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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1994-03-14, Collections de BAnQ.

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[" LE DEVOIR PERSPECTIVES Le pique-nique Johnson veut du temps avant les élections.mais pas trop L'ENTREVUE Bernard Lemaire, le succès en cascade PAGE B 1 Johnson s\u2019engage à créer 400 000 emplois LES ACTUALITÉS 3000 marcheurs pour le Collège militaire PAGE A 2 L'ÉCONOMIE Royal a transformé sa vulnérabilité en flexibilité PAGE B 2 Michel Venue Le choix de la date des élections n\u2019est pas futile.Il peut être décisif quant au résultat.Le pif du Parti québécois l\u2019avait bien servi, en 1981.Lévesque avait perdu référendum et élections partielles coup sur coup en 1980.Il aurait pu attendre jusqu\u2019en novembre 1981 pour se refaire une image avant de se présenter devant l\u2019électorat.Il a préféré avril: ça lui a sourit.Daniel Johnson fait face au même dilemme.Des militants le pressent d\u2019attendre à l\u2019automne pour aller au peuple, afin de lui laisser le temps de voir se manifester les résultats concrets de ses politiques de création d\u2019emploi.Certes, M.Johnson veut du temps avant de déclencher les élections.Mais il n\u2019en veut pas trop.Attendre ne servirait pas forcément les libéraux.Ce n\u2019est pas la durée, fait remarquer un stratège, mais la qualité qui compte.Kim Campbell a fait des barbecue tout l\u2019été: ça n\u2019a servi à rien.Sa popularité, certes, a monté durant cette période, mais elle a chuté dès l\u2019ouverture de la campagne électorale.En outre, si tout va bien pour les libéraux et qu\u2019on décide de repousser le scrutin afin de consolider l\u2019appui populaire, qui dit qu\u2019une crise ne va pas survenir, un pont être bloqué, un scandale éclater, ou même la reprise économique ralentir.Prévoir la date des élections, c\u2019est comme planifier un pique-nique, ironise le responsable de la préparation de la campagne électorale pour les libéraux, M.John Parisella.Le ciel est gris, il y a des nuages, du brouillard, et soudain vient l\u2019éclaircie: c\u2019est le temps de pique-niquer.En 1981, les péquistes ont sorti leur table en avril, même si tout le monde les disait battus.Ils ont gagné.Bien sûr, du temps, il en faut.Le leader conservateur de l\u2019Alberta, Ralph Klein, a pris six mois entre le moment où il devint chef et le jour du scrutin.Il a gagné un troisième mandat pour son parti.En juin, Johnson sera à la tête du gouvernement depuis six mois, n faut aller ni trop vite, ni trop lentement.Si les libéraux étaient allés trop vite, explique Parisella, ils auraient commis l\u2019erreur du péquiste Pierre Marc Johnson en 1985.Si tu vas trop vite, les électeurs comparent le nouveau chef, avec l\u2019ancien chef du même parti.Et dans ce cas-ci, les libéraux avaient un chef aimé, un atout pour eux.Avec un peu de temps, les électeurs comparent le nouveau chef avec celui du parti adverse.C\u2019est cela que les libéraux sont en train de provoquer.Depuis deux mois, Johnson se positionne face à ses adversaires: Parizeau trouve futile de parler à des investisseurs, Johnson trouve ça prioritaire.Parizeau n\u2019a pas besoin des immigrants pour faire la souveraineté, Johnson est «le premier mi-Les stratèges n>sl-re de tous les Québécois».6 Mais il se positionne par rapport libéraux ont à ses alliés aussi.Il a besoin de l\u2019aide de Jean Chrétien pour conclu-un mois et re des ententes sur la main-,\td\u2019oeuvre, l\u2019environnement, l\u2019emploi, demi pour II met à son actif l\u2019entente sur les in-,\t.frastructures.Mais du coup, il met évaluer leur les choses au clair: «Je vais diriger le Québec, pas Jean Chrétien», progression (yest sa façon à lui d\u2019êtr.e nationaliste.Le Québec est un Etat, le seul État francophone en Amérique du Nord.Il en a la responsabilité, dit-il, et il l\u2019assume.M.Johnson l\u2019a bien dit, hier, en conférence de presse: «L\u2019avenir pour moi a commencé le il janvier», lorsqu\u2019il a été nommé premier ministre.Il «ne renie pas ses racines».Mais il commence à compter là, bien qu\u2019il faisait partie du gouvernement Bourassa depuis 1985.Dans son discours de clôture du congrès, hier, il n\u2019a parlé que de son bilan à lui depuis deux mois: «imaginez quatre ans», dit-il.Les stratèges veulent insuffler cette impression de nouveau.Un vidéo a été présenté aux militants.La musique rappelait le bruit d\u2019un train qui démarre et qui fonce.Donc, un trait sur le passé accompagné d\u2019un bilan à court terme de réalisations concrètes.Ce week-end, les militants ont franchi l\u2019étape suivante: après les réalisations, les engagements.La promesse qui ressort: réduire le chômage de 5 points de pourcentage, soit de 12,5 à 7,596 en quatre ans.Cela veut dire remettre au travail quatre chômeurs sur 10 et créer 400 000 emplois.Un défi titanesque quand la plupart des économistes disent que malgré la croissance économique, le chômage restera élevé jusqu\u2019à la fin du siècle.Comment on va réaliser ce défi?M.Johnson a l\u2019air de demander qu\u2019on lui fasse confiance car il ne dit mot sur les moyens.«Vous verrez», me dit-il.Tout comme on verra plus tard, après les élections, pour les décisions contentieuses sur le ticket modérateur ou la «désassurance» en santé, sur la sécurité d\u2019emploi dans la fonction publique ou sur la constitution.Les stratèges libéraux souhaitent construire un momentum qui ferait grimper leur cote dans le public.Ils ont un mois et demi pour évaluer leur progression, avec ce congrès, le discours du trône de jeudi puis le budget.S\u2019ils constatent que la tendance se maintient, ils s\u2019accrocheront au courant ascendant, termineront le travail en campagne électorale.M.Johnson n\u2019hésitera pas à parler des séparatistes.Après avoir essayé de montrer que MJohnson ferait un bon chef de gouvernement, et qu\u2019il est entouré d\u2019une bonne équipe, les libéraux amorceront le dernier droit en rappelant qu\u2019un vote pour les libéraux est aussi un vote contre le référendum.Ce sera leur arme ultime.Quel beau pique-nique! I N Les Actualités.A2 Agenda culturel .B7 .Ammres dassées .VI Avis publics.B4 Culture.B8 Économie.B2 Éditorial.-46 E X Entrevue.BI Idées.A7 Le Monde.AS Montréal.A3 Mots croisés___A4 Religions.B4 Les Sports.B5 Météo Ciel variable Max: +4 Détails en B4 Comment atteindre l\u2019objectif?Il demande qu\u2019on lui fasse confiance PIERRE O\u2019NEILL LE DEVOIR Dans la perspective d\u2019une victoire électorale du PL.Q aux prochaines élections, Daniel Johnson s\u2019est engagé à réduire de 5% le taux de chômage, c\u2019est-à-dire de créer 400,000 emplois en quatre ans.Cette promesse du premier ministre s\u2019inscrit dans la «politique de l\u2019emploi» que le parti s\u2019est donnée en fin de semaine à l\u2019occasion de son congrès d\u2019orientation.Jugeant qu\u2019il n\u2019a pas à préciser pour l\u2019instant de quelle façon il atteindra cet objectif, le chef libéral s\u2019est limité à brandir les trois éléments clés de sa stratégie industriel- le, les mêmes que l\u2019on retrouve dans les résolutions adoptées par le congrès: les investissements, la consommation et l\u2019exportation.Pour le reste, il demande qu\u2019on lui fasse confiance.Le texte voté par les délégués stipule que «le gouvernement devra réduire d'au moins 5% le taux de chômage au Québec d\u2019ici la fin de son prochain mandat».Après avoir consacré de longs passages de son discours de clôture à la nécessité pour le Québec de conclure des ententes administratives avec le fédéral, M.Johnson a voulu démontrer que son gouvernement n\u2019est pas à la remorque d\u2019Ottawa.Aux journalistes intéressés à savoir s\u2019il accepterait l\u2019offre du premier ministre fédéral d\u2019intervenir personnellement dans la prochaine campagne électorale, il a répondu: «Je ne peux pas empêcher les gens de faire campagne au Québec ou de décerner des décorations.Mais je vais diriger le Québec.Pas Jean Chrétien».VOIR PAGE A 8: JOHNSON VOIR AUSSI EN PAGES A 3 ET A 6: ¦\tDu sable dans l\u2019engrenage de la machine libérale ¦\tL\u2019éditorial de Lise Bissonnette PHOTO JACQUES NADEAU iW' ; ¦A >.Aux journalistes intéressés à savoir s'il accepterait l'offre du premier ministre fédéral d'intervenir personnellement dans la prochaine campagne électorale, Daniel Johnson a répondu: «Je ne peux pas empêcher les gens de faire campagne au Québec ou de décerner des décorations.Mais je vais diriger le Québec.Pas Jean Chrétien».Du droit au libertinage En deux semaines, une station de râdio française est devenue le symbole de la lutte pour la défense du droit de parole, CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR À PARIS W ai eu ma première rela-* tion sexuelle la semaine dernière.Je suis devenu un vrai mec.enfin je pense; ma copine, les pipes et les branlettes, enfin, elle connaît ça, quoi!» Peurs, amour, sida, premières règles, sodomie ou éjaculation précoce, il n\u2019y a pas de tabou sur Lovin'Fun.Véritable hot line dans