Le devoir, 17 août 1981, lundi 17 août 1981
FAIS CE QUE DOIS LE TIRE-LIVRES Chaque mois 7 GAGNANTS 120 LIVRES V, $712.AU TOTAL HiUi'àmr fèarttfau 1691 est, Fleury (/Vol.LXXII — NO 135 Ensoleillé avec passages nuageux.Maximum 21 (détail an page 6) Montréal, lundi 17 août 1981 (Hauterive.Baie-Comeau, Sept-lles 40 centa) 25 CENTS À la veille du jugement de la Cour suprême Victoria consolide l’opposition des Huit au projet Trudeau Jean-Paul II à Castelgandolfo par Jean-Claude Picard VANCOUVER — Tout est maintenant prêt: le front commun des huits provinces opposées au projet constitutionnel d’Ottawa semble plus solide que jamais et chacune d'entre elles mettra en branle une imposante batterie de contre-attaques dans les heures qui suivront un éventuel jugement de la Cour suprême.Voilà ce qui ressort de la réunion de stratégie tenue samedi à Vancouver par sept des huit premiers ministres opposés au projet de rapatriement unilateral de la constitution soumis l'automne dernier par M.Pierre Trudeau.Le huitième dissident, M.John Bucha-nam, premier ministre de la Nouvelle-Écosse, n'a pas participé à la réunion, ayant dû rentrer précipitamment chez lui.M Buchanam doit déclencher très bientôt des élections générales et samedi, il s'est fait remplacer par son ministre des Affaires intergouvemementales, M.Edmund Morris Au sortir de la rencontre, qui aura duré environ deux heures, les premiers ministres William Bennett, qui succède à son collègue manitobain, M.Sterling Lyon, à la tète des dissidents, et René Lévesque ont tous deux confirmé la solidité du front commun et le désir de chacun de livrer une lutte sans merci contre le projet de M Trudeau s’il advient que la Cour suprême confirme la constitutionalité de ses intentions.«La réunion a été extrêmement positive Nous avons fait l'unanimité sur tous les sujets et on s'est mis d'accord sur la stratégie qui sera déployée au lendemain de la décision de la Cour suprême», a déclaré M.Bennett, premier ministre de la Colombie-Britannique.«Nous sommes tous sur la même longueur d'onde; le front commun des provinces est aussi solide qu'il a toujours été», a affirmé pour sa part le premier ministre du Quebec.M René Levesque Depuis la dernière rencontre des Huit, Voir page 12: Victoria Venant du Saint-Siège, le pape Jean-Paul II est arrivé hier à sa résidence d’été de Castelgandolfo, pour une convalescence de six semaines.Plus tôt, Jean-Paul Il est apparu pour la première fois depuis l’attentat du 13 mai au balcon de la place Saint-Pierre pour prononcer la traditionnelle bénédiction dominicale.Page 6.L’été des enfants Les enfants ont une multitude d’activités à portée de la main pour occuper leur été.En pleine ville, on enseigne les techniques de la voile, du canot, du kayak et de l’avion sur un grand lac artificiel d’une longueur d’un mille, le Bassin olympique.Pourquoi s’en priver?Page 3.Éditorial À l’occasion du congrès d'Amnistie Internationale tenu cette semaine à Montréal, Jean-Claude Leclerc commente, en éditorial, la situation des prisonniers politiques, de la torture et de la peine de mort dans le monde et du rôle qui en découle pour les citoyens du Canada.Page 10.Le monde ¦ L’arrivé de Mitterrand au pouvoir n'a pas provoqué le cataclysme prévu par la majorité sortante.Page 5.¦ Reagan déciderait aujourd’hui de la date de livraison des F-16 à Israel.Page 5.¦ Mme Margaret Thatcher à la croisée des chemins.Page 5.Ces quatre jeunes femmes, Renée Bélanger, de Longueuil, Carol Ann Lesley, de Montréal, Carol Galloway, de Châteauguay, et Christine Slythe.de Sherbrooke, posent joyeusement pour la postérité après avoir établi un record des Jeux du Canada, à Thunder Bay, en remportant samedi le relais 4 X 400 mètres en un temps de 3.45:58 minutes.L’Omnium de tennis encore perturbé Le Tchécoslovaque Ivan Lendl (notre photo) a perdu 5-7 le premier set du match de demi-finale qui l’opposait à l’Israélien Shlomo Glickstein avant que la pluie ne vienne encore une fois interrompre les Internationaux Player’s hier après-midi.Les organisateurs ont alors convenu de reprendre les simples en soirée et de présenter les doubles à l’intérieur, quelque part à Montréal.Page 9.