Le devoir, 29 avril 1995, Cahier C
I.E I) K V OIM, I.E S S A M E DI 2 il K T D I M A X ( Il K A (I A V Mil.I II !> 5 ?LE ?Cinéma Page C3 Théâtre Page C6 Disques classiques Page C7 Jazz et blues Page C8 Vitrine du disque Page C8 Télévision Page C9 Danse Page CIO Grille télé du week-end Page Cil Agenda culturel Page C12 ?Nicole Garcia \ L’homme, ce continent inconnu ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Nous étions quelques journalistes québécois clans un grand hôtel de Paris en janvier, partis à la rencontre de Nicole Garcia.Comme toute star française digne de ce nom, elle est apparue en compagnie d’un petit roquet, lequel donnait d’ailleurs bien sagement dans son coin.Nicole Garcia a le charisme d’une femme un peu cérébrale, qui pèse ses mots, refuse les réponses mécaniques, intelligente, intéressée par les autres aussi, grande dame finalement dans le registre chaleureux.Va pour Nicole Garcia.Aux yeux de tous, elle est avant tout cette comédienne de Mon oncle d’Amérique, de Péril en la demeure de Les Uns et les autres, entre autres films que son visage à la beauté très typée, très stylée et à la sensibilité en demi-tons a marqué de son empreinte.Mais depuis ses premiers pas dans la réalisation en 1990 avec Un week-end sur deux, l’actrice a la piqûre du deus ex machina.Elle dit avoir appris de ses premiers pas et de ses erreurs, se sent investie d’une assurance nouvelle.Nicole Garcia est hère de son second film.«Le cinéma, c’est une épreuve de réalité», estime-t-elle.Se mettre elle-même en scène?«Non, non.Trop difficile».Mais elle se sent de plain-pied avec les acteurs qu’elle dirige, étant comme eux «du bâtiment».Le Fils préféré (qui sera en salle vendredi) dira les rapports plus ou moins tortueux entretenus par trois frères, fils d’un immigrant italien établi à Nice.On rencontrera Jean-Paul Mantegna (Gérard Lanvin) qui se sauve de ses dettes, Philippe (Jean-Marc Ban') avocat transplanté en Italie, Francis (Bernard Giraudeau), homosexuel rejeté par son père.Le tout sous le soleil de Nice qui grouillera de secrets de famille cachés dans les placards avant de sortir au grand jour.Sujets tabous, portes dérobés, Barbe-Bleue, c’est tout ce non-dit qui la passionne, avec le crescendo d’émotions à l’heure où la vérité remonte à la surface.«La famille, c’est le lieu du refuge.Ce peut être aussi le plus grand des pièges, l’arène de la tragédie.Quand le secret est défloré, arrive la honte», poursuit-elle.Comme tous les acteurs, Nicole Garcia ne se voit pas comme un être de solitude.Très peu pour elle, cette créativité qui pousse sans tuteurs.Elle a écrit son scénario à six mains, avec François Dupeyron et Jacques Fieschi, mais en l’alimentant de ses baptises personnelles.A ceux qui s’étonnent qu’elle ait réalisé un «pur film de gars», elle sourit.11 s’avère qu’elle avait justement envie d’explorer une fratrie, d’entrer presque par effraction dans un univers d’hommes.«Un homme, c’est le continent noir, une race à part.Or en mettant en scène trois frères, on touche au sacré, à la transgression.Je me suis débarrassé de la mère, en la faisant mourir avant le début du film, confesse-t-elle avec un sourire à la Agatha Christie.Quant au personnage du père, c’est un être en creux, doté d’une intensité secrète.» Elle aime les hommes, Nicole Garcia.La preuve: la cinéaste a choisi trois des plus beaux acteurs de VOIR PAGE C 2: GARCIA Le Musée d’art' contemporain fête son trentième anniversaire en organisant des expositions sur les dons qui ont permis sa fondation et ne cessent depuis d’enrichir sa collection.Mais le -MAC lui-même a-t-il été un cadeau de Grec pour le Québec?- '[Jm STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR n humoriste a déjà dit que lorsqu’on est parti de zéro pour n’arriver à rien, on n’a de merci à dire à personne.Ce n’est pas le cas du Musée d’art contemporain de Montréal (MAC), qui fête ces jours-ci son trentième anniversaire.En trois décennies et des poussières, «le seul musée entièrement consacré à l’art contemporain au Canada» (dixit la publicité institutionnelle) a accumulé plus de 5000 œuvres d’art de plusieurs milliers d’artistes, organisé environ 600 exposi- tions et des centaines d’autres événements artistiques ou mondains qui ont attiré plus de deux millions de visiteurs dans un des trois lieux qu’a occupés le MAC, le Château Dufresne, l’immeuble de la Cité du Havre et le tout nouveau.tout gros édifice du centre-ville, sur le site de la Place des Arts.C’est là que depuis hier le MAC présente pas moins de trois expositions qui reviennent sur certains aspects de cette histoire, notamment sur l’importance des dons (une œuvre sur cinq) qui sont venus enrichir la Sculpture habitable, 1967, est une œuvre en terre cuite donnée au MAC par l’artiste Robert Roussil.collection permanente de l’établissement.Premiers dons 1964-1965 va même rappeler que ce musée, qui est parfois arrivé à de bien belles choses, n’est pas parti de rien.C’est une expo-cadeau, un hommage aux galeristes, critiques et altistes qui ont été directement impliqués dans la mise sur pied du MAC, en offrant des œuvres pour constituer une amorce de collection permanente.L’exposition rassemble une trentaine d’œuvres parmi les centaines offertes au MAC au cours de ses deux premières années d’existence.On peut notamment y voir les «cadeaux» de Louis Belzile, Bernard Buffet, Albert Dumouchel, John Lyman, Alfred Pellan et Henry Saxe.La petite histoire raconte qu'une bonne part de ces œuvres ont été recueillies au début de 1964, à l’initiative d’un citoyen éclairé, le docteur Otto Bengle, collectionneur et directeur de la Galerie 60.Georges-Emile Lapalme, le premier titulaire du ministère des Affaires culturelles du Québec, a fait adopter le projet de VOIR PAGE C 2 : MAC .âi&ü?-t- Une présentation Les^ du Maurier Ltée Ballets de Montréal 11,12,13 mai 1995 Billets : 17 $, 21 $, 25 $, 29 $ Théâtre Maisonneuve Place des Arts Billets en vente à la PdA / 514-842-2112 Réseau Admission / 514-790-1245 Info-Arts Bell / 514-790-ARTS Taxes, redevance et Irais de service.Hommage à Brian Macdonald \ A1C I.E I) E V 0 I II .I.K S S A M !•: I) I 1 !l E T I) I M A N C II E » 0 A V H I I.I I) !) f> GARCIA MAC mm Présente LES MERCENAIRES Une production du Théâtre Bluff Dès 13 ans tü wmm «Nous sommes restés fidèles à nos principes fondamentaux», affirme Marcel Brisebois SUITE DE LA PAGE C 1 loi fondant le MAC en juin 1964.L’établissement était alors doté d’un budget de 100 000 $, essentiellement utilisé pour rafistoler et électrifier le Château Dufresne, où ces premiers dons furent exposés.Mais il s’est écoulé un an avant que le MAC ne s’installe dans l’est de la ville, en juillet 1965 — et c’est donc cette date anniversaire qui justifie les présentes festivités.«Le musée a été l’aboutissement d’une forme de reconnaissance étatique de l’art contemporain qui était très important à Montréal depuis les années trente et quarante, depuis Lyman, Borduas et Pellan, explique le professeur Laurier Lacroix, du département de muséologie de l’UQAM.Cela me semble donc dans la logique que le milieu ait participé à la création du musée.» Il rappelle que bien des musées sont apparus dans un contexte semblable depuis des siècles.Par exemple l’Ashmolean Museum de l’Université d’Oxforc}, grâce à l’importante donation d’Elias Ashmole, en 1686.Ou, plus près de nous, le Musée des beaux-arts de Montréal, fondé par des collectionneurs privés au XIXe siècle.«Le MAC était aussi un instrument de promotion nationale, une manifestation de la Révolution tranquille, mais c’était donc d’abord et avant tout la création d’un lieu de diffusion pour un milieu déjà très actif», dit le professeur.Paulette Gagnon, conservatrice en chef du MAC, renchérit en parlant d’une cristallisation des volontés de toute une société.«Les artistes, les galeristes, mais aussi les hommes d’affaires ont participé à notre fondation, dit-elle.Nous sommes tributaires de la générosité des donateurs.» L’autre exposition inaugurée hier soir, Dons 1989-1994, montre que la pratique des donations n’a pas cessé d’enrichir la collection du musée qui compte maintenant plus de 5000 œuvres, dont plus d’un millier offertes par quelque 300 donateurs.Cette deuxième exposition-anniversaire est divisée en trois segments: le premier rassemble une vingtaine d’œuvres historiques (Pellan, Riopel-le, Molinari, Beuys.), le deuxième présente une trentaine d’œuvres actuelles (Goodwin, Cadieux, Sterbak, Alechinsky.) et le dernier propose une cinquantaine d’estampes et de travaux sur papier (Tapiès, Mother-well, Baselitz.).En l’évoquant, Marcel Brisebois déplore le fait que le budget des acquisitions du musée soit maintenant réduit à 100 000 $, l’équivalent de 1 % du budget de fonctionnement de son établissement.«Idéalement, on devrait consacrer 10 % à 12 % de ce budget à l’achat d’œuvres», dit-il.La dernière expo-cadeau, intitulée Trente ans d’événements publics au Musée, met l’accent sur le MAC comme «laboratoire d’expérimentation de l’art contemporain», sur la diversité des activités publiques depuis trois décennies, des colloques aux vernissages, des performances aux visites guidées, des ateliers de création ou événements multimédias.«Nous collections et nous exposons l’art d’ici, nous le confrontons à l’art de l’étranger, explique le directeur Brisebois.Nous sommes restés fidèles à nos principes fondateurs.» Ce n’est pas exactement l’avis du professeur Lacroix.«Trente ans plus tard, le musée né du milieu de l’art contemporain n’est plus très ancré dans ce milieu, dit-il.Il a le poids d’une collection qui remonte à 1939 et au delà et qui s’est alourdie tristement il y a quelque temps [avec les 1300 œuvres de la collection Lava-lin].C’est de plus en plus un musée de l’art moderne et contemporain au Québec, des années 40 à 80, mais c’est de plus en plus difficile pour lui d’avoir une action dans l’actualité, comme on le souhaiterait.Il traîne et gère peut-être trop d’histoire.» Pour Laurier Lacroix, ce problème est même inhérent à une institution pour ainsi dire essentiellement contradictoire qui prétend muséifier le présent, arrêter le temps artistique au fur et à mesure de ses avancées.«L’idée du musée et l’idée de l’art contemporain semblent antinomiques, dit-il.C’est difficile de concilier les deux.C’est d’ailleurs pourquoi d’autres formules ont été imaginées depuis quelques années, celle des centres de diffusion, de la Kuns-thalle allemande, ou des musées avec des collections restreintes.» Il ne faudrait donc pas faire confiance à un musée d'art contemporain de plus de 30 ans?Faudrait-il remettre en cause l’existence même du MAC?«Pas tout de suite, parce qu’il y a encore place pour de l’expansion, répond M.Lacroix.Mais dans 15 ou 20 ans, quand la période historique à couvrir sera trop longue, oui, il faudra penser à un nouveau type de lieu qui fera plus de place à l’art contemporain, comme le fait déjà le Centre' international d’art contemporain, par exemple.» Là encore, évidemment, M.Brisebois n’est pas d’accord.«Ce musée est un centre de mémoire collective et le travail de collection est: une des composantes essentielles du travail muséolo-gique», réplique-t-il.M.Brisebois refuse même l’idée que la tendance mondiale joue contre les musées d’art contemporain.Il donne une liste partielle des nouveaux MAC à travers le monde: de Los Angeles à Chicago, de Minneapolis à Francfort.«C’est entre 1975 et 1985 qu’on est allé vers les centres d’exposition et les Kunsthal-len.Maintenant, on se rend bien compte que l’art actuel ne peut se comprendre que si on le met dans la perspective d’une certaine histoire.Et cette pratique est d’autant plus importante pour nous, au Canada, où 90 % des artistes qu’on a produits sont des artistes vivants.» Un autre humoriste (ou était-ce le même?) a eu un autre bon mot: la véritable modestie consiste à ne pas se prendre pour moins ni plus que cé qu’on croit qu’on vaut.«Le MAC n’est pas une institution superflue, bien au contraire, conclut Marcel Brisebois.Pour moi, l’effort doit être fait pour enrichir la collection du MAC, par les dons et les achats.C’est tout le sens de notre institution nationale.C’est une collection qui permettra, dans 30 ans, lorsque le musée fêtera ses 60 ans, de dire encore: “Il y a là quelque chose d’important, qui stimule la pensée et qui fait évoluer la sensibilité de nos concitoyens.”» «Le MAC était aussi un instrument de promotion nationale, une manifestation de la Révolution tranquille, mais c’était donc d’abord et avant tout la création d’un lieu de diffusion pour un milieu déjà très actif.» RAYMOND AVEC LA COMPLICITE DU PIANISTE HERVE GUIDO EST DE RETOUR! Une scène du film de Nicole Garcia, Le Fils préféré.sur sa propre enfance Du 19 au 29 avril 19 DERNIÈRE REPRÉSENTATION CE SOIR À Texte : Pierre-Yves Bernard Mise en scène : Luce Pelletier Avec : Sarto Gendron, France Parent, Martin Héroux, Chantal Valade Réservations : 288-72H 1 LA MAISON THÉÂTRE 255, rue Ontario Est, Montréal Métro : Berri-UQAM LE Devoir 'ALCAIM ' mvjjuat BANQUE nationale t'/umrw *(.) cet outeur redouloblement rusé entraîne le langage vert un état second.» tm, QivkI, U Drr*ir «(.) H décolle Devos.I traverse les dimensions.On traverse avec lui les portes de l'irréel.On voit l'invisible.» Frase* Nmv*, U Joaraal 4* Meatrid 5 ET 6 SEPTEMBRE BILLETS EN VENTE AU GUICHET DU THÉÂTRE ST-DENIS 1594, rue St-Denis, Montréal RÉSERVATIONS: (514)790-1111 Extérieur sans Irais d'appel: 1-800-848-1594 B Cf CL 105.7 fm LE DEVOIl Une porte ouverte SUITE DE LA PAGE C 1 France pour camper sa fratrie.Elle les aime tellement qu’elle a réalisé ce film dans le but avoué de réconcilier ce sexe qu’on dit fort, «ces êtres graves et enfantins».«Au sortir du cinéma, certains me disent: “On est contents d’êtres hommes, après avoir vu votre film.” C’est le plus beau compliment qu’on pouvait me faire.» Nicole Garcia de citer Claudel: «Et délivrance aux âmes captives.» La réalisatrice a eu envie d’offrir une rédemption à ses personnages, après les avoir regardés s’agiter dans leur bocal, comme des poissons rouges.Gérard Lanvin qui joue un personnage perclus de dettes, traqué, elle le voit cerné comme un renard poursuivi par une meute.«Je lui souhaite de sortir de cette immaturité qui le rend captif.» Le Fils préféré ouvrait une porte sur la propre enfance de la réalisatrice.Son père était brouillé avec ses frères pour des questions d’argent.Tou- jours, il lui est apparu comme un être très seul, en retrait.«Pour moi, l’image de l’homme en est une de silence, d’une fragilité sans masque.Le silence est plus fondateur dans une famille que la parole», estime-t-elle.Nicole Garcia est née à Oran.Son enfance de pied noir lui a laissé la nostalgie du Sud, là où les émotions sont plus à vif que dans les pays nordiques.«Tout est chauffé à blanc sous le soleil».Si l’action du Fils préféré a Nice pour cadre, c’est qu’elle se sent à l’aise sous cette lumière, cette outrance.«Tout ce qui a trait à l’exil me touche infiniment.La transplantation donne une grande force à l’être et un sentiment de la précarité des?choses.» A quinze ans, elle a laissé l’Algérie pour la France via l’Espagne, aimait bouger, ça tombait bien.«Mais la douleur de cet exil vécu par mon père, je l’ai reçue comme un héritage», explique la cinéaste.«On écrit avec les ombres du passé, les obsessions, les éléments qu’on ramène à la vie», conclut-elle.PHOTO S.SILVERSTEIN Nicole Garcia «De l'apprivoisement jusqu'à l'apothéose U) il nous tient jusqu'à la fin» Vatin* L*tortt, TtA-SaWt «Un des shows d'humour les plus rafraîchissants des dernières années.Étonnont» jMtlyM Upojt, la Prm* La soirée bénéfice de la Société du Centre Pierre-Péladeau Sous la présidence d’honneur de Monsieur Jean Lamarre, vice-président aux affaires internationales du Groupe Canam Manac, le Gala 95 «Préparer la relève» a pour objectif de créer un fonds pour le développement d’une série de concerts et de spectacles de danse dans des programmes destinés au jeune public, celui qui demain fréquentera nos salles et y assurera la relève.Le mercredi 3 mai 1995, 20 heures Programme: MONTRÉAL DANSE, compagnie résidante de danse contemporaine Extraits de chorégraphies de Danièle Desnoyers et de Jean Gaudin LES BORÉADES, ensemble de musique baroque Oeuvres de Merula, Castello et Pachelbel Réception: Foyers du Centre Pierre-Péladeau Spectacle seulement: 25 $ Spectacle & réception: 100 $ Salle Pierre-Mercure Centre Ùiurre-Pi'fàtleaù 300, boul.de Maisonneuve Est (514) 987-6919 % $ I 1 -.- PHOTO ALLIANCE RELEASING >< ["tar ¦ ¦ I.VICTORIA ABRIL #1 AU BOX-OFFICE tetfciHWiwWfJ *R i* Potef0‘ai> liUtnw te« l»q* DOC.l ¦05,7 ftn NOUS ÉTIONS PRIX DES AMERIQUES) mm in nun h ami “ nimnrn ( niimi m nun 11 Od'*e Tremblay.U OCVOM IKCE Will WARRIORS ANS + VIOLENCE «Un très beau moment de pur cinéma, jeune cl inventif.»' «Merveilleuse Katia un des plus émouv portraits de femme.» LÇONALÛO DiCAPRIO CHUTB LIBRE Notre ligne d'information INFO-FILM: 866-0111 de llhOO à 22h00 •Valeri Todorovski sait capter les petits gestes et les grandes passions » LE CANARD ENCHAÎNÉ «Le personnage de Katia est interprété avec gréce et pudeur par Ingeborga D.ipkounaite • UjB*] ?