectionneur de l’epo-que, le comte de Arundel a la cour de Jacques 1er.Sa réputation, on le voit, était déjà solidement établie parmi les collectionneurs flamands et étrangers qui visitaient l’ate-.lier de Rubens et ce alors que l’artiste était à peine parvenu au tournant de l’adolescence.Ce sont donc ces oeuvres d’avant 1621, tableaux et dessins, que présente actuellement la Galerie nationale.Des oeuvres provenant entre autres des musées d’Anvers, de Bruxelles, de Berlin, d’Hambourg, de Londres, de Paris, Vienne, de Stockholm et des États-Unis.À noter que la clôture de l’exposition, le 8 novembre sera marquée par un svmposium international sur Van Dyck.Les spécialistes renommés de cet artiste, à travers le monde et les conservateurs venus surveiller l’expédition des oeuvres feront état de la recherche récente ajoutant à la «fortune critique» du peintre flamand.Le public est invité à participer aux deux sessions de travail à 10 h.et à 2 h.Une seconde exposition L’Iconographie de Van Dyck rassemble une soixantaine de gravures que Van Dyck entreprit à son retour d’Italie en 1627 à l’effigie de ses contemporains célébrés.Ces gravures sont tirées de la collection de la Galerie nationale.Expositions Suite de 1a page 33 nier de la matière qu’il s’efforçait d’explorer.Ce côté plus «léger» de l’exposition actuelle renoue avec un certain esprit qui avait marqué l’art québécois au début des années soixante-dix et qui est hélas disparu, enseveli sous, il faut le dire, une certaine prétention.Jusqu’au 1er novembre.A voir: les nouveaux locaux de l’Aquatinte rue de Grand-Pré.Une exposition Roland Giguère y a lieu.La voix Suite de 1a page 22 jours plus haut dans la forêt.Or, Laura aimait les «vieilles paroisses» avec les terres bien entretenues des habitants mais, lui, sentait toujours le besoin de s’isoler, de s’enfoncer dans les bois, de défricher et de recommencer en neuf.«et voilà que cette place dont j’entendais parler, que je n’avais jamais vue et où il n’y avait encore personne, je me mettais à avoir faim et soif d'elle comme si c’était la place où j’étais né.» L’appel d’une terre nouvelle, comme celui d’une femme, d’une mère.Samuel fait l’amour avec elle.À chaque fois qu’il retrouve une terre neuve, il renouvelle l’acte créateur en la mettant au monde, en lui donnant un nom.La dure besogne des commencements.La passion du colonisateur.lui, il peut la vivre (pas sa femme fermée à tous ses désirs), même si elle l’aliène finalement car elle l’oblige à un labeur sans cesse recommencé qui.ne débouche sur rien : elle ne change pas du tout son statut de colonisé.Or, Laura suivait son mari partout sans se plaiiJre.Toute sa vie à elle se résumait à être une bonne épouse et une bonne mère.Maria demeure rêveuse: «Comme on connaît mal les gens.Vivre ainsi, aussi dure- V® s*8 ap o\s û\SsC cotv co »\\e° «MeS soi _______ no»0' \«arler de devoirs particuliers, e soin de ses soeurs et frères, la voix de la mère morte investit sa fille de ses propres pré- rogatives et lui confère du dedans sa propre texture de mère.Maria, sans être mariée, est déjà mère et c’est par elle que la terre-mère du Québec garde son sens.Nous retrouvons ici l’idéologie de conservation qui avait cours au Canada français des années 1910.C’est bien elle qui devait triompher dans un récit réaliste même si le romanesque nous en éloignait un moment.Louis Hémon a très bien saisi cette idéologie ainsi que le rôle qu’y jouait la mère dans sa transmission.Rien d’étonnant qu’un mythe de Maria Chapdelaine se soit développé à la suite des nombreuses éditions de son livre: il y était déjà en germe.Le mythe Suite de te page 21 jourd’hui comme si on voulait nous faire parler haut et fort sur ce livre: en réalité, ce que nous aurions à dire est quelque chose de discret et difficile.Pour nous, il n’y a pas plus forte image de colonisé que celle de Maria Chapdelaine, qui est privée de toute parole, qui n'a plus de parole que celle des voix qu’elle entend: les voix de la société et des pouvoirs.Dans son roman, Louis Hémon assume la discrétion et la souffrance du colonisé: lui qui avait justement tourné le dos à la culture du pouvoir de sa famille et qui n’a jamais essayé d’échapper à son destin d’écrivain».Quant au texte original du Maria Chapdelaine de Louis Hémon, maintenant édité par Ghislaine Legendre, il nous fait voir comment