tous les sens du terme, l\u2019émission vedette de Fun Radio attire chaque jour 1 300 000 auditeurs entre 19h et 22h.En studio, celui que l\u2019on surnomme Doc, un pédiatre de 42 ans, répond sagement aux questions des 15-25.Pendant qu\u2019à ses côtés.Difool, 24 ans, sorte de RBO français, n'en rate pas une.Le vocabulaire est cru, souvent vulgaire, mais la franchise est toujours au rendez-vous! En deux ans.les animateurs délurés se sont taillé sans faire de bruit la première place sur les ondes des radios jeunes.Jusqu\u2019à ce que le Conseil supérieur de l\u2019audiovisuel (le CRTC français), alerté, décide que la fête avait assez duré et rappelle à l\u2019ordre les libertins.Le 4 mars, les neuf sages, invoquant un article du Code pénal sur la pornographie et les mineurs, intimèrent à Fun Radio de cesser d\u2019ici 48 heures les discussions en direct avec les auditeurs et de laisser les réponses à caractère sexuel au médecin plutôt qu\u2019à l\u2019animateur.Les membres du CSA croyaient faire œuvre de salubrité publique.Ils venaient en fait de déclencher une tempête.En quelques jours, tous les médias sonnèrent ltiallali contre le puritanisme et les mauvais coucheurs.L\u2019ancien ministre de la Culture, Jack Lang, appela les jeunes à la désobéissance.Quelques centaines de lycéens hirsutes descendus des banlieues manifestèrent devant le siège de la station, à Neuilly.Les respon- VOIR PAGE A 8: LIBERTINAGE Le refus de l\u2019appauvrissement 2000 manifestants dénoncent les choix budgétaires et fiscaux du gouvernement Johnson PAULCAUCHON LE DEVOIR Cf est qui exactement qui est là dans le Palais des congrès?» -,«C\u2019est des boss.Pis c\u2019est toutes des pourris!» À l\u2019évidence, ce brave manifestant avait décidé de faire l\u2019éducation politique de son liston d\u2019une façon lapidaire, lorsque celui-ci lui demanda pourquoi on avait décidé d\u2019encercler le Palais des congrès.Ils étaient quelques milliers comme eux à marquer, hier après-midi, leur opposition aux politiques du gouvernement libéral.Les principales évaluations font état d\u2019un peu plus de 2000 personnes.La manifestation, qui était organisée par une coalition d\u2019organismes populaires et syndicaux de Montréal, s\u2019est déroulée dans le calme, sous un petit crachin qui a sûrement retenu des protestataires chez eux, puisque les organisateurs avaient espéré cette fin de semaine réunir plus de 5000 personnes.Les centrales syndicales et les groupes communautaires de Montréal voulaient «célébrer» la fin du congrès du Parti libéral, après s\u2019être réunis samedi dans un grand Forum de solidarité populaire.La manifestation réunissait particulièrement des éléments du Conseil central de Montréal (CSN), du Conseil des travailleurs du Montréal métropolitain (FTQ), des groupes populaires comme le FRAPRU, le Regroupement des groupes populaires en alphabétisation, des VOIR PAGE A 8: REFUS L\u2019IRA tient Londres dans sa mire Troisième attaque en cinq jours contre l\u2019aéroport d\u2019Heathrow D\u2019APRÈS L'AFP Londres \u2014 L\u2019IRA a poursuivi sa campagne d\u2019intimidation des Britanniques hier en tirant des obus sur un aéroport de Londres obligeant les autorités à fermer pour deux heures les aéroports d\u2019Heathrow et de Gat-wick, respectivement à l\u2019ouest et au sud de la capitale.C\u2019est la troisième attaque de l\u2019IRA en cinq jours.Les alertes dans ces aéroports britanniques ont été levées hier soir, a indiqué Scotland Yard.Scotland Yard a qualifié la dernière alerte «de tentative cynique de la part de LIRA pour provoquer une confusion et une peur inutile dans le public».Après des appels d\u2019avertissement à des médias et aux autorités des aéroports, les deux terminaux de Gatwick ont été fermés hier après-midi, les passagers restant à l\u2019intérieur, et les services des trains desservant cet aéroport du Sussex, d\u2019où partent la plupart des charters, ont été, suspendus.A Heathrow, tous les mouvements d\u2019avions ont été suspendus, le terminal 4, au sud de Faéroport, et les routes périphériques ont été clos tandis que les passagers étaient regroupés dans des zones «sûres» des trois autres terminaux, selon les autorités aéroportuaires.Le Terminal 4 n\u2019avait rouvert que vers 14h30 hier après-midi après avoir été fermé pendant plus de six heures à la suite du dernier attentat au mortier attribué à l\u2019IRA, qui, pas plus que les deux précédents, n\u2019avait fait de victime ou de dégâts matériels, mais avait provoqué VOIR PAGE A 8: IRA LE MONDE Israël frappe les extrémistes juifs Les soldats pourront tirer sur les colons à la gâchette facile PAGE A 5 I.K I) K V 0 I U , I.K I.V X I) I I I M A K S I !» IM LES ACTUAL Plus de 3000 marcheurs pour le Collège militaire LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE Saint-Jean-sur-le-Richelieu \u2014 Plus de 3000 marcheurs, dont quelques personnalités politiques, ont manifesté leur volonté de maintenir le Collège militaire royal de St-Jean et l\u2019Ecole des langues, hier à St-Jean.Ç)ést sous la bruine que, les manifestants ont parcouru ja distance qui sépare l\u2019Ecole des langues du Collège militaire royal.La marche était organisée par le Comité d\u2019action régoinal, qui regroupe l\u2019ensemble des personnes intéressées au dossier.Xïe chef du Bloc québécois Lucien Bouchard et le chef péquiste Jacques Parizeau ont accompagné les marcneurs pendant une bonne partie du trajet, avant de quitter pour laisser la place aux élus locaux et aux porte-parole d\u2019autres organismes, dont des représentants de francophones hors Québec.Ce chef de l\u2019Opposition officielle à Ottawa, Lucien Bouchard, s\u2019est porté à la défense du Collège militaire royal, qui a «redressé de vieilles injustices» en faisant plûs\u2019 de place aux francophones au sein de l\u2019armée canadienne.A ceux qui s\u2019objectent devant le fait qu\u2019un souverainiste défende une institution fédérale, M.Bouchard réplique que tant que les Québécois paieront des taxes au fédéral, il est normal qu\u2019ils aient leur juste part.Selon lui, peu importe le statut politique du Québec, le Collège militaire de St-Jean aura toujours sa place.«Il y aura toujours une vocation militaire pour ce collège, quoi qu\u2019il arrive dans l\u2019avenir».J1 éstime que le ministre de la Défense David Colle-nettë commet une erreur en fermant ce collège qui forme des officiers francophones pour l\u2019armée.«Il n\u2019a pas compris l\u2019importance historique de ce collège».M.Bouchard s\u2019est aussi dit désappointé de la réaction du gouvernement de Daniel Johnson qui, selon lui, «a décidé de ne pas se battre».Un comité a été chargé PHOTO PRESSE CANADIENNE Parmi les marcheurs hier: Lucien Bouchard et Claude Bachand.par le gouvernement québécois de définir un mandat mixte, militaire et civil, pour le collège de St-Jean.«On ne sait pas trop ce que ça veut dire», a commente M.Bouchard.\t.\t.\t.\t, , Le chef péquiste Jacques Parizeau a lui aussi marche plusieurs minutes avec les Johannais, aux côtés de son épouse.\t, .Le fédéral, dit-il, doit écouter ce message de la population.«Je le souhaite vivement.Il faut que le gouvernement fédéral fasse quelque chose et que le gouvernement du Québec s\u2019active vraiment pour infléchir le gouvernement fédéral».\t.M.Parizeau a rappelé que le College militaire royal est «une institution assez remarquable» avec une réputation reconnue.«Il faut qu\u2019elle reste».La marche, qui devait débuter à 14h, s est mise en branle avec plus d\u2019une heure de retard.Ni le retard ni le crachin n\u2019ont empeche les marcheurs de scander les slogans et chansons d usage.Par exemple, la chanson enfantine «IVlalbrough s en va-t\u2019en guerre» est devenue «Martin s\u2019en va-t\u2019en guerre.pour «scraper» le collège militaire».En plus d\u2019élus régionaux et municipaux, le ministre de l\u2019Education Jacques Chagnon était présent à la manifestation, de même que Jean Allaire, le chef du nouveau parti Action démocratique du Québec, lui-même un ancien officier du Collège de St-Jean.Le député du Bloc dans St-Jean et porte-parole du Comité d\u2019action régional, M.Claude Bachand, a cherché à motiver la foule pour cette lutte qui est loin d être terminée, promet-il.«5000 à St-Jean, c\u2019est l\u2019équivalent de 100000 à Montréal», a-t-il lancé.Le porte-parole du Mouvement Québec français Guy Bouthillier y est allé d\u2019une envolée à saveur nationaliste.