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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 27 juin 1972
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1972-06-27, Collections de BAnQ.

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la météo Généralement nuageux avec possibilité d'une averse.Max.: 75.LE DEVOIR Fais ce que dois Saint Cyrille d'Alexandrie VOL LXIII NO 146 Montréal, mardi 27 juin 1 972 LA CUM Les policiers dénoncent l'imposition d'examens par Pierre-L.O'Neill La Fédération des policiers du Québec accuse la Commission de police du Québec (CPQ) de vouloir violer la loi, ne pas remplir son devoir, s’arroger des pouvoirs qu’elle n’a jamais reçus et mettre en péril l’intégration des forces policières de la Communauté urbaine de Montréal.Dès le début du 4e congrès de la Fédération des policiers du Québec, à l’hôtel Skyline à Montréal, la Commission de police de Québec est devenue la cible des délégués.Dans des termes éner^ques, ils dénonçaient la recommandation de,la CPQ visant l’obliga- $3,000la question OTTAWA (CP) - Bien que l une de ses tâches principales consiste à tout faire pour atténuer la pauvreté dans les regions à faible développement, le ministère de l’expansion régionale paie plus de $3,000 pour entretenir au Château Montebello, l'ancien "Seigniory Club”, 42 de ses fonctionnaires en une session de "réflexion” d’une durée de deux jours et demi.En se plaignant de la chose au premier ministre Trudeau, hier, aux Communes, le député néo-démocrate Edward Broadbent a prié ce dernier de lui expliquer pourquoi il fallait que cette conférence, inaugurée dimanche soir par Voir page 6: La question P° lie tion d’examens et de “tests” d’aptitude ur l’intégration des officiers de ban-ieue au service de police de la Communauté urbaine de Montréal.Adoptée à l’unanimité, la résolution de blame à l’endroit de la CPQ non seulement “s’objecte énergiquement à toutes for mes d’examens” pour les officiers de banlieue intégrés à la CUM mais entend prendre toutes les mesures mises à la disposition de la Fédération des policiers pour que la CPQ s’en tienne au mandat de la loi.Sur les thèmes, “Le policier et la population”, Le policier et la politique”, le quatrième congrès de la Fédération des policiers du Québec se poursuivra jusqu’à jeudi soir.Outre le débat sur l’attitude de la CPQ, la première journée du congrès fut marquee par l’adoption de résolutions visant notamment l’accessibilité de toutes les régions au comité exécutif ainsi que l’obligation pour la Fédération de donner aux fraternités de policiers qui la composent, tous les services techniques nécessaires pour mener les négociations des contrats de travail.On prévoit par ailleurs que les délégués soulèveront la question des libérations conditionnelles.Ils exigeraient que, tout au moins, les juges et les corps policiers concernés soient préalablement avisés d'une libération conditionnelle.Le solliciteur général du Canada, M.Jean-Pierre Goyer, prononcera jeudi soir la causerie de clôture du congrès.Et bon nombre de délégations Voir page 2: Les policiers TIRAGE: VENDREDI 23 JUIN 1972 21 gagnants de $5,000.^ 168 gagnants de $ 500 M 1701 gagnants de $ 100.^ 1 5 CENTS lite te Retour à Maniwaki le coeur gros.On ramasse tout ce qui a été épargné.Les débris éparpillés sur un demi-mille à la ronde.(Téléphoto CP) Maniwaki constitue son "fonds des sinistrés " MANIWAKI (Le Devoir et CP) - Des représentants de la Protection civile et des mesures d’urgence ont visité hier, en compagnie du maire de Maniwaki, la section de la ville touchée par une tornade, samedi.Il y avait eu deux morts et 11 blessés.L’évaluation des dégâts matériels n’a pas encore été faite avec certitude, a déclaré le maire Larocque, tandis que, pour sa part, le chef de police Achille Thibault avançait le chiffre de $600,000 ou $700,000.La tornade a en- dommagé ou détruit 63 propriétés qui sont à toutes fins utiles une “perte totale”, estime le chef de police.Nous avons constitué un Fonds des sinistrés de Maniwaki, a rappelé le maire et c’est la Caisse populaire locale qui se chargera de recevoir tout don en argent.Quant aux autres dons - un hôtel a offert des repas et le gîte à ceux qui n’auraient plus de logis, mais des voisins ou des parents semblent avoir répondu à ces besoins élémentaires.Le maire ignore encore de quel ordre ces dons pourraient être, mais il est sûr que des maisons préfabriquées constitueraient une solution pour quelques-unes des familles touchées par la tornade.Mme Jeannine Lacroix et son fils Roger, dont la roulotte avait été enlevée samedi par le souffle de la tornade, seront inhumés demain à Gracefield où une messe sera célébrée en leur mémoire à lOh du matin.Quant aux onze personnes encore hospitalisées par suite de chocs, les médecins déconseillent encore de les approcher et de les interroger; quatre sont à l’hôpital Saint-Joseph-de-Maniwaki, les autres étant hospitalisées à Hull ou à Ottawa.Aux Communes, hier, le premier ministre Trudeau a répondu au député de Pontiac que le fédéral pourrait consacrer des fonds aux sinistrés de Maniwaki si la demande en était faite par le Québec.Notre gouvernement, a dit M.Voir page 2: Maniwaki Le Front presse Cournoyer d'imposer sa formule aux commissions scolaires SAIN1E-ADELE (de notre envoyé) - A la veille de l’annonce des amendements que le gouvernement entend apporter à la loi 19, le Front commun du secteur public demande à M.Jean Cournoyer, ministre du travail et de la fonction publique, de retirer toute menace de decret et de revenir à la table centrale avec l’autorité nécessaire pour négocier des ententes au chapitre de la sécurité d’emploi “avec ou sans Tas-sentiment de ses partenaires”.C’est ce qu’ont déclaré hier, au nom du Front commun du secteur public, MM.Yvon Charbonneau (CEQ), Louis Laberge (FTQ) et Norbert Rodrigue (CSN).On sait que les négociations ont été suspendues la semaine dernière après que les “partenaires” du gouvernement, particulièrement la Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec, eurent refusé de souscrire à l’offre de priorité d’emploi faite aux ensei-gants par M.Cournoyer.On sait également que M.Cournoyer doit rendre publics aujourd’hui ou demain Voir page 6: Le Front La livre flottante Yvon Charbonneau La CEQ invite les enseignants à prendre "le pouvoir à l'école" de notre envoyé spécial, Gérald LeBlanc SAINTE-ADELE - Dans son rapport moral au 22e congrès de la Corporation des enseignants du Québec (CEQ), le président de la centrale, M.Yvon Char-oonneau, a invité les 700 délégués à s'engager sur le terrain bien concret de l’action quotidienne, afin de prendre “le pouvoir à l’école” plutôt que de s'aventurer dans une “spirale d’accélération politique” qui laisserait loin derrière la majorité des enseignants.“Certes, a-t-il dit, rien ne nous empêche en principe de voter ici en congrès l’indépendance du Québec, le socia- lisme, la mort de l’impérialisme américain et autres modestes cibles du genre.Mais si ces positions ne déclenchent pas ou ne traduisent pas la volonté réelle des nôtres de se battre résolument par un militantisme de chaque jour, pour changer qur.l jue chose à leur portée, tout cela n’aura été que du vent et du bruit, du temps gagné pour l’establishment.” Ce rapport moral de M.Charbonneau a marque l’ouverture du 22e congrès de la CEQ hier, à l’hôtel-motel Le Chan-tecler de Sainte-Adèle où il se poursuivra Les Dix ne s'entendent pas sur une politique de soutien jusqu’à vendredi soir.Des représentants de nombreuses associations du monde de l’éducation ont pris part à cette séance d’ouverture du congrès.Quatre des invités d’honneur y ont d’ailleurs pris la parole.MM.Norbert Rodrigue et Louis Laberge, vice-président de la CSN et président de la FTQ, ont exprimé les sentiments de solidarité de leur centrale respective à l'endroit de la CEQ.Ils ont souligné le rôle important joué par Voir page 2: La CEQ Le fait que les discussions d'hier entre les ministres des finances des pays membres de la Communauté européenne élargie n’aient pas abouti démontre clairement l’impossibilité d’un règlement à court terme de la crise de la livre sterling, en dépit des lourdes implications de celle-ci sur le sort de la future Union monétaire européenne.Réunis hier à Luxembourg, les ministres des finances n’avaient, en effet, pas réussi, tard hier soir, à s’entendre sur une politique commune de soutien de la livre sterling.Par suite des pressions qui s’exerçaient sur la livre sterling, le gouvernement anglais a décidé vendredi dernier de laisser la livre flotter jusqu’à ce qu’elle atteigne un cours réaliste sur le marché des changes.Ce flottement équivaut à une dévaluation, mais de combien?On s’attendait à ce que les ministres des finances des Dix se mettent d’accord hier sur un cours plancher pour la livre et que les banques centrales s’engagent à soutenir le cours de la livre a ce niveau.Il ne semble pas qu’une telle décision ait été prise hier au Luxembourg par les ministres des finances.Fait intéressant cependant, les ministres des affaires étrangères des Dix qui se réunissaient également hier au Luxembourg en sont arrivés pour leur part à la conclusion qu'il fallait accélérer les préparatifs au sommet qui doit avoir lieu Tautomne prochain à Paris avant l'élargissement du Marché commun à compter du 1er janvier 1973.Les ministres des affaires étrange- Paris n a pas fermé ie dossier québécois par Guy Deshaies Que le Canada s’en inquiète ou non et tente d’y remédier par ses relations de plus en plus favorables avec la France, cette dernière n'a pas fermé son dossier québécois et paraît vouloir plus que jamais le tenir à jour.Le voyage que le chef du Parti québécois, M.Rene Lévesque, vient de faire en France le démontre et les impatiences du premier ministre Trudeau à ce sujet le confirment.Si, bien entendu, le gouvernement français n’a pas reçu officiellement le chef indépenoantiste québécois, ce dernier a réussi à resserrer les liens avec les Français, nombreux et divers, qui sont déjà acquis à l’idée de l’indépendance du Quebec et il a établi dés contacts avec les milieux politiques qui lui étaient naturellement hostiles: socialistes et communistes.Il a fait valoir sa thèse dans les milieux financiers, politiques et littéraires et s’il a rencontré des réticences chez ceux surtout qui croient fermement au grand rêve de l'Europe unifiée on ne peut pas dire qu’il se soit heurté, où que ce soit, à une opposition irréducti- ble Dans le grand public, le chef indépen- dantiste québécois est passé, disons-le, plutôt inaperçu bien qu’il ait été entendu a la radio et vu à la télévision et que la presse française ait fait état plus d’une fois de sa visite.A court terme, la visite de M.Lévesque en France et en Belgique signifie peu, sinon la confirmation d’une sympathie et d’appuis profonds pour les aspirations québécoises; elle a été aussi l’occasion pour M.Lévesque d’être perçu non plus comme le chef d’un groupement nationaliste quelconque, mais comme un homme d’Etat et un interlocuteur valable du moins pour ce que Ton appel- le en France “le lobby québécois”, c'est-à-dire l’ensemble des Français amis des Québécois indépendantistes.A long terme, le’ voyage de M.Léves- 3ue en Europe aura pour effet d’agran-ir sérieusement le cercle des Français et des Belges qui s’intéressent au Québec et qui, par conséquent acquerront un esprit plus critique face a la propagande canadienne qui, disons-le, est encore axée malheureusement sur les vieilles images d’un “grand pays paradisiaque où il fait bon vivre parmi les lacs, les forêts et les Indiens, près Voir page 6: Pari* n’a pas res ont aussi blâmé la Grande-Bretagne de n’avoir pas consulté ses futurs partenaires avant de laisser flotter le cours de la livre.Du côté des ministres des finances, on ne semble pas avoir ainsi blâmé la Grande-Bretagne, s’il faut en croire les déclarations de M.Anthony Barber, chancelier de l’échiquier.M.Barber a déclaré que les participants à la conférence étaient tous d’accord qu’il faudrait en revenir le plus tôt possible à une parité fixe pour la li- Le régime de rentes vre et, a précisé le ministre britannique “nous allons nous y employer avant l’entrée de la Grande-Bretagne au Marché commun”.M.Barber a aussi affirmé qu’il n’avait demandé aucune aide des pays membres de la Communauté économique européenne (CEE): mais en fait, comme le soulignent des observateurs, les pays membres de la CEE se trouvent présentement confrontés avec un oroblème-clé: celui des moyens à prendre et du sacri- Voir page 6: Les Dix Le fédérai n'a encore reçu aucune assurance du Québec par Donat Valois OTTAWA (PC) Ottawa n'a pas encore obtenu l’assurance que les changements que le Québec envisage d’apporter à son régime de rentes ne seront pas adoptés avant qu’une entente fédérale-provinciale ne soit intervenue.C’est ce qu'a précisé, hier, aux Communes.le ministre de la santé nationale et du bien-être social, M.John Munro.alors qu’il était interrogé par l’opposition sur la nature des discussions qu’il avait eues, il y a quelques jours, avec M.Claude Castonguay, ministre québécois des affaires sociales.M.Munro a exprimé Tespoir que Tu-niformité entre le régime de rentes du Québec et le plan de pension du Canada auquel adhèrent les neuf autres provinces serait respectée.En vertu des modifications annoncées dans un projet de loi déposé, vendredi, à TAssemblee nationale du Québec, le gouvernement Bourassa entend distribuer $112 millions de plus, en 1973 par le truchement du régime de rentes du Québec.M.Munro a dit à M.Stanley Knowles (NPD-Winnipeg-Nord-Centre), que lors de sa derniere rencontre avec M.Castonguay, le parrain du bill contenant ces changements, il lui avait dit qu'il aimerait discuter davantage de ces modifications législatives.Convoquerez-vous une conférence des ministres canadiens des affaires sociales pour tenter d’en arriver à une entente pour que soit maintenue l'uniformité entre le régime québécois et celui du Canada, a demandé M.Knowles?M.Munro a répliqué qu'il ne croyait pas que ce soit nécessaire puisque son ministère était en communication constante avec lesprovinces.C’est en réponse à des questions du chef néo-démocrate, David Lewis, que M.Munro a finalement avoué qu’il n'avait pu obtenir de M.Castonguay la promesse de discussions ultérieures et d’entente avant que la législation québécoise ne soit adoptée et appliquée."Tout ce que je puis dire, a déclaré M.Munro, c’est que j’espère que le Voir page 6: Le fédéral au gré du temps Entre simplets Inutile d’ergoter longtemps sur les