Le devoir, 20 avril 1971, mardi 20 avril 1971
dans ce numéro ¦ L'éditorial de Claude Ryan: en écoutant le cardinal Daniélou (page 4) ¦ Lettre ouverte aux étudiants: “Quittez les Cegeps!" par Maurice Champagne (page 5) ¦ Le ministère de la justice et le cinéma québécois (page 3) ¦ la météo Généralement ensoleillé.Plus doux.Maximum de prés de 60.Office férial LE DEVOIR Fais ce que dois _ V0LLXII-N0 89 Montréal, ma rdi20avri!1971 15CENTS ¦&.% M.Jean-Pierre Goyer, solliciteur général, rencontre la presse à la sortie des Communes où il a annoncé hier la création d’une commission d'enquête sur les causes et les circonstances de la mutinerie du pénitencier de Kingston.(Photo CP) La mutinerie de Kingston Ottawa institue une commission d'enquête OTTAWA (PC) - La révolte des détenus à la jçrison de Kingston, la semaine demiere, a eu des échos aux Communes hier à la reprise des travaux après le congé de Pâques.Le solliciteur général, M.Jean-Pierre Goyer, ministre responsable des pénitenciers fédéraux, a été assailli de questions par l’opposition quelques minutes après avoir annoncé Tinstitution d’une commission d’enquête chargée d’établir les responsabilités à la suite de ces incidents.Le ministre a assuré que le programme de réhabilitation des détenus sera poursuivi avec plus de célérité.En réponse à une suggestion de M.André Fortin (RC-Lotbinière), M.Goyer a laissé entendre qu’il préfère mettre l’accent sur la réhabilitation des prisonniers plutôt que de considérer le rétablissement de la peine capitale comme moyen d’éviter d’autres révoltes semblables dans les institutions pénitentiaires.C’est dans la soirée du 14 avril que des prisonniers du pénitencier de Kings- ton, l’un des plus importants du pays, se sont emparés de six otages, des gardiens.ont brisé des fenêtres et occupé l’institution pour donner plus de poids à leurs revendications.La rébellion a pris fin dimanche matin alors que les otages ont été mis en liberté sains et saufs grâce à l’intermédiaire d’un comité de citoyens.Un détenu, cependant, a’ été tué et d’autres blessés pendant les incidents qui ont nécessité l’intervention de troupes des forces armées.A ce propos, M.Goyer a insisté sur le fait que les gardes du pénitencier et les soldats n’ont jamais eu recours à la force à quelque moment que ce soit, selon le ministère.Les griefs des détenus portaient en termes généraux et de façon globale sur les systèmes policiers, judiciaires et correctionnels, a poursuivi M.Goyer.D’autre part, le ministre a rappelé que toute la question de l'amélioration des centres de détention comporte des problèmes à long et à court terme.Voir page 2: Ottawa L'affaire Cossette aux Communes La loi n'interdit pas l'espionnage électronique par Jean-Pierre Bonhomme OTTAWA Le solliciteur général du Canada.M.Jean-Pierre Goyer, a déclaré hier qu’il n’avait pas reçu de requête de la part du président de la section de Repentigny de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.M.Jean-Marie Cossette.Au sujet du dispositif d’écoute électronique que les policiers auraient installé dans sa demeure pendant les événements d’octobre.De toutes façons, a ajouté le ministre, qui a autorité sur la police fédérale, la loi actuelle n’interdit pas ce genre d’espionnage.Par ailleurs, un adjoint de M.Goyer, nous avait précédemment souligné au téléphone que la Gendarmerie royale du Canada n’agissait qu’à titre d’appui aux forces policières groupées sous l’auto- rité du directeur de la police québécoise, M.Maurice Saint-Pierre, pendant la crise d’octobre.Au cours de la conférence de presse qu’il donnait après la période des questions aux Communes.M.Goyer n’a pas nié que la police fédérale aurait pu être impliquée dans cette affaire, se contentant d’affirmer que les méthodes policières dont se plaint M.Cossette ne sont pas illégales.Le ministre fédéral de la Justice, M.John Turner, à qui M.Cossette aurait envoyé un télégramme, samedi, pour que les policiers fédéraux viennent “récupérer” leur appareil, n’a pu être rejoint.Les secrétaires de M.Turner Voir page 2: La loi Avec le lancement de Saliout Les Soviétiques en avance de cinq ans sur les USA ?Avec le lancement, dans la nuit de dimanche à lundi du noyau de la première station spatiale “Saliout”, auquel un ou plusieurs véhicules devaient venir s’arrimer hier soir, les Soviétiques auront enregistré une avance de deux à cinq ans sur leurs rivaux américains.On sait que nos voisins du sud ne lanceront pas leur laboratoire Skylab avant 73.Des restrictions budgétaires pourraient même retarder encore cette échéance, alors que les Soviétiques progressent à grands pas dans la concrétisation de la conquête de l’espace.L’exploit soviétique marque le dixième anniversaire du premier vol humain dans l’espace réalisé par Youri Gagarine à bord du Vostock-1, le 12 avril 1961.Les experts du monde entier attendaient d'ailleurs l’événement depuis le lancement de Soyouz-9 qui détient présentement le record de durée dans l’espace (17 jours et 17 heures).L’agence Tass a annoncé hier que le “Saliout” est un véhicule scientifique, et que son premier vol expérimental est surtout destiné à tester son appareillage scientifique et son comportement en orbite terrestre.A l’ordre du jour de la mission figure aussi un programme de recherches et d’expériences scientifiques diverses, a précisé l’agence Tass.Cela laisse supposer que la station spatiale inhabitée a été lancée toute équipée, prête à recevoir des hommes.On ignorait, au moment e mettre sous presse, combien d véhicules iraient s’arrimer au “Saliou .Ce der-Volr page 2: L«* Sovi-1 :|»ee M.Gérard Pelletier Ottawa évitera une querelle avec le Québec sur la câblo-diffusion par Donat Valois, de la PC OTTAWA (PC) - Le gouvernement Trudeau entend recourir à tous les moyens possibles pour éviter une “querelle stérile” avec le gouvernement Bourassa sur le terrain de la câblodiffusion.Aussi, il n’a pas l’intention, pour le moment du moins, bien qu’il maintienne qu’il y a juridiction, de faire trancher le litige par la Cour suprême du Canada.C’est la conclusion qui se dégage des propos que le secrétaire d’Etat du Canada, M.Pelletier, a livrés hier aux communes alors qu’il était interrogé par MM.Lionel Beaudoin (PCS-Ricn-mond) et Roch LaSalle (PC-Joliette).Au début du mois, MM.Pelletier et Jean-Paul L’Allier, ministre québécois des communications, s’étaient tour à tour défiés de porter leur désaccord devant la Cour suprême.Ce désaccord est survenu à la suite d’un discours de M.L’Allier dans lequel il déclarait que le gouvernement Bourassa exercerait sa “juridiction” dans le domaine de la câblo-diffu-sion.M.Pelletier avait alors défié M.L’Allier de faire valoir ses arguments devant le plus haut tribunal du pays, alléguant que le Québec n’avait pas, en vertu de la constitution actuelle, juridiction en la matière.La juridiction fédérale sur la radio-télédiffusion, y compris la diffusion par câble, est très claire, avait déclaré M.Pelletier.Hier, le secrétaire d’Etat a déclaré aux Communes: “Je crois que les possibilités d’empêcher que ce différend ne tourne à la querelle stérile existent et, pour notre part, nous avons l’intention de recourir à tous les moyens pour éviter la querelle stérile’’.M.LaSalle, avant d’obtenir cette réponse, avait suggéré à M.Pelletier de rencontrer le ministre québécois pour discuter de la possibilité d’une entente Bangla Desh La résistance se serait effondrée CALCUTTA (AFP) Le 'gouvernement de Bangla Desh” s’est réuni secrètement hier soir à Calcutta pour discuter de la situation critique qui règne au Pakistan oriental, où la résistance à l’armée pakistanaise s’est effondrée sauf dans la région de Sylhet, près de TAssam.Des efforts ont été faits pour cacher la présence à Calcutta des cinq membres de la ligue “Awami", qui constituent le gouvernement du Bangla Desh, proclame samedi à un kilomètre de la frontière indienne.Cependant on apprenait de source sûre que les réunions du gouvernement s’étaient poursuivies depuis 24 heures, avec seulement une courte interruption pour prendre un peu de repos.Les cinq membres du gouvernement, après la cérémonie de proclamation de la "république démocratique du Bangla Deslv’ avaient quitté la ville puis étaient rentrés à Calcutta, après que la foule se fut dispersée.Les quatre cents soldats de T'armée de libération’’ qui se trouvent à Betai constituent la totalité des forces du "Bangla Desh" du secteur sud-ouest.Ce chiffre semble mince, par le fait que des escarmouches ont été amplifiées par la presse indienne reprise à l'étranger qui en a fait de grandes batailles.Lundi, par exemple, un journal de Calcutta a déclaré que les Bengalis et les forces pakistanaises se battaient à Meherpur, à 7 km de Betai.Mais dimanche soir, le correspondant de T AFP qui se trouvait là, a pu constater que toute le population s'était enfuie à l’approche d'un petit détachement de Tarmée pakistanaise.A Betai, les hommes “des forces de libération du Bangla Desh" dormaient sous leur tente au poste frontière.Un commentateur américain de télévision, déclarait d'ailleurs lundi soir: "si la presse indienne avait couvert la bataille d’Hastings, elle aurait annoncé la défaite de Guillaume le conquérant”.RAWALPINDI (AFP) - Le Pakistan a fait parvenir hier au gouvernement indien une vigoureuse note de protestation contre "Tattaque d'un poste frontière du Pakistan oriental par des éléments indiens armés”.L’incident se serait produit le 16 avril à environ cinq kilomètres au nord de Kasba, entre Commilla et Brabham Baria.La note remise au haut commissaire indien à Islamabad, déclare que l'attaque, qui a été soutenue par des tirs d'artillerie en provenance de l’Inde, constitue une “intrusion en territoire pakistaniais” et demande à l in-, de de prendre des mesures pour éviter que de tels incidents ne se reproduisent.entre les deux gouvernements.Le secrétaire d'Etat a peut-être décidé déjà de laisser la Cour suprême trancher la question, ajoutait le député conservateur.“Je ne vois pas que l’alternative formulée par le depute en soit une valable, répliquait alors M.Pelletier.Je pense qu’il y a beaucoup d’autres gestes que l’un et l’autre gouvernements peuvent poser entre des conversations personnelles avec un député et le recours aux tribunaux.Je pense que la stratégie de part et d’autre peut être beaucoup plus complexe et la procédure aussi”.Entre-temp, une source proche du ministre L Allier à Québec, a précisé hier que le gouvernement Bourassa était décidé à exercer sa “juridiction” dans le domaine de la câblo-diffusion mais que l’on croyait possible une entente entre les deux niveaux gouvernementaux.Cet informateur a souligné que les éditoriaux publiés notamment au Quebec, dans les jours qui ont suivi la prise de position de M.L’Allier approuvaient le gouvernement Bourassa à ce sujet.Le président Pompidou à M.Bourassa Nous cherchons à adapter notre action à vos demandes PARIS (d’après l’AFP) - Le premier ministre du Québec, M.Robert Bcu-rassa, a été reçu à Paris par le président de la République, M.Georges Pompidou, avec tous les honneurs réservés par l’Elysée à un personnage de marque.Tous les entretiens de M.Bourassa avec ses hôtes ont été empreints de cordialité et chacun s’est fait un devoir de rappeler les liens étroits qui unissent la France et le Québec.Hier à midi, M.Bourassa était l’hôte d’un déjeuner offert en son honneur par M.Pompidou à l’Elysée.Parmi les invités français se trouvaient notamment MM.Jacques Cha-ban-Delmas, premier ministre, Maurice Schumann, ministre des affaires étrangères, Valéry Giscard d’Estaing, ministre de l’économie et des finances, et Olivier Guichard, ministre de l’éducation nationale.M.Bourassa était accompagné entre autres de l’ambassadeur du Canada à Paris, M.Léo Cadieux, et de M.Jean Chapdelaine, délégué général du Québec à Paris.A son arrivée dans la cour du palais de l’Elysée, les honneurs ont été rendus à M.Bourassa par un détachement de la Garde républicaine.Au cours du déjeuner, M.Pompidou a porté un toast à son invité, lui disant son intérêt à la lutte qu’il mène pour consolider en profondeur le fait français au Québec.“Notre action a déjà porté ses fruits, particulièrement dans nos relations bilatérales.Les échanges de jeunes se développent de façon satisfaisante.“Mais l’importance des relations culturelles ne doit pas nous faire oublier que la coopération économique entre la France et le Québec est encore insuffisante.Il en est ainsi notamment de nos investissements.Je sais que votre opinion publique s’interroge à l’heure actuelle sur l'accueil réservé aux investissements étrangers.Nous suivons attentivement cette situation de façon à pouvoir adapter notre action à vos demandes.” “Nous ne vous cachons pas que nous Voir page 2: Bouraaaa Une visite officielle de M.Trudeau à Paris?Une visite officielle de M.Pierre Elliott Trudeau à Paris, jugée inconcevable il y a quelques mois, parait maintenant plausible.Cest du moins ce qu’indique le rédacteur politique de la Presse Canadienne à Ottawa.M.Dave McIntosh, dans une dépêche dù il fait état de démarches discrètes, sinon secrètes, déjà engagées entre les deux gouvernements.Pour l’instant, précise la dépêche, les négociations sont à ce point exploratoires que les deux gouvernements pourraient, à tout moment, les interrompre sans incident et sans embarras.Dans les milieux canadiens, on précise que le voyage de M.Bourassa en France n’est pas et Voir page 2: Trudeau Les vétérans de la guerre d’Indochine se sont rassemblés hier devant le Capitol de Washington pour exprimer leur opposition à la guerre du Vietnam.Le représentant Bella Abzug (Démocrate de New York) a prononcé une allocution.(Téléphoto AP) À Washington Un millier d'anciens combattants au Vietnam manifestent contre la guerre WASHINGTON (AFP) - Un millier d'anciens combattants américains au Vietnam ont manifesté hier à Washington en réclamant qu il soit mis fin au conflit indochinois.Le mouvement déclenché par l'association Tes vétérans du Vietnam contre la guerre" doit durer toute la semaine.Samedi prochain, des dizaines de milliers d’autres pacifistes doivent se joindre à eux pour un meeting et une marche sur le Capitole sans précédent depuis les manifestations de mai 1970.Les anciens combattants ont appelé leur phase de cette nouvelle offensive de printemps "Opération Dewey Canyon trois”, allusion a la récente intervention américano-sud-vietnamienne au Laos que le Pentagone avait baptisée “Dewey Canyon deux” et le gouvernement de Saigon “Lam Son 719”.Après avoir bivouaqué sur les bords du Potoniac, les 500 premiers ex GI’s arrivés dans la capitale dès dimanche soir ont marché sur le cimetière militaire d'Arlington cortège solennel et lent car certains manifestants avançaient qui à l’aide de béquilles, qui en chaise d invalide.Progressant par rangs de trois, barbus et dépenaillés, tous avaient revêtu l’uniforme, tenue de combat ou de parade, et beaucoup de poitrines s’ornaient de décorations.Vendredi prochain, sur les marches du Capitole, ils arracheront ces médailles pour les jeter dans un sac confectionné avec la capote imperméabilisée qui, au Vietnam, sert de linceul aux morts que l’on réexpédie aux Etats-Unis à bord d’avions-cargo frigorifiques.Malgré leur aspect d’armée en dérou- Volr page 2: Manifestation ESPAGNE MAROC PORTUGAL Voyage en groupe, accompagné de Montréal Madrid, Grenade, Torremolinos, Tanger, Meknes, Fès, Casablanca, Mohammedia, Rabat, Séville, Cordoue et Lisbonne Prix: $839.00 US Départ 5 août - Retour 26 août avec la ligne aérienne portugaise m Centres de Voyages Panex inc Place Bonaventure Tél.: 878-4691 2 • Le Devoir, mardi 20 avril 1971 suites de la première page ?OTTAWA Deux semaines avant les événements de Kingston, le solliciteur général formait un groupe de travail composé de membres de l'extérieur et de fonctionnaires du ministère.Ce groupe a pour mandat d'étudier les questions de rehabilitation qui visent les pénitenciers à sécurité maximale et à faire des recommandations au sujet des nouveaux programmes et des aménagements qu'il faut prévoir.Quant au pénitencier de Kingston, a dit M.Cover, une décision avait été prise, il y a plusieurs mois déjà, de l'évacuer d'ici le mois de septembre.Ce projet était en marche et un certain nombre de détenus avait été transféré à la nouvelle institution de Millha-ven.a quelques milles de Kingston.Aux Communes, le député créditiste de Lotbinière, M.Fortin, s’est demandé dans quelle mesure seront efficaces les rapports de la Commission d'enquête sur les troubles de Kingston.Le député s est éleve contre cette autre manifestation de violence."Le gouvernement a aboli par légis-latin la peine capitale en disant qu'un tel geste réduirait