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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Le devoir, 1995-07-19, Collections de BAnQ.

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I.K I) K V II I II , I.t M K II (' It K I) I I 0 .1 I' I I.I.K T I !» !» •'» B 5 LE DEVOIR LES SPORTS Expos 5, Cards 2 Fassero s’est ressaisi RICHARD MI LO PRESSE CANADIENNE Enfin, une victoire.Allouant peut-être moins de coups sûrs qu’il y avait de dépisteurs pour le voir lancer, Jeff Fassero a mis fin hier à sa séquence de quatre défaites à domicile.Menés par Sean Berry et Moises Alou qui ont produit tous les points, les: Expos l’ont finalement emporté 5-2 contre les Cards devant 15 844 personnes.Fassero (9-7), qui avait perdu six de ses sept derniers départs, n’a donné que sept coups sûrs et deux points en sept manches.Il a montré ce qu’il peut faire à ceux qui seraient intéressés à acquérir ses services en effectuant sa plus longue sortie depuis le 25 juin.Sa dernière victoire à Montréal remontait au 28 mai.Toujours aux oiseaux contre les Cards, une équipe contre laquelle il frappe pour plus de .300 en carrière, Berry a claqué un double de deux points qui brisait l’égalité de 1-1 en plus d’obtenir un simple d’un point.Alou, lui, a obtenu quatre coups sûrs, dont un circuit en solo contre Jeff Parrett, son premier circuit depuis le 27 juin à Atlanta.Il a aussi produit le premier point à l’aide d’un simple après une erreur de Tripp Cromer, un jeune joueur d’arrêt-court qui doit chausser les grands souliers d’Ozzie Smith.En six manches, Torn Urbani (24) a donné huit des 10 coups sûrs des Expos.Rappelé d’Ottawa pour prendre la place de Luis Aquino, Willie Fraser a travaillé durant deux tiers de manche à la huitième quand les Cards ont inscrit leur deuxième point du match.Ils avaient réussi leur premier point dès la première grâce à un simple de Geronimo Pena et un double de Cromer, leurs deux premiers frappeurs.A son 16' départ de la saison, Fassero a enregistré sept retraits au bâton et donné deux buts sur balles durant son séjour au monticule.Il a cédé sa place à Fraser après avoir donné un but sur balles à Ray Luik-ford pour amorcer la huitième.Mel Rojiis a ensuite enregistré son 18' sauvetage.Bye.bye, Aquino! Parti, Luis Aquino! Au lendemain d’une autre contre-performance qu’il a couronnée en saluant la foule de sa casquette, il a été retranché par les Expos, hier.Poliment, on a annoncé que le vétéran releveur avait été «désigné pour assignation».«On pensait qu’il allait nous aider car il avait bien lancé avec les Mar-lins la saison dernière.Il n’a cependant pas été le même lanceur à l’exception de quelques présences, a expliqué Felipe Alou.J’espère maintenant qu’il ne reviendra pas nous battre.» Aquino, 30 ans, a été le bouc émissaire de la défaite contre les Cards lundi en donnant un circuit de trois points à Ray Lankford sur une rapide que l’auteur du circuit a qualifié de «pas très rapide».Hué par la foule en retournant vers l’abri, il a levé sa casquette pour se moquer.Son geste a déplu aux partisans.Ajuste titre, son geste a été dénoncé avec éloquence dans les journaux.Est-ce la goutte d’eau qui a fait déborder le vase?«Il a manqué de respect, mais ce n’était pas suffisant pour le retrancher, a dit le président Claude Brochu en parlant du geste de frustration du releveur droitier.Il a aussi donné un circuit.Je me souviens aussi trop bien de celui qu’il avait donné à Atlanta.La décision a été prise par Kevin Malone et je suis d’accord avec lui.» Nouveau commanditaire Myriam Bédard requinquée par la maternité MARC DELBÈS PRESSE CANADIENNE La maternité réussit à merveille à Myriam Bédard.Et la double médaillée d’or olympique, plus resplendissante que jamais, reconnaît que la naissance de sa fille Maude, en décembre dernier, est arrivée à point nommé dans sa vie.«L’arrivée de Maude m’a insufflé une nouvelle source de motivation», a raconté l’athlète originaire de Neufchâtel, hier, lors d’une rencontre visant à annoncer la conclusion d’une entente majeure de commandite avec les Chemins de fer nationaux (CN).«J’ai le sentiment d’avoir accompli quelque chose d’important pour moi et mon rôle de mère a élargi mon champ de vision», a reconnu Bédard, souriante et détendue.«Comme athlète de haut niveau, on finit par devenir égoiste.On pense à soi, à son corps, à sa performance.Si j’avais dû attendre après les prochains jeux avant d’avoir cet enfant, j’aurais sans doute perdu ma motivation.» La championne d’exception n’a toutefois rien perdu de sa détermination et, même en cette période de va- cances estivales, elle s’entraîne intensément en vue de la prochaine saison de la Coupe du monde.«Je viens de compléter une semaine de tests à Québec (vélo, tirs, V02MAX, course) et j’ai amélioré ma condition physique à tous les niveaux.C’était vraiment intensif comme tests, un peu comme une semaine de compétitions avec une épreuve à chaque jour.» Autre innovation dans sa préparation, Bédard pratique désonnais son tir chez elle à l’aide d’une carabine dotée d’un mécanisme au laser.«Il s’agit d’une carabine sophistiquée assistée par l’ordinateur qui permet une simulation.Avec ce système, mon entraîneur peut analyser exactement ma technique de tir et corriger mes défauts.Cela va me permettre de m’améliorer, surtout en position debout.» Bédard continuera à subir des évaluations régulières de sa condition physique.Quant à l'entente de commandite de trois ans avec le CN, elle permettra à Bédard de poursuivre son entraînement jusqu’après les Jeux olympiques de Nagano en 1998.Il s’agit d’un investissement majeur, selon l’agent de Bédard, Jean-Marc St-Pierre.BASEBALL LIGUE NATIONALE Lundi St.Louis 8 Montréal S New York 7 Chicago 2 Colorado 8 Phi.5 San Diego 8 Cincinnati 6 HoliSfoh 3 L.Angeles 1 Floride 10 S.Francisco 8 Hier NèW'York à Chicago Floride à San Francisco St; Louis à Montréal Pittsburgh à Atlanta Philadelphie au Colorado Houston à Los Angeles Cincinnati é San Diego Aujourd'hui Floride à San Francisco Houston à Los Angeles Chicago à Montréal Pittsburgh à Atlanta New York à St.Louis Philadelphie au Colorado Cincinnati à San Diego Jeudi Philadelphie au Colorado Los Angeles en Floride Chicago à Montréal Pittsburgh à Atlanta San Francisco à Houston New York à St.Louis LIGUE AMÉRICAINE Lundi Toronto 6 Minnesota 3 Kansas City 4 Boston 3 Californie 8 Cleveland 3 Milwaukee 13 Oakland 4 Baltimore 3 Texas 