commentaires qu'a faits M.Trudeau à propos de l'idée d’un référendum sur l’indépendance du Québec, dont la suggestion avait été celle de M.Loubier, chef deTl) Q.Retenons que le premier ministre a qualifié cette solution “d’un peu simpliste ou sim- Fdette.” Il a fait reposer ce jugement sur 'hypothèse que si, par exemple, l’Abitibi et le Témiscamingue se prononçaient “massivement” en faveur de la séparation et nue.d'autre part, le Saguenay et le Lac Saint-Jean votaient "massivement” contre, qu'est-ce qu’on ferait?En répondant de la sorte.M.Trudeau a exécuté une intrépide pirouette que cette formule pourrait définir: "A question idiote, réponse idiote." Albert BRIE < 2 • Le Devoir, mardi 27 juin 1972 suites de la première page LES POLICIERS se promettent d'obtenir des explications sur la politique du gouvernement fédéral en matière de libérations conditionnelles.Au nombre des personnalités de marque invitées au congrès de la Fédération des policiers, le directeur du Devoir, M.Claude Ryan, ainsi que le juge Roger Gosselin, président de la CPQ.présenteront des communications aux délégués.Concernant l'intégration à la police de la CUM, le président de la Fraternité des policiers de Montréal, M.Guy Mardi, s'est montré le plus virulent.Dans une longue analyse remise à la presse, il deplore que la Commission de police du Québec n'ait pas su éviter la confusion des notions et opérations désignées sous les termes: évaluation, normalisation et sélection.Il explique que la CPQ ne pense qu'à la sélection et à l'élimination alors que la loi a pour but primordial la normalisation.'Non seulement ne procède-t-on pas à la normalisation désignée par la loi.mais même lorsqu'on veut faire une évaluation et une sélection, non permises par la loi.on ne désigne même pas les grades et fonctions à remplir ainsi que les critères qui les régissent, et auxquels il faut repondre pour y avoir droit." La Fraternité des policiers de Mont- réal regrette encore que la Commission de police du Québec ait cru bon d'ignorer les règles qu’elle lui avait suggérées et “qui repondaient vraiment et complètement à un processus de normalisation" Selon M.Mardi, ces suggestions appuyées par la Fédération des policiers du Quéoec tenaient compte de la situation des corps policiers de Montréal et la banlieue, tout en "cherchant à régler un équilibre juste et légitime.” La Fraternité des policiers de Montréal ne comprend pas pourquoi la CPQ n'a établi aucune règle de normalisation.Pourquoi la CPQ n'a pas tenté de fixer des règles "qui serviraient à comparer les diver s grades et fonctions qui se retrouvent dans les municipalités et à les ramener à un équilibre basé sur des dénominateurs communs." Encore selon la Fraternité de Montréal, les critères que propose la Commission de police du Québec ne comportent aucune garantie d’objectivité.Là où la Commission parle de tests d'aptitudes et d’examens, la Fraternité de Montréal souligne qu'on ne connaît rien des genres de questions, des notes accordées à chaque matière, des barèmes de correction."Même si l'on voulait nous convaincre que les examens comporteront toutes les règles d'objectivité, disait M.Mar-cil.on n'écartera jamais les doutes que suscitent l’entrevue et les objectifs généraux des tests d’aptitudes.“Nous nous opposons de toutes nos forces au système d'examens et de tests parce qu’ils ne répondent pas aux exigences et limites de la loi et qu'au surplus ils risquent fortement de nier des droits reconnus.Les 140 délégations, représentant environ 8,000 membres, ont par ailleurs décidé que la Fédération des policiers du Québec leur fournira désormais tous les services techniques devant leur permettre de négocier les meilleures conditions de travail.Chaque fraternité qui en fera la demande, pourra signer un contrat d’une durée de trois ans lui assurant les services d'accréditation, d'in- corporation, de négociation, de conciliation et d'arbitrage.Le président de la Fraternité, M.Mar-cil.sera aujourd’hui à Québec pour faire valoir le point de vue de la Fédération des policiers devant la Commission parlementaire des affaires municipales qui étudiera les propositions d’amendements à la loi de la CUM.Pendant ce temps, le congrès amendera la constitution de la Fédération et étudiera les normes de sécurité pour les voitures-patrouille.LA CEO les enseignants dans le récent conflil du secteur public.M.Wandel Sparks, président de la Fédération canadienne des enseignants et ex-président de la Provincial Association of Protestant Teachers, et Mlle Denise Thiry, représentante inter-américaine du Syndicat professionnel international de l'enseignement (SPIE).auquel est affiliée la CEQ, ont également exprimé la solidarité de leur organisme a la centrale des enseignants québécois.Dans son rapport moral, M.Char-bonneau a surtout insisté sur la nécessité d’étendre l’action syndicale au niveau social et politique.“L’action syndicale a toujours été, a-t-il dit, en soi et depuis l’origine, de nature politique.Même en se taisant, même en s’embourbant dans le syndicalisme d'affaires, le mouvement syndical fait de la politique, par le seul poids des intérêts de ceux qu’il représente.” Il ne s’est pas montré plus doux que son homologue de la CSN, M.Marcel Pepin à l’endroit du gouvernement Bou-rassa qu’il a traité de “régime fantoche" et de gouvernement qui a pris le pouvoir "à coups de Brylcream et de Brinks”.“Le régime Bourassa est encore en selle, certes - et le moment venu, nous y verrons -, mais il s'est déjà affaissé de lui-même, il a fait la preuve de son PRO-NAT INTERNATIONAL INC.FONDS PRO-NAf-DURElLE Pour ronitlgnimonli ot contribution! à et fonds ., .A/S M.J.C.BLEAU PRO-NAT INTERNATIONAL INC.ms EST, JEAN-TALON - 271-1551 Montréal : 1175 e*t, Jean-Talon — 273-1554 (QUEBEC : 785 De Salaberry — 528-3384) wm ¦¦¦ ¦¦ J» ditlre recevoir It fcrocfiur* «n couleur» - GRATUITEMENT - La FTQ Luttera contre tout privilège à la CSD La FTQ n’acceptera pas ue la Centrale des syndicats émocra tiques (CSD, issue de la scission à la CSN) bénéficie de privilèges législatifs, spécialement dans le secteur de la construction: tel est le sens d’un télégramme que le secrétaire général de la FTQ.M.Fernand Daoust, a adressé au premier ministre du Québec, M.Robert Bourassa.La FTQ, precise M.Daoust, reconnaît à la CSD le droit d'être assujettie aux lois qui régissent les relations de travail.mais “elle met le gouvernement en garde contre les gestes de favoritisme que laissent prévoir les entretiens qu'il a eus avec les trois D” (MM.Paul-Emile Dalpé, Jacques Dion et Amédée Daigle, leaders de la CSD).IL NOUS FAUDRA Suite de la page 5 Le syndicat ne doit plus être cette espèce de temple où procéduriers, légalistes, petits avocats, petits hommes d’affaires, petits agents d’assurances discutent entre eux de clauses pour le moins mystifiantes pour l’enseignant qui a, bien heureusement, gardé sa tête en classe ou ailleurs.Il ne doit pas non plus devenir la chasse-gardée d'une élite, ancienne ou nouvelle, qui de distance en distance créé un fossé entre elle-même et ses membres.Le syndicat doit devenir l’endroit où tous se sentent à l’aise de dire et de faire quel-ue chose, sans pour autant evoir devenir un spécialiste, devoir apprendre avant de parler, devoir subir des épreuves particulières avant de devenir militant.Chacun doit acquérir la conviction que c’est à partir de son travail, à partir des expériences concrètes de solidarité de base qu’il peut faire quelque chose.La conviction que tout repose sur sa volonté d’action, sur sa volonté de forger quotidiennement ses propres certitudes.et de les assumer.Ces personnes de différents Ages et de différents milieux accomplissent des tâches importantes et essentielles pour la Croix-Rouge.VOUS AUSSI POUVEZ AIDER.HH Dans un communiqué où il commente le sens de son télégramme.M.Daoust estime que les échos qu’ont transmis les journaux de cette rencontre “sont inquiétants parce u’ils accréditent la thèse e ceux qui prétendent que les leaders dissidents sont en relation étroite avec le Parti libéral".M.Daoust soutient que le gouvernement libéral et les trois “D” ont à tout le moins "des affinités de pensée très profondes” et évoque l'accueil favorable que M.Bourassa aurait fait à une suggestion d’amendement à la loi de la construction pour que la CSD y soit dûment reconnue.M.Daoust rappelle que l’article 6 de la loi 290 (loi des relations de travail dans l’industrie de la construction) ne rend éligibles à l'accréditation pour fins de négociation que les centrales syndicales ui regroupent au moins 20% es salariés de ce secteur.M.Daoust juge peu probable que la CSD puisse représenter les salariés de la construction qui lui sont affiliés à moins d'un amendement à cet article.M.Daoust exige enfin que le mémoire annoncé par la CSD soit rendu public au même titre que les positions exprimées par les autres centrales syndicales et que "le gouvernement dissipe toute ambiguité quant à sa tentation de privilégier la CSD’.INSTALLATION DE GOUTTIÈRES MONTRÉAL 322-4160 QUÉBEC 872-9244 PRIMEAU MÉTAL Inc.Vous êtes bricoleur?Demandez les "HO-DO spécial pour bricoleur” chez votre marchand de matériaux de construction.ÉMAILLÉS • CUIVRE GALVANISÉ «ALUMINIUM RÉPARATIONS ESTIMÉS GRATUITS NOS CLIENTS SONT NOS MEILLEURS VENDEURS C'est pourquoi nous vous offrons : — Prix imbattables — Forte allocation d'échange — Financement bancaire — Et surtout notre meilleur service A.Mann») Montreal » 12,050, boul.Laurentien Tél.: 331-6130 A proiimité pire Btimoni (entre bout Couin et Seleberry) incapacité à négocier, incapacité qui traduit bien son avachissement devant le pouvoir du fédéral et surtout du capital américain.” Il a cependant situé l’action politique des enseignants beaucoup plus sur le terrain de l’école que sur celui de l’arène politique proprement dite.“C est en faisant référence continuellement à la quotidienneté que nous pourrons parler en conséquence de cause de politisation.Car notre quotidienneté, l’acte d’enseigner lui-même, est politique: le système scolaire contribue à façonner la société, à perpétuer ses rapports de force, de pouvoir, et nous en sommes.” “Quand on est obligé, a-t-il poursuivi, de recommander à nos membres pour et contre qui voter, c’est que le travail de politisation n’a pas encore porté ses fruits.” Il a invité les enseignants à faire preuve d’un militantisme “qui ferait qu’en temps de négociation, les situations de précédents seraient si nombreuses que la partie patronale ne pourrait que consacrer dans les textes ce qui existerait dans les faits.” “Prendre l’école en main, a-t-il poursuivi, y devenir autonome, en faire un lieu de démocratie, ne signifie pas nécessairement jeter le principal à la porte; il s’agit de faire de ce dernier “le principal enseignant", de faire en sorte qu’il n’ait d’autre choix que de se comporter en auxiliaire et non en “boss" des enseignants.” M.Charbonneau a cependant donné très peu d’exemples de la forme que pourrait prendre cet engagement politique des enseignants au niveau de leur tâche quotidienne à l’école.Faisant allusion à la récente dissension au sein de la CSN et à la création de la Centrale des syndicats démocratiques, M.Charbonneau a prudemment relancé l’idée d’une éventuelle fusion CEQ-CSN-FTQ.“Des mouvements récents, a-t-il dit, à l’intérieur même du syndicalisme québécois, annoncent peut-être un réalignement des forces syndicales en fonction de l’idéologie, c’est-à-dire en raison d’une communauté de vues sur les grandes questions de l'heure plutôt qu’en raison d'une communauté de statut ou de métier.” Les délégués auront d ailleurs a se prononcer sur une recommandation suggérant la création d’un comité devant étudier les éventuelles fusions entre les centrales syndicales québécoi-ses.Au cours du congrès, les 700 délégués seront également appelés à discuter trois dossiers portant sur 1 éducation permanente, les problèmes de main-d'œuvre et "l’école au service de la classe dominante." _ ., La première journée du congres s est terminée hier soir par la soirée du president au cours de laquelle les enseignants ont dansé et se sont récréés dans le décor enchanteur du Chante-cler.MAI\IIWAKI Trudeau, est toujours prêt à discuter de la façon dont il peut venir en aide aux sinistrés.w .Un évaluateur dépêche a Mamwaki pai le Québec devrait se charger, ces jours-ci.de déterminer l'étendue exacte des dommages matériels causés a Mamwaki par la tornade.Ce n est qu apres la redaction d’un rapport d evaluation que l'on parlerait de montants à être versés aux sinistrés, dont certains ne possédaient pas d'assurances sur leurs propriétés.C’est le garage Hubert qui a le plus souffert de la tornade culbutant comme jouets mécaniques des voitures neuves exposees sur une aire ue siauonnernem.Les premiers ministres fédéral et provincial, MM.Trudeau et Bourassa.ont fait parvenir à la municipalité éprouvée des messages de sympathie.Le solliciteur général du Québec.M.Roy Fournier.a été chargé on le sait, de coordonner pour le Québec l’acheminement des secours vers la ville de Mamwaki où tout semblait rentré dans 1 ordre Un comité de trois membres devrait être formé incessamment pour voir à la juste répartition des dons envoyés à Maniwaki Dimanche, le solliciteur général.Roy Fournier, avait visité les ueux et fait le rapprochement avec la tragédie mai 1971.M.Fournier a promis de discuter avec M.Bourassa toute mesure pouvant accélérer 1 envoi d aide à Maniwaki; MM.Fournier et Bourassa étudieront également le mode de demande d’aide à soumettre aux autorités fédérales.Maniwaki est une petite ville de 8,000 habitants, à 90 milles environ au nord de Hull.LA TORNADE Suite de la page 3 de la circonférence.Puis, quand le “cœur" arrive au dessus, la pression tombe tout d’un coup et la maison explose littéralement parce que l’air intérieur est alors plus comprimé que l’air extérieur.C’est ainsi que le toit des maisons ou des automobiles peuvent être littéralement aspirés dans le centre de la tornade pour aller retomber des centaines de pieds ou des milliers de pieds plus loin.L’effet destructeur provient du fait que tout se passe très brusquement et que la baisse de pression est extrêmement proche de la zone extérieure de haute pression (quelques centaines de pieds).Normalement, en météorologie, on parle de fronts de haute pression ou de basse pression et la différence entre les deux peut aller jusqu’à quatre pouces de mercure.Mais les distances sont alors de plusieurs milliers de milles et le passage de l’un à l’autre est plus graduel.Activités estivales C’est aujourd’hui oue débute le projet été 72 qui s'adresse aux jeunes de 10 à 18 ans du quartier Hochelaga-Maisonneuve.Il s’agit d’un projet qui propose un programme varié d’activités sportives et socio-culturelles.Eté 72 organise chaque semaine une soirée populaire avec la collaboration d'artistes locaux.Visites guidées, camping, canotage sont aussi prévus au programme.Les jeunes doivent s’inscrire immédiatement en s’adressant au Centre culturel de l'est, 2351 rue Chambly, Montréal; tél.872-2245.WS mmm mÊmm •jâ; i'.