(DOLBY STEREO] FRANÇAIS L’avant-gardiste Egoyan, avant Hollywood Rétrospective du cinéaste canadien anglais au Parallèle, jusqu’au 1ermai ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Après INDOCHINE voici le nouveau film de RÉGIS WARGNIER «.la FLAMBOYANTE histoire d’une femme amoureuse de l’amour!” — Eric Fourlanty, VOIR Emmanuelle Ecart \ ^ Daniel Antcuil yf/fr emme xinçaise Atom Egoyan affirmait cette semaine en conférence de presse que les rétrospectives le rendent mal à l’aise parce que les gens font dire bien des choses à ses œuvres qu’il n’avait pas toujours vues lui-même: «Je tourne avec mes émotions, on m’arrive avec des notions, des systèmes», protestait le jeune loup de cinéma canadien anglais.11 a ressenti le même malaise à la lecture du livre Egoyan, publié en France par les éditions Dis Voir, rédigé par un trio de» Français.L’ouvrage venait interpréter savamment sa filmographie, qui étudiait ses thèmes, les mettait finalement en boîte, malgré la meilleure volonté du monde, parce qu’une analyse est par essence réductrice.Il a beau dire, son style est vraiment le plus facilement identifiable qui soit, une signature nette, impossible à confondre avec une autre.Son monde en est un où les gens se tiennent seuls face à une autre personne aussi seule, où la communication est un leurre, où l’on tâtonne à la recherche de l’autre à travers des images vidéo, des voix enregistrées, et où il y a toujours quelque aïeul, enfermé dans le placard ou sur un lit d’hôpital, dont le cri est enregistré.Un monde cinématographique aux structures complexes qui s’emboîtent comme des poupées russes, sans rédemption possible.Avant l’Egoyan que tout le monde connaît, il y avait un Egoyan identique.J’en veux pour preuve les deux courts métrages qu’il réalisa en 1981 et 1982, du pur Egoyan avant la lettre.Dans Peep Show, le lieu du drame est un photomaton, siège rond et lumière en plein visage, où l’on devient tranquillement fou en prenant la pose pour la photo, surtout quand on essaie de se faire des amours par correspondance et que l’image seule témoigne de sa réalité.A travers le court métrage Open House, l’action devient plus complexe.Il y aura une maison à vendre dans un coin reculé, un petit couple visiteur qui, pris séparément, raconte des histoires complètement différentes sur leur vie commune.Et bien sûr, des personnages mystérieux évoluant parmi les meubles recouverts d’un drap, sans parler de la pièce cachée où un homme handicapé se fait projeter des vidéos d’une réalité sur laquelle il n’a aucu- PHOTO NEW UNE CINEMA Les comédiens, dont le jeune Leonardo Di Caprio dans le rôle de Jim Carroll, ne sont pas mauvais mais leur drame n’arrive pas à nous émouvoir.Basketball Diaries, une déception totale BASKETBALL DIARIES (CHUTE LIBRE) .De Scott Kalvert, avec Leonardo Di Caprio, Bruno Kirby, Lorraine Brac-co, Emie Hudson, Patrick McGaw, James Madio, Mark Wahlberg, Barton Heyman, Roy Cooper, Juliette Le-.wis.Scénario: Bryan Golubojf, d’après le livre de Jim Carroll.¦ Images: David Phillips.Montage: Dana Congdon.Musique originale: '¦Graeme Revell.E.-U., 1994.Version originale: aux Loews, Angrignon, Im-val et Famous Players.Version française: au Parisien et au Laval.FRANCINE LAURENDEAU Vous croyez qu’il s’agit d’un film pour sportifs, en d’autres tenues fl’une intrigue simpliste qui tourne-fait autour des mésaventures d’une pquipe de basketball?Détrompez-vous.Bien sûr que de jeunes gaillards vont lancer à plusieurs reprises et dans diverses circonstances un ballon vers le panier suspendu de l’équipe adverse.Mais ils passeront bientôt à d’autres jeux.Jim (Leonardo Di Caprio) et sa petite bande sont les meilleurs de l’équipe de basketball de leur high school.Cette supériorité les rend très sûrs d’eux et fortement antipathiques.Ils ne se gênent pas, par .exemple, pour vider les casiers de l’équipe adverse de l’argent, des montres et autres objets de valeur qu’ils peuvent contenir.Ailleurs, ce serait du vol.Ici, c’est jugé de bonne guerre.Une nuit de bringue, une jolie fille initie Jim aux joies de la cocaïne.Tournant fatal dans la vie du jeune garçon qui va désormais essayer tout ce qui existe comme drogues, pour finir par sombrer clans l’héroïne, suivi par ses copains bien sûr.Il faut dire qu’on ne l’aide pas beaucoup.Il n’a qu’un seul véritable ami qui, atteint de leucémie, est condamné.Dans son école catholique, le professeur-curé ne connaît guère que la manière forte pour punir les turbulents gamins, f’instructeur sportif, lui, est un homosexuel honteux qui ne pense qu’à ça et qui pieurt d’envie de peloter son élève.A la maison, il semble que Jim n’ait pas de père.Sa mère est une brave femme qui, à bout d’arguments et convaincue de son impuissance, va le flanquer à la porte.Là, dans la rue, c’est la véritable {déchéance.Un courageux protecteur essaie bien de le désintoxiquer malgré lui, mais Jim prend la fuite.La rédemption passera par la prison et par l’écriture.Depuis toujours, le garçon tient un journal quotidien clans lequel il transcrit ses faits et gestes, ses réflexions, ses rêves.Des poèmes aussi.Ce qui n’était qu’une (évasion deviendra désormais une raison de vivre.Aujourd’hui, plus de vingt-cinq ans plus tard, le vrai Jim Caroll a publié quelques tomes de son journal et quelques volumes de poésie.Il a enregistré des disques.Pour bien des jeunes, c’est une idole.Voilà longtemps qu’on tentait de lui arracher les droits cinématographiques de son emblématique journal.Il a finalement cédé.Je ne sais ce qu’en penseront les exégètes.J’avoue qu’avant le battage publicitaire qui a précédé la sortie de Basketball Diaries, je n’avais jamais entendu parler de Jim Caroll ni de sa jeunesse tumultueuse.Pour ce qui est du basketball quand on n’y connaît rien non plus, c’est tout de même plus aérien, plus élégant, plus agréable visuellement que le football américain.C’est le premier long métrage réalisé par Scott Kalvert et on dit le plus grand bien de Leonardo Di Caprio, la babystar du cinéma américain.Bref, je n’avais aucune exigence particulière, j’espérais tout simplement un bon film et, avec un sujet pareil, un film émouvant.Déception sur tous les plans.Des failles Je n’ai rien contre les ellipses, bien au contraire, mais je trouve qu’il y a des failles dans cette histoire.J’en citerai deux.La première, c’est l’absence du père, ou plutôt l’absence ^’explications sur le père de Jim.Etant donné l’aspect psychologique et social du thème, on s’attend à un geste salvateur du géniteur lorsqu’il voit son fils en perdition, on s’attend à une évocation en forme de flash-back de la part de Jim qui se souviendrait, ou à tout le moins, à une explication de la mère sur sa monoparentalité.On néglige également de nous dire par quel miracle la prison a joué pour Jim ce rôle rédempteur, d’autant plus qu’un copain lui a raconté qu’il est beaucoup facile de se ravitailler eq prison que lorsqu’on vit en liberté.A la suite de quelle heureuse influence, de quel élément déclencheur Jim aurait-il soudain décidé de se désintoxiquer?Les comédiens ne sont pas mauvais, le jeune Di Caprio met beaucoup de cœur à l'ouvrage, mais nous demeurons à l’extérieur de leur drame, que ce soit celui de la mère qui voit son enfant se démolir sans qu’elle n’y puisse rien, ou celui de Jim, incapable de s’éloigner de son poison.J’ai tout de même hâte de voir Leonardo Di Caprio dans le prochain film d’Agnieszka Holland où il est Rimbaud tandis que David Thew-lis est Verlaine.Mais je n’ai pas hâte de voir le prochain film de Scott Kalvert dont la mise en scène m’a rapidement fait passer de l’agacement à l’exaspération.Visages défigurés par le grand angle, éclairages exagérément théâtralisés, et, surtout, ces sortes d’interludes pendant lesquels Jim tout seul, ou Jim avec d’autres, se livre au sport que vous savez, le basketball étant alors traité avec une surenchère de mouvements au ralenti qui doivent constituer, j’imagine, l’équivalent d’un ballet dans l’esprit du réalisateur, mais que j’ai ressentis comme autant de prétentieuses boursouflures.Arsinée Khanjian et Ashot Adamian (à l’arrière-plan), dans Calendar ne prise.Le voyeurisme qui sera le point d’orgue de son œuvre a déjà ses quartiers dans ses œuvres de jeunesse.Voilà: on est presque arrivé à Next of Kin, à Family Viewing, à Speaking Parts, tous ces films qui ont valu à Egoyan sa place au soleil et l’étiquette de cinéaste-qui-fait-des-films sur-desvidéos.Avant la mode, avant La Vie de fam ille de Jacques Doillon, avant Sex, Lies and Videotapes de Soderbergh, Egoyan avait incorporé avec brio et modernité le langage de la vidéo dans celui du film.Mais on a eu quelque temps l’impression qu’il faisait du sur-place, enroulé dans les mêmes thèmes, dans l’écho des images et des mystères qui répondent aux mystères et aux images.C’était avant qu’il ne signe The Adjuster en 1991, film dont la quête de l’image était quasi absente, mais où Les personnages d’Egoyan?Des îles esseulées sans pont possible entre elles l’on retrouvait la solitude de ses personnages en parallèle.Place à un inspecteur en sinistre dont l’univers privé flambera pendant qu’il courtise les femmes qu’il aide, à l’heure où chacun prétend être autre chose que ce qu’il est.Tout Egoyan est là.On est seul, les familles sont disloquées et aucun pont n’est possible entre les îles que nous sommes.Egoyan a réalisé Calendar en 1993.Il avait un très petit budget, une équipe réduite au minimum, tenait lui-même la caméra dans ce pèlerinage aux sources d’une Arménie qu’il ne connut jamais.Ni Atom ni Arsinée, sa femme et actrice, tous deux Canadiens, ne sont nés en Arménie.Seuls leurs grands-parents y vécurent.C’est toute la quête des racines qu’il explore ici.Le film consti-tue-t-il un documentaire sur l'Arménie, ou bien une fiction teintée de direct?Calendar mêle les deux genres en une structure vraiment intelligente, réussie, humoristique.Les douze mois du calendrier s’écoulent avec Arsinée qui visite les beautés locales en prenant un bain d’histoire.Le personnage joué par Atom, son mari, l’attend en multipliant les rendez-vous avec des minettes en quête de rôles qui finissent toujours par s’évader vers le téléphone pour susurrer leurs amours.C’est cette même incommunicabilité qui s’étale magistralement dans Exotica.L’Exotica de cet invraisemblable club de nuit où l’effeuilleuse possède son secret, le voyeur aussi, et où des accommodements sont possibles dans la gestion de ces secrets-là.Atom Egoyan pénétrait avec ce film qui lui valut tant d’honneurs dans les ligues majeures de la maîtrise du style.Mais tout au long de sa filmographie, on salue la complexité et l’intelligence de ses scénarios.Espérons sincèrement qu’Hollywood, qui lui fait la cour depuis le succès d'Exotica, ne sabotera pas ce vrai talent personnel.LE NOUVEL OBSERVATEUR JOSIANE ALAIN BALASKO CHABAT Maudit Le succès de l’heure sur une jeunesse désabusée dans un New York sans pitié.“FOUDROYANT! DiCAPRIO NOUS DONNE [’INTERPRÉTATION ÉCLATANTE D’UNE GRANDE STAR!!’ • Peter Travers, fKHIRG STOKE MAGAZINE “ÉTONNANT! ' PEUT-ÊTRE UNE DEUXIÈME NOMINATION AUX OSCARS0 POUR DiCAPRIO!” • Oti Stttter.HTStTAMMEKT TIME-OUT SVNDlCATCN “GLAÇANT! LE JEU DE DiCAPRIO EST RIEN MOINS QUE BRILLANT!!1 - Raj Bakalir.R6C-RADB “POIGNANT! L’INTERPRÉTATION DE DiCAPRIO EST ÉLECTRISANTE!!’ OirtMI.UTI0U1 ms STIICITE f AVEC LA ' MUSIQUE DE: PEARL JAM SOUNDGARDEN P.J.HARVEY .THE DOORS .VF.de D|AR|E< APRÈS LE SUCCÈS LITTÉRAIRE DE JIM CARROLL B A f KL&J-&AUU ?HE 11 DOLBY STERËÔl ra «ga «sa i VERSION ORIGINALE ANGLAISE i ivi.vt^iiBi g u: tfrii KSggam r L# OP ES m ?mm [;tj VERSION FRANÇAISE AVEC SOUS TITRES ANGLAIS AU CENTRE EATON UNE COMÉDIE DE JOSIANE BALASKO over la participation de TICKY HOLGADO Gg Gazon GRAND ECRAN Quand une jeune fille innocente devient une femme diabolique.«Magistralement tourné par Valeri .Todorovski.Une étoile nouvelle monte au ciel du cinéma moscovite.» ' • LE FIGARO | «Une oeuvre profondément érotique C'est beau, inattendu, parfaitement ISMAILOVA Un Hlm de VAI.F.RI TODOROVSKI avec INGEBORGA DAPKOUNAITE ALICE FREINDLIKH VLADIMIR MACHKOV ¦ CALENDRIER DES NEMENTS MUSICAUX VENIR jsIqDe en tête SOCIETE PRO MUSIÇA Salle Pierre-Mercure (Série «Emeraude») Le 1er mai 1995, 20 h Angèle Dubeau.violon Marc-André Hamelin, piano et clavecin Alain Marion, flûte Oeuvres de J.S.Bach, C.P.E.Bach, B.Martinu •Informations: Pro Musica.tél.845-0532 Billets: en vente à la Salle Pierre-Mercure, tel, 987-6919 22 $, 17 $ 10 $ (étudiants), taxes incl.(redevance en sus) La faculté de musique de l’Université McGill présente L’ENSEMBLE DE JAZZ DES ANCIENS DE McGILL Gerry Danovitch, directeur OLIVER JONES, piano Le mercredi 3 mai à 20 h Salle Pollack, 555, rue Sherbrooke Ouest (métro McGill) ENTRÉE LIBRE Renseignements: 398-4547 ou 398-5145 Une coproduction avec la Société Radio-Canada LES IDEES HEUREUSES présente LES QUATRE FLÛTES Lv : Concert commenté par Geneviève Soly ! Avec Dan Taylor, alto masculin.Sergei Istomin, violoncelle baroque et quatre flûtistes.Oeuvres de J.S.Bach, B.Marcello, A.Vivaldi, etc.Coproduction SRC Le vendredi 5 mai à 20h Église Erskine et Américaine, me Sherbrooke ouest, angle Crescent.Métro Guy ou Peel Billetterie: Adultes: 20 $, étudiants et âge d’or: 12 $, Musique à la carte -10 $.En vente le soir du concert et au CQM Renseignements: 843-5881 ORCHESTRE DE CHAMBRE McGILL Chef d'orchestre: ALEXANDER BROTT «CANADIAN BRASS» Concertos pour cuivres de Vivaldi et Villa-Lobos Groupe pour cuivres seul Schoenberg: «Nuit transfigurée», Brott: «Ritual» Lundi soir, 8 mai, 20 h.THÉÂTRE MAISONNEUVE Billets: 18 S - 25 S Étudiants: 15 S Place des Arts: 842-2112 Admission: 790-1245 LE NOUVEL ENSEMBLE MODERNE Lorraine Vaillancourt, direction Grand concert «classique» dans le cadre des Journées du XXe siècle Mercredi 10 mai 1995,20 heures Lindberg, Feldman, Perron, Schoenberg, Gougeon Salle Claude-Champagne 220, avenue Vincent-d’Indy (métro Édouard-Montpetit) Billets: 20 S/12 S Informations et réservations: 514-343-5962 SMCQ : Journées XXe siècle Marie-Danielle Parent, soprano, Claude Lamothe, violoncelle Colombe Demers, récitante, Denis Bluteau, flûte L’Ensemble de la SMCQ, direction Walter Boudreau Oeuvres de Stravinski, Schnittke, Kurtâg et créations de Joachim et Boudreau Salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau, 20 h BILLETS: 987-6919 235/16$ Une coproduction avec la Société Radio-Canada L Ensemble Arion Concert de musique de chambre aux instruments d’époque les 12et 13 MAI 1995 L’AMOUR EN ITALIEN Soliste invitée: Ann Monoyios, soprano Salle Redpath.Université McGill.3461 McTavish (métro Peel) Concert co-commandité par la Banque Nationale et l'Institut culturel italien Billetterie articulée: 844-2172 Journées du XXe siècle du 6 au 18 mai Abonnement: (514) 842-9951 n »vec lu devoir CINÉMA Une œuvre de courage Le Démon au féminin, un film courageux de l’AIgérienne Hafsa Zinaï IE DÉMON AU FÉMININ.Réal, et scénario: Hafsa ZinaïKoudil.Avec Djamila Had-dadi, Ahmed Benaissa, Fatiha Berber, SaïdAmrane.Image: A.Messaad.Musique: extraits de Safy Boutella.À Vues d’Afrique aux onzièmes journées du cinéma africain et créole, au cinéma de l’UQAM, 1er mai: 20h et 2 mai: 20h.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Rarement film aura-t-il fait tant parler de lui, avant même que le public n’y ait accès.Passera, passera pas à Vues d’Afrique, ce long métrage qui fut censuré en Algérie et valut au début de la semaine une interdiction de visa à la cinéaste Hafsa Zinaï Koudhil par l’ambassade du Canada à Paris?Viendra, viendra pas la cinéaste après qu’un tollé de protestations eut accueilli et fait vaciller la décision d’Ottawa?Toute la semaine, l’affaire tint du suspense.En attendant, il y a Le Démon au féminin qui finira par être bel et bien présenté à Vues d’Afrique, après que la cinéaste a donné le feu vert, et sera certainement fort couru.Qui ignore encore que Le Démon au féminin raconte l'histoire d’une Algérienne, femme moderne et progressiste que son mari croit possédée du démon et qui la fait torturer par une bande d’intégristes enragés, entre les mains de qui elle deviendra handicapée?Précisons qu’il n’existe qu’une seule et unique copie du Démon au féminin et que celle-ci se trouve à Montréal.Précisons aussi que la copie se trouve passablement égratignée.Il y a des films qu’on évalue avec des critères cinématographiques et d’autres qui constituent des œuvres témoins.Le Démon au féminin appartient à cette seconde catégorie.Hafsa Zinaï' Koudil est romancière avant d’être cinéaste, et son film possède les caractéristiques d’une première œuvre.Il possède aussi celles du film à petit budget.Inutile de s’arrêter aux effets spéciaux qui furent exécutés avec les moyens du bord, ni au jeu parfois sim- pliste des comédiens, ni même au scénario qui coupe souvent court.Le Démon au féminin est une œuvre de courage, puisque basée sur un fait divers réel.Il vient témoigner de l’horreur dans un pays ravagé par l’intégrisme qui assassine le corps et la pensée.Le film ouvre sur une vie de famille, somme toute banale.Retour à la fin des années 80, alors que le cauchemar qu’est devenu l’Algérie se mettait en place.La mère s’habille à l’occidentale, enseigne, élève ses enfants de façon libérale.Le père travaille comme architecte.Tout ce beau monde est heureux.Sauf que le fils aîné, déjà adulte, inquiète sa mère.Il est toujours en train de se prosterner à la mosquée avec les barbus intégristes, pendant que le père, qui soufire de claustrophobie, devient névrosé et halluciné gaillardement en trouvant à sa femme une figure de démon.Son fils aura tôt fait de convaincre papa de le suivre chez l’imam.Jusqu’à ce que la belle unité familiale se désagrège et que de plus en plus malade, le père accepte d’introduire un quatuor d’exorcistes dans la chambre de sa femme où ils la tortureront quasi jusqu’à la mort.Procès truqué, repentirs tardifs, dénouement mélodramatique.Il faut vraiment voir le film comme un cri de révolte de la condition féminine bafouée sous l’Islam des intégristes.Un des personnages du Démon au féminin viendra constater à quel point la femme est toujours le bouc émissaire des problèmes.Quand ça va mal, on lui cogne dessus.Ce que Hafsa dénonce ici a empiré depuis l’époque dont témoigne son film.Aujourd’hui, en Algérie, qui se soucie encore de faire même des