(Photolaser CP) Des programmes doubles en septembre La pluie ayant forcé l’annulation des deux matches que les Expos et les Cardinals de St.Louis devaient se livrer ce week-end au Stade olympique, les deux mêmes équipes seront obligées de disputer deux programmes doubles en autant de jours les 15 et 16 septembre quand les Cards seront de retour à Montréal.Page 8.La CIA accusée d’être impliquée dans le détournement L’Iran blâme les USA de tous les maux TÉHÉRAN (AFP) — Le ministère iranien des Affaires étrangères, en accusant samedi la CIA d'être impliquée dans le détournement jeudi au large de Gibraltar d’une vedette iranienne, a désigné les États-Unis comme les responsables de tous les «complots» actuels contre l’Iran.«La main de la CIA est clairement visible dans cette affaire», a déclaré dans un communiqué le ministère iranien des Affaires étrangères.Le chef du commando nationaliste qui a revendiqué l’arraisonnement, l’ex-amiral Habibollahi.est selon le ministère «un traître» que M.Cyrus Vance, l'ancien secrétaire d'Etat du président Jimmy Carter, aurait aidé à fuir l'Iran.«Notre nation, poursuit le communiqué, a fait face aux États-Unis et n’a pas reculé, malgré tous leurs complots», ce texte, selon les observateurs, permet d'imputer aux États-Unis aussi bien l’opposition extérieure à la République islamique que l'agitation intérieure actuelle.En même temps, il rectifie le tir par rapport aux déclarations, jugées excessives par certains ministres, qu’avait faites vendredi soir le chef d'état-major général, le général Vali Fallahi.«Nous ne sommes pas seulement en guerre contre l'Irak, mais aussi contre les super-puissances comme les États-Unis et leurs alliés européens», avait affirmé le ?énéral Fallahi.Le communiqué des Af-aires étrangères omet toute référence à des pays européens et réserve des foudres aux États-Unis et au Maroc, qualifié de «dépendant de l'Amérique» et accusé d'avoir reçu la vedette détournée.Par ailleurs, la sécurité intérieure de l'Iran, chaque jour un peu plus menacée par de nouveaux attentats, est devenue nier la principale préoccupation des dirigeants iraniens, devant la guerre avec l'Irak et les difficultés économiques.Interpellé pour la première fois hier matin par les députés, le nouveau premier ministre, l'hodjatoleslam Mohammad Djavad Bahonar, s'est heurté à une série de critiques sur le manque de sécurité créé par «la contre-révolution».Il a dû défendre le ministre de l’Intérieur, l’ayatollah Mahdavi Kani, qu’il a reconduit dans ses fonctions, en révélant que ce dernier avait été prié de conserver son portefeuille contre son gré.En réponse à un député remarquant que la sécurité était «le plus important problème du pays», le premier ministre a estimé qu’elle dépendait de trois facteurs: l’attitude du gouvernement face aux groupes politiques, l'action des tribunaux islamiques et celle des forces de l’ordre.Sur ce dernier point, l’hodjatoleslam Bahonar a reconnu l’existence de certains problèmes, notamment dans la police, la gendarmerie et au sein des «comités révolutionnaires», présents dans chaque quartier des villes.L’Imam Khomeiny, a-t-il révélé, a d’ailleurs ordonné samedi que la police soit «corrigée et réactivée».Dans son premier discours de politique générale, le premier ministre s’est ensuite déclaré optimiste: «Nous avons un avenir plein d’espoir», a-t-il dit en affirmant sa conviction que la guerre contre l’Irak serait gagnée et que l'-Iran «ne deviendrait pas le champ a’action des groupuscules inféodés à l’Amérique».Ce problème des «groupuscules», et particulièrement le plus actif d’entre eux, les Moudjahidine Khalq (gauche islamique), a cependant dominé le premier «message à la nation» prononcé samedi soir à la télévision par le président Mohammad Ali Radjai.«Soyez courageux, déterminés et fermes face à la contre-révolution», a lancé M.Radjai à ses concitoyens, en tentant de les rassurer: «On tue certains d’entre vous dans la rue ou par des explosions.Voir page 12: Iran Joliette etSpadina aux urnes par Pierre O’Neill (PC LE DEVOIR) - Les observateur: et organisateurs politiques s'attendent à un taux élevé de participation, aujourd'hui, aux élections partielles de Joliette et Spadina.Le style de campagne des libéraux et des conservateurs, la personnalité des candidats en présence, les stratégies de communications et les énormes moyens déployés par les deux partis ont contribué à créer une fièvre électorale aussi bien dans Spadina que dans Joliette.Et il se pourrait bien que plus de 60% des électorats de ces deux comtés se rendent aux urnes Ce qui est considéré