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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 16 février 1971
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1971-02-16, Collections de BAnQ.

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dans ce numéro ¦ Un éditorial de Vincent Prince sur le conflit des enseignants: Vers un nouveau bill 25 ?(page 4) B Un bloc-notes de Claude Ryan: Quand M.Bourassa inquiète la presse anglophone (page 4) B L'accès à un niveau de vie moyen: Un droit que tout citoyen peut exiger en toute justice (page 3) ¦ la météo Ensoleillé.Tard dans la journée, nuagaus.Maximum de 20 é 25.LE DEVOIR Office férial Fais ce que dois VOL Montréal, mardi 1 6 février 1971 15 CENTS M.Chartrand connaîtra son sort ce matin Me Robert Lemieux est libéré par Pierre Richard Le leader syndical Michel Chartrand et l’avocat Robert Lemieux contre qui pèsent des accusations d’appartenance au FLQ, ont tous deux obtenu hier un cautionnement tandis que leurs coaccusés Pierre Vallières et Charles Gagnon devront attendre à vendredi matin pour connaître la décision du juge Roger Ouimet.Me Robert Lemieux a recouvré sa liberté, hier en fin d’après-midi, après avoir été détenu pendant quatre mois Néo-Canadiens victimes de "conseillers sans qu’il ne soit reconnu coupable d’aucune accusation.’ Pour sa part, M.Michel Chartrand présente ce matin en Cour d’appel une deuxième demande de cautionnement pour sa condamnation par le juge Ouimet à un an de prison pour outrage au tribunal; sa mise en liberté dépend de la décision delà Cour d’appel.Alors que dans le cas de MM.Chartrand et Lemieux, les procureurs de la Couronne n’ont émis qu’une objection de principe à leurs demandes de cautionnement, ils se sont opposés avec acharnement à la même demande formulée par MM.Vallières et Gagnon.Ces demandes de cautionnement font suite à la décision du juge Roger Ouimet, vendredi dernier, d’annuler l’acte d’accusation pour conspiration séditieuse qui avait été porté contre MM.Chartrand, Vallières, Lemieux.Gagnon et Larue-Langlois.Ce dernier était le seul des “cinq” à jouir d’une liberté sous // en immigration OTTAWA (CP) - Il existe au Canada un certain nombre de “conseillers en immigration” qui travaillent à leur compte et qui soutirent de l’argent aux immigrants par des pratiques illicites.Souvent ses bureaux privés de con-seillers sont créés par des anciens employés du ministère qui trouvent plus profitable de travailler ainsi à leur compte.C’est ce que révèle un informateur auprès du ministère de l’immigration à Ottawa qui affirme, entre autres choses, que des milliers d’immigrants s’installent chaque année au Canada bien qu’ils soient munis d’un simple visa de visiteur ou de touriste.Le ministère et la Gendarmerie royale ont l’oeil sur ces bureaux de conseillers qui prodiguent des conseils d’ordre légal aux nouveaux arrivés moyennant rémunération alors que les immigrants obtiennent gratuitement les mêmes services en s’adressant aux divers bureaux du ministère.Au nombre des pratiques illégales il y a notamment les mariages fictifs organisés pour la somme de $2,000 et qui permettent aux immigrants de s’installer au Canada sous pretexte que leur conjoint est citoyen du Canada.Il y a aussi les bureaux qui procurent de l’emploi aux immigrants.Ces derniers, selon les informations reçues à Ottawa, sont plus enclins à faire confiance à un individu de leur race, qui parle leur langue, même si ce dernier se sert de ces avantages pour tromper la crédulité des nouveaux venus.“D’au- Voir page 2: Néo-Canadiens 1.¦' V’:- - : -¦y1, t «iiilllüii Questionné par les journalistes.Me Lemieux, tirant un chariot rempli d’effets personnels et de dossiers, s'apprête â quitter le centre de détention Parthe-nais.La scène a été prise en fin d'après-midi, après que le jeune avocat eut obtenu du juge Ouimet sa liberté sous cautionnement.(Photo Le Devoir par Claude Léger) La tempête a fait 7 morts Au moins sept personnes ont perdu la vie au Québec en fin de semaine durant la tempête de neige qui, une fois calmée, est passée aux annales météorologiques comme l’une des pires.La neige èt la pluie verglaçante, poussées par des vents de 55 milles à l’heure, ont bloqué à un moment donné 17 grandes routés provinciales.Hier après-midi encore, 24 heures après la fin de la tempête, trois routes étaient bloquées: la 21 et la 47, sur les rives du Richelieu, et la 1 dans la région de Québec.la majorité des autres routes, selon le ministère de la voirie, étaient à dé- conseiller, bien que les autoroutes, particulièrement celles des la urentides et des Cantons de l’Est, étaient bonnes.Montréal a été recouverte de 12 pouces de neige samedi et dimanche, ce qui a porté l’accumulation totale de la saison a plus de 97 pouces.A cette même date l’an dernier, il n'était tombé que 53 pouces de neige et l’hiver entier n’avait apporté que 76.4 pouces de neige.Déjà, le budget de $7.5 millions affecté par la ville de Montréal au déneigement des rues a dû être renfloué de $3.5 millions et, selon le directeur de la voirie municipale, M.Jean-V.Arpin, M.Stanfield rejette l'idée de diviser le Canada en cinq régions autonomes par Jean-Pierre Bonhomme OTTAWA - Le chef de l’opposition, M.Robert Stanfield, a rejeté hier avec force les velléités de certains membres québécois de son parti de diviser le Canada en cinq régions autonomes ou indépendantes.n a aussi rejeté, quoique avec des précautions, l'idée d’un statut particulier pour le Québec, et il a affirmé sans ambages que le parti conservateur n’a au gré du temps Le savoir et l'avoir On a, pendant des années, répété aux Québécois que leur système d'éducation était le meilleur au inonde.Puis d'autres sont venus qui ont infirmé cette prétention et déclaré que désormais le Québec aurait des structures éducatives que le monde lui envierait.On s'interroge actuellement sur l'état des choses et l’essence même de l'édueation.Sont-cc les batiments scolaires qui ont coûté fort cher?les enseignants trop nombreux?les élèves en nombre croissant?Et l'on finit par croire que l'éducation c’est comme la culture, qui comme on le sait est ec qui reste quand on a tout oublié.Louis-Martin TARI) qu’une seule politique à ce sujet, celle qui est adoptée à Ottawa, qui consiste à renforcer l’unité du pays.M.Stanfield a de surcroît admis avoir reçu une lettre de récriminations du chef de l'aile québécoise du parti conservateur, M.Fernand Alie, mais il a nié que le document constitue un ultimatum.11 n’a pas voulu divulguer le contenu de la lettre de M.Alie, car il veut en discuter, avec l’auteur, a-t-il dit.mais il a précisé que si le document laissait entendre que le Canada devrait se morceler, il rejetait cette idée catégoriquement.C’est M.Stanfield qui a convoqué les journalistes après la période des questions en Chambre à 15 heures.Il a dit vouloir ainsi se dissocier d’une nouvelle publiée vendredi où l'on faisait état de la prétendue mise en demeure de M.Alie.Cette nouvelle, diffusée par la Presse canadienne, révélait que les quatre membres québécois du parti conservateur envisageaient de former un parti indépendant, vu les tergiversations du comité central du parti en ce qui concerne la politique constitutionnelle.De fait, les quatre Québécois se sentent de plus en plus isolés, surtout depuis ‘T’affaire des 250 diplômés francophones" pendant laquelle on a pu constater l’ambigüité de la position conservatrice.On sait par ailleurs que le conseil de l’aile québécoise du parti est Voir page 2: M.Stanfield jamais le déneigement n’a coûté si cher dans la ville.Hier, le temps dégagé et les températures saisonnières ont permis aux équipes de déneigement de poursuivre leur travail.Le maximum prévu pour aujourd’hui, 25 degrés, facilitera les opérations.Par contre, le bureau météorologique de Dorval prévoit pour mercredi du temps plus doux encore et de la neige ou de la pluie.La route et la neige ont été responsables de sept morts.Un jeune homme a été tué quand sa voiture a été poussée dans un ravin par un coup de vent et un autre a été trouvé asphyxié dans sa voiture ensevelie sous la neige, près de Québec.Des centaines d'automobilistes ont dû abandonner leurs véhicules sur les routes bloquées par la neige et se confier aux bons soins de motoneigistes qui se portaient à leur secours.A Québec, des centaines de personnes aui s’étaient rendues au Carnaval sont emeurées prisonnières des éléments.Il est tombé 17 pouces de neige dans la ville du Carnaval en fin de semaine, portant l’accumulation de la saison à 114 pouces.Les visiteurs qui tentaient de regagner leur foyer dimanche soir en ont ete quittes pour passer la nuit qui dans un hotel, qui dans un poste de police ou, pour les moins chanceux, dans des autobus arrêtés le long des routes.De toutes les personnes voyageant en autobus, les plus amères devaient sûrement être celles qui, dimanche matin, quittaient fièrement Montréal pour Miami.Leur véhicule s’est enneigé avant d’arriver au pont Champlain.Tous les services de transport en Voir page 2: La tempête L'Interloto: $125,000 à un chômeur Le hasard a bien fait les choses au tirage de ITnter-Loto de janvier.M.André Prévost, chômeur, est en effet plus riche de $125,-000.Agé de 38 ans, marié depuis un an et demi, sans enfant, ce résident de Notre-Dame de Stan-bridge, dans le eomté de Mis-sisquoi, avait été mis à pied deux Voir page 6: Interloto caution.Le président du Conseil central de Montréal (CSN) a été le premier à présenter sa requête.Très calme, il a déclaré au juge: “Le problème, c’est que je ne sais pas ce que je fais ici.La première accusation a été annulée tandis que la deuxième, appartenance au FLQ, est un mensonge royal complètement farfelu ”.Au juge Ouimet qui lui demandait: “Vous savez que vous avez la parole facile.Advenant votre libération êtes-vous prêt à être prudent?", le leader syndical a rétorqué: “J’ai toujours été prudent mais j’ai des choses à dire.Ça ne dépend pas de moi s’il y a 600.000 chômeurs au Canada et j’aurai sûrement à en parler.” Le procureur de la Couronne.MeGa-briel Lapointe, n’a enregistré qu’une objection de principe à cette demande, “parce que j’en ai reçu instruction" a-t-il précisé.Le juge a accordé un caution- nement de $1,000 sur immeuble.Deuxième à apparaître dans la boîte des accusés, le professeur Charles Gagnon a été accueilli par une charge impétueuse de la part de Me Bruno Pateras, un des six procureurs 'spéciaux’ de la Couronne.Celui-ci a déclaré que le ministère public s’obiecte de façon catégorique à la mise en liberté de M.Charles Gagnon qui représenterait, selon lui, “un danger extrêmement grave pour Ip sécurité pu- Voir page 2: Robert Lemieux A utre pas dans l'escalade Les membres de l'Alliance braveront loi et injonction par Gilles Provost Même si les négociations doivent reprendre ce matin à Québec, l’assemblée générale de l’Alliance des professeurs de Montréal a catégoriquement rejeté hier l’offre patronale présentée en fin de semaine.Les quelque 5,000 enseignants présents ont même décidé qu’ils ne respecteraient pas une éventuelle injonction ou une loi spéciale destinée à imposer le retour au travail.Ils ont d’ailleurs formellement décidé que le conseil d’administration de l’Alliance devait se préparer dès maintenant à cette éventualité.Entre-temps, on poursuivra l’action déjà entreprise en faveur de la scolarité garantie et on “l’intensifiera de jour en jour et de semaine en semaine jusqu’au succès final”.Paradoxalement, les enseignants à l’emploi de la CECM ont écarté l’idée d’une grève générale qui, à leurs yeux, ferait trop l’affaire du gouvernement.Concrètement, dès jeudi prochain, le syndicat montréalais organisera à Québec devant les bureaux du ministère de l’éducation et de la Fédération des commissions scolaires une manifestation destinée à prouver sa détermination.Ces décisions extrêmement radicales laissent à peine soupçonner l’exaspération des enseignants présents à l’assemblée d’hier.Manifestement, cette fois-ci, on n’entend pas céder; on veut conserver ses droits acquis, son statut professionnel, son diplôme et, évidemment son salaire.Lorsque le président de l’Alliance, M.Matthias Rioux, a prononcé pour la première fois les mots “escalade dans l’action”, il a été interrompu par une ovation monstre comparable à celle qui suit le point victorieux à la fin des éliminatoires de la coupe Stanley.Selon plusieurs observateurs, la détermination des enseignants montréalais n’a jamais été aussi grande, même pendant la fameuse grève de 1966 qui avait nécessité l’adoption d’une loi d’urgence, le bill 25.Par contre, plusieurs professeurs ont manifesté hier une hostilité et une méfiance à peine voilée à l’endroit de la Corporation des enseignants du Québec qui, à leurs yeux, se contente de belles paroles mais qui n’ose pas poser de gestes concrets.Par exemple, l’assemblée a ovationné un orateur qui demandait d’avertir la CEQ qu’on “lui réglera son compte si elle ne se mouille pas.” Selon l’exposé fait hier aux enseignants, les négociateurs patronaux ont Robert Bourassa au Barreau: offert en fin de semaine de supprimer toutes les déductions rétroactives de salaire et de rembourser l’argent ainsi enlevé aux enseignants.Par contre, la partie patronale a refusé d’aller aussi loin que la CECM qui avait officieusement suggéré la semaine dernière que les enseignants engagés avant juin 1968 soient tous payés comme s’ils n’avaient pas été déclassés pendant la durée d’application de la présente convention collective Les commissions scolaires et le gouvernement ont aussi accepté de supprimer le comité provincial de “classification” qui n’avait donné satisfaction à personne.Par contre, ils proposent que le gouvernement fasse seul le classement des enseignants sans que ces derniers aient de recours sérieux.Dans cette perspective, le ministre de l’éducation ferait lui-même ce classement après avoir précisé les moda- Voir page 2: L'Alliance Des syndiqués occupent les locaux de la FTQ par Gisèle Tremblay De trente à quarante syndiqués de l’Union des employés de commerce (local 500 de la FTQ) occupent depuis hier matin, à l’instar des “gars de Lapalme”, les locaux de leur syndicat, situés rue Bayard à Québec.Les protestataires, qui s’attendaient à être rejoints en soirée par plusieurs centaines de sympathisants retenus auparavant à leur travail, réclament la fin de la tutelle et de la mainmise américaine sur les affaires des 20,000 membres québécois de cette union internationale.Le local 500 subit en effet depuis trois ans la tutelle de “la Retail Clercks International Association” dont le siège est à Washington.Cette tutelle avait été imposée, explique-t-on officiellement, à la suite de maladministration et de détournements de fonds.M.Yves Carrier, l’un des organisateurs de l’occupation, a annoncé au cours d’une conversation téléphonique que le secrétaire de la FTQ, M.Fernand Daoust, agirait comme médiateur auprès du curateur, M.Dick Lewis, qui administre le syndicat depuis la capitale américaine.Prié de préciser pourquoi les occupants ne s'adressaient pas d’abord au président de leur syndicat, M.Carrier a déclaré que M.Mercier, en fonction depuis deux mois seulement, n’était qu’une “marionnette aux mains des Américains”.Rejoint à son bureau de Montréal, M.Mercier a dit qu’il soupçonnait fort l’ancien secrétaire trésorier du local 500, M.Jean J.Côté, d’être l’instigateur de la manifestation.M.Côté a été démis de ses fonctions la semaine dernière “pour des motifs graves”, a expliqué M.Mercier sans toutefois préciser davantage.M.Côté, qui participe effectivement à T’Opération récupération” déclenchée à Québec, a confirmé que ce geste de protestation faisait partie d’un plan général qu’il a conçu afin de permettre aux membres québécois de prendre le contrôle de leur syndicat.Commentant les informations selon lescjuelles son congédiement serait dû à une mauvaise administration.M.Côté s’est exclamé: “Je suis entièrement d'accord avec cela, c’est physiquement impossible d’administrer le syndicat de Washington.” Voir page 6 : La FTQ À la frontière du Laos Les Américains sont de Les tribunaux plus en plus harcelés appliquent les lois sans mgerence par François Barbeau Le premier ministre du Québec.M.Robert Bourassa, s'est fait rassurant hier soir devant les membres du Barreau de Montréal, leur réitérant que les inquiétudes du public au sujet de l’indépendance du judiciaire et du politique n’étaient pas fondées.“Les tribunaux sont là pour appliquer la loi.Ils doivent pouvoir le faire en toute liberté, justice et équité et libres de toute ingérence, d’où qu'elle vienne” “Le maintien de la confiance de la population dans ses tribunaux en dépend, a poursuivi M.Bourassa.et nous n’avons pas l'intention de faire le jeu de ceux-la qui auraient tout intérêt à ce que cette confiance diminue.Ce serait de la part de l'Etat de tomber dans un piège excessivement dangereux pour l’avenir de la justice, de la liberté et de la démocratie?Aux membres du Barreau de Montréal, réunis en dîner annuel à l’hôtel Reine, Elizabeth, le premier ministre a rappelé que les mesures exceptionnelles prises en octobre étaient Voir page 2: Las tribunaux par les correspondants de l'AFP en Indochine Les positions américaines situées au Sud-Vietnam à proximité de la zone démilitarisée sont de plus en plus fréquemment harcelées.Filtre Quang Tri et Khe Sanh, les positions “Alpha (feux” et "Alpha quatre’’ ont subi dimanche des bombardements au mortier qui, selon le porte-parole militaire américain de Quang Tri.venaient vraisemblablement du Nord-Vietnam.“Pour des raisons de sécurité", les dégâts causés par ces attaques n’ont pas été communiqués à la presse.A trois milles au nord de la base de Khe Sanh.immense "base arrière" de l’opération sud-vietnamienne au Bas-Laos, un convoi américain est tombé dimanche dans une embuscade.Deux soldats américains ont été tués et trois blessés.Bien que la saison sèche 1971 commence sous le signe de l’offensive pour les forces américano-sud vietnamiennes, le commandement américain à Saigon, a annoncé hier un nouveau retrait.Le troisième bataillon de la pre- Voir page 6: Les Américains Radio-Canada Les syndicats se concertent OTTAWA (CP) - Les dirigeants de quatre syndicats de Radio-Canada représentant quelque 4,200 employés se réunissaient hier soir à Montréal pour établir la stratégie à suivre en vue de résoudre les impasses de leurs négociations avec la société d’Etat.Le syndicat des employés de production, qui groupe 1.650 membres, a déjà organise des grèves tournantes dans diverses villes canadiennes.Les trois autres, qui négocient de nouveaux contrats depuis diverses dates, attendent la fin de la période de conciliation qui leur donnera droit de grève d’ici la fin du mois.Hier à Ottawa, la conciliation entre la partie patronale et 210 membres du service des nouvelles, affiliés à l’Ame-rican Newspaper Guild, a été rompue.Le représentant canadien de la Guilde, M.Robert Rupert, a annoncé que le président du conseil de conciliation, M.Thomas O’Connor, lui remettrait le rapport de la conciliation d’ici une semaine.La loi donne le droit de grève une semaine après le dépôt de ce rapport.Les conciliateurs doivent aussi rendre compte de leurs tentatives de règlement des conflits entre la société d’Etat et l’Association canadienne des employés de la radio et de la télévision (2.500 membres) et les 100 membres du Voir pago 2: Radio-Canada 2 • Le Devoir, mardi 1 6 février 1 97 1 suites de la première page ROBERT LEMIEUX blique”.Me Paieras a rappelé qu'outre l’accusation "très grave' d'appartenance au FLQ, trois autres accusations de conspiration pour dépôt d'explosifs remontant à 1966 pesent aussi contre Gagnon.D a aussi fait état de la condamnation de l’accusé pour conspiration pour commettre un vol à main armée en 1966.Le procureur de la Couronne a, de plus, cité des extraits de lettres que Gagnon a déjà écrites à des juges alors qu'il était en prison, un article de celui-ci publié par le magazine Maclean et le compte-rendu par un journal de Vancouver de propos que l’accusé aurait tenus lors d'un débat.Tout ceci, selon Me Paieras, prouve que Charles Gagnon a appartenu au FLQ et crée une présomption de culpabilité quant à l’accusation portée en vertu de la loi Turner.‘C’est très significatif, a répliqué Gagnon, que pour s’objecter à un cautionnement en 1971, la Couronne ressuscite des accusations remontant à 1966 pour lesquelles le ministère public a refusé de procéder jusqu’à maintenant.’ De toute façon, a-t-il ajouté, j’ai déjà obtenu des cautionnements pour ces accusations et je me suis toujours présenté chaque fois que la cour m’a demandé de le taire.M.Gagnon a reproché à Me Paieras de s’attaquer à ses idées politiques plutôt que de faire valoir des points de droit pour s’objecter à sa demanee.Et, il a ajouté mi-souriant, mi-amer: “E n’est pas surprenant qu'un militant du Parti libéral fédéral s’acharne contre un militant de l’indépendance du Québec’ Le requérant a.de plus, noté qu’il est dangereux pour la démocratie de garder en prison un individu pour rien "D ne semble pas que mon emprisonnement pendant quatre ans a réglé quelque chose au Québec: l’ordre public ne semble pas se porter mieux.” L’audition de la requête de Me Lemieux n’a duré qu’une vingtaine de minutes.Après que la Couronne n’eut formulé qu'une objection de principe, le juge Ouimet lui a accordé un cautionnement de $2.500 sur immeuble et lui a fait la mise en garde suivante: “Vousi serez assailli de tentations en sortant; j’espère que vous y résisterez.La loi existe toujours.” Enfin, le journaliste Pierre Vallières a repris certains arguments en droit déjà cités par Charles Gagnon et tout comme ce dernier, il fait état de certains passages d’un rapport d’une commission d’enquête sur le système pénal qui était présidé par le juge Ouimet.