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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 1994-05-28, Collections de BAnQ.

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[" A II L K U K V 0 I K , I.K S SA M K I» I I M A V t II I LE DEVOIR ACTUALITES Après presque quatre années d\u2019attente Ottawa donne satisfaction aux «oubliés d\u2019Oka» JEAN DION DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Après bientôt quatre ans de frustration, d'angoisse et de colère, le calvaire des «oubliés d\u2019Oka» semble ti rer à sa fin.«Une décision a été prise.Le gouvernement fédéral gçhètera les maisons situées au sud de la route 344», a annoncé hier à la Chambre des communes le ministre des Maires indiennes, Ron Irwin.M.Irwin a précisé que le négociateur fédéral dans le 0ç«8ier de \u2022l'unification» du territoire mohawk de Kane-satake, Me Michel Robert, avait reçu le feu vert du cabinet Chrétien pour négocier avec les propriétaires blancs «l\u2019achat, aux prix du marché antérieurs a la crise d\u2019Oka» de ces maisons.«Nous avons examiné les revendications des gens de la région, et nous croyons qu\u2019elles sont légitimes.Ils ne peuvent être tenus responsables pour la baisse de la valeur de leur maison.Ce n'est pas leur faute», a dit le ministre, trois semaines après que les porte-parole de l\u2019Association des propriétaires à l\u2019intérieur de Ka-nesatake (APIK) lui eurent à nouveau fait connaitre leur exaspération.Ottawa consacrera 5,5 millions $ à l\u2019achat de 72 propriétés appartenant à 25 familles blanches et coincées au beau milieu de la poudrière lors de la crise d\u2019Oka de l\u2019été 1990.Cette somme s'ajoute aux quelque 10,6 millions $ déjà consacrés à l'unification des terres au nord de la route 344.M.Irwin a dit espérer que le processus \u2014 évaluation, offres d\u2019achat \u2014 se mettrait en branle dans les semaines à venir et prendrait tout au plus quelques mois.En même temps, le ministre a dit vouloir s\u2019assurer qu'une fois achetées, les maisons ne resteraient pas vides.Il a donc demandé à son homologue du gouvernement du Québec, Christos Sirros, d\u2019élaborer «une sorte de structure» qui ferait en sorte que l\u2019on trouve aussitôt des occupants légitimes.Ceux-ci «pourraient être des autochtones à faible revenu».Le fédéral veut ainsi empêcher que, comme cela s\u2019est produit dans plusieurs des 90 résidences acquises par lui au nord de la route 344, les immeubles désertés soient la cible d'actes de vandalisme.«Nous voulons une transition ordonnée», a dit le ministre.M.Irwin a par ailleurs précisé que le processus d\u2019acquisition n\u2019était en rien lie aux négociations entreprises avec les Mohawks relativement à l'unification des terres de Kanesatake.Peut-être le territoire sis au sud de la 1144 sera-t-il éventuellement cédé, mais, dans un avenir immédiat, «nous ne discuterons qu\u2019avec les propriétaires non autochtones» en ce qui a trait à ce secteur.Ceux qu\u2019on a appelés «les oubliés d\u2019Oka» ont à maintes reprises témoigné de leur cauchemar: dévaluation considérable de leurs maisons et impossibilité de contracter une assurance vu l\u2019absence de patrouilles de police, vie dans un environnement de terreur et, pour plusieurs, stress intense jusqu'à en être malade.Après avoir eux-mêmes érigé des barricades et fait d'intenses pressions sur le gouvei uemenl, la victoire semble donc maintenant proche.Mais le souvenir d\u2019engagements restés lettre morte continue de les hanter.«Je n'en croyais pas mes oreilles quand le ministre m\u2019a fait part de sa décision», a déclaré le président de l'Ai\u2019IK, Richard Foucault.Mais, prévient-il, «on va attendre de voir les choses avant de fêter».Au Bloc québécois, on tenait un peu le même genre de propos.Pour le député (tilles Duceppe, «c\u2019est un pas dans la bonne direction» qui «donne de l\u2019espoir».Mais «il faudra maintenant voir pour combien on achète les maisons et en combien de temp ça se fait, il y a déjà eu plusieurs promesses à ce sujet-là.» BOUCHARD Accueil froid\tMOHAWKS Et après, quoi?SUITE DE LA PAGE 1 tions et leurs demandes de services en français: et bonifier les ententes de coopération interprovinciales existantes.» Lucien Bouchard prévoit la mise sur pied d\u2019un Secrétariat de la Francophonie d\u2019Amérique dont le rôle serait de «canaliser toutes les initiatives communes entreprises par les communautés francophones, acadienne et le Québec.» Le chef du BQ a parlé devant environ 150 personnes qui l\u2019ont écouté poliment mais qui n\u2019ont pas été convaincues par ses propos.Un député du premier ministre Frank McKenna, Bernard Richard, a déclaré au leader souverainiste: «Nous souhaitons que votre effort de faire la séparation du Québec se heurte à un échec.L\u2019avenir du Québec, c\u2019est aussi notre avenir, pour les Acadiens, la séparation du Québec serait un coup très dur».Le maire de Shediac est allé dans le même sens: «Je souhaite que le Canada reste un pays uni avec le Québec», a-t-il affirmé.Comme les autres francophones hors Québec, les Acadiens n\u2019ont pas digéré que le Bloc québécois ait fait obstruction en 1992 à l\u2019adoption de la loi fédérale reconnaissant aux Franco-Manitobains le droit à d\u2019éduquer leurs enfants en français.Alors pourquoi ferait-t-on confiance au Québec dans l\u2019avenir?Mal à l\u2019aise, le chef du Bloc a vainement tenté de réduire cette affaire à un «accident de procédures» et mais a semblé dès lors résigné a parler dans le vide.