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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 2 octobre 1982
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1982-10-02, Collections de BAnQ.

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Moni-Royal Matrcr Le produit de la Formule !.Matra Murena! 4484 De la Roche 15141524-3728 c Vol.LXXIII — No 228 Ensoleillé avec passages nuageux.Maximum 18 (détail an paga >) Montréal, samedi 2 octobre 1982 (C6te-Nord, 4Scents; Iles-de-la-Madeleine.90cents) 35 CENTS Culture et sociétés L’université et l’écrit Les publications des professeurs d’université reflètent-elles l'Intérêt et la qualité de leurs recherches?Les savants universitaires ont-ils besoin d'écrire?Les universités peuvent-elles faire vivre leurs propres maisons d’édition et pour qui?Voilà autant de questions qui se posent dans un cahier spécial que nous publions aujourd’hui, à l'occasion d'une importante exposition d’oeuvres de professeurs de l'UQAM.Page 19 à 25 LfR» '• '» !! >v ¦L._____ Mllî ÜTi Maude, naturellement Un demi-siècle de théâtre, cela se fête.Olivette Thibault en profite donc pour Interpréter un des beaux rôles de sa carrière: Maude, dans la production du Trident à Québec.Robert Lévesque a rencontré la comédienne dont il trace le portrait et retrace la carrière, en page 27.Suivent les autres secteurs d’intérêt culturel: les arts visuels et les spectacles.On retrouvera cependant nos pages de cinéma, exceptionnellement cette semaine, dans le premier cahier, an pages 12 et 13 : IV “*!.LU' 11 Hausse des primes d’assurance-chômage en novembre 9,000 chômeurs par mois acculés au «bien-être» '••• A ' > f par Michel Vaste! OTTAWA — Une étude du gouvernement fédéral révèle que près de 800,000 Canadiens dont 300,000 Québécois vont se faire couper l’assurance-chômage d’ici à un an.Il s’agit de près du double de l’an dernier.Deux tiers d’entre eux, cependant, devraient retrouver un emploi, même temporaire, qui leur permettra de se requalifier pour 52 autres semaines d’allocations.Cependant, révèle une enquête réalisée par le ministère de l’Emploi et de l’Immigration, le nombre de chômeurs qui perdent leurs allocations et s’en remettent au bien-être social va tripler d’ici à un an, passant à une moyenne de 9,000 par mois.Le ministre de l’Emploi, M.Lloyd Ax-worthy, n’a laissé aucun espoir hier de prolonger de dix semaines — comme certaines provinces l’avaient demandé — la période normale d’un an au cours de laquelle un chômeur est admissible à l’Assurance-chômage.M.Axworthy a précisé qu’il en coûterait alors $1.5 milliard au gouvernement fédéral.De plus, le ministre a prévenu que le gouvernement fera connaître, d’ici le mois prochain, les augmentations des primes payées par les employeurs et les salariés.Elles sont actuellement de $300 pour les employés et de $420 pour les entreprise Fon ’ La Cour supérieure ordonne l’arrêt des procédures contre un inspecteur de la GRC Le secrétaire au Foreign Office, M.Francis Pym et le ministre de l’Énergie, M.Jean Chrétien, ont trinqué hier après une cérémonie au cours de laquelle des copies des lois qui ont mené au rapatriement de la constitution canadienne ont été présentées par la Grande-Bretagne au gouvernement et au peuple canadien.M.Pym a nié nier, à cette occasion, que son gouvernement ait été mêlé à une polémique quand Westminster a menacé de bloquer le rapatriement de la constitution canadienne.«Je n’ai pas connaissance d’aucun problème entre nos gouvernements”, a-t-il diplomatiquement déclaré.À cette époque, M.Trudeau avait laissé entendre que les Britanniques «feraient mieux de se pincer le nez et de regarder ailleurs lorsque le Canada leur enverra le Canada Bill».(Photolaser CP) Au cours du week-end à La-Sapinière L’OTAN tentera d’enterrer le débat sur l’eurosibérien par Michel Vaatel OTTAWA — A la veille de la réunion des 16 ministres des Affaires étrangères de l’Organisation du Traite de TAtlantique-Nord (OTAN), à l’auberge La-Sapinière, à Val-David, dans les Lau-rentides, tout indique que les membres de l’alliance sont décidés à enterrer le débat houleux qui a cours depuis plusieurs semaines sur la question du gazoduc eu- rosibérien.De passage hier à Ottawa, le secrétaire au Foreign Office, M.Francis Pym, a même semblé agacé de l’insistance des journalistes à lui poser des questions sur ce sujet, se contentant de dire qu’il s’est agi «d'un incident malheureux et probablement unique dans l’histoire de l’OTAN».Il a ajouté que «la principale erreur commise fut de ne pas mener des consultations adéquates.» Depuis maintenant des mois, les alliés européens et canadien des Etats-Unis résistent aux pressions de la Maison-Blanche dans le but d'interrompre la construction d’un gazoduc de la Sibérie vers l’Europe septentrionale.Des firmes françaises et britanniques, avec l’appui de leur gouvernement respectif, ont bravé l'interdit de Washington.Le mois dernier, le secrétaire d’État aux Affaires Voir pago 18: OTAN ses.Le Fonds d’assurance-chômage, financé en maiorité par le monde du travail, va doubler en importance cette année, dépassant les $8 milliards.Le Conseil économique avait laissé entendre jeudi qu’il faudrait doubler les primes — une hausse de $720 d’impôt par employé — pour financer les allocations versées aux chômeurs.Le Canada compte actuellement près de 1.4 million de chômeurs, un demi-million au Québec, et la situation va encore s’aggraver d’ici à l’hiver prochain.L’étude publiée hier par Emploi et Immigration Canada révèle que seulement 10% des chômeurs qui perdent leurs allocations de chômage, ont recours au bien-être social.Mais outre que cette proportion est de 50% plus élevée au Québec — près de 15% — un grand nombre de chômeurs doivent épuiser toutes leurs économies et vendre leur maison avant de se qualifier pour le bien-être social.Ainsi, sur les 100,000 Québécois qui perdront leurs prestations d’assurance-chômage d'ici à juillet 1983 et qui ne retrouveront aucun autre emploi, environ 16,000 n'auront plus d’autre ressource 3ue le bien-être social, et plus de 33,000 evront vider leurs comptes d’épargne pour survivre.Plus de 41,000 Québécois, par ailleurs, devront commencer à vivre à la charge de leur famille, soit que leur conjoint travaille, soit que, dans le cas des jeunes particulièrement, ils retournent vivre chez leurs parents.Au cours d’une conférence de presse Voir page 18; ChAmoura par Bernard Morrier L’inspecteur Claude Vermette, accusé avec dix autres policiers de la Gendarmerie royale du Canada du vol en 1973 d’une liste des membres du Parti québécois, n’aura à subir aucun nouveau procès en rapport avec ce méfait, selon une décision rendue hier par le juge Benjamin Greenberg, de la Cour supérieure.