^ ^ .V-; '*ÉâiiÉgQ| K mm ¦sjc/v.: ; WËmmmk PS y:'.1 Lorsque vous recevrez notre prochain^ facture, rappelez-vous combien dçîdjir * ’ le téléphone vous a rendu service vite et bien.m Bell Canada m» - ’ ^ >v - I .• y'/.-'.-:.:-.".L LE DEVOIR Montréal, mardi 27 juin 1 972 Sauvé grâce à un fusil défectueux Un agent de police a probablement échappe à la mort, en fin de semaine, grâce à une défectuosité d’un fusil qui devait partir automatiquement en ouvrant la porte d'un appartement.La police avait reçu un appel anonyme disant qu'il y avait un dangereux gunman.L’agent Claude Mélançon fut dépêché sur les lieux.Il frappe à la porte de l'appartement mentionné dans l'appel.N’ontenant pas de réponse, il ouvrit lentement et il aperçut un fusil Blacé de telle sorte qu une ficelle re-ait la gâchette à la porte.Le coup partit mais l’agent Mélançon ne fut pas atteint.On constata qu'il avait eu la vie sauve parce que la balle était restée coincée dans le canon de l'arme.L'appartement a été fouillé au complet mais on n’a pas trouvé d'autres traquenards.Il y avait seulement le papier d’emballage d'un fusil acheté récemment.La police détient un suspect.Les gens de voisinage ont fait remarquer aux policiers qu’un inconnu avait tiré des balles dans les vitres de plusieurs édifices.Le maire de Montréal, M.Jean Drapeau, allume le calumet de paix du chef Kirby, un Huron de Caughnawaga, à l'occasion de la semaine canado-américaine de l'amitié à FrontierTown, dans l'état de New York.M.Drapeau aégalement été nommé chef honoraire des Iroquois.(Téléphoto CP) WW 4 F?Je Dissoute, la faction Waffle ¦ aujourd'hui veut demeurer bien vivante ORILLIA (CP) - La faction Waffle du Nouveau parti démocratique ontarien, dissoute en fin de semaine par le conseil provincial du parti, est fermement décidée à demeurer une entité réfléchissant le cours de l’opinion socialiste au Canada.La résolution du conseil provincial dissolvant le Waffle a été adoptée par 217 voix contre 88 après plusieurs heures de discussion animée.L’ennemi le plus acharné des Waffles, le leader Stephen Lewis, qui avait menacé de démissionner si les délégués au conseil permettaient au Waffle de demeurer au sein du parti, a déclaré en prenant connaissance des résultats du vote: Le Waffle est dissous, le nom n’existe plus”.L’un des leaders de la faction Waffle.M.James Laxer, a affirmé de son côté sa détermination de garder en vie le groupement qui vient d’être exclu du parti.Le Waffle doit se réunir vers la mi-août pour décider de son avenir.Déjà, certains néo-démocrates ont exrpimé la crainte d’une scission du parti.Tel est le cas de Bruce Kidd, athlète de renom qui briguait les suffrages sous la bannière du parti aux élections provinciales de 1971, sans succès d’ailleurs.Selon M.Kidd, bon nombre de néodémocrates qui adhéraient au Waffle, dont lui-même, cesseront de travailler pour le parti.Le mouvement s’est étendu jusqu’en Saskatchewan, où les Wafflers ont annoncé hier qu’ils abandonnaient sur le champ toute activité en vue des prochaines elections fédérales.Les Wafflers de la Saskatcnewan participeront quand même aux assemblées de leur parti pour faire connaître leurs vues.Le premier ministre de la Saskatchewan, M.Allan Blakeney, n’a pas voulu commenter la portée que pourrait avoir cette décision.Il s’est borné à dire que ce boycottage des activités politiques néo-democrates n’était pas très sage, La situation en Saskatchewan est très différente de celle qui existe en Ontario, a-t-il expliqué.Nous venons de gagner une élection, en Ontario, ils viennent de se faire battre.Le leader national du parti.M.David Lewis, soutient pour sa part que le leader déchu.James Laxer, n’attirera pas de néo-démocrates de son côté."La majorité des membres du parti va lutter pour nous aux prochaines élections ”, La résolution signifiant la dissolution de la faction Waffle n’est pas, selon M.Laxer, très claire, et sa signification devra être précisée.Cette résolution, résultat d’une fusion de plusieurs projets de résolution, reconnaît au Waffle le droit d’avoir un bureau distinct (caucus), à condition que le travail des personnes faisant partie de ce bureau ne fasse pas l’objet de publicité.Ainsi, le caucus de ce qui était le waffle pourra continuer à se réunir, mais ne pourra organiser sans l’assen- timent d’un organisme officiel du parti, tel qu’association de comté, etc., une de réunions publiques, qui tomberont automatiquement sous l’egide du Nouveau parti démocratique.C’est l’ambiguité de ce droit au “caucus” que les Wafflers veulent tirer au clair avant de s’avancer plus loin à la suite de leur expulsion du parti.Avant la réunion-clé du mois d’août au cours de laquelle le sort du Waffle doit être décidé cette fois par ses membres, les divers groupements Waffle se réuniront au niveau des associations de comté.Le comité d’orientation du Waffle doit se réunir aussi.On croit savoir enfin que les Wafflers publieront un numéro spécial de leur journal pour expliquer leur prise de position.- \mm Les vedettes du Waffle, MM.Melville Watkins (à gauche) et James Laxer, sont bien déterminés à ce que leur faction ultra-nationaliste du Nouveau parti démocratique ontarien continue â se faire le porte-parole de l'opinion socialiste au Canada, en dépit d'une résolution qui a été adoptée en fin de semaine par le conseil provincial du NPD pour dissoudre le Waffle et ramener ses membres au bercail.(Téléphoto CP) Le projet Seton Le constructeur est sommé de réparer les maisons Le procureur de l’Action civique de Saint-Hubert, l’avocat Michel Lamarre, a informé LE DEVOIR hier qu’il com-i mençait d'envoyer aujourd’hui 24 mises en demeure sommant les représentants de la société uaken Construction, au nom d’autant de propriétaires mécontents habitant des habitations du projet Seton, de vérifier eux-mêmes la mauvaise qualité des travaux de construction et de résoudre les inconvénients causés à ces propriétaires en procédant, dans un délai maximum de six semaines, aux réparations qui s’imposent.La Société Daken.explique M.Lamarre, est l’entreprise qui a conclu les contrats de vente avec les proprié- taires du nouveau quartier.La société Seton Construction, que l’Action civique de Saint-Hubert avait gravement mise en cause la semaine dernière en lui reprochant des vices de construction répétitifs allant des solives non-portantes aux fondations friables, est l’entrepreneur officiel du “projet".Il semble, selon M.Lamarre, que Daken soit simplement un holding des actions de Seton.D’autre part le président de l’Action civique, M.Germain Pitre, a déclaré au DEVOIR qu’il était invraisemblable que la Société centrale d’hypothèques et de logement ait ainsi laissé passer des défauts de construction appartenant à plusieurs étapes successives des travaux.On sait qu’ayant été alertée jeudi dernier par les media d’information, la SCHL avait dépêché sur les lieux, le même jour, une escouade de trois inspecteurs, et qu’elle prenait dès le lendemain la decision de suspendre tout versement d’argent aux entrepreneurs tant que les inspecteurs n’auraient pas donne leur approbation finale aux travaux.M.Pitre s’est déclaré quand même très inquiet à ce sujet: selon lui, “le temps des réparations peu coûteuses est passé”, et il est à craindre que les constructeurs n’éprouvent guère le souci de faire celles qui sont demandées, faute de fonds, d’autant plus que la plupart des travaux, y compris les travaux de menuiserie, ont été confiés à des sous-traitants.Ce qui aggrave ses craintes, c’est que depuis jeudi dernier “c'est le calme plat dans le quartier Seton”, c’est-à-dire qu’il ne s’y est fait ni construction, ni travaux de réparation.Juin a été pluvieux OTTAWA (PC) - Ottawa a connu cette année son mois de juin le plus pluvieux depuis 1943.Cette surabondance de pluie serait imputable à l’ouragan Agnès, dit-on.Dimanche, il était tombé sur Ottawa, depuis le début du mois, 54 pouces de pluie, au regard d’une moyenne de 2 pouces 86 au cours des mois de juin des dernières années.NE L’OUBLIEZ PAS LA CROIX-ROUGE AGIT EN VOTRE NOM Université Lava! COURS D'ÉTÉ 1972 AVIS Les inscriptions qui avaient été prévues pour le 3 juillet sont reportées au lendemain, 4 juillet.L'Université avise que les cours du mardi 4 juillet sont remis, par suite de ce changement au programme, au samedi suivant, soit le 8 juillet 1972.L____________________________________ J Cité universitaire, Québec 10e Jusqu’au 29, au Sheraton-Mont-Royal, a lieu le congrès provincial des Clubs 4-H.A 14hl5, le ministre des terres et forêts, M.Kevin Drummond, présidera à l’ouverture officielle.• A 16h.au 6000 Fielding Ave., a lieu la réunion du Protestant School Board of Greater Montreal.• A 16h, à l’Hôtel du gouvernement, chambre 122, édifice “B”, le ministre des richesses naturelles, M.J.-Gilles Massé, donne une conférence de presse pour faire connaître la position du Québec suite aux récentes découvertes de gaz et de pétrole dans l’Arctique.• A 18h, au Centre communautaire de l’université de Montréal, conférence de presse du comité d’action contre le Centre international de criminologie comparée.• A 20h, à l’église de la Nativité, 1884 rue Saint-Germain, M.Raymond Laliberté, président du NPD-Québec, annonce sa candidature dans le comté de Hochelaga.Le chef national du NPD, M.David Lewis, sera présent.• A 20h.au salon Montréal de l’hôtel Bona-venture, a lieu un ralliement communautaire sous les auspices du comité canadien pour la libération des Juifs de Syrie.Orateur invité: M.Bayard Rustin.Pagan aurait un procès juste à Porto-Rico (deux témoins) OTTAWA (d’après CP) - La cause d’extradition du jeune Portoricain Humberto Pagan Hernandez a repris hier à Ottawa, après trois semaines d’ajournement.Deux témoins cités par le gouvernement américain: Davia Hclfeld.doyen de la faculté de droit de l’université de Port-Rico, et Baltasar Corrada del Rio, de la commission portoricaine des droits civils, ont affirmé que si Pagan était extradé, un procès juste était possible sur ce territoire relié aux Etats-Unis d’Amérique.Les avocats de Washington termineront aujourd’hui leur plaidoirie; les avocats de la défense en feront autant.Pagan est incarcéré depuis fin septembre 1971.Il a perdu son appel dans une cause en déportation, pour être entré sous un faux nom au Canada.Ses avocats disent que la fuite de Pagan était précisément reliée à des tentatives de le supprimer, s’il était resté à Porto-Rico.Pagan est un indépendantiste militant et le gouvernement de Washington estime qu’il devrait être traduit en justice à San Juan pour avoir présumément abattu en mars 1971 le colonel Marcado sur le campus de l’Université de Porto-Rico; lors de cette manifestation contre le ROTC (corps d’entraînement des officiers) et contre l.impérialisme américain, le colonel Mercado était chef de la police anti-émeute.Plusieurs témoins, dont l’un des six évêques de Porto-Rico, ont déjà déposé en faveur de Pagan et soutenu qu’il n’y avait pas possibilité d’un procès juste pour Pagan si on l’extradait.Selon M.del Rio, il n’y aurait aucune loi préjudiciable aux partisans d’un Porto-Rico libre.L’entourage de Pagan parle d’un “frame-up” politique visant à discréditer la cause indépendantiste et, qui plus est, le seul témoin qui ait juré avoir reconnu Pagan le jour de la manifestation, à quelque vingt mètres de distance, était un policier.La défense a aussi soutenu que des rapports contradictoires existent sur le calibre de la balle qui a provoqué la mort de Mercado et qu’il est possible que ce soit une balle de revolver utilisé par un policier qui ait tué Mercado dans la mêlée.COURS DE LECTURE RAPIDE Début du cours Intensil d’été ! 10 juillet Renseignements et inscriptions: Tél.ï 681-4545 Centre de lecture rapide Le conflit aux ports Z arbitrage débute mais le syndicat sera-t-illà?C’est ce matin à dix heures, à la Cité du Havre, que s’ouvrent les délibérations relatives au conflit des ports du Saint-Laurent, que l’Association des employeurs maritimes a soumis à l’arbitrage du juge Alan B.Gold, de la Cour provinciale.Des doutes subsistent, cependant, uant à la participation du syndicat es débardeurs à ces séances d’arbitrage et quant à son intention de se conformer à la décision de l’arbitre.Le président du syndicat, M.Jean-Marc Saint-Onge avait en effet déclaré il y a quelque temps que la procédure d’arbitrage prévue à la convention collective ne peut régler le conflit en cours car les parties sont déjà liées, quant à l’objet du litige, par une entente que les employeurs n’ont qu’à respecter.Les parties avaient convenu, explique à ce sujet le syndicat, que la méthode traditionnelle de travail en équipes sur les quais serait maintenue jusqu'à l’entrée en vigeur d’un système électronique de déploiement de la main-d’oeuvre, prévue pour l’automne prochain.Or, précise le syndicat, les employeurs ont rompu unilatéralement avec cette méthode avant le moment stipulé dans l'accord.Le ministre fédéral du travail, M.Martin O'Connell, s’attend néanmoins ue l’Association internatioanle des ébardeurs (section du Québec) se pliera à la décision de l'arbitre.C’est ce qu’il a affirmé hier aux Communes, en réponse à la question d'un député qui s’inquiétait de l’attitude du syndicat à cet égard.Dans un télégramme daté du 23 juin, le ministre rappelait aux responsables du syndicat qu'ils avaient eux-mêmes, dans leur télégramme du six juin, souligné le fait “que l'Association des employeurs maritimes ne s’était pas prévalue de son droit de recourir à l’arbitrage et n’avait pas besoin de l’autorisation du syndicat pour invoquer l'arbitre”.Il semble que M.O'Connell ait pu voir dans cette constatation du syndicat une ouverture discrète.Le télégramme du ministre faisait suite à la réception d’un avis par lequel l’Association des employeurs annonçait sa décision de porter a 1 arbitrage ses prétendues infractions à la convention collective.Le président de l'Association, M.Arnold Masters, a déclaré dimanche que les employeurs favorisaient toute initiative qui permettrait aux trois ports du Saint-Laurent (Montréal, Québec