faux procès à ceux qui assassinent les intellectuels, les féministes?Le pays ressemble à un jeu de massacre.La cinéaste y est condamnée à mort par les intégristes, refoulée dans un exil tunisien.Une chance que des voix d’artistes s’élèvent encore pour parler de liberté.Espérons que le Canada comprendra à quel point refouler ces voix-là consiste à ouvrir le chemin à un régime qu’en principe la démocratie dénonce.Les multiples visages de l’Afrique MARTIN BILODEAU Bien que secoué par l’affaire Hafsa Zinaï Koudil, réalisatrice du Démon au féminin, le festival Vues d’Afrique balance au public montréalais pas moins de 130 œuvres, films et vidéos confondus.L’Afrique a pignon sur rue à Montréal; elle s’offre en cadeau, avec ses mystères, ses contradictions, ses traditions et ses thèmes de prédilection.Ressortent du lot les figures féminines, que des cinéastes (hommes et femmes) observent attentivement, scrutant du regard les moindres signes d’émancipation.Car, vue d’ici à travers le prisme de nos préjugés, l’Afrique apparaît comme étant réfractaire au changement et répressive pour les femmes.Or, les sociétés dépeintes, notamment dans Brenda Fassie: Not a Bad Girl — un documentaire sur une jeune chanteuse vedette en Afrique du Sud — ainsi que dans The Battle of the Sacred Tree — une fiction sur une jeune femme qui quitte son mari qui la bat pour se réfugier avec sa fille dans son village natal — nous montrent un visage différent et optimiste du combat que mènent les femmes d’Afrique noire.Femmes qui ne partagent cependant en rien le sort de leurs consœurs d’Afrique du Nord, comme en témoigne éloquemment Le Démon au féminin.La singularité de The Battle of the Sacred Tree découle du fait que le film décrit le cheminement de Mum-bi, une jeune mère qui, ayant quitté son mari pour trouver refuge auprès de sa communauté rurale, ne trouve réconfort que chez les hommes de son village.Réunies sous la bannière de l’Association des femmes chrétiennes, les femmes la répudient.Elles s’occupent plutôt de dénoncer le relâchement des mœurs dans le village et l’obscurantisme que symbolise l’arbre millénaire qui règne sur le village, et qu’elle veulent faire abattre.L’arbre restera debout, à se rire des superstitions, comme Mum-bi restera indépendante, à se moquer des traditions qui lui intiment de retourner auprès de son mari.Réalisé par Wanjiru Kinyanjui, une jeune finissante du German Film and Television School de Berlin, The Battle of the Sacred Tree jette un regard amusé sur les tribulations des habitants d’un petit village du Kenya.Le film porte autant sur les rapports qu’entretiennent les gens entre eux que sur les restants de croyances et de superstitions auxquelles certains s’accrochent.Kinyanjui ratisse large, manifestant néanmoins un talent certain pour la comédie; par exemple, l’utilisation en leitmotiv du thème de My Fair Lady est un exemple éloquent de l’ironie de la réalisatrice à l’endroit du colonialisme.Par conséquent, ce sont les scènes dramatiques qui trahissent le plus son inexpérience.D’Afrique du Sud nous proviennent deux longs métrages documentaires qui donnent un son de cloche complètement différent de ce qu’on est communément habitué de voir et d’entendre sur ce pays.Brenda Fassie: Not a Bad Girl et My Vote Is My Secret décrivent, chacun à leur façon, le même phénomène d’ouverture sur le monde que vit ce pays libéré du joug de l’apartheid depuis l’élection de Nelson Mandela, le 27 avril 1994.Brenda Fassie est une jeune chanteuse sud-africaine dont le succès est tout à fait comparable à celui de Madonna.Ni très politisée, ni très controversée, la jeune femme de 28 ans a la stature imposante de Grace Jones, la voix de Mariah Carey et le discours à peu près aussi dense que celui de Diane Dufresne.Néanmoins, Brenda a battu les records de ventes de toute l’histoire de l’Afrique du Sud.De plus, les foules se pressent aux guichets, 14 heures avant leur ouverture, pour s’assurer le privilège de la voir sur scène.Produit pour la BBC et réalisé par Chris Austin, Not a Bad Girl donne la parole à plusieurs intervenants du milieu artistique (agents, journalistes, producteurs, etc.) chargés de démystifier la star, tout en privilégiant la principale intéressée, qui s’enveloppe de mystère et Se livre à des imitations de Madonna, son idole.On se désole de la découvrir totalement creuse, mais d’autant plus fasciné par son impact auprès des jeunes de son pays, qui semblent voir en elle une prophète.Nous sommes donc à des lieues d’un film optimiste, mais en plein cœur d’un phénomène universel, à savoir la substitution ratée des convictions religieuses en des valeurs d’autodétermination.À ' I.’ É C R A N ?: chef-d’œuvre ?: très bon ?: bon quelconque r ?: très faible \f%SVy : pur cauchemar BASKETBALL DIARIES (CHUTE LIBRE) ?De Scott Kalvert.Ce n’est pas parce que c’est vrai que cela touche, ce n’est pas parce que ça coûte cher que c’est bon.S’inspirant de la descente en chute libre de Jim Carroll dans l’enfer de la drogue et de son salut par l’écriture, les auteurs de ce film prétentieux et boursouflé n’arrivent pas à nous émouvoir, malgré la prestation talentueuse du jeune Leonardo Di Caprio.Francine Laurendeau.À LA FOLIE ?De Diane Kurys.Deux sœurs séparées depuis des années se retrouvent dans un ménage à trois impos- • sible et s’adonnent à un jeu dange- ¦ reux et pervers qui n’épargnera • personne.Pour sa première incursion dans un vrai drame œdipien, la réalisatrice de Diabolo Menthe et de Coup de foudre rate complètement sa cible.Croyant jouer dans la véri- • té (et la brutalité) des sentiments, elle frappe gauchement dans le vide et n’exprime que le faux et la banalité.Bernard Boulad N .J BEFORE THE RAIN ?De Milcho Manchevski.Un premier long métrage superbe, émouvant et magique nous arrive de Macédoine.On pense un peu aux films de Kusturica, moins l’outrance de l’onirisme, mais dans une même distorsion du réel qui rejoint le symbole.Trois volets: autant d’histoires d’amour qui se croisent et bouclent la boucle.Deux lieux: la Macédoine déchirée par les guerres de clans, et Londres, à travers le regard d’un photographe de guerre entre deux voyages.Des images puissantes, une musique incantatoire, des scènes chocs, des sentiments poussés aux confins de > la mort.Une oeuvre remarquable.Au Centre-ville et à l’Égyptien.Odile Tremblay KISS OF DEATH ?De Barbet Schroeder.Celui qui nous a donné Reversal of Fortune et Single White Female remet ça avec tout l’humour noir qui le caractérise.Menée tambour battant, cette histoire de vengeance et de dénonciation, de justice et de brutalité, baigne dans un lourd climat de tension virile.On y retrouve les préoccupations chères au réalisateur, et on y savoure la finesse psychologique des personnages.Ceux-ci sont interprétés par de brillants comédiens, dont David Caruso (ex-NYPD Blue), Samuel L.Jackson et Nicolas Cage.A la Place Lasalle, Versailles et Côte-des-Neiges.Martin Bilodeau " PAVILLON DES ARTS _ DE STE-ADÈLE Samedi le 13 mai à 20 h Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal CJUtAO*I 3000 ?Mrti/jwni/1/.ANIMATEUR Pierre Bruneau 2 billets pour PARIS Tirage parmi l'assistance POUR RÉSERVATION: (514) 229-2586 1 364, chemin Ste-M.ir|{uentc (sortie 69 Je l'autoroute des Luirent nies) .> FI QU AIRE , Antiquités Pour des cadeaux de noces uniques, prestigieux et à prix très abordables 2691 ouest, rue Notre-Dame, Montréal Tél.: 989-9542 Pour réservation publicitaire, composez ic 985-3322 fsrs V;i.j ' t A ?mime avec 'ENTREVUE* faillis connaissance avec une personne remarquable chaque lundi.J -F La Mi MÊm ; 19 MAI 20H30 CLUB SODA BILLETS AU CLUB SODA (270-7848), (CHEZ CHAMPIGNY (4380 ST-DENIS, 371 LAURIER O.) ET ADMISSION.riininulüIIV RÉSERVATIONS 790-124S V F ¦K I I LaManufacturg LA LICORNE \ IFIIY JÏR PATIENC 5?• •.IA FORET GILLES MAHEU ^Y THÉÂTRE DU RIDEAU VERT LA COMEDIE de ABLA FARHOUD.mise en scene DANIEL SIMARD, avec CATHERINE LACHANCE, HÉLENE MERCIER et CHRISTIANE PROULX.DÉCOR, COSTUMES ET ACCESSOIRES MARC-ANTOINE CHOQUETTE, éclairages et régie BENOIT FAUTEUX, musique PIERRE MOREAU bande sonore HÉLENE GAGNON, au théâtre la licorne, 4559 ave Papineau, Montréal, du 20 avril au 13 mai, MARDI AU SAMEDI À 20H, DIMANCHE 15H.RÉSERVATIONS: 523-2246.Le meilleur «le nous rof me* V nil- ATKH.DU RIDEAU VERT DES ANIMAUX .Sk Mise en scène: ' GUILLERMO DE ANDREA Michel DUMONT ‘Janine SUTTO • Elisabeth CHOUVALIDZÉ ' Roger LARUE ‘ Jean-Pierre CHARTRAND • Maude GUÉRIN Léo MUNGER • Guy JODOIN • Harr/ STANDJOFSKI Paul CAGELET ‘Véronique WATTERS Concepteurs: Anick LA BISSONNIÈRE • François BARBEAU Michel BEAULIEU • Michel SMITH .DU 18 AVRIL AU 13 MAI 1995 Réservations : 844-1793 ¦aa- IOS.7 fm LES JEUDIS I a PRIX INFORMATIONS : 144-17*1 QUANTITÉ LIMITEE Tragique dans tous les sens du terme Barouf à Chioggia Carlo Goldoni Mise en scène : Guillermo de Andrea Traduction : Olivier Reichenbach Avec: Rémy Girard, Pierrette Robitaille, Raymond Bouchard, Markita Boies, Raymond Legault, Sophie Clément, Guylaine Tremblay, Gilles Provost, Guy Jodoin, Stéphane Jacques et trois autres comédiens En coproduction avec le Centre national des Arts BANQUE LAUWNTUNNl Abonnez-vous: 845-0267 DEPLIANT DISPONIBLE SUR DEMANDE DU 26 SEPTEMBRE AU 21 OCTOBRE 95 Mère Courage Bertolt Brecht Traduction : Geneviève Serreau et Benno Besson Mise en scène : André Brassard Avec : Marie Tifo, Pierre Curzi, France Castel, Roger Larue, Anne Dorval, Serge Postigo et sept autres comédiens DU 7 NOVEMBRE AU 2 DÉCEMBRE 95 La Promenade des veuves Une création de Simon Fortin Mise en scène: Guillermo de Andrea Avec : Rita Lafontaine, Benoit Girard et cinq autres comédiens DU 16 JANVIER AU 10 FÉVRIER 96 La Cantatrice chauve • La Leçon Eugène Ionesco Mise en scène : Daniel Roussel Avec: Hélène Loiselle, Normand Chouinard, Markita Boies, Jean Marchand, Violette Chauveau, Cari Béchard, Christiane Proulx DU 27 FÉVRIER AU 23 MARS 96 Tchékhov, Tchékhova Francine Berge / François Nocher Traduction : Anna Christophoroff Mise en scène : Yves Desgagnés Avec: Patricia Nolin, Gilbert Sicotte DU 9 AVRIL AU 4 MAI 96 KATIA ISMAILOVA ?De Valeri Todorovski.Pour taper plus tranquillement le manuscrit de sa belle-mère, romancière célèbre, Katia s’installe chez elle, à la campagne.Sa vie morne est bouleversée par sa rencontre avec le jeune gardien de la datcha.Des abîmes de la passion au crime, il n’y aura qu’un pas.Un film qui séduit plus par son charme que par la passion qu’il veut exprimer, surtout par celui de la délicieuse Ingeborga Dapkounaite que je vous souhaite d’avoir vue dans Soleil trompeur.Au Parisien.Franchie Laurendeau UNE FEMME FRANÇAISE ?De Régis Wargnier.Arrivant après la grande fresque d'Indochine, ce film plus intimiste met une fois de plus l’Histoire en fond de scène dans ce polirait féminin quelque peu mélo porté par Emmanuelle Béart.Sur fond de Seconde Guerre mondiale puis de conflits coloniaux, le film se penche sur un couple.Elle est ardente et passionnée, portée sur l’infidélité, il (Daniel Auteuil) saute d’un champ de bataille à l’autre, pendant qu’elle s’enflamme dans les bras de ses amants.Des costumes superbes, un rôle-titre assez caricatural malgré une Emmanuelle Béart parfois émouvante, et surtout., très élégante.Mais un Daniel Auteuil en dessous de lui-même et un portrait global qui manque de subtilité.Au Complexe Desjardins.Odile Tremblay DON JUAN DE MARCO ?1/2 Un film de Jeremy Leven qui impressionne d’abord par sa brochette.Rien de moins que le retour du grand Marlon Brando, apparaissant ici aux côtés de Faye Dunaway et de Johnny Depp.Le mythe de don Juan est rajeuni et adapté à un XX1 siècle à l’heure où un jeune romantique qui se croit Don Juan (Johnny Depp) se fait soigner dans un hôpital psychiatrique par Brando.Une histoire farfelue, fraîche, vraiment charmante qui redonne ses lettres de noblesse au romantisme.Brando demeure jupité-rien.Au Eaton et Parisien.Odile Tremblay ROB ROY ?De Michael Caton-Jones.Ce film vient donner la vedette à une brochette de stars: Liam Neeson, Jessica Lange, Tim Roth, John Hurt.Au XVIIL siècle, il raconte l’histoire véridique du héros et chef Rob Roy qui voit le système féodal des clans s’effriter dans ses Highlands envahis par les tuniques rouges, doit faire des concessions, emprunter de l’agent et se mettre à la merci de vilains sans scrupules.Liam Neeson et Jessica Lange jouent mal et ne rafleraient pas d’Oscar avec ça.Des décors magnifiques des Highlands, mais une action violente qui ne lève jamais.Au Crémazie et Angrignon.Odile Tremblay GAZON MAUDIT ?De Josiane Balasko.Avec Josiane Ba-lasko et Victoria Abril.Loli vit en Provence auprès d’un mari macho et infidèle.L’irruption de Marijo dans le ménage lui apporte une heureuse diversion.Amours féminines, machisme et préjugés divers s’entrechoquent avec bonheur dans une comédie savoureuse.Un film tous publics qui enchantera même les machos.Au Parisien.Francine Laurendeau A LA FOLIE Réalisation: Diane Kurys.Scénario et dialogues: Diane Kurys et Antoine Lacombiez.Image: Fabio Conyers! Musique: Michael Nyman.Avec Anne Parillaud, Béatrice Dalle et Patrick Aurignac.France, 98 minutes.BERNARD BOULAD Les personnages passionnés, violents et autodestructeurs sont typiques d’un certain cinéma d’auteur français qui cherche à exprimer dans l’excès la vérité des sentiments.De Zulawski à Pialat en passant par Mazuy et Dupeyron, Téchiné et Doillon autrefois, ils impriment un ton cassant et un style «rentre-dedans» qui, dans le meilleur des cas, touche à l’émotion pure, et dans le pire, flirtent avec la complaisance et le maniérisme.Identifiée au film de mœurs sentimental aux accents nostalgiques, Diane Kurys ne s’était pas encore vraiment aventuré dans les eaux troubles du drame psychologique où tous les dérèglements humains sont traités à vif.Son avant-dernier film Après l’amour pouvait toutefois laisser deviner une envie de prendre des sujets douloureux à bras-le-corps.C’est chose faite avec A la folie, une sorte de huis clos passionnel où deux sœurs, interprétées par Anne Parillaud et Béatrice Dalle, règlent leurs comptes familiaux sur le dos de Franck, le nouveau copain de la première, Alice, une artiste en ascension qui a enfin réussi à stabiliser sa vie affective et professionnelle.Mais voilà, Eisa ne peut pas supporter de voir sa sœur se détourner d’elle et filer le bonheur alors que tout va mal dans son propre couple.Eisa vient en effet de quitter son mari volage et ses deux filles et débarque à l’improviste chez Alice à Paris.Le jour même où Franck (Patrick Aurignac) emménage.Très vite, la tension s’installe.Le ménage à trois forcé dégénérera en confrontation ouverte entre la provocante Eisa et Franck, le boxeur éperdument épris de sa sœur qui, malgré leur apparente inadéquation, veut croire dur comme fer dans leur relation.Mais Eisa, jalouse et rancunière, mettra toute son énergie à briser le bonheur fragile de sa sœur qu’elle va manipuler à souhait jusqu’à la rendre presque folle.Tragédie dans tous les sens du terme, A la folie est une œuvre d’une affligeante maladresse et pla- Anne Parillaud, dans À la folie.titude où la gaucherie de l’interprétation, la faiblesse des dialogues, le ridicule des situations l’emportent largement sur cette noble intention de mettre à nu la détresse et la vulnérabilité d’êtres désespérés, habités par le remords et la culpabilité, poussés au bout de leur logique suicidaire ou meurtrière.Pauvre Béatrice Pour tout dire, le drame des personnages de Diane Kurys nous laisse complètement insensibles.Ils sont dessinés à gros traits, sans nuances et ambiguïtés, freinant la moindre empathie à leur égard.C’est surtout le cas du personnage de Béatrice Dalle dont le jeu maniéré n’améliore pas les choses.De moue dubitative en pose exhibitionniste, la fameuse Betty de 37,2 le PHOTO ARCHIVES matin confirme la mince étendue de son registre d’actrice.De son côté, Anne Parillaud tente de sauver les meubles mais la faiblesse de son personnage ne lui en donne pas les moyens.Quant au nouveau venu Patrick Aurignac, c’est un bien mauvais départ pour lui.Diane Kurys, de toute évidence, n’était pas d.ans son élément.Sa mise en scène est assez primaire, accentuant la superficialité de ses personnages et l’enjeu du drame, livré sans gravité et aucun pouvoir d’évocation.Kurys en oublie la beauté du geste qui parle, le détail qui révèle, le regard qui porte et trahit: la grâce, connaît pas.Seul élément qui réchappe de cet échec lamentable: l’admirable musique de Michael Nyman, malheureusement gaspillée.Dommage.tout nu devant ses sujets faussement éblouis lesquels vantaient la splendeur de l’étoffe, car qui aurait osé s'avouer stupide?Il fallut qu’un enfant se lève pour dire «L’empereur est nu» avant que chacun ne renchérisse et que la supercherie ne soit révélée au grand jour.Le conte est une parabole qui peut s’adapter à bien des consensus de silence.Ici, Le cinéaste Magnus Isacsson s’en est servi pour dénoncer le parti pris des gens d’affaires en faveur du libre-échange qui sécréta tant de malheurs.On n’a guère, depuis les belles luttes syndicales d’antan, l’occasion de visionner des documentaires sur le thème : «travailleurs du monde entier, unissez-vous».Le Nouvel Ha- PHOTO ONF Photo tirée du Nouvel Habit de l'empereur.bit de l’empereur paraît dans ce sens très rétro et quelque peu dé- SAISON 95-96 USINE C 1345, avenue LALONDE (sud d'Ontario entre Panet et Visitation) DU 11 AVRIL AU 6 MAI GUICHET USINE C : RÉSEAU ADMISSION : (SANS FRAIS) 521-4493 (FRAIS EN sus) 7S0-1245 Libre-échange LE NOUVEL HABIT DE L'EMPEREUR Réal: Magnus Isacsson.Image: Jean-Pierre Lachapelle, Barry Perles.Musique: René Lussier.Documentaire.70 min.Au cinéma ONF.Du 2 au 7 mai.