À l’appui de sa décision, le juge affirme que les droits de l'accusé, à la suite des événements survenus à l’Assemblée nationale, en mai dernier, ont été violés d’une façon fondamentale et que, selon la Charte des droits et libertés inscrite dans la constitution canadienne, celui-ci ne pourrait avoir droit à un procès juste et équitable.D'autre part, pour le tribunal, obliger l’accusé a subir un deuxième procès serait si oppressif et vexatoire qu’il y aurait un abus de procédure et une injustice réelle, aussi a-t-il ordonné la suspension définitive des procédures sur l’acte d'accusation pendant ou tout autre acte d’accusation qui pourrait être porté contre l’accusé en rapport avec les mêmes incidents.C’est à la suite des révélations faites devant la Commission Keable que l’inspecteur Vermette et ses dix collègues avaient été accusés de complot et du vol d’une liste des membres ou PQ, après s’être illégalement introduits, le 8 janvier 1973, dans les locaux des Messageries Dynamiques, au 9820, rue Jeanne-Mance.Au début des procédures judiciaires, il avait été décidé que l’inspecteur Vermette serait le premier à subir un procès.Il avait commencé le 13 avril 1982, devant un jury présidé par le juge Claire Barrette-Joncas, de la Cour supérieure.Mais, le 7 mai, à la suite de déclarations intempestives du premier ministre, M.Lévesque, faites devant les membres de l'Assemblée nationale en réponse à une question de M.Claude Ryan, le juge Barrette-Joncas, à la demande de Ta défense, avait avorté le procès.M.Lévesque avait à"cette date dit d’un témoin qui venait d’être entendu, l'agent Robert Potvin, qu’il était comparable à un putois.L'agent Potvin.dans son témoignage, avait affirmé que le Parti québécois s’était servi de prostituées pour recueillir des renseignements auprès de députés fédéraux et de hauts fonctionnaires d’Ottawa.Le tribunal avait fixé une nouvelle date, le 30 août, pour le nouveau procès de l'inspecteur Vermette, mais l’accusé avait entre-temps présenté une requête devant la Cour supérieure pour faire casser l’acte d’accusation et demandé, en vertu de la nouvelle constitution, une réparation que le tribunal estimerait convenable et juste, compte tenu des circonstances.Dans son jugement de 53 pages, le juge Greenberg explique qu'en statuant comme il Ta fait, il est très conscient du danger que cela implique.Rappelant qu’a la lumière de ce jugement, tout chef de gouvernement pourrait à l’avenir, s’il le veut, par son comportement à l’Assemblée nationale, faire avorter un procès et faire suspendre les procédures, le juge Greenberg croit que, dans l’intérêt des principes qu on veut protéger (droits et libertés de l'individu et indé-Voir paga 18: Cour La Cour suprême tranchera Les entretiens T rudeau-Peckford n’ont rien donné Helmut Kohl devient le plus jeune chancelier BONN (AFP) - La RFA a changé de visage hier avec l’élection du chretien-démocrate (CDU) Helmut Kohl au poste de chancelier fédéral et le départ de M.Helmut Schmidt, «lâché» par ses alliés libéraux.japr Hans-Georg Kie la coalition socialoTbérale du chancelier Willy Brandt, la RFA a de nouveau un chancelier CDU.treize ans après le départ du chancelier iesinger, chassé en 1969 par o-li.A 15:00 heures locales exactement, après six heures d’un débat passionné, M.Kohl est devenu le nouveau chancelier fédéral avec seulement sept voix de plus que la majorité absolue (trois de moins que prévu), dans le décor hyper-moderne du Bundestag, au bord du Rhin.Mais cette victoire fragile risque d’ouvrir à Bonn une période d’incertitude politique et de controverses avant les elections générales, prévues par M.Hel- mut Kohl pour le 6 mars 1983.Pour la première fois de l’histoire de la RFA, en effet, le chancelier fédéral a été élu par le biais de la procédure de la motion de défiance, qui permet au Bundestag — sans que le pays soit consulté — de changer de chancelier.L’ex-ehancelier Willy Brandt et des députés SPD ont immédiatement tiré parti de la situation, d’ailleurs totalement conforme à la cons-Volr page 18: Kohl par Denis Lessard OTTAWA (PC) — C’est sur un constat d’échec que s’est terminée hier la rencontre entre le premier ministre M.Pierre Trudeau et le premier ministre de Terre-Neuve, M.Brian Peckford.Ottawa et Terre-Neuve ont décidé de s’en remettre aux tribunaux pour décider aui aura le contrôle du développement es ressources pétrolières situées au large des côtes.En fait, la discussion de deux heures des deux premiers ministres n’aura servi qu'à mettre en évidence la profondeur du fossé qui sépare encore les parties sur la question.Le mois prochain, la Cour suprême doit se pencher sur le litige afin de décider qui est le véritable propriétaire des champs de pétrole et ae gaz sous-marins et la rencontre de vendredi était ur en ver- nous avons décidé de ne pas continuer les négociations», a déclaré M.Trudeau.D a equ Terre-Neuve n'était prévue avant que la Cour suprême ne décide qui d’entre Ot-aint-Jean est responsable du dé- un ultime effort des deux parties pou arriver à un accord politique avant le diet final.Helmut Kohl «Nous nous entendons pour dire qu'il n’y a pas d’entente», ont laconiquement lancé les deux chefs de gouvernements à l’issue de la réunion à laquelle participait aussi le ministre de l'Energie M.Jean Chrétien.«Nous sommes encore tellement éloignés sur des questions de principes que veloppement des richesses off-shore.«Nos deux positions sont encore modifiables sur les bords mais pas substantiellement, elles sont très éloignées Tune de l'autre; nous disons que lorsqu'il s'agit de l'administration, quelqu'un doit avoir le dernier mot, cela ne peut pas rester dans le vague», a dit M.Trudeau.En revanche, M.Brian Peckford.se disant «déçu de ne pas avoir réussi a s'entendre», a déclaré que sa province luttait actuellement pour obtenir une juste rétribution pour ses ressources.«En entrant dans la Confédération nous avons apporté une ressource de grande valeur, nous voulons la partager mais nous voulons aussi mettre en place les moyens qui nous permettront de devenir les égaux des autres Canadiens», a lancé M.Peckford.Selon lui, alors que les Terreneuvlens ont à subir un niveau de taxation comparable à celui de leurs compatriotes et qu’ils ont à défrayer des coûts similaires de services, leur niveau de revenu per ca-Volr page 18: Entretiens tédéT»»»"'® »U QuèbeC au dèpaf¦ 2 ¦ Le Devoir, samedi 2 octobre 1982 en bref.¦ L’Alberta aux urnes bientôt?EDMONTON (CP) — Le Nouveau Parti démocratique de l'Alberta prévoit que le premier ministre conservateur de la province, M.Peter Lougheed, déclenchera des élections lundi ou mardi.«Nous sommes prêts, nous sommes impatients», a laissé entendre hier un porte-parole du chef du NPD, M.Grant Notley.Le NPD doit présenter aujourd'hui son programme électoral à l’occasion d'une réunion du parti à Edmonton.Les conservateurs ont déjà complété, il y a deux semaines, leur choix de 79 candidats.et la liste des électeurs deviendra officielle à compter de dimanche soir.Le NPD a choisi déjà plus de 60 candidats, le Western Canada Concept une quarantaine tandis tjue les libéraux, les créditistes et le parti réformiste de l'Alberta ne sont pas encore très avancés dans leurs préparatifs.¦ La police cherche le maniaque au cyanure CHICAGO (AP) — La polices'est mise en quête hier du désaxé, peut-être un «employé mécontent», qui a glissé du cyanure dans des capsules de Tylenol, provoquant la mort de six personnes a Chicago.Les deux lots de Tylenol, un analgésique puissant, ainsi contaminés par du cyanure, ont été retirés du marché, et plusieurs États sont allés plus loin encore, interdisant la vente de tous les produits Tylenol.Au Canada, un porte-parole du ministère de la Santé a noté que les produits Tylenol vendus au Canada étaient fabriqués au Canada même.L'enquête menée sur la mort de six malheureux à Chicago a permis de déterminer que les capsules avaient été ouvertes et qu'on y avait ajouté du cyanure avant de les refermer et les remettre dans leur contenant.L’enquête portera d’abord sur tous les employés de la chaîne de faorication de ces capsules.¦ Entente de principe des pilotes avec Air Canada Si les 2,000 pilotes d'Air Canada ratifient dans les jours prochains l’entente de principe que leur syndicat vient de conclure avec Air Canada, ils voleront un maximum de 71 heures et 15 minutes par mois, à comparer à 75 heures, pour éviter que 147 des leurs soient mis à pied.Cette réduction du nombre d'heures de travail permettra à Air Canada d'épargner quelque 5% sur les salaires des pilotes.En retour, la compagnie s’est engagée à ne mettre aucun pilote à pied pour 1983, peu importe la conjoncture économique.Les pilotes conserveront tous leurs avantages sociaux, et Air Canada continuera à contribuer à leur caisse de retraite.Si les pilotes ratifient cette entente, ils deviendront les premiers employés syndiqués d'Air Canada à éviter les mises à pied annoncées par la compagnie au mois d’août.A cette date, Air Canada avait parlé de quelque 2,000 licenciements à l'échelle canadienne, ou 10% de son personnel, pour équilibrer les lourdes pertes résultant de la récession.Les négociations se poursuivent avec les 5,700 membres des syndicats du personnel de bord et des agents de billet, qui étudient aussi les moyens à prendre pour éviter les licenciements.