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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 19 octobre 1981
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1981-10-19, Collections de BAnQ.

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(vol.LXXJI — No 187 - - Nuageux, possibilités d’averses de neige.Maximum 4 (détail en page 6) Montréal, lundi 19 octobre 1981 ________JEUDI 8 d< 16 h a 19 h LÉANDREBERGERON Présente et dédicace ton Dictionnaire de La Langue Québécase librairie Carneau (Hauterive, Baie-Comeau.Sept-lles 40eante) 25 CENTS KSgJI*: m 1 ^ *5, > Surpris hier dans le stationnement sous-terrain du Stade olympique, le premier ministre Trudeau, qui n'avait l'esprit qu’au baseball, a esquivé les questions constitutionnelles des journalistes par une de ses célèbres pirouettes.(Photolaser CP) Quoi que fassent les premiers ministres provinciaux Trudeau enverra son projet à Londres d’ici à 12 jours (D’après PC et CP) *- Quoi que |es premiers ministres des provinces réunis à l’hôtel Ritz Carlton de Montréal décident aujourd’hui sur le plan constitutionnel; M.Trudeau confiera son projet de rala-triement au gouvernement britannique d’ici la fin du mois Le premier ministre du Canada souhaiterait néanmoins que les premiers ministres des provinces, qu’il rencontrera la semaine prochaine, tombent d’accord sur une formule de rapatriement et d’amendement.C’est de cette réunion fédérale-provinciale que les premiers ministres des dix provinces discuteront aujourd’hui, MM.William Davis de l'Ontario et Richard Hatfield du Nouveau-Brunswick, les seuls alliés d'Ottawa jusqu’à maintenant, doivent en effet participer à ces délibérations.Il est peu probable toutefois que les huit provinces réfractaires au projet de M.Trudeau conviennent aujourd’hui de faire des compromis, pas plus d’ailleurs que M.Trudeau lui-même.Pourtant, lors d’une émission de télévision diffusée samedi sur les ondes de Radio-Canada, M.Trudeau a fait remar-uer qu’il était prêt à modifier le texte es clauses linguistiques de la Charte des droits et libertés si les premiers ministres des provinces l’exigeaient.Dans une autre entrevue, enregistrés au cours du week-end et qui sera diffusée aujourd’hui sur les ondes au réseau CTV, M.Trudeau explique que la réunion d'au-aujourdhui sur les ondes du réseau CTV, vinces n’aura aucun effet sur son projet, qui sera achemine a Londres dès la fin du mois.Si toute entente ou même toute possibilité d’entente est écartée, de dire M.Trudeau, nous passerons par les canaux juridiques et donnerons aux Canadiens ce qu!ils désirent, une Charte des droits de la personne.Le ministre de la Justice, M.Jean Chrétien, lui aussi interviewé hier à la té-légision, a déclaré de son côté que le gouvernement était prêt à négocier une formule d’amendement à la constitution et quelques subtilités à la Charte des droits, mais que c’était tout Il appartiendra aux provinces de faire des compromis, a déclaré M.Chrétien.«Il y a toujours la possibilité d’un marché, estime-t-il, mais nous ne pouvons laisser tomber la Charte des droits, qui est fondamentale à tout ce que nous avons fait à ce jour.» «Bien peu de premiers ministres, a poursuivi M.Chrétien, se sont opposés à la Charte, et les autres ne sont pas réunis à Montréal pour s’y attaquer.S’ils veulent en améliorer la rédaction, et il y a aussi la formule d’amendement, nous sommes plutôt souples.» «Nous sommes ouverts à toute bonne suggestion sur la formule d'amendement», a encore affirmé M.Chrétien.A propos de la Charte, il demeure toutefois intraitable.Si l'on doit y apporter quelque changement, ce sera une question de jours, non de semaines ou de mois.M.Trudeau, comme M.Chrétien, n’a pas été tendre à l’endroit du premier ministre du Québec.M.Lévesque, a déclaré M.Trudeau, a refusé d’aider les francophones des autres provinces et cherche plutôt a se liguer avec les premiers ministres des autres provinces pour en obtenir le plus possible aux plans économiques et politique.M.Lévesque, a-t-il poursuivi, ne veut pas d’un Canada où les francophones se sentiraient chez eux dans les autres provinces et où les anglophones se sentiraient chez eux au Québec.A la télévision samedi, M.Trudeau a rappelé que les aspects linguistiques de la Charte qui consacreraient le bilinguisme au Canada étaient moins contestés qu'on ne le laissait croire.«Quant je vois que 80% de la population du Canada soutient l'idée d’une Charte des droits fondamentaux, et que c’est pour cette idée que je me bats et que je lutte, ça me donne envie de rester en politique encore cinq, dix ans.» M.Trudeau a accusé les provinces de faire preuve d'inconséquence en matière culturelle, et il a note qu’elles étaient souvent prêtes à laisser tomber leurs revendications pour quelque avantage économique ou politique.En rappelant que la Charte des droits et libellée protégerait les minorités linguistiques à travers le pays, M.Trudeau a déclaré: «Si je l’exprimais mal dans ma Charte, je ne demande pas mieux que de Voir page 14:Trudeau Les Expos sous la pluie Le besoin de fuir le quotidien par Nathalie Petrowski La ville est au point mort.Accrochée à la trajectoire sifflante d'une petite balle blanche.La ville attend.Les Expos vont-ils oui ou non gagner?Voilà la vraie question.Chez l’épicier, les trois bouchers de.service ont disparu derrière le comptoir, les yeux rivés à la petite télé portative, qui diffuse le match en direct du stade olympique.A la Société des alcools, les caissiers encaissent distraitement, l’oreille assiégée par les commentaires des annonceurs sportifs qui délirent à la radio.Dans les garages, dans les cafés, dans l'autobus et chez le cordonnier, on s’inquiète, on s’excite, on s’adonne avec une joie puérile à la fièvre du baseball.Le destin des Expos est devenu, bien avant la constitution, notre obsession nationale, notre façon de retrouver un sens communautaire perdu dans l’éclatement planétaire.Dayan est mort, Sadate est déjà dépassé.Trudeau n’arrive pas à un compromis mais peu importe.Monsieur Expo peut d’un seul revers de bâton régler tous nos problèmes.Le goût de la victoire trangresse les frontières, les cultures, les religions et les contradictions.Le besoin de fuir le quotidien va encore plus loin.Jouer contre les Expos, déclare un Voir page 14: Fuite Lévesque et Davis au niveau 500 par Richard Mlle Invités par la Régie des installations olympiques à assister au match de baseball à la veille de leur importante rencontre d'aujourd'hui à Montréal, au moins six premiers ministres des provinces canadiennes ont discuté baseball et constitution avec le premier ministre du Québec, M.René Lévesque, dans un loge du niveau 500, au Stade olympique, hier.«Je ne sais trop si M.Lévesque peut s'entretenir de baseball avec vous, a dit M.Claude Charron, à la porte de la loge, pendant que la pluie tombait abondamment sur le terrain, retardant le match de plusieurs heures et le reportant finalement à cet après-midi.«Il est présentement en conversation avec le premier ministre de l’Ontario, M.Bill Davis, et je ne crois pas que le moment soit bien choisi pour lui parler, dit M.Charron après être entré dans la loge pour évaluer la situation.«Il y a six premiers ministres, je pense.M.Bill Bennett de la Colombie-Britannique n’y est pas, ayant préféré regarder le match à la télévision, sans doute,» Entre-temps, le premier ministre du Canada, M.Pierre Trudeau, invité des Expos, a profité du délai causé par la pluie pour rencontrer quelques joueurs Voir pago 14: Livaaqua Steve Rogers pourra lancer La remise à aujourd’hui du cinquième et dernier match de la finale de la Ligue nationale de baseball entre les Dodgers et les Expos permettra à Jim Fanning de compter sur Steve Rogers pour lancer en relève.Quant à Jeff Reardon, qui se dit prêt à reprendre le collier, il a pu bénéficier d'une journée de plus pour soigner son mal de dos.Fernando Valenzuela et Ray Burris s’affronteront cet après-midi.Page 11 MM Bill Lee et Rodney Scott, des Expos de Montréal, ont trouvé le temps bien long, hier après-midi, dans l’abri des joueurs au Stade olympique.Pendant près de quatre heures, le match décisif de la série Expos-Dodgers a été retardé, avant d’être reporté à 13 heures cet après-midi.Quelque 50,000 partisans partageaient le lot de ces deux patients joueurs.(Photo AP) re- portant un masque du premier ministre du Québec, M.René Lévesque, un amateur de baseball sarcastique a parcouru le Stade olympique hier en demandant l’aumône pour qu’un toit vienne chapeauter l’oeuvre de Roger Talllibert.(Photolaser CP) * Les socialistes gagnent les élections en Grèce ATHÈNES (d'après AFP et Reuter) — La Grèce a choisi hier le socialisme, en mettant fin à 35 ans de pouvoir de la droite au profit du Mouvement socialiste panhellénique (PASOK) de M.Andreas Papandreou, vainqueur des élections législatives.Le PASOK détiendra sans doute plus de 175 sièges sur les trois cents que compte le Parlement, contre environ cent onze à la Nouvelle Démocratie qui en occupait 175, et quatorze aux communistes qui gagneront trois sièges environ.Le triomphe du parti de M.Papandreou a revêtu l’ampleur inattendue d’un véritable raz-de-marée.Les socialistes verront leur pourcentage à travers le pays passer des 25,33 pour cent qu’ils avaient atteints lors des élections de novembre 1977 à près de cinquante pour cent.Après la publioation des premiers résultats, les partisans de la gauche ont commencée à se répandre dans les rues pour célébrer leur victoire.Brandissant des drapeaux verts, la couleur du PASOK, et des affiches frappées de son emblème, le soleil levant, ils se sont dirigés vers le centre de la ville en scandant «Papandreou, Papandreou».En donnant ce violent coup de barre à gauche, la grande majorité de l’électorat grec a sanctionné la politique conservatrice que le premier ministre, M.Georges Rallis, suivait sous une étiquette «radico-libérale».M.Rallis, concédant sa défaite dans une brève déclaration alors que les résultats n’étaient que partiels, a émis l’espoir que ses compatriotes ne regretteraient pas leur choix.Le président Constantin Caramanlis et le chef du gouvernement battu ont par la suite félicité le leader du PASOK de sa victoire.M.Andreas Papandreou a remercié la population de sa confiance et s’est engagé a «construire la Grèce socialiste pour Tes Grecs».Ajoutant qu’il ferait «tout son possible pour être digne» des suffrages de ses concitoyens, il a remercié particulièrement la jeunesse et les femmes.