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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Références

Le devoir, 1974-01-10, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR Montréal, jeudi 10 janvier 1974 Perspectives économiques et financières 1974 L'expansion cyclique se poursuivra, mais les pressions inflationnistes aussi par GEORGESSABÆ George* Saba est attaché à la maison Greenshields Inc.Cet article parait dans la lirraison courante de la publication Perspectives Canadiennes.L’économie canadienne entre dans sa quatrième année d’expansion et sa croissance sera soutenue par la forte reprise des investissements des entreprises.L’environnement mondial est incertain, mais il affecte moins le Canada présentement que les autres pays industrialisés.Certes, les objectifs de croissance ont été révisés pour tenir compte de certaines pénuries et des distorsions par la “crise de l’énergie”, et du fait que diverses industries travaillent à pleine capacité.Mais l’absence des facteurs classiques précurseurs d’une récession, soit un excédent de capacité de production, des stocks excessifs et une politique monétaire et budgétaire indûment restrictive, autorise à penser que l’expansion cyclique se poursuivra en 1974, a un rythme cependant moins rapide que le taux de croissance moyen de 1971-73.Rien ne permet toutefois d’anticiper un relâchement des pressions inflationnistes, malgré le ralentissement de l’activité générale.Les pouvoirs publics auront donc des choix difficiles à faire.Dans cette conjoncture, les taux d’intérêt à long terme vont probablement monter et la baisse anticipée des taux d’intérêt à court terme en 1974 pourrait être plus modeste.La date et l’ampleur de la reprise prévue de la bourse dépendent des progrès dans le règlement du conflit du Proche-Orient et d’une amélioration des perspectives de l’économie mondiale.Interprétation des indicateurs économiques Les préoccupations actuelles au sujet de l’énergie, notamment l’ampleur de la pénurie de pétrole et ses implications au Canada, entraînent une nouvelle évaluation des forces sous-jacentes de notre économie et de leur importance en 1974.Les plus récents indicateurs de performance révèlent un ralentissement du taux de croissance, qui reflète en partie des distorsions temporaires.On s’engage cependant dans une période de transition au cours de laquelle l’investissement des entreprises va devenir le facteur dominant de l’activité économique pendant les trois ou quatre prochaines années.La croissance d’autres secteurs de l’économie, en particulier les dépenses des ménages et la construction résidentielle — qui sont précisément les secteurs à l’origine d’une expansion cyclique — s’est modérée.Les statistiques des comptes nationaux du troisième trimestre, qui viennent d’être publiées, confirment cette tendance.En 1973, le taux de la croissance annuelle du PNB en termes réels est passé de 10.7% au premier trimestre à 1.7% seulement au troisième.Il convient de noter que pendant cette dernière période les arrêts de travail locaux ou à travers tout le pays ont affecté le rythme de l’activité.Pourtant, la production globale au troisième trimestre était supérieure de 6.8% à celle de la période correspondante de 1972, caractérisée elle-même par des grèves.Le taux d’accroissement des dépenses des ménages, en termes réels, a fléchi, tendance conforme à l’évolution générale de l’économie.Les achats de biens durables, au troisième trimestre, sont tombés au-dessous de leur niveau du trimestre précédent et les achats des consommateurs se sont ortés davantage vers les iens semi-durables et les services.Il est probable que cette tendance continuera en 1974.Le taux de progression des dépenses dans la construction résidentielle, en dollars constants, s’établit à 25% environ de celui du deuxième trimestre, en raison surtout du fléchissement des mises en chantier de logements.Cel- les-ci ne dépasseront sans doute pas 245,000 unités en 1974, par rapport à une approximation de 260,000 cette année.Cette baisse de l’activité sera compensée, en grande partie, l’an prochain, par la construction d’installations industrielles et par les dépenses en équipements et outillages.Les résultats de la dernière enquête du gouvernement, qui porte sur 200 sociétés, révèlent en effet que celles-ci projettent d’accroître leurs investissements de 21% en 1974; le développement de l’énergie et la production de produits de base tels que les pâtes et papiers, l’acier et les produits pétrochimiques, devraient enregistrer les gains les plus importants.Ces projets d’investissements considerables sont motivés par le niveau très élevé de l’utilisation de la capacité de l’industrie (96% au deuxième trimestre), par les excellentes perspectives de la demande pendant le reste de cette décennie et par l’abondante trésorerie des sociétés.Dans le secteur de la fabrication, où l’on projette une augmentation de 46.5%, les projets d’équipement sont stimulés par des réductions fiscales généreuses.Tout indique qu’un véritable boom des investissements est en train de se développer et u’il se prolongera au-delà e 1974, analogue à celui du milieu des années 50 et 60 (voir le graphique ci-contre).Dans son dixième exposé annuel, le Conseil économique du Canada estime que l’investissement des entreprises en équipement, outillages et en construction non résidentielle progressera d’un taux annuel moyen de 12%, en dollars constants, de 1973 à 1976 inclus.Sa croissance semble devoir être de 10-11% environ en 1973 et dépasser l’objectif du Conseil en 1974.D’un point de vue cyclique, il est egalement significatif que l’accroissement des stocks pendant la phase d’expansion actuelle ait été anormalement faible.Il en résulte que la part de l’augmentation des stocks dans la production globale annuelle a diminué depuis 1971; dans le secteur manufacturier, le rapport entre les stocks et les expéditions a fléchi de 2.15 à 1.80 environ.Le faible niveau des stocks disponibles par rapport aux ventes est un facteur additionnel qui autorise à prévoir une demande très soutenue en 1974.L’inflation et les options politiques La pression qui s’exerce à la hausse sur les prix va continuer et elle constituera sans doute, en 1974 l’une des principales caractéristiques de l’économie qui confrontera certaines contraintes du côté de l’offre, plutôt qu’une insuffisance de la demande.En 1973, c’est principalement la flambée des prix de l’alimentation et des produits de base qui a été responsable de l’augmentation très forte de l’indice global des prix à la consommation (évalué à 7.5% au lieu d’une moyenne inférieure à 4% en 1972 et 1971).Par contre, l’inflation en 1974 sera alimentée par l’augmentation des coûts causée par la hausse des prix des produits pétroliers et des matériaux de construction, et par les règlements coûteux des contrats de travail.Il n’est pas douteux ue , les fortes augmentations e salaires anticipées — pour compenser les hausses de prix antérieures — vont accentuer la poussée des coûts dans la spirale inflationniste.Alors que les taux des salaires de base, dans les principaux contrats collectifs, ont été majorés de 8-8V2% par an depuis 1971 jusqu’au premier semestre de 1973, l’augmentation s’établit en moyenne à 9.8% au troisième trimestre, taux qui se maintiendra probablement et qui pourrait même être dépassé en 1974.No- tons toutefois que les contrats importants de travail qui seront renouvelés en 1974 sont relativement peu nombreux, sauf dans la construction.Le niveau général des prix, mesuré d’apres les prix implicites du PNB, s’est élevé d’une moyenne annuelle supérieure a 8% au cours de chacun des derniers trimestres, soit deux fois plus vite que la moyenne des années 1971 et 1972.Même en supposant que la hausse des prix agricoles se modère quelque peu, par suite d’un meilleur équilibre de l’offre et de la demande sur les marchés mondiaux (comme en témoigne l’évolution des prix de gros aux Etats-Unis), il est peu probable que la performance des prix s’améliore en 1974.Cette perspective a des implications importantes Sur les options politiques.Dans un environnement expansionniste qui comporte cependant des pénuries de matériaux et des goulots d’étranglement, ainsi qu’une certaine pénurie de main-d’oeuvre qualifiée et semi-qualifiée, le chômage peut augmenter et les disparités régionales s'aggraver, comme en témoigne la croissance de la masse monétaire (de 13-14% pour M2 en 1973), la Banque du Canada semble s’en tenir à une politique accommodante à l’égard des demandes de crédit au Canada, afin de faciliter le financement de l’expansion du PNB, mesurée en dollars courants.Cette stratégie autorise à prévoir un taux de croissance de la masse monétaire, dans sa définition large, de 11-13% en 1974.Le Gouvernement de la Banque du Canada a laissé entendre qu’une stimulation plus grande peut avoir des effets négatifs et être inflationniste, malgré la possibilité d’enregistrer un chômage accru.De son côté, la politique fiscale a été stimulante en 1973, de manière sélective, grâce aux allègements de l’im- pôt des particuliers et de sociétés et à l’augmentation des pensions de vieillesse.Diverses mesures récentes du gouvernement, en particulier l'indexation de l’impôt sur le revenu et des programmes de bien-être social plus généreux, accentueront l’effet expansionniste de la politique financière en 1974, bien que leur objectif soit d’amoindrir les effets de l’inflation sur le consommateur.Dans la conjoncture économique prévue, le taux de chômage corrigé des variations saisonnières, auquel on se réfère si souvent, ne constitue certainement pas le seul facteur sur lequel on peut se baser pour établir la politique budgétaire.Le caractère structurel du chômage est tel, au Canada, qu’à certains moments les emplois disponibles représentent jusqu’à 20% du nombre total des personnes sans emploi.Il sera très important, en 1974, de mettre davantage l’accent sur les politiques concernant l’offre et de poursuivre les politiques amorcées récemment.d’un caractère plus sélectif et qui tiennent compte des disparités régionales.Les prévisions La demande globale reste forte au Canada, même si les habitudes d’achat peuvent changer, mais les contraintes qui s’exercent sur l’offre peuvent.affecter certaines dépenses des ménages.La croissance réelle du PNB sera donc probablement de l’ordre de 4 a 5% l’an prochain, inférieure à l’expansion de 7% prévue pour 1973 et à peu près à mi-chemin entre le taux de croissance de 1970 et la moyenne de la période 1971-73.Les ajustements actuels dans l’économie laissent présager une expansion plus modérée au premier semestre, suivie d’une tendance plus ferme au second, certains goulots d’étranglement de la production disparaissant et l’effet multiplicateur du boom des investissements se développant.Cette évolution dépend, dans une large mesure, de la conjoncture aux Etats-Unis, qui devrait évoluer de manière semblable, mais à un niveau d’activité plus bas.Les prévisions sur l’économie américaine en 1974 ont été révisées par suite de la pénurie d’énergie et l’on anticipe maintenant une croissance très faible ou même nulle, outre l'affaiblissement du secteur de la consommation des particuliers (qui se reflétera surtout sur les achats de biens durables), et une diminution de la construction de logement, il est probable que la balance des paiements du Canada continuera de se détériorer en 1974.Le ralentissement de l'activité économique à l'étranger, conjugué à l’accroissement des importations d’équipements industriels causé par la réalisation des programmes d’investissement, pourrait porter le déficit des opérations courantes à plus de $1 milliard en 1974.La détérioration de la balance commerciale pourrait être compensée dans une certaine mesure par une augmentation des entrées de capitaux, de sorte que le dollar canadien, à court terme, devrait continuer de fluctuer étroitement autour du pair avec le dollar américain.Notons enfin que les pressions sur les prix de revient et le ralentissement de la croissance de la productivité auront pour effet de réduire la part des profits des sociétés dans le PNB au-dessous du niveau de 12.4% atteint au troisième trimestre.Les bénéfices avant impôts pourraient bien augmenter de moins de 5% en 1974, en comparaison de près de 30% en 1973.Les marchés financiers Au cours de 1973, les taux d’intérêt à court terme au Canada ont atteint, et même dépassé dans certains cas, les niveaux records de la fin de 1969 et du début de 1970.Par contre, les rendements des obligations à long terme sont restés très inférieurs à leurs récents sommets cycliques.Les influences extérieures et le fait que les sociétés aient beaucoup emprunté auprès des banques et sur le marché monétaire, expliquent dans une très large mesure que la courbe de rendement habituelle soit “renversée” alors que la tendance générale du loyer de l’argent est à la hausse.En réalité, ce phénomène n’est pas exceptionnel en périodes de forte expansion économique et de restrictions monétaires relatives.Par ailleurs, on observe des changements importants dans la structure de notre dette publique et privée, ainsi que dans le marché des capitaux, notamment: l’échéance moyenne des obligations tend à être plus courte (beaucoup de nouvelles émissions sont à 5-7 ans au lieu de 20-25 ans); la renégociation ou les ajustements des taux d’intérêt sont plus fréquents.Enfin, la tendance actuelle à l’accélération des prix et des salaires semble affecter avec un retard considérable les anticipations de l’inflation des prêteurs à long terme.Il est probable que les taux d’intérêt à long terme monteront modérément au cours des prochains mois pour les raisons suivantes: le taux d’inflation actuel, beaucoup plus élevé que la moyenne de l’après-guerre, s’implante dans notre système économique; les sociétés s'adresseront sans doute davantage au marché pour financer leurs projets d'investissement plus nombreux, leurs profits augmentant moins vite au début de 1974; enfin, les pouvoirs publics emprunteront davantage (ainsi, les besoins de trésorerie du gouvernement fédéral vont s’accroître, par suite de l’augmentation de ses dépenses causée par des programmes de bien-être social plus généreux, conjuguée à une croissance plus lente des recettes fiscales consécutive à l’indexation de l’impôt sur le revenu).La hausse des taux à long terme qui entraînerait une augmentation du rendement des obligations allant jusqu’à 50 points de base se justifierait pleinement si l’on considère que le “taux réel de rendement” des obligations à long terme est exceptionnellement bas en ce moment (voir le graphique ci-contre).Par contre, les taux d’intérêt à court terme devraient commencer de baisser au début de l’an prochain, en raison des influences saisonnières normales et, plus particulièrement, de l’impact d’une activité économique moins intense et d’un relâchement très sensible de la politique monétaire aux Etats-Unis.Il est donc raisonnable de penser que le taux de base de banques à charte pourrait avoisiner 8% à la fin de 1974.Les bourses nord-américaines ont été affectées en 1973 par les politiques monétaires restrictives dont l’objectif était de lutter contre l’inflation grandissante, le scandale du Watergate et l’affaiblissement du leadership américain qu’il a entraîné et, plus récemment, par le conflit du Proche-Orient et la crise de l’énergie, provoquée par la réduction de la production de pétrole des pays arabes.Bien que le Canada soit beaucoup moins exposé à ces influences négatives que d’autres pays industrialisés, de fait la fermeté sous-jacente de la conjoncture canadienne ne semble pas devoir être touchée de manière sensible en 1974 nos marchés n’ont pas échappé au changement qui s’est produit en novembre, dans le monde entier, dans l'attitude des investisseurs.A leurs bas niveaux actuels, les indices du prix des actions canadiennes reflètent des rapports prix/ bénéfices 1973 anormalement bas.(Ainsi, sur la base des bénéfices des douze derniers mois, le rapport prix/bénéfices de l’indice des valeurs industrielles de la Bourse de Toronto s’établit à 12 environ en ce moment, en regard de 13'/2 à 21 Va depuis 1956).Le potentiel de hausse des bourses canadiennes en 1974 reste grandement intact, même si un raffermissement ilnportant (et nécessaire) du support psychologique du marché semble devoir attendre les manifestations concrètes d’un progrès dans le règlement au Proche-Orient et les premiers signes indiquant que l’économie américaine ne connaîtra pas une véritable récession l’année prochaine.Ce potentiel recouvre la somme des facteurs suivants: a) une modeste révision dans le sens de la hausse des rapports prix/bénéfices; b) des politiques financières accommodantes et une croissance de la masse monétaire se poursuivant à peu près au taux actuel; c) des bénéfices de sociétés soutenus dans l’ensemble et des perspectives d’amélioration sensible pour 1975; d) de fortes perspectives d'investissement à moyen terme, soutenues par la demande mondiale croissante de matières premières et de ressources énergétiques canadiennes.1 SS?*': 't-i-’vi'NtvXj-iÿÿîy '.' J: ¦ ’ ’ .-V .„ .VV ' MARCHE w ivv téléphone 871-2424 The Montreal Stock Exchange La Bourse de Montréal (Incorporée en 1874) A-2 ?Le Devoir, jeudi 1 O janvier 1 974 Perspectives économiques et financières A moins de mesures énergiques contre l'inflation, le taux de croissance ralentira par MARCEL CLÉMENT L'année 1973 s’est achevée d’une façon plutôt décevante dans bien des secteurs de notre activité économioue, particulièrement du côté au marché mobilier.On est, donc, en droit de se demander ce que 1974 nous réserve.En parcourant, la vingtaine d’articles écrits par des experts de notre monde de la finance et des affaires, les investisseurs sauront quelque peu à quoi s’en tenir.N'est-il pas bon d’en-visaçer l’avenir à la lumière de 1 expérience du passé?Si notre industrie minière a connu bien des tergiversations au cours de l’année qui vient de s’achever, au point qu elle passera pour “une année d'hésitation", il n’en est pas moins vrai que les perspectives pour l’or sont intéressantes, au point que le cours de ce métal ne peut qu'aller de sommets en sommets.Selon le ministre des Finances de l'Afrique du Sud, le prix de l’or pourrait atteindre $150 l'once, d’ici 12 mois.Quant à l’avenir du cuivre, il semble bon: on s’attendrait à une consommation de 390,-000 tonnes de plus que la production du métal rouge prevue pour 1974.Reste à savoir si la crise de l’énergie n’atténuera pas quelque peu ces données.Maints analystes miniers laissent cependant entendre que la production mondiale des métaux augmenterait de nouveau, au cours de 1974; ce qui ne serait pas sans profiter à maints titres miniers, dont les actions sont inscrites sur nos Bourses de Montréal et de Toronto, vu que les prix des métaux produits au pays ont accusé des augmentations qui ont varié entre 65% et 400%, en 1974.C’est ce qui expliquerait la générosité des entreprises minières l’an der- .4 vec les compliments de nier envers leurs actionnaires — ces derniers ne reçurent-ils pas $324,563,624, au cours de l’année écoulée, contre $250,323,466 en 1972 soit $74.240,157 de plus?Les compagnies de métaux usuels, les mines d’or, de nickel, d’argent, d’uranium distribuèrent des dividendes accrus, alors que celles, produisant des minéraux industriels et du minerai de fer firent preuve d’une générosité moindre que précédemment.Les transactions sur la place locale en 1973 Personne n’ignore que, depuis le 2 janvier 1974, il y a fusion officielle des Bourses de Montréal et Canadienne.Ces dernières connurent, toutefois l’an dernier, une activité moindre qu’en 1972 — leur volume atteignit un peu plus que 296,000,000 d’actions CORPORATION D' EXPANSION FINANCIÈRE (CORPEX) contre environ 330,000,000 en 1972, mais la valeur globale des transactions représentait par contre $2,175,000,000., au regard de $2,057,000,000., en 1972.Nos lecteurs trouveront dans l’excellent article de M.Michel Bélanger, maintes remarques sur les événements survenus sur la place locale au cours de 1973 et sur les changements, apportés du côté des commissions sur les transactions mobilières.Bien que l’indice des industriels ait clôturé à la hausse le dernier jour de 1973, à 213.67, ce cours représente, néanmoins, le chiffre le plus bas de l’année écoulée, alors que le sommet atteignit 271.31.Sur la bourse de Toronto, l’indice des titres aurifères a fini Tannée écoulée avec une avance de 18.32 points, à 411.24, soit le plus haut point touché en 1973 — incidemment, son bas fut de 184.49.L’indice Dow-Jones "Tant va le bâtiment, tant vont les affaires” veut un vieux dicton.On peut, avec raison, affirmer que “tant va Wall Street, tant vont les au- tres marchés mobiliers du monde”.En janvier 1973, Tindice de Dow Jones atteignit un sommet de 1.050.70, puis il connut une telle irrégularité durant les 7 mois suivants, qu’il glissa aussi bas que 788.31, avant de remonter graduellement et atteindre au cours de la dernière séance de Tannée écoulée 850.86.Il est intéressant de parcourir le tableau qui résume l’évolution du Dow Jones depuis 1916.Le bas, touché il y a 40 ans, était de 50.16, soit au plus creux de la dernière dépression.Le peu d’espace à notre disposition ne nous permet pas de citer les comportements des titres transigés en 1973, non seulement sur TAmerican Stock Exchange, mais, encore, sur les Bourses de Londres, de Paris et d’Amsterdam, sans oublier celles de Vancouver et de Calgary, qui nous touchent de près.Ce qui intéresse particulièrement les investisseurs de fonds, c’est le rendement.Selon la dernière compilation de firme de valeurs de placement McLeod Young, Weir & Company Limited, le rendement moyen de 10 obligations provinciales était de 8.70% le 31 décembre 1973 contre 7.91% le 31 décembre 1972; celui de 10 valeurs municipales était de 8.84% celui de 10 services publics était de 8.89% contre 8.18%; celui de 10 titres industriels figurait à 8.81%, comparativement à 8.11%, d’où un rendement moyen des 40 obligations canadiennes précitées de 8.81%, à la fin de Tan dernier, contre 8.11% au 31 décembre 1972.Ces données, laissent prévoir que les taux d’intérêt à long terme devraient probablement monter, encore, en 1974, mais que la baisse anticipée des taux d’intérêt à court terme en 1974 pourrait être quelque peu plus, modeste.Les investissements s’en ressentiront-ils?Le PNB a augmenté de 14% en 1973 Ce n’est un secret pour personne que le comportement des valeurs mobilières est régi par ce qui se passe dans notre économie.A ce sujet, Wood Gundy Valeurs Ltée rapporte, selon des estimés préliminaires, que les dépenses des consommateurs canadiens Tan dernier atteignirent les $69,644 milliards, soit 14.4% de plus qu’en 1972, que celles des gouvernements furent de $27,424 milliards, soit 10.6% de plus et enfin, que les dépenses des entreprises se chiffrèrent à $22,220 milliards, soit 19.1% de plus.Quant au produit national brut (PNB) il est estimé à $119,080 milliards, soit 14.4% de plus qu’à la fin de 1972.Il va sans dire que l’augmentation du PNB réel est, évidemment, moindre.Les profits avant les impôts réalisés en 1973 par les compagnies canadiennes se totalisèrent à $14,728 milliards .soit 37.3% de plus qu’en 1972 et après le paiement des taxes, ils accusent une augmentation encore plus considerable, soit 42.6%.Rien de surprenant que le ministre Donald Macdonald ait laissé entendre ces jours-ci que “le prochain budget imposerait davantage les profits réalisés par maintes compagnies, entre autres les pétroles.” Un ralentissement de bien des industries canadiennes Point n’est besoin d’insister longuement sur les causes des violentes fluctuations des stocks, canadiens, américains et autres au cours de la dernière moitié de 1973; soit Taf-faire Watergate, la hausse du coût de l’argent, les variations du dollar des E-U, Timbroglio de [’Equity Funding, la crise de l’énergie, les rumeurs de récession économique, ou encore, de dépression, la guerre entre les Arabes et Israël, etc., etc.La confiance des investisseurs, aussi bien sur le change que sur les denrées ou les valeurs boursières, fut fort ébranlée, par moments, mais, en décembre, bien des transactions émotives antérieures avaient fait place à des échanges, basés sur certaines lueurs d’espoir.Il importera, toutefois, de ne pas trop s’emballer, tant qu’il n’y aura pas d’indices sérieux que la paix est revenue pour de bon au Moyen-Orient et qu’Ot-tawa entend se montrer plus franc concernant l’avenir économique du Canada.La superinflation coïncidant avec une rareté de denrées alimentaires, d’huile, de matières premières, etc., constituent des facteurs dont les répercussions semblent inévitables.Les gouvernements, canadien comme américains chercheraient plus à maintenir la confiance du public qu’à enrayer la poussée inflationniste persistante, résultant de dépenses constamment accrues par les consommateurs.On oublie trop que l’inflation est le plus grand fléau après la guerre et, s’il importe de s’abstenir de tout conflit armé, profitant, bien des fois, aux seules compagnies fabriquant du matériel militaire, i! importe, aussi, que les autorités fassent l’impossible pour enrayer l’inflation, même s’il est vrai qu elles en profitent, vu que les hausses des gages et salaires, ainsi que les prix accrus des produits de toutes sortes signifient des impôts plus considérables pour les gouvernements.Sans la nécessité de maintenir la politique suivie depuis 1945 concernant les obligations d’épargne, il n’y aurait pas eu de campagne au cours de l’automne dernier au Canada, car Ottawa n’avait nullement besoin d’argent.Il ne faut pas perdre de vue que les problèmes en cours en 1973 et qui provoquèrent des incertitudes chez un grand nombre, demeurent, encore, en 1974.Qu’en conclure, sinon que le pessimisme récent persistera en bien des milieux?Cela ne doit cependant pas inviter au découragement.Le Canada, disposant d’énormes ressources naturelles, devrait se ressentir moins que tout autre pays et particulièrement moins que les Etats-Unis, du manque de matières premières D ou la conclusion logique de l’auteur de la lettre de janvier 1974 de MacDougall, MacDougall and Mactier Ltd, que “les titres mobiliers canadiens de premier ordre devraient être conservés en portefeuille, de préférence à tout autre." Rien de plus logique, à notre avis, vu que Ton s’attend à ce que les enquêtes dans l’affaire Watergate reprennent d’ici 2 mois aux Etats-Unis et qu’il n’y a pas encore de certitude concernant la po sition du président des Etats-Unis, en dépit de la détermination de ce dernier de conserver son poste.Montréal 104 800, Place Victoria, Suite 4104 Tél.875-5533 Compliments de YVON BOULANGER LIMITÉE IMPRIMEURS DE DOCUMENTS MONÉTAIRES 2325 Dandurand Montréal H2G-TZ9 Tél.: 273-7777 Nos Meilleurs Voeux * MAJOR & MARTIN INC.CONSEILLERS EN DÉVELOPPEMENT INDUSTRIEL PROGRAMMES GOUVERNEMENTTAUX FINANCEMENT INDUSTRIEL ETUDES ECONOMIOUES ET DE MARCHE MONTREAL: 1440 ouest, rue Ste-Catherine (514)866-3088 QUEBEC: 580 est.Grande-Allée (418)522-8775 Noiseux, Lyonnais, Gascon, Bédard, Lussier, Sénécal & Associés Incorporant ANDRE ROCHETTE & CIE GEORGES AUDET 6.CIE Comptables Agrees PAUL NOISEUX, C.A tOGER LYONNAIS, C A PIERRE BÉDARD, LU, C.A JEAN LUSSIER, C.A RENE SENECAL, C A MARCEL DEMERS, C A ANDRE ROCHETTE.C A GEORGES AUDET, C A GILLES POUPART, C A MICHELLE HARDY, C A MARCEL LECOURT.C A JEAN G.PELOOUIN, C.A JACQUES FRANCO, C A JEAN ZALONNI, C.A PIERRE DESHARNAIS, C.A DENIS BERGERON, C.A YVES ROBITAILLE, C.A.JEAN-GUY CLOUTIER, C.A JEAN-CLAUDE LEFEBVRE, C.A ROBERT OESLAURIERS, C.A PIERRE LABERGE, C A FRANÇOIS FORGET, C A CLAUDE LUSSIER.C A JACQUES LARICHElllERE, C.A GUY DUPLESSIS, C.A ROBERT LECLERC, C A MICHEL MORRIER, C.A ^ ^ a « - s il 4 il il I © b J?* MEMBRE DE THi MANN JUDO INTERNATIONAL GROUP Avec bureaux à Toronto, Winnipeg, Calgary, Vancouver, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Belgique et autres pays.Edifice B.C.N., Bureau 2000 500 Place d'Armes, Montreal 126 - 849-7791 De concert avec tous ceux qui participent à l’essor de la réalité économique québécoise, les quelque 6,000 employés de la BCN travaillent à l’épanouissement de la collectivité.EHE Banque Canadienne Nationale La banque qui vous aide à mieux vous servir d’une banque.BCN 3F 22 8F U t Perspectives économiques et financières Le Devoir, jeudi 10 janvier 1 974 • A-3 Le marché boursier pourrait favoriser les biens de production ¦¦¦ Par JUIÆS TREMBLAY L'ironie des marchés de 1973, c'est que les investisseurs soient restés sceptiques devant la grande activité économique et l’augmentation vertigineuse des bénéfices, raisonnant, sans doute, que la chose ne pouvait continuer et que les bénéfices retomberaient en 1974 à leur niveau de 1972.Ainsi, après une longue baisse de 1,051 en janvier à 852 vers le 20 août, l'indice Dow Jones des Industrielles remontait rapidement jusqu’à 987 son rapport cours/bénéfices à ceux du passé.A 851, l'indice Dow-Jones des Industrielles se situe à 10.4 fois les bénéfices par action de $82.09 des trente sociétés qui le composent, en date de septembre.Un an plus tôt, il était à 16.2.Même au milieu de 1970, alors que l’indice ne se situait qu’à 683, le rapport cours/bénéfices s’établissait à 12.8.A la mi-1962, l’indice donnait 561 et le HAUT BAS BAISSE 1973 1051.71 788.31 2 5% 1971 950.82 797.97 16% 1968-70 985.21 631.16 36% 1966 995.15 744.32 2 5% 1961-62 734.91 535.76 27% I960 685.47 566.05 17% 1957 520.77 419.79 19% 1948-49 193.16 161.60 16% 1946 163.12 23% 1939-42 92.92 40% 1937-38 98.95 49% 1929-32 381.17 41.22 89% 1919-21 119.62 63.90 46% le 26 octobre.Tout allait bien.Mais la guerre éclate au Moyen-Orient.Pour amener l'Ouest à abandonner son appui à Israël, le monde arabe commence à réduire le flot du pétrole vers les Etats-Unis, l’Eufope et le Japon.C’est la anique immédiate à Wall treet et bientôt ailleurs.Après s’être relevé tant bien que mal de la crise de Watergate, face à une inflation effrénee, le marché est maintenant frappé par la crise de l'énergie.En six semaines, Dow-Jones glisse de 987 à 788.En fin d’année, il avait rebondi à 851.Du fait que l’indice Dow-Jones des Industrielles touchait le fond à 631 le 26 mai 1970, d’aucuns craignent qu’il n’ait encore beaucoup de chemin à faire à la baisse avant de pouvoir établir une base solide de laquelle il pourra s’élancer sérieusement à la hausse.L’indice Dow-Jones, tout significatif qu’il soit, ne représente que 30 titres.Des indices beaucoup plus larges comme ceux de Value Line et Indicator Di-est racontent une toute autre istoire.Ce dernier, par exemple, a depuis longtemps défoncé son creux de mai 1970; ce qui indique que le marché dans son ensemble est historiquement beaucoup plus bas que ne le laisse supposer Dow-Jones.Pour ceux qui douteraient encore du sérieux de l’hécatombe que nous venons de su-* bir, considérons le niveau de l’indice Dow-Jones en fonction du pouvoir d’achat du dollar.Comme tout le monde le sait, le dollar a subi en 1973 une dévaluation officielle considérable, mais négligeable comparée à la dévaluation non officielle, laquelle se mesure par l'augmentation du prix de l’or de $35.00 au taux officiel de 1971 à environ $115.00, dans le moment.Comme le prix de l'or a plus que triplé, on pourrait facilement prétendre que le niveau véritable de l’indice Dow-Jones n’est plus que moins du tiers de la cote de 851.Cela le place donc à 260! Les rapports cours/bénéfices Cependant, comme ce sont les bénéfices des sociétés qui comptent en dernière analyse, essayons de situer le niveau actuel du marché en comparant rapport cours/bénéfices, 16.2.En 1961, le même indice touchait un sommet de 24.2.Il dépassait 20 aussi en 1962, 1960 et 1958.Toutefois, le même rapport cours/bénéfices n’était que de 9.6 vers la fin de 1953, de 7.6 à la mi-1951 et de 7 seulement à la mi-1949.La crise de l’énergie n'est pas la seule cause de l’hécatombe laquelle, d’ailleurs, commençait en janvier.La semi-défaite des Américains au Vietnam, la dévaluation du dollar U.S., l’inflation effrénée qui en résulte et la perte de confiance du peuple américain en son gouvernement et ses institutions sont des causes non moins importantes.Paradoxalement, la crise de l énergie est peut-être plus sérieuse à long terme qu’à court terme.A long terme, il faudra remplacer les réserves qui s’épuisent.Cela signifie une grande augmentation des dépenses d’exploration pour le pétrole et le gaz naturel ainsi que l’exploitation d’autres sources d'énergie telles que l’uranium ou le charbon, le-uel existe d’ailleurs en abon-ance en Amérique.A court terme, on peut apprendre à ne pas gaspiller l’énergie disponible et à corriger les excès du mouvement écologique qui, en bien des cas, a été a courte vue.Et, ne l’oublions pas, on peut amener les Arabes à rouvrir les valves.De toute façon, il se peut très bien que la crise de l’énergie ait été exagérée hors de toute proportion et que, s’il y avait dépression ou une autre baisse de la bourse en 1974, il faille l’attribuer à des causes autres qu’une pénurie d’énergie.On prétend même que l’Administration Nixon s'en servirait comme d’un écran de fumée en exagérant la dépendance des Américains vis-à-vis du pétrole arabe.Les statistiques du U.S.Bureau of Mines indiquent que tout le pétrole importé des pays arabes, y compris le pétrole arabe raffiné dans d’autres pays, se chiffrait en 1972 à seulement 5.7% de la consommation quotidienne des Etats-Unis.Ce chiffre à apparemment été confirmé par une étude indépendante pré- Montréal: (514) 845-8201 New York: (212) 757-2498 Conseil: Lionel Mantha Administrateurs: André Desaulniers Raymond Désormeaux Richard Gagnon Jules L.Tremblay .Assistance-portefeuille sur les marchés d'actions et d'obligations canadiennes et américaines.Lignes directes avec New York pour exécutions rapides des transactions de valeurs inscrites et non-inscrites pour institutions et particuliers.M cneil antliâ Fondée en 1930 210, ru» St-Jacques, Montréal H2Y 1L9 Membre de la Bourse de Montréal et de l'Association canadienne des courtiers en valeurs mobilières parée par British Petroleum Limited.Il contraste singulièrement avec la pénurie de 17% dont parlait le président Nixon à la télévision, le mois dernier.De toute façon, les grands fonctionnaires américains ont déjà commencé de faire machine arrière quant au sérieux des pénuries d'essence, d’huile à chauffage, etc.Qu’il y ait des pénuries locales dues à une mauvaise distribution, sans doute.Mais ce genre de dislocations n’est rien de nouveau: elles abondent même en temps de prospérité quand la/ production est retardée par l’incapacité des sous-traitants de livrer à temps les pièces et accessoires nécessaires.Pourquoi faudrait-il qu’une pénurie partielle d’énergie ait des effets plus néfastes qu’une grève générale de l’automobile, de l’acier ou des transports, dislocations que TAmerique connaît bien et a su surmonter maintes fois, dans le passé?Si l’hustè-rie collective qui s’est emparée des marchés à la suite du geste des Arabes ne s’avérait qu'un mauvais rêve, le marché pourrait faire explosion à la hausse.En ce moment, tout ra-lentissetnent économique pourrait être un mal pour un bien en ce qu’il favoriserait la baisse des taux d’intérêt; la construction de nouvelles usines, la réduction des pénuries de matériaux et la fin des dislocations résultant d'une économie surchauffée; une pause dans la hausse des prix; un terme au gaspillage de l'énergie.De tous les problèmes de l'heure, le principal est, sans contredit, l’inflation.Du point de vue de l'épargnant, l'inflation est une nouvelle taxe déguisée que le gouvernement lui impose, tout en prêchant contre la chose même.C’est un impôt qui n’a pas besoin d'être approuvé directement par les élus du peuple et qui permet au gouvernement de ne jamais vraiment repayer sa delte.L'effet net de l’inflation est de confisquer l'épargne des citoyens entreprenants ou de ceux qui essaient d'accumuler des réserves pour leurs vieux jours ou leurs descendants.C'est enfin le phénomène par lequel les jeunes s'emparent des biens des moins jeunes.Ce phénomène de la redistribution des richesses est déjà avancé en Amérique du Nord et ira en s'accélérant.Existe-t-il un refuge véritable contre l’inflation?L'or, peut-être, et encore! S’il est vrai que le prix de l’or a plus que triplé sur le marché libre depuis deux ans, il ne faudrait pas oublier que des milliers d’épargnants, en dehors de l’Amérique surtout, ont caressé des lingots ou des pièces d’or dont le prix est resté .invariable, à $35.00 l’once, pendant 40 ans.Et les actions de bourse?Jusqu'ici, l’inflation ne leur a pas été favorable.Cependant, au cours du cycle inflationniste, il vient un moment où les actions rattrapent avec vengeance les matières premieres, l’or et l’immeuble.Nous ne sommes peut-être pas loin de ce point-là.Même durant la fameuse inflation allemande de 1918-23, le phénomène se produisit lorsque, d’octobre 1922 à novembre 1923, l’indice boursier allemand passait de 2.7 à 39.4 par rapport au taux d'échange du dollar américain.Avant de miser sur pareille explosion en 1974, précisons qu'on peut difficilement comparer notre inflation actuelle à l'inflation allemande de cette époque, d’ailleurs, avant de s'engager dans la hausse précitée, le même indice allemand était passé de 112.8 en mai 1918 a 8.5 en février 1920, pour çemonter à 19.9 en juillet de la même année et s’écraser ensuite à 2.7 en octobre 1922.Enfin, même si l’inflation devait rester un phénomène permanent à long terme, les accalmies ne sont pas exclues et il se pourrait donc très bien que le taux d'inflation ait diminué dans six ou neuf mois.Le travers, d’ailleurs très humain, de l’investisseur est de considérer instinctivement l’avenir comme une continuation du passé ou du présent.Même les économistes et les technocrates extrapolent des hypothèses et conclusions permanentes à partir de conditions économiques temporaires Il faut peut-être de l’imagination pour envisager les choses comme elles pourront l’être dans 12 ou 18 mois et le courage de ses convictions pour agir, mais, sans cela, il n y a pas de succès pos- sible.Sans doute, il y a des problèmes, mais il y en aura toujours et c’est utopique d’attendre des conditions parfaites avant d’agir.En réalité, il faut essayer de distinguer le risque réel du risque apparent.Il y a risque réel quand les investisseurs sont enthousiastes comme en 1968-69 alors que les conditions se détérioraient et que les cours reflétaient les temps favorables qu’on venait de traverser.Il y a risque apparent quand tous les problèmes sont bien identifiés et que les cours boursiers sont si bas que les investisseurs, encore sous l’effet des problèmes, anticipent une prolongation de la baisse.A ce moment-là, les forces correctives sont déjà au travail.Donc, une fois que les risques sont bien connus et bien compris, ils ne sont plus qu’apparents.Il est trop tard pour s'inquiéter de Watergate ou des Arabes; c’est pour l’avenir qu'il faut se préparer et non pour le passé.Après un grand marché bais-sier comme celui de 1973, l'investisseur qui a acheté des actions boursières de bonne qualité, même mécaniquement, c’est-à-dire sans analyse particulière des causes de la baisse, a historiquement bien réussi.On se figure à tort que les difficultés du moment sont insurmontables; pourtant, ceux qui ont connu les hécatombes du passé savent que les problèmes d’alors étaient non moins réels, non moins effrayants.D’ailleurs, sans ces difficultés, y aurait-il eu baisse?Et puis, si on n'achète pas au temps des aubaines, quand le fera-t-on?Tout ce que ça demande, ce n’est même pas du courage, mais un peu de discipline.Donner préséance à la raison sur l'émotion.On n’a qu’à feuilleter un recueil de graphiques pour se rendre compte que les remontées succèdent généralement aux descentes.Il faut considérer Watergate, la crise de l’énergie et le ralentissement économique possible comme des épreuves, sans doute, mais aussi comme des occasions uniques d'acheter à bon marché.Maintenant que le dollar américain se renforcit graduellement vis-à-vis des monnaies étrangères et que la position commerciale oes Etats-Unis s’améliore, il va se produire un reflux d'euro-dollars vers New-York.Comme il y en a pour soixante-dix milliards, il suffirait qu'une fraction de ce montant soit investie dans des actions de bourse pour regonfler le Dow-Jones et tous les autres indices boursiers.Les bas multiples d’aujourd’hui escomptent-ils des bénéfices réduits en 1974?Encore une fois, même si c’était le cas, ces multiples se mettront à augmenter dès qu’on commencera à envisager une reprise des bénéfices.Ainsi, des multiples plus élevés viendront plus que compenser tout ralentissement possible des bénéfices et produiront donc des marchés plus élevés.Avons-nous touché le creux ultime?Bien des investisseurs reconnaissent le bien-fondé de la thèse optimiste mais ne veulent pas engager leurs fonds tout de suite de crainte que le marché redescende encore un peu plus bas avant d'entreprendre sa hausse définitive.Ce sont des gourmands qui risquent de manquer le bateau.Beaucoup d'entre eux ne se décideront jamais à embarquer une fois la hausse commencée, pleurant sur les aubaines qu’ils ont manquées.Par definition, il ne s'effectue qu’une seule transaction au creux ultime.La reprise sera-t-elle générale ou confinée aux secteurs qui ne souffriront pas de la crise de l’énergie ou, mieux encore, ces secteurs en seront-ils les bénéficiaires?Lancée du quarantième étage, la balle la moins rebondissante ne peut s’empêcher de rebondir.Toutefois, il faudrait probablement mieux concentrer ses achats sur des actions de qualité et accorder sa préférence aux biens de production plutôt qu'à ceux de consommation.A peu près tous les dix ans, les industries cycliques prennent la vedette et le phénomène a déjà commence de se produire en 1973, après un repos de dix ans.Donc, d’une façon générale, acheter les actions de sociétés devant bénéficier de l’expansion de la capacité de production industrielle.de la baisse possible des taux d’intérêts à court terme et de la rareté de certaines ressources naturelles.Plus précisément: les aciers, papiers, produits chimiques, machinerie, machines-outils.instruments aratoires, construction, métaux non-ferreux, pétroles et certains chemins de fer.Une prédiction numérique pour le Dow-Jones?1500 d ici a 2 ans! Jute* Tremblay eut rice-prétident, gestion de porte feuille, de ttr\eU.fiant ha Inc.L aven rv oommenc© GU pJ U Sun Life du Canada, compagnie d’assurance-vie Wm HzQ, L’eau est la première richesse naturelle du Québec.Un huitième de notre territoire est constitué d’eau douce.' Cette importante ressource est largement mise en valeur puisqu’on en tire actuellement plus de 99 pour cent de toute notre énergie électrique.Abondante et renouvelable, l’eau sera pour longtemps encore la source d’énergie privilégiée des Québécois.On est HydrQjuébécois .\ A-4 • Le Devoir, jeudi 10 janvier 1974 Perspectives économiques et financières Le rôle clé de Tassurance-vie dans la gestion de Tépargne par OSCAR Ol ltCl RI Selon les statistiques les plus récentes, les Québécois continuent à accorder à l'assuran-ce-vie, sous ses diverses formes, un degré d’importance oui les place au second rang aes Canadiens les mieux assurés.En effet, au 31 décembre 1972, les Québécois détenaient en moyenne $7,000 par résident, après les Ontariens qui en détenaient $7,600, et oui constituent les citoyens les mieux protégés au Canada.C’est là un fait qui se vérifie d’année en année depuis quelques décennies.Par ailleurs, c’est au Québec que s’est souscrit en 1972 le plus fort montant d'assurance individuelle par résident, soit $580, l’Ontario venant au second rang avec $490.Certains sondages effectués ces récentes années tant aux Etats-Unis qu’au Canada et au Québec, ont révélé une évolution dans l’attitude des assurés de tous âges et de toutes conditions à l’endroit de l’assurance-vie, de ses divers produits et de certains aspects de la "ente et du service qu’offrent les représentants et les courtiers.On peut raisonnablement penser que, dans l’ensemble, le Québécois recherche d’abord dans l'assurÿnce-vie, une ou plusieurs formes de protection, de sécurité pour les siens.Il y voit aussi un type d’épargne systématique.Il a de plus confiance, je pense, dans les dirigeants des entreprises auprès desquelles il souscrit ses polices et1 auxquelles il paie ses primes, et voit en son assureur-vie ou son courtier, un conseiller fiable, un professionnel.Il sait que les compagnies d’assurance-vie constituent un réservoir de capitaux important, au service de l’économie du pays.L assurance-vie a été créée pour permettre de sauvegarder, advenant un départ prématuré, le niveau de vie de ceux que l’on veut protéger.Ainsi le fondateur des Caisses populaires, Alphonse Desjardins, pensait-il autant en termes d’assurance-vie qu’en termes d’épargne et de crédit avant de fonder sa première Caisse à Lévis.Il voyait dans l’une une forme de prévoyance pour les familles dans le cas du décès du gagne-pain, et dans l'autre une forme de défense contre les pratiques usuraires de l’époque.Les générations qui ont suivi ont également cherché d’une part à épargner pour l’avenir immédiat et d’autre part à se protéger contre les effets.de la mort, de la maladie ou de la perte de revenu, et à s’assurer une réserve d’emprunt en cas d’imprévu.Au 31 décembre 1972, le montant moyen détenu par résident au Québec était, comme nous l’avons vu plus haut, de $7,000; par ménage, il était de $24,900.Un service hautement polyvalent Les primes recueillies par les compagnies d’assurance-vie au Canada représentent des sommes de plus en plus imposantes: 1926 $163,000,000 1950 $441,000,000 1960 $953,000,000 1972 $2,391,000,000 La gestion de tels portefeuilles suppose l’apport de personnes hautement qualifiées pour assurer aux souscripteurs l'entière sécurité des engagements pris à leur égard et le maximum de rendement, de manière à réduire le plus possible les coûts par le jeu des ristournes ou des participations aux bénéfices, et permettre ainsi à l’entreprise de rencontrer favorablement la concurrence.C’est cette concurrence qui garantit au souscripteur, dans une très large part, que ses primes seront judicieusement administrées et investies.En 1972, les compagnies canadiennes d’assurance-vie ont versé à leurs titulaires de polices avec participation, la somme de $263 millions, laquelle constituait leur part des bénéfices réalisés au cours de l’année.Il est intéressant de noter que l’assurance-vie demeure l'un des rares produits dont le coût ait résisté au courant inflationniste qui a passablement modifié ces récentes années nos conditions de vie.Ce phénomène s’explique sans doute, d’une part, par l’amélioration continue des conditions de santé de la population, par l’augmentation constante du volume de primes consacrées à l’assurance-vie et, Suite à la page A-12 r GRENIER RUEL Si CIE INC.MEMBRE DE L'ASSOCIATION CANADIENNE DES COURTIERS EN VALEURS MOBILIÈRES MEMBRE DE LA BOURSE DE MONTRÉAL QUÉBEC/MONTRÉAL Oscar Mercure est president et directeur-général de f'.issurance-cie Desjardins.Il est également président du Comité des affaires régionales, section Québec, au sein de l'Association canadienne des compagnies d'assu-rance-cie.F.PILON INC.La plus grande chaîne de magasins de papeterie et d'articles de bureau du Québec, est fière d'être au service de l'industrie et de la finance.• 1 entrepot central, 6 magasins dans la region métropolitaine dont un en plein centre des affaires, rue St-Jacques • 1 succursale au 316 rue Saint-Georges a St-Jerôme Province de Quebec • Siège social: 700 boulevard Lebeau Saint-Laurent Montréal 379, Tél.t 332-4440 A vec les compliments de ZODIAC LIÉE 360 ST-JACQUES TÉL: 845-6161 MONTREAL A vec les compliments de W.D.LATIMER CO.LIMITED 199 BAY STREET, TORONTO 1, CANADA MEMBRES : Montreal Stock Exchange Toronto Stock Exchange -Canadian Stock Exchange - Vancouver Stock Exchange Calgary Stock Exchange ¦ Relie par fil prive a Montreal, Vancouver et Toronto Bureau de Montréal : 924 Tour de la Bourse, Place Vicotria Téléphone : 866-8763 T.A.RICHARDSON & CO.LTD., membres Bourse de Montréal Bourse de Toronto Bourse de Vancouver Bourse canadienne Bourse de Calgary L Association Canadienne des Courtiers en Valeurs Mobilières Suite3611, Tour de la Bourse - Montré! Tél.: 878-3181 SUCCURSALES À: Montréal, Toronto, Hamilton, Ottawa, Vancouver, Victoria, Norannda, Calgary, Val d'Or, Timmins, Sudbury, Sault Sîe-Marie, Ste-Catherine Ont.Service français André Larocque • Directeur résident Téléphone : 861-9751 R.A.DALY & COMPANY LIMITED En affaires depuit 1916 630 ouest, boul, Dorchester, Montréal Membres des tour»# de Montréal - Bout»» Canadienne - Bourse de Toronto L Association canadienne des courtiers en voleurs mobilière» MEILLEURS VOEUX FRAPPIER & HOLLAND INC.Membres de la Bourse Canadienne Geoffrion & Prud'homme AVOCATS ET PROCUREURS Suite 1050, Place du Canada, Montréal Tél.: 866-3791 500, Place d'Armes Tél.: 288-9161 Montréal SERVICE FRANÇAIS GEORGES CAMPEAU j CLAUDE PILON lones Heward & Company Ltd.M.mbrti: BOURSE DI MONTREAL BOURSE DE TORONTO BOURSE CANADIENNE d« toiaocialion conadi.nn.d«i totjrti.fi »n vakurt mobiBér.l 249, rue St-Jacques - Montréal - 845-6131 LES LABORATOIRES INDUSTRIELS & COMMERCIAUX LIMITÉE Ingénieurs - Chimistes - 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mobilières Brault, Guy, Chaput Inc.Fondée en 1933 Membres Bourse de Montréal Bourse Canadienne Bourse de Toronto Philadelphie - Baltimore- Washington Stock I \chanuc Association Canadienne des Courtiers en valeurs mobilières Membres associés - Bourse de Boston 612, rue Saint-Jacques, Montréal 101 — Tél.: 845-2161 Adresse télégraphique: BRAUCHA-MONTREAL Hommage au Devoir dont la tâche est si difficile, durant cette période de réflexion intense des canadiens français du Québec.et ses subsidiaires CADEL LTD.CANADIAN AUTOMOTIVE WAREHOUSING LTD.EUROCAN MOTOR PRODUCTS LTD.INTERNATIONAL ELECTRIC COMPANY LIMITED TWIN EQUIPMENT SUPPLY LIMITED Faisant affaires dans les Maritimes, au Québec, en Ontario, en Colombie-Britannique, et en Alberta.at^N'G&OSJlGOf INC Brockville Kingston Newmarket Oshawa Pembroke Richmond Hill St.Catharines Sorel Sudbury SUCCURSALES Burlington Kitchener Niagara Falls Ottawa Peterborough Sherbrooke St.Hyacinthe Welland Hamilton London Oakville Ville de Québec Smith Falls St.Thomas Trois-Rivières Woodstock Bureaux Prinçipaux: 500 rue St-Jacques, Montréal, Québec (514) 842-4231 20 King Street West Toronto, Ontario (416) 363-8611 MEMBRES Association des Courtiers en Valeurs du Canada Bourse de Toronto - Bourse de Montréal - Bourse canadienne Bourse de Vancouver - Le Marché des Denrées de Winnipeg Bourse de Calgary Bourse de Philadelphie - Baltimore - Washington BOUCHARD & Cie Liée.— MEMBRES — Bourse de Montréal — Bourse Canadienne — Bourse de Toronto — Bourse de Vancouver — MEMBRES ASSOCIÉS — Boston Stock Exchange • Philadelphia — Baltimore— Washington Stock Exchanges 1015 CÙTi BEA VER HALL, MONTRÉAL, QUÉBEC (515) 875-5050 18 KING STREET EAST, TORONTO, ONT.544 HOWE STREET, VANCOUVER, B.C.(416) 362-2251 (604) 682-8491 — SOCIETE AFFILIÉE — Bouchard & Leblond Inc.— MEMBRES — L'Association Canadienne des Courtiers en Valeurs Mobilières À nos clients et amis Nos voeux les meilleurs pour 1974 United Westburne Industries Limited Un des plus importants distributeur canadien de matériel de plomberie, chauffage, électricité et produits relatifs Siège administratif Montréal Quarante-cinq succursales à travers le Canada i Perspectives économiques et financières Le Devoir, jeudi 10 janvier 1 974 • A-5 Une nouvelle Bourse mieux adaptée aux besoins d'aujourd'hui par MICHEL BÉLANGER Aujourd’hui, tout change; même si on est semblable à ce qu’on était, on aime à dire qu’on est devenu différent.Il y a une certaine mode, qui ne touche pas le fond des choses.Je voudrais profiter du Nouvel An pour vous faire part des changements qui ont eu lieu à la place boursière de Montréal.Mais il faut bien se rappeler que le fond, l’essentiel demeure.La bourse est un marché, libre mais surveillé, où tous les acheteurs ou vendeurs peuvent transiger par l’intermédiaire d’agents reconnus, les membres de la bourse, sur des titres qui représentent une partie de la propriété d’entreprises inscrites à la bourse.Les changements sont nombreux, et d’importance variée.Certains nous sont particuliers, d’autres se font aussi ailleurs.Mais la Bourse demeure évidemment fidèle à sa fonction première, celle d’être un mar- ché, un lieu d’échange.La Bourse de Montréal célèbre son centenaire en janvier 1974.Son histoire montre bien qu’un marché boursier n’est efficace que s’il suit l’évolution des besoins et si les autorités boursières offrent tous les services requis par les placeurs de fonds et les demandeurs de capitaux.C’est dans cette ligne que s'inscrivent entre autres quatre changements majeurs qui affecteront immédiatement les bourses montréalaises.Avant tout, il faut se rappeler qu'il n’y a plus deux bourses a Montréal.En effet, les agents de change, membres de la Bourse de Montréal et de la Bourse Canadienne, se sont prononcés par voie de scrutin en faveur de la fusion des deux places boursières.Il n’y a plus qu'une bourse: la Bourse de Montréal.Les modalités de mise en oeuvre détaillée sont com- plétées.La nouvelle bourse comprend les titres précédemment inscrits aux deux parquets, dans des listes toute-, fois séparées.Il y a donc encore des critères d’inscription différents pour les actions industrielles et pour les actions de mines et pétroles mais les règles concernant les membres, leurs opérations, le parquet sont les mêmes.Tout en répondant aux besoins divers des entreprises, la Bourse de Montréal sera mieux en mesure d’adopter sa gestion et ses règles à l'évolution de l’industrie.Le nouveau tarif de courtage Un deuxième événement qui a retenu l’attention au Canada est l’adoption par les bourses d’un nouveau barème de commission sur les transactions boursières.Une proposition en vue d'une nouvelle structure avait été acceptée en janvier par les membres D{ DOU* C.E.RACINE * CIE, LIMITÉE (^outtietï en lancine et ttanùtaite* leyuiï ytus le 60 un* BUREAU CHEF ÉDIFICE BOARD OF TRADE, MONTRÉAL 125 — TÉL.8 49 -5 2 9 1 ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE ‘1 EN ICA R" TELEX.0 1 -263 3 1 (SUCCURSALES) 7403 Newman Blvd., Suite 229, LaSalle, P.Q.— Tel.363-2035 10755 Côte de Liesse Rd., Suite 462, Dorval, P.Q.— Tel.631-4641 Air Cargo Bldg.No.1, Suite 126, Route C, Mil IntT Airport, Dorval, P.Q.— Tel.636-7010 des bourses de Toronto et Vancouver mais refusée par ceux des bourses de Montreal.Les deux objections principales ici étaient que la nouvelle structure n’effectuerait aucune réduction pour le petit investisseur tout en réduisant beaucoup trop les tarifs pour les transactions à fort volume.Depuis janvier 1973, après avoir consulté nos membres, nous avons tenté de préparer une structure de compromis qui pourrait être acceptable aux bourses.Celles-ci ont adopté la proposition de décembre tout en répondant aux objections fondamentales de nos membres.Un tel compromis doit donc résulter dans une décision d’ordre pratique où il s’agit de préserver une structure qui s’applique partout au pays et qui tient compte de l'intérêt du public comme du développement de l’industrie.Le nouveau tarif de courtage comprend une réduction du courtage qui n’était pas proposée en décembre 1972, sur les ordres de moindre importance, mais accorde sur les ordres importants une diminution du courtage inférieure à celle proposée en décembre.Il faut se rappeler que l’ancien tarif de courtage n’était pas fondé sur la valeur de l’ordre, mais bien sur le prix des actions.Ce qui signifie que plus le prix d’une action était élevé, plus le courtage était bas, exception faite des actions à prix très bas.En adoptant un tarif fondé sur la valeur de l’ordre, il est évidemment impossible d'assurer des augmentations ou des diminutions identiques pour les actions à prix variés.Mais tout tarif de courtage doit rapporter suffisamment aux agents de change pour que ceux-ci soient toujours intéressés à servir convenablement les petits investisseurs.Si le courtage est trop bas sur les petits ordres, l'agent de change en est pour ses frais et peut à toute fin pratique ne pas vouloir exécuter l'ordre.D’autre part, si le courtage est trop élevé pour le petit investisseur, et que sur les ordres d'importance, il est si bas que l’agent de change ne tire pas assez de revenus de ses fonctions d’agent, il se peut alors que le petit investisseur se tienne à l’écart du marché.C’est la situation qui prévaut actuellement à New York.Afin de tenir compte des économies d'échelle, nous avons tenté de trouver un juste milieu entre une modification du tarif, un maintien de taux aussi bas que possible pour le petit investisseur, y compris une diminution proportionnelle du prix des actions, et une modification des taux présentement en vigueur pour les ordres d'importance.Il faut que le tarif de courta- ge serve les intérêts du public.Et cela n'est possible que si la liquidité du marché est conservée ou encore accrue.Contrairement à l’ancien tarif, le nouveau est fondé sur la valeur de l’ordre afin de permettre une adaptation plus rapide et d’en arriver éventuellement à un tarif fondé sur une seule valeur.Dans un troisième ordre d’idée, la Bourse de Montréal a intensifié sa politique de surveillance du marché et de divulgation opportune.Nous avons établi une politique particulière et mis sur pied un service responsable de son implantation et qui travaille à cette fin en étroite collaboration avec les autres services de la Bourse.Le fait qu’un titre soit sûr et sans problème ne peut être assuré ni par une politique ni par le meilleur personnel qui soit, chargé de l’application de cette politique.Mais l’expérience nous a appris qu’il faut être bien préparé pour régler rapidement les problèmes qui nécessitent l’intervention de la Bourse.L’intégration des marchés boursiers Ce qu'il y a de mieux à faire pour éviter l'intervention de la Bourse, c’est de s’assurer que tout fait important qui peut avoir un effet sur la valeur d’un titre, soit connu dès que possible des intéressés.Il est évidemment presque impossible que tout se sache en même temps partout.Mais les faits importants et les pratiques de rigueur peuvent être mieux connus.Pour ce faire, il faut exprimer clairement ce que l’on veut savoir et dès lors les nouvelles politiques demandent une surveillance convenable et une évaluation que seul un personnel qualifié peut assumer.Un quatrième domaine re- tient notre attention.C’est peut-être le plus important pour l'avenir de notre place boursière II s'agit du développement d un système de marché des valeurs boursières qui permette d'intégrer l’information à la fonction même de transaction, pour permettre un marché d'accès plus immédiat et d une plus grande liquidité.A un extrême, on pourrait croire que le problème est simple; il suffirait d'avoir une seule bourse, toute automatisée.pour tout le pays.Mais une telle solution n'est pas réaliste.Dans les faits, une telle centralisation ne serait pas à l'avantage pratique de toutes les parties du Canada.Dans d’autres domaines que celui des affaires on a vu déjà au Canada que les solutions les plus logiques, et les plus centralisées ne sont pas toujours celles qui s'adaptent le mieux à la réalité.Un autre extrême, qui me paraît devoir être rejeté, serait de refuser de pousser plus loin l'automatisation des transactions.ou encore de tenter de s en tenir à des pressions d’ordre passionnel pour éviter le changement.Les études qu’a fait poursuivre notre Bourse jusqu’à date indiquent, au contraire, qu'il est possible de proposer une intégration des marchés qui permette d’atteindre les objectifs de plus grand accès au marché et de plus grande liquidité.tout en maintenant le rôle des Bourses actuelles au Canada et en préservant leur autonomie d'exploitation.Nous croyons même qu'un tel système serait susceptible de renforcer le rôle que la Bourse de Montréal joue dans le développement économique du Québec.Avant d'en arriver à un projet concret, en état d'opération, de nombreuses questions, tant de principe que de détails techniques, devront faire l’objet de seneuses discussions entre les Bourses, discussions dont les résultats devront être constamment soumis aux autorités de surveillance des Bourses dans chaque juridiction.Le résultat final n’est pas pour demain, mais si nous voulons être prêts pour que notre place boursière joue tout son rôle demain, il faut que des aujourd'hui je dirais même dès hier, nous ayons, avec un esprit ouvert, des solutions à proposer.En plus de cette trop brève vue d'ensemble sur les changements que nous sommes à faire ou à prévoir pour faire de la Bourse de Montréal un marché qui répondra mieux aux besoins de notre communauté, il faut aussi mentionner une statistique.La valeur des transactions en 1973 atteint quelque $2.2 milliards.C’est le niveau le plus éleve de notre histoire qui se compare avantageusement au total en 1972.La Bourse de Montréal, comme tous les autres groupes qui font partie de notre communauté financière, remplira au mieux son rôle si elle est active, bien gérée et dévouée aux intérêts du public.Il est donc important qu'on sache que la Bourse de Montréal se veut efficace, qu elle sait qu elle a plusieurs choses à faire pour atteindre un plus grand niveau d efficacite et qu elle a déjà accompli plusieurs des étapes qui l'amèneront à mieux servir ses membres et le public.Wvhel Hélangcr, après aroir été sous-ministre du Commerce et de l'Industrie |>ni.« attaché au Conseil du Trésor à Iftiéhee.est de-venu il y a quelques mois président de la Hourse de Uontréal.Il a présidé à ce titre à la lusion de la Hourse de }lonlréal et de la Bourse canadienne.Etudes détaillées et gérance de projet SNC offre une gamme complète de services d'études détaillées et de gérance de projet à I intention de tous genres d'industries.Plusieurs de ses projets comportent l'utilisation de modèles à l'échelle.En gérance de projet, les équipes de SNC réunissent les compétences d’experts en études techniques, administration, comptabilité, programmation, approvisionnement et construction.De cette façon, SNC assume la responsabilité complète de chaque réalisation afin de répondre aux exigences de sa clientèle en matière de qualité, coûts et délais.Vous connaissez nos trains, camions, navires, avions, hôtels et télécommunications.AAciis ¦ ¦ ¦ Produits pétrochimiques Canada Ci-dessus, une section de la raf finerie de Shell Canada à Mon tréal-Est.SNC a fourni les services de conception et de gérance de construction relativement à cet ouvrage Amiante Allemagne de l’Ouest A gauche, l usine de ( Asbestos Corporation Ltd., à Nordenham SNC a assumé la gérance complète de projet pour la réalisation de cette usine d'une capacité de 100,000 tonnes par année SNC Inc.Surveyer, Nenniger A Chénevert Inc.1550, bout de Maisonneuve ouest.Montréal 107 * V- ' v * ; I .le mouvement des gens et des choses, de même que l’élaboration des idées ne constituent qu’un aspect des activités du Canadien Pacifique.De concert avec le Canada, nous oeuvrons dans plusieurs autres domaines moins apparents.Par exemple, nous prenons une part active à la mise en valeur de ressources naturelles du Canada telles que le pétrole et le gaz, les minéraux et l’immeuble, ce qui contribue à l’essor du pays.Et le progrès du pays sert tous les Canadiens.C’est pourquoi nous disons: Au Canadien Pacifique, vous y êtes pour quelque chose.Canadien Pacifique i A-6 ?Le Devoir, jeudi 10 janvier 1974 Perspectives économiques et financières Une stratégie de placement pour le petit investisseur par AXDRE WARSAW Que les analystes financiers s'intéressent habituellement davantage aux institutions financières qu’aux petits investisseurs me semble évident.Les gens les mieux pourvus financièrement savent souvent s’organiser pour payer très peu d’impôt.La majorité des petits contribuables ignorent où se trouve leur véritable intérêt, investissent mal leur épargne et paient trop d’impôts.Début de panique En ce début d’année, lesj investisseurs gros et petits, un peu partout à travers le monde, semblent presque pris de panique.Alors que les taux d’intérêt montent et atteignent des niveaux inégalés, les cours boursiers baissent et se situent par rapport aux bénéfices à leurs niveaux les plus bas depuis vingt ans.Les investisseurs craignent que le boycottage arabe dans les principaux pays industrialisés du monde en vienne à précipiter une récession à l’échelle internationale laquelle ne sera pas sans rappeler la crise d’il y a quarante ans.En fait, avec ou sans approvisionnement régulier de pétrole, la plupart des pays industrialisés du monde devraient connaître un ralentissement marqué de leur croissance économique réelle en 1974.L'accélération du taux d’inflation date de plusieurs années.Cependant, alors que les pays industrialisés reconnaissent le caractère contagieux de l'inflation, ils ne peuvent adopter des solutions cohérentes et efficaces.De plus, le marché de l’eurodollar qui atteint des dimensions terrifiantes (environ $100 milliards) n'est réglementé par aucune banque centrale et devient de plus en plus vulnérable à des faillites fracassantes.Aux Etats-Unis, les économistes semblent présentement s’entendre pour prédire une certaine recession au cours du premier semestre de 1974.En effet, le PNB, en termes réels, pourrait afficher une croissance négative de l’ordre de 1 à 2%, alors que les consommateurs américains augmenteraient leur taux d’épargne personnelle pour diminuer de façon marquée leurs achats d’automobiles et de propriétés domiciliaires.Paradoxalement, au même moment où la demande pour ces produits fléchirait, l’offre de produits de base se trouverait limitée par la capacité de production.Comme les dépenses en capital ne peuvent alors que croître rapidement, les observateurs de la scène économique s’entendent pour prédire une reprise marquée de la croissance réelle du PNB au deuxième semestre de 1974, si les livraisons de pétrole reprennent avant la fin du printemps.Au Canada, même si nous n'avons été affectés en aucune façon par des manques d’approvisionnement de pétrole, nous assistons depuis quelques trimestres à une décélération de la croissance économique.11 n’est absolument pas question cependant de récession au Canada.En un sens, un tel phénomène est presque impossible dans notre pays.La croissance très rapide de la main-d’oeuvre (3%), l'augmentation régulière de la productivité (2%), l'intervention gouvernementale (38% du PNB) ainsi que la structure même de l’économie canadienne (forte concentration dans les secteurs primaire et tertiaire) nous immunisent pour ainsi die contre une baisse réelle du PNB.Somme toute Même si les consommateurs canadiens sont très affectés par la hausse très rapide des prix, par l’augmentation du taux de chômage et par la baisse très marquée au niveau de la construction domiciliaire, l’accroissement prononcé des dépenses en capital des entreprises (plus de 15%), et les augmentations des dépenses gou- ENERGIES BARRAGES AMÉNAGEMENTS PORTUAIRES ROUTES — PONTS — VOIES FERRÉES INDUSTRIES BÂTIMENTS ÉTUDES ÉCONOMIQUES GESTION DE PROJETS ENVIRONNEMENT TECSULT INTERNATIONAL LIMITÉE Asselin, Benoit, Boucher, Ducharme, Lapointe EXPERTS-CONSEILS Montréal Canada Burns Bros, and Denton LIMITED VALEURS DE PLACEMENT - AGENT DE CHANGE Membres de l’Association canadienne des courtiers en voleurs mobilières Membres des Bourse de New-York American Stock Enchange par l’entremise de Burns Bros & Timmins limited Membres des Bourse de Toronto Bourse de Montréal Bourse de Vancouver Bourse Canadienne Suite 3736, I Place Ville Marie.Montréal - 87S-21 30 Toronto, Hamilton, Ottowo, Halifax, Winnipeg, Edmonton, Calgary, Vancouver, Boston, New York, Londres, Angleterre vernementales (plus de 13%) devraient insuffler un regain de croissance à l'économie canadienne dès le printemps de 1974.En somme, le début de l’année 1973 a été formidable, la fin de 1973 et le début de 1974 le seraient moins, mais nous nous attendons à ce que le deuxième semestre de 1974 procure un niveau d’activité économique satisfaisant.Conseils pratiques au petit épargnant 1) Le Canadien a généralement avantage à investir au Canada.En effet, il n’y rencontre pas de contraintes fiscales additionnelles, la mobilité de ses capitaux y est assurée, il n’a pas à se protéger contre les fluctuations des taux de change et peut habituellement suivre ses placements d’assez près.De plus, de tous les pays industrialisés du monde, le Canada nous semble présentement l’endroit privilégie pour investir ses capitaux.Il est fort possible que la fin des années 70 ressemblera quelque peu à la fin des années 50.2) Dans un contexte économique où les prix et les profits sont appelés à croître très rapidement, il est préférable d'être propriétaire plutôt que créancier.La propriété immobilière au Québec est aujourd’hui excessivement bon marché si on en compare le prix avec celui des propriétés a travers le monde industrialisé.Nous recommandons donc aux petits investisseurs d’être habituellement propriétaires de leur résidence.Cependant, lorsqu’il s’agit d'investir dans d’autres propriétés, il faut se rappeler que les taux d’intérêt sur hypothèque sont très élevés (10%), que les charges d’intérêt ne sont pas déductibles au point de vue de l’impôt (elles le sont aux Etats-Unis) et que les gains en capital sont maintenant taxables.Si on ajoute à ces contraintes les inconvénients évidents qu'il y a à négocier avec les agents en immeubles, à passer devant notaire, à entretenir les immeubles, à payer les taxes, etc., plusieurs petits investisseurs auraient avantage à considérer plutôt l’achat d'actions ordinaires de compagnies canadiennes engagées dans le secteur immobilier.Ce véhicule de choix augmenterait la diversification géographique et la liquidité, tout en permettant à son propriétaire de profiter à plein de l’appréciation des valeurs immobilières au Canada.3) En fait, le meilleur conseil qu'un professionnel dans le placement puisse donner à un petit investisseur est aussi le plus difficile à faire accepter.Même si tous sont d’accord avec le truisme voulant que la meilleure façon de faire fructifier son avoir soit d’acheter des titres lorsqu'ils sont bon marché et de les vendre lorsqu'ils sont chers, très peu ont le courage d’acheter quand le marché vient de baisser de 20%.Il est par contre relativement aisé de convaincre un épargnant d'investir ses fonds dans une action à la hausse! Présentement, le marché boursier canadien est à son plus bas niveau (10.5 fois les bénéfices prévuspour l’an prochain) depuis plus de vingt ans, et environ 30% meilleur marché que la bourse américaine.Nous recommandons plus particulièrement d’acheter des titres de banques et de ressources naturelles.Peu de petits épargnants savent qu’il est présentement aussi rémunérateur, après impôt, de placer leurs fonds dans les actions ordinaires de la BCN que dans un dépôt d'épargne à la même banque! En d'autres termes, il est préférable d'acheter la banque que de lui prêter! 4) Il est évident que le vendeur d’assurances conseillera au petit épargnant de placer ses fonds dans l’assurance.Le vendeur de fonds mutuels fera l’équivalent.Le courtier en immeuble vantera les avantages de la propriété, etc.Ce que les gens oublient souvent.c'est l'intérêt qu’ont les banquiers à pousser leurs certificats de dépôts garantis.Certes, ces véhicules offrent un bon rendement avant impôt et une excellente sécurité.Cependant, après impôt, et tenant compte du phénomène inflation niste, le petit propriétaire de dépôts garantis en a vu la valeur réelle baisser depuis un an! Le petit épargnant devrait se procurer, en priorité, un minimum d’assurance-vie et d’assurance-salaire, la propriété de sa résidence, ainsi qu’un petit coussin de liquidité à la banque.Les dettes, autres que l'hypothèque sur une propriété, devraient être remboursées au plus vite.De plus, nous conseillons fortement au petit épargnant de profiter au maximum du plan d’épargne-retraite.Une fois ces quatre conditions remplies, le petit épargnant ferait bien d’acheter certaines actions ordinaires de qualité.André Marsan est directeur du Service des études écnnnmiques et financières chez Lévesque.Beau-bien Inc.Les LABORATOIRES VILLE MARIE 1875, INDUSTRIEL CHOMEDEY • Forages et relevés géophysiques • Études géotechniques • Contrôle de sol, béton, asphalte et acier tmn JANIN CONSTRUCTION Ltée Entrepreneurs généraux SIÈGE SOCIAL: 7085 Côte-des-Neiges MONTRÉAL TÉL.:739.3291 Bureaux à: Québec, Toronto, Calgary et Vancouver RENÉ T.LECLERC INCORPORÉE au service des investisseurs depuis 1901 ACTIONS — OBLIGATIONS — GESTION DE PORTEFEUILLES ÉMISSION D’OBLIGATIONS Québec 500 est, Grande-Allée, Tél.: 529-3701 Montréal Place Dupuis, suite 500 800 est, boul.de Maisonneuve Tél.: 845-1152 Trois-Rivières 1481 rue Notre-Dame Tél.: 375-7781 Nos voeux les meilleurs pour 1974 à tous nos clients et amis LA BANQUE D ÉPARGNE LÉVESQUE, BEAUBIEN INC.360, rue st-jacques, montréal 126, tél.879-2222 MEMBRES Bourse de Montréal Bourse Canadienne Bourse de Toronto Bourse Philadelphie - Baltimore - Washington Membre Associé de la bourse de Boston Association canadienne des courtiers en valeurs mobilières TORONTO - OTTAWA - QUÉBEC - SHERBROOKE - TROIS-RIVIÈRES - CHICOUTIMI - MONCTON ST-HYACINTHE - VICTORIAVILLE - JOUETTE - PARIS - BRUXELLES - GENÈVE MacDougall, MacDougall & MacTier Ltd., Membres BOURSES DE MONTRÉAL, ET DE TORONTO ASSOCIATION CANADIENNE DES COURTIERS EN VALEURS MOBILIERES BOURSES DE MONTRÉAL ET DE TORONTO 129 rue Saint-Jacques Montréal 126 Tél.: 871-8611 50 King Street West Toronto 1 362-6831 G.Béchard Ltée.COURRTIERS EN DOUANE TRANSPORTS INTERNATIONAUX Siège Social:- 410 St.Nocolas, Montréal 125, P.Q.Téléphone: 282-0303 - Télex: 05-2581 5 Containers Service Régulier groupage Maritime & Aérien — Agents de Fret IATA — SUCCURSALES- Intermediate Terminal, 10755 Côte de Liesse, Dorval, P.Q.Téléphone: 631-5592 Montreal Truck Sufferance Warehouse Inc.7403 Boul.Newman BIvd.-LaSalle, P.Q.Tél.: 365-7321 Aéroport International de Montréal • C.P.545, Montréal AMS-Dorval P.Q.Téléphone: 631 -671 5 Cable adresse: BECHARD Montréal.MEILLEURS VOEUX À NOS ACTIONNAIRES GROUPE MINIER BR0SSARD Naganta Mining & ~ .Ltd Nemrod Mining Co.Ltd Timrod Mining Co.Ltd Ducros Mines Limited Valdex Mines Inc.First Grenada Mines Limited North Shore Uranium Corporation John Bourlamaque Mines Limited 360 rue St-Jacques, Suite 1406, Montréal.Tél.: 842-4461 17428835 Perspectives économiques et financières Le Devoir, jeudi 1 0 janvier 1 974 • A-7 Le rôle des marchés financiers dans l'allocation des ressources par ROBERT DEMERS président de la Commission des valeurs mobilières du Québec La Commission des valeurs mobilières du Québec est l'organisme gouvernemental responsable de la surveillance et du contrôle du commerce des valeurs mobilières.La Commission est nantie de larges pouvoirs discrétionnaires pour l’exercice de ses fonctions et elle a le devoir d'exposer dans des énoncés de politique la façon dont elle entend exercer sa discrétion.Au cours des derniers mois, la Commission a publié des énoncés de politique importants et récemment, elle publiait un énoncé volumineux concernant les conditions d'octroi et de maintien de permis de coutiers.En plus de l'exercice courant de ses prérogatives, la Commission a en outre un rôle de conseiller auprès du gouvernement pour l'adoption de nouveaux projets de loi ou de règlements concernant le commerce des valeurs mobilières.Aussi il est important pour notre Commission d’examiner à l’occasion certains principes fondamentaux qui doivent servir de guide à notre activité.Je profite de l’occasion pour faire un tour d’horizon des principes fondamentaux qui doivent nous guider et nous allons en conséquence examiner le rôle des marchés financiers particulièrement à la lumière des études qui ont été faites ces dernières années sur ce sujet.Le rôle fondamental du marché financier est d'assumer une fonction d’arbitrage entre les agents économiques à déficit financier et les agents à surplus financier.En d’autres termes, les marchés financiers permettent aux personnes qui ont des capitaux de les diriger vers ceux qui en ont besoin.Les marchés financiers remplissent leur fonction d'arbitrage de deux manières.D’une part, ils établissent un contact .direct entre ceux qui ont la possibilité de financer et ceux qui ont un besoin de financement.Toutefois, la mise en présence de ces deux groupes peut cependant être insuffisante pour réaliser un niveau et une structure d’investissement adéquats à cause de la multitude de préférences des agents financiers.C’est pourquoi, d’autre part, outre le contact direct existant, les marchés ¦ financiers établissent aussi un contact indirect par l’intervention d'intermediaires qui agissent tant auprès de ceux qui ont des capitaux que de ceux qui en ont besoin.La notion d’efficience Les marchés financiers, en facilitant la rencontre entre les épargnants et les entreprises, ont une double responsabilité économique.L’allocation des fonds disponibles aux projets les plus rentables et la minimisation du coût des services offerts.Un marché efficient se définit généralement comme un marché où un grand nombre d’investisseurs rationnels se font une concurrence active pour maximiser leurs profits et où ils ont libre accès à peu près gratuitement à l'information disponible.11 est essentiel pour avoir un marché de valeurs mobilières qui donne les meilleurs résultats, qu’il y ait un grand nombre d’investisseurs rationnels, donc qui prennent des décisions tant a l’achat qu’à la vente qui sont fondées sur un choix informé quant au succès éventuel de l’entreprise où ils investissent leurs épargnes.Une concurrence entre les investisseurs permet d’assurer que les épargnes seront dirigées là où c’est le plus profitable, non pas uniquement à court terme mais aussi à long terme.La notion d'efficience nous entraîne à distinguer entre l’effïcienoe opérationnelle et l'efficience d’allocation.L'efficience opérationnelle, c’est la relation entre l’ensemble des services offerts et le coût de ces services.Ainsi, dans le cas d'une nouvelle émission, l'efficience opérationnelle du marché pourra être mesurée par le coût de la mise en marché des titres.De même dans le cas d’un marché secondaire, soit Té-change des titres déjà émis, que ce soit en bourse ou hors-bourse, l’efficience opérationnelle pourra être mesurée par le coût des frais de transactions.D'une façon générale, un marché financier est d'autant plus efficient que les frais de transactions sont bas.En effet, si le coût du transfert de l’épargne aux entreprises est très élevé, on pourra mettre en doute l’efficience du moyen utilisé pour ce transfert.L’examen par notre Commission de certains types de financement et du coût qu’ils impliquent entraînera certainement une modification de nos règles à leur égard.Il existe une autre notion d’efficience, celle de l'allocation.L’efficience d’allocation se mesure par la capacité des marchés financiers à maintenir des taux équivalents de rendement sur des investissements comparables.Il y a mauvaise allocation des ressources pour un marché lorsqu’une différence de rendement entre deux valeurs est inexplicable par une différence de risque.Cette qualité du marché nous assure que les fonds disponibles sont acheminés des épargnants aux entreprises qui les utiliseront de la façon la plus profitable, donc que des opportunités comparables d’investissement aient une accessibilité égale aux fonds disponibles et à des coûts com- parables.L'efficience d’allocation est la plus importante fonction du marché des capitaux, car c’est elle qui permet le développement des entreprises rentables par opposition à celles qui ne le sont pas.Les conditions de l’efficience Le role du marche est de diriger les épargnes vers les entreprises au coût le plus bas possible.Le marché doit assurer aussi que l’épargne est dirigée vers les entreprises les plus rentables.Pour réaliser ce qu'il a été convenu d'appeler un marché efficient, il y a un certain nombre de conditions que le marché doit réaliser.Première condition: les frais de transactions doivent être les moindres possibles.Deuxième condition: l'information disponible doit être accessible a tous les participants et au coût le plus bas.Troisième condition: tous les individus qui participent au marché doivent pouvoir payer le même prix pour un titre.Quatrième condition: aucun individu ne doit être suffisamment important pour affecter le prix d'un titre.Ces conditions décrivent une situation idéale et le rôle des Commissions des valeurs mobilières doit être de prendre des mesures, en coopération avec les autres organismes intéressés, pour voir à ce que ces conditions se réalisent le plus possible.Pour rencontrer les conditions mentionnées précédemment, un marché doit avoir un certain nombre de qualités qui sont les suivantes: il doit d’abord exister une concurrence active entre un grand nombre d’investisseurs rationnels sur un marché, ce qui conduit à un équilibre où les prix tran-sigés des valeurs individuelles reflètent le contenu informationnel des événements qui ont eu lieu et de ceux espérés dans le futur.En d’autres mots, dans un marché efficient, le prix d’une valeur sera à n'importe quel moment un bon estimé de sa valeur intrinsèque.Si Ton tient compte de l’incertitude des marchés financiers, la valeur intrinsèque d’un titre ne peut jamais etre déterminée avec exactitude.Ainsi, il y a toujours possibilité de désaccord entre les participants à un marché quant a la valeur intrinsèque d’un titre et un tel désaccord donne lieu à des différences entre sa valeur d'échange et sa valeur intrinsèque.Cependant, dans un marché efficient l’action d’un nombre suffisant de participants, tant du côté des acheteurs que des vendeurs, fera que le prix d'échange d'un titre s’écartera d'une façon aléatoire de sa valeur intrinsèque.L'important est que les participants, Prêts aux entreprises Commerce de gros et de détail Fabrication III Agriculture Presque tous les genres d’entreprises peuvent bénéficier des services de la BEI: fabrication .commerce de gros et de détail.tourisme et divertissement.construction .agriculture .transport et entreposage.Si vous avez besoin.de financement pour établir, développer ou moderniser votre entreprise n’importe où au Canada, communiquez avec nous.Prêts aux \ entreprises ' n'importe où au Canada [jjfîjimiimiait Mmiréal 1 lOouest,boul.Cflmilit-Tel 382-2891 -800.cifféVictom-Tel.878 9571 — PUct Ffontenic- Tel; 878-9571 Lcnfwfuil—101, Place Charles lemoy ne- T al.; 670-9550 Demandez ce dépliant qu'ils soient acheteurs ou vendeurs, n’aient pas un pouvoir économique tel qu’ils puissent influencer vers le haut ou vers le bas le prix d'un titre.Si la structure d’un marché permet une telle situation, une réglementation adéquate peut être utilisée en substitut ou d’une façon complémentaire à la concurrence.Ainsi, il devient évident que dans le cas des petites entreprises qui distribuent un nombre peu elevé de valeurs, que des règles doivent être développées afin d'assurer que le marché reflète la valeur intrinsèque des titres et non l’intervention d’individus.Il devient aussi évident que si une valeur n’est pas détenue par un nombre suffisant de personnes qu'un marché réel ne peut se développer.Il nous apparaît donc qu’un marché d’offre et de demande n’est pas une solution idéale pour le financement de la petite entreprise à moins d'avoir un nombre très important de règlements mais alors le coût d’un tel marché peut rendre le financement trop coûteux.Si ces remarques à l’égard des petites entreprises s’avèrent exactes, ces mêmes remarques peuvent être faites à l’égard des grandes entreprises ayant un grand nombre de valeurs dans le marché.On aura intérêt alors à examiner de près le rôle des institutions détenant des capitaux importants et qui peuvent influer sur le marché, rendant celui-ci inefficient, et nécessitant une réglementation en conséquence.Le libre accès à l’information Le libre accès à l'information disponible nous apparaît comme primordial à l’efficience du marché, autrement le prix du titre ne serait pas le reflet de cette information.Car le prix courant du marché pour une valeur est Télément de base de la décision d’investissement dans le processus d’allocation des ressources.Comme le principal déterminant de la valeur d’un titre est l’espérance des profits futurs, la disponibilité de l’information qui affecte ces attentes est un facteur important dans la détermination du prix d’un titre.Une politique de divulgation complète et entière au public doit être à la base de toute réglementation.Dans le but de réaliser cet objectif, des modifications importantes ont été apportées à la Loi des valeurs mobilières plus particulièrement en ce qui a trait à la divulgation financière où un certain nombre de règles déterminent le contenu, la forme, la cadence de publication des informations financières sur les compagnies pubüques.Il faut voir d’ailleurs qu’il n’y a là qu’une première étape, une deuxième visant l’établissement de moyens permettant la publication en temps opportun de tout changement d'importance, dans le cours des affaires d'une entreprise publique, qui soit de nature à influencer les décisions d’achat ou de vente des investisseurs.L’une des prinicpales difficultés pour réaliser des conditions parfaites d'informations des investisseurs est le coût de la transmission de ces informations.D’autre part, devant l’importance d'assurer un marché rationnel, donc un marché où le public investisseur est par-, faitement informé et où les décisions sont prises sur la base de ces informations, il sera nécessaire de trouver des formules, des moyens et des méthodes qui permettront de réaliser cet objectif.L’art d’interpréter l’information Un autre des éléments importants pour assurer un marché efficient réside dans l’existence d’investisseurs habiles à interpréter l’information disponible.Un investisseur réalisera un rendement supérieur à celui qui suit simplement une politique d’achat et de conservation des titres s’il peut identifier rapidement les situations où il y a des différences significatives entre le prix du marché et la valeur intrinsèque d'un titre et s’il a de la facilité à prévoir les évé- nements importants et à évaluer leur effet sur la valeur intrinsèque des titres.Si plusieurs investisseurs possèdent une telle compétence ils contribuent à réduire l’écart entre le prix du marché et la valeur intrinsèque d'un titre.Alors les prix s'ajusteront, en moyenne.rapidement au changement dans la valeur intrinsèque.En conséquence, la presence de plusieurs investisseurs sophistiqués capables d’interpréter l’information peut contribuer à rendre le marché plus efficient dans l’allocation des ressources.Liquidité et flexibilité du marché Un marché idéal serait celui où il n’y aurait aucun frais de transactions.Cependant, une telle situation n'est pas une condition nécessaire à un marché efficient.Dans la mesure où les investisseurs tiennent compte de toute l'information disponible, même d'importants frais de transactions qui retardent le mouvement des transactions, n’impliquent pas en eux-mêmes que lorsque les transactions ont lieu les prix ne reflètent pas toute l’information disponible.L’existence de frais de transactions n’est pas nécessairement une source d'inefficience du marché, mais il faut toutefois surveiller que ceux-ci ne le deviennent pas.La possibilité pour l’investisseur d’échanger ses titres pour de l’argent dans un minimum de temps est le fondement de la confiance de l’investisseur.Le principal indice du degré de liquidité du marché est la fréquence de transactions et cette dernière a une influence directe sur l'écart entre le prix d’of- fre et le prix de demande pour un titre Tel que mentionné précédemment, la fréquence des transactions peut sensiblement être affectée par d’importants frais de transactions.Il pourrait en résulter une perte de liquidité ayant pour conséquence une réduction de la confiance des investisseurs.Par contre, l'imposition d'une réglementation de nature à protéger les investisseurs entraîne des coûts qui doivent se refléter dans les frais de transactions.L'existence à l'intérieur du marché d un nombre suffisant de possibilités d’investissements fournit à l’investisseur la flexibilité nécessaire à différents ajustements de son portefeuille.De plus, la transférabilité des titres d'un marché à un autre permet de maintenir l’équilibre entre les marchés.Ainsi l’investisseur est plus libre de modifier son portefeuille par les opportunités plus intéressantes d’investissements.Parmi les mesures prises par le gouvernement afin d’assurer l égalité de tous les investisseurs face à l'information disponible, il v a lieu de mentionner les dispositions adoptées Tété dernier concernant les initiés.Il est clair que les dirigeants des entreprises publiques et qu’un grand nombre de pefsonnes qui participent au développement de celles-ci se trouvent dans une situation privilégiée sur le plan de l’information.En conséquence, il y avait heu de réglementer les achats et les ventes de ces personnes possédant une information privilégiée de façon à empecher qu elles puissent utiliser des informations qui ne sont pas publiques, se donnant par la même occasion une situation privilégiée de nature à créer des inefficiences dans le marché.'ütOurn Sept (les • Rtmouski • Chicoutimi • Québec • Trois-Rivières Sherbrooke» St-JétJme« Rouyn-Noremlav Hull* Ottawa 1 Comme la plupart d'entre vous, nous avons grandi au Québec.En fait, nous continuons de grandir au Québec comme partout au Canada, et ce, depuis nos tout premiers ébats en 1925.Nous avons aussi fort bien réussi à affirmer l’influence canadienne au sein de la communauté internationale des affaires.Le siège social de la Power Corp.est situé au Québec, tout comme le sont ceux de plusieurs de nos filiales ; et certaines sont situées dans d’autres provinces canadiennes.Nous appartenons à des canadiens et sommes des mieux placés pour conserver les ressources du Canada au pays.Power Corporation A-8 • Le Devoir, jeudi 10 janvier 1974 Perspectives économiques et financières Le Québec pourrait bénéficier de la disette actuelle d'énergie H Par GUY SAIYT-PIERRE ministre de l'Industrie et du Commerce du Québec Comme l’an dernier, il me fait plaisir de dresser en quelques lignes pour les lecteurs du DEVOIR ce qui devrait être un bilan statistique de l’année 1973 au Québec.Je tenterai de produire ce bilan avec la plus grande sobriété possible et sans faire appel à des simplifications partisanes.Les statistiques publiées cette année par le MIC (ministère de l'Industrie et du Commerce) sont comme d'habitude des statistiques provisoires qui donnent cependant une idée assez precise de l'allure générale du comportement economique du Québec en 1973.Ces statistiques ne sont ni plus ni moins acceptables que la plupart des données utilisées couramment par n’importe quel groupe de personnes pour faire valoir un point de vue.Elles résistent généralement assez bien au passage du temps et sont vérifiables dans l’avenir avec une marge d'erreur assez minime (soit 5 à 10%).Voici d'abord la série des données vitales telle qu’elle sera proposée sous forme d’encarté à quelque 300,000 personnes dans les jours qui viennent (voir page de données).Ce qui me parait remarquable dans les données citées ici, c’est le progrès rapide du Québec dans la plupart des secteurs.De fait, on peut dire que malgré le progrès du Canada et des autres povinces, le Québec a enregistré un taux de développement supérieur à la moyenne canadienne et à celui de plusieurs pays industrialisés.Cette tendance accentuée à profiter au maximum d'une période de reprise économique se manifeste particuliè- rement au chapitre du PNB où le Québec a connu une croissance de 13.5% ou en pourcentage réel (en soustrayant l'inflation) de 7.5%.Le produit national brut (la somme des biens et services produits en 1973) dépasse par son taux de croissance celui du Canada — 7%, des Etats-Unis — 6%, de l'Allemagne — 5.5% et de la Grande-Bretagne — 4.7%, notamment.Le Québec a su profiter de la conjoncture économique favorable de 1973 pour faire du rattrapage, gagner du terrain sur le plan du développement économique.Si je n'ai pas la naïveté de m’attribuer à moi seul ou au gouvernement Bourassa la responsabilité totale de ces progrès, je ne peux m’empêcher neanmoins de croire que ce sont des ‘gestes précis posés par des hommes bien en chair qui ont permis le progrès économique du Québec.Dans l'ensemble, les politiques gouvernementales ont certainement été pour quelque chose dans les progrès enregistrés.Nous avons tenté depuis trois ans d'assainir les finances publiques, d'instaurer plus de rigueur dans nos programmes economiques et nos choix budgétaires.Nous avons multiplié les rencontres avec le secteur privé, entrepris de connaître plus profondément notre structure industrielle afin d’agir sur elle.Nous avons aussi voulu susciter l’investissement autochtone ou étranger dans ce dernier cas quand l’investisseur nous apportait une technologie nouvelle de préférence.Nous avons mis en marche des politiques de renforcement de l’infrastructure industrielle, de promotion et d’accueil, notamment.Nous avons également tenté d’améliorer des outils collectifs comme la SDI, la SGF, SID-BEC, le CRIQ ou la Société du Parc Industriel de Bécan-cour.Ces mesures alliées à la confiance manifeste du secteur privé et des organismes de pression ont probablement compté dans le résultat que nous constatons aujourd'hui.L'investissement manufacturier a crû de son côté de 28.3% au Québec en 1973 tandis que sa croissance était de 18.7% pour l'ensemble du Canada.Ainsi, après être descendue jusqu’à 19% du total canadien, la part du Québec dans les immobilisations totales ef- Taux de croissance annuel moyen 1966/70 1970/73 PNB 7.5 10.6 Revenus personnels par habitant 7.8 11.2 Salaires et gages hebd.moyen.6.6 7.7 Fabrication: immobilisations 2.3 10.4 expéditions 5.7 8.3 Ventes au détail 4.7 10.4 Création annuelle d’emplois (nombre d’emplois nouveaux annuel) 32,000 70,000 fectuées au Canada est remontée en 1973 à 22%, ce qui confirme la tendance à un équilibre nouveau dont le Québec semblait s’éloigner de 1966 à 1969.Si les principaux indicateurs étaient à la baisse de 1966 à 1970, ils sont à la hausse depuis.Par exemple, en étudiant le taux de croissance annuel moyen pour les deux périodes des indicateurs suivants: PNB, Revenu par habitant, Immobilisations manufacturières et Expéditions totales, on obtient les décalages que voici : Le Québec a connu en 1973 sa meilleure année depuis les années de production intensive de la dernière guerre, c’est-à-dire depuis plus de 25 ans.Ses indicateurs principaux ont crû à un rythme rapide en même temps que la structure industrielle du Québec poursuivait une transformation légèrement accélérée.On note, par exemple, que l'action de la Société de Développement Industriel a été très largement orientée vers les industries nouvelles ou déjà existantes des secteurs à croissance rapide.Si l’industrie du Québec demeure concentrée dans des domaines plus traditionnels à forte densité de main-d’oeuvre, où la croissance des marchés est plus lente, on note cependant un déblocage de ce côté.Le Québec progresse plus rapidement cette année dans le développement de ses industries de pointe cju’il ne l’a fait durant les dernieres années.Néanmoins, si l’on tient compte de l’effet d’entrainement et d’accélération qui est caractéristique des secteurs de pointe, la croissance de l'industrie de pointe au Québec est encore beaucoup moins rapide qu'en Ontario, globale- Suite à la page A-15 A.E.Ames & Cie ¦.imitée Maison fondée en 1889 Souscripteurs et Distributeurs de Valeurs Mobilières A.E.Ames & Oe Membres Bourse de Montréal Bourse Canadienne Bourse de Toronto Bourse de Vancouver A.E.Ames & Co.Incorporated Membres Bourse du Midwest Chicago Montréal Québec 630 ouest, boulevard Dorchester 500 est, Grande Allée et dans d’autres principales villes du (ianada, ainsi qu’à New York, Londres, Paris et Lausanne Si vous brassez de grosses affaires, creusez-vous pas la tête».Depuis 45 ans, IAC fournit les fonds nécessaires au fonctionnement ou à l'installation d'entreprises les plus variées.Si vous avez besoin d'équipement lourd, par exemple, IAC a un plan de location ou de financement qui vous permettra d'entreprendre votre projet sans tarder et sans toucher à votre 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du réalisme, de l'audace, de l'esprit d'entreprise, qui doivent se déployer à l'intérieur d'une société disciplinée, consciente de ses capacités, mais aussi de ses limites W.% PRtSIDINT DU CONSUL, P.DUMAMIL PRtSIDINT J.C.PARADIS VICi-PRtSIDINT, A.O.RINAUD ADMINISTRATIURS, A.CÔTt P.JANNÉS COURTIERS EN VALEURS MOBILIÈRES SUCCURCALISi QUÉBIC ST HYACINTHE SHERBROOKE TROIS-RIVIÈRES le ministre 1155 ouest.Boulevard DORCHESTER TÉL.:861-2581 MONTRÉAL J t y* Perspectives économiques et financières Le Devoir, jeudi 10 janvier 1 974 • A-9 Malgré l'inflation et la crise de l'énergie, Québec aborde 1974 avec confiance RAYMOND GARY EAU ministre des Finances du Québec Il semble bien que l’année 1973 aurait été excellente pour le Québec sur le plan économique.Les données préliminaires nous montrent, en effet, que les principaux indicateurs ont progressé à un rythme que nous n’avons pas connu depuis longtemps.Au niveau de la main-d’oeu-vre, on constate d’abord une création de 130,000 emplois qui ont contribué sensiblement à diminuer le taux de chômage (8.3 à 7.3% > malgré une forte augmentation de la population active.Une telle performance au niveau de l’emploi s’explique assez bien quand on se référé aux dernières années.On se souviendra que le Québec avait connu quelques années difficiles de 1967 à 1970, au cours desquelles une bonne partie de la capacité de production des entreprises était demeurée inemployée.Il était donc normal que les premières années de reprise entraînent surtout des gains de productivité.les entrepreneurs hésitant à engager de nouvelles forces productives.Cependant, devant l’ampleur de la croissance de la demande au dernier trimestre de 1972 et au premier de 1973, l’emploi ne pouvait que s’accroître à un rythme accéléré et donner les résultats que nous avons connus.Cette accélération de la demande n’a pas eu des effets que sur l’emploi.Elle a en-trainé d’abord un accroisse-meïft de la production de 13.5% (7.5% en termes réels), performance qui fut caractérisée par une hausse sensible des expéditions manufacturières (12%).Mais, ce qui est plus important, de nombreux secteurs ont atteint la limite de leur capacité de production et sont incités à accélérer leurs investissements qui s’étaient d’ailleurs déjà accrus sensiblement en 1972 et 1973, particulièrement dans le secteur de la fabrication et des services financiers et commerciaux.Les effets de l’inflation On doit, cependant, souligner un aspect moins intéressant de cette dernière année.L’inflation s’est, en effet, fortement accélérée dû sans doute à une demande importante, mais surtout.à des facteurs internationaux hors de notre contrôle.Ainsi, il s’est avéré qu’à peu près tous les pays industrialisés ont connu une période de forte expansion de telle sorte qu’il sest développé une certaine pénurie de matières premières, haussant ainsi le prix de nos importations.D’autre part, plusieurs récoltes ont été mauvaises ou décevantes, ce qui a entraîné une croissance vertigineuse des prix des aliments, la demande, très inélastique, excédant sensiblement l’offre.C’est ainsi que les prix des aliments et de certaines matières premières, tels les matériaux de construction, ont contribué largement à une hausse extrêmement élevée de l’indice des prix à la consommation.Dernièrement, venait s’ajouter une hausse des produits pétroliers qui contribuera aussi beaucoup à l’augmentation des prix.Mais, nous reviendrons sur ce point lors de la prospective de 1974.Devant cette croissance des prix qui ne pouvait être contrôlée puisqu’elle était imputable à des facteurs externes, les gouvernements ont préféré compenser les effets néfastes de cette inflation plutôt que de restreindre la demande.C’est ainsi que divers transferts aux particuliers ont été soit revus, soit indexés au coût de la vie et que diverses taxes à l’importation de biens surtout non compétitifs ont été abaissées ou abolies.C’est dans la même veine que l’impôt sur le revenu sera aussi indexé à compter de 1974 et que des restrictions à l’exportation de boeuf ont été décrétées l’été dernier.Enfin, compte tenu des circonstances, on doit reconnaître que l’action de la Banque du Canada sur les taux d’intérêts fut ; empreinte de modération et a tenté davantage d’assurer une croissance uniforme que de la freiner.Enfin, je voudrais souligner le double effet que l’évolution de l’économie a eu sur le budget du gouvernement québécois au cours de cette année.D’une part, l’accélération de la production a permis une forte hausse des revenus tant des particuliers que des entreprises, ce qui devrait entraîner des revenus supérieurs à nos prévisions de l’ordre de $195 millions pour porter ceux-ci à $5,036 millions.Cependant, l’inflation a affecté autant le gouvernement que les particuliers et occasionnera une hausse importante des dépenses.En fait, si on tient compte des diverses dépenses supplémentaires annoncées au cours de l’année et du phénomène de l’inflation, on devrait assister à un dépassement de $127 millions des dépenses probables sur les previsions budgétaires, lesquelles devraient atteindre $5,295 millions en tenant compte du fait qu’environ $120 millions de credits votés ne seront pas dépensés.Il s’ensuit que le déficit qui était évalue à $278 millions lors du budget, devrait se situer à un niveau quelque peu inférieur, en fin d’année fiscale.Si, il y a quelques mois, nous pouvions attendre l’année 1974 avec confiance, la situation s)est sérieusement détériorée par suite de la crise du pétrole.En effet, plus grave que l’effet de prix dont j’ai souligné l’effet plus haut, la pénurie qui touche la plupart des pays industrialisés devrait affecter considérablement notre commerce extérieur avec les Etats-Unis, le Japon et plusieurs pays européens et même possiblement nous toucher directement et nous forcer à réduire notre production, particulièrement vers la fin de l’hiver.D’autre part, il n’est pas impossible qu’on assiste au report de certains investissements dû à l’incertitude devant l’approvisionnement sûr en énergie.C’est d’ailleurs, cet aspect du problème qui nous a amenés à discuter avec le fédéral les moyens d’assurer un minimum de pétrole au Québec.Perspectives pour 1974 Ceci dit.plusieurs éléments.intérieurs positifs me portent à croire que nous réussirons à passer cette année beaucoup plus facilement que les Etats-Unis ou le Japon, par exemple.En effet, la demande des biens de consommation devrait se maintenir à un niveau élevé principalement à cause des hausses des transferts qui s’accroîtront de plus de 25% en 1974.D’autre part, on peut compter que bon nombre d’industriels auront besoin de plusieurs mois pour rattraper le retard accumulé par des commandes supérieures à leur capacité de production et reconstituer des stocks qui se situent à de faibles niveaux.Enfin, on prévoit encore une très bonne année du côté des investissements ce qui en plus d’accroître notre capacité de production fournira de nombreux emplois particulièrement dans le secteur de la construction.Cependant, le phénomène de l’inflation continuera de se manifester en se déplaçant en peu, toutefois, vers le secteur des biens autres qu’alimentaires.En effet, les coûts de production continueront de s’accroître très fortement (énergie, salaires) et devraient commencer à affecter sensiblement le consommateur.Cependant, comme par les années passées, ce phénomène devrait un peu moins toucher le Québec que le reste du Canada.En conclusion, il n’y a pas de doute que l’évolution à la hausse des prix et le ralentissement de la croissance rendront plus difficile l’équilibre du prochain budget.Cependant le gouvernement, comme il a tenté de le faire depuis quelques années, adoptera une politique budgétaire apte à assurer la poursuite de l’expansion.Exigez des services d'experts en placements Vous désire/ vous créer un portefeuille.ou apprécier celui que vous possède/.consulte/ un de nos représentants qualifiés.Il saura répondre à vos questions et vous renseigner: il étudiera 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commun européen.Un autre Québécois, Roland Bouchard s’en occupe déjà.wmwm Les Produits Imperial Tobacco Limitée A -10 • Le Devoir, jeudi 10 janvier 1974 Perspectives économiques et financières Les répercussions de la crise de Ténergie sur les marchés obligataire et boursier par SERGE LECLERC Les prolongements politiques de la récente guerre du Proche-Orient entraînent pour le monde occidental, les problèmes économiques les plus graves qu'il ait connus depuis la deuxième guerre mondiale.Plus précisément, le ralentissement économique prévu pour 1974 risque de se transformer en véritable récession en Europe occidentale, au Japon et aux Etats-Unis, à cause de l’embargo arabe sur le pétrole frappant ces pays.Nous avons tenté dans ce rapport de mesurer les effets d une telle situation sur les composantes économiques au Canada et de faire apparaître les répercussions possibles sur les marchés obligataire et boursier.Face à cette nouvelle conjoncture enfin, nous proposons aux investisseurs une réorientation de leur stratégie de placement.Nos projections sont fondées sur l’hypothèse que l'embargo arabe sur les livraisons de pétrole au Japon et en fCurope sera levé d’ici trois mois et demeurera en vigueur au Canada et aux Etats-Unis pendant six mois.(a) Europe.Le taux de croissance réelle serait nul ou inférieur à 3% comparativement aux estimations antérieures d'une croissance de 5.5%.(b) Japon.Le Japon sera éprouve encore plus sévèrement par la crise, car le pétrole fournit 70% de ses besoins énergétiques et 85% du brut sont importés du Proche-Orient.(c) Les Etats-Unis.Avant la crise, nous avions prévu une croissance réelle du P N B.de 3.0% - 3.5% en 1974; l'accroissement ne serait maintenant que de 0-1%, en raison de la pénurie des ressources énergétiques et d’autres matières premières.(Une véritable récession pourrait se faire sentir au premier semestre, mais la croissance reprendrait au second semestre).Les bénéfices des compagnies dont on prévoyait une hausse de 5%, accuseraient un recul de 10%— 15%.Le taux d’inflation se maintiendrait à 412%-5%p.(d) Au Canada on ne connaîtrait pas de véritable pénurie énergétique comme aux Etats-Unis, cependant le problème de transport pourrait entraîner une limitation des approvisionnements qui risque de durer environ deux ans.A court terme, on pourrait faire face à un manque de mazout et d'essence de l'ordre de 10 à 25%, d'où les mesures de restrictions volontaires et peut-être de rationnement au niveau de la distribution en gros.En dépit de cela, la production industrielle ne devrait pas être sensiblement entravee et les marges bénéficiaires des compagnies devraient en général être maintenues malgré la hausse des coûts des combustibles.Compte tenu des perspectives entrevues pour l’économie des Etats-Unis, nos projections économiques pour le Canada en 1974 ont été corrigées comme suit: 60 — période de prospéri- De nouvelles priorités té — risquent d'être réévalués pour les investisseurs à la baisse.Entre 10 et 15 fois les bénéfices, comme dans les années 50, le Dow Jones pourrait évoluer entre 700 et 1050, d’ici à 1975.A moins d’un net retourne- Les événements politiques de ces dernières semaines et la pénurie de plus en plus évidente de ressources énergétiques et de matières pre- I! faudrait également conserver une bonne participation dans l'uranium.L’accent sur le secteur énergétique se justifie d’autant plus que l’avantage relatif du Canada à cet ment politique de la part de mières exigent de reconsi raysal d'Arabie, le pessi- dérer l’orientation des porte- misme des investisseurs pourrait maintenir le Dow Jones près de la limite infé- feuilles.A notre avis, les points primordiaux qui doivent être pris en considéra- CANADA 1971/72 Est.1972/73 Premières estimations 1973/74 Estimations révisées 1973/74 Estimations 1974 (en millions de $) Produit national brut + 10.7% + 13.5% + 11.5% + 10.2% $129,400 P N B.réel + 5.8 + 7.3 + 5.5—6.0 + 4.5 80,383 Indice-de déflation du P.N.B.Dépenses de consommation + 4.6 + 6.0 + 5.5 + 5.5 des particuliers + 11.6 + 12.7 + 12.0 + 11.8 75,555 Dépenses publiques + 10.3 + 13.5 + 13.1 + 13.1 31,423 Investissements des entreprises + 6.5 + 16.7 + 16.0 + 14.0 17.312 Exportations de biens et services + 9.9 +21.3 + 12.0 + 6.4 31,611 Importations de biens et services + 14.4 + 21.0 + 14.5 + 10.2 33,734 Taux de chômage + 6.3* 5.5—6.0* 5.5—6.0* + 6.0* Bénéfices des compagnies avant impôts * taux ou total annuel +20.6 + 25.2 + 9.7 +5.0-8.0 14,468 REMARQUE: Un déficit extérieur important pourrait conduire le dollar canadien à faiblir quelque peu par rapport au dollar américain en 1974 Le marché obligataire et boursier Du fait que le ralentissement économiqe sera plus accusé, les tendances des prix des obligations paraissent maintenant plus marquées vers la hausse, et l’on prévoit que la baisse des taux d'intérêt à court terme se manifestera plus tôt que prévu auparavant.Pour les taux à long terme cependant, la faiblesse pourrait être moins apparente que sur le marché monétaire.En effet, considérant la diminution de la capacité d’autofinancement et une hausse prévue des dépenses d'investissement de 14% par rapport à 1973, les besoins de financement des entreprises demeureront importants.Les bénéfices des compagnies aux Etats-Unis risquent de diminuer de 10 à 15% en 1974 du fait de la pénurie de pétrole et de matières premières.Ceci indique pour les rieure.La position nettement plus forte du Canada en matière énergétique, permettrait de voir le marché boursier canadien se comporter dans les prochaines années de façon plus autonome par rapport au marché américain.Du fait que la croissance économique du Canada ne parait pas devoir être sérieusement entravée, les multiples des dernières années devraient en effet, continuer à s’appliquer dans le futur sans revision majeure.En réduisant de 10% à 5% la croissance prévue des bénéfices en 1974, pour tenir compte du ralentissement de l’activité, les bénéfices par action des compagnies composant l'indice de la Bourse de Toronto devraient atteindre, selon nos calculs, $18.40 contre $17.80 estimé pour 1973.Au niveau actuel de 216.l'indice se négocie donc à 11.8 fois les bénéfices projetés pour 1974.Si l'on rappelle que le plus compagnies composant le Dow bas multiple moyen des der- sons, il vaudrait mieux accen Jones des bénéfices par action de l'ordre de $68-$72.Le Dow Jones se négocie donc aux niveaux actuels, autour de 11.7 fois ces bénéfices estimés, ce qui peut sembler bon marché comparativement aux multiples moyens des années passées (entre 13 et 18).Il convient de noter toutefois que la croissance économique aux Etats-Unis risquant d'ètre sérieusement compromise dans les trois à cinq prochaines années, les multiples des années meres années est de 14.4, on ne peut qu'en déduire que le marché canadien est nettement déprécié aujourd’hui.Sans sous-estimer l'influence de Wall Street sur Toronto, qui risque de faire glisser encore les cours canadiens d’environ 10%, il apparaît en définitive que d’excellentes valeurs s'offrent à l'investisseur au Canada, l'objectif entrevu pour l'indice de la Bourse de Toronto étant de 240 dans les prochains mois.tuer la représentation des actions à caractère défensif (brasseries et distilleries, banques, services publics et commerce alimentaire).5) Enfin la représentation du secteur énergétique devrait être fortement accrue par une participation dans les compagnies productrices de pétrole et de gaz ayant d’abondantes réserves et de bonnes chances de succès dans la prospection (surtout dans les régions frontalières canadiennes et en mer du Nord).Avec les hommaces de Maison Placements Canada Inc.membres de l.'Aisodation Canadienne des Courtiers en Valeurs Mobilières Bourse de Montréal - Bourse de Toronto 1130 PLACE DU CANADA MONTRÉAL Tél.: 861-9761 Voeux sincères de bonheur et de prospérité à tous nos clients et amis pour 1974 tASSé & Associés, Courtiers et Agents de Change 360 rue Saint-Jacques, Montréal 126 - Téléphone: 288-9111 Succursales: 71 rue St-Pierre, Québec 2 — Téléphone 692-0952 1 350 Édifice Place Royale, Trois-Rivières Tél.: 379-4069 155 rue Champlain, St-Jean — Tél.: 346-9667 Membres de la Bourse de Montréal et de la Bourse Canadienne Membres-associes des Bourses de Boston et de Philadelphie-Baltimore-Washington Membres de l'Association Canadienne des Courtiers en Valeurs Mobilières égard, pourrait susciter davantage l’intérêt des investisseurs étrangers.Cette plus grande représentation devrait se faire, à notre avis, aux dépens de la participation dans les mines et métaux.Les perspectives pour la demande de certains métaux se sont en effet assombries, en prévision d'un ralentissement cfes grandes économies mondiales.6) Dans une période de pénurie mondiale, une participation plus active doit être recherchée dans les secteurs où l'offre demeurera limitée, en dépit d’un affaiblissement de la demande (p.ex., le papier journal, certains produits chimiques, l’amiante et peut-être le zinc.) 7 Enfin, si nos perspectives d’une progression de Tin-dice de la Bourse de Toronto en 1974 sont acceptables, au niveau où il se situe actuellement (qui correspond à un multiple de 11.8 fois les bénéfices estimés pour 1974), le marché aurait déjà escompé une grande partie des facteurs négatifs.L’investisseur peut tirer avantage du pessimisme firobable des opérateurs dans es prochains mois, en s’engageant graduellement dans le marché en vue de plus-values substantielles au second semestre 1974.Serge l.eelerc eut attaché à la maison Crang & Osti-guy Inc.O texte est tiré de la lirraison courante du bulletin d'information et d'analyse que publie périodiquement cette maison de courtage.Graham, Armstrong Oswald Drinkwater Securities Ltd.Membre de l'Association canadienne des courtiers en valeurs mobilières & Graham Ltd.Membre des Bourses de Montréal, Canadienne et de Toronto et de Cable: "GRAMSTRONG" Montréal - TETELX.01-2418 Philadelphia - Baltimore - Washington Stock Exchanges Téléphone: 878-231 1 Édifice Sun Life, chambre 940, Montréal Affiliée à GRAHAM, ARMSTRONG SECURITIES LTD.don dans l’élaboration d'une stratégie de placement sont les suivants: 1) Les taux d'intérêt, surtout à court terme, subiraient probablement une baisse beaucoup plus marquée Tan prochain et les obligations présentent, dès lors, un meilleur potentiel de plus-value.2) L'incertitude des événements politiques nécessite une attitude de prudence.Il convient donc d'accumuler des réserves liquides, soit en retenant les nouveaux capitaux à investir, soit en se dégageant des positions les plus vulnérables (transports, valeurs aurifères, formules commerciales, textiles, fabrication, communications, commerce général, certaines mines et métaux).3i Dans Tétat actuel de perte.de confiance générale du marché, les titres de première qualité devraient constituer une plus grande part du portefeuille.4) Pour les mêmes rai- • Systèmes Administratifs • Gestion Rationnelle • Informatique Appliquée Voici quelques titres qui décrivent une foule de soucis de Thomme d'affaires moderne.Les affaires urgentes l’accaparent souvent à un point tel qu'il n’a pas le temps de chercher à améliorer i'efflcacité de son entreprise.Notre société se spécialise en administration et en informatique.Fondée en 1968, SGI possède une équipe pluridisciplinaire prête à apporter des solutions à vos problèmes.De plus, le professionnalisme reconnu de notre firme vous assure que les solutions apportées contribueront à accroître la rentabilité de vos opérations.N’hésitez pas à demander notre brochure.société generale d'informatique inc.CONSEILLERS EN ADMINISTRATION 5585 Monkland Montréal 260, P.Q.350 est, bout Charest Québec, P.Q., tél.: (514) 487-5100 G1K 3H5 tél.: (418) 524-7542 un vaste choix de services financiers 1,275 Caisses populaires Desjardins 10 Unions régionales La Société d’Assurance des Caisses Populaires La Fiducie du Québec L'Assurance-Vie Desjardins L’Association Coopérative Desjardins La Sécurité, Compagnie d’Assurances générales du Canada La Sauvegarde, Compagnie d’Assurance sur la Vie Les Placements Collectifs Inc.La Fédération de Québec des Caisses populaires Desjardins '"'% -tilplii - .c’est nous autres! J le Mouvement des Caisses populaires Desjardins i i > Perspectives économiques et financières Le Devoir, jeudi 1 O janvier 1 974 • A-11 Une excellente année en perspective pour l'industrie des pâtes et papiers Gl/Y DUFRESNE L’industrie des pâtes et papiers a connu en 1973 une augmentation des profits que confirment les rapports intérimaires des compagnies de ce secteur industriel.Cette amélioration sensible est due à deux causes principales; tout d’abord, l’industrie a opéré à un taux de capacité encore jamais vu depuis les années 60.On a aussi constaté au cours de 1973 de substantielles augmentations de prix pour les produits forestiers, ce qui a permis à l’industrie de pâtes et papiers de faire un autre pas vers un retour acceptable sur leurs in- vestissements.Il y eut cependant deux ombres au tableau de 1973: d’abord la grève dans l’industrie des pâtes et papiers et ensuite celle des cnemins de fer; certaines compagnies furent grandement affectées par ces événements.L’industrie a produit en 1973 environ 21 millions de tonnes de papier, soit 9.2% de plus qu’en 1972.La production de papier-journal qui s’est élevée a au-delà de 9.1 millions en 1973 comparativement à 8.7 millions en 1972 a été diminuée d’environ 600,000 tonnes par les grèves qui ont éclaté dans ce secteur de l’industrie.Les grèves se sont manifestées à la période de l’année où la consommation de papier-journal est la plus élevée; plusieurs éditeurs des Etats-Unis, où en- viron 70% de la production de papier-journal est exportée, ont été forcés d’annuler certaines éditions afin de pallier la pénurie de papier-journal lors des grèves.Meme au Canada où les éditeurs consomment environ 80% de la production canadienne de papier-journal, l’approvisionnement de ce produit a été au cours de la grève assez difficile sans toutefois occasionner des pertes significatives pour l’ensemble des éditeurs.La plupart des analystes prévoient qu’en 1974, y aura équilibre entre la production mondiale de papier-journal et la demande mondiale pour ce produit; on prévoit une légère augmentation des inventaires pour les premiers six mois et ensuite le maintien de ces inventaires pour les derniers six mois.Le secteur des pâtes chimiques a été moins touché par les grèves de l’industrie.La pro- duction a été d’environ 7.9 millions de tonnes, ce qui est une augmentation substantielle de 9.4% comparée à 1972.Un tel rebondissement en 1973 n’avait pas été prévu car on ne s’attendait pas à une telle augmentation de la demande, spécialement provenant des Etats-Unis, du Japon et de l Allemagne de l’Ouest.Cette vitalité ne s’est pas seulement manifestée par une augmentation de volume mais aussi par une importante augmentation des prix dans ce secteur où les prix avaient dégringolé de façon alarmante lors de la crise de l’an 1970.Le prix de la pâte blanchie de bois mou est passé de $165.00 la tonne à $235.00 la tonne au cours de cette année et sera bientôt à $265.00 la tonne.Cette augmentation, bien qu elle soit élevée, ne fait que redonner à ce secteur de l’industrie un niveau de profit acceptable, c’est-à-dire aux environs de 7%.Les Suite à la page A-13 Nos meilleurs voeux de Bonne et Heureuse Année à tous nos clients et amis MOLSON, ROUSSEAU & CIE LIMITÉE Membres de l'Association Canadienne des Courtiers en VAleurs Mobilières Membres des Bourses de Montréal, Canadienne et Toronto 800 Place Victoria 500, Grande Allée Montréal Québec à nos actionnaires East Sullivan Mines Limited GROUPE MINIER SULLIVAN LTÉE La Compagnie Donohue Limitée Clermont, Charlevoix, Qué.Fabricants de papier-journal L'atelier qui donnera à vos imprimés un caractère de distinction IMPRIMEURS U1H0CRRPHES STUDIO D'ART 8125.B0UI.SAINT LAURENT, MONDIAL (QUÉBEC) H2P 2Ml 3t! 5711 Bureau Technique Fournier Pierre Lespérance, Ing.P.Agent de Brevets d'invention Licencié au Canada et aux Etats-Unis 1440 Ouest, Ste-Catherine Montréal 107 Tél.: 861-4831 White, Weld & Cie du Canada Ltée Membres: Bourse Conadienne 2 Place Ville-Marie Tél.: 878-9581 Montréal WHITE, WELD CO.INCORPORATED fondée on 1893 Membres; Bourses de New York L0NGPRÉ MARCHAND G0UDREAU DUBUSH & STEWART Architectes TÉL.:842-2401 506 EST, RUE STE-CATHERINE, MONTRÉAL 132 OTTAWA, ST-JEAN, T.N.BREVETS D'INVENTION MARQUES DE COMMERCE EN TOUS PAYS Marion, Robic & Robic ci-devant MARION & MARION (Fondée en 1892) 2100, rue Drummond Montréal 107 Tél.: 288-2152 Telex: 05-268656 Robic MTL A vec les Hommages de SHEARSON, & CO.INCORPORATED Fondée en 1902 Membres: NEW YORK STOCK EXCHANGE BOURSE CANADIENNE 800 Place Victoria 878-1861 MONTRÉAL S.G.ALLEN, Vice-président MEAD & CIE LIMITÉE ETABLIE EN 1924 Membres de la Bourse de Montréal et Canadienne, de la Bourse de Toronto et celle de Philadelphie - Baltimore - Washington et de l’association canadienne des courtiers en valeurs mobilières, Montréal, Toronto, Windior, London, Ang., Zurich A vec les compliments de RAYMOND CAMUS INC.COURTIERS EN VALEURS MOBILIÈRES 500.PLACE D ARMES.CH.1120 MONTREAL ¦ TEL.: 842-2715 Bâche & Co.CANADA LIMITED ONE WESTMOUNT SQUARE MONTREAL 216, QUEBEC, CANADA 937-5781 LLOYD G.SAMPSON VICE PRÉSIDENT ¦ RESIDENT ET DIRECTEUR Lemay, Faquin & Gilbert AVOCATS Henri-Paul Lemay, c.r.Maurice Paquin, c.r.Michel Gilbert Pierre Messier Jean Keable Gilbert Dupont Michel Deziel Gilles Brazeau.ADRESSE TELEGRAPHIQUE: TAXCORP TEL.; 878-4211 Tour de la Bourse—Suite 1025—800, Place Victoria—Mtl.P.Q.mine de rien en 8 ans mine de cuivre de Louvicourt: La Société Minière Louvem Inc./découverte de gîtes de columbium à Saint-Honoré et à Saint-André d’Argenteuil, de sel aux Iles-de-la-Madeleine, de nickel et cuivre à La Tuque / valorisation des gîtes d,e magnétite titanifère à Mingan (Magpie) et de titane à Saint-Urbain / mise au point d’instruments électroniques: électromagnétomètre aéroporté léger Emal 19.équipement de polarisation provoquée SIP 2.BOgUEM 2383.chemin Sainte-Foy Sainte-Foy, Québec G1V 1T1 Tél.: (418) 658-5400 PHOTO ÛàQÊl SERVICE D'INSCRIPTIONS MULTIPLES C’EST LA PLACE-DU-MARCHÉ DE L’IMMEUBLE L'endroit où les acheteurs et les vendeurs de résidences de placements commerciaux et industriels se rencontrent ce , ^ mi Les jeunes familles avisées réalisent bien l'importance d'acheter la maison qui leur convient, à l'endroit propice et au prix adéquat C'est pourquoi, ils achètent par l'intermédiaire d'un courtier en immeuble.Les hommes d'affaires n'ignorent guère que l'achat ou la location de la propriété qui leur convient peut être le facteur déterminant du succès de leurs affaires.Us ont donc recours à un courtier en immeuble.Dans les deux cas, transiger par l'intermédiaire d'un courtier en immeuble peut vous permettre de sauver un temps précieux, bien des efforts et, même, de l'argent.Les conseils d'un courtier en immeuble, son expérience et sa dépendance — joints à PHOTO M.L.S.— constituent les éléments d'une transaction immobilière profitable.Avant d'acheter, vendre ou louer, consultez un agent d'immeuble un membre de la CHAMBRE D’IMMEUBLE DE MONTRÉAL 3184 A-12 • Le Devoir, jeudi 1 O janvier 1 974 Perspectives économiques et financières diner d'affaires au Reine Elizabeth œsf, .tout un dîner d’affaires! .dans un de nos nombreux salons privés pour réunions et dîners.Communiquez aujourd'hui avec le service des banquets à 861-3511.£ Le Reine Elizabeth Un hôtel du CN administré par Hilton Canada Le rôle dé de l'assurance-vie dans la gestion de l'épargne Suite de la page A-4 d’autre part, par le souci des administrateurs, cadres et techniciens des compagnies d assurance-vie de garder le produit au coût le plus bas possible, ainsi qu’à leur perspicacité.leur compétence et leur expérience dans le domaine des investissements.Il est un fait notoire que la qualité des représentants d’assurance-vie s’est accrue d’année en année au rythme même de l’expansion de l’industrie.L’assureur-vie est devenu un professionnel d’une rare polyvalence non seulement en matière d’assurance-vie, mais en matière d’investissements et de fiscalité il fait maintenant de l’assurance-vie une carrière à travers laquelle il a le sentiment de rendre à ses clients d’immenses services en collaboration avec les spécialistes de son entreprises.Il est devenu un conseiller en sécurité financière.Les investissements des sociétés d’assurance-vie Greenshields Incorporée 4 Place Ville Marie, Montréal • Planification financière pour les sociétés • Souscription et distribution d’émissions • Distribution privée de titres • Membres des principales bourses canadiennes • Opérations sur le marché monétaire • Gestion de portefeuilles Voyons maintenant la gamme des secteurs économiques vers lesquels les investissements des compagnies canadiennes d’assurance-vie sont dirigés: — 14.7% représentent des prêts aux gouvernements, à tous les paliers; — 32.3% sont placés en prêts hypothécaires; — 29.4% représentent des prêts aux entreprises; — 8.8% sont placés en actions d’entreprises; — 5.9% en propriété foncière; — le solde représente des avances aux assurés, les liquidités, etc.Il est intéressant de noter ! qu alors que les compagnies d'assurance-vie n'avaient que $4.7 milliards d’engagements ! envers les assurés québécois à la fin de 1972, elles avaient j effectivement investi plus de $6.4 milliards dans les différents secteurs de l’économie du Québec.• Analyse économique et financière Montréal Toronto Ottawa Québec Winnipeg Il est évident que Tinté- ; gration des différents secteurs | de l’économie canadienne dans toutes les provinces, dont le | Québec, rend peu facile la démarcation exacte de l’apport des Québécois aux entreprises d’assurance-vie J qu’ils ont fondées.Vancouver Calgary Hamilton Edmonton New York Londres Zurich Il serait également très difficile d’extraire des statistiques canadiennes l'apport important des compagnies québécoises aux investissements effectués au Québec.Il demeure globalement que, ' .là encore, nous pourrions : constater que les investisse- | ments des compagnies québé- j coises sont de beaucoup su- | leurs envers les Québécois.NOUVEAU CATALOGUE DE 15000 CARIES des Mines et des Ressources a le plaisir d'annoncer la publication de l'édition 1974 de son catalogue de cartes, soit un ouvrage de 362 pages écrit dans les deux langues officielles, où l'on décrit plus de 15,000 cartes que l'on peut se procurer au Bureau de distribution des cartes du Canada.Dans cette treizième édition du catalogue, la première à être publiée depuis 1970, on retrouve une section beaucoup plus élaborée traitant des cartes thématiques.Ces cartes comprennent notamment la cartographie des glaciers, lees cartes historiques, les cartes électorales, celles qui traitent de l'utilisation des terres, les études d'urbanisme, le magnétisme terrestre, les centrales électriques et les lignes de transport d'électricité à haute tension, les oléoducs et les gazoducs, tout comme un nombre considérable d'autres études qui ont été rendues sous la forme de cartes.Le catalogue, d'un format commode de WA pouces sur 11, constitue une liste pratiquement complète des cartes vendues ou distribuées par le ministère fédéral de I Energie, des Mines et des Ressources, à l'exception des cartes géologiques et aéromagnétiques.Ces dernières font partie de catalogues distincts que l'on peut obtenir directement de la Contmission géologique du Canada à Ottawa.Le catalogue 1974 des cartes se vend au prix de $2.00.On peut se le procurer au Bureau des Partes du Canada, 615 rue Booth, Ottawa, Kl A 0E9.Prière de faire votre chèque ou mandât de poste au nom du Receveur général du Canada.Le ministère fédéral de l'Énergie, iPtlHllMn MINISTÈRE DE L'ÉNERGIE, DES MINES ET DES RESSOURCES — OTTAWA Donald S.MacDonald, ministre - J.Austin, sous-ministre DES SERVICES: Recherche-Étude Ventes institutionnelles Ventes au détail Fonds mutuels Garde des valeurs Gestion de portefeuille Depuis 1920 DES PROFESSIONNELS: GEOFFRION, ROBERT & GÉLINAS, LIMITÉE Membres des bourses de Montréal, Tofonto.Canadienne et de l’Association Canadienne des courtiers en valeurs mobilières.800 ouest, boul.Dorchester, Montréal Té!.: 861-8811 Avec les compliments de First Boston (Canada) Limitée 1155 OUEST, BOULEVARD DORCHESTER MONTRÉAL 102, QUEBEC Michel A.David, vice-président Nos Meilleurs Voeux Service français Georges Lanoue - Philippe Hurtubise Bongard, Leslie & Cie Ltée Membres de toutes les Bourses canadiennes et des Marchés des denrées ainsi que de l'Association canadienne des courtiers en valeurs mobilières et du Chicago Board of Trade Édifice de la Banque Royale du Canada Suite 1 522 Place Ville-Marie Montréal Tél.866-8951 Nos meilleurs souhaits à nos clients et amis Richardson Securities of Canada 620, Saint-Jacques - Montréal Tél.: 849-4751 Administration: WINNIPEG COLOMBIE BRITANNIQUE: Vancouver, Victoria, Prince George ALBERTA: Calgary, Edmonton, lethbndge.Medicine Hat SASKATCHEWAN: Regina Saskatoon, Moose Jaw, Swift Current - MANITOBA: W.nn.peg,'Brandon ONTARIO: Toronto, Ottawa, Hamilton, London, Windsor, Chatham.Golf, Kitchener Kingston, Simcoe, Kenora QUÉBEC: Montréal.Québec NOUVEAU-BRUNSWICK: Saint-Jeon, Fredericton, Moncton - NOUVELLE-ÉCOSSE' £lwm.0.»h.-H0li,ax ~ ÎLE dü PRINC£ ÉDOUARD: Charlottetown.Summers,de ROYAUME-UNI: Londres.Que la Nouvelle Année vous réserve bonheur, paix et santé Wood Gundy Limitée 1, Place Ville-Marie, Montréal 113 Téléphone: 878-4717 Avec les compliments de Crédit Québec Inc.Courtiers en valeurs BAKER, WEEKS 0E CANADA LTD.Membres des Bourses Bureaux à Montréal Montréal Toronto Toronto Canadienne et Association Canadienne des Courtiers en Valeurs Mobilières (LD.A.) Affiliée BAKER, WEEKS & CO., INC.New York New York American London Geneva Amsterdam 210, rue St-Jaeques, Montréal.Tél.: 849-5361 Service François BUREAU DE MONTREAL BUREAU DE TORONTO 635 ouest, boul.Dorchester Royal Trust Tower Service français Bonne et Heureuse Année KIPPEN & COMPANY INC.Membres Bourse de Montréal Bourse Canadienne Toronto Stock Exchange Midwest Stock Exchange L Association Canadienne des Courtiers en valeurs mobilières 1155 ouest, boulevard Dorchester, Montréal Tél.: 866-5761 Relié par Jil privé avec Toronto et Xew York Le Devoir, jeudi 1 O janvier 1 974 • A-13 Perspectives économiques et financières Les pâtes et papiers Suite de la page A-11 .niveaux d'inventaires des producteurs canadiens et des consommateurs américains sont tels que même si l’économie américaine demeure stationnaire, la demande sera suffisante pour absorber toute la production.Il est à prévoir que les années 1974 et 1975 seront bonnes pour les producteurs de pâtes puisqu’un très faible pourcentage de capacité nouvelle entrera en production alors que la demande continuera de s’accroître.A l’encontre des secteurs du papier-journal et de la pâte, le reste de l’industrie canadienne des pâtes et papiers est orienté vers la consommation canadienne; ceci comprend les cartons, les papiers fins, les papiers kraft, etc.Ce dernier secteur a aussi connu une année 1973 très prospère à cause de la forte augmentation de la demande canadienne et aussi à cause d’une hausse des exportations.1974 sera sans doute une très bonne année pour ce secteur de l'industrie mais les profits n’augmenteront pas autant que durant 1973 puisque la majorité des producteurs ont exploité les usines à pleine capacité en 1973 et sans doute feront de même en 1974.Coûts et prix continueront de monter L’année 1974 pourra être caractérisée dans le domaine des prix des produits forestiers comme une année de rattrapage.En effet, spécialement dans le secteur des pâtes chimiques et celui du papier-journal, 1973 a été une année durant laquelle les prix ont augmenté de façon anormale afin d’assurer la rentabilité de ces secteurs de l’industrie.Ces augmentations de prix permettront tout juste à l’industrie canadienne des pâtes et papiers d’atteindre le seuil d’environ 7% de retour sur l'investissement, ce qui est tout près de la moyenne générale de l’ensemble des compagnies manufacturières.Ces augmentations, quoiqu’im-portantes, n’ont pas été mal reçues par les consommateurs spécialement chez les éditeurs américains et canadiens car la majorité d’entre eux désire voir une industrie canadienne capable d’augmenter sa capacité et viable a long terme.D’ailleurs, la majorité des éditeurs canadiens et américains avaient un taux de rendement sur le capital supérieur à 15% comparativement à environ 5% pour l’industrie des pâtes et papiers avant ces hausses de prix.1974 sera sans doute une année plus normale en ce qui concerne la hausse des prix.En effet, étant donné le rattrapage, qui s’est fait pour les secteurs du papier-journal et des pâtes chimiques, il est à prévoir qu’en 1974 l’escalade des prix sera proportionnelle à l'augmentation des coûts.Il est certain que l’on peut craindre les effets de la crise énergétique actuelle car il faut prévoir une augmentation des coûts à tous les niveaux et dans la plupart des secteurs industriels.Quqnt aux principaux éléments du coût d’opération, revoyons ce qu’a été 1973 et ce que sera 1974 Le prix du pétrole est l’élément qui a dominé la manchette des journaux et celui qui continuera d’être le plus incertain pour 1974.Cependant, la crise du pétrole est moins grave qu’on ne l’avait prévu au tout début; en effet, il semble que pour les manufacturiers canadiens, cette crise se traduira surtout en augmentations de prix pour l’énergie.La crise de l’énergie aura aussi des effets indirects non négligeables.En effet, plusieurs fournisseurs de produits chimiques ont déjà signifié aux producteurs de l’industrie des pâtes et papiers qu’ils seront rationnés pour certains produits chimiques parce qu’il est impossible de les produire en quantité suffisante pour répondre à la demande croissante.Le deuxième élément d’importance majeure pour les producteurs canadiens est sans doute la main-d’oeuvre.Toutes les conventions collectives ne sont pas encore signées dans l’industrie des pâtes et papiers; il est donc possible, mais peu probable es-pérons-le, qu’il y ait encore quelques grèves dans cette industrie au cours de Tannée 1974.La conjoncture économique a permis que les syndicats soient en position de force lors des négociations avec les producteurs en 1973; ils en ont profité pour obtenir des augmentations de salaire substantielles, et ce, malgré qu’un employé canadien gagnait déjà en 1972 environ 3% de plus que l'ouvrier américain travaillant dans l’industrie américaine des pâtes et papiers.Cet écart entre les salaires des ouvriers canadiens et américains augmentera encore à cause des nouveaux contrats et sera sans doute à long terme néfaste pour l’industrie canadienne des pâtes et pa- iers car il est peu proba- le que les ouvriers américains obtiennent des augmentations aussi importantes.Le troisième élément majeur des coûts d'opération est le bois.La demande élevée et subite pour le bois à pâte et le bois d’oeuvre a été la cause première de l’augmentation anormale du coût du bois.Les grèves ont sans doute permis d’éviter une pénurie de bois pour le début de 1974.La demande de bois continuera de s'accroître en 1974.A cause de cette forte croissance de la demande et du manque d’outillage et de main-d’oeuvre, les deux prochaines années seront assez difficiles au point de vue approvisionnement de bois pour les producteurs de Test Canadien.Plusieurs ont d’ailleurs déjà réagi en annonçant dans le cas du papier-journàl la production d'une feuille de papier plus légère que celle qui est produite normalement.Cette tendance vers une feuille de papier-journal plus mince n’est pas nouvelle.Les Européens ont déjà depuis longtemps adopté ce papier plus léger.Une pénurie mondiale de papier-journal en 1977?* Nous verrons d’ici quelques mois à travers les rapports financiers que Tannée 1973 a été bonne pour la plupart des producteurs canadiens de pâtes et papiers.En scrutant davantage ces rapports; on s’apercevra que la majorité des producteurs n’ont cependant pas suffisamment de profits et de fonds pour justifier de nouvelles expansions dans Tun ou l’autre aes secteurs de l’industrie.Malgré une économie américaine à peu près stationnaire et une augmentation de 4% du produit national brut canadien, Tannée 1974 sera meilleure que' 1973 si l’industrie peut exploiter ses usines à pleine capacité et si des augmentations de prix compensent l’augmentation élevée des prix de revient.Du côté de l’Europe, nous nous attendons à ce que la crise du pétrole ait des effets néfastes.Elle ralentira les économies qui étaient en croissance et diminuera les économies qui étaient déjà en perte de vitesse.Très peu de nouvelles usines ou de nouvelles machines ont été annoncées pour les années 1976 et 1977 tant dans le domaine du papier-journal que dans celui de la pâte.Il est donc permis de penser que si de nouvelles augmentations de prix ne sont pas annoncées en 1974 qu'il y aura pénurie dans ces produits à Techelle mondiale en 1976 et 1977.L’industrie canadienne des pâtes et papiers ne peut pas par elle-meme financer ces nouvelles machines.Elle doit d’abord dépenser d’immenses sommes d’argent afin d’entretenir les usines actuelles, de combattre la pollution et de permettre une meilleure utilisation de toutes les fibres disponibles.Les prochaines années Etant donné que l’industrie canadienne des pâtes et papiers exporte la plupart de ses produits, il est essentiel pour sa viabilité à long terme qu’elle reste compétitive sur un plan international.C’est là le plus grand défi qu’elle doit relever dans les deux ou trois prochaines années.Le gouvernement canadien ainsi que les gouvernements provinciaux ont d’ailleurs réalisé l'importance de ce fait.En effet, le gouvernement canadien à au cours de Tannée 1973 diminué le fardeau fiscal des compagnies canadien^ nés; ceci permettra aux producteurs canadiens des pates et papiers d'être en meilleure position concurrentielle.Cependant, cette diminution de taxes ne les met pas encore sur le même pied d’égalité que leurs principaux concurrents, qui sont les producteurs américains et Scandinaves.Le domaine du transport demeure un autre élément où l’industrie des pâtes et papiers n’est pas en mesu- re de concurrencer les producteurs américains.En ef-et, pour le même milage parcouru entre une usine et un éditeur américain, les frais de transports payés par le producteur canadien sont de beaucoup plus élevés que ceux que paie un producteur américain.L’industrie a fait pression auprès du gouvernement canadien et des transporteurs canadiens afin de corriger cette situation désavantageuse.Le troisième élément où l’industrie des pâtes et papiers se doit d’etre compétitive est le coût de la main-d’oeuvre par tonne de papier manufacturé.Etant donné que la productivité canadienne est à peu près égale à la productivité américaine, il est important à long terme que les salaires payés aux ouvriers canadiens soient à peu près les mêmes que ceux que touchent les ouvriers américains; ceci n’est malheureusement pas le cas actuellement.Si l’industrie canadienne des pâtes et papiers est concurrentielle dans ces trois domaines, elle sera capable de compenser les désavantages naturels de la forêt, c’est-à-dire le climat, la longueur des routes et la topographie du Terrain par l’ingéniosité et aussi la meilleure utilisation de nos fibres.L’industrie canadienne des pâtes et papiers est renommée pour avoir un cycle plus ou moins long dans ses profits, c’est-à-dire que lors d'une vague d’expansion à laquelle tous les producteurs sentent le désir de participer, les profits diminuent de façon significative pour remonter lorsque la capacité est en équilibre avec la demande.1974 permettra de juger si l’industrie a appris la leçon des dernières vagues d’expansion, c’est-à-aire à ne pas augmenter la capacité de façon trop brusque afin de permettre un taux de production assez élevé dans l’industrie.En terminant, mentionnons la sensibilité de l’industrie canadienne des pâtes et papiers à l’économie mondiale, étant donné que l’industrie canadienne des pâtes et papiers exporte la plus grande partie de ses produits vers les Etats-Unis et l’Europe, il est important pour son avenir qu’elle se tienne au diapason de leurs économies tant au point de vue technologique qu'au point de vue financier.Il est un autre facteur essentiel qu’il ne faut pas oublier, c’est le taux d’échange entre le dollar canadien et le dollar américain et les devises européennes; tout changement brusque dans le taux d’échange, comme celui que nous avons vécu en 1970, a des répercussions financières immédiates catastrophiques pour ’ l’industrie canadienne des pâtes et papiers.L’année 1974 sçra donc prospère pour cette industrie où l’approvisionnement sera le facteur clé.fiuy Dufresne est t'ice-président et directeur de projets, dirision pâtes et papiers, à Consolidated Bathurst.Avec les compliments de Pitfield, Mackay, Ross & Compagnie Limitée 630 ouest.Boulevard Dorchester Tél.: 876-5220 Suite 3160, Montréal H3B 1X4, Québec /, .> Nos Meilleurs Voeux à tous nos clients BP Canada 1245 OUEST, RUE SHERBROOKE, MONTRÉAL, QUÉBEC, H3G1G7 Le mieux-vivre de l’entreprise se fonde avant tout sur l’équilibre financier.Pouvons-nous vous aider en matière de fonds de roulement.pour le système de paie des employés.pour concrétiser vos projets d'agrandissement ou d’amélioration de votre entreprise.pour renouveler votre équipement.ou tout simplement pour vous renseigner sur le domaine des placements?N’hésitez pas à venir consulter le directeur de succursale de la Banque Provinciale.Il est là pour contribuer à la réalisation de cet équilibre qui assurera le mieux-vivre de votre entreprise.banque provinciale LA BANQUE DU MIEUX-VIVRE Nesbitt, Thomson ET COMPAGNIE, LIMITÉE INVESTISSEMENTS 355 ouest, rue St-Jacques Montréal Tél.844-0131 Membres de la Bourse Canadienne, de la Bourse de Toronto, de Montréal, de Winnipeg, de Vancouver, de New York, de la Bourse Américaine (associée) et du Midwest Stock Exchange. rw r r A-14 • Le Devoir, jeudi 1 O janvier 1 974 Perspectives économiques et financières Epargne-retraite et participation aux bénéfices par ANDRÉ TREMBLAY D'après les derniers chiffres de Statistique Canada pour le Québec (1971),.48.5% des personnes seules et des familles dont le chef a de 65 à 69 ans ont un revenu annuel inférieur à $4,000.Ce chiffre comprend toutes les sources de revenu: salaires, épargnes, pensions de vieillesse, régimes de rentes, etc.Pour l'ensemble du Canada, on comptait 60.7% des hommes mariés de plus de 65 ans ne disposant que d’un revenu annual inférieur à $4,000.Quant aux célibataires, leur sort était pire encore, quatre sur cinq appartenant à cette catégorie de défavorisés.A ce sort déjà lamentable s’ajoutent les effets d’un pouvoir d’achat qui va en s’amenuisant.Pour les vingt dernières années, l’inflation s’est élevée à 3% l'an, en moyenne.En 1972, le dollar de 1961 ne valait plus que 72 cents et la baisse se poursuit.A son rythme actuel, ses effets pourraient devenir désastreux.Un défi auquel il faut se préparer La planification d’un programme financier comprend: — Un compte en banque pour les dépenses courantes — Une réserve pour les imprévus — Une assurance-vie pour protéger les siens Mais dans la planification budgétaire, il est nécessaire d'inclure aussi un placement d’argent en prévision de l'avenir En vue de la retraite, rien ne devrait être plus stimulant que de préparer, en temps voulu, un programme financier que l’on observera ensuite strictement.Il n’est pas nécessaire d’avoir atteint quarante ans pour commencer.Il n'y a pas deux personnes qui aient les mêmes intentions ni les mêmes besoins, mais chacun devrait, pendant qu’il le peut, définir les buts qu'il poursuit et prévoir les moyens de les atteindre.Chaque situation varie.Aussi serait-ce manquer de réalisme que de vouloir tracer un programme général.Il y a tant d'intangibles à prévoir! Il est bon néanmoins d’évoquer certains facteurs financiers qui interviennent le plus souvent.Prenons le cas d'un mari, âgé de quarante ans, qui a l'intention de travailler jus- qu’à soixante-cinq ans.Son salaire annuel est de $10,000.Il estime que, demeurant seul avec sa femme dans une maison libre d’hypothèque, il devrait pouvoir disposer d’un revenu annuel de $8,000.en termes de pouvoir d’achat d’aujourd’hui.Pour cela, si l’inflation se poursuivait à son rythme actuel, sans plus, son revenu annuel de 1998 devrait s’élever à environ $16,750.A première vue, cette perspective peut paraître alarmante.En y regardant de plus près, elle le devient sensiblement moins.Tout d’abord, notre homme (et sa femme aussi probablement) aura droit à une pension de vieillesse dont on peut prévoir qu elle aura considérablement augmenté à l’époque.S'il a souscrit pendant 25 ans à la caisse de retraite de sa compagnie, il pourra également compter sur une rente.Et si, au cours de ses années d'emploi, il s’est inscrit à un plan d’épargne-re-traite enregistré, il aura pu mettre de côté une partie de son salaire (jusqu’à concurrence de 20% par année, incluant les montants à verser à la caisse de retraite de la compagnie), lequel aura été déductible de l’impôt.Voyons ce qu’il advient des $16,750 de 1998 qui paraissaient si alarmants.A cette époque, la pension de vieillesse du gouvernement pourrait fort bien s’élever à $5,000 par an.Compte tenu des augmentations de salaires prévisibles par suite d’avancement, d’ancienneté et aussi de l’inflation, le montant du fonds de pension à la compagnie pourrait produire une rente d’au moins $5,000 par an; et, supposant que notre homme ait réussi à mettre de côté une moyenne de $1,000 par an dans un plan d’épargne-retraite enregistré, il se verrait à la tête d’un capital de près de $80, 000 à 65 ans, âge de la retraite.Ce capital converti en rente viagère garantie donne un revenu de $9,500.Nous ar-virons ainsi à un grand total de $19,500 de revenu annuel, valeur 1998.Ainsi donc, le salarié qui prépare méthodiquement sa retraite et qui s’en tient au programme établi a toutes les raisons de croire qu’à moins d'événements imprévisibles, il pourra raisonnablement pourvoir à ses besoins et à ceux de sa femme Manufacturiers de: CIMENT BÉTON BLOCS DE BÉTON MORTIER SEC ADD-O-MIX Grands travaux de génie: EXCAVATION PAVAGE ÉGOÛTS RUES & TROTTOIRS CONSTRUCTION DE ROUTES COMPAGNIE MIR0N 376-2020 Ltée MONTRÉAL GROUK DE POINTE Le Groupe de Pointe vous offre ses Souhaits V a Loccasion du Nouvel An SOCIÉTÉ NATIONALE DE FIDUCIE L’ÉCONOMIE MUTUELLE D’ASSURANCE SOCIÉTÉ NATIONALE D’ASSURANCES 385 est, rue Sherbrooke, Montréal H2X 1E5 à l’époque de sa retraite.Ce que fait ressortir l’exemple précédent, c’est avant tout l'importance d’un départ pris en temps opportun et de la constance dans l’observation du programme adopté.Un instrument clé: le plan d’épargne-retraite enregistré Au coeur de toutes prévisions financières, il faut placer le budget familial.Pour ce qui est de la retraite à préparer, mieux vaudra recourir à l'épargne à long terme, qui rapporte un intérêt plus élevé.Les arrangements que vous prendrez avec votre banque pourront vous être d’une aide précieuse.L’argent que vous épargnerez sera investi de façon profitable en valeurs à rendement fixe ou variable selon votre choix.La loi impose un plafond de 20% du revenu annuel ou $4,000 pour ceux qui ne participent pas déjà à un fonds de pension.Si vous participez déjà à un fonds de pension dont les contributions totalisent moins de 20% de votre revenu imposable, vous pouvez déduire jusqu'à $2,500.Cet argent n’est pas imposable aussi longtemps que vous n’y faites aucun retrait; de plus vous ne payez pucun impôt sur les revenus pendant la période d’accumulation.Quel que soit votre âge, assurez-vous avant tout que vous comprenez bien les avantages offerts par un plan d’épargne-retraite enregistré.Le nombre de ces plans en vigueur à la fin de 1972 était, de 302,000, une augmentation de 62% sur 1971 et presque quatre fois le nombre de plans de l'année 1970.L’article 146 de la loi de l'Impôt sur le Revenu accorde le droit a un contribuable de verser des contributions à un plan d'épargne en vue de sa retraite éventuelle.Ces montants peuvent être déduits du revenu gagné dans l'année imposable et les revenus accumulés sont exempts d’impôt dans l'année du gain.Simple et efficace, le plan d'epargne-retraite est également très souple.Il vous laisse libre de participer quand bon vous semble et vous n’ê-tes pas tenu de contribuer à tous les ans.Vous pouvez déposer le montant que vous voulez — d’un seul coup ou par tranches — pourvu qu’il ne dépasse pas le maximum fixé par la loi.Le revenu gagné admissible aux fins du plan d'épargne-retraite est celui qui provient des salaires, commissions, boni, revenus nets d’entreprise à propriétaire unique ou enregistré et de sociétés, revenu net de location de propriété.Par contre les intérêts de toutes sortes et les dividendes sont exclus du revenu gagné.Les contributions à un plan d’épargne-retraite enregistré sont des biens non saisissa-bles et ne peuvent être transportés en garantie contre toutes transactions financières.L'article 146 de la loi spécifie aussi qu’advenant le décès d'un contribuable ayant participé à un plan d’épargne-retraite enregistré, le montant total des contributions augmentées des revenus accumulés est transférable sans paiement d’impôt au plan d’épargne-retraite enregistré de son épouse.Lorsqu'un individu à sa retraite encaissera en totalité le produit de ses investissements, ce montant deviendra normalement imposable entre ses mains.Afin de pallier à cet impact fiscal, les ministères de l’impôt sur le revenu accordent plusieurs options à l'échéance.La plus importante d’entre elles est celle du droit de l'étalement sur les années futures.Vous avez jusqu’au 28 février 1974 pour réduire votre impôt de l’année se terminant en décembre 1973.Le régime de participation différée aux bénéfices Ce Régime est destiné aux entreprises, compagnies et sociétés n'ayant pas de fonds de pension enregistré, mais qui désirent bénéficier de déductions fiscales tout en leur permettant notamment d'offrir une rente de retraite à certains salariés ou peut-être même conserver leur personnel clé.Un stimulant pour l’entreprise car les sommes versées proviennent des bénéfices avant impôt, réduisant ainsi les paiements au fisc tout en préparant une solide retraite pour les employés.De plus un avantage additionnel parce qu’il peut s'ajouter au plan d'épargne-retraite déjà adopté par les employés pour donner un total possible de $6,500 déductibles d'impôt.La compagnie a seulement 120 jours suivant la fin de son année fiscale pour contribuer à un régime de participation différée aux bénéfices et pour prendre avantage de cette importante réduction d’impôt.Il n’y a pas de doute qu’une retraite bien préparée ne peut qu'être heureuse.Indré Tremblay exl directeur général adjoint de la Banque canadienne nationale.Il a préparé ce texte arec la collaboration de Canagex limitée.PAPIER CASCADE INC.• PAPIER ONDULÉ • PAPIER KRAFT • PÂTE MOULÉE • CONTENANTS EN • MOULIN À PAPIER ÉCUME C.P.30, KINGSEY FALLS, CTÉ DRUMMOND (819)363-2245 Meilleurs Voeux de Succès et de Bonheur robin hood multifoods limited Nos meilleurs voeux Canada Permanent Mortgage Corporation La ‘ .„ ' de Fiducie Canada Permanent 600 ouest, boulevard Dorchester J.-E.NADEAU VICE-PRÉSIDENT D.J.SULLIVAN DIRECTEUR JEAN DUSSAULT directeur régional Service des hypothèques Consultez-nous pour votre plan d'épargne-retraite .et économisez à même l'impôt n Bureau principal: 800 ouest haul.Dorchester ANDRÉ J.HOLTVED PAUL MARTIN Tél.: 861-9781 — 9782 Montréal Canada Trust Succursale: 7040 rue St-Hubert G.GIACCARI Tél.: 274-6477 MONTRÉAL Devrez-vous réduire votre train de vie en prenant votre retraite?Nous vous présentons le Plan de Retraite du Fonds BNE Renseignez-vous dès maintenant sur le nouveau Plan de Retraite du 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payer moins d’impôt 73! Nous pouvons vous y aider: demandez notre brochure.il) ZâBSS CANAGEX Aillez m’envoyer, sans obligation de ma part,votre brochure “Réduisez votre impôt awec le Plan d’Epargne-Retraite Canagex” Nom Adresse Ville___ .Code Postal t A03C Le Devoir, jeudi 1 0 janvier 1 974 • A-1 5 Perspectives économiques et financières Le Québec pourrait bénéficier de la disette actuelle d'énergie Suite de la page A-8 ment.L’autre indice qui demeure inquiétant pour le Québec est évidemment la faible croissance de la population.Pour 1974, la conjoncture mondiale nous permet un optimisme très modéré en général.En effet, il est évident que le Québec subira le contrecoup de la crise pétrolière ou de difficultés d’autres natures.On peut cependant espérer, en se basant sur certaines réa- lités, que le Québec souffrira moins que d’autres régions d’Amérique du Nord de la conjoncture mondiale.En effet, le Québec, comme l’Alberta ou l’ensemble du Canada, est une région fortement dotée de sources d’énergie.Or, tout indique que cette énergie devient un facteur déterminant en 1974 dans le choix d’un site pour implanter une usine.Le Québec avec ses ressources hydro-électriques à l’abri de l’inflation possède un atout majeur dont il peut se servir avec plus de discernement que par le passé.Le fait que nous sortons d’une période d’intense activité économique nous laisse également plus de force pour tenter d’influer sur la structure industrielle du Québec aussi bien que sur les impératifs du développement régional.Après une aussi bonne année dans le secteur économi- que, nous pouvons aborder 1974 avec une lucidité qui nous interdit tout excès d’optimisme mais qui nous permet néanmoins de compter sur la confiance du secteur privé aussi bien que sur la détermination des Québécois à développer activement leur industrie et l’ensemble de leur économie.Peut-être ces deux facteurs relativement nouveaux et apparents nous assureront-ils une autre année de progrès en 1974.FLORIDO MATTEAU, Président JEAN-LOUIS MATTEAU, Vice-prés, exécutif m ytfnc.VALEURS DE PLACEMENT OBLIGATIONS • ACTIONS • FONDS MUTUELS 602, 6e Avenue 538-8628 GRAND'MËRE, QUÉBEC Membres de l’Association canadienne des courtiers en valeurs mobilières ROBERT MATTEAU, Vice président FERNAND MATTEAU, Séc gérant prmffgo DISTRIBUTEUR DE PRODUITS ALIMENTAIRES SIÈGE SOCIAL 611, RUE DU MARCHÉ CENTRAL, MONTRÉAL Chez nous, rien ne tombe à l’eau.V La construction navale est un métier qui exige une grande précision, car un navire doit être une entité par lui-même.A 500 milles en mer, il est impossible d’appeler qui que ce soit pour effectuer des réparations.Nous ne pouvons donc compter que sur la qualité de nos propres produits.Notre longue expérience nous permet de fabriquer toute une gamme de produits à rendement sûr, des produits durables,.qui sont utilisés dans des domaines autres que ceux de la navigation.Par exemple: des turbines géantes et des alternateurs pour les immenses centrales hydro-électriques canadiennes, des wagons de chemin de fer pour le Mexique et pour l’industrie minière.La haute qualité de nos produits n’est plus à prouver, qu’il s'agisse d’une grue géante ou de wagons spéciaux pour le transport de métal en fusion.Communiquez avec nous.Vous constaterez que chez nous, rien ne tombe à l’eau.HI Marine Industrie Ltée Montréal • Sorel (514) 849-2 131 United Asbestos Inc.Opération conjointe avec Lake Asbestos of Quebec Ltd.Nous préparons l'entrée en production d'une mine dans le canton Midlothian, en Ontario 1155 o., boul.Dorchester, Montréal Tél.: 866-7367 5 100.000 % ASBESTOS MILL UNITED ASBESTOS INC MIDLOTHIAN-ONTARIO By QECQ-SfC ' J Contemplant la maquette du nouveau moulin d'amiante, d'une capacité de 100,000 tonnes par année, qui sera érigé sur la propriété minière de Midlothian, en Ontario, appartenant à United Asbestos Inc.on remarque de gauche à droite: R.J.Merrill, président et gérant général d'United Asbestos Inc.Bert Sauer, gérant du projet Geco-SNC P.M.Malouf, président du conseil d'United Asbestos Inc.D.Cook, gérant de la mine United Asbestos Inc.D.Shaw, vice-président des opérations minières d'United Asbestos Inc.Une meilleure souricière.Nous vous aiderons à la concevoir Nous vous aiderons à la construire et à l'exporter Même la meilleure idée ne peut se concrétiser sans une recherche appropriée, une analyse du marché, des données statistiques et une analyse de la potentialité du produit.Cependant, vous pouvez maintenant obtenir toute l’information dont vous avez besoin.Nous pouvons vous fournir des études approfondies et détaillées de l’industrie, déterminer les profils régionaux, définir les caractéristiques de la population, vous apporter les données sur la main-d’œuvre et vous expliquer ies nombreux attraits financiers et les avantages fiscaux offerts par le Québec.De plus, toute l aide, les conseils et l’orientation donnés par le ministère de l’Industrie et du Commerce sont gratuits et confidentiels.Une idée.une activité.de nouveaux marchés.communiquez avec nous.Nous savons ce que vous voulez savoir.A Montréal, 1, Place Ville-Marie, (514) 873-5273.A Québec, 710, Place d’Youville, (418) 643-5084.Nous sommes intéressés par tout ce qui vous intéresse.même s’il s’agit de la production d’une meilleure souricière.Ministère de l’Industrie et du Commerce Le Mic participe. A-1 6 * Le Devoir, jeudi 1 O janvier 1 974 Les prix des métaux dépendront davantage du marché mondial et des investissements Perspectives économiques et financières par ERWIJV HAMILTON La province de Québec est pourvue d'une abondance de ressources naturelles.Un grand nombre de dépôts du type "Noranda”, “Gaspé Copper” et “Asbestos” ont été découverts et une grande quantité d’autres seront découverts dans l'avenir.L’importance de l'industrie canadienne des ressources naturelles est prouvée par la valeur estimée des exportations de métaux non-ferreux, tels le cuivre, le nickel, le zinc et le plomb, qui dépassera les $2 milliards en 1973.Les Canadiens de chaque province se doivent de posséder et d'avoir le contrôle de ces ressources naturelles non renouvelables.La meilleure façon dont les individus, institutions et agences gouvernementales puissent bénéficier pleinement de nos ressources naturelles est d’augmenter leurs investissements et participations dans l’administration des compagnies.Un grand nombre d’agents de change qui profitent des techniques modernes et efficaces des chambres de compensation des bourses de Montréal, Canadienne et de Toronto peuvent fournir l’information, les travaux de recherche et autres services permettant aux investisseurs d’étre au fait de tous les nouveaux développements affectant le marche minier.Lorsque les prix des métaux sont élevés, les titres miniers affichent un meilleur comportement que le marché en général.De la même manière, lorsque les prix des métaux sont bas, les dividendes et les gains de capital sur les titres miniers diminuent.Des prévisions quant aux mouvements ou cycles affectant les prix des métaux permettent donc d’investir au bon moment et de façon profitable.Cependant, Î1 est très difficile de prévoir avec exactitude et régularité les tendances des prix des métaux.Quoiqu’il soit très difficile de prévoir précisément le sommet ou le creux d’un mouvement de prix, il est plus facile d’identifier une tendance importante des prix à ses premiers stades.Le cuivre Le prix du cuivre, par exemple, a toujours eu une tendan- ce particulièrement volatile.Au cours des 20 dernières années, le prix moyen du cuivre, comme d’ailleurs celui de la majorité des autres marchandises, n’a cessé d’augmenter, tout en connaissant 5 cycles ou périodes de prix particulièrement élevés, d’une longueur moyenne d’un an et demi.Si l’investisseur arrive à déceler ces mouvements cycliques à temps, il pourra faire des changements fort profitables dans son portefeuille.N’oublions pas que les grandes compagnies minières, telles Noranda Mines Ltd., dont les profits augmentent constamment depuis 1958, ont plus de flexibilité et sont moins affectées par les mouvements cycliques des prix que les compagnies de dimension plus modeste n’exploitant qu’un site et sujettes à la moindre variation de prix du cuivre.Le mouvement cyclique à la hausse du prix du cuivre dure maintenant depuis 12 mois et a probablement atteint son sommet en décembre de cette année lorsque le prix a atteint un niveau record de $1.20 la livre au London Metal Exchange.Les investisseurs détenant des titres miniers de deuxième rang devraient déceler le début d’un mouvement à la baisse qui suit un cycle élevé des prix, car la baisse est d’habitude beaucoup plus rapide que la hausse.Nous croyons que le prix du cuivre au London Metal Exchange au cours de la première moitié de 1974 gardera une moyenne d’environ $0.90 la livre et que la baisse se poursuivra au cours de la seconde moitié de l’année jusqu’à environ $0.65 la livre.Les Etats-Unis ont récemment annoncé leur intention de libérer 251,600 tonnes de cuivre actuellement entreposées par le gouvernement, ce qui provoque une forte tendance a la baisse.Quoi qu'il en soit, cette importante quantité de cuivre, équivalant au tiers environ des exportations canadiennes de cuivre en 1973, n’exercera pas à long terme une influence suffisante pour empêcher une hausse des prix mondiaux du cuivre.La crise au Moyen-Orient est sans doute beaucoup plus grave, à cause des possibilités de ferme- ture d’usines, d’une utilisation moindre des métaux cuprifères.Cependant, nous prévoyons un règlement rapide de la crise au Moyen-Orient, ce qui amènerait un renouveau de confiance et le début de marchés du cuivre relativement forts pour une période de trois à six mois.Le concept du “village global’’ de Marshall McLu-nan est chaque jour plus vrai en ce qui concerne les prix des métaux.Les métaux sont extraits et transigés de par le monde et les influences de l’offre et de la demande nous mènent peu à peu vers un système mondial de fixation du prix des métaux.L’U.R.S.S., par exemple, exporte plus de cuivre chaque année, 200,000 tonnes en 1972, en grande partie vers la Hollande et d’autres pays d’Europe.Les tendances et prix des métaux sont en partie déterminés par les activités du London Metal Exchange.Ce dernier est semblable à une bourse, sauf que les courtiers achètent et vendent des métaux pour le compte de leurs clients à travers le monde.Les réactions des négociateurs du London Metal Exchange face aux événements qui affectent l’offre et la demande et donc les prix des métaux sont à la fois rapides et changeantes.Elle déclenchent parfois des mouvements volatiles des prix, spécialement en ce qui concerne le cuivre.Un grand nombre de compagnies minières et de fonderies canadiennes choisissent d’ètre payées suivant les prix plus volatiles cotés au London Metal Exchange lorsqu’elles effectuent leurs livraisons de métaux ou de produits dérivés de leurs métaux à leurs clients européens ou japonais.D’autres groupes miniers producteurs de même que d’importants clients, après avoir consulté les agences gouvernementales, préfèrent s’entendre sur un prix stable qui ne sera changé qu’à la suite d'une augmentation des coûts ou de l’offre et après de nouvelles consultations.Il semble que la tendance future en ce qui touche la fixation des prix des métaux doive être influencée beaucoup plus par l’action des gouvernements.La pénurie de matériaux: un problème de coordination par ROLAND CYR Avant de parler de la pénurie de matériaux de construction qui sévit présentement au Québeiy il faut dire quelques mots de ce secteur de l’industrie de la construction que représentent les fabricants et les fournisseurs de matériaux de construction.Bien qu’ils aient drainé en 1973 une part des revenus de l’industrie canadienne de la construction équivalant à huit milliards de dollars, les fabricants et les fournisseurs de matériaux de construction ne constituent pas un groupe suffisamment identifié.Une conséquence de cet état de chose est l’absence de données satisfaisantes sur l’ensemble des activités de ce secteur.Dans la construction, les réseaux de distribution sont particulièrement complexes.Il y a souvent plusieurs intermédiaires entre le fabricant de matériaux et le chantier de construction.Il y a aussi une grande multiplicité de débouchés puisque généralement les chantiers de construction ne représentent guère plus de la moitié du marché total d’un matériau.A cause de ces facteurs, il est relativement difficile d'anticiper la demande de matériaux et d évaluer la capacité du système de répondre aux demandes.Par ailleurs, on doit souligner que jamais, depuis nombre d’années, l’industrie canadienne de la fabrication de maté- riaux de construction n’a réus-¦si à satisfaire la demande locale.Bien qu’il n’existe pas de statistiques spécialisées sur cette question, on peut raisonnablement estimer qu’entre 15 et 20'i des matériaux de construction utilisés au Canada proviennent de etranger.11 semble que la crise actuelle soit due principalement aux difficultés qu’éprouvent les fabricants à se procurer des matières premières.Par suite d’une situation financière serrée en 1970, les fabricants de matériaux de construction avaient considérablement diminué leurs stocks de matières premières en 1971 et 1972 de sorte qu’en 1973 la demande pour ces matières prit une ampleur extraordinaire.Au cours de 1973, seuls les fabricants de bois, d’accessoires de plomberie et d’acier dit “basique’’ ont produit à pleine capacité.Dans le cas de l’acier "basique" cependant, le marché de la construction n’a obtenu que 90% de ce qu’il demandait.En ce qui a trait à l’acier d’armature, la demande a été satisfaite à 95%; ce pourcentage tombe à 85% dans le cas de l’acier à tuyau de béton et à 75% dans le cas de la tôle galvanisée.La demande d’isolants de toiture n’a été satisfaite qu’à 65% et celle d’asphalte de toiture.qu’à 75%.La production de cuivre fin n’a atteint que 50% de sa pleine dome™ C j.g.Jionne précisent Un grand nombre de compagnies minières préfèrent un marché libre, où les fluctuations de prix ne dépendent que du jeu de l’offre et de la demande.Cependant les gouvernements préfèrent souvent une plus grande stabilité des prix de manière à protéger à la fois les consommateurs et producteurs, petits et grands.Comment prévoir les hausses et les baisses?Les baromètres permettant de prévoir avec exactitude les changements de prix des métaux ont souvent pour effet d’augmenter les profits des compagnies minières et les prix des actions.Un grand nombre d’analystes miniers prétendent qu’il est impossible de prédire avec exactitude le moment où les prix commencent à bouger.Cependant, il est plus facile de prévoir la hausse ou la baisse des prix.Voici quelques indicateurs permettant de prévoir une hausse ou une baisse possible du prix des métaux; 1— Le taux de croissance de l’économie des pays industrialisés; 2— -La production et la demande mondiale des métaux; 3— -La consommation mondiale des métaux; 4—La capacité mondiale de fonte et de raffinage.Une saine croissance économique provoque une augmentation de la production et de l’utilisation des métaux, ce qui hausse le prix des métaux.L’industrie américaine de l’automobile, qui utilise de grandes quantités de cuivre, plomb, zinc et nickel, connaîtra probablement une baisse de production en 1974, mais la fabrication de tracteurs de ferme et de camions nécessitera une plus grande quantité de métaux.La croissance économique de la plupart des nations industrialisées se poursuivra probablement à un taux légèrement inférieur en 1974.Par exemple, le taux de croissance réelle aux Etats-Unis, sera d’environ 4%.Au Canada, les dépenses en capital augmenteront sans doute de 21% et de 8% aux Etats-Unis.On .s’attend à ce que la production mondiale des métaux augmente de nouveau en 1974.Les révolutions, grèves, et autres problèmes reliés aux transports et aux mines sont autant de menaces pouvant affecter une production suffisante de métaux.D’autre part, le taux d’augmentation de la consommation mondiale des métaux en 1974 devrait atteindre 5%, ce qui pourra correspondre à l’augmentation prévue de production.Les usines de fonte et de raffinage des métaux continueront à produire à pleine capacité en 1974.Nous croyons que la pénurie actuelle affectant la fonte du zinc sera en grande partie corrigée à la fin de 1974, et que les prix du zinc resteront fermes au cours de cette période.Les quantités de cuivre et d’autres métaux conservées dans les entrepôts des membres du London Metal Exchange, les stocks de métaux du gouvernement américain et des usines manufacturières, dans le but de parer à l’inflation, constituent autant d’autres indicatedrs du prix des métaux.Des prix plus bas en 1974 Les prix des métaux ont connu une forte remontée en 1973, par suite de la reprise économique.Le prix du cuivre, par exemple, a atteint $1.20 la livre au L.M.E., contre $0.52 la livre en 1972, soit une augmentation de 130%.Le zinc transigé au L.M.E.a augmenté de $0.17 la livre en janvier dernier à $0.86 en décembre de cette aftnée, soit une augmentation de 400%.Le plomb, connu comme “minerai de la guerre", a été moins volatile au L.M.E., n’augmentant que de 65%, de $0.14 la livre en janvier 1973 à $0.24 en décembre 1973.Le prix canadien du plomb est maintenant de $0.17 la livre.En 1974, on s’attend à ce que les prix des métaux soient plus bas.Il n’y aura pas d’importantes augmentations de prix du plomb en 1974, à moins que la recherche ne développe rapidement de nouveau?proouits, comme par exemple, l’auto électrique utilisant la pile plomb-cobalt.Nous nous attendons à ce que les prix du cuivre au L.M.E.soient plus bas, à environ $0.90 en moyenne par livre pour les premiers 6 mois de 1974.Le cuivre canadien se vend actuellement à $0.74 la livre.Nous croyons qu’un prix de $0.70 la livre sera maintenu pour le cuivre canadien en 1974.Le prix du nickel est demeuré stable depuis le 1er septembre 1972, a $1.53 la livre.Une augmentation de prix d’au moins 10%) se produira probablement au début de 1974.Il existe maintenant un système de double prix du zinc, de $0.28 la livre pour les clients canadiens et de $0.32 pour les acheteurs étrangers.Il est probable qu’un système similaire sera bientôt mis en vigueur pour le cuivre.Ce nouveau système pourrait s’apparenter à celui du double prix instauré récemment par le gouvernement du Canada pour le pétrole.Il existe d’ailleurs un appui politique en vue d’installer un nouveau système permanent de fixation des prix pour beau-canadiens, le gouverneir ant canadien protégera les consommateurs canadiens et stabilisera les fluctuations par des accords internationaux affectant le cuivre, le zinc, le coup d'autres produits.En limitant la hausse et la baisse des prix des métaux canadiens, le gouvernement canadien protégera les consommateurs canadiens et stabilisera les fluctuations par des accords internationaux affectant le cuivre, le zinc, le plomb, le nickel, etc.Nous prévoyons qu’à l’avenir des négociations et consultations plus nombreuses quant aux changements de prix des produits auront lieu entre les organismes provinciaux et fédéraux, pour établir des prix canadiens plus justes.Les premières semaines de 1974 seront probablement témoin d’une solution à la crise du Moyen-Orient et d'un règlement des approvisionnements de pétrole.Ceci accroîtra la confiance des investisseurs et provoquera une hausse des marchés boursiers.Au cours du premier trimestre de 1974, le prix du cuivre restera sans doute relativement stable et baissera ensuite légèrement, jus- lege cf’e qu’au niveau d’environ $0.70 la livre, vers la fin de 1974 pour le cuivre canadien.f>irin Hamilton est analyste financier ehet Tassé et Associés limitée, courtiers en râleurs.Usines de Shawinigan: lingots d'extrusion, fils et câbles, sulfate d’aluminium.Usine de Laval: fabrication de profilés pour portes et fenêtres et chaîne de peinture.Montréal: siège social et centre nerveux des opérations mondiales de l’Alcan.Usine de Beauharnois: production de lingots d’aluminium.Centre de recherche: étude et mise au point de nouvelles techniques en matière d’électrolyse.Usines chimiques: matières chimiques pour la fabrication de l'aluminium, et autres produits Usine d'électrolyse d’Alma: lingots de laminage (30 000 Ib) pour l'exportation.Réseau hydro-électrique de l’Alcan: capacité installée: 2 700 000 KW.Usines d'alumine: capacité: la production d'aluminium semble également bien en-deçà de ce qu’elle pourrait être et la production de ciment ne dépasse guère 65% de sa capacité maximale.Il est évident que si cette situation se prolonge en 1974, elle entravera sérieusement l'essor de toute l’industrie de la construction.Cependant un accroissement certain de la capacité de production des entreprises oeuvrant dans ce domaine et une amélioration vraisemblable des relations de travail en 1974 devraient réduire le manque de matériaux tels que la brique, le plâtre et divers produits à base d’acier.Que suggérer aux fabricants et fournisseurs afin de mettre un terme à cet état de choses et faire en sorte qu'il ne se reproduise pas?Il est impérieux de rassembler rapidement les données qui permettront de dresser un tableau complet et détaillé de la situation.A partir de là, les fabricants et fournisseurs devront réviser leur politique de stockage des matières premières, corriger leurs critères d’expansion pour les ajuster aux prévisions de la demande générale et assouplir leurs réseaux de distribution afin de répondre aux urgences.Roland Cyr est président de r.-liioriafion de la construction de Montréal.1.3 million de tonnes/an d’alumine pour les usines d’électrolyse.Arvida: siège du plus vaste complexe d’aluminium au monde.Deux réseaux ferroviaires appartenant à l'Alcan et un port de mer assurent la liaison entre le Saguenay et le reste du monde.Flotte marchande: transport international de matières premières, d’aluminium et de cargaisons diverses.On a le Québec en tête Depuis la construction de notre première usine d’électrolyse à Shawinigan en 1900, nous n’avons pas cessé de miser gros au Québec.Au point que notre actif québécois atteint maintenant près de $800 millions.Nous continuons d’investir au Québec et nous projetons sans cesse de nouveaux investissements.Ainsi, nous venons tout juste d’inaugurer, à Arvida, l’usine Lapointe où l’on produit en continu, à partir de l’aluminium en fusion, du fil machine pour conducteurs électriques.Construite au coût de $4 millions,c'est la plus grande installation du genre.Nous avons aussi doublé la capacité de notre usine de Laval et inauguré, il y a deux ans, l’usine Saguenay de $14.3 millions où le coulage de l'aluminium et le laminage de la tôle se font en continu.Enfin, un programme de modernisation de l’ordre de $20 millions est en cours aux usines d’Arvida.Ensemble, le Québec et l’Alcan s’associent dans le progrès.Le Québec possède les ressources énergétiques et les moyens de communication dont l’Alcan a besoin.En contrepartie, l’Alcan apporte l’effort conjugué de ses 13,000 employés québécois.C’est là un exemple frappant de fructueuse collaboration.Et c'est pourquoi,’établis au Québec depuis 73 ans, nous comptons y rester et prospérer avec lui.Alcan Aluminium Limitée Montréal, Québec .'ALCAN 1 donne spinning inc./ SJ boui d'Onne % de beauce quebec 228 5584
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