«Ne touchez pas à St-Jean.Ne déménagez pas sa substance vers un ailleurs inhospitalier.Vive la ville de St-Jean.Vive le collège militaire bientôt républicain de St-Jean et vive le Québec français».On ne peut pas éviter l\u2019hiver, mais on peut éviter les mauvaises surprises.Inscrivez-vous dès çmjourfîhm au M VE ! Les records de froid de cette année ont sans doute fait grimper votre consommation d\u2019électricité.Saviez-vous que vous pouvez répartir la totalité de votre consommation annuelle sur 12 paiements ?C\u2019est ce que font déjà 900 000 clients d\u2019Hydro-Québec qui bénéficient du mode de versements égaux, le MVE.Service entièrement gratuit, le MVE vous permet donc d\u2019éviter de payer de grosses factures en hiver, en les étalant sur 12 versements mensuels, sans intérêts ni frais additionnels.Si vous n\u2019en profitez pas encore, c\u2019est le bon moment d\u2019y penser.Inscrivez-vous dès aujourd\u2019hui au mode de versements égaux (MVE) en appelant notre bureau des Services à la clientèle.a Hydro-Québec Le meilleur de nous-mêmes Trois projets d\u2019une puissance totale de 472 MW Hydro-Québec justifie ses besoins en cogénération LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Hydro-Québec justifie présentement trois projets de centrale thermique en cogénération d\u2019une puissance totale de 472 MW, trois dossiers actifs devant le Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE), par des «besoins» qu\u2019elle évalue officiellement à 250 MW.Ces trois projets sont ceux de Indeck-Montréal-Est (216 MW), Polsky auquel la Communauté urbaine de Québec est associée (120 MW) et Cogénération Bécan-coqr (136 MW).Etudiés ensemble comme volets d\u2019un même programme de cogénération, ces trois projets auraient difficilement franchi l\u2019étape de la directive d\u2019impacts du ministère de l\u2019Environnement et de la Faune (MEF) puisque leur justification commune eût manifestement dépassé les besoins formulés par le copromoteur lui-même.Mais comme ils sont étudiés séparément, les 250 MW recherchés par Hydro-Québec servent à justifier, à répétition, chacun des projets, envoyés en audience comme si les autres n\u2019existaient pas.Mais il y a plus.Au moment où les porte-parole d\u2019Hydro-Québec justifient ces 472 MW par des besoins globaux de 250 MW, d\u2019autres partenaires privés de la société d\u2019Etat ont obtenu des certificats d\u2019autorisation pour des centrales en cogénération dont la puissance totalise 210 MW, soit 84% de l\u2019objectif recherché.En effet, le gouvernement a dûment autorisé jusqu\u2019ici un projet de cogénération de 30 MW à l\u2019usine Cascades, de Kinsey Falls; un projet de 40 MW proposé par Kruger, à Trois-Rivières (qui serait sur la glace depuis) et, tout récemment, le projet de Indeck-Hull, de 140 MW.Les deux seuls projets d\u2019Indeck, soit celui de Hull (140 MW), déjà approuvé, et celui de Montréal-Est (216 MW) actuellement en audience, dépassent ensemble de 106 MW le plafond de puissance requis par Hydro-Québec dans le cadre de son programme.Ce qui n\u2019empêche pas Hydro-Québec de les justifier en audience.La porte-parole du BAPE, Mme Thérèse Daigle, affirme qu\u2019il est «impossible de refuser» les mandats donnés par M.Paradis, même si les projets excèdent explicitement les demandes du copromoteur et qu\u2019il en coûtera en moyenne un quart de million de dollars pour chacune de ces audiences, dont tous savent que la majorité est inutile, de l\u2019aveu même du promoteur qui veut se réserver de choisir «un ou deux» des quatre ou six projets examinés et éventuellement approuvés par Québec.Au bureau du ministre Paradis, son attachée de presse, Mme Sylvie Marier, indique que la facture risque d\u2019être «encore plus élevée car il y a 30 projets de cogénération en traitement dans les dossiers du ministère», et cela, même si Hydro-Québec a déjà obtenu 210 des 250 MW recherchés.«On estime, dit-elle, que les commissaires vont tenir compte de cet état de fait.Ils ne peuvent tout de même pas oublier les autres rapports publics et les autres autorisations données dans le même programme».Mme Marier reconnaît «qu\u2019il eût été beaucoup plus facile de procéder s\u2019il y avait eu une audience générique», comme l\u2019avait ordonné le gouvernement à Hydro-Québec avant de revenir sur sa propre ordonnance.La commission du BAPE dans le dossier d\u2019Indeck-Hull a fait la même recommandation, que Québec a ignoré comme celle de ne pas approuver ce projet mal localisé, à son avis.\t\\\t%.Analyse La semaine dernière, Hydro-Québec a expliqué aux audiences sur Indeck-Montréal-Est qu\u2019une audience sur l\u2019ensemble de son programme de cogénération n\u2019était pas intéressant parce qu\u2019il aurait commandé une analyse «des impacts cumulatifs» de ses projets, sans compter celui, incontournable, de leur justification.Le public aurait aussi pu faire valoir ses vues sur la valeur relative des volets de ce programme, un choix qu\u2019Hydro-Québec entend faire seul parmi les certificats d\u2019autorisation accordés par Québec.Le porte-parole d\u2019Hydro, M.Gilles Côté, affirme qu\u2019Hydro-Québec a «toujours dit que nous voulions faire passer quatre projets pour pouvoir en choisir deux».Il n\u2019est pas du tout abusif, ajoute-t-il, de faire dépenser un demi-mil-lion au BAPE pour deux audiences inutiles.Quant aux 2,3 ou 4 millions$ qu\u2019il en coûtera à Hydro-Québec pour chaque projet qu\u2019elle abandonnera, du fait qu\u2019il y a une clause de remboursement des frais encourus dans suc contrats de cogénération, «cela n\u2019est pas plus coûteux, dit-il, que les études de de pré-faisabilité ou de faisabilité qu\u2019il nous arrive d\u2019effectuer avant d\u2019abandonner des projets, qui s\u2019avèrent non nécessaires à un moment donné».Si Hydro-Québec se retrouve avec plus de projets que nécessaire, ajoute-t-il, ce n\u2019est pas la preuve qu\u2019on abuse des commissaires, du public ou du système d\u2019audiences: Hydro-Québec, dit-il, «ne peut pas faire le choix des projets nécessaires avant, d\u2019aller en audience», dit-il en ajoutant que la société d\u2019Etat planifie sur la foi de scénarios basés sur des prédictions les plus fiables possibles.«Ce qu\u2019on veut, c\u2019est de la flexibilité pour réagir rapidement si les scénarios prévus changent», conclut M.Côté.Il reconnaît cependant que, si la demande recommençait à grimper, la société d\u2019Etat n\u2019hésiterait pas à dépasser les 250 MW actuellement recherchés en utilisant des certificats d\u2019autorisation de projets obtenus en excès de son objectif officiel, ce qui serait impossible à obtenir en dehors d\u2019un examen séparé des projets.La vie privée court-circuitée par l\u2019autoroute électronique?Ottawa (PC) \u2014 La protection de la vie privée des Canadiens va devenir un sujet de préoccupation majeure au moment où Ottawa prépare l\u2019appareil administratif à l\u2019ère de l\u2019informatique, indique un document de travail du fédéral.Tout en adoptant son ambitieux plan de réseau électronique, le gouvernement doit prendre des mesures particulières pour assurer le respect de la vie privée, recommande la version préliminaire d\u2019une étude fédérale qui sera publiée cette semaine.Préparé par le Conseil du Trésor, la «Stratégie pour l\u2019administration des services gouvernementaux» est un document qui trace la voie à suivre en vue d\u2019un gouvernement plus efficace qui offrira au grand public des services jusque-là encore inédits.On y esquisse un plan qui, grâce aux télécommunications modernes et à l\u2019informatique, permettra d\u2019avoir accès à différents services comme des renseignements sur l\u2019asuran-ce-chômage ou des éléments de recherche dans les bibliothèques publiques.Par exemple, au lieu de se rendre dans un centre de main-d\u2019oeuvre, une femme d\u2019Edmonton n\u2019aurait qu\u2019à passer à un kiosque du gouvernement près de son domicile pour visionner la même information sur un petit écran.La collecte, le traitement et la diffusion de l\u2019information deviendraient ainsi une tâche essentielle du gouvernement de façon à ce que tous y aient rapidement et facilement accès.Si la stratégie proposée est bien suivie, le respect de la vie privée des individus y gagnera et le public aura davantage confiance dans le gouvernement, indique le document gouvernemental.ROBIC I1GER ROBIt RICHARD 5 ST-JACQUES WTVÜL 0UHEC KFTJB tv 6* NE.VOUS MîR6$, 0Kl S'EN OCCUPE! Pour séparatistes contemporains i ' i vous ne comprenez pas pourquoi vous êtes demeuré «séparatiste» tout en n\u2019endurant plus la vue d\u2019un T-shirt fleurdelisé ou .d\u2019une commémoration des Patriotes à Saint-Eustache, tout en vous sentant plus solidaire d\u2019un réfugié africain de langue anglaise que de la malheureuse Associatipn des francophones de l\u2019Ouest de l\u2019Ile de Montréal, et tout en préférant Scoop ou Murphy Brown à Cormoran ou Montréal P.Q., voici de quoi cesser de vous sentir seul, anomique, original et détraqué.Précipitez-vous sur un ouvrage qui a voulu se distinguer du fast-food pamphlétaire de l\u2019heure en s\u2019intitulant, comme une brique qu\u2019il n\u2019est pas, Identités collectives et civilisation.Je soupçonne VLB éditeur d\u2019avoir imposé a l\u2019auteur, Martin Masse, dit «essayiste autodidacte et indépendant», un sous-titre plus vendable et moins prétentieux, Pour une vision non-nationaliste d\u2019un Québec indépendant.Ce qui dit bien ce que le livre veut dire.On sait peu de M.Masse (qui est joliétain mais n\u2019a aucun lien avec l\u2019ancien ministre du même nom) sinon qu\u2019il a rédigé ce livre lors d\u2019un séjour