«Si le Québec est plus fort, vous êtes plus forts», a-t-il clamé sans réussir à dégeler son auditoire.Il a expliqué que la première tâche du Secrétariat de la Francophonie serait de préparer l\u2019établissement de protocoles d\u2019entente entre le Québec et les communautés francophones.Le chef du Bloc québécois a indiqué clairement que ces protocoles d\u2019entente - ils pourraient toucher par exemple l\u2019éducation, la culture, l\u2019économie, les communications, les loisirs, les affaires sociales, etc - pourraient se faire avec les autorités politiques du Canada, sinon directement avec les communautés francophones hors Québec: «La signature de ces protocoles se fera à la suite de négociations et selon des modalités acceptées par le Québec et les communautés francophones et acadienne, soit dans le cadre des négociations entourant l\u2019accession du Québec à la souveraineté, soit directement avec les communautés concernées.» Un Québec souverain a poursuivi M.Bouchard, devrait donner à l\u2019éventuel ministre responsable de la Francophonie les ressources financières nécessaires pour qu\u2019il puisse remplir sa mission.D\u2019ici à ce que le Québec devienne indépendant, M.Québec (PC) - Après avoir subi plusieurs assauts verbaux ces dernières semaines de la part de premiers ministres de l\u2019Ouest et du ministre canadien des Maires autochtones, notamment, le Parti québécois et les souverainistes se sont réjouis, hier, d\u2019une attitude «beaucoup plus intéressante» du gouvernement de l\u2019Ontario face à un éventuel Québec souverain.La ministre ontarienne du Développement économique, Frances Lankin, a en effet déclaré dans une entrevue au quotidien Toronto Star que le gouvernement de l\u2019Ontario est en train de préparer un plan d\u2019action en vue de protéger les entreprises commerciales de cette province et de maintenir les relations d\u2019affaires avec un Québec souverain.«Voilà des propos et une attitude très intéressants, a commenté, hier, le député péquiste de Lac-Saint-Jean, Jacques Brassard.C\u2019est le triomphe de la raison, du gros bon sens, sur les états d\u2019âme et les sautes d\u2019humeur des Mike Harcourt, Roy Romanow, et autres du Canada anglais qu\u2019on a subis ces derniers temps.» «C\u2019est pour le moins encourageant de constater que le plus important partenaire économique du Québec au Canada ne veuille pas se lancer dans une guerre de repré- Bouchard promet aux communautés francophones et acadienne de défendre leurs intérêts à la Chambre des Communes.Cette «politique» du Bloc québécois est accueillie froidement par la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA).Son directeur général, Marc Godbout, qualifie l\u2019exercice «d\u2019hypothétique».Avant de songer à tout cela, dit-il, il faudra d\u2019abord traverser les élections, le référendum et la suite.M.Godbout répète, d\u2019entrée de jeu, que la FCFA est toujours opposée au projet de souveraineté de Lucien Bouchard: «Il n\u2019y a rein dans le régime actuel d\u2019appliquer les mesures proposées dans le document» Il reste méfiant à l\u2019égard de ces engagements: «Où était le Québec au cours des 30 dernières années.» Ce qu\u2019il souhaite, d\u2019abord et avant tout, c\u2019est que les gouvernements actuels d\u2019Ottawa et de Québec s\u2019engagent sur cette voie: «On aimerait que ces affirmations soient faites par le gouvernement fédéral en place et le gouvernement actuel du Québec.On s\u2019explique mal que ça vienne du parti qui a une option de base qui est fondamentalement différente de la notre.» Marc Godbout s\u2019étonne, par ailleurs, que cet énoncé de politique soit fait par Lucien Bouchard alors que dans les faits ce serait Jacques Parizeau qui dirigerait, hypothétiquement, un Québec souverain.Le porte parole du Parti québécois en matière de relations avec les communautés francophones hors Québec, Jacques Brassard, adopte, lui, une attitude ambivalente.Il convient qu\u2019il était au fait du contenu du discours de Lucien Bouchard, mais affirme en même temps qu\u2019il faudra que le Parti québécois produise son propre document: «Le Bloc parle au nom du Bloc, même si nous sommes des partis frères, ce n\u2019est pas le Parti québécois.Mais ce que le Bloc a fait comme réflexion et comme proposition ça nous est très utile.D\u2019ailleurs ça va aller essentiellement dans la même direction.» Alors pourquoi envoyer Lucien Bouchard faire cette proposition au Nouveau-Brunswick, plutôt que de laisser Jacques Parizeau prendre la pôle?M.Brassard parle d\u2019un concours de circonstances lié à l\u2019agenda des sorties canadiennes de Lucien Bouchard.Jacques Brassard évoque d\u2019autre part la création d\u2019un organisme conjoint Canada-Québec: «Le programme du parti prévoit qu\u2019un Québec souverain proposerait au Canada une commission permanente inter-étatique sur les droits linguistiques des minorités.Il ne faudra jamais oublier que des communautés minoritaires il y en aura des francophones qui vont rester au Canada.Mais il y aura aussi au Québec une communauté minoritaire de langue anglaise.Ce sera dans l\u2019intérêt des deux parties d\u2019essayer de s\u2019entendre.» Avec la Presse Canadienne sailles, qui ferait mal à tous, après la proclamation de la souveraineté du Québec.» «J\u2019espère au moins que ce comportement du gouvernement de M.Rae fera disparaître un peu du paysage politique ce terrorisme économique auquel on nous a tellement habitués», a dit encore M.Brassard dans un entretien téléphonique.Ce même plan