comme un taux élevé ae participation dans une élection partielle.C'est à compter de 9 h 00 que les électeurs pourront commencer à exercer leur droit de vote aux bureaux de scrutin qui fermeront ce soir à 8 h 00.Le comté de Joliette compte 64,400 électeurs tandis que celui de Spadina en comprend seulement 34,000 Le bureau du président général des élections a rappelé hier que tous les électeurs aptes à voter dans l'une ou l’autre de ces deux circonscriptions électorales pourront s’absenter du travail, sans risque de pénalisation, pendant une durée maximale de quatre heures.Cette disposition est prévue par la loi électorale pour favoriser l’exercice du droit de vote.Aujourd’hui jour de vote, il sera par ailleurs interdit de vendre des spispiritueux ou de la bière depuis l'ouverture jusqu'à l’heure de fermeture des bureaux de scrutin Dans le comté de Joliette, la liste des candidats compte huit noms mais seuls le libéral, M Michel Denis, et le conservateur, M Roch LaSalle, ont des chances de l’emporter.Le NPI) est représenté par M Jacques Trudeau, un enseignant de 45 ans qui en est à sa troisième tentative à une election fédérale.Le Crédit social est également officiellement inscrit et c’est le président national, M.Carl O'Malley, conseiller en administration âgé de 53 ans de Montréal, qui porte la bannière de son parti L'ex-député péquiste de Berthier, M Jean-Guy Mercier, se présente comme indépendant.M.Raymond Tur-mel, un militant criditiste dissident, résident de Glouchester en banlieue d’Ottawa, est venu se présenter dans Joliette parce que M O'Malley n’a pas appuyé son frère John Turmel, qui est candidat dans Spadina Claude (Le Propre) Forget représente de Parti rhinocéros tandis que M Paul Désormiers fait campagne au nom du Parti Unité.Depuis les élections générales de 1980, Joliette est le seul comté du Québec, représenté par un conservateur à la Chambre des communes.Aux élections de 1979, M.Roch LaSalle était parvenu à se bâtir une majorité de 5,000 voix que la vague libérale de 1980 a fait fondre à seulement 389 voix À 52 ans, M Roch LaSalle tente un retour aux Communes après avoir essuyé un cuisant revers sur la scène provinciale à la tête de l’Union nationale.Pendant ces six semaines de campagne, il a exploité les thèmes nationaux du prix de l’essence, des taux d’intérêt et du projet de rapatriement de la constitution Inversement, son adversaire libéral, M Michel Denis, âgé de 49 ans, a tenté d’exploiter les problèmes locaux.Huit candidats se font.également la lutte dans le comté de Spadina.jadis re- ?; Les contrôleurs portugais ferment le corridor sud de l’Atlantique-Nord LISBONNE (d’après AFP, AP et Reuter) — Les contrôleurs aériens du Portugal ont déclenché à 20 h 00 hier (1 h 00 ce matin au Portugal) leur mouvement de boycottage de toute circulation aérienne en provenance ou à destination des États-Unis.La route des Açores, c’est-à-dire le corridor sud de l’Atlantique-Nord par lequel sont acheminés une soixantaine de vols quotidiennement entre l’Europe et 1 Amérique du Nord, est fermée et restera fermée jusqu’à minuit demain soir de même que l’aéroport de Lisbonne pour les vols à destination ou en provenance des Etats-Unis.La granae majorité des vols entre l’Europe et l’Amérique du Nord passe toutefois par le centre de contrôle de Gander, à Terre-Neuve, et ce sont les contrôleurs canadiens qui assumeront le surplus occasionné par la fermeture du centre de contrôle de Santa Maria des Açores Le geste des contrôleurs portugais, outre l’impossibilité qu’il signifiera pour les vols notamment d’Air Portugal et de TWA de relier les États-Unis au Portugal dans les deux sens pendant 48 heures, pourra causer des retards aux envolées qui empruntent normalement ce corridor.Les contrôleurs portugais, en guise d’appui aux contrôleurs américains congédiés par l’administration Reagan.avaient annoncé la semaine dernière qu’ils boycotteraient les trafic nord-atlantique dans leur zone de contrôle durant sept jours à compter d’aujourd’hui, c’est-à-dire jusqu’à la réunion prévue pour vendredi a Amsterdam des représentants des 61 pays membres de la Fédération internationale des Associations de contrôleurs aériens (IFATCA).Le président de la Fédération, M.Harry Henschler, avait demandé aux associations membres, jeudi dernier à l’issue d’une réunion du conseil administratif de 1TFATCA, de cesser leur geste