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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 26 juin 1974
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1974-06-26, Collections de BAnQ.

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’>*- '"’•it 1 A 'V la météo Ensoleillé, passages nuageux, averse possible en après-midi.Maximum 75.Demain: Ensoleillé.Détails en page 6.LE DEVOIR Les élections — pages 2 et 7 Fais ce que dois Office férial Vol.LXV - No 146 Montréal, mercredi 26 juin 1974 20 CENTS L’Opposition crie au “bâillon” Pour l’adoption du bill 22, la semaine de 60h à l’Assemblée pareilles Lesage QUEBEC — C’est dans le but de faire adopter le bill 22 dans les plus brefs délais que le gouvernement a décidé de faire siéger l’Assemblée nationale du lundi matin au samedi soir — à raison du soixante heures par semaine — et de suspendre une série de droits et privilèges des députés.Cela équivaut au “bâillon ”, au rouleau-compresseur, au “bulldozage”’ de l’Opposition, à la négation de la démocratie parlementaire.Telle est l’argumentation que l’Opposition, tant péquiste que créditiste, a tenté de faire valoir hier a l’encontre de la motion présentée par le leader gouvernemental, M.Gérard-D.Lévesque, “en vue Mme Léonard promet la contestation, voire la rébellion à l’automne par Gérald LeBlanc QUEBEC — Championne de la cause francophone à Laval, Mme Solange Léonard, promet “la contestation et même la rébellion” cet automne, si le gouvernement Bourassa adopte son projet de loi linguistique durant l’été."C’est inacceptable et ça ne passera pas comme cela! Les gens verront qu’ils se sont fait passer cette loi et ils se réveilleront au mois de septembre!” Porteuse d’un nom rappelant le célèbre conflit de Saint-Léonard, précurseur de la non moins fameuse loi 63, Mme Léonard a confié à la presse parlementaire qu’elle était venue “dire sa façon de penser” aux députés libéraux et les mettre en garde contre ce qui les attendait avec la rentrée des classes à l’automne.En plus de s’être révélée le leader des francophones lors de la récente querelle linguistique de Ville Laval, Mme Léonard est secrétaire générale de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.C’est à ce titre qu’elle participait à la délégation venue présenter le mémoire de la SSJB à la commission parlementaire, qui reprenait, hier, ses audiences sur le projet de loi 22.Les porte-parole de la SSJB se sont d’ailleurs élevés contre la stratégie gouvernementale d’entendre d’abord les mé- moires des anglophones et des hommes d’affaire afin de garder pour la soirée, moins accessible aux media d’information, les témoignages des groupes francophones opposés au projet de loi.Ce fut le cas pour tous les grands organismes francophones (CEQ.Ligue des droits de l’homme, MQF, MNQ, SNQ, Alliance des professeurs de Mtl, Association des professeurs de français), à l’exception de la FTQ, qui fut entendue en matinée.Le président du Mouvement Québec Français, M.François-Albert Angers, donne d’ailleurs une conférence de presse, cet après-midi, sur le cheminement de la commission parlementaire.Pour pallier la perte de publicité entraînée par leur témoignage en soirée, la SSJB de Montréal et l’Alliance des pi fesseurs de Montréal, rencontraient, h midi, la presse parlementaire.En plus de promettre du grabuge pour l’automne, les porte-parole de la SSJB se sont élevés contre la décision du gouvernement Bourassa de profiter de la démo-Voir pages: La rébellion ¦ En page 6, la chronique du bill 22 ro- ier d’utiliser encore plus officacement le temps disponible d’ici l’ajournement d’été de la présente session; dit-il.En plus de faire siéger les députés soixante heures par semaine, ce qui est déjà proprement infernal en tenant notamment compte du fait que les huit députés de l’Opposition (six péquistes et deux créditistes) font face à 102 ministériels, l’action a pour effet de: • supprimer la journée du mercredi,' réservée aux motions et projets de loi de l’Opposition: • supprimer les mini-débats que les députés peuvent soulever en fin de journée s’ils sont insatisfaits d’une réponse qui leur a été faite; • réduire à une durée de trois heures au plus les débats sur une motion de censure, sur la conduite du lieutenant-gouverneur, du président et des membres de l’Assemblée, de même que les débats d’urgence.M.Lévesque a invoqué à l’appui de sa motion les nombreux projets de loi inscrits au feuilleton — sans faire de référence au bill 22 — et le fait que les huit députés de l’Opposition avaient consacré 278.6 heures à l’étude des crédits budgétaires ce printemps, comparativement à 165 heures l’an dernier avec 36 députés de l’Opposition.Les deux leaders parlementaires de l’Opposition, MM.Robert Burns et Fabien Roy, ont longuement dénoncé la motion gouvernementale, suivis de leurs collègues, sous les huées et les moqueries des ministériels.Pour le leader péquiste, “c’est un début de motion de clôture relativement au projet de loi 22".Le député de Beauce-Sud ajoute: “Devant un débat d’importance capitale pour l’avenir du Québec et l’avenir de la nation-canadienne-française, on n’a pas le droit d’imposer le bâillon devant l’Assemblée nationale si on n’a pas le droit de faire en sorte que cette toi soit adoptée dans ces circonstances.jusqu’à épuisement total.” M.Burns a souligné qu’en dépit de son petit nombre, l’Opposition représente tous les Québécois, soit 45 pour cent, qui n’ont pas voté pour le gouvernement le 29 Voir page 6: L’Assemblée Les médecins s’interrogent sur la réanimation des agonisants TORONTO (PC) — Les membres de l’Association médicale du Canada, réunis en congrès, ont décidé hier de requérir les avis de conseillers juridiques à propos de leur nouvelle politique de “non-réanimation” de leurs patients qui en sont à la phase terminale.Cette solution a été endossée après que le docteur F.N.Brown d’Ottawa les eut mis en garde contre les poursuites qui pourraient être intentées aux médecins qui inscriraient sur le dossier du malade “pas de réanimation”.On sait que la veille, les médecins avaient reconnu qu’il est parfaitement moral et acceptable pour un médecin de s’abstenir de “reanimer” un patient qui se trouve dans le coma ou dont on a constaté l’arrêt du coeur.Cette décision avait été prise en considération du fait que la “réanimation" peut avoir un effet angoissant pour des patients dont la mort est inévitable de toute manière.De plus, les procédés utilisés pour la réanimation peuvent comprendre des poumons d’acier, des appareils respiratoires, des cathéters, des tubes intraveineux, des instruments qui excluent la possibilité pour le patient de mourir dignement, une préoccupation de la profession médicale depuis l’avènement des nouvelles techniques modernes pour conserver la vie.Cette question de la “non-réanimation” suscite des avis partagés.Le docteur R.F.Clark d’Eamon-ton a dit que le problème juridique devait être soulevé maintenant que la non-réanimation” est devenue une politique officielle de l’Association médicale du Canada.Quant au docteur E.A.Horniman, de la Colombie-Britannique, il a affirmé que personne ne pourrait intenter de poursuite à un médecin si la non-réanimation n’est pas prescrite par écrit.Il a ajouté que si l’Association médicale du Canada donne son appui moral à la nouvelle politique de la “non-réanimation” les médecins traitants se trouveront suffisamment protégés.JC aura telle- “La politique de l’AM( ment de poids qu’aucun tribunal au pays ne condamnera un médecin qui inscrit la “non-réanimation” sur le dossier d’un patient.” Les médecins ont aussi décidé de demander au gouvernement fédéral et aux gouvernements provinciaux que Ton imprime sur les contenants ou les empaquetages des cigarettes et des boissons alcooliques des avis indiquant que le tabac et les boissons alcooliques constituent des dangers pour la santé.A noter que les membres de l’Association avaient décidé par un vote lundi de ne pas fumer durant les séances qu’ils tiendraient.Mais peu de temps après, on a rescindé la résolution après avoir entendu la plainte d’un médecin qui ne pouvait se concentrer sur les questions a l’étude a cause du trop grand nombre de délégués qui sortaient de la salle de réunion pour aller fumer.Un autre médecin est allé plus loin à ce propos en racontant que plusieurs Voir page 6: Réanimation 4 a La place de la fin aussi.Jacques-Cartier a repris son calme hier après les heures agitées et tourmentées de semaine de la Saint-Jean, Le verre brisé a été ramassé, les papiers gras (Photo LE DEVOIR, par Alain Renaud) Notre-Dame rouvre aujourd’hui La direction de l’hôpital Notre-Dame a annoncé hier qu elle rouvrait progressivement les portes de ce centre hospitalier à partir d’aujourd’hui, même si le conflit qui l’oppose à son personnel de soutien depuis le 16 mai n’est pas encore réglé.Dans un communique, le directeur de l’hôpital, M.Lucien Lacoste, précise que cette réouverture se ferait “sur une base progressive compte tenu de la disponibilité du personnel et de la réorganisation de chaque service”.L’administration dit aussi qu’elle entend "prendre toutes les mesures nécessaires pour assumer ses responsabilités envers la population et assurer aux patients les soins auxquels ils ont droit”.Tous les services de l’hôpital avaient été fermés le 16 mai, l’administration invoquant les grèves sporadiques déclenchées par le personnel de soutien pour justifier une mesure si draconienne.Depuis une dizaine de jours, plusieurs séances de négociations se sont déroulées et tout semblait indiquer un règlement prochain du conflit.La dernière séance cependant a été marquée d’un durcissement des positions de l’administration qui, selon le syndicat, est revenue sur des points qu’elle avait déjà concédés.Les grèves sporadiques de deux heures par quart de travail continuent toujours.Dans son communiqué d’hier, l’administration rappelle la nomination d’un enquêteur spécial par le ministère du Travail, le juge Jean-Paul Geoffroy, nomination qui a fait espérer à la direction de l’hôpital que le syndicat recommanderait à ses membres de mettre “fin aux débrayages illégaux et de retourner à une situation normale en attendant les conclusions de cette enquête.” Le syndicat n’en a rien fait Mutisme de la police sur les incidents de la St-Jean par François Barbeau La police de la CUM était muette hier au sujet des événements qui ont marqué les célébrations de la Saint-Jean-Baptiste dans le Vieux Montréal dimanche soir et lundi soir.Le directeur adjoint de la police de la CUM, M.André Guay, qui dirigeait les opérations policières dimanche soir, s’est Contenté de dire hier que la police “pourrait possiblement régler ça demain^.M.Guay faisait allusion aux accusations de brutalité policière qui ont été portées à la suite des charges de policiers de l’escouade anti-émeute et de policiers à motocyclettes en direction de la foule réunie place Jacques-Cartier.Plusieurs personnes ont été blessées lors de ces charges, et de nombreux témoins se sont scandalisés de la vigueur avec laquelle les policiers frappaient les gens de leurs matraques de chene longues de trois pieds.Plusieurs dizaines de personnes ont été blessées, par des coups de matraque, par Lewis invite les syndicats forts à se préoccuper des inorganisés et des vieux WINDSCE, Ont.(PC) - Le leader néo-démocrate a demandé hier aux travailleurs organisés dans des syndicats forts et puissants de se préoccuper davantage des droits et des besoins des travailleurs non-organisés et des personnes âgées.M.David Lewis, qui s’adressait à une foule de quelque 1,000 personnes, a dit que les unions puissantes qui encadrent les travailleurs de cette région de l’Ontario ont permis aux travailleurs de mieux résister aux méfaits de l’inflation.Mais, dit-il, l’Inflation frappe tout le monde — les travailleurs non organisés, ceux, qui se trouvent protégés par des syndicats qui sont faibles et enfin les personnes âgées.Parlant devant un auditoire composé en très grande partie de syndiqués de l’automobile, M.Lewis a rappelé que l’un des plus grands objectifs du mouvement syndical, c’est la recherche d’une plus grande égalité entre les citoyens.M.Lewis s’est dit désolé du fait que les Canadiens combattent courageusement pour protéger leurs propres droits, mais pas assez pour sauvegarder ceux des au- tres.Il a lancé un appel aux syndiqués de l’automobile pour qu’ils se joignent à lui pour combattre la pauvreté.A ce propos, il s’est attaqué aux entreprises multinationales qui traitent les Canadiens comme des colonisés.Plus tôt, lors d’une entrevue télévisée, M.Lewis avait dit que le plan de révision des prix qu’il propose n’exigerait que peu de fonctionnaires tandis que le plan de contrôle des prix et des revenus que suggèrent les conservateurs entraînerait la création d’une bureaucratie gigantesque.Au cours de la même émission, M.Lewis a refusé de dire si son parti appuierait un autre gouvernement minoritaire après le scrutin du 8 juillet, dans le cas où il détiendrait la balance du pouvoir.Il a également refusé de dire quelle attitude son parti prendrait si M.Trudeau reprenait le pouvoir minoritairement et s’il présentait de nouveau le budget du 6 mai dernier.“Mais le budget que nous avons refusé était très conservateur au chapitre de l’aide aux contribuables canadiens, alors que nous voyons depuis le début de la Voir page 6: Lewis des projectiles divers, dont des bouteilles et des cailloux.De son côté, la police a fait savoir que 16 policiers avaient été blessés.L’explication officielle du “nettoyage” de la place Jacques-Cartier lundi soir est que les commerçants du Vieux Montréal, inquiétés par des actes de vandalisme et du pillage, ont demandé l’aide des policiers.Une boutique de la place Jacques-Cartier, La Belle Canadienne, a surtout été touchée par les vandales et les pillards, qui l’ont mise à sac en quelques minutes, en allumant un feu de joie avec les meubles qu’ils y ont trouvés.C’est à ce moment que les policiers, qui se tenaient sur le qui-vive près de l’hôtel de ville, ont chargé en direction des 10,000 personnes qui célébraient joyeusement la Saint-Jean.