¦ Québec annule les permis de deux grossistes de voyages L'Office de la protection du consommateur a annulé hier les permis de deux grossistes de voyages, Vacances Fairway, de Montréal, et Vacances Fairway, de Québec.Un fiduciaire, M.Gérard Blais, de la maison Touche, Ross, Charette, Fortier.Hawey et Cie, a été nommé pour assurer la protection des consommateurs sur le point de partir en voyage ou déjà à l’étranger, et pour administrer les fonds en fiducie.Le projet de réforme du régime des rentes des cotisations doublées en deux ans amélioration des prestations de retraite opposition entre syndicats et patronat par Gilles Lesage QUÉBEC — Les cotisations des employés et des employeurs au" régime de rentes du Québec seraient doublées en deux ans, et les rentes elles-mêmes sensiblement «bonifiées» en vertu d’un avant-projet de loi qui circule depuis quelques semaines dans les milieux concernés.Le gouvernement, qui doit absolument prendre les dispositions pour renflouer la caisse dès le début de l’an prochain, continue de jongler avec des hypothèses et des scénarios qui impliquent des choix déchirants.Entre-temps, les centrales syndicales, au premier chef la FTQ, se disent d’accord avec une hausse rapide des cotisations paritaires, a la condition que le régime soit du même coup amélioré à plusieurs égards.Ce que contestent vivement les regroupements d’employeurs, dont le Conseil du patronat du Québec, pour qui il importe de dissocier clairement les deux démarches.L’avant-projet de loi a été soumis en juin dernier au Conseil consultatif du travail et de la main-d’oeuvre par M.Denis Lazure; il était alors ministre d'Etat au Développement social et il est depuis peu ministre délégué aux relations avec les citoyens.Le texte a fait l’objet de diverses «fuites» au cours de l’été et Radio-Canada en a obtenu une copie au cours de la semaine.Remanié depuis lors, le document est maintenant à l’étude au conseil des ministres, qui doit en disposer au cours des prochaines semaines.Depuis la création du régime, en 1966, le taux de contribution est resté le même, soit 3.6% (1.8% par l’employeur, 1.8% par l’employé), ce qui est nettement insuffisant.Dès l’an prochain, les entrées et les sorties de fonds seraient équivalentes, et si la caisse n’est pas renflouée, elle sera à sec au tournant du siècle.Pour prévenir cette catastrophe, l’avant-projet de loi propose le taux de contribution suivant pour les sept prochaines années.1983, 4.1%; 1984, 4.9%; 1985, 5.8%; 1986, B€U£R1V€ Lave-vaisselle inclus.788 APARTEMENTS DE 3Mr, 4V», 5Vi, SPACIEUX ET LUXUEUX • 2 salles de bains par 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revaloriser sans délai le régime public, surtout en faveur des travailleurs de 60 ans et plus et inao-tes au travail, et en faveur des conjoints survivants, surtout des veuves, âgés de 55 à 64 ans.Pour accentuer l’urgence d’agir, il souligne que, si le régime n’est pas modifié, la caisse sera à sec dans 22 ans.Dès la fin de l’an prochain, les cotisations et les prestations s’élèveront à près de $1.3 milliard, et les réserves accumulées fondront rapidement par la suite, jusqu’à se tarir, si un sérieux coup de barre n’est pas donné.L INFORMATION RADIOMUTUEL + iI11 i 11 11 800 1000 MM ' M V///////////////////A l L 1280 1400 1600 Écoutez nos .BULLETINS MAJEURS a 6h, 7h,8h, midi,16h,17het 22h.AA, cjms yyt i28o r À NE PAS MANQUER.LE BUREAU DE L’AVENIR C’est sous ce thème que LE DEVOIR publiera, le 11 novembre prochain, un cahier spécial traitant des facteurs humains dans l’entreprise ''électronisée’’, de l’école d’aujourd’hui, de la bureautique et de la femme, de l’embauche, de la micrographie, de l’informatique, etc.À vous qui oeuvrez dans ce domaine, n’hésitez pas à faire passer un message dans ce cahier qui sera lu par ceux et celles qui ont un pouvoir décisionnel dans leur entreprise respective.Publicité: Compétence de Francine Gingras 844-3361 Tirage: Pour réserver des exemplaires de ce cahier 844-3361 Roman — 160 pages — $9.95 ROBERT LALONDE Le dernier été des Indiens L’été 1959, pour Michel, ne ressemblera à aucun autre.Il sera rouge, ébloui, magique.L’indien Kanak l’initiera aux joies innocentes et scandaleuses du sexe, de la nature et de la liberté.Mais le rouge et le blanc peuvent-ils se mêler impunément?Ce qu’en dit la critique: «Robert Lalonde écrit bien, très bien avec force et simplicité.avec une émotion contenue et sans complaisance.» j.Cellard — «Le monde» «La perfection de l’échec.M.Lalonde patauge d’un bout à l’autre de son récit.» R.Martel — «Le Preeee» «.Un style alerte, cadencé, poétique.mais rien à faire, le message reste en travers de la gorge.» m.Pelletier - «Le Devoir» «Attention, ce livre brûle d’une passion contenue derrière la mélopée d’une langue aux aguets.» j P chaillet - «Lee MouveUee Uttérekee» «Lalonde a écrit Ici un livre très sensuel, fort tendre, bourré d’images, trempé dans l’eau très claire et les fortes couleurs du désir.» m.Talbot — «Dknenehe Matin» Le Devoir, samedi 2 octobre 1982 ¦ 3 La loi favorise l’émergence de partis politiques municipaux L'application de la loi du financement des partis au niveau municipal a semblé favoriser l'émergence de partis politiques municipaux, qui modifient le paysage politique du Québec habitué à des regroupements au niveau provincial et dans certaines grandes villes.C’est ce qu’a souligné, hier, le directeur général du financement des partis politique (DGFPP), M.Pierre-Olivier Boucher, au cours d’une allocution prononcée dans le cadre du colloque sur «Les principaux aspects de la réforme électorale au niveau municipal».«Depuis 1978, 53 partis politiques ont été autorisés sur la scène municipale.D’aucuns ont déjà tracé un lien entre l’avènement des règles de financement et l’émergence de ces partis politiques qui, avant 1978, se limitaient a certaines grandes villes», a noté M.Boucher.Selon le président de la DGFPP, «le but visé par le législateur de favoriser une meilleure participation des citoyens a la chose municipale n’est certainement pas atteint, mais on peut dire qu’un pas a été franchi».M.Boucher a également évoqué la possibilité qu’un dégrèvement d’impôt soit accorde aux contribuables qui financent les partis politiques municipaux, en suggérant, comme solution, que ce soit la municipalité qui accorde ce dégrèvement sous forme de réduction de taxe municipale.Au total, depuis la réforme du financement des partis politiques qui s’appliquent depuis 1978 au niveau municipal, 56 élections générales auront eu lieu selon ce nouveau mode.