Le devoir, 17 septembre 1994, Cahier D
[" hw'' je\u2019t; .xysaoes DE RFJÏ ______-\t, age d\u2019un -.-.Patrick Imbert.\tJacqueline\tÉditions Fiutb LE DEVOIR Le reuilletou Page D3 Essais québécois Page D4 Littérature québécoise Page 1)5 Us Petits Bonheurs Page D7 N I C O L E H O U I) E L\u2019âge d\u2019or, vous dites?MARIE-CLAIRE GIRARD Nicole Houde a connu de près la souffrance, la mort et la vieillesse.C\u2019est pourquoi elle a choisi d\u2019en faire les thèmes principaux de son plus récent roman, Us Oiseaux de Saint-John Perse (La Pleine Lune).Elle l\u2019a fait en racontant l\u2019existence de deux vieillards, c\u2019est-à-dire de deux êtres démunis: un homme et une femme de 92 et 82 ans que le naufrage de la vieillesse plonge inexorablement vers une sorte d\u2019anonymat.Vieillir est un drame.La mémoire et le corps s\u2019émoussent.D\u2019autres prennent les décisions à notre place.D\u2019autres décident de l\u2019endroit où nous vivrons, de la nourriture qui nous convient le mieux.Maurice et Estelle découvrent l\u2019ampleur des ravages.Et c\u2019est la narratrice des Oiseaux de Saint-John Perse qui doit les aider à traverser jusqu\u2019au rivage où les attend, du moins selon la travailleuse sociale, la sécurité et le bien-être.Mais Maurice et Estelle ne le veulent pas.Ils ont vieilli comme ils ont vécu: en défiant les conventions, fiers d\u2019être marginaux, et l\u2019ultime auto trahison serait bien de se plier aux diktats de ceux qui croient détenir toutes les certitudes.Maurice et Estelle savent bien que les certitudes n\u2019existent pas.Nicole Houde a consacré plus de deux ans à l\u2019écriture de ce roman.Elle l\u2019a peaufiné au point d\u2019en écrire cinq versions.Elle a travaillé aussi comme auxiliaire familiale avec des personnes âgées en 1990-1991.Ce fut le déclencheur.Ce qui lui a permis de réfléchir sur la vieillesse dans les grandes villes.Et ce qui l\u2019a frappé encore davantage, c\u2019est la perception du temps et de l\u2019espace qui change à mesure que l\u2019on prend de l\u2019âge.Comment rendre compte de tout cela, sinon en écrivant un roman où les personnages principaux seraient des vieillards et où un témoin, cette Josée qui est la narratrice et qui écrit la nuit, rapporterait leurs merveilleux délires, leurs terribles lacunes et leurs profonds désarrois.Ce qui donne un roman à l\u2019écriture achevée, somptueuse par moments, où l\u2019écrivain nous propose, à travers, un fourmillement d\u2019anecdotes quotidiennes et de souvenirs candides ou cruels, une réflexion sur cette vieillesse et ses aléas entrecoupée d\u2019envolées magnifiques sur la vie, la mort, l\u2019amour et les oiseaux, le tout mélangé VOIR PAGE D2: HOUDE ** w -\t* -«V ; » *.'î! -\t« *-*.L\u2019allumeur âmes PIERRE CAYOUETTE LE DEVOIR ubert, ce personnage qu\u2019il a mis trois ans à fabriquer, cet «ego expérimental» comme disait Kundera, lui ressemble à s\u2019y méprendre.Tout comme ce petit aigle à tête blanche, il écrit frénétiquement, affligé, déchiré d\u2019une inconnaissable blessure qui ne disparaîtra qu\u2019après sa mort.Comme ce poète dont il raconte si bien le destin, Robert Lalonde est un ennemi juré de la violence et de la mort.Comme lui, il caresse la folie de la main qui ne tient pas le crayon, travaille contre le progrès, essaie d\u2019ébranler le monde.Comme lui, il accepte la tragédie de l\u2019existence et en éprouve la même honte métaphysique.La vie lui apparaît aussi comme une fable, le monde un grand théâtre et l\u2019univers un songe.« Comme Aubert, il lutte contre l\u2019oubli.Pour un écrivain moderne, lutter contre l\u2019oubli c\u2019est se battre contre l\u2019humeur ambiante et l\u2019humour envahissant, rencontrer des journalistes pressés \u2014 parfois même des amis \u2014, qui zappent, qui ergotent, qui digressent, qui se gonflent, bref qui parlent de tout sauf du contenu de son plus récent roman, Le Petit Aigle à tête blanche (Seuil).\u2014 Et votre carrière, M.Lalonde?Mais comment faites-vous pour écrire, jouer au théâtre et apparaître à la télévision en même temps?Il suffît d\u2019ouvrir le micro et de braquer la caméra.L\u2019auteur parle.Quel bonheur! Il fait si bien ça.Car il sait si bien s\u2019exprimer, lui, l\u2019homme de théâtre capable, de sa voix d\u2019ogre, de crever le tympan des pépés qui cuvent leur Beaujolais au premier balcon du TNM.Pour le service après vente, notre homme n\u2019a pas son pareil.Au suivant! Le malentendu fondamental entre les auteurs et l\u2019institution littéraire agace de plus en plus Robert Lalonde: «Cette espèce de vocation d\u2019oubli que l\u2019on retrouve dans le domaine de la créativité est en train de nous tuer.Ceux qui ont le pouvoir, les médias et les autres, s\u2019éloignent de plus en plus du public.Publier un roman en cette époque, c\u2019est Il faut acceptei la de Vexistence» comme lancer une bouteille à la mer.C\u2019est un cri dans le désert.Il y a d\u2019ailleurs des écrivains complètement paralysés qui préfèrent se taire.» Comment se guérir de l\u2019oubli?Comment y échapper?Lalonde en a fait le thème central de ce récit très puissant, très pamphlétaire, qui s\u2019organise autour de la vie d\u2019Aubert, le petit aigle à tête blanche, un poète qui traverse le siècle armé de ses Nourritures terrestres \u2014 son indispensable Bible païenne \u2014, flanqué de ses tantes Alma, Fatima et Claire \u2014 les trois fées de la sucrerie \u2014, de son frère Vianney, de ses amis du juvénat, de ses complice du chantier où il sera la «bête lumineuse» et de ses compagnons d\u2019asile et d\u2019amnésie.«Personne ne veut entendre parler de cette vocation d\u2019oubli, de cette façon que nous avons de marcher à côté de nous-mêmes, de vouloir une chose et de ne pas la vouloir.D\u2019avancer et de reculer en même temps.De vouloir l\u2019immobilité à tout prix.Tout ça donne ce que je vois en tournée ces jours-ci.Un pays de centres d\u2019achats, de magasins éparpillés.Un pays contre lequel les poètes ont essayé de lutter», s\u2019emporte-t-il, encore plus ivre d\u2019épouvante que cet Aubert qu\u2019il a si brillamment créé.Et puisqu\u2019il faut des noms, toujours des noms, disons qu\u2019Aubert, c\u2019est un hybride, fécondé in vivo à partir d\u2019une anthologie des poètes québécois que le destin a bien voulu mettre sous les yeux pourtant fort sollicités de Robert Lalonde.Aubert, c\u2019est d\u2019abord François Hertel, cet homme de lettres oublié dont le propos et l\u2019œuvre tombent en désuétude et qui n\u2019a eu droit \u2014 comme Aubert \u2014 qu\u2019à une reconnaissance quasi VOIR PAGE D2: LALONDE .« M.IMÉRO 4 \u2022AUTOMNE 1994 VOLUME Xfstne 7 ^ t, J tSSs* \u2022 i'M SB OREAL Avez-vous manqué notre numéro .État-providence/ Etat solidaire (ete^ SUITE DE LA DI à une bonne dose d\u2019humour un peu noir, de tendresse et de drames, un peu à l\u2019image de la vie en somme.«Pour moi, raconte Nicole Houde, plus on vieillit, plus on est confronté à des drames.Mais demeure le fait que plus on vieillit, plus on peut trouver de la drôlerie dans ce qui nous entoure.Perdre la mémoire et s\u2019en rendre compte peut être l\u2019occasion de jeter un coup d\u2019œil moqueur sur soi-même.J\u2019aurais été incapable de manier ainsi l\u2019humour dans mes précédents romans.Mais cette fois-ci, à-travers cette Josée, la narratrice, j\u2019ai pu le faire, comme j\u2019ai pu à travers elle m\u2019approprier la mort du père.en côtoyant celle de deux vieillards.