Le devoir, 15 avril 1995, Cahier B
LE DEVOIR Bourse Page B5 Avis Page B7 ClassĂ©es Page B9 Sports Page BIO ECONOMIE TassĂ© 9, 514 879-2100 1- 800 - 55 TassĂ© 25* IntĂ©rĂȘt annuel composĂ© ~ojr 10 ans, garanti P.Q.âą sujet Ă changement TassĂ© & AssociĂ©s, LimitĂ©e Valeurs mobiliĂšres L E I) E V O I R L E S S A M E I) I E T I) I M A N (' Il E I (i A V RII, I !) !) !» Robert Dut risac PERSPECTIVES Lâempire et les marchĂ©s ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Ce ne sont pas les AmĂ©ricains qui lâont vraiment cherchĂ©e, ni le prĂ©sident de la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale, Allan Greenspan, cette dĂ©bandade du dollar amĂ©ricain.Câest le marchĂ© qui lâa voulue, lâomnipotent et omniscient marchĂ©, dit-on, selon le principe douteux que la multitude ne peut se tromper quand elle fait ensemble le mĂȘme geste: vendre ou acheter.Avec cet assaut financier, ce que le marchĂ© a fait, et ce qui le dĂ©passe, câest intensifier grandement les pressions commerciales sur le Japon.Tellement que lâEmpire du Soleil levant a dĂ» cĂ©der.quelques miettes (lire lâarticle ci-contre).Pour la deuxiĂšme fois en autant dâannĂ©e, le Japon a annoncĂ©, hier, un train de mesures pour relancer son Ă©co-1 nomie et accĂ©lĂ©rer le programme de dĂ©rĂ©glementation de son marchĂ© intĂ©rieur.La baisse du taux dâescompte Ă , 1 %, Ă©videmment un record, en est lâĂ©lĂ©ment le plus spectaculaire.Difficile dâaller plus bas.Le problĂšme avec les taux dâintĂ©rĂȘt, câest quâils ne peuvent pas ĂȘtre nĂ©gatifs.Câest une de ces lapalissades Ă laquelle on nâest guĂšre habituĂ© au Canada, oĂč les taux dâintĂ©rĂȘt rĂ©els, particuliĂšrement Ă©levĂ©s, auraient fait le bonheur de certains usuriers du XIXe siĂšcle.Cependant, au Japon, lâindice officiel des prix Ă la consommation augmente de seulement 1 %, mais dans les faits les prix baissent Ă cause de certaines distorsions statistiques.Le magazine The Economist a calculĂ© quâavec un taux dâescompte de 1,75 %, le taux en vigueur jusquâĂ hier, et en suivant lâhypothĂšse que le taux dâinflation au Japon est nĂ©gatif, Ă moins 1 ou 2 %, , lâĂ©conomie nippoqe subissait des taux dâintĂ©rĂȘt rĂ©els aussi Ă©levĂ©s quâaux Etats-Unis.La diffĂ©rence, câest quâaux Etats-Unis, les entreprises tournent Ă pleine capacitĂ© ou presque, tandis quâau Japon, la reprise est particuliĂšrement faible.Le Japon est plongĂ© dans une situation Ă©conomique tout Ă fait singuliĂšre.Quel pays ne voudrait pas afficher un niveau de productivitĂ© comparable?Le Japon est le pays le plus riche du monde et les derniĂšres hausses du , yen nâont fait quâaccentuer cette avance.En raison justement de la hausse de sa devise, son produit intĂ©rieur brut par habitant en 1993 fies derniĂšres donnĂ©es disponibles) dĂ©passait celui de la Suisse au premier rang et atteignait 33 364 $ US sur la base dâun change Ă 111 yens.Le mĂȘme chiffre aujourdâhui donnerait 44 220 $ US, comparativement Ă un peu moins de 26 000 $ US aux Etats-Unis.En revanche, le Japon sâest engagĂ© Ă dĂ©rĂ©glementer son marchĂ© intĂ©rieur, vaste royaume dâintermĂ©diaires enchevĂȘtrĂ©s qui se multiplient presque Ă lâinfini, ceci pour satisfaire AmĂ©ricains et EuropĂ©ens qui y voient des barriĂšres commerciales impossibles Ă percer.Les initiatives nippones Ă cet Ă©gard sont encore bien superficielles.Lâarchipel des prix faramineux Ce royaume, câest Ă©galement celui des prix faramineux.Pour acheter 1 $ de marchandises en dehors de son pays, un Japonais dĂ©boursera 90 yens.Pour acheter les mĂȘmes articles au Japon, il lui en coĂ»tera 200 yens.Il existe une Ă©norme distorsion entre les marchĂ©s de l'archipel et ceux du reste du monde.Graduellement â timidement, diront les critiques occidentaux â, le Japon a entamĂ© la dĂ©rĂ©glementation de ces complexes systĂšmes de distribution.En consĂ©quence, les prix de certains biens de consommation ont baissĂ©, notamment dans lâalimentation oĂč le prix de la biĂšre, par exemple, a chutĂ© de plus de 30 % en un an.La dĂ©flation attend donc toute rĂ©forme en profondeur du marchĂ© intĂ©rieur.MĂ©langĂ© Ă la reprise poussive, ça nous donne un dĂ©testable cocktail.Au Japon dâailleurs, on ne dit pas dĂ©flation, câest trop abstrait, on dit plutĂŽt .destruction des prix, rapporte le correspondant de The Economist Ă Tokyo.Si le consommateur nippon peut accueillir favorablement la destruction des prix, il peut par contre sâindigner devant la destruction des emplois qui Raccompagne, note-t-il.i Quoi quâil en soit, le marchĂ© monĂ©taire mondial, Ă la faveur de son offensive contre le dollar amĂ©ricain, a forcĂ© le Japon Ă intervenir pour tenter de çalmer les esprits et Šsoutenir le dollar.Une fois encore.A lâĂ©tĂ© 1994, le gouvernement nippon, alors dĂ©stabilisĂ© par la dĂ©mission du premier ministre, avait fait de mĂȘme, donnant maintes assurances; le marchĂ©, si tant est quâil fait preuve dâune quelconque rationalitĂ© transcendante, avait jugĂ© que cet-4e dĂ©mission, et lâinstabilitĂ© politique quâelle entraĂźnait, Ă©taient dâexcellents arguments pour se ruer sur le yen.Comme quoi toutes les raisons sont bonnes pour acheter ;des yens.Dâailleurs, en dix ans, le dollar amĂ©ricain a perdu plus des deux tiers de sa valeur face au yen, de 275 Ă 85 mal-.heureux yens au dollar.Les milieux financiers peuvent 'bien condamner ia politique monĂ©taire amĂ©ricaine, trop laxiste Ă leur avis, qui est arrimĂ©e, en fait, sur lâĂ©conomie rĂ©elle plutĂŽt que sur le bien-ĂȘtre des cambistes et de leurs clients, lĂ nâest pas la vrai raison de cette dĂ©gringolade.Les rajsons nous ramĂšnent justement Ă lâĂ©conomie rĂ©elle.Les Etats-Unis sont devenus depuis le plus grand dĂ©biteur au monde.Or, en 1986, les exportateurs japonais fixaient leur seuil de rentabilitĂ© Ă un taux de change de 210 yens pour un dollar amĂ©ricain; aujourdâhui, encore plus productifs quâavant, ils le fixent Ă 100 yens.Parions quâils pourront sâadapter Ă un yen encore plus fort Le taux dâescompte nippon tombe Ă un plancher record de 1 % Un plan de relance pour brider le yen «Trop peu, trop vague et trop tard», opinent les analystes „ Tokyo (AFP) â Le Japon a adoptĂ© hier un plan de relance couplĂ© Ă une baisse du taux dâescompte de la Banque du Japon qui est tombĂ© Ă un plancher record de 1 % dans lâespoir dâendiguer lâenvolĂ©e du yen, mais le flou des mesures annoncĂ©es a laissĂ© le marchĂ© et les Ă©conomistes sceptiques.«Trop peu, trop vague et trop tard»: ce commentaire Ă©tait sur toutes les lĂšvres aprĂšs lâannonce du programme de stimulation de lâĂ©conomie du gouvernement du premier ministre socialiste Tomiichi Murayama.La baisse des taux directeurs de la Banque du Japon nâa pas, pour le moment, donnĂ© le coup de fouet escomptĂ© sur le dollar qui ne sâĂ©tait que lĂ©gĂšrement raffermi hier aprĂšs-midi, stabilisĂ© autour de 83,75 yen contre 83,50 la veille Ă New York.Le yen sâest hissĂ© Ă des sommets inĂ©galĂ©s depuis le dĂ©but de lâaprĂšs-guerre, touchant un record de 80,15 yen pour 1 dollar lundi dernier.La bourse de Tokyo a quant Ă elle illustrĂ© lâampleur de la dĂ©convenue suscitĂ©e par la timiditĂ© de ce nouveau plan, lâindice Nikkei clĂŽturant sur une chute de 390,90 points, soit 2,4 %, juste au-dessus de la barre des 16 000 points (Ă 16 047,89).«Je suis convaincu de lâimpact de ce plan sur les marchĂ©s et de son bon accueil», avait dĂ©clarĂ© le chef du gouvernement.Les Ă©conomistes Ă©taient dâun avis diffĂ©rent.Certains dâentre eux comme Kenneth Courtis, Ă©conomiste Ă la Deutsche Bank Capital Markets, nâhĂ©sitent pas Ă annoncer une poursuite de la chute du Ka-buto-cho jusquâĂ 14 000 et mĂȘme 12 000 points en lâabsence dâun programme de dĂ©rĂ©glementation en profondeur de lâĂ©conomie japonaise qui soit en mesure de convaincre les marchĂ©s.«Il est incroyable de constater Ă quel point ce paquet de mesures regorge de formules vides», souligne Chris Calderwood, Ă©conomistes Ă la Barclays de Zoete Wedd Ă Tokyo.Prudent, Shoichiro Toyoda, prĂ©sident de la fĂ©dĂ©ration patronale japonaise (Keidanren), a estimĂ© que «lâimpact de ces mesures dĂ©pendra de leur application concrĂšte».