\ A cinq reprises, de 21hl5 à 23h.les policiers ont vidé la place, frappant à gauche et à droite, puis laissant les gens revenir sur les lieux, croyant que le “nettoyage” était fini.Des témoins de l’intervention policière ont relaté comment ils avaient vu des policiers frapper un vieillard attablé à la terrasse d’une brasserie, d’autres policiers frapper à deux reprises un fêtard éméché qui avait de la difficulté à se déplacer.Des photographes de plusieurs journaux de Montréal se sont fait frapper par la police et leurs appareils ont été détruits.La même chose est arrivée a un cameraman de Radio-Canada qui filmait les arrestations malgré l’interdiction de la police.Par contre, un autre photographe s’est fait donner l’ordre de photographier un policier qui avait été blessé par les manifestants.La foule, refoulée par les policiers, s’est regroupée en partie à l’angle des rues Vitré et Saint-Denis.Les policiers l’ont dispersée là aussi, chargeant avec les motocyclettes, comme ils l’avaient fait place Jacques-Cartier.Là, une jeune fille qui attendait l’autobus boulevard Dorchester a été matraquée.Voir page 6: La Saint-Jean Avant d’affronter Brejnev, Nixon coiffe les lauriers atlantiques BRUXELLES (d’après l’AFP) -Avant de partir, demain matin à destination de Moscou, le président Nixon signera aujourd’hui, midi, à Bruxelles, la déclaration d’Ottawa qui n’est que la reformulation des principes de l’OTAN.Cette cérémonie officielle de signature, le président Nixon l’a voulue lui-même, comme pour se coiffer des lauriers atlantiques avant d’affronter chez lui le secrétaire général du parti communiste soviétique, M.Leonid Brejnev.Secoué par les remous du Watergate (voir nos informations, page 8) et souffrant de phlébite à la jambe droite, le chef de la Maison-Blanche veut pouvoir négocier à partir d’une position de force avec Moscou où, toutefois, il se confirme que l’accord complet sur la limitation des armements stratégiques, SALT-2, ne sera pas signé par les deux hommes d’Etat.Le président Nixon a d’ailleurs souligné, à son arrivée à l’aérodrome de Bruxelles, le “rôle central” que l’Alliance atlantique joue dans la politique américaine.Il a notamment déclaré: “ce que nous devons tous reconnaître, c’est que l’Alliance a été indispensable pour maintenir la paix en Europe pendant le dernier quart de siècle”.Après avoir souligné que la cérémonie de la signature de la déclaration atlantique, aujourd’hui au siège de l’OTAN, se situait entre ses deux visites au Proche-Orient et en URSS, M.Nixon a ajouté: “ceci symbolise le rôle central que l’Alliance atlantique joue dans la poursuite de notre objectif: une paix durable dans le monde”.Le président Nixon a conclu en déclarant: “je suis sûr que tous ceux qui participeront à la réunion espéreront que tout ce que nous ferons et tout ce que nous dirons pourra contribuer à l’objectif, non seulement de chacun de nos pays, mais de toutes les nations du monde: une paix durable”.Pour sa part, après avoir souhaité la bienvenue “sur le sol de son pays” au président Richard Nixon et avoir émis l’espoir que son voyage au Proche-Orient “-prélude à une paix définitive dans cette région”, le roi Baudouin a déclaré notamment: “Vous avez voulu non seulement venir signer ici la déclaration atlantique qui précise à nouveau nos buts convergents, mais aussi prendre avec les chefs du gouvernement de nations amies et alliées un contact confiant, leur exposant vos vues et recueillant leurs avis".Etaient déjà arrivés hier à Bruxelles: le premier ministre britannique, M.Harold Wilson, Poul Karting (Danemark), et Gaston Thorn (Luxembourg).M.Wilson avait diné ce soir avec le premier ministre portugais, M.Adeline de Palma Carlos et le chef de la diplomatie de Lisbonne M.Mario Soares.Son entrevue avec le premier ministre français, J.Jacques Chirac, est prévue pour aujourd’hui.Après le discours du roi Baudouin à l’arrivée du président Nixon à Bruxelles, et la réponse de celui-ci, M.Joseph Luns, secrétaire général de l’OTAN, a pris à son tour la parole au nom de "Organisation.Ce n’est pas à la Belgique que le président américain rend visite mais au siège de l’OTAN installé à Bruxelles.Dans son discours, M.Luns a déclaré que depuis cinq ans, le chef de l’exécutif américain a, “avec l’aide de son illustre secrétaire d’Etat, applique de façon spectaculaire” la politique de coopération et de consultation avec l’URSS et les alliés de l’Amérique dont il avait parlé au cours de sa dernière visite au conseil de l’OTAN.“Vous allez vous rendre à Moscou pour y franchir une étape supplémentaire dans le processus de négociation avec l’Union soviétique” a-t-il ajouté.Des rencontres bilatérales auront lieu après le “sommet” atlantique.M.Nixon s'entretiendra notamment avec le premier ministre britannique, M.Harold Wilson, le chancelier de la RFA, M.Helmut Schmidt, et d’autres chefs de gouver-Voir page 6: Nixon J 2 • Le Devoir, mercredi 26 juin 1974 C-/e scrutin de juillet Candidat rhinocéros dans Bourassa Victor-Lévy Beaulieu, éditeur, romancier, auteur dramatique, pamphlétaire.n’est pas seulement l écn-vain le plus discuté, peut-être le plus souvent dénoncé de sa génération (surtout par ses jeunes collègues qui ne lui pardonnent pas des incartades qu’ils n’ont plus toujours le courage d’accomplir eux-mêmes); il est aussi candidat rhinocéros dans Montréal-Bourassa, camarade de lutte du Dr Perron et, à ce titre, auteur d'un discours dans lequel il évoque et dépeint le triste destin des électeurs dont il sollicite les suffrages à Montréal-Nord, "vaste couchette, dortoir gris”.Il accuse le député sortant, M.Jacques Trudel, "de ne pas avoir fait de Montréal-Nord une communauté, un centre de vie".Et Victor-Lévy Beau-lieu ajoute: "Les gens de Montréal-Nord travaillent ailleurs, meurent ailleurs, se divertissent ailleurs, sont malades ailleurs et se font enterrer ailleurs.La plupart, en fait, ne sont à Montréal-Nord que pour y dormir.Pas de cinémas a Montréal-Nord, pas de théâtre dignes de ce nom, pas de radio communautaire, pas de vie collective, des bingos! seulement des bingos! Et des députés fédéraux libéraux tous pareils les uns aux autres.” Et si l’écrivain se porte candidat, c’est simplement, dit-il.pour user de son droit de parole.Le droit à l’erreur L’adversaire de M.Jean Marchand dans le comté de Langelier.candidat indépendant du nom de Lionel Larocque, accuse les média d’information de taire volontairement certains aspects de la campagne électorale.Dans cette optique, M.Larocque est porté à donner l’absolution aux journalistes dont il dit reconnaître “la grande honnêteté et l’intégrité ”, Il vise davantage les propriétaires d’entreprises de presse qu’il croit liés à la générosité des caisses électorales.Plus encore, M.Larocque est convaincu que les campagnes électorales enrichissent les journaux.Une meilleure information aurait pourtant permis à M.Larocque de réaliser que ce temps est passé, les campagnes électorales rapportent certains bénéfices aux stations de télévision et de radio mais accablent lourdement les journaux qui n’en retirent souvent que des déficits.Et les phoques aussi! M.Barney Danson, député sortant et candidat libéral de York North dans la région torontoise, vient de dire tout haut ce que beaucoup de citoyens pensent depuis un certain temps.Il invite respectueusement les promoteurs d’une campagne de $100,000 destinée à “sensibiliser” les Canadiens aux horreurs de la chasse aux phoques au large du Labrador à "remettre en question leur ordre de priorités”.Les sommes d'argent consacrées à ce mouvement, estime le député, pourraient servir à éveiller l’attention des Canadiens à l’égard d’autres problèmes, "plus graves”.Et il ajoute; "Je souhaiterais que les gens se montrent au moins aussi préoccupés par les problèmes des malades mentaux, des handicapés physiques, des pauvres et des Indiens que par la chasse aux phoques.” M.Danson s’étonne qu’on lui ait posé plus de questions depuis une semaine sur la chasse aux phoques que sur l’inflation.Que ferez-vous si.Le jeune Dennis Fong, 20 ans, candidat marxiste-léniniste dans la circonscription aibertaine de Strathcona, vient de fustiger son adversaire con- servateur.M.Doug Koche, qui a proposé froidement la suppression du droit de grève dans les services essentiels.Les adversaires de la classe ouvrière, a-t-il dit, seront pendus par les pieds sur la place publique et on leur ouvrira le ventre.si les marxistes-léninistes s’emparent du pouvoir après une révolution.M.Roche, qui n’aime pas l’idée de cette pendaison sur la place publique, fera tout en son pouvoir pour faire échec au mouvement marxiste-léniniste! Vandalisme électoral Dans la région torontoise, les organisateurs des partis politiques signalent de nombreux actes de vandalisme.Dans Rosedale, l'un des organisateurs libéraux affirment avoir vu des adversaires qui arrachaient les pancartes de son candidat à l’aide de marteaux.En camion, dit-il, ils allaient de poteau en poteau.Les partisans du candidat conservateur affirment que les affiches et les pancartes sont arrachées par des "inconnus’’; et si cette campagne continue de la sorte, dit-il, il faudra bientôt offrir des récompenses à quiconque contribuera à l’arrestation des coupables.Dans d’autres circonscriptions torontoises, on signale que les fenêtres des permanences ont été maculées de peinture et les vitres, fracassées.Les conservateurs disent avoir perdu 1.400 de leur 3,000 pancartes depuis le début de la campagne; les libéraux déplorent la perte de 500 de leurs 1,500 affiches.X’est la pire campagne qu'on ait vue! ” concluent les partisans des deux principaux partis.Monnaie olympique Le candidat progressiste-conservateur dans York-Simcoe a reproché au gouvernement Trudeau d’avoir pris un moyen détourné pour financer les jeux Olympiques de Montréal en 1976, par le truchement de la monnaie olympique.M.Sinclair Stevens dit que considérant le prix de l’argent en 1973, il en a coûté $4 pour frapper et mettre sur le marche les pièces olympiques de $10.En temps ordinaire'a-t-il dit, les $6 de profit auraient bénéficié à l’ensemble du peuple canadien, mais dans le cas de la monnaie olympique, ces $6 ne vont pas au peuple canadien, mais sont versés aux Montréalais.Mais par suite de la hausse du prix de l’argent qui passe de $2.73 à $5 l’once, il se pourrait que ce changement ralentisse la vente des pièces.Dans ce cas, a prédit M, Stevens, on fera appel au gouvernement fédéral pour financer directement les jeux Olympiques.Une affaire de maturité Le leader du Parti communiste, William Kashtan, a dit que les Canadiens ne sont pas encore assez mûrs pour accepter la mise en application des politiques de son parti et que c’est pour cette raison qu’on ne trouve pas dans le programme du parti la promesse d’abolir le capitalisme privé.Il a dit dans une entrevue que son parti réclame plutôt la nationalisation des industries des ressources naturelles et énergétiques ainsi que celle des entreprises publiques comme Bell Canada, le Pacifique Canadien, CP Investments ainsi que les entreprises multinationales.Il s’est attaqué à la presse torontoise en affirmant que les trois journaux de cette ville où il y a 14 candidats communistes ignorent totalement ces derniers.Il a dit que les maoistes qui se présentent sous l’étiquette de "marxistes-léninistes” ne constituent pas un véritable parti.Quant au Parti communiste, il a des candidats dans 69 circonscriptions au Canada, ce qui le qualifie comme "parti national Échos de l’Assemblée nationale -par Gilles Lesage- Choquette: pas d’extradition QUEBEC — Le ministre de la Justice a appris par les journaux l’arrivée en France des ravisseurs de M.James Cross.M.Jérôme Choquette n’a aucunement participé aux extraditions — s’il y en est — qui ont mené à leur départ de Cuba vers la Tchécoslovaquie, puis vers la France, et il n’a pas l’intention de demander leur extradition au Canada.C’est ce qu’il a fait savoir hier à l’Assemblée nationale, en réponse à des questions de M.Robert Burns (PQ—Maisonneuve), puis hors de la Chambre, aux reporters.Les mandats d’arrestation contre les quatre ravisseurs tiennent toujours, et si ils reviennent au pays, ils devront en subir les conséquences, a dit le ministre."Je n’ai pas l’intention, préciset-il.de demander l’extradition de ces personnes, étant donné que, lorsqu’elles ont quitté le Québec et le Canada, des négociations avaient eu lieu à cette époque, en retour de quoi on avait donné la vie sauve à M.James Cross.Par conséquent, je ne crois pas qu’il m’incombe à l’heure actuelle de demander l’extradition de ces personnes." Qu’en est-il alors du ministre fédéral de la Justice, M.Otto Lang, qui serait disposé à demander l’extradition du quatuor.' “L’administration de la justice est une matière de compétence provinciale, répond M.Choquette, et je suis seul à avoir juridiction, avec mes collègues, en la matière.” Hors de la Chambre, le ministre a précisé que, pour que le gouvernement fedé- ilquistes, mole pas ral entreprenne des procédures en extradition, il faudrait d’abord que le Québec en fasse la demande.Et il n’en a pas l’intention Bien plus, M.Choquette n’a pas été informé des allées et venues des felq ou encore de leur statut.Il me seme trop pressé de l’étre non plus.Tout' ce qu’il sait, c’est qu’en décembre 1970, le gouvernement a permis qu’ils partent, et il entend respecter sa parole.“Les gouvernements, dit-il, doivent se montrer scrupuleux sur de telles ententes.” Selon lui, les semi-conduits étaient valables pour tous les pays, sauf le Canada bien sûr.M.Camil Samson, créditiste de Rouyn-Noranda, veut savoir ce qu’il en est de l’histoire de rançon qui aurait été versée pour la libération du diplomate britannique, en 1970."Je crois que c'est une affirmation qui n’a aucun fondement, répli-oue le ministre.Je n’ai jamais entendu dire qu'une somme ait été versée aux ravisseurs de M.James Cross.” M.Choquette se propose bien d’aller aux renseignements auprès d'Ottawa.Mais seulement après le 8 juillet.Quant à lui, l’affaire est classée et, visiblement, il ne veut pas rouvrir ce dossier.Les députés dans.garderies les Est-il exact que des députés libéraux, membres de la commission parlementaire des affaires sociales, ont accompagné le ministre d’Etat, Mlle Lise Bacon, dans sa tournée provinciale au sujet des garderies, aux frais de TEtat?"Il est exact que cinq députés libéraux m’ont accompagné dans la tournée, d’abord à cause de leur intérêt pour le ministère des Affaires sociales et leur intérêt au dossier des garderies.” Cette question de M.Marc-André Bé-dard (PA-Chicoutimi) et la réponse du ministre d’Etat ont soulevé une petite tempête hier à l’Assemblée.L’Opposition proteste avec véhémence, alléguant que le ministre en a fait une tournée électorale et que le Parti québécois et les créditistes, membres de la commission, ont été ignorés, M.Robert Burns parle d’indécence de la part du ministre, de sa desinvoiture à l'égard des trois représentants de l’Opposition.Il rappelle l’expérience de M.Claude Cas-tonguay qui, l'an dernier, avait invité des représentants de l’Opposition dans sa tournée concernent le projet de loi de la jeunesse.Mlle Bacon répond avec morgue: “Je demande qu'un ministre n’a pas de conseils ou de directives à demander à l’Opposition pour demander à des conseillers de l’accompagner au cours d’une tournée." Puis: "On ne peut pas empêcher qui que ce soit de se faire photographier avec des amis.” Et enfin: “Chacun des députés a défrayé le coût de la tournée.” Qui sont ces députés choisis?On ne le sait pas.Chose certaine, l’Opposition n’a pas été invitée à faire partie du groupe.Une histoire.d’histoire Le ministre de l'Education n'est pas satisfait de la situation qui prévaut depuis Caouette: c’est le Crédit social qui résoudra le problème de l’inflation MONTMAGNY (d’après CP) - Seule la réforme proposée par le Crédit social permettra de résoudre le problème de l’inflation, a réaffirmé M.Réal Caouette _ lors d’une réunion publique qui se déroula ” à Montmagny, dans la circonscription de Belleehasse.Le leader créditiste a par ailleurs félicité le premier ministre Trudeau pour avoir proposé de verser la pension de vieillesse a 60 ans quand l’autre conjoint a déjà atteint l’âge de 65 ans, en rappelant que le Parti Crédit social propose une telle mesure depuis plusieurs années.Il a attaqué les partis politiques qui ont rejeté en février dernier une motion créditiste préconisant justement d'abaisser à 60 ans l'âge de la retraite, “Quand c’est le temps d’agir, ils votent contre, mais quand vient le temps des élections, ils font des promesses’.Le leader créditiste était accompagné de M.Adrien Lambert, député sortant de Belleehasse, et de M.Charles-Eugène Dionne, député sortant dans Kamou-raska, qui sollicitent tous deux un nouveau mandat.M.Lambert s’est attaqué aux compagnies multinationales qu’ils font céder les gouvernements.Il a cité l’exemple des producteurs laitiers qui sont obligés de s’adresser à la Régie des marchés agricoles pour obtenir des hausses de prix tandis que les sociétés multinationales, elles, augmentent leurs prix à leur guise.Soulignant que le problèmes des agriculteurs s’aggrave de jour en jour et que ceux-ci abandonnent leurs fermes, M, Lambert a prédit une crise alimentaire, pire que la crise pétrolière si le gouvernement ne prend pas des mesures pour permettre aux cultivateurs de mieux vivre sur leurs fermes.Le candidat dans Belleehasse a par ailleurs réaffirmé son opposition au bill 22."Je veux que notre peuple canadien-français continue sa mission sur cette terré d’Amérique, a-t-il dit, mais je n’ai jamais cru et je ne croirai jamais qu'une langue puisse être sauvée par une loi."La façon la plus naturelle, a-t-il ajouté, c’est d’augmenter le taux de la natalité”, en précisant que le Québec se classait au dernier rang dans ce domaine et que la principale cause de la dénatalité se trouvait dans le coût élevé de la vie.Hier, au cours d’une émission de ligne ouverte à Lévis, plusieurs auditeurs s’en sont pris au chef du