Le devoir, 8 août 1995, Cahier B
V»/ .LE DEVOIR Agenda culturel Page B6 Culture B8 S puits Ptifr K;, Télévision Page B7 I.K I) K V O I l< .I.K NI A III) I 8 A O f T I I) Il Evasions de toute nature Les œuvres sélectionnées cette semaine dans le cadre du concours de photographie du Devoir sous le thème de la nature PHOTO GAÉTAN FONTAINE Monts Ajo, Arizona.$ f., .- m s , • j HflSsM f : iyjfAÔi Mm Dunes de Merzouga, Maroc.>) f -V, Montelimar, Nicaragua.PHOTO ROGER 1 JC PAGE ¦¦¦ ¦ ¦ .y-***.•^^11 '(9 ' iv M PHOTO PIERRE BOUTET Langeais, vallée de la Loire, France.”«!¦ » Bali, Indonésie.PHOTO SMOUSHKA BARWIN 1 I I B 2 I, K I) K V 0 I K .I, K MARDI K A 0 C T I » » 5 ECONOMIE XXH TSE-300 DOW JONES S CAN OK +2,11 +9.86 +0.08 -1,30 2251.83 FERMÉ 4693,32 73,22 383.60 PHOTO ARCHIVES Ottawa souhaiterait que Canadien reste à Mirabel GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Transports Canada serait plutôt indisposé, dit-on à mots couverts, par la décision de Canadien International, prise au début de juillet, d’abandonner la liaison Montréal-Rome et de quitter Mirabel pour tout rapatrier vers Toronto.Le fait que Montréal abrite la deuxième communauté italienne en importance au pays se juxtaposant au contexte référendaire, on s’attend, à Ottawa, à ce que des pressions politiques soient exercées pour que le transporteur revienne sur sa décision.D’autant plus que le ministre fédéral des Transports, Doug Young, voudrait éviter que sa nouvelle politique de transport aérien en matière de routes internationales ne connaisse ses premiers ratés, ou qu’une vaste zone grise n’apparaisse.Il serait bon de préciser, toutefois, que ce malaise à Ottawa, exprimé sous le couvert de l’anonymat, n’a pu être confirmé ni commenté de sources officielles.«La communauté italienne n’est pas sans exercer des pressions [pour qu’une liaison sans escale, de Montréal soit réintroduite].Mais le service entre le Canada et l’Italie s’inscrit dans le cadre d’une entente bilatérale qui n’implique qu’un seul transporteur canadien», a résumé Nathalie Hamel, des Aéroports de Montréal (ADM).Les droits de desserte entre les deux pays appartiennent, de ce côté-ci, à Canadien International.«Nous détenons les droits sur l’Italie de n’importe quel aéroport au Canada», a confirmé France Poulin, porte-parole de Canadien.«Pour qu’un autre transporteur puisse prendre la relève à partir de Montréal, il faudrait négocier une nouvelle entente bilaté- rale.Il s’agit, là, d’une décision politique», a enchaîné Nathalie Hamel.Le principe du «use-it-or-loose-it» enchâssé dans la nouvelle politique fédérale en matière de liaisons internationales ne saurait donc s’appliquer ici et avoir préséance sur l’accord bilatéral conclu entre le Canada et l’Italie.«Notre décision ne sera pas renversée, insiste France Poulin.Il n’était plus rentable pour nous de ne faire qu’un vol par semaine à partir de Mirabel, et d’y maintenir toute l’infrastructure requise.Avec, prochainement, cinq vols par semaine entre Toronto et l’Italie et fort de notre entente récente avec Alitalia, nous allons offrir une meilleure fréquence.» Mme Poulin insiste: «Je ne suis au courant d’aucune pression extérieure pouvant ou ayant pu être exercée pour que nous reprenions du service entre Mirabel et Rome.Et ce retrait n’est aucunement relié à la dualité des aéroports de Montréal.Il s’agit d’une décision d’affaires, a-t-elle répété, qui s’insère dans notre politique d’affectation de nos ressources là où leur utilisation sera optimale.» Cette politique a conduit à l’annonce par Canadien, au début de juillet, de son retrait de l’aéroport de Mirabel, et la fermeture de la base de pilotes de Dorval.La plupart des 120 employés touchés par ce retrait de Mirabel, et la totalité des pilotes visés, doivent être réaffectés.Et elle a été suivie par la conclusion d’une alliance globale de partenariat entre Canadien et Alitalia.Cette alliance repose sur la prestation de services à code partagé exploités par les deux transporteurs à tour de rôle.Canadien assurera les vols pendant l’automne et l’hiver alors qu’Alitalia assurera ceux du printemps et de l’été.BIOTECHNOLOGIE Une entreprise de Boston choisit de s’installer dans la région de Montréal CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR a star, une entreprise de biotechnologies en anlieue de Boston qui a fait l’acquisition de certains actifs américains et français, a pris la décision de s’installer dans la région montréalaise.Pour l'instant elle recherche avec l’aide de BioCa-pital quelques partenaires financiers et 3 millions de dollars, pour assurer la deuxième phase de la consolidation.Stan Yakatan, président de Cystar, a fait l’annonce de ce projet hier, alors même qu’avait lieu la première réunion de son conseil scientifique, qui compte un nouveau venu, le Dr Ron Guttman, professeur de médecine et directeur du Centre d’immunobiologie clinique et de transplantation à l’Université McGill.Le champ d’action de Cystar est l’immunologie avec une orientation vers les greffes.Les partenaires américains et français actuels de Cystar ont déjà investi 3 millions dans l’entreprise, qui aura besoin de 6 à 9 millions de dollars américains au cours des deux ou trois prochaines années.Le laboratoire qu’on installera sans doute à Laval aura finalement une dizaine d’employés.Les activités de déménagement commenceront en septembre prochain.Pourquoi une entreprise de la région bostonienne, plus précisément Wobum, quitterait-elle ce milieu hautement réputé, particulièrement dans le domaine médical, pour venir s’établir à Montréal?M.Yakatan mentionne trois raisons.Tout d’abord, dit-il, c’est BioCapital, une société québécoise de capital de risque, qui l’a convaincu de venir s’installer ici, parce qu’il y a une attitude très ouverte à l’égard de la recherche.BioCapital s’engage pour sa part à investir dans Cystar.Hier, Claude Ve-zeau, vice-président (affaires scientifiques) de BioCapital parlait d’un montant qui serait «probablement de 500 000 $».En second lieu, M.Yakatan considère que le gouvernement québécois offre des programmes intéressants et il désire y participer.Enfin, il constate dans la région montréalaise une atmosphère technologique très positive.La différence avec Boston où les foyers de recherche avancée sont particulièrement dynamiques et nombreux repose précisément sur le fait que «ici, nous sommes une petite entreprise parmi quelques-unes alors qu’à Boston nous ne sommes qu’une sur 200 ou 300 sociétés».Adaptation technologique Le président souligne aussi qu’il n’y aura pas de difficultés d’adaptation technologique, puisque le professeur Guttman de McGill contribuera activement au démarrage des activités montréalaises.D’ailleurs, Cystar recherche actuellement un vice-président (recherche et développement).M.Yaka-tpn n’en est pas à son premier déménagement des Etats-Unis à Montréal, mais à son troisième.Il y a eu Cryosurge, spécialisée dans le domaine cardiovasculaire, puis Quantum, pour laquelle il a obtenu un prêt de la Société de développement industriel.Cystar s’installera à Montréal, mais elle conservera certaines activités en France afin de pour- suivre le développement commercial et la mise à l’échelle de ses technologies d’humanisation et d’expression à partir de cellules d’insectes.Cystar a pris le contrôle en France de Protéine Performance, ce qui lui assure les droits de commercialisation de la technologie des anticorps Baculomag, ainsi que les droits exclusifs mondiaux concernant de nouveaux systèmes d’expression de protéines recombinantes à base de cellules d’insectes développés par les docteurs Gérard Devauchelle et Martine Cérutti du Laboratoire de pathologie comparée (INRA-CNRS).Aux Etats-Unis, Cystar a fait 1 acquisition de Boston Biomédical Sciences, où des médecins de divers instituts ont développé des anticorps monoclonaux contre le rejet de la greffe et les maladies auto-immunes.Cystar veut développer et humaniser ces anticorps pour des indications relatives aux dysfonctionnements du système immunitaire contre le rejet de greffe, l’arthrite rhumatoïde, la sclérose multiple et le diabète de type I.Les essais pré-cliniques de trois anticorps monoclonaux devraient commencer prochainement sur des animaux.Pour ce qui est du financement de 3 millions, que BioCapital se charge de compléter, M.Vézeau ne voit aucun problème pour l’atteinte de l’objectif.Bio-Capital, qui totalise des fonds de 21 millions, compte parmi ses partenaires financiers le Fonds de solidarité FTQ, la Société Innovatech et la Société française Innolion, laquelle a été par ailleurs l’une des fondatrices de Protéine Performance, dont Cystar détient désormais le contrôle majoritaire.Fraude présumée dans le commerce des œuvres d’art L’enquête de la SQ sera terminée en novembre GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR La vaste enquête dans le commerce des oeuvres d’art, dont une «méga-fraude» aurait été mise au jour au terme d’une série de six perquisitions effectuées en novembre dernier dans trois résidences et autant de galeries d’art des Lauren-tides, devrait connaître son dénouement en novembre.La période de garde légale des pièces saisies doit prendre fin la semaine prochaine.