Le devoir, 15 décembre 1995, Cahier A
FONDÉ K N I !) I O 'tijk i m i Vol.I.X X X V I N o l !» 2 M O X T II K A I.V K X I» U K I) I I :> l> K ( K M It It K I H !» .1 r I I* S T V l) T o r o n I o I I» K K S I» E C T 1 V E S Un chef en sursis e récent sondage indiquant à nouveau que Daniel Johnson est peu populaire auprès des Québécois tombe comme une tuile supplémentaire.Depuis qu’il est devenu chef du luéfcec, il y a tout juste deux Gilles Lesage M Jt Parti libéral du Quéf ans, il est en effet aux prises avec une perpétuelle course à obstacles.Prenant le relais de Robert Bourassa, en fin de mandat, il était inévitable que M.Johnson écope de la grogne et de l’insatisfaction populaires.Ainsi le veut la loi de l’alternance en régime bipartisan.Malgré tout, il a fait bonne figure en campagne électorale: il a sauvé la mise et perdu le pouvoir par quelques milliers de voix seulement, du moins en suffrages exprimés.Rassuré par cette défaite fort honorable, M.Johnson s’est imaginé que le fardeau de la preuve référendaire n’incombait qu’au Parti québécois, laissant les mains libres aux libéraux québécois et à leurs alliés d’Ottawa.Sachant qu’il serait impossible de trouver un terrain d’entente avec le premier ministre Chrétien, abhorrant autant que lui le bourbier constitutionnel, il a cru que l’attachement viscéral des Québécois envers le Canada le dispensait de propositions concrètes quant à des changements substantiels.D’où un NON squelettique et exsangue, alors que le OUI effectuait les virages nécessaires pour se rapprocher de la Terre promise.Ce n’est qu’en fin de campagne référendaire que M.Johnson a senti que le vent tournait: les Québécois s’attendaient à ce que le NON s’engage aussi.Malheureusement pour lui, incapable d’imposer si tardivement sa vision d’un avenir fantomatique, c’est d’Ottawa que le salut fédéraliste a été arraché, par la peau des dents.Alors que la défaite de septembre 1994 avait l’air d’une victoire morale, le gain du 30 octobre dernier a toutes les apparences d’une perte pour l’option québécoise.Et le PLQ, pour la première fois depuis bien longtemps, semble sous la coupe du grand frère fédéral, une pâle succursale.La suite des choses est d’ailleurs inquiétante.Un peu comme en 1980, alors que M.Trudeau avait interprété à sa guise les «changements» promis et avait fait de M.Chrétien l’exécuteur de ses hautes œuvres, cette fois aussi le lieutenant promu chef est passé à l’action sans crier gare.A titre de chef du PLQ, il y a 15 ans, Claude Ryan avait goûté à la médecine de M.Trudeau et souhaitait qu’il en soit autrement cette année, de sorte que les attentes profondes des Québécois — ce qu’on appelle, faute d’un meilleur terme, leurs «revendications traditionnelles» — soient prises en compte.Hélas, l’histoire se répète.M.Chrétien improvise des changements cosmétiques qui n’ont qu’un lointain rapport avec le dossier québécois, „ _., même pour plusieurs fédéralistes Pour Daniel bon teint.Un pas dans la bonne direction, disent timidement M.Johnson et ses collègues, sachant fort bien qu’on est loin du compte.Pas surprenant qu’ils tentent de reprendre leurs distances (un peu comme le jeune chef de l’ADQ, Mario Dumont, le fait à l’égard du gouvernement péquiste).Aussi, quand M.Chrétien a assuré qu’il utilisera les pouvoirs spéciaux qui sont les siens pour empêcher un troisième référendum ambigu, les libéraux ont présenté à l’Assemblée nationale une motion réaffirmant «le droit du peuple québécois de décider seul de son avenir, droit que, par ailleurs, les Québécois ont exercé le 20 mai 1980, le 26 octobre 1992 et le 30 octobre 1995».Ils ajoutent même que M.Chrétien devrait faire confiance à la population, capable de juger si la question est claire ou non.Au jeu de cache-cache de l’Assemblée, le gouvernement a repoussé cette motion.Elle n’en indique pas moins que les libéraux tentent, par tous les moyens, de reprendre une initiative qui leur échappe depuis des mois.Depuis, en fait, que l’effet Bouchard se fait sentir au gouvernement, parmi les péquistes et la population en général.M.Johnson n’est pas le seul, loin de là, à être affecté par l’énorme popularité du fondateur du Bloc québécois, en voie de devenir premier ministre du Québec.M.Parizeau, plus que quiconque, est au nombre de ces «victimes» involontaires d’une faveur d’autant plus éclatante qu’elle n’est pas encore obscurcie par des décisions difficiles et impopulaires.Lorsque M.Bouchard descendra de son Olympe, son blason se ternira sûrement quelque peu.En attendant, M.Johnson y goûte, surtout dans un parti qui n’est pas idéologique pour deux sous, qui se croit prédestiné au pouvoir et ne veut pas croupir dans l’opposition, ainsi qu’une militante l’a confié candidement à Radio-Canada.Sur ce plan de la lutte partisane, force est de reconnaître que l’affaire Le Hir et ce qu’ils surnomment «le réseau de l’option» ont alimenté abondamment, depuis des mois, l’ardeur inquisitoriale des libéraux.Ce en quoi ils jouent à fond leur rôle d’opposition et de chien de garde.Mais M.Johnson ne peut en tirer aucun crédit personnel, lui qui n’est revenu à l’Assemblée que pour la fin des travaux session-nels.En plus de tous ses déboires, en effet, il a fallu qu’il soit malade depuis trois semaines.Maigre programme, peu de popularité, pas de chance, M.Johnson n’avait pas besoin de jeunes libéraux et de quelques hommes d’affaires pour l’accabler.Assoiffés de pouvoir, ils s'acharnent pourtant sur un chef en sursis.Avec de tels amis, pas besoin d’ennemis.Son siège est piégé.Mais qui en veut?Johnson, c’est une perpétuelle course à obstacles INDEX Agenda.B9 Avis publics.H8 Classées.B4 Culture.Bit Economie.A8 Éditorial.Alt) Le monde.A7 Mots croisés.B4 Les sports.B5 M E T E 0 » Montréal .Neige et poudrerie.* Accumulation * ** V» 9° de cn1' ^ax: " ® 8 Québec Nuageux avec ^ 40 % de possibilité tva d’averses de neige.Max:-6 Détails en B 4 POLITIQUE Prostitution: Rock s'attaque aux souteneurs VISAS PAGE A 6 4 Tourisme Québec remplacé # par une agence de promotion PAGE B (i La main tendue .4% ***&¦ w U ¦;-L f r .skmëi r*""'*' U ?,*(,*« m , , PHOTO JACQUES NADEAU C’ETAIT JOURNEE de la main tendue hier à Montréal, alors que la Société Radio-Canada tenait sa guignolée annuelle au profit de Jeunesse au Soleil.Rue Saint-Urbain, Robert Chartrand trimait dur sous la tempête, acceptant dons et argent des automobilistes prisonniers de la circulation.En début de soirée, plus de 125 000 $ et plusieurs tonnes de nourriture avaient été amassés.BOSNIE-HERZEGOVINE Occasion de paix v A Paris, les protagonistes ont signé hier l’accord de Dayton; sur le terrain, tout reste à faire Les protagonistes du conflit en Bosnie et les principaux pays impliqués dans le processus / de paix ont signé hier au palais de l’Elysée l’accord de Dayton qui met officiellement fin à trois ans et demi de guerre.Tous les participants ont cependant souligné, à l’instar du président Jacques Chirac, qui a ouvert la cérémonie, que si la guerre était finie, une paix durable restait à faire.Les présidents serbe, croate et bosniaque, Slobodan Milosevic, Franjo Tudjman et Alija Izetbegovic, ont signé cet accord devant quelque 70 chefs d’Etat et de gouvernement, ministres et dirigeants d’organisations internationales réunis dans la salle des fêtes de l’Elysée.(Voir autres informations en page A 7.) REMY OURDAN LE MONDE Sarajevo — Trois semaines après la clôture des pourparlers de Dayton, la situation n’a pas évolué en Bosnie-Herzégovine.Les présidents serbe, croate et bosniaque ont certes des soucis avec leurs oppositions, mais ils contrôlent pour l’instant l’avancement du processus de paix.Les trois armées obéissent parfaitement à leurs présidents respectifs, et le cessez-le-feu est respecté.Pale — fief des séparatistes bosno-serbes — n’a pas encore été déstabilisé et conserve sa capacité de nuisance.La première étape, es- sentielle, de la marche vers la paix — le statu quo — est un succès.A leur retour des Etats-Unis, les trois présidents ont été salués dans leurs capitales.Slobodan Milosevic a enfin pu offrir aux Serbes la levée des sanctions économiques qui les frappaient depuis le printemps 1992.Il a mis un terme à une guerre dont il a été le principal instigateur.Ne pouvant espérer dominer la Yougoslavie, le président serbe avait misé sur le nationalisme et la séparation ethnique de la population, et sa victoire est incontestable.Mais l’année VOIR PAGE A 12: PAIX Voir aussi en page A 10 l’éditorial de François Brousseau: De guerre lasse PHOTOS AP Tandis qu’à Paris, les protagonistes signaient l’accord de Dayton, des habitantes de Vukovar se réunissaient à proximité du quartier général de l’ONU, à Zagreb en Croatie, pour rappeler le souvenir des victimes du conflit bosniaque.Pendant ce temps à Mannheim, en Allemagne, l’officier américain David Criswold embrassait sa fille Danielle avant de prendre l’autobus à destination de la Hongrie d’où il allait se rendre en compagnie d’autres soldats américains en Bosnie pour participer à la mission de paix de l’OTAN.LES ACTUALITÉS La juge Ruffo déboutée en Cour suprême PAGE A 2 Molson conteste son évaluation foncière Forcillo accusé d’ingérence Le RCM lui reproche d’être intervenu auprès du Service d’évaluation KATHLEEN LEVESQUE LE DEVOIR opposition officielle à l’hôtel de ville de Montréal récla-i me la démission du vice-président du comité exécutif, Sammy Forcillo, qui a usé de son poids politique pour tenter d’accélérer un dossier d’ordre administratif.M.Forcillo est intervenu à deux reprises pour «relancer la discussion» entre le Service d’évaluation de la Communauté urbaine de Montréal (CUM) et la Brasserie Molson alors que l’entreprise conteste son évaluation foncière.Ce faisant, M.Forcillo a manqué à son devoir de ne pas faire d’ingérence et s’est donc montré «irresponsable», soutient l’opposition.Cette dernière s’insurge d’autant plus contre l’attitude adoptée par M.Forcillo que la Ville de Montréal risque de perdre des millions de dollars en taxes perçues si un fr Sammy Forcillo VOIR PAGE A 12: FORCILLO Les réformistes disputent au Bloc le rôle d’opposition officielle Le Bloc défend mieux les intérêts du Canada, dit Michel Gauthier JEAN DION DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Le Parti réformiste veut devenir l’opposition officielle à la place de l’opposition officielle, mais les souverainistes du Bloc québécois assurent qu’ils défendent mieux les intérêts du Canada que lui et le gouvernement est d’avis que Preston Manning devrait se soumettre à un examen psychiatrique.Dans une atmosphère de surchauffe — que l’irruption d’un député libéral déguisé en père Noël n’a que temporairement apaisée —, le rideau est tombé hier sur l’une des sessions les plus échevelées et acrimonieuses qu’ait connues la Chambre des communes, une session qui a démontré que la classe politique fédéraliste aura fort à faire pour se remettre de son mal de bloc inhérent au lendemain de veille référendaire.VOIR PAGE A 12: RÉFORMISTES Qui veut la tête de Johnson?PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Qui veut la tête de Daniel Johnson?La fronde qui s’organise émane essentiellement de l’extérieur du parti, mais elle est de fort calibre.En retrait de la vie interne du parti, ces conspirateurs libéraux comptent parmi les meilleurs spécialistes des prises de pouvoir.Depuis quelques semaines déjà, Le Devoir épiait les activités de ces hauts stratèges de l’action politique.Le sondage que le groupe a commandé à la firme SOM, et dont les résultats viennent de paraître, a permis de confirmer les bruits, d’attacher les ficelles et de remonter la filière jusqu’à Mario Bertrand, en passant par Paul Lapglois et Michel Le Rouzès.A la fin novembre, Paul Langlois s’est rendu chez SOM porter le questionnaire d’un sondage politique en insistant sur le caractère secret de l’opération.Il s’agissait de mesurer la popularité des personnalités dont on parle le plus souvent comme d’éventuels aspirants à la direction du PLQ.Qui est Paul Langlois?Aux côtés de Pierre-Claude No-lin, devenu sénateur, et de Michel Le Rouzès, un riche administrateur, il a fait partie du noyau central de l’organisation qui a conduit les conservateurs de Brian Mulro-ney au pouvoir en 1984.Il exerce aujourd'hui son métier VOIR PAGE A 12: JOHNSON t. La juge Ruffo perd sa bataille La Cour suprême n'a pas reconnu que le devoir de réserve puisse porter atteinte à la liberté des magistrats LE DEVOIR ET PC Lu juge Andrée Ruffo a perdu sa bataille devant la Cour suprême du Canada et devra en consequence se plier à l’audience disciplinaire que le Conseil de la magistrature du Québec doit tenir pour évaluer une plainte portée contre elle par le juge en chef Albert Gobeil.La juge Ruffo, qui est bien connue pour ses sorties publiques en faveur des enfants, n’a pas obtenu que soit assoupli le devoir de réserve des juges du Quebec, la Cour suprême évitant de dire si cette disposition porte atteinte à la liberté d’expression des magistrats.Hier, en fin d’après-midi, l’avocat de la juge à Québec, M' André Joli-cœur, a dit réserver ces commentaires pour sa cliente, tandis que cette dernière, qui siège à la Chambre de la jeunesse de Saint-Jérôme, n’était pas disponible pour une entrevue.Ce conflit entre le Conseil de la magistrature du Québec et Mme Ruffo a commencé en 1988 après que la juge eut publiquement critiqué le nombre insuffisant de places en foyers d’accueil et envoyé deux adolescents manifester au bureau de la ministre de la Santé et des Services sociaux de l'époque, Thérèse Lavoie-Roux.Mme Ruffo avait aussi commenté en public des causes encore à l’étude devant son tribunal.Ces incidents lui ont valu une première réprimande du Conseil, en septembre 1990, que Mme Ruffo a choisi d’ignorer.Elle considérait de son devoir de défendre publiquement les enfants.Son refus de se plier à la décision du Conseil a entraîné une seconde plainte, déposée en octobre 1990 par nul autre que le président du PHOTO ARCHIVES Andrée Ruffo A".Conseil et juge en chef du Québec, Albert Gobeil.Dans une lettre de 34 pages, le juge Gobeil a accusé Mme Ruffo d’être entre autres intervenue dans une cause entendue par un autre juge en donnant des conseils à l’accusé.Il lui a aussi reproché certaines sorties publiques.Cette plainte déposée en octobre 1990 n’a pas été entendue car Mme Ruffo s’est aussitôt tournée vers les tribunaux.Juge de la Chambre de la jeunesse du district de Saint-Jérôme depuis 1986, Mme Ruffo s’est adressée à la Cour suprême car elle estimait que le Conseil de la magistra- ture et son comité d’enquête ne pouvaient faire preuve d’impartialité face à une plainte déposée par le juge en chef lui-même.Elle contestait aussi le ton vindicatif de la lettre du juge Gobeil.De plus, Mme Ruffo demandait à la Cour suprême de se prononcer sur la constitutionnalité du code de déontologie des juges québécois.Selon elle, le libellé du devoir de réserve, de courtoisie et de sérénité inscrit dans le code est trop vague et porte atteinte à la liberté d’expression des juges.Six des sept juges qui ont entendu sa cause ont rejeté ses arguments.Selon eux, le Conseil et son comité d’enquête peuvent juger de façon impartiale une plainte déposée par son président.Les membres du comité «n’ont rien à gagner en ne décidant pas selon leur conscience, pas plus qu’ils n’ont à perdre en rendant justice.Il n’y a pas lieu de craindre, en conséquence, que les membres du comité se voient influencés par le langage de la plainte ni par le statut particulier de son auteur», écrit le juge Charles Gonthier pour la majorité.Quant au devoir de réserve, la Cour suprême le voit comme un «principe fondamental» dont le contenu est «suffisamment précis pour valoir comme norme professionnelle».Les juges n’ont pas vu la nécessité de se prononcer sur sa constitutionnalité.Les démarches infructueuses de Mme Ruffo ont coûté aux contribuables québécois près de un million de dollars en frais d’avocat.Elle doit aussi faire face à une autre plainte déposée en avril dernier pour protester contre sa participation, contre rémunération, à certains événements publics.mmm W- 1 wmmm wmmm WmÊÊÊÊi, m i DROIT DE PAROLE ÉMISSION SPÉCIALE DE DEUX HEURES CE SOIR 20h FONDATIONS ADBBE ckoi Quand le cirque débarque en ville.Cest un Droit cle parole en deux volets que nous vous proposons ce soir.D’abord, le documentaire Quand le cirque débarque en ville explore la réalité des jeunes de la rue.A Montréal et a Rio de Janeiro, deux entraîneurs du Cirque du Soleil donnent des ateliers aux enfants sans abri.Ensuite, Anne-Marie Dussault reçoit Dan Bigras, des jeunes de la rue et différents intervenants pour un grand débat sur la situation de ces jeunes.Les aidons-nous suffisamment?C’est à voir.fôSS&c : OUVREZ, VOUS VERREZ.Équilibriste Bp*" îÎÎSIBtSBBB k PHOTO JACQUESNADEAP CE QUIDAM a littéralement pris la porte, en vélo de surcroît, bravant le froid et la circulation dans les rues de la métropole.Travaux de rénovation, déménagement, répétition d’un numéro de cirque?Qui sait ce que le débrouillard avait en tête.Sites d’enfouissement Québec permet d’enfouir des déchets dans les «chapeaux» LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le ministère de l’Environnement et de la Faune (MEF) a autorisé la construction de dizaines de «chapeaux» sur le sommet de sites d’enfouissement de la province, qui sont bourrés de déchets sur des hauteurs pouvant atteindre près de dix mètres alors que la réglementation n’autorise que quatre mètres.C’est ce qu’ont confirmé au Devoir divers fonctionnaires du MEF, qui disent appliquer ainsi diverses «décisions» prises par leur haute direction.Pour le directeur général du Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets (FCQGED), François Tremblay, il s’agit «d’une complaisance d’autant plus inacceptable envers les promoteurs que ses décisions permettent de contourner les normes réglementaires sur la fermeture des sites et la loi 101, adoptée en 1993, qui exige une audience pour toute augmentation de capacité d’enfouissement.Le front commun, qui représente une quarantaine de comités de citoyens, songe à demander un jugement déclaratoire aux tribunaux, s’il trouve l’argent requis, pour empêcher le MEF d’autoriser d’autres promoteurs à entasser des déchets au delà de quatre mètres de la surface des sites.L’été dernier, le MEF a autorisé l’immense site d’enfouissement de Lachenaie à augmenter de 40 % sa capacité en logeant dans son futur chapeau quelque 320 000 mètres cubes de déchets, portant ainsi la capacité totale des anciennes cellules à 1,16 million de tonnes, a précisé Robert Tétreault, directeur régional du MEF dans la région administrative de Montréal.Cette augmentation moins connue s’ajoute aux quatre millions de mètres cubes que les propriétaires, une filiale de la multinationale BFI, pourront enfouir dans de nou- velles cellules dont Québec vient d’autoriser la construe- H tion.BFI pourra enfouir 970 000 m1 par an dans ses nou- H velles cellules alors que le BAPE avait recommandé à H Québec de s’en tenir à 470 000 tonnes.Le site de Berthierville, moins important que celui de Lachenaie, a lui aussi obtenu de pouvoir construire un «chapeau» dont le sommet dépassera les quatre mètres.Le MEF n’a pu fournir la hauteur finale autorisée.Le règlement sur les déchets solides précise à son article 50 que, sauf à Montréal, «la surélévation d’un lieu d’enfouissement sanitaire par les couches de déchets solides ne doit pas être supérieure à quatre mètres par rapport au profil environnant».Le MEF permet actuellement aux propriétaires de sites d’empiler d’abord des déchets jusqu’à quatre mètres au-dessus du sol en suivant un angle de 30 degrés.Pour le milieu du site, les propriétaires peuvent créer une pente pouvant aller de deux à cinq degrés, ajoute M.Tétreault, ce qui donne une hauteur telle sur de grands terrains qu’on peut y enfouir de nouveaux déchets, selon le ministère.Ainsi, le sommet du site de Lachenaie atteindra 9,8 mètres au centre, créant un talus bourré de déchets.Cette élévation comprend le recouvrement d’imperméabilisation, sur lequel pourra s’ajouter la terre excavée, pour laquelle il n’existe aucune norme.Le MEF a adopté cette interprétation «libérale» alors qu’il était dirigé par l’ancien ministre Pierre Paradis, avocat de son métier.Les directions régionales avaient souvent dépassé la norme de quatre mètres au centredes sites, ce qui explique qu’on a décidé de généraliser cette interprétation pour ne pas se la faire imposer par les tribunaux.Mais, précise M.Tétreault, le ministère ne l’appliquera qu’aux sites ouverts au moment des demandes et non à des déjà sites fermés, comme le site Meloche ou celui deTransvick, à Saint-Jean-de-Matha.La première image de Radarstat Ottawa, (AFP) —Le ministre canadien de l’Industrie, John Manley, a dévoilé hier la première image du satellite canadien d’observation de la Terre Radarsat, lancé par une fusée américaine Delta 2 le 4 novembre de lp base de Vandenberg (Californie, Etats-Unis).L’image présentée jeudi, une pho- tographie d’excellente qualité de Pile du Cap-Breton, en Nouvelle-Ecosse , confirme le bon fonctionnement du satellite canadien.«Nous sommes enthousiasmés par la très grande qualité de la première image de Radarsat et la rapidité avec laquelle elle a été produite», a déclaré Robert Tack, prési- dent de Radarsat International (RSI), l’organisme chargé de la commercialisation des images du satellite.«Nous sommes convaincus quel l’obtention d’une image aussi tôt ?dans le programme contribuerai grandement à nos activités de com-l mercialisation», a-t-il ajouté.ÉTAT OU Édition renouvelée et mise à jour 704 pages • 27,95 $ CD CD CD Le seul annuaire économique et géopolitique mondial «.de loin la meilleure publication du genre en français.» Claude Picher, La Presse Parce que (a terre tourne LE DEVOIR CKAC 7300 Q Boréal Oui m'aime me lise. I.K II K V III II .I.V.V K X U II K II I I .1 I) K I K M II II K I !l II .*• ?LE DEVOIR ?MONTREAL Les cols bleus n’ont pas le choix Ils doivent fournir un service de qualité à la population s’ils veulent éviter une loi spéciale KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR La Ville de Montréal se dit prête à poursuivre les pourparlers avec le syndicat des cols bleus tant que ce dernier acceptera d’assurer «un service de qualité à la population montréalaise».I-e syndicat s’y est d’ailleurs engagé par écrit auprès du ministre des Affaires municipales, Guy Chevrette.De surcroît, la Commission parlementaire de l’économie et du travail réunie hier oblige la partie syndicale à agir ainsi, sinon Québec interviendra par voie législative.Un mécanisme d’encadrement sera mis en œuvre pour voir au bop déroulement des négociations.À tout moment, la commission parlementaire peut être appelée à siéger pour analyser la situation.De son côté, l’administration municipale maintient ses moyens de pression, dont la suppression des libérations syndicales qui a été jugée illégale par le Conseil des services essentiels.«On n’en ajou- te pas mais on n’en retire pas», s’est défendue hier la présidente du comité exécutif, Noushig Eloyan.De plus, la Ville n’offre pas, du moins publiquement, de concession parmi les éléments en litige.Pour sa part, le syndicat se montre ouvert à l'abaissement récurrent du plancher d’emploi (établi actuellement à 4060 postes) ainsi qu’au financement de la réduction de la semaine de travail par l’abandon de neuf des quatorze jours fériés.Mme Eloyan, qui confirme que le dossier a beaucoup avancé en permettant la restauration du climat entre les parties, a salué hier l’ouverture des cols bleus mais ne se dit pas aussi optimiste qu’eux quant à un règlement d’ici deux semaines.