^ La mort de mon père m\u2019a été volée, * grâce à Maurice et Estelle, j\u2019ai accepté de ne pas l\u2019avoir vécue.J\u2019ai eu quelque chose en échange.» Nicole Houde est née à la fin de la guerre à Saint-Fulgence, près de Chicoutimi.Elle est de retour à Montréal après une année passée à Rivière-Eternité, une année d\u2019écriture qu\u2019elle qualifie de merveilleuse.Elle est très fière, et avec raison, des «Oiseaux de Saint-John Perse», avouant des tendances trop poussées vers l\u2019introspection dans ses précédents romans, et ayant l\u2019impression, cette fois-ci, d\u2019avoir réussi à saisir une vérité qui lui échappait jusqu\u2019à maintenant.Elle écrit le soir ou la nuit, à sa table de cuisine, parce que, dit-elle, c\u2019est autour d\u2019une table qu\u2019on se nourrit et qu\u2019on se parle.Et il n\u2019est pas étonnant qu\u2019une femme aussi intense, habitée à la fois par une peur incontrôlable et une audace inouïe, ait donné vie à Maurice et Estelle, les deux vieillards les plus attachants de la littérature québécoise.Ils découpent dans les journaux les chroniques nécrologiques ou les articles relatant des morts accidentelles: dans des carnets ils inscrivent les listes de ces noms accompagnés des adresses qu\u2019ils ont cherchées dans l\u2019annuaire du téléphone.Ils regardent Dynastie tous les jours et se repaissent des sombres complots de la méchante Alexis.Ils sont persuadés que c\u2019est la guerre à Montréal et que les rues sont impraticables à cause des éclats d\u2019obus.Estelle garde sous son oreiller une correspondance échangée il y a bien des années avec Grace Kelly alors que Maurice dicte à Josée son autobiographie remplie des souvenirs de sa folle jeunesse de musicien virtuose que se disputaient les plus grands orchestres symphoniques du monde.Ils sont à la fois touchants et dérisoires, immensément remplis de vie alors que la mort les guette au détour d\u2019un pan de mur.Ils sont surréalistes et aussi près de l\u2019existence qu\u2019on peut l\u2019imaginer.Estelle est persuadée qu\u2019il y a des jours auxquels on ne devrait pas accorder de permis et que la liberté se trouve peut-être dans le tiroir d\u2019une commode.«Il faut tout promettre, en avril, écrit Nicole Houde, aux vieilles dames qui demandent qu\u2019on frise leurs cheveux blonds, qui demandent qu\u2019on ne les oublient pas.» «Les mots les plus importants, ajoute-t-elle, la vie, la mort, le cœur, le corps, le temps, n\u2019ont qu\u2019une syllabe.C\u2019est un flash, ça dure une seconde.Je veux les étirer, leur faire prendre une place plus importante.C\u2019est pour cela que j\u2019écris.» LES OISEAUX DE SAINT-JOHN PERSE Nicole Houde, La Pleine Lune 1994 l'ESTRIE l'Estrie, dont la 'iche\u201c^^ œnslKe°^ton dynann^ue qu'elle occupe surlo\te b£,liurelle a marqué sa configuration relativement autonome.\tarchitecture et son aménagement et son évolution tout comme s ^\tM , une, province dans urbain, a toi point qu ct\tP .JL,erre ju Canada ».une province » et « la N»®* '?\t» un centre de soins de santé Elle est aussi « le |ardin du Queb , fése[Voif d'intellectuels rayonnant à l'extérieurd®.se$ ^^mporlant de la vie associative ïSSS d\u201e\u201c SS '{p-S- * * '¦\u2014 du lébêcoise, un icuomm rr- .rs;:!É j Québec, que lui réserve I avenir?essais et analyses Caractéristiques des institutions estriennes PETER SOUTHAM Mouvement populaire et communautaire en Estrie NORMAND GILBERT Emploi, revenus et démographie ANYCK ET ROMA dauphin te mouvement des femmes à Sherbrooke MICHEIINE DUMONT Affirmation et autonomie cuitu relies ANTOINE SIROIS Ea vie sociale des mots de Nelligan et de Vanier LOUIS DESMEULES POÉSIE ET FICTION Fondant au chocolat FRANCOIS COUTURE Scandale BÉATRICE MIGNEAULT Un talent naturel CAROLE SALOIS Carnets de voyage HERVÉ DUPUIS document Réflexion sur l'« État ratatiné » YVES BOISVERT Bulletin d'abonnement Abonnement institutionnel: 40,00 $ Abonnement de soutien: 40,00 $ le numéro: simple 8,00 $ Revue Possibles, B.P.114, Succursale Côte-des-Neiges, Montréal, Québec H3S 2S4 NOM_____ ADRESSE.VILLE___ CODE POSTAL.PROVINCE___ OCCUPATION CI-JOINT___ TÉLÉPHONE _ MANDAT-POSTE AU MONTANT DE 25,00 $ POUR UN ABONNEMENT A QUATRE NUMEROS A COMPTER DU NUMERO SSC.JW\" « LALONDE Un vibrant hommage à ces poètes disparus Elle me manque.*.SUITE DE LA DI posthume de la part d\u2019universitaires enfiévrés.Farouchement anticlérical, révolté, libéral, Hertel ressemblait beaucoup au petit aigle à tète blanche.Ou est-ce l\u2019inverse?Aubert, c\u2019est aussi Jean-Jules Richard.Alain Grandbois et De Saint-Denys Carneau à la fois.Et Nelligan, bien sur.\\£ Petit Aigle à tête blanche se veut précisément un vibrant hommage à ces poètes disparus de notre mémoire collective, un superbe plaidoyer destiné à ébranler un pays hanté par l\u2019oubli.D\u2019où sans doute cette écriture extrêmement lyrique, soutenue, dense, développée.D\u2019où cés pages si belles qui bouleversent celui qui s\u2019y attarde ét qui allument l\u2019âme de celui qui s\u2019y abandonne.«J\u2019ai une vénération pour la poésie.Pour moi, c\u2019est l\u2019art .suprême et je ne sais pas en faire.» C\u2019est pourquoi Robert Lalonde a consacré trois ans de sa vie à l\u2019écriture de ce roman.Solitaire tout au long de cette aventure, il découvre ces jours-ci qu\u2019il n\u2019est pas seul, que des dizaines de parutions récentes partagent sa quête.Aubert ne lutte pas seulement contre l\u2019oubli.Il se bat aussi constamment contre le progrès, ce mal insidieux qui détourne l\u2019homme de ses sens.«La notion de progrès déguise à mon avis un refus de \u2022l\u2019existence et des lois de l\u2019existence; un refus du caractère fondamentalement humain de l\u2019homme, c'est-à-dire de ses limites, de sa souffrance.Le progrès le détourne de ce qui fonde l\u2019existence.Il y a quelque chose de tragique dans la condition humaine que le progrès n\u2019accepte pas.¦Le progrès est rattaché à ce que j\u2019appelle un \u201cjanette-ber-tranisme\u201d.Il faut trouver une solution tout de suite aux problèmes.On ne vit pas avec nos souffrances.C\u2019est intolérable.Or, des problèmes sans solution, ii y en aura toujours.C\u2019est le lot des artistes de s\u2019y attarder.A la moindre douleur, on te dit tout de suite quoi faire.Tu ne peux pas rester avec une douleur, c\u2019est impossible.Un spécialiste américain a écrit l\u2019autre jour dans le New York Times: \u201cacceptez votre humanité.Pervertissez-vous.Sinon, par désir de ne pas souffrir, vous souffrirez deux fois plus.Admettez-vous comme des êtres humains, avec des limites, des anxiétés\u201d.Ce n\u2019est pas Aubert qui parle ainsi.Ni moi.C\u2019est un scientifique rigoureux! Nous sommes assis sur un volcan!» Comme tous les chassés du paradis, Aubert, lui, se consumera, célébrera les désirs qui l\u2019habitent, vivra intensément, connaîtra les vertiges de l\u2019animalité car «la nature de l\u2019homme est restée bestiale malgré les philanthropie perverses du progrès».Dans le Petit Aigle à tête blanche, l\u2019amitié ne vient pas sans violence.Sans désir non plus.Aubert trouvera sa tendresse tour à tour auprès de son frère Vianney, de Rémi le pianiste et de Pauline, sa douce muse.«Aubert vivait à une époque où on ne nommait pas les choses.Les gens s\u2019engageaient de façon clandestine, secrète, dans un rapport qui échappait à toute définition et qui, par cela même, était précieux», explique-t-il.«On se cache cette part de désir dans l\u2019amitié.Comme on se cache tout.Nous sommes partis d\u2019un long silence et il a fallu nommer les choses.Mais plutôt que les poètes, ce sont les moralistes qui l\u2019ont fait, les Janette Bertrand de ce monde.Il faut nommer le \u201cvécu\u201d.Comme disait Gaston Miron récemment à des jeunes, \u201cvotre vécu ne m\u2019intéresse pas si vous n\u2019en faites rien, s\u2019il n\u2019est pas créatif».Ce que proposent Aubert et Robert Lalonde est pourtant simple.«Il faut accepter la tragédie de l\u2019existence.Vivre, avoir mal, aimer, se sentir aimé.» Mais leur appel tombe aujourd\u2019hui encore comme un cri dans le désert, comme une bouteille à la mer.Car le troupeau veut rire'.Le troupeau n'a que faire des tourmentés.Les humoristes occupent toute la place.Et Robert Lalonde s\u2019en plaint.«Quand le Titanic a coulé, croyez-vous que tout le monde riait sur le pont?Dans cette vague d'humour qui déferle sur le Québec, il y a quelque chose de très mensonger qui témoigne de notre profond désir d\u2019oubli.Heureusement, le public commence à s'en lasser.Non pas que je veuille inviter les gens à la tristesse.Je dis simplement que le fait d'accepter la tragédie de l'existence, de la reconnaître, de la voir, ça nous permet d\u2019être joyeux.Lajoie est possible à ce moment-là, mais pas autrement» Di nature, on l'a souvent dit, demeure un thème récurrent dans l\u2019œuvre de Lalonde, y compris dans ce plus récent roman.Tout comme la présence du père.Il a d\u2019ailleurs écrit le Fou du père, un récit dans lequel il évacuait l\u2019aspect psychologique de la question.Dans le Petit Aigle à tête blanche, la parole du père s\u2019impose plus que jamais.Ses aphorismes, petits bijoux de philosophie animalière, abondent.Pour notre plus grande joie.