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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1994-03-19, Collections de BAnQ.

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[" LE DEVOIR Le Feuilleton Page D3 Poésie Page D5 Littérature Page D5 Visas Page D10 ?L K |) K V O I R .L K S S A M EDI I !' E T D I M A N (\u2019 Il K 2 (I M A II S I !l !> I Madeleine Gagnon L\u2019autobiographie fictive JACQUES THERRIEN Très tôt, elle a reçu en héritage le «grand désir du savoir des choses animées et vivantes».Elle écrirait des livres.De ça, elle en était aussi certaine que les pierres ont une âme et rêvent.Son dernier récit apporte sa pierre à l\u2019édifice qu\u2019elle architecture depuis 25 ans: une autobiographie fictive aussi réelle que Les cathédrales sauvages.L\u2019écriture de Madeleine Gagnon est un champ d\u2019exploration.Cette fois elle a pris la plume pour écrire sa vie.Il est arrivé ce qui arrive à toute expérience de vie, de mort ou d\u2019amour: plein de choses qu\u2019on ne connaît pas d\u2019avance.Alors, un constat s\u2019impose à l\u2019autobiographe: «Tant qu\u2019à ne rien trouver de stable et de définitif, aussi bien rêver le livre comme on rêve sa vie».Donc, inutile de faire de vaines tentatives de reconstitution chronologique avec Les cathédrales sauvages.Le propos de Madeleine Gagnon n\u2019çst pas linéaire, mais plutôt laminaire: «A partir du moment où l\u2019on veut raconter sa vie, il y a tellement de strates qui sont traversées par les rêves, les fantasmes, les images et même la vision qu\u2019on se fait de soi-même».Les personnages s\u2019appellent Marie, Pauline, Alice, Lou An-Madeleine\tdréas Salomé, Cathe- Gagnon\trine.Certaines, tirées du réel de la vie de l\u2019auteure, d\u2019autres complètement fictives.Que savons-nous de notre vie?Les chapitres se succèdent comme une sérje d\u2019événements marquants.Quelques-uns proviennent du vécu, d\u2019autres lui ont été donnés comme un cadeau, fruits de l\u2019imagination.Ce sont des «débris d\u2019anecdotes» livrés pêle-mêle, où tout s\u2019entrecroise par un merveilleux «travail de couture entre les parties».Un récit où }a clé de voûte n\u2019est rien d\u2019autre que la complexité psychique des êtres.Poète, nouvelliste, essayiste, lauréate du Prix du gouverneur du Canada (poésie) avec Chant pour un Québec lointain, Madeleine Gagnon ne cesse d\u2019explorer de nouvelles avenues de l\u2019écriture.Elle a publié une vingtaine de livres de prose et de poésie, une multitude de textes dans les revues, traduits dans plusieurs langues, sans oublier les textes et dramatiques radiophoniques.Professeure au département d\u2019Etudes littéraires de l\u2019UQAM, de 1969 à 1982, elle a été, par la suite, professeure invitée et écrivaine en résidence dans les universités de Sherbrooke, Montréal et Rimouski.Elle a traversé tous les courants idéologiques du Québec des trente dernières années.Militante féministe de la première heure, Madeleine Gagnon a toujours su allier théorie et poésie, savoir et création.Il en résulte une écriture d\u2019une maîtrise exceptionnelle, avec la douceur de celle qui veut quand même tout dire.Une œuvre de fiction qui interroge constamment le processus d\u2019écriture: «Je veux parler de l\u2019écriture et de ce qu\u2019elle est pour moi en ce moment, une expérience des limites, de toutes les limites, de celles du plaisir comme de celles de la désolation, de celles du ludique, comme de celles du travail, du carnavalesque comme du désespoir, de la jouissance comme de la souffrance.En d\u2019autres mots, je veux dire que l\u2019écriture est pour moi en ce moment, et depuis longtemps et pour sans doute encore jusqu\u2019à sa fin, l\u2019expérience des limites du bonheur et VOIR PAGE D 2: AUTOBIOGRAPHIE - tfi DALI DANS L'EAU, JEAN DIEUZAIDE TIRÉ DU CATALOGUE DE FLORA PHOTOGRAPHICA Wrm m-m Peut-on quitter le musée avec l\u2019exposition sous le bras?SOPHIE GIRONNAY Toute sa vie et même au-delà, le Dr Bames interdit qu\u2019on photographiât sa collection de tableaux \u2014 entre autres, la plus fournie au monde en Cézanne et Renoir.Il préféra fonder une école où, dans le musée privé qu\u2019il s\u2019était construit, on apprenait à regarder par la fréquentation des toiles véritables.Dans un documentaire sur l\u2019excentrique collectionneur américain, l'une des anciennes élèves raconte: «Un jour notre professeur, madame Di Mazia, apporta 45 reproductions de La Joconde.\u201cRegardez, nous dit-elle, aucune d\u2019elles n\u2019a les mêmes couleurs.Voilà pourquoi nous refusons de laisser photographier nos collections depuis 40 ans!\u201d» C\u2019est dire assez combien les catalogues d\u2019exposition ne peuvent en aucun cas remplacer une visite.Combien est fallacieuse cette illusion qu\u2019ils nous procurent de quitter le musée avec l\u2019exposition sous le bras (pâles copies que nous sommes nous-mêmes d\u2019un Barnes désargenté).Combien les images qu\u2019on y trouve défigurent les œuvres, même lorsque les originaux reproduits sont des photographies.C\u2019est d\u2019autant plus vrai de nos jours, alors que la qualité de reproduction et d\u2019impression se dégrade à vue d\u2019œil.Doit-on se passer pour autant de catalogue?Non, bien sûr! Le mieux étant de faire comme les «pros», historiens d\u2019art ou professeurs: de circuler dans les salles catalogue au poing, et de noter au cas par cas les différences de l\u2019œuvre à sa photo, histoire de ne pas oublier que la mémoire des livres est aussi peu fiable que celle des humains.Pour le public, le catalogue répond surtout à des fonctions d\u2019album-souvenir.et d\u2019ornement pour table de salon.L\u2019exemple ultime de ce que les anglophones surnomment le «cof-fee-table book» est le livre sur Leibovitz {Photographs, Annie Leibovitz, 1970-1990 Harper-Collins, New York).En voilà un qui ne s\u2019embarrasse pas de baratin: une entrevue de six pages sous forme question-réponse et basta! On passe aux images: 200 photos, parfois à cheval sur la pliure (quelle aberration!), ou reproduites dans des formats peu conformes aux originaux, mais bon, on en a pour son 47$ et dimanche dernier, j\u2019en ai vu des piles arriver par chariots jusqu\u2019aux étagères, assaillies de curieux.À l\u2019opposé, il y a le classique cent pour cent pur muséologie, qui marque une avancée en VOIR PAGE D2: CATALOGUE * LIBERTÉ 211 FÉVRIER 1994\t6,00$ 234 PAGES AU-DELÀ DES CLICHÉS ET DU FOLKLORE, VOICI LA LITTÉRATURE BRÉSILIENNE D\u2019AUJOURD\u2019HUI.DES AUTEURS CONSACRÉS, D\u2019AUTRES À CONNAÎTRE.DES TEXTES ENTIÈREMENT INÉDITS EN FRANÇAIS.EN VENTE CHEZ VOTRE LIBRAIRE I.K I» K V UIH.I.K S S \\ M H I» I I !» K T I» I M A N (' Il K 2 0 M A H S I !» !» I I) 2 Imr LIVRES AU « Jacques Godbout au Salon du livre de l\u2019Outaouais L?écrivain, cinéaste et journaliste Jacques Godbout jr (Le temps des Galameau, Seuil, 1993) sera le prési-dent d\u2019honneur du 15e Salon du livre de l\u2019Outaouais.L\u2019événement, fort apprécié de la communauté littéraire, aura lieu du 23 au 27 mars, au Palais des congrès de Hull.Jean-Ix)uis Grosmaire (Les chiens de Cahuita, éd.du Vermillon), Dany Laferriere (Cette grenade dans la main du jeune nègre est-elle une arme ou un fruit?, vlb éditeur), Jacques Michaud (Marie-Clarisse, Vents d\u2019Ouest, 1993) et Monique Proulx (Homme invisible à la fenêtre, éd.du Boréal, 1993) seront les autres invités d\u2019honneur.L\u2019événement consacrera un jeune écrivain montréa- lais, Dominic Lapointe.Son premier roman, Us ruses du poursuivant, paru chez vlb éditeur, lui a valu le prix littéraire Jacques-Poirier.Il a reçu la semaine dernière une bourse de 2 500$.Plus de 450 maisons d\u2019édition convergeront vers Hull, les festivités s\u2019étaleront sur cinq jours.Plus de 170 auteurs participeront aux diverses activités d\u2019anihiation, a précisé la semaine dernière la directrice générale du Salon, Mme Sylvie Lauzon.La 15e édition de cette fête annuelle s,ouvrira mercredi par une performance poético-musicale, intitulée Pianissimot.On y rendra hommage au père du Salon, M.Jacques Poirier.Le «passeport cinq jours» pour le salon se vend à peine 12$.Antoine Del Busso, président de l\u2019Association nationale des éditeurs de livres e directeur général des Editions Fides, .-/ M.Antoine Del Busso, a été élu prési-c ent de l\u2019Association nationale des éditeurs c e livres (ANEL).M.Del Busso estime que le métier d\u2019éditeur mérite d\u2019être mieux connu et davantage reçonnu.Voilà pourquoi il entend contribuer au rayonnement de la profession.M.Ara Kermoyan, des Editions Art global, a été élu vice-président (section édition de littérature générale).M.Roger Turcotte, de\u2019chez Modulo Editeur, a été réélu à titre de secrétaire.Mme Nicole Saint-Jean (Guy Sajnt-Jean Editeur) siégera comme première représentant la section Edition de littéra- ture générale.Iœ président sortant, M.Raymond Vézina (Publications Graficor) a accepté pour sa part de représenter au conseil, pour un mandat de deux ans, la section Edition scalaire.Les mandats de Gaston Belle-mare (Ecrits-dés forges), Jean Canac-Mar-qpis (Editions du Phare), Michel Pelletier (Editions FM) et André Vanasse (XYZ Editeur) se poursuivront jusqu\u2019au printemps 1995.M.Antoine Del Busso œuvre dans l\u2019édition depuis plus de 20 ans.Il fut pdg et éditeur aux Editions du Boréal, de 1977 à 1989.Depuis janvier 1992, il,est directeur général de la Corporation des Editions Fides.Antoine Del Busso ^\t}/ arLe \\7olx S* tàt O; enchanté œ ans ce livre unique, magnifiquement illustré, Jean Des Gagniers rend hommage aux pionniers qui ont façonné l\u2019âme et le visage de Charlevoix.Il évoque leur histoire, leurs traditions, leurs réalisations et se penche avec admiration sur le patrimoine culturel de cette région exceptionnelle du Québec.m ne lecture passionnante, des images d\u2019une beauté saisissante, un voyage inoubliable au cœur d\u2019un pays enchanté ! Ü Ülns de 240 illustrations, dont une centaine en couleurs .2 ü Reliure pleine toile, jaquette, 21 x 26,5 464 pages, 75$ cm, En vente chez votre libraire ou chez l'éditeur LES PRESSES DE L'UNIVERSITÉ LAVAL Cité universitaire Sainte-Foy (Québec) G1K 7P4 Tél.(418) 656-5106 Téléc.(418) 656-2600 SB! Michel Ragon r-wm \\ AUTOBIOGRAPHIE L'expérience des limites SUITE DE LA PAGE DI du malheur.Expérience vitale: éblouissante, fabuleuse.Expérience somptueuse dans explorations formelles et conceptuelles chamelles et intellectuelles.», a-t-elle déjà écrit.On ne se surprendra pas de retrouver dans Les cathédrales sauvages cette volonté de repousser les limites de l\u2019autobiographie.«D\u2019après moi, tous les livres soi-disant autobiographiques sont mensongers.Je n\u2019ai jamais cru à la véritable autobiographie.L\u2019autobiographie fictive est une écriture qui en se faisant a conscience de son invention.C\u2019est le mentir vrai comme disait Aragon.Il y une structure de vérité de la fiction, disait Lacan».Il lui importe d\u2019assumer la part de mensonge -ce qui n\u2019est pas un péché-, la transposition du réel par la fiction et le faire dans le processus même de l\u2019écriture.Comme dans le chapitre Le manuscrit, un vrai projet de roman qui est resté tout échevelé, comme dans un rêve.«C\u2019est un projet de roman que je laisse en plein milieu du livre parce que je trouve qu\u2019il est en accord avec le livre, à cette écriture rêvée, au livre rêvée.Cette fiction est devenue comme la métaphore de mon rêve de l\u2019écriture: quelque chose qui me dépasse moi-même et le lecteur.Il faut accepter de ne pas déchiffrer l\u2019énigme disait Valéry».Et puis, il y a cette merveilleuse aventure fictive où la narratrice se retrouve avec Lou Andréas Salomé.«Je me suis dit que je pouvais faire des liens.Il y a un processus d\u2019identification de la narratrice avec le personnage.Elle m\u2019avait toujours fascinée.Elle avait renoncé à son oeuvre de fiction pour devenir psychanalyste.Moi, j\u2019ai fait le contraire en renonçant à la psy-chanalise pour mon oeuvre de fiction.Il me semblait qu\u2019il y a avait entre nous deux une certaine amitié».Madeleine Gagnon a véritablement voulu faire de la psychanalyse.Elle avait imaginé un essai sur l\u2019oeuvre de Lou Andréas Salomé.Elle avait lu ses livres de théorie, de fiction et sa correspondance avec Freud.Tout ça est devenu de petits éléments dans un i i bref chapitre du livre: «Mais j\u2019avais l\u2019impression de toucher l\u2019essentiel», avque-t-elle sans prétention.\u2022 ¦ A propos de féminisme, Madeleine Gagnon pense qu\u2019il faut continuer d\u2019affirmer la présence des femmes.Même si le féminisme est plus fragmentaire, plus éclaté, en apparence moins logique, moins cohérent Tout ça fait partie, selon elle, de ce qui se passe maintenant, de ce qu\u2019on appelle le postmodemisme: la fragmentation, tous les messages un peu.par-tout éclaté.