Le devoir, 25 janvier 1995, Page(s) complémentaire(s)
L E 1) E V 0 1 R , L E M E R.C II E I) I 2 5 .1 A N V I E R I !) !) .r> v A 8 LE DEVOIR TTu FMt Ra-nm.saw pour 849-6591 CAMILLE LAPOINTE 3626-A St-Denis, Mil.VIllAUTES Clinton tente de reprendre l’initiative politique SYLVIANE TRAMIER LE DEVOIR Le président américain Bill Clinton a prononcé hier soir devant le Congrès le traditionnel discours solennel sur l’état de l’Union dans lequel il a tenté de rétablir sa prééminence sur la scène politique tout en donnant des gages de bonne volonté à ses adversaires républicains.Pour faire pièce au «Contrat avec l’Amérique», présenté en septembre dernier par les républicains, Bill Clinton est revenu sur le thème, qui avait dominé sa carppagne électorale en 1992, d’un «nouveau pacte» entre l’État et les citoyens, mais er) préconisant en même temps la réduction de la taille de l’État fédéral, thème cher aux républicains.«Nous ne pouvons pas demander aux Américains d’être de meilleurs citoyens si nous nç sommes pas nous mêmes de meilleurs serviteurs de l’État», a-t-il déclaré.Se plaçant sur le terrain de la moralisation de la vie politique, il a mis au défi les congressistes, en attendant l’adoption d’une réforme du système des lobbies et du financement des campagnes électorales, de cesser d’accepter les «petits cadeaux», voyages gratuits, invitations, de§ groupes de pression.A quelques reprises, le président a été applaudi ostensiblement par les républicains et par le nouveau président de la Chambre des représentants Newt Gingrich, en particulier lorsqu’il a promis de s’en prendre à la bureaucratie fédérale, de réduire la taille de la fonction publique fédérale et les impôts.Sur le plan budgétaire, le président a proposé de réaliser des économies de 130 milliards de dollars «en réduisant la taille des ministères et en nous débarrassant de plus de cent programmes doqt nous n’avons pas besoin.» A d’autres moments, M.Gingrich s’est tout aussi ostensiblement abstenu d’applaudir, ou de se lever comme le veut la coutume, notamment quand le président Clinton a promis de ne pas laisser le Congrès révoquer la loi Brady, sur la restriction de la vente d’armes.Dans l’espoir de montrer aux Américains que, malgré la déroute démocrate du 8 novembre dernier aux élections législatives, il n’était pas pour autant «un canard boiteux» condamné à l’éclipse, Bill Clinton a proposé plusieurs initiatives, dont certaines ont cependant de bien minces chances d’être approuvées par le Congrès.En particulier, le président s’est prononcé en faveur d’un relèvement du salaire minimum, mesure populaire auprès de l’électorat traditionnel démocrate et des syndicats, mais à laquelle les républicains, qui forment la majorité des deux chambres du Congrès, sont opposés.Il a également prôné un renforcement des mesures contre l’immigration illégale aux États-Unis.Le président Clinton a fait appel à l’esprit de coopération entre les partis, demandant aux congressistes des deux partis de travailler ensemble pour le bien commun.Revenant sur la réforme manquée, l’année dernière, du système de santé, le président Clinton a reconnu que son plan de refonte du système avait été peut être trop ambitieux: «Nous avons peut-être visé trop haut l’an dernier, a-t-il dit.Travaillons ensemble sur cette question pour avancer petit à petit.» Le président a annoncé le lancement d’une campagne nationale d’information pour freiner les naissances chez les adolescentes, phénomène social qui, selon lui, est facteur de déstabilisation de la famille et est pour beaucoup dans la recrudescence de la criminalité.Sur le plan de la politique étrangère, M.Clinton a exhorté le Congrès à adopter le plus rapidement possible le programme de garanties de prêts de 40 milliards de dollars pour aider le Mexique à dénouer sa crise financière.Il a mentionné une mesure de lutte antiterroriste, dévoilée hier matin, visant à geler les biens de douze mouvements intégristes du Proche-Orient Il a également appelé le Sénat à ratifier le traité Start II sur la réduction des armements stratégiques signé en janvier 1993 entre Washington et Moscou.Ce traité permettra une réduction draconienne des arsenaux nucléaires américains ,et russes.M.Clinton a aussi confirmé l’intention des États-Unis de chercher à étendre le Traité de non-prolifération nucléaire.Ce discours, prononcé alors que Bill Clinton se trouve à mi-chemin dans son mandat présidentiel, avait été décrit dans plusieurs organes de presse américains comme «peut-être le plus important de sa carrière».Pour la première fois depuis 40 ans les républicains contrôlent les deux chambres du Congrès, imposant au démocrate Bill Clinton une cohabitation qui depuis un peu plus de deux mois, l’a réduit à un rôle de simple spectateur.