Le devoir, 19 août 1995, Cahier D
, WML CLAIRE HARVEY COLLABORATION SPÉCIALE A époque inaugurée par le rapport / Parent, où l’éducation devait être accessible à tous, est révolue.Le Québec présente désormais l’un des taux d’échec et d’abandon scolaires les plus élevés parmi les pays industrialisés.Nous traînons aussi tragiquement la patte en ce qui concerne le taux d’alphabétisation, l’éducation des adultes et la formation professionnelle, laissant sur le pavé des milliers d’étudiants, de chômeurs et d’illettrés qui viendront gonfler les rangs des plus démunis.Le sacrifice douloureux d’une génération complète a poussé la société québécoise à participer activement aux états généraux sur l’Éducation, lancés en grande pompe le 9 avril dernier par le premier ministre Jacques Parizeau et le ministre de l’Éducation Jean Garon.«Comme en témoignent les quelque 900 mémoires déposés lors de la première série d’audiences publiques dans toutes les régions du Québec, l’espoir que les gens placent en cette opération est incommensurable, commente le coprésident de la Commission des états généraux sur l’Éducation, Robert Bisaillon.Si leurs attentes sont aussi grandes, c’est que l’avenir d’une société repose sur l’éducation.À l’heure actuelle, les Québécois sont très inquiets.» Cette inquiétude semble fondée car, selon les données du ministère de l’Éducation, le taux d’abandon au secondaire est de 35 %, tandis qu’au cégep, enseignements préuniversitaire et technique confondus, il est de 32 %.À l’université, au baccalauréat, ce taux atteint 33 %.Or, en l’an 2000, la moitié des emplois exigeront un minimum de 17 ans de scolarité, et les deux tiers, 12 ans.On parlera d’une société à deux vitesses.Ceux qui n’ont pas de diplôme seront confinés aux mesures sociales et aux emplois à statut précaire.Les généreuses intentions d’égalité des chances véhiculées par la réforme des années soixante auront manqué leur coup.Selon Robert Bisaillon, il s’agit d’un problème qui déborde largement le système scolaire.«Au lieu de travailler chacun pour soi, comme s’ils étaient dans des corridors, les intervenants socioéconomiques, les enseignants et les parents devraient pouvoir être mis en contact les uns avec les autres», estime-t-il.Il observe que l’école commence à faire des pressions en ce sens, mais, ajoute-t-il, «comment peut-on expliquer qu’on doive tenir des états généraux pour souhaiter davantage de cohérence?» Celui qui a présidé le Conseil supérieur de l’éducation pendant plus de cinq ans cite divers exemples.Actuellement, les CLSC, le réseau des garderies et les services de garde en milieu scolaire s’occupent tous des petits enfants sous le chapeau de ministères différents.«Ces acteurs fonctionnent en parallèle.En bout de ligne, les jeunes ne reçoivent pas les services dont ils ont besoin.Il faut donc changer cette dynamique pour que les différents partenaires puissent communiquer entre eux», insiste M.Bisaillon.Tenue en rafale du 15 mai au 27 juin, cette première ronde d’audiences a réservé quelques surprises à M.Bisaillon qui en a pourtant vu d’autres au cours des 26 ans qu’il a passés dans le secteur de l’éducation.«Les fossés sociaux se creusent de plus en plus.La culture de la pauvreté engendre la culture du décrochage et tout ce que cela provoque comme violence, criminalité, démobilisation, etc.On ne peut pas songer à apporter des changements majeurs à l’intérieur de l’école sans qu’il y en ait à l’extérieur de l’école.Il faut prendre conscience que le tissu social joue un rôle important sur le plan de la réussite scolaire et que la situation est plus dramatique à Montréal qu’en région», déplore-t-il.Un avis que partage la coprésidente de la Commission des états généraux, Lucie Demers, elle-même mère de jeunes enfants.«En région, pour contrer l’exode de la population vers les grands centres, les gens se mobilisent davantage autour de l’éducation.Parce qu’elles luttent pour leur survie, les municipalités se sentent concernées de près >ar les services éducatifs qu’on offre aux .eunes et elles sont prêtes à investir les essources nécessaires.» Cette situation se reflète aussi dans les universités, rappelle cette enseignante ipécialisée en enfance inadaptée qui a argement contribué à sauver l’école Sainte-Æarie de Batiscan, la dernière école de ce illage.«Encore pour une question de survie, es institutions à l’extérieur de Québec, de Montréal et de Sherbrooke s’interrogent ictuellement sur leur mission.Ce débat n’est >as terminé.Nous nous attendons d’ailleurs à :e qu’il reprenne de plus belle en août» La première étape des travaux des 15 commissaires des états généraux se loursuivra jusqu’à l’automne.Au terme des audiences publiques, les membres de la Commission rédigeront un document sur la ituation actuelle et les besoins en éducation, .es assises régionales commenceront au lébut de 1996.On y tentera de dégager des listes d’action particulières à chaque région.Cn juin 1996, lors des assises nationales, on essaiera de conclure les travaux et de dégager es consensus qui modèleront l’école de emain.Les commissaires n’auront pas la tâche cile.Ils ont entendu des recommandations iverses et parfois contradictoires: par exemple, celle d’abolir les commissions icolaires ou au contraire de les multiplier, eflétant les intérêts variés des participants, lobert Bisaillon remarque toutefois des hèmes récurrents: le sous-développement des ervices aux petits enfants, l’intégration des :lèves handicapés et des élèves en difficulté d’adaptation et d’apprentissage, le décrochage colaire et la volonté de décentraliser notre :ystème d’éducation pour lui enlever épaisseur administrative qui le caractérise, ais il en sera peut-être autrement lorsque rendra le temps de passer à l’action.