Le devoir, 3 août 1995, Cahier B
Le devoir ©' Agenda culturel Page B6 Culture Page B8 Économie Page B2 Les Sports Page B5 LES REGIONS I.E II K V 0 I It .I.K .1 E I' D I ;t A O r T I II II EN BREF ?LE PORT DE TROIS-RIVIÈRES TRÈS FRÉQUENTÉ Trois-Rivières (PC) — Grâce à une hausse majeure de la fréquentation et du tonnage en exportation, le port de Trois-Rivières se dirige vers une performance cette année, a affirmé hier le capitaine Serge Tremblay, directeur du port.Le port de Trois-Rivières a vraisemblablement tiré parti de la grève des débardeurs du port de Montréal, le printemps dernier.Le capitaine Serge Tremblay croit que cette conjoncture a contribué à faire connaître le port à des clients qui ne s'étaient jamais arrêtés à Trois-Rivières auparavant.Ainsi, plus de 1,76 million de tonnes de marchandises y ont jusqu’à présent transité, soit une augmentation de 93 % par rapport aux chiffres relevés au 31 juillet 1994.L’achalandage a grimpé de 90 %, 156 bateaux y ayant accosté, contre 82 à la même période l’an passé.Le transit de grain a connu une augmentation substantielle de 320 % avec une quantité record de 730 000 tonnes cette année, comparativement à 174 000 en 1994.Les 100 000 tonnes de sucre déchargées sont largement responsables de l’augmentation de 59 % du tonnage du vrac sec.Enfin, la hausse de 27 % des stocks de papier réjouit le directeur du port selon qui Trois-Rivières a la réputation d’être un «port pour le papier»., DES CHINOIS INTÉRESSÉS À INVESTIR À ALMA Alma (PC) — De passage à Alma la semaine dernière, une délégation d’hommes d’affaires de la Chine s’est montrée intéressée à un projet d’usine de pulpe qui utiliserait du chanvre comme matière première.Certaines espèces de chanvre, qui poussent en Chine, pourraient facilement être cultivées au Lac-Saint-Jean et permettraient d’alimenter une usine de production de pulpe à papier, selon Claude Asselin, directeur général du Conseil économique de Lac-Saint-Jean-Est.Les cinq entrepreneurs chinois ont d’ailleurs établi des contacts avec les directions des usines Cascades et Abitibi-Price de Jonquière et d’Alma.NOUVELLE USINE DE PANNEAUX À SHAWINIGAN Shawinigan (PC) — La firme Gérard Crête et fils a annoncé hier la construction de sa future usine de panneaux de fibre à densité moyenne à Shawinigan.Cet investissement de 85 millions $ créera environ 100 nouveaux emplois.La construction devrait débuter vers la fin de l’automne et la sortie des premiers panneaux est prévue pour le début de 1997.Fondée en 1949, la société Gérard Crête et fils compte 400 employés répartis dans quatre usines de bois de sciage en Mauricie et une autre dans l’Etat du Maine.LA 138 N’AURA PAS QUATRE VOIES À SEPT-ÎLES Le gouvernement du Québec n’investira pas dans le projet d’élargissement à qpatre voies de la route 138 à Sept-Iles dans le secteur de l’aéroport.Dans une lettre adressée au conseil de ville septîlien, le directeur régional de Transports Québec, Daniel Filion, explique que son ministère ne peut injecter les sommes suffisantes en raison du contexte financier difficile.«Nous devons favoriser des investissements axés sur la conservation du réseau et minimiser nos dépenses de développement», a-t-il indiqué récemment à l’hebdomadaire Le Port-Cartois.Le conseiller Ghislain Fournier n’a pas prisé cette fin de non recevoir de la part du ministère des Transports.M.Fourqier est d’avis que la région de Sept-Iles n’obtient pas sa juste part des subventions de Québec et d’Ottawa.«On ne demande pas la charité, mais simplement un juste retour de nos taxes», a dit l’échevin, assurant qu’il n’entend pas abandonner ses démarches afin que la route nationale de l’est soit dotée de quatre voies.ABITIBI Mineur d’un jour La mine Lamarque a accueilli 5000 visiteurs depuis juin MICHEL LALIBERTÉ LE DEVOIR Un quart de travail particulier débute toutes les 40 minutes à la mine d’or de La-maque, à Val-d’Or.Les mineurs, après avoir reçu leur assignation, revêtu leur habit de travail suspendu dans la sècherie et s’être coiffés d’un casque muni d’une lampe, montent à bord du véhicule qui les mènera dans les galeries.Ce «man carrier» — l’industrie minière regorge d’expressions anglaises — empruntera une rampe à 15 degrés d’inclinaison et s’engouffrera à plus de 264 pieds sous la terre.Débutera alors la recherche de veines de quartz, contenant le fameux métal jaune.Un mot sur ces mineurs: 90 % d’entre eux sont des néophytes, indique Pierre Dufour à propos des 5000 touristes qui ont foulé les galeries de la mine depuis son ouverture au grand public, le 23 juin dernier.Le directeur du site de la Corporation du village minier de Bourlamaque camoufle mal son optimisme; la Cité de l’Or est promise à un filon.de touristes.Inexploitée depuis 1985, ce n’est qu’en 1989 que les dirigeants de la mine La-maque ont renoncé à relancer leurs activités d’extraction.Sont alors entrés en jeu la Corporation du village minier de Bourlamaque et son ambitieux projet: profiter de cette mine aux abords de Val-d’Or et du statut de région de l’or de l’Abitibi pour favoriser la venue des touristes.L’organisme sans but lucratif garantit de les faire vibrer au rythme des mineurs.«C’est le seul endroit au monde où vous pouvez rouler et marcher sur l’or», dit fièrement Louise Potvin, directrice générale de l’Office du tourisme de Val-d’Or.L’ère de la prospection touristique débute en Abitibi.C’est sous l’identité d’André ^ Desloges, un chef d’équipe ayant sillonné plusieurs centaines de recoins de la mine, que nous descen- dons sous terre.Tous les visiteurs empruntent le nom des mineurs à l’emploi de la Teck Corporation au moment où elle avait mis fin à ses activités.Cette journée-là, l’Abitibi, tout comme l’ensemble du Québec, succombe sous le soleil: le thermomètre frise les 28 °C.Mais sous terre, l’absence de la canicule est manifeste.«Enfilez un gilet, c’est frisquet en dessous», nous conseille Mme Potvin, signalant que la température varie entre 10 et 12 °C.Une délivrance pour ceux qui tentent avec insuccès de fuir la chaleur! L’entrée de la mine est située au bas d’une falaise nivelée par l’homme.On ne peut s’empêcher d’être intimidé par le sombre trou dans lequel nous nous apprêtons à entrer.Tranquillement, le véhicule pénètre dans l’obscurité, frottant à une ou deux reprises les parois; les guides ont toutefois pris soin de prévenir les visiteurs afin qu’ils gardent leurs mains à l’intérieur.La consigne ne sera pas contestée.La température chute rapidement.Derrière, la lueur du jour s’estompe à chaque mètre franchi.La mine s’illumine alors par le moyen d’une vingtaine de petites lampes accrochées aux casques des mineurs d’un jour.Arrivé à quelque 245 pieds, le «man carrier» s’immobilise.La conductrice invite les visiteurs à parcourir le reste du site à pied.La visite dure environ lh30, les visi- Les mineurs pieds dans la w« >.«•*** aPwasilSi teurs pouvant remonter quand ils le désirent.la Cité de l’Or compte 26 sites dans ses galeries.Les mineurs-touristes peuvent contempler plusieurs équipements miniers issus des dernières technologies et observer les différentes techniques pour percer la roche.Des projecteurs placés stratégiquement et des effets sonores recréent à s’y méprendre l’ambiance d’une mine.Une telle visite ramène un lot de souvenirs pour certains.Une dame, ayant perdu son mari à Lamaque dans les années soixante, a été l’une des premières à visiter la mine, raconte Louise Bryce, guide-animatrice.«Elle a été très courageuse et nous a remerciés pour la visite», a dit la jeune femme encore émue.Mme Bryce, étudiante à la maîtrise en histoire, porte un casque de mineur vieux de 40 ans, celui de son père maintenant à la retraite.Les Abitibiens sont manifestement fiers de leur industrie minière.Les visiteurs, une fois de retour au grand jour, ont intérêt à visiter les bureaux des géologues et des ingénieurs situés dans le bâtiment administratif.Cartes, minerais et maquettes des galeries les attendent.Ils pourront également admirer les deux chevalets utilisés pour faire descendre les mineurs dans la mine.Nous n’avons pas eu la joie d’expérimenter ces infrastructures de descente.Une question d’assurances, nous explique-t-on.d’un mine jour s’engouffrent à une profondeur de 264 a bord de ce véhicule, un «man carrier».r m* * V ! «-•S*.XSa'SSZV- ?#3!SR‘î àV « mm* m.— Ve.MPI} SBPâiS, imsi r| m imtem lyggjr / aminiiw fp itv St rai - ; V •* .