«J’ai fait des erreurs mais j’ai appris les leçons de l’humilité», a dit le président, faisant allusion à ses deux premières années de gouvernement Selon son habitude, le président américain a travaillé jusqu’au dernier moment à son discours, y apportant des retouches de dernière minute dans la limousine qui le conduisait de la Maison-Blanche au Congrès.Pour réussir son entreprise de résurrection politique, le président Clinton s’est erpployé à «recentrer» son message.Son discours sur l’État de l’Union lui a fourni hier l’occasion de se présenter devant l’opinion comme un «nouveau démocrate», qui a su tirer les leçons de la défaite.ACCUEIL Ton modéré SUITE DE LA PAGE 1 Philippe Séguin avait fait les choses en grand et réuni dans la salle des Fêtes des personnalités de tous les horizons: du chanteur Gilbert Bécaud à l’écrivain Jean La-couture, en passant par Hubert Rçeves et un large éventail de parlementaires français.Étaient cependant absents la plupart de ceux qui devraient jotier un rôle clé dans l’élection présidentielle de mai prochain.Au-delà des fanfares et des lustres, les propos de Philippe Séguin sont demeurés réservés.L’homme connu pour son franc-parler n’a pas prononcé le «Vive le Québec libre!» tant attendu.Il a décrit le Québec comme une société moderne dont la France avait beaucoup à apprendre.«Nous n’ignorons pas où vous voulez aller», s’est-il contenté de dire au sujet du prochain référendum, avant d’ajouter que la France n’entendait pas «marcher devant» le Québec, «non plus que rester en arrière».Interrogé sur les propos tenus hier par l’ambassadeur Benoît Bouchard qui minimisait l’importance des hommes politiques qui accueillent Jacques Parizeau et qui qualifiait certains d’entre eux d’«électrons libres» (loose cannons), Philippe Séguin a été acerbe: «Pour ne pas être offensé, il ne faut pas entendre!» Jacques Parizeau avait précisé plus tôt: «Qu’un ambassadeur se sente dérangé par mes propos, je n’ai rien à en faire!» Sur les lieux mêmes de l’Assemblée nationale, Benoît Bouchard a adopté un ton plus modéré que la veille.Déplorant que Jacques Parizeau (qu’il avait rencontré en privé dans la matinée) vienne défendre son projet souverainiste en France, il a affirmé n’avoir rien à reprocher aux propos de Philippe Séguin.«Je pense qu’on peut vivre avec ça (.).Il n’y a rien là-dedans contre le Canada.» En anglais, l’ambassadeur a même ajouté: «La moindre des choses à laquelle on doit s’attendre de la part de n’importe quel pays, c’est qu’il respecte la décision des Québécois.» Benoît Bouchard a cependant déploré le geste de 42 intellectuels français qui affirment, dans une déclaration publiée hier, leur «entière solidarité» avec le combat des Québécois «pour que vive le Québec libre».La déclaration qui a circulé dans les milieux proches de l’Association France-Québec a recueilli la signature d’écrivains et de professeurs de tous les horizons politiques, qui, cependant, ont souvent pour point commun de s’être opposés au traité de Maastricht renforçant l’Union européenne.On y trouve, entre autres, deux membres de l’Académie française (Jean Dutour et Jacques Laurent), un conseiller de Charles Pasqua (Jean-Claude Bareau), un auteur-compositeur (Jean Ferrât) et des écrivains connus comme Jean-Edem Hallier et Gabriel Matzneff.