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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 15 juin 1974
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1974-06-15, Collections de BAnQ.

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/ J i la météo Ensoleillé, devenant nuageux, averses en soirée.Maximum 75.Demain: peu de changement.LE DEVOIR Les élections — pages 7 et 14 Fais ce que dois Office férial Vol.LXV - No 138 Montréal, samedi 15 juin 1974 25 CENTS Vers une reprise sur les chantiers La FTQ réduit de moitié ses exigences parGilles Provost Après avoir paralysé plus de 75% des chantiers de construction québécois en vue d obtenir une augmentation générale de $1.00 l’heure, la FTQ-Construction a informé hier le conciliateur nommé par Québec, M.Yvon Dansereau.quelle pourrait éventuellement se contenter d'une augmentation de 50 cents l’heure payable par étapes et prélevée en partie sur les sommes déjà retenues au salaire des ouvriers pour leur fonds de pension.C’est ce qu’on a appris à l’issue d’une rencontre “exploratoire" entre M.Danse- reau et les représentants de la CSN, à l'hôtel Holiday Inn, rue Sherbrooke.M.Dansereau avait auparavant rencontré les représentants de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQi et il s’apprêtait à rencontrer ceux de la CSN.Convaincu que toutes les parties peuvent en arriver à une entente négociée.M.Dansereau doit rencontrer ce matin les associations de constructeurs afin de sonder le terrain de leur côté.Pour le moment, on semble exclure la possibilité d'une rencontre générale de toutes les parties au litige.Pour le moment, les employeurs ont été inflexibles en refusant toute nouvelle augmentation salariale aux employés de la construction.Le moins qu’on puisse dire, c’est que les dirigeants syndicaux sont beaucoup moins solidaires puisque la Confédération des syndicats démocratiques (CSDi réunis en assemblée générale bi-annuelle à Granby, a formellement dénoncé la FTQ-Construction (sans la nommer» en la qualifiant de nouvellle "Cosa Nostra" qui veut renforcer son hégémonie par la terreur et le chantage.La CSD a même accusé "cette centrale" d’avoir suscité la crise actuelle pour intimider les autorités gouvernementales qui ont créé une commission d'enquête sur les libertés syndicales à la suite des événements de la baie James auxquels cette centrale aurait été mêlée.‘Tl y a lieu de croire que cette centrale devient de plus en plus inquiète devant le sort que pourraient lui réserver les révélations de cette commission", soutient la CSD.Pour déloger Wagner de Saint-Hyacinthe rien de moins que Marguerite.m par Jean-V.Dufresne Les libéraux n'auront pas de trop de tout le cabinet fédéral et des charmes de Marguerite Trudeau pour déloger Claude Wagner du comte de Saint-Hyacinthe.Tandis que Jean Marchand dépêche .les commandos les plus prestigieux par hélicoptère dans les près maskou-tains — Turner, Pelletier, Allmand.Lalonde, et, dès lundi, Mme Trudeau et Jeanne Sauvé (qui avait pourtant promis de ne pas y aller) la sénatrice Renaude Lapointe, et jusqu’au député de Saint-Michel, Monique Bégin — Claude Wagner rappelle tranquillement à ses électeurs en se promenant sur la jolie place du marché de Saint-Hyacinthe.ou sous les pommiers de Saint-Jean-Baptiste, qu’un député honnête n'attend pas les campagnes électorales pour s’occuper de ses électeurs."On attend même le ministre des Postes, M.Ouellet.qui vient de découvrir que nous avons, nous aussi, des problèmes avec la poste.Les libéraux auraient mieux fait de visiter Saint-Hyacinthe moins nombreux, mais plus souvent," a fait observer hier M.Wagner en homme convaincu d’accroître très substantiellement une faible majorité de 788 voix, acquises en 1972 en l’emportant sur l’adversaire libéral Jack Foster.Quant à Mme Trudeau, elle répétera lundi le geste si souvent accompli par son mari au début de sa carrière politique dans les boudoirs de Mont-Royal; prendre le thé à Otterburn Park, où elle se sentira plus à l’aise que le candidat libéral, M.Honorius Charbon-neau, pour répondre aux questions que les anglophones du comté vou-Voir page 6: Wagner Æ A/eu/ mémoires sur 180 en une semaine Le débat sur le projet de loi 22 ravive la tension chez les libéraux parGérald LeBlanc QUEBEC — Après une première semaine d’examen du projet de loi 22 en commission parlementaire, un bilan sommaire permet de dégager trois grandes constatations.• En une semaine, vingt heures de séances, la commission n’a entendu que neuf des 180 témoins inscrits sur la liste.Devant la lenteur des procédures, le temps devient un facteur-clé dans la stratégie gouvernementale de faire adopter sa législation cet été.• A part la Chambre de commerce, fa- vorable à la démarche du ministre de l’Education, M.Cloutier, tous les organismes ont demandé le retrait du projet de loi: les trois témoins anglophones pour demander le renforcement du bilinguisme actuel et les cinq francophones pour réclamer l’implantation de l’unilinguisme à tous les niveaux.• Loin de se résorber, la division de la députation libérale sur ce sujet explosif de la langue s’accentue et se manifeste ouvertement à la commission parlementaire.Cette troisième constatation est d autant plus importante que c’est sans doute au sein de la députation ministérielle des 102.plus que partout ailleurs, que se joue présentement le sort du projet de loi 22 et de son parrain le docteur Cloutier.Or cette imposante députation est loin de former une équipe homogène a commission parlementaire.D'une part, le bloc des anglophones irréductibles (MM.Ciaccia, Fraser, Brown, Springate) ne manque aucune occasion de seconder leurs concitoyens venus décrier ‘Révélation”aussitôt mise en doute 2,500 fonctionnaires du Québec seraient des unilingues anglais QUEBEC — Le président du Syndicat des fonctionnaires provinciaux du Québec, M.Jean-Louis Harguindeguy, a vivement surpris les parlementaires en leur révélant, hier, que 2,500 des 32,000 fonctionnaires québécois étaient unilingues anglais.M.Harguindeguy a précisé que le gouvernement n’a rien fait depuis 1972 pour faire respecter une clause de la convention collective des fonctionnaires, prévoyant des cours de recyclage pour ceux qui ne peuvent communiquer en français.Qui plus est.le gouvernement continue a engager des unilingues anglais, le dernier cas remontant à novembre 1973, même si cela va à l’encontre de la Loi de la Fonction publique.Le président du syndicat des fonctionnaires se montre en conséquence très sceptique devant l’intention du gouvernement Bourassa de faire du français la langue de l’administration au Québec.Estomaqués par ces révélations, les députés libéraux, M.Cloutier en tête, ont peu réagi au cours de la séance de la commission parlementaire.Le député libéral de Saint-Anne et défenseur infatigable des anglophones, M.George Springate, se demandait cependant, apres l’audition, où M.Harguindeguy avait bien pu trouver ces fonctionnaires unilingues anglais.“Les anglophones forment moins de la moitié d 'un pour cent de la fonction publique et ils parlent tous français”, a dit M.Springate.M.Cloutier se propose également d'aller aux informations et d'apporter des corrections nécessaires à la reprise des travaux de la commission, lundi.A sa quatrième journée d'audience, sur le projet de loi sur la langue (bill 22), la commission parlementaire n’a entendu hier que deux témoins: le Syndicat des fonctionnaires et la Société de philosophie du Québec.Le leader syndical des fonctionnaires s’est opposé au principe même du projet de loi 22, qui consacre au mieux le “statu Voir page 6: Fonctionnaires le bill 22 comme le fossoyeur des droits acquis, particulièrement la liberté de choix de la langue d’enseignement, des anglophones.Le ministre se contentant d’écouter, comme à ses plus belles heures d’animateur radiophonique, la tache de "défendre' le projet de loi 22 revient aux porte-parole du Parti québécois, MM.Charon et Morin, qui s’efforcent de démontrer aux anglophones que ce projet de loi ne leur enlève rien.Quelques députés libéraux francophones, notamment MM.Jacques Veilleux et Yves Tardif, y vont également de leur plaidoyer en faveur de la majorité québécoise.“Dites-moi donc en quoi le projet de loi 22 limite vos droits”, demandait M.Veilleux aux porte-parole d’un organisme anglophone, en précisant qu'il ne décelait pas.pour sa part, ces limites.Lors des témoignages de groupes francophones (La ligue des droits de Lhom-me, les professeurs de français, les professeurs de philosophie), un autre groupe de deputes liberaux, francophones dont la clientèle électorale est composée d’une bonne partie d’anglophones, se manifeste.C’est ainsi que le député de Laurier, M.André Marchand, a pu traiter la Ligue des droits de l’homme de succursale du PQ et que le député de Dorion, M.Alfred Bossé, s'est permis de qualifier les professeurs de philosophie de petits copains du chef de l’opposition, M.Jacques-Yvan Morin.“C’est agréable de se parler entre petits copains", lançait-il à M.Morin, qui interrogeait les témoins.Le Parti québécois y va également de son numéro dans cet exercice où les opposants au bill 22 sont assimilés aux indépendantistes quand ils sont francophones Voir page 6: Le débat Convaincus que les travailleurs de la FTQ sont eux-mèmes opposés à ce débrayage qui leur a été imposé par des fiers-à-bras, la CSD a demandé au Gouvernement d’organiser un référendum parmi les 115.000 travailleurs de la construction pour déterminer s’ils veulent poursuivre l’arrêt de travail décrété par la FTQ.Ce référendum serait tenu dans les centres de main-d’oeuvre du gouvernement Le porte-parole de la CSN.M.Michel Bourdon, a corroboré les accusations de la CSD en soulignant qu’il a lui-méme affirmé des choses similaires.Quant à savoir si les pressions de la FTQ sont un chantage pour que le gouvernement recule dans l’enquête sur la liberté syndicale.M.Bourdon a dit que rien ne permet de prouver cette simple hypothèse même si elle est vraisemblable Finalement, la CSD et la CSN dénoncent tous deux l’action entreprise par la FTQ sous prétexte que les travailleurs impliqués dans ce débrayage n’ont jamais Voir page 6: La FTQ Un “sommet” de l’OTAN pour signer le texte adopté à Ottawa A la suite d'une suggestion du président Richard Nixon, le secrétaire général de l’OTAN, M.Joseph Luns, a lancé les invitations aux chefs d’Etat et de gouvernements membres, à un “sommet ” à Quinze à Bruxelles le 26 juin, dans l’après-midi, soit une semaine après les assises de l’Alliance atlantique d'Ottawa.Le chef de l’exécutif américain, qui effectuera ce même jour une visite officielle à Bruxelles, a fait savoir au secrétaire général de l’OTAN que ce grand déploiement sera l’occasion non seulement, d'aborder au plus haut niveau les problèmes d’intérêt commun mais également de tenir une “discussion” — le mot.consultation n’a pas été prononcé — au sujet de la visite que le président Nixon doit effectuer en Union soviétique.Aussitôt, le premier ministre britannique.M.Harold Wilson, a accepté l’invitation et, conformément au souhait exprimé par le président Nixon, il sera accompagné de son ministre des Affaires étrangères, M.James Callaghan.Il n’échappe à personne que si l’idée de ce “sommet” est lancée c’est parce que les assises de l’OTAN, mardi et mercredi à Ottawa, permettront aux quinze membres d’approuver enfin une nouvelle déclaration des objectifs communs de l’Alliance.De source canadienne.on précise que le projet de Déclaration atlantique est pratiquement au point et qu’il sera fignolé d'ici le 18 juin.Les ministres des Affaires étrangères qui se réuniront à Ottawa auront .probablement à donner leur accord à la formulation des objectifs rafraîchis de l’Alliance atlantique, et le sommet de Bruxelles, le 26, à la veille du voyage de M.Nixon à Moscou, permettrait aux chefs d’Etat et de gouvernements de signer officiellement et avec faste le document élaboré.A Ottawa, un porte-parole des Affaires extérieures a déclaré que le premier ministre, M.Trudeau, et le chef de la diplomatie canadienne, M.Mitchell Sharp, ont été effectivement invités à ce sommet bruxellois pour signer le document de la Déclaration atlantique.Mais on ne sait encore si le chef du gouvernement canadien pourra interrompre sa campagne électorale pour se rendre à l'invitation de M.Joseph Luns.Quant au document qui sera approuvé les 18 et 19 juin à Ottawa, il ne fera que "dire en des termes actualisés une vérité éternelle." La nouvelle déclaration atlantique repose sur un projet britannique, lui-même issu d'un projet antérieur français.Elle redéfinira les nécessités de la défense de l’OTAN compte tenu de l’a conjoncture actuelle où des négociations sont en cours dans tous les domaines avec les "ennemis potentiels” de l’Alliance.On souligne dans les milieux officiels américains que le projet de déclaration concernant les relations entre les Etats-Unis et la Communauté économique européenne a perdu de son urgence depuis qu’une procédure de négociation sur des points spécifiques a été mise au point comme dans le cas du dialogue que les pays européens veulent entreprendre avec des pays arabes.Les principaux points à l’ordre du jour de la reunion d’Ottawa seront.en dehors de la nouvelle déclaration atlantique, les relations entre l’Ouest et l'Est et la situation au Proche-Orient.Le secrétaire d’Etat américain, Henry Kissinger, y mettra ses collègues au courant des résultats du voyage du président Nixon au Proche-Orient et les informera des perspectives du 3e sommet soviéto-américain qui commencera le 27 juin à Moscou.La reunion d'Ottawa sera l’occasion d’entretiens bilatéraux entre les ministres qui y participeront.Elle donnera notamment l'occasion à M.Kissinger de rencontrer ses nouveaux collègues: M.Jacques Sauvagnargues (France), M.James Callaghan (Grande-Bretagne), M.Mario Soares (Portugal).M.Kissinger examinera avec ces derniers la question de la base aérienne de Lajes, aux Açores, ainsi que l’avenir des territoires portugais d’Afrique.Voir page 6: Sommet On peut venir à bout de l’inflation sans bureaucrates (Lewis) TORONTO (PC) — Les politiques du Nouveau parti démocratique pour combattre l'inflation n’entraîneraient pas la mise en place d’une bureaucratie compliquée.a déclaré hier soir le leader du NPD, M.David Lewis, qui adressait la parole dans cette ville.En expliquant sa proposition de créer un Conseil national de contrôle des prix, M.Lewis a dit oue ce Conseil pourrait étudier les prix demandés pour les denrées comme l'acier, le bois, le sucre, le nickel, les fertilisants.Ce n est pas difficile, a-t-il dit, de déterminer quelles sont les produits essentiels pour construire une maison convenable ou bien les denrées nécessaires à une bonne alimentation.Ce n’est pas difficile non plus de découvrir les grosses sociétés qui contrôlent le marché pour chacun de ces produits essentiels, a-t-il ajouté.Dans certains secteurs, les sociétés seraient requises d’informer à l’avance le Conseil de leur intention d'augmenter tels prix et de justifier les hausses réclamées.Le Conseil aurait le pouvoir de rejeter les hausses demandées ou de faire baisser certains prix non justifiés par les coûts de la production et un taux de profit raisonnable.Voir page 6: Lewis minMoto 33654 TIRAGE II VENDRED114 juin 1974 30 Séries émises—90,000 chacune POSSIBILITÉ DE: 30 GAGNANTS DE $ 5,000.11e COURSE 13 juin 1974 240 GAGNANTS DE $ 500.2430 GAGNANTS DE $100.LOTO PERFECTA ORDRE: DÉSORDRE: $1,698.00 48.10 PRIX 72 2540 VENTES TOTALES: $509,414.00 A B C D 5 9 £ 2 V 4 2 • Le Devoir, samedi 15 juin 1974 par Gilles Lesage Tetley: pas de gel des primes QUEBEC — Le ministre des Institutions financières n’a pas l’intention de faire 'geler " les primes d'assurance-automobile au Québec.C’est ce qu’il a répondu au député péquiste Marcel Léger qui lui rappelait que.selon le rapport üauvin, il y a dans l’assurance-automo-bile une "oncurrence presque inexistante donnant lieu à une concentration inacceptable dans un régime de libre concurrence".M.William Tetley a dit que son ministère met au point une liste des taux et des primes réclamées par les compagnies, de façon à faciliter le "shopping" des consommateurs Fuis il ajoute, s'appuyant egalement sur le rapport d'enquete, que les profits des compagnies d’assurance sont "justifiés".Il n’a donc pas l’intention de geler les taux et primes, à moins que l'on gèle tous les autres secteurs en même temps."Il faut geler toute l’économie.pas un seul secteur", dit le ministre.M.Léger revenant à la charge, M.Tetley réaffirme que les profits ne sont pas exorbitants et qu’il veut établir un système par lequel une proportion juste, équitable et raisonnable des revenus et des reserves des compagnies d’assurance sera investie au Quebec même.Quelle proportion'.' Le ministre ne précise pas.Logement social Il y a deux mois, le ministre des Affaires municipales faisait savoir que les négociations allaient bon train et qu’une entente était sur le point d'ètre signée avec Ottawa concernant les logements sociaux.échos de l’Assemblée nationale Hier, le député Marcel Léger lui a rappelé que seul le Québec, de toutes les provinces.n’a pas encore signé cette entente, se privant ainsi de $71 millions au minimum.Le Dr Victor Goldbloom répondit que les rencontres se poursuivent."Je crois bien que nous serons en mesure de conclure l’entente que nous voulons assez rapidement Tout semble aller normalement.ajoute le ministre.Nous avons pris certaines décisions, au conseil des ministres.de nature à faciliter la conclusion de l'entente et nous attendons présentement pour la semaine prochaine la remise de documents de la part du gouvernement fédéral.Je pense que nous sommes maintenant en mesure d’obtenir une entente qui respecte les principes énoncés par le gouvernement du Québec." La Chambre buissonnière Il y avait hier plus de ministres et députés libéraux à l’Assemblée nationale que la semaine dernière: mais il y avait quand même 46 ministériels absents, sur un total de 102, soit près de la moitié.Trois députés au moins avaient toutefois une bonne raison pour être absents cette semaine.MM.Harry Blank, vice-président, Louis-Philippe Lacroix, whip en chef des libéraux, et Camil Samson, député créditiste de Rouyn-Noranda, effectuaient une visite de courtoisie et d'échange avec les parlementaires de la Colombie-Britannique.Peut-être M.Lacroix est-il allé leur montrer les termes choisis et fleuris du vocabulaire qu’il adresse à tous les "istes” de la terre, sauf les dentistes?On verra bien la semaine prochaine, à son retour Mis sur la sellette Si mard défend le projet de 3e marina à Sorel par Gilles Lesage QUEBEC — Le ministre du Tourisme et beau-frère du premier ministre a de nouveau été mis sur la sellette hier à l’Assemblée nationale, tandis qu’à l’extérieur, il conseillait à un journaliste d’aller se faire soigner! Le ministère s'apprête à construire une marina- type au coût de près de $700,000 à Sorel, fief de la famille Simard et dont le ministre du Tourisme est député.Interrogé à cet égard par M.Lucien Lessard (PQ-Saguenay), le député-ministre de Richelieu a déclaré que le projet fait suite à des études de ses prédécesseurs.M.Gabriel Loubier et Mme Kirkland-Casgrain.Selon ces études, “par sa situation géographique, Sorel est la plaque tournante du tourisme nautique au Québec".Le ministre admet qu’il existe déjà deux marinas à Sorel, mais qui ne rendent pas les services requis des plaisanciers, "C'est la raison pour laquelle, explique-t-il, nous avons décidé, dès cette année, de construire cette marina type au Québec, qui va être la première et qui va faire partie d'un réseau de marinas a l'intérieur du Québec, qui fait partie du tourisme nautique, nouvel engagement de mon ministère " À une autre question, M.Simard précise: “La marina que nous construisons à l’heure actuelle, c’est l’amélioration d’une marina qui existait déjà.que nous Evolution—n “encourageante” de l’état de M.Jules Léger Le dernier bulletin médical rendu public hier soir par le cabinet du gouverneur général fait état de "l’évolution encourageante et favorable" de M.Jules Léger.“Son Excellence continue de faire des progrès à la satisfaction de ses médecins.Il est tout à fait lucide.Il manifeste à sa façon toute ses volontés avec la personnalité attachante qu'on lui connaît.Il s’alimente seul.Il marche avec aide dans sa chambre, dans le couloir, et voudrait même sortir à l’extérieur de l'hôpital." A la lecture du bulletin transmis hier par l’attaché de presse de M.Léger, M.Peter Cowan, d’Ottawa.on doit comprendre que les "persistances neurophysiologiques’' se manifestent toujours.M.Léger, à la suite de “l'incident cérebro-vasculaire” dont il fut victime, a des difficultés d’élocution bien que, signale M.Cowan, e par des gestes et par des mots." Mais "il s'exprime [ Jais il a toujours la main gauche légèrement paralysée.Il n’est soumis à aucun régime alimentaire particulier.Les médecins, d’autre part, ne sont toujours pas en mesure d'affirmer quand M.Léger pourra quitter le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke.avons acquise il y a quelques semaines.” Restés sur leur faim, les reporters ont demandé au ministre de leur donner des explications complémentaires hors de la Chambre.Le député de Richelieu commence d ’abord par s'en prendre à Rhéal Bercier, journaliste de La Presse, qui a déterré l'affaire Paragon — contrats et subventions à une entreprise de la famille Simard — et qui a également dévoilé le projet de marina provinciale à Sorel.“Fais-toi soigner, tu m’écoeures”, lance le beau-frère du premier ministre au chroniqueur parlementaire, interloqué.Sur sa lancée.M.Simard continue: “Téléphone-moi avant de faire tes articles, ils seraient plus intelligents.Je vais te payer un voyage à Sorel.Et tu iras voir ma tante, elle va te dire ce qu elle pense de toi.” Puis, dans son entrevue officielle, le ministre souligne que des plaisanciers québécois doivent se rendre en Ontario ou aux États-Unis pour jouir des facilités dont ils ont besoin.Il y a là une industrie de $200 millions par année à récupérer.Le projet de marinas provinciales, dont la première est en voie de construction à Sorel, vise à remédier à cette carence.