«Nous fêtons ce dimanche la victoire de tout le peuple grec» a conclu M.Papandreou dans une brève déclaration faite devant sa résidence privée à Kastri, dans la banlieue d’Athènes.«La France à l’ouest et la Grèce à l’est, nous changerons l’Europe», a déclaré le futur premier ministre devant la presse internationale M.Papandreou a précisé que la Grèce ayant des problèmes spécifiques, sa politique étrangère ne peut pas Voir page 14: Grèce Mouvement de désaffiliation parmi les Gens de l’air par Rodolphe Morissette Des contrôleurs aériens du Québec qui comptaient parmi les pionniers de 1 Association des gens de l'air du Québec (AGAQ) il y a cinq ans, au coeur de la crise nationale relative au bilinguisme des communications air-sol, ont déclenché hier chez leurs collègues contrôleurs un mouvement de désaffiliation de l’AGAQ.De plus, le vice-président des Gens de Tair, M.Pierre Ménard (un pilote), et leur secrétaire général.M.Gaston Labonté (un contrôleur), ont tous deux démissionné samedi de leur fonctions à l’exécutif de l’AGAQ Le choix qu’a fait à la mi-septembre le ministre de l’Éducation du Québec, le Dr Camille Laurin, du Cégep de Saint-Jean sur le Richelieu, plutôt que de celui de Chicoutimi, pour dispenser le futur programme de formation des contrôleurs aériens au Québec est au coeur de la dissension qui déchire maintenant l’AGAQ.M.Jean-Luc Patenaude, un contrôleur aérien qui avec quelques collègues avait mis sur pied l’AGAQ il y a cinq ans, a exprimé hier son profond dégoût de la façon dont s’est déroulée la réunion du conseil général de l’Association qui se tenait samedi à Québec.Avec d’autres contrôleurs de l’As- sociation.il annonçait hier qu’il venait de démissionner de celle-ci.Plusieurs autres collègues se prépareraient à en faire autant et M.Patenaude estime ue la centaine de contrôleurs aériens u Québec qui font partie de l’AGAQ en démissionneront prochainement, dans une proportion d’au moins 95%.Précisons que TAGAQ comprend quelque 790 membres, dont pratiquement 70% sont des pilotes ; les contrôleurs y forment le deuxième groupe majoritaire, suivis des techniciens, mécaniciens, hôtesses de l’air, etc.Sur un total de quelque 300 contrôleurs aériens québécois, qui appartiennent Voir page 14: Gens de l’air À la tête du PC polonais Jaruzelski remplace Kania jugé trop mou VARSOVIE (d’après Reuter et AFP) — Le général Wojciech Jaruzeiski, président du conseil et ministre de la Défense, est devenu hier premier secrétaire du parti ouvrier unifie polonais en remplacement de M.Stanislaw Kania, accusé de n’ètre pas assez ferme .avec le syndicat in-depertdanL Solidarité.Le général Jaruzelski, cinquante-huit ans, a été élu par le comité central du parti après l’acceptation par celui-ci, à 54 pour cent des voix, de la démission de M.Kania, apprenait-on de source autorisée.Le comité central — 200 membres — a demandé à la Diète (Parlement! de voter l’interdiction des grèves et a fait savoir que les autorités appliqueraient les lois dans toute leur rigueur pour défendre les intérêts vitaux de l’État face à ceux qui menacent l’existence de la nation».La résolution du plénum demande aux dirigeants de Solidarité de mettre fin à toutes les grèves, de rompre avec les éléments anticommunistes et d’adopter une approche constructive des efforts du gouvernement visant à surmonter la crise économique.Le comité central s’est dit favorable à la politique de dialogue pacifique mais il a réclamé la renégociation de tous les accords entre le syndicat et le gouvernement.Le général Jaruzelski (à gauche) reçoit les félicitations de Stanislaw Kania à qui il vient de succéder à la tête du Parti.(Photolaser AP) La déclaration du comité central ne demande pas la déclaration immédiate de l’état durgence mais laisse entendre qu'une telle mesure pourrait être prise.M.Lech Walesa, dirigeant de Solidarité, qui est en voyage en France, s’est refusé à tout commentaire sur le remplace- ment de M.Kania par M.Jaruzelski mais, en Pologne, de source proche du syndicat indépendant, on laisse entendre que la direction de Solidarité réagira sans doute avec vigueur à toute tentative de remise en question du droit de grève qu’il a eu Voir pago 14: Pologne 4 2 ¦ Le Devoir, lundi 19 octobre 1981 Le plan-relief de Québec en 1808 LE plan-relief de la ville de Québec, réalisé par Jean-Baptiste Duberger et John By au début du 19e siècle.a restitué à la Vieille capitale l'une des pièces majeures de son patrimoine.La rareté des documents de cette importance relatifs aux premières villes du pays, la qualité de ses auteurs et les fins qu'ils recherchaient dans cette oeuvre, la légende et les débats que suscite son histoire pendant les 170 ans d'absence font de ce plan-relief plus qu'une simple oeuvre d'intérêt patrimonial.Il s'agit en fait d'un véritable bien culturel national, une illustration des préoccupations et de la perception que l'autorité coloniale se fait du rôle prépondérant de Québec sur le plan politique et militaire à une époque où les rapports tendus avec les Etats-lfnis d’Amérique menacent l'empire britannique en Amérique du Nord.Installé au parc de l'Artillerie, où il a largement contribué à une augmentation de 40% du nortibÈ?de visiteurs l'été dernier.kTpJan-relief de Québec sera au‘¦centre d’une semaine de manifestations, du 6 au 13 novembre, organisée par Parcs Canada dans le but de favoriser un contact entre la population d'aujourd'hui et la ville d'autrefois, au temps de Jean-Baptiste Duberger.«La maquette Duberger».commç on appelle couramment, ce plan-relief, est à la fois urte illustration de l'état des ouvrages de défense de la ville vers 1808 et des projets que l'on se propose de mettre en chantier pour en faire une capitale imprenable.Au debut du 19e siècle, l'autorité coloniale consacre des sommes importantes à la défense de Québec Le commandant des ingénieurs royaux à Québec.Gother Mann, élabore un vaste plan de défense qui.en 1805, fut accepté en partie seulement à Londres.Mais, en 1807, le gouverneur Craig, outrepassant son autorité.met en chantier certains ouvrages de défense dont le bien-fondé était contesté par un comité d'ingénieurs militaires londoniens.Il est donc *< aTRIMOINE Jain Duhamel plausible de penser que ce plan-relief a, entre autres fins, celle de justifier certains éléments du plan de Mann et les initiatives du gouverneur.Duberger et By entreprennent la construction du plan-relief de leur propre initiative enlSOfi.avant l’arrivée du gouverneur Craig à Québec, et après le rappel de Mann à Londres.Dans le premier numéro des Cahiers des fortifications de Québec que vient de publier Parcs Canada.André Charbonneau, historien, indique que l’ambition a pu motiver les deux hommes.Elle ne fait pas de doute dans le cas de By qui, plus tard, s'arrogera l'entiere faternité de cette oeuvre.)ans le cas de Duberger, la reconnaissance à l'égard de Gother Mann, qui l'avait engagé comme dessinateur au bureau des ingénieurs royaux de Québec.s'ajoute à l'espoir de gravir des échelons dans le service.Terminé en 1808, le plan-relief de Québec partira pour Londres en 1810 à bord du brick William.Elle demeurera au Musée de l'artillerie royale de Woolwich jusqu’en 1908, année où le gouvernement britannique en fait don au Canada.La confection d’un plan-relief d une place forte appartient à une tradition militaire en usage au 17e et au 18e siècles.Il a pour but d’aider les ingénieurs militaires à planifier la défense d'une ville, à faciliter les débats stratégiques dans les états-majors et à servir d'instrument didactique dans la formation des officiers.Une oeuvre de dimensions aussi imposantes et, par certains aspects, spectaculaire.ne pouvait manquer de faire impression auprès des personnes à qui elle était destinée.En France, les plans-reliefs se trouvaient rassemblés dans la grande galerie du Louvre où ils n'étaient montrés que rarement, sur permission expresse du souverain Sous le régime français, Chaussegros de Léry avait construit les plans-reliefs de Québec et de Montréal vers 1720 tandis que l’ingénieur Verville, à la même epoque, construisait celui de Louis-bourg Ils ont été tous trois détruits vers 1872 de telle sorte que le plan-relief de Québec par Duberger et By demeure le seul document du genre qui soit parvenu jusqu'à nous.Retouché plusieurs fois, restauré vers 1910 par l’abbé Peter O’Leary, copiste aux archives fédérales, le plan-relief de Québec peut-il être considéré comme un document de référence exacte capable de guider ceux qui ont pour tâche d'orienter la mise en valeur du Vieux-Québec?Construit à des fins militaires, le plan-relief livre d'abord des renseignements utiles à la défense du lieu: topographie, état des ouvrages existants ou en voie de construction, projets de construction, disposition générale des rues et des constructions dans la ville, etc.«Ces renseignements sont susceptibles d'être les plus fidèles.affirme l'historien André Charbonneau.Sur le plan architectural, nous n'estimons pas que la représentation des différents édifices de la ville soit une illustration de leur état au début du 19e siècle.Les maisons des simples citoyens n'ont pas, croyons-nous, fait l'objet de relevés exacts.Les renseignements architecturaux fournis par le L’impressionnant plan-relief de Québec réalisé entre 1806 et 1808 par Jean-Baptiste Duberger et John By mesure 17 pieds sur 20 oieds et couvre quelque 30 mètres carrés.Échelle 1 /300.«.SM ; ' >7> ‘ i «*¦ > Z- ., •m •/*' 'tS >* U * •HKI A r^Ü>.; >.