«J’ai signé ce texte, a expliqué au Devoir l’essayiste de gauche Max Gallo, parce que je crois qu’il y a une idéologie vague et forte qui laisse entendre que l’époque est marquée par la création de grands ensembles et que l’idée de la nation et de la souveraineté est dépassée.Or, l’exemple de l’URSS et de l’Europe centrale montrent que les peuples qui en ont la volonté ont intérêt à affirmer leur autonomie et leur souveraineté, car les grands ensembles craquent souvent dans la violence.» Reçu au Conseil permanent de la Francophonie, Jacques Parizeau s’était montré ravi que le débat sur la souveraineté ne soit pas considéré «dans la vieille Europe et en Afrique» comme «délirant».Il avait aussi souligné que la souveraineté mettrait un terme aux ballets diplomatiques auxquels se livrent Québec et Ottawa.Pendant que le premier ministre faisait des rencontres privées (ses attachés politiques refusent de confirmer une rencontre avec le centriste et éventuel candidat à la présidence Raymond Barre), son épouse Lisette Lapointe allait rencontrer l’abbé Pierre dans les locaux de sa fondation où on lui a remis l’Ordre national du Québec.En soirée, Jacques Parizeau a rencontré le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé avant d’aller sabler le champagne à une réception du Quai d’Orsay.Sans représenter un événement important dans l’actualité politique française, la visite de Jacques Parizeau a attiré l’attention des quotidiens Le Monde, L’Humanité, Libération, Info Matin, du magazine Le Point et, surtout, du journal télévisé de TF1, la première chaîne française.RENARD Le plus rusé des rusés SUITE DE LA PAGE 1 nouveau, tout à fait dans la tradition moderniste.Pianiste et trompettiste de talent, il se produit encore, tous les mardi soirs, à Toronto, avec le groupe de jazz CCMC.On lui doit aussi la réalisation de quelques films-cultes de la vague expérimentale (Wavelength, par exemple).Il s’est également imposé avec des collages, des photographies, des assemblages d’objets trouvés et des sculptures.En fait, Michael Snow est devenu le plus rusé de tous les artistes rusés que le pays ait produits.C’est l’enfant prodige du ROC (Rest of Canada), une sorte de Riopelle du Canada anglais, quoi, dont la renommée s’étend d’ailleurs, elle aussi, bien au-delà du 491' parallèle et des trois océans.En quarante ans de travail, cet être complexe et «multidoué» est devenu tout à la fois la figure de proue de l’avant-garde et l’artiste officiel adulé du grand public, notamment pour avoir réalisé les sculptures d’oies en vol au Centre Eaton de Toronto.Il est donc habitué aux honneurs des salles muséales.L’an dernier, avec The Michael Snow Project, le Musée des beaux-arts de l’Ontario et d’autres établissements de la Ville reine lui ont même consacré la plus grande rétrospective jamais offerte à un artiste canadien vivant.L’exposition du MAC, qui sera officiellement inaugurée jeudi soir, n’a rien de comparable.Elle compense tout de même pour les quinze dernières années passées sans Snow à Montréal fia dernière présentation de ses œuvres remonte à 1980) .Ce récent travail s’intitule Michael Snow — Œuvres de la collection du Musée des beaux-arts du Canada.L’exposition est donc tirée de la collection outre-outaouaise qui comprend 65 œuvres (c’est un autre signe de l’importance de cet artiste, malheureusement beaucoup moins bien représenté dans les voûtes du MAC).Pierre Landry, un des plus habiles conservateurs du musée de la rue Sainte-Catherine, en a très judicieusement sélectionné une trentaine en se concentrant sur la première moitié de la carrière de l’artiste, depuis ses débuts jusqu’au milieu des années 70.Il y a de tout dans ce lot, où s’exprime le génie de l’artiste des neiges: des dessins du milieu des années 50, immédiatement suivis par des toiles abstraites, une multitu- de d’œuvres de la célèbre série des Walking Woman (1961-1967), des exemples de travaux à base de photos , : et des installations des années 60 et 70, ainsi que dest.: films dont une rétrospective sera d’ailleurs projetée dans les prochaines semaines.En fait, la production de Snow est à ce point foisonnante et diversifiée qu’au premier coup d’œil on a l’impression de visiter une exposition de groupe.Ceci dit, on peut tout de même reconnaître quelques ¦ thèmes et obsessions de Snow, comme le travail autobiographique, l’œuvre autoréférentielle, les variations inceS-’ " santés autour d’un même motif, ou les rapports entre la " forme et le fond, au-delà de la perception immédiate.Sur- > tout, quelle que soit