«Même quand l\u2019oiseau marche, on sent qu\u2019il a des ailes», dira son père pour expliquer qu\u2019un homme intelligent ne devieht jamais bête, même quand le destin l\u2019écorche.Quand il se souvient de son père, lalonde a les lannes aux yeux.«C\u2019était un homme très fataliste mais aussi d'une sagesse implacable, qui m\u2019a légué un héritage considérable, très riche, très fécond», dit-il.Il ne l\u2019a pas oublié.Preuve qu\u2019on peut effectivement échapper à l\u2019oubli.LE PETIT AIGLE À TÊTE BLANCHE roman, Robert Uûonde Éditions du Seuil Paris, 267pages Du même auteur, aux mêmes éditions: LE DERNIER ÉTÉ DES INDIENS roman, 1982, prix Jean-Macé coll.«Points» n\" 572 UNE BELLE JOURNÉE D\u2019AVANCE roman, 1986, prix Paris-Québec LE DIABLE EN PERSONNE roman, 1989 L\u2019OGRE DE GRAND-REMOUS roman, 1992 SEPT LACS PLUS AU NORD roman, 1993 Chez d\u2019autres éditeurs: LA BELLE ÉPOUVANTE roman, 1981 Éditions Quinze, Montréal Éditions Jidliard, Paris prix Robert-Cliche LE FOU DU PÈRE roman, 1988 Éditions Boréal, Montréal Grand Prix de la Ville de Montréal BAIE DE FEU recueil de poèmes, 1991 Éditions des Forges, Montréal HOUDE «Les mots les plus importants n\u2019ont qu\u2019une syllabe» talent à son micro en repartaient très souvent enchantés, éblouis par aa sensibilité et son ardeur.Plusieurs li-hi an ns témoignent par ailleurs de l'effet d'entraînement de (j=^== ses coups de cœur.Elle ne se faisait pas, elle, l\u2019apôtre des grandes causes.Elle n\u2019avait ni dogme ni préjugé.Elle pouvait traiter avec autant de bonheur de mode féminine et de philosophie.Elle évitait surtout de verser à outrance dans le féminisme, le misérabilisme, le nationalisme et tous les autres «ismes».Solidement branchée sur l\u2019actualité, sans pour autant verser dans la bête promotion, l\u2019équipe A'En direct savait d\u2019instinct reconnaître le sujet dont les gens parlaient ce matin-là.Je laisse à d'autres le soin de chercher la vraie raison de son départ.Comme auditeur, je n\u2019ai que faire des petites guerres radio-canadiennes.J\u2019abandonne aussi à d\u2019autres le soin de commenter l\u2019émission que la société d\u2019Etat nous propose en lieu et place.Je dis simplement que Christiane Charette me manque.Au plai- ns Pierre C u y o u et ti ?lit fête de la littérature Montréal accueillera (les vendredi prochain son premier «Festival de la littérature».Cette grande fête organisée par l\u2019Union des écrivaines et écrivains du Québec (UNEEQ) célébrera la littérature en s'inspirant plus particulièrement de trojs thèmes: la danse, l\u2019érotisme et l'étranger.Des dizaines d\u2019activités sont au menu entre le 23 septembre et 30 septembre.A peu près tous les écrivains membres de l'UNEEQ seront mis à contribution.A signaler: trois s|x*c-tacles-lectures au cours desquels des écrivains monteront sur scène pour dire et jouer leurs textes.Le Grand Prix du livre de Montréal Les auteurs et éditeurs n\u2019ont plus que quelques jours pour soumettre leurs œuvres au Grand Prix du livre de Montréal.La date ultime pour la réception des ouvrages a été fixée au 3 octobre 1994.lœ jury est présidé par Nairn Kattan.Jacques Allard, Nicole Brossard, Céline Dénommé, Edgard Gousse et David Homel en Elle me manque terriblement.Et je ne suis pas seul.Le départ de Christiane Charette et la disparition de l\u2019émission En direct ont semé le désarroi \u2014 le terme n\u2019est pas trop fort \u2014 dans la communauté littéraire.\u2022 Dans tous les cocktails de la rentrée, on ne parle que d\u2019elle.On se rappelle à quel point, quand elle animait En direct, elle savait bien parler des livres.Elle est urbaine, vivante, à l\u2019affût des nouveaux courants d\u2019idées ( amille Paglia, voua voua Bouve-nez?A la fine ixiinte, aussi, de l\u2019actua-iité littéraire.U*s écrivains étrangers, tout comme ceux d\u2019ici, qui s\u2019arrê- Christiane Charette Boréal 200 pages - 18,70 $ Parution Réjane Bougé La Voix de la sirène Dans une écriture toute simple, faite de nuances et de demi-tons, un drame intime se noue.Réjane Bougé trace la chronique d\u2019une adolescence qui se déroule sous l\u2019influence de Réjean Ducharme: 94 utomne Réjane Bougé La Voix de la sirène Roman I.K l) K V 0 I K .I.K S S A M K IM I K T l> I M A N (' Il K I K S K I* T K M l< It E I II II I l) ;i V II E S Quelques jours d\u2019hiver dans le Latium ¦ êimm SC/irVt-i* $4 Francine O\u2019Ânioiir Écrire comme un chat îV.utvflê) Boréal BOREAL Détail d\u2019un tableau de Louis Léopold Boilly, L\u2019arrivée d\u2019une diligence.Ces textes disent sur un ton tantôt grave, tantôt moqueur, la vanité de la création, de l\u2019engagement, les frayeurs de l\u2019enfance ou l\u2019impuissance devant la mort.134 pages - 15,95 $ Parution scène et saisir dans ce détail \u2014 quelques jours d\u2019hiver dans le Latium \u2014 l\u2019occasion de rendre encore une fois ses hommages à l\u2019Italie et à Stendhal, son écrivain d\u2019élection.Nous voilà donc à Terracine, le 13 décembre 1816, à l\u2019étage noble d\u2019un jjalais administratif à demi détruit |xtr les remous du changement politique des napoléoniens aux royalistes, là où vit temporairement le comte Nendni qui attend et sa réhabilitation à Naples et le retour de sa femme qui est à Rome.Il y a là une jeune femme de 35 ans, Josefina, cousine de la comtesse, dont on apprend qu\u2019elle est la femme abandonnée du chef de camp de Murat, et puis Henri Beyle, invité à y séjourner parce que la route de Naples où il se rend n\u2019est pas sûre et que les cochers qui y vont sont rares.Beyle, l\u2019ex-soldat napoléonien vient de découvrir l\u2019Italie, il y circule manuscrit sous le bras et les yeux trop éblouis par les tableaux qu\u2019il y traque (ce sera le syndrome.), et durant ces jours-là il causera de tout et de rien avec cette Josefina, qu\u2019il décidera de séduire.Il fait froid et puis cette ville n\u2019a pas d\u2019opéra! Beyle s\u2019y désespère donc un peu.Le 16 décembre la comtesse Nen-cini arrive à Terracine avec dans sa voiture le jeune Gioacchino Rossini.Comme on est à l\u2019étroit dans le palais amoché, l\u2019écrivain français ira loger à l\u2019auberge où s\u2019est installé aussi le musicien.Le décor est planté: vaste salle déserte d\u2019un palais sans éclat, auberge grouillante où la soupe est louche, et la distribution est complète: le comte qui vit dans la clandestinité et attend la fin de son bannissement, la comtesse blonde et d\u2019énergie malicieuse, la cousine mélancolique, et Ros-s i n i Francine D\u2019Amour y» Ecrire comme un chat 94 utomne prend ses sujets dans les catalogues de l\u2019histoire et ses modèles dans la galerie des personnages ayant plus ou moins existé tels quels ou presque.Frédéric Vitoux ne compose pas tant des fresques intimes sur l\u2019Italie dos siècles passés l\u2019épopée napoléonienne, la splendeur moite de la Sérénissime de Venise, la morosité inquiète du début du 19\u2019 \u2014 qu\u2019il invente des chapitres à de l\u2019histoire possible.Car son art consiste à isoler et à forcer un détail, qu\u2019il invente au besoin, à organiser un trafic de personnages dans la liberté de l\u2019écriture, un «théâtre» qu\u2019il rend avec l\u2019attention amusée d\u2019un montreur d\u2019ombres.Pour La Comédie de Terracina Vitoux a convoqué sous sa plume Henri Beyle qui a 33 ans et n\u2019a pas encore trouvé son pseudonyme de Stendhal, le jeune Gioacchino Rossini, 24 ans, auteur du Barbiere di Siviglia dont parle déjà toute l\u2019Italie.Il les fait se rencontrer en décembre 1816 dans la ville-frontière de Terracine, aux marches du royaume de Naples, dans une auberge et dans le palais où un aristocrate vit en exil depuis la chute et la mort de Joachim Murat et le rétablissement des Bourbons qui lui reprennent le trône de Naples.Se sont-ils vraiment rencontrés Stendhal et Rossini?Peut-être.Vitoux ne le sait pas vraiment, et les stendhaliens en doutent même si dans Rome, Naples et Florence l\u2019écrivain affirme avoir rencontré le musicien en janvier 1817.Mais qu\u2019à cela ne tienne! La possibilité et le vraisemblable de la rencontre suffit à Vitoux pour la mettre en IA COMEDIE DE TERRACINA Frédéric Vitoux Seuil, 301 pages Encore une fois le romancier Frédéric Vitoux a pris le chemin de l\u2019Italie, encore une fois cet écrivain organise \u2014 