2) Chicago 1 New York 1 ( remis, pluie) Seattle 10 Detroit 6 Hier Kansas City à Boston Toronto au Minnesota Detroit à Seattle Californie à Cleveland Chicago à New York Oakland à Milwaukee Baltimore au Texas Aujourd'hui Kansas City à New York Californie à Toronto Baltimore au Minnesota Boston à Chicago Seattle à Milwaukee Cleveland au Texas Detroit à Oakland Jeudi Baltimore au Minnesota Seattle à Milwaukee Cleveland au Texas Detroit à Oakland Californie à Toronto Kansas City à New York Boston à Chicago, Matchs d’hier non compris Matchs d'hier non compris Section Est Section Est G P Moy.Diff G P Moy.Diff Atlanta 46 27 .630 — Boston 40 33 .548 — Philadelphie 40 34 .541 6 1/2 Detroit 37 38 .493 4 Montréal 36 39 .480 11 Baltimore 36 37 .493 4 New York 29 45 .392 17 1/2 New York 33 38 .465 6 Floride 27 44 .380 18 Toronto 31 42 .425 9 Section Centrale Section Centrale Cincinnati 46 27 .630 — Cleveland 50 22 .694 — Houston 41 32 .562 5 Kansas City 36 35 .507 131/2 Chicago 38 37 .507 9 Milwaukee 37 36 .507 131/2 Pittsburgh 32 38 .457 121/2 Chicago 29 42 .408 201/2 St.;Louis 33 43 .434 141/2 Minnesota 24 49 .329 261/2 Section Ouest Section Ouest Colorado 41 33 .554 — Californie 44 30 .595 — Los Angeles 36 38 .486 5 Texas 42 32 .568 2 San Diego 35 39 .473 6 Seattle 36 38 486 8 San Francisco 35 39 .473 6 Oakland 37 40 481 81/2 Le Français Richard Virenque remporte l'étape Le Tour de France endeuillé Une chute coûte la vie à Fabio Casartelli Cauterets (Reuter) — Français Richard Virenque s’est adjugé, hier, à Cauterets, la grande étape pyrénéenne du 'four de France cycliste, mais son exploit a été éclipsé par le décès accidentel après une chute en début d’étape de l’Italien Fabio Casartelli.Champion olympique sur route aux Jeux de Barcelone, promis à un bel avenir, ce jeune papa de 24 ans a été pris dans une chute collective dans la descente du Portet d’Aspet, premier col de ce qui devait être le grand festival montagnard de la 82' Grande boucle.Mais la course a basculé dans le drame après 34 km dans cette 15' étape de 206 km.Le peloton, qui sort d’une journée de repos, chemine tranquillement lorsque survient la chute.Le Français Dante Rezze, emporté par son élan, tombe dans un ravin, l’Allemand Dirk Baldinger est étendu sur le bord de la route.A ses côtés Casartelli baigne dans une mare de sang- , , L’Italien ne se relèvera pas.Evacue par hélicoptère, victime d’un grave traumatisme crânien, il subira trois arrêts cardiaques avant de succomber peu après son arrivée à l'hôpital de Tarbes à 12h20.Une opération de réanimation est tentée avec succès mais les blessures (plusieurs fractures de la face avec un enfoncement temporo-pariétale) sont trop graves.Casartelli décède une heure et demie plus tard.«Je ne sais pas s’il portait un casque mais il a dû s’écraser contre un des blocs de béton qui jalonnaient les lacets», a déclaré Jean-Marie Leblanc, directeur du Tour.«Il y avait beaucoup de sang sur la route et toute de suite j’ai su que c’était très grave», a insisté son compatriote Giancarlo Perini, lui aussi, pris dans cette chute collective.Le coureur de Corne, qui occupait la 87* place de son deuxième Tour, est le troisième concurrent à trouver la mort dans l’histoire de la Grande boucle.Avant lui, l’Espagnol Fernando Cepeda, voilà 60 ans dans le Galibier, elle Britannique Torn Simpson, en 1967 dans le Mont Ventoux, étaient morts sur les routes du Tour.Pendant que Dante Rezze, victime d’une fracture du fémur, et Dirk Baldinger, touché à l’aine, sont évacués vers l’hôpital de Saint-Gaudens, la course continue à l’avant, avec ses mini-drames, désormais un peu dérisoires.C’est d’abord une crevaison de l’indétronable maillot jaune Miguel Indurain qui semble lancer la course.Ses rivaux, le Danois Bjarne Riis, le Français Laurent Jalabert, le Suisse Alex Zulle, tentent de le surprendre.Mais dans la descente, l’Espagnol, promis à un cinquième sacre consécutif, ramène ses adversaires à plus de modestie et se permet même de leur fausser compagnie jusqu’à Luchon, au pied du col de Peyresourde.L’hélicoptère arrive à peine sur les lieux de la chute.Casartelli y est installé avec un médecin et une infirmière spécialisée en réanimation.C’est à ce moment que Ri- LA DESCENTE TRAGIQUE La chule dans te peloton s est produite au km 34 de la t 5ime etape dans un virage de la descente à vive allure du col Dante Reue (FRA) \pm/elé dans lé ravin imultp/es contusionsj •'V.b VflfffurW CAM et'VJV Pvrtn , Fabio Casartelli (ITA) traumatisme crânien el lacial grave, multiples fractures^ tri TARBES Transféré \par héhcoptèrtm \pasartel!i, dans] !e coma, décède al hôpital de Tartes Dirk Baldinger (ALL) (fracture du bassin) Le Wrvjèt .'ra- CAUTERETS ST-G1RONS afp ¦ nfiveeta.chard Virenque, qui a basculé en tête du Portet d’Aspet se lance à l’attaque du col, pour aller conforter son maillot à pois de meilleur grimpeur du 'four.L’escapade, qui durera 121 km, lui permet de signer son deuxième succès dans les Pyrénées, après la victoire glanée l’an dernier à Luz-Ardiden.Seul pendant six heures vingt, le Varois franchit détaché l’Aspin et le Tourmalet.Et c’est alors qu’il bascule au sommet du col le plus élevé du Tour que la nouvelle de la mort de Castarelli saisit la caravane.Derrière lui, autre revanchard, Claudio Chiappucci s’en va rafler la deuxième place de l’étape, en compagnie de son compatriote Fernando Escartin et de l’omniprésent Colombien Heman Buenahora.Plus loin encore, Miguel Indurain, son dauphin Alex Zulle dans sa roue, s’en va terminer dans les roues de Riis, parti ravir la troisième place au classement général à Laurent Jalabert.Pour Miguel Indurain, le Tour est sans doute gagné.Pour Richard Virenque, en demi-teinte dans cette édition, la revanche est totale, le bonheur est intense.«Je suis très heureux.Si je n’avais pas eu une bronchite, voilà ce que j’aurais pu faire depuis le début du Tour», confie le Français, radieux à l’arrivée, avant d’apprendre que le Tour est en deuil.Le peloton en état de choc Cauterets (Reuter) — Annoncée comme la fête de ce 82e Tour de France, la 15e étape, endeuillée par la chute tragique de l’Italien Fabio Casartelli, a plongé le peloton dans une profonde consternation, hier.