l’œuvre, peu importe la technique employée, avec ses travaux les plus «abordables» corn- [< me avec les plus formalistes, cet artiste surdoué donne1 toujours l’impression d’aller au cœur des choses et jusqu’au noyau dur des questionnements suscités par l’art.Ainsi, dans Authorization, une œuvre de 1969, Michael ' Snow s’est photographié plusieurs fois au polaroïd devant un miroir, en collant la photo sur la glace à chaque coup, pour finalement exposer le processus même de la fabrication de l’œuvre et le thème de la mise en abyme.Dans Field (1973-1974), il expose des photos qui se sont pour ainsi dire «faites elles-mêmes» puisqu’elles ont été réalisées sans appareil, en laissant des feuilles s’imprimer sur du papier photographique.Avec la série des Walking Woman, il aborde les problèmes de l’expérience visuelle, de la lecture des formes figuratives et de la mise en séquence.Pendant sept années consécutives, Michael Snow a produit environ 200 œuvres autour de cette silhouette de femme déambulant ! ' dans les années 60.Elle est devenue son effigie et a été montrée sur les murs du métro de New York, dans le pavillon de l’Ontario à l’Expo 67 et dans les pages du Village Voice.Au MAC, on retrouve des Walking Women'-peintes, découpées dans le papier, collées ou filmées.On le comprend, c’est toute l’exposition de ce renard des neiges qui réjouit l’œil et l’esprit, et il est donc tout1: 1 simplement recommandé de s’y pointer, et vite.Michael Snow — Œuvres de la collection du Musée des1 beaux-arts du Canada, tout comme celle consacrée à Angela Grauerholz, sera en place jusqu’au 23 avili prochain.ALENA Aucune assurance SUITE DE LA PAGE 1 vient aux Canadiens et aux Québécois.Ça ne nous regarde pas», dit-il.M.Blanchard a soutenu que M.Clinton, lors de sa visite à Ottawa le 23 février, a l’intention de «célébrer cette alliance fructueuse avec tout le Canada» et «probablement de souligner que nous avons d’excellentes relations avec un Canada fort et uni, incluant le Québec, mais que nous n’avons aucune envie de nous mêler d’une affaire qui relève de la politique intérieure, que nous n’avons pas le droit de le faire, que nous n’en avons pas la compétence».M.Clinton mettra plutôt l’accent sur l’économie, les relations commerciales, les emplois et la coopération.Il espère pouvoir conclure avec le premier ministre canadien Jean Chrétien une nouvelle entente sur l’aviation civile, dite de «deux ouverts», actuellement en négociation., M.Blanchard n’a pas voulu s’engager, au nom des États-Unis, à respecter le résultat du référendum quel qu’il soit «Il s’agit d’une situation hypothétique.Nous entendons parler de cela depuis des années, dit-il.Il n’y a rien de neuf.C’est pourquoi nous ne voulons pas nous engager dans des spéculations sur ce qui pourrait ou ne pourrait pas se produire.» Sans spéculer, M.Blanchard a «assuré qu’aucune assurance n’a été donnée, à quelque niveau que ce soit du gouvernement américain, sur l’adhésion du Québec à l’ALENA, à l’OTAN ou à quoi que ce soit d’autre».Il souligne qu’il n’y a «absolument rien d’automatique dans l’adhésion du Québec à l’ALENA».Mais il estime que «ce sera un problème juridique complexe qui pren-'.dra beaucoup de temps à régler».; Dans une allocution à l’Institut canadien des relations' internationales, M.Blanchard a vanté la relation entre les deux pays, la qualifiant de «modèle» pour le reste du monde.Il est cependant resté muet sur la question de l’avenir du Québec, s’étant borné à répondre aux questions des journalistes à ce sujet en aparté.Il a toutefois souligné «la nature très, très décentrai! ' sée de la fédération canadienne».Il a rappelé les nom-1 breuses ententes qui unissent les deux pays dans les do-, maines du commerce et de l’environnement, et la valeur1 croissante des échanges dont dépendent des centaines 1 1 de milliers d’emplois.L’ancien délégué du Québec à New York, Léo Paré, a' noté, en remerciait M.Blanchard, qu’on dit souvent qué le Canada et les États-Unis sont deux pays unis par une f ¦¦ frontière.«Au Québec, dit-il, on se demande si ce n’est pas-un modèle qui nous réussirait avec le Canada anglais.» HOPITAUX Valse-hésitation Mill:, il).