«On peut finir par trouver un sens à travers toutes ces formes-là.C\u2019est peut-être bon qu\u2019il n\u2019y ait pas une forme linéaire, monolithique de luttes calquées sur le parti politique.Une forme qui n\u2019est pas basée sur la même logique de pouvoir».Elle s\u2019indigne toujours de la violence faite aux femmes, elle qui a choisi la douceur.Elle ne veut pas dénoncer, ni décrier, mais seulement comprendre.LES CATHÉDRALES SAUVAGES, récit, vlb éditeur, 157p.CATALOGUE Un outil de référence Les ouvrages sur Doisneau ne manquent pas.Jusqu\u2019à Daniel Pennac qui vient d\u2019en écrire un fie bougre! qüe ne ferait-il pas pour retarder l\u2019heure de se mettre à table et de nous donner la suite des aventures de Malaussène qu\u2019on attend, qu\u2019on attend tout le temps! Serait-il en.train de nous couver un autre «Droit de.», celui de l\u2019écrivain à faire languir ses lecteurs?).De plus, le catalogue de l\u2019expo Doisneau, écrit et publié en Angleterre, n\u2019existe pas en version française.C\u2019est bien dommage car ce petit livre risque de passer injustement inaperçu.Le texte de Peter Hamilton se lit avec beaucoup de plaisir, L\u2019auteur effraie un peu lorsqu\u2019il annonce qu\u2019il veut défendre une thèse (celle selon laquelle Doisneau s\u2019inscrit dans l\u2019histoire sociale de sa banlieue natale).Mais son étude tourne aussitôt à la sympathique biographie, ou si l\u2019pn préfère au parcours d\u2019artiste.La présence du photographe, qui a collaboré avec lui pour cette rétrospective, se fait partout sentir, et l\u2019atmosphère parigote revit dans les nombreuses expressions qui restent «en français dans le texte».C\u2019est dans le choix des images, surtout, réalisé sans compromis, que le conservateur affirmera conception.Un très beau travail.\t,u Au Musée d\u2019art contemporain, on reprend son souffle entre la somme Pellan et la future brique sur la, collection Lavalin.Un livret maison cependant, sur le fameux A.R.Lukacs, et signé de la conservatrice Paulçtte Gagnon.Sans nous assommer d\u2019absconses élucubrations, communes à nos analystes en art actuel, ce tçxffcfle ¦ pêche pas non plus par excès de clarté.Madame Gagijon a le mérite d\u2019ouvrir quelques pistes qui aident à/ mieux ' voir Lukacs.Mais elle donne l\u2019impression de rester.plan-tée au carrefour, sans oser s\u2019engager dans une voie théorique, ce qui laisse un flou indéfinissable.Sept reproductions d\u2019une qualité acceptable et un texte qui se fit eq-gO minutes ne justifient pas le prix demandé (30$!).; -, yl A l\u2019opposé, les livres publiés en coédition par pidetpet le Musée de la civilisation se passent d\u2019exposition.Tfitirs d\u2019horizon complets sur une question comme le recyclage en Afrique ou les rites de la mascarade à travers le'mon- ¦ de, ce sont de très intéressants efforts de vulgarisation ethnologique.Des chapitres courts, des textes deplunies \u2022 variées, alertes et simples, une abondance d\u2019informations ¦ factuelles et de références bibliographiques font dujoes petits livres de chouettes virées exploratoires.fmqrir SUITE DE LA PAGE DI histoire de l\u2019art et sert ensuite d\u2019outil de référence.Celui-là seul mériterait l\u2019appellation \u2014 encore non contrôlée \u2014 de catalogue: il obéit à des règles strictes de présentation, incluant bibliographie, index, appareil de notes.Son ou ses auteurs y résument le fruit d\u2019une recherche de plusieurs années.Le catalogue sur Eisenman, version anglaise, est de cette mouture grande classe, avec en prime un design superbe et pour une fois, des reproductions hallucinantes d\u2019exactitude.La version française, (Cités de l\u2019archéologie fictive, Œuvres de Peter Eisenman, 1978-1988, Centre canadien d\u2019architecture/Rizzoli) abrégée est un joli objet qui a tout pour plaire aux bibliophiles (une aubaine incroyable pour 15 $): agréable au toucher, imprimé sur papier archives dans un beau caractère futura.Cela dit, le texte a beau inclure une entrevue de l\u2019architecte (avec d\u2019éminents spécialistes), il n\u2019en est pas moins rédigé, même dans l\u2019introduction très claire et accessible au demeurant de Jean-François Bédard, dans un style «scientifique» tiré à quatre épingles.Aride, quoi.Le plus bel entre-deux en ville, à mon sens, est Flora Photographica (publié à Londres et à Paris).Le sujet, d\u2019abord, en est plus attrayant pour plus de monde.Et puis le texte, qui est lui aussi le fruit d\u2019une longue et savante recherche, se lit avec bonheur.L\u2019érudition éblouissante du conservateur, William Ewing, y sert de piment Voilà pour les fleurs.Quant au pot, disons que trop de coquilles souillent la traduction française, et que la qualité de reproduction est inégale.Plus l\u2019original est en noir et blanc contrasté, moins il souffre d\u2019être reproduit Par contre les photos du siècle dernier, chefs- d\u2019œuvre de finesse et de précision dans les ombres, sont méconnaissables.Côté couleurs, certaines pages sont trop rouges, faisant même virer une photo vert de gris carrément au rose (la 133, mais Chris Enos mange une claque aussi).Enfin, certains originaux sont agrandis sans raison, ce qui gonfle le grain et fausse l\u2019image.D\u2019autant qu\u2019on omet de mentionner la taille des œuvres originales, là encore une aberration.Sans parler de Marilyn, toute rose sur la couverture, toute en noir et blanc dans le livre, alors que le photographe s\u2019était donné un mal de chien pour faire un portrait noir et blanc, avec juste les roses sur les seins.en rose! Un très beau livre tout de même dans l\u2019ensemble.V OEUVRES D'ART AVENDRE OU A ACHETER RUBRIQUE 301 985'3344 Le portrait inattendu d\u2019un écrivain aussi célèbre que méconnu.352 payes 25,95$ Albin Miche u iÏJl- I E DICTIONNAIRE HISTORIQUE DE LA LANGUE FRANÇAISE Écrit comme un roman policier.u'J VN, >i U 1 0 m Prix promotionnel du 14 mars au 30 avril:\u2019 160,00$ Prix régulier 200,00$ 2 400 pages.Deux volumes reliés, \u2018 sous coffret.Disponible en librairie: Une enquête unique par son ampleur.À travers 1 000 ans d'existence, la recherche des origines et la description de l'évolution de 40 000 mots de la \" langue française.Une vivante saga des mots qui; s'inscrit dans la grande aventure du français tout au >\u2022 long du dernier millénaire.\t.\t' n, i Grand Prix de la langue de France À lire comme un roman d'aventures.m DICTIONNAIRES LE ROBERT I.K l> K V OIH.L K S S A M K l> I I 9 K T I) I M A \\ (' Il K 2 0 M A H S I !» !» I l) :t I F S ¦r, P E T I T S B 0 N II E U R.S GILLES ARCHAMBAU ?L T La douleur d\u2019aimer AIMÉE Jacques Rivière, préface d\u2019Alain Rivière.Gallimard, collection L\u2019Imaginaire.182 pages.Dédiée à Marcel Proust, reconnu «grand peintre de l\u2019amour», cette évocation de la naissance et de l\u2019omni-présence d\u2019une pâssion s\u2019inscrit dans une lignée bien française qui trouve sa source dans les romans de Mme de La Fayette.François, le narrateur, confesse d\u2019entrée la fascination qu\u2019exercent les femmes sur lui.«Dès mon enfance; les femmes JACQUES RIVIÈRE IQm^ furent pour moi un objet de véritable admiration.Avant même que je fusse capable de les désirer, leur regard, leur démarche, les tendres lignés' de leur corps me donnaient un trouble informe et délicieux, où je m\u2019abîmais tout entier et passionnément».Il épousera Marthe, mais tombera très vite sous le charme d\u2019Aimée, femme de son ami Georges.Il vivra dès lors dans la torture la plus entière, aux prises avec la froideur d\u2019une femme évanescente.Comme elle en convient aisément, Aimée n\u2019aime qu\u2019elle-même et son propre plaisir.Il faut pour mener à terme la lecture de ce roman sans en ressentir trop d\u2019ennui un certain degré de tolérance.Cet être qui souffre à ce point d\u2019une relation amoureuse non aboutie n\u2019a rien pour attirer notre sympathie.Sans être riche, il écoule ses jours dans la plus entière des oisivetés.Avec sa femme, il est plutôt léger.Il ne se préoccupe d\u2019elle que lorsqu\u2019il se sera admis qu\u2019Ai-mée ne lui appartiendra jamais.Il songe au suicide, mais trouve l\u2019image de Marthe, «timide, blessée, mais non découragée, et toute radieuse même de tendresse et de pardon».Ce roman est l\u2019unique œuvre de fiction de Rivière.Mort à 39 ans, il ne laissera que l\u2019esquisse d\u2019un récit intitulé Florence.On ne lirait pas Aimée en 1994 si son auteur n\u2019avait été l\u2019une des figures importantes de la littérature française des années 20.Beau-frère d\u2019Alain-Foumier, ami de Gaston Gallimard, de Mauriac, de Gide, de Proust et de Claudel, il a dirigé la NRF de 1919 à sa mort.Il est maintenant connu que cette Aimée à la personnalité si énigmatique était la femme de Gaston Gallimard.Personne ne songerait toutefois à lire ce roman comme un roman à clef.Il apparaît bien plutôt comme un brûlant hommage à une figure féminine.François est un être tourmenté qu\u2019Aimée attire justement parce qu\u2019elle ne lui cède pas.Elle est l\u2019égoïsme même; il est celui qui prend son vertige pour de l\u2019amour.En exergue de plusieurs chapitres, des citations extraites de Racine.Même Bossuet est mis à contribution: «Car qu\u2019est-ce qu\u2019aimer, si ce n\u2019est avoir en tout et partout la même volonté, jusqu\u2019à l\u2019entière extirpation du moindre désir contraire, et un total assujettissement de son coeur?» L\u2019amour ainsi décrit \u2014 c\u2019est Rivière que j\u2019ai en tête \u2014 apparaît comme la pire des aliénations.Rivière se plaignait de ne pas avoir d\u2019imagination.D\u2019où l\u2019obligation qui lui était faite, s\u2019il voulait s\u2019attaquer au roman, d\u2019écrire une histoire vraie.Il ne s\u2019y est résolu qu\u2019après de nombreuses hésitations.En réalité, il s\u2019agit d\u2019une lente description des ravages de l\u2019amour dans une conscience d\u2019homme.Comme beaucoup de ses contemporains, Rivière découvrait la psychanalyse.S\u2019il ne fait qu\u2019esquisser des avenues que son ami Proust approfondira avec la maestria que l\u2019on sait, il écrit justement.Le lecteur d\u2019aujourd\u2019hui souhaitera toutefois plus de dérèglement dans la conduite d\u2019une écriture.Cet amateur de femmes était trop sage pour notre époque.Peut-être.-«r LIVRES - L E F E II I L L E T 0 N T\u2019as de beaux draps, tu sais! TROMPERIE Philip Roth Traduit par Maurice Rambaud coll.«Du monde entier» Gallimard, 197 pages Les écrivains les plus forts \u2014 et celui dont je vous parle aujourd\u2019hui en est un \u2014 sont des êtres pervers, vicieux et narcissiques; on les appelle, dans les salons où l\u2019on cause, des ironistes.Ce sont des fils de Kafka et des arrière-petit-fils de Diderot.Ce sont comme des monstres que l\u2019on va voir au cirque, ou des natures qu\u2019on applaudit au théâtre; car il y a du spectacle permanent chez ces écrivains les plus forts.Ils ne sont pas des humbles scribes aux défauts rentrés dans le non-dit ou glissés sous le sublime silence, et au contraire ils jappent, ils chargent, ils séduisent, ils mordent, ils jouent, ils vous pistent et vous mystifient, car ce sont de grands improvisateurs et des virtuoses accomplis, comme l\u2019imprécateur Thomas Bernhard, le pianiste Sol-lers, l\u2019espiègle Kundera.et comme le por-nocrate Philip Milton Roth de Newark au New Jersey.Celui-là, 61 ans aujourd\u2019hui, juif et para-no, hâbleur et hétéro, depuis qu\u2019il a fait son entrée en littérature à la fin des années 60 par d\u2019épiques séances de masturbation dans les vécés familiales \u2014 on se souvient tous bien sûr de Portnoy et son complexe \u2014, il a pas cessé de se torturer le sexe et le ciboulot dans une saga littéraire égocentrique et brillante, une furia nombriliste et généreuse qui n\u2019a d\u2019égal, au ci-noche, que l\u2019œuvre verbeuse et désespérée d\u2019un autre juif aussi anxieux et gai que lui, le cher Woody Allen.Le dernier coup de Philip Roth ressemble d\u2019ailleurs, fond et forme, à un film qu\u2019aurait pu signer l\u2019auteur de Husbands and Wives.Imaginez le cinéma de tout ça: un homme, toujours le même \u2014 il s\u2019appelle Philip, allez donc! \u2014, cause avec des femmes, ses maîtresses, son ex, son actuelle, sa future, autres filles de passage, ses étudiantes, une Tchèque errante, une Anglaise malheureuse.On les imagine, lui et elles, mais une par une tout de même, couchés au lit et regards au plafond, ou assis dans les draps froissés, ou fumant des cigarettes en se regardant sans désir, et puis causant, causant, causant Comptez plus d\u2019une centaine de ces plans-séquences, dialogues saisis sur le vif, certains de dix secondes, certains de trois ou quatre minutes.132 films brefs sur l\u2019amour, une fois celui-ci consommé.Parce que les dialogues de Philip Roth, on s\u2019en rend compte peu à peu, sont à peu près tous.des propos post-coïtaux.L\u2019homme et ses femmes discutent après l\u2019amour, qu\u2019il ait été glorieux ou raté, économe ou lascif, intense ou distrait, long ou court.On va parler, selon les cas, de ça ou de tout autre chose, des mensonges à inventer pour le mari trompé, pour le bleu sur la cuisse, on va se faire des jeux érotiques verbaux, des procès de mœurs inventés, et Philip, comme un philosophe dans le foutoir, dans les infortunes du vice, s\u2019en donnera à cœur joie dans ses obsessions et complexes, la paranoïa juive, l\u2019antisémitisme ordinaire, le sexe incertain, le sort de l\u2019homme, son sort à lui et celui de l\u2019écrivain dans la cité.Vous savez comment l\u2019instant est privilégié, un peu hors du temps, lorsque vous avez fait l\u2019amour et que les muscles comme les esprits se détendent.Cette cigarette-là 132 films brefs sur l\u2019amour, une fois celui-ci consommé.ROBERT LÉVESQUE ?est la meilleure, chez les fumeurs.On est comme dans une bulle où les drapeaux de la guerre sont en berne, où les rapports sont soudain égaux et les discussions libres.C\u2019est dans ces interstices de la vie \u2014 ces plages \u2014 que Philip Roth a jeté son regard d\u2019écrivain, qu\u2019il a fait glisser sa plume inventive et cynique, donnant vie à cent dialogues où le jeu de l\u2019amour et du bavard se joue à deux.Comprenez-moi bien: ce roman n\u2019est fait que de dialogues, il n\u2019y a aucune entrée en matière ou sortie de scène.Il y faut même de l\u2019attention constante et du travail de lecteur pour démêler qui de qui.Est-ce l\u2019homme ou la femme qui parlent?Il faut surveiller les genres des adjectifs, les accords.Il faut relire pour qu\u2019apparaisse l\u2019os de la parlotte.Et une fois habitué \u2014 Roth avec son talent évite d\u2019entrer dans le procédé \u2014 on est pris au jeu.Et le reste est pétillement.On l\u2019apprendra vraiment aux trois quart de l\u2019ouvrage, par une indiscrétion de la légitime qui met la main sur les carnets de dialogues notés, mais on le sentait déjà et c\u2019est cela la littérature, ce Philip dans de beaux draps est au fond seul avec lui-même, c\u2019est lui qui imagine et écrit tout, aucune tête blonde ou fine brune ne s\u2019est posée sur son épaule de marathonien de la baise-en-ville, c\u2019est à Philip que Philip parle quand l\u2019amour est enfui, ses dialogues sont ses catins, comme les pensées du philosophe dans Le Neveu de Rameau, tout vole dans sa tête, et c\u2019est l\u2019écrivain qui au bout du compte impose sa fiction à l\u2019expérience.Que se dit-il le Philip dans ces inventions de couples, dans ces épilogues imaginaires, jeux furtifs et fictifs de la bête à deux dos?A 61 ans, Philip Roth en est à nous dire subtilement, derrière l\u2019humour, que l\u2019amour et la baise sont des plaques tectoniques qui s\u2019éloignent avec les coups de l\u2019âge, qu\u2019avec le temps le sexe est une bête qui disparait comme les grands condors, que tout est rouerie ou tromperie, et que même dans les illusions nocturnes personne n\u2019y croit et chacun survit, «quelque part entre le désir et le désenchantement dans le long plongeon qui mène vers la mort».Un exemple: « \u2014 Pourquoi tous ces amis dont je parle sont-ils relativement satisfaits, alors que je suis tellement malheureuse?