«On est tous effondrés parce que dans quelques jours il aurait été accueilli chez lui en héros, parce qu’un jeune coureur qui finit le Tour, c’est toujours une sorte de héros mais aujourd’hui c’est un héros brisé», a déclaré le directeur de la course Jean-Marie Leblanc, la voix et les yeux remplis de larmes.Victime d’une très violente chute collective au kilomètre 34, le coureur italien aurait heurté de face un des parapets de béton qui jalonnaient le bord de la route.«Il a dévié dans le virage.Je crois que c’est lui qui est tombé le premier», a raconté le Français François Simon, témoin de la scène à plus de 80 km/h dans la descente du col du Portet-d’Aspet.Immédiatement sur place, les médecins du Tour pratiquaient sur Casartelli les premiers soins.«Avant même de descendre de la voiture, j’ai su que c’était très grave.D’emblée, nous savions que le processus vital était en jeu», a raconté le docteur Gérard Porte, revivant ces instants tragiques.«Il ne portait pas de casque mais il n’est pas sur qu’un casque lui aurait été utile puisque les lésions étaient à la face», a poursuivi le Dr Porte.Pour les leaders de la course, la nouvelle qui a remonté toute la caravane ne sera connue que sur la ligne d’arrivée.«Je l’ai appris deux minutes après avoir passé la ligne.Nous avions couru ensemble chez Ariostea.C’est terrifiant», a lâché Bjarne Riis, les yeux remplis de douleur.Incroyable, terrible! «C’est incroyable», a ajouté Laurent Jalabert ne trouvant pas de mots à ajouter à ceux du Danois qui lui a ravi la troisième place au général.Pour ceux qui n’aiment pas la montagne, arrivés avec de longues minutes de retard sur le vainqueur Richard Virenque, la nouvelle était connue depuis le passage du Tourmalet.«Quelqu’un de pas très malin nous l’a dit en haut du col.C’est.».Thierry Maine ne finit pas sa phrase et disparait dans la cohue de l'arrivée, tête basse.«J’ai appris sa mort dans le car podium, a dit le vainqueur du jour, Richard Virenque, masquant un instant la joie de son exploit derrière l’ampleur de la tragédie.«C’est terrible pour sa famille et pour le sport, a jugé le maillot jaune Miguel Indurain.Nous prenons tellement de risques que nous avons de la chance que cela ne se produise pas plus souvent.La hauteur de ces montagnes est incroyable mais on ne s’en rend pas compte quand on descend», a-t-il ajouté la mine triste.Record du triple saut Edwards: la troisième fois a été la bonne Salamanque (AFP) — Après avoir manqué en raison d’un vent trop favorable le record du monde lors de ses deux derniers concours, la troisième fois a été la bonne pour le Britannique Jonathan Edwards, qui a battu d’un centimètre, 17,98 m contre 17,97 m, le record du triple-saut, vieux de dix ans, de l’Américain Willie Banks.C’est à son deuxième essai, lors de la réunion de Salamanque, avec un vent régulier cette fois de 1,80 m, que le Londonien de 29 ans a effacé des tablettes Banks, qui avait établi son record le 16 juin 1985 à Indianapolis.Ce record Edwards (1,81 m 70 kg) l'avait dans les jambes depuis le début de la saison.Il avait échoué une première fois lors de la Coupe d'Europe d’athlétisme à Villeneuve d’Ascq (France) le 25 juin.Il avait réalisé 18,43 m — le plus long triple bond de tous les temps — mais le vent soufflait juste au dessus de la limite permise à 2,40 m/seconde.Ce jour là, il franchit encore 18,39 m (vf: 3,70 m/s) et s’imposa avec un saut régulier à 17,72 m.Le vent allait encore le priver de l’exploit le 2 juillet chez lui à Gateshead (G-B).Un saut de 18,03 m n’était pas validé en raison d’un vent à 2,90 m.Mais il améliorait de 2 cm (17,74 m) son record national.A Salamanque, Eole allait être de son côté.Mais il n'a pu franchir la ligne mythique des 18 m.Comme lors de ses deux dernières sorties il stoppa son concours avant la fin (après le 3‘ essai cette fois) pour éviter tout risque de blessure.11 avait franchi 17,39 m a son premier essai et 17,43 au 3e.Dans ce concours l’Américain Mike Conley qui faisait sa rentrée en Europe a assisté, sans combattre, à la chute du record.Il ne put faire mieux que 81' avec 16,03 m.Ce sont • deux Cubains qui ont terminé dans.cette ordre derrière Edwards: Yoel-vis Quesada avec 17,46 m et Joel Garcia avec 17,16 m.Edwards qui avait déclaré forfait pour les Championnats de Grande-Bretagne le week-end dernier en raison d’une douleur a un pied a donc totalement rassuré.Il aparait maintenant comme le grand favori du Mondial de Goteborg (Suède), en août prochain."N PHOTO AP C’est à son deuxième essai, avec un vent régulier cette fois de 1,80 m, que le Londonien de 29 ans a effacé des tablettes Banks, qui avait établi son record le 16 juin 1985 à Indianapolis.LES ^ALTERNATIVES NTE Centres de Santé Exercices et Réhabilitation Sportive centre bioligne Montréal Centre Inc.: Centre de nutrition santé.«Manger à sa faim tout en perdant du poids, grâce à un plan personnalisé basé sur votre type de métabolisme.» Sans compter les calories, sans substitut de repas, sans perte d'énergie.Nouveau Spa: portes ouvertes dès 13h le 30 jyin au Spa Laberge de Châteauguay.Conseillère: Marie-|osée Major, B.sc.Inf.N.D.MÉTRO PEEL 982-6886 KATRIN SCHAAKE ATELIER SANTE «La méthode Pilâtes».let basé sur des exercices SPACONCEPT BROMONT - Château Bromont - situé en montagnes - Le relais de santé idéal pour des vacances de rêves - Formule européenne adaptée à la québécoise - Forfaits d'une demi-journée à une semaine avec ou sans hébergement -massothérapie - soins esthétiques - bilan de santé - électropuncture - enveloppements d'algues, de boue et d'argile - bains thermo-masseurs - pressothérapie - matelas japonais -Forfaits à partir de 95S.- Reçus 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années, on célébrera Noël en juillet en clôturant le cycle des films-cultes avec la projection du Père Noël est une ordure, de Jean-Marie Poiré (23 juillet, à 20h35).Le Festival Juste pour rire prendra ensuite la relève en présentant à son tour une série de films inclassables de la série des Psychotoniques, à la salle Claude-Jutra, du 24 au 29 juillet.Pendant les travaux d’agrandissement et de rénovation, la Cinémathèque poursuivra sa programmation de classiques du cinéma, présentés dans le cadre du centenaire du septième art, mais au Musée des beaux-arts de Montréal, au Musée de la Civilisation de Québec et au Centre canadien d’architecture.Les services administratifs et le personnel de la Cinémathèque seront relocalisés en septembre.Les nouvelles coordonnées des bureaux ne sont pas encore connues.-?- EXPRESSVU EN RETARD (PC) — Le lancement du service de télévision par satellite Expressvu, prévu pour le 1" septembre, sera retardé partout au pays sauf au Québec.Affectée par des problèmes d’équipement et d’autres contretemps, la compagnie devrait offrir son service au Québec pour l’étendre ensuite progressivement au reste du pays, au fur et à mesure que les boîtes permettant de décoder le signal seront disponibles.Expressvu espère offrir son service dans tout le pays et recruter 100 000 abonnés durant sa première année d’exploitation.-?- DÉCÈS DE L’ACTRICE PATSY «ESMERALDA» MILLER (AP) — Patsy Ruth Miller, qui avait incarnée la danseuse gitane dans la version muette de 1923 du Bossu de Notre-Dame, est décédée dimanche dernier d’une crise cardiaque à l’âge vénérable de 91 ans.Pendant sa longue carrière cinématographique, Mme Miller a joué dans plus de 70 films.Elle a notamment donné la réplique à des légendes comme Rudolph Valentino et Douglas Fairbanks.Mais c’est son rôle d’Esmeral-da, dans The Hunchback of Notre-Dame, en compagnie de Lon Char-ney, qui a assuré sa renommée.Elle a abandonné sa carrière d’actrice dans les années 30 et a ensuite connu le succès en écrivant des nouvelles, des scénarios et des pièces de théâtre.-?- RÉDUCTION DES PROGRAMMES EN FRANÇAIS À LA BBC (Reuter) — La BBC World Service va réduire ses programmes pour faire face à des restrictions budgétaires de 8 millions $ sur l’exercice débutant en avril 1996, en supprimant notamment ses informations en français.Ces informations diffusées par satellite et les programmations musicales destinés aux radios commerciales en France seront supprimées, tout comme les programmes thématiques de Radio International destinés aux radios de langue anglaise dans le monde entier.Les programmes spéciaux destinés au World Service diffusé en Grande-Bretagne seront réduits, ainsi que le service des programmes enregistrés de Radio International.-?- DDC ARTISTES AUX ATRIUMS Dix artistes de la relève exposent leurs œuvres jusqu’au 5 août prochain aux Atriums de la Place Dupuis, 870, boul.de Maisonneuve Est, à Montréal.Il s’agit de Joelle Ciona, Catherinbe Cuggy, Isabelle Desjardins, Farzin Farzaneh, Daphna Lei-bovici, Maurice Lwamba Tshany, Dorn Peck, Martin Pichette, Sabine Roloff et Jacques Simard.Ces artistes ont été réunis par Les Productions Cité Ouverte 2002, dont l’objectif est «d’introduire les arts dans les milieux des personnes en difficulté».L’exposition a débuté au début de la semaine.Le vernissage officiel aura lieu vendredi prochain, à 18h.CULTURE ¦ç m JB**, MON TÉ RÉGIE Le Désir Nouvelle comédie de Michel Marc Bouchard, dans une mise en scène de Sophie Clément, mettant en vedette Ghyslain Tremblay, Suzanne Champagne, Guylaine Tremblay, Roger Larue, Pascale Desrochers et Patrick Labbé.À l’affiche tout l’été du mercredi au vendredi à 20h30 et samedi à 19h et 22h.À 15 minutes du tunnel Louis-H.Lafontaine (St-Mathieu de Beloeil).Théâtre des Hirondelles Réservations: (514) 446-2266 Forfaits souper-théâtre disponibles.Groupes (20 pers.et plus, prix spéciaux) Appelez-moi Stéphane Comédie de Claude Meunier et Louis Saia dans une mise en scène de Fernand Rainville, mettant en vedette Francis Reddy, Vincent Graton, Sylvie Potvin, Louison Danis, Sonia Vachon et Michel Laperrière.À l’affiche cet été du mercredi au vendredi à 20 h 30 et les samedis à 19h et 22h.À 30 minutes de Montréal; autoroute 20 ouest, Dorion, Pointe des Cascades.Le Théâtre des Cascades (Le plus beau théâtre d’été du Québec) Réservations: 455-8855 Buffet-théâtre-croisière.Prix de groupes disponibles.Pour faire partie de ce regroupement 985-3322 Des Français et encore des Français.MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Dans un festival qui, cette année plus que jamais, invite à la découverte, il va sans rire qu’une des sections de la programmation soit consacrée exclusivement aux «Coups de cœur» des programmateurs.C’est le cas de Rire sans frontière , la série qui ouvre les activités en salles de Juste pour rire, ce soir, au cabaret du Musée du même nom.Cette salle intime de 200 places, recevra, à 20h tous les soirs jusqu’au 25 juillet, 16 libre-échangistes du Marché commun francophone de l’hymour dit «de qualité», sans compter les finissants de l’École nationale de l’humour de Montréal.La France sera en vedette cette année dans cette série qui avait l’habitude, dans le passé, de rassembler des comiques de plusieurs pays.Heureusement, quatre Québécois sauvent l’honneur de notre humour «songé»: les Bizarroïdes, ceux qui ont l’art de rire de l’art.Dans tous les cas, Rire sans frontière réunit des vedettes montantes, connues dans leur pays, et qui ont l’occasion de donner, ici, un spectacle complet, plutôt que de défendre un seul sketch, présenté dans le cadre d’un gala rempli d’humoristes plus connus qu’eux.Pour les Français, Rire sans frontière, c’est une rampe de lancement en Amérique, leur première prestation en cette terre où l’on retrouve plus d’humoristes au mètre carré que de joueurs de hockey.Il faut bien dire, toutefois, que ces rencontres avec l’humour haut de gamme s’effectuent à prix modique au cabaret du boulevard Saint-Laurent Pour ouvrir ce bal amusé, ce soir, un humoriste qui, lui-même, ne connaît point de frontière: Gad Elmaleh.Ce jeune homme de 24 ans est Parisien d’adoption, Marocain d’origine et Canadien de passeport puisqu’il a vécu à Montréal de 1988 à 1992.Elmaleh s’inspire de son vécu pour créer des personnages aussi drôles que colorés.On dit que, malgré son jeune âge, il manie l’humour juif tel un vrai Woody Allen, tout en étant aussi bon musicien! Nous en reparlerons d’ailleurs demain.Les couleurs du rire, d’autre part, ce sont quatre comédiens, hommes et femmes, qui jouent des scènes de la vie quotidienne, pimentées par les exigences d’un meneur de jeu qu’on ne voit pas, mais qu’on entend.Des exigences du genre: vendre de l’assurance en bégayant et sans dentier.Des impros préparées à l’avance quoi.Il faudra s’attendre à une performance «théâtrale» également avec le duo Ça devait arriver.Un couple, Philip Giancarlo et Soren Prévost, joue deux apprentis comédiens qui ont beaucoup de mal à percer dans le métier.Un spectacle d’actualité, même au Québec.Précisons que ces deux comédiens sont des protégés de Charlotte de Turckheim, invitée aux galas 2 et 3 du festival, qui assure aussi la mise en scène de leur spectacle.Toujours dans la catégorie «humour mis en scène», le spectacle qui promet c’est celui qui s’intitule L’ultima récital.Imaginez: une imposante diva allemande, Maria Ul-rika von Glott, et sa chétive pianiste française, Yvonne de Saint-Coffre.Les deux se renvoient la balle, ou plutôt la note, au cours d’un règlement de compte dont seul le spectateur sort gagnant.La soirée de lundi prochain au cabaret du Musée Juste pour rire sera consacrée à cinq autres humoristes français qui présenteront, trois solos et un duo, des minispectacles de 30 minutes chacun.Les Chevaliers du fiel seront les premiers à monter sur scène.On décrit ces deux zigotos sans peur et sans reproche comme que les RBO venus d’outremer.Stéphane Guillon, lui, est un auteur et acteur de 30 ans.Il vient de triompher au Festival de Trouville qui consacre la relève des comiques en France.Les organisateurs de Juste pour rire le présentent comme une sorte de croisement entre Pierre Légaré (les cheveux en plus) et Patrick Huard (Lynda Lemay en moins).Pour sa part, Laurence Yayel présentera une version écourtée de son «one-woman shoes».Il s’agit d’un spectacle de godasses et de «girls»: de la sœur ratée de Jésus à la femme enceinte physiquement trop épanouie.Enfin, un autre Français, Pierre Aucaigne, nous présentera une galerie de paumés sympathiques.La presse française parle de lui comme d’un mélange subtil entre Fernand Raynauld et Louis de Funès.Le dernier spectacle de Rire sans frontière, mardi prochain, proposera une cinquantaine de numéros çolos avec des finissants des huit dernières années de l’École nationale de l’humour.Pour découvrir les p’tits nouveaux ou pour retrouver des «vieux» pros comme Claire Jacques, Mario Bélanger, Daniel Leblanc, Carole Dion et Maxim Martin Les premiers pas des cinéastes légendaires La maisonnée entière de monsieur Jourdain admire la souplesse et subit les foudres du Bourgeois gentilhomme.Dans le rôle titre, Benoit Brière occupe tout l’espace avec aisance.THÉÂTRE Un Bourgeois qui eût plu à Molière lui-même LE BOURGEOIS GENTILHOMME Molière; une production du Festival juste pour rire, mise en scène par Denise Filiatrault, assistée de Pierre Parisien; décor: Claude Goyette; costumes: Francois Barbeau; éclairages: Claude Acolas; musique: Christian Thomas; chorégraphies: Dominique Girardeau; maquillages: Jean Bégin; perruques: Rachel Tremblay; accessoires: Philippe Pointard; avec: Benoit Brière (Monsieur Jourdain), Adèle Reinhardt (Madame Jourdain), Pascale Montpetit (Nicole), Jacques Girard (Corvielle), Markita Boies (Do-rimène) Jacques L’Heureux (Dorante), Elyse Marquis (Lucille), Gabriel Sabourin (Cléonte), Patrice Coque-reau (Maître de musique), Yvan Benoît (Maître d’armes), Denys Paris (Maître de danse), Normand Lévesque (Maître de philosophie), Francis Bergonza (Maître tailleur) et 12 autres acteurs, chanteurs et danseurs; au Théâtre Saint-Denis, à Montréal.JACQUES LARUE - LANGLOIS On ne s’ennuie pas un instant à la représentation de ce Bourgeois gentilhomme que la mise en scène de Denise Filiatrault restitue dans une splendeur fofolle et un déploiement loufoque qu’on peut facilement imaginer près de la version originale — même si personne, bien entendu, n’en sait rien.La comédie-ballet de Poquelin reçoit ici un traitement de premier ordre.D’abord, tout est parfaitement réglé dans les déplacements des 28 personnes — comédiens, chanteurs et danseurs — qui évoluent dans un habile décor en faux agencé autour d un grand escalier donnant accès a un balcon semi-circulaire où déployer avec aisance les mou- vements des ballets.Chacun des multiples personnages très typés que Molière met en présence tire admirablement parti, et avec finesse, de son petit numéro personnel.Les enchaînements d’une scène à l’autre sont toujours marqués d’une fantaisie imaginative qui convient parfaitement à la pièce.Bouffonnerie endiablée et farce invraisemblable, ce texte n’offre qu’une faible intrigue où tout est prétexte à une suite de scènes de revues.Nous sommes loin du maître écrivain Molière mais quel amuseur débordant d’imagination nous offre Le Bourgeois.Et le Bourgeois lui-même?Benoit Brière est tout à fait ce qu’on attendait de lui: aussi à l’aise dans ce grand premier rôle — son tout premier — que dans tout ce qu’on lui a vu faire jusqu’ici, à la scène .ou ailleurs.Il joue un personnage particulièrement détraqué et parvient à lui insuffler une fantaisie merveilleuse, à la fois dans le ton, la mimique et les déplacements physiques sur le plateau qu’il occupe en toute aisance.H faut dire qu’il est parfaitement secondé par un aréopage de comédiens et de comédiennes qui parviennent tous à donner du caractère à la moindre petite intervention.Puisqu’il faut être bref, citons à tout crin la Madame Jourdain délirante d’Adèle Reinhardt, la pétillante et rieuse Nicole de Pascale Montpetit, la précieuse et marie-chantalesque Dorimène de Markita Boies.Superbes voix des chanteurs et souplesse gracieuse des danseurs et danseuses complètent l’effet de cette pétillante fantaisie d’un autre siècle à laquelle la présente production permet une continuité qui nous réjouit tous.E! ODILE TREMBLAY Il DEVOIR lémentaire! Avant de grandir, on t si petit.Avant de devenir un cinéaste de légende, on commence par apprivoiser la pellicule à travers des pochades d’étudiants, ou même, surprise!, des premiers pas déjà maîtrisés.De toute façon, on développe ce que l’on sera plus tard, avec ses obsessions, ses tics, ses goûts, ses délires propres.Et Orson Welles, Woody Allen, François Truffaut, Roman Polanski, Martin Scorsese et les autres ressemblaient, dans leur jeunesse tendre, avant tout à leur eux-même futur.Comme quoi on ne se refait pas.Vous le constaterez par vous-même en allant faire un tour au Cinéma de Paris, du 19 au 30 juillet, où, dans le cadre du Festival Juste pour rire, sera projeté le collage (90 minutes) Premiers chefs-d’œuvre de grands cinéastes, soit sept courts métrages, généralement obscurs, des désormais chevronnés.L’initiative appartient à deux organismes californiens sans but lucratif, The Future of Hollywood et Back to Film School, spécialisés dans la chasse aux premières œuvres, qui les ont réunies à Los Angeles avant de les présenter cette semaine en première canadienne.Le seul de ces films ayant passé à l’histoire est Les Voisins, de Norman McLaren (qui remporta l’oscar du meilleur court métrage en 1952), féroce pixillation dans laquelle deux voisins s’entretuent pour une rose et qui se voulait une dénonciation par l’absurde de