- SUITE DE LA PAGE 1 Aux grands maux les grands remèdes, donc.Ce genre de restructuration du réseau pourrait permettre de sauver de 30 à 50 % des coûts, tout en desservant la même clientèle, estime-t-on.«Mais aura-t-on le courage politique de poser ces gestes?», s’interroge M.Levine.La valse-hésitation qui règne dans le dossier du regroupement des hôpitaux universitaires à Montréal est un bien mauvais signe, croit M.Levine, et témoigne du peu d’élan des gouvernements à adopter des solutions plus draconiennes.Par contre, la Régie régionale de Montréal a déjà commencé à ausculter tout le réseau de la santé et des services sociaux de la région, n’excluant pas les changements de mission, les fermetures ou les regroupements.Si la Régie le peut, Québec aussi, tranche le président de cette association.Plus que de maintenir l’accessibilité universelle et le panier de services, les 45 associations présentes partagent la conviction qu’une révision des pratiques médicales est inévitable.Car, en bout de ligne, ce sont les médecins qui déterminent la durée du séjour dans un hôpital, prescrivent les médicaments et réclament des tests aux laboratoires.Déjà, un virage important a été amorcé.Les restrictions budgétaires ont obligé les médecins à se métamorphoser en administrateurs.«Le délai pour obtenir les résultats de certains tests est tellement long que des médecins prescrivent tout de suite une batterie de tests plus poussés, autrefois exigés seulement après les tests de base», a donné à titre d’exemple M.Levine.Bref, la lourdeur du réseau, qui résulte en partie des compressions, engendre d’elle-même la montée en flèche d’autres coûts.Bref, voilà autant d’avenues audacieuses, proposées par les gens du réseau de la santé, qui s’offrent avant de penser à sabrer les services.Hier, on espérait que ces signaux soient biens reçus à Québec.1832, Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H3H 1E4 (Métro Guy) Tél.: (514) 935-6616 Dr.Robert Prescott & Associés (Omnipraticiens) Liposuccion (Anesthésie locale) • Greffes de cheveux • Injections de Gras COLLAGENE Varices-Obésité PROBLEME DE POIDS?fit CLINIQUE CHABOT nouvelle APPRO® 1832, Sherbrooke Ouest Montréal, Qc H3H 1E4 (514)989-1948 APPROCHE PERSONNALISÉE (j re VISITE GRATUITE) DENTISTE DENTUROLOGISTE • Service de dentisterie esthétique • Service de chirurgie buccale ET IMPLANTS DENTAIRES (PAR SPÉCIALISTE) • Service de prothèse sur implant Dr Michel Lefort, D.M.D.Guylaine Brouillette, D.D.1832 Sherbrooke ouest, Montréal, Qc H3H 1E4 tél.: 939-2600 @ Métro Guy, sortie Sl-Mathieu __ LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS PUBLICITÉ L1 DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 ™'!?t «!1!n« «îa Lb VL VUm 2050, RUE DE BIEURY, 9E ÉTAGE, MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 4 PUBLICIIÉ RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514) 985-3333 NUMÉRO SANS FRAIS 1-800-363-0305 SERVICE DES ABONNEMENTS lesiuméroid.téléphonesttirrMis DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 À 16H30 * Ih'liwa pTca»eîolT Montréal 985-3355 / télécopieur (514) 985-3390 post Its aboftfleseats postaux.Extérieur (sans Irais) 1 800 463-7559 • ?> • 1 • * t LE DEVOIR est publié par LE DEVOIR Inc.dont le siège social est situé au numéro 2050 de Bleury.9c étage.Montréal (Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par les Imprimerie Québécor LaSaüe.7743 de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Int.612 ouest nie Saint-Jacques.Montréal.L'Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les •» v a i informations publiées dans LE DEVOIR.LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Int.775 boul.Lebeau.St-Laurent.Envoi de publication — Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.Téléphone général: (514) 9853333; service à la clientèle: (514) 9853355; publicité: (514) 9853399., 'Alt.A r I, K I) E V 0 I.R , L E M E R C R EDI 25 J A N V I E R 199 5 B 5 : n> LE DEVOIR - LES SPORTS I?** Canadien | 2S-.Roy critique sévèrement j Dionne i 11/ ; : PRESSE CANADIENNE I Rarement un athlète aura-t-il critiqué aussi sévèrement un coéquipier.Du moins à Montréal et au sein V de cette «grande famille» que doit être le Canadien.