prévoit également comment l\u2019Ontario pourrait résister au gouvernement canadien si ce dernier cherchait à obtenir encore plus d\u2019argent de l\u2019Ontario dans une nouvelle fédération.D\u2019après la ministre Lankin, le gouvernement néo-démocrate de Bob Rae ferait l\u2019objet de pressions du monde des affaires ontarien afin d\u2019assurer la continuité des rapports commerciaux entre l\u2019Ontario et le Québec si ce dernier quittait un jour la Confédération canadienne.Plusieurs entreprises installées au Québec sont affiliées ou appartiennent à des firmes dont le siège social est à Toronto.La ministre Lankin a expliqué au journal torontois que le départ du Québec de la Confédération canadienne aurait des conséquences sérieuses sur un réaménagement de l\u2019assiette fiscale entre Ottawa et les autres provinces.SUITE DE LA PAGE 1 «lenteur du processus de négociation concernant les revendications des Mohawks de Kanesatake», avant de le sommer d\u2019assurer immédiatement le rétablissement de l\u2019ordre public à Oka.Car autrement, écrit Sirros à Irwin, «cette situation devra être traitée comme un problème de sécurité publique avec toutes les conséquences que vous connaissez».Le maire de la municipalité d\u2019Oka, M.Jean Ouellette, a officiellement déposé une plainte à la Sûreté du Québec concernant la «violation du territoire de la municipalité», plainte qui a aussitôt déclenché une enquête dont les conclusions seront acheminées «prochainement» au bureau du Procureur général de la province, qui fera alors ses recommandations au gouvernement, a indiqué M.Sirros.\u2014\tEt après, quoi?lui a t-on demandé.\u2014\t«Après, on demandera à la Sûreté du Québec de faire respecter la loi si tel est le sens de la recommandation.» \u2014\tLa SQ aura-t-elle les mains libres ou devra-t-elle attendre le signal et les autorisations de Quebec avant de faire quoi que ce soit?La question a été posée trois fois, mais la réponse est demeurée évasive.«Il s\u2019agit d\u2019une situation délicate.Je ne commencerai pas à vous divulguer tous les scénarios envisagés, encore moins les tactiques d\u2019opérations étudiées.Par contre, je le répète, nous allons tout faire pour que ce dossier en res,te un de négociation et non de sécurité publique.» A Oka, hier, les travaux d\u2019agrandissement du cimetière mohawk se sont poursuivis avec le «nettoyage» de la voie de sortie du terrain de golf, la coupe de quelques arbres et l\u2019enlèvement de branches et de souches dans le parc municipal.Les hommes - une vingtaine environ - se sont mis au travail tôt en matinée.Aucun incident n\u2019a été rapporté au moment d\u2019aller sous presse, et ce malgré la présence de trois policiers en civil venus discrètement inspecter et photographier les lieux.Les policiers sont demeurés sur place quelques SUITE DE LA PAGE 1 grande froideur crépusculaire, on réussit à aller au cœur de l\u2019humanité même de ces fragments de pièce que laissa la jeune Büchner à sa mort à 23 ans en 1837.Marleau donne à ces éléments d\u2019une pièce inachevée une enveloppe toute nouvelle, bien à lui, une force aussi qui impressionne et m\u2019apparaît assez magistrale pour que l\u2019on parle de son Woyzeck bien à lui, et qu\u2019il devienne une référence pour les années à venir.Marleau, en somme, redécouvre Woyzeck en le rendant intemporel sans le dénaturer, en y puisant son pathétisme premier pour le transfigurer dans une vision moderne et tranchante, froide et brqlante comme les poèmes les plus inspirés.A peu près tous les grands metteurs en scène se penchent un jour ou l\u2019autre sur ce Woyzeck, fait divers décortiqué avec fulgurance et intuition par Büchner qui sut faire un héros tragique d\u2019un soldat de garnison qui assassina la fille à soldats qui lui avait fait un enfant Marleau a plus que mis en scène cette matière, il a confronté les différentes traductions et versions, il a agencé différemment certaines séquences, et il a surtout recréé un univers qui fait du puzzle de Büchner un tout logique, clair, imposant un monde d\u2019une rigueur implacable et d\u2019une beauté spectrale.Le décor de Zaven Paré, fait de grandes baraques de bois clair que l\u2019on déplace pour créer lieux et labyrinthe, la musique de Denys Bouliane qui échappe à toute catégorisation et crée son propre étrange, le jeu des comédiens et en particulier celui, prodigieux, de Pierre Le beau dans le rôle d\u2019un Woyzeck massif et éberlué - qui m\u2019apparaît comme la plus grande interprétation de la saison -, tous les éléments de ce grand spectacle sont parfaitement accordés à une vision expressionniste et hy- heures sans jamais s\u2019adresser aux Mohawks, qui ignoraient ou feignaient d\u2019ignorer leur identité.Les policiers avaient garé leur voiture fantôme dans le stationnement du club de golf, et se sont déplacés sur le site des travaux sans que leurs allées et venues ne semblent intimider personne.Billy Two Rivers et Joe Norton, deux des leaders mohawks de la réserve de Kahnawake, ont effectué une visite éclair des lieux, s\u2019adressant durant une quarantaine de minutes à leurs concitoyens avant de discuter avec les journalistes pour leur dire qu\u2019ils appuyaient totalement leurs revendications.