«Le gros morceau de l’enquête est complété.Il reste quelques individus à rencontrer mais, pour nous, 2) Q^jQÂJUUIAA/ et a^aÀAAlà; Cuisine italienne ta PRIMADONNA Bar sushi Laiddez-voud déduire par L’atmodphère envoûtante de nod Dimanched Jazz.à compter de 19 h.3479, bout St-laurent réservations 282-6644 FAITES PARTIE des • DÉJEUNERS D’AFFAIRES • Composez le 985-3322 ?CIVIC BERLINE ÉDITION SPÉCIALE (Incluant air climatisé) À partir de 14 995$ ACCORD EX 1995 ACCORD V6 1995 __ ?Air climatisé V Moteur 6 cylindres ?Groupe électrique ?Transmission automatique ?Transmission automatique V Air climatisé À partir de À partir de 21 375$* 24 999$* P°Uf24 "mJSf MINIVAN ODYSSEY ?4 portes ?6 ou 7 places ?Air climatisé ?Groupe électrique À partir de 24999$* 1110 BLEURY, MONTRÉAL UO 879-1550 Transport, préparation et taxes en sus.HYURDHI ACCENT.SONATA.ELANTRA Pour les meilleurs prix en ville, appelez-nous.liMNiirldi 1124 BLEURY, MONTRÉAL 879-1531 On évolue à votre avantage QUEBECOR MULTIMEDIA INC.ÉRIK PÉLADEAU M.Pierre Péladeau, Président et Chef de la direction de Québécor inc.a le plaisir d’annoncer la nomination de M.Erik Péladeau au poste de Président du conseil et Chef de la direction de Québécor Multimédia inc.Durant les 25 dernières années, Érik Péladeau a acquis beaucoup d'expérience au sein des entreprises Québécor.D'abord au titre de vice-président adjoint pour la division imprimerie de Québécor en 1988, il fut par la suite nommé vice-président achats, ventes & marketing et depuis avril 1993, il occupait le poste de vice-président principal.Érik Péladeau est membre du comité exécutif et du conseil d’administration de Québécor inc., Imprimeries Québécor inc.Québécor Multimédia et Donohue inc.de même que membre du conseil d’administration du Groupe Jean Coutu (PJC) Inc.et membre du conseil d'administration de l'Institut de Médecine de la Reproduction de Montréal inc.Le dynamisme, la vision précise qu’il a du domaine du multimédia, de mêjne que son expérience, permettront à Erik Péladeau de développer rapidement ce nouveau champ d'activités.Québécor Multimédia inc., filiale de Québécor inc., a été constituée en novembre 1994 afin de fournir des services multimédia interactifs et des services d'édition êlectronioue aux clients de ses sociétés affiliées, Imprimeries Québécor inc.et Groupe Québécor inc.Québécor inc.est une entreprise de communications oeuvrant à travers l'Amérique du Nord et l'Europe.La Compagnie exerce ses activités dans le domaine de l’édition.Elle publie 4 quotidiens, 51 hebdomadaires, 1 mensuel, 10 magazines et de nombreux spéciaux ainsi que des livres.Elle est aussi active dans la distribution de publications et de disques, le commerce de détail et l'industrie du multimédia.Par l'entremise de sa filiale, Imprimeries Québécor inc., qui exploite 85 imprimeries et ateliers ge services connexes au Canada, aux Etats-Unis, en France, en Inde, au Mexique et au Royaume-Uni, elle est le premier imprimeur commercial du Canada et le deuxième en Amérique du Nord.Par le biais de Donohue inc., Québécor inc.est également active dans le secteur des produits forestiers.l’essentiel est complété», a résumé Camille Gagnon, porte-parole de la Sûreté du Québec.Un rapport sera déposé sur le bureau d’un procureur en novembre, qui aura alors à décider s’il faut porter des accusations, contre qui, et de quelle nature.Mais on assure chez les enquêteurs que des accusations seront portées au terme de l’exercice et que manifestement, cette enquête va aboutir à des procédures.Déjà en février dernier, après trois mois d’analyse des documents et pièces saisies, les soupçons des policiers étaient dirigés vers «trois ou quatre» individus, «ceux qui avaient pignon sur rue».Le bilan n’a pas changé depuis le dernier décompte, en février dernier: 800 tableaux et 75 caisses de document saisis, quelque 200 plaintes, provenant du Québec et de l’Ontario, et 10 millions$ en cause.Répondant à une vingtaine de plaintes, les perquisitions effectuées le 16 novembre dernier ont amené les policiers de la SQ à visiter trois galeries d’art et autant de résidences situées à Saint-Sauveur, Piedmont et Sainte-Adèle, dans les Laurentides.Alors que les enquêteurs s’attendaient à dénicher quelques caisses de documents et une centaine de ta- bleaux frauduleux, ce sont plutôt 75 caisses et 800 tableaux qui ont dû être répertoriés.De 20 plaintes au départ, ce nombre est passé à 200 depuis et la somme initiale de 850 000$ devant constituer la soi-disant escroquerie est passée à 10 millions^.L’importance des saisies, et du dossier, a surpris, ce qui a fait dire à un des enquêteurs que l’on se retrouvait devant «une fraude, dans le commerce des oeuvres d’art, dont l’ampleur est sans précédent dans les annales du crime québécois.» Le stratagème, qui n’est pas sans intéresser également le fisc, ensnti-tuait à proposer aux clients, recrutés parmi une liste de professionnels oeuvrant pour la plupart dans le domaine de la santé, des tableaux d’artistes québécois de faible valeur avec une déduction fiscale en guise d’appât.La pièce était rapidement revendue, avec une plus-value importante, et l’argent dégagé était réinvesti dans une oeuvre de plus grande valeur.Le scénario, attisé par une spéculation en apparence fructueuse, était répété jusqu’à ce que la «victime» paie le gros prix pour une pièce dont la valeur avait été exagérément gonflée, consistant très souvent en une copie de l’oeuvre originale, si ce n’était carrément un faux.Relais d’aff RELAIS & CHATEAUX LA FINE FLEUR DES MAITRES HOTELIERS CH ARLEV01X/CAP-À-L’AIGLE LA PINS0NNIERE Entre fleuve et montagnes, une destination de charme pour agréablement combiner travail et détente.Sous un même toit: 27 chambres, 2 salles de réunion, piscine intérieure, sauna et massothérapie.Restaurant et cave réputés.Forfaits réunion et certificats-cadeaux.pour faire plaisir à vos confrères, clients ou employés méritants.Tél.: (418) 665-4431 ou 1-800-387-4431 ESTRIE / NORTH HATLEY AUBERGE HATLEY Grand Prix National de la Gastronomie 1993 et 1994 «La Table d’Or».Un relais pour les gourmets-gourmands.Le charme d’une vieille demeure bourgeoise perchée sur une colline dominant le Lac Massawippi.25 chambres dont certaines avec foyer, balcon et bain tourbillon.Forfait conférence incl.3 repas, 2 pauses-café, la salle de conférence et service.150 $ p.p.occ.simple/jour ou 125 $ p.p.en occ.dble/jour.Tél.: (819) 842-2451 Fax.: (819) 842-2907 LAURENTIDES / SAINTE-ADÈLE HÔTEL L’EAU À LA BOUCHE Hôtel-Restaurant 4 diamants CAA, La Table d’Or des Laurentides, Table de Bronze au Grand Prix National de la Gastronomie 1993, 25 chambres luxueuses, vue sur les pentes de ski.