«J C’est à jurer que Patrick Roy, qui jj® jasait de choses plus banales depuis C— longtemps, n’attendait que ça: qu’on — le questionne sur la dernière déclara- :__don spectaculaire de Gilbert Dionne.«Gilbert, c’est Gilbert», a commencé par répondre le grand leader de i son équipe.«Il n’a jamais fait de très grandes déclarations.De toute façon, ce qu’il dit me rentre par une ' oreille et sort par l’autre.Les gars "n’auront jamais de respect pour un gars qui manque lui-même de res-, pect envers ses coéquipiers.» Pressé de préciser sa pensée, Roy '• a dit qu’il faisait référence à une déclaration de Dionne, qui avait blâmé .Ed Ronan et Ron Wilson pour ses insuccès, et à sa dernière, voulant qu’il jouera dorénavant «comme une poule sans tête», comme ses coéquipiers.Il faudrait d’abord qu’il ait une tête, a insinué Roy en souriant.Roy n’a pourtant pas été piégé.Il était même très conscient des répercussions qu’allaient avoir ses commentaires.C’était même ce qu’il souhaitait: passer un message choc.Après une déclaration semblable du joueur le plus respecté du Canadien et le plus écouté par son entraîneur, on peut penser que Dionne va devoir se prendre en main définitivement, ou alors quitter Montréal.Se défendant de vouloir chasser son coéquipier, Roy a rappelé que le droit à la différence existe: «Pour gagner la coupe, a-t-il dit, l’important est que tous poussent dans la même direction et quand Gilbert s’implique >S> physiquement, il nous aide énormé-tfjKment » ,v_; «J’espère qu’il va réagir.Je ne dis f pas qu’il va le faire, mais je l’espère, ; a insisté Roy.S’il retrouve sa touche ; magique (21 buts en 39 rencontres à son arrivée à Montréal), il peut nous t aider.Mais bien souvent, des gars vivent dans le passé.«Il est suffisamment en forme, a > répondu Roy à une autre question.'Ce qu’il lui faut surtout, c’est de vou-; loir.» Québec retenu dans le groupe des quatre pour accueillir les JO d’hiver en 2002 Un choix prévisible AGENCE FRANCE-PRESSE Lausanne — Québec, Sion et Oestersund ne disposent que de 142 jours pour inverser la tendance en faveur de Salt Lake City pour obtenir l’organisation des Jeux olympiques d’hiver de 2002.Le président du CIO, Juan Antonio Samaranch, n’a surpris personne en annonçant, hier, à Lausanne les quatre villes autorisées à poursuivre la quête des premiers Jeux d’hiver du troisième millénaire.Le CIO choisira l’une d’entre elles le 16 juin à Budapest.Le rapport technique de la commission d’évaluation du CIO n’accordait en effet que très peu de chance aux cinq autres candidats, tous Européens: Sotchi (Russie), Jaca (Espagne), Poprad-Tatry (Slovaquie), Tarvisio (Italie) et Graz (Autriche).Le travail des dix membres du collège de sélection s’en est trouvé facilité et l’unanimité requise dans la formulation du verdict n’a pas été longue à obtenir, selon les experts du CIO.M.Samaranch a pris soin de respecter l’ordre alphabétique pour énoncer le résultat, mais tous les avis concordent pour convenir que le dossier de Salt Lake City est technique- ment le meilleur.Les Américains de l’Utah ont l’expérience.Ils en sont à leur quatrième tentative, la dernière en date ayant été leur échec récent contre Nagano pour les Jeux de 1998.Finale Salt Lake City-Québec?Si c’est réellement «au tour de l’Amérique du nord», comme l’a concédé Marc Hodler, vice-président suisse du CIO et président de la fédération internationale de ski, Québec devrait se présenter comme la grande rivale de la capitale de l’Utah à Budapest.Son dossier est aussi jugé de grande qualité y compris pour le ski alpin, la FIS ayant accordé son aval à toutes les pistes proposées.Sion et Oestersund disposent également d’excellents atouts, mais si l’on en croit les propos de M.Hodler sur l’alternance des continents, elles auront cette fois le handicap de se trouver en Europe.Après Albertville (1992) et Lillehammer (1994), et même avec Nagano (1998) entre temps, il est peu probable que les jeux retournent si vite sur le vieux continent.