et Trois-Rivières) de reprendre leurs activités normales, suspendues depuis le 17 mai par la grève des 3,200 débardeurs, puis par le lock-out qu’ont subséquemment décrété les employeurs.En vertu du contrat de travail signé en mars dernier, l'une ou l’autre partie peut réclamer l’arbitrage.M.O’Connell estimait déjà la semaine dernière que le syndicat honorerait ses engagements en participant à l'arbitrage dès lors que les employeurs en ont pris l'initiative De son côté, le vice-premier ministre et ministre des affaires étrangères, M.Mitchell Sharp, s’est dit confiant, vendredi, que les débardeurs reprendraient bientôt le travail, vu la rapidité des procédures d'arbitrage.Celles-ci rendent désormais inutile 1 institution d’une commission d’enouête industrielle sur la situation dans les ports du Saint-Laurent, que le ministre du travail avait proposée et que le syndicat avait accueillie favorablement dans un télégramme daté du 21 juin.2 Montréalais écroués à Paris PARIS (AFP) - Deux nouvelles arrestations ont eu lieu à Paris dans l’affaire des faux dollars d'Orly, annonce la police française.Après l’interpellation, le 22 juin dernier.de l’hôtesse de l'air Michèk Lebourg, arrêtée à Orly après avoir-été trouvée en possession de 16 faux billets de 100 dollars américains, une enquête menée par l’Office de répression du faux monnayage a permis d’arrêter deux faux-monnaveurs canadiens, l’un d’origine française, l'autre d’origim rtalrenne.qui transportaient 7,900» taux billets de 100 dollars.Il s'agit de Francis Hubert, 38 ans.originaire du département de la Manche, naturalisé Canadien, habitant 3,210 Forest Hills à Montréal et de Duma Messina.33 ans.originaire de Cattolica (Italie), naturalisé également Canadien, commerçant, 772 Jean-Talon ouest à Montréal.Le juge d’instruction au parquet de Corbeil.M.Leloir, a fait écrouer le trio.La tornade de Maniwaki ne pouvait être prévue par Gilles Provost Les experts du bureau météorologique de Dorval estiment qu’il est impossible de décrire dans le détail toutes les circonstances qui ont provoqué la tornade qui a dévaste la ville de Maniwaki dimanche matin.Selon M.Côté, du bureau météorologique, tous les gros cumulo-nimbus où se produisent les orages électriques et les tempêtes de grêle sont susceptibles de donner naissance à une tornade si l’air est suffisamment instable et si les mouvements prennent trop d’ampleur à l’intérieur du nuage.Au Canada, les tornades sont extrêmement rares, surtout au Québec parce qu’il y a peu de phénomènes permanents entraînant des brassages d’air de cette importance.Cependant, à la suite de l’ouragan Agnès qui vient de dévaster les Etats-Unis, d’énormes masses d’air ont été mises en mouvement, provoquant des orages et de la pluie intermittente sur tout le Québec.Dans de telles conditions, le ris-ue de tornades augmente même s’il emeure faible.Tout dépend de circonstances particulières et éphémères difficiles à prévoir.Dorval pouvait prévoir des orages intermittents mais ne pouvait absolument pas désigner qu’il se produirait une telle catastrophe.Selon M.Côté, ces tornades sont produites à partir d’un seul nuage, surtout quand il y a des vents forts et des conditions très différentes au ras du sol et en altitude.Les mouvements ascendants et descendants de l'air à l’intérieur du nuage peuvent alors se doubler d’un mouvement tourbillonnant qui, en s’amplifiant, se communique alors à 1 air sous le nuage.C’est ainsi qu’un vaste tourbillon se forme jusqu’au sol et la force centrifuge vide le centre du tourbillon, créant une forte baisse de pression.Les tornades peuvent avoir un diamètre de 20 a 400 ou 500 verges.Les vents tourbillonnants peuvent atteindre 350 ou même, exceptionnellement, jusqu’à 500 milles à l’heure.A Maniwaki, le diamètre aurait été d’environ 200 pieds et les vents auraient atteint 200 milles à l’heure.Les tornades se déplacent en général sur une longueur de 10 à 40 milles, se disloquant parfois pour se reformer un peu plus loin.A Maniwaki, elle ne s’est déplacée que sur une longueur de quatre ou cinq milles avant de se défaire.La différence de pression, entre le centre de la trombe et l’extérieur, 100 pieds plus loin, peut aller jusqu'à y* ou ‘/z pouce de mercure (soit la pression exercée par de trois à six pouces d’eau).C’est cette baisse de pression qui cause les dommages constatés: quand la tornade arrive au-dessus d'une maison, par exemple, celle-ci est d’abord soumise aux très forts vents Voir page 2: La tornade SERVICES PSYCHOLOGIQUES Jolicoeur, Lavallée, Morin, Trudel, Daunais et Associés PSYCHOLOGUES Consultation pour enfants, adolescents, adultes; - evaluation des problèmes d adaptation à la vie familiale et scolaire - orientation professionnelle, sélection - counseling matrimonial - dynamique de groupe et psychothérapie individuelle et de groupe.Psychologues : Pierre Cléroux, L.Ps.Jean-Paul Daunais, Ph.D.Luc Jolicoeur, Dipl.Ps.Miliça Kvajic-Bélanger, L.Ps.Lydia Landry-Trudel, L.Ps.80 est, Henri-Bourassa Claude Lavallée, L.Ps.Pierre Morin, Ph.D.Claude Trudel, L.Ps.Gérard Laporte, Ph.D.Tél.: 384-1051 4 • Le Devoir, mardi 27 juin 1 972 éditorial La CEQ : de la fin et des moyens Dans son rapport moral au congrès de la CEQ qui vient de s’ouvrir à Sainte-Adèle, M.Yvon Charbonneau a clairement marqué la distance qui sépare toujours un projet généreux de la réalité.Loin d'abandonner l’action politique, la CEQ entend au cours des prochains mois intensifier son engagement dans cette voie.Elle considère comme un acquis majeur le virage idéologique effectué depuis deux ans.Mais la CEQ enregistre en même temps deux réserves importantes.: 1) la seule arme efficace dont elle dispose pour mener la lutte qu’elle veut entreprendre doit demeurer "la force et la rectitude de son discours politique”: 2) ce discours doit se déployer d’abord, non pas au niveau des super-structures, mais à celui des réalités les plus quotidiennes.Ces réserves sont excellentes.Elles risquent cependant de déboucher, au chapitre de l'action concrète, sur des difficultés que pourrait rendre insolubles la qualité douteuse des instruments mis entre les mains des militants.• Observant pue "le membre ordinaire” de la CEQ "ne consacre guère plus de vingt heures par année à des activités syndicales proprement dites” alors qu’il passe au moins quarante heures par semaine à son lieu de travail, M.Charbonneau conclut justement que le militantisme syndical doit s’exercer en priorité à ce dernier niveau.Si la CEQ entend orienter son action dans ce sens, il faudrait logiquement quelle mette à la portée des “membres ordinaires” des instruments de travail dans lesquels ceux-ci pourront se reconnaître et oeuvrer avec une certaine aisance.Or, le document dont la CEQ voudrait faire le principal instrument pédagogique de son action au niveau local ne répond guère à cette exigence élémentaire.Suivant en cela un courant à la mode, les auteurs de “L’école au service de la classe dominante” se sont crus tenus de situer le thème de la publication dans une problématique rigide de lutte des classes.Mais les vingt pages qu’ils consacrent à étayer cette problématique témoignent d’une imprécision et d'un manque de rigueur déplorables.La logique est certes irréprochable.On part du postulat qu'il existe deux classes sociales en lutte l'une avec l’autre, et on maintient ce postulat jusqu'à la fin.Il faut cependant scruter de près la démonstration.Conventionnelle et simplificatrice à sou- hait, elle témoigne d’u.ie ignorance lamentable de l’évolution récente des économies occidentales.Elle affirme, l'un après l’autre, des slogans-choc, tels “l’Etat au service de la classe dominante", ‘TEtat gardien de l’ordre établi”, “l’Etat, diviser pour régner”.Nulle part, elle n’offre l’analyse un peu systématique qui permettrait de donner un contenu réel à ces slogans.Artificiel au plan doctrinal, le document n’a guère plus de valeur au niveau des faits.Un instrument destiné à un usage aussi général aurait dû normalement faire suite à de minutieux travaux d’enquête et de consultation portant sur tous les aspects de l’école et de l’action éducative: manuels, programmes, directives pédagogiques, rapports entre maîtres et étudiants, rapports entre maîtres et parents, rapports entre écoles et commissions scolaires, rapports entre écoles et communautés locales, etc.Mais les auteurs étaient apparemment trop pressés pour procéder de la sorte.Ils se sont bornés - et ils le reconnaissent eux-mêmes - à utiliser des exemples glanés ici et là.Il suffit d’ailleurs d’examiner les cas qu’ils citent en cours de route pour se rendre compte qu'ils n'ont aucunement fait l'étude minutieuse qui justifierait leur conclusion globale.Emanant d’un mouvement qui entend, au cours des prochains mois, mettre l’accent sur l’action politique et pédagogique à la base, le document "L’école au service de la classe dominante” apparaît, dans sa partie idéologique, comme un carcan doctrinal imposé d'en haut.Il contredit dès le départ la pédagogie définie par M.Charbonneau.L’autoritarisme est tellement enraciné dans ce milieu que même lorsque l’on définit explicitement un effort qui devrait procéder en sens contraire, on y retourne plus ou moins inconsciemment.• Peu satisfaisante au plan intellectuel, la problématique définie dans "L’école au service de la classe dominante” conduirait la CEQ, au plan pratique, à des culs-de-sac graves.Une convention fondamentale des sociétés libérales veut que l’école y soit un instrument au service des objectifs très généraux et des valeurs fondamentales que partagent ensemble les citoyens mais quelle conserve, en retour, une neutralité scrupuleuse en face des valeurs et des objectifs qui se situent en marge du consensus généralement admis.Cette formule sert souvent de prétexte à des glissements déplorables: le document de la CEQ souligne, à cet égard, des exemples rappelant qu’un travail constant de vérification rigoureuse s’impose.Elle reste cependant supérieure, au plan de la liberté, à ce que peuvent offrir les démocraties dites populaires.Le programme de la CEQ, appliqué à la lettre, conduirait ses membres à se heurter de front à la conception voulant qu'en démocratie libérale, l’école soit l’affaire de tous.Dans le climat de large collaboration entre parents et enseignants que favorise de plus en plus l’école québécoise, les enseignants, au lieu de chercher la quadrature du cercle démocratique, auraient intérêt à valoriser au maximum leur engagement dans les structures de participation qui leur sont déjà ouvertes.Ils exercent d’ores et déjà dans de nombreux endroits une influence considérable et bienfaisante.Rien n'interdit que cette influence s’élargisse encore.On conçoit mal en vertu de quelle logique démocratique ils tourneraient le dos a toute forme de participation pour se crisper dans une vaine et illusoire recherche d’un pouvoir dont la notion même parait dictée plus par l’idéologie abstraite que par l’analyse, rigoureuse du rapport des forces.Si les enseignants veulent, par-delà le monde scolaire, s’engager dans une action plus carrément politique, les structures et le climat actuel du Québec le leur permettent de plus en plus.Mais leurs concitoyens exigeront à bon droit qu’ils le fassent visière levée, sur la place publique, et non dans ce sanctuaire de la démocratie que doit demeurer l’école.Les auteurs de "L'école au service de la classe dominante” voudraient par exemple que la CEQ suscite la formation dans chaque école “de comités d’action politique groupant enseignants, étudiants, personnel de bureau et personnel d’entretien.” Cette idée est contraire à la conception de l’école qui prévaut dans toutes les sociétés démocratiques fondées sur le respect des libertés fondamentales.• “Ce dont il faut nous souvenir, écrivent les dirigeants de la CEQ à l’intention des congressistes, c'est qu'à moins de vouloir armer nos militants de mitraillettes, les instruments de lutte actuels des travailleurs demeurent la force et la rectitude de leur discours politique.” Un tel discours ne saurait avoir lieu s’il ne s’appuie sur des instruments pédagogiques d'une haute qualité intellectuelle et démocratique.Il appartient aux congressistes de Ste-Adèle de doter la CEQ de tels instruments.Claude RYAN bloc-notes Lélimination des parasites L'ombudsman attire une fois de plus l'attention du gouvernement sur les écoles privées qui s'adonnent un peu trop libéralement à la fausse représentation.De l’avis de M.Louis Marceau, le gouvernement devrait même traiter en priorité le cas de ces entreprises qui spéculent un peu trop librement sur la bonne foi et l'ambition légitime des gens.Dans un monde où le recyclage sévit comme une épidémie de petite vérole, les charlatans ont beau jeu.Quel jeune et même quel adulte ne ressent pas le besoin d'un surplus d'instruction?Qui ne se marcherait pas sur le coeur pour l'agrément utile d'un petit diplôme supplémentaire?Quand on voit le nombre d'encyclopédies que peuvent écouler les nâbleurs, on ne s'étonne plus de ce que les vendeurs de cours et de diplômes prolifèrent sans rerendre leur souffle.Dans tel cas.