«Ce qui, en 1978, apparaissait comme une révolution dans les moeurs électorales fait maintenant partie de l’ordinaire politique», a souligné M.Boucher.Par exemple, il y aura 22 candidatures connues jusqu’à présent à la mairie de Baie-Comeau, où doivent se tenir des élections le dimanche 3 octobre.Au total, 700 personnes brigueraient les suffrages au cours des 29 élections municipales, qui se tiendront dans 29 municipalitésen novembre, dont 400 candidats indépendants et 300 de partis pohtiques.Par ailleu-s, en vue de ces élections, le directeur général du financement des partis politiques (DGFPP) et le directeur général de la représentation électorale ont publié deux documents pour les médias.Produit par le DGFPP, le Carnet du journaliste parle des 19 municipalités de plus de 20,000 habitants où auront lieu des élections (plus de 75% des personnes qui auront droit de vote en novembre) et dresse la liste des principales personnes-ressources de la région.On y trouve un annuaire téléphonique des principaux organismes municipaux, gouvernementaux et des réseaux de presse, un résumé des principales règles de financement politique et une fiche signalétique pour chacune des 19 villes.On reproduit également des statistiques électorales pour chacun des 237 districts et des 19 postes de maire où des élections auront lieu.Publiés par le directeur général de la représentation, les Dossiers socio-économiques des 29 municipalités en élection traitent de statistique démographique, de la population électorale et des facteurs socio-economiques, qui ne tiennent toutefois pas compte des récentes données du recensement de l’an dernier qui ne sont pas encore disponibles.I_________________________________________________ Vers une société informatisée.une approche pratique Ce livre présente une description complète, la philosophie, les possibilités et les limites actuelles du langage APL.Un outil précieux tant pour le profane que pour le spécialiste.APL: une approche pratique 2e édition.Québec, Gouvernement du Québec, 1981, X-294 p EOO 4962-1 11,95 $ Jean-Claude Simon L’éducation et l’informatisation de la société Rapport au presLlent le la Reput liqur- la Reputliqur- Ce rapport renferme 21 propositions concrètes relatives à l'enseignement de l'informatique, à l'éducation du grand public et à l'utilisation des moyens informatiques dans l'enseignement L'éducation et l'informatisation de la société Paris, La Documentation française.1981.280 p EOO 78699-6 6,75 $ En vente à la librairie de l’Éditeur officiel du Québec: Montréal Complexe Desiardins Tel 873-6101 ou par commande postale à : Ministère des Communications Diffusion des publications 1283.bout Charest Ouest Québec (Québec) G1N2C9 Important: Joindre un chèque ou un mandat-poste lait a I ordre de Les publications du Québec Gouvernement du Québec Ministère des Communications Drapeau offre aux électeurs «sa garantie» d’une administration efficace Le maire de la Ville de Montréal, M.Jean Drapeau, s'est déclaré en assez bonne santé pour solliciter un neuvième mandat à la mairie de Montréal.On le voit ici en compagnie du président du comité exécutif de la CUM, M.Yvon Lamarre.par Alain Duhamel Avec la même équipe de candidats, le Parti civique de Montréal (PGM) se présenté aux électeurs montréalais en offrant «sa garantie» d’une administration municipale efficace.«J’espère que la campagne se fera sur le mérite du parti et non sur la santé du maire», a déclaré M.Jean Drapeau qui sollicite, pour la neuvième fois, la mairie de Montréal.«Je suis en santé, je ne me serais pas présenté si je ne l’étais pas.Je n’entends pas me sacrifier pour remporter cette élection.Ce n’est pas une immolation.Je suis sorti de l’hôpital et je n’ai pas envie d’y retourner», a-t-il dit au cours d’une conférence de presse où il a repris avec les journalistes son ton habituel en pareilles circonstances: humour, sarcasme et le goût de s’amuser un peu.Le maire de Montréal a un important programme d’activités électorales devant lui: outre sa participation à quelques grandes assemblées publiques, à plusieurs entrevues à-la radio et à la télévision, il compte faire une tournée des 57 districts électoraux et se i rendre, comme le souhaitent ses organisateurs, plus visible.Son programme d'activité ne comporte pas la publication d’un livre sur l’histoire des Jeux olympiques de 1976 avant le 14 novembre.Le PGM, lui, publiera un manifeste électoral dont le thème principal se rapportera à la vie économique de Montréal, thème qui s’est trouvé au centre du discours de l'administration municipale depuis 1978.C’est d'ailleurs en s'appuyant sur le bilan de ce mandat que le PGM entend définir la garantie qu’il propose aux Montréalais pour le prochain mandat.Ni M.Pierre Lorange, coordonnateur de la campagne, ni le maire Drapeau n’ont voulu indiquer combien coûterait la campagne électorale.En 1978, le PGM avait dépensé un peu plus de $263,000, à peine plus que le Groupe d’action municipale (GAM).Le maire et le coordonnateur de la campagne ne voient aucun conflit d’intérêt, appa- rent ou réel, dans le fait que certains des souscripteurs du PGM sont aussi des entrepreneurs en construction qui ont ouvert des chantiers dans le cadre de l’opération 20,000 logements ou des hommes d’affaires qui ont transigé avec l’administration municipale.«Personne n’a été obligé de donner», affirme M.Drapeau en rappelant que la loi n'interdit pas à ceux qui font affaire avec l’administration de contribuer aux caisses électorales des partis politiques municipaux.Les 52 conseillers municipaux élus du PGM se représentent tous.Dans les cfeux districts détenus par des conseillers municipaux de l’opposition, le PGM présente contre M.Fainstat, du RCM, un ingénieur, M.Georges T.Hayes (district 48.de Ta Confédération) et contre M.Nick Auf Der Maur, un policier retraité, M.André Rouseau (district 41-Peter McGill).Dans les trois nouveaux districts de l’ancienne ville de Pointe-aux-Trembles, le PGM présente un concessionnaire-automobiles.M.Claude Chris-tin (district 55-Pointe-aux-Trembles), un prêtre et ancien maire de Pointe-aux-Trembles, M.Maurice Vanier (district 56-de la Rousselière) et un bijoutier et ancien conseiller municipal.M.Georges Dancosst (district 57-du bout de l'île).Dans le district 56-de la Rousselière, M.Vanier affrontera un ancien conseiller municipal du PGM et ancien députe libéral aux Communes, M.Prosper Boulanger, candidat du GAM.En plaçant sa campagne électorale sur le thème d'une garantie et d’un bilan, le PGM reprend avec des mots nouveaux les thèmes électoraux qui lui ont valu, en 1978.la victoire Il aura aussi la même résentation graphique: deux exagones sur fond vert contenant la photographie du candidat local et la photographie du maire dont la popularité auprès des Montréalais demeure supérieure à celle de son parti.La Cour suprême prend en délibéré le litige qui oppose Québec et Terre-Neuve OTTAWA (PC) - Au terme de quatre jours d’audiences, la Cour Suprême du Canada a pris en délibéré le litige qui oppose Québec et Terre-Neuve, au sujet de l’électricité produite à la centrale des chutes Churchill au Labrador.Hier, les procureurs de Terre-Neuve ont soutenu que le «Upper Churchill Water Rights Reversion Act» ne visait que la propriété des ressources hydro-électriques de la province de Terre-Neuve et n'affectait d’aucune façon les pouvoirs de réglementation du gouvernement fédéral.Le Québec et Hydro-Québec demandent au plus haut tribunal du pays de déclarer inconstitutionnel le Reversion Act, une loi adoptée en 1980 par la législature de Terre-Neuve, et qui exproprie sans compensation la Churchill Falls (Labrador) Corporation (CFLCo), qui exploite la centrale des chutes Churchill, en plus de révoquer les baux qui permettent à CFLCo d’exploiter le potentiel énergétique du fleuve Churchill.Selon Me David Orsborn, Terre-Neuve jouit des mêmes droits sur l’électricité du Labrador que l’Alberta sur son pétrole et son gaz, la Colombie-Britannique sur son charbon ou le Québec sur son amiante.La juridiction fédérale ne s’applique que sur le transport de cette électricité jusqu'au Québec, et non sur la production de cette énergie, qui se fait entièrement dans la province de Terre-Neuve, et qui est soumise à la juridiction de cette province, a affirmé Me Leonard Martin, au noni du procureur général de Terre-Neuve.Cette question de l’étendue de la juridiction fédérale a retenu l’attention des avocats des diverses parties, tout au long de cette dernière journée d'audiences.Lés procureurs de