«Il faut être réaliste.On va prendre le temps qu’il faut», dit-elle.Le 15 décembre de l’an dernier devait être la date pour voir la conclusion du dossier.Douze mois plus tard, l’administration du maire Pierre Bourque a changé de discours.La réaction de la Ville survient après que Québec se fut montré favorable à la proposition des cols bleus de continuer la ronde de négociations imposée la semaine dernière par les élus provinciaux.Pour l'instant, l’imposition d’une loi spéciale semble donc écartée.Toutefois, bien que le contact soit maintenu entre les deux parties, aucune rencontre officielle n’est encore arrêtée.D’ailleurs, Mme Eloyan a répété à maintes reprises que la Ville et le syndicat sont encore loin d’un règlement dans le dossier.Tout au plus, souligne-t-elle, que la présence de représentants de la FTQ et du SCFP ainsi que des observateurs mandatés par le gouvernement du Québec a contribué à améliorer le dialogue.Reste à voir maintenant si cette trêve préparera réellement le terrain pour le renouvellement de la convention collective ou si elle ne représente qu’un arrêt temporaire avant la reprise des hostilités qui perdurent depuis près de deux ans.Le développement résidentiel de la cour de triage CP Rail sert un ultimatum à la Ville d’Outremont MICHEL LALIBERTÉ LE DEVOIR \ About de patience, la direction de Réseau CP Rail a servi un ultimatum à la Ville d’Outremont dans le dossier du projet de développement résidentiel de la cour de triage.Pour respecter cette sommation, le conseil municipal devra déposer et approuver avant le 29 février 1996 un règlement de zonage permettant la mise en chantier de l’ambitieux projet de 500 millions de dollars, à défaut de quoi CP Rail fera marche arrière et augmentera ses activités ferroviaires sur le site.«Un règlement déposé et approuvé», a répété au Devoir le vice-président au développement du réseau de CP Rail, Jacques Côté.«C’est aux membres de l’administration municipale de se convaincre et de convaincre leurs citoyens qu’ils veulent ce projet.Ce n’est pas à nous», a-t-il indiqué.C’est la Ville, a rappelé M.Côté, qui a fait des démarches auprès du CP pour discuter d’une conversion de ces terrains — la cour de triage, située dans le nord de la municipalité, s’étend sur un peu moins de deux millions de pieds carrés — et non l’inverse.Le représentant de CP Rail a de plus souligné que dix millions de dollars ont été investis jusqu’ici en études de faisabilité et pour un plan d’aménagement d’ensemble.La compagnie a assez perdu de temps et d’argent, a affirmé M.Côté, qui dit ressentir «une certaine fnistration» devant la lenteur de la Ville à agir.Selon un document émanant du comité CP Rail/Ville d’Outremont, le CP a consenti à modifier quelques éléments de son projet initial au tenue de la consultation publique organisée au début de l’année.Ce document, dont U Devoir a obtenu copie, stipule notamment que: ¦ le futur boulevard Beaubien ne comptera pas six voies mais sera plutôt du même «gabarit» que celui des ave- nues Bernard et Laurier.Cette modification évitera que cette artère n’accommode la circulation de transit.Le CP s’accorde également pour revoir la vocation du boulevard; ¦ la hauteur des édifices le long du boulevard Beaubien se situera entre six et neuf étages et non plus entre six et 14 étages comme proposé dans le projet initial; ¦ Le nombre d’unités construites passera de 1919 à 1827, dont 1500 unités sur les terrains du CP.La densité du projet sera augmentée en raison de la réduction de la hauteur des édifices sur le boulevard Beaubien.Interrogé à savoir si d’autres compromis étaient possibles, M.Côté n’a laissé de place à aucune interprétation.«Je ne peux pas en voir d’autres», a-t-il laconiquement laissé tomber.Jacques Côté a rencontré mardi le nouveau maire d’Outremont, Jérôme Unterberg, ainsi que les conseillers Stéphane Harbour et Donal Archambault.«Pour relancer le dossier», a dit M.Unterberg.D’autres rencontres sont prévues.Le maire Unterberg a indiqué qu’il profitera de la séance du conseil lundi soir pour dévoiler à ses commettants comment la Ville entend procéder pour mener le projet à bon port.Chose certaine, «le fruit est mûr pour une décision», a-t-il lâché.Pour respecter la date butoir fixée par CP Rail, la Ville d’Outremont devra déposer un projet de règlement de zonage au plus tard le 12 février.Après la tenue d’une assemblée de consultation publique annoncée 15 jours auparavant, par la voie d’avis publics, le conseil pourrait adopter le règlement de zonage.Les résidents habilités à voter pourront alors signer le registre.Advenant qu’un nombre suffisant d’électeurs signent, le règlement sera soumis à un vote populaire.Dans l’éventualité où le nombre de signatures serait insuffisant, le règlement sera de facto approuvé.Projet domiciliaire dans le secteur Villa-Maria Bourque, l’homme qui coupait des arbres ?BRIAN MYLES LE DEVOIR Le maire de Montréal Pierre Bourque, qui voulait planter des arbres, est dorénavant perçu comme «l’homme qui veut abattre des arbres» par les citoyens du secteur Villa-Maria.Selon les renseignements recueillis hier, tout indique que l’administration municipale donnera le feu vert à un projet de développement résidentiel sur le terrain du monastère des Sœurs adoratrices du Précieux-Sang.Le comité exécutif de la Ville de Montréal devrait demander à la réunion du conseil de lundi une modification du zonage dans le secteur Villa-Maria afin de permettre la construction de 172 unités d’habitation sur le terrain du monastère.«A mon avis, le projet mérite d’être adopté», a déclaré hier le responsable du dossier de l’urbanisme au sein du comité exécutif, Pierre Goyer.Tous ne partagent cependant pas cet avis.De nombreux citoyens du quartier s’opposent à ce projet qui éliminera des espaces verts et des arbres dans un quartier où il n’y a déjà pas beaucoup de verdure.Selon la Ville, le projet entraînera l’abattage d’une douzaine d’arbres.Selon le Comité pour la protection du secteur Villa-Maria, la moitié des 51 arbres situés sur le terrain du monastère seront sacrifiés.Selon les estimations du comité, le quartier Notre-Dame-de-Grâce compte 0,33 acre de verdure pour 1000 habitants.La norme pour Montréal serait de 2,6 acres pour 1000 habitants.Plusieurs citoyens ont uni leurs voix, lors d’une assemblée publique tenue mercredi soir, pour demander à l’administration municipale de retarder le projet.Les citoyens voudraient être consultés davantage, a expliqué Jean-Louis Côté, porte-parole du Comité pour la protection du secteur Villa-Maria.«C’est un secteur historique, très vieux, qui fait partie de notre histoire, dit-il.On ne s’oppose pas au projet, mais il y aurait peut-être d’autres solutions qui permettraient de garder le boisé intact et accessible au public.» Les membres du comité et une trentaine de citoyens ont rencontré le conseiller Pierre Goyer, hier à l’hôtel de ville, pour lui faire part de leurs inquiétudes.M.Côté estime que la rencontre a été «assez négative», M.Goyer ayant refusé d’imposer un moratoire sur le projet de développement résidentiel.«On a très peu d’espaces verts, déplore Jean-Louis Côté.Si tout ça fonctionne, ça va juste faire en sorte qu’il y ait plus de monde et un ratio d’espaces verts encore plus faible.» jBijoutEïis GAMBARD Vente et service technique 630-A.nie Cathcart.Montréal, centre-ville 866-3876 ¦BIJOUTIER AUTORISÉ ROLEX- VWUlt VMttj ancienne mu icentrique su ut V C «Afl/VAC ÎU.tUUî PHOTO JACQUES NADEAU La ministre fédérale de la Santé, Diane Marleau (au centre), a annoncé hier la contribution de son gouvernement à cette étude sur l’ostéoporose, en compagnie de Joyce Gordon, présidente de l’Association canadienne de l’ostéoporose, et du chef de l’étude, le Dr Alan Tenenhouse.L’ostéoporose fera l’objet d’une vaste étude pancanadienne ISABELLE PARÉ LE DEVOIR La plus importante étude sur l’ostéoporose jamais réalisée au Canada a été lancée hier à Montréal.D’une durée de cinq ans, cette vaste recherche permettra d’en savoir davantage sur les facteurs de risque, la fréquence et les coûts associés à cette maladie qui touche environ 1,5 million de femmes et d’hommes au Canada.Intitulée Camos, l’étude canadienne multicentrique sur l’ostéoporose porte ra sur environ 9000 sujets et mettra à contribution neuf centres de recherche à travers le pays qui recueille ront les premières données de masse sur l’incidence et l’évolution de l’ostée porose à l’échelle canadienne.«L’ostéoporose touche un million et demi de Canadiennes et de Canadiens et entraîne des coûts qui s’élèvent à quelque 400 millions par an.Si l’ostéoporose n’est pas combattue, le coût des soins qu’elle exigera doublera, et même davantage, au cours des trente prochaines années», a fait valoir hier la ministre fédérale de la Santé, Diane Marleau, dont le ministère fournira 2,5 des neuf millions de dollars que coûtera l’étude Camos.L’ostéoporose est la principale cause de fractures chez les personnes.âgées, notamment des fractures de la hanche, dont 25 % des victimes décèdent dpns l’année qui suit leur accident.A l’heure actuelle, on estime qu’une femme sur quatre souffre d’ostéoporose, après l’âge de la ménopause, et un homme sur huit Cette maladie, qui entraîne une perte de la masse osseuse, a provoqué plus de 25 000 fractures de la hanche chez des personnes âgées au Canada en 1990.Seulement en soins hospitaliers, le fardeau imposé au système de santé par .-4:; « UN » CADEAU SUPERBE Pas ce qu’il y a de plus sexy.mais deux sous-vêtements suffiront pour vos voyages aux quatre coins du monde ! LES SOUS-VÊTEMENTS DE VOYAGE tilley : ils se lavent en un clin d’oeil, sèchent rapidement et résistent aux taches; ils sont confortables et n’irritent ni ne serrent jamais; ils sont confectionnés de tissu léger et durable qui absorbe la transpiration.Blanc.Dames de TP à TTTG 17 S.Hommes de P à TTTG 19$.Satisfaction garantie (Qy Emballage-cadeau gratuit ! TiUey Endurables 158, ave.Laurier Ouest Montréal 272-7791 POUR PASSER UNE COMMANDE OU POUR DEMANDER UN CATALOGUE GRATUIT COMPOSEZ LE : L 1-800-465-4249 A ces fractures s’élèverait à 400 millions de dollars.«Cela n’inclut pas les coûts liés à la perte d’autonomie, la réhabilitation, les médicaments.La moitié des gens qui subissent une fracture de la hanche ne retrouvent pas leur condition d’avant», a expliqué hier le Dr Alan Tenenhouse, chef de cette étude et directeur du Centre de maladies osseuses de l’Université McGill.Et toutes ces données sont des estimations découlant d’études européennes ou américaines, aucune donnée épidémiologique n’existant pour dresser le profil exact de la population canadienne.«Ces chiffres sont très approximatifs.En Europe seulement, l’incidence de l’ostéoporose varie de 30 fois selon les pays.Pour développer une stratégie rationnelle de prévention et des traitements efficaces, il faut savoir ce qui se passe au Canada», a-t-il fait valoir hier.L’ostéoporose est déterminée en partie par des facteurs génétiques, dont l’appartenance à une race ou la présence d’antécédents familiaux, et des facteurs environnementaux tels l’alimentation, l’éducation, les habitudes de vie et l’exercice.Les individus de race blanche vivant dans les pays nordiques peu ensoleillés en sont plus atteints en général.La plupart du temps, l’ostéoporose se manifeste par une déformation de la colonne vertébrale, une réduction de la taille et une vulnérabilité des os aux fractures des poignets, des membres inférieurs et des hanches.L’étude, dont les premières conclusions seront connues d’ici un ou deux ans, pourrait permettre de mieux cibler les traitements préventifs et d’indiquer si un programme national de dépistage vaudrait la peine d’être instauré et à quel âge.Pour l’instant, environ 30 % des femmes de 50 à 65 ans au Québec prennent des hormones, ce qui permet de ralentir la perte naturelle de la masse osseuse qui suit la ménopause.La thérapie hormonale pour prévenir l’ostéoporose est suggérée à toutes les femmes, même si seulement 25 % d’entre elles en souffrent.«Ce n’est pas idéal comme mode de prévention.La recherche pourra permettre d’agir de façon plus précise», affirme le Dr Jacques Brown, de l’Université Laval.Un plus grand accès au densito-mètre — l’appareil requis pour évaluer la densité osseuse que l’on retrouve surtout dans les grands hôpitaux urbains — pourrait permettre de mieux dépister la maladie.A ce titre, le développement de densitomètres à ultrasons pourrait faciliter le diagnostic de la maladie dans les régions plus éloignées.La perte de masse osseuse, qui est d’environ 1 % par année après l’âge de 30 ans, peut atteindre de 2,5 à 3 % après la ménopause, de sorte que les femmes peuvent perdre jusqu’à 20 % de leur masse osseuse après la ménopause.PERSONNE NE VEND MOINS CHER LE PARCHEMIN Joaillier Orfèvre 50% de rabais sur toutes nos bagues à diamants Bague 14 et Q Carat 1 $2 788 Solitaire 1/2 carat 50 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met pas un tenue à cette affaire qui traî- ne depuis 1992.Il faut encore que les autorités françaises arrivent à localiser la fillette pour la confier à son père.Personne ne sait où sa mère et elle se trouvent.En tranchant cette cause, la cour a évité de se prononcer sur les principes qui doivent guider les tribunaux lorsqu'un parent ne respecte pas les exigences de résidence inscrites dans un accord de garde.Le plus liant tribunal du pays devrait faire connaître sa position à ce sujet dans les mois qui viennent alors qu'il rendra sa décision dans deux cas similaires entendus la semaine dernière, en même temps que la cause du père de S.Hier, la cour s’est limitée aux faits entourant cette affaire bien particulière.Tout débute en 1989 alors que S.n’a que trois mois et demi.Ses parents, séparés, s’entendent à l’époque pour confier la garde de l’enfant à la mère et accorder des droits de visite au père.L’accord précise que la mère doit avertir le père de tout projet de déménagement.En 1991, la mère manifeste le désir de retourner dans son pays natal, la France, ce qui pousse le père à demander à la Cour supérieure du Québec un changement de garde.Le projet est laissé en plan, les pa- C A R RIE R E S E T P R 0 F E 8 S10 N S QUÉBEC-LIVRES, UNE DIVISION DE GROUPE QUEBECOR INC.RECHERCHE UNIE) REPRÉSENTANT(E) POUR SON RÉSEAU DE LIBRAIRIES Vous aurez à visiter des clients déjà établis et à développer une nouvelle clientèle à l’intérieur d’un territoire déterminé.Vous êtes dynamique, autonome, organisé et comptez à votre actif des résultats concrets dans la vente.Vous possédez également une bonne culture générale.Une expérience dans le domaine du livre et/ou du multimédia serait un atout.Nous offrons une rémunération concurrentielle ainsi qu’un programme complet d’avantages sociaux.Veuillez faire parvenir votre c.v.avant le 30 décembre 1995 à l’adresse ci-dessous: QUÉBEC-LIVRES ah Directeur commercial 2185, Autoroute des Laurentides | b Laval (Québec).H7S 1Z6 1 iini.ir.n- 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I\ t A N fc École des Hautes Études Commerciales Professeur en statistique Le Service de l’enseignement des méthodes quantitatives de gestion de l’École des Hautes Études Commerciales est à la recherche d’un professeur de statistique.L’École des Hautes Études Commerciales offre 22 programmes d’études dans le domaine de la gestion.Elle accueille plus de 9 000 étudiants inscrits à temps complet ou à temps partiel, dont près de 2 000 au niveau des études supérieures.Plus de 160 professeurs y font carrière dont 15 au Service de l’enseignement des méthodes quantitatives de gestion.Nature de la fonction : Ce professeur prend activement part à l’enseignement des méthodes quantitatives de gestion dans les différents programmes de l’École.Il effectue également de la recherche en gestion et encadre les étudiants dans leur cheminement universitaire.Il peut être appelé à effectuer des tâches administratives et à participer à des activités de rayonnement.Il est à noter que la langue d’enseignement est le français.Exigences : Posséder un doctorat en statistique ou dans un domaine connexe.Faire preuve d’excellentes qualités de pédagogue et démontrer un intérêt marqué pour la recherche en gestion.Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur dossier personnel, avant le 16 février 1996, au Comité de Sélection, Service des ressources humaines, École des Hautes Études Commerciales, 5255 avenue Decelles, Montréal (Québec), H3T1V6.Nous offrons des chances d'emploi égales à tous.De façon à alléger le texte, le genre masculin est utilisé pour désigner tant le masculin que le féminin.Cette offre d'emploi est faite conformément aux exigences d’immigration Canada.Les lundis, mercredis^ et vendredis inclusivement.Pour réservation publicitaire, composez 985-3316 ou 1 -800-363-0305 télécopieur 985-3390 Service juridique de la Sun Life La déréglementation des institutions financières et la diversification de nos activités ouvrent un grand nombre de nouvelles possibilités Intéressantes, et le Service Juridique de la Sun Life à Montréal a un poste à offrir à une personne compétente, prête à relever ces défis.A titre de membre de notre Service Juridique, vous collaborerez avec un groupe professionnel de plus de quarante avocats répartis sur deux continents.Nos avocats sont spécialisés dans divers domaines Juridiques, dont le droit des sociétés, le droit commercial, les litiges, les placements Immobiliers, les valeurs mobilières, les régimes de retraite, l'assurance-vle et l'assurance-maladie.Si vous êtes un professionnel du droit qui possède une solide formation universitaire et une bonne expérience pertinente, le poste ci-après pourrait vous Intéresser.Avocat spécialisé en droit immobilier et en droit commercial Un poste stimulant est offert à un membre du Barreau de la province de Québec qui parle et écrit parfaitement le français et l'anglais et qui compte environ cinq ans de pratique du droit Immobilier et du droit commercial dans un cabinet privé d'avocats ou dans une entreprise.Des connaissances Juridiques dans le domaine des prêts commerciaux ainsi qu'une aptitude particulière à la rédaction juridique seront des atouts.Nous vous offrons une rémunération concurrentielle, qui comprend une gamme complète d'avantages sociaux.Si le poste vous intéresse, veuillez faire parvenir votre curriculum vitae à l'attention du Vice-président et Vice-directeur juridique, à l'adresse suivante : SUN LIFE DU CANADA, COMPAGNIE D'ASSURANCE-VIE, Service juridique, 1150, rue Mansfield, C.P.6075, Succursale A, Montréal (Québec) H3C 3G5.Discrétion assurée.La Sun Life pratique l'objectivité en matière d'ernplol et offre un milieu de travail sans fumée.Sun Life le génie pour l'industrie L'Ecole de technologie supérieure (ÊTS) est l'un des onze établissements du réseau de l'Université du Québec et sa mission est axée sur l'ingénierie d'application.Elle privilégie la filière de formation technologique et maintient des liens étroits avec l'industrie grâce à son système d'enseignement coopératif et par le biais d'activités de recherche commanditées.L'ÉTS offre plusieurs programmes de baccalauréat et de maîtrise et ouvrira un programme de doctorat en génie appliqué en 1997.Les activités de recherche poursuivies au sein de l’établissement sont financées tant par des organismes gouvernementaux que privés.L'ÉTS sollicite des candidatures pour douze postes de professeurs réguliers à temps plein (huit de ces douze postes seront comblés durant la prochaine année et quatre selon les futures disponibilités budgétaires).PROFESSEURS (postes offerts aux femmes et aux hommes) Génie de la construction Infrastructures routières: Aménagement routier, conception de chaussées, études de circulation, infrastructures routières (dimensionnement, matériaux, etc.), études de transport.Gestion de projets: Planification et contrôle à l'aide de systèmes de gestion, analyse d'optimisation et simulation applicable à la construction, gestion de projets multiples et de leurs coûts.Réalisation de projets: Exécution de projets de construction, estimation, soumissions, contrats, réclamations, choix, entretien, rendement et gestion du matériel, méthodes de construction, sécurité sur les chantiers.Génie électrique Hyperfréquences et micro-ondes: Principes de propagation des ondes, composants actifs et passifs utilisés en hyperfréquences et en micro-ondes, logiciels de simulation (EESOF), analyseurs de réseaux et de spectre.Transport d'énergie: Installations électriques, commandes et stabilité des réseaux électriques, compensation statique, postes de conversion CA/CC.Électronique de puissance : Simulation et modélisation des convertisseurs à résonance, filtrage des harmoniques.Génie mécanique Qualité et productivité: Maîtrise statistique de la qualité, métrologie, fiabilité et maintenance, conception et optimisation des systèmes manufacturiers.Automatisation et contrôle: Commandes hydrauliques et pneumatiques, contrôle des procédés, systèmes de mesure, systèmes automatiques.Conception mécanique: Résistance des matériaux, design de machines, conception et analyse des assemblages par éléments finis.Génie de la production automatfsée Électronique et contrôle: Conception et analyse de circuits électroniques et microélectroniques, microsystèmes, asservissement, commande par ordinateur.Systèmes manufacturiers: Simulation industrielle, aménagement d'usine, planification de production, assurance de la qualité.Conception de systèmes mécaniques: Résistance des matériaux, analyse et conception mécanique, automatisation, capteurs, procédés de fabrication, robotique.Fonctions: • Enseignement et encadrement des étudiants au 1er cycle et aux cycles supérieurs.• Recherche appliquée dans le domaine d'expertise.Qualifications: .• Posséder un baccalauréat en génie ET correspondre à l'un des deux profils suivants: • détenir une maîtrise en sciences appliquées, en ingénierie ou l'équivalent, ainsi que plusieurs années d'expérience industrielle et désirer développer des activités de recherche appliquée grâce à des commandites industrielles; • détenir un doctorat (Ph.D.) en ingénierie ou l'équivalent, ainsi qu'une expérience industrielle ou de recherche, et désirer développer des activités de recherche appliquée subventionnées ou .commanditées.• Être membre de l'Ordre des ingénieurs du Québec ou apte à le devenir.• Conformément aux exigences en matière d'immigration au Canada, être citoyen canadien ou résident permanent.Traitement : Selon l'échelle salariale en vigueur à l'ÉTS.Date d'entrée en fonction: Début de 1996.Toute candidature sera traitée confidentiellement.Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur curriculum vitae, en mentionnant le titre du poste, à: M.Paul Gely, Doyen des études de 1er cycle et des ressources.École de technologie supérieure 4750, avenue Henri-Julien, Montréal (Québec) H2T 2C8 Université du Québec École de technologie supérieure rents s'entendant pour inclure de I nouvelles conditions sur le lieu de I résidence de l’enfant.L’accord pré-1 voit qu’à moins d'entente à I l’amiable, la mère ne peut s’installer I à un endroit où le père serait privé I de ses droits de visite, et ce.jusqu'à I ce que l’enfant ait atteint l’âge de I huit ans.En juillet 1992, la mère et S.vont I en vacances en France, comme le I permet l’entente, mais ne revien- I nent pas.Jusqu’en 1994, le père ar I rive à communiquer occasionnelle I ment avec S.par téléphone, mais il I est sans nouvelles depuis.Dès août 1992, il s'adresse à la I Cour supérieure pour faire changer I la garde mais la mère ne se présen- I te jamais devant le tribunal, préfé- I rant se faire représenter par un avo- | cat.Elle obtient gain de cause de- I vant cette cour et conserve la garde, I mais en juin 1993, la Cour d'appel I renverse cette décision.Les tribunaux français ont aussi I donné raison au père en vertu de la I Convention sur les aspects civils de I l’enlèvement international d’enfants I et un mandat de recherche décerné I par Interpol a été émis à l’endroit de I la mère et de l’enfant.En confirmant la décision de la 1 Cour d’appel, les juges de la Cour 1 suprême notent qu’à cause de la I conduite de la mère, «les tribunaux 1 du Québec ont été en partie privés I de l’information nécessaire à l’éva- I luation du meilleur intérêt de l’en- I fant, qui demeure le critère appli- H cable en la matière».