‘ Malheureusement, le bâtiment abritant le moulin — où les pierres étaient réduits en miettes pour en retirer leurs minerais d’or, d’argent et de cuivre — n’existe plus.Les dirigeants de la mine ont démonté leurs équipements ainsi que l’édifice qui les abritait.La raison: des experts ont «gratté» les particules d’or, d’argent et de cuivre qui les recouvraient.«Ils ne voulaient rien perdre», explique Pierre Dufour.Parce que de l’or, c’est de l’or, nous dirait-il.La Cité de l’Or, c’est aussi le village minier de Bourlamaque, nommé en l’honneur de Françoys-Charles de Bourlamaque, officier de Montcalm.Construit par les propriétaires de la mine en 1934 pour loger leurs employés, ce petit village regroupe 80 maisons faites de bois rond, dont 79 sont habitées en permanence.Il est possible de visiter l’unique maison inhabitée, située sur le route menant à la mine.D’autres projets pour la région de l’or?Louise Potvin attend avec impatience le jour où les 23 mines qui jalonnent le territoire de Val-d’Or illumineront leur chevalet.Un vrai Walt Disney abitibien.Deux chevalements côte à côte, une situation unique au Canada, surplombent la Cité de l’Or vouée à faire connaître l’industrie minière abitibienne aux touristes.PHOTO DANIEL GINGRAS A Jr La réserve faunique de La Vérendrye sous gestion régionale MICHEL LALIBERTÉ LE DEVOIR Le gouvernement du Québec confiera aux régions de l’Abitibi-Témiscamingue et de l’Outaouais le soin de gérer la réserve faunique de La Vérendrye et de décider quelle voie emprunter pour la mise en valeur de ce vaste territoire de plus de 13 600 kilomètres carrés dans le nord-ouest québécois.Un regroupement de représentants de divers organismes et d’élus des régions voisines étudiera différentes avenues pour faire de la deuxième réserve québécoise en superficie — celle des Lacs-Albanel-Mistassini-et-Wa-conichi occupe le premier rang — un lieu prisé des touristes.Le groupe prévoit présenter un plan d'action triennal d’ici le 30 avril 1996, document qui traitera de l’embauche et de l’achat locaux.On n’écarte pas d’emblée la possibilité de faire appel à des partenaires commerciaux.Le potentiel de cette réserve est sans fin, assure Lan-gevin Gagnon, vice-président exécutif de la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ), l’un des organismes à la tête du groupe de gestion.«Sous l’impulsion des intervenants locaux, nous pourrions voir, au cours des prochaines années, de nouvelles activités qui répondent aux besoins des nouvelles clientèles touristiques et qui ne sont pas basées sur l’exploitation de la faune.Les réserves fauniques s’ouvrent sur ces nouvelles clientèles», a-t-il dit.Des activités, M.Gagnon en énumère une kyrielle.Parmi celles-ci, on retient la chasse à cheval, le traîneau à chiens, les randonnées en motoneige, équestre et pédestre.La réserve est déjà fréquentée par les amants de la nature, signale le représentant de la SEPAQ, notamment par des chasseurs, des pêcheurs et des amateurs du canot-camping, de plus en plus nombreux, indique-t-il.De plus, souligne M.Gagnon, la réserve génère déjà des retombées économiques de l’ordre de 1 million $.Il prévoit qu’elles doubleront d’ici deux ans et se multiplieront avec les années.«Le potentiel est là.» En conférence de presse la semaine dernière à Val-d’Or, Rita Dionne-Marsolais, ministre délégué au Tourisme, soulignait que cette décision s’inscrivait dans le désir de son gouvernement de remettre aux régions l’exploitation de leurs ressources.En mars dernier, le conseil des ministres mandatait la SEPAQ pour relancer les réserves fauniques.L’organisme s’engageait alors à mettre sur pied des plans d’exploitation des réserves en étroite collaboration avec les intervenants régionaux.Elle promettait par ailleurs d’atteindre une rentabilité de ses activités d’ici trois ans.Le Québec compte 17 parcs et une quinzaine de réserves fauniques.Les différences entre les deux résident surtout au niveau du type d’exploitation du territoire.Les réserves se démarquent par une exploitation de la faune, soit la chasse et la pêche.Elles sont également des lieux d’expérimentation et de recherche du gouvernement du Québec.Quant aux parcs, ce sont des zones de conservation où la chasse et, la plupart du temps, la pêche sont interdites.Louiseville est rabrouée Elle doit réembaucher son directeur général congédié en 1994 LE DEVOIR Le conseil municipal de Louise-ville, à l’ouest de Trois-Rivières, a été sévèrement rabroué par la Commission municipale du Québec (CMQ) qui l’a enjointe la semaine dernière à réintégrer illico dans ses rangs son directeur général.Congédié en septembre 1994 à la suite d’une réorganisation administrative, Ghislain Lessard a convaincu la CMQ de l’injustice commise à son endroit.Le jugement de la CMQ souligne les états de service de M.Lessard: «La Commission municipale considère que l’intimée [la Ville] a agi de façon déraisonnable et ce, particulièrement en raison des 31 ans de service cumulés par l’appelant.Une telle façon de faire, en plus d’être arbitraire et déraisonnable, est contraire à l’égalité», écrivent les commissaires Pierre Delisle et Claude Gélinas dans leur décision de 101 pages.La tentative d’éliminer le poste de M.Lessard aura coûté environ 200 000 $ à la Ville, soit les frais juridiques encourus devant la CMQ et le versement du salaire du directeur général.Dans un éditorial du Nouvelliste de Trois-Rivières, intitulé «Un beau gâchis», Ginette Gagnon qualifie l’affaire Lessard de folle croisade, soulignant que le directeur général avait été victime d’une «décision politique ténébreuse» du conseil et de la mairesse Jocelyne Elliott-Leblanc.«[.] ont-ils davantage à cœur les luttes intestines et les rivalités intermunicipales ou bien une gestion rigoureuse centrée sur l’intérêt public?», s’interrogeait en conclusion Mme Gagnon le 22 juillet.Mme Elliott-Leblanc a accepté la décision de la CMQ et s’est dite prête à travailler avec M.Lessard qui, expliquait-t-elle au quotidien trifluvien, occupera un poste de cadre, la fonction de directeur général ayant été abolie comme le recommandait une étude. I.K It K V OIK.I.K J K U K I :( A O (' T I U !t 5 LE DEVOIR ECONOMIE Une aubaine Sprint s’offre Smart Talk Network 150 centres d’emploi fermeront au Canada Cette mesure, étalée sur trois ans, aura pour effet de retrancher plus de 5000 emplois Toronto (PC) — Sprint Canada a profite (l une véritable aubaine, hier, en acquérant |x>ur la «modique» somme de ll> millions $ la société de téléphone en faillite Smart Talk Network (STN).«Il s’agit certainement d’un prix attrayant», a admis Patrick Pichette, vice-président aux finances chez Sprint, à l’issue d’une conférence de presse à Toronto.STN a été mise sous séquestre au début de juillet par un important actionnaire américain, LC1 International.La société avait déposé hier une procédure en faillite devant les tribunaux mais à la suite de la transaction, les activités de STN ne seront pas interrompues.Les créanciers garantis LCI (61 millions $) et la Banque TD (10,5 millions $) recouvreront une partie de leur prêt, les créanciers ordinaires rien du tout, a indiqué Peat Marwick Thome.Avant la mise sous séquestre, STN comptait près de 200 000 clients, la plupart résidentiels et surtout en Ontario mais aussi au Québec, en Colombie-Britannique et en Alberta.L’acquisition permettra la création d’environ 70 postes mais on ne sait pas si les 200 employés de STN auront préséance.Près de 20 000 clients avaient laissé tomber STN à la suite de la mise sous séquestre, a indiqué Nick Brearton, porte-parole de KPMG Peat Marwick Thorne, séquestre dans ce dossier.Même si la transaction constitue une aubaine pour Sprint, la société devra maintenant relever le formidable défi de conserver une clientèle très volage dans ce secteur de la téléphonie.Sprint Canada, filiale en propriété exclusive de Call-Net Enterprises, de Toronto, compte elle-même plus de 27 000 clients d’affaires et 225 000 clients résidentiels.Par une campagne de télémarketing, on tentera de convaincre les clients résidentiels de rester chez STN; les gros clients d’affaires recevront la visite d’un représentant.