\u2014 Comment sais-tu s\u2019ils sont satisfaits?Tu ne peux rien savoir avant de voir la position de leurs pieds dans le lit?» Roman original et très cynique, porté par une intelligence aussi vive que celle des dialoguistes du 18e siècle, mais totalement ancré dans sa propre fin de siècle, décrivant un homo urbanicus désespérément exemplaire, le dernier ouvrage de Philip Roth, qui était plus justement titré à sa sortie en anglais il y a trois ans \u2014 Deception \u2014 est à la hauteur de la réputation de cet écrivain parmi les plus forts à notre époque, un écrivain qui est autant un amuseur qu\u2019un révélateur.C\u2019est-à-dire un caractère.Philip Roth L\u2019éducation, LOGIQUES j\t\t\t LES MODÈLES , DECHANGEMENT PLANIFIÉ EN ÉDUCATION\t M\t ¦E 11 Le» Édition»\t¦ LOGIQUES\t LES MODELES DÇ CHANGEMENT PLANIFIE EN EDUCATION Lorraine Savoie-Zajc \u2022 LX-112 - ISBN 2-89381-120-5' 247 pages - 24,95 $ Comment planifier les changements?Comment trouver le modèle approprié à l\u2019éducation?Cet ouvrage permet de faire des choix éclairés.LA PHILOSOPHIE ET LES ENFANTS L\u2019enl'aiU philosophe 1 a prujirwunv «Ir l Ipuun ri linflumv tk Le» Édition» LOGIQUES LA PHILOSOPHIE ET LES ENFANTS Marie-France Daniel.LX-074 - ISBN 2-89381-089-6 375 pages - 34,95 $ La philosophie peut-elle aider les enfants du primaire à déve£-> lopper une pensée autonome?; I LE SAVOIR DES ENSEIGNANTS QUE SAVENT-ILS?Les Éditions LOGIQUES CHEZ VOTRE LIBRAIRE DIEU EN PERSONNE de Jérôme Élie 160 pages, 19,95$ Les énigmes finement ciselées de ces récits ébranlent nos certitudes et nos perceptions.Dès les premières pages, nous sommes happés, entraînés dans un univers où réalité et mystère se côtoient pour mieux confondre notre raison.Jérôme Élie: un écrivain à découvrir! O la pleine lune de François Gravel Ostende FRANÇOIS ORA VIL 348 pages 19,95 $ «Encore une fois cet écrivain me fait le coup : il m'accroche dès la première ligne, me tient en alerte pendant des heures et puis c'est fini et c'est bien dommage.» Réginald Martel, La Presse «Ostende de François Gravel est une fresque inoubliable d'une époque pas si lointaine.Il la peint de main de maître.un roman fascinant, qu'on lit sans effort.» Gilles Crevier, Le Journal de Montréal AUX ÉDITIONS QUÉBEC/AMÉRIQUE LE SAVOIR DES ENSEIGNANTS Que savent-ils?Sous la direction de C.Gauthier, M.Mellouki et M.Tardif.LX-088 - ISBN 2-89381-122-1 235 pages - 24,95 $ Existe-t-il un savoir spécifique à la profession enseignante qui différerait des autres savoirs?LE PLAISIR DE QUESTIONNER EN CLASSE DE FRANÇAIS Les Édilions LOGIQUES LE PLAISIR DE QUESTIONNER en classe de français Godelieve De Koninck LX-107- ISBN 2-89381-116-7 192 pages - 24,95 $ Comment amener l\u2019élève à penser et à comprendre un texte par lui-même.LOGIQUES Dist.excl.: LOGIDISQUE Tel.: (514) 933-2225 FAX: (514) 933-2182 Donnez l'espoir qui fait vivre.La Fondation canadienne du REIN I.K I) K V 0 I K .I.K S S A M K l> I ! It K T l> I M A N C II K 2 0 M A K S I It I) 4 I) 4 -LIVRES- T T E R A T II R E Q II É B É C 0 I S E Le nombril de Madonna JACQUES ALLARD ?JEAN DE LA LUNE Roman, Daniel Guénette, Triptyque 229 p.' n installateur de saunas entreprend de tenir son journal de bord.Le voilà à quarante ans, âge bien connu pour certaines vapeurs.Ce qui lui monte au cerveau: d\u2019abçrd le départ si douloureux de son Elise, violoncelliste dont l\u2019archet joue maintenant sur le cœur d\u2019un organiste.La si chère est partie après la mort bête (causée par une voiture) de leur fils Mathieu.Le voilà donc à prendre des notes sur ce qui arrive, avec Véronique,leur fille de 14 ans et la vieille tante Alice dont il apprécie en particulier le livre-calendrier dénommé Au fil des jours (à chaque page son proverbe).i.Son écriture intime doit remplacer la psychanalyse dont il n\u2019a plus les moyens.Même qu\u2019il voudrait pouvoir en faire un livre de progrès, pour prouver à l\u2019en-allée qu\u2019il a bien changé.Et pourquoi pas, aussi, un livre de raison, destiné à Véronique (et à Mathieu qui lit sans doute par-dessus son épaule)?Et tant qu\u2019à faire, ce sera un cahier de notes pour l\u2019essai sur lui-même dont il rêve.Un essai?Surtout pas «universitaire» J(qui en veut dans notre société imaginaire?on y déteste tant le savoir non jpopulaire), il porterait sur la vie avec là vieille tante, sur ses échecs scolaires (dont ses études abandonnées jen histqire de l\u2019art), sa vie amoureuse et son Elise.Réalisera-t-il son projet égotiste (à la Montaigne, sans y renvoyer spédfiquement)?i E)ans son précédant roman [{L'Écharpe d\u2019iris, 1991), Daniel Gué-jnette nous avait laissés sur «la belle expression de Rilke, quelque part Jdans l\u2019inachevé».Cette remarquable histoire d\u2019un poète fictif (Paul Saint-lAmand) était en elle-même un hom-Jmage au genre pratiqué par l\u2019auteur au début de sa carrière littéraire !(Empiècements, 1985; l\u2019Irrésolue, 1986 ;et la Part de l\u2019Ode, 1988).Avec son jean de la Lune, nous voici peut-être Iplus près de sa première fiction (/.pesrapes, 1988) où l\u2019on voyait vivre lun pion de collège, piégé dans sa banalité par un narrateur aussi ironique que sournois (il surgissait dans les .dernières lignes).On était là encore, quelque part dans l\u2019inachevé.DANIEL GUÉNETTE JEAN DELA LUNE Chez Jean de la Lune tout semble plutôt s\u2019achever en un lieu bien déterminé qui est celui de la convention.Il suffit pour cela que la focalisation lui soit toute laissée à lui, ce narrateur nommé en titre.Son discours soi-disant direct, en fait débordant et embroussaillé, se défend d\u2019abord de tous les clichés (exemple: ceux servis quotidiennement avec le calendrier de la tante Alice).Mais ce sera pour culminer dans leur acceptation finale, comme on le voit à la sortie du récit où tout arrive à qui avait pourtant renoncé vertueusement au bonheur, à l\u2019argent, au succès.Comme si, au fond, le show du moi était forcément le plus rentable.Le nombril de Madonna encore plus mignon qu\u2019il ne le croyait Bien sûr, ce roman de l\u2019essai garde ses caractéristiques drolatiques et satiriques.Mais comme chez plusieurs de nos praticiens actuels de l\u2019humour, il y a parfois ici une complaisance narrative qui finit par contredire l\u2019ironie ou la satire.L\u2019éditeur a donc beau présenter ce roman comme une fable, disons sur les inévitables clichés de l\u2019amour chrétien (le secret à découvrir), de la famille (à reconstituer) et de Dieu (à retrouver), on aurait aimé que le roman délaye moins la sauce.Qu\u2019il soit moins essai de roman.Côté ru-minateurs ou jongleurs, on en a de fameux exemples, si l\u2019on veut bien se souvenir d\u2019Alexandre Chenevert (G.Roy, 1954) ou plus près de Jean de la Dîne: François Galameau (Salut Galarneaui, 1967).Ceux-là sont d\u2019autant plus convaincants que leur démesure se raconte de façon bien mesurée, selon l\u2019imparable règle classique que maîtrisait d\u2019ailleurs Daniel Guénette dans ses autres romans.Cela dit, Jean de la Lune intéressera.Ne serait-ce que par son riche portrait du Québécois autodidacte, notre modèle profond, celui qu\u2019on aime tant dans notre tradition, depuis le chercheur de trésors de l\u2019Influence d\u2019un livre (de Gaspé fils, 1937).On y pensera puisque de la Lune a lui aussi son livre 4e chevet (Marc Aurèle et, surtout, Epictète).Cet amateur d\u2019art et de femmes (fréquent chez Guénette) pourrait ainsi rappeler la vogue de ces romans «philosophiques» (ou simili) déjà signalés à propos de Ciné die de Jean-François Bacot Ou encore celle de la musique populaire, si présente dans la prose récente, comme on l\u2019aura remarqué à l\u2019occasion de Caravane d\u2019Elise Turcotte ou même d'Ostende de François Gravel.Ici Y alter ego du narrateur se prend tout simplement pour le John Lennon des Beatles et la si chère Elise reviendra à la faveur d\u2019une chanson de Clapton: «Tears in Heaven».Jean de la Lune ou le retour de l\u2019amour.Dorénavant en famille, Dieu même y veille.En riant, comme Bouddha quand il montre son nombril.Le croirez-vous?EST-SELL E R S ROMANS QUEBECOIS 1.L\u2019ÉCUREUIL NOIR, de Daniel Poliquin - éd.Boréal 2.GAÏAGYNE, de Roger Fournier - éd.Québec/Amérique 3.\tBONJOUR CHARLES!, de Jean O'Neil - éd.Libre Expression 4.OSTENDE, de François Gravel - éd.Québec/Amérique 5.UN TRAIN POUR VANCOUVER, de Nicole Lavigne - éd.Boréal «r ESSAIS QUÉBÉCOIS I.LES FRANCO-ONTARIENS, de Cornelius J.Jaenen - éd.Presses Université Ottawa 2.\tLE SEXE-SPECTACLE, de Richard Poulin - éd.Vents d'Ouest/Vermillon 3.\tLA PART DES AÎNÉS, de J.Grand'Maison et Solange Lelèvre - éd.Fides 4.\tLE RAPPORT POPCORN, de Faith Popcorn - éd.de l'Homme 5.LES HABITS NEUFS DE LA DROITE CULTURELLE, de Jacques Pelletier - éd.VLB w ROMANS ÉTRANGERS 1.IL SUFFIT D'Y CROIRE, de Laurence Ink - éd.Robert Laffont 2.\tJOURNAL D'HANNAH, de Louise L.Lombichs - éd.La Différence 3.NEUF HISTOIRES ET UN POÈME, de Raymond Carver - éd.De L\u2019Olivier 4.MARTIN CEI ÉTÉ.de Bernard Chambaz - éd.Julliard S.L'HOMME ROMPU, de T.B.Jelloun - éd.Seuil 4P ESSAIS ÉTRANGERS t.LA SOUDURE FRATERNELLE, de Tahar Ben Jelloun - éd.Atléa 2.TESTAMENT.de l\u2019Abbé Pierre - éd.Bayard 3.\tPRÉPARER LE XXIe SIECLE, de Paul Kennedy - éd.Odile Jacob 4.\tTROUS NOIRS ET BÉBÉS UNIVERS, de Stephen Hawking - éd.Odile Jacob S.IE JOURNAL DE ZLATA, de Filipovic Zlata - éd.Robert Laffont Fixot LIVRE JEUNESSE 1.MATUSALEM.de Roger Cantin - éd.Boréal junior LIVRE PRATIQUE 1.LES CUISINES DU MONDE - éd Laronse COUP DE COEUR 1.L'ÉCUREUIL NOIR, de Daniel Ptliqnn - éd.Boréal 321.rut Ualkousie.Ottawa KIN 7GI (613)241-6999 Z '&p , 'J Roger Founier Tant pis si ça vous choque.PIERRE CAYOUETTE LE DEVOIR Dans la vie ordinaire, quand deux individus ne peuvent plus se supporter, l\u2019un d\u2019eux dit : «j\u2019aurais envie de te casser la gueule», sans pour autant passer à l\u2019acte.Dans la fiction mythologique, l\u2019un des protagoniste sort un poignard et tue son vis-à-vis.Pour apprécier l\u2019œuvre de Roger Fournier, il faut renoncer au quotidien et s\u2019abandonner à la mythologie, à l\u2019absolu.Il faut savoir que l\u2019on lit une fable.Faute de quoi, même le plus courageux des lecteurs \u2014 ou des critiques \u2014 se découragera devant tant d\u2019invraisemblances.«La vie quotidienne ne m\u2019intéresse pas.C\u2019est banal.Pour dire la vérité, il faut dépasser le quotidien, y échapper.La mythologie favorise l\u2019élévation.Elle est plus vraie que la vraisemblance.Les symboles sont plus forts que la réalité», explique Roger Fournier.Gaïagyne, son plus récent récit paru chez Québec/Amérique, donne justement à plein dans la mythologie.Nous y suivons le destin d\u2019Henriette, une adolescente qui quittera son Bas-du-Fleuve natal, appelée par des forces mystérieuses.Sawinne, personnage homérique, symbole de la Mère, l\u2019initiera à l\u2019amour et au sacré.Une fois rendue à Québec, Claude, second maître d\u2019Henriette, lui fera découvrir le fond de son âme à travers les grands classiques de la littérature.Rntfpr Fm.mipr Henriette deviendra Gaïagyne, la «terrefemme».Puis, 8\telle prendra d\u2019assaut Montréal.Elle y fera des ravages, y atteindra des sommets avant de s\u2019enfuir vers le Nord.Au cours de son long voyage vers la connaissance et la renaissance, elle défiera toutes les lois de la morale.Avant même d\u2019avoir 15 ans, Gaïagyne se prostituera allègrement.Plus tard, cette femme vénale exploitera de manière éhontée le monde du vedettariat.L\u2019ouvrage se veut totalement amoral.Gaïagyne mène une vie parfaitement orgiaque.D\u2019ailleurs, elle démarre une véritable orgie dans un studio de télévision (p.180).