«Les ens iront-ils jusqu’au bout?», se demande-t-il.Sur ce chapitre, Mme Demers se dit ncouragée par le succès qu’ont remporté les udiences publiques.Jusqu’à maintenant, ces udiences se sont déroulées avec beaucoup oins de cynisme et de désabusement qu’elle e le craignait.«En général, le climat était très gréable.On nous a présenté des textes de rande qualité.Les intervenants sont venus artager leurs espoirs et leurs craintes, en épit du fait que certains ont dû se sentir ousculés par les délais de préparation très ourts.C’est de bon augure, les Québécois eulent que ça change.» Quelles sont les attentes de la Commission les états généraux devant ce grand remue-néninges?«Nous ne partons pas de zéro, irécise Robert Bisaillon.Il ne s’agit pas de :onstruire un nouveau système d’éducation, nais d’apporter les améliorations qui ’imposent à celui que nous avons déjà.» PHOTO JACQUES GRENIER Bonne rentrée aux enseignantes et enseignants de l ordre collegial LES ENSEIGNANTES ET LES ENSEIGNANTS DES SYNDICATS MEMBRES DE LA FEDERATION AUTONOME DU COLLEGIAL 1259, rue Berri » Bureau 400 » Montréal (Qc) H2L 4C7 » Tél.: (514) 848-9977 - Télécopieur : (514) 848-0166 LE DEVOIR EDUCATION agaay ;v.;*vv - ous avez déjà l’esprit sain — preuve en est que vous lisez les titres en latin dans le Devoir.Mais avez-vous le corps sain?Devant cette question toute simple, vous doutez et voulez une solution — preuve en est que vous continuez à lire cette annonce.La réponse à vos besoins tient en un mot: Frulix.Ce sont de délicieuses collations faites de céréales et de vrais fruits.Et si vous cherchez des raisons raisonnables pour y goûter en voici quelques-unes: elles répondent aux exigences du guide alimentaire canadien, elles sont faibles en gras saturé, elles sont une source de Fibres, elles n’ont ni arôme artificiel, ni colorant artificiel.Bref, Frulix saura vous rééquilibrer.Fais ce que dois, aime ton corps.J’aime mon corps.J’aime Frulix.FRULIX ’Marque de tammeter propriété de Cultnar lue pVour^ 's” m Brébeuf Le Collège Jean-de-Brébeuf offre au niveau collégial tous les programmes préuniversitaires,; y compris le Baccalauréat International et le nouveau Programme intégré en Sciences, Lettres et Arts.(514) 342-9342 poste 355 /P\ f A' ('(fvl'i le samedi 26 août ’ ¦ v ii PORTES OUVERTES JOURNEES novembre de 10 U 16 li S amedi TECHNIQUE FORMATION de l'estimation et de revaluation immobilière Technologie Administration adminislrati Techn iq t coopération Technique d’intervention pastorale d'animation GRASSET ANDRE 0 L L E G E T é I é c o p 7 4 2 1 4 2 9 3 T é 1 é p h Montréal H 2 M 1 M 3 C r é m a z B o u I 10 0 1 Marko Beauchesne Michel Plaisent Prosper M.Bernard Jean Garon ne cesse de le répéter: il est un homme de .consensus.Il le dit et le redit depuis le début des audiences de la Commission des états généraux de l'Education.«J’ai confiance, soutient-il.Dans un monde moderne et démocratique, le consensus est une forme de gestion.» Mais que prévoit-il faire si l'unanimité ne se manifeste pas?Par définition, un consensus est un accord entre personnes.Un consensus est-il possible entre différentes personnes et organismes qui ont tant d’intérêts divergents?Le ministre croit que oui.Du moins sur certains points.«Par exemple, indique-t-il, il se dégage des états généraux le fait que l’école doit être plus rigoureuse, et qu’on doit se montrer plus exigeant sur les objectifs à atteindre.C’est le consensus le plus fort actuellement.Plus on aura de mémoires, et plus un consensus pourra se dégager.» Jean Garon ne croit pas que la population ailles attentes exagérées vis-à-vis des états généraux sur l'Education.«Au contraire, dit-il, il faut qu'il y en ait.Iü pire chose qui pourrait arriver est que les gens n’aient pas d’attentes! Mais j’ai le sentiment que les Québécois ont réellement confiance en l'avenir de l’éducation.» Un engagement Le piinistre a décidé de convoquer des états généraux sur l’Education à la suite d’un engagement électoral du Parti québécois.On voulait des états généraux pour faire le point sur l’école: finies les ré-fonnes à la pièce! M.Garon précise que, de 1976 à 1985, lorsque le Parti québécois était au pouvoir, le gouvernement avait organisé pas moins de 40 conférences socioéconomiques.Mais c’est la formule des états généraux, que lui ont suggérée différents groupes, qui a retenu son attention.«Le principe est simple, dit-il: une consultation publique dé; bouchant sur des consensus.Si tous ceux qui ont des intérêts divergents réussissent à s’entendre, ça aura certainement du bon sens!» Les objectifs du ministre sont donc de faire le point sur l’école.Que devraient être l'école, le collège et l’université de demain?La Commission a un mandat très pointu, signale-t-il, et elle devra se préoccuper d’alphabétisation, de formation professionnelle et d’éducation aux adultes.Les enjeux actuels Le ministre a aussi son idée sur les principaux sujets de l’heure en éducation, le décrochage entre autres.«L’école d’aujourd’hui doit correspondre aux besoins des jeunes d’aujourd’hui, dit-il, tels qu’ils sont et non pas tels qu’on aimerait qu’ils soient.L’école n’est pas un être de raison qu’on définit en dehors de la réalité.Elle doit fournir un en- Que devraient être l’école, le collège et l’université de demain?cadrement qui, jusqu’à un certain point, compense je fait que la famille n’offre plus tout ce qu’elle offrait autrefois.» En ce qui regarde la formation professionnelle, il attribue une certaine naiVeté au rapport Parent et à ce qui s'en est suivi.