«Ne disposant que de la preuve H offerte par le père tendant à démon- I trer sa capacité à assurer adéquate- I ment la garde, et confrontés à la I conduite de la mère, nous n’avons I d’autre alternative que de rejeter I l’appel [de la mèrej», concluent-ils.EN BREF ?BACCALAURÉAT «HAUT DE GAMME» (Le Devoir) — L’Université de Sher-brooke offrira en septembre prochain un tout nouveau baccalauréat multidisciplinaire intégré en sciences ;; de la nature et en sciences humaines, f.qui veut proposer une formation «dé- ( cloisonnée et ouverte sur le monde».1 Ce nouveau baccalauréat «haut de gamme» sera offert au campus du Fort Saint-Jean (l’ancien Collège mili- | taire royal de Saint-Jean) et permettra d’unifier différentes disciplines pour expliquer de nouveaux phénomènes comme la mondialisation des | marchés, l’importance des relations internationales ou l’interinfluence culturelle entre les nations.De plus, l’étude de trois langues modernes, le français, l’anglais et l’espagnol, sera intégrée à la vie étudiante sur le campus.Ix- nouveau baccalauréat veut ainsi former une centaine d’étudiants j) qui pourront œuvrer dans des carrières internationales en coopération et en diplomatie, dans des activités commerciales et de communication, dans la gestion d’entreprises à très haute technologie, dans le domaine du transfert technologique, dans la direction d’équipes multidisciplinaires marquées par la communication.-?- MEURTRE DE PINARD: L’ENQUÊTE PROGRESSE (PC) — La police de la Communauté : I urbaine de Montréal (CUM) possède | la description d’un homme soupçonné 1 d’être le meurtrier de la policière Odet- | te Pinard.Selon le sergent Laurie-Ann | Lefebvre, l’individu a été aperçu de dos, à l’intérieur du poste de police communautaire, par quelqu’un qui connaissait la victime, et ce, quelques ( minutes avant le meurtre, le 27 novembre dernier, dans le secteur Car- | tierville, à Montréal.Il s’agit d’un horn- I me très mince, âgé entre 45 et 50 ans; y ayant une chevelure blanche, ondulée I à la nuque, très fournie et faisant penser à une perruque.L’homme portait : 1 une chemise à carreaux blanche et bleue et un pantalon foncé.Entretemps, l’organisme Jeunesse au Soleil .| a annoncé hier qu’une récompense de I 50 (XX) $ sera offerte à toute personne ' qui fournira des renseignements permettant d’arrêter et de faire condamner le meurtrier de la policière.H -?- 1-800 HYPERTENSION (PC) — La société pharmaceutique Parke-Davis offre aux personnes souffrant d’hypertension artérielle et celles à qui les médecins ont prescrit le médicament Accupril (un M antihypertenseur) la possibilité d’obtenir des conseils par téléphone jt afin de les aider à poursuivre leur traitement.Le service est disponible I en quatre langues, français, anglais, | chinois et italien, 24 heures sur 24.J Dans un premier temps, le patient recevra une brochure et un document vidéo expliquant ce qu’est l’hypertension artérielle, ses causes I et son dépistage ainsi que les moyens de la maîtriser tout en menant une vie normale.Ix1 patient re- I cevra aussi une carte portant un nu- I méro de téléphone auquel il peut avoir accès pour poser des questions en cas de difficultés. LE DEVOIR POLITIQUE Claude Lafrance clame son innocence Il s’en prend au Vérificateur général pour son rapport «partial, partiel et bâclé» KONRAD Y A K A MllS K I LE DEVOIR Québec — L’homme d’affaires au centre de la controverse où sombre l’ex-ministère de Richard Le Hir, Claude Lafrance, s’en prend au rapport «partial, partiel et bâclé» du Vérificateur général qui l’accuse de conflits d’intérêts «réels ou potentiels» dans l’obtention de contrats du défunt Secrétariat à la restructuration.Le véritable conflit d’intérêts, selon M.Lafrance, se situerait au niveau de certains fonctionnaires du Secrétariat qui auraient mis leurs allégeances politiques et leur méfiance envers le secteur privé devant les intérêts du gouvernement.M.Lafrance — qui, selon le rapport du Vérificateur général, était relié directement ou indirectement à neuf firmes qui avaient bénéficié de contrats accordés par le ministère en même temps qu’il agissait comme conseiller auprès de ce dernier dans la sélection de sous-traitants — identifie l’ex-secrétaire adjoint du Secrétariat, Jean Laliberté, comme étant à la source d’une vaste opération d’«obstruction» qui avait pour but de discréditer les études promises par le gouvernement pé-quiste pour étayer la thèse souverainiste.«Il a laissé passer ses allégeances fédéralistes avant ses responsabilités de fonctionnaire», a tranché M.Lafrance dans une entrevue accordée hier au Devoir.«Le Vérificateur a écrit sa conclusion [celle de son rapport 1 avant de rédiger le texte, affirme M.Lafrance.Les liens qu’on y suppose entre personnes et entreprises ne sont pas étayés mais la plupart du temps suggérés, la chronologie des événements n’est pas respectée.» lx*s délais dans l’octroi des contrats découlant de cette «obstruction» auraient fait en sorte que plusieurs études n’ont pu être réalisées alors que d’autres contrats ont dû être octroyés «en catastrophe» à la veille du référendum, d’après M.Lafrance.Cela explique pourquoi, comme l’a déploré le Vérificateur, plusieurs contrats ont été accordés en dérogation aux procédures habituelles et sans appel d’offres, selon M.Lafrance.En fait, huit contrats ont été autorisés par le Conseil du trésor seulement après que les travaux avaient déjà été entrepris.«La réalité, c’est qu’on est ici en présence d’un groupe d’entreprises fonctionnant en réseau, qui a fait appel, pour être efficace dans la réalisation urgente des travaux requis, à des gens dont on connaissait l’expérience et l’expertise et qui se connaissent entre eux pour avoir déjà travaillé ensemble ou en concurrence», a écrit M.Lafrance dans une note qu'il a distribuée hier à certains médias.De son côté, M.Laliberté, rejoint hier, qualifie d’«ac-cusation frivole» la sortie inattendue de M.Lafrance.«J’ai toujours pensé qu’un fonctionnaire devrait être très, très discret sur ses orientations politiques.Un fonctionnaire se doit de servir tous les gouvernements et, pour cette raison, il ne doit pas faire état de ses allé- geances politiques parce qu’il met à risque la confiance qu’on peut lui faire», a confié M.Laliberté, qui œuvre au Secrétariat général du conseil exécutif depuis le 30 octobre.Après 12 ans dans la fonction publique fédérale, M.Laliberté a intégré celle du Québec en 1979.Il s’esi joint à l’équipe du Secrétariat à la restructuration dès sa création, à l’automne 1994, où il a occupé le poste de secrétaire adjoint, l’équivalent du poste de sous-ministre adjoint dans les autres ministères.M.Laliberté faisait partie des cinq employés du Secrétariat qui ont dénoncé le secrétaire général associé du Secrétariat, Pierre Campeau, dans une rencontre le 1er juin dernier avec le secrétaire général du gouvernement de l’époque, Louis Bernard.Bien que M.Lafrance flaire un complot fédéraliste, le groupe des cinq employés dénonciateurs comportait au moins un souverainiste inconditionnel, le juriste Jacques Bellemarre.Sur la demande du Vérificateur général Guy Breton, qui effectue actuellement une enquête sur l’ensemble des contrats octroyés par le Secrétariat, M.Laliberté se refuse pour le moment à entrer dans les détails du scandale qui éclabousse le gouvernement.Mais pour sa part, M.Lafrance se dit lié à seulement deux des firmes qui ont décroché des contrats du Secrétariat; mais l'octroi de ceux-ci a eu lieu avant son entrée en fonction au ministère le 30 janvier dernier.Son contrat a pris fin avec le référendum du 30 octobre, dont le verdict a entraîné la dissolution du Secrétariat.«Je n’ai donc jamais eu à superviser ou à porter de jugement sur les travaux réali- sés par l’une ou l’autre» de ces firmes, prétend-il.M.Lafrance accuse certains fonctionnaires, dont M.I-aliberté, d'avoir résisté aux ordres politiques voulant que certaines études sur l’administration publique, portant notamment sur les dédoublements entre les paliers fédéral et provincial, soient confiées aux chercheurs du secteur privé.Ces fonctionnaires, se sentant menacés, n auraient pas voulu que leur mode de fonctionnement «soit étudié et revu par des ressources externes indépendantes et des experts en la matière», affirme M.Lafrance.Ce dernier blâme le Vérificateur général, lui-même un «fonctionnaire», d’avoir passé sous silence les «luttes paralysantes entre fonctionnaires» qui se disputaient sur la question de l’octroi des contrats à des firmes privées.Pour sa part, M.I-aliberté a concédé que les conflits au Secrétariat «tournaient autour de cette problématique du travail à l’interne versus du travail à l’externe».Mais, rappelle-t-il, 25 des 44 études effectuées par le Secrétariat ont été confiées à des chercheurs ou à des firmes du secteur privé.M.Lafrance accueille favorablement l’élargissement du mandat de l’enquête du Vérificateur général pour qu’il soit enfin exonéré de tout blâme.Son entreprise, Société conseil Solin, auquel était associé Pierre Campeau avant de se joindre au Secrétariat, en prend pour son rhume actuellement, soutient M.Lafrance.«Les gens lisent les journaux [.], ils reportent des projets.Mais les gens qui me connaissent bien ne le croient pas.» Campagne publicitaire fédérale au sujet des programmes sociaux Pas de droit de grève pour les policiers Ottawa panique, selon Marois KONRAD YAKABUSKI LE DEVOIR Québec — La ministre québécoise des Finances Pauline Marois estime que la campagne publicitaire lancée hier au coût de 500 000 $ par son vis-à-vis fédéral constitue la preuve qu’Ottawa est pris de panique devant sa revendication voulant que le Québec rapatrie les pouvoirs de taxation additionnels en matière de programmes sociaux.Mme Marois a qualifié d’utilisation «un peu gênante» de l’argent des contribuables cette campagne publicitaire visant à éclairer les Québécois sur la contribution fédérale dans le financement des programmes sociaux.«Notre proposition étant crédible et articulée, le gouvernement fédéral est un peu paniqué.Il ne veut pas discuter, il n’explique pas, il ne débat pas», a tranché la ministre, de retour hier de la conférence fédérale-provinciale des ministres des Finances qui avait eu lieu cette semaine à Ottawa.C’était devant ses homologues provinciaux et son vis-à-vis fédéral, Paul Martin, que Mme Marois a déposé une proposition invitant Ottawa à se retirer du financement de la santé, de l’éducation postsecondaire et de l’aide sociale et à transférer au Québec les «points d’impôt» sous-jacents, ayant une valeur actuelle de 2,4 milliards de dollars annuellement.Sa demande ayant aussitôt accusé une fin de non-recevoir de la part de M.Martin, Ottawa investit 500 000 $ dans une campagne publicitaire, dont les premières annonces occupaient une pleine page hier dans tous les quotidiens du Québec.Alors que Mme Marois a justifié sa demande en faisant remarquer que les transferts en espèces du gouvernement fédéral diminuent sans cesse depuis quelques années, alors que la valeur des points d’impôt augmente selon les revenus des particuliers, la publicité fédérale tient à préciser que l’ensemble des transferts au Québec — en tenant compte des paiements de péréquation — ont cru systématiquement depuis trois ans pour se chiffrer à 11,7 milliards en 1995-96.Mais la publicité ne précise que très discrètement que l’ensemble des transferts au Québec tombera à 11,1 milliards en 1996-97 et continuera de décroître par la suite.La publicité, proclamant que «les chiffres ne mentent pas», fait savoir que le Québec touche 31 % des transferts fédéraux aux provinces alors qu’il ne compte que 25 % de la population.Bien qu’elle n’ait pas trouvé à y redire, Mme Marois a tout de même qualifié d’«incomplets» les chiffres fournis par Ottawa.Ce dernier passe sous silence le fait que le Québec reçoit moins que sa part des dépenses fédérales reliées à l’achat des biens et services (18,9 %), aux subventions aux entreprises (20.1 %) et à l’investissement en capital fixe (16,6 %).«Alors, faisons le bilan si on veut le faire, mais faisops-le correctement», a-t-elle tranché.A Ottawa, on précisait que l’idée de publier ces annonces — qui paraîtront ixmr une deuxième fois samedi dans les 12 quotidiens québécois, ainsi que dans les journaux hebdomadaires la semaine prochaine — ne découle pas exclusivement du dépôt de la proposition de Mme Marois.La campagne publicitaire se veut surtout une réponse aux propos du premier ministre Jacques Parizeau, prononcés il y a deux semaines lors d’un caucus péquiste à Saint-Sauveur et selon lesquels les «sacrifices douloureux» que Québec s’apprête à imposer aux citoyens seraient une conséquence de la victoire du NON au référendum et des coupes dans les transferts fédéraux au Québec.«Le gouvernement fédéral a l’intention de répondre aux mensonges qui sont véhiculés par le gouvernement du Québec», a fait savoir Jean Lapier-re, attaché de presse du ministre fédéral des Affaires intergouvemementales, Marcel Massé.Quant aux 500 000 $ consacrés à cet effort, M.Lapierre convient que l’«on peut en discuter».Mais, poursuit-il, «c'est la responsabilité du gouvernement fédéral, qui est aussi démocratiquement élu que celui du Québec, de faire savoir la vérité».Par ailleurs, Mme Marois a dit considérer «très tentante» l’offre du ministre fédéral du Développement des ressources humaines Lloyd Ax-worthy de partager avec les provinces les coûts reliés à la création de nouveaux espaces en garderies.Mais elle entend profiter du délai d’un mois offert par M.Axworthy pour bien analyser les détails de cette offre.«Cela dépend de la teneur de la proposition.Quelles sont les exigences qu’on nous obligera à respecter?Quelles seront les règles de l’application de cette proposition?» Wa •ATERMAN PARIS ROGER ROY HORLOGER BIJOUTIER 935 ouest, nie Lupuuchetièee.Montreal H3B 2M9 SIÈGE social Dt DM Tel.: 861-4489 IKE!!»1 La plupart des stylos sont conçus pour écrire.Les stylos Waterman, eux, pour s’exprimèr.Et même après plus d’un siècle, cette distinction est toujours remarquable.Prenez leur fabrication précise et soignée, par exemple.Leur ajustement méticuleux.Leurs couches de laques précieuses, appliquées une à une.Leurs contours plaqués d’or pur.Aux gens qui désirent un outil pour s'exprimer.Waterman offre un vaste choix de stylos aux genres, aux prix et aux finis de toutes sortes.ANDRÉ BELLEMARE PRESSE CANADIENNE Québec — Le Groupe de travail sur l'arbitrage de différend chez les policiers et pompiers municipaux rejette le rétablissement du droit de grève ou de lock-out et privilégie plutôt la négociation et la médiation volontaire en vue de la signature des conventions collectives.C’est ce que suggère ce groupe de travail dirigé par Jean-Roch Boivin et dont le rapport d’une centaine de pages a été déposé hier à l’Assemblée nationale par la ministre de l’Emploi et de la Concertation, Louise Harel.Parmi les interlocuteurs interrogés, les syndicats de policiers et la Communauté urbaine de Montréal demeurent opposés au droit de grève ou de lock-out pendant que l’Union des municipalités régionales de comté (UMRCQ) ne voit pas d’objection à la grève ou au lock-out de policiers municipaux.L’UMRCQ a expliqué que, faute de pouvoir définir les services essentiels en matière de protection policière, les municipalités pourraient recourir aux services de la Sûreté du Québec en cas d’arrêt de travail des agents municipaux.La suggestion de l’UMRCQ n’a pas été retenue par le groupe de travail.Le rapport du groupe de travail ne semble pas emballer outre-mesure les dirigeants syndicaux.Yves Prud’homme, président de la Fraternité des policiers de la CUM, et Michel Martin, président de la Fédération des policiers du Québec, s’interrogent sur la hâte que semble apporter le gouvernement dans ce dossier.Ils rappellent la loi de 1993 qui devait régler toute cette question et on se donnait cinq ans pour la mettre à l’épreuve.«On va changer quoi et pourquoi?, a demandé M.Martin.Ça me paraît plutôt une pression exercée par les municipalités.On semble chercher à comparer le salaire des policiers avec celui des cols blancs ou des cols bleus ou autre chose.» Son collègue des policiers de la CUM, M.Prud’homme, trouve prématuré ce rapport, surtout en ce qui a trait à l’arbitrage, la médiation.Selon lui, les auteurs de l’étude semblent vouloir encadrer davantage l’arbitre, le limiter dans ses décisions.«C’est certain que l’on cherche à restreindre la marge de manœuvre de l’arbitre, a-t-il confié.C’est comme si on voulait faire faire par l’arbitre le sale boulot que refusent les municipalités.» Les porte-parole des policiers blâment surtout les municipalités pour les accrochages dans les négociations.«Si seulement les dirigeants municipaux négociaient de bonne foi, ça irait déjà beaucoup mieux.Nous, on a toujours privilégié la négociation», a dit M.Martin.Cette partie du mandat du groupe de travail a été complétée en décembre en raison de l’échéance de la vaste majorité des conventions collectives des policiers et pompiers le 31 décembre prochain.Le deuxième volet nécessite un examen plus général puisque les dispositions du Code du travail relatives à la transmission d’entreprises visent tous les employeurs définis au sens du Code et non les seules corporations municipales et les régies intermunicipales.Le rapport sur ce deuxième volet du mandat du groupe de travail, mis sur pied en septembre dernier, est attendu le printemps 1996.Iff ÿ l Mitmmss TOUT POUR BRILLER DANS LE TEMPS DES FÊTES.POUR UN LOOK EN FÊTE, LE SQUARE S'OCCUPE DE VOUS DE LA TÊTE AUX PIEDS.Démarrez le temps des fêtes du bon pied en vous offrant une visite au Square.Vous y trouverez des tenues séduisantes, des bijoux exceptionnels, une foule d'idées-cadeaux et tous les services dont vous avez besoin.Au Marché Westmount Square, c'est une enlevante tempête de couleurs et de saveurs qui vous emportera! 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I.K I» K V O I II I.K V K N I» Il K IM I .1 l> K (' K M II II K I !» !» A ministre Rock à la conférence de presse d’hier.Révision de la Loi électorale Les citoyens hors Québec feront face à de plus lourdes exigences NORMAN DELISLE PRESSE CANADIENNE Québec — Les citoyens de l’extérieur du Québec qui veulent participer à une élection ou à un référendum vont faire face à des exigences plus strictes, en vertu d’amendements à la Loi électorale qui seront analysés au début de 1996.Le ministre responsable de la Loi électorale, Guy Chevrette, a rendu public hier à l’Assemblée nationale un document de discussion à cet égard.Le document, préparé par le directeur des élections Pierre-F.Côté, propose une centaine d’amendements à la loi électorale et référendaire.Un certain nombre de suggestions concernent l’organisation de grands rassemblements partisans comme celui que le camp du NON avait organisé à Montréal le 27 octobre dernier, trois jours avant le référendum sur la souveraineté du Québec.Ce rassemblement, où quelque 40 000 citoyens du reste du Canada étaient venus manifester leur «amour» aux Québécois, a suscité l’ironie de M.Chevrette.«Les mamours, ça se paye», a-t-il dit hier.Des transporteurs publics et même des médias d’information avaient alors mis des véhicules à la disposition des Canadiens hors Québec qui voulaient participer à la ma- nifestation à Montréal, contrevenant aux dispositions de la loi québécoise.Le document soumis propose en conséquence de prévoir qu’un dirigeant d’entreprise soit automatiquement responsable d’une infraction commise par son entreprise.De plus, le parti politique ou le camp favorisé par ces manifestations devra automatiquement en comptabiliser toutes les dépenses effectuées dans son rapport.Les Québécois qui ont quitté la Belle Province depuis moins de deux ans et qui veulent conserver leur droit de vote pourront avoir à produire une déclaration assermentée comme quoi ils ont l’intention de revenir au Québec.Il suffisait jusqu’à maintenant de prétendre vouloir revenir au Québec, sans engagement plus formel, pour avoir droit de vote.Au référendum du 30 octobre 1995, près de 12 000 Québécois vivant à l’étranger avaient voté, très majoritairement pour le NON.Devant le grand nombre de bulletins nuis constatés dans certaines circonscriptions électorales lors du dernier référendum, le directeur des élections met de l’avant une suggestion actuellement en vigueur en Belgique.Le cercle blanc pour marquer le bulletin de vote serait rétréci en un minuscule point de 5 millimètres que l’électeur serait appelé à noircir avec un crayon noir à large pointe.Cette solution évite l’annulation du bulletin avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Régie des alcools, des courses et des jeux Toute personne, société ou groupement de personnes visé à l’article 60 du Code de procédure civile (L.R.Q., c.C-25) peut, dans les quinze jours de la publication du présent avis, s’opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné, en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s’il y a eu opposition, dans les trente jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou cette intervention doit être accompagnée d’une preuve attestant de son envoi au demandeur ou a son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, Bureau 9.200, Montréal (Québec) H2Y1B6 Nom et adresse du requérant Nature de Endroit la demande d’exploitation CENTRE LUX LTÉE Variétés Lux 5220, bout St-Laurent Montréal Dossier: 148-288 CRÉATION SEW KAM INC.Restaurant Momken’s 204.Chabanel Ouest Montréal Dossier: 1076*793 PLACEMENTS SERGAKIS INC Cabaret La Jarretelle 3800.Notre-Dame Ouest Montréal Dossier: 237-685 Autorisation 5220.boul.de danse et St*Laurent augmentation Montréal de capacité d'un bar existant 1 Restaurant pour vendre Permis additionnels 2 Bars 204, Chabanel Ouest Montréal 3802 8 3814 Notre-Dame Ouest Montréal 2764296 CAN INC Le Sharx Pool 1606.Ste-Cathenne Ouf Montréal Dossier 949 « Bar 1 Bar 9018-8020 QUÉBEC INC.Le Torréfacteur 837, Mont-Royal Est Montréal Dossier: 1240-555 1 Restaurant pour vendre 1 Bar sur terrasse 9021-7332 QUÉBEC INC.Freedom Café 9250, av.du Parc suite 600, Montréal Dossier: 1192-590 902Q-2698 QUEBEC INC.Restaurant Les Passeroses 905, ch.Fresnière St-Eustache Dossier: 1241-298 1 Restaurant pour vendre 9027-0059 OUÉBEC INC.Houston's Restaurant 825, St-Laurent Ouest Local 118-119, Longueuil Dossier: 513-234 Changement permanent d'endroit d'exploitation de 2 Restaurants pour vendre dont 1 sur terrasse Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre Changement de catégorie de Restaurant pour servir à Restaurant pour vendre 1275, Dunkirk Mont-Royal 2305, Ch.Rockland Local 007, Mont-Royal 132, boul.Ste-Rose Laval CARLO CAVALLO 2 Bars dont 1 INC.sur terrasse Les Caprices 1 Restaurant de Nicolas pour vendre 2072, rue Drummond Montréal Dossier: 687-301 2949-5298 Permis OUÉBEC INC additionnel Café Sport Alex 1 Bar 4030.rue Masson Montréal Dossier: 982-181 9027-1016 1 Bar QUÉBEC INC.Bar Café Legends 10214 boul Pie IX Montréal-Nord Dossier: 1241-793 Le président et directeur général Ghislain K.