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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 21 juillet 1971
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1971-07-21, Collections de BAnQ.

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m dans ce numéro ¦ Un éditorial de Claude Ryan: le CRTC entre le câble et la télévision (page 4) ¦ En Bloc-notes.Jean-Claude Leclerc étudie le conflit syndical à La Presse (page 4) ¦ Dans la région de Montréal, les eaux seront dangereuses pendant encore 5 ou 6 ans.(page 3) ¦ la météo Ensoleillé.Périodas nua-geuses.Mix.75.UE DEVOIR Fais ce que dois .Officeférial J ., .VOL.ÎXfl l\TO’T66 Montréal, mercredi 21 juillet 1971 1 5 CENTS Le premier ministre Chou En-lai déclare Pas de normalisation Chine-E.U sans évacuation de l'Indochine PKK IN (AFP) La normalisation des relations sino-américaines ne saurait affecter la solidarité chinoise avec la lutte des résistants indochinois, l’évacuation totale de l’Indochine par les troupes américaines restant de la plus grande urgence aux yeux de Pékin, a indiqué M Chou En-lai, premier ministre chinois, dans sa première déclaration rendue publique depuis l’annonce de l’invitation du président Nixon à Pékin.M.Chou En-lai a eu lundi soir une entrevue de plus de trois heures avec un groupe de jeunes universitaires américains en visite en Chine, et c’est un porte-parole du groupe qui, hier soir a fait part à la presse des déclarations du premier ministre chinois.“Nous croyons que la première question qui doit être résolue est celle de T Indochine, et, en la résolvant, nous agirons conformément aux intérêts du peuple indochinois mais aussi du peuple américain ", a déclaré M.Chou En-lai.“Ce qui à notre avis suscite la plus grande exigence, que ce soit aux Etats-Unis ou à l’étranger, a poursuivi M.Qiou En-lai, est le retrait par les Etats-Unis de leurs troupes du Vietnam, et i"évacuation des troupes des autres pays qui ont suivi les Etats-Unis en Indochine".“On peut dire que cette exigence, a-t-il ajoute, est encore plus forte que la revendication en faveur de la restauration des relations entre les peuples chinois et américain”.La position chinoise sur ce point est claire, a rappelé le premier ministre chinois, qui a précisé que tes troupes américaines devaient etre évacuées “non seulement du Vietnam, mais de toute l’Indochine, et non seulement les troupes, mais aussi tous les personnels et installations militaires".“Nous croyons que ce problème, pour le peuple américain, aujourd'hui, est le plus important.le peuple américain ne veut pas sacrifier Embarras à Washington WASHINGTON (AFP) - Les déclarations de M.Chou En-lai sur la normalisation des relations entre la Chine populaire et les Etats-Unis publiées hier à Pékin ont mis la Maison Blanche et le département d’Etat dans l’embarras.La priorité donnée à l’Indochine par le premier ministre chinois dans ses déclarations va à l’encontre des efforts faits lundi par le président Nixon pour décourager les spéculations sur les répercussions que son voyage en Chine pourront avoir sur l’issue de la guerre du Vietnam.S'entretenant lundi matin avec les dirigeants du Congrès.M.Nixon avait expliqué que la Chine n’avait pas l’habi- tude de conduire ses affaires diplomatiques sur la place publique et que des indiscrétions prématurées sur les discussions qui précéderont son voyage pourraient tout compromettre.Or, la première “indiscrétion" provient aujourd’hui de M.Chou En-lai lui-mème et elle porte précisément sur le point sur lequel le président Nixon voulait décourager les spéculations, c'est-à-dire l'Indochine.Comme lundi lorsqu'il avait été fait mention d'une proposition chinoise en huit points pour la normalisation des relations avec les Etats-Unis, les porte-parole de la Maison Blanche et du dé-Voir page 2: Embarras de vies dans une sale guerre", a encore déclaré M.Chou-En-lai.Le premier ministre chinois a d’autre part réaffirmé le “soutien total” de la Chine aux propositions en sept points pour une solution négociée au Vietnam faite le 1er juillet dernier à la conférence de Paris par Mme Nguyen Thi Binh.M.Chou En-lai a ensuite mis lac-cent sur trois autres problèmes importants constituant des difficultés dans la normalisation des relations sino-américaines: Taiwan, le “militarisme japonais" et la Corée du Sud.Le premier ministre chinois n’a cependant jamais mentionné spécifiquement aucune condition au dialogue et au futur sommet si-no-américains, a précisé le porte-parole du groupe d’universitaires américains.A propos de Taiwan, M.Chou En-lai a exposé les revendications chinoises en six points: 1 - Si des relations d'Etat doivent être établies entre les Etats-Unis et la Chine, les Etats-Unis doivent reconnaître le gouvernement de la République populaire de Chine comme le seul gouvernement légal du peuple chinois tout entier.2 - Taiwan, rendue à la Chine après la deuxième guerre mondiale, est une Voirpagrt 2: Qiine La Presse chasse une partie de son personnel mais promet de paraître m v Ce totem, offert au gouvernement du Québec par le premier ministre de la Colombie-Britannique.M.Bennet.à l’occasion du centenaire de sa province, se dresse depuis hier sur la colline parlementaire de Québec.(Photo CP) par Gisèle Tremblay La Presse a publié une seule de ses trois éditions régulières hier après avoir, la nuit précédente, décrété un lockout contre ses quelque 300 typographes, expéditeurs et pressiers.Les typographes (environ 170) et les expéditeurs (50) sont membres du mè me syndicat mais régis par une convention collective différente.Une vingtaine de clicheurs et une quarantaine de photo-graveurs.dont la période de conciliation prend fin dans une et deux semaines respectivement, sont toujours au travail de même que les journalistes liés par une clause de leur convention collective en vigueur jusqu'au 31 décembre.Dans un communiqué publié en première page hier.La Presse explique qu'après six mois de négociations inutiles, elle n’avait d'autre alternative que de fermer ses portes aux trois cents employés, mais qu elle demeurait toujours prête à reprendre les pourparlers.Dans un cadre en bas de ce commu- Nouveau débrayage à Air Canada Les préposés à I entretien et les employés au sol de la société Air Canada se livreront aujourd'hui, à 4h après-midi, à un débrayage de 24 heures "à un ou plusieurs endroits qui n'ont pas encore été choisis", a annoncé hier l’Association internationale des machinistes et des travailleurs de l'aéro-astronautique.Un porte-parole syndical a précisé que la société aérienne serait informée du lieu de l'arrêt de travail dans des délais raisonnables, de façon qu elle puisse prévenir les voyageurs des risques de retard ou d'annulation de vols.Rappelons que le principal négociateur de l’Association.M Mike Pitchford, avait déclaré lundi qu’il n’était pas question, pour le À quand les élections générales?OTTAWA (CP) Le Cabinet se réunit en session spéciale aujourd'hui pour étudier la strategie politique qu il adoptera en vue des prochaines élections générales On prévoil que les séances se prolongeront jusqu'en fin de journée et qu elles reprendront jeudi après-midi Aucune déclaration n est évidemment attendue à la suite des travaux Jeudi, en matinée, le conseil des ministres sera consacré à l'ordre du jour régulier des séances hebdomadaires.Aujourd'hui, les ministres examineront notamment la question de la date du prochain scrutin général La rumeur a voulu ai» début du printemps que les électioas aient lieu cet automne Mais Voir page 2: Élection* syndicat, de cesser d’exercer des pressions tout simplement parce que les négociations avaient été renouées Dans l'intervalle, les représentants tant de la société que de l’association syndicale ont continué d’observer le mutisme le plus complet sur l’évolution des discussions reprises la veille avec l'aide de trois médiateurs dépêchés à Montréal.dimanche par le ministre fédéral du travail, M.Bryce Mackasey.Un porte-parole du ministère a fait savoir nier qu’à moins d un "déblocage réel ”, on ne laisserait rien transpirer des négociations.Un représentant d'Air Canada a toutefois accueilli la déclaration de débrayage de l'Association des machinistes en déclarant que la continuation des grèves tournantes, "au moment même où les négociations reprennent en vue de trouver un terrain d’entente", était cause de "déception" pour les administrateurs Voir poga 2: Air Canada niqué, La Presse avise également ses lecteurs qu elle continuera à leur offrir chaque jour une édition, "même si le nombre de pages devait être réduit L'édition d’hier comprenait 48 pages, comparativement à 52 et 64 les mardis précédents.M.Robert Brisebois.vice-président aux communications, a déclaré que le personnel de cadre assurera la publication quotidienne du journal.Mais de sources syndicales diverses, on apprend que le travail serait réparti de la manière suivante: • Une vingtaine de contremaîtres syndiqués.14 avec les typographes et 6 avec les pressiers.sont demeurés au travail et plusieurs confrères les qualifiaient ouvertement de "scabs’ hier après-midi, à l'issue d'une assemblée syndicale tenue à la Casa dTtalia.au gré du temps • Les contremaîtres seraient aidés d'une douzaine de “secrétaires" qu'on aurait embauchées il y a deux mois et qui se seraient entraînées depuis sur Voir page 2: La Presse Baie de James Le président serait un industriel par Pierre-L.O'Neill QUEBEC - Cest dans les milieux financiers que le premier ministre Bou-rassa poursuit fÂriJement ses recherches et espère dénicher “l’oiseau rare” qui aurait la compétence de présider la Société de développement de la baie de James.Au départ, indique-t-on de source bien informée, le chef du gouvernement favorisait la nomination d’un ingénieur civil pour présider la réalisation du “projet du siècle”.Mais après consultations, M.Bourassa en est venu à la conclusion qu'une figure prestigieuse du monde 6-nancier conférerait à la Société de développement l’élément indispensable de la crédibilité et serait plus apte à mener le projet à bon terme.Depuis la fin de la session, le premier ministre a consacré beaucoup de son temps à l’étude de dossiers qui pourraient lui permettre d’établir un choix judicieux.Sans en connaître les noms, on sait que quatre personnes ont déjà été pressenties pour occuper ces importantes fonctions.Et le nom du président de la nouvelle société sera connu d’ici une quinzaine de jours.Entre-temps, M.Bourassa a arrêté son choix sur une troisième personne appelle à devenir membre du conseil d'administration de la Société de développement.Il s'agit de M.Frédéric Ernst, ingénieur civil et conseiller en administration.On sait que deux autres personnes oot déjà accepté les offres du chef du gouvernement: M.Roland Giroux, président de l'Hydro-Québec ainsi que Me Lucien Qiche.avocat de Val d’Or et ancien député libéral (TAbiti-Est.D'origine belge mais devenu citoyen canadien.M.Frédéric Ernst est arrivé au Canada en 1964, lorsque son employeur, la Société générale belge, se portait acquéreur des intérêts des frères Miron, dans la cimenterie du même nom à Montréal.En 1933.il était professeur à l’université américaine Harvard.Q enseignait le "managment science" et le "financial managment".Il est âgé de 45 ans.A la firme Miron, il occupa le poste de vice-président exécutif.De Voirpage 2: Baie de James Le conflit porte surtout sur la sécurité d'emploi Mektoub Le Croissant se disloque.A use de «es pointes, le Maroc se remet mal de sa crise; au (entre, les fedavine doivent choisir entre les mitraillettes jordaniennes et les prisons d'Israël; à l’Est, ce sont les musulmans du Pakistan qui détruisent ceux du Bengale.L'unité arabe promise aux peuples de l'Orient comme un moyen de s'affranrhir de leur séculaire faiblesse est en recul.Ceux qui espéraient ne peuvent qu’avec fatalisme répéter ce vieux proverbe oriental: “Le sens du monde est aussi inaccessible à l'homme que la conduite des chars des rois aux scorpions qu'ils écrasent".Louis-Martin TARD Selon une source syndicale autorisée, les parties en conflit au journal La Presse butent depuis six mois sur la même clause normative, sans qu'ait même été abordée la question des salaires.La direction du quotidien, explique cette source, conteste les droits acquis des syndicats à assurer tout le travail de composition du journal pour se réserver.elle, le droit de recourir à des ateliers satellites.Les syndicats s'y opposent fermement.car ce changement entraînerait une réduction du personnel et abolirait à toutes fins utiles la sécurité d'emploi.Dans la convention collective précédente des typographes, signée en 1968.l'article 3.01.que suit une description des tâches, se lit ainsi: “L'employeur consent à n'employer dans ses ateliers de la composition que des membres en règle de l'Union typographique de Jacques-Cartier, local 145.contremaîtres y compris, pour faire tout le travail spécifié dans la juridiction de l'Union.“ Le projet patronal de convention collective propose de modifier l'expression "dans ses ateliers" par "dans son atelier" ce qui.affirme la partie syndicale, permettrait à l'employeur de confier une partie du travail à des ateliers de l'extérieur afin de diminuer les frais.Déjà l'an dernier, des mises à la retraite prématurées avaient réduit le personnel de la composition d'environ cinquante employés et les syndicats craignent que cette clause, et les nouvelles machines que La Presse songe à acquérir, ne préparent une nouvelle réduction massive.Toutes les rencontres oatronales-svn-dicales ces derniers mois n'ont fait qu envenimer ce conflit de juridiction sans qu'aucune autre question, y compris celle des salaires n'ait même été abordée Voir pige 2 : Confit ¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦i Voyage en Chine PAR CLAUDE LEMELIN Comment peut-on être chinois?En épousant fa ligne des masses i* r ili* Sur la grande place T’ien An Mon, au coeur de Pékin, des idéogrammes géants proclament le slogan de l’année: "Unissons-nous pour d« plus grandes victoires".Mais nulle manifestation ne devait marquer le cinquan tiéme nr.itù“rsaire du parti communiste chinois; plutôt, 760 millions de Chinois ont entrepris l’exégèse de l’éditorial-fleuve publié le 1er juillet par le Renmin Ribao — le Quotidien du Peuple.Comment peut-on être chinois?C'est la question que, tel le parisien de Montesquieu, l'etranger qui séjourne en Chine ne cesse de se poser.La réponse est d’autant plus insaisissable que celui-ci, des son arrivée, entre dans une it-lière administrative et sociale qui n’existe que pour lui et dont il ne ressortira qu'au sortir du pays.Hébergements, déplacements, visites, entrevues, tout est en effet réglé par l'intermédiaire du guide-interprète que le ministère des affaires étrangères assigne obligatoirement a chacun.Pour chaque initiative ne serait-ce qu'une visite aux "boutiques de l'amitié" que l'Etat met à la disposition des étrangers en mal de souvenirs (dont un vaste assortiment d’antiquités, soigneusement triées et étiquetées par les services compétents pour s'assurer que leur exportation n'appauvrira pas te patrimoine national) il y a une requête à formuler et, sinon une permission à demander, tout au moins des "arrangements" à faire.Cet encadrement perpétuel a tôt fait de mettre les nerfs en boule A trois heures du matin, votre dépêche terminée, vous quittez votre chambre: le garçon d’étage ne vous laisse pas des yeux.Vous sortez sur le perron de l'hôtel: baïonnette au canon, deux sentinelles y veillent Elles ne disent mot.vous renvoient même votre sourire; mais vous avez tôt fait de rentrer dormir.Trois jours plus tard, à Canton, un incident vous rappelle que le dispositif de sécurité, si discret soit-il, est d'une redoutable efficacité.Nous traversons en autocar le pont qui enjambe la rivière Perle Oubliant la consigne, un des trois correspondants canadiens qui m'ac-compagnent brique sa caméra sur l'estuaire.objectif militaire Le soldat qui veille dans Sa guérite saute sur son téléphone; à l'autre extrémité, on nous arrête; et le délégué du comité révolutionnaire de la province de Kwangtung doit parlementer pendant cinq longues minutes avant qu'on nous laisse partir.Des réponses coulées dans le même moule Rien, donc, d'improvise.Tous les Chinois que l'on rencontre sont en service commandé.Frustré de ces menus contacts quotidiens qui permettent de Voir page S: China i«-ai Devant l’usine de céramique de Fushan, l’effigie de Mao Tsé-toung pointe è son peuple la voie de la révolution.Pendant la révolution culturelle, l’usine a dû restreindre sa production aux bustes du président, tant la demande était insatiable.Partout en Chine, l’image et la pensée de Mao exhorte, éduque et endoctrine; on apprend vite è reconnaître les tro’s idéogrammes qui forment sa signature.?V 2 * Le Devoir, mercredi 21 juillet 1971 suites de la première page ?LA PRESSE deux perforatrices retirées de l’atelier sous prétexte de les mettre en réparation.• Depuis deux mois également, a confié un typographe, une vingtaine de pages publicitaires par édition seraient composées dans d'autres ateliers à Montréal, en violation, ajoute-t-il.de la convention collective.