*** Spécial Forfait d’affaires *** du dimanche au jeudi : 42,50 $ par personne, par nuit, occ.double, incluant luxueuse salle de réunion, café en permanence, équipement d’audio-visuel et service.Tél.sans frais de Mtl: 514-227-1416 ou 229-2991.Fax: 229-7573 MONTÉRÉGIE / SAINT-MARC-SUR-LE-RICHELIEU HÔTELLLERIE LES TROIS TILLEULS À St-Marc-sur-le-Rtchelieu.Une hostellerie paisible et confortable, dans une demeure d’un autre âge, sur le bord de la rivière Richelieu, où le personnel n'a qu'un seul désir: satisfaire Lauréat national «Mérite de la Restauration» 5 salles de réunions disponibles Nous avons différents forfaits a vous proposer.856-7787 Afrique du Sud (rand) 0,4047 Allemagne (mark) 1,0013 .Australie (dollar) 1,0442 Barbade (dollar) 0,7127 Belgique (franc) 0,048641 Bermudes (dollar) 1,3747 Brésil (real) 1,5702 Caraïbes (dollar) 0,5275 Chine (renminbi) 0,1724 Espagne (peseta) 0,01177 États-Unis (dollar) 1,3747 Europe (ECU) 1,8996 France (franc) 0,2920 Grèce (drachme) 0.00640 Hong-Kong (dollar) 0,1814 Indonésie (rupiah) 0,000635 Italie (lire) 0,000891 Jamaïque (dollar) 0,0459 Japon (yen) 0,01533 Mexique (peso) 0,2418 Pays-Bas (florin) 0,8952 Portugal (escudo) 0,00979 Royaume-Uni (livre) 2,2192 Russie (rouble) 0.00032 Singapour (dollar) 1,0139 Suisse (franc) 1,2116 Taïwan (dollar) 0,05379 Venezuela (bolivar) 0.00836 INFORMATIQUE La version «canadienne française» de Windows 95 devra attendre LE DEVOIR Microsoft Corp prévoit lancer les versions de Windows 95 dans les principaux pays de langues anglaise et française, le 24 août, soit le rqême jour que le lancement prévu aux Etats-Unis.L’entreprise est toutefois demeurée muette quant aux versions «canadiennes françaises», qui ne doivent pas être disponibles avant le 1" novembre prochain.Dans un message diffusé sur Internet, Microsoft a annoncé avoir programmé le lancement de son nouveau programme, le 24 août, en Australie, Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud, Grande-Bretagne, France et dans les pays du Bénélux.Un porte-parole n’a pas pu confirmer immédiatement l’information mais a précisé qu’une annonce serait laite plus tard.Ce lancement ne devrait toutefois pas inclure les versions «canadiennes françaises».Car il y aurait des versions typiquement canadiennes françaises.Dans un communiqué émis le 1,T août dernier, Microsoft Canada précisait qu’«en raison de la croissance marquée des produits français de Microsoft sur les marchés “gris” internationaux, Microsoft lancera des versions canadiennes françaises des nouveaux produits.Plus précisément, Microsoft présentera une nouvelle conception de l’emballage qui inclura des modifications à la licence d’utilisation ainsi qu’une carte d’enregistrement conçue spécialement à l’intention des utilisateurs canadiens français».«Afin d’apporter ces changements, a ajouté le fabricant, les produits canadiens français Windows 95 seront disponibles environ 60 jours après la date de lancement des produits de langue anglaise.» Ce retard de deux mois n’est pas sans irriter les distributeurs spécialisés québécois, qui acceptent difficilement que Microsoft décide de s’attaquer maintenant à un problème qui existe pourtant depuis près de deux aôs maintenant DEVISES ETRANGERES (EN DOLLARS CANADIENS) SOURCE BANQUE DE MONTREAL l * A1C 1.B 0 B V 0 I H .t K M A R f> I A U l' T I !» 8 5 ECONOMIE B Le gaz naturel prend la tête des carburante alternatifs Le gaz naturel que l’on utilise déjà pour activer les autobus scolaires et urbains va connaître plus d’intérêt encore dans l’industrie du camionnage.Les constructeurs d’utilitaires lourds sont en train de le considérer comme le futur remplaçant du Diesel ou de l’essence.Cette orientation fait suite aux évolutions de la loi américaine sur la punie de l’air qui exige que les véhiculés des flottes utilitaires soient mus par un carburant qui soit le plus propre possible, ou alternatif.La pression est d’autant plus grande que certaines villes du Nord-Est et du Sud-Ouest américain ne parviennent pas à respecter les directives de l’EPA (Environment Protection Agency) en matière d’émissions polluantes.Dans tous les cas, le gaz naturel se montre moins coûteux que le carburant Diesel et il peut s’utiliser sans grandes modifications dans les moteurs prévus pour fonctionner à l’essence.Si la distribution du gaz naturel a souvent été mise en cause pour expliquer son insuccès auprès des automobilistes, et ce malgré les facilités proposées par les gouvernements, il en va différemment avec les camions d’entreprises qui s’approvisionnent le plus souvent à un seul endroit.Freightliner affirme que ce sont les camions de classe moyenne qui devraient être les premiers à bénéficier de cette technologie, à condition que le nombre de station-services passe de quelques centaines à quelques milliers pour permettre un ravitaillement facile à leur propiétaires-utilisa-teurs.Jusqu’à présent c’est ce manque d’infrastructure qui a découragé les constructeurs d’offrir des modèles conçus dès le départ pour fonctionner au gaz naturel.Des lois sévères Si dans le domaine des utilitaires compacts Chrysler a présenté récemment des modèles Ram et Dakota ainsi équipés, il n’existe à ce jour aucun camion moyen qui soient prévus d’origine pour utiliser ce carburant.Cette situation ne derait pas durer encore fort longtemps, car ce sont les utilisateurs de Diesel qui demandent à ce que le gaz naturel le remplace le plus vite possible, et pour ce faire les compagnies pétrolières sont en train de mettre au point un gaz naturel spécifiquement adapté à la demande des * Daniel Hé r a ud camionneurs.Caterpillar a effectué la conversion d’un de ses moteurs de 10 litres de cylindrée afin de pouvoir l’offrir le plus vite possible a ses clients de moyens et gros porteurs.Detroit Diesel s’est associé à Navistar International pour étudier la production de moteurs utilisant ce gaz comme carburant.Les études du gouvernement Américain indiquent que d’ici à 1998, cinq' mille quatre cents poids lourds utiliseront des carburants alternatifs — ce chiffre atteindra duc mille d’ici à l’an 2000 et quinze mille en 2003 — et que les deux tiers d’entre eux choisiront le gaz naturel pour des raisons économiques.D’autres n’auront pas le choix s’ils se trouvent dans des régions où l’air est fortement pollué, car les pouvoirs publics le leur imposeront.Le Clean Air Act va imposer à 22 régions américaines qui ne se conforment pas à la législation à propos du monoxyde de carbone ou de l’ozone que les flottes de dix véhicules et plus utilisent des carburants alternatifs propres.La nouveauté, c’est que cette disposition touche autant les camions que les automobiles et que, parmi les carburants envisagés, l’on trouve en tête le gas naturel, le méthanol, l’éthanol, de l’essence reformulée, du Diesel propre et l’électricité.D’autre part l’Energy Policy Act prévoit que les,flottes fédérales comme celles des Etats de plus de 20 véhicules exploitées dans des villes de plus de deux cents cinquante mille habitants devront utiliser des carburants alternatifs, exceptés ceux dérivés du pétrole.Comme on le voit, les carburants alternatifs longtemps considérés comme utopiques, prennent une place de plus en plus importante dans les législations de notre voisin du Sud, ce qui signifie que tôt ou tard le Canada sera obligé d’appliquer des règlements similaires.Comme on l’a vu plus haut, dans le domaine des utilitaires légers, c’est Chrysler qui a pris un sérieux avantage en proposant, dès cette année, des camionnettes et des fourgonnettes prévues pour fonctionner au gaz naturel.Le troisième constructeur américain s’attend à vendre 3000 des premières et 1500 des secondes, alors que Ford fait encore des essais sur des flottes pilotes de 300 véhicules au Texas et que GM a suspendu l’an dernier son programme de carburants alternatifs.Négociations cruciales pour VW La semaine de quatre jours est au centre des pourparlers avec IG Metall Bonn (Reuter) — Volkswagen AG ouvre demain des négociations salariales déterminantes pour l’avenir de la semaine de quatre jours introduite dans ses usines allemandes au plus fort de la récession de 1993.Les analystes spécialisés jugent ces négociations cruciales pour le premier constructeur automobile européen, toujours a la reeherche d’une rentabilité décente après l’énorme perte de 1,94 milliard de marks (1,39 milliard $ US) accusée en 1993.Elles seront en outre suivies de près par ses concurrents allemands, qui comptent eux aussi sur la flexibilité du travail pour assurer leur compétitivité.Les négociations avec le puissant syndicat IG Metall porteront sur les hausses de salaires qui seront accordées aux quelque 100 000 ouvriers des six usines allemandes de VW avec effet rétroactif au Tr août, mais aussi sur la reconduite de la semaine de quatre jours au-delà du 31 décembre et sur de nouvelles mesures de flexibilité du travail.L’introduction de la semaine de quatre jours, une première, avait satisfait les deux parties: IG Metall obtenait que soient sauvés 30 000 emplois dans les six usines concernées, et le groupe réalisait, selon ses estimations, une économie annuelle de 1,6 milliard de marks (1,14 milliard $ US) en frais de personnel.IG Metall souhaite que VW installe de manière permanente la semaine de quatre jours, assortie d’une garantie à long terme pour l’emploi.Cela semble toutefois peu probable, la firme parlant toujours de 30 000 postes rendus superflus par les gains de productivité.Elle a d’ailleurs laissé ses effectifs allemands diminuer à environ 97 0(H) personnes en dépit de l’accord conclu en 1993.Au niveau des salaires, le syndicat entend demander des augmentations de 6 % mais devrait, prévoient les analystes, se contenter des 4 % acceptés par les travailleurs de la construction mécanique dans d’autres entreprises cette année.