-Laflamme, avocat 825, St-Laurent Ouest Local 118-119, Longueuil 2072, rue Drummond Montréal 4030, rue Masson Montréal 10214, boul.Pie IX Montréal-Nord Québec PHOTO ARCHIVES Le ministre Guy Chevrette.parce que le X ou la marque inscrite y est mal faite.On propose aussi la réinstauration du dépôt d’une importante somme d’argent pour se porter candidat à une élection.Cette mesure vise à éviter que des candidats farfelus ne se portent candidats lors d’un scrutin.Le Québec est la seule province avec le Manitoba à ne pas exiger un dépôt des candidats.Aux élections fédérales, un dépôt de 1000 $ est exigé de chaque candidat, dont la moitié lui est remise quand il produit son rapport financier postélectoral, et l’autre moitié s’il recueille au moins 15 % des suffrages.M.Chevrette a également indiqué qu'une solution est a l’étude pour faire en sorte que les électeurs produisent une carte d’identité avec photographie (genre carte d’assurance-maladie, permis de conduire ou passeport) en se présentant au bureau de scrutin, histoire d’éviter la fraude.Enfin, on envisage d’augmenter les amendes en cas d’infractions à la loi électorale, principalement dans le cas où des entreprises et des organismes sont fautifs.Resultats loto-québec Tirage du 95-12-13 7 15 20 23 40 49 Numéro complémentaire: ___^___ GAGNANTS LOTS 6/6 2 1 179 071,10 $ 5/6+ 2 353 721,30 $ 5/6 324 1 746,70 $ 4/6 14 828 73,10 $ 3/6 282 703 10,00 $ Vente totales 16 762 921,00 $ Prochain gros lot (approx ): 2 500 000,00 $ Prochain tirage 95-12-16 EQjtra ÏSSS NUMÉROS LOTS 636477 100 000 S 36477 I 000 S 6477 250 $ 477 50 S 77 10 S 7 2 S T V A, le réseau des tirages Let modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.ONTARIO Fini l’équité en emploi SUZANNE DANSEREAU PRESSE CANADIENNE Toronto — Fini l’équité en emploi en Ontario.Voici maintenant «l’égalité des chances», un programme où tout le monde est visé, personne n’est forcé, et où les emplois vont à ceux «qui le méritent».Au dernier jour de la session parlementaire à Queen’s Park, la ministre responsable des Affaires civiles, Mari-lynn Mushinsky, a annoncé hier les grandes lignes de son Plan d’égalité des chances, un programme qui remplacera la fameuse Loi sur l’équité en emploi que le gouvernement néo-démocrate avait adoptée voilà deux ans.«Le nouveau plan consiste à promouvoir l’égalité de l’accès grâce à l’élimination des obstacles et non pas à légiférer sur l’égalité des résultats», a déclaré hier la ministre Mushinski.«11 repose sur le consentement et non l’obligation.Il rétablit le mérite comme base d’égalité des chances, et non les contingentements.» L’ancienne loi sur l’équité en emploi, reconnue comme la plus avancée en Amérique du Nord, forçait l’employeur à dresser un portrait de sa main-d’œuvre, à se fixer lui-même des objectifs d’embauche de personnel dans quatre groupes — les femmes, les autochtones, les minorités visibles et les autochtones — et de respecter ses objectifs, à défaut de quoi il devenait passible d’une amende pouvant aller jusqu’à 50 000 $.Le nouveau plan conservateur, lui, ne fixe aucun objectif et ne vise aucun groupe.«Il vise tous les Ontariens», a souligné la ministre.Le plan met toutefois en place des services destinés spécifiquement aux handicapés.«Nous reconnaissons que les handicapés font face à des barrières qui n’existent pas pour les autres groupes», expliquait hier la porte-parole Adrian Mann.Parmi ces services, un fonds de un million de dollars sera disponible pour aménager les lieux de travail.Pour la fonction publique de l’Ontario, le plan maintient la politique actuelle de prévention de la discrimination et du harcèlement en milieu de travail et émettra des directives visant à appliquer «le principe du mérite» en matière d’emploi, mais il ne prévoit aucune politique de discrimination positive.Le plan comprend par ailleurs l’émission de directives d’égalité des chances pour les services policiers.Dans le domaine de l’éducation, le gouvernement promet d’émettre des politiques antidiscriminatoires pour les conseils scolaires, les collèges et les universités.Le gouvernement veut par ailleurs aider les personnes qui ont reçu leurs diplômes hors du Canada à les faire reconnaître en Ontario.La ministre a donc annoncé hier la création d’un service d’évaluation des diplômes, qui sera établi en consultation avec les organismes fournissant ces services dans d’autres provinces, comme le Québec et l’Alberta.Cependant, le service ontarien devra s’autofinancer, c’est-à-dire qu’il y aura des frais pour les usagers.Finalement, le gouvernement promet de déposer de nouveaux règlements pour accélérer le traitement des plaintes de discrimination par la Commission ontarienne des droits de la personne.IMMIGRATION Marchi songe à saisir les salaires des «mauvais» parrains H U G DETTE YOUNG PRESSE CANADIENNE Ottawa — Les immigrants qui désirent parrainer leurs proches pour les faire venir au Canada devront subvenir aux besoins de ceux-ci, faute de quoi le gouvernement fédéral pourra saisir leur salaire.C’est l’une des options envisagées par le ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration, Sergio Marchi.Se-lon M.Marchi, cette nouvelle stratégie est «pratique» et «tient compte de l’aspect humain du problème».«Le parrainage est à la fois un privilège et un contrat, a expliqué le ministre hier au cours d’une conférence de presse.Les parrains ont l’obligation de s’occuper de leur famille lorsqu’elle met pied dans ce pays.» Quand les citoyens ou résidents permanents qui veulent réunir leur famille en vertu du programme de parrainage ne peuvent s’acquitter de leurs obligations, l’immigrant parrainé doit souvent dépendre de l’aide sociale, a expliqué le ministre.Pour minimiser les abus à l’égard des programmes sociaux, le gouvernement prendra tous les moyens pour s’assurer que l’aide sociale soit une source de revenu de dernier recours.Ainsi, le gouvernement fédéral se donne le droil de saisir le salaire des répondants qui ne peuvent répondre aux besoins financiers de leurs proches, de récupérer des sommes sur leur déclaration de reve- nu ou d’avoir recours à une agence de recouvrement.En 1992, environ 10 % des immigrants parrainés qui étaient au Canada depuis 1979 recevaient de l’aide sociale, selon une étude du ministère du Développement des ressources humaines.Pour réduire ces coûts, le ministre a annoncé que les critères d’admissibilité au programme de parrainage seront resserrés.On veut s’assurer que les parrains disposent d’un salaire suffisant pour veiller aux besoins des proches qu'ils parrainent Par exemple, une famille de quatre personnes vivant à Toronto qui voudrait faire venir la grand-mère au Canada devrait disposer d’un revenu de 41 527 $, précise un document explicatif du ministère.Les personnes incarcérées, celles qui ont une dette financière envers le ministère de l’Immigration ou qui n’ont pas respecté leurs obligations antérieures en vertu d’une entente de parrainage, n’auront pas le droit de parrainer leurs proches.Les personnes qui ont touché des prestations d’aide sociale ou un logement subventionné dans les 12 mois précédant la présentation de leur demande ne ixnirront pas non plus agir comme répondants.Le ministre a précisé que la majorité des nouveaux arrivants qui veulent faire venir leur famille au Canada s’acquittent de leurs obligations et que ces mesures visaient donc une minorité.K N HR K F ?ET LES DÉLÉGUÉS RÉGIONAUX?Québec (PC) — Le ministre d'Etat au Développement régional Guy Chevrette ne connaît pas le sort que réservera Lucien Bouchard aux 1 délégués régionaux, ces secrétaires parlementaires chargés de conseiller directement le premier ministre Jacques Parizeau sur les besoins de leurs régions respectives.Interrogé liier en Chambre, M.Chevrette a noté que cette structure mise sur pied par le premier ministre Parizeau au début de son mandat a rendu de fiers services aux régions en permettant «à des dossiers régionaux d’évoluer rapidement au sein (lu gouvernement», avant d’admettre qu'il est possible qu’elle soit modifiée.le critique de l'opposition Yvon Vallières a soutenu que cette structure, qui devait surtout servir à préparer le référendum, a coûté deux millions aux contribuables et «est devenue inutile».?OUELLET BRILLE PAR SON ABSENCE Paris (d’après PC) — Ie Canada et la Bosnie-Herzégovine ont officiellement entamé des relations diplomatiques, hier, quelques heures après la signature de l’accord de Dayton à Paris.Ces relations ont été inaugurées à l’ambassade du Canada au cours d’un «échange formel de notes diplomatiques» entre un sous-ini-nistre canadien, Gaétan Lavertue, et un de ses homologues bosniaques, Osman Topcagic.Une ambassade canadienne s’ouvrira à Sarajevo dès le début de l’année prochaine.Hier à la Conférence de Paris, les Canadiens brillaient cependant par leur absence.Le ministre des Affaires étrangères André Ouellet n’a finalement pas été de cette journée historique.«C’était un moment historique, tout le monde en est conscient, a admis M.Lavertue.Mais M.Ouellet a énormément voyagé depuis deux semaines.Il a d'autres responsabilités et ne peut pas tout faire.» L’absence de représentants politiques canadiens apparaît quand même curieuse, d’autant plus que le Canada a joué un rôle de premier plan sur le terrain pendant le conflit.-?- UNE FÊTE DE 140 000$ Québec (PC) — Le ministre des Ressources naturelles François Gen-dron trouve inacceptables les dépenses de plus de 140 000 $ encourues l’été dernier par Hydro-Québec pour fêter le départ de son ancien président, Richard Drouin.«Comme ministre, je ne peux pas accepter des choses comme ça.C’est blâmable, dénonçable.[.] Il faut que ça cesse.» Le 29 août dernier, 350 invités d’Hydro ont festoyé aux frais des contribuables au Musée des beaux-arts de Montréal durant une soirée organisée en l’honneur de Richard Drouin.Le ministre demandera à l’actuel président du conseil d’Hy-dro-Québec, Yvon Martineau, qui n’a pas été impliqué dans l’organisation de cette fête, de s’assurer que de telles «dépenses exagérées» ne se reproduisent plus.Le ministre n’a toutefois pas l’jnlention de demander à la société d’Etat de rembourser une partie des frais encourus.-?- RAE CRITIQUE HARRIS Toronto (PC) — Selon le leader néodémocrate Bob Rae, le gouvernement conservateur s’apprêterait à retirer l’immersion française, la maternelle et la prématernelle des services éducatifs de base en Ontario.Ce geste pourrait se traduire par la disparition de ces services ou, plus vraisemblablement, l’imposition de frais modérateurs pour ceux qui veulent les utiliser.«Ce gouvernement va trop loin [.] Il n’a aucun sens de l’importance de certains programmes à ce moment-ci de notre histoire», a déploré M.Rae hier.Lors de la période des questions à Queen’s Park, M.Rae a rendu public un document dans lequel il est suggéré de redéfinir ce que sont les programmes de base en éducation et d’éliminer de cette définition certains programmes, dont l’immersion française et le français prolqngé.En Chambre, le ministre de l’Education John Snobelen a déclaré qu’il n’avait jamais vu ce document.-?- COPPS RAPPELLE LES É.-U.À L’ORDRE Washington (d’après PC) — La ministre fédérale de l’Environnement Sheila Copps craint que le gouvernement américain ne restreigne sa protection environnementale en matière d’air et de cours d’eau.En visite à Washington hier, Mme Copps en a profité pour rappeler aux politiciens américains que les Etats-Unis partagent l’air et l’eau avec le Canada et que les deux pays sont engagés dans une série de Imités qui ont pour objectif de protéger l’environnement les projets législatifs du Congrès, dominé par les républicains, entendent en effet assouplir la réglementation environnementale à laquelle les industries sont soumises et quelles trouvent trop onéreuses. I.K I) K V II I II , I.K V K X I) Il K I) I I .1 H K I K M II II K I II II A LE DEVOIR K N H K K F ?SERBES ET BOSNIAQUES SE RECONNAISSENT Paris (AFP) — l;t Bosnie-Herzégovine et la République fédérale de Yougoslavie (RFY, Serbie et Monténégro) se sont officiellement reconnues hier en marge de la signature à Paris de l’accord de paix en Bosnie, a-t-on appris de source informée.Ix's ministres des Affaires étrangères de Bosnie, Mohamed Sacirbey, et de la RFY, Milan Milutinovic, ont procédé à un échange de lettres en ce sens, a-t on indiqué de même source.Dans les 60 jours à partir de ce jeudi 14 décembre, les deux pays procéderont à un échange d’ambassadeurs, précise-t-on.lx*s documents échangés se réfèrent explicitement à l’article 10 de l’accord de paix selon lequel les deux pays «se reconnaissent mutuellement comme Etats souverains dans leurs frontières internationales».PEKIN PROTESTE Pékin (Reuter) — Ixi Chine a exprimé hier sa plus grande indignation et a vivement condamné les États-Unis pour ce qu’elle considère comme une ingérence dans l’affaire du dissident Wei Jingsheng, condamné mercredi à Pékin à 14 ans de prison pour sédition.Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Chen Jian, a demandé lors de son point de presse habituel l’arrêt immédiat de «l’ingé-repce américaine».Le secrétaire d’État adjoint chargé des droits de l’homme, John Shattupk, avait déclaré mercredi que «les États-Unis condamnent la décision de justice visant Wei Jingsheng», réprimé, avait-il ajouté, «pour avoir exercé son droit à la liberté d’expression».BRESIL: LES ENFANTS EXPLOITÉS Rio de Janeiro (AF'P) — Des multinationales et de grandes entreprises brésiliennes exploitent indirectement la main-d’œuvre enfantine en ayant recours à la sous-traitance sans se soucier de la nature de leurs fournisseurs ni de l’origine des produits, a affirmé hier un responsable d’une fondation d’aide à l’enfance.3,5 millions d’enfants de moins de 14 ans travaillent au Brésil, notamment dans la production de charbon végétal utilisé pour la fonte, matière première des usines sidérurgiques, dans la cueillette des oranges, la coupe de la canne à sucre et l’industrie de la chaussure, a indiqué M.Caio Magri, responsable de la Fondation Abriaq pour les droits de l’enfant.KWASNIEWSKI: J’AI MENTI, PARDONNEZ-MOI Varsovie (Reuter) — Aleksander Kwasniewski, qui a battu Lech Walesa aux élections présidentielles du 19 novembre en Pologne, a présenté hier ses excuses pour avoir menti sur son niveau d’études.11 a promis d’être dorénavant irréprochable en tant que chef de l’État.«J’aimerais faire part de mes regrets, dire que je suis désolé pour toute cette affaire, qui aurait vraisemblablement pu être évitée», a-t-il dit lors d’une réunion publique télévisée à Kielce.M.Kwasniewski a menti en faisant figurer sur son curriculum vitœ officiel une maîtrise en commerce extérieur de l’Université de Gdansk.Lech Walesa a refrisé d’assister, le 23 décembre, à la cérémonie d’investiture de son successeur.REPARATIONS AUX PANAMÉENS ENVAHIS Panama (AFP) — Le gouvernement panaméen va commencer aujourd’hui à indemniser les 3142 familles victimes de l'intervention militaire américaine au Panama, en décembre 1989.Les indemnisations représenteront au total près de 10 millions de dollars.Chaque famille ayant souffert de l’intervention recevra 3500 dollars de dédommagement Le 20 décembre 1989, environ 26 000 soldats américains avaient envahi le pays afin de renverser le régime du général Manpel Antonio Noriega, accusé par les États-Unis d’être lié au trafic de drogue.L’opération, appelée «Juste Cause», avait fait 500 morts et plus de 2000 blessés panaméens.JERUSALEM CAPITALE, SELON LE PAPE Rome (AF'P) — Mme Leah Rabin, veuve de l’ancien premier ministre israélien assassiné Yitzhak Rabin, a assuré hier que le pape Jean-Paul II a affirmé qu’«un des deux rôles de Jérusalem était d’être capitale d’Israël».Dans une conférence de presse à Rome, Mine Rabin a déclaré que le pape lui avait dit que «Jérusalem avait un double rôle: celui de capitale d’Israël et celui de capitale des trois religions» monothéistes, l’islam.le judaïsme et le christianisme.LE MUNI) f J Grand déploiement diplomatique à Paris La paix au bout de la plume Sans enthousiasme, les belligérants bosniaques paraphent officiellement l’accord de Dayton Paris (AP) — Après trois ans et demi du plus sanglant conflit qu’ait connu le continent européen depuis la Seconde Guerre mondiale, les présidents de Bosnie, de Serbie et de .Croatie ont signé hier au palais de l’Elysée l’accord de paix qu’ils avaient conclu le 2J novembre dernier à Dayton, aux États-Unis.Après plus de 200 000 morts, des centaines de milliers de blessés et plus de deux millions de réfugiés, Alija Izetbegovic, Slobodan Milosevic et Franjo Tud-jman se sont mu-Pour Alija tuellement serré la main sans ex-Izetbegovic, cès d’enthousias-, , me, après même c est comme quelques ins-tants d’hésitation est trouvé nfilp face à Franjo I udjman.mais amer» , Dans la Salle des fetes,du palais de l’Élysée, côte à côte à une table, ils venaient de signer chacun, à llh48, les quelques pages du document puis échangé leurs maroquins afin de faire figurer sur chacun leurs trois signatures.Debout derrière eux se tenaient le premier ministre espagnol Felipe Gonzalez, le président américain Bill Clinton, le président français Jacques Chirac, le chancelier allemand Helmut Kohl, le premier ministre britannique John Major et le premier ministre russe Viktor Tcher-nomyrdine, tous «parrains» des tentatives de règlement du conflit au fil des dernières années.Au total, plus d’une quarantaine de pays étaient représentés, au titre de leur participation au règlement du conflit, à des degrés divers.Plus d’une centaine de personnes étaient invitées.La cérémonie, suivant à la lettre un programme très strict, avait com- PHOTO AP En bas: le Serbe Slobodan Milosevic, le Croate I'ranjo Tudjman, le Bosniaque Alija Izetbegovic.En haut, les «parrains» Felipe Gonzalez, Bill Clinton, Jacques Chirac, Helmut Kohl et John Major.mencé à llh30, sur une allocution d’une dizaine de minutes du président Chirac.Sur un ton solennel, le chef de l’État avait appelé «les responsables» de la région «à tourner définitivement la page de la guerre et de la haine», les invitant à «écrire ensemble en hommes d’État et en hommes de paix le chapitre de la réconciliation».Alija Izetbegovic a souligné que son gouvernement «participe à cet accord sans enthousiasme, comme quelqu’un qui boit un médicament utile mais amer».Toutefois, il a assuré que «la signature de cet accord est faite avec franchise de notre part et que l’accord sera respecté».Slobodan Milosevic, nettement moins applaudi que son prédécesseur à la tribune, a reconnu pour sa part que «bien évidemment, la paix ne permet pas de résoudre tous les problèmes des peuples qui ont été en guerre ces dernières années.Mais la paix crée les conditions permettant de résoudre les problèmes qui persistent».De son côté, Franjo Tudjman a placé son allocution sous le signe des rappels historiques, avant d’estimer que «cet accord est extrêmement important et vital pour l’établissement d’un ordre international dans cette région du monde» et que «la Croatie fera tout ce qui est en son pouvoir» pour le mettre en œuvre.Visiblement un peu amer, M.Boutros Boutros-Ghali a lui déclaré que «c’est la grandeur de l’ONU que de remplir, pour le compte de la communauté internationale, les tâches les plus ingrates».Enfin, Bill Clinton a salué les présidents des trois républiques ex-yougoslaves pour avoir «entendu la voix de vos peuples, vos peuples qui vous ont demandé d’arrêter la guerre et de sauver des vie».L’accord de Dayton prévoit une division de la Bosnie entre la Fédération croato-musulmane (51 %) et les serbes de, Bosnie (49 %) au sein d’un même État de Bosnie-Herzégovine.Il ouvre la voie à la mise en place immédiate d’une force multinational de 60 000 hommes de plus de 25 pays, dont quelque 20 000 Américains.L’IFOR (Implementation Force), structurée autour de trois divisions principales, américaine (Tuzla), française (Mostar) et Britannique (Gornji Vakuf), sera chargée de faire appliquer les dispositions de l’accord sur le terrain.Tension et scepticisme à Sarajevo Sarajevo (Reuter) — Après plus de trois ans et demi de guerre, la paix signée hier à Paris a eu du mal à s’installer en Bosnie où plusieurs incidents ont témoigné de la persistance de la tension.Trop épuisés et trop sceptiques pour fêter la signature de l’accord de Dayton, censé mettre un terme à leur longue épreuve, les Sarajéviens ont tiré en l’air quelques rafales d’armes automatiques pour célébrer l’événement, mais sans conviction.Deux fortes explosions de grenades de RPG près du cimetière juif, dans le centre de la capitale enneigée, non loin de la ligne de démarcation entre soldats bosniaques et séparatistes serbes ont semblé leur donner raison.Quatre autres grenades ont été tirés contre un pont séparant la banlieue sous contrôle serbe de Grvavi-ca et les quartiers de la capitale aux mains de l’année régulière.Un obus de mortier a également dévasté le toit d’une maison inhabitée dans le sud de la capitale.La cérémonie de signature de la paix a été retransmise en direct de Paris à la télévision bosniaque, mais les Bosniaques l’ont largement ignorée.«Je suis épuisée, lasse.J’ai besoin de longues, longues vacances hors de cette ville», confie Nina, une étudiante en architecture dont le père est une des victimes du conflit.«Personne n’a gagné.Les Serbes n’ont pas eu leur grande Serbie et personne autre n’a eu l’État qu’il voulait aussi ne crois-je pas que la paix durera longtemps», ajoute-t-elle en traduisant un sentiment ré- Des grenades explosent au centre de la capitale; on tire sur un hélicoptère français pandu.C’est la pression occidentale et la lassitude, pas la victoire qui a conduit à l’arrêt des combats, surenchérit Nijaz, un jeune soldat bosniaque.«Je suis fatigué.Je ne voulais pas continuer à combattre mais je suis déçu que notre combat n’ait pas été mené à son tenue», confie-t-il.«Nous espérons bien que cela mène à la paix mais nous avons eu des expériences amères dans le passé.Ce n’est un accord juste pour personne mais nous en avons tous assez», résume Vaso Radie, ancien maire de Sarajevo.De source bosniaque, on a appris qu’une fusillade qui a fait un nombre indéterminé de victimes avait opposé hier à Zepce, dans le Willie Brown le flamboyant Le nouveau maire de San Francisco, avocat des pauvres, des Noirs et des homosexuels LAURENT ZECCH1NI LE MONDE Washington — 11 a conquis la mairie de San Francisco de belle manière, à l’image de son style flamboyant.Devenu premier magistrat, va-t-il conserver ses voitures de spoil, ses luxueux costumes italiens et ses chaussures en croco, bref tous les attributs du millionnaire un peu «flashy» qu’il est devenu après une vie politique bien remplie, commencée comme cireur de chaussures, au Texas, où il est né il y a 61 ans?Ou bien, pour résoudre les problèmes de la ville-phare de Californie, va-t-il s’assagir, mettre son charisme au service dune municipalité qui attend certes un supplément d’âme, mais plus encore une gestion saine?Willie Brown a été élu maire de « Frisco» le 12 décembre avec 57 % des suffrages, contre 43 % pour Frank Jordan.Tous deux sont démocrates, mais «Willie» devient le premier maire noir de l’histoire de San F'ran-cisco.La campagne a été acharnée.fertile en coups bas ou médiatiques.Sans doute a-t-elle basculé lorsque le maire sor- tant, personnage consciencieux mais terne, du moins comparé au «formidable Willie», a voulu attirer l’attention de la presse en se faisant photographier nu, dans une douche, en compagnie de deux animateurs de radio auxquels il expliquait que lui, au moins, il n’avait «rien à cacher».La démonstration na pas été du goût de la vieille bourgeoisie blanche d’origine irlandaise, ni des Asiatiques.L’impair fut de taille, émoussant la charge pourtant bien ciblée contre son challenger.Membre de l’Assemblée de Californie pendant trente et un ans (dont quatorze comme speaker), Willie Brown, l’«ayatollah de Sacramento», la capitale californienne, s’est acquis une solide réputation d’homme qui peut tout obtenir, faisant de lui l’un des hommes politiques noirs les plus influents d’Amérique.Avocat des pauvres, des prostituées, des Noirs, des homosexuels, puis des riches et des trafiquants de cocaine, il est devenu riche et célèbre, avec démesure.Critiqué pour avoir accepté 255 000 dollars de la part de l’industrie du tabac et des dons de l’industrie du jeu, il a toujours balayé avec superbe ces accusations, sans démentir le montant de sa fortune estimée à environ 300 millions de francs, amassée grâce aux généreuses donations de divers groupes de pression.