• Enfin, une compagnie de transport privée prendrait livraison des exemplaires de La Presse à l'édifice de b rue Saint-Laurent et les remettrait ail leurs aux camionneurs réguliers du quotidien qu’on voudrait ainsi protéger, poui b livraison aux points de vente.D a été impossible de vérifier cet informations auprès de l’employeur mais b lumière quelles projettent incite b partie syndicale à affirmer que b direction du quotidien prépare le lock-out depuis plusieurs mois.Un porte-parole syndical autorisé a décbré d’autre part au Devoir, avant b réunion syndicale d’hier, que ce lock-out avait pour but de provoquer les syndicats à b grève contre bquelle.croit-on.La Presse détiendrait une assurance de .1 American Newspaper Publishers Association.Un porte-parole syndical.M.Guy Bellavance, a encore déclaré hier matin au cours d'une conférence de presse qu’il n’y avait eu aucun vote de grève, qu’il n'avait d'ailleurs jamais été question de grève et que les syndicats étaient prêts à négocier 24 heures par jour, mais conjointement.Le négociateur de La Presse, Me Jean-Paul Lalaneette, avait invité les seuls pressiers à une rencontre lundi mais les représentants syndicaux ont refusé de se présenter sans les autres.Les quatre syndicats ont formé en effet un front commun à la table de négociations.Cest à l'issue du délai qu elle avait accordé aux pressiers pour rencontrer ses porte-parole, soit jusqu'à vingt deux heures lundi, que La Presse annonçait le îock-eut.Les syndiqués n ont pas l’intention pour le moment de recourir au piquetage.Vers 21h40, un contremaître transmettait b nouvelle à environ 75 typographes qui terminaient alors leur quart à b composition.Les typographes se sont assis par terre et ont refusé de quitter les lieux.Un vice-président de La Presse.M.André Bureau, accompagné d'un officier de b police de Montréal, a lu ensuite une déclaration selon laquelle les employés présents étaient dorénavant des intrus et seraient bientôt chassés par b police.Les agents ont fait évacuer les lieux, les typographes rejoignant ainsi à l'extérieur leurs confrères de l’équipe de nuit à qui on avait interdit l'entrée.Tous se sont retrouvés au restaurant la Vieille France vers deux heures de la nuit.L'assemblée syndicale d’information tenue hier à seize heures est protégée par le huis clos, mais un communiqué officiel publié ensuite réitère b volonté syndicale de négocier et nie qu’il y ait conflit de juridiction entre les typographes et les pressiers comme un porte-parole de La Presse l’a bissé entendre pour justifier le lock-out.tLECTIONS on pense plutôt maintenant qu elles n'interviendront qu'en juin 1972, c’est-à-dire au terme du mandat que s'accordent ordinairement les gouvernements.M Trudeau et ses collègues tenteront également de définir b perspective générale dans bquelle devrait s’inscrire b campagne électorale, en particulier b question des avantages fiscaux qu’il y aurait lieu de consentir aux contribuables.Cest donc une réunion de caractère strictement politique que tiendra le Cabinet aujourd'hui.AIR CANADA de la société."Nous pourrons dire, a-t-il ajouté, dans quelle mesure il nous sera possible de maintenir nos services quand nous connaîtrons l’envergure de l'arrêt de travail.” On sait que les travailleurs syndiqués s’étaient livrés à un débrayage partiel.samedi, à Toronto, mais qu'ils n'avaient laissé que deux heures de grâce à b société.Air Canada avait tenté de recourir aux bons offices de son personnel de cadre, mais elle avait quand même dû annuler 52 de ses 119 vois de b journée.Les employés d'Air Canada qui adhèrent à l’Association des machinistes et des travailleurs de l'aéro-astronautique sont au nombre de 6.200.Le différend qui les oppose à l'entreprise avait éclaté dès le 31 décembre dernier, date d’expiration de la convention collective antérieure.Le conflit actuel porte sur plusieurs questions: sécurité d'emploi, durée de b convention, rétribution du surtemps et agencement des quarts.Cest pour répondre aux voeux exprimés des deux côtés, patronal et syndical.réclamant une intervention fédérale, que le ministre du travail avait nommé ses trois médiateurs, dimanche.Ces derniers s’emploient, depuis lundi matin, à faire la navette entre les représentants des deux groupes antagonistes, qui se sont réunis dans, des lieux différents.BAIE DE JAMES plus.U est conseiller eu administration auprès de sociétés européennes intéressées au développement des ressources naturelles du Qinada.A ses débuts avec la Société générale belge.M.Frédéric Emst avait travaillé quelques années au Congo belge.Cest depuis un an seulement qu'il agit comme conseiller en administration à titre privé.D occupe des bureaux à Montréal et New-York.Quant à Me Lucien Ctiche, il est âgé de »5 ans.Elu député libéral en 1960.il (ut successivement président de la Chambre, ministre des aftaires municipales et ministre des terres et forêts.Suite à la décision de M.Jean Lesage d’abandonner la direction du parti.Me Ctiche décidait en 1970.de quitter la vie politique et ne fut pas candidat aux élections de 1971.Enfin.M.Roland Giroux est président de l'Hydro-Québec.depuis 1969.Conseiller économique de l'ex-premier ministre Daniel Johnson.M.Giroux est âgé de 58 ans.CONFLIT En outre, précise-t-on toujours de source syndicale, le projet patronal comporte un autre article rebtif aux droit de gérance, inacceptable pour les syndicats.En vertu de cette proposition, le syndicat des typographes reconnaît "que l’employeur détennine les exigences d'une tâche, les normes de travail: de compétence et de rendement ." L'aide d'Ottawa aux universités Une hausse des transferts fiscaux qui est un indice de plafonnement OTTAWA (PC) - Les subventions du gouvernement fédéral aux provinces au titre de l’enseignement universitaire.qui ont plus que doublé depuis quatre ans.augmenteront encore de près d'un tiers au cours des deux prochaines années.Le ministre des finances.M.Edgar Benson, a informé les provinces, b semaine dernière.que le fédéral albit relever de 15 pour cent par année les transferts fiscaux actuels.Les subventions se chiffrent présentement par $884 millions: pour l’année financière 1973-74.elles dépasseraient donc $1.169 millions.Ces versements se font maintenant en vertu d une formule à trois volets qui reflète proportionnellement l’élévation des dépenses des universités et autres institutions post-secondaires.En établissant une augmentation nette de 15 pour cent on veut pb-fonner les frais croissants que b formule représente pour le gouvernement fédéral.PETITES ANNONCES RÉGULIÈRES-844-3361 • li pru fc k prffln aaetes «t * Si H m jmt me b ewme * 2S eeb.• Tm 98t 2JérT»Me e:! 4e ! K • Itm * tfftfct al wé m -stfae fc PETITES ANNONCES DU DEVOIR A«*: U* —wn fri fmi priés 4» vérifier la M nmd mp—y» 4'wm sesk «urtiaa •rraaé*.S.f.P.réhpfc— è 144-3341.PETITES ANNONCES ENCADRÉES - 844-3361 • U ira fc* mu c»s nairm ctfc S4?| limes fc tort* • Itovi fc rmtt «t a* po* rtértai fcfefcfUR ANTIQUITE A VENDRE Mobilier salon.5 morceaux, style Roccoco.très original, grande valeur.Particulier.Tel 342-3936.26-7-71 APPARTEMENT A LOUER 175 SHERBROOKE OUEST: Central.prè> métro Plaie des Arts, l'z.2'î.J'i.avec balcons, à parut de $105 gratte-ciel moderne, terrasse, piscine.Tel.842-5819.2-8-71 AUTO A VENDRE D.S.CITROEN, verte, intérieur cuir, très bon état, particulier.Ur-gent $750 Tél.342-3936.26-7-71 VAUX HA LL Viva SL 1969.automatique.4 portes.14.000 milles Prix a discuter.Tél 489-2491.23-7-71 AUTO A VE CORE RAMBLER 1964.classique, sedan, millage 48.(XK).Jamais accidentée.excellente carosserie.batterie.alternateur neufs.$375.Téi.: 272-1347 Alain.22-7-71 BUREAU A LOUER BOUL.PIE IX coin 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tovter'om CONTACTEZ LE BUREAU DE LOCATION 935-1973 WESTMOUNT REALTIES Administrateurs d'immeubles Courtiers licenciés.Certains croient que la nouvelle formule pourra s’appliquer à d’autres subventions fédérales aux provinces, subventions qui actuellement dépendent uniquement de la hausse des frais, sans plafonnement prévu.Depuis des années, tous les ministres des finances ou du bien-être social tentent de mettre un frein à la montée des frais d’assistance sociale en vertu du plan fédéral.Ministres et premiers ministres se sont renvoyés la balle, mais rien de concret ne s’est fait.A Ottawa, on croit que le gouvernement fédéral imposera ses propres limites, la formule du 15 pour cent pour l’éducation post-secondaire pouvant servir d’indice à cet égard.La question se posera cet automne, quand les ministres des finances vont s attaquer au financement du plan fédéral d’assistance.Au départ, l’aide fédérale à l’éducation post-secondaire consistait en des subventions per capita aux universités, et en une aide généreuse à la construction d’institutions techniques et professionnelles Depuis 1967.les subventions vont aux frais d’administration plutôt qu’à la construction.Ces subventions sont appelées transferts fiscaux parce qu elles se constituent non seulement de subventions en espèce.mais aussi de l’octroi aux provinces de certains secteurs de l’impôt sur le revenu des particuliers ou des sociétés.On les calcule sur la base de 50 pour 100 des frais d’administration déboursés per capita par les provinces pour l’enseignement post-secondaire.et on les répartit de façon que les provinces les moins riches atteignent la moyenne nationale.Il y a des accords particuliers avec Terre-Neuve, ITle-du-Prince-Edouard et le Nouveau-Brunswick.dont les problèmes sont différents de ceux des autres provinces.t DÉCÈS BELLEAU Jeanne (Mme).A Montréal, le 19 juillet 1971, à l’âge de 71 ans, est décédée Mme Vve Edouard Belfeau.née Jeanne Le Belle, mère de Jean de Hull, Massue de Ville de Laval, Mme John C.Burroughs (Aimée) de Ste-Thérèse, Mme Yvon Dufour (Josephte) et Claire.Les funérailles auront lieu, jeudi le 22.Le convoi funèbre partira du salon Urgel Bourgie Liée, no 2095 rue Salaberry à 9.30 heures pour se rendre a l’église Notre-Dame-dc-Gràces où le service sera célébré à 19 heures.Et de là au cimetière de la Cote-des-Neiges.lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Dans le contrat de travail précédent rien n’était précisé à ce sujet, mais l’habitude était acquise de compter les délégués d’atelier.La partie syndicale affirme qu’en définitive, la direction de La Presse cherche à briser les syndicats afin d’avoir les coudées franches et que plus récemment elle a tout fait pour fractionner le front commun syndical.Cette volonté de diviser les syndicats en voient ta preuve notamment dans les faits suivants: l’offre présentée lundi aux seuls pressier.comprenait pour b première fois des étatisés monétaires; le loock-out ne vise que deux syndicats sur quoi les contremaîtres syndiqués ont été detenus au travail et La Presse chercherait à les exclure de l’unité de négociations.Enfin, conclut-on, lors des dernières négociations, les nouveaux propriétaires de La Presse ont séparé la production des autres services, de sorte que maintenant les conventions collectives arrivent à échéance à des dates différentes.Dix syndicats, au total, représentent les employés de La Presse.CHINE province chinoise, et Pékin ne tolérera aucune ingérence dans cette affaire intérieure.3 - En raison des accords internationaux existants, la théorie selon laquelle ce problème n’est pas résolu est "absurde".4 - Pékin est opposé à toute politique des "deux Chine", "une Chine un Taiwan ”, ou à toute formule semblable."S une situation semblable est maintenue aux Nations unies, nous n’y entrerons pas".a annoncé le premier ministre.5 - Pékin est opposé au "soi-disant mouvement pour l’indépendance de Taiwan", inspiré par des éléments étrangers.notamment, selon M.Chou En-lai.aux Etats-Unis et au Japon avec l’appui du gouvernement japonais.6 - Les Etats-Unis doivent retirer leurs forces militaires de nie et des détroits et le traité de sécurité Taipeh-Washington est "illégal"."Telle est notre position, et nous nous y tenons " a souligné le premier ministre."Notre position ne changera pas", a-t-il insisté avec vigueur, selon ses jeunes interlocuteurs, à qui il a réaffirmé son soutien à “la lutte du peuple indoehinois".M.Chou En-lai a évoqué deux autres sujets de préoccupation: le “militarisme japonais" et la Corée du sud."Vous aussi.Américains, devriez être préoccupés par le Japon ”.a-t-il déclaré.A propos de ta Corée, le premier ministre a rappelé que des troupes américaines restent stationnées dans ce pays dont la situation n’est pas encore réglée."Le seul développement de relations entre les peuples eux-mêmes est insuffisant a déclaré le premier ministre en rappelant ta visite des joueurs de ping-pong américains en avril dernier et les récentes tournées en Chine de journalistes américains."Dans le monde d’aujourd’hui, les Etat existent encore ", a-t-il dit.ajoutant que sans une normalisation des relations entre Etats, "il serait impossible de donner libre cours au développement des contacts entre les deux peuples ”."Cest aux gouvernements des deux pays qu’incombe ta responsabilité principale de la normalisation" et pour cela nous devons être en contact avec ceux qui détiennent l’autorité actuellement dans votre pays", a poursuivi M.Chou En-lai."Votre président, a encore déclaré le premier ministre à ses jeunes interlocuteurs américains, a déclaré qu’il souhaitait l’instauration de relations amicales avec ta Chine et qu’il espérait visiter la Chine.Nous pouvons naturellement l’inviter et cela permettra la normalisation”.Les déclarations du premier ministre chinois ont été enregistrées au magnétophone par ses hôtes.15 universitaires du “comité des universitaires préoccupés par l’Asie", qui groupe environ 5,000 membres aux Etats-Unis et à l’étranger.Les jeunes interlocuteurs du premier ministre, qui était accompagné de deux membres du bureau politique.MM.Yao Wen-Yuan et Chang Chun-chiao, ont déclaré que l’entrevue s’était déroulée dans une atmosphère "très détendue et très amicale", selon les porte-parole du groupe -/Rhea Whitehead.35 ans.originaire du Michigan, en résidence à Hong-Kong, Susan Shirk, 26 ans.diplômée des sciences politiques de l’institut de technologie du Massachussetts, et Kim Wooddard.28 ans.de l’université californienne de Stanford.Le groupe doit quitter la Chine à la fin de la semaine, après un mois de séjour, et compte ensuite diffuser son expérience au cours de tournées aux Etats-Unis.EMBARRAS rtemenl d’Etat se sont refusés hier tout commentaire sur les déclarations deM.Chou En-lai.On fait seulement remarquer dans les milieux officiels que les points soulevés par le premier ministre chinois apparaissent comme les conditions de la normalisation des relations sino-américaines et non comme les questions qui doivent être réglées avant que le président Nixon aille à Pékin.Après les entretiens que le secrétaire d'Etat William Rogers a déjà eus lundi et hier sur la question chinoise avec les ambassadeurs de treize pays amis des Etats-Unis, on recueille d'ailleurs l'impression dans les milieux diplomatiques que Washington est conscient de l'énorme travail qui reste à faire pour assurer le succès du voyage du président Nixon à Pékin.Les déclarations de M.Chou En-lai sont embarrassantes pour M.Nixon dans la mesure où elles compromettent la “diplomatie tranquille” qu'il souhaitait pouvoir mener et où elles soulignent que le rapprochement avec Pékhi exige non seulement la fin de l'intervention américaine en Indochine mais aussi le désengagement militaire des Etats-Unis de toute l’Asie du Sut-Est.Production minière OTTAWA Un communiqué du Bureau fédéral de la statistique établit que la production des mines de gypse, en 1969, a atteint $14,731,000, ce qui représente une augmentation de 24.8 pour cent par rapport à l’année précédente.La valeur globale, ajoutée par l'activité a progressé de 49.7 pour cent pour s'établir à $11,424,000.Par ailleurs le nombre des employés est monté de 34.4 pour cent pour se chiffrer à 657.La rémunération de ces employés a augmenté de 45 pour cent pour atteindre $4 millions.LA RÉGION Suite de la page 3 l'est de Gatineau pour ne pas nuire au développement domiciliaire entre les deux villes.On ne sait toutefois pas qui l'emportera, puisque la Commission de la capitale fédérale a de vastes pouvoirs sur la région de Hull, notamment celui d'expropriation.Une difficulté importante survient du fait que l'aménagement touristique et forestier de l’Outaouais québécois relèvera dorénavant de trois autorités.Certains croient que.de ce point de vue, la région sera surgouvemée.En effet, la Société d'aménagement a ouvert cette semaine un kiosque d'information touristique dans le musée de l’Outaouais situé dans le parc Jacques-Cartier en face du Parlement fédéral.Le petit musée de l'Outaouais abrite donc maintenant l’office touristique de l’Outaouais, émanation de la Société d'aménagement.Or, le musée de l'Outaouais, comme le parc Jacques-Cartier, du reste, appartiennent à la Commission de la capitale fédérale.Fait plus inusité encore, le ministère du tourisme, de la chasse et de la pèche du gouvernement du Québec possède un kiosque d’information touristique juste à côté, dans le même parc.Ce poste québécois n'a pas la réputation d’ètre efficace et de fait, ses employés se limitent à renseigner de rares touristes sur les réseaux routiers.Les connaissances de ees employes sur les aménagements de chasse et de pêche de l'Outaouâis ne sont pas poussées et la Société d'aménagement a voulu y apporter remède Mais on peut facilement se demander s'il n'y a pas là un dédoublement des effectifs Mais la principale difficulté réside dans ta détermination des responsabilités en ce qui concerne le centre-ville de Hull Le gouvernement du Québec aurait pu donner à ta Société d aménagement la responsabilité de négocier en son nom l'aménagement de 1 île de Hull en tenant compte des intérêts québécois.Il ne l’a pas fait II n'a pas non plus confié à d'autres organismes structurés, comme le ministère de l'industrie et du commerce, le soin de négocier à l’avantage des citoyens de Hull le départ des usines Eddy et ta construction du nouveau pont du Portage.De telle sorte que c'est la Commission de la capitale fédérale qui agit là de son propre chef Le conseil municipal de Hull n’a, quant à lui.qu’un pouvoir de décision apparent Et il n'a pas encore adopté le plan d’urbanisme qu'il avait commandé à grands frais à la firme montréalaise Gagnon.En ce moment, le problème le plus grave auquel doivent faire face les citoyens de Hull est évidemment celui de ta reconstruction des habitations du centre-ville, dont une majorité sont dans un état de décomposition avancé.Or, cette