Le devoir, 10 février 1995, Cahier A
> FONDE EN 1910 ?LE DEVOIR Vo I, X X X V I - N (, MO N T II K A I.E Y E N I) II E I) I 10 r E V II I K II I !) !) .1 (î 5 T I' S + T Y Q / T o r o n I o 8 5 c C hr is fia n Rio u x PERSPECTIVES Autre pays, autres mœurs! En France, les relations entre politiciens et médias prennent parfois des allures incestueuses < ; u’un président d’une grande chaîne de télé-TA vision rencontre le chef d’un parti au pou-f* S voir, qu’un ministre glisse à un président de chaîne qu’il aimerait que soient télédif-' “' ^y-fusés les travaux d’une commission, après tout gouvernementale, rien de tout cela ne sèmerait l’émoi en France.L’affaire mériterait à peine une mention en bas de page.Pas de quoi fouetter un chat! C’est que depuis longtemps, les Français ont perdu toute illusion sur l’indépendance des grands réseaux dé télévision.Ainsi a-t-on appris la semaine dernière, sans que la nouvelle retienne l’attention, qu’une réunion très spéciale avait eu lieu le 20 décembre dans les bureaux de la première chaîne de télévision française.Les attachés de presse des différents ministres du gouvernement ont été conviés à venir se détendre dans les locaux de TF1.C’est d’ailleurs la chargée de mission du premier ministre elle même qui a incité ses collègues à participer à ce qui fut qualifié de «dîner amical» entre les fabricants d’images et la première télévision française.Tout cela à quatre mois de l’élection présidentielle, alors que la lutte bat son plein, que le principal candidat est nyl autre que le premier ministre Edouard Balladur et que le porte-parole de sa campagne, Nicolas Sarkozy, est comme par hasard ministre de la Communication.Imaginez un seul instant qu’en campagne référendaire une dizaine d’attachés de presse des ministres du gouvernement de Jacques Parizeau aillent prendre un pot dans les bureaux et avec les dirigeants de TVA, ou que ceux du gouvernement fédéral sablent joyeusement le champagne au sommet de la tour de Radio-Canada.Autre pays, autres moçurs! A mesure que se rapproche l’échéance présidentielle, les rapports pas toujours transparents entre le monde des médias et de la politique française prennent parfois des allures incestueuses.La principale chaîne publique, France 2, n’est pas épargnée,.La semaine dernière, le porte-parole du candidat Edouard Balladur, Nicolas Sarkozy, était longuement interviewé au journal télévisé de France 2.Or, selon les journalistes, l’entrevue n’avait pas été préparée par la rédaction mais directement dans les bureaux du président, Jean-Pierre Les Français Elkabbach, connu pour ses opi-* nions de droite.ont perdu toute Les journaux satiriques se sont emparés de l’affaire.Le préillusion sur sentateur du journal télévisé a été caricaturé avec à l’oreille un l’indépendance écouteur par lequel Elkabbach lui soufflait son texte.Les Guignols de la télévision ont poussé lp plaisanterie jusqu’à imaginer Edouard Balladur soufflant lui-même dans l’écouteur du président de la chaîne.L’an dernier, le Conseil supérieur de l’audiovisuel, le CRTC français, a menacé de sanctions les trois grandes chaînes françaises pour non-respect du pluralisme politique.La règle, vieille de 25 ans, veut en effet qu’on accorde un temps d’antenne équivalent au gouvernement, à la majorité et à l’opposition.Or, les chaînes françaises n’en avaient que pour la majorité.Le président Mitterrand a beau avoir mis fin au monopole d’Etat sur les ondes (avant 1982, il n’y avait aucune chaîne privée), les rapports entre la télévision et le pouvoir relèvent toujours de la plus haute voltige.Certes, on n’en est plus à l’époque où Charles de Gaulle faisait «virer» les journalistes qui lui déplaisaient.Mais il n’y a toujours pas de changement de gouvernement sans que le président de France Télévision fasse ses valises.C’est ce qui s’est produit l’an dernier lorsque Hervé Bourges a été remplacé par Jean-Pierre Elkabbach qui a les faveurs de la nouvelle majorité.Jusqu’à tout récemment, chaque fois qu’une nouvelle majorité accédait au gouvernement, elle s’empressait même de modifier la Loi sur l’audiovi-suçl, qui date pourtant seulement de 1982.A trois mois de son départ, François Mitterrand a d’ailleurs pris soin de placer ses hommes à quelques postes clés.Au moment de renouveler la présidence du Conseil supérieur de l’audiovisuel, il a fait d’Hervé Bourges le chien de garde des ondes françaises, s’assurant ainsi pendant six ans de la présence d’un catholique de gauche dans un secteur hautement convoité.Il ne se passe pas une journée à Paris sans qu’on évoque un trafic d’influence à la télévision ou une manipulation politique, d’ailleurs souvent fausse.Les humoristes ne chômeront pas puisque s’ouvre lundi le procès de l’affaire Botton, mettant en cause nul autre que Patrick Poivre d’Arvor, le Bernard Derome français.Inculpé depuis le 7 février 1993, le présentateur du journal télévisé de TF1 est accusé d’avoir touché pour 500 000 $ en voyages et séjours de l’homme d’affaires lyonnais Pierre Botton.Pas surprenant que plus d’un Français sur deux ne croie pas à l’indépendance des journalistes.des grands réseaux de télévision ¦ INDEX Agenda.B9 ^ Avis publics.B8 Classées.B6 ^ Culture.BI1 économie.A4 Editorial.A8 Le monde.A7 ^ Mots croisés.Afi '/J Les sports.B8 M T E O Montréal Ensoleillé avec passages nuageux.Neige en soirée.Max:-5 Québec Ensoleillé avec passages nuageux.Neige en soirée.Max: -9 Détails en B 8 L'ÉCONOMIE Québécor achète le groupe Didier PAGE A 4 LES ACTUALITES Le nageur Guy Delage complète # sa traversée de l’Atlantique PAGE A 3 LES SPORTS Le Canadien vient-1-il de sauver sa saison?PAGE B 8 La police de la CUM veut déloger la SQ des autoroutes montréalaises Duchesneau prévoit concentrer les effectifs dans cinq mégapostes KATHLEEN LEVESQUE LE DEVOIR Le directeur du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM), Jacques Duchesneau, a entre les mains un plan pour réformer de fond en comble les services policiers et leur fonctionnement.Hier et aujourd’hui, M.Duchesneau soumet à huis clos aux têtes dirigeantes de la CUM, du SPCUM et de la Fraternité des policiers son plan de restructuration.Selon ce qu’a appris Le Devoir, cette réforme prévoit la concentration des effectifs dans cinq mégapostes de police ainsi que dans quatre-vingt-cinq petites succursales communautaires.Et du même coup, le directeur Duchesneau propose de déloger les policiers de la Sûreté du Québec des autoroutes montréalaises.Bien qu’au printemps dernier M.Duchesneau ait clairement indiqué vouloir prendre ses distances à l’égard des orientations de son prédécesseur en mettant le holà au concept de «police douce», il semble aujourd’hui recycler l’idée et même la pousser plus loin.Les 23 postes de police, dispersés dans les 29 municipalités de la CUM, seraient éliminés dans leur forme actuelle et seraient remplacés par des mégapostes (excluant le quartier généré) et leurs satellites.Des tensions entre maires des villes de la CUM risquent d’éclater, compte tenu du fait que certaines d’entre elles n’auraient plus que des petits postes communautaires.Les membres de la Conférence des maires de banlieue de l’île de Montréal doivent d’ailleurs se pencher sur cette réforme les 2,3 et 4 mars prochains.VOIR PAGE A 10: POLICE Ottawa dit non PHOTO JACQUES NADEAU Le président de la nation attikamek, Ernest Ottawa, a donné hier à Montréal la réponse de son peuple à l’offre territoriale et financière déposée par Québec en décembre.A l’arrière-plan: Henri Ottawa, chef de Manouane et Marcel Boivin, chef de Weymontachie.Les Attikameks rejettent l’offre de Québec «Le statu quo pourrait être meilleur» KONRAD YAKABUSKI LE DEVOIR Les 3500 Attikameks de la Haute-Mauricie rejettent l’offre de Québec de régler leurs revendications territoriales, livrant un dur coup aux espoirs du gouvernement péquiste de mettre un terme avant le référendum à plus de 15 ans de négociations difficiles.Répondant hier à l’offre de pleine propriété sur leurs terres et de plusieurs millions de dollars en compensation financière, que Québec leur a proposée en décembre dernier, les leaders attikameks ont dit craindre que la suppression de leur lien constitutionnel avec Ottawa ne soit une condition des propositions du gouverne- ment péquiste.Ils rechignent aussi à l’abandon de leurs revendications ancestrales à 62 000 kilomètres carrés de territoire, abandon implicite, selon eux, dans l’offre de Québec.«Le statu quo pourrait être meilleur que ce que l’on nous offre actuellement, a affirmé le président de la nation attikamek, Ernest Ottawa.C’est notre souveraineté dont il est question ici.» Les Attikameks exigent maintenant que Québec traite séparément de leurs revendications au lieu de procéder comme il le fait actuellement en déposant une offre globale de règlement aux nations attikamek et montagnai- VOIR PAGE A 10: ATTIKAMEKS Régiment aéroporté de Petawawa Un autre vidéo «dégoûtant» éclabousse les Forces armées Collenette promet d’«aller au fond des choses» JEAN DION DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Deux semaines après l’annonce de son démantèle- ~f~ ment dans la disgrâce, le Régiment aéroporté de Petawawa fait l’objet d’une autre controverse et plonge de nouveau l’état-major des Forces armées canadiennes et le ministre de la Défense dans l’embarras.L’existence d’une troisième bande vidéo compromettante a en effet été révélée hier, ce qui non seulement vient ternir encore la réputation de cette unité d’élite, mais soulève aussi de sérieux doutes sur l’enquête menée récemment dans ce dossier et alimente les soupçons de tentative de camouflage au sein même de la hiérarchie militaire.Après celles des propos racistes tenus par des membres du Régiment en Somalie et d’une séance d’initiation particulièrement dépravée, cette troisième cassette montre une «réunion d’accueil» à Petawawa où des soldats — en présence d’officiers supérieurs — s’infligent volontairement des chocs électriques en guise de test d’endurance à la douleur, tiennent une séance de rasage de crânes et participent à un party arrosé de bière au cours duquel ils mastiquent et se passent de bouche en bouche un morceau de pain.S’ils ne sont pas aussi «graves» que les incidents déjà connus, ceux-ci enfreignent clairement le code de discipline des soldats et, surtout, soulèvent de troublantes questions quant à la conduite de l’enquête interne qui devait faire la lumière sur les agissements des membres du Régiment, a convenu hier le ministre David Collenette, qui a qualifié le contenu de la nouvelle cassette de «dégoûtant».«La situation est complètement bizarre.J’ai besoin d’un rapport et de tous les détails.Ces événements ne m’amusent pas», a déclaré en fin d’après-midi M.Collenette lors d’une conférence de presse convoquée en catastrophe.Troublante, l’affaire l’est à plus d’un titre.D’abord parce que les incidents rapportés dans le troisième vidéo se sont produits en août 1994, soit plusieurs mois après la VOIR PAGE A 10: VIDÉO M.Collenette a convoqué en catastrophe une conférence de presse.CINQ QUESTIONS SUR LA SOUVERAINETE 4 - L’adhésion aux organismes internationaux?Rien d’automatique, rien d’insurmontable LH adhésion du Québec aux orga-^ nismes internationaux et aux 1 grandes alliances militaires et commerciales, après son éventuelle accession à l’indépendance, serait-elle une simple formalité ou présenterait-elle au contraire des difficultés infranchissables?Ni l’un ni l'autre, estiment les spécialistes que nous avons consultés.La réalité se situerait à mi-chemin: il n’v aurait rien d'automatique, mais rien d’insurmontable non plus, à l’admission d’un Québec indépendant aux diverses institutions internationales.Trois articles portant sur la place d'un Québec indépendant dans le monde figurent dans l’«avant-projet de loi sur la souveraineté du Québec».Us af- SYLVIANE TRAMIER LE DEVOIR firment que le Québec assumerait ses obligations et jouirait des droits contenus dans les traités et les conventions internationales auxquels le Canada est partie.Ils annoncent l'intention du Québec de demander son admission à l’ONU et aux autres organismes internationaux.Ils prévoient l’adhésion du Québec à l’Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN), au Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD).à l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) et à l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT).L’avant-projet de loi confirme ainsi les intentions plusieurs fois affirmées des dirigeants pé- VOIR PAGE A 10: QUESTIONS quistes d’inscrire un Québec indépendant dans le même réseau d’alliances duquel fait partie le Canada./ Au préalable, la reconnaissance \ t^ ) En principe, chaque organisme appli-_ i querait à l’égard du Québec les règles et L A V jrN T ‘ *es procédures d'admission en vigueur qui sont valables pour tout candidat.Mais au préalable devrait être réglée I sans ambiguïté la question de la recon-J naissance officielle du nouvel État par la communauté internationale.Les experts sont formels sur ce point aucune demande d’adhésion ne saurait être prise en considération par les organismes internationaux ou les pays l I 13443262 A 2 I.K I) !¦: VOI II I, E V E N I) Il E I) I 10 E V II I E II I II H r> POLI T101 ! L Jean Charest Un budget dur aidera la cause fédéraliste, croit Jean Charest PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Si le ministre fédéral des Finances, Paul Martin, trouve le courage de conférer la ligne dure à son prochain budget, il aidera la cause du NON au référendum, croit Jean Charest.Le chef du Parti conservateur a développé cette théorie, hier, devant une centaine d’analystes financiers et de gestionnaires de portefeuilles, invités par la maison de courtage Lévesque, Beaubien et Geoffrion.Pour ce faire, M.Charest estime essentiel que ce budget soit avant tout crédible.«Un budget à la mesure des problèmes enverra un puissant message de confiance et de stabilité aux Québécois et à tous les Canadiens, ainsi qu’à la communauté internationale.Cela contribuera à stabiliser le dollar et à réduire les taux d’intérêt.Ce sera un facteur positif dans la campagne référendaire qui aura lieu cette année, la preuve d’une union économique musclée, capable de surmonter les problèmes.» Des échos qu’il entend depuis quelque temps, le député de Sherbrooke comprend qu’Ottawa tente déjà de justifier un budget timide, sous prétexte que des compressions draconiennes des dépenses nuiraient à la cause du NON.Et c’est ce qui l’inquiète.«Un budget fédéral inadéquat, qui entraînerait la perte de confiance à l’égard du Canada, une spéculation accrue contre le dollar et une augmentation des taux d’intérêt, serait un cadeau pour les séparatistes.Ils y verraient la preuve que le pays ne fonctionne plus, que même un gouvernement relativement nouveau et populaire à Ottawa n’est pas capable de gérer de façon adéquate les finances nationales.» A la grande satisfaction de son auditoire, majoritairement anglophone, Jean Charest a reconnu que le gouvernement Mulroney, dont il faisait partie, doit assumer sa part de responsabilité dans la détérioration de l’état des finances publiques.«Nous n’avons pas été assez durs, ou assez cohérents, dans notre attaque contre le déficit.» Ce budget doit être crédible et juste, répète-t-il.Comment faire?En coupant les dépenses plutôt qu’en augmentant les taxes.En équilibrant les dépenses gouvernementales avec les recettes disponibles.En répar-tissant équitablement le fardeau des décisions qui s’imposent dans la population et dans les régions.«Il n’y a pas de place dans ce budget pour des vaches sacrées et >, selon une source bancaire qui s’est rê-fusée à donner une date et le nombre de banques participantes.M.Greenspan a reconnu que la veille de la dévaluation du peso, le 20 décembre, «un montant très substantiel de pesos avait été placé en dollars», fuyant le marché mexicain.Ce montant a été estimé à 6 milliards § US par le représentant démocrate dé New York John LaFalce.nner ( I, E I) E V OIK, I, E V K N I) R E I) I III V K V II I K II I !» I» .r> A 5 7 ?J TAUX D'INTÉRÊT • TABLEAU HEBDOMADAIRE Voici les taux d'intérêt en vigueur le 9 février 1995 dans les principales institutions financières au Canada.Ces taux sont fournis par les institutions financières et compilés par La Presse Canadienne.UülIljUGO Dépôt certit.certit.certit.Prêts Prêts Prêts Prêts f i à terme placem.placem.placem.hypoth.hypoth.hypoth.pers.30-59 jous 1 ans 3 ans 5 ans 1 ans 3 ans 5 ans taux min.Desjardins* — 7,500 7,875 8,375 9,750 10,125 10,375 9,750 CIBC 6,000 7,500 7,875 8,375 9,750 10,125 10,375 - Laurentienne 5,750 7,500 7,875 8,375 9,750 10,125 10,375 9,250 de Montréal 5,750 7,500 7,875 8,375 9,625 10,000 10,375 9,750 Nationale 5,750 7,500 7,875 8,375 9,750 10,125 10,375 9,250 Scotia 5,500 7,500 7,875 8,375 9,625 10,000 10,375 12,250 Royale 5,750 7,500 7,875 8,375 9,750 10,125 10,375 10,250 Toronto-Dominion 5,500 7,500 7,875 8,375 9,625 10,000 10,375 11,000 Hongkong 6,000 7,500 7,875 8,375 9,750 10,125 10,375 — BNP 6,150 7,850 8,125 8,500 9,750 10,125 10,375 — * Uaux1 suggéré par la Fédération da Montréal -fe 1 » V Fiducies Dépôt certit.certit.certit.Prêts Prêts Prêts Prêts «fcjfîb à terme placem.placem.placem.hypoth.hypoth.hypoth.pers.30-59 jous 1 ans 3 ans 5 ans 1 ans 3 ans Sans taux min.Tr.Bonaventure 5,000 7,875 8,375 8,500 9,750 10,125 10,375 - Canada Trust 6,000 7,500 8,250 8,750 9,750 10,125 10,375 11,750 .Fid.Can.ltal.6,000 7,500 8,000 8,500 9,750 10,125 10,375 10,000 Fid, Sunlife 6,000 8,000 8,500 8,750 9,500 9,875 10,125 — Fid.Desjardins 6,000 7,500 7,875 8,375 9,750 10,125 10,375 — TrtiSt Général 5,750 7,500 7,875 8,375 9,750 10,125 10,375 9,250 Trust Nord-Am.6,250 7,750 8,250 8,450 — — — — fr.Laurentienne 6,000 7,750 7,875 8,375 9,750 10,125 10,375 Montréal Trust 6,000 7,500 7,875 8,375 9,625 10,000 10,375 - National 6,250 7,500 7,875 8,375 9,750 10,125 10,375 9,250 Trust Prêt-Rev.6,125 7,750 7,875 8,375 9,750 10,125 10,375 — Trust Royal 6,000 7,500 8,250 8,750 10,000 10,500 10,750 10,250 Gr.Investors — 7,250 7,875 8,375 9,500 9,750 10,125 - tr.LaCapitale 6,750 8,200 8,750 8,650 — — __ _ Trust Household 6,500 8,000 8,500 8,750 11,750 12,000 12,250 — Groupe Mutuelle 5,500 7,600 8,000 8,350 9,750 10,125 10,375 - Sherbrooke Tr.5,750 7,500 7,875 8,375 9,750 10,125 10,375 9,250 Afrique du Sud (rand) 0,4203 Hong Kong (dollar) 0,1866 Allemagne (mark) 0,9145 Indonésie (rupiah) 0,000672 Australie (dollar) 1,0794 lltalie (lire) 0,000896 Barbade (dollar) 0,7255 Jamaïque (dollar) 0,0487 Belgique (franc 0,04554 Japon (yen) 0,01414 Bermudes (dollar) 1,4397 Mexique (peso) 0,2698 Brésil (real) 1,7051 Pays-Bas (florin) 0,8402 Caraïbes (dollar) 0,5264 Portugal (escudo) 0,00923 Chine (renminbi) 0,17190 Royaume-Uni (livre) 2,1777 Espagne (peseta) 0,01094 Russie (rouble) 0,000342 États-Unis (dollar) 1,3982 Singapour (dollar) 0,9845 Europe (ECU) 1,7421 Suisse (franc) 1,1103 France (franc) 0,2643 Taïwan (dollar) 0,0542 Grèce (drachme) 1» m 0,00631 Venezuela (bolivar) 0,00835 SOURCE BANQUE DE MONTREAL Entente «conditionnelle» entre Auberge des Gouverneurs et ses créanciers GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR En situation de défaut sur sa dette garantie et sur «certaines charges municipales», Auberge des Gouverneurs a annoncé hier, de façon nébuleuse, avoir finalement conclu une entente de principe «conditionnelle» avec ses créanciers garantis, après quelque 20 mois de négociations.Diffusant l’information au compte-gouttes depuis l’amorce de ces négociations avec ses créanciers, et se refusant à tout commentaire additionnel, Auberge des Gouverneurs n’a pas dérogé à ses habitudes en précisant hier, de façon aussi laconique que confuse, «la conclusion d’une entente de principe conditionnelle avec ses créanciers garantis relativement à son plan de refinancement.L’entente de principe prévoit que les créanciers garantis verseront des avances additionnelles de 2 millions $ pour permettre à la société de rembourser ses arrérages de taxes foncières».Et cette entente, poursuit le communiqué, est conditionnelle, entre autres, à l’émission de droits de souscription pour une valeur de 2 millions $, chaque droit permettant d’acquérir une action d’Auberge des Gouverneurs au prix unitaire de 10 cents.Le communiqué ne précise pas si ces actions sont votantes.Et il ne dit mot quant à l’offre formulée, en août dernier, par les 1200 employés de l’entreprise se disant disposés à injecter de l’argent dans l’entreprise.Comme chaque action s’échangeait à 15 cents hier, c’est donc dire que l’émission projetée de droits pourrait impliquer une émission éventuelle de quelque 40 millions d’actions additionnelles, soit cinq fois plus que le nombre d’actions émises et en circulation.Les principaux actionnaires de la plus grande chaîne hôtelière à propriété québécoise sont la Caisse de dépôt et placement du Québec (32 %) et l’Assurance-Vie Desjardins (17 %), cette dernière institution étant également propriétaire, dit-on, d’une créance de 21 millions $ garantie par une première hypothèque sur sept établissements hôteliers.Accumulant les pertes depuis 1990, Auberge des Gouverneurs s’est retrouvé, à la fin de 1993, en situation de défaut apparent sur au moins 23,2 millions $ des 43,8 millions $ inscrits alors au passif.En décembre dernier, la direction de la chaîne annonçait la suspension des versements sur sa dette garantie à long tenue et l’étalement du paiement de «certaines charges» municipales.Apple poursuit Intel et Microsoft Cupertino (AFP) — Le fabricant informatique Apple a annoncé hier qu’il engageait des poursuites contre Intel, numéro un mondial des microprocesseurs, et Microsoft, numéro un mondial des logiciels, pour avoir copié QuickTime, une nouvelle technologie multimédia d’Apple.Apple ajoute Intel et Microsoft à Canyon Co.qui faisait déjà l’objet de poursuites pour le même motif depuis le 6 décembre 1994.Canyon a reconnu avoir copié cette technologie pour Intel courant 1993 afin qu’elle soit utilisée sur la plate-forme Microsoft, la plus répandue sur les ordinateurs individuels, selon Apple.Apple a également précisé qu’il ne poursuivrait pas les utilisateurs de QuickTime qui auraient obtenu cette technologie via Microsoft et Canyon à condition que ces utilisateurs signent un accord avec Apple.Apple demande des dédommagements dont il n’a pas précisé le montant, la reconnaissance par Intel et Microsoft qu’ils utilisent cette technologie et leur coopération pour offrir «une amnistie» aux utilisateurs.QuickTime est un code de programmation mis au point pour accélérer et améliorer la video digitale sur le logiciel Windows de façon a donner l’impression d’un mouvement continu.Il permet de disposer sur un ordinateur d’images dignes de la vidéo ce qui s’avère indispensable à l’heure du mariage entre télévision, vidéo, téléphone et ordinateur.La Maritime s’attribue 160 000 polices de la Conféderation-Vie Toronto (PC) — La Maritime, une compagnie d’assurance dont les propriétaires sont américains, a gagné hieri la dernière ronde des sweepstakes de la Confédération-Vie, de Toronto, s’attribuant les 160 000 polices d’assurance-vie et d’assurance-santé individuelles de la société en faillite.Le liquidateur Peat Marwick Thorne s’était chargé de la répartition des affaires de la Confédération depuis que la grande compagnie d’assurance avait fermé ses portes en août, victime de mauvais investissements immobiliers dans les années 1980.La valeur de l’offre de la Maritime n’a pas été divulguée, mais l’entente entraînera le transfert à la firme basée à Halifax d’un total de 67 millions $ en primes annuelles ainsi que d’actifs de près de 500 millions $.Le liquidateur a déjà conclu des accords pour se débarrasser des affaires que possède la Confédération en Grande-Bretagne ainsi que de ses intérêts dans le domaine de l’as-surance-groupe, toujours dans le secteur de l’assurance-vie et de l’as-surance-santé.La faillite de la Confédération a été la plus importante jamais enregistrée dans le domaine de l’assu- rance en Amérique du Nord.Parmi les actifs devant encore être vendus figure la section des retraites et des rentes de l’assureur.Le président de la Maritime, Dick Crawford, a déclaré que l’entente de jeudi double les affaires de sa compagnie dans le secteur des assurances individuelles et lui permet d’établir une présence clé sur le marché des assurances individuelles de l’Ontario.«Nous avons grandi rapidement.Mais cet accord nous permet d’atteindre un nouveau plateau.» La Maritime, qui est la propriété de l’important groupe d’assurances US John Hancock, a vu son revenu net d’opération s’accroître de 33 pour cent l’année dernière pour atteindre 33,3 millions$.Bill Black, le directeur général de la Maritime, a fait remarquer que sa compagnie ne peut vraiment pas perdre en faisant cette acquisition.‘Cela fera grimper nos bénéfices avant même de prendre en compte les économies qui seront réalisées.’ Les conditions de vente ne peuvent être révélés d’après les termes de l’entente entre le liquidateur et la Maritime, qui était la 15e compagnie d’assurance canadienne en importance avant cette dernière acquisition.EN BREF ?AUGMENTATION DES OFFRES D’EMPLOIS Ottawa (PC) — Le marché de l’emploi s’est légèrement amélioré au début de l’année, comparativement à l’année 1994.Statistique Canada signale que l’indice des offres d’emploi a augmenté, le mois dernier, comparativement à jmivier 1994.Cet indice mensuel est considéré comme un des meilleurs indicateurs du marché du travail.Il est basé sur les offres d’emplois relevés dans 22 quotidiens de 20 villes canadiennes, afin de tester les intentions d’embauche des employeurs.L’indice a grimpé de 4 % en Ontario, en janvier, comparativement au mois précédent.Il était en hausse de 2 % au Québec et d’un pour cent dans les Prairies.L’indice de janvier, à 102, était le même qu’en décembre et novembre, mais représentait une nette amélioration sur les 89 de janvier 1994.L’indice était tombé à 85, en septembre 1993, après avoir atteint un sommet de 215 en mars 1989.MANUVIE VEND SES ACTIVITÉS BRITANNIQUES La Financière Manuvie a conclu une entente portant sur la vente de ses activités d’assurance-vie au Royaume-Uni à La Compagnie d’Assurance du Canada sur la Vie.Les conditions financières de l’entente n’ont pas été divulguées.«Le Royaume-Uni est devenu un environnement complexe de plus en plus réglementé et nous avons conclu que nous n’avions pas la masse critique nécessaire pour faire face à la concurrence sur ce marché», a précisé Dominic D’Alessandro, président et chef de la direction de Manuvie.La Manuvie exerçait ses activités au Royaume-Uni depuis 1904.Elle y emploie actuellement 450 personnes qui servent 200 000 clients.La Financière Manuvie est la plus importante compagnie d’assurance-vie au Canada.Au 30 septembre 1994, son actif total s’élevait à 39,5 milliards $ BRITISH TELECOM ET NORTHERN TELECOM PROLONGENT LEUR ENTENTE British Telecom et Northern Telecom ont prolongé de cinq ans leur protocole d’entente touchant la distribution d’équipement privé d’abonné.Le prolongement de cette collaboration pourrait se traduire, pour Northern, par des ventes de plus de 624 millions $ US pendant la période visée.COUP D'ŒIL BOURSIER Quelque chose mijote 4 MICHEL CARIGNAN COLLABORATION SPÉCIALE y Bien que les marchés ne soient pas encore haussiers, on sent bien que quelque chose mijote.Dans l’en-seinble, la pression de vente s’est presque complètement atténuée.A New York, j’ai démontré avant même que cefa se produise, que l’indice industriel était pour bloquer à son importante résistance.Vous voyez sûrement bien le phénomène maintenant après plusieurs jours de mouvement horizontal.Plus le mouvement dure, plus il sefa important de réagir lorsque la décision des investis-sefirs institutionnels sera prise.Pour le moment, tous attendent de voir ce que les autres feront À Toronto, l’indice TSE 300 a rebondi deux jours d’af-fil|e la semaine dernière, mais est demeuré stable toute cepe semaine.11 est présentement juste sous sa ligne de tendance baissière, prêt à passer au-dessus, mais il faut attendre qu’il le fasse.La plupart des secteurs ont cessé deîchuter.Les aurifères rebondissent quelque peu à par-tirSde leur point de support crucial mais le mouvement neïfait que sauver le secteur d’une panique certaine s’il avg.it franchi ce support à la baisse.Le détail est le seul secteur à avoir effectué un revirement de sa tendance bajssière et à avoir maintenu le mouvement.Les pétro-lièj-es ont entrepris un mouvement similaire mais le môuvement manque de vigueur.Les communications se forcent un peu mais les titres participants sont peu nombreux.Les banques tentent une nouvelle percée de la ré-siîance mais attendez le bris de 3200 points.Plusieurs autres secteurs semblent vouloir se ressaisir mais il manque encore un peu d’évidence à leur mouvement puisque aucun n’a inversé son couloir baissier à court tertne.Je surveille la situation de près et vous serez aver-tisilorsque ce sera le temps.DOW JONES INDUSTRIELS 200jours -3900.00 - -3800.00 -3700.00 3832.68 BOURSE DE TORONTO TSE 300 200 J ours -4250.00 «1000.00 Jan F AURIFERES TOR.•• -1000.00 200jours COMMUNICATIONS TOR.200 jours -9000.00 -8500.00 DÉTAILS TSE 200 jours! -3750.00 PETROLIERES TOR, -4500.00 ,4009.31 SERVICES FINANCIERS TOR.-3200.00 i -3100.00 - -3000.00 -2900.00 200 jours 200 jours L/Ia 1-4500.00 s 4250.00 N 4000.00 4453.63 GESTIONS TOR.X.200 jours: -5250.00 -5000.00 S 4750.00 9Fév 4562.34 PAPETIERES TOR.INDUSTRIELS TOR 200 jours à W1 \ t f ,Vf! i ! /\ X Là 2500.00 2753.77 MINES & METAUX TOR.200jours*.}'t+#.t.\f\\ ¦ m \.m 4250.00 4000.00 \ï V -3750.00 Volume (000) Ferme Var.(S) Var.(%) BOURSE DE MONTRÉAL XXM: Indice du marché 14145 2025.55 + 7.26 0.4 XCB.Bancaire 8914 2493.78 + 16.94 0.7 XCOiHydrocarbures 1112 1509.21 -1.89 -0.1 XCM: Mines et métaux 3861 2522.14 + 6.39 0.3 XCF:Produits forestiers 814 2648.85 + 4.34 0.2 XCkBien d'Équipement 2681 1932.65 + 4.83 0.3 XCUtServices publics 881 1915.05 + 1.24 0.1 BOURSE DE TORONTO TSE 35 14188 219.11 +0.58 0.3 TSE 100 * 250.96 +0.79 0.3 TSE 200 * 243.40 + 0.41 0.2 TSE 300 39563 4116.04 + 11.89 0.3 Institutions financières 6608 3187.59 + 17.59 0.6 Mines et métaux 1484 3868.09 -6.60 -0.2 Pétrolières 3307 4009.31 -0.84 -0.0 Industrielles 11756 2753.77 + 3.98 0.1 Aurifères 3050 8704.82 +122.31 1.4 Pâtes et papiers 1747 4453.63 + 9.89 0.2 Consommation 5422 6607.08 + 8.59 0.1 Immobilières 1068 1935.74 -27.28 -1.4 Transport 165 4841.24 -12.20 -0.3 Pipelines 300 3736.13 -6.51 -0.2 Services publics 522 3353.87 -1.33 -0.0 Communications 324 7952.30 + 59.14 0.7 Ventes au détail 2947 3593.67 + 12.20 0.3 Sociétés de gestion 856 4562.34 -1.37 -0.0 BOURSE DE VANCOUVER Indice général 14913 711.32 + 2.33 0.3 MARCHÉ AMÉRICAIN 30 Industrielles 26619 3932.68 -2.69 -0.1 20 Transports 6980 1503.24 + 2.10 0.1 15 Services publics 3950 193.12 -1.58 -0.8 65 Dow Jones Composé 37550 1316.58 -1.43 -0.1 Composite NYSE * 261.21 -0.46 -0.2 Indice AMEX ?410.84 -0.34 •0.1 S&P500 * 480.19 -1.00 -0.2 NASDAQ * 785.44 + 1.67 0.2 LES PLUS ACTIFS DE TORONTO Volume Haut Bas Ferm.Var.Var.Compagnies (000) (S) (S) (S) (S) (%) CCLINDSINC B 2806 11.63 11.25 11.38 + 0.38 3.5 IPL ENERGY R 2018 23.50 23.25 23.38 + 0.38 1.7 GANDALF TECHNO 1780 2.81 2.40 2.42 -0.26 -9.7 GRAPH/MAX INC 1513 0.08 0.06 0.06 -0.02 -25.0 M ETHAN EX CP 1427 16.75 16.13 16.50 -0.13 •0.8 NOMA INDS LTD A 1331 4.90 4.60 4.80 • - SHERRITT INC 1293 13.88 13.50 13.75 + 0.63 4.8 CDN IMPERIAL BK 1276 34.13 33.50 34.00 + 0.38 1.1 TOR BK 1248 22.13 21.38 21.75 - - ROYAL SANK OFCOA 1206 28.38 27.88 28.00 + 0.13 0.5 DECISION-PLUS VIDÉOCASSETTE GRATUITE Découvrez un autre aspect de la bourse avec Michel Carignan (514)392-1366 LES PLUS ACTIFS DE MONTRÉAL Volume Compagnies (000) Haut (S) Bas (S) Ferm.(S) Var.(S) Var.(%) POWER CP OP CDA 1081 18.25 18.00 18.00 •0.13 -0.7 NATL BANK OP CDA 954 9.75 9.25 9.63 + 0.38 4.1 ORIENT RES INC 787 027 0.24 027 + 0.03 12.5 GTC TRANSCONTL a 475 725 6.88 7.25 + 0.38 5.5 CDN IMPERIAL BK 450 34.13 33.50 33.85 + 0.25 0.7 TOR BK 415 22.13 21.63 21.75 -0.13 -0.8 BK OF NOVA SCOTIA 409 27.13 26.75 27.00 + 0.25 0.9 INTL KEYSTONE WT 400 0.30 0.30 0.30 -0.05 -14 J ALCAN ALUM LTD 390 34.es 34.50 34.88 + 0.38 1.1 EXPLOR MINE DU 332 0.28 0.23 0.23 -0.02 -8.0 i 2921 L E 1) E V 0 I R .L E V E N I) R E I) I 10 V V.V R I E R I 9 9 5 A 6 CARRIERES ET PROFESSIONS DIRECTEUR GENERAI Ecole primaire Une école primaire désire s'adjoindre les services d'un directeur général pour prendre la relève.Nous recherchons une personne possédant un BAC en pédagogie ainsi que trois à cinq ans d'expérience comme directeur d'école ou directeur adjoint.Ce poste intéressera les personnes qui croient aux valeurs éducatives et qui cherchent un milieu de travail stimulant.Faites parvenir votre curriculum vitæ, qui sera traité confidentiellement, à : Danielle Desjardins DESJARDINS, CABINET-CONSEIL PSYCHOLOGIE INDUSTRIELLE ET ORGANISATIONNELLE 4390, boul.Pie-IX Montréal (Québec) H1X 2B3 Nous souscrivons au principe d'équité en matière d'emploi.PROFESSEUR(E)S DE FRANÇAIS À TEMPS PARTIEL SOMMAIRE DE LA FONCTION: ENSEIGNEMENT AU NIVEAU DU CÉGEP PARTICIPATION AUX RÉUNIONS ET À LA VIE COLLÉGIALE EXIGENCES: Date d’entrée en fonction: MAITRISE EN LINGUISTIQUE OU L’ÉQUIVALENT, POLYVALENCE (LA TACHE POURRAIT AUSSI COMPORTER DES COURS DE LITTÉRATURE.) EXPÉRIENCE MINIMALE DE DEUX ANS À TEMPS PLEIN OU L’ÉQUIVALENT (DE PRÉFÉRENCE AU CÉGEP) MAITRISE DE L’ANGLAIS INDISPENSABLE 16 août 1995 Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur c.v.AVANT 16 H LE 24 FÉVRIER 1995.Un accusé de réception ne sera envoyé qu’aux personnes dont on aura retenu la candidature.Prière de faire parvenir à MADAME NICOLE BLOYARD SECRÉTAIRE DE LA PRÉSIDENTE COLLEGE MARIANOPOL1S 3880, CHEMIN DE LA COTE-DES-NEIGES MONTRÉAL, H3H 1W1 RESPONSABLE DES COMMUNICATIONS ET DU DEVELOPPEMENT L'Ecole nationale de théâtre du Canada est un organisme privé (subventionné) qui offre, à Montréal, des programmes de formation supérieure dans toutes les disciplines théâtrales, en anglais et en français, à des étudiants provenant de tout le Canada.Le (la) responsable des communications et du développement veille à la planification, la coordination et la mise en oeuvre de l'ensemble des activités de communications de l'Ecole à l'échelle pancanadienne.Cette personne est aussi responsable de la planification et de l'organisation des activités de financement en faveur des fonds de bourses et des projets spéciaux.Exigences: • 5 ans d'expérience pertinente, de préférence dans le secteur culturel • parfaite maîtrise des deux langues officielles, à l'oral comme à l'écrit • capacités de rédaction exceptionnelles • autonomie, créativité et sensibilité aux différences linguistiques et culturelles Faites parvenir votre curriculum vitae accompagné d'une lettre expliquant votre intérêt à travailler pour l'ENTC avant le 15 février 1995: École nationale de théâtre du Canada 5030, rue Saint-Denis Montréal (Québec) MO i oi fl Fax: (514) 842-5661 Pour reservation publicitaire, composez 985-3316 ou 1 -800-363-0305 télécopieur 985-3390 TÉL.: 9 8 5 - 3 3 4 4 AVIS PUBLICS fAX' ’8 5 - 3 3 4 0 Province de Québec, district de Terrebonne, COUR MUNICIPALE, NO: 94-0003119, 94.0003151.VILLE DE STE-THÉRESE, demanderesse, -vs-CHRISTIANE NEPVEU, défenderesse.Le 22 février 1995, à 10h00 de l’avant-midi, au domicile de la défenderesse, au no 4920 rue Lafontaine, 4301, en la cité de Montréal, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de la défenderesse, saisis en cette cause, consistant en: 1 automobile de marque Toyota Tercel 1991, de couleur blanche, 4 portes, imm: WBP 710.Condition: ARGENT COMPTANT.Laval, ce 08 février 1995.ROBERT JASMINS ASS., Tél.: 622-9222.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE BEAUCE, COUR SUPÉRIEURE, NO: 350-05-000016-921.REGENT ST-VINCENT, Partie demanderesse -VS- LUC BUSSIERES ET ALS, Partie défenderesse.AVIS LÉGAL- AVIS PUBLIC est par la présente donné que les biens meubles et effets de la partie demanderesse, saisis en cette cause seront vendus par autorité de Justice, le 22 février 1995, à 14h00, au 5632, Terrasse Moreau, St-Hubert.Lesdits biens consistent en: 1 véhicule de marque Ford Van.modèle F150, année 1980, imm.: WZC 089.CONDITIONS: ARGENT COMPTANT.Donné à St-Hyacinthe, ce 10e Jour de février 1995.ALPHÉDOR C0URN0YER, HUISSIER, de l’étude: ALPHÉDOR COURNOYER & ASS., huissiers.C.P.322,1600 GIROUARD, SUITE 234, ST-HYACINTHE, QUÉBEC, J2S 2Z8.Tel: (514) 773-2144.Télécopieur (Fax): 514-773-1255.CANADA, PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE LONGUEUIL, COUR DU QUÉBEC, NO: 505-02-000020-942.Gestion Dunant Enr.Pour Construction Bloc Inc., Partie demanderesse, -vs-Pierre Lambert, Partie défenderesse.Le 23 février 1995 à 10h00, au 1825, PI.Dunant, app.53, St-Bruno de Montarville, district de Longueuil, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de: Pierre Lambert, saisis en cette cause, consistant en: 1 téléviseur Zenith dans meuble et acc.; 1 vidéo Toshiba KV4210 et acc.; 1 horloge de style ancien avec pendule de couleur bronze avec colonne blanche et acc.; 1 jeu d’échec en marbre avec base en métal et acc.; 1 horloge style ancien marque Peff et acc.; et divers items.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: Maurice Gaucher, huissier du district de Longueuil.(514)465-4650.GAUCHER, HUISSIERS, 558, Notre-Dame, bureau 102, Saint-Lambert, Québec, J4P 2K7.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE LONGUEUIL, COUR MUNICIPALE DE BOUCHERVILLE, NO: 71668293.Ville de Boucherville, Partie demanderesse, -vs- Ouadia, Eric, Partie défenderesse.Le 22ième jour de février 1995, à 10hOO, au 1178 Haendel, Laval, Qc, district de Laval, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de: Ouadia, Eric, saisis en cette cause, consistant en: 1 automobile de marque Dodge Charger, Shelby, de couleur noire, et acc.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: Marc Lemay, huissier du district de Longueuil, (514)465-4650.GAUCHER, HUISSIERS.558, Notre-Dame, bureau 102, Saint-Lambert, Québec, J4P 2K7.Province de Québec, district de TERREBONNE, COUR MUNICIPALE.NO: C94A-004087.VILLE DE MIRABEL, Demandeur, -vs- GERARD LAUZON, Défendeur.Le 23 février 1995, à 11 hOO de l’avant-midi, AU DOMICILE du défendeur, au no 14519-A, RUE BASTIEN, en la cité de ST-CANUT, district de Terrebonne, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en celte cause, consistant en: 1 Automobile de marque Cadillac Cedan de Ville, couleur grise, 4 portes, année 1986, imm.TFW 654.Conditions: ARGENT COMPTANT.Montréal, 08 février 1995.BENOIT JASMIN, HUISSIER.ROBERT JASMIN & ASSOCIÉS HUISSIERS, 150, boul.Ste-Rose, Laval, Qué.H7L 1L3.Téléphone: 622-9222.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE BEDFORD NO: 455-43-000016-945 COUR DU QUÉBEC (Chambre de la jeunesse) ORDONNANCE DE SIGNIFICATION PAR AVIS PUBLIC ART.138,139, et813C.P.C.A: Monsieur STÉPHANE LAFONTAINE, autrefois domicilié ai 1174, rue Lafayette 43, Longueuil (Québec) J4K 3B3, et maintenant d’adresse inconnue.AVIS Considérant la demande formulée par requête en date du 8 décembre 1994, la Cour ordonne à l’intimé Stéphane Lafontaine, de comparaître au greffe de la Cour du Québec, Chambre de la jeunesse, Palais de Justice de Cowansville, 1303 rue Sud dans un délai de trente (30) jours, à compter de la publication de la présente ordonnance, pour recevoir copie de l’avis de la demande de placement, laissée à son intention au greffe dudit tribunal, concernant le placement de l’enfant prénommé ALEXANDRE, né le 14 avril 1993 afin d’y donner ou refuser son consentement.A défaut par l’intimé de ce faire, le Tribunal pourra procéder dans l’instance sans autre avis.Cowansville, le 27 janvier 1995.ANNIE AUTONES, Greffière adjointe.PRENEZ avis que Joseph Agnos Mendosa Chartrand domicilié au Transports Québec Québec MOTS CROISES 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 10 I 11 12 HORIZONTALEMENT 1- Cacatoès d’Australie.— Pomme.2- Louangeuse.— Année.3- Qui contient de la bile.— Wapiti.4- Première mère.— Branche du celtique.5- Il vend du linge.— Troublé.6- Fleuve de Sibérie.— Malchance.7- Métal.— Rayon.8- Nuance.— Usages.— Venus au monde.9- Entrecroisements.— Félin d’Asie.10- Possédé.— Mur entre deux créneaux.11- Pivert.— Ritals.12- Retentissement.— Ferrures.— Sélénium.VERTICALEMENT 1- Révolte — Plomb 2- Arbre — Entendre 3- Cérémonie de carac- tère officiel.— Cuivre.4- Influé.— Boue.5- Tissu végétal.— Établi par induction.6- Béryllium.— Pénible.7- Mille-pattes.— Troublé.— Poteau.8- Nouvelle-Sibérie.— Monnaie bulgare.— Monument.9- Étêter.— Fleur.10- Dont les angles sont égaux.11- Publié.— Contesterons.12- Se dit de l’ovaire de Tins.— Raisonnable.Solution d’hier 1 J 3 4 5 6 7 • 9 10 H U t.FÆ I ________JP.E S I N E «wi eMi *v< Tfj.N'Æ > / L.L.T&1 j t m EÉfT ¦•/èME.P.E.Lep-Bo s e ' 2-*iT / N_EM4.sJ?E Z > .ù.l.rMÊ.W'è^E.D s " wTo/>mKÉMA~ Aï i- BMP L I BR APPELS D’OFFRES ET DE CANDIDATURES Les appels d’offres qui suivent correspondent aux contrats de services auxiliaires (Type Al, de construction IType Cl, de services professionnels (Type P) et aux autres contrats non spécifiés précédemment IType SI.Contrats de type A.seules seront considérées les offres présentées par des fournisseurs possédant les qualifications requises et ayant un établissement au Québec, ou dans une province ou un territoire visé par un accord intergouvememental.Contrats de type C: seules seront considérées les soumissions présentées par des entrepreneurs ayant un établissement au Québec, ou dans une province ou un territoire visé par un accord intergouvememental, et qui sont titulaires de la licence requise par la Loi sur le bâtiment.Contrats de type P seules seront considérées les offres présentées par des fournisseurs possédant les qualifications requises et ayant un établissement au Québec.Pour tous les types de contrats, les soumissionnaires doivent commander une copie du dossier d’appel d’offres au même nom que celui sous lequel ils entendent soumissionner.En outre, une garantie de soumission peut être exigée sous forme de cautionnement ou sous forme de chèque visé, de mandat, de traite, de lettre de garantie irrévocable ou d’obligations payables au porteur, le montant de la garantie est indiqué à la rubrique «Garantie de soumission exigée».On peut obtenir une copie du dossier d’appel d’offres moyennant le paiement du montant indiqué à la rubrique «Coût du dossier»; ce coût, qui inclut les taxes, est payable en espèces, par chèque ou mandat poste à Tordre du ministre des finances et n’est pas remboursable.Pour consulter ou obtenir les documents: QUÉBEC MONTREAL Service des contrats Service des contrats Ministère des Transports Ministère des Transports 700, boul.René-Lévesque Est 35, rue de Port-Royal Est ?étage !" étage Québec (Québec) GIR4Y9 Montréal (Québec) H3L3T1 Tel.: (418) 844-8848 TU.: (514) 873-6061 Le Ministère ne s'engage à accepter aucune des soumissions ou des offres reçues.Le sous-ministre, Yvan Demers, ing.A VIS IMPORTANT AUX DETENTEURS DU Cahier des charges et devis généraux, édition 1993 Les sections 1 à 10 révisées en novembre 1994 sont disponibles gratuitement sur demande aux salles des soumissions de Québec et Montréal.Télécopieur: Québec (418) 644-7249 Montréal (514) 864-3867 A Contrat no 66-00001 - Fourniture de tuyaux circulaires en béton armé pour drainage et ponceaux pour les besoins du ministère des Transports.Coût du dossier: NIL Réception des offres: salle des soumissions de Québec Clôture de l'appel d'offres et ouverture des offres: Québec, le mardi 7 mars 1995, 15 h.A Contrat no 5372-94-0013 - Nettoyage des abords ainsi que la tonte de gazon de l'autoroute 20 et de la route 116 dans diverses municipalités IVerchères, Saint-Hyacinthe et Johnson).Garantie de soumission exigée : 10 600 $ (cautionnement) ou 5 300S (autre) Coût du dossier: 20$ Réception des offres: salle des soumissions de Montréal.Clôture de l'appel d'offres et ouverture des offres: Montréal, le mercredi 8 mars 1995.15 h A Contrat no 5372-94-0014 Nettoyage des abords de route ainsi que la tonte de gazon de l'autoroute 30 et de divers terrains appartenant au ministère des Transports dans les municipalités de Samt-Roch-de-Richelieu, par , Tracy et Sorel, villes IVerchères et Richelieu) Garantie de soumission exigée 2500$ (cautionnement! ou 1250SIautre) Coût du dossier: 20$ Réception des offres salle des soumissions de Montréal Clôture de l'appel d'offres et ouverture des offres Montréal, le mercredi V mars 1995.15 h A Contrat no 5471-95-0005 - Tonte de gazon, enlèvement de détritus et fauchage dans les emprises de diverses routes, dans diverses municipalités ILa Prairie).Garantie de soumission exigée 1900$ (cautionnement) ou 950$ (autre) Coût du dossier 20$ Réception des offres salle des soumissions de Montréal Clôture de Tappet d’offres et ouverture des offres Montréal, le mercredi l~ mars 1995.15 h C Contrat no 5473 94 0306 Entretien des systèmes d'éclairage et réparation des lampadaires brisés par accident ou vandalisme sur les autoroutes 20, 40 et 540 dans diverses municipalités ISalaberry Soulanges et Vaudreuil) Garantie de soumission exigée 15000$ (cautionnement) ou 7 500$ (autre) Coût du dossier 20$ Réception des soumissions salle des soumissions de Montréal Clôture de Tappet d'offres et ouverture des soumissions Montréal, le mercredi H mars 1995,15 h 9 4509, Chambord, #4 à Montréal Qc H2J 2M6, présentera au directeur de l’élat civil une demande pour changer son nom en celui de Joseph Mendoza Chartrand.Montréal, le 1er février 1995.Joseph Agnos Mendosa Chartrand.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-222206-959 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT GREFFIER ADJOINT DANIELLA AVRIL Partie demanderesse -c- MAXIME SOLON Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à MAXIME SOLON, de comparaître au greffe de cette Cour situé au Palais de justice de Montréal, au 10, rue Saint-Antoine Est, Montréal, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la dale de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la demande en divorce a été remise au greffe à l’intention de MAXIME SOLON.Lieu: Montréal Date: Ce 07 février 1995 MICHEL MARTIN, G.A.AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie SOCIÉTÉ D’INVESTISSEMENT ET DE FINANCEMENT SOGEP INC.demandera à l’Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre.A Verdun, ce 1er février 1995 MARIEL DESMARTEAU Secrétaire de la compagnie.AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie 1852-7184 QUÉBEC INC.demandera à l’Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre.A Verdun, ce 1er février 1995 MARIEL DESMARTEAU Secrétaire de la compagnie.OANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-02-001822-951 COUR DU QUÉBEC (CHAMBRE CIVILE) PRÉSENT GREFFIER ADJOINT RE/MAX OUTREMONT INC.Partie demanderesse -c- CHRISTOPHE CHEVREUIL Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à CHRISTOPHE CHEVREUIL, de comparaître au greffe de cette Cour situé au 1, rue Notre-Dame est, Montréal, Québec, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la dale de publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie du bref d’assignation et de la déclaration a été remise au greffe à l’intention de CHRISTOPHE CHEVREUIL.Lieu: Montréal Date: Ce 2 février 1995 MICHEL MARTIN, G.A.S II I I r o h v c Société Nationale en biens immobiliers requiert Les services d'un cadre supérieur pour la location de bureaux dans une grande tour à bureaux et commerces située dans le secteur est du centre-ville.Excellent salaire de base plus commission.Veuillez nous faire parvenir votre curriculum vitae à: Dossier C.P.1544 Le Devoir C.P.6033, Suce.Place d'Armes Montréal, Québec H2Y 3S6 REPRÉSENTANT(E) RELATIONNISTE Notre société, spécialisée dans le recrutement et la formation de personnel, est en opération depuis 15 ans et jouit d’une réputation enviable' auprès d’une clientèle sélecte.Nous recherchons une personne dynamique, possédant une excellente culture générale, bilingue, désirant mettre à profit son sens inné du défi et son entregent au développement et au maintien de la clientèle de la région métropolitaine.Nous lui offrirons une formation professionnelle qui lui ouvrira les portes d’une carrière enrichissante et lucrative.Communiquez avec Germaine Dandois Tél.:849-4157 Fax: 849-7753 ou faites parvenir votre curriculum vitae au 666, rue Sherbrooke O., bureau 205, Montréal H3A 1E7.1 LE GROUPE DANDOIS INC.RADIOLOGUE INDUSTRIEL Haley Industries Limiled, une (onderie de première classe coulant des alliages légers au service d’une clientèle dans les domaines de l’aérospatiale et de l’automobile, recherche un radiologue industriel pour sa division située à Renfrew, Ontario.Doit être certifié Niveau II ou III selon les normes CGSB-48-GP-4.SNT-TC-IA, MIL-S1D-410(E) ou l'équivalent.Compensation compétitive incluant une gamme complète de bénéfices avec aide au déménagement si nécessaire.Les candidats qualifiés devraient soumettre leur curriculum vitae à l'attention de: Murray Brown, Human Resources Mgr.Haley Industries Limited Haley (Ontario) KOJ lYO Communication Agence de communication et de relations publiques en pleine expansion recherché, pour son siège social montréalais, des candidats enthousiastes, imaginatifs et .capable de bien performer sous pression, avec un minimum de supervision.Les candidatures requises exigent une formation universitaire en communication ou en marketing, le bilinguisme et une capacité