«Lâimpact des mesures Ă©cono- PHOTOS AP Ă Tokyo, la hausse vertigineuse du cours du yen, qui rend les importations trĂšs peu coĂ»teuses, fait au moins le bonheur des amateurs de hamburgers, qui se vendent Ă prix dâaubaine.Dans la photo du haut: le premier ministre Tomiichi Murayama (au centre), discutant avec ses ministres du nouveau plan de relance, qui vise justement Ă refrĂ©ner la devise japonaise.miques est trĂšs limitĂ©.Nous ne sommes pas déçus par cette annonce, mais nous ne sommes pas pour autant trĂšs heureux», a soulignĂ© Ta-kashi Fumino, un courtier de la banque Sumitomo.Lâengagement Ă accĂ©lĂ©rer de cinq Ă trois ans la mise en oeuvre dâun programme de dĂ©rĂ©glementation de lâĂ©conomie annoncĂ© le mois dernier constitue la principale mesure du plan.Mais ce programme avait lui-mĂȘme Ă©tĂ© dĂ©jĂ fraĂźchement accueilli du fait de lâabsence de mesures concrĂštes et chiffrĂ©es et de son manque dâaudace.Quant Ă la baisse du taux dâescompte de 0,75 point de pourcentage, elle avait Ă©tĂ© largement anticipĂ©e.La baisse est effective Ă compter dâhier.Les pressions sâĂ©taient accumulĂ©es sur la BoJ pour quâelle rĂ©duise ses taux, les milieux dâaffaires japonais Ă©tant trĂšs inquiets de la chute du dollar qui, avaient-ils averti, risque de tuer dans lâoeuf une reprise fragile de lâĂ©conomie sortant difficilement de trois ans et demi de rĂ©cession.La derniĂšre baisse du taux dâescompte de la BoJ remonte Ă septembre 1993.La banque centrale lâavait alors rĂ©duit de 0,75 point de pourcentage Ă 1,75 %, un niveau plancher dĂ©jĂ record.Selon le paquet adoptĂ© hier, le gouvernement prĂ©voit des mesures pour assouplir la rĂšglementation portant sur les importations et pour augmenter les dĂ©penses publiques.Le plan de relance prĂ©voit aussi une enveloppe budgĂ©taire supplĂ©mentaire pour financer la reconstruction de KobĂ©, dĂ©vastĂ©e par un tremblement de terre le 17 janvier dernier qui a tuĂ© quelque 5500 personnes.Mais pas un mot nâest dit au sujet des demandes amĂ©ricaines dâobjectifs chiffrĂ©s pour mesurer concrĂštement lâouverture du marchĂ© japonais aux importations.Le paquet prĂ©voit des mesures dâencouragement pour lâimportation des voitures et piĂšces dĂ©tachĂ©es ainsi que des mesures pour stimuler la construction et la consommation pour relancer la demande intĂ©rieure.Le plan invite les banques Ă accĂ©lĂ©rer lâapurement de leurs crĂ©ances douteuses et Ă assouplir lâoctroi des prĂȘts Ă bas taux dâintĂ©rĂȘt aux mĂ©nages.Du mĂȘme souffle le Japon a annoncĂ© une premiĂšre baisse depuis quatre ans de son excĂ©dent commercial qui, pour lâannĂ©e fiscale 1994, demeure cependant gigantesque Ă 118 milliards $ US.Les trois partis de la coalition au pouvoir avaient invitĂ© le gouvernement Ă adopter une baisse de 50 % de lâexcĂ©dent des comptes courants sur une pĂ©riode de cinq ans.Le gouvernement nâa pas retenu cette proposition, le plan se bornant Ă parler dâun «engagement dĂ©terminé» Ă rĂ©duire les excĂ©dents commerciaux.VOIR AUSSI EN PAGE B 3: Le FMI appelle la Fed Ă relever ses taux La force du dollar faible ERIK IZRAELEWICZ LE MONDE Le dollar est au plus bas, la Bourse de New York est au plus haut.Depuis plus de deux mois maintenant, la devise amĂ©ricaine glisse constamment vis-Ă -vis du yen, du deutschemark et du franc.Walj Street dans le mĂȘme temps saute de record en record.A Washington, les dirigeants de la Maison-Blanche comme ceux de la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale se dĂ©clarent rituellement favorables Ă un «dollar fort» mais se rĂ©vĂšlent incapables dâen arrĂȘter la chute.A New York, les boursicoteurs se rĂ©jouissent de lâexcellente santĂ© des entreprises et de la poursuite dâune croissance forte sans inflation.Que de paradoxes! Mais sâagit-il vraiment de paradoxes?Et si le «dollar faible» Ă©tait en rĂ©alitĂ© lâarme principale utilisĂ©e aujourdâhui par les AmĂ©ricains dans la guerre Ă©conomique?Le dollar est faible: il y a lĂ dâabord un abus de langage.Vue de Tokyo et de Francfort, la devise amĂ©ricaine est certes trĂšs affaiblie.AprĂšs une forte chute (de plus de 15 % depuis le dĂ©but de lâannĂ©e), le billet vert a atteint cette semaine son plus bas niveau historique vis-Ă -vis du yen â un dollar Ă moins de 84 yens.A la suite dâun recul de 11,4 %, il a aussi approchĂ©, sans le toucher, son minimum par rapport au mark.Mais observĂ© de MontrĂ©al, Mexico ou Memphis (Tennessee), le dollar est fort La monnaie amĂ©ricaine sâest en effet apprĂ©ciĂ©e par rapport au dollar canadien et au peso mexicain, les devises de ces deux principaux partenaires commerciaux.InterrogĂ© sur la valeur du dollar, un habitant de la citĂ© dâElvis aurait certainement une seule rĂ©ponse: «Un dollar vaut un dollar.» $ Câest que la valeur extĂ©rieure du dollar laisse totalement indiffĂ©rents les AmĂ©ricains.Globalement dâailleurs, câest-Ă -dire comparĂ© Ă un panier de devises reprĂ©sentatif du commerce extĂ©rieur amĂ©ricain, le billet vert nâa finalement peu variĂ© au cours des derniers mois.En 1994, alors quâil perdait 18 % par rapport au mark et 15 % vis-Ă -vis du yen, il sâĂ©tait mĂȘme lĂ©gĂšrement apprĂ©ciĂ© (de 4 %).Nuance essentielle donc: le dollar nâest en rĂ©alitĂ© faible que par rapport pux monnaies des principaux concurrents industriels des Etats-Unis â le Japon et lâEurope.LâAmĂ©rique de Clinton a dĂ©couvert que lâexportation est aujourdâhui une source essentielle de croissance et de crĂ©ation dâemplois.Depuis son arrivĂ©e Ă la MaisonBlanche, le prĂ©sident dĂ©mocrate a mobilisĂ© toutes ses administrations au service de lâexportation,â le secrĂ©tariat au commerce comme le dĂ©partement dâEtat.Moins ouverte jusquâĂ prĂ©sent â les exportations ne reprĂ©sentent que 15 % du PNB des Etats-Unis, contre plus de 25 % en France par exemple, lâĂ©conomie amĂ©ricaine est entrĂ©e dans une phase de profonde mutation.Un dollar faible aide ses entreprises, dans lâaĂ©ronautique, la dĂ©fense ou les tĂ©lĂ©communications notamment, Ă damer le pion Ă leurs concurrentes nippones ou europĂ©ennes.Arme commerciale, le dollar faible doit aussi favoriser le rĂ©armement industriel des Etats-Unis.Au cours des annĂ©es 80 dĂ©jĂ , la baisse du dollar vis-Ă -vis du yen avait provoquĂ© un afflux massif dâinvestissements japonais sur le territoire amĂ©ricain.Cette arrivĂ©e de Nippons avait stimulĂ© alors lâindustrie amĂ©ricaine elle-mĂȘme.Une nouvelle phase est engagĂ©e aujourdâhui.Pour se rapprocher des marchĂ©s et ne plus souffrir de coĂ»ts alourdis par une monnaie surĂ©valuĂ©e, les constructeurs automobiles allemands vont fabriquer leurs modĂšles aux Etats-Unis.Les Français y rĂ©flĂ©chissent aussi.GrĂące aux dĂ©localisations des annĂ©es 80, les groupes automobiles japonais sont d'ailleurs aujourd'hui moins sensibles au nouvel envol du yen.ConsĂ©quence enfin des dĂ©ficits budgĂ©taires et extĂ©rieurs amĂ©ricain, le dollar faible est aussi un moyen pour les financer plus facilement.Depuis plus de quinze ans, lâAmĂ©rique vit Ă crĂ©dit Les dĂ©bats actuels au CongrĂšs au- tour du programme rĂ©publicaine rĂ©duction massive des impĂŽts indiquent quâelle nâa guĂšre lâintention de renoncer Ă cette facilitĂ©.Emetteur de la monnaie mondiale, elle a ici un avantage dĂ©cisif dont elle cherche Ă tirer le profit maximum.Elle Ă©met et Ă©mettra toujours ce dont elle a besoin.Trouvera-t-elle toujours preneur?Y aura-t-il toujours des prĂȘteurs?Il y a certes aujourdâhui une certaine dĂ©fiance des grands Ă©pargnants mondiaux Ă lâĂ©gard de ce pays devenu en moins dâpne dĂ©cennie le principal dĂ©biteurs du monde.Mais les Etats-Unis se sont trouvĂ© de nouveaux financiers: les pays dâAsie du Sud-Est notamment (comme TaĂŻwan), des nations qui travaillent en dollars ou en «quasi-dollars».Ces nouveaux prĂȘteurs ne sont guĂšre affectĂ©s par la prĂ©tendue chute du billet vert.Les Etats-Unis savent aussi quâils disposent encore dâun potentiel de confiance considĂ©rable dans le monde.Ă Moscou comme Ă Mogadiscio, on sâĂ©change toujours des petits billets verts plutĂŽt que des yens ou des marks.Sur les grands marchĂ©s mondiaux, ceux du pĂ©trole comme ceux de la pĂąte Ă papier, la devise amĂ©ricaine reste la monnaie de rĂ©fĂ©rence.Dans les caisses des banques centrales de tous les pays du monde, les rĂ©serves en dollars restent dominantes.Câest que le marchĂ© du dollar reste le plus grand marchĂ© du monde, le marchĂ© le plus liquide et le plus sĂ»r aussi.Câest enfin et surtout que le dollar est la monnaie dâune Ă©conomie qui reste puissante et dominante.Le dollar faible aide Ă le renforcer encore.Le gouverneur de la Banque de France, Jean-Claude Trichet, expliquait, le 7 avril sur Europe 1, que selon lui, ni lâadministration amĂ©ricaine ni la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale nâavaient «lâintention, la volontĂ© ou le dĂ©sir de jouer un dollar faible».A voir donc.Le secrĂ©taire amĂ©ricain au TrĂ©sor de Nixon, Maxime Connally, avait lâhabitude de dire en sâadressant aux Japonais et aux EuropĂ©ens: «Le dollar, câest notre monnaie, et câest votre problĂšme.» Cela reste vrai.Le gaz naturel, c'est le choix a res Pour chauffer, de plus en plus dâentreprises choisissent lâĂ©nergie de lâĂ©conomie.Composez le 1 800 567-1313 Gaz MĂ©tropolitain L E I) E V I) I I! , I, E S S A M E I) I I ĂŒ E T I) I M A N C II E I (i A V H II.I II I) 5 B 2 * C 0 N 0 MIK * C O M M U N I C A T I « N S Messieurs, vous pouvez toujours regarder le foot GyneCure force les hommes Ă entendre parler de la vaginite Il y a des choses dont on ne parle jamais.Les maladies propres aux femmes en font partie.Combien dâhommes savent, par exemple, que trois femmes sur quatre souffrent, au cours de leur vie, dâune infection vaginale Ă champignons?