«Nous sommes confiants qu’après avoir communiqué directement avec nos clients, ils comprendront qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter», a indiqué le président et chef de la direction de Sprint, David Parkes.Les anciens clients de STN seront automatiquement transférés aux programmes de rabais de Sprint.L’acquisition de STN ajoutera environ 75 millions $ aux revenus annuels de Sprint d’ici la fin de l’année.Par contre, Sprint n’assumera pas les dettes de STN, pas plus qu’elle ne devra honorer les baux.La société espère obtenir de un tiers à la moitié des 20 millions $ de créances dues à STN, a indiqué M.Parkes.Mais cette nouvelle donne ne permettra pas à Sprint de pavoiser.La société a perdu 55,4 millions $ l'an dernier, et prévoit dégager un bénéfice d’exploitation au dernier trimestre de 1995, mais pas un bénéfice net, a admis M.Parkes.Et Sprint n’en est peut-être pas à sa dernière acquisition.Selon des rumeurs persistantes, Sprint deviendrait bientôt un des propriétaires d’Unitel Communications, qui doit 700 millions $ à ses créanciers et qui se cherche désespérément de nouveaux investisseurs.Unitel est la propriété de Canadien Pacifique, de Rogers Communications et d’AT&T.Astoria vole sur son erre Le transporteur lancé sous l'impulsion de Robert Obadia entend rayonner dans le vol nolisé GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Astoria, le nouveau transporteur lancé en mai dernier sous l’impulsion de Robert Obadia, prévoit étendre son rayonnement du côté du vol nolisé malgré des débuts difficiles sur le corridor Montréal-Toronto.Pendant que M.Obadia doit jongler avec une accumulation d’informations visant à prouver de présumés transferts de fonds et d’actif survenus peu avant la faillite de National, Titan Charter Aviation, exploitant de la classe Astoria, poursuit son erre , voire entend pousser plus loin son offensive dans l’industrie du transport aérien en offrant des vols nolisés vers des destinations telles que Cancun, Puerto Plata, Montego Bay, Aruba et les Bahamas et ce, à compter de novembre prochain.Deux appareils B737 devraient également venir doubler la flotte du jeune transporteur, né dans l’ombre du fondateur de la défunte Nationair.«Astoria, qui exploite deux B737 en classe Affaires entre Montréal et Toronto du lundi au vendredi, affectera ces appareils aux vols nolisés le samedi et le dimanche, en partance de Montréal et de Toronto», a déclaré l’entreprise, dans son communiqué.On entend ainsi s’en tenir au type d’appareil initial, reconnu pourtant comme étant moins performants sur les vols longue distance et plus coûteux à exploiter sous la formule «charter», et la même configuration, à savoir 72 sièges au lieu des 125 fauteuils habituellement installés à bord de ces appareils.Mais on ne veut rien brusquer chez Astoria, ni provoquer une réplique chez les concurrents.«Dans le «charter», Astoria proposera moins de 2% du total des sièges offerts sur le marché», a ajouté l’entreprise.Il entre également dans ses plans de capitaliser sur le potentiel offert par les vols d’affrètement auprès d’équipes de sport professionnel.«Nous poursuivons présentement des négociations avec des équipes de la Ligue Nationale de Hockey.Nous sommes confiants d’arriver à certaines ententes à cet effet», a ajouté Patrick Young, directeur des Finances d’Astoria.Ces débouchés éventuels commanderaient alors l’ajout de deux appareils, également des B737, à la flotte du transporteur, qui regarde également la possibilité de mettre sur pied son propre grossiste en voyage afin de répondre à ses besoins.En semaine, Astoria entend ramener, dès le 8 août prochain, la fréquence de ses liaisons Montréal-Toronto à six vols aller-retour par semaine, et maintenir son tarif de 149$ par vol (298$ l’aller-retour), un prix se situant en moyenne à 100$ sous celui offert par les autres transporteurs canadiens.«Nous avons débuté le 26 mai avec un appareil.Un deuxième appareil est venu s’ajouter, le 13 juin.Durant tout ce mois, notre taux d’occupation a augmenté régulièrement, pour atteindre les 50%», a précisé Patrick Young, directeur des Finances d’Astoria.Un coefficient de remplissage de 40% a été identifié comme étant le seuil de rentabilité.Ce taux a chuté de façon «significative» en juillet, Astoria délaissant son offre de lancement de deux pour un.Le transporteur a subi également les contrecoups d’un manque de fréquence et d’un mauvais positionnement aux aéroports, dont une présence peu populaire au Terminal 3, de Pearson.«Nous nous attendons à ce que nos activités reprennent fortement en août, et c’est pourquoi nous devançons d’un mois l’augmentation de notre fréquence», a renchéri M.Young.Sur les cendres de Nationair Astoria repose sur une capitalisation de 5 millions $.Lancé sur les cendres de Nationair après une période de gestation de 10 mois, et fort de l’expérience de cette dernière sur le corridor Montréal-Toronto, le nouveau transporteur aérien s’inspire des connaissances acquises par Robert Obadia.Ce dernier exerce officiellement des fonctions de consultants à plein temps pour le transporteur et est rémunéré pour ce faire au prix de 6000 $ par mois.Dès le début de l’aventure de Titan, il n’a jamais été exclut que M.Obadia puisse, un jour, accéder au rang des actionnaires du transporteur au même titre que les membres de sa famille.Selon les témoignages recueillis en juin dernier dans le dossier de faillite (personnelle) de Robert Obadia, son épouse aurait ainsi reconnu qu’elle et ses enfants étaient les actionnaires d’une entreprise, Les Placements Keynord, cette entreprise nouvellement constituée étant à son tour détentrice d’un important portefeuille d’actions d’Astoria.M.Obadia se débat quant à lui, depuis décembre dernier, sous la protection des tribunaux afin de se libérer d’une faillite personnelle.Il serait redevable d’une dette (personnelle) de plus de 800 000$ au fisc mais il serait également responsable d’une somme de plus de 10 millions$, à titre d’administrateur de Nationair, constituée de réclamations formulées par les ex-employés du transporteur, par Revenu Canada et par Revenu Québec.On s’attend à ce que sa libération, prévue pour le 21 septembre prochain, soit l’objet d’oppositions, les parties demanderesse travaillant présentement à amonceler les preuves de présumés transferts substantiels de fonds et d’actif peu avant la faillite de Nationair.HUGUETTE YOUNG PRESSE CANADIENNE Ottawa — Par souci d’économie, le ministre du Développement des ressources humaines Lloyd Axworthy a annoncé hier la fermeture de 150 centres d’emploi au Canada, sur trois ans, ce qui devrait retrancher plus de 5000 emplois dans la fonction publique au cours de cette période.«Je veux un système plus décentralisé et plus efficace pour les communautés», a signalé M.Axworthy au cours d’une conférence de presse.Dans un effort de rationalisation et de modernisation, le nombre de centres d’emploi du ministère des Ressources humaines où les prestataires ont droit à un service personnalisé passera de 450 à 300 sur une période de trois ans.En revanche, on installera 400 points de service informatisés ou guichets automatiques à travers le Canada à l'intention des étudiants, des chômeurs et des personnes âgées.Ceux-ci pourront activer leur demande de prestations d’assurance-chômage ou de pensions à la vieillesse en ayant recours à un ordinateur.Pour les personnes âgées, on prévoit que le traitement de leur demande de prestations de vieillesse sera accéléré.Ces services seront davantage à la portée des travailleurs, prétend le ministre.«Souvent, ils ne travaillent pas de 9 à 5, ils ont des quarts de service ou des heures flexibles et ils ne peuvent plus se rendre aux bureaux d’emploi pendant les heures normales de travail, a avancé M.Axworthy.Ce que nous proposons, ce sont des kiosques accessibles 24 heures sur 24 qui seront situés dans des centres commerciaux où les gens font leur épicerie.» «Ce n’est pas rassurant», a lancé pour sa part la critique bloquiste Francine Lalonde, selon qui on est bien loin du guichet unique.«Au lieu de clarifier les services auxquels les personnes au- PHOTO ARCHIVES «Je veux un système plus décentralisé et plus efficace pour les communautés», a déclaré le ministre des Ressources humaines Lloyd Axworthy au cours d’une conférence de presse.ront droit, le ministre embrouille et camoufle les niveaux de services.» Mme Lalonde trouve décevant également que le ministre refuse de donner l’heure juste sur le nombre exact de points de service qui seront offerts et réserve cette surprise au lendemain du référendum.L’intention d’Ottawa, c’est de placer ces gui- chets automatiques dans des lieux très accessibles, soit dans un centre d’achat, un centre, communautaire, un bureau de député ou une bibliothèque municipale.