«Ils ne font que faire respecter leurs droits les plus légitimes», a répété le chef Norton.Pour sa part, le grand chef des Premières Nations au Québec, Ghislain Heard, de passage à Montréal pour participer à une conférence des ministres de l\u2019Education du pays, s\u2019est abstenu d\u2019élaborer sur la situation à Oka, préférant attendre de voir comment Jerry Peltier - qui ne cherche pas l\u2019affrontement, affirme-t-il - gérera la situation.Des renseignements contradictoires en provenance de la communauté mohawk laissaient entendre hier que les deux voies d\u2019accès au golf d\u2019Oka seront supprimées prochainement, alors que d\u2019autres sources signifiaient que seule la voie de sortie demeurera définitivement fermée.Dans la deuxième hypothèse, l\u2019accès au golf restera possible mais nettement plus difficile en raison de l\u2019étroitesse de la voie d\u2019entrée qui permet à un seul véhicule de circuler.Selon le conseiller municipal Réjean Larocque, qui encore hier demandait à la police «de débarquer sur les lieux pour rétablir l\u2019ordre au plus vite», il ne fait aucun doute que l\u2019intention des Mohawks est «de défaire les deux routes d\u2019accès pour rendre inaccessible le golf».«Ils ont toujours dit que leur cimetière - une fois agrandi - ne sera pas entrecoupé par une route ou quelque chose d\u2019autre.C\u2019est pourquoi, ajoute-t-il, la bande de terre séparant les deux routes a été amputée hier de quelques arbres.Ça me paraît assez clair qu\u2019on s\u2019apprête à enlever l\u2019asphalte sur la voie d\u2019entrée, donc à bloquer totalement l\u2019accès au golf.» per-intelligente d\u2019un monde de terreur lorsque dans une société surgit l\u2019individu.Si Maheu éblouit avec les fantasmes désespérés et tragiques des ombres de sa «forêt», Marleau impressionne avec ce grand tableau désertique et crépusculaire où il fait avancer un être humain traqué par ses limites et condamné à la punition par de plus coupables que lui.Dans les deux cas, ces artistes exceptionnels que sont Maheu et Marleau poursuivent un théâtre de la désespérance qui me semble fournir le meilleur dans ce que l\u2019on va devoir appeler la nouvelle dramaturgie québécoise, un théâtre pur où l\u2019on plonge dans les arcanes des impuretés et des tares de l\u2019individu jamais plus libre que seul avec lui-même et jamais aussi coupable que face aux autres.Ce qui est admirable dans les travaux de Maheu et Marleau, c\u2019est l\u2019intransigeance de créateurs qui se dévouent sans compromis à un théâtre qu\u2019ils réinventent en le touchant et dans lequel, sans les raccourcis des messages, ils font passer l\u2019essentiel qui, pour une fois, et c\u2019est ça le théâtre, n\u2019est plus invisible à nos yeux mais s\u2019agite là dans les lumières éphémères et les ombres momentanées d\u2019une activité étrange où il nous arrive d\u2019être profondément ému par une femme qui caresse un arbre et par le regard surhumain d\u2019un acteur sur la salle soudain allumée comme Woyzeck - sublime Pierre Lebeau - le fait à la fin de son crime, et à la fin d\u2019un spectacle qui est le plus beau qu\u2019ait jamais signé Denis Marleau.Précipitez-vous au Monument National mercredi et jeudi.Réclamez des reprises de La forêt.Et vous verrez que le théâtre au Québec, s\u2019il manque de soutien, ne manque pas d\u2019âme.Un petit festival comme Carrefour 94 ne pourra que grandir s\u2019il continue d\u2019accueillir de si exceptionnels artistes.Une initiative ontarienne appréciée du PQ WOYZECK Intransigeance œlimiaM- ¦MOTTO1 DIAGNOSTIC VIE PRIVEE & DEMOCRATIE À L'ÈRE DE L'INFORMATIQUE Un petit livre qui en dit long.122 pages Michel VENNE En vente chez votre libraire INSTITUT QUÉBÉCOIS DE RECHERCHE SUR LA CULTURE 14, rue Haldimand, Québec (Québec) GIR 4N4 \u2022 Téléphone: (418) 643-4695 \u2022 Télécopieur: (418)-646-3317 LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS: DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À I6H30 RENSEIGNEMENTS\t(514)985-3333 ADMINISTRATION\t(514)985-3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS FRAIS (514) 985-3344 (514)985-3344 (514) 985-3399 1 800-363-0305 SERVICE À IA CLIENTÈLE \u2022 Extérieur (sans frais) \u2022 1-800-463-7559 DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 À 16H30 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE, MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A 3M9 SERVICE DES ABONNEMENTS Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot et pour les abonnements postaux.Montréal\t(514) 985-3355 LE DEVOIR est publié par LE DEVOIR Inc.dont le siège social est situé au numéro 2050 de Bleury, 9e étage, Montréal.(Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par les Imprimerie Québécor LaSalle.7743 de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc.612 ouest me Saint-Jacques.Montréal L\u2019Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dan9 LE DEVOIR.LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 775 bout.Lebeau.St-Laurent.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.Téléphone général: (514) 985-3333; service à la clientèle: (514) 985-3355; publicité: (514) 985-3399. I.K I) K V 0 1 K .\t1.E A M K U I H E T U I M N C II E i I) MAI I U » LE DEVOIR LES SPORTS CILLE MARCOTTE ?Runningshow A Etes-vous d\u2019accord, êtes-vous convaincus, le voulez-vous, le désirez-vous vraiment, non mais sérieusement, êtes-vous prêts une fois pour toutes à «faire du sport», à le faire travailler votre corps et puis à arrêter de trouver à la lésine, aux chars, à la poutine, aux chaises, aux terrasses toutes sortes d\u2019appâts qui vous font descendre à grands pas, n\u2019en doutez pas, dans la ménagerie infâme des maladies de la sédentarité, dont le redoutable excès de cholestérol n\u2019est pas la moindre?Je penserais qu\u2019il est temps qu\u2019on soit prêt.Cette semaine, c\u2019était vraiment le show du «runningshoe».J\u2019ai reçu plus qu\u2019à l\u2019accoutumée toutes sortes de communiqués qui étaient autant de mises en gardes contre cet ennemi infernal, la sédentarité elle-même, et autant d\u2019invitations à chausser l\u2019espadrille, à «intégrer l\u2019activité physique à son quotidien».C\u2019est ça le leitmotiv, «intégrer l\u2019activité physique.».L'heure est donc venue, et ça presse comme jamais, faut croire, de se mettre en forme.Tellement que si d\u2019ici la fin du mois de Marie le message n\u2019a pas franchi la paroi de votre tympan, demandez-vous si vos oreilles n\u2019ont pas des murs, car ils se multiplient ceux qui veulent du bien à nos corps.Mine de rien, en mai, le culte du corps menace la dévotion à Marie.C\u2019était le festival de la santé il y a deux semaines, ce sera le tour de l\u2019île la semaine prochaine, c\u2019était hier la «Journée de l\u2019espadrille» et que vis-je dans mon pigeonnier hier aussi : un communiqué, arrivé trop tard hélas! de Gilles Saint-Pierre, le responsable des marches populaires à la Fédération québécoise, qui invitait les jambes de bonne volonté, à la piste d\u2019athlétisme du centre Etienne-Desmarteaux, hier au soir.Puis un autre, des docteurs François Croteau, président du comité d\u2019activité physique de la Fondation des maladies du coeur, et Martin Juneau, cardiologue, de l\u2019Institut de cardiologie de Montréal, qui eux invitent la presse au Cepsum, mardi prochain, à venir écouter comment 200 médecins entendent donner l\u2019exemple en matière de prévention des maladies cardio-vasculaires.Ouf! L\u2019heure, je vous jure, est comme jamais à prendre son corps à cœur.J\u2019ai donc fait hier ma «Journée de l\u2019espadrille» personnelle: Saint-Denis/Saint-Joseph jusqu\u2019au Carré Saint-Louis, Prince-Arthur jusqu\u2019à Bleury, puis jusqu\u2019à Président-Kennedy, c\u2019est-à-dire jusqu\u2019ici même, où j\u2019ai gravi les neuf étages qui séparent de la terrasse champêtre aménagée sur le toit du building.J\u2019y ai pique-niqué au soleil, d\u2019un sandwich au fromage \u2014 pas au tofu quand même \u2014 mais de pain de blé entier.Pas de beurre.Le bonheur du végétarien en herbe.En route j\u2019avais croisé Cinthya et Angela, deux joggeuses de Vancouver en visite à Montréal, plein d\u2019espadrilles dans les vitrines des boutiques, même les chics, un patineur à roulettes, quelques «aurais-tu un peu de change.bonne journée quand même» et une prof de philo au cégep Montmorency, Francine Tremblay-Quesnel qui elle, m\u2019a tout expliqué: «Marcher, ça fait tout marcher.Tu finis un travail dans ta tête, tu visualises une rencontre que tu prépares, tu repenses ce que t\u2019as vécu quand t\u2019étais jeune, tu vas dans la ruelle où t\u2019as fait du patin à roulettes, où t\u2019as donné ton premier bec.C\u2019est ça marcher, c\u2019est un lieu de réflexion.» J\u2019ai continué sur la voie de ce beau lieu de réflexion et j\u2019ai fait une halte à «De Retour», une librairie d\u2019occasion sur Saint-Denis, bordée à l\u2019entrée par une haie de livres parmi lesquels j\u2019ai trouvé en cinq minutes, quatre oeuvres de circonstance: Le jogging, améliorez votre condition physique, Marcel Jobin, le fou en pyjama, Etre en forme malgré ses troubles cardiaques et Bonne chasse avec Roger Beaulu.Pour 3,48 $.Les librairies d\u2019occasion: le bonheur de lire bon marché.Oui, marcher, c\u2019est un lieu de réflexion, comme disait la prof de philo.J\u2019ai profité du reste du chemin pour m\u2019abandonner à cette théorie.C\u2019est bon.Excellent.Je suis arrivé au journal sur les ailes d\u2019une conversation que j\u2019avais eue la veille avec un collègue, grand connaisseur de gouret, au sujet du candidat idéal au Eoste d\u2019entraîneur-chef de ces raves Nordiques de nos bons amis de Québec.Ce sera notre seule et unique suggestion sur le question et on ne le dira pas deux fois, pas plus qu\u2019on dira pourquoi, tellement c\u2019est évident: l\u2019homme à aller chercher s\u2019appelle Larry Robinson.Avec un gars comme ça.ça va marcher! * 1 Rangers 2, Devils 1 Ce sera une finale Rangers-Canucks GUY KOBILLARD DE LA PRESSE CANADIENNE New York \u2014 Les meilleurs joueurs ont fini par vaincre le «système» de Jacques Lemaire et les Rangers de New York auront donc l\u2019occasion de remporter leur premia re coupe Stanley depuis 1940 en disputant la grande finale aux Canucks ae Vancouver qui, eux, ne l\u2019ont jamais gagnée.Ils ont vaincu les Devils du New Jersey 2-1 hier grâce à un but de Stéphane Matteau à 4:24 de la deuxième période supplémentaire, le troisième match de la série qui se rendait aussi loin, le deuxième gagné par les Rangers.L\u2019Abitibien a déjoué Martin Bro- deur, brillant tout au cours de la soirée, en venant de derrière le filet pour lui faufiler la rondelle entre les jambières, à ras de glace.Juste aupara-\\aiil.Mikc Kk htt'i sï-lail surpasse de vant Stéphane Richer.Les Rangers ont constamment forcé le jeu pendant que les Devils attendaient leurs occasions, comme d\u2019habitude.C\u2019est la deuxième fois en deux ans que les Rangers éliminaient leurs voisins de l\u2019autre côté de la rivière en sept parties, devant des partisans survoltés qui attendent une coupe Stanley depuis 54 ans.Mardi, au Madison Square Garden, ils en seront à leur première présence en finale depuis leur défaite en cinq matches contre le Cana- dien en 1979.A leur seule participation, les Canucks ont perdu en quatre matches consécutifs face à 1 autre équipe de New York, les Islanders.On s\u2019est longtemps demandé cependant si un sort n\u2019avait pas été jeté aux Rangers pour les empêcher de gagner la coupe depuis 1940.Ils ont en effet été victimes d\u2019un but égalisateur, marqué par Valeri Zelepukin, 7,7 secondes avant la fin de la troisième période.Après un gemps d\u2019arrêt pour effectuer une correction de 2,2 secondes qui a permis à Jacques Lemaire de parler à ses joueurs, il restait 18,6 secondes au cadran avant une mise au jeu en zone des Ran- gers.Jeff Beukeboom n'a pu déga^ ger par la clôture et Stéphane Richer a remis la rondelle devant le filet: Claude Lemieux l'a poussée à son, tour et, laissé sans surveillance suite à la chute de Brian Leetch, chose presque incroyable dans les circonstances, Zelepukin a alors déjoué Richter sur son propre retour, empèj chant par le fait même le gardien) d\u2019établir un record de cinq blanchissages dans les séries.La première période supplément taire a ressemblé aux 40 premières minutes de la rencontre: les Rangers ont passé plus de temps en zone des Devils, mais ce sont ces derniers qui ont eu une chance a deux contre un.Expos 4, Rockies 2 Gabe White paralyse l\u2019attaque des Rockies Internationaux de France Rusedski brille dans la défaite RICHARD M I LO DE LA PRESSE CANADIENE Tout en réalisant son rêve de lancer dans les ligues majeures, Gabe White a endormi, hier, la solide attaque des Rockies.Il n\u2019a donné qu\u2019un point et quatre coups sûrs en six manches pour savourer la victoire à son premier départ Solides en défensive, les Expos l\u2019ont emporté 4-2 devant 22 882 personnes.White (1-0), un des choix de la ronde sandwich de 1990, a enregistré six retraits au bâton.Il a profité de deux manches de deux points contre Lance Painter (0-2), un gaucher né en Angleterre qui lui a livré une belle bataille dans les premières manches.Bien reposé, Moises Alou a contribué aux deux poussées.Il a marqué le premier point après avoir réussi un simple et volé le deuxième but, puis il a produit le troisième point à l\u2019aide d\u2019un double.Sean Berry a également réussi un double d\u2019un point et Randy Milligan a produit le premier point à l\u2019aide d\u2019un simple.Remis d\u2019une blessure au dos qui l\u2019a tenu à l\u2019écart durant un mois, White n\u2019a effectué que trois départs dans les ligues mineures.Il a été rappelé pour lancer à la place de Kirk Rueter qui est depuis quelques jours au chevet de sa mère malade.Andres Galarraga, l\u2019ancien gros chat des Expos, a produit le premier point des Rockies avec son 17e circuit, un coup qui a franchi la clôture du champ centre à plus de 404 pieds du marbre.Il a aussi réussi un double contre White à la clôture du champ centre.John Wetteland a obtenu le dernier retrait pour enregistrer son sixième sauvetage.En relève à Mel Rojas, il a retiré Howard Johnson sur trois prises pour mettre fin au match.Rojas a donné un circuit en solo à Mike Kingery, son premier en 453 présences depuis le 5 août 1989.Les Expos n\u2019avaient pas encore battu les Rockies cette saison, ayant été balayés lors de la série de trois matchs au Colorado en avril.Les Expos envoient Boucher à Ottawa Victime de six circuits en 18 manches, Denis Boucher se retrouve maintenant à Ottawa.Il a été cédé aux Lynx, hier, pour faire place à Gabe White dans la formation.Relégué à l\u2019enclos, Boucher n\u2019a effectué que six présences en relève depuis le 23 avril pour un total de six manches et deux tiers.Peu utilisé, son contrôle n\u2019était pas à pQint et il était devenu vulnérable.A Pittsburgh la semaine dernière, il a concédé un circuit à Orlando Merced, son premier en carrière contre un gaucher comme frappeur gaucher.La «Roquette russe» Pavel Bure à la vitesse de la lumière Vancouver (CP) \u2014 Pavel Bure conduit des voitures rapides, des bateaux sports, signe des autographes à volonté et marque des buts à une vitesse qui dépasse parfois l\u2019entendement La «Roquette russe», comme on se plaît à le surnommer à Vancouver, traverse la vie à la vitesse de la lumière et avec un flair certain pour le spectaculaire.Bure, qui est originaire de Moscou, a enfilé 154 buts en saison régulière dans la LNH en moins de trois ans; cette année, il domine les marqueurs des Canucks \u2014 et des séries \u2014 avec 13 buts.L\u2019ailier droit de 23 ans est convaincu que les séries de la coupe Stanley constituent le «challenge» ultime pour les hockeyeurs nord-américains.«Je participe aux séries pour la troisième fois déjà, a-t-il confié.Je réalise présentement ce que cela signifie d\u2019atteindre la grande finale.» Bure et le gardien Kirk McLean ont permis aux Canucks de surprendre tous les experts pour accéder à la finale qui doit débuter mardi, soit au New Jersey, soit à New York, dépendant de l\u2019issue de la rencontre d\u2019hier entre les Devils et les Rangers en finale de la conférence de l\u2019Est.Les Canucks ont remporté le championnat de la conférence de l\u2019Ouest plus tôt cette semaine en disposant des Maple Leafs de Toronto en cinq parties.Pour un, Bure a déjà participé à des championnats d\u2019envergure, mais jamais il n\u2019a été soumis à la pression d\u2019une finale de la coupe Stanley.Une interview n\u2019attend pas l\u2019autre, les chercheurs d\u2019autographes se font de plus en plus insistants sans oublier que la compétition est doublement plus féroce qu\u2019en saison régulière.Paris (PC et Reuter) \u2014 Greg Rusedski, nettement amélioré sur terre battue, a presque privé Andrei Medvedev d\u2019une participation aux huitièmes de finale du tournoi de Roland-Garros, hier, en livrant une bagarre en cinq sets.Rusedski, âgé de 20 ans, de Pointe-Claire, a remporté les premier et quatrième manches, mais il a été incapable de maintenir le rythme à la cinquième dans une défaite de 2-6,6-3, 6-4, 3-6, 6-2 devant l\u2019Ukrainien Medvedev.