énorme responsabilité est entièrement laissée entre les mains de la ville de Hull qui n’a pas les moyens d'affronter une tâche si pressante.Les autorités fédérales s’en lavent les mains, disant qu elles ont rendu les armes à ta Société d'habitation du Québec La Société d'aménagement, elle, n'a pas de mandat, et ta communauté municipale de l'Outaouais.qui a une juridiction sur les habitations à loyer modique, ne considère pas que ta reconstruction de Hie de Hull soit une question qui tombe sous sa juridiction.Etant donné que les services d'urbanisme du Québec sont quasi inexistants, Hull est laissée à elle-même.Lan passé, cette ville a ouvert un bureau d’urbanisme qui fait des efforts intéressants et louables, mais le relogement des citoyens de Hull qui ont été expropriés par les deux gouvernements et la municipalité, doit jusqu'ici se faire hors du centre-ville Autrement dit, les gouvernements n’aménagent pas le centre de Hull pour les besoins des Hullois mais pour leurs propres besoins, c’est-à-dire ta construction de routes, de ponts et d’édifices publics.Le centre de Hull intéresse pourtant l'ensemble de l'Outaouais québécois dont il est le pôle d'attraction régional.La municipahté de Hull, qui a perdu son hôtel de ville lors d'un incendie, l’an passé, n’a apparemment pas l'intention de reconstruire Pendant ce temps et après avoir échoué l'an passé, la Société d’aménagement tente d’intéresser à nouveau des hôteliers à la reconstruction d'un gratte-ciel sur les terrains du gouvernement du Québec, gratte-ciel de 40 étages qui comprendrait, outre l’hôtel, des espaces pour loger l'ensemble des services québécois.Mais cela n’est pas encore rendu à l'état de projet vraisemblable Le gratte-ciel du gouvernement fédéral, lui.compte déjà une quinzaine d'étages et il continue de monter.UNE GRÈVE Suit» de la page 3 doute des employés préposés à l'entretien des bureaux de certains locataires qui engagaient eux-mème leur personnel.Notre compagnie n’a rien à voir avec ces gens, a-t-il expliqué.Les offres de salaires que nous avons faites au syndicat, a poursuivi M.Soden.sont plus que suffisantes.Nous proposons 137o.D'ailleurs, au cours des deux années qui ont précédé l’échéance du dernier contrat, nous avons accordé des hausses de salaire de 14% à notre personnel d'entretien.Le syndicat a lui-mème admis que les salaires que nous versions étaient parmi les plus élevés pour ce genre de travail au Canada.Les offres de la compagnie Trizec porteraient de $195 à $2 11 de I heure le salaire d'une femme de peine et de $4.55 à $4.89 le salaire d un plombier à la fin de la première année du contrat de travail.La deuxième année, ces salaires passeraient respectivement à *-$2.20 et $5.09.DEUX CENTRES Suit* d* la pag* 3 pulaire.Coordination et orientation de la recherche épidémologique dans le domaine du cancer du col utérin.Lè ministre Castonguay a précisé que ces décisions font suite aux recommandations d’un comité d’étude créé par le ministère des affaires sociales et dont les membres représentaient les centres universitaires Laval, McGill, ainsi que ceux de Sherbrooke et de Montréal.En conclusion, le ministre a insisté sur la nécessité de la collaboration des professionnels de la santé et de la population féminine pour que ce programme soit un succès OUTREMONT Suit* d* I* page 3 des villes environnantes.Pour sa défense.Montréal insistera sans doute sur l’écart de 1% qui existe désormais entre le taux de ta taxe d’eau imposé aux Montréalais et celui qui touche les contribuables des villes de ta banlieue.Elle expliquera alors vraisemblablement que cet écart re-piésente la partie que l'on peut considérer comme étant une taxe générale le reste étant à proprement parler une taxe de servicé.\A(\£ étirant Médiieirranee/i de la Place Ville Marie.^ V&servatior.s: Sfel-3511 Adminlitré par la Raina Eliiabelh LE DEVOIR Montréal, mercredi 21 juillet 1971 2 pour 39 llüli Jpifl ICYCLETTI, TÉLÉCOULIÜR, $ 1 à $ 100.[ÿjV \\ dus les caosules Denis GINGER * ' GINGER ALE Un goût pour les gens de goût Place Ville-Marie Une grève inutile, affirme l'employeur psr François Barbeau L'entité administrative de la Place Ville-Marie, Place Ville Marie Corporation (Trizec Corporation), a accusé hier l'exécutif de l'Union des employés de service d'édifices, local 298 (FTQ) de cacher aux membres du syndicat le véritable déroulement des négociations qui durent depuis décembre 1970 et de poursuivre une grève inutile.Le président de Trizec Corporation, M.James A.Soden, a déclaré hier que la veille du déclenchement de la grève des 375 employés du service d'entretien, le 27 juin, la compagnie avait, à la demande du syndicat, modifié ses dernières offres de contrat.Le lendemain, sans même que ces offres soient communiquées aux syndiqués, le vote de grève était demandé et obtenu, Toujours selon M Soden.le 16 juillet, une entente est intervenue entre les parties.en présence du conciliateur du gouvernement.Le lendemain, alors que la partie syndicale devait rencontrer la partie patronale pour ratifier cette entente, le syndicat revint sur sa position et formula de nouvelles demandes puis se retira,"salissant délibérément les bureaux et l'édifice en quittant les lieux ", M.Soden a ajouté que mardi matin, lors d'une assemblée syndicale, bon nombre de grévistes ont interrogé leurs dirigeants sur le déroulement de la grève, sans obtenir de réponse."Les employés de la Place Ville Marie.a poursuivi M.Soden.ont toujours joui des plus hauts salaires, bénéfices marginaux et conditions de travail de leur secteur, et les conditions de l'offre que nous avons faite maintiendraient ces avantages pour nos employés." Sans accuser en autant de mots les syndiqués de l'Union des employés de service d'édifices d'avoir jete des ordures dans les édifices de la PVM, M.Soden a déclaré qu'en dépit des actes de vandalisme, le personnel de gérance de Place Ville Marie Corporation assurait l'entretien de certains locaux.Quant aux accusations portées par le syndicat selon lesquelles la compagnie avait engagé des sous-traitants pour l'entretien de la Place Ville-Marie.M.Soden a souligné qu'il s'agissait sans Suit* A la page 2 œï.pr-, -1.-TT7rr t If ' , -v.¦> -’a*.».La mode se faufile partout et les défilés présentant les nouvelles collections pour la saison prochaine ont souvent lieu dans des endroits les plus inattendus : au Mont-Tremblant, autour de la piscine, pour présenter un nouveau modèle d’automobile, etc.Tout pour éveiller l’attention du public et peut-être attirer davantage les femmes aux événements sportifs.La nouvelle trouvaille : les épouses des joueurs de baseball les Expos présenteront un mini-défilé au parc Jarry le vendredi, 30 juillet prochain, è l'intermission du double match qui aura lieu en soirée, opposant les Expos aux Astros de Houston.Un coup d'oeil indiscret nous permet de vous montrer dès maintenant ce que porteront Diane Stoneman et Freda Bateman.La blonde Freda sera emmitoufflée dans un ravissant manteau de daim bleu clair, à motifs ''patchwork'', doublé d’agneau de Mongolie.La tête enveloppée dans une austère cagoule.Diane opte pour le style monacal et en portant ce manteau en dpim noir, de lignes très sobres, elle plonge en plein Moyen ége.Ces deux modèles de la maison Eaton sont empruntées aux boutiques La Diligence et la Nouvelle-Orléans.La région de l'Outaouais sera aménagée au coût de $15 millions par Jean-Pierre Bonhomme OTTAWA La Société d'aménagement de l'Outaouais québécois obtiendra bientôt les autorisations nécessaires du conseil des ministres du Québec pour passer au stade des réalisations concrètes après des tergiversations concernant la répartition des juridictions La Société a été créée par le gouvernement du Québec en janvier 1970 dans le but de promouvoir le développement industriel et touristique de la région de l'Outaouais.De fait, le gouvernement québécois, en accord avec ses ministères des affaires municipales et de l'industrie et du commerce, s'apprête à débloquer les fonds nécessaires pour la mise en marche de quelques-uns des neuf projets conçus jusqu'ici par la Société d'aménagement Les arrêtés ministériels seraient sur le point d être signés Le président de l'importante Société, dont le budget annuel est présentement A la suite d une alerte à la bombe, le vol 871 d'Air Canada en provenance de Paris, a dû faire un atterrissage d'urgence à l'aéroport de Shannon, en Irlande, hier à midi, a annoncé un porte-parole d'Air Canada.L'avion, un B 747, transportait 159 passagers.A Shannon, il est resté au sol pendant quatre heures en attendant les résultaLs des fouilles Aucune bombe cependant n'a été découverte.Selon le porte-parole de la société, les bureaux d'Air Canada à Toronto, OTTAWA (d'après la CP) Quatre films canadiens ont été choisis pour le festival du film de Moscou, qui a commencé lundi et se terminera le 2 août.Un film de Claude Jutra: Mon onde Antoine, long métrage de 90 minutes tourné dans l est du Québec et dont le sujet est le passage à l'âge adulte d'un garçon, dans les années '40, représente la principale contribution canadienne h ce festival qui rejoint ceux de Cannes, de Venise et de Berlin.C’est un film de l'ONF, de $1 million - la loi'prévoit que la Société peut recevoir des subventions directes maximum de $5 millions -M Antoine Grégoire, qui a fait cette déclaration au Devoir, hier, a précisé que les études des aménagistes étaient suffisamment avancées pour que la Société entreprenne une action sur plusieurs fronts à la fois.Six des neuf projets de la Société concernent l'aménagement de petits parcs de camping et pour satisfaire aux besoins de la population locale et pour attirer aussi les touristes, principalement ceux de Montréal.L un de ces parcs sera situé dans le secteur de Buckingham et un autre au Lac à l'Ours, dans la région de Pontiac par exemple.Les trois derniers projets consistent en l aménagement de trois parcs industriels.La Société d'aménagement prendrait ainsi à sa charge le parc industriel de b ville de Hull et l'agrandira.Le ont reçu hier un appel téléphonioue anonyme les informant qu'une bombe avait été placée à bord de l'avion desservant la ligne Paris-Montréal-Toronto.La nouvelle fut immédiatement communiquée à Londres, d'où elle a été transmise par radio à l'avion qui venait de (juitter Paris.L'appareil était normalement attendu à Montréal hier soir à 20hl5.Il r.c devait plus poursuivre sa route sut Toronto et les passagers à destination de cette ville devaient être embarqués sur un autre vol.Les trois autres productions choisies par un comité forme de représentants de l'industrie cinématographique, du monde des arts et du ministère des affaires extérieures, sont: Le martien de Noël, film de Bernard Gosselin et Roch Carrier; November, de Robert Nichol et Half-Half Three Quarters Full, de Martin Duckworth (les deux derniers étant des courts métrages sans dialogue et sans commentaire, bàtLs sur le thème des couleurs ou des péripéties d'une course à l'université de la Colombie-Britannique).second parc sera situé à Lucerne et l’autre à l est de la ville de Gatineau, mais cette réalisation n est pas prévue avant sept ans.M.Grégoire a révélé en outre que le ministre des affaires municipales.M-Maurice Tessier a récemment donné son accord à l ensemble de ces projets dont le coût global est estimé à $15 millions et qu'il a rejeté certaines objections de principe soulevées par des haut fonctionnaires de l'Office de pbnification.Ces fonctionnaires auraient en effet souhaité que b Société d'aménagement se borne a concevoir et à réaliser les projets communautaires, et qu elle en laisse l'administration aux ministères concernés.D'autre part.M.Grégoire a souligné que le problème du financement des projets n'avait pas encore été complètement résolu La loi permet en effet à b Société d'aménagement d émettre des obligations pour b réalisation de ses projets, mais le gouvernement n'a pas encore décidé s'il les endosserait La Société d aménagement avait été fondée à b suite de suggestions de plusieurs organismes québécois de 10u-taouais.La commission Dorion sur l'intégrité du territoire avait également recommandé sa création.Selon ces recommandations, b Société devait jouer le rôle d'interlocuteur vab-ble auprès de b Commission de la capitale fédérale La loi québécoise, toutefois adoptée sous l'administration Bertrand alors que M Robert Lussier était à La direction des affaires municipales, a spécifiquement donné à b Société, qui n est pas élective, b responsabilité de l'aménagement industriel et touristique de La région.La Société avait été créée en même temps que b‘communauté municipale de l'Outaouais.Le gouvernement a de surcroît donné à b communauté municipale une autorité en matière de rénovation urbaine.La Société d'aménagement compte actuellement 22 employés, dont cinq amenagistes, et elle a jusqu'ici fait un travail discret de planification.On imagine facilement que cet organisme puisse connaître des difficultés d'adaptation et qu elle doive piétiner les jardins des corps publics voisins.La ville de Hull, par exemple, aurait voulu que la Société fasse l'acquisition au coût de $500,000 d'un Uol de taudis à Caximité du parc industriel de Hull.Société a refusé, alléguant que la rénovation urbaine n'était pas tie son ressort.D'autre part, la Commission de la capitale fédérale préférerait que le parc industriel de Gatineau soit situé entre la ville de Gatineau et la ville de Pointe-Gatineau.La Société, pour sa part, a l'intention de ne pas céder sur ce point et d'aménager le parc à cinq milles à Suit» A la pag* 2 Fausse alerte à la bombe Le B-747d'Air Canada doit atterrir d'urgence Films canadiens à Moscou Dans la région de Montréal Les plages seront dangereuses pendant encore cinq ou six ans par Gilles Provost Gravement polluées, les plages de la région de Montréal seront dangereuses pour la santé de la population pendant encore cinq ou six ans, a déclaré le ministre québécois responsable de la qualité de l’environnement, M.Victor Gold-bloom.Il est difficile de décrire exactement la situation présente puisque les dernières études gouvernementales valables remontent à 1969.A ce moment, à peu près toutes les plages étaient dangereuses pour b santé des baigneurs.Dans certains cas, le nombre de bacilles conformes était 1,000 fois plus élevé que le maximum tolérable.La situation n'était acceptable qu’à la plage d’Oka et à de rares endroits aux environs.Cette année, la situation doit être à peu près semblable puisque les causes de la pollution n’ont pas changé: l’Ou-taouais est toujours aussi polluée, les villes, les industries et les particuliers continuent à jeter leurs déchets directement dans les cours d'eau.Selon M.Goldbloom, le gouvernement a engagé tous les effectifs disponibles dans une action à long terme contre les sources mêmes de la pollution de l'eau et c’est pourquoi il n est pas possible de refaire cette année une étude de la situation des pbges de b région métropolitaine.Une importante mesure concrète doit être annoncée dans quelques jours: le gouvernement publiera, avant la fin de juillet, les nouvelles normes de la Régie des eaux qui obligeront les municipalités de llle de Montréal à regrouper leurs égouts vers des usines de purification avant de rejeter "l'eau” dans le fleuve ou la rivière des Prairies.M.Goldbloom n'a pas voulu révéler le nombre de ces usines.Présentement, le gouvernement québécois concentre ses efforts sur d'autres points: étude en profondeur de la situation des rivieres Outaouais, des Mille Isles et du Nord.Dans le cas des riviè res Yatnaska et Saint-François, l'étude est complétée et on cherche présente ment à définir une autorité chargée de coordonner les efforts.M.Goldbloom a insisté sur le fait 3ue les études actuelles veulent servi: e base à une action rapide et de grande envergure par la suite.Présentement, la Yamaska détient le record peu envié de "rivière la plus polluée du Québec ".Une autre ligne de force est l'étude des lacs partout au Québec.Présentemen 34 lacs sont à l'étude et priorité est accordée aux problèmes qui concernent Deux centres de dépistage du cancer du col utérin QUEBEC (PC)-Le ministère québécois des affaires sociales a approuvé hier le lancement d'une vaste opération de dépistage du cancer du col utérin, maladie qui a causé 359 morts en 1969 et dont on relève annuellement 2.000 cas dans les hôpitaux québécois.Un communiqué émis par le ministre Castonguay annonce qu'une subvention de $250,000 sera versée au centre hospitalier du Saint-Sacrement, dans la capitale, pour la mise sur pied d'un centre de cyto-diagnostic.dont l'objectif est précisément le dépistage du cancer du col utérin.L'Hôtel-Dieu de Montréal a déjà reçu cette année une subvention de $33.000 pour assurer le fonctionnement d’un tel service.A cause du caractère très spécialisé de ce service, il ne pourra être aménagé dans toutes les régions du Quebec.Mais le ministre a précisé que toute la population du Québec pourra en profiter, puisque les prélèvements faits par les médecins pourront être envoyés pour analyse au service le plus rapproché Ces deux centres de dépistage et les autres qui seront éventuellement créés, seront connus sous le nom de "Cytologie-Québec".Quant à la formation des techniciens nécessaires pour le fonctionnement de ces services, elle sera assurée par le ministère de l'éducation, M.Guy Saint-Pierre, ministre titulaire, en a accepté la responsabilité.La formation pratique de ces cyto-techniciens se fera dans les services de cytodiagnostic de Québec et de Montréal.Le ministère des affaires sociales a également autorisé b création d'un comité coordonnateur qui sera chargé d'assumer les fonctions suivantes: - Coordination du réseau "Cytologie Québec" et du programme de dépistage du cancer du col utérin.Etablissement de normes pour les services de cytodiagnostic et de prélèvements.Mise en place d'un système de