Parti Crédit social, à propos de l’absence de candidat créditiste dans cette circonscription.Plusieurs interlocuteurs ont attribué à M.Caouette la responsabilité de la situation dans Lévis, alors que ce dernier a reconnu qu’il y avait un manque d’organisation à ce niveau, tout en soutenant que les créditistes du comté ne s’étaient pas occupés de leurs afaires.Une auditrice a soutenu qu’elle avait Asbestos revisité après 25 ans vainement tenté de rejoindre M.Caouette par téléphone pour lui offrir de réorganiser le comté et qu’elle avait même écrit une lettre à cette fin et que le tout était resté sans réponse.Hier soir.M.Caouette se trouvait à Sainte-Tite-de-Champlain tandis qu'il se rendra à La Pocatière dans le comté de Kamouraska pour y tenir une assemblée en soirée aujourd'hui.1971, et selon laquelle l’histoire et la géographie ont été fondues en un seul programme au niveau élémentaire, et selon laquelle l’élève peut faire un choix entre les deux matières au niveau secondaire.C’est ce que M François Cloutier a fait savoir hier au député créditiste Fabien Roy.Le ministre ajoute qu’il a demandé une révision des programmes à cet égard.Il est personnellement en faveur de la réintroduction de l’histoire telle quelle, comme matière obligatoire, au niveau élémentaire certainement, et peut-être même au secondaire.Fêtes du Québec ou du Canada?Le chef de l’Opposition a vainement tenté de savoir à quoi ont été utilisés les $10,000 que le gouvernemen a octroyés à la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec, alors qu'il a refusé toute subvention à la Corporation des fêtes de la Saint-Jean."Est-il exact, a-t-il demandé, qu’une partie de la subvention aurait servi à l’organisation d'une réception privée, au Château Frontenac, pour les fins du Comité Canda, dans les cadre de la semaine du Canada, pendant qu’à l’extérieur, l'organisme que le ministère a refusé de subventionner organisait les fêtes populaires?Pour toute réponse, le ministre des Affaires culturelles rétorque sèchement que les fêtes ont eu lieu la veille et que le rapport de la ST-JEAN — qui fut Thôte du premier ministre Trudeau — ne lui est pas encore parvenu.M.Denis Hardy n’a pas l'intention de revenir sur sa décision concernant la corporation des fêtes populaires.Et si la ST—JEAN avait utilisé pour des fins autres que celles auxquelles ils étaient destinés les $10,000 du gouvernement?Question "totalement hypothèque”, réplique le ministre.M.L’Allier est prudent Le ministre des Communications, échaudé par ses expérience avec la fonction publique il y a deux ans, n’a pas l’intention de s’occuper des négociations avec les employés de l’Office franco-québécois pour la jeunesse en grève depuis une semaine.“J’ai eu des expériences d’un succès variable dans ce domaine, explique avec le sourire M.Jean-Paul L’Allier à M.Claude Charron.Actuellement, il semble que les négociations vont bien, alors je prendrai bien garde de ne pas m’en mêler.” Trudeau relève les indices des progrès ANGLAIS- ESPAGNOL ALLEMAND COÜRS DE CONVERSATION ADULTES ET ADOLESCENTS DÉBUT DES COURS: JUIN - JUILLET - AOÛT Étage F.Place Bonaventure 878-2821 LPS Reconnue par le Ministère de l'Éducation Permis no 749766 (Culture personnelle) Stanfield veut des explications sur ’envoi des felquistes à Cuba en 70 SAINT-JEAN (PC) - “Le premier ministre Trudeau devrait rendre publics les termes de l’accord qui a permis la libération du diplomate britannique James Cross en décembre 1970 et, si les ravisseurs Jacques Lanctôt et Marc Carbonneau étaient autorisés à se réfugier à Cuba seulement, ils devraient être ramenés dans les plus brefs délais au Canada pour y subir leur procès.” C’est ce qu’a déclaré le chef conservateur Robert Stanfield, à son arrivée à Saint-Jean de Terre-Neuve hier quand des journalistes lui ont demandé ses commentaires sur la présence ravisseurs signa- de deux des lée à Paris.Je crois que le gouvernement possède les pouvoirs nécessaires pour exiger l’extradition de ces deux hommes et le ministre des Affaires extérieures Mitchell Sharp devrait s’assurer que Carbonneau et Lanctôt ne détiennent pas de ABONNEMENT OU CHANGEMENT D’ADRESSE POUR LES VACANCES LE DEVOIR Nos lecteurs dont l’abonnement est payé d’avance peuvent faire suivre leur journal durant leurs vacances à l’intérieur du Canada sans frais additionnels.Pour ceux qui paient à la semaine au porteur ou qui achètent LE DEVOIR au numéro, les tarifs d’abonnements-vacances sont les suivants: 2 SEMAINES: CANADA $3.00 ÉJATS-UNIS $4.00 À CES TARIFS, AJOUTER $1.00 POUR CHAQUE SEMAINE SUPPLÉMENTAIRE 'S'il vous plait remplir ce coupon et nous le faire parvenir au moins dix jours i l'avance à JOURNAL LE DEVOIR, Case postale 6033, Montréal H3C 3C9 ?Mon abonnement est payé d'avance.Je le reçois par la poste ?par porteur ?Pendant les vacances, veuillez me le faire suivre durant .semaines à l’adresse mentionnée ci-contre.?Je paie mon journal au porteur chaque semaine.Ci-inclus $ .pour un abonnement-vacances de .semaines.?J'achèle LE DEVOIR'flu numéro.Ci-inclus $ .pour un abonnement-vacances de.semaines.N.B.Ne pas oublier d'inscrire votre adresse actuelle.Nom: .Adresse actuelle.Adresse de vacances : Période du inclusivement passeport canadien, a dit encore M.Stanfield qui poursuivait sa campagne électorale dans les Maritimes."Le gouvernement canadien ne semble pas accorder plus d’importance qu’il n’en faut à 1 extradition des deux felquistes, mais je suis convaincu que les Canadiens aimeraient voir le retour des Carbonneau et Lanctôt au pays où ils seraient soumis à la justice,” a poursuivi M.Stanfield.Ce dernier est également d’avis que le premier ministre devrait expliquer les raisons pour lesquelles il ne désire pas exiger l’extradition de deux des personnes impliquées dans 1 enlevement de Cross durant la crise d’octobre 1970, M.Stanfield a entrepris le dernier virage de sa campagne électorale à Terre-Neuve où il a assisté à un dîner au poisson à Upper Island Cove, dans le comté de Bonavista-Trini-ty-Conception, où le libéral Dave Rooney a été élu par 4,000 voix de majorité en 1972.Le conservateur John Lun-drigan, qui représentait le comté voisin de Gander-Twil-lingate depuis 1968, tente sa chance cette fois-ci contre M.Rooney dans un comté composé essentiellement de pécheurs, à l’extrémité est de l’ile.En soirée, M.Stanfield a prononcé un discours au stade de Harbour Grade, au cours d'une assemblée publique, avant de revenir à Ottawa pour y passer la nuit.Aujourd'hui, il visitera Cornwall en Ontario, et les comtés de Hochelaga, Brôme-Missis-quoi et Saint-Jean, au Québec.par Fay LaRivière ASBESTOS (PC)-C’était un retour aux sources hier à la Johns Mansville, au royaume de l’amiante, où, il y a 25 ans, Trudeau, Pelletier, et surtout l’actuel ministre des Transports, Jean Marchand, étaient mêlés à la violente grève de 1949.La visite à l’usine, au sujet de laquelle le premier ministre devait déclarer qu’il avait perçu des marques de progrès dans les conditions de travail depuis 25 ans, a été amicale.Le complexe d’Asbestos fournit 35 pour cent de la production canadienne d’amiante expédiée dans 700 pays.Ce sont les Etats-Unis qui absorbent 45 pour cent de la production tandis que cinq pour cent reste au Canada pour être transformée.“Le marché mondial est actuellement bon.Nous n’arrivons pas à produire assez pour satisfaire la demande", a déclaré M.R.Hutchisson, directeur général du complexe qui emploie 2,500 personnes, dont 500 dans les mines à ciel ouvert où on extrait 600,000 tonnes de minerai par an.Asbestos était la troisième étape de la journée de mardi, commencée par un petit déjeuner privé à Beauceville avec les maires de la région, suivi par une réception, à midi, à la mairie de Plessisville, 60 milles plus loin.A Plessisville, environ 600 personnes attendaient le premier ministre, arrivée par hélicoptère.M.Trudeau a expliqué les avantages des subventions qui encouragent les producteurs laitiers tout en limitant les prix du lait.Le premier ministre s’est quelque peu embrouillé cependant en expliquant le programme des subventions du lait industriel comme s’il s’appliquait au lait domestique, régi par un autre programme.M.Trudeau, qui avait consacré la première partie de son al- locution à l’intervention du ministère de l’Expansion économique régionale, “qui empêche le dépeuplement des villes petites et moyennes”, s’est attaqué ensuite à la politique conservatrice du gel des prix et revenus.Truffant son allocution de "canayen” et même de “jouai”, le premier ministre résumait la situation de l’inflation de la façon suivante: “Les gens se demandent quand est-ce que ça va finir.Ben, on vous contera pas d’histoires.Ça va finir quant les oro-ducteurs se sentiront en sécurité et que la stabilité venue, les gens pourront plus spéculer.” Puis, après avoir affirmé qu’il existe toujours des problèmes dans un pays, une municipalité, une famille, et que ces problèmes changent avec les ans (chômage, puis pétrole, maintenant inflation).M.Trudeau a déclaré, comme d’ailleurs depuis le début de sa campagne, qu’il s’agit d’élire l’équipe capable de concevoir des solutions.Après sa visite de l’usine d’Asbestos, M.Trudeau a prononcé une courte allocution devant la mairie, puis partait pour Gi ’ xranby et Mon- St-Hyacinthe tréal.Parlant hier soir à Saint-Hyacinthe, le premier ministre a souligné l’apport du ministère de l’Expansion économique régionale dans ce comté dont le député sortant est le conservateur Claude Wagner, Il a lu une partie de la liste des 46 entreprises du comté qui ont reçu des subventions du ministère de l’Expansion économique régionale.Et pariant de M.Ranger, il a dit: “Il déclare qu’on ne commence à s’occuper du comté de Sainte-Hyacinthe qu’en temps d’élections.Parler ainsi montre qu’il ne connaît pas le comté de Saint-Hyacinthe,” M.Trudeau est arrivé à Saint-Hyacinthe en hélicoptère, en provenance d’Asbestos.COMPTABLES AGRÉÉS BELZILE.ST-JEAN, SPERANO ET ASSOCIÉS Comptables agréés Al AIN BElZtlE C A ROBERT ST JEAN.C A GULES SPERANO.C A 2345 est.Bélanger Montréal 729.5226 PROVOST & PROVOST Comptables agréés ROGER PROVOST C A ROLAND PROVOST C A 1255, Ur verxité.Suite 618 866-3326 LUCIEN DAHMÉ, C.A.Comptables agréés 276 ouest, rue St-Jacques Suite 110 845-4194 VIAU, ROBIN HSSOCIÉS Comptables Agréés Luoen D Viou.C A Armand H Viou C A H Lionel Robm, C A Jean Jacques Ouellette C A J Serge Gerwois C A Wagcnh Boulas C A Jacques R Chaddlon C A Jacques Joyal C A 4926, ove Verdun, Verdun 204 769-3871 7708.rue Edouard, LaSalle 690 365-0023 Duval, Bateau & Cie COMPTABLES AGRÉÉS 159 ouest, rue Craig, Montréal 126 861 *9987 Thorne, Gunn & Cie Comptables Agréés 800 PLACE VICTORIA, Tel : Suite 2604 -878-3011 Montréal 115 Bureaux a troyer» le Canada et torreipondants dam le monde entier SAMSON, BÉLAIR, CÔTÉ, LACROIX ET ASSOCIÉS comptables agréés Suite 3100, Tour de la Bourse, Montréal 115 861-5741 Suite 201,4 Parc Samuel Holland.Québec 6 681-7231 320 est, rue St-Germain, Rimouski 724-41 36 108 nord, rue Wellington, Sherbrooke 563-8663 324, rue Des Forges.Trois-Rivières 378-4541 235, Chemin Montréal, Ottawa 745-1515 LE DEVOIR Page 3 Montréal, mercredi 26 juin 1974 La vie a repris sur les chantiers Les chantiers de construction ont repris vie hier après deux semaines de grève de 70,000 travailleurs de la construction.Un porte-parole de l'Association de la construction de Montréal, M.Jean-Yves Gagnon, a fait remarquer hier que la majorité des travailleurs de la construction étaient retournés au travail parce qu’ils en avaient assez de la grève.“Elle a été réglée sans qu’on apporte des amendements aux contrats de travail.Il faudra maintenant mettre sur pied une commission parlementaire qui étudiera la question”.Le conflit est arrivé à l’impasse la semaine dernière quand quatre des six associations patronales ont refusé de rouvrir les contrats de travail pour y inclure une clause d'indexation des salaires au coût de la vie.Le premier ministre du Québec, M.Bourassa, avait lancé un ultimatum aux grévistes, les enjoignant de reprendre le travail jeudi, sans quoi le gouvernement serait forcé d’intervenir.Un porte-parole de la CSN, M.Florent Audet, a déclaré hier que la plupart des chantiers de construction de la province étaient en marche hier et que tout serait retourné à la normale aujourd'hui.C’est d’ailleurs aujourd’hui que les négociations entre les syndicats et les employeurs doivent reprendre.La plupart des travailleurs de la construction étaient opposés à la grève, a fait remarquer M.Audet, mais ils ont dû débrayer après l'intervention de fiers-à-bras.Des travaux totalisant $10 milliards ont été paralysés par cet arrêt de travail au Québec.Dans plusieurs cas, les chantiers ne pourront reprendre leur rythme normal avant quelques jours, tant que les matériaux spéciaux n’auront pas été livrés.M.Gagnon, de l'Association de la construction de ne manque pas de souligner que cet arrêt de travail aura été tout à fait inutile et injustifié.Les travailleurs de la construction toucheront cette année des augmentations de salaire de 14%, dit-il.L’augmentation de salaire de $1 l’heure qu’ils réclament signifierait une autre hausse de 15% de leurs salaires, qui vont actuellement de $5 à $8.30 l’heure.Malaise à la CSN sur l’usage du fonds de défense par Gilles Provost “Nous, on veut bien payer plus cher pour bénéficier en retour de prestations de grèves plus substantielles mais on refuse que cette augmentation de la cotisation au fonds de défense professionnelle soit un moyen détourné pour renflouer les déficits d'opération de la centrale.” Cette protestation d'un délégué au congrès biennal de la CSN à la polyvalente Edouard Montpetit, hier, est tout à fait représentative du malaise, voire de l’indignation qui se sont manifesté chez un grand nombre de délégués qui ont découvert que la CSN a emprunté environ $2 millions à même son fonds de défense professionnelle et qu elle est présentement incapable de rembourser ces montants, au moment où on demande une hausse de la cotisation.Dans ces conditions, il est fort probable que les délégués à ce quarante-sixième congrès accepteront une certaine hausse des contributions au fonds de défense générale de la centrale mais qu’ils interdiront dorénavant tout emprunt à même ce fonds de défense.Quoi qu’il en soit, les animateurs des ateliers qui discuteront cette brûlante question aujourd’hui ont été informés hier soir que cette cotisation augmentera de $0.40 pour passer à $1 80 par mois même si les délégués décidaient d'en rester au statu quo, c est-à-dire de se contenter d'une allocation hebdomadaire de $20 par célibataire pour les quatre premiers mois de grève Répartis en 23 ateliers pendant tout l’après-midi aujourd'hui, les délégués à ce congrès devront se prononcer sur diverses formules qui pourraient représenter des cotisations mensuelles allant jus-ou’à $3.24, soit une augmentation de plus de 100%'.Selon cette formule, les allocations seraient plus importantes et augmenteraient plus rapidement avec la durée de l’arrêt de travail Dans son rapport moral, le président de la CSN, M Marcel Pepin, a insisté sur la nécessité d’augmenter ce fonds de grève pour soutenir adéquatement la lutte sur la première ligne de feu, c’est-à-dire au niveau des grèves particulières dans chaque entreprise.Si l'on se fie au ton de la rencontre des présidents d'ateliers qui devront discuter de cette question, il semble bien que trois courants se dégageront.Il y a d’abord le projet proposé par le conseil confédéral de la CSN qui représenterait une cotisation mensuelle de $3.24; une variante de ce projet qui réduirait la cotisation à $2.43 (en plaçant le premier versement à la troisième semaine de grève plutôt qu'à la deuxième», et, finalement, une dernière option qui voudrait verser $70 et $90 par semaine respectivement aux célibataires et aux gens mariés après 6 mois de grève (soit $10 de plus que le projet du conseil confédéral».Beaucoup de délégués semblent enclins à mettre en place un fonds de défense important mais plusieurs sont manifestement sensibles aux pressions des simples