“Il serait temps de mettre un terme à ma vocation de bouc émissaire national” a-t-il lancé.Tout comme son camarade, Vallières s'est buté aux objections de la Couronne qui a rappelé qu’il avait déjà été condamné pour homicide involontaire (cause qui est en Appel) et qu’il y a contre lui plusieurs chefs d’accusation.Me Lapointe a fait état du livre “Nègres blancs d’Amérique” qui est présenté par son auteur comme une "autobiographie précoce d’un “terroriste’’ québécois” et d’une lettre de Vallières au juge Mackay qui se termine par le slogan “Nous vaincrons”.Pierre Vallières a mis le procureur de la Couronne dans un certain embarras en déclarant que les six accusations contre lui qui datent de quelques années ont échappé à la juridiction de la cour parce que, aux deux dernières ouvertures de terme (début novembre et début janvier), aucune date de procès ni aucune remise n’ont été fixées pour ces causes Surpris, le juge Ouimet a déclaré qu’il regarderait cette question de près.Le juge a pris en délibéré les requêtes de MM.Vallières et Gagnon et fera connaître sa décision vendredi matin.LA TEMPETE commun ont été paralysés à un moment donné durant la fin de semaine.Les aéroports de Montréal et de Québec ont été fermés, les services ferroviaires ralentis ou interrompus, les liaisons par autobus coupées, etc.Mgr Léonard Crowley nommé évêque auxiliaire à Montréal Mgr Leonard Crowley, administrateur de la paroisse St.Patrick de Montréal, a été nommé évêque auxiliaire à l’archevêque de Montréal avec le titre d’évêque de Mons en Numédie.Cest la nonciature apostolique à Ottawa qui a annoncé, au nom du pape Paul VI, la nomination du nouvel évêque.Il remplace Mgr Norman J.Gallagher, nommé à Port-Alfred le printemps dernier.Né à Montréal, le 28 décembre 1921, Mgr Crowley fit ses études à l’Externat classique Sainte-Croix et au Grand Séminaire de Montréal; ce qui lui permit d’acquérir une excellente connaissance du français.Licencié en droit canonique de l’université d'Ottawa, il fut successivement notaire et secrétaire au tribunal matrimonial de Montréal où il exerce présentement la fonction de juge.Ses 12 années de Uavail dans les garnisses Saint-Thomas d’Aquin et t.Patrick lui ont permis d’acquérir une vaste expérience pastorale et lui ont fourni l’occasion de s'engager dans plusieurs oeuvres sociales du diocèse et de la province.Mgr Crowley est directeur du conseil d’administration du “Father Dowd Memorial Home Inc”, membre du comité catholique du Conseil supérieur de l’éducation au Québec, membre du bureau de direction de l’institut pour la Santé mentale de Montréal, membre du bureau de direction du “Christian Research Foundation”, membre du bureau de direction du Pavillon chrétien à Terre des Hommes.L’ordination épiscopale sera conférée à Mgr Crowley en l’église St.Patrick par l’archevêque de Montréal, Mgr Paul Grégoire.La date de l’ordination sera communiquée plus tard.L'ALLIANCE lités d'application de son règlement numéro cinq.Les enseignants considèrent cette offre comme un recul.Par ce règlement, le ministre interviendrait dans un domaine qui devrait plutôt relever de la négociation collective, souligne M.Proux, puisque le classement détermine le salaire de l’enseignant.La CEQ et l’Alliance n’acceptent donc pas cette solution.S’ils l’acceptaient, ils ne pourraient contester aucune décision du ministre et risqueraient par exemple d’être encore plus mal traités que par le comité provincial de “classification”.Tout au plus pourraient-ils soumettre des “recommandations” pour faire corriger des erreurs “techniques” affectante des cas individuels.Le gouvernement n’a pas encore pris position formeUement sur la “scolarité garantie” réclamée par les enseignants jusqu’à la fin de la présente convention collective.Elle doit répondre officiellement ce matin.Même si le syndicat n’exige pas officiellement la scolarité garantie par la suite, la partie patronale est très consciente qu’elle pourrait difficilement faire marche arrière sur ce point si elle cède maintenant.Les enseignants n’ont pas hésité à reprendre les moyens de pression même si les négociations se poursuivent parce qu’ils ont l’impression que le gouvernement ne cherche qu’à étirer le plus possible le débat.Cest la partie patronale, en effet, qui a demandé d’ajourner à aujourd'hui pour “avoir le temps d’étudier les demandes syndicales ”.A nouveau.42 écoles de la CECM ont été fermées hier matin et il en était de même pour toutes les autres hier après midi.A bien des endroits, même quand les écoles sont “ouvertes", il se donne souvent fort peu de cours.Dans ces conditions, les étudiants en ont assez de faire les frais du mécontentement de leurs professeurs.Dès demain, ceux de la région numéro cinq (nord de la ville) ont l’intention de faire une manifestation pour protester contre la situation actuelle.Dans plusieurs écoles, les élèves ne se présentent plus en classe ou, au contraire, ils occupent leurs locaux et en interdisent l'entrée aux enseignante.Dans certaines écoles, les élèves ont même pris en main leurs propres cours.Les parents sont tout aussi mécontents.Ceux qui travaillent doivent quitter la maison sans savoir si leurs enfants ne reviendront pas dans quelques minutes.Un grand nombre s’inquiètent pour les très jeunes qui doivent affronter les intempéries pour trouver la porte de l’école fermée.Dans ces conditions, la Fédération des unions de familles organisera vendredi soir prochain à l’auditorium Le Plateau une assemblée à l'occasion de laquelle on décidera peut-être de recommander à tous les parente de garder leurs enfants à la maison.Déjà, les comités de parente de certaines écoles ont déjà donné de tels mots d’ordre.D semble qu’il ait été respecté.Plusieurs groupes d’étudiants appuient aussi les protestations des enseignants.Cest notamment le cas des futurs professeurs qui étudient actuellement à l’Université du Québec.Hier, une trentaine d'entre eux ont occupé les bureaux du service de la reconnaissance des brevets et de la certification des maîtres.Même si ce service dépend du ministère de l'éducation, il est situé à l’université du Québec.M.STANFIELD saisi d’une résolution de comté favorisant la création de cinq républiques canadiennes indépendantes.Après la conférence de presse d’hier, les conservateurs récalcitrants n’auront pas grand chose à se mettre sous la dent.M.Stanfield a seulement dit, en réponse à une question, qu’il y avait lieu d’examiner comment on pourrait donner plus de pouvoirs au Québec sans miner la fédération canadienne.En ce qui concerne la récupération de la politique de sécurité du revenu, une exigence québécoise à la dernière conférence constitutionnelle, M.Stanfield a dit qu’il consentirait à étudier la question (to take a look), ce qui le distinguerait de M.Trudeau qui.selon lui, opposerait une fin de non-recevoir en cette matière.D’autre part, a renchéri M.Stanfield, j’ai déjà affirmé, et je le répète, que s’il y a peut-être lieu de décentraliser en faveur des provinces dans certains secteurs, il y a peut-être également lieu de centraliser en faveur du gouvernement fédéral dans d’autres.’’ Cette façon pragmatique de voir les choses ne satisfait pas tous les députés québécois.Le député de Joliette, M.Roch Lasalle, par exemple, a émis un communiqué vendredi dans lequel il affirme que le Québec est dans une situation particulière et où il demande que l’on “tienne compte des aspirations légitimes (du Québec) et qu’on lui transmette des pouvoirs spéciaux qui assureraient l’épanouissement de la nation canadienne-française”.“Il est impensable, poursuit le communiqué, que les députés francophones siégeant à Ottawa refusent de supporter et d’endosser ouvertement les revendications du gouvernement québécois sur les mesures visant la sécurité sociale”.Ce député a par ailleurs dit au Devoir que les députés québécois cherchent à obtenir une clarification de la politique du parti en ce qui concerne le Québec et qu’ils ont la conviction de n’être consultés que pour la forme.M.Lasalle ne cache pas non plus qu’il appuie l’idée d’un Canada à cinq et les trois autres conservateurs québécois se disent prêts, quant à eux, à étudier le projet.M.Stanfield, en somme, a affirmé hier qu’il tolère des différences de vues en ce qui concerne l’organisation du parti et son financement, mais qu’il ne le tolère pas en ce qui concerne les politiques de base.Il a ajouté enfin qu’il n’avait pas encore discuté de cette question avec les quatre Québécois mais qu’il se propose de le faire bientôt.M.Lasalle avait pourtant dit au Devoir vendredi qu’il avait été convoqué au bureau de M.Stanfield, la semaine dernière, et qu’il avait saisi cette occasion pour exposer ses griefs.M.Lasalle a dit avoir évoqué la possibilité d’une séparation, ad venant le cas où la réponse du parti ne serait pas satisfaisante lors d’un congrès général prévu pour le printemps.COLLEGE DE L’ASSOMPTION Institution privée fondée en 1832 Dirigée par le clergé diocésain de Montréal Déclarée d'intérêt public par le ministre de l'Éducation du Québec Enseignement général pour garçons et filles Service de résidences pour garçons • NIVEAU SECONDAIRE Enseignement général sanctionné par un diplôme de fin d'études secondaires et donnant accès aux études de niveau collégial.Programme officiel du ministère de l’Éducation avec ou sans latin; profils; lettres, sciences, sciences humaines.• NIVEAU COLLÉGIAL (NIVEAU DES CEGEP) Enseignement général conforme au programme du ministère de l'Éducation, sanctionné par un diplôme d'études collégiales et donnant accès aux études universitaires.Examen d’admission en secondaire I le samedi 20 février à 12h.30 Apporter le bulletin de l'année courante.Renseignements: secondaire I, II.Ill, IV.secondaire V.collège I et II, tél.: (514) 837 4738 tél.: (514) 837 4719 COLLÈGE DE L’ASSOMPTION 270, boulevard l’Ange-Gardien L’Assomption, Québec Réunion d’information des commissaires QUEBEC (PC) - La Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec FCSCQ tiendra samedi prochain, à Montréal, une réunion spéciale d’information pour les commissaires d’écoles de la province.Dans un communiqué publié à Québec, la FCSCQ précise que cette réunion a été convoquée dans le but “de renseigner les dirigeants scolaires au sujet de la situation créée par certains syndicats d’enseignants relativement a la question de la classification’.Le président général de la Fédération, M.Fernand Lefebvre, accompagné des membres du Conseil d’administra-tion de la FCSCQ, donnera NÉO-CANADIENS tre part, ces "conseillers” font preuve de plus de diligence pour compléter les dossiers de leurs "cliente” que les officiers du ministère, désintéressés et soumis à la bureaucratie usueUe".L’informateur du ministère qualifie cette pratique, en général, du “racket de l’immigration”.LES TRIBUNAUX t rigoureusement limitées aux besoins de la sécurité publique et qu’elles étaient nécessaires pour la liberté des citoyens et la sécurité de l’Etat.Il appartient à la population de juger de ces mesures, a précisé M.Bourassa, mais en fonction de la gravité des événements et des pouvoirs similaires qui existent dans les autres pays du monde libre.Le premier ministre a admis volontiers la nécessité d’une réforme de l’administration de la justice.“Nous devrons trouver le moyen de corriger certains abus, comme celui de cette légendaire et inadmissible lenteur de notre administration judiciaire”.A ce sujet, M.Bourassa a promis que cette réforme se ferait avec toute la diligence, le sérieux et le jugement que ces questions exigent.Aux membres du Barreau, impliqués de par leur profession dans l’administration de la justice, et qui seront certainement appelés à participer à cette réforme, le premier ministre a toutefois laissé entendre qu’ils auraient sans doute à remettre en cause certaines attitudes traditionnelles.Dans la première partie de son discours, le premier ministre avait fait état de l’inquiétude légitime des Québécois face à l’avenir du français au Canada et au Québec.“Ces questions sont extrêmement complexes, et elles le sont d’autant plus que la réalité québécoise impose certaines données dont il nous faut tenir compte: la présence d’une importante minorité anglophone au Québec même, la situation minoritaire du français au Canada et en Amérique, les réalités industrielles, commerciales et fmancières.”' RADIO-CANADA personnel du service des nouvelles au Québec, affiliés au Syndicat général du cinéma et de la télévision.M.Gilles Pelland, négociateur en chef pour les employés de production, affiliés au Syndicat canadien de la fonction publique, souhaite que les quatre syndicats soient en mesure de déclencher la grève d’ici trois semaines.Interrogé sur les effets qu’une grève pourrait avoir sur les opérations de la télévision d’Etat, le vice-président du personnel de Radio-Canada, M.Guy Coderre, a répondu que théoriquement, “il serait encore possible de transmettre”.M.Coderre a insisté sur le fait que la société ne demeurait pas inactive en attendant la crise et qu’elle se tenait à la disposition des syndicats pour négocier des ententes.“Les pointe en litige varient de syndicat en syndicat et quand la lumière sera faite sur ces divergences, le règlement sera près”.Les porte-parole syndicaux affirment de leur côte que leurs revendications sont toutes semblables Un représentant du Syndicat canadien de la fonction publique.parlant de la rupture des négociations entre Radio-Canada et les journalistes, a souligné que les frustrations de la Guilde étaient faciles à comprendre quand on constatait qu’elle devait négocier avec un employeur “plus intéressé à s'engager dans une danse rituelle qu’à négocier sérieusement.” Les négociateurs de la Guilde et de Radio-Canada ont convenu de la signature d’un contrat de deux ans, mais il reste à déterminer la question des salaires et la juridiction.Les négociations de ce contrat sont rendues plus ardues par l’embauche de plus en plus courante de journalistes pigistes par Radio-Canada.Au chapitre des salaires, le syndicat avait demandé au début une hausse de 14% échelonnée sur une période d’un an.La partie patronale offre deux hausses annuelles de 5 Va %.Parmi les autres questions en litige entre les syndicats et Radio-Canada, on note la sécurité d’emploi, les primes de bilinguisme et les régimes .d’assurance santé.LE NPD Suite de le page 3 GUI.La proposition des membres de l’exécutif différé dans le refus d'appuyer officiellement le Parti québécois, au niveau de la politique provinciale.Le président de l’exécutif du NPD-Québec.M.Gérard Marotte, ainsi que les vice-présidente Gilles Teasdale.Jean Léonard et Richard Cumber participaient à la conférence de presse.Selon eux, MM.Laurier Lapierre et Emile Boudreau se sont ralliés à cette nouvelle formule.Par contre, le président du parti, M.Roland Morin, y est catégorique-' ment opposé.Le groupe se dit assure de l’appui d'une dizaine de membres de l’exécutif et d’au moins deux candidats à la direction nationale du parti.A l’instar de M.James Laxer, candidat à la direction nationale du NPD-Canada, les promoteurs de la nouvelle formule préconisent la nationalisation de puissantes entreprises canadiennes, la reprise en main de l’économie menacée par la présence américaine et le droit a l’auto-détermination pour le Québec.C’est en invoquant cet exemple, que le groupe se réclame de l’aile gauche du parti, et au surplus se dit assuré de l’appui réciproque de M.James Laxer.La résolution visant un statut d'indépendance pour le NPD-Québec devra donc francnir deux étapes difficiles si elle parvient à gagner les suffrages 'des délégués provinciaux au congrès de fin de semaine, elle sera soumise aux assises nationales qui se tiendront du 21 au 24 avril à Ottawa.Toute consciente qu’elle est des perturbations quelle suscite au niveau provincial, l’aile gauche compte plus encore que le statut d’indépendance du NPD-Québec deviendra au congrès de leadership en avril une question débattue par tous les candidats qui aspirent à la directjon du parti.Toutefois, si cette démarche de l’aile gauche devait aboutir sur un échec, la résolution voit la suite dans les termes suivants: “Le NPD-Québec continuera quand même à oeuvrer dans ce sens, au niveau de la politique fédérale, dans le domaine des débate constitutionnels et en tout ce qui concerne notre domination économique.Le NPD-Québec apportera au sein du Québec sa pleine contribution aux initiatives de tout organisme démocratique de citoyens visant à oeuvrer pour le Québec dans le sens des objectifs énoncés ci-avant de redéfinition des modes de participation politique des citoyens, des formes de vie socio-culturelle moderne, ainsi que des structures politiques devant régir son organisation socio-économique interne.” / L'HISTORIEN Suite de la page 3 Puisque l’on “accuse la nation cana-dienne-française d’être nationaliste, elle qui n’en est encore qu'aux bredouillements dans cet ordre, a déclaré M.Ethier-Blais, de quoi n'accuserait-on pas M.Michel Brunet s’il n’avait la réputation de ne rien dire qui ne repose sur des textes en quelque sorte notariés par l’histoire”.M.Michel Brunet a des idées “et ce ne sont pas celles que répand le commun des historiens.Il a une idéologie, qui lui vient de l’histoire elle-même et qui veut que la psychopathologie de l’échec ne s’applique pas d’office à notre nation.De là la volonté de ne rien cacher, d’appeler le colonialisme colonialisme et la trahison trahison.C’est cette froideur que ses détracteurs appellent, eux, passion.Pour M.Michel Brunet, le conflit qui oppose l'une à l’autre deux nations de haute culture est tragique par essence; il est aussi, dans l’histoire des hommes, le plus beau (.) “Pour M.Michel Brunet, seuls comptent les actes et c’est sans doute pourquoi il s’est spécialisé dans une époque-charnière de notre histoire, celle de la rencontre, côte à côte dans la vie quotidienne et la lutte sociale, des Français et des Anglais au Canada.Le tempérament de M.Michel Brunet le porte vers ces temps paroxystiques qui permettent à son sens de la justice historique, devant l'injustice des hommes, de se donner libre cours”.LE JURY Suite de la page 3 faits alors oue le président du tribunal serait juge du droit et aurait, à ce chapitre, des directives plus élaborées à leur donner plus tard, après le procès.Pour le moment, il a demandé aux jurés d’éviter le plus possible de discuter la cause entre eux afin de ne pas se faire une opinion hâtive sur l’accusé.E leur a rappelé que ce dernier était présumé innocent et qu’il appartenait aux procureurs de la Couronne de démontrer la culpabilité du prévenu hors de tout doute raisonnable.U a exhorté en même temps les douze pairs de Paul Rose à ne plus penser au fait que l’accusé avait été expulsé de la cour et à oubUer tout ressentiment qu’ils auraient pu éprouver à l’égard de l’une ou l’autre des parties.Les premiers témoins de la Couronne à être entendus ce matin sont principalement des photographes de la poUce qui viendront verser en preuve des photos qui concernent la cause.Paul Rose est accusé du meurtre de Pierre Laporte.en bref alors aux commissaires des explications sur ce problème, §ui a provoqué des débrayages ’enseignants dans plusieurs écoles du Québec au cours des dernières semaines.M.Tetley à Paris PARIS (AFP) - M.William Tetley, ministre des institutions financières, compagnies et coopératives du Québec, qui effectue une visite d’information à Paris, a eu hier après-midi de longs entretiens avec le directeur du Trésor, M.Larre, ainsi qu’avec plusieurs hauts fonctionnaires du ministère de l’économie et des finances.Il poursuit aujourd’hui ses conversations avec des responsables de la Banoue de France et de la Caisse des dépôts et consignations.$1 million à deux usines OTTAWA (PC) - Le ministre de l’expansion économique régionale vient d’accorder des subventions au montant de près d’un million de dollars à deux usines du Québec.Il s’agit tout d’abord de la firme Chibougamau Lumber Liée, de Saint-Prime, dans le comté de Roberval, qui a reçu la part du lion, soit $927,-000.Cette somme aidera la compagnie à construire une scierie à Rivière Chicoubishe et à agrandir et moderniser une usine de rabotage au même endroit.D’autre part, la compagnie C.A.Moreau Inc.de Lac Mégantic, recevra une subvention d’environ $36,000 pour la construction d’une Scierie où quelque 35 personnes trouveront du travail.L’immobilisation totale estimée est de $94,000 et les travaux doivent commencer immédiatement.AVIS AUX FONCTIONNAIRES MUNICIPAUX DE MONTRÉAL RÉFÉRENDUM SUR I/AFFIUATION MERCREDI LE 17 FÉVRIER 1971 DE 8:00 HRES À 18:00 HRES SALLE DE L'UNION NATIONALE FRANÇAISE 429, rueVIGER À MONTRÉAL POUR UN SYNDICAT AFFILIÉ ou POUR UN SYNDICAT INDÉPENDANT Publié par Vianney Séguin, président du référendum, Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal ASSURANCES EN VIGUEUR » $1 MILLIARD 36S MILLIONS (ti.m.cM.aw SOMMES VERSEES AUX ASSURES OU h LEURS BÉNÉFICIAIRES * $9 MILLIONS ( *9,100,6$$) REVENU TOTAL • $24 MILLIONS ($24,059,052) ACTIF DE U COMPAGNIE * $93 MILLIONS RENDEMENT NET SUR PLACEMENTS • 6.91% Chaque détenteur de police recevra son exemplaire du rapport annuel.ANGLAIS ITALIEN ALLEMAND ESPAGNOL JAPONAIS INSCRIVEZ-VOUS DÉS MAINTENANT GROUPE PAR MOIS GROUPE PAR MOIS COURS DÉDUCTIBLES DES IMPOTS LEÇON TEST GRATUITE SUITE 1538 1 PLACE VILLE MARIE de langues 866-9731 L'ALLIANCE MUTUELLE-VIE A FAIT RAPPORT À SES ASSURÉS SUR L'EXERCICE 1970 SIÊOE SOCIAL 680 OUEST, RUE SHERBROOKE.MONTRÉAL 110 - (514) 849-2491 4 I t LE DEVOIR Page Montréal, mardi 16 février 1971 La preuve débute ce matin Le jury a par Guy Deshaies Le juge Marcel Nichols a ordonné, hier matin, que les douze pairs de Paui Rose, dont les trois derniers ont été choisis hier en l’absence de l'accusé, soient gardés incommunicado d’ici la fin du procès C’est la première fois depuis quelques années, dans le district judiciaire de Montréal, qu'un juge ne permet pas la séparation des jurés durant un procès dont l’accusé n’est pas passible de la peine capitale Le juge Nichols s’est prévalu du pouvoir discrétionnaire que lui accorde à ce sujet l’article 556 du code pénal en u procès de Rose sera gardé incommunicado disant: “C’est là une décision qui peut paraître désagréable, mais étant donné les circonstances exceptionnelles de ce procès je veux éviter toute influence extérieure.” Les douze jurés, dont la plupart ont plus de 40 ans.ont eu la possibilité d'appeler dans leurs familles afin de faire par* à leurs épouses de cette décision et demander qu’on prépare leurs bagages.Ils sont logés dans un hôtel de Montréal et ne peuvent désormais communiquer avec personne d’autre que leurs collègues jures.Hier l’observateur désigné par le Bàrreau, Me Claude Boisvert, s'est présenté à titre d’ami de la cour tandis que Me Robert Lemieux, seul mandaté, au début, par Paul Rose, reprenait sa liberté sous cautionnement.Me Lemieux a indiqué hier soir qu’il rencontrerait Rose ce matin afin d’obtenir les instructions de son client.Si Paul Rose décide de laisser courir les procédures et de ne pas être représenté, la Couronne commencera donc sa preuve ce matin en l’absence de l'accusé, de tout avocat de la défense mais en présence de Me Boisvert qui aura le droit d'intervenir seulement sur des points de droit et non de fait à titre d'ami de la cour Le rôle de Me Boisvert a été précisé par le juge Nichols qui a affirmé ne pas être d’accord avec la définition que donne le juge Irénée La-garde de T 'amicus curiae’’.Le juge La garde estime que l’ami de la cour peut signaler au tribunal des points de droit et de fait.Le juge Nichols a préféré s’en remettre aux autorités américaines plus abondantes en la matière.Il a été étabb que l’observateur n’était le représentant ni de la cour, ni de la couronne, ni de l'accusé et qu’il ne pouvait que signaler à la cour des points de droit sur lesquels il voudrait attirer l’attention du tribunal.Les bâtonniers Cinq-Mars et Gélinas sont venus hier matin présenté à la cour cet observateur en disant qu’ils laissaient au juge et à Me Boisvert le soin de préciser le rôle de ce dernier.Mais rien n'empêche de penser que le rôle de cet observateur puisse prendre fin subrepticement aujourd'hui avec l'arrivée de Me Robert Lemieux.Paul Rose, on le sait, a déjà récusé à l'avance tout autre avocat qu’on voudrait désigner pour le représenter mais au tout début du procès, le 25 janvier der- nier.la première requête de Rose avait?été une demande pour être représenté par Me Lemieux qui était alors en prison.Me Lemieux pourrait donc théoriquement se présenter devant le juge Nichols ce matin et lui annoncer qu’il vient remplir quoiqu'un peu tard, son mandat et qu’il désire assumer la défense de son client Paul Rose.D’ici là les jurés ont passé leur première nuit ensemble hier soir, forts des conseils que leur a prodigués le juge Nichols avant de les renvoyer à ce matin.D leur a dit qu'ils seraient juges des Suite à la page 2 Leblanc: 10 mois de prison pour avoir encouragé le FLQ par Pierre Richard Le juge Roger Ouimet a condamné hier à 10 mois d’emprisonnement le jeune Côme Leblanc qui avait été reconnu coupable, le 28 janvier dernier, d’avoir encouragé les actes et desseins du Front de libération du Québec.Cette sentence s’ajoute aux trois mois et demi que Côme Leblanc a déjà passés en prison depuis son arrestation , le 25 octobre dernier.Son avocat, Me Michel Lamarre, présentera une demande de cautionnement dans les jours qui viennent auprès de la Cour d’appel qui a accepté d’entendre la cause de Côme Leblanc qui a décidé de contester le verdict rendu par le tribunal de première instance.Avant que le juge ne prononce la sentence, Me Michel Lamarre et le procureur de la Couronne, Me Gabriel La-pointe, ont fait valoir leurs points de vue.L’avocat de l’accusé a souligné le jeune âge de celui-ci, le fait qu’il n’avait pas de casier judiciaire et le fait qu’il a été acquitté des deux principales accusations portées contre lui, soit celle d’avoir appartenu au FLQ et celle d’avoir diffusé des déclarations pour le compte de cette association.Tout en soulignant que Côme Leblanc ne doit pas être le bouc émissaire pour tous les crimes du FLQ.le procureur de la Couronne, Me Lapointe, a insisté sur le caractère exemplaire que, selon lui, devait prendre la sentence.