«Lorsque Willie Brown est arrivé en Çalifornie, il était pauvre et l’État était riche.Aujourd’hui, il est riche et l’État est pauvre», a mordu Frank Jordan.Fort du soutien de Roberta Achtenberg, candidate des droits civiques et des lesbiennes, Willie Brown a sans doute raflé une bonne part du vote homosexuel de San Francisco, évalué à environ 20 %.Le voici maintenant maire dune ville de 724 000 habitants, menacée par une criminalité galopante, une épidémie du sida qui fait des ravages, un système de transport municipal vétuste, des écoles et des logements sociaux surpeuplés, une population de sans-abri envahissante.et des coupes budgétaires annoncées de 600 millions de dollars.sur un budget municipal de 2,9 milliards de dollars.Un défi?Avec la modestie qui le caractérise.Willie a rappelé: «Je suis un pro.» centre la Bosnie, des miliciens croates bosniaques à des volontaires islamiques étrangers L’incident s’est produit après qu’un véhicule de l’unité El Moudja-hid, qui est attachée au troisième corps de l’armée bosniaque basé à Zenica, ait refusé de s’arrêter à un poste de contrôle mixte composé d’éléments de l’ONU et du HVO (milices croates).Le véhicule a été pris en chasse et au moins un milicien croate a été tué, selon l’ONU.Par ailleurs, des éléments bosniaques ont ouvert le feu hier, apparemment par méprise, contre un hélicoptère français recherchant des militaires de l’année régulière qui s’étaient perdus au sud de Sarajevo, a annoncé l’ONU.L’état-major français a soulevé l’affaire au plus haut niveau militaire bosniaque.Les grèves en France L’essoufflement?Paris (AFP) — Des premiers signes d’une timide reprise du travail sont apparus hier en France, après trois semaines d’une grève quasi totale dans les transports publics.La grève observée depuis le 23 novembre dans les chemins de fer (SNCF) a été majoritairement reconduite jusqu’à aujourd’hui.Mais la reprise du travail a été votée dans plusieurs dépôts.«Une reprise progressive de la circulation des trains de voyageurs est envisagée pour vendredi», a annoncé en fin d’après-midi la direction régionale de la SNCF à Lille.A Paris, quelques rames de métro ont circulé hier, pour la première fois depuis plus de deux semaines, selon la direction de la régie des transports (RATP).Cette nouvelle a cependant été démentie par des sources syndicales, qui ont parlé «d’intoxication».La plupart des syndicats ont affirmé que la grève de la RATP allait se poursuivre aujourd’hui, une majorité s’étant dégagée en ce sens dans les assemblées générales.Malgré les appels à la poursuite de la grève lancés par les 1er et 3e syndicats du pays, la CGT (proche des communistes) et FO (indépendant), les opérateurs pensent que la France pourrait se remettre au travail au début de la semaine prochaine, après la nouvelle journée de manifestations prévue samedi.MINOLTA Minolta F20r KIT * Objectif grand angle 28mm • Flash automatique ’ Avance et rebobinage du film automatique U Garantie Royal exclusive de 3 am 99$ Minolta AF 101R Kit 1 Autofocus • Objectif 28mm grand angle • Flash automatique Garantie Royal exdualvede3ans 9RCNAL PHOTO 99 $l Minolta Action Zoom II ' Compact Autofocus avec zoom 35-60 mm * Avance et rebobinage 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Maisonneuve Ouest l© Peel Montréal *0- 844*1766 VISA, MC, AMEX, INTERAO, CHÈQUE m M A S I.K I» K V Oil».I.Y.V Y.N l> Il K IM I '• l> K ( Y.M II II K I II !• S LE DEVOIR ?Un Coscient restructuré pense améliorer ses profits FRÉDÉRIC TREMBLAY PRESSE CANADIENNE Après avoir réalisé une importante restructuration de ses activités.le Groupe Coscient devrait pouvoir réaliser durant le présent exercice des profits nettement plus abondants que l’an dernier.Dans le cadre de l’assemblée générale annuelle des actionnaires de la société, hier à Montréal, le président du Groupe Coscient, Yves Mo-quin, a fait savoir que l’entreprise devrait encaisser un bénéfice net avoisinant deux millions cette année, sur des revenus de quelque 80 millions.Au chapitre des bénéfices, il s’agirait de près de quatre fois plus que ceux réalisés durant le dernier exercice, alors que la société avait dû se contenter d’un profit net de 578 679 $ sur des revenus de près de 70 millions.Les résultats du premier trimestre de l’exercice en cours, dévoilés hier, témoignent de l’accroissement de la performance financière du Groupe Coscient, une société spécialisée dans la production d’émissions télévisées et de longs métrages.Au cours de ces trois mois terminés le 31 octobre, Coscient a empoché un bénéfice net de 301 885 $, comparativement à 116 423 $ durant la même période l’an passé, soit une hausse de 159,3 %.Les revenus au cours du dernier trimestre se sont élevés à 13 millions, une augmentation de 6,7 % par rapport aux ventes de 12,2 millions réalisées durant les mêmes trois mois en 1994.«La forte progression de la rentabilité est principalement attribuable à la réduction des frais d’administration.La hausse de la marge bénéficiaire nette, qui est passée de 1 pour cent au premier trimestre de l’exercice 1994-95 à 2,3 %, témoigne de l’intégration et de la restructuration réussie du groupe», souligne la société dans un communiqué transmis à la presse hier.La restructuration mise de l’avant au Groupe Coscient a suivi les acquisitions réalisées au cours de l’exercice 1994 des Films Allegro et des Productions S.D.A.Après avoir effectué ces importantes transactions, Coscient s’était donné pour objectif de développer le maximum de synergies avec les nouvelles composantes du groupe.Ces acquisitions ont largement contribué à faire tripler le chiffre d’affaires du Groupe Coscient l’an dernier.«Pour réaliser cette étape importante et cruciale du développement du Groupe Coscient, nous avons modifié notre style de gestion, passant d’une gestion par projet à une gestion plus structurée», a soumis M.Moquin, dans son message aux actionnaires.La réorganisation du groupe s’est aussi traduite par le regroupement des services techniques, administratifs et de recherche de commandites des Productions S.D.A.et de Coscient EN BREF ?BAISSE SURPRISE DES TAUX ALLEMANDS Francfort (AFP) — La Bundesbank a annoncé hier la réduction d’un demi-point de ses deux taux directeurs, prenant par surprise les analystes allemands qui attendaient un geste à la baisse seulement au début de l’année prochaine.Le taux d’escompte est fixé à 3 % au lieu de 3,5 % et le taux Lombard à 5 % au lieu de 5,5 %.Ils étaient restés inchangés depuis le 25 août.DOMTEX VENDRA SA DIVISION DES FILS (PC) — Dominion Textile semble s’apprêter a annoncer la vente de sa division des fils, évaluée à 170 millions.Iœs analystes ont appris qu’un communiqué devrait être émis aujourd’hui et qu’il serait suivi d’un appel-conférence avec le président de Domtex, John Boland.Jacques Ka-vafian, qui est au service de la firme Lévesque Beaubien de Montréal, a indiqué que l’annonce portera probablement sur la vente, au complet ou en partie, de la division des fils.Domtex a annoncé en août la mise en vente de sa section des fils, qui comprend quatre usines aux États-Unis et cinq au Canada.la compagnie a confirmé le 31 octobre qu’elle avait reçu plusieurs offres.Un porte-parole de la société a refusé d’indiquer si un communiqué serait émis.ECONOMIE XXH ISE-300 DOW JONES SCAN OR m p m ¦ -4,il >17,64 -34,32 +0,13 -0,40 2318.16 4680.7S 5182,15 72,75 386,00 Plus de contrôle aux usagers Ottawa dépose une politique maritime Campeau dénonce le «désengagement financier» du fédéral Ottawa (PC) — Le ministre fédéral des Transports, Doug Young, a déposé hier une nouvelle politique maritime nationale fondée sur les besoins des usagers plutôt que dépendante du gouvernement.«La marine canadienne doit s’ajuster aux besoins de ses usagers, a dit le ministre.Les contribuables ne peuvent plus se permettre le statu quo.» Le nouveau programme donnera plus de contrôle à ceux qui fréquentent les grands ports, leur fera assumer le coût des services de traver-siers et de pilotage des navires, et cherchera à rendre plus rentables les opérations canadiennes menées dans la voie maritime du Saint-Laurent.Le directeur général de la Chambre maritime de commerce.Jim Campbell, a salué cette réforme comme étant des plus attendues dans une industrie où une différence de 5 cents la tonne peut déterminer où, entre Vancouver ou Seattle, un cargo déchargera sa livraison.Mais le ministre des Transports du Québec, Jean Campeau, a dénoncé avec vigueur la nouvelle politique.Celle-ci «n’est rien d’autre qu’un vaste désengagement financier du gouvernement fédéral dans le domaine des ports, de la Voie maritime du Saint-Laurent, du pilotage et des services de traversiers.Ce désengagement se traduit par le retrait d’Ottawa des opérations, la commercialisation des infrastructures et le transfert des coûts aux usagers», fait-il savoir dans un communiqué.Mais Ottawa, poursuit le ministre Campeau, maintiendra «des normes uniformes, contraignantes et inefficaces (tout) en prenant soin de conserver les sources de revenus afférentes».«La seule solution adoptée par Ottawa jusqu’à maintenant a été de refiler la facture aux provinces, sans Huiiïïïïlü'C; i .i »•* Le port d’Halifax.leur donner les moyens financiers de l’assumer.» Le ministre affirme encore que le gouvernement du Québec n’a ni l’intention ni les moyens de défrayer le coût d’acquisition des infrastructures abandonnées par Ottawa aux instances locales.Sous le régime actuel, ce sont les contribuables qui assument les frais de la plupart des installations portuaires ainsi que les déficits de leurs opérations.La nouvelle politique fera en sorte que les usagers défrayeront les vrais coûts des services qu’ils utiliseront.Ils décideront également des services qu’ils souhaitent et pour lesquels ils veulent payer.Des centaines de ports régionaux et locaux, comme ceux de Sept-Iles au Québec ou de Hamilton en Ontario, seront dirigés par des regroupements locaux, l’entreprise privée, les gouvernements municipaux ou un mélange des trois.Le ministre Young n’a pu préciser les économies que les réformes permettront de réaliser, mais il a dit qu’elles seraient «raisonnablement substantielles».Les plus importants ports du pays, parmi lesquels se trouvent Montréal, Halifax et Vancouver, seront regroupés sous une seule direction.Des négociations sont présentement en cours entre le gouverne- i’HOTO ARCHIVES ment et les principaux usagers de la voie maritime afin de savoir si l’organisme chapeautant le nouveau système devrait être à but non lucratif ou une agence canado-américaine.Pour être intégrés à ce système, les ports devront être auto-suffisants et démontrer leur importance pour le commerce domestique et international.«La majorité des membres de la nouvelle direction sera composée des usagers eux-mêmes, ceux qui ont la propriété des navires, ceux qui naviguent.Ils seront en mesure de diriger l’affaire de façon beaucoup plus efficace», a indiqué M.Young.En commençant par la phase promotionnelle Le coup d’envoi est donné à la revitalisation des terrains Angus GERARD BERUBE LE DEVOIR Le Bureau fédéral de développement régional-Québec (BFDR) donnera le coup d’envoi, aujourd’hui, à la phase promotionnelle du projet de revitalisation des terrains Angus, dans l’Est de Montréal, site des anciens ateliers du CP.La collaboration financière du BFDR atteint les 250 000 $, un apport qui s’inscrit dans le cadre d’un partenariat avec la Société de développement Angus (SDA).Cette dernière pourra ainsi passer à l’étape de la préparation du plan de marketing et de la promotion du potentiel immobilier industriel de cette partie des anciens ateliers Angus, d’une superficie de 2,5 millions de pieds carrés longeant la voie ferrée du Canadien Pacifique et située dans le secteur Rosemont— Hochelaga-Maisonneuve, là ou le taux de chômage dépasse les 20 %.On s’en remet ainsi, au BFDR, au concept développé par la SDA autour de cet objectif, qui découle d’un large consensus dit-on: la création et le développement de PME dans des secteurs de technologies de pointe, dont celles reliées à l’environnement.Par ce geste le BFDR, placé sous la responsabilité du ministre fédéral des Finances Paul Martin, espère prendre le leadership et provoquer l’effet domino souhaité afin de revitaliser le potentiel industriel de cette autre zone sinistrée de Montréal.Pour ce faire on s’inspire également des succès rencontrés plus à l’est, dans le quartier pétrochimique de Montréal où, de concert avec les intervenants du milieu et les autres paliers gouvernementaux, le BFDR a contribué à l’émergence d’un noyau d’entreprises spécialisées dans le secteur plastique.Le projet de transformation de cette zone en un parc industriel spécialisé est en gestation depuis trois ans.Mais il a pris véritablement forme au début de 1994 après que la Corporation de développement économique communautaire (CDEC) Rosemont-Petite Patrie eut obtenu, du CP, la moitié des 5 millions de pieds carrés que meublent ces terrains, l’autre moitié étant réservée à un vaste projet de développement domiciliaire piloté par l’entreprise ferroviaire.Le changement de propriété n’est survenu toutefois qu’en mars dernier, au terme d’une entente de 10 millions étalés sur dix ans.Depuis la SDA société créée par la CDEC et mandatée pour mener à terme le développement industriel du i'Ÿ/tVZ ter?PHOTO ARCHIVES Les terrains Angus sont situés dans le secteur Rosemont—Hochelaga-Maisonneuve, là ou le taux de chômage dépasse les 20 %.site, a reçu une première somme d’argent visant à soutenir son plan d’adaptation de la main-d’œuvre aux besoins du futur parc Angus.Il attendait cependant avec impatience une réponse à sa demande d’aide financière adressée aux différents paliers gouvernementaux.Dans sa requête l’organisme sans but lucratif a chiffré ses besoins à 1,25 million sur deux ans.Les municipalités du Québec pourront créer des «sociétés d’économie mixtes» Les services de police et de pompiers seront exclus NORMAN D ELIS L E PRESSE CANADIENNE Des municipalités pourront se joindre à l’entreprise privée et créer des entreprises mixtes pour offrir de meilleurs services à leurs citoyens, en vertu d’un avant-projet de loi que le ministre des Affaires municipales, Guy Chevrette, a déposé hier à l’Assemblée nationale.Le projet vise a permettre aux municipalités de créer avec des entreprises privées des «sociétés d’écono-mie mixte» dans le secteur municipal.Ce modèle de partenariat est implanté depuis longtemps en France où il existe 12 000 sociétés de ce type.Au Québec, on en a mis en place a quatre endroits, sur une base expérimentale.Ija plus connue est dans la Municipalité régionale du Haut-Richelieu, où l’entreprise mixte s’occupe de la récupération et de la disposition des déchets.Les trois autres sont à Saint-Anselme (Belle-chasse), Saint-Romuald et Laval.M.Chevrette a dit hier souhaiter que de telles initiatives se multiplient, notamment dans le secteur de la collecte des déchets, de l’épuration des eaux usées, de la mise en place d’aqueducs, du transport en commun ou des loisirs.La loi prévoit cependant que les services de police ou de pompiers doivent demeurer sous la compétence exclusive des municipalités et ne peuvent être partagés avec l’entreprise privée.Il y a plusieurs avantages à la constitution de telles sociétés, a fait valoir le ministre Chevrette.Il a rele- vé notamment la stabilisation des finances municipales en évitant les situations d’emprunts trop élevés pour les villes.Des dispositions prévoient que les municipalités doivent contrôler la part majoritaire des intérêts dans chaque société mixte qui sera créée.Conflits d’intérêts De plus, d’autres dispositions vise à éviter les conflits d’ntérêts pour les élus municipaux.«J’ai confiance que cette nouvelle formule de partenariat constitue une solution d’avenir», a dit M.Chevrette.L’avant-projet de loi sera débattu à compter du 6 février prochain en commission parlementaire.Bar ailleurs, M.Chevrette a aussi déposé un projet de loi qui représente la deuxième phase de simplifica- tion et d’allègements pour l’administration municipale.Le texte de loi a pour effet de décentraliser certains pouvoirs, notamment permettre aux municipalités d’obliger le responsable d’un dégât environnemental à assumer la facture du nettoyage, ou permet aux villes de louer en totalité des immeubles municipaux.On instaure un régime d’imdemni-sation des élus municipaux poursuivis pour des fautes commises de bonne foi dans l’exercice de leurs fonctions.Enfin, le projet de loi abolit le plafond de 6 % pour l’indexation annuelle des salaires des élus municipaux.Au printemps dernier, le ministre Chevrette avait fait adopter un premier projet de loi qui concédait des pouvoirs additionnels aux municipalités en matière de financement.L’accès au réseau Interac sera élargi Ottawa (PC) — Bureau de la politique de concurrence du gouvernement fédéral a décidé de briser le monopole des services bancaires électroniques que se partageait un petit club de banques, compagnies de crédit et fiducies.Depuis des années, d’autres institutions financières telles les compagnies d'assurance-vie essayaient d’avoir accès au réseau Interac qui relie les guichets automatiques au Canada.Mais les organismes qui avaient mis sur pied le réseau en limitait le membership aux institutions financières de dépôts.Cette limite avait entraîné le Bureau fédéral de la concurrence à faire enquête.Hier, l’Association Interac a annoncé qu’une entente avait été conclue avec le Bureau et que l’accessibilité au réseau serait élargie.Les membres d'Interac ont aussi accepté de mettre fin à d’autres pratiques que le Bureau de la concurrence estimait aller à l’encontre de ses règles.George Addy, directeur du Bureau, a déclaré avoir déposé une requête auprès du tribunal fédéral de la concurrence afin de prévenir les abus qui pourraient être causés par le monopole de l’Association Interac.Il s’agit là d’une formalité puisque Interac et ses neuf membres principaux sont d’accord avec cette procédure, a expliqué M.Addy.Frais trop élevés Il a ajouté que l’Association s’était rendue coupable de plusieurs manquements à la Loi sur la concurrence: frais beaucoup trop élevés pour les nouveaux membres, critères discriminatoires dans le choix de ceux-ci, etc.Au nombre des victimes de ces critères, on compte des détaillants, des institutions qui ne prennent pas de dépôts et même des organismes qui les permettent mais qui n’avaient pas été assez rapides à l’époque pour se joindre à l’association à ses débuts.M.Addy a aussi découvert que l’Association Interac avait inutilement limité au strict domaine bancaire les services pouvant être offerts grâce à son réseau.De ce fait, le groupe a privé les consommateurs de toutes les innovations pouvant être développées en matière de commerce électronique.Les institutions financières actuellement membres d’Interac sont: les caisses populaires et d’économie Desjardins, la Banque de Montréal, la Banque Scotia, la Banque CIBC, la Banque Nationale, la Banque Toronto-Dominion, la Banque royale du Canada, le Canada Trust et la Centrale des caisses de crédit du Canada.A ces neuf membres principaux s’ajoutent 18 membres affiliés.IMMOBILIER La revente de maisons subit une rechute Ottawa (PC) — Les reventes dé maison ont chuté de 1,6 % en novembre 1995 par rapport à la même période l’année précédente, alors qu’elle se chiffrait à 13 512, se Ion l’Association canadienne de l’immobilier.Cette baisse survient après une poussée des ventes les quatre mois précédents, laquelle donnait à penser que les consommateurs avaient repris confiance en l’économie.La stagnation de la croissance économique cette année s’explique d’ailleurs principalement par la faible consommation.John Eastwood, président de l’association, a affirmé que l’organisme restait confiante de voir les ventes de maison connaître une hausse l’an prochain.«Les prémices d’un redressement commencent à surgir, a-t-il indiqué dans un communiqué.Les taux d’intérêt ont chuté et on s’attend à ce qu’ils fléchissent encore davantage l’an prochain.Cependant, il manque un élément: la création d’emplois.» L’association note que la valeur I moyenne d’une résidence «au Canada, telle que le rapporte un répertoire national, s’établissait à 162 (X)9 $ en novembre, en baisse de 5 %. |.K |) I V U I It .I.K V K X I) Il KOI I 5 I» K I K M II II K I I» Il â A î) • ECONOMIE Défense de M‘ Laurier La Chambre des notaires est de nouveau critiquée ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Tandis que le président de l'Office des professions du Québec (OPQ) apporte des nuances à l'appui qu'il a consenti au plan de redressement de la Chambre des notaires du Québec, cet ordre professionnel est à nouveau dénoncé ixiur ses pratiques douteuses qui mettent en cause la protection du public.Dans une lettre envoyée mardi à la présidente de la Chambre des notaires, M' Louise Bélanger, le président de l’OPQ, Robert Diamant, se dit «préoccupé» par une situation relatée par M' Yves Joli-Cœur, l'avocat qui défend Richard La-croix depuis plus deux ans contre la Chambre des notaires ainsi qu’une cinquantaine de plaignants qui se considèrent lésés par le notaire Claude laurier.M'Joli-Cœur a alerté l’OPQ que la Chambre des notaires, par l’entremise de son Fonds d'assurance responsabilité, envisageait de défendre à ses frais devant le Comité de discipline M' Claude laurier accusé d’avoir «prêté ses services professionnels à une transaction abusive et frauduleuse», selon la plainte même du syndic de la Chambre.Or, en aucun cas, le Fonds d’assurance responsabilité, qui sert en principe à indemniser le public en cas d'erreurs ou d'omissions mais qui est la txnir protéger les notaires contre les poursuites civiles, ne peut s’impliquer dans la défense d’un notaire pour des conflits d’intérêts ou encore pour avoir trempé dims des malversations, des fraudes ou des détournements de fonds.Non seulement Mr Yan Romanowski, l’avocat qui représente le Fonds d’assurance des notaires, a-t-il informé l’avocat de M.Dicroix que la défense du notaire Laurier pourrait être assumée par le Fonds d’assurance, ce qui |x*rmettra à la Chambre d'employer nombre de tactiques dilatoires qui entraîneront des frais juridiques insoutenables |xnir le plaignant, mais il a aussi assuré Me Joli-Cœur qu’à la Chambre des notaires, une telle pratique n’était pas un précédent.A la Chambre des notaires, M’ André Pilon, vice-président exécutif du Fonds d’assurance responsabilité, a confirmé au Devoir qu’il était arrivé «il y a cinq ou six ans» qu’un avocat du Fonds d’assurance défende un notaire devant le Comité de discipline.«Sur papier, il n’y a rien qui s’y oppose», a-t-il estimé, ajoutant que «ça pourrait se reproduire».M.Pilon n'a pas voulu parler du cas spécifique du cas de M' Laurier.M.Pilon a pourtant expliqué qu’une plainte disciplinaire peut causer un prejudice important à un notaire et avoir des répercussions dans une autre cause portant sur sa responsabilité professionnelle.