l'indice de criminalité"."Cette méthode a été un échec total; et je me demande si les troubles de M.Pépin à Dusseldorf DUSSELDORF (AFP) - Le ministre canadien du commerce et de l'industrie, M.Jean-Luc Pépin est favorable à une extension des échanges commerciaux entre son pays et l'Europe occidentale.Dans un discours prononcé hier devant des industriels allemands à Dusseldorf, dans le cadre de.sa visite de dix jours en RFA, M.Pépin a souligné l'intention de son gouvernement de développer sa participation commerciale au marché européen "qui ne correspond pas à l'heure actuelle à nos possibilités ".Les investissements réalisés actuellement par les Allemands de l'Ouest au Canada (1.58 milliards de DM), a-t-il ajouté, sont importants mais pas suffisants.Nous serions particulièrement intéressés à l'accroissement de nos exportations en produits finis à destina-' tion de l’Allemagne fédérale.En ce moment, nous exportons surtout des matières de bases pour l'industrie et nous importons en contre-partie une très grande part de produits finis.Le ministre a fait remarquer à ce sujet que les investissements allemands ne représentaient qu'une intime partie des investissements globaux réalisés au Canada qui se chiffrent à 90 milliards de DM.M.Pépin a brossé un tableau optimiste de la situation du Canada à ses interlocuteurs allemands.D a notamment mis l'accent sur les possibilités en matières premières, sécurité d'investissements, main-d'oeuvre et régime fiscal qu'offrait ce pays aux investisseurs étrangers.Le Canada, a-t-il dit, dispose d’importantes réserves de matières premières, et de main-d'oeuvre qualifiée.Nous offrons un bon climat d'investissement avec la possibilité de libre circulation des capitaux et de rapatriement intégral des bénéfices.Les firmes étrangères, établies au Canada, sont soumises au même régime fiscal que les sociétés canadiennes.Le ministre canadien du commerce et de l'industrie a enfin exprimé sa préoccupation à l'égard de la situation actuelle des investissements.D a notamment laissé entendre que le gouvernement canadien souhaitait une plus large répartition de ses sources d’investissements et une politique commerciale plus diversifiée.M.Pépin, qui séjourne depuis le 14 avril dernier en Allemagne fédérale, rencontre aujourd'hui le ministre de l’économie, M.Karl Schiller, avec lequel il aura une série d'entretiens qui occuperont pratiquement toute la journée.Le ministre fera part mercredi devant la presse à Bonn des résultats de sa tournée "industrielle " en Allemagne fédérale.f CROIX ROUGE « à toute i heure a { J’oeuvre Kingston ne relancent pas.une fois de plus, toute la question”, a poursuivi M.Fortin.Celui-ci a exhorté le gouvernement à “se décider à monnayer enfin non seulement la paix mais aussi le respect de la personne humaine pour donner à chaque citoyen la chance de s'épanouir librement et en sécurité, que cette personne soit libre ou détenue".La peine de mort a été abolie temporairement du 31 décembre 1967 au 31 décembre 1972 pour une période d'essai, sauf dans les cas de meurtres d'un policier et d'un gardien de prison.M.Goyer n'a pas écarté la possibilité de permettre aux détenus d'aller visiter la prison de Kingston et celle de Millhaven afin de leur permettre de se rendre compte sur place des conditions de détention.Le ministre répondait alors à une suggestion de M.John Gilbert NPD-Broadview.BOURASSA avons, nous aussi, quelque peine à entraîner les industriels français à faire des investissements au Québec tant il existe encore pour eux de distance entre leurs désirs et les moyens dont ils disposent.Mais vous pouvez être assuré de la continuité des efforts du gouvernement pour inciter au développemeni de ce type de coopération' '.Le premier ministre Bourassa a répondu à son hôte en rappelant que le Québec nourrissait l'ambition d'être une partie de la jeunesse du monde grâce aux valeurs qui sont en lui et qui lui viennent de la langue qu'il parle et de son appartenance à l'univers francophone “En conséquence, vous devinez quel prix nous devons attacher et nous attachons en fait aux relations franco-québécoises car elles constituent en définitive un lien vital au rayonnement de notre personnalité collective".Apres le déjeuner, M.Bourassa a eu des entretiens avec M.Chaban-Del-mas à la résidence officielle du premier ministre et a rencontré, à la délégation générale du Québec, une trentaine d'hommes d'affaires français.Hier soir, M.Bourassa était cette fois l’hôte du ministre des affaires étrangères M.Schumann, à un dîner offert au Quai d’Orsay."L’entente franco-québécoise, a dit M.Schumann à cette occasion, surgie d’une communauté d'origine et d'idéal et de langue devait tout naturellement se traduire de façon concrète par des ententes.En 1965 était signé l’acte de naissance de la coopération.Le bilan en est aujourd'hui des plus positifs: partant pratiquement de zero, les échanges de personnes ont atteint cette année le chiffre de six mille." Après avoir félicité son hôte d'avoir entrepris de faire du français la langue du monde du travail au Québec, oeuvre pour laquelle il l'a assuré du concours de la France, le ministre a constaté qu'en matière économique la coopération franco-québécoise n'a sans doute pas été à la mesure de la coopération culturelle et a suscité quelques déceptions."Mais, plutôt que de regarder, a-t-il dit, ce qui n'a pas été fait, regardons ce qui l’a été et qui a valeur d'exemple et force d’entraînement”.Pour conclure, M.Maurice Schumann a exprimé sa conviction que le développement des relations entre hommes d’affaires, cadres et techniciens du Québec et de la France, ainsi que la visite qu'a entrepris le premier ministre québécois "aboutiront à accroître un mouvement d’échanges susceptible d’amener à plus long terme une participation encore plus active de la France à l’expansion de l’économie québécoise”.Au terme de ce dîner, M.Bourassa a rendu hommage à l’effort particulier qui a été consenti par la France à la réalisation des objectifs majeurs de la politique québécoise.Le premier ministre québécois a illustré cette coopération en évoquant l’apport de la France à la campagne entreprise au Québec pour que le français devienne une langue de travail: "Dans ce secteur, il nous a fallu, et il nous faudra encore, puiser abondamment au patrimoine linguistique, technique et culturel de votre pays".Le premier ministre a également cité la coopération technique “secteur capital pour l’avenir et pour lequel des transferts importants de moyens ont été effectués et des efforts financiers consentis”.En conclusion, M.Bourassa a souligné les avantages mutuels que les deux pays retirent de leur collaboration."La France, a-t-il déclaré, se rend solidaire du Québec dans le rayonnement du fait français en Amérique du nord.Le Québec, pour sa part, est heureux d’apporter sa contribution originale aux rapports franco-québécois, grâce à son appartenance au continent américain' ’.LA LO! disaient hier que le ministre était en conférence.C’est M.Cossette lui-même qui a découvert les appareils d’écoute dans sa demeure.La semaine dernière, M.Cossette, qui a été détenu pendant 21 jours au moment de la crise, avait alors adressé un premier télégramme au ministre québécois de la justice, M.Jérôme Choquette, où il demandait que les dispositions soient prises pour faire enlever ce matériel et où il se disait humilié de voir que les policiers “aient pu s’immiscer dans son intimité”.Au cours d'une entrevue radiodiffusée samedi sur les ondes d'un poste montréalais de langue anglaise, M.Choquette aurait décliné la responsabilité de Québec en cette matière.Cest du moms l’interprétation qu’en a faite M.Cossette qui aurait alors adressé sa seconde requête à Ottawa.LES SOVIÉTIQUES nier, comme le futur Skylab américain.dispose probablement de mécanismes permettant l'arrimage simultané de plusieurs Soyouz.Par contre, comme il s'agit d'un vol expérimental, les observateurs prédisaient hier qu'il n'y aurait probablement qu'un seul Soyouz avec trois cosmonautes à bord.Hier, l'agence Tass a annoncé que tout fonctionnait normalement à bord du "Saliout” qui fait le tour de la terre en 88,6 minutes et dont l’altitude varie entre 200 et 220 kilomètres.Bien que rien n ait encore été confirmé, certains observateurs laissaient entendre hier que le "Saliout” est probablement plusieurs fois plus vaste que les deux compartiments réunis des vaisseaux Soyouz.Cela représenterait aussi plusieurs fois le véhicule lunaire américain Apollo.D est aussi probable que le "Saliout” n’est pas destiné à revenir sur terre, ce qui aura alors permis de libérer l’espace normalement occupé par le poste de pilotage, les moteurs et les réserves de carburant.Pendant ce temps, les spéculations vont bon tram sur la signification exacte du mot "Saliout", emprunté au vocabulaire militaire, ce mot signifie aussi bien un salut militaire qu'une salve d’artillerie destmée à marquer un anniversaire important.Les uns y voient un "salut” en l'honneur du dixième anniversaire du vol de Gagarine alors que les autres s’attendent à une "salve” de Soyouz pendant les prochains jours.D’autres enfin voient dans le vocabulaire militaire une allusion à des activités d'espionnage rendues possibles par un tel observatoire.Jusqu'à maintenant, les Soviétiques ont lancé 17 véhicules habités autour de la terre D y a d'abord eu six Vos-toks monoplaces dont le dernier a été piloté par une femme, en 1963.Vinrent ensuite deux Voskhods triplaces et les 9 Soyouz dont le premier s'était écrasé au retour sur terre, entraînant la mort de l’astronaute Komarov.Les deux dernières missions Soyouz ont directement préparé la voie au lancement d'un laboratoire spatial de longue durée où les astronautes se relaieraient Les 11, 12, et 13 octobre 1969.les Soyouz 6, 7 et 8 volaient en effet ensemble sans s'arrimer pendant environ 118 h.Ensuite, le Soyouz 9 battait le record de durée dans l'espace, détenu auparavant par Gemini-7 (330h et 35 minutes).Il est d’ailleurs admis que les Russes ont misé plutôt sur l'exploration de l'es-parce circum-terrestre, laissant aux Américains le soin d'envoyer des hommes sur la lune.MANIFESTATION te, les manifestants ont retenu ce qui leur convenait de l'organisation militaire en se donnant un détachement decommunir cations muni de walkie-talkies, des préposés au ravitaillement et des infirmiers.L'entrée du cimetière d'Arlington leur a été interdite et c’est donc sous les grilles de cet immense espace clos de verdure et de croix blanches plantées en quin-quonce que les anciens combattants ont rendu hommage aux morts de la guerre du Vietnam.Un ancien aumônier aux armées a officié la cérémonie.Les rangs des manifestants avaient grossi en cours de route.Dans l'après-midi, ils devaient être 1,500 à marcher sur le Capitole.Plusieurs "colombes” du Congrès -sénateurs et membres de la Chambre des représentants - ont promis de recevoir les ex-combattants venus exiger la fin immédiate de la guerre et, dès cette semame, le parlement va se pencher sur deux motions au moins pour le retrait de toutes les troupes américaines d’Indochine d’ici au 31 décembre prochain.Le ministre de l’intérieur a interdit aux manifestants d'établir leur bivouac sur l’esplanade qui entoure l’obélisque appelé monument à George Washington, sur les arrières de la Maison Blanche, mais les avocats du mouvement, dont lex-ministre de la justice Ramsey Clark, ont interjetté appel de cette decision.En attendant le verdict du tribunal qui a été ?aisi de cette affaire, les manifestants camperont quand même au pied de l’obélisque.Les ordonnances municipales sur les parcs publics' permettent qu’on s’y assemble, de jour ou de nuit, mais non pas qu’on y dorme.Qu’à cela ne tienne, disent les organisateurs de la manifestation, nous boirons beaucoup de café et nous tâcherons de ne pas fermer l’oeil.La police extrêmement discrète jusqu’à présent, va sans doute fermer l’oeil, quant à elle, en cas d’infraction isolée à cet article de la loi.TRUDEAU ne doit pas être considéré comme une étape préliminaire; mais on ajoute que le climat favorable dans lequel se situe le séjour du premier ministre du Québec à Paris peut contribuer à favoriser les conversations entre Ottawa et Paris.On rappelle dans la capitale fédérale qu’il appartient à la France d’inviter le premier ministre Trudeau puisque la dernière visite officielle fut celle du général de Gaulle au Canada en 1967, visite qui s'est achevée abruptement dans les circonstances que l’on sait.On ajoute qu’une visite à Ottawa du ministre français des affaires étrangères, M.Maurice Schumann, est sérieusement envisagée pour l’automne.Cest alors que l’on pourrait mettre au point le programme d’un éventuel voyage de M.Trudeau en France si, entre-temps, les conversations franco-canadiennes progressent de façon satisfaisante.1971 "204" PEUGEOT FAMILIALE $0000 M M ^ par mois LE PRIX DE VENTE GLOBAL INCLUT LA TAXE DE VENTES PROVINCIALE ET L ENREGISTREMENT LES GRANDS GARAGES DU QUEBEC 306 est, rue St-Zotique Une me a l'ouest de St-Denis 273-9105 AUTRE CHOSE Suite de le pege 13 interruption, colloques, forums, conférences, séances d’information sur Ifes sujets les plus divers: l’homme et la femme à l'âge de la mé-naupose, la pollution, la drogue, la femme juré, la loi, etc.Dans les quatre cents autres kiosques, il y aura des présentations commerciales, le rembourrage des meubles, les perruques, les soins de beauté, etc."Ce secteur commercial, explique M.Dion, permet au salon de s’autofinancer.Nous avons toutefois essayé de présenter un éventail de produits les plus divers, mais avant tout dans un esprit d’information.Les femmes adorent apprendre à s’habiller, à se coiffer, à se maquiller.Pour bien le faire, elles doivent être renseignées.Le salon de la femme n’est pas un salon féministe, assure Jacqueline Vézina.Cest un salon où les hommes ont leur place et sont les bienvenus.Cest un endroit de discussions, d’échange, où l’on vient pour apprendre, pour comprendre.La CROIX-ROUGE C’EST VOUS C’EST MOI C’EST NOUS TOUS Statistique de la navigation En 1970 les ports canadiens ont connu une activité sans précédent Ils ont manutentionné 289,027,045 tonnes de marchandises.soit 17.8% de plus qu’en 1969 et 11.0% de plus que le niveau record précédent de 1966.L'augmentation de loin la plus importante, soit 22.5% a porté sur le volume de marchandises destinées à l'étranger; les expéditions à l’intérieur du Canada se sont modestement accrues de 11.9%.Le volume de marchandises manutentionnées en décembre dernier a augmenté de 21.3% pour atteindre 23,330.180 tonnes contre 19.239,161 un an plus tôt.(Données du BFS) BLOC-NOTES Suit* d* la page 4 nements d en suspendre l'exercice, il faut de graves raisons.L automne dernier, les gouvernants pouvaient utiliser l'armée et les divers corps de police afin de faire face à une crise, sans pour cela suspendre les droits tonuamentaux de toute la population.Si les dispositions présentes du Code criminel ne sont pas suffisantes pour atteindre des actes criminels de caractère récent, quon les modifie, mais sans toucher aux libertés fondamentales des citoyens innocents.Paul SAURIOL LE FRANÇAIS Suite de la page 3 du fait que "la science, la technologie et la machine, tout comme le dollar, parlent anglais ".A cela, il réplique en substance; il faut bien entendu prendre garde à l'aspect rentabilité économique d'une telle politique de langue, mais il ne faut pas confondre, ce qui est trop souvent le cas, la connaissance de l'anglais et le fait d'être strictement obligé de travailler en anglais au Québec même, ou encore d'être dans la nécessité d’apprendre l'anglais pour y vivre une vie normale.“A une époque où les jeunes Français, Allemands, Italiens et Japonais se mettent à apprendre l'anglais afin d'accroître leurs chances de carrière, non seulement au niveau international mais même à l'intérieur de leurs pays respectifs, seul un ignorant ou un tanatique pourrait conseiller aux jeunes Québécois francophones de ne pas apprendre l'anglais", déclare-t-il.Ainsi, selon le professeur Dion tout en reconnaissant la suprématie de l'anglais dans le monde international des affaires, il faut de toute urgence créer dans le monde un travail québécois "une base francophone assez large pour que quiconque désire travailler en français puisse le faire sans entraves.’ LE JOURNAL Suit* de la pag* 3 Américain devant un juge du Montana en 1883; il devait par la suite mettre en garde ses compatriotes contre les "chacals" sans conscience qu'étaient les citoyens américains auxquels il avait eu affaire.Le "journal", s’il est acheté par des Américains, serait une perte irréparable pour les collectionneurs de "Cana-diana”, estime M.Bernard Amtmann.Mais les acheteurs du gouvernement québécois ont déjà fait savoir à M.Amtmann qu’il était impossible de débourser autant d'argent pour un document incomplet sur lequel plane encore à leurs yeux, la suspicion d'un écrit apocryphe - même si quelques graphologues ont opté pour l'authenticite du document mis aux enchères.LA CENSURE Suite de la page 3 L’argument que l'on trouve dans le communiqué ci-haut cité nous semble particulièrement spécieux lorsqu en taisant de l'exploitation de la sexualité au cinéma un problème spécifiquement québécois, l'on tente une manoeuvre politique qui restaurerait un régime d arbitraire, qui, nous le croyions, avait été définitivement éliminé lorsque la loi actuelle avait été promulguée.D nous apparaît donc très grave que ce soit précisément aujourd'hui où 1 ensemble de la profession cinématogra-hique prend conscience de son vérita-le rôle dans la société québécoise et où elle demande, par l'intermédiaire de sa Fédération, que le gouvernement la consulte avant de prendre des décisions irrévocables la concernant, que 1 Etat semble reculer devant une minorité rétrograde qui voudrait faire fi des lois démocratiques qu'il a instaurées.Le problème de la production cinématographique étant essentiellement économique, ce n est pas par des lois concernant la censure, mais par des lois d’aide que le gouvernement peut utilement légiférer en matière de cinéma, et par là favoriser l’essor d'une industrie naissante oui soit accordée aux valeurs socio-culturelles du Québec.Notons que la Fédération de l'industrie du cinéma comprend; l'Association des producteurs de film du Québec, l'Association professionnelle des cinéastes du Québec, l'Association canadienne des distributeurs et exploitants de Langue Française, le Syndicat national du cinéma, le Syndicat général du cinéma et de la télévision, l'IInion des artistes de Montréal, et le Society of Films Makers (sections québécoise).S! LE PO Suita da la paga 10 régime, c’est de croire que la mort d’un travailleur de la construction n’a pas autant de poids que la mort d’un dirigeant et c’est aussi de ne pas accepter de discuter de la masse salariale avec les représentants de 200,000 travailleurs de la fonction publique.La journée à l’école Durocher a été consacrée à un mini-congrès du PQ: parmi les résolutions se trouvent Ues directives aux dirigeants péquistes du comté de Maisonneuve de mener la lutte pour les consommateurs et contre les faux "prix miracles " dans l'alimentation.L une des résolutions demande aussi au député Robert Bums de privilégier l'action “sur la place publique” -les dirigeants du comté seront les interprètes de la nécessité d'une telle action - plutôt que de perdre un temps précieux à l'Assemblée nationale où le PQ n'a pas 7%> des députés alors qu'il devrait en avoir 25%, précise la résolution.Malgré les séries éliminatoires du hockey (LNH), une bonne centaine de militants ont participé aux ateliers et savouré des "binnes" avant d'en venir au "digestif" que fut Michel Chartrand.Le PQ de Maisonneuve a aussi choisi de maintenir et d'intensifier les contacts avec tous les organismes contrôlés par des travailleurs salariés.CANADA Éltl! «s LiSîïS YOU are invited by The Parliamentary Committee on the CONSTITUTION OF CANADA to a PUBLIC MEETING to discuss your country, Canada, and the way you want it to be VOUS êtes l’invité du Comité parlementaire sur la CONSTITUTION DU CANADA à une ASSEMBLÉE PUBLIQUE pour discuter de la constitution et de l’avenir du Canada HOTEL MOUNT ROYAL HOTEL Monday, April 26 -7:30 p.m.Le lundi 26 avril - 19 h 30 Tuesday, April 27 - 9:30 a.m.Le mardi 27 avril - 9 h 30 Wednesday, April 28- 11:00 a.m.Le mercredi 28 avril - 1 1 h.MANOIR NOTRE-DAME-DE-GRÂCE Corner of N.D.C.and Décarie Angle avenue Notre-Dame-de-Grâce et boulevard Décarie Tuesday, April 27 - 7:30 p.m.Le mardi 27 avril - 1 9 h 30 SOUS-SOL ÉGLISE ST-ÉDOUARD Corner of Saint-Denis and Beaubii Wednesday, April 28 - 7:30 p.m.Thursday, April 29 - 1:30 p.m.The special Joint Committee of the Senate and the House of Commons on the Constitution of Canada is travelling across Canada to find out what people think about our country and its future—whether our present constitution meets all our requirements.It will be something like a Town Hall meeting.Everybody who loves Canada and has some ideas about the way it should grow and develop is invited.You don’t have to be an expert or represent any group.We want the opinions of individual Canadians—men and women, old and young, rich and poor and in-between.Your thoughts can be spoken or you may wish to present a brief, or you may prefer to sit and listen.You will be most welcome.Come and enjoy a friendly exchange of views on questions that affect the future of Canada—the constitutional aspects of questions like: — Angle Sainf-Denis ef Beaubien Le mercredi 28 avril - 19 h 30 Le jeudi 29 avril - 1 3 h 30 Le Comité spécial mixte du Sénat et de la Chambre des communes sur la Constitution du Canada visite toutes les régions du pays pour connaître ce que les citoyens pensent du Canada, de son avenir et pour savoir si la Constitution actuelle convient à leurs aspirations.Les réunions du Comité revêtiront le caractère de réunions publiques.Cette invitation s’adresse à tous ceux qui aiment le Canada et qui veulent le voir se développer comme il convient.Point n’est besoin d’être expert ou de représenter un groupement.Le Comité veut connaître l’opinion de tous les Canadiens quels qu’ils soient, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, riches et pauvres.11 est loisible à chacun d’exprimer ses idées oralement ou par écrit ou bien simplement d’assister aux réunions.Le Comité vous invite cordialement à participer à cet échange d’idées sur les problèmes constitutionnels qui façonneront l’avenir du Canada.iê %, CITIES i LES VILLES POLLUTION * LA POLLUTION MINORITY RIGHTS LES DROITS DES MINORITÉS FEDERAL POWERS LES POUVOIRS FÉDÉRAUX WOMEN’S RIGHTS LES DROITS DE LA FEMME BILINGUALISM « LE BILINGUISME REGIONAL DISPARITIES LES DISPARITÉS RÉGIONALES EDUCATION • L’ÉDUCATION THE SENATE • LE SÉNAT n LA MONARCHIE MONARCHY Those who wish to present briefs should contact: MR MICHAEL B.KIRBY, Joint Clerk of the Special Joint Committee on the Constitution of Canada, HOUSE OF COMMONS, Ottawa, Ontario (613) 992-9987 Ceux qui désirent présenter un mémoire sont priés de communiquer avec: in M.MICHAEL B.KIRBY, Cogrcfficr du Comité spécial mixte sur la Constitution du Canada, CHAMBRE DES COMMUNES, Ottawa (613) 992-9987 > » LE DEVOIR Page Montréal, mardi 20 avril 1 971 Z 'Hydro : régler les griefs mais selon la convention par Gisèle Tremblay L’Hydro-Québec s'est déclarée disposée, “comme toujours", à entendre les griefs de ses employés de métier à propos de l’évaluation des tâches, mais “selon les règles prévues dans la convention collective signée par les deux parties".La régie d’Etat a exprimé cette position dans un communiqué de sept lignes publié hier, premier jour de la grève du zèle qu'ont déclenché ses 4,300 employés de métier affiliés au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP, section 1500, FTQ).L’Hydro-Québec n’a jamais rejeté les 1,025 griefs soumis a commenté un porte-parole, c’est le syndicat qui n’accepte plus la précédure définie dans le contrat de travail c'est-a-direl arbitrage.Selon un représentant des employés, M.Charles Guerrier, il est impossible à un seul arbitre, en l’occurrence M.Pierre F.Dufresne, d’étudier 1,025 griefs, dont certain remontent à 1965: il lui faudra six ou sept ans de travail.Le syndicat réclame que le conflit soit réglé globalement, au niveau du comité conjoint d’évaluation des tâches créé au cours des négociations de 1967.Les représentants syndicaux ont présenté déjà, dans le cadre de ce comité, deux études sur le problème des fonctions qui s’attachent à chaque type d’emploi et qui déterminent la rémunération.La partie patronale n’aurait jamais répondu.Le comité conjoint a fait les enquêtes préliminaires, mais c’est l'adminis- tration seule qui a produit, en juillet dernier, la liste des emplois avec leurs descriptions.Le syndicat conteste maintenant les définitions en vigueur qui entraîneraient, selon lui, des disp; ,és injustifiables.Les monteurs de lignes et les dépanneurs, a cité en exemple M.Guerrier, font souvent le même travail.Les seconde ont un salaire honoraire supérieur aux premiers alors que ceux-ci doivent acquérir les mêmes connaissances pratiques, et subissent d’ailleurs leur entrainement.La situation iverse se présente également.Les magasiniers de poursuivre M.Currier, sont affectés à des entrepôts dont l'importance et les proportions sont fort variables.Certains utilisent des ponts roulants pour le transport du matériel lourd; d’autres ne reçoivent que de l’équipement léger.Or, a expliqué M.Guerrier, l’Hydro-Québec ne reconnaît pas ces différences dans le classement des employés.Le porte-parole a cependant reconnu, comme l’avait affirmé une source patronale, que dans 55% des cas, le système d évaluation à plutôt amélioré le statut de l’employé.Les critères d'éva nation sont, dans des proportions diverses: la responsabilité matérielle, l'effort mental, la formation et l’expérience, l’habileté manuelle, l’effort physique, les conditions de travail, le risque d’accident, etc.Le traitement des eaux M Goldbloom tentera d'obtenir une déclaration gouvernementale QUEBEC (Par G.L.) - "J'ai la ferme intention d’obtenir dès le mois de mai une déclaration gouvernementale sur le très grave problème du traitement des eaux.Il a été question d’un programme de quinze années avec un budget global de $600 millions, mais je ne puis rien planifier sans savoir où je dois aller.” Cest ce qu'a déclaré hier, au congrès annuel de l’Association québécoise des techniques de l’eau, M.Victor C.Goldbloom.ministre d’Etat responsable de la qualité de l'environnement.Il a ajouté que la grande priorité est la mobilisation de l'opinion publique en faveur de la lutte à la pollution.Ni les gouvernements, ni les industries ne réussiront si chaque citoyen ne fait pas sa part, dit-il.Le Dr Goldbloom a suggéré aux universités du Québec d'étudier soigneusement le marché du travail dans le secteur des sciences de l’environnement avant d’encourager trop d’étudiants à suivre un cours intégré menant à un diplôme dans ce domaine.Les postes disponibles étant très limités, le Québec risque de se trouver devant un autre problème de chômage chez les jeunes instruits si l'entreprise privée n’est pas en mesure de les absorber.“Car a quoi sert de laisser des jeunes s'o- rienter vers des spécialités où les offres d’emploi diminuent sans cesse?” Le ministre a signalé d'autre part que la régie des eaux du Québec émettra bientôt une ordonnance pour le traitement des eaux polluées de la région de Montréal.Un autre projet important, pour lequel la régie a obtenu la collaboration de l'Ontario, est l’assainissement des eaux de l’Outaouais.Si ces deux projets réussissent, d’autres régions du Québec en profiteront.En ce domaine, il faut planifier dit le ministre d’Etat.La lutte à la pollution des eaux doit se faire à l’ultérieur d’un plan d’aménagement global de l'eau imbriqué dans un plan d’aménagement du territoire.Un premier plan de quinze ans a été élaboré afin d’apporter immédiatement les correctifs minima qui tiennent compte des priorités.Le ministère fédéral de l'environnement sera le plus important dans le monde occidental, a déclaré pour sa part le sous-ministre M.Davidson, en rassemblant un grand nombre de services actuellement dispersés dans plusieurs ministères.Des initiatives importantes ont déjà été prises, dont profitera le Québec, a ajouté le sous-ministre fédéral.¦ aujourd'hui A llhOO, au salon rouge de l’Assemblée nationale, signature de la convention collective des agences de service social.Le gouvernement sera représenté par les ministre J.- P.L’Allier et Gaude Castonguay.• A 12h30.au Sambo, déjeuner du Richelieu-Maisonneuve.Le professeur Jacques Lebrun prononcera une causerie intitulée: “Influence des satellites dans votre vie quotidienne”.• A 12630.à la salle dorée du Mont-Royal, déjeuner de la Chambre de commerce du district de Montréal.Les conférenciers seront MM.Gaude Ducharme, président de l’organisme.Donald Byers, président de la Chambre de commerce de la province de Québec, et Georges Demers, vice-président de la Chambre de commerce du Canada.• A 14h00.a la salle Québec du Mont-Royal, M.Yvon Charbonneau, président de la C.E.Q., et Mlle Micheline Sicotte, vice-présidente, exprimeront les revendications des enseignants au sujet du problème des tolérances d’engagement.• A 14h00, à l'hôtel Mont-Royal, ouverture d'un colloque sur les techniques administratives.A 17h30, le ministre du travail, M.Jean Coumoyer, prononcera une allocution.• A 14630, au pavillon Hélène-de-Champlain, le maire de Montréal rencontrera les représentants des services d’information au sujet de Terre des hommes.• A 15h00, sur les ondes de Radio-Canada, à rémission “Femme d’aujourd'hui” (canal 2), un entretien spécial avec Françoise Lo-ranger, son oeuvre, son enfance, ses com-mentaires sur la politique, la société actuelle au Québec, etc.• A 18600.le délégué aux affaires publiques à CKAC, M.Jean Lévesque, portera la parole au Gub des Francs de Saint-Hyacinthe.Titre de la conférence: “Régions et aires d'équilibre".• A 18630, à la salle dorée du Mont-Royal, souper des membres montréalais de l’Association canadienne de gestion des achats.Le professeur Laurier Lapierre donnera une conférence intitulée: Quebec Needs a Revolution” “Le Québec a besoin d’une révolution”.• A 18630, au studio-théâtre de CK VL, auditions pour les jeunes de 16 à 24 ans qui composent leurs chansons, qui font partie d’un groupe vocal et instrumental ou qui interprètent la chanson populaire.Renseignement: Maurice Thisdel, 766-2311.• A 18h30, au restaurant Adamo, 4923 ouest, rue Notre-Dame, M.Fernand Alie sera l’invité du GU des citoyens de Saint-Henri.U dira à quelles conditions les conservateurs québécois peuvent espérer répondre aux aspirations du Québec et connaître des succès électoraux.• A 20600, à l’école Jean XXIII, 1565 boul.Saint-Martin, Laval, assemblée générale du Parti Québécois du comté Laval et élections au conseil de comté.A 20600, au Cegep de Joliette, M.Albert Courtemancbe, du ministère du tourisme, donnera une conférence sur la “La pollution des eaux et rivières".Dans l'après-midi, le biologiste Jean-Paul Thibault, du musée Redpath, traitera de "L’éducation populaire en matière de pollution".