üi question essentielle — et vitale pour VW, selon les analystes — sera d’obtenir une meilleure flexibilité du travail de ses employés, à l’instar de ce qui a été récemment négocié chez Adam Opel AG et de ce qui se pratique depuis un certain temps chez BMW.Selon Jèrgen Peters, l’un de ses négociateurs, IG Metall est disposé à discuter d’une plus grande flexibilité du travail mais ne peut accepter que le samedi soit considéré comme un jour ouvré normal, car cela ouvrirait la voie au travail dominical, sujet tabou en Allemagne.En conséquence, le syndicat exige que le travail du samedi reste payé en heures supplémentaires.IG Metall pourra de même envisager des changements du rythme de travail pour tenir compte des fluctuations saisonnières de la demande d’automobiles, mais il rejette les transfor- mations radicales prônées par le président Ferdinand Piech, a ajouté Jèrgen Peters.Soucieux de coller au mieux à la demande, le président de VW souhaite transformer ses chaînes de montage en «usines qui respirent», selon ses propres termes.La demande étant 50 % supérieure au printemps par rapport à l’automne, il réclame ainsi l’instauration d’une semaine de six jours au printemps puis de trois jours à la morte saison, ce qui sur l’ensemble de l’année équivaudrait à une semaine à quatre jours.Prévisions de l)énéfice Selon les analystes, les négociations à venir sont d’une importance telle pour Volkswagen que le constructeur sous-estime délibérément ses prévisions de bénéfice pour cette année.VW prévoit officiellement une «légère amelioration» de son résultat par rapport au bénéfice net du groupe de 150 millions de marks (107 millions $ US) annoncé au titre de 1994.Compte tenu du succès de la nouvelle Polo et de l’Audi A4, et en l’absence de provisions, les analystes s'attendent en réalité à un résultat supérieur à 700 millions de marks (500 millions $ US) Pour autant, Lothar Lubinetski reste dubitatif.«La semaine de quatre jours et le concept d’usine qui respire ne constituent pas des solutions à long terme.Il faudra supprimer les 30 000 postes, et VW et les syndicats le savent», estime l’analyste.Nouveau centre de commutation BELL MOBILITE a annoncé hier la mise en chantier d’un centre de commutation dans le Technoparc Campus Montréal.Réalisé au coût total de 12 millions $, ce projet sera terminé en mars prochain et portera à cinq le nombre de commutateurs installés dans les zones desservies par Bell Mobilité au Québec et en Ontario, dont trois dam la seule région de Montréal.Il est prévu qu’au cours des cinq prochaines années, plus de 50 cellules vont se greffer successivement à ce commutateur central.Ce nouveau centre de commutation de Bell Mobilité sera érigé à côté du centre international de communication et de trammission de Téléglobe Canada, construit au coût de 110 millions $, dans le technoparc de Montréal, situé à dix minutes du centre ville, entre le pont Champlain, le pont Victoria et l’autoroute Bonaventure.Honda offrira Inintelligence» en option Tokyo (Reuter) — Honda Motor Co travaille actuellement sur trois prototypes de voiture intelligente recourant à l’électronique pour éviter les collisions avec d’autres voitures ou des piétons, réveiller le conducteur et l’informer de l’état de la circulation.Ces prototypes embarquent 12 systèmes de sécurité qui équiperont les futures Honda quand les infrastructures et une nouvelle réglementation seront disponibles, a déclaré hier à la presse le vice-p.-d.g.Hiroyuki Yoshino.Un système d’éclairage actif, couvrant un champ large, mesure notamment la vitesse et l’angle dans un virage.Le système de navigation peut capter tout mouvement insolite du véhicule et réveiller un conducteur assoupi.Un radar au laser saisit la distance entre le véhicule et d’autres voitures ou obstacles et prévient le conducteur en cas de danger.En cas de panne, un système de freinage automatique entre en opération.Capot, pare-choc et châssis ont été conçus pour absorber les chocs.En cas de collision, un dispositif alerte la police et les services médicaux.Un système de gouttière à air comprimé accroît la visibilité en cas de pluie.COUP D’ŒIL BOURSIER Montréal en reprise haussère MICHEL CARIGNAN COLLABORATION SPÉCIALE A New York, la situation des indices est inchangée.Puisque toutes les Bourses à l’ouest de Montréal étaient fermées, j’en profite pour faire un petit tour d’horizon sur notre Bourse.Habituellement, l’indice XXM effectue sensiblement le même déplacement que sa voisine de Toronto.Mais sans elle, il est toujours un peu dérouté.C’est pourquoi les volumes ont été relativement discrets sur beaucoup de «Blue Chips».L’indice XXM a quand même entamé une reprise poussée surtout par une forte hausse des minières.Les graphiques de Alcan, Inco et de Noranda montrent bien la flambée des prix relançant la tendance haussière après une correction normale à leur ligne de tendance.Ces titres se réajusteront dès l’ouverture de Toronto demain.Dans un tout autre secteur, Magna Intl montre une situation similaire aux minières.Le titre de Biomira dont j’ai démontré la baisse à trois reprises (A B, C), a finalement montré un important et très classique revirement haussier sur des volumes impressionnants.Si vous ne l’avez pas vu, il est trop loin maintenant pour l’acheter à court terme.Le titre a presque doublé et son bon de souscription s’est apprécié de plus de 500 % en quelques jours.Il faut attendre une correction ou une pause suivie d’une reprise.Biochem, un des titres que j’ai le plus suivi depuis un bout de temps, se déplace de côté sur un sommet Ceux qui en possèdent devraient le conserver tant qu’il demeure dans le couloir le plus abrupte.Il en est de même pour Me-motec Comm.Inc.qui montre une formation technique à tout point similaire à Biochem.MPact Immedia (IFM à Montréal) bien que plus erratique et difficile à percevoir, continue une forte poussée haussière mais ici aussi le mouvement est trop avancé à court terme.Attendez une occasion technique.Canam Manac reprend lui aussi sa tendance haussière après un peu de correction.J’aurais pu vous en montrer des dizaines comme ceux-là.Il y en a encore plus à Toronto, mais si vous n’avez pas trop de millions, il y en a assez pour vous.Il suffit de vous équiper, d'apprendre à déceler les titres en revirement technique et d’appliquer une bonne stratégie.Canadian Market Portfolio (X-XXM MSE) 250 Jours y'j l.- 2300^0 - 2200.00 -2100.00 7 Aoû 2251.83 Alcan Aluni I-td (AL MSE) 250 Jours s' -/4*foO - 40.00 - 35.00 /jsefjoct| Nov| Dé£LE DEVOIR os.os ans HUHTUBISE HMH 26 auteurs 512 pages Cahiers du Québec no.110 34,95 $ 11 août: Menahem Pressler, piano, interprète des oeuvres de Haydn, Schumann, Debussy et Chopin — Le 12 août: le St.Lawrence String Quartet, avec Anton Kuerti, piano.Au programme: oeuvres de Bach, Mozart, Bartok et Fauré.CENTRE PIERRE-CHARBONNEAU: 3000, Viau (255-4222) — Le 9 août à 20h: Symphonie pastorale de Beethoven par l'Orchestre Métropolitain dirigé par José-André Gendille, soliste invité: Marc-André Gauthier DOMAINE ET VILLA CATARAQUI: 2141, ch.St-Louis (418-688-8074) — FESTIVAL DE MUSIQUE ANCIENNE DE SILLERY du 6 au 27 août — Le 11 août à 11 h (5$): William Dongois, trompettiste, accompagné par la claveciniste Catherine Perrin, interprète des danses françaises, italiennes et anglaises du Moyen Âge au cornet à bouquin.