«Quand on a parlé d’accessibilité de l'école à tous, ça ne signifiait pas que les gens auraient tous les mêmes goûts et les mêmes aptitudes.L’école doit refléter ces réalités.» I-a confessionnalité et l’enseignement privé sont des dossiers sur lesquels le ministre Garon n’aime visiblement pas se prononcer.«C’est à la société de définir ses besoins, avance-t-il.On ne doit pas chercher à créer des modèles uniques partout.Personnellement, je préfère que les gens aient le choix, le plus possible.» L’enseignement du français, la formation des maîtres, le secteur de la petite enfance retiennent également l’attention du ministre.11 entretient aussi beaucoup d’attentes vis-à-vis du cours primaire.«C'est là que tout commence, dit-il.Le goût d’apprendre, la curiosité à combler, savoir qu’on a appris quelque chose, mais que ce qui reste à connaître est considérable.» Et les suites?Après les états généraux, le ministre de l’Éducation entend que la mise en œuvre de la réforme soit très rapide, sans lésiner sur les moyens à prendre.«11 va falloir agir rapidement, dit-il.Quand on met des milliers de personnes dans le coup, c’est la moindre des choses.» Déjà il entrevoit, pour septembre, de réduire le nombre d’élèves dans les écoles primaires.«On m’a dit: vous voulez déjà mettre ça en application?Et j’ai répondu: bien sûr! Je constate que les gens veulent de petites écoles, plusieurs personnes se plaignent, pourquoi ne pas le faire tout de suite?» Voilà un exemple de «consensus» cher au ministre Garon.Par ailleurs, le ministre veut d’abord des efforts pour réduire les coûts de l’administration scolaire, avant d’effectuer des compressions budgétaires qui toucheraient le personnel.Jean Garop trace un bilan positif de sa présence au ministère de l’Éducation.«J’avais des échéanciers.Il fallait que je fasse mes classes moi-même.Je suis content de l’opinion publique.Je suis très content de mes rapports avec la CÈQ.Avec les commissions scolaires, les choses vont beaucoup mieux que l’on ne croit.Avec les professeurs, du niveau collégial entre autres, j’ai fait beaucoup de consultation.» Somme toute, le ministre de l’Éducation est satisfait, à ce jour.Un bémol, cependant, il se dit déçu de la presse et des éditorialistes.rnwiu rv Après les états généraux, le ministre de l’Éducation entend que la mise en œuvre des réformes soit très rapide.COURS DE VIOLON Association des jeunes violonistes Petits et grands dès l’âge de 3 ans, et adultes de tout âge.MAÎTRE SEVADJIAN diplômé du célèbre conservatoire de Moscou 335-1798 Université de Montréal Faculté des sciences de l’éducation Programmes d’études La Faculté des sciences de l’éducation vous offre des programmes d’études de premier cycle et des programmes d’études supérieures dans le cadre d'une formation universitaire de base ou spécialisée et dans une perspective de formation continue.Programmes d’études de premier cycle • Baccalauréat en éducation, enseignement secondaire • Baccalauréat en éducation, éducation préscolaire et enseignement primaire • Baccalauréat en orthopédagogie • Mineur en études de l’éducation • Certificat en andragogie Programmes d’études supérieures • Maîtrise ès arts et doctorat dans les disciplines suivantes : administration de l’éducation, andragogie, didactique, éducation comparée, fondements de l’éducation, mesure et évaluation, psychopédagogie, technologie éducationnelle • Maîtrise en éducation dans les options suivantes : administration de l’éducation, andragogie, didactique, générale, ingénierie de la formation, méthodologie de la mesure et de l’évaluation, orthopédagogie, psychopédagogie, technologie éducationnelle • Diplôme d’études spécialisées en éducation comparée et internationale (D.E.S.S.).Renseignements : Pavillon Marie-Victorin 90, avenue Vincent-d’lndy Bureau A-205 Téléphone : (514) 343-7622 Télécopieur : (514) 343-2283 dBASE W Cet ouvrage se distingue par sa qualité pédagogique et sa simplicité.Conçu pour tous, ce guide offre à l’utilisateur, peu importe son niveau, des techniques et des trucs simples pour commencer ou parfaire son apprentissage.Alors, à vos ordinateurs! 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Le logiciel le plus populaire dans les milieux d'affaires et à la maison ISBN 2-7601-3927-1 (181 p.) cxve guerm Tbronto 4501, rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Canada Tél.: (514) 842-3481 Téléc.: (514) 842-4923 Une formation préuniversitaire et technique de qualité.?Bourses d'études ?FORMATION PRÉUNIVERSITAIRE Sciences de la nature ?Sciences humaines ?Sciences de l'administration .Arts et communication ?Langues et communication .Theatre et communication ?DLL Plus en sciences de la nature ?Programme intégré en sciences, lettres et arts .H ________________I.K I) K V i) I H , I.K S S A M K 1> I I » K T I» I M A X * ÉDUCATION»~ ______________.Le secteur primaire, parent pauvre du système scolaire?Le cours élémentaire n’est pas considéré à sa juste valeur dans le cheminement scolaire PHOTO JACQUES GRENIER • Le décrochage qu’on observe à l’école secondaire est souvent lié à des difficultés que le jeune n’a pu surmonter au niveau primaire.CHRISTIANE DUPONT COLLABORATION SPÉCIALE En suivant la tournée de la Commission des états généraux sur l’Education à travers le Québec, Roland Berger, auteur du livre Une école tour un peuple et qui cumule plus de 40 ans d’expérience dans le milieu de l’enseignement au primaire, voulait s’assurer qu’on y parlerait, justement, du niveau primaire.