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR On se rappelle le conte d’Andersen, Les Habits Neufs de l’empereur.L’histoire de ces tailleurs étrangers proposant au monarque de lui fabriquer des magnifiques habits, visibles des seuls gens intelligents.Le roi eût mieux fait de se méfier, puisque la bêtise est en ce inonde si répandue.Mais il accepta cette étrange proposition, et parada langue de bois suet, tant le discours est dépassé dans sa forme.Ce qui ne l'empêche pas d’avoir des aspects louables pour autant.Mais sur le plan technique et dogmatique, quel ennui! Politiciens sur grand écran Certes, le libre-échange a ses failles.On suivra ici des hommes d’affaires intéressés par la mondialisation des marchés.On verra des travailleurs, du haut des tribunes syndicales, protester contre la fermeture de leurs usines à Trois-Rivières, à Pittsburgh, au Niagara.On entendra Brian Mulroney, encore en poste, promettre mer et monde, puis son successeur Jean Chrétien essayer de gérer l’affaire aux premiers jours de son entrée en poste (rien pour actualiser le film).Surtout on verra des Canadiens au Mexique déplorer les conditions de vie et de travail des gens du Sud étranglés par le libre-échange, condamnés à une misère qui fait pleurer.Le nouvel ordre économique mondial est-il une géhenne où les damnés brûlent et souffrent?C’est ce que ce documentaire laisse entendre.On aurait préféré plus de fi-; nesse, et quelques nuances de pro-J pos.Ce film qui exhale des vapeurs de réalisme-socialiste, suggère qu’en dehors des luttes ouvrières, point de salut.Discours éculé s’il en fut et langue de bois qui mâche dur. I, E I) E V 0 I a .I.K S S A M E I) I 2 !» E T I) I M A N C II E 3 0 A V II I I, I !» !» 5 LE TRIOMPHE DE L'AMOUR N E Claude Poissant signe une mise en scène superbe et inoubliable de l’une des pièces de Marivaux assez méconnue, comme Le Prince travesti qu’il a si bien mené sur la scène du TNM il y a quelques années.Julie Mc-Clemens éclaire le spectacle au centre d’une distribution parfaite.La musique de scène est de l’auteur-com-positeur Pierre Flynn, qui signe pour la première fois une partition pour le théâtre.Il s’agi,t là d’un des deux plus beaux spectacles de la saison.A voir absolument.A l’Espace Go.LE CERCLE DE CRAIE CAUCASIEN Serge Denoncourt signe une mise en scène vive et ludique d’une des grandes pièces optimistes de Bertolt Brecht.S’il y manque la maturité et l’humanisme d’un grand metteur en scène pour corser politiquement la chose, il demeure que Denoncourt a tout fait pour stimuler une troupe nerveuse qui joue cette parabole sur la justice sociale avec des allures de guignol et de fable.C’est beau, bien tourné, très emporté, mais c’est du Brecht allégé de son poids d’humanité.Au Trident.LE SEA HORSE Deuxième mise en scène d’André Brassard cette saison après une bien piètre Mouette au Rideau Vert.Brassard reprend une pièce qu’avaient défendue chez Duceppe en 1974 les comédiens Denise Filiatrault et Jacques Godin.Ce coup-ci, Francine Ruel et Gilles Renaud prennent les rôles dans cette histoire d’amour sur fond de port de mer.Mais le charme ne fonctionne pas, les comédiens n’arrivent pas à convaincre, et tout reste sec dans cette histoire qui se déroule une quit de pluie.A la Compagnie Jean-Duceppe.POOR SUPER MAN La nouvelle pièce à odeur de scandale de l’Albertain Brad Fraser, l’auteur de Des restes humains non identifiés et de L’Homme laid, mise en scène par Fernand Rainville et joué, entre autres, par le metteur en scène Claude Poissant et un comédien magnifique de justesse, Emmanuel Bilodeau.Mais comme à l’habitude l’odeur de scandale de Fraser se dissout vite dans un burlesque un peu simpliste où les homos et les hété-ros sont les bons et les méchants.Au Quat’Sous.Robert Lévesque T H É A T R E Le rêve repasse ROBERT LÉVESQUE LE DEVOIR Lundi midi, au bout du fil, fantomatique et concrète à la fois, la voix de Pol Pelletier.Le choc d’une voix chaude et glaçante, voix d’actrice sombre et volontaire, velours et fer.Pol Pelletier, l’égérie du féminisme au théâtre dans les années 1975 à 1985, la rebelle au répertoire, la solitaire qui regroupe des adeptes, la brebis noire qui laisse derrière elle des légendes de colère, n’est pas quelqu’un de simple: quand elle vous parle elle vous sonne et vous séduit, c’est la voix de Jeanne Moreau qui a croisé celle de Casarès, et l’on sent que cette femme noire est joyeuse, car c’est une exaltation tragique qui résonne de ses cordes vocales.Elle revient sur une scène montréalaise avec son solo Joie, ces jours-ci à la NCT, solo-bilan d’une décennie de luttes théâtrales féministes, bilan d’une défaite ou d’un rêve cassé peut-être mais qu’elle célèbre dans la douleur d’une joie certaine, celle de jouer, de remonter encore sur les planches d’un théâtre alors, me dit-elle, qu’elle a songé un temps abandonner le métier, lui tourner le dos, en éviter les compromis communs et les compromissions ordinaires.Joie est pour elle une opération magique, elle y enterre une décennie avec une énergie revitalisée et inspirante, on y range un rêve en reniflant le vent d’un autre.Pol Pelletier n’a pas innocemment titré du mot Joie ce solo où il y a de la détresse, de la revanche, de la fierté et de l’espoir.Ses galères féministes et dramatiques de 1975 à 1985 — avec les illuminations et les ratés, et le schisme de son groupe fondé dans l’enthousiasme et la liberté avec Jean-Pierre Ronfard et Robert Gravel à la Maison de Beaujeu — elle les repasse à la moulinette d’un plaisir aigu de combattante en nécessité urgente d’affirmation.«Ce n’est pas un spectacle pessimiste», me dit-elle d’une voix qui se rebiffe finement, où je sens la pointe d’un reproche, à moi qui avais écrit lors de la création que cette Joie était un peu mesquine, un peu chagrine.«En 1970 on a cru que le monde allait changer, en 1980 on a constaté la mort de ce rêve, me dit-elle avec du farouche dans la voix, et c’est universel de parler du rêve et de la mort du rêve, en Tunisie, en France, au Brésil, où j’ai fait Joie, des gens m’ont écrit, des communistes de 70 ans, des jeunes désœuvrés, des femmes seules, car partout on pleure ce rêve-là qui a eu ses couleurs différentes partout, ce n’est plus le féminisme qui est ici en compte, c’est l’espoir, et cela touche tout le monde.».La tournée de Joie, qui est passée par le théâtre d’Ariane Mnou-chkine pour aller ensuite un peu partout, et qui continuera, a enseigné à Pol Pelletier que son expérience «montréalaise rejoint quelque chose d’essentiel: «le besoin de sentir une fibre collective qui vibre de nouveau, quelque chose comme une âme collective».Elle y croit maintenant, «elle est là», dit-elle, «je la sens dans le grand navire qui vogue à la fin du spectacle».Le rêve peut donc repasser, il repasse, et c’est pour cela que la comédienne rebelle et exaltée revit, rejoue, et travaille déjà un autre solo car, dit-elle, «j’ai retrouvé la foi en la capacité du théâtre de changer les gens.».Pol Pelletier est unique dans la colonie théâtrale québécoise.On dirait une prêtresse, on dirait aussi une louve.C’est en tout cas une bête de scène qui vit en retrait des théâtres établis, qui refuse le jeu des autres, qui se refuse au répertoire où on voudrait tant voir éclater sa fougue et sa superbe.Mais elle n’aime pas le milieu théâtral, elle le dit franchement: «Ici les structures de travail, l’argent, l’attitude des Pol Pelletier, mi-prêtresse, mi-louve, une bête de scène qui déteste le milieu théâtral ; fj.Pol Pelletier, dans un extrait de Joie PHOTO COMPAGNIE POL PELLETIER ; f artistes, tout me tue, ce n’est pas possible de travailler sérieusement dans cet esprit-là, c’est l’attitude qu’il faudrait changer, cette mentalité de soumission qui dit qu’on va faire comme d’habitude, que c’est ça, qu’on joue Hamlet ou Phèdre entre une télé et une pub; ce serait dangereux si je jouais dans une production dans ces condi-tions-là».Le répertoire?«Ça m’attire pas, je m’intéresse à ce qui n’a pas été dit., et l’art théâtral occidental est fondé sur une vision du monde qui m’intéresse pas, une vision qui dit qu’on a tout raté, que le monde est un paquet de merde.Il y a un acteur que ;v j’admire, avec qui je voudrais travailler, ; c’est Gabriel Arcand mais son théâtre est.t noir, pessimiste, très peu pour moi.».Elle ajoute, et ouvre un espoir: «L’affaire • I que j’aimerais jouer, c’est la tragédie t grecque, la racine de notre barbarie est là, inchangée, quand tu joue cela tu es au cœur des choses, et tout ce qui s’est écrit ; i après n’est que variations faibles.».Coria- -ce, flamboyante, superbe la Pelletier.Croi- > sons les doigts, on la verra un jour dans > Clytemnestre, mais il faudra faire un ménage avant, autour d’elle, pour elle! i Après le Théâtre du Soleil à Paris, la Tunisie, le Brésil, l’Australie, la France.de retour à Montréal spectacle de et avec POL PELLETIER Mise en scène: Gisèle Sallin et Pol Pelletier Conseillère dramaturgique : Gisèle Sallin Décor: Claude Goyette Costumes : François Laplante Lumières : Louise Lemieux Conception sonore: Robbi Finkel Chorégraphies : Paul Bertrand, Danielle Hotte et Pol Pelletier Du 25 avril au I I mai ' Soirées encore disponibles: mardi 2 mai, I9h30; MËÿSÊËÈ ; jeudi 4, vendredi 5 et samedi 6 mai, 20h HUB PRÉSENTÉ EN SCÈNE INTIME la Nouvelle Compagnie théâtrale, salle Denise-Pelletier, 43S3, Sainte-Catherine Est, Montréal Billets également en vente au Théâtre d’Aujourd’hui et à la Licorne !:\î! mmBBBÊBm réservations : 253*8974 THÉÂTRE L E SM Cantin de Sylvie Carol Cassistat Denise Gagnon Jacques Lessard d’Antoine L a p ri I avril a u 6 mai avec la participation atsis 2, rue Crémazie Est 529-2183 LE SOLEIL WMtMy pflMjj BTS MÊÊÊyÆÊ Théâtre F e s t i V A L, DE des Amériques La Nuit (canada) 24 au 27 mai et 29 mai au 3 juin Théâtre du Maurier, Monument-National 1182, Saint-Laurent Une production du Théâtre de la Vieille 17 «La femme à l’âme tuméfiée jette son corps, la nuit, dans la brûlure de la souffrance et du désir.» Cuire Diez, La Libre Belgique (Belgique) «Le spectacle écrit, mis en scène et interprété, en compagnie de Gérald Gagnon, par la Canadienne Anne-Marie Cadieux, tient du miracle - oserais-je dire : de la pureté, comme un champs de neige immaculé.» Catherine Degan, Le Soir (Belgique) Dossier Zero (chine) 31 mat au 5 juin Usine C de Carbone 14 1345, Lalonde Présenté en mandarin avec traduction simultanée en français et en anglais.Parce que la vraie vie est dans la marge.du 24 mai .i n o c au 6 juin 1995 INFO-FESTIVAL (514) 842-1222 Monument-National 1182, bout.Saint-Laurent Comptoirs Admission : 790-1245 Extérieur de Montréal 1-800-361-4595 «Dossier Zéro a démontré qu’aucune politique au monde ne pourra jamais empêcher des hommes et des femmes de parler d’amour, de liberté, de tolérance, de fraternité.» Jean-Marif.Wynants, Le Soir (Belgique) HOWARD JOHNSOf^^ f frWrf-Mu/a Spmlrral ARRIERES R O FESSIONS Les lundis, mercredis, et vendredis inclusivement Pour réservation publicitaire, composez 985-331S ou 1-800-363-0305 télécopieur 985-3390 » J » 1.K I) K V OU, I.K S S A M K I) I 2 !> K T I) I M A X (' Il K Il A V KM.I !) !) ,r> c 7 ;> DISQUES CLASSIQUES Enfer, damnation et rédemption en trois versions iÜ FRANÇOIS TOUSIGNANT ROBERT SCHUMANN Szenen aufGœthes Faust Bryn Terfeld (Faust, Pater Seraphi-cus, Doktor Marianus, bassel); Kari-ta Mattila (Gretchen, Una Pœniten-tium);Jan-Hendrik Rootering (Me-phistopheles, Bôser Geist, basse II); Barbara Bonney (Marthe, Sorge, soprano I); Endrik Wottrich (Ariel, Pater Ecstaticus, ténor I); Iris Vermillon (Schuld, Maria Ægyptia-ca, alto); Brigitte Poschner-Klebel (Not, Magna Peccatrix, soprano II); Susan Graham (Mangel, Mulier Sa-maritana, Mater Gloriosa, mezzo-soprano); Hans-Peter Blochwitz (ténor II); Harry Peeters (Pater Profundus, basse III); Tôlzer Knabenchor, Chœurs de la radio suédoise, Orchestre philharmonique de Berlin.Dir.: Claudio Abbado.Sony Classical S2K 66 308 De cette œuvre rarement jouée et encore plus rarement enregistrée, je n’avais entendu que la version dirigée par Britten au festival de Aldeburgh, datant de 1973, souvenir de mes années d’étudiant.Alors, quand la firme Sony Classical a lancé ce nouvel enregistrement sur son «étiquette or» réservée à l’Orchestre de Berlin sous son chef attitré, je me suis un peu précipité.Non, ce n’est pas ici le chef-d’œuvre de Schumann.C’est cependant son œuvre la mieux orchestrée.Combien de fois n’entend-on pas que Schumann a la main épaisse dans son orchestre — souvent avec raison?Ici, on entend une tout autre pâte.La sonorité se raffine, en grande partie grâce à la polyphonie chorale qui a dû imposer son ombre sur toute la composition.SCHUMANN Scenes from (noctlic’s faust Hr>n Tcrfcl Kama Mtttîila J.m-Hmdnk Rimieriiu KurKira Bonney Endrik Wottrich iris Vermillion Brigitte Poychncr-Klcb Stnan Gtiiham Mai w-IV ter IMocliwirt Harry Pcctcn BERLINER PH1LHARMONIKER CLAUDIO ABBADO IIVI RECORDING Si la genèse de cet opéra en germe est absconse, le choix de Schumann de ces scènes est moins abstrus qu’il n’y paraît.L’idée-force est celle du pécheur (et de la pécheresse) qui trouve le salut grâce à la miséricorde divine.On est à des lieues de la richesse d’interprétation que les célèbres textes de Goethe peuvent susciter.Ne méprisons pas l’entreprise cependant: une des grandes qualités du romantisme première génération est cette naïveté dans le propos savant.Que penser donc de cette version?Beaucoup de bien.Abbado éclaircit le discours et, avec des tempos toujours allant, empêche l’ennui de prendre pied.C’est déjà un exploit en ce qui concerne la deuxième partie de l’œuvre.Cela ne fait pourtant pas décoller la première.Reste la troisième, celle de l’ascension de Faust, transformé en Pater Marianus, magistrale.Première partie composée par Schumann, ici on se trouve en face du génie.On est assez loin du grandiose boursouflé dont Mahler enrobera ces derniers vers du Deuxième Faust; c’est la naïveté dont je parlais plus haut qui triomphe.Abbado et ses troupes — chœurs, orchestre et solistes — émeuvent aux larmes par la flamme avec laquelle ils nous invitent dans ce parcours quasi mystique, en dépit de certaines allures triomphalistes.Si vous adorez Schumann, ou si vous voulez faire une découverte sans passer par une interprétation de deuxième ordre ou un disque mal réalisé, plongez.GIUSEPPE VERDI: MESSA DA REQUIEM; QUATRO PEZZI SACRI Luba Orgonasova (soprano); Anne Sofie von Otter (mezzo-soprano); Luca Canonici (ténor); Alastair Miles (basse); Donna Brown (soprano — Te Deum); Chœur Monteverdi; Orchestre révolutionnaire et romantique Dir.: John Eliot Gardiner Philips 442142-2 Habitué aux formations et au répertoire baroque, malgré un court détour chez Brahms, maintenant significatif, voici John Eliot Gardiner là où on ne l’attendait pas: le spectaculaire Requiem de Verdi.A bien y penser, quoi de plus normal?Comme pour une grande part des œuvres baroques, ce requiem cherche à émouvoir avec des moyens spectaculaires, sculptés à grands VERDI REQUIEM QUATTRO PLZZI SACRI ORGONASOVA VON OTTl: R CANONICI MILES f'/ ' MONTI.VERDI CHOIR ORCHESTRE RÉVOLUTIONNAIRE IT ROMANTIQUE JOHN ELIOT GARDINER traits.11 ne serait guère absurde de commencer à faire des liens entre Vivaldi et Verdi.On trouverait beaucoup de corrélations entre les deux maîtres italiens.Notamment celle de l’utilisation de l’effet à tout prix, sauf celui de la médiocrité.On a ici une version plus dramatique que nature, loin des considérations métaphysiques.Tremble, ô peuple! Le Jugement tel que conçu par Gardiner est terrible! Rassurez-vous, la consolation n’est pas absente, et le chef, comme ses solistes, apporte une sensibilité toute caressante aux angoisses si impudiquement étalées.L’Orchestre romantique et révolutionnaire fait des merveilles.Plus que le «son d’époque», guère nouveau ni différent, c’est celui des orchestres de théâtres italiens qu’on retrouve ici.Bois un peu criards, trompettes assez stridentes (celles du Jour dernier pourraient-elles être autrement bruyantes?), cordes chaleureuses.Et une variété dans la dynamique, stupéfiante.Bien des versions allemandes ou américaines, recherchant la grandeur, pourront aller se rhabiller devant une réussite si sincère et spectaculaire.Gardiner, héritier de Toscanini?Un mot sur l’excellence du Monteverdi Choir, qui s’impose comme nouvelle norme pour les formations chorales, et pour les solistes, féminins surtout.Ils nous font passer de la prière à l’enfer, puis au purgatoire, pour enfin arriver au Ciel.Après tout, si vous êtes comme moi, c’est là qu’on veut aboutir.Les Quatre pièces sacrées ne déparent pas le disque, au contraire.Le ton est toujours celui du Verdi de Don Carlo et de Aida.C’est normal, et tant mieux.Si vous voulez du grégorien, ce n’est pas la bon.ne adresse.Pour avoir de la bonne musique romantique cependant, n’hésitez pas.ARNOLD SCHŒNBERG: GURRELIEDER Waldemar: Siegfried Jerusalem (ténor); Tove: Sharon Sweet (soprano); le Ramier: Mariana Lipovsek (mezzo-soprano); un paysan: Hartmut Welker (basse); le bouffon Klaus: Philip Landgridge (ténor); récitante: Barbara Sukowa; Chorale de concert de l’Opéra de Vienne; Chœur Arnold Schœnberg; Chœur philharmonique slovaque de Bratislava Orchestre philharmonique de Vienne Dir.: Claudio Abbado DGG 439 944-2 Encore une histoire de mort, d’amour et de rédemption.Très païenne (les bien-pensants diraient immorale) celle-ci.Un roi marié aime une jeune fille plus que tendrement.C’est ce que raconte non pas seulement le texte, mais surtout la musique, d’un érotisme exacerbé.La reine jalouse fait assassiner la jeune Tove.Après sa mort, Waldemar — condamné à l'errance pour avoir maudit Dieu — et ses guerriers terrorisent la contrée à la recherche du bonheur perdu, de l’âme de Tove.Qu’il retrouvera un matin d’été dans le mélodrame final.Schœnberg a toujours exhorté ses détracteurs à connaître cette cantate avant d’apprécier ses compositions plus «osées».Suivez son conseil.L’Orchestre philharmonique de Vienne est d’une véritable splendeur.Abbado prend un plaisir jouissif à le faire ainsi sonner.Et nous, à l’entendre.Du crépuscule à l’aurore, nous partageons cette histoire fantastique rendue avec tous les moyens d’un génie de vingt-cinq ans.La vérité s’impose.Siegfried Jerusalem a déjà enregistré le rôle de Waldemar avec Riccardo Chailly, dans une autre belle version, quoiqu’un peu clinquante.Ici, ayant mûri, il a le timbre plus sombre conve- Arnold àcnocnoerg GURRE^UEDER Sharon Sweet • Siegfried Jeniwlem Marjana lipovSek Haftmut WelKer • Philip kangiidgc • Baibaia Siikow.i Kwuettvercinigung WieW Siaatsopcnxhoi ' Arnold Schoenberg CM *• Stowakischéf philhûtmonixhcr Chot Btaiatowo WiénorPhllhaimonlker CIAUDIO ABBADO ^ Cl I i rj ,1 li 1 J I >1 >1 .i ; i .