• v plan-relief de Québec touchent surtout la forme des édifices et le volume occupé dans l'environnement de la ville.» Le plan-relief de Québec porte évidemment la trace des interventions subies depuis sa construction.Dans ses travaux de restauration, le Musée canadien de la guerre, avec le concours de l'Institut canadien de conservation, a tenté de distinguer les interventions les unes des autres, de corriger ce qui pouvait l'être à la lumière de recherches historiques sûres en respectant l'oeuvre des auteurs et de laisser à d'éventuels chercheurs le soin de déterminer d'autres interventions sur le plan-relief.le cas échéant.Le Musée a constitué un dossier documentaire dans lequel chaque intervention est expliquée.Aucune d'entre elles ne revêt un caractère irréversible, de telle sorte que des corrections sur la base de renseignements nouveaux pourraient survenir.Le premier Cahier des fortifications de Québec s'inscrit dans une politique nouvelle de Parcs Canada qui compte publier pour chacun de ses lieux historiques et parcs une petite collection d’ouvrages à diffusion populaire inspirés des recherches et études préparatoires à l’aménagement et à la mise en valeur de ses propriétés.De plus, toutes les recherches de Parcs Canada demeurent disponibles pour consultation à la bibliothèque régionale de l’organisme par l’entremise du système de prêts entre bibliothèques, aux Archives du Québec et aux Archives publiques du Canada.¦ SAINT-LAURENT — La Société d’histoire de Saint-Laurent s’est jointe à plusieurs organismes de cette banlieue de Montréal et à l'administration municipale pour réclamer le prolongement du métro au-delà du quartier ancien de la ville.Pour des raisons d'économie, la construction d'une ligne de métro qui devait se prolonger jusque dans le nord de l'ile de Montréal s'arrêtera dans le quartier ancien.Une station terminale attire un grand nombre d'autobus et d'automobiles puisqu'elle devient un point de chute majeur de toute la circulation de surface dans un vaste secteur.«La circulation découlant d'une telle situation ne pourra être absorbée physiquement dans un milieu historique dont le caractère architectural et l'un des plus précieux héritages à conserver et à léguer», écrit la Société d'histoire dans une lettre au ministre québécois des Transports, M.Michel Clair.«Percer le mur du silence» AllüUt LJ N groupe de femmes j journalistes a décidé de ' «percer le mur du silence» en organisant au cours de la prochaine fin de semaine, à Montréal, un colloque sur les femmes et l'information.Ces femmes journalistes ont si bien démontré l'importance de ce débat à la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) que cette dernière a décidé d’en faire le thème de son colloque annuel pour 1981 C’est a travers des conférences, des témoignages de femmes journalistes et des ateliers que seront débattus des sujets tels les conditions de travail des femmes journalistes, les ghettos de l’information, la suprématie masculine dans ce domaine et l'opposition presse féministe/presse traditionnelle.Ces discussions, souligne une des organisatrices de cette rencontre de deux jours, devraient mettre en évidence l’isolement des femmes — qu’elles fassent l'information ou qu'elles la reçoivent Une vingtaine de témoignages recueillis par le Centre québécois de recherche et de perfectionnement en journalisme, dans huit régions du Québec, permettent de constater que: ¦ dans les entreprises de presse qui comptent 10 journalistes et moins — entreprises où généralement, il n’y a pas de syndicat — 31% de ces journalistes sont des femmes: elles sont souvent sur-utilisées et leurs conditions de travail sont assez minables; ¦ dès que les entreprises de presse dépassent le nombre de 10 journalistes, la présence des femmes tombe autour de 12% en moyenne: dans la salle des nouvelles de Radio-Canada, par exemple, le nombre des femmes journalistes est de 12,5% tandis qu’à La Presse, il est de 14,6%.Selon une enquête faite en 1975 dans 106 quotidiens à travers le Canada et dont les chiffres n'ont guère changé depuis, 75% des journalistes étaient des hommes Autres données sur les ghettos de l'information qui ne manquent pas, elles non plus, de soulever des questions: ¦ sur 30 secteurs de l’information, 13 sont carrément des secteurs «mâles» dont la politique fédérale, provinciale, municipale; le syndicalisme; les affaires et la finance; l’immobilier; l'agriculture; la police; le sport; ¦ 4 sur 30 sont carrément des secteurs de «femmes»: style de vie; consommation; religion; affaires sociales.Des tables rondes ont été organisées à Radio-Canada et à La Presse en préparation à ce colloque de fin de semaine ui aura lieu à l’hôtel Miri-ien.De ces rencontres, souligne Raymonde Provencher, il ressort que même si des femmes journalistes ont des diplômes dans des disciplines qui rejoignent les secteurs dits «mâles», elles n'obtiennent pas les postes convoités, ceux-ci étant «réservés».Même si les femmes sont généralement plus scolarisées, les critères d'embauche diffèrent selon le sexe.Pour les femmes à la télévision, l'apparence physique est un critère fort important: «cela n’est écrit nulle part, mais on le sent très bien», ont affirmé plusieurs participantes.Mentionnons par ailleurs que dans les salles de nouvelles de Radio-Canada, les femmes sont maintenues plus longtemps que les hommes «surnuméraires» on «rédactrices» avant d'être journalistes à l'écran.Des témoignages des femmes journalistes à La Presse, il ressort que plusieurs parmi elles produisent plus que leurs confrères, pas parce qu’on leur demande de le faire, mais pour prouver qu elles peuvent le faire.Des participantes ont fait état du tiraillement qui existe souvent entre la vie professionnelle et la vie personnelle D'autres ont souligné la compétition qui semble parfois exister entre la femme journaliste célibataire qui a beaucoup plus de temps à consacrer au journalisme et celle qui.en plus de sa profession, a un ou des enfants à s'occuper.Autre point qui a fait surface à cette rencontre et qui n est pas propre qu’au métier de journaliste: pour obtenir des choses à l'intérieur de leur travail, les femmes doivent adopter le même comportement que celui des hommes, à savoir ou’un coup de poing sur la table a beaucoup plus d'effet qu’une crise de larmes.Le colloque.Les femmes et l'information, sera une occasion de plus de dénoncer les conditions de travail des pigistes dont 70% sont des femmes, conditions souvent scandaleuses.La situation des pigistes à l'émission «Femme CONGRÈS ANNUEL DE L'INSTITUT D'HISTOIRE DE L’AMÉRIQUE FRANÇAISE «L’HISTOIRE ÉCLATÉE.» A L'AUBERGE DES GOUVERNEURS 975 RUE HART TROIS-RIVIÈRES.QUÉBEC LES 23 ET 24 OCTOBRE 1981 INSCRIPTION AU CONGRÈS VENDREDI LE 23, A COMPTER DE 8 h.30 BIENVENUE A TOUS ROUR RENSEIGNEMENTS ET PROGRAMME, S'ADRESSERA L’INSTITUT D’HISTOIRE DE L’AMÉRIQUE FRANÇAISE Ml, AVENUE BLOOMFIELD, MONTRÉAL H2V 3R6 271-4759 d’aujourd’hui» continue d'être le cas classique.Un autre aspect sera abordé dans le cadre des discussions: l’information sur les femmes est-elle marginale, déformée, insuffisante?Si c’est le cas, les femmes journalistes n’en sont-elles pas complices?Pour tenter de répondre à ces questions, des femmes engagées dans des activités publiques dont se nourrissent quotidiennement les médias, viendront, dimanche matin, rendre compte de leur expérience heureuse ou malheureuse avec la presse et dire si l'information diffusée sur les femmes ou sur des sujets intéressant les femmes correspond à la réalité.Le débat sera lancé dès vendredi soir (23 octobre), à 20 h, avec les conférences de Lise Payette, journaliste et exministre d'Ktat à la Condition féminine, et Martine Storti, journaliste française et grand reporter à F Magazine.Mme Payette parlera du rôle des femmes en politique et de la perception qu'en ont les médias; Mme Storti expliquera son cheminement de journaliste féministe qui a travaillé successivement à Libération, Histoire d’elles et F Magazine.Le samedi matin, il y aura présentation de Tenquete sur la situation actuelle des femmes journalistes commandée au Centre québécois de recherche et de perfectionnement en journalisme, suivie de témoignages de femmes journalistes.En début d'après-midi, il y aura quatre ateliers: le premier portera sur les conditions de travail, à quand le rattrapage?: le second traitera des ghettos de l'information ou comment en sortir?; le troisième abordera la question de la presse féministe ou presse traditionnelle, avons-nous le choix?; dans le quatrième il sera question de la suprématie masculine en information.ou faut-il prendre le pouvoir?En fin d'après-midi, le Conseil de la langue française proclamera le premier lauréat — homme ou femme?— du prix Jules-Fournier attribué annuellement à compter de cette année à un journaliste de la presse écrite, quotidienne, francophone qui s'est signalé par sa contribution exemplaire à la qualité de la langue française.Le comité d'organisation du colloque lancera officiellement Les Francs-tireurs de l’information, un ouvrage de Françoise Deroy-Pineau sur la situation des journalistes pigistes au Québec.Mme Gloria Brown-Anderson, rédactrice en chef du Miami News, relatera dimanche, à l'heure du Un avocat dénonce la «mauvaise foi» de la Commission des services juridiques Un avocat de la pratique privée dénonce, dans une lettre adressée au ministre de la Justice du Québec.M.Marc-André Bédard.la «mauvaise foi» et la «mauvaise administration» des fonctionnaires de la Commission des services juridiques et des centres communautaires d'aide juridique, pour les délais indus dans l'acquittement des comptes qui leur sont présentés.Selon Me Harman Bédard.de Québec, certains fonctionnaires négligent, depuis quelques mois, «pour des raisons qui nous sont inconnues offi- ciellement», d'acquitter les comptes des avocats de la pratique privée, qui sont alors obligés d’emprunter sur hypothèque ou sous forme de marge de crédit pour survivre.«Il est évident que si un ou plusieurs avocats devaient fermer leurs cabinets à cause des agissements illégaux et inhumains de vos employés, nous aurions un recours eti dommages et intérêts contre vos organismes, vu leur mauvaise foi», écrit-il.La lettre est accompagnée d'un dossier faisant état de harcèlement dont seraient vic- times, de la part des fonctionnaires charges de l'analyse des comptes d'honoraires, la majorité des criminalistes de la pratique privée du Québec ayant accepté des mandats de l'Aide juridique.L'ex-président de l'Association des criminalistes de la pratique privée de Québec.Me Pierre Garon, professeur à l'Université Laval, suggérait récemment, dans le but de corriger une situation qui à son avis se détériore, un changement dans le mode de rémunération à la pièce par un tarif forfétaire.SIAF ANTIQUITÉS FRANÇAISES Vente de liquidation totale du stock pour fermeture 50% de réduction et plus.Jusqu’au 29 octobre 430 rue St-Pierre (entra Notre-Dame et St-Paul) Tél.: 842-5975 ouvert de 11 h à 19h même le dimanche! «brunch-causerie» l'expérience qu'elle a tentée dans ce quotidien pour transformer les pratiques d'information.Ce colloque, le premier du genre, est ouvert, bien sûr, à tous les journalistes, mais aussi à toutes les personnes, hommes ou femmes, qui s'intéressent à la situation faite aux femmes dans les médias d'information.Sauf pour les membres de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, les frais d'inscription sont de $10.00.Toutes les rencontres auront lieu à l'hôtel Méridien.Il y aura une garderie sur place.