Le devoir, 13 juin 1994, Page(s) complémentaire(s)
[" LE DEVOIR Vol.I.X X X V - No I 3 ü ?M O N T II É A L.I.K I.T N DI 13 .1 U I X I » » I I! fi t* ?T I* S ?T V y / T o r o 111 o H fi c PERSPECTIVES Le parti de l\u2019abstention! Un Européen sur deux n\u2019a pas jugé bon de se déplacer pour élire ses représentants nationaux Christian R i ou x Il n\u2019y a qu\u2019un seul vainqueur et il était annoncé depuis longtemps: le parti de l\u2019abstention! Des confins de l\u2019Irlande aux extrémités orientales de la Grèce, de la pointe nordique du Danemark au sud de la péninsule ibérique, les Européens n\u2019ont pas participé en masse à la quatrième grande consultation européenne.Un Européen sur deux n\u2019a pas jugé bon de se déplacer pour élire ses représentants nationaux à un parlement qu\u2019il juge probablement trop loin et sans véritables compétences.Et quand il l\u2019a fait, c\u2019était la plupart du temps pour se prononcer sur des questions de politique nationale et non pas européenne (53% des Français qui ont voté disent l\u2019avoir fait sur des enjeux nationaux).L\u2019abstention fut particulièrement forte en Hollande (35% de participation seulement) et en Italie.Un Irlandais sur 5 ne savait pas que l\u2019élection avait lieu.Seules la France et l\u2019Espagne ont connu une légère hausse du vote.Dans cette indifférence apparente, le oui massif des Autrichiens pour rejoindre l\u2019Union (66% de «oui», avec 81% de participation) apparaît comme une exception.Il illustre l\u2019importance que conserve le symbole européen.L\u2019ennui, c\u2019est que la magie européenne semble agir beaucoup plus sur ceux qui n\u2019en sont pas encore membres que ceux qui le sont Le parlement qu\u2019ont élu 266 millions Européens hier et jeudi (quatre pays avaient voté jeudi dernier) aura pourtant plus de pouvoir que les précédents.Avec 49 députés supplémentaires pour tenir compte de la réunification de l\u2019Allemagne, il aura un droit de veto sur certaines directives du Conseil des ministres (liberté de circulation, protection des consommateurs, aides régionales) et jouera un rôle consultatif en matière d\u2019agriculture, de concurrence, d\u2019industrie.Mais, c\u2019est l\u2019Europe moribonde que les Européens accusent de tous les maux de la crise économique.Très représentatifs du sentiment européen, 74% des Français interrogés à la sortie des bureaux de scrutins ont dit hier s\u2019être prononcé d\u2019abord sur l\u2019enjeu du chômage et 34% sur l\u2019avenir du pays (et non pas de l\u2019Europe!).Et cela au moment où l\u2019Union européenne vient de supprimer la moitié de ses grands projets créateurs d\u2019emplois! Résultat de l\u2019effritement croissant des grands partis pro-européens, le scrutin proportionnel a favorisé la multiplication des listes.Il y en avait 20 en France et jusqu\u2019à une trentaine dans certains pays.Si bien que les petites formations joueront un rôle plus grand au parlement et pourraient remettre en cause l\u2019équilibre traditionnel des forces entre la gauche et la droite.En France, l\u2019élection européenne, ne fut qu\u2019une répétition générale pour les présidentielles de l\u2019an prochain.Elle a confirmé la victoire peu spectaculaire de Dominique Baudis (26%) et surtout la déroute du premier secrétaire du Parti Socialiste Michel Rocard (15%).Si bien que l\u2019on dit aujourd\u2019hui qu\u2019il y a le feu à la maison socialiste.La surprise aura été la montée des nouveaux venus, Bernard Tapie (11%) et Philippe de Villier (12%), qui viennent brouiller les cartes.Ces deux nouveaux leaders politiques joueront respectivement à gauche et à droite un rôle majeur dans la désignation des candidats à la présidence de la République.Le seul débat véritablement européen aura été provoqué par la liste «L\u2019Europe commence à Sarajevo» présentée par des intellectuels français.Après bien des défections, les partisans de la levée de l\u2019embargo sur les armes en direction de la Bosnie n\u2019ont pas obtenu 2% des voue.Ils arrivent même derrière les défenseurs de la chasse et de la pêche traditionnelles.En Italie, le parti de Silvio Berlusconi a renforcé sa victoire de mars dernier et enregistre un vote spectaculaire de 28%.En Espagne, c\u2019est au contraire la première grande défaite du Parti Socialiste de Felipe Gonzalez.Pour la première fois des députés nationalistes catalans entrerons au parlement européen.Mais c\u2019est peut-être au Royaume-Uni que la défaite de l\u2019équipe gouvernementale, celle de John Major, est la plus catastrophique.Le leader conservateur perd environ la moitié de ses députés à Strasbourg.Le raz-de-marée travailliste atteint 51% des voies contre 27% pour les conservateurs de Major qui fut aux premières lignes de la bataille.L\u2019élection pourrait entraîner un remaniement ministériel et conforte les partisans d\u2019une course à la chefferie.Est-ce à dire que les Britanniques, les Italiens et les Français se désintéressent de l\u2019Europe?Pas nécessairement.Mais les grands prêtres de la construction européenne devront savoir que l\u2019Europe passe plus que jamais par 12 et bientôt 16 entités nationales bien distinctes.En 1992, les Européens avaient dit qu\u2019ils voulaient bien de Maastricht, mais d\u2019un Maastricht «light».Aujourd\u2019hui, ils viennent de rappeler que s\u2019ils veulent s\u2019engager dans la construction européenne, ils le veulent d\u2019abord et avant tout à partir de préoccupations nationales.INDEX Agenda.B6 Avis publics.B4 Classées.A4 Culture.B8 Économie.B2 Éditorial.A6 Le monde.A5 Mots croisés.A4 Les sports.B5 MÉTÉO Ciel variable Max: 26 Détails en B4 DEMAIN Tout sur le festival des films censurés L'ENTREVUE Léon Courville: pour la domination du savoir PAGE B 1 LE MONDE Haïti: Jonassaint proclame l'état d'urgence PAGE A 5 FESTIVAL INTERNATIONAL DU NOUVEAU CINEMA ?VIDEO DE MONTREAL CULTURE Un festival vu du dehors et du dedans PAGE B 8 Le PLQ annonce une campagne acrimonieuse Des élections générales le 29 août?PIERRE O'NEILL LE DEVOIR Nonobstant la prolifération de sondages défaitistes, les libéraux de Daniel Jonhson se laissent bercer par l'illusion de la victoire.Fébriles comme jamais, ils n'attendent que la signal de l\u2019assaut final, le déclenchement d\u2019une campagne qui s'annonce acrimonieuse, en vue d\u2019une élection qui pourrait se tenir dès le mois d\u2019août.Une campagne de peur où il sera davantage question des effets pervers de la «séparation» et des «gémissements» de Jacques Parizeau que d\u2019emploi.De mémoire, jamais un conseil général du PLQ, celui de samedi à Montréal, n\u2019aura été l'occasion de charges aussi émotives contre le Parti québécois et son chef.Des ténors du parti sont venus au micro déchirer leur chemise pour exprimer leur indignation, pour le qualifier tantôt de menteur, tantôt de dictateur.Dans ce climat de frénésie, les militants se sont laissé convaincre que la défection de l\u2019électorat ne fut que passagère, que le vent a tourné et que le maintien au pou- Schumacher triomphe au Grand Prix PHOTO JACQUES GRENIER œmuuiîF \tli ,\tM 4 \t\tm \t\tj Quelque 70 000 spectateurs ont assisté hier à l\u2019île Notre-Dame à une course sans histoire.Un trou dans les nuages Michael Schumacher et sa Benetton sont demeurés intouchables, hier, sur le circuit Gilles-Villeneuve de l\u2019île Notre-Dame, et l\u2019Allemand a décroché sa cinquième victoire de la saison pour conforter son emprise sur le championnat du monde des pilotes.Deuxième à ses deux premières participations au PIERRE DICAIRE COLLABORATION SPÉCIALE S>il avait fallu que le Grand Prix du Canada fasse une seule autre victime, les journaux du monde entier auraient titré «Formule 0».Si, comme le craignaient plusieurs motoristes, la nouvelle réglementation, qui impose l\u2019utilisation stricte du carburant normal du commerce, avait eu pour conséquence une série de bris de moteur en milieu de course, on aurait alors titré «Formule .5».Mais il n\u2019en fut rien.On se préparait au pire, on n\u2019a vu que ce que la formule 1 a de mieux.Un week-end idéal.D\u2019abord, vendredi, une séance de qualification ahurissante où les deux pi- Grand Prix du Canada de Formule un, Schumacher n\u2019a laissé planer aucun doute sur ses intentions.Il a devancé avec facilité le Britannique Damon Hill sur Williams-Renault, relégué à 39 secondes, et le Français Jean Alesi sur Ferrari.Voir nos informations en page B 5.lotes les plus généreux de tout le plateau, Jean Alési et Michael Schumacher, se sont livré un duel de la qualité de celui de 1986, où Mansell et Senna nous avaient estomaqués, sur ce même circuit Le pilote allemand avait dû abandonner avant la fin de la session, son moteur Zetec-Ford ayant explosé alors qu\u2019il allait servir une dernière réplique à Alési.Le Ford brisait après que le Mugen Honda de la Lotus du Britannique Johnny Herbert ait lui aussi rendu l\u2019âme, ce qui pouvait laisser supposer que les craintes des ingénieurs-motoristes étaient tout à fait fondées.La réplique de Schumacher n\u2019a donc pu se faire que le samedi, à la VOIR PAGE A 8: GRAND PRIX voir devient chaque jour plus que probable.Cet optimiste débridé est-il conciliable avec l'état de l'opinion publique?Oui, répondent à l\u2019unisson les dirigeants du parti et les conseillers du premier ministre, en brandissant leurs propres sondages, menés par la maison CRFA-TEC.