• A 20615, à l'Accord, 2015, de la Montagne (4ème étage), soirée d'information sur le sujet suivant: “Le monde du travail dans le contexte actuel au Québec”.Animateur et conférencier: M.Louis Mathieu, conseiller en administration et professeur d'économie industrielle au Centre d’organisation scientifique de l'entreprise.Entrée libre.Une initiative étudiante Le bill 28 Formation d'un Institut L archevêché d'études nord-amérindiennes n a pas changé Les étudiants indiens, esquimaux et métis du Québec ont formé, de concert avec l’Association des Indiens et les universités de la province, un Institut d’études nord-amérindiennes ouvert aussi bien à la population euro-canadienne qu’aux descendants de ses prédécesseurs sur cette partie du continent.L’Institu, qui n’a pas encore emménagé.compte établir ses services à Montréal et à Québec.Il estime à $250,-000 les frais de fonctionnement pour la première année et aurait déjà conclu des accords verbaux avec le ministère des affaires indiennes et le secrétariat d’Etat quant à d’éventuelles subventions.Quatre représentants de l’Association des Indiens, dont le président, le chef Andrew T.Delisle, six étudiants amérindiens et sept délégués de l'enseignement supérieur ont tenu hier à Montréal une réunion de fondation et présenté le projet à la presse.Les trois groupes seront également représentés au conseil d'administration.Au poste de directeur, l’Association des Indiens a pressenti un candidat et attend sa décision.LIVRES rares, épuisés ou d’occasion Catalogues adressées sur demande JEAN GAGNON 28, rue des Jardins B.P.653 H.V.Québec 4 Til.418.523-6760 Depuis 18 ans au service des lecteurs.Au printemps l'eau dégoutte.Faites installer les GOUTTIÈRES HO-DO Galvanisé • Cuivre • Aluminium Émaillé ESTIMATION CR ATI ITE MONTREAL QUEBEC HULL OTTAWA 322-4160 B72-9244 776-2549 822-2549 PRIAAEAU AAÉTAL INC.L’Institut d’études nord-amérindiennes se propose de coordonner la recherche et la diffusion des données relatives aux civilisations autochtones.Il offrira à cette fin un programme d’enseigne-mait.un service de documentation et des activités culturelles.Les universités et les collèges participants s'engagent notamment a intégrer les cours à leur système de crédits, à libérer des professeurs au profit de l'Institut et à permettre l'usage de leurs locaux.L’Institut entend d’ailleurs recruter une grande partie de son personnel au sein de la communauté amérindienne et utiliser à ces fins toutes les compétences qu elles soient ou non reconnues par un diplôme officiel.Le programme initial d’études amérindiennes comprendra quatre secteurs : éducation, histoire, évolution culturelle et sociale, langues et beaux-arts.Selon un porte-parole du groupe fondateur, Mlle Madeleine Lefebvre, du Laboratoire d'anthropologie amérindienne, les Indiens et les Esquimaux qui se mettront ainsi à l’étude de leur propre culture y trouveront un intérêt dont l’absence les incite souvent à délaisser les autres institutions d’enseignement.Ds ne sont qu’une quarantaine présentement dans les universités et les collèges du Québec.L'Institut, où toutes les communications se feront en français, en anglais et dans les langues amérindiennes, projette de les regrouper et de leur offrir des services communautaires.Corporation sans but lucratif, l’Institut compte sur l'aide financière de l’Etat et des organismes privés pour assurer sa survie et son développement.Une fondation dont le nom n'a pas été révéle a déjà répondu favorablement à la requête des fondateurs.Ceux-ci s'adresseront prochainement aux ministères québécois de l’éducation et des affaires culturelles.La Sierra Leone devient république FREETOWN (AFP ) La Sierra Leone est devenue hier une république.Un projet de loi dans ce sens a été adopté a l’unanimité par le parlement de Sier-ra-Leone.Aux termes de cette loi le gouverneur général devient président.Le premier ministre, le Dr Siaka Stevens, conserve son poste.Cependant, selon des sources parlementaires, cette loi serait sujette a un important amendement qui interviendrait demain sa position L’archeveque de Montréal vient de rappeler sa position face au projet de loi sur la restructuration scolaire de lHe de Montréal (bill 28) qui doit être déposé à TAssemblée nationale dès la reprise de la session.S'adressant aux parents de la paroisse Sainte-Clothilde, Mgr Grégoire a déclaré que la position catholique était la même que celle prise à l’occasion du bill 62 dont les grandes lignes se retrouvent dans le bill 28.“J ai adressé, a-t-il dit, à ce sujet, l’an dernier, un avis au premier ministre de la Province, ainsi qu au ministre de l’éducation.Le contenu de cet avis, selon mon opinion et celle de mes collègues dans l’Episcopat, conserve aujourd’hui la même actualité.” On se rappelle que le bill 62 proposait des commissions scolaires unifiées, donc non confessionnelles.Une consultation auprès des parents catholiques avait cependant indiqué que la preser-vaion d’écoles confessionnelles impliquait celle de commissions scolaires confessionnelles.Dans sa note soumise à la commission parlementaire de l’éducation en date du 23/2/70, l’archevêque de Montréal avait suggéré de garder les commissions sco-laires confessionnelles, sans toutefois en faire une question de principe.Il avait parlé d’une réalisation progressive de la réorganisation scolaire", où il y aurait lieu de réévaluer après un certain temps les experiences en cours.Les passages suivants, en page huit du mémoire de l’archevêque résument assez bien sa position.“Dans un premier temps seraient mis en place les paliers extremes de la réforme sur lesquels le consentement est assez généralement acquis: le comité d’école et le Conseil scolaire de l’Ile.Pour cette même période, qu’il appartient au législateur de déterminer, les commissions scolaires actuelles seraient regroupées ou redivisées en commissions scolaires catholiques, protestantes et autres.” “Une fois vécues les expériences du Conseil de ITle et des comités d'écoles, une fois précisées les composantes religieuses et culturelles de la pxjpulation montréalaise, on pourrait mettre au point le type de commissions scolaires qu’un sam réalisme commandera.” Me Choquette et le cinéma québécois Le ministère de la justice ne s'estime pas lié par les décisions du Bureau Me Jérôme Choquette a déclaré hier que le ministère de la justice ne s'estime pas lié par les décisions du Bureau de surveillance du cinéma.Cest pourquoi les conseillers juridiques du ministère poursuivent l'examen de deux films uébécois - “Pile ou face" et “Après-ki” - et pourraient, le cas échéant, intenter des poursuites aux diffuseurs en vertu des articles du Code pénal qui portent sur l’obscénité.Si des procédures devaient effectivement être engagées contre ces deux longs métrages, la projection serait naturellement interdite pendant toute la durée des débats, de la même manière que “I, A Woman" avait été interdit à Montréal à la suite de poursuites engagées par la Ville.(Le juge en chef de la Cour municipale n’a pas encore rendu son jugement dans cette affaire).Répondant en fin de semame aux requêtes que lui a fait parvenu" Mgr Raymond Lavoie, curé de la paroisse québécoise de Saint-Roch, qui a énergiquement dénoncé les deux films en question, le ministre a publié un communiqué annonçant que l’examen des pellicules est en cours et que “les décisions appropriées" seraient prises au cours de la présente semaine.Le communiqué de Me Choquette ajoute que la demande de Mgr Lavoie pose en même temps, et de façon plus générale, l'ensemble du problème de l’obscénité dans le domaine du cinéma."Car il est évident, dit encore le ministre, que l’on peut s'interroger sur l'aspect obscène d’un certam nombre de films actuellement projetés.Il est de notoriété publique que l’exploitation de la'sexualité, au cinéma en particulier, a atteint un état sans précédent au Québec et les autorités reconnaissent que la .demande de Mgr Lavoie soulève une question d’ordre général.” Interrogé hier, M.Choquette a reconnu que ces deux films, comme tous ceux qui sont projetés en circuit commercial, ont été vus et classés par le Bureau de la surveillance du cinéma, qui rappe-lons-le, n’est plus un office de censure, mais un organisme qui assure la classification des films.Le Bureau est une commission autonome et ouasi-iudiciaire qui peut interdire la diffusion d’un film s’il le juge contraire “aux bonnes moeurs et à 1 ordre public ’.M.Choquette a ajouté, cependant, que le permis délivré par le Bureau n’interdit pas à son ministère d'intervenir subséquemment et, s’il le juge à propos, d'intenter des poursuites pour obscénité en vertu du code pénal.Une telle intervention du ministère pourrait être considérée comme un désaveu à l'égard du Bureau.Aussi, a-t-on demandé à M.Choquette s’il songeait à recommander des changements dans les structures et la vocation même de cette commission du gouvernement, régie par la Loi du cinéma.Une telle décision, a-t-il répondu, ne pourrait être prise que par le gouvernement, c’est-à-dire par le Le problème de la production cinématographique étant essentiellement économique, ce n'est pas par des lois concernant la censure, mais par des lois d'aide que le gouvernement peut favoriser l’essor d une industrie naissante accordée aux valeurs socio-culturelles du Québec.Telle est l'idée essentielle qui se dégage du télégramme adressé hier à M.Jérôme Choquette, ministre de la justice, à la suite d'une réunion d'urgence des représentants des différentes associations professionnelles du cinéma constituant la Fédération de l'industrie du cinéma.Voici le texte du télégramme de la FIC à M.Choquette: Ayant pris connaissance du communiqué émanant du ministère de la justice concernant la demande de Mgr Raymond Lavoie, au nom de l'UNEV, afin que des procédures soient intentées à l'égard de deux films actuellement projetés dans des salles de cinéma québécoises, et à la suite des diffé- Conseil des ministres.Mais le ministre de la justice a indiqué qu’une telle hypothèse n’est pas exclue.Le Bureau de surveillance du cinéma relève du ministère des affaires culturelles.M.François Cloutier s’est jusqu’ici abstenu d’intervenir dans les affaires du Bureau dont il reconnaît l’autonomie.D existe actuellement deux grandes tendances au sujet des films québécois jugés excessifs, a encore dit M.Choquette.Les uns estiment qu'il ne faut pas intervenu, tolérer le phénomène et laisser le pendule aller jusqu’au bout de sa course.Les autres voudraient au contraire multiplier les interdits.Entre ces deux tendances extrême, a-t-il dit, nous cherchons un moyen terme.rents articles de presse parus le 17 avril dernier concernant les films en cause, la Fédération québécoise de l’industrie du cinéma rejette catégoriquement et unanimement les allégations de Mgr Lavoie, quel que soit le contenu des films mentionnés, pour la simple raison qu'ils ont tous deux obtenu un visa d'exploitation délivré par le Bureau de surveillance, seul organisme habilité pour prendre les décisions au nom du gouvernement du Québec, lequel les a classés dans la catégorie la plus restrictive, selon les termes de la loi en vigueur.La présente démarche émane de la volonté des bureaux exécutifs du Conseil d’administration des différentes associations qui composent la Fédération, laquelle réclame au nom de la liberté d'expression qui ne peut laisser le gouvernement indifférent, le maintien de la loi telle qu'appliquée actuellement.Suite à la page 2 La Fédération du cinéma La censure ne peut pas favoriser la qualité Au congrès des relations industrielles Le français langue de travail: le débat doit être politique par Paul Longpré, de la PC Quebec (AFP) — On ne peut discuter de la question du "français langue de travail" sans porter le débat sur le plan politique.D’autre part, politiser le sujet n'est pas suffisant: il faut que la réforme débouche sur le secteur economique.Ce sont là les deux conclusions principales apportées par le socialogue Jacques Brazeau, de l’Université de Mon-tréal.et le politicologue Léon Dion, de l'université Laval, au 26ème congrès des relations industrielles qui se poursuit depuis hier à Québec, sur le thème "Le français, langue de travail." Ce congrès réunit au Château Frontenac, jusqu'à se soir quelque 180 représentants du monde universitaire, des gouvernements, des organismes de relation de travail et de l'entreprise privée.On y a remarqué neuf délégués anglophones, dont un représentant de l'université McGill, qui doit tenir prochainement un séminaire sur le même sujet.M.Jacques Brazeau, directeur du Centre de sondage de LU de M., après avoir longuement analysé l'équation langue - collectivités — individus dans d’autres pays, on vient à la conclusion qu’il est nécessaire, au Québec, de "politiser le débat, même si cette voie n est pas sans dangers".Il s'oppose fermement à la solution du laissez-faire.Le professeur Dion va plus loin.D compte beaucoup sur la création d'une Régie des langues, organisme d'Etat autonome et permanent, pour atteindre les objectifs communs suggérés par diverses commissions d'enquête et partis politiques.Au-delà de la question de la langue et de la culture, il soutient que tout mouvement de réforme devra nécessairement déboucher sur l’économique, sous peine de s'arrêter à mi-chemin."En effet, dit-il, au-delà de la langue, se pose le problème de la culture.Or la culture que véhicule une organisation est avant tout celle de ceux qui la dirigent.La question du contrôle de la grande entreprise au Québec se pose dès lors avec une exceptionnelle acuité.D s'impose, par l’accroissement d investissements publics et privés et par l’amélioration de la capacité de gestion, d’éten-dre le contrôle des Canadiens français sur l’entreprise." Les obstacles sont nombreux et variés, précise-t-il, car les efforts des Québécois pour faire en sorte que le français devienne la principale langue de travail se heurtent "aux intérêts, aux préjugés et aux craintes des hommes d’affaires anglophones et parfois francophones”.Aussi vaut-il mieux, selon lui, “éviter de provoquer inutilement ces personnes" et tenter plutôt de les convaincre de la légitimité de même que du réalisme de ces réformes qui seront coûteuses et exigeront du temps."Il faudra probablement prévoir un programme de dix ou vingt ans," a-t-il ajouté un peu plus tard, en réponse à une question venue de l’auditoire.Il faut envisager que l’Etat, tout au moms au plan technique, devra venir en aide aux entreprises durant une cer-tame période pour arriver à l’implan- tation de cette politique de langue, a sou-lignéM.Dion.Mais d’autre part, les entreprises elles-mêmes “ont des responsabilités bien précises à T égard de la collectivité au sein de laquelle elles sont installées et où elles prospèrent”.En fin de compte, conclut-il.ce sont les entreprises qui seront les premières à bénéficier de l’amélioration du fran- Un encan décidera jeudi, au Ritz-Carlton de Montréal, du sort du "journal" de Louis Riei, ce métis rebelle pendu par les autorités canadiennes en 1885.Les archives du Manitoba et celles du Québec ont déjà refusé d'acquérir ce document auquel il manque une douzaine de pages.Le "journal " prend plutôt l'allure d'un écrit mystique.Riel en a rédigé le texte entre le 26 mars et k 9 mai 1885, avant de l’égarer sur les beux de la bataille de Batoche où il fut capturé.Puis toute trace du document semble disparaître jusqu'en 1970 où Eric Wells, ancien çais comme langue de travail: leurs employés démarreront plus rapidement et mieux dans leur carrière et fourniront un meilleur rendement.Sur le fond de la question, M.Dion s'est appliqué à détruire l'argument voulant que rendre francophone le milieu des affaires québécois sont courir un risque certain "d'anémie économique", Suite a la page 2 rédacteur en chef du Winnipeg Tribune, déclare être en possession du journal égaré — dont un marchand de Prince Albert (A.S.Stewart) aurait déjà esquissé la traduction après en avoir pris connaissance.En raison du prix élevé de la première offre: $10,000 il semble que ce document-témoin d’un mystique encore controversé, — même si le Canada a consacré un timbre à Louis Riel et si le premier ministre actuel a prononcé à Régina, en 1968, un discours qui réha-bibte en partie Riel - passera à des Américains.Riel s’était fait naturabser Suite à la page 2 m La Chambre de commerce de Montréal DÉJEUNER-CAUSERIE HEBDOMADAIRE consacré aux Chambres de commerce LE MARDI, 20 AVRIL 1971 t T AA.Georges Demers vice-président la Chambre de commerce du Canada AA.Donald Byers président ia Chambre de commerce de la Province de Québec AA.Claude Ducharme président La Chambre de commerce de Montréal HOTEL SHERATON MONT-ROYAL 1 2 h 30 — le public est admis: $5.00 Renseignements; 866-2861 Le "journal'' de Louis Riel est mis aux enchères jeudi 4 * Le Devoir, mardi 20 avril 1971 rial En écoutant le cardinal Daniélou Le cardinal Jean Daniélou était dimanche soir l'invité de 1 Association des parents catholiques.Devant deux mille personnes réunies en 1 église Notre-Dame, le jésuite français devenu membre du Sacré Collège en 1968 a exposé avec sa verve bien connue les thèses auxquelles son nom est devenu associé depuis quelques années.Le P.Daniélou, spécialiste de l'histoire des premiers siècles chrétiens, fut naguère soupçonné par Rome de déviationnisme.Cé-tait au temps où.avec les Congar et les de Lubac, il incarnait le renouveau de la théologie dans l'Eglise catholique de l'après-guerre.Depuis ce temps, bien des changements sont survenus.Une certaine digue qui retenait encore les éléments catholiques impatients dans les cadres d'une discipline séculaire, a paru se rompre.En plusieurs pays, les institutions chrétiennes ont connu un déclin marqué.Des décisions conciliaires naguères incontestées - comme celle qui proclame l'infaillibilité pontificale - ont été remises en question.Le sacerdoce lui-même, qui était l'épine dorsale de la communauté cathohque, a été ébranlé non seulement dans ses effectifs mais aussi dans la conception que s en font des milliers de prêtres restés activement engagés dans le ministère.Rien n'illustre peut-être mieux ce "changement d'univers' que l'amenuisement de la distinction célèbre entre le spirituel et le temporel.Le cardinal Daniélou évoquait l'autre soir avec nostalgie l'époque des Gilson, des Maritain.des Claudel, des Péguy et des Mauriac.Ces noms ne signifient que peu de chose aux yeux de la nouvelle génération, fl en va de même de la distinction entre le spirituel et le temporel, qui nourrit deux générations d'intellectuels chrétiens en France et ailleurs dans le monde.La nouvelle génération est à la recherche de modes inédits de perception du réel, de façons neuves d'exprimer ce quelle vit.Dans cette recherche, les institutions chrétiennes et les schèmes traditionnels de pensée deviennent, pour ainsi dire, des axes secondaires.Tout paraît remis en question.On parle et agit souvent comme s’il était réaliste de rejeter vingt siècles d'expérience au nom d une quête intellectuelle dont les fruits se révèlent, dans bien des cas, anarchiques, sinon stériles.