ÉGLISE DU GESÙ: 1202 rue de Bleury — Le 14 août à 20h: La Schola Gregoriana de Cambridge chante les Vêpres de la Vierge, op 18 de Marcel Dupré et chants et polyphonies des XII et XVe siècles ÉGLISE ST.ANDREW AND ST.PAUL: angle Sherbrooke et Bishop (842-9991) — Le 10 août à 12h15: Corinne Dutton, organiste ÉGLISE ST.JAMES UNITED CHURCH: 463, Ste-Catherine Ouest (288-9245) — Le 8 août à 12h30: Tammy-Jo Mortensen, organiste ÉGLISE ST-MICHAEL: 1800 ch.St-Louis (418-688-8074) — FESTIVAL DE MUSIQUE ANCIENNE DE SILLERY du 6 au 27 août - Le 8 août à 20h (8S): Les Sonneurs présentent un concert de musique du 16e siècle originaire d'Espagne, du Danemark et du Regensburg.— Le 9 août à 20h (10S): la Schola Gregoriana de Cambridge présente des oeuvres du Codex Calixtinus.recueil de musique vraisemblablement rédigé de la main du pape Calixte II.— Le 14 août à 20h (10S): Cinq interprètes parmi lesquels figurent Gary Nagels, Jean-Marc Gras et Michiko Nagachima accompagnent le soliste William Dongois, qui y va d’une nouvelle prestation au cornet ÉGLISE SAINT-RAPHAËL: 495 rue Cherrier (620-3719) — Le 11 août à 20h: Les Voisins de Saint-Martin dans La Belle Hélène et l’Ensemble vocal Alain Charlebois — Le 13 août à 11h10: 1ère messe des artistes avec François Guénette, 1er violon à l'OSQ et Marc-André Bougie MAISON TRESTLER: 85 chemin de la Commune, Vaudreuil (455-6290) — Le 10 août à 20h: Concert donné par le violoniste Viktor Pikaizen et sa fille, la pianiste Tatiana Pikaizen, oeuvres de Bach, Prokofiev.Chausson.-Ysaye et Wieniawski É Â U CABANE ALCIDE PARENT: 1600, route 343, St-Ambroise-de-Kildare (514-839-7527) — Jusqu'au 2 septembre, les ven.et sam.à 20h30: la troupe de danse folklorique Les Petits Pas Jacadiens présentent la comédie musicale «La Chasse-Galerie», d'après une légende québécoise adaptée par Maryolen Paquin COLLÈGE MARGUERITE-D'YOUVILLE: 2700, ch.des Quatre-Bourgeois, Ste-Foy (418-878-5510) — Jusqu’au 2 septembre, les samedis à 20h: «N° Chanel» écrit et mis en scène par Cyrille-Gauvin Francoeur (théâtre, airs de compositeurs tels que Bernstein, Offenbach, extra d'opéra.).FESTIVAL CARREFOUR THÉÂTRE: Saint-Lambert — Du 11 au 20 août: Pour renseignements sur la programmation, téléphoner au numéro 465-6445.LION D’OR: 1676, Ontario Est (598-0709) — Tous les lundis à 20 h 30: «C't'à ton tour, Laura Cadieux» de Michel Tremblay, mise en scène de Manon Gauthier.MANOIR PAPINEAU: 500, Notre-Dame.Montebello (819-423-6965) — Jusqu'au 27 août, sam.à 15h et dim.à 13h: «Remue-ménage au Manoir», spectacle interactif, mise en scène de Carol Beaudry et Claude Lavoie ORATOIRE SAINT-JOSEPH: Au Théâtre sous les étoiles (733-8211) — Au mois d'août à 20h30: Les Jongleurs de la Montagne présentent «Le Jeu de la Passion», de Henri Ghéon.En français les lun., mer., jeu.En anglais les mar.ven.PARC RÉGIONAL DE LONGUEUIL: (646-8269) — Le 13 août à 18h i 20h: Oeuvres de grands chansonniers d'ici tels Leclerc, Ferland, Rivard, dans le secteur des Trois lacs — Le 20 août de 18h à 20h: Trames sonores de succès cinématographiques tels que Les Misérables, La leçon de piano.Cette activité sera annulée en cas de pluie Jours de tombée de l’Agenda culturel; galeries et musées, le mercredi matin avant le samedi de la parution; musique, danse, théâtre, variétés, à surveiller, le 10e jour avant la parution.Adresser â Agenda culturel, LE DEVOIR, adresse postale du journal ou par télécopieur: 985-3360.L’espace et l’intérét général sont des critères inéluctables. i.f.I) K V 01 It .I.K M A K l> I A 0 f T I H » A ¦ C l! L T 11 Quand Zola fuyait les bourgeois C’est à Médan que se réfugiait Emile Zola lorsqu’il voulait fuir la ville, les admirateurs et la polémique Maisons d’écrivains (3) PHOTO ARCHIVES CHRISTIAN RIOUX t O K K !¦: S POND AN I DI DEVOIR A PARIS On n’arrête pas de parler de Zola, de faire des films, de rappeler son rôle dans l’affaire Dreyfus dont c’est le centenaire cette année.Et pourtant, sa maison est sur le point de fermer.» L’homme qui parle sait de quoi il retourne.Grand, mince, les cheveux blancs comme de la craie, il vous contemple du haut de ses 80 ans avec des yeux doux.Jean-Claude Le Blond-Zola est le petit-fils de l’auteur de Germinal.presque un descendant de Gervaise.Chez les Zola, on ne résiste jamais à une petite protestation.En pleine canicule, le vieillard toujours alerte est venu soutenir le comité qui se bat pour la survie du petit musée consacré à son grand-père.Logé dans l’ancienne maison de campagne des Zola, à Médan (à 30 kilomètres de Paris), le musée est aujourd’hui menacé puisqu’on menace de supprimer la subvention annuelle de 35 000 $ dont il jouissait depuis sa création.Jean-Claude Le Blond-Zola, né 17 ans après la mort de son grand-père (1902), n’a pas connu cette maison du temps où Zola y écrivit la plus grande partie des Rougon-Macquart (Natta, La Terre, Germinal.).Tout le rattache pourtant à ces murs sombres et fatigués.C’est là en effet qu’apparut, en mai 1888, une jeune lingère de 20 ans qui allait devenir sa grand-mère.Jean-Claude Le Blond-Zola est le petit fils de la lingère de Médan avec qui Zola, qui avait 27 ans de plus, eut deux enfants et vécut pendant des années une vie parallèle.On le voit, c’est bien à Médan que se réfugiait Zola lorsqu’il voulait fuir la ville, les admirateurs et les polémiques.C’est là qu’il passait huit mois par année, dans une maison de deux étages achetée avec les 10 000 francs que lui rapporta le succès phénoménal de L’Assommoir (qui nécessita 38 éditions la première année de sa parution!).«La littérature a payé ce modeste asile champêtre qui a le mérite d’être loin de toute station et de ne pas compter un seul bourgeois dans son voisinage», écrivait-il à Flaubert.Pas de bourgeois, mais une ligne de chemin de fer qui passe dans la cour et que l’on retrouvera dans La Bête humaine.Quant à File de la Seine Émile Zola que contemplait Zola de son atelier, et qu’il acheta quelques années plus tard, elle a été rasée en 1935 pour devenir une plage.C’est là que se baignent aujourd’hui les Parisiens qui n’ont pas les moyens de se payer des vacances dans le sud ou de fréquenter les côtes de Bretagne.Zola s’est toujours vanté de n’avoir pas pris d’architecte pour agrandir sa maison.Cela se voit.La petite maison d’origine est aujourd’hui écrasée par deux grandes tours au style indéfinissable.Baptisées Nana et Germinal, elles ont permis à Zola d’aménager une salle de billard et un bureau qu’il voulait aussi vastes que les ateliers de ses amis peintres à Paris.La maison de Médan n’a pas l’allure rutilante des demeures restaurées.Le papier peint, imitation de cuir de Cordoue, décolle, l’atmosphère y est austère, les planchers craquent et le crépi n’est pas des plus récents.Mais elle a l’avantage de laisser le visiteur imaginer à quoi pouvait ressembler la vie de Zola et de ses invités.Dans la salle de billard, on voyait régulièrement Daudet, Vallès, Concourt,-Maupassant et Cézanne.En découvrant le jardin dénudé, Jules Vallès s’était exclamé: «La prochai- ne fois, je vous apporterai un arbre.» Les témoins ne manquent pas pour déplorer les goûts éclectiques de Zola qui accumulait à Médan des meubles chinois, des imitations de style Renaissance et tout un bric-à-brac indéfinissable.L’écrivain, qui n’est pourtant pas soupçonné d’être royaliste, a fait mettre des fleurs de lys aux murs et aux plafonds.Et il a donné à toute la ijiaison un petit air de faux Moyen Age.Seuls les vitraux du salon, qui préfigurent l’art nouveau, semblent dignes d’intérêt.Dans la cave, Zola avait aménagé son atelier photographique.Passionné par cet art nouveau, l'écrivain naturaliste a réalisé à la fin de sa vie plus de 4000 clichés, aujourd’hui propriété de ses petits-enfants.Des centaines de photos rendent donc compte de la vie qui animait la maison et du mobilier qui s’y trouvait.A la mort de Zola, son épouse a donné la maison à l’Assistance publique et vendu les meubles.Grâce aux photos, on a retrouvé la trace de certains d’entre eux.Ainsi, la table de la cuisine, sans réelle valeur, est-elle chez une vieille dame des environs qui refuse obstinément de s’en départir.Dans le cabinet de travail, une collection de caricatures d’époque permet de saisir la virulence des réactions que provoquait Zola lorsqu’il peignait les milieux populaires ou prenait la défense de Dreyfus.IL n’était pas rare qu’on représente Zola trempant son pinceau dans un pot de chambre, écoutant aux portes, vidant les poubelles, dégueulant ou tout simplement entouré de cochons.Cela ne l’empêchait pas > d’écrire.Au-dessus de son bureau, il avait inscrit sa devise: «Aucun jour sans une ligne.» Pas mal pour un fils d’Italiens qui avait raté son baccalauréat.à cause du français.Zola serait-il en France toujours aussi mal vu pour que personne n’accepte de fournir les 3 millions que nécessite la rénovation de sa maison, demande Marion Aubin, directrice du musée qui accueille 10 000 visiteurs par an.Jean-Claude Le Blond-Zola est confiant dans le fait qu’on trouvera une solution.Sinon, à qui léguera-t-il les photographies et les manuscrits qu’il conserve précieusement?«De génération en génération, on finira par tout éparpiller», dit le vieux monsieur aux cheveux blancs avant de s’en retourner vers ses souvenirs.Woodstock renaît en Beauce YVES CHARLEBOIS Des odeurs de patchouli combinées à celles du chanvre indien, tout cela assaisonné à la bière et au son de Mr.Tambourine Man, voilà ce que se promettaient les 5000 personnes réunies le week-end dernier dans un champ de Saint-Ephrem-de-Ting en Beauce dans le cadre du premier festival Woodstock en Beauce.Elles n’ont sûrement pas été déçues avec, en prime, un bain de boue en raison d’un terrain détrempé par les averses des derniers jours.Ives Donald Loignon, The Respectables et Tribes of March et plus de 18 autres groupes se sont succédé jusqu’à 3 h du matin, vendredi et samedi.La plupart des musiciens, inconnus du grand public, issus du circuit des bars québécois, interprétaient honnêtement les vieux succès des beatniks des années 60.Nostalgie pour certains et nouvelle mode pour d’autres — on vendait même des ponchos en macramé et des vêtements de coton indien imprimés de même que des pendentifs Peace and Love — l’événement qui en est à sa première année jouissait d’une organisation plus qu’impeccable.Une scène dotée d’une sonorisation et d’un jeu d’éclairage, dignes des concerts du Stade olympique, était située à l’extrémité d’une immense prairie atteignant au moins les dimensions de trois terrains de football.Tout le champ était clôturé et, en plus, une centaine d’agents de sécurité montaient la garde.Pour réussir cette fête, la solidarité beauceronne a été mise à contribution.De la serveuse au préposé au stationnement, tous travaillaient bénévolement.Les organisateurs les ont recrutés parmi les clubs sportifs de la région et, histoire de récompenser leurs efforts, ils se sont engagés à leur offrir des dons.» En plus, il a fallu aménager, Woodstock oblige, un terrain de camping.Comme il n’y avait ni eau ni électricité, on a installé d’immenses génératrices ainsi qu’une pompe qui puisait l’eau chez les agriculteurs environnants.Woodstock en Beauce s’est terminé dimanche par la musique du groupe Tabar-nak, en hommage à Offenbach.Aucun événement fâcheux n’est venu assombrir cette fête de la paix.Pour l’organisateur Jacques Hamel, cette première expérience est très encourageante: «Des événements de 50 000 personnes, il y en a partout au Québec et on n’en entend presque pas parler.Chez nous, à Saint-Ephrem, la télévision, les journaux et les postes de radio se sont intéressés immédiatement à nous autres.» M.Hamel s’attendait à recevoir 8000 personnes, mais la pluie de jeudi n’a pas trop aidé.Cependant, à 35 $ le droit d’entrée pour la fin de semaine jumelé aux frais de stationnement et de camping, Woodstock en Beauce a pu couvrir ses frais qui se chiffraient à 100 000 $.L’an prochain, on compte recommencer l’expérience, mais cette fois-ci on présentera des groupes q.ui ont connu leurs heures de gloire à l’époque Woodstock.Est-ce que cette formule attirera les foules?The answer, my friend, is Mowin’ In the wind.Les Donald Loignon, The Respectables et Tribes of March et plus de 18 autres groupes se sont succédé jusqu’à 3 h du matin, vendredi et samedi, et ont interprété honnêtement les vieux succès des beatniks des années 60 SPORTSWEEKEND De Goeteborg, en Suède, les championnats du monde d'athlétisme.CBC, 19h FLEURS ET JARDINS Cueillette et traitement des fleurs coupées.Comment aidera la maturation des légumes.Le choix et l'utilité des murets.TVA, 19h30 PAULE DES RIVIÈRES ?DINOSAURES L’évolution des dinosaures au cours de trois périodes géologiques.Les particularités des différentes espèces.Canal D, 21h 50 ANS APRES LA BOMBE: RETOUR À HIROSHIMA En 1990, les cinq pilotes américains qui ont largué la bombe atomique sur Hiroshima sont retournés sur les lieux du drame où ils ont recueilli les témoignages de survivants.RDI, 20h 10V) I TVI ¦ TALC S.Samurai Jeux safari Addition SVP Rugrats Marchés (16 35) Aujourd'hui Batman Super Dave.Psychotron Le Journal.Miroir.Miroir HR&iTifl MEEHlIlB ¦reran» OGDé® (UCZDO GDIDQD CD Alana ou le futur imparfait Madame est servie Watatatow Ce soir L'enferc'est nous autres (18:59) Sur invitation/ Gilles Valiquette Cinéma /UN COEUR EN HIVER (3) avec Daniel Auteuil, Emmanuelle Béart Le Téléjournal Le Point (22:25) Nouvelles du sport/ Météo (23:25) Télévision d'ailleurs 033 CU 0033 CD 031 ü a® Santa Barbara (16:00) Bla Bla Bla / Louise Laparé Le TVA La Vie.aux FrancoFolies / Valérie Letarte Drôle de vidéo Fleurs et jardins/Fleurs coupées; l’utilité des murets; maturation des légumes Cinéma /CRUISING BAR (5) avec Michel Côté, Louise Marleau Dynastie Le TVA & le T Loteries (23:50 Astro Jojo (23 VA Sports / )/ 56) auQSd® (30) @6) Les Voies du développement Ordy 4 Clémentine Passe- Partout Le Monde merveilleux de Disney Le Choc du présent/ Le Syndicalisme La Route des vacances Cinéma /LES BELLES DE NUIT (3) avec Gérard Philipe, Martine Carol Points de vue associées /Québec et La Route des vacances @0® ED (35) @9) Misez juste (16:00) Le Grand Journal Détecteurs./ Isabelle Brossard Téléséries / Le Parrain (9/9) C'est chaud!/ Bernard Lavilliers Baseball / Expos - Astros Le Grand Journal Sports Plus Sports Plus Extra BQ 33 Family Matters The Simpsons Fresh Prince of Bel-Air Newswatch Track and Field/ Championnats du Monde d’athlétisme Witness / Growing Apart Man Alive Just for Laughs CBC Prime Time News News Golden Girls Newsday CUSH CD Oprah (16:00) Cheers Roseanne Newsline Wheel of.Jeopardy! Full House Home Improv.Roseanne John Larroquette This Thing Called Love CTV News Nightline Pulse Roseanne Cheers Pulse E.T.Heroes Frasier Grace Under.Home Improvement 00! Coach News ABC News Wheel of.Jeopardy! Full House Roseanne Coach NYPD Blue News Nightline (23:35) Family Matters News Hard Copy News E.T.Roseanne Transformers Roseanne The Simpsons I Star Trek: The Next Generation m m Fresh Prince Coach M*A*S*H News CBS News E.T.Rescue 911 Cinéma /ADRIFT (5) avec Kate Jackson, Kenneth Welsh The Late Show (23:35) Real Stories News Coach News CBS News Wheel of.Jeopardy! eu CÜD Aladdin Ricki Lake NBC News Jeopardy! Wheel of.Wings NewsRadio Frasier John Larroquette Dateline NBC The Tonight Show (23:35) Oprah (16:00) Live at Five Inside Edition American Jml Extra ED dz) Ghostwriter C.Sandiego Bill Nye MacNeil / Lehrer Newshour Nightly Bus.Chronicles Nova / Shadow of the Condor| The Bombing of Nagasaki African-American Experience.Rights and.Cinéma C.Sandiego Bill Nye Ghostwriter ITN News Nightly Bus.MacNeil / Lehrer Newshour | Bob Dylan Unplugged Grateful Dead ir i Concert (21:20) Lifetime (22:35) East.(23:05) Van.