¦ Pour mieux vivre sa séparation ou son divorce — Il est maintenant possible, depuis l'ouverture du Service de conciliation à la famille, de divorcer ou de se séparer de façon plus humaine.Ce service, un projet pilote des ministères des Affaires sociales et de la Justice, est offert par le Centre des services sociaux du Montréal métropolitain (CSSMM) pour les familles du district judiciaire de Montréal.Des professionnels en sciences humaines y travaillent en étroite collaboration avec la profession légale représentée par une avocate conseil prêtée par la Corporation régionale d'aide juridique de Montréal.Ce service offre la médiation aux couples qui ont décidé de mettre fin à leur vie commune.La médiation permet aux conjoints de s'entendre à l'amiable sur l'avenir de leur famille, dans un climat de collaboration.Le rôle du médiateur est en effet d'aider le couple à négocier les aspects pratiques de la séparation, à savoir la garde des enfants, l'aménagement des droits de visite, de même que la pension alimentaire et le partage des biens du ménage.Le Service de conciliation offre aussi la possibilité aux parents qui ont déjà eu un jugement en séparation ou en divorce, et qui ont de la difficulté à s'y adapter, de pouvoir discuter des problèmes qui se posent, d'envisager différentes solutions et de modifier les ententes antérieures s'il y a lieu.Le Service offre aussi à ceux qui hésitent à prendre une décision à l'égard de la rupture, de consulter un professionnel qui les aidera à explorer les diverses possibilités.Les personnes confrontées à ces difficultés et qui ont déjà consulté un avocat pour s'informer de leurs droits peuvent s'adresser au service en communiquant avec Mme Lorraine Filion.au 873-5868, 10 est.rue Saint-Antoine, salle 1290.UNIVERSITE A CONCORDIA #?COLLEGE DES SCIENCES Série de conférence publiques Les insectes et leur comportement par Vincent G.Dethier, Ph.D.Départment de zoologie University of Massachusetts HEURE: 20 h 30 DATE: le jeudi, 22 octobre 1981 ENDROIT: salle H-110 1-455, bout, de Maisonneuve ouest Renseignements: 879-4160 La conférence aura lieu en anglais.( (CCCŒ3 GROS LOT ApprOR vendredi NUMÉROS GAGNANTS If n an «U IMPORTE l ORDRE | 1 9 1 Z 6 sur 6 GAGNANT) 0 LOTS 801 245$ 5 sur 6 229 1195.90$ 4 sur 6 11265 67.50$ 5 sur 6+ 11 16 597.40$ 13 15 N" COMPUMtNTAlM J APPUQUC «UltMtNT AU MUA 6 ?CZD VtNTfS IOTAUS BBaTTI Numéro 812375 50 000$ 211944 12375 000$ ^ DATE: 16-10-81 mat Gagnant» de 50 OOOSj Gagnant» de 5 000$| Gagnant» de 250$] Gagnant» de 50$ .En de disparité entre cette liete de numéro* gagnant* et Sa liste officielle, cette dernière a priorité.L»t billet* gagnant» de 1 000$.250*.100$, 50$ *t 25$ *onl enc*l»»*ble* * tout* tuccunale de la BNC.Misez tôt (CCCŒ3 dans la «amaina.Évita las filas d’attanta du vendredi.4 t A Le Devoir, lundi 19 octobre 1981 ¦ 3 M.Guy Descary, maire sortant de Lachine, brigue un nouveau mandat.M.Jean-Guy Chartier, ancien maire de Lachine, fera la lutte à MM.Descary et Saint-Germain.M.Noël Saint-Germain, ancien député libéral à Québec, est également candidat à la mairie de Lachine.M.Jean Corbeil, maire d’Anjou, a été réélu sans opposition, comme ses collègues de Sainte-Geneviève et de Montréal-Ouest Sur Ifle de Montréal Le scrutin du 1er novembre: six villes, trois batailles.par Alain Duhamel Les électeurs des villes de Lachine, Verdun et Pierrefonds devront choisir un maire entre plusieurs candidats le 1er novembre tandis que ceux d'Anjou, de Sainte-Geneviève et de Montréal-Ouest n'ont opposé aucun candidat au maire en poste.En effet, à la clôture des mises en nomination hier dans les villes de la Communauté urbaine de Montréal où il y a élections cet automne, le maire d’Anjou, M.Jean Corbeil, président de la Conférence des maires de banlieue.le maire de Sainte-Geneviève, M.Maurille Séguin, et le maire de Montréal-Ouest, M.Roy P.Locke, ont tous été réélus sans aucune opposition en même temps que plusieurs de leurs candidats dans les quartiers.À Sainte-Geneviève^ tout le conseil municipal a été reélu, de telle sorte que les électeurs de cette petite banlieue de 4,000 habitants se sont acquittés sans bruit et sans fanfare de leurs devoirs démocratiques.Dans la ville de Lachine, toutefois, le maire, M.Guy Descary, doit affronter un adversaire qu'il a déjà défait deux fois, M.Jean-Guy Chartier, ancien maire de 1966 à 1973, et un ancien député libéral de l'Assemblée nationale, M.Noël Saint-Germain.Sauf dans le quartier 7.où M.William Harrison a été réélu sans opposition, des élections auront lieu dans tous les quartiers.Aucun des candidats ne s'est inscrit sous la bannière d'un parti politique municipal.A la mairie: Jean-Guy Chartier, Guy Descary X, Noël Saint-Germain.Dans le quartier no 1: Yvon Bouchard, Guy Dicaire X, Réjeanne Saint-Michel-Piper; quartier no 2: Léo Bourque X, William R.McCullock, Jean-Paul Saintonge; quartier no 3: Thérèse Rodrigue Bourgon, Jean-Marc Hétu, René Poirier X; quartier no 5: Jean-Marie Bergeron, Raoul O’Neil, Robert Renaud; quartier no 6: Raymond Golden, Roman B.Kartishka, Maureen Tester; quartier no 8; Brian Cadoret, Thomas Miles X.A Verdun, le maire, M.Lucien Caron, député libéral à l’Assemblée nationale, fait face à M.William Gau-dreau, candidat du Parti civique de Verdun (PCV).Le PCV présente des candidats dans trous les quartiers.Ses adversaires n ont inscrit aucune affiliation à des partis politiques municipaux tout le comme le maire, M.Caron, qui, dans les registres du directeur du financement des partis politiques, apparaît comme le leader dun parti appelé «Action Verdun».M.Caron, par droit acquis, est le seul député de l’Assemblée nationale qui peut encore cumuler deux postes électifs.Dans un quartier, un ancien député péquiste à l’Assemblée nationale, M.Jean-Marc Lacoste, tente de se faire élire à titre de conseiller indépendant, tandis aue le député libéral aux Communes, M.Raymond Savard, dans un autre quartier, se représente à titre de conseiller indépendant.A la mairie: Lucien Caron X, William Gaudreau (PCV).Dans le quartier no 1: Carmen Chevalier (PCV), Bill Mandell, Thérèse Perreault; quartier no 2: Denis Joly (PCV), Réjean Lacoste X, Raymond Quesnel; quartier no 3: Robert filiatrault, Bruno Fortin X, André Gignac (PCV), Philippe Morse; quartier no 4 ; Eugène Bonin, Jacques-Raymond Carrier (PCV), Marcel Henley X, Jean-Marc Lacoste; quartier no 5: Roméo Laxton (PCV), Jean-Paul Paquette X, Joseph Parenteau; quartier 6: Yvon Bernie , Raymond Guerrier, Guy Giroux, Yvon Lalumière (PCV), Réal Lapierre, Gilles Laplante, René Lapointe, Jules Provost, Roger Séguin; quartier 7: Robert Beaudette, Jean-Paul Belisle X, Réjean Dugas (PCV), Daniel Rolland; quartier 8: Lucien Desjardins, Noël Emond (PCV), Raynald Lanthier; quartier 9: Helena U Halloran (PCV), Raymond Savard X; quartier 10: Robert Liboiron, Réal Moses (PCV), Robert Noël de Tilly; quartier 11: Gene-giève Dugas (PCV), Suzanne Dune, Georges O’Reilly X; quartier 12: Aline Carrier (PCV), Gérald O’Reilly.Dans la ville de Pierrefonds, cinq candidats ont été élus sans opposition dans les quartiers.11 s'agit de M.Gilles Groleau (quartier 1), Georges Bou-tillier (quartier 3) Louis Bellefeuille (quartier 4), Brian T.Hammond (quartier 7), et Ken Marier (quartier 6).Il y aura donc élections à la mairie où M.Phil W.MacDonald, le maire en poste, et M.John N.Labelle s’affrontent pour la seconde fois.Il y aura des élections dans trois quartiers.Dans le quartier no 2: Jean Legault X, Thomas Hidson, J-Charles Legault: quartier no 5.Brian Harris X, Howard L.Boudin; quartier no 8: Georges André Legault X.Bartelomeo Silitto.Dans Anjou, le maire, M.Jean Corbeil, réélu sans opposition, a déjà trois des candidats de son parti, l'Alliance municipale d'Anjou, reélus sans opposition.Il s'agit de M.Jean-Paul Laurier dans le quartier no 4.de Mme Jacqueline Gagnon-Hébert dans le quartier 7 et de M.Marcel Tremblay dans le quartier 9.Dans le quartier 8.le candidat de l'Alliance municipale, M.Jean-Guy Lavigne, doit affronter M.Claude Deschênes, conseiller municipal sortant de charge qui n’a pu gagner la candidature de l'Alliance municipale à la convention de ce parti.Dans les autres quartiers, la liste des candidats se lit comme suit: quartier 1: Raymond Bédard (AMA) X, Lucien Deraspe; quartier 2: Jean-Pierre Hébert (AMA).Antonin Dupuis; quartier 3, Jean-Guy Beaudoin (AMA), Bruno Provost; quartier 5: René Royer (AMA) X, Guy Tapin; quartier 6: Nick Fantigrossi, Richard Quirion (AMA) X; quartier 10: Alfred Chenel, Jean-Paul Miron (AMA) X; quartier 11: Vincenzo Rotiroti, Paul Vaillancourt (AMA) X.Dans la ville de Montréal-Ouest, administrée par une commission municipale et non pas un conseil municipal en vertu de la charte particulière de cette banlieue, le maire réélu sans opposition, M.Roy P.Locke, retrouve à ses côtés les commissaires Douglas McDougall (quartier 4) et Mary Thicke (quartier 3) réélus eux aussi sans opposition.Il y aura élections dans le quartier 2 où Stanley Rein-blatt, commissaire sortant de charge, affronte David Newman et Marc E.Latiloni, et dans le quartier no 1 où le commissaire Norman Brownlee affronte M.Sisto Vespa.Enfin, dans la municipalité de Sainte-Geneviève, le maire, M.Maurille Séguin, et les conseillers Bernard Laurin, Ubald Brunet, Robert Lettel, Jean-Claude Lebel, Normand Ledoux et Gaston Richer entreprennent dès aujourd’hui un nouveau mandat.Pour toutes les villes où il y a élections, le jour du scrutin a été fixé au dimanche 1er novembre.Report du vote d’allégeance dans la construction?Les employés de l’OCQ perturbent le maraudage par