«Au pire, on peut parler d\u2019une faible avance du PQ dans les intentions de vote, et au mieux d'une égalité», affirmait en fin de semaine le directeur de campagne du VOIR PAGE A 8: PLQ Élections européennes Contradictions et ambiguïtés ¦ Kohl et Berlusconi triomphent M Les socialistes français s'effondrent D\u2019APRÈS AFP ET REUTER Les élections européennes qui se sont tenues de jeudi à hier se sont traduites par des résultats contradictoires et ambigus pour les gouvernements en place.Ainsi, le succès est d\u2019une ampleur inattendue pour le chancelier allemand Helmut Kohl et le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi.A l\u2019inverse, le gouvernement socialiste espagnol de Felipe Gonzalez et celui du conservateur John Major en Grande-Bretagne enregistraient un sérieux revers.En France, la droite gouvernementale recule légèrement et mais les socialistes s\u2019effondrent, tandis que l\u2019on enregistre une percée de listes «dissidentes» à droite comme à gauche.Quelque 204 millions d\u2019électeurs étaient appelés aux urnes hier dans huit pays (France, Allemagne, Italie, Belgique, Luxembourg, Grèce, Espagne, Portugal).Le scrutin s\u2019est déroulé jeudi pour 62 millions d\u2019électeurs inscrits dans les quatre autre pays (Grande-Bretagne, Irlande, Pays-Bas, Danemark), mais leurs résultats officiels VOIR PAGE A 8: ÉLECTIONS Alerte rouge au Mexique Un second foyer rebelle se dessine SYLVIE DUGAS COLLABORATION SPÉCIALE AU MEXIQUE Alors que les Zapatistes insurgés viennent de rejeter, de façon quasi-unanime, les propositions de pane du gouvernement mexicain, l\u2019existence d\u2019un second foyer rebelle se dessine au Mexique, Après plusieurs jours de pratiques anti-guérilla dans l\u2019État de Guerrero, l\u2019armée mexicaine a retiré hier ses troupes et cessé ses manœuvres de reconnaissance aérienne.Selon un communiqué interne mis en circulation dès le début juin, 2000 armes en provenance des États-Unis auraient pénétré illégalement le te tri to ire mexicain.Ces fusils, destinés à l\u2019Etat de Guerrero, où se trouve le célèbre site touristique d\u2019Acapulco, feraient partie d\u2019un chargement de 20 000 AK-47, d\u2019une valeur de 12 millions$ US.La semaine dernière, d\u2019importants mouvements de troupes mexicaines, à la recherche d\u2019armes et de narco-trafiquants, ont été constatés au Guerrero.Prêts à l\u2019affrontement, des centaines de militaires munis d\u2019appa-reils-radio et d\u2019un arsenal ultra-moderne se sont glissés dans la forêt, au cours d\u2019un déploiement jamais vu encore.Un contingent de 1200 soldats a patrouillé les routes de la Sierra d\u2019Atoyac, matrice de la guérilla de Genaro Vasquez et Lucio Cabanas dans les années 70.Cabanas, un professeur socialiste mort au combat, avait kidnappé en 1974 le père de l\u2019actuel gouverneur du Guerrero, Ru- VOIR PAGE A 8: MEXIQUE Le nouveau rêve japonais Le politicien le plus influent du pays appelle la société à une véritable révolution des mentalités Son ombre domine la scène politique du Japon depuis près de deux ans.Des coulisses de Nagatacho, la colline parlementaire nippone, il DANNY VEAR Tokyo - «Nous avons peut-être le revenu le plus élevé au monde mais nous habitons toujours des maisons minuscules, supportons des heures et des heures de transport en commun et vivons dans des villes surpeuplées.(.) A la lumière des statistiques économiques, le Japon égale et parfois surpasse les États-Unis.Mais personne n\u2019a jamais entendu parler d\u2019un «rêve japonais».a provoqué le bouleversement du paysage politique du pays.Son but: «Repenser le Japon».Son nom: Ichiro Ozawa.Ichiro Ozawa dérange.Politicien le plus important et le plus influent du Japon à l\u2019heure actuelle, il tire les ficelles du complexe jeu d\u2019alliances qui secoue le paysage politique du pays depuis un an.Stratège, «faiseur de rois», M.Ozawa est au centre des événements qui ont mené à la formation de l\u2019actuel gouvernement minoritaire du premier ministre Tsutomo Hata.C\u2019est également sous son influence qu\u2019avait été créée la coalition de huit partis politiques qui, en accédant au pouvoir il y a 10 mois, avait mis fin aux 38 ans de règne ininterrompu du Parti libéral démocrate japonais.Mais Monsieur Ozawa n\u2019est pas qu\u2019un tacticien des coulisses de la politique nippone.Réformateur, il appelle la société japonaise à une véritable révolution des mentalités.Dans les librairies de Tokyo, les présentoirs de livres ont accueilli au début du mois la version anglaise de son essai, Un plan pour un nouveau Japon: repenser une nation.Paru il y a un an, alors que le pays entrait en pleine tourmente politique, VOIR PAGE A 8: JAPON V A K I.K U K V 0 I H .I.K LUNDI 13 JUIN I» » 4 le devoir ACTUALITES 4,3 millions en caisse SUITE UE LA PAGE 1 parti, John Parisella, dans une entrevue au DEVOIR.À ce conseil général pré-électoral.Daniel Johnson a livré sa plus brillante performance depuis son accession à la direction du parti.Et les militants n\u2019ont pas manqué de lui exprimer leur appréciation.Il est apparu évident que le transfert .d'affection s\u2019est accompli de l\u2019ancien au nouveau chef.A la dernière réunion de cette instance, il y a deux mois, ils l\u2019avaient trouvé terne et s\u2019ennuyaient de Robert Bourassa.Iæ climat qui a dominé les délibérations de samedi a démontré que la rupture avec le passé est consommée, que les libéraux ont coupé le cordon et adorent leur nouveau chef, qu\u2019ils ont d'ailleurs bruyamment et longuement ovationné.À la séance matinale, libéré du podium, tenue vestimentaire relâchée, se baladant de gauche à droite de la scène, M.Johnson a entretenu les 450 députés, candidats, organisateurs et cadres d\u2019associations de comtés, du programme de création d\u2019emplois de son gouvernement.À l\u2019aide d\u2019écrans géants disposés des deux côtés de la salle, il a repris une à une les mesures annoncées dans le dernier budget.Pourquoi consacrer plus d\u2019une heure à vendre cette salade à des convaincus?Pour faire de chaque militant libéral un vendeur plus efficace, nous aqi ont expliqué les membres de son entourage.rendez-vous et le PQ a été servi en pâture, notamment Jacques Parizeau, dont il a dénoncé l\u2019attitude de confrontation envers les anglophones, les allophones, les autochtones et les milieux financiers.«Il ne s'entend même pas avec Lucien Bouchard, pour savoir si on va boycotter ou non la Banque de Montréal».Puis, il a accusé le chef péquiste de préparer un «réfé-rendum-valium, pour nous endormir, entretenir la confusion et faire oublier les véritables enjeux des élections».En fait, la figure de Jacques Parizeau fut omniprésente à ce conseil général du PLQ.Les organisateurs ont d'abord distribué une copie de l\u2019entrevue accordée récemment par le chef péquiste à la revue L\u2019Actualité, mais après avoir remplacé les photos par une caricature qui le montre bedonnant et ricanant, au moment où il dépose son bulletin dans l\u2019urne référendaire.Et tout juste avant le discours du premier ministre, M.Parizeau était encore en vedette.Au grand plaisir de l\u2019as-semblée, on a montré un vidéo qui exploite les défauts physiques du chef de l'opposition.Gesticulant et s\u2019exprimant maladroitement, il apparaît en gros plan pour déclarer «Occupons-nous du présent et de l\u2019avenir prévisible.Pour le reste, on verra où ce sacré système fédéral, on n\u2019en veut plus».L\u2019image a déclenché un éclat de rire général.En conférence de presse, M.Johnson a expliqué qu il s\u2019agissait là d\u2019un simple reportage pour enseigner aux militants et aux électeurs qu une victoire péquiste condamnerait le Québec à «dix mois de provocations, de babillage, de ricanements et de gémissements de M.Parizeau».En annonçant que la campagne de financement qu\u2019elle préside atteindra l\u2019objectif de 4,3 millions, la ministre Liza Frullay est allé elle aussi de quelques propos caustiques sur les intentions du PQ.