Terre-Neuve ont terminé, hier, leur très longue intervention, qui visait à démontrer que le Reversion Act était constitutionnel et ne dépassait pas la compétence de la législature provinciale.Les juges ont d’ailleurs montré des signes d’impatience tout au long de l’intervention des procureurs de la province.Le juge-en-chef Bora Laskin devait faire remarquer à Me Martin qu'il «torturait» les précédents pour leur donner une quelconque application dans cette cause.Le juge Laskin devait ajouter que certains précédents invoqués «sont aussi loin de nous que ne l’est la lune».Pour Me Martin, la compétence du gouvernement fédéral s’arrête tout simplement aux portes de la centrale hydro-électrique de Churchill Falls.Quant à Me Orsborn, il devait affirmer que Terre-Neuve n’était aucunement responsable des conséquences du Reversion Act, qui, selon le Québec.aurait pour effet d’invalider le contrat à long terme en vertu duquel Hydro-Québec achète la presque totalité de l’électricite produite aux chutes Churchill.Presque tous les autres intervenants, lors de leur réplique, ont traité de la juridiction fédérale sur les installations des chutes Churchill, que réclame le gouvernement fédéral, en vertu de l’article 92 (10) (a) de la constitution.Selon Ottawa, les installations des chutes Churchill constituent, en effet, une «entreprise inter-provinciale», et tombent donc sous la juridiction du gouvernement fédéral.L’étendue de cette juridiction est incertaine, le juge Jean Beetz s’est d’ailleurs demandé, jeudi, si, en poussant plus loin la logique du gouvernement fédéral, on ne pourrait pas établir la juridiction d’Ottawa sur le réseau d’Hydro-Québec.Au nom de la Saskatchewan, Me James MacPherson a soutenu que les actifs de la CFLCo ne sauraient tomber sous la juridiction fédérale, puisque jamais Ottawa n’a tenté de faire appliquer ces lois, que ce soit en matière d’environnement ou de rela- Jodoin a oeuvré comme agent double pour la brigade anti-gang tions de travail, aux chutes Churchill.Pour Me Jean Samson, au nom du Québec ; la CFLCo est une société de production et elle n’est pas sous la juridiction du fédéral, du seul fait qu’elle exporte la majeure partie de cette production.Au nom d’Hydro-Québec, enfin.Me Michel Jetté a souligné que la génération d’élec-tricite aux chutes Churchill était inextricablement liée à sa vente à Hydro-Québec et u'il est donc faux de préten-re que la société d’Etat québécoise n’a aucun droit en vertu du bail entre CFLCo et Terre-Neuve, bail qui est révoqué par le Reversion Act.Chevrette scinderait la loi sur les habitats fauniques par Louis-Gilles Francoeur Le nouveau ministre du Loisir, de la Chasse et de la Pêche, M.Guy Chevrette, a déclaré hier qu’il «scinderait peut-être» le projet de loi sur les habitats fauniques de façon à parer au plus urgent et sauver in extremis les sites les plus menacés par les développeurs au Québec.M.Chevrette a fait cette déclaration en marge d'une conférence de presse au cours de laquelle il a annoncé que son ministère allait conférer un statut officiel de parc — en vertu de la nouvelle loi sur les parcs — à quatre «parcs» déjà existants en vertu de la terminologie populaire.Il s’agit du Parc Paul Sauvé, près d’Oka, du parc du Mont Saint-Bruno déjà utilisé au maximum, du Parc de la Yamaska, près de Granby et des Iles de Boucherville où le MLCP compte déjà quelques aménagements.Interrogé sur les priorités de son ministère dans le domaine de la conservation faunique, le nouveau titulaire du MLCP a déclaré qu’il retiendrait peut-être à court terme les éléments les plus essentiels soit «de la politique de conservation» ou de la «politique de protection des habitats» qui lui permettraient «de réaliser le réaüsable à court terme parce qu’il y a peut-être des urgences à considérer».Pour illustrer sa pensée, M.Chevrette a précisé que la région de Montréal devrait compter un peu plus de 7,000 hectares en espaces verts, soit 80 fois l’île saint-Hélène, si l’on appliquait au Québec la norme de quatre hectares d’espaces verts par 1,000 habitants.Présentement, a-t-il dit, nous avons tout au plus 4,000 hectares consacrés à cette fin, ce qui laisse un important déficit à combler.M.Chevrette n’était pas en mesure toutefois de dire si son ministère avait fait quelque étude ou plan concernant la protection de l’importante tourbière de Venise en Québec, entre la Rivière du Sud et la baie de Missis-quoi.le seul habitat du genre dans le Sud du Québec.Ce secteur, abondamment étudié par les chercheurs de l’UQAM, constitue une aire de repos exceptionnelle pour de nombreuses espèces ailées, l’automne et le printemps, et la protection du site pourrait s'avérer très rentable pour les cultivateurs du secteur s’ils en tiraient un revenu de pourvoirie comme cela se pratique aux États-Unis à proximité des aires de repos de l’outarde ou des oies.De la même façon, le ministre ne savait pas sj son ministère avait dressé quelque plan pour protéger ITle Saint-Bernard, qui appartient aux Soeurs Grises.La municipalité de Châ-teauguay avait encore tout récemment l’intem tion d’y construire son usine d’épuration même si le site est reconnu comme un lieu dé reproduction exceptionnelle pour les hérons^ L’endroit est aussi facilement accessible d% fait qu’il est relié à la terre ferme par uij pont.Des hauts fonctionnaires ont signalé au DEVOIR que la direction des parcs du MLCB allait se pencher «prioritairement» d’ici 1987 sur la protection des sites appartenant au trésor public à moins que le service de la faune, qui appartient au même ministère, ne fasse valoir l'urgence d’intervenir en terrain «prL vé», ce qui n’aurait pas été le cas jusqu’ici a propos de la tourbière et de ITle Saint; Bernard.Un rapport officiel du MLCP recommandé toutefois de protéger depuis plusieurs année» Tile Saint-Bernard.Du milieu de février 1982 au 16 septembre, le journaliste Claude Jodoin a été à l’emploi de la brigade anti-gang du Service de police de la Communauté urbaine à titre d’informateur ou d’agent double.Ré-interrogé par le procureur de la Couronne, Me Claude Parent, au procès pour meurtre intenté à Claude Dubois, Yvon Belzile et Claude Dubeau, l’ancien chroniqueur judiciaire, âgé de 52 ans, a pu ainsi apporter un éclairage nouveau sur les motifs qui ont poussé la police à lui verser $400 par semaine pour ses services.Selon l’entente intervenue entre le témoin et le capitaine-détective Julien Gi-guère, commandant de la brigade, Jodoin pourra toucher, en plusieurs paiements, une somme additionnelle de $25,000 à l’issue du présent procès.Hier, le journaliste, qui a été congédié du Jettfhal de' Montréal en 1975, a donc indiqué qu’il avait effectué du travail de bureau relatif à certains dossiers dans les locaux de la brigade anti-gang, en plus de servir d’informateur durant la période concernée.Jodoin dit avoir travaillé à plein temps, parfois jusqu’à trois heures du matin, sur un projet spécifique de la brigade et qui ne concernait pas le procès Dubois.Il a cependant expliqué que ses fonctions d’informateur l’avaient amené à s'occuper de Claude Dubois et de son entourage.Dans le cadre de ses agissements d’informateur, il continuait de fréquenter l’accusé Dubois et ses amis.Lorsqu’il rencontrait ces Sens, il lui est souvent arrivé e porter sur sa personne un dispositif électronique servant à enregistrer les conservations.Questionné de nouveau par Me Léo-René Maranda, qui a Îlassé une semaine complète à a barre, a admis qu’au cours de la période concernée, il avait également été amené à toucher une nouvelle somme de $16,000 non comprise dans les $45,000 ou $50,000 que lui avait promis la police.Peu de précisions additionnelles ont cependant été fournies au sujet de cet argent.La majeure partie de la journée a par ailleurs été