• Le christianisme, constate le cardinal Daniélou, n est plus combattu aujourd'hui comme il le fut à d'autres époques.Mais il y a plus grave, fl est tout simplement mis au rancart de la vie réelle, évacué des institutions de la société contemporaine, et cela non seulement par ceux qui n ont cure des valeurs chrétiennes, mais même par des catholiques, voire par des prêtres.Contre cette tendance, le cardinal Daniélou réaffirme un postulat essentiel.Le christianisme existe pour agir dans l'homme et les civilisations.On ne saurait le réduire à un rôle ésotérique ou folklorique sans le nier dans ce qu'il a de plus vital, fl n'est pas nécessaire d'être chrétien pour accueillir cette affirmation, fl suffit d'avoir le res- pect d'autrui pour accepter que les valeurs auxquelles certains hommes tiennent le plus tendent, de leur élan le plus légitime, à mouler leur existence et à influencer les institutions au sein desquelles elles s'insèrent.Qu il faille de plus rappeler, dans une société civilisée qui se veut plurahste, la légitimité d'un instinct de conservation qui incite à ne pas laisser tomber les institutions sans s'etre assuré qu elles seront remplacées par de meilleures et que ne seront pas irrémédiablement perdues en cours de route des valeurs précieuses qu elles incarnent, voilà qui est non moins opportun.Ces vérités, le cardinal Daniélou les rappelle avec une admirable clarté française.Ceux qui ont étudié l'histoire, qui ont le moindre respect pour le cheminement culturel et spirituel de l'homme, lui sauront gré de le faire, fl apporte, en ce faisant, un précieux réconfort a des milliers de chrétiens qui se sentent assiégés par les défis d'aujourd'hui, fl oblige en même temps ceux qui puisent leurs seules certitudes dans la nouveauté à réviser leurs positions.Le cardinal Daniélou rejoint ainsi la réflexion simple, mais combien profonde, d'un Bahner qui, interrogé sur sa fidélité, répondait un jour qu'il la considérait toujours, jusqu'à preuve du contraire, comme une loi fondamentale de son cheminement personnel.La fidélité, haussée à ce niveau, est respect de la vie et de soi-même.Comment ne pas l'accueillir avec cette révérence qui doit être réservée à ce qui exprime honnêtement l'expérience d'autrui?• On aimerait pouvoir suivre le cardinal Daniélou avec autant de sympathie lorsqu'il aborde les problèmes concrets auxquels font face les chrétiens d'aujourd'hui.On aimerait qu'à ce niveau, la loi d'adaptation, qui est le corollaire naturel de la loi de fidélité, s'exprime avec autant de force persuasive.C'est malheureusement l'effet contraire qui se produit.Dès son entrée en matière, le conférencier salue, à travers son auditoire, "ce peuple catholique du Canada français " qui est demeuré, à ses yeux, l'un des joyaux de l'Eglise.On a l'impression, en entendant ces mots, d’un visiteur qui arriverait à Montréal au tout début du régné du cardinal Léger.L'auditoire se reconnaît dans ces mots.On doute que la génération québécoise âgée de moins de 40 ans s'y retrouverait: elle est d'ailleurs plutôt absente en ce dimanche soir.Plus on écoute, plus on éprouve un cei-tain malaise.Le conférencier attribue en grande partie les pertes extérieures subies par l’Eglise à des défaillances des chrétiens, qu'il simplifie parfois avec une assurance qui frise le manque de charité, fl exhorte ses auditeurs à maintenir à tout prix l'école chrétienne comme milieu absolument indispensable à une renaissance créatrice de la culture chrétienne.Qui nous assure que le brassage actuel de civilisation dans lequel les chrétiens sont plongés au même titre que les autres hommes n'est pas beaucoup plus profond, beaucoup plus radical que ne semble le suggérer le conférencier?Pour reprendre l'exemple principal employé par le cardinal Daniélou, qu est-ce, dans le contexte québécois d'aujourd'hui.que l'école chrétienne?Quelles en sont, quelles peuvent en être les composantes essentielles, les artisans principaux, le statut juridique et financier, dans le Québec de 1971?Quelles peuvent en être les articulations institutionnelles aux différents niveaux de l'enseignement?Quelle en est actuellement, quelle peut en être la fécondité?Que uvent signifier, dans des domaines comme presse, le syndicalisme, l'économie, la création artistique et littéraire, la politique, les appels à la valeur des institutions chrétiennes?Le devoir du témoignage est aussi grand aujourd'hui pour les croyants qu'à toute autre époque.Ceux d'entre eux qui sont engagés dans l'épaisseur de l'action concrète savent cependant, d'expérience, qu'une authentique vitalisation spirituelle du monde contemporain Sera le fruit d'un cheminement long et humble, dont le maintien de certaines institutions historiques sera peut-être l une des voies, mais non la seule et probablement pas la principale, fls savent aussi que l'édification de ce “peuple nouveau' annoncé par l'Evangile sera jalonnée d'apports très diversifiés qui ne viendront pas tous, loin de là, des seuls chrétiens, mais qui seront le plus souvent le fruit d'une intime collaboration entre eux et des hommes de bonne volonté professant des croyances différentes.Des grandes questions à propos desquelles l'examen du réel oblige les chrétiens à s'interroger, on ne saurait exclure l'école, ne serait-ce qu'en raison des conditions nouvelles qui découlent de la démocratisation de l'enseignement, du développement phénoménal des communications et de la précocité des expériences de toute nature auxquelles sont soumis les jeunes dans le monde actuel.• Le cardinal Daniélou est hanté par le fait que les chrétiens ont perdu le leadership de l'intelligence.A l'entendre, on croirait qu'ils l'ont perdu par lâcheté et par faiblesse et qu'il suffira de plus de fermeté et de fidélité de leur part pour que surgissent de nouveaux génies chrétiens.fl faudrait examiner avec beaucoup plus de rigueur les facteurs historiques qui ont entraîné ce changement.D conviendrait aussi de rappeler que la mission propre de la communauté chrétienne, c'est d'assurer d'abord le leadership de la charité et qu'à cet égard, le monde d'aujourd'hui lui est ouvert comme un boulevard immense et souvent très désert, fl n'est pas exclu que la nuit intellectuelle que traverse présentement la communauté chrétienne fasse partie du cheminement spirituel inscrit dans son destin déconcertant, fl se pourrait que l'acceptation humble de cette nuit, avec les tensions, les contradictions et les démissions parfois plus apparentes que réelles qui l'accompagnent, soient une voie au moins aussi bonne pour parvenir au don de la lumière qu'une certaine intransigeance qui réconforte une minorité mais rend plus difficile le rassemblement de ce peuple nombreux et divers dont rêve précisément le cardinal Daniélou.Claude RYAN bloc-notes L'espionnage électronique à Repentigny Il était de bonne guerre, pour le président de la SSJB de Repentigny, d’inviter chacune des forces policières et l'un et l’autre ministre de la justice, à venir enlever le système d'espionnage électronique qu'il a découvert dans son domicile.Mais en stricte justice, tant que la preuve n en aura pas été faite, M.Jean-Marie Cossette ne peut attribuer avec certitude la paternité de cette intrusion aux services de MM.Choquette.Turner.Drapeau ou Saul-nier.Bien des agences privées, en effet, et nombre de simples citoyens pourraient théoriquement être à l’origine de cette ertraction raffinée dans la vie privée d'un résident de Repentigny.Ceci étant dit.je ne serais nullement étonné que l une ou l'autre police ou quelque escouade combinée ait trempé dans cette affaire.Je partirais plutôt du postulat que survenant chez des militants politiques, l'espionnage électronique provient d'abord, sinon exclusivement, de la police.Je serais même enclin à en faire non l’exception mais la règle.N'importe qui peut espionner n’importe qui, et de moins en moins de gens se gênent à cet égard.En principe, toutefois, tous les hommes politiques, les dirigeants patronaux et syndicaux, les juges, et d une façon générale tous les centres d'information peuvent être l’objet d’une telle surveillance.La mise au jour de certains dossiers du FBI aux Etats-Unis ne laisse plus de doute sur l'ampleur de ces moeurs et le développement de ces méthodes de renseignement.D s'agit de le savoir et d'inscrire un nouvel article au chapitre des règles élémentaires de la prudence politique.D'aucuns souhaitent que le ministre fédéral de la justice, M.John Turner, présente le plus tôt possible la législation qu'il a promise en ce domaine.En vertu d’une loi fédérale, l’espionnage électronique de la vie privée deviendrait illegal.Seule la police pourrait y avoir recours, dans certains cas limités, et sur autorisation d’un juge ou d’un haut fonctionnaire.Il est possible que des dispositions semblables soient de na- ture à réduire les activités de ce genre.Bien nàif faudra-t-il être pour en attendre une quelconque protection contre les abus policiers ou politiques.Si des policiers, en effet, avec ou sans loi, voulaient espionner le ministre canadien de la justice, il leur serait facile de le faire sans demander la permission à M.Turner.Et si un ministre de la justice moins honnête que M.Turner voulait espionner ses collègues du cabinet, des adversaires politiques, ou même l’escouade policière contre le crime organisé, ce qu’à Dieu ne plaise, je serais surpris qu’il aille en faire préalablement la demande à un juge.Contre l'espionnage politique et policier, il n'y a pas de réelle protection a attendre de la politique ou de la police.Et il risque d’y en avoir moins que jamais au fur et à mesure que, sous le couvert de la lutte antisubversive, la politique donnera plus de pouvoirs à la police, et que les policiers parviendront à en obtenir davantage des politiciens au pouvoir.C’est là une conséquence pénible mais inéluctable de la dégradation des institutions démocratiques.Larme à l’oeil, telle colombe libérale, jouant de l'amitié téléphonique, peut vous rassurer sur vos libertés fondamentales.C’est politesse de l écouter.Mais c'est sagesse de ne pas oublier que la ligne, dans le même temps, peut toujours être parasitée par qui de droit.Les citoyens doivent donc compter d'abord sur eux-mêmes pour assurer le respect de leur vie privée.S'ils n’ont pas grand moyen à leur disposition dans le cas de l’espionnage téléphonique, ils peuvent à tout le moins imiter M.Cossette et nettoyer leur domicile.Voilà un domaine où la Ligue des droits de l’homme et des partis politiques pourraient jouer un rôle utile.Ces organismes pourraient, en effet, fournir des équipes de spécialistes qui, à l’appel d'un citoyen ou d'une institution, procéderaient aux vérifications d’usage.Le besoin ne manque pas actuellement.Toutes les personnes chez qui une perquisition a été effectuée, en leur absence ou non, peuvent s’attendre à une telle mésaventure.Et même là où aucune perquisition n'a été faite, rien ne permet de croire que tel ou tel système d’espionnage n’a pas été installé par quelque cambrioleur de la vie privée.Mais patience, quand un grand personnage verra sa carrière ruinée a la suite d’une fuite électronique, peut-être le pouvoir apprendra-t-il à être moins libéral en la matière.Jean-Claude LECLERC L’Ontario s’oppose aux pouvoirs d’urgence Le procureur-général de l'Ontario.M.Allan Lawrence, a demandé au gouvernement fédéral de renoncer à tout projet de législation permanente contre le terrorisme.Dans un discours prononcé vendredi dernier, le ministre ontarien qui aurait à appliquer une telle loi a soutenu qu’il n’y a pas plus de 2 000 ou 3,000 révolutionnaires au Canada, la plupart dans le Québec, et que le pays commettrait une erreur en adoptant des mesures hors de proportion avec le problème.Cette attitude de M.Lawrence contredit celle qu’a adoptée le gouvernement Bourassa le 2 avril.Le premier ministre du Québec écrivait alors a M.Trudeau: “Le gouvernement du Québec croit qu’il est nécessaire que soient adoptées des dispositions permanentes déclarant le Front de libération du Québec une association illégale de même que tout groupe et toute association lui succédant ou préconisant l’emploi de la force ou la commission de crimes comme moyen de réaliser au Canada un changement de gouvernement, et faisant un acte criminel de l’appartenance à un tel mouvement et de la collaboration avec celui-ci dans le même sens que les dispositions de la loi des pouvoirs d’urgence provisoires”.L’argument invoqué par M.Bourassa, c’est qu’il faut une loi permanente qui permettrait, après proclamation d'un état d'urgence, l’adoption de mesures spéciales sans qu’on ait besoin de recourir à la loi sur les mesures de guerre.M.Lawrence soutient au contraire que toute décision dans le sens de l'autoritarisme pourrait compromettre de façon permanente nos libertés fondamentales et nos institutions démocratiques.Le ministre ontarien a déclaré que si l’application de la loi est une partie essentielle de sa fonction, il considère aussi comme l'un de ses plus importants devoirs dans la période actuelle la responsabilité qui lui incombe d empecher que notre société se détruise elle-même en adoptant des lois répressives injustifiées.Aide aux révolutionnaires M.Lawrence a invoqué un autre argument a l’appui de son attitude.Il estime qu en adoptant des mesures rigoureuses, le gouvernement fédéral aiderait les révolutionnaires, et cela de deux façons: d’abord ils pourraient poser comme des opprimés et attirer de la sympathie; en second lieu, les mesures d’urgence auront pour effet de restreindre les libertés d’un large secteur de la population, ce qui tend à soulever les protestations des divers groupements qui ont à coeur la protection et le respect des droits civiques.Si la loi Turner a soulevé tant de protestations dans divers milieux, c'est parce que 1 opinion publique a pu constater que les droits d’un grand nombre d'innocents ont été lésés.Les arrestations et détentions qui n’ont pas été justifiées par des mises en accusation ou des condamnations ont atteint quelques centaines de personnes; mais ce qui est encore plus grave au plan des principes, c'est que toute la population était exposée aux mêmes mésaventures sans avoir la protection normale reconnue par nos lois ordinaires pour les droits fondamentaux.Pour qu une loi spéciale soit justifiée dans ce domaine, il faudrait que le danger soit d’une gravité proportionnée; or M.Lawrence estime que tel n’est pa.; le cas, parce que le nombre possible des révolutionnaires est infime par rapport à l’ensemble de la population du pays.Il faut souligner un autre aspect: la loi Turner a été adoptée à cause des événements d’octobre et ne s’appliquait qu’au Québec; elle a permis de mettre fin à l'application des mesures de guerre qui valait pour tout le pays.Une menace pour tout le pays Dans une nouvelle loi générale, qui serait une sorte de loi-cadre, toutes les parties du pays seraient également menacées.Le pouvoir exécutif pourrait proclamer l’état d’urgence et appliquer cette législation; même s il fallait l'assentiment du Parlement canadien cela ne serait pas sans danger.L’on peut donc s’attendre à une vigoureuse opposition dans le public si le gouvernement Trudeau présente une nouvelle loi pour remplacer celle qui doit s’éteindre dans dix jours.Selon nos institutions, les droits fondamentaux des citoyens sont protégés par les lois et par les tribunaux; pour mettre ces droits en veilleuse et permettre aux gouver- Suite à la page 2 rjtnru^o S lettres au DEVOIR Mince, alors ! Où sont passés les anciens défenseurs de fa liberté ?Il reste encore assez d’espoir dans le monde et assez de solidarité humaine pour soutenir la cause du Bengla Desh, ce morceau du Pakistan qui est sur la voie de devenir un nouveau Biafra.Il s'agit d'un peuple qui a cru dans les beaux principes de la décolonisation et de l’autodétermination que lui ont enseignés ses maîtres du Commonwealth, ces soi-disant amoureux de libéralisme et de liberté.Il a cru qu'il pouvait s'en prévaloir à son tour.Une ligue s'est formée.Un mouvement s’est amorcé.Des chefs ont été élus.Un pays, le leur, semblait possible.Des gens se sont mis a la tâche de le reconstruire et de le rendre meilleur.Des réformes se dessinaient.Puis, comme à l’aube d'un nouveau jour, un avenir était entrevu, un idéal proposé.Tout était légitime alors.Tout était légal.Et tout était bien compris car le processus de maturation se