«Moi, j\u2019écris ce que j\u2019ai envie d\u2019écrire et je dis au lecteur \u201ctant pis si sa vous choque\u201d.Je n\u2019ai pas l\u2019intention de suivre les modes.L\u2019œuvre d\u2019art, c\u2019est une effraction, ça doit déranger.J\u2019en ai assez de la \u201crectitude politique\u201d.On voudrait nous faire croire que le monde est beau et gentil.Le monde est laid et méchant», dit celui qui a réalisé la Bande des Six à la télévision de Radio-Canada ( il n\u2019y a pas eu d\u2019orgie en studio, assure-t-il!).«Deux idées fortes supportent mon roman.D\u2019abord, l\u2019idée d\u2019une blessure psychologique mortelle et de la renaissance.Ensuite, il y a l\u2019idée d\u2019une satire du monde du vedettariat dans lequel ont vit.Ce vedettariat va très loin.Il sévit dans le monde de la littérature, dans la politique, partout.C\u2019est ce qui fait que tu as du boulot ou pas», poursuit-il., Fournier fait partie de cette génération qui a lutté contre l\u2019emprise de l\u2019Église dans les années 50 et son rigoureux code moral.«Je sens de plus en plus, autour de moi, une grande misère sexuelle.Gâïagyne, elle, a envie de casser tout ça.Elle a le sens de l\u2019orgie», constate l\u2019auteur des Cornes sacrées.D\u2019où, peut-être, cette omniprésence de l\u2019érotisme dans son œuvre.«Pour moi, l\u2019érotisme il est naturel parce qu\u2019un être humain ne peut pas être autrement qu\u2019érotique.On ne peut pas avoir d\u2019autre chose dans le cœur, le corps et tous ses sens que le désir d\u2019aller vers quelqu\u2019un d\u2019autre et de s\u2019unir à lui.L\u2019érotisme, c\u2019est une toile de fond sans cesse réinventée par l\u2019esprit, dans laquelle on joue contre la mort», s\u2019emporte-t-il.GAÏAGYNE Roger Fournier, Québec/Amérique, coll.Littérature d\u2019Amérique, 240pages, 17,95$ Pour comprendre le débat LE COLLÈGE MILITAIRE ROYAL DE SAINT-JEAN: UNE UNIVERSITÉ À CARACTÈRE DIFFÉRENT Jacques Castonguay Septentrion, 272pages La fermeture du Collège militaire royal de Saint-Jean étant devenue, au Québec, la mesure la plus controversée du premier budget libéral, la remise à jour de l\u2019histoire de cette institution, publiée pour la première fois en 1989 par Jacques Castonguay, est fort utile pour bien comprendre le débat qui entoure sa fermeture.Bien qu\u2019il souffre de l\u2019aridité des histoires institutionnelles et qu\u2019il montre nécessairement un préjugé favorable envers le Collège (Fauteur en a été recteur), l\u2019ouvrage permet de bien comprendre que l\u2019intégration des francophones aux plus hauts échelons des forces armées canadiennes demeure l\u2019objectif principal de Finstitution.En montrant que le développement des programmes universitaires de Saint-Jean a fait face à une résistance constante du Royal Military College de Kingston, haut-lieu de l\u2019establishment militaire anglophone, le livre de Castonguay fait voir que la fermeture du Collège ne peut être reçue comme une simple question budgétaire.Rémy Charest Jacques Castonguay LE COLLÈGE MILITAIRE ROYAL DE SAINT-JEAN Une université à caractère différent ESSAIS QUÉBÉCOIS L\u2019homme qui \u2018 embrassait les arbres ROBERT S A L E T T I ?TRACES POUR UNE AUTOBIOGRAPHIE Gérqld Godin (Ecrits et parlés II), Edition préparée par André Gervais, L\u2019Hexagone, 343 p.Traces pour une autobiographie paraît un un peu moins d\u2019un an après Écrits et Parlés.On Fa sous-titré Écrits et Parlés II avec raison, puisque ce tome complète le premier, qu\u2019il s\u2019agit dans les deux cas de la même quête de la citoyenneté québécoise, de la même passion des mots, bref du même homme.Traces pour une autobiographie contient toutefois plus de «parlés» que d\u2019«écrits» et plus d\u2019années quatre-vingts et quatre-vingt-dix que d\u2019années soixante et soixante-dix.Plus d\u2019éléments personnels, donc, et le très court avant-propos d\u2019André Gervais montre bien que les réflecteurs sont définitivement tournés vers l\u2019homme plutôt que vers son parcours et ses combats.Quoique dans le cas de Gérald Godin, les deux soient pratiquement indissociables.La culture vécue du monde La première partie de ces Traces pour une autobiographie est naturellement consacrée aux origines trifluviennes, à la découverte du journalisme et de la littérature.Elle commence par un texte intitulé «Confessions d\u2019un jeune bourgeois.Une auto-entrevue» (1961), dans lequel le critique littéraire du Nouvelliste s\u2019interviewait lui-même.On trouve déjà là une bonne partie de la manière godinienne, empreinte d\u2019humour et de questionnement, partagée entre le plaisir de décrier et le souci de rendre justice.Mais, comme pour Ecrits et Parlés, l\u2019organisation de ces Traces est à la fois chronologique et thématique.En plus de Trois-Rivières, les thèmes sont ici l\u2019écriture, l\u2019engagement politique, la maladie et les voyages.Mais, comme le matériau premier de ce recueil est l\u2019entrevue \u2014 et Gérald Godin, à la faveur d\u2019une carrière peu courante de député-poète, en a donné plusieurs \u2014 et comme les questions, qui tournent autour des rapports du politique et du littéraire, sont toujours un peu les mêmes, le lecteur qui se donnera la peine de faire une lecture continue de Traces verra que les thèmes de l\u2019écriture et de l\u2019engagement politique se recoupent très souvent.Celui-ci verra également que la position de Fauteur des Can-touques et de Soirs sans atout a évolué au fil des ans depuis la période de Parti Pris et celle, subséquente, des belles années du PQ.Dans une entrevue à Alain Pontaut en 1967, à l\u2019époque de la bataille du jouai, M.Godin, qui travaillait à Radio-Canada comme recherchiste, soutenait, par exemple, que le Québec existerait le jour où le plus grand nombre de Québécois possible auraient écrit le plus .grand nombre de romans possible; l\u2019écriture et le projet politiquë allaient pour ainsi dire main dans la main.Engagé en politique, il continue de mener les deux batailles mais paraUèlement, lelUen entre les deux s\u2019exprimant de manière plus personnelle; Comme si la littérature et l\u2019indépendance formaient les deux trottoirs opposés de la rue menarit à la libération.Après la défaite référendaire, l\u2019ex-ministre de l\u2019Immigration se fait moins d\u2019illusions, et les occasions de réaffirmer son attachement suprême à la poésie, en tant que langage universel, ne manquent plus: «Quand je lis un poème, il faut que j\u2019apprenne quelque chose de la culture vécue du monde.» Je m\u2019y connais fort peu en-poésie et les quelques poèmeside Gérald Godin que j\u2019aiilüsne m\u2019autorisent certainement pas à porter des jugements.Là-n\u2019est d\u2019ailleurs pas la question: Mais, pour citer un autre critique qui, lui, s\u2019y connaissait, il me semble qu\u2019avec M.Godin, l\u2019on a affaire à quelqu\u2019un qui refuse de faire l\u2019impasse sur sa difficulté dîêtre au monde, qui est à cent lieues du néo-romantisme épanoui auquel s\u2019adonnent certains artistes.A quelqu\u2019un qui porte la poésie en lui et non comme un étendard, qui vit malgré tout; malgré la politique et les contingences, en poète.Dans Traces, un ami raconte qu\u2019il l\u2019a un jour surpriaâ sa maison de campagne en train d\u2019embrasser son arbre favori; Je n\u2019ai pas de difficulté à le croire; Le patenteux handicapé; Derrière ce recueil de.teXtes et d\u2019entrevues, cette autobiographie en pointillé, rode bien sûr la mort.Il est difficile d\u2019échapper à l\u2019impression que la Grande Faucheuse n\u2019est pas loin, etqqeçes Traces constitueront un joUrjune manière de dernier témoignage.La photo de la couvertutenôus renvoie l\u2019image d\u2019un homrrié fatigué et diminué par deux (Opérations au cerveau, les yeux mi-clos, la cravate dénouée,-lesche-veux aussi épars qu\u2019ébouriffés.Un homme atteint, mais toujours debout.Celui qui se définissait comme un patenteux \u2014r iyrart-il mot plus typiquement!québér cois?\u2014 est devenu un handica; pé, et la section intitulée, -«Mala?die» raconte la grande-le^on d\u2019humilité (et la petite humiliation) que constitue la découverte d\u2019une tumeur au cerveau; p!o,ur un intellectuel.L\u2019homme >qüi a vécu tambour battant et qui doit maintenant lutter pour attacher ses lacets est désormais,' comme il le dit lui-même, en déficit,dé la vie.\td\u20191 fris Je pense à Céline et a ce,flU\u2019il disait de la mort.Je cite: «IIfaudra mourir plus copieusement qu\u2019un chien et on mettra mille minutes à crever et chaquemi-nute sera neuve quand mêrné et bordée d\u2019assez d\u2019angoisse pour vous faire oublier mille fois tout ce qu\u2019on aurait pu avoir de plaisir à faire l\u2019amour pendant mille ans auparavant.Le bonheur sur terre, ce serait de mourir avec plaisir, dans du plaisir.Le reste, c\u2019est rien du tout, c\u2019est de l\u2019art.» Voilà où nous en sommes réduits, tous, à vivre pour rien, à vivre pour Fart.Continuons le combat, a déjà scandé quelqu\u2019un qui n\u2019avait pas tout à fait mesuré le sens de ce qu\u2019il disait.-.j?\u2022 À Aiiandonnik Aiiai Alt AI IANI Aiia i is Aiia rioui.H Aiiaiiij Alil KOÏII R Am uvi k Aiiimir Am h n au AnOMINhR AmiNiiANr Aitoumu Ammi rrt Aitoui m n Aboiiiik Alton iissi mini Aiiuam Akhi AimiuvACK Annie A mm n Attuioum AftSfNIIK Al AIHI .Acaihin Acacnandin A< cAi-ttrm A< < Of.V.KHH R Amjmtuwri AM-OMPARIM Pascal poirier H Le i Glossaire j acadien \\ Pierre M.Gerln K 4 \u2022*>\tII.WmU !*\t.Ayi.'tjF \u2014i A.Jr $-\tAhUwA.-U W * H «ffw 4a\tu\t«.«f.-yj-f mij\u2014 i\t(nniDtnia XJjXmJL\tKtnina Le Glossaire acadien de Pascal Poirier édition critique préparée par Pierre M.Gérin isbn2760002454 reliée 512 pages 34,95$ 1 Université de Montréal Faculté des arts et des sciences ©édition/ CaseprislakNH.T Mnmlnn (Y-R.) III!H\\H doCCkdk Iriiiplmnr(.iflh) B.i7-N4!lll li:li:i.npii:m (âflfi) N.u-31.11) Améliorez votre français écrit Cours sur mesure à la maison, au bureau, en vacances.Date limite d\u2019inscription : 30 avril 1994 Pour recevoir le dépliant d'information, appeler au (514) 343-7393 ou remplir la formule suivante et la retourner à : Cours autodidactique de français écrit (CAFÉ) Université de Montréal, C.P.6128, succursale Centre-ville, Montréal (Québec).H3C 3J7 Nom et prénom Adresse Ville\tCode postal LE DEVOIR.LES S A M EDI I !* E T D I M A X ( Il E 2 O NI A It S I I* IM |) 5 LIVRES POÉSIE Claude Jasmin «Et nous quittons l\u2019histoire pour un corps éternel» iv: L'USAGE DU TEMPS Claude Beausoleil,, Montréal, Les Herbes Rouges, coll.«Poésie», 1993.U DÉCHIFFREMENT DU MONDE Montréal, Les Herbes Rouges, coll.\u2019 «Poésie», 1993.Ü>U li A iLUCIE BOURASSA (I y i ,mi Claude Beausoleil, qui n\u2019est pas avare de ses vers, vient de publier deux recueils au projet ambitieux et clair.Le premier, L'usage du temps, se penche sur les conditions et les enjeux de la poésie.Le second, Le déchiffrement du monde, propose une méditation sur la langue comme donnée socio-historique, mais aussi comme objet d\u2019expérience affective, intellectuelle, existentielle.L\u2019usage du temps fait ostensiblement retour à une tradition, celle de l\u2019Art poétique où l\u2019auteur définit ce que doit être la poésie en en faisant Le livre déroule un seul long poème, disposé en strophes de quatre vers, dont la majorité sont des alexandrins très approximatifs.Beausoleil veut y conjuguer l\u2019ampleur de souffle à l\u2019étendue d\u2019une vision, lier l\u2019exercice poétique aux grands problèmes de l\u2019homme.Est-ce l\u2019air de Paris, où le recueil a été écrit, qui a suggéré ce choix?Depuis quelques années, on s\u2019est remis à compter en France, pour tantôt pétrifier le dire dans la nostalgie, tantôt lui insuffler vigueur et rigueur, par un dialogue avec l\u2019histoire.Un tel choix intrigue, chez un poète qui jadis brandissait les bannières du texte sur le texte et de la fuite du sens, et bifurquait ensuite, comme d\u2019autres, vers un «nouveau» lyrisme: Le résultat déçoit.L\u2019usage du temps tombe dans les principaux traversées arts poétiques anciens, sans en avoir les qualités: didactique, il légifère ët pontifie à souhait, sans retenir lafinesse rhétorique, l\u2019humour et la'maîtrise technique du genre (on «sent» mal son vers boiteux, qui pourtant aurait pu être intéressant parée que boiteux).Les définitions de la poésie pleuvent, c\u2019est logique.Certaines sont intéressantes: «la poésie porte en elle une grammaire sensible».Mais il se dégage de leur ensemble une telle généralité, une telle prétention à l\u2019absolu, qu\u2019on a l\u2019impression que Beausoleil en personne a découvert toute la vérité de la poé-sie\u2019universelle: «tout poème prend sur lui de contenir le monde»; «l\u2019universel se rompt l\u2019âme à prouver l\u2019éternité / l\u2019amour est un poème aux pa£es silencieuses».Le recours à la mesure n\u2019est pas tant une tentative d\u2019inscrire sa parole dans l\u2019histoire, qu\u2019une volonté de l\u2019arrimer au chant originel, essentiel et total de la créa-tiOfi,\u2019!chant que seul l\u2019inspiré peut proférer: «la voix créatrice ne se laisse écouter // que par ceux qui se résignent à tout lui sacrifier/ (.) image d?une lumière plus haute sous les voûtes / la création nous guide dans la dëconstruction // des rythmes miment l\u2019origine en la répétant».Rien n\u2019interdit au poète de tourner son regard du côté de l\u2019absolu, et ce n\u2019est pas en soi un critère de réussite ou d\u2019ëchee d\u2019une oeuvre.Mais ici, le discours déborde, accumule redites et hyperboles, si bien que l\u2019ampleur *oq tourne à l\u2019enflure, les velléités de philosopher, à la cuistrerie.On fait ou bien dans l\u2019alambiqué: «il préfère inventer (.) des rythmes où inscrire / l\u2019insoutenable présence exigée du profit» ou bien dans la naiVeté: «hors du poème dans la pure notion d\u2019être / le corps peut se donner des ailes pour chanter».Le propos est d\u2019un angélisme qui étonne, vu le parcours de l\u2019auteur.La nostalgie de l\u2019origine et le désir de la grande réconciliation de tout entraînent le relus de l\u2019histoire: «le poème c\u2019est l\u2019amour au seuil de ces urgences/ c\u2019est lui qui nous conduit en des bras souverains/ et nous quittons l\u2019histoire pour un corps étemel».Ce refus devient déni dans Le déchiffrement du monde: «Il n\u2019y a plus d\u2019histoire», et voilà un lieu commun chéri «du» «postmoderne».Le plus curieux est que tout cela est traversé d\u2019affirmations qui rappellent l\u2019esthétique du premier Beausoleil, affirmations sur la transgression poétique du sens usé des mots, sur la fracture du sujet, sur la poésie qui est toute forme («il n\u2019explore que la forme elle qui le relance»).En fait, il n\u2019y a peut-être pas si loin entre l\u2019ancien texte pour et sur le texte et cet art poétique: tous deux ne poursuivent-ils pas la recherche d\u2019un livre total?Ici, le discours affirme en plus, et un peu trop haut, ses vertus rédemptrices, sans vraiment les faire sentir.Il s\u2019autocélébre sans distancent prévient toute critique: «d\u2019un repos et d\u2019un rythme qui ne sera compris / que des coeurs révélés dans le hasard d\u2019aimer».Dans sa prolixité coutumière, Beausoleil ne s\u2019est pas relu beaucoup, et n\u2019a pas vu que l\u2019ampleur et la cadence alexandrine (même altérée.) ne s\u2019improvisent pas.On n\u2019a qu\u2019à voir, pour s\u2019en convaincre, la différence entre L\u2019usage du temps et Le déchiffrement du monde, qui, en dépit du cliché de son titre, donne un texte plus rigoureux, des poèmes ramassés, nettoyés de leurs scories, et dont le vers «libre» est plus juste, plus tendu: on n\u2019y trouve ni les fautes, ni le style lourd du précédent (en passant, les Herbes rouges gagneraient à réviser les manuscrits, pour éviter aux lecteurs de buter ici sur la syntaxe, là sur un accord.).Malgré quelques tics, la démarche est réfléchie, et cette fois, vraiment personnelle, plutôt que narcissique.On trouve bien sûr, dans ce livre sur la langue, l\u2019évocation de la situation québécoise avec le spectre de la disparition, qui était là aussi d\u2019ailleurs dans L'usage du temps.Mais à cela se greffent d\u2019autres préoccupations plus intérieures, qui enrichissent et nuancent le propos, donnant une autre dimension à l\u2019inquiétude.«Dites-vous ces paroles / Alors que d\u2019autres fuient / Inondées qu\u2019elles sont / Par de tristes illusions / Exilant le rêve au loin, / Si loin de l\u2019avenir.» Le didactisme s\u2019estompe et la pensée s\u2019intégre au lyrisme: «Si cela est possible / Quand les mots se délient, / Vous descendez le temps / Par des routes d\u2019atmosphère./ Il y a un sentier clair / Où encore s\u2019endormir, rêver, / Près des brises ou des aveux.» Est-ce un hasard?ce livre a été écrit en sept ans, l\u2019autre en cinq mois.de la place publique du Compleue Desjardins JjfpHf du 21 au 25 mars 1992 ?tar i de 11 à 14 li au» Jardins d'eau de 17 à 19 h au» Terrasses Saint-Sulpice le 25 mars de 19 à 21 h au» Terrasses Sainl-Sulpice RÜseteffriK Confidences d\u2019un fort en gueule LA VIE SUSPENDUE.Claude Jasmin, Leméac, 167 pages PIERRE CAYOUETTE LE DEVOIR Plus jeune, il rêvait d\u2019être Albert Camus ou Henri Matisse.Il est devenu Claude Jasmin.C\u2019est un fort en gueule qui sévit sur toutes les ondes, un odieux personnage, un spectaculaire tribun qui s\u2019indigne plus vite que son ombre.Il parle fort.Il dit n\u2019importe quoi.Il a le génie des déclarations incendiaires.Quand la moutarde lui monte au nez, il est particulièrement doué pour se mettre les pieds dans les plats.La «rectitude politique»?Notre Don Quichotte n\u2019en a que faire.Fidèle à lui-même, il s\u2019en enorgueillit.Sa bruyante carrière parallèle nous fait parfois oublier que Claude Jasmin demeure avant tout un écrivain.Il lui arrive en effet encore de se taire et de se mettre à table pour écrire.Il est à la fois l\u2019un des romanciers québécois les plus prolifiques, les plus populaires et les plus importants des 30 dernières années.Ils ne sont plus légion les écrivains de sa génération qui persistent et signent L\u2019auteur de la Petit patrie nous étonnera toujours, comme on dit dans les réclames télévisées.Il vient de publier un nouveau récit, La vie suspendue, chez Leméac.Il s\u2019agit, bien sûr, d\u2019un roman on ne peut plus autobiographique.C\u2019est l\u2019histoire de Jaspin, un auteur de bandes dessinées qui, à l\u2019approche de la soixantaine, cherche à achever son album ultime, Le Serpent dans le pommier.En cours de route, il s\u2019attarde sur tous les personnages, plus souvent morts que vivants, qui gravitent ou ont gravité autour de lui: son ex-femme, son père, son éditeur Yves Dubé, son ami Louis Chantigny et plusieurs autres.Le style est cinglant, brutal, direct, troublant, sans pudeur.Ce n\u2019est pas un ro- man, c\u2019est une moutarde de mots \u2014 tiens, un calembour pour les amis de Voir.On raconte même que ses proches ont été ébranlés par le récit implacable du suicide de son ex-femme.La part de fiction, comme ailleurs dans son œuvre, demeure minimale.Jasmin y tient.«Il n\u2019y a rien d\u2019inventé.Et c\u2019est d\u2019ailleurs une condition essentielle à la bonne littérature.Vous savez, on écrit toujours un peu pour ses proches, sa compagne, sa famille.J\u2019ai voulu leur montrer comment on fait une œuvre d\u2019art à partir du réel qu\u2019ils ont connu», explique-t-il.La mort, la «Grande Faucheuse» est omniprésente dans ce nouvel ouvrage.L\u2019auteur s\u2019en explique.«Quand on franchit la cinquantaine, on s\u2019étonne de voir ses amis et camarades de travail mourir.Parvenus à Ja soixantaine, c\u2019est l\u2019hécatombe.Ecrire cet ouvrage aura été pour moi une véritable thérapie, l\u2019occasion de m\u2019attarder sur la mort, celle des autres et la mienne, ma propre mort».Comment en ressort-il?«Beaucoup moins angoissé.J\u2019aime la vie plus que jamais et j\u2019espère vivre jusqu\u2019à 123 ans.Mais ce retour sur ma vie me fait réaliser que j\u2019ai été comblé.J\u2019en ai eu pour mon argent.J\u2019ai tout fait», avoue-t-il.Il a tout fait, en effet.Jasmin a œuvré à Radio-Canada à titre de scénographe pendant plus de 30 ans.Il a peint, publié plus de 35 livres, a été journaliste dans tous les journaux.sauf au DEVOIR où il a, en revanche, publié des centaines de lettres ouvertes.Il n\u2019a pas été Camus, comme il le voulait à 30 ans.Mais il a aussi été, à sa façon, un homme de combat.Indépendantiste de la première heure, il aime intervenir sur la place publique.«Ça remopte aux débuts des années 60.A cette époque, les journalistes nous appelaient régulièrement pour nous demander de commenter l\u2019actualité.«11 n\u2019y a rien d\u2019inventé.Et c\u2019est d\u2019ailleurs une condition essentielle à la bonne littérature.» r Claude Jasmjn À partir des années 70, nous avois été remplacés par des \u201clogues\u201d.Dumont, Falardeau et cie nous ont chassés.Moi.j\u2019ai gardé cette habi* tude», sourit-il.D'où ses frasques matinales à la radio de CJMS avec ce jeune Paul Arcand qu\u2019il affect donne beaucoup.\ttu Ix's auditeurs le prennent pouf l\u2019intellectuel de service.Il relève le malentendu et s\u2019en amuse.«Je ne suis pas un intellectuel.Je n\u2019ai jfat mais pu soutenir une argumenta* tion comme peut le faire Jacques Godbout, par exemple.Moi Je marche aux sentiments».\t» Jasmin juge sévèrement la jeune génération.«Les jeunes manquent de courage, de conviction.Ils sortt mollassons.Je comprends toute» fois un peu.Ils vivent dans la prié* carité.C\u2019est peut-être pour ça qu\u2019ils sont si doux.Moi aussi{ quand j\u2019ai commencé, avant de me placer les pieds, j\u2019étais tout doux*: Claude Jasmin, gentil?C\u2019était il yra longtemps, très longtemps.-.b ni COLLECTION «OEUVRES DE CLAUDE GAUVREAU > «L\u2019indispensable Gauvreau.» \u2014\tReginald Martel, La Presse «Fils spirituel d\u2019Artaud.(.) Une force poétique ici inégalée.» \u2014\tRobert Lévesque, Le Devoir iüü Le devoir d< résistance PIERRE VALLIÈRES LEpEVOIRDE JACQUES {BSSSSS RESISTANCE Correspondance 1949-1950 CLAUDE GAUVREAU - JEAN-CLAUDE DUSSAULT 464 pages 24,95 $ »Un témoignage explosif d\u2019une génération en quête de liberté morale et artistique.\" \u2014\tJacques Therrien, Le Devoir «C\u2019est à une petite histoire de l\u2019automatisme mais aussi bien à un véritable cours condensé sur l\u2019histoire de Fart et de la littérature que nous convie ici Gauvreau, à sa manière.Innovation, violence, paranoïa et, n\u2019ayons pas peur des mots, génie: tout ça crève la page.» \u2014\tDanielle Laurin, Voir CORRESPONDANCE 1949-1950 ' Juan DwroK Concerto violon- d\u2019ivres \u2022 ninxACOM GAÉTAN NADEAU JEAN DAUNA1S Etal mixte et autres poèmes 1948-1970 NOTES D\u2019ANDRÉ-G.BOURASSA Témoignage de Rober Racine 272 pages 21,95 $ «La puissance du langage exploréen.(.) Le grand souffle de liberté et la vision prémonitoire de Gauvreau.» \u2014\tGilles Toupin, La Presse «Cet astronaute d\u2019une langue sonore encore inhabitée, lancé dans le vide de la création pure.» \u2014\tRober Racine, écrivain DIANE JEAN ET COMME AU ETAL MIXTE ET AUTRES POÈMES 1918-1970 i:av«ii'-l,rinU'n1»' à Montréal \u2022 IHFXAGONT La charge de l\u2019orignal épormyable NOTES D\u2019ANDRÉ-G.BOURASSA Théâtre Témoignages de Pierre Bernard, André Brassard et Jacques Godin 256 pages 19,95$ «Gauvreau exploite au maximum le rapport art/folie dans cette pièce en nous dépeignant un univers concentrationnaire où un artiste doit lutter contre la médiocrité, la bêtise, l'oppression et la mesquinerie la plus veule.» \u2014 Roger Chamberland, Québec français LA CHARGE DE L'ORIGNAL ÉPORMttMf.ROBERT MELANÇON AVANT-PWNtEMPS MONTREE SUSY TURCOTTE L\u2019IMPRÉVUE le secret do milieu .cathédrales sauvages Beauté baroque POSTFACE DE JEAN SALVY Roman moniste 208 pages 16.95 $ \u2022La quête de l\u2019absolu.L\u2019étemel roman sur l\u2019état amoureux.Un magnifique poème en prose.» \u2014\tOdile Tremblay.Le Devoir \u2022L\u2019amour absolu.Un texte génial.Incontournable.» \u2014\tMartin Faucher.Sous la couverture.Radio-Canada BF.AUTÉ BAROQUE MADELEINE GAGNON ifs CATHÉDRALES ^ SAUVAGES PHILIPPE HAECK SECRET DU M1UEU LA BONNE LITTERATURE CHEZ VLB ÉDITEUR TOUT GAUVREAU A L'HEXAGONE NOUVELLE Lt.\u201e iuii>its m\u201d de In drm\u2019lr mit' NOUVEAUTE üUm».vlb éditeur delà grande littérature\t\u2022 I Hexagone sæz vl/Wm \u2022\u2019\u2014a AImUh Comme des enfants VxUHttKdr* ;»***.,«.La galanterie comme art de vivre DES NOUVELLES DE NOUVELLE-FRANCE, Jean Marcel, Leméac, 272p.ISABELLE RICHER La lecture de ces Nouvelles de Nouvelle-France nous convainc de deux choses: d\u2019abord que nos aïeules avaient la cuisse légère et nos ancêtres le cœur volage, ensuite que Jean Marcel est doté d\u2019un talent protéiforme.L\u2019essayiste et polémiste, reconnu surtout pour ses ouvrages consacrés à d\u2019importantes figures littéraires, est passé à la fiction il y a cinq ans avec son savant Triptyque des temps perdus.Il nous conduisait alors dans l\u2019Antiquité pour nous y présenter des personnages marquants.Avec les Nouvelles de Nouvelle-France, Jean Marcel fait un bond de plusieurs siècles et nous entraîne sur les rives du Saint-Laurent, aux débuts de la colonie.En guise d\u2019introduction, l\u2019auteur nous informe des influences qu\u2019il a subies.Marcel s\u2019est bien entendu inspiré des contes, des légendes et de la petite histoire du Nouveau Continent mais plus précisément, il se réclame de Marguerite de Navarre et de Boccace (qui a lui-même été la source de madame de Navarre, avec son Décaméron qu\u2019elle a transformé en un Heptaméron).Et puis il emprunte à l\u2019un et à l\u2019autre des motifs, des canevas qu\u2019il traitera par la suite avec la grâce qu\u2019on lui connaît.Jean Marcel a puisé à une source sûre, les archives, mais il a surtout imaginé ses historiettes bien qu\u2019il les ait situées dans des villages qui ont pour noms Québec, Beauport ou Trois-Rivières.Au pays de la licence Pas étonnant qu\u2019on ait peuplé ce pays, les premiers colons s\u2019y sont occupés de toutes les façons! Et Jean Marcel nous en fournit soixante joyeux exemples.Echantillons égrillards de la ruse et de l\u2019esprit libertin de ces dames, de la salacité et de l\u2019appétit de ces messieurs, les récits, comme autant de petits tableaux, ne comptent jamais plus de cinq pages.La brièveté appelle la formule évocatrice, riche en sous-entendus, comme dans L\u2019achigan où une dame régale d\u2019un poisson farci un bel officier plein de promesses: «Puis elle le fit porter par sa voisine au bel officier des remparts avec ordre de le garder jusqu\u2019au soir alors qu\u2019elle viendrait le retrouver dans sa guérite pour s\u2019en régaler avec DES NOUVELLES DE NOUVELLE-FRANCE hifUiita falanui et Mjuinei lui et se faire farcir à son tour.» Comme les lois du genre le commandent, les personnages en scène forment une galerie de portraits bien typés.Le bellâtre sans attaches, la soubrette aux mœurs légères, l\u2019amant radin, le cocu vengeur, et quelques autres.Leur seule ambition: obtenir les faveurs d\u2019une