élève consent efforts et déboursés en croyant fermement qu'un emploi rémunérateur l’attend au terme de son périple; dans un autre cas, c'est de "papier" qu’on éprouve vivement le besoin, de manière à obtenir une promotion, à accéder enfin à un statut de professionnel.Puis survient le réveil.L'école ne parvient plus à placer ses élèves, le papier n' pas plus de valeur qu'un aépliant touristique et l'élève en est quitte pour continuer sa vie un peu plus pauvre et à peine muni de quelques notions supplémentaires.Que tout cela se produise au vu et su du gouvernement et de son ministère de l’éducation, l’ombudsman n’y comprend rien.Et nous non plus.Sécurité, mon grand souci! Il fut un temps où les méchants Anglais (ceux d'Angleterre, évidemment, pas les nôtres) contraignaient des enfants de huit ans au travail dans les mines.Vint la réforme qui.bien modestement, haussa d'abord l'âge des mineurs (!)' à dix ans.puis à des niveaux un peu plus respectables.Plus près de nous, on se rappelle, et ‘'Charbonneau et le Chef” entretient le souvenir, que des travailleurs ont laissé leur santé ou leur vie dans des chantiers délétères.Mais tout cela, c'est assurément ancien, périmé, dépassé.Pourtant pas totalement.Depuis des années, le problème de la sé- curité des travailleurs sur les chantiers de construction alimente la chronique.Les blessures surviennent cependant sans diminution dans le rythme.Les morts se produisent également sans que les pouvoirs publics cèdent à 1 affolement.Ce que ne faisait pas une autre époque nous paraît bien blâmable, mais il ne faudrait quand même pas perdre le sommeil parce que, près de nous, des employeurs mettent encore en danger lès vies de leurs travailleurs.Les mines anglaises ou la silicose, on est certain que c’était dangereux, tandis qu’un échafaudage chambranlant ne devient assurément répréhensible que si un ouvrier en tombe.N'est-ce pas?D’ailleurs, le gouvernement a fait sa part: il a voté des règlements.Les règlements ne sont pas respectés?Cela ne change rien au fait que le gouvernement a fait ce qui ^imposait.D faudrait des inspecteurs pour vérifier l'application des règlements?De peine et de misère, le gouvernement prélève quelques postes d’inspecteurs sur les effectifs qu'il comptait affecter à la surveillance des parcs nationaux et il nomme, en nombre assez restreint pour qu'ils ne puissent pas nuire, une grappe d'inspecteurs.Mais les plaintes déposées par les inspecteurs dorment devant les tribunaux?Le gouvernement, une fois de plus, commence par se disculper et se refuse à porter l'odieux des lenteurs judiciaires.Puis, après les tergiversations de règle en semblable matière, il ajoute un juge en l’invitant à se spécialiser dans les causes d'infractions aux normes de sécurité sur les chantiers.Cet éternel souque-à-la-corde entre les travailleurs de la construction et les pouvoirs touche-t-il à son terme?Malheureusement, on ne peut pas le croire encore.Dans une lettre adressée le 23 juin au ministre de la Justice du Québec, le Syndicat de la construction de Montréal se plaint, en effet, de persistantes insuffisances judiciaires face au sempiternel problème de la sécurité.Les causes ne procèdent guère plus vite qu’autrefois et les sentences ressemblent étrangement à de simples amendes débouchant sur le droit de récidiver à peu de frais.Même si la version syndicale établit des parallèles indus entre les sentences rendues dans ces causes et celles qui ont frappé les chefs du Front commun, le ministère de la Justice trouvera dans cette lettre assez de détails précis pour se faire une juste idée d’une situation inquiétante.Les juges demeurent assurément libres de manoeuvrer librement à l’intérieur du cadre que leur laisse la loi.Pourtant, deux considérations s’imposent ici à l’attention.D’une part, le syndicat affirme que certaines sentences sont “illégalement basses”.D’autre part, l’en- semble des problèmes de sécurité sur les chantiers de construction surviennent à l’intérieur d’un cadre déjà nettement défavorable aux travailleurs.Ces deux motifs devraient inciter les magistrats à réévaluer leur perception des infractions.Le signataire de la lettre, M.Florent Audette, mentionne en effet que “la cause 72-154-10” faisait état de la culpabilité d’un employeur sous cinq chefs d’accusation.Au dire du syndicat, la peine minimale était de $200 sous chaque chef.Il est donc facile au ministère de la Justice de vérifier si la sentence de $100 d’amende respectait le cadre fixé par la loi.En outre, les juges, sans cependant en arriver à des sentences supérieures à ce que permet la loi, devraient tenir compte de ce fait que signalait l’ombudsman lui-même dans son dernier rapport annuel: les travailleurs victimes d’un accident de travail et même d’une négligence grossière de la part des employeurs n’ont cependant aucun recours civil.C’est dire que l’employeur, même responsable d’une blessure grave et permanente et même de mort d’homme, n’a rien d’autre à redouter que la sentence -désespérément légère - que lui administre le juge.Malgré les modifications déjà apportées a la situation, le ministère de la Justice doit, sur la foi de semblables accusations, jeter un nouveau coup d’oeil sur la situation, faute de quoi les mines anglaises et la silicose ne nous paraîtront pas si loin.Laurent LAPLANTE Urr patron invisible Le président de la Communauté urbaine de Montréal déplore, sem-ble-t-il, que le conseil de la CUM n’ait d’autre choix que d’entériner la convention collective que vient de conclure avec les policiers de nie le Conseil de sécurité publique.Juridiquement parlant, M.Lawrence Hanigan a raison.Il est toutefois étrange que dans son esprit les hommes politiques élus à la CUM soient totalement dépourvus de recours dans une affaire semblable.Le conseil de la CUM, il est vrai, doit “homologuer” dans les quinze jours une convention semblable, a défaut de quoi, en vertu de la loi amendée de la CUM, le contrat entre en vigueur “automatiquement", suivant l’article 205d du bill Choquette.Mais normalement un débat peut avoir lieu au sein même du Conseil de sécurité, où la CUM a trois représentants.Dans le cas qui nous occupe, que s’est-il passé au Conseil de sécurité?Les représentants de Montréal et de la banlieue se sont-ils trouvés d’accord avec les trois membres désignés par le gouvernement de Québec?Y a-t-il eu division?Le président du Conseil, le juge Jacques Coderre, a-t-il dû user de son vote propondérant?Aussi longtemps qu’on n’en saura pas davantage sur les négociations, il n’est pas possible de déterminer si la prochaine hausse de taux qui pourra survenir, suite au budget de la police, devra finalement être attribuée aux gens élus à Montréal ou à ceux qui ont été nommés par Québec.Ce qu’il y a de malsain, dans le régime juridique actuel de la police de la CUM, ce n’est pas que la loi prévienne l’incurie ou les tergiversations des politiciens en leur imposant un delai strict.Il faut, à un moment donné, qu’une décision soit prise et, à cet egard, en cas de refus ou de manoeuvres dilatoires, l'entrée en vigueur automatique n’est pas une formule qui soit condamnable.Ce qu’il y a de malsain, c’est qu’on ne sache pas clairement qui a pris la decision et en vertu de quelle politique chaque décision importante est prise.La dernière échelle de salaire des policiers montréalais n’est pas une petite décision administrative.Elle va avoir des répercussiohs non seulement dans les autres corps policiers mais dans la fonction publique en général.Nombre de contribuables se demandent en vertu de quelle politique, par exemple, le Conseil de sécurité accorde cette année aux policiers non plus seulement la parité qu’on leur refusait hier avec Toronto, mais un dépassement de principe de ce point de repère.Jean-Claude LECLERC ¦ propos d'actualité "Si l’on ne saurait méconnaître tout le poids des superpuissances, il reste tout aussi incontestable que d’autres champs magnétiques naissent en même temps.Sert-il vraiment à grand-chose d’établir des calculs d’avenir: à telle date, il existera tant et tant de grandes puissances?Notre monde est placé sous le signe de la multiplicité et de la transformation.Les petits peuples ont aussi leur importance dans le grand jeu.eux aussi peuvent constituer un élément de puissance à leur manière; ils peuvent aider - eux-mêmes et d’autres: ils peuvent aussi constituer un péril - pour eux elles autres".Willy Brandt, Chancelier de la République fédérale d’Allemagne, conférence faite à l’université d’Oslo, le il décembre 1971."Quels que soient les pays où des formes de violence se produisent - et sur ce point, le nôtre n’en est peut-être pas exempt! - elles doivent être déplorées, réprouvées et dénoncées au nom des droits de l’homme et de l’enseignement de l’Evangile.(Lettre des évêques du Canada aux évêques du Brésil, 4 septembre 1970) Les Enfants-de-mari AWDREE.BERTRAND ¦ lettres au DEVOIR Perspectives-Jeunesse nous a dit NON M.Marcel Poirier, directeur du bureau de Montréal, Perspectives-Jeunesse Suite au projet que nous avions soumis à votre analyse et auquel votre réponse fut non, permettez-moi de vous rappeler l’importance qu’ l revêtait pour les jeunes.L an dernier, financés en majeure partie par la Fédération des Oeuvres de Charité et, à la dernière minute par votre organisme, nous ouvrions un camp de désintoxication et de réhabilitation pour jeunes drogués de 6 à 12 ans qui respiraient de la colle et du décapant.Notre tâche consistait à établir avec eux une relation per- ’ sonnelle, ce qui leur manque le plus souvent.Nous nous efforcions de les intéresser à des activités créatrices qui puissent leur faire penser à autre chose que la colle pour se désennuyer.Les résultats en automne, sur vingt inscrits, un seul récidivait encore.Notre camp fut un succès, Perspectives-Jeunesse en convint puis- que Gérard Pelletier s’en servit en Chambre pour défendre le bien-fondé des octrois attribués à Perspectives-Jeunesse.En février, conscient de l’utilité de cette oeuvre de préventibn, le Ministère de la Santé nous accorda des fonds pour que nous puissions ouvrir un centre de loisirs à la ville pour nos pensionnaires de l’été et pour tous ceux qui nous étaient référés par les policiers de l’Aide à la Jeunesse.C’était pour compléter le travail de rééducation entrepris auprès des jeunes pendant l’année, que nous reformulions un projet de camp pour l’été; nous envisagions deux camps d’un mois chacun, où nous aurions permis à quarante jeunes de vivre un mois en plein air et au cours duquel nous aurions pu les assurer de notre présence 24 heures sur 24.Après examen de notre projet et se basant sur des critères très exigeants, la Fédération des Oeuvres de Charité accepte encore une fois de nous financer, mais à la condition que nous trouvions le Un tic des Canadiens pure laine Pour avoir récemment vécu pendant cinq ans en dehors de mon pays, j’ai de grands yeux et de grandes oreilles lorsque je regarde et j’entends bouger le Québec.Cela me permet de constater certains faits que le Québécois habitué ne remarque pas toujours.Une expression retient particulièrement mon attention, alors qu’elle passe inaperçue pour ceux qui sont plongés ici depuis fortt longtemps ou depuis toujours.Ainsi, un très grand nombre de francopones pour ne pas dire tous, ne peuvent commencer une phrase sans employer "disons que.”.Cela semble un malaise général, un mot de passe.Ce fait, que je sache, touche beaucoup moins ou pas les Néo-Canadiens parlant français.Il m’a semblé que cette expression sert de rampe, d’appui pour s'exprimer, pour dire ce qu’on pn-se.Et, plus fort encore, l’expression "Disons que.” est une supposition: ce qui revient à dire que nous supposons toujours ce que nous tentons d’affirmer.Même dans le film "L’Acadie.l’Acadie”, on retrouve ce malaise; c’est donc dire qu’il n’est pas propre aux Québécois mais à la minorité francophone canadienne.A la télévision, les personnes interviewées, de quelque niveau social qu elles soient, commencent leurs phrases par ce qui est d’usage: "Disons que.’’! Sans ce tic, je pense qu'on n’arriverait pas à s’exprimer facilement, ni clairement, ni sincèrement peut-être.C'est un appui dont on ne peut pas facilement se passer actuellement.C’est un siège confortable qu’on s’assure au départ.Après ce "Disons que.” et un moment d’hésitation, on sent que la voie est ouverte, que la lumière se fait.Mais, après chaque question de l’interlocuteur, on devra se servir de la même clé, qui ouvrira la même porte: celle de la possibilité de s’exprimer.Je serais curieuse de connaître là-dessus l'opinion du professeur et philosophe McLuhan.Pauline PERREAULT Sherbrooke, le 19 juin 1972.financement de nos salaires ailleurs.Comme l’an dernier, nous comptions sur Perspectives-Jeunesse pour permettre la réalisation de notre projet, en demandant de quoi payer les salaires de 16 employés, d'autant plus sûrs d'une réponse favorable, à cause de l’appréciation qui nous avait déjà été témoignée par eux et dont j’ai fait mention plus haut.Nous n’avons jamais reçu d’avis de réception de la part de Perspectives-Jeunesse; sur ce, nous entrons en contact conjointement au bureau de Montréal et d’Ottawa où on finit par nous répondre que ce détail n’était pas important et qu’ils avaient- notre dossier entre les mains.Pendant deux mois, M.Jean Dessureault d’Ottawa nous affirme que notre projet est à l'étude.Inquiets d’une réponse qui se fait attendre, nous multiplions les contacts.Le 7 juin, ils en viennent à nous dire que notre projet n’avait jamais été étudié, mais classé dans les projets en retard à cause d'une erreur administrative car le projet avait été posté à temps.Sous la pluie de nos requêtes.le Bureau de Montréal accepte de reconsidérer le projet, et c’est ici que vous, M.Poirier, entrez en cause directement.Le 22 juin, vous nous contactiez pour nous communiquer la réponse du conseil des analystes de votre bureau, laquelle s’avérait catégoriquement négative.Il n'a nullement été question de votre part de négocier des modalités de re-formu-ïation plus adéquate du projet, ce que nous croyions être le rôle précis de votre conseil d’analystes.Envisageant ceux des projets qui ont reçu une réponse favora-oie, nous sommes amenés a penser qu’il est peut-être plus valable socialement, aux yeux de l’organisme que vous représentëz, de faire des tours de chant, de marionnettes dans la province, ou autres foutaises du même genre.Toujours est-il que si nous ne trouvons pas ailleurs les fonds qui nous manquent, vous aurez en plus des 16 chômeurs avertis que nous sommes, 40 enfants sur le trottoir.sans compter tous ceux qui auraient pu être rejoints par l’ampleur que notre centre commençait à prendre.Jérôme DUFRESNE Outremont, le 23 juin 1972.Les procedures d emploi au CEGEP de Granby Dans une lettre au Devoir, parue le 13 juin dernier, M.Jacques Fortier, de St-Paul d'Abbotsford.met en doute l'honnêteté des responsables de l’engagement des professeurs de Trançais, dans notre institution.Etant chef du Departement des Arts et Lettres et membre du Comité des engage- ¦ ments des professeurs de français du Campus de Granby, je viens rétablir les faits.M.Fortier semble reprocher au Directeur de l’Enseignement d’avoir fait publier une offre d’emploi dans Le Devoir, prétendant que "la plupart du temps relu est nommé au moment ou paraît l’annonce" et il demande pourquoi "leurrer les gens”, puis il parle d’un “jeu d’influence où l'ami d'un membre du comité se voit plus considéré que le candidat le plus compétent qui soit".Je comprends la déception de M.Fortier de n'avoir pas réussi à obtenir un emploi dans notre institution, mais je ne puis accepter u’il ait invente toute cette histoire ’influences, alors que les trois candidats dont nous recommandons l'engagement étaient tous inconnus des membres du comité, l'un venant de Lennoxville, un autre de Montréal et un troisième de Shawinigan.L’annonce parue dans Le Devoir avait justement pour but de déceler les candidats les plus compétents possible et nous nous disposons a engager trois candidats qui n’ont fait leur demande qu’après l’annonce parue dans ce journal.et nous sommes heureux d’avoir ainsi découvert ces trois candidats.Comme Iç dit M.Fortier, pour un seul poste à combler, on reçoit facilement 50 demandes d’emploi.Notre comité d’engagement des professeurs de français a dû abattre un travail colossal: examen 'de quelque cent dossiers, séances d'entrevue des candidats qui répondaient le mieux aux besoms de notre institution collégiale et finalement recommendations au directeur de l'Enseignement.D'ailleurs, notre travail de sélection a été jugé, par certains candidats, comme étant plus sérieux que dans bien d’autres C.E.G.E.P.M.Fortier reproche qu’on l'ait avisé de son non-engagement presque aussitôt après avoir posé sa candidature.Je rappelle a m.Fortier que sa demande d’emploi datait du 26 novembre et que le comité avait déjà étudié son dossier lorsqu'il adressa une nouvelle demande.Cest ce qui explique la réponse immédiate qu’il a reçue du directeur de l’Enseignement.Je dirai en terminant que nous sommes honorés que tant de candidats aient désiré se joindre à notre équipe; je dirai aussi que nous souhaitons que les normes provinciales soient élargies et qu’elles nous permettent d’engager au moms un autre professeur de français, car nous sommes surchargés.Cest avec beaucoup de regret que nous ne pouvons engager certams candidats, que nous avons reçus en entrevue, et qui nous ont semblé des plus valables Granby, le 20 jum 1972.