faisait dans la lumière.Mais la froide raison et les lourdes machines de guerre sont incompatibles avec l'humanité des sentiments collectifs et les aspirations normales d'une communauté arrivée à l'heure des grandes décisions.L'unitarisme sectaire et inexcusable des dirigeants de l'impossible Pakistan s’est jeté de tout son poids dans la répression sanglante de manière à étouffer les Benga- lis libres.Quand les gouvernes ne reconnaissent plus leurs gouvernants, ceux-ci dans leur orgueil aveugle s'accrochent à leur pouvoir illusoire et jouent le tout pour le tout au nom de ce qu’ils appellent “l'unité nationale", dussent-ils semer sur leur passage rumes, désolation et flétrissures inguérissables.Où sont donc ces Etats du "monde libre" et ceux qui n'en sont pas qui parlaient si bien, hier encore, le langage lucide de Bandoung?Où sont-ils aujourd'hui ceux-là qui se “pettaient les bretelles" dans les années '50 avec leur politique d'ouverture et d'appui à l'indépendance nationale des pays d'Asie?Où sont-ils maintenant ces Don Quichotte de la paix mondiale et ces défenseurs d'un ordre international nouveau Par la compréhension mutuelle et harmonie des peuples?En réalité.leur abstention les condamne et leur hypocrisie les emprisonne.Quand il s’agit d'humains qui crèvent par la faim ou par les armes, on ne peut, sans manquer à la décence la plus élémentaire, se contenter de faire le jeu de l'autruche, c'est-à-dire se mettre la tète dans le sable et attendre.Les autruches sont peut-être nécessaires, mais qu’elles ne viennent pas.l’instant d'après, prétendre donner aux au très des leçons d'humanité et de liberté.Le fait est que le silence des “purs" est intolérable.L'Amérique étudie le dossier.Le secrétaire général de l'ONU.le bureaucrate U Thant, ne veut rien savoir.Le Canada, comme tant d'autres d'ailleurs, invoque le principe désormais insignifiant de la non-ingérence dans les affaires intérieures d’un autre Etat.En vérité, tout se passe comme si le monde avait pris l'habitude des Vietnam, des Prague ou des Biafra.Pleurez, souffrez, crevez, semble-t-on dire, il en restera toujours quelque chose! Il restera certainement quelque chose de l’épisode que vit actuellement le Bengla Desh.Si demain les armes ou la famine ont raison des Bengalis, elles n'auront pas raison du temps ni de l'espérance.Le prix de la libération est déjà trop élevé et le besoin d'être soi-même trop profondément ressenti pour qu'un retour en arrière soit possible.Le sang des victimes sera la conscience de ceux qui continueront la lutte.S'entêter à nier ces réalités, c’est aller vers des tueries barbares et inutiles car, finalement.rien ni personne ne pourra écraser l'âme de ce pays qui est né désormais.Cest pourquoi, s'il y a un avenu pour l'humanité, le Bengla Des h vivra Jean-Guy LAURENDEAU Québec, le 14 avril 1971 La murale de B on et : lettre ouverte à Jean-Noël Tremblay La déclaration que vous avez faite, M Jean-Noël Tremblay, à l'Assemblée nationale le mardi 6 avril à propos de la murale du Grand Théâtre de Québec appelle une mise au point: elle semble en effet vous avoir été dictée par l'émotion plus que par le souvenir et beaucoup des faits que vous y relatez sont inexacts, pour ne pas dire plus.Ayant déjà accumulé une documentation assez importante sur cette question dans le but de faire un livre sur l’affaire de la murale en collaboration avec mon ami Denys Morisset, je me permets de rectifier ici vos déclarations.Vous pourrez d'ailleurs vérifier mes propos en donnant un coup de fil aux fonctionnaires que vous aviez autrefois sous vos ordres et qui pourront en quelques minutes, je le présume, sortir le dossier de la murale du Grand Théâtre et vous indiquer les dates clés de cette loufoque histoire.Dans votre déclaration, vous affirmez que vous n’aviez pas d’objection à ce que l'exécution de la murale fût confiée à Monsieur Jordi Bonet.Or il est certain -et tous les témoignages concordent sur ce point que, dès votre arrivée au ministère des Affaires culturelles en juin 1966, vous avez fait savoir à votre entourage que vous ne vouliez pas que Monsieur Bonet obtint le contrat.Vous n'aimiez pas Monsieur Bonet et, dans la bonne tradition duplessiste, vous avez décidé que seuls ceux que vous aimiez pourraient désormais bénéficier des faveurs de l’Etat.Mais l'étude technique que l'architecte du Grand Théâtre, Monsieur Victor Prus, avait entreprise en collaboration avec Monsieur Bonet était déjà fort avancée au moment de votre entrée en fonction comme ministre, et les haut fonctionnaires de votre ministère ainsi que l’architecte réussirent à vous faire comprendre que Monsieur Bonet était à peu près le seul artiste au Québec qui eût les qualités nécessaires pour faire ce travail.En fait, ce n'est qu’en juillet 1968, soit deux ans après l’arrivée au pouvoir de l’Union nationale, que le contrat fut signé.Jordi Bonet se mit au travail au début de février 1969.Quant à la phrase de Pâoquin, qui a été le prétexte du débat que l’on sait, elle fut inscrite dans le béton le 27 mars, et la décision de Monsieur Bonet d’utiliser cette phrase plutôt que d'autres auxquelles il avait songé ne fut prise que la veille, soit le 26 mars.Tout ce que vous racontez sur Bonet et Pelo-quin sortant d'une taverne et se proposant “d’en faire baver un coup aux Québécois”, tout ce que vous dites de l’intervention qu'aurait faite alors Monsieur Guy Beaul-ne auprès de l'artiste pour que la phrase ne fût pas inscrite relève de la plus haute fantaisie.En fait, Monsieur Beaulne n'a été mis au courant de l'inscription qu'après coup.Comment aurait-il pu en être autrement puisque Monsieur Bonet décidait au jour le jour de son travail et que son contrat ne stipulait aucunement qu'il devait demander l'avis du ministre pour la moindre motte de béton?Monsieur Beaulne écrit à Jordi Bonet le 11 avril 1969 pour lui faire part du mécontentement du ministre vous en l’occurrence.Des tractations s’amorcent alors et on décidé enfin de réunir tous les intéressés.Cette réunion a lieu le 22 mai 1969 dans votre bureau et elle groupe, en plus de vous et de Monsieur Bonet, Monsieur Victor Prus, Monsieur André Dionne, collaborateur de ce dernier, Monsieur Ulric Breton, Monsieur Guy Beaulne et Monsieur J .-P.Ledoux.de la Société Dagenais, Dupras, Gauthier.Gendron, Moreau et associés.Or les témoignages recueillis jusqu'à maintenant sont concordants: Monsieur Bonet n'a pas tenu ce jour-là les propos que vous lui avez attribués dans votre déclaration.Ces propos, vous les avez inventés de toutes pièces, vraisemblablement par dépit; en effet, n'ayant pu obtenir de Monsieur Bonet qu'il modifiât la murale dans le sens de vos goûts personnels, vous avez essayé de détruire l’homme qui a eu l'audace de vous résister.Pour ceux qui connaissent Jordi Bonet, les propos que vous lui faites tenir sont d'ailleurs invraisemblables puisqu'ils ne concordent absolument pas avec le caractère de l'artiste.Dans le livre que nous projetons d écrire, Denys Morisset et moi, je raconterai cette fameuse rencontre du 22 mai.Je n en dirai pas plus pour l'instant.Le contrat entre l'architecte et Monsieur Bonet stipulait le versement de la deuxième moitié de la somme prévue à la fin de l’exécution des travaux.N'ayant pu obtenir que Monsieur Bonet retouchât à la murale selon vos désirs, vous avez alors donné ordre que le versement ne soit pas fait.Ce qui constituait un abus de pouvoir et un grave préjudice pour Monsieur Bonet, car il avait dû, lui, payer ses matériaux et ses ouvriers régulièrement pendant la construction.Or celle-ci était terminée le 23 mai 1969.Mais l'artiste dut attendre jusqu'au 5 décembre de la même année pour que le verse- J'aimerais couper court aux rumeurs selon lesquelles le séparatisme se meurt à Trois-Rivières et par extension à travers toute la province.Cette conclusion provient, sem-ble-t-il, des résultats d’un sondage du soi-disant “Institut poüti-ue de Trois-Rivières", sondage ont les résultats furent présentés au Comité spécial mixte du Sénat et de la Chambre des Communes sur la constitution du Canada, siégeant a Trois-Rivières le 16 mars 1971.M.Marcel Thénen, directeur de l'institut, a tenté de justifier les procédés du sondage en disant qu'il avait été conduit par un sociologue, un économiste, un psychologue et un politicologue.Malheureusement il aurait fallu un statisticien pour aider le sociologue à analyser les strates de votants interrogés! Il aurait pu leur demander, par exemple, si les femmes représentent seulement 21% des votants, les professionnels et les hommes d'affaires, 47%, et les ménagères, rien! M.Hiérien ajoute dans son plaidoyer que pour dénoncer un sondage, il faut en faire un autre.J’affirme plutôt que pour croire en un sondage, il doit être fait selon des normes qui respectent les principes de l’objectivite scientifique.A en juger par le nombre de trifluviens possédant des cartes de membres en règle, il est évi- ment du solde prévu au contrat fût effectué.Encore est-ce à la suite d'une décision des autorités du ministère des Travaux publics, qui prirent sur elles de passer outre a vos ordres, que Monsieur Bonet put toucher son dû.Elles retinrent néanmoins un montant de $5,000, c’est-à-dire 10 p.100 du montant total, puisqu'il y avait encore contestation sur" l'oeuvre.Ce solde de $5,000 a été payé par la nouvelle administration le 28 juillet 1970.Votre récit des faits est donc des plus fantaisistes.Quant aux paroles que vous avez attribuées à Monsieur Bonet, elles relèvent de la diffamation et je pense que vous n'oseriez jamais les répéter en dehors de l’Assemblée nationale.Aussi suis-je convaincu que les lois concernant T immunité parlementaire devraient être modifiées au plus tôt, car, dans leur état actuel, elles permettent à des députés sans conscience ni hoqneur de salir des réputations et de répandre.par le truchement des organes d'information, les pires calomnies aux quatre coins du pays.- En terminant, je voudrais vous réitérer, monsieur, les sentiments d'admiration que j'ai toujours eus pour votre maîtrise de la langue française.Vous connaissez également l'amour que j'ai pour cette langue, un amour si grand que je voudrais que notre idiome ne servit jamais qu’à la proclamation de la vérité.Docteur Jacques BOULAY Québec, le 15 avril 1971.dent que les résultats de M.Rié-rien seraient démentis par un sondage impartial.Je voudrais ici faire une réflexion sur la condmte du Parti Québécois lors des séances du Comité de la constitution.A Sherbrooke et à Rouyn, les séparatistes ont chahuté et ont obtenu les manchettes des journaux.Ici à Trois-Rivières, nous avons décidé de présenter calmement nos vues.Nos interventions ont surtout porté sur le droit à l'autodétermination de la nation québécoise.O surprise! aucune mention de nos interventioas dans les journaux, mais plutôt on y accorde les manchettes aux résultats d'un pseudosondage de cet “Institut politique” qui englobe seulement deux partis (creditistes, N.P.D.et péquis-tes et leurs opinions y sont formellement interdits).Que M.niérien présente un mémoire, que les membres du Comité, comme le déclarait l'un d'eux, soient obligés découler ses balivernes, et que le journal local publie cette nouvelle, passe encore, mais que des journalistes sérieux en concluent que le séparatisme est b la baisse dans tout le Québec, WHOA! Rappelons-nous la plus grande victoire du Parti Québécois: Cham-bly, janvier 1971.Claude LAJEUNESSE, Ph.D., ing.Président, Parti Québécois, Comté de Trois-Rivières.LE DEVOIR Fondé par Henri Bouraivo W 10 janvier 1910 Directeur et rédacteur en chef: Claude Ryan Rédacteur en chef adjoint: Mkhel Roy Directeur de l'information: Jean Francoeur Tréioner Bernard Larocque LE DEVOIR e»t publié par l'Imprimerie Populaire, tociété 6 reiponiabilité limitée, dont le liège tocial ett titué au numéro 434 e»t, rue Notre-Dame, Montréal 101 H eit compoté et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporé» dont let oteliert ton! tituét à 9130, rue Boivin, Ville LaSalle l ogence Preue Canadienne ett autoritée à employer et à diffuser let informotiont publiée! dont LE DEVOIR ABONNEMENT : Édition quotidienne : $35 par année, ti* mail : $19 A l'étranger $40 par année, tin moit ¦ $22,-trait rqoit : $12.Edition du samedi : $10 par année.Édition quotidienne, livrée 6 féomicile par porteur i 75 eenti par semaine Tarif de l'abonnement tervi par la poste aérienne tur demande Courrier de deuxième datte : enregistrement numéro 0858 Dépbt légal Bibliothèque nationale du Québec.TÉLÉPHONÉ 844-3361 (lignes groupées) Un sondage douteux à Trois-Rivières des idées Le Devoir, mardi 20 avril 1 971 • 5 des hommes Lettre aux étudiants “Quittez les cegeps !" par MAURICE CHAMPAGNE Quittez les cegeps avant que le système d'enseignement ne vous ait contraints, par la violence qu’il exerce contre vous, a réagir par une violence plus grande.Quittez les cegeps avant que les administrateurs et les professeurs n’aient sacrifie votre peau pour conserver la leur.Ce ne sont pas d abord des individus ni des situations particulières oui sont la cause du malaise actuel.Les enquêtes et les lois spéciales du ministère Saint-Pierre n’y feront rien de vrai; C’est le système mis en place par le ministère et contrôlé localement par les administrateurs et les professeurs, qui fait violence aux droits fondamentaux des étudiants.C est le système qui produit des effets que 1 on tente de présenter au public comme des causes, attribuables à 1 action de minorités.Je ne nie pas qu’il y ait en maints endroits une action destructrice engagée par des minorités, mais je dis que cet abcès est le fruit de la maladie généralisée du système.Revoyons a cet effet les principaux cléments du développement de cette maladie.Bilan des incohérences du système cegep En soi le cegep était une merveilleuse création.Sur papier, il était à peu près fidèle aux intentions du Rapport Parent et il représentait pour les enseignants et pour les etudiants un défi pédagogique et socio-culturel extraordinaire.Mais la manière dont l'opération CEGEP a été lancée a pour ainsi dire tué la merveille dans l’oeuf.Autant la destruction systématique des milieux pédagogiques que constituaient certams collèges classiques a été stupide, autant la prolifération des cegep a compromis leur développement.Une dizaine sont créés la première année, une autre la seconde année, une autre la troisième.Or, de soi le développement du cegep était une expérience pilote.Il s’en est suivi deux conséquences qui n'ont fait que s’aggraver depuis, soit la débandade en pédagogie et le renforcement du pouvoir administratif pour compenser cette débandade et produire des diplômés rentables.N’ayant pas ménagé de transition entre les collèges classiques et les instituts de technique, n’ayant pas préparé spécifiquement les professeurs et les administrateurs à oeuvrer dans un cegep, nous avons pris le risque de voir les vieilles mentalités avoir raison des nouvelles structures et des nouveaux programmes.Résultat inévitable, des collèges dominés par l'enseignement général ont évolue comme des collèges classiques, d'autres dominés par l'enseignement professionnel sont redevenus des instituts de technique.La rupture entre la formation générale (classique) et la formation professionnelle (technique) s'est accentuée sur des campus uniques.Nombre d’enseignements sont servis à l’ancienne dans un contexte moderne, alors que d’autres par réaction, révèlent une tendance à ne rien servir du tout aux étudiants.On ne reviendra jamais trop sur le manque de préparation spécifique au cegep chez les professeurs et chez les administrateurs, manque dont les étudiants ont dû faire les trais.Cette carence est particulièrement néfaste dans le cas des administrateurs puisqu'ils sont les seuls à détenir le pouvoir décisionnel.Pédagogie sans objectifs On ne redira jamais trop non plus, car c'est l'incohérence par excellence, que les objectifs de l'enseignement n ont pas encore été définis.On peut par ailleurs penser qu'ils ont été définis un fois pour toutes afin de consacrer la valeur marchande et industrielle du CEGEP, par le programme suivant: préparer à l’université et au marché du travail.La possibilité de communiquer avec les autres, d'être plus adapté a la réalité, d'être bien dans sa peau, de conquérir une certaine maturité affective, de développer le sens de la responsabilité personnelle, d'être positivement politisé, etc., tous ces objectifs n'intéressent pas le CEGEP tel qu'il fonctionne actuellement.Et lorganisation matérielle des collèges, mise sur pied à coup de millions, va systématiquement à l'encontre des objectifs proposés par le Rapport Parent.Les locaux, les horaires, les structures administratives, la convention collective même, sont conçus pour administrer une forme unilatérale d'enseignement, soit le cours magistral (irrationnellement) répété à des groupes de trente à quarante étudiants.Le trait dominant du cegep est d'être gigantesque au plan des structures et de la mécanisation administrative et vide au plan de la pédagogie et de l'humanisation des étudiants.Les structures n'existent pas pour les étudiants mais l’inverse.A l'image de la polyvalente, c'est une vaste supercherie administrative créée pour la contemplation narcissique de quelques brillants technocrates et administrateurs, souvent parvenus à l'échelon de l’administration parce qu'ils étaient incapables de maîtriser les réalités concrètes et quotidiennes de l'enseignement et du contact avec les jeunes.Le patronage entre petits amis vient souvent au secours des professeurs incompétents pour en faire des administrateurs de l’enseignement, c'est-à-dire, dans notre contexte, des directeurs dirigistes et autocratiques, à la mesure même de leur incompétence pédagogique et de leur sous-développement en matière de relations humaines.