en Belgique, où il s\u2019est peut-être senti obligé d\u2019alourdir son intéressante réflexion \u2014 et un style pourtant élégant \u2014 d\u2019une sorte d\u2019appareil théorique qui ressemble trop à ces «bidules» que dénonçait lq semaine dernière le ministre de l\u2019Éducation.Ainsi se lit, par exemple, sa théorie de «l\u2019action collective»: NIV= f[ (MOTIVc + MOTIVi + AF) UTIL+INC+COE], une équation qui, si j\u2019ai bien compris mais j\u2019en doute, illumine vos calculs les plus intimes ou les plus inconscients quand vous décidez de militer, plus que moins ou moins que plus, dans quelque activité qui touche le bien commun.Surtout, ne décrochez pas.L\u2019exil belge, comme M.Robert Bourassa en est l\u2019illustre preuve, induit un curieux goût de schèmes chez ses victimes.Mais rien de grave.Derrière l\u2019appareillage de M.Masse, on devine plus simplement l\u2019influence d\u2019essayistes français comme Finkiel-kraut ou Lipovetzky, qui ont réhabilité l\u2019individualisme contemporain, sur lequel pleurent encore tant de nos- \u2019lise BISSONNETTE ?I talgiques de vieilles solidarités qui n\u2019étaient que des convenances.Et on retrouve une conception européenne de l\u2019identité, qui n\u2019est plus un patrimoine hérité mais une construction perpétuelle, libre de s\u2019abreuver à tous les courants culturels, et insouciante des frontières.Lç tout est de savoir où on s\u2019arrête.A la limite, dit l\u2019essayiste, si le monde n\u2019est fait que d\u2019individus et la culture d\u2019un vaste brassage universel, nous vivrons dans l\u2019uniformité.Les grands pôles monopoliseront la réflexion et la création signifiantes, tandis que les autres récolteront des miettes et la production de masse.Il faut donc chercher les moyens d\u2019un «équilibre» et d\u2019une «profondeur» dont la répartition serait plus juste, et concevoir des espaces de taille optimale, où on peut le mieux arriver à cet idéal de «civilisation».Le vouloir, soutient M.Masse, nous mènera à l\u2019indépendance du Québec plus logiquement que le détour par les Plaines d\u2019Abraham, et le rappel de notre oppression collective par Wolfe et Westmount.En entrant dans la modernité, ex-plique-t-il, le Québec a mieux que le Canada commencé à faire son deuil d\u2019une conception «ethnique» et passéiste de l\u2019identité.C\u2019est arrivé quand l\u2019identité «canadienne-françai-se» est devenue «québécoise».En pratique, la mutation exigeait de cesser de s\u2019identifier uniquement par une ascendance: le terme «québécois» incluait tous ceux qui vivaient sur le territoire du Québec.Mais les nationalistes n\u2019ont guère, fait la différence et leur discours d\u2019aujourd\u2019hui, «pleurnichard, utopiste, intolérant, passéiste et réducteur», est toujours fondé sur une analyse «canadienne-française» des choses: le Canada nous a fait du mal, donc nous nous donnons notre propre pays, qui réparera les torts historiques.\t,7 Tout en combattant farouchement cette forme de nationalisme, le Canada l\u2019épouse encore plus fermentent.Car son «multiculturalisme» officiel est une consécration d\u2019identitésfolk-lorisées, définies par leur passe, figées dans des rites qui sont l\u2019équivalent de nos danses carrées.C\u2019est parce que le Canada nous propose de rester des «Canadiens français», donc une nation au sens le plus traditionnel, et non pas parce^ju\u2019il nous a refusé de l\u2019être pleinement, que le Québec contemporain doit s\u2019enploi-gner.(M.Masse a rédigé son essai avant la proposition de Charlottetown, qui lui aurait servi de meilleure preuve, car elle se résumait à offrir aux Canadiens français du Québec de les protéger comme une espèce en voie de disparition.) Un projet québécois non nationaliste se démarquerait dès lors telle-.ment du projet canadien, frileux et bien souvent nationaliste anti-américain, qu\u2019il deviendrait à peu près impossible de les concilier darf$ un même espace politique.M.Masse ne croit pas du tout à un multiculturalisme à la québécoise, que le£ nationalistes d\u2019ici commencent à pratiquer pour se faire mieux accepter.Il verrait plutôt le Québec en me^in^ pot qui, tout en combattant la discrimination, refuserait d\u2019exalter les d\u2019if-., férences.Ce Québec pleinement : nord-américain, branché sur le pjon-de par les deux plus grandes langues internationales mais fôrie- \u2018 tionnant en français, s\u2019occuperait\u2019 plutôt, toutes couleurs et origines \u2019 confondues, de devenir un.lieü \\ «d\u2019équilibre et de profondeur^,, Dp,, prendre sa place dans les grandes, i réflexions contemporaines, ses intellectuels étant notamment libérés de \u2019 leurs étemels travaux sur la langue ' et la nation.\t\"7 ; Je vous l\u2019ai dit, l\u2019ouvrage est un j peu théorique.L\u2019auteur a aussi le * brin de suffisance de qui croit énqn-,.cer pour la première fois une hypothèse tout de même en gestation, 1 plus éparse il est vrai, depuis une quinzaine d\u2019années.Mais on s\u2019y frdti-\" \u2019 ve plus à l\u2019aise, à chaque page, que dans un discours de M.Camille Laurin.Signe des temps.À PROPOS -?- .de distribution de richesses En même temps, une stratégie de relance a élargi l\u2019écart entre pauvres et riches.Notre société est plus riche collectivement mais la redistribution du revenu et du savoir a été fort inégale.Dans les années 80, les 20% les plus riches ont reçu 90% de toute la croissance du revenu moyen.Une prime accrue a été accordée à l\u2019éducation avancée.Les placements en obligations, en actions et dans l\u2019immobilier ont bénéficié de rendements très élevés.Et la fiscalité est devenue moins progressive.Par contre, les classes moyennes et mo- destes ont subi une baisse absolue de leur revenu familial.Le pouvoir d\u2019achat du salaire moyen, resté inchangé depuis 1975, cache une augmentation régulière pour les hauts salariés et une diminution absolue pour ies petits.Et maints avantages fiscaux ne se sont pas traduits par autant d\u2019investissements créateurs d\u2019emplois qu\u2019on l\u2019attendait\t\u201e «Sortons le Québec de l\u2019appauvrissement», Appel des vingt 1994 LE DEVOIR PONDE PAR HENRI B 0 C R A S S A LE 10 JANVIER 1910 Directrice LISE BISSONNETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAUX Directeur de l'information BENOÎT AUBIN Directeari adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU.ROCB CÔTÉ Rédactenrs en chef adjoints JEAN-ROBERT SANSFAÇON.LUCIE LACAVA 2050.me De Blenrj.9e étage.Montréal (Qnéhec) BSA SM9.Tel.: (514) 985-3333 FAIS CE QUE DOIS I.y.I) K V II I II ,\t1, V.I.V X I) I I I M A K S I tl it I I D E E S ¦cm B£ L\u2019efficacité des travailleurs ne se mesure pas seulement à l\u2019aulne du profit LOUIS LABONTÉ Ingénieur à la retraite \u2019efficacité ne se trouve pas uniquement dans l\u2019entreprise privée comme l\u2019inefficacité ne se trouve pas uniquement dans la fonction publique.Dans son article paru dans LE DEVOIR en janvier dernier, M.Gerry Roy, ingénieur-conseil à la retraite, confirme que les travailleurs du secteur public sont moins efficaces que ceux du secteur privé.M.Roy mesure à la seule aulne du profit l\u2019efficacité des travailleurs.Selon cette mesure, tous les employés du secteur public sont inefficaces, et ce, pour la simple raison que les gouvernements ne font pas de profit car leur mandat est d\u2019abord et avant tout de servir au mieux la population qu\u2019ils représentent.Selon M.Roy, l\u2019ingénieur-conseil pense d\u2019abord à son profit, alors qu\u2019advient-il des intérêts du client et du public?D\u2019après le Code de l\u2019ordre des ingénieurs, l\u2019ingénieur, en premier lieu, défend les intérêts du public.L\u2019ingénieur-conseil doit donc concilier ses intérêts avec ceux du public.Alors que l\u2019ingénieur qui œuvre dans la fonction publique n\u2019a pas à faire cette harmonisation parce qu\u2019il travaille dans l\u2019intérêt de la population.Puisque M.Roy veut se servir d\u2019exémples illustrant son point de vue, jë pourrais, pour ma part, signaler que les coûts de préparation et de surveillance de projets ont coûté jusqu\u2019à une fois et demie plus cher parce qu\u2019ils ont été ponfiés à des ingénieurs-conseils.A maintes reprises, j\u2019ai dû corriger des plans et devis préparés par des ingénieurs-conseils et parfois jusqu\u2019à trois fois le même projet.Durant la surveillance de la réalisation de projet, j\u2019ai dû aussi à maintes reprises faire reprendre des décisions qui auraient été coûteuses au pninistère que je représentais.