«En lin de compte, le rôle du Fonds d’assurance, c’est de défendre les notaires.Dans certains cas, il peut y avoir en même temps un problème de fraude (débattu devant le comité de discipline] mais aussi une faute professionnelle 1 relevant de l’assurance responsabilité].Vous savez, M.Joe Bleau du public peut dire: “Ce notaire m’a lésé dans mes droits".Mais des fois, et* n’est pas toujours noir et blanc», a soutenu ce haut gradé de la Chambre des notaires.Fondement juridique le président de l’OPQ ne voit pus les choses du même œil.Dans sa lettre à la présidente de la Chambre, M.Diamant, qui demande des comptes, se demande «sur quelles bases légales le Fonds se croit-il autorisé à assumer la défense d’un assuré devant le comité de discipline?» M.Diamant estime que le «fondement juridique de cette pratique du Fonds» pourrait s’avérer «douteux ou fragile».Au cours d’un entretien téléphonique, hier, M.Diamant a voulu dissiper l’impression selon laquelle il accorde un appui indéfectible au der- nier plan de redressement émanant de la Chambre des notaires.Cette impression, l’ordre professionnel l’a alimentée par son commun!-(tué de presse qui accompagnait la divulgation de ce plan.Dans une autre lettre à la présidente de la Chambre (il y en a eu plusieurs), M.Diamant s’es! plaint de ce communiqué de presse et a voulu remettre les pendules a l’heure.«Ça m’a mis sur les nerfs.A aucun moment, il ne s’agissait d’une quittance.On a passé mes réserves sous silence», a-t-il révélé.Ut série de recommandations mises au ixiint par la Chambre et rendues publicities le décembre est incomplète à certains égards, estime le président de i’OPQ.Entre autres, les mesures qui touchent le traitement des plaintes sont encore trop vagues, les dis|x>sitions sur l’indemnisation et le bureau du syndic sont insuffisantes.A tout événement, la Chambre des notaires dis|x>se de six mois pour se réformer, a rappelé M.Diamant, «sinon d’autres mesures seront prises», a -t-il prévenu, ce qui, à celte étape-ci, constitue une menace qu’une forme d’encadrement ou de tutelle attend cet ordre professionnel.Au-delà des règlements et des dispositions spécifiques, la Chambre des notaires doit prendre action ijour assurer concrètement la protection du public, a affirmé M.Diamant.Bill Gates dans les plates-bandes de Ted Turner Formellement annoncé hier, le projet conjoint NBC-Microsoft de chaîne de télévision en continu s’ajoute à ceux de deux autres prétendants à la couronne de CNN, soit la chaîne ABC et le groupe News Corp.de Rupert Murdoch.Y aura-t-il encombrement dans ce créneau?Le marché n’est pas illimité, souligne un analyste, tout en reconnaissant la logique des nouveaux projets.D’une part, tous les autres champs d’intérêt ont eux aussi leurs chaînes câblées.D’autre part, les rédactions des grands réseaux représentent de lourds investissements qui demeurent sous-utilisés: le lancement d’un canal spécialisé puisant à même ces ressources disponibles sur les chaînes générales peut donc se faire à relativement faible coût i PHOTO REUTER Le chef de la direction de NBC, Bob Wright, a participé à la conférence de presse «interactive» à New York, tandis que le patron de Microsoft, Bill Gates, parlait depuis Hong-Kong.Nouveau recul de l’inflation en novembre Ottawa (PC) — L’indice des prix à la consommation a enregistré un nouveau recul en novembre.Ix* taux annuel d’inflation était de 2.1 % le mois dernier, comparativement à 2,4 % en octobre, indiquait hier Statistique Canada.L’indice des prix à la consommation n’a cessé de décliner depuis mai dernier, alors qu’il atteignait un sommet de 2,9 %, Ix* taux d’inflation de novembre est principalement attribuable aux prix plus élevés des voitures et camions neufs, de l’assurance-automo-bile, des hypothèques, des frais de scolarité post-secondaire, des cigarettes et des chambres d’hôtel.Parallèlement, les consommateurs ont profité d’une baisse du prix du gaz naturel, du matériel informatique et des bijoux.L’indice des prix à la consommation a été très élevé dans les provinces de l’Ouest.Ix* coût de la vie a grimpé de 2,5 % en Alberta et de 2,4 % au Manitoba.C’est au Nouveau-Brunswick que le taux a été le plus bas, soit 0,9 %.En Ontario, il s’établissait à 2,3 %.Au Québec, le taux d’inflation était en novembre de 1,9 %, une baisse de quatre dixièmes par rapport à octobre.DEVISES ÉTRANGÈRES Afrique du Sud (rand) 0,3877 Allemagne (mark) 0,9550 Australie (dollar) 1,0543 Barbade (dollar) 0,7165 Belgique (franc) 0,04744 Bermudes (dollar) 1,3924 Brésil (real) 1,5124 Caraïbes (dollar) 0,5303 Chine (renminbi) 0,1721 Espagne (peseta) 0,01158 États-Unis (dollar) 1,3746 Europe (ECU) 1,8129 France (franc) 0,2778 Grèce (drachme) 0,00605 Hong-Kong (dollar) 0,1833 Indonésie (rupiah) 0,000629 Italie (lire) 0,00089 Jamaïque (dollar) 0,03895 Japon (yen) 0,01352 Mexique (peso) 0,1988 Pays-Bas (florin) 0,8734 Portugal (escudo) 0,00941 Royaume-Uni (livre) 2,1217 Russie (rouble) 0,00031 Singapour (dollar) 1,0043 Suisse (franc) 1,2041 Taïwan (dollar) 0,05247 Venezuela (bolivar) 0,00838 SOURCE BANQUE DE MONTRÉAL New York (AFP)— La chaîne de télévision américaine NBC et le géant des logiciels pour microordinateurs Microsoft se sont lancés à leur tour hier dans la course de l'information télévisée en continu, en s’alliant pour créer une chaîne concurrente de CNN doublée d’un service d’informations interactif sur le réseau en-ligne de Microsoft.Le duo rejoint deux autres prétendants à la couronne de CNN: îa chaîne américaine ABC, qui a annoncé la semaine dernière le lancement en 1997 de sa propre chaîne d’informations 24 heures sur 24, et le groupe News Corp.de Rupert Murdoch, qui étudie un projet semblable.Microsoft va débourser 220 millions sur cinq ans pour prendre une participation de 50 % dans America’s Talking, une chaîne câblée détenue par NBC et reçue par 20 millions de foyers américains.America’s Talking, qui ne diffuse actuellement que des programmes de discussion, sera remplacée dans six mois par la chaîne d’information, baptisée MSNBC Cable, permettant à Microsoft et NBC de prendre leurs concurrents de vitesse.«Aucune chaîne n’a jamais été lancée avec autant d’abonnés existants», a indiqué le président de NBC Bob Wright lors d’une conférence de presse.Aux termes des accords passés par America’s Talking avec divers câblo-opérateurs, cette audience grimpera à 35 millions en 2000.Selon le p.-d.g.de Microsoft, Bill Gates, il ne faut pas attendre de bénéfices avant cinq ou six ans.CNN, qui passera dans le giron de Time Warner une fois que ce groupe aura achevé le rachat de Turner Broadcasting System, est reçue par 67 millions de foyers américains et plus de 90 millions dans le monde.Affirmant que l’ambition de NBC et Microsoft n’était pas de copier la chaîne de Ted Turner, M.Wright a indiqué que MSNBC se distinguerait par une «combinaison unique de contenu, de technologie et de distribution».La nouvelle chaîne offrira plus de nou- velles américaines locales que CNN et, contrairement au projet d’ABC, elle aura immédiatement des débouchés sur le marché international via le NBC Super Channel en Europe, Canal de Noticias NBC en Amérique latine, CNBC Asia et bientôt NBC Asia.Surtout, déclare M.Gates, «nous disons que nous croyons en l’interactivité» en lançant MSNBC Online sur le réseau en-ligne Microsoft Network.«Avec le temps, la vidéo deviendra une part importante du contenu sur Internet», a-t-il indiqué depuis Hong-Kong.Via MSNBC Online, les téléspectateurs pourront à la fois regarder des bulletins d’information et des magazines et consulter des informations plus approfondies sur les sujets de leur choix.Cette utilisation requiert pour l’instant un ordinateur personnel, mais elle deviendra possible l’an prochain sur un téléviseur câblé après l’introduction de modems plus puissants.De son côté, CNN a déjà lancé son propre service interactif, qui reven- dique 800 000 à 1 million de consultations quotidiennes et propose photos, textes et vidéos ainsi que des articles de presse sélectionnés par sujets.L’engouement actuel pour l’information en continu ne répond pas à une demande criante.«Il y a peut-être un marché, mais il est relativement limité», remarque Dennis McAlpine, analyste de la firme Josephthal Lyon and Ross.L’audience de CNN pendant le meilleur quart d’heure de la journée est de seulement 790 000 foyers, souligne-t-il.Néanmoins, il juge logique le lancement de chaînes d’information car tous les autres grands centres d’intérêt imaginables ont déjà leur propre chaîne câblée.D’autre part, les rédactions des grands réseaux comme ABC et NBC représentent des investissements lourds qui sont sous-utilisées actuellement en raison de la faible place réservée à l’information sur les chaînes généralistes.Le lancement d’un canal spécialisé peut donc se faire à relativement faible coût (200 millions chacun sur cinq ans pour NBC et Microsoft).COUP D'ŒIL BOURSIER Plus grave MICHELCARIGNAN COLLABORATION SPÉCIALE L> indice moyen de la Bourse de New York (NYA) ’ montre que, dans l’ensemble, le marché plafonne même si l’industriel, composé de «dinosaures», ne montre encore aucune faiblesse.L’indice NYA se déplace de côté, au haut de son couloir haussier.Un bris à la baisse de cet-! te petite formation horizontale indiquerait un renversement à court terme de l’offre et de îa demande, faisant pencher,la balance du côté des vendeurs devenus plus lourds.À Toronto, l’indice TSE 300 brise sa tendance haussière (A) à très court terme en direction de son plus proche support L’indice n’est pas encore baissier puisque : s’il retournait en hausse, le creux formé serait quand même plus haut que le précédent.Il y a de quoi s’inquiéter, mais de quoi?Ix secteur des communications, qui I était haussier à court ternie, maintient sa direction.Cependant, plusieurs secteurs souffrent de plafonnement et menacent certaines règles techniques à court ternie.Vous vous rappelez que j’ai récemment démontré le déplacement probable des indices après plusieurs jours de hausse.Eh bien! C’est justement ce phénomène qui se produit.La gestion et les minières sont dans une formation hori-’ zontale (A et B) évidente mais assis sur leur support à I court tenue (A).Une rechute sous ces supports leur donnerait un statut baissier à court terme et la tendance des deux derniers mois serait considérée comme inversée.Les industrielles et les pétrolières montrent le même phénomène, bien que leur mouvement soit moins avancé et ; un peu plus subtile, mais la même règle technique s’applique.Comme je l’expliquais hier, on était en droit de s’attendre à voir l’indice forestier se corriger à la hausse après : toutes ces baisses, mais on est loin encore d’un revirement haussier.J’espère maintenant que vous voyez bien le plafonnement et le risque de retour baissier à court ter-I me dans plusieurs secteurs.Le détail et les aurifères ne font pas exception, ils sont même inquiétants.C'est Bio-| Chem qui, brisant sa tendance A et son support B, est res-I ponsable de la chute du détail.Le titre se doit de se stabiliser, sinon la tendance C sera franchie et le support D est six dollars plus loin.INDICE COMPOSÉ NEW-YORK (X-NYA NYS1 150 Jours BOURSE DE TORONTO TSE 300 (X-TT TSE) 150 Jours 4700.00 B 4600.00 4400.00 Dé< 4690 75 COMMUNICATION TOR.(X-CM TSE) 150 Jours 150.00 -8000.00 - 7750.00 GESTIONS TOR.(X-MG TSE) - 5500.00 -5250.00 -5000.00 MINES ET MÉTAUX TOR.(X-MM TSE) 150 Jours/ -5000.00 -4750.00 -4500.00 PRODUITS INDUSTRIELS TOR.(X-IP TSE) -3100.00 -3000.00 -2900.00 PETROLIERES TOR.(X-OG TSE) -4500.00 -4250.00 DG< 4593 04 Volume (000) Ferme Var.Var.($) (%) BOURSE DE MONTRÉAL XXMdndice du marché 14258 2318.16 -4.61 -0.2 XCB: Bancaire 3805 2802.86 - XCO:Hydrocarbures 1327 1721.85 +1.13 0.1 XCM:Mines et métaux 4380 3087.45 -8.96 -0.3 XCF:Produits forestiers 984 2557.66 - XChBien d'Équipement 4919 2309.87 +4.53 0.2 XCU:Services publics 2067 1952.04 -9.87 -0.5 BOURSE DE TORONTO TSE 35 14417 247.98 -0.46 -0.2 TSE 100 * 284.89 -1.03 -0.4 TSE 200 * 278.48 -1.27 -0.5 TSE 300 39019 4680.75 -17.64 -0.4 Institutions financières 3018 3606.78 -0.48 -0.0 Mines et métaux 4315 5110.04 -9.03 -0.2 Pétrolières 5779 4593.04 -3.16 -0.1 Industrielles 10668 3207.51 -35.75 -1.1 Aurifères 4636 10435.84 -70.05 -0.7 Pâtes et papiers 2624 4290.86 +21.47 0.5 Consommation 715 8158.61 -87.13 -1.1 Immobilières 28 1661.07 +8.35 0.5 Transport 849 4836.52 +0.02 0.0 Pipelines 319 3906.93 -9.69 -0.2 Services publics 1271 3441.34 -9.81 -0.3 Communications 2138 8262.40 +17.24 0.2 Ventes au détail 1303 3752.57 -21.04 -0.6 Sociétés de gestion 1352 5390.68 -6.68 -0.1 BOURSE DE VANCOUVER Indice général 42520 775.45 +0.16 0.0 MARCHÉ AMÉRICAIN 30 Industrielles 36150 5182.15 -34.32 -0.7 20 Transports 5223 2058.62 -25.92 -1.2 15 Services publics 4558 221.07 +0.77 0.3 65 Dow Jones Composé 45932 1722.99 -12.81 -0.7 Composite NYSE * 329.10 -2.07 -0.6 Indice AMEX * 546.54 -2.15 -0.4 S&P 500 * 616.92 -4.77 -0.8 NASDAQ * 1038.19 -18.35 -1.7 LES PLUS ACTIFS DE TORONTO Volume Haut Bas Fcrm.Var.Var.Compagnies (000) ($) (S) (S) (S) (%) CLEARNET COMM I A 3325 23.13 21.50 22.50 -0.50 -2.2 SHERRITT RT 3243 1.69 1.35 1.50 +0.15 11.1 METHANEX CP 3116 10.88 10.63 10.75 +0.13 1.2 METHANEX CP I 2562 7.50 7.38 7.50 +0.13 1.8 AUR RESOURCES INC 2013 6.88 6.50 6.50 -0.25 -3.7 NOT AVAILABLE 0.00 0.00 0.00 - AIRBOSS OF 1714 0.30 0.24 0.30 +0.07 30.4 BARRICK GOLD CP 1639 36.13 35.63 35.75 -0.50 -1.4 NORTH TELECOM LTD 1272 60.50 58.75 59.00 -0.88 -1.5 AUREX RES CP 1269 0.14 0.12 0.14 +0.02 16.7 PAPETIERES TOR.(X-PF TSE) 150 Jours! PRODUITS CONSOMMATIONS (X-CP TSE) 150 Jours AURIFERES TOR.(X-GL TSE) 150 Jours! 10500.00 10000.00 14 Déc 10435.84 Biochem Pharma Inc (BCH MSE) 150 Jours DECISION-PLUS VIDÉOCASSETTE GRATUITE Deux heures éducatives qui pourraient changer votre vie (514)392-1366 LES PLUS ACTIFS DE MONTRÉAL Volume Compagnies ((XX)) Haut (S) Bas (S) Ferm.(S) Var.(S) Var.w AUR RESOURCES INC 1255 6.75 6.50 6.50 -0.25 -3.7 SODISCO-HOWDEN 520 0.16 0.15 0.15 - - STONE-CONSL CP 505 18.00 17.75 17.75 - - TANDEM RES LTD 470 0.47 0.37 0.40 -0.01 -2.4 POWER CP OF CDA 424 20.63 20 38 20.38 +0.13 0.6 BIOCHEM PHARMA 405 48.25 41.25 43.00 -5.00 -10.4 TOR BK 402 2400 23.75 23 88 - - BCE INC 395 46.25 45.75 45.75 -0.25 -0.5 ROYAL BANK OF CDA 369 31.25 31.00 31.13 - * NATL BANK OF CDA 341 11.13 10.88 11.00 - * 544454 34637594 A in I.K I) K V U I II .I.K V K X I) It K IM I à I» K » I XI II It E I II !> .1 \ D 0 Désespérant ! Jean-Robert Sa ns façon U's derniers jours nous ont offert le spectacle d’un gouvernement libéral fédéral à ce point empêtré dans ses contradictions que tous ceux qui défendent l’avènement d’un fédéralisme efficace doivent se désespérer de tant d’incohérence et d’absurdité.endant que le ministre des Finances du Canada, Paul Martin, tentait de convaincre ses homologues provinciaux du bien-fondé d’une réduction de la participation fédérale au financement des programmes de santé, de sécurité du revenu et d'éducation, dans un autre immeuble le ministre IJoyd Axworthy annonçait la création d'un tout nouveau programme national de garderies à frais partagés.Selon quelle logique entend-on réduire sa participation financière à un programme comme le Régime d’assistance publique du Canada, dont le budget inclut déjà plus de 400 millions de fonds fédéraux pour la garde d’enfants de familles défavorisées, et du même coup créer un nouveau programme national de garderies de 720 millions sur le même principe de partage des coûts qu’on vient d’abandonner?En fait, l’explication peut-être la plus franche, mais pas la plus pertinente dans un pays qui vient de frôler la rupture, c’est celle qu’a livrée le premier ministre Chrétien mercredi.En réponse à une demande de la ministre des Finances du Québec qui voulait qu’Ottawa lui cède des «points d’impôt» pour remplacer les transferts fédéraux «en espèces» qui ne cessent de diminuer, M.Chrétien a soutenu qu’«il est très important de continuer à faire des transferts visibles pour que les Canadiens de toutes les provinces sachent que le gouvernement fédéral contribue au paiement des programmes sociaux qui sont gérés par les gouvernements provinciaux».Qu’importe si ces programmes ne sont pas de sa compétence, si Ottawa n'offre lui-même aucun de ces services qu’il finance de plus en plus chichement par son pouvoir de lever des impôts ou de s’endetter, l’important, c’est l’image.Cela ne fait pas sérieux, il y a sûrement autre chose.Ce pourrait être, par exemple, le fait qu’en réduisant progressivement sa participation au financement des programmes tout en conservant les revenus fiscaux qui leur étaient dédiés, Ottawa réduit son déficit, mais laisse aux provinces le rôle ingrat de procéder aux compressions dans les services.Pour pousser le sadisme d’un cran, Ottawa leur rappelle que pour recevoir les millions qui restent, elles doivent continuer de respecter les normes nationales, même pour des programmes de compétence provinciale exclusive.Voilà une raison supplémentaire pour critiquer la mise sur pied du nouveau programme national de gar- deries à frais partagés: si Ottawa n’a plus d'argent |x>ur la siuité et l’aide sociale, où trouve-t-il les 720 millions pour les garderies?Et comment peut-il exiger des provinces qu’elles ajoutent le même montant, alors que certaines d’entre elles ne jxjurront même plus assurer la qualité des services en place à la suite des restrictions annoncées dans les versements en espèces?Entendons-nous bien: les familles canadiennes ont besoin de nouvelles places en garderies, et les services de garde qui existent déjà ont besoin de plus d'argent.On ne redira jamais assez l’importance des services de garde pour permettre aux femmes d’occuper la place qui leur revient dans le marché du travail.Mais s’il est un domaine où Ottawa devrait avoir compris depuis longtemps que ça ne le regarde [tas, c’est bien celui de l’éducation et des services sociaux.Ce que demandent les Québécois, défenseurs du fédéralisme autant qu’indépendantistes, c’est qu’Ottawa se retire des domaines qui ne sont pas de sa compétence en transférant aux provinces les outils fiscaux nécessaires à leur financement.Si, pour des raisons budgétaires évidentes, le fédéral n’est pas en mesure de répondre à ces attentes dans l’immédiat, il devrait avoir la décence de ne pas aggraver les choses en créant de nouveaux programmes dans des domaines de compétence provinciale exclusive.Si Ottawa veut sincèrement aider les provinces à offrir des services sociaux, de santé ou de garde à l’enfance de qualité, le meilleur moyen d’y parvenir n’est pas de créer un nouveau programme à frais partagés dont il ne peut même pas garantir la pérennité au delà des prochaines élections, mais de maintenir un niveau acceptable de participation aux programmes existants.Le Québec n’a que faire de nouvelles «normes nationales» en matière de garde à l’enfance, un service qu’il offre depuis longtemps et qu’il connaît mieux que tous les encombrants bureaucrates fédéraux.Qu’on nous verse l’argent ou qu’on nous cède les outils fiscaux équivalents, nous verrons à établir nos propres priorités.En matière de garderies comme en tout autre domaine de notre compétence.N’est-ce pas cela, le fédéralisme rentable et décentralisé que le NON référendaire devait apporter?À suivre M.Chrétien dans ses basses manoeuvres, on en déduit qu’il ne veut rien retenir d’autre du vote du 30 octobre dernier que sa propre vision étriquée, dépassée du fédéralisme.Une attitude méprisante qui nous conduit à vitesse grand V vers un autre référendum.Ce pays est l’otage d’un premier ministre à la vision étriquée du fédéralisme.De guerre lasse François [r===ïl insi donc, la «paix» est officiellement conclue en A Bosnie-Herzégovine, pays mort-né au début de 1992, méthodiquement démoli au cours des trois années suivantes.Paix des cimetières, _________ doublée d’une opération de relations publiques propre à redorer le blason de l’Occident, humilié pendant des mois et des mois sur le terrain archi-miné des Balkans.La cérémonie de signature de Paris, où était présent, hier, tout ce qui compte diplomatiquement — et où donc, logiquement, le Canada était absent, se bornant à n’envoyer qu’un obscurs sous-ministre — avait tout du «dernier salon où l'on cause», de l’endroit où il fallait se faire voir pour briller au podium et à table, entre homard breton et chapon de Bresse- Mais il fallait regarder, hier matin au palais de l’Elysée à Paris, les têtes sans expression des trois leaders des Balkans, pendant que se succédaient au podium présidents et chanceliers occidentaux tirant ostensiblement la couverture à eux.11 fallait voir le Serbe Milosevic hésitant à serrer la main du Croate Tudjman.Il fallait entendre le Bosniaque Izetbegovic — le plus «perdant» des trois dans cette affaire — avouer explicitement qu’il ac- Brousseau ceptait ce plan de paix «sans enthousiasme, comme quelqu’un qui boit un médicament utile mais amer».Il fallait écouter les dernières nouvelles de Sarajevo, où des obus ont encore éclaté hier et où les Serbes du lieu, furieux, jurent de tout saboter.Et l’on comprenait tout ce que cela a de bancal, d’hypocrite et d’incertain.Paix amère, paix injuste comme la plupart des paix, paix pour la gloire d’un président américain et de la diplomatie occidentale, paix-exercice d’une OTAN en crise d’identité, cette «non-guerre» sur le territoire d’un pays qui n’existe plus a pourtant, malgré tout, des chances de persister.Pourquoi?Certainement pas à cause du génie diplomatique de Bill Clinton, des belles phrases de Jacques Chirac ni des splendeurs de l’Élysée.Tout simplement, parce que — 200 000 victimes et deux millions et demi de réfugiés plus tard — la mort et la lassitude ont fait leur œuvre sur le terrain, les états-majors ont grass» modo trouvé leur compte, les sadiques suffisamment joui et les extrémistes jusqu’au-boutistes cessé d’occuper le haut du pavé.Triste paix, honteuse paix.Mais paix quand même.Bonne chance! Assurance fourre-tout On est passé dans les années I960 de l’assurance-hospitalisation à l’as-surance-maladie en 1970 et aujourd’hui à l’assurance fourre-tout.Sous le prétexte de la gratuité, on se laisse aller joyeusement à l’alcoolisme, au tabagisme ou à l’absorption de toutes les drogues imaginables.Je crois que le principe premier de l’assurance-maladie et de l’assuran-ce-hospitalisation est de venir en aide aux personnes malades, que ce soit a cause d’une maladie héréditaire, accidentelle ou non volontaire.Un exemple: récemment, j’ai vu à la télévision une personne s’intoxiquer volontairement quatre fois au PCP et a chaque fois être désintoxiquée a l’hôpital! Est-ce normal et juste envers les personnes qui sont vraiment malades et qui ne courent pas apres?Vous allez me dire que ces personnes paient aussi avec leurs impôts les frais causés par leur maladie.Moi aussi, je paie pour l’assuran-ce-automobile.Est-ce que cela me donne le droit de foncer sur un poteau tous les jours?Mais alors, que faire?Ix-s personnes qui persistent dans leurs mauvaises habitudes du LETTRES -?