«L\u2019enjeu de l\u2019élection, c\u2019est la séparation du Québec.Non, nous ne voulons pas d\u2019un Québec divisé entre vrais et faux Québécois».Dans son discours de clôture, le premier ministre a rejeté cette hypothèse qui circule au sein de son caucus, en faveur de la tenue simultanée de l\u2019élection et du référendum.Parce qu\u2019à son avis, cela ne ferait qu\u2019accroître la confusion actuelle.Sur la date du scrutin, M.Johnson a laissé tomber plusieurs indices du genre «dans quelques semaines», ou encore «bientôt», pour finalement déclarer aux militants «Ça ne sera pas long».Alors que les spéculations des dernières semaines tournaient toutes autour de la date du 12 septembre, des membres de son entourage ne cachent pas leur préférence pour le 29 août.Un choix qu\u2019ont dit partager plusieurs des membres de l\u2019exécutif confessés dans les coulisses du conseil général.Parce que, fait-on valoir, un scrutin le 12 septembre situerait le vote par anticipation dans la fin de semaine de la fête du travail De façon générale, militants et dirigeants libéraux affi-chaient samedi une assurance déconcertante Sut quoi se fonde donc ce nouvel optimisme?Selon John Pansel-la, les Québécois réagissent déjà favorablement à la capacité du PLQ d\u2019incarner le changement.Ce qui dans son esprit se traduit d\u2019abord par l\u2019arrivée en scène d\u2019un nouveau chef, «un messager crédible, respecté, d\u2019un style de gestion moderne».Et aussi par la formation d\u2019une équipe renouvelée, qui comportera 70 nouvelles figures sur les 125 candidats libéraux.Et les sondages?John Parisella en retient de positif 3ue l\u2019écart se rétrécit, que le taux de satisfaction à l\u2019en-roit du gouvernement se maintient au-dessus de la barre du III comme .1 l;t veille de la victoire liberale de 1989.Et que le degré de volatilité de l\u2019intention de vote est particulièrement élevé, plus de 50% des électeurs déclarant que leur choix est sujet à reconsidération.Misant donc sur le succès de la campagne électorale, sur l\u2019efficacité de l\u2019organisation, l\u2019impact de la campagne publicitaire, la popularité du chef, l\u2019allure rajeunie de l\u2019équipe et l\u2019éveil de l\u2019électorat aux enjeux de la campagne, le président du comité électoral du PLQ est convaincu que «les jeux ne sont pas faits».GRAND PRIX SUITE DE LA PAGE 1 seconde qualification.Les amateurs appuyaient tous sans exception Alésiqui pouvait réaliser là sa première pole position en carrière.Mais la raison véritable de ce support, c\u2019était qu\u2019Alési pilote la voiture au mythique numéro 27.Le numéro du Gilles Villeneuve des belles années, le 27 qui est resté gravé dans nos mémoires depuis que la Ferrari du petit Canadien s\u2019est envolée, un certain jour de mai 82.Pour faire honneur à la mémoire de Gilles, Alési se dépasse toujours quand il vient à Montréal, se sachant son «héritier».Mais toute sa motivation et son inspiration ne réussirent finalement pas à empêcher Schumacher \u2014 au volant de son impeccable Benetton \u2014 de s\u2019approprier la pole.Alési, qui s\u2019est battu comme un diable, n\u2019a pas réussi mais s\u2019est dit malgré tout très heureux de pouvoir se battre pour la pole.La Ferrari numéro 27 en première ligne, ça comblait apparemment tout le monde présent au circuit.Hier, la course.Les Ferrari sont deuxième et troisième sur la grille de départ et semblent favorisées par le nouveau règlement technique.Les moteurs multi-cylindres comme le V-12 Ferrari souffrent effectivement moins de la baisse de qualité de l\u2019essence que les V-8 comme celui de la Benetton.Si la Benetton est loin en avant dès le début de la course, on se demande toujours si son moteur Ford V-8 ne cédera pas avant la fin, laissant la voie libreaux Ferrari.Mais non, Schumacher est impérial et domine la course de bout en bout.Alési complète son dernier tour au petit trot, sa boîte de vitesse bloquée en deuxième.Il montera tout de même sur la troisième marche du podium, en fier héritier du trône.Derrière Schumacher, un Damon Hill galvanisé qui a mené une brillante-course, mais qui se retrouve tout de même après le terrible chocqu\u2019a été pour lui la mort de son camarade d\u2019écurie chez Williams,le grand Ayrton Senna.\tM i c h a e La lutte pour les quatrième, cinquiè- Schumacher me etsixième place fut âpre, Berger marquant trois points au prix d\u2019une bataille de tous les instants, suivi du petit nouveau, l\u2019Ecossais Coulthard et du Brésilien Fittipaldi \u2014 enfin, croyait-on \u2014 qui fut plus tard disqualifié pour non-conformité de sa voiture.C\u2019est leFinlandais Lehto parti pourtant de la vingtième position sur la grille, sur l\u2019autre Benetton, qui prend ainsi le dernier point, au fait son premier, pour la sixième position : il faut en déduire que son cou (fêlure de vertèbres cervicales lors d\u2019essais privés avantle début de la saison) le fait moins souffrir en course qu\u2019en qualifications.Voilà pour le bilan sportif qui, avouons-le, dépasse nos espérances, puisque les voitures semblent plus proches que jamais au niveau de la performance et que la grande famille de laFl semble enfin récupérer de son sombre début de saison.Pour ce qui est du bilan humain, comme le miracle de la météo de ce dimanche qui a fait que le circuit Gilles-Villeneuve s\u2019est trouvé entièrement entouré d\u2019averses et d\u2019orages pendant toute la course sans qu\u2019il ne tombe plus que quelques gouttes sur «l\u2019épingle est»,on a enfin vu à Montréal un trou dans les nuages qui ont couvert leciel de la Fl sans répit, ces dernières semaines.Non seulement personne ne s\u2019est fait de mal, mais en plus, tout le monde s\u2019est fait beaucoup de plaisir : les pilotes, comme les dizaines demil-liers de spectateurs sur place et les centaines de millions de téléspectateurs autour du monde.La Fl est de retour, avec ses duels pour la pole, ses grands actes de courage et de détermination, la Fl comme on l\u2019a toujours aimée, comme on voudraitqu\u2019elle le demeure toujours.MEXIQUE Un climat de répression, d'impunité et d'insécurité SUITE DE LA PAGE 1 ben Figueroa.Dans son rapport dirigé au ministre de l\u2019Intérieur, Jorge Carpizo, l\u2019armée a soutenu que «certains faits survenus dans leg régions de La Montana et de la Costa Chica, Etats de Guerrero, permettent de croire que des activités criminelles ou liées au narcotrafic pourraient être identifiées à des germes de subversion.» De fait, des documents officiels ont noté le déroulement d\u2019entraînements militaires clandestins dans les zones de Pandoloma et d\u2019Atoyac.Dans la région côtière, 60 enlèvements ont été perpétrés depuis avril 1993, dont trois dans la région d\u2019Atoyac en mai pgssé.Dix mille cartouches en destination de cet Etat ont également été interceptées à la frontière américaine.L\u2019approvisionnement massif d\u2019armements fait craindre la présence d\u2019un foyer naissant de rébellion.Les groupes guérilleros, les bandes narcotrafi-quantes ou terroristes qui feraient usage des 20 000 AK-47 constitueraient ainsi l\u2019armée la mieux dotée et la plus nombreuse en Amérique latine.«Les positions militaires sont considérables non seulement dans l\u2019État de Guerrero, mais dans 20 États de la République où se pratique la culture de stupéfiants», a indiqué le ministre de la Défense nationale, Antonio Riviello.Cependant, il semble que des cellules connectées à l\u2019Armée zapatiste de libération nationale opéreraient dans les États à forte densité indienne, tels Hidalgo et Oaxaca.Le ministre, qui n\u2019a pas confirmé la présence de groupes armés illicites, a déclaré que dix narcotrafiquants mexicains ont été appréhendés au pays, au cours des derniers jours.Mais la récente violence politique au Guerrero est toutefois à l\u2019ordre du jour au Congrès mexicain.