«Ce serait possible si l’Amérique du Nord n’avait pas de candidats valables.C’est loin d’être le cas», a-t-on indiqué en substance dans les milieux olympiques.Tout Québec fête, sauf.RÉMY CHAREST CORRESPONDANT À QUÉBEC La présence de Québec dans le carré de finalistes pour l’obtention des Jeux de 2002 n’était pas une surprise, mais elle a été l’occasion d’une belle fête pour ses partisans, d’une couverture médiatique sans précédent et de l’expression renouvelée de l’opposition de la mairesse de Sainte-Foy, Andrée Boucher.Près de 150 personnes s’étaient rassemblées à l’hôtel de ville de Québec, hier matin, pour entendre, en direct de Lausanne, la décision du Comité international olympique, dans une atmosphère où la fébrilité devait rapidement céder le pas aux réjouissances.Des représentants de Québec 2002 et de la Ville de Québec, tout sourires, au ministre Guy Chevrette, qui voit dans cette décision favorable «une grande victoire pour le Québec», l’assemblée faisait preuve d’un enthousiasme qui s’est communiqué rapidement aux médias réunis en grand nombre à cette occasion.Tous les réseaux de télévision francophone ont en effet consacré une émission spéciale à la décision attendue, RDI venant en tête avec deux heures de programmation spéciale.Chez Qué- bec 2002, on ne cachait pas l’importance die la vitrine ainsi offerte aux Jeux, ni une satisfaction certaine devant l’allure positive des reportages.Même l’intervention télévisée de la mairesse Boucher, qui déclarait vigoureusement qi{«on est loin d’avoir gagné», ne réussissait pas u assombrir l’état d’esprit des gens présents.! En entrevue au Devoir, hier après-midi, Mme Boucher confirmait que la décision du CIO et le sérieux que celle-ci vient confirtner au dossier québécois ne lui fera pas assouplir sa position sur la question olympique.Citant les plus récents sondages commandés par la Ville de Québec, la mairesse souligne que ^opposition à un déficit reste entière dans la population.Elle précise également que la mention d’excellence accordée au plan financier de Québec 2002 ne change rien au problème; fondamental qu’elle y perçoit: «Le bonheur des uns fait le malheur des autres: le CIO accorde une bonne note à Québec 2002 à cause des garanties financières offertes par les gouvernements.Mais ces garanties-là ne font qt)’ac-croître mon malheur de voir l’argenbdes contribuables engagés dans le projet.Il n’y a pas plus de mécanismes de contrôle du déficit et des dépenses qu’avant.» Internationaux de tennis d’Australie Sampras sauve encore sa peau Melbourne (AFP) — L’Américain Pete Sampras, tête de série numéro 1, est resté le «patron» du tennis mondial en imposant sa loi au terme d’un combat de plus de quatre heures à son compatriote Jim Courier (n° 9), 6-7 (4/7), 6-7 (3/7), 6-3, 6-4, 6-3, hier, à Melbourne, en quart-de-fînale des Internationaux d’Australie.Sampras, qui avait déjà eu un huitième de finale très difficile contre le Suédois Magnus Larsson, est revenu une fois de plus de très loin.Alors qu’il semblait être le premier sur le point de craquer après deux sets perdus, extrêmement serrés, il s’est attribué la troisième manche en faisant le break au troisième jeu, puis en annulant une balle d’égalisation à 44 d’une foudroyante accélération de revers.Dans le quatrième set, handicapé depuis le début de la rencontre par une blessure au pied droit, le n° 1 mondial sauva deux balles de 5-2 en faveur d’un Courier qu’on n’attendait pas à pareil niveau après une éclipse de seize mois qui venait tout juste de prendre fin.Mettant à profit une double faute, puis une faute directe de son adversaire, Sampras revint à 44 pour l’emporter à la suite d’un smah apparemment facile que Courier mit hors du terrain.On en était à deux sets partout et la fatigue commençait à se faire sentir des deux côtés.C’est alors que Sampras, qui venait pourtant de remporter son service au début de la cinquième manche, se mit à pleurer au changement de côté.Il versa encore des larmes en jouant et ne parvint à prendre le service de Courier qu’au terme d’un huitième jeu interminable qui tourna au corps-à-corps.En demi-finales, Sampras recontrera son compatriote Michael Chang (n° 5), qui s’est qualifié en battant l’Ukrainien Andreï Medvedev (n° 13) 7-6 (9/7), 7-5, 6-3 en 144 minutes.A la décharge de l’Ukrainien, il convient de signaler qu’il chuta lourdement au cours du jeu décisif de la première manche et fut par la suite handicapé au poignet gauche.Ce match fou aurait aussi bien pu tourner à l’avantage de l’Ukrainien, pourtant mené 5-0 dans la dernière manche.Qu’en sera-t-il du match Sampras-Chang, qui a déjà eu lieu treize fois depuis 1989 et que Sampras a remporté sept fois, la dernière victoire de Chang remontant il est vrai à 1992?Dans le tableau féminin, la Française Mary Pierce, tête de série n° 4, a poursuivi sa série de victoires en deux sets, en battant en à peine plus d’une heure la Biélorusse Natalia Zvereva (n° 8), 6-1, 6-4.