cotisants, surtout dans les syndicats ou les salaires sont faibles.Quant au reste, la journée d'hier a été fort calme pendant que les délégués étudiaient en ateliers les rapports des divers Voir page 6: CSN La CECO peut enfin entendre l’entretien Cotroni-Soccio par Jean-Pierre Charbonneau Après avoir repoussé les objections ultimes de l’avocat de Vie Cotroni, la Commission d’enquête sur le crime organisé a entrepris hier après-midi l’audition publique de certaines parties de l’enregistrement de la conversation qu'a eue Cotroni le 28 mars 1973 avec Jimmy Soccio, en compagnie de ses associés Paolo Vieli et Armand Courville.Prête à procéder il y a trois semaines, la Commission avait ce surseoir à l’interrogatoire de Cotroni et Courville par suite des procédures judiciaires qu’ils avaient entreprises devant la cour supérieure puis devant la cour d’appel.Finalement, vendredi dernier, le juge Fred Kaufman de la cour d'appel autorisait la Commission à poursuivre son travail en rejetant la requête de sursis présentée par Cotroni et Courville qui demandaient une suspension de leur interrogatoire jusqu’à ce que leur appel ait été décidé sur le fond de la question litigieuse à savoir la légalité de la décision de la Commission d’enquête de ne pas permettre la divulgation de la méthode d’enregistrement de la fameuse conversation.Le juge Kaufman avait statué à l’instar de la Cour suprême qu’une preuve, même obtenue illégalement, pouvait quand même être utilisée, si elle était pertinente.Hier, Me Jean-Paul Sainte-Marie a justement tenté d’attaquer la pertinence du document sonore qui, selon lui concernait des faits que la Commission n’avait pas le mandat d’étudier.Rappelons que la Commission a déjà longuement entendu Cotroni et Courville, ainsi que Soccio, sur l’entretien qu’ils ont eu ensemble dans les bureaux de la compagnie Reggio Food de Montréal-Nord.On avait alors appris, par les questions posées par le procureur Guy Dupré, qu'il avait été particulièrement question du témoignage et de l'attitude antérieure de Soccio devant la Commission.Cotroni et Courville avaient alors caté- Six mois de prison et $200 d’amende à l’avocat Robert Lemieux par Guy Deshaies L’avocat Robert Lemieux devra purger une peine de six mois d’emprisonnement et de $200 d’amende par suite du jugement rendu, hier, par trois juges de la Cour d’appel du Québec relativement à des outrages au tribunal dont Me Lemieux se serait rendu coupable au cours du procès de Jacques Rose en juin 73.A cette époque, à l'issue du procès, le juge Guy Mathieu avait condamné Me Lemieux à huit peines concurrentes allant de $200 d’amende à six mois de prison et à une peine consécutive de deux années de prison.Le juge en chef de la Cour d’appel, M.Lucien Tremblay, maintient les neuf verdicts et condamne Me Lemieux à purger la peine totale de deux années et demie mais les juges Casey et Boots infirment le verdict de culpabilité sur le neuvième chef et annulent ainsi la sentence de deux ans, ne maintenant que les peines concurrentes dans le total s’établit à six mois.Cette condamnation avait trait au refus de témoigner de Francis Simard qui était appelé comme témoin de la Couronne.Me Lemieux avait dit au nom de Simard que ce dernier n’avait pas l’intention de témoigner pour la Couronne puisqu’on ne lui avait pas même permis de témoigner à son propre procès et le juge Mathieu avait vu la de la part de Me Lemieux une incitation directe d’un témoin à demeurer Voir page 6: Robert Lemieux goriquement nié avoir jamais voulu influencer le témoin notamment pour qu'il discrédite l’enquête publique.La partie de l’entretien rendu public hier comprend un échange de propos entre Cotroni et Soccio, avec quelques interventions de Courville.Au total, cet échange dure moins de 10 minutes.On sait déjà d’autre part que l’ensemble de la conversation a une durée de plus de deux heures.Autobus et métro seront encore pertubés par Bernard Descôteaux Le transport en commun public de Montréal (métro et autobus) risque d’être sérieusement perturbé encore au cours des prochains jours: alors qu’hier les chauffeurs d’autobus ont refusé de traverser les lignes de piquetage établies par les policiers du métro à divers garages de la CTCUM, les employés d’entretien du métro faisaient savoir qu’ils prendraient encore congé lundi prochain, premier juillet, répétant ainsi leur geste du 24 juin qui a amené la fermeture du métro.Ce groupe d’employés de la CTCUM n'est en effet pas obligé de travailler les jours de fête et leur syndicat, le Syndicat du transport de Montréal (CSN), a utilisé ce moyen pour faire pression sur la CTCUM afin d’obtenir une hausse de salaires liée à l’augmentation du coût de la vie.Les hausses réclamées sont de $0.40 à $0.50 l’heure.Selon le président du syndicat, M.Alfred Létourneau, les employés d’entretien prendront ainsi conge tous les jours de fete, tant et aussi longtemps que la CTCUM ne leur aura pas donne satisfaction.Lundi, la CTCUM avait cru bon d’interrompre complètement le service du métro parce que celui-ci ne pouvait être alimenté en électricité.Les syndiqués pour leur part avaient indiqué que leur absence n'impliquait pas nécessairement une interruption du service, et avaient expliqué que l'arrêt était cependant nécessaire en raison de la grève des policiers du métro.Les policiers du métro sont en grève depuis le 9 juin.Hier, ils ont entrepris de dresser des piquets de grève à l'entrée de divers garages de la CTCUM, lignes de piquetage que les chauffeurs d’autobus ont respectées.Hier matin, moins d’un tiers des autobus stationnés au garage Saint-Michel, dans la partie nord de Montréal, ont pu Voir page 6: Autobus Quand on s'amuse entre amis, quand on a le goût d'un petit boire vraiment rafraîchissant, après avoir dansé ou fait du sport, ou tout simplement quand on a envie de quelque chose de différent, on s'offre un bon cidre non effervescent.Il est toujours offert dans une bouteille verte, en formats de 26, 40 où 80 onces Le non effervescent froid ou sur glace, ça rafraîchit son homme .et sa femme aussi! On y va pour le plaisir! L'ASSOCIATION DES FABRICANTS DE CIDRE DU QUÉBEC « » * Les paroles entendues hier confirment ce qui a déjà été dit, soit que Cotroni et Courville étaient forts mécontents du témoignage de Soccio.Toutefois, le ton de la conversation laisse perplexe quant aux explications déjà données par les témoins Ceux-ci ont continuellement prétendu qu'ils reprochaient à Soccio de ne pas avoir dit la vérité à leur sujet, concernant l’affaire Courval, en 1956.Ainsi, Cotroni dit notamment à Soccio: “Pourquoi tu y as pas dit que c’est pas vrai pour Armand Courville”.Cependant, en y regardant de plus près et en tenant compte du ton des paroles, la phrase peut facilement signifier que Cotroni reproche à Soccio de ne pas avoir disculpé son ami et associé Courville en disant que ce n’était pas vrai, quelle que soit la vérité.A la fin des propos entendus hier, Cotroni réclame de Soccio une somme de $500 qu’il lui a déjà prêtée.Cotroni a déjà admis ce prêt en expliquant qu'il s’agissait d'aider Soccio qui était dans le besoin Son explication est toutefois ébranlée quand on l’entend dire à Soccio: "Vous devrez m’ôter cinq cents piastres l’autre jour.Pourquoi?Pour donner un coup de main pour parler de même.Moé le cinq cents je veux l’avoir Jimmy.(.)” Interrogé sur ces dernières paroles, Cotroni déclare qu’il ne comprend pas ce que veut dire “ce coup de main”.Il aujourd’hui Collectes de sang pour la Croix-Rouge: de 09 à 21 heures, au 2180 ouest Dorchester: de 14 à 17 heures et de 18:30 à 21:30 à Saint-Hyacinthe.2155 bout Laframboise.• A 10 heures, près de l'étang du parc Lafontaine, Le Vagabond; à 14 heures, au carré Dominion, Le Vagabond, au parc Cité-Jardin, 5222 bout Rosemont, La boîte à musique; à 20 heures, au Lac-aux-Castors, danses folkloriques internationales, au parc Beau-bien, 6633 de la 6e avenue, La Roulotte, à Terre des hommes, place de la Joie, danses sociales — Vif Argent; à 20:15, concert de fanfare au parc Lafontaine et au carré Dominion • A 10 heures, à la station de métro Berri-de-Montigny, manifestation du Comité métropolitain pour la réduction du coût de transport pour personnes âgées.• A 12:20.à la Christ Church, 1440 Union, récital par Jacques Lareau, baryton; Gérald Wheeler au piano.• A 19:30, à Québec, le ministre des Affaires culturelles, M.Denis Hardy, préside le spectacle d’ouverture de la maison touristique de la Place Royale.• A 19:30, au parc Westmount, spectacle équestre et exposition canine de la police de la Communauté urbaine de Montréal.• A 20:30, Gaston Arel inaugure la série de récitals d’orgue présentés à l'Oratoire Saint-Joseph tous les mercredis d’été par Les concerts spirituels.ne sait pas pourquoi il a pu dire cela.D'ailleurs, sur l'ensemble des propos entendus hier, c’est le seul passage sur lequel Cotroni hésite en disant ne pas pouvoir se rappeler la signification de ses paroles.Son interrogatoire et celui de Soccio doit se poursuivre ce matin.Reprise des négociations au terminus de Voyageur Pendant que les chauffeurs d’autobus continuaient toujours à respecter les piquets de grève dressés par les quelque 80 employés du terminus d’autobus Voyageur.a Montréal, et transformaient ainsi la rue Berri en quai d’embarquement des usagers, les négociations reprenaient hier après-midi entre le Synaicat des employés du terminus Voyageur et la partie patronale.Ce groupe d’employés, qui comprend les préposés à la vente des billets, a l’entretien et aux bagages, est entré en grève vendredi dernier pour protester contre la lenteur des négociations, leur convention collective étant échue depuis le 31 décembre dernier.Les grévistes avaient réussi à paralyser les opérations de la compagnie vendredi; lundi, ils avaient passé outre à une injonction qui limitait le nombre de piquets à 10, empêchant ainsi un grand nombre de voyageurs de quitter la métro pole le jour de la Saint-Jean-Baptiste.Un porte-parole de a compagnie Voyageur, M.Robert Landry, a indiqué que le service d'autobus fonctionnait hier avec quelques retards, mais sans aucune annu- lation.Les chauffeurs d’autobus, au nombre de 400, qui sont affiliés aux Teamsters, ont continué quant à eux à respecter les lignes de piquetage.Quant aux négociations, elles ont repris à 14 heures en présence du conciliateur du ministère du Travail dans ce conflit, M.Marcel Boisvert, d'un commun accord autre les deux parties.Il a cependant été impossible de connaître le résultat de cette scéance de conciliation, hier soir, mais une bonne marge séparait les deux parties à l’origine.Selon le porte-parole de la compagnie Voyageur, les demandes du syndicat réprésentent une augmentation de 60 pour cent, répartie sur deux ans, alors que l’employeur n'offre que 21 pour cent pour la même période.Le syndicat voudrait obtenir un taux d’augmentation comparable au taux d'augmentation des profits de la compagnie.Voyageur appartient au groupe Power Corporation par l’entremise de Canada Steenship Lines, lesquelles compagnies ont connu une hausse de leurs profits de 90 et 70 pour cent respectivement en 1973.VOUS ÊTES INVITÉS À ASSISTER À LA QUATORZIÈME FOIRE ANNUELLE SECTION DES CANTONS DE L EST Exposition et Veste d'Astiquites HÔTEL DE VILLE NORTH HATLEY, QUÉBEC LES DATES: Vendredi, 5 juillef 11:00 a m à 9:00 p m Samedi, 6 juillet 11:00 a.m.à 5:00 PRIX D'ENTRÉE: $1.00 EXCELLENTS REPAS SERVIS PAR LES ASSOCIATIONS LOCALES FÉMININES CUISINE-MAISON X -4.-4-X OUVERTURE DE GALA & VESTE comprenant SOUPER-BUFEE1 JEUDI, 4 JUILLET, 5:00 P.M a 9:00 PM.$8 50 par personne — sur réservation seulement LES RESERVATIONS PEUVENT ÊTRE FAITES À MRS ANN BEAULIEU NORTH HATLEY.QUÉBEC.(CODE RÉGIONAL 819} 842 2643 OU MADAME J MAYSENHOEIDER 819-864 4746 DATE LIMITE POUR RÉSERVER 30 JUIN — LES BILLETS NON RÉCLAMÉS A 8 00 P M LE 4 JUILLET SERON1 VENDUS DES BILLETS VOUS SERONT ENVOYES PAR LA POSTE SUR RECEPTION DE VOTRE CHEQUE iMsnl! O L’Association des Fabricants de Cidre du Québec n C.P.8, Station Bourassa, Montréal H2C 3E7 Faites-moi parvenir de la documentation gratuite sur les cidres du Québec ADRESSE VILLE CODE POSTAL DE-26-6-74 4 • Le Devoir, mercredi 26 juin 1974 éditorial La campagne de M.Stanfield Des quatre partis politiques fédéraux, le Parti conservateur est celui qui a accompli l’effort le plus marqué de renouvellement dans sa perception des problèmes du pays et dans les solutions qu’il propose d’apporter à ces problèmes.Selon des sondages récents, il semble toutefois que la campagne de M.Stanfield ait plutôt piétiné jusqu’à maintenant et qu'à moins d'un revirement spectaculaire, le leader conservateur ait de fortes chances de finir de nouveau bon second au poteau d’arrivée le 8 juillet.Deux facteurs expliquent cette situation.Contre le premier, M.Stanfield ne peut rien: il tient à la personnalité des deux principaux chefs.La seconde explication tient au contraire à un facteur qui n'échappe pas au contrôle de M.Stanfield et de ses lieutenants: il s'agit de la façon dont ils ont présenté leur programme au cours des six premières semaines de la campagne.• Que l’on approuve ou non certaines de ses méthodes, M.Trudeau s’est imposé depuis le début de la campagne comme le plus dynamique des leaders en présence.M.David Lewis conserve les remarquables qualités de clarté et de fermeté intellectuelle qui lui ont permis de jouer avec brio un rôle-clé dans le dernier Parlement.Mais deux facteurs le desservent dans la présente campagne.D'abord, son parti a vieilli et ne parait guère s’être renouvelé, dans sa pensée et ses effectifs fédéraux, au rythme qu’exigeait la situation présente du pays.Ensuite et surtout, il t ,'it porter dans l’immédiat les conséquences du role qu’il a joué dans le dernier Parlement.Après avoir disposé d’un pouvoir plus grand ue ne l’avait voulu en réalité l’électorat, il oit accepter que, mu par la logique de notre système, des milliers d’électeurs, désirant un gouvernement stable, envisagent de jeter leur dévolu du côté des deux partis principaux.Cette situation mettait pour ainsi dire M.Stanfield seul en face de M.Trudeau, vu que l’autre leader, M.Caouette, n’a pas d’impact réel en dehors du Québec.Or, jusqu’à maintenant, l’homme politique plus aguerri, plus déterminé, moins arrogant, qu’est devenu M.Trudeau l'emporte aisément sur son adversaire conservateur.Au plan de la vivacité d’esprit, de l’aptitude à communiquer, de l’image du pays qu’il projette tant à l’intérieur qu’à l’étranger, de l’emprise qu’il exerce sur son parti, de l’intérêt que suscitent dans le public ses interventions, M.Trudeu est supérieur à M.Stanfield.L’avance qu’il détient à ce niveau est d’autant plus impressionnante que le leader libéral domine mieux désormais certains traits irritants de sa personnalité qui lui aliénèrent des milliers de voix au Canada an- glais en 1972.A la personnalité brillante de M.Trudeau, les conservateurs opposent la solidité, la rectitude de jugement et l'humanité de M.Stanfield.Ces qualités sont réelles mais plutôt ternes.Elles réussissent mal à cacher chez le leader conservateur une lenteur parfois exaspérante, une discrétion poussée si loin qu’on se demande parfois si elle est signe de réflexion ou d’impuissance.Si l’élection n’était qu’un concours de popularité, reconnaissait l’autre jour M.Stanfield avec cet humour froid qui le caractérise, elle n’aurait guère sa raison d’être.M.Trudeau, ainsi que le confirment de nombreux sondages, l’emporterait d’emblée.