«Depuis un mois, un climat de répression, d\u2019impunité et d\u2019insécurité sociale s\u2019est imposé au Guerrero», a dénoncé un député du Parti d\u2019opposition de la révolution démocratique (PRD).Le cinq juin dernier, deux militants du PRD ont été assassinés à Chichihualco.Cinq jours plus tôt, des policiers ont chassé violemment 500 manifestants, ayant occupé les abords de la mairie de Tecoanapa pour dénoncer leurs problèmes d\u2019approvisionnement d\u2019eau.Sans avertissement, la brigade a attaqué les habitants en leur lançant des pierres, en les matraquant et en tirant des coups de feu.Quelque 50 personnes ont été gravement blessées.Le gouverneur de l\u2019Etat, Ruben Figueroa, a aussi nié l\u2019existence d\u2019un front guérillero au Guerrero, identique à celui du Chiapas.Cette situation s\u2019avérerait catastrophique pour l\u2019armée mexicaine qui, selon une étude réalisée par RÉND Corporation, serait incapable de résister à plus d\u2019un front de combat.Les nouvelles acquisitions d\u2019armements et l\u2019organisation d\u2019une unité de déploiement rapide pourraient toutefois améliorer ces performances.Le budget du ministère a été haussé de 18,8% cette année, pour atteindre une somme d\u2019environ trois milliardsS US.La fabrication interne de matériel militaire s\u2019est accrue de 70% en 1993 et près de 300 camions blindés ont été livrés au camp militaire central, assurant la riposte armée des troupes.Les exercices des soldats se sont récemment intensifiés, à tel point que plusieurs secteurs de la population y voient une provoca: tion de l\u2019armée, visant à réprimer les troubles qui pourraient éclater après les élections du 21 août prochain.«L\u2019armée n\u2019est pas préparée pour affronter les désordres post-électoraux, a répliqué M.Riviello.Le jour du suffrage, notre rôle consistera à veiller sur le contenu des urnes.» Le ministère de la Défense nationale a augmenté ses opérations pour éviter l\u2019introduction d\u2019armement illégal sur le territoire national, depuis les événements du Chiapas en début d\u2019année.Mais à ce jour, il n\u2019a fourni aucune preuve de la contrebande d\u2019AK-47 au pays.L\u2019arrestation, mercredi dernier, d\u2019un agent de la police judiciaire fédérale transportant dix AK-47, a fait dire à Martin Longoria, défenseur des droits humains du PRD, que «ceux qui importent les armes de haut calibre sont associés aux forces policières ou militaires répressives».L\u2019emprisonnement illégal du général José Francisco Gallardo, militaire de carrière et promoteur de la nomination d\u2019un ombudsman au sein des forces armées, fait tout autant redouter les abus des autorités militaires.Premier vol expérimental du Boeing 777 Everett, Washington (Reuter) - Le Boeing 777, qui est le plus gros bi-réacteur du monde, a atterri hier à l\u2019issue d\u2019un premier vol expérimental d\u2019une durée de près de quatre heures.L\u2019avion, dont le lancement constitue le pari le plus risqué de la firme de Seattle depuis celui du Jumbo 747 dans les années 60, a pris l\u2019air avec à son bord près de 20 tonnes d\u2019équipement et seulement deux passagers \u2014le pilote et le co-pilote.Un avion militaire d\u2019entraînement T-33 le suivait comme son ombre.«C\u2019était fantastique, fantastique», a déclaré le pilote John Cashman, accueilli après son atterrissage par le président de Boeing, Frank Shrontz.Le 777, dont le premier exemplaire commercial sera livré à la compagnie United Airlines en mai 1995, a pour objectif de combler un vide dans la gamme Bœing.Il entrera en concurrence avec des appareils du constructeur américain McDonnell Douglas Corp.et du consortium européen Airbus Industrie.JAPON SUITE DE LA PAGE 1 cet essai a trouvé écho chez les Japonais: 700 000 exemplaires du livre ont été vendus jusqu\u2019ici.En quête d\u2019un équivalent nippon du «rêve américain», Ichiro Ozawa croit simplement que les Japonais méritent mieux: ils doivent éliminer les contraintes qui les empêchent de jouir d\u2019une meilleure qualité de vie.Au cœur de son «rêve japonais», M.Ozawa place l\u2019individu.Chacun d\u2019entre-eux, croit-il, doit notamment «se libérer» de Tokyo, la mégapole de 40 millions d\u2019habitants, des entreprises japonaises, du travail et de lliyper-reglemen-tation de la société.«La question n\u2019est pas de savoir «si» mais bien «comment» le Japon doit se réformer», écrit-il.Et Monsieur Ozawa a un plan.Vaste, il touche tous les aspects de la société: réforme du système électoral, création d\u2019un véritable bipartisme japonais, décentralisation du pouvoir vers les régions, réforme de la taxation, ouverture au commerce, internationalisation du pays, etc.En fait, pour l\u2019essentiel, ses idées à saveur néoconservatrice sont celles-là mêmes qui occupent l\u2019avant-scène des débats politiques en ce moment Triompheront-elles?Les Japonais s\u2019accordent à dire que des «réformes» sont nécessaires.Mais, voilà, s\u2019ils aiment ses idées, ils n\u2019aiment pas beaucoup les manières de M.Ozawa.Homme de l\u2019ancien régime, élu la première fois en 1969 sous la bannière du PLD, il a grandi au sein d\u2019un système politique qui a vu trois premiers ministres perdre leur poste à la suite de scandales retentissants.En 1989, il a même obtenu un poste-clé, secrétaire général de l\u2019administration Miyazawa, qu\u2019il occupera pendant deux ans.Lorsqu\u2019il quitte le PLD en octobre 1992, accompagné de l\u2019actuel premier ministre japonais Tsutomo Hata et d\u2019une poignée de députés, il sonnait le glas du PLD.Homme des coulisses, Ichiro Ozawa a adopté une stratégie qui ébranle les habitudes de ce pays qu\u2019il décrit lui-même comme celui du consensus à tout prix.A la fin avril, ce sont ses manœuvres en coulisses, un peu trop brutales au goût du Parti socialiste du Japon, qui ont brisé la fragile coalition de huit partis politiques au pouvoir pendant huit mois et entraîné la formation du gouvernement minoritaire du premier ministre Tsutomo Hata.Nul ne peut prédire si le gouvernement minoritaire Hata survivra aux luttes de pouvoir qui s\u2019annoncent avec l\u2019adoption la semaine dernière du budget 1994, retardée par la démission de l\u2019ex-pre-mier ministre Mosokawa.le: LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS: DU LUNDI AU VENDREDI DE 9HOO À 16H30 RENSEIGNEMENTS ADMINISTRATION (514)985-3333 (514)985-3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS FRAIS ELECTIONS 65 des 87 sièges pour les travaillistes en Grande-Bretagne SUITE DE LA PAGE 1 étaient publiés également à partir d\u2019hier.La participation est restée globalement faible, et même si elle est plus élevée que prévu dans certains pays, elle pourrait être inférieure au chiffre de 1989 (58,4%).En France le taux de participation était évalué à 55%, contre 48,7 % en 1989.Les Pays-Bas ont enregistré leur taux de participation historiquement le plus faible (35,6%), comme le Portugal (35 à 40%).En Italie, les partis de droite confirment leur succès des élections législatives de mars.Selon un sondage de l\u2019institut Cirm diffusé par la chaîne publique RAI, les trois principaux partis membres de la coalition au pouvoir en Italie ont obtenu 48,5% des voix, avec 27,5% pour Forza Italia, 7,5% pour la Ligue du nord et 13,5% pour l\u2019Alliance nationale.Le Parti démocratique de la gauche (PDS, ex-communiste) , principal parti d\u2019opposition, a emporté de son côté 19,5% des voix.En Allemagne, où les européennes constituaient le seul test grandeur nature avant les législatives d\u2019octobre, les 38,9% à 40% des unions chrétiennes-démocrates constituent un succès pour le chancelier Kohl, mais l\u2019échec de son allié libéral, menacé de ne pas franchir la barre des 5%, est de mauvais augure pour la coalition gouvernementale.Les sociaux-démocrates de Rudolf Scharping enregistrent un revers, avec 32,7% des suffrages (37,3 en 1989) mais avec les Verts, qui progressent de 8,4% à 10,3%, ils seraient virtuellement majoritaires dans le pays en cas d\u2019alliance.Les Espagnols ont quant à eux infligé un sérieux échec aux socialistes au pouvoir, victimes de la crise économique et d\u2019une récente vague de scandales.Le PSOE recueille 30,7% des voix, contre 39,3% au Parti Populaire (opposition de droite).En France, où la campagne a été dominée par la perspective des présidentielles de 1995, selon les estimations réalisées par les instituts de sondage à la sortie des urnes, la liste d\u2019union RPR-UDF conduite par Dominique Baudis recueillerait 27% des voix et la liste PS de Michel Rocard 14,5%.Les listes de l\u2019UDF anti-Maas-tricht Philippe de Villiers et de Bernard Tapie (Mouvement des radicaux de gauche) ont réussi leur percée au-delà de leurs espérances puisqu\u2019elles obtiennent toutes deux selon ces mêmes estimations autour de 12% des voix.La liste Front national d\u2019extrême-droite conduite par Jean-Marie Le Pen suit avec environ 9,5%.Les écologistes s\u2019effondrent, n\u2019obtenant sur deux listes que respectivement 2,04 et 3,04 % des voix et aucun siège, après 10,6 % et 9 sièges en 1989.La liste des intellectuels, «L\u2019Europe commence à Sarajevo», qui avait un temps créé l\u2019évènement en mettant le sort de la Bosnie au cœur de la campagne électorale, n\u2019est créditée que de 1,73 %.En Grande-Bretagne, le Parti travailliste obtiendra 65 des 87 sièges réservés à la Grande-Bretagne au Parlement de Strasbourg.Les conservateurs du premier ministre John Major perdraient 18 de leurs 32 sièges et les centristes Dem-Lib feraient pour la première fois leur entrée au Parlement européen, avec trois sièges.Les socialistes portugais, première force d\u2019opposition, sortent vainqueurs de la consultation avec 34,5 à 36,7% des suffrages, devant le parti gouvernemental de centre-droit PSD (32,6 à 34,5%).En Grèce, les premières indications donnaient les socialistes d\u2019Andréas Pa-pandréou gagnants avec 38,5 à 40,5% des voix.Aux Pays-Bas les chrétiens-démocrates, battus lors des dernières législatives, retrouvent leur place de premier parti du pays avec 30,8% des voix.Au Luxembourg la coalition chrétiens-sociaux/socialistes subit des pertes légères et reste majoritaire.En Irlande, le principal parti de la coalition gouvernementale, Fian-na Fail a remporté sept sjèges sur les quinze à pourvoir.