‘ * i \ U! nant au personnage.Sharon Sweet est; une jeune fille émue à souhait.Lipovsek fait un beau Ramier, sans qu’on: oublie encore celui de Troyanos.i Les chœurs sont renversants.Abbado sait garder la fougue, la vitesse et l’énergie sans tomber dans le flou.Pour un enregistrement en concert, il faut le faire.Tout cela demeure sen-, suel au maximum, violent et horrifiant aux bons endroits, et surtout,: surtout, séduisant.Une version corn-, me on n’en attendait plus.On pourra préférer le scintillement] de la version Chailly, mais au détriment de la passion.Certains tempos.peuvent, de prime abord, surprendre.Tout se comprend quand on passe à ! travers l’œuvre.La grande surprise est que le mélodrame final n’est pas dit par un homme mais une femme, une première au disque.Schœnberg pourtant l’a lui-même fait.Cette course sauvage dm vent d’été n’a jamais été aussi bien en-, registrée, voire rendue.Subtile, écla- , tée, gratifiée d’une prise de son étourdissante.les superlatifs me man-] quent Et après toutes les histoires un peu morbides qui marquent ce qui : précède, on monte au ciel avec l’apo-.théose chorale qui clôt l’œuvre.Si vous doutez de l'Homme, vos hésitations s’évanouiront >1 •I samedi 29 avril 6 h 04 LA GRANDE FUGUE Musique du matin, calendrier des événements musicaux et des émissions à souligner pour le week-end.Le samedi et le dimanche, le RADIOJOURNAL à 8 h.Une émission de Gilles Dupuis.10 h RAYON MUSIQUE Magazine qui explore l'univers du disque sous toutes ses facettes.Anim.Francine Moreau.Collab.Catherine Perrin.Réal.Michèle Vaudry.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 DES MUSIQUES EN MÉMOIRE Deux « étoiles » de l’Afrique d'aujourd'hui : Salif Keita et Youssou N'Dour, en concert l'été dernier.Anim.Elizabeth Gagnon.Réal.Lorraine Chalifoux.13 h 30 L'OPÉRA DU SAMEDI ! Fortunio de Messager : Thierry Dran, Colet-: te Alliot-Lugaz, Gilles Cachemaille, Francis j Dudziak, Michel Trempont, Patrick Rocca, René Schirrer, Michel Fockenoy, Nicolas ; Rivenq, Brigitte Desnoues, Sylvie Stewart, i Choeurs et Orchestre de l'Opéra de Lyon, dir.John Eliot Gardiner.Inv.à l'entracte : ! Claude Vaillancourt.En complément de i programme : Les jeunes voix (première : d'une série consacrée aux jeunes chanteurs ! de la CRPLF).Prod.Radio France.Anim.Jean Deschamps.Réal.Maureen Frawley.17 h 30 MONTS ET MERVEILLES Contes.Réal.François Ismert.18 h RADIOJOURNAL 18 h 10 MUSIQUE A LA CLÉ DES CHAMPS Concert champêtre, L'Embarquement pour Cythère et La Grenouillère de Poulenc; Six Pièces de l'Automne 53 de Durey.Une émission d'André Vigeant.19 h LE PETIT CHEMIN Musique classique, chansons, jazz et folklore, poésies et extraits de pièces de théâtre.Une émission de Jean Deschamps.21 h JE VAIS ET JE VIENS ENTRE TES MOTS Exploration vocale, musicale et sonore à partir de textes suggestifs.Avec Cynthia Dubois et Alexandre Hausvater.Une émission de Cynthia Dubois.22 h JAZZ SUR LE VIF Concert enregistré à la Maison de la culture Frontenac : Normand Guilbault Quintet.Anim.Francine Moreau.Réal.-coord.Daniel Vachon.23 h LA CHAMBRE D'ÉCOUTE Des paroles, des sons et des musiques actuelles, tous genres, styles et tendances confondus.Un rendez-vous radiophonique inédit où l'auditeur fera l'expérience d'un lieu d'écoute toutes dimensions.Une émission de Mario Gauthier.0 h 04 VOYAGE DE NUIT Parcours d'intériorisation, de méditation, de détente.Anim.Anne Morency.Réal.Claude Cubaynes.À compter de 1 h 58, émissions en reprise.m a il c •lie 30 a y ri l 6 h 04 LA GRANDE FUGUE 10 h CARTE BLANCHE Des présentations imagées, des musiques sublimes, des choix éclairés et des commentaires captivants! Une émission de Georges Nicholson.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 POUR LE CLAVIER Robert Weisz (2' de 3).D'origine hongroise, le pianiste Robert Weisz a connu plusieurs pianistes de notre époque : Clara Haskil, Nikita Magaloff, Annie Fischer, Dinu lipatti, etc.C'est donc à travers son regard et ses souvenirs qu'il évoque quelques-uns de ces pianistes.Valse op.18 et extr.Sonate op.58 n° 3 de Chopin; Sonnet de Pétrarque n° 104 de Liszt; Valse op.39 de Brahms.Anim.Jean Deschamps.Réal.Michèle Patry.13 h LES VOIX DU MONDE Des choeurs de tradition classique ou ethnique, des formations d'amateurs ou de professionnels.Une émission de Claire Bourque.13 h 30 CONCERT DIMANCHE Quatuor Arthur-LeBlanc : Quatuor op.20 n° 4 de Haydn; Sérénade d’Arteibuscheff; Sarabande de Liadov; Berceuse de Osten/Sacken; Polka de Sokolov/Glazounov/Liadov; Quatuor op.51 n° 2 de Brahms.Anim.Mona Cyr.Réal.Brigitte Lavoie.Réal.-coord.Michèle Vaudry.15 h LITTÉRATURES ACTUELLES Littérature et psychanalyse (dern.de 2).Entretien de Richard Salesses avec le père de la micropsychanalyse, Silvio Fanti.Une émission de Stéphane Lépine.16 h LE JARDIN SECRET Quelques-uns des meilleurs écrivains québécois racontent le plaisir et la passion de l'écriture.3'de 10 : Jacques Folch-Ribas.Une émission de Gilles Archambault.Mise en ondes : Sylvie Dufour.16 h 30 TRIBUNE DE L'ORGUE Semaine de l'orgue de Nuremberg : Karel Paukert à l'église Ste-Sebald.Anim.Michel Keable.Réal.Jacques Boucher.17 h 30 AL DENTE Choix musical varié pour agrémenter votre souper.Anim.Normand Latour.Réal.André Massicotte.18 h RADIOJOURNAL 18 h 10 AL DENTE (suite) 19 h LES JEUNES ARTISTES Tobias Kiesewalter, fl., Dina Maner, civ.: Sonates BWV 1033 et BWV 1034 de J.S.Bach.Guylaine Lemaire, alto, Jean Marchand, p.: Élégie op.44 de Glazounov; Sonate op.11 n“4 de Hindemith.Anim.Normand Latour.Réal.Geneviève Sarda.Réal.-coord.Michèle Patry.20 h CORRESPONDANCES Tribune de l'actualité culturelle et des faits de société dans les quatre pays membres de la CRPLF.Anim.Bernard Gilbert.Réal.André Corriveau.20 h 30 MUSIQUE ACTUELLE Magazine d’information sur la création et la diffusion de la musique actuelle.Anim.Mario Paquet.Réal.Hélène Prévost.22 h JAZZ SUR LE VIF Festival international de jazz de Montréal : Amina Claudine Myers.Anim.Francine Moreau.Réal.-coord.Daniel Vachon.23 h RADIOS D’EUROPE Les Chemins de terre.Entretien de Jean-Marc Falcombello avec Agapé Pichard.Prod.Radio Suisse romande.Mise en ondes : Hélène Savoie.0 h 04 ÉMERGENCES L'écologie relationnelle avec Jacques Salomé.L’héroïsme de l'amour ou l'histoire de Roméo, raconté par Jacqueline Kelen.Anim.Richard Cummings.Réal.Claude Cubaynes.A compter de 2 h 03, émissions en reprise.n n d i m a i 6 h RADIOJOURNAL 6 h 07 LES PORTES DU MATIN A votre réveil, un regard sur les activités du jour, rythmé par la musique et les calendriers culturels provenant des régions.Du lundi au vendredi, le RADIOJOURNAL à 7 h et à 8 h.Anim.Carole Trahan.Réal.Diane Maheux.9 h 10 MUSIQUE EN FÊTE La vie quotidienne des Québécois, de 1939 : • ) à 1945 (8' de 12).La psychose de guerre.Rech.Jacques Lacoursière.Anim.Jean Paré.Réal.Pierre Lambert.jjS| Le compositeur suédois Hugo Alfven, né en 1872.Anim.Danielle Charbonneau.%* Réal.Frédéric Trudel.11 h EN SCÈNE 1" partie : magazine de l'actualité théâtrale.2' partie : Les Alpinistes de Gabriel Arout.Coméd.Pascal Gruselle et Sébastien Ventura.Anim.Michel Vais.Réal.André Major et Lucie Ménard.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE Magazine sur l’actualité culturelle nationale.Anim.Réjane Bougé.Réal.-coord.Claude Godin.12 h 45 LA CORDE SENSIBLE Vos oeuvres préférées.Anim.André Vigeant.Réal.Laurent Major.14 h LES FEUX DE LA RAMPE Orchestre symphonique de Montréal, dir.Emanuel Ax, p.: Nocturne de McPhee; Concerto n° 9 K.271 de Mozart et Symphonie n° 3 de Brahms.Anim.Normand Séguin.Réal.Anne Dubois.16 h 04 L'EMBARQUEMENT.Des chefs-d'oeuvre, des rires, des rites, de l'insolite et des émotions en paroles, en musiques et en chansons.Anim.Myra Créé.Réal.Marie-Claude Senécal.17 h 30 RADIOJOURNAL 17 h 50 SOUVENIRS DE GUERRE Entretiens avec des musiciens qui ont vécu ¦ .) de près la Seconde Guerre mondiale.G-c Anim.Françoise Davoine.Réal.Odile « Magnan.18 h LA FARANDOLE Oeuvres pour harpe : extr.Sonate en mi bém.de Dussek, Rondo pastorale de Mozart et Passacaille de Handel.Tarentelle op.6, Sonate en ré pour hautbois et piano de Saint-Saëns; Ballades n” 4 op.52, n° 2 op.38 et Étude op.10 no 4 de Chopin.Une émission de Janine Paquet.19 h CHANSONS EN LIBERTÉ La chanson d'ici et d'ailleurs avec ses auteurs, ses interprètes, ses compositeurs.Une émission d'Élizabeth Gagnon.20 h RADIO-CONCERT Choeur et Orchestre symphonique de McGill, dir.Paul Sacher; Michèle Gagné, sop., Maria Popescu, mezzo, Marc Bello, bar., Marie Laçasse, vl, Eric Reinhart, org.Narr.Albert Miliaire.La Danse des morts et Symphonie n’3 « Liturgique » d'Honegger.Anim.Michel Keable et Françoise Davoine.Réal.-coord.Christiane LeBlanc.22 h RADIOJOURNAL l S 22 h 10 ILLUSTRES OU INCONNUS Le docteur Aimé Pelletier pendant la campagne de la libération de l'Europe.Le 6 juin 1944, les forces alliées amorcent le débarquement en Normandie.Parmi les soldats qui y participent : Aimé Pelletier, membre du corps médical, qui nous fait revivre cette difficile époque grâce à son journal personnel.Coméd.Guy Mignault.Narr.Normand Latour.Réal.Claire Couture.22 h 35 X Y JAZZ De Vancouver, André Rhéaume explore toutes les époques du jazz et la production canadienne.Réal.Dominique Soutif.Réal.-coord.Daniel Vachon.0 h 04 LA VINGT-CINQUIÈME HEURE Une émission de Colette Mersy, suivie d'émissions en reprise.Semaine (lu 29 avril au 5 mai 1995 mardi 2 mai 6 h RADIOJOURNAL 6 h 07 LES PORTES DU MATIN 9 h 10 MUSIQUE EN FÊTE La vie quotidienne des Québécois, de 1939 1945 (9' de 12).La crise de la conscription.Le comédien et chanteur Serge Reggiani, né en 1922.11 h LE BIOGRAPHE ET SA PASSION La Dynastie des Rotschild par Herbert Lottman (dern.de 2).Anim.Denise Bombardier.Réal.Claude Godin.11 h 25 LE LIEU COMMUN Regard sur l'imaginaire dans l'ordinaire.Anim.Serge Bouchard et Bernard Arcand, anthropologues.Réal.François Ismert.11 h 50 1, 2, 3 NOUS IRONS AU BOIS Voir lundi, 17 h 50.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE 12 h 45 LA CORDE SENSIBLE 14 h LES FEUX DE LA RAMPE Marina Piccinini, fl., Marc-André Hamelin, p.: Sonate en mi min.BWV 1034 de J.S.Bach; Sonate « Undine » op.167 de Reinecke; Scrivo in vento de Carter; Syrinx et Prélude à l'après-midi d'un faune de Debussy/arr.G.Sama-zeuilh; Chant de Linos de Jolivet.16 h 04 L'EMBARQUEMENT.17 h 30 RADIOJOURNAL 17 h 50 SOUVENIRS DE GUERRE 18 h LA FARANDOLE Oeuvres de Biber : extr.Sonate n” 8 : Ensemble Romanesca, et Sonate n° 11 : Consort baroque de Fribourg; Quintette avec guitare n° 2 « La Ritirata di Madrid », extr.Concerto pour guitare n° 4 et extr.Quintette avec guitare n” 6 de Boccherini : Pepe Romero, guit., Ensemble de chambre de l'Academy of St.Martin-in-The-Fields.19 h CHANSONS EN LIBERTÉ 20 h RADIO-CONCERT Anatol Ugorski, p.: Sonates K.322 et K.406 de D.Scarlatti; Six Études : Pour les agréments, Pour les tierces, Pour les huit doigts, Pour les sonorités opposées, Pour les quartes et Pour les octaves de Debussy; extr.Catalogue d'oiseaux et extr.Vingt Regards sur l'enfant Jésus de Messiaen.Anim.Michel Keable.Réal.Claire Bourque.22 h RADIOJOURNAL 22 h 10 PASSAGES Examiner le rapport entre le temps et la culture.Anim.Georges Leroux.Réal.François Ismert.22 h 35 X Y JAZZ 0 h 04 LA VINGT-CINQUIÈME HEURE suivi d'émissions en reprise mercredi 3 mai 6 h RADIOJOURNAL 6 h 07 LES PORTES DU MATIN 9 h 10 MUSIQUE EN FÊTE La vie quotidienne des Québécois, de 1939 à 1945 (10* de 12).Les conditions économiques en temps de guerre.Le ténor québécois Léopold Simoneau, né en 1916.11 h LANGUE ET ESPACE FRANCOPHONE L'aventure linguistique au Québec et dans le monde francophone.Anim.Guy Rochette.Réal.Jean-Pierre Saulnier.11 h 45 ÉNIGMES EN DIRECT L'Univers est-il ouvert ou fermé?, une libre adaptation de lan Lauzon, inspiré des théories d'Hubert Reeves.Coméd.Raymond Legault et Marie-Andrée Corneille.Vous pouvez obtenir des laissez-passer pour assister à cette émission en appelant au (514) 597-7787.SRC Üî> Radio FM Æ ¦ • m :l 12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE 12 h 45 LA CORDE SENSIBLE 14 h LES FEUX DE LA RAMPE Orchestre symphonique de la Radio de Sarrebruck, dir.Jun'ichi Hirokami; Joshua Bell vl.: Suite n° 1 « Hundert volkslieder aus Har dangar » op.151 de Tveitt; Concerto en min.op.47 de Sibelius; Symphonie en do min de Grieg.16 h 04 L'EMBARQUEMENT.17 h 30 RADIOJOURNAL 17 h 50 SOUVENIRS DE GUERRE 18 h LA FARANDOLE Extr.de Quintettes avec guitare de Boccherini : Pepe Romero, guit., Ensemble de chambre de l'Academy of St.Martin-in-The-Fields; Sextuor avec piano op.7 et extr.Quatuor avec piano op.67 de Turina : Menuhin Festival Piano Quartet.19 h CHANSONS EN LIBERTÉ 20 h RADIO-CONCERT 50’ anniversaire du bombardement de Dresde.Staatskapelle de Dresde, Choeur de l'Opéra national de Saxe (Dresde), Grand Choeur de Dresde, dir.Bernard Haitink; Charlotte Margiono, sop., Jard van Nés, cont.: Symphonie n° 2 « Résurrection » de Mahler.Anim.Michel Keable et Françoise Davoine.Réal.Édith Allaire.22 h RADIOJOURNAL 22 h 10 LES GRANDES SÉRIES Pluralité religieuse.au Québec (3* de 5).Les dévots de Krishnas, la foi Bahaiste et la méditation transcendantale.Rech.et mise en ondes : Sylvie Dufour.22 h 40 X Y JAZZ 0 h 04 LA VINGT-CINQUIÈME HEURE suivi d’émissions en reprise jeudi 4 mai 6 h RADIOJOURNAL 6 h 07 LES PORTES DU MATIN 9 h 10 MUSIQUE EN FÊTE La vie quotidienne des Québécois, de 1939 à 1945 (11'de 12).Les conditions féminines au Québec dans les années de guerre.Le chef russe Guennadi Rojdenstvenski, né en 1931.11 h L'HISTOIRE AUJOURD'HUI Le rendez-vous de ceux et celles qui s'intéressent au passé pour mieux comprendre notre monde actuel.Une émission de Pierre Lambert.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE 12 h 45 LA CORDE SENSIBLE 14 h LES FEUX DE LA RAMPE Ensemble Zefiro (Italie) : Divertimentos K.213,240,252, 289 et 270 de Mozart.16 h 04 L'EMBARQUEMENT.17 h 30 RADIOJOURNAL 17 h 50 SOUVENIRS DE GUERRE 18 h LA FARANDOLE Extr.Album pour enfants op.39 de Tchaikovski; extr.Children's Corner de Debussy; Sonate en ré K.448 de Mozart, Variations sur un thème de Mozart de Gallant et Sonate en si bém.op.12 de Clementi : James Anagnoson et Leslie Kinton, p.19 h CHANSONS EN LIBERTÉ 20 h RADIO-CONCERT ¦fo En direct du Centre national des Arts à Ottawa.p •) Orchestre du CNA, dir.Trevor Pinnock; Kevin McMillan, bar, Emanuel Ax, p.: Fantaisie sur ¦JJ un thème de Thomas Tallis de Vaughan Williams; Cycle de chants sur des textes de «i Maurice Tourigny [création] de L.Bouchard; Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts Billets en vente à l’OSM / 842-9951.à la PdA / 842-2112 et au Réseau Admission / 790-1245.LA VITRINE DU DISQUE La dernière danse de Doc Pomus durera toute la nuit TILL THE NIGHT IS GONE: A TRIBUTE TO DOC POMUS Artistes divers Rhino (Warner) Depuis que le rock prend de la bouteille, les albums-hommages se reproduisent à l’effarante vitesse du bolot occidental (une drôle de petite bête inventée par la bédéiste Claire Bretecher, qui se multiplie par simple contact, en faisant plop plop plop.).On peut les diviser, très grossièrement, en deux espèces: les bons et les méchants.Les méchants sont les mercantiles, les vendeurs du temple qui s’en prennent par définition aux monuments, qu’ils pillent sans vergogne, sans imagination et, surtout, sans goût.L’imbuvable Stone Free de 1993, dédié au corpus de Jimi Hendrix, était un bel exemple d’opportunisme et d’insuffisance rénale.Même superfluité pour Encomium, le récent florilège de reprises de Led Zeppelin, dont on ne retient que deux ou trois réussites (4 Non-Blondes repiquant Misty Mountain Hop, Sheryl Crow aérant D’yer Mak’er) parmi un lot navrant de redites aplaventristes.Les bons, nettement plus rares, sont généralement les moins évidents.Je signale toujours le premier des deux hommages à Curtis May-field, People Get Ready, une entreprise quasi artisanale qui exhalait l’honnêteté d’intention et le véritable amour des chansons revisitées.Till The Night Is Gone: A Tribute To Doc Pomus est de cette eau-là.Personne ne s’enrichira ici sur le dos large du bon docteur: pas plus la compagnie Rhino — pionnière du marché de la réédition aux Etats-Unis — que l’équipe d’étoiles réunie pour l’occasion: on n’attire pas un Bob Dylan, un Lou Reed ou un Brian Wilson dans une telle aventure autrement que par plaisir et par respect du gaillard.Doc Pomus?Né Jerome Solon Felder à Brooklyn en 1925, condamné en bas âge par la polio à une vie en béquilles puis en chaise roulante, vaincu par le cancer en 1991, Pomus Till The Night Is Gone: AiTribute To Doc Pomus 4 SoJwmoo Omit Rottutt'Cah Shawn ÇuJvia Dion BobDyUn C ' John Huit Dr.John B B.Kin# - LoaLobo* ÀAMoNtvtlk IjUU R red IfTrt» Thomas Brim Wilton était rien de moins que l’un des trois ou quatre plus importants auteurs de chansons de l’histoire du rock’n’roll.Avec ses divers collaborateurs, surtout Mortimer Shuman (bien avant que celui-ci ne s’exile en France et chante Le Lac Majeur), il en coucha plus de mille.«Dont pas mal de cochonneries», précisera souvent Doc, qui s’aimait mieux actif que légendaire.Ses textes, des merveilles de dosage, des bulles d’émotions parfaitement circonscrites en moins de trois minutes, collaient idéalement au pop, au blues, au rock’n’roll, au boogie.Pour Elvis, il écrivit Little Sister, His Latest Flame, Surrender, Suspicion, A Mess Of Blues, Viva Las Vegas.Aux Drifters, il proposa Save The Last Dance For Me, This Magic Moment.Ray Charles immortalisa son Lonely Avenue, les Coasters son Youngblood.Les Searchers adaptèrent ses Sweets For My Sweet et I Count The Tears à la manière des groupes britanniques de 1963.La liste est longue.Songez que Bob Dylan, après vingt ans de carrière, le consultait quand il n’arrivait plus à écrire._ m ¦ SES ES ms Le 1er mai 1995, à 20 h Angèle Dubeau.violon BACH, J.S.BACH, C.P.E.BACH, J.S.MARTINU, B.Marc-André Hamelin, piano et clavecin EU Alain Marion, flûte Trio en sol majeur, BWV1039 Trio en si bémol majeur, WI6I/2 (H,578) Trio «Offrande musicale» en sol majeur, BWV 1079 Promenades pour Jlùle, violon et clavecin, H.274 Sonate pour flûte, violon et piano, H.245 Sonaie-madrigale pour jlùle, violon cl piano, H.29I AIR CANADA INFORMATIONS: PRO MUSICA, tel.845-0532 BILLETS: En vente à la Salle Pierre Mercure : 987-6919 -J 22 S, 17 S et 10 S (étudiants), taxes incl.(redevance en sus) —J tOCIfti UHiMU fCAHAOAl Salle Pierre-Mercure -^jCentre l,irrr*,-IV*ljeii’du 300, boul.de Maisonneuve Est C’est de toute évidence pour faire honneur à son mentor que Sa Sainteté Bob 1er est au rendez-vous, prenant très au sérieux sa version de Boogie Woogie Country Girl (créée pour Big Joe Turner).De fait, tous les invités, sans exception, se montrent digne de celui qui avait pour seule ambition d’être «un homme parmi les hommes».Pure question de responsabilité: John Hiatt, B.B.King, Solomon Burke, Irma Thomas, Dr.John, Aaron Neville et les gars du Band ont tous connu Doc Pomus personnellement.N’ignorant pas les critères d’excellence du personnage, chacun excelle et s’approprie sans crainte le matériel: Brian Wilson fait du Beach Boys avec Sweets For My Sweet, Shawn Colvin épure en folk acoustique la ronflante Viva Las Vegas, Los Lobos traîne Lonely Avenue dans les bas-fonds d’East LA, Dion confère à Turn Me Loose une rugueuse sensualité que ne pouvait ressentir, encore moins rendre, le trop propret Fabian en 1959.En réécoutant pour la huit cent trente-deuxième fois ma préférée, une refonte country-rock d’/ Count 'The Tears par Rosanne Cash qui me joue aux billes avec la pomme d’Adam, une citation du splendide livret me revient en tête: «Si l’industrie musicale avait un cœur, ce serait celui de Pomus.» La dernière danse, c’est pour une de ses chansons qu’on la réservera.Sylvain Cormier IHRAK King Crimson, Crimson Music BMG Ça y est.Onze ans après le petit dernier, Three Of A Perfect Pair, King Crimson vient de lancer Thrak.On peut revivre.Le plus aventureux — au sens vrai et noble du terme — des groupes de l'époque pas toujours heureuse, souvent pompeuse du rock dit «progressif» est maintenant un double trio: deux p’tits nouveaux, Pat Mastelotto (percussions acoustiques et électroniques) etTrey Gunn (stick), pas manchots eux non plus, se sont joints aux Fripp, Levin, Bruford et Belew qui nous avaient pondu les magistraux Discipline, Beat et Three Of A Perfect Pair au début des années 80.Précédé chez les disquaires par VPOOOM, sorte de bootleg officiel des premières répétitions du groupe il y a quelques mois, Thrak rappelle par moments, et fort agréablement, l’esprit et les atmosphères de Red (1974): jolies ritournelles typiques d’Adrian Belew (Walking On Air, la plus douce de l’album, Inner Garden, quasi funk”), déménagements sonores à faire pâlir de jalousie les plus lourds métalleux (B’Boom, Sex Sleep Eat Drink Dream), succès potentiel (Dinosaur), tout est en place pour faire fondre — de plaisir — les chaises, les murs et les oreilles des spectateurs le 28 mai au Saint-Denis.A guichets fermés, pauvres de vous.Martin Duclos Récital d’oeuvres de compositrices canadiennes du XXe siècle LORRAINE FONTAINE soprano accompagnée au piano par NANCY PELLETIER dans une mise en scène de Lucie Bertrand 1er et 2 mai 1995 à 20 h Salle du Gesù 1200, rue de Bleury (Métro Place des Arts) Billetterie: 861-4036 Dans le cadre de la Série Soirées en devenir du Centre de créativité du Gesù en collaboration avec le Centre de musique canadienne au Québec f I.E I) E V (Hit , I.E S S A M E 1) I 2 0 E T I) I M A N (' Il E A 0 A V K I I.I !» !• 5 TÉLÉVISION La télédiffusion par satellite: une gigantesque concurrence pour les câblodistributeurs V ¦r.: Alvaro Pierri «.vraiment excellent.Pierri est d'une maturité artistique unique» - New York Times « Brillant ! .cet artiste versatile est un maître.» - Le Soir, Paris Salle Pierre-Mercure Centré Pierre-Péladeau Le mardi 16 mai 1995, 2Ô h 987-6919 / Admission : 790-1245 Billets : 26 $, 24 S, étudiants : 12 S 300, boulevard de Maisonneuve Est Métro Berri-UQAM (sortie rue Saint-Denis) I,K DEVOIR t faisan^ tyS-ÿfï f/)es événements à ne bas fmtnijtiet'I TVA), les cotes d’écoute se sont stabilisées aux alentours de 100 000.La SRC est encore à des années-lumière des scores impressionnants de Salut Bonjour de TVA dont la moyenne de 564 000 téléspectateurs n’a pas fléchi d’un iota.M.Lapointe se garde donc bien de pavoiser.Il ne faut surtout pas dire à M.La-pointe cependant qu’il fait mousser le volet variétés de l’émission.Il s’insurge.«Depuis trois semaines, au contraire, nous mettons plus d’accent sur l’information.Nous avons maintenant un camion micro-ondes et une équipe affectée au faits divers.Nous pouvons ainsi privilégier le direct à l’extérieur.S’il y a un incendie, une prise d’otages, nous sommes là.» Soit.Mais un fait demeure.Les mises en scène se multiplient.A la météo, Pascal Yacouvakis ne recule devant rien pour égayer sa météo.On l’a vu cette semaine en haut d’une échelle de pompier.Information ou variété?Et depuis deux semaines, la danse aérobique a fait son entrée les lundis.Mais la SRC, pour une raison ou une autre, joue les vierges offen sées à la mention du mot «variété».Elle PHOTO ARCHIVES La télédiffusion en direct par satellite s’agite.Pour l’instant, les câblodistributeurs gardent le silence.PHOTO SRC Suzanne Lévesque veut, dit-elle, «faire de l’information de bonne humeur».Car l’information le matin ça n’est pas, ça ne doit pas être le téléjournal.«Nous sommes à moitié habillés, en train de faire nos toasts», dit un membre de la direction de la SRC.es câblodistributeurs sont restés silencieux cette semaine, devant les développements dans le dossier de la télédiffusion en direct à domicile par satellite.On les comprend: ce n’est pas d’eux dont il était question mais des entreprises qui s’apprêtent à nous faire miroiter de jolies petites soucoupes et une distribution par satellite.Mais ce silence cache une fébrile activité.L’Association canadienne des câblodistributeurs a mis sur pied un comité de stratégie, pour rétorquer le plus habilement possible à l’arrivée de la télévision distribuée par satellite.En fait, les câblodistributeurs étaient aux premières loges de l’étrange spectacle qui s’est déroulé cette semaine à Ottawa et en vertu duquel le gouvernement a ouvert la chasse aux licences pour les entreprises désireuses de distribuer les chaînes par satellite.Jusqu’à mercredi, seule la compagnie canadienne Expressvu avait obtenu une exemption lui permettant d’aller de l’avant En élargissant la compétition, Ottawa permet à Power DirecTV d’être sur les rangs.Ou du moins de soumettre une demande de licence.Avec le nouveau processus de consultation enclenché à Ottawa, il n’est pas certain que les entreprises de distribution par satellite seront prêtes à entrer en scène en septembre mais les câblodistributeurs, eux, ne prennent aucun risque et se préparent pour une bataille à l’automne.D’abord les câblodistributeurs insisteront sur les coûts élevés non pas du satellite mais du décodeur.(80 $ pour lepremier, 1000 $ pour le second).Ils parleront des dégâts qui peuvent survenir sur les toitures et le coûts des réparations s’il y a verglas ou pluie violente.Ils verront également à ce que tous les joueurs soient soumis aux mêmes régies: présentement les câblodistributeurs sont tenus de verser environ 5 % de leurs revenus aux télés communautaires et aux chaînes gouvernementales.Ils demanderont aussi à ce que les nouveaux joueurs soient soumis aux règles d’assemblage en cours présentement, soit une chaîne canadienne offerte pour chaque chaîne américaine.Selon l’animateur, l’émission sera, à compter de l’automne, davantage axée sur Montréal et davantage constituée de reportages en direct, d’entrevues sur le terrain.«Nous pouvons être plus punchés, plus mqrdants.» A RDI, le directeur des programmes, Martin Cloutier, n’hésite pas à dire qu’il aurait voulu garder Durivage.Il est probable que l’émission demeure, car elle est une des plus écoutées.Avant l’entrée en ondes du réseau, Simon Durivage avait proposé ses services pour des entrevues, mais pas au rythme finalement retenu.A la dernière minute, on lui a demandé de remplir la case du 21h30 quatre fois par semaine.«J’ai fait ça à pied levé.» A part le téléjournal première édition présenté à 21h, Sans Détour, avec ses 45 000 téléspectateurs est une des émissions les plus regardées de RDI.Bon matin de la SRC, information ou variété?Partira partira pas?Les paris sont ouverts sur l’animation, à l’automne prochain, de Bon matin, l’émission matinale de la SRC.De plus en plus cependant, il semble que Suzanne Lévesque, qui sera remplacée à compter de la mi-mai par Michel Viens, le temps des vacances, sera de retour en septembre.En tous cas, le nouveau directeur des nouvelles, M.Philippe Lapointe, ne tarit pas d’éloges à son endroit «Ça va très bien avec Suzanne.Elle fonctionne très bien.» Il est exact que depuis que M.La-pointe est allé chercher le réalisateur Pierre-Paul Beaulieu (auparavant à Les câblodistributeurs feront aussi valoir à leurs abonnés en région que la réception par antenne n’est pas toujours parfaite et, enfin, que certaines régions perdront leur télé locale.Mais parallèlement à toutes leurs interventions, les câblodistributeurs n’ignorent pas que leur meilleure arme c’est la technologie.Et ils travaillent d’arrache-pied pour développer leur décodeur numérique qui, seul, saura garantir la même qualité d’images et de son que la distribution directe par satellite.Mais les grouypes-témoins n’ont apparemment pas été impressionnés par les images transmises par satellite.Il reste que plus de 30 000 Canadiens reçoivent illégalement leurs émissions par satellite.De nombreux magasins vendent l’équipement, pourvu que l’acheteur sojt prêt à donner une adresse aux Etats-Unis.Un jeu d’enfant auquel le gouvernement veut mettre fin.Durivage quitte Sans Détour La contribution de Simon Durivage au Réseau de l’information, du moins celle à Sans Détour, se termine fin juin.«Je ne referai pas Sans Détour Vannée prochaine.Je suis à la fois triste et soulagé.L’émission m’a donné une satisfaction professionnelle extraordinaire, Mais ça faisait beaucoup de travail.» Effectivement.Animer quotidiennement Montréal ce soir sur la chaîne principale et mener des entrevues d’une demi-heure quatre fois par semaine sur RDI, ce n’est pas SOURCE SRC Simon Durivage une sinécure! En fait, deux raisons expliquent le départ de Simon Durivage de RDI.Il faut faire de la place pour les employés de la chaîne principale de Radio-Canada qui perdront leur emploi dans les semaines avant l’été.Dans ce contexte, fournir un travail à quelqu’un qui a déjà les mains pleines n’est peut-être pas approprié.L’autre raison, c’est que, justement, Simon Durivage risque d’être plus occupé que jamais à l’automne, avec les changements que la SRC veut apporter à Montréal ce soir.«Je veux m’impliquer davantage, dit M.Durivage.Sortir davantage.Les gens aiment que l’on soit sur le terrain.» :«KM i ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTREAL CHARLES DUTOIT bnta/iete *Æusih Yo-Yo Ma interprète 4 concertos d’auteurs bannis par les Nazis.'e/'/soz - ^&nfimce c/n G/ttisi Après Les Troyens en 1993 et La Damnation de Faust en 1994, voici L’Enfance du Christ.(d culmina Œa/Ht/ut Le chef-d’oeuvre de Carl Orff.ætt ZOO ans c/u ciném a Les thèmes célèbres des films Mort à Venise, Elvira Yo-Yo Ma, violoncelle Concerto pour violoncelle de Hindemith Louis Lorti e,piano Concerto pour piano n° 4 de Rachmaninov Jukka-Pekka Saraste, chef Symphonies n° 6 et n° 7 de Sibelius Chantal Juillet, violon Concerto pour violon n° 2 de Penderecki û _ Emanuel Ax, piano Concerto pour piano n° 4 de Beethoven Yefim Bronfman,piano Concerto pour piano n° 2 de Saint-Saëns Stanislaw Skrowaczewski, chef Symphonie n° 7 de Bruckner Horacio Goûterez, piano Concerto pour piano n° 2 de Brahms 842-9951 Madigan, L’Orange mécanique, Manhattan, Platoon et La Symphonie Pathétique.« S c ri'Sffttcz/ut# t/c/rc tfcçaw t f (pon/te z- nous ifés maintenant/ Demandez notre brochure ¦ Pierre Amoval, violon Concerto gregoriano de Respighi Jean-Yves Thibaudet, piano Concertos pour piano de Ravel KyokoTakezawa, violon Concerto pour violon de Mendelssohn Raymond Leppard, chef Symphonie n° 5 de Beethoven I PHOTO MICHAEI.SLOBODIAN :*fm eû prélude à l’aprWmidi d’un faune COMPAGNIE MARIE CHOUINARD m grands 'RENDE RfflBES, DIRECTEUR ARTISTIQUE Elle nous a déballé un Sacre du printemps étonnant, époustouflant même.Une gestuelle vigoureuse, sauvage, teintée d'un primitivisme exceptionnellement éloquent, quelque chose de fort et de terrien , qui vous frappe directement aux entrailles.» Le Nouvel' Observateur, [Paris! Personne dans Plie de Montréal ne devrait perdre cette occasion unique de voir ou revoir, mais aussi d'entendre ou réentendre, les folles images que Stravinski a inspirées à la femme sauvage de la nouvelle danse québécoise qu'est Marie Chouinard.Le Devoir, |Montréa Monument-National • Salle Ludger-Duvernay 9, 10, 11, 12, 13 et 14 mai 1995, 20 h 1 790-1245 1 LADIES’ MORNING MUSICAL CLUB 104ème Saison - 1995-1996 SALLE POLLACK 555 ouest, rue Sherbrooke le dimanche à 15 heures 30 1er oct.MILLENNIUM, piano et cordes 15 oct.QUATUOR VOGLER, cordes BERNARD GREENHOUSE, violoncelle 29 oct.HENRIETTE SCHELLENBERG, soprano DANIEL LICHTI, baryton 12 nov.TRIO PASQUIER, cordes 26 nov.CHO-LIANG LIN.violon ANDRÉ-MICHEL SCHUB.piano 11 fév.JEAN-CLAUDE PENNETIER.piano 3 mars AMERICAN STRING QUARTET, cordes RICHARD RAYMOND, piano 24 mars GUSTAV RIVINIUS, violoncelle 14 avril EMERSON STRING QUARTET, cordes 5 mai ANTON KUERTI.piano Abonnement: 115,00 S Billet: 25.00$ Étudiants (22 ans) et • : 75,00 $ Billet: 15,00$ Taxes incluses Renseignements: LADIES' MORNING MUSICAL CLUB 1410.rue Guy.bureau 32 Montréal H3H 2L7 Tél.: 932-6796 / 487-2822 PHOTO DAVID COOPER Gioconda Harbuto et Andrea Boardman des Grands Ballets canadiens.Manon Levac et Martin Carignan de Montréal Danse dans Les Yeux troubles, du chorégraphe Danièle Desnoyers.«Nacho Duato touche au sublime.» — Le Devoir Jardî Tancat Duende Du 4 au 6 mai 1995 à 20 h Matinée le 6 mai à 14 h There, below Chore-graphic: James Ktidclka Musique: Ralph Vaughan Williams Quatuor à cordes Arts - Salle Wilfrid-Pelletier Avec l'Orchestre des Grands Ballets Canadiens sous la direction de Jacques Lacombe Mr.r, Billets a partir de 15$ taxes et redevance incluses Place des Arts 842-2112 il Réseau Admission 790-1245 ou 1 800 361-4595 Info-Arts Bell 790-ARTS accès Le Devoir * Danses folles de mai Les 31 jours du mois sont couverts de bout en bout En mai, danse ce qu’il te plaît.Foi d’observatrice attentive, aucun chorégraphe ni interprète local ne s’est fait prier pour respecter le dicton.VALÉRIE LEHMANN ai est comme mars: bourré à craquer de danses.Encore une « histoire de calen- drier ou un problème d’hormones.Les lieux de Montréal d’ordinaire les plus fermés à la chorégraphie, ou au public, sont sollicités.Tels des fleurs prin-cières s’ouvrent ainsi le métro, les institutions scolaires et les studios privés de répétition.La grande majorité des salles qui hébergent la danse, de façon habituelle ou occasionnelle, participent au mouvement: la Place des Ails, le Monument National, l’Agora de la danse, Tangente, le Centre Strathearn, le Théâtre La Chapelle reçoivent, durant ce mois, souvent à plusieurs reprises, des artistes du geste.Fait non négligeable, la gamme des productions chorégraphiques à venir se montre étonnamment large: la programmation de mai englobe la belle Margie Gillis, la grande institution classique des Grands Ballets canadiens, le superbe soliste José Navas, l’anticonformiste Jo Lechay, la grandiose et sauvage Marie Chouinard, les dynamiques Ballets jazz de Montréal, les folkloriques Sortilèges, la secrète Louise Bédard, l’anthologique ballet Philadelphia Danse Company, l’ésotérique compagnie Cameron MacMaster, plus une foule d’autres chorégraphes locaux en herbe, intéressants, à laquelle il faut ajouter également une masse impressionnante d’interprètes de haut niveau.Les trente et un jours du mois sont couverts de bout en bout par la danse.Pas question d’oublier ce moment, trop rarissime en période hors festival.Interprètes de haut niveau Mais les événements que réserve le tout début de mai constituent à eux seuls une prestation mémorable.Du 3 au 5 mai, la danse descend dans le métro, station McGill, et les Montréalais sont invités à monter dans les studios de répétition découvrir les coulisses du métier de chorégraphe.La STCUM, le Regroupement québécois de la danse et le ministère de la Culture et des Communications du Québec ont organisé cette manifestation grand public de promotion de l’art de la danse, intitulée Station Danse.Au menu des trois «journées portes ouvertes» sont inscrites onze prestations chorégraphiques, offertes par sept troupes et deux écoles de danse, et dix répétitions professionnelles, à suivre en studio.Les œuvres in situ, présentées à partir de 12h au métro McGill, mettent sur les quais des compagnies de style résolument populaire, dont Les Sortilèges, Les Ballets jazz de Montréal et Graffiti Tango.Les rendez-vous publics chez les artistes sont davantage axés sur les institutions et les chorégraphes particulièrement actifs sur la scène montréalaise, et ceci peu importe le courant esthétique qu’ils représentent: ainsi, les ateliers et les classes des GBC, de Montréal Danse, de Louise Bédard Danse, de Brouhaha Danse, des Ateliers de danse moderne de Montréal et d’Howard Richard Danse se laissent visiter, du mercredi au vendredi en après-midi.Il n’y a rien à éviter en particulier de cette manifestation.Les Montréalais qui préfèrent la nouvelle danse iront faire un tour chez Howard Richard, Danse Imédia, et surtout chez Louise Bédard ou Brouhaha Danse, qui préparent leur prochaine création.Ceux qui veulent rencontrer la danse moderne se rendront à Montréal Danse; ceux qui désirent se faire une idée claire de la danse classique contemporaine se rendront aux GBC.Et les parents en mission auront le choix entre l’ADMMI, ou l’école Lapierre, sans oublier les GBC.L’unique chose à regretter de Station Danse — hormis que la chose se déroule en semaine et en journée — est que la compagnie Marie Chouinard aura été présente, durant l’événement, exclusivement lors du lancement de presse! Ceci dit, du 4 au 6 mai, un superbe chorégraphe postclassique est en ville avec deux de ses œuvres-phares.Il s’agit de l’Espagnol Nacho Duato.Durant deux jours, il représente la tête d’affiche des Grands Ballets canadiens, à la Place des Arts (pas dans le métro cette fois, mais bien à la salle Wilfrid-Pelletier).Les métropolitains connaissent maintenant depuis plusieurs années ce jeune artiste fougueux et tendre, aimé des GBC.Dès 1990, son Na Floresta, chaud et coloré, a été plébiscité par le public.Dès 1993, son Rassemblement, un vigoureux ballet riche de musiques sud-américaines explosives et de théâtralité subtile, a ému toutes les catégories d’amateurs de la danse.En mai 1995, Nacho Duato ramène, à la Place des Arts.Jardi Tancat, créé pour le Nederlands Dans Theater en 1983 et présenté pour la première fois aux Québécois en 1989.S’impose là un ballet traditionnel semi-folklorique, semi-classique, inspiré de la vie paysanne, re- De Margie Gillis aux GBC, du superbe soliste José Navas à la grandiose Marie Chouinard, mai réserve des prestations mémorables marquable en priorité par sa bande sonore, bâtie de chants a capella.Mais cet émule de Kylian dépose aussi dans la salle Pelletier une nouvelle acquisition: Duende.Composé à partir d’une musique de Debussy en 1991, ce ballet représente en quelque sorte un hommage à la malice, à la séduction, aux yeux pétillants, aux regards coquins et aux sourires en coin.Le flamenco ne lui serait pas loin.La musique africaine lui serait très proche.Comme Nacho Duato a conçu Duende pour la Compania Nacional de Danza qu’il dirige maintenant à Madrid, il faut plus que jamais s’attendre à une nouvelle œuvre sanguine, où la danse fait preuve de latinité.Du 4 au 6 mai, les Grands Ballets canadiens n’offrent pas seulement Nacho Duato en pâture aux Montréalais.Le programme inclut, aux côtés de Jardi Tancat et Duende, la pièce There, Below de James Kudelka, ainsi qu’une nouvelle création de Marc Godden, titrée Quatuor à cordes.There, Below, que les métropolitains ont déjà vu plusieurs fois dansé par GBC, a été créé par le chorégraphe canadien en vogue qu’est Kudelka en 1989.C’est à partir de la Fantaisie sur un thème de Thomas Tallis de Ralph Vaughan Williams que ce sombre et impétueux ballet a été imaginé.Le Quatuor à cordes, que le Canadien Marc Godden vient de terminer pour les GBC, a, lui, été inspiré par la mélancolique partition en fa majeur de Maurice Ravel.Costumes, décors, mise en scène et pas sont empreints d’une douceur, couleur pastel, que ne contiendra jamais la musique choisie par Godden, de style incendiaire.Avec Station-Danse et les GBC, mai démarre sur les chapeaux de roue.Et la chorégraphe Louise Bédard est aussi de la partie dès les premiers jours de mai.C’est à l’Agora de la danse, du 3 au 13 mai, que l’auteure de la fine Vierge noire dévoile sa nouvelle pièce, intitulée Dans les fougères foulées du regard.Mais, pas si vite, ceci vaut une autre histoire. C XIîl I ONT l’HS NBC CBS ABC CTV CBC TQS RQ TVA RC CABLE ONT PBS NBC CBS ABC CTV CBC TQS RQ TVA RC I, E I) K V 0 I I! I.E S S A M E I) I 2 !l E T I) I M A X ( Il E !5 0 A V R I L II 5 0 LA TELE Ml , V S' *.M E Cl )0JR /j / «-> RAISON PASSION Denise Bombardier interviewe Serge Lama et l'historienne Béatrice Richard, qui dénonce le féminisme.Radio-Canada, 18h 20 U O' PAULE DES RIVIÈRES MUSIQUE PLUS Un concert, une entrevue et toutes sortes d'extraits en compagnie de Sheryl Crow, la chanteuse «folk» et ex-choriste de Michael Jackson, Musique Plus, 20h Sheryl Crow.PLAISIR DE LIRE Danièle Bombardier interviewe Lise Bissonnette, auteur de Choses crues, et le comédien René Gagnon.Radio-Québec, 21 h 30 EN RAPPEL lx spectacle lx Big Bazar 1 de Michel Fuguain, enregistré en 1975.Canal I), 22h MEMOIRE VIVANTE Portrait du dictateur espagnol Franco.RDI, 22h [«lü 0® ai mes o Regards sur la nature La Ruée vers Part Le Téléjournal Raison Passion (18:20) Taquinons la planète! Hockey / Sabres - Canadiens Le Téléjournal Nouvelles du sport (22:20) Cinéma /LE F SONNE T0UJ FOIS (4) avec Jack Nie Jessica Lange ACTEUR DURS DEUX lolson, (22:50) om (HD oom cm ai Les Ailes de la mode Vidéo Rock Détente Star Plus Le TVA Doogie Cinéma / LES ZÉROS DE CONDUITE (6) avec James Keach, John Murray Cinéma /NEIGE SUR BEVER avec Andrew McCarthy, Rob LY HILLS (4 art Downey, r.Le TVA & le TVA Sports Loteries (23:39) / Cinéma/ON NE MEURT.(4) (23:56) (24) Regard sur la nature (16:00) Consommacti on La Saga de la formule 1 Pour tout dire.Fou de la pub Janette.tout court/ Corneau: relation mère/fils Mexi-Québec Plaisir de lire Cinéma/SANS UN CRI (4) avec Rémi Martin, Nicolas Prive Bergerac CD ID OH EDH) Passion plein air La Guerre des clans Le Grand Journal Misez juste Cinéma / LA DERNIÈRE CHANCE D'ANNIE avec Sissy Spacek, Mary-Louise Parker 4) Cinéma / RENCONTRE FATALE (4) avec Al Pacino, Ellen Barkin Le Grand Journal OQ ai Equestrian / C oupe du Mond' e Newswatch Saturday Edition Busy Bodies [Hockey / Canadiens - Bills Hockey / Jets - Oilers Saturday Evening News Personal Best Hockey / Flames - Maple Leafs mai o Toyota Race l\lo.3(15:30) RoboCop: The Series Newsline Reg.Contact Lonesome Dove Dr.Quinn, Medicine Woman Street Justice CTV News Nightline Star Trek: Deep Space Nine Pulse Hockey World Star Trek: Voyager Earth 2 Lonesome Dove Puise m CCD (Hl Wide World ol f Sports News ABC News Wheel of.Jeopardy! Cinéma / ESCAPE TO WITCH MOUNTAIN avec Erik von Detten, Elizabeth Moss More Secrets Revealed News The Road Current Affair Hard Copy Murphy Brown ABC News Simpsons Star Trek: Deep Space Nine Baywatch m m LPGA Sprint Championship / Golf (16:00) News CBS News Entertainment Tonight Dr.Quinn, Medicine Woman Walker, Texas Ranger News Forever Knight Wheel of.Jeopardy! Pub m ai Basketball NBA / Match éliminatoire (15:30) NBC News Jeopardy! Cheers Empty Nest/Fin Sisters/Dernière Saturday Night Live Inside Edition Siskel & Ebert ES (57) Marcia Adam's Graham Kerr's Frug.Gourmet The Lawrence Welk Show Austin City Limits Keeping Up Waiting for.Pole to Pole Tina Turner: What's Love?Austin City Lir nits People / Sister David.Victory at Sea Media Watch Inside Albany The Editors McLaughlin Fresh Fields Keeping Up Ffizz | Brittas Empire Red Dwarf Austin City Limits I ¦ , Cinéma m Batman Bugs Bunny & Tweety Show News Focus Ontario Red Green Cradle on.Wilderness.Family Play.| Cosby Mysteries The Marshal I [Global News Saturday Night Bookmice Pingu/Pol/Tot Polka Dot Nordic Fauna Senior Report China: Beyond the Clouds Cinéma / THE WRONG BOX (3) avec John Mills, Michael Caine Conv.(21:55) |Cinéma/THE l\ I0T0RI0US LANDLADY (22:15) (Tsii) Superbike AMA Rick Smith Golf / Senior PGA Las Vegas Classic Esso NHL Sat.Sportsdesk TSN Boxing Special / Carl Williams - Melvin Foster Boxing Special 1991 Superbouts TSN Sportsde: sk (RDS) Nascar (15:00) NBA Action Golf/Classique Las Vegas Sports 30 Ligue en.Gymnastique / 6e Internationaux de Bercy | Billard/Champ, national Vélo de montagne Sports 30 Ligue en.ŒSD Vins fromages Journal suisse Thalassa Régions/Visions Journal FR2 Faut pas rêver | Ça se discute Fest.Franco | Journal belge Visions Cercle.(23:15) (ÇF) Sherlock.Shlak Ma fiancée.Robin des bois Mousquetaires Kelly Jeune en jeune .(ME Musique Vidéi 0(13:00) VoxPop Perfecto Fax Cimetière CD ConcertPlus / Sheryl Crow I Musique Vidéo Bouge de là | Musique Video B VideoRow (14:30)1 Daily R.S.V.P.I SuperHitVideo The Partridge Spotlight Start Me Up | Big Ticket: Blur: Showtime | Videoflow (22:35) [Spotlight (M) Matusalem (15:40) Meurtre mystérieux à Manhattan Eva et Dodger cassent la baraque (19:20) [Angie | Le Bon Fils (22 !:50) m Blade Warriors Woody Wood.Rocko's Life Squawk Box Are You Afraid Sweet Valley [Cinéma / MOBY DICK (3) avec Gregory Peck, Richard Basehart Snowy River: The McGregor Must Be Mad! m Addition SVP Miroir, Miroir L'Enquête Rock en danse Juke Box Watatatow Hockey / Canadiens - Sabres L'Ascenseur Black Jack 21 Roulette VIP Miroir, Miroir (me) Bits and.Clear and Pre: ;ent Danger (16:45) A Simple Twist Camp Kowhere (19:00) (21:00) Dreams of Genie (BID Bulletin santé Aujourd'hui Bulletin jeunes Mtl cette sem.Mtl spectacle Monde ce soir Griffe Grand Reportages / La Chine Le Téléjournal I Scully Mémoire vivante / Franco La Ruée vers l'art CED Hollywood (16:00) Espions/ La C IA-Cuba Samedi de rire A.Hitchcock Le Goût du monde Biographies: Edgar Hoover La Pub, e'est la pub (2/7) En rappel: Michel Fugain Navarro CIN EMA AU PETIT ÉCRAN NEIGE SUR BEVERLY HILLS (4) (Ixss Than Zero) E.-U.1987.Drame psychologique de M.Kanievska avec Andrew McCarthy, Robert Downey Jr.et Jami Gertz.Avec l’aide d’une copine mannequin, un étudiant cherche à aider un ami d’enfance devenu esclave de la drogue.TVA 21 hOO *RENCONTRE FATALE (4) (Sea of Love) E.-U.1989.Drame policier de H.Becker avec Al Pacino, Ellen Barkin et John Goodman.Enquêtant sur un meurtre, un détective de la police de New York s’éprend d’une femme qui pourrait bien être le coupable qu’il recherche.TQs 21hOO -?- LADIES FROM THE PARK (3) (Les Dames du Bois de Boulogne) Fr.1944.Drame psychologique de R.Bresson avec Maria Casa-rès, Elina Labourdette et Paul Bernard.Délaissée parson amant, une jeune veuve lui présente une tierce personne pour se venger.CBC 25h30 \ \\ v ï C z/ rf t r U O' PAULE DES RIVIÈRES OPERA Présentation de l'opéra Simon Boccanegra, de Verdi, avec Kiri Te Kanawa et Placido Domingo.James Levine dirige, Radio-Québec, 13h SECOND REGARD Un regard sur des musulmans, notamment des imams qui ont élu domicile à Montréal, qui ont été rejetés par les intégristes.Radio-Canada, 14h J.E.Nos fins limiers sont sur plusieurs pistes ce soir, dont celle des gens qui envoient des factures pour de la pub à des commerçants qui ne leur ont rien demandé, celle des vendeurs itinérants qui vendent des bracelets soi-disant thérapeutiques à des personnes âgées.TVA, 18h 30 T'ES BELLE JEANNE Il y a des reprises qui sont des cadeaux.Marie Tifo, Michel Côté et Pierre Curzi incarnent les personnages de ce drame de Robert Ménard.Une enseignante paralysée à la suite d'un accident est forcée de voir la vie d'un autre oeil.Emouvant.Radio-Canada, 20h 30 THE HUMAN QUEST Première d'une série de deux, sur l'origine de l'homme, sa place dans l'univers et ce que l'avenir lui réser- -—— ve.Rien de moins! Les plus récente découvertes dans le domaine des neu- • rosciences, nos connaissances du cerveau.¦ 1 PBS-57, 21h i Marie Tifo et Michel Cote.OCÏD §H mczD o Sous la couverture (16:00) Les Contes d'Avonlea Le Téléjournal Découverte / La Vie dans l'Antarctique (18:10) Merci beaucoup! Cinéma / T'ES BELLE, JEANNE (4) avec Marie Tifo, Michel Côté Le Téléjournal (22:10) Le Point Scully rencontre / Christie Heffner (22:55) Nouvelles du sport (23:25) / Cinéma/ GITO, L'INGRAT (4) (23:55) am HD oom ID 01 Chasse et pêche pour tous Automag Plus Vins et fromages Le TVA J.E./ L'Inventeur déjoué; commerçants dupés; les pirates du Saint-Laurent; médecine de breloque; des guichets généreux Cinéma / LE MOMENT DE VERITE 2 (4) avec Ralph Macchio, Noriyuki Morita L'Evénement Le TVA & le TVA Sports Loteries (23:39) / Complètement marteau (23:45) 151(31 (Ml Omni Science L'Avenir du Québec Hollywood Follies Regard sur la nature Vivement dimanche! / Martin Scorsese tourne Cinéma / LA HONTE (3) avec Liv Ullmann, Max Von Sydow Points de vue, après Christop (22:55) i Les Caraïbes ihe Colomb QJGK2E) ED (35) Télé-quilles (16:00) Pas si bête! que ça Le Grand Journal RoboCop Avant-match de hockey Hockey / Nordiques - Devils Le Grand Journal Pas si bête! que ça Cinéma/ PARACHUTIS- TE.BO HD D-Day (16:00) Ear to the Ground Street Cents Magical World of Disney Road to Avonlea Cinéma/HOUSESITTER (4) avec Steve Martin, Goldie Hawn Sunday Report Venture (22:25)/ Nation’s Business (22:55) Sunday Night PrOV.Aff.(23:37) CBC News Auto.(23:37) OB ÜÜ CD Computer.Missing Children Newsline L.LaPierre America's Funniest Home Videos Murphy Borwn Cinéma/UNFORGIVEN (3) avec Clint Eastwood, Gene Hackman CTV News (23:15) Nightline (23:45) Puise (23:45) Nature Watch Automag Plus FT Fashion TV Puise Travel, Travel News (23:15) Rap (23:35) E.T.(23:45) HD (13) 22 Golf / Shell Houston Open (16:00) News ABC News Before they Were Stars ABC News Simpsons Star Trek: Voya ger (23:15) (81 Eye on Sports (16 00) News Emergency.60 Minutes Murder, She Wrote Mini-série / Buffalo Girls (1/2) CBS News Precinct (23:15) News News Time to Take HD 10 Basketball NBA / Matches de première ronde (12:30) seaQuest DSV Cinéma / THE RETURN OF HUNTER avec Fred Dryer, Barry Bostwick | Sightings News N .Y.(23:35) ED 57 World in.Firing Line VT This Week All Creatures Great and Small [Wild America] Naturescene Nature: Nomads of the Wind Masterpiece Theatre / Charles Dickens' Hard Times Mystery! / Rumpole Mystery! / Rumpole (16:00) The Ghostwriter Hour All Creatures / Mailbag (19:51) Pole to Pole Human Quest: Human Nature/Social Brain Cinéma/WITNESS (4) HD Batman Bugs Bunny & Tweety Show Newsweek 60 Minutes Murder, She Wrote Mini-série / Buffalo Girls (1/2) Global News Sports ED Maya Arthur Claire fontaine Bisou /Léa Volt Dim.classique / .du piano Dim.classique / J.Brahms | Cinéma / LES AVENTURES DE RABBI JACO B (4) Panorama TSN Baseball (14 00> Rugby: Temple.Golf de la PGA / La Classique Las Vegas Sportsdesk Air Canada Cup Hockey Week Sportsdesk Sports 30 Hockey Midget / La Coupe Air Canada Le Monde.Sports 30 Football.RDS Billard / Champ, national (Tvs) Faut pas (16 00) Journal suisse 30 Millions.| L'École des fans / Visions Journal FR2 7 sur 7 [Bouillon de culture Paris lumières | Journal belge Visions Cercle.(23:15) (S'! Popeye .petite peste Cinéma / LE PAYS SAUVAGE (4) avec S.Forrest / Pif (1915) Parole.MP M.V.(15:00) Flashback Fax Musique Vidéo QuébecPlus Musique Vidé 0 MM VideoF.(13:30) ClipTrip History of Rock Elvis.Spotlight Combat des clips MuchEast MuchWest Elvis.Spotlight SE Denis la petite peste M.Jones (1805) Shows rigOLO [Une Femme d, angereuse (21:35) Tireur.(23:15) ytv Wild Kingdom Chronicles Fudge Rupert Destructoe Are you Afraid Sweet Valley Weird Science YTV News The Hit List Rough Guide Missing Treas.Max Glick TVi Addition SVP Peter Gabriel L'Ascenseur L'Enquête Watatatow Roulette VIP Black Jack 21 Rock en danse Juke Box Miroir.Miroir Psychotron Black Jack 21 Roulette VIP Miroir, Miroir L'Indiscret TALC Bits and Bytes Clear and Pres lent Danger (16 45) A Simple Twist of Fate (18:30) (20:45) Camp Nowhere (21:00) Ashlyn Aroused RDi La Fosse.Aujourd'hui Bulletin jeunes Le Point de presse | Monde ce soir | Griffe G.Reportages / Prisonniers Le Téléjoumal Scully RDI Mémoire vivante Accent franco.Bulletin santé nn Goût.(1600) Arsène Lupin La Pub.c'est la pub (2/7) Kilomètre-heure Viva: au tour des garçons Jazz en deux temps / Stéphane Grappelli 1 Cinéma/MES DEUX HOMMES ¦ V 1 CINEMA AU PETIT ÉCRAN T'ES BELLE, JEANNE (4) Can.1988.Drame social de R.Ménard avec Marie Tifo, Michel Côté et Pierre Curzi.Suite à un accident, une enseignante se retrouve paralysée et se voit confrontée à une dure réalité.SRC 20h30 -?- *UNFORGIVEN (3) E.-U.1992.Western réalisé et interprété par Clint Eastwood avec Gene Hackman et Morgan Freeman.Un vieux horsdadoi repenti et son ancien compagnon décident de reprendre les armes afin de retrouver deux voyous dont les têtes ont été mises à prix.ABC 20h30 LA HONTE (3) Suéd.1968.Drame de I.Bergman avec Liv Ull-mann, Max Von Sydow et Gunnar Bjomstrand.Un couple de musiciens vit sur une île alors que la guerre fait rage dans leur pays.RQ 21h30 (1) Chef-d'œuvre (2) Excellent (3) Très bon (4) Bon (5) Passable (6) Médiocre (7) Minable. C 12 I, K I) K V (lilt, I, K S S A M E I) I 2 !) E T I) I M A N C II E 3 O A V K II.I !) !) f> A G E N I) A CIIL T ü I! EI.CINÉMA BERRI: 1280, Berri (288-2115) — Eldorado 12 h 30.14 h 45,17h, 19 h 15, 21 h 40 — C'est un tour de destiny 13 h 30,16 h, 19 h, 21 h 20— Le baiser de la mort 13 h 30,16 h 30,19 h, 21 h 15— Mauvais garçons 13h, 16h, 19h, 21 h 30 — Dolores Claiborne 16 h.21 h 30 —L’épidémie 13 h, 19 h.BR0SSARD: (849-3456) — Chien d'élite 19 h 45, 21 h 45.sam.dim.13 h 45, 15 h 45,17 h 45,19 h 45, 21 h 45— Pebble and the Penguin sam.dim.13 h 40,15 h 40— Forrest Gump 19 h, 21 h 30— Bad Boys 19 h 10, 21 h 25, sam.dim.13 h 30,15 h 50.19 h 10,21 h 25 CARREFOUR LAVAL: 2330, Le Carrefour (688-3684) — Légendes d’automne ven.lun.jeu.18 h 50,21 h 15, sam.dim.mar.mer.13 h 30,16 h 10,18 h 50, 21 h 15— Jury Duty sam.dim.mar.mer.13 h 35, 15 h 20,17 h 10— Dolores Claiborne 18 h 45,21 h 10— Le baiser de la mort ven.lun.jeu.19 h 30, 21 h 30, sam.dim.mar.mer.13 h 30,15 h 30,17 h 30, 19 h 30, 21 h 30— Major Payne ven.lun.jeu.19 h 10.sam.dim.mar.mer.13 h 45.16 h, 19 h 10— Outbreak 21 h 20— À la folie ven.lun.jeu.19 h 25, 21 h 30, sam.dim.mar.mer.13 h 40,15 h 35,17 h 30.19 h 25, 21 h 30— Bad Boys ven.lun.jeu.19 h, 21 h 25, sam.dim.mar.mer.13 h 50,16 h 30,19 h, 21 h 25 CENTRE EATON: 705, Ste-Catherine O.