de boycottage jusqu’au 22 août, Voir page 12: Contrftlaura présente aux communes pai M.Peter Stollery, que M Trudeau a nommé au Sénat le 2 juillet dernier.Exsecrétaire particulier du premier ministre, M Jim Coutts est le nouveau candidat libéral et il a comme principaux adversaires, le néo-démocrate Daniel Heap, ministre anglican, échevin de la ville de Toronto et la conservatrice, Laura Sabia, féministe et chroniqueur politique du quotidien torontois The Sun.Il y a cinq autres candidats en lice dont un Rhinocéros et un créditiste indépendant du nom de John R.Turmel.Pendant cette campagne, les électeurs des deux comtés ont reçu la visite d’un nombre impressionnant de vedettes des deux partis dont des ministres et des députés Les gens de Joliette ont vu défiler des ministres du gouvernement Trudeau tandis que ceux de Spadina ont eu droit aux égards de nombreux députés conservateurs Le chef du PC, M- Joe Clark et son épouse, Maureen McTeer, ont partagé leur temps entre les deux comtés.Dans les deux comtés, les organisateurs libéraux et conservateurs ont tenu des réunions publiques, effectué du porte-à-porte et investi des sommes importantes dans la radio et les journaux locaux.La campagne de Joliette a été marquée par un sondage réalisé par l’organisation du Parti québécois qui a d’ailleurs joué un rôle important aux côtés du conservateur Voir page 12: Jollatta ft. 2 B Le Devoir, lundi 17 août 1981 Soixante ans de bénévolat.Jeanne de Guise Jacques grenier AllülJt SSÏTOTi Renée Rowan «Il ne faut pas s'imaginer qu’on ne fait que donner en faisant du bénévolat.On reçoit encore plus que l'on donne.» JEANNE de Guise refuse de parler de son âge Tout ce qu elle consent à me dire c’est qu’elle a fêté cette année 60 ans de bénévolat à l’hôpital Sainte-Justine «Les ens feront leurs propres éductions.ils feront les calculs qu’ils voudront», lance-t-elle, l’air espiègle.Je suis allée la rencontrer à son appartement, au Manoir Outremont.«Je me demande bien pourquoi vous venez me voir.Oui, peut-être qu’ après tout je suis «un cas».Faire du bénévolat pendant tant d’années et rester fidèle au même établissement est sans doute quelque chose d’unique!» Carlos, son serin, veut absolument «parler» plus fort que nous.«Il est bien fin, mais il chante sans bon sens.» Carlos est mis à l’écart pour la durée de l’entretien.«Ma première expérience de bénévolat, je l’ai eue en 1908 alors que je faisais partie du Cercle de couture des en fants de Sainte-Justine.Les membres de ce cercle étaient les enfants des familles amies de la fondatrice de l'hôpital, Mme L, de G.Beaubien.Nous avions entre sept et douze ans.«Ce n’était pas comme aujourd'hui, nous n’étions pas comme ces enfants qui voyagent seuls, la clé de la maison au cou On nous réunissait à l’Académie Cherrier qui était dirigée par les religieuses des Saints Noms de Jesus et de Marie.Quelqu'un venait nous chercher et toutes les petites filles ensemble nous prenions le tramway pour nous rendre à l’hôpital qui était alors situé rue Delorimier.L’établissement, à ce moment-là, était petit : entre 60 et 100 lits.«Arrivées sur place, nous revêtions notre uniforme.Sur la robe noire du couvent, on mettait un jolie tablier blanc à bavette; sur la tête, on portait une petite coiffe blancne Le tout était complété par un brassard bleu agrémenté d’une croix argente Ce que nous pouvions etre fières! «Ainsi vêtues, nous étions prêtes à nous mettre au travail.On nous faisait ourler à la main des «couches» pour les bébés hospitalisés.Au couvent, on nous avait appris à faire des ourlets tournes.Aujourd'hui, les jeunes filles qui sortent de l’ecole ne savent ni coudre, ni repriser, ni poser une pièce.Je me demande pourquoi on ne leur enseigne pas cela.«Notre travail terminé, Mme Beaubien et ses amies nous servaient du chocolat chaud et du pain de Savoie.C'était délicieux et pour nous cela représentait tout un honneur! «Une photo de notre groupe apparaît dans le premier rapport des activités de l’hôpital.Plus tard, lorsque je suis allée au pensionnât d’Hochelaga — uel dommage qu’on l’ait émoli, c'était un bijou d’architecture avec toutes ses belles boiseries — chaque année, les pensionnaires con- fectionnaient des petits articles qui étaient mis en vente au profit de l’hôpital Sainte-Justine.Mme Beaubien était une ancienne du couvent.