“Ce n’est pas de ma faute, dit M.Simard, si le Richelieu passe chez nous.Je ne suis toujours pas pour le déménager.” Interrogé par ailleurs sur les directives concernant les conflits d’intérêt, que le premier ministre a rendu publiques mardi soir.M.Simard dit d’abord qu'il respecte l’autorité et l'intégrité de M.Bourassa.Il est d’accord avec le principe des directives, qui l’obligeront à se départir de ses intérêts dans Paragon Business Forms.Il se propose de consulter ses électeurs à ce sujet et il n’a pas l’intention de démissionner de son poste de ministre.L’entreprise Paragon fait partie du holding Claurémiand, formé des quatre enfants Simard.Claude, le ministre.Rene, Michèle, et Andrée, femme du premier ministre.D’autre part, a l’Assemblée, le chef de l'Opposition a demandé au ministre du Tourisme: Est-il exact que le gouvernement s’apprête à payer la somme de $150,000 a la ville de Shawinigan comme indemnisation pour l’expropriation du lac à La Pèche et de ses environs?M.Simard prit avis de la question.M.Morin revient à la charge et demande au ministre s’il a toujours l'intention de céder ce territoire au gouvernement fédéral et ce, gratuitement et à perpétuité Est-ce que le ministre sait que le ministre fédéral Jean Chrétien s'est vanté de pouvoir mener à bien cette transaction, grâce à une extrême discrétion de la part des deux gouvernements?demande le chef péquiste "Je prends avis de la question", se contente de répéter M.Simard, pendant que M.Marcel Léger (PQ-Lafontaine) lance: "Il ne sait pas ce qui se passe à son ministère".Une autre voix lance: “Il ne fait rien." Et M.Morin conclut: “M.le président, voilà la conséquence de l’absence des ministres responsables.C’est qu’on ne peut pas avoir de réponse." Comme d'habitude le vendredi, le premier ministre n’était pas en Chambre hier.Mais hier, au lieu a être à Montréal, il participait à une conférence des premiers ministres de l’Est au Vermont.Il regrettera probablement de ne pas avoir été là: il aurait pu, comme il le fait souvent, répondre au lieu et place du ministre du Tourisme, son beau-frère.Le non d’Andras ne désarme pas Bienvenue QUEBEC (par Gilles Lesagel — Le mi- J’infirme .laissa tomber le ministre, nistre de l’Immigration garde bon espoir pour toute réponse, de réaliser ses projets meme si son collé- M.Burns voulut revenir à la charge gue fédéral, selon les dépêches de presse.mais en vain.vient d’opposer un refus retentissant à ses M Andras a déclaré à Thunder Bay, demandes.jeudi, que l’immigration est de compé- tence fédérale et qu’il ne saurait être Le leader parlementaire de l’Opposi- question d’accorder un droit de veto à tion a demandé hier à M.Jean Bienve- une province, fut-ce le Québec, nue: Est-ce que le ministre est en mesure M.Bienvenue ne l’entend pas de la de confirmer ou d’infirmer que son ho- sorte et il estime que ses échanges avec le mologue fédéral, M Robert Andras.lui ministre fédéral ne le mènent pas à cette aurait adressé un télégramme déclarant conclusion.Bien au contraire, tout à fait inacceptable les demandes du II admet que le Québec ne peut obtenir Québec de récupérer certains pouvoirs de droit de veto sur la libre circulation sur le recrutement et la sélection des im- des immigrants entrés au Canada, dans migrants et, en particulier, déclarant quelque province que ce soit.Là où il comme totalement inacceptable la de- veut l’exercer — et encore, à ses yeux, il mande du Québec concernant le droit de s'agit plutôt d’un droit de regard — c'est veto relativement au recrutement et à la dans le pays d’origine des postulants qui sélection des immigrants?désirent venir expressément au Québec.Bien plus, dit-il, ce n’est pas lui, mais ner les négociations comme il 1 entend, le premier ministre qui a parlé de droit Or sur ce point, il est fort optimiste et de vote, advenant que l'immigration soit le serait encore plus si le mémoire secret jugée trop forte par le gouvernement qué- — ou plutôt discret, selon ses termes — becois qu'il a envoyé l’hiver dernier à son collè- Jugeant ce terme "négatif”, quant à gue fédéral n'avait pas fait 1 objet de fui-lui, M.Bienvenue préféré utiliser le tes dans les journaux, terme “positif" de droit de regard et de Les négociations allaient bien, assure-t-pouvoirs précis en matière a immigra- il.quand est arrivé cet "incident de par- lion.soit sur le recrutement et la sélec- cours que sont les élections fédérales.Il tion des immigrants à l'étranger, non pas souhaite que le gouvernement fédéral et dans les autres provinces.que M.Andras soient réélus.Si un autre M.Bienvenue, qui semble de plus en ministre arrive après le 8 juillet, tout sera plus mener seul sa petite bataille, sinon a recommencer.Ce sera encore pire si M.sa guérilla — surtout depuis que l'on a Robert Stanfield est élu, lui qui s'oppose tenté de l'écarter l’automne dernier — aux pouvoirs accrus que le Québec réconvient que le premier ministre a le dame, selon M.Bienvenue, droit de privilégier tel ou tel autre aspect Si l’on rappelle ses réticences à l’égard de la politique ministérielle.Il n’en reste du bill 22.le ministre de l’Immigration pas moins, dit-il, qu’il lui appartient, à ti- prend de plus en plus l’allure d’un franc- tre de titulaire de l’immigration, de me- tireur dans le Cabinet Bourassa.T' CHANCE! U Dernier délai si vous voulez faire inscrire votre nom sur la listé électorale Vous pouvez voter avant le 8 juillet Si vous pensez être absent de votre résidence ordinaire le 8 juillet prochain, jour des élections fédérales, sachez que vous pouvez quand même—pourvu que votre nom figure sur la liste des électeurs—voter au bureau spécial de scrutin dès samedi le 29 juin ou lundi le 1er juillet.La liste des électeurs, envoyée par la poste en milieu urbain, vous donnera tous les renseignements nécessaires relatifs au bureau spécial de scrutin.Par ailleurs, votre président d’élection peut vous donner l’adresse et les heures d’ouverture du bureau.Téléphonez-lui.Votre nom doit être sur la liste pour que vous puissiez voter La révision de la liste électorale se fait maintenant.C’est donc votre dernière possibilité d'être sur la liste si vous n'y êtes pas déjà Alors, si vous habitez en milieu urbain vérifiez la liste électorale, et si vous remarquez que votre nom ou celui d’une de vos connaissances n’y figure pas.ou s’il y a une erreur, communiquez avec votre président d’élection Pour ce faire, téléphonez au numéro ci-après pour demander celui de votre président d’élection et faites lui part de l’erreur ou de l’omission que vous avez notée.Le réviseur peut mettre votre nom sur la liste Le réviseur est un juge ou un électeur nommé par ce juge.Il est assisté par 2 agents réviseurs qui pourront, au besoin, venir chez vous pour obtenir les renseignements nécessaires.Vous pouvez aussi vous rendre directement au bureau du réviseur dont l’adresse, ainsi que la date et les heures d’ouverture, est inscrite sur la liste électorale qui a été envoyée aux électeurs et qui est affichée dans les bureaux de poste.En sections rurales c’est rénumérateur qui a préparé la liste électorale qui est responsable de la révision.Adressez-vous à lui.Une brochure commode qui vous donne tous les détails Pour avoir plus de détails concernant le fonctionnement de cette élection, consultez ce Guide de l’électeur qui a été livré chez vous.mk- Votre nom doit être sur la liste pour que vous puissiez voter en milieu urbain.Pour plus de renseignements si vous habitez la région métropolitaine de Montréal téléphonez au 844-4471 À Sorel-tél.742-1727 À St.Hyacinthe - tél.773-5017 À Saint Jean-tél.347-0331 À Valleyfield - tél.371-5511 À Beauharnois - tél.Valleyfield 371-5511 frais virés À Joliette - tél.759-1698 À Repentigny - tél.861-7525 A Terrebonne, Ste.Scholastique, Blainville, Ste.Thérèse, Rosemère -tél.Repentigny frais virés À Lachute - tél.562-5283 À Deux Montagnes, St.Eustache - tél.Lachute frais virés À Louiseville - tél.228-2744 À St.Jérôme-tél.436-1124 À St.Antoine, Ste.Adèle, Ste.Agathe - tél.St.Jérôme 436-1124 frais virés Cette annonce est publiée par le Directeur general des elections du Canada I* Elections Canada 4AFT LE DEVOIR Page Montréal, samedi 15 juin 1974 service de rencontres MARTHE GAUOETTE, b.ai>.ped.b.ph.l.e« lettr«s vous in«t* S vemf la rencontrer sur rendez vous 822 est, Sherbrooke, *u»te 5.edifice La Lauren tienne TEL.: 524-3852 Le travailleur et la retraite par François Barbeau Comment ajouter de la vie à ses années Bien préparer sa retraite, c’est ajouter de la vie à ses années, et non des années a sa vie.C’est ce que chacun de nous devrait se répéter souvent, et c'est ce que personne, ou trop peu de gens, font.Pour combler cette lacune, le service d education permanente de l'université de Montréal avait réuni hier en colloque une centaine de personnes représentant l'entreprise et les groupements populaires, pour qu’ils s'interrogent sur la façon de mieux préparer les travailleurs à leur retraite.Tous ont convenu, après une journée d'ateliers, qu'il fallait préparer la retraite, mais que les entreprises ne le faisaient pas pour leurs em- ployés et les syndicats non plus pour leurs cotisants, il faudrait confier la tache à une superstructure gouvernementale, qui serait mise sur pied à la suite de pressions patronales et syndicales.Les participants à ce colloque, qui s'occupent tous de retraités, ou de futurs retraités, ont souligné la principale difficulté de leur travail, qui vient du fait que les gens n'osent pas penser à cette période de leur vie qui s'appelle retraite, d'abord à cause de l'inquiétude financière que ne manquera pas de susciter la perte du salaire régulier, ensuite à cause de l'oisiveté dont plusieurs sont la proie, sans parler de la solitude.Cette lacune pourrait être comblée par une vaste campagne d'information.lancée par les journaux et les revues d'entreprises, suivie par les mass media, et qui pourrait inciter des organismes comme les municipalités.Tea commissions scolaires et autres institutions para-gouvernementales à modifier les règlements selon lesquels un employé de 65 ans est obligatoirement mis à la retraite, même si sa capacité de travail n est pas affectée par son âge.Un des participants a d'ailleurs donné cette définition d’un retraité: Quelqu'un qui est situé hors du marché du travail alors qu'il est apte à y é-tre à un moment de sa vie arbitrairement défini par l’Etat”.Un autre a souligné que la mise à la retraite devrait être faite en tenant compte de l'âge biologique et non de Tige chronologique.Àu Québec, comme au Canada sans doute, le premier souci du travailleur dont l'heure de la retraite approche est d'ordre financier Dans la province.seulement 30' < des travailleurs cotisent à un plan de pension, dont 20'^ se retrouvent dans des organismes gouvernementaux ou para-gouvernementaux.Comment vont-ils se tirer d'affaires avec une brusque diminution de salaire?Les problèmes psychologiques ne sont pas sans importance.Le retraité, en plus d éprouver une sensation d'inutilité.impose sa présence au foyer à des heures inhabituelles.Tous ces aspects de la retraite devraient être abordés dans des cours de preparation à la retraite, définition qu'un participant a rejetée pour proposer plutôt "un cours de savoir-vivre".C'est d'ailleurs dans ce but que le service d éducation permanente de TU.de M donne un tel cours depuis septembre de même que le service d education des adultes du Cegep de Drummondville.en collaboration avec le club Rotary et la compagnie Cela-nese Canada Ltée De nombreux participants au colloque d'hier, qui y avaient été dépêchés par leurs compagnies, ont avoué que chez eux.on ne faisait pas grand chose pour le futur retraité, sauf le prévenir quelques années à l'avance de Tappro- i che de se retraite et lui faire connaître le montant de la pension qu'il toucherait a son depart de la compagnie.Cette situation est en voie de changer.les compagnies s'étant rendues compte qu elles avaient une responsabilité sociale en plus de leurs responsabilités économiques.Ce premier colloque sur la préparation a la retraite est considéré par ceux qui y ont assisté comme un premier moyen de sensibiliser le gouvernement.les entreprises et les syndicats à la question Tous sont repartis détermines à mettre en oeuvre chacun dans son milieu un service de préparation à la retraite, et plusieurs ont souhaité que dans trois mois, par exemple, ils puissent se retrouver pour comparer les progrès réalisés Hull: la bataille du Cloutier Val Boisé met en évite son bi11 cause SCHL et Régie devant un Le “gel” à l’ouest du centre-ville: panacée, dit “Sauvons Montréal” par Bernard Descôteaux par Fernand Bourret Une bataille juridique d'importance se déroule présentement entre la firme Urand Prix Construction Ltée, de Laval et les locataires de l'immeuble ‘‘Le Val Boisé ", sur le boulevard Sacré-Coeur, à Hull, relativement à une hausse de loyer réclamée par les propriétaires.Cette affaire en soi n’offrirait rien de sensationnel si deux importants organismes gouvernementaux n’étaient mis en cause et si leur crédibilité n’était sérieusement menacée.Il s’agit de la Régie des loyers du Québec et de la Société centrale d Hypothèques et de Logement.Grand Prix Construction Ltée, dont le président est M.Pierre Beauregard, a investi un montant de $150,000 dans la construction de l'immeuble tandis que la Société centrale d'Hypothèques et de Logement a prêté la somme de $3,192,000, remboursable en 50 ans, au taux d’intérêt extrêmement avantageux de 7 7/8 pour cent.11 s'agit d'un immeuble construit selon les dispositions de la Loi nationale de 1 habitation ayant trait aux sociétés à dividendes limités.D'après ce programme dont le but est de construire des logements à loyer modique.les taux de loyer sont fixés par la SCHL et ils ne doivent pas dépasser 30 pour cent du salaire du locataire et ils ne peuvent être haussés qu'une fois Tan.Au mois de décembre 1973, Grand Prix Construction obtient la permission de majorer de $11 les loyers mensuels.Le 27 mars 1974.les locataires, conformément à l'article 1660 du Code civil de la province de Québec, sont avisés que le bail qui vient échoir le 30 avril 1974 est supprimé et n'est pas renouvelé.Le 22 avril, les locataires reçoivent un avis précisant que "les nouveaux taux de location sont majorés de $30 par mois a compter du 1er mai 1974" Conformément à la loi, les locataires ,se tournent du côté de la Régie des loyers du Québec et font une demande de prolongation de loyer.Ils parviennent à obtenir de la Régie de ne pas verser la hausse réclamée en attendant l'intervention de la SCHL qui est mise en cause.Toutefois, les locataires versent leur loyer entre les mains du protonotaire de Hull.L'Association des locataires s’est adressée à la Société centrale d’Hypothè-ques et de Logement pour que cette dernière refuse la hausse réclamée.Lors d'une rencontre avec les représentants des locataires, Mme Helen Thomlinson, assistance adjointe au ministre des Affaires urbaines, M.Ron Basford.a affirmé qu'il n'était nulle- Vic Cotroni et son associé Armand Courville ont perdu hier en Cour supérieure le deuxieme engagement du match - qu'ils avaient entrepris plus tôt cette semaine en contestant la légalité de la décision de la Commission d’enquête sur le crime organisé de ne pas permettre la divulgation de la méthode d’enregistrement d'une conversation qu’ils ont eue avec Jimmy Soccio dans leurs bureaux, le 28 mars 1973.Le juge W.A.Johnson de la Cour supérieure a en effet rejeté leurs requêtes pour l'émission d’un bref d’évocation en statuant que la décision de Iq Commission d enquête n'était pas une décision judiciaire et donc pas révisable par la Cour supérieure Le juge a donné ainsi raison aux avocats de la Commission de police, Mes Olivier Pratte, Jacques Richard et Gérard Tremblay qui, dès le début du débat, ont fait objection à la requête de Me Jean-Paul Sainte-Marie en invoquant l’absence de juridiction du tribunal.Par suite de cette décision, il est possible que la Commission d'enquête puisse procéder lundi aux interrogatoires de Vie Cotroni et d'Armand Courville, qui avaient du être suspendus provisoirement mercredi et jeudi a la suite des sursis accordés par lé juge Alphonse Barbeau, Lundi, seuls de nouveaux sursis qui seraient accordés cette fois par la Cour d appel, pourraient empêcher la Commis- ment question de hausser le prix des loyers de Val Boisé.Le 15 mai, l'Association des locataires faisait parvenir à M.Basford une lettre demandant son intervention en faisant valoir que quelque 1,000 personnes vivant dans les 253 logements de l'immeuble Val Boisé se trouvaient menacées d'éviction à moins d’une intervention des pouvoir publics.Le 22 mai, les locataires vont manifester devant les immeubles gouvernementaux.à Ottawa.Le même jour, un porte-parole de la SCHL, Me Claude Poirier-Defoy, fait savoir qu'il y a impossibilité d'entente avec la compagnie Grand Prix Construction et qu'en conséquence la SCHL n'a d’autre choix que celui de poursuivre Grand Prix Construction afin de reprendre entièrement l’administration de Timmeuble Val Boisé.La loi précise que le préteur, soit la SCHL doit donner un avis de 60 jours au débiteur pour lui permettre de remédier à son bris de contrat.La porte n'était donc pas complètement fermée en vue d'un règlement hors cours, la compagnie pouvant retirer sa demande de majoration de loyer.Mais la compagnie s'entête.Le 24 mai, elle fait signifier par huissier 24 avis d’éviction.D'autres avis devaient suivre au début de juin.Dans cés avis, le propriétaire réclame du locataire $200 par mois pour la valeur d'occupation des lieux pour chaque mois ou partie de mois d’occupation ‘ illégale ", ainsi que deux mois supplémentaires en guise d indemnisation, soit un total de $600.plus Tintérét à partir de l'assignation.Quant à la SCHL, malgré la déclaration de Me Poirier-Defoy citée plus haut, elle n est pas encore intervenue légalement et elle n'a encore intenté aucune procédure contre la compagnie.Il semblerait que la SCHL ne serait pas trop certaine d'avoir gain de cause contre la firme Grand Prix.Cette dernière prétende que la hausse de $11 qu’elle a obtenue en décembre 1973 constituait un échange de services : gardiens de sécurité dans l'immeuble et un système de buanderie gratuite.Dans ce cas, la hausse de $30 réclamée en mai serait-elle une deuxième hausse annuelle?Dans la négative, la SCHL ne peut bloquer la demande de majoration de loyer.Mais advenant une majoration des loyers, la Régie des loyers du Québec Voir page 6: Hull sion d'enquête de poursuivre les interrogatoires à Taide de l’enregistrement de cette fameuse conversation.En rendant sa décision, le juge Johnson a indiqué qu'il n'avait pas à s’immiscer dans chacun des actes de la Commission d enquête, ce qui rendrait son fonctionnement impossible.Dans lems argumentations, les procureurs de la Commission avaient réclamé du juge qu’il fasse diligence afin que Ten-quete puisse poursuivre ses travaux la semaine prochaine, comme prévu, et qu’aucun delai ne vienne contrecarrer son agenda.Ils avaient souligné que de nombreux textes de jurisprudence concluaient qu'il fallait laisser accorder une certaine latitude aux commissions d’enquête afin qu elles puissent accomplir les mandats qui leur son confiés.Parmi les nombreux jugements qui ont ete cités au cours de l'audition de la requête, le juge a particulièrement retenu celui que la Cour d'appel du Québec a rendu l'été dernier à l’encontre d'une requête présentée par Tex-directeur de la police de Montréal, M.Jean-Jacques Saulnier Dans ce jugement, la Cour d'appel avait statué que Ta Commission de police n'était pas un organisme quasi-judiciaire et qu'en conséquence, elle n’était soumise au pouvoir de surveillance de la Cour supérieure que lorsqu'elle exerçait un pouvoir judiciaire, comme une condamnation pour outrage au tribunal, par exemple.auditoire international par Lise Bissonnette Les défenses naturelles du français, la religion et la société rurale, ont sauté au Québec il y a une décennie et ne suffisent donc plus à assurer la survie de la langue: c'est pourquoi il est du devoir d’un gouvernement d'ériger des défenses d'un autre type et lé Québec n'y manque pas sur le plan technique puisqu'il a créé d’importantes banques de terminologie et de néologie.C'est ainsi que le ministre de l’Education.M.François Cloutier a présenté les réalisations linguistiques du gouvernement du Québec au banquet de clôture du colloque de la Fédération internationale des professeurs de français, en omettant délibérément de traiter du bill 22 et de le ranger parmi les remparts nouveaux de la protection du français.Tombé aux mains des journalistes à Tissue de son allocution d'un peu plus de cinq minutes, le ministre a en effet déclaré qu'il n'aurait pas été " décent de parler de politique provinciale dans un colloque international " et qu'il se devait d'adopter un " ton neutre devant un tel auditoire".M.Cloutier a ajouté qu'il ‘"croyait" se trouver devant des professeurs de français, marquant par la qu’il était conscient et sans doute déçu du peu de succès de son exposé.C'est en effet très fraîchement que les participants au colloque ont accueilli les quelques incursions du ministre dans le champ de la linguistique.La salle n’a d’abord montré aucune réprobation pour un professeur de linguistique de TUQAM qui a quitte les lieux dés les premiers mots du Voir page 6: Cloutier Le ministre défend ses “normes” "Il n'y a pas de véritables surplus d enseignants Pans les commissions scolaires du Québec et la plupart des congédiements concernent des professeurs non légalement qualifiés ", a déclaré hier soir M.François Cloutier, ministre de l’Education du Québec.Forcé de se prêter à une conférence de presse improvisée, à la suite de son exposé au colloque de la Fédération internationale des professeurs de français, M.Cloutier s'est expliqué brièvement des fameuses "normes" de son ministère qui sont au coeur de presque tous les litiges qui agitent actuellement les commissions scolaires.Aux associations de parents, d'enseignants, de cadres scolaires qui croient le temps venu d'affecter les ressources humaines déjà sur place à l'amélioration des services scolaires plutôt que de s’en séparer par des congédiements, M.Cloutier répond: “les besoins sont en effet incommensurables mais les ressources de Tétat sont limitées."Selon le ministre, le Québec est à Tavant-garde, par rapport aux autres provinces, dans l'effort consenti pour Téducation et l'allègement de la tâche des enseignants.Le ministre ne s’émeut pas outre mesure de tous les appels qu'on lui lance pour l’assouplissement des normes.Il n'y voit que stratégie syndicale de la CEQ qui prépare “normalement" les prochaines négociations en vue de la signature d'une convention collective.Quant aux commissions scolaires, il se dit prêt à aborder la période de décentralisation qu'elles réclament et croit qu'elles ont moins besoin d'une enveloppe budgétaire enrichie que de pouvoir disposer à leur gré des sommes qui leur sont consenties à Tintérieur de cette enveloppe M.Cloutier se déclare entièrement favorable à une telle formule.La décision prise par le comité exécutif de la ville de Montréal de geler l'émission de permis de construction et de préparer un nouveau règlement de zonage pour le secteur situé entre les rues Sherbrooke, Stanley.Guy et le boulevard Dorchester est une panacée qui va faire plus de mal que de bien à Montréal."Sauvons Montréal", un groupe qui milite en faveur d une meilleure vie ur- L'Association des locataires de la rue Bishop veut protéger cette rue de la démolition qui menace une bonne partie des édifices de cette rue et organise, dimanche, de 14 heures à 22 heures, une "Fête de la rue Bishop" pour sensibiliser la population à son héritage architectural.Cette rue, comme les rues avoisinantes, fait partie du secteur du centre-ville où un moratoire de 60 jours a été annoncé Le projet Carrefour Montréal, consistant en la construction d’une tour de 50 étages logeant des commerces, des bureaux et un hôtel de 4Q0 chambres, dont le principal promoteur est Tanimateur de télévision Réal Giguere.est "retardé temporairement ", et, si jamais il voyait le jour, il pourrait être modifié substantiellement.Carrefour Montréal aurait dû normalement être mis en chantier il y a maintenant un an, pour être complété en mai 1975.Conçu comme étant un édifice multifonctionnel, ses promoteurs voyaient là une occasion pour favoriser le développement du centre-ville est.L'emplacement choisi était délimité par les rues Papi- week-end SAMEDI A compter de 09 heures, au cegep de Chicoutimi.congrès de la Fédération des Sociétés d histoire du Québec.A midi, déjeuner à l'Auberge des Gouverneurs, conférencier: Mgr Victor Tremblay.