Louis-Gilles Francoeur A moins d'un revirement imprévu du cours des négociations, les 650 employes de 1 Office de la construction du Québec (OCQ) vont boycotter, entre le 4 et le 8 novembre, 1 organisation du scrutin d'allégeance des 88.000 syndiqués de 1 industrie québécoise de la construction.La direction de l'OCQ a pour sa part déjà fait savoir qu elle n'avait pas l'intention d'organiser le scrutin si ses employes refusaient d'assumer ce mandat qui leur échoit à la fin de chaque période de maraudage dans la construction.Les deux principales centrales de la construction, la FTQ et la CSN, ont pour leur part fait savoir qu elles allaient recommander à leurs membres de ne pas franchir la porte des bureaux de scrutin si ces derniers sont maintenus ouverts par des remplaçants des employés de l'OCQ.La decision de boycotter le scrutin d'allégeance a été prise par plus de 99% des 400 employés de l'OCQ qui ont voté sur cette question.Les 650 employes, qui tentent depuis quelques mois de renouveler leur convention collective, ont aussi été appelés à se prononcer sur un projet de convention collective à l'occasion d'assemblées générales tenues au cours de la dernière semaine à travers toute la province.Les employés de l’OCQ.qui sont affiliés au Local 57 de l'Union internationale des employés de bureau (FTQ).ont ainsi rejeté à 96% les dernières propositions de leur employeur.Les résultats très nets de ces deux votes seront communiqués aujourd’hui au conciliateur provincial.La direction du syndicat espère, de son côté, qu'ils inciteront la direction ae l'Office à modifier substantiellement son attitude à la table de négociation.La direction de l’Office semble toujours déterminée à revenir sur certaines concessions fort généreuses, accordées aux employés du temps où on y retrouvait les principaux alliés des caïds de la construction dénoncés par la commission Cliche.C'est ainsi que l'OCQ voudrait bien sa- border sa coûteuse flotte automobile, à la disposition des inspecteurs, au profit d'un système de remboursement au millage comme on en trouve à T Hydro ou dans la fonction publique Par contre, la même direction remet aussi en question bon nombre de droits syndicaux standards, comme le temps supplémentaire volontaire et le mécanisme de promotion par ancienneté inscrit dans l'actuelle convention.Si aucun déblocage ne survient dans ce dossier et si la direction de l'OCQ reporte à une date ultérieure le scrutin d'allégeance prévu pour la premiere semaine de novembre.une telle décision pourrait avoir des conséquences sur l'issue du scrutin lui-mème.En effet, les effets psychologiques des intenses campagnes publicitaires en cours s'estomperont dans l’esprit des syndiqués sollicités par les centrales syndicales.Les plus pénalisées des centrales seront celles qui, comme la CSD, auront investi les montants per capita les plus élevés.Cette centrale réclamait d’ailleurs, dès la semaine dernière, l’intervention du ministre du Travail.M.Pierre Marois, pour susciter un règlement rapide à l'OCQ En cas de report du scrutin à une date aussi éloignée que le début de 1982.la force «électorale» des centrales tiendrait alors à leur capacité de «faire sortir» le vote, ce qui avantagerait les organisations les plus militantes et non les plus dépensières.Par contre, l'impossibilité de savoir maintenant si le scrutin sera annulé dans 15 jours oblige techniquement les centrales à maintenir leur «pression» publicitaire pour ne pas être prises au dépourvu par un règlement subit du conflit de travail en cours à l'Office de la construction.A moins, bien entendu que l’OCQ ne prenne une décision immédiate dans ce domaine, qui leur permettrait de se réserver une plus grande marge de manoeuvre économique en annulant leur publicité des deux dernières semaines — à condition que les contrats le permettent.Religion et morale: Laurin ménage la chèvre et le chou par Denise Robillard Le ministre de l’Education, M.Camille Laurin, a affirmé en fin de semaine son intention de «doter bientôt l'école québécoise de structures mieux adaptées à notre poursuite commune de valeurs morales et religieuses mieux identifiées et plus respectueuses de la diversité».Dans le discours de clôture qu’il prononçait samedi au congrès de l’Association québécoise des professeurs de morale et de religion (AQPMR), M.Laurin a souligné que «le patrimoine culturel.moral et religieux des Québécois n'a pas à être tronqué de l’une ou l’autre de ses dimensions essentielles».C’est en invoquant des motifs d’ordre théologique que le ministre a défendu la réforme scolaire que le gouvernement québécois s’apprête à mettre en oeuvre.Il en a appelé, en effet, à l’Eglise postconciliaire, qui propose aujourd’hui «un christianisme de plein air».«Un tel christianisme a-t-il dit, loin d'être un frein pour le législateur, constitue plutôt un stimulant à la créativité et à la recherche de structures plus ouvertes et plus accueillantes».M.Laurin a déclaré qu’il était «prématuré» de parler Le NPD de Colombie-Britannique repart en guerre ouverte contre le gouvernement par Daniel Raunet correspondance particulière VANCOUVER - En butte depuis plusieurs mois à la grogne de militants qui lui, reprochaient son effacement, l'ancien premier ministre de la Colombie-Britannique néodémocrate, M.Dave Barrett a retrouvé sa verve d’antan et a amorcé, à l’occasion du congrès annuel de fin de semaine de son parti, un virage marqué en direction d'une attitude plus agressive.Depuis la défaite de son gouvernement en décembre 1975, M.Barrett s’était progressivement retiré des feux de la rampe, suivant les conseils d’un état-major qui attribuait l'échec du parti à une image socialiste trop marquée.La stratégie du NPD provincial a donc consisté, ces dernières années, à se situer le plus possible au centre de l’échiquier politique, à renouer le dialogue avec les milieux d’affaires qui l’avaient poignardé en 1975 et surtout, a attendre que les créditistes tombent victimes de leur propre ineptie.Cette stratégie avait porté ses fruits lors de la série de scandales des «Dirty Tricks» (coups bas) qui avait suivi les élections de 1979, remportées de justesse par M.Bennett, et s’était traduite par des sondages très favorables au début de 1981.La stratégie attentiste et modérée a cependant mal tourné aux élections complé- mentaires de Kamloops, en mai dernier, où, malgré un avantage de départ, le NPD n’a pas été capable d’attirer une partie de sa clientèle traditionnelle aux urnes et a perdu le scrutin face à une machine créditiste exceptionnellement professionnelle.Les leçons de Kamloops ont d’ailleurs été le seul sujet de controverse qui ait fait publiquement surface lors du congrès.Les militants ont particulièrement critiqué le choix d’un candidat modéré, le conseiller municipal Howard Dack, qui n’a adhéré au NPD qu’au moment de présenter sa candidature.Une motion refusant l’investiture néodémocrate à tout candidat qui n’aurait pas plus de 60 jours Michel Dunn jugé coupable du meurtre de son associé ROBERVAL (PC) - Un jury de sept femmes et de quatre hommes a rendu un verdict de culpabilité, hier, contre l’avocat Michel Dunn, accusé de meurtre au deuxième degré à la suite de la mort de son ex-associé, Serge McNicoll, atteint d'un coup de feu à la tête en septembre 1978.Le jury a délibéré pendant cinq jours après que le juge Jacques Ducros eut passe en revue les témoignages des personnes appelées à la barre et souligné, sans toutefois faire de recommandation, que même si la preuve soumise VENEZ IOUER DEHORS G Kino-Ouebec par le procureur de la couronne Ronald Schachter était indirecte, elle était légalement acceptable.La poursuite affirmait que Dunn avait tué McNicoll pendant un voyage de chasse le 4 septembre 1978.La preuve entendue pendant le procès démontre que McNicoll est décédé des blessures causées par un coup de feu reçu à l'arriere de la tete.Dans sa plaidoirie, l’avocat de la défense, Me Louis-Charles Fournier, a insisté sur le fait que les preuves de la Couronne étaient indirectes.Il n'appartient pas à son client de trouver une explication à la mort de McNicoll, a-t-il ajouté, puisqu'il en ignorait les circonstances.Selon lui, en faisant valoir que Dunn connaissait des difficultés financières et qu’il devait recevoir $100,000 en prime d’assurance sur la vie de McNicoll, la Couronne n’a pas réussi à avancer un motif valable pour ce présumé meurtre puisque la majeure partie de cette somme serait versée aux héritiers de la victime.Dans sa réplique.Me Schachter a souligné que Dunn n’avait pas seulement une raison valable de tuer McNicoll, mais «une chance sans pareil».Les jurés ne peuvent qu’en arriver à la conclusion que Dunn est coupable, a-t-il dit Après le début des délibérations, une des femmes membres du jury a été soudainement malade, ce qui a amené le juge Ducros a l'excuser pour des raisons de santé.Le juge décidera dans les prochains jours de la sentence a imposer à Dunn après avoir entendu les recommandations des deux avocats représentant les parties.Le jury a pour sa part recommande une sentence minimale.d’ancienneté dans le parti a recueilli 297 suffrages contre 158, mais l’amendement n’a pas été retenu, une majorité des deux tiers étant requise pour toute modification d’ordre statutaire.Une autre motion, critiquant ouvertement la stratégie attentiste, a été adoptée en atelier, mais n’a pas été soumise à l’assemblée plénière pour des raisons de procédure.Si M.Barrett est sorti du mutisme relatif qui était le sien jusqu'à présent, c’est qu’il est avant tout convaincu que le premier ministre Bill Bennett déclenchera des élections provinciales au printemps prochain.Le gouvernement créditiste, fait remarquer le chef néo-démocrate, doit faire face à de lourdes échéances budgétaires d'ici un an.à cause de sa politique de grands projets du type du développement du charbon des Rocheuses, ce qui nécessitera des mesures fiscales impopulaires, l’ancien premier ministre provincial a donc profité du congrès de son parti pour opérer un virage pré-électoral.Lors d’un discours particulièrement virulent samedi.M Barrett a accusé les créditistes d’être à la solde des banques et des multinationales et a promis qu’au cas où il remporterait les élections, sa première mesure serait la formation d’un fonds d'un milliard de dollars administré par une nouvelle société de la Couronne, la Savings and Trust Corporation of British Columbia, qui offrirait des hypothèques au logement à un taux de 13.5% ainsi que des prêts avantageux aux petites entreprises Hier, M.Barrett a défini en conférence de presse une série d’objectifs qui ressemblent fort à un programme de gouvernement.Dans le domaine des ressources naturelles, le chef du NPD s’est prononcé en faveur d'un retour à une politique d’achat de certaines compagnies privées (non iden- tifiées), ainsi que de la création d’offices régionaux des ressources naturelles qui permettraient aux citoyens a influer sur les choix majeurs concernant leur région.Ces offices jouiraient de certains pouvoirs de décision et percevraient directement une partie des redevances de l’industrie pour la réalisation de leurs propres objectifs.M.Barrett a par contre promis qu’il ne réintroduirait pas la taxe sur les profits miniers qui avait été une des raisons majeures de sa défaite en 1975.Il s’est également engagé à rouvrir le dossier du développement du charbon des Rocheuses afin de réclamer de la sidérurgie japonaise de plus grandes retombées économiques, en particulier la construction de navires charbonniers en Colombie-Britannique.Le chef néodémocrate s’est en outre déclaré très intéressé par l’idée d’un office provincial de commercialisation du charbon créé sur le modèle de la BC Petroleum Corporation et il a demandé que le Canada forme avec l’Australie et les Etats-Unis un cartel charbonnier semblable à l’OPEP.Dans le domaine agricole, M.Barrett a promis un renforcement de la protection du patrimoine et la création d’un secteur public dans certains domaines, comme celui du poulet, où règne l'emprise des multinationales.Dans le secteur social, le chef néodémocrate a évoqué un programme d’emploi pour les chômeurs dans la reforestation, des initiatives en faveur de la socialisation de la médecine et l’allègement du fardeau des commissions scolaires.Les congressistes ont dans l’ensemble accueilli avec enthousiasme le tournant amorcé par leur chef et les différents clans se sont abstenus de toute initiative publique pouvant indiquer un désaveu de la personnalité de M Barrett.d'un projet de loi dont la primeur revient à l’Assemblée nationale et que Ton fera connaître en même temps que les «paramètres juridiques qui encadreront la réforme envisagée».S’il a refusé de s’engager dans cette voie, il a été plus explicite sur «la trame de fond» qui sous-tend la réforme à venir.C’est dans le cadre plus large du «discours sur les valeurs» que s’inscrira le statut de l’enseignement moral et religieux: «Je crois que le discours sur les valeurs de l’école constitue le préalable nécessaire à toute réflexion sur les structures: c’est lui qui doit ê-tre fondateur de la concertation indispensable à toute intervention politique respectueuse de son mandat démocratique».Le ministre se dit d’avis, à la lumière des résultats compilés à la suite des audiences du Conseil supérieur de l’éducation, que les Québécois sont moins préoccupés par les questions de structures que par «les valeurs fondatrices de l’école qui sont mises en jeu dans les débats idéologiques qui entourent les structures».Ces valeurs, ce sont: une école véritablement éducative, une école qui offre une enseignement religieux de haute qualité à ceux qui le désirent, une école ouverte, respectueuse des droits et libertés de tous.Faisant état de la réflexion qui s’est faite au Québec depuis dix ans sur la question des valeurs qui doivent sous-tendre les projets collectifs québécois, M.Laurin a déclaré que «la fibre morale et la capacité d’intériorité des hommes et des femmes qui se feront les porteurs et les artisans de ces projets constituent des facteurs de réussite ou d’échec tout aussi déterminants que les idéologies sociales et politiques» auxquelles ils adhèrent.Le ministre n'a pas hésité à nommer lés valeurs qui balisent sa propre réflexion.En rappelant «le rôle historique déterminant» de la foi chrétienne dans la transmission de notre héritage collectif, il a soutenu que «sa formidable force d’espérance» s’est montrée plus d’une fois «la gardienne jalouse de la langue».Il a rappelé la célèbre riposte d’Henri Bourassa, fondateur du DEVOIR, en 1910: «En ce pays, pour le meilleur et pour le pire, le destin de l’Eglise et celui de la culture française ont eu partie liée et ce pacte de fidélité ne sera pas brisé».Certes, a continué M.Laurin, ce destin et cette fidélité ont aujourd’hui «largement besoin d’etre revus et nuancés» en tenant compte de l’industrialisation, du pluralisme, des institutions séculières et de la diversité ethnique de la population.C’est donc à travers «des paramètres nouveaux de liberté» que doit être réinterprétée cette part de notre héritage culturel.M.Laurin n’a pas hésité à dénoncer les atermoiements et «la crispation de la majorité» qui ont entretenu un climat de conflit et nui à «notre recherche commune d’une meilleure quaLité éducative pour nos écoles» alors que des «requêtes légitimes» d’une minorité de plus en plus nombreuse souhaitaient l'avènement d’un école commune.Pour le ministre, il ne sau- rait être question d’amputer la culture de la dimension religieuse.Le véritable risque des valeurs dans un Québec devenu pluraliste consiste, selon lui, à «faire naître à leur pleine maturité d’hommes et de femmes, les enfants du Québec qui nous sont confiés aujourd’hui».«Les identités robustes, a-t-il poursuivi, ne se construisent pas plus dans l'aplatissement que dans l’exclusion des différences.» Lucidité, courage et tolérance sont les conditions pour relever ce défi.Oeuvrer en milieu pluraliste, a ajouté M.Laurin, implique d’abord «que chacun prenne pour acquis que les différents groupes ne sont pas nécessairement d’accord sur les fins et sur les valeurs».Reste à rechercherdes solutions pra-tiqùes pour pouvoir vivre ensemble en se respectant, et trouver les «aménagements concrets» selon les divers milieux.M Laurin apportait un baume après la cuisante défaite subie la veille par l'exécutif de TAQPMR, qui n’a pu faire voter les propositions qu’il avait soumises à l’assemblée, soit la déconfessionnalisation des structures et l’école publique accessible à tous, sans discrimination de religion.Résolument optimiste, le président, M.Raynald Lavoie, s’est dit quand même heureux du cheminement qui s’est amorcé chez les membres, à l’occasion de ce débat.Les membres de l’exécutif ont été réélus, ce que Ton interprète comme l’amorce d’une évolution et un appel à mieux expliciter les objectifs poursuivis.Un choix judicieux pour étaler vos revenus exceptionnels et diminuer vos impôts La rente à versements mariables La rente à versements invariables a été conçue spécialement pour répondre aux préoccupations financières de ceux qui reçoivent une forte somme en quittant leur emploi, qui réalisent un gain de capital imposable ou qui perçoivent des revenus irréguliers, comme les artistes et les sportifs, par exemple.Un contrat avantageux Cette rente constitue en fait un contrat qui vous permet d'étaler un tel revenu sur Venez ou téléphonez.un certain nombre d'années et d'en différer ainsi l'impôt.Un placement intéressant La rente à versements invariables de la Fiducie du Québec garantit un intérêt élevé pour la durée du contrat Et il n'y a aucuns frais d'adhésion, de gestion, ni de fermeture.Nos conseillers se feront un plaisir de vous fournir plus d'informations, ou même une soumission immédiate.MONTRÉAL Complexe Desjardins (514) 281 8834 1 800 361 6840.poste 8840 LAVAL Place Val des Arbres (514) 668-5223 1 800 361 3803 CP ttCWÇt Fiducie du Québec QUÉBEC (418) 653 6811 SHERBROOKE (819) 566 5667 CHICOUTIMI (4181 549 5746 3^) desjardins i Le Devoir, lundi 19 octobre 1981 ?É.% à «a in Le Caire démantèle une secte intégriste LE CAIRE (d'après Reuter et AFP) — Les autorités égyptiennes ont annoncé hier soir l’arrestation de 230 membres d une organisation intégriste islamioue qui préparait une série d'assassinats et d’attaques contre des installations ae première importance pour le Pays.En outre, elles ont exclu de l'armée égyptienne 134 militaires en raison de «leurs opinions religieuses extrémistes».Deux cent trente «terroristes religieux (musulmans)», dont un ancien membre des services secrets de l’armée, M.Aboud el Zomor, qui pourrait être impliqué dans l’assassinat du président Sadate, ont été arrêtés au cours des derniers jours, indique un communiqué du ministère de l’Intérieur publié hier soir.Selon le ministère de l’Intérieur, ces personnes ont été arrêtées pour leur responsabilité dans les incidents entre forces de l’ordre et intégristes qui se sont déroulés ces deux dernières semaines en Egypte, notamment à Assiout (Haute-Egypte).Selon le communiqué, M.Aboud el Zomor est le chef de «l’organisation religieuse terroriste» (terminologie retenue par les autorités).Il figure parmi les personnes arrêtées dans le cadre de la vaste campagne menée par la police égyptienne contre les milieux intégristes musulmans.Le communiqué n’indique pas le nom de l’organisation incréminée, mais il semble s’agir de «Takfir Wa Hegra», groupe islamique d’extreme-droite déjà cité à propos de l’assassinat du président Sadate.Aboud el Zomor, qui selon des sources informées, appartenait aux services secrets’de l’armée, pourrait être impliqué dans l’attentat du 6 octobre dernier contre le président Sadate.II a été arrêté mardi dernier par les forces de l’ordre après un violent échange de coups de feu dans le quartier des Pyramides au Caire.Selon des sources proches des milieux officiels égyptiens, M.Zomor aurait déjà tenté de monter un attentat contre le président Sadate lors d’une visite de l’ancien raïs, début octobre, à Mansoura (delta).Une chasse à l’homme de grande envergure avait été entreprise pour le retrouver Pour la première fois en Egypte, télévision et journaux avaient diffusé sa photo ainsi que celles de ses complices, en demandant la coopération de la population Selon le communiqué du ministère de l’intérieur égyptien, les documents saisis dans les caches de «l’organisation religieuse terroriste» contiennent plusieurs projets d’attentats et d'«actes de violence» en vue de déstabiliser le pays et de porter atteinte à la sécurité intérieure.Le communiqué précise qu’une grande quantité d’armes a été saisie dans ces caches.Il ajoute que les inculpés ont avoué leur participation aux incidents qui ont eu lieu dans le pays, dont ceux d’As-siout (Haute-Egypte), qui ont fait selon le bilan officiel 53 morts parmi les forces de l'or-, dre.Le ministère affirme également que les intégristes projetaient d’étendre leurs attentats à d’autres régions d’E-gypte.Le communiqué conclut que les forces de l’ordre poursuivent leurs opérations «en vue d’arrêter le reste des mem- Un boycott de Tripoli est impossible (Reagan) WASHINGTON (Reuter) -Le président Ronald Reagan a rejeté hier l’appel lance samedi soir par l'ancien président Richard Nixon qui proposait un boycottage économique de la Libye et notamment du pétrole libyen.«Il faudrait que cela se fasse à l'échelle mondiale.Un pays ne peut pas les affecter en étant seul à les boycotter», a déclaré M Reagan Soulignant que les dirigeants saoudiens, marocains, tunisiens et jordaniens étaient préoccupé par l’attitude de M Kadhafi, dirigeant libyen, M Nixon avait déclaré samedi: «Une menace internationale exige une réponse internationale.Nos possibilités militaires sont limitées On pourrait également envisager la mise en quarantaine économique de la Libye à l’échelle internationale».bres de l'organisation» D’autre part, 134 militaires ont été exclus de l’armée «pour opinions religieuses extrémistes» et mutés à des fonctions civiles, a annoncé le général Abdel Halim Abou Ghazala, ministre égyptien de la Défense.Dans une interview publiée hier soir par l’hebdomadaire égyptien Mayo, le ministre a annoncé la mise à l’écart des forces armées de 39 officiers et de 104 sous-officiers et soldats.Il a toutefois indiqué que ces militaires «n’avaient pas pris part au complot qui a coûté la vie au président Anouar Sadate».Le général Ghazala, a également indiqué que les forces armées avaient «été passées au peigne fin» pour découvrir les officiers ou les soldats ayant des opinions religieuses extrémistes.«Le but de ces exclusions, a poursuivi le ministre égyptien de la Défense, est de preserver les forces armées de tout fanatisme».L'exclusion de l’armée de 18 officiers soupçonnés de «penchants religieux extrémistes» avait été annoncée lundi au Caire, à la suite de l’assassinat du président Sadate qui avait révélé l’infiltration de l’armée par des éléments intégristes.Cette vague d’internements coïncide avec la réouverture des universités, foyer traditionnel d’agitation intégriste.Le campus de l’université du Caire était calme lors de la reprise des cours samedi.La police universitaire, force nouvellement créée, procédait à des contrôles d’identité.Les responsables de l'université envisagent d’interdire aux étudiantes le port du voile et de la Galabiya, une robe traditionnelle signe de reconnaissance des intégristes.Les femmes voilées étaient quasiment absentes du campus en ce jour de rentrée.De même, des centaines d’étudiants ont apparemment suivi les instructions de l'université et se sont rasé la barbe.La presse égyptienne estime dans son ensemble qu’Anouar Sadate a manqué de fermeté à l’encontre des intégristes: «En donnant aux saboteurs l’occasion de se rassembler, nous avons commis une erreur (.l’État a été beaucoup trop faible avec eux», écrit notamment M.Irrahim Saada, éditorialiste du journal «Akhbar Al-Yom».Soudan: des centaines ') de personnes arrêtées^ Rachel Dayan arrange les couronnes de fleurs sur la tombe de son mari enterré hier dans la simplicité à Nahalal (Galilée).Parmi la foule immense venue rendre un dernier hommage à Moshe Dayan, on reconnaît le général Arik Sharon, actuel ministre de la Défense.(Photolaser AP) KHARTOUM, (d’après Reuter et AFP) — Les forces de sécurité soudanaises ont procédé ces derniers jours à des centaines d’arrestations dans le cadre d’une campagne dirigée contre un mouvement de subversion inspiré par la Libye, indiquait-on hier de source proche du' gouvernement de Khartoum.Ces nouvelles arrestations portent à plus de 10,000 le nombre total des personnes interpellées depuis deux mois, Erecise-t-on de même source.es responsables de l’ordre ont également saisi d’importantes quantités d’armes et de munitions.Le gouvernement soudanais explique son initiative par l’existence dun complot libyen contre le régime prooccidental du président Gaa-far Nimeiry.Selon certains habitants, les contrôles ont été renforcés sur les routes menant à la capitale.Le calme régnait cepen- Israël enterre Moshe Dayan avec simplicité et émotion NAHALAL (AFP) - Simplicité et émotion ont marqué nier les funérailles nationales du général Moshe Dayan, décédé vendredi à l’âge de 66 ans, et enterré dans le village de son enfance, en Galilée, selon ses voeux.Son cercueil transporté par hélicoptère de l’hôpital de Tel Aviv où il est mort, a été exposé au coeur de Nahalal, localité agricole de Galilée où il avait vécu les premières années de sa vie et où il a choisi d’ètre enterré.Une foule immense venue des quatre coins du pays lui a rendu un dernier hommage.Le même peuple qui l'avait acclamé pour ses campagnes militaires fulgurantes de 1956 et de 1967 et qui lui avait reproché les trois mille morts de la guerre de Kippour (octobre 1973) le pleurait en silence.Compagnons d’armes, généraux prestigieux, paysans de Galilee et vieux chefs bédouins sont venus à Nahalal.Parmi ceux qui ont défilé devant le cercueil, on pouvait voir, mêlés à la foule, le chef de l’Etat d’Israël, M.Yitzhak Navon, le premier ministre Menahem Begin et la majorité des parlementaires israéliens Une imposante délégation américaine, conduite par le secrétaire à la Justice William Smith, était arrivée par avion spécial.L’Egypte était représentée par le ministre d’Etat aux Affaires étrangères, M.Boutros Ghali.L’ensemble du corps diplomatique et des attaches militaires était également présent, de même que des notables religieux druzes, musulmans et chrétiens.Sur les toits de la localité de Nahalal, aux carrefours, sur les arbres et sur les collines environnant le cimetière, l’armée israélienne avait déployé un important dispositif de sécurité.L’ensemble de l’Etat-major et les officiers supérieurs de l’armée israélienne prenaient en effet part à la cérémonie.Six généraux, dont le général David Ivri, commandant de l’armée de l’air, et le général Dan Shomron, qui commanda l’opération Entebbe ont porté le cercueil de Moshe Dayan jusqu’à sa tombe, une simple tombe sur laquelle se sont amassées des gerbes de fleurs sur une hauteur de deux mètres.Des officiers des quatre armes ont présenté les armes.Il n’y eut ni éloges funèbres, ni salves d'nonneur comme l’avait lui-même demandé Moshe Dayan quelques heures avant sa mort.En l’absence de dix jours, Israël a ainsi subi deux chocs: l'assassinat du président Sadate, symbole de la paix, le 6 octobre, et la mort d'un prestigieux soldat, symbole de sa sécurité, le 16, huit ans, jour pour jour, après la traversée du canal de Suez qui devait renverser l’issue de la guerre de Kippour.La presse israélienne avait évidemment consacré une très large place à la vie et à la légende du général, publiant son portrait encadré de noir.Les journaux ont reproduit en première page les messages des présidents américain et égyptien.notamment les propos exprimant la «confiance» du nouveau raïs égyptien «quant à la poursuite des efforts de paix, jusqu’à ce qu’ils portent leurs fruits».Khomeiny accuse Amnesty d’être le vassal des «satans» La distribution! Quelle forcel par Charles-A.Durand TEHERAN (d’après AFP et Reuter) — Amnesty International a été accusée hier par l’iman Khomeiny d’ «avoir peur de l’Islam» et d’être un instrument des superpuissances, pour «étouffer» le mouvement islamique en Iran et dans le monde L’organisation privée de défense des prisonniers politiques, qui a fait état récemment de «plus de 1,800 exécutions en Iran depuis le 20 iuin dernier», a reçu du guide de la révolution islamique une fin de non-recevoir à sa demande de se rendre en Iran qu elle avait fait parvenir le 12 octobre au premier ministre Mohammad Reza Mahdavi Kani Dans cette demande, elle affirmait son désir «d’intervenir pour tenter de faire cesser les exécutions en Iran», en rappelant sa contribution à la défense des prisonniers politiques sous le chah, parmi lesquels «certains ont depuis été amenés à participer au gouvernement de la république islamique».Mais l’ayatollah Khomeiny estime que Amnesty International est partiale en prenant la défense de «ceux qui descendent dans la rue et veulent tuer le peuple innocent», et en oubliant par exemple «plus de 70 docteurs musulmans innocents» tués au siège du parti de la république islamique le 28 juin.Il a également longuement évoqué un attentat commis vendredi à Chiraz: «Est-ce que cette organisation n'a pas entendu que des rebelles, de- Arafat dément avoir accepté la «coexistence» avec Israël ABOU DHABI, (AFP) - Le chef du comité exécutif de l’OLP, M.Yasser Arafat, a démenti samedi à Abou Dhabi les propos qui lui ont été attribués au Japon, selon lesquels il aurait accepté la «coexistence avec 1 ennemi israélien», rapporte l’agence des émirats (WAM).Au cours d'une escale à Abou Dhabi, sur son chemin de retour du Japon.M Arafat a précisé aux correspondants de la WAM, que «le peuple palestinien croit en la coexistence avec les Juifs au sein d’un Etat palestinien démocratique, qui regrouperait musulmans, chrétiens et Juifs, conformément au programme du conseil national palestinien» M.Arafat a indiqué que ses propos, qui avaient provoqué de violentes réactions de groupes palestiniens soutenus par la Libye et la Syrie, ont été «déformés et mal interprétés» par un des responsables japonais avec lesquels il s'est entretenu.D’autre part, M Arafat se rendra prochainement à Ryad pour discuter avec le prince héritier Fahd Ben Abdel Aziz, du plan de paix saoudien, proposé par celui-ci pour un rè- Slement global au Proche-Orient Dans une déclaration publiée samedi par le quotidien saoudien «Al Okaz», M Talal Nagui, membre du comité exécutif de l’OLP, a indiqué que la position officielle de 1 organisation concernant ce plan sera rendue publique par le comité exécutif de l'OLP au retour de M.Arafat de Ryad M.Talal a cependant affirmé