la guerre.Les autres courts métrages sont moins connus, voire totalement oubliés.Dans le lot, on admirera le bijou que constitue Les Mistons, de François Truffaut, réalisé un an avant Les Quatre Cents Coups (en 1958) et qui l’annonce déjà, par ses thèmes, par la manière Truffaut, inimitable entre toutes.Les Mistons est un vrai récit, frais et drôle, mettant en scène dans un village de France un JUSTE FOUR RIRE quant et poursuivant la beauté locale, dans leurs émois prépubères.Toute la grâce et la lucidité de Truffaut sont contenues dans cette œuvre d’étudiant portant la griffe du grand cinéaste.On remarquera aussi que le Polanski qui réalisa Two Men and a Wardrobe (tourné à Lodz en Pologne en 1957) courtisait déjà un humour absurde et féroce et qu’il avait un œil aiguisé sur les jeunes filles.Mais l’intérêt principal de ce film d’étudiant réside en la présence du jeune Po-lansld dans la distribution.Il semble avoir 17 ans à peine, et rien de plus hilarant que de le voir s’amuser à jouer les machos avec entrain (on FESTIVAL évoque mentalement certaine scène de < 'kinatown où il tiendra de la même façon le rôle du vilain).Le Martin Scorsese qui tourna en 1963 What’s A Nice Girl Like You Doing In a Place Like This?n’avait pas encore un style très affirmé, mais le Woody Men qui, après avoir largué l’école de cinéma de New York, écrivit en 1962 (sans le réaliser lui-même) The Laughmaker à titre de pilote pour la tele (truffe de rires en boîte) manifestait le sens du gag et de la répartie douce-amère qui devait le rendre le célèbre.Le film raconte les tribulations d’un groupe d’improvisateurs qui essaient désespérément d’être retenus pour le célébris-sime Ed Sullivan Show.Certains s’étonneront de retrouver le premier film d’Orson Welles dans cette série.Hearts of Age (1934) n’a rien d’une comédie.Le film de six minutes est une série de clins d’œil à l’expressionnisme et autres courants esthétiques du temps.Orson à 19 ans joue les conspirateurs et sa femme Virginia Nicholson, une vieille dame en costume.Le tout sur des jeux toujours renouvelés de caméra qui montrent un goût déjà marqué pour le vertige des images.Hélas, la copie d'Hearts of Age est très abîmée et certaines scènes quasi effacées de la pellicule.Ce qui ne l’empêche pas de constituer un document précieux à l’attention des cinéphiles.PHOTO ARCHIVES Orson Welles PHOTO ARCHIVES Roman Polanski « » I i ! I ï I.K l) K V 0 I l< l.K M K H C K K I) I Ml JUILLET I » » 5 B 8 EN BREF ?FERMETURE DE LA CINÉMATHÈQUE (Le Devoir) — En raison des travaux d’agrandissement et de rénovation de la Cinémathèque, les services publics de cet organisme seront fermés jusqu’à l’ouverture des nouveaux locaux, à l’été 1996.Cette mesure exceptionnelle affecte notamment le centre de documentation, les collections de photos et d'affiches, les collections d’archives et les services de projection et de location de la salle Claude-Jutra.La programmation régulière de la Cinémathèque ?e termine dimanche, ce week-end.À cette occasion, pour rester fidèle à la tradition établie au cours des deux dernières années, on célébrera Noël en juillet en clôturant le cycle des films-cultes avec la projection du Père Noël est une ordure, de Jean-Marie Poiré (23 juillet, à 20h35).Le Festival Juste pour rire prendra ensuite la relève en présentant à son tour une série de films inclassables de la série des Psychotroniques, à la salle Claude-Jutra, du 24 au 29 juillet.Pendant les travaux d’agrandissement et de rénovation, la Cinémathèque poursuivra sa programmation de classiques du cinéma, présentés dans le cadre du centenaire du septième art, mais au Musée des beaux-arts de Montréal, au Musée de la Civilisation de Québec et au Centre canadien d’architecture.Les services administratifs et le personnel de la Cinémathèque seront relocalisés en septembre.Les nouvelles coordonnées des bureaux ne sont pas encore connues.-?- EXPRESSVU EN RETARD (PC) — Le lancement du service de télévision par satellite Expressvu, prévu pour le 1" septembre, sera retardé partout au pays sauf au Québec.Affectée par des problèmes d’équipement et d’autres contretemps, la compagnie devrait offrir son service au Québec pour l’étendre ensuite progressivement au reste du pays, au frir et à mesure que les boîtes permettant de décoder le signal seront disponibles.Expressvu espère offrir son service dans tout le pays et recruter 100 000 abonnés durant sa première année d’exploitation.-?- DÉCÈS DE L’ACTRICE PATSY «ESMERALDA» MILLER (AP) — Patsy Ruth Miller, qui avait incarnée la danseuse gitane dans la version muette de 1923 du Bossu de Notre-Dame, est décédée dimanche dernier d’une crise cardiaque à l’âge vénérable de 91 ans.Pendant sa longue carrière cinématographique, Mme Miller a joué dans plus de 70 films.Elle a notamment donné la réplique à des légendes comme Rudolph Valentino et Douglas Fairbanks.Mais c’est son rôle d’Esmeral-da, dans The Hunchback of Notre-Dame, en compagnie de Lon Char-ney, qui a assuré sa renommée.Elle a abandonné sa carrière d’actrice dans les années 30 et a ensuite connu le succès en écrivant des nouvelles, des scénarios et des pièces de théâtre.-?- RÉDUCTION DES PROGRAMMES EN FRANÇAIS À LA BBC (Reuter) — La BBC World Service va réduire ses programmes pour faire face à des restrictions budgétaires de 8 millions $ sur l’exercice débutant en avril 1996, en supprimant notamment ses informations en français.Ces informations diffusées par satellite et les programmations musicales destinés aux radios commerciales en France seront supprimées, tout comme les programmes thématiques de Radio International destinés aux radios de langue anglaise dans le monde entier.Les programmes spéciaux destinés au World Service diffusé en Grande-Bretagne seront réduits, ainsi que le service des programmes enregistrés de Radio International.-?- DK ARTISTES AUX ATRIUMS Dix artistes de la relève exposent leurs œuvres jusqu’au 5 août prochain aux Atriums de la Place Dupuis, 870, boul.de Maisonneuve Est, à Montréal.Il s’agit de Joelle Ciona, Catherinbe Cuggy, Isabelle Desjardins, Farzin Farzaneh, Daphna Lei-bovici, Maurice LwambaTshany, Dom Peck, Martin Pichette, Sabine Roloff et Jacques Simard.Ces artistes ont été réunis par Les Productions Cité Ouverte 2002, dont l’objectif est «d’introduire les arts dans les milieux des personnes en difficulté».L’exposition a débuté au début de la semaine.Le vernissage officiel aura lieu vendredi prochain, à 18h.C U L T il RI Montérégie Appelez-moi Stéphane Comédie de Claude Meunier et Louis Saia dans une mise en scène de Fernand Rainville, mettant en vedette Francis Reddy, Vincent Graton, Sylvie Potvin, Louison Danis, Sonia Vachon et Michel Laperrière.À l’affiche cet été du mercredi au vendredi à 20 h 30 et les samedis à I9h et 22h.À 30 minutes de Montréal; autoroute 20 ouest, Dorion, Pointe des Cascades.Le Théâtre des Cascades (Le plus beau théâtre d’été du Québec) Réservations: 455-8855 Buffet-théâtre-croisière.Prix de groupes disponibles.Pour faire partie de ce regroupement 985-3322 Le Désir Nouvelle comédie de Michel Marc Bouchard, dans une mise en scène de Sophie Clément, mettant en vedette Ghyslain Tremblay, Suzanne Champagne, Guylaine Tremblay, Roger Larue, Pascale Desrochers et Patrick Labbé.À l’affiche tout l’été du mercredi au vendredi à 20h30 et samedi à 19h et 22h.À 15 minutes du tunnel Louis-H.Lafontaine (St-Mathieu de Beloeil).Théâtre des Hirondelles Réservations: (514) 446-2266 Forfaits souper-théâtre disponibles.Groupes (20 pers.et plus, prix spéciaux) Les premiers pas des cinéastes légendaires La maisonnée entière de monsieur Jourdain admire la souplesse et subit les foudres du Bourgeois gentilhomme.Dans le rôle titre, Benoit Brière occupe tout l’espace avec aisance.THÉÂTRE Un Bourgeois qui eût plu à Molière lui-même LE BOURGEOIS GENTILHOMME Molière; une production du Festival juste pour rire, mise en scène par Denise Filiatrault, assistée de Pierre Parisien; décor: Claude Goyette; costumes: Francois Barbeau; éclairages: Claude Acolas; musique: Christian Thomas; chorégraphies: Dominique Girardeau; maquillages: Jean Bégin; perruques: Rachel Tremblay; accessoires: Philippe Pointard; avec: Benoit Brière (Monsieur Jourdain), Adèle Reinhardt (Madame Jourdain), Pascale Montpetit (Nicole), Jacques Girard (Corvielle), Markita Boies (Do-rimène) Jacques L’Heureux (Dorante), Elyse Marquis (Lucille), Gabriel Sabourin (Cléonte), Patrice Coque-reau (Maître de musique), Yvan Benoît (Maître d’armes), Denys Paris (Maître de danse), Normand Lévesque (Maître de philosophie), Francis Bergonza (Maître tailleur) et 12 autres acteurs, chanteurs et danseurs; au Théâtre Saint-Denis, à Montréal.JACQUES LARUE-LANGLOIS On ne s’ennuie pas un instant à la représentation de ce Bourgeois gentilhomme que la mise en scène de Denise Filiatrault restitue dans une splendeur fofolle et un déploiement loufoque qu’on peut facilement imaginer près de la version originale — même si personne, bien entendu, n’en sait rien.La comédie-ballet de Poquelin reçoit ici un traitement de premier ordre.D’abord, tout est parfaitement réglé dans les déplacements des 28 personnes — comédiens, chanteurs et danseurs — qui évoluent dans un habile décor en faux agencé autour d un grand escalier donnant accès a un balcon semi-circulaire où déployer avec aisance les mou- vements des ballets.Chacun des multiples personnages très typés que Molière met en présence tire admirablement parti, et avec finesse, de son petit numéro personnel.Les enchaînements d’une scène à l’autre sont toujours marqués d’une fantaisie imaginative qui convient parfaitement à la pièce.Bouffonnerie endiablée et farce invraisemblable, ce texte n’offre qu’une faible intrigue où tout est prétexte à une suite de scènes de revues.Nous sommes loin du maître écrivain Molière mais quel amuseur débordant d’imagination nous offre Le Bourgeois.Et le Bourgeois lui-même?Benoit Brière est tout à fait ce qu’on attendait de lui: aussi à l’aise dans ce grand premier rôle — son tout premier — que dans tout ce qu’on lui a vu faire jusqu’ici, à la scène .ou ailleurs.Il joue un personnage particulièrement détraqué et parvient à lui insuffler une fantaisie merveilleuse, à la fois dans le ton, la mimique et les déplacements physiques sur le plateau qu’il occupe en toute aisance.Il faut dire qu’il est parfaitement secondé par un aréopage de comédiens et de comédiennes qui parviennent tous à donner du caractère à la moindre petite intervention.Puisqu’il faut être bref, citons à tout crin la Madame Jourdain délirante d’Adèle Reinhardt, la pétillante et rieuse Nicole de Pascale Montpetit, la précieuse et marie-chantalesque Dorimène de Markita Boies.Superbes voix des chanteurs et souplesse gracieuse des danseurs et danseuses complètent l’effet de cette pétillante fantaisie d’un autre siècle à laquelle la présente production permet une continuité qui nous réjouit tous.E! LE DEVOIR lémentaire! Avant de grandir, on est petit.Avant de devenir un ci-néaste de légende, on commence par apprivoiser la pellicule a travers des pochades d’étudiants, ou même, surprise!, des premiers pas déjà maîtrisés.De toute façon, on développe ce que l’on sera plus tard, avec ses obsessions, ses tics, ses goûts, ses délires propres.Et Orson Welles, Woody Allen, François Truffaut, Roman Polanski, Martin Scorsese et les autres ressemblaient, dans leur jeunesse tendre, avant tout à leur eux-même futur.Comme quoi on ne se refait pas.Vous le constaterez par vous-même en allant faire un tour au Cinéma de Paris, du 19 au 30 juillet, où, dans le cadre du Festival Juste pour rire, sera projeté le collage (90 minutes) Premiers chefs-d’œuvre de grands cinéastes, soit sept courts métrages, généralement obscurs, des désormais chevronnés.L’initiative appartient à deux organismes californiens sans but lucratif, The Future of Hollywood et Back to Film School, spécialisés dans la chasse aux premières œuvres, qui les ont réunies à Los Angeles avant de les présenter cette semaine en première canadienne.Le seul de ces films ayant passé à l’histoire est Les Voisins, de Norman McLaren (qui remporta l’oscar du meilleur court métrage en 1952), féroce pixillation dans laquelle deux voisins s’entretuent pour une rose et qui se voulait une dénonciation par l’absurde de la guerre.Les autres courts métrages sont moins connus, voire totalement oubliés.Dans le lot, on admirera le bijou que constitue Les Mistons, de François Truffaut, réalisé un 6?an avant Les Quatre Cents \ v) Coups (en 1958) et qui l’annonce déjà, par ses thèmes, par la manière Truffaut, inimitable entre toutes.Les Mistons est un vrai récit, frais et drôle, mettant en scène dans un village de France un JUSTE POUR RIRE SmpSySK té locale, dans leurs émois prépubères.Toute la grâce et la lucidité de Truffaut sont contenues dans cette œuvre d’étudiant