• A compter de 09 heures, au 2000 Parthenais, polyvalente Pierre-Dupuy, congrès de l'immigration au Québec.Système de garderie.• Journée québécoise de boycottage des raisins et de la laitue '"scabs" de la Californie.Messe à Marie-Reine-du-Monde, service oecuménique à 11 heures en face de la plaza Côte-des-Neigès.piquetage à compter de 13 heures au centre commercial Maisonneuve.• A 19:30.à Radio-Québec, série "Aux p ûtes vues ", un film de Charles Binamé "Juste pour partir le monde" portant sur la vie des Indiens a la réserve de Bersimis.• A 20 heures, au Palais du Commerce, fête populaire organisée par le Parti québécois d Outremont.Prix d'entrée un dollar • A 20 heures, au Centre Paul-Sauvé, compétition URSS-Canada de la Fédération de gymnastique du Québec.• DIMANCHE A compter de 8 heures, au Reine-Elizabeth, congrès international de la Confédération mondiale de thérapie physique • ' A midi, au collège Marie-Anne.100 est, rue Sauvé.M Claude Charron prend la parole au congrès du Parti québécois des régions Montréal-Nord et Montréal-Ouest: M René Lévesque sera le conférencier à la plénière, vers 17 heures.• De 10 à 22 heures, au parc Girouard, "Dimanche dans le parc", sous l'égide des services communautaires de Notre-Dame-de-Grâce et environs • De 14 à 22 heures, rue Bishop, fête populaire organisée par l'Association des locataires de la rue Bishop baine à Montréal, a ainsi commenté la politique de Montréal adoptée mardi dernier Lors d une conférence de presse donnée, hier après-midi, cet organisme â qualifié cette décision d’incomplète et a réclamé Tadoption pour Montréal d'un plan directeur d'urbanisme.La décision d'interdire toute construction dans ce secteur ouest du centre-ville ne vaut que pour 60 jours en principe qui interdit l'émission de nouveaux permis de construction.Selon l’association des locataires, plusieurs projets de construction d'édifices à bureaux et à appartements sont prévus pour la rue Bishop.A l'occasion de cette fête, la rue sera fermée à la circulation automobile et il y aura un spectacle continu, un "marché aux puces", la visite des immeubles menacés et plusieurs autres distractions.neau, Cartier.Sainte-Rose, et le boulevard Dorchester.Selon un architecte qui a conçu les plans de l'édifice, M.Normand Lavoie, de la firme Bélanger-Blanchette-Lavoie, le projet est "retardé temporairement à cause de la conjoncture actuelle dans le monde de la construction et de la finance" Précisant que les plans de l'édifice étaient dans l'ensemble complétées, M.Lavoie a précisé qu’ils pourraient être modifiés substantiellement plus tard.Le président de la compagnie Carre-four-Montréal, M.Réal Giguere, n'a pu être rejoint pour commenter l'avenir de son projet.Pour sa part, le vice-président de la même compagnie, M.Ivan Bélanger, a affirmé n'etre autorisé à faire aucune déclaration ni à donner aucune information.D'autres sources d'information laissent cependant supposer que c’est le financement de ce projet qui retarde ou empêche la mise en chantier de cet immeuble.Le Service des permis et inspections de Montréal nous a appris par ailleurs qu’aucune demande de permis de construction n'avait été faite.Seules des démarches préliminaires auraient été entreprise,s, mais sans qu’elles aient de suite.•Carrefour Montréal, à Torigine.constituait un projet nécessitant des investissements de Tordre de $25 millions.L'édifice aurait compris un stationnement en sous-sol, des commerces au rez-de-chaussée, plusieurs étages de bureaux surmontés d'un bloc de services mécaniques, puis une piscine, un hôtel, des appartements et un second bloc de services mécaniques.Lors de la conférence de presse au cours de laquelle on avait dévoilé ce projet, le président du comité exécutif de la ville de Montréal, M.Gérard Ni-ding.avait déclaré que Carrefour Montréal aurait des imitateurs tout en trouvant ce projet encore trop timide mais pourra etre prolongée pour une autre période de 60 jours.Pendant ce temps, le Service d'habitation et d'urbanisme doit completer la refonte des divers règlements qui régissent la construction dans ce secteur Un premier projet prévoit notamment la limitation de la hauteur des nouveaux édifices à quatre étages.Selon M Michael Fish, porte-parole de “Sauvons Montréal ", l’interdiction de construire dans un seul secteur amènera les promoteurs immobiliers à s’intéresser a d'autres parties du centre-ville et à accélérer la démolition dans ces secteurs.On a fait remarquer que le centre-ville contenait 215 ilôts dont 15 seulement sont situées dans le secteur formé par les rues Stanley.Guy.Sherbrooke et le boulevard Dorchester.Selon Torganisme, les pressions pour la démolition dans les 200 ilôts restants deviendront très fortes, et il est tout aussi important d'y protéger la qualité de la vie urbaine.Déjà plusieurs quartiers du centre-ville sont menacés et “Sauvons Montréal” souligne particulièrement le Carré Saint-Louis, la Terrasse Ontario, la partie de la rue Saint-Denis située au sud de l’avenue des Pins, le secteur de l’Université McGill et la partie de la rue Sainte-Catherine à l'ouest de la rue Guy.“Sauvons Montréal" affirme que la refonte des règlements de construction n'a-menera aucun changement pour les édifices historiques pour le secteur concerné puisqu'on ne mentionne aucune interdiction de démolir, qu'aucune liste des édifices à protéger n'a été préparée et déplore que Montreal ne semble pas avoir l’intention de préparer des plans de circulation, de gestion du transport en commun et de construction de mails pour les piétons.M.Michael Fish a précisé que de telles initiatives et nombre d'autres ne pouvaient être contenues que dans un plan directeur d’urbanisme comme on en a adopté dans des villes comme Ottawa, Toronto et Vancouver.“Sauvons Montréal" affirme qu'il y a à Montréal un ensemble de problèmes à régler qui doivent être tous solutionnés en même temps car une solution partielle ne fait que les déplacer.Seul un plan directeur d’urbanisme permettrait une solution globale, et pourrait en même temps, Voir page 6: Le “gel” La revue mensuelle REGARDS SUR ISRAËL vient de publier un numéro spécial consacré au DOSSIER PALESTINIEN au sommaire: — Droits historiques des Juifs — La propriété de la terre — Les guerres d'Israël — Le problème des réfugiés — Jérusalem — Les changements de frontières Pour obtenir un exemplaire gratuit, écrire à REGARDS SUR ISRAËL 1310, rue Greene Montréal, H3Z 2B2 CONGÉ ¦ FORMATION Durant vos vacances, pourquoi ne prendriez-vous pas 5 jours pour rafraîchir vos connaissances de "manager" sur les sujets suivants: • Introduction au Contrôle des pertes-accident - 5-9 août 74 • Conversion au Système Métrique - 5-6 août 74 • Analyse des besoins de formation -12-16 août 74 • Relations interpersonnelles en milieu de travail -12-16 août 74 DÉPLIANTS SUR DEMANDE AU COSE COMPOSEZ: 866-5393 Cotroni et Courville perdent la 2e manche par Jean-Pierre Charbonneau Une fête de la rue Bishop pour éviter la démolition Carrefour Montréal “retardé” et modifié ? I 4 • Le Devoir, samedi 15 juin 1974 éditorial Avant de dire non aux contrôles Les dernières statistiques qui viennent de paraître sur la hausse du coût de la vie et les événements qui se produisent au Québec dans l industrie de la construction montrent, s'il en était besoin, que.dans la lutte très difficile contre l inflation, il serait stupide d'exclure à priori tout moyen susceptible de produire des résultats plus efficaces que ceux qui ont été obtenus jusqu'à maintenant.La dernière hausse du coût de la vie indique l insuffisance des mesures instituées par le gouvernement Trudeau.La grève des travailleurs de la construction indique, pour sa part, la faiblesse de l'approche de M.Lewis et des néo-démocrates.Il est vrai, comme l a souligné à maintes reprises M.John Turner, que l'inflation est un phénomène de nature internationale.Qu'il s agisse du pétrole, du blé, du sucre, de l'orge, du maïs, du soja, du café, du cacao, du caoutchouc.de l'étain, du zinc ou du plomb, les hausses de prix d'un grand nombre de produits ont commencé sur les marchés internationaux.Il eut été impensable qu’un pays comme le Canada, qui tire des importations, environ un quart des biens dont il a besoin, échappe à ce mouvement.La position confortable dont M.Turner faisait encore état dans son dernier budget, le 6 mai, a néanmoins continué de se détériorer à un rythme tel que le Canada ne peut plus se vanter d avoir réussi moins mal que les autres.M.Turner pouvait encore, il y a un mois, signaler que le taux d’inflation annuel, à la fin de février 1974, demeurait inferieur d environ deux points au Canada par comparaison avec le taux moyen des pays-membres de l'OCDE.Avec les chiffres de mai, la comparaison ne vaut plus grand-chose.Le Canada est engagé dans la spirale inflationniste à un rythme aussi effarant que les autres pays.Le gouvernement Trudeau s'est contente jusqu'à ce jour de mesures "ad hoc” pour contrer 1 inflation.De cette politique, le dernier budget Turner, que le premier ministre présente partout comme un bon résumé de la politique libérale, fournit un éloquent exemple.Or.il parait évident, à la lumière des dernières statistiques, que cette méthode ne saurait suffire à enrayer ou même à contenir l'inflation.Lorsqu elle atteint un stade avancé, l'inflation devient surtout un phénomène psychologique."L’élément critique, écrit Irving Friedman, il) devient alors la présence généralisée d'un sentiment voulant que l'inflation doive continuer.Lorsque les consommateurs, les producteurs, les banquiers, les artistes, les savants, les parieurs, les gouvernements — en un mot.tout le monde — en sont rendus à penser que les tendances à la hausse sont là pour rester, alors, on assiste à des changements radicaux dans les comportements sociaux, politiques et économiques”.Le petit boutiquier, poursuit Friedman, hé- ne sachant pas ce qui nae; site a refaire ses stocks,.lui pend au bout du nez.Les grandes firmes doivent faire face à des disettes de biens et de services à divers stades de leurs opérations.Les banquiers hésitent à prendre des engagements trop fermes envers leurs clients.L'investisseur ne sait plus à quel saint se vouer.Les chefs de famille se demandent comment ils vont boucler leur budget.Les travailleurs à modeste salaire se mettent à courir des emplois d appoint.Les syndiqués s’impatientent et entreprennent, comme on le voit dans la construction, de frapper de grands coups.Les sociétés modernes, observe Friedman, ont démontré une remarquable résistance devant les pressions qu'entraine l'inflation.Il arrive néanmoins un stade où elles deviennent vulnérables sur à peu près tous les fronts et où la moindre brisure survenant dans un secteur particulier peut compromettre l’équilibre général.C est ce qui menace de se produire au Canada.Pour faire face à des problèmes aussi graves, qui menacent de se multiplier, suffira-t-il de dépêcher un médiateur spécial sur les lieux de chaque conflit?Evidemment non.Suffira-t-il de proposer des mesures budgétaires limitées comme celles du dernier budget Turner?Pas davantage.Les propositions formulées à cet égard par le Parti conservateur ne sont sans doute pas parfaites.Elles ont néanmoins le mérite de reconnaître le caractère généralisé du mal qui ronge l'économie canadienne et de mettre de l'avant un programme d'ensemble qu'on ne trouve jusqu’à maintenant ni dans les budgets de M.Turner, ni dans la pâle documentation électorale du Parti libéral.Le Nouveau parti démocratique, pour sa part, a mis au point, lors de son congrès de Vancouver en juillet dernier, un programme intégré d’action dont nous publierons le texte dans Le Devoir de lundi dont plusieurs propositions méritent un examen attentif.La grève de la construction illustre cependant de manière on ne peut plus concrète le caracère insuffisant du programme néodémocrate.Le NPD réclame, afin de combattre la hausse des prix, un Bureau de révision des prix doté de pouvoirs étendus et efficaces: il saute aux yeux qu'un tel Bureau serait plus utile que l’organisme purement consultatif preside par madame Beryl Plumptre.Mais le NPD refuse d'appliquer de tels contrôles aux revenus: cela témoigne d'un illogisme dont le premier ministre Ed Schreyer a cru avec raison devoir se dissocier La position néo-démocrate équivaut, en effet.à abandonner au jeu combiné de la fiscalité et de la négociation collective le soin d'opérer un partage équitable des revenus en période d'inflation.Ni l’un ni Tautre de ces moyens ne saurait toutefois suffire.Au plan de la fiscalité, point n'est besoin d insister.L'année 1973 a permis aux entreprises canadiennes de réaliser des profits qui sont parmi les plus élevés de toute l'histoire du pays.N'est-ce pas au cours de la meme année qu’on a vu le gouvernement accorder aux entreprises manufacturières des réductions d impôt très importantes?N’est-ce pas aussi au cours de la même année qu'on a vu pour la première fois depuis 1969 la part des salariés dans le revenu national brut et le pouvoir d'achat réel des travailleurs subir une baisse admise par nul autre que le ministre des Finances du Canada dans son rapport annuel sur l'économie?La négociation collective peut être pour les travailleurs solidement organisés un excellent moyen de tirer leur épingle du jeu en temps d'inflation galopante.Les syndicats québécois ont entrepris cette année, sans égard aux contrats qui pouvaient les lier, d'obtenir des ajustements de salaires fondés sur l'augmentation du coût de la vie.Les succès qu'ils ont remportés dans des centaines d’entreprises témoignent de l'efficacité de cette forme d'action.Mais les travailleurs groupés dans des syndicats efficaces ne représentent qu'une partie minoritaire de l’ensemble de la main-d oeuvre.Quand des syndiqués de la construction entreprennent d’ajouter un supplément d'un dollar l'heure à l'augmentation de 13% que leur garantit déjà leur contrat pour la présente année, ils ne règlent en rien, ils risquent même d’aggraver le cas des millions de travailleurs non-protégés.A cela, le NPD répond qu'il faut également recourir à l’ajustement des prestations sociales.Ici encore, on ne touche qu’une autre partie des citoyens.On laisse toujours des millions de citoyens sans défense.Il en sera ainsi tant qu'on ne voudra pas reconnaître que l'action entreprise ne sera juste que si elle touche tout le monde.• Pendant que MM.Trudeau et Lewis ridiculisaient au Canada le projet de gel temporaire des prix et des revenus mis de l'avant par M.Stanfield, on a vu cette semaine aux Etats-Unis nul autre que l'influent Wilbur Wills, président de la commission des Voies et Moyens du Congrès et porte-parole écouté des démocrates en matière économique, préconiser le retour immédiat au contrôle des prix et des salaires et rejeter catégoriquement les jugements faciles, colportés au Canada par des hommes comme MM.Lewis et Trudeau, voulant que l’expérience des dernières années à ce sujet ait été un échec complet.' Les électeurs canadiens disposent de trois semaines avant de se prononcer sur les solutions que chaque parti propose quant à l'inflation.Avant de dire non aux contrôles, ils voudront au moins se demander s'ils ne sont pas la meilleure façon de prévenir des politiques encore plus dures que pourrait nécessiter une nouvelle aggravation de la spirale inflationniste.Claude RYAN 11) Irving S.Friedman est l’auteur d’un ouvrage paru en 1973 sous le titre "Inflation: A World-Wide Disaster”.bloc-notes Victimes de l’inflation olympique Les pompiers de Montréal se sont royalement fait rouler dans leur dernier contrat de travail.La sentence arbitrale qui leur tient lieu de convention collective ne leur a accordé qu'une augmentation de salaire de 4.3% pour l'année en cours.L’arbitre se rendait alors à l'argumentation de la Ville qui faisait valoir qu'en raison de ses obligations accrues a l'égard de la caisse de retraite des pompiers elle ne pouvait aller au-dela.Or, non seulement la Ville n'a pas voulu par la suite verser aux pompiers ce qu elle soutenait la veille leur devoir, ce qui réduisait singulièrement la valeur de l'arbitrage, mais encore l’augmentation ac- cordée ne couvrait pas la hausse prévue du coût de la vie.Depuis, l’inflation a défoncé tous les records, et l’administration Drapeau voudrait que les sapeurs restent tranquilles dans leurs casernes.On comprend la colère qui gronde parmi les membres de l’Association des pompiers, eU’intervention publique que le ministre du Travail, M.Jean Cournoyer a cru devoir faire à l'Assemblée nationale.M.Cournoyer trouve que la demande des pompiers de rouvrir les discussions avec la Ville est "totalement raisonnable” et il n’a pas caché son dépit devant l’attitude fermée qu'a prise dans ce dossier ex- plosif le maire de la métropole.M.Jean Drapeau, en effet, pour dire non aux pompiers, s’est réfugié cette fois derrière la sentence arbitrale.Le ministre a souligné avec raison qu’une telle sentence, qui tient lieu de convention collective peut, aussi bien qu'une convention, être rouverte si les parties en conviennent.Le ministre Cournoyer redoutait, semble-t-il, que des sapeurs débraient mercredi qui vient.Sans aller jusqu'à un arret de travail — illégal doublement puisque le contrat en cours n’est pas expiré et que de toute manière les pompiers sont privés en tout temps du droit de r- L’ancien et le nouveau D’un soleil à l’autre par JEAN MARTUCCI Quatorze siècles avant Jésus-Christ et cent ans avant Moïse.Akhénaton.pharaon d'Egypte, adressait au soleil, son dieu, une sublime prière: "Tu brilles en beauté à l'horizon des deux, ô toi.Soleil vivant, qui le premier as vécu.Lorsque tu disparais du coté de l'occident, la terre se tait car son créateur se repose à l'horizon.Il fait .jour quand tu te lèves, les hommes s'éveillent et se dressent sur leurs pieds, et c'est toi qui fais cela.C'est toi qui crées les enfants dans la femme.C'est toi qui rapproches le fils du corps de sa mere et le tranquillises pour qu'il ne pleure pas.Que tes oeuvres sont nombreuses, mystérieuses à mes yeux, toi, l'unique dieu, qui n’as pas ton pareil.Que tes oeuvres sont parfaites, ô maître de l'éternité!” Aujourd'hui, la plupart des citadins ne savent même pas qu’il y a des levers et des couchers de _ soleil: et les habitants de la campagne s'y habituent facilement.Mal assimilée, la science a tue la poésie, et le soi-disant progrès nous rend insensibles à la beauté.Serait-ce donc qu'il n'y a pas de milieu entre l'adoration et l'oubli du soleil?La tradition biblique pourtant témoigne d'un admirable équilibre sur ce point.La pensée biblique a désacrali- sé le soleil en le voyant comme un simple 'luminaire'’ suspendu au plafond du monde “pour éclairer la terre” et 'servir de signe quand il s'agit de fixer les fêtes, les jours et les années” (Genèse 1.14-19).Le soleil est mis à sa place comme un serviteur de i univers humain.On peut chercher querelle à cette conception géocentrique, mais elle franchit a sa façon un pas vers une meilleure connaissance du monde physique.Mais la tradition biblique ne perd pas pour autant son sens de la poesie.Pour elle, chaque jour, "le soleil sort de sa demeure comme un époux et, pareil à un héros débordant de joie, il parcourt sa route d'un bout à l'autre des cieux.ne permettant à rien de se soustraire à sa chaleur” (Psaume 19.6-7).L'homme biblique admire la beauté du soleil, "orgueil des hauteurs, .spectacle de gloire,” et se dit en le voyant: Tl est grand, le Seigneur qui l'a créé” (ben Sira 43, 1-51.Le soleil aide l'homme biblique à exprimer l'espérance que lui donne la foi."Pour vous qui m’aimez avec respect, dit le Seigneur, le soleil de justice brillera, avec le salut dans ses rayons; et vous sortirez en bondissant comme des veaux à l'engrais” (Malachie 3,20).Au plus noir du tunnel qu i! tra- versa au moment de l'exil à Ba-bylone, Israël s'entend dire: "Tu n auras plus le soleil comme lumière le jour, et la clarté de la lune ne t'illuminera plus, car le Seigneur sera ta lumière perpétuelle, et ton Dieu sera ta beauté.Ton soleil ne se couchera plus, et ta lune ne se retirera plus, car le Seigneur sera ta lumière perpétuelle.et tes jours de noir auront pris fin” (Isaïe 60, 19-20)."Que ceux qui aiment le Seigneur, dit la prophétesse Débora, soient comme le soleil quand il se lève dans sa force” (Juges 5.31).Un pays comme le nôtre est bien situé pour s’étonner devant le soleil.Peu après le 20 décembre, le solstice d'hiver le fait disparaître en plein après-midi tandis que, peu après le 20 juin, la solstice d'été l’oblige à veiller jusqu'à tard le soir.Si nous savions nous ouvrir les yeux et admirer le soleil, nous deviendrions 'un peu moins prosaïques, nous comprendrions un peu mieux certains passages bibliques et nous retrouverions des dimensions oubliées de la fête de Noël et de la St-Jean qui, placées aux deux extrêmes de la durée des heures ensoleillées, parlent de Ta visite du Soleil levant venu d en-haut afin d'illuminer ceux qui se trouvent dans les ténèbres et l'ombre de la mort pour guider nos pas dans le chemin de la paix” (Luc 1, 78-79).greve — sans abandonner donc leurs casernes, ces employés municipaux pouvaient fort bien, à l’instar des cols blancs, tenir ce jour-là une manifestation à l'hôtel de ville.Les conseillers municipaux, en effet, sont déjà convoqués avec le maire à une assemblée de la Communauté urbaine et il est possible que le même jour se tienne aussi la séance que le conseil de Montréal doit consacrer sous peu au Village olympique.On ne saurait certes conseiller aux sapeurs d'aller jusqu'à débrayer dans la conjoncture actuelle.L’administration Drapeau-Niding, en effet, a déjà montré qu elle était capable de rester sourde pendant des jours et.des jours même en plein arrêt des services de protection contre les incendies.A l'heure actuelle même, le régime ne serait peut-être pas fâché d’épargner une ou deux semaines de paie aux dépens des pompiers, tellement est forte la pression des dépenses olympiques.Un affrontement avec les forces syndicales ne serait pas non plus pour déplaire au Parti civique au moment où il doit climatiser t'é-lectorat de Montréal! Comme les fonctionnaires qui tentent par tous les moyens imaginables de sensibiliser le public et l'hôtel de ville à la nécessité de conclure une convention qui ait la décence de tenir compte de l'augmentation du coût de la vie, les pompiers doivent saisir l'opinion de la justesse de leur cause.Le ministre Cournoyer.