Étant donné que M.Roy semble soucieux du rapport Efficacité \u2014 Coût, pourquoi ne pas lui suggérer de s\u2019informer des projets reliés au traitement des eaux usées de la Vallée du Richelieu.Soit dit en passant, projets pilotés par des firmes d\u2019ingénieurs «très préoccupées du profit» et «très peu préoccupées de l\u2019intérêt du public».De toute beauté, cette flaijibée de centaines de millions! A ce propos, faut-il dire que les ingénieurs du gouvernement ont énergiquement dénoncé ces projets faramineux qui coûtaient plusieurs fois plus que ceux proposés par les service^ du ministère?Faut-il aussi s\u2019étonner de constater des confidences d\u2019élus municipaux qui se disent à\u2019la merci de firmes d\u2019ingénierie qui leur proposent des travaux ou aménagements trop dispendieux parcé'qu\u2019on les paie au pourcentage de la Valeur des projets.Il est vrai qu\u2019il y a de l\u2019ordre à mettre dans plusieurs services gouvernementaux pour améliorer l\u2019efficacité du travail afin que la population soit mieux servie.Il est aussi vrai'que plusieurs ingénieurs-conseils devraient s\u2019éveiller à la «philosophie» de la qualité dans la conception de leurs projets et faire montre de plus de respect envers le public en suivant davantage les prescriptions de leur code de déontologie.Si chacun nettoie le devant de sa demeure, bientôt toute la ville sera prôpre! Et tout le monde y gagnerait.Le respect de la et le droit de personne mourir JACQUES MORISSETTE Professeur au Collège de Limoilou omme en témoignait éloquemment, il y à peine quel- 3 ues mois, la issidence de quatre des neuf juges de la Cour suprême dans l\u2019affaire Rodriguez, beaucoup de gens pressentent déjà que la décriminalisation de l\u2019aide au suicide dans certains cas est un autre de ces remaniements auxquels il nous faut procéder pour que nos lois soient conformes à la règle fondamentale du respect de la personne.En revanche, il est encore loin d\u2019être admis par tout le monde que ce qui seul est véritablement sacré, c\u2019est la personne humaine et non la vie humaine, laquelle vie peut devenir pour la personne une telle source de souffrances inutiles et irrémédiables qu\u2019il n\u2019est manifestement plus dans l\u2019intérêt de cette personne de rester en vie.Ce qui est alors immoral, ce n\u2019est pas de faire mourir la personne si elle le réclame, c\u2019est d\u2019interdire à quiconque de lui apporter l\u2019aide dont elle a besoin pour mourir au moment de son choix et de l\u2019obliger, sans avoir de raison de le faire, à souffrir jusqu\u2019aux dernières limites de la résistance de son organisme.Le caractère sacré de la vie Il importe donc, avant que les parlementaires n\u2019aient à se prononcer sur la question, de signaler le caractère fallacieux de toute argumentation faisant valoir contre la légitimité de l\u2019aide au suicide le caractère sacré de la vie.Dans des sociétés comme la nôtre, la vie humaine n\u2019est pas sacrée parce qu\u2019elle est un don de Dieu et qu\u2019il n\u2019appartient qu\u2019à Lui de la reprendre; elle est «sacrée», pour employer ce terme inexact, parce qu\u2019elle est la vie de quelqu\u2019un, parce qu\u2019elle est son bien le plus précieux et son intérêt le plus élémentaire, ce qui cesse manifestement d\u2019être le cas lorsque la maladie et la souffrance font de cette vie un tourment dont la personne veut être délivrée.C\u2019est, bien évidemment, ce que les cinq juges majoritaires de la Cour suprême ont refusé d\u2019admettre l\u2019automne dernier, lorsque Sue Rodriguez tentait d\u2019obtenir une dérogation à l\u2019article 241 du Code criminel cana- PHOTO ARCHIVAS L\u2019euthanasie à la demande de l\u2019intéressé n\u2019est donc pas l\u2019abomination qu\u2019on prétend qu\u2019elle est; elle est le geste parfaitement moral commandé par cette même compassion et ce même bon sens dont procède la pratique médicale courante des soins palliatifs PHOTO ARCHIVES Sue Rodriguez.dien qui interdit l\u2019aide au suicide.À l\u2019appui de sa requête, Mme Rodriguez alléguait le droit à la liberté et à la sécurité de sa personne garanti par l\u2019article 7 de la Charte çanadien-ne des droits et libertés.A cela, le juge Sopinka a répondu qu\u2019«on ne peut dissocier ces intérêts fia liberté et la sécurité de la personne) du caractère sacré de la vie, qui est une des trois valeurs protégées par l\u2019article 7 de la Charte».Une telle remarque est tout de même étonnante.Où est-il donc question, dans la Charte canadienne, du «caractère sacré de la vie»?Ce que dit l\u2019article 7, ce n\u2019est pas que la vie a des droits sur la personne, c\u2019est que la personne a droit à la vie, et il est pour le moins discutable de s\u2019autoriser d\u2019un droit établi en faveur de la personne pour conclure que l\u2019on doit sacrifier les intérêts de l\u2019individu aux contingences de sa vie biologique.Serait-ce donc vraiment que le cœur, les poumons ou les reins d\u2019une personne méritent plus de respect que cette personne elle-même et qu\u2019il faut, pour ainsi dire, attendre leur permission pour que la personne puisse enfin cesser de souffrir inutilement?Il est peu probable que les rédacteurs de la Charte canadienne, lorsqu\u2019ils en ont formulé l\u2019article 7, aient eu à l\u2019esprit le cas exceptionnel d\u2019individus estimant à juste titre qu\u2019une mort douce et rapide est la seule sécurité qui leur soit accessible.Il est par contre absolument certain que l\u2019intention du législateur, en promulguant une telle loi fondamentale, était de protéger les intérêts légitimes de tout être humain.La réalité suprême et la valeur première que reconnaît la morale humaniste des sociétés laïques modernes, ce n\u2019est pas le fonctionnement de l\u2019organisme d\u2019un individu membre de l\u2019espèce Homo Sapiens, c\u2019est le bien-être de la personne humaine, et ce bien-être commande, en certaines cir: constances, que la personne puisse librement se soustraire aux vicissitudes d\u2019une vie organique envers laquelle la personne n\u2019est pas moralement obligée, comme l\u2019atteste de façon la plus explicite le droit formel pour tout individu de refuser tout traitement médical même nécessaire à sa survie.Si c\u2019était une obligation que de rester en vie le plus longtemps possible, il faudrait supprimer ce droit.Mais c\u2019est précisément ce que législateur et les tribunaux ne font pas, conscients et respectueux qu\u2019ils sont du fait que l\u2019individu, quand il y va de lui-même, n\u2019a d\u2019ordre à recevoir de personne.La question est donc maintenant de savoir combien de temps encore, et par quelle inconséquence, des sociétés respectueuses de l\u2019autonomie de la personne permettront à des individus de se laisser mourir de faim dans des hôpitaux, mais continueront d\u2019interdire que l\u2019on agisse en leur nom, à leur demande et dans leur intérêt, en les faisant mourir d\u2019une manière plus humaine.Ce qui seul, en fait, dans le cas de l\u2019euthanasie volontaire, empêche la morale humaniste ou personnaliste moderne de se déployer jusqu\u2019à sa conclusion logique, c\u2019est une attitude superstitieuse devant le tabou du meurtre, comme si l\u2019acte de tuer était en lui-même mauvais, comme si le caractère criminel du meurtre ne tenait pas essentiellement au fait qu\u2019il va à l\u2019encontre de l\u2019intérêt le plus élémentaire de la personne, alors qu\u2019il perd son caractère crimi- nel quand il va dans le sens de cet intérêt, qu\u2019il a pour effet de délivrer un individu d\u2019une situation dont il ne serait pas blâmé de se sortir lui-même s\u2019il en était capable.Pas l\u2019abomination qu\u2019on prétend L\u2019euthanasie à la demande de l\u2019intéressé n\u2019est donc pas l\u2019abomination qu\u2019on prétend qu\u2019elle est; elle est le geste parfaitement moral commandé par cette même compassion et ce même bon sens dont procède la pratique médicale courante des soins palliatifs, dont le but n\u2019est ni de guérir ni de garder en vie le patient, mais bien d\u2019apaiser ses souffrances au risque même d\u2019abréger ses jours.Or personne aujourd\u2019hui ne s\u2019objecte à cette pratique qui récuse pourtant le prétendu caractère sacré de la vie puisqu\u2019elle revient à dire: peu importe que la vie cesse prématurément, [\u2019important est que la personne ne souffre pas.Ce que disent les casuistes et les théologiens pour justifier cette entorse au «respect de la vie», c\u2019est que le but de l\u2019intervention palliative n\u2019est pas de donner la mort.Mais ce dont ils omettent par ailleurs soigneusement de s\u2019aviser, c\u2019est que même [\u2019administration de médicaments potentiellement mortifères devrait être rigoureusement interdite si la survivance de l\u2019organisme avait préséance sur les intérêts de la personne.Or de tels médicaments sont utilisés en toute légalité, et ils le sont pour la raison fondamentale que ce sont les intérêts de la personne qui prévalent, en toutes circonstances, sur les exigences de son organisme.Ceux-là mêmes qui prétendent que la vie a un caractère sacré ne Animaliste ou écologiste Contre le collage d\u2019étiquettes simplistes MICHÈLE LAFRAMBOISE M.Sc.Géogr., B.Ing.\u2019article du 21 février dernier sur les marmottes illustre bien le traitement réservé aux groupes qui ne partagent pas la philo-J sophie de l\u2019establishment environnemental.On s\u2019y inquiète entre autres d\u2019un ministère qui serait contàhiiné par les thèses des anima-listes.Je ne discute pas ici les thèses des chasseurs, industriels et gouvernants sur l\u2019unique façon de gérer la faune.Je veux plutôt attirer l\u2019attention sur les étiquettes qu\u2019un journaliste «objectif» choisit de coller sur ceux qui ne partagent pas ses vues.Déjà, les citoyens d\u2019un quartier visé par un projet d\u2019envergure se retrouvaient malades du syndrome «pas dans ma cour».Malades, en effet, de s\u2019opposer à un projet sanctionné par les experts environnementaux de l'industrie.La palme de l\u2019impopularité médiatique revient aux groupes de défense les animaux, quelle que soit la for- mation ou la philosophie de leurs adhérents.Ramassés dans le panier des animalistes, amateurs de chiens et de chats, végétariens et végétaliens, critiques de l\u2019usage d\u2019animaux de laboratoire utilisés pour la recherche médicale ou dans l\u2019industrie des cosmétiques, opposants à la chasse sportive.Seule préoccupation acceptable aux yeux de l\u2019industrie: la sauvegarde des espèces menacées, de préférence à l\u2019autre bout du monde.Le journaliste qui a lancé le terme «animaliste» il y a quelques années savait bien ce qu\u2019il faisait: animaliste rappelle animiste, et laisse entendre que, par opposition aux humanistes, les animalistes seraient des adorateurs des divinités animales.On ne manque jamais non plus de rappeler que les «animalistes» (anciennement appelés «écolos») sont des gens vivant en milieu urbain, ignorant tout de l\u2019écologie et majoritairement.des femmes.Ciel! Ces malheureuses sont affligées du syndrome de Bambi.une autre maladie mentale qui se soigne en lisant les articles de L-G.Francœur.Cependant.les facteurs socioéconomiques PHOTO ARCHIVES La palme de l'impopularité médiatique revient aux groupes de défense des animaux, quelle que soit la formation ou la philosophie de leurs adhérents.qui obligent bien des amis de la na- pratique journalistique acceptable, ture à résider en ville ou à renoncer que L-G.Francoeur ne se limite pas à des études avancées ne se soi- aux sinistres animalistes.Et qu\u2019on gnent pas aussi bien.\tne camoufle pas sous des euphé- Si, dans un contexte de chasse à la mismes gentils tels que «cueillette» rectitude politique, le collage d\u2019éti- ou «récolte» le carnage (pardon: pré-quettes simplistes est devenu une lèvement) légal auquel des pères af- fectueux initient leurs enfants.Les purs et durs vénèrent la compassion lorsqu\u2019elle est dirigée vers les humains, et la méprisent si elle se tourne ailleurs.La rectitude économique semble diriger nos sentiments.pensent donc pas ce qu\u2019ils disent, à moins qu'ils n'osent agir conformément à ce qu\u2019ils pensent, ce qui sentit bien compréhensible.Science et médecine sacrilèges Est sacré ce à quoi on ne porte .pas atteinte, ce dont on ne doit pas \u2022 altérer l\u2019essence, ce qu\u2019on doit lai»-* \u2019 ser être tel quel sans chercher à l\u2019aot : commoder clans le sens de ses préfé-: r renees personnelles.Or à ce compte*\" là, c\u2019est bien évidemment toute la science et toute la médecine modernes qui sont sacrilèges, la première n'ayant de cesse que de percer le «mystère de la vie» et l'autre intervenant par tous les moyens possibles pour détourner ou retarder le cours naturel de la vie dans le sens des intérêts de la personne.Pourquoi alors cette obstination à parler du caractère sacré de la vie et à' confondre le droit à la vie avec une quelconque et imaginaire obligation cle continuer à vivre tant que la vie ne s\u2019arrête pas d\u2019elle-même?Au contraire de ce qui était valable dans le contexte d\u2019une moralité fondée tout entière sur le respect de la volonté divine, l\u2019individu n'est plus aujourd\u2019hui le gardien ou le simple dépositaire de sa propre vie: il en est le sujet, et ce sujet \u2014 tel est l\u2019esprit des lois modernes \u2014 ne doit être asservi à aucune instance matérielle ou spirituelle, les seules limites légitimes à sa liberté étant celles nécessaires à la coexistence harmonieuse de plusieurs sujets jouissant des mêmes droits fondamentaux.Dans cette logique, qui est la seule à laquelle nous pouvons souscrire en tant que société, le suicide, s\u2019il peut être dans bien des cas un geste déplorable, n\u2019est pas en lui-même un acte répréhensible.Et s\u2019il est nécessaire, pour contrer de possibles abus, qu\u2019une règle de droit fasse généralement de l\u2019aide au suicide un ; crime, il n\u2019en est pas moins nécessaire de prévoir des exceptions à cette règle quand résulte de son application un effet contraire à celui recherché, à savoir la protection des intérêts véritables de la personne.Il s\u2019en est fallu de bien peu, en septembre dernier, que ce point de vue l\u2019emporte et que, par le moyen de procédures légales semblables à celles proposées par le juge en chçf Lamer, les abus éventuels en ce dq-r maine ne soient plus utilisés comme prétexte pour empêcher des indivî-1 ' ' dus capables de le faire de disposer librement d\u2019eux-mêmes.Sans doute:.faudra-t-il qu\u2019à la suite de Sue Rodriguez, d\u2019autres individus, admirables comme elle de lucidité, de détermination et de courage devant la mort, consacrent le peu de temps qui leur reste à vivre à tenter de faire comprendre aux bien portants que l\u2019eu-, thanasie à la demande de l\u2019intéressé est, dans certains cas, la seule façon de respecter sincèrement ce qui seul' ' mérite de l\u2019être.\t\u2022 ¦ q L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes: à l\u2019information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, Louis-Gilles Francoeur (environnement), Louis-Guy L'Heureux, Caroline Montpetit, Bernard Morrier, Isabelle Paré, Laurent Soumis, Guy Taillefer; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes); Jean-Pierre Legault (responsable des pages thématiques), Diane Précourt (pages éditoriales); à l\u2019information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon, Roland-Yves Carignan, Pierre Cayouette (livres), Paule des Rivières, Marie Laurier, Robert Lévesque, Odile Tremblay; à l\u2019information économique: Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutrisac, Claude Lévesque, Serge Truffaut.Claude Turcotte; à l\u2019information internationale: Jocelyn Coulon (responsable), François Brousseau (éditorialiste), Antoine Char, Sylviane Tramier, Clément Trade!; à l\u2019information politique: Pierre O\u2019Neill, Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa), Gilles Usage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec)-, Serge Chapleau (caricaturiste); à l\u2019information sportive: Yves d\u2019Avignon; Denise Babin, Rachel Duclos (commis), Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction).La Documentation: Gilles Paré (directeur)-, Manon Scott, Serge Laplante (Québec), Ra-chel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ Lucie Pinsonneault (directrice), Jacqueline Avril, Lise Bourgault, Brigitte Cloutier, Gys-laine Côté, Johanne Guibeau, Jean-Yves Guilbert, Christiane Legault, Monique Ver-reault (publicitaires); Micheline Turgeon, Olivier Zuida (commis)-, Michèle Bouchard (secrétaire).L\u2019ADMINISTRATION Henry Riedl (contrôleur), Nicole Carmel (coordina-trice des services comptables); Florine Cormier, Céline Furoy.jean-Guy Lacas, Raymond Matte.Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross, Linda Thériault (adjointe à l\u2019administration).LE MARKETING ET SERVICE À LA CLIENTELE Christianne Benjamin (directrice).Johanne Brien (secrétaire), Manon Blanchette.Monique L\u2019Heureux, Lise Lachapelle.Rachelle Leclerc-Ven-ne.Jean-Marc Ste-Marie (superviseur aux promotions des abonnements).LA PROMOTION ET LES RELATIONS PUBLIQUES Guy-Renaud Kirouac (directeur).LA PRODUCTION Robert McDougall (directeur des systèmes informatiques et de la production).Johanne Brunet.Danielle Can-tara, Sylvain Darcy, Richard DesCormiers, Caroline Des Rosiers, Lynda Di Cesare, Marie-Josée Hudon.Michael Schneider.Marie-France Turgeon (coordonnatrice).Christiane Vaillant.Les annonces classées et avis publics: Yves Williams (superviseur).Dominique Charbonnier, Marlène Côté.Sylvie la-porte.Pierrette Rousseau.Micheline Ruel-land.LE CONSEIL DU DEVOIR INC.Pierre Bourgie (président).LA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (préri-denf).Roger Boisvert (viceprèssdeut et direc-teur général). I.If I) K V 01 H .L E L U NUI I I M A H S I » I* 4 LE ACTUALITES JOHNSON Seulement deux ministres et trois députés sont intervenus SUITE I)E LA PAGE 1 Les militants libéraux ont surtout été ravis d\u2019entendre leur chef se moquer des leaders du Parti québécois et du Bloc québécois.M.Johnson a noté que Jacques Parizeau et Lucien Bouchard s\u2019imitent l\u2019un l\u2019autre,et expriment souvent la même idée.le même jour.A titre d\u2019exemple, il prétend qu\u2019ils ont tous deux, à quelques heures d\u2019avis, remplacé dans leur vocabulaire le terme souveraineté par celui de séparatisme.Et il est convaincu que ce n\u2019est pas une coïncidence.