belle (qu\u2019elle n\u2019hésitait pas, bien souvent, à monnayer), goûter l\u2019ardeur virile d\u2019un soldat.Ils usent de tous les subterfuges pour parvenir à leurs fins.Mensonges, déguisements, promesses et parfois même sorcellerie, tout est permis.surtout quand cela ajoute au ressort dramatique.Ma foi, Roberval et Champlain n\u2019ont pas dû s\u2019ennuyer, la Nouvelle-France regorgeait de coquins et de coquettes dont on convoitait les vertugadins (un peu de curiosité, parbleu! Il en faut pour apprécier les formules savoureuses de Marcel).La langue moderne des anciens Jean Marcel le médiéviste s\u2019amuse dans la rédaction de ces nouvelles.Les allusions grivoises pullulent et font notre joie.Tout le vocabulaire du sexe tourne autour d\u2019un thème : le combat De celui dont l\u2019érection tarde , on dit qu\u2019il «n\u2019arrive pas à tirer l\u2019épée de son fourreau», cependant que de l\u2019autre qui en a bien envie, on dit qu\u2019il «briserait bien une lance».Quant à la dame qui se retrouve fin seule, on la plaint ainsi :«Que fait donc une femme en âge de sentiments, encore parée pour les combats amoureux,., lorsque d\u2019aventure son mari la laisse une partie de l\u2019an sans combattant?» Pour les amateurs d\u2019étymologie, Jean a semé quelques verbes vieillis dont l\u2019emploi étonne aujourd\u2019hui mais il n\u2019en fait pas trop grand usage pour ne jamais nuire à la compréhension du texte.Les amateurs de québécismes et d\u2019expressions du terroir retrouveront, ici, «une trâlée de Poitevins», là «la plus vlimeuse des procédures».Le professeur de littérature médiévale enseigne sans qu\u2019il n\u2019y paraisse.Le plaisir de lire ces nouvelles tient avant tout à la langue solide et franche d\u2019un Jean Marcel étourdissant d\u2019humour et de verdeur.Ce même plaisir est augmenté par le discours sous-jacent de ces petits textes qui contiennent chacun une morale, jamais assommante.Plus que des divertissements sans conséquences, ces récits sont d\u2019impitoyables enseignements sur la nature humaine.Tant qu\u2019il restera la vie ENIRE LE CIEL El LA TERRE Le LyHayslip Seuil/mémoire, 1993,380 pages.DIANE PRÉCOURT LE DEVOIR Non, la guerre du Viêt-nam n\u2019est pas terminée.Pas pour des millions de Vietnamiens \u2014 et d\u2019Américains \u2014 pour qui le monde, le pays, la famille et la culture ont basculé sous ses bombes.Et qui continuent de la «vivre», secrètement, la mort dans l\u2019âme.Non, nous n\u2019en finirons jamais de ressasser cette guerre s\u2019il faut en égrener une à une toutes les dimensions et chacune des «retombées».Mais pourquoi tourner le fer dans la plaie, encore et encore?Pour l\u2019exorciser, un peu comme un enfant qui redemande de lui raconter la même histoire, encore et encore, pour bien la comprendre morceau par morceau et ainsi pouvoir régler ses comptes avec les méchants.Dans la complainte de leur détresse que sa mère chantait en la berçant avec ses frères et soeurs serrés contre elle, raconte Phung Thi Le Ly Hays-lip, le dragon-serpent pouvait souffler le feu sur les maisons et les réduire en cendres.Jusqu\u2019à ce qu\u2019on déçouvre que le chant disait la vérité.A14 ans héroïne du Viêt-cong qui finira par la condamner à mort, Le Ly épouse à 20 ans, un vieil Américain puis émigre aux Etats-Unis pour fuir la guerre.Seize ans plus tard, en 1986, elle retourne au Viêt-nam, rongée par l\u2019envie de voir ce que sont devenus sa famille, son village, son peuple et son premier amour qui lui avait donné un fils, petite boule de vie au milieu des horreurs guerrières.Entre le ciel et la terre, c\u2019est l\u2019attachement de l\u2019auteure pour l\u2019héritage des anciens en même temps que le récit de sa descente aux enfers qui lui fit frôler la mort jusqu\u2019à la palper dans son for intérieur.C\u2019est aussi le cheminement légitime d\u2019une enfant vers un peu de paix et d\u2019amour, afin que les désirs bien humbles d\u2019une petite fille de campagne du centre du pays deviennent autre chose qu\u2019un paradis inaccessible.Un chapitre de trêve: celui qui relate la seule période calme qu\u2019elle ait connue entre les deux guerres, la française et l\u2019américaine, avec son frère le plus près d\u2019elle, Sau Ban.Violée dans tous les sens du terme, emprisonnée, traînée dans la rue, tortu- «En Orient, nous recevons le bonheur en naissant, et il ne nous reste qu\u2019à le protéger et le garder.» rée par les Sud-Vietnamiens avant de se réfrigier à Saigon, pardon Hô Clii Minh-Ville, puis à Da Nang où elle se prpsti-tue et vit du marché noir, Le Ly grandit avec comme toile de fond l\u2019éducation de la guerre.Un monde dans lequel la justice et la vérité deviennent ce que chacun veut bien en faire, où la frontière entre le bien et le mal se confond avec belle entre la vie et la mort.Sa façon d\u2019alterner les chapitres entre le passé et le présent, comme un film en parallèle, mène graduellement le lecteur vers cette rencontre \u2014 inévitable?;*^ entre l\u2019Orient et l\u2019Occident, que l\u2019auteure aurait pourtant souhaité raconter dans un autre contexte.Entre-temps, le président Clinton levait récemment l\u2019embargo commercial\u2019en vigueur depuis près de; 20 ans contre le Viêt-nam.De retour dans son pays d\u2019origine après avoir connu l\u2019aisance et le confort à l\u2019américaine,,et après la «libération» aux mains des communistes, Le Ly Haysüp réussit à nous faire partager cette peur qui l\u2019assaille dès qu\u2019un officiel lui demande ses papiers ou vérifie son itinéraire.Mais ce ne sont sûrement que les vieux démons qui refont surface.! -Entre le ciel et la terre, dans un style à quelques reprises un peu laborieux, ne manque pas de creuser au passage le fossé entre la culture de l\u2019envahisseur et celle de l\u2019auteure sur la question des rapports hommes-femmes.Des rapports qu\u2019elle a dû apprivoiser d\u2019abord pour survivre, puis pour comprendre qu\u2019elle était en train de délaisser le pays de son oncle Nhu pour se diriger tout droit vers celui de l\u2019oncle Sam.Mais peut-être la plus grande différence culturelle tient-elle dans cette phrase, au début du livre, lorsque Le Ly raconte que sa mère lui apprenait tout de la vie pendant ses journées dans la rizière: «En Occident, les gens croient qu\u2019ils doivent aller à la recherche du bonheûr, comme s\u2019il s\u2019agissait d\u2019un oiseau volage perpétuellement hors d\u2019atteinté.En Orient, nous recevons le bonheur en naissant, et il ne nous reste qu\u2019à le protéger et le garder.» Entre le ciel et la terre, c\u2019est le dernier film d\u2019Oliver Stone qui complète sa trik)-gie sur la guerre du Viêt-nam, après platoon et Born on the fourth of July, cette fois d\u2019un point de vue féminin et,' selon Stone, «comme une version vietnamièh-ne d'Autant en emporte le vent».A surveiller samedi le 20 avril : CAHIER SPÉCIAL .FAMILLE et RELIGION %., Pour annoncer, veuillez téléphoner au 985-331 6 Date de tombée: 25 mars.C'est un rendez-vous dans LE DEVOIR LA VIE DE LISZT EST UN ROHAN Zsolt Harsanyi, Babel Ecrite en hongrois dans la première moitié de ce siècle, cette évocation de la vie du célèbre compositeur a connu un franc succès lors de sa tardive pàrution française en 1986.Alliant savoir historique et structure romanesque (les dialogues abondent), son auteur, Zsolt Harsanyi, retrace l\u2019itinéraire géographique et musical de l\u2019auteur des Rhapsodies hongroises : débuts hongrois, années d\u2019apprentissage à Vienne et à Paris où il croise Chopin et se frotte .aux membres du cercle romantique, \u2022consécration à Bayreuth où il mourra ten 1866.MARYSE 1 r *\tFrancine Noël, Bibliothèque Québécoise -rît Lf action se situe entre le 21 no-r vembre 1968 et le mois d\u2019août 1975, une époque encore trop proche pour la décrire mais déjà assez éloignée pour : rire d\u2019elle un peu.Satire sociale, récit à clés, chronique des années Woodstock, roman des baby-boomers,Ma?yse res-*9uscite un cénacle d\u2019intellos et d\u2019univer-:sitaires désenchantés, qui vivent la cri-'se d\u2019octobre, voient les films de Jean-VPierre Lefebvre, portent des pantalons à Vpattes d\u2019éléphant, font du macramé et ^découvrent Marquez.Noël épingle les travers de ce tout petit monde avec un plaisir qui ne se dément jamais, tout en '.1 racontant sobrement la patiente rconquête de liberté d\u2019une jeune femme 'nommée Maryse, qui n\u2019aura collé à son -répoque que ce qu\u2019il faut pour que son \u2022époque ne lui colle pas trop à la peau, v L\u2019édition est préfacée par Gilles Marcot-,'te, pour qui le livre de Noël «combine, .'de manière éminemment paradoxale, .les ruses du roman populaire et celles * de l\u2019intellectualité galopante».\u2022v.' COMME DES ENFANTS Alison Lurie, Rivages poche Trois juillet 1935.Pour le long weekend national, la directrice d\u2019une école progressiste a invité chez elle, un coin de campagne perdu dans l\u2019Etat de New-York, deux couples d\u2019amis dont les fillettes, enfants uniques toutes deux, sont de ses élèves.Enfants et adultes se livrent à une foule de jeux qui effacent sensiblement les frontières de leur monde respectif.En cinq jours et autant de chapitres, l\u2019auteur des Liaisons étrangères trousse une peinture pleine d\u2019humour de cette curieuse rencontre, qui nous est rapportée par la lorgnette de l\u2019une des enfants.LA BANDE DESSINEE Benoît Peeters, Dominos-Flammarion Dans la collection Dominos, nouvelle concurrente des Que sais-je?, vient ; de paraître un bref mais substantiel es-h\u2019.sâi sur la BD, signé Benoît Peeters.^Spécialiste de Hergé et créateur avec ^ François Schuiten du cycle des «Cités * \u2019obscures», Peeters s\u2019interroge en 100 Mages bien tassées sur l\u2019histoire et le Pdëstin de cet art que l\u2019on qualifie sou-^vént un peu trop vite de mineur.Il y est îf Surtout question de dessinateurs euro-ipéens, mais quelques passages donnent P l\u2019heure juste sur la BD américaine et autre.Pour s\u2019initier au langage du des-\u201d sifi et au solfège des phylactères.HISTOIRES DE POUVOIR Carlos Castaneda, Folio essais Carlos Castaneda Histoires de pouvoir il P/T\\n a beaucoup parlé du Mexique de-r\u201cVi/puis le premier de l\u2019an.Si le pays kyous est étranger et que vous avez tiré u tout le jus qu\u2019il était possible de tirer îjdes dépêches des ^ agences de presse, \\c\u2019est que vous êtes ^peut-être mûr pour l'-.les récits initiatiques Pde Castaneda.Cet ; ethnologue de for- E T D I M A X (' Il E 2 0 M .US I 0 ü I l)# i £»* - :'W-t- I \u2022 i y «a» *-*¦-*> »«f < ^irÿr h2a\u20195« EN TUNISIE ET SICILE OUVERT A TOUTE PERSONNE INTÉRESSÉE PAR L'EXPÉRIENCE D'UN VOYAGE EXCLUSIF.RENSEIGNEMENTS: Jean SIMON Formation continue Tél : (418) 656 1210 Téléc.: (418) 6S6-5S38 Gilles MALONEY (Incluant tous les transports, les hôtels, 2 repas par jour, les frais de service, ^RÉPARATION: SAMEDI 26 MARS 1994 t« : (4 ta) 6S6 2493 ffi ffl I MVERSTTÉ es I AVAL MBJlzlBlB)WBlri)lüJBIBJRInHgJBlBlfgJBlBll[5)| VOYAGE CULTUREL LA FORMATION CONTINU! UN WVf STTSSI Ml NT STRATtGJQUT FRANCE 1994 ?### Découvrez Toulouse, Carcassonne, Montréal, Montségur, Albi, Rodez, Tp Figeac, Padirac, Conques, Roc Amadour, Sadat, St-Émilion, etc.& SUR LA ROUTE DES CATHARES ET DES TROUBADOURS ^ du 1er au 12 juin en compagnie de Mme M.-C.Deprez-Masson, historienne et chargée de cours à TU.de M.L\u2019encadrement pédagogique est sous la responsabilité des BELLES SOIRÉES de l\u2019Université de Montréal $2 499.00 P.P.occ.double * * Possibilité de partage et de prolongation Demandez notre dépliant Séance d\u2019information le 30 mars R.S.V.P.VOYAGES CARBIN (514) 728-4553 * * permis du Québec NEW YORK (Pâques) départ: 31 Mars ou 1» avril ratoar: 4 avril 49f\" $ tx ind.129 '$ tx inet.Transport (seul.) Transport + hôtel ?tour de ville iSpenJErt\u2019* Group* rf'»9*n fi URS 369 TOUR (8687) Perm* du Québec TOL Viens faire un Grand Tour La roue du cyclotourisme a recommencé à tourner Norm, and Cazelais ?Le Grand Tour, c\u2019est un parcours de 700 km dans huit régions du Québec selon un triangle reliant Montréal, Québec et les Bois-Francs.candidats au suicide.Il existe pourtant des gens qui aiment faire du vé-lotourisme.Certains sont super-équi-pés et partent pour de longs périples de plusieurs jours; d\u2019autres ont un matériel plus modeste et se contentent de randonnées de quelques heures dans un décor champêtre.Mais, force est de constater que les voyages à vélo naviguent encore dans une aimable marginalité sur la mer du tourisme québécois.Est-ce cet état de choses que les animateurs du Tour de File de Montréal veulent changer?Est-ce un élan au vélotourisme québécois qu\u2019ils entendent insuffler?Toujours est-il qu\u2019ils ont présenté en conférence de presse cette semaine Le Grand Tour, un parcours de 700 kilomètres dans huit régions du Québec selon un triangle reliant Montréal, Québec et les Bois-Francs.Ce circuit se parcourra en huit jours, du 6 au 13 août prochain, à raison d\u2019une centaine de kilomètres par jour en moyenne avec une pleine journée de repos dans la Vieille Capitale.Organisé avec la participation de l\u2019agence Vacances-Familles, Le Grand Tour est commercialisé sous deux forfaits: «Sous les étoiles» (375$ par personne, taxes incluses) qui comprend l\u2019encadrement par des cyclistes aguerris, le transport des bagages, les repas, cinq nuitées en camping avec douches et toillettes sur les sites et deux nuitées en résidence à l\u2019Université Laval en occupation double; «Sous la couette» (550$ par personne, taxes incluses, nombre de places limité) qui inclut, au lieu du camping, cinq nuitées à l\u2019hôtel en occupation double et deux repas par jour, les repas du soir pouvant se prendre aux frais des voyageurs dans n\u2019importe quel établissement ou aux sites des campings à raison de 12$ pièce.Ses organisateurs présentent Le Grand Tour comme des «vacances-happening à vélo»: «Ni course, ni randonnée en peloton, c\u2019est plutôt une belle expérience de cyclotourisme où chacun pédale à son rythme, selon un itinéraire empruntant des routes de campagne tranquilles et sécuritaires durant environ sept heures par jour.Comme une caravane qui se déplace quotidiennement d\u2019un point à l\u2019autre, les cyclotouristes se rejoignent le soir dans une même ville pour partager le repas, se divertir et dormir.Le lendemain, après le petit déjeuner, ils repartent, chacun à son rythme, à l\u2019heure qui lui convient, vers la prochaine étape.» Ils ajoutent les précisions suivantes: 160 personnes encadreront Le Grand Tour alors qu\u2019une flotte de voitures transportera les bagages, le personnel médical et les mécaniciens et que 60 «encadreurs» feront le parcours avec les participants.PHOTO JACQUES NAQErçlJ De sain exercice, le vélo s\u2019est transformé en moyen de protéger l\u2019environnement, en outil de réflexion culturelle et sociale.Presque en un art de vhhre.