- tabagisme, de l’alcool ou des drogues devraient se prendre une assurance privée au cas où cela leur causerait des problèmes de santé.Si elles devaient être hospitalisées, c’est leur assurance qui paierait et non pas toute la société.En agissant ainsi, les gouvernements n’auraient pas à couper dans le domaine de la santé et ailleurs car on épargnerait ainsi des milliards de dollars, sinon annuellement, sûrement après quelques années.Le principe d’une assurance, c’est de prévoir l’imprévisible.Si je prends une assurance-vie et que je dis à mon assureur que le lendemain, je m’enlève la vie, est-ce qu’il va m’assurer?Il devrait en être de même pour les personnes qui s’automutilent quotidiennement par le tabagisme, l’alcool ou les drogues.Georges Rivard Granby, 11 décembre 1995 Voir fleurir Montréal Qu’est-ce qui se passe avec l’administration de la Ville de Montréal?Le maire est l’architecte du Biodôme, le Jardin botanique lui tient a cœur, il veut qu’on décore nos maisons pour Noël et qu'on fleurisse nos quartiers.Tout cela est très beau, mais le reste de la ville?Montréal est une des villes les plus dépourvue^ de verdure en Amérique du Nord.A Notre-Dame-de-Grâ-ce, où la partie est ne possède que le huitième des espaces verts de Montréal, la Ville devrait approuver la construction de condos sans s’occuper d’un plan d’ensemble tel que le maire l’avait promis en novembre.Si on agit pêle-mêle, des arbres très anciens seront abattus, une rue sera allongée; nous serons encore plus pauvres en espaces verts, l’air sera plus pollué (près de l’autoroute Décarie).Les gens qui habitent dans ce secteur sont mécontents et nous, qui habitons plus loin mais pour qui ce lieu est un des rares qu’on peut visiter sans prendre une journée de congé, nous disons holà! Assez, la destruction des derniers espaces verts! Il y a assez de maisons, d’appartements et de condos vides dans la ville mais il n’y a pas assez de parcs, pas assez de places pour se balader.Ce problème n’est pas unique à Notre-Dame-de-Grâce; il touche tout le monde dans cette ville que- nous ne voulons pas voir couverte de plus d’asphalte, mais que nous voulons, comme monsieur le maire le disait et promettait, voir fleurir.E.Mol Montréal, 11 décembre 1995 Crise de l’État-providence traditionnel - armi les certitudes qui P sont en train de s’écrouler figurent celles con-scernant les liens de solidarité dans la société ca-u==J nadienne.Malgré la place de choix que le Canada occupe dans les rapports successifs des Nations unies sur le développement, humain, nous vivons une crise de l’État-providence traditionnel.Partout, c’est le régime des compressions.On ferme des hôpitaux tout entiers.Des provinces se font concurrence sur les réductions dans l’assistance sociale ou l’introduction de critères comme le workfare pour continuer d’en bénéficier.Et signe des temps — le Québec n’a-t-il pas déjà donné l’exemple dans le domaine constitutionnel?—, la Colombie-Britannique ne veut plus entendre parler de responsabilité envers les ressortissants des autres provinces qui lui réclament l’assistance sociale dans les trois mois suivant leur arrivée.(Un autre litige fé-déral-provincial pour épicer notre rie de fédération!) Au fédéral, Lloyd Axworthy a introduit des changements au système d’assurance-chômage qui mettent l’accent sur des programmes d’entraînement obligatoire, tout en allongeant les périodes d’attente pour avoir droit aux prestations.Et le budget Martin de février dernier a mis tout le monde sur ses gardes en ce qui touche la réduction des transferts fédéraux aux provinces.Bref, les réformes qu’on prépare sont placées sous le signe de l’austérité.Plus qu’une fin de siècle, on sent la fin d’une époque; et le refus, de plus en plus pressant, de la part des leaders d’opinion et des milieux d’affaires, de dépenses sociales au delà du strict minimum.Qu’il y ait des problèmes fiscaux qui se posent, comment le nier?Mais qu’on se trouve au bord de la faillite comme le clament le Reform Party et les milieux néolibéraux canadiens, c’est une tout autre histoire.Plusieurs des opposants à factuel discours néolibéral, comme Linda McQuaig (Shooting the Hippo), mettent l’accent sur les taux d’intérêt élevés pratiqués par la Banque du Canada à l’époque de John Crowe.D'autres insistent sur les effets néfastes de la mondialisation sur le secteur manufacturier canadien — dont l’ALENA fut le pendant nord-américain — qui a augmenté les dépenses d’assistance sociale au début des années 90 dans des provinces comme l’Ontario.Mais nous restons encore sur notre faim quant au rôle clé que joue la question du déficit daps les attaques soutenues contre l’État-provi-dence d’aujourd’hui.Après tout, certains pays européens, avec des niveaux de dépenses sociales plus élevés que les nôtres — le Benelux et les pays Scandinaves, par exemple —, semblent moins paniqués que nos gouvernements fédéral et provinciaux.L’Allemagne fédérale s’est payé le luxe de l’absorption de l’ex-RDA sans que son économie ne s’écroule; et l’Italie, malgré une crise politique quasi permanente et un déficit des finances publiques très élevé, conserve sa crédibilité comme puissance industrielle.Il faut donc se demander jusqu’à quel point la crise de l’Etat-proriden-ce et des dépenses sociales à la canadienne n’est pas une crise idéolo-giefue.Ne reflète-t-elle pas le refus de la part d’une frange importante de l’opinion, orchestré par des instituts de recherche influents et parrainé par les milieux d’affaires, de continuer à payer des taux d’impôts proportionnels aux bénéfices réels que les grandes sociétés et les couches privilégiées tirent de leur position de force dans l’économie canadienne?N’est-ce pas aussi le reflet du refus global de la part du capital transnational et des participants à ce que le secrétaire américain au Travail, Robert Reich, appelle le secteur symbolique de l’économie, d’accepter leur part de responsabilité envers les perdants dans ce jeu de casino qui caractérise le capitalisme contemporain?Car l’informatisation dans le milieu du travail apporte des bénéfices réels aux gens très instruits et à ceux qui sont au fait des nouvelles technologies.Mais que faut-il faire avec l’autre 60 ou 80 % de notre population?Que les gouvernements doivent veiller à réduire la part des dépenses de la dette dans leur budget global est une idée qui peut rallier l’opinion de droite à gauche.Qu’il faille sabrer dans les dépenses sociales ou rejeter l’importance de l’équité et de la solidarité comme principes fondamentaux de notre société, c’est autre chose.Mais le danger est réel que ce soit exactement ce que nous sommes en train de faire à l’échelle pancanadien-ne, au moment même où nous portons beaucoup plus attention à la question nationale.Il y a plusieurs moyens d’aborder le problème de la fiscalité par la dette et par le niveau de nos dépenses sociales courantes.11 faut amorcer sérieusement de nouvelles solidarités qui doivent se créer au delà des clivages de génération.Et il faut regarder plus attentivement du côté d’autres sources potentielles de revenus gouvernementaux, comme un impôt sur l’héritage.du cancer ici et ailleurs .a mortalité masculine par cancer est élevée au Québec, omparativement aux autres pays industrialisés.Au Québec, la mortalité par cancer est passée de 55,9, en 1976, à 278,6 pour 100 000 personnes en 1991, me augmentation de 9 %.La Hongrie est le pays qui af-iche le plus haut taux de mortalité avec une valeur supé-ieure de 28 % à celle du Québec.Outre ce pays, seuls la Belgique, les Pays-Bas et la France ont une mortalité ilus élevée.la position relative du Québec, à l’échelle in-emationale, s’est détériorée depuis 1976.Par ailleurs, Israël et la Suède présentent les plus faibles taux de mortalité en 1991, avec des taux de 177,6 et 195,6 décès pour 100 ()()() personnes.Ces deux pays affichent une mortalité inférieure de 36 % et de 30 % respectivement à celle du Québec.la mortalité par cancer est également faible en Norvège et en Finlande.Le Québec comparé: indicateurs sanitaires, démographiques et socioéconomiques Ministère de la Santé et des Services sociaux LE DEVOIR FONDÉ PAR II P, N R I B 0 U R A S S A LE 10 JANVIER 1910 Directrice LISE BISSONNETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAUX Vice président, finances et administration FRANÇOIS T II 0171N Directenr de l'information CLAUDE BEAUREGARD Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, GUY TAILLEFER Rédaetenr en chef adjoint JEAN ROBERT SANSFAÇON Directenr artistique ROLAND YVES CARIGNAN 2050, me de Blenry, 9* étage.Montréal (Québec) HSA B M 9.T é I.: (51-1) 985-3333 FAIS CE QUE DOIS I.K I) K V it I II , I.K V K V U It K l> I I .1 II K l K M II II K I II il .1 A II I) î s J k > L’économie dévoreuse de société Le XXL siècle sera spirituel ou ne sera pas FRANÇOIS II K AUI.K Montréal I n réfléchissant à la difficulté pour les couples de concilier travail et famille, je me suis mis à imaginer un passé pas si lointain où les femmes travaillaient à la maison et les hommes dans le monde économique, de 40 à 60 heures par semaine.A travers les 30 dernières années, deux changements ; majeurs sont survenus.Par ('utilisation de machines au-; tomatiques, de l'information et même de robots, les nou-1 veaux procédés industriels ont augmenté la productivité des secteurs primaire et secondaire de l’économie.La production agricole, l’élevage, la pêche, l’extraction du minerai, la construction d’une automobile ou d’un téléviseur prennent moins d’hommes-heures.L’autre change-; ment majeur est l'arrivée massive des femmes dans le 11 marché du travail.Nous aurions pu nous attendre à ce que le nombre to-¦ î tal d’heures travaillées à l’extérieur par un couple dimi-’ nue où reste le même.Si, en 1965, le père de famille était occupé par son travail 50 heures par semaine, aujourd’hui les deux membres d’un couple devraient tra- L’économie doit être remise à sa place et cesser de régi men ter tous les secteurs de la vie sociale.vailler au plus 25 heures par semaine chacun.La conci-, liation du travail et de la famille serait beaucoup plus faci-|S le, la semaine de travail de trois jours serait la norme.Pourtant, ce n’est pas ce qui est arrivé.Le secteur ter-/ tiaire, celui des services, s’est développé au point d’occu-’ per plus des deux tiers des heures travaillées au total.Ce I secteur, par définition, ne produit pas de biens de \ consommation.Les aliments, l’habitation, le vêtement, les autos et les routes, les autres biens de consommation, la richesse donc est produite par moins du tiers de la population active.Pendant que des parents sont surmenés à force de s’agiter dans des activités économiques non directement productives de richesse et qui n’existaient pas il y a 30 ans, leurs enfants manquent d’attention et de surveillance, de cette disponibilité généreuse essentielle à leur développement.Quel monde de fous! En fait, l’économie est presque devenue un absolu et a orienté l’activité des gens au point de les distraire de ce besoin fondamental, personnel et social, de faire des enfants et de les élever.La folie économique nous atteint tous à des degrés divers et corrompt notre capacité de participer à la famille et à la société et la morale à travers elle.Plus l’économie prend de place, plus la société se déstructure.Plus les activités économiques sont inutiles et déconnectées des besoins fondamentaux et plus le citoyen perd le sens des valeurs.L’économie doit être remise à sa place et cesser de régimenter tous les secteurs de la vie sociale.Il faut la cantonner à la création de richesse matérielle et trouver le moyen de distribuer cette richesse à l’ensemble des citoyens.La fermeture d’hôpitaux et autres décisions qui réduisent la richesse collective ne sont que des cataplasmes sur les problèmes socioéconomiques.Cela est l’expression de l’assujettissement du politique par l’économique.Il faudra que de nouvelles structures sociales émergent pour relier les personnes les unes aux autres.Ces structures, évidemment, doivent être libres du joug de l’économie.Elles doivent éveiller les consciences, les détourner de l’abrutissement matérialiste, les ouvrir à la grandeur du spirituel.Je crois que ce qui manque le plus à notre monde est l’élaboration d’une morale épanouissante à l’abri des forces économiques.la restructuration de la société se fera par cette morale.Le XXL siècle sera spirituel ou ne sera pas.Enseignement de la religion La troisième voie La «laïcité ouverte» permet de tenir compte des attentes légitimes des parents sans maintenir le système confessionnel actuel FERNAND OUEI.I.ET Directeur de la maîtrise en sciences humaines des religions et du diplôme en fonnation interculturelle Faculté de théologie Université de Sherbrooke ous ceux qui suivent quelque peu l’actualité récente ont pu constater que plusieurs parents de groupes religieux, autres que catholique ou protestant, adressent des requêtes a l’école.Ils désirent que leurs enfants aient eux aussi accès à des lieux de prière dans l’école, à des enseignements pour nourrir leur foi et renforcer leur appartenance religieuse, pour manifester la spécificité de leurs croyances et de leurs va-eurs, notamment par leur habillement.Ils réclament également des jours de congé lors de leurs fêtes religieuses spécifiques.Et la liste pourrait s’allonger.Ces requêtes invoquent souvent le principe que soient étendus à tous les citoyens les droits et aménagements reconnus historiquement aux groupes catholique et protestant en matière de religion à l’école.Requêtes multiples de groupes religieux diversifiés, transformation importante des expériences religieuses dans la chrétienté au Québec, appropriation individuelle des croyances religieuses, sans oublier la présence d’une portion non négligeable de la population se définissant désormais sans appartenance religieuse: la confessionna-lité du système scolaire est remise en question.Cependant, l’ajustement des services scolaires en matière de religion est confronté aux garanties confessionnelles existantes pour les catholiques et les protestants, en vertu de la Constitution canadienne.Faut-il en conclure que la situation est complètement bloquée et que la seule avenue possible est celle du Comité catholique qui a récemment réaffirmé son adhésion à la confessionnali-té scolaire en minimisant la gravité des problèmes qu’elle soulève?Ut position des défenseurs de la confessionnalité scolaire s’appuient sur un argument très lourd: la majorité des parents désirent un enseignement religieux pour leurs enfants.C’est un point que les défenseurs de la laïcité pure et dure ont tendance à négliger.En soutenant récemment («La faillite du libre choix», Le Devoir, 22 novembre 1995) que les millions consacrés «à l’endoctrinement religieux» devraient être affectés à des besoins plus urgents et que l’enseignement religieux devrait être remplacé par l’enseignement moral, le vice-président du Mouvement laïque québécois, Daniel Baril, fait le jeu de l’Assemblée des évêques et du Comité catholique qui peuvent se présenter comme les seuls défenseurs des attentes légitimes des parents.Il existe toutefois une troisième voie qui permettrait de tenir compte des attentes légitimes des parents sans maintenir le système confessionnel actuel.C’est la voie de la «laïcité ouverte» adoptée par la CEQ ou de la «laïcité à contenu» dont parle le père Julien Harvey qui propose trois composantes principales de l’enseignement de la religion dans un tel système non confessionnel: la réalité de l’expérience spirituelle; le patrimoine religieux national; la connaissance des grandes religions et de celles des Premières Nations.Je crois pour ma part que le programme devrait accorder une place centrale à l’exploration de la tradition chrétienne et comporter une ouverture significative sur les diverses traditions religieuses de l’humanité et sur les visions non religieuses.Cet enseignement ne serait plus offert en option à l’enseignement moral, car ils ont tous deux une contribution importante à apporter à la fonnation civique et démocratique de tous les élèves.Cette voie de la «laïcité à contenu» est celle choisie par l’Angleterre où se |x>ursuit depuis plus de 25 ans une expérimentation pédagogique d’un enseignement de la religion à l’école à visées éducatives plutôt que confessionnelles.Ijes débats qui ont entouré la mise en place de ce qu’on a appelé là-bas la «nouvelle éducation religieuse» et ceux qui marquent présentement la publication des model syllabuses visant à renforcer la qualité de l'éducation religieuse seraient certainement très instructifs si le Québec optait pour une forme similaire d’enseignement de la religion à l’école.les défenseurs de la confessionnalité scolaire s’élèvent contre une telle approche de l’enseignement de la religion à l’école.S’ils acceptent de distinguer la mission spécifique de l’école dans ce domaine de celle de la famille et de la communauté de croyants, ils ne croient pas qu'il soit possible d’aborder l’enseignement de la religion d’un point de vue simplement culturel et comme composante de la formation civique et démocratique.Ils présentent une version caricaturale de cet enseignement comme un ensemble de notions abstraites sur la religion et les religions qui n’auraient aucun intérêt pour les élèves.Selon eux, l’enseignement de la religion doit nécessairement passer par l’initiation à une tradition religieuse spécifique.L'expérience anglaise m’apparait comme une réfutation claire de ces objections.L'expérimentation pédagogique qui se poursuit depuis plus de deux décennies en Angleterre est une preuve qu’il existe une alternative viable à l’enseignement religieux confessionnel.Et si on interprète correctement les résultats des quelques recherches qui ont été faites pour interpréter le sens des attentes des parents concernant l’enseignement religieux, il y a de bonnes raisons de croire qu’une majorité d’entre eux accepteraient que l’on mette en place ici une forme équivalente à la «nouvelle éducation religieuse» britannique si les autorités religieuses d'ici cautionnaient cette transformation.Compte tenu qu'il s'agit d'une question qui risque de soulever beaucoup d'émotion, il est peu probable que U* gouvernement québécois prenne le risque d’intervenir dans ce domaine s’il n’a pas l’appui des autorités religieuses.Il devient ainsi de plus en plus clair que si la situation est bloquée, ce n’est pas à cause du verrou constitutionnel niais parce que les autorités religieuses refusent de laisser à des instances laïques le pouvoir qu’elles possèdent depuis la création du ministère de l’Éducation de définir les orientations de l’enseignement de la religion à l’école.I.a position de l’Assemblée des évêques apparaît défendable dans la mesure où elle consiste à veiller à ce que les attentes des parents soient respectées.Mais elle le serait beaucoup moins si l’Etat lui fournissait des garanties claires selon lesquelles l’enseignement de la religion est considéré comme une composante importante de la fonnation des futurs citoyens et continuera d'occuper une place dans la maquette horaire une fois que le système scolaire aura été déconfessionnalisé.Pour qu’on puisse s’engager sur cette voie, il est urgent de mettre au point des programmes d’éducation au phénomène religieux en dehors de toute forme de contrôle confessionnel, dans une perspective de formation civique et démocratique.Cela encouragerait les enseignantes et les enseignants intéressés à se donner un perfectionnement dans ce domaine et à développer du matériel pédagogique.On pourrait ainsi espérer voir la «révolution éducative» qui s’est produite dans ce domaine en Angleterre s’amorcer aussi chez nous.Il est urgent de mettre au point des programmes d’éducation au phénomène religieux en dehors de toute forme de contrôle confessionnel, dans une perspective de formation civique et démocratique.Wl r s , «y KOfeMRS Wtà- PHOTO ARCHIVES L ’ E Q U I P E DU D E V O I K LA RÉDACTION Journalistes A l'information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, Louis-Gilles I'rancoeur (environnement), Kathleen Lévesque, Caroline Montpctit, Bernard Mortier, Isabelle Paré, Louis Lapierre (adjoint au directeur de l'information), Konrad Yaka-buski; Jean-Pierre Legault (responsable des pages thématiques), Diane Précourt (pages éditoriales, responsable de la section Tourisme); Martin Duclos et Christine Dumazel (relecteurs); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes); à l’information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillar-geon, l’aule des Rivières, Robert Lévesque, Benoit Munger, Odile Tremblay, à l’information économique: Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutrisac, Claude Lévesque, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l’information internationale: Jocelyn Coulon (responsable), François Brousseau (éditorialiste), Antoine Char, Sylviane Tramier, Clément Trudel; à l’information politique: Pierre O’Neill, Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa), Gilles I/'sage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venue (correspondant parlementaire à Québec); Serge Cha-pleau (caricaturiste); A l’information sportive: Yves d'Avignon; Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction); Marie-Claude Petit.Julie Tremblay (commis).La Documentation: Gilles Paie (directeur); Manon Scott, Serge La-plante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITE Lucie Pinsonneault (directrice), Yves Williams (superviseur, Avis publics et annonces classées), Jacqueline Avril.Daniel Barbeau.Jean de Billy, Brigitte Cloutier, Gys-laine Côté, Marlène Côté, Sylvie Hanna, Christiane Legault, Suzanne Miscevic.Jacques A.Nadeau, Micheline Ruelland, Monique Ver-reault (publicitaires); Sylvie laixirte, Pierrette Rousseau.Micheline Turgeon; Michèle Bouchard (secrétaire).L’ADMINISTRATION Yves Bouthiette (contrôleur), Dany Dépatie (adjointe à l'administration et coordonnatrice aux ressources humaines).Nicole Carmel (responsible des services comptables), Jcanne-d'Arc Houdc (secrétaire à la direction); Florine Cormier.Céline Furoy, Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross.IE MARKETING ET SERVICE À IA CLIENTÈLE Johanne Brien (secrétaire).Manon Blanchette, Monique L'Heureux, Us*- Lachapelle, Rachelle Lederc-Vcnnc LA PROMOTION ET LES RELATIONS PUBLIQUES Ionise Gagné (directrice).Chrystian Guy (superviseur à ia promotion des abonnements).LA PRODUCTION Jocelyn Arsenault (directeur de la technologie et des approvisionnements).Michael Schneider et MarioFrancc Turgeon (direction de la production).Johanne Brunet, Danielle Caillant.Ri-chanl DcsCormkTs.Marie-Josée Horion.Sylvain la-sage.Michèle Malenfant.Christian Vien, Olivier Zuitla.IE CONSEIL DU DEVOIR INC.Marcel Couture (président).IA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président).RogtT Boisvert (rire-président et directeur générai).Après le référendum Et maintenant?2 - Le Québec est inséparable du Canada à la condition que le système fédéral prenne en compte les raisons et la volonté québécoises d’exister EDGARD PISANI Ministre sous la présidence du général de Gaulle, l'auteur fut par la suite sénateur, membre du Parlement européen et chargé de mission du président Mitterrand.Entre 1988 et novembre dernier, il a présidé l’Institut du monde arabe.e retenons du dernier référendum qui s’est tenu au ~]% T Québec que l’essentiel de l’essentiel: % ¦ Ia «québécitude» existe irréductiblement.V ¦ Les choses évoluant comme elles le font, l’indé-1 \ pendantisme souverainiste a fort peu de chances de triompher un jour à l’échelle de la province.¦ Si l’affirmation culturelle n’était pas prise en compte suivant des modes nouveaux et novateurs, l’échec du OUI ne voudrait pas dire la victoire du NON mais une défaite commune.¦ Les Canadiens ont, vu de l’extérieur, intérêt commun à réécrire le pacte fédéral qui les unit.Le plus tôt possible.