«Elle jouait en totale confiance aujourd’hui, frappant les balles de tous les points du court», a déclaré la joueuse biélorusse.Certes, la Française, qui n’a abandonné que cinq jeux, est restée moins longtemps sur le court qu’au tour précédent et a réussi 25 points gagnants contre 11 à sa rivale.Mais elle a montré quelques petits signes de nervosité à partir de 4-2 dans la deuxième manche.En demi-finales, elle rencontrera l’Espagnole Conchita Martinez (n° 2), qui a battu la gigantesque Américaine Und-say Davenport (n° 6), en difficulté au moment de retourner ses services, en lui abandonnant un set, 6-3,445,6-3.Les Expos de West Palm Beach?¦4 c r.PRESSE CANADIENNE Les Expos songent à disputer leurs matches de la saison régulière à West Palm Beach, s’ils ne peuvent convaincre le ministère de l’Immigration de leur accorder une exemption aux lois fédérales qui leur interdisent d’embaucher des bri-" seurs de grève qui ne soient pas Ca-• nadiens.Selon le quotidien The Gazette dans son édition d’hier, les Expos pourraient disputer leurs matchs au « çtade municipal de West Palm Bea-J“çh, domicile de leur club filiale A dans la Ligue de la Floride.Ce stade, qui peut contenir jusqu’à 8000 spectateurs lorsqu’on y ajoute des sièges ( temporaires, sert aussi à la présenta-/tion des matchs des Expos dans la Jj ligue des Pamplemousses.Il Une autre option serait de dispu-i ter les matchs dans de grandes villes / américaines qui ne possèdent pas d’équipe, telles la Nouvelle-Orléans ou SL Petersburg.Nordiques 5, Capitals 1 L’offensive des Fleurdelisés se révèle efficace Québec (PC) — Plus opportunistes, les Nordiques n’ont pas éprouvé de problèmes à battre les Capitals de Washington 5-1, hier, en présence de 14277 spectateurs au Colisée.Les visiteurs l’ont emporté au compte de 30-17 dans les tirs aux buts, mais la statistique est trompeuse parce qu’ils n’ont pas été réellement menaçants.Stéphane Fiset a offert une bonne performance même s’il n’a pas eu à se distinguer autant que lors du premier match face aux Flyers, samedi.D’ailleurs, la rencontre inaugurale de la saison à domicile n’a pas fourni beaucoup de moments palpitants aux amateurs qui ont pu tout de même apprécier la force de frappe de leur équipe à l’offensive.Seul aspect négatif, les nombreuses pénalités que les Fleurdeli- sé^ ont méritées.A l’attaque, Joe Sakic (1er) a été la source d’inspiration des siens pour un deuxième match d’affilée.Distribuant les mises en échec et se repliant en défensive, le capitaine a marqué une fois (son 1er but) en plus de récolter une aide.Owen Nolan, avec ses deuxième et troisième filets, a aussi brillé.An-dreji Kovalenko (2e) et Martin Ru-cinsky (1er) ont été les autres buteurs.Peter Forsberg a amassé une passe.Le meilleur joueur dans le camp des Capitals, Dale Hunter (1er), a été le seul à déjouer Fiset HOCKEY LIGUE NATIONALE Lundi Winnipeg 5 Chicago 3 Boston 2 Rangers 1 Pittsburgh 6 Floride 5 Anaheim 5 Edmonton 4 (P) Hier Washington 5, Québec 1 Philadel.3, Islanders 4 Vancouver 3, Detroit 6 St-Louis à Calgary Dallas à Los Angeles Ce soir Ottawa à Hartford New Jersey à Buffalo Washington à Montréal Pittsburgh à Rangers Floride à Tampa Bay Vancouver à Toronto Edmonton à Chicago Winnipeg à San José Dallas à Anaheim LA METEO Prévision à long terme pour Montréal Aujourd'hui Ce Soir Mercredi Jeudi Vendredi max -3 -16/-7 = '! y! BROUILLARD PLUIE AVERSE ORAGE f *#* NEIGE 1 —.— Températures : MAX / MIN Centras de pression (8) ® Haute Basse ‘j Whitehorse -15/-1 42/- Yellowkml Edmonton Vancouver 8/-1 12/-2 Saskatoon ¦ -12/-20 Regina * Winnl^aJ^^yj Calgary 3/-15 Ottawa -3/-1 VS New York 3/-3 Torgnjo 1/40 Chicago 21 alt Lake City 4/-2
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