• La farce des conseils d'administration Depuis que les cegeps existent, les ministres de l'éducation et les conseils d'administration ont joué à la balle au-dessus des étudiants.Pour ne pas se “mouiller” en périodes de conflits les ministres se sont défendus d’intervenir et ont proclamé l’autonomie des conseils d'administration locaux.Ceux-ci ont joué le jeu inverse mais se sont le plus souvent retrouvés victimes de l'incohérence de la loi qui les régit.Tels qu’ils sont, les C.A.sont propres à dégénérer en factions, surtout si l’on ne veille pas à contrôler l'équilibre des diverses représentations.Si, par exemple, à un conseil, les délégués des parents sont eux-mêmes professeurs et même chefs syndicaux - comme cela s’est vu, il devient évident que la représentation des parents s'en trouve annulée pour grossir celle des professeurs.Si les parents délégués sont des étudiants, on aboutit au même phénomène.La revue Présente chaque mois des opinions, des analyses et des prises de positions sur les problèmes d'actualité et les sujets les plus controversés.Pour s'abonner, composer: 739-2758 Si les organisateurs des partis politiques se retrouvent à un même conseil, qu’advient-il?Si pour acheter moralement le vote de tel administrateur qui a des intérêts économiques importants dans la région du cegep, on se livre au chantage et à diverses formes de pression, qu’advient-il encore?Tout cela se fait.C’est même ce type de fonctionnement qui a pu avoir raison de l’avenir de certains collèges qui ont traversé de grandes crises.et qui n’en sont pas encore remis.Si les C.A.en arrivent à nommer des directeurs généraux et des directeurs des services pédagogiques qui soient les hommes de main du ministère ou du syndicat, comment s’étonner que les étudiants les contestent?La plupart des normes d’opération des C.A.sont à revoir.En principe, ils sont l’autorité suprême du collège, mais comme ils se réunissent peu souvent et que bon nombre de ceux qui y siègent ne sont pas informés de la vie réellement vécue au collège, il arrive qu’en pratique ce sont les administrateurs internes qui orientent les C.A., à moins que les parents, les professeurs et les étudiants ne se regroupent pour les combattre dans le système des factions.• Pas de planification En dépit du gigantisme administratif, le cegep ignore la planification, au plan de la pédagogie et de l’orientation professionnelle des étudiants surtout.Je cite un seul exemple.Dans une option professionnelle près de 90% des étudiants inscrits sont des filles, alors que sur le marché du travail, 90% du personnel dans ce secteur est masculin.Où vont aller les filles qui n’auront pas trouvé d’emploi?Dans la rue, Monsieur le Ministre?où dans d’autres cegeps pour semer l'agitation que vous dénoncez ou pour se faire agent de distribution de drogues?Non seulement on ne fait pas de planification, mais on fait de la surenchère de prestige et de rentabilité avec les options professionnelles.Il y a des collèges qui ont implanté des programmes professionnels uniquement pour avoir de meilleurs revenus et être plus considérés.(Les administrateurs s’en vantent aux réunions officielles.) Les résultats de l’enquête Dion posent officieusement le problème de la planification et du contrôle de l’enseignement.Comment parler d'éthique du côté des enseignants alors qu'il n’y en a pas du côté des patrons?Il faut aussi des conditions pour élaborer une éthique de l'enseignement.Les principales de ces conditions sont inexistantes au cegep, soit la définition des objectifs, des politiques pédagogiques précises, une finalité culturelle et sociale bien circonscrite.dans sa polyvalence même, et des moyens concrets de planifier l'enseignement à travers la tâche des professeurs et des administrateurs.Je l’ai déjà écrit, je le redis, le professeur au cegep actuellement, dans le secteur des sciences de l'homme et des lettres surtout, peut enseigner ce qu'il veut n'importe comment.Les administrateurs sont les premiers, dans plusieurs collèges, à admettre officiellement qu'un professeur ne puisse pas remettre de plan du cours qu'il va donner, sous prétexte que cela frustrerait la liberté des étudiants ou la sienne même.Ce professeur est comme un architecte qu'on dispenserait de présenter les plans de son ouvrage sous prétexte de respecter son pouvoir créateur et sa fidélité à la vie.A la merci du pouvoir personnel Les étudiants sont quotidiennement à la merci du pouvoir personnel exercé par les administrateurs et par les IMP iviPawl professeurs.C’est la conséquence de ce que nous venons de dire précédemment.Ce n’est pas propre au Cegep.La situation qui prévaut dans l’administration de l’enseignement au Québec depuis des années et qui s’accentue à mesure que le ministère de l'éducation saristocratise, est entièrement centrée sur le pouvoir arbitraire de quelques individus à divers niveaux.Le travail en équipe et la recherche en comité restent soumis à l’arbitraire du pouvoir personnel.Il est constant de voir des individus, placés en situation d'autorité, rejeter ou accepter au hasard de leurs options personnelles les recommandations de groupes très nombreux qui auront mis des mois, et des années même, à élaborer des études.Le même type de pouvoir est exercé par nombre de professeurs, qui profitent de leur tribune, de leur sacro-compétence, de la contestation, de leur soif de popularité, pour imposer leurs volontés à des étudiants et même à leur département.Il y a des professeurs qui se font les champions de la démocratie dans la rue et qui pourtant refusent de respecter des décisions prises à la majorité dans leur département.Ds s'en vantent partout: “Quand bien même neuf professeurs sur dix auraient décidé telle chose au département, vous ne m'empêcherez pas d'enseigner comme je veux et de faire le contraire de votre petite gang (les neuf autres)." Des journalistes, fort mal informés, écrivent néanmoins à propos de ces professeurs, qui vivent leur crise d'autorite, qu'ils sont victimes de l'administration et qu'ils sont accusés d'avoir politisé leur enseignement.On en met beaucoup trop au compte de la politisation depuis quelques années dans notre belle province.Qu'on cesse de nous faire prendre des vessies pour des lanternes! D'un professeur qui ne veut pas s'intégrer à un département, qui boycotte les examens décidés en département en remettant les questions d'avance à ses étudiants, qui méprise ses collègues pendant ses cours, je ne dis pas qu'il poütise son enseignement, je dis qu'il est malhonnête ou malade.Qu'on cesse d'assimiler bêtement tous les individus qui vivent des conflits personnels avec toute forme d'autorité, à ceux qui veulent politiser le milieu en adultes et démocratiquement.Autrement les milieux politisés seront le refuge des malades.LIBRE OPINION Quand l'université de Sherbrooke rate une occasion d'innover par NORMAND WENER, sociologue La direction de l'université de Sherbrooke décidait récemment de ne pas réengager comme professeurs à la faculté de théologie trois théologiens-prêtres parce qu’ils avaient demande à Rome leur laïcisation.Devant l’importance de cette décision pour la communauté universitaire et pour l'Eglise du Québec, je ne peux m'empêcher de communiquer quelques commentaires.L’analyse, même rapide, de cette “crise momentanée” peut de plus nous permettre de cerner quelques situations latentes qui se sont subitement explicitées.Je note d’abord qu’après avoir tenté de régler à l'amiable et privément la situation, les personnes concernées, et en particulier le chancelier, ont analysé la situation en fonction du diocèse de Sherbrooke ou, tout au plus, de la région des Cantons de T Est.La dimension provinciale de la situation semble avoir été ingorée.Le chancelier signale ses affiliations avec d’autres évêques et avec Rome, mais prend sa décision “prudentielle" en fonction des diocésains de Sherbrooke.Ainsi dans la mesure où cette décision colore la faculté de théologie de T université de Sherbrooke, elle la fait demeurer une faculté à toutes fins comparables, au moins au plan des structures à celles de Laval et de Montréal.On perpétue alors le monolithisme des facultés de théologie au Québec.Seule l’université du Québec brise un peu cette uniformité.Tout professeur et tout étudiant intéressés par la théolo- gie doivent ainsi accepter de travailler à l'intérieur d’une faculté régie par des normes ecclésiastiques.Or la diversité des chrétiens du Québec est de plus en plus clairement affirmée par tout observateur sérieux.Qu’offre-t-on alors aux chrétiens dits “de gauche” intéressés à la théologie?Pourtant la clientèle traditionnelle des facultés de théologie diminue constamment.L'université de Sherbrooke avait l'occasion de respecter cette diversité et de faire contrepoids par rapport aux autres universités.Elle ne l'a pas fait, éloignant cette alternative en réduisant l'enjeu à des dimensions très locales.Cette décision me semble également entrer en contradiction avec la fonction critique par rapport à la société, que veut de plus en plus se donner la théologie.En effet cette décision signifie très clairement une volonté de retranchement, de retrait de la communauté universitaire et de prédilection pour l’institution ecclésiastique.Comment peut-on élaborer une “théologie politique”, critiquer la réalité sociale au nom de certaines valeurs si on ne s'implique pas dans cette réalité, si on opte pour la retraite?Pour être prise au sérieux, toute critique de la société nécessite une implication, une mise en situation.En prenant une décision aussi importante selon une rationalité ecclésiastique plutôt qu’une rationalité universitaire, on refuse cette société que Ton veut collaborer à édifier.L’omniprésence des schèmes ecclésiastiques AUX 10-15 Ronde de distribution de journaux LE DEVOIR QUOTIDIEN DU MATIN Les agents-distributeurs du journal Le Devoir offrent' actuellement des rondes dans les 3 territoires suivants: MONTRÉAL-LAVAL-RIVE SUD Mlle Larochelle, 9 à 5 p.m., 844-3361 cache la dimension ecclésiale.L'institution noie de nouveau la communauté.On voit d'ailleurs avec netteté l'inaptitude de l'Eglise-institution à fonctionner sur un terrain où elle n'a pas défini les règles du jeu et Tambigüité, sinon l'anachronisme, de la situation du chancelier-archevêque qui détient vraiment le pouvoir absolu à l'université.En effet, je ne vois vraiment pas comment on peut défendre une telle décision au strict plan universitaire.Ceci m'amène à commenter le rôle joué paï les différents acteurs impliqués dans cette situation.Il me semble que personne n'a finalement joué a fond son rôle propre.Au niveau de la concertation politique, le chancelier, qui détient le pouvoir, abandonne son rôle et prend la décision en tant que pasteur.C’est du moins ce u’il affirme publiquement.uant à la concertation fonctionnelle, les administrateurs de l'université abandonnent leur rationalité universitaire ou académique, pour se mettre spontanément d’accord avec le pouvoir politique.Enfin, la concertation communautaire, celle des gens directement impliqués dans la situation, brille par son absence.A peine quelques voix hésitantes, craintives et tardives se font entendre de la part des professeurs et des étudiants et souvent, ces voix déplacent le débat.Personne ne va au bout de sa rationalité.Tous les acteurs semblent valoriser l'idéologie du développement dans l'harmonie plutôt que la perspective conflictuelle.Ailleurs, le conflit semble pourtant un facteur d évolution.Sous cet angle, l’allure prise par les négociations est très décevante.L’université de Sherbrooke m’apparâit donc avoir perdu l’occasion, en ce qui concerne sa faculté de théologie, de prendre les devants dans les changements socio-culturels en cours actuellement au Québec.Il semble bien qu elle devra bientôt se contenter de subir ces changements.Mais lacroix- ROUGE EST TOUJOURS À L'OEUVRE il faut cependant respecter la liberté des gens en poste d'autorité.On a quand même le droit de choisir .L'agonie plutôt que la vie.l’ecclésiastique plutôt que l'ecclésial.la stabilité plutôt que la cohérence.le retranchement plutôt que la présence.1950 plutôt que 1975 comme pôle de réference.et tout cela en projetant sa propre obsolescence sur la majorité silencieuse.On doit cependant rendre compte de ses options, sur la place publique.LACROIX- ROUGE O AGIT EN VOTRE NOM Découvrez une nouvelle cuisine italienne authentique Restaurant j/l/3— Italien 5412 Côte-des-Neiges.Montréal (*ntr« La qui n avez jamais eu cette chance vous monsieur qui portez déjà une orothese, venez vous en rendre compte par vous meme Vous ne pouvez que vous exclamer; “C’EST FOPMI DABLE Identifiez vous auprès de votre entourage comme une personne ayant le gout de vivre, et non comme une personne complexée par votre manque de cheveux Alors-prenez la peine de venir nous visiter Nous tenons a vous etre utile aussi, nous vous assurons un service qratuit lorsque vous serez l'heureux porteur d'un 2eme cuir chevelu.Nous vous assurons trois seances compre nant coupe, lavage, et mise en plis, afin qu'il garde toujours son bel pspect naturel et ce pour des durees raisonnables.Alors pensez y seneusement Vous avez deux alternatives; etre complexe ou redevenir l'homme confiant que vous étiez | = I Artiste perruquier 7609 ST-HUBERT, Mtl Tél; 276-2518 axime Je désire avoir une consultation sans obligation de ma part.NOM .ADRESSE .I TEL.VILLE.iliiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiiMiMiiiiiiiimiiiiMiiiiiiiiiiimimMiimiiimmniiiiiimimmiiiM LE DEVOIR Cahier Montréal, mardi 20 avril 1 971 La premier ministre du Québec, M.Robert Bourassa.s'est entretenu hier à l'Élysée avec M.Georges Pompidou, président de la république française.(Téléphoto CP) /* # Le congrès du N PD Le comité du programme a rejeté 2 importantes résolutions Waffle OTTAWA (PC) - Deux des principales résolutions que l’aile radicale du nouveau parti démocratique entendait déposer au cours du congrès qui se déroulera cette semaine, a Ottawa, ont été rejetées par un comité qui est chargé de préparer le programme du congrès.M.Melville Watkins, économiste de l'Université de Toronto et membre du groupe Waffle, a déclaré qu'un sous-comité des résolutions du congrès a rejeté les résolutions demandant au NPD de s'engager à nationaliser immédiatement les industries des richesses naturelles et les institutions financières.M.Watkins a néanmoins ajouté que des propositions moins énergiques ont été soumises.M.Watkins, qui appuyait les propositions originales, faisait lui-même partie du sous-comité qui les a éliminées.Les résolutions de compromis devront toutefois être approuvées unanimement par le comité de résolutions avant l'ouverture du congrès, mercredi.Le comité peut également rédiger ses propres résolutions.Le comité doit étudier plus de 400 résolutions soumises par les associations du parti à travers le pays, les syndicats et les clubs de jeunes.Les résolutions éliminées par le comité demandaient au NPD de se fixer, comme objectif à long terme, la natio-nalisation de toutes les principales sociétés impliquées "dans la fabrication des richesses naturelles, les finances, le transport et la distribution des denrées".M.Watkins a toutefois ajouté que les délégués au congrès pourraient quand même adopter les propositions originales du groupie Waffle.Ils pourraient renvoyer la résolution de compromis au comité, et recommander que le comité adopte les résolutions du groupe Waffle.