• Pour compenser ce handicap, M.Stanfield se devait d’opposer aux libéraux une équipe de candidats et des politiques capables de montrer que son parti offre quand même un meilleur choix au peuple canadien.Or, si, dans la plupart des provinces, les candidats conservateurs valent ceux du Parti libéral, M.Stanfield ne semble pas avoir vraiment fait son profit de la matière abondante et excellente préparée à son intention par les penseurs et les militants de son parti au plan des politiques.Les documents d’orientation conservateurs traitent, nous l’avons souligné hier, des sujets les plus divers, et d’une manière généralement compétente et ouverte.Pour des raisons demeurées obscures, la direction du Parti cmnservateur n’a extrait de cette matière très riche qu’un thème de campagne, l’inflation, au profit duquel tous les autres sont pratiquement mis de côté.Même dans le cas de l’inflation, ils semblent tellement gênés par le fameux gel temporaire des prix et des salaires que le reste est trop souvent passé sous silence.Le gel des prix et des salaires ne doit en fait, suivant la politique conservatrice, durer que trois mois.Il doit ensuite faire place à une politique des revenus dont on assure 3u elle est le véritable objectif visé par la émarche conservatrice.On cherche en vain, toutefois, dans les exposés faits depuis quelques semaines par M.Stanfield et ses collaborateurs, des précisions significatives sur les options qui sous-tendraient cette politique des revenus.Il eut été facile d’extraire de la documentation publiée en mars par le bureau national du parti au moins une douzaine de propositions contenant des indications sur la politique des revenus envisagée.Les propositions visant, par exemple, à réviser l’impôt sur le revenu afin de le rendre moins régressif; à accorder des exemptions fiscales inédites aux propriétaires de maisons familiales; à accorder des stimulants fiscaux à la petite et moyenne entreprise et aux citoyens désireux d’investir leurs épargnes dans des entreprises canadiennes; a humaniser davantage les régimes de sécurité du revenu; à supprimer la taxe de vente sur les matériaux de construction; à alléger le fardeau fiscal des mères de familles qui travaillent à l’extérieur du foyer; à réduire le coût de l’emprunt contracté pour l’achat d’une maison familiale, sont autant d’indications fournissant l’assurance, sous un gouvernement Stanfield, une politique des revenus serait bien autre chose qu’un gel uniforme et inconditionnel de toutes les formes de revenus.Depuis le début de la campagne électorale, on a malheureusement très peu entendu parler de ces propositions.De même, en ce qui touche le Quebec, M.Stanfield a évoqué pour la première fois ces jours derniers des griefs valables qu’une fraction significative de l'électorat de cette province nourrit à l’endroit de la façon dont M.Trudeau conçoit l’unité canadienne et les rapports du Québec avec l’ensemble du pays.A aucun moment, cependant, le leader conservateur n’a voulu depuis le début de la campagne aborder ce dossier brûlant, si ce n’est en termes très généraux.Il suffirait à M.Stanfield d’être lui-même, c’est-à-dire de parler du problème du Québec avec sobirété, franchise et simplicité, pour qu’il trouve des accents susceptibles d’intéresser des milliers de Québécois.Il ne l’a néanmoins pas fait jusqu’à maintenant.• Parce qu’il a abordé le thème de l’inflation d’une manière surtout négative, en des termes qui tendaient à reporter entièrement sur le gouvernement Trudeau la responsabilité majeure de ce mal d’envergure internationale, M.Stanfield n’a pas réussi au cours des six premières semaines de la campagne à projeter devant les électeurs la vision beaucoup plus positive et intégrée des problèmes canadiens que son parti a mise au point ces derniers mois.Il se peut que le pari des conservateurs réussisse auprès des électeurs des provinces anglophones, qui ont bien d’autres raisons, semble-t-il, de se méfier des libéraux.Il échouera cependant au Québec.Quant à faire un acte de foi, les électeurs de cette province le feront de nouveau en faveur du parti qui s'est montré le plus proche d eux.Pour les en éloigner, il aurait fallu un message vigoureux et clair, présenté avec beaucoup de force, vu l’écran d’indifférence qu’il fallait franchir.Ce message ne semble pas devoir venir des conservateurs.C’est dommage car, à bien des égards, leur vrai programme et la personnalité de leur leader mériteraient un meilleur sort.Claude RYAN bloc-notes L’éloge de l’information Même s’il s’est borné dans la plupart des cas à vanter les mérites des mesures purement incitatives, le mémoire soumis hier par la Chambre du Commerce de Montréal à la commission parlementaire sur le bill 22 avait de quoi faire sourciller (M.François Cloutier.) La Chambre de Commerce de Montréal confesse une importante perte de foi.Elle se dit encore optimiste au sujet des mesures incitatives qui peuvent pousser les grandes entreprises anglo-saxonnes à ouvrir leurs portes aux francophones, mais elle n’ose plus se dire convaincue de leur efficacité.Si elle nous offre encore un plaidoyer en faveur de ses mesures un peu craintives, elle laisse entendre quelle pourrait fort bien, dès 1975-76, adopter un nouveau langage.On a l’impression d'entendre un Keith Spicer annonçant aux “Rhodésiens de Montréal” que la onzième heure a sonné.Il faudra donc attendre encore un an ou deux avant de voir la Chambre de Commerce de Montréal tirer les conclusions logiques des chiffres proprement démoralisants qu’elle a elle-même compilés.Il faudra, en d'autres termes, un certain temps avant que la Chambre de Commerce de Montréal admette qu’aucune mesure strictement incitative ne mettra fin au régime de chasse-gardée pour anglophones qui prévaut aujourd'hui dans les grandes entreprises.La Chambre sait, pour l’avoir elle-même signalé au premier ministre, que seulement 189 des cinq premiers postes offerts par 105 grandes entreprises du Québec appartiennent présentement à des francophones.Elle s’en dit affligée.Elle se dit peu convaincue de la fécondité des voeux pieux, elle professe encore un certain optimisme.Attendons la fin de cette admirable patience.Face à un organisme aussi peu enclin aux emportements primesautiers, le ministre Cloutier ne pouvait guère s'attendre à être soudain débordé sur sa gauche.Il le fut quand même.Comble du paradoxe, il eut même le déplaisir de voir la Chambre de Commerce de Montréal tirer à elle le rapport Gendron pour y trouver une Régie de la langue plus valable que celle dont parle le ministre de l’Education.La Régie dont M.Cloutier attend beaucoup sans pourtant lui conférer le moindre pouvoir, voilà que la Chambre de Commerce veut en faire un organisme indépendant, apolitique, voire loquace.Car c’est là que la Chambre de Commerce de Montréal a peut-être le mieux mis en lumière le caractère douteux des articles de loi qui concernent la Régie.‘‘Le moyen incitatif le plus puissant suggéré par la chambre, déclarait un des porte-parole, c’est justement le fait que la Régie doit dénoncer, au moins dans son rapport annuel, les entreprises qui ne se conformeraient pas à la politique linguistique du gouvernement.A son sens, il n’y a pas une compagnie, une entreprise sérieuse, qui voudrait voir son nom affiché de cette façon.Les répercussions dans des affaires au Québec pourraient être désastreuses”.De fait, il s’agit là d’un moyen que le projet de loi devrait mettre à la disposition de la Régie.Une telle modification sera d’autant plus facile que la régie devrait, dans un bill remanié et rendu acceptable, se scinder en deux organismes complètement différents, l’un quasi-judiciaire, l’autre voué à la promotion du français.L’organisme appelé à rendre jugement devrait, il va sans dire, jouir de la plus entière liberté en ce qui touche à l’identification des délinquants.Il n’est pas dit, évidemment, qu’il suffira de rendre la Régie loquace pour la rendre efficace.Il était quand même bon de lui permettre de parler.Quand la chambre devient folle Il était déjà inhumain d’imposer aux quelques rares députés oppositionnis-tes les sept heures quotidiennes qu’exige présentement I étude du bill 22.Cela, en effet, s’ajoutait au travail ses-sionnel et aux travaux d’autres commissions parlementaires.En décidant hier de prolonger la journée de travail des commissions tout en permettant à l’Assemblée nationale elle-même de siéger de 10 a.m.à minuit tous les jours, le gouvernement québécois s’est montré une fois de plus insensible à certaines considérations.Depuis son retour au pouvoir en octobre dernier, le gouvernement de M.Bourassa ne s’est guère pourfendu de grands projets de loi.Il s’est contenté de mener rondement l’étude des crédits.Il a surtout poussé un cran plus loin le recours aux règlements, aux arrêtés en conseil, aux discrètes décisions administratives.Ceci lui a permis de réduire encore davantage le rôle de l’Assemblée nationale.Il n’a quand même pas réussi encore à trouver un succédané à l’Assemblée nationale quand vient le moment d'approuver les crédits ou de voter une loi.Le gouvernement ne parvient donc pas à éviter le débat parlementaire à propos des crédits des ministères, ni à propos de la loi 22.Cependant au lieu de consentir de bonne grâce à cette modeste exigence d’une vie parlementaire par ailleurs vidée de son sens et de sa cou- leur, le gouvernement dénature même ce reliquat du parlementarisme classique.Visiblement, le Québec traverse, comme d’autres pays d’ailleurs, une période de ‘‘boursoüfflure de l’exécutif”.Consolons-nous en nous disant que les Etats-Unis en faisaient autant il n'y pas si longtemps.Et pourquoi donc?Au moment même où la Fédération des journalistes s’interroge et interroge la magistrature sur la nécessité du huis clos permanent et complet au niveau des cours de bien-être social, voilà que Le Soleil publie en première page la photo et le nom d'un adolescent de 16 ans accusé de divers méfaits.On veut bien croire que, techniquement, l'adolescent ait échappé à la juridiction de la Cour du bien-être et ait été déféré à un tribunal normalement réservé aux adultes, mais on comprend quand même fort mal qu’un media utilise une technicalité pour jeter ainsi un mineur en pâture aux commentaires du public.Les précédents, malheureusement, ne manquent pas.Stephen Truscott, pour ne donner qu’un exemple, fut, du haut de ses quatorze ans, la cible de tous les chroniqueurs judiciaires, si bien qu’il eut peine, au terme de ses huit ans de peine, à réintégrer la société.Pourtant, la loi comporte des directives très claires au sujet de l’anonymat dont on doit entourer les délinquants mineurs.Lorsque l’adolescent, pour un motif ou un autre, échappe à la juridiction de la cour de bien-être social, on peut, comme vient de le faire Le Soleil, arguer du fait que la règle de l’anonymat ne joue plus.Ou bien on peut, en respectant l'esprit plutôt que la lettre de la loi, maintenir autour du jeune accusé le mur protecteur que le législateur lui accordait au niveau de la cour de bien-être social.Chose certaine, les journalistes plaident fort mal leur cause auprès des tribunaux lorsqu’ils placent ainsi le culte de la manchette au-dessus d une certaine délicatesse.Comment la Fédération peut-elle convaincre les juges qu elle saura garder en mémoire les droits des délinquants mineurs lorsque les journalistes les bafouent ainsi à la première occasion?Mesquinerie et désinvolture Quand le ministre Denys Hardy affirme n'avoir eu aucune arrière-pensée politique en versant $10,000 à la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec pour la célébration des fêtes de la Saint-Jean, on aimerait le croire.Pour parvenir à ce résultat, il faudrait oublier d’abord que cet organisme fut l’un des rares à bénir le bill 22 et à se pourfendre d’une déclaration en sa faveur.Il faudrait également oublier que le torchon brûle depuis un bon moment déjà entre la Fédération des Sociétés Saint-Jean-Baptiste et le gouvernement québécois et que la dissidence de la Société Saint-Jean-Baptiste a toujours fait le bonheur du gouvernement.C’est assurément le droit de la SSJB de Québec de ne pas partager le credo- souverainiste de ses consoeurs, mais on demeure toujours un peu sceptique quand le gouvernement décide de lui accorder des fonds qu’il refuse ailleurs.Pour croire M.Hardy complètement, il faudrait en plus oublier que la Corporation des Fêtes de la Saint-Jean, malgré ses expériences heureuses des années précédentes et malgré le programme éminemment valable soumis cette année, a vu en dernière heure sa subvention annulée.Il faudrait, dans le même esprit, oublier que M.Hardy a versé des fonds gouvernementaux à une société qui n’avait aucunement en tête de mettre sur pied des fêtes populaires, mais qui s’apprêtait plutôt à inaugurer au Château Frontenac et en habits de gala la semaine du Canada.Pour nous inciter à croire M.Hardy, il faudrait enfin que le ministre des Affaires culturelles nous fournisse lui-même un minimum d’information.Malheureusement, chaque fois qu’il fut question et de cette générosité étrange et de cette mesquinerie inattendue, M.Hardy s’est borné à dire qu’il n’accordait de subvention qu’a-près avoir scruté le programme soumis par l'organisme.En quoi consistait ce programme?A lui seul d’en juger.Comment, dans les faits, a-t-on dépensé le $10,000 versé par le gouvernement?M.Hardy le saura quand on lui fera rapport.Quand aurait-il ce rapport?Dans un délai que lui jugera raisonnable.En somme, pour croire M.Hardy dans cette affaire, il faudrait ne pas avoir vu ce qu’avait en tête la SSJB de Québec, il faudrait ne pas avoir vu que le programme réalisé sans la moindre subvention par la Corporation des fêtes de la Saint-Jean convenait visiblement à des milliers de Québécois, il faudrait faire une confiance aveugle à un monsieur qui refuse de répondre intelligemment aux questions.A côté de M.Hardy, Paul VI en demande bien peu.Laurent LAPLANTE La guerre des deux marguerites lettres au DEVOIR La leçon d’Anvers et de Rotterdam La journée du port de Québec, tenue le 7 juin, fut un succès extraordinaire.La participation de la délégation d'Anvers fut très remarquée, bien que certaines questions adressées aux membres de la délégation soient restées sans réponse.1) Lorsqu'un Québécois interrogea les Anversois sur le rôle joué par les banques en tout ce qui concerne les intérêts portuaires d’Anvers, il fut clairement répondu qu'en effet les banques participent au démarcharge et a la prospection de la clientèle.Ce n’est évidemment pas le cas au Canada.Un agent de la Banque de Nouvelle-Ecosse présent à la réunion fut invité à commenter en anglais et il expliqua que sa banque, comme toutes les autres au Canada, accordait des crédits contre intérêts à l'industrie, et notamment aux gens qui font affaires aux ports.11 ne fut pas question de quelque participation que ce soit des banques canadiennes à la prospection et à la promotion portuaire 2i La comparaison entre Taxe du Saint-Laurent jusqu’aux Grands Lacs et l'axe du Rhin de Rotterdam, Anvers, jusqu’à l’Europe Centrale fut mal interprétée également, et surtout mal comprise.Le rôle du Rhin comme artère économique de l’Europe Centrale vers la Mer du Nord est extraordinaire, international, et fait l’objet de la collaboration des états et provinces riverains sans restriction aucune.3) Il fut également question d’investissements de fonds publics dans le développement infrastructure! et économique du port d’Anvers aussi bien que du port de Rotterdam, bien que ceux-ci soient reconnus comme étant des ports municipaux ou régionaux Il est évident que ces deux ports, administrés depuis le XHIe siècle par les Communes (municipalités), sont reconnus comme devraient l’être les ports de Vancouver, Montréal, Québec, Saint-Jean, N.B., et Halifax, comme étant des poumons vitaux à l’économie nationale, et conséquemment, les gouvernements nationaux appuient et subventionnent ces ports régionaux ou municipaux.Toute l’économie du pays, particulièrement les industries exportatrices et les transports, profite des services portuaires.Un mariage de raison entre les services publics et les intérêts nationaux et régionaux est une formule très logique puisque ce sont tous les contribuables qui constituent les fonds publics.J.C.BOURGUIGNON, Vice-président (Développement) Centre de Recherches sur les Transports au Canada Dorval, le 17 juin 1974.Le Conseil de presse n’envisage pas le recours à une souscription Monsieur le rédacteur.En page 8 du Devoir, vendredi, le 7 juin 1974, apparaissait, sous la signature de votre correspondant à Québec, monsieur Gérald Leblanc, un compte rendu de l’assemblée générale annuelle du Conseil de Presse