Ăa y est, jâai dĂ©jĂ perdu quelques lecteurs: la simple allusion Ă une infection du vagin rebute beaucoup dâhommes.Cette constatation est Ă la base dâun des meilleurs messages publicitaires diffusĂ©s ces derniers mois Ă la tĂ©lĂ©vision.a 8BMWI i La Petite Vie SRC lundi 2 838 000 2 Scoop SRC jeudi 1 820 000 3 Le sorcier TVA mardi 1 658 000 4 Ă nous deux! SRC lundi 1 649 000 5 Chambres en ville TVA mardi 1 592 000 6 Les HĂ©ritiers Duval SRC lundi 1 472 000 7 La Poule aux Ćufs dâor TVA mercredi 1 184 000 8 Les Machos TVA mercredi 1 149 000 9 EnfCadieux TVA mercredi 1101 000 10 Sous un ciel variable SRC mercredi 1 063 000 Source: Nielsen France Castel arrive Ă lâĂ©cran, et sâadresse Ă une partie des tĂ©lĂ©spectateurs (suscitant, du mĂȘme coup, lâintĂ©rĂȘt de lâautre partie).«Messieurs, lĂ il faut quâon se parle entre femmes.Alors on va Ă©pargner vos petites oreilles vierges.Regardez ça en attendant.» Du regard, elle oriente celui des tĂ©lĂ©spectateurs vers un petit tĂ©lĂ©viseur, qui apparaĂźt dans le coin en bas de lâĂ©cran, et qui diffuse les images dâun match de football.France Castel revient alors de face, pour parler aux femmes du vrai sujet du message: «La vaginite.» Le message annonce le lancement au Canada du traitement antifongique GyneCure par le laboratoire ?pharmaceutique Pfizer.Ce produit a une particularitĂ©: un seul traitement doit suffire Ă traiter une rechute dâinfection, alors que les traitements habituels nĂ©cessitent plusieurs applications.Son lancement intervient aussi Ă un moment stratĂ©gique: en septembre dernier, SantĂ© et Bien-ĂȘtre social Canada a autorisĂ© Ă la ven- Patrick P i e r r a te libre les antifongiques utilisĂ©s contre les infection vaginales Ă levures.«La direction de Pfizer Ă©tait trĂšs consciente de lâintĂ©rĂȘt de son produit, explique Nicole I.apierre, vice-prĂ©sidente, planification stratĂ©gique, de lâagence Cossette Communication-Marketing, qui a conçu la campagne.Nous devions donc frapper les esprits pour faire connaĂźtre cette innovation mĂ©dicale.» Pour frapper fort, le message devait passer Ă la tĂ©lĂ©vision, aux heures de grande Ă©coute.Mais comment aborder un sujet aussi prĂ©cis sans risquer de choquer une partie de lâauditoire?«On se ?demandait bien comment les hommes percevraient un message adressĂ© exclusivement aux femmes, raconte Brigitte Ledermann, conceptrice-rĂ©dactice.LâidĂ©e du match de football est nĂ©e de cette interrogation.» Le clin dâĆil de la tĂ©lĂ© dans la tĂ©lĂ© donne au message un cĂŽtĂ© presque «interactif».«On oublie trop souvent France Castel brave un tabou publicitaire.der dâun cĂŽtĂ© ou de lâautre dĂ« lâĂ©cran.» ' !âą ; Le choix de France Castel comrhĂ«' de tenir compte du contexte, de lâenvironnement dans lequel un message publicitaire est perçu, dit Nicole La-pierre.Dans ce cas-ci, le message interpelle directement les tĂ©lĂ©spectateurs, pour leur demander de regar- Š t Š » i » I » Depuis 4 ans, nous vendons de plus en plus de voitures.Et nous n'avons toujours pas de vendeurs.12 395 $ (transport 400 $ en sus) ' : .SL 199 $/mois, location de 36 mois.Paiements basĂ©s sur la Saturn SL 1995 avec radio AM/FM stĂ©rĂ©o, deux sacs gonflables, banquette arriĂšre divisĂ©e rabattable, essuie-glace Ă balayage intermittent.Incluant: transport (400$), prĂ©paration, frais dâacquisition (350$).Excluant : immatriculation, assurance, taxes.Premier paiement: 199$, versement initial : 2 108$, dĂ©pĂŽt de garantie remboursable: 300$ et taxes exigibles Ă la signature du contrat.KilomĂ©trage limitĂ© Ă 24000 km par annĂ©e ; 5 ç du kilomĂštre excĂ©dentaire.CoĂ»t net de la location : 11 037 $.Option dâachat : 7 035 $.Autres options et versements initiaux disponibles.*PDSF.Les concessionnaires sont libres de fixer un autre prix.14 295 $ (transport 400 S en sus) SW1 239 $/mois, location de 36 mois.Paiements basĂ©s sur la Saturn SW1 1995 avec radiocassette AM/FM stĂ©rĂ©o, deux sacs gonflables, banquette arriĂšre divisĂ©e rabattable, essuie-glace Ă balayage intermittent.Incluant: transport (400$), prĂ©paration, frais dâacquisition (350$).Excluant: immatriculation, assurance, taxes.Premier paiement: 239$, versement initial: 1 739$, dĂ©pĂŽt de garantie remboursable: 300$ et taxes exigibles Ă la signature du contrat.KilomĂ©trage limitĂ© Ă 24000 km par annĂ©e; 5c du kilomĂštre excĂ©dentaire.CoĂ»t net de la location: 13306$.Option dâachat: 8523$.Autres options et versements initiaux disponibles.*PDSF.Les concessionnaires sont libres de fixer un autre prix.(5 SATIRN Pour faire tout autrement.BOURASSA SATURN SAAB ISUZU Laval 385-9191 SATURN SAAB ISUZU DEBLAINVILLE Biainville 437-6317 SATURN ISUZU DE LA PRAIRIE La Prairie 659-8994 GRAVEL SATURN SAAB ISUZU MontrĂ©al 861-2000 HOCHELAGA SATURN ISUZU MontrĂ©al 251-1552 DĂCARIF.SATURN SAAB ISUZU MontrĂ©al 483-5555 MONDIAL SATURN SAAB ISUZU MontrĂ©al 385-7222 WEST-ISLAND SATURN SAAB ISUZU Roxboro 684-3161 GRENIER SATURN SAAB ISUZU Terrebonne 964-1374 SATURN ISUZU SOREL-TRACY Tracy 746-1227 porte-parole a sans doute Ă©tĂ© dĂ©cisif ' dans la rĂ©ussite du message, parce quâelle est Ă la fois sympathique et â crĂ©dible.«Sur un sujet comme celujf lĂ , je nâavais pas envie de recevoir des conseils dâune femme plus jeune que : moi, qui aurait eu moins dâexpĂ©rienCe de la vie», explique Brigitte LedĂ©?- ; man.En demandant Ă France CastĂšl ; de prĂ©senter explicitement les avam tages du produit, les concepteurs ont bravĂ© le tabou qui entoure habituelle1 ment certains produits dans un halo?; dâirrĂ©alisme.«Je suis toujours Ă©tonnĂ© de vdif â que le pipi dâun bĂ©bĂ© nâest pas bleui ; comme dans les annonces pour ' couches-culottes, plaisante Jacques,.Labelle, vice-prĂ©sident, crĂ©ation, de Cossette.Et, quand je voie certaine^ annonces pour des tampons, jâai'j presque envie dâen acheter pour pou] : voir, moi ausssi, faire du tennis et de lâĂ©quitation!» Dans le message de Gy; neCure, les avantages du produit sont ; prĂ©sentĂ©s clairement mais sobrĂš1 i ment.Câest le clin dâoeil du dĂ©but qui les met en valeur.Contrairement Ă dâautres messagĂ©s ' (notamment une rĂ©cente annonce dans laquelle â suprĂȘme Ă©lĂ©gance -y une femme se dĂ©solait quâun mĂ©dicament ne puisse la dĂ©barasser sort «chum» aussi rapidement que dâunç: infection), les hommes nâont aucune'-' raison de se sentir rejetĂ©s.MĂȘme lĂ© haussement de sourcils de la fin («Câest dur dâĂȘtre plus niaiseux que ça», dit France Castel en Ă©voquant le match qui se poursuit dans le coin de lâĂ©cran) ne peut pas ĂȘtre mal pris: elle); a bien le droit de critiquer les1' hommes, puisquâelle vient de leuF donner du sport en pĂąture.Par son humour, ce message a' mĂȘme des chances de susciter un-dialogue entre tĂ©lĂ©spectateurs.«Dis- ' moi, chĂ©rie, de quoi elle parlait, lĂ ) dame?» IPRATT&WHITNEY CANADA WKNDY CONN Pratt & Whitney Canada a le plaisir dâannoncer la nomination de Wendy Conn, C.A., au poste de tresoriĂšre de la compagnie.Titulaire dâun baccalaureat spĂ©cialisĂ© en sciences commerciales de lâUniversitĂ© Queenâs Ă Kingston (Ontario) et membre de lâInstitut canadien des comptables agréés, Mm' Conn est entrĂ©e au service de Pratt & Whitney Canada en 1990 et a occupĂ© plusieurs postes de : direction.Dans ses nouvelles fonctions, elle sera responsable de la trĂ©sorerie de la compagnie, notamment du financement des ventes, des assurances et de la gestion des rĂ©gimes de retraite et dâĂ©pargne.Prau & Whitney Canada, filiale de United Technologies Corporation de Hartford (Connecticut), I est un chef de file mondial dans la fabrication de moteurs pour lâaviation civile.Son siĂšge social est situĂ© Ă Longucuil (QuĂ©bec) et ! lâentreprise possĂšde Ă©galement des Ă©tablissements en Ontario, en Nouvelle-Ăcosse et en Alberta.I L K I) E V 0 I H .L E S S A M EDI I ft E T I) I M A N (' Il E I 8 A V HI I.I f) !» f> B 3 -ECONOMIE 71 St-Charles de Bellechasse HEmS BASSIN DE CHAMBLY RĂ©sidence luxueuse, vue saisissante du Bassin, Mont St-Hilaire, Rougemont.Le Fort Chambly, const.1990 de qualitĂ© supĂ©rieure, env.6 000 pi.ca.sur 3 Ă©tages, terrain 15 000 pi.ca.