“Vous ne piouvez certainement pas éliminer la possibilité que les résolutions du groupe Waffle soient adoptées.” Ces rêolutions ont été soumises par les associations néo-démocrates des comtés de Kingston et Don Valley, en Ontario.M.Watkins a encore ajouté que le comité des résolutions n'est “pas nécessairement représentatif’ des délégués.Il est dominé par les “élites’' du parti, principalement des directeurs syndicaux.L’aile syndicale du parti est, de l’avis de plusieurs, fortement opposés à la politique nationaliste du groupe Waffle.Le comité des résolutions sera également appelé à étudier des projets portant sur les droits de la femme et la situation québécoise, deux résolutions appuyées par le groupe Waffle.Une résolution demande au NPD de promouvoir la création de centres d'accueil, de centres d’information sur le contrôle des naissances et l’avortement, le retrait de l’avortement du Code et des réductions fiscales correspondantes aux frais occasionnés par la garde des enfants lorsque les parents travaillent.La résolution sur la situation québécoise préconise le droit du peuple québécois à l’auto-détermination et le droit à l’indépendance.La résolution demande encore au NPD de bâtir des liens entre les socialistes du Québec et le Canada anglais.TUUjî mwm m .> ^1/ R I K KS Pour offrir à la mariée un cadeau magnifique et original, venez chez Birks.Notre vaste assortiment de cadeaux facilitera votre choix.Voici quelques suggestions.En haut, à gauche: un service à salade de 7 pièces en bois canadien foncé, comprenant un grand bol de 10" de diamètre, 4 plats individuels et deux ustensiles de service.Service complet, $28.60.Au centre, à gauche: un plat oval allant du four à la table de Royal Worcester, 516.95.Plus bas: un plat à soufflé cannelé de Royal Worcester également,510.50./Au centre: un couvert de 6 pièces, motif Louis de France, en Regency de Birks, le meilleur plaqué argent du Canada,520.00.En haut, à droite: deux pièces en cristal Waterford d'Irlande.La coupe,^9.00.Le bol,533.00.En bas, à droite: un caquelon émaillé pour la fondue bourguignonne sur un réchaud en fer coulé, 522.00.Birks sait ce que la mariée veut.c'est là qu'elle a déposé sa liste de mariage.La scission chez /es conservateurs Roch LaSalle pourrait quitter son siège si Alie est désavoué par Donat Valois, de la PC OTTAWA (PC) - La répudiation de M.Fernand Alie à la présidence de l’aile conservatrice du Québec, si elle est décidée, ce soir, par le conseil provincial, entraînera presque assurément la démission de M.Roch LaSalle de son poste de député conservateur de Joliet-te.En effet, cette démission sera la suite logique de tout désaveu à l’endroit de M.Alie par suite des opinions exprimées, la semaine dernière, dans une lettre ouverte qu’il publiait dans Le Devoir.M.Alie y prônait notamment la thèse des “deux nations” et enjoignait son chef, M.Stanfield, à faire en sorte que les Québécois se sentent chez eux dans le parti conservateur.C’est à la suite de cette lettre que cinq membres du conseil provincial de 1 aile québécoise convoquaient une réunion spéciale pour statuer sur la conduite deM.Alie.Hier, M.LaSalle, qui, avec son collègue de Charlevoix, M.Asselin, s’est déjà prononcé aux Communes comme à l’exterieur en faveur de la thèse des “deux nations”, a déclaré dans une entrevue, à Ottawa, qu’il était “à 101 pour cent derrière Alie ”.“Si le conseil orovincial blâme Alie, il me blâme.Si l’on fusille Alie, il ne sera pas le seul à l’être”, a dit M.La-Salle, précisant qu’à midi, lundi, il n’avait pas encore reçu de convocation pour assister à cette réunion du conseil et que s’il en recevait une, il bouderait, de toute façon, la rencontre.“Le fédéralisme souple et efficace de Stanfield est le même que celui de Trudeau ’, a lancé le député, soutenant que si le parti conservateur veut faire une trouée au Québec, il doit offrir à l’électorat quelque chose de différent des libéraux du premier ministre Trudeau.“Si on offre le même fédéralisme et que l’on ne mise que sur la personnalité des chefs pour remporter une élection, c’est perdu à l’avance car c’est Trudeau qui l’emporte à coup sûr pour ce qui est de la personnalité.” Selon M.LaSalle, il faut absolument que le parti conservateur s’engage résolument pour “ un fédéralisme décentralisateur” et lorsque M.Stanfield écarte la thèse des “deux nations”, il rejette “une réalité fondamentale”.“Il est temps, a dit le député, que le par Jean-Pierre Bonhomme OTTAWA - Le voyage officiel que le gouverneur général du Canada, M.Roland Michener, effectue présentement aux Pays-Bas et en Belgique a soulevé hier au parlement fédérai la question de la souveraineté canadienne.C’est l’ancien premier ministre conservateur, M.John Diefenbaker, qui a relancé ce débat qui divise les parlementaires d’Ottawa, particulièrement ceux du Canada anglais.Le problème se pose dans les termes suivants: l’Acte de l’Amérique du nord britannique, qui tient lieu de constitution canadienne, donne à la reine du Royaume-Uni le pouvoir exécutif canadien.Le gouverneur général, lui, représente la souveraine au Canada.Ce n’est donc pas lui, dit-on en certains milieux, mais Elizabeth II d’Angleterre qui devrait en principe représenter le Canada hors des frontières canadiennes.M.Diefenbaker, comme beaucoup d autres parlementaires, croit que le gouvernement Trudeau a posé plusieurs gestes, y compris le voyage de M.Michener, qui tendent à miner l’autorité de la reine, à ronger sa souveraineté sur notre pays.A la Chambre des communes, hier, M.Diefenbaker a justement demandé au premier ministre Trudeau si le gou- parti conservateur cesse de s’abriter derrière des expressions telles que “fédéralisme souple et efficace”.“Cest insuffisant.De la souplesse, j’en aisoupé.” vemeur général du Canada voyagerait en Europe à tirie de chef d’Etat du plein consentement du gouvernement.“Si c’était le cas, a lance M.Diefenbaker, il s’agirait d un geste de plus posé par le gouvernement actuel dans le but de ronger notre système monarchique (Erosion of our Monarchical System).Le premier ministre a répondu que le gouverneur général se trouvait effectivement en Europe en voyage officiel et qu’il s’y trouvait évidemment avec le consentement du gouvernement.(With the authority and consent).’Tl est important d’ajouter, a dit le premier ministre, que le gouvernement a demandé l’avis de la reine et que cette dernière a donné son consentement’ (au voyage de M.Michener).Précédemment, M.Diefenbaker avait demandé à M.Trudeau si cette question avait été soulevée lors de la récente conference des premiers ministres du Commonwealth à Singapour.M.Trudeau a répondu que cette question n’a pas été discutée à cette occasion, mais il a reconnu qu’il y avait là un problème et que “chaque gouvernement l’étudie au mieux de sa connaissance.” Les réponses de M.Trudeau n’ont pas satisiait M.Diefenbaker qui est revenu à la charge a trois reprises.Le vice-roipeut-Hparler au nom du Canada à l'étranger?Découper (î ^ïifnoJro\J4.'*vnopwi£x> un) T wreroum* -2 4\ropw? 4 C Interurb 100 210 210 210 + 10 C Intrurb p z40 $8 ; 87 8*7 CP Inve pr 3795 $25 4 24*4 24 % — 4 CP Inve w 8490 405 395 395 — 10 CPR 6414 $70*4 70 704 + i4 CPR $3 pr 5925 $114 114 114 + 4 CRenol A p z50 $20 20 20 Cdn Sait 100 $18 4 18 *8 184 — 4 Cdn Tire 470 $36 4 36 4 36 ‘b Cdn Tire A 6932 $33 7 334 33*4 — ' 4 C Uilties 130 $38 4 38 % 38 % + * 4 C Util s pr 200 $69 69 69 + 1 C Util w 500 855 855 855 20 C Vickers 255 $10 % 10 4 10 % 1.4 CWN Gas z 100 $18 4 17 4 18 % CWN G 4 pr 197 $11% 11 *» 11 >4 CWN 5 z p 150 $15% 15 % 15 % C Westing 1760 $15 15 15 + 4 Canron 580 $19 4 19 19’4 + 4 Capit Div 2500 115 110 110 — 5 Cara 1300 $7 4 7*4 7*4 — 4 Carrier JD z25 490 490 490 Cassidy L 200 475 475 475 + 15 CDP Corn 500 150 150 150 CANADIENNE Vente* Haut Bas Farm.Ch CDRH Ltd 125 bH 5* - Vfc Ctl Ont SLe 2Ü0 $8 8 8 Chemcell 3488 $6 5 W 6 + V* Chemcl 1 p z7 $11 *'7 J1V* 11*7 Chem 175 p ISO $21*.21H 21V» + *4 Chrysler 1824 J3I-, 30 » 31*7 + *4 CHUM B 17(A) $6% 6*7 6 l - '7 Codville A 2Ü0 310 49 +1*4 HB Oil G pr 520 $60 - 60 60 ?+ % Hunter D 600 $12'.12 12 Huron Em 142b $22’>* 22 v» 22*.- *» Husky Oil 4150 $17 16 .1 16 » - *» Husky A pr 28 $44 ; 44 4 44 4 - % Husky B pr 490 $44 .44 .44 7 — V?Husky D w 1040 790 780 780 - 5 IAC Ltd 3/20 $19% 19 ’4 19 % - *» IAC Ltd w 5000 825 810 825 +5 Imasco 2993 $ 18 1 r 18 18 4 + *.Imp Gen 300 350 350 350 + 25 Imp O 2Z264 $21; j 21*4 21*4 - *» Income Di z50 $74 7V4 74 Indusmm 100 $13 13 13 — 4 Ind Adhes 100 $13 4 134 134 Inghs 100 $10 10 10 Inland Gas 4222 $134 134 134 + */« Inland G p 100 $14 4 144 14*7 — 4 Inter-City 1100 $134 134 134 Intr Cty w 1600 635 625 630 Intrmetco 1200 305 305 305 — 5 IBM 182 $356 351 356 + 4 1 Nickel 17710 $45% 444 45 Int Util 7466 $424 42*4 424 + 4 Int Util A 100 $474 474 47 ‘?+ 4 Int Util pr 1320 $37*4 374 37*4 + 4 Int Div 997 405 400 405 — 5 Intpr Pipe 4755 $28*4 28% 284 _ 4 Int Pipe w 4690 $13 4 134 134 Intpr Steel 4425 $84 8 8 — 4 Intpr Stl pr 610 $24 4 24*4 244 _ 4 Inv Group 200 $94 94 94 — 4 Inv Grp A 2350 $8*4 84 8*4 Inv Grp 5 p 1790 $22 21*4 22 In Ovrseas 100 330 330 330 IDS Ltd 3650 65 62 63 _ 4 Irwm Toy 1875 $13 124 13 + 1/4 ITL Ind 325 $6 5*4 54 — */4 Ivaco Ind 5430 $114 11 11 — 4 IWC Ind 200 245 245 245 — 10 Jelferson 2778 $134 134 134 Jeffersn w 9375 280 260 265 25 Jockey C 2500 $54 54 54 Jockey B p 175 $9 9 9 + 4 Kaiser 10950 $74 74 74 + 4 Kaps Tran 5895 $9 84 84 — 4 Keepnte P 1400 $134 13*4 13*4 Kelly D A 100 $5*7 54 54 Kelsey H 125 $9*4 9*4 94 Kentmg 930 $7*4 74 74 + 4 Koffler 3710 $144 14 14*4 — 4 Labatt 2650 $22 21*4 22 Labatt pr 1800 $234 22*4 224 — 4 Laidlaw M 775 $124 12*4 124 Lailaw A p 200 $14*4 14 14 — */« LOnt Cem 1100 300 295 300 Laura Sec 125 $8 4 84 84 + 4 Lau Fm 4035 $9*4 94 94 + 4 Lau F 2.00 1200 $24*4 24 4 244 Leigh Inst 665 $8 » 8 84 Leons Frn 1100 $7 64 7 Levy A pr z25 $7*4 7*4 7V4 Life Inves 100 $84 84 84 Life Inv w 100 135 135 135 — 15 Livmgsto 100 $74 7*4 7*4 + 4 Living pr 25 $38 ?38*7 38d4 Lob Co A 1895 $5*4 5 5*4 + 4 Lob Co B 2300 $5*4 54 5*4 Lob Co pr 94 $31 31 31 — 4 Lob G B pr 400 $21 % 21*4 21*4 _ 4 Locana 100 200 200 200 _ 25 Loeb M 1435 435 425 425 _ 10 Maclean H 360 $134 13*4 13*4 + 4 MH Cable 600 $64 64 6% — 4 MB Ltd 2675 $27 264 26*4 + 4 Magna El 400 400 390 390 — 15 Magnason 700 $8% 8% 8*4 — 4 Magnetcs 4000 105 100 105 + 5 Maher 300 $21*4 21 21 — 4 Major H D 100 160 160 160 Manoir In 500 175 175 175 M Lf Mills 2658 $18 18 18 Maritime 448 $21 » 21 *7 214 Mrkbro 11480 $64 64 64 + >4 Mass-Fer 3395 $12 11*4 114 _ 4 MEPC 1375 $64 64 64 MEPC w 3300 250 235 235 - 10 Met Stores 5225 $38 38 38 + ¦/» Met Stors p 200 $17^* 17l/4 I7l* - 1 Met Str 67 p z25 $184* 18‘» 184* Microsyst 1405 $5‘* 5 5 M.crsys w 700 270 265 270 +15 Milt Brick 100 $6 6 6 M.ndustr! 400 $6 6 6 MLW Wor 225 $14H 14H 144* - ‘4 Molson A 1155 $18*» 18 2 18V,- ‘4 Molson B 300 $184* 18 184* + V, Moore 5285 $37 > 37¦* 37V4 - >„ Morse A 615 $16 , 16 16 Morse B pr 275 $34', 34V* 34‘, - H MTS Inter 1400 $5‘, 5H 51', Murphy 6025 $13** 13V, 13V* Mrphy pr 1085 $33J4 33*4 33J4 + >4 Murntt B 100 465 465 465 Murnt B w 100 225 225 225 -25 Nabrs Dig 425 $10*4 10V* 10‘* + V* NaChrs I 700 $104* 101* 104* + ¦/* Nat Drug 1580 $7*4 7‘4 7*4 + Nat Hees 700 345 340 345 - 5 Nat Sea 250 $9 6 9 9‘* - ‘4 Neonex 6030 415 400 405 -10 NB Tel 470 $14H 144* 14H + ‘4 N Prov.d D 200 66 66 66 Nfld LP 150 $10‘* 10'* 10'.* Nia Wire B 300 $12 12 12 Noran 10013 $37 36^» 37 - >4 NCtrl G 10942 $16 S 16‘4 16‘4 Nor Cl A p 2000 $26 26 26 - l« NorCtiBp 665 $34 » 34 34 - ',4 Nor Ct 270 p zlO $38 » 381* 38 * Nor Ctl w 1000 780 770 770 NW Util p 115 $55% 55 4 55*4 _ */4 NS L P 595 $10% 104 104 — 4 NS Savngs 200 $8*.8% 8% — 4 NuWest H 3350 $94 84 9 + 4 Ocean Cm zlOO $214 214 214 Oil Patch 125 285 285 285 + 15 Okanagan 570 480 475 475 Orlando R 500 $6% 6% 6*4 + 4 OSF Ind 12394 $7*7 7 74 + 4 Osh A 24130 $12*» 12 12 Oshawa w 1000 210 205 205 — 10 Overlnd 2 p 400 375 360 360 — 15 Pac Pete 5818 $31 30*7 30*/?— 4 Paragon 200 $5'7 54 51/?Peel Elder 600 $18*7 174 18% + *4 Pemb A 57540 $7*7 7 4 74 — 4 Pembin B 4110 $7 4 7 74 — *4 Pemb D p 596 $23*?23*?23‘ ?— Vi Penman p 30 $98 98 98 — 2 Penningtn 300 $10% 10% 10*4 — * 4 P Dept S 1000 $12*7 12 124 + 4 Petrofina 300 $20% 20*4 20 4 + 4 Phillips Cb 3000 $11 .114 114 Pitts Eng 425 $13 12 4 12% — 4 Pow Cp 24912 $5 » 5*7 5*4 + 4 Pow Crp pr 375 $27% 27 % 27 % Prem Iron 100 $5 4 54 54 +62 Price Com 4422 $8 4 8 8*4 Prov B Car 1 533 $104 104 104 — 4 Que Tel B p 400 $11% 11 114 Quinte C 100 190 190 190 — 15 Quinte A 1450 185 185 185 + 5 Rank Org 8510 $21 % 20*4 20*4 - 4 Rapid Gr A zlO $74 74 74 Readers D 100 $74 74 74 Realty C 200 235 235 235 + 5 Reed S 10825 $24% 24 24 — V« Reichhoid 750 $7*4 74 74 + Vi Redman 325 $21*4 214 214 Reitman A 216 $184 184 184 + 4 Revelstk 600 $164 16 16 — 4 Rileys D 350 225 225 225 10 Ripley Int Riv Yarn 150 275 275 275 z25 136 136 135 Rothman 200 $124 124 124 Rothmn w 460 250 245 245 — 5 Royal Bnk 8011 $25 » 254 25*4 — V« Royal Trst 2191 $33*4 33% 334 — 4 Russell H z50 $18*7 184 1843 Russl H p z25 $224 224 22 % StL Cem A 850 $36 36 36 + *4 StL Corp p 30 $68% 68*% 68 % — 4 St Maur 16000 92 84 92 + 8 San dwell z50 $74 74 74 Sayvette 700 365 360 360 — 5 Schneid b p 400 $6 » 64 64 — 4 Scmtrex 1100 $6 5 4 6 Scot York 200 $154 154 154 Scot Lasal 515 $30 ?304 304 Scot Mis pr 200 $74 74 74 — Vi Scot Paper z25 $24 24 24 Scotts 7745 $124 12 *% 124 + 4 Seaway M z40 $64 64 64 Seaway pr HO $54 54 54 + 4 Secur Cap 750 280 275 275 — 10 Shaw Pipe 600 $94 9*4 94 + 4 Shell Inv p 925 $36% 3b 3b Shell Inv w 2835 $16 ?16*4 164 Shell Can 1922 $36 4 35 4 364 + 4 Sitton Pro 2300 $5 495 5 Silverwd A 675 $19 184 18*4 — 4 Silverwd B 100 $18 18 18 — */4 Simpsons 5261 $194 19 194 + 4 Simpson S 350 $25 244 244 — Vi Skyline H 2035 $84 84 84 — 4 Slater Stl 2010 $12*4 124 12*4 — 4 Slat Steel p 200 $13 4 134 134 + 4 Southam 300 $61 604 61 + 1 Stafford 100 250 250 250 + 15 St Brodcst 437 $124 12*4 124 St Paving 800 $9*7 94 94 Stly Brock 550 $18 ?18 184 + 4 St Can 22310 $27 4 27 27 4 + 4 Stembg A zl27 $174 17 17*4 Ster Trust 600 $7 » 7 7 ’ 4 Stuart Hse 100 $6 6 6 Suptst com 100 $15 15 15 Suptest od 225 $41 40*4 41 + V» Surpass C 200 195 195 195 — 5 Tancord z60 200 200 200 Tancord p z2 100 100 100 Teledyne 850 $5*4 5*4 5*4 Texaco 1100 $33 32*4 32% + 4 Texas Gu S 2080 $234 224 234 + • 4 Thd CGIp 75 $35 35 35 + ‘4 Thom Nes 1975 $27*4 274 27*4 + Vi Toromont 1000 90 90 90 _ 5 T-D Bk 18371 $24 234 24 + 4 M au comptoir Ces cours ont élé fournis par la Chambre de compensation des bourses de Montréal et Canadienne.Titre Volume Haul Bas AGF Special 1365 2.93 2.93 A G T Data SX» 400 3.75 Akcope Cons 5000 30 30 Auroz 2000 .50 .50 Bald Mtn 4000 04 03 Beau port Hold 1000 .13 .13 Black Cricket 3500 .80 75 C P I Comm 200 1250 12.25 Chibex Mng 2000 1 25 1 25 Clearwater 44000 60 52 Comm Hoi Inn 500 10 625 10 625 Cordwell Int 500 50 50 Disraeli 56500 48 35 D L P Div 300 190 1.90 El Coco Ex 2000 09 09 Fairway 13900 200 1.70 Flemdon 400 1 45 1 45 Goldhawk Ex 2000 20 20 Golden Age 6000 65 .65 Grafton 200 14 25 14 25 Grafton 300 14 25 14 25 Orasset Lk Mns 2000 23 23 Grt Lk Nick 1000 2 125 2.125 Hughes Ind 500 250 2 25 Maple Leal Mns 8000 76 46 Medipak 10000 3.50 3 30 Mistassini Ur 5500 60 .30 Mult Access 200 2 875 2 375 Naganta 7000 23 20 Nemrod 2000 24 .23 New Assoc 3000 19 185 N B Uran 3200 7.50 7 00 New Insco 6000 29 27 New Miller Pip 34000 155 12 Nordex 53200 75 65 N Q N Mns 500 68 68 Panacea 22000 44 40 Folcon 500 400 4 00 Prefac 700 225 225 Puma 1500 1.06 1 00 Que Antimony 1000 .50 .50 Que jo 1000 06 06 Revenue Prop 1000 85 83 Rol Roy Adr 2000 40 .40 San Judas Moly 500 75 .75 Santa Helena 46000 60 38 Sklar Mfg 8200 2.40 2.10 Soca Ltee 600 1 35 1 22 Systems Dim Tara 200 1025 10.00 500 890 8 90 Titan 1000 05 05 Toitnex 700 1 40 1 40 Untd Inv Life 2750 1200 11 25 Unv Fact A 100 600 6.00 Univ Factors 400 6 25 6 125 Waco Pete 6000 05 04 Westairs Mns 23000 12 08 Western Texas 1000 50 50 Westfield Min 500 160 1 60 White Star 4000 26 26 Ter Star B 1625 $20‘« 20 20 + 1 Towmart 600 50 50 50 + 1 Traders A 89/0 »)3*.13*7 13*4 Traders B 800 113 13 13 + v« Trader A p 2885 $25 7 2b 25 % + % Trader B p bOO $26% 26% 26 4 Trader 66 w JbUO 270 2S5 265 Trader 66 w 1100 48b 4/5 480 +15 Trader 69 w 4150 4/5 46b 470 + 5 Transair 500 310 310 310 Tr Can PL 4613 J34-, 33*4 34 * + *4 Tr Can Pi p 75 K?‘, 42*7 42% - S Tr Can A pr 1115 *63 .63» 63% + % Tr Can P w 675 $10% 10% 10*4 + % Trans Mt 4965 *?3 22» 22 » - vt Tnzec Crp 6900 150 145 150 Tnzec w 1500 53 51 52-2 Tru-Wali 150 350 *0 350 Un Carbid 1255 *17', 17*.17 ?+ % Un Gas 8440 $16% 16 16 - Vt UGas B pr 50 w , 47% 47 , +1% Union Oil 635 *M 43% 44 + Vt U Corp B 100 $16 16 16 + % U Corp 63p 150 $19% 19% 19‘t +1H Un Fn Mgt 2600 $16 ?15 15% -1% Un Wbn w 300 200 200 200 U Sections 325 $7 % 7 *
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