À Copenhague, on s\u2019attendait à une percée des listes anti-européennes, créditées de quatre à cinq sièges sur seize.En Belgique les premiers résultats reflètent une baisse des partis traditionnels, et en particulier des socialistes et des sociaux-chrétiens qui constituent la coalition gouvernementale en place.Par ailleurs, l\u2019Autriche a voté massivement en faveur de son adhésion à l\u2019Union Européenne, lors du référendum d\u2019hier, et sera donc membre de l\u2019UE le 1er janvier prochain.66,39% des suffrages exprimés se sont portés sur le «oui» contre 33,61% sur le «non», selon les résultats officiels provisoires.ECES CLOUTIER, JEANNE, T.S.P.À Montréal, le 11 juin 1994, à l\u2019âge de 73 ans, est décédée Mlle Jeanne Cloutier, T.S.P., fille de feu J.Émile Cloutier et de feu Fabiola Gervais.Elle a fait carrière à la Société de service social aux familles, au Conseil des Œvres de Montréal où elle a fondé le Centre de Bénévolat \u2014section française, à la Société d\u2019Adoption ainsi qu\u2019au Programme Nouveaux Horizons du ministère fédéral de la Santé.Elle laisse dans le deuil ses frères Dr Yvon, dentiste (Gaby Guilbeault), Me Jean-Pierre (Agathe Lafortune), ses soeurs Marcelle (Jacques Boudrias), Camille Cantin, Monique (Marcel Baillargeon).Elle était la sœur de Paul, notaire, décédé en 1964 et de Gilles, pharmacien, décédé en 1975.Elle laisse également ses belles-sœurs Jacqueline Couture et Denise Fagnant, 19 neveux et nièces ainsi que leurs conjoints et leurs enfants.Les funérailles auront lieu le mardi 14 juin à 11h00.Le convoi funèbre partira du Salon Urgel Bourgie, 790 ave Sainte-Croix, Ville Saint-Laurent, pour se rendre à l\u2019église Saint-Laurent où le service sera célébré et de là au cimetière Côte-des-Neiges.Au lieu de fleurs, des dons à la Société Canadienne du Cancer seraient appréciés.Mlle Cloutier sera exposée le 13 juin de 14h00 à 17h00 et de 19h00 à 22h00 et le matin des funérailles à partir de 10h00.(514) 985-3344 (514) 985-3344 (514) 985-3399 1-800 363-0305 SERVICE À LA CLIENTÈLE \u2022 Extérieur (sans frais) % r 1-800-463-7559 DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 À 16H30 2050, RUE DE BLEURY.9E ÉTAGE.MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A 3M9 SERVICE DES ABONNEMENTS lu numéros de téléphone luirent! sont ralibles pour le service de lirritson par camelot et pour les abonnements posta».Montréal\t(514) 985-3355 J- DEVOIR est publie par LE DEVOIR Inc.dont le siège social est situé au numéro 2050 de Bleury 9eétage Montréal (Québec), RTA3M9 11 e« imprimé- par\tS^^bUdlé^) 9kS\" nformations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.775 bout Lebeau, St-Laurent Envol de publication Enregistrement no rmors.wepot kk i di i 06 'ismmi Économie familiale 2e secondaire 4 manuels d'apprentissage et guides d'enseignement à paraître Gaétane B.Bellemare, Agnès Charles Diane S.Carignan et Suzette Milette 4cv^üQ»*ec' Y- îAO^, ^r\\ T^S-^51 yp£@ ^ , Selon le nouveau programme LE DEVOIR Agenda culturel Page B6 Culture Page B8 Économie Page B2 Les sports Page B5 L'ENTREVUE Pour la domination du savoir Le président et chef des opérations de la Banque Nationale: un acteur de premier plan et observateur priviligié de la chose économique SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Le chaos est une composante du monde.Il est un acteur de son agencement.Jusqu\u2019à quel point ou degré?Impossible évidemment de le quantifier.Chose certaine, le chaos est un état, un fait.Dire ou souligner, cela ne signifie pas émettre une opinion, mais bien établir un constat.Bref, le chaos se prête mal à la subjectivité.De toutes les sciences dites humaines ou sociales, c\u2019est probablement l\u2019économie qui en ressent les effets avec le plus d\u2019intensité.Sur ce front, celui de l\u2019économie, le désordre imprime un cours aux échos d\u2019autant plus spectaculaires que cette activité tient du plus grand dénominateur commun.Prenez le serpent monétaire.«Ce pauvre serpent, précurseur de la monnaie européenne unique, avait pour but de rétablir l\u2019ordre et la stabilité.A force de soutenir des sinuosités impossibles, il engendra un désordre plus grand.L\u2019ordre naît du chaos; il émerge, fort d\u2019avoir été le sous-produit des circonstances.Le désordre naît de l\u2019ordre imposé.» M.Léon Courville est l\u2019auteur de ces lignes.Il occupe une fonction de poids, un poste influent au sein de la communauté économique en tant que président et chef des opérations de la Banque Nationale.Il est donc un acteur de premier plan comme il est un observateur priviligié de la chose économique.Pendant des années, M.Courville a enseigné l\u2019économie.Il a même été directeur de l\u2019Institut d\u2019écpnomie appliquée de l\u2019École des Hautes Études Commerciales avant d\u2019être professeur titulaire.Pendant toutes ces années, il a signé beaucoup de recherches sur des sujets passablement complexes.Il a abondamment écrit.Il y a de l\u2019intellectuel en lui.Il est un intellectuel.Même qu\u2019il y a de l\u2019épistémologue en lui.De cet épithète, il se défend.Le qualifier d\u2019intellectuel en cours d\u2019entrevue, le fait tiquer.Léon Courville est homme à récuser toute définition.Cela se comprend.Dans un monde où la «médiacratie» confectionne des bonnets d\u2019âne à tous ceux et celles qui osent penser ou réfléchir pour mieux couronner les apprentis sorciers, les intellectuels, forcément, ont adopté un profil bas.C\u2019est idiot.C\u2019est comme ça.Mais c\u2019est un autre sujet Le besoin d\u2019éclectisme Toujours est-il que notre homme rejette le label néo-libéral.L\u2019inviter à préciser le ou les moteurs des réflexions qu\u2019il vient de coucher par écrit dans un livre intitulé Piloter dans la tempête aux éditions Québec-Amérique des Presses des HEC, c\u2019est apprendre que fondamentalement il est un éclectique.«J\u2019ai besoin d\u2019éclectisme», précise-t-il.Il est une bête curieuse qui se nourrit de l\u2019histoire, la philosophie, la littérature, la sociologie, l\u2019économie, évidemment, et de.l\u2019action.L\u2019action, la capacité d\u2019agir, ou, plus précisément, les mécanismes qui lui sont afférents ont stimulé à bien des égards la confection de l\u2019ouvrage qu\u2019aujourd\u2019hui il nous propose afin de partager les moyens permettant de «faire face aux défis de la nouvelle économie.» Ce livre se veut une description, «une analyse de la tendance lourde» qui a cours ou distingue la vie économique du temps présent.Il ne s\u2019agit pas d\u2019un de ces ouvrages plein de ces recettes qui, une fois bien mijo-tées, vous ouvre les portes du nirvana financier.A l\u2019égard de ce type de bouquins, M.Courville se montre d\u2019ailleurs cinglant.«Je ne nie pas l\u2019importance des ouvrages complets et descriptifs, mais je m\u2019en méfie.Torn Peters est un bon exemple: aurait-il écrit sur le chaos s\u2019il ne s\u2019était pas couvert de ridicule avec ces modèles à imiter dans son livre intitulé In Search of Excellence.» Mieux ou pire, dans l\u2019introduction de son livre il souligne: «Qualité totale, juste-à-temps, cercles de qualité, rémunération participative, imputabilité, impartition, stratégie industrielle, privatisation: les deux décen- Même s\u2019il a beaucoup écrit, Léon Courville refuse de se définir comme intellectuel.nies ont habitué les entrepreneurs, les gestionnaires privés ou publics à toutes sortes de modes.Elles leur ont proposé des mots d\u2019ordre multiples qui devaient les aider à éviter les écueils d\u2019un nouveau péril, la mondialisation des marchés.«Mais au bout du compte, cela ne nous a pas empêchés de connaître une récession qui touche quasiment toutes les économies occidentales.Contrairement aux autres creux de nos cycles économiques, cette période difficile semble se prolonger et s\u2019accompagne de désordres économiques, politiques et sociaux à l\u2019échelle de la planète.Tout ce passe comme si nous avions perdu les rênes de l\u2019économie.» Ce si, ce «comme si», ce conditionnel est inutile.Les rênes de l\u2019économie nous les avons, pour l\u2019instant du moins, bel et bien perdues.La mondialisation aidant, l\u2019économie est devenue une espèce de boîte de Pandore.S\u2019il est vrai, s\u2019il est exact que l\u2019Histoire ne se répète pas, l\u2019état présent de l\u2019économie propose bien des analogies avec l\u2019état qui prévalait lors de la Révolution industrielle.Nous sommes plongés en pleine révolution industrielle et nous ne savons pas sur quoi elle va déboucher.De «trompeuses incertitudes» «Finie l\u2019ère de l\u2019opulence! Regardons autour de nous: les gens qui espéraient une société des loisirs n\u2019ont jamais tant travailler pour conserver un emploi qui n\u2019a jamais été aussi précaire.L\u2019avenir ne semble plus assuré pour personne.Nous sommes entrés dans un jeu à somme nulle et donc, pour chaque gagnant, il y a maintenant un per- dant.Notre ancien entendement de l\u2019économie est complètement bouleversé.» Dans un tel contexte, nous n\u2019avons pas d\u2019autre alternative que de bouleverser ou, à tout le moins, interroger les valeurs intrinsèques à certaines certitudes.Ces «trompeuses certitudes», pour reprendre le qualificatif de M.Courville, sur lesquelles ont été élaborés bien des enseignements qui ont «Finie Père de Populence! Regardons autour de nous: les gens qui espéraient une société des loisirs n\u2019ont jamais tant travaillé pour conserver un emploi qui n\u2019a jamais été aussi précaire.L\u2019avenir ne semble plus assuré pour personne.» cours dans les facultés de commerce.Économies d\u2019échelle, courbes d\u2019apprentissage, organisation de la production , et surtout, surtout, la planification stratégique sont quelques-unes de ces certitudes qu\u2019ils fau-draient ranger dans le bazar de l\u2019histoire.Elles sont des mythes.Elles n\u2019ont plus de raison d\u2019être.En les considérant encore aujourd\u2019hui comme les points cardinaux du développement de l\u2019entreprise, on ne fait qu\u2019entretenir des leurres qui freinent ou empêchent le développement et l\u2019épanouissement de celle-ci.Prenez la planificaion stratégique.«Les choses se sont vraiment gâtées lorsque, dans les années 80, les gestionnaires ont inventé leur dernière recette basée sur une vi- PHOTO JACQUES GRENIER sion de croissance continue: la planification stratégique.Il s\u2019agit là d\u2019une belle antinomie, car il est difficile d\u2019imaginer comment on peut s\u2019adonner en même temps à la planification et à la stratégie.«La planification met en forme, de façon aussi précise que possible, l\u2019ensemble de l\u2019organisation.Elle débouche sur la coordination.Elle a donc besoin d\u2019un but précis.Or, la stratégie, elle, consiste à donner une orientation d\u2019ensemble en fonction d\u2019une cible encore floue, mal définie.C\u2019est au cours des manœuvres, de l\u2019approche, que la cible se définit progressivement.La stratégie s\u2019adapte à l\u2019environnement, la planification impose ses réalisations à l\u2019environnement.Marier les deux approches revient à viser une cible mobile avec un canon fixe.» Au lieu de composer avec ce qui se révèle, avec ce qui est un hiatus, on devrait favoriser l\u2019expression de l\u2019innovation, de la création.On devrait encourager la traduction dans les faits de ce qui est pensé, de ce qui est conçu.En clair, le gestionnaire doit stimuler tout ce qui concourt à libérer, pour ainsi dire, la matière grise.Surtout celle qui se trouve sur le front.Celle qui est en contact direct et constant avec le consommateur.«Nous sommes passés de la domination du pouvoir à celle du savoir.L\u2019entreprise agile, décentralisée et proche du client repose sur la capacité des équipes de travail à agir vite et bien.Cette compétence ne se commande pas: seul le savoir permet cela.Contrairement à ce qu\u2019enseignait la planification, la pensée ne vient plus avant l\u2019action, elle naît de l\u2019action, elle lui est simultanée.» Conclusion, «nous devons passer de la domination du pouvoir à la domination du savoir.» Un homme éclectique Lorsqu\u2019il part en vacances, Léon Courville amène davantage de livres que de vêtements.Ce goût pour les livres est plus du ressort.de la passion que de la curiosité.A preuve, quand il en parle, des livres, c\u2019est avec abondance ou pour confier sa frustration de ne pas avoir encore entamé le dernier roman d\u2019Isabel Allende.Il aime les livres au point de se répéter.Vous le rencontrez lors du lancement de son ouvrage intitulé Piloter dans la tempête, il insiste sur le passage emprunté à Marguerite Yourcenar en guise d\u2019exergue.Il s\u2019emparera même de votre copie pour lire, de vive voue, le passage en question.Vous le rencontrez une quinzaine de jours plus tard, il répétera l\u2019exercice même si vous lui signalez qu\u2019en plus (Je l\u2019avoir lu, lui-même vous l\u2019a déjà lu.Le passage?On vous le donne en mille: «.et le temps pour s\u2019instruire par leurs fautes n\u2019est pas plus donné aux empires qu\u2019aux hommes.Là où un tisserand rapiécerait sa toile, où un calculateur habile corrigerait ses erreurs, où l\u2019artiste retoucherait son chef-d\u2019oeuvre encore imparfait ou endommagé à peine, la nature préfère repartir à même l\u2019argile, à même le chaos, et ce gaspillage est ce qu\u2019on nomme l\u2019ordre des choses.» C\u2019est extrait des Mémoires d'Hadrien.S\u2019appuyer sur Yourcenar pour illustrer ou souligner tel ou tel aspect de l\u2019économie, autrement dit, faire le pont entre des éléments en apparence dissemblables est très «dans la manière Courville.» Il est ainsi parce qu\u2019il est très vif d\u2019esprit.Rapide et impulsif.Même qu\u2019il est déroutant.Au détour d\u2019une phrase, il vous apostrophera pour vous signaler qu\u2019il n\u2019était pas tellement d\u2019accord avec la critique que notre collègue Sylvain Cormier avait signée dans la foulée du show de Pink Floyd.Et si vous rétorquez en soulignant «M.Courville, c\u2019est les Stones qui ont raison; Pink Floyd, c\u2019est des variétés», il vous répondra: «Tu veux me contrarier.Pink Floyd, pour moi, c\u2019est comme de la musique classique.Chez moi, tous leurs disques sont avec Schubert, Mozart et tous les grands compositeurs.» Chez lui, c\u2019est à la campagne.A Bro-mont «C\u2019est là qu\u2019est ma maison», affir-me-t-il sur un ton empreint de passion.Si à Montréal, il a un pied-à-terre, c\u2019est bel et bien à Bromont qu\u2019il se sent chez lui.Qu\u2019il a tous ses livres et ses disques.Et des haches et un tracteur.L\u2019un de ses dadas consiste à bûcher, à nettoyer, à entretenir son érablière.Il préfère corder lui-même le bois que de le faire corder.Il préfère planter lui-même des fleurs que de les faire planter.Il préfère rénover lui-même que de faire rénover.Tout cela parce qu\u2019il aime faire.«Parce que j\u2019aime l\u2019action.» Jeune, il a tellement agi qu\u2019au Collège André Grasset, ils l\u2019ont mis à la porte.Pourquoi?Sourire en coin, il refrisera de vous dévoiler le fin de l\u2019histoire tout en précisant dans la foulée qu\u2019à çe collège il a été rapidement réengagé.A l\u2019écouter, on a l\u2019impression \u2014 ce n\u2019est qu\u2019une impression \u2014, qu\u2019il n\u2019a jamais du être un premier de classe mais bien un deuxième de classe pour cause d\u2019indiscipline.Le genre doué mais perturbateur.Chose certaine, il a été suffisamment doué pour obtenir un doctorat d\u2019une des plus prestigieuses universités américaines, la Camegie-Mellon University, après avoir fait une licence en économie aux HEC.Étudier l\u2019économie au sein d\u2019une faculté de gestion, c\u2019est du Courville tout craché.Aller à la rencontre, sur un mode très volontariste, de ce qu\u2019il ne connaît pas encore, cela pourrait bien être un de ses mottos.S.T I.K I) K V » I K .I.H LUNDI la J HI N I il fl | ?B 5 TENNIS : Martin remporte le tournoi du Queen\u2019s contre Sampras Londres (AP) \u2014 L\u2019Américain Todd Martin, tête de sé-t rie numéro 5, a remporté le Tournoi de tennis du Queen's à Londres en battant en finale son compatriote Pete Sampras, tête de série no 1, grâce à deux jeux déci-; sifs: 7-6 (7-4) et 7-6 (7-4).Le Tournoi du Queen\u2019s, sur herbe, doté d\u2019un enjeu de 625 000 $, constitue chaque année une préparation pour le Tournoi de Wimbledon.Martin a réalisé 15 as dans la partie pour vaincre Sampras \u2014 pour la première fois en quatre rencontres.