«Il faut se présenter sur le court et se concentrer sur ce que l\u2019on doit faire, a expliqué Rusedski à propos de son match sur le court central.Andrei est celui qui devait gagner.Il est classé quatrième tête de série, pas moi.Il avait toute la pression sur ses épaules.Quant à moi, je n\u2019avais qu\u2019à me présenter sur le court et me concentrer sur mon jeu.» La défaite honorable de Rusedski demeure la meilleure performance d\u2019un Canadien à l\u2019omnium français et elle le met en confiance en vue du tournoi sur gazon de Wimbledon.Rusedski s\u2019était incliné sur terre battue dès la première manche de quatre tournois en Europe ce printemps mais, satisfait de son dur travail avec son nouvel entraîneur Keith Diepraam, la Canadien a suffisamment raffiné sa technique sur terre battue pour gagner deux rondes sur une surface qui n\u2019avantage pas son style tout en puissance.«Je m\u2019attends à bien faire dans chaque tournoi auquel je participe, a-t-il ajouté.J\u2019ai perdu plusieurs matches serrés au cours des quatre dernières semaines.J\u2019aurais pu aussi bien remporter chacune de ces rencontres.Mais je suis vraiment satisfait de la façon dont j\u2019ai joué.» Sampras élève le débat L\u2019Américain Pete Sampras a placé la barre de ses ambitions très haute, hier, en se qualifiant avec une facilité déconcertante pour les huitièmes de finale face au Néerlandais Paul Haa-rhuis.Le numéro un mondial, qui avait eu besoin de deux bris d\u2019égalité lors du précédent tour face au jeune Chilien Marcelo Rios, a retrouvé son puissant service et toute la maîtrise de son tennis alternant longs coups et balles placées pour sortir le Néerlandais en trois manches 6-1,64 et 6-1.«C\u2019est le match où j\u2019ai le mieux servi.C\u2019est plus facile quand je sers comme cela.Je gagne beaucoup de points faciles et rapidement», a-t-il expliqué.Pourtant, Sampras ne veut pas se précipiter.Il sait que pour vaincre à Roland-Garros, le seul fifre du Grand Chelem qui manque à son palmarès, il convient de déployer des trésors de patience.«J\u2019espère qu\u2019une année je pourrais gagner, que ce soit cette année, l\u2019année prochaine ou dans dix ans.C\u2019est PHOTO ARCHIVES Greg Rusedski photographié l\u2019an dernier, à Montréal, aux Internationaux Players.le plus grand défi de ma carrière», a-t-il reconnu.L\u2019exemple Rod Laver S\u2019il continue de progresser à cette vitesse sur surface lente \u2014 il a triomphé à Rome il y a deux semaines \u2014 Sampras pourrait bien voir son rêve devenir réalité sans plus attendre.Il égalerait alors l\u2019exploit de l\u2019Australien Rod Laver, vainqueur du Grand Chelem en 1969.«J\u2019ai toujours été un grand fanatique des très bons anciens Australiens comme Rod Laver.Je les ai vus sur des bandes enregistrées.Laver a été le dernier à gagner sur les quatre surfaces», a-t-il rappelé.Dans sa marche en avant, Sampras ne doit pourtant pas oublier de jeter un petit coup d\u2019oeil sur le côté, histoire de surveiller le parcours de son compatriote Jim Courier.Le géant américain joue, lui aussi, de mieux en mieux et n\u2019a concédé que cinq jeux au Suédois Jonas Bjork-man, 105e à l\u2019ATP.«J\u2019étais plus calme aujourd\u2019hui et j\u2019ai pris les bonnes décisions.Je frappe bien la balle et j\u2019ai été plus efficace.Si j\u2019avais été efficace comme aujourd\u2019hui contre Stefano (Pescosoli-do) je m\u2019en serais mieux sorti», a expliqué Courier, deux fois vainqueur à Paris en 1991 et 1992.L\u2019heure de vérité entre les deux hommes doit sonner la semaine prochaine en quart de finale.Pour en arriver là, Jim Courier n\u2019a qu\u2019à enjamber le modeste obstacle du Français Olivier Delaitre, vainqueur de son compatriote Fabrice Santoro au terme d\u2019un match-fleuve de cinq sets.Formule 1 Le GP d\u2019Espagne démarre dans la confusion Barcelone (AP) \u2014 Malgré les petits problèmes rencontrés par son écurie avec la Fédération Internationale de l\u2019automobile, l\u2019Allemand Michael Schumacher (Benetton-Ford) a dominé hier la première séance des essais officiels du Grand Prix d\u2019Espagne pendant que pilotes, techniciens et organisateurs de la course travaillaient d\u2019arrache-pied à améliorer la sécurité des voitures et du circuit de Montmelo, près de Barcelone.Tôt hier, l\u2019écurie Benetton, qui a remporté avec Schumacher les quatre premières courses de la saison, avait été interdite de participation aux entraînements matinaux en raison d\u2019un différend sur les nouvelles règles de sécurité et d\u2019une vive attaque lancée par Flavio Briato-re, le directeur sportif de Benetton, contre la FIA Dans une lettre ouverte à Max Mosley, président la FIA, M.Briato-re refusait de garantir la sécurité de ses pilotes, jugeant ses voitures peu sûres à cause de leur nouvelle configuration.Celle-ci avait été mise en place par le pouvoir sportif pour diminuer la vitesse des monoplaces, après les accidents mortels d\u2019Ayrton Senna et de Roland Ratzenberger.Devant cette situation, le pouvoir sportif annonçait alors que Benetton ne pourrait participer aux essais du Grand Prix puisque l\u2019écurie déclarait elle-même que ses voitures n\u2019étaient pas sûres.Le doute s\u2019était également installé dans d\u2019autres équipes: lors de la session d\u2019entraînement matinale, seules neuf monoplaces représentant cinq des 14 écuries étaient présentes sur la piste.Toutefois, peu après la fin de cette séance, la FIA publiait un communiqué à l\u2019issue d\u2019une réunion entre M.Mosley et les responsables d\u2019écuries affirmant avoir reçu les garanties de Benetton d\u2019assumer toute responsabilité en cas de problèmes sur la piste.Après les modifications réclamées \u2014 et obtenues \u2014 par les pilotes concernant la création d\u2019une chicane de ralentissement, l\u2019addition de gravier hors piste et l\u2019élargissement de voies de dégagement, l\u2019Association des pilotes (GPDA) doit se réunir lundi avec des techniciens pour étudier les nouvelles normes en matière de sécurité des cockpits.Selon la GPDA les modifications de l\u2019aérodynamisme devraient être introduites sans entraver la puissance des moteurs.Les résultats de la première séance d\u2019essais officiels ont toutefois montré hier que les performances avaient été nettement diminuées.Schumacher a ainsi parcouru les 4,747 km du circuit en 1 min23,426 s, soit près de six secondes de moins qu\u2019Alain Prost l\u2019an passé.L\u2019Allemand a devancé le Finlandais Mika Hakkinen (McLaren-Peu-geot), le Britannique Damon Hill (Williams-Renault) et le Français Jean Alesi (Ferrari).On s\u2019attend a ce qu\u2019il améliore ses performances lors de la seconde séance d\u2019essais aujourd\u2019hui.{ HOCKEY LIGUE NATIONALE SÉRIES ÉLIMINATOIRES Conlirence de l'Est Mardi Rangers 4 New Jersey 0 Jeudi Rangers 3 New Jersey 2 Samedi Rangers 1, New Jersey 3 Lundi New Jersey 4, Rangers 1 (New Jersey mène la série 3-2) Mercredi Rangers 4.New Jersey 2 (Série égale 3-3) Hier New Jersey 1, Rangers 2 (Les Rangers affronteront les Canucks) Conférence de l'Ouest Lundi Vancouver 2 Toronto 3 Mercredi Vancouver 4 Toronto 3 Vendredi Toronto 3, Vancouver (Vancouver mèene 2-1) Dimanche Toronto 0, Vancouver 4 (Vancouver mène 3-1) Mardi Toronto 3, Vancouver 4 (Vancouver gagne la série 4-1 ) BASEBALL LIGUE NATIONALE HIER Colorado 2.Montréal 4 Houston 4, Philadelphie 2 Cincinnati 2, New York 10 Chicago 2, Atlanta 7 Pittsburgh à Los Angeles St.Louis à San Diego Floride à San Francisco jeudi S.F.5 San Diego 3 Pittsburgh 11 N.Y.10 Cincinnati 14 Colorado 4 Houston 8 Atlanta 5 Aujourd'hui Col.(Freeman 4-1) à Montréal (Martinez 3-3) Cin.(Smiley 4-5) à New York (Hillman 0-3) Floride (Rapp 3-1) à S.Francisco (Portugal 4-4) Houston (Harnisch 2-4) à Phi.(Greene 2-0) Chicago (Young 2-3) à Atlanta (Mercker 3-0) Pittsburgh (Neagle 4-5) à L.A.(Astacio 3-3) St.Louis (Watson 2-2) à S.D.(Whitehurst 3-5) Dimanche Chicago à Atlanta Colorado à Montréal Houston à Philadelphie Cincinnati à New York Pittsburgh à L.Angeles St.Louis à San Diego Floride à San Francisco Lundi Floride à Houston Colorado à New York Philadelphie à Chicago Atlanta à San Francisco Montréal à Cincinnati St.Louis à Los Angeles Pittsburgh à San Diego (Parties d'hier non comprises)\t\t\t\t \tSection Est\t\t\t \tG\tP\tMoy.\tDlff Atlanta\t28\t16\t.636\t\u2014 Montréal\t26\t19\t.578\t3 Floride\t23\t23\t.500\t61/2 New York\t22\t23\t.489\t7 Philadelphie\t22\t24\t.478\t71/2 \tSection Centrale\t\t\t Cincinnati\t27\t19\t.587\t\u2014 St.Louis\t24\t20\t.545\t2 Houston\t25\t21\t.543\t2 Pittsburgh\t20\t24\t.455\t6 Chicago\t19\t25\t.432\t7 \tSection Ouest\t\t\t Los Angeles\t26\t21\t.553\t\u2014 San Francisco\t23\t24\t.489\t3 Colorado\t20\t25\t.444\t5 San Diego\t13\t34\t.277\t13 LIGUE AMERICAINE HIER Californie 6, Toronto 2 Oakland 2, Cleveland 3 Seattle 2, Milwaukee 5 Baltimore 0, Chicago 3 Detroit 2, Minnesota 5 New York 5, Kansas City 2 Boston au Texas Aujourd'hui Oakland (Witt 4-4) à Cleveland (Clark 4-1) Cal.(Langston 2-2) à Toronto (Guzman 4-5) Baltimore (McDonald 8-2) à Chicago (Bere 5-1) Seattle (Salkeld 2-2) à Milwaukee (Bones 3-4) Detroit (Krueger 0-1) au Minn.(Deshaies 2-5) New York (Perez 3-2) à Kansas City (Milacki 0-0) Boston (Finnvold 0-1) au Texas (Hurst 0-1) Dimanche Oakland à Cleveland Californie à Toronto Seattle à Milwaukee Baltimore à Chicago New York à Kansas City Boston au Texas Detroit au Minnesota Lundi Kansas City à Boston Texas à Milwaukee Seattle au Minnesota Chicago à New York Californie à Cleveland Detroit à Baltimore Oakland à Toronto (Parties d'hier non comprises Section Est \tG\tP\tMoy.\tDlff New York\t30\t13\t.698\t\u2014 Boston\t28\t16\t.636\t21/2 Baltimore\t26\t17\t.605\t4 Toronto\t22\t23\t.489\t9 Detroit\t20\t23\t.465\t10 \tSection Centrale\t\t\t Chicago\t26\t17\t.605\t\u2014 Kansas City\t23\t21\t.523\t31/2 Cleveland\t22\t21\t.512\t4 Minnesota\t22\t22\t.500\t4 1/2 Milwaukee\t17\t28\t.378\t10 \tSection Ouest\t\t\t Californie\t22\t26\t.458\t\u2014 Seattle\t20\t25\t.444\t1/2 Texas\t19\t25\t.432\t1 Oakland\t13\t33\t.283\t8 RENDEMENT DES EXPOS \t\tAU BÂTON\t\t\t\t\t \tAB\tPC\tCS\tPP\tCC\tBV\tMoy.Alou\t154\t23\t54\t21\t4\t3\t.351 Bell\t23\t4\t8\t3\t0\t0\t.348 Benavides\t36\t3\t8\t1\t0\t0\t.222 Berry\t121\t16\t33\t9\t2\t4\t.273 Cordero\t153\t21\t40\t17\t2\t5\t.261 Fletcher\t114\t8\t34\t21\t3\t0\t.298 Floyd\t148\t18\t40\t9\t1\t3\t.270 Frazier\t46\t7\t16\t2\t0\t9\t.348 Grissom\t174\t31\t44\t20\t2\t12\t.253 Lansing\t174\t22\t44\t17\t3\t2\t.253 Milligan\t42\t2\t8\t5\t0\t0\t.190 Spehr\t16\t3\t5\t4\t0\t2\t.313 Walker\t169\t24\t48\t28\t5\t6\t.284 Webster\t52\t5\t17\t10\t1\t0\t.327 "]
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