«Plein-Soleil», 3 c.c., terrasse ext.800 pi.ca., piscine creusĂ©e.Terrain Riverain.Sans intermĂ©diaire 685 000 $ 514-658-3987 Ă .A QUAI SUR MEMPI REMAGOG LâOPA sur Chrysler Iacocca critique le travail de son successeur en matiĂšre de qualitĂ© New York (AI3) â Lee Iacocca, qui serait prĂȘt Ă mettre 50 millions $ US dans la proposition dâachat de Chrysler dĂ©posĂ©e par Kirk Kerkorian, dĂ©clare que son successeur Robert Eaton nâa pas agi assez vite pour rĂ©soudre les problĂšmes de qualitĂ© de la compagnie.«Je lâai engagĂ© pour amĂ©liorer la qualitĂ©, a dit M.Iacocca dans le cadre dâune entrevue publiĂ©e hier dans le USA Today.Il y est arrivĂ©, mais beaucoup plus lentement quâil nâaurait dĂ».» Lee Iacocca, ancien prĂ©sident du conseil de Chrysler, a incitĂ© Robert Eaton Ă quitter General Motors, il y a trois ans, pour lui succĂ©der Ă la tĂȘte de Chrysler, le troisiĂšme plus grand constructeur automobile amĂ©ricain.M.Iacocca a quittĂ© le poste de prĂ©sident Ă la fin de 1992 et quittĂ© le conseil dâadministration de Chrysler en 1993.Selon lui, des rappels dâautomobiles et dâautres problĂšmes de qualitĂ©, au cours des derniĂšres annĂ©es, ont placĂ© David Eaton sous les pro- jecteurs.Il affirme toutefois ne pas vouloir diriger Chrysler ni revenir au conseil dâadministration.«Si jâĂ©tais prĂ©sent dâune quelconque façon, les gens diraient que je mâimmisce dans les affaires.Bien sĂ»r, sâils Ă©taient dans le pĂ©trin, je serais lĂ en 20 minutes.» Des rĂ©sultats Ă©loquents Pour le vice-prĂ©sident de Chrysler, Arthur Liebler, les rĂ©sultats de la compagnie, sous la direction de David Eaton, parlent par eux-mĂȘmes.Chrysler, qui a enregistrĂ© des profits records lâan dernier, est le constructeur automobile le plus efficace et a une rĂ©serve de 7,3 milliards $ US en guise de protection contre la prochaine rĂ©cession.«Nous sommes choquĂ©s et déçus que M.Iacocca ait choisi de lancer une telle attaque», dit-il.Le magnat des casinos Kirk Kerkorian prĂ©voit financer une partie de son offre de 22,8 milliards $ US en utilisant 5,5 milliards $ US des rĂ©- serves financiĂšres de Chrysler.«Je ne crois pas quâil devrait y avoir la moindre crainte que cela ne mette la compagnie en danger, poursuit M.Iacocca au cours de lâentrevue.Je mettrais la compagnie en danger?Moi?» Selon des analystes rĂ©unis Ă lâoccasion dâune exposition automobile Ă New York, les ventes dâautomobiles et de camions pourraient commencer Ă stagner lâan prochain.Chrysler pourrait alors avoir besoin de ses rĂ©serves, surtout si lâĂ©conomie amĂ©ricaine entre en rĂ©cession.Lâentente proposĂ©e par Kirk Kerkorian laisserait la compagnie avec unç dette de 12 milliards $ US.A la Bourse, les investisseurs sont revenus jeudi de lâenthousiasme qui sâĂ©tait emparĂ© dâeux la veille aprĂšs lâannonce faite par M.Kerkorian.Les actions de Chrysler ont perdu 87 cents Ă New York.DĂšs mercredi soir, David Eaton avait insistĂ© sur le fait que Chrysler nâĂ©tait pas Ă vendre.SituĂ©e sur la Rive-Sud de la ville de QuĂ©bec.20 minutes Ă l'est des ponts, vue superbe sur la vallĂ©e de la riviĂšre Boyer.Maison de bois du RĂ©gime français (1750).entiĂšrement restaurĂ©e (toit cathĂ©drale sous une structure Ă croix de St-AndrĂ©, 2 foyers, cellier, etc.).Imaginez-la sur un terrain amĂ©nagĂ© avec grand soin, ennobli de la laiterie, de son puits en pierre.249 000 S.Pour la dĂ©couvrir.M.Girard, prop.(418)887-3180 DEUX MONTAGNES DIRECTEMENT DU CONSTRUCTEUR Style californien.Cour intĂ©rieure, piscine chauffĂ©e, foyer, b/tourbillon thĂ©rapeutique, garage double, syst.intercom/camĂ©ra.3200 pi.ca.sur un Ă©tage + s/sol.395 OOO S Construction PersonnalisĂ©e sur demande 491-6131 Le FMI appelle la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale Ă hausser ses taux dâintĂ©rĂȘt Washington â MĂȘme si les traces dâinflation inquiĂ©tante sont en dĂ©finitive inexistantes, Michel Camdessus, directeur gĂ©nĂ©ral du Fonds monĂ©taire international (FMI), a appelĂ© hier la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale Ă relever ses taux dâintĂ©rĂȘt Ă court terme afin de «renforcer» le dollar, et a averti .contre les dangers dâinflation aux Etats-Unis engendrĂ©s par la faiblesse de la devise.M.Camdessus nâa toutefois pas parlĂ© du risque de rĂ©cession quâun tel geste engendrerait.ML Camdessus sâest fĂ©cilitĂ© dans un communiquĂ© de la dĂ©cision de la Banque japonaise de baisser hier de trois quarts de point son taux dâescompte, avant dâestimer quâil serait «maintenant opportun» que la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale agisse.La baisse du taux dâescompte japonais, suivant la rĂ©duction des taux dâintĂ©rĂȘt en Allemagne initiĂ©e fin mars par la Bundesbank, devraient «aider Ă attĂ©nuer les tensions sur les marchĂ©s des changes», a dĂ©clarĂ© le directeur gĂ©nĂ©ral du FMI.«Les changements amples et rapides dans les taux de change (.) posent un danger de rĂ©surgence de lâinflation aux Etats-Unis, menacent dâaffaiblir lâexpansion en Europe et pourraient remettre en cause la reprise au Japon», a-t-il ajoutĂ©.«Je pense quâil sçrait maintenant opportun que les Etats-Unis complĂštent ces actions en relevant leurs taux dâintĂ©rĂȘt Ă court terme, a lancĂ© M.Camdessus.Cela contribuerait Ă renforcer le dollar, ce qui serait appropriĂ© Ă©tant donnĂ© son rĂŽle de principale devise internationale.Cela aiderait Ă©galement Ă contenir l,es tensions inflationnistes (aux Ătats-Unis) qui vont dĂ©couler de la faiblesse du dollar».La production industrielle a baissĂ© aux Etats-Unis Washington (Reuter) â Pour la premiĂšre fois depuis septembre 1994, la production industrielle a baissĂ© aux Ătats-Unis, de 0,3 % (chiffre corrigĂ© des variations saisonniĂšres) en mars, a annoncĂ© hier le conseil de la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale.Elle avait augmentĂ© de 0,1 % (chiffre rĂ©visĂ©) en fĂ©vrier.Le taux dâutilisation des capacitĂ©s industrielles sâest contractĂ© Ă 84,9 % en mars contre 85,4 % (rĂ©visĂ©) en fĂ©vrier.En premiĂšre estimation, la production de fĂ©vrier progressait de 0,5 % et le taux dâutilisation Ă©tait de 85,7%.Le marchĂ© attendait pour mars, une baisse de 0,1 % de la production industrielle et un taux dâutilisation de 85,4%.Le taux dâutilisation sâest donc repliĂ© en mars pour le deuxiĂšme mois consĂ©cutif, ce qui ne sâĂ©tait pas .produit depuis avril et mai 1993.La baisse de la production vient essentiellement de celle des services publics.Mais la production des biens transformĂ©s et des mines sâest elle aussi tassĂ©e.En janvier, la production industrielle avait augmentĂ© de 0,4 % et le taux dâutilisation ressortait 85,6 %.ComparĂ© Ă mars 1994, la production industrielle sâaffiche en hausse de 4,5 %.Ce mois-lĂ , le taux dâutilisation Ă©tait de 83,7 %.ST-HIPPOLYTE - LAURENTIDES Grande canadienne 9 piĂšces.4 c.c, 2 s/bain, bain tourbillon.chauffage central Ă l'Ă©lectricitĂ©, combustion lente, cuisiniĂšre au bois, aspirateur central.Petite Ă©curie.Terrain environ 4 acres dont 50% boisĂ©.Endroit tranquille Ă 8 km du Mont Olympia.229 OOO S.Particulier : (514) 563-3739 SIDENCES ESTIGE VILLE LORRAINE Magnifique maison modĂšle, 3 ch.c., possibilitĂ© 4 ch.c., salle de cinĂ©ma, cuisine toute Ă©quipĂ©e, syst.d'alarme, aspir.central commercial.Terrain boisĂ© disponible avec services.Lundi au mere.: 8h30 Ă 20h30.Jeudi et vend.: 8h30 Ă 17h00.Samedi et dimanche 12h00 Ă 17h00.205 boul.de Gaulle (aut.640, sortie 26, Ă lâest aut.15) Roger Pilon Const.Inc.621-6500 GĂRARD BĂRUBĂ LE DEVOIR AVIS: Le texte qui suit est recommandĂ© aux contribuables venant de remplir leur dĂ©claration de revenus.Il est proposĂ© en guise de thĂ©rapie par dĂ©foulement seulement, lâauteur nâĂ©tant pas responsable des montĂ©es de tension artĂ©rielle quâil pourrait provoquer.Dans le cadre des Beaux-Dimanche Radio-Canada prĂ©sente, demain, un dossier sur le portrait fiscal au pays.Un portrait peu flatteur, il va sans dire, de cette inĂ©quitĂ© tant dĂ©criĂ©e, mĂȘme par nos Ă©lus, mais sans cesse encouragĂ©e, stimulĂ©e, grossie par nos ministres des Finances; par ceux-lĂ mĂȘme (lire Paul Martin, avec ses bateaux battant pavillon Ă©tranger) qui sont les premiers Ă recourir aux «échappatoires lĂ©gales» des lois fiscales et des budgets quâils Ă©crivent.Il y a peu, sinon aucune nouveautĂ© dans ce dossier dâune heure.Du dĂ©jĂ vu, du dĂ©jĂ connu, une sĂ©rie dâexemples ou de dĂ©nonciations raboutĂ©es, collĂ©es une Ă la suite de lâautre sur la pellicule.Si on y apprend rien, ce dossier a toutefois ceci de rafraĂźchissant quâil rappelle Ă la classe moyenne comment elle est prise pour le dindon de la farce, comment la plupart dâentre nous sommes constamment incitĂ©s Ă en mettre toujours plus dans la caisse, Ă supporter un systĂšme qui, pour Ă©largir ses ponctions fiscales, nâhĂ©site pas Ă crĂ©er des nouveaux riches.«Riche, Ă 50 000 $?», se demande Yvon Cyrenne, fiscaliste chez Raymond, Chabot, Martin, ParĂ©.Cette classe moyenne qui dĂ©clare un revenu familiale de 50 000 $ ou de 70 000 $, on les traite comme des riches, on les assomme avec un taux dâimposition de 52,9 %, on leur retire presque toutes les dĂ©ductions ou crĂ©dits disponibles, on les surtaxe sans distinction.«Ce groupe est prĂšs dâune rĂ©volte», avertit M.Cyrenne.«Face au fisc: Cent abris ou sans-abri».Sous ce thĂšme, le dossier de Radio-Canada sâengage avec cet abri fiscal de luxe, la sociĂ©tĂ© en commandite spĂ©cialisĂ©e dans lâĂ©levage de chevaux arabes.Un investissement individuel de 100 000 $ est rĂ©cupĂ©rĂ© en deux ans, par des dĂ©ductions fiscales rĂ©unies soys le vocable de pertes agricoles.A cette rĂ©cupĂ©ration sâajoute le retour dâimpĂŽt dâune contribution Ă un rĂ©gime enregistrĂ© dâĂ©pargne-retraite, lorsque les actions de la commandite sont transfĂ©rĂ©es Ă un tel rĂ©gime.Un Ă©norme cadeau fiscal payĂ© par dâautres contribuables.Mais.en quoi lâĂ©levage de chevaux arabes peut-il ĂȘtre Ă ce point stratĂ©gique pour le Canada quâil doit bĂ©nĂ©ficier dâincitatifs fiscaux?«Sur le chemin des cent abris aux sans-abri, la rĂ©volte gronde», va reprendre avec justesse Simon Duriva-ge.Câest une fiscalitĂ© dĂ©ficiente, Ă bout de souffle qui dĂ©stabilise, qui brise un pays, va rappeler cet historien de la fiscalitĂ©.Le fardeau fiscal des Canadiens est passĂ© de 21 %, en 1950, Ă 36 % en 1990.Dans deux ans, il sera Ă 40 %.Au Canada, les impĂŽts puisĂ©s (lire arrachĂ©s) dans les poches des contribuables comptent pour 37 % du PIB, contre 30 % aux Ătats-Unis et 3l % au Japon.Y-a-t-il danger?«Ce nâest pas inquiĂ©tant», dira ce reprĂ©sentant de lâOCDE.Les gens veulent de plus en plus de services publics, alors.«Les pays Scandinaves sont ceux oĂč les impĂŽts sont les plus Ă©levĂ©s.Ce sont pourtant des pays riches», a-t-il ajoutĂ©.Mais les riches sont plus riches et la classe moyenne, toujours plus pauvre.«M.OCDE», que fait-on de cette Ă©rosion de la classe moyenne, et de son glissement vers la pauvretĂ©?«Ăes riches, formant Ă peine 1 % de la population, ne versent que 10 % de leur revenu Ă lâimpĂŽt.La classe moyenne: 40 %, Câest criminel!», a renchĂ©ri un dĂ©putĂ© libĂ©ral fĂ©dĂ©ral.Un autre dĂ©putĂ© libĂ©ral, de Terre-Neuve celui-lĂ , va en remettre.«Des impĂŽts perçus au Canada, 4 % viennent des compagnies, qui coĂ»tent pourtant pas moins de 36 milliards $ en subventions.Quelque 400 000 dâentre elles ne paient pas dâimpĂŽts, ayant Ă leur disposition 59 possibilitĂ©s de sâen tirer», qui sâajoutent aux 105 adoucisseurs (abris fiscaux, dĂ©ductions, abattement, crĂ©dits et autres) offerts aux riches.«Lorsque le ministre Martin dĂ©clare quâil a Ă©liminĂ© toutes les Ă©chappatoires, il fait rĂ©fĂ©rence Ă des zones grises, Ă des trous, Ă des brĂšches dans la loi.Ce que nous dĂ©nonçons, ce sont les Ă©chappatoires lĂ©gales», autorisĂ©es voire encouragĂ©es! Le reportage de Radio-Canada revient avec lâexemple aussi honteux que scandaleux des dons dâoeuvres dâart, des «dons culturels» doit-on dire, faits aux musĂ©es entiĂšrement dĂ©ductibles.Des oeuvres de 11 000 $ sont donnĂ©es pour 40 000 $, des oeuvres mineures, inintĂ©ressantes, sont cĂ©dĂ©es Ă des prix exhorbitants.il aborde Ă©galement, au passage, cette prolifĂ©ration des minicentrales Ă©lectriques, avec achat de production et prix garantis par Hydro-QuĂ©bec, dont les dĂ©penses dâamortissement dĂ©ductibles permettent de rembourser lâinvestissement Ă mĂȘme les fonds publics tout en laissant les profits dans les poches des promoteurs.«Des projets rentables, qui auraient Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s de toutes façons, auxquels on accorde une dĂ©duction fiscale.» Et le reportage ne manque pas dâĂ©corcher, au passage, cette utilisation Ă©hontĂ©e de bateaux battant pavillon Ă©tranger, «comme le fait Alcan avec le drapeau jamaĂŻcain, Cast (Bermudes) ou mĂȘme le Groupe CSL, propriĂ©tĂ© du ministre des Finances Paul Martin.CSL a fait 20 millions $ de profit en 1990, sans payer un sous dâimpĂŽts», sâinspire-t-on dâune Ă©mission satirique.Entre 4 et 6 milliards $ dâimpĂŽts seraient ainsi perdus, chaque annĂ©e, au profit des paradis fiscaux.La pointe de lâiceberg.«Les gens sortent de plus en plus leur argent du Canada.On parle de centaines de millions par annĂ©e.En fait, prĂšs de 2 milliards $ quittent lâOntario et au moins 1 milliard $, le QuĂ©bec», Ă©value Yvon Cyrenne.«Tout cela dans le but de ne pas dĂ©clarer des revenus au Canada.Câest de lâĂ©vasion fiscale!», a dĂ©criĂ©, pour sa part, Yves SĂ©guin.«Cent abris ou sans-abri».Un dossier Ă voir, demain, aux Beaux Dimanches.Pas pour apprendre du neuf.Mais pour se dĂ©fouler, pour sâenrager, pour Ă©cumer en remplissant sa dĂ©claration de revenus.GĂ©rard B Ă© r u hĂ© ?Denis Couture quitte National pour Domtar ANCESTRALE A NEUVILLE SituĂ©e sur les cĂŽtes, cette maison de pierres Ă©tale une vue panoramique sur le fleuve.Sa restauration offre les avantages des salles de bain et de la cuisine d'aujourd'hui, tout en mariant matĂ©riaux et dĂ©cors d'autrefois.Son terrain grand de 110 OOO pi.ca.Pour seulement 197 000 S.La Capitale.C.I.A.BenoĂźt Caron, A.I.A.(418) 653-1236 (418) 285-3027 GĂRARD BĂRUBĂ LE DEVOIR Un an aprĂšs avoir quittĂ© Air Canada pour se joindre Ă National Ă titre dâassociĂ©, Denis Couture a acceptĂ© lâoffre de Domtar et remis sa dĂ©mission cette semaine Ă Luc Beauregard, prĂ©sident du plus important cabinet de relations publiques au Canada.Denis Couture entrera en fonction chez Domtar le 1er mai pour occuper les fonctions de vice-prĂ©sident aux corn- Denis Couture mumcations et aux relations gouvernementales.Il remplacera ainsi Richard Le Lay quâun «diffĂ©rend» avec le nouveau prĂ©sident et chef de la direction du gĂ©ant des pĂątes et papier, Steve Larson, aurait relĂ©guĂ© au tĂŽle de consultant pour la sociĂ©tĂ© dâĂtat.M.Larson a Ă©tĂ© appelĂ© Ă prendre la relĂšve du «libĂ©ral» Pierre Desjardins, lui et Paul Gobeil ayant Ă©tĂ© poussĂ©s vers la sortie aux lendemains de lâĂ©lection du Parti quĂ©bĂ©cois.Chez National, Denis Couture a travaillĂ© essentiellement pour le compte dâAvenor (ex-produits forestiers Canadien Pacifique), lâun des gros clients du cabinet.Avenor et Domtar Ćuvrant dans la mĂȘme industrie mais dans des crĂ©neaux diffĂ©rents, une situation de conflits dâintĂ©rĂȘt ne saurait naĂźtre de cette arrivĂ©e chez Domtar.Rejoint hier, M.Couture a limitĂ© ses propos Ă une confirmation de son dĂ©part pour la sociĂ©tĂ© dâĂtat et Ă des louanges adressĂ©es tant Ă National quâĂ Avenor.lia rustique au domaine Cherive SCO' plage commune, ri intĂ©rieur impecc.plafond cathĂ©drale, foyer de pierres, Ăź extĂ©rieur en parfaite condition, bois traitĂ©, gr.galerie, remises, le tout sur un des plus beaux terrains de tout le >maine.boisĂ©, intime et Ă 4 min.de la plage.luguette Meagher, A.I.A.La Capitale, Estrie LA SEMAINE ECONOMIQUE CANADA Š Le taux dâescompte Ă 8,3 % La Banque du Canada a abaissĂ© son taux directeur, mardi.Celui-ci, y qui Ă©tait de 8,54 % la semaine der-âg niĂšre, est passĂ© Ă 8,30 %.Cette f baisse suit deux hausses consĂ©cu-.'*â I tives.'T' rVĂ» ;u-) ETATS-UNIS Š Baisse de la productio industrielle La production industrielle a baissĂ© 1 de 0,3 % (chiffre corrigĂ© des varia-» fions saisonniĂšres) en mars.Elle avait augmentĂ© de 0,1 % (chiffre * rĂ©visĂ©) en fĂ©vrier.Le taux dâutilisa-.tion des capacitĂ©s industrielles *' sâest contractĂ© Ă 84,9 % en mars ; contre 85,4 % (rĂ©visĂ©) en fĂ©vrier.ComparĂ© Ă mars 1994, la produc- < tion industrielle s'affiche en hausse de 4,5 %.Ce mois-lĂ , le taux dâuti- * lisation Ă©tait de 83,7 %.- Š Repli de lâinflation r Lâindice des prix Ă la consomma- '* tion a augmentĂ© de 0,2 % en mars,, aprĂšs une hausse de 0,3 % en fĂ©vrier.L'indice de base, qui ne tient .pas compte des secteurs volatiles de lâalimentation et l'Ă©nergie, a progressĂ© de 0,3 %.Les analystes de Wall Street tablaient gĂ©nĂ©ralement sur une hausse des prix de dĂ©tail de 0,3 %.Š Hausse timide des ventes au dĂ©tail Les ventes de dĂ©tail ont progressĂ© de 0,2 % en mars aprĂšs avoir baissĂ© de 1 % (chiffre rĂ©visĂ©) en fĂ©vrier.Les analystes prĂ©voyaient une hausse de 0,4 %.Le dĂ©partement du Commerce a rĂ©visĂ© en Š nette baisse le chiffre de fĂ©vrier, qui avait dâabord Ă©tĂ© estimĂ© Ă ; - 0,4 %.La baisse de 1 % finale- âą ment annoncĂ©e reprĂ©sente la plus' forte chute des ventes de dĂ©tail depuis janvier 1994.Au premier , trimestre, les ventes de dĂ©tail ont affichĂ© une hausse de 5,9 % par rapport au trois premiers mois ; de 1994.AIDER LE MONDE MOT Ă MOT CODE L'autonomie grĂące Ă l'alphabĂ©tisatiqn dans le monde en dĂ©veloppement J'AIMERAIS PLUS DE RENSEIGNEMENTS.SUR LES PROGRAMMES DE CODE.Nom.Adresse.ADRESSE DE RETOUR : CODE, 321 rue Chapel Ottawa (Ontario) Canada, K1N 7Z2.TĂ©lĂ©copieur : (613) 232-7435 TĂ©lĂ©phone : T800-66T2633 Beaux Dimanches fiscaux t i I) I M A N C II E I (i A V R.IL II) !) 5 PHOTO â V- .mm mmm ;mmi !SSSm»m Iir-ni.'f* | V j .njg inggondf La piste cyclable, l'eau, la verdure, le calme.Le marchĂ© Atwater, le mĂ©tro, l'Ă©nergie du centre-ville! 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jeudi un nouveau plan de restructuration tout en concĂ©dant quâil ne lui restera probablement plus dâavoirs une fois les besoins des crĂ©anciers satisfaits.Dans le meilleur des scĂ©narios lâentreprise, qui fut jadis lâun des plus riches propriĂ©taires immobiliers du canada, Ă©mergera sous la forme dâun joueur Ă trĂšs petite taille.Bramalea coiffe une dette de 3,5 ipilliards $ et nâa plus de liquiditĂ©s.Evoluant sous la protection des tribunaux, ses crĂ©anciers lui ont avancĂ© 5 millions $ , soit le financement nĂ©cessaire pour lui permettre de poursuivre ses activitĂ©s jusquâĂ la fin mai, le temps quâelle procĂšde Ă la liquidation de la quasi-totalitĂ© de ses immeubles et terrains.Selon les termes du plan dĂ©posĂ©, les crĂ©anciers dĂ©sireux dâexercer leurs garanties et de prendre possession des Ă©lĂ©ments dâactif sous-jacents pourront Ă©galement le faire.Toutefois, Bramalea propose Ă ses crĂ©anciers dâinjecter de lâargent additionnel afin quâelle puisse survivre jusquâen septembre, en retour dâactions ordinaires qui leur confĂ©reront un droit de propriĂ©tĂ© de 90 % sur la nouvelle Bramalea susceptible dâĂ©merger de la restructuration.Nombre de crĂ©anciers, incluant plusieurs des banques ayant acceptĂ© d'avancer 2 millions $ le mois dernier pour maintenir Bramalea Ă flot, font obstacle au plan, affirmant que Bramalea Ă©voluait en mode liquidation et quâelles ne croyaient plus en ses chances de restructuration.Cadillac Fairview prĂšs dâune entente avec ses crĂ©anciers ; DâAPRĂS CANADIAN PRESS La sociĂ©tĂ© immobiliĂšre en difficultĂ©s Cadillac Fairview est «trĂšs prĂšs» dâen arriver Ă une entente avec ses crĂ©anciers mais a besoin de 48 heures de plus pour ficeler le tout, a-t-elle prĂ©cisĂ© en cour lors dâune audience surprise tenue en soirĂ©e, jeudi.Le promoteur a demandĂ© au juge James Farley, de la Cour de lâOntario, de repousser un vote crucial que doivent tenir ses crĂ©anciers mardi et mercredi prochains.«Un peu plus de nĂ©gociations va rĂ©sulter en une proposition acceptable, a soutenu lâavocat de Cadillac Fairview.Nous sommes trĂšs prĂšs de pouvoir mettre ensemble les Ă©lĂ©ments qui permettront dâaboutir Ă un vote favorable la semaine prochaine.» Les nĂ©gociations vont se poursuivre durant la fin de semaine, malgrĂ© le congĂ© pascal.Lâavocat a cependant assurĂ© au juge quâil ne recherchait pas par le dĂ©lai demandĂ© Ă gagner du temps;1; Cadillac Fairview sâest placĂ©e' sous la protection des tribunaux lĂ©; 23 dĂ©cembre afin de restructurer sa dette de 7,3 milliards$ .Si elle ne rĂ©ussit pas Ă obtenir lâappui nĂ©cessaire de ses crĂ©anciers (qui est fixĂ© Ă 75 %), elle ne pourra Ă©viter la faillite.Un vrai Titanic Un avocat reprĂ©sentant White-, hall Partners LP, qui a forcĂ© C$| dillac Ă recourir Ă la protection des tribunaux,Ă admis que des progress, avaient Ă©tĂ© accomplis dans ce dossier.Il nâa toutefois pas pu prĂ©ciser si sa cliente allait donnet son aval Ă une proposi- J tion amendĂ©e.Whitehall, propriĂ©tĂ© de la firme new-yorkaise Goldman Sachs, a dĂ©jĂ ) dĂ©clarĂ© en fĂ©vrier quâelle allait sâopposer Ă toute nouvelle proposition.Un avocat du consortium des crĂ©anciers.Charles Scott se montre plutĂŽt pessimiste, et compare le plan de restructuration annoncĂ© par Cadillac Fairview au Titanic.; r Š Les nĂ©gociations continuent pendant le congĂ© pascal, une fin de semaine cruciale MIVILLE BOUDREAULT COLLABORATION SPĂCIALE En 1993, Ă lâoccasion dâExpo-Ha-bitat, le promoteur immobilier Habitation Classique a construit dans lâenceinte de la Place Bona-venture deux maisons de style victorien.Lâengouement du public a Ă©tĂ© immĂ©diat pour ces maisons de ville tout aussi abordables que coquettes qui visaient principalement un marchĂ© de premiers acheteurs.Pour Odette Duval, directrice du marketing chez Habitation Classique, ce succĂšs nâest pas le fruit du hasard.«Depuis le crĂ©ation de la compagnie en 1981, nous avons beaucoup investi dans la recherche, notamment sur le plan architectural.Les diffĂ©rentes Ă©tudes de marchĂ© que nous avons effectuĂ©es au cours des derniĂšres annĂ©es nous indiquaient une tendance lourde au sein des acheteurs pour un type dâhabitation dâallure classique, sobre et qui vieillit bien.Les maisons victoriennes reprĂ©sentent un des fruits de cette recherche.Câest un produit accessible pour un premier acheteur, mais qui ne sacrifie pas autant le charme Ă lâĂ©conomie.» Avec les Victoriennes, un projet de 130 maisons situĂ© Ă Boucherville qui en est rendu Ă sa phase III, Habitation Classique, en association avec les Maisons Claude Bouchard et Fils, marquait le coup dâenvoi dâun ensemble beaucoup plus ambitieux; Les Vieilles Provinces de France.Du condoplex au cottage dĂ©tachĂ© BordĂ©es par le boulevard de Montarville, Les Vieilles Provinces de France est un nouveau dĂ©veloppement domiciliaire dont la vente a Ă©tĂ© lancĂ©e en janvier dernier.Ce projet de 60 millions $ offre une gamme Ă©tendue de modĂšles de maisons susceptible dâintĂ©resser toutes les catĂ©gories dâacheteurs, autant le couples avec enfants que les cĂ©libataires.DivisĂ© en trois phases de 120 unitĂ©s chacune, le projet propose plusieurs types dâhabitation: condoplex (entre 77 500 et 91 500 $), cottages semi-dĂ©tachĂ©s (Ă partir de 99 800$), bungalows semi-dĂ©tachĂ©s (Ă partir de 99 800 $), et enfin cottages dĂ©tachĂ©s (Ă partir de n i m Le Montfort, une maison style Nouvelle-Angleterre offerte Ă 185 000 $.Les ĂȘtre davantage tentĂ©s par le condoplex, le cottage semi-dĂ©tachĂ©, le bungalow DĂ©tail intĂ©ressant, toutes les unitĂ©s modĂšles sont meublĂ©es 134 000 $).Quant au prix des terrains (dâune superficie moyenne de 6000 pieds carrĂ©es) et celui des infrastructures, ils sont inclus dans le prix de vente.Pour les acheteurs plus fortunĂ©s, les promoteurs offrent des maisons comme le Mont-fort, une habitation de style Nouvelle-Angleterre vendue 185 000 $ et qui reflĂšte bien le style dâarchitecture classique propre Ă lâensemble du projet.Petit dĂ©tail intĂ©ressant pour les visiteurs, les unitĂ©s modĂšles sont entiĂšrement meublĂ©es et dĂ©corĂ©es.«11 est souvent difficile dâĂ©valuer avec exactitude les diffĂ©rents volumes dâune maison qui est complĂštement vide, explique Odette Duval.Câest pour- quoi nous nous donnons la peine de procĂ©der Ă lâamĂ©nagement intĂ©rieur ainsi que paysagĂ© des unitĂ©s modĂšles afin que les gens puissent se faire une idĂ©e plus prĂ©cise des possibilitĂ©s quâoffrent nos maisons.» Beaucoup de verdure Comme pour plusieurs projets du mĂȘme type, Les Vieilles Provinces de France font une bonne place aux espaces verts.En effet, 13 % de la superficie totale a Ă©tĂ© rĂ©servĂ© Ă cette fin; une fois complĂ©tĂ©, le projet comptera donc sept parcs dont certains amĂ©nagĂ©s avec des aires de jeu pour enfants.Autre attrait, la proximitĂ© des voies dâaccĂšs (autoroutes 20, 30 et route 132), du transport en commun reliant la Rive-Sud Ă MontrĂ©al ainsi que la prĂ©sence dâespaces acheteurs moins riches seront semi-dĂ©tachĂ© ou le cottage 'Mil.verts plus importants comme ldi Parc des Ăźles de Boucherville.Chez Habitation Classique, on; se montre satisfait de la rĂ©ponse; du public jusquâĂ prĂ©sent.Odette!i Duval prĂ©cise que depuis trois' mois, plus de 6000 personnes ont! visitĂ© les diffĂ©rentes unitĂ©s moB dĂšles.Ce nombre Ă©levĂ© de visĂąt! teurs sâest-il traduit en offceĂ©) dâachat?.A.