contrôle de qualité.Coordination de l'information aux médecins et de l’éducation po- Sulta A la pag* 2 l'eau potable.Le nombre de demandes provenant des municipalités est cependant tel qu'il faudra au moins trois ans avant que l'on ait pu répondre à toutes.Faisant ensuite allusion au dossier publié dans le Devoir concernant la pollution de l'air par la compagnie Union Carbide à Beauhamois, le ministre a mis les journaux en garde contre toute accusation qui ne serait pas scientifiquement prouvée.Il ne suffit pas de déclarer que tel produit émis par la compagnie peut etre dangereux; il faut prouver que ces produits ont été émis dans une proportion telle que b compagnie est responsable de telle ou telle maladie chez la population.M.Goldbloom a aussi nié que la compagnie ait été soumise par le Québec à des normes anti-pollution inférieures à celles qui ont été imposées aux Etats-Unis."Nous avons approuve un équipement identique, a-t-il dit.Quand le calendrier de "l’opération dépollution" accepté par le gouvernement aura été complété et publié, on verra qu elle est comparable à celui qui est imposé par l'Ontario ou les Etats-Unis." Le ministre a aussi affirmé que l’effort québécois contre la pollution par les industries ne risquait pas d'éloigner ces dernières.Lors de leur première rencontre, le 29 juin dernier, les ministres provinciaux de l'environnement se sont entendus sur la nécessité d'adopter des normes uniformes et des échéances communes.De la sorte, la situation sera semblable dans toutes les régions du Canada," a-t-il dit.La hausse de la taxe d’eau Outremont en appelle à la Régie des eaux par André Charbonneau Après avoir en vain cherché à négocier avec les autorités montrèabises.b ville d'Outremont, après celle de Westmount.a demandé hier à b Régie des eaux du Québec de régler le différend qui les oppose à b métropole au sujet de l'augmentation de b taxe d’eau décrétée an avril dernier par b ville de Montréal.Parce que ces deux villes de banlieue ne disposent pas d'un service autonome d'aqueduc, b ville de Montréal alimente en eau et dessert directement leurs citoyens, fixe le bux de b taxe qu’ils doivent verser et veille à l'expédition et à b perception des comptes de bxe.Cest ainsi que les citoyens de Westmount et d'Outremont ont subi, à l'insbr des Montréabis.une hausse du bux de b bxe d'eau lors de l'adoption du dernier budget de b ville de Montréal.Jusqu'à cette année, le bux de b bxe d'eau à Montréal et dans ces deux municipalités ébit demeuré identique, passant simulbnément de 6% en 1962-63 à 5.6% en 1970-71 après avoir atteint un sommet de 6.38% en 1963-64.Pour l’exercice 1971-72.b ville de Montréal toutefois a fixé à 8.5% le bux de b bxe d'eau que ses contribuables doivent payer et à 7.5% celui des citoyens d'Outremont et de Westmount.Or.avant même que b ville de Montréal augmente le bux de b bxe d'eau, b ville d'Outremont estimait que ses citoyens payaient déjà deux fois trop chef son eatr compte tenu des coûts réels de fourniture.En conséquence, elle commanda une étude qui démontra que les montants de bxe ainsi perçus dépassaient brgement le coût tobl occasionné par le service montréabis.Dans ce contexte, b nouvelle hausse décrétée par la ville de Montréal parut évidemment sans commune mesure avec l’augmenbtion des coûts de service d'autant plus que le président du comité exécutif montréalais ne cachait pas que cette hausse avait pour but d'alléger le déficit financier enregistré aux postes de l'enlèvement de b neige et des augmenbtions de salaire et de traitement consentis aux employés de b métropole.Comme b taxe d'eau demeure officiellement une bxe de service et donc un impôt atbché aux coûts du senice offert et non un impôt général, malgré l'usage qu'on en fait, b ville d'Outremont entend rappeler ces principes afin que ses citoyens ne soient pas soumis à une double taxation.Ceux-ci.note-t-on, paient déjà à Outremont les coûts de l'enlèvement de b neige dans leur propre municipalité ainsi que les salaires et les traitements de leurs fonctionnaires.On ne peut alléguer à cet effet que les Outremontars.travaillant à Montréal, bénéficient des services montréalais dont celui de l'enlèvement de b neige, car alors il n existerait aucune raison pour que les citoyens de Westmount et d'Outremont soient les seuls parmi les citoyens de banlieue a être taxés ainsi.Certes dix autres municipalités de llle de Montréal achètent leur eau de Montréal mais elles en assurent elles-mêmes b distribution.Cette année, trois d'entre elles.Harnpstead.Côte-Saint-Luc et Ville Mont-Royal doivent renouveler leur contrat respectif avec b ville de Montréal.Il se peut que b hausse du bux de b taxe d'eau influe sur les négoebtions.mais il demeure que l'entente devre être réciproque.Au tobl.b ville de Montréal compbit faire entrer dans ses coffres une somme additionnelle de $2.150.000 grâce à b hausse du bux de b bxe d'eau dans les municipalités de banlieue.En 1970-71 elle avait en effet prévu des revenus à ce poste de $6.581.063 bndis que pour l'exercice en cours ses prévisions s'é-bblissent à $8.725.433 pour l'ensemble Suit* A la page 2 Saisie de boissons et de 7 permis de la R AQ par Jean-Pierre Charbonneau Le Bureau de recherches sur le crime organisé est de nouveau passé à l'action hier en saisissant et confisquant sept permis de b Régie des alcools du Québec ainsi qu'une importante quantité de boissons alcooliques.L'opération policière a débuté hier, en fin d'après-midi, par b saisie et b confiscation de six permis de b RAQ au Time Square Café Inc.et au Hofbrau Haus situés aux numéros 1434.1440 et 1442 de la rue Bleury à Montréal (près de b rue Sainte-Catherine).A ces deux endroits qui n en sont qu'un seul, les enquêteurs du crime organisé ont confisque un permis de salle à manger, deux permis de cabareb et trois permis de bar.Parmi les raisons invoquées par b RAQ, l'une d'entre elles indique que les permis sont, depuis des années, exploités pour le compte de personnes autres ue b corporation en titre et son man-ataire, Harry Fry et ce à l'insu de b RAQ.Selon les indications fournies par b Régie et les policiers, c'est une certaine corporation Saint-Pauli Café Inc.dont le siège social est situé à b même adresse - 1442 rue Bleury -, et "d'autres ' personnes qui ont opéré le commerce de boissons alcooliques,vers; Poration Time Square Café Inc.pour explotation du deuxième et troisième plancher.De plus, le permis du Time Square Café Inc.pour l'année 1970-71 était périmé et aucune demande de renouvellement n'avait été faite pour l'année 1971-72.Le second établissement touché par l'opération est le Club de Golf Saint-Michel Inc.situé au 3737 est, boulevard Métropolitain à Montréal.Les policiers ont saisi à cet endroit un permis de club de nuit au nom de Mme Thérèse Hébert-Giraud.En ce qui concerne cet établissement, que les policiers disent être un des endroits ou l'on encourageait le plus les adolescents à venir boire jusqu'aux petites heures du matin (5 heures du matin étant souvent l'heure régulière de fermeture), b RAQ précise que des personnes avaient pris possession des lieux et y vendaient des boissons alcooliques à 1 insu de b R.gie mais à b Régie mais à b connaissance des administrateur, du club.Le permis de Mme HébertGiraud était lui aussi périmé et aucune demande de renouvellement n'avait été faite.La Régie considère de plus que cette personne n est plus qualifiée pour détenir un permis de boissons alcooliques.Par ailleurs, des policiers ont déclaré qu'ils s'interrogeaient fortement sur les raisons qui empêchent depuis un an et demi b fermeture des établissements Le Bérèt Bleu Inc.(173 est.Sainte-Catherine) et Chez Parce (1258, rue Stanley).Selon les policiers, ces établissements sont l'objet des deux plus gros dossiers de b Régie des alcools.Mais, les procédures semblent depuis plusieurs mois paralysées.Les policiers reprochent à ces deux cabarets plus de 1,000 infractions commises depuis trois ans.Faites installer les GOUTTIÈRES HO-DO Galvanisé • Cuivra • Aluminium Émaillé ESTIMATION GRATl ITh: MONTRÉAL 322-4160 QUÉBEC 872-9244 PRIMEAU MÉTAL INC. 4- 4 • Le Devoir, mercredi 21 juillet 1971 éditorial Le CRTC entre le câble et la télévision Rendues publiques vendredi dernier dans un climat de hâte qui n'en favorisait guère l'examen approfondi, les nouvelles directives du Conseil de la radio-télévision canadienne au sujet de la télévision par câble risquent de compliquer, plutôt que de résoudre, les problèmes auxquels elles prétendent apporter des solutions.Sous prétexte que le câble sert surtout présentement à la transmission de signaux de télévision, le CRTC parle de ce moyen de transmission comme s'il relevait entièrement de sa compétence: il commet de ce fait une pétition de principe inadmissible.Soucieux de régler des problèmes concrets de coordination qui requièrent des solutions urgentes, il propose, d'autre part, des remèdes qui demeurent très obscurs et risquent de donner naissance à des difficultés innombrables au chapitre de l'application.Tout le document du CRTC repose sur le postulat voulant que la diffusion par câble fasse partie intégrante du “système unique " de radiodiffusion sur lequel la loi fédérale de 1968 lui a donné une large autorité.“Lorsque le CRTC parle d'intégrer la télévision par câble au système de radiodiffusion, déclare le document, il ne fait donc que développer la politique adoptée antérieurement par le Parlement".Partant de ce postulat, le CRTC s'arroge sur les entreprises de câble une autorité très étendue portant autant sur l'émission des permis que sur la programmation et les aspects financiers.Qu'il existe surtout à ce stade-ci du développement des communications, des liens évidents d'interdépendance entre le câble et la télévision par ondes, c'est l'évidence même.Il est donc normal que le CRTC ait voulu examiner de plus près les liens existants entre câble et télévision aérienne, et qu'il ait songé à des mesures visant à protéger le système canadien de radiodiffusion.Mais la diffusion d émissions de télévision produites par les stations classiques n'est qu'un aspect de l'apport possible du câble à la vie communautaire.Le câble sert surtout pour le moment à doubler ou à prolonger la télévision classique.Il sera appelé demain à jouer, dans les domaines de l'information, de l'économie, de la vie culturelle, de l'activité communautaire, des rôles beaucoup plus diversifiés.Le câble, conçu dans sa nature même et à travers l'éventail très large de ses fonctions éventuelles, relève-t-il au premier chef et en totalité d'un organisme fédéral comme le CRTC?Celui-ci peut-il prendre prétexte des liens existant entre le câble et la télévision pour parler comme s'il était appelé â régir tous les aspects du développement éventuel de la diffusion par câble?Le CRTC parle comme si ces questions étaient réglées.Il oublie trop facilement que le seul article de la loi de 1968 qui lui donne autorité en cette matière est vraisemblablement l'article 3, où il est question “d'entreprises de réception de diffusion’: on cherche en vain, dans cette loi, toute autre mention le moindrement explicite du câble, ce qui explique probablement que le CRTC invoque toujours l'autorité de la loi en termes on ne peut plus enveloppés et généraux.11 faut voir la question du câble dans la perspective plus large de tout le problème des communications à l'intérieur d'une société.Vu dans cette perspective, le câble ne fait pas que présenter un intérêt certain pour le Québec: il y a même des raisons très sérieuses de soutenir qu'il doit relever de l'Etat québécois plutôt que de l'Etat fédéral.Il eût été capital que le document du CRTC soulignât clairement cette distinction.Sauf une très vague référence introductoi-re à des consultations entreprises par Ottawa avec les provinces “sur les conclusions du rapport de la Télécommission'', on ne trouve malheureusement, dans le texte du CRTC, aucune réserve de cette sorte.L'autorité fédérale a été la première à occuper ce champ nouveau: elle en parle désormais comme si ce fait lui conférait un droit prépondérant et plénier sur l'ensemble du secteur.Indépendamment des problèmes â long terme, le CRTC devait proposer des solutions à des problèmes urgents d'intégration qui se posent d ores et déjà entre le câble et la télévision.L'utilisation que le câble fait présentement d'émissions produites par des stations de télévision est une véritable piraterie.Le développement désordonné du câble pourrait.d'autre part, entraîner une fragmentation des auditoires et des revenus commerciaux susceptibles de compromettre l'avenir du système classique de radio-tdé-vision.L'Association canadienne de la télévision par câble, s'appuyant sur le soi-disant droit des abonnés, refusait à cet égard toute idée de versement d’un droit quelconque aux producteurs des émissions: elle réclamait, pour son développement, une liberté à peu près totale.L'Association canadienne des radiodiffuseurs.pour sa part, ne demandait rien de moins que l'annexion à peine déguisée des entreprises de câblodiffusion aux entreprises de télévision par ondes.Ni l'une ni l’autre de ces positions n'était acceptable.Le libéralisme préconisé par les porte-parole de l'industrie du câble reposait sur des sophismes grossiers méconnaissant gravement les droits des producteurs.L'annexion souhaitée par les ra-diodiffuseurs devait être rejetée au nom même de cette vocation beaucoup plus large du câble dont il a été question plus haut.Jouant les Salomon, le CRTC prescrit que les entreprises de câble devront payer des redevances pour les émissions qu’elles empruntent aux stations de télévision.Il accorde aussi à ces dernières un monopole sur les revenus de la réclame commerciale.Le principe de la redevance est juste: chacun doit payer pour les éléments dont il se sert afin de mettre un produit sur le marché.Il semble toutefois qu'en pratique, l'application de cette décision doive donner lieu à des difficultés considérables.Sur quelle base établir de telles redevances?Comment tenir compte des mille et un facteurs qui devront être retenus?“Cette formule, déclaraient en avril les radiodif-fuseurs devant le CRTC, est pour nous la plus compliquée, la plus difficile à administrer, la moins désirable et la moins pratique de toutes pour les intéressés".Les entreprises de câble avaient fait valoir, quant à elles, combien peu une telle mesure se justifie en fonction du degré actuel de développement économique de chaque secteur.Le CRTC est conscient de ces difficultés.Aussi a-t-il laissé aux parties intéressées le soin d'établir par voie de négociation les bases d'un accord.On doute qu'un tel accord puisse se réaliser à brève échéance.Quant à la réclame commerciale, le CRTC n'a pas justifié l'interdiction qu'il adresse à cet égard aux entreprises de câble.Il existe de nombreux types de réclame qui pourraient très bien convenir à ce médium.Pourquoi réserver d'autorité au médium déjà le plus choyé la totalité du gâteau?Ce qui fait défaut, dans le document du CRTC, c'est un examen approfondi de la nature du câble et de la place qu'il doit occuper au sein de la communauté.Une étude plus sérieuse eût conduit le CRTC à formuler à cet égard des recommandations importantes non seulement au chapitre de la programmation et de la réclame commerciale mais aussi au chapitre de la propriété et du statut juridique.Cette perspective est malheureusement absente dans le document du CRTC.Le CRTC avait le devoir d'intervenir afin de régler certains problèmes urgents.Le document publié vendredi est cependant décevant.Il suppose réglées des questions de fond qui ne le sont pas.Au chapitre des questions qui relèvent immédiatement de sa compétence, le CRTC cherche à trancher la poire en deux d’une façon qui risque de ne satisfaire ni les dirigeants de l'industrie du câble, ni ceux des entreprises de télévision.La décision du CRTC aurait gagné à rester plus longtemps sur le métier.Claude R YAN bloc-notes Le lock-out de La Presse Dimanche, le bruit avait couru qu'une grève ou un lock-out pourrait survenir à La Presse.Depuis, la compagnie qui publie le quotidien de la rue Saint-Jacques a décrété le lock-out contre trois groupes d'employés: les expéditeurs, les typographes et les pressiers.Du côté syndical, non seulement ne parle-t-on pas de grève, mais encore tout serait fait pour l'éviter.En dépit des mesures ' policières" prises ces jours-ci, qui laissaient prévoir un affrontement n'excluant pas la violence, la crise semble devoir revenir autour d'une table de négociations.Cest là que les deux parties ont intérêt à se rencontrer, même si dans ce cas la période de conciliation est terminée.Dans des conflits de travail semblables, où l’opinion publique peut jouer un certain rôle, ü faut ordinairement prendre avec un grain de sel les projets et les stratégies que la partie syndicale prête à la partie patronale ou que la compagnie impute aux dirigeants syndicaux.Il n est pas indifférent, en effet, que la responsabilité de la rupture soit portée par l'employeur ou les em- ployés.La direction de La Presse a laissé entendre dans son communiqué d'hier matin que les typographes et les expéditeurs n'avaient pas répondu à ses offres et que les pressiers ne s'étaient pas présentés chez le conciliateur, lundi, malgré son offre de poursuivre les négociations après l'expiration de la conciliation.Dans ce contexte, les mesures policières et autres prises par la compagnie n'auraient visé qu’à prévenir une grève.Bien des syndiqués soutiennent, au contraire, qu'ils n ont pas envisagé de cesser le travail, que la compagnie a si peu voulu négocier quelle n'a fait connaître ses offres salariales qu'aux employés individuels, récemment, par lettre, procédé qui manifesterait l'intention de l'employeur de casser les syndicats avant de régler le sort d'un certain nombre d'employés qu'il faudrait mettre à pied par suite de changements technologiques.propos d'actualité "A l'instar de l'homme de tous les temps, notre contemporain est souvem déchiré entre le désir de reconnaître effectivement le caractère aberrant de la violence et la tentation de lui accorder une respectabilité quand elle est mise au service d une communauté fraternelle, d'une patrie ou de la jiutice.Sans prétendre donner ici un principe qui tienne compte de toutes les situations possibles, nous croyons fermement que c'est l'un des plus pressants appels faits à la conscience de l'homme de notre temps que celui de dépasser la problématique d'autrefois et de s'installer résolument dans la voie de la non-violence, la seule qui soit compatible avec la vie fraternelle Etant donné les moyens dont on dispo-m au Canada pour faire valoir ses droits, il est clair que le premier devoir des Canadiens, dans les difficultés qu'ils rencontrent, est de renoncer d une façon absolue à la violence, même à la violence limitée et calculée, meme à la violence tactique." (Lettre des évêques catholiques du Canada à l'occasion du centenaire de la Conlédératicn.7 avril 19671.L'histoire des relations de travail à La Presse en témoigne, les conflits dans cet important quotidien francophone ne sont jamais simples, puisqu'il y a plusieurs syndicats en cause.Greve ou lock-out partiel peuvent difficilement être réalisés sans qu'un jour ou l'autre tous les employés ils sont 1,500 - y passent.Que le journal ferme temporairement ses portes ou qu'il continue de publier au prix de dangereux déchirements entre les divers syndicats, l'impact économique, humain et social en est toujours considérable.On se refuse à croire que dans le contexte social actuel de la métropole, l'une ou l'autre partie ait envisagé un coup de force qui lui permettrait de gagner du terrain au détriment de l'autre.La police de Montréal a expulsé de leurs ateliers de travail quelque 100 typographes qui avaient refusé lundi soir de les quitter après avoir été avisés du lock-out.L'évacuation des lieux, s'il faut en croire certains témoins et une photographie souriante du Montreal Star d’hier s'est faite sans violence ni arrestation.Il risquerait toutefois d'y avoir des jours moins calmes, si l'escalade devait continuer, impliquant graduellement les autres employés et les journalistes.• La Presse n'est pas une institution isolée dans la métropole.Elle occupe une place centrale dans l'information de la population francophone.Rien de ce qui s'y passe ne peut laisser indifférents les autres secteurs de la communauté.Les parties qui s'y affrontent peu- vent parfois agir comme si leurs litiges étaient purement internes.Moins que jamais peuvent-elles ignorer les conséquences extérieures des actions qu elles entreprennent, ni sous-estimer les interventions qui pourraient surgir chez elles, à leur plus grande surprise, et leur faire échapper le contrôle du jeu.Il ne suffit pas de négocier, il faut faire des propositions et des contre-propositions qui ont quelque chance de conduire à un règlement équitable.Il est étrange que la bataille ait été engagée avant même que le débat ait pu faire l'objet d'un exposé substantiel d'au moins une des parties en présence.Ce n'est pas sur cette voie que le climat social de la métropole va être amâioré.Si quelque espoir d'une reprise des négociations est encore possible, les parties devraient s’y accrocher fermement.Il n est pas indifférent, en effet, que dans la métropole actuelle, la négociation soit écartée ou retenue comme moyen de résoudre les conflits.Ce n’est pas en Inde mais au Pakistan que se trouvent le problème principal et la source des autres misères indécibles qui continuent de décimer non seulement les réfugiés, mais tous ces millions d’autres Bengalis qui ne peuvent compter sur les secours et la sécurité d’aucun camp de réfugiés.Il peut être facile de se soulager la conscience en augmentant les subsides accordés aux 6 millions de réfugiés II serait plus utile pour la paix et l’avenir politique des Bengalis que la communauté internationale s'attaque à résoudre la question de fond: cello que M.Sharp voudrait cacher et qui s’appelle l'indépendance du Bangla Desh.L’avenir du Bangla Desh Après les massacres, le gouvernement militaire va maintenant tenter de présenter à l’opinion mondiale de "bons” Bengali qui vont servir de façade au régime brutal qu'il a établi dans la région orientale.On raconte qu'il s'en trouverait déjà au Canada.La presse d'ici ne doit pas être dupe de ces procédés Quel que soit le prétexte officiel de ces représentants "authentiques” des BengaÜs et de militaires de Yahya Khan, il y a lieu d’attacher le grelot.Les trois députés canadiens qui ont visité les camps de fugitifs pakistanais en Inde ont déclaré à leur retour à Ottawa qu’il ne serait d'aucune utilité pour ces millions de ré: fugiés de condamner le Pakistan.Ne faudrait-il pas plutôt conclure qu’il est grandement utile au régime militaire de Yahya Khan de n’è-tre pas condamné, de continuer de bénéficier de l’aide du Canada et des Etats-Unis, et ainsi de pouvoir en finir avec les forces politiques bengali?Il y a en effet, à côté des quelque six millions de réfugiés, principalement des Hindous qui ont dû fuir les massacres faits au nom de la foi musulmane et encore des dizaines et des dizaines de millions de Bengali qui sont soumis à la terreur militaire.Les premiers ne pourront jamais revenir au Pakistan aussi longtemps que les techniciens du génocide y feront la loi.Les autres demeureront dans des conditions de santé et de sécurité encore pire que celles des réfugiés, tant au un gouvernement proprement bengali n'aura pas été constitué pour remettre en marche l'économie de la région et rétablir un minimum de confiance au sein de la population.Trop de questions en effet restent encore sans réponse Comment se fait-il que le président du Pakistani occidental ne se soit pas encore rendu visiter la région orientale du pays, s’il est vrai, comme le raconte la presse censurée du régime, que l’ordre y a été rétabli et la vie a repris son cours normal?Que viennent faire dans la région sous contrôle militaire ces missions “d'islamisation", dans un pays musulman à 90%?Si les troubles doivent être attribués à la malheureuse minorité hindoue, et aux faux musulmans qui étaient des Hindous “déguisés", suivant l'expression d'un homme du régime, comment se fait-il que les forces d’occupation.suivant une information du New York Tîmes, forcent des Bengalis à parler la langue du régime occidental, langue qui avait déjà donné lieu à des massacres dans le passé?Tant qu’un référendum n'aura pas permis de connaître le sentiment de la population depuis l’intervention militaire, les manoeuvres d’Islamabad ne convaincront que les chancelleries hypocrites.Jean-Claude LECLERC Pourquoi le "câble" devra payer un droit aux radio-diffuseurs lif Conseil de la radio télévision canadienne a publié le 16 juillet son énoncé de politique sur la télévision par câble, sous le titre: la radiodiffusion canadienne: "un système unique”.Voici un extrait de ce document expliquant pourquoi le râble devra payer un droit aux radio-diffuseurs.lévision sont les fournisseurs et les systèmes de télévision par câble sont les Les systèmes de télévision par câble dépendent des stations de télévision pour bien des services.Bien sûr, ce sont les stations de télévision qui produisent les emissions, mats ce sont elles aussi qui élaborent un ensemble de programmation qui saura capter l'auditoire, ce sont elles aussi qui font la publicité qui attirera l'attention de l'auditoire sur cet ensemble de programmation.Evidemment, c’est l'intérêt que suscite cette programmation qui permet au système de télévision par câble de gagner des abonnés à ses services.En outre, les stations de télévision assurent d’autres conditions favorables pour l’exploitant de l'entreprise de câble.Elles acheminent les signaux jusqu'au site de réception ou de distribution du système.Non seulement acheminent-elles les signaux, mais, à partir d'un film optique par exemple, qu elles transforment en ondes électromagnétiques de fréquence radio, un signal immédiatement utilisable par le système de câble, sans conversion majeure.Ce sont là des économies importantes pour l'exploitant d'un système de câble.De fait, sans ces services, aucune entreprise de télévision par câble n'aurait de chance de survivre au Canada ou ailleurs.En mots plus simples, le rapport ton-damental est le suivant: les stations de té- usagers.Le principe fondamental en jeu ici est le suivant: chacun doit payer pour ce qu'il utilise dans l’exploitation de son entreprise.Même s’il n’en résultait aucun dommage, ou si les systèmes de télévision par câble augmentaient les bénéfices des stations de télévision, ce principe vaudrait encore.Par exemple, certaines pièces de musique voient leur popularité augmenter par le fait de leur diffusion à la radio mais non seu-lemet les stations ne reçoivent rien pour cette diffusion, elles doivent payer pour l’usage qu'elles font de cette musiue.Le Conseil doit donc rattacher ie principe fondamental d une compensation pour les services rendus et pour l'usage qu'on en fait, à la prise de conscience d'un fait bien concret selon lequel les stations de télévision-seront incapables à longue échéance, d'assurer, sans compensation, les nombreux services dont dependent les systèmes de télévision par câble.Cependant, il ne s’agit pas simplement de la nécessité d'un transfert de fonds.Les sommes versées par les systèmes de câble devraient servir a seconder les radio-diffuseuts dans la tâche qui leur incombe de satisfaire aux besoins toujours croissants du public pour des émissions canadiennes de haute qualité.Toute méthode de rémunération devra servir à renforcer la radiodiffusion en augmentant la valeur du système, et alors, tous ceux qui contribuent à de tels programmes devraient pouvoir participer à leur succès; ce système créera les stimulants qui sont- nécessaires à la production des programmes les plus valables.lettres au DEVOIR La Conférence des recteurs et Le financement des universités Monsieur Rvan.Pour faire suite aux propos que vous teniez dans votre editorial du 12 juillet 1971 concernant le financement des universités québécoises pour l'année 1971-1972.permettez-moi de vous faire part des réactions suivantes.D’abord, la Conférence des recteurs est pleinement d'accord avec vous à l'effet qu'il est désirable que des organismes publics et para-publics, impliqués dans l'enseignement supérieur québécois.fassent des efforts pour renseigner le plus complètement possible le grand public sur les objectifs du milieu et les décisions qui en découlent Cest d'ailleurs la politique de la Conférence des recteurs, comme vous pouvez en juger par les nombreux communiqués de presse que nous avons émis dont certains portaient sur les prévisions de population étudiante.les bassins d aUmentation et les caractéristiques des professeurs des universités du Québec.sur le financement, etc.Cette pobtique est renforcée grâce à la mise en place d'un sous-comité du Conseil d'administration de la Conférence qui travaille en ce moment à l'élaboration d'un protocole d'échange de renseignements entre les universités, les ministères.les autres organismes impliqués et le grand public.Je me ferai un plaisir de vous faire tenir copie de ce protocole dès son approbation.vous n'êtes pas sans savoir qu'un grand nombre de considérations sociales, politiques, économiques et historiques affectent les décisions concernant les sommes globales et leur partage entre les universités Ceci fait que présentement et contrairement à l'Ontario, nous n'avons pas une formule de financement qui peut être objectivée facilement En quelques mots et au risque de simplifier de façon grossière, on peut dire que l'approche québécoise est une approche historique En effet, l'enveloppe globale pour 1971-1972 a été déterminée en augmentant de 13.5?c les masses salariales de 1969-1970 et de lOfJ les autres postes du budget Ceci permet de déterminer l'enveloppe globale et sa répartition entre institutions De ces dépenses autorisées.les revenus privés et les (rais de scolarité sont déduits des institutions afin d'arriver aux sommes attribuées par le Ministère et dont on nous a fait part récemment ü me fait plaisir de noter que des travaux sont présentement en cours à la Conférence et de concert avec le Ministère, afin de trouver des formules de financement plus équitables et efficaces Permettez-moi de signaler d'ailleurs que cette année comme dans le passé, les universités ont pris l'initiative de proposer au Ministère des révisions dans les cahiers des données budgétaires à transmettre Nous aurions aimé pouvoir réagir rapidement et tirer des comparaisons avec la province de l'Ontario, comme nous l'avons fait dans le mémoire sur le financement dont nous vous avons fait tenir copie récemment, mais â cause des changements arrêtés dans ce qui est reporté dans l'enveloppe globale, nous croyons que même la statistique de 23 0% que vous citez n'a que peu de signification.(Notez l'écart entre les règles d'analyse qui utilisent 13.5% et 10% d'augmentation sur deux années et le 23%).Nous poursuivons cependant en ce moment des études techniques complexes pour tenter de tirer de telles comparaisons et nous vous ferons, sans doute, part de nos conclusions Je note au passage votre allusion à la définition de "lobby" que le ministre Saint-Pierre a attribuée à la Conférence des recteurs Quoique le terme "lobby" puisse être utilisé de façon non péjorative.les gens avec qui nous en avons parlé font des parallèles qui témoignent d'une interprétation négative du terme Cest dâilleurs une interprétation que le Ministre et ses fonctionnaires ont fait beaucoup pour modifier récemment, comme en témoignent les rencontres de plus en plus nombreuses et les travaux effectués conjointement par la Conférence des recteurs et le Ministère de l'éducation Je crois qu'il est en effet désirable de ne pas tirer de parallèle entre un organisme qui regroupe les premiers responsables de l'exécution des pobtiques d'enseignement que le Ministère de l'éducation arrêtent en consultation avec le milieu dont la Conférence et d autres "lobbies" qui sont des regroupements de personnes dont les intérêts sont purement pécumers et qui font du lobbying afin d'assurer leurs profits.Je soumets que la Conférence des recteurs est dans une situation tout à fait différente qt que les relations entre elle et le Ministère de féducation et le Conseil des universités en témoignent.Soyez assuré que nous nous feue rons un devoir de vous faire parvenir tous les renseignements possibles quant aux objectifs, aux décisions et au fonctionnement des universités québécoises afin d'assurer qu'il vous soit possible comme à d'autres personnes intéressées de porter des jugements qu'il est dans l'intérêt de tous de connaître.Pour la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec.Pierre-Paul PROULX.directeur administratif Montréal, le 15 juillet 1971.Quand l'extase tient Heu de bilan Je n'ai jamais rien vu d'aussi peu écrit, que les pages d'hommage à Claude Gauvreau.dans "Le Devoir" et "La Presse”.Cela comprend des gémissements, des trépignements, des déclarations déchirantes et de plates condoléances comme celles du psychiatre Cormier au frère Pierre Cela fait penser aux fêtes criardes auxquelles a droit n’importe quel trépassé chez les peuples primitifs.Evidemment juillet est saison morte pour les journaux.On n'a pas beaucoup d autres soucis que de remplir la page On s'étonne alors qu'on n'ait pas eu recours à Claude Jasmin, un fort en couplets.Mais au juste qui était Claude Gauvreau?Quelle est la valeur de l'oeuvre qu'il laisse?Fut-il surtout animateur de l'Au- tomatisme.une fois M.Borduas parti aux Etats-Unis, puis en France?Ou même avant ce départ, pour compléter Borduas qui demeurait à Saint-Hilaire, n'avait pas d'automobile, alors que la plupart des célébrations avaient heu à Montréal?Il y a de plus une chose à comprendre, c'est que Borduas.première époque, faisant des anges à la Maurice Denis, n'égalait pas son vieux maître Osias Leduc, et que l'Automatisme, mouvement passionné et un peu fou qui ne convenait pas à sa réserve.lui a peut-être d'abord servi à accomplir sa carrière.Alors, quoi'’ Le principal animateur aurait été Claude Gauvreau qui, bien jeune encore, avait besoin d'un aîné complaisant, d'ailleurs émerveillé par sa verve, pour le pous- ser en avant.Cest là un point qui demande attention On ne l a pas considéré, on a préféré trépigner Et l'oeuvre elle-même'’ Qui en a parlé?Qui a répondu à la question suivante, pourtant posée par l'oeuvre poétique de Gauvreau?Jusqu'où.usager de la langue commune.a-t-on le droit d'inventer des mots nouveaux, souvent purement gratuits et artificiels?Tant va pour Gauvreau que pour l'Automatisme.Il s'agit moins de s’extasier oue d'établir le bilan, surtout à l'occasion de l'exposi tion des automatistes à Paris, occasion sur laquelle saute le bon homme Hertel pour voler au se cours de la victoire alors qu’il n'en fut jamais que la risée.Jacques FERRON, Longueuil, le 19 juillet 1971 Réponse à un défunt M.Robert Guy Scully, journaliste défunt, s'adresse à moi dans Le Devoir du 17 juillet.Il semble prendre à la légère mes articles sur la mort et se permet de faire de l'humour sur sa propre mort Je dois avouer que les gens qui osent rire de leur mort sont très rares et que je n'ai jamais vu autant de courage et de témérité chez un farceur.J'espère, pour son bien, que Monsieur Scully sait ce qu'il fait et qu'il en connaît les conséquences sur le plan occulte, car il serai! dommage de perdre dans la fleur de l'âge un journaliste aussi humoristique.Tout le monde ne partage pas le point de vue allègre de Monsieur Scully sur mes articles.Un spécialiste des sciences occultes.fondeur de chandelles de son métier, a téléphoné chez moi pour me dire que j'appelais la mort de quelqu'un par mes articles.Je tiendrait plutôt à dire que je cherche a la conjurer en familiarisant tous les vivants avec l'idée de la mort avant qu’elle ne s'impose à eux en vertu d'une ignorance de leurs propres capacités sur le plan du destin.Un poète est mort Un lutteur est mort Un financier est mort.Et cela, en l'espace d'une semaine-D’autres morts viendront fatale ment s'ajouter à celles-là û n'est pas le point.Nous mourrons tous, dit-on! Ce qui s'impose à moi < bien plutôt la façon dont ces k -• 4 , .Le Devoir, mercredi 21 juillet 1971 • 5 Comment peut-on être chinois ?À l'ombre duBrési! Suite de la première page "sentir" la manière d’être et de vivre d'une société, l'étranger est donc réduit au rôle d’enregistreur captif des lieux et propos qu’on lui permet de voir ou d’entendre.Vous êtes d’abord tenté de voir dans tout cela le moyen de vous couper des gens, de filtrer les renseignements que vous recueillez; aussi saisissez-vous toute occasion de gratter le vernis officiel, d’arracher a vos hôtes une opinion soi-disant personnelle.C’est peine perdue.Toutes les reposes aux questions un tant soit peu interprétatives sont coulées dans le même moule: la pnsée de Mao Tsé-Toung, le grand parti communiste, la ligne des masses, la correcte attitude p-litique, les trois mouvements révolutionnaires et j’en passe! Vous vous consolez en apprenant que l'expérience d'un Edgar Snow, chroniqueur chevronné de la révolution chinoise qui jouit, au surplus, de la confiance des maîtres de Pékin, n’est pas différente de la vôtre: même les Chinois avec lesquels le journaliste américain est lié d’amitié depuis trente ans lui ont servi l’an dernier les mêmes répliques stéréotypées qui ont cours en Chine, depuis la résolution culturelle.Voilà qui réduit singuüèrement l’utilité des schèmes d’interprétation du journalisme occidental.Se pourrait-il que les Chinois n’aient pas d’opinions personnelles.que seules comptent pour eux les opinions collectives se situant dans le corridor idéologique de la pensée maoiste?Vous finissez par le croire à demi.L’encadrement officiel vous apparaît alors comme le moyen d'assurer le confort des étrangers, de lever la barrière linguistique qui les sépare des Chinois et d’organiser pour eux une prise de contact avec la réalité chinoise qui soit significative.Libre à eux.ensuite, de relativiser leur expérience, de décider qu’on a choisi de leur montrer le mieux, plutôt que le moyen - mais certainement pas le pire.Pourtant, la franchise, la candeur même avec laquelle chacun, en tout lieu, répond à vos questions ne peut qu'impressionner favorablement.Il faut parfois user de ruse et de patience pour obtenir réponse; mais le mal que les Chinois se donnent pour tourner une question délicate permet de présumer qu’il leur répugne de vous mentir.Thé et débarbouillettes Un rituel immuable, rigoureusement uniforme, partout en Chine, régit ces visites officielles.Vous arrivez dans une commune, dans une usine: petit livre en main, un attroupement vous applaudit.Vous serrez la main de deux ou trois membres du comité révolutionnaire du lieu, qui vous invite à pénétrer dans une salle commune.Pendant que des jeunes filles distribuent des debarbouillettes humides (la plus rafraîchissante des coutumesi.un porte-parole vous remercie de l’honneur que vous faites à son institution et vous présente les membres du comité d’accueil, parmi lesquels se trouvent toujours des représentants des • masses", c’est-à-dire des simples travailleurs ou des administrés; plus tard, ceux-ci interviendront spontanément pour compléter les réponses du porte-parole On sert le thé.on offre des cigarettes, puis l’on se cale dans son fauteuil pour écouter l’exposé liminaire, que l’interprète traduit par bribes Abondamment émaillé de chiffres et de résultats, cet exposé couvre infailliblement cinq points • combien déplorables étaient les conditions faites aux travailleurs de l’usine, ou aux paysans de la commune, ou aux étudiants du lycée, avant la Libération.combien faible le rendement, égoistes les motivations, incorrecte la pensée politique qui animait l'institution, • combien remarquables sont les progrès accomplis depuis, sous l’inspiration de la pensée Mao Tsé-toung et l’impulsion du grand parti communiste chinois; • comment, néanmois.la clique révisionniste de Liu Shao-shi avait réussi à contaminer l'institution de ses MMtï il PH Devant le musée de la révolution, la galerie des héros marxistes-léninistes : un Marx rose bonbon et gris argent, sur fond chartreuse, un Engels orangé sur fond azur.Cent verges plus loin, le Lénine de tout le monde et le Staline des grands jours.erreurs et à l’engager dans la voie capitaliste; • comment la grande révolution culturelle prolétarienne, en incitant les masses à contester les cadres jusqu'à ce que ces derniers fassent leur auto-critique, a permis de corriger ces erreurs et de relancer la production dans la voie révolutionnaire; • que, néanmoins, tout n’est pas parfait, qu’il reste bien des insuffisances techniques à combler, que les masses et les cadres pourraient mettre plus d’ardeur à étudier et à appliquer la pensée du président Mao et que si les visiteurs étrangers, à l’issue de leur visite, ont l’obligeance de formuler critiques et suggestions, leurs hôtes leur en seront des plus reconnaissants.Nous nous levons alors pour visiter les lieux.La tournée ne dure jamais moins d’une heure; entre les exposés techniques, qui font souvent suer les interprétés, le groupe entoure une travailleuse - la plus jolie, naturellement - pour cerner les conditions de vie et de travail des “masses": elle répond de bonne grâce à toutes les questions, même lorsqu'elles frisent l'indiscrétion.Au passage, notre guide traduit les slogans.banderoles et plans de production qui placardent les lieux.Plus loin, on nous pointe du doigt un groupe de travailleurs en session d'études politiques: ils déchiffrent l'éditorial du 1er juillet du Renmin Ribao.le quotidien du peuple, qui fait l'historique du parti communiste chinois, dont on célèbre cette année le cinquantième anniversaire.Nous réintégrons enfin la salle de conférence où pendant plus d’une heure, nos hôtes répondront à nos questions: évolution de la production, salaires, composition du comité révolutionnaire, impact de la révolution culturelle sur l’institution.Nulle question ne restera sans réponse: et si quelque détail nous a échap pé, c'est que nous aurons négligé de nous en informer.Ce détail, d’aillaurs.n’aura souvent de signification que pour le sinologue averti, qui fera l'effort d'analyser les observations recueillies dans trente usines, dans cent communes, pendant une période donnée Pour qui n’a pas cette patience monacale compteront surtout les impressions d'ensemble: j’en livre quelques-unes.Le culte de Mao D abord la propagande.Avant d’entrer en Chine, des récits trop abstraits nous ont appris qu elle est omniprésente, envahissante; par référence aux schèmes fascistes ou stalinistes, nous en avions conclu qu'elle fait peser sur le peuple chinois un joug subtil, une ombre oppressante.A tort.Certes, le portrait de Mao est partout en peinture, en effigie, en relief, dans les usines, les hôtels, les gares et les écoles.A toutes les intersections, ou peu s’en faut, sa parole stimule, enseigne, endoctrine.Sur la table de l’ouvrier comme ae l ins- Le projet du Bassin de la Plata tituteur trône le petit livre rouge, que l’on consulte régulièrement, mais surtout dans les moments difficiles.Tous les Chinois consacrent chaque semaine deux, trois heures à méditer ses pensées, à imaginer les moyens de l’incarner dans leur vie quotidienne.Mais on cherche en vain le signe d’une quelconque oppression.C’est apparemment sans contrainte que les Chinois participent à cet effort de politisation collective, certainement le plus intense et le plus gigantesque jamais entrepris par aucune société.Et tout indique oue les Chinois ne sont pas prêts de sombrer dans cette indifférence avec laquelle, dit-on, les Soviétiques ou les Européens de l’Est ont appris à escompter la propagande officielle.Là où un intellectuel occidental trouverait matière à cynisme, l'intellectuel chinois semble trouver l'occasion d’une humble communion avec le peuple.Peut-être, en son for intérieur, continue-t-il “d'objectiviser” ce culte de la personnalité, de la pensée d’un homme; mais alors, c'est qu’il accepte consciemment de s'y assujetti, pour des motifs qui lui paraissent transcender son ego.En effet, le mouvement politique qu'anime Mao Tsé-toung depuis plus de quarante ans est parvenu à libérer la Chine des impérialismes étrangers.Au prix d'un embrigadement rigoureux et d’une impitoyable uniformité, certes détestables pour les Occidentaux imbus de libéralisme.mais qui ne briment en rien l’immense majorité du peuple chinois soumis précédemment au joug féodal, le communisme chinois a réussi à améliorer très sensiblement les conditions d'existence de 500 millions d'humains.Au surplus, la pensée maoiste véhicule des valeurs modernes, dans une société que ses traditions conservatrices ont longtemps écrasée; le strict égabtaris-me qu elle prône est un idéal séduisant, auquel peu d'hommes peuvent rester insensibles.Enfin, la révolution culturelle a confirmé que les dirigeants chinois veulent à tout prix éviter que leur révolution ne se fige dans le monolithisme politique, le capitalisme d’Etat, avec son cortège d'inégalités et de privilèges, qui caractérisent la société soviétique.Mao Tsé-toung a pris le risque que l'ouragan des gardes rouges emporte l'appareil de l’Etat, du parti, péniblement édifié depuis 1949: c'est qu'il voulait enraciner l'esprit dialectique, c'est-à-dire l'esprit de contradiction, dans la société chinoise.Ce germe de démocratie parviendra-t-il à surmonter le conformisme idéologique que Mao juge par ailleure nécessaire pour convertir les Chinois au socialisme?Sur les ruines de l’Empire du Milieu, une civilisation nouvelle est-elle vraiment en train d'ap-paraitre ?Les hommes et les femmes que j'ai reheontrés, de Pékin à Canton, en sont convaincus; et c'est cette conviction qui fait qu'ils sont Chinois.Demain: la bataille de la production.par XAVIER USCATEGUI Depuis quelque temps, on voit s'esquisser la formation d’un nouvel organisme international, le Bassin de la Plata.Il couvre, en gros, les terres drainées par 1er cours d’eau qui viennent déboucher dans l'Atlantique en aval de Buenos Aires et de Montevideo, - correspondant à l’Uruguay et au Paraguay tout entiers, au sud-est du Brésil, à la zone orientale de la Bolivie et de l'Argentine (la “pampa humide”, la partie relativement en exploitation du pays).L’ensemble comprend 3.100.000 km2 et est habité par environ 80 millions d'habi-lants.A c|uoi correspond le projet?Les interpretations sont multiples.La seule explication exclue est bien celle du développement autonome.Pour les uns, il s'agirait d’une position de repli, devant la faillite évidente de la tentative de Marché commun connue sous le nom d'AL-ALC (Association latinoaméricaine de libre commerce^ Pour d'autres, ce serait une contre-offensive dirigée contre le relatif essor du regroupement des pays sud-américains du Pacifique, y compris la Bolivie, sous le nom de Pacte des Andes.E en est pour qui l'explication consisterait en une tentative de pénétration de groupes financiers internationaux, tendant a mettre la main sur une zone favorisée par la nature.D'autres estiment que le plan recouvre simplement les ambitions hégémoniques du Brésil sur ses voisins, sinon sur l’Amérique latine entière.Comme les choses ne sont jamais simples, il y a un peu de tout cela.Et, du seul fait de son existence, le projet contient davantage encore, de par les réactions qu’il suscite, de par les contradictions qu’il aiguise.La zone et l’historique La zone du Bassin de la Plata, considérée seulement du point de vue géographique.est potentiellement riche, d'une façon indéniable.Elle compte avec un climat tempéré (atteignant des aspect subtropicaux au Brésil et en Bolivie), d’excellentes terres d’alluvions abondamment arrosées par de grand fleuves pourvus d’un réseau serré d’affluents.Les réserves d’énergie électrique sont colossales.Elle garde des réserves minérales très importantes (le fer du Mutun en Bolivie et de TUrutum au Brésil), du pétrole et du gaz, des voies de transport naturelles.Elle semble vouée à un élevage à grande échelle et à une exploitation agricole active, et en même temps ouverte à un développement industriel intensif.Cependant, rien de cela n’a été fait jusqu’à présent, la zone reste livrée a l'élevage extensif sur les grands domaines et à une industrialisation sporadique dans quelques centres urbains.Le projet concernant la formation d’une Corporation financière du Rio de la Plata procède de l’OEA où il a été présenté officiellement à une date récente, les études datant de 1967.Les réunions des pays intéressés n’ont pas fait avancer notablement les plans, qui en sont restés au stade de quelques programmes de grands travaux dits “intégrés" (internationaux).Les réunions qui ont eu lieu ont éprouvé les secousses des événements politiques, ont été ajournées à diverses reprises à la suite de frictions diplomatiques.La récente réunion d’A-suncion.en mai, a ramené à 20 millions de dollars le montant du capital prévu par la Corporation financière.Cest vraiment fort peu pour des ambitions d’une telle envergure.Hauts et bas du projet • Vers 1965, la dictature militaire venait de s'instaurer au Brésil.Elle se préparait en Argentine.D y avait des régimes militaires apparemment solides au Paraguay (Stroessner) et en Bolivie (Barrientos).Cétait l'apogée des thèses des “frontières idéologiques”, dont le général Ongania faisait le panégyrique au Brésil, en compagnie du commandant en chef de ce pays, qui s appelait alors Costa e Silva.L Amérique latine toute entière allait, semblait-il.de gré ou de force, céder aux partisans des régimes autoritaires et créer, contre les tentatives des rebelles, la "force interaméricaine”, avec la participation dominante des Etats-Unis: l’essai en eut lieu contre la République Domini-cainse.avec des contingents paraguayens et brésiliens.Mais il y eut une sécession maintenue au Chili, et il y eut la formation du groupe des Andes, qui dissocia le plan général, en même temps que l’ALALC s’embourbait dans l’impuissance.Le projet du Bassin de la Plata commença alors à se dessiner, comme une position de repli, à plus forte raison après la révolution du Pérou et les élections chiliennes.Cependant, les plans politiques ont essuyé de durs revers.La mort de Barrientos d’une part et la nouvelle révolution bolivienne, d'autre part la chute d’Ongania et la situation chaotique créée en Argentine, ont disjoint l’armature fragile du programme du Bassin de la Plata.Pour confus que soient encore les événements d’Argentine, ils sont indiscutablement liés à une montée de nationalisme qui s’oriente en premier lieu contre toute idée de subordination, spécialement à l'égard du Brésil qui fàit un peu figure d ’ ennemi héréditaire".Les points de friction ne manquent pas: • les ouvrages hydroélectriques du Brésil sur le cours supérieur des rios Parana et Uruguay, en cours d’exécution ou en projet, faits sans les consultations préalables prévues, et qui menacent.dans une mesure mal définie et prêtant par cela même aux polémiques, le régime des eaux en aval; • la lutte pour l’influence au Paraguay.où le Brésil a marqué des points, grâce aux tendances probrésiliennes du général Stroessner et.tout en procédant à divers empiètements (les sauts du Guayra ou Sete Quedas.etc.), en concédant des avantages tels que la sortie sur l'Atlantique (la "route à la mer" et le port franc); • la lutte pour l'influence en Uruguay, le classique Etat-"bouchon " : • la lutte pour l'influence en Bolivie.notamment sur la région comprise dans le Bassin de la Plata, le département de Santa Cruz de la Serra, où sont fomentés des mouvements séparatistes de nuances contradictoires tendant en dernière analyse au rattachement à l'un des deux grands pays voisins.Le financement extérieur: S ni le Brésil ni l'Argentine ne sont arrivés, dans leur situation actuelle, à soutenir un développement économique autonome mais ont leur économie pénétrée d'immixtions étrangères, il est douteux que ces pays arrivent à susciter, seuls, le développement international envisagé.D n'en saurait être question de façon sérieuse.La meilleure preuve en est que le projet du Bassin de la Plata émane de I DEA.L OEA a pour "doctrine" celle des Etats-Unis: cela veut dire qu'elle croit essentiellement en la “libre entreprise” de style américain et n’accorde aux interventions des Etats qu’une place limitée.E n’est donc pas étonnant que.derrière les plans de l’OEA on ait vu se profiler un certain nombre de groupes financiers internationaux, notamment la DELTEC.f ADELA et l’AID.La DELTEC International, groupe qui contrôle les frigorifiques de l'International Packers, soit la Swift, f.Armour, etc., s’intéresse surtout aux produits alimentaires et a entrepris une grande opération pour contrôler l'exportation des viandes dans la zone, en combinant ses manoeuvres au Brésil, en Uruguay, en Argentine et au Paraguay.L’ADELA est un groupe international dans lequel ont une intervention prépondérante le Chase Manhattan Bank (Rockefeller) et des intérêts pétroliers, avec des prolongements en Europe: le siège officiel en est au Luxembourg.L'ADELA s'est signalée par une politique d'“alliances" et d’achats d'industries dans la zone.L AID (Agence internationale de développement).malgré qu elle soit un organisme du gouvernement des Etats-Unis se trouve délibérément au service des intérêts privés de son pays.Ce sont les principaux organismes étrangers ayant actuellement des vues sur la zone en tant que telle, susceptibles d'apporter des capitaux à la Corporation financière du Rio de la Plata.Comment’’ Cest l'une des questions posées.Le régime du Brésil tendrait en effet à se constituer en intermédiaire entre ces capitaux et l’organisme, pour arriver à imposer sa tutelle par la voie économique.Les obstacles politiques E apparaît une fois de plus que les questions centraies.en Amérique latine, sont de nature politique.Les investissements ont afflué au Brésil parce qu'ils ont estimé, à tort ou à raison, que le régime ultra-autoritaire installé dans ce pays leur garantirait la sécurité.Mais ils se méfient des autres pays de la zone, susceptibles de se rallier aux orientations politiques manifestées dans les pays des Andes.Pour eux.l'idéal est la "stabilité", quels que soient les moyens politiques usés pour l'étayer.Cest pour cela même que l'avenir du projet du Bassin de la Plata apparaît fort compromis B ne reste plus guère que le Brésil et le Paraguay dans la ’ligne"-primitivement tracée.