à l'invitation du député Robert Burns, leur a déjà donne un fier coup de main.Ils devraient aussi pouvoir compter sur d'autres appuis.Si la majorité des conseillers bêlants du conseil ne sont guère utile dans cette affaire, comme dans les autres du reste, à Québec au contraire le gouvernement devrait se montrer plus ferme.Avant d'organiser des Jeux, fussent-ils olympiques, la Ville de Montréal doit, conformément à sa charte et au bon sens, remplir ses obligations à l'égard des citoyens et des employés municipaux.Les autorités provinciales, au lieu de donner carte blanche au maire Drapeau et laisser le ministre d'Etat Fernand Lalonde faire l'eunuque à la porte de l'hôtel de ville, devraient confier d'urgence à la Commission municipale de Québec l'examen des dépenses et des revenus de la Ville à la veille des Jeux de 1976.Il est inconcevable que des fonds publics soient coulés avec du béton inutile sous un Vélodrome qui ne sert même Voir page 6: Bloc-notes En attendant le 8 juillet La tragédie irlandaise Paisley et ses semblables voudront-ils suivre l’exemple des soeurs Price?par JAMES EAYRS Leila Khaled, Camilla Hall, Emily Harris, Patricia Hearst, Dolours Price, Marion Price: n'importe laquelle de ces femmes aurait pu être une fille type du Cosmopolitan Magazine.Chacune avait les atouts voulus: l'apparence, une bonne cervelle et de la verve.Mais ces jeunes femmes ont préféré marcher au son d'un tambour très différent: au tambour à timbre de Madison Avenue, elles ont préféré les timbales du terrorisme.Leila Khaled.palestinienne, est devenue une pirate de l’air.Camilla Hall, Emily Harris, Patricia Hearst, filles d’Amérique transformées en bandits armés, ont commis des vols dans des magasins et une banque.Dolours Price et Marion Price, irlandaises, ont fait sauter des bombes en plein coeur de Londres, blessant 238 personnes et tuant un homme âgé de cinquante-huit ans.Pour leur rôle dans ce crime, les soeurs Price furent condamnées à l'emprisonnement à perpétuité.Le 15 novembre 1973, premier jour de leur peine, elles entreprenaient une grève de la faim'.Elles se juraient de refuser toute nourriture jusqu'au jour où on les transférerait de leur prison d'Angleterre à une prison située en Ulster, Elles voulaient être plus proches de chez elles.et de sauveteurs éventuels.Après dix-neuf jours de ce jeûne, on décida de leur ingérer de force de la nourriture.Pour y parvenir, il faut recourir à un procédé affreux.On se sert d une bâillon pour tenir les mâchoires séparées, après quoi 1 on introduit un tube qui descend de la gorge à l'estomac.Ce procédé dura 167 jours.Les dents et les cheveux des soeurs Price finirent par tomber, leurs gorges en furent fortement mutilées.Mais à travers cet affaiblissement de leur corps, on peut observer un renforcement de leur volonté.Il fallut en venir à l’évidence: à continuer de les nourrir ainsi de force, on ne réussirait pas à briser leur esprit, on réussirait tout au plus à leur briser le cou.Sur l'avis des médecins, il fallut mettre fin à ce régime il y a environ trois semaines.Il incombait ensuite au ministre de l'Intérieur britannique de décider de ce qu’il fallait faire.Le ministre pouvait autoriser le transfert des soeurs Price.Ceci n eut pas seulement sauvé leur vie, mais eut prévenu le bain de sang auquel les terroristes de TIRA auraient été tentés de se livrer en guise de représailles dans l’hypothèse où les soeurs Price seraient mortes en prison.Le ministre pouvait aussi refuser de céder au chantage, laissant les soeurs Price décider elles-mêmes si elles devaient vivre ou mourir.C'est le genre de dilemme qui aurait pu arracher à Sophocle ce cri le plus angoissé qu'on ait entendu dans aucune langue: "Le mieux eut été qu elles ne fussent pas nees”.Roy Jenkins, ministre britannique de l'Intérieur, n’était pas etranger aux souffrances de l'Irlande.Il connaissait très bien les difficultés de ce pays, mais il les connaissait surtout à partir des livres.Biographe d’Asquith, premier ministre de l’Angleterre durant la rébellion de Pâques, Jenkins eut naguère à se prononcer sur la décision que prit Asquith de faire pendre Sir Roger Casement.Jenkins écrit dans sa biographie: "On connaît peu d'exemples d'un cabinet qui, après avoir consacré une somme de temps considérable, au cours de quatre réunions distinctes, à l’étude d une sentence particulière, soit ensuite arrivé à la mauvaise décision, Les conséquences de la décision aux Etats-Unis furent aussi mauvaises qu’on aurait pu l'imaginer.En Irlande, Casement devint un martyr.Même en Angleterre, les suites de cette affaire devaient se répercuter pendant quarante ans ou plus.Asquith lui-méme eut préféré une commutation de peine ", Au moment de décider du sort des soeurs Price, Jenkins s'est-il souvenu de ce jugerhent qu'il formulait naguère?J’imagine que ces mots ont dû lui revenir à la mémoire plus d une fois.Le sort de l'homme d'Etat du pays de Galles et celui des jeunes femmes d’Irlande du Nord étaient ainsi liés dans une symbiose mortelle.Le destin de chacun reposait dans les mains de l'autre.En faisant passer la compassion avant les principes, Roy Jenkins pouvait décider de sauver la vie des jeunes femmes et peut-être prévenir ainsi l’holocauste.Avec leur première gorgée de thé et leur première cuillerée de bouillie, les soeurs Price, par contre, pouvaient mettre'Jenkins et sa famille à l’abri des représailles des terroristes.Roy Jenkins a fait connaître sa décision le premier juin."Je ne vois pas comment il pourrait être juste de céder à leurs exigences”.Jenkins ne s'est pas borné à communiquer sa decision Il l'a expliquée dans une déclaration remarquable de probité et de courage.La déclaration de Jenkins n’était pas dépourvue de compassion.Il ne qualifiait pas les soeurs Price de "meurtrières” — même si ce terme décrit exactement ce qu elles sont devenues.“J'ai cherché à ne sous-estimer en aucune manière la forte détermination des soeurs Price et la puissance de leurs convictions ", d’expliquer Jenkins."J'ai tenté par tous les moyens possibles non seulement de veiller sur elles et leur santé, mais aussi de comprendre leur attitude".Mais les principes devaient l'emporter sur la compassion."Quelles que puissent être les conséquences de ma décision, je ne saurais me laisser dicter par des méthodes d'intimidation ma décision au sujet du lieu éventuel de leur détention”.Ces propos étaient braves, mais Jenkins n’avait plus le choix.Deux jours plus tôt, des terroristes irlandais avaient menacé d'assassiner Jenkins et sa famille si les soeurs Price devaient mourir.Une telle menace, proférée dans les circonstances que l'on sait, équivalait à condamner les deux soeurs Price à la mort à moins qu’elles ne choisissent elles-mêmes de vivre.Jenkins n'avait pas poussé 1 effort de compréhension jusqu'à les visiter dans leur cellule."Ne m'étant point rendu à l’hôpital pour y observer les souffrances de leurs victimes”, explique Jenkins, “je ne pense pas qu'il serait juste que je me rende en prison pour y observer la grève de la faim des soeurs Price”.Mais cela n est qu’une partie de 1 explication.Jenkins se souvient de la visite d'Asquith à une prison de Dublin en 1916.Accablant de sarcasmes un jeune détenu, le premier ministre Asquith lui demanda à l’occasion de cette visite! " que penses-tu maintenant de votre rébellion?.Le jeune homme de repondre qu’elle avait été, à son jugement, un grand succès."Comment peux-tu dire cela,?”, demande le premier ministre.Eh bien, si notre rébellion n'a pas réussi”, de répliquer le Jeu,K’ homme, "que faites-vous ici ?.C était une réponse digne de Salomon.Jenkins n’entendait pas visiter les soeurs Price dans leur prison.Mais il leur envoya un émissaire.A deux reprises, la semaine dernière, Fenner Brockway, pair britannique aux tendances de gauche bien connues, se rendit visiter les soeurs I rice dans leur prison.Le samedi 8 juin, le Home Office annonçait que leur grève avait pris fin.Dolours et Marion Price acceptent maintenant de manger.Dans la maigre diète à laquelle elles consentent, il y a de quoi soutenir toute l’Irlande du Nord, si seulement les Paisleys de 1 Ulster pouvaient avoir assez de magnanimité et de miséricorde pour ravaler à leur tour leur orgueil à l’exemple des soeurs Price.LE DEVOIR Fondé par Henri Bourossa le 10 janvier 1910 Directeur et redocteur en , “Don Quichote” (en 1871), “La Belle su BoD Dormant” (en 1890), ‘*Casse-Ndf?;;e',-ien 1892), et “Cendril-lon” (en 1893).En 1909, surtout à partir du foyer artistique de St.Petersbourg, le monde du ballet russe déborde sur Paris, Londres et New Voit avec de brillants danseurs, et les grandes promesses d’une révolution chorégraphique russe, sous l'initiative et la volonté d un seul homme: Diaghilev.De lui part presque tout le ballet moderne européen et américain.Ni chorégraphe ni danseur, il ne sera que le génie organisateur.Si l'on établit un bref inventaire des artistes russes qui ont quitté leur pays pour se joindre aux “Ballets Russes de Diaghilev, installés principalement à Paris, on est impressionné.Chorégraphes de génie, danseurs et artistes de talent, après avoir contribué à imposer les “Ballets Russes” et drainer sur eux l’attention de tous les amateurs de ballet de l’époque, suivront par ia suite leur route respective Sans Je Ballet impérial, sans son école et ses traditions, les productions de Diaghilev, malgré leur esprit différent, n'auraient pu se faire.En effet, Fokine, premier chorégraphe russe à travailler pour les “Ballets Russes” de Diaghilev, conservera les formes du ballet mais les rendra plus souples, plus humaines, plus vivantes.Ce pere du ballet moderne manifestera un intérêt profond pour une autre créatrice importante de l’époque, une Américaine installée à Paris puis à Moscou, Isadora Duncan.Le travail et la recherche de cette dernière allaient ouvrir la voie à ce que nous appelons aujourd’hui danse "moderne'*.Ces chorégraphes (Fokine, Massine Balanchine), ces danseurs (Pavlova, Nijinsky.Karsavina, Smirnova.Mordkin Spessivtseva.Tcherkas, Bolm, Danilova», grâce à la qualité de leur travail, ressusciteront presque partout sur les continente européen et américain l'intérêt populaire rur le pallet.Lorsque sera démembrée troupe des Ballets Russes (à la mort de Diaghilev en 1929), plusieurs de ses mem bres participeront a la création des Bal lets de Monte Carlo Quelques années avant, Bolm sera déjà venu en Amérique fonder le Ballet Intime” et Mordkin, en mettant sur pied le Mordkin Ballet à New York, préparera la naissance de l’Ameri can Ballet ineater.Un membre fonda teur du Royal Ballet de Londres, Ninette de Valois, aura d’abord travaillé avec Dia ghilev jusqu’en 1925.ainsi que Marie Rambert, initiatrice du Ballet Rambert Plus tard, les ballets des Champs-Elysée.' naîtront d'une association de Roland Petit et d’an collaborateur de longue date de Diaghilev, Boris Kochno Enfin, sans vou loir trop allonger la liste, soulignons qu'a Paris Preobajenska enseignera à Dame Margot Fonteyn, et que George Balan chine — dont la brillante carrière interna tionale débute presque immédiatement avec Diaghilev à Paris — préside encore aujourd’hui aux destinées au New York City Ballet.L’Occident a véritablement une dette vis-à-vis tous ces artistes russes.Ceux-ci.en s'intégrant à d’autres sociétés et à d’autres pays, ont contribué au dévelop pement de l’art de la danse et de la recherche en création artistique Tout comme les Français et les Italiens ont stimulé le développement du ballet russe, des Russes susciteront la naissance d'un véritable ballet américain, devenu depuis parfaitement distinct.La Russie, après avoir traversé la Première Guerre mondiale, la Guerre civile et la Révolution d'octobre, verra son bal let relégué au second plan.Cet art, consi déré "divertissement aristocratique ", al lait dans les années qui suivront la Révolution se modifier profondément.Dans le climat de réorganisation sociale qui s'établira pendant l’application de la NEP (nouvelle politique économique) de 1921.une période d'effervescense et de libéralisme marquera le monde de la création artistique.En peinture, ce sont les Male-vitch et Larionov, en cinéma les Eisens-tein et Dovjenko, en littérature les Maîa-kovsky, Blok, Mandeisten, etc.La danse verra l’apparition du “Ballet de Chambre", une compagnie de recherche chore graphique dirigée par Goleizovsky.Fokine revenu quelques années au pays, et Isadora Duncan (à Moscou elle aussi-cherchent à implanter un style de danse anti-mecanique, ou le danseur crée en dansant, libéré des règles rigides du bal let classique.Si Yuri Slonimsky, historien du ballet Bplehoî.considère que "durant les an nées 20 le ballet soviétique traversa toutes les phases, de la danse naturelle aux pieds nus, du constructivisme affecté, des lignes brisées de l’expressionnisme et l’o-rientelisme érotique1' et qu’il y a tout lieu de se réjouir de leur brève existence, il ignore que ce sont ces mêmes recherches, menées sérieusement en Allemagne vers le début du siècle et aux Etats-Unis, qui y ont fait naître un art neuf, la danse moderne.C’est elle, encore aujourd'hui, qui stimule l'innovation en danse; première en ballet, il s’en est fallu de peu que la Russie le devienne aussi en danse moderne.Une fois traversée cette “période d’extravagances”, la technique du ballet russe et son vocabulaire reprendront vite leurs droits: apparaîtra vers les années trente une sérié de ballets politieo-historico - dramatieo - révolutionnai res mettant en vedette un nouveau héros.le peuple! S'il n'y eut pas catastrophe complète, c est que les Russes avaient, à plusieurs reprises au cours des siècles précédents, manifesté leur génie.Même aujourd'hui.le ballet russe paie la note, pour avoir négligé la recherche artistique indépen dante.Cependant, cette recherche est es sentielle.Depuis que je vois les spectacles du Bolchoi.je constate que dès que la troupe délaisse les ballets dits “class! ques”.on se retrouve souvent devant un univers artistique qui date.C’est fréquemment la grande technique des dan seurs qui retiendra l’intérét.L’Art cède volontiers le pas aux divertissements et à l’acrobatie.Malgré tout, dans cette Russie préstalinienne et stalinienne, un grand professeur, Vaganova, repensera en profon deur l’enseignement de la technique et le rôle du ballet; Lopukhov s’interrogera sur le travail chorégraphique, pour produire en 1923 un travail capital: “Sym phonie Danse", véritable effort de ballet “abstrait”, dont le seul antécédent en Russie était les-“Sylphides'’ de Fokine; puis.Lavrovsky créera un merveilleux ballet sur une musique non moins merveilleuse de Prokofiev, “Roméo et Juliette”, Enfin, c’est sous l’instigation d'un danseur du Bolchoi, Moiseyev, que naîtra la plus grande troupe de danse folklorique russe.Dans les années 50 et 60, à l’occasion des premières visites étrangères du Bol choï, du Kirov, et de la grande Ulanova, le public européen et américain repren dra conscience du ballet russe, fait en Russie.Ce dernier est loin d’être mort, malgré les difficultés sociales et le départ de nombreux danseurs et artistes au cours du premier quart de notre siècle Les écoles russes ont produit comme elle' l'ont fait auparavant et comme elles con tinueront sans doute de le faire, une pléiade de grands danseurs.Nous avons la possibilité de les apprécier lors de visi tes régulières comme celle de cette se maine.r 16 • Le Devoir, samedi 15 juin 1974 cahier des arts et lettres r ESSAI V______ Sur les sens prodigieux de la mémoire ferronienne / ; pat- VICTOK-I.BVV IIKAl l Cher Monsieur Boucher, Je ne vous le dirai pas en mettant une paire de gants blancs doublés de mouton: votre ouvrage sur Jacques Ferron m'a fait triper (comme on dit en langue vulgairei.Que voilà un livre qui se lit aisément, dans lequel on entre comme entre Tinamer dans le p'tit bois de Longueuil et d'où on sort ému parce que vous avez su nous parler avec passion et connaissance d'un écrivain que pour ma part je considère comme notre plus grand auteur, celui de qui la littérature québécoise moderne procède, celui qui a mis un dôme mythioue aux ciels québécois, façon oe dire qu’il nous a rendus possibles dans notre invention de nous-mêmes.Maurice Blanchot a écrit dans un autre très beau livre, L’Ami- tié, qu ‘il y a un moment où il n’y a rien, puis un moment où les signes se multiplient ’.Le lecteur attentif de Jacques Ferron pourrait lui appliquer cette phrase, dans le sens large du mot, étant donné qu'il a commencé petitement, comme s’il n'avait pas eu grand-chose à dire (ainsi qu’il l’a avoué lui-mème).C'est l'oeuvre se faisant en lui qui a fait Ferron, ainsi Éff Pv » vous écrivez, en souhaitant presque de ne pas être trop clair.Je n éprouve jamais tout a fait ce besoin avec Jacques Ferron, j’aime bien les coins que je laisse volontairement dans l'ombre, un peu comme lui-mème ne nous dit pas tout du p'tit bois de Longueuil, celui de l'enfance enchantée de Tinamer où, comme des ombres sacrées, apparaissent Monsieur Northrop déguisé en lapin britannique.Messire Robson, ce vieux prêtre qui.mort en 1847, cherche la petite Mary Mahon dans les bois du Bas-Canada, le signor Pétroni qui est le nouveau propriétaire du lopin de terre et, bien sûr, Léon de Portan-queu/Ferron, le géniteur, celui qui possède les clés du ciel et de l’enfer, les clés de l’enfance dont il doit transmettre le secret à sa petite Tinamer.Transmettre le secret pour qu’ainsi elle puisse être sauvée et, se sauvant, sauver les autres.C’est là le sens du conte, le pourquoi de sa rédaction, dans une écriture presque religieuse et dans le sens que Jack Kérouac donnait à ce mot.Vous citez cette phrase de L’Amélanehier pour nous bien montrer la naissance de la mémoire de Tinamer, en vérité une très belle chose que je n'hésite pas à reproduire ici: “Mon père me prit sur ses genoux L’illumination n’était pas au-dehors, mais au-dedans de moi-méme.Mon petit théâtre intime et personnel commençait.Je me disais que pour la première fois de ma vie j’allais traverser la nuit et qu’à l’avenir elle ne s’interposerait plus entre ma conscience de la veille et ma conscience du lendemain, qu’enfin et pour toujours je me trouvais réuni à moi-méme, capable de continuité par mes seuls moyens, indépendant de la topographie familière qui m'avait jusque-là servi de mémoire.’’ Vous écrivez après cela que l'exercice de sa mémoire va permettre à Tinamer “de se rattacher à la partie d’elle-même quelle a oubliée, de réunir le fil de sa vie, de redécouvrir son identité ".C’est tout ce processus, dans sa fabrication de bonne foi, que vous analysez, dans l'aura presque alchimique de Léon de Portanqueu/Fer-ron, sous la protection-totem de l amelanchier dont Ferron, après Marius Barbeau, a approfondi le symbolisme, ses valeurs-refuge (dans le vrai sens du mot), en faisant l’arbre des rêves de l'enfance, ceux qui fleurissent dans la grande saison de mai, généreux dans leur manifestation éphémère et qu'une fois adulte il faut redécouvrir parce que, comme vous l'écrivez encore, il est T’être privilégié en qui se cache l’enfance et qui déclenche la mise en marche de la mémoire”.Mais qu'arrive-t-il à ceux qui, contrairement à Tinamer, ne peuvent se rattacher à la partie d eux-mêmes qu’ils ont oubliée et qui sont impuissants à réunir le fil de leur vie?Pour nous le montrer, vous nous parlez de Jean-Louis Maurice, cet aliéné incapable du “Je ", donc de son identification, parce que privé de mémoire, autrement dit privé du souvenir, privé du lieu de son enfance.Léon de Portan-queu/Ferron, médecin pénétrant, essaiera avec succès d’y remédier en emmenant Jean-Louis Maurice dans le p’tit bois de Longueuil.au pays de l'amé- McLl ll \\ xitile de lu page ri-conl rc c'est un artefact, relevant de la technologie; le cliché constitue l'environnement dans lequel nous vivons.L'automobile, la ville, telle phrase de Marcuse, ou l'électricité Or le propre de l'environnement, c’est d’exercer une influence subliminale, subconsciente, de faire de nous de somnambules.Ce que nous faisons se substitue à ce que nous sommes.C’est pourquoi, comme le signalait McLuhan dans “War and Peace in the Global Village”, à chaque invention (la roue, etc.) succède une guerre: l’homme se jette dans la violence pour tenter de récupérer le sentiment de son propre corps que la nouvelle technique lui a fait perdre.Ce que tente de faire la guerre, l’art le fait avec moins de dommages.L’article cite, réactive le cliché, l'arrache à l'immobilité pour le révéler comme opération.