«Si on ne fait que parler des autres niveaux d’enseignement, disait-il au terme d’une journée d’audience de la Commission à Montréal, j’ai peur que l’on ne réalise trop tard combien le secteur primaire est important.Il faut s’en préoccuper maintenant, comme on le fait pour le décrochage au secondaire.» On l’aura compris: Roland Berger se fait le défenseur de l’école primaire.Dans son récent ouvrage et dans le mémoire qu’il a présenté à Sherbrooke, devant les membres de la Commission des états .généraux sur l’Éducation, en mai dernier, M.Berger n’a qu’un seul but: «attirer l’attention de la Commission et du public sur l’état lamentable de l’école primaire et en proposer une réforme complète pour qu’elle puisse enfin faire ce qu’elle peut et devrait faire».Six raisons Roland Berger énumère pas moins de six raisons qui, selon lui, font de l’école primaire le parent pauvre du système scolaire.D’abord, dit-il, les décisions des commissions scolaires ou du ministère de l’Éducation sont rarement discutées au niveau primaire, là où elles sont appliquées.Dans les niveaux d’enseignement supérieur, telle que l’université, poursuit M.Berger, le ministère n’oserait jamais intervenir de la sorte, parce que les professeurs sont spécialisés et non pas généralistes comme au secteur primaire.«Les enseignants du secteur primaire sont perçus par les commissions scolaires comme des gens qui ne se plaignent pas trop et, par conséquent, on n’en tient pas compte en haut lieu.» Toujours de l’avis de M.Berger, on ne donne pas aux enseignants et aux futurs enseignants de niveau primaire la formation nécessaire pour enseigner les divers programmes.Par ailleurs, la syndicalisation fait en sorte qu’elle tient plutôt à l’écart les enseignants du primaire, selon lui.«En général, ce sont les professeurs du secondaire qui “réunissent” les syndicats et les questions qui sont débattues aux réunions les concernent d’abord», dit-il.Le nombre d’élèves que reçoivent les enseignants du primaire dans leur classe est, pour lui, également révélateur.Image publique mitigée Pour sa part, Luc Savard, président de la Fédération des enseignantes et enseignants des commissions scolaires du Québec (FECS), la plus grosse fédération de la Centrale, affirme: «On a peut-être tendance à penser que le secteur primaire est le parent pauvre du système scolaire.Ce qui est surtout vrai, c’est que le primaire n’est pas apprécié à sa juste valeur dans le cheminement scolaire d’un enfant.» Luc Savard distingue deux aspects dans la question: l’intérêt ou l’image que les gens ont du secteur primaire, et les ressources mises à sa disposition.Selon M.Savard, le décrochage au secondaire est souvent lié à des difficultés que le jeune n’a pu surmonter au niveau primaire.Par conséquent, il faut davantage s’intéresser à la prévention.Cette image publique mitigée du secteur primaire, M.Savard estime qu’elle ne devrait pas exister.«Pour plusieurs, les études deviennent un sujet plus sérieux seulement au secondaire.Et pourtant, affirme-t-il, c’est très important de donner les bases qui vont se poursuivre au secondaire.» Quant aux relations entre collègues du primaire et du secondaire, M.Savard admet qu’elles ne sont pas soutenues.«Il y en a peut-être davantage au deuxième cycle du primaire à cause des mesures de transition du primaire au secondaire.Mais en général, il y a peu de contacts suivis entre professeurs du primaire et du secondaire.» L’Association québécoise des éducatrices et éducateurs du primaire (AQEP) est un autre organisme qui se sent concerné par la question.François Tétreault en est le nouveau président.Sur le nombre total d’enseignants au Québec, l’AQEP — association nonsyndicale où l’adhésion est volontaire — ne compte que 800 à 1000 membres, sur une possibilité de 20 000 à 25 000.Comme Luc Savard, François Tétreault admet que l’image publique du secteur primaire peut lui nuire et donner l’impression que c’est un niveau d’enseignement négligé.Chez certains professeurs du secondaire, admet le président de l’AQEP, on ne prend pas au sérieux les professeurs du primaire.«C’est une espèce de paternalisme, entre autres choses.Il n’est pas plus difficile d’enseigner au primaire ou au secondaire; ça prend des compétences différentes», fait valoir M.Tétreault Et les femmes?En 1992-93, au Québec, 40 098 feiinm 0 t! hommes nisei gnaient au niveau primaire, tandis que le niveau secondaire retenait les services de 10 540 femmes pour 13 750 hommes.Parce que l’école primaire compte parmi ses effectifs une grande majorité de lemmes, elle serait le parent pauvre du système scolaire?Selon Roland Berger, il ne fait pas de doute que oui.Pour Inc Savard, le fait que la profession d’enseignant au primaire compte une grande majorité de femmes est dû au mythe tenace qui veut que la profession soit reliée aux valeurs féminines.Pour le président de l’AQEP, titulaire d’une classe du primaire à la Commission scolaire des Cantons, il est certain que le primaire est un milieu de femmes; mais il y a plus d’hommes qu’autrefois qui y enseignent, ce qui, pour lui, est significatif.Image et ressources Compte tenu des tâches à accomplir, les enseignants du primaire ont, de l’avis de Roland Berger, moins de ressources que leurs collègues des autres niveaux.Si l’on parle de ressources, Luc Savard ne considère pas que le secteur primaire soit le parent pauvre du système scolaire.«Tout comme les autres niveaux d’enseignement, le primaire a subi les effets de la réduction des budgets», dit-il.Pour sa part, Érançois Tétreault croit que les commissions scolaires offrent maintenant moins de services au primaire £7'au secondaire, tout en admettant que les compressions peuvent sans doute toucher davantage le secteur primaire.«On pense que la première année est peut-être moins importante que le secondaire V ou les secteurs de formation professionnelle de pointe», admet-il.Il y a peu de contacts suivis entre les professeurs du primaire et ceux du secondaire UNIVERS lïthÉinatipe 3 Jacques Assoufine Chantal Buzaglo wmmm ^uté 0||T^ 4350, avenue de l'Hôtel-de-Ville Montréal (Québec) H2W 2H5 Téléphone: (514) 843-5991 Télécopieur: (514) 843-5252 En un seul raliime.Un Vrai livre de mathématique! Vous feriez tout pour lui.Nous aussi.Pour qu’il soit heureux.Pour qu’il ait confiance en lui.Pour qu’il trouve sa place ’dans la société des années 2000.Pour qu’il reçoive une éducation de qualité dans un environnement harmonieux.Pour qu’il comprenne et soit compris.\ • À partir de 1996, le Collège sera doté d’un complexe sportif ultra-moderne.• En 1996, il sera le seul à offrir une formation en français pour garçons seulement.• Possibilité d’obtenir des bourses d’études.Collège de Montréal UE PREMIER COLLÈGE DE MONTRÉAL 1931, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) H3H 1E3 U’écologie P( tqtK* b Design de mode ?Commercialisation de la mode I Gestion de la production du vêtement I Techniques de tourisme I Techniques de gestion hôtelière > Gestion des services alimentaires et de restauration ?Gestion internationale ?Techniques de bureau (514) 939-2006 Sans frais : I 800 363-3541 Fax :(5I4) 939-2015 COLLIGE LASALLE 2000, rue Sainte-Catherine Ouest Montréal (Québec) H3H 2T2 I) K I) K V (MH.I.Y.S S A M K I) I I H K T 0 I M A N (’ Il V.'i 0 A 0 0 T I H » EDUCATION Les entreprises devront s’impliquer dans la formation professionnelle Le Canada et le Québec accusent un retard par rapport aux autres pays industrialisés CLAIRE HARVEY COLLABORATION SPÉCIALE conformer à la loi.Enfin, le 1" janvier 1998, les PME dont la feuille de paie t éi S /¦ ?rtc ¦~m : -> fll t Vmm L’arrivée des jeunes sur le marché du travail ne suffira pas à combler plus que le tiers d’entre eux quittent le secondaire sans diplôme.PHOTO JACQUES GRENIER les besoins en main-d’œuvre, d’autant Des changements technologiques majeurs et la concuiren-ce internationale ont conduit à un consensus: faire de la formation professionnelle une priorité.Il y a loin cependant de la théorie à la pratique, comme en témoigne le tollé que pro voque l’adoption de la loi 90, laquelle rend obligatoire une contribution de 1 % à la formation de la main-d’œuvre.C’est de notoriété publique, le Québec tout comme le Canada accusent un retard par rapport aux autres pays industrialisés en matière de formation professionnelle.Actuellement, trois travailleurs sur quatre n’ont pas reçu de formation professionnelle structurée.Or, on sait que 70 % de la main-d’œuvre de l’an 2000 a déjà quitté l’école et que 60 % des travailleurs occupent des tâches reliées au traitement de l’information, un secteur en profonde transformation.Il ne faut donc pas compter uniquement sur l’arrivée des jeunes sur le marché du travail pour combler le besoin en main-d’œuvre, d’autant plus que près du tiers d’entre eux quittent le secondaire sans diplôme.Adoptée le 22 juin dernier, la loi 90 prévoit obliger les entreprises dont la masse salariale dépasse le quart de million à affecter 1 % de ce montant à la formation de leur main-d’œuvre, à défaut de quoi elles devront verser une contribution financière à un fonds national de soutien aux activités de formation.La loi sur la formation professionnelle ne s’adresse qu’à 20 % des PME québécoises, soit 85 % de la masse salariale du Québec.Les plus petites ne seront pas touchées.Pilotée par la ministre de l’Emploi, Louise Harel, cette loi e$t inspirée d’un modèle australien.A cause de l’opposition farouche des organisations patronales, elle entre en vigueur par étapes et on a assoupli la définition de ce qui sera considéré comme formation.A compter du 1" janvier 1996, seules les grandes entreprises dont la masse salariale annuelle est de plus de un million de dollars seront tenues de l’appliquer.Le 1" janvier 1997, les entreprises dont la masse salariale dépasse le demi-million de dollars devront à leur tour se excède le quart de million de dollars devront rmbtiiu-r If pas.I ctic mesure n’est pas la bienve nue auprès des associations patronales.Selon le président de la Fédération de l’entreprise indépendante, Pierre Cléroux, le gouvernement se déleste dans la cour des entreprises et transférable» de l’article 6.4.«Dans les grandes entreprises de service, de même que pour bon nombre d’emplois professionnels, ces termes ne veulent strictement rien dire.On va assister à d’interminables débats à la Société québécoise de développement de la main-d’œuvre (SQDM).» C’est en effet à la de sa part de responsabilité en mare de SQDM que revient le rôle d’accepter ’ lénr tière de formation professionnelle.«Bon nombre de facteurs, comme le décrochage scolaire ou la qualité des programmes pédagogiques, jouent un rôle tout aussi important sur le plan de la compétence des futurs travailleurs.Actuellement, la majorité des PME ne sont pas satisfaites des compétences des finissants au secondaire et au cégep.Le gouvernement aurait peut-être dû commencer par faire du ménage sur son propre terrain.» En rafale, la Fédération de l’entreprise indépendante reproche à la loi son caractère coercitif.Elle regrette aussi qu’on l’ait adoptée avant que Statistique Québec ne termine une enquête pour tracer un portrait de la situation.«Les entreprises s’impliquent déjà en matière de formation, sauf qu’elles ne le comptabilisent pas.Non seulement le gouvernement du Québec ne tient-il pas compte des efforts que nous déployons dans ce domaine, mais il vient aussi de nous imposer une structure lourde et coûteuse.C’est loin d’être un moyen pour relancer l’embauche», déplore M.Cléroux.De son côté, le président du Conseil du patronat, Ghislain Dufour, signale que cette bureaucratie plus lourde aura un impact direct sur la formation professionnelle.«Je demeure convaincu qu’une entreprise qui a un plan de formation de 2 millions $ et qui se voit imposer 100 000 $ en frais administratifs déduira ces sommes du plan initial.» Bien qu’il se réjouisse qu’on puisse étaler sur deux ans les dépenses de formation lorsqu’elles excèdent le 1 %, M.Dufour fait ressortir que cette loi comporte des zones d’ombre, entre autres «la formation qualifiante les plans de formation et de définir ce qu’on entend par formation.Trois travailleurs québécois sur quatre n’ont pas reçu de formation professionnelle structurée Une vieille recommandation Impliquer davantage les entreprises en matière de formation professionnelle est une vieijle recommandation «des commissions, organismes conseil, études, colloques», rappelle un mémoire présenté à la Commission spéciale sur la formation professionnelle le l" juin dernier par l’Institut canadien d’éducation des adultes (ICEA).En 1982, le rapport de la Commission Jean recommandait de veiller à ce que toute entreprise soit reconnue responsable de la formation de son personnel et soit tenue, sous peine de sanctions fiscales, d’y consacrer 1,5 % de sa masse salariale globale.En 1989, dans le cadre de l’ALENA, le rapport Grandpré proposait qu’on impose aux entreprises une mesure fiscale de 1 % pour augmenter les efforts de formation du secteur privé.De 1990 à 1994, les partenaires sociaux, syndicaux, communautaires et patronaux ont aussi Souligné à plusieurs reprises la faiblesses des investissements des entreprises dans la formation au Québec.En dépit de ces conseils, les gouvernements successifs ont tour à tour fait volte-face.Le fédéral a répondu au rapport Grandpré par le moyen de la réforme de l’assurance-chômage.Pour sa part, le provincial a mis en place en 1990 un crédit d’impôt, dont seules 4500 des 225 000 entreprises québécoise s’étaient préva- -lues en 1993.Résultat: «En 1994, les entreprises québécoises n’ont investi que 0,6 % de leur masse salariale en formation, ce qui est en deçà de la moyenne du Canada, qui lui-même : fait piètre figure», ajoute l’ICEA Centre de psychologie Gouin inc.Services psychologiques 39, boul.Gouin Ouest, Montréal (Québec] H3L1H9 (514)331-5530 Z5SS*** Aider son enfant en lecture au* et en écriture Si aucune mesure efficace n’est prise à temps, les problèmes s’accumuleront.Votre enfant prendra du retard en lecture et en écriture.Ces difficultés se répercuteront sur sa confiance en lui-même, son intérêt pour l’école et sur sa vie sociale.Docteure Réjeanne Fiset, Ph.D.Spécialiste en enseignement de la lecture III Clinique de Lecture et d’Écriture 83, boul.Saint-Joseph Ouest, Montréal H2T 2P5 (514) 279-4673 Québec (418) 652-9900 Trois-Rivières (819) 373-4032 m- Mélomane: personne qui aime la musique avec passion.(Le Petit Robert) INVITATION A LA MELOMANIE Une série de huit cours d’initiation à la grande musique Approche dynamique basée sur l’écoute Documentation abondante fournie Claudio Ricignuolo de l’Orchestre Métropolitain Coût: 200 S Séances d’information gratuites Renseignements: 385-5015 SS! Cours de langues et d’informatique POUR ADULTES I Cours de langues; WVV Cours d’informatique; Anglais, Français, Informatique pour «vrais Espagnol, Italien, débutants», maîtrise du Portugais, Allemand, h clavier, environnement Japonais, Anglais écrit, Windows, Lotus et Excel, Français écrit.Word et Word MONTREAL Perfect 6.0.Début de la session : 11 septembre (7 semaines) Inscription : dés maintenant! Centre-ville 849-8393(postes709&712) Hochelag a-maison Neuve 255-4651 TU TERMINES TON CEGEP?.Tu te diriges vers (’enseignement préscolaire et primaire?ASSOCIATION QUÉBÉCOISE des ÉDUCATEURS et ÉCUCATRICES du PRIMAIRE > Valoriser l'enseignement primaire > Favoriser une concertation de tous les intervenants > Organiser de la formation continue par: .un congrès provincial annuel .des conférences en région > Publier la revue Vivre le primaire 4 parutions/année (20,00$ + taxes) Pour informations et pour devenir membre: AQEP 85 St-Charles O bureau 201 Longueuil QC J4H 1C5 téléphone (514) 463-4300 Télécopieur (514) 928-0387 AVANT DE CHOISIR TON ÉCOLE DE FORMATION DES MAITRES, VIENS NOUS VOIR.L’Institut catholique de Montréal t’offre son enseignement supérieur en «petits groupes».Journée «porte ouverte» le samedi 25 novembre 1995 Un léger goûter sera offert.2715, Ch.de la Côte Ste-Catherine Montréal, Qc RENSEIGNEMENTS: (514) 735-4881 (Fondée en 1941) ¦ Une école élémentaire mixte indépendante De la maternelle à la 6e année •prise en charge personnalisée au sein de petits groupes programme enrichi 'enseignants dévoués, engagés et attentionnés •programme dynamique en français langue seconde • garderie postscolaire jusqu’à 18 heures •certificat d'égibilité non requis PORTES OUVERTES : \\iOjJhxoA) le mardi 24 octobre 1995, de 9 h 30 à 11 h 30 Les places sont limitées en 2" et 3' années pour septembre 1995 Pour obtenir de plus amples renseignements, aurier-vous l’obligeance de communiquer avec nous par téléphone uu lettre au : 3120, Le Boulevard, Montréal, Québec H3Y 1R9 Téléphone : (514) 935-5966 Télécopieur : (514) 935-1428 VILLA SAINTE-MARCELLINE ET COLLÈGE DANS LA CITE V Préscolaire, primaire, secondaire, collégial Formation internationale préuniversitaire 815, Upper Belmont, Westmount H3Y 1K5 Tél.: 488-2528 Télécopieur: 488-5384 .Ml pensionnat beS HtSulineS Dans les Cantons de l’est à 90 minutes de Montréal RESIDENCE POUR JEUNES FILLES EXTERNAT POUR GARÇONS ET FILLES Cours secondaire Enseignement: Résidence: • suivi pédagogique personnalisé • milieu de vie accueillant enrichissement de l’anglais • encadrement adapté à chaque niveau d'âge apprentissage de l'espagnol • transport organisé les fins de semaine ENCORE QUELQUES PLACES DISPONIBLES POUR L'ANNÉE 1995-96 SÉANCE D’INFORMATION POUR TOUS ET EXAMENS D’ADMISSION POUR Ire SECONDAIRE: Le dimanche: 19 novembre 1995 à 13h30.(RÉSIDANTES SEULEMENT) Le Pensionnat des Ursullnes, «Plus qu'une école.Un second chez sol».(819) 876-2795 26, RUE DUFFERIN, STANSTEAD, QUÉBEC JOB 3E0 I.K I» K V 0 I H M K I) I I » K T I» I M V N C II K 2 » .V 0 0 T I » » El) ÜCATION Une société analphabète À l’aube de l’an 2000, la lecture représente encore un casse-tête pour 38 % de la population canadienne LOUISE JACQUES COLLABORATION SPÉCIALE Sans ses enfants, ses amis et les restos d’à côté, Gérard P.n’aurait sans doute jamais remangé de rôti de porc après le décès de sa femme.C’est bien inutilement que cette dernière lui a légué ses livres de recettes, puisque Gérard fait partie des millions de Canadiens qui, selon les résultats d’une vaste enquête publiée en 1990 par Statistique Canada, éprouvent des difficultés majeures à lire, à écrire et à calculer.• De façon globale, la lecture représente un casse-tête, plus ou moins compliqué, pour 38 % de la population.Un chiffre épouvantable à l'ère des communications, mais qu’il faut nuancer, puisque 1rs n itères et les moyens utilisés pour mesurer l’analphabétisme influent passablement sur les résultats.Une étude nationale commandée il y a quelques années par Southam News concluait que, d’un océan à l’autre, 24 % de la population souffrait d’analphabétisme de base (absence presque totale des habiletés requises pour la lecture, l’écriture et le calcul) ou fonctionnel (habiletés insuffisantes pour effectuer confortablement ces opérations).Comme le souligne l’étude Exclus ou déserteurs?réalisée en 1992 par Jean-Claude Tardif, attaché à la CEQ, il s’agit là d’habiletés qui se perdent lorsque mal cultivées, et qui se déprécient dès qu’elles n’épousent plus la courbe des exigences croissantes d’une société.Un enfant qui se désintéresse de la lecture en cours d’adolescence lira moins fluide-ment avec le temps et saisira moins rapidement le sens de ce qu’il lit.Sans compter qu’en engendrant un nouveau vocabulaire, les nouvelles technologies ont commandé une mise à jour de nos habiletés de lecture.Chez les 55 ans et plus, l’analphabétisme complet approche les 25 % PHOTO JACQUES GRENIER Beaucoup de jeunes du secondaire ne lisent que par obligation et cessent complètement de le faire après leur départ de l’école.Au bout de quelques années, leur capacité de lire couramment commence à disparaître.La route de l’analphabétisme À l’aube des années 90, quelque 28 % des Québécois, soit 4 % de plus que la moyenne nationale, étaient frappés d’illettrisme (terme utilisé en France pour diluer la connotation péjorative).Parmi eux, 10 % étaient considérés comme des analphabètes de base.Entre autres, mais pas exclusivement, des autochtones, des immigrants et bien des gens aux cheveux blancs.Chez les 55 ans et plus, l’analphabétisme complet approche les 25 %, alors que, souligne le Conseil supérieur de l’éducation dans un avis sur la question, cette réalité touche moins de 2 % des gens de moins de 35 ans.De toute évidence, la réforme des années 60 a eu un impact positif sur l'alphabétisation.Là où le bât blesse très sérieusement, c’est que nos gouvernements, notre société et, par conséquent, notre système scolaire tendent davantage à panser les blessures qu’à prévenir les bobos.Ainsi, depuis la dernière décennie, les classes d’alphabétisation se sont multipliées, ce qui a permis de réparer un peu les pots cassés.Les progrès observés prouvent d’ailleurs à quel point l’on confond indûment incapacités intellectuelles, manque d’intérêt et méthodes d’apprentissage inappropriées.En revanche, bien que maintes études démontrent que les difficultés scolaires ressenties en bas âge (échecs, redoublement, mésadaptation.) ouvrent la voie au décrochage et à l’analphabétisme qui en découle, à peine une poignée d’enfants du préscolaire ont accès à l’orthopé-dagogue, et il n’existe plus nulle part un éventail de services spécialisés disponibles en tout temps.Pourtant, l’analphabétisme s’abreuve, de manière interdépendante, à une foule d’éléments que Jean-Claude Tardif regroupe en quatre grandes catégories.D’abord, les facteurs socioéconomiques (origine sociale ou ethnique, pauvreté, malnutrition.); les facteurs familiaux (dévalorisation de l'école ou de la lecture, analphabétisme des parents, violence familiale.); les facteurs individuels (un ii.indk'.ip, une maladie, une maternité >.les facteurs scolaires (cheminement, pratiques pédagogiques, climat de l’école.).Par conséquent, il va de soi qu’il vaudrait mieux investir pour prévenir que ix)ur guérir à la pièce.D’autant plus que les conséquences de l’illettrisme se re percutent partout.Par exemple, en 1981), le Conseil du patronat estimait qu’à l’échelle canadienne, il avait entraîné des dépenses (formation directe, chômage, criminalité.) et des pertes (gains, productivité.) dépassant les dix milliards de dollars, dont près du tiers au Québec seulement Sur le plan individuel, il affecte notamment l’estime de soi et la confiance en ses capacités et, de façon plus générale, la qualité de vie, puisque les personnes analphabètes ont plus rarement accès à la culture, aux produits de consommation, etc.Dans bien des cas, le pouvoir d’achat est faible ou très fragile.Généralement exclus des promotions, sujets à la déqualification, les gens illettrés deviennent des proies de choix lorsqu’il s’agit de sabrer le personnel.Ce n’est pas pour suivre le courant que des centrales syndicales ont conçu des programmes de formation de base pour leurs membres analphabètes.«Quand vient le temps d’introduire des changements nécessitant de la formation, ces travailleurs sont particulièrement touchés par la déclassification, fait observer Louise Miller, impliquée dans le dossier de l’analphabétisme à la FIT}.Mais dans l’ensemble, précise-t-elle, ce qui les touche surtout, c’est le phénomène de l’exclusion.» Ce que confirme un sondage réalisé en 1992 par l’Institut Hudson du Canada: 57 % des entreprises rejointes estimaient que l’inaptitude à écrire et à s’exprimer correctement justifiait plus que tout le rejet d’une candidature.COLLÈGE FRANÇAIS maternéllé-primaire-secondairecollégial OUVERT TOUT L’ÉTÉ POUR MIEUX VOUS ACCUEILLIR INSCRIPTIONS EN IRE SECONDAIRE VOÜS POÜVEZ ENCORE - à défaut d’EXAMEN D’ÉNTRÉE pendant l’été - PROCÉDER à une ADMISSION sur DOSSIER.Il vous suffit de prendre rendez-vous et de vous présenter (avec l’enfant et ses bulletins) n’importe quel jour de la semaine de 9h à 17h30 au 185, Fairmount ouest à MONTRÉAL ou au 1340, rue Nobert à LONGUEUIL.Sec-Montréal: 185, Fairmount o.Sec-Longueuil: 1340, Nobert Autres admissions: MATERNELLE et PRIMAIRE: Annexe-nord (Cartierville), 12349, rue De Barres - 495 2581 poste 165 Annexe-sud (Longueuil) 1391, rue Beauregard - 670-7381 Annexe-centre (Montréal) 185, Fairmount Ouest - 496-2581 Renseignez-vous sur les déductions à l'impôt, surtout en pré-maternelle (100%) et maternelle (75%), qui réduisent ainsi les frais de scolarité.SECONDAIRE: Le 2e cycle des études débutant en Ire secondaire, c’est là que le Collège offre le plus de places.Aux autres niveaux (ll-lll-IV-et V), il reste encore quelques disponibilités.- COLLÉGIAL (à Montréal seulement: Inscriptions jusqu’au 20 août.Il n’est pas trop tard pour des inscriptions au Collégial I et II en SCIENCES DE LA NATURE:sciences pures et appliquées sciences de la santé SCIENCES HUMAINES: profil général - profil administration TRANSPORT SCOLAIRE, villes desservies vers nos annexes: * RIVE-SUD: Boucherville, St-Lambert, Greenfield-Park, St-Hubert, Brassard, Longueuil, Ville Lemoyne, île-des-Soeurs, Verdun, Lasalle, Ville Émard.* CENTRE ET NORD: Mascouche, Terrebonne, Blainville, Ste-Thérèse, Lorraine, Boisbriand, Bois-des-Filions, Rosemère, Ste-Marthe-sur-le-Lac, Pointe-Calumet, St-Joseph-du-Lac, St-Eustache, Deux Montagnes, tout Laval (sauf St-François et St-Vincent-de-Paul), Repentigny, Lachenaie, Pointe-aux-Trembles, Anjou, St-Léonard, Montréal-Nord, Ahuntsic, Cartierville, St-Laurent, Kirkland, Ste-Geneviève, Roxboro, Dollard-des-Ormeaux, Dorval, Pierrefonds, île Bizard et presque tous les quartiers de Montréal._____________________________ RENSEIGNEMENTS, PROSPECTUS OU CASSETTE VIDÉO TÉLÉPHONE: (514) 495-2581 ' -• .^iurtaTTATlV Institut de Creation artistique et de Recherche en Infographie septembre 95 - mars 96 Infographie et éditique pour l’imprimé le multimédia et l’internet (World Wide Web) Tél.: 982-0922 Permis du Ministère de l'Education # 749-996 Admissible aux différents programmes d'aide à la formation - Prêts et Bourses 02, Montréal, Québec, H2X 2R7 www.icarj.qc.ca PAS quêstion SANS MÉS mm^\ culturelle ilp* Ê'SA fera Iffei LE DEVOIR wH U v> ' ¦¦¦ \\ \ \\ \\ \ .f léniiaqe.|£I4yiéâây 300.rue Arran Tél.: (514) 875-0327 St-Lambert.Qc Fax: (514) 672-1481 J4R IK5 ec ft'7'S ANS ,Le sixième arrêt' ,Ls petit avion jaune# -^àdosde;r: .Mandarine « ° r.pi«p™“,riî .ol.»»»*1**" î .Tantan l'ouragan « „ nlisel Petits (64 pages) Ca,l ta grande! * .loulou, te'Sta 9 .0n a perdu la «J -Un micro S.V.P- .Gertrude est super iiiiiiiiiiiiniim* OFFREZ-VOUS UN CONSULTAN - FACILITE LES MÉTHODES D'ÉTUDE • AMÉLIORE LES CHANCES DE SUCCÈS AUX EXAMENS • RATIONALISE L’EMPLOI DU TEMPS • APPRIVOISE L’UTILISATION DE L’ORDINATEUR • DÉVELOPPE LES MÉTHODES DE LECTURE ET DE MÉMORISATION - RAFFINE LES MÉTHODES DE RÉDACTION - DIRIGE LES TRAVAUX D’ÉQUIPE • AUGMENTE LES CAPACITÉS INTELLECTUELLES LE CAHIER DE MÉTHODOLOGIE 4e ÉDITION Université du Québec à Montréal EN VENTE DANS LES MAGASINS SCOLAIRES i!ii!ii!iir.iiiiniiiiiiiiiiiiiiimiiiiinniiininniil,,,,l,,,,,,,,,,,,,,,,,,l,,,,,,,,,,s,,,,,,,,,,l,,,,l,,,l,,,lll,,,,,,,,n A 1995-1996 : L’ANNÉE DES ÉTATS GÉNÉRAUX SUR L’ÉDUCATIGN Il faut ensemble y défendre l’école publique.;.parce qu’elle est menacée ! Alliance des professeures et professeurs de Montréal (CEQ) Un partenaire de la Coalition pour la défense de l’école publique K L’éducation, c’est L’éducation Ixygene L’éducation, c’est l’oxygène L’éducation, c’est l’oxygène L’éducation, c’est l’oxygène Or, au Québec, près d’une personn sur deux se décourage de poursuiv des études.C’en est trop.Il faut réinvestir dans l’éducation, raccrocher la formation aux réalités d’aujourd’hui, rebrancher l’école " sur nos milieux.L’éducation, c’est l’oxygène |É îV Comme société, donnons-nous le souffle d’aller au bout , de la réussite.cation, c est l oxygéné L éducation, c est loxygéné IIÜÜl L’éducation, c’est l .on, c’est l’oxygène ^ éveloppement et de la richesse, u Québec, près d’une personne leux se découraee de ooursuivre ismmiwm La Confédération des syndicats nationaux La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec FNEEQ-CSN La Fédération des employées et employés de services publics FEESP-CSN La Fédération des professionnelles et professionnels salarié-es et des cadres du Québec FPPSCQ-CSN Le Comité provincial des syndicats de travailleuses en garderie FAS-CSN
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