«Ce n’est qu’en 1920, une fois mon cours lettres-sciences achevé, aue mon travail de bénévolat a débuté sérieusement.le reste, ça ne compte pas.J’ai commencé à faire du service dans les dispensaires.Née organisatrice, j’ai eu l’idée de mettre sur ied un cours à l'intention des énévoles.Ce cours qui durait trois ans, à raison d'une fois par semaine, était donné par des médecins qui acceptaient de vulgariser pour nous la médecine de façon à ce que nous puissions rendre service à l’hôpital et aux familles des petits malades.On pense que l’on a tout inventé aujourd'hui en offrant des cours aux bénévoles.A cette initiation venait s'ajouter un cours de morale donné par un dominicain, le père Raymond Voyer.Des familles réticentes quand elles voyaient leurs jeunes filles venir à l’hôpital pour y faire du bénévolat les sentaient mieux protégées par cet aspect religieux qui apportait une note de sérieux.«Les bénévoles suivaient également les cours offerts par l’Ambulance Saint-Jean: cours de premiers soins, soins à domicile et cours de puériculture.«Les bénévoles suivaient également les cours offerts par l’Ambulance Saint-Jean: cours de premiers soins, soins à domicile et cours de puériculture.«Les bénévoles que l’on recrutait à ce moment-là n’étaient pas comme celle d’aujourd’hui.Les jeunes filles ne travaillaient pas à l’extérieur, ce n’était pas la mode.Plus disponibles, elles avaient beaucoup de temps à consacrer au bénévolat.Alors qu’autrefois on travaillait volontairement à l’hôpital pendant 25, 30, 35 ans, aujourd’hui, après un ans, deux ans, parfois trois, on passe à une autre activité.«Les jeunes filles faisaient la rotation dans les divers services de façon à se familiariser avec tout ce qui se passait à l'hôpital.Elles recevaient une formation et à la fin de cette expérience pratique, l’administration de l’hôpital et le bureau médical leur remettaient un certificat d’infirmière bénévole qui n’avait aucune valeur académique ni monétaire en ce sens que cela ne permettait pas de gagner sa vei.En revanche, on en retirait beaucoup de satisfaction, on sentait que l’on redait véritablement service.On travaillait surtout dans les dispensaire.ce que l’on appelle maintenant les cliniques externes.« En 1939, lors d ’ une épidémie de poliomyélite chez les enfants, le personnel infirmier ne pouvant suffire à la tâche, on nous a permis d'aller auprès des malades dans les salles.On accomplissait vraiment un travail d’assistance auprès des infirmières.On nous a laissé oursuivre cette forme de énévolat jusqu’en 1972.Maintenant les bénévoles ne travaillent plus qu’en cliniques externes; elles s’occupent de la bibliothèque, des loisirs et de l’animation auprès des enfants hospitalisés.Il y a aussi l’accueil à l’entrée — la famille est réconfortée, le petit malade conduit à son lit — et de l’animation auprès des enfants avant une intervention chirurgicale.Les bénévoles assument également la responsabilité de la boutique du cadeau.«A l’époque de l’infirmière bénévole, je travaillais surtout en chirurgie, à la maternité et à l’urgence.Depuis 1972, je me rabats, faute de mieux, sur la boutique.Je me dis que malgré tout je joue un rôle utile puisque les profits de la vente servent à faire de la recherche sur les maladies des enfants.«J'ai adoré mon travail.J’étais née pour être infirmière, mais mes parents ont refusé.Mon père n’a pas accepté que je sorte de la maison pour aller suivre le cours, mais il trouvait normal que j’aille faire du bénévolat quatre jours par semaine, à ses yeux, ce n’était pas la même chose.«Je continue à aller à l'hôpital deux fois par semaine en moyenne: le mercredi, de 9 h à 17 h, et le vendredi de 9 h à 20 h 30.Il y a bien des jeunes qui ne sont pas capables d’en faire autant.On nous appelle parfois les «bénéficies».on n’a pas tout à fait tort.Je m’ennuierais à mourir de ne pas venir à l’hôpital, c’est mon deuxième chez moi.Sainte-Justine, ça été ma famille.Quand les gens me demandaient «combien d’enfants avez-vous?» Je répondais: 300.les petits malades de Sainte-Justine, ce sont mes enfants.Jeanne de Guise ne se contente pas de son travail à la boutique, elle s’occupe aussi de la fête des malades, le 2 février.Elle distribue des jouets à tous les jeunes patients, un souvenir aux mamans qui viennent d'accoucher et des tricots aux nouveaux-nés.«Cela occupe une partie de mes loisirs puisque je tricote toute l'annee en vue de cet événement.» Cette personne encore très active et curieuse de tout, qui lit beaucoup, joue au bridge, suit des cours d’histoire de l’art avec le professeur Planchard.au collège Jean-de-Brébeuf, un soir par semaine, a aussi eu un emploi rémunéré pendant 30 ans, mais cela ne l’a jamais empêchée de poursuivre son bénévolat.«Le vendredi après-midi était libre, les samedi et dimanche aussi et toutes les soirées.J’ai commencé à travailler en 1947.L’occasion s’étant présentée, j’ai accepté un poste d’assistante dentaire.Comme je n’avais qu’un uni-ue patron et qu’il y avait pas e syndicat, j’ai poursuivi même l’âge de la retraite largement dépassé.Encore aujourd’hui j’y vais une fois fiar mois pour la tenue des ivres.C'est pour moi jour de congé.Je suis si contente de retrouver tout mon monde.» Jeanne de Guise préside depuis 1968 le comité central des bénévoles et a été présidente du comité des infirmières bénévoles dès 1935.Elle a été membre du conseil d’administration de l’hôpital pendant 23 ans, de 1940 à 1963.En 1961, elle recevait la médaille du gouverneur du Québec pour «services rendus» et, plus récemment, la médaille des Hospitaliers de Malte.«Tout cela fait plaisir, bien sûr.dit-elle, mais il ne faut pas s'imaginer qu’on ne fait que donner en faisant du bénévolat On reçoit encore plus que l'on donne.Un sourire que l’on fait naître sur les lèvres d'un enfant qui deux minutes plus tôt était en pleurs vaut n’importe quel merci, n'importe quel honneur Tant que j’aurai les forces nécessaires et la santé, je veux continuer ce travail qui a été toute ma vie.» Les géolettes du Saint-Laurent L’AVENIR du centre d’initiation à l’histoire des goélettes du Saint-Laurent, dans 11 -aux-Coudres, repose désormais sur les ressources d’organismes locaux à qui il appartiendra de structurer et de financer le projet évalué à près de $1.2 million.Le ministère des Affaires culturelles, qui avait participé aux études préliminaires d’analyse des goélettes disponibles, des sites d’accueil et de définition des objectifs d’interprétation, a fait savoir qu’il ne désirait ni réaliser, ni financer un projet de cette envergure dont l’intérêt culturel et la valeur patrimoniale ne font pourtant aucun doute.«Le ministère des Affaires culturelles a clairement indiqué au comité régional qu'il ne souhaitait pas assumer la réalisation d’un tel projet de centre d’initiation.Il favorise cependant la formule étant donné qu’elle permet de concilier les impératifs de sauvegarde et d’éducation qui constituent une partie de son mandat.Cependant, ce soht TRIMOINE Alain Duhamel des municipalités de la région, des compagnies, des organismes qui devront prendre le projet en charge financièrement à l’invitation d’une corporation qu’il devient pressant de former», dit-on dans l’un de ses documents.Ce ministère, qui n’en est pas à une contradiction près, confond décentralisation et démission.Comment peut-on invoquer un mandat en indiquant d’un même trait que I on souhaite s’en dérober?Le Comité de sauvegarde des goélettes du Saint-Laurent, composé de l’Association touristique de Charlevoix, du Conseil économique et social, du Conseil de la culture, du Musée régional Laure-Conan et de la Corporation de sauvegarde des goélettes charlevoisiennes, a devant lui une tâche considérable, presque démesurée pour la seule population de Charlevoix.Avec le concours du musée maritime de l'Islet-sur-Mer.le Comité de sauvegarde en est venu à retenir un projet de mise en valeur portant sur deux thèmes, la vie maritime et la construction traditionnelle des bateaux en bois, articulés sur trois navires, la «Saint-André», «L’Amanda Transport» et la «Sainte-Gemma».La «Saint-André», construite en 1956, à fond plat et à poupe ronde, jaugeant 222 tonneaux, fait partie des biens L’Amanda Transport et La Lévisienne, côte-à-côte.à la batture aux moutons, sur l’île-aux-Coudres, où doit se réaliser éventuellement le Centre d’initiation à l’histoire des goélettes du Saint-Laurent.culturels classés et peut encore naviguer.Elle pourrait donc devenir un centre d’ac- tivité flottant pour l'interprétation de la vie maritime et du cabotage, et servir au transport et à des recherches sur le Saint-Laurent.Cette goélette peut Comme les poètes et leurs oeuvres Les archéologues et leur science sont des gens qui demeurent en marge par Pierre Tourangeau RED BAY (PC) - Les archéologues et leur science, un peu comme les poètes et leurs oeuvres, sont les gens qui demeurent toujours en marge.Non parce qu’ils le veulent ainsi, explique M.Robert Grenier, directeur du service d’archéogogie subaquatique à Parcs Canada, mais parce que leur recherche reste la plupart au temps secondaire aux yeux des gouvernements et du public.Malgré certaines périodes de prospérité très brèves et très peu nombreuses, raconte-t-il, l’archéologie est une science qui nourrit chichement ceux qui la pratiquent «C’est toujours plus facile de justifier des dépenses de $100,000 pour construire un bout de route dans le fond d’un rang, ou un pont sur un ruisseau quelconque que pour faire des fouilles pour protéger le patrimoine», dit-il.Mais il n’y a pas que ceux qui desserrent les cordons de la bourse qui soient à blâmer pour la marginalité de cette discipline.“Si l'archéologie n’est pas connue comme elle le devrait, avoue M.Grenier, les chercheurs eux-mêmes en sont partiellement responsables.Nous sommes souvent plus respectueux et plus conscient du jugement et de l’opinion de nos collègues que de ceux du public en général qui en dernière analyse paie pour les recherches.» Depuis quatre ans, Robert Grenier fouille les eaux de Red Bay.au Labrador, où a coulé en 1565 un baleinier bas-ue de 320 tonneaux, le San uan.De son bureau au deuxième étage d’un immeuble sur pilotis qui servait autrefois de magasin général, il a une vue magnifique sur ce qui était, déjà avant Jacques Cartier, el Puerto de los Buytres, le plus important repaire des chasseurs de baleines basques au labrador «Ce ne sont pas toujours les fonds qui sont nécessaires pour protéger le patrimoine, rappelle M.Grenier On peut dépenser des millions et faire très peu de chose.Dans un aussi vaste pays que le nôtre, il est impossible de penser assurer la protection du patrimoine historique sans mettre la population dans le coup.» Ainsi, explique-t-il, il s’est fait un important travail de conscientisation auprès de la population de Red Bay pour ramener à comprendre ce que représentait l epave du san Juan et les fours basques mis à jour sur l’île en face de laquelle il a coulé On a expliqué 1 objectif des fouilles, on a fait visiter les sites archéologiques, etc.«Je suis certain maintenant que si des plongeurs de Éducation permanente Anglais, langue seconde Programme intensif spécial (cours de jour) du 18 septembre au 20 novembre 1981 du lundi au vendredi de 9h à 15h 225 heures Coût: 700$ Conditions d’admission: examen de classement le 14 septembre à 10h.Les programmes de langue sont également offerts en cours du soir.On doit se procurer à l’avance le billet d’admission à l’examen.S’adresser au 772 ouest, rue Sherbrooke, Montréal, Qué., H3A 1G1, du lundi au jeudi de 9h à 16h.Pour de plus amples renseignements, communiquer avec le département de langues au 392-8301.Toronto ou de Montréal se présentent ici cet automne après notre départ, les gens vont s’émouvoir et faire rap-ort, poursuit-il.Il sentent ien que ces vestiges sont une richesse qui leur appartient » «Il est important que des campagnes de conscientisation soient menées et que pat le biais des organismes locaux, regroupement de pécheurs, sociétés d’histoire ou d’archéologie locale, chambre de commerce, les gens de chaque région concernée puisse apprendre la véritable valeur du patrimoine historique.» «Ainsi, les gens seraient mieux en mesure de comprendre qu’il se produit du pillage à certains endroits et d'avertir l’opinion.On pourrait même amener des regroupements locaux bien encadrés à effectuer des recherches sur des sites mineurs, ce qui peut se faire avec très peu de fonds,» ajoute-t-il.«Dans un tel contexte, le Richelieu par exemple, qui est rempli de vestiges et dépavés de toutes sortes, pourrait devenir le site d’un immense musé sous-marin», suggère-t- II s'agit donc, considère M.Robert Grenier, de mieux gérer les fonds déjà existants de sorte à promouvoir l'intérêt des populations locales et de faire preuve d’un peu plus d'imagination plutôt ue d’accroître le quantum es subventions versées.Venu à l’archéologie sud-aquatique par hasard — il eut a chercher un trésor en face de la forteresse de Louisbourg où il travaillait comme étudiant-archéologue — Robert Grenier y est resté par goût.«J ai toujours aimé les navires, les voitures d’eau comme on dit, ils me fascinent.Alors tranquillement, petit à petit, je suis passé de la terre ferme au monde sous-marin.Et puis, c’est quand même avec eux (jue notre pays a été fait», dit- Mais Robert Grenier aime aussi l'aventure.C'est pour cette raison qu’il persiste dans ce métier, «parce qu’il y a là quelque chose de passionnant » «Il y a plein de défis dans ce métier.Ça n’est pas facile.Il y a trop de gens qui s’imaginent que c’est le bonheur.Mais c'est une vie qui peut être atroce à certains moments, confie-t-il.Ici par exemple, il y a des gens qui viennent visiter le projet et qui trouvent ça horrible comme conditions de vie.C’est presque l'enfer pour eux.» Il est vrai que les plongeurs doivent revêtir des combinaisons spéciales à l’eau chaude tant les eaux du détroit de Belle-Isle dans lesquelles ils travaillent sont glaciales (aux alentours d'un degré celsius).Ce qui explique entre autres choses pourquoi Robert Grenier, a 43 ans, a les mains et les genoux envahis par l'arthrite et pourquoi la moitié de son équipe de 12 plonguers est frappee par la grippe une semaine sur deux.«Je viens d'un milieu rural, dit-il, mais il y avait dans ma famille quelques pilotes de bateaux.» Et au milieu d’un grand éclat de rire, il ajoute: «Ils étaient perçus un peu comme des fous, ou des poètes, des gens écervelés qui risquaient leur vie pour rien.» Mort du poète Abdel Sabbour LE CAIRE, (AFP) - Le poète égyptien Salah Abdel Sabbour, qui a introduit les vers libres dans la poésie arabe, est décédé vendredi au Caire à l'âge de 52 ans.Salah Abdel Sabbour, l'un des pionniers de la poésie arabe moderne, à écrit six recueils de poèmes, cinq pièces de théâtre en vers, et un grand nombre d’études littéraires Il a collaboré à l’hebdomadaire Rose El Youssef, puis au quotidien Al Ahram, avant de devenir conseiller culturel de l'ambassade d’Egypte en Inde et président de l’Organisme du livre égyptien.donc «gagner sa vie».«L’Amanda Transport», réputée l’une des plus belles du Saint-Laurent à cause de l’harmonie de ses proportions, a été construite en 1941 par le charpentier Nérée Mailloux en s'inspirant à la fois de la navigation à la voile et à moteur.«La Sainte-Gemma», construite en 1939, est la dernière goélette à un mât conçue pour le voile.Ces deux navires ne sont plus en état de naviguer et seraient donc mis à l’abri sur le site même du centre, sur la batture aux moutons, à Saint-Louis de l’Ile-aux-Coudres.A la batture aux moutons, M.Henri-Claude Dufour, qui travaille depuis plusieurs années à la sauvegarde des goélettes, avait réuni «L’Amanda Tranpsort» et «La lévisienne», construite en 1949, qui a effectué de 1961 à 1974 le service de traversier entre Montmagny et l’île-aux-Grues.M.Dufour et ses voisins ont indiqué leur intention de faire don de leurs terrains pour que se réalise le centre.Les orientations de la mise en valeur définies, le site choisi, il reste maintenant à constituer une corporation sans but lucratif chargée de mettre le centre sur pied, de l'administrer et de la financer.Le Comité de sauvegarde souhaiterait que, pour le rassemblement des grands voiliers à Québec en 1984, la région de Charlevoix puisse tout au moins exposer sa tradition maritime.Entre 1860 et 1959, les chantiers du comté de Charlevoix ont construit plus de 350 navires dont 264 goélettes en bois, toutes inspirées d'une même tradition transmise de génération en génération.En 1978, le ministère des Affaires culturelles avait recensé 26 navires hissés sur les rives du fleuve Saint-Laurent.Une vingtaine d’entre eux, par leurs caractéristiques ou leur état de conservation, auraient pu justifier un classement ou une reconnaissance en vertu de la Loi sur les biens culturels.L’année suivante, le ministère donnait avis de son intention de classer «L’Amanda Transport», «La Lévisienne», La «Monica L.», la «Jean-Yvan» et la «J.E.D.».Tous les avis d'intention sont périmés et aucun n’a été suivi d’un classement.Publication — Le ministère des Affaires culturelles a publié le numéro 49 de ses dossiers .du patrimoine consacré à l’activité archéologie pour les années 1977 et 1978.Ce document de plus de 500 pages rend compte d’une quarantaine de touilles archéologiques, sous forme d’un bilan succinct, effectuées ou commandées par le ministère.Il fait en quelque sorte suite au dossier 31 sur l’activité archéologique de 1976.SS** êC\(, i Le nom qu'un ami 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