consacrée à des débats.CONGRÈS ANNUEL DE L'ASSOCIATION CANADIENNE DES ÉTUDES LATINO-AMÉRICAINES ET CARAÏBES Lieu du Congrès: Université du Québec à Montréal, Pavillon Judith Jasmin, métro Berri de Montigny.7-9 octobre 1982 Thème du Congrès: L’Amérique latine dans la crise des années 80.Panels sur l’Amérique centrale, Cuba et les Caraïbes, le Chili, les mass media et l’Amérique latine, etc.Participants invités: Edelberto Torres-Rivas, sociologue guatémaltèque, Ruy Mauro Marini, sociologue brésilien, Monsieur lan Jacob, ambassadeur adjoint de la Grenade aux Nations Unies, Carlos Diaz, représentant du gouvernement cubain, etc.Inscription Jeudi 7 octobre: 9:00 -10:30 h.Vendredi 8 octobre: 8:00 - 9:00 h.LIEU: Foyer Studio -Théâtre A.Laliberté, Pavillon Judith Jasmin Admission générale: $10.00 Êtudiant(e): $6.00 Nommé par le ministère de la Justice et le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social Gouvernement du Canada COMITE SUR LES INFRACTIONS SEXUELLES A L’EGARD DES ENFANTS ET DES JEUNES Nommé en 1981, le Comité a été chargé d’étudier les infractions sexuelles â l’égard des enfants et des jeunes.Sur la base des résultats de son étude, le Comité, qui se compose de non-spécialistes, de juges, de médecins et de travailleurs sociaux, a été chargé de recommander des moyens de mieux protéger les enfants et les jeunes Canadiens contre ce genre d'infractions.Les conditions établies pour le Comité englobent l'étude de: 1.la portée de ces infactions et abus sexuels; 2.la façon de mieux traiter les personnes qui commettent ces infractions en vue de réduire le nombre de cas de récidive; 3.la prostitution des enfants et des jeunes; 4.l'utilisation d'enfants et de jeunes dans la réalisation de matériel pornographique; et 5.l'accès du matériel pornographique aux enfants et aux jeunes.Depuis sa nomination, le Comité a recueilli, dans tout le Canada, des renseignements sur ces questions.Nous invitons tous ceux qui, enfants ou jeunes, ont été victimes d’infractions sexuelles, de même que des adultes et des associations qui s’occupent de ces problèmes, à nous faire parvenir des lettres et des mémoires.Nous les invitons également a nous recommander des moyens pour assurer une meilleure protection.Prière d’adresser les lettres ou les mémoires 3: Robin F.Badgley, président Comité sur les I.S.E.C.P.5067 Succursale (A) Toronto, Ontario M5W 1N4 ¦ Le Devoir, samedi 2 octobre 1982 >1T rt à IM La fin de treize ans de pouvoir social-démocrate BONN, (AFP) — La chute du gouvernement du chancelier Helmut Schmidt met un terme à treize ans de politique social - démocrate - libérale d'ouverture vers l'Est, de réformes sociales, de stabilité du mark, de libéralisation des moeurs et de lutte antiterroriste «dure» faisant de la RFA l'un des pays européens actuellement les plus sûrs.— Détente: l ex-chancelier Willy Brandt, le père de «l'Ost-Politik», inaugure l’ère de l'ouverture vers l’Est, en rencontrant le 19 mars 1970 le président du conseil de RDA, M.Willy Stoph à Erfurt, mettant fin à 25 ans de silence entre les deux Allemagnes.Le 12 août 1970, M.Brandt signe le traité de Moscou entre l’URSS et la RFA, stipulant la renonciation réciproque à la violence.Des échanges économiques et culturels réguliers sont instaurés avec l’Europe de l’Est Le traité de Varsovie (7 septembre 1970), oeuvre de Willy Brandt, reconnaît officiellement la ligne Oder-Neisse comme frontière occidentale de la Pologne et conduit à la reprise de relations diplomatiques avec l’Europe de l’Est.Le 3 septembre 1971, les al- liés (EU, URSS.GB et France) signent l’accord Quadripartite sur le statut de Berlin.Celui-ci préfigure l'accord fondamental entre les deux Allemagne (21 décembre 1972) qui facilite les contacts entre les familles des deux pays, surtout pour les Allemands de l’Ouest désirant se rendre à l’Est, et instaure des représentations permanentes de RFA et de RDA dans les cj,eux capitales.Economie et social: le bilan de 13 années de politioue économique et sociale SPD/FDP est plutôt positif: les salaires moyens et les retraités ont plus que doublé, les congés payés annuels sont passés de 21 à 29 jours, le mark n’a perdu que 47 pour cent de sa valeur depuis 1969 et l’étendue des avantages sociaux fait de la RFA l’un des précurseurs dans ce domaine au niveau mondial.En 1972, le gouvernement Brandt abaisse l’âge de la retraite à 63 ans révolus pour les hommes et 60 ans pour les femmes.Un an plus tard, les retraités sont exemptés du paiement des cotisations d’assurance-maladie.Depuis 1973, les femmes «inactives» et les indépendants ont accès à l’assurance de retraite.Par ailleurs, le montant des retraites des 2,6 millions de victimes de guerre est indexé sur l’inflation.Le 1er juillet 1976, la loi sur la «cogestion paritaire» permet aux représentants des travailleurs de 500 sociétés allemandes de plus de 2,000 employés de participer aux décisions prises par leurs firmes.Les conseils de surveillance sont élargis et comptent dorénavant autant de délégués du personnel cpie d’actionnaires et de représentants des banques.Avant 1976, la cogestion paritaire ne s’appliquait qu’à l’industrie du charbon et de * Face aux crises économiques mondiales successives, les sociaux-démocrates ouest-allemands ont su maintenir le taux d’inflation à un niveau relativement bas, moins de 5% actuellement, mais n’ont pu résoudre le problème du chômage qui frappe 1,8 million de personnes en 1982 contre 180,000 en 1969.—- Lutte anti-terroriste: en cette matière, le pouvoir social-libéral a fait preuve d’une efficacité exemplaire.La vague d’assassinats de hauts-fonctionnaires par la «bande à Baader» en 1977, — notamment le patron des patrons.Hans-Martin Schleyer, le procureur-général fédéral, Sigfried Buback — a provoqué une lutte anti-terroriste acharnée.Cela va de la garde à vue durant 12 heures de tout suspect sans qu’il puisse avertir un avocat, aux «Berufsverbo-te» qui interdisent l’accès à la fonction publique à toute personne soupçonnée d’être «un ennemi de l’ordre démocratique» donnant lieu à une véritable «chasse aux sorcières» en RFA, sans oublier la création d'un gigantesque fichier informatise rassemblant toutes sortes d'informations sur les citoyens ouest-allemands.La social-démocratie des 13 dernières années a enfin été à l’origine d’une formidable libéralisation des moeurs.Dès 1976, l’avortement est autorisé s’il y a eu viol, ou s’il y a risque de danger pour la santé physique ou morale de la femme enceinte.La réglementation du divorce est revue: en 1977, la notion de faute est abolie, le simple consentement mutuel suffit à dissoudre juridiquement un mariage.Helmut Schmidt homme des situations difficiles BONN (AFP) - M.Helmut Schmidt, «l’homme fort de l’Europe», quitte à 64 ans le pouvoir avec l’amertume du stoïcien, forcé de partir par la coalition chrétienne-démocrate-libérale de M.Helmut Kohl, avant d’avoir terminé sa mission.«Avec vous, lançait-il au Bundestag à M.Kohl il y a deux semaines, ce sera le retour à la loi de la jungle».