portant la griffe du grand cinéaste.On remarquera aussi que le Polanski qui réalisa Two Men and a Wardrobe (tourné à Lodz en Pologne en 1957) courtisait déjà un humour absurde et féroce et qu’il avait un œil aiguisé sur les jeunes filles.Mais l’intérêt principal de ce film d’étudiant réside en la présence du jeune Polanski dans la distribution.Il semble avoir 17 ans à peine, et rien de plus hilarant que de le voir s’amuser à jouer les machos avec entrain (on FESTIVAL évoque mentalement certaine scène de Chinatown où il tiendra de la même façon le rôle du vilain).Le Martin Scorsese qui tourna en 1963 What’s A Nice Girl Like You Doing In a Place Like This?n’avait pas encore un style très affirmé, mais le Woody Allen qui, après avoir largué l’école de cinéma de New York, écrivit en 1962 (sans le réaliser lui-même) 77te Laughmaker k titre de pilote pour la télé (truffé de rires en boîte) manifestait le sens du gag et de la répartie douce-amère qui devait le rendre le célèbre.Le film raconte les tribulations d’un groupe d'improvisateurs qui essaient désespérément d’être retenus pour le célébris-sime Ed Sullivan Show.Certains s’étonneront de retrouver le premier film d’Orson Welles dans cette série.Hearts of Age (1934) n’a rien d’une comédie.Le film de six minutes est une série de clins d’œil à l’expressionnisme et autres courants esthétiques du temps.Orson à 19 ans joue les conspirateurs et sa femme Virginia Nicholson, une vieille dame en costume.Le tout sur des jeux toujours renouvelés de caméra qui montrent un goût déjà marqué pour le vertige des images.Hélas, la copie ((Hearts of Age est très abîmée et certaines scènes quasi effacées de la pellicule.Ce qui ne l’empêche pas de constituer un document précieux à l’attention des cinéphiles.PHOTO ARCHIVES Orson Welles PHOTO ARCHIVES Roman Polanski Des Français et encore des Français.MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Dans un festival qui, cette année plus que jamais, invite à la découverte, il va sans rire qu’une des sections de la programmation soit consacrée exclusivement aux «Coups de cœur» des programmateurs.C’est le cas de Rire sans frontière , la série qui ouvre les activités en salles de Juste pour rire, ce soir, au cabaret du Musée du même nom.Cette salle intime de 200 places, recevra, à 20h tous les soirs jusqu’au 25 juillet, 16 libre-échangistes du Marché commun francophone de l’hymour dit «de qualité», sans compter les finissants de l’Ecole nationale de l’humour de Montréal.La France sera en vedette cette année dans cette série qui avait l’habitude, dans le passé, de rassembler des comiques de plusieurs pays.Heureusement, quatre Québécois sauvent l’honneur de notre humour «songé»: les Bizarroïdes, ceux qui ont l’art de rire de l’art.Dans tous les cas, Rire sans frontière réunit des vedettes montantes, connues dans leur pays, et qui ont l’occasion de donner, ici, un spectacle complet, plutôt que de défendre un seul sketch, présenté dans le cadre d’un gala rempli d’humoristes plus connus qu’eux.Pour les Français, Rire sans frontière, c’est une rampe de lancement en Amérique, leur première prestation en cette terre où l’on retrouve plus d’humoristes au mètre carré que de joueurs de hockey.Il faut bien dire, toutefois, que ces rencontres avec l’humour haut de gamme s’effectuent à prix modique au cabaret du boulevard Saint-Laurent.Pour ouvrir ce bal amusé, ce soir, un humoriste qui, lui-même, ne connaît point de frontière: Gad Elmaleh.Ce jeune homme de 24 ans est Parisien d’adoption, Marocain d’origine et Canadien de passeport puisqu’il a vécu à Montréal de 1988 à 1992.Elmaleh s’inspire de son vécu pour créer des personnages aussi drôles que colorés.On dit que, malgré son jeune âge, il manie l’humour juif tel un vrai Woody Allen, tout en étant aussi bon musicien! Nous en reparlerons d’ailleurs demain.Les couleurs du rire, d’autre part, ce sont quatre comédiens, hommes et femmes, qui jouent des scènes de la vie quotidienne, pimentées par les exigences d’un meneur de jeu qu’on ne voit pas, mais qu’on entend.Des exigences du genre: vendre de l’assurance en bégayant et sans dentier.Des impros préparées à l’avance quoi.Il faudra s’attendre à une performance «théâtrale» également avec le duo Ça devait arriver.Un couple, Philip Giancarlo et Soren Prévost, joue deux apprentis comédiens qui ont beaucoup de mal à percer dans le métier.Un spectacle d’actualité, même au Québec.Précisons que ces deux comédiens sont des protégés de Charlotte de Turckheim, invitée aux galas 2 et 3 du festival, qui assure aussi la mise en scène de leur spectacle.Toujours dans la catégorie «humour mis en scène», le spectacle qui promet c’est celui qui s’intitule L’ultima récital.Imaginez: une imposante diva allemande, Maria Ul-rika von Glott, et sa chétive pianiste française, Yvonne de Saint-Coffre.Les deux se renvoient la balle, ou plutôt la note, au cours d’un règlement de compte dont seul le spectateur sort gagnant.La soirée de lundi prochain au cabaret du Musée Juste pour rire sera consacrée à cinq autres humoristes français qui présenteront, trois solos et un duo, des minispectacles de 30 minutes chacun.Les Chevaliers du fiel seront les premiers à monter sur scène.On décrit ces deux zigotos sans peur et sans reproche comme que les RBO venus d’outremer.Stéphane Guillon, lui, est un auteur et acteur de 30 ans.Il vient de triompher au Festival de Trouville qui consacre la relève des comiques en France.Les organisateurs de Juste pour rire le présentent comme une sorte de croisement entre Pierre Légaré (les cheveux en plus) et Patrick Huard (Lynda Lemay en moins).Pour sa part, Laurence Yayel présentera une version écourtée de son «one-woman shoes».Il s’agit d’un spectacle de godasses et de «girls»: de la sœur ratée de Jésus à la femme enceinte physiquement trop épanouie.Enfin, un autre Français, Pierre Aucaigne, nous présentera une galerie de paumés sympathiques.La presse française parle de lui comme d’un mélange subtil entre Fernand Raynauld et Louis de Funès.Le dernier spectacle de Rire sans frontière, mardi prochain, proposera une cinquantaine de numéros çolos avec des finissants des huit dernières années de l’Ecole nationale de l’humour.Pour découvrir les p’tits nouveaux ou pour retrouver des «vieux» pros comme Claire Jacques, Mario Bélanger, Daniel Leblanc, Carole Dion et Maxim Martin J « 1 T
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