«On dirait qu\u2019ils fonctionnent avec un seul et même cerveau».Propos caustiques qui ont ragaillardi une assemblée jusque là en proie à la morosité.Accueillis vendredi soir par une volée d\u2019oeufs frais, les délégués ont quitté le Palais des congrès de Montréal à l\u2019heure de Ja plus importante manifestation des derniers 12 mois.À l\u2019ana- lyse des résultats des sondages qu\u2019ils ont mieux interpréter que quiconque, les délégués libéraux ont compris que si le gouvernement déclenchait des élections, c\u2019est le PQ qui les remporterait.Dans les coulisses du congrès, ils étaient aussi nombreux à préconiser que le scrutin se tienne à l\u2019automne plutôt que ce printemps.Si moroses les libéraux, qu\u2019ils n\u2019avaient même plus la tête à s\u2019obstiner sur les orientations socio-économiques du parti.Entre l\u2019ouverture et la clôture des assises, seulement deux ministres et trois députés sont intervenus.Ils étaient si peu nombreux dans la salle de délibérations, samedi après-midi, qu\u2019il a fallu lever la séance.Et quand le président a décidé d\u2019ajourner les débats, cela faisait près d\u2019une heure qu\u2019H n\u2019y avait plus quorum.Mieux encore, au moment de l\u2019ajournement, ce n \u2018était pas de constitution mais d\u2019emploi dont il était question.Autre signe de découragement et d\u2019insé- curité des libéraux, ils blâment la presse pour leurs déboires.«Vous penchez toujours du même côté», a lancé un conseiller du premier ministre à un groupe de journalistes.La question constitutionnelle n\u2019était pas à l\u2019ordre du jour des assises et le nouveau chef du parti n\u2019a pas l\u2019intention de la réanimer, convaincu que les Québécois ne veulent pas en entendre parler.S\u2019il est reporté au pouvoir, M.Johnson ne remettra sur la table de projet de réforme constitutionnelle.Il s\u2019efforcera plutôt d\u2019améliorer le fonctionnement du fédéralisme, par la conclusion d\u2019ententes administratives et par l\u2019élimination des «chevauchements, dédoublements et duplications».Le premier ministre a par ailleurs lancé un appel à la solidarité de tous les intervenants et agents de changement de la société, notamment aux syndicats.«Je leur tend la main, en m\u2019engageant à traduire leurs proposi- tions en gestes concrets, les idées en emplois, les projets en réalisations.Il est temps que les récriminations deviennent positives et la dénonciation en affirmation des voies que nous devons suivre».Discours de clôture marqué également d\u2019un appel au dépassement.«Au delà du rattrapage et de la consolidation, c\u2019est au dépassement que nous devons convier les citoyens.J\u2019invite tous les Québécois à se joindre à un Québec ouvert, à une société plus confiante, à se joindre à ce grand projet libéral».En fin de congrès, les membres du pouvel exécutif du parti furent présentés à l\u2019assemblée.À la présidence: Jacques Lamoureux; à la vice-présidence: Isabelle Per-ras, William Cosgrove, Rita de Santis et Denis Ther-rieq; à la présidence de la Commission-jeunesse: Claude-Eric Gagné, dont l\u2019équipe sera également composé de Jonathan Sauvé, Annie Caron et Martin Savard.Pendant toute la fin de semaine, et hier encore, on pouvait se procurer devant le Palais des congrès de la «soupe populaire» et du pouding au chômeur, histoire de marquer la solidarité de la rue contre les politiques gouvernementales.SiîP PHOTO JACQUES NADEAU O** .m Ryan: dans un mois LE DEVOIR Le ministre des Maires municipales, Claude Ryan, fera savoir le mois prochain s\u2019il quitte ou non la vie politique.Dans un bref entretien, M.Ryan a affirmé: «Mon échéancier intérieur est fixé.» Il attend avril pour annoncer ses intentions.Le ministre ne nie pas que son fils, Paul, puisse prendre la place: «Ça serait un bon homme pour le parti», dit-il.Il ajoute toutefois qu\u2019il n\u2019est pas certain de la «disponibilité» de son aîné.D\u2019autres ministre réfléchissent aussi à leur avenir politique, notamment John Ciaccia et Pierre Paradis.M.Ciaccia se contente de dire que sa décision n\u2019est pas prise, alors que l\u2019exercice est pratiquement devenu un rituel pour Pierre Paradis.Il songe à son avenir à la fin de chaque mandat Certains parlent d\u2019une simple tactique visant à faire augmenter sa cote aux yeux du premier ministre.LIBERTINAGE Le ministre intervient SUITE DE LA PAGE 1 sables prétendent avoir reçu 350 000 appels et recueilli 10 000 signatures.Les ondes ne dérougissent pas.Un jour, le président du CSA Jacques Boutet évoque sur France Inter le drame de cette mère surprenant sa fille de 12 ans sous les couvertures en train d\u2019écouter Doc et Difool discuter des avantages respectifs du cunnilingus et de la sodomie.Le lendemain, les lycéens demandent en quoi Lovin\u2019Fun est-il plus pornographique que les films classés X à Canal Plus ou les farces salaces de Christophe Dechavanne (un animateur vedette de TF1).«Faut leur en mettre plein la gueule!», «CSA enculés!», clament les auditeurs.«Nous sommes prêts à aller en taule», répondent les animateurs.Du coup, des milliers de jeunes et d\u2019adultes syntoni-sent le 101,9 sur la bande FM.En deux semaines Fun Radio est devenu le symbole de la lutte pour la défense du droit de parole et au libertinage! Benoît Sillard, jeune technocrate en complet-cravate directeur de Fun, affirme que Lovin\u2019Fun «est le contraire de la pornographie: c\u2019est une émission morale, au sens classique du terme, et humaniste.Avec le langage des jeunes d\u2019aujourd\u2019hui.» Rapport de sociologues à l\u2019appui, il soutient que le talk show tiendrait plutôt d\u2019une véritable pédagogie de la sexualité et de l\u2019amour.Car, à Lovin\u2019Fun, on ne parle pas que de fesses.«Je me sens raciste avec les Arabes», dit un jeune.Doc engueule un skinhead qui dit «casser des bronzés».Un séropositif étale son désespoir.Une jeune fille, ses problèmes avec la drogue.Il n\u2019est pas rare non plus que certaines dénoncent les intimidations ou les violences sexuelles dont elles sont l\u2019objet.Ce qui faisait dire à un journaliste qu\u2019une demi-heure d\u2019écoute suffit à vous rendre féministe.Les sociologues parlent aujourd\u2019hui d\u2019un «phénomène de société».En une semaine, les fans de Loving\u2019Fun ont obligé le ministre Carignon, effrayé par l\u2019ampleur du mouvement, à déclarer forfait et à désavouer les sages du CSA Le ministre est même venu sur les ondes de Fun faire publiquement profession de foi en faveur de la liberté de parole.«On n\u2019a pas à dicter aux jeunes la manière dont ils doivent parler», a-t-il déclaré.Depuis, toutes les chaînes rêvent que le courroux du CSA s\u2019abatte sur elles et leur fournisse ainsi une publicité gratuite sans égal.Car le sexe est aussi l\u2019arme d\u2019une véritable guerre des radios.L\u2019an dernier, le CSA avait obligé la chaîne NRJ à interrompre Turlututu, le concurrent de Lovin\u2019Fun, à cause de dérapages autrement plus sérieux.Forcées par la loi qui les obligera bientôt à programmer 40% de chansons françaises, les chaînes destinées aux jeunes ne cachent pas avoir trouvé dans les tribunes téléphoniques un débouché lucratif.Mais c\u2019est surtout la peur du puritanisme qui a soudain réveillé tous ceux qui se gaussaient, il n\u2019y a pas si longtemps, des campagnes de moralité publique qui battent leur plein aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.Ce n\u2019est pas au pays de Rabelais que cela pouvait se produire! Récemment, les responsables d\u2019un lycée ont pourtant suspendu un jeune professeur pour avoir fait disserter ses élèves sur un poème de Veriaine et Rimbaud intitulé Le sonnet du trou du cul.Les responsables de l\u2019éducation nationale l\u2019ont absous, mais l\u2019enseignant attend toujours un poste.A l\u2019automne, le tribunal de Paris avait condamné l\u2019hebdomadaire Pariscope pour ses petites annonces qui proposent massages et autres spécialités parisiennes aux touristes.La Fédération des familles de France, quant à elle, veut faire condamner France Telecom pour «complicité» dans la prolifération des minitel roses qualifiés de «pornographie télématique».«On assiste à un affichage de pudibonderie et de puritanisme qui est symptomatique de ce qui se passe déjà aux Etats-Unis», a déploré le ministre Carignon.Faut-jl craindre un retour de l\u2019ordre moral?Iii-dessus, le ministre a été clair «La tendance à l\u2019uniformisation des civilisations met sous l\u2019éteignoir l\u2019une des spécificités françaises les plus attachantes, à savoir une forme de liberté, de libertinage de bon aloi».L\u2019exception française en quelque sorte! REFUS Le Palais des SUITE DE LA PAGE 1 groupes de femmes, des groupes de soutien aux itinérants, etc.Plusieurs banderoles identifiaient des syndicats en lutte, comme les employés de Métro-Richelieu, ou les employés congédiés du Holiday Inn Crowne Plaza Centre-Ville.Tous ces groupes partageaient un objectif: le refus de l\u2019appauvrissement.Scandant une vingtaine de slogans différents (dont le populaire «Pour réduire les dépenses, mettons Johnson en vacances»), les groupes voulaient faire valoir qu\u2019ils n\u2019acceptaient plus que les compagnies et les personnes à haut revenu continuent à payer peu ou pas d\u2019impôt, alors que «la majorité de la population continue de s\u2019appauvrir».La coalition voulait dénoncer l\u2019ensemble des choix budgétaires et fiscaux du gouvernement libéral, dont le gel des salaires des employés de l\u2019État, le «matraquage du secteur de la construction», la réduction des prestations d\u2019aide sociale, les coupures dans les services de santé, etc., et elle réclamait une véritable politique d\u2019emploi.Ottawa (PC) \u2014 Au sujet du contrôle de la pêche en haute mer, le ministre des Pêches Brian Tobin a durement critiqué hier les chalutiers arborant des pavillons de complaisance au moment où il se prépare à porter la cause du Canada devant les instances de l\u2019ONU.