«C\u2019est un peu frustrant de perdre un match sans perdre ¦bin service, a commenté Sampras.Quand on en arrive au bris d\u2019égalité (jeu décisif) dans le tennis sur herbe, cela devient du pile ou face.Aujourd\u2019hui je n\u2019ai pas su faire les bris, et il faut simplement l\u2019en féliciter.» Sampras, qui avait disputé sept finales cette année, les avait toutes gagnées.Sa dernière défaite dans une finale remonte à novembre dernier, dans le Championnat ATP à Francfort contre l\u2019Allemand Michael Stich.A Roland-Garros, Sampras avait été battu en quart de finale par son compatriote Jim Courier.?Rusedski au tournoi du circuit IBM-ATP Londres \u2014 Poursuivant sa préparation en vue du tournoi de Wimbledon, Greg Rusedksi, de Pointe-Claire, sera à Manchester dans le nord-ouest de l\u2019Angleterre, cette semaine, où il prendra part à un tournoi du circuit IBM-ATP.Classé 50e au monde, Rusedski affrontera en première ronde l\u2019Américain Chuck Adams.La semaine dernière, Rusedski a atteint la troisième ronde du tournoi de Queen\u2019s, où il s\u2019est incliné en trois sets contre l\u2019Américain Todd Martin.Celui-ci devait éventuellement enlever les honneurs du tournoi, battant en finale son compatriote et premier joueur mondial Pete Sampras, hier.Grant Connell, de Vancouver, et son partenaire américain Pat Galbraith, seront présents à ce gala, où ils seront honorés pour leur première place au classement de ; double en 1993.\u2022 \u2022 ; Connell, l\u2019Albertain Albert Chang et les Ontariens Da-; rriçl Nestor et Brian Gyetko vont prendre part aux quali-: fixations pour le tournoi de Wimbledon, sur les courts de \u2018 Roehampton au sud de Londres.Coupe du monde L\u2019équipe canadienne invoque la fatigue Toronto (PC) - Au terme d\u2019un marathon de cinq matches en 12 jours, les joueurs de l\u2019équipe canadienne de soccer n\u2019avaient plus les jambes pour tenir \u2022 leur bout contre la vitesse des Néerlandais.Ceux-ci les ont écrasés 3-0, grâce à trois buts en première demie.Le Canada avait entrepris sa série de matches hors-.concours contre des formations qui prendront part à la i Coupe du monde avec des résultats nuis de 1-1 face au f Maroc et au Brésil, avant de subir des défaites de 2-0 aux mains de l\u2019Allemagne et de l\u2019Espagne.«Je pense qu\u2019aujourd\u2019hui nous sommes justifiés d\u2019invoquer la fatigue», a dit l\u2019entraîneur de l\u2019équipe canadienne, Bob Lenarduzzi.1 Dennis Bergkamp a donné le ton aux Néerlandais avec un but après seulement sept minutes de jeu.Deux autres buts avant la mi-temps ont réglé le cas des Canadiens.«Nous avons marqué ces trois buts et nous aurions pu en ajouter d\u2019autres», a dit Bergkamp, qui a cependant reconnu que son équipe avait eu la vie plus facile que le Brésil et l\u2019Allemagne contre des Canadiens à bout de force.«Quatre matches en une semaine, c\u2019est trop difficile», a-t-il ajouté à la décharge des Canadiens.Jacques Villeneuve termine septième à Détroit Detroit \u2014 Dans un cavalier seul, le Torontois Paul Tracy a donné à la puissante équipe Penske sa cinquième victoire consécutive sur le circuit Indy, hier après-midi au Grand Prix de Detroit.Le Québécois Jacques Villeneuve s\u2019est classé septiè-: me au volant de sa Reynard, ce qui lui a valu six points : au classement des pilotes et lui a permis de maintenir sa : dixième place, avec 26 points au total.Il était septième à .la grille de départ Tracy a devancé par 9,25 secondes au fil d\u2019arrivée son coéquipier Emerson Fittipaldi.Son temps de deux heures 32 minutes et 39 secondes lui a permis d\u2019améliorer de quatre minutes 13 secondes le record de la course de Danny Sullivan établi l\u2019année dernière.Ce fut dans l\u2019ensemble une course difficile, ponctuée d\u2019accrochages et d\u2019accidents.Neuf des 28 pilotes au départ n\u2019ont pu terminer l\u2019épreuve.Villeneuve s\u2019est battu vaillamment malgré une voiture qui manquait de puissance.Al Unser fils, vainqueur des trois courses précédentes sur le circuit, s\u2019est retrouvé dans un amoncellement de pneus après un accrochage avec Tracy, à 40 tours de la fin de cette course de 77 tours.Il a dû se contenter de la 10e position.PGA: une bataille de birdies Harrisson, N.Y.(AP) \u2014 Lee Janzen et Emie Els, deux étoiles montantes sur le circuit de la PGA, se sont livré une bataille de birdies lors de la dernière ronde de la classique Buick, et le vainqueur de l\u2019omnium des Etats-Unis l\u2019an dernier, l\u2019a finalement emporté par la marge de trois coups.C\u2019était la première victoire de Janzen depuis son triomphe inattendu, il y a 51 semaines sur le parcours Baltusrol de Springfield, au New Jersey.Il partira donc .parmi les favoris, jeudi, lors de l\u2019édition 1994 qui sera : présentée à Oakmont près de Pittsburgh.Janzen a remporté la classique Buick au 16e, une normale trois de 204 verges, lorsqu\u2019il a réussi un birdie à l\u2019aide d\u2019un roulé de 35 pieds pour rompre l\u2019égalité avec Els à moins 14.Le Sud-Africain devait commettre une erreur sur le même trou en commettant un bogey et glis-ser à moins 13.HASEBALL Les Expos fléchissent devant les Mets RICHAKI) M ILO PRESSE CANADIENNE New York \u2014 Du deux pour un, hier.Dans un match interrompu pendant une heure et six minutes à cause de la pluir, 1rs Expos sc sont inclinés devant Kevin McReynolds, un gars qui ne fait pas les choses à moitié contre eux.McReynolds a réussi deux circuits pour produire quatre points dans la victoire des Mets, 5-4, devant 28 429 personnes.La défaite a repoussé les Expos à trois parties des Braves.Ils tentaient de balayer les honneurs d\u2019une série de quatre matches à New York pour la première fois depuis 1979.«Ce lut un match difficile et ce n\u2019est définitivement pas facile de balayer une série de quatre rencontres, a dit Felipe Alou.J\u2019accepte volontiers trois victoires sur quatre.Ils ont une bonne équipe.» McReynolds, qui a maintenant réussi 27 circuits en carrière contre les Expos, avait claqué un circuit de trois points contre Gabe White plus tôt dans le match.À la huitième, son deuxième circuit, un coup en solo contre Mel Rojas (2-2), a brisé l\u2019égalité de 4-4 au\u2019avait créée Cliff Floyd avec un simple d'un point.«On lui a donné de bons lancers à frap-er.C\u2019est un vétéran.Il aime étendre les ras et c\u2019est ce qu\u2019il a fait», a noté Alou.N\u2019ayant pas sa précision habituelle, Gabe White, lui, a lancé à moitié.A son quatrième départ dans les ligues majeures, il n\u2019a travaillé que deux manches et un tiers, allouant quatre points et autant de coups sûrs, dont deux circuits, un coup en solo de David Segui et le coup de trois points de McReynolds.En 19 manches et un tiers, il a déjà donné quatre circuits.Le premier circuit de McReynolds l\u2019a chassé du match après que les Expos eurent pris l'avance 3-1 à la suite d\u2019une poussée couronnée par un simple d\u2019un point de Moises Alou.Alou produisait ainsi un lüe point au cours de la série.McReynolds n\u2019avait pas réussi un circuit depuis suc semaines.11 s\u2019agissait de son 12e match de deux circuits.Il totalise maintenant 88 points produits contre l\u2019équipe montréalaise.En 1991, il avait claqué un grand chelem contre Scott Ruskin, un gaucher qui était passé aux Expos avec Moises Alou clans l\u2019échange de Zane Smith aux Pirates de Pittsburgh.En relève à White, Butch Henry n\u2019a donné que deux coups sûrs en trois manches et deux tiers.Josias Manzanilo (1-1) a remporté sa première victoire dans la Ligue nationale.John Franco a protégé sa 14e victoire, la 250e de sa carrière.yfâWIWSSniifn 1ïi« M Vçjfa S' ILxî Ni Faisant cavalier seul Schumacher a réussi à conserver la première position jusqu\u2019à la fin.PHOTO JACQUES GRENIER MOLSON PHOTO JACQUES GRENIER Schumacher décroche sa cinquième victoire de la saison Le 16e Grand Prix de Montréal se déroule sans incidents MARC DELBÈS PRESSE CANADIENNE Michael Schumacher et sa Benetton sont demeurés intouchables, hier, sur le circuit Gilles-Villeneuve de l\u2019île Notre-Dame, et l\u2019Allemand a décroché sa cinquième victoire de la saison pour conforter son emprise sur le championnat du monde des pilotes.Deuxième à ses deux premières participations au Grand Prix du Canada de Formule un, Schumacher n\u2019a laissé planer aucun doute sur ses intentions.Il a devancé avec facilité le Britannique Damon Hill sur Williams-Renault, relégué à 39 secondes, et le Français Jean Alesi sur Ferrari.Une domination sans partage puisque seulement trois voitures ont terminé dans le même tour que le vainqueur.Schumacher revendique maintenant 56 points au championnat du monde, 33 de plus que Hill.Inquiété quelques instants au départ par les deux Ferrari d\u2019Alesi et de Gerhard Berger, il n\u2019a jamais cédé sa position de commande même s\u2019il s\u2019est permis un arrêt aux puits pour changer ses pneumatiques.