-Emile ROBERGE, chef du département des Arts et Lettres.CEGEP de Sherbrooke, i Campus de Granby i.LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur et rédacteur en chef: Claude Ryan Rédacteur en chef adjoint: Michel Roy Directeur de l'information: Jean Francoeur Trésorier: Bernard Larocque aa i .1 .v * i i, au oami-oacremen / on rea 5.est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumor incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville LaSalli L agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser U informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT : Édition quotidienne : $35 par année,- six mois : $19.À l'i (ronger : $40 par année; six mois : $22; trois mois ; $12.Édition d samedi ; $ 10 par année.Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur 5 cents par semaine.Tarif de l’abonnement servi par la poste aérienne si nemande^Courner de deuxième classe : enregistrement numéro 0858.Dépi légal ; Bibliothèque nationale du Québec.TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignes groupées) Le Devoir, mardi 27 juin 1 972 • 5 des idées des nommes Il nous faudra forger quotidiennement nos certitudes par YVON CHARBONNEAU président de ta CEQ (.) J'ai senti, de par tous les témoignages recueillis pendant la crise comme tout récemment encore, un immense besoin de rattacher l’action syndicale d’abord et avant tout à la réalité bien concrète du lieu de travail.Les grandes fresques historiques, les envolées idéologiques piquent la curiosité et même l’intérêt mais une plongée en profondeur dans la réalité du boulot quotidien, avec tout ce que ça comporte de modestie et de persévérance dans la démarche, peut rapporter gros.A quoi servent les énoncés doctrinaires lancés à l’avant-scène politico-syndicale, s’ils ne déclenchent pas l’exigence du respect de soi, et l’accrois-seihent de l’autonomie de l’enseignant travailleur salarié?N’oublions jamais que si “le membre ordinaire” ne consacre guère plus de vingt heures par année à des activités syndicales proprement dites, c’est au moins quarante heures par semaine qu’ il donne à son travail.C’est là qu’est “la vraie vie” pour lui, pas nécessairement celle qu’on aime, mais celle qu’on mène.Quant à nous, c’est cette option que nous avons faite, celle de mettre toutes nos éner- I Dans son rapport moral aux congressistes de la Corporation des enseignants du Québec réunis hier à Sainte-Adèle, le président de la CEQ a tracé le bilan des dernières luttes syndicales dans le secteur public, et suggéré des voies d'engagement social et politique tant dans le secteur traditionnel de l'enseignement que dans le secteur traditionnel de l'enseignement que dans le champ nouveau de l'éducation permanente.Voici quelques extraits de ce rapport.gie à souder du plus près possible notre militantisme syndical à la réalité du lieu de travail, à la réalité de l’école et de l’éducation.Nous voulons éviter de nous disperser davantage dans toutes sortes d’actions-saupoudrage.Nous courons certes le risque d’être pris à partie par certains éléments prétendument de gauche.Nous prenons, toutefois, le pari que c’est en favorisant fa pnse de conscience de ce que nous sommes, que c’est en passant par ces sentiers rocailleux que nous construirons un syndicalisme authentique, vivant, vraiment ancré socialement et politiquement.Une fois qu'un travailleur, qu’un enseignant aura levé la tête, qu’il se sera mis à changer quelque chose par une action collective dans la solidarité avec ses confrères et compagnes de travail, une st CET ÉTÉ.FAITES DE LA VOILE,.SEMAINE DE VOILE: COURS ET GITE École de Voile du Québec (Lac St-Louis) C.P.131, Châteauguay Louis Charbonneau 692-8306, 692-2462 611 Boul.Youville, Châteauguay, Qué.fois que l’enseignant aura eu l’audace de se tenir debout devant un principal trop arrogant, devant un commissaire-petit-chanteur.une fois que l'enseignant aura eu le courage de répéter en assemblée générale de son syndicat ou de son école ce qu’U a grommelé tant de fois dans son bureau ou ailleurs, je n’aurai plus de crainte pour lui.Je n’ai plus à lui dire comment se comporter face aux pouvoirs, municipal provincial, fédéral.Je n’ai plus comme syndicaliste à le guider paternellement dans sa démarche politique.Je n'ai plus à lui prouver noir sur blanc qu’il se fait rouler par les compagnies de finances, par la publicité, par le gouvernement, par les formations politiques traditionnelles.Quand un homme a l’expérience de la lutte, d’une lutte concrète et collective menée d’abord avec ténacité sur son lieu de travail, cet homme n’a plus besoin d’un syndicat maltre-à-penser.Cet homme est un homme nouveau, pour lui-même et ceux qui reniement.Encore ici, par besoin de fendre les «theveux en quatre! Nos yeux sont encore pleins d’exemples de compaenons de travail de tout âge, femmes et hommes qui, après avoir encaissé des dizaines d’années de frustrations et d’humiliation, ont décidé le 9 mars dernier et par la suite de dire ce qu’ils pensaient, de secouer le joug.Combien d’entre eux se sont pris à scander: “Ce n est qu'un début, continuons le combat!” Dans chaque syndicat, il y a eu Carrière au Secrétariat ?Dactylographiez 75 mots-minute ?Sténo + 200 mots-minute SPÉCIAL : RECYCLAGE EN DACTYLO $89.50 Institut de Sténotypie International Inc.1015 BEAVER HALL HILL MTL, (Métro Victoria, sort» Belmont) 878-9186 des surpnses de ce genre.Et il ne faudrait pas, maintenant que la grève est terminée, s’assoupir, faire comme si l’action syndicale n’avait sa place qu’en temps de grève.Notre lutte ne doit pas être une lutte épisodique, nerveuse et passagère.Elle se doit d'être permanente (.) Plutôt que de nous perdre en débats stériles sur les mérites relatifs de la participation et de la contestation, j’ai l’impression que c’est autour de l’action collective locale et régionale que doit se bâtir notre programme de formation et d'éducation.Les chemins qui mènent à la politisation sont variés, multiples et parfois inattendus.Certains ne prétendaient-ils pas, il y a quelques mois à peine, que le processus de négociation était contraire à la prise de conscience politique?Et pourtant, c’est bien cette annee, n'est-ce pas.que pour la première fois, et par dizaines de milliers, des travailleurs ont affronté l’Etat, ses injonctions, sa loi et sa police?Pour d’autres groupes, dont notre régiment de Carignan.c’est sur le terrain des élections scolaires qu'on s’initie aux secrets de la politique.D’autres y arriveront par une expérience plus personnelle ou plus intellectuelle, mais tôt ou tard, cette prise de conscience doit pour s'incarner prendre le terrain bien concret de l’action quotidienne.Espérer l’avènement d’une nouvelle contagion A l’avenir, le caractère de nos revendications, et finalement de notre action syndicale, pourrait changer de beaucoup: formés par leur militantisme de chaque jour, les travailleurs pourront, par la négociation ou autrement, généraliser des formules de travail, où ils se sentent à l'aise et un peu plus responsables de leur production.Les foyers d’initiative en matière d’éducation et de formation doivent se multiplier, selon la diversité des réalités régionales.La centrale n’a donc pas à imposer un programme standardisé - travers que nous reprochons assez au gouvernement pour l’éviter dans nos propres affaires.Il ne faut pas oublier que les points de départ dans un membership sont multiples, que les niveaux de conscience sont variés.ÊTRE OU NE PAS PARAÎTRE Une ravageuse de chevelure, impitoyable, amenant la calvitie d’une façon quasi irréversible est la ‘séborrhée' I,’alopécie séborrhéique est l’hypertrophie des glandes sébacées, amenant à la surface du cuir chevelu une sécrétion grasse connue sous le nom de sébum; cette hypertrophie des glandes sébac-cées amene inévitablement l'artrophie de la papille reproductrice de vos cheveux.Il est donc hors de question de traiter les cheveux qui comme nous le savons sont: dépourvus de vie, de santé, de réflexes à la maladies ou d’infections tout comme les ongles d’ailleurs.Les signes apparents mais nullement trompeurs pour les sujets atteints de séborrhée sont cependant facilement décèlables même par une personne mex-périmentée en la matière chevelure grasse deux ou trois jours après le shampoing parfois même moins chevelure huileuse dégageant une odeur désagréable et rance, cheveux sur l'oreille chute excessive lors des lavages et a tel point que l'on ne sait plus quand il faut se laver la tête.Le peigne révèle également tout comme un baromètre la triste température d’une chute abondante.Quelle est la réaction du séborrhéique devant cette constatation: Au moral, le découragement et l’illusion d'avoir tout fait sans aucun résultat probant ni tangible et pour cause.-D’abord d’avoir employé n’importe quoi a bon escient ou non.-Les influences et conseils de personnes bien intentionnées mais non qualifiées dans le domaine du cuir chevelu : -L’idée qu’on perd ses cheveux et qu’il n’y a rien a faire devient une idée fixe: -La manie de se peigner a tout propos afin de cacher les endroits marqués par l'amincissement de la chevelure: -L’habitude qu’on prend d’observer machuialcment la chevelure des autres en la comparant à la sienne : Le selxirrhéique croit également qu’en le fixant, tout le monde observe ses cheveux., -Dans bien des cas, une tension nerveuse se développe au fur et à me- sure que l’on voit sa chevelure diminuer.-On croit souvent que les nerfs sont en cause; en réalité iis n'y sont pour rien la nervosité s’est développée au fur et à mesure qu'on a vu diminuer sa chevelure et non le contraire.-Le séborrhéique se trouve dans de nombreux cas complexé en société.Peut-on remedier à cet état de chose?Certes on pourrait, mais entre pouvoir et vouloir, il y a encore des étapes à franchir: - La gène de prendre un rendez-vous afin d'avoir une idée nette et concrète de son problème: -Le sentiment qu’on est ridicule aux yeux de son entourage.-Le scepticisme, les critiques arbitraires et non réfléchies sont des obstacles que vous aurez encore a franchir.Ce n'est qu’une fois ces étapes franchies qu'on pourra parler d’une façon plus logique sur ce qui peut encore etre fait mais sachez avant tout: - Que les cheveux tombes et les parties déjà dégarnies ne peuvent pas repousser: -Qu’un duvet de cheveux ne peut jamais se transformer en cheveux normaux: Qu’enfin la séborrhée est incurrable qu'on peut la localiser et ensuite coexister avec cet état.Avec discipline, volonté traitements Sriés et une grande variété de es on peut localiser la séborrhée assécher le cuir chevelu stimuler les papilles pilaires et donner à la chevelure existante une apparence valable.Par ces divers procèdes, on peut vous développer un remplacement de cheveux au taux de leur chute et graduellement améliorer votre apparence-chevelure.Depuis 16 ans nous modifions, améliorons et faisons faire des recherche non dans le but de trouver la formule magique, car même si cette dernière voyait le jour, il est impensable au'elle convienne à tout le monde et que chacun réagisse selon des normes rigides bien établies.Le Centre Capillaire ne travaille pas avec une seule et unique formule, mais les recherches continuent dans les domaines qui sont familiers: séborrhée, pelade, exzéma, etc.Il est normal que vous vous renseigniez adéquatement avant de prendre une décision dont une partie de votre apparence physique va dépendre pour des années.Neanmoins pensez également que le facteur temps joue contre vous et qu’une attente prolongée peut-être par la suite la cause d’une calvitie irreversible.Notre orgueil de Québécois pensant jeune, notre désir d’avoir une belle apparence doivent nous décider à attaquer notre problème capillaire à temps.Nous pensons également qu’une chevelure soignée et un cuir chevelu sain n'ont jamais nui a personne, mais satisfont notre “précieux moi”.TRICHOLOGlfÉ LD38A ÉDIFICE te ^ r 'f CANADIENNE 4S0 e$», SHERBROOKE, angle Berrl - Suite 390 * Tél.: 288-3823 - 288-7378 - 288-J424 Sortie de Métro Sherbrooke-Berri Mardi ou vendredi - 10h.a.m.à 8h.p.m.