les censeurs de l’époque ont corrigé en France le texte selon la iipiiMlp Ghislaine Legendre (à gauche) et Nicole Deschamps (à droite) viennent de publier deux livres qui décapent l’oeuvre de Louis Hémon et le mythe de Maria Chapdelaine.La première a édité le texte intégral du roman de Louis Hémon (au Boréal Express) et Nicole Deschamps a démonté, avec deux collègues de l’Université de Montréal, le mythe de Maria Chapdelaine comme l’ont bâti les sociétés française et canadienne-française de 1920.norme stylistique et grammaticale mais surtout sociologique: plaçant entre guillemets les canadianismes, archaismes et anglicismes que Louis Hémon avait intégrés dans son écriture.Car Louis Hémon avait aussi assumé le langage de la société de Maria Chapdelaine.Haïti Suite de te page 27 veuse Anita implore qu’on lui fasse voir Simbi mais elle en sera quitte pour retourner à la corvée et rêver à un départ problématique.Dans cet entrelacs de symboles, une réalité inéluctable: le puits d’extraction de bauxite, propriété de la Reynolds, dans la ville de Mirazoane! Sur la charette du regrat-tier, une plaque au chiffre magique: 1804, et une inscription: «Dieu qui donne».Labuchin a déjà présidé deux séances publiques où son film a été l’objet d’un débat, dont l’une s’est déroulée à Port-au-Prince en présence de syndicalistes et de membres d’un ciné-club.Le débat lui apparaît une dimension nécessaire aux tournées qui attendent le film, auprès des élèves comme dans les milieux populaires haïtiens.Il signale que l’école est un lieu de répression en Haïti, notamment par l’imposition de la langue française qu’une infime proportion des élèves comprend, mais aussi par les châtiments corporels et par un encadrement du type caserne.C’est peut-être ce qui explique qu’au sortir de l’école, les jeunes se défoulent en saccageant la charette, symbole de labeurs chichement rétribués.Somme toute, ce film déroutant pour quiconque n’est pas au fait des rites et croyances du vaudou, est porteur de protestations et de contestations, diverses.L’auteur veut s’en servir comme d’un outil de conscientisation dans une République où les analphabètes comptent pour près de 75% de la population et où les enfants inscrits à l’école font vite défection.Une étude récente a montré que pour 96,000 inscriptions au primaire, 3,000 élèves à peine se rendent au certificat d’étude.C’est en partie ce qui explique que Labuchin se risque à mettre dans la bouche de sa Choupette des «divagations lucides» et des bribes de discours anti-impérialiste, pour rompre les liens de l’ignorance et de la dépendance.C.T.À Trois-Rivières, Sorel, Tracy, Charlesbourg, Québec, Laval, Val d'Or et dans l'Ouest de Montréal, Donnacona, Valleyfield, DANS UNE GUERRE • sur le partage des pouvoirs de taxation entre ces différents paliers de décisions; • sur l'imposition dans tous les milieux de contre-réformes pédagogiques, à défaut de les faire partager; • sur la révision à la baisse des subventions gouvernementales, sous le prétexte bien choisi d'un défi- - cit accumulé de 500$ millions; OÙ CHACUN SE CAMOUFLE DERRIÈRE LES DIRECTIVES DE L'UN OU LES DISCOURS DE L'AUTRE, Les enseignants et les étudiants ne veulent pas servir d'otages: • aux commissions scolaires • au ministère de l'Éducation • au Conseil du trésor du Québec.Les enseignants refusent d'en payer la note.Les enseignants refusent de se voir imposer des classes surchargées.Les enseignants refusent de se faire imposer une diminution de leurs effectifs.Les enseignants refusent un enseignement conditionné par des gestionnaires plus soucieux de se doter de coussins budgétaires que de garantir un minimum de services aux étudiants! Les enseignants refusent que se généralise la situation que vivent trois étudiants sourds inscrits à la polyvalente de Charlesbourg, forcés de mettre fin à leur année scolaire à cause de coupures budgétaires.Les enseignants exigent de leurs commissions scolaires, du ministère de l'Éducation et du Conseil du trésor qu'ils respectent l'esprit des ententes déjà signées qui, seules, peuvent garantir aux étudiants le maintien des services déjà existants.Deux années de négociation, 11 journées de grève nationale au printemps 1980, une convention collective de 223 pages, ça se respecte.centrale de l’enseignement du québec
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