«Ces vaisseaux pirates nuisent à la conservation et aux règles internationales de la pêche, au détriment du Canada et de tous les pays membres de l\u2019OPAN» a indiqué le ministre fédéral dans un communiqué diffusé à la veille de son départ pour une conférence traitant de ce problème à New York.L\u2019Organisation des pêches de l\u2019Atlantique du Nord-Ouest dont fait partie le Canada comprend notamment la Russie, la France et l\u2019Espagne, soit des pays qui ont traditionnellement péché dans l\u2019Atlantique, au large des côtes du Canada.Certaines compagnies étrangères établies dans ces pays ont recours à des pavillons de complaisance, notamment celui de Panama, afin de se soustraire aux règlements de l\u2019OPAN.congrès devient forteresse Le Parti libéral n\u2019avait pris aucune chance: le Palais des congrès était transformé en une véritable forteresse, toutes les entrées étaient gardées, et il fallait montrer patte blanche pour y pénétrer.Des journalistes et des ca-méramen qui n\u2019étaient pas officiellement inscrits pour couvrir le congrès se sont vu même refuser l\u2019entrée malgré la présentation de leur carte de presse.A l\u2019arrivée de la manifestation, dans l\u2019espace extérieur entre le Palais des congrès et le Complexe Guy-Favreau, une poignée de protestataires ont frappé sur la porte d\u2019une des entrées de l\u2019immeuble pendant plusieurs minutes, cherchant à entrer, alors qu\u2019ils étaient filmés de l\u2019intérieur par les forces policières et que l\u2019escouade tactique sortait ses casques et ses vestes.Mais ils n\u2019ont pu enfrer, et le grabuge a été évité.A ce même endroit, vendredi soir, des manifestants avaient lancé des oeufs sur les fenêtres de l\u2019immeuble.Par ailleurs, pendant toute la fin de semaine, et hier encore, on pouvait se procurer sous des tentes de fortune de la «soupe popuîaire» et du pouding au chômeur (excellent au demeurant), histoire de marquer la solidarité de la rue contre les politiques gouvernementales.Selon le ministre Tobin, cette conférence sera absolument déterminante, à savoir si le Canada et d\u2019autres pays recevront de l\u2019aide dans leur lutte contre la pêche excessive en haute mer.La pêche commerciale a beaucoup souffert dans plusieurs régions du monde à cause de ce problème touchant les espèces hautement migratoires.Pour les Canadiens, ce sont la morue, le flet et le sébaste qui en soufflent le plus.Les Russes ont des problèmes semblables dans la mer d\u2019Okotsk et il en est de même sur les côtes de l\u2019Amérique du Sud, d\u2019ajouter le ministre.Robert Applebaum, du ministère des Pêches et Océans, dirigera la délégation canadienne dont feront aussi partie des représentants du secteur de l\u2019industrie, des gouvernements provinciaux et d\u2019organisations non-gouvernementales.La conférence de New York se réunit à la suite d\u2019une initiative canadienne faisant suite à la conférence de Rio en juin 1992.IRA Des obus artisanaux SUITE DE LA PAGE 1 une énorme pagaille presque toute la journée.Par trois fois depuis mercredi soir, quatre obus de mortier ont été tirés en direction de l\u2019aéroport, sans jamais exploser.On ignore encore si l\u2019IRA a délibérément décidé de ne pas faire exploser ces obus, probablement dans le but de ne pas faire de victimes civiles, ou si il y a eu ratage dans l\u2019organisation technique.La dernière attaque, perpétrée hier matin, s\u2019est produite plus d\u2019une heure et demie après une série d\u2019avertissements téléphoniques à des media et à l\u2019aéroport.Quatre obus ont été tirés en direction du terminal 4, l\u2019un d\u2019eux touchant le toit du bâtiment.Les autres ont ensuite été retrouvés sur un terrain vague proche.Le mortier lui a été découvert dissimulé, à demi-enterré, dans un terrain broussailleux.Les obus artisanaux (dérivés du Mark 11) tirés dans la nuit de mercredi à jeudi l\u2019avaient été d\u2019un engin placé dans une voiture, sur le parking d\u2019un hôtel proche de l\u2019aéroport.Ceux du second attentat étaient partis d\u2019une petite zone boisée, proche d\u2019une voie express d\u2019accès, à j moins d\u2019un kilomètre d\u2019une piste.\tf À chaque fois, le tir avait été commandé avec une minuterie et la police estimait hier que les dispositifs pou-vaient avoir été installés quasi-simultanément, avant le ji premier attentat.Depuis vendredi les mesures de sécurité ont été visi- | blement renforcées à Heathrow: davantage de pa- ; trouilles de policiers en armes, des contrôles et des | fouilles plus fréquentes, en particulier sur les véhicules ij accédant au site de l\u2019aéroport.Jusqu\u2019à présent les autorités disent ne pas envisager ^ de faire appel à l\u2019armée pour garantir la sécurité des aé-roports.Par ses attentats contre Heathrow l\u2019IRA a repris ses at- i taques d\u2019envergure sur le territoire britannique, frappant, ¦ comme par ses attentats passés contre la City, au coeur J de l\u2019activité economique du pays.Heathrow, un des plus gros aéroports du monde, connaît un trafic de 47 mil- j fions de passagers par an.L\u2019organisation républicaine, en «guerre» contre la présence britannique en Ulster et pour l\u2019unification de l\u2019Ir- | lande, a à ce jour ignoré l\u2019offre de paix de la déclaration anglo-irlandaise du 15 décembre.Celle-ci proposait au Sinn Fein (l\u2019aile politique légale j de l\u2019IRA) des négociations politiques sur l\u2019avenir de FUI- ! ster à la condition d\u2019un cessez-le-feu de l\u2019IRA.Nessie est «mort» Londres (Reuter) \u2014 Une photographie prise en 1934 et censée représenter Nessie, le monstre du Loch Ness, est le résultat d\u2019une supercherie, écrit dimanche le Sunday Telegraph.Le journal affirme que le dernier des plaisantins à l\u2019origine du canular, un certain Christian Spurling, a tout avoué avant de mourir en novembre dernier.A l\u2019époque, la photographie avait été largement diffusée par la presse et les auteurs de la supercherie, effrayés des proportions prises par l\u2019affaire, avaient préféré garder le silence.Selon la légende, Nessie avait été photographié par un médecin, le colonel Robert Wilson.Mais le Telegraph écrit que la photo du «monstre» est dûe à l\u2019initiative de Marmaduke Duke Wetherell, un cinéaste qui avait été engagé par le Daily Mail pour débusquer l\u2019étrange créature.Spurling, qui était le beau-fils de Wetherell, a tout avoué avant de mourir à deux chercheurs spécialisés dans le «mystère du Loch Ness», David Martin et Alas-tair Boyd.«Wetherell m\u2019a demandé si je pouvais lui fabriquer un monstre.Je l\u2019ai fait, avec en tête l\u2019idée d\u2019un serpent de mer», leur a-t-il raconté.Spurling a expliqué qu\u2019il avait utilisé un jouet, un sous-marin miniature de 35 cm de long, et du bois plastique pour faire le cou et la tête de la créature.«Un beau jour, on a mis le monstre à l\u2019eau et le fils de Wetherell, Ian, a pris des photos», a-t-il ajouté.Le colonel Wilson, recommandé par un ami, n\u2019a ensuite servi que de prête-nom et la supercherie a tenu 60 ans.Ces révélations n\u2019ont pourtant pas désarmé les partisans de l\u2019existence de Nessie.Adrian Shine, du Ij>ch Ness Project, a affirmé que la chasse au monstre allait se poursuivre.«Il y a un millier de témoins qui ont bien vu quelque chose», a-t-il dit.Donnez l'espoir .cjiai fait vivre.La Fondation canadienne du REIN Contre les pavillons de complaisance Le devoir LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS: DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 A I6H30 RENSEIGNEMENTS ADMINISTRATION (514) 985-3333 (514)9S5 D» AVIS RUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS TRAIS (514) 9*5 3344 (514)915 3344 (514) 9*5-3399 1 *00 3*3 0305 » Extérieur (sans frais) * 1-800-463-7559 DU LUNDI AU VENDREDI À DE 7H30A 16H30 2050.RUE DE BIEURY, 9E ÉTAGE.MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A 3H9 SERVICE DES ABONNEMENTS let aiaéris de féléplaac uitaifs tail valables 911 la service ét Nvrahaa pu uatM et pair In abaaawts pestan Montréal (514) 985 3355 KU1M» B* lmp* aurrat Y*** tntnr (jororo dèpottoboa rlifialp, - FüTPfM 743
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