(985-5730) — While you were Sleeping 12 h 05,14 h 25,16 h 45.19 h 05, 21 h 25 dern.rep.sam.23 h 30— Don Juan de Marco 12 h 10,14 h 30,16 h 50,19 h 10, 21 h 30 dern.rep.sam.23 h 45— A Goofy Movie 12 h 20,14 h 10,16 h, 20 h.— Gazon maudit 19 h 35, 21 h 50 dern.rep.sam.24 h.—Top Dog 12 h 25,14 h 35,16 h 40, 19 h, 21 h 10 dern.rep.sam.23 h 15— Swan Princess sam.dim.12 h 30— Destiny Turns on the Radio 19 h 20, 21 h 40, ven.lun.mar.mer.jeu.12 h 35,14 h 50,17 h.sam.dim.14 h 50, 17 h.dern.rep.sam.23 h 55— Chien d'élite 19 h 25, 21 h 15, ven.lun.mar.mer.jeu.12 h 40,14 h 45,16 h 55, sam.dim.14 h 45,16 h 55 dern.rep.sam.23 h 20— La princesse des sygnes sam.dim.12"h30 CENTRE LAVAL: 1600, Le Corbusier (688-7776) — While you were Sleeping 13 h 50,16 h 20,19 h 10, 21 h 25, sam.dern.rep.23 h 35—Top Dog 13 h 05, 15 h 10,17 h 15,19 h 20, 21 h 25, dern.rep.sam.23 h 20— Jefferson in Paris 13 h, 15 h 50,18 h 40, 21 h 30 dern.rep.sam.00 h 15— Forrest Gump (v.f.) 116 h 10,18 h 50, 21 h 35— Pebble and the Penguin 12 h 45,14 h 25— Gazon maudit 14 h, 16 h 30, 19 h 05, 21 h 40 dern.rep.sam.00 h 05— Chute libre 13 h 45,16 h 15,19 h 05, 21 h 20 dern.rep.sam.23 h 25— Basketball Diaries 14 h 40,17 h, 19 h 35, 21 h 50 dern.rep.sam.23 h 55— Rob Roy 16 h, 18 h 45, 21 h 30— Le caillou et le pingouin 12 h 40,14 h 20 — Chien d’élite 13 h 05, 15 h 10,17 h 15,19 h 20, 21 h 25, dern.rep.sam.23 h 30- Goofy Movie 13 h, 15 h, 17 h, 19 h.— Forrest Gump 19 h.— Don Juan de Marco ven.lun.mar.mer.jeu.14 h 30,16 h 55, sam.dim.16 h 55, dern.rep.sam.minuit— Rob Roy 13 h 15,16 h, 18 h 50,21 h 35— La princesse des sygnes sam.dim.14 h.CINÉMA ANGRIGN0N: Carrefour Angrignon — Gazon maudit 19 h 30, 21 h 55, ven.sam.dim.mar.mer._lJ6 h.— Le caillou et le pingouin ven.sam.dim.mar.mer.14 h 10 — Rob Roy 18 h 55, 21 h 55, ven.sam.dim.mar.mer.16 h 20— Pebble and the Penguin ven.sam.dim.mar.mer.14 h 05— Basketball Diaries 19 h 10, 21 h 15, ven.sam.dim.mar.mer.14 h 15,16 h 30— Chien d'élite 19 h 40, 21 h 45, ven.sam.dim.mar.mer.14 h 30, 16 h 40— Swan Princess sam.dim.14 h.— While you were Sleeping 19 h 45, 22 h, ven.sam.dim.mar.mer.16 h 30— Goofy Movie 19 h 15, ven.sam.dim.mar.mer.14 h 15, 16 h 15— Outbreak 21 h 10,— While you were Sleeping 19 h 05, 21 h 25, ven.sam.dim.mar.mer.13 h 30, 16 h.— Forrest Gump 19 h, ven.sam.dim.mar.mer.13 h 40— Rob Roy ven.sam.dim.mar.mer.16 h 15— Don Juan de Marco ven.sam.dim.mar, mer, 16 h 05— Top Dog 19 h 20, 21 h 25, ven.sam.dim.mar.mer.14 h 20, 16 h 25— La princesse des sygnes sam.dim.14 h.CINÉMA BOUCHERVILLE: 20, bd de Mortagne, Boucherville — Don Juan de Marco ven.lun.jeu.19 h 15,21 h 10, sam.dim.mar.mer.13 h 45,16 h 15, 19 h 15, 21 h 10— Femme française ven.lun.jeu.19 h 30, 21 h 30, sam.dim.mar.mer.13 h 30,15 h 30, 17 h 30, 19 h 30, 21 h 30— Chute libre ven.lun.jeu.19 h 10, 21 h 20, sam.dim.mar.mer.13 h 45.16 h 20, 19 h 10, 21 h 20— Le baiser de la mort ven .lun.jeu.19 h 15, 21 h 20, sam.dim.mar.mer.13 h 45, 16 h 15.19 h 15, 21 h 20— Major Payne ven.lun.jeu.19 h 30, 21 h 30, sam.dim.mar.mer.13 h 30,15 h 30.17 h 30, 19 h 30, 21 h 30— Mauvais garçons ven.lun.jeu.19 h, 21 h 20, sam.dim.mar.mer.13 h 40,16 h 15,19 h, 21 h 20 CINÉMA ÉGYPTIEN: 1455, Peel (843-3112) — Before the Rain 13 h 45,16 h 30,19 h, 21 h 30— Once Were Warriors 14h, 16 h 45, 19h 05, 21 h 20— Circle of Friends 13 h 45.16 h 35,19 h 15, 21 h 35, jeu.13 h 45,16 h 35,21 h 35 CINÉMA LANGELIER: 7305, Langelier (255-5482) — Major Payne 19 h 05, sam.dim.13 h, 15 h 20,19 h 15— L’épidémie 21 h 15, sam.dim.14 h 55, 21 h 15, ven.sam.dern.rep.23 h 40— Le baiser de la mort 19 h 10, 21 h 10, sam.dim.13 h 10,15 h 10, 17 h 10,19 h 10, 21 h 10 ven.sam.dern.rep.23 h 10—Don Juan de Marco 19 h 20, 21 h 25, sam.• dim.13 h 15,15 h 15, 17 h 15, 19 h 20, 21 h 25 dern rep.ven.sam.23 h 20 — C’est un tour de Destiny 19 h 20, 21 h 30, sam.dim.13 h, 15 h 05, 17 h 10,19 h 20, 21 h 30 ven.sam.dern.rep.23 h 35— Mauvais garçons 19 h 10, 21 h 20, sam.dim.13 h, 15 h 20.19 h 10.21 h 20 dern.rep.ven.sam.23 h 40 — Chute libre 19 h 05.21 h 05, sam.dim.13 h 05, 15 h 05,17 h 05, 19 h 05, 21 h 05 ven.sam.dern.rep.23 h 05 CiNÉMA NOUVEL ÉLYSÉE: (288-1857) — Prêt-à-porter sam.dim 13h, 15 h 45,19h, 21 h 40: sem.I9h, 21 h 40 — Un cercle d'amis sam.dim.14h, 16 h 15.19 h 15,21 h 25: sem.19 h 15,21 h 25 CINÉMA ONF: 1564, St-Denis (496-6895) — Salle 1: Vues d'Afrique 13 h, 16 h, 19 h.CINÉMA PARALLÈLE: 3682, bd St-Laurent (843-6001) — Du 27 avril au 1er mai: Rétrospective Atom Egoyan.CINÉMA DE PARIS: 896.Ste-Catherine Ouest (875-7284)— Love and a .45 14 h.19 h 15, 24 h — Legends of the Fall 16 h 15— Stargate 21 h 30 CINÉMA POINTE-CLAIRE: 6341, Transcanadienne (630-7286) — Circle of Friends ven lun.jeu.19 h, 21 h 15.sam.dim.mar.mer.13 h 45,16 h 15.19 h, 21 h 15—Bad Boys ven.lun.jeu 19 h.21 h 30.sam dim mar mer.14 h.16 h 30.19 h, 21 h 30— The Cure /en lun jeu 19 h 20.21 h 20.sam.dim.mar mer 13 h 30.15 h 25.17 h 20,19 h 20, 21 h 20— Village of the Damned /en lun jeu 19 h 15, 21 h 10.sam dim mar.mer.13 h 30 15 h 25,17 h 20.19 h 15 21 h 10— Kiss of Death ven lun jeu.19 h, 21 h 25.sam dim mar.mer.14 h.16 h 25,19 h.21 h 25— Jury Duty ven.lun.jeu 19 h, sam dim mar mer.14 h.19 h mer.14 h — Dolores Claiborne ven lun ieu 21 h.sam dim mar mer CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: 300 de Maisonneuve Est (842-9763) - Vues d'Afrique du 27 avril au 7 CIMÉPLEX CENTRE-VILLE: 649 3456) - Majer Payee '5 r 19 h - Jury Duty 17 h 05 21 h 05.sar- d m 13 h 19 h 05 21 h 05— Strawberry and Chocolate 19 h 05 sam dim 13 n 19 h 05— Last Seduction 16 h.21 h 30— Senza Pelle 5 h 05 17 sam.dim.13 h 30,16 h 05,19 h, 21 h 20— Prêt-à-porter 21 h — Un indien dans la ville 15 h, 17 h, 19 h., sam.dim.13 h, 15 h, 17 h, 19 h.— Muriel’s Wedding 15 h 10,17 h 20, 19 h 30, 21 h 40, sam.dim.13 h, 15 h 10, 17 h 20, 19 h 30, 21 h 40— Village of the Damned 15 h, 17 h, 19 h, 21 h., sam.dim.13 h, 15 h, 17 h, 19 h, 21 h — L’appât 16 h, 19 h, 21 h 25, sam.dim.13 h, 16 h, 19 h, 21 h 25 COMPLEXE DESJARDINS: (288-3141) - À la folie 13 h, 15 h 05, 17 h 10, 19 h 20.21 h 30- Une femme française 13 h, 15 h 05, 17 h 10, 19 h 20, 21 h 30— Nous étions guerriers 13 h 30, 16 h, 19 h, 21 h 20— Farinelli 13 h 30,16 h 10,19 h, 21 h 15 CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE DE MONTRÉAL: 1400, de Maisonneuve Ouest (848-3878) — The Front Page 19 h.— A Woman Under the Influence 21 h.CRÉMAZIE: 8610, St-Denis (388-4210) — Rob Roy (v.f.) 20 h, sam.dim.14 h, 17 h, 20 h.DAUPHIN: 2396, Beaubien — Une femme française 19 h 10, 21 h 15, sam.dim.14 h, 16 h, 19 h 10, 21 h 15— Eldorado 21 h — Le caillou et le pingouin 19 h, sam.dim.13 h 30,15 h 15,17 h, 19 h.DÉCARIE: 6900, bd Décarie (849-3456) — Rob Roy (v.a.) 18 h 30.21 h 15, sam.dim.13 h.15 h 45,18 h 30, 21 h 15- Top Dog 19 h 30, 21 h 30, sam.dim.13 h 30,15 h 30,17 h 30,19 h 30,21 h 30 D0RVAL: 260, Dorval (631-8586) — Kiss of Death 19 h 10, 21 h 15, sam.dim.14 h, 16 h 20— Don Juan de Marco 19 h 20, 21 h 40, sam.dim.14 h 10,16 h 30 — Roh Roy 18 h 45, 21 h 30, sam.dim.14 h 30— Goofy Movie 19 h, sam.dim.14 h 15,16 h 15—Outbreak 21 h.FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE: 185, Hymus (697-8095) — Basketball Diaries 19 h, 21 h 21 h 25, ven.sam.dim.mar.14 h 10,16 h 30— Swan Princess sam.dim 14 h.— Destiny Turns on the Radio 18 h 45, 21 h 15.ven.mar.14 h, 16 h 20, sam.dim.16 h 20— Rob Roy 18 h 50,21 h 45, ven.sam.dim.mar.13 h 05, 16 h.— Top Dog 19 h 25, 21 h 30, ven.sam.dim.mar.13 h 10,15 h 15,17 h 20— Don Juan de Marco 19 h 05, 21 h 35, ven.sam.dim.mar.13 h 40, 16 h.— Goofy Movie ven.sam .dim.mar.13 h 15, 15 h 15, 17 h 15— Jefferson in Paris 20 h 30— While you were Sleeping 19 h 10, 21 h 30, ven.sam.dim.mar.16 h 50— Pebble and the Penguin ven.sam.dim.mar.13 h, 15 h.— While you were Sleeping 19 h 45, 22 h, ven.sam.dim.mar.13 h, 15 h 15,17 h 30 FAUBOURG SAINTE-CATHERINE: 1616, Ste-Catherine 0.(932-2230) — The Cure 14 h, 16 h, 19 h 05,21 h 15.mer.14 h, 16 h, 21 h 30, jeu.14 h, 16 h, 21 h 15— Pulp Fiction 15 ii, 18 h 10, 21 h — Bad Boys 13 h 30,16 h, 19 h, 21 h 30— Priest 13 h 50,16h, 19h, 21 h GALERIES UVAL: 1545, Le Corbusier (849-3456) — Nous étions guerriers ven.lun.jeu.19 h 10, 21 h 25, sam.dim.mar.mer.14 h, 16 h 25,19 h 10,21 h 25— Une femme française ven.lun.jeu.19 h 20, 21 h 30, sam.dim.mar.mer.13 h 05,15 h 10,17 h 15,19 h 20, 21 h 30— Mauvais garçons ven.lun.jeu.19 h 05, 21 h 30, sam.dim.mar.mer.14 h 10, 16 h 30, 19 h 05, 21 h 30— Don Juan de Marco ven.lun.jeu.19 h 05, 21 h 10, sam.dim.mar, mer.13 h 05,15 h, 17 h, 19 h 05, 21 h 10— Village of the Damned 19 h, 21 h, sam.dim.mar.mer.13 h 05,15 h, 17 h, 19 h, 21 h.— Destiny Turns on the Radio ven.lun.jeu.19 h, 21 h 25, sam.dim.mar.mer.13 h 30,16 h, 19 h, 21 h 25— C’est un tour de Destiny ven.lun.jeu.19 h 10, 21 h 35, sam.dim.mar.mer.13 h 45,16 h 15,19 h 10,21 h 35— Kiss of Death ven.lun.jeu.19 h 15, 21 h 20, sam.dirn.mar.mer.13 h, 15 h 05,17 h 10,19 h 15,21 h 20 GOETHE-INSTITUT: 418, Sherbrooke Est (499-0159) — One of my Oldest Friends 18 h 30 GREENFIELD PARK: 519, Taschereau (671-6129) — While you were Sleeping 19 h 15, 21 h 40, sam.dim.14 h 15,16 h 30— Rob Roy 18 h 30,21 h 15— Le caillou et le pingouin sam.dim.14 h, 15 h 45— Gazon maudit 19 h, 21 h 25, sam.dim.13 h 45,16 h 15 IMAX: Vieux-Port de Montréal, angle de la Commune et St-Laurent, quai King-Edward (496-IMAX) — Jusqu'au 14 mai: lmagine-3D / À vol d’oiseau mar.jeu.10 h 15, 11 h 45, 13 h 15,19 h 15; mer.ven.dim.10 h 15,13 h 15,19 h 15, 20 h 45; sam.11 h 45, 13 h 15, 19 h 15; version anglaise: mer.ven.dim.11 h 45; mar.jeu.sam.20 h 45 — Planète bleue/Vivre au sommet mer.ven.dim.14 h 45,16 h 45; mar.jeu.sam.14 h 45; version anglaise: mar.jeu.sam.16 h 45 — Vivre au sommet/lmagine-3D/L'0dyssée (spectacle son et laser) ven.sam.22 h 15 — To the Limit/lmagine-3D/The Odyssey (spectacle son et laser) jeu.22 h 15 LAVAL 2000: 3195, St-Martin 0.(687-5207) — Dolores Claiborne 19 h, 21 h 30, sam.dim.13 h 30, 16 h, 19 h, 21 h 30— L'épidémie 19 h 10, 21 h 35, sam.dim.13 h 45,16 h 15,19 h 10,21 h 35 LOEW’S: 954, Ste-Catherine 0.(861-7437) — Rob Roy 12 h 30,15 h 30,18 h 45, 21 h 45, dern.rep.ven.sam.00 h 30 — Outbreak 13 h, 15 h 50,19 h, 21 h 35, jeu.13 h, 15 h 50, 21 h 35— Basketball Diaries 12 h 25,14 h 40.16 h 55,19 h 15, 21 h 40 dern.rep.ven.sam.00 h 05— Forrest Gump 15 h 50,18 h 35, 21 h 15 dern.rep.ven.sam.23 h 50— Pebble and the Pinguin 12 h 15, 14 h 15— Jefferson in Paris 12 h 20, 15 h 10.18 h 15, 21 h 10 dern.rep.ven.sam.24 h.OMEGA: 2665, ch.Chambly (647-1122) — Légendes d'automne 19 h 05, 21h 30 — Née pour être libre sam.dim.13 h, 15 h, 17 h— Un indien dans la ville sam.dim.13 h, 15 h, 17 h.— L’épidémie 19 h, 21 h 30— La cloche et l'idiot 19 h 15, sam.dim.13 h, 15 h 30, 19 h 15— Dolores Claiborne 21 h 30 PALACE: 698, Ste-Catherine O.(866-6991) — Dumb and Dumber 16 h 10, 21 h 40— Disclosure 13 h 40, 19 h 05— Legends of the Fall 14 h, 16 h 35,19 h 10, 21 h 45— Murder in the First 16 h 15, 21 h 35— Boys on the Side 13 h 45, 19 h 15— Higher Learning 16 h, 21 h 30— Priscilla Queen of the Desert 13 h 55,19 h 20— Ready to Wear ven.sam.lun.au jeu.16 h 30, 21 h 15— Billy Madison ven.sam.Iun.au jeu.19 h., tous les jours 14 h 10—Just Cause 13 h 50,16 h 20,19 h 30,21 h 50 PARISIEN: 480 Ste-Catherine O.(866-3856) — Forrest Gump 21 h 15— Rob Roy 12 h 35,15 h 35, 18 h 30— Jefferson in Paris 12 h 30,15 h 25,18 h 25, 21 h 20- Katia Ismailova 13 h 20,15 h 15,17 h 20, 19 h 15.21 h 10— Don Juan de Marco 12 h 50.15 h, 17 h 15.19 h 30.21 h 50— Gazon maudit 17 h 30.20 h 15— Le caillou et le pingouin 12 h 40.14 h 30 — Gazon maudit 13 h 10.16 h 30,19 h 10,21 h 35— Chute libre 13 h 50.16 h 15,19 h, 21 h 40 PINE 0E STE-ADÈLE: — Rob Roy ven.20h: sam.18 h 30, 21 h 30; dim.lun jeu.20h — Dolores Claiborne ven.20 h 10; sam.18 h 40, 21 h 25; dim.lun.mar.20 h 10 — Don Juan de Marco ven.20 h 20; sam.19 h 10, 21 h 40; dim.lun.au jeu.20 h 20 — Gazon Maudit ven.20 h 10; sam.18 h 50, 21 h 35; dim.lun au jeu.20 h 10 — Bad Boys ven.20 h 20; sam.18 h 50.21 h 30; dim.lun.jeu.20 h 20 PUCE ALEXIS NIHON: (935-4246) — Village of the Damned '3 h 30.15 h 30 17 h 25.19 h 35.21 h 35- Kiss of Death 4 h.16 h 25.19 h, 21 h 20 — Jury Duty 14 h 15.19 h 1D— Dolores Claiborne 15 h 15,21 h.PUCE L0NGUEUIL: 325 St-Laurent O.(679-7451) — C'est un tour de Destiny 19 h.21 h 20.sam dim.14 h.16 h 30,19 h.21 h 20- L'épidémie 19 h, sam.dim.13 h 30,16 h, 19 h- Rob Roy 21 h 30 PU2A CÔTE 0ES NEIGES: 6700,'Côte-des-Neiges — Kiss of Death /en.lun jeu 19 h 05.21 h 20.sam.dim mar mer.13 h 45.16 h 10.19 h 05.21 h 20— A Goofy Movie ven lun ieu 19 h, sam.dim mar mer 13 h 35.15 h 25.17 h 15.19 h — The Cure 21 h 10— Circle of Friends /en lun ieu 19 h 15.21 h 21 h 30- Bad Boys .en lun jeu 19 h.21 h 35 sam dim.mar, me' 13 h 50.16 h 20.19 h.21 h 35— Don Juan de Marco ven lun ieu 19 h 20.21 19 h 20.21 h 35- While you were Sleeping /en TERREBONNE: (849-3456) — Le baiser de la mort 19 h 10, 21 h 10, sam.dim.13 h 10,15 h 10,17 h 10,19 h 10, 21 h 10 ven.sam.dern.rep.23 h 10— Chien d’élite 19 h 40, 21 h 20, sam.dim.13 h, 16 h 20.18 h, 19 h 40, 21 h 20 ven.sam.dern.rep.23 h.— Mauvais garçons 19 h 10, 21 h 30, sam.dim.13 h, 15 h 20,19 h 10, 21 h 30 dern.rep.ven.sam.23 h 45 — L’épidémie 19 h 10, 21 h 30, sam.dim.14 h 10, 16 h 40, 19 h 10, 21 h 30 dern.rep.ven.sam.23 h 50— Le caillou et le pingouin 17 h 50, sam.dim.12 h 30,14 h 40,17 h 30— Rob Roy 21 h 05, sam.dim.15 h 05, 21 h 05 dern.rep.ven.sam.23 h 40— Major Payne 19 h 05, sam.dim.13 h 05,19 h 05— Chute libre 19 h 05, 21 h 05, sam.dim.13 h 05, 15 h 05, 17 h 05, 19 h 05, 21 h 05 dern.rep.ven.sam.23 h 05— Don Juan de Marco 19 h 20, 21 h 25, sam.dim.13 h 15,15 h 15,17 h 15.19 h 20, 21 h 25 dern.rep.ven.sam.23 h 20— C'est un tour de Destiny 19 h 20, 21 h 30, sam.dim.13 h, 15 h 05,17 h 10,19 h 20, 21 h 30 dern.rep.ven.sam.23 h 35 VERSAILLES: 7275, Sherbrooke E.(353-7880) — Kiss of Death 19 h 30, 21 h 55, ven.sam.dim.mar.mer.17 h, dern.rep.sam.00 h 10— Le caillou et le pingouin ven.sam.dim.mar.mer.13 h 15,15 h 10— Gazon Maudit tous les soirs 19 h 10, 21 h 35, ven.sam.dim.mar.mer.13 h 45, 16 h 30,dern.rep.sam.minuit — Rob Roy 19 h, 21 h 40, ven.mar.mer.13 h 40, 16 h 20, sam.dim.16 h 20— Don Juan de Marco 21 h 45— Bad Boys 19 h 15, ven.sam.dim.mar.mer.13 h 50,16 h 40 dern.rep.sam.23 h 45— Chien d'élite 19 h 25,21 h 25, ven.sam.dim.mar.mer.13 h 25,15 h 25,17 h 25, dern.rep.sam.23 h 25— Jefferson in Paris 19 h 05, 21 h 50, ven.sam.dim.mar.mer.13 h 30,16 h 15— La princesse des sygnes sam.dim.14 h.À QUÉBEC CINÉMA STE-F0Y: — While you were Sleeping 19 h, 21 h 15, sam.dim.14 h, 16 h 25 —Chien d’élite 19 h 20, 21 h 35, sam.dim.14 h 10,16 h 30—Don Juan de Marco 19 h 10, 21 h 25, sam.dim.14 h 20, 16 h 45 GALERIES CAPITALE: (628-2455) — Forrest Gump 13 h 15, 18 h 50— Rob Roy 16 h, 21 h 35— Un indien dans la ville 12 h 50— Le baiser de la mort 15 h, 17 h 10,19 h 15, 21 h 25— Le caillou et le pingouin 12 h 55, 14 h 40— L’épidémie ven.au Plus de soixante oeuvres de peintres, sculpteurs et photographes CENTRE D’EXPOSITION DU VIEUX-PALAIS: 185, du Palais, St-Jérôme (432-7171) — Du 30 avril au 22 juin: «Liaison» de Christian Noreau, «Voie ferrée” de Michèle Bergeron et «Images sous influences» de Denise Gérin CENTRE INTERCULTUREL STRATHEARN: 3680, Jeanne-Mance (982-1812) — Du 28 avril au 4 juin: «Mémoires d’avenir/Textures of Diversity», exposition en 4 volets dans le cadre de l'année de la tolérance.Premier volet: l’exposition «Solutions finales: "Sommes-nous si différents?"», regroupant des oeuvres de Amy Ainbinder (1980-1993) CENTRE SOCIOCULTUREL DE BR0SSARD: 7905, San Francisco (923-7011, poste 3708) — Les 29 et 30 avril: Salon des arts visuels de Brossard LA CHAMBRE BLANCHE: 185, Christophe-Colomb Est, Québec (418-529-2715) — Jusqu’au 7 mai: «350 jupons et des fleurs», installation de Natalie Roy CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR: 100 est Sherbrooke, Montréal— Prélude: sculptures de Sébastien Empeyta, du 1er au 28 mai ÉDIFICE BELG0: 372, Ste-Catherine Ouest, local 410 (278-2910) — Jusqu'au 30 avril: oeuvres photographiques de lliria Bicounik-Carnevale et Jacki Danylchuk L’EMBUSCADE: 1571, Place Badeaux, Trois-Rivières (819-374-0652) — Jusqu'au 2 mai: «Quête», oeuvres récentes de Marie-Josée Roy ENGRAMME: 501, St-Vallier Est, Québec (418-529-0972) — Jusqu'au 30 avril: «Autoportrait», collectif de l'Atelier Circulaire GALERIE D’ART DE BOUGAINVILLE: 4511, St-Denis (845-2400) — Jusqu’à fin avril: oeuvres récentes de D.Lanteigne, G.Karattoc, R.Savignac, R.Cantin et autres.GALERIE D'ART LEONARD & BINA ELLEN: 1400, de Maisonneuve Ouest (848-4750) — Jusqu'au 6 mai: oeuvres récentes de Yves Gaucher GALERIE D'ART DU MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1390, Sherbrooke Ouest —Jusqu’au 30 avril: oeuvres des artistes de la galerie GALERIE D’ART D’OUTREMONT: 216, Querbes (495-7419) — «Androïde» de Claire Venne GALERIE D’ART DU PARC: 864, des Ursulines, Trois-Rivières (819-374-1758) — Jusqu’au 7 mai: 10e PASSE FART THEATRE Du 4 avril au 6 mai 1995 .,r-
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