il met en scène, plutôt \u2014 un morceau de passé, imaginé et lointain, dans ce pays de lumière qui lui est, comme il l\u2019était tant à Stendhal, un lieu d\u2019élection.Et encore une fois le charme joue.L\u2019auteur de Fin de saison au palazzo Pedrotti, de Charles et Camille et de La Comédie de Terracina est légèrement à part dans le monde des lettres parisiennes, où il partage avec Dominique Fernandez la case des historiens sans diplôme (mais avec licence), autodidactes festifs et esprits libres.Sans son talent, Vitoux se serait glissé, parmi combien d\u2019autres raseurs, chez ces romanciers à la plume appliquée qui nous servent de la romance appuyée ici et là dans l\u2019histoire petite ou grande, faisant revivre comme s\u2019ils y étaient les amours échevelées de Pauline Bonaparte ou le suicide à l\u2019aspic de Cléopâtre, romanciers besogneux aux rebondissements rangés.Frédéric Vitoux, lui, échappe au genre usé du roman historique et de cette littérature passéiste qui sifflote et musarde, et puis Beyle, fureteur, toujours au bord d\u2019exagérer un geste ou du moins de céder à une certaine ébriété de la jeunesse avant qu\u2019elle ne disparaisse de son corps porté vers l\u2019embonpoint.Vitoux met en place subtilement les allées et venues de chacun, au jour le jour, la comtesse qui cache mal son béguin effronté pour le jeune musicien et qui filera à Naples avec lui, la cousine qui s\u2019éprend du comte après avoir écarté les entreprises maladroites de Beyle, et celui-ci, malhabile ou malchanceux, qui verra la comtesse le toiser d\u2019un regard si dur lorsqu'il ose poser ses lèvres dans un creux de clavicule par trop invitant.En toile de fond la sévérité de l\u2019époque, où tout le monde se méfie de tout le monde, où des bandes d\u2019anciens soldats de Murat rançonnent les voyageurs qui se risquent sur les routes, où l\u2019on mange de la vipère vite grillée dans les auberges, où l\u2019on croise un noyé sur la rive d\u2019un canal, une époque saisie dans une parenthèse qui se prolonge et semble immobilisée à ses contemporains après l\u2019épo- pée napoléonienne.i tant ce pn ¦ entre raffinement et barbarie Henri Beyle promène amoureusement son regard allumé.L\u2019écrivain qui ne s'appelle pas encore Stendhal \u2014 il signera «M.de Stendhal» son Rome, Naples et Florence l\u2019année suivante \u2014 traverse le pays pour écrire son Histoire de la peinture en Italie.Vitoux, qui aime Stendhal autant que l\u2019Italie, nous donne du Grenoblois un portrait aussi remarquable que dis cret, jamais appuyé, simplement aperçu, c\u2019est un homme encore jeune qui rôde autour des choses plus qu\u2019il ne s\u2019y jette, un homme qui sue même dans le froid, inquiet et malicieux, un observateur qui est le peintre allant sur le motif.Vitoux nous fait saisir finement la filière de l\u2019inspiration du grand écrivain que Beyle deviendra, cette comtesse Nen-cini, sa cousine Josefina, ces Italiennes racées seront le ferment d\u2019autres comtesses, d\u2019autres cousines, qui apparaîtront dans ses romans, La Chartreuse de Parme, Le Rouge et le noir.Le petit Rossini traverse ce roman comme un ange insouciant.11 a dujà plus d\u2019une dizaine d'opéras à son jtçüf, tout le monde le connaît dans les salons.Cette semaine-là, à Terracine où il transite entre Naples et Rome, il fait la grasse matinée, sautera Iq fijle jle l\u2019auberge, ne sait pas sur quel sujet portera son nouvel ouvrage promis au théâtre Valle pour 500 écus.Oh l\u2019invite à Rome où son librettiste lui proposera bientôt une idée de «Cendrillon».Ce sera la Cenerentola qu\u2019il écrirâ en 22 jours, obligé de composer \u2022\u2014 tel Verdi dans la pièce de Normand Chaurette./c vous écris du Caire par le gérant du théâtre qui lui intciilit de sortir de l\u2019hôtel tant que l\u2019Opéra ne sera pas jeté sur papier.Di force de séduction et la particularité du roman de Vitoux tiennent dans une facture légère, un ton de «comédie» ou d\u2019opéra-bouffe, cette manière fine et sans apprêtage de plonger le lecteur dans un lieu et un temps sans poncifs, sans lourdeur, sans effort, à la remorque d\u2019un narrateur que ses curiosités guident vqrs un passé, une Italie et un écrivain qui résument ses passions à lui -rj et peut-être à nous \u2014 les plus précises et les plus précieuses.Les Vitoux me sont à chaque fois des plaisirs de lecture.Fl Frédéric Vitoux Les grandes conférences Une collection qui invite à la «barre des témoins» ceux qui, par leur travail et leur expérience, peuvent faire saisir les grands enjeux des sociétés d\u2019aujourd\u2019hui.Bertrand Blanchet Quelques perspectives pour le Québec de l\u2019an 2000 Ix» grande* Pierre Dansereau L\u2019envers et l\u2019endroit Albert Jacquard Construire une civilisation terrienne Claude Julien Culture : de la fascination au mépris j- - Henri Labor it Les bases biologiques des comportements sociaux Ilya Prigogine Temps à devenir A propos de l\u2019histoin du temps Joël de Rosnay L\u2019écologie et la vulgarisation scientifique De l'égoatoyen à l'iaxûoytn ¦ ?L Bertrand Blanchet QUELQUES PERSPECTIVES POUR LE QUÉBEC DE L\u2019AN 2000 ¦\u2022Lorsque se dégage une piste d'action, l'avenir paraît déjà moins sombre.À cette fin, je vous propose un triple regard: d'abord sur notre environnement, ensuite sur notre société et enfin sur nous-mêmes.» Vol.de 64 p.\u2014 5,95$ Pierre Dansereau L\u2019ENVERS ET L\u2019ENDROIT Le besoin, le désir et la capacité '«La plus grande catastrophe écologique, c'est le retrait dans l'enveloppe confortable de notre prospérité, dans notre obstination à perpétuer nQt[q ., haut niveau de vie [.] Je crois que l'homme peut encore se sauver, mais il faut bien reconnaître qu\u2019il :\u2022 n\u2019a jamais été en plus grand péril, et par sa propre faute.» Vol.de 96 p.\u2014 5,95$ Albert Jacquard CONSTRUIRE UNE CIVILISATION TERRIENNE «Voici la civilisation que je vous propose: une civilisation de l\u2019égalité au nom de la liberté [.] Aller vers l\u2019égalité, étant donné les disproportions entée les riches et les pauvres d'aujourd\u2019hui, cela va prendre beaucoup plus d'un siècle.Mais, au moins, on peut essayer de commencer.» Vol.de 48 p.\u2014 5,95$ Claude Julien CULTURE: DE LA FASCINATION AU MÉPRIS «L'homme a la possibilité de choisir lui-même son J destin, de mobiliser toutes ses énergies pour forger autant que possible un avenir qui réponde à ses plus ;î nobles ambitions, ces choses dont on n'ose plus parler en ces temps d\u2019argent.» Vol.de 48 p.\u2014 5,95$ Vf Henri Laborit LES BASES BIOLOGIQUES DES COMPORTEMENTS SOCIAUX i* «Je commencerai par vous exposer des concepts « très généraux concernant la biologie (.] Je vous \u201d parlerai ensuite de vous, de votre système nerveux: L vous savez qu\u2019il n\u2019y a rien qui intéresse plus un individu que lui-même et c\u2019est parfaitement normal, y c'est parfaitement biologique.» Vol.de 64 p.\u2014 5,95$ Ilya Prigogine Prix Nobel de chimie 1977 TEMPS À DEVENIR À propos de l\u2019histoire du temps «La science d'aujourd\u2019hui doit trouver un chemin entre deux extrêmes, aliénant tous les deux.L'un, c'est un monde déterministe qui nous rend étranger : au monde que nous décrivons et, l'autre, c'est un monde aléatoire qui rendrait toute prévision impossible.Et ce chemin entre les deux est en train de s'élaborer en ce moment.» Vol.de 48 p.\u2014 5,95$ , ., * JUkl Joël de Rosnay L\u2019ÉCOLOGIE ET LA VULGARISATION SCIENTIFIQUE De l\u2019égocitoyen à l\u2019écocitoyen «Culture, pour commencer, éthique pour finir.Je suis persuadé que c\u2019est avec une culture et une éthique qu'on construit un monde (.) Je pense que l'éduca-, tion en écologie est un des grands défis des pro-chaines années, au même titre que le rapprochement- ; de l'écologie et l'économie - Vol de 48 p.