¦ Ia crise à laquelle nous assistons est celle de la vraie modernité politique qui doit associer en un jeu et en une architecture subtils diversité des êtres, unité dans l’action, appartenance culturelle et citoyenneté politique.Oui, mais comment?D’abord en proclamant que le culturel, l’identitaire ont une existence, une dignité et une capacité égales à celles de l’économique et du politique.C’est là une grande invention dont la mise au point épargnerait au monde de nombreux drames, en cours ou menaçants.Le système de l’Etat national que la France a porté jusqu’au jacobinisme a des commodités incontestables.Bien ou mal, il fonctionne.Ainsi, pour que leur dénomination soit conforme à leur réalité, les Nations unies devraient s’appeler «Etats unis».Mais le nom estpris et jalousement gardé.Les nations n’existent pas encore au théâtre du monde.les Etats-nations, par instinct de survie, mais aussi pour de bonnes raisons, auront la volonté de se consolider.En dépit des évolutions qui s'annoncent, ils auront la vie dure.On peut craindre même qu'ils ne sortent renforcés.Mais s’agit-il de détruire l’État ou la nation ou les deux eh même temps ou, plutôt, de mettre en cause le couple infernal que constituent l’État et la nation lorsque, ce qui est le plus souvent le cas, le premier (mâle par tradition) s’impose à la seconde.C’est bien de celg qu’il s’agit car nous avons besoin, le monde a besoin, d’États qui, limités dans leurs prétentions, assurent l’administration des choses et représentent les nations qui les fondent à l’échelle (le la communauté internationale.Nous avons besoin d’États, à cause de la prétention du marché à sceller la fin de l’Histoire.11 ne faut pas que l’humanité et son environnement soient un marché mondial et rien d’autre.L’humanité demeurera un être multiple aux intérêts aussi contradictoires que ne le sont les cultures qui font sa diversité et donc sa richesse, sa «vivabi-lité».Nous allons vers des États couvrant de vastes territoires et des masses considérables de populations, assumant des nations et des cultures diverses, gérant et incarnant, négociant avec l’extérieur les intérêts communs et ainsi assurant chacun une régulation régionale pour la négocier avec une nécessaire régulation planétaire.C’est en cela et dans ce schéma que le Québec est inséparable du Canada.Mais à la condition que le système fédéral prenne en compte les raisons et la volonté québécoises d’exister.Les tentatives jusqu’ici conduites n’ont pas résolu le problème posé.Le fait qu’une majorité de provinces, une majorité de la population canadienne, une courte majorité de Québécois estiment que l’indépendance n’est pas le bon chemin, ne démontre pas que les choses puissent demeurer en l’État.La majorité démocratique a un sens plein lorsque ceux qui s’expriment dans son cadre ont le sentiment profond d’identité d’être et de destin.La majorité ne peut imposer sa loi unitaire à un élément.à une minorité atypique, que par la force ou le mutuel consentement.Comme la première est exclue, il faut chercher le second.Neuf n’auront pas raison de un.Il faut que les 10 se Fédéralistes et indépendantistes n'ont pas la faculté de croire que leurs problèmes se résoudront sans grande initiative nouvelle.mettent d’accord.Mais le minoritaire ne peut pas plus abuser du caractère irréductible de sa culture pour refuser toute construction commune que les majoritaires ne peuvent abuser de ! leur nombre pour imposer leur loi.Le référendum qui s’est conclu par un échec numé-I rique de la thèse indépendantiste pourrait, devrait avoir | un double effet positif: convaincre ceux qui l’ont rejeté de | ce que le québéquisme représente une réalité qu’ils ne j peuvent ni négliger ni réduire, et convaincre les québé-quistes de ce que leur destin étant inséparable de celui du I Canada, ce n’est plus de rupture suivie d’arrangements qu’il faut rêver, mais de pacte entre le culturel et le politique.Si le problème est posé de la sorte, si chacun se sait «condamné» à ce pacte, alors naîtront les conditions et les î éléments de l’invention dont le Canada a besoin mais le monde aussi.Ia campagne référendaire a souvent été médiocre.Elle 1 a tourné au bras de fer politicien.Pourtant, dans le privé, en Ontario comme au Québec, il était possible d’entendre des raisonnements d’intellectuels opposés, d’acteurs économiques opposés qui se tendaient la main.Que les indépendantistes cessent de faire peser sur le Canada la menace d’un nouveau référendum, que les fédéralistes cessent de faire peser sur les rives du Saint-Laurent leur majorité sans effet et qu’ils cherchent et qu’ils se cherchent.Et qu’un jour, le plus tôt possible, quelques personnes conviennent de ce que la diversité est une réalité qui fait loi et de ce que l’union des volontés est le fondement de l’unité.Que quelques personnes soient installées ensemble hors du champ politique pour dire, au terme de délibérations secrètes, ce que suggère la réponse collective: dans le Québec, dans le Canada, dans l'Amérique du Nord, dans le monde tels qu’ils sont, tels qu’ils devien-nent.Ia concorde ne nait point, dit Saint-Thomas, de l’identité des pensées mais de l’identité des volontés.Mais pour que les volontés s’expriment, il leur faut un projet.Adversaires hier, solidaires à jamais, fédéralistes et indépendantistes n’ont pas la faculté de croire que leurs problèmes se résoudront sans grande initiative nouvelle.FIN * A 12 i.K it t: v h i h , i.k v k x it h t: h i i fl ii k t i: m ii ii e: i ii h fl LE DEVOIR ?ri s FORCILLO «M.Forcillo doit faire la démonstration qu'il n'est pas intervenu ou démissionner», a lancé André Lavallée SUITE DE I.A PAGE 1 règlement à l’amiable devait intervenir.lui CUM évalue à 50 millions de dollars les bâtiments de Molson situés à l’angle des rues Notre-Dame et Papineau, alors que l’entreprise en estime la valeur à 35 millions.Mais plus encore, une entente hors cour baliserait les causes de même nature qui se retrouvent nombreuses devant le tribunal qu’est le BREF, pouvant ainsi causer à long terme des préjudices financiers à la métropole déjà aux prises avec des finances chancelantes.«M.Forcillo est intervenu pour tenter d’en venir à une entente de gré à gré entre les parties alors que le dossier était appelé devant le Bureau de révision de l’évaluation foncière du Québec [BREF].M.Forcillo doit faire la démonstration qu’il n’est pas intervenu ou démissionner», a lancé hier le chef de l’opposition, le conseiller municipal André Lavallée.M.Lavallée s’inquiète du geste de M.Forcillo, qui cumule des fonctions au sein de l’administration municipale et de la CUM.Ainsi, à titre de vice-président de la Commission de l’administration et des finances à la CUM, M.Forcillo est l’un des responsables politiques du Service de l’évaluation.Or, le Code d’éthique des membres du conseil municipal stipule qu’«un membre du conseil ne doit pas influencer, chercher à influencer, ni participer à une décision ou à une action concernant une question vis-à-vis laquelle il se trouve en situation de conflit d’intérêts réel, apparent ou potentiel».Sammy Forcillo a vigoureusement nié hier avoir cherché un règlement et a refusé de remettre sa démission.«Je n’ai fait aucune pression.J'ai tout simplement demandé que les deux parties se parlent Je n’ai fait aucune ingérence», affirme celui qui dit administrer Montréal en «bon père de famille».Pourtant, dans un reportage diffusé à Radio-Canada mercredi soir, M.Forcillo a reconnu avoir rencontré en présence du directeur des finances et du contrôle de la Ville, Roger Galipeau, le 6 août dernier dans un restaurant de son district électoral, Roger Dufresne.Ce dernier agissait alors comme expert-évaluateur pour le compte de la CUM dans le dossier de Molson.M.Dufresne affirme dans le reportage qu’«ils [MM.Forcillo et Galipeau] voulaient que je tente une dernière approche pour régler le dossier hors cour».Deux jours auparavant, M.Dufresne s’était rendu au bureau de Sammy Forcillo avec le directeur du Service de l’évaluation de la CUM, Jean Bélanger, pour discuter du dossier.Toujours dans le reportage, M.Forcillo se défend en précisant qu’«on n’a pas parlé uniquement de Molson».Chose certaine, la CUM a changé de stratégie et cherche maintenant une entente avec Molson.«Deux montagnes ne peuvent pas se rencontrer, deux hommes, oui.Je n’ai fait que faciliter le dialogue qui était bloqué», a soutenu hier aux journalistes M.Forcillo.Du même souffle, le responsable des finances publiques explique que le dossier Molson traîne depuis déjà quelques années, privant Montréal de revenus importants.D'ailleurs, à Radio-Canada, M.Forcillo affirmait vouloir une conclusion la plus rapide possible pour «faire un chèque le plus vite possible», laissant entendre qu’il tenait pour acquis que l’évaluation foncière de la Brasserie Molson pourrait être revue à la baisse.De son côté, le BREF a ajourné la cause jusqu’en mars 1997.Entre-temps, Sammy Forcillo affirme agir avec diligence dans les dossiers municipaux, respectant ainsi les engagements électoraux de son parti politique.Vision Montréal.«Personne ne va me clouer le bec.[.] Je suis prêt à aider tout le monde», ajoute-t-il.L’opposition officielle ne le voit pas du même œil, se montrant prête à exploiter ce filon qui soulève des questions sur le fonctionnement de l’administration du maire Bourque.«S’il ne bouge pas, on demandera l’intervention du gouvernement», a affirmé André Lavallée.REFORMISTES «La nation est en péril Un ennemi [le Bloc] guette de l'intérieur» SUITE DE LA PAGE 1 En ce dernier jour des travaux — ils reprendront en février avec un possible discours du Trône et après un probable remaniement ministériel —, réformistes et libéraux se sont de nouveau sérieusement crêpé le chignon et ont maintenu le flot d’insultes qui constitue l’ordinaire des travaux de la Chambre depuis maintenant plusieurs semaines.Après avoir exigé mercredi que le premier ministre Jean Chrétien soit destitué de ses fonctions pour I cause de comportement politique ~t~ «irrationnel», les réformistes sont revenus à la charge hier, cette fois en déposant une motion visant à les faire reconnaître comme l’opposition officielle.Le Bloc compte 53 députés contre 52 pour le Reform, mais ce dernier estime que l’égalité des sièges qui sera créée par le départ de Lucien Bouchard et son propre statut de parti fédéraliste devraient lui valoir ce statut.«La nation est en péril.Un ennemi [le Bloc] guette de l’intérieur», a fait valoir le député Ray Speaker au moment de présenter la motion, que le président des Communes Gilbert Parent a prise en délibéré.Son verdict sera connu dans quelques semaines, mais il est pro- bable que, vu l’absence de précédents à cet égard, aucun changement ne sera apporté avant la tenue d’une ou plusieurs élections complémentaires.Le débat a toutefois dégénéré lorsque le chef réformiste Preston Manning en a remis sur les «absurdités» de M.Chrétien, qui est allé jusqu’à «donner un droit de veto constitutionnel au gouvernement séparatiste du Québec» et tient à conserver devant lui une opposition officielle qui ne le menace pas.Faisant sienne une citation de Winston Churchill, M.Manning a déclaré que «si le premier ministre trébuche, il doit être soutenu; s’il commet des erreurs, elles doivent être dissimulées; s’il dort, il ne doit pas être dérangé; mais s’il n’est pas bon, il doit être terrassé (po-leaxed)».La réplique du gouvernement ne s’est pas fait attendre, et c’est le solliciteur général Herb Gray, d’habitude extrêmement pondéré, qui s’en est chargé.«Dans notre système judiciaire, il existe une disposition en vertu de laquelle un juge peut ordonner que la santé mentale d’un individu soit évaluée pendant 30 jours.J’ai pensé que nous pourrions vous conférer ce pouvoir, M.le président, et que le chef du Parti réformiste soit le premier candidat» à un examen psychiatrique, a-t-il dit.Au sortir de la Chambre, M.Gray a ajouté que la proposition réformiste était «ridicule, fondée sur une profonde ignorance de notre régime parlementaire».Seule la loi du nombre de sièges doit jouer, et il serait «dangereux» qu’un gouvernement soit en mesure de choisir son opposition, a-t-il dit, faisant le rapprochement avec l’ancienne URSS.Au Bloc québécois, le leader parlementaire et aspirant à la succession de Lucien Bouchard, Michel Gauthier, abondait en ce sens.«Nous sommes 53, ils sont 52, merci», a-t-il laissé tomber lors d’une réplique à la motion réformiste qui a duré une trentaine de secondes.Mais M.Gauthier a aussi affirmé que le Bloc formait un meilleur parti d’opposition que le Reform, et il a même donné à entendre que le Canada anglais devrait se réjouir de la donne parlementaire actuelle.«On couvre pas mal plus le champ des préoccupations véritables des citoyens du Canada que ne le fait le troisième parti», a-t-il dit, donnant en exemple la lutte menée par les souverainistes contre le projet de réforme de l’assurance-chômage.Par ailleurs, le député, qui livrait hier son bilan de fin de session, a fustigé «la performance terriblement boiteuse» du gouvernement, auquel il a accordé une note de zéro, «le vide total», sur tous les fronts.Il a qualifié le plan de changements postréférendaire du premier ministre — société distincte, veto — de «lamentable échec», accusé M.Chrétien de «ne pas être un démocrate» vu ses intentions adve-nant un troisième référendum, et déploré le faible poids du Québec au .cabinet.A cet égard, il a appelé de ses vœux un remaniement ministériel qui emporterait notamment Michel Dupuy (Patrimoine canadien) et Diane Marleau (Santé), «des ministres qui auraient avantage à aller se ressourcer sur les banquettes arrière».Quant au tumulte qu’a connu la Chambre, c’est à Preston Manning — qui avait promis de ne pas reproduire, une fois à Ottawa, les traditionnels quolibets inhérents aux échanges parlementaires — que revenait le dernier mot.Et il en a mis la faute sur.les libéraux.«Le gouvernement n’a pas de réponses et lorsqu’il n’a pas de réponses il s’en remet à des attaques personnelles.C’est ça qui fait en sorte que le débat dégénère.» PAIX Sauf incident majeur, les trois camps estiment que la paix va s'installer SUITE DE LA PAGE 1 1995 ne fut pas très heureuse.S’il a conforté son pouvoir sur les Serbes d’ex-Yougoslavie, M.Milosevic a dû concéder d’importants territoires conquis en Croatie et en Bosnie-Herzégovine, provoquant une arrivée massive de réfugiés en Serbie.Les Serbes ont senti qu’une poursuite de la guerre ne leur apporterait rien de plus, et Slobodan Milosevic devait obtenir la paix au plus vite.En Croatie, le soulagement est aussi perceptible.Après les victoires militaires de l’été dernier, Zagreb ressentait un profond désir d’en finir avec le conflit.Franjo Tudjman a certes fait des mécontents, qui estiment qu’il est dommage d’arrêter la guerre en si bon chemin.La Slavonie orientale est toujours contrôlée par l’armée serbe.Mais le président croate devrait parvenir à calmer les ultranationalistes en lançant son pays sur la voie du développement économique et d’un retour à l’âge d’or du tourisme.M.Tudjman est peut-être le véritable vainqueur de la guerre en ex-Yougoslavie puisqu’il a atteint (ous ses objectifs: la Croatie est un Etat indépendant, le nationalisme a vaincu, les Serbes sont partis et la communauté internationale n’a pas sanctionné les Croates pour avoir utilisé les mêmes méthodes que les Serbes lors de leurs conquêtes en Bosnie-Herzégovine.Alija Izetbegovic, lui, est l’incontestable perdant de l’accord de Dayton.Pourtant, le président bosniaque parait serein.Pour un homme qui ne contrôle que 30 % de son pays, il a été plutôt bien accueilli à son retour à Sarajevo.Les nationalistes musulmans critiquent cependant l’abandon de la moitié de la Bosnie aux Serbes, et les démocrates acceptent mal que M.Izetbegovic ait entériné a Dayton la division du pays.Cependant, peut-être parce qu’ils ont déjà trop souffert ou parce qu’ils se sentent bien peu guerriers, les Bosniaques sont prêts à jouer le jeu.Ils vont devoir apprendre à vivre en enclave entre la Serbie et la Croatie.Et ils comptent sur le temps pour recomposer un paysage multiethnique dans la région.Le président Izetbegovic ne jure cependant pas que le plan de paix tiendra éternellement.A Belgrade et à Zagreb, on a atteint suffisamment d’objectifs vitaux pour se satisfaire de la pax americana.A Sarajevo, en revanche, on demeure prudent et sceptique.Dayton est ressenti comme un premier véritable cessez-le-feu, non pas comme une paix durable.Puisque l’armée américaine a un mandat d’un an sur le sol bosniaque, la trêve a une durée de vie d’un an.Ensuite, les Bosniaques aviseront.Ils ont douze mois pour bâtir une armée respectable.Si, à l’automne prochain, le constat est qu’un petit pays musulman est harcelé par ses voisins serbes et croates, l’unique alternative sera de partir a la reconquête de certains territoires perdus, notamment vers la mer Adriatique.Le problème majeur posé à la diplomatie occidentale se situe à Pale.Les séparatistes serbes sont mécontents.Les chefs de guerre sont condamnés par l’accord de Dayton, puisqu’ils sont inculpés de «crimes de guerre» par le Tribunal pénal international (TPI) de La Haye.Et la population, à laquelle on avait promis de n’accorder que des miettes aux Musulmans et aux Croates, ne se satisfait pas d’un plan de paix qui l’oblige à partager des territoires stratégiques.Elle n’admet notamment pas de devoir restituer les quartiers de Sarajevo actuellement sous contrôle de l’armée serbe.La question du «Sarajevo serbe» devait d’ailleurs être un thème des conversations à Paris.Les Serbes de Pale, peu soutenus par Belgrade, espèrent que la France et la Russie vont réussir à convaincre les Américains de «compléter l’accord de Dayton».Pale a réussi à persuader Paris — notamment par l’intermédiaire de l’armée française — de la légitimité de ses revendications.la France, officiellement engagée dans la défense d’un Sarajevo multiethnique, est désireuse de préserver les droits de la population serbe, et Pale, qui défend le séparatisme et la «purification ethnique», a trouvé un allié inespéré grâce à cet amalgame entre les «Serbes de Sarajevo» et ceux qui assiègent la ville.Les Serbes ont notamment su utiliser le désir de la France d’éviter de futurs affrontements entre ses hommes et les combattants du général Mladic.Pourtant, une fois l’accord de Dayton définitivement signé, aucun belligérant ne parait envisager d’en empêcher l’application par une contestation militaire.A Belgrade, Zagreb et Sarajevo, ainsi qu’à Pale, on évoque désormais les «batailles politiques» qui restent à livrer.Nul ne semble avoir envie de se frotter aux armées américaine, française et britannique, engagées sous la bannière de l’OTAN.Dessiner les lignes de partage du pays pourrait être beaucoup moins délicat que ne le prévoient les analystes militaires, y compris autour de Sarajevo.Rééquilibrage militaire Maintenant, sauf incident majeur, les trois camps estiment que la paix va s’installer en Bosnie-Herzégovine jusqu’à l’automne 1996.Pour qu’elle dure ensuite, il faudra que les pays occidentaux aient achevé plusieurs tâches avant de retirer leurs troupes.La première sera de reconstruire le pays, de relancer l’économie, d’aider à la création d’emplois et au logement des réfugiés.I>a seconde sera d’équilibrer les forces militaires, notamment eq assistant l’armée bosniaque.Les Etats-Unis ont déjà promis — verbalement — de conseiller et d’équiper les soldats de Sarajevo.MM.Milosevic et Tudjman ont donc signé le plan de paix avec un certain enthousiasme, et M.Izetbegovic avec une réelle prudence.Radovan Karadzic et Ratko Mladic tenteront peut-être de saboter le processus de paix, ce qui sera alors le premier test de la détermination occidentale à ne pas rater une occasion de paix en ex-Yougoslavie.Johnson de retour LE DEVOIR Québec — Le chef libéral Daniel Johnson croit toujours que la contestation de son leadership se conjugue au singulier et non pas au pluriel.De retour hier à l'Assemblée nationale pour la première fois depuis la reprise des travaux, il y a plus de (leux semaines, en raison d’une pneumonie, M.Johnson a tenu à minimiser les affirmations selon lesquelles un groupe de gens d’affaires libéraux — dont l’ancien chef de cabinet de Robert Bourassa, Mario Bertrand — mènerait une campagne en coulisses pour le limoger.«Votre pluriel est trop nombreux.C’est un pluriel de majesté», a-t-il répliqué aux journalistes qui l’interrogeaient sur les infor- mations diffusées la veille sur les ondes de Radio-Canada.«Ce qu’on appelait une grogne généralisée, ça reste une grogne personnalisée plus que toute autre chose.Je suis confiant que j’ai l’appui des membres du conseil général.» «Quant a la source, ça commence à être un peu plus connu, qui fait quoi.Vous tirez vos conclusions», a-t-il tranché.Les députés libéraux ont chaudement accueilli leur chef en Chambre, si* levant pour l’ovationner longuement — au grand dam des troupes péquistes.U* premier ministre Jacques Parizeau s’était absenté hier |x>ur des raisons personnelles et affrontera son adversaire politique en Chambre pour la dernière fois aujourd’hui.JOHNSON SUITE DE I.A PAGE 1 de conseiller en stratégie au sein de l’agence Bazin, Larouche, Sonnany et Vigneault.Aux élections provinciales de 1985, Langlois et Le Rouzès avaient contribué avec Mario Bertrand à la victoire de Robert Bourassa.Depuis lors, ils sont demeurés d’inséparables amis.Depuis quelques semaines, ils sont redevenus des compagnons d’armes.Ancien directeur de cabinet de Robert Bourassa, Mario Bertrand s’est exilé en France en novembre 1993.Son nom a refait surface au printemps de 1994, dans le dossier de M3i, une société reliée un temps à Hydro-Qué-bec.A l’époque, le ministre Christos Sirros et le premier ministre Johnson avaient convenu avec l’opposition pé-quiste que M.Bertrand s’était placé dans une situation de conflit d’intérêts.Il ne l’a jamais oublié et ne rêve que de prendre sa revanche.Depuis Paris, M.Bertrand a émis hier une déclaration pour faire savoir qu’il n’a pas participé aux difficultés de leadership de Daniel Johnson.Ce que nous avons par ailleurs appris, c’est qu’il s’intéresse de près à la succession du chef libéral.Un proche des conspirateurs a confié cette semaine au Devoir que M.Bertrand entretient une communication constante avec M.Le Rouzès.«C’est lui qui calle les shots.» Selon le sondage SOM, c’est Jean Charest que les Québécois croient le plus apte à succéder à Daniel Johnson, avec 29 % des préférences exprimées.Il est suivi dans l’ordre de l’animateur de télévision Jean-Luc Mongrain (23 %), l’ex-ministre Liza Frulla (9 %), Lise Bacon (7 %), Robert Bourassa (6 %), Yves Séguin (6 %), Lucienne Ro-billard (5%) et Michel Bélanger (4%).A travers ce palmarès, quel est le choix du triumvirat Bertrand-Iœ Rou-zès-Langlois?On pourrait être porté à croire que c’est Jean-Luc Mongrain, que Mario Bertrand a recruté alors qu’il était le grand patron de Télé-Mé-troixile.Mais non.C’est Jean Charest, nous assure-t-on, en précisant qu’ils ne l’ont pas encore convaincu de risquer de brûler à jamais sa carrière politique contre Lucien Bouchard.L'on soutient d’ailleurs qu’un autre sondage doit être effectué en janvier et que l’on mettra alors à l’essai de nouveaux noms.Les Bertrand et compagnie sont pressés parce qu’ils sont convaincus que Lucien Bouchard déclenchera des élections hâtives, peut-être aussi tôt qu’à l’automne 1996.Mais cette vision des choses ne fait pas l'unanimité.Pour l’instant, les tenants de l’attentisme à évaluation périodique continuent de croire que les défis qui attendent le futur premier ministre sont si grands que sa popularité ne pourra se maintenir.C’est une analyse qui remporte l’adhésion de la majorité des libéraux, d’autant plus que l'hypothèse de la candidature de Jean Charest inspire son lot de méfiance et qu’ils ne voient pas encore émerger le phénomène qui leur assurera la pouvoir.lit faiblesse des Bertrand et compagnie tient précisément au fait qu’ils n’ont pas encore réussi à fissurer le parti de l’intérieur.L’ancienne vice-présidente et l’ex-président de la commission politique, Diane Viau et Pierre Saulnier, sont depuis trop longtemps inactifs pour que le mouvement de contestation qu’ils ont lancé puisse devenir contagieux.La situation est bien différente de 1981, alors que les députés couraient après les journalistes pour déblatérer contre Claude Ryan, dont même les plus proches collaborateurs s’amusaient à profaner la règle du secret.Aussi longtemps que Daniel Johnson pourra compter sur la loyauté de son caucus et sur les exécutifs des comtés, il pourra repousser la remise en question de son leadership.Surtout s’il modifie ses comportements et actualise sa pensée politique.Exposition itinérante DE MONTRES CORUM UNIQUES D’EUROPE Du vendredi H décembre au M) décembre 1995 en exclusivité chez b JOAII.IJRR JOAILLIER LOU GOLDBERG JEWELLER (CANADA) INC.IC1Z2A4 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