• Grâce à des ententes conclues avec des municipalités, des centres communautaires ou des gouvernements provinciaux, il est prévu qu’une personne ressource sera sur place pour aider les prestataires à mettre leur dossier à jour.Le ministre a d’ailleurs tendu la main au Québec et aux autres provinces pour les inciter à signer des ententes.Cet exercice se traduira par la perte de 5000 emplois sur trois ans et des économies de 600 milIions$ au cours de la première année.Au total, le ministère doit économiser 600 millions $ en 1995-96 et trouver d’autres économies de l’ordre de 2,8 milliards!?d’ici 1997-98.Au Québec, il existe actuellement 110 bureaux (centres administratifs et autres services), dont 83 centres de service à la clientèle.On retiendra 78 centres d’emploi où une gamme complète de services seront offerts «face à face» à la clientèle, a précisé un responsable du ministère à Montréal, Gilbert Parent.On prévoit installer jusqu’à 190 points de service.«Au-delà des 78, il y aura jplus ou moins une centaine de stands informatisés qui se trouvent à être le prolongement, les tentacules du service, que l’on donne à la clientèle dans les communau-’ tés les plus éloignées», a précisé M.Parent., Cette restructuration devrait engendrer la perte de 1300 emplois sur trois ans (sur un total de 5300) au Québec.Quelque 450 fonctionnaires ont déjà accepté des primes de départ.En Ontario, le nombre de centres d’emploi de.service à la clientèle passera de 120 à 88.On installera entre 50 et 110 kiosques d’information.On prévoit une perte de 1400 emplois.Au Nouveau-Brunswick, le nombre de centres d’emploi (services complets) passera de 25 à 16.Il s’y trouvera entre 11 à 20 points de service.L’indice précurseur Desjardins chute pour une quatrième fois PRESSE CANADIENNE Pour un quatrième mois consécutif, l’Indice précurseur Desjardins a chuté en juin, accusant un repli de 0,5 %.En juin, quatre de ces cinq composantes ont affiché un recul - seule la composante des marchés financiers a montré une progression.«Ces derniers résultats ne font que confirmer que l’économie québécoise traverse une période difficile après une forte année de croissance en 1994», écrit dans un communiqué l’économiste en chef de Desjardins, Gilles Soucy.«Cette «pause» cyclique pourrait donc durer encore quelques mois», notamment à cause de la réduction des dépenses des ménages et du ralentissement de la construction résidentielle et non résidentielle, estime-t-on.«A la lumière des données économiques les plus récentes, le bilan de la première moitié de 1995 présente une économie qui est retombée au ralenti et qui a fort probablement reculé au deuxième trimestre en terme de PIB», écrit M.Soucy.Le secteur intérieur n’étant pas en très bonne forme, «le Québec devra une fois de plus s’appuyer sur la demande de ses principaux partenaires commerciaux», notamment les Etats-Unis, où on prévoit un rebondissement dans la seconde moitié de l’année.De Washington parviennent des signes de rebondissement Washington (Reuter) — Le Département du commerce des États-Unis a communiqué hier des statistiques confirmant le rebondissement de l’activité économique.Les ventes de maisons neuves ainsi que l’indice composite sont à la hausse.De fait, si l’on en croit les experts, le second semestre de la présente année sera plus vigoureux que ne l’avait été le premier semestre qui, à un moment donné, avait laissé croire qu’une réces- New York (Reuter) — Le dollar, qui avait déjà atteint hier en début de journée ses meilleurs niveaux depuis le mois de mars, en réaction à des mesures annoncées par Tokyo pour peser sur le yen, a vu ensuite son avance renforcée par des interventions de soutien concertées de la Réserve fédérale et de la Banque du Japon.Après ces achats de dollars opérés, selon des cambistes de New York, à 90,20 yens et 1,3930 mark, le billet vert se traitait à 91 yens et 1,40 mark, contre 88,00/10 et 1,3762/67 mardi en clôture.La Banque du Japon, qui était déjà intervenue plus tôt dans la journée à Tokyo, a confirmé à New York qu’elle achetait du dollar avec les autorités américaines.La Fed est ensuite intervenue plusieurs fois.Avant les interventions à New York, les marchés financiers avaient déjà favorablement réagi aux mesures annoncées en début de journée à Tokyo, qui visent à faciliter les investissements japonais à l’étranger, ce qui devrait mécaniquement provoquer des ventes de yens et dont la baisse de cette devise.Le secrétaire américain au Trésor Robert Rubin, s’est félicité de la décision de Tokyo de lever divers obstacles qui limitaient jusque-là CONJONCTURE sion était possible.Les chiffres publiés hier suggèrent que le creux de la présente expansion économique a été atteint au cours du deuxième trimestre.Dopées par un assouplissement des conditions monétaires, les ventes de maisons neuves enregistrées au mois de juin ont augmenté de 6 % pour atteindre en taux annuel désaisonnalisé les 728 000 transactions, soit le niveau le plus élevé depuis décembre 1993.Qui plus est, les statistiques les mouvements de capitaux.La reprise du dollar a fait flamber Wall Street en début de matinée.Ije marché a gagné plus de 1 % au cours de la première demi-heure de propres au mois de mai ont été révisées à la hausse.Les ventes effectuées en mai ont progressé de 12,5 %.Quant à l’indice composite il a augmenté de 0,2 % en juin mettant un terme à la plus longue série de baisses depuis la récession de 1990-91.Ce revirement de situation est attribuable essentiellement à la vigueur affiché par le secteur manufacturier et à la baisse des taux au cous du mois de juin.transactions, avant de revenir un peu en arrière sous le coup de l’entrée en activités des coupe-circuits tout en conservant une avance appréciable de 0,75 % environ.EN BREF ?EMPLOIS RÉINTÉGRÉS Forts des recommandations du médiateur spécial nommé par la ministre de l’Emploi, Louise Harel, 118 salariés de la Commission de la construction du Québec (CCQ) ont retrouvé leur emploi hier, plus d’un an après avoir été licenciés sous l’ancien gouvernement libéral, a annoncé Henri Massé, secrétaire général de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ).Cés 118 syndiqués, sur les quelque 600 que compte la CCQ, avaient été licenciés le 19 mai 1994 par suite de l’entrée en vigueur des dispositions de la Loi 142 qui déréglementait l’industrie de la construction résideft-tielle.Cette loi ayant été abrogée par le nouveau gouvernement du Parti Québécois, ces salariés peuvent réintégrer leur emploi, de plein droit.-?- DÉFICIT DE 196 MILLIONS $ AU MANITOBA r i Winnipeg (PC) — Le Manitoba a en-,.registre un déficit de 196 millions $• ¦ ¦ l’an dernier, une dette qui est tout de ¦ même de 100 millions $ moins élevée -que prévu.Cette performance est pratiquement entièrement attribuable à.l’augmentation des paiements de ,, I transferts en provenance du gouver-, I nement fédéral.La province a ainsi > ; pu compter sur 126 millions $ de plus que prévu dans ses coffres, faisant grimper la contribution du gouverner ment fédéral au trésor provincial à ' ,,, plus de 1 milliard $.Le ministre des .I Finances, Eric Stefanson, a indiqué.que ces faits démontrent à quel point certaines provinces, comme le Manitoba, doivent compter sur le système:: canadien de redistribution de la «ri- , chesse».Malgré les difficultés finan- 5 cières du Manitoba, le ministre s’est -dit confiant de pouvoir atteindre l’équilibre budgétaire cette année.; -?- LA GAILLARDE DE CHARLEBOIS La brasserie Unibroue et son représentant le plus connu, Robert Charle-bois, ont lancé hier, à Québec, une nouvelle bière nommée La Gaillarde.Ainsi nommée d’après une danse du Moyen âge, cette cinquième variété lancée par la microbrasserie qui détient aujourd’hui 2 % du marché québécois sera aussi un des breuvages officiels des Médiévales de Québec, du 9 au 13 août — une nette progression d’image par rapport au Chevalier O’Keefe au programme il y a deux ans.On a d’ailleurs effectué une certaine recherche pour découvrir qu'an: ciennement, des mélanges d’épices remplaçaient le houblon dans le développement d’une bière: en ajoutant un type de levure ancien importé de Belgique, on a ainsi créé une bière blonde sur lie légère et épicée, aux accents relativement originaux.La bière sera disponible dès cette semaine à la grandeur du Québec et sera disr tribuée sur les marchés américain et européen au printemps 1996.La Fed et la Banque du Japon soutiennent ensemble le dollar PHOTO AP Hier sur le marché des changes de Tokyo.f f I 4 I.K I) K V (Mil.I.K J f.r II I 8 ,\ Il r T I II II li » 5 C 0 N 0 M Chrysler annonce sa première «usine virtuelle» Un logiciel mis au point par Dassault Systèmes permettra aux ingénieurs d'éviter de coûteuses erreurs dans le processus de conception Auburn Hills (Reuter) — Chrysler a annoncé qu’elle sera le premier le premier constructeur à concevoir et utiliser une usine d’automobile «virtuelle», reposant sur un logiciel informatique mis au point par Dassault Systèmes, Ce logiciel permettra à Chrysler de réduire ses coûts en donnant la possibilité à ses ingénieurs de faire une simulation de chaque étape du processus de fabrication et de la visualiser sur écran avant la fabrication des outillages et des prototypes.«C’est comme si l’on faisait un film du pro-cesssus de fabrication», a dit Bernard Charles, président de la division recherche et développement de Dassault Systèmes.Cette nouvelle application, issue du logiciel CA-TIA de Dassault, permettra aux ingénieurs d’éviter de coûteuses erreurs dans le processus de conception et de détecter au plus tôt les problèmes potentiels.En outre, il permettra aux ingénieurs de Chrysler chargés de la conception des modèles et à ceux assurant la fabrication de travailler sur un même système, leur donnant ainsi la possibilité de communiquer plus facilement.Ultérieurement, ce système pourra être utilisé également par les fournisseurs du constructeur.On estime chez Chrysler que ce concept d’usine virtuelle permettre de réduire d’environ dix semaines, soit quelque 20 %, le temps nécessaire à la mise au point du processus de fabrication d’un nouveau véhicule.D’après Frank Ewasyshyn, responsable des fabrications de pointe, Chrysler pourrait ainsi économiser «des dizaines de millions de dollars» sur le lancement de chaque programme de véhicule.Chrysler utilisera ce nouveau système pour la conception de sa nouvelle génération de voitures, mais les responsables de l'entreprise se sont refusés à préciser exactement pour quels modèles.lii prochaine plate-forme de véhicule entièrement nouvelle sera lancée en 1998, lors du remplacement par Chrysler des gros modèles de sa gamme LH.Franck Ewasyshyn a observé que si ce système doit permettre de réduire les coûts de fabrication, son adoption ne se traduira pas obligatoirement par une baisse des prix catalogue.«Chaque fois que l’on abaisse les coûts, cela nous permet de nous montrer plus souples en matière de tarifs», a-t-il dit.Dassault Systèmes travaille actuellement à l'adaptation du système pour d'autres constructeurs d’automobiles, a dit Bernard Charles, en notant toutefois que Chrysler bénéficiait sur eux d'une avance d’environ deux ans.Dassault Systèmes travaille actuellement à l’adaptation du système pour d’autres constructeurs d’automobiles, a dit Bernard Charles, en notant toutefois que Chrysler bénéficiait sur eux d’une avance d’environ deux ans.L’industrie automobile utilise depuis longtemps l’informatique pour la conception de véhicules et de composants, et elle emploie aussi des super-ordinateurs pour la simulation d’accidents, mais Chrysler affirme que son nouveau système constitue un pas de géant dans les techniques de conception et fabrication assistées par ordinateur (CFAO).Aux Etats-Unis, la compétitivité s’améliore mais le long terme reste incertain Washington (Reuter) — Pour la troisième année consécutive la compétitivité économique des Etats-Unis s’est améliorée, mais la tendance à long terme reste incertaine, selon une étude du Conseil sur la compétitivité publiée hier.Ce Conseil, qui regroupe chefs d’entreprises, universitaires et syndicalistes, met en avant dans son rapport annuel la progression du niveau de vie, de la productivité industrielle, des investissements en biens d’équipement et des exportations alors que le coût de la main d’oeuvre est resté comparativement peu élevé.Mais le Conseil estime que la baisse des dépenses de recherche, la hausse du coût de l’éducation, le faible niveau de l’épargne et la faiblesse des tendances de croissance à long terme du niveau de vie et de la productivité sont des éléments troublants.«Nous devrions tous être satisfaits de la reprise économique américaine, a déclaré Paul Allaire, président de Xerox Corp et du Conseil.Mais il est également important de comprendre que nous restons confrontés à de nombreux problèmes structurels à long terme.» Michael Porter, professeur à la Harvard Business School et conseiller lors de cette étude, a souligné qu’il n’était pas certain que les récents progrès dans les dépenses de biens d’équipement marquaient vraiment le point de départ d’une nouvelle tendance plutôt qu’un simple rebond cyclique.«Pour l’instant, notre Conseil estime que nous devons interpréter avec prudence la tendance à long terme», a-t-il dit lors d’une conférence de presse.«En bref, nous ne pouvons pas laisser la récente prospérité nous aveugler face aux problèmes réels de compétitivité auxquels est encore confrontée l’économie américaine», a-t-il ajouté.Les membres du Conseil sont «très inquiets» de l’insuffisance des investissements dans l’éducation, la recherche et le développement, a-t-il souligné.Plusieurs membres du Conseil ont exprimé leur préoccupation devant la faiblesse du niveau de l’épargne aux Etats-Unis.Le Conseil définit la compétitivité comme étant la capacité à faire face à la concurrence tout en maintenant — ou en accroissant — les salaires, a expliqué Michael Porter.,^ Rentrée à la maison PHOTO PC BEATRICE la vache, symbole commercial de la société laitière du même nom, a été victime d’un enlèvement gonflé sur le toit d’un magasin d’ali-.mentation de Sudbury, le 10 juin dernier.L’enquête a abouti hier, lorsque le bovin gonflable de sept mètres a été retrouvé dans une école secondaire.Après ABC et CBS, d’autres bouleversements attendent la télévision américaine New York (AFP) — Le rachat coup sur coup de deux des grands réseaux de télévision des Etats-Unis ouvre la voie à d’autres bouleversements dans les médias américains, où les concurrents d'ABC et CBS vont devoir rapidement redéfinir leur stratégie, estimaient hier les milieux financiers.L’acquisition d’ABC par Walt Disney et celle de CBS par Westinghouse Electric posent en premier lieu la question de l’avenir de NBC, le troisième grand «network» traditionnel, propriété du conglomérat Générai Electric depuis 1986.«A court terme, nous sommes bien comme nous sommes», a déclaré le patron de NBC Robert Wright au Wall Street Journal, «mais la réalité est que nous devons grossir et nous étendre et c’est ce que mettent en évidence ces annonces».Le rachat d’ABC et CBS place ég;t-lement sur la sellette les investisseurs comme Ted Turner, propriétaire de la chaîne d’information en continu CNN, qui ont l'ambition d'acquérir un réseau de télévision national.D’autres groupes de médias qui avaient fait le choix de privilégier la production de programmes plutôt que la télédiffusion, comme Viacom, pourraient de leur côté réviser leur stratégie, notent les analystes.Enfin, des outsiders aux finances solides comme le groupe de spiritueux canadien Seagram, qui vient de racheter les studios MCA, peuvent brouiller les cartes à tout moment.Tout est possible dans une industrie où les ego comptent souvent plus que les préoccupations financières et où les stratégies sont influencées par des modes.Actuellement l’heure est à «l’intégration verticale» — de la création des programmes jusqu’à leur diffusion — et les recettes publicitaires télévisuelles connaissent un boum qui explique les prix vertigineux payés par les acquéreurs: 19 milliards $ US pour ABC, 5,4 milliards pour CBS.Le statu-quo semble improbable en raison des projets d’expansion affichés par NBC et Ted Turner et aussi parce que l’alliance Westinghouse/CBS est jugée vulnérable à une surenchère.Contrairement à Disney et ABC, qui assemblent leurs forces respectives, Westinghouse et CBS unissent en effet leurs faiblesses : celles d’un, groupe industriel fatigué et d’une chaîne en perte de vitesse.Comme L’animateur David Letterman, vedette du La te Show de CBS, a parlé cette semaine de l'offre d’achat de ce réseau, déposée par Westinghouse.l'HOTO AP l'intérêt des partenaires est avant tout financier, Wall Street estime que CBS pourrait se laisser tenter si un autre acquéreur se présentait.«Je serais surpris si des enchères ne s’engageaient pas |X)ur CBS», dit un analyste malgré les démentis du p.-d.g.de CBS l^arry Tisch.Les candidats éventuels ont six mois pour se déclarer, le temps qu’il faudra aux autorités américaines pour donner ou refuser leur accord au rachat de CBS.La fusion Westinghouse/CBS est d’autre part suspendue au vote d’une loi de déréglementation du secteur des télécommunications, actuellement en discussion au Congrès, car les stations de télévision que possédera le nouveau groupe couvrent un tiers de la population américaine, soit plus que la limite actuelle de 25 %.I-a nouvelle loi porte ce plafond à 35 %, mais elle est menacée d’un veto par le président Bill Clinton, qui juge trop libérales ses dispositions sur d’autres points.De son côté, NBC a déjà eu des discussions au cours de l’année écoulée avec Disney, Turner Broadcasting System et Time Warner mais elles ont échoué car General Electric veut conserver une majorité de contrôle.NBC envisage maintenant de conclure des alliances avec des producteurs de programmes, selon M.Wright, et de se développer à l’étranger, où elle a pris du retard sur ABC, CNN ou le groupe News Corp.de Rupert Murdoch.COUP D'ŒIL BOURSIER Les limites sont atteintes MICHEL CARIGNAN COLLABORATION SPÉCIALE \ A New York, il y a eu un certain regain dans la premiere partie de la journée qui s’est quand même terminée par une clôture sous la marque de la veille.Il n’y a pas de quoi paniquer tant que la tendance reste inchangée.Ce n’est pas vraiment le temps d’acheter non plus, juste au cas où des éléments d’information négatifs relanceraient les vendeurs à la charge.Le moment viendrait d’ouvrir la machine seulement si le marché repartait d’une manière évidente vers sa résistance à court terme.A Toronto, la journée a été fade, avec très peu de mouvement dans tous les secteurs.Petites baisses ou petites hausses, la direction de la majorité des secteurs demeure inchangée.Le détail et la consommation sont les seuls qui poursuivent leurs tendances haussières.La majorité des autres secteurs ont atteint leur limite acceptable à la baisse, c’est-à-dire la ligne inférieure de leur couloir baissier, en l’occurrence les aurifères, les forestières, la gestion, les industrielles, les minières, les pétrolières et les transports.Les professionnels ont tenté coûte que coûte de sauver la situation des services financiers et des services publics qui avaient chuté sous leur support à court terme dans leur nouvelle tendance baissière.Cependant, la force du mouvement n’est pas assez évidente pour considérer d’acheter daps ces secteurs, surtout après la petite frousse de la veille.Evitons de nous laisser leurrer.Le marché est donc en attente d’éléments qui provoqueront la masse des investisseurs à réagir dans une direction ou .dans l’autre.C’est d’ailleurs ce qui nous fera réagir aussi.Etant à l’extérieur, je ne commenterai pas le marché demain mais je présenterai les graphiques de l’industriel américain et du TSE 300.Ce sera une autre occasion de vous prononcer vous-même et vous aurez la réponse samedi matin.Pour le reste de la chronique, je présenterai l’analyse de quelques titres qui ont des comportements techniques évidents, dont Biochem qui a une fois de plus poussé fortement en hausse hier.NEW YORK INDUSTRIELS (X-DJI NYSE) - 4750.00 150 Jours BOURSE DE TORONTO TSE 300 (X-TT TSE) 150 Jours PRODUITS DE CONSOMMATIONS (X-CP TSI 150 Jours 8000.00 - 7500.00 r.r U /vy".Ï./W lllllIillIili.liilllllillL.iilLuüllliIlllll.lIlilIliiiIlllllllHlII lllllulU.llli.ilml 7000.00 2 Aou 8174.42 llllllllllilllLllllllilhiliiinmi DISTRIBUTIONS TOR.(X-MR TSE) 4000.00 3750.00 2 Aoû 4168.74 É wU AURIFERES TOR.(X-GL TSE) 41000.00 150 Jours 10000.00 2 Aoû 10637.13 il i III !i Lllliiil.il PAPETIERES TOR.(X-PF TSE) - 5250.00 150 Jours 5000.00 4750.00 2 Aoû 5239.14 PRODUITS INDUSTRIELS TOR.(X-IP TSE) 150 Jours ; ftA /\rV*V Fév | Mar Avr Mai Jun Jui 3100.00 3000.00 2900.00 2800.00 2700.00 2 Aoû 3017.17 GESTIONS TOR.(X-MG TSE) -5500.00 150 Jours - 5250.00 -5000.00 MINES ET METAUX TOR.(X-MM TSE) TRANSPORTS TOR.(X-TR TSE) 5000.00 150 Jours 4500.00 7f r^V VV* f ¦n ,11 4833.11 SERVICES FINANCIERS TOR.(X-FS TSE) 150 Jours 5250.00 5000.00 2 Aoû 4913.73 150 Jours 3250.00 3000.00 I • A 4- «UU Jui 3306.64 Jan Fév Mar Avr DECISION-PLUS VIDÉOCASSETTE GRATUITE Découvrez la bourse à la manière de Michel Carignan (514)392-1366 Volume (000) Ferme Var.Var.($) (%) BOURSE DE MONTRÉAL XXMdndice du marché 21043 2228.96 +5.39 0.2 XCB:Bancaire 8013 2534.00 +31.75 1.3 XCO:Hydrocarbures 1548 1701.12 -2.26 -0.1 XCM:Mines et métaux 4079 3086.17 -12.79 -0.4 XCF: Produits forestiers 892 3209.02 -4.34 -0.1 XCliBien d'Équipement 3342 2217.78 +21.14 1.0 XCU:Services publics 6468 1927.38 +6.17 0.3 BOURSE DE TORONTO TSE 35 18185 240.58 +0.65 0.3 TSE 100 * 278.22 +0.60 0.2 TSE 200 * 279.69 -0.14 -0.1 TSE 300 34614 4594.66 +7.74 0.2 Institutions, financières 7022 3306.64 +36.21 1.1 Mines et métaux 2708 4833.11 -30.24 -0.6 Pétrolières 5553 4484.54 -3.59 -0.1 Industrielles 4597 3017.17 +14.55 0.5 Aurifères 2702 10637.13 -58.46 -0.5 Pâtes et papiers 1456 5239.14 -14.58 -0.3 Consommation 1251 8174.42 +85.64 1.1 Immobilières 167 1863.63 +7.49 0.4 Transport 1428 4913.73 -3.20 -0.1 Pipelines 2345 3832.28 -6.06 -0.2 Services publics 2613 3309.00 +15.27 0.5 Communications 895 8093.12 -36.65 -0.5 Ventes au détail 1175 4168.74 -3.50 -0.1 Sociétés de gestion 695 5354.16 -28.15 -0.5 BOURSE DE VANCOUVER Indice général 26985 837.04 +6.22 0.7 MARCHÉ AMÉRICAIN 30 Industrielles 37152 4690.15 -10.22 -0.2 20 Transports 7621 1855.58 -28.18 -1.5 15 Services publics 5745 203.40 +0.13 0.1 65 Dow Jones Composé 50518 1561.12 -9.48 -0.6 Composite NYSE * 300.16 -0.12 -0.0 Indice AMEX * 485.39 -0.84 -0.2 S&P 500 * 558.80 -0.84 -0.2 NASDAQ * 983.75 -7.36 -0.7 LES PLUS ACTIFS DE TORONTO Volume Haut Bas Ferm.Var.Var.Compagnies (000) ($) (S) (S) ($) (%) TRANSALTA CP 1887 14.50 14.13 14.38 +0.25 1.8 ROYAL BANK OF CDA 1877 29.38 28.88 29.00 +0.25 0.9 TOR BK 1521 20.88 20.38 20.50 +0.13 0.6 BK OF NOVA SCOTIA 1480 28.75 28.38 28.63 +0.38 1.3 TRANSCDA 1401 18.75 18.50 18.50 -0.13 -0.7 ALCAN ALUM LTD 983 45.75 44.50 44.50 -0.75 -1.7 YOGEN FRUZ 981 2.39 2.03 2.10 -0.10 -4.5 CDN IMPERIAL BK 888 32.50 32.13 32.25 +0.38 1.2 AIR CANADA 836 5.75 5.50 5.63 - RANCHMENS RES LTD 764 625 6.00 6.13 +0.13 2.2 LES PLUS ACTIFS DE MONTREAL Volume Compagnies (000) Haut (S) Bas (S) Ferm.(S) Var.(S) Var.(%) PREMDOR INC 715 11.00 10.88 10.88 +0.13 1.2 UNITED DOMINION 701 33.25 32.75 33.25 +0.63 1.9 TOR BK 416 20.75 20 50 20.50 +0.25 1.2 ECHO BAY MINES 406 13.38 13.00 13.38 +0.75 5.9 METRO-RICHELIEU A 355 18.25 17.75 18.13 +0.50 2.8 THOMSON CP (THE) 332 1850 18.25 18.38 - - FLETCHER A 301 2425 24.13 2425 - - BIOCHEM PHARMA 297 39.00 36.13 39.00 +3.25 9.1 BAREXOR MINERAIS 285 027 0.19 023 - - MOORE CP LTD 280 29.13 28.75 28 88 ' - - % 9* I I.K I) K V 0 I It I.K J K U |) I 8 A 0 U T I II » 5 B Après avoir accordé le contrat pour la privatisation de l’aéroport Pearson Le gouvernement conservateur aurait tenté de négocier avec une deuxième société Ottawa — Quelques jours après avoir accordé le contrat pour la privatisation de l’aéroport Pear-son a une entreprise ayant des liens avec le Parti conservateur, le gouvernement Mulroney aurait demandé à cette Anne d’engager des pourparlers avec une société rivale présentant une meilleure stabilité financière.Cette information fait partie des témoignages entendus hier à l’enquête sénatoriale chargée d’examiner la transaction signée sous le règne conservateur, mais annulée par la suite par les libéraux.Un autre témoignage a permis d’apprendre que l’ex-premier ministre Brian Mulroney avait manifesté un intérêt inhabituel et très soutenu pour ce dossier et tenait à ce qu’il soit fermé avant de quitter ses fonctions en juin 1993.Le contrat de privatisation de l’aéroport Pearson a été accordé en décembre 1992 à la firme Paxport dirigée p;ir Donald Matthews, un ancien président du Parti conservateur et grand responsable des activités de financement pour l’élection de Brian Mulroney à la tête du parti en 1983.Le contrat relatif aux terminaux 1 et 2 de l’aéroport a été octroyé à Paxport le 7 décembre 1992, et ce, même si le gouvernement avait été averti du fait que l’entreprise ne pouvait peut-être pas assumer financièrement la réalisation du contrat.L’ancien président de Paxport, Ray Hession, a déclaré qu’un fonctionnaire haut placé au ministère des Transports l’avait contacté deux ou trois jours après la signature du contrat pour lui dire que Paxport devrait parler avec la firme arrivée deuxième dans la course, un consortium pouvant compter sur un financement plus solide, ftixport a par la suite fusionné avec le consortium en question (Claridge), dirigé par la famille Bronfman.Le sénateur libéral John Bryden a déclaré que le témoignage de M.Hession laissait entendre que les conservateurs n’avaient jamais eu l'intention de faire un véritable ap|xi d’offres, mais avaient plutôt choisi d’accorder le contrat à une compagnie en particulier.Mais M.Hession a nié cette interprétation des faits.Vif intérêt de M.Mulroney Quant à lui, le chef négociateur du gouvernement dans le dossier de l’aéroport Pearson, David Broadbent, a dit qu’il était clair que le premier ministre Mulroney souhaitait clore l’affaire avant de quitter ses fonctions.M.Broadbent rencontrait à l’époque le greffier du Conseil privé, Glen Shorüffe, l’un des principaux conseillers de M.Mulroney, pratiquement chaque semaine à ce sujet.«M.Shortliffe disait que le premier ministre avait un vif intérêt pour ce dossier et demandait fréquemment où il en était rendu», a déclaré M.Broadbent.Dans un communiqué diffusé hier, les membres de la Pearson Development Corporation (PDC) ont exprimé leur dégoût face «aux questions tendancieuses posées aujourd’hui (hier) par le sénateur liberal John Bryden» durant un long examen du té- moignage de Ray Hession.ancien président de Paxport.Ix' sénateur insinuait que les soumissionnaires pour l'appel d’offres sur la rénovation des aérogares 1 et 2 s'étaient entendus au préalable pour diriger ensemble l’aéroport Pearson.«Cette chasse aux sorcières nous rappelle la sombre époque du maccarthysme pendant laquelle les insinuations et les accusations faisaient la manchette.Jamais les représentants de Paxport et de Claridge ne se sont parlés pendant le processus de soumission, qui était extrêmement concurrentiel», a déclaré Jack Matthews, president et chef de la direction de Paxport, dans son communiqué.«Les sénateurs libéraux tentent désesperement de justif ier l’annulation de l’entente portant sur la location des aérogares 1 et 2, une entente que des évaluateurs indépendants ont décrit comme le meilleur contrat possible pour le gouvernement et les Canadiens.J’étais responsable de cette soumission et je n’ai parlé a personne de la société Claridge», a affirmé Ray Hession durant les interrogatoires.Peter Coughlin, président de Claridge Properties, est venu confirmer les dires de M.Hession: «Nous avons tout mis en oeuvre pour présenter une soumission gagnante.Les deux soumissions étaient complètement différentes.Celle de Paxport a été préférée à la nôtre.Cette idée de complot est tout simplement ridicule et nous protestons vigoureusement contre ces tactiques des sénateurs libéraux.» Les consommateurs ont adopté la carte de débit Toronto (PC) — L'Association Interne estime que les consommateurs ont déjà adopté la carte de débit, qu’ils utilisent désormais aussi souvent que la carte de crédit.L’association, qui gère le système auprès des institutions financières, a calculé que les consommateurs avaient effectué 33 millions de transactions en juin en se servant de ce nouvel outil financier, soit plus du double de ce qui avait été enregistré en juin 1994.«Nous avons atteint très certainement le niveau de transac- tions équivalent aux principales cartes de crédit.U*s consommateurs et les détaillants l’ont acceptée», a déclare Jim Kenney, le vice-président d’inter-ac.La carte de débit permet au consommateur d’acquérir des biens en pigeant directement dans son compte bancaire |xir ordinateur.Ix* vice-président du Conseil canadien du commerce au détail, Peter Woolford.a indiqué pour sa part qu’il s’attendait à voir grimper à 325 millions le nombre de transactions effectuées cette année avec la carte.DEVISES ETRANGERES (EN DOLLARS CANADIENS) Afrique du Sud (rand) 0,4047 Allemagne (mark) 0,9712 Australie (dollar) 1,0424 Barbade (dollar) 0,7127 Belgique (franc) 0,048449 Bermudes (dollar) 1,3792 Brésil (real) 1,5702 Caraïbes (dollar) 0,5275 Chine (renminbi) 0,1724 Espagne (peseta) 0,01170 États-Unis (dollar) 1,3577 Europe (ECU) 1,8996 France (franc) 0,2819 Grèce (drachme) 0,00640 Hong-Kong (dollar) 0,1814 Indonésie (rupiah) 0,000635 Italie (lire) 0,000882 Jamaïque (dollar) 0,0459 Japon (yen) 0,01492 Mexique (peso) 0,2428 Pays-Bas (florin) 0,8918 Portugal (escudo) 0,00971 Royaume-Uni (livre) 2,1737 Russie (rouble) 0,000320 Singapour (dollar) 1,0139 Suisse (franc) 1,2024 Taïwan (dollar) 0,05379 Venezuela (bolivar) 0,00836 SOURCK BANQUE DE MONTRÉAL Avis public «MM m Service du greffe Règlement Avis est donné que le conseil municipal, à son assemblée du 19 juin 1995, a adopté le règlement suivant: 8304, 8595 et 9009.Ce règlement a été approuvé par le ministre des Affaires municipales le 24 juillet 1995.95-129 Règlement autorisant un emprunt de 4 162 614,00 $ pour l'acquisition d'immeubles par le fonds de réaménagement urbain de Montréal et modifiant les règlements 7903, Montréal, le 31 juillet 1995 Le greffier Léon Laberge Avis public Ville de Montréal Service du greffe Règlement sur la conversion des immeubles en copropriété divise (C11) Dérogation à l'interdiction de convertir Conformément au règlement cité ci-dessus, le Conseil de la Ville de Montréal, à son assemblée fixée au 11 septembre 1995, à l'Hôtel de Ville, étudiera les demandes de dérogation à l'interdiction de conversion d'un immeuble en copropriété divise, relatives aux immeubles suivants: - 4418-4420-4422, de Lorimier - 4810-4812, av.Harvard - 956-958-960, boul.St-Joseph Est - 5116-5118-5120, Jeanne-Mance - 3854 #1, #2, #3, 3856-3858-3860, Parc Lafontaine Toute personne intéressée peut se MMBcaü faire entendre par le Conseil relativement à ces demandes en faisant parvenir au greffier les commentaires écrits qu'elle désire faire valoir, en complétant et signant le formulaire fourni par la Ville à cet effet.Ces commentaires doivent être reçus au Service du greffe, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-005, H2V 1C6, au plus tard le lundi 14 août 1995.Le formulaire est disponible dans les bureaux Accès Montréal.Pour information, veuillez vous adresser au Service de l'Habitation (872-0551).Montréal, le 26 juillet 1995 Le greffier Léon Laberge GC Hydro ¦v Québec Appel d'offres pour 14 h, heure de Montréal CMF.5401J2.F le mardi 22 août 1995 Fourniture da 40 supports d'instrumentation Centrale Tracy Admissibilité: Place d'affaires au Québec Prix du da.o.:50 $ Pour renseignements par télécopieur : (514)840-3490 * ABR.50130.A le mardi 29 août 1995 Centre de service d'Amos Construction d'un bitiment (3 000 m2) et travaux d'aménagement extérieur Admissibilité : Principale place d’affaires au Québec Envergure du projet : 3 000 000$ Prix du d.a.o.: 100 $ Pour renseignements par télécopieur:(514) 840-4811 CMF.57006.Z.le mardi 29 août 1995 Fourniture de centres de distribution 600 Volts Centrale Shawinigan 3 Admissibilité: Place d'affaires au Québec Prixdud.a.o.:25 $ Le montant du document d'appel d'offres (d.a.o.) ou de propositions est non remboursable et doit être payé sous forme de chèque ou de mandat à l'ordre d'Hydro-Québec.Garantie de soumission : 10 % du montant total.La garantie de soumission devra être sous forme de chèque visé, de cautionnement fourni par une compagnie d'assurance, de lettre de crédit irrévocable ou d’obligations au porteur.L'intéressé à soumissionner doit fournir son numéro de téléphone et de télécopieur lors de sa demande de document d'appel d'offres.Le document d'appel d'offres ou de propositions peut être consulté ou obtenu du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h à l'endroit suivant : Hydro-Québec Direction Acquisition 800,boul.de Maisonneuve est 2e étage, bureau 2-007 Montréal (Québec) H2L 4M8 Pour renseignements: (514) 840-4903 Ce document peut être également consulté aux 8 centres d’acquisition régionaux d'Hydro-Québec entre 8h et 12h et entre 13h et 16h.Pour renseignements relatifs à la vente des documents téléphone (514) 840-4903 * Note: ABR.50130.A Ce document peut aussi être obtenu du lundi au vendredi de Bh à 12h et de 13h à 16h à l’adresse suivante : Région La Grande Rivière Chargée d'équipe Acquisition 104,8e rue, rez-de-chaus:ée Rouyn-Noranda (Québec) J9X 2A6 Pour renseignements : (819) 764-5124 Ext.2534 * Avis important : ABR.50130.A Une séance d'information sera tenue ie 15 août 1995 à 13 h 30.au Château d'Amos, 201 Authier à Amos.Cette séance est obligatoire pour soumissionner.TEL.: 9 8 5 - 3 3 4 4 AVIS PUBLICS F A X : 9 8 5 - 3 3 4 0 CANADA.PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE JOLIETTE, COUR DU QUÉBEC CHAMBRE CIVILE.NO: 705-02-001247-949.COOPÉRATIVE FÉDÉRÉE DU QUÉBEC, PARTIE DEMANDERESSE, -VS- ANDRÉ CHARBONNEAU, PARTIE DÉFENDERESSE.AVIS LEGAL.Avis public est par le présent donné que les biens, meubles et effets mobiliers de la partie défenderesse, saisis en cette cause, seront vendus par autorité de Justice: EN VERTU D'UN BREF D'EXÉCUTION.Le 15 août 1995, à 16h00, au no.694, RIVIERE SUD, à ST-R0CH L'ACHIGAN.Lesdils biens consistant en: 1 Tracteur David Brown 880, 1963: 1 machine à moulée (Moulange) New Holland 352; 1 benne à moulée, sur roues: 1 tondeuse Lawn Boy.Lesquels effets seront vendus pour argent comptant au plus offrant et dernier enchérisseur.DANY GRAND MAISON, Huissier du District de Joliette.BÉLANGER & ASS.HUISSIERS, 186 St-Joseph.C.P.454, Joliette.(Québec) J6E 3Z9.Tél: 759-5556, Fax: 759-6235.Joliette ce 27 juillet 1995.Changement de nom d'une personne majeure Prenez avis que LILLY MARY ELIZABETH RUHLE domiciliée à 4190 St-Jean, #303, Dollard-des-Ormeaux, Qc, H9G 1X5 présentera au directeur de l'état civil une demande pour changer son nom en celui de LALY MARY ELIZABETH RUHLE.Pointe-Claire, 25 juillet 1995 LILLY MARY ELIZABETH RUHLE CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-225122-955 COUR SUPERIEURE PRÉSENT GREFFIER ADJOINT DAME KAREN McEWEN Partie demanderesse -c- SYDNEY ALEXANDER BROWN Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à SYDNEY ALEXANDER BROWN, de comparaître au greffe de cette Cour situé au 10, rue Saint-Antoine Est, Montréal, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de SYDNEY ALEXANDER BROWN.Lieu: Montréal Date: Ce 27 juillet 1995 DOMINIQUE DIBERNARDO, G.A.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-04-002341-940 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT GREFFIER ADJOINT SANDRA CADET Partie demanderesse -c- JEAN MARIE MAIGNAN Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à JEAN MARIE MAIGNAN, de comparaître au greffe de cette Cour situé au 1 est, rue Notre-Dame, à Montréal, salle 2.17, le 12 septembre 1995 à 9h30 suite à là publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la requête pour garde d'enlant a été remise au greffe à l’intention de JEAN MARIE MAIGNAN.Lieu: Montréal Date: 31 juillet 1995 ROBERT COUTURE, G.A.PRENEZ AVIS que la compagnie/corporalion LIMOEXEC INC., ayant son siège social au 5846, chemin Upper Lachine, à Montréal, Qc, H4A 2B5 tel: (514) 849-8007 demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre et à cet effet dépose au registre des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales, la présente déclaration requise par les dispositions de l'article 37 de la Loi sur la publicité légale des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales.Montréal, le 1er août 1995.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-225128-952 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT GREFFIER ADJOINT MARIE CECILE FERNET Partie demanderesse -c- JOZEF KRYLA Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à JOZEF KRYLA, de comparaître au greffe de cette Centre De Recherche De l’Hôpital Sainte-Justine Pour l’amour des enfants Urgent besoin d’enfants en santé POUR LA RECHERCHE SUR LE CANCER Vous pouvez contribuer à l’avancement de la recherche pour l’amélioration des traitements anticancéreux et pour la qualité de vie des enfants leucémiques en permettant à votre enfant de faire partie d’un groupe contrôle.Si vous voulez participer, vous pouvez contacter Mme Phetsamone Vanassing au Centre de recherche de l’Hôpital Ste-Justine en composant le 345-4931 poste 5705 ou 5520, entre 8h30 et I6h30, du lundi au vendredi et laisser un message.IN MEMORIAM Donner, c'est plus facile que jamais.Composez : 1 800 567-7366 À Montréal : (514) 843-3667 Télécopieur : (514) 843-9366 DONS IN MEMORIAM DU QUÉBEC 376A, boul.Saint-Joseph Est, Montréal (Québec) H2T1J6 Cartes Visa et MasterCard acceptées No d'enregistrement : 0964908-03 Requête pour changement de dénomination sociale BORÉAL COMPAGNIE D’ASSURANCES DE DOMMAGES BOREAL PROPERTY & CASUALTY INSURANCE COMPANY Changement de dénomination sociale Avis est par les présentes donné, conformément à l'alinéa 224(1 ) (a) de la Loi sur les sociétés d’assurances, que Boréal Compagnie d'assurances de dommages / Boreal Property & Casualty Insurance Company (la Compagnie) a l'intention de présenter une demande au Ministre des Finances pour l'approbation du changement de la dénomination sociale de la Compagnie à AXA Pacifique Compagnie d'Assurance et, en anglais, à AXA Pacific Insurance Company.Montréal, le 26 juillet 1995 Sylvain Hétu Secrétaire BOREAL 3 E Hydro Québec Appel d'offres pour 14 h, heure de Montréal MST.52194.A le mardi 22 août 1995 Centre de service de Sept-lles Comté de Duplessis Remplacement des résevoirs pétroliers Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 10 % du montant total Envergure du projet : 150 OOO $ Prix du d.a.o.: 50 $ Pour renseignements par télécopieur : (514) 840-4811 Le montant du document d'appel d'offres (d.a.o.) est non remboursable et doit être payé sous forme de chèque ou de mandat à l'ordre d'Hydro-Québec.La garantie de soumission devra être sous forme de chèque visé, de cautionnement fourni par une compagnie d'assurance, de lettre de crédit irrévocable ou d'obiigations au porteur.L'intéressé à soumissionner doit fournir son numéro de téléphone et de télécopieur lors de sa demande de document d’appel d'offres.Le document d’appel d'offres peut être consulté ou obtenu du lundi au vendredi de 8 h à 16 h à l'endroit suivant : Hydro-Québec Direction Acquisition 800, boul.de Maisonneuve est 2e étage, bureau 2-007 Montréal (Québec) H2L 4MB Ce document peut aussi être consulté aux 8 centres d'acquisition régionaux d'Hydro-Québec entre 8 h et 12 h et entre 13 h et 16h.Pour renseignements relatifs » la vente des documents : (514) 840-4903 AVIS IMPORTANT Une visite des lieux sera organisée le 14 août 1995» 13h30, dans le stationnement du Centre de service de Sept-lles.Cour situé au 1 est, rue Notre-Dame, à Montréal, Québec, H2Y 1B6, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration de divorce a été remise au greffe à l'intention de JOZEF KRYLA.Lieu: Montréal Date: 31 juillet 1995 ROBERT COUTURE, G.A.AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie LOGI-TEMPUS INC.demandera à l'Inspecteur général des insitutions financières la permission de se dissoudre.Montréal, ce 12e jour de juillet 1995 ANDRÉ GUILBAULT Secrétaire de la compagnie.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Tél.: 985-3344 Fax: 985-3340 LA MÉTÉO D'ENVIRONNEMENT CANADA Aujourd'hui Ce Soir Vendredi Samedi ÆSto.ww Dimanche WWl HH HH HH iu = "n !’i f î% w VENTEUX BROUILLARD PLUIE AVERSE ORAGE NEIGE VERGLAS Températures : MAX / MIN 24/14 Goose Bay 18/12 Blanc Sablon Kuujjuarapik 18/8 24/8 La Grande IV Sept- 18/12 20/17 Iles de la Madeleine Chibougamau 28/14 Rivière-du-Loup 26/16 28/16 Chicoutimi Québec 26/18 O 26/15 Val d’Or Lever 27/18 Trois-Rivières 28/20 Coucher /¦^^Sherbrooke 20M21 W.; .Jt/l^ntrAgl conditions max min Iqaluit ennuagement 12 5 Yellowknife del variable 21 13 Whitehorse averses 18 7 Vancouver nuages en am 23 15 Victoria nuages en am 23 13 Edmonton gn ensoleillé 25 13 Calgary gn ensoleillé 24 10 Saskatoon ensoleillé 24 12 Régina ensoleillé 24 12 Winnipeg gn ensoleillé 24 12 Thunder Bay qlqs averses 26 10 Toronto qlqs averses 28 20 Ottawa avrses isolées 29 18 Montréal ennuagement 28 20 Québec ensoleillé 26 18 Frédericton gn ensoleillé 26 15 Halifax gn ensoleillé 23 14 Charlottetown gn ensoleillé 23 14 St Jean(T.N.) gn ensoleillé 16 8 Old Orchard 23/19 (•) Burlington IT 30/22
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.