“En prévoyant une peine de cinq ans pour ce délit, a déclaré Me Lapointe, le législateur a voulu faire comprendre aux jeunes que le FLQ n’est pas un sport.Il a voulu mettre les jeunes qui s'occupent de telles activités plutôt que d’étudier ou travailler, devant les conséquences sérieuses de leurs actes.” Me Lapointe a aussi affirmé qu’il ne fait aucun doute que Côme Leblanc, chômeur de 22 ans, était le chef du groupe composé des frères Cormier, de Jean Boisjoly et de Robert Langevin contre qui pèsent diverses accusations.Le NPD-Québec est menacé de scission s'il ne peut obtenir son indépendance par Pierre-L.O’Neill Si le prochain congrès national du NPD-Canada refuse au NPD-Québec de se séparer, il risque de favoriser la scission et de susciter le rassemblement de ses éléments nationalistes de gauche dans la formation d’un bloc québécois indépendant.C’est la conclusion qui se dégage d’une conférence de presse suivie d’entretiens avec des membres de l’exécutif du NPD-Québec, hier à l’hôtel Sheraton de Montréal.Ce groupe de néo-démocrates, dit de l’aile gauche, rendait publique une résolution qui sera formellement présentée au congrès provincial de la fin de semaine prochaine à Montréal et qui stipule notamment: “Le NPD-Québec est indé- pendant constitutionnellement du NPD-Canada.’’ Cette prise de position est, à quelques nuances près, identique à l’idée mise de l’avant, ces jours derniers, dans une déclaration conjointe du péquiste Emile Boudreau et du néo-démocrate Laurier Lapierre, professeur à l’université Mc- Suite à la page 2 A la jeunesse du Québec Le ministre François Cloutier propose une "culture créatrice" par Urgel Lefebvre Le ministre des affaires culturelles et de l’immigration du Québec, M.François Cloutier, a abordé hier soir le “problème de la jeunesse” devant les membres de l’Association des hommes d’affaires du nord et, “au risque de passer pour réactionnaire” il a déclaré “qu’il faut revaloriser l’autorité et retrouver ce qui s’appelait, il n’y a pas si longtemps, la discipline, le sens de l’effort”.Le ministre a ajouté ceci: “D faut aussi tenter, compte tenu du nombre sans cesse grandissant de jeunes à scolariser, de créer un climat plus humain à l’école et déterminer chez les enseignants un dévouement que trop semblent avoir perdu en cours de réforme”.Et lorsque M.Cloutier parle de jeunesse, il entend par là une “véritable majorité” sur le plan démographique, dont la présence massive est partout et “confère à la société un caractère nouveau”.Car, poursuit le ministre, “l’adolescence n’est plus une étape de Iran- ( de queIIe dÉMocRAik pAJlloNS-NOEJS?, 2715, Chemin Côte Sainfe-Catherine Montreal 250 (514 ) 73 9-2758 75 cents - Numéro 103, Février 1971 Je désire recevoir MAINTENANT à partir du mois de.NOM.ADRESSE Abonnement ordinaire $7.?Abonnement etudiant $5.?sition.Tout contribue à la prolonger, à commencer par les impératifs d’une scolarisation devenue générale.Aujourd’hui, on _ accède au marché du travail à un âge relativement avancé, la technologie moderne exigeant une formation ou un apprentissage de plus en plus complexe.Il en résulte qu’un grand nombre de citoyens vivent une espèce de période d’indétermination qu’augmentent encore l’école et Tuni-versite dans le mesure où elles sont coupées de la réalité”.Ce que semble déplorer principalement M.Cloutier, c’est que “les jeunes sont plongés dans un monde scolaire où ils ne trouvent pas les modèles dont ils ont besoin et où ils se sentent perdus”.Car, dit le ministre, “il faut conserver une bonne dose d’illusions pour penser que le système d’enseignement actuel n’est pas déshumanisé”.D ne faut pas oubüer non plus, dit encore le ministre, que “la jeunesse d’aujourd’hui est la première génération formée par raudio-visuel”, qu’elle est “littéralement bombardée d’informations.d’images et de connaissances mal La Chambre de commerce de Montréal i déjeuner-causerie hebdomadaire LE MARDI 16 FÉVRIER le conférencier L'Honorable Guy Saint-Pierre Ministre de l'Education Hôtel Mont-Royal 12h,30 Le public est admis: $5.Renseignements: 866-2861 structurées, parcellaires et le plus souvent en dehors de toute norme et de toute morale”.Il lui est difficile d’en faire la synthèse, d’où sa très grande perplexité.Et cette jeunesse se trouve en présence d’une société divisée à cause du “manque de concertation entre les différents groupes qui la composent.C’est la lutte sur tous les fronts dans le monde du travail, à l’université, chez les enseignants, dans les rapports entre les divers niveaux de gouvernement.Aussi, M.Cloutier est-il enclin à donner aux jeunes “raison sur plusieurs points malgré leurs exagérations et leurs excès”.S’ils se révoltent, dit-il “n’est-ce pas un peu par instinct de conservation?Ils se révoltent contre une famille qui a trop souvent abdiqué ses responsabilités; contre une école qui détermine un nouveau conformisme et ne tient pas toujours compte de leurs véritables besoins; contre une société qui offre l’image de l’incohérence et qui leur paraît ne pas avoir de but.” Analysant un ràmphlet distribué l’an dernier au CEGEP du Vieux-Montréal, le ministre voit un véritable défi dans le désir de “créer des situations où les gens retrouveraient leur capacité à produire des changements”.C’est à bien des points de vue “une société nouvelle que désire les jeunes, une société plus juste d’où disparaîtront les inégalités les plus criantes, une société plus généreuse où les chances seront les mêmes pour tous, affirme M.Cloutier.Qu’y a-t-il de répréhensible dans cette démarche?” Mais comment combler le fossé entre les générations?reprendre le dialogue?retrouver une crédibilité?“Il n’est pas sûr, reconnaît le ministre, que l’expérience tant vantée conserve la même valeur qu’autrefois dans un monde voué aux changements rapides et soumis à l’accélération des connaissances.Il faut donc déclencher l’enthousiasme, mobiliser les énergies, exciter l’imagination.Pourquoi pas un grand projet collectif?Pourquoi pas un langage plus exaltant?Pourquoi pas une culture qui.sortant des sentiers battus et rebattus, deviendrait véritablement créatrice?” Apportant des exemples plus concrets.M.Cloutier dit que l’on devrait donner un sens aux sports et aux loisirs pour que la civilisation des loisirs promise ne devienne pas un nouveau mythe; que l’on pourrait instaurer une espèce de service civil volontaire qui permettrait aux jeunes de se dépenser en vue d’un objectif et déboucherait sur certaines tâches collectives.Pourquoi pas le développement de la Baie James, l’aménagement du territoire, l’aventure du Nouveau-Québec?.Devant ce phénomène nouveau qu’est la montée des jeunes, n’est-il pas nécessaire d’inventer des solutions inédites même si elles risquent de bouleverser les idées reçues?Autre annexe au rapport Castonguay-Nepveu L accès à un niveau de vie moyen: un droit exigible en toute justice par Gilles Lesage QUEBEC - Le système social dont le Québec est partie intégrante crée “une classe de citoyens de deuxième ordre, c’est-à-dire celle qui ne peut atteindre un minimum vital défini par les producteurs et la publicité”.D s’agit d’un système libéral de masse où la notion de bien-être est encore fortement entachée des conceptions de charité publique et même de charité privée.Mais on voit apparaître de nombreux éléments de la société technocratique et en particulier une revendication de plus en plus forte à rendre universels certains sevices de base, tels l’éducation et la santé.Et l’accès à un niveau de vie moyen n’est plus considéré comme facultatif mais bien comme un droit exigible en toute justice.C’est ce que souligne M.Gérald Fortin, directeur du Centre de recherches urbaines et régionales (CRUR) de l’université du Quebec et professeur de sociologie à Laval, dans une étude intitulée: “La société de demain: ses impératifs, son organisation”, qui vient d’être publiée en annexe (numéro 25) au rapport de la Commission d’enquête sur la santé et le bien-être social.D faudrait, et c’est peut-être là le plus urgent, accélérer le débat sur le genre de société que le Québec veut être; ce débat devrait permettre d’établir très clairement les contradictions internes de la société actuelle de même que les alternatives qui s’offrent à elle.“Par exemple, note M.Fortin, la contestation étudiante prendrait certainement une autre forme si les étudiants avaient l’impression de construire un nouveau système scolaire au Québec plutôt que d’y être soumis comme de simples consommateurs de connaissances.Lorsqu’on ne voit pas le but poursuivi et surtout lorsqu'on ne partage pas ce but, les plus belles structures et les plus belles réformes apparaissent dans notre société seulement comme des objets de consommation.Façonné par la publicité, rien n’est plus revendicateur fondamentalement que le consommateur nord-américain.” Etablissant les prérequis de ce qu'il appelle une “société démocratique de développement”, le chercheur souligne que la croissance économique du Québec ne sera possible que si un effort systématique de planification est entrepris, impliquant tous les secteurs d'activité et tous les agents de l’économie.“La situation particulière du Québec sur le marché international et en parti-culier la présence très considérable de capitaux etrangers exigent que les planificateurs québécois s'attaquent résolument à la recherche des vocations propres au Québec.Que cette vocation soit dans un secteur particulier du secondaire ou quaternaire (recherche en éducation et créativité intellectuelle), il deviendrait alors impératif que le Québec concentre des investissements considérables dans les infrastructures de recherche et d’éducation reliées à ces domaines particuliers.Dans le contexte économique nord-américain, il s'agit là des formes d’investissement les plus susceptibles d'apporter à moyen terme une croissance économique vigoureuse.” En conclusion.M.Fortin revient à nouveau sur cet impératif de la recherche.“Le Québec ne peut faire exception à cette règle: et si l’on considère le L'historien Miche! Brunet reçoit le prix Duvernay “Notre vie individuelle ne peut s’épanouir et prendre sa véritable dimension que si elle s'inscrit dans un itinéraire collectif.Les Québécois contemporains en sont enfin conscients! ” Ces paroles sont de l’historien Michel Brunet à qui la SSJB de Montréal remettait hier soir son Prix Duvernay, en présence de plusieurs personnalités du monde littéraire et universitaire.Le Prix Duvernay, le plus ancien des quatre grands prix de la SSJB de Montréal, est attribué chaque année, depuis 1944, à un écrivain pour l'ensemble de son oeuvre.B comporte une bourse de cinq cents dollars et la médaille Bene Merenti de Patria.Il a été présenté à M.Brunet par le président général de la SSJB de Montréal, M.François-Albert Angers, après que M.Jean Ethier-Blais, l'un des membres du jury, eut rendu hommage au lauréat.Suits à la page 2 retard du Québec dans le développement économique, on peut même croire qu’il est essentiel que le Québec investisse plus que n’importe quelle autre société dans la recherche.La recherche, cependant, n’a pas seulement une fonction primordiale en relation avec la croissance économique, elle est aussi une condition essentielle au développement social et à l’établissement de la société démocratique de développement.” La société proposée par le chercheur vise à redonner au citoyen lui-même le contrôle sur les décisions fondamentales concernant l’orientation de la société et de sa qualité de vie.Cette société démocratique de développement suppose que s'opère une certaine redéfinition de l’épanouissement de l'homme et des groupes.En particulier, il faut changer une certaine éthique ui définit le travail comme le seul heu e la création et de l’accomplissement humain.D faudra redonner une valorisation très forte à l’activité créatrice de type artistique ou artisanal, mais surtout à l’activité créatrice que constitue l’acte politique lui-même.On ne peut avoir de société démocratique que si l’acte politique devient l’acte créateur principal de tout citoyen.Un certain nombre de biens et de ser- ¦ aujourd'hui De 06500 à 09h00.à l’émission "Défi” avec Yvon Dupuis, le poste CKVL recevra trois représentants de l’Association professionnelle dentaire du Québec.• A llhOO.au Club Saint-Denis, assemblée générale du comité féminin de l’orchestre symphonique de Montréal.• A llhOO, au 429 est, rue Lagauchetière, le président du Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal donnera une conférence de presse.• A midi, le directeur du port de Montréal, M.Guy Beaudet, présentera au commandant du navire Transcanada une plaque de bronze à-l’occasion de son voyage inaugural.• A 12h30, à la salle Bonaventure du Reine Elizabeth, déjeuner du Kiwanis of St.George.Mme Audrey Morris donnera une conférence intitulée “Joys of the Fashion World”.• A 12h30.au Mont-Royal, déjeuner de la Chambre de commerce du district de Montréal, yr Guy Saint-Pierre, ministre de l’éducation, sera le conférencier.A 17h00.à la Maison Mailloux.17, rue Saint-Louis, à Québec, lancement de la Bourse de sous-traitance de Québec.La cérémonie sera présidée par le premier ministre du Québec.vires devront être rendus universelle; ment accessibles pour que cette société souhaitable que serait la société démocratique de développement puisse se réa-liser.Le revenu annuel garanti doit permettre l’accès à un minimum de biens de consommation.Des services adéquats de santé et de réhabilitation sont nécessaires, de même qu’un logement et un habitat adéquats.De meme une certaine thérapie individuelle ou collective peut être nécessaire pour aider des individus ou des groupes défavorisés à atteindre le statut adulte que suppose une activité créatrice propre.De plus, de nouvelles structures culturelles et politiques s’imposent.En particulier, un libre accès a l’information est un prérequis à toute vie démocratique réelle.Pour que la population puisse efficacement participer aux décisions, elle doit avoir accès non seulement à toute l’information disponible, mais elle doit aussi pouvoir évaluer les conséquences diverses de différentes solutions à envisager.L’information doit donc être complétée par une politique de recherche qui tende à rendre explicites les diverses conséquences sociales et économiques des grandes solutions proposées pour résoudre les problèmes de la société.A 17h00, au St-Tropez, lancement du roman de Jean-Jules Richard (prix Jean Béraud 1970) “Carré Saint-Louis”.• A 17h30, au restaurant Sam Wong, chemin Sainte-Foy.à Québec, le p.d.g.de Loto-Québec, M.Maurice Custeau, prononcera une causerie devant les membres de l’Association pour la gestion de systèmes et méthodes.• A 18h30, au Reine Elizabeth, diner de la section Montréal de l’Association nationale des secrétaires (internationale).M.Norman Capland, de la société “Les Amis de Sainte-Anne ”, sera le conférencier.• A 18h30, le ministre Norman Toupin est conférencier au diner du Richelieu de Loui- seville.• A 19h00.le ministre François Cloutier participe à l’émission Format 30 au sujet de la Place royale.• A 19h45, à l’université McGill, bâtiment McConnell Engineering, séance d’étude de la Société des traducteurs du Québec animée par le professeur Albert Jordan, de l’université Sir George Williams, et par M.Raymond Aupy, du bureau des traductions au Secrétariat d’Etat d’Ottawa.• Une conférence nationale sur la recherche en pratique des soins infirmiers se tient à Ottawa aujourd'hui, demain et jeudi.COLLÈGE DOMINICAIN DE PHILOSOPHIE ET DE THÉOLOGIE OTTAWA ANNÉE 1971 - 1972 • FACULTE DE THÉOLOGIE Conditions d'admission: la préparation requise, notamment en philosophie, pour entrer actuellement dans les Facultés de théologie des Universités canadiennes.Programme d'études, conduisant aux grades civils academiques, décernés en vertu d'une charte universitaire octroyee par le Gouvernement d'Ontario: 1er cycle vise une formation théologique générale et conduit au bacca (3 ans) lauréat en théologie (B.Th.); i 2ieme cycle a pour but de rendre l'étudiant apte au travail plus spécialise (2 ans) de la recherche en théologie et conduit: - 6 la maitrise en théologie (M.Th.) au terme d'un an; - a la maitrise ès arts (M A.) en théologie apres deux années de scolarité,- 3ième cycle d'au moins une année de residence, conduit au doctorat (Ph D.) en théologie.• DÉPARTEMENT DE PHILOSOPHIE Le Departement de Philosophie offre actuellement à ses etudiants un programme d'études de deux années conduisant, selon la préparation philosophique antérieure, aux grades civils suivants: - au baccalauréat avec spécialisation en philosophie; B.A.(Ph.); au baccalauréat en philosophie: B.Ph.• COURS SPÉCIAUX ÉN THÉOLOGIE Chaque annee, le College offre à ses étudiants quelques cours spéciaux en théologie, qui se proposent d'approfondir certains des grands problèmes qui se posent aujourd'hui à l'Église.On peut s'inscrire aussi comme etudiant à temps partiel et prendre les crédits universitaires.Ces cours ont lieu le samedi, a des heures permettant à des personnes de la région de Montréal de s'y rendre facilement par train ou autobus.Le programme de ces cours spéciaux sera communique plus tard.• RENSEIGNEMENTS: s adresser a: Secrétariat COLLEGE DOMINICAIN DE PHILOSOPHIE ET DE THEOLOGIE 96, avenue Empress, -_____________ Ottawa 4 Ont.Tél.: (613) 233 5721 ou 232 7363 4 à » l 4 • Le Devoir, mardi 1 6 février 1 971 éditorial Vers un nouveau bill 25 ?Le gouvernement est prêt à laisser de côté les 40 décisions prises jusqu’ici par le Comité provincial de classification et à annuler les coupures salariales rétroactives que ces décisions ont infligées à certains enseignants.Cette proposition est cependant assujettie à une condition: que les pouvoirs du Comité provincial de classification soient transférés au ministère de l’éducation.Celui-ci verrait alors à établir des règlements pour l’application du règlement no 5 (calcul des années de scolarité) et à classifier les enseignants d’ici septembre prochain.Les enseignants, par la bouche de la CEQ et celle de l’Alliance des professeurs de Montréal, n’acceptent pas la condition posée.Et c’est la fin de la trêve consentie vendredi dernier; c’est le retour à la pagaille dans les écoles de la province, dans celles de la région montréalaise en particulier.• Il est difficile de blâmer les enseignants.La nouvelle formule de classification serait probablement plus expéditive, mais elle exclurait la partie syndicale du processus de décision.Le gouvernement doit rendre sa proposition tout simplement inconditionnelle.Il doit proclamer qu’aucun enseignant n’aura à souffrir financièrement des décisions prises par le Comité provincial de classification, et cela jusqu'à la fin de la convention collective présentement en cours.Pour le reste, il doit demeurer ouvert à la négociation.Il n’est pas normal qu’il impose d’autorité un nouveau mécanisme de classification.La question doit être discutée entre les parties intéressées.D’autre part, il faut aussi que les enseignants cessent de réclamer, comme condition de leur retour en classe, l’acceptation par les autorités patronales du principe de la “scolarité garantie”.Le gouvernement ne peut sûrement pas prendre un tel engagement.La scolarité garantie, en effet, se prête à bien des interprétations.Nous sommes personnellement en faveur d’un tel principe si l’on comprend par là qu’un diplôme décerné après 16 ans d’étude devrait toujours valoir seize ans de scolarité pour fins sa- lariales.On ne doit pas, à un moment donné, parce que ce diplôme est supprimé ou qu’il peut être obtenu en moins d’années d’études, en réduire la valeur sur le plan de la scolarité.Par contre, si l’on veut, en vertu de ce principe, entériner toutes les classifications plus ou moins fantaisistes qui ont pu être faites par l’une ou l’autre des commissions scolaires de concert avec le syndicat local, nous ne marchons plus.Il faut établir des critères sérieux de façon à placer tous les enseignants sur le même pied.D’ailleurs les enseignants eux-mêmes avaient reconnu qu’il fallait mettre de l’ordre dans cette question des équivalences de brevets ou de diplômes.La convention présentement en vigueur le proclame hautement.Cette convention a fait l’unanimité des parties sur plusieurs points qui ne soulèvent plus aucune controverse.C’est pourquoi il faut se demander si les enseignants, avec leur croisade pour la scolarité garantie, ne sont pas en train de contredire en partie ce qu’ils avaient accepté durant la longue négociation qui a conduit à la présente entente.Cest pourquoi aussi nous redisons que ces mêmes enseignants ne doivent pas exiger, comme condition de leur retour à la table de discussion, Sue le gouvernement accepte un principe dont s savent, eux-mêmes, qu’il pourrait nous ramener à la jungle qu’on a voulu faire disparaître.Mais, pour l’instant, c’est au gouvernement à faire le premier geste.Sa promesse de salaire garanti ou son annulation des décisions rendues par le Comité provincial de classification doit valoir, peu importe les mécanismes dont on conviendra pour poursuivre le travail de classification.• Si le gouvernement agissait de la sorte, il serait en bien meilleure posture pour exiger le retour normal au travail de l’ensemble du corps enseignant.Car, il est bien évident qu’il va falloir mettre un terme, et très bientôt, à ces grèves tournantes.La situation actuelle est simplement devenue insupportable.Elle signifie, en particulier, la désorganisation de la vie dans beaucoup de foyers, notamment dans ceux où le père et la mère travaillent à l’exté- rieur de la maison.On ne sait qu’à quelques heures d’avis si l’enfant pourra aller à l’école ou non.Les enseignants eux-mêmes s’aigrissent à mesure que les jours passent.Si l’on tarde trop à s’entendre sur un règlement provisoire, il n’est pas impossible que le climat se détériore au point où les tribunaux, voire le parlement aient beaucoup de difficulté à se faire obéir.Et il ne faut pas oublier, dans tout cela, les étudiants eux-mêmes.Ils deviennent de plus en plus impatients.Surtout ceux des dernières classes du secondaire.L’agitation est déjà bien engagée.Il n’y a pas lieu d’être très optimiste pour les jours qui viennent.On prévoit des débrayages massifs pour protester contre le caractère interminable de ce conflit.Il ne faudrait pas attendre pour discuter sérieusement que les classes se vident même là où les ensei- 1 gnants seraient prêts à dispenser leurs cours.Les deux parties en cause doivent être conscientes de la nature hautement explosive du présent état de choses.Les contribuables en ont également assez de payer des taxes toujours de plus en plus élevées pour un système scolaire qui, à tout bout de champ, menace de se détraquer.• Le temps n’est donc pas à l’entêtement, ni d’un coté ni de l’autre.Le gouvernement ne doit pas avoir trop bonne conscience du fait que les injustices dont se plaignent les enseignants ne résultent pas de sa mauvaise foi mais des difficultés d’application d’une convention librement négociée entre lui et les représentants syndicaux du corps professoral.Les enseignants, pour leur part, ne doivent pas essayer de régler tous les problèmes à l’occasion de ce conflit.Si le gouvernement accepte, comme nous le lui recommandons, de rendre sa proposition inconditionnelle, ils n’auront plus le choix devant l’opinion publique: ils se devront de reprendre leurs activités normales.Autrement, à tort ou à raison, la population saluera avec beaucoup de soulagement l’adoption d’un nouveau bill 25.Vincent PRINCE £>E -NEicÆ La crise de février lettres L'anglais à l'université de Sherbrooke J’avais l’occasion de lire le 9 février, une lettre concernant l’enseignement en anglais à l’université de Sherbrooke.Après une enquête préliminaire voici les faits que j’ai pu recueillir : Aux sciences pures tout l’enseignement se fait en français, on a eu seulement un cours de deux heures par semaine de biologie qui a été donné en anglais et qiu a été supprimé après 2 semaines.En administration “commerce’, tous les cours du "baccalauréat’ 1er cycle se sont donnés en français.Au niveau de “MA” et du “MBA” il y a 2 à 3 cours sur 20 qui comportent des professeurs invités américains et parlant seulement l’anglais.En ce qui concerne la “médecine” le problème est plus vaste.Le centre hospitalier universitaire croit qu’il est difficile de trouver toutes les compétences requises au Québec.D’abord parce que beaucoup de compétences québécoises en médecine préfèrent encore la pratique médicale privée et ensuite parce que le centre hospitalier croit que pour créer un vrai climat de recherche et d’émulation scientifiques il faut avoir des ressources de tous les pays, n existe cependant une politique générale qui est la suivante: un professeur ne parlant pas français doit pouvoir enseigner en français au bout de deux ans s’il veut demeurer engagé à la faculté de médecine.Plus spécifiquement en ce qui a trait à la lettre des 4 étudiants de première année de médecine publiée le 29 décembre et à laquelle une lettre du 9 février faisait allusion, il convient de faire les précisions suivantes : n y a eu 1/3 des cours d’une seule matière de première importance.“biochimie”, qui furent donnés en anglais pendant le premier semestre.D une part cela causait des problèmes à ceux qui cdlnprenaient mal l’anglais, en raison de la continuité de la matière de ces cours; d’autre part, il semble que cette proportion énorme des cours donnés en anglais soit due à des problèmes techniques, administratifs tout à fait transitoires qui ne se reproduisent pas dans les autres versions du cours et ne devraient pas se reproduire l’an prochain en ce qui concerne U matière incriminée.Hubert WALLOT Président, Fédération des étudiants de l’Université de Sherbrooke P.S.En ce qui concerne les 4 étudiants en médecine, d’après les informations, il ne semble pas qu’il y ait lieu de craindre aucune représaille à leur égard; ils n’ont donc plus rien à craindre, il s’a-t d’un problème pédagogique à solution duquel l’un d’eux a participé.N bloc-notes Quand M.Bourassa inquiète la presse anglophone M.Bourassa a-t-il réellement évité d’engager le Québec à propos de la nouvelle formule d’amendement constitutionnel?Ou n’aurait-il pas -comme le redoute René Lévesque -montré une disposition empressée “à céder aux pressions conjuguées des autres chefs de gouvernement” ou peut-être même "bel et bien cédé en coulisse”?Le texte du communiqué publié à l’issue de la dernière conférence constitutionnelle ne permet pas -nous croyons l’avoir établi la semaine derniere - de conclure que M.Bourassa aurait fait la moindre concession irrévocable, sinon au chapitre de l’ordre dans lequel seront désormais abordés les sujets reliés à la révision constitutionnelle.Une grande confusion entoure cependant les entretiens de la semaine dernière.Aussi n’est-il pas sans intérêt de lire ce que trouve à dire à ce sujet la presse anglophone du pays.Celle-ci avait d’abord mordu à belles dents dans le thème du “breakthrough” mis de l’avant par M.Trudeau.Or, elle a vite commencé à déchanter.Elle se rend compte qu’à travers une pluie de paroles agréables, le premier ministre du Québec n’a, en fait, pris aucun engagement définitif.Non seulement ce fait la trouble, mais il la pousse à montrer, dans certains cas, des crocs peu rassurants.Le souvenir amer de la formule Fulton-Favreau Dans un article du Winnipeg Free Press, intitulé “A Breakthrough with reservations”.Maurice Western montre qu’en fait, on est moins avancé aujourd'hui qu’on ne l’était au sortir de la fameuse conférence d’octobre 1964.au cours de laquelle M.Lesage avait effectivement donné son accord à la formule Fulton-Favreau.M.Lesage s’était alors engagé, pour se desengager quelques mois plus tard.Cette fois, M.Bourassa ne s’est même pas engagé.Il a tout simplement constaté que la nouvelle formule est plus intéressante que l’ancienne fee qui est objectivement vrai); quant au reste, il a préféré se réserver Le Telegram et le Star de Toronto interprètent de la même manière les conclusions de la conférence d’Ottawa.Tous deux se réjouissent, en éditorial, du déblocage qui semble s’être produit.Mais us enregistrent aussitôt une réserve majeure: tout progrès est désormais suspendu à l’attitude qu’adoptera le Québec, lequel n’a pris d’autre engagement pour l’instant que de procéder à une étude plus approfondie de la nouvelle formule.¦ propos d'actualité “Les gouvernants ont à prévoir les conséquences familiales de toute législation fis doivent par des mesures spéciales aider les familles à affronter les rythmes nouveaux de vie qu’un monde industrialisé et urbanisé leur impose En effet, les modes de vie familiale sont changés Le coût de la vie est en hausse continuelle Un grand nombre de chefs de famille n’ont pu acquérir une instruction adéquate ” •“La situation économique de la famille”, message des évêques canadiens à l’occasion de la fête du travail 1967).Maurice Western se bornait à constater les faits.Le Telegram et le Star vont plus loin.Selon Te Telegram, M.Bourassa agirait de façon déloyale (“unfair”) en liant son consentement à l’acceptation par les autres gouvernements des positions définies par le Québec en matière de politique sociale.Et il ajoute: “Il ne parait pas juste que M.Bourassa et son gouvernement puissent déterminer seuls s’il y a eu progrès et (remettre en question) le déblocage annoncé par M.Trudeau’ ’.Le Star (revenant aux positions plus raides qui le caractérisaient avant le bref séjour de Peter Newman à la tête de sa page éditoriale ne se contente pas de noter que les événements de la semaine dernière rappellent étrangement l’histoire de la formule Fulton-Favreau.Il va jusqu’à soutenir que l’opposition du Québec ne devrait pas suffire à empêcher l’adoption de la nouvelle formule d’amendement.“Si les neuf autres premiers ministres acceptent la formule proposée, écrit le Star, et que seul le Québec s’y oppose, il reste au premier ministre Trudeau un recours.Il peut inviter le Parlement canadien à adopter une résolution demandant au Parlement britannique d’autoriser la modification de l’AABN suivant la formule approuvée à la conférence de la semaine dernière.Le Parlement canadien a le droit de procéder ainsi sans solliciter la permission d’aucune province.Et si le Parlement britannique acceptait une telle requête, c’en serait fait: la nouvelle formule deviendrait partie intégrante de notre constitution”.Le rfive impossible d’une égalité à dix Cette suggestion paraîtra absurde à la grande majorité des Québécois.Elle a quand même son bon côté.Car elle illustre l’esprit dans lequel une partie importante du Canada anglais conçoit toujours les rapports actuels et futurs entre les “deux nations” qui forment ce pays.Pour le Toronto Star et de très nombreux anglophones, il n’y a pas au Canada “deux nations”, mais dix provinces et, tout au plus, deux langues.Cette prémisse, tant qu’on ne l’aura pas remplacée par un postulat plus réaliste et plus généreux, ne pourra que conduire à l’impasse ou, au mieux, à l’écrasement de la nation plus faible par l’autre.M.Bourassa s’étonne peut-être de la méfiance qu’inspirerait à plusieurs de ses compatriotes l’adoption prématurée d’une nouvelle formule d’amendement Faisons une hypothèse.Imaginons que U formule soit adoptée tout de suite et qu’il faille ensuite l’appliquer suivant l’esprit du Toronto Star Les résultats ne tarderaient pas à venir.On aurait, d’un côté, une opinion majoritaire qui continuerait d’entériner, voire de souhaiter, une interprétation de plus en plus élastique de la constitution à l’avantage du pouvoir central, sans même requérir d’amendement majeur (vu les clauses “omnibus” du texte actuel qui ouvrent déjà la porte à tous les élargissements souhaitables).On aurait, de l’autre côté, une majorité de gouvernements, ap- puyés par le Toronto Star, le Winnipeg Free Press et beaucoup d’autres, refusant au Québec, en s’appuyant sur la légalité la plus solide, tous les élargissements dont celui-ci prétendrait avoir besoin au nom de ses impératifs culturels, sociaux et politiques.La situation resterait fluide en ce qui touche les voeux de la majorité.Elle risquerait d’être gelée en ce qui touche le Québec Le Toronto Star n’est qu’une voix parmi d’autres.Mais cette voix est révélatrice d’un esprit.Cet esprit, c’est celui d’une égalité à dix, non à deux, c’est-à-dire d’une égalité où le Québec, sauf un veto qu’il pourrait opposer de temps à autre a des volontés trop explicites de la majorité, serait presque toujours condamné à jouer perdant.n y a, là-dedans, de quoi inciter M.Bourassa à la plus grande prudence.La clé d’un nouvel accord, c’est la reconnaissance franche et loyale de l’existence des deux nations qui forment ce pays et du droit de chacune à se développer normalement.L’autre conception, celle qui vise à ramener le Québec au rang d’une province comme les autres, ne peut conduire qu’à une inacceptable sujétion: on est reconnaissant au Toronto Star de nous l’avoir brutalement rappelé.Claude RYAN Salve Regina.A Régina, où il s’est rendu en fin de semaine dernière pour pistonner le gouvernement libéral de Ross Thatcher et redorer le blason politique de son ministre de la main d’oeuvre, Otto Lang, le premier ministre Trudeau a fait l’apologie de la politique économique de son gouvernement.Les militants libéraux, qui avaient fait un chahut lorsque le ministre des finances Edgar Benson s’est montré, ont néanmoins écouté attentivement le discours de leur chef - histoire d’en avoir pour leur argent, sans doute, puisque chacun avait déboursé vingt-cinq dollars pour l’entendre.Point de folies à ce diner-béné-fice, tous les fous, rappelons-le, se trouvant au Québec Avec une rare sollicitude, le premier ministre a déploré le chômage “très inquiétant” qui mine présentement une économie en “récession” - c’est la remière fois qu’il lâchait le mot ur un ton presque plaintif, le chef des libéraux a déploré que l’opposition ait réussi à persuader “quelques personnes” que son gouvernement est responsable de l’aggravation du chômage.Il va sans dire u’il n’en est rien, a proclamé M.rudeau, sans se donner la peine de réfuter les arguments de ses critiques Mais tout en protestant de sa compassion pour les chômeurs, le premier ministre s’est bien gardé d’annoncer les vigoureuses mesures d’expansion sans lesquelles l’économie canadienne mettra deux ou trois ans à sortir du marasme où l’a plongée la croisade anti-inflationniste des deux dernières années.Car de plus en plus, les avis des prévi-sionnistes convergeant: la reprise de l’expansion est indéniable, mais cette reprise ne se répercutera pas significativement sur le niveau de l’emploi avant le début de 1972.En accentuant dès maintenant le caractère expansionniste de sa politique budgétaire - par une réduction d’impôts, eptre autres - le gouvernement pourrait faire chuter plus rapidement le taux de chômage; mais il redoute, en cette occurrence, que les indices de prix ne reprennent leur mouvement ascendant.“Des économistes respectés et sérieux, a rappelé M.Trudeau à Régina, soutiennent que même à l’heure actuelle nous relançons l’économie trop rapidement et que nous risquons de déclencher une autre spirale inflationniste.Ils ont peut-être raison.” Qu’un premier ministre ose dire pareille énormité, alors que plus de huit pour cent des travailleurs du pays sont en chômage, témoigne de la psychose anti-inflationniste du gouvernement Trudeau.Rectifions-nous: tous les fous ne sont pas au Québec; doit-on attendre bientôt d’Edgar Benson un autre budget d’austérité?Un choix inacceptable La conclusion s'impose d’elle-même: avec les moyens du bord, le gouvernement central ne peut réaliser simultanément le plein emploi et la stabilité des prix.D doit donc choisir et, jusqu'ici, il a choisi la stabilité des prix.Ce choix nous paraît inacceptable, parce que les coûts économiques et sociaux du chômage sont incommensurable-ment plus élevés que ceux d’une inflation qui, en toutes hypothèses, pourrait facilement être contenue en deçà d’un taux annuel de cinq pour cent.De plus, ce choix nous paraît inutile car, après avoir axé résolument la politique budgétaire sur le plein emploi, après s’en être remis au taux de change flottant pour éviter une détérioration du commerce extérieur, après avoir stabilisé le taux de croissance de la masse monétaire, le gouvernement pourrait facilement tuer dans l’oeuf tout mouvement inflationniste en recourant à des contrôles sélectifs mais obligatoires des prix.Quant aux autres facteurs susceptibles d’expliquer l’oisiveté forcée de 668,000 travailleurs canadiens, le mois dernier, il ne suffit jias que le premier ministre les enumere pour absoudre son gouvernement de n’avoir rien fait pour en atténuer l'impact; et l’on attendrait autre chose d’un rationaliste comme Pierre Elliott Trudeau qu'un fatalisme aussi primaire en matière économique.En effet, loin d’être un facteur de chômage, une forte expansion de la main-d’oeuvre devrait être un facteur de croissance pour toute économie dont les maîtres politiques savent planifier le développement.Puis, il existe divers moyens - dont aucun n’a jamais été vraiment mis à l’épreuve chez nous d’atténuer le cycle saisonnier de l’emploi.Enfin, plutôt que de déplorer d’abord les effets d’entraînement de l'économie américaine sur celle du Canada, pour ensuite chanter les louanges de la mainmise étrangère, il vaudrait mieux que le premier ministre Trudeau entreprenne sérieusement de réaménager les relations économiques entre les deux pays.Claude LEMELIN Contre la fluoration de l'eau Si M.Prince veut absolument croire en l’expertise officielle sans y regarder de près, libre à lui.Mais que de sa chaire d’éditorialiste.U s'applique à promouvoir la fluoration de l’eau en ne retenant que les arguments officiels - fussent-ils majoritaires -et en qualifiant de spécieux les arguments de ceux qui s'y opposent.- comme si les statistiques scientifiques officielles n’étaient pas spécieuses - il y a une marge.Etant péquiste et frapiste.je ne saurais etre accusé de fanatisme pro-Drapeau.mais sur ce point.Jean Drapeau m’appara'it très "solide”.Que M.Prince et autres journalistes - je pense à Jacques Guay du “Journal” entre autres -soient tombés dans le panneau des spécialistes pro - fournisseurs-de-fluor-$$$.et souvent carriéristes inutiles qui veulent se donner de l’importance en distribuant des conseils sur la santé, verre en main et cigarette à la bouche, que M Prince, dis-je et les autres n’aient pas fouillé plus qu’ils ne l’ont fait, je le conçois mal, je ne le conçois pas.J’espère que le nouveau conseil de la presse mettra au plus vite un centre de documentation "démocratique” à leur disposition, afin qu'Us puissent se renseigner lorsqu’ils abordent un sujet sortant quelque peu de leur "spécialité".Ils y découvriraient des choses - du moins à propos de la médecine et de la science officielle - qui leur feraient dresser les cheveux sur la tête - si leur mauvaise alimentation et la pollution leur en a laissé.Quant à l'argument des vaccins, je pose, en guise de réponse à cet argument, trois questions à M.Prince: 1- Est-ce que la santé des peuples naturistes des îles n’était pas.selon plusieurs études, fort supérieure à celle des peuples vaccinés et pollués par les drogues de toutes sortes.(D’ailleurs c’est l'homme blanc qui a provo- qué la dégénérescence en venant en contact avec ces peuples qui suivaient les lois de la nature, leur imposant un mode de vie.une alimentation, des drogues médicales dégénérateurs.) 2- Est-ce que les animaux sauvages - qui n’entrent pas en contact avec l'alimentation de l’homme et avec ses vaccins - sont menacés d’extinction à cause de graves épidémies et d’un manque de fluor dans leur eau ou bien à cause de la destruction abusive des spécialistes de la chasse et du trappage.(Les crocs d’un loup sont aussi solides que les incisives de n' importe qui qui se brosse les dents avec un dentifrice au fluorure recommandé par vos chers "spécialistes" , i 3- Est-ce que les "spécialistes” qui convanquirent nos éclairés gouvernements de laisser entrer la thalidomide sur le marché pharmaceutique - sans oublier toutes les autres drogues, dont les conséquences sont moins spectaculaires, mais quand même affreuses, je pense en particulier à la chloromycétine qui peut entraîner la leucémie chez les enfants ont aussi été appelés à se prononcer sur la non-nocivité du fluor.(Il faut aussi noter que la médecine officielle tend à prendre le crédit pour la régression des épidémies Si celles-ci ont régresse.c'est en grande partie à cause de mesures hygiéniques plus sévères et appropriées Notons aussi que le D D.T.fut conçu ni plus ni moins que comme un vaccin anti-moustique et qu’à l’époque il s'est trouvé plusieurs voix anti-D.D.T.mais ces voix n’étant pas spécialistes et officielles.) Vous parlez.M.Prince, du peu de dangers que présente le fluor en doses minimales contrôlées scientifiquement.C'est vite oublier la gaffe D.D.T.la monstrueuse thalidomide, la haute mortalité infantile en Amérique du Nord - là où la médecine est la plus "spécialisée” - c’est mécon- naître scandaleusement les innombrables et tragiques erreurs des spécialistes scientifiques.C’est vite rejeter le principe de l’accumulation des poisons dans l'organisme.A ce propos.M.Prince, je vous ferai remarquer que ce n'est pas après trois jours de régime trop gras que l’on souffre de maladies du coeur ou du foie: le temps aidant.l’accumulation du cholestérol dans le sang atteint un apogée après dix.quinze, vingt ans.Les “spécialistes" seraient-ils astrologues.serait-ce sur ce point qu'ils combattent la position du maire Drapeau.Vous terminez votre article sur une note d’espoir nàif: parce que M.Castonguay - la nouvelle coqueluche des désespérés de tout acabit - va tout nous arranger cela à nous, pauvres Montréalais.S’il est vraiment conséquent avec lui-même et veut combattre la carie dentaire chez les enfants qu’il lance immédiatement une campagne d'information sur les dangers de la décalcification par les liqueurs douces et nos moeurs alimentaires.C’est beaucoup lui demander, lié comme son parti l’est au trust alimentaire - dont la pègre en est; après tout, les gens ne mangent-ils pas et ne boivent-ils pas n’importe quoi endormis qu'ils sont par la publicité et l'empaquetage - et au trust pharmaceutique dont les représentants doivent se disputer le contrat de fournisseurs du fameux fluor.Nombre de prix Nobel, de chercheurs émérites, de vulgarisateurs scientifiques, dont Jean Rostand, ont dénoncé les milieux scientifiques officiels comme bornés.fanatiques, bourrés de carriéristes.intellectuellement malhonnêtes.A partir de votre article, devrons-nous en dire autant de certains milieux intellectuels de la presse écrite?Jean-Normand SENAY Montréal, 8-2-71 Les enseignants et leur minorité silencieuse Depuis la signature de l’entente provinciale en novembre 1969.les enseignants, péniblement, ont dû apprendre à vivre avec une convention collective truffée d'arbitraire (ex: le CPC) et de coups d’épingles bien placés (ex: le 8 à 4.périodes de remplacement calculées à la minute).Avec les mois, l'odieux de certaines clauses de l'entente dont la clause 6-5 08 suscita un réveil brutal chez plusieurs.En effet, sous notre nez.et avec une audace désarmante, les enseignants se rendirent compte que le gouvernement, s’apprêtait a nous faucher sans pitié, les uns après les autres.Devant ceci, nos dirigeants syndicaux, conscients de la situation, n’attendaient que le coup de pouce des membres pour passer à l’action.Ce qui fut fait, le soir du 21 janvier à Paul-Sauvé.Pour la première fois depuis longtemps, et par un phénomène d'osmose que je ne m'explique pas encore, j’ai enfin senti que le membre ordinaire et nos dirigeants syndicaux étaient sur une même longueur d’onde.En un temps record, une structure s’ept organisée et l’action a donc démarré en grande.Jamais je n’ai vu tant d'enthousiasme et d’ardeur à défendre une cause “légitime” comme l’a souligné notre président et, pour la première fois, j’ai connu ce qu’était la solidarité syndicare à l’Alliance Cependant, devant la détermination de la "majorité agissante", je ne puis que me révolter contre l’apathie et la peur de la “minorité silencieuse".Lorsque des gens se battent pour conserver des droits acquis, lorsque des gens se battent pour qu’on leur rende justice, lorsque des gens se battent fiarce qu’ils se sentent lésés dans eur dignité d’hommes, il est répugnant pour ces mêmes gens qui ont une colonne vertébrale et du coeur au ventre de voir à côté d’eux des êtres minables qui n’ont que pour souci leur JE * ME * MOI * et un porte-monnaie lâchement garni et ceci, sur le dos de ceux qui se tiennent debout.Avoir le gâteau et en plus, le manger, quelle perspective pour des scabs déjà bien engraissés' Quand donc pourrons-nous nous débarrasser de ce cancer anti-syndical qui ronge la plupart des écoles?Plusieurs suggèrent la pression physique, d'autres la pression morale mais ceci demeure une demi-mesure Il faut que le syndicat agisse et tout de suite.11 faudrait ue ces indésirables soient exclus u syndicat.Sommes-nous libres d’établir nos conditions de travail comme nous le voulons, sommes-nous libres de nous laisser déclassifier, sommes-nous libres de nous laisser manoeuvrer par un gouvernement qui fait fi de notre statut de professionnel?La liberté a aussi ses contraintes et ses exigences mais nous devons nous y soumettre; la démocratie est fragile mais nous devons nous y soumettre; la majorité a parlé, que la minorité suive Claudette VIAU.Ecole secondaire Evangéline Montréal 10-2-71 LE DEVOIR Fondé par Honri Bouratta le 10 janvier 1910 Directeur et rédacteur en chef Claude Ryan Rédacteur en chef adjoint; Michel Roy Directeur de l'information: Jean Francoeur Tréiorier: Bernard Lorocque LE DEVOIR est publié par l’Imprimerie Populaire, société a responsabilité limitée, dont le siege social est situé au numéro 434 est, rue Notre-Dame, Montréal 101.Il est composé et imprimé por l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville LaSalle.L'agence Presse Canadienne est autorisée a employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT : Édition quotidienne : $35 par année; six mois : $19.A l'étranger : $40 par année, six mois : $22; trois mois : $12.Édition du samedi ; $10 par année Édition quotidienne, livrée'û domicile par porteur : 75 cents par semaine Tarif de l'abonnement servi pdr la poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal ; Bibliothèque nationale du Québec.TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignes groupées) è i I Le Devoir, mardi 1 6 février 1 971 • 5 hommes événements LIBRE OPINION La sécurité du revenu et les allocations familiales par ALBERT COTÉ Le ministère de la santé nationale et du bien-être social du Canada a présenté récemment un Livre blanc sur la sécurité de revenu au pays.Le but recherché par ce projet de loi est de réformer en profondeur tout le régime de la sécurité sociale canadien en vue de lui donner comme vocation pratiquement exclusive d’assurer à chacun un revenu suffisant pour vivre convenablement.“La Sécurité de revenu protège les gens en leur assurant un appoint lorsque leurs ressources ne sont pas suffisantes pour faire face aux besoins que la société on-sidère fondamentaux.Ce qu’il importe de réaliser avant tout c’est l’épanouissement de la personne humaine “(1)”.D n’est pas question ici, d’étudier tous les aspects que touche ce livre blanc, mais simplement de faire quelques commentaires sur la réforme que l’on veut apporter à la formule d’allocations familiales qui fut implantée au Canada en juillet 1945 et qui n’a connu que de légères modifications depuis ce temps.Les allocations familiales fédérales sont présentement disponibles, sommairement, à toute famille résidant au pays et qui a au moins un enfant de moins de 18 ans à sa charge.Les montants accordés sont de : • $6 pour les enfants de moins de 10 ans; • $8 pour les enfants de 10 à 16 ans; •$10 pour les enfants à l’école de 16 et 17 ans.Le Québec et Terre-Neuve offrent un programme supplémentaire d’allocations familiales, mais comme ces programmes sont exclus pour le moment du champ que veut couvrir le Livre blanc en question, il vaut mieux également les exclure de la présente étude.Le projet fédéral veut remplacer ses allocations familiales par des allocations mensuelles pouvant être de $16 par enfant - si le revenu familial (père, mère et enfantsl est de moins de $4,500 par année - et diminuant graduellement, selon le revenu familial, pour être totalement éliminé lorsque la famille a un niveau de revenu supérieur à $10,000.Les raisons principales que l’on apporte pour reformer ainsi le programme fédéral d’aide familiale est que d’abord on veut en faire un outil pour lutter contre la pauvreté et que l’on considère que “les allocations familiales ont perdu leur efficacité au fil des ans car les prestations n’avaient pratiquement pas changé depuis leur création malgré la raoide augmentation du coût de la vie" (2).Pour ne pas augmenter substantiellement le budget de ce poste des dépenses fédérales tout en cherchant cependant à accroître l aide aux familles qui en ont le plus besoin, il est proposé de rompre l’universalité du présent régime d’allocations familiales et de le remplacer par celui décrit plus haut.Les quelques remarques qui suivent ont pour but de souligner certaines anomalies du projet de loi fédéral et d'ouvrir de nouvelles avenues à la réforme que préconise ce Livre blanc._ D'abord le simple fait de RENDRE IMPOSABLE lei montant des nouvelles allocations familiales aurait pour effet d’annuler une forte proportion de la hausse des coûts du régime qu’entraînerait le maintien du principe d’universalité tel qu'établi actuellement.(Ainsi le contribuable de classe moyenne qui voit son revenu imposé à 30-35% en retournerait autant au trésor fédéral).De plus, l’universalité élimine la nécessité (qu’exigerait le régime proposé) des contrôles systématiques et annuels des revenus de chacun des contribuables ayant des enfants.De tels contrôles entraîneraient une hausse appréciable des frais de gestion du système, tout en défavorisant en permanence le père de famille de classe moyenne par rapport aux célibataires ou aux couples sans enfant.Deuxièmement, si l’on admet le principe d’un taux décroissant d’allocations mensuelles par enfant en fonction du revenu familial, (ce qui est très contestable, surtout lorsque l’on ne tient pas compte de l’âge ou du nombre d’enfants à charge), pourquoi ne pas avoir plafonné le régime à $20,000 au lieu de $10.000?Le plan mis de l’avant va encore systématiquement défavoriser spécifiquement le salarié de classe moyenne.On pourrait maintenir une échelle d’allocations semblable à celle proposée.Mais en maintenant comme minimum le $6 mensuel actuel, et ce jusqu’à un plafond qui excède réellement le niveau des classes moyennes.Troisièmement, il devrait être tout à fait normal et jus- te qu'une société évoluée contribue financièrement aux dépenses que doivent faire les familles ayant des enfants, indépendamment de leurs revenus, puisque ce sont elles oui assurent la relève de la main-d'œuvre qui permettra à la population active actuelle de jouir d'une retraite sereine dans l'avenir.N'est-il pas très injuste de refuser toute allocation familiale à un père de 8 enfants parce qu’il touche un salaire de $12.000 en travaillant ardument alors qu'un individu jouirait égdistement du même salaire que lui en étant célibataire ou marié sans enfant’’ Celui qui contribue à l’avenir de notre société mérite un minimum de soutien financier de cette même société.Enfin, l’aspect le plus injuste et le plus inique de ce projet de réforme du présent régime d'allocations familiales est que l'on exige de toutes les familles canadiennes ayant des enfants de redistribuer entre elles le peu d'aide que le fédéral leur fournissait pour améliorer le sort des familles les plus défavorisées! Les célibataires, les couples sans enfant, les entreprises les plus nanties de notre société ne contribueront absolument rien à cette redistribution.Seulement ces "riches" de la classe moyenne qui ont des enfants (ces 25% des familles ayant des enfants à charge et qui ont un revenu compris entre $10,000 et $18,000 (3) payeront la note! Les autres: rien.En 1961, le sous-signé a étudié les possibilités de réformer le régime d'allocations familiales canadien, en vue d’en augmenter l'efficacité sociale tout en cherchant à ne pas accroître la masse monétaire consacrée à ces démosubventions (4).Dans chacune des modifications considérées, le principe de l’universalité des allocations familiales était sacrifié, non pas en fonction des revenus familiaux - ce qui exige un contrôle suivi - mais en fonction des charges familiales - le nombre d'enfants à charge -, laissant aux taux progressifs de l’impôt le rôle d'assurer la redistribution des richesses entre les contribuables en fonction de leurs revenus respectifs.Furent considérées notamment, dans cette étude, les possibilités d'ELIMiNER TOUTE ALLOCATION • pour le PREMIER enfant d une famille, • pour les DEUX PREMIERS enfants d’une famille, *4.500 *4,501 $16 par enfant $15 par enfant Allocationi 10 «nf.X 12 aois $1,920 (1,800 Revenu total (les allocations sont imposables avec le nouveau plan) 6,420 6,}01 Aceeptlons (2 adultes et 10 enfants) 5.000 5,000 Revenu imposable 1,420 i,y>i Impôt fédéral approxiawtif 150 135 Impôt fédéral avant la réforme O O Sain ntt dû au M>uv»»u ré„i»ei - allocations nouvelles 1,920 1,800 - Anciennes allocations - 864 - 864 - impôt fédéral - 150 - 135 t 906 $ 801 LIBRE OPINION Les responsabilités étrangères dans le drame d'Haïti par MICHEL C.AMBROISE Juriste haïtien et ancien directeur du journal “Le Militant’’ de Port-au-Prince, M.Ambroise rappelle dans cette libre opinion les responsabilités historiques de certaines puissances coloniales dans “le dilemme hâitien’’ qui se pose aujourd’hui.Les sous-titres sont du Devoir.Plusieurs observateurs se posent la question depuis quelque temps: Que sera l’avenir de la république d’Haiti après le règne de François Duvalier?Une fois que Duvalier et ses “tontons macoutes” auront pris les champs, une page nouvelle dans l’histoire tourmentée de ce peuple sera tournée.Mais peut-on dire d’avance que ce sera une occasion unique pour le peuple hâitien de prendre en main son avenir et du même coup donner un élan suffisant au pays afin que les générations à venir soient moins malheureuses?Peut-on d’avance espérer voir le peuple hâitien renoncer à sa politique traditionnelle, dont les partisans n’ont jamais rien fait pour sortir le pays de sa misère et relever le niveau de vie du peuple?Quand on considère Hâiti comme étant la plus vieille des républiques noires et aussi la plus pauvre et la plus sous-développée du continent nord-américain, avec un revenu annuel “per capita” de $73, le plus bas taux d’espérance de vie, soit 40 ans, le plus haut niveau d'analphabétisme, soit 80%, est-ce que les Hâitiens vont pouvoir sortir leur pays du néant politique et économique dans lequel il plonge de jour en jour?Peut-on faire semblant d’ignorer la nature de la lutte que mène actuellement le peuple hâitien pour sortir de ses Excellent totit buffet chaud jj?A MIDI 1 11 dans InVmux Montréal l'élégant tourments?Je voudrais croire que c’est une lutte dans laquelle chaque Hâitien est impliqué pour trouver une solution à l'oppression, à l’injustice et à la misère qui ronge ce pays depuis 167 ans.Le plus simple citoyen de n’importe quel pays peut comprendre que partout où règne la misère et l’injustice il y a fiossibilité pour un peuple de utter afin de pouvoir améliorer sa condition.Il y a possibilité de lutter partout où les gouvernants ne font rien pour améliorer le sort des gouvernés, surtout quand ces gouvernants tuent, oppriment et exploitent tout un peuple au profit de la réaction et de la bourgeoisie.La lutte est nécessaire et possible surtout quand il y a des hommes qui acceptent de lier leurs idees et leurs actes, sans se soucier du risque et des sacrifices que cela comporte.Et surtout quand il s'agit du peuple hâitien, nous croyons que la lutte est un devoir.étant donné que cette même lutte des Hâitiens a ses racines dans un passé encore présent, d’une grande résistance anti-colonialiste et antiimpérialiste.Aujourd’hui, en l’année 1971, la lutte des Hâitiens a 168 ans.La"dette” dueàlaFrance Hâiti est un pays qui souffre depuis longtemps du mal d'ostracisme et de discrimination de la part d'autres pays puissants comme les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France.Quant à ce dernier, il est d’après nous en majeure Eartie responsable des mal-eurs de ce peuple, celui d’avoir entrepris au siècle dernier le commerce le plus honteux parmi tant d’autres: “la traite des nègres”.La deuxième grande misère du peuple hâitien a commencé depuis le jour où dans un effort collectif, les Hâitiens avaient décidé de chasser les colons français de leur terri-toire et prirent en main sans tutelle ni compromissions leur avenu.La France, par l’organe de son représentant en Haiti De Lauzon, présente le 17 avril 1825 une requête selon laquelle les Hâitiens devaient payer la somme de cent cinquante millions de francs (à noter que le franc Charles X valait 350 fois plus que le franc avant sa devaluation en 1969).Ce qui représentait environ quatre fois le budget annuel de la France, quand on considère qu’en 1925, les réserves de la banque de la France ne dépassaient pas soixante millions.Peut-être les Français étaient-ils tous d’accord sur le fait que les nègres hâitiens n’avaient pas assez payé, même au prix de leur sang et de leur vie, l’indépendance qu'ils réclamaient.Les Hâitiens sont le seul peuple au monde qui s’est appauvri en 160 années d’indépendance, au lieu de s’enrichir progressivement; la production agricole en Hâiti qui représente 92%, de l’économie nationale, est inférieure de plus de trois quarts de ce qu’elle était du temps de la colonie, cela malgré l’accroissement de la population passée de 600,000 a 5 millions d’habitants.Les gouvernements haïtiens Malgré que le peuple hâitien eut à payer la “dette nègre” aux Français, plus les intérêts chaque année et les retards (car pour les Français, la chair nâitienne valait bien ce prix et il fallait la racheter aux blancs pour que ces derniers la jugent à sa juste valeur), on peut trouver d’autres explications au malheur d’Hâiti: presque tous les gouvernements hâitiens, ont dans leur extrême désinvolture et leur malhonnêteté proverbiale, toujours été très adroits à détourner vers leurs poches l’ar- gent des citoyens ou celui d’une aide étrangère quelconque.Selon certains économistes hâitiens.comme Leyburne, Daniel Arty, pour ne citer que ces deux-là, la dette française se trouve en tête des douze plaies qui rongent Hâiti.Les archives du Quai d’Orsey en savent long sur cette décennie décolonisatrice.Aucun Hâitien n’a jamais pardonné à la France cette escroquerie qui est l’une des causes principales de ses malheurs.Les Hâitiens auraient pu faire comme d'autres pays qui n’étaient pas dans l’esclavage, mais sous tutelle, déchirer allègrement les engagements financiers, signés le jour de leur indépendance, comme à Evian par exemple, refusant une indemnisation modérée en faveur des colons exploiteurs: les Hâitiens ont agi tout autrement, ils ont payé jusqu’au dernier sou l'argent que la France réclamait afin de respirer le vent de la liberté.Si les Français de la Restauration, de la monarchie de Juillet, de la seconde République, du second Empire, de la troisième République avec Charles X, et de la cinquième avec Charles De Gaulle décédé et Pompidou pour le continuer, ont oublié ce crime de droit commun vis-à-vis des Hâi- tiens, ce crime qui devrait être constamment présent dans l’esprit de tous les Français vivants, nous sommes certains que les Hâitiens ne sont pas près de l’oublier.Un peuple humilié Ce que les observateurs étrangers devraient savon en tout premier lieu, c’est que ce peuple qu'on appelle les Hâitiens est depuis longtemps humilié, torturé, ruiné, méprisé.Il est assoiffé d’une estime que les grandes puissances lui ont toujours refusée, malgré qu'il ait payé très cher sa liberté conquise et méritée.On raconte qu’à Sparte les mères se séparaient de leurs enfants en leur disant: “Avec le bouclier ou sur le bouclier”.Hâiti, mère patrie des Hâitiens, répète cela depuis 168 ans.Bon nombre de gens pensent que l’Hâitien est un impuissant devant ses malheurs; ils ignorent que ce même Hâitien jadis esclave, a prouvé le contraire deux fois dans l’histoire de sa vie; le premier janvier 1804 quand il lui fallait donner l’indépendance à Hâiti, et le quatre novembre 1930 quand il lui fallait mettre fin à l'occupation américaine.Pendant ces deux époques il avait juré de mourir au lieu de céder aux ambitions sans vergogne des profiteurs français et américains.Tout le monde doit comprendre que seul un peuple ayant des qualités morales très for-' tes peut résister comme les Hâitiens l'ont fait.S’ils n’ont jamais réussi, c’est parce qu'ils ont toujours lutté pour le maximum.Le peuple hâitien a prouvé plus qu’il n’en fallait au monde entier, en matière de courage et de résistance, à une époque où rares étaient les peuples qui pouvaient manifester leur volonté.Nous avons longtemps compris qu'un peuple qui accepte froidement la situation la plus difficile a le droit de conquérir à ce à quoi il aspire, c’est-à-dire la paix, le respect, la prospérité tout en gardant intact son prestige et sa dignité de peuple.C'est ce qui nous permet de croire qu’aujourd'hui, il n’est pas aussi nâif qu’il l’était en 1957.L’acte qu’il se propose de poser en sera un de respect pour lui et pour son pays.Il doit bien le poser, avec un calcul profond, sans aucune compromission, s’il veut mettre un terme à toute cette vague de faux révolutionnaires qui parlent au nom du peuple comme des tribuns hypocrites sans même savoir ses aspirations, ses besoins, et ce qu'il lui faut pour mettre un terme à tous les malheurs qui le frappent.Vous pourrez sûrement parler anglais, dès mai.Grâce à notre méthode.Dès le 15 mars, au début des cours semi-privés, vous direz des mots usuels.Dès la deuxième leçon, vous direz facilement des phrases complètes.Et, en mai, vous saurez assez d’anglais pour le parler sûrement.Alors si vous voulez parler anglais, ou toute autre langue d’ici le mois de mai en suivant des cours semi-privés (pour élèves débutants, intermédiaires ou avancés), prenez rendez-vous tout de suite avec Berlitz pour une leçon gratuite et sans aucune obligation de votre part.Inscrivez-vous “right now”.Vous verrez -*— comme nous disons vrai.I Montréal, 2055, rue l’ccl, Tél.288-3111 WÊtHKKÊk Berlitz Cours de langues vivantes Montréal, 50, Place Crémazie.Tél.387-2566 Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 21h mmmmmKmmmÊÊÊtmÊHmmmm St-Jcan, 207, rue Richelieu, Tél.346-6100 Votre chevelure.les conseillers ignorants et les fausses promesses.Il est aisé de comprendre que de nombreuses infections guettent la plus belle des parures.Le seul conseil valable que nous puissions donner, en cas de problèmes capillaires, est de ne jamais reporter la décision de se faire examiner par un spécialiste.Trop souvent il arrive que la personne atteinte se contente de conseils d’amis, ou de voisins.Elles utilisent des lotions anti ceci ou anti cela qui peuvent causer une détérioration plus qu’importante.Avant d’appliquer un remède guérit tout, il est indispensable de déterminer l’infection en cause.Ne vous laissez jamais impressionner par les conseilleurs qui, en fait ne possèdent aucune expérience valable.Ils ignorent le fonctionnement du cuir chevelu, les interventions possibles, et principalement la valeur des produits et lotions recommandés.A chacun ses connaissances, à chacun sa spécialité.Ne vous adressez pas à n’importe qui: ne croyez pas AUX MIRACLES ET AUX FAUSSES PROMESSES.Les traitements du cuir chevelu sont souvent très longs.Ne dépensez jamais $500.pour posséder après traitement une chevelure exceptionnelle ?Les traitements du cuir chevelu donnent dans beaucoup de cas de très bons résultats, mais jamais de miracles.Après de nombreuses années d’expe-rience de soins capillaires, de contacts permanents avec les personnes qui nous accordent leur confiance, que peut conclure le Centre Capillaire Pierre des dif fé- 'Vi î:S « rentes difficultés rencontrées, les réussites obtenues, parfois les échecs subis?Quelles sont les espérances que nous pourrions lui accorder?Il est bien délicat de répondre catégoriquement a des questions aussi simples mais qui en réalité couvrent un immense terrain d'action et de soins,-sans règles bien définies.Il nous est très malaisé de tirer des conclusions concrètes desquelles chacun des individus pourrait tirer une panacée pour éviter dans l'avenir des difficultés capillaires.Le public perd très souvent de vue que la chevelure n'est pas uniquement un élément décoratif, mais au contraire une partie intégrale du corps humain qui est régie par les nombreuses lois de complexité connue ou inconnue.Jugez par vous même avant de suivre-des conseils qui peuvent s'avérer fantasques et erronés.Prenez donc rendez-vous.par LD26 TRICHOLOGUE CAPILLAIRE ÉDIFICE PLACE CANADIENNE 4S0 est.Sherbrooke, angle Berrl Suite 390 - Tél.; 288-3823 Sortie de Métro Sherbrooke-Berri Heures : 11 H.a.m.à 8 K p.m.» Le samedi 10h.a.m.à4h.p.m.288-7378 • pour le PREMIER enfant en accordant une demi-allocation pour le DEUXIEME.et répartir les montants ainsi épargnés entre les autres enfants encore éligibles à des allocations familiales.Ainsi, en excluant du regime les deux premiers enfants, le montant des allocations accordées pourrait couvrir la presque totalité des frais minima d'entretien de tout enfant de troisième rang et plus.Cette hypothèse pourrait cependant être considérée comme politiquement peu acceptable car elle toucherait un grand nombre de familles et en plus, avoir deux enfants à charge pourrait constituer, pour certaines d'entre elles, un fardeau qui requiert l’aide de l'Etat.Quoique d’autres régimes d'assistance sociale pourraient subventionner un peu plus ces familles, étant donné que ce n’est sûrement pas uniquement les présentes allocations familiales qui soustrayaient de l’indigence ces mêmes familles.Bref, une redistribution des fonds du régime actuel en fonction des CHARGES FAMILIALES - de façon plus ou moins semblable aux possibilités mentionnées plus haut — serait nettement plus logique qu’en fonction des REVENUS, car elle éviterait l’arbitraire des situations du type de celles qui suivent ; • Soit deux individus ayant chacun dix enfants éligibles aux allocations familiales, mais dont le revenu familial de l’un est de $4,500 exactement alors que l’autre aurait $4,501 exactement, (on suppose que le gouvernement provincial continuerait de ne pas considérer comme imposables les allocations familiales.) Le tableau illustre la situation qui est faite à chacun.Dans les deux cas, l’aide gouvernementale est fortement accrue (+ 104.9% et + 92.7%) mais le seul dollar supplémentaire du deuxième individu lui coûte, en allocations perdues, $105 par année.:.Si le gouvernement provincial décide lui aussi de considérer “imposables" les nouvelles allocations familiales, chacun des assistés verrait ses gains nets par rapport à l’ancien régime diminués d'autant.• Soit un individu ayant 8 enfants et un revenu familial de $12,000: l’ancien régime lui foumisssait en allocations familiales, disons $6/mois pour 4 de ses enfants et $8/mois pour les 4 autres, soit $672 par année.Le nouveau régime ne lui fournit plus rien.Sa perte brute est donc de $672 par année.Or ce montant n’était pas imposable (à 30% plus 4% pour le plan de pension + 2% pour le “progrès social”, soit des équivalents supplémentaires de $288 + $27 + $13: $328.Sa Perte nette est donc l’équivalent de $1,000 de salaire (aVcIot impôt) par année.Est-ce qu’un individu gagnant $12.000 et ayant 8 enfants à sa charge peut se permettre de perdre $1,000 par année sans en subir de sérieux préjudices?De profonces modifications devront être apportées au Livre blanc sur la sécurité de revenu au Canada.(1) La sécurité de revenu au Canada (Livre blanc), ministère de la santé nationale et du bien-être social, introduction, p.1.(2) ibid., p.45 (3)ibid.,p.47 (4) Le regime des allocations familiales au Canada.Albert Côté, thèse de maîtrise en sciences économiques dirigée par M.Jàcques Henripin et présentée à la Faculté des Sciences sociales de l’Univer-àté de Montréal, en 1961.UNIVERSITE .DU QUEBEC Année universitaire 197M972 Session d’automne Université du Québec à Montréal FAMILLE DES SCIENCES Programmes offerts au premier cycle universitaire Biologie/sciences de l'éducation Chimie Chimie industrielle Chimie/biologie Chimie/sciences de l'éducation Électrotecftnique/sclences de l’éducation Géographie physique Géologie Géologie/biologie Mathématiques Mathématiques/administration Mathématiques/biologie Mathématiques/économique Mathématiques/géologie Mathématiques/physique Mathématiques/sciences de l'éducation Physique Physique/chimie Physique/géologie Physique/mathématiques Physique/sciences de l'éducation Techniques de la mécanique/ sciences de l'éducation NOUVEAU PROGRAMME Sous réserve de son acceptation par le comité conjoint de la Direction générale de l’enseignement supérieur (ministère de l'Éducation) et du Conseil des Universités.l’UQAM offre un nouveau programme pour la prochaine session d'automne en: INFORMATIQUE Conditions d'admission Poor être admis aux études du premier cycle, les candidats doivent détenir un diplôme d'études collégiales ou avoir une formation jugée équivalente.Les candidats âgés d'au moins 25 ans, qui ont terminé leurs études secondaires et qui possèdent des connaissances et une expérience pertinentes.peuve:i être admis aux études du premier cycle, et ce, sur recommandation du Comité de sélection concerné.Durée des études les programmes du premier cycle sont composés d'un ensemble de 30 cours, soit 90 crédits.les demandes d'admission devront parvenir, avant le 1er mars 1971, à l'adresse suivante: Bureau du registraire Service d'admission et d'inscription Université du Québec à Montréal Boîte postale 3050, succursale B Montréal 110 Pour autres renseignements, téléphonez à: 876-8756-7-8 y A 6 • Le Devoir, mardi 1 6 février 1 97 1 suites de la première page LA FTQ M.Côté laissait ainsi entendre qu'il exécutait les ordres du curateur et que c'est celui-ci qu'il faut blâmer, aussi bien que la situation qui lui impose pareil tour de force.M Côté soupçonne en outre certains grands marchés d'alimentation d'avoir exercé des pressions pour obtenir son renvoi.“Je n'ai pas de preuves”, ajoute-t-il, mais il fonde ses soupçons sur son rôle i dans les réclamations d'un million de dollars obtenues récemment par les syndiqués en vertu du décret de l'alimentation au détail à Montréal.La seule raison officielle qu'on ait invoquée pour justifier son renvoi, a précisé l'ancien secrétaire administratif de l’Union des employés de commerce, est son absence à une assemblée de l’exécu-’ tif.Le porte-parole des manifestants à Québec.M.Yves Carrier, a déclaré pour sa part que ceux-ci revendiquent l’autonomie du syndicat québécois et qu’ils veulent à sa tête M.Côté, depuis longtemps partisan résolu d’une gestion séparée.Les manifestants déclarent qu'une fois accomplie la dissociation de l’union américaine, le syndicat québécois pourra négocier ensuite avec celle-ci de nouvelles relations.M Côté rappelle que l'union américaine n’a pas versé un seul sou aux fonds de grève de ses affiliés québécois depuis 1944 et qu'encore récemment, 24 vendeurs d'automobiles de Jonquière et de hi-coutimi congédiés par leurs employeurs n'ont rien reçu depuis le début de leur piquetage le six décembre dernier.M.Carrier ajoute de son côté que cette situation est d’autant plus anormale que chaque syndiqué québécois verse $1.60 par mois à l’union internationale.Le local 500 envoie ainsi aux Etats-Unis environ $300.000 par année.L’Opération récupération vise non seulement l’autonomie du local 500 mais celle de l'ensemble des syndicats affiliés à la Fédération des travailleurs du Québec qui subissent le même type de subordination.Les manifestants ont déjà reçu l’appui des ouvriers de la construction et des électriciens (locaux 568 et 791) et ils espèrent que d'autres syndicats de la FTQ suivront.Les syndiqués contestataires ont affiché à la porte des locaux occupés.la liste précise de leurs revendications: • remise immédiate du local 500 à ses membres québécois : • mise en nomination d'officiers, suivie d’élections en deçà de six semaines.sous la surveillance du CTC ou de la FTQ mais sans la participation de l’union américaine: • la renégociation des relations du local 500 par les officiers québécois qui seront alors élus; • la réintégration dans leurs fonctions, avec plein salaire et sans perte de privilèges, de tous les officiers du syndicat récemment congédiés ou sur le point de l'être.LES AMÉRICAINS mière division de “marines” (1155 hommes), basé précisément à proximité de la zone démilitarisée, quittera le Sud-Vietnam dans les prochains jours.Ce départ fait partie du sixième retrait américain qui portera l’effectif du corps expéditionnaire américain au Sud-Vietnam à 284.000 hommes au premier mai prochain.De l’autre côté de la frontière, les forces sud-vietnamiennes engagées au Laos depuis le huit février, ont ’coupé” la piste Ho Chi Minh, mais elles ne sont pas encore parvenues à Tchepone, plaque tournante du réseau routier qui forme “la piste”, a indiqué hier le général sud-vietnamien Hoang Lam, commandant en chef de l'opération au Bas-Laos.Les unités de Saigon se trouvent à une vingtaine de milles de la frontière, mais Tchepone se trouve encore à une dizaine de milles devant eux.Le général a par ailleurs affirmé que 700 Vietcong et Nord-Vietnamiens ont été tués depuis le début de l’opération, et que leurs corps avaient été dénombrés sur le terrain.Au Nord Laos, c’est toujours le bombardement “par erreur" de la base et de la ville de Long-Cheng, à 75 milles au nord de Vientiane, quartier général de La CIA pour tout le Nord-Laos, qui retient l’attention de tous les observateurs.Plusieurs hypothèses, toutes invérifiables.circulent à Vientiane.Le bombardement aurait été réalisé par des B-52.dont le pilonnage n'est pas extrêmement précis.Depuis quelques jours en effet des rameurs circulent à Vientiane sur l’utilisation de ces bombardiers géants au Nord-Laos Le bombardement de Long-Cheng pourrait être dû à une erreur de coordonnées données par les forces au sol.Enfin, certains observateurs estiment que ce bombardement aurait été volontaire.Quoi qu'il en soit, l'aviation américaine a détruit ce qui paraissait précisément le plus précieux: les installations de la CIA.afin de défendre une garnison assiégée cependant, croit-on savoir, par des assaillants bien inférieurs en nombre.A Louang-Prabang.la capitale royale, la menace d'une attaque Pathet Lao-nord-vietnamienne semble se préciser.Un poste gouvernemental situé à une dizaine de milles au nord de la ville a été bombardé au mortier dimanche soir.Cest le dernier avant-poste de défense de la capitale royale.De source militaire, on indique que les réfugiés continuent à affluer vers la ville, venant du nord.Cependant, le général Thong Phnah Knoksy, porte-parole du ministère laotien de la défense nationale, a annoncé hier matin à Vientiane que “les forces royales sont maintenant passées à l’offensive” afin de “desserrer l’étreinte nord-vietnamienne autour de la capitale royale ”.INTERLOTO jours avant d’apprendre qu’il était devenu riche.M.Prévost ignore ce qu’il fera du trésor.“Tout ce qui me préoccupait jusque là, c’était de me présenter à l'assurance-chômage." Le deuxième prix de $50,000 est allé à M.Hector Lavergne, d'Ottawa, qui travaille dans une imprimerie à Hull.Quant aux $25,000, ils sont venus gonfler les goussets de M.Konstandinos Karathanasis, un immigrant grec qui est au pays depuis quatre ans.M.Karathanasis, qui habite chez sa soeur et son beau-frère à Dollard-des-Ormeaux, travaille comme fabricant d’outils.Le billet de loterie qui lui a fait gagner $25,000 était le premier qu’il achetait.Saint-Vincent-de-Paul a la palme des suicides OTTAWA (d’après CP) - Le centre de détention de Saint-Vincent-de-Paul a été le théâtre de 11 des 23 suicides relevés dans les prisons fédérales depuis le 1er septembre 1969.A l’exception de deux des suicides rapportés, tous les autres ont eu lieu dans six centres de détention à sécurité maximale qui abritent 2,800 des 7.150 détenus dans des prisons fédérales.H s’agit donc d’une moyenne de 500 suicides par 100.000 habitants, 50 fois plus que la moyenne canadienne en 1969.Ces chiffres ont été rendus public à la demande de M.Gordon Sullivan, dé- puté libéral de Hamilton Mountain.Le solliciteur général du Canada, M.Jean-Pierre Goyer.a déclaré être bouleversé par ces révélations et a promis de tout faire en son pouvoir pour améliorer la situation.En plus des 23 suicides.80 tentatives ont également été enregistrées depuis septembre 1969.D’après les experts du service des centres de détention, 35 de ces tentatives seraient des “gestes de manipulation".Ds ajoutent cependant qu’il est à peu près impossible de distinguer clairement les tentatives simulées des véritables tentatives de suicide.55 écoles fermées Cinquante-cinq écoles de la CECM seront fermées aujourd’hui, dans l’ensemble du territoire de cette commission scolaire.Voici la liste des écoles qui seront affectées par le débrayage de 1.600 membres de l'Alliance des professeurs de Montréal: Alphonse Des jardins.Basil e-Rou-thier.Bruchési, Centre Ste-Brigide, Chamilly Delorimier.Champlain, De-lorimier, Gameau (et annexe), Georges Vanier.Hélène Boulé.Jean Talon, Lambert Closse.Lartique, Laurier, Lio-nel-Groulx annexe.Madeleine-de-Ver-chères, Marguerite D’Youville, Marguerite de-la-Jemmerais, Marie-Anne (élémentaire), Marie-Anne annexe (élémentaire), Marie Favery, Marie Médiatrice, Marie-Rollet (et annexe).Marquet- Métiers commerciaux, Notre-Dame-du-Foyer, Notre-Dame-du-Rosaire, Phi-lippe-Aubert-de-Gaspé (élémentaire et secondaire), Philippe-Perrier, Salaberry, St-Alphonse, St-Barthélemy, St-Bonaven-ture.Ste-Catherine, Ste-Cécile, Ste-Croix, St-Eusèbe, St-François-Xavier, St-Gabriel Lalemant, St-Geroges, St-Gérard, St-Grégoire-le-Grand.St-Jean-de-la-Croix, St Jean Bechmans, St-Jean Vianney, St-Marc, St-Philippe Apôtre, St-Robert Ballarmin.St-Sta-nislas (élémentaire et secondaire), Ste-Thérèse-de-l’Enfant Jésus, St-Thomas St-Viateur, St-Vincent Perrier.En plus des 11 suicides mentionnés, quatre tentatives de suicides ont également eu lieu à Saint-Vincent-de-Paul.Les cinq autres centres de détention à sécurité maximale se partage le reste de ce triste bilan dans l’ordre suivant: Kingston Penitentiary, trois suicides et 35 tentatives; Saskatchewan Penitentiary.3 suicides et 24 tentatives; British Columbia Penitentiary, deux suicides et trois tentatives; Dorchester Penitentiary au Nouveau-Brunswick, deux suicides mais aucune tentative; Manitoba Penitentiary, un suicide et une tentative.Un suicide a été relevé au centre de détention à sécurité moyenne rattaché à Saint-Vincent-de-Paul, le centre Loubier, et un autre centre de détention à sécurité minimale de William Head en Colombie-Britannique.La production: une baisse de 2% Conférence te.Une Découverte Pour Les Dentiers Une crème plastique facile a utiliser et révolutionnaire pour ceux qui portent des dentiers Maintenant, c’est presque comme si vous aviez vos vraies dents, avec cette crème plastique récemment découverte qui aide à tenir en place les dentiers —adaptés à la gencive supérieure ou inférieure — mieux que jamais1.Elle forme une membrane élastique qui aide à tenir les dentiers en place plus fermement pendant des heures1.C’est la crème adhésive pour dentiers Fixodent™ à employer tous les jours.La crème Fixodent non seulement fait tenir les dentiers plus fermement—mais elle vous assure aussi un plus grand confort.Elle est si souple oue vous pouvez mordre avec plus ae force, mâcher mieux les aliments et manger de façon plus naturelle .et même vous sentir plus à l’aise.Procurez-vous Fixodent dès maintenant dans toutes les pharmacies — une innovation révolutionnaire! OTTAWA (PC) - L’indice désaisonalisé de la production industrielle est tombé à 169.8 au mois de décembre 1970, soit une diminution de 0.2 pour cent par rapport au mois précédent 170.2.Le fléchissement, note le Bureau fédéral de la statistique, est dû en majeure partie à la fabrication, où la diminution des biens non durables a largement compensé T augmentation dans les biens durables, la première depuis juin.Il s’est produit une diminution de 1 pour cent dans l’extraction minière COLLÈGE FRANÇAIS 185 Ouest Fairmount Métro: Laurier, St-Joseph • Reconnu comme COLLLGF CLASSIQUE en 1963.• Reconnu d'intérêt public (au Secondaire et Collégial).• 2350 élèves en 1970.EXAMENS D’ADMISSION en 8ème année (ou Secondaire I) pour élèves de Dème et 7ème années • Le SAMEDI 20 FÉVRIER • Le SAMEDI 27 FÉVRIER Autres inscriptions: - PRIMAIRE: toutes classes -SECONDAIRE: 9èmeannéeà 12ème - Secondai- re 11 à Secondaire V -COLLÉGIAL I et IL pour élèves ayant terminé le cours secondaire.Pour renseignements et inscriptions: 272-0754, 272-1455,272-3848 Le mouvement familial des Foyers Notre-Dame organise une conférence qui aura lieu, mercredi le 17 février à 20 hrs au Centre culturel Saint-Justin, 5050 rue Joffre à Montréal.La conférencière Mme Suzanne Carreau parlera de l’harmonie sexuelle des conjoints.Renseignements: 351-2908 BEAULIEU, Me Marie-Louis.A l’Hôtel-Dieu de Québec est décédé maître Marie-LouLs Beau-lieu après une très longue maladie.Maître Beaulieu a été une figure remarquable du monde juridique et universitaire.Né à St-Georges de Beauce le 15 septembre 1896 il fit ses études classiques au collège de Lévis Docteur en droit honoris causa de l’université Laval à Québec, il occupa le premier la Chaire du droit du Travail et de la Sécurité sociale aux Facultés de droit et des sciences sociales de Laval.Membre du Barreau de Québec il fut un avocat respecté Sa pensée juridique a fait école Auteurs d'ouvrages de droit et de nombreux articles il a contribué à l’instauration d’une présence ca-nadienne française dans les échanges nationaux et internationaux Membre de la Société Royale du Canada; docteur en droit honoris causa des universités d'Ottawa et de Poitiers, France.Monsieur Beaulieu a collaboré à l'éclosion du syndicalisme québécois Il fut un rude travailleur Il laisse dans le deuil son épouse née Jeanne Quintal et sa fille Marie-Dominique deux soeurs Mlles Marie-Alice Beaulieu et Albertine (Mme Kdounrd Leclerc).La CSN a maintenant la parole Les "gars de Lapahne "posent 3 conditions Les ex-employés de Lapalme ont poursuivi hier, pour la septième journée consécutive, l’occupation des locaux de la CSN rue Saint-Denis, en attendant la réponse de la centrale aux trois conditions qu’ils ont posées pour évacuer l’immeuble.Le président du syndicat, M.Frank Diterlizzi.a déclare que le médiateur de la CSN dans ce conflit, M.Pierre Vadboncoeur.lui a transmis à ce sujet des "semi-réponses officieuses" dont il ne pouvait donc pas faire état publiquement.Les trois requêtes des gars de Lapalme, décidées dimanche soir en assemblée générale, étaient elles-mêmes une réponse au programme d’action proposé samedi par la CSN et qui prévoit notamment la reprise des démarches pour rouvrir les négociations avec le ministère des postes.Or, a précisé M.Diterlizzi, des sources proches de la CSN indiquent que.M.Marcel Pepin était hier a Ottawa.Les gars de Lapalme s’étaient engagés dimanche soir à mettre fin à leur occupation aux trois conditions suivantes: • Que M.Gérard Picard, ancien président de la CSN, se joigne aux trois négociateurs désignés par la centrale.MM.Raymond Parent, Pierre Vadboncoeur et Maurice Sauvé; • Que cette équipe reçoive "carte blanche” et négocie sans pression indue de r’establishement syndical”; • Que la CSN verse aux grévistes de Lapalme leurs chèques d’allocation jusqu'à la “victoire totale”.Quant aux 150 emplois de manieurs de dépêches offerts aux membres du syndicat par le directeur général des postes, M.Diterlizzi a indiqué que 101 lettres de refus ont été ou seront bientôt postées.Le président du syndicat a dit ignorer, cependant, l’attitude qu’ont pu prendre à cet égard la “dizaine de gars" qui ne participent plus à l’occupation depuis la semaine dernière.Des chômeurs mettent fin à Toccupation Les travailleurs-étudiants ont terminé hier l’occupation de leur centre de formation professionnelle sur la rue Parthenais et les cours reprennent aujourd'hui.L'on se souvient que les travailleurs protestaient contre le fait qu’il leur était impossible de trouver du travail à la fin des cours de perfectionnement poursuivis au centre de formation professionnelle.As demandaient au gouvernement ou bien du travail ou bien une prolongation indéfinie des cours.n était impossible hier de rejoindre aucun des dirigeants de l’association des travailleurs-étudiants.Le directeur adjoint du centre de formation a déclaré ne pas être au courant de la nature du compromis auquel étaient parvenues les deux parties.Il a cependant ajouté que les occupants recevront l’allocation habituelle pour les quatre jours ouvrables de l’occupation qui dure depuis mercredi dernier.i_es nuances linguistiques laissent froid M.Trudeau ¦ pr< ministre, M.Pierre Elliott Trudeau, ne croit pas qu’il y a “une très grande différence” entre les textes anglais et français du communiqué commun émis à la fin de la conférence constitutionnelle qui a réuni les onze premiers ministres du pays la semaine dernière à Ottawa.“De toutes façons, a dit M.Trudeau, la conférence n’a pas décidé lequel des deux textes serait officiel et je pense que dans les circonstances chacun peut prendre le sens qui lui convient le mieux” A l’article de la politique sociale, le communiqué français disait que les gouvernements “se déclarent en accord avec cet objectif" (l’importance exprimée par le Québec d’incorporer les mesures relatives à la sécurité du revenu à une politique globale intégrée) tandis que le texte anglais, de son côté, exprimait plutôt sa sympathie pour cette exigence “expressed its sympathy for this basic objective”.M.Trudeau a exprimé cet avis hier en réponse à une question du député d’Edmonton, M.Marcel Lambert.Ce député avait posé la même question la semaine dernière.Le premier ministre étant absent, son suppléant, M.Mitchell Sharp, avait dit qu’il poserait le problème à M.Trudeau, ce qui fut fait.Reprise du harcèlement NEW YORK - Les militants de la “ligue de défense juive”, une organisation sioniste extrémiste, ont recommencé leurs manifestations contre la délégation soviétique aux Nations unies, à New York.Environ 300 personnes se sont rendues en cortège vers la délégation soviétique mais seul un groupe d une douzaine de personnes a reçu 1 autorisation de franchir le barrage de policiers mis en place autour de l’immeuble.Le rabin Meir Kahane, chef de la Ligue, a déclaré que la Ligue allait recommencer à harceler les diplomates soviétiques.DECES Notez s.v.p, que le» avis de décès doivent nous parvenir avant 6.00 p.m.heure de tombée.BEAUDOIN, Méala.A Montréal, le 14 février 1971 à l'âge de 83 ans, est décédée.Mme veuve Léo Beaudoin, née Méala Laforte.Elle laisse dans le deuil sa fille Germaine, ses fils: Maurice, ingénieur, et son épouse Suzanne Beaudoin et Armand et son épouse Mathilda Girard, plusieurs petits-enfants et arrière-petits-enfants.Les funérailles auront lieu jeudi le 18 février.Le convoi funèbre partira de la Résidence funéraire Magnus Poirier Inc., No 6520 rue St-Denis à 9 heures 45, pour se rendre à l'église St-Edouard où le service sera célébré à 10.00 heures Et de là au cimetière de la Côte-des-Nei-ges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.AU LIEU.A l’Hôtel-Dieu de îbec, le 14 février 1971 à ;e de 74 ans, est décédé, Me rie-Louis Beaulieu.Les funé-les auront lieu mercredi le 17 rier.Le convoi funèbre partira Salons Cloutier No 975 rue rguerite-Bourgeoys à 8 heures pour se rendre à l’église de Martyr où le service sera célé-¦ à 9 heures.Parents et amis it priés d’y assister sans autre itation.BIGRAS, Jeanne.A Laval-sur-le-Lac, le 14 février 1971 à l’âge de 78 ans, est décédée, Jeanne Mvre.épouse de J.L.Bigras, décédé, autrefois maire de Laval-sur-le-Lac.Mère de Rhéa, Mme veuve Marcel Rolland; Rolland Bigras et son épouse Emily Kilcup; Lucienne et son époux Maurice Jarry; Huguctte et son époux, Notaire J -P.Chau-rette; elle laisse aussi plusieurs petits-enfants et arrière-petits-enfants.Les funérailles auront lieu mercredi le 17 février.Le convoi funèbre partira du Salon J.R Deslauriers Liée, No 627, rue Principale, Ste-Dorothée, pour se rendre à l’église St-Jean Gualbert, Laval-sur-le-Lac où le service sera célébré à 10.00 heures.Et de là au cimetière de Ste-Dorothée, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation CHARTRAND, J.Albert.A Montréal, le 14 février 1971 à l’âge de 70 ans, est décédé, M.J.Albert Chartrand, époux de feu Gabrielle Filion Les funérailles auront lieu jeudi le 18 février Le convoi funèbre partira du Salon René Thé-riault Limitée, No 1120 rue Jean-Talon est à 9 heures 30, pour se rendre à l’église St-Nicolas d’A-huntsic où le service sera célébré à 10.00 heures.Et de là au cimetière de la Côte-des-Nciges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y a»sist»T Cans -aulrg irwt-tation TURCOTTE Eva.A Montréal, le 14 février 1971 à l’âge de 75 ans, est décédée Eva St-Georges, épouse de J.T.Turcotte ex-directeur général adjoint à la BC’N.Elle laisse ses filles: Mme Georges Albert Arcand (Lucie LL.) Monique et son époux Jacques Boucher, avocat, ses fils: Gilles, ingénieur et son épouse Jeannine, Pierre.Scs soeurs: La Révérende Soeur Philippe-de-la-(,'roix, Supérieure générale des Religieuses du Saint-Nom de Jésus, Marie, et Mme J.T.Comtois, et plusieurs petits-enfants Les funérailles -auront lieu jeudi le 18 février.Le convoi funèbre partira de la Résidence funéraire Magnus Poirier Inc.No 6520 rue St-Denis à 9 heures 30, pour se rendre à l'église St-Emile (entre Sherbrooke et Davidson) où le service sera célébré à 10.00 heures.Et de là au cimetière de la Côte-des-Nciges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.Voici la manière sage de fêter un mariage!.Laissez au Reine Elizabeth le soin de voir à tous les détails à votre place.Nous nous occupons de tout: les chambres, les repas, les rafraîchissements.Rien n’est laissé au hasard.Ainsi, vous ne risquez pas d’oublier des détails importants.Nous avons l’habitude des grandes et des petites réceptions.A nous d’en faire un succès .et à vous d’en tirer tous les avantages! 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médailles pour protester contre la politique soviétique à l'égard des Juifs.(Téléphoto AP) les fedayines acculés à accepter * un Etat palestinien en Cisjordanie?BEYROUTH (AFP) - La résistance palestinienne, considérablement affaiblie depuis les événements de septembre dernier, va-t-elle renoncer au but qu elle a constamment proclamé, la création d’un Etat palestinien démocratique sur l’ensemble du territoire de l ancienne Palestine (y compris Israël), pour accepter finalement l’établissement d’un Etat palestinien en Cisjordanie?Des informations de sources diverses circulent à ce sujet depuis plusieurs jours tant à Beyrouth qu’à Amman.Bien que les organisations de résistance s abstiennent de faire état des discussions auxquelles elle donne lieu, la question se trouve maintenant posée.Toutefois, apprend-on également de grandes divergences existent à ce sujet au sein du comité central de l’Organisation poor la libération de la Palestine (CCOLP) qui groupe tous les mouvements de résistance.Des débats houleux sur ce problème ont marqué la dernière réunion du CCOLP à Damas le 8 février.Le mouvement "Fatah’’ de M.Yasser Arafat, lui-même divisé sur cette question.indique-t-on.a proposé pour éviter la liquidation de la résistance que celle-ci s’allie aux pays de la charte de Tripoli (Rau-Soudan-Libye-Syrie), acceptant par le fait même le principe de la création d’un Etat palestinien.Cette proposition a été rejetée par le FPLP (Front populaire pour la libération de la Palestine) de M.Georges Habache et le FDPLP (Front démocratioue et populaire pour la libération de la Palestine) de M Nayef Hawatmeh.le premier préconisant une guérilla à outrance contre le régime '’réactionnaire" jordanien et le second une nouvelle stratégie révolutionnaire.Devant cette impasse, le CCOLP a demandé à chacun des onze mouvements de fedayine de définir par écrit leur attitude.Ces documents devront être soumis à la réunion du CCOLP.le 20 février à Damas, à laquelle assisteront plusieurs personnalités palestiniennes "indépendantes".On croit savoir par ailleurs que des discussions se poursuivent entre les membres de la résistance et des représentants des grandes puissances.Ainsi, l’ambassadeur d’Union soviétique a examiné dimanche à Amman l'ensemble du problème palestinien avec des responsables du CCOLP, apprend-on de bonne source.D'autre part, selon des informations qui n’ont apparemment été démenties ni par Washington ni par la résistance.M.Henry Kissinger, conseiller du président Richard Nixon, aurait récemment rencontré des dirigeants palestiniens à Beyrouth et Amman pour sonder leurs intentions au sujet de la création d'un Etat palestinien.D’après un grand journal libanais, M.Salah Khalar.numéro deux du “Fatah", accompagné de M.Ibrahim Bakr, porte-parole officiel du CCOLP.s’est récemment entretenu avec une haute personnalité jordanienne qui.croit-on, serait le roi Hussein lui-même, et qui lui a confirmé l'appui des grandes puissances au projet de création d’un Etat palestinien Certains pays arabes seraient franchement en faveur d'un tel projet, alors que d’autres n’y sont pas foncièrement opposés.Selon le journal "Al-Anouar" de Beyrouth, certains membres du CCOLP favorables à la création d'un Etat palestinien ont informé leurs collègues que la France appuyait ce projet et était prete à le soutenir devant les instances internationales.Les autorités françaises, auraient-ils ajouté, sont même disposées à favoriser l’organisation d’une conférence à Paris pour discuter de ce projet.Les Etats-Unis seraient favorables à un tel congrès qui grouperait 80 personnalités palestiniennes et des membres de la résistance.Toutefois, le "Fatah" n’a pas tardé à apporter un démenti aux informations parues dans la presse libanaise.Un porte-parole de ce mouvement a nié qu’il y ait eu un quelconque changement d'attitude de la résistance à l’égard du projet d’Etat palestinien.“Le Fatah demeure fermement opposé au projet de création d’un Etat palestinien.ainsi qu’à tous les plans de capitulation et de liquidation de la cause palestinienne”, a affirmé le porte-parole.Mise au point de Moscou Les Juifs soviétiques, mythes et réalités MOSCOU (AFP) - Une mise au point officielle sur Tissue du procès de Leningrad, réfutant toute idée d’antisémitisme au cours du procès, est publiée dans le supplément paru hier d'une brochure diffusée en URSS il y a quelques semaines et intitulée: "Les Juifs soviétiques: mythes et réalité”.La brochure, puis son supplément, ont été édités spécialement par l’agence de presse Novisti pour "répondre aux nombreuses lettres reçues dernièrement par les ambassades d’URSS et la représentation soviétique auprès de TONU”, est-il précisé dans un avant-propos.Comme l’agence T ASS et la presse soviétique au moment du procès, Novosti dénonce dans ce supplément “le tapage extraordinaire fait par la propagande sioniste autour de ce procès".Sans, fournir d’autres détails qui ne soient déjà connus, sauf que l’affaire du détournement de Tavion portait comme nom de code "Noce”, et que la tentative a été financée en partie, grâce à un commerce de colis que les inculpés recevaient par l’intermédiaire de la firme britannique, "Donnerman”, Novosti dément catégoriquement que cette affaire ait eu un caractère anti-juif.“Toutes les circonstances de l’affaire, exposées dans les 24 volumes de l’instruction préliminaire, ont été étudiées à tous les points de vue, de façon complète et objective.Les familles des accusés avaient choisi pour les défendre les meilleurs avocats du barreau de Moscou et de Leningrad”; précise l’agence de presse soviétique.“Tous les accusés ont plaidé coupable, ajoute-t-elle, et considérant que la culpabilité de tous les accusés était prouvée, le tribunal de Leningrad a condamné Dymchtz et Kouznetsov, les organisateurs du "crime politique” extrêmement dangereux, à la peine de mort”.Sans faire aucune allusion aux mouvements de protestation à l’étranger et notamment aux démarches entreprises par certains chefs d’Etat et de gouvernement occidentaux en faveur des deux condamnés à mort, Novosti se retranche derrière “l’humanisme de la justice soviétique” pour expliquer la commutation des deux peines par la cour suprême.“Les organismes chargés des enquêtes ont fait leur possible pour se montrer humains envers les criminels pour lesquels ils ont tenté d’invoquer les moindres circonstances atténuantes.Au cours des premières heures qui suivirent l’arrestation des participants à la “Noce” avortée, la femme de Mark Dymchtz, Alevtina, et leurs filles, Elizaveta, 19 ans, et Youlia, 15 ans, que Dymchitz avait, par un long travail psychologique, persuadées de prendre part au complot, furent mises en liberté et autorisées à regagner leur domicile.Mme Khnokh, malade, fut elle aussi remise en liberté".Enfin, comme justification des condamnations, l'agence Novosti rappelle “que les peines prononcées par le tribunal de Leningrad à l’encontre des onze criminels sont entièrement conformes aux récentes décisions prises par la 25ème session de l’assemblée générale de TONU pour lutter contre les détournements d’avions civils”.En ce qui concerne les autres réponses aux Questions sur les Juifs en URSS, l'agence déclare notamment: "Malheureusement, on rencontre encore parfois en URSS des vestiges de l’antisémitisme.En règle générale, c’est plutôt dans les couches peu cultivées de la population".CHEZ LPS,® VOUS DEVIENDREZ BILINGUE 1) SERVICES — LPS offre une gamme complète de cours en ANGLAIS, FRANÇAIS ESPAGNOL et ALLEMAND Horaires : matin, après-midi, soir, fin de semaine Enseignement : individuel, semi-individuel (équipe de 2, 3 ou 4), groupe (5 ou 6).Cours : standard, accéléré, semi-intensif, mini-capsule, capsule.Cours d'été pour enfants (8 ans minimum), étudiants, corps enseignant.Programmes spéciaux: au bureau, à l'usine, au chantier.Installation et mise en service d'écoles et laboratoires mobiles.2) RÉSULTATS - Grâce à ses programmes, ses systèmes, la haute qualité de son personnel pédagogique, la précision de ses techniques et a son laboratoire unique en son genre, LPS s'est placé à l'avant-garde de l'enseignement des langues vivantes.Tout élève, quel que soit son niveau initial, acquiert la faculté de comprendre et s'exprimer avec aisance et assurance dans ses activités quotidiennes.3) ÉCONOMIE - Les services LPS, s'adressant à chacun avec précision, permettent une économie de temps appréciable.Les tarifs sont incomparablement bas, grâce â l'efficacité et a l'ampleur de son organisation.OFFICIALISATION - a) La plupart des grandes entreprises, organisations et instituions ont adopte LPS pour l'enseignement des langues a leur personnel.b) LPS détient le Permis No 346 délivré par le ministère de l'Éducation du Québec.Aux termes de la loi de I enseignement privé, toute école de langues doit détenir un permis similaire.c ) Le Bureau des langues, organisme du Gouvernement Fédéral reconnaît officiejlement LPS comme institution accréditée selon un proces-verbal du Conseil du Trésor qui prévoit un remboursement aux employés du gouvernement fédéral pour des cours de langues suivis en dehors des heures normales de travail.Chez LPS la première leçon est toujours gratuite et sans obligation.Prenez rendez-vous immédiatement.Venez chez LPS, documentez-vous et comparez.Chez J H obligal K chez Ll dpo De 9 heures è 21 heures LANGUAGE POWER SYSTEMS MONTRÉAL: Place Bonaventure 878-2821 QUÉBEC: 500 Grande Allée 529-0331 Les Gagnants: * \ Année universitaire 1971-1972 Session d’automne Université du Quebec à Montréal MAITRISES PROGRAMMES OFFERTS AU DEUXIEME CYCLE UNIVERSITAIRE Maîtrise ès arts (études littéraires) Maîtrise és arts (histoire) Maîtrise ès arts (science politique) NOUVEAUX PROGRAMMES Combiné - Hommes 1.Gustavo Tholni, Italie 2.Patrick Russell, France 3.Edmond Bruggman, Suisse Combiné - Femmes 1.Marilyn Cochran, U.S.A.2.Anne Marie Proell, Autriche 3.Conchita Puig, Espagne Slalom 1.Patrick Russell, France 2.Gustavo Tholni, Italie 3.Alain Penz, France Slalom Géant 1.Bernard Russi, Suisse 2.Edmond Bruggman, Suisse 3.Werner Bleiner, Autriche Slalom t 1.Marilyn Cochran, U.S.A.2.Barbara Cochran, U.S.A.3.Wiltrud Drexell, Autriche Slalom Géant 1.Isabelle Mir, France 2.Jacqueline Rouvier, France 3.Françoise Macchi, France Sous réserve de leur acceptation par le comité conjoint de la Direction générale de l'Enseignement supérieur (ministère de l'Éducation) et du Conseil des Universités, TUQAM offre les programmes suivants pour la prochaine session d'automne: Maîtrise ès arts (psychologie) Maîtrise ès arts (économique)___________________ Maîtris^èTartsTsciences religieuses) Maîtrise ès arts (sociologie) Maîtrise ès sciences (chimie) en collaboration avec l'Université du Québec à Trois-Rivières Maîtrise ès sciences (mathématiques) Conditions d'admission Pour être admis aux études du deuxième cycle, les candidats doivent détenir un baccalauréat spécialisé ou avoir une formation jugée équivalente.Durée des études Les maîtrises ès arts comportent 45 crédits incluant la scolarité, les travaux de recherche et le mémoire.Les demandes d'admission devront parvenir, avant le 1er juillet 1971, à l'adresse suivante: Bureau du registraire Service d'admission et d'inscription Université du Québec à Montréal Boite postale 30S0, succursale B Montréal 110 Epreuve Banque cIe IMontréaL-InternationaIe o b.I Aux gagnants, nos félicitations — et à tous les participants, merci d’avoir contribué à l’intérêt et au succès de cette étape vers la Coupe du Monde.£ Banque de Montréal La Première Banque Canadienne i \ Pour autres renseignements, téléphonez à: \___________876-8756-7-8 _____J \ S 8 • Le Devoir, mardi 1 6 février 1971 La Hongrie 15 ans après Budapest 2) "Je suis lié à la parole comme à la liberté" par MADELEINE GOBEIL Dire que la vie intellectuelle hongroise est de haute qualité, cela certes n'est pas une nouveauté.L’existence, ni le niveau de cette culture ne sont à démontrer.Qu'il suffise de rappeler le succès remporté en Europe, aux Etats-Unis et au Canada par les artistes, les savants, les chercheurs, les économistes qui ont dû émigrer de Hongrie.Un haut fonctionnaire fédéral me disait dernièrement que c’est le groupe hongrois qui a le mieux réussi au Canada.Les raisons de cette réussite: une solide formation de base, le sens du travail, la connaissance des langues.J'ai passé deux jours merveilleux sur les bords du lac Balaton dans la Maison des écrivains, un ancien pavillon de chasse des Comtes Esterhacy.Que l’on parle de Tacite, de Dante, de Piranoello ou du poète Attila Josef la conversation est toujours intelligente et pleine de points de vue intéressants Les intellectuels hongrois sont très au fait des nouvelles tendances de la pensée à l'intérieur comme à l’extérieur du pays.La célèbre Académie des sciences qui emploie 6,000 personnes dont 3,500 chercheurs payés par l’Etat, a entrepris en 1970 une réforme en profondeur pour donner aux divers instituts de linguistique, de sciences littéraires, de musicologie, d’histoire de l’art et d’économie politique une plus grande indépendance.L’éventail des intérêts et des courants intellectuels est très large.En matière de critique et de recherche littéraire il va jusqu'au néo-structuralisme.Un des groupes qu’on pourrait nommer “l’école de Szeged” poursuit des travaux d'équipe sous la direction de Ele-mer Hankiss.un spécialiste de Shakespeare d’envergure internationale II viendra bientôt à Vancouver présider un congrès Skakespeare.Il y a une cinquantaine de revues culturelles et littéraires, entre autres, en langue étrangère, celle de Ivan Boldijar i he Hungarian Quarterly”.On lit beaucoup dans ce pays qui ne compte pas moins de seize maisons d’édition.Les lus importantes sont installées dans les 10 bureaux de l’édifice New York, un des plus vieux immeubles de Budapest.On tire les recueils de poésie à 5,000 exemplaires et les romans à 25.000.C est un des seuls pays du monde où un jeune poète peut vivre de sa plume et se consacrer à son art.Bien sûr, on traduit énormément; Homère.Shakespeare et Hemingway, mais aussi Samuel Beckett.On a publié en 1968.4,500 titres en 48 millions de copies.Parmi ces titres il faut en compter 697 de littérature étrangère publiés en 9,000.000 de copies.Les auteurs les plus populaires sont Shakespeare.Simenon et Agatha Christie.La maison Corvina publie d'admirables livres d’art.L’exécution de ces livres est particulièrement soignée et ici l’on tra- vaille en collaboration avec des éditeurs étrangers.Sur 200 titres par année.80 sont publiés en français et en anglais.On commence à traduire les écrivains hongrois mais ce petit pays isolé par sa langue a toujours eu des difficultés pour trouver de bons traducteurs.Parmi les poètes français qui ont collaboré à la fameuse anthologie de la poésie hongroise.deux seulement connaissaient la langue hongroise.Un des grands poètes du pays, Ferenc Juhaz.est traduit actuellement par le professeur Maccrowbie de l’université de l’Alberta.Tibor Déry A l'étranger les écrivains les plus connus sont encore le romancier Tibor Déry, le poète, Gyula Illyes et le philosophe Georges Lukacs.Le nom de Tibor Déry reste lié pour moi à l’appel de Pierre Emmanuel lancé en 1957 pour sa libération.Auteur de nombreux romans dont “Le Phare Inachevé” et “Monsieur G.A.à X” et de nouvelles dont “L’Amour” et “Les deux femmes” viennent d’être adaptées au cinéma, Tibor Déry a aujourd’hui 76 ans, de beaux yeux fauves, un pli désabusé aux lèvres.Il me reçoit dans un grand pavillon rempli de plantes vertes.COLLABORATION SPÉCIALE “J’ai bien payé ma réputation internationale, me dit-il en souriant.Si je n’avais pas été emprisonné, je ne serais pas connu.En 1956 après mes activités a l’Association des écrivains, je savais qu'on allait m'emprisonner.J’avais le choix, rester ou émigrer.Finalement je suis resté bien que ce fut physiquement très dur, parce que la racine d’un écrivain c’est sa langue.Je suis lié à la parole comme à la liberté.J’étais dans une prison normale, pas une prison du temps de Rakosi mais une prison où l’on me soignait quand j’étais malade.J'ai passé la première année dans l’isolement, puis j’ai eu un camarade, des livres et j’ai pu écrire Monsieur Gérard, le roman d’une utopie négative.Ce livre m’a sauvé la vie.C’est en prison que j’ai réfléchi sur l’amour et la haine.La souffrance développe l’égoisme.Il n’y a que ceux qui se sentent bien dans le monde qui peuvent aimer.Les souffrants se solidarisent avec les mouvements politiques qui développement l’amour des combattants, mais ce n'est pas l’amour de l’homme.” Tibor Déry est resté trois ans en prison.Il s'exprime avec beaucoup de fran- chise sur la Hongrie d’aujourd’ hui.“Le rôle de l’écrivain comme de l’intellectuel n’est pas de répondre mais de poser des questions.On peut dire qu’il y a dans notre pays un climat de détente.Les refroidissements temporaires pourraient dépendre de la situation extérieure de la Russie.Il y a ici une concorde entre le peuple et le gouvernement, oui une entente cordiale.Nous avons oublié 1956 et cela est dû en partie à Janos Radar notre dirigeant qui est très intelligent et courageux.Je l’estime beaucoup.Cela ne veut pas dire que les événements de Tchécoslovaquie ne nous ont pas semblé tragiques et que ceux de Pologne ne nous inquiètent pas.La Hongrie est une espèce de Protée qui change de forme, d’esprit, de caractéristiques.Notre pays accouche d’un nouveau mode de vie, il y a le nouveau et l’ancien qui sont en contradiction, il y a un mécontentement et un contentement.Seule une couche très mince d’intellectuels a une vue précise sur ce qui se passe dans le monde.Nous les écrivains ne l’oubliez pas, nous sommes les privilégiés de ce pays”.Tibor Déry vient de terminer un nouvel ouvrage qu’il intitule “Reportage imaginaire sur un festival pop” inspiré par le festival d’Altamonte ou un spectateur noir fut assassiné pendant le trop fameux concert des Rolling Stones.Un de ses personnages t.i une jeune Canadienne française.Dans ce roman, Déry médite sur ce qu’il hait, la violence et la cruauté."C’est la liberté qui sauve” Le grand poète Gyula Illyes.l'ami d’André Frénaud, de Paul Eluard, de Guillevic quitte l’hiver sa maison du lac Balaton et s’installe sur la colline de Buda.Il vit entouré de lourds et beaux meubles paysans qu'il a trouvés dans ses excursions à la campagne.Agé de 68 ans, Illyes a vécu toutes les luttes de son pays et en a assumé les contradictions.On le sent encore très près de ce monde paysan dont il est issu et dont il a admirablement parlé dans un très beau livre “Ceux des Pusztas" sur les paysans de la grande plaine hongroise.Tout en dégustant un exquis gâteau aux pavots, nous parlons de Paris où il a vécu 5 ans dans sa jeunesse, des surréalistes et de Jean Cocteau qu’il a bien connus, du séjour de Paul Eluard chez lui au lac Balaton, enfin de la revue Liberté qu’il reçoit de Montréal et de ses poètes.II médite un moment: “J’aime le mot de Simone Weil: “C’est la liberté qui sauve”.Le plus jeune des écrivains hongrois c’est peut-être le philosophe Georges Lukacs.âgé aujourd'hui de 86 ans.L’auteur de La Théorie du Roman, de plusieurs grandes études sur Goethe, Balzac et ThomasMann, l’auteur d’une Som- Télévision Le sigle c marque une émission en couleur C B F T O lit Aujourd hui à CBFT 115 Télévision scolaire “Les Oraliens".c 13f Les saintes chéries 11M Télévision scolaire “LeFranbecois" lf.35 En mouvement li.45 Poly 11.** La souris verte 11.15 Glanures 11.45 Les Fiancés 1H Cinéma: ; "L’Age d’or” (documentaire -Américain) 2.3i Ni oui ni non.c 3.M Femme d'aujourd’hui i.9t Bobino.c 4 M Sol et Gobelet.c 5.M Perdus dans P espace.c 6.M Les 2D 6.M Téléjournal.c 6.4f 24 heures.c 6.55 Nouvelles du sport.c Horaire des théâtres THEATRE CENTAUR: Uncle Vanya du mardi au dimanche à 20h 30 samedi à 18h et 22h.tjusqu'auS marsi CENTRE DU THEATRE D'AUJOURD’HUI -Relâche NOUVELLE COMPAGNIE THEATRALE: Spectacle “ Commedia dell’arte .Texte de Marc Favreau.Mise en scène d'Yvan Ca-nuel; horaire irrégulier vérifier a 866- THEATRE DU QUATSOUS: L effet des rayons Gamma sur les vieux-garçons de Paul Zindel adaptation de Michel Tremblay Du mardi au vendredi à 20h30 Samedi à 19h30 et 22h30 Dimanche a 20h30 RIDEAU VERT: Le retour" de Pinter 20h30 PLACE DES ARTS THEATRE WILFRIDPE IXE TIER : OSM 20h30 THEATRE MAISONNEUVE: Claude Landré 20h30 THEATRE PORT ROYAL: Le T NM présente DDT' de Michel Faure et Paul Buissonneau(relâchelundi) - 20h 15 Horaire des cinémas ALOUETTE: "Autant en emporte le vent' 2 00 et 7 45 ANJOU: ThunderbalT et "You only live twice’ 7 00 ARLEQUIN Un appartement pour deux 2.45 6 05- 9 25 • "Coup de force â Ber- lin" 1 10-4 30-7 50 ART: "Un homme et une femme' Les fiancés 1 00-2 20-4 25-5.45-7 55-9 15 ATWATER: (cinéma 1) “Five Easy Pieces /I 25 - 3 25 - 5 30 - 7 35 - 940 ATWATER: cinéma U) "Lovers and other strangers' 5 15-7 15-925 BERRI: "Midnight Cowboy” 2 15- 6 00- 9 40- Trou petits tours, puis sen vont 1230-4 10-7 55 BUOU: Mourir d'aimer' 12 05 - 2 29 4 53-7 17-9 41 BONAVENTURE: Whirlpool 1 30 - 3 30 5.30-7 00-9 00 CANADIEN: Obsession • 12 00 - 2 50 - 5 50 - 8 55 et "Le guide de Chicago’' - 1 30 -4 30 - 7 20- 10 30 CAPITOL: ""La fiancée du pirate' "Le secret de Santa Vittoria 1 30 - 5 30 - 940 CHAMPLAIN: "Le secret de Santa Vittoria 1 30 5.30 • 9 40 "Si c’est mardi c’est donc la Belgique 3 45- 7 50 CHATEAU: Le monde pervers" 125 4 45 - 8 00, Trafic de filles CINEMA CINQ: What d Good For The Goose" sem 7 30-930 * CINEMA COTE-DES-NEIGES: icinéma 11 Cromwell' 1.30-445-8 15 CINEMA COTE-DES-NEIGES 'cinéma 2, "I never sang for my father* 1 25- 3 25- 5 25 - 7 25 9 25 CINEMA DE PARIS: "La maison jaune du Mont Pmafe 12 30 3 45 6 50 10 15 et "Le quatrième mur" 1 55 - 5 10 - 6 25 f OMEDIE-CA NADIE.NNE : Le cerveau lundi au samedi a 7 20 et 9 30 ^ CREMAZIE Anne des mille jours 8 00 , DAUPHIN: Salle Renoir Enquête sur un cè ' toyen au-dessus de tout soupçon" 7 30 9 30 SaDe McLaren "La horde sauvage 7 00 9 40 ELYSEE: Salle Resnais ’Domicile ronju gai Salle Ktsenstem Les choses de la vie" du lundi au vendredi 7 30 9 30 (pour les deux salles; KLeCTRA: (vor Château i FESTIVAL: "Ostia" 7 30 9 30 IMPERIAL: "La philosophie dans le boudor’ 12 25 - 2 35-4 40 - 7 00-9 20 JEAN-TALON "La Mauon" sur sem 8 30 et "Anatomie de l'acte d'amour" Sur sem 6 50-10 15 KENT: Hurricane -1 05 3 10 5 15 7 20-9 25 LOEWS: Hello Doüy" 10 15-2 45-3 2S4 00 845 LUCERNE: ' E«y Rider" 5 50 et "Marooned" 5 50 MAISONNEUVE: "Un amour de Coccinelle" 6 20 9 55 et L'Honorable Griffin" 8.10.MAISONNEUVE; 'voir Jean-Talom.8.30 - 650-10 15 MERCIER: "Un amour de Coccinelle" 6 20 9 55 et" L Honorable Griffin ' 8 10 MIDI-MINUIT: Cherry Harry et Raquel" 1 30 4 20 7 05 - 9 50 et Désirs dans les tripes 12 00 - 2 45 - 5 30 - 8.15 MO NK LAND: "Anne of the thousand days’ Two mules for sister Sara" 100- 515-735 OUTRFMONT: "Son of flubber 7 30 Rascal." PALACE: ThunderbalT 12 30 - 4 40 - 9 00 et You Only Live Twice 2 40-700 PAPINEAU.Mais elle cause "Oui à 1 amour nonàla guerre" 6 25 PARISIEN: Pile ou Face 10 30 -12 30 2 35 4 40 6 50 - 9 05 PIGALLE: Cherry Harry et Raquel" 10 10 - 1 05-3 554 50-9 50 et Désirs dans les tripes’ 11 30 2 25 - 5 20 820 PLACE DL CANDA: The owl and the PussyCat" 5 15-7 25-9 20 PLACE VILLE-MARIE Where’s Poppa 1 35 3 35- 5 35 - 7 35-9 35 PLACE VILLE.-MARIE 'petit cmémai Joé 12 40-7 20-9 20 Joe 12 40^2 40 $16 15 4 16 Maritime 517 $20 20 20 Markboro 800 $6 7 6 ’¦ 6 * + Markbro w 400 230 230 230 5* Mass-Fer 0989 $12 .12 .12 McLaghln 200 $8 - 8 4 8 ME PC 400 $b 5 .6 ME PC w 3250 200 190 200 *¦ 10 Met Stores 325 $34 34 7 34 2 Microsyst 1225 $5 , » 5 ’* 5 'ê M.crsys w 900 240 240 240 4- 5^ Molson A 3600 $16 .16 4 16 + i Molson B 100 $16 16 16 4 Mnt Trst 300 $12 11 4 12 4 *, Moore 5885 $34 .34 7 34 8 — Morse A 600 $14 .14 7 14 Morse pr 100 $36 36 36 M urphy 2100 $9 9 9 4 Murritt B 100 490 490 490 4 50^ Nabrs Dig 150 $11 11 11 NaChrs 1 600 $7 ; 7 7 7 •4 4 Nat Drug 190 $b , , 6 « 6 8 4 B Nat Hees 513 340 325 325 15 Nat Hees p 245 400 400 400 Nat Sea 1300 $9 .9 4 9 _ Nat Sea rt 6940 65 52 52 _ 10* Nat Trust Æb $24 » 24 « 24 8 — •4 Neonex 8200 460 445 455 4 5 NB Tel 263 $14 .13 7 14 Ntld LP 300 $9 ¦ 9 9 4 Nia Wire B 200 $13 ¦ 13 - 13 _ Noranda 2916 $31 .31 « 31 „ 4 Nor Ctl G 7135 $15 .15 7 15 B _ '8 Nor Cl A p 1215 $24 .• 24 7 24 Nor Ctl B p 120 $32 - 32 .32 Nor Ctl w 400 810 810 810 _ 15 NW Util p 25 $54 - 54 .54 4 NS L P 2300 $9 8 8 8 *8 Nu West H 1400 $6 6 7 6 _ g Ocean Cm 100 $24 .24 7 24 7 _ *8 Oïl Patch 525 360 350 350 _ 15 Okanagan 100 430 430 430 OSF Ind 3987 $7 , 7' 8 7 B + Osh A 14348 $10 .10 10 + dépôts garantis LD 2-71 L  a’___________________________________ I FIDUCIE A I Prêt et Revenu Sa siège social à Québec I CERTIFICAT DE DÉPÔT GARANTI S V.P.remplir et adresser votre chèque à I FIDUCIE PRÊT ET REVENU QUÉBEC/850Placed'Youville/Tél 529 6821 /Jean-GuyFillion | MONTRÉAL/225 St-Jacques/Tél 288-1 221 /Roland Hamel | Montant: $.Durée.ans f ¦ Nom.S ¦ Adresse.S | Minimum : $500.Un certificat officiel vous sera transmis.^ INSTITUTION INSCRITE À LA RÉGIE DE L ASSURANCE-DÉPÔTS DU QUÉBEC 30 a 59 jours .60 a 89 jours 90 à 179 jours 180 à 269 jours 270 à 364 jours 1 à 3 ans .3 a 5 ans .5 Va % 6% 61 8% 6 Va % 6 Va % 7Va% 7 Va % .v.v.v.v VJjWjV.yy-yy-VA mffi.;Xv.v.v>v.