démontrée de travailler en équipe et un minimum de cinq années d’expérience pertinente.Rédacteurs - Dossier # 951801 Si les mots positionnement, imagination, stratégies, tactiques, imprimés, films, vidéos, affiches provoquent une émergence de mots et d'images pour dire, séduire et influencer, écrivez-nous sans tarder! Chargés de projets - Dossier # 951701 Si la précision, le souci du détail bien exécuté et la gestion d'échéanciers serrés, pour vous, vont de pair avec de grandes habiletés d'écriture, un jugement sûr et des forces en relations interpersonnelles, nous désirons vous connaître immédiatement! Directeur de comptes - Dossier # 951601 Si vous possédez plus de 10 ans d'expérience, que vous avez toujours le feu sacré et que vous savez traduire un projet en une activité profitable pour vos clients, nous avons tout un défi pour vous! S’adresse également aux hommes et aux femmes, et chaque candidature sera traitée confidentiellement.Pour être considérée, votre candidature doit parvenir le vendredi 3 mars 1995 au plus tard à: MAXXUM Conseillers en relations publiques inc.2000.rue Sainte-Catherine Ouest, Bureau 5200.Montréal (Québec) Canada H3H 2T2 Directeur(trice), productions indépendantes, coproductions et acquisitions Le contexte organisationnel À l’heure de la spécialisation des télédiffuseurs, notre client, TV ONTARIO, fait figure de précurseur.Depuis 25 ans, TV ONTARIO construit son expertise dans une niche d’une importance sociale primordiale: les émissions éducatives et d’affaires publiques.La Chaîne, le réseau français de TV ONTARIO, bien enracinée dans la communauté qu’elle dessert, requiert la collaboration d’un directeur chevronné pour chapeauter son secteur des productions extérieures.Le poste et ses priorités Sous la supervision du directeur en chef de la programmation française et membre de l’équipe de gestion de La Chaîne, le futur titulaire sera responsable de toutes les productions indépendantes, coproductions, pré-achats et acquisitions de La Chaîne.Il devra en particulier développer le plan d'affaires de son secteur afin de maximiser les ressources financières provenant de l’extérieur, lesquelles viendront enrichir les investissements de La Chaîne.Il devra également entretenir des relations étroites avec la communauté francophone de l’Ontario de même qu’avec les partenaires éventuels des divers milieux reliés à la production.Les compétences requises De formation universitaire et bilingue, la personne recherchée possède une vaste expérience du milieu télévisuel, de la production, du financement et de l'acquisition d’émissions.Dynamique, visionnaire, créative et sensible au fait français ontarien, elle fait preuve d'un leaderhip stimulant.TV ONTARIO souscrit aux politiques d’équité en matière d'emploi.Veuillez nous faire parvenir le plus rapidement possible votre curriculum vitæ au 420, rue McGill, bureau 400, Montréal (Québec) H2Y 2G1, tél.: (514) 397-9655 en indiquant le numéro de référence 1558.fourbi Hmiuus GROUPE CONSEIL INC.I ( L E I) E V OIR, L E V E N D R EDI I () F Ê V l( 1ER I !) !» 5 A 7 - LE DEVOIR ?LE MONDE EN BREF ?^JOSPIN ET CHIRAC ;COUDE À COUDE ; ; Paris (AFP) — Le candidat socialiste ; ; Lionel Jospin et le gaulliste Jacques ! (Chirac sont au coude à coude pour j jpasser le cap du premier tour de pl’élection présidentielle française, le [|23 avril prochain.Deux sondages pu-||bliés hier placent M.Jospin à un ; ’.point derrière le maire de Paris tan-; ;dis qu’un autre donne deux points : (d’avance à M.Jospin.Mais dans tous ipps cas de figure, le premier ministre | «Edouard Balladur (qui est issu du jjmême parti que M.Chirac) serait en |tête, et il l’emporterait facilement au ' f second tour, devant départager le 7 j î mai les deux candidats les mieux (’placés au premier.ÜN APPEL AU SECOURS DE TIMOR | ; Djakarta (AFP) — L’évêque catho-: lique de Dili, la capitale du Timor ! oriental, Mgr Carlos Felipe Ximenes i Belo, joint au téléphone par l’AFP, a j annoncé hier qu’il allait écrire aux [Nations unies pour se plaindre de il’assassinat de civils timorais par l’ar-jmée indonésienne.L’évêque jouit d’un grand prestige parmi les quelque 750 000 habitants de l’ex-co-| Ionie portugaise, dont 90 % §ont de j confession catholique.Les Etats-: Unis, le Canada, l’Australie, la Nou-; velle-Zélande et les Pays-Bas ont de-; mandé ces jours derniers à Undone-' sie des éclaircissements sur la mort de six Est-Timorais, tués le 12 jan-: vier par des soldats indonésiens, • dans la région de Liquica.Selon l’ar-; mée indonésienne, il s’agissait de ; guérilleros du Fretilin.Mais selon de nombreux témoignages, .notamment de sources proches de l’Église catholique, les soldats indonésiens ont .exécuté de sang froid des civils dans le village de Beniquilo.QUAYLE NE SE PRÉSENTERA PAS Washington (AFP) — L’ancien vice-président américain Dan Quayle a décidé de ne pas briguer l’investiture républicaine pour l’élection présidentielle de 1996 en raison de difficultés qu’il ren-j contre pour ré-j unir les fonds j suffisants pour j mener à bien sa I campagne, a annoncé hier un de ses conseillers.M.Quayle a pris cette décision mercredi soir a ajouté M.Mark Dan Quayle Goodin.L’ancien vice-président de George Bush, âgé de 47 ans, avait çté hospitalisé récemment coup sur coup pour une embolie pulmonaire et pour une appendicite.Il devait annoncer officiellement sa candidature à la mi-avril.Les observateurs politiques ne lui accordaient que peu de chances de succès dans cette entreprise électorale en raison notamment du peu de crédit dont il jouit au sein de l’opinion publique.DES ECOSSAIS POUR L'INDÉPENDANCE Londres (Reuter) — Près de la moitié des Écossais se déclarent favorables à l’accession de leur pays à l’indépendance, révèle un sondage à paraître aujourd’hui dans le quotidien The Herald.Interrogés sur la perspective de gouvernements séparés pour l’Angleterre, l’Écosse et le pays de Galles, 26 % des sondés se déclarent «très favorables» à cette idée, 21 % y sont «un peu favorables» et 35 % beaucoup ou un peu opposés.La publication de ce sondage intervient en plein débat à Londres sur l’opportunité d’accordçr une plus grande autonomie à l’Écosse.Le gouvernement de John Major est opposé à tout transfert supplémentaire de pouvoirs.DECES DE FULBRIGHT Washington (Reuter) — L’ancien sé-I nateur démocrate J.William Ful-bright, un des adversaires les plus acharnés de l’engagement américain au Vietnam, est mort hier à l’âge de 89 ans.Selon son épouse, il est mort d’une attaque cardiaque à son domicile de Washington, trois semaines après avoir été soijpié à l’hôpital pour une pneumonie.Il était connu avant tout pour avoir combattu contre la guerre au Vietnam à la tête de la puissante commission des Affaires étrangères du Sénat, dont il a occupé durant quinze ans la présidence.Mais cet élu de l’Arkansas était tout aussi fier d’avoir créé un programme de bourses universitaires qui porte son nom et qui a permis à des générations d’étudiants américains d etudier à l’étranger et à de nombreux étrangers de venir se perfectionner aux Etats-Unis.L’attentat du World Trade Center Clinton annonce l'arrestation d'un suspect au Pakistan New York (AFP) — L’annonce par le président Bill Clinton lui-même de l’arrestation d’un Irakien présenté comme un des principaux supects dans l’attentat meurtrier du World Trade Center en 1993 s’apparente à un message destiné autant au terrorisme international et à l’Irak qu’aux Américains, alors que l’enquête a révélé de multiples erreurs du FBI.Selon le communiqué diffusé mercredi soir par la Maison-Blanche, «l’un des terroristes les plus recherchés dans le monde» a été arrêté mardi par les autorités pakistanaises et remis aux Américains, qui l’ont emmené par avion spécial à New York.Pour le président Clinton, cette arrestation «constitue un pas important dans la lutte contre le terrorisme».«Le terrorisme ne paiera pas, ce sont les terroristes qui vont payer.Nous allons continuer à travailler avec les autres nations pour barrer le chemin à ceux qui tueraient les innocents pour faire avancer leurs propres objectifs politiques», a souligné M.Clinton dans son communiqué.Ramzi Ahmed Youssef, 27 ans, a été formellement mis en accusation hier matin pour onze chefs d’inculpation liés à l’attentat du 26 février 1993 contre les tours jumelles du World Trade Center (WTC), qui avait fait 6 morts et un millier de blessés.Glabre, détendu, portant un costume croisé bleu marine et s’exprimant en anglais après avoir refusé le secours d’un interprète, il a annoncé qu’il «plaidait non coupable» de ces accusations qui pourraient lui valoir la détention à perpétuité.En mai 1994, quatre intégristes is- lamistes ont été condamnés à un total de 240 années de prison pour cette actiop terroriste.Lui même avait fui les États Unis au lendemain de l’attentat contre le WTC.Lors du procès, Ramzi Ahmed Youssef, un chauffeur de taxi du New Jersey (État voisin de New York) qui fréquentait la mosquée où prêchait Cheikh Rahmane, n’avait pourtant pas été présenté comme l’un des principaux suspects.j nrn ' f jt Un second sus- ^ Proces Iai*-pect en fuite avait appa^e çte arrête en Egypte/'!1 mar® l'ambiguïté 1993, Mahmoud Abou Halima, de la position présenté lui comme «un homme- américaine clé».Ce qualificatif n’avait été attri- SUf les bué à Ramzi Ahmed Youssef groupes qu’en juin de la ., ., même année par islamistes le FBI (sûreté fédérale) , lorsqu’il avait offert deux millions de dollars pour sa capture.Sur le plan international, la déclaration inhabituelle de la Maison-Çlanche vise à montrer que les États-Unis veulent renforcer leur pression contre le terrorisme.Le 24 janvier dernier, Bill Clinton a par décret bloqué les avoirs américains de 12 organisations radicales et de 18 personnalités, ainsi que leurs ipoyens de collecter des fonds aux États-Unis, une décision saluée par Israël, mais jugée insuffisante.L’annonce spectaculaire de cette arrestation intervient alors que se déroule à New York le procès de onze islamistes intégristes présumés, dont le leader spirituel du groupe armé égyptien Jamaa islamyia, Cheikh Omar Abdel Rahmane.Or ce procès, comme celui du World Trade Center, fait apparaître régulièrement des lacunes dans la surveillance des terroristes exercée par le FBI, qui permettent chaque fois aux commentateurs de rappeler l’ambiguité de la position américaine, qui a soutenu les plus extrémistes des mouvements de résistance afghane contre l’Année rouge.Plusieurs des inculpés dans l’affaire du complot terroriste présumé, et deux des fils du cheikh, ont combattu en Afghanistan.Cheikh Omar Abdel Rahmane, aujourd’hui présenté comme le leader d’un groupe qui voulait mener «une guerre de terrorisme urbain sur le sol américan», avait ainsi obtenu un visa américan avec la bénédiction du département d’État.Ramzi Ahmed Youssef était quant à lui entré illégalement aux États-Unis en septembre 1992, mais sa fuite le lendemain de l’attentat contre le WTC aurait été facilitée par une dissenssiqn entre le FBI et le département d’État, selon des informations du New York Times de l’époque non démenties.Plus récemment, le procès du Cheikh Rahmane a fait apparaître que trois des quatre condamnés pour l’attentat contre le WTC étaient filés par le FBI depuis trois ans avant les faits.Certains clichés les montrent même à l’entraînement avec des armes automatiques, mais aucune tentative d’arrestation n’avait eu lieu.TCHÉTCHÉNIE Grozny est tombée La prise de la ville permet à Boris Eltsine de reprendre l'initiative politique Moscou (AFP) — La prise de contrôle quasitotale de Grozny par l’armée russe va permettre à Boris Eltsine, malmené depuis le début de l’intervention en Tchétchénie, de reprendre dans les prochains jours l’offensive politique sur les scènes nationale et internationale.Après neuf semaines de résistance acharnée, les Tchétchènes ont reconnu implicitement la perte de Grozny, en annonçant mercredi qu’ils évacuaient leur état-major de la capitale tchétchène.Le porte-parole du gouvernement tchétchène Movladi Oudougov a annoncé que seuls «des groupes de combattants agissant indépendamment de l’état-major» poursuivront la résistance à Grozny.Et c’est effectivement depuis la localité d’Argoun, à 15 km à l’est de la capitale, que le chef d’état-major tchétchène Aslan Moskhadov appelait mercredi à poursuivre le combat Les Tchétchènes continuaient hier à défendre quelques poches de résistance — comme la sortie sud-ouest de Grozny —, mais leur position est devenue éminemment fragile depuis la perte d’une large part du quartier de Tchemoretchie (sud), leur dernier bastion dans la capitale.Si la prise de Grozny est loin de signifier la fin des combats — qui se sont déplacés simplement vers le sud du pays — elle offre un peu d’espace politique à M.Eltsine, que les performances médiocres de son armée ont contraint à la discrétion depuis plusieurs semaines.Alors qu’une guerre promptement gagnée aurait permis de rehausser l’image du président auprès de la population, selon l’analyse initiale de ses stratèges, l’enlisement du conflit a produit les effets inverses.58 % des Russes sont «plutôt» ou «tout à fait» d’avis que M.Eltsine devrait démissionner à cause de la guerre, selon le dernier sondage en date.«Boris Eltsine est en position difficile, les craintes d’une arrivée au pouvoir de Vladimir Jirinovski sont relancées, et le président russe se doit de reprendre l’offensive», commentait récemment un diplomate en poste à Mpscou.Trois occasions sont offertes pour cela au chef d’État.D’abord le sommet de la Communauté des États indépendants (CEI), aujourd’hui dans la capitale kazakh Almaty, où Moscou cherchera a relancer l’intégration éco-nomioue, politique et militaire avec ses voisins de l’ex-URSS.«L’enlisement de l’expédition tchétchène pousse la direction russe à compenser ce grave échec de politique intérieure par des mesures ostentatoires en politique extérieure, notamment avec l’étranger proche (terminologie officielle pour l’ex-URSS)», a commenté hier le quotidien d’opposition Nezavissimaïa Gazeta.Viendra ensuite le discours que M.Eltsine prononcera le 16 février devant les deux chambres du Parlement.Selon les «fuites» distillées par son entourage, M.Eltsine réaffirmera à cette occasion son autorité sur la gestion des affaires du pays, et sa détermination à poursuivre les réformes économiques.Enfin, troisième temps de la contre-offensive, une «Conférence nationale» se tiendra le 17 février pour examiner la lancinante question des difficiles relations entre le centre et les autorités régionales, qui mine l’autorité de Moscou depuis trois ans.ESPAGNE Gonzalez sauve son cabinet Madrid (AFP) — Le Congrès des députés espagnols a approuvé hier soir à Madrid, dans le cadre du débat sur l’état de la nation, une motion commune des socialistes (au pouvoir depuis 1982) et des nationalistes catalans dans laquelle ils affirment leur volonté d’assurer la stabilité gouvernementale pendant au moins un an.Ce vote est intervenu lors de la dernière journée de ce débat marquée également par la décision d’un député apparenté socialiste, Ventura Perez Marino, de demander la démission du chef du gouvernement, Felipe Gonzalez, et la convocation d’élections anticipées.Lors d’une conférence de presse, ce parlementaire, dont la position a provoqué des remous chez les socialistes, a estimé que des élections anticipées constitueraient la «meilleure solution» pour surmonter «l'instabilité sociale» provoquée notamment par le scandale des GAL, escadron de la mort anti-ETA.La motion des socialistes et des nationalistes catalans a été adoptée par 175 voix, alors que 165 ont voté contre et six députés se sont abstenus.D’après le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et Convergencia i Unio (Ciu, nationalistes catalans), cette initiative démontre que «la gouvemabilité de l’Espagne est garantie».Les 17 représentants de CiU permettent au gouvernement d’avoir une majorité, alors que les socialistes ont 159 députés et le Parti populaire (PP, opposition de droite) 141 élus sur 350.Les motions présentées par l’opposition ont été rejetées.Parmi celles-ci figurait un texte réclamant la création d’une commission parlementaire sur les GAL, initiative appuyé par M.Perez Marino.Rabin rejette les demandes d'Arafat Erez (AFP) — Le premier ministre israélien Yitzhak Rabin a rejeté hier les demandes du dirigeant palestinien Yasser Arafat pour débloquer les négociations de paix et l’OLP a affirmé qu’une crise était ouverte.M.Rabin a cependant souligné que les pourparlers n’étaient pas rompus et qu’il rencontrerait de nouveau M.Arafat la semaine prochaine.«C’est une crise est le seul moyen d’en sortir est que chaque partie réévalue sa position», a estimé le «ministre» palestinien de l’Information, Yasser Abed Rabbo, à l’issue de la rencontre de près de deux heures à Erez, entre Israël et la bande autonome de Gaza.«Nous avons constaté d’importantes divergences sur les questions fondamentales comme le redéploiement, la sécurité et les colonies, il n’y a aucun accord», a déclaré M.Abed Rabbo.M.Rabin a refusé de lever le bouclage imposé aux territoires de Cisjordanie et Gaza et de libérer des prisonniers palestiniens, deux points sur lesquels l’OLP insistait, a indiqué le négociateur israélien Yossi Sarid.«Il y a des rencontres qui se terminent mal, c’est le cas de celle-ci», a affirmé M.Sarid.M.Rabin a démenti l’existence d’une crise.«Il y a des points de vue différents», a-t-il déclaré.«Nous n’avons pas pu résoudre les questions en suspens aujourd’hui et nous avons décidé de nous revoir la semaine prochaine».«Les deux parties ont réaffirmé leur engagement à poursuivre les pourparlers.Ce n’est pas une rupture, les contacts se poursuivront», selon lui.M.Arafat est parti immédiatement après la rencontre, sans participer à la conférence de presse commune avec M.Rabin qui était prévue.Kohl plaide pour l'OTAN >T«V A ‘*4 Br m M ' PHOTO AP LE PRESIDENT américain Bill Clinton a reçu hier à Washington le chancelier allemand Helmut Kohl.Les deux hommes ont affirmé au cours d’une conférence de presse à la Maison-Blanche que l’expansion de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) était «inéluctable».Les deux hommes ont insisté sur le fait que cet élargissement devait être graduel et se faire «sans surprise» pour Moscou, qui ne cache pas son opposition au projet.M.Kohl a estimé en particulier que le récent coup de théâtre de la Russie, qui a refusé d’adhérer au Partenariat pour la paix pour protester contre l’élargissement de l’OTAN, était dû à des «malentendus».avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Régie des alcools, des courses et des jeux Toute personne, société ou groupement de personnes visé à l'article 60 du Code de procédure civile (L.R.Q., c.C-25) peut, dans les quinze jours de la publication du présent avis, s'opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné, en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s'il y a eu opposition, dans les trente jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou cette intervention doit être accompagnée d'une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, Bureau 9.200, Montréal (Québec) H2Y1B6.Nom et adresse du requérant Nature de Endroit la demande d’exploitation 143358 CANADA INC.Restaurant Nouveau Zappion 762, Jean-Talon Ouest Montréal Dossier: 170-522 9009-4756 QUÉBEC INC.Whistler's Deli & Bar 7660, boul.Newman Lasalle Dossier: 176-230 RESTAURANT MEMPHIS LIMITÉE Restaurant Memphis Limitée 6740,Joseph Renaud Anjou Dossier: 228-510 TAVERNE AIRD INC.Bar Nouvel Aird 4651, Hochelaga Montréal Dossier: 341 -693 LA COMPAGNIE D'INVESTISSEMENTS KINSLEE INC.Restaurant Lana 1424.Bishop Montréal Dossier: 349-993 INC.Asia 2155,Logan Montréal Dossier: 832-584 SALON DE BILLARD LE GENTILHOMME INC.Salon de Billard Le Gentilhomme 117, rue St-Eustache St-Eustache Dossier: 872-275 9012-4314 QUÉBEC INC.Hippo-Club Richelieu 3675.bout Tricentenaire Montréal Dossier: 998-252 INC.Nickels 2103.Marcel-Laurin St-Laurent Dossier: 1162-445 9014-8883 QUÉBEC INC.La Belle Vietnamienne 4255.Old Orchard Montréal Dossier: 184-309 Addition d'autorisation de spectacles dans un bar 762,Jean-Talon Ouest Montréal 7660, bout Newman Lasalle Permis additionnel 1 Bar sur terrasse Changement de capacité d'un Restaurant pour vendre Augmentation 6740, de capacité Joseph d'un bar Renaud Anjou RESTAURANT Addition ROBERT d'autorisa- NITTOLO INC.tions de Restaurant Robert danse et Nittolo Inc.spectacles à 6590, St-Jacques un bar Montréal Dossier: 177-931 BUFFET BELLAVISTA INC.Buffet Bellavista Inc.7777, bout.Newman Lasalle Dossier: 735-167 2740-9218 QUEBEC INC.Resto-Bar Le Club Sandwich 1560-64-70,74, Sle-Catherine Est Montréal Dossier: 773-069 Addition d'autorisation de danse et spectacles dans Restaurant pour vendre 3090-8354 QUEBEC INC.Salon de Quilles Excellence 3655, bout, du Tricentenaire Montréal Dossier: 871-616 TAVERNE AU COIN DE U 2 INC.Bar au Coin de la 2 180, rue Provost Lachine Dossier: 340-877 Augmentation de capacité d'un Restaurant pour vendre et d'un Bar sur terrasse existants Permis additionnels 3 Bars dont 1 sur terrasse Permis additionnel 1 Bar 6590, St-Jacques Montréal 7777, boul.Newman Lasalle 1560-64-70, 74, Ste-Catherine Est Montréal Autorisation de danse et spectacles dans 1 Bar avec films existant 1 Bar avec danse et spectacles, 1 Bar sur terrasse 3655, boul.du Tricentenai- re Montréal 180, rue Provost Lachine 2877929 CANADA Permis INC.additionnel Café Molise 1 Bar 1840, Jean-Talon Est Montréal Dossier: 533-943 1840, Jean-Talon Est Montréal 2531-4154 QUÉBEC INC.City-Pub Bar Café 3820, Boul.St-Laurent Montréal Addition d'autorisation de spectacles dans 1 Restaurant 3820, Boul.St-Laurent Montréal 1 licence 4651.Dossier: 534-446 d'exploitation Hochelaga 1 Bar avec 3, Place du de site Montréal 9012-1732 d'appareils de QUEBEC INC.danse, Commerce loterie vidéo Bar Fuzzy spectacles et films Suite D, 1600 boul.St-Martin Est Brassard 2 Bars dont 1 1424, Laval sur terrasse (suite à cession) Bishop Montréal Dossier: 996-413 2950-4685 QUEBEC INC.Permis 5142, rue additionnels Beaubien Gino Resto Enr.2 Bars Est 5142, rue Beaubien Est Montréal Montréal 1 Restaurant 1115.Clark Dossier: 1034-628 pour vendre Montréal 9014-4361 Changement 3895.QUÉBEC INC.de catégorie Montée St- Bar de la Montée de 1 Taverne Hubert 3895.Montée St- à 1 Bar (suite St-Hubert 117.rue St- Hubert St-Hubert à cession) Augmentation Dossier: 331-645 de capacité et Eustache changement St-Eustache VAUDEY, Corrine 2 Restaurants 3320, Jean- de catégorie de bar dans Resto-Bistro pour vendre Talon Est Americana Montréal Centre Sportif à Bar 9162, Louis Lumière Montréal Dossier: 1151-158 2950-5518 QUÉBEC INC.1 Licence 2100, rue 1 Bar avec 3675.boul.d'exploitation Tillemont danse Tricentenai- Bar à Mike de site Montréal spectacles et films re 2100.rue d'appareils de Montréal Tillemont Montréal Dossier: 227-363 loterie vidéo ANGELO 1 Licence 2633, MANCUSO& d'exploitation Jolicoeur 1 Restaurant pour vendre 2103.Marcel- Laurin St-Laurent GIACOMO GERMINARA Caffé Expresso S Croûte 2633 Enr.2633.Jolicoeur Montréal Dossier: 352-195 de site d'appareils de lotene vidéo Montréal 1 Restaurant 1206.rue pour vendre Union Montréal Le président et directeur général Ghfslain K.-Laflamme.avocat Québec A 8 L K I) E V 0 I H .I, E V E N l> II E DI II) I' K V II I E H I 9 9 5 E D I T 0 R I A L Brassage d’idées ou d’intérêts?Jean-Robert Sansfaçon Ça fait près de vingt ans que les groupes écologistes exigent la tenue d’un débat public sur l’énergie, et maintenant que Québec leur dit OUI, les voilà qui refusent l’invitation de siéger à la table de consultation.On peut les comprendre, ce qui ne nous oblige pas à les suivre.e sont les écologistes qui ont lancé l’idée d’un débat public sur l’énergie à l’époque où l’on craignait encore que le Québec ne succombe aux tentations du nucléaire.Le temps a passé, la crise du pétrole s’est résorbée et la menace nucléaire s’est apaisée.La lutte des environnementalistes s’est alors déplacée du côté des grands barrages, à leur tour considérés comme nuisibles à l’équilibre de la planète.Désonnais, c’est à la croissance de la consommation d’énergie en elle-même qu’on s’attaquait, suggérant plutôt d’investir dans les économies d’énergie.Aujourd’hui, si le nouveau gouvernement du Québec a finalement accepté de donner suite, en partie du moins, à cette vieille revendication des écologistes de tenir un débat sur l’énergie, ce n’est pas l’énergie ne sera qu’on accepte enfin la vision idéaliste des Le débat sur BAPE élargi.Or, ce n’est pas du tout le choix du gouvernement pour qui la protection de l’environnement n’est qu’un des éléments dont il faut tenir- compte dans l’élaboration d’une politique énergétique, au même titre que l’emploi, l’économie ou la paix sociale.En choisissant la formule d’une table représentative des principaux intéressés dans le dossier (producteurs, syndicats, milieux d’affaires, députés, environnementalistes, etc.), le ministre Gendron évite les coûts astronomiques d’une grande commission d’enquête, et choisit du même coup de laisser les premiers intéressés régler leurs comptes entre eux.Vraisemblablement, il ne sortira donc de cette opération aucune vision d’ensemble de la question énergétique.Encore moins une politique de développement intégré des ressources du Québec.Peut-être même faut-il s’attendre à qu’il n’y ait aucun consensus sérieux, les groupes réunis autour de la table étant trop souvent d’orientation idéologique opposée.C’est malheureux et suffisant pour se deman- écologistes, c’est qu’on ne sait plus trop où certes oas ja mère c^er si l’exercice vaudra la peine, ce à quoi donner de la tête en matière de politique c P il est encore trop tôt pour répondre, de l’énergie.Par contre, l’aspect sans doute le plus Avec la mise au rencard du projet Gran- de tous les débats positif du processus de consultation choi- de-Baleine et la pression très forte des entreprises pour produire elle-même de l’énergie, avec la concurrence accrue du gaz naturel et celle qui s’annonce pour bientôt dans le domaine de la distribution de l’électricité à l’échelle du continent, le gouvernement québécois est coincé entre son bon vieux projet interventionniste et la réalité des forces qui se disputent les marchés.Contrairement au rêve des écologistes, la consultation que vient d’initier le ministre des Ressources naturelles, François Gendron, n’a visiblement pas pour objectif de changer le monde.Tout au plus permettra-t-elle à chacun de vendre son idée du développement durable.et rentable, en espérant qu’elle séduise celui qui possède encore le plus gros bout du bâton: l’État.On comprend donc que la formule choisie par le ministre, celle d’une table ronde où tous ces acteurs du monde énergétique seront représentés, déplaise tant aux environnementalistes qui auraient préféré une commission d’enquête impartiale et même, un supercomité d’évaluation environnementale, une sorte de si par le ministre, c’est qu’il forcera les limites de chacun des acteurs dans un esprit de partenariat dont nous ne pouvons certes pas faire l’économie.Après tout, à moins de confier à l’État le rôle d’orienter de façon autoritaire le développement de l’économie, un choix politique que les Québécois n’ont certainement pas fait, il revient d’abord aux intervenants, producteurs, travailleurs et consommateurs de discuter entre eux du meilleur modèle possible pour concilier leurs intérêts respectifs.Ce n’est peut-être pas l’idéal, mais cela vaut mieux qu’un projet fantastique sur papier aussitôt mis sur une tablette.Les écologistes ont donc raison de prétendre que la consultation annoncée par le ministre Gendron n’est pas la mère de tous les débats si longtemps attendue.Mais ils devraient quand même y réfléchir un peu avant de refuser d’y participer.Un «vrai» grand débat populaire qui porterait sur le modèle de développement écologique idéal pour le Québec, voilà un bien beau rêve, mais bien utopique en cette année du OUI et du NON.En Pologne, le roi s’ennuie François B r ous s eau urieuse cohabitation politique à Varsovie: au seuil d’une année électorale difficile, le roi-président Lech Walesa, réduit à une fonction plutôt honorifique qui l’ennuie, essaie de déstabiliser la coalition au pouvoir et de reconquérir l’avant-plan de la scène.Ainsi pourrait-on expliquer la menace de dissolution du Parlement qu’il a brandie, pour une sombre affaire de budget, et qui a débouché mardi sur la chute du premier ministre, le «paysan» Waldemar Pawlak.Mais la «cohabitation à la polonaise», ce n’est pas seulement un président plutôt à droite et aux pouvoir flous qui fait face aux anciens «rouges» du conseil des ministres.C’est aussi — à l’intérieur même de ce gouvernement bipartite — des ex-communistes plutôt libéraux, engagés dans un mariage difficile avec des paysans qui essaient de protéger leur lot.Car il faut savoir qu’en Pologne, la classe paysanne — environ un tiers de la population — reste plus importante qu’elle ne l’est dans les pays occidentaux.Depuis le début des années 90, cette agriculture parcellarisée a été littéralement défoncée par les importations en provenance de l’Europe de l’Ouest.Aujourd’hui à Varsovie, le porc ou le boeuf sont souvent importés, les aliments préparés viennent d’Alle- magne, le lait est souvent français, etc.Que signifie donc la chute de Waldemar Pawlak, dont la forte base s’oppose férocement aux réformes libérales, très dures pour la petite paysannerie?Un influence accrue des héritiers de l’ancien régime, dont la nomination de Jozef Oleksy, mercredi, a confirmé le poids incontournable ?Une politique libérale plus dure, car les partisans d’une telle politique ne manquent pas parmi ces soi-disant «ex-communistes»?Difficile à dire.En Pologne, le jeu politique est marqué par cette opposition des protectionnistes et des libéraux, qui est aussi celle de la ville et de la campagne.Mais il y a encore autre chose: ce que l’on pourrait appeler «l’inconnue Walesa».En menaçant comme il l’a fait de dissoudre le Parlement, Lech Walesa rêve de jeter les bases d’un système présidentiel «fort», à la française.Un système dans lequel il pourrait faire davantage que se prélasser dans son palace du Belvédère, aller à la messe tous les matins et brasser occasionnellement la cage, sur une scène politique à la fois stagnante et byzantine.Ce qu’il voudrait, en somme, c’est être un vrai président.Mais Lech Walesa a-t-il l’étoffe d’un Charles de Gaulle?On en doute.Utopique réforme La réforme de l’enseignement collégial est une utopie.En littérature, sur papier, de grandes espérances: plus de «culture» et mise à niveau des étudiants les plus faibles venant du secondaire grâce à des cours de rattrapage grammatical.Après 11 ans d’enseignement dans leur langue maternelle (pour la plupart), ces étudiants réapprennent la très difficile distinction entre un article et un pronom.Résultats de cette première session «réformée» au cégep de Saint-Hyacinthe où j’enseigne (cégep tout à fait dans la bonne moyenne du réseau)?Cours 1 de la réforme: 20 % d’échec; cours de rattrapage grammatical: 28 % d’échec.Faites l’addition, un étudiant sur deux venant du secondaire n’a pas réussi son cours de français l’automne dernier.Francis Favreau Montréal, 4 février 1995 LETTRES -?- Une omelette explosive À une question simple il faut exiger une réponse simple.Pourquoi la loi qui régit le transport par train, des matières dangereuses, autorise-t-elle les transporteurs à rattacher 28 wagons du même matériel à risque, à la même locomotive?Impensable mais vrai.Que les grandes compagnies apprennent à ne pas mettre tous leurs oeufs dans le même panier.Est-il permis de transporter de la dynamite par avion et en quelle quantité?Qui fait la loi dans un pays?Les hommes d’affaires ou les politiciens?Trop souvent les politiciens essaient de refiler aux payeurs les factures de désastres causés par des profiteurs pressés protégés par l’inertie coupable des premiers.Les compagnies ferroviaires ont l’âge de la Confédération mais elles ont, elles aussi, à faire face à de nouvelles exigences.Gilles Derome Laval, 2 février 1995 Ecrits irrespectueux Hélas! Les écrits de M.Norman Webster me semblent souvent irrespectueux.Dans son écrit du 1er février intitulé II était une fois la Tchécoslovaquie il prend la peine de noter que les cas de ces deux pays ne sont pas les mêmes, mais essaie quand même d’en tirer des leçons.Il amène le lecteur à penser que ce qui s’est vécu en Tchécoslovaquie peut se vivre ici.Il aurait fallu nous parler de ce pays sans faire aucune référence au Québec.Si ces deux pays ne se ressemblent pas pourquoi devraient-ils vivre les mêmes choses négatives?De temps a autres, M.Webster ne pourrait-il pas nous parler de pays qui ont bien réussi leur indépendance?M.Webster a le droit à ses opinions mais il a aussi le devoir de respecter ses lecteurs.Avec toutes les connaissances qu’il possède comment peut-il orienter l’information pour la rendre plus complaisante à sa propre opinion.Huguette Himbeault Meloche Valleyfield, 1” février 1994 Un autre rêve américain : rsa uand on évoque le rêve américain, tout le monde pense à celui de nos im-ipenses voisins au sud, ces Etats-Unis qui représentent la plus grande puissance culturelle, économique et militaire de l’histoire de l’humanité.C’est tomber dans le travers de l’amnésie historique que d’oublier les autres rêves américains.Pensons d’abord au projet splendide de Simon Bolivar, lequel imagina il y a deux siècles l’union de toutes les colonies espagnoles.Songeons aussi au rêve des anciens Canadiens, brisé par l’Histoire, celui d’une Amérique française.Le talon d’Achille du Québec, dans le débat actuel sur la souveraineté, c’est la question autochtone.Sans grandeur d’âme et sans imagination, cet obstacle deviendra infranchissable.Le Québec et les peuples autochtones doivent apprendre à définir, ensemble, un autre rêve américain.Je m’explique.La photographie que René Lévesque chérissait le plus fut prise à la Manicouagan, dans la soirée du 25 septembre 1968.On y voit, les mains soudées, Lévesque lui-même, accompagné de Daniel Johnson père, le premier ministre du Québec, et de Jean Lesage, son prédécesseur.Le barrage de la Manicouagan, et plus tard celui de la baie James, sont devenus les symboles par excellence de la révolution tranquille, du nationalisme québécois moderne.Grâce à eux, le Québec, et la langue française, accèdent au groupe de tête des sociétés industrielles créatrices.Moins de 24 heures après ce cliché historique, symbole de l’unité des forces politiques québécoises dans le projet d’édification d’une société moderne.Daniel Johnson s’éteignait.De la Manie à la baie James, selon les paroles d’une chanson populaire, «j’ai retrouvé mon Amérique».On ne retrouve que ce que l’on avait, un jour, perdu.C’est rien de moins que le rêve d’une certaine Amérique française que les Québécois retrouvent via la construction de barrages dans les espaces nordiques.Les peuples ne se nourrissent pas uniquement de points d’impôt et de positions dans l’échelle des dépenses publiques.Ils vivent aussi de symboles.La place des GUY LAFOREST ?grands barrages dans l’imaginaire québécois sert de clé pour comprendre le blocage dans nos rapports avec les autochtones.Dans l’une de ses rares entrevues de l’année 1994, Robert Bourassa a réitéré qu’il avait consacré sa vie au progrès du Québec, notamment par l’entremise de la «conquête du Nord».La sincérité de ces propos me semble indiscutable.De Jean Lesage à Jacques Parizeau, tous les premiers ministres du Québec depuis 1960 ont contribué au projet de l’industrialisation et de la modernisation de notre société, procurant ainsi un nouveau visage au rêve américain des Québécois.Ce rêve ne correspond toutefois pas à celui des peuples autochtones enracinés dans les espaces nordiques.Tout le problème est là.Je ne fais qu’effleurer ici un problème complexe, afin de susciter un déblocage.Certaines choses doivent être dites crûment Au Canada, et au Québec, les autochtones ont été placés au XDC siècle dans un régime de tutelle.Il faut en avoir honte.Certes, dans l’échelle de la honte, on peut toujours trouver pire.Si la résurgence contemporaine des peuples autochtones s’exprime plus fortement chez nous, c’est parce qu’ailleurs on leur a cassé l’épine dorsale.Il n’y a rien de plus détestable que l’arrogance des étudiants des campus de la Nouvelle-Angleterre, qui récupèrent la cause autochtone au Canada aux fins de leur belle rectitude politique, alors que c’est leur propre pays qui a été construit sur une série de génocides.Mais l’histoire de toutes les Amériques, à compter de 1492, cela a d’abord été celle de la destruction des peuples autochtones.Il ne faut jamais l’oublier.Ces dernières années, les rapports entre le Québec et les Autochtones,, ont été marqués au sceau de la, confrontation: Elijah Harper et la mort de Meech, la crise d’Oka, les oscillations d’Ovide Mercredi entre la négation même de l’existence du peuple québécois et son ravalement à une di-, mension ethnique, la lutte de Matthew Coon-Come contre le développement hydro-électrique, enfin l’alliance de Joe, Norton avec les ultras du légalisme canadien.Au conseil national de son par1 ti, en fin de semaine dernière à Québec, Jacques Parizeau a laissé entendre que le gouvernement qu’il dirige n’était pas obnubilé par le ressentiment à l’égard des autochtones.Il faut s’en réjouir.Au fond, les Québécois sont bien placés pour comprendre l’aliénation profonde qui sévit dans les, milieux autochtones.Il y a une trentaine d’annéeç, à, • Montréal, la classe moyenne francophone, instruite et en phase d’ascension sociale, exprimait toute son aliénation sur la place publique, notamment dans les pages de Parti pris.Avant d’être canalisée dans les institution^ politiques, cette aliénation a revêtu la forme d’une certaine violence terroriste.Ceux qui, au Québec, sont choqués par les propos souvent extrémistes des Coon-Come et Mercredi n’ont qu’à relire les textes de Chamberland et Ma-heu à l’époque de Parti pris.Il est nor-mal de ressentir une certaine impuissance quand le contrôle de notre société d’appartenance nous échappe, aussi bien, à propos de la substance que dans l’ordre des symboles.La première urgence, pour les dirigeants québécois, c’est donc de comprendre mieux que leurs prédécesseurs la nature et les raisons de l’aliénation vécue par les peuples autochtones.Le gouvernement du Québec n’a pas le monopole du vocabulaire de la souveraineté populaire et de l’auto-dé-termination.Les autochtones peuvent aussi l’employer.Les deux discours ne sont pas nécessairement incompatibles.Leur réconciliation passe par la volonté du Québec de jouer un rôle-actif dans la résurgence autochtone qui secoue les Amériques.Le Québec doit définir sa position avant que là Commission royale d’enquête sur lef peuples autochtones ne vienne s’immiscer dans le débat référendaire.PROPOS -?- .du recours fréquent à Tassurance-chômage De l’ensemble des prestataires d’assurance-chômage en 1991, 38 % ont fait au moins trois demandes de prestations en cinq ans — c’est-à-dire une en 1991 et au moins deux autres au cours des 60 mois antérieurs.Il ressort d’une analyse portant sur une plus longue période que 31 % des prestataires d’assurance-chômage ont fait au moins quatre demandes de prestations en sept ans.Une analyse plus poussée révèle que la proportion des périodes de prestations des bénéficiaires qui ont très souvent recours au régime a augmenté de façon importante au cours des années.Enfin, il y a plus de chance, qu’une personne qui a déjà reçu des prestations d’assurance-chômage présente une nouvelle demande q(ie dans le cas d’une personne qui n’a jamais eu recours q l’assurance-chômage.Document d’information, ministère de Développement des ressources humaines, 1994 LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BODRASSA LE 10 JANVIER 1910 Directrice LISE BISS0NNETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAUX Directeur délégué à l'administration FRANÇOIS TIIOUIN Directeur de l'information BENOÎT AUBIN Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, ROCII CÔTÉ Rédacteur en chef adjoint JEAN-ROBERT SANSFAÇON Directeur artistique ROLAND-YVES CARIGNAN 2050, rue de Bleury, 9e étage, Montréal (Québec) H3A 3M9.Té 1.: (5 1 4) 985-3333 FAIS CE QUE DOIS L K I) K V 0 I li , I, K V H N I) Il K I) I I 0 V K V 11 I K 11 I !) !) 5 A 9 TdTO Lutte contre le tabagisme La chasse aux sorcières, c’est assez! «La grande misère du tabac découle de ce qu’on le combat au nom de la vertu» YVON CORBEIL Montréal onsieur le ministre de la Santé, j’ai appris récemment que vous aviez l’intention de procéder sous peu à tout un train de nouvelles réglementations afin de «combattre le tabagisme».J’aimerais vous faire part d’abord du fait que l’usage du tabac n’est pas un «mal» à combattre, comme peuvent l’être le crime, la pauvreté ou l’analphabétisme.Cela signifie, dans un premier temps, que la lutte contre le tabac relève d’un choix politique, et ne suit pas une évidence qui serait partagée par tous les êtres doués de raison.Dès lors, à titre de dirigeant, vous avez à expliquer, à rendre compte de tels choix, et non à agir comme s’il était entendu à l’avance que tous les citoyens allaient être d’accord avec vous.Selon les dernières statistiques disponibles (divulguées, je crois, par vos propres services), les fumeurs représentent encore 38 % de la population du Québec, et ce serait un mauvais calcul que d’estimer que tous ceux-là fument encore à cause d’un manque d’information, ou bien parce qu’ils sont incapables de porter un jugement sain quant à leur propre comportement.ÎVfin d’alimenter votre propre réflexion, certes, mais surtout dans l’espoir de faire circuler sur la scène publique quelques arguments qui, curieusement, sont totalement absents de ce débat, et ce, malgré leur pertinence au dossier, j’aimerais que vous preniez connaissance des réflexions suivantes.La grande misère du tabac découle de ce qu’on le combat au nom de la vertu.Historiquement, ce qui est considéré comme étant le «meilleur» a toujours été la plus efficace | justification des pires exactions.C’est au nom de la vertu qu’il est le plus facile d’admettre des comportements qui, considérés purs et en eux-mêmes, seraient plutôt jugés condamnables.La lunette du «Bien» La raison en est que, drapés de vertu, ces comportements n’apparaissent pas d’abord pour ce qu’ils sont mais plutôt au travers de la lunette du «Bien» qu’ils sont sensés desservir.La lutte contre le tabagisme est devenue, depuis quelques années, une véritable chasse aux sorcières.Ce type de phénomène ressortit à l’hystérie sociale et attire dans son maelstrom les énergies frustrées et mal canalisées d’une population qui ne sait ou ne peut pas toujours identifier la source d’une [telle frustration, et encore moins les per-onnes, les organismes ou simplement les [conditions structurelles de la société qui en ont les responsables.En d’autres termes, les chasses aux sorcières sont des expédients dont les victimes n’ont d’ordinaire d’autre tort que celui de petsonnifier, pour une analyse caricaturale, PHOTO ARCHIVES Les fumeurs représentent encore 38 % de la population du Québec: «D’abord mettre en garde les jeunes contre les risques inhérents à l’habitude du tabac.».tout le «mal» du monde.La lutte contre le tabagisme atteint maintenant une telle dimension qu’elle est devenue un problème que vous devez combattre au même titre que vous croyez devoir combattre le tabagisme lui-même.Il s’en faut de beaucoup pour que la santé d’une nation puisse se résumer à son dossier clinique; l’intolérance et le dogmatisme idéologique sont également des tares sérieuses.Un autre élément capital en ce qui a trait à ce débat est la disproportion de plus en plus ridicule qui apparaît lorsque l’on compare les efforts investis dans la lutte au tabagisme à ceux qui ont d’autres objectifs.Loin de moi l’idée de minimiser l’importance des risques pour la santé attribuables à l’usage du tabac.Mais il y a, dans nos sociétés, un nombre imposant de problèmes beaucoup plus graves que celui du tabagisme, et sur lesquels on aimerait voir nos dirigeants se pencher avec une attention au moins aussi soutenue.De fait, il semble que l’incurie dont font preuve les gouvernements (tous paliers confondus) devant les problèmes sérieux soit proportionnelle à leur volonté de légiférer là où faire se peut, strictement dans le but de se donner bonne conscience.Une disproportion scandaleuse Incapables de résoudre des problèmes tels que le chômage, l’endettement public ou d’autres monstres de cette importance, nos dirigeants se préoccupent de tabac, de casques pour les cyclistes ou encore de feux de circulation.Certes il n’y a pas de mal à légiférer en ces matières afin d’améliorer la qualité de vie des citoyens, mais la disproportion scandaleuse qui s’installe de plus en plus quant aux priorités que se donnent nos gouvernements est pour le moins inquiétante.S’il n’y a pas assez de temps ou d’argent pour s’attaquer à tous les problèmes, on aimerait que la priorité aille.à l’établissement d’une liste des priorités! Il n’est pas sûr alors qu’une telle liste, si elle était bien faite, rendrait justice aux efforts enragés que déploient les autorités pour vaincre le tabagisme.Tout au plus, me semble-t-il, ce problème justifierait alors la tenue d’une campagne honnête d’information, destinée surtout à mettre en garde les jeunes contre les risques inhérents à l’habitude du tabac.Il faudrait également prendre en considération d’autres éléments.Ainsi ce défaut inhérent à un discours public qui laisse croire (et non qui affirme explicitement, bien sûr) qu’en corrigeant certaines habitudes de vie, l’être humain pourra vivre toute sa vie en santé; celui-ci finit par y croire tellement qu’on se demande s’il ne va pas jusqu’à oublier que, sain ou malade, il mourra malgré tout! Il faudrait également tenir compte de l’effet pervers d’un discours qui affirme que l’on puisse ou que l’on doive intervenir dans la vie privée des gens, au nom d’un idéal social que l’on croit valable pour tous.Un tel «idéal» est une notion complexe, que n’arrivait pas à définir un comité composé de sages ou d’experts de quelque obédience que ce soit.Si un individu peut, pour lui-même, inscrire dans sa conception de l’idéal quelques éléments spécifiques, une société n’y pâment jamais, et il n’est de toutes manières absolument pas souhaitable qu’elle y parvienne, car une telle situation n’illustrerait alors que la négation de certain^ espoirs au profit de certains autres.Si un Etat a le devoir de maintenir un climat social, économique et politique tel que tous les citoyens puissent chercher pour et par eux-mêmes des objectifs à atteindre, il a également l’obligation de s’abstenir de penser à la place des citoyens.Un Etat ne «pense» pas mieux ou davantage qu’un individu.Mourir à petit feu RAYMOND VIGER Directeur du Journal de la rue.Un journal de sensibilisation pour les jeunes fugueurs touchés par la réalité de la drogue, de la prostitution ou du suicide.¦ —il e prends mon paquet de J cigarettes.Une fois de plus j’observe les messages qui me sont imposés en gros caractères et _______ qui couvrent près du tiers de la surface.Des mes sages sinistres: la cigarette cause des maladies pulmonaires mortelles, des maladies cardiaques.La cigaret te me tue, me rend malade et rend tout mon entourage malade.Savez-vous combien de fois par jour mon regard croise ces mes sages morbides?Des centaines de fois, si je laisse traîner mon paquet sur ma table de travail ou de chevet.C’est un véritable lavage de cerceau! Une programmation psychique de maladie et de mort.Même le regard des non-fumeurs croise régulièrement ces messages destinés aux fu meurs.Sans le savoir, tout le monde est touché par cette publicité sub consciente.Maintenant, c’est le téléviseur qui nous présente une publicité anti-tabagisme pour les récalcitrants: un homme, assis seul à un bar qui, en écrasant des cigarettes dans sa main, en fait sortir un mélange de substances liquides dégoûtantes qui tombent: dans son verre.Il boit ce mélange et expire le tout en fumée.Ce qui équivaut à dire: fumer, c’est prendre sa dose fatale, se suicider.On peut faire différentes équations par rapport à ce genre de message: en fumant, vous allez vous retrouver seul dans un bar, vous serez abandonné de tous, vous resterez isolé dans votre souffrance (qu’elle qu’en soit la cause) , etc.Il ne vous reste plus qu’une solution: le suicide, la mort.C’est vraiment le sentiment qui me reste après avoir vu cette publicité.C’est peut-être parce que le suicide touche une corde sensible en moi, mais il reste qu’annuellement, au Québec, il y a plus de 18 000 tentatives de suicide et 2000 suicides.J’imagine que je ne suis pas le seul à être dérangé par ce genre de publicité axée sur la peur.Lorsque je vois dans les foyers, les personnes retraitées dont le seul plaisir est de passer leurs journées à regarder la télévision tout en fumant leurs cigarettes, je me demande quelle sera l’incidence de ces publicités sur elles?Je dois dire que je préfère le message humoristique non directif qui ne crée pas de blocage ou de refoulement Ou encore les affirmations positives comme: «J’aime la vie, je cesse de fumer» ou «je m’aime, je cesse de filmer».Au lieu d’induire à la mort, ils suggèrent à la fois l’amour de soi et de la vie.C’est par l’amour, et non la peur, que nous pouvons nous aider les uns et les autres à devenir autonomes et responsables.La pub, le supplice de la goutte «Cette perversion des mots qu’on nous enfonce dans la gorge, mille fois par jour» PHOTO JACQUES GRENIER Pierre Falardeau: un faible pour les moulins à vent PIERRE FALARDEAU Cinéaste r "-1 ans une réplique à mon ar- Dticle sur Elvis Gratton et les voleurs de sacoches déguisés en «faiseux d’annonces», un certain M._______ Salvatore Scali me tombe sur la frippe.Ce Monsieur Scali gagne sa vie comme concepteur rédacteur en publicité.11 n’y a pas de sot métier, chacun fait comme il peut.D’entrée de jeu, M.Scali me traite de «fils de pub».J’aime bien.C’est original.Ça frappe l’imagination.Vendeur, comme on dit dans le milieu de la médiacratie.Ça dénote un talent certain et un sens de l’humour fort utile sans doute dans la jungle publicitaire.Malheureusement, et c’est un reproche que je faisais justement à la publicité dans mon article.M.Scali s’approprie là, le bon mot de quelqu’un d’autre et ce sans le citer.Encore ma mauvaise foi, sans doute.Cet «emprunt» fait dans «l’effervescence de la création» comme le dit si bien M.Scali, est sûrement un «hommage» à Séguéla.Le même Séguéla qtju écrit: «Ne dites pas à ma mère qqe je suis dans la pub, elle me croit pianiste dans un bordel».Mais laissons de côté ces «hommages», sans importance au fond et revenons à l’humour de M.Scali.Il me peint en défenseur un peu ridicu-lede la veuve et de l'orphelin.C’est «le bonne guerre.Et là, je lui donne raison.Mais seulement à moitié.Va pour la veuve.Surtout si elle est jolie.Par contre, étant de mœurs strictement orthodoxes, je n’ai aucun penchant pôur l’orphelin.Que cela soit clair erttre nous.J'avoue cependant un certain faible pour les moulins à vent.Très excitant, la passe du moulin à vent.M.Scali me reproche aussi de mépriser les artisans de la publicité et de ne pas baiser le cul de ces compagnies, si gentilles, qui les font vivre.Cela m’arrive parfois.Nul n’est parfait.Mais j’ai aussi plein d’amis que j’aime profondément, qui font des «annonces» comme réalisateurs, comme acteurs, comme techniciens.J’ai beaucoup de respect pour eux malgré tout.Certains veulent mettre du beurre sur leurs épinards et je les comprends.D’autres en plus du beurre veulent rajouter le steak, la sauce, le dessert, le digestif, le cigare et la limousine.Je respecte leurs choix même si cela m’attriste de les voir perdre leur temps.D’autres encore, moins chanceux mais tout aussi brillants veulent tout simplement mettre des épinards dans leur assiette, vide depuis longtemps.Et toute cette tristesse dans leurs yeux, quand ils partent «puncher à l’agence», eux qui rêvaient de jouer Shakespeare ou de refaire Ijp Cuirassé Potemkine.«C’est dur, Falardeau, ben dur!».Comment pourrais-je les mépriser moi qui arrive encore à trouver des épinards sans trop me salir.Ça pourrait m’arriver demain, d’y être obligé.Ça pourrait me retomber sur le nez.Et pour le beurre, j’ai appris à m’en passer.Une simple question dliabitude.On s’y fait.Cinquante ou 100 prises .pour faire glisser artistiquement une goutte de buée sur une bouteille de Molson, non merci.C’est payer trop cher la livre de beurre.Far contre, je ne connais personne qui se vante de faire des «annonces».Entre nous, c’est un peu comme une maladie honteuse.On en parle à demi-mot.Comme pour le taré de la famille.Avec gêne.Et quand on tom- Elvis Gratton, suite et fin be sur le sujet, c’est habituellement pour en rire.«Le gars de l’agence» est la tête de Turc préféré des équipes de tournage.Ça détend l’atmosphère sur les plateaux quand le réalisateur se met à gueuler comme un malpoli ou que les acteurs commencent à faire leur numéro.Moi j’aime bien voir les équipes rigoler.Ça me rassure.«Le travail c’est la liberté» M.Scali lui, prend ça au sérieux, la publicité.Très au sérieux.Et c’est là qu’il est à son meilleur dans le comique.«Au moins la pub est honnête: on sait toujours qui parle.La pub en fait, c’est de la liberté.Ou son signe le plus évident».Drôle comme du Marcel Adam ou du Lysiane Gagnon.Pissant comme du Claude Jasmin.Si j’avais l’esprit tordu d’un journaliste hystérique du Globe ou de la Gazette, je ferais immédiatement le rapprochement, pour rester dans l’actualité, avec le fameux «Le travail c’est la liberté», de sinistre mémoire.Mais je ne descendrai pas aussi bas que ces gens-là parce que d’une part, je connais leurs procédés pour y avoir déjà goûté et que d’autre part, ce serait faux et inutilement méchant.Je ne tiens pas à avoir raison à tout prix.Par contre votre «La pub c’est la liberté» me rappelle la langue de bois décrite par George Orwell dans 1984.«L’esclavage c’est la liberté, l’ignorance c’est la force, la guerre c’est la paix.» Votre «La pub c’est la liberté» résume bien M.Scali, tout ce que je déteste dans la publicité, soit la perversion du langage.Cette perversion qui ratatine la pensée, qui rabaisse l’esprit, qui abrutit la conscience, qui rapetisse la vie.Cette perversion des mots qu’on nous enfonce dans la gorge, mille fois par jour.Comme le supplice de la goutte.Le totalitarisme de la marchandise, c’est aussi du totalitarisme.Cette perversion qui consiste à associer un produit à tout et à rien, dans le seul but de nous le vendre.Cette perversion qui permet de coller n’importe quoi à n’importe quoi pour donner une signification à ce qui est insignifiant.Cette perversion qui cherche à donner du sens à des objets sans bon sens en leur transférant des qualités qui n'existent que dans le cerveau vicieux des «faiseux d’annonces».Je regrette, mais pour moi la liberté n’est pas une marque de yogourt.Quand je pense à la liberté, je pense à Chénier, à Spartaous, à Delorimier.à Jean Moulin, à Geronimo et à Malcolm X.Je pense aussi à Gandhi, à Luther King, à Ho Chi Minh et à Havel, à Pierre Perrault, à George Orwell, à Gaugujn et à Roussil.A Rodin et à Solanas.A Félix et à Beethoven.Je pense à Jean Guéhenno et à Jean Rostand.Je pense aussi aux combattants anonymes de la commune de Paris et à ceux de l’insurrection du ghetto de Varsovie, comme à ceux de l'Intifada.A tous ces hommes qui, tout au long de l’histoire, ont voulu vivre comme des hommes.Non comme des bêtes.Mais je ne pense jamais à un concepteur-rédacteur qui cherche à me faire croire que la liberté c’est un téléphone cellulaire.Ma critique, contrairement à ce que vous pensez, n’est pas «artistique» ni «étroitement idéologique».C’est plus profond.Ma critique est physique.Je dirais même biologique.La petitesse me donne mal au cœur.C'est viscéral.L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes: à l’information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, Louis-Gilles Francoeur (environnement), Kathleen Lévesque, Caroline Montpetit, Bernard Morrier, Isabelle Paré, Guy Taillefer (adjoint au directeur de l’information), Konrad Yakabuski; Jean-Pierre Legault (responsable des pages thématiques), Diane Précourt (pages éditoriales, responsable de la section Tourisme); Martin Duclos et Christine Du-mazet (relecteurs)-, Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes); à l’information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon, Pierre Cayouette (livres), Paule des Rivières, Marie Laurier, Robert Lévesque, Benoît Munger, Odile Tremblay; à l’information économique: Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutri-sac, Claude Lévesque, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l’information internationale: Jocelyn Coulon (responsable), François Brousseau (éditorialiste), Antoine Char, Syl-viane Tramier, Clément Trudel; à l’information politique: Pierre O’Neill, Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec)-, Serge Cha-pleau (caricaturiste); à l’information sportive: Yves d’Avignon; Denise Babin, Marie-Claude Petit (commis), Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction).La Documentation: Gilles Paré (directeur); Manon Scott.Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITE Lucie Pinson-neault (directrice), Yves Williams (supemi-seur, Avis publics et annonces classées), Jacqueline Avril.Daniel Barbeau, Jean de Billy, Brigitte Cloutier, Gyslaine Côté, Marlène Côté, Sylvie Hanna, Christiane Legault André Méiançon, Suzanne Miscevic, Micheline Ruelland, Monique Verreault (publicitaires); Sylvie Laporte, Pierrette Rousseau.Micheline Turgeon; Michèle Bouchant (secrétaire).L’ADMINISTRATION Henry Riedl, c.m.a.(contrôleur).Nicole Carmel (eoordinatrice des services comptables); Florine Cormier, Céline Furoy, Jean-Guy lacas, Nathalie Pcnier.Danielle Danton, Danielle Ross.Iinda Thériault (adjointe à l’administration).LE MARKETING ET SERVICE À LA CLIENTÈLE Christianne Benjamin (directrice), Johanne Brien (secrétaire), Manon Blanchette.Monique L’Heureux, Lise Lachapelle.Rachelle Ieclerc-Venne.LV PROMOTION ET LES RELATIONS PUBLIQUES Guy-Renaud Kirouac (directeur).Chrystian Guy (superviseur à la promotion des abonnements).LA PRODUCTION Marie-France Turgeon (directrice de la production).Jean Lemay (directeur adjoint, production et informatique).Johanne Brunet.Danielle Cantara, Richard DesCormiers.Caroline des Rosiers.Lynda Di Cesare.Mariejosée Hudon, Sylvain Le- I sage.Michèle Malenfant.Christiane Vaillant ( Christian Vïen.Olivier Zuida.LE CONSEIL DU DEVOIR INC.Marcel Couture (prési- ! dent).LA FONDATION DU DEV OIR Mar cel Couture (président).Roger Boisvert (vice- [j président et directeur général).I % i I, I! I) E V (t I li .I.li V E N I) li li I) I 10 F li V K I li It I !) !) 5 ?LE DEVOIR ?ACTUALITES ATTIKAMEKS Un transfert de juridiction inacceptable SUITE DE LA PAGE 1 se.Un différend entre ces deux groupes autochtones, pourtant alliés incontestables jusqu’à tout récemment, semble s’être produit sur la question du partage des 342 millions $ en compensation financière que Québec et Ottawa se disent prêts à leur accorder.Sur la question de l’autonomie gouvernementale, les offres de Québec sont également insuffisantes aux yeux des Attikameks.Selon les propositions du gouvernement péquiste, les terres cédées aux Attikameks serviraient de base à l’établissement d’un gouvernement autonome où les autochtones hériteraient du pouvoir de gérer eux-mêmes leurs propres systèmes d’éducation, de santé, de services sociaux et de justice, entre autres.Les Attikameks maintiennent que, telle que proposée, l’offre ne contient rien qui empêcherait Québec de leur retirer des pouvoirs dans l’avenir.Dans ce sens, les propositions de Québec «tendent à perpétuer la dépendance qu’ont connue les Attikameks depuis belle lurette» a déclaré M.Ottawa.Avec le rejet catégorique des Attikameks, le gouvernement péquiste semble essuyer un revers de plus dans ses relations houleuses avec les nations autochtones.Québec espérait se servir d’une entente rapide avec les Montagnais et les Attikameks, les plus disposés des peuples amérindiens à régler leurs revendications territoriales, pour tracer le chemin à des discussions semblables avec d’autres nations et pour rehausser son ima- ge à l’extérieur de la province quant à son comportement envers les autochtones.Les Montagnais, qui se montraient néanmoins insatisfaits des propositions du Québec au lendemain de l’offre, n’ont pas encore formulé de réponse officielle au document déposé en décembre, a fait savoir hier Rémy Kurt-ness, le chef du Conseil des Montagnais du Lac-Saint-Jean.D’après les chefs attikameks, l’offre telle que déposée ne constituerait qu’un transfert de juridiction du gouvernement fédéral à celui du Québec dans les domaines qui les touchent.Un tel exercice mettrait fin à la responsabilité législative qu’exerce Ottawa envers les Attikameks en vertu de la U» constitutionnelle de 1867.Les Attikameks revendiquent plutôt un transfert direct de juridiction fédérale à leur nation, selon le principe du droit inhérent des autochtones à l’autonomie gouvernementale, tout en maintenant les protections fédérales dont ils jouissent actuellement en vertu de la Constitution.Selon les chefs attikameks, confier à Québec cette responsabilité fiduciaire les plongerait dans l'incertitude.«On n’a pas d’expérience dans nos relations avec le gouvernement du Québec.L’expérience que l’on a, c’est avec le gouvernement fédéral.Il faudrait avoir plus de précisions de la part de Québec, compte tenu de l’incertitude politique actuelle», a soutenu Simon Awashish, chef d’Obedjiwan.Ce dernier a refusé de détailler les préoccupations de son peuple par rapport à la démarche souverainiste du Québec, se bornant à dire que les Attikameks tiennent à ce que les négociations se déroulent dans le cadre constitutionnel actuel.L’avant-projet de loi sur la souveraineté promet de reconnaître aux nations.autochtones «le droit de se gouverner sur des terres leur appartenant en propre (.) dans le respect de l’intégrité du territoire québécois».Certains chefs autochtones ont dit craindre qu’une telle condition ne soit une entrave à l’exercice de leurs droits territoriaux ancestraux.Lorsque Québec a déposé son offre globale aux Attikameks et aux Montagnais, le négociateur en chef du gouvernement, Guy Coulombe, a laissé entendre qu’un éventuel accord pouirait être rouvert pour tenir compte d’un futur règlement au niveau fédéral des questions des droits inhérents, ancestraux ou issus des traités.Cette garantie semble insuffisante aux Attikameks.Selon l’offre globale déposé le 15 décembre dernier, Québec se disait prêt à céder aux nations attikamek et montagnaise la pleine propriété sur 4000 kilomètres carrés de terres, soit un territoire dix fois plus grand que l’ensemble des neuf réserves montagnaises et des trois réserves attikameks actuelles.L’offre prévoyait également la création de zones réservées à des activités traditionnelles de chasse, de pêche et de trappe.Le partage de la gestion des ressources pour un territoire de quelque 40 000 kilomètres carrés était également proposé.Enfin, Québec proposait une compensation globale de 342 millions $ versés sur 20 ans, compensation qu’Ot-tawa assumerait en grande partie, sinon en totalité.' L’offre de Québec ne précisait toutefois pas comment ces territoires et cet argent seraient divisés entre Attikameks et Montagnais.Ce qui a donné lieu, semble-t-il, a de vives discussions entre les deux nations.M.Kurtness, le chef montagnais, a affirmé hier que son peuple préconise la répartition de ces fonds par habitant, formule qui favoriserait sans doute les 13 000 Montagnais.En revanche, les 3500 Attikameks privilégieraient une formule selon laquelle la compensation serait versée selon les dommages territoriaux causés à leurs territoires.«Nous considérons que le territoire des Attikameks a été plus altéré que le territoire des Montagnais par les coupes à blanc et le développement hydroélectrique», a fait valoir M.Awashish.Quant aux critiques de l’industrie forestière et du Conseil du patronat, qui s’en sont vivement pris au gouvernement pour avoir déposé l’offre sans les consulter, les leaders attikameks se sont dits froissés du manque de sensibilité dont ont fait preuve ceux-ci en s’attaquant au* revendications des autochtones.A ceux qui ont qualifié de «gouffre sans fond» les offres de Québec, les Attikameks, en faisant remarquer que 80 % de leur membres vivent sous le seuil de la pauvreté, répondent: «C’est la situation actuelle de la nation attikamek qui est un gouffre sans fond et ce, autant pour ses membres que pour les Québécois et les Canadiens.» VIDÉO Encore d’autres bandes compromettantes?Référendum: le ROC invité à s’impliquer sans arrogance SUITE DE LA PAGE 1 fameuse séance d’initiation où des soldats ont mangé des excréments et du vomi humains (été 1992) et l’épisode de Somalie (printemps 1993).Or, tant le chef d’état-major John de Chas-telain que le chef de l’armée de terre Gordon Reay avaient assuré il y a quelques jours que l’ordre était rétabli depuis longtemps au sein du Régiment.Ils avaient d’ailleurs eu recours à cet argument pour en recommander le maintien.Et M.Collenette, de son côté, s’était fait fort de rappeler que les actes disgracieux imputables aux soldats s’étaient produits avant l’arrivée au pouvoir des libéraux.De plus, le rapport d’enquête interne présenté par le général de Chastelain il y a deux semaines faisait bel et bien mention d’une troisième cassette, mais ne rapportait que «l’ingurgitation de bière» et l’histoire “•“du morceau de pain.Aucune allusion à la présence de membres du commandement, aux crânes rasés ou aux chocs électriques (qui, selon le ministre, étaient administrés à l’aide d’«objets» tenus dans chaque main; on augmente l’intensité du courant jusqu’à ce que la douleur contraigne à les laisser tomber).De cette évocation partielle des faits, il n’y a pas loin à déduire que le général de Chastelain n’avait pas vu le vidéo au moment du dépôt du rapport, ce qu’a confirmé M.Collenette: «Nous l’avons reçu en meme temps ce matin (hier).» Et que le rédacteur de cet extrait du rapport — inconnu — a soit voulu camoufler des incidents compromettants pour certains individus, soit fait une erreur de jugement.«Pour être généreux, on pourrait dire que celui qui a écrit le rapport ne croyait pas que (les incidents non rapportés) n’étaient pas aussi sérieux» que les autres.«Permettez-moi de ne pas être d’accord», a dit le ministre Collenette.Cela dit, le ministre a souligné qu’il était moins important de savoir qui était l’auteur du rapport que «pourquoi des choses qui, clairement, allaient à l’encontre de la loi, ne nous ont pas été rapportées».«C’est la question, et j’ai besoin d’une réponse.Nous voulons aller au fond des choses», a-t-il répété, laissant ainsi en- tendre qu’une nouvelle enquête pourrait être instituée.On sait qu’une autre investigation, publique celle-là, se penchera à comptei de la mi-mars sur l’ensemble des activités, en Somalie et au Canada, du Régiment aéroporté.Par ailleurs, M.Collenette a refusé de remettre en cause sa confiance en M.de Chastelain, bien qu’il ait tenu ces propos: «Il y a eu beaucoup de changements dans le Régiment.Mais il est clair qu’il y avait encore des problèmes en août 1994, et c’est inacceptable.C’est une (autre) bonne question qui devra être examinée.» L’affaire avait aussi eu des répercussions politiques, gracieuseté du Bloc québécois, hier.Le député Jean-Marc Jacob avait le premier, mercredi, évoqué publiquement l’existence d’une troisième bande vidéo «dont le contenu serait plus violent et encore plus choquant que les deux premières».Son collègue Michel Gauthier s’est dit particulièrement «inquiet» de ce que le ministre n’avait fait aucune mention de ce troisième document lors de l’annonce du démantèlement du Régiment, et ait plaidé son ignorance mercredi aux Communes.«Ou bien le ministre a tenté de cacher sciemment à la Châmbre qu’il existait une autre cassette; je ne sais pas la raison, parce qu’il veut protéger quelqu’un?Ou bien le ministre a démantelé le Régiment sans même lire le rapport de son chef d’état-major, ce qui m’apparaît être un acte d’une incompétence sans nom.» M.Collenette a toutefois réfuté ces accusations, alléguant que le rapport d’état-ma-jor faisait état d’une bande vidéo «inoffensive» en comparaison des autres diffusées par la télévision.De plus, a-t-il invoqué, «si j’en avais connu le contenu, j’en aurais parlé.Cela n’aurait contribué qu’à appuyer ma décision de démanteler le Régiment aéroporté».Le ministre a également noté qu’il existe peut-être — probablement?— plusieurs autres cassettes montrant divers incidents.A cet égard, il n’est pas certain que le document vidéo dont a fait état le Bloc soit le même que celui qui est aujourd’hui au cœur de cette nouvelle controverse.M.Collenette a refusé de remettre en cause sa confiance en M.de Chastelain PRESSE CANADIENNE Toronto — Le président du Conseil pour l’unité canadienne suggère au reste du Canada de s’impliquer dans la campagne référendaire au Québec — mais de le faire avec «modération», «respect» et «sans arrogance».«Il faut se débarrasser de l’arrogance et de la suffisance», s’est exclamé hier Michel Vennat, lors d’un discours prononcé devant plusieurs centaines de gens d’affaires membres de l’Empire Club à Toronto.Le discours s’intitulait «Le référendum: l’affaire de tout le monde».Selon M.Vennat, «il ne faut pas que les Canadiens disent quoi faire aux Québécois mais leur fassent savoir comment la séparation les affecterait, eux» et «s’assurent que tout geste soit fait avec un respect sincère de la population québécoise».De plus, les Canadiens doivent faire comprendre aux Québécois qu’un NON à la souveraineté n’équivaut pas au statu quo dans le système fédératif canadien et que le véritable choix, lors du référendum, sera entre «un Québec séparé et un Canada en POLICE SUITE DE LA PAGE 1 Selon une source fiable, le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, se montrerait «ouvert» à ce que la surveillance policière des autoroutes montréalaises soit transférée de la Sûreté du Québec au SP-CUM.Le ministre Ménard n’a toutefois pu être joint.Il a également été impossible de savoir si ce transfert s’effectuerait uniquement sur le territoire de l’île de Montréal ou s’il s’étalerait plus largement dans tout le Montréal métropolitain, incluant ainsi les ponts de la région.Comme l’a confirmé au Devoir le maire de Verdun, Georges Bossé, ce changement majeur serait réalisé dans le cadre de la décentralisation des pouvoirs annoncée par le gouvernement de Jacques Parizeau.Le ministre des Affaires municipales, Guy Chevrette, s’est maintes fois engagé à ce que Québec ne se décharge pas de ses responsabilités sans que les mouvement».M.Vennat estime qu’il est faux de croire, comme l’affirme le sondage Léger et Léger publié cette semaine par le gouvernement du Parti québécois, que les Canadiens se contenteraient du statu quo après une victoire du NON au référendum.A ce sujet, il a confirmé hier les résultats d’un sondage Environics que le Conseil a commandé en novembre dernier et qui indique que seulement 21 % des Canadiens de l’Ouest s’attendent au statu quo (aucun changement) si le NON l’emporte, contre 37 % qui s’attendent à la réouverture du dossier constitutionnel et 36 % à des réarrangements administratifs entre Ottawa et les provinces.Selon M.Vennat, ce sondage du Conseil démontre qu’il y a «plus d’ouverture» (au Canada anglais) que ce que laisse penser le sondage du gouvernement québécois.Les questions posées ne sont pas les mêmes: alors que le sondage du PQ demande aux Canadiens s’ils veulent donner plus de pouvoirs au Québec, celui du Conseil demande s’ils s’attendent à des ré- Une décentralisation crédits soient transférés.«Pour l’instant, nous avons plusieurs questions qui sont sans réponse, notamment les coûts que cela entraînera.Mais on peut croire que s’il n’y a qu’un seul corps de police qui s’occupe des autoroutes, il pourrait y avoir plus d’efficacité», affirme M.Bossé.Même s’il dit qu’il est «trop tôt pour commenter un projet encore à l’état embryonnaire», le maire de Montréal-Nord, Yves Ryan, soutient quant à lui qu’il vaudrait mieux d’abord éliminer les chevauchements de services spécialisas (par exemple, l’escouade tactique).A ce chapitre, les Montréalais paient une double facture comparativement au reste de la province: d’abord pour les services spécialisés de la CUM, puis pour ceux de la Sûreté du Québec qu’ils n’utilisent pas.Viennent s’ajouter à ce grand remue-ménage d’éventuelles modifications aux horaires des quelque 4500 policiers de la CUM.Ces derniers travaillent actuellement formes.Pour M.Vennat, il est clair que le sondage du PQ est biaisé parce que «ses questions sont tendancieuses».M.Vennat prétend que son organisme n’avait pas l’intention de publier le sondage, mais qu’il a été «coulé» à un journaliste.(Le sondage a été publié hier dans deux quotidiens, l’un à Ottawa, l'autre à Québec).Chose certaine, cette guerre de sondages indique que les hostilités sont ouvertes entre les deux camps.D’autre part, comme en 1980, le président du Conseil pour l’unité canadienne a pressé hier les Canadiens anglais d’utiliser tous les réseaux habituels — chambres de commerce, associations diverses, organisations industrielles ou communautaires — pour entrer en contact avec des Québécois et tenter de les convaincre de voter NON au référendum.Mais cette fois, contrairement à 1980, les arguments qui seront les plus percutants seront ceux qui font appel à la «raison» et non ceux qui font appel à la «passion», a és-timé M.Vennat.des pouvoirs à tour de rôle, de jour, de soir et de nuit.Les changements prônés permettraient d’établir des équipes stables pour chacun des quarts de travail.Avant de mettre en place un tel chambardement, la Fraternité des policiers de la CUM devra vraisemblablement consulter ses membres.Si quelques appels logés âu hasard dans des postes de police confirment que certains policiers semblent favorables à cesser la rotation, d’autres Soulignent que les jeunes policiers risquent de ne plus avoir accès aux horaires de jour.Le directeur Duchesneau poursuit aujourd’hui devant les membres de la Commission de la sécurité publique, présidée par la conseillère municipale de Montréal Kettly Beauregard, la présentation de çon «livre blanc», comme on l’appelle déjà clans les postes de police.Au bureau de la présidente du comité exécutif de la CUM, Vera Danyluk, on précisait hier qu’aucun commentaire ne serait émis.DROITS «L’adhésion du Québec à VALENA exigerait des négociations rigoureuses» SUITE DE LA PAGE 1 étrangers avant que ne soit clairement reconnue la légalité de la revendication d’indépendance, dans l’hypothèse d’une victoire du OUI au référendum.«Le principe de base des organisations internationales, c’est de ne pas se placer dans des positions où elles-mêmes paraissent appuyer un mouvement sécessionniste dans un contexte où il n’est pas encore reconnu», dit Ivan Bemier, professeur à l’Université Layal.«Elles ne vont pas ouvrir des négociations avec un Etat en voie de sécession mais qui n’a pas encore achevé le processus.» L’histoire récente fournit des exemples d’accession à l’indépendance rapidement entérinée par la communauté internationale, notamment les républiques baltes, dont les pays occidentaux n’avaient du reste jamais reconnu l’incorporation à l’empire soviétique.Le Canada avait été l’un des tout premiers pays à reconnaître l’Ukraine devenue indépendante en 1991.Mais dans le cas des républiques baltes, comme dans celui de l’Ukraine, l’absence de véritable contestation de la part de Moscou a accéléré les processus de reconnaissance d’abord et d’adhésion ensuite aux institutions internationales.Pour un Québec devenu indépendant à la suite d’un référendum, et dans l’hypothèse où le Canada reconnaîtrait le bien-fondé de la prétention à la sécession du Québec, publiquement ou implicitement — en acceptant par exemple d’engager des négociations sur les modalités de la sécession —, l’adhésion à l’ONU et aux autres organisations onusiennes pourrait se faire assez rapidement.Par contre, dès qu’il s’agit d’organisations plus complexes, la demande d’adhésion n’est que la première étape.Viennent ensuite des négociations.Négocier l’admission à l’ALENA «Il y a une pratique très courante des Etats qui accèdent à l’indépendance de faire une déclaration disant: nous sommes liés par tous les traités.Ça va très bien pour les traités largement déclamatoires du droit coutumier et du droit international, comme le droit de la mer par exemple.Mais quand il s’agit d’un traité ou d’un accord qui comporte une action communautaire et des droits très spécifiques, ça ne fonctionne pas de cette façon», explique Armand de Mestral, professeur à l’Institut de droit comparé de l’Université McGill.Ainsi en va-t-il du GATT et de l’ALENA Les experts ne partagent pas l’avis du vice-premier ministre du Québec, Bernard Landry, qui affirme que le Québec n’aurait pas à négocier sa participation à l’ALE-NA et que son adhésion se ferait en vertu de la règle de la succession, d’Etats.«C’est une illusion de parler de succession d’Etats dans le domaine de l’ALENA, dit Ivan Bemier.En matière d’accords de cette nature, ce sont les règles applicables à l'accession qui vont jouer», poursuit-il.Selon les spécialistes, il est impensable d’envisager l'adhésion à des accords commerciaux multilatéraux qui fixent dps droits et des obligations très précises à chaque Etat membre par une simple procédure de succession.Le Québec devrait négocier un protocole d’accession au GATT et à l’ALENA Dans le cas de l’ALENA la négociation devrait fixer les engagements tarifaires du Québec et lui permettre de rechercher des exceptions, comme l’ont fait les autres partenaires, là où il le jugerait utile.Dans une étude du professeur Joseph Jockel, réalisée pour le Center for Strategie and International Studies (CSIS) de Washington et publiée le mois dernier, on fait la même analyse: en cas d’un OUI au référendum, «l’adhésion du Québec à l’ALENA exigerait des négociations rigoureuses et peut-être difficiles dans certains cas; elle entraînerait le recours à la clause d’accession au traité et nécessiterait donc l’approbation du Congrès américain et des gouvernements canadien et mexicain.(.) L’admission immédiate à l’ALENA en vertu de la règle de succession d’Etats ne semble pas être dq domaine du possible.(.) Par contre, la succession d’Etats pourrait s’appliquer à d’autres traités bilatéraux tel le Traité des eaux limitrophes internationales qui établit la Commission mixte internationale et qui surveille la protection de l’environnement entre les deux pays».En ce qui concerne le GATT — ou l’Organisation mondiale du commerce (OMC) qui a lui a succédé —, la procédure d’admission requiert aussi des négociations au cours desquelles le candidat doit prouver qu’il est en mesure de répondre aux engagements prévus par les accords multilatéraux.La durée des négociations peut varier, mais l’entrée au GATT n’est pas automatique.Il y a dans le monde plusieurs cas intéressants de candidatures contrariées au GATT.Ixt Russie essaie d’y entrer depuis des années.Depuis quatre ans, elle a le statut d’observateur.La situation de la Chine est encore plus bizarre: membre fondateur du GAIT en 1948, elle en a été écartée après la révolution chinoise.Depuis quatre ans, elle tente vainement de ravoir son siège.Sur le plan des alliances militaires, rien n’interdit en principe à un Québec indépendant de chercher à devenir membre de l’OTAN et du NORAD.Cependant, le problème d’une éventuelle armée québécoise se pose et, donc, toute la question de la répartition des équipements militaires entre le Canada et le Québec.Toutefois, comme l’exemple de l’Islande le montré* il n’est pas nécessaire d’avoir une armée pour faire partie de l'Alliance atlantique.Il est vrai que l’Islande, par sa position géographique, était d’une importance stratégique de tout premier plan dans la défense de l’Europe et la confrontation Est-Ouest.Ce n’est pas le cas du Québec.Les spécialistes militaires pensent que le Québec n’occupe pas une place stratégique dans le dispositif de défense de l’Europe.Son entrée à l’OTAN serait de peu de valeur pour l’Alliance atlantique, même si le Québec se dotait d’une armée.«Le seul intérêt que le Québec pourrait représenter pour l’OTAN, ce serait son armée de terre, pour des opérations de maintien de la paix.Et encore! Ça serait bien plus intéressant pour l’ONU», dit Albert Legault, professeur à l’Université Laval.Pour le Québec, les avantages d’une adhésiôirà l’OTAN seraient minimes: «Iœ seul intérêt, ce serait de pouvoir participer à des manœuvres avec les pays alUéti.d’offrir à nos soldats une formation comparable à celle des autres», dit M.Iœgault.Quoi qu’il en soit, l’admission du Québec dans les alliances militaires se ferait selon la règle de l'unanimité.Ix* Canada aurait le droit de s’y opposer.LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE, MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514)985 3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS (514)985 3344 + ANNONCES CLASSÉES (514)985-3344 + PUBLICITÉ (514)985 3399r lélétopieur (514)985 3390 NUMÉRO SANS FRAIS 1 800 363 0305 SERVICE les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot et pour les abonnements postaux.DES ABONNEMENTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 À 16H30 Montréal (514) 985-3355 / télécopieur (514) 985-3390 Extérieur (sam frais) 1 800 463-7559 LE DEVOIR «t publié par LE DEVOIR Inc dont le siege social est situé au numéro 2050 de Bleuiy.9e étage.Montréal.(Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par les Imprimerie Québécor laSalle, 7743 de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc.612 ouest rue Saint-Jacques.Montréal.l.7Vg**nce lYrsse Canadienne est autorisée à employer et a diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.775 bout, I/beau.Sl l.aurent.Envoi de publication — Enregistrement no 0858.Dépdt légal: Bibliothèque nationale du Québec.Téléphone général: (514) 985-3333; service à la clientèle: (514) 985-3355; publicité: (514) 9H5-3399.4 / 4
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