\u2014 5,95$ \u2018 * ; I.K I) K V II I II , I.K S S A M K U I 17 E T l> I M A \\ (' HE I H S E I* T K M II It E I II H I |\\H îOU.CW&'S le lecteur étonné et ravi devant ce petit roman vif, plein de rebondissements et de surprises, plein d\u2019humour et de verve aussi qui met en scène des personnages où on reconnaît presque des figures familières évoluant à Montréal et aux prises avec la corruption et le meurtre.Le héros \u2014 quasi un anti-héros en fait \u2014 s\u2019appelle justement Malacci.C\u2019est un photographe qui travaille pour un équivalent ü\u2019Allo-Police avec c» que cela comporte de photos dégoûtantes et scabreuses laissant très peu à l\u2019imagination.Affligé d\u2019un patron véreux et exécrable, et souffrant d\u2019une trop grande sensibilité, Malacci, entre deux paquets de Gitanes et deux bières, se retrouve à photographier le cadavre d\u2019une de ses anciennes blondes retrouvée assassinée dans son appartement.Il y a des limites à ce qu\u2019un type peut encaisser et Malacci décide de chercher un autre emploi.Une curieuse annonce attire son attention et il se retrouve dans un luxueux salon d\u2019Outremont à s\u2019entretenir avec une fille magnifique, ancienne attachée politique, qui lui offre d\u2019écrire pour elle un Ûvre dénonçant les malversations d\u2019un précédent gouvernement.Ce livre aura l\u2019effet d\u2019une bombe s\u2019il est publié et Malacci, curieux comme une belette, ne pourra s\u2019empêcher de tenter de remonter la filière et de comprendre les agissements de la belle Claude Vandal, l\u2019attachée politique qui en sait trop.Accusé de meurtre par la police, pourchassé par des sbires, Malacci devra faire preuve de beaucoup d\u2019intelligence et de perspicacité pour s\u2019en sortir: ce qu\u2019il accomplira avec brio, mais non sans surprendre le lecteur avec le regard qu\u2019il pose sur la vie, à la fois désabusé et plein d\u2019espoir.L\u2019humour et les interrogations existentielles se côtoient dans un feu roulant de poursuites et de découvertes sensationnelles.Im belle au gant noir est un roman policier désopilant qui répond à tous les critères exigés pour passer une soirée d\u2019évasion inoubliable.Tout ça dans un style énergique et maîtrisé qui laisse espérer les suites des aventures de ce photographe de presse pas comme les autres.\u2018if Liber de vive voix / « U n /* i r r r_j RONFARD Laurent-Michel Vacher IMÏUTIbNS AVKC MAIflO IflNLI.Id 2 fluff's, IS dollars Robert Lévesque IM\u2019IUTII\u2019.NS AVKC jean-pikiuu: IfONl\u2019Alfl) 178 pages, 20 dollars \u2019«r\t*00* PARE Gilbert Éroüart\tStéphane\tGiovanni Calabrese ENTRETIENS AVEC\tBaillargeon\tENTRETIENS AVEC JEAN-PAUL\tENTRETIENS AVEC\tJEAN PARÉ RIOPELLE\tLOUIS ROUSSEAU\tm pages, 20doUm 12! pages, 17 dollars\t154 pages, ISdoUan PARAITRONT Michel Coulombe, Entretiens avec Gilles Carie Carol Bergeron, Entretiens avec Francis Dhomont BIENTOT Marc Chapleau, Entretiens avec Champlain Charest \\ ,S \" PILONS* P,.»*»* ,KM«>OI:IIM.s KS m msToiiti D\u2019IDÉES Nouveautés Liber Yves Couture LA TERRE PROMISE L\u2019absolu politique dans le nationalisme québécois 222 pages, 21 dollars Pierre Milot POURQUOI JE N\u2019ÉCRIS PAS D\u2019ESSAIS POSTMODERNES 144 pages, 17 dollars Laurent-Michel Vacher HISTOIRE D\u2019IDÉES À l\u2019usage des cégépiens et autres apprentis de tout poil, jeunes ou vieux 264 pages, 22 dollars Les éditions Liber, C.P.1475, succursale B, Montréal (Québec) H3B 3L2 3\t0 » A *** J L) Portrait de famille avec drame COMME ION PÈRE Guillaume Im Toute, Éditions de l\u2019Olivier, 218p.A l\u2019abri, dans une de ces habita; tions troglodytiques ayant servi de caches au XIX' siècle, Paul écrit une longue lettre-confession à Jacques, l\u2019amant qu'il a brusquement quitté des années plus tôt.L\u2019éloignement, la solitude forcent Paul à la franchise et à l\u2019examen lucide de son passe.Il sait que l\u2019exil volontaire auquel il se soumet participe à sa quête de vérité, celle qu\u2019il est venu chercher si loin.Cet homme inquiet se retrouve, à 47 ans, dans une Afrique du Sud qui se débat avec la fin du régime d\u2019apartheid.«Ce qui m\u2019atteint dans le régime des Boers, c\u2019est leur morale étouffante et réactionnaire.C\u2019est cela qui me met en danger, moi, homosexuel, plutôt que leur attitude à l\u2019égard des Noirs.» Et cette inquiétude se révèle être la peur, celle qui traque et qui détraque, la peur de la maladie et de la mort.Alors qu\u2019on croyait n\u2019avoir affaire qu\u2019à l\u2019histoire de Paul, une autre lettre survient, celle de son fils, malade, qui a décidé de venir mourir auprès de son père.U* passage de l\u2019histoire de Paul à celle de Giuseppe apporte la dimension filiale que l\u2019on soupçonnait sans pouvoir la mesurer jusque-là.«Comme ton père», cette expression que l\u2019on dit sur un ton agacé parce que l\u2019on vient de reconnaître chez son fils quelque travers ou quelque manie, garde toujours ce petit accent ému puisqu\u2019il scelle la ressemblance entre deux êtres aimés.Ici, la ressemblance lie profondément les deux hommes.Comme son père, Giuseppe est homosexuel.Comme son père, il a quitté une femme pour l\u2019étreinte d\u2019un homme.Comme son père, il traîne avec lui quelques photos en guise de résumé de sa vie passée et les étale devant lui pour se rassurer.Comme son père, il a la trouille.Malgré des années sans se voir, ces deux hommes se reconnaissent et acceptent ce que chacun demande de l\u2019autre.Giuseppe, dans une formule sans appel, exprime son affection pour son père: «Au fur et à mesure que mon père grandit, mes forces m\u2019abandonnent.Nous avons réussi l\u2019inversion parfaite.» Une troisième lettre complétera le triangle éclaté.Devant la mort si proche, Paul convoque la mère de Giuseppe, Claudia, elle aussi brutalement abandonnée des années avant Jacques.Cette famille déchiquetée ne se reconstituera pas sous nos yeux.Il arrive parfois qu\u2019il soit trop tard et que même les appels les plus pressants soient reçus avec un décalage fatal.Guillaume Le Touze n\u2019asservit jamais ses personnages à la démonstration d\u2019une thèse.Il les anime d\u2019une vie propre, ils sont porteurs de leur destinée et agissent sur elle avec toute leur volonté.Ce portrait de famille, rendu réel grâce à une écriture où se mêlent le style et l\u2019esprit, ébranle le lecteur et le conduit à réfléchir.Cet auteur, qui à 26 ans en est à son deuxième roman, a construit un livre parfait, à l\u2019équilibre subtil, où les changements de style révèlent une maîtrise exceptionnelle de l\u2019écriture.Parfois, au cœur du drame, quelques traits vifs, d\u2019une drôlerie inattendue, secouent le récit («Calme et magnanime, il me regardait me battre avec les aliments comme un goret psychopathe.») Il ne s\u2019agit pas ici de simple virtuosité mais de talent pur.L\u2019aisance étourdissante avec laquelle Guillaume Le Touze adopte une voix qui convient, tour à tour, à chacun des piliers de son roman, confirme l\u2019écrivain, celui qui sait créer une atmosphère, composer une histoire et un univers et nous y entraîner.ERRATUM LA CHIENNE AZTEQUE Veuillez prendre note qu'une erreur s'est glissée dans la publicité de la Collection Plus parue le 10 septembre dernier.Veuillez lire sous le titre La Chienne aztèque le nom de son auteur, Louise Malette.La maison d'édition s'excuse auprès de l'auteur et des lecteurs pour cette fâcheuse erreur.HURTUBISE HMH 7360, Bout Newman, Ville LaSalle (Québec) H8N1X2 Téléphones: (514) 364-0323 1-800-361-1664 Télécopieur: (514) 364-7435 H 11 d T U BIS E L\u2019Union des écrivaines et écrivains québécois pré sen te festival -Littérature du 23 au 30 septembre 1994 SPECTACLES + EXPOSITIONS 4- TABLES RONDES LECTURES GG CONFÉRENCES \u2022!\u2022 ANIMATIONS JEUNESSE RENCONTRES LITTÉRAIRES INTERCULTURELLES ET INTERNATIONALES- Lieux L\u2019Agora de la danse / Bibliothèque centrale jeunesse / Bibliothèque nationale du Québec Chapelle historitpte du Bon-Pasteur/Goethe-Institut/ Librairie Clmmpigny Librairie llenaud-llmy /Maison de lu culture Frontenac / Maison des écrivains Monument-National / Petit Campus / UQAM CONSEIL .\tDessins ,\u2014TT-;\u2014Renseignements et réservations\t+ (du 19 ta, .10 septembre) n (SI4) 849-S907\t-J3L F.URACF.Al SOUTIEN FIS Conseil des Arts de la Communauté urbaine de Montréal LIVRES Anne-Marie Alonzo Tout au loin la lumière 12 $ Hugues Corriveau L\u2019enfance 12 $ Hélène Dorion L\u2019issue, la résonance du désordre.15 $ Jean-Marc Fréchette Le Psautier des Rois 12 $ Rachel Leclerc Rabatteurs d\u2019étoiles 15 $ Pierre Ouellet Vita Chiara 15 $ François Tétreau Chambre de lecture 12 $ Collection INITIALE 10 $ chacun Catherine Fortin Ainsi chavirent les banquises Bernard Gilbert Opéra Michel Pleau La traversée de la nuit UN HÉRITAGE CULTUREL APPUYÉ PAR LES CONSEILS DES ARTS DU QUÉBEC F.T DU CANADA PIS CASSETTES AUDIO Marie Iîc.I\u2019AY Poi\u2019iiii\u2019s [ j J choisi* Poèmes lus par Suzanne CHguère\tPoèmes lus par l\u2019auteur Musique de Violaine Corradi\t12$ R o LIVRES À PARAITRE T Louise Beauchamp, Marc André Brouillettc, Mireille Cliche, Bertrand Laverdure, Luc Perrier, Joël Pourbaix, Miriam Waddington, Une anthologie de poésie: Voix d\u2019Irlande et du Québec et une anthologie des poètes du Noroît.LANCEMENT Aujourd\u2019hui le 17 septembre 1994 à La Galerie Éric Devlin 460 Sainte-Catherine Ouest, local 403, Md.(à côté du Cinéma Le Parisien) Les auteur-e-s et artistes seront sur place pour vous rencontrer 1835.Les Hauteurs.Saint-Hippolyte.Qc.|UR 1PO i I) 8 I.K I) K V 0 I R .I.K S S A M E l> I 17 K T l> I M A X C II K I « S K I* T K M B H K I » » I EXPOSITION Madame Grès à l\u2019Institut du costume du Met Museum MAU RI CK TOURIGNY CORRESPONDANT A NEW YORK Ly Institut du costume du Metropo-f litan Muséum de New York était l'enfant chéri de la fameuse Diana Vreeland qui l'avait fondé et guL jusqu'à sa mort, en est demeurée l'animatrice.Dans la métropole américaine, on craignait qu\u2019une fois l\u2019âme de l\u2019Institut disparue, s\u2019ensuivrait le déclin ou à tout le moins un temps de transition difficile.Si l'institut, sous la nouvelle gouverne des conservateurs Richard Martin et Harold Kmla.a modifié son style d\u2019exposition, sa qualité et le ANTIQUAIRE Antiquités Jean-Guy Gélineau 247 rue Granby, Bromont (sortie 74 - autoroute Cantons de l'Est) , .Meublas canadiens, sictorieos.québécois et autres.Mobiliers de chambre, salle à manger, salon, lits ruhTe.bois, métal et laiton.Rouets, armoires, coffres en pin.chaises droites, berçantes, «press back», tables rondes etc.1-514-534-2414 POUR RÉSERVATION PUBLICITAIRE.COMPOSEZ LE 985-3322 plaisir du public n\u2019en'souffrent pas du tout.Les immenses expositions, embrassant des époques entières, sous le règne de Vreeland, ont été remplacées par des collections contenant peut-être moins d\u2019éléments mais dotées d\u2019un contexte théorique, voire même philosophique; en effet, Martin et Koda se soucient de situer les œuvres présentées, d\u2019établir des correspondances avec les autres arts, de réfléchir sur le moment d\u2019histoire qui a donné naissance aux éléments exposés.Les spectateurs regrettent peut-être le souffle et l\u2019envergure des collections montées par Vreeland (on sc souvient de ses expositions sur l\u2019ère napoléonienne, sur la Belle Époque) mais se réjouissent certainement de l\u2019intelligence et de la pertinence du travail de la nouvelle équipe.Cet automne, jusqu\u2019au 27 novembre, les galeries de l\u2019Institut du costume hébergent Madame Grès, une collection d\u2019environ 80 créations de cette figure dominante de la haute couture française depuis les années 20.Le corps et la matière qui l\u2019enveloppe Née avec le siècle.Madame Grès lance sa propre maison de couture dans les années 30 sous le nom de Alix Barton Couture et c\u2019est durant la Seconde Guerre qu\u2019elle commence la Maison Grès, en 1942.On dit GUY ROBERT écrivain, expert en art, docteur en esthétique l\u2019Histoire de l\u2019Art \u2014 en 24 chefs d\u2019œuvre Suite de six conférences de Guy Robert, construites chacune autour de quatre œuvres vedettes, qui seront situées dans leur propre contexte, de manière organique et dialectique.Ces conférences se donneront le jour et le soir à Montréal et à Ste-Marguerite-du-Lac-Masson dès les 5 et 6 octobre 1994.Le CERCLE des ARTISTES PEINTRES et SCULPTEURS du QUÉBEC Informations: pour Montréal (514) 688-8015 Mireille Forget Les Laurentides (514) 227-5707 Mimi Clerc-Misner PHOTO KAREN W1IXIS/THE METROPOLITAN MUSEUM OF ART Robe de soirée de soie blanche, 1963.que durant l\u2019occupation de Paris par les forces nazies, elle a ouvert son salon aux épouses des officiers allemands pour leur montrer sa nouvelle collection: des vêtetnents aux couleurs du drapeau français.La réaction des nazis fut immédiate: le lendemain, les occupants forçaient la Maison Grès à fermer ses portes.Voilà un épisode qui illustre l\u2019autonomie, l\u2019audace et les convictions de Madame Grès dont elle a fait preuve tout au long d\u2019une carrière de soixante ans.Son nom est à jamais associé au renouveau de la haute couture de l\u2019entre-guerre, mené par *L En collaboration avec les Belles Soirées de l\u2019Université de Montréal, responsable du contenu culturel Toronto Art Gallery of Ontario : Exposition Barnes départ supplémentaire: 11 au 13 novembre 259,00 $ p.p.ccc.double yVOYÀGÉS CARBIN (5 14) 718-4S53, * Alexander Netusil Marbod Frltsch CHARLEVOIX ISTOIRE ÜI de 1900 cx 1940 CHARLEVC HISTOIRE I de 1900 à 1 1993 s de I960 À ŒUVRE 25 SEPTEMBRE MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTREAL 372, SAINTE-CATHERINE OUEST SUITE 520, MONTRÉAL H3B 1A2 (514) 866-8008 LE CENTRE D\u2019EXPOSITION DE BAIE-SAINT-PAU L présente LRT Plus d\u2019une centaine d'oeuvres produites par les nombreux artistes ayant fréquenté ,ou habité Charlevoix à l'époque Une histoire à découvrir.DU 24 SÈPTEMBRE 1 994 AU 30 JANVIER 1995 OUVERT DE 9 h À 17 h Visites quidées: les mercredis, samedis et dimanches ¦ _ * ¦ \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 23.rue Ambroise-Fafard.Baie-Saint-Paul ! Renseignements: (418) 435-3681 7 au 24 septembre Galerie Éric Devlin 460 Sainte-Catherine Ouest espace 403 Montréal H3B 1A7 Tél.: 514-866-6272 Fax : 514-865-7284 GALERIE TROIS POINTS-JOCELYNE AUMONT Paul LACROIX Vernissage samedi 17 septembre a 14 h jusqu'au l\u2019octobre avec la participation du Ministère de la Culture du Québec \u2014 S/\u2014 Pour réserver dans cet espace publicitaire, composez le 985-3319 VS/\\RT CONTEMPORAIN sous toutes ses formes Association des galeries d'art contemporain (Montréal) / / DROITS d'entrée : 5$ mardi au dimanche : 11 h à 18h LES MERCREDIS SOIRS DU MAURIER : GRATUIT 18h à 21 h MÉTRO PLACE-DES-ARTS COIN SAINTE-CATHERINE / JEANNE-MANCE PROGRAMMATION : (514) 847-6212 \t\tGALERIE SIMON BLAIS \t\t4521, rue Clark suitelOO Montréal (514) 849-1165 DANSEREAU : LES AVENTURES DE KATMANDOU Jusqu\u2019au 8 octobre des femmes à Paris.Elle est la dernière survivante de ces créatrices dont l\u2019influence se fait encore sentir aujourd'hui, depuis la disparition de Chanel et de Vionnei.Une des grandes innovations de Madame Grès est d\u2019avoir commencé à travailler avec les tissus sur les corps de ses mannequins.Plus de créations de patrons à partir de croquis bidimensionnels, mais bien à partir de drapés et d\u2019effets des formes sur le corps humain.Grès se vante d\u2019avoir toujours respecté le corps et la matière qui l\u2019enveloppe.Souvent, Grès ne coupe pas les étoffes: elle les laisse entières autour du corps sans jamais enfreindre les mouvements de celui-ci.Dans la collection du Met, on voit donc une grande quantité de robes très amples, de drapés savants, de jupes à larges plis.Il s\u2019ensuit une fluidité remarquable de ces robes et manteaux, exécutés dans les tissus les plus sensuels.Madame Grès affectionne les jerseys de soie, les crêpes de soie.et de Chine.Ces tissus et les formes qu\u2019ils prennent sur le coips rappellent les vêtements de la Grèce ancienne, évoquent les sculptures antiques.La pureté du drapé, son élégance et une évidente impression de liberté dominent l\u2019art de Grès.Elle garde ce même respect des tissus lorsqu\u2019elle crée des manteaux et ponchos de riches brocarts.On ne peut s\u2019empêcher d\u2019être étonné par les mètres de tissus intacts, sans coupures ni coutures.Madame Grès fait confiance aux tissus comme à de vieux amis.«Respecter les tissus» La récurrence du drapé entraîne aussi une certaine asymétrie des vêtements, une irrégularité des plis que Madame Grès cultive.Qu\u2019elle travaille dans de sobres noirs et blancs ou dans d\u2019éclatants magentas presque électriques, Grès reste fidèle à ses principes de base.Lorsqu\u2019elle aborde des étoffes plus lourdes pour des manteaux de Taine ou des ponchos de soirée, elle n\u2019abandonne pas l\u2019aspect sculptural du design.On observe aussi l\u2019influence profonde de Grès sur les couturiers japonais qui gagnent le marché occidental dans les années 80; les Yamamoto et Miyake ont re-tenu la leçon de (ires: souligner et mettre l\u2019accent sur les qualités des étoffes.«Respecter les tissus».Le design de Grès s'inscrit dans cette vague néoclassique de ses débuts.Comme dans le théâtre et la danse, la mode affiche cette inspiration venue de l\u2019Antiquité et de la mythologie: elle signe les costumes de pièces de Giraudoux, de Cocteau et même plus tard du Britannique Harold Pinter.Elle se tourne successivement vers la peinture italienne de la Renaissance et l\u2019art oriental pour colorer ses collections de formes renouvelées ou de teintes oubliées.L\u2019audace de la créatrice va jusqu\u2019à dénuder des espaces de peau entourés de tissus, espèce d\u2019érotisme volontaire et magnifiquement exécuté, depuis repris par les plus grands couturiers du monde.L\u2019ensemble de la production de Madame Grès demeure d\u2019une actualité surprenante mais son utilisation du taffetas semble tout droit sortie des pages du Vogue d\u2019aujourd\u2019hui.Les corsages près du corps qui s\u2019ouvrent soudainement en jupes très larges, à plis spectaculaires qui comprennent des mètres de taffetas moiré n\u2019ont pas vieilli d\u2019une minute et pourraient porter la signature des vedettes actuelles de la haute couture.L\u2019installation de l\u2019exposition est absolument impeccable: les montres aux éclairages soignés mettent en valeur chaque caractéristique des designs et une petite collection de bijoux de Madame Grès complète l\u2019ensemble.Même ceux d\u2019entre nous pour qui la mode n\u2019est qu\u2019affaire de dames de la société ne seront pas insensibles à Madame Grès.MUSEE DES BEAUX-ARTS DE MOM BEAI Heures d'ouverture de la Librairie: tous les jours, de 11 h a 18 h; le mercredi, jusqu'à 21 h; les jeudi et vendredi, jusqu'à 19 h.Entrée gratuite d* «frie ef.witation La Librairie du Musée des beaux-arts de Montréal et les Éditions Fini-Infini vous invitent à rencontrer JEAN McEWEN le mercredi 21 septembre 1994, de 17 h à 19 h à l\u2019occasion de la publication de PETIT CIMETIÈRE D\u2019UNE PRÉSENCE LIBRAIRIE DU MUSÉE PAVILLON JEAN-NOËL DESMARAIS 1368, rue Sherbrooke ouest G (514) 285-1600, poste 350 Le Renouveau palladien : La villa et les jardins de lord Burlington à Chiswick -» 9 \" \",.- '¦ Du 19 juillet au 25 septembre 1994 Cette exposition a été réalisée en collaboration par la Royal Academy of Arts de Londres, le Heinz Architectural Center du Carnegie Museum of Art de Pittsburgh et le CCA.Richard Parc, Chiswick, vue de la façade principale, 1993.Épreuve par procédé chromogène.'O Richard Pare 1994 Les frais de transport aérien des œuvres sont pris en charge par British Airways, les frais d'assurance sont couverts en partie par le ministère du Patrimoine canadien.L'exposition bénéficie d\u2019une contribution additionnelle du British Council.Centre Canadien d'Architecture/Canadian Centre for Architecture 1920, rue Baile, Montréal, Québec, Canada H3H 2S6 (514) 939-7026 K |) K V (MH.I.K S S ,\\ M K IM 17 K T It I M A X (' Il K I K S K I* T K M H H K I Mil I L\u2019humaine misère Les gravures du Miserere de Georges Rouault, au Gesù STÉPHANE BAI LLARGEON LE DEVOIR Les 58 gravures du célébrissime Miserere, de Georges Rouault, sont exposées depuis le début de la semaine au Centre de Créativité des salles du Gesù, rue de Bleury, à Montréal., i Le Miserere a été réalisé entre 1922 et 1927, à une période cruciale de l\u2019évolution plasticine et spirituelle die l\u2019artiste français, mort à Paris, en 1058, à l\u2019âge de 86 ans.L\u2019idée même de ce grand œuvre a germé dans son esprit pendant la Première Guerre mondiale.Certaines planches ont été modifiées dans les années quarante et l\u2019ordre définitif de leur présentation n\u2019a été arrêté qu\u2019en 1946-1917.D\u2019abord réalisées sous forme de dessins à l\u2019encre de Chine, transformées ensuite en peinture à la demande du marchand d\u2019art Ambroise Vollard, les œuvres furent finalement gravées sur cuivre, à l\u2019aide de limes, de grattoirs, de burins et de papier émeri, en tentant de «préserver le rythme et le dessin initial», comme l\u2019expliquait Rouault lui-même.Il aurait aussi dit à Vollard: «Vous me fournissez du cuivre et moi je fonce dedans.» Le résultat de sa tumultueuse cavalcade a donc pris la forme d\u2019un livre d\u2019artiste publié à 250 exemplaires, en 1947.La copie complète présentée au Gesù, avec ses 58 planches en noir et blanc, de format moyen, est unique en Amérique du Nord.Elle appartient à l\u2019abbaye Saint-Benoît-du-Lac, en Es-trie.~ Le recueil se divise en deux parties inégales.La première, qui réunit «Voilà donc une nouvelle Divine Comédie, un portrait sans concession de la douloureuse condition inhumaine.» 33 planches, est intitulée «Miserere», comme l\u2019ensemble.La seconde est appelée «Guerre», tout tristement.Le ton est donné.lx*s thèmes sacrés et profanes se mélangent ici, imposent un dialogue constant entre le Christ et l\u2019Homme, entre le divin et l\u2019humain, inextricablement liés dans la misère.I-es titres des différentes œuvres rappellent ce dont il est question: c\u2019est la Hue des soli-taires, Us ruines elles-mêmes ont péri, Le dur métier de vivre, Toujours flagellé, En toutes choses des larmes et Qui ne se grime pas?, une de ses plus célèbres, mille et cent fois reproduites.Voilà donc une nouvelle Divine Comédie, un portrait sans concession de la douloureuse condition inhumaine, un condensé pour ainsi dire noir sur noir d\u2019images de l\u2019Enfer sur terre.C\u2019est surtout le sommet de l\u2019art de Rouault, qui peaufine ici, à l\u2019extrême, les thèmes obsédants de sa mécanique expressive, tous ces symboles d\u2019une humanité misérable, déchue physiquement et moralement: prostituées à l\u2019abandon, clowns grotesques, bourgeois infâmes, prolétaires stigmatisés par une vie de peine et de labeur, femmes du peuple accablées d\u2019enfants, faubourgs déliquescents, auxquels s\u2019ajoutent des motifs directement inspirés de la guerre, des soldats en fuite, des villes en ruine, et tous ces sujets sacrés, puisés dans la Passion, le Christ aux outrages, le couronnement d\u2019épines et surtout la mise en croix.On l\u2019a souvent remarqué, Rouault accède aux visions les plus religieuses que l\u2019art du XXe siècle ait permises.Au vrai, il s\u2019est finalement imposé comme un des plus grands artistes religieux de tous les temps, à La rue des solitaires.l\u2019égal des grands maîtres du Moyen Âge, dont il admirait tant le travail.Lui même a écrit qu\u2019il n\u2019a peut-être jamais eu qu\u2019un seul modèle, le Christ, «obéissant jusqu\u2019à la mort et à la mort de la croix», comme le dit le titre d\u2019une autre planche du Miserere.Ce qui n\u2019est pas totalement sûr.Le théologien protestant Paul Tilli- ch, qui appréciait énormément le travail de Rouault et auquel il a consacré quelques pages sublimes, pensait que la véritable force de cet artiste résidait dans le traitement de sujets profanes d\u2019où émanait pourtant un sentiment de l\u2019inlassable présence de l\u2019éternel, d\u2019où surgissait la perspective de ^«inconditionné», du religieux, toujours PHOTO ARCHIVES à l\u2019œuvre dans l\u2019existence.Et c\u2019est ce qu\u2019on vérifie au contact des planches sobres, mais d\u2019une infinie tristesse, exposées au Gesù.Rouault est d\u2019un amer pessimisme, d\u2019une totale lucidité sur les malheurs qui déchirent l\u2019humanité.Mais quand il témoigne, quand il trace les traits d\u2019un visage ordinaire buriné par cette chienne de vie, quand il montre un corps décharné qui courbe le dos et incline déjà la tête, il touche l\u2019essentiel de ce qui transcende la détestable réalité et permet seul de la supporter.L\u2019absolu est là, comme somme des compensations pour l'humaine misère Avec Rouault, dans le Miserere, comme dans tout grand art mais avec une force et une immédiateté palpable, l'éthique et l\u2019esthétique ne font plus qu'un.Ix?style, la manière tie Rouault y sont pour beaucoup.C\u2019est encore et toujours cette figuration simplifiée! ce réalisme transfiguré, qui a parfois frisé le procédé, mais qui atteint maintenant une forte, parfaite é| harmonieuse simplicité poétique.H n\u2019y a pas d'abstraction ici, si ce n\u2019est celle qu\u2019impose le contenu émotionnel, le sens prégnant qui imbibé chaque trait et ces larges à-plats d\u2019obscurité.La technique employée accentue aussi cet effet.En gravant, Rouault a conservé son habitude de cerner grossièrement les formes, de les cloisonner dans un trait souple mais large, qui fait songer aux réseaux de plomb d\u2019un vitrail.En fait; c\u2019est tout l\u2019ensemble qui évoque là plénitude monumentale des vitraux médiévaux, dont il a toujours admiré la force et qu\u2019il restaurait, dans sa jeunesse, chez un maître verrier.