«Mon départ n\u2019a pas été aussi parfait que les autres depuis le début de la saison, a affirmé Schumacher, détenteur de la position de tête.Jean est reconnu pour réussir de bons départs et je voulais à tout prix rentrer dans le premier virage en avant.«J\u2019ai poussé à fond dans les dix premiers tours pour prendre une bonne avance car j\u2019ignorais si les Ferrari s\u2019arrêteraient une ou deux fois.Par la suite, j\u2019ai modéré.» Schumacher a d\u2019ailleurs signé le meilleur tour de piste en 1:28,927 à la vitesse moyenne de 180,147 kmh au 31e tour.Alesi a tout tenté au départ mais il a dû se résigner à laisser filer Schumacher.«Le départ a donné lieu à une belle bagarre, a-t-il noté.Je me suis porté à la hauteur de Michael à l\u2019intérieur pendant que Gerhard fonçait à l\u2019extérieur.Mais j\u2019ai préféré lever le pied car la piste était poussiéreuse à cet endroit et le dépassement était trop risqué.Il était important pour moi de terminer l\u2019épreuve.» Aucun incident Au grand soulagement des organisateurs, aucun incident n\u2019est venu marquer la 16e édition du Grand Prix à Montréal et même les conditions climatiques se sont mises de la partie.De fait, il est bien tombé quelques gouttes mais rien pour inquiéter ni les pilotes ni les spectateurs.Le Brésilien Christian Fittipaldi a toutefois appris une mauvaise nouvelle apès la course puisque sa Footwoork, qu\u2019il avait classée sixième, a été disqualifiée.Les commissaires ont déterminé qu\u2019elle était trop légère de deux kilos.La décision a fait l\u2019affaire du Finlandais JJ.Letho (Benetton) qui a ainsi obtenu ses premiers points de la saison.Malgré ce cavalier seul en tête, la course n\u2019a pas été inintéressante pour les spectateurs avec quelques belles luttes en arrière plan.Ainsi Hill, surpris par son coéquipier David Coulthard au départ, lui a fait la barbe après plusieurs tentatives infructueuses au neuvième tour, peu avant la nouvelle chicane.Le trio vainqueur.«J\u2019ai raté mon départ, a confessé Hill, victorieux à Barcelone il y a deux semaines devant Schumacher.Mais la voiture allait bien et il m\u2019a fallu quelques tours pour refaire mon retard, surtout que Gerhard (Berger) m\u2019a bloqué à un certain moment» La nouvelle chicane, installée avant la courbe du Casino, a causé des maux de tête à certains pilotes qui freinaient trop tard.Une pénalité de 10 secondes avec arrêt aux puits était imposée à ceux qui n\u2019ont pu la négocier correctement.Quatorze voitures ont complété l\u2019épreuve.Le prochain Grand Prix, celui de France disputé à Magny-Cours, aura lieu le 3 juillet.Bravo TQS! TQS, appelé à remplacer à pied levé leurs confrères de la SRC à trois jours d\u2019avis, a finalement très bien réussi son pari de rivaliser avec l\u2019équipe très expérimentée de Radio-Canada.Il faut dire que le découpage des images a tout de même été orchestré par le réalisateur-étoile de la SRC, Michel Quidoz, qui a fait mieux que jamais dans son choix des images internationales, suivant de près les formidables batailles que se livraient les pilotes un peu partout sur le circuit, en différents pelotons.Il aurait pu ne faire focus que sur Schumacher, jouant cavalier seul en tête ou sur le duel pour la seconde position, mais il a eu le courage de plonger dans la complexité des trois ou quatre différentes courses dans la course.Chapeau, Monsieur QuidozlCela dit, pour TQS, il ne s\u2019agissait pas simplement de se brancher sur le gros fil mondial de la SRC, il fallait aussi en faire un spectacle en choisissant les coupures menant à la meilleure analyse de la course, ce qu\u2019ils ont très bien réussi.Seul point noir, l\u2019animation, où le descripteur qui ne semblait pas très en voix \u2014 et il en faut quand on se trouve près de moteurs qui crachent 200 décibels \u2014 avait du mal à embarquer dans le rythme.Elle était pourtant excitante, cette grande épreuve mais, hésitant, il semblait croire lui-même souffrir d\u2019un manque d\u2019expérience.De là, peut-être, l\u2019utilisation très intensive de son analyste, l\u2019ex-pilote Patrick Tam-bay qui, de concert avec Christian Tortora nous donnait par moment l\u2019impression d\u2019assister au Grand Prix de France à TF1.Non pas que nos spécialistes locaux ne sont pas à la hauteur, mais on en déduira que les commentateurs-analystes québécois ne se font pas leur place avec suffisamment d\u2019acharnement.Peut-être auraient-ils dû, comme dirait Patrick Tambay, tenter un «forcing» et se rendre aux studios de TQS faire du «lap-in, lap-out»! Pierre Dicaire HOCKEY LIGUE NATIONALE SÉRIES ÉLIMINATOIRES Finale de la coupe Stanley Quatre de sept New York vs Vancouver , Jeudi, 2 juin Vancouver 1, NV Rangers 3 (La série est égale 1-1) Samedi, 4 juin NY Rangers 5, Vancouver 1 (Les Rangers mènent 2-1) Mardi, 7 juin NV Rangers 4.Vancouver 2 (Les Rangers mènent 3-1) Jeudi S juin Vancouver 6, NV Rangers 3 (Les rangers mènent 3-2) Samedi 11 juin NY Rangers 1, Vancouver, 4 (La série est égale 3-3) Mardi, 14 juin Vancouver à NY Rangers, 20h08\t\u2022 ; BASEBALL LIGUE NATIONALE HIER New York 5 Montréal 4 Atlanta 3 Houston 1 Colorado 3 Cincinnati 2 Los Angeles 2 Chicago 1 San Diego 5 San Francisco 2 Pittsburgh 5 Floride 1 SL Louis à Philadelphie Samedi\tFloride à St.Louis, Montréal 7 New York 4\t20H35.Los Angeles 4 Chicago 7\tCincinnati à Los San Diego 3 San\tAngeles, 22h05.Francisco 1\tDemain St.Louis 7 Philadelphie\tHouston à San 4\tFrancisco, 15h35.Floride 4 Pittsburgh 10\tPittsburgh à Montréal, Colorado 4 Cincinnati 6\t19h35.Atlanta 6 Houston 7\tPhiladelphie à New York, Aujourd'hui\t19h40.Houston à San\tColorado à Atlanta, Francisco, 16h05.\t19h40.Pittsburgh à Montréal,\tFloride à St.Louis, 19h35.\t20h35.Philadelphie à New York,\tCincinnati à Los 19h40.\tAngeles, 22h05.Colorado à Atlanta,\tChicago à San Diego, 19h40.\t22h05.Section Est \tG\tP\tMoy.\tDlff Atlanta\t39\t20\t.661\t\u2014 Montréal\t37\t24\t.607\t3 Floride\t30\t32\t.484\t101/2 Philadelphie\t30\t32\t.484\t101/2 New York\t28\t33\t.459\t12 \tSection Centrale\t\t\t Cincinnati\t35\t26\t.574\t\u2014 Houston\t34\t27\t.557\t1 St.Louis\t31\t27\t.534\t21/2 Pittsburgh\t28\t32\t.467\t61/2 Chicago\t23\t37\t.383\t111/2 \tSection\tOuest\t\t Los Angeles\t32\t30\t.516\t\u2014 Colorado\t28\t33\t.459\t31/2 San Francisco\t28\t34\t.452\t4 San Diego\t23\t39\t.371\t9 LIGUE AMÉRICAINE HIER Toronto 3 New York 1 Baltimore 8 Boston 4 Californie 8 Detroit 6 Minnesota 6 Chicago 2 Cleveland 12 Milwaukee 6 Oakland 11 Seattle 2 Kansas City 7 Texas 2 Samedi\t20h05.Baltimore 5 Boston 2\tCalifornie à Kansas City, New York 9 Toronto 2\t20h05.Cleveland 5 Milwaukee 2\tSeattle au Texas, 20h35.Chicago 0 Minnesota 6 Kansas City 4 Texas 3\tDemain Detroit en Californie,\tMinnesota à Boston, 22h05.\t19h05.Seattle à Oakland,\tToronto à Cleveland, 22h05.\t19h05.Aujourd\u2019hui\tNew York à Baltimore,' 19h35.Minnesota à Boston,\tOakland à Chicago, 19h05.\t20h05.Toronto à Cleveland,\tDetroit à Milwaukee, .19h05.\t20h05.New York à Baltimore,\tCalifornie à Kansas City, 19h35.\t20h05.Oakland à Chicago,\tSeattle au Texas, 20h35.Section Est \tG\tP\tMoy.\tDilf New York\t35\t24\t.593\t, \u2014 Baltimore\t34\t25\t.576\t.1 Boston\t32\t27\t.542\t'3 Detroit\t31\t29\t.517\t41/2 Toronto\t30\t30\t.500\t5 1/2 \tSection Centrale\t\t\t Chicago\t33\t25\t.569\t\u2014 Cleveland\t33\t25\t.569\t\u2014 Minnesota\t33\t27\t.550\t' '1 Kansas City\t31\t29\t.517\t' 3 Milwaukee\t27\t34\t.443\t71/2 \tSection Ouest\t\t\t Texas\t30\t30\t.500\t\u2014 Seattle\t25\t35\t.417\t5 Californie\t26\t37\t.413\t51/2 Oakland\t19\t42\t.311\t11 1/2 RENDEMENT DES EXPOS AU BATON \tAB\tPC\tCS\tPP\tCC\tBV\tMoy.Alou\t221\t39\t79\t38\t10\t4\t.357 Bell\t60\t7\t16\t4\t1\t2\t.267 Benavides\t59\t4\t14\t4\t0\t0\t.237 Berry\t146\t19\t38\t14\t4\t6\t.260 Cordero\t214\t29\t56\t24\t6\t6\t.262 Fletcher\t154\t12\t46\t30\t5\t0\t.299 Floyd\t197\t24\t54\t16\t2\t4\t.274 Frazier\t53\t8\t19\t3\t0\t9\t.358 Grissom\t242\t47\t66\t27\t5\t20\t.273 Lansing\t218\t25\t56\t20\t3\t5\t.257 Milligan\t56\t6\t14\t8\t1\t0\t.250 Spehr\t24\t5\t5\t4\t0\t2\t.208 Walker\t230\t39\t66\t39\t8\t8\t.287 Webster\t66\t5\t20\t12\t1\t0\t.303 White\t19\t0\t5\t3\t0\t0\t.263 "]
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