“Le banal, tel quel, dit McLuhan, est riche d'énergie; mais il faut du talent pour la libérer.Le meilleur moyen, c’est de frotter deux clichés ordinaires l'un contre l’autre; comme deux morceaux de bois, ils prennent feu”.Ainsi fait, par exemple, Ionesco dans son théâtre pour le cliché verbal.Tout cliché est potentiellement une sonde, peut devenir un archétype, c’est-à-dire un jeu de rapports, d’intervalles — un véritable anti-environnement.Que le cliché porte en lui-même cette possibilité, McLuhan en donne plusieurs exemples.Voici qu’apparait un nouveau cliché, une invention technique: il s’affirme, triomphant, unique, et nous n’avons plus d'attention que pour lui.Mais ce triomphe du nouveau est trompeur, et dans la réalité les choses se passent tout différemment.L’invention de l’imprimerie par Gutenberg, par exemple, met en veilleuse la culture manuscrite du Moyen Age, mais ramène au premier plan la culture antique; plus lanchier, exactement comme mon père, surveillant au Mont-Thabor.arrivait le vendredi soir à la maison avec l’un ou l'autre de ces pauvres enfants sans famille.sa'ns souvenirs d’enfance et sans lieu-refuge pour être dans leur présent et, partant, dans leur avenir.Faute d'espace, je ne peux pas tout dire, ni de Ferron, ni de votre étude.Je puis cependant ajouter que vous avez très bien compris que l'histoire fabuleuse de Tinamer rejoint celle du pays dont Ferron a été et est toujours le grand-prêtre, ce pays parti lui aussi à sa re- près de nous, le vêtement du hippie (autre cliché, autre forme technique) révoque le complet veston, mais en récupérant l'archétype du bon sauvage.Il y a là, semble-t-il, une loi constante, et dont nous pouvons même trouver des illustrations dans la littérature récente du Québec.Chez Marie-Claire Blais, la révolte juvénile de Jean-le-Maigre détruit l’univers des parents, mais reprend contact avec celui de Grand-Mère Antoinette.Dans les livres de Réjean Ducharme, la plus moderne écriture annule la forme romanesque du XIXe siècle au profit des formes anciennes que sont l’épopée (“La fille de Christophe Colomb”) et les romans de la Table ronde (“L’o-cèantume”).Si nous croyons vivre des commencements absolus, c’est que nous sommes induits en somnambulisme par les clichés technologiques qui constituent notre environnement.Faites-les jouer, frottez-les l'un contre l’autre, et ils iront ramasser, dans le temps et dans cherche comme Tinamer.remontant à ses enfances, à la source sacrée de ses commencements pour mettre fin à l'ambiguité du présent et pour que s’ouvre enfin l’avenir, et la nuit de l'avenir dont il est difficile de dire ce qu elle sera, comme l’écrit encore sublimement Ferron: “Un pays, c’est plus qu'un pays et beaucoup moins, c’est le secret de la première enfance; une longue peine antérieure y reprend souffle, l'effort collectif s’y regroupe dans un frêle individu; il est l age d'or abîmé qui porte tous les autres, dont l'espace, les choses les plus étonnantes.Précisons encore, pour netre pas trop infidèle à la pensée de McLuhan: l'important n’est pas la chose même qui est récupérée (le monde antique ou celui de Grand-Mère Antoinette), mais le rapport, le jeu de l'intervalle — le “making'' plutôt que le "matching", le faire plutôt que l’appariement.S’il y a du nouveau dans le monde cù nous vivons, c’est bien la nécessité qui nous est faite d’appliquer tous nos pouvoirs d’attention à ce jeu, à ces rapports.Plus que nos prédécesseurs nous sommes menacés par le somnamulisme parce que la terre est oa[ïia(ô5353a .HEURT FOldULTERENCE HILL R Éinpiju H TONINO WLERII 5e Mois SUR SEM.: 7.30-9.30 rïSFçr FESTIVAL 525 8600 1206,St.Catherine e CREftlflZlE Cinémas 0DE0N 9 meurtres insolites.iians une même juurnêe, par un seul humme, dunt ce n’est pas le métier."LES CRIMES SE SUIVENT ET NE SE RESSEMBLENT PAS" Le Figaro "TRINTIGNANT SAIT TOUT DU CINÉMA" France Soir ST KIIS CHMUK 3IM210 SU CAtHIRINE PU IX 25S 622« ciné-parc odéon M.523 9751 Ciiieihirc INilInnl IVALLEYFIELD SALABERRY JULIETTE JOLIETTE EATON FOYER DES ARTS 9E ETAGE EN VILLE Exposition-vente des peintures de l'artiste Jacqueline Marcoux jusqu'au samedi 22 juin Foyer des Arts Eaton, 9e étage.Centre-ville Exposition des créations d'artistes québécois au restaurant Eaton "La Galerie" du Mail Cavendish (quartier Côte-St-L EATON FOYER DES ARTS 9E ETAGE EN VILLE 1 LES I CHINOIS 1A PARIS “JEAN VANNE Uft [Ï8ans un film d.Adultes Ti Radley f«A J Metzger j jj | t ' SGSffâ Un festin pour les fins connaisseurs "Un regard libéré sur un menage bizarre.LE PREMIER film écrit et réalisé par JEAN-LOUIS TRINTIGNANT unejoumee bien remplie JACQUES DUFILHO LES FILMS MUTUELS le DAUPHIfl SEM.7.15 -9.15 BEMI8ICN «ES DIBEIIVIllE721-6060 SAM' Dl*': l-,s-3-,5-5-,s-7 '5-».15 him de Bertrand Blier Vi Gérard Depardieu Patrick Dewaere Jeanne Moreau BERRI: 12.50-3.00 5.10-7.20 9.30 VERDUN: SEM.: 8.00 SAM.DIM.: 2.00-6.00 10.00 SI DENIS, STE CATH 878-2424 3141 WEUIN6T0N 7«l 2092 "ON NE PEUT VIVRE AU QUÉBEC EN 1974 SANS AVOIR VU BINGO" Un film de JEAN-CLAUDE LORD Uns* Psss* S b 0 Or BTTT' |T|1 ’ nor.a.M.s Bill U'Jtl -fl PlaceVICTORIA Tel 878 1451 1.00 - 3.00 -5.00 -7.00 -9.00 le DAUPHIN lEAUliEN PIES O'IBEmiE 721-6060 (•né Homisr Roy, Son Dimanche" SEM.: 7.30-9 30 SAM.OIM.: 1.30-3.30-5.30-7.30-9.30 i 47197 125732 cahier des arts et lettres Le Devoir, samedi 15 juin 1974 * 19 âe MEXICO Le Royal Winnipeg Ballet n’aura pas à se plaindre ! PO^BR IGI TTK >1 OK IS SETT E correspinidanie du BE\ OIR MEXICO — En entamant sa longue tournee sud-américaine (Argentine.Pérou, Brésil, Colombie.Nicaragua.Mexique et.a la mi-juin.Cubai, le Royal Winnipeg Ballet avait presque tout prévu, même ce précieux tapis de vinyle qui suit la troupe dans toutes ses escales.Tout prévu, sauf cet ennemi plus sournois que la chaleur ou l'humidité et que seul le temps peut mater: l'altitude.À plus de 7,000 pieds d'altitude.Mexico est la capitale la plus élevée d’Amérique latine (après La Pazi.Durant les premiers jours, cela vous coupe un peu les jambes et le souffle, vous apesantit le corps et l’esprit et.surtout, vous communique un irrésistible goût des siestes prolongées! Les habitants de la capitale eux-mèmes s’en plaignent après quelques semaines d'absence.Aussi est-ce avec un soupir de soulagement que les 28 danseurs (la troupe comprend au total une quanrantaine de personnes) ont quitté Mexico après huit représentations, entrecoupées de deux sepctacles très réussis à Puebla, pour les hauteurs plus modérées de Guadalajara.L'accueil du public de Mexico, dont les réactions très souvent rappellent davantage la circonspection anglo-saxonne que la fougue latino-américaine, leur a néanmoins valu une juste compensation.Unedizaine de levers de rideau, le soir de la dernière et une salle presque aussi remplie qu'à la première à laquelle assistaient la femme du president de la République, Madame Ester Zuno de Echeverria (qui n’est pourtant pas très friande de manifestations mondaines I.de même que plusieurs ministres, hauts fonctionnaires et une dizaine d'ambassadeurs dont celui des États-Unis.d'Argentine, de Grande-Bretagne, d'Australie, etc.À en juger par cette élégante assistance, l'ambassade canadienne à Mexico jouit d’excellents contacts; l'ambassadeur.M.Maurice Schwarzman.manie avec autant d'aisance le français et l'espagnol que l an-glais.et son collègue, M.Roland Rainville, un Québécois qui retournera bientôt à Ottawa apres six ans en poste en Amérique latine, s'est acquis par son dynamisme et son sens de l'humour de précieuses amitiés auprès de la presse et de certains milieux culturels mexicains Invité par le gouvernement mexicain grâce à des subventions des Conseils des Arts du Canada et du Manitoba, le Royal Winnipeg Ballet s’est produit dans la salle la plus presti- gieuse de Mexico, théâtre de 2.000 places en plein coeur de la capitale, sorte de monument à la gloire de l'Art Nouveau dont la construction fut commandée par Porfirio Diaz.le dictateur abattu par la révolution de 1910 et qui durant un règne d'un quart .e siècle dota le Mexique d'une foule d'édifices au goût français de 1 époque.C'est d'ailleurs dans la même salle que.deux semaines plus tôt.se produisait pour la premiere fois au Mexique un orchestre canadien Sir Alexander Brott y a dirigé l'Orchestre de Chambre McGill, renouant ainsi avec une amitié mexicaine qui remonte à 1958 alors qu'il remporta a Mexico le premier prix d'un concours international de direction d'orchestre avec le privilège, l'année suivante, de diriger l'Orchestre symphonique de Bellas Arles.(Avec un programme comportant des oeuvres de Corelli, Mozart.Bartok.Vivaldi.Mendelssohn.Brott et Mercure.l'Orchestre McGill eut la déception, dans la capitale, de se produire devant un auditoire tristement clairsemé mais remporta dans quatre autres grandes villes mexicaines un vif succès dans des salles aux dimensions plus modestes et bien remplies!.A en juger par le nombre de troupes de danse, tant folklorique que classique, qui se sont produites ici depuis le début de I année, les Mexicains manifestent un goût très marqué pour cet art.dû sans doute à des traditions remontant bien avant la conquête espagnole.Lors du passage du Ballet de Winnipeg, j'ai assisté à des applaudissements nourris soulignant des envolées classiques somme toute assez peu aériennes.Il est vrai que la troupe excelle surtout dans des ballets modernes comme "Sébastien ", "Messiah"."Rita Joe ", bien au goût du jour, à la sensualité raffinée, integrant chansons pop.musique électronique vibrante ou spatiale et projections cinématographiques A travers toute l'Amérique latine.ces trois ballets ont remporté un très vif succès même si.quelquefois, ils ont pu prendre les spectateurs par surprise.Dans ses différents programmes de tournée, le Winnipeg Ballet avait pris soin cependant de doser le classique et le moderne de façon à "apprivoiser'' des auditoires dont on ne pouvait à l'avance prévoir les réactions En Australie, lors d'une tournée qui remonte à deux ans.l'imprésario avait voulu faire retirer du programme un ballet comme "Rita Joe " sous prétexte que l'Australie ne connaît pas le problème de l'intégration (ou de l'exploitationi des Indiens à (ou pan la civilisation blanche et urbaine! Que ce soit au Pérou ou au Mexique (où dans le seul Etat de Oaxaca on a pu recenser jusqu a soixante dialectes relevant d une quinzaine de groupes linguistiques différents), un tel theme ne laisse personne indifférent.D'ailleurs, dans tous les pays d'Amérique latine a forte population indigène, il existe des troupes de ballet s'efforçant depuis quelques années déjà, tout comme au Canada et sans doute pour les mêmes motifs d identité culturelle.d intégrer à des chorégraphies fliodernes des thèmes a très forte coloration indigène Anna-Maria de Gorriz.interprété de Rita Joe ayant pendant quelques années dansé avec la troupe du marquis de Cuevas et la seule, de toute la troupe de Winnipeg à parler d'autres langues que l'anglais, s'est mérité dans le plus important quotidien de Mexico.l’Excelsior.une longue entrevue dans laquelle elle declare: "Le ballet classique ne peut être un art figé: il doit se renouveler, refléter la société contemporaine, ses problèmes et la fiesta qui fait aussi partie de la vie ".# Dans le même journal, le critique.après la première, saluait le passage de la troupe canadienne par les plus vibrants éloges: grand attrait scénique, admirables interprètes, chorégraphies surprenantes, art sensuel et passionné Plus circonspect, le critique de "Novedades".quotidien au ton pourtant plus populaire, louait certaines performances des premiers danseurs tout en qualifiant certains numéros comme "les patineurs ' (sur une musique Mayerbeeri de "mous, insipides.scolaires et hors du temps" Cela dit.la critique au Mexique est à peu près inexistante, du moins en ce qui concerne la musique symphonique et le ballet.de sorte que le Winnipeg Ballet (tout comme l'Orchestre de Chambre McGill) s est valu eu de commentaires mais eaucoup de comptes rendus mondains assortis de nombreuses photos en couleur et noir et blanc, aussi bien que plusieurs entrevues et reportages télévises Somme toute, n'est-ce pas là le but visé d'abord par les tournees subventionnées, lesquelles ne sont pas seulement des moyens de diffusion de la culture d un pays mais aussi, sinon davantage, des entreprises de prestige national?DIVORCE A LA RUSSE Il y a six mois Valery Panov était libre de quitter la Russie mais il y avait un piège Valéry Panov, étoile des Ballets Kirov et l’un des plus célèbres danseurs du monde, a fait l’objet de persécutions depuis le jour où lui et sa femme Galina demandèrent à émigrer en Israël.Tous deux perdirent leur emploi, et il fut jeté en prison sous l’accusation de “voyouterie”.Actuellement il est virtuellement prisonnier dans son logis et continuellement harassé par le K.G.B.Après l’avoir mené au bord du désespoir, au point qu’il entreprit une grève de la faim qui dura trois semaines, le gouvernement soviétique lui accorda finalement le visa sollicité, mais refusa le visa à sa femme.Valéry se trouvait devant un choix cruel: partir sans Galina, ou bien rester sur place et faire face à un avenir incertain.(Il a déjà été accusé de “parasitisme” parce qu’il est sans emploi.Or c’est le gouvernement qui l’a empêché de poursuivre sa carrière).Panov refusa de partir sans sa femme.Le visa lui fut alors retiré.Nous vous demandons de vous joindre à nous pour démontrer au gouvernement soviétique que partout il y a des gens que le sort tragique des Panov inquiète.Nous adressons un appel aux dirigeants de l’Union Soviétique pour qu’ils remplissent leurs devoirs conformément à la loi et aux principes moraux internationaux, en laissant partir pour Israël Valéry et Galina Panov.Le principe même de la détente et des programmes d’échanges culturels où nous sommes profondément engagés est en jeu.C’est uniquement dans une atmosphère où est respectée la dignité de l’artiste et de la personne humaine que des relations culturelles peuvent exister et se développer.Hon.Robert Abrams Professor Lewis Cohen Norman McLaren Edward Albee Professor Irwin Cotier Eric McLean Paul Almond May Cutler Jack McClelland Ron Atkey M.P.James de B.Domville Michael Meighen Clive Barnes Geraldine Fitzgerald Samuel Moskovitch Q.C Patricia Barnes Galerie Moos Mike Nichols David lllan Joel Grey Donald Pilon Andy Barrie Ida Haendel Hal Prince Sam Berger Jeffrey James John Pratt Pierre Berton Nora Kaye L.Rasminsky Theodore Bikel Hon.Ed Koch Mordecai Richler Pat Blandford Donald Lautrec Jean-Louis Roux Harry Blank Q.C.M.A.N.D.Fred Lebensold Herbert Ross George Bloomfield Stanley Lewis Beverly Sills Charles Bronfman Uriel Luft Gordon Sinclair Robert Bruck Sidney Margies Rabbi Harry J.Stern Sen.Thérèse Casgrain Soeur Marie Noëlle Barbra Streisand L’Hon.Lionel Chevrier, C.P., C.R.Robert Massie Dusty Vineberg Doris Clark Suzanne Massie Theo Waddington Leonard Cohen Don McGowan Alice Winant John Ciaccia M.A.N.Juge Françoise Laporte Joanne Woodward David Giles Carter Phyllis Lambert Douglas Léopold CE MANIFESTE EST COMMANDITÉ PAR L'ACTION FÉMININE DE MONTRÉAL POUR LES JUIFS DE L'U.R.S.S., C.P.4134 WESTMOUNT, ET LE COMITÉ DE MONTRÉAL POUR LE JUDAÏSME SOVIÉTIQUE.ÉÊËmmmË : ¦";,ê '' /¦> 7 -V/ ¦a-mw-a: y.¦¦¦¦ / ¦¦¦'¦ y/' /.'/4v "yfm ¦êmëB r / Hfll /.• -V > ?îH .Information de dernière heure !.Les Panov reçoivent leurs visas ! Nous, les membres de L’Action Féminine de Montréal pour les Juifs d’URSS, les “35”, ainsi que le Comité de Montréal pour les Juifs Soviétiques exprimons notre profonde gratitude aux hommes et aux femmes de bonne volonté qui ont soutenu les Panov dans leur lutte acharnée pour que soit reconnu leur droit fondamental de quitter la Russie et aller en Israël.Ce succès a été dû entièrement à vos efforts et à la pression que vous avez exercée.Nous espérons que les Soviets ayant entendu la voix de la raison rendrons à présent la liberté aux milliers d’autres Juifs qu’ils retiennent encore parce que leurs noms ne sont pas assez célèbres pour qu’on se batte pour leur cause.Nous faisons appel aux dirigeants de l’Union Soviétique pour qu’ils relâchent les prisonniers de conscience et cessent le harcèlement et la persécution de ceux qui désirent émigrer.L’Article 13 de la Déclaration Universelle des Droits de L’Homme, dont L’Union Soviétique est un des signataires, stipule le droit fondamental de tout individu d’émigrer vers le pays de son choix.Au nom des rapports amicaux entre nos deux pays que nous encourageons de tout coeur, c’est tout ce que nous demandons de l’Union Soviétique.» 20 • Le Devoir, samedi 15 juin 1974 cahier des arts et lettres s tn MUSIQUE L’imprésario Louis-Honoré Bourdon par GILLES POTVl* V____________ L'une des grandes figures du monde artistique montréalais, limpresario Louis-Honoré Bourdon, est décédé samedi dernier a sa residence d'Outremont.à l àge de 83 ans et neuf mois.Retiré depuis une trentaine d'années, il vivait de souvenirs accumulés au cours d une longue carrière active, s'échelonnant de 1910 à 1944.au cours de laquelle il a présenté aux Montréalais des centaines de manifestations musicales avec le concours des plus grands artistes du siècle, de Mary Garden et Enrico Caruso à Pablo et Vladimir Horowitz.Louis-H Bourdon était le dernier survivant d une poignée d hommes courageux et entrepre- nants, aimant profondément la musique et qui.au cours de cinq ou six décennies, ont réussi à mettre le nom de Montréal au rang des grandes métropoles artistiques Les Montréalais ne savent pas vraiment ce qu'ils doivent a des hommes comme Charles-Onésime Lamontagne, J.-Albert Gauvin.Bernard R.LaBerge Louis-H Bourdon et quelques autres.C'est grâce à leurs efforts que Montréal a commencé à s’inscrire sur les itinéraires des tournées des sommités du monde musical.Avant 19tXi.un nombre très limité de musiciens d'envergure internationale s étaient aventurés ici.ne réalisant pas que Montréal était en voie de deve- nir une ville d'importance.Il fallait des gens décidés pour les convaincre d'abord et assurer ensuite la préparation des concerts et des tournées.Bourdon naquit dans un milieu propice, à Longueuil.le 13 septembre 1890.Son grand-père était Leon Derome, ce boucher prospéré qui avait encouragé et aide Calixa Lavallée Son père était un baryton amateur et son frere Rosario, son ainé de cinq ans.allait devenir un violoncelliste prodige avant d aller étudier en Belgique pour devenir ensuite membre de l’Orchestre de Philadelphie puis chef d'orchestre.principalement aux studios de RCA au New Jersey.On sait qu'il dirigea le concert inau- gural de l'Orchestre symphonique de Montréal, au Plateau, en janvier 1935.Louis-H.étudia aussi le violoncelle et se rendi.a Gand où il séjourna trois ans.A son retour, il opta ‘cependant pour le métier d'impresario et il fit ses débuts dans ce domaine en organisant la .première saison du Quatuor à cordes Dubois en 1910.Cet ensemble.dont l'existence se prolongea durant 26 ans.bénéficia toujours bénévolement des talents d’organisateur de M.Bourdon, dont le beau-père.Jean-Baptiste Dubois était le violoncelliste et fondateur du quatuor qui portait son nom.Le 9 avril 1912, le jeune impresario se risqua à présenter Théâtre SAINT-DENIS Theatre Théâtre St-Denis, le lundi soir, 16 Janvier ¦0rant/ Ôaucer/ SOUS Lt HAUT PATRONAGE DU MINISTERE d.BEAUX ARTS DE FRANCE.DONNE PAR THÉODORE BOTREL Lucien de GERLOR DIRECTION EXCLUSIVE : LOUIS H.BOURDON MADAME, chez On NETTOIERA AVEC SOIN votre ROBE OU VOTRE MANTEAU (téléphonez: Est 5Ü DO BEAUfMVTBureau ccnlral) MONTREAI Mercredi soir 4 FEVRIER 1925 Recital conjoint donné par Wednesday evening FEBRUARY 4th 1925 N Joint Recital given by le PIANISTE VIOLONCELLISTE CORTOT CASALS PROGR \MME 1 Sonate en Do mineur (C mintu*1 AHctp’o Andante tr Allegro moderato 2 Douze Etudes Symphoniques, Op,.13.11834) F-.n Forme Dc Variations Twelve Symphonic Studies 3.Suite en Do mineur (pour violoncelle seul) minor) j for cello only) Allemande Sarabande Bouréc Prologue Sérénade et Finale the PIANIS1 Saint-Saëns I Debussy LE PIANO STE IN WA Y est fournir la MAISON LINDSAY Théâtre Saint-Denis, le 1e) mars St.Denis Theatre, March Dth Jascha HEIFETZ -Jascha HEIFETZ violoniste • violinist Administration Louis H.BOURDON Management une artiste de classe internationale, le célèbre soprano Mary Garden, créatrice du rôle de Mélisande, à l’Aréna de Montréal.Malgré son enthousiasme et l’énergie qu’il déploya à annoncer le concert, notamment en plaçant des banderoles entravers des rues à trois grandes intersections, il perdit $300.Mais une fois engagé dans l’entreprise de l’organisation de concerts, il n’allait pas s’arrêter et chaque saison qui suivit, jusqu’en 1944, Louis-H.Bourdon assura la venue à Montréal d’une pléiade de musiciens et d’attractions diverses, comprenant les plus grandes célébrités.La liste en est si imposante qu’il est quasi impossible de la donner au complet.De ces grands artistes, plusieurs sont demeurés des amis avec qui il correspondait régulièrement par la suite, notamment Pablo Casals et Geraldine Farrar.Bourdon était animé d’un idéal artistique et son choix d’artistes correspondait toujours.dans une certaine mesure, à son goût personnel.C’est ainsi que le célébré pianiste-compositeur Sergei Rachmaninoff est venu ici en récital à 16 reprises pour le compte de M, Bourdon.Deux artistes qu’il affectionnait particulièrement étaient le pianiste Alfred Cortot et le violoniste Jacques Thi-baud II les présenta individuellement et conjointement à plusieurs reprises mais ne réussit jamais à réunir ensemble le trio célèbre qu’ils formaient avec Pablo Casals.Ce dernier vint fréquemment ici pour le compte de M.Bourdon, même en récital conjoint avec Thi- Paul Maugé, Editeur till COURRIER O’ un Québécois en Allemagne La musique d’aujourd’hui est condamnée à mourir, si après les expériences conceptuelles et structurelles elle n'arrive pas à vraiment "changer la réalité”.Je crois qu’au point où on en est, après avoir compris l’école sérielle et la non-polarité, la non-direction, la musique pure partie d'une non-temporalité, après avoir vécu l’art conceptuel et avoir compris que toute détermination est art, qu'une idée parle seul fait de son émission existe et vit vraiment, nous devons enfin pouvoir changer la réalité: que la musique ne soit plus un passe-temps pour intellectuels mais bien la découverte continue d'univers incroyables; la mise en chair de nos rêves les plus profonds Jusqu’ici, en tant que compositeur, je n’ai rien vraiment vécu, je n’ai pas changé la matière; je n'ai que posé des hypothèses, j'ai aperçu un autre possible et j'ai même compris la vérité du temps; j’ai compris qu’au début était le temps puis la lumière.Aujourd'hui le vrai compositeur n'est pas celui qui sait ces choses-là, aujourd’hui le vrai compositeur est celui qui peut, avec cela, créer un organisme vivant.Un anthropologue américain nous le prouve bien: l'anthropologue peut vouloir étudier la magie mexicaine, mais pour ce faire il devra lui-mème devenir magicien, passer par toutes les expériences, vivre' La musique est comme cette femme qu’un esthète bien intentionné a décrit sous tous ses aspects mais avec qui il n’a jamais pu procréer.La musique contemporaine est, dans les milieux artistiques, un être avant tout formé objectivement, c’est notre nouvelle sécurité en musique: objectivité, construction, structure.On présente une pièce de musique, on dit qu elle est structurée comme-ci.comme-ça, mais la pauvre musique ne peut se défendre car il lui manque des yeux, des oreilles, ses pieds sont croches, il lui manque la vie, la fantaisie! Notre jugement musical a hélas toujours besoin d’un pôle pour juger, d’une norme, et il en va de même de la sensibilité, on ne l'apprivoise qu’avec des choses connues, même à une époque où plusieurs langages sont utilisés, on préfère se ranger d'un côté et etre' en sécurité.Les développements de la musique sérielle et de l’art conceptuel nous permettent de bâtir des édifices d’une "pseudo” grande complexité mais avons-nous vraiment compris les pourquoi fondamentaux de ces développements?En architecture, les projets, mêmes les plus fous, doivent tenir debout, car s’ils ne tiennent pas, des êtres humains risquent d’être tués.En musique.par contre, les projets les plus fous peuvent être réalisés car en fin de compte ils ne risquent de blesser personne (généralement.,), mais on onblie toujours que la musique est un art des vibrations et que les monstres peuvent, spirituellement, blesser ou meme tuer.Cela signifie musicalement que le compositeur n’est pas celui qui peut écrire des notes les unes après les autres selon des concepts abstraits, mais qu’il doit vraiment vivre avec des notes et que ces notes doivent aussi vivre.Alors seulement il peut théoriser! Cette voie s’appelle "intuition-compréhension-assimilation.” Exactement comme on ne peut déterminer abstraitement un gouvernement pour un peuple, on ne peut déterminer abstraitement des structures pour la musique.Aujourd’hui le vrai compositeur ne peut plus s’attacher à un langage déjà organisé, mais doit au contraire etre capable de comprendre et d’assimiler les différents langages musicaux'de l’humanité et ensuite intuition-ner des univers inexistants, trouver des mondes inconnus.De plus, par le seul fait çiu'au-jourd’hui un énorme procédé de nivellation est en cours, le compositeur doit en même temps provoquer et un changement de la sensibilité et dégager par sa musique de telles forces que l'auditeur veut aussi participer à ce changement de la sensibilité, que l'auditeur puisse dire “ce que j'ai entendu c’est une chose que je n’aurais jamais pu imaginer, il est donc possible de réaliser ce dont je rêve!”.De cette façon la sensibilité est à la fois individuelle et universelle.Du fait de l’énorme arsenal de possibilités qu’il a à sa disposition, et de sa responsabilité vis-à-vis de l’humanité, le vrai compositeur doit connaître son métier, c.a.d.qu’il doit pouvoir tout écrire et bien, car il ne peut se permettre d'ètre limité.Ensuite les idées les plus folles lui viendront à l’esprit: il saura les faire vivre.Ceci est très important car la musique est d’essence divine et ce n’est pas le compositeur qui détermine ce qui doit être écrit mais des forces qui nous sont inconnues, mais toujours très présentes.Un peintre ne pouvant pas peindre de perspective n’est pas un peintre pour moi, c’est peut-être un être éminemment créateur, peut-être génial, mais ce n'est tout simplement pas un peintre.Un magicien qui ne sait que faire des tours de chapeaux et de cartes n’est pas un magicien, j’admirerai celui qui sort les choses les plus incroyables de son,chapeau, mais pas le magicien.On attend du comédien qu'il puisse faire tout de son corps et de sa voix, on doit aussi attendre la même chose du compositeur! Enfin, avec ces outils, le compositeur pourra changer la réalité, rendre vraies les choses jugées impensables, organiser des balances qui n’étaient jusqu’ici que concepts, que blabla d’artistes et d'intellectuels! Claude VIVIER Cologne lialk'l Bolshoi 110 ARTISTES Solistes — Corps de ballet — Orchestre symphonique Juin 17 & 2U 20h,30 LAC DES CYGNES 2e acte Juin 22: 14h.30 Juin 18-19& 22 20h.30 Juin 20 20h,30 DIVERTISSEMENTS NUIT DE WALPURGIS GISELLE 2e acte DIVERTISSEMENTS DON QUICHOTTE 3e acte DON QUICHOTTE 3e acte DIVERTISSEMENTS NUIT DE WALPURGIS Billets/Soirée: $12 $10 $7 $5 $4 Matinée: $10 $8 $6 $4 $3.EN VENTE: CCA 1822 ouest Sherbrooke, Place des Arts, Montreal Trust P.V.M.Agences &CHARCEX 932-2234 SALLE WILFRID-PELLETIER baud.L’hommage le plus éloquent que l'on puisse rendre au disparu est de donner ici quelques noms des artistes célèbres qui se sont produits sous ses auspices.Dans le domaine du chant, ce palmarès réunit les noms de Mary Garden, déjà mentionnée, Nellie Melba.Emma Calvé, Ninon Vallin, Emma Albani, Galli-Curci.Pauline Donalda, Maria Jeritza, Enrico Caruso, Edmond Clément, Eva Gauthier, Paul Dufault, Kirsten Flagstad, Lotte Lehmann, Tito Schipa.Paul Robeson, Marti-nelli, Kiepura, Gigli, Louis Graveur, Martial Singher et des douzaines d'autres.La seule fois que le célèbre Enrico Caruso vint à Montréal, le 27 septembre 1920, il chanta à l’Aréna Mont-Royal, aujourd’hui désaffecté, angle des rues Mont-Royal et Saint-Urbain.Le célèbre ténor était alors au sommet de sa gloire, commandant des cachets fabuleux.Mais le jeune impresario rassembla un public de plus de 7,000 personnes et les recettes de cet unique concert s’élevèrent à $28,700, ce qui constitua un record mondial à l’époque.De cette somme, Caruso empocha plus de $20,000, l’un des plus gros cachets de toute sa carrière, Caruso avait commencé cette tournée à Montréal et c’est par la suite qu'il prit froid et contracta la maladie qui devait l’emporter moins d’un an plus tard.Du côté instrumental, Louis-H Bourdon fit venir dans nos murs les plus grands noms.Chez les pianistes, outre ceux déjà mentionnés, citons Bac-khaus, Lhevinne, Paderewski, HIS MAJESTY'S PIM A Mit MH 'l l I '• MAI - SU N AF F FR NOON.MARCH 1DID-ID22 RECITAL êttm ffitachmanmaff PIANISTE-COMPOSITEUR /lilnunïstration : 1.//.B/urdnn.Manaçenirnt TOUS LES DISQUES DE RACHMANINOFF ENREGISTRÉS SUR LES DISQUES VICTOR SONT EN VENTE CHEZ •ATI-KCLEROUX The Midnight Man, présentement à l'affiche du cinéma Palace, est la toute dernière réalisation du comédien Burt Lancaster, assisté de Roland Kib-bee.On sait depuis longtemps que Lancaster s est souvent ingéré dans le processus de réalisation de diverses productions.Non content de se plier aux exigences de certains réalisateurs, il a souvent bousculé le tournage de certains films et obligé les producteurs à trouver en pleine période de travail un nouveau metteur en scène.Pendant le tournage de The Train, il a eu de violentes confrontations avec Arthur Penn qui originellement avait été assigné au projet mais comme Penn ne voulait, absolument pas transformer sa conception du film.Lancaster, dans sa toute puissance de comédien hollywoodien.l a obligé à abandonner le tournage.Penn fut donc remplace par un bon ami de Lancaster, John Frankenheimer Le résultat n'a pas été des plus brillants! Lancaster est.malgré tout un comédien courageux qui n'a pas peur de prendre des risques.Il s’est battu avec acharnement pour que Sidney Pollack, l'auteur de They‘Shoot Horses, don’t they?, puisse réaliser le très beau The Scalphun-ters (Les chasseurs de primes! et le baroque et flamboyant Castle Keep (Un château en enfer!.Sans Lancaster, Pollack ne serait peu-peut-ètre jamais devenu un important créateur de réputation internationale.Il avait très perspicacement pressenti tout ce que l'immense talent de Pollack contenait d’originalité et d’intensité.Même si The Way we Were a quelque peu déçu.They shoot horses, don’t they?et Jeremiah Johnson sont des films marquants dans l'évolution du cinéma américain.Lancaster, en plus d être un comédien exigeant, est aussi un réalisateur bourré de bonnes intentions.Un cinéaste qui veut faire des films ' significatifs”.Déjà en 1955, il réalisait un western estimable mais outrançiè-rement symbolique: The Kentuckian dont il partageait la vedette avec Diane Foster.Il récidive aujourd'hui avec un suspense psychologique laborieux, The Midnight Man.dans lequel il interprète le rôle d'un ancien policier, coupable de l assasinat de sa femme, et obligé, à sa sortie de prison, de se présenter régulièrement à un agent de la libération conditionnelle (Susan Clark).L'intrigue se déroule dans une petite ville américaine où tout le monde connaît tout le monde et où chacun est facilement enclin à espionner les déplacements et les agissements de ses voisins.Dans ce cadre physique, malheureusement très peu et très mal exploité, s élabore une vaste conspiration qui vise à sous-tirer au sénateur de l’Etat une importante somme d’argent.Chantages, meurtres, viol et lesbianisme constituent les principaux pôles dramatiques d'un récit extrêmement confus et compliqué.The Midnight Man a toutes les allures d'une série policière télévisée.On discerne facilement ou pourraient s’insérer les annonces commerciales parmi tous les rebondissements.Le personnage interprété par Lancaster est presque le frère jumeau du célébré Perry Mason.Certes, il a tué sa femme mais, après tout, ne l’avait-il pas trouvée au lit avec un autre homme?Lancaster semble croire que la jalousie bien fondée peut excuser le meurtre.Tout le film parait avoir d’ailleurs été conçu comme une tentative de réhabilitation du héros principal.Il enfreint la parole qu'il a donnée a son agent de probation (dont évidemment il tombe amoureux) de ne pas se mêler à de louches histoires, mais son honnêteté fondamentale l'oblige à denouer les fils tortueux de la machination.Dans un bref éclair de génie, le chef de police de la ville comprendra que notre homme a deviné juste et que ses accusations sont véritablement fondées.On a donc droit, a la fin du film, à de longues explications verbales sur toutes les ramifications du réseau criminel.Même la petite amie de l'ancien policier est impliquée dans l'affaire.Presque tous les individus importants dans la ville participaient directement au soudoiement.Seul, le héros a réussi à déjouer tous les plans, à mettre à nu toute l'étendue de la corruption et à se gagner l’estime du chef de police qui, finalement.l'invite à grossir ses rangs.Comme bien des films racco-leurs et extrêmement simpliste sur le plan idéologie.The Midnight Man essaie de nous faire croire que dans une société corrompue l'intégrité d’un seul homme suffit à démanteler et à écraser toutes les forces de pourrissement et d’exploitation.Ce qui évite d’aborder de front et en termes autres qu’étroite-ment psychologiques et moraux les véritables problèmes qui sous-tendent la corruption.Et le film n’a même pas le mérite d'ètre divertissant ou terrifiant.La publicité annonce un film terriblement captivant, une histoire où le suspense ne se dément jamais.Or, il n’en n est rien.La plus insignifiante émission policière recele plus d'élan, plus de rythme et plus de tension que cette oeuvrette mal construite, affreusement superficielle et conventionnelle.Même les comédiens ne se départissent jamais d’une rigidité qui nous distancie complètement de ce qui se passe sur l'écran Lancaster est prisonnier de ses tics habituels et fait tout comme si cela exigeait de lui un effort monumental C’est une performance de comédien vieillissant et parvenu aux extrêmes limites du laisser-aller et de l’indifférence.Susan Clark, la splendide institutrice frustrée de Tell Them Willie Boy is Here, n’est pas tout à fait à l'aise dans le rôle de l'agent de la libération conditionnelle.Comme le personnage est très, stéréotypé (la séductrice qui trahit tout en tombant amoureuse de celui auquel elle tend un piège), elle se débat mal dans les méandres d'un scénario qui ne tient pas compte de son grand talent.Susan Clark est une comédienne sensible, intelligente, et il est dommage de constater que peu de réalisateurs lui donnent des rôles à sa mesure.The Midnight Man nous prouve encore une fois qu’un comédien célèbre n’a pas nécessairement tous les talents et plus particulièrement celui de metteur en scène.Depuis quelques années, plusieurs comédiens se sont élancés dans les voies de la réalisation.A part Paul Newman avec les très émouvants Rachel, Rachel et The effect of gamma rays on the man in the moon marygoids.peu de comédiens réalisateurs ont réussi à s’imposer comme de véritables auteurs.Ce ne sont sûrement pas la dernière réalisation de Kirk Douglas (S-callawag) ou de Clint Eastwood (Breezy) qui me persuaderont qu'un comédien d’expérience peut devenir du jour au lendemain un bon réalisateur.Quant à Burt Lancaster, il n’a fait que platement transposer au grand écran tous les procédés techni- ques et dramatiques du petit écran The Midnight Man est peut-être son chant du cygne.Triste fin! Mieux vaut oublier ce film et se rappeler plutôt que Lancaster fut le grand interprété de Birdman of Alcatraz de John Frankenheimer et de The Young Savages, du même réalisateur • La présente saison cinématographique n'est pas spécialement reluisante ni attrayante.On attend avec impatience les nouveautés, car depuis plusieurs semaines, Montréal est victime des succès qui tiennent l'affiche depuis plusieurs mois et de la lenteur des distributeurs à mettre sur le marché les films les plus prometteurs.Paramount Pictures promet la sortie prochaine du dernier film de Roman Polanski, Chinatown, avec Faye Dunaway et Jack Nicholson: du dernier Alan J.Pakula, The Parallax View, avec Warren Beatty; et du dernier Philip Kauffman, The white Dawn, avec Timothy Bottoms et Warren Oates.Dç son côte.Twentieth Century Fox sortira le 28 juin au cinéma de la Place Bonaven-ture l’éblouissant film de Richard Lester The three Mus-queteers.une version époustouflante et a ne pas manquer du célèbre roman d'Alexandre Dumas.D ici peu, les cinéphiles auront sûrement de quoi se rejouir.niIMlESAKIO suin’ ~a posséder une certaine habileté de l'administration et de l’ingénierie.et pourra s’exprimer en français et en anglais.Répondre par écrit, en mentionnant ! expérience et le salaire désiré au : SURVEILLANT DE L’EMPLOI dominion textile limitée Case postale 6250, Montréal, Qué.H3C3L1 r j LE CENTRE LOCAL DE SERVICES COMMUNAUTAIRES ÎLE DE HULL, PTE-GATINEAU, TOURAINE ouvre le poste suivant DIRECTEUR(TRICE) GÉNÉRAL(E): (1) Fonctions: — Sous l'autorité du Conseil d’Administration, voit à l'administration générale du C.L.S.C — Il est responsable de la planification et de la conception des programmes, tel que définie par les citoyens du milieu.— Il voit au contrôle et à l'évaluation de ces programmes.— Il coordonne et ani me l'équipe de travail du centre.— Il voit à établir et maintenir des relations avec les groupes du milieu et les établissements du réseau, et le Ministère des Affaires Social es Exigences: — A une expérience de travail avec les groupes populaires.Connaît le milieu.— Connaît la loi 65 et ses implications, particulièrement le rôle du C.L.S.C.— A déjà eu à coordonner et/ou diriger les activités d'un groupe de travail ou d’un organisme.— A des intérêts et aptitudes pour le travail d'équipe.Salaire: Selon la compétence et l'expérience du candidat.Demande et curriculum vitae pour le 21 juin.Expédier à.DIRECTEUR TECHNIQUE L’écoie secondaire de Hearst est à la recherche d'un directeur technique bilingue pour le 3 septembre 1974.C'est une école polyvalente secondaire composée de 800 étudiants.Le département est moderne et parfaitement outillé dans tous les domaines techniques.Le directeur consacrera cinquante pour cent de son temps à la direction de six professeurs et cinquante pour cent, à l'enseignement.L'occasion est donnée à la personne intéressée d'acquérir de l'expérience administrative.Vous ferez partie d'un groupe actif et atrez l'occasion d'implanter votre propre philosophie éducative.Éventail de salaire: $12,000 à $18,750 selon les qualifications.Dem ande écrite à: J.J.Tessier, Principal C.P.7000 Hearst, Ontario Tél.: 705-362-4283 bureau 705-362-4182 domicile D.Blouin Président D.Bisson Administrateur^ AGENT D’INFORMATION Dominion Textile, un important ’leader" dans l'industrie du textile au Canada, est à la recherche d'une personne qui aidera à faire connaître à l'échelle internationale, notre entreprise, nos produits et notre expansion Cette personne, qui doit avoir un sens très développé de la communication.dans les deux langues, travaillera au département des Relations publiques et nous secondera dans nos activités journalières Les responsabilités spécifiques du titulaire comprendront: les relations entre le personnel, la publicité, la photographie, la traduction de nouveaux items, dirigera les activités des différents journaux des usines et aura aussi à rencontrer les media d information.Le candidat choisi possédera un diplôme en Arts et Lettres.Communications ou en Journalisme et devra avoir au moins 2 années d'expérience dans les journaux le contact avec le public, la photographie.etc.Habileté à dactylographier ses propres textes serait un atout.Parler et écrire couramment les deux langues est essentiel Les personnes intéressées doivent s'adresser par écrit seulement en mentionnant l'expérience et le salaire exigé à: M.R.Lambertucci, Surveillant de l’Emploi, Case postale 6250 Montréal, Québec H3C 3L1 dominion textile limitée Faire parvenir votre curriculum vitae avec mention "confidentiel" au plus tard le 28 juin 1974 au: Directeur Général, Centre de Services Sociaux de la Gaspésie et des Iles-de-la-Madeleine.C.P.39, GASPÉ, P.Q.OFFRE D’EMPLOI DIRECTEUR ADJOINT SERVICE DE L’ÉVALUATION FONCTIONS: Sous l’autorité du directeur et commissaire à l'Évaluation, le titulaire du poste est responsable de la planification, la coordination et le contrôle des activités administratives du service en vue de l'atteinte efficace des activités opérationnelles.Le candidat recherché possède de fortes aptitudes au niveau de la conception de normes et techniques de travail et de la direction d'employés.QUALIFICATIONS: Diplôme de premier cycle universitaire, de préférence en sciences administratives Expérience pertinente de plus de cinq (5) années.TRAITEMENT: Le traitement sera déterminé en fonction de l’expérience et des qualifications du candidat choisi.Bénéfices sociaux avantageux.Ce poste s'adresse aux personnes dont le traitement annuel est actuellement supérieur à $15,000.INSCRIPTION: Les personnes intéressées doivent transmettre leur offre de service avant mercredi te 26 juin 1974 à 16h30 au service du Personnel.Communauté urbaine de Québec, 930 Chemin Ste-Foy, Québec GIS 2K9.Des formules d'inscription peuvent être obtenues en s'adressant à la réceptionniste au siège social de la Communauté urbaine de Québec ou en téléphonant à (418) 681-9611.MENTIONNER: CONCOURS 14-74 Président du Conseil d'Administration, C.L.S.C.Ile de Hull, Pte-Gatineau, Touraine, 205, rue Notre-Dame, Hull, P.Québec LA COMMISSION SCOLAIRE RÉGIONALE DES VIEILLES FORGES offre d’emploi PRINCIPAL (DIRECTEUR DE CENTRE) À l’école Marie-Immaculée en enfance inadaptée, (normes 1/8 — 1/6).pour débiles moyens.fonctions : — Sous l'autorité du directeur général ou de la personne déléguée à cette fin par la commission conformément aux règlements édictés en vertu des articles 202D) et 204 de la Loi de l'instruction publique (Loi 27 — 1971).le directeur de l'école assume i entière responsabilité de son école.— Il organise son école du point de vue administratif, pédagogique, financier et matériel et assume la gestion du personnel des divers champs déclivités de l'école, conformément aux politiques et aux règlements de la commission.— Il doit assurer des communications régulières et suiviesà l'intérieur de son école, avec la commission et avec le milieu desservi par l’école.— Il dirige l'équipe de gestionde l'école.— L’équipe de gestion comprend le(s) directeur(s) ad|Olnt(s) de l'école.exigences : — Détenir un brevet d'enseignement.— Avoir 16 années de scolarité.— Posséder 5 années d'enseignement, de préférence avec des débiles moyens — Avoir 3 années de service.— N avoir aucune note défavorable au dossier traitement : Selon la politique salariale du personnel de direction d'école.Seront seules retenues les demandes reçues sur formulaire officiel avant le 26 juin 1974.Prière d'indiquer sur l'enveloppe le titre du poste sollicité.Votre candidature sera traitée confidentiellement Vous demandez le formulaire officiel et le retournez dûment complété à : La Commission Scolaire Régionale des Vieilles Forges a/s Directeur des services du personnel 3255, rue Foucher Trois-Rivières G9A5E7 î v I 24 • Le Devoir, samedi 15 juin 1974 DIRECTEUR, SERVICE DE L’ÉVALUATION IMMOBILIÈRE La plus importante Société de Fiducie au Canada, requiert les services d un Directeur pour son service d'Évaluation Immobilière Le poste : Le candidat choisi relèvera du Directeur de la Division des Immeubles de notre succursale de Montréal.Il assumera toute responsabilité pour le département, particulièrement en ce qui concerne la diversification de nos services dévaluation, le développement du personnel et l'expansion des affaires.Le candidat : — Sera E.A.et / ou A.A.C I.et aura plusieurs années dèxpé-rience dans ce domaine.— Il sera énergique, bilingue, et aura déjà démontré ses capacités administratives et ses qualités de chef.Le salaire : sera en fpnction des qualifications et de l'expérience.Veuillez adresser, sous pli confidentiel, votre curriculum vitae, fournissant les détails relatifs à votre formation et votre expérience et indiquant le salaire désiré, à : James A.McCann, Agent au Personnel, 630ouest, boul.Dorchester, 6e étage, Montréal, P.Q.H3B 1S6 TRUST ROYAL J COMMISSION SCOLAIRE RÉGIONALE DOLLARD-DES-ORMEAUX c omet ALGONQUIN DIVISION DE LA TECHNOLOGIE ET DES MÉTIERS Le département Réfrigération et climatisation recherche un PROFESSEUR BILINGUE FONCTIONS: Le candidat choisi enseignera la Réfrigération et la Climatisation en français et en anglais • Pouvoir enseigner le Chauffage est un atout EXIGENCES: Les candidats doivent au moins être des ouvriers compétents ayant terminé la 12e année ou l'équivalent et ayant acquis six ans d'expérience ou des diplômés d un programme d un ou deux ans en Climatisation et réfrigération d'un collège communautaire ayant acquis six ans d’expérience TRAITEMENT: Selon les titres et l'expérience, la nomination se fera à l'un des niveaux suivants : Maître adjoint $8.800 — $13.900 Maître associé $9,200— $15.800 Maître $9.800 — $16,900 (échelle en négociation) Le Collège offre également une gamme complète d'avantages sociaux.ENTRÉE EN FONCTIONS : le 1er août 1974 Veuillez préciser le numéro du concours dans la demande que vous ferez parvenir, par écrit, au Service du personnel 4 1385, avenue Woodroffe OTTAWA, Ontario K2G 1V8 plus tard le 24 juin 1974 CONCOURS N 145-74 y OFFRES D’EMPLOI POSTE : Directeur de centre (éducation des adultes) LE CENTRE DE SERVICES SOCIAUX SAGUENAY-LAC-ST-JEAN-CHIBOUGAMAU OFFRE D’EMPLOI POSTE : LIEU DE TRAVAIL : Polyvalente St-Jérôme.SALAIRE : Directeur de la filiale àDolbeau il II : V«Ml l îYi M i "ii:Yîli !i COLLEGE D'ENSEIGNEMENT GENERAL ET PROFESSIONNEL Le Collège St-Jean-sur-Richelieu recherche les services de professeurs dans les disciplines suivantes : — un professeur féminin en éducation physique en remplacement d un professeur en congé d'études (1974/ 75) Exigences : Diplôme universitaire avec spécialisation en natation.— un professeur en sociologie Exigences : Maîtrise de préférence.Faire parvenir curriculum vitae au plus tard le 20 juin 1974 à r Jules Roy, Directeur des services du personnel, Collège St-Jean-sur-Richelieu, C.P.310, St-Jean, Qué.La Commission Scolaire.requiert les services d'un J PSYCHOLOGUE pour le secteur élémentaire Qualification exigée: Diplôme universitaire de 2e cycle en psychologie scolaire.Traitement: Selon la politique administrative et salariale du document no 25 ($9.192 -$17,116).Entrée en fonction: Selon la politique administrative et salariale du ministère de l’Éducation.QUALITÉS REQUISES: — Autorisation personnelle permanente d’enseigner ou autorisation appropriée à l'éducation des adultes.— Diplôme universitaire exigeant au moins seize (16) années de scolarité, ou l'équivalent.— Six (6) années d'expérience pertinente dont au moins trois (3) dans l'éducation des adultes et, de préférence, de l'expérience dans un poste de direction.NO DU CONCOURS : DC-1674.POSTE : Un (1) psychologue scolaire LIEU DE TRAVAIL: Région de Saint-Jérôme.SALAIRE : Selon la politique administrative et salariale du ministère de l'Éducation.QUALITÉS REQUISES : 1) Détenir une maîtrise en psychologie.2) Être membre de la Corporation des Psychologues de la province de Québec.NO DU CONCOURS : PS-12674.Les personnes intéressées sont priées de taire parvenir un dossier complet et un curriculum vitae, avant le 28 iuin 1974, à l'adresse suivante Commission scolaire régionale Dollard-des-Ormeaux, Services du personnel, 300, rue Longpré, St-Jérôme, Cté Terrebonne, P.Q.Prière de mentionner le numéro du concours sur l'enveloppe.OFFRE D’EMPLOI La Commission “ ‘ du Golfe requiert les services D'UN (1) ANIMATEUR DE L’ÉDUCATION PHYSIQUE, DU SPORT ET DES LOISIRS Lieu de travail Centre Administratif, 30, rue Comeau, Sept-iles.Nature du travail L'animateur de ce corps a comme fonction, suivant les politiques de la commission, d'évaluer les besoins du milieu en matière d'activités d’éducation physique, de sport et des loisirs, et d'apporter la contribution de ses ressources à l'organisation, à la promotion et à l'animation des activités propres à la satisfaction de ces besoins.Attributions caractéristiques L'animateur des activités d'éducation physique, de sport et des loisirs assure le bon fonctionnement des activités sportives intra-murales et extra-murales.Il met à jour l'ensemble des moyens dont le milieu dispose et qui peuvent servir à la réalisation des activités de son secteur.Il voit au respect des règles du jeu sur le fonctionnement des activités : définition de l'activité, structure de travail, rythme, financement, etc., Il assure l'organisation d'activités temporaires.Il réunit régulièrement les personnes attachées à la conduite des activités pour réviser et relancer le travail.Il peut se voir confier toutes autres responsabilités inhérentes à sa fonction Qualifications requises Posséder un diplôme universitaire terminal de premier,cycle avec champ de spécialisation en éducation physique.Trois ans d'expérience.Rémunération Selon les politiques administratives et salariales du ministère de l'Éducation.Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur candidature à LES SERVICES DU PERSONNEL, 30, rue Comeau, Sept-îles.FIN DU CONCOURS : 28 juin 1974 FONCTIONS : — Il planifie, organise, coordonne et contrôle la distribution des services sociaux dans le secteur de Dolbeau et des municipalités environnantes.— Représente la direction de l'agence auprès de la clientèle et de la population desservie par la filiale dont il a la responsabilité.— Collabore à l'élaboration des politiques de l'agence et assume toute autre reèponsabilité pertinente à cette fonction sur demandé de son supérieur immédiat.QUALIFICATIONS : — Diplôme universitaire ou collégial en sciences administratives ou humaines.Toute expérience pertinente sera prise en considération.— Capacité d'assumer des responsabilités de direction de personnel, d'organisation de travail et d'administration.CONDITIONS DE TRAVAIL : — Salaire et conditions de travail basés sur les normes en cours dans les agences de service social.— Prime de responsabilité.DEMANDE : — Toute demande pourra être faite par écrit, incluant le curriculum vitae, avant le 25 juin 1974, à 5 heures p.m.au : Directeur du personnel Centre de Services sociaux Saguenay-Lac-St-Jean-Chibougamau 599, rue Hôtel-Dieu Chicoutimi, Qué.tél.: 418-549-3254 La Commission Régionale du Golfe requiert les services D’UN (1) CONSEILLER PÉDAGOGIQUE EN ENFANCE INADAPTÉE Lieu de travail Centre Administratif, 30, rue Comeau.Sept-iies.Nature du travail Le conseiller pédagogique est chargé de l'implantation de programmes, méthodes et autres moyens pédagogiques adaptés aux besoins de la commission et de sa clientèle en enfance inadaptée; il doit également conseiller les personnes concernées par ces questions.Attributions caractéristiques Le conseiller pédagogique se tient au courant des recherches, des changements et des innovations dans le domaine pédagogique, particulièrement en ce qui concerne les programmes et méthodes pédagogiques, les activités complémentaires, les manuels et autres matériels didactiques et l'évaluation du rendement scolaire.Conformément à la politique établie par la commission, il voit à l’implantation des innovations, sur base expérimentale ou autrement; il fait connaître les exigences de l'évaluation.Il doit conseiller la commission et les personnes intéressées par ces sujets.Il a un rôle primordial d’animation pédagogique auprès du personnel enseignant de l'enfance inadaptée.Il contrôle les résultats de l'application des diverses méthodes et évalue le progrès des élèves principalement en fonction de ces méthodes.Il peut conseiller en particulier sur l'achat d’équipement et de matériel didactique ainsi que sur l’aménagement des locaux.Il peut en outre conseiller sur des questions relatives aux programmes de perfectionnement du personnel pédagogique, planifier ces programmes et en évaluer les résultats.Il peut se voir confier toutes autres responsabilités inhérentes à sa fonction.QUALIFICATIONS REQUISES Posséder un diplôme universitaire terminal de premier cycle dans la pédagogie de l’enfance inadaptée.Avoir une expérience minimum de trois années d’enseignement en enfance inadaptée.Rémunération Selon les politiques administratives et salariales du ministère ' de l’Éducation.IES PERSONNES INTÉRESSÉES SONT PRIÉES DE FAIRE PARVENIR LEUR CANDIDATURE À- Les services du Personnel.30, rue Comeau, Sept-iles.FIN DU CONCOURS : 28 juin 1974 Le 1er juillet 1974.Les demandes écrites accompagnées d’un curriculum vitae doivent nous parvenir avant le 26 juin 1974 à l’adresse suivante: Service du personnel, a/s M.Jean Faille, Directeur du personnel, 115, rue St-Charles, Valleyfield.Qué.LA COMMISSION SCOLAIRE RÉGIONALE DES VIEILLES FORGES offres d'emploi DEUX (2) PSYCHOLOGUES fonctions : Le rôle principal du psychologue est de fournir une assistance professionnelle aux élèves en vue de leur intégration et de leur adaptation en milieu scolaire et social.exigences : — Posséder un diplôme universitaire terminal de premier cycle en psychologie, avec option appropriée.— Formation et expérience pour travailler auprès d’enfants de 5 à 13 ans dans les écoles élémentaires régulières et les écoles spécialisées.— Membreou accessibilité à la Corporation des Psychologues.traitement : Selon la convention collective.Seront seules retenues les demandes reçues sur formulaire officiel avant le 26 juin 1974.Prière d'indiquer sur l’enveloppe le titre du poste sollicité.Votre candidature sera traitée confidentiellement.Vous demandez le formulaire officiel et le retournez dûment complété à : La Commission Scolaire Régionale des Vieilles Forges a/s Directeur des services du personnel 3255, rue Foucher Trois-Rivières G9A5E7 DÉPARTEMENT DE SANTÉ COMMUNAUTAIRE RÉGION NORD-OUEST (08) (Centre Hospitalier Rouyn-Noranda) A- CHEF DE DÉPARTEMENT Fonctions : — Participer à l'intégration des services relevant du D.S.C.— Identifier les véritables besoins de la population.— Définir les objectifs selon les priorités établies.— Élaborer le programme de santé communautaire correspondant aux besoins.— Veiller à l'exécution et à l'évaluation du programme.— Planifier, organiser et contrôler le fonctionnement des Services d'urgence et Cliniques externes du C.H.désigné.— Conseiller et coordonner les Services d'urgence et des Cliniques externes des autres C.H.de ta région.— Interpréter les données démographiques.— Connaître les données épidémiologiques et apporter les correctifs.Qualifications : — Médecin — Spécialité en santé communautaire ou possibilité de l'obtenir à court terme.Lieu : — Rouyn-Noranda.Salaire : — Selon les directives du M.A.S.B- ADJOINT ADMINISTRATIF AU CHEF DU D.S.C.Fonctions : — Réaliser le programme avec les coordonnateurs de secteur.— Conseiller le chef du département sur l'aspect administratif du D.S.C.— Recueillir les données démographiques et épidémiologiques.Qualifications : — M.A.S.M B A.etc.ou une expérience jugée équivalente — Connaissance du secteur santé désirable.Lieu : — Rouyn-Noranda Salaire : — Selon les directives du M A S Faire parvenir votre curriculum vitae sous pli coniidentiet pour le 26 iuin 1974.À l'attention du : Directeur général Centre hospitalier Rouyn-Noranda 4, 9ième rue, Noranda, P.Q.J9X 5B3 Voir autres Carrières et Professions, en pages 22, 23 et 25 r ' "a LE COLLÈGE DE JOLIETTE demande des professeurs pour l'année scolaire 1974/ 75 dans les disciplines suivantes ; • Techniques des diététiques (temps complet) • Techniques infirmières (temps complet) Soins infirmiers médico-chirurgicaux • Techniques administratives (temps partiel) • Techniques de bâtiments et travaux publics (temps complet) Milieu physique (géodésie), hydraulique, dessin de structure de béton, voirie, charpente.Qualifications exigées : Diplôme i,r>iversitaire de 1er cycle ou équivalent et expérience pertinente Faire parvenir curriculum vitae au plus tard le 21 juin 1974 au : Secrétaire général, Collège de Joliette, 20 sud, rue St-Charles.Joliette, Qué.J6E 4T1 LA COMMISSION SCOLAIRE DE SAINTE-THÉRÈSE^ CONSEILLER PÉDAGOGIQUE EN ENFANCE INADAPTÉE À L’ÉLÉMENTAIRE 1974-75 1 poste mi-temps (avec possibilité d'engagement à temps plein) Nature du travail Implantation de programmes, méthode et autres moyens pédagogiques adaptés aux besoins de la Commission et de sa clientèle; conseiller les personnes concernées par ces questions.Qualifications requises Posséder un diplôme universitaire terminal de premier cycle dans la discipline appropriée: 5 ans d'expérience pédagogique dont 2 en enfance inadaptée.Salaire Suivant la politique administrative et salariale du ministère de l'Éducation.Entrée en fonction le 1er juillet 1974 Fournir curriculum vitae Directeur du personnel Commission scolaire de Sainte-Thérèse 6, rue Tassé Sainte-Thérèse J7E1V3 fermeture de l'offre : le 25 juin 74 à midi.y f ASSOCIATION DES CENTRES D'ACCUEIL ^ DIRECTEUR DES AFFAIRES PROFESSIONNELLES Fonctions : Sous l'autorité du directeur général, le directeur des affaires professionnelles coordonne les activités scientifiques, professionnelles et éducatives de l'Association.À leur demande, il conseille les centres d'accueil pour enfants et adultes dans l'élaboration et l'application des programmes et des services, le tout en conformité avec les politiques établies.Exigences : — Diplôme universitaire en sciences de l'homme ou expérience équivalente.— Au moins 5 ans d'expérience professionnelle dans le secteur des affaires sociales.Traitement : Salaire à négocier.Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur curriculum vitae au plus tard le 15 juillet, avec mention ‘ Affaires Professionnelles "au : Directeur général Association des Centres d'Accueil 65 est rue Sherbrooke Suite 110 Montréal H1M 1V7 N.B.— Une description détaillée des tâches peut être obtenue au siège social de l’Association.Concours ouvert également aux hommes et aux femmes BIBLIOTHÈQUE du PARLEMENT CHEFS DE DIVISION SERVICE DE LA RÉFÉRENCE $18830-$21164 La Bibliothèque du Parlement recherche des candidats qualifiés pour trois nouveaux postes de chefs de divisions au Service de la Référence afin de planifier, diriger et coordonner le travail des professionnels et du personnel de soutien de chacune des divisions suivantes: COLLECTIONS Diriger les activités relatives au développement de la collection; choix des monographies ou brochures; choix, acquisitions, traitement et conservation des publications officielles, des publications sériées, des journaux, microfilms, microfiches, etc.SERVICES PUBLICS Diriger les activités relatives aux services de la Référence et de la Circulation; les Salles de lecture, la Succursale, et le Classement Vertical.DISSÉMINATION DE L'INFORMATION Bibliographies, Listes annotées de nouvelles acquisitions et d'articles de périodiques.Index des Comités et autres publications parlementaires: programmes automatisés de diffusion ou de retrait d'information.EXIGENCES Baccalauréat ou Maîtrise en bibliothéconomie d une université canadienne ou l'équivalence; vaste expérience reliée aux fonctions (fu poste.dont plusieurs années dans des fonctions d'administration et de direction; bonne connaissance des affaires parlementaires; aptitude à motiver le personnel; qualités personnelles appropriées et bonne santé.En cas de qualifications égales, on accordera la préférence aux candidats bilingues capables de parler, écrire et réviser le travail dans les deux langues officielles Les demandes d'emploi accompagnées d'un curriculum vitae et des noms et adresses de trois répondants doivent être adressées au Directeur de l'administration et du personnel, Bibliothèque du Parlement, OTTAWA, Ontario.K1A0A9 et nous parvenir au plus tard le 8 juillet 1974 i i C4^D 27260^ Le Devoir, samedi 15 juin 1974 • 25 TÉLÉ-METROPOLE INC.ADMINISTRATION DU PERSONNEL Le candidat recherché possède une expérience diversifiée dans le domaine du Personnel où il travaille depuis 4 ou 5 ans.Il est diplômé en administration (B.A.A.- L.Sc.Comm.) ou en relations industrielles.Ses responsabilités auront trait à l'administration des services du Personnel, aux relations de travail et au recrutement et à l'embauche du personnel de cadres et des métiers spécialisés.Salaire à discuter.Veuillez faire parvenir votre “curriculum vitae" avant le 21 juin 1974 au: Directeur du Personnel Télé-Métropole Inc.Case postale 170 Station “C” Montréal H2L4K1 l MVKRSITÉ D’OTTAWA] IMV KRSITY 0F OTTAWA DIRECTEUR DE RÉSIDENCES (Femme ou Homme) Fonctions: Sous l’autorité du directeur des services de logements, siège sur le comité de sélection des conseillers, prépare un programme d'entrainement de son équipe et veille à ce que les objectifs poursuivis relativement à la qualité de vie en résidence soient réalisés.Il est aussi responsable de la formulation de politiques administratives et d'établir des relations avec les autres départements.Compétences requises: — diplôme universitaire — 3 années d'expérience dans un domaine semblable — aptitudes pour la supervision et le travail administratif — aptitudes à communiquer avec les étudiants et à comprendre leur besoin — bilingue (français et anglais) Le (la) candidat(e) devra demeurer dans un appartement en résidence.Salaire: $10,290.-$14,910.Veuillezsoumettre votre demande kparécrità Mme Solange Gallant Service du personnel 110, rue Wilbrod Ottawa, Ontario.KIN 6N5 ( COLLÈGE D'ENSEIGNEMENT GÉNÉRAL \ ET PROFESSIONNEL RÉGIONAL DE LA CÔTE-NORD OFFRE D’EMPLOI PROFESSIONNEL RESPONSABLE DES SERVICES DE L'ENSEIGNEMENT (CAMPUS MINGAN) ATTRIBUTIONS: Sous l'autorité du directeur de campus, il a la responsabilité des aspects pédagogiques de l’enseignement dans le campus et à coordonner le travail d'un responsable de secteur.Le directeur du campus peut lui confier toute tâche relevant de sa compétence.QUALIFICATIONS REQUISES: 1- Diplôme universitaire terminal de premier cycle dans une discipline propre à l’enseignement collégial.2- Quatre années d’expérience pertinente dont deux au niveau collégial dans l’enseignement et/ou l'administration.TRAITEMENT: Selon la politique adminisLative et salariale du ministère de l'Éducation pour les professionnels - minimum $12,235 -maximum $20.198.ENDROIT DE TRAVAIL: Campus Mingan, 25, de la Vérendrye, Sept-lles.ENTRÉE EN FONCTION: Le 1er août 1974.DATE LIMITE DU CONCOURS: Vendredi le 21 juin 1974 à 17 heures.Faire parvenir votre curriculum vitae au Directeur du Personnel CEGEP RÉGIONAL DE LA CÔTE-NORD 275, boulevard Lasalle \ BAIE-COMEAU,Qué.(296-2204) / LE CONSEIL SCOLAIRE D’OTTAWA sollicite des candidatures de ia part de professeurs qualifiés aux postes d’enseignement suivants pour le 1er septembre 1974: ÉCOLES ÉLÉMENTAIRES MATIÈRES Pinecrest & Severn Schools Programme de français de base 1281.Pinecrest Road.(Maternelle à 6e année! Ottawa.K2C 3E7 TéL: 1-613-828-5115 Regina School Programme de français de base 2599.Regina Street, (4e à 6e année) Ottawa.K2B 6X4 TéL: 1-613-829-8777 D.Roy Kennedy School Programme de français de base 919, Woodroffe Avenue (7e et 8e années) Ottawa.KIM 1W2 TéL: 1-613-728-1993 Broadview Avenue School Programme de français de base 590.Broadview Ave .(7e et 8e années) Ottawa, K2A 2L8 TéL: 1-613-728-1721 Alta Vista School Programme de français 1349, Randall Avenue.par immersion Ottawa.K1H 7R2 (Maternelle et primaire) TéL: 1-613-733-0126 Elmdale School Programme de français 49.Iona Street.par immersion Ottawa.K1Y 3L9 (Maternelle et primaire) Rél.1-613-728-4653 demi-temps (sept, à déc.seulement) Rockcliffe Park School Programme de français 350.Springfield Road.par immersion Ottawa, K1M 0K7 (2e et 3e années) TéL: 1-613-749-5387 Les postes suivants sont disponibles dans les écoles secondaires de langue française.École Secondaire Cartier Musique 225.rue Donald Mécanique de l'automobile Ottawa, K1K 1N1 Matières commerciales TéL: 1-613-745-9155 Imprimerie Service de restauration Coiffure et soins personnels École Secondaire Charlebois Éducation physique (tilles) 2525.Alta Vista Drive.et français Ottawa.K1V 7T3 TéL:1-613-731-7212 Faire parvenir demande par écrit.en donnant détails complets, au Principal c|e 1 école concernée.Carrières et Professions Voir autres Carrières et Professions, en pages 22, 23 et 24 TRICOT SIMPLE SURINTENDANT CONTRÔLE DE LA QUALITÉ Penman's Limited, filiale à part entière de Dominion Textile Limited, recherche un Surintendant du contrôle de la qualité pour son usine de St-Hyacinthe, Québec.Superviseur de trois employés, il sera responsable du contrôle de la qualité relatif à la production de vêtements en tricot, incluant la finition, la coupe et l’assemblage II se rapportera directement au Siège social à Paris, Ontario.Le candidat choisi devra être bilingue et avoir une solide expérience dans la fabrication de textile II devra avoir des connaissances spécifiques du tricot simple et de la confection de vêtements.Il devra aussi avoir un dossier cumulatif de son succès et un peu d'expérience dans le contrôle de la qualité.Faire parvenir demande par écrit, à: Monsieur R.Lambertucci, Surveillant de l’emploi, dominion textile limitée Case postale 6250, Montréal, Qué.H3C 3L1 DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L'INFORMATION ET DES RELATIONS PUBLIQUES L’ORGANISME Une grande institution du secteur para-public, connue pour son dynamisme LES RESPONSABILITÉS Se rapportant à la haute direction de I institution, il aura pour tâche dôrganiser la préparation, la redaction et la diffusion de I information a l'intérieur et à l'extérieur de l'institution.En outre, il aura la responsabilité de développer et de promouvoir un programme de relations publiques auprès de différents milieux héterogeres de la société québécoise LE CANDIDAT RECHERCHE Détiendra un diplôme de premier ou de second cycle et sera âge de 30 à 45 ans II devra, en plus de solides capacités administratives, manifester des qualités évidentes de créativité, de dynamisme et surtout le sens des communications orales et écrites et des relations humaines Le poste présente un défi à un candidat ayant déjà manifeste du leadership de la souplesse et un intérêt pour des expériences dans un milieu social progressif CONDITIONS DE TRAVAIL Le poste intéressera les candidats dont le traitement actuel se situe autour deSl8 000 Prière de faire parvenir un curriculum vitae avec la mention Concours no 74-051 .Les Conseillers en Administration DOA Liée Cité du Havre Aile no 3 Montréal H3C 3R5 TROIS (3) PROFESSEURS EN ÉDUCATION PHYSIQUE À TEMPS PLEIN Qualifications requises: 1.Posséder un diplôme universitaire de premier cycle en éducation physique.2.Posséder une expérience pertinente dans l’enseignement, et de préférence au niveau collégial.3.Posséder une spécialisation dans l’une ou plusieurs des disciplines suivantes: tennis, badminton, conditionnement physique, ski de fond et escrime.Les candidats voudront bien faire parvenir leur curriculum vitae, ainsi que leur dossier académique complet, au plus tard le 18 juin 1974.^0f fonction puGliqm municipale Bell Canada INGENIEURS On est à la recherche d’ingénieurs dans les domaines suivants.• génie civil • mécanique • électricité • industriel pour les départements du trafic, du bureau d’études, des immeubles et des communications informatiques.Bonnes possibilités de carrière dans le domaine administratif.Les candidats doivent être bilingues, avec ou sans expérience.Faire parvenir curriculum vitae à: Bell Canada Centre de recrutement 601 ouest, rue Lagauchetière Montréal, Québec.H3C 3G4 AGENT D’INFORMATION Service des Travaux Publics NATURE DE L'EMPLOI: Le titulaire aura comme principales tâches de produire un rapport annuel sur les activités du Service des Travaux publics, d'être responsable du système de gestion des imprimés et de prendre charge du Centre de Documentation technique du service.Il sera également tenu de répondre aux demandes d'information sur les activités du service et d’agir comme agent de liaison avec le Service des Relations publiques.Il pourra aussi, à l’occasion, être appelé à rencontrer des représentants de la presse ou de la radio.QUALITÉS REQUISES: Avoir complété des études au niveau collégial et, de préférence, détenir un diplôme universitaire en lettres ou autres disciplines connexes.Posséder un certain nombre d'années d’expérience pertinente acquise dans des fonctions comportant des activités similaires à l’emploi.Une combinaison d'instruction et d’expérience reliée à la nature de l’emploi et jugée suffisante pourra aussi être considérée.Parler et écrire le français et l'anglais.TRAITEMENT: $11,409.- $13,148.