que la position officielle de l’OLP est «favorable» au plan de paix saoudien.La déclaration faite au Japon par M Arafat approuvant le plan de paix saoudien a été critiquée vendredi à Beyrouth par des organisations palestiniennes pro-syriennes ou extrémistes Le parti baas syrien avait également rejeté le plan Fahd vendredi à Damas Et hier à Koweit, M Mo- wt hammed Belkacem al-Zwai, secrétaire (ministre) libyen à la Justice, a déclaré que son pays rejetait le plan saoudien de paix au Proche-Orient.Au cours d’une conférence de presse, le responsable libyen a précisé que la Libye refuse ce plan car il est une «copie conforme des accords de Camp David, avec l’adjonction de quelques améliorations» Le plan présenté en août dernier par le prince héritier Fahd prévoit notamment l’évacuation de tous les territoires arabes occupés par Israël depuis 1967, y compris le secteur arabe de Jérusalem, l’établissement d’un Etat palestinien et la reconnaissance du droit de tous les Etats de la région à vivre en paix.M al-Zwai a ajouté, en substance, qu’il avait la «conviction» que les Etats-Unis auraient présenté eux-mêmes un plan semblable, si le prince Fahd ne l’avait pas fait, après avoir compris que les accords de Camp David avaient échoué.Gros lots de 25 OOO* puis arrêtés et punis, ont mis à feu un bus, tuant deux enfants et faisant 40 blessés», a dit l'i-man Khomeiny.Mais au delà de ces condamnations, Amnesty International est accusé d’une grande entreprise menée par les «satans» — les grandes puissances —, pour étouffer la république islamique, et, d’une manière plus large, le mouvement actuel dans le monde musulman.«Tous les puissants satans et leurs vassau'.comme Amnesty, a dit l’imam Khomeiny, s'efforcent d'étouffer cette révolution islamique.Ils redoutent que cette révolution soit exportée là où ils ont des intérêts, et de perdre, dans cette région et meme dans le monde entier, leurs intérêts et leur domination».LTmam a ensuite renouvelé ses appels au «soulèvement» des peuples égyptiens et irakien: «A l'heure actuelle, a-t-il dit, l'Egypte s’est soulevée, et l'Irak, comme ce qui se passe en d’autres régions du monde, est en train de se soulever».Le peuple égyptien «doit savoir qu en Egypte l’Islam est en danger et il est de son devoir de renverser son gouvernement corrompu».Il est également du devoir des Irakiens,.a ajouté l'ayatollah.Khomeiny, «d’écarter ce Saddam corrompu qui s’oppose depuis le début à l’Islam».D’autre part, des habitants de Téhéran contactés par téléphone font état d'une campagne de répression dirigée contre les intellectuels, et le journal iranien Ettelaat ennonce 27 nouvelles exécutions dans le pays, ce qui porte leur nombre total à 1,700 au moins depuis quatre mois.Selon les habitants de la capitale iranienne, l’écrivain Reza Barrahani.ancien adversaire du chah, a été arrêté hier à Téhéran pour avoir, semble-t-il, critiqué le régime.?V ?Donneur: Sud Vulnérables: Nord-Sud Nord 4 862 4 D V |(I4 ?V 2 4 A 9 8 5 Ouest 4 R 1043 4 R 8 5 2 4 10 96 3 4 4 Est 4 3 9 5 4 A 9 7 6 3 ?1)85 ?72 Sud 4 A D 7 4 - ?A R 7 4 4 R D V 10 63 l es enchères: Sud Ouest Nord K st 14 passe 14 passe 3 4 passe 44 passe 4 S A passe 54 passe 64 passe passe passe L’entame: le 10 de carreau par Ouest.Le bridgeur débutant fait le compte de ses points et les additionne aux données que son partenaire lui décrit par ses réponses.Ainsi, il base ses déclarations de manche ou de chelem selon la théorie de 26 points pour une manche en couleur ou en sans-atout, 29 en mineures et 33 ou 37 pour les chelems.Avec son évolution et ses progrès il apprend que la distribution des cartes et la localisation des honneurs adverses sont des forces extraordinaires qui surpassent souvent la force des points et qu’il faut exploiter dans la réalisation des contrats.C’est dans ce sens qu'une ouverture à sa droite, d’un carreau, donne au joueur qui possède A-D dans cette couleur 2 levées, tandis que les mêmes cartes ne lui rapporteront qu’une levée si l’ouverture est à sa gauche.Considérons la donne ci-dessus et voyons comment 925469 25# i 340 25469] ¦ •tfm 5469] 469 2 5##M 25#* 574689 781306 168908 5#* Numéral non décompoioblat MOBILES GAGNANTS dant hier dans le centre de Khartoum, point de rencontre du Nil blanc et le Nil bleu.L’interpellation, vendredi, de 1,366 personnes à Omdur-man.cinq semaines après l’arrestation de dix mille personnes à Khartoum, témoigne de la volonté des autorités soudanaises de tout mettre en oeuvre pour empêcher la «subvention» libyenne de déstabiliser le régime, estime-t-on au Caire.Selon les autorités soudanaises, les arrestations du mois dernier ont permis de mettre la main sur des éléments appartenant à 1’ «Armée libyenm du salut» et sur beaucoup d’autres dont le train de vie correspondait mal à leurs activités apparentes.Le coup de filet d’Ombur-man, ville de 200,000 habitants au nord de Khartoum, face au confluent du Nil blanc et du Nil bleu, devrait donc permettre de compléter les recherches entreprises depuis plusieurs semaines et qui avaient conduit à l’inculpation de trois mille des dix mille personnes arrêtées.Les observateurs au Caire ont relevé que les rafles au Soudan avaient suivi de quelques jours, aussi bien en septembre que ce mois-ci, celles effectuées en Egypte.En fait, les tentatives de déstabilisation auxquelles ces deux régions alliées doivent faire face n’ont pas la même origine, les Frères musulmans participant même au pouvoir à Khartoum.Mais, pour l’Egypte comme pour le Soudan, il est vital actuellement de ne laisser aucune marge de manoeuvre aux «agents de la subversion».D'où la quasi-simultanéïté des opérations de répression.Cependant, quel que soit le niveau de la coordination entre les deux pays, la tâche des autorités soudanaises apparaît plus ardue que celle des Egyptiens dans la mesure où les populations soudanaises sont beaucoup moins homogènes que celles d’Egypte.En outre, elles ne disposent pas encore des moyens suffi- sants pour assurer efficacement le contrôle et la surveillance d’un territoire de deux millions et demi de km 2 et qui a près de mille km de frontières communes avec la Libye et le Tchad.Dans les milieux officiels, on se montrait soucieux d’apaiser les tensions entre Soudan et Libye.Un porte-parole du gouvernement a souligné que le renforcement de la sécurité à la frontière avec le Tchad ne constituait pas une mesure antilibyenne.«Le Soudan cherche à assurer la paix de la région et n’a l'intention d’attaquer ni la Libye, ni un autre pays», a-t-il dit.Ce communiqué officiel vise apparemment a atténuer l’effet produit par les déclarations du président Nimeiry, qui a menacé d’envoyer des commandos-suicide en Libye en représailles contre les interventions de Tripoli au Tchad et au Soudan.A la suite de l’assassinat du président Anouar Sadate, les Etats-Unis ont envoyé deux avions-radar en Egypte et ont promis d’accélérer la livraison de certaines armes au Soudan.Dans un discours publié hier par l’agence Suna, le président Nimeiry accuse les agents du colonel Mouammar Khadafi.chef de l’Etat libyen, de détourner des denrées alimentaires du Soudan vers le Tchad.Le dirigeant soudanais affirme aussi que la Libye s’empare de bétail soudanais, et il annonce que les voleurs de bêtes seront inculpés de haute trahison.D’autre part, selon des voyageurs en provenance de l’ouest du Soudan, les militaires stationnés dans la région font état de fréquents raids aériens de la Libye contre les positions occupées près de la frontière par les forces rebelles de M.Hissène Habré, ancien ministre tchadien de la Défense.Ces témoins disent avoir vu dans un hôpital volant de la Croix-Rouge internationale plusieurs personnes blessées lors de bombardements de l'aviation libyenne.Sud, le déclarant du petit chelem en trèfle, faisant la bonne déduction des mains adverses parvint à réaliser le chelem qu’il avait gagé.L’entame du 10 de carreau fournit au déclarant l’orientation de son jeu ou en d’autres termes la base de son plan.Deux levées en cette couleur et deux coupes de la même couleur et 6 atouts en plus de l’As de pique rapportaient déjà onze levées.Devait-il tenter l’impasse vers la fourchette A-D de pique pour conquérir la douzième levée?L’expert sait que les impasses sont des planches de salut qui n’offrent le succès que dans 50% des cas.Une sé- auence forte à laquelle, tout e même, manquaient l’As et le Roi se présentait dans la main du Mort; comment pouvait-elle être exploitée pour donner la levée manquante sans prendre l’impasse vers la Dame de pique?Le bridge tient ses succès aux bons raisonnements.Si les 2 honneurs avaient été dans la main d’Ouest, il aurait entamé de son Roi; s'ils sont dans la main d’Est, le déclarant en coupera un, en perdra un autre sur lequel il écartera une des deux perdantes en coeur et sur le 10 de pique, il écartera son deuxième pique perdant.Et le contrat sera réalisé.La distribution la plus normale des deux honneurs est bien celle que nous présente la donne ci-dessus; le déclarant joue la Dame de coeur du mort, la laisse passer pour écarter le 7 de pique.Donnant la main au mort, il fait jouer ensuite le Valet qui est couvert de l’As et il coupe et sur le 10, il écarte son deuxième pique perdant.C’est la douzième levée accomplie dont le déclarant avait besoin pour gagner le chelem.Il est à remarquer que dans ce jeu les prises de mains par l’atout du mort sont des plus importantes et doivent être minutées et manipulées avec beaucoup d’étude et d’observation.carrières & professions Les postes sont offerts également aux hommes et aux femmes GÉRANT DE CRÉDIT requis avec expérience dans la construction, la tenue de livres, le contrôle des coûts et les analyses financières.Bureau: centre-ville.Traitement intéressant.Emploi stable.Veuillez envoyer votre curriculum vitae à: DOSSIER 1040 Le Devoir ^ C.P.6033, Montréal H3C 3C9 AVOCAT (E) Notre cabinet désire s’adjoindre un jeune avocat possédant un an d’expérience en droit litigieux.Le candidat choisi devra aussi être intéressé par le droit du travail et le droit administratif, qui deviendra son champ d’activité principal.Veuillez faire parvenir votre curriculum vitae à: DOSSIER 1041 Le Devoir C.P.6033, Montréal H3C 3C9 ïïiF; é Canadian 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