«L\u2019organisation s\u2019occupe de tous les détails techniques, laissant aux cyclotouristes le plaisir de se déplacer sans se soucier du transport des bagages, des pépins mécaniques, des repas et de l\u2019hébergement afin qu\u2019ils découvrent le pays sur deux roues en toute sécurité.» Donc, faire découvrir aux gens les joies du vélotourisme, d\u2019un vélotourisme un peu aseptisé cependant, libéré de ses irritants potentiels, de ses incertitudes.Une opération de charme aussi auprès des régions et des prestataires de services touristiques: «En visitant une région touristique différente chaque jour, ces centaines de voyageurs, telle une nuée de sauterelles (sic), y créeront un impact certain: traiteurs, producteurs, maraîchers, aubergistes et restaurateurs seront grandement mis à contribution.» Le vélotourisme peut être un agent économique important s\u2019il est bien planifié et organisé.Pour le vendre et favoriser son développement, il faut un événement d\u2019envergure.En Autriche, en Hongrie, une piste cyclable, très fréquen- Renseignements: Le Grand Tour, 3575, boulevard Saint-Laurent, bureau 310, Montréal H2X 2T7, 514-847-8356/0242 (télécopieur).Les chèques doivent être libellés à l\u2019ordre de Vacances Familles et envoyés au Tour de l\u2019île.PHOTO JACQUES GRENIER La bicyclette fait dorénavant partie des meubles de la vie urbaine.tée de touristes venus de partout, suit le Danube et des agences vendent avec succès des forfaits de groupe ou individuels qui incluent l\u2019hébergement, des visites de musées et de sites, etc.On n\u2019en est pas encore là au Québec.Mais les organisateurs pensent qu\u2019il y a suffisamment d\u2019exemples ailleurs pour croire à l\u2019avenir du vélotourisme ici: «Si Le Grand Tour est une nouvauté au Québec, ce type d\u2019événement est très couru en Australie où au moins sept randonnées annuelles de quatre à neuf jours affichent complet Même chose pour le Ragbrai en Iowa qui regroupe 7500 cyclistes pendant six jours et pour le Cycle Oregon qui, à sa sixième édition, réunit 2200 cyclistes pendant une semaine.» Avec la demande, les équipements routiers et les forfaits individuels suivront peut-être.ITALIE 18 JOURS du 7 au 25 juillet 94, groupe accompagné de Montréal Tour guidé en français 2690$ taxes Incluses base double Solange (514) 332-1970 (frais virés acceptés), Nicole (514) 287-9990 ou 1-800-363-0352 présentation le 10 avril RSVP Bernard Dubois 581-0346 VOYAGES H Al SPÉCIALISTE DU depuis 1987 Voyages de groupe ou individuel Superspécial tout inclus Avions - hébergement - repas - excursions - guide accompagnateur Circuit de 3 semaines Départs: le 9 Juillet et le 8 octobre 1994 À partir d\\e 3,198 $ p.pers.occ.double Soirée d'information: R.S.V.P.(514)281-0618 Tarifs vol seulement, taxes Incluses, aigon 1 447 $ \u2022 Hanoi 1 527 $ \u2022 HongKong 1 099 $ \u2022 Bangkok 1 199 $ iidney 1 499 $ \u2022 Djakarta 1 437 $ \u2022 Bali 1 437 $ \u2022 Singapore 1 349 $ Prix sujets à changement sans préavis.Places limitées Pendant un temps snobé, notamment au plus fort de la rage des grosses cylindrées à l\u2019américaine, il est redevenu populaire.Tout le monde en fait, jeunes et vieux, ados comme croulants, personnes seules ou familles.La preuve: les organisateurs du Tour de file font chaque printemps un boeuf en entraînant des milliers de personnes dans leur périple sur l\u2019île de lylontréal.Le message est clair: le vélo \u2014 car tel est aussi le nom de l\u2019appareil \u2014 est à la portée de tous et toutes.Pour certains, il est même devenu le bole d\u2019une société qui se remet en question.De sain exercice, il s\u2019est transformé en moyen de protéger l\u2019environnement, en outil de ré-flejqon culturelle et sociale.Presque en un art de vivre.Au Québec, sa percée est surtout manifeste dans le monde du loisir et du transport urbain.En attestent les réseaux de plus en plus dé-velôppés de pistes cyclables et ^intérêt tant technique que financier que lui accordent maintenant les autbrités municipales, et même certaines entreprises qui encouragent par'divers incitatifs leurs employés à faire ainsi leurs allers-retours boulot-dodo.Des organismes comme Vélo-Québec et le Tour de l\u2019île sont largement responsables d\u2019une telle évolution des mentalités.Ce n\u2019était pas évident: rappelons-nous que, voici à peine 20 ans, les adeptes et défenseurs du vélo passaient \u2014 chez nous, du moins \u2014 pour de doux rêveurs sinon des nostalgiques d\u2019une enfance mal évacuée.Le Québec n\u2019étàit pas encore la Hollande.* Le cyclisme a regagné ses lettres de noblesse La bicyclette aurait pu n\u2019être qu\u2019une question de mode, qu\u2019un feu de paille.En cet univers qui est le nôtre si affamé de consommation et de (out ce qui fait in, elle aurait pu ne durer que le temps des roses.Non, elle! fait \u2014 dorénavant?\u2014 partie des meübles et des moeurs de la vie urbaine.Mais, ailleurs, dans les grands espaces, ce n\u2019est pas encore gagné.Vouloir faire du vélo, vouloir voyager à vélo sur les routes du Québec relève encore d\u2019une forme d\u2019exploit J\u2019exagère, mais à peine.Déjà, sur le macadam des villes, les règles entre les automobilistes, les piétons et les cyclistes baignent dans une sorte de floif où les excès, intolérances et inconsciences de chaque partie ont la partie belle.Mais sur les routes, ô ma mère, qu\u2019est-ce que c\u2019est! Les accotements asphaltés n\u2019existent pratiquement pas, encore moins les pistes expressément réservées aux vélos ou une sighalisation adaptée.Le Québec n\u2019est pas encore le Vermont.Au volant de leurs camions et voitures de tout gabarit, les conducteurs frôlent allègrement sans ralentir les cyclistes penchés sur leurs machines.Ce$ derniers eux-mêmes commettent régulièrement des imprudences qui1 pourraient les assimiler à des \u2018 ALTITUDE INC.Solange Smithers VOYAGES LEMAY Nicole Lemay ITALIE 18 JOURS du 7 au 25 juillet 94, groupe accompagné de Montréal Tour guidé en français 2690$ taxes Incluses base double Solange (514) 332-1970 (frais virés acceptés), Nicole (514) 287-9990 ou 1-800-363-0352 présentation le 10 avril RSVP Bernard Dubois 581 -0346 «Art Pour annoncer voire RESTAURANT apprlri du 985 3314 I 800 363 0305 Telec.C514> 985 3390 TOURISME A1C I.K I) K V 0 I R I.K S S A M EDI I !\u2022 E T D I M A N (' Il E 2 « M A K S I II II I I) J) T 0 U RIS M < ?VIETNAM: Quelques formalités SUITE DE LA PAGE D 10 Voyager au Vietnam ¦\tÀ moins de parler couramment la langue ou d\u2019avoir là-bas de la parenté ou des amis qui sauront vous piloter, il vaut mieux visiter le Vietnam, du moins une première fois, dans le cadre d\u2019un voyage organisé par une agence ou un grossiste.Vous sauverez des sous et éviterez bien des petits et gros embêtements liés aux réservations, déplacements, etc.¦\tLe Vietnam est un pays très peuplé \u2014 72 millions d\u2019habitants \u2014 qui connaît de très fortes densités de population dans les zones de delta, du Tonkin au nord et du Mekong au sud.Cela se traduit à Hanoi et à Hô Chi Minh-Ville (l\u2019ex-Saigon) par l\u2019impression qu\u2019il y a des foules partout, de 6 heures à 23 heures.La circulation, faite de vélos, cyclopousses, motos et, à un degré moindre, d\u2019autos, taxis, camions et autobus, est carrément infernale, assourdissante à cause d\u2019un usage débridé du klaxon, et ne semble répondre à aucune règle connue et reconnue de conduite: les stops, même aux grandes intersections, appartiennent au domaine de l\u2019inconnu; chacun tourne, double et traverse quand et comme il veut, sans se soucier des priorités ni de qui peut venir par devant ou par derrière.Le meilleur moyen de transport dans les agglomérations urbaines demeure le cyclopousse; n\u2019oubliez pas de négocier le tarif\u2014en précisant si c\u2019est en dongs ou en dollars US \u2014 avant chaque course.¦\tSur les routes, la situation n\u2019est guère plus calme.Elle se complique de la présence de charrettes tirées à bras d\u2019homme ou attelées à des boeufs, par le fait également que nombre de paysans se servent d\u2019une partie de la chaussée pour faire sécher du riz ou parfois y installer des commerces de fortune.D est donc déconseillé de vou- loir y conduire une voiture ou même une moto; en fait, il n\u2019y a presque pas d\u2019autre choix que de louer un véhicule avec chauffeur (ce qui ne revient pas très cher par ailleurs).¦\tVoici quelques années à peine, les étrangers n\u2019étaient pas autorisés à voyager dans les autobus qui relient villes et villages.Ce n\u2019est pas le cas aujourd\u2019hui.Leurs tarifs sont très bas mais les utiliser n\u2019est pas une sinécure: ils sont résolument sides, poussifs, déglingués, inconfortables et surchargés de gens et bagages.Leurs chauffeurs appartiennent par ailleurs à la grande lignée des kamikazes, ce qui enrichit tout déplacement d\u2019une vaste gamme d\u2019émotions.¦\tLa ligne ferroviaire transvietnamien-ne relie le nord, le centre et le sud sur plus de 2000 kilomètres.La liaison Ha-noi/Hô Chi Minh-Ville prend 52 heures dans chaque sens: les trains de numéros pairs vont du nord au sud et ceux de numéros impairs du sud au nord.Prévoyez des arrêts à Danang et Huê, à la fois pour couper la longueur du trajet et visiter de fort beaux endroits.Un billet de première classe donne droit à une couchette rembourrée, un drap et une couverture dans une cabine à quatre.Voyager autrement, pour un si long circuit, relève du masochisme.L\u2019oncle Hô Il serait né en 1890, mais rien n\u2019est vraiment sûr.Son père, fonctionnaire local, fut relevé de ses fonctions par les autorités coloniales françaises pour comportement provocateur.Lui-même partit, jeune, comme aide-cuisinier sur un vapeur à travers les océans pour New York et la France.Là, il étudia un peu, exerça divers métiers et entra en contact avec la gauche qu\u2019il fréquenta par la suite assidûment.Puis, il alla en URSS, en Chine, et fonda, pendant l\u2019entre-deux-guerres, le Parti communiste vietnamien.Durant PHOTO NORMAND CAZELAIS Traversée de canards dans le delta du Mekong.de longues années et au cours de nombreuses négociations, il tenta d\u2019obtenir pour son pays une indépendance impossible et prit, plus tard, la tête du mouvement de rébellion armée après un exil de 35 ans.A l\u2019occupation japonaise succéda la Guerre d\u2019Indochine et une autre, tout aussi meurtrière, la Guerre dite du Vietnam.Entre-temps, il était devenu le premier président de la République populaire du Nord-Vietnam.D mourut en 1969, quelques années avant la victoire de ses troupes sur celles du Sud et de l\u2019armée américaine.Il porta plusieurs surnoms.Le dernier fut Hô Chi Minh, le guide éclairé.On l\u2019appela aussi l\u2019Oncle Hô, celui qui sait et protège.Malgré ses dernières volontés, il fut embaumé et son corps est exposé dans un mausolée au centre de Hanoi, dans un quadrilatère où toute circulation est interdite.Pour y accéder, il faut montrer patte blanche et la visite, encadrée de militaires bien raides, est assez impressionnante.Un trottoir mène, tout à côté, à un petit lac, presque un étang, au bord duquel tient la maison de bois, fort simple, où il vécut et d\u2019où il dirigea la nation.Beaucoup mieux que le mausolée, elle révèle un large pan de la personnalité de ce chef charismatique qui, à l\u2019encontre de trop de dirigeants communistes, ne sombra pas dans les excès du pouvoir.Le visa Malgré un désir d\u2019ouverture manifeste et une libéralisation de l\u2019économie depuis l\u2019effondrement du système soviétique, le Vietnam reste encore un Etat de regime socialiste gouverné par le Parti communiste.Ce qui vaut toujours un certain nombre de tracasseries administratives dont un tas de formulaires à remplir lors de l\u2019arrivée à l\u2019aéroport.Le gouvernement vietnamien exige en outre de tous ses visiteurs un visa, qu\u2019on peut se procurer en s'adressant aux services consulaires de son ambassade au Canada (258, Davidson Drive, Gloucester K1J 6L7, 613-744-4963/1709, télécopieur).11 faut de même présenter et déposer son passeport à la réception des hôtels.11 importe donc d\u2019être vigilant et de ne pas l\u2019oublier en partant.C\u2019est pourquoi il peut être utile, avant de quitter le Canada, de remplir, avec tous les documents nécessaires et de la garder en lieu sûr dans ses bagages, une demande de renouvellement de passeport qui, en cas de perte ou de vol, pourrait être acheminée sur-le-champ à l\u2019ambassade du Canada à Hanoi (42.65.840/837, télécopieur).Les devises Le dong est la devise vietnamienne.Le taux de change officiel est d\u2019environ 10 000 dongs au dollar.Au dollar US, précisons-le, qui est d\u2019ailleurs accepté partout.Inutile d\u2019apporter des dollars canadiens.Sur le marché noir, largement toléré, le taux est environ du double: il faut faire attention lors des transactions et s\u2019assurer que tous les billets y sont.De toute façon, il ne faut pas changer de grosses sommes à la fois.I In guide Vietnam, Michel Blanchard, collée-.tion Guides Arthaud, 1993,48,50$.Journaliste, l\u2019auteur a régulièrement sillonné le jxiys depuis la réunification officielle en 1976.Bien documenté, bien présenté, de format pratique, ce guide \u2014 je le sais, je m\u2019en suis seivi \u2014 est un compagnon de voyage apprécié.I In vieil intérêt colonial «Quant aux marchandises que l\u2019on peut tirer de la Cochinchine, les principales sont le ix)ivre, les soies, les sucreries, les bois de calemba et d\u2019ébène, les nids d'oiseaux, l'or en poudre., ou fondu, qui ne se vend que dix poids d'argent, et enfin, le cuivre et le» {» porcelaines qu\u2019on y transporte de la ij Chine et du Japon.