(Sujet à révision a/c 1-12-73).S'inscrire en complétant le questionnaire "demande d’emploi" de la Ville de Montréal que l'on peut se procurer au Service du Personnel, Hôtel de Ville, 275 est, rue Notre-Dame, chambre 416, Montréal H2Y 1C6 ou par téléphone au numéro 872-3236 ou 37.VILLE DE MONTREAL i OFFRES D’EMPLOIS LA COMPAGNIE FIRESTONE DU CANADA (1200, Bout.Firestone, Joliette, Québec) INGÉNIEUR EN MÉCANIQUE Éducation: Baccalauréat en Génie Mécanique.Expérience: 1 à Sans d'expérience.Description de tâche: Sous la direction de l'Ingénieur de l'Usine, sera responsable de l'opération efficace de la machinerie et de l’équipement de l'usine.L'ingénieur devra planifier et céduler des programmes de prévention pour obtenir des hauts standards d’efficacité et pour prévenir et corriger les brisures mécaniques.Il devra suivre les nouvelles installations, la construction et les travaux d’entretien pour s'assurer qu'ils sont tels que demandés et selon les plans originaux.Il devra faire des inspections périodiques de la machinerie et de l'équipement.Il devra reviser et analyser les circonstances d’un bris mécanique et déterminer la meilleure méthode pour la réparation.Salaire: Selon l'expérience, négociable.DESSINATEUR EN MÉCANIQUE Éducation: Gradué d'un Institut Technologique.Expérience: 2 à 5 ans d'expérience.Description de tâche: Sous la direction des Ingénieurs en mécanique.Les fonctions consisteront à travailler sur les projets de l’usine.Quelques connaissances de base en électricité seront grandement appréciées.Salaire: Selon l'expérience, négociable.INGÉNIEUR EN MÉTHODES & STANDARDS Éducation: Baccalauréat en Génie Industriel.Expérience: 1 à 3 ans d’expérience.Description de tâche: Sous la supervision du gérant des Méthodes et Standards, les fonctions de l’ingénieur consisteront à: l’analyse des méthodes, le mesurage du travail (étude des temps et des mouvements), la planification des facilités de travail et l’évaluation du système de contrôle des coûts et de la main-d’oeuvre.Salaire: Selon l’expérience, négociable.ASSISTANT RELATIONS INDUSTRIELLES Éducation: Gradué d’une université en Relations Industrielles ou avec l'expérience équivalente.Description de tâche: Devra assister le gérant des Relations Industrielles dans toutes les rencontres avec l’Union et lors des négociations pour un nouveau contrat.Aidera le gérant des Relations Industrielles pour tout ce qui concerne les bénéfices aux employés, et tous problèmes connexes aux relations de travail.Salaire: Selon l'expérience et/ou qualifications, négociable.Pour rendez-vous, s.v.p.communiquez avec Mme Lorraine Bélanger TéL:(514) 756-1061 V.y GÉNIE NUCLÉAIRE Plusieurs postes d’avenir sont offerts au sein d’un service nouvellement crée de Génie Nucléaire d'une société d’experts - consei Is canadienne qui oeuvre déjà dans tous les principaux domaines du génie tant au Canada qu'a l’etranger.UNE OCCASION D'ENTRER « LA BASE.Nous invitons les candidatures suivantes: INGÉNIEURS EN NUCLÉAIRE INGÉNIEURS CIVILS INGÉNIEURS EN ÉLECTRICITÉ INGÉNIEURS EN MÉCANIQUE INGÉNIEURS EN INSTRUMENTATION ESTIMATEUR DESSINATEURS EN CHARPENTES DESSINATEURS EN MECANIQUE DESSINATEURS EN ÉLECTRICITÉ Les postes à combler existent à tous les niveaux et requièrent une expérience minimale de 3 ans.Les salaires seront à la mesure des qualités et de l’expérience des candidats.Prière d'adresser votre curriculum vitae ou de téléphoner à : MONSIEUR L.ROBERT DEPARTEMENT DES RESSOURCES HUMAINES Telephone: 934-073I Poste 204 O Asselin, Benoît, Boucher, Ducharme, Lapointe, Inc.EXPERTS CONSEILS/CANADA 4200 ouest, boulevard Dorchester, Montréal 215, Québec, Canada \ ) i 6 • Le Devoir, samedi 15 juin 1974 ^ flCfüâ/lfô 6CO/)Ofn/Ql/6 Cons Prot 1500 90 90 90 + 4 N , Trust 100 1M(1 + * ¦¦¦¦*¦ Ry Trt a 1800 124* 24* 24* ^aybrun 1000 I« H !* C Rambler 800 280 275 280 NBUMme 2700 350 340 350 Scot Lasal 1200 135 135 135 Menorah 20166 12 H* 12 + * ConDistrb «S »6* 6* 6* N®Une> lino 185 183 183 - 2 _ 0 m Shell Can 300 $14* 14* 14*+* Min Res 1 000 180 165 165 -5 4 —__________________________m - Cons Gas 3175 515* 15* 15* NB Tel 188 512* 12* 12* + *______________________________Æ.___________¦ _ M Sher Wm 100 515 15 1 5 MM Porc 10W 40 40 40 Conwest 200 395 395 395 +15 Cal 5500 *24* 24 24 + 1* fM AMs I* S.mpsons 1600 58* 8* 8*-* Ml Laur U 1000 63 *3 *3 3 1 llg fis Ilf 1 Coopère 350 475 475 475 -25 Ne*conx *250 55 490 490 - 5 Ills If 1 M M K Stet C a 617 531* 31* 31'.- Muscocn 9500 45 41 j 45 +5 ¦ %#¦ W W%J Cop Fields 400 120 120 120 N amens 1057 15 IS 15 +1 mW M Steinbg A 100 522* 22* 22*+* N Insco 27100 »0 75 88 +14 Cornât Ind 5962 55 495 5 +10 ÏgS S000 3 3 3 Su p Elec 2100 140 135 140 Nocana 000 30 30 30 .Cornât pr 100 525 25 25 -* NKel 10675 37 36 36 Texaco 225 538 37* 37* - * NA Asb 21500 42 39 42 +1 äs ^iî*,s!*'i*+s üâï» J J u r ä g ; Phntp Hpq rnim æL ts $r r ,r sHoT'îks ri Baisse apnprale Ä’äs.f ssss.ss s |*J - onuie aes cours S ihr,Hr ri!** Ddibbts generaie SHrb S'ü § 1:io Les prix or?baisse considérablement vendredi a la Bourse Cygnusa zm 57* 7* 7* Norses * 2500 23 24^+2* Tous les compartiments ont fléchi hier à la Bourse de Montreal et unCarbid 243 s20 20 20 _ Somed 700 179 175 179 +4 de Toronto et l'activité y a ete faible Cygnos b 200 57* 7* 7* ncoüs 1000400 400 400 -5 l’activité v a ete faible Le virement se situe a 685.565 actions, contre f0anK ™ $7 7 7 - * Mali/ '2700120 ils 115 +10 Treize des parties constituantes de 1 indice industriel reçu- ga°rn°«‘ u* u* - * !TcrarT£ '2X sîi* îî* 11* + * 790.000 actions la veille.villager 500115 115 us sturgeon 1500 45 45 45+5 lent et trois montent Les mines industrielles, les banques et les oecca9R 300320 320 320 -15 ïJor c 1 Bp «0 $20* 20* 20* Les pertes l'ont emporté sur les gains par 113 contre 64 alors que J2alK?'i2 +* *5* + «« Tansmn 1000 15* 1?3 15 J t3,| boissons alcooliques y sont au nombre des perdants et les com- d Eidona 3250 38 38 3e Nor eti w 200285 275 275 -10 54 valeurs demeuraient inchangées.S.1" ]fs «4 J \ twmic üoo 205 ,87 i87 -13 mumcations.les produits chimiques et les grands magasins sont Demson 31« s«* 42 « - * Nor Elect '““3* 23* 23*+* 1AC Ltd., don* 30.300 actions ont été négociées, a été le titre in- vikingRes 1000 395 375 395 +20 les trois gagnants.O&Ery '°2S ,8* ,95 ,9*5 N0R«kP $ 2?2?dustr.el le plus «eus et sa cote a monte de 1-4 et atteint $16 3-4."O*" 3™ 38 38 £ -?Le virement se situe a 1 62 million d actions d une valeur to- DistiSeag 2105 $38% 38% 38% nw utii p 210 S46 46 46 Lingneris Mines, dont 51,500 actions ont été transigées.a été le AmbDb 1500 75 75 75 wriahtbr 2360 27 27 27 -3 taie de *11 17 millions, contre 1.37 million d'actions dune va- 1 JS $m* 48* J* +1 * nSTE!?îï* eï* “ titre minier le plus actif et sa cote a monté de huit cents et atteint Beig stand 3100 255 250 250 leur totale de $11 53 millions la veille.oSSerfe 37« »7* T-(‘ Komac^ ÎÏS tu 12 ïi *145 B™ «J 'g l^a Colombie-Britannique a autorise Pacific Northern bas d Bridge 418 $45 44% 45 + % Nu-wst a 525 $6'/» 6'% 6Va Alcan Aluminium Ltd., en baisse de 3-8 et au niveau de $27 5-8 rrawfd ai 200 155 155 155 +5 Ltd a hausser les prix du gaz naturel.Pacific Northern Las est g cE'*r“sr 38 * 38* 38*+ * oïkw^dP 2600 iso 152+2 dans un virement de 1,650 actions, se joint à une société brésilienne.Mar Hem 1100 122 122 122 une filiale de Westcoast Transmission Co.Ltd.L action de V$est- Doiascc 510 s3i* 31* 31*- * oprien ° 3000 75 74 75-1 Compania Vale do Rio Doce, pour l exploitation de gisements de ^'d 'nd .H ,g£ + ,0 ._ „ coast a monte de 1-8 et atteint *20 1-2.Dom store 820 515* |5* ]J* + * ocdenti pi 1525 59* 9* 9*-* bauxite dans la région de l’Amazone, au Brésil.L'Alcan dit quelle safaci 500 150 150 iso -75 IAC nPtffCPC Les pertes Ion, emporte sur les gains par 223 contre 162 g™.US jn* u* nw gc.Mind ^00 450 450 450 +)o sattend de recevo^ de cette région, pour «on usine d’Arvida, envi- Âa 4,00 '»'» '75 UCVÊ*CZ> alors que 241 valeurs demeurent inchangées.Doniee m 500 40c 400 400 orchan 350 410 400 400 ron 1.2 million de tonnes métriques de bauxite.wabasso 100 u > 14 j + s cassiar Asbestos Corp Ltd dit quelle ne versera pas a la drolioa 500 %v* 7* 7* + * osf ma iso 55* 5* 5* Les pétroles ont fléchi Pancanadian Petroleum à $91-4 recule de Abitib Asb 2600 1« iîu i40 -6 Pus monnmi cuirs fin de juillet le dividende trimestriel qu elle paye alors normale- gfëjy JL W* **.î L 2W v 27 * 27 308.BP Canada a *13 7-8, de 1-8.Pan Ocean 0.1 a *10 3-4.de 1-8.Pa- tcroML.d ïsù 38 37 38 +1 K l„ , .“ ment et son action a reculé de 7.-8 et est tombée a $6 3-8.Dylex L A 50o S6H 6^ 6^ - '/6 over land ioo $i2'/4 i2'/4 i2'/4 cific Petroleum à $20 7-8.de 1-8, alors que Shell Canada à $14 3-4 £rno 4000 ^ ^ 260 Aiiönuem- Deutsche Mai* m\ Les transactions de Ram Petroleum Ltd.ont etc suspendues Dynasty 3000 58* 7* | Pac Rete 340 521 20*21 monte de 1-4 et que Petrofina Canada à *231-4 et Husky Oil à $16 res- Bayard 3500 12 11 11 -1 '.\wUum 1*1 pendant une heure a la nouvelle que Consumers Gas Ca avait de- Mai ^ £’'* 25^ 26^ + 3J w1SaAd sas s! 3?tent inchanges.Beaver 20700270 255 270 +4 Argentine Peso IH49 ^ eide d'acheter au prix de *7 millions des propriétés de Ram, si Econ inv 500 si2 12 12 pmour Pi2865 si2"j 12 12* + * Parmi les rares titres qui ont monté, on trouve Dominion Bridge re!!e,re fn ao 60 -8 2 Australie ixaiar 14179 Ram ne s’y oppose pas dans les 30 jours qui viennent Consumers Electro a 200 57* 7* 7* Pancdn P 63i 59* 9* 9*-* à $45.un gain de 3-8.rhibex 40690 134 120 134 +6 Auinrho sdiiilinu os:« Gas est reste inchangé, soit a *15 3-8 et Ram a monté de 24 cents Eiksstors 1050 «8* 8* 8* pan centr 300 is6 156 156 + 1 - com n 1000 73 73 73 -1 iieitique Kram- iras et atteint *2 59 f.i&i c 545 sio4 10 10* + * SSSs“ v I19 Î20* m* m* A Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE g>n De» jsoo «1 41 41 +1 lires,1 îr”’N"v° Cours fournis par .a PRESSE CANADIENNE », ’S lit, ?£ % ,k ,k v.„,„ h.u, b« r.rm.ch.v.b.r*m.ch cg Z ,3 u n ;j “ ÎCT im, Ÿ*nir,r F‘rm CH Vente» Haut Ba» F#rm.CK PC^wl || 42?P“a 18^2^2^-25 Ä5 T ^ T =8 F^ancana 36?8 5U* 2?°2*'n* A ^ *18 W* “* “* “ oduiUKltes an .„sa m* 55* F Orenada 1000 15 15 15 - 2 Pembin B 140 250 250 250 Alcan 1650 527* 27 * 27* - * Frasera 100 524 24 24 Cop Man 3000 7 7 7 Italie lare I» I4tw thSVr?i w ton 135 137 127 -13 r* S05W « ?5^ 55* Feodcrp L 100 140 140 140 Pemb D p 14 524* 24* 24* Algorra St 2425 $28* 28* 28* + * Gai Metr 200 $6* 6* 6* + Ve Dumgmi 500 141 140 140 - 5 Jap,ui Ven OU3418 Abftih 8539 511* liva 11* - Ve rî pas,.î« Î«,A 5c,55,., cn?oaiL *5nn 31 55 , _ , Pennant 1300 145 140 140 - 5 Aquitaine 500 $25* 25* 25* Gai M 66 w 500 100 100 100 +10 Dumont 1000 25 24 24 -I Mcunue l'es., „773 ADiTlDi oD.5t jl 11/4 I I 'a (_g| p 5.40 P Z30 »75 /2 75 /2 75'/2 Fort R6IHC 6200 21 21 21 I Penmnatn 1200 $8/2 BV* 8V2 Armic C nr 100 SllVî IIV3 MV] + '/î Craftnn inn 071/-1 97'/o 971/0 4-93/a r\.,r> »*n dsinn 99 90 90 —2 1 Abitbi 7*p 100 546 46 46 Calvert 9000 18 17 17 - 1 Frnca 12013 513* 12* 13*+* P Depl s 6900 $5* 5* 5* + * BankMts 3310 517* 17 17 - * sas M $23* 23* 23* F^lno tooo 11* H* U* Ktat«-''nés linll.u %.'ki Acklands 140 $11* II* 11* - * Camflo 5940 $14Vi !4Va 14*+ Va Fraser A 175 $24 24 24 + a p Jew, A 800 $5* 5* 5*- Vo Bank NS 1800 $35* 35* 35* - * GL Paper 250 $20* 20* 203a - 3a 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700 58* 8* 8* - V.~f'i^Km Jtin » i^ri.iLrw H» | V/B «» 7 S GenMot 8 1057 52* 50* 50*-!* Warn Lb 16 547 30* 29 * 30* Bulora Cor 2100 155 154 155 + 5 CDurham 2000 73 73 73 - 2 inter Tech 500 17 17 17 - 1 Stand Ind 825 S8* 8 8* l UIO de 1 et tombe a $40 3-3/4.CltKOrp.de 1 1/8 et tombe a $38 7/8, Gen Port 11 13 97/e 9* 9*+ * Weathrd 4 21 6'/e 6'/e 6'/o— V.Bushneii 300 59* 9'* 9'*-'/.c Marben 2000 70 70 70 + 2 , Group 800 57* 7'/s 7* + * steico a 2338 531'* 31* 31*-* \II( ' Investment, de 1 et tombe a $18 3'8.National Mortage Fund dr GTeiEi 7 278 23'* 23* 23*-* wolwth 5 76 16* 16* l6’/a— v.Cad Frvw 4300 515'* 15* 15'* C Morisn 1100 185 183 185 3 |nv Grp A 3355 57* 7 .7'.+ '* Steep R 3845 155 154 ,55 ,| 4 ni tombe d 7 3 4 JP Morean de 1 2 et tombe a lifiO '! 8 et Br- Gen Tire 4 57 15 14* 14*-'/.Xerox Cp 31 233 124*122* 123*-* CAE Ind 200 S9 9 9 Con N,chol 2500 12 12 12 inv Grp 5 p 300 $14* 14* 14*+* Steinbg A 2024 S22* 22* 22* I i T ti i jmoo d / a 9.J.r.Morgan, ae L 4 et tourne d »ou n et rse Ga Pac 12 163 39* 38* 39*+* Zenith R 9 50 23* 22* 22'*-* Irish Cop z650 4 4 4 Steinlron 1400 S6* 6* 6* + V.nelical Lorp .de D/8 et tombe a J1H 3 8.Goodyr 6 236 17* 17* 17*- * Zurn Ind 12 21 8 73/.7*- V.iso 600 145 145 145 +10 strathrn a 400 ,85 185 185 Les aurifères ont progressé.ASA Ltd.monte de 4 et atteint $84 Gould inc 6 4 20* 20* 20*+* ___________________________________________________________________!7,L,l?,dpr il, !?_ , sas“' 6nnn 266 26?266 - 4 1 2.Homestake Mining, de 11/2 et atteint $411/4, Dome Mines, de 1 5,APr ,2t 4! J?46 n .ivaco ind 200 su 4 u u*+ * Sunprst E 9000 19* 13* is +4* ü 4 et atteint $Ô0 1 4 et Campbell Red Lake Mines, de 11/4 et atteint Guîtoii an 4 363 20* 20* 20'/.= * Bourse américaine 0 0 mm Jannock 650 56'% 6% 6'2 — '/s Sundale O 200 S7 7 7 Ve $36 1/2.Hecla M 22 41 21% 21'% 21'%+ '% Ventes Haut Bas Ferm.Ch.§%épknâ3kflC^S Jannock D 700 56* 6* 6* - Va Superior a îoo 225 225 225 - 5 Les pertes l’ont largement emporté sur les gains par 953 contre !1einLH7 1» ,5.ÎZ* «Z, «ZU ut AIArt 6 3 2,8 248 248 WÆWSm Êm ÊJannock B 200 $12% 12% 12% Superior E 1700 145 135 135 5 .J* OOA , ° r.• , - r Hew Pck 38 148 89% 88% 88% — 1% Amrn inH a 1st 3 9% 2 Jelex 5500 17 17 17 Systems D 1416 $7'/8 7 7 — Ve 3/0 alors que 380 valeurs demeuraient inchangées.High Voltg 15 39 7'% 7 7’%+ '/e Asamera 10 39 9 3-16 9 9 1-16—3-16 Joliet z 175 22 22 22 Texaco 400 $37* 37* 37'*-'/.Dans le secteur canadien à la Bourse de New York.Massey Fer- Homestk 16 262 41* 40 41V.+V* Brascan 3 55 163/.163/.163/.- '/a Jonstnith 3000 7 7 7 + * Texaco pr z50 548* 483/.483/.guson recule de 1/4 et tombe à $17 3/4, Inco.de 1/4 et tombe à $28 Honywl 12 487 67* 64 64* 3* Camp Ch 3 26 5* 5* s*+ v.Dominion Citrus and Drugs; pour TransCanada PipeLines; au 31 KaiserLRe 3000 445 440 445 Thom L ^oo S35* 35* 35* - l* ! 4 'anad'an Pacific, de 1 4 et tombe à $14 1 2 Alcan, de 3 8 et |n?erlk ,0 ,,4 CwnCpP 2 u 23* 23* 23*-* les trois mois qui se sont termines le mars 1974.$6.849.000.soit 74 cents Kaiser w 1900 204 200 202 +1 Th0m n a 500 $11* 11* 11* + * tombe a $28 5/8 et Seagrams a $39 1/2 reste inchange.B,«._ 1?ZZf 2ZS 23?*+4* Dome p 12 63 29 2e 28 -1* 3d avril dernier.$151.000 - 17.3 par action, comparativement à kw r°ran MO 245 24?243 +3 joUmex M 200 ils ,98 ils +10 Cours fournis Dar la PRESSE CANADIENNE intHarv 5 74 26* 25* 26 + * °°^a,arc 2^ 2^ 2pt-* 1 cents l’action, contre $112,000 — $7.591.000 ou 82 cents par action KeepriteB 200 $7* 7* 7* TorDmBx 2159 $37'* 37* 37* Cours tournis par la PRESSE CANADIENNE mtMng 3 79 n* 11* n*+ * “ordc 5 z200 84 84 84 -1 i»> o .«nfc an 107*1 Kelly D A 200 475 475 475 + 5 Tor Star B 1850 S14 13'% 14 + '% Ird Nicki 7 131 28% 27% 28'%— % Crpsnillo 6 16 25'% 25Va 25'%+ '% “ ' .» , • ' .Kelsey H 100 S83% 8% 8% + Ve Total Pet 5525 S8'% 8’''8 8Va — Va Vente* Haut Bas Ferm.Ch.Vente* Haut Bas Ferm.Ch.IntPap 12 165 48% 47’% 48’/a % Giant Y 13 139 15% 15 15’%+ '% John Labatt; pour 1 année qui Madsen Red Lake; pour 1 annee Kerr Add 1520 $12'% 11% i2’% + % Eiders a 4040 $îo% io'% io'% - % acf m 935 42% *2- % Bos-Ed 5177 16 15,., ]5% mtTT 4458 20% 20% 20% SartzMt le 10 16% 16% 163%+ '% * est terminée le 30 avril dernier.QUi s'est terminée le 31 dec.dernier.k Anacon z66 24 24 24 Traders b 300 s9% 9% 9%+% i?drssA°, Q2!; 1(?Î BristMy i6130 55% 54% 54%-% itek Cp 13 9 2% 1% i3%- % ,mp qha 13356 29% 28% 28%-% SSS •S8r***"“ **.S k »,»-» ::S‘”sï!a s si ssg » » » tse ,ss ;s «es sç«, : » F F'2 »»“ *8 s « us $17 836.000 - $l.b4 $33.606.perte - 1 cent.Labatt A 582 $24% 24% 24%-% Trnsairw 1000 35 35 35 î ',sCh • “ ’ J2+ ? Burl Ind 5 315 22 21% 21’%—1 Kellogg 16 40 15% 15 15 Neonex 4 2 17/e 1% ,7/8 Oshawa Group; pour les 12 semai- Maritime Telegraph and Labatt A p 300 $24% 24% 24% TrCan PL 2310 $10 9% 10 ^lc°a ” 2îl fj%- % Burrghs 35 293 110’% 109% 110 - '% Kennecot 6 152 35?% 35'/e 35'%- % NY Time 7 3 12 12 12 - '/8 nés qui se sont terminées le 20 avril Tplpnhnm»- nous les trois mois Qui Lab Min 150 S33'% 33'% 33'%— '% TrCan A pr z3 S54l/8 54'/8 54'/e 0999 9nL^ îoat.ovo—ia* Callah M.15 46 13'% 12'% 13'%+ % Kraftco 10 80 41 40 % 41 _ NCdnOils 10 11 4Ve 4'/e 4’/s I • ./.»r* .n.n.n 10 0 e v telephone, pour les M Laidlaw T 200 S5% 5?% 5% TrCan B or 300 S33 33 33 + % Am Hes 2 232 20% 19% 19% 1% CmpRL 25 55 36% 35% 36'% +1 % Krsge SS 31 599 37'% 36'% 37%— % Peel Eld 15 110 13'% 13'% 13% dernier.$853,000 — 12.2 cents 1 ac- se sont termines le 31 mars dernier.LOntcem 2000 330 325 330 —10 TrCan plw 5076 125 120 123 -4 Aîri 64 9% 9% 9%— % camp sp 12 67 30% 30 30 - % Lîb mcn 4 10 51% 5% 5% prat Lmb 5 10 11 10% 11 t ion.contre $727,000 — 10.3 cents.$2 083 000 — 47 cents l’action, con- L Shore 425 480 470 480 +20 TrCan Res 9400 101 97 100 -l iBrrd l îi \ï(?U Cdnßac 8 10 14% 14% 14'-a- % Litton 7 76 8% 8% 8^4 8 Rio A Ig m 6 1 29% 297 8 29%-% Ravrock Mines; Dour les six mois trp $9 i»60 000 — 48 cents Langis 9000 16 15 15 Trans Mt 1075 $13'% 13% 13'%+'% Can J -Il SÎJ ll/?0 t Cater Tr 15 197 63% 62 63%+ % Lockhd Air 4 47 4% 4% 4%- a Scur Rain 27 1 21% 21% 21%+ '/a r\d>ruiH »niie», jjuui m a i.mu tre U6U.UUU twi».Lasitr Km 1000 51 51 51+ 1 Travlway 1000 S6'% 6% 6% A Cyan 8 265 20% 20'/e 20%-% CBS n 57 3878 38y2 38%- '% Loew Cp 4 36 16% 16’% 16%- '/e Syntex 22 376 453/4 44i/e 45y2+ % qui se sont tel mines le 2-30 avril Quebec Telephone; pour les trois Laura Sec 325 $7% 7',% 7'% Tribag 3000 41 39'% 39'% A Ho.,?e4 3?0^0 A *ii?* Celanese 5 26 32% 32 32'/e— % Mad SG 17 17 6% 6% 6% .UN Asbes 5 30 2 7-16 2% 2%— Va dernier.$270,000 six cents lac- mois qui se sont termines le 31 Laura 17950 79 73 79 + 5 Trin Chib 2000 13 13 13 -'% î?1 iso i 8S?X?oî ^ Cencolnc 3 342 5% 5'% 5% Magnvx 20435 5 4% 5 + % Utah IdS 7 2 12% 12% 12%+ Va (ion contre $226 000 — cina cents mars dernier $1 224 203 — 52 cents Lau Fin 200 $9'% 9'% 9%-’% Trizec Crp 100 $20 20 20 -’% îSm'tR .J 2,V?Va 1I1/! % chessi 6 33 48 47 Vî 47%— % Mallory 6 70 8 7% 7%- % Wr Harg 31 2 3-16 2 1-16 2 1-16 VÎi L.’ .0« 1 L mars dernier 5.1.teI.wo VENTE À L’ENCHÈRE LUNDI, 24 JUIN 1974 HALIFAX, NOUVELLE-ÉCOSSE 1:00 P.M.(H.A.) POUR LE COMPTE DE SATELLITE CONSTRUCTION ET AUTRES ENDROIT: De (aéroport International d'Halifax, prenez la route 102 sud sur le chemin Bi-Centennial et roulez 30 milles, prenez ensuite la sortie 333 (Peggy's Cove, Bridgewater) roulez à peu près 1 mille jusqu'à la première lumière de circulation, dépassez cette lumière de circulation et tournez à gauche sur Prospect Road, roulez à peu près 2 milles jusqu'au terrain de la vente.COMPRENANT: TRACTEURS À CHENILLE: (4) Cat D8H's.72.71.70, (2) Cal D6C's.71.67; (2) A-C HD21B S.'69; (2) Cat 8B parallelogram rippers 92M and 98E; (3) Root Rakes D8H and D6C; (1) A-C HD21; (1)3 position parallelogram ripper to fit HD21.CHARGEURS À ROUES: Cat 988 (73) w/850 hrs since new: John Deere 510 (71); Case 580CK ( 69).GRATTES À MOTEUR ET NIVELEUSES À MOTEUR: (2) Cat62l s;72: (1) Cat62t 71; (6) A-C TS260 S.'68.'67; (1) Cal 12F, '67.(2) Westinghouse Wobco mdl.777, '65 CONCASSEUR ET AGREGAT: 1971 Pioneer PRS153 Portable Primary 30x42' w/Cat D342 power; 1973 Blaw Knox 195 Road Widener; Barber Greene PS70 Screening Conveyor; Jersey 103 Base Spreader.ÉQUIPEMENT DE COMPACTION: (2) Raygo 400 Rascals, '69.68; (2) Bros SPV730’s, '70's; (1) Vibro-Plus Tow Roller mdl.CW43; (1) Pioneer Roll Crusher BALANCES: Toledo 80 ton; Toledo 50 ton; Howe Richardson 50 ton ÉQUIPEMENT À AIR:'71 LeRoi 600; '68 LeRoi600;71 LeRoi LD3C track; 73 LeRoi 170 RD2E: '65 Gardner-Denver Md1.AT1600 w/D99J drifter.CAMIONS ET AUTOS: 71 Chev C60 Tandem w/Pitman HL100 Unidyne 2 Cherrypicker; 71 G.M.C.930; 71 Ford 250; (3) 72 Chev 1500 s; 72 Chev Kingswood Stationwagon; 73 Volkswagen; (2) '69 Terex Rock Trucks.Mdl.R35; (1) Mack LJSWX Boom Truck; (1) '66 Dodge 800 w/6 yard Rex Mixer; (1) '67 Dodge 800 w/7 yard Tandem Mixer, (1) 70 Mack Tandem Axle Tractor R611; 70 Mack Tandem Axle Tractor R685.ÉQUIPEMENT DE CAMPEMENT: Maritimer 10'x47' Mobile Home; McGinness 12'x56’ Bunkhouse; Maritimer 12 x52' Mobile Home; Maritimer 12'x60 Bunkhouse: Maritimer 12'x53' Kilchen-Diner: Glendale 8 x20 Mobile Home; 10'x30' Wash Trailer; 12 x60 Bunkhouse; (2) Paramount 12 x48 Mobile Homes; Eastern 10 x28' Bunkhouse: 12 x60' Bunkhouse; All above units are recent vintage and in excellent condition.ARTICLES DIVERS: Lincoln 600 amp Welder, Lincoln 400 amp Welder; Onan 5 K.W.Generator; '63 Coles electric mobile crane; 51 ft.boom; G.M.diesel power unit; 14C TD9 Droll skid shovel.Log grapples to fit TD9 Tel.: sur les lieux (902) 852-3092 Tél.: Bureau Truro (902) 893-9407 Soirs- Sonny Gillis (902) 895-1709 (A [ffectuée par les Commissaires-priseurs de l'équipement.Succursales Vancouver • Seattle • Kamloops Calgary Edmonton - Winnipeg Toronto • Montre»! Truro Lo* Angeles STEWART AUCTIONS 1 Greensboro Drive, Rexdale, Ontario, M9W 1C8 Tel.(416) 2497393 28 • Le Devoir, samedi 15 juin 1974 /Masculin > « / i integral Pour papa ! Tenue-tennis qui remporte la manche Pour un papa faites les choses en grand! Offrez-lui la nouvelle élé-9000"“ dégagée à la sportive mais résolument virile, en tenue-tennis, qui le rendra invincible lors d'un set endiablé .1 Chemise-tennis «40 Love», mélange polyester et coton, très confortable, détail contrastant marine et bourgogne sur blanc.Une poche-poitrine pratique.Tailles P.M.G.et F.Rayon 428 9.00 Ch.2 Short en tricot polyester «40 Love», 2 poches fendues devant et 1 poche arrière avec rabat se boutonnant.Bande de taille évitant de porter une ceinture.Blanc.Tailles 30 à 40.Rayon 428 14.00 ch 3 Chandail à encolure en V «40 Love », mélange acrylique et polyester ou acrylique et laine traité "Permanent Press".Taille et poignets côtelés, contrastant à la taille, poignets et encolure de tons marine et bourgogne sur blanc.Tailles P.M.G.et F.Rayon 428 20.00 ch.4 Blouson-tennis «40 Love», mélange polyester et coton, lavable à la machine.Poche de poitrine se boutonnant.Taille, poignets et col côtelés avec bandes de couleur marine ou bourgogne sur blanc.Tailles P.M.G.et F.Rayon 428 1 6 .00 eh.5 Le bas du sportif, mélange laine et nylon, semelle coussinée absorbante traitée "Actifresh" pour une fraîcheur durable.En blanc avec bandes marine et bourgogne.Une seule pointure pour 10/12.Rayon 228.2 «50 la paire 6 Soulier de trot North Star.Empeigne en cuir souple blanc, rayures de suède bleu, semelle caoutchouc strié, fausse-semelle mousse.Pointures 8 à ]V4 en demies.Modèle 8541038.Rayon 2 37.Achats en personne seulement.14.99 la paire 7 Soulier-tennis North Star en suède bleu avec bande de cuir souple blanc.Semelle agrippante en caoutchouc et fausse-semelle mousse.Pointures 8 à 1 1Î4 en demies.Modèle 8539738.Rayon 237.Achats en personne seulement.14.99 la paire Eaton Centre-ville, Anjou, Pointe-Claire, Mail Cavendish et Carrefour Laval.Rayons 428, 237 et 238.Livraison sans frais des commandes de $3.00 et plus.Venez ou téléphonez 842-9211 La carte comptable Eaton, une façon moderne de magasiner.Wmê.O O MONTRÉAL POINTE-CLAIRE ANJOU 677 rue Sle-Catherine ouest.Centre commercial Les Galeries Fairview d'Anjou MAIL CAVENDISH Bout Cavendish, quartier Côte St-Luc CARREFOUR LAVAL MAGASIN-ENTREPÔT LANGELIER Sortie 7 de l'autoroute, Laval 4505Hickmore (Centre d'aubaines) Centre commercial Langelier LASALLE (Centre d'aubaines) Centre commercial Pont-Mercier MAISONNEUVE (Centre d'aubaines) Centre commercial Maisonneuve HEURES D'OUVERTURE EATON Lundi, mardi, mercredi de 9h30 à 18h00 Jeudi, vendredi de 9h30 à 21h00 Samedi de 9h00à 17h00 LA CARTE-COMPTABLE EATON: Une façon moderne de magasiner Le standard téléphonique ouvre à 8h30.842-9211
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