*.vv,v *¦ .v,v*v.ISLjjfc • Extraits du soixante-cinquième rapport annuel ASSURANCE en vigueur NOUVELLES ASSURANCES PAIEMENTS aux assurés et bénéficiaires ACTIF $2,213,113,091 317,022,993 23,697,841 226,521,778 BUREAUX AU SERVICE DE LA RÉGION DE MONTRÉAL AGENCE DE COURTIERS MONTRÉAL-CENTRE (Edifice IBM, 5, Place Ville-Marie, Montréal) BEAUBIEN (4001 est, boul Métropolitain, Montréal) DUVERNAY (215, boul.des Laurentrdes, Ville de Laval) LABËLLE (1530, boul Labelle, Chomedey) LAFONTAINE (801 est, rue Sherbrooke, Montréal) LASALLE (5959, rue Hochelaqa, Montréal) LAVAL (503, boul des Laurentides, Pont-Viau) LONGUEUIL (126, boul.Taschereau, Greenfield Park) MONT-ROYAL (50 ouest, boul Crémazie, Montréal) MONTRÉAL-SPÉCIAL (5835, avenue Verdun, Verdun) POINTE-CLAIRE (4763,boul des Sources, Pierrefonds) ST-DENIS (1480 est, rue Bélanger, Montréal) VERDUN (5835, avenue Verdun, Verdun) VILLE-MARIE (1, Place Ville Marie, Montréal) ASSURANCE COLLECTIVE RENTES COLLECTIVES (!i0 ouest, boul Crémazie Montréal) (1420 ouest, rue Sherbrooke, Montréal) m L'INDUSTRIELLE COMPAGNIE D’ASSURANCE SUR LA VIE SIÈGE SOCIAL, QUÉBEC Oweriano Ovefind pr Overlnd 2 p Pac Pete Peel Eider Pembma Penn login Petrofma Phillips Cb Pitts Eng Provigo Po* Corp Po* Crp pr Price Com Ranh Org Readers D Realty C Reed Osir Reitman A Revelstk Rileys D Riv Yarn Riv Yarn A R Little A Rolland Rothman Rothmn « Rothm A p Rothm 2p Royal Bnk Royal Trst Russell H StL Cem A St Maurice Sayvette Schneid Scmtre* Scot York Scot Paper Scotts Seaway pr Secur Cap Shaw LE A Shell Inv p Shell Inv w Shell Can Shully s Sifton Pro Silkmt Silverwd A Silverwd B Simpsons Simpson S Skyline H Slater Stl Southam Stafford St Brodcst Stly Brock Steel Can Steetley I Stembg A Suptst com Suptest od Surpass C Teledyne 23J z7S $8 .8 ibb $16 » to, 820 300 285 3026 $31.31 .100 $16 » 16 .100 $23'.700 $8 .1680 $20 19 = 3000 $11'.10 , 600 $11 .11 850 425 425 5-.27 16 * JB5 31 .16 .23'.20 10 .11 — 425 1885 $5 i 5 m 5 , 100 $27 27 27 1605 $8 c 8 -• 8 .1600 $18 18 18 600 $7 .7 j 7 , 300 240 240 240 825 $20 .20 - 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2 11300 30 30 30 z354 5 5 5 1000 80 80 80 4 5 5500 30 29 29 Muiti-Mi 500 51 51 51 - 2 Pure Si»v 900 210 205 210 Wmdfai 1500 15 b 15 4- 2 Lochiei 2600 139 137 138 New Cai d5O0 25 24 .25 Que Man 5100 20 20 20 4 3 Win El 5Û4Û0 20 19 20 Mi con 1000 53 50 53 — 1 Newcon» 100 600 590 590 410 Q Mattgmi z300 34 34 34 Yk Bear 2500 560 530 550 4 5 M.City 2850 184 175 184 4 4 N Goidvue 1000 6 6 6 V 1 Que Sturg 2000 12 .t 12 12 2 Young HG 2000 7 7 7 7 7 7 Mineral R 1650 90 86 87 — 3 N riarn 2500 5 5 5 4 j Hadiore 2000 3b 35 35 - 1 Yukon C 1000 105 105 105 Nat Pete 600 310 310 310 - 5 N Impera* 4950 139 135 137 l Rayrock 1200 155 152 152 - 7 Zenmac 7050 13 12 13 N Cont /400 88 85 88 Newtuna 7500 18 .18 18 r Rio Aigom 4047 $18 , 1 17 .18 - 4 ‘4 Zuiapa 21500 23 22 22 N Dav 11500 10 7 10 10 ; r + Newnor 4000 5 .5 5 7 4 2 Rio 580 pr 50 $78 .78 - 78 - PAtroles et gaz NC Oris 920 850 840 850 4 20 N Que Ragi 625 $13 , 1 13 13 Rio Aig c « - 5465 17 .to 16 4 7 Ait East G 300 495 490 495 4 5 Northid 500 90 90 90 4 2 N Senator 5240 16 .to 16 Roman 500 735 735 73b Ai minex 3900 585 580 585 4 5 Numac 320 805 795 795 - 10* Nick Rim 3000 11 .11 11 Ryanor 5500 10 10 10 A Quasar F > 3300 365 360 360 -10 Oakwood P 400 123 121 123 Notke M 400 335 325 325 -15 St Fatten 5000 11 11 11 4- 2 Asamera 2025 $17 7 17' .17 « Per mo 3120 72 70 72 1 * Nor Acme 1000 22 21 21 - 1 Satellite 3Ü0 10 .r 10 ; 10 7 Asniand O 300 $11 7 11 7 11 7 Peruv 3000 50 50 50 t Norbasxa 1900 22 22 22 Sherntt 9375 $17 .r 17 .17 7 4 8 Banff 1939 $13 .13 13 • + B Petrol 900 129 128 128 2 ! Nor gold 1000 5 5 5 Sii Miller 9000 9 8 7 8 .Berk OG 1300 113 106 113 + 5 Pinnacle P 3500 80 77 78 — 2 ' No rie* 10000 36 34 36 4 2 Silmq 33500 32 .30 7 30 .BP OG 14660 645 635 640 - 5 Place G 3200 140 136 136 — .2 Northcal 3000 7 6 6 Sisco .VOO 188 185 188 - 2* Bra lor OG 200 210 209 210 Ponder 1000 62 59 59 4 N CanjJa 600 47 47 47 - 3 Stanrck z35 61 bl 61 Calvert 3000 lb 7 to 7 16 7 + 2 Peyto Oils 525 239 235 239 N Col dsl m 800 120 120 120 4 1 Steep R 1400 265 260 260 - 3 • CS Pete 2060 560 555 560 4 5 Ranger 2265 $15 8 15 8 15 .' j Northgat 2001 910 890 890 - 5 Sud C 31500 48 47 48 CS Pete w 100 345 345 345 Scurry Rn 2152 $26 • 26 .26 .N Rock 1000 74 74 74 6 Sullivan 100 395 395 39b 4 10 C Deh, 400 410 410 410 4 15 S.ebens 400 795 775 795 4 N Beauc z200 38 38 3b Teck Cor A 2085 590 580 590 10 C Ex Gas 7470 480 470 475 + 5 Spooner 6465 200 193 19b 4 Obnen 500 63 63 63 Texmont 4600 70 69 o9 1 C Momestd 5330 895 890 895 4 5 Syc use 11425 340 330 335 Opemska 1400 $10 » 10 4 10 - Texore 3000 28 27 7 27 7 CLI Pete 1000 70 70 70 - 1 Total Pet 850 720 720 720 4 5- Orchan J5bb 380 370 375 1 4 5 Tex Sol 8700 62 60 61 - 1* Cdn Sup O 899 $40 39 4 40 Total P A p 400 $15 7 to .15 4 1 — Osisko 2000 30 29 .30 4 2 Tontine M zl7 164 164 164 Cdn Tncnt 500 910 900 900 -20* Tr Can Res 6850 149 147 147 4 5 Pac Coper 1500 260 .Ax 260 - 5 Trm Chib 500 12 12 12 Cent Del 800 $13 12 '4 12 » Un Bata 27702 425 410 420 4 5 Pamodr 1000 205 20b 205 4 5 U Asbesto 300 510 DlO 510 Chiettan D 1210 725 715 720 U Canso 2100 495 490 495 4 5 Patmo 245 $27 » 27 .27 .14 '8 U Keno 200 490 490 490 -10 Clark Can 4200 315 310 315 4 5 U Canso w 8Û0 265 255 264 4 4 Pce E*p 73600 124 115 118 4 Upp Can 700 193 193 193 4 5 C East Cr 156 185 185 185 Ulster Pet 8864 225 220 223 4 3 Pick Crow b35 25 .25 .2b .i 4 2 Urban Q 1000 9 .9 7 9 .Dynamic 6200 122 118 118 - 3 Vandoo 500 10 7 10 , , 10 7 Pme Pont 330 $29 29 .3 .; 4 4 Vespar 500 23 23 23 Gr Plains 400 $32 32 32 4 Voyager P 5650 415 395 415 4, 25 Placer 1005 $35 34 * 35 West Mme 1200 345 340 345 Gt COiisds 495 550 bOO 550 + 50 Wes pac 8200 28 27 27 r Prado Exp 700 135 135 135 Wilco 2000 32 31 31 Houston O 9665 230 225 225 Wcoast P 800 900 885 885 15 Preston 3335 900 875 900 420 Willroy 2605 116 114 116 4 1 Houston w 300 130 130 130 - 5 W Decaita 1700 620 610 620 Cette annonce ne doit pas être interprétée comme une offre publique dans aucune province du Canada, des titres mentionnes ci-dessous, i ne telle offri .sera faite fuir voit de prospectus seulement dans bs provinces où une commission des valeurs mobilières, ou autre autonté similaire dans cette province, aura accepté le dépôt dudit prospectus.Nouvelle Emission $65,000,000 Bell Canada Obligations à tt%, première hypothèque.Série AT A être datées le 15 mars 1971 Echéant le 15 mars 1992 Le capital et les intérêts semi-annuels il5 mars et 15 septembre) et la prime de rachat, s'il y a lieu, seront payables en monnaie légale du Canada à n’importe quelle succursale au Canada de la banque désignée dans les obligations au choix du détenteur.Les obligations seront disponibles avec coupons en coupures de 81,000.810,000.825,000 et 8100,000, avec privilège d’immatriculation (plant an prie seulement, et sous forme entièrement nominative en coupures de 81.000 et n’importe quel multiple de 81.000.Les obligations de la Série AT ne seront pas raehetables avant le 15 mars 1988 comme faisant partie de toute opération de remboursement ou de remboursement par anticipation par l’effcetation, directement ou indirectement, de fonds obtenus au moyen d'emprunts qui coûtent à la compagnie un intérêt de moins de 8% par année.Des exemplaires du prospectus contenant les renseignements sur la Compagnie et sur cette émission peuvent être obtenus des soussignés et autres courtiers qui peuvent offrir ces titres légalement.Prix: 100 plus les intérêts courus, s'il y a lieu.Wood Gundy Valeurs Limitée Koval Securities Corporation Limited Pitfield, Mackay, Ross & Company Limited Midland-Osier Securities Limited Harris & Partners Limited René T.Leclerc Incorporée Gairdner & Company Limited Fry & Company Limited Bankers Securities of Canada Limited Pemberton Securities Limited Odium Brown & T.B.Read Ltd.Brawley Gathers Limited Casgrain & Compagnie Limitée Walwyn, Stodgell & Co.Limited Beatty, Webster & Company Limited J.H.Crang & Co.Limited Grenier, Ruel & Cie Ine.Scotia Bond Company Limited Février 1971.A.E.Ames & Cie Limitée Dominion Securities Corporation Limited McLeod, Young, Weir & Company Limited Lévesque, Beaubien Ine.Mills, Spence & Co.Limited Bell, Gouinloek & Company, Limited Collier, Norris & Quinlan Limited Mead & Co.Limited Matthews & Company Limited R.A.Daly & Company Limited Société de Placements & Cie Liée Bongard, Leslie & Co.Ltd.Houston, Willoughby & Company Limited Maison Placements Canada Inc.Bartlett, Cayley & Company Limited M ills, Bickle & Company Limited O'Brien & Williams J.T.Gendron Ine.Grccnshiclds Incorporated Nesbitt Thomson, Valeurs Limitée Hichurdson Securities of Canada Burns Bros, and Denton Limited Coehran Murray Limited Equitable Securities Canada Limited MacDougall, MacDougall & MacTier Ltd.Geoffrion, Robert & Gélinas Ltée Fraser, Dingman & Co.Morgan, Ostiguy & Hudon Ine.Molson, Rousseau & Cie Limitée John Graham & Company Limited Brault, Guy, Chaput Ine.F.H.Deacon & Company Limited Tanner Bros.Limited J.E.La flamme Limitée Cornell, Maegillivray Limited Burgess Graham Securities Limited Réunions, surtemps et surnuméraires ne remplacent pas un ordinateur.Certains problèmes semblent insolubles?Soyez réaliste! 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La “soirée Béliveau” est prévue pour mercredi soir, EN BREF L’ancien lanceur droitier étoile Don Drysdale se joindra de nouveau au personnel d’instructeurs du gérant Gaie Mauch au camp d’entrainement, à West Palm Beach.Drysdale, qui a compilé une fiche de 206-166 dans les majeures, agira de nouveau comme instructeur.L’ex-nd des Dodgers de Brook-Los Angeles avait rempli ce rôle au camp d’entrainement 1970, s’occupant surtout des jeunes lanceurs.Durant la saison, Drysdale sera de nouveau analyste pour les parties télédiffusées des Expos au réseau anglais de Radio-Canada.le 24 mars prochain, à l’occasion d’une visite des Flyers de Philadelphie.Le match sera télévisé, ce qui permettra à des centaines de milliers d'amateurs d’assister à un autre moment mémorable dans l’illustre carrière de celui qui a accumulé le plus de points dans l’histoire du club de hockey Canadien.1,196 points En effet, Béliveau en est rendu à 1,196 points en 1.102 {>arties de calendrier régu-ier de la LNH, soit 500 buts et 696 passes.Il a atteint le cap des 500 buts jeudi soir dernier au Forum, contre les North Stars du Minnesota, alors qu’il réussissait le tour du chapeau dans un triomphe de 6-2.Déjà meilleur compteur parmi les joueurs de centre dans l’histoire du circuit, il en est à 44 buts du total de 544 réussi par le célèbre M aurice Richard.Ce dernier, incidemment, a été dépassé par Bobby Hull dimanche soir, quand Hull comptait deux buts pour porter son total à 546.Gordie Howe, toujours actif avec les Red Wings de Détroit, est toujours bon meneur avec 782.A sa 18ème saison dans l’uniforme du Tricolore illlllninni'U icialisation scientilique ou technique i INGÉNIEUR EN STRUCTURE Lieu de travail: Québec et environs Qualifications: De 4 à 5 ans d'expérience dans un bureau d'ingénieurs-conseils.Le candidat devra avoir eu sous sa responsabilité directe la conception et la realisation de plusieurs projets.Salaire: Selon expérience et qualifications.Possibilité d'association immédiate.Écrire a Case 1442, Le Devoir CHEF DES VENTES Pour le Québec et les Maritimes recherché par grande compagnie automobile européenne.Qualifications minimum demandées: - Âge: 35 à 45 ans - Bilingue - Expérience du commerce de gros importé - Doit convenir à candidat gagnant déjà $12,000 ou plus par an; si moins s'abstenir.Faire parvenir curriculum vitae à: Case 1441, Le Devoir ^-> CARLETON UNIVERSITY les candidats devront, de preference, être dges de 25 ans au moins et 50 ans au plus.Adresser curriculum vitae, avec details sur etudes, titres, langues el experience en indiquant âge et nationalité, a Monsieur le Chef du Personnel OACI 1080, rue de l'Université Montréal 101 , Québec Une sera répondu qu'aux candidats remplissant les conditions indiquées plus haut tes candidatures devront parvenir A l'adresse ci dessus avant le 5 mats 19TI.le regime de rémunération est celui des fonctionnaires de l'ONU Les traitements sont (onction des titres et de l'expérience, allant actuellement d'un minimum de 7.955 dollars E U net au début i un maximum de 15.119 dollars E U net en lin de carrière Une majoration pourrait être décidée qui.i partir du 1er juillet 1971.porterait ces chitlres respectivement A 59.274 dollars E U.net et 511.509 dollars E U net A ces traitements vient s'ajoutet une indemnité de vie chère.Ottawa, Canada H Faculté des Arts, Division II (Sciences Sociales) :| 1.Poste à combler: Directeur, Division II (Sciences Sociales) de i la Faculté des Arts.(La personne choisie comme Directeur recevra aussi le titre de Doyen adjoint ou de Doyen de la Faculté des Arts).2.Qualifications: (a) Celles normalement requises pour un poste académique senior dans la Faculté des Arts et, de préférence dans au moins un des départements suivants de la division: Économique, Géographie, Sciences politiques, Psychologie, Droit public et Sociologie et Anthropologie.(b) Aptitudes en administration.3, Fonctions: Pour surveiller les affaires académiques et administratives de la Division (t demande) Salaire: À discuter 5.Les demandes doivent être adressées au: Professeur T.K.Rymes, Président, Comité de Sélection pour le Choix d’un Directeur de la Division II a/s Département Sciences Économiques, Carleton University Ottawa 1, Canada 6.Date d'entrée en fonction: 1er juillet 1971.7.Les candidatures et les demandes de renseignements doivent être envoyées le plus tôt possible. 14 > Le Devoir, mardi 1 6 février 1 971 Devant l'agitation sociale Varsovie annule la hausse des prix des denrées alimentaires Les pourparlers de Paris en cause Saigon accuse la France d'avoir une attitude inamicale à son égard VARSOVIE (d’après l'AFP) - L’augmentation des prix sur les denrées alimentaires décrétée le 13 décembre dernier par l’ancien gouvernement polonais a été annulée, a annoncé hier soir dans une allocution télévisée le premier ministre, M.Piotr Jaroszewicz.Cette augmentation des prix avait été le détonateur qui avait provoqué les émeutes de la Baltique à la fin du mois de décembre.En revanche, le chef du gouvernement polonais a déclaré quaucu-ne augmentation des salaires n’était possible en dehors de celles qui avaient été décrétées à la fin du mois de décembre.Les anciens prix des denrées alimentaires, viande, farine et saindoux notamment seront à nouveau appliqués à compter du premier mars.C’est grâce à l'aide fraternelle de l’Union soviétique que la mesure d'augmentation des prix a pu être rapportée, a précisé le premier ministre polonais.En prenant cette décision, les nouveaux dirigeants tentent d'endiguer une nouvelle vague de grèves et de revendications ouvrières menaçant de sétendre à travers tout le pays, estiment les observateurs.Après Lodz.le grand centre textile, touché par les grèves depuis cinq jours, d’autres secteurs seraient atteints, notamment la banlieue de Varsovie, où des arrêts de travail se sont produits la semaine dernière aux usines “Ursus”, la plus grande usine de tracteurs de la Pologne, employant quelque quinze mille ouvriers.A Wroclaw (ex-Breslau) au sud-ouest, deux usines seraient atteintes par le mouvement, le combinat d'Etat “Pafa-wag” construisant du matériel ferroviaire et une usine de montage de matériel électrique.La décision des dirigeants du parti et du gouvernement, avec l’accord du praesidium des syndicats, a été prise au cours d’une réunion précipitée qui s’est tenue hier après-midi au retour de Lodz du premier ministre Piotr Jaroszewicz et de trois de ses collègues du Politburo.Les quatre leaders avaient été aux prises toute la nuit avec les travailleurs et les ouvriers du grand centre textile réclamant avec force des améliorations de salaires et de conditions d’existence.Radio Varsovie a confirmé que les arrêts de travail s’étaient poursuivis hier à Lodz dans les fabriques de coton et que les ouvriers continuaient à tenir leurs meetings aux 4 coins Vaches au conseil BRUXELLES - Hier après-midi, le conseil des Six, à Bruxelles, a connu le plus beau désordre de son histoire: trois magnifiques vaches laitières ont fair irruption dans la salle des réunions, conduites par de jeunes paysans belges.Les vaches avaient franchi au galop les trois étages de l'immeuble et ne s’arrêtèrent qu’au beau milieu du parterre des ministres.Quelques pugilats éclatèrent entre huissiers et manifestants et il a fallu l’intervention de la police pour faire sortir les vaches qui, apparemment, étaient plus réticentes quà l’entrée Le président du conseil, M.Michel Cointat (France) a décidé une “suspension hygiénique", les importunes visiteuses ayant laissé quelques souvenirs malodorants sur la moquette."Otanisation” française?LISBONNE - Sous le commandement de l’amiral américain Eugene McKey, commandant en chef de fa zone ibérique, la France participe aux manoeuvres navales de l’OTAN baptisées “Sunny Seas’'.La présence française comprend huit unites, dont le porte-hélicoptères Arromanches.On note également la participation d’une frégate sud-africaine.le “Resident Kruger”.Démenti chilien VALPARAISO - “Le Chili ne servira pas de base navale ou militaire à un quelconque pays du monde’’, a déclare à Valparaiso le président du Chili.M.Salvador Allende.Le chef de l’Etat a fait cette déclaration devant la presse pour démentir catégoriquement des informations émanant des Etats-Unis qui laissaient entendre que le port de Valparaiso serait converti en base navale soviétique.D faut croire que la tension sociale est sérieuse dans le pays.Les nouveaux dirigeants avaient en effet toujours souligné jusqu’ici qu’il était impossible de revenir sur l’augmentation des prix malencontreusement décidée par l'équipe Gomulka au risque de créer de nouvelles perturbations économiques.En revanche, compte tenu de la situation des finances de l’Etat, qui est désastreuse, ils se sont opposés a de nouvelles augmentations de salaires qui, comme le montrent les événements actuels, risquent fort de faire tache d’huile.On remarque par ailleurs que la nouvelle équipe au pouvoir a fait état de “l’aide fraternelle” du grand allié soviétique qui lui a permis de prendre la décision d’annuler les hausses de prix.Les observateurs y voient le signe que Moscou, qui avait déjà accéléré dans de notables proportions ses fournitures à la Pologne, notamment celles de blé, afin d’aider l'économie polonaise à sortir du mauvais pas.a fait un nouveau geste pour soutenir la nouvelle équipe Gierek engagée dans une entreprise pleine de périls.Après la réponse 'positive' de la RAU La mission Jarring devrait aborder des points précis LE CAIRE (d’après l’AFP) - Le gouvernement égyptien a donné hier sa réponse aux dernières propositions de l’ambassadeur Jarring.Un porte-parole officiel a qualifié cette réponse de “positive”.Le porte-parole a ajouté que “Le Caire accueille favorablement les propositions de M.Gunnar Jarring, de même que ses efforts pour l’application de la résolution du Conseil de sécurité du 22 novembre 1967 ”.Le gouvernement égyptien avait demande il y a quelques jours à M.Jarring, des précisions complémentaires sur son memorandum.M.Jarring y a aussitôt répondu et c’est à ce texte que le gouvernement égyptien a donné sa réponse, lundi.Les demandes de précisions formulées par Le Caire portaient principalement sur le cas de Charm El-Cheikh.à l’entrée du golfe d’Akaba.et sur Gaza, territoire dont la République arabe unie avait la gestion administrative jusqu’au déclenchement de la guerre des 6 jours.Dans ce contexte, on apprenait de source autorisée à Amman, que le roi Hussein de Jordanie se rendra avant la fin de février en visite officielle au Caire.Cette visite, ajoute-t-on, donnera au souverain hachémite l’occasion de s'entretenir avec le président Sadate des récents développements survenus dans la crise du Moyen-Orient.L’on précise à Amman que le gouvernement jordanien s'attend à recevoir au cours des prochaines 48 heures, des suggestions de M.Gunnar Jarring semblables à celles transmises à la RAU et à Israël.Ces suggestions, qui seraient en fait des questions très précises, seront transmises aux autorités d’Amman par l’intermédiaire du représentant de la Jordanie aux Nations unies, M.Mohamed El-Farra.Les dirigeants jordaniens, apprend-on en outre, ont adressé vendredi un message à M.Gunnar Jarring par lequel la Jordanie fait connaître sa position officielle pour la seconde fois en réponse à l’aiae-mémoire isr; élien transmis par le médiateur des Nations unies.Les gouvernements israélien et jordanien ont donc échangé à deux reprises leurs points de vue par l’intermédiaire de M.Gunnar Jarring depuis la reprise de sa mission.Les négociations, pense-t-on à Amman, devraient donc porter maintenant sur des points précis.L’évolution des négociations entre l’Egypte et Israël est qualifiée de “positive” dans les milieux gouvernementaux jordaniens.Les autorités d'Amman ont décidé de renforcer le contact avec les dirigeants du Caire comme le prouve la présence à Amman de l’ambassadeur de Jordanie en République arabe unie, M.Hazem Nous-seibeh, et de l’ambassadeur d’Egypte à Londres, M.Ahmed Hassan El-Fekki qui ont tous deux été reçus par le ministre des affaires étrangères.M.Abdallah Salah.au cours des dernières 48 heures.Les Jordaniens redoutent, semble-t-il, qu’un accord séparé intervienne entre l’Egypte et Israël.Cest sans doute la raison pour laquelle ils affirment avec insistance que "la paix est indivisible”.Quant au contenu même de la réponse “positive” de l’Egypte, les informations parues dans la presse cairote portent les observateurs a croire qu’il se situe dans la perspective du renouvellement du cessez-le-feu du 7 mars.On n’en sait guère plus pour le moment.La phase actuelle des discussions entre Le Caire, New York.Washington et Tel Aviv paraissent parfaitement répondre aux voeux de M.Jarring pour une “diplomatie secrète”.Il est cependant probable qu’à tout hasard et sans préjuger de sa décision finale, le gouvernement égyptien souhaite pouvoir préparer dans une certaine mesure l’opinion égyptienne à une nouvelle période de cessez-le-feu ou au moins, de “non-hostilité”, car la trêve expire dans une vingtaine de jours.En laissant dire que sa réponse est “positive”, la République arabe unie sous-entend du même coup que les pro- Çositions du représentant spécial de M.hant le sont également.SAIGON (AFP) - Le gouvernement de la République du Sud-Vietnam envisage so- “sérieusement” de tenir ailleurs qu’à Paris la conférence de paix sur le Vietnam à la suite de la manifestation qui s’est déroulée vendredi dans la capitale française contre le consulat général du Sud-Vietnam, a déclaré hier matin M.Tran Van Lam, ministre des affaires étrangères du Sud-Vietnam.Le gouvernement sud-vietnamien estime que l’attitude des autorités françaises depuis le début de l’opération menée par les troupes sud-vietnamiennes au Laos est “très préjudiciable à l’atmosphère sereine et impartiale” nécessaire aux négociations de paix sur le Vietnam, a ajouté le ministre des affaires étrangères.“Si le gouvernement français n’est pas capable de maintenir une attitude impartiale et une atmosphère sereine pendant la conférence, a encore déclaré le ministre, nous ne voyons pas pourquoi nous resterions là pour discuter avec les gens de l’autre côté.Le ministre a tenu à souligner que le Sud-Vietnam n’a pas l’intention d’abandonner la conférence de paix, mais qu’il envisage seulement qu’elle ait lieu autre part, "dans un pays neutre d’Asie par exemple".Le ministre des affaires étrangères sud-vietnamien a fait ces déclarations au cours d’une interview accordée au correspondant de l’AFP.Il a rendu les autorités françaises responsables de la manifestation contre le consulat général du Sud-Vietnam à Paris.“Nous sommes très ennuyés de cet état de choses, a-t-il dit, car jusqu’ici si nous avons accepté de venir à Paris, c’est parce que nous considérions que l’attitude du gouvernement français et l’atmosphère à Paris étaient favorables aux pourparlers.Or nous avons constaté que l’attitude des autorités françaises depuis l’opération militaire au Laos est très préjudiciable à cette atmosphère (des pourparlers).Il est certain que cette attitude a beaucoup influencé les groupes de gauche en France et le résultat en a été cette attaque contre notre consulat général à Paris”.“Cest une question à étudier, nous pensons sérieusement à envisager de déménager et à proposer que cette conférence se tienne ailleurs mais plus à Paris”.“Nous n’avons pas du tout l’intention d’abandonner la conférence de paix.Nous avons toujours exprimé notre vo- lonté de trouver une solution pacifique au conflit du Vietnam”, a déclaré M.Lam.A plusieurs reprises, le ministre qui parlait d’une voix grave a déclaré qu’il était “regrettable" que les autorités françaises n’aient pas mentionné, dans leurs déclarations sur les opérations au Laos, que la “piste Ho Chi Minh” est utilisée depuis des années par les Nord-Vietnamiens comme moyen d’infiltration pour attaquer le Sud-viet-nam.D a qualifié cette attitude de "surprenante” et a trouvé également regrettable que devant les nombreux gestes de bonne volonté du Sud-Vietnam vis-à-vis de la France, les autorités françaises n’ont répondu par aucun geste de réciprocité.Pékin accorde une aide supplémentaire à Hanoi PEKIN (AFP) - Aux termes d’un accord sino-nord vietnamien signé hier à Pékin, la Chine populaire “accordera en 1971 une aide militaire et économique supplémentaire à la R.D.V.”, indique l’agence Chine nouvelle.MM.Chou En-lai, premier ministre chinois ainsi que Huang Yung-sheng et Chiu Hui-tso, respectivement chef et chef adjoint de l’état-major général de l’armée chinoise, assistaient à la cérémonie de la signature de l’accord dont le but est, selon l’agence, de contribuer à “battre complètement les agresseurs américains et tous les fantoches de ces derniers en Indochine, d’aider à l’accroissement de la puissance économique et au renforcement de la défense nationale du peuple vietnamien dans la guerre prolongée qu’il livre contre l’agression américaine et pour le salut national et de renforcer l’amitié militante entre la Chine populaire et le Vietnam”.MM.Li L’accord a été Hsien-nghi et Le Thanh ment vice-premiers ministres dê Chine populaire et de la R.D .V.signe par lann nghi, respective- S’il vous faut un opérateur de chasse-neige.m.0 |*8\f f mm É ffj JT A' * JtH % ' ;t VI Pr À «
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