«Depuis cinq ans, le comportement des acheteurs a beaucoup, changĂ©, dit Odette Duval.DanS* certains de nos projets antĂ©rieursu comme celui de CollectivitĂ© Nouvelle Ă Longueuil, il Ă©tait frĂ©quent de voir les gens acheter aprĂšs une seule visite.Aujourdâhui, il nâest pas rare de voir des gens visiter 10, 15 et mĂȘme 20 fois la mĂȘme unitĂ© modĂšle avant de finalement prendre une dĂ©cision.» Citadines sur Berges PISCINE âą GARAGE INTERIEUR PRIVE âą FOYER MAISONS DE VILLE SUR 3 ĂTAGES 199 000$ toutes taxes Incluses Toit-terrasse âą bureau âą 3 salles d'eau 2 ou 3 chambres .âą * MAISONS DE viLLE SUPERPOSĂES 135 000$ toutes taxes incluses * 2 chambres âą .159 000$ toutes taxes Incluses * 3 chambres Notre-Dame *3 PI J ^ Canal Lachine Prix dâexcellence en architecture de paysage yj i auto?PĂe^° Village Saint-Louis Lac Saint-Louis UN MILIEU DE VIE ĂOUILIBRĂ Ă DIX MINUTES DU CENTRE-VILLE i .âą â .;* âą MAISONS UNIFAMILIALES Ă partir de 128 900$ INCLUANT : Piscine, foyer et plancher de bois franc au sĂ©jour.* Remise de taxes fonciĂšres de 7 500 $ ** T.P.S.etT.V.Q.incluses.Par lâautoroute 2-20 ou 13, sortie 32e avenue, rue Provost Lundi, mardi, mer., de 12 h Ă 19 h Samedi, dim., de 12 h Ă 17 h 637-2375 L K I) E V OIR.I.K S S A M K I) 1 I 5 E T I) I M A N C Il K 1 (i A V R I I, I !l il 5 B ß»| E C 0 N 0 M h ?FRANCE Lâinterdiction de gĂ©rer est maintenue Ă lâĂ©gard du p.-d.g.dâAlcatel Faris (Reuter) â La chambre dâaccusation de la Cour dâappel uc Paris a maintenu hier lâinterdic-lilon de gĂ©rer de Pierre Suard, p.-d.g.dâAlcatel-Alsthom, tout en assouplissant certaines modalitĂ©s de son contrĂŽle judiciaire.| «Le contrĂŽle judiciaire a Ă©tĂ© partiellement modifiĂ©.LâimpossibilitĂ© pjour le prĂ©sident dâexercer ses fonctions est toutefois maintenue», a dĂ©clarĂ© le dĂ©fenseur de Pierre Suard, Me Guy Danet.Lâavocat a prĂ©cisĂ© que son client avait dĂ©sormais la possibilitĂ© de voyager et de rencontrer la plupart des salariĂ©s et diri- geants du groupe.Le conseil dâadministration dâAlcatel-Alsthom a prĂ©vu de tirer les conclusions de cette dĂ©cision le 18 avril lors dâun conseil dâadministration extraordinaire.«Le conseil dâadministration prendra sa dĂ©cision mardi», a confirmĂ© Me Guy Danet.Lâavocat a ajoutĂ© quâil allait «rendre compte» de la dĂ©cision de la chambre dâaccusation Ă son client.«11 prendra les dĂ©cisions qui lui incombent», a-t-il dit.Pierre Suard avait Ă©tĂ© placĂ© le 10 mars sous un strict contrĂŽle judiciaire par le juge Jean-Marie dâHuy, du tribunal dâEvry, dans le cadre de plusieurs mises en examen pour des travaux Ă ses domiciles et des surfacturations prĂ©sumĂ©es dâAlcatel-CIT aux dĂ©pens de France-Telecom.Le p.-d.g.sâĂ©tait Ă©levĂ© contre la principale disposition lui interdisant dâexercer toute fonction au sein du groupe.PriĂ© de dire ce quâil adviendrait de son client si la chambre dâaccusation confirmait le contrĂŽle judiciaire, lâavocat avait rĂ©pondu la semaine derniĂšre aux journalistes: «Dans ce cas, Suard est mort.Il serait foutu.Il serait virĂ© de la prĂ©sidence et deviendrait chĂŽmeur car personne ne voudra reprendre Suard tant que lâinstruction de cette affaire ne sera pas terminĂ©e.» Hier, la chambre dâaccusation a nĂ©anmoins donnĂ© raison au juge dâHuy sur lâessentiel, mĂȘme si Pierre Suard a dĂ©sormais «le droit de rencontrer tous les dirigeants et salariĂ©s du groupe, exception faite des mis en examen et des services comptables dâAlcatel-Alsthom et de France Telecom».Lâobligation de «transmettre ses dĂ©placements Ă lâautoritĂ© du juge dâinstruction» est Ă©galement supprimĂ©e, a soulignĂ© Me Danet.Un «Saint-Just» de lâindustrie Ă©claboussĂ© par les «affaires» Le groupe français, dont la capitalisation boursiĂšre a fondu, devrait se choisir un nouveau patron mardi prochain T) aris (Reuter) â «CompĂ©tent, dur et cas-XT sant», «professionnel, timide, allergique Ă la critique», tels sont les qualificatifs qui reviennent le plus souvent pour dĂ©crire Pierre Suard, p.-d.g.dâAlcatel Alsthom dont la justice a confirmĂ© hier l'interdiction de gĂ©rer son groupe.: Ce Jurassien discret et effacĂ©, considĂ©rĂ© comme lâun des hommes les plus puissants de France, est depuis 1986 Ă la tĂȘte dâun des plus puissants groupes industriels français â 200 000 salariĂ©s et 167 milliards de FF (47 milliards $) de chiffre dâaffaires.j Le conseil dâadministration, qui se rĂ©unit mardi prochain, devrait selon toute vraisemblance lui trouver un successeur, sans doute intĂ©rimaire.Le nom de Marc ViĂ©not, le prĂ©sident de la SociĂ©tĂ© gĂ©nĂ©rale â premier actionnaire dâAlca-tĂ«l Alsthom-, est le plus souvent citĂ©.Outre deux administrateurs salariĂ©s, Marc ViĂ©not, Jean Pey-relĂšvade, prĂ©sident du CrĂ©dit Lyonnais, et Jacques Friedmann, prĂ©sident de lâUAP, rĂ©pondent aux critĂšres de succession.ĂgĂ© de 60 ans, Pierre Suard dirige depuis nreuf ans un groupe dont les activitĂ©s vont des Ă©quipements de tĂ©lĂ©communications, secteur oĂč ilest le numĂ©ro un mondial, au matĂ©riel ferroviaire (TGV), en passant par les cĂąbles, les turbines pour centrales thermiques et lâingĂ©nierie Ă©lectrique.Sous sa direction, Alcatel sâest Ă©galement diversifiĂ© dans la presse avec la GĂ©nĂ©rale Occidentale, lâĂ©diteur des hebdomadaires Le Point, LâExpress et Courrier International.Pierre Suard est administrateur de groupes prestigieux comme la Compagnie gĂ©nĂ©rale des Eaux, le CrĂ©dit commercial de France, Lafarge ou la SociĂ©tĂ© gĂ©nĂ©rale.-u'1 in Polytechnicien et ingĂ©nieur des Ponts, il commence sa carriĂšre au ministĂšre des Travaux publics.Proche de lâUDR, le mouvement gaulliste de lâĂ©poque, il fait un passage en 1966 au cabinet du ministre de lâEconomie, Michel DebrĂ©, et rejoint la Compagnie gĂ©nĂ©rale dâĂ©lectricitĂ© (CGE) en 1973.Il passe plusieurs annĂ©es dans diffĂ©rentes filiales de ce groupe avant dâĂȘtre no,mmĂ© par Edouard Balladur, alors ministre de lâEconomie, Ă la tete de la CGE pour mener Ă bien la privatisation du groupe et assurer son dĂ©veloppement.Deux tĂąches quâil accomplira avec brio.La privatisation risquĂ©e en pĂ©riode de cohabitation de la CGE, qui change de nom et devient Alcatel-Al-sthom, ainsi que lâintĂ©gration dĂ©licate des activitĂ©s europĂ©ennes de lâAmĂ©ricain ITT, le confortent dans son rĂŽle de grand patron international.Jusquâen 1993, le groupe peut prospĂ©rer, atteignant un bĂ©nĂ©fice de 7,05 milliards de FF (2 milliards $).Mais Alcatel est rattrapĂ© par la crise Ă©conomique, qui se fait particuliĂšrement ressentir dans son secteur tĂ©lĂ©communications.Le bĂ©nĂ©fice chute Ă 3,62 milliards de FF ) 1 milliard $) en 1994 alors que lâimpact des «affaires» commence a Ă©clabousser celui que lâon surnomme «le Saint-Just» de lâindustrie.La capitalisation boursiĂšre du groupe fond de plus de moitiĂ©.«Notre groupe est la cible dâune campagne odieuse.Nous restons sereins et avons la certitude que notre bonne foi lâemportera», dĂ©clarait Pierre Suard en mai 1994 aprĂšs la premiĂšre mise en cause de son groupe pour des surfacturations prĂ©sumĂ©es aux dĂ©pens de France Telecom, lâun de ses plus gros clients.PHOTO ARCHIVES Pierre Suard, un Jurassien discret et effacĂ©, considĂ©rĂ© comme lâun des hommes les plus puissants de France, est depuis 1986 Ă la tĂȘte dâun des plus puissants groupes industriels français AprĂšs ses derniĂšres mises en examen le mois dernier, Pierre Suard avait contestĂ© point par point les accusations portĂ©es contre lui, assimilant notamment Ă des «fantasmes purs» lâaffaire de ces surfacturations prĂ©sumĂ©es.AVEZ -vous achetĂ© ces titres aux endroits indiquĂ©s.Demandez notre vidĂ©ocassette gratuite, lin enregistrement de 2h25 incluant un cours d'analyse de 36 minutes.DECISION-PLUS (514) 392-1366 Quand je serai grand, je serai guĂ©ri.^s.- Fondation Charles-Bruneau 256-0404 JZ'.'i Ăši;.Jn MONTRĂAL HEBDOMADAIRE Volume Haut Bas ClĂŽt.Var.52 dern.som.Haut Bas B ABL Can.41750 2.800 ACCTel Z16350 3.000 ADS 10680 5.250 jAurRes 12900 4.900 AbliPrce 318425 20.000 AbtiPr.ir voir plus bas AflnicoE 34954 16.375 .6200 3.200 14180 0.100 1240505 6.625 40525 1.140 73473 20500 2050 15.000 257498 39.125 10000 0.160 219 2.000 2611 0.550 6700 4.100 211200 15.000 14950 25.375 2700 1.150 21950 2.200 1660 9.000 334580 1.570 222000 0.350 2587 1 5.250 12760 16250 21500 16.000 21370 0.155 21240 1.140 216880 17.500 4500 4950 12804 1.700 125580 27.875 Avenor.ir voir plus bas tyWr.wta 21071 0.250 lure 4400 5.250 B Otv voir plus bas B$.WIs voir plus bas 8225 13.875 BCTelec 50435 24.500 189190 12 500 335496 43 625 S 45 500 3800 14.750 1500 3.950 BMOSwts voir plus bas IfitoĂźCa 8704 9500 BNSDiv voir plus bas BqLaur 8957 16750 Bq|auÂŁf6 2675 26000 21134 0250 1607461 10500 5189 26 000 3950 25 000 2400 26 750 14810 21 875 Bq gld US voir plus bas Bq Royale 740310 29 875 Bq Ry.yJ 64050 25 750 BqRysrK voir plus bas 9*2/ 1.45 13550 20 500 rfRysrf 5875 27750 «LRysrG ^375 27 500 SĂRvsiH 15615 28 750 Bq Ry srI voir plus bas B TDSrG voir plus bas 1 0 778752 20750 SrH 10525 25 375 UnĂŒ 22100 26 000 BmpylO voir plus bas âąopsr11 300 27 000 WW-SiO 14500 28250 359777 34 625 628359 27 750 21050 28 000 16667 28 625 sr2 voir plus bas 945526 27625 5250 25500 2050 22 000 34700 26 750 259400 27500 80153 34 125 Stagton 21600 5250 96568 1 900 82600 1 500 310814 24 000 12100 4 000 16800 2 000 5700 0 800 32482 27125 520435 27375 100 24 750 *10750 0 400 746404 18750 27500 0300 4637 24000 2.400 2.400 2.750 2.900 5 000 5.250 4.700 4.700 19.500 19.500 jAgrĂźtek â fjAjjromx Air.Canda Airton.wt Alç-qierg Alla N 6s JJcanAlu lAlfjçna.AlgoSr.1 AtgbA' AtaieCT.a AHMĂ©e AlliForest Amisco |Amisk.A Asbestos Ashton AsfiloĂ©wt fAdralB lĂttol 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25.875 24.750 24 750 26 375 26.750 21500 21 625 28625 29875 25 500 25 500 20 000 20 375 27.375 27.750 27.500 27 500 28 500 28 750 20125 20 625 25250 25375 26000 26 000 27000 27.000 28125 28 250 33250 34 625 26500 27 625 27875 27875 28625 28 625 26625 27 625 25125 25 375 21875 22 000 26625 26 625 27250 27500 32750 32750 5125 5 125 1820 1 870 1400 1 400 22625 23 500 3750 3850 1850 1 970 0700 0800 26250 27125 26000 27 375 24750 24750 0390 0 400 18625 18750 0300* 0300 2362S 23625 5.250 1.000 2.500 5.250 2.050 5.000 3.650 20.625 15.750 19.750 11.250 8625 2.650 0 040 8875 5625 3.050 1.010 22.750 16500 13.375 39.250 27.750 1.190 0.080 3.250 0500 4.300 1.700 12.500 25625 16.250 1.300 0.900 2.750 0.750 51.000 6.000 2.750 0.610 1.360 0.040 12.000 12.000 9.375 9 375 9 500 17.250 26750 1.150 40375 26500 âą0125 40250 22500 41.125 -0375 40125 40250 28000 40250 40 500 40125 29125 28000 40125 41250 41125 28875 -0125 40 875 40 250 40125 -0125 28375 âą0020 7250 40 030 -0200 40875 9 000 40 070 1950 -0125 40375 -0250 0750 21000 0350 -0375 28 125 23125 26750 24250 26 625 21625 27125 25250 26 375 36 625 27625 3 950 2600 1 530 2500 1350 24000 11375 3 500 3850 1650 0500 28 000 17750 21000 17750 26 000 22500 0100 16875 0256 26500 22625 C I) 2/2000 3500 3350 3450 6750 2 000 193947 8500 1125 1375 âą0125 8500 6000 ;500 12 375 12375 12375 12375 âą375 16700 12375 12000 12250 âą0125 12375 1125 45249 14000 17500 13 750 âą1250 17750 10125 H01 1500 1500 1500 11000 7625 Z17D7 2600 2500 2600 3600 2 000 Volume Haut Bas ClĂŽt.Var.7.750 1.550 52 dern.sem.Haut Bas CM S.Wls voir plus bas CS Res.Z12700 8 000 CS Res.wt z220 1.550 CT Fin.2259 18.750 Cabano 3300 0.950 ICall-N.B 2400 7.750 Cambior 49283 16.250 Cambio.wt 23000 1.400 Cambi.wa 1600 1.500 Cambridg 6761 12.000 Camdev z331 4.300 Cameco 22416 38.875 Camp Res 322390 1.030 Can Malt Z26900 16.125 Can.Tung.Z2581 1.600 CdnOxy 39025 38.750 CP Ltd 662159 21.500 CP App RI voir plus bas 458527 14.000 9100 23.000 1792 23.125 Z7900 26 000 ICmnacA 34665 4.700 Cantrex z2550 3.700 CaraOper 24600 3.500 ICaraOp.A 27800 3.500 9600 1.050 65451 7.750 6625 23.875 21700 1.850 2950 ' 6.000 IC Tire A IC Utilit.A C Utilit B C.Ulil.srP CarĂ©na Cascades Casc.sr.1 Casc.wta 0.900 7.750 I.500 II.375 4.300 0.930 15.125 1.600 4.500 3.500 3.400 3.400 0.950 7.500 23.250 1.700 6.000 0130 Cased s a.voir plus bas 1.600 1.000 Cassidys 2500 4.550 14.875 Celanese 60300 23.750 5.375 4.550 Champion 7900 11.625 2040 0660 Chauvco 8050 15 500 30000 19.500 Chrysler 26495 69.000 Cinar Mv Z2117 10250 0.150 ICinar Sv 3817 10500 7125 4.500 Cinram 52850 13.625 CircoCrfl 312600 4.950 Circo.wt 2500 0 500 15625 13.125 ICIeamta z500 11.500 27.375 21.625 Co-Steel Z59350 26.250 6375 6000 CocaCBev 4759 5.250 50.000 41.125 ICog.Cabl 3900 8.125 ICogeco 14564 6.750 35.500 Cominco 45100 23750 12500 ComisrB z300 25.125 4600 2 850 jCancom 1000 7.750 IConsoltex Z1700 2250 7.375 ConsGas 13859 17.000 ICPCIA 115200 2200 14.000 CPCIB 1000 2.150 24000 Conwest 2500 24250 0200 CFQprA 800 26000 10250 8125 Corby A 2858 32250 24 000 ICorbyB Z1359 32000 25375 23000 Coll 70637 13250 26 875 24875 Crestar 290500 13250 19.750 IDMRgrA 219879 4200 Datamark z 1000 2 550 29.875 25 250 Denison A Z1200 0.125 26 500 24250 IDenisn B 181460 0070 DesiprA Z2152 16500 20 500 19000 IDesjarA Z2277 5875 28.500 26125 iDevtek 6500 3300 26250 Dofasco 112390 17875 29500 26 500 Dotas 2 60 1300 31625 Domco 2175 18500 Domtex 32300 8375 22 375 18875 Domtar 539571 11.750 25625 24250 DomtSrB 14225 17000 24 500 IDonohua 230241 18.125 Donohue b 865 18250 25 750 fDord 1050 7500 29 375 26750 iDramxa Z2000 1600 34 750 28000 DuPont A Z82700 19000 27875 22125 (Dufresn 2946 0 250 26 750 KM&I 11027 10375 30 250 27250 fDylexltd 68000 0150 4 850 0500 5.125 7.750 6250 7.750 2200 2.110 2.120 4.150 2 550 0.125 5750 3 050 8125 7250 1550 18500 0250 9875 0120 E EchoBry 106700 14375 13500 Eicon 192800 14 500 13750 Elan 500 10125 10125 Emcoltd 2000 6 875 6 750 EnpfndG vo* plus tas Espaiau r4000 0550 0520 EOCnote voir plus bas fExtndear 73300 23250 23250 770 18250 18250 86007 12000 11625 2015 20 000 19500 771 24500 24500 2631 7500 7 250 70650 23625 23500 2912 13750 13125 9400 20 000 19625 fini BE wwptetas fFĂżMrA 71500 12500 12500 RetCaaa 42595 20 375 ftllnvft 74400 32 000 FtnroU 1500 4 350 FortsfecA 19400 1050 Edndisi2 fEtinfca EĂŒndOn Ertndiyl mm F*ntrtg Fi Dey si 12500 14 000 20250 «0375 11125 20250 16500 FernPr tais ht 4 350 26 000 7125 52 dern.sem.Volume Haut Bas ClĂŽt.Var.Haut Bas 8.000 8.750 5.625 a H 1.550 2500 1.010 18.375 19.500 17.500 GTCPrC z900 22.500 22.500 22.500 23.000 20.750 0.950 ?0.050 1.550 0.750 GTC.wt 2500 1.000 1.000 1.000 1.500 0.400 7.750 ?0.125 10.750 4.850 IGtc.lra.A 27310 8.750 8.500 8.750 +0.250 9.375 6.625 15.250 âą1.125 21.750 12.875 GTC.tra.B 9100 9.000 8.500 8.750 +0.250 9.750 6.750 98.000 âą0.520 7.375 87.000 Gaz.Metro voir plus bas 1.500 -0.150 4.700 1.000 Genec.srl Z5100 0.250 0.250 0.250 0.400 0.100 11.375 âą0250 16.500 10.750 Genecan Z50150 0.045 0.045 0.045 0.180 0.010 4 300 5.875 3850 IGentra 2163690 0.770 0.710 0.740 0.940 0.325 38500 ?1.250 40.250 21.750 GentrOOl z320 19.250 19.250 19.250 19.500 15.250 1.000 +0.020 1.100 0.550 GenlrsrJ z700 11.500 11.500 11.500 11.500 5.375 16.125 16.250 13.250 GenlrsrO Z1100 10.625 10.500 10.625 10.875 2.400 1.600 2.150 1.600 jGlobal 5400 2.000 1.950 1.950 -0.100 2.200 0.700 38.500 +0875 38.750 22.000 iGldcrp.A 41986 12.125 11.500 11.875 âą0.250 12.125 6.750 21.250 +0.250 24.375 19.000 G Knight zlOOO 8.625 8.500 8.500 10.250 6.375 Goodtellw Z2300 5 000 4.900 5.000 5.500 4.400 13.750 ?0.125 14.000 10.125 Goyette 3300 2.000 1.950 2.000 ?0.050 2600 1.900 22.875 25.000 21.875 jGranisk.a 60300 0.450 0.400 0.400 4 300 0.250 22.750 25.000 22.125 G.W.lileco 9750 26.250 25.750 26.250 +0.625 26.250 19.250 26.000 26.125 25.750 G.W.Iif7.45 Z5400 25.500 25.375 25.500 27.000 24.000 4.550 âą0050 5.125 3.300 G.W.Iif7.5% Z5900 25.750 25.375 25.625 26.375 24.625 3.500 6.000 3.250 GrilliA Z1500 2.450 2.350 2.350 5.750 2.400 3.500 âą0.050 4.350 2.950 Grilli 6 2765 2.750 2.650 2.650 7.000 2.500 3.500 4.200 2.950 GuilvA 49858 10.125 10.125 10.125 10.375 5.250 0950 ?0.050 2.100 0.660 Gull Res 192966 6.125 5.875 6.000 âą0.125 6.250 3.650 7.750 ?0.125 8.875 6.375 Gulf.R.p.a 10675 4.050 3.800 3.800 âą0.250 4.150 3.200 23.750 +0.375 24000 21.500 Harmac.r voir plus bas 1.750 +0050 2.400 1.250 Hartco Z1400 7.125 7.125 7.125 8.000 6.250 6.000 7.750 4.850 Hawker 725 15.500 15.000 15.000 -0250 26.125 14.000 Heeslnt 16307 12.625 12.125 12.375 -0.125 15.375 11.375 4.550 5.625 4.050 Hemlo 57991 15.625 14.750 15.250 âą0.125 15.750 11.625 23 500 âą0.010 29.375 20.000 Heroux 340fl 2.500 2.350 2.500 âą0050 2.850 1.700 11.375 ?0250 12625 9500 Hollin Inc 14000 13.000 12.750 12.875 16.250 11.500 15.375 âą0.125 19.750 15.375 Honco z800 0300 0.300 0.300 0.400 0.120 65500 74250 54 500 (Horsham Z76300 18.750 18 500 18.500 22.000 16.500 10.125 10.250 10250 Hubbard 21500 1.000 1.000 1.000 2.200 0.750 10.000 âą0.500 11000 10.125 H Bay Co 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