(.) «11 est évident que les Français peu-' 1 vent faire au Tonkin le négoce que les Compagnies de Hollande et d'Angleterre y font.Ces compagnies en tirent une quantité prodigieuse d\u2019étoffes, de musc et de soie.(.) Le musc du Ton- ' kin est, de l\u2019aveu de tout le monde, le \u2022 meilleur et le moins altéré de tout l\u2019univers.»\t\u2018 (Extrait d\u2019une lettre de commet- ^ çant, in lettres édifiantes et curieuses', \u2019 1877.) I * Ce voyage a été réalisé avec la colr > ¦ laboration de Radio-Canada, de Voice of Vietnam et de la société hifthansa.\t** £ Normand Cazelais a parcouru le Vietnam pendant deux semaines en compagnie de Robert Blondin, réalisateur de l\u2019émission L'aventure à la radio de Radio-Canada.Les émissions seront diffusées en septembre sur les ondes de Radio-Canada.> »' \u2022 \u2019V* * HEBERGEMENT en région RELAIS fit CHATEAUX mm?ii40 ANNIVERSAIRE RELAIS & CHATEAUX La fine fleur des maîtres hôteliers.40 ans d\u2019excellence CHARLEVOIX / CAP À L\u2019AIGLE LA PINSONNIÈRE: Sous un même toit.un must en Charlevoix.Un élégant relais de campagne, une cave exceptionnelle et un grand restaurant lauréat de la gastronomie aux Grands prix du tourisme.26 chambres dont certaines avec foyer, baignoire à remous double et lit à baldaquin.Piscine intérieure, sauna et massothérapie.Skiez Grand Fonds et le Massif.Réservez maintenant: 1 -800-387-4431 ** A » t\t**« Tfcf r'T' 1t\tr LAUREN IID E 5 HÔTEL-RESTAURANT LEAU-À-LA-BOUCHE La Table d'Or des Laurentides et la Table de Bronze au Grand Prix National de la Gastronomie 1993, La .fièvre du Printemps est arrivée à l'Eau à la bouche, demandez notre forfait spécial de ski à 50$ par jotir, par personne, en occupation double incluant 1 nuit chambre-salon, le petit déjeuner cofnplet, 1 journée de ski par personne taxes en sus.Ce tarif est valide du dimanche au vendredi tarit qu'il y aura de la neige, Réservation au 514-229-2991,\tRéservation au 514-229-2991.MONTÉRÉGIE / SAINT-MARC-SUR RICHELIEU HÔTELLERIE LES TROIS TILLEULS À St Marc sur Richelieu, Une hôstellerie paisible et confortable, dans une demeure d'un autre âge, sur le bord de la rivière Richelieu et où le personnel n'a qu'un seul désir : satisfaire, Lauréat national «Mérite de la Restauration», N'oubliez pas notre forfait-détente du vendredi soir! 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À compter de 139$ p.pers.occ.double.EVASION-DETENTE incluant: la chambre pour une nuit, le repas du soir, le petit déjeuner, et un traitement au choix parmi les suivants: massage (30 min), bain de boue, enveloppement ou pressothérapie.À compter de 89$ p.pers.occ.double.RÉSERVATIONS 1-800-463-2841 ou (418) 848-2551 II MONT SAINTE-ANNE .______________f i-\u2014.À cinq minutes du Mont Sainte-Anne, offrez-vous un séjour Ç Auberge La U amarine ) mémorable.Accueil chaleureux, service attentif, toble réputée, 31 '-\u2014-' chambres grand confort avec lit queen et duvet, plusieurs avec foyer.Forfait «ÉVASION», offre exceptionnelle comprenant 3 jours, 2 nuits, un souper gourmet, deux grands déjeuners, les pourboires et le service privé de navette à la montogne, à partir de 169.00 S/pers.occ.double.Rés.Sans frais: 1 -800-567-3939 (418) 827-5703 VIEUX QUÉBEC AUBERGE DU TRESOR La plus vieille auberge en Amérique du Nord, 20 rue Sainte-Anne, au coin de la célèbre rue du Trésor et face au Château Frontenac.Forfait «ROMANTIQUE» (pour 2 personnes) 1 chambre pour 1 nuit, 2 soupers (table d'hôte gastronomique) accompagnés d'une bouteille de vin (Appellation d'origine contrôlée), 2 digestifs au choix, 2 petits déjeuners, 1 stationnement pour 1 nuit; 115$ pour 2 personnes taxes et pourboires en sus.L'Auberge du Trésor, 21 chambres à la bohème, le rendez-vous romantique des amoureux et des artistes des quatre coins du monde.Forfait «WEEK-END» aussi disponible.1-418-694-1876 HÔTEL Manoir Victoria VIEUX QUÉBEC MANOIR VICTORIA Situé eu cœur du Vieux-Québec, cet hôtel au cachet européen unique a récemment été rénové et agrandi au coût de 12$ million.145 chambres et suites - 7 salles de réunions et banquets - restaurant fine cuisine (20% de rabais le soir) \u2014 resto-bistio Le Saint-James - piscine intérieure \u2014 club de santé \u2014\u2019 sauna - stationnement intérieur avec service de valet 5522225*\u201c\t1-800-463-6283 AUBERGE LOUIS-HEBERT: Ftofitez de notre forfait! 59,50 $ par personne en accommodation double, comprenant la chambre, le petit-déjeuner, le souper et le stationnement.Les taxes et le service sont inclus.668 Grande-Allée est.\tpour réserver: (418) 525-7812 HÔTEL LA MAISON ACADIENNE Rendez-vous avec l'histoire.\u2022 Chambre rénovées à partir de 39 S, déjeuner inclus « Forfaits: Histoire, culture, gastronomie 64 $ * Ski (Mont Ste-Anne ou Stoneham) de 79 $ à 89 S* \u2018 (Prix par personne, par jour, occ.double, sur une base de 2 jrs, taxes et services ind.) (418)694-0280\t1-800-463-0280 æ LA MAISON ACADIENNE P É C t !.I» ANTICOSTI SÉPAQ ANTICOSTI.Antidote, antiroutine.antistress, antipollution, antibruit.Découvrez cette 9e envoûtante.Louez un chalet en bordure de mer ou laissez-vous gâter à notre pittoresque auberge au centre de IHe.Pour information: 1-418-535-0156 (Anticosti).BAS SAINT-LAURENT FLEUR DES BOIS Une ogéobte petite cachette sur les rives du SainRaurent Venez découvrir les secrets de la cuisine française régionale de notre chef.Maintenant aue nous sommes ouverts 12 mois par année, venez pour la première fois assister à la resurection du printemps.Dons une authentique victorienne hochement rénovée au 103.route du Quai à Rivière (Xseie Heur des bois la fine fleur des auberges dans l'Est.(418)856-1201 HOTEL AU JARDIN DU GOUVERNEUR Juste à côté du Château Frontenac, face au Parc des Gouverneurs et au fleuve.Douillet et romantique.Accueil souriant et chaleureux.Ancienne résidence de Sir Lomer Gouin, construite en 1823.Chambres tout confort - petit déjeuner rictus\u201445 $ à 60 $.Chassez la grisaille! (418) 692-1704 CHARLEVOIX Pour réserver cet espace, communiquez avec Monique Verreault au (514) 985-3314 ou 1-800-363-0305 AUBERGE BEAUSEJOUR À Sant-Joseph de ta ISve.ou coeur de Charlevoix, pays de natue et de aflue.Voici nos forfafc : -L Entre-Deux- pou drier en Charlevoix -Détente- pour avor ta poix.-Fan**» on aime les entants, -Pâques- pou le révei de ta natue -Omlhoiogique-(du 27 au 29 maO pou observer les oiseaux.-ÜM- pou ta baignade en eau salée Wormez-vous de nesprte.Ouvert su réservation\t1-800-265-2895 t f B !» Le Vietnam, si loin, si près «rannt '¦ : ilifSSiS '.îXp^' \u20183 5r.lt* f/ >>.s &.rwrygpfâ \\v .\t«\t*\t.* » r-mr !f + .$ s*f*4 £ TC.' -».'JT |Jÿ4iiÉw «S^gpS* *3gt -««** ïw» * ^iwrk.¦«ne?1 \u2022¦«feS->\u2022*- ¦*«» ¦ gpiizfe LaSi?,^a*.j».«yÎ, \u2022 y .^, -iaSBIr fjV\" 4 r^ü£* süvt:;l -~æg 33&SS s^mB ««* NORMAND CAZELAIS Un pays que tout le monde connaît, mais que personne ne sait u\u2019est-ce que le Vietnam?Est-ce ce pays étiré autour du tropique du Cancer au bord de la mer de Chine, aux antipodes géographiques et culturels de ce Nord-Est américain qui est notre terre quotidienne?Qu\u2019est-ce que le Vietnam?Est-ce ce pays de traditions millénaires, encore largement démuni, économiquement défavorisé, qui émerge lentement à la fin du siècle des séquelles de décennies de guerre?Est-ce ce pays vainqueur de plus forts que lui, Japonais, Français, Américains, ou celui qui a invoqué sa sécurité et l\u2019intégrité de ses frontières pour envahir le Cambodge voisin?Qu\u2019est-ce que le Vietnam?Est-ce toujours cette mauvaise conscience du monde occidental, d\u2019une certaine génération, de celle des baby-boomers qui fut aussi celle des hippies, du flower power, des protest songs, de l\u2019éveil d\u2019une conscience politique d\u2019une jeunesse élevée dans le confort matériel et moral de l\u2019après-guerre?Qu\u2019est-ce que le Vietnam?Est-ce cette communauté issue des dérives des boat people qui a trouvé au Canada et au Québec en particulier une terre d\u2019exil, une terre d\u2019accueil?Est-ce ce pays ainsi intégré maintenant chez nous?Loin, si loin de nous, près, si près de nous, le Vietnam est dépaysant.Et troublant.Par les images de la télé, les films, les livres, les articles innombrables, son nom a trouvé une place familière dans le jardin de nos connaissances apparentes.Le Vietnam, tout le monde connaît mais personne ne sait.En cette planète où tout change, se transforme, se télescope, en cette planète qui rapetisse à vue d\u2019oeil, où les différences entre les peuples, les sociétés et les civilisations semblent s\u2019amenuiser à vue d\u2019oeil, le Vietnam est encore un nom, une destination qui allume dans les yeux de ceux et celles à la recherche des dernières destinations exotiques une indéniable lueur d\u2019intérêt.Le Vietnam, ah! tiens.Et dans ces yeux surgissent des images anciennes ou récentes, réelles ou imaginées, porteuses tout à la fois de rêves, d\u2019espoirs et de regrets, porteuses d\u2019un univers qui ressemble à un autre temps, à une autre planète: Par les images de la télé, les films, les livres, les articles innombrables, son nom a trouvé une place familière dans le jardin de nos connaissances apparentes.¦ des montagnes bleutées qui se perdent dans le flou des matins asiates; ¦ des rizières et des rizières, a perte de vue ou réduites comme des miniatures, qui découpent l\u2019espace, le codifient et l\u2019humanisent; ¦ un paysan, les pieds dans la boue, tenant la charrue que tire un boeuf impavide; ¦ des enfants qui sourient de tous leurs yeux et de toute leur candeur aux étrangers qui les regardent; des enfants qui, de ces gestes issus de générations et générations, transvident à bout de bras, de cordes et récipients l\u2019eau des canaux dans les parcelles plantées de riz; mais aussi, des enfants pauvres, infirmes, sales et avides de vivre, qui tendent la main, cherchent l\u2019aumône; ¦ des femmes qui, en trottinant, portent en équilibre sur l\u2019épaule le lourd palanquin et ses plateaux chargés de produits les plus divers; des femmes minces, vêtues du pantalon passe-partout, coiffées du chapeau conique protégeant du soleil, de la pluie, servant d\u2019éventail, femmes de tout âge qui d\u2019un geste de la tête ou d\u2019un mouvement de hanches réinventent dans la plus grande simplicité l\u2019éternel féminin; ¦ la foule qui se presse dans les rues, les étals et petits négoces sur le bord des trottoirs, les tailleurs penchés sur leurs antiques machines au fond de leurs échoppes obscures, les milliers et milliers de regards qui en chaque instant se croisent, s\u2019apprécient et s\u2019ignorent, chacun à la poursuite de son destin.Est-ce cela, le Vietnam?Quoi voir Il ne faut pas espérer tout voir lors d\u2019un premier voyage au Vietnam.Même s\u2019il n\u2019est pas très vaste, ce pays littoral étiré entre le fleuve Rouge au nord et le Mekong au sud, ses deux cours d\u2019eau nourriciers, fait plus de 2500 kilomètres et les moyens de transport, route et chemin de fer notamment, ne permettent pas de franchir de grandes distances journalières.Pour en avoir une idée générale qui dépasse la surface des choses, il faut prévoir au moins dix jours sur place.Les must à inscrire au carnet des visites incluent Can Tho et le delta du Mekong, Hô Chi Minh-Ville, Huê, Da-nang, Hanoi et la baie d\u2019Halong absolument sublime avec son jardin d\u2019iles de pierre.Profitez de quelques jours de plus pour aller à Dalat, l\u2019ancienne station de montagne chérie des coloniaux français.VOIR PAGE D 9: VIETNAM Des jeunes bateliers sur le Mekong En cette planète où tout change, se transforme, se télescope, en cette planète qui rapetisse à vue d\u2019oeil, où les différences entre les peuples, les sociétés et les civilisations semblent s\u2019amenuiser, le Vietnam est encore un nom, une destination qui allume dans les yeux de ceux et celles à la recherche des dernières destinations exotiques, une indéniable lueur d\u2019intérêt.line maison de paysans dans le delta du Mekong.L\u2019un des palais impériaux de Huê.PHOTOS NORMAND CAZELAIS "]
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