- et il n'est pas sûr qu’ils puissent s'y maintenir.En Bolivie et même en Argentine.et potentiellement en Uruguay, des tendances se manifestent en faveur d'un simple appoint extérieur pour soutenir le développement autonome, sans plus d'investissements privés directs et leurs sequelles de redevances onéreuses.Telle est la contradiction centrale du projet.Pour un secteur de l’opinion du Brésil.ce pays a une vocation de leader en Amérique latine, quand ce n’est pas une mission directe de "tutelle", selon l'expression employée par un général pour définir ses intentions à l’égard de la Bolivie.Cest ce qu'écrivait le Corroie da Manha.de Rio de Janeiro, le 8 juin.Selon cette thèse, la force de l'économie du Brésil lui confère les bases pour cette ambition "impériale".Pour les observateurs plus objectifs et plus subtils, la prétendue prospérité du Brésil n'est que le reflet trompeur des bonnes affaires faites dans ce pays par les compagnies étrangères: le peuple du Brésil en général, enfoncé dans les conditions d'existence les plus pénibles.n’en reçoit pas le moindre bénéfice.Le prétendu modèle est donc littéralement repudiable.Cest l'opinion qui tend à prévaloir dans de larges secteurs d’opinion des pays associés au Brésil dans le projet, qui semblent peu disposés à accepter une tutelle de ce genre.Le projet, en somme, n'est qu'une fuite devant la réalité, conçu pour faire "la part du feu".Ce qui compte, c'est l'Amérique latine entière, et non un de ses tronçons arbitrairement découpés dans son territoire pour reconstituer, cette fois sur plus de 3.000.000 d- km2.une "factorie".un comptoir sépare de la réalité du continent.ABONNEMENTS-VACANCES LE DEVOIR V y N’ACHETEZ PAS! LOUEZ UN ORGUE HAMMOND Profitez de noue plan d’été Découvrez vos possibilités musicales.Ayez un orgue Hammond livré a votre domicile.• POUR 30 JOURS • LEÇONS GRATUITES • TRANSPORT COMPRIS • POUR s35 SEULEMENT Téléphonez aujourd'hui môme car le nombre est limité i Studio d’orgues HAMMOND / OOMINIQUt BOULET • 1434 McGill C0UE6E (A côté d’Eiton) 842 9181 • 1326 est FlEORY(Aliuotsic) 382-2241 •CENTRE LAVAL (Uvil) 681-2559 lettres au DEVOIR Le bill 50: un projet qui sent le patronage ’’Pourquoi perdre du temps, j’ai pris ma décision." Cette phrase qu’aurait prononcée le premier ministre du Québec à l’Assemblée nationale est caractéristique de l’attitude de suffisance manifestée par M.Bourassa et les membres de son gouvernement.Se considérant tes détenteurs de la vérité absolue, ils ne peuvent Qu’être étonnés devant les demandes d'éclaircissement et les garanties exigées par l'opposition avant l’adoption des projets de loi AUDIO-VISUEL et ANIMATION Une session de 40 heures Du 23 au 27 août à Cap-Rouge On expérimentera : Le langage audio-visuel comme éveil du potentiel dans un groupe Différentes techniques d'ahimation à partir d'expressions variées en audio-visuel i films, diaporama, photo-montage, chanson, enregistrement magnétoscopique, etc.Cinq anintafeurs du GAP itronl à fo dispositon dts participants pour les 40 heures de celle session.Pour tcnscigpcments et inscription; Le GAP/ .296 Loranger, Cap-de-la-Madeleine.Que Tel.: (819) 378-1 103 qu’ils présentent.Attendu qu acejourl Hydro-Que-bec détenait tous les pouvoirs dans le développement hydro-électrique au Québec, il serait raisonnable de demander que nous soit prouvée son incompétence pour la réalisation du projet de la baie James.A défaut de quoi, toute la confiance doit lui être accordée.Nous croyons que dans sa forme actuelle, ce’ projet réunit toutes les apparences d’un vaste projet de patronage libéral.D’autant plus que MM.Guy Saint-Pierre et Jean Lesage sont liés de très près aux compagnies impliquées.Sincèrement, en cette circonstance, faction entreprise par le Parti québécois fut pleinement justifiée et nécessaire pour protéger les intérêts des Québécois.MarcelleGAUTHlER, pour l’Association du l’Q du comté de Gouin Montréal, le 13 juillet 1971.CeÜ/JU QnÿituU.& 0^ > 55^ s*»* JADÉSY C-* MONTH iAk 521-1104 Nos lecteurs dont l'abonnement est payé d'avance peuvent faire suivre leur journal durant leurs vacances a l'intérieur du Canada sans frais additionnels.Pour ceux qui paient à la semaine au porteur ou qui achètent LE DEVOIR au numéro, nos tarifs d'abonnements-vacances sont les suivants: T SEMAINES' 'CANADA S.VIHI.fTATS-t MS S4.tHI A CES TARIFS, AJOUTER Sl.00 POl R CHAQUE SEMAINE SI PPI.EMENTAIRI S'il vous plaît remplir ce coupon et nous le faire parvenir au moins une semaine à l'avance à Journal Le Devoir.Case postale 6033, Montréal 101.O Mon abonnement est paye d'avan- J jc p:,jc mon journal au ?J'ach'ele LE DEVOIR 1 ce.Je le reçois par la poste ?.par porteur chaque semaine.au numéro.Ci-inclus porteur ?.Pendant les vacances.Ci-indus $ .pour S.pour un veuillez me le faire suivre durant un abonncmcnt-vacan- abonnement-vacances .semaines à I adresse ces de .semaines.de.semaines.ci-bas mentionnée."N,B.Ne pas'qublicr d'inscrire votre adresse actuelle , Nom: .Adresse actuelle:.Adresse de vacances: .Période du.au.inclusivement' 6 • Le Devoir, mercredi 21 juillet 197 V Le revenu des médecins Plutôt qu'une législation, les spécialistes québécois choisissent l'autodiscipline • Le projet de loi portant notamment sur l'établisement d'une Commission de révision des sendees de santé en Ontario a été adopté en deuxième lecture, par un vote de 56 à 18.les députés néo-démocrates se joignant aux ministériels; cette commission serait habilitée à vérifier les états financiers et les dossiers des médecins.• A Victoria, en Colombie-Britannique.un relevé du revenu tiré par les médecins sur le régime d'assurance-santé indique que ce revenu s'est accru de 12.5 pour cent pour l'année se terminant le 31 mars 1971.bien qu'il n'y ait pas eu de hausse des honoraires aux médecins.De $113.7 millions l'année précédente, ce revenu est passé à $128.1 millions.• A Montréal, hier, un porte-parole de la Fédération des médecins spécialistes du Québec a dit espérer que l'en-quête-maison déjà en cours auprès des membres se terminera autour du 15 septembre.Sans vouloir commenter le projet de loi en cours d'adoption à Toronto, le Dr Germain Houle, du Royal Vie.a confirmé que les médecins du Québec préféreraient s'autopolicer mais que s’il y avait abus de la part de certains médecins, sa fédération s'offrait à collaborer avec la Régie d'assurance-maladie pour y remédier.Le ministre ontarien de la santé.M.A.B.R.Lawrence, qui avait en 1970 dévoilé qu'une vingtaine de médecins ontariens avaient retiré plus de $100.000 chacun de la Régie ontarienne de l'as-surance-santé.a annoncé hier qu'il présenterait quelques amendements à son projet de loi, après avoir eu des discussions "orageuses " avec des membres de la profession médicale.M.Lawrence s'est toutefois élevé contre une déclaration faite lundi par le Dr E.J Moran, de l'Association médicale ontarienne.selon lequel les médecins pourraient faire échec aux nouveaux règlements en facturant des services offerts gratuitement à ce jour.M.Lawrence trouve peu opportune la déclaration du Dr Moran et ajoute qu'il ne croit pas que cette déclaration soit en conformité avec l'éthique de la profession médicale.Les députés libéraux ont voté contre le projet de loi.leur leader Robert Nixon qualifiant le projet de loi de tigre de papier et accusant le ministre d'avoir cédé a des pressions politiques pour atténuer la portée de ce projet de loi.Le porte-parole du NPD a pour sa part approuvé le principle du bill, propre à contrer certains abus dans le fonctionnement de l'assurance-maladie en Ontario.A Montréal, entre-temps, il a été impossible de rejoindre le président de la Fédération des médecins spécialistes, le Dr Robillard.L'un des membres du comité de communications, le Dr Germain Houle, anesthésiste au Royal Victoria Hospital, a confirmé que des lettres circulaires sont envoyées aux membres des différentes associations médicales et que les réponses, idéalement, pourraient rentrer au plus tard le 15 septembre.La Fédération espère obtenir un mandat de ses membres pour que soient compilés (sur une base volontairel les honoraires retirés par lès' médecins et que ces médecins sautopoli-cent eux-mêmes.L'intervention des différents corps médicaux ne se ferait qu'en cas de présumé abus (sur les honoraires ou sur le nombre d'actes médicaux déclarés pour un seul patient) Chaque fédération médicale a son "office de pratique médicale" qui recevrait chaque plainte mais les médecins rejettent toute mesure coercitive de la part du gouvernement québécois et promettent que ces offices de pratique médicale ne serviront pas de "tombeaux aux plaintes ou accusations formulées.Qui veut son visa pour Pékin?OTTAWA (PC) - L ambassade de Chine à Ottawa a annoncé hier qu elle acceptait désormais les demandes de visa non seulement des Canadiens, mais aussi des Américains qui désirent visiter ce pays.Le porte-parole qui a fait connaître la nouvelle a toutefois précisé l'ambassade devait faire parvenir toutes les demandes à Pékin, pour approbation.Il s'est refusé à dire si l'ambassade accompagnerait les demandes de ses recommandations officielles.Parlant des journalistes américains, le porte-parole a ajouté que l'ambassade accepterait de communiquer leurs demandes à Pékin, si cette façon de procéder leur convenait.Les journalistes canadiens sont requis de s’adresser à la nouvelle ambassade, mais pour leurs collègues américains, la procedure normale consiste à adresser les demandes de visa au département de l’information du ministère des affaires étrangères de la république populaire de Chine, à Pékin.L'état de santé des écoliers des quartiers défavorisés est effarant, dit un rapport Sur 3.424 enfants fréquentant huit écoles dans les milieux défavorisés de Montréal, plus de la moitié sont atteints par la mabdie (plus de 300 ont besoin, sur ce nombre, d'être traités à l'hôpital).Telles sont les grandes lignes d'un rapport rédigé sous la direction du Dr Richard Marsan, de la CECM.après une enquête menée en commun par la Commission des écoles catholiques de Montréal et le Service de santé de la ville de Montréal.au cours de l'année écoulée.L’enquête a permis de mettre en branle un traitement des maladies décelées, dues principalement à b mauvaise alimentation de ces enfants domiciliés dans des quartiers dits défavorisés.Selon les médecins qui ont colbboré à l'enquête et poursuivront l'étude jusqu'en 1971.huit écoles étant visées enaque année.b situation est "effarante ".D'après le Dr Richard Marsan, de b CECM.des infections bénignes deviennent souvent, chez les enfants de ces milieux, de graves problèmes affectant les bronches et les poumons.La plupart des 1.734 enfants trouvés mabdes souffrent de troubles respiratoires et cutanés.Cette enquête serait b première du genre au Canada.A ce programme colbborent des médecins fonctionnaires de b ville.Il se poursuivra jusqu'en 1974.huit écoles étant examinées chaque année.La première étape du programme fut révélatrice.312 jeunes ont dû être traités à l'hôpital; 71 furent hospitalisés; 31 furent confiés à des médecins.Le Dr Marsan a déebré qu'un programme de médecine thérapeutique n'est pas l'affaire d une commission scobire.mais comme ceb s'imposait à Montréal, nous avons dû en prendre l'initiative, dû en prendre l'initiative.Ce qui fait l'exclusivité de ce programme, c'est qu'on ne se contente pas de consbter des cas.on voit à les traiter ou à les faire traiter.La CECM a entrepris fe programme à fins thérapeutiques afin de diminuer les absences aux écoles.Le Dr Marsan affirme que l'enfant d'un milieux défavorisé n'est pas obligatoirement moins intelligent que l'enfant d'une autre cbsse, pourbnt.il réussit beaucoup moins en cbsse: "Pour le professeur, c'est un problème.Beaucoup d'élèves s'absentent.Les résultats scobires sont médiocres.Dans l une des écoles examinées, près de 30 pour 100 des 225 élèves ne réussissent pas dans leurs études".Le Dr Marsan a envoyé aux autorités provinciales le résultat de ses observations, pour savoir si le programme doit continuer.Parmi les premières écoles étudiées; J.-J.Ollier.Ste-Eublie, St-Joseph, Jacques-Viger, Ste-Cunégonde.Ste-Catherine, Lartigue, et Marguerite-Bourgeois.En 1969.une étude avait révélé qu'à l'école Ste-Catherine.48.4 pour 100 des élèves avaient été hospitalisés au moins une fois.D'après te Dr A.Valois, directeur adjoint du Service de santé de b ville de Montréal, ce pourcentage serait de seulement 10 pour 100 dans une école de la cbsse moyenne.Environ 39 pour 100 des élèves avaient du diabète parmi leur ascendance; 20 pour 100 étaient atteints de tuberculose, mabdie qui prolifère dans les logis encombrés.Plus de 21 pour 100 étaient sous-alimentés.Un bon nombre de ces élèves n'avaient ni taille normale ni poids normal, et souffraient de déficiences psychomotrices.Le Dr Gisèle Phaneut, pour sa part, est d avis que bien des problèmes de santé commencent avant b naissance, parce que beaucoup de mères de zones défavorisées ne suivent pas le régime alimentaire recommandé pendant b grossesse: et elles manquent de surveilbnee médicale.Il y a des complications lors de l'accouchement, dont les suites s'ajoutent aux déficiences du milieu: la santé de l'enfant devient médiocre.Tout le monde aura ses statuts retondus QUEBEC (PC) Le minbtere de la justice du Québec vient de faire savoir qu'il verrait à fournir au ministère fédéral de la justice les noms des juges et greffiers des tribunaux de juridiction provinciale auxquels il conviendrait de faire parvenir un jeu des nouveaux statuts refondus officiellement adoptes jeudi dernier à Ottawa.Rappelons que le juge Maurice Johnson, de la Cour provinciale s'était plaint samedi qu'on apportât des changements au code criminel sans que le ministère fédéral de la justice n'en informât les juges ni les procureurs.Il avait fait quel- ues déclarations assez vives à ('enroll des fonctionnaires fédéraux, en notant que 1e numéro de l'article du code invoqué en rapport avec l’accusation portée contre un prévenu qui comparaissait devant lui n'était pas le numéro habituel, et avait annoncé qu'il renverrait toutes les causes semblables jusqu'à nouvel ordre; le temps de prendre connaissance des changements dont il n'avait pas été informé.Dès lundi, le ministère fédéral de la justice relançait le blâme au Québec: celle-ci.déclarait-il, était de toutes les provinces canadiennes la seule qui n’eût pas encore donné réponse à l'invitation par laquelle il priait chacune d'elles dès le 18 juin, de lui fournir les noms des autorités judiciaires auxquelles il devait expédier le nouvel ensemble des statuts refondus.Il ajoutait d'autre part que les juges québécois qui avaient déjà reçu les documents appartenaient à des tribunaux de juridiction fédérale.Un porte-parole du ministère québécois accusait le coup peu après en déclarant que le ministre de b justice du Québec, M.Jérôme Choquette, était in formé de la situation et qu'on allait prendre des mesures pour résoudre les difficulté.Iron Ore: tout est redevenu normal SEPT-ILES (PC) - La situation semble revenir à la normale à b compagnie Iron Ore de Sept-Des.alors que b grève déclenchée il y a neuf jours par les débardeurs a pris fin officiellement dimanche après-midi.Les ouvriers et employés de b compagnie, qui respectaient (es lignes de piquetage, sont rentrés au travail à l'heure habituelle depuis lundi.Les deux parties, patronale et syndicale.se sont soumises à l'injonction interlocutoire du juge Jacques Dufour, interdisant toute activité de grève reliée directement ou indirectement à b compagnie Iron Ore.Quant aux 32 accusations pour outrage au tribunal, rebtives au refus d'obéir à une première injonction temporaire émise verbalement le 9 juillet dernier.les causes ont été rapportées poui b forme au 20 septembre prochain.Par ailleurs, selon les procédures normales de b convention collective, les débats sur le congédiement de huit employés seront entendus en arbitrage.Enfin, sept personnes sur qui pèsent RLMOUSKI (PCi-M.Claude St-Hilai-re.un homme d'affaires de Rimouski, a été élu maire de cette ville de 25,000 âmes, dimanche, en remplacement de M.Christophe Bérubé.qui avait remis sa démission le 14 juin dernier, pour raisons de santé.des accusations, en vertu du code criminel.d'avoir troublé b paix, causé des dommages matériels et de tentative de voix de fait et qui ont pbidé non coupables ont vu leur procès fixé au 13 septembre, pour b forme également.D'autre part, le ministre du travail.M.St-Hilaire a récolté 3,334 voix comparativement à 1.170 en faveur de M.Raymond d'Auteuil et 328 pour M.Jean-Louis Bigras.Seulement 4.832 électeurs se sont prévalu de leur droit de vote sur une possibilité de 12.783.M Jean Coumoyer.a désigné un enquêteur.afin d'établir les causes des arrêts de travail spontanés qui ont affecté HOC.soit deux en moins de cinq semaines L'enquêteur désigné.M Yvan Bbis.doit remettre son rapport dans dix jours au ministre du travail.Le nouveau maire, qui avait été défait par M.Bérubé lors des élections municipales de novembre 1970, a de nouveau affirmé, à la suite de sa victoire de dimanche que ses priorités seraient le développement économique et b saine administration de la ville Nouveau maire à Rimouski r Avis légaux - Avis publics - Appels d'offres MLLE DE MONTREAL Expropriation ft possfssion préalable, aux fins d uae >otf publique, de certains immeubles situés dans le prolongement du boules ard Perm, entre la lipe de division des terres 22 et ZI et celle des terres 1S et 15.CSM.1279 Plan P-28 Rniêre-desPraines AMS PL BUC est par les présentes donné que le 14 juin 1971.conformément à la loi.le Bureau des Expropriations de Montréal a déposé au bureau du greffier de la tille son 1er rapport, en date du 7 juin 1971 dans l'expropriation ci-dessus et que ce rapport sera présenté pour confirmation et homologation à la Cour supérieure ou à l'un de ses honorables juges, dhision de pratique, le 14e jour de septembre 1971.à 10.39 du matin ou aussitôt que Conseil pourra être entendu., Ce rapport concerne; Item Numéro de cadastre Subdi- vision Numéro Rue Propriétaire 3 21 587 lot 94e avenue Mme Charlemagne Grave! 4 21 P-588 lot 94e avenue Mme Charlemagne Grave! 5 21 P4M lot 94e avenoe Raymond Bertrand A al 7 21 P-547 lot 94e avenue Roger Basque 8 P-21 “ lot arrière boulevard Gouin St Norman Malus 9 P-21 _ “ Norman Malus 19 P-19 _ ** Norman Malus 11 P-18 - Joseph Friedberg 14 P-18 >- Placements Antibes lié.HOTEL DE MLLE.MONTREAL 21 juillet 1971 Me Marc Boyer, rr.Greffier de la Yillt MLLE DE MONTREAL Expropriation et possession préalable, aux fins d une soie publique, de certains immeubles situés dans le prolongement du boulesard Perras.entre la ligne de dhision des terres 19 et 15 et l'autoroute de la Rise Nord.CSM.1271 Plan P-29 Rhiêre-des-Prairies.AMS PUBLIC est par les présentes donné que le 14 juin 1971.conformément à la loi.le Bureau des Expropriations de Montréal a déposé au bureau du greffier de la ville son 1er rapport ci-dessus et que ce rapport sera présenté pour confirmation et homologation à la Cour Supérieure ou à l'un de ses honorables juges, dhision de pratique, le 14e jour de septembre 1971.à 19.31 du matin ou aussitôt que Conseil pourra être entendu Ce rapport concerne; Item Nom.de cadastre Subdivision Numéro Rue Propriét 1 15 P-88 loi 1ère rue MiUos Drabos 2 15 P-89 loi 1ère rue Mildos Drabos 7 15 P-95 lot 191e avenue John Stergakos 8 15 P-96 loi 191e avenue Jobn Stergakos 41 15 P-128 lot 1ère rue Maire! A.Ijorendeau 12 15 P-127 lot 1ère rue MairelA.Ijtrendrau 13 15 P 128 lot 1ère rue Marcel A.Lairrndeau 14 15 P-129 lot 1ère rue Louis Loy au 15 15 P 139 loi 1ère rue Louis Loy au 19 15 P 132 lot 191e avenue Szabo iaszlo 17 15 P-133 lot I9le avenue Szabo lasdo 22 15 P 194 loi 1ère rue Bernardin Gauthier 23 15 P 195 lot 1ère rue Bernardin Gauthier 24 15 P 199 partie 14921.Bernardin Gauthier 1ère rue Bernardin Gauthier 25 15 P-197 partie 14929.Bernardin Gauthier 1ère rue 89 P-14 - loi arrière bou levard Gouin est Roario Gauthier 27 P14 “ lot arrière bon levard Gouin est Herman Newman A .1 28 P-13 ~ ai lot arrière bon levard Gouin est Reri use* Miaionnairrt de Jésus-Marie 31 P-ll - lot arrière bon levard Gouin est Baruch Dienvtog 31 P 10 loi arrière bou levard Gouin est Samson Kiupnkk A al 32 P- 9 lot arrière bou Iriard Gouin est Samson kiupnick A al 33 P- 1 - kt arrière bpu lesard Gouin est Oetnre des Saints Apôtres HOTEL DK VILLE, MONTREAL 21 juület 1971 Me Marc Boyer, c.r., Greffier de la Ville CANADA PROMNCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIALE No 357 721 ROBERT LIMAGE, secrétaire, de Longoeuil district de Montréal.demandeur.-contre- ROUND HAMEUN.autrefois résidant et domicilié au 875 ouest.Curé Poirier, appartement 2.à Longoeuil.district de Montréal.défendeur.IL EST ENJOINT à ROUND HAMEUN à l’intention duquel une copie du bref et de la déclaration a été laissée au greffe de cette Cour, de comparaître dans un dâai de trente 7 15.9 30 DAUPHIN: Salle Ri'.ioir lu lulle de Chail-lot 7 00 9 30 Salle McLaren Mash 7 30 935 ELECIRA Voir Château ELYSEE/ Salle EllscnsU-m Le g“nuu d*.1 Claire Salle Hesriais Juste avant la nuit du lundi au vendredi 7.30 9.30 ipour les deux salles • E'LJCUR DE LYS: \ uir eimtiu de Paris ETJvUR DE LYS: V oir etnema d< Paris FESTIVAL; Finalement 7.30 9 30 SALLE HERMES: Blushing Char lu 6 OU 1000 IMPERIAL: Le rouge aux lévris 1210 3 40 7 10 10 40 et "Un prêtre a ma ncr 1 55 5 25 9 00 JEAN-TALON: "Ta femme cette inconnu» 8.15 et Tim man.cet inconnu 6 25 955 RENT: Song of Norway 1 10 3 45 6 15 8 50 LOEIW'S: Von Richthofen and 10 40 12.55 3 00 5 10 7 20 9 30 LUCERNE: When dynousor* ruled the earth et "Vcngcanee of Fu Man Shu 615 MAISONNEUVE: Voir Jean Talon MIDI-MINUIT: Apres ski 2 05 5 35 9 05 et Pile ou face 12 J0 3 55 7.55 MERCIER: Un amour de eoeuneU» 2.45 6.20 10 00 et "Le cheval aux sabots dur 1 00 4 35 815 MONKLAND: I love my uik 1.15 4 45 820 el "Diary of a Mad Houscwiie 2 55 6 26 10 09 OU TR EM ONT: Le bon.la brute et le truand idc- Sergio Leone- b 00 9 00 PALACE: Klutc 12 25 2-40 4 45 7 00 9.15 PAPINEAU: La grande vadrouille et ' Cha-touillez moi 7.20 PARISIEIN: Lis novices 10 30 12 30 2 35 4.40 6 50 9 05 P1GALLE: Apr« ski 10 30 2 05 5 40 9 20 cl Pile ou face 1215 3 50 7 25 PLACE DU CANADA: Blue water, white death 7 15 9.15 PLACE VIURMARIE: Grand Cinema Ham Kell.man 1 10 3.15 5 20 7 25 9 30 PLACE VIUR-MARIK: .Petit cinema».The Conformist 12 25 2 20 4 20 6 30 8 35 PLAZA : Voir Canadu-n PUSSYCAT: "Erika one 2 10 4 45 7 30 10 00 et The touch of her flesh 12.45 3.25 6 05 8 40 RIVOU : Voir Arlequin SAINT-DENIS: Les chats botto 12 30 2 28 4 26 8 12 9 52 SEVILLE: "Beethoven Symphonies 5 45 7.30 9 15 SNOWDON: “Love a splendid illusion 1 30 3 30 5 35 7 35 9 40 THEATRE DES VARIETES Mourir d ai mer 7 09 9 03 VAN HORNE: Good earth VENDOME: "La femme erarlalr 12 45 • 2 50 5 00 7.15 9 30 VERDI: Tnstana en français 7.30 9 30 VILLERAY: Voir Mercier WEISTMOUNT: Plaza suit» 1 0U 3 00 5 00 7 05 910 WESTMOUNT SQUARE: Love Story 100 3.00 5.00 7 00 9 00 YORK: Mrs PoUyfax spy 1 20 3 15 5 15 7 15 9 15 théâtre LA BAVASSERIE: Le roi des mises à bas prix ‘ de* J C Germain a 21h Au St-Malo horaire à vérifier THEATRE; CENTAUR How now black man .20H30 REVUE THEATRE: Noon” et Graveyard horaire irrégulier A vérifier PLACE DES ARTS SALLE; WTLERII) PELLETIER: Monique Ley rac et I OSM 20h30 THEATRE MAISONNEUVE: Relâche THEATRE PORTROYAL: Relâche TERRE DES HOMMES PUCE DES NATTONS: Sum mer Fun 20h30 KIOSQUE INTERNATIONAL: Joe Hinder-son sextet 20h KIOSQUE DU CANADA: Relâche THEATRE DE U UGUNE: Circus Kaaon Theatre !2h30 et 15h a 20h le théâtre de la commune THEATRE DU CANADA: Adam & Eve" 20H30 THEATRE D ETE THEATRE DES MARGUERITES: Le grand zèbre', mardi, mercredi, jeudi 2lh Samedi 19h30 rt 22h30.dimanche I9h30 VendrftV-4* Jdrolas.I9HJ0 et 22h30 Relâche le lundi THEATRE DE U MARJOUINE Mas carade".2lh Dimanche 20h Relâche lundi THEATRE DES PRAIRIES: LTdkKc 20h les mardi, mercredi et jeudi Samedi 19h30.rt Z2h30 Dimanche 22hJO U PIGGERY: «North Alley» "Quand épou-serez-vous ma femme” ?2ûh30 Rdàche lundi, jeudi d vendredi STUDIO THEATRE: (St Jerome Le bel indifférent et “La demande en mariage” Réservations à 436 1304 SU N-VALLEY: Madame Idora 2lh le'> mardi, mercredi rt jeudi Sami’di 20h et 22h30 U FENIERE: (Québec» Les fille» de Jean Marsan a 20h R cliche lundi, jusqu au 1er juillet LE CALKNDOR (Québec» Du 13 juillet au 15 août L'herbe a pu» es de J Barbeau Théâtre pour enfants le dimanche 8M Vacation Canada .e 8 39 Montreal Expo baseball Montreal vs Houstun c 1100 The National c 1122 Viewpoint .c 11.39 Night Report .c 11.45 CTne-Su.Prince of play ers (1855* c 1.39 Final report and weather CFCF Œ) 1129 Montreal bulletin board 11JS The Lucile Rivers Show c 11.45 U Diversity of the Air 12.15 Afternoon news 12.39 Hercules 100 Magic Tom.c 1.39 Man Trap .c 299 The Pierre Berton Show c 239 Famous Jury Trials .c 3.90 Another World c 339 Trouble with Tracy c 4.00 Bewitched c 430 Lassie A fin» leathered friend 5.99 Truth or conséquent es e 5 39 Beal the Clock c (00 Pulse e 7.10 The Pierre Berton Show c 7.30 From a birds eye view.c 8 90 Bewitched e 820 The Saint The ex king of diamonds e 930 Under Attack c 1130 McGowan and Co c 11.00 The LTV National News 11 18 Pulse c 11.45 W ednesday night feature movie W hite cradle inn 1 JO University of the *ir 2.09 Montreal bulletin board otfcni FESTIVAL D'ORGUE 1971 BASILIQUE de L'ORATOIRE ST-JOSEPH le mercredi 21 juillet, à 20H.4S GILLIAN WEIR (Angleterre) Oeuvres de: Rom*.Pachelbel, Buitehude, JS Bach.Martin.Meivtaen.et Guillou BJIet i S 2.OO «Si .00 (étudiants) en vente à la porte IHans PIS cLecR^jge q^Aux^vTcs ^ MUlMmriimmi ktMtm- Ikltéte allégorique, on y présente Jésus Christ comme un homosexuel pacifique un peu nâif et ne voulant que la philosophie du "Peace Love" intégral avec tout ce qu elle sous-entend comme tolérance et comme acceptation réciproque."Xireus" reprend en fait la vie du Christ sur un mode assez intéressant puisque l'on ne peut jamais dire clairement s'il s'agit d'un retour du Christ sur terre ou d une transposition moderne des faits relatés par la Bible.Utilisant des procédés audiovisuels.l'équipe du Performing Garage réussit en fait à créer une impression floue, une sorte de climat d'incertitude du spectacle par suite de cette façon un peu cavalière et irrévérentieuse d’aborder certains faits.Le spectacle pourtant présentait des failles assez évidentes.Maigre un début absolument extraordinaire et délirant où défilaient les douze principaux personnages de la pièce dans une atmosphère de foire et de cirque ambulant, tout devait prendre par la suite une tournure un peu moins intéressante.Conçu en deux parties tout à fait distinctes s'entrecoupant sans cesse "Xircus " se range d'emblée dans ce que l'on pourrait appeler les productions authentiquement underground.Il en a du moins toutes les caractéristiques.De l'engagement à la provocation délibérée, tout y passe: les scènes de nus collectifs, les enculades, les séances de pause, couleurs, musique "heavy", diapositives.etc.Tout y était, et encore plus.On y retrouvait entre autres Mae West déguisée en Blanche-Neige.Rudolph Valentino, J udas se donnant des airs de stripteaseuse hermaphrodite et exhibitionniste, Thomas habillé (?) en photographe de photos obscènes.John Rockfeller, la Putain tatouée ou Marie-Madeleine de même que le sadique homosexuel e».Notre-Dame de la 42e rue.De quoi perdre le souffle pendant environ une trentaine de minutes; ce qu'il y a de malheureux, c'est que l’étonnement, ou l'envoûtement selon le cas.ne réussisse pas à durer plus longtemps.Cette espèce de cour des miracles revient en fait à intervalles plus ou moins réguliers et compose le deuxième espace du spectacle, le premier ne racontant que les expériences personnelles de Jésus-Christ.D'un côté comme de l’autre cependant, le spectateur est servi à souhait.Du côté de la vie intime de J.C., que l'on surnomme aussi X, le spectacle donne tout d'abord une explication freudienne de l’homosexualité: attachement profond pour la mère, refus, transfert.etc.Viennent ensuite des scènes de séduction menée grandement par une poule de luxe prénommée Jean, scènes qui se terminent par un voyage à l'acide et par une séance de photos pomos.On voit tout de suite que ceux qui ont les yeux ou les oreilles sensibles ne devraient pas 7£ ld emmev Ecarlate V) ft prendre le risque de voir "Xireus.X poursuit ensui- te sa carrière ne rencontrant partout que l'incompréhension et se faisant toujours avoir par tout le monde.Jusqu'au moment où il étrangle un de ses amants et où on le crucifie.Les scènes de foire, elles, où tout ce beau monde vient parader sans autre but avoué que de mettre une distance entre chacun des moments de l'actions principale, sont toujours aussi délirantes.Menées par le maître de cérémonie attitré qui commente le spectacle comme on le fait devant les grands chapiteaux, ces scènes reposent toujours finalement les mêmes grandes questions: qu'est-ce que la vie?qu'est-ce qu'un cirque?qu'est-ce que tout cela vaut?et.pourquoi faire du théâtre?Ne donnant évidemment pas de réponse directe à ces interrogations, il faut croire que tout le spectacle en est une.De toute façon, malgré certaines répétitions, les Lectures scènes de nus entre autres qui ne savent être autre chose que des scènes de nus platement plates, "Xireus" est un spectacle qui pose brutalement la différence qu'il peut exister entre le théâtre qui se fait ici et celui que l'on peut voir à New York.Reflétant grandement la vie américaine que l'on peut percevoir au premier coup d'oeil en entrant dans une ville comme New York, cette production donne une sorte de vision globale où l'excès semble être le seul dénominateur commun.Excès dans le langage, dans le type d'engagement beaucoup trop global et pas assez clairement défini."Jésus Christ Private Life" n'est pas un chef-d'oeuvre: ce n'est pas non plus un spectacle raté.Peut-être un peu trop condescendant face à lui-même, il stigmatise néanmoins la société américaine dans ses travers les plus évidents.Comme si de fait on ne pouvait voir là-bas que des choses qui nous jettent constamment à la figure une certaine vision des Etats-Unis, comme si l'on ne pouvait faire du théâtre qu'en englobant toutes ces vérités, toutes ces facettes d'une vérité qui n est encore que parcellaire, "Xircus" s’impose comme une sorte de prise de conscience.Au même titre que toutes les poubelles que l'on peut voir tramer dans les rues de New York, au même titre que les nouveaux buildings que l'on érige encore à Manhattan, l'Amérique semble s'ètre payé un révélateur de plus avec le théâtre underground.Il importe peu que cela soit positif ou non.ce qui compte c’est que cela soit; aussi laid, aussi irrévérencieux que cela puisse être.Partie intégrante peut-être de ce que certams appellent le cauchemar de l'Amérique, le théâtre semble du moins remplir là ce qui est sans doute son rôle le plus essentiel: celui de dénoncer.Quand le Québec réussira-t-il à se payer ce luxe.?Quelques revues non littéraires par Robert Guy Scully Cinéma-Québec: La censure, avec la pornographie.demeure le thème le plus discuté dans les milieux cinéphiles.Il fallait donc s'attendre à ce que la seule revue sérieuse du cinéma québécois s'y mette.Le deuxième numéro, paru la semaine dernière, dresse un bilan de la question.Malgré tous les débats qui ont entouré cette question (et ce fait) de censure cinématographique, un véritable bilan, a ma connaissance.n'avait pas été fait ici.L'équipe de Cinéma-Québec a accueilli, pour les besoins de la cause, un cinéaste particulièrement impliqué dans la controverse (Denys Arcandi.un cinéaste qui a déjà été impliqué (Gilles Carie), un éditeur et journaliste (Gérald Godin), un ex-eritique devenu cinéaste (Jean Chabot), un critique (Richard Gay).et d'autres spécialistes.Tous ces collaborateurs apportent, en plus de leur expérience de la chose filmée, une opinion.Ainsi.Gay voit la conscience d une aliénation nouvelle, là où l'éditorialiste anonyme de la revue a tendance à voir un "pseudo-dé- dès CE SOIR! Bunuel français verdi Laurent r PAS SI Novices QUE ÇA! ANS ¦ BRIGITTE BARDOT ANNIE GIRARD0T NOVICES 4 L AKHrit ! AUSS| STEREO DE GILLES CARLE REPRÉSENTATION COMPLETE A 10 30 am 12 30 2 33 4 40 6 SO 9 05 pm ¦sânARISlElâ .hoKaii , I 00 4 Z> fc 7 55 PM ______ * IMPERIAL* lAM CUMATItfl ! ITXJk' i icxis Rtconlè ivoc miitrite .ravinant PAOIt MâtCN Avec un art rju» n'a r»«n A envie» à wn illuMre maître, Hitchcock .»•»••*¦« fASTMANCOLOW CUUPICHABR01 EASTMANCOIO* eiâisee 39 MILTON /B4J-6053 SALIE EISENSTEM [ p(XJR ! ! TOUS ! I r GENOU DE Cl AIRE 1 ERCHOHMCH bat".Plusieurs documents, dont certains remontent à 1916, aident à vider ta question.Rappelons que le précédent numéro marquait le lancement de cette revue, et le début d une initiative originale.Il ne reste plus à Cinéma-Québec que de s'attaquer à cet autre "étemel problème", ta pornographie.Les Cahiers del'ICEA: Le numéro double consacré aux "tendances de 1a recherche en éducation des adultes au Canada français" a été composé par Paul Bélanger.Lorraine Gagner et Pierre Pà-quet.Les trois auteurs font partie de l’équipe de recherche de l'Institut canadien de l'éducation des adultes.On comprem l'importance de données précises pour élaborer de nouvelles politiques dans un domaine qui prends de plus en plus d'envergure.L éducation permanente, vers laquelle se dirigent plusieurs sociétés industrialisées, n'a-t-elle pas longtemps été synonyme d'éducation des adultes?Il revenait donc à 1TCEA de nous fournir, et de fournir aux futurs administrateurs de l'éducation permanente, un bilan de ce que fut, entre 1960 et 1970, la recherche dans cette direction.Numéros 12-13, $5.00.Relations: Un thème majeur "noyaute les collaborations du dernier numéro de la revue.Il s'agit des "chrétiens et l'engagement politique".Ce thème a beau revenir avec fréquence, l'on sent que la fréquence n est pas redondante, et qu elle répond au besoin de définir les idéologies majeures et (peut-être!) les réconcilier.Cette fois, un événement d'actualité concrétise et relance le débat la lettre de Paul VI aux chrétiens.Je souligne en dernier lieu le bilan fort complel de René Dionne.sur les revues littéraires.CHARLES BOYER CLAUDE DAUPHIN KATHARINE HEPBURN ¦IB pour| ^Eza&æna 14 TOUS | 7e SEMAINE ANS d-.i a “ta Folle de Chaillol” Ci SOIR 7:00-9:30 coui»u** VERSION FRANÇAISE UN FILM SANGLANT D'OÙ JAILLIT LE RIRE.CE SOIR 7:30-9:35 le DAUPHIN arc?ÎOWByiUt riMWI à l'affiche! EN PRIMEUR! -v~ tout simplement 14 ANS Imlcilemltatlt SERGIO SOLUË'y __ BASTj fejypp, cours, Homt, COURS VERSION FRANÇAISE ‘•en lemaine 7:f 3 9:30 lamedl 7:30 •• 9:43 dimanche 3:00 3:10 7:13 9:30 4 me DONALD O'BRIEN LINDA VERAS JOHN IRELAND Comédie Canadienne 184 ouen, Sle-Cathofine Tél 861-34761 en LE eon !=“ «bruje.» I* t»è« Q»«nd him
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