- Le samedi, I Oh.a.m.a 4h.p m Dégager nos convergences H s’agit, pour nous, de faire appel à un langage clair, collé au vécu quotidien des nôtres, un langage de leader et non de prophète.Que notre sort de salarié soit conventionné ou décrété, en quoi doit-on y voir une différence essentielle, si d'une manière comme de l’autre, en signant un contrat ou non, on a l’impression en 1972.tout comme en 1969, de se buter aux intérêts de tout un système?En stratèges réalistes, nous devons à nos membres de profiter de chaque occasion, que ce soit donc à l'intérieur d’un décret ou d'une convention, pour gagner de nouveaux droits, pour nous approcher de nos objectifs, pas à pas, selon notre rythme propre.Plusieurs groupes de militants que j’ai rencontrés récemment, - de vrais militants qui ont fait jusqu’à 15 jours ouvrables de grevé - m’ont dit qu'ils étaient plus farouchement déterminés que jamais auparavant à modifier en leur faveur les rapports de la lutte, mais à condition d'en avoir les moyens et le temps.Plutôt, donc, que de nous emballer dans une spirale d’accélération politique, qui laisserait loin derrière une majorité, en bonne part prête à faire un autre pas de l’avant, je suggère à tous, à quelque palier de la centrale que nous soyons, de miser de façon privilégiée dans l'éducation politique et la formation syndicale de nos militants, de nos membres, et dans l’immédiat de ceux qui forment ce qu’on pourrait appeler notre structure intermédiaire.A partir des problèmes du travail, de la main-d’oeuvre, de l’école, de l’éducation permanente, ouvrons la voie, patiemment, à la prise de conscience.Favorisons la mise en oeuvre de projets concrets, à la dimension de chaque école ou commission, puis de chaque localité ou région.Que la peur ou la résignation quittent l’esprit des en-seitnants, et le renste viendra! Abattre les faux murs L'action syndicale a toujours été, de soi et depuis l’origine de nature politique.Même en se taisant, même en s’embourbant dans le syndicalisme d’affaires, le mouvement syndical “fait" de la politique, par le seul poids des intérêts de ceux qu'il représente.Cessons de nous masquer la réalité.Le seul choix qui nous reste, c’est de nous laisser happer par une chique de possédants, ou de nous donner les moyens d’imposer nos priorités, celles des salariés.Il faut donc abattre les faux murs, entre le syndical et la politique, entre le social et le politique; il faut enrayer la tentation toujours présente du bon vieux réflexe individualiste: “mon vote, ça me regarde”.C’est vrai que ça vous regarde, vous et les autres, parce que le gouvernement que vous pou-tez au pouvoir ce ne sera pas seulement votre gouvernement à vous, mais le gouvernement de tout le monde.L’acte politique s, est essentiellement social, tout comme l’acte syndical est essentiellement social et politique.Tous les fabricants de subtilités ne cherchent qu’à profiter de nos tergiversations.Ai-je besoin de répéter à quel point ce travail exige de ténacité et de lucidité de la part de tous ceux qui, comme vous, détiennent une large part de responsabilités quant aux orientations du mouvement?Ténacité et lucidité qui trouveront toujours leurs fruits, comme leur appui, dans la réalité d’un engagement quotidien.Des mouvements récents, à l’intérieur même du syndicalisme québécois, annoncent peut-être un réalignement des lorces syndicales en fonction de l’idéologie, c’est-à-dire en raison d’une communauté de vues sur les grandes questions de Theure, plutôt qu’en raison d’une communauté de statut ou de métier.Sans rêver pour la jxistéri-té, il nous revient dans les prochains jours de lever quelque peu le regard.Les problèmes immédiats ne seront jamais tous réglés à la fois: mutile donc d’attendre un quelconque moment privilégie de répit où nous pourrions en toute aise hiérarchiser nos priorités.Quelques lignes de force Face à ce domaine de l’action politique syndicale, où tout semble presser à la fois, évitons la dispersion.Sachons nous rallier autour de quelques lignes de force qui orienteront nos activités, et com- prenons bien que l’étiquetage annuel des priorités n’a guère de sens pour l’enseignant que nous représentons.Lui.il n’a pas une tablette pour le pédagogique, une autre pour la négociation et une dernière pour l’engagement politique.Songeons un instant que nos actions, quelque nom qu’elles portent, ont un terme unique, et qu’elles doivent s’intégrer dans la vie quotidienne de chaque salarié enseignant.Certains se déclarent vite arrivés à des carrefours, et c’est le carrefour du siècle à tout coup.Ainsi, l’on devrait opter, noir sur blanc, contre la négociation parce que contre le syndicalisme d'affaires, et pour l'action politique parce que pour le pouvoir.Ne nous laissons pas leurrer par ces “carrefours du siècle” qui reviennent à tous les deux ans, et admettons plutôt, avec réalisme et sans fanfare, que nos champs d'action s’emooltent les uns dans les autres, qu'ils débouchent les uns et les autres sur un rapport de force politique, comme cela a été établi cette année par la négociation, comme cela pourrait l’être à compter de maintenant avec l’aide des dossiers “L’école, au service de la classe dominante”, “Pour une politique en éducation permanente" et “Les problèmes de la main-d’oeuvre enseignante”.Puisqu’il faut tout vous dire.Pour vous dire le fond de ma pensée, j'aimersais bien que ce congrès, que l’ensemble de nos constituants s'engagent à fond dans l’action à partir du milieu de travail des enseignants, à partir du défi bien concret de l'implantation des activités étudiantes l'an prochain, par exemple, comme me le suggérait cette militante chevronnée du Nord-Ouest.De telles occasions, exploitées avec soin par des conseils d’école et des comi- tés de politiques pédagogiques, là où c'est possible, peuvent faire davantage contre la sclérose du système, peuvent faire davantage pour politiser les enseignants que certaines déclarations politiques fracassantes.Certes, rien ne nous empêche en principe de voter ici en Congrès l’indépendance du Québec, le socialisme, la mort de l’impérialisme américain et autres modestes cibles du genre.Mais si ces positions ne déclenchent pas ou ne traduisent pas la volonté réelle des nôtres de se battre résolument, par un militantisme de chaque jour, pour changer quelque chose a leur portée, tout cela n'aura été que du vent et du bruit, du temps gagné pour l’establishment.Quand on est obligé de recommander à nos membres pour ou contre qui voter, c'est que le travail de politisation n’a pas encore produit ses fruits _ , , Suite a la page 2 ® école d’été LPS COURS DE CONVERSATION ANGLAISE Programmes pour tous niveaux (débutants, intermédiaires, avancés) Cours intensifs ou semi-intensifs — matin, après-midi, soir.ADOLESCENTS - ADULTES LPS PEUT VOUS AIDER Profitez de nos tarifs spéciaux d’été.Renseignez-vous dès aujourd'hui.Téléphonez, écrivez ou présentez-vous à: LPS — Montréal, 878-2821, étage F LPS — Québec, 529-0331,4ème étage PLACE BONAVENTURE 500 EST GRANDE ALLÉE Institutions reconnues par le Ministère de l’Éducation Les micros, l'éclairage, les fauteuils: nous voyons à tout.Panique de dernière heure?Pas au Reine Elizabeth.Nous sommes là pour tout prévoir.Nous sommes fiers de vous donner exactement ce que vous voulez, peu importe ce que c 'est.(Que Vous soyez 4 ou 4,000, nous avons le salon qui vous conviendra).Appelez tout simplement le Directeur des ventes à 861-351 1.Il s'occupera de tout selon vos désirs.Le grand hôtel qui satisfait tous vos besoins, qu'ils soient fastueux ou modestes.Le Reine Elizabeth Ë 1 UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL ÉTUDES À TEMPS PARTIEL POUR LES ENSEIGNANTS EN EXERCICE (1) Date limite de demande d'admission : 1er juillet 1972 La Faculté des arts et des sciences, de concert avec la Faculté des sciences de l'éducation, offre aux enseignants qui désirent parfaire leur formation, la possibilité de poursuivre des études à temps partiel conduisant au baccalauréat ès arts avec sujet mineur en éducation (enseignement secondaire) (2) et sujet majeur dans les les disciplines suivantes : • études anglaises • études françaises • géographie • histoire INFORMATION SUPPLÉMENTAIRE : découper, remplir et retourner le coupon-réponse ci-dessous: Secrétariat de la Liste externe Faculté des arts et des sciences Université de Montréal C.P.6128 - Montréal 101 Tél.: 343-7393 (1) L'étudiant qui est admis en “Liste externe'' fait une partie de sa scolarité en session d'été; pendant l'année universitaire, il suit des cours radiodiffusés et télévisés et, le cas échéant, quelques cours sur le campus.(2) la scolarité du mineur peut se faire à temps partiel.Les détenteurs d'un brevet A pourront obtenir, après étude du dossier, l'équivalence du mineur en éducation s'ils ont suivi un programme régulier et si leurs cours sont compatibles avec ceux qui seraient-exigés au mineur.?Je désire recevoir l'annuaire de la Liste externe ?Je désire recevoir un formulaire de demande d'admission NOM.PRÉNOM .ADRESSE.TÉL.: 6 • Le Devoir, mardi 27 juin 1 972 Paris n'a pas fermé son dossier québécois Suite de la première page des chutes, etc.” Cette caricature du Canada, celle qu'illustre un membre de la RCMP en costume rouge sur les cartes postales, est cependant de plus en plus effacée chez les Européens qui ne demandent qu'à mieux connaître le Canada, sa vie politique, ses problèmes, etc.Et à cet égard, M.Lévesque n’a pas manqué une seule occasion, dans tous les milieux, de ‘démystifier" le Canada, comme il le fait devant ses concitoyens ce qui étonne souvent les Français.Sa tournée européenne a permis aussi d’établir des liens qui permettront à son parti d’entretenir des liens permanents avec des milieux parfois très influents en France.En clair, M.Lévesque, perçu comme homme d’Etat, grâce surtout au nombre de votes qu’il a obtenu aux élections de 1970, a réussi à convaincre plusieurs milieux que l’indépendance du Québec n’était pas le fruit d’un nationalisme désuet à la Maria Chapdelaine et qu'elle était inéluctable.La certitude dont M.Lévesque a fait preuve quant à l’avènement d’un Québec indépendant n’a d’ailleurs presque jamais été mise en cause par ses hôtes français ou belges.Ces derniers ont voulu savoir plutôt ce qu’il allait faire une fois au pouvoir et notamment les hommes d’affaires français qu'il a rencontrés au Conseil national du patronat français.Curieusement aussi, les Belges, qui sont habituellement beaucoup plus réservés sur la question du Québec et notamment pour préserver leurs bonnes relations avec le Canada, ont accueilli avec beaucoup de chaleur M.Lévesque qui a même été reçu par des parlementaires et qui a été l’invité à un déjeuner présidé par Paul-Henri Spaak.Tout cela a fait dire au chef indépendantiste québécois qu’il avait constaté à la fois avec surprise et contentement “l’évolution du cas québécois" en Euro-pe.Et pourquoi le cacher.M.Lévesque n’avait pas vraiment envie d’aller en France et encore moins en Belgique.Pour des raisons sentimentales (son séjour à Londres durant la dernière-guerre).il avait confié en secret qu’il avait hâte d’aller en Grande-Bretagne.Car ce voyage avait été décidé par l’exécutif du parti et M.Lévesque ne faisait que se soumettre à la résolution du conseil exécutif.Les organisateurs de la tournée ont avoué que jamais M.Lévesque ne leur avait dit qui il voulait ou ne voulait pas rencontrer et qu’il avait même fait montre parfois, durant les mois qui ont précédé sa visite, d’une certaine apathie.Or il n’est pas allé en Grande-Bretagne et il est aile en France et en Belgique.Il en revient certainement enchanté et satisfait.Il a même décidé de prendre des vacances en France et ne sera de retour au Québec oue dans une Quinzaine.Le voyage aura donc été.sous plusieurs aspects, un enrichissement pour le chef du PQ et une occasion de s’ouvrir à des horizons européens nouveaux et parfois insoupçon-nes, L ouverture vers la gauche française dont M.Lévesque a fait état est certainement aussi réelle que mince et cela n'a pas de quoi surprendre.La gauche se méfie encore naturellement de la forme de gouvernement et par consé- quent du programme social-démocrate du PQ.Qu il y ait eu ouverture cependant n'est pas à négliger pour le chef du PQ parce que d'une part la "gauche" péquiste s’en accommode et s’en rassure et que, d’autre part, le parti socialiste de M.Mitterrand est le plus susceptible de prendre le pouvoir en France un jour.Bien qu’il n’ait eu aucun entretient avec la droite française, il aurait été navrant et pour l’aile radicale du PQ et pour la gauche française que M.Lévesque ne rencontre en France que des gaullistes et des financiers.L autre opposition ou réticence manifestée en milieu européen provient des partisans toujours plus nombreux de la grande idée du fédéralisme européen.Paul-Henri Spaak, ce grand artisan de l’Europe des Six, ancien premier mi- nistre belge, n'a pas caché à M.Lévesque sa méfiance pour l’isolement mais il s'est montré très intéressé aux propos du chef du PQ qui a juctement fait valoir que l’indépendance du Québec n’était pas un isolement mais plutôt le contraire et que, selon lui, l’idée d’unité devenait plausible parmi diverses communautés une fois l'indépendance nationale acquise par ces communautés distinctes et déterminées dans l espace.le temps et la culture.Que M.Spaak ait prêté une oreille attentive et, pourquoi ne pas le dire, bienveillante à l’égard du leader péquiste prouve que, du côté des fédéralistes européens qui.de toute façon n’entendent pas perdre leur entité nationale, celle du Québec n’est pas à rejeter a priori.Il y a aussi, et on a nu ta constater plus d’une fois, l'inquiétude qu’a éveillée chez eux la loi sur les mesures de guerre durant la crise d’octobre et M.Lévesque n’a pas manqué de traiter de cette question en profitant de l'occasion pour dégrader l'image de M.Pierre Elliott Trudeau qui, de toute façon, parait plutôt à la baisse dans les milieux européens bien informés.Les grandes lettres de créances de M.Lévesque ont été justement cette crise d’octobre; et aussi le cri du général De Gaulle en 67, les 24% de l’électorat pour le PQ en 70 et ce sillon culturel que tracent infatigablement nos chansonniers en Europe.N’eût été ces réalités, le voyage de M.Lévesque n’aurait pu être autre que touristique.Sur le plan humain, il est certain que la personnalité et le style de René Lévesque n’ont pas manqué d’étonner.Il a parfois choqué les oreilles françaises mais surtout les manières de ses hôtes pour qui tout homme politique valable doit de préférence être conduit par un chauffeur dans une Citroën noire, porter des costumes sombres et une chemise blanche, faire de longues phrases et loger dans de grands hôtels, comme le lont les poüüciens des petits pays d’Afrique par exemple.Ce sont là des usages que Lévesque a parfois cavalièrement écartés.Et plus d'une fois, il a dementi, par sa culture politique, sa connaissance profonde du Québec et ses réparties pertinentes, l’image un peu brouillonne, sympathique certes au Québec mais signe de superficialité poulies Français, qu’offïe le chef du PQ.Maigre quelques mots malheureux, il a “passé", fidèle à lui-même, sans complexe, sûr de lui.Il a été pris au sérieux et, qui plus est, a été sympathique à plusieurs.S’il veut faire l’indépendance du Québec cëst au Quebec que le Parti québécois doit travailler et tenter de s’attirer l’électorat.Mais les sympathies extérieures ne nuisent pas.M.Lévesque a bien des fois répété que le Québec indépendant aurait, comme premières relations internationales, celles qui se trouvent dans le inangit formé par le Canada d’une part.Tes Etats-Unis et la France d’autre part.Le PQ n’est pas encore présent aux Etats-Unis et encore moins, avouons-le donc, au Canada anglais.Il l'est en France.M.René Lévesque s'entretenant avec M.Paul-Henri Spaak, à droite, ancien premier ministre de Belgique, ministre d'État, ancien secrétaire général de l'OTAN, grand artisan de l'Europe communautaire.La photo a été prise après le déjeuner du club Sambre et Meuse auquel le chef du PQ était l'invité à Bruxelles vendredi 16 juin.