du Québec, tenue la veille, à Québec même.L’article de votre correspondant était, à quelques légères nuances près, exact et bien fait.Mais le titre de cet artciel "Le Conseil de Presse lance une campagne de souscription” était inexact et a certainement induit bon nombre de vos lecteurs en erreur.En outre, rien dans l’article de monsieur Leblanc ne justifie ce titre.Pour éviter justement que le Conseil ne soit éventuellement obligé d’entreprendre quelque campagne de souscription que ce soit, ses fondateurs ont voulu qu'un organisme nettement distinct du Conseil, soit la fondation dont il est question dans l’article de votre correspondant, puisse apporter au Conseil les revenus supplémentaires que l'accroissement de son activité peut rendre nécessaire.Il n’est et n’a jamais été question que le Conseil de Presse lance une campagne de souscription.Jean-Marie MARTIN Le président du Conseil ae presse du Québec Montréal, le 10 juin 1974.La Société de philosophie a-t-elle outrepassé ses attributions ?Monsieur le président, Société de philosophie du Québec.Je suis en désaccord avec la résolution de la Société de philosophie du Québec appuyant l’unilinguisme ainsi qu’avec les’ déclaration publiques de la société au sujet du Bill 22, selon lesquelles la minorité anglophone du Québec n’aurait pas le droit de conserver sa langue.Premièrement, il s'agit d’une prise de position politique, donc dépassant le cadre strictement professionnel de la SPQ tel qu’il est fixé par l’article 2 des Statuts.Ces Statuts ont donc été violés.Deuxièmement, il s’agit d’un acte de provocation envers les membres anglophones et cosmopolites de la SPQ, ce qui ne rentre pas non plus dans le cadre professionnel déter- miné par les Statuts.Troisièmement, proposer que le français devienne la seule langue d’enseignement au Québec, implique que l’on veut favoriser la liquidation des institutions anglophones de la province ainsi que renoncer à l’héritage le plus précieux qu’a laissé la domination coloniale anglaise.L’unilinguisme condamnerait les nouvelles générations de philosophes à l'ignorance de la plus grande partie de la litérature philosophique contemporaine, puisque l’anglais est devenu la langue internationale de la philosophie ainsi que des sciences pures et appliquées.Quatrièmement, il est entendu que les philosophes, suivant l'exemple de Socrate, devraient penser et agir comme citoyens du monde plu- tôt que d'une province, et par conséquent devraient favoriser le multilinguisme.Bref, les Statuts de la SPQ ont été violés aussitôt qu'ils eurent été adoptés, la vocation universaliste de la profession a été trahie, et les membres anglophones et cosmopolites de la SPQ ont été l'objet d'une agression.Pour ces raison, je demande la démission du Conseil d Administration de la SPQ ainsi que la convocation d’une assemblée générale extraordinaire qui puisse décider si la SPQ doit se transformer dans une association politique.Mario BUNGE, Membre fondateur (No.47) de la Société de philosophie du Québec.Montréal, le 19 juin 1974.LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur et rédacteur en chef: Claude Ryan Rédacteur en chef adjoint: Michel Roy Directeur de l'information: Jean Francoeur Trésorier: Bernard Larocque LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville LaSalle.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT: Édition quotidienne: $40 par année; six mois: $22.À l'étranger: $45 par année; six mois: $25; trois mois: $13.Éditions du samedi.$10 par année.Edition quotidienne, livrée à domicile par porteur: $1.20 par semaine.Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépôt légal.Bibliothèque nationale du Québec.TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignesgroupées). Le Devoir, mercredi 26 juin 1974 • 5 des idées des événements des hommes Pourquoi le bill 22 a mécontenté tout le monde Le projet Cloutier: un mélange de français prioritaire et de bilinguisme Le 21 mai dernier, le gouvernement Bourassa déposait à l'Assemblée Nationale son projet sur la langue officielle.A peine déposé, Te projet gouvernemental était pris à partie par la quasi-totalité des groupes ou asssociations, par tous les partis politiques tant fédéraux que provinciaux, par les media d’information, notamment les quotidiens tant anglophones que francophones.Par delà ces oppositions souvent contradictoires, il convient d’analyser le projet de loi du gouvernement en contrastant les possibilités de choix “théoriques” qui s’offraient à l’autorité gouvernementale et les options effectivement retenues par celle-ci.Le statut des langues Au chapitre du statut des langues, le gouvernement Bourassa avait plusieurs options.Il pouvait choisir, par exemple, l’unilinguisme français, dans sa composante officielle, ou le bilinguisme officiel à l’instar de la législation fédérale.En d’autres termes, il pouvait déclarer le français seule langue officielle ou encore le français et l’anglais, langues officielles du Québec.Selon la première option, le gouvernement pouvait également déclarer le français et l'anglais langues nationales du Québec, suivant en cela l’exemple de la Suisse, ou encore accorder à l'anglais le statut de langue "protégée”.Il pouvait, enfin, définir la nature de cette protection en utilisant un critère territorial, un critère sectoriel, ou utiliser les deux critères à la fois.Le gouvernement par son projet de loi, ne s’est pas préoccupé de légiférer ainsi dans le détail.Il a d'abord statué sur la langue française, lui conférant le statut de langue officielle, sans préciser — et pour cause — qu elle était la seule langue à jouir de ce ‘‘privilège’’ au Québec.Il a choisi également de ne pas préciser le statut de la langue anglaise, ce statut étant “-déduit " logiquement de la teneur des divers articles contenus au chapitre 1 du titre 3 du projet de loi.Contrairement aux attentes de certains groupes tels le Mouvement National des Québécois et la Ligue des Droits de l'Homme (pour ne citer que ceux-là), le gouvernement a donc rejeté globalement l’unilinguisme français au niveau du statut de la langue, jugeant “irréaliste” d’aller à l’encontre de l'article 133 de l’A.A.N.B.contrairement aux avis de certains juristes de la Commission Gen-dron.En somme, on peut affirmer, à la lecture du projet de loi, que le gouvernement Bourassa a opte, dans les faits, pour le français langue officielle mais également pour l'anglais langue officielle dans certains domaines ou secteurs précis.Le ta- ¦¦¦¦ par MICHEL BELLAVANCE collaboration spéciale ¦ L’auteur de cet article est professeur à l’Ecole nationale d’administration publique à Québec.Activement associé aux travaux de l'Institut québécois de l’opinion publique, il a participé à la réalisation du récent sondage sur la langue effectué par cet organisme sous les auspices conjoints du Devoir, de la Gazette et du Soleil.bleau I corrobore cette affirmation d’une façon claire.Comme on le voit dans ce tableau.le gouvernement a préféré l’unilinguisme français dans six domaines où secteurs précis, soit ceux énumérés dans la colonne de l’extrême-gauche; il a préféré le bilinguisme dans onze domaines ou secteurs que l’on trouve mentionnés dans les trois colonnes du centre; et enfin il a retenu l'unilinguisme anglais dans deux cas spécifiques dans la colonne d'extreme droite.Si nos critères de classification sont valides il faut donc conclure, au chapitre du statut des langues, que le projet de loi gouvernemental favorise le bilinguisme officiel, puisque onze des dix-neuf dispositions législatives “officialisent” les deux langues les considérant tantôt sur un même pied (six dispositions), tantôt en accordant une priorité à la langue française (cinq dispositions).Il esta noter toutefois que onze dispositions sur un total de 19 consacrent soit l unilinguisme français, soit la priorité du français.On comprend qu'avec toutes ces nuances unilinguistes français et partisans du bilinguisme officiel aient trouvé à redire du projet de loi.S'il est vrai que le projet de loi 22 consacre le bilinguisme au chapitre du statut de Ta langue, il ne faut pas oublier que du même coup il déclare le français seule langue officielle dans six dispositions et lui accorde la priorité dans cinq autres.Ces nuances sont importantes pour qui veut “évaluer” le projet de loi.Langue de travail et des affaires La Commission Gendron soulignait dans son rapport la nécessité pour le Gouvernement du Québec de s’attaquer prioritairement au problème de la langue de travail et des affaires.Or, autant le projet de loi semble consacrer le principe de la priorité du français en matière de langue de travail, autant il est vague en matière de langue des affaires.Le tableau no 1 illustre ce point.Comme on peut le constater, sept des neuf dispositions en matière de langue de travail consacrent soit l'unilinguisme français, soit le français prioritaire.De ce point de vue, la section sur la langue de travail ap-parait comme celle qui se situe le plus à gauche sur notre conti-num unilinguisme français — unilinguisme anglais.Il en va d'ailleurs de même au chapitre de la langue des affaires en ce qui concerne les raisons sociales, l'étiquetage et l'affichage public.Dans tous ces cas, à l'exception des textes et documents d’affaires ainsi que des contrats auxquels adhèrent les consommateurs, le français acquiert, en vertu du projet de loi, le statut de langue “prioritaire”.La grande faiblesse de cette section du projet de loi cependant vient du caractère vague des programmes de francisation des entreprises et des mesures "incitatives” définies par le gouvernement pour implanter ces programmes.Bien sûr le gouvernement décrète, à l'article 35 du projet de loi, que les programmes de francisation devront porter sur lettres au DEVOIR Une version dégénérée de Multi-Média On se rappelle pertinemment les nombreuses tentatives d'implantation d'un projet comme Multi-Media en milieux populaires.On se rappelle aussi que ce dernier est apparu sous deux versions différentes, soit en juillet 70 et en janvier 72.Après quelques consultations rapides et peu fructueuses relatives à la première version du projet, la deuxième version accuse une nette régression face aux acquis de la première.Premièrement, la deuxième version ne fait pas appel à la participation des gens vises par le projet au niveau de l'élaboration des programmes.Deuxièmement, elle renonce au type de formation non-scolaire pour prôner un retour aux schèmes pédagogiques traditionnels, donc contradictoires au dynamisme collectif des milieux où elle tente de s’implanter.Troisièmement, elle vise à faire des citoyens, sans distinction des groupes concernés, des consommateurs de cours en fonction du marché du travail.Quatrièmement, elle n’accorde plus priorité aux milieux défavorisés, Cinquièmement, elle met de Tavant la primauté du rattrapage individuel par opposition à l’émergence d’une conscience collective.Cette année, Multi-Media revient à la charge et continue ses tentatives d’implantation en milieux populaires avec sa “boîte à savon améliorée Version 74 — 75”.Multi-Media 74 — 75 prône l'utilisation des grands media d'information (canal 9, Radio Québec et possiblement le 10) pour diffuser ses émissions d'informations, Le contenu de ces émissions sera déterminé par les participants des groupes de travail formés qui confieront la réalisation des émissions aux équipes techniques de Multi-Média.Une fois de plus, on ne précise pas quels sont les groupes de travail concernés ou quels milieux sont touchés.Ces groupes de travail deviennent consultatifs pour la mise sur pied d’une programmation visant une clientèle ayant accès au cable (et peut-être au 10).Il convient de s’interroger sérieusement sur la pertinence des mécanismes qui seront utilisés pour recueillir les réactions des gens et pour favoriser leur taux d'implication au niveau de l'élaboration des programmes (ex.: ligne ouverte).La diffusion par les grands mé- I IMPORTATIONS FRANÇAISES Vêtements féminins Robes d'été et chemisiers.Pantalons ($15 et $20) en lin et en Tergal.Directement de la manufacture à prix avantageux.Appelez : Viviane 844-2738 dia d’information correspond à une consommation culturelle passive, alors que les milieux ou Multi-Média tente de s’implanter mise l'identification de leurs intérêts collectifs sur un processus dynamique qui appelle une démarche collective.Multi-Média devient donc un projet de consommation par les média Il suffit de regarder cette nouvelle version pour constater que Multi-Média s’inscrit de plus en plus dans des objectifs qui sont fort loin des objectifs de promotion collective que visent les groupes populaires.C’est pourquoi, le Front Commun des Centres d'éducation populaire à Montréal (regroupant le Pavillon de l’Education Communautaire de Hochelaga-Maisonneuve, le Carrefour d’Education populaire Pointe St-Charles.Les Ateliers d’éducation populaire Mercier et le Comité d’éducation aux adultes Petite Bourgogne) refuse toute forme de collabo- ration ou de participation à ce projet qui n'a rien de commun avec les objectifs d’éducation en milieux populaires.Le Front Commun dénonce la poursuite des tentatives d’implantation de Multi-Média en milieux populaires sous le couvert d’un projet dit 'd’Education populaire” diffusé après consultation sur les grands media d'information.Pour le Front Commun des qua- tre Centres d'Education Populaire de Montréal.Louise DELISLE P S.le Front commun regroupe les organismes suivants: — Pavillon de l’Education Communautaire Inc.: — Carrefour d'Education Populaire de Pointe St-Charles; — Ateliers d’Education Populaire Mercier: — Comité d'Education aux adultes Petite Bourgogne.Montréal, le 18 juin 1974.Le Parti québécois et l’élection du 8 juillet L’éditorial de M.Laurent La-plante.dans le numéro du 20 juin du Devoir, provoque chez moi les réflexions suivantes que je ne veux pas élaborer — il faudrait trop d’espace — et que je me contente de livrer d’une façon schématique.1- L’Exécutif et le Conseil national du Parti Québécois (comme les Exécutifs des Associations de comté) ne peuvent et ne pouvaient pas, comme tels, décemment se ranger, directement ou indirectement, aux côtés d’un parti fédéraliste.La position officielle et actuelle du Parti est logique, honnête et franche.Elle n’est pas “politicailleuse", pas élec-toraliste.Et ça, c'est tellement nouveau que des gens et des éditorialistes — qui se croient très avancés et très à jour — n’y voient que du feu et n'y comprennent rien.2- Au niveau des membres du parti, des individus, un cas de conscience peut se poser dans les divers comtés, surtout quand on a affaire à un candidat N.P.D.ou conservateur (ils sont rares) qui: a) possède une très grande valeur technique et personnelle et b) qui a une chance de passer.En ce cas-là, je crois bien que, même le Parti est d’accord que l'on puisse voter, mais sans faire de zèle et le crier trop -fort.3- Une annulation massive des Québécois ferait énormément plus pour faire avancer l’indépendance du Québec que le fait, pour les pé-quistes, de faire passer 2 ou 3 candidats N.P.D.et 3 ou 4 candidats con-servateurs.Et ce n’est pas moi seul qui le prétend.C’est Pierre-Elliott Trudeau, dans toute sa logique, quand il s'écriait: "Je croirai vraiment que les Québécois veulent l’indépendance du Québec quand ils cesseront de voter lors des élections fédérales." 