«Le pilote quitte le navire», titre avec une sombre ironie l’hebdomadaire «Der Spiegel», sous la célèbre gravure de Punch sur le renvoi de Bismarck par Guillaume-II montrant un chancelier Schmidt, au visage sévère, à la place du «chancelier de fer» de 1980.La comparaison n’a rien de gratuit.L’homme d’État Schmidt, convaincu de sa mission historique, quitte le navire après huit ans à la tête de la première puissance économique européenne et treize ans au gouvernement (ministre de la Défense de 1969 à 1972 et ministre des Finances de 1972 à 1974).Paradoxalement peut-être, il reste aujourd’hui l’homme politique le plus populaire de RFA, comme l’a confirmé la spectaculaire remontée des sociaux-démocrates aux élections de Hesse dimanche dernier.Le «style-Schmidt» du chancelier — admirateur déclaré de Marc-Aurèle et de «l’impératif catégorique» d’Emmanuel Kant — est devenu, en RFA comme à l’étranger, l’image d’une Allemagne efficace, pragmatique et raisonnable («Nous sommes, disait M.Schmidt dans son récent discours sur l’état de la nation, le pays qui a le mieux résisté à la crise»), qui se veut l’interprète entre Moscou et Washington, malgré l'Afghanistan, la Pologne et les fusées SS-20 et n'hésite pas à critiquer ouvertement les États-Unis.Avec sa casquette de marin hambourgeois, sa mèche argentée savamment rebelle, son élégance vestimentaire, son tabac à priser, mais aussi son sens polémique et sa hargne, le «style Schmidt» représente une époque très importante, après l’ère du «miracle économique»: celle des réformes sociales, de la lutte antiterroriste réussie contre la Rote Armee Fraktion, de la poursuite de la politique de renforcement des rapports avec l’Est.Le «chancelier de fer» est aussi le premier à dénoncer le déploiement des fusées soviétiques SS-20 et à prôner celui des euromissiles de l'OTAN «Père» du système monétaire européen (SME) avec le président Valery Giscard d’Estaing, il estime qu’il faut privilégier les rapports franco-allemands et maintient d’excellentes relations avec Paris, avec M.Giscard d’Estaing et le président François Mitterrand.Quelques anecdotes campent le personnage: «C’est le devoir, rien que le devoir qui me fait tenir debout» lance-t-il un jour à l’un de ses collaborateurs.«Les citoyens sont en droit d’attendre des hommes politiques qu’ils se tuent à la tâche».Ironie du sort: le 11 octobre 1981, au retour des funérailles du président Sadate, on doit lui poser un stimulateur cardiaque.Le «maître d’école», le «Feldwebel», ces sobriquets d’hommes politiques étrangers appliqués au chancelier révèlent l’homme: sûr de lui, des recettes qu’il a appliquées avec un succès certain à l’économie ouest-allemande (5% d’inflation seulement, un DM fort mais aussi 2 millions de chômeurs).Il ira même jusqu’à donner des leçons d’économie à ses partenaires de la CEE.Schmidt «la grande gueule», comme l’ont surnommé ses adversaires, ne souffre guère l’absence de clarté: «M.Kohl, lance-t-il récemment au Bundestag au leader de Top-position, vous êtes bien gentil mais on ne sait jamais ce que vous pensez.D’ailleurs pensez-vous?» «L'homme de Hambourg» a reconnu dans un entretien télévisé avec l’actrice Lily Palmer qu'il était un pur produit du milieu protestant de Hambourg, qu’il habite «depuis plus de 20 ans», qu’il n’y a que trois femmes dans sa vie, sa mère, son épouse Loki — il est marié depuis 40 ans — et sa fille unique Suzan.Il «ne croit pas au hasard» mais «ne pense pas non plus que le sort de l'homme soit prédestiné».L’histoire?«Elle révèle que les catastrophes sont provoquées par des actes politiques et peuvent donc ê-tre prévenues par la politique».Homme des «situations difficiles» (il arrive au pouvoir en mai 1974 en pleine affaire Guillaume, le secrétaire-espion du chancelier Willy Brandt), M.Schmidt, devenu leader de l'opposition sociale-démocrate, va pouvoir confirmer ses qualités d’homme d’action.Il sera probablement la «locomotive» du SPD aux prochaines élections générales, prévues en principe le 6 mars prochain.Le malaise persiste dans l’armée argentine «purgée» BUENOS AIRES (AFP) -Le passage dans les cadres de réserve de l’amiral Jorge Anaya, a tiré un trait, côté argentin, sur le chapitre militaire de la guerre des Malouï-nes, mais les séquelles ques du con-'ètre durement ressenties à tous les niveaux.L’amiral Ruben Franco a pris hier le commandement en politico-économiques flit continuent d’êt chef de la marine et succédé à l’amiral Anaya au sein de la junte, mettant ainsi un point final à la «purge» opérée dans les états-majors des trois armes à la suite de la reddition des troupes argentines à Puerto Argentino (Port Stanley) le 14 juin dernier.Onze généraux dans l’armée de terre dont Tex-président Leopoldo Galtieri, dix-sept vice ou contre-amiraux dans la LE BARBIER DU VILLAGE Coiffure au féminin et au masculin 3605, St-Denis {métro Sherbrooke), Mtl, (face au carré St-Louis) Tél.: 344-8794 marine avec l’amiral Anaya et onze brigadiers-généraux dans l’aviation dont Basilio Lami Dozo ont été, en quelques semaines, rendus à la vie civile.Le renouvellement complet de la junte composée maintenant du généra^ Cristino Nico-laides, du brigadier Auguste Hughes et de l’amiral Franco ainsi que le départ de militaires de haut rang n’en a cependant pas calmé pour autant le malaise qui persiste au sein des forces armées.Il est entretenu par la polémique sur Topportunite, la conduite et le résultat de la guerre et le scandale qui menace d’éclater quant aux présumées «ramifications argentines» de la loge «Propaganda Due» (P2).Par contre, les rumeurs de coup d’Etat contre le général Reynaldo Bignone se sont quelque peu dissipées après la manifestation de masse de la CGT sur la place de Mai, face à la Maison-Rose le 22 septembre dernier, qui s’est déroulée sans incident.Table d'hôte à partir de 6.50$ Spécialités française et italienne 200 ouest, Bernard Montréal 272-9111 W" L’ESPLANAD RUE BERNARD O ec < Q.¥ RUE LAURIER Les partis politiques, dans leur majorité, estiment que la nouvelle junte, recomposée dernièrement dans sa forme d’organe suprême du pouvoir, est le «garant naturel» de l’engagement pris par les forces armées de rendre le pouvoir aux civils avant mars 1984.Le général Bignone qui, à chacune de ses déclarations publiques, exprime sa détermination à organiser des élections dans les délais impartis, a cependant avoué jeudi soir que son gouvernement n’était pas encore en mesure de proposer un échéancier électoral, pas plus qu’il envisageait, dans Timmediat, la levee de l’état de siège en vigueur depuis sept ans.«Le gouvernement ne veut pas abuser de cet instrument, mais il le maintient parce qu’il existe encore plusieurs problèmes à résoudre avant de le lever».a-t-il dit.Il a fait allusion aux détenus politiques (il en reste environ 350 «a la disposition du pouvoir exécutif», selon les estimations officielles) et aux exilés, «qui seront les bienvenus à condition qu’ils ne soient pas porteurs de grenades».La justice vient de rouvrir le dossier d’Elena Holmberg, ex-attachée de presse de l’ambassade à Caracas, dont les noms ont été interdits sur les antennes des radios et télévisions d’État.CONNAISSEZ-VOUS PETIT MOURRE Voir page 2 \C$ , mwÊmm $ iMWp Êlliillllil;: WhiteWme vin Blanc ^ une méthode allemande de va ^ v«HehICS du présente Hochtaier.I ^ Par l’apport d’une réserve a rnise en bouteille, résulte en unvi fruité et au goût fin et délicat 8,5% aie./vol.750 ml HHHHBHBHHHHHjI La commission enquêtera dès la semaine prochaine (Par l'AFP) — La Commission d'enquête judiciaire israélienne sur les massacres de Sabra et Chatila commencera ses travaux dès la semaine prochaine: le président de la Cour suprême, M.Yitzhak Ka-hane, chargé par le gouvernement Begin de la constituer, a rendu publics hier les noms des deux autres membres de la Commission.Il s'agit de M.Aaron Barak, juge à la Cour suprême, et du général de réserve Yona Ephrat.Le juge Barak s’était rendu célèbre sur le plan international en prenant une part active dans les négociations de Camp-David, en qualité de conseiller juridique du gouvernement.Il s'était taillé auparavant en Israël une réputation de juge redoutable en ouvrant des procédures contre plusieurs personnalités du gouvernement, notamment le premier ministre de l’époque, M.Yitzhak Rabin, dont l'épouse avait enfreint la réglementation sur les devises.Le second, le général Ephrat, avait commandé le secteur central d'Israël (Cisjordanie) avant de quitter l’armée en 1979.Les membres de la Commission peuvent nommer autant d’assistants qu'ils l’estiment nécessaire.La cour peut décider de tenir ses délibérations à huis-clos ou en public, selon la volonté du président.On estime généralement en Israël que l’enquête durera jusqu’au début janvier 1983.Plusieurs journaux dans le monde conti- nuent de publier des informations sur les massacres de Sabra et Chatila et ses consé-uuences.Ainsi, selon le quotidien libanais An Nahar, qui cite des responsables de la Protection civile libanaise, le bilan définitif de la tuerie dans ces deux camps palestiniens de Beyrouth s’élève à 1,500 tués.D’autre part, d’après le Washington Post, le ministre israélien de la Défense Ariel Sharon avait envisagé la possibilité que les Phalangistes chrétiens libanais massacrent les civils palestiniens.Lors d’une réunion avec des responsables israéliens sur l’envoi de soldats libanais dans les camps palestiniens, le 16 septembre, le général Sharon s’était déclaré ' *1 V maire (4 octobre), Genevière Amyot et Solange Lévesque (1er novembre), Écrivains acadiens (22 novembre), Michel Gay et André Gervais (6 décembre), Victor-Lévy Beaulieu (10 janvier), Jacques Lanctôt (7 février).André Carpentier et Gilles Pellerin (7 mars).Monique LaRue et Désirée Szucsany (4 avril), Claude Beausoleil et Jean-Paul Daoust (2 mai).L’admission est libre aux Lundis du Temporel mais on doit se producer des laisser-passer au café dès 19 h 30, le soir du récital.Cette saison des Lundis doux est rendue possible grâce à la collaboration de l’Union des écrivains québécois et du Conseil des Arts du Canada.¦ Des entretiens avec des écrivains sur cassettes vidéo sont offertes aux écoles et aux étudiants par EDUTECH.Une dizaine d’écrivains ont accepté de participer à l’opération: enregistrer un vidéo exclusif pour chaque classe qui envoie les questions enregistrées de ses étudiants.L’adresse de EDUTECH: C.P.1011, Rawdon (Québec) JOK ISO.Les écrivains partici- pants sont: Victor-Lévy Beau-liau, Roch Carrier, Marcel Dubé, Michel Garneau, Gratien Gélinas, Jean-Claude Germain, Antonine Maillet, Yves Thériault et Michel Tremblay.On remarque cependant que, dans ce groupe, le théâtre est sur-représenté, que la variété d’écritures et de générations est absente des choix de EDUTECH.Et quand M.Jean-Yves Durocher est venu parler de EDUTECH au DEVOIR, je me suis permis de lui faire remarquer que les poètes et les femmes étaient rares dans le choix d’EDUTECH.Alors, M.Du rocher m’a répondu exactement ceci: «En sortant du DEVOIR, je ferai brûler à l’église Notre-Dame des lampions pour les femmes et les poètes».¦ Pour celles et ceux qui aiment entendre les chansons des poètes, deux émissions de Radio-Canada à signaler.D’abord, au réseau AM, tous les soirs à minuit.Alliages, animée par André Binet, qui sait à la perfection rejoindre l’intimité des auditeurs, avec la qualité poétique des propos, musiques et chansons présentés.Aussi, au réseau FM, tous les après-midis à 18 h, André Vigeant présente Chansons des quatre saisons, m Parmi les émissions littéraires de la semaine, au réseau FM de Radio-Canada, signalons Book-Club (lundi à 16 h 30), qui parle des derniers livres de Genevière Amyot et Marie-Claire Blais, et Pages vives (mercredi à 19 h 00), qui s’intéresse à «Beaudelaire et ses planètes».¦ À l’émission Apostrophes de Bertrand Pivet, diffusée dimanche soir le 3 octobre à 21 h 30 et reprise le dimanche 10 octobre à 14 h 00, on verra six romanciers de la rentrée, dont Anne Hébert qui, paraît-il, selon les journalistes français qui ont déjà vu l’émission, a fait la meilleure apparition.Le Monde du 24 septembre lui donne par ailleurs la première page de son cahier littéraire, pour son roman Les Fous de Bassan.m En dernière heure, nous apprenons le programme de la Place aux poetes, animée par Janou Saint-Denis, pour le mois d’octobre, qui reçoit, au Studio Altair du 2071 boul.St-Laurent, le mercredi 13, Désirée Szucsany; le 20, Marie-Eve Doré et Doris Guévin; le 27, Jacques Renaud.Cette semaine, le 6, on présentera un ballet poétique d’après l’oeuvre de Louis Geoffrey: Le Saint rouge et la pécheresse.Le cahier 1 MIÜIUHa m du journal LE DEVOIR est dirigé par Jean Royer IQUELQVES HEURES AVANT QUE SONNE LE GLAS! # DERNIER SPRINT JUSQU’À DIMANCHE SOIR MINUIT w' " Pour cfux oui veulent METTRE LEUR CHAPEAU/ M'Était PAS un stunt rmkiTAiRE?I>£RMeke chance I pju /TVorUA/ nrr\Aorw^1U1 DUCE PPE Neil SIMON il -L , Mise en scène Traduction Gaétan Labrèche Jacqueline Magd*loln* Avec Roger Le Del, Jean Duceppe, Claud* Maher Denise Marelle.Jean Deschênes et Louisan Danis Du ô septembre ou 16 octobre Décors Marcel Dauphinois Mardi ou vendredi à 20h Costumes Michel-André Thibault Samedi à 17h et 21 h Eclairages Guy Simard Pour groupe Information M2-Ô194 cfb Il II Al Kl l’( >K I K( n M Ssii font |>j||i>t tit’ (tills tir fi s’.ijotltt’ tilt muni.nit tli- I), ' A titii’ tJi r ,1 l.i Pi ill r lies Ally * I comprends très bien que dans l’action révolutionnaire il puisse y avoir des morts, les fameuses bavures, mais pas au bout de 10 ans, de 15 ans, presque de 30 ans.Ça non alors! Et que dire de Valladares avec qui Castro a fait la guerrilla?Il vient de sortir un livre, Les prisonniers de Castro, personne ne veut le lire en France, ça les gêne.Moi je n’accepte pas ça.» Yves Montand est dans tous ses états, démonté, déchaîné.Nous sommes là devant lui silencieux, stupides, sidérés.Nous avons perdu l’habitude des hommes passionnés, des excessifs qui se pompent le coeur pour leurs idéaux, des indignes qui refusent de ramper, des existentialistes qui questionnent toutes les intentions.Montand en profite.Il est en terre amicale, loin des préjugés cartésiens, il se défoule avec intensité et ardeur.Monsieur Montand, qu’est ce qui vous tient en vie?«Mais la vte bon sang, j’existe, alors autant exister debout! En fait il y a trois choses que je trouve essentielles.Le vieillissement, bon on n’y peut rien, la déchéance, la décomposition sur pied non plus mais on peut préserver quand même la lucidité même si cette lucidité vous fait mal.Quand je vous parle de Cuba, ne croyez pas que ça me fait plaisir, crest toute mon adolescence qui me reste au travers de la gorge.Il n’y a pas d’espoir, l’optimisme c’est de la blague, en même temps c’est en partant d’un concept désespère qu’on arrive à construire quelque chose.La lucidité donc, le sens de l’humour, ne pas avoir peur de passer pour un imbécile.La troisième et dernière chose c’est la tendresse qui n’a pas d’âge.Ce sont ces trois éléments que j’ai amalgamés dans mon spectacle.Après, je ne sais pas, je ne fais pas de projets, je ne fais que ce dont j’ai envie.J’ai eu des échecs dans ma vie mais au moins j’ai été heureux de les faire.Ce qu’il ne faut pas faire dans la vie c’est des choses qui vous emmerdent.Quelque que soit sa condition sociale, on peut toujours, toujours, faire quelque chose pour soi.J’en reviens toujours à mon père qui était un émigré et qui après ses 9 heures de travail quotidien allait apprendre le français pour s’en sortir, par lui-même.L’individu doit décider par lui-même et s’en sortir par lui-même, voilà, c’est tout.» Il se lève brusquement, un sourire de soulagement, de satisfaction éclaire son visage.C’était le monde selon Yves Montand.Maintenant passons à autre chose.V théâtre du rideau vert direction yvette brindamour mercedes palomino MARDI AU VENDREDI 20H SAMEDI 17 ET 21H —^MANCHE 19H deux à dos Comédie de BERNARD SLADE Adaptation: Luis de Céspedes Mise en scène: Yvette Brind’Amour Louise Turcot — Pierre Thériault Conception visuelle Accolas - Barbeau - Rondeau » M 4664.rue St Denis Reservations de I2h a I9h qmm t-vn*) Métro Laurier, sortie Gilford 1 /zjO As d?A C> .Or 5 # & s® a® v VJ “ JO SV e.&' o'> q fi s » & J?s® bV'o°6® j »?Æ J «S AO O „ O?cd e?
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