«S\u2019il y avait eu de beaux vitraux comme autrefois, je ne serais peut-être pas devenu peintre», aimait-il répéter.L\u2019exposition consacrée à Rouault s\u2019inscrit dans un plus vaste événement sur l\u2019ail sacré en place jusqu\u2019au 1er novembre prochain.On peut aussi y voir des œuvres de Pierre Narin Keo Kossal et des icônes de Joail Jordache.GRAHAM CANTIENI «SUSPENSIONS ET SUPERPOSITIONS» Œuvres récentes 1993-94 septembre-octobre \u2022 CENTRE CULTUREL JEAN-GAGNANT \u2022 PAVILLON DE L\u2019ORANGERIE DU MUSÉE DE L\u2019ÉVÊCHÉ Limoges novembre-décembre \u2022 GALERIE ZÔGRAPHIA Bordeaux ¦ Trois expositions organisées par le Centre culturel municipal Jean-Gagnant de Limoges en collaboration avec te Musée de l\u2019Évêché de Limoges, le Festival International des Francophonies en Limousin, la Galerie Zôgraphia de Bordeaux, les Services culturels de l'Ambassade du Canada il Paris et l\u2019Université du Québec à Trois-Rivières.Un catalogue couleurs avec taie de Kalia Feijôo accompagne les expositions.jïï/m/a < ic/mei c/er ff/Hmatsteùv flipow/fon c/a 2/ septembre an \u2018ter octobres1 (fjÿ4 fLr/n'sscuje mcrcrccb 2 / .septembre à /(J/ Ej fliSLr _ a rue St-Paul ouest Vieux-Montréal Tél.: 844-2133 ALE RIE SCULPTURE ATYPIQUE Michel Archambault et Denis Rousseau du 22 septembre au 20 octobre 1994 vernissage le dimanche 25 septembre EXPOSITION SOLO GIRIBI Vendredi 16 septembre de.1?h à 21 h.samedi 17 septembre dé T3h à 21 h, dimanche 18 septembre de 13h à 17h GALERIE DE LA TOURELLE Hôtel Delta de Valleyfield 40 Ave du Centenair, Valleyfield Pour-inlocmation: (514) 377-2015 (514) 371-2289 ¦ BfEgfr\t5170, chemin de la Côtc-Stc-Çaüierinc.Montréal (Québec) II.3W 1M7 n Ç) .\t\u2022\u2022 Tel.: (514) 730-2301 Te.: (514) 739-9340 TD'ARTô EMb » ÉDITION Du 1er septembre au 27 novembre 1994 Heures d\u2019ouverture : lundi fermé: mardi, mercredi et dimanche de 11 h à 18 h; jeudi, vendredi et samedi de 12 h à 20 h L.GS EXPOSITION Alighiero Baetti et Mimmo Paladino Tapisseries l\" septembre \u2014 2 octobre CIAC-314, rue Sherbrooke Est Gottfried Helnwein Visages/Faces 1 *' septembre \u2014 9 odobre CIAC-314, rue Sherbrooke Est Wanda Koop Paintings for Dimly Lit Rooms 1\" septembre -16 octobre CIAC\u20143576, avenue du Parc Entre Image et Matière Neuf artistes italiens : Stefano Arienti, Andrea Busto, Chiara Dynys, Eugenio Giliberti, Felice Levini, Massimo Orsi, Alfredo 'Romano, Grazia Toderi, Silvio Wolf.1\" septembre-27 novembre CIAC\u20143576, avenue du Parc Roberto Pellegrinuzzi Le Chasseur d'images (1989-1994) 1\" septembre-27 novembre CIAC\u20143576, avenue du Parc Vidéos allemandes Les Prix vidéos de la ville de Mari 6-16 ortobre CIAC\u2014380, rue Prince-Arthur Ouest Carl Beam The Columbus Suite, 1990 6 ortobre - 27 novembre CIAC\u2014380, rue Prince-Arthur Ouest Daniel Dion Parcours 6 ortobre-27 novembre CIAC\u2014380, rue Prince-Arthur Ouest Pierre Dorion Autoportraits, 1990-1994 20 octobre - 27 novembre CIAC-314, rue Sherbrooke Est Loïc Le Groumellec Œuvres récentes 23 octobre - 27 novembre CIAC\u20143576, avenue du Parc WandaKoop, Paintings for Dimly Lit Rooms.1993.Acrylique jurtoile.2/4X396 cm.Du 1\" septembre au 16 octobre 1994.CIAC - 3576, avenue du Parc UNE PRODUCTION DU CIAC Centre international d'art contemporain de Montréal .RENSEIGNEMENTS: [514] 288-0811\t= CrownVie Conseil des arts et des lettres du Québec \u2022 Conseil des arts de la Communauté urbaine de Montréal \u2022 Conseil des Arts du Canada \u2022 Ministère du Patrimoine canadien \u2022 Ministère de la Main-d'œuvre, de la Sécurité du revenu et de la Formation professionnelle du Québec \u2022 Ministère du Développement des ressources humaines du Canada \u2022 Service de la culture de la Ville de Montréal \u2022 Goethe-Institut Montréal \u2022 Institut Culturel Italien.C2 MUSIQUE PLU S LE DEVOIR I) K) S A M K I) I 17 K T I» I M A N .».j ¦ 14 (iMH* ptip*»Ut»r de fctfrrt ilvftri Et puis, comme dit Jean-François Gravel, architecte au Service de l\u2019habitation et du développement urbain, dit SHDU (module des permis et inspections, section patrimoine, organisateur de l\u2019événement): «C\u2019est plus agréable à recevoir qu\u2019un compte de taxes! C\u2019est bien beau de protéger des zones par des règlements, de contraindre par des lois, mais il convient aussi de souligner les bons exemples, et c\u2019est notre but dans ce cas-ci.Les gens, souvent, ne savent pas vraiment ce qu\u2019il faut faire et se font mal conseiller.On leur dit: \u201cCe pignon-là, mettez donc de l\u2019aluminium à la place, ça va être plus facile à entretenir\u201d, ce qui n\u2019est pas vrai.» La maison du bonheur S\u2019il est un lauréat qui accepte de bonne grâce les encouragements, c\u2019est M.Garant.Retraités, M.Garant et son épouse habitent le rez-de-chaussée tandis que leur fille et leur gendre occupent le second.Tous quatre s\u2019en sont donné, du mal et du soin, pour restaurer cette demeure qu\u2019ils ont achetée il y a huit ans.«Nous avons consulté un ami architecte, mais nous nous sommes aidés aussi des souvenirs de nos voisins, certains parmi eux sont nés sur la rue!» Bâtie en 1900, la modeste maison en rangée s\u2019agrandit à l\u2019arrière d\u2019une rallonge années 30.«Mon gendre a entièrement refait les vitraux selon le style de l\u2019époque.Sur le toit, le gros du travail a été la tôle, nous avons refait les chambranles.Mais l\u2019ardoise est restée intouchée, seulement repeinte.» Et l\u2019intérieur est à l\u2019avenant: «Certaines parties des moulures étaient tombées et nous les avons reconstituées, avec du plâtre de Paris.» Tout ce travail valait-il la peine?À cette question absurde, M.Garant ne peut que répondre par le chant lyrique de son bonheur: «À 70 ans nous sommes près de nos enfants, nous avons des voisins en or, tous les services à proximité.et, ma foi, je n\u2019irai pas jusqu\u2019à dire que nous avons donné l\u2019exemple, mais on ne peut pas nier que la rue s\u2019améliore partout depuis notre arrivée.» .¦ y- .-y , La maison du bonheur de la famille Garant, grande lauréate de l\u2019arrondissement Rosemont/Petite-Patrie, au 6374 Saint-Vallier.?La Division patrimoine du SHDU (Service de l\u2019habitation et du développement urbain) attend à bras ouverts la visite et les questions de toute personne sur le point de rénover sa maison et cherchant à mieux s\u2019informer (au 872-4102).C\u2019est un service gratuit, appuyé de brochures diverses.PHOTOS DENIS LABINE Appel de propositions, projets de recherche appliquée en design L\u2019Institut de Design Montréal (IDM), organisme sans but lucratif, a pour principal but de stimuler la recherche appliquée en design.Il offre un programme de contributions aux designers, aux partenariats designers-entreprises et aux entreprises qui possèdent un service intégré de design.Le programme favorise la réalisation de projets permettant la conception et le développement de produits novateurs ou l\u2019amélioration, par la qualité du design, de produits existants (y compris les outils de design).Il s\u2019adresse plus particulièrement aux petites et moyennes entreprises situées principalement dans la grande région de Montréal.Le design doit faire partie intégrante des processus de conception et de développement du produit.Les retombées économiques en termes de création ou de conservation d\u2019emplois, le potentiel d\u2019exportation du produit, le respect de l\u2019environnement et la conservation des ressources font partie des critères d\u2019évaluation des projets.Contributions maximales: 50% des coûts admissibles d\u2019un projet, jusqu\u2019à concurrence de 100 000 $.Réception des formulaires de proposition: du samedi 10 septembre au mardi 18 octobre 1994 avant 16 heures.Nouveaux formulaires de proposition et conditions disponibles, la semaine, de 9 heures à 16 heures à: l\u2019Institut de Design Montréal, 1037, rue Rachel, 3e étage, Montréal (Québec), H2J 2J5.Institut de Design Montréal i ! C72A 4256 "]
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