4- Le N.P.D.constitue pour nous, Québécois, un cas plus que douteux.Pour la bonne raison que David Lewis ne veut pas des péquistes.Il veut leur vote, d’accord, mais pas les péquistes.Il Ta dit récemment à Vancouver.Je ne le blâme pas.Il est anglophone.Il pense d'abord en SETA-VACANCES VOYAGES AVIONS NOLISES Montréal-Paris à partir de S249.VOLS SPECIAUX NOLI-FRANCE VOYAGES À CUBA Sept jours Transport aérien Hôtel - repas *299 Tél.: 861-3906 fonction des anglophones.Mais nous ne sommes pas obligés de tomber dans le panneau."Votez pour moi", lance-t-il.Après, on verra.” On verra quoi’’ Pour ma part, j'en ai une excellente idée.Et pour mon vote, surtout dans mon comté ( Dollard i.il peut toujours courir.5- Quand on n’est satisfait d'aucun parti, il est aussi moral d’annu- ler son vote (non pas de s'abstenir) que d'aller voter pour M.Tartem-pion, M.Chose ou M.Lafiole.Jean-Paul ROBILLARD St-Laurent, le 23 juin 1974.Le cas pénible des immigrants d’origine haïtienne J'ai suivi avec beaucoup d’attention l'entrevue que vous avez accordée à Télé-Métropole dans le cadre de rémission "Pierre Jean jasent”, le 28 février dernier.Dès lors, j’ai compris que les Haïtiens avaient quelqu'un sur qui ils pouvaient compter pour les aider-dans leurs difficiles et délicates luttes: luttes pas bien méchantes qui devraient aboutir à la reprise de l'opération "Mon pays".C’est à dessein que j’ai omis de m'adresser tout de suite à vous, ayant jugé préférable de le faire seulement en cas d’extrême nécessité.Il n’est point utile de vous rappeler combien souffrent les malheu- reux immigrants qui vivent encore dans l’illégalité au Canada.Ce problème empêche le pays de pouvoir bénéficier des apports" culturels, sociaux, économiques et démographiques de ce nombre important d immigrants qui, avouons-le, sont obligés de vivre cachés.Il me semble que des mesures pourraient être prises pour permettre à ces “illégaux" de vivre plus humainement, non pas à l’écart, mais comme des citoyens qui veulent faire du Canada leur seconde patrie.Vous devez être au fait de certaines de mes démarches auprès du ministère fédéral de l'Immigration.Elles sont demeurées vaines.C’est sincèrement, avec infiniment plus d’espoir, que je m’adresse à vous, à votre ministère, sachant combien sont grands les principes que vous évoquez quand il s'agit d’aide aux immigrants.Si D'Opération mon pays" ne pouvait être reprise, nous apprécierions le lancement d'une opération similaire, visant à l’amélioration sensible du sort réservé aux Haïtiens qui sont réduits à vivre dans la crainte d’une possible déportation Nous vous prions d’accepter, monsieur le ministre, les remerciements anticipés et les salutations de plusieurs milliers d’Haïtiens.Jacques JOSEPH Montréal, le 21 juin 1974.Un certain désarroi de l’éducation au Québec Je viens de lire un petit livre d’Alexandre Soljhenitsyn, intitulé "Pour le bien de la cause” qui m'a frappé par ses ressemblances aux difficultés rencontrées de nos jours dans notre système d’éducation.C'est, le récit tragique de la destruction d’une école où maîtres et élèves avaient oeuvré durant des années pour adapter un nouveau bâtiment, pour remplacer le vieil édifice qu'ils devaient utiliser, pour voir leur école utilisée pour d’autres buts, “pour le bien de la cause”.L'Etat ne considéra jamais l'effet d’un tel geste pour les élèves et leurs maîtres.Au Québec, il est vrai, je ne crois pas qu'une école soit jamais réquisitionnée pour aider des recherches scientifiques ou industrielles.Mais ce qui me frappe est la réaction de tant de nos enseignants et étudiants qui se sentent les jouets de bureaucrates, ayant peu ou prou de notions pédagogiques Depuis la Révolution Tranquille et la Commission Parent des transformations énormes ont été effectuées dans nos édifices scolaires, mais infiniment moins de temps et de pensée semblent avoir été consacrés au but même de l’éducation.Aussi voyons-nous les grèves d etudiants, de maîtres — de parents même rendre nos immenses edifices vides et non utilisés; et ce sont toujours les jeunes qui pâtissent a la longue Comment donc peuvent-ils ressentir aucun respect pour notre état social?De leur côté, les enseignants, si nous en jugeons par le message de fin d année (73) du président de la CEQ, semblent avoir une étrange idée de ce ou est l'éducation probablement par suite de leur formation inadéquate pour notre temps.Quel corps public se sentira poussé à organiser, non pas une fin de semaine’, mais une étude en profondeur sur le but et les modalités de l’éducation au Québec pour le présent et l'avenir, avec une imagination créatrice?Claude de MËSTRAL Montréal, le-7 juin 1974 Un signe pur et absolu Que le Rhinocéros soit drôle ou pas, peu importe: pourvu qu’il dure II est en soi un signe, et ce signe, depuis bientôt dix ans, ne fait pas défaut.Pourtant, comme le NPD-Québec, le Rhinocéros doit renouveler ses effectifs d’une élection à l’autre De jeunes baladins en profitent, souvant avec bonheur.En 72, les meilleurs se trouvaient à Rouyn-Noranda, Shawinigan, Saint-Jean.Cette année, les Mimes Electriques sont excellents dans Vau-dreuil.meilleurs en tout cas que les accotés PQ-NPD qui donnent dans l'initiative locale et s’attendent sans doute à un remboursement fédéral.Votre chroniqueur insiste trop sur Beauharnms: il nous fera croire u’un mouton blanc s’est glissé ans la bergerie.Cela ne porte pas à conséguence: le 8 juillet, tous nos candiaats, à une exception près (celle qui assure la pérennité du artii, seront désavoués.Charle-ois.Raoul Duguay, Gaston Miron l’ont déjà été; ils ne s’en portent pas plus mal.Un rhinocéros ne peut servir qu'une fois.Jacques PERRON Longueuil, le 21 juin 1974 Une manchette injuste Monsieur le directeur.Il n’y a pas lieu de vous glorifier du titre TDH: “30 millions de déficit en 6 ans” en première page du Devoir du 20 juin Pourquoi ne parler que des côtés négatifs de Terre des Hommes?Pourquoi, pour être plus honnête, ne pas aussi parler des côtés positifs de TDH?Que pensez-vous des retombées économiques sur Montréal; les emplois créés pour nos étudiants, le nombre accru des visiteurs qu’attire Terre des Hommes, et qui dépensent, en moyenne, cinquante ($50.00) par jour.Que pensez-vous de ces îles enchanteresses qui profitent aux Montréalais comme lieu de plaisance, de détente?Que pensez-vous des revenus accrus de nos gouvernements en taxes de vente, etc.?Terre des Hommes est pour nous tous, un actif, un patrimoine qui consacre Montréal comme une ville touristique et internationale.Si Terre des Hommes n’existait pas, il faudrait l’inventer.Yves ROY Montréal, le 21 juin 1974.TABLEAU 1 Statut des langues Langue du travail et des affaires Langue d'enseignement Unilinguisme français Articles 12; 10 parag.1; Articles 25 parag.1; 10 parag.2; 17; 13; 19.25 parag.2; 28; 29.Article 49 Français prioritaire Articles 2; 6; 8; 14; 18; 20.Articles 24; 60; 27; 36; 39; 40; 43; 31; 33; 34.Article 52 Bilinguisme français paritaire Articles 15; 11; 17; 13; 9.Articles 28; 38; 41.Articles 48; 49 parag.1; 49 parag.2; 50; 51.Anglais prioritaire Article 16.Nil Nil Unilinguisme anglais Articles 14 parag.1; 14 parag.2.Articles 29; 44.Nil TABLEAU 2 Evaluation du projet de loi 22, par type de mesures et par secteur linguistique Unilinguisme Bilinguisme Unilinguisme français (1) Français Français Anglais prioritaire paritaire prioritaire (2) (3) (4) anglais (5) Statut des langues 6 5 5 1 2 Langue de travail 4 3 1 nil 1 Langue des affaires nil 7 2 nil 1 Langue d’enseignement 1 1 3 nil nil TOTAL 11 16 11 1 4 plusieurs points tels la connaissance de la langue française que doivent posséder les dirigeants et le personnel des entreprises (bilinguisation) ou encore la présence francophone dans l’administration (francophonisation) mais l’ampleur de l’application de ces programmes est laissée à la discrétion du lieutenant gouverneur en Conseil.En outre, la façon dont les articles 31.33 et 34 sont rédigés laisse trop de place à la règlementation.A défaut de préciser dans un texte de loi le contenu détaillé des programmes de francophonisation et de bilinguisation des entreprises, le gouvernement devrait clairement stipuler dans sa législation que la définition du contenu de ces programmes et les modalités d'application devront être soumis à l'approbation d’un organisme législatif, par exemple la Commission Parlementaire sur l'Education.Les anglophones se sont élevés, il est vrai, contre le système de contrôles bureaucratiques que comporterait l'adoption généralisée de tels programmes.Mais le coût social de tels contrôles n'est-il pas justement inférieur au coût social de l’absence de contrôles?Langue d’enseignement C’est au chapitre de la langue d'enseignement, toutefois, que l’on découvre les plus grandes lacunes de projet de loi 22.Le tableau I précise, comme dans les précédents, les choix du gouvernement.Comme on le constate dans ce tableau, le gouvernement a opté de par sa législation, pour le maintien de deux secteurs publics parallèles, soit l’anglophone et le francophone, consacrant ainsi le caractère “bilingue” de notre société.Mais, comme les flèches du tableau l’indiquent, cette forme de bilinguisme ressemble beaucoup plus à la coexistence de deux unilinguismes, l’un français, l’autre anglais.Ainsi se trouve consacrée au niveau des secteurs d’enseignement l’existence des deux “solitudes” ou des deux entités culturelles “séparées mais égales”.Cette décision peut être lourde de conséquences.Lourdes aussi peuvent être les conséquences du maintien du libre choix des parents d’orienter leurs enfants vers l'un ou l’autre secteur, choix que l’autorité gouvernementale n’assujettit qu’à un contrôle très faible portant simplement sur la “connaissance’f de la langue du secteur.Ce type de contrôle est d’autant pfus faible qu'il est confié aux Commissions scolaire ou, possiblement, au ministre de l'Education.Même l’obligation qui est faite (dans le projet de loi) aux parents dont les enfants n’ont pas de “connaissance suffisante" du français d’envoyer ces derniers à l'école française peut être contournée en pratique par la mise en place d'institutions privées dont le but pourrait être d’assurer le passage des “tests” de connaissance du français.POUR LA THÉRAPIE PRIMALSCREAM La société de psychanalyse et de thérapie ‘Primai Scream’ de Montréal.516 est, rue Sherbrooke Tél.: 844-8651 Le projet de loi 22 est beaucoup trop permissif sur le plan de la langue d'enseignement.Le choix de la “connaissance” du français ou de l’Anglais comme critère d’admission à l'un ou l'autre des secteurs d'enseignement doit être remplacé par un autre critère.Le gouvernement aurait avantage sur ce plan à considérer la proposition que faisait Claude Ryan avant la présentation à l’Assemblée Nationale du projet de loi 22.Ce dernier suggérait alors que le seul critère d’admission devait être la langue maternelle.Conclusion Ce qui étonne, lo; luon examine le projet de içi 22 c’est moins l'inégalité des diverses sections que la timitidé de l'action gouvernementale.Ceci est particulièrement évident dans ie domaine de la langue d’enseignement.comme en témoigne le tableau 2.En effet, comme on peut le constater dans ce tableau, c'est dans le domaine ou secteur de l’enseignement qu’on s'éloigne le plus de l’unilinguisme français et du français prioritaire.C’est aussi, paradoxalement, le domaine le moins élaboré dans le projet de loi: Viennent ensuite, et dans l'ordre, la langue de travail, la langue des affaires et enfin, le statut des langues.La timidité de l'action gouvernementale s'exprime dans le domaine de la langue d'enseignement par le recours à des tests de connaissance comme critère d'admission aux secteurs d’enseignement, et dans le do- maine de la langue des affaires par l’absence de coercition dans l'implantation de programmes de francisation au niveau des entreprises et par le caractère facultatif ou discrétionnaire des recours aux subventions et contrats gouvernementaux pour ¦forcer” l’adoption des programmes mentionnés.Elle s’exprime, enfin par l’accent mis sur la parité du français et de l’anglais, notamment au chapitre du statut des langues, là où on était en droit d'espérer tout au moins la priorité de la langue française.En somme, notre analyse ne nous permet pas d'affirmer comme certains groupes et partis politiques l’ont fait que le projet de loi 22 est une véritable "trahison nationale”.C’est cependant un projet qu'il faut améliorer en apportant plusieurs amendements.Les plus importants de ces amendements devraient porter, comme nous l avons noté au passage, sur la langue des affaires en renforçant le caractère coercitif de certaines mesures (par exemple le recours aux subventions et contrats gouvernementaux).Ils devraient porter également sur la langue d'enseignement en rejetant le critère de la “connaissance” de la langue et en le remplaçant par celui de la langue maternelle.Même le Toronto Star est d'accord sur ce dernier point! Comme certains l'ont mentionné, une langue n’est vivante que si elle est rentable.Les amendements suggérés au projet de loi 22 ne visent qu’à assurer cette rentabilité.LECTURE RAPIDE Près Université de Montréal COURS INTENSIF 0 ÉTÉ (Juillet : Z soirs/semainej PRIX D’ÉTUDIANT - Inscriptions et renseignements: 681-4545 Centre de lecture rapide C'esf le temps de hire installer les GOUTTIÈRES (HO-DO) Galvanisée», cuivre, aluminium Estimation gratuite Montréal 322-4160 Québec 872-9244 PRIMEAU MÉTAL INC.POUR JEUNES FEMMES ET JEUNES FILLES SEULEMENT Si vous aimez les beaux tricots italiens dans un choix de couleurs et de grandeurs .Si vous cherchez qualité, exclusivité, originalité et un travail impeccablement exécuté ARRÊTEZ! VOUS AVEZ TROUVÉ! Des aubaines, des aubaines et encore des aubaines .! 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Ginette Labelle e.Tremblay ! 6970, rue St-Denis (près Métro J.-Talon) i ! 270-1182 100 6 • Le Devoir, mercredi 26 juin 1974 suites de la première page LA SAINT-JEAN Dans leur fuite, les fêtards ont renverse pubelles.boîtes aux lettres, etc.Place Jacques-Cartier, ils avaient allumé plusieurs feux de joie, les alimentant avec de débris de toutes sortes.Tard lundi soir, un autre incendie a été allumé dans le Vieux Montréal, mais il ne s’agissait pas cette fois d’un feu de joie, les pompiers de quatre casernes ayant été appelés sur les lieux pour l'éteindre.Selon la police, il s’agit de l’oeuvre d’un incendiaire.Line vingtaine de personnes ont comparu hier en Cour municipale à la suite des événements de la Saint-Jean-Baptiste.Les accusations portées contre elles allaient de méfait à voies de fait sur un agent de police, en passant par le pillage et le bris de propriété.Une trentaine a’autres personnes devront comparaître d’ici quelques semaines à la suite de ces événements.D’autre part, plusieurs des fêtards qui ont été arrêtés lundi soir ont ete relâches par la police après interrogatoire.Si la justice accuse les fêtards et les fêtards la police, d’autres accusations ont été portées à la suite de ces événements à l’endroit des organisateurs de la fête qui n’ont pas prévu un foyer d’intérêt dans le Vieux Montréal pour occuper les Montréalais et leur faire passer tout goût de1 troubler la fête.C’est ce que prétend le député libéral fédéral de la circonscription de Saint-Denis, M.Marcel Prud'homme, qui était présent place Jacques-Cartier lundi soir."Si les organisateurs avaient invité un orchestre de renom pour faire danser les gens, il n’y aurait pas de trouble”, de dire M.Prud’homme.La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, elle aussi, est muette au sujet de ces événements.La date et l’heure de la conférence de presse que doit donner le président du comité organisateur des fêtes, M.Jean Duceppe, n’ont pas encore été fixées.M.Duceppe.lui aussi, se propose de porter des accusations, à l’endroit d'organismes qui n'ont pas, comme convenu, accordé l’appui technique nécessaire pour assurer la pleine réussite des fêtes.Le Conseil de sécurité de la CUM doit se réunir aujourd’hui et fera parvenir au ministre de la Justice, M.Choquette, un rapport spécial sur les fêtes de la Saint-Jean et les incidents qui les ont troublées.LEWIS campagne un Trudeau qui se promène dans toutes les régions du pays, distribuant promesses et millions”.A London où il se trouvait la veille, M.Lewis a accusé le gouvernement libéral d’avoir totalement négligé le problème du logement et il a soutenu qu'un gouvernement néo-démocrate prendrait des mesures directes pour aider ceux qui se trouvent dans l’impossibilité d’avoir leur propre maison ou de se loger convenablement.Parlant devant une foule de quelque 1,500 personnes, le chef néo-démocrate a dit qu’il fallait s’attaquer aux profiteurs si l’on voulait mener le bon combat contre l'inflation.M.Lewis a