À la droite de M.Spaak, M.Duvieusart, ancien premier ministre et président du Rassemblement wallon.- (Photo Le Devoir par Agence Belga) \ suites.de la^première page LE FEDERAL bill ne sera pas adopté trop" rapidement afin de nous donner le temps d’en discuter ensemble et d'en arriver à une entente qui maintiendra Tuniformité des deux régimes." D'autre part, le ministre a précisé qu'il avait discuté avec M.Castonguay de la question des allocations familiales, mais qu'aucun accord n’était intervenu.M.Castonguay considère toute cette Question du point de vue provincial, a-t-dit au chef conservateur.M.Robert Stanfield.Il a ajouté que le ministre québécois lui ferait connaître sa réponse lorsqu'il aura étudié "plus amplement" la proposition fédérale.Ce qui semble être la dernière proposition fédérale, celle dont a parlé M.Mumo.le 27 mars, ne tiendrait pas compte de la primauté législative réclamée avec insistance par le gouvernement québécois.L’arrangement proposé prévoit une initiative mixte dans le cadre de la loi fédérale en vue de répondre aux besoins des familles québécoises.La question de la primauté législative en matière d’administration des allocations familiales est le point qui a fait notamment échouer la conférence constitutionnelle de Victoria, en juin 1971, laquelle devait se solder, espérait le gouvernement Trudeau, par l'acceptation d'une charte constitutionnelle.Le gouvernement québécois a été le seul à refuser globalement cette charte qui contenait notamment une formule de rapatriement de la constitution canadienne.garantissait l égalité du français et de l’anglais et comportait une déclaration des droits politiques acceptée par tous les gouvernements.LA QUESTION un cocktail “somptueux", se tienne à l'un des hôtels de villégiature les plus luxueux que l'on connaisse, alors qu elle aurait très bien pu se tenir à Ottawa même, où "ce ministère est pourvu d'installations fort convenables".Au moment où il commençait à répondre.M.Trudeau a été interrompu par le président de la Chambre, qui a déclaré la question irrecevable, mais il a eu le temps d'informer M.Broad-bent qu'il la soumettrait au titulaire de l’expansion régionale lui-même.M.Jean Marchand.LE FRONT les amendements que le gouvernement entend apporter à la loi 19 qui a mis fin à la grève dans le secteur public et qui a laissé planer la menace de l’imposition d'un contrat de travail par decret si l'on ne s’était pas entendu avant le 30 juin.La prise de position du Front commun, qui a été approuvée à forte majorité par les 700 délégués au congrès que tient la CEQ au Chantecler de Sainte-Adèle, demande à M.Cournoyer de faciliter une solution négociée afin de permettre notamment “une rentrée scolaire paisible et efficace en septembre prochain”.Le Conseil de sécurité de FO N U condamne les attaques israéliennes contre le Liban Pour ce faire, on demande au ministre de la fonction publique de retirer toute menace de décret et de revenir à la table centrale avec l’autorité nécessaire pour signer des ententes “avec ou sans l'assentiment de ses partenaires".Les porte-parole du Front commun ont cependant affirmé qu’il ne s’agissait pas d’un ultimatum mais de l’expression de leurs désirs qu’ils considèrent légitimes.Ils ont en outre annoncé que le Front commun se prononcera sur les amendements apportés par M.Cournoyer à la loi 19, à l’issue d’une réunion de l'exécutif du Front qui se tiendra demain.LES DIX fice que chaque pays de la CEE devra être prêt à payer pour que l’Union monétaire européenne soit viable et ou un des partenaires puisse se rétablir d'une situation monétaire temporairement difficile.La livre sterling s’est d’autre part relativement bien comportée hier sur le marché new-yorkais où les grandes banques américaines ont fait preuve d'un certain optimisme.La livre a en effet baissé d’à peine deux cents par rapport à vendredi alors que l’on s attendait à une chute plus prononcée.La livre cotait hier en fermeture à New York à $2.50 à l'offre et $2.52 à la demande alors que le cours officiel est de $2.6057 et que le cours de vendredi dernier était de $2.52.Le Trésor britannique a par ailleurs annoncé hier que le marché des changes ouvrira ce matin, ce qui donnera un meilleur indice de la faiblesse de la livre et du degré d’entente ou de mésentente existant entre les partenaires de la CEE au sujet du soutien de la livre.Hier toujours, le gouvernement suisse s’est réuni en assemblée extraordinaire pour examiner les conséquences du flottement de la livre.Grand réservoir de capitaux spéculatifs, la Suisse pourrait sous peu faire connaître certaines mesures particulières qu’elle pourrait prendre et qui l'empêcheraient de trop souffrir de la décision britannique.Nominations à Laval Le Conseil de l'université Laval vient de procéder à d’importantes nominaj lions: - Au poste de président de la Commission de la recherche, M.Ludovic Ouellet.directeur du département de chimie, président de la Commission de la recherche universitaire du Conseil des universités, succède à M.Marc-Adélard Tremblay, récemment nommé directeur de l'Ecole des gradués.La Commission de la recherche est une des cinq grandes commissions permanentes de l’université.- An poste de directeur du Centre d’études nordiques M.Roger Lejeune biologiste diplômé de l'université Laval, directeur du service de mise en valeur des ressources à la direction générale du Nouveau-Québec, succède à M.Louis-Edmond Hamelin, qui fut le fondateur et l’organisateur du CEN.- Au poste de directeur de l’Institut supérieur des sciences humaines, M Guy Godin, professeur et secrétaire de la faculté de philosophie, succède à M.Fernand Dumont qui fut aussi le premier directeur et fondateur de l’Institut.- Au poste de directeur du Centre international de recherches sur le bilinguisme, M.Jean-Guy Savard, qui assurait depuis plusieurs mois l’intérim de la airection du Centre, est confirmé dans cette fonction.- Au poste de directeur de l'Ecole de médecine dentaire, le Dr Paul Simard succède au Dr Gustave Ratté auquel le Conseil a voté des remerciements unanimes pour son travail de fondateur de l’Ecole.NATIONS UNIES (d'après AP et AFP) - Les Conseil de sécurité des Nations unies a condamné hier soir Israël pour ses attaques de la semaine dernière contre le Liban, tout en déplorant profondément tous les actes de violence" dans cette région.Le vote sur cette resolution de compromis.parrainée par la Grande-Bretagne.la France et la Belgique, a été de 13 à 0.les Etats-Unis et Panama s'abstenant.L’ambassadeur d’Israël.M.Yosef Tekosh, a immédiatement dénoncé la résolution, la qualifiant d’inéquitable et d’immorale.Cette résolution, a-t-il dit.est un affront aux victimes des atrocités des terroristes arables et un travesti de justice.Le Syndicat de la construction de Montréal (SCM, CSN) a demandé officiellement au ministre de la justice, M.Jérôme Choquette, de destituer les juges Cyrille Moran et André Bourdon “piarce qu’ils ont été d’une indulgence illegale ” envers des entrepreneurs coupables de négligence grave en matière de sécurité sur les chantiers de construction.Dans une lettre en ce sens adressée à M.Choquette, le directeur exécutif du syndicat.M.Florent Audette.estime que 'Tinanité de la magistrature et son parti-pris’ évident" rendent inopérantes les dispositions qu'a prises récemment le ministre en vue d améliorer l’administration de la justice “quant à la négligence criminelle des entrepreneurs." Les magistrats continuent, poursuit M.Audette qui cite plusieurs exemples à l’appui, de différer "inutilement des causes d’infraction aux normes de sécurité” et d'imposer aux entrepreneurs coupables "des sentences illégalement basses”.A propos du juge Bourdon, M.Audette rapporte que le 14 juin dernier, en dépit des objections du ministère public, il accordait pour la troisième fois “une remise injustifiée” à la compagnie Do-rando Inc.(cause 71-260-91) "uniquement parce que l’avocat de l’inculpée était absent”; et faisait bénéficier d'une semblable remise la compagnie CML Construction (cause 71-278-91).Le même jour, le même juge, poursuit M.Audette, condamnait la compagnie Russito Rio Construction (cause 72-154-10), coupable d'infraction sous cinq chefs d’accusation, à un total de $100 d amende alors que la Loi des établissements industriels et commerciaux prévoit une peine minimale de $200 par accusation.M.Audette rappelle que le ministre de la justice a pourtant affecté spécialement le juge Bourdon aux causes d’infraction aux normes de sécurité à la suite des revendications du syndicat en cette matière.Quant au juge Cyrille Moran.M.Audette relate aue le 20 juin dernier, il condamnait “Noël Roméo et Cie Liée.Entrepreneur électricien”, coupable d’une négligence qui a provoqué des blessures graves à un ouvrier, à une amende "dérisoire de $200", bien que 1 avocat du ministère public eût réclamé une sentence exemplaire parce que l’infrac- En explication de vote, le représentant des Etats-Unis.M.George Bush, a déclaré que la résolution n’est pas équitable, car elle ne s’adresse pas aux attaques terroristes aussi bien qu’aux attaques israéliennes.D’autre part, le représentant du Royaume-Uni.M.Jamieson, a mis l’accent sur l’inadmissibilité des représailles israéliennes et leur disproportion avec les attaques auxquelles elles se sont adressées.Le représentant de la Belgique.M.Michel Van Ussel.a souligné que la résolution adoptée impüque que le gouvernement libanais prenne les mesures propres à contenir et contrôler les activités des combattants palestiniens contre des objectifs israéliens.tion avait faili causer mort d’homme.M.Audette se demande comment interpréter cette “indulgence criminelle", alors que les tribunaux condamnent à $200 d’amende les ouvriers de la construction qui travaillent sans carte de compétence, et à $5,000 d’amende avec six mois de prison les travailleurs du OTTAWA (CP) - Le solliciteur général du Canada, M.Jean-Pierre Goyer.a fait des éloges de la Gendarmerie royale du Canada hier aux Communes et a refusé de commenter une critique de ce corps policier publiée dans la dernière-livraison du magazine Maclean's.La GRC, a soutenu M.Goyer, est une organisation efficace, honnête et humaine.Le solliciteur général a laissé entendre qu’il était prêt à tenir compte de toute accusation précise qui pourrait être portée contre le corps policier fédéral, mais qu’il ne tiendrait pas compte de critiques généralisées.M.Goyer a avoue qu’il n’avait pas lu dans le magazine Maclean's l’article écrit par l’ex-caporal Jack Ramsey de la GRC et a ajouté qu’il en prendrait connaissance s'il en avait le temps.En attendant, la porte de mon bureau est ouverte à tous ceux qui veulent porter des accusations précises contre la GRC.Le cas échéant, s’il y a assez de preuves, nous ferons enquête, a-t-il ajouté.Selon l’ex-caporal Jack Ramsey, le moral dans la GRC n’a jamais été si bas; le taux d'alcoolisme et de suicides commence à être inquiétant; les agents de la Gendarmerie se parjurent devant les tribunaux, ils persécutent les Indiens; dressent de faux comptes rendus de leurs activités policières, etc.Le commissaire de la GRC, M.W.L.Higgitt.a déjà déclaré en réponse à cet arucle que le morale était excellent dans la Gendarmerie, et que dans un corps policier comptant 14,000 membres.il était inévitable que certains aient des plaintes à formuler.Hier, un député néo-démocrate, M.Les Benjamin, de Régina - Lake Centre, a La résolution adoptée hier soir exprime l’espoir que les cinq officiers syriens enlevés par Israël seront libères rapidement et déclare que le conseil se réunira de nouveau si ces officiers ne sont pas libérés.Une proposition américaine, moins radicale, n’a pu être mise aux voix, la résolution européenne ayant été adoptée en premier lieu.Le représentant de la France, M.Louis de Guiringaud.qui a présenté la résolution, a souligné que le texte était européen et que si l’Italie ne s’en était pas portée co-auteur, c’était uniquement pour des raisons constitutionnelles - l’absence d’un gouvernement installé au pouvoir à Rome.secteur public qui ont bravé l injonction de retour au travail.M.Audette conclut qu’il ne suffit pas d'aller en appel dans ces affaires mais qu’il faut destituer ces juges parce qu’ils sont inconscients, parce qu'ils ont été d’une indulgence illegale envers des entrepreneurs délinquants, parce qu’ils rendent une justice de classe" suggéré au solliciteur général que la GRC fasse l’objet d’une enquête indépendante, suggestion que le ministre a repoussée.M.Goyer a expliqué d’autre part que le très grand nombre d'indiens incarcérés dans les prisons de l’Ouest du Canada >50 % (des prisonniers sont des Indiens, dit-on), n’est pas le fait de la GRC et qu'il faudrait en chercher l’explication dans le système judiciaire et dans la façon d’imposer des sentences.Le solliciteur général a d’autre part avoué au leader néo-démocrate, M.Lewis, qu’il n’avait pas lui-même lu l’article en question, mais qu'on lui avait relaté que l'article ne portait que sur des généralités.A l’extérieur de la Chambre.M.Lewis a souligné l’incompétence de M.Goyer et proposé qu’au moins il ouvre une enquete pour blanchir la GRC des accusations qu’on vient de porter contre elle.Argentine: Juan Peron candidat à la présidence BUENOS AIRES (AFP) - La convention nationale du parti justicialiste argentin (péroniste) réunie à Buenos Aires, a proclamé dimanche soir l’ex-president Juan Domingo Peron (76 ans) candidat à la premiere magistrature de la nation pour les élections de mars prochain.La femme de Peron, Isabel, a passé récemment trois mois en Argentine où elle a rencontré les dirigeants politiques On estime généralement que les forces armées, qui ont renversé Peron en 1955, ne lui permettront pas de reprendre le pouvoir.La sécurité sur les chantiers Un syndicat demande de destituer 2 juges trouvés trop indulgents M.Goyer loue la GRC « o r— eo a OJ 'Oi tr .2 > Q> QJ Qj «XJ C= OJ O 52.2 OJ QJ =3 ¦ ^ OJ O* >• S CO I t
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