(23:35) m ED The Young am d the Restless Global News Current Affair E.T.Wings | Dave's World Frasier Grace Under.NYPD Blue Global News Sportsline Sharon.Bookmice Polka Dot Take Off Eric's World Prisoners of.Delia Smith Studio 2 Blackadder the Third Vital Signs Photography Stretch Alive (TSfi) Sports Adv.WQT Surfing Beach Volleyball Sportsdesk Inside Sports Baseball / Blue Jays - Brewers Sportsdesk (BSD IMSA (16:00) Défi mini-putt 1995 Caravaning 95 Sports 30 Mag Roller Hockey / Rockin Rollers - Roadrunners Carnet de plongée Culturisme.Sports 30 (TV5) Pyramide Journal suisse Méditerranéo Des Chiffres Gourm./Vis.Journal FR2 I Téléscope Cinéma / LARGO DES0LAT0 (5) avec P.Arditi | Paris lumières Journal belge Visions.40 degrés (23:15) (cE Inspecteur.Télé-pirate Débrouillards Shlak .petite peste (MB Musique Vidéi J (16:00) Planète Rock Les Bombes 1 x5 Musique Vidéo Perfecto Musique Vidéo (MM) RapCity The Wedge I Power 30 Daily R.S.V.P.SuperHitVideo Fax Spotlight The Partridge The NewMusic VideoRow Woodstock '69 Diary: Friday Fax Spotlight Flintstones.Heatseeker (17:30) (19:30) (21:30) Cinéma / QUAI DES BRUMES (2) (16:00) Euronews Au travail! Animalier: dossier requins Fudge Watatatow Dog House Roulette VIP Tilt 231/2 Blackjack 21 Tarzan L'Ascenseur Swiss Family L'Enquête Neon Rider Psychotron Black Jack 21 Interview with the Vampire (19:00) (21:30) Capital actions Spécial-50 ans après la bombe Le Téléjoumal | Sans détour Monde ce soir Le Prisonnier Buster Keaton Viva: dinosaures (3/4) Catwalk Roulette VIP Psychotron Miroir, Miroir Super Dave.Bad Blood Le Canada aujourd'hui Capital actions Le Monde en guerre Mission impossible V CINEMA AU PETIT ÉCRAN UN CŒUR EN HIVER (3) Fr.1992.Drame psychologique de C.Sautet avec Daniel Auteuil.Engagée dans une liaison avec un luthier, une jeune violoniste s’éprend follement du collègue de celui-ci.SRC 20h -?- LES BELLES DE NUIT (3) Fr.1952.Comédie fantaisiste de R.Clair avec Gérard Philipe.Les rêveries d’un jeune musicien pauvre.RQ 21h -?- THE PHANTOM PRESIDENT (4) É.-U.1932.Comédie musicale de N.Taurogavec Claudette Colbert.Lors d’une élection présidentielle, un banquier sans personnalité se fait remplacer par un sosie.CBC Minuit -?- *LA MOUTARDE ME MONTE AU NEZ (4) Fr.1974.Comédie de Ç.Zidi avec Pierre Richard.A la suite d'un mélange de dossiers, un jeune professeur de lycée est entraîné dans une série d’aventures déconcertantes.Canal D Minuit (1) Chef-d'œuvre (2) Excellent (3) Très bon (4) Bon (5) Passable (6) Médiocre (7) Minable.% I.K I) K V 0 I It I.K M A KOI K A O I' T I il il r> B 8 LE CULTUR Ariane Mnouchkine PHOTO NORMAND BLOWN Ariane Mnouchkine, gréviste de la faim Le FTA prend le relais de la déclaration d'Avignon ROBERT LÉVESQUE LE DEVOIR Depuis vendredi dernier, cinq artistes français, dont la célèbre metteur en scène Ariane Mnouchkine et la chorégraphe Maguy Marin, ont entamé une grève de la faim pour être conséquents avec les termes de la «Déclaration d’Avignon», manifeste rendu public en plein festival et signé par plus de 1000 festivaliers et personnalités du monde du spectacle.Cette Déclaration, lue le 20 juillet sur la place du Palais des papes, dénonce l’inaction des pays occidentaux face à la guerre qui perdure en ex-Yougoslavie.On y lit: «Nous devons refuser aux gouvernements européens ce droit à l’impuissance qu’ils paraissent revendiquer comme s’ils étaient des individus: les citoyens sont un à un impuissants, mais pas les gouvernements, et ils n’ont pas pour mandat de transformer en impuissance le pouvoir du peuple souverain dont ils tirent leur autorité».A la fin du texte il est indiqué que, si la situation ne change pas, «certains signataires déclencheront une grève de la faim qui dénoncera jour après jour la complicité de nos gouvernements avec la barbarie».Depuis le 4 août, dans le hall de la Cartoucherie de Vincennes où réside le Théâtre du Soleil, Ariane Mnouchkine, Maguy Marin, le metteur en scène François Tanguy (auteur de Choral vu au FTA 95), le comédien et dramaturge Olivier Py, le chorégraphe François Verret, ont joint le geste à la parole et, entourés d’une équipe médicale, ils font la grève de la faim.Un geste sans précédent dans l’histoire du spectacle.J’étais en Avignon lorsque cette «Déclaration» (que j’ai signée) a été rendue publique (carnet avignonnais du 21 juillet), et durant ces journées de juillet 1995 jamais le festival n’avait été si troublé par un drame guerrier, il y avait là une émotion politique palpable car en Europe, contrairement à ici, le sort de la Bosnie est au premier plan des informations quotidiennes, et le sentiment est très fort que le monde approche d’un gouffre où le sens démocratique va capoter.La «Déclaration d’Avignon» (signée entre autres par Marcello Mastroianni, Michel Piccoli, Bruno Ganz, Giorgio Strehler, Jane Birkin, Peter Brook, Henri Cartier-Bresson, Mauri-zio Kagel, Jean-Luc Godard, Maurice Béjart, Merce Cunningham, Patrice Chéreau) se veut le relais de la «Déclaration de Sarajevo libre et unie» lancée un an plus tôt par les habitants de la capitale bosniaque; elle dénonce «l’impuissance politique, militaire et morde des Nations unies» et demande la démission de son secrétaire-général, Boutros Boutros-Ghali, parce que ce geste servirait de symbole pour restaurer la dignité nécessaire à cette charge, «et pour marquer solennellement que l’ONU est en danger».A Montréal la direction du Festival de théâtre des Amériques (FTA) a pris le relais des signataires de la «Déclaration d’Avignon» en faisant parvenir hier aux rédactions le texte de la déclaration et un message du comité permanent mis en place au début de la grève de la faim, un comité qui a des liaisons à Sarajevo et Tuzla.Dans ce message il est dit que «dans le décompte des jours, marqué symboliquement et rigoureusement par cette grève de la faim, cette action a pour objectif la reconnaissance d’un principe strict: l’arrêt immédiat de la logique d’abandon des enclaves.Ce qui signifie: l’utilisation réelle des moyens militaires, déjà déployés, afin de stopper l’agression; placer effectivement les populations civiles sous protection; briser le mythe artificiellement entretenu de l’invulnérabilité des milices fascisantes de Pale, et la légitimation des buts et des méthodes du nettoyage ethnique».Une campagne internationale de soutien à cette «Déclaration d’Avignon» est en cours.On rejoint le comité de soutien à la Cartoucherie de Vincennes, Route du champ de manoeuvre, 75012 Paris, téléphone: 41.74.98.37, télécopieur: 41.74.98.38.Les chèques de soutien doivent être adressés à l’ordre de l’Association Sarajevo capitale culturelle (avec la mention Déclaration d’Avignon au verso).«C’est en anglais, j’ai le droit?» Hugues Aufray chante Dylan, Thomas Fersen fredonne sa Bella Ciao, et le Boum Ding Band se farcit Sgt.Pepper’s: qui a dit FrancoFolies?SOURCE FRANCOFOLIES SYLVAIN CORMIER Cela me plaît assez: l’orthodoxie n’est pas l’ordre du jour de ces septièmes FrancoFolies.Le conseil de la langue française ne dépêche point d’inquisiteurs.11 n’y même pas de quotas à la ronde: c’est le bon sens qui règne.On chante très majoritairement en français, et magnifiquement, merci aux Nougaro, Lelièvre et autres Fersen.Mais on a les coudées franchement franches: en plus des cousins de la vaste francophonie qui ont leurs langues maternelles — Kashtin en montagnais, Ismael Lo en wolof, Salif Keita en bambara, A Filetta en corse, Beethova Obas en créole —, il sont de plus en plus nombreux à s’offrir des incursions sans frais, qui dans le répertoire anglo, qui dans le corpus hispano, et tutti quanti.Curieusement, c’est souvent ce que je retiens des spectacles, peut-être parce que ça fait saillie, que l’oreille se dresse après des semaines d’entraînement francofou.Je ne suis peut-être pas le seul.Samedi, on l’a dit, All Along The Watchtower, Dylan façon Hendrix, a fait tournoyer les parapluies au rappel du show de Kevin Parent.De la même façon, dimanche au coin des rues Sainte-Catherine et Jeanne-Mance devant la plus belle foule ce ces jeunes FrancoFolies, c’est le refrain de Libertad («Te quiero mi Libertad») et son rythme chaloupé qui a fait lever le soufflé au spectacle de Thomas Fersen.Plus tôt, au Spectrum, Hugues Aufray s’était autorisé, après consultation («C’est en anglais, j’ai le droit?»), une chanson «intraduisible» de son cher Bob Dylan, l’hymne Blowin’ In The Wind: il l’a chanté de tout cœur, et on l’a ovationné.En fin de soirée, show ultime devant le Complexe Desjardins, le délirant Boum Ding Band s’est approprié le Sgt.Pepper’s de mes quatre garçons dans le vent, le Lonely Hearts Club Band devenu, évidemment, Boum Ding Band.Les FrancoFolies, j’en déduisais, ne sont pas que le lieu de folies francophones, mais le carré de récré de francophones en folie! Céline a cent ans FrancoFolies, terre de tolérance, donc, mais terre de différences, aussi.Il y avait loin, en ce dimanche, d’Aufray à Fersen, et de Paul Piché au Boum Ding Band.Je me faisais l’effet d’un Away Team de Voyager ou de l’Enterprise dans la série Star Trek, téléporté d’univers en galaxie.Hugues Aufray, à ce titre, c’était un peu le Time Warp, le raccourci dans le temps, le retour infiniment agréable à l’ère du folk song, à l’époque où l’on entonnait dans tous les hootenanys le Goodnight Irene de Leadbelly (traduit par Aufray en Rosine, bonsoir).La place d’honneur, forcément, était réservée à Dylan: outre la sus-nommée, il aura deux fois revisité son légendaire album Aufray chante Dylan, rééditant les admirables adaptations de Pierre De-lanoé, La Fille du Nord (Girl From The North Country), puis N’y pense plus, tout est bien (Don’t Think Twice, It’s all right).Qui a dit intemporel?Parcourant sans indue nostalgie lé vaste catalogue Aufray, se gaussant à toutes les occasions de son âge vénérable (il aura 63 ans-le 18 août), évitant les pots-pourris, privilégiant des lectures subtiles et délicates, l’homme aux franges avait l’échantillonnage heureux: les Pauvre Benoît, Stewball, Dès que le printemps revient, l’irrésistible Et si moi je ne veux pas jalonnaient intelligemment un parcours qui menait inévitablement aux larmoyantes Céline («Ça fait exactement cent ans ce soir que je la chante», a-t-il badiné) et Adieu monsieur le professeur.Qui a dit merci?Thomas Fersen, à l’arraché Thomas Fersen, tout petit, si petit sur l’immense scène Sainte-Catherine/Jeanne-Mance, n’avait pas, lui, les «vieux anciens fans fidèles» que décrivait Aufray.Devant lui, quatre-vingt-douze fois le public du Grand Café d’il y a deux ans l’attendait sans l’attendre, venu là surtout parce qu'il faisait enfin beau.Qu’à cela ne tienne, il avait la panse gonflée à bloc et les yeux plus grands encore, le p’tit gars de Pigalle.Il a fait tant et tant, et ses fortiches musiciens ont mis tellement de poigne aux solos, qu’à partir de la bien-nommée Libertad, la résistance naturelle de la foule à ces historiettes très parisiennes de fille de rue {Louise), de Pont Mirabeau et de «pièces jaunes qui ne valent plus rien» {Les Ronds de carotte), a fini par faiblir, puis tomber complètement.Après, le tourbillon dans L’Escalier, la gambade au Bal des oiseaux, la sarabande de Bella Ciao, et même la nonchalante promenade de Pommes, pommes, pommes, étaient parfaitement bienvenues: il n’avait qu’à prendre la foule par la main, et elle le suivait.Qui a dit victoire méritoire?Paul Piché, un peu plus tard au Spectrum, l’avait plus facile: band ul-tra-soudé, énergie contagieuse, auditoire survolté, ambiance pré-référendaire, il n’était pas difficile de comprendre que le gaillard de La Minerve s’acheminait vers un autre tabac dans sa tabatière.Ayant déjà vécu l’expérience, je l’ai éventuellement laissé aux siens, attiré par la promesse de Larry Bouledingue, qui m’assurait de la présence de danseuses à gogo à ses côtés au show de minuit de son Boum Ding Band.C’était vrai.Elles étaient deux, elles dansaient le jerk, et j’étais comblé.C’était presque une heure de Jeunesse d’aujourd’hui en plein air, de fait, avec des tas de «numéros un cette semaine»: Le Temps des vacances (Pierre Lalonde), Pauvre fou (Les Atomes), Je cherche (Les Lutins), Laisse les filles (Johnny Hallyday).L’approche, un peu trop caricaturale pour mes humeurs de puriste (le toupet de Larry atteignait les fils électriques), n’empêchait pas les plus rigoureuses versions.Le Boum Ding Band, c’est l’idéal complément de party psychotronique.Parmi les francofous, pas de doute, ce sont eux les plus dingues.Qui a osé chanter Sgt.Pepper’s en français?Hughes Aufray Sinclair, PASCALE PONTOREAU n 1994, la révélation des Franco-j Folies, c’était lui.D'ailleurs à la suite des nombreuses sollicitations de certains journalistes, les organisateurs avaient accepté de programmer Sinclair.en supplémentaires.Précédent fort apprécié des festivaliers venus nombreux acclamer la nouvelle vedette pop-funk française.Inutile de préciser que, cet été, le jeune homme est attendu avec impatience d’autant qu’il nous arrive de Paname avec un nouvel album — disponible ici depuis la mi-juin — qui ne fait pas l’unanimité chez lui mais qui devrait flatter les oreilles aussi curieuses que rockeuses des Montréalais.«Pour moi, ce deuxième disque est une suite évolutive du premier.D’abord, au lieu d’être seul, je l’ai enregistré avec le groupe; après une centaine de concerts ensemble, on était prêt à ça.Je ne sais pas qu’elle est la meilleure formule mais celle-ci convenait mieux dans l’instant présent.Et puis, il est plus rock, plus dépouillé.On n’a vraiment gardé que l’essentiel.» Enregistré en trois semaines et mixé en trois de plus, Au Mépris du danger s’inscrit véritablement dans la démarche musicale de Sinclair.«Avec Que justice soit faite, il fallait que je me présente.Au départ, j’écris des chansons; je n’appartiens pas au mouvement funk même si c’est le re- Gabriel Yacoub — Spectacles gratuits, angle Sainte-Catherine et Jeanne-Mance, 17h; devant le Complexe Desjardins, 19h.Les Frères à Ch’val — Victimes de la pluie, vendredi, en remplacement de Florent Pagny, affligé d'une sévère gastro-entérite.Spectrum, 18h30, entrée libre.Prise 2 gistre dans lequel j’ai baigné depuis l’enfance et que j’ai exploré au début Je pars des chansons et je leur accole un style.Sur le deuxième album, il fallait que je raconte ce que je vois.Je suis un témoin qui déforme la réalité pour que chacun puisse y trouver sa propre part de vérité.Je défend donc un fond avec une forme qui s’adapte à la situation du jour.» Fils de Dominique Blanc-Francart, émérite ingénieur du son, Sinclair doit souvent revendiquer son autonomie artistique.Être le rejeton d’un incontournable de l’industrie de la musique doit ouvrir bien des portes, de penser les mauvaises langues.«J’aime pas bien qu’on minimise mon travail sous prétexte que j’ai été pistonné; en fait, on a confondu le résultat du travail et celui du piston», de répondre le jeune rouquin.D’ailleurs, il n’en fait qu’à sa tête quitte à surprendre ses émules: «Je suis très content de l’attente des gens à mon sujet mais je ne veux pas m’y plier.Je ' ne fais pas mes choix pour plaire coûte que coûte.» Alors pour découvrir quelle surprise nous réserve Sinclair avec son nouveau spectacle, il n’y a qu’une solution.s’y rendre! Qu’il soit plébiscité ou qu’il provoque des remous, le talentueux francofou fera assurément du bruit.J.F.La Mothe — Spectacle gratuit aux Jardins de la PdA, 19h.La fête à.Sylvain Lelièvre, avec Beau Dommage, Isabelle Boulay, Daniel Lavoie, Danielle Oderra et Edgar Fruitier.Théâtre Maisonneuve de la PdA, 20h.Sinclair —¦ Au Spectrum, à 20 h.FRANCOFOLIES SINCLAIR Ce soir à 22h au Spectrum LES IMPARABLES DES FRANCOFOLIES, LE MARDI 8 AOÛT Le Grand Souk n’aura pas lieu Les cracheurs de feu peuvent avaler leur kérosène, les cartomanciennes serrer leurs tarots, les marchands de tapis rouler leurs étoffes et les charmeurs de serpents enca-ger leurs cobras.La première édition du Grand Souk arabe n’aura pas lieu cette année à Montréal.Au grand dam des organisateurs qui avaient prévu dresser de grands chapiteaux à la place Berri les 25 et 26 août prochains, l’événement dut être annulé, faute d’ardeur gouvernementale.La Ville de Montréal était prête à investir, mais Patrimoine Canada et, au palier provincial, les Affaires Internationales, n’ont pas suivi.Abdellah El Mzem, un des deux promoteurs de Montréal Préjugés Zéro à la tête du projet se disait très déçu par ces défections.Surtout dans le cadre de l’année des Nations- unies pour la tolérance.«On s’est basé sur des promesses, soupirait-il.Mal nous en prit» Montréal Préjugés Zéro est un organisme fondé au début de l’été qui entend lutter contre l’intolérance sous toute ses formes.A travers un grand Souk, où vendeurs de caftans, cuisiniers de merguez, amuseurs, conteurs, chanteurs auraient fait vivre la culture arabophone, ils espéraient effacer certains préjugés dont sont victimes les peuples arabes.«Lesquels ne sont pas tous barbus, voilés, musulmans, sans travail, comme le veulent certaines idées préconçues», de préciser Abdellah El Mzem.’•TJ Ifj .itertrj SCASL TTrrv
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