dit qu’il fallait certes s'occuper de la hausse du coût de la vie, mais le coût du logement constitue le poste le plus important dans le budget d’une famille parce qu’il accapare a lui seul 32 pour cent du budget.Il a dit que son parti s’attaquerait aux profiteurs et qux spéculateurs sur les terrains en suscitant la création de banques de terrains, en collaboration avec les provinces et les municipalités, et en abaissant les taux d'intérêt.Enfin il a dit que le gel des prix et des revenus ne constitue pas une politique, mais une mesure punitive contre les salariés, parce que les salaires tirent toujours de l’arrière sur les prix.A Kitchener, devant plus de 1,500 personnes, le chef du NPD a dit comprendre les gens qui ne veulent plus voter pour les libéraux ou les conservateurs, “car ils n’ont rien fait pour enrayer la hausse constante du coût de la vie”.Pour nous, a dit M.Lewis, nous avons proposé des remèdes à cette situation, comme par exemple la création d'une Commission nationale de révision des prix.Puis, M.Lewis a donné une longue liste d’entreprises alimentaires qui ne cessent de réaliser des profits excessifs avec la bénédiction du gouvernement.M.Lewis a dit que les fermiers ne profitent aucunement de la hausse des prix.Par exemple, en décembre 1972, le producteur de porcs recevait 40 cents la livre pour les animaux livrés à l’abattoir, le grossiste vendait sa viande à saucisse 66 cents la livre tandis que le détaillant la vendait 77 cents la livre.la météo Les températures sc réchaufferont un peu aujourd’hui, bien que cet après-midi, elles varieront entre 65 et 75 degres, presque partout au Québec.Dans les régions de Chibougamau, Abitibi, Pontiac, Témiscamingue, Haute Mauricie, Lac Saint-Jean, le temps sera aujourd'hui ensoleillé, avec un maximum de 75 degrés.Les prévisions sont sensiblement les mêmes pour demain.Dans les régions d’Ottawa, de Montréal, des Cantons de l’Est, des Laurentides, de Québec et de Trois-Rivières, le temps sera généralement ensoleillé mais il y a possibilité d'averses en après-midi.Le maximum prévu est de 75 degrés.Pour demain, on prévoit du temps ensoleillé.Dans les régions de Baie-Comeau, Rimouski, Gaspé et Sept-lles, ce sera ensoleillé aujourd'hui.Néanmoins, le maximum ne dépassera pas 65 degrés.Pour demain, les prévisions sont les mêmes.En juin, le producteur recevait 36.8 cents la livre, le grossiste 70 cents tandis que le supermarché touchait 95 cents.Comment expliquer, a demandé M Lewis, que le producteur recevait 3.2 cents de moins la livre, que le prix du grossiste augmentait de quatre cents et que celui du détaillant faisait un bond de 20 cents?C’est alors qu’il a dit qu’une commission de révision des prix telle que préconisée par le NPD pourrait faire enquête sur ces hausses, les annuler et faire baisser les prix.RÉANIMATION collègues s’étaient plaints au cours de la journée d’avoir des maux de tête à cause des libations de la veille.On a aussi établi les critères pour déterminer la mort d’un donneur de membres à des fins de transplantation médicale.La mort devra être reconnue par deux médecins, dont le médecin traitant L'immobilité cadavérique pendant une heure constitue l’un de ces critèrs.Un patient qui aura été traité avec un appareil inhalateur et qui aura complètement cessé de respirer pendant quatre minutes sera aussi considéré comme mort.Dans les cas de paralysie ou de "mort cérébrale” le décès ne pourra être constaté si le patient fait des simagrées ou fait entendre des sons.Les médecins veulent une nouvelle définition de la “mort” pour se protéger contre toute poursuite après avoir prélevé un organe d’une personne dont le cerveau a cessé de fonctionner mais dont le coeur bat encore avec l aide d’appareils respiratoires ou de stimulateurs.L’ASSEMBLÉE octobre dernier.Même en incluant la journée d’hier, l’Assemblée n'a siégé que 44 jours depuis le début de l'année, alors qu elle aurait pu facilement, avec un calendrier normal, siéger au moins deux fois plus.De telle sorte qu'il n’y aurait pas de hâte, pas de bousculade à la fin de juin, dit le député de Maisonneuve, pour qui la motion de M.Lévesque “est un chef-d’oeuvre de ridicule ".Au rythme de travail qu'on lui propose à ce moment, l’Opposition ne pourra faire son travail de façon normale et intelligente courant en plus le risque de se faire passer des choses inadmissibles.M, Burns rappelle que des projets adoptés à la vapeur à la fin des sessions ont dû être amendés rapidement par la suite, parce qu’il y avait des “trous” dedans.Mais le vrai problème, finalement, c’est le projet de loi 22 que le gouvernement veut faire adopter à la hâte.Qu’est-ce qui presse tant?demande le PQ.Les règlements ne seront même pas en application à l'automne pour la rentrée des classes.C’est quoi, l’urgence?Face à la faiblesse numérique de l’Opposition, la motion gouvernementale est une motion “bulldoser”, aux yeux du député créditiste de Beauce-Sud."‘Cette attitude est digne des dictatures de certaines républiques de bananes, lance M.Roy.Duvalier n'aurait rien à apprendre, non plus du gouvernement libéral actuel .Le gouvernement se comporte tout simplement comme si la province de Québec était à lui et le Parlement de Québec était bien à lui.” "Je dis que c’est tout simplement de l'insolence, de l’arrogance, poursuit M.Roy.On profite d’une grosse majorité pour empecher que des questions d'inté-rét public, urgentes, d’intérêt capital pour le Québec ne soient discutées à l’Assemblée nationale.Pourquoi encore en venir bâillonner le peu de droits, le peu de privilèges que l’Opposition à entre les mains.” Pour M.Roy également, le fond du problème, c’est le bill 22.“On sait que le gouvernement ne retirera pas son projet parce qu'il a des intérêts à protéger, et il y a des pressions qui se font en hauts lieux.On veut tout simplement écraser l'Opposition, on veut la bâillonner la bousculer, la “bulldoser”, de façon que, après épuisement, on dise: Voici, le gouvernement a adopté sa législation en un temps record.Un gouvernement démocratique n'a pas le droit de procéder de cette façon,” conclut M.Roy.LA RÉBELLION bilisation estivale pour faire adopter son projet de loi.“C’est un aveu de faiblesse du gouvernement des 102”, affirmait le président de la SSJB de Montréal, M.Yvan Séné-cal.A ceux qui leur reproche leur manque de représentativité, les dirigeants de la SSJB répondent que ce sont toujours les petits groupes qui provoquent les changements.Ne vont-ils pas à l'encontre des derniers sondages sur la langue9 "On s'appuie sur un sondage pour gérer le présent, non pour le changer et orienter le futur”, répond M.Guy Bouthillier.Estiment que le ministre Cloutier “n’a pas su choisir" entre la majorité et la minorité, la SSJB demande le retrait du projet de loi 63 et son remplacement par un bill “plus conforme aux désirs de la majorité et répondant mieux aux besoins de l’heure”.Chronique du bill 22 par Gérald LeBlanc NIXON nement européens.Quant à l'attitude de Moscou vis-à-vis M.Nixon, le Kremlin a mis au point deux formules que Ton utilise constamment dans les milieux soviétiques; le première est: “nous n'avons pas invité M.Nixon, nous avons invité le président des Etats-Unis”, et la seconde: “la détente est nécessaire pour les deux pays, elle ne doit pas dépendre du sort de tel ou tel individu, que ce soit M.Nixon ou M.Brejnev.” M.Brejnev a mis en application ces principes en recevant avec beaucoup d’égards deux personnalités du Parti démocrate, le sénateur Edward Kennedy en avril et M.Averell Narriman en mai.Le Kremlin sera nettement satisfait si le nouveau “sommet”, sans apporter de résultats spectaculaires, fait la démonstration que le processus de la détente se poursuit même dans des circonstances difficiles.Le premier et dernier groupe d’étudiants L'Association fédérative des étudiants de l’université de Sherbrooke témoignait hier devant la commission parlementaire, pour présenter son mémoire sur le projet de loi 22.C’était le premier et ce sera le dernier groupe etudiant à se mêler au débat linguistique.Le seul autre organisme étudiant inscrit sur la liste des 183 ayant indiqué leur intention de témoigner, le Regroupement étudiant Québec français, s est désisté au tout début des audiences.Le ministre de l’Education et parrain du bill 22, M.François Cloutier, a félicité ces étudiants, qui ont su braver la démobilisation estivale.Il les a en outre félicité pour leur démarche, tentant de bonifier et non de rejeter le projet de loi “C’est un signe de maturité.Il ne peut y avoir d’autre façon d’approcher un projet de loi”, ajoutait-il.M.Cloutier a cependant été moins chanceux quand il a voulu s’enquérir de la représentativé de l’Association des étudiants de Sherbrooke, la seule qui a su résister au mouvement suicidaire des groupements étudiants."Nous avons consulté les 400 étudiants présents sur le campus durant l’été.C’est vous qui avez choisi cette période", lui a répondu un porte-parole de l’Association.L’Association demande que le projet de loi 22 soit profondément transformé afin d’assurer l'implantation graduelle de l'unilinguisme français au Québec.La langue; un problème syndical Le président de l'Alliance des professeurs de Montréal, M.Robert Chagnon, ne se cache pas d’employer un “langage intéressé” relativement au projet de loi D ores et déjà, les milieux diplomatiques ont manifesté un scepticisme considérable sur l'importance réelle de la masse d’accords qui seront signés.Même l’accord à long terme qui sera signé pour la coopération économique ne servira qu’à démontrer la volonté de deux gouvernements de poursuivre dans la voie qu’ils ont tracée, en dépit du refus du Congrès de ratifier l’accord commercial signe il y a un an et demi par M.Nixon.Et il semble clair que M.Nixon n’a rien à offrir à M.Brejnev dans ce domaine: la "lé est dans la poche du sénateur Henry Jackson.Celui que le Kremlin considère comme " l’ennemi numéro un de la détente a récemment annoncé qu’il allait visiter Pékin, en apparence une nouvelle déclaration de guerre.Toutefois, ceux qui connaissent M.Jackson considèrent le voyage de Pékin comme le prélude d’un voyage à Moscou où le sénateur se réserve de signer la paix lui-méme, et à ses propres termes, avec M.Brejnev.Les autorités soviétiques devraient accepter de lâcher beaucoup plus de 40,000 juifs par an, le chiffre que M.Kissinger aurait arraché à M.Brejnev, et il faudrait que cette augmentation profite aux intellectuels des grandes villes et pas uniquement aux juifs d’Asie centrale.CSN Suite de la page 3 comités qui ont évalué les propositions soumises à ce congrès.Certaines recommandations ont suscité quelques discussions, notamment sur l’opportunité de transférer quatre permanents au service d'éducation.Au niveau de l'action politique, les délégués semblent d'accord en général pour organiser des colloques régionaux et québécois sur le coopératisme, sur le système capitaliste, sur des formes particulières d’exploitation des travailleurs et sur les formes futures d’action politique.Contrairement à ce qu'on leur propose, pourtant, ils veulent que les colloques régionaux précèdent le colloque provincial pour éviter que les décisions ne soient parachutées d’en haut.Les délégués semblent aussi bien disposés à Tégard du rapport moral de M.Marcel Pépin qu'on trouvait plus proche des préoccupations des travailleurs ordinaires que par le passé.Suite de la page 3 AUTOBUS prendre la route, privant ainsi un bon nombre des usagers de ce secteur de transport en commun.Normalement, 167 autobus sont garés à cet endroit.Dans l’après-midi, les grévistes ont transporté leurs piquets de grève au garage Legendre, desservant la partie nord-ouest de Montréal, et seulement 65 des 188 autobus de ce garage ont pu circuler dans les rues de Montréal.Ailleurs à Ottawa ne demandera pas l’extradition des ravisseurs de James Cross SASKATOON (PC) — Le Canada ne prendra aucune disposition pour extrader de France les deux ravisseurs du diplomate britannique James Cross, a déclaré hier le ministre de la Justice, Otto Lang.Le ministre avait déclaré la veille que le Canada chercherait à obtenir l’extradition de Jean-Marc Carbonneau et Jacques Lanctôt.Hier, M.Lang a dit qu’il a changé d’avis après avoir pris connaissance de tous les détails de l'entente qui avait permis aux ravisseurs de quitter le pays en échange de la libération de M.Cross.M.Lang, qui n était pas ministre de la Justice au moment de l’enlèvement, — a dit que l’entente prévoit qu’on n’entreprendra aucune procédure contre les ravisseurs aussi longtemps qu’ils ne tenteront pas de franchir la fontière canadienne.22.C’est la sécurité d’emploi des enseignants francophones qui est en jeu et l’Alliance réclame le retrait du bill 22, “fondamentalement semblable à la loi 63.” Se basant sur les statistiques publiées par la CECM, leur employeur, les professeurs de T Alliance estiment avoir perdu 1,506 emplois à cause des transferts linguistiques.En 1973, le secteur anglais de la CECM comptait plus de 30,000 élèves dont la langue maternelle n’était pas l’anglais, plus précisément 13,785 au secondaire et 18.437 à l’élémentaire.Tenant compte du ratio maître-élève (1/17 au secondaire et 1/36,5 à l’élémentaire), il y aurait donc 1,506.5 enseignants francophones de plus, si ces non-parlants anglais étaient intégrés au secteur francophone.L’intégration des immigrants représente donc pour l’Alliance une question de "pain et de beurre”, particulièrement à l’heure ou la sécurité d’emploi des enseignants est menacée.A tous les niveaux Les transferts linguistiques ne touchent pas seulement les niveaux élémentaire et secondaire du monde de l’éducation.Les professeurs d’université commencent en effet à compter eux-aussi.le nombre d'emplois perdus à cause de cette ruée vers le secteur anglophone.Alors que les universités francophones comptent moins de 3% de non-francophones parmi leur clientèle, c’est un imposant 30% qu’on enregistre dans le secteur anglophone.Témoignant devant la commission parlementaire.l'Association des professeurs de l'université Laval (APUL) dévoilait en effet un relevé statistique des nouvelles inscriptions dans les universités du Québec, en 1973-74, en tenant compte de la langue maternelle des inscrits.Montréal, il semble cependant que le service s’est effectué normalement.Les policiers du métro, membres de la Fraternité des employés de sécurité de la CTCUM, sont sans convention collective depuis 11 mois et demandent de meilleurs salaires et une classification différente d’emploi.ROBERT LEMIEUX Suite de la page 3 muet.Les procureurs du ministère public avaient admis, en cour d’appel, quTl n’était pas prouvé hors de tout doute que Me Lemieux avait incité Simard à ne pas témoigner mais le juge Tremblay estime que l'attitude de Me Lemieux démontre une approbation de Simard et constitue un crime grave.Les juges Boots et Casey croient au contraire que même si la Couronne n’avait pas admis l’absence de preuve irréfutable quant à la culpabilité de Me Lemieux il aurait fallu quand même annuler le verdict de culpabilité faute de preuve.Ils ajoutent que Simard a agi sans que quiconque ait besoin de le conseiller et qu’il n’existe aucune obligation de la part d’un avocat d’inciter un témoin à témoigner.Quant aux autres outrages ils sont relatifs à des propos de Me Lemieux mais surtout à ses divers refus de se taire malgré les admonestations répétés du juge Mathieu.Les mots ou refus d’obéir de Me Lemieux qui ont été retenus dans ces accusations tendent surtout à illustrer l’attitude du bouillant avocat et l’atmosphère de ce quatrième procès de Jacques Rose qui avait été précédé de divers acquittements pour meurtre et enlèvement.A l’issue de ce procès Jacques Rose devait finalement etre déclaré coupable de complicité avec Paul Rose dans l’enlèvement de Pierre Laporte.Le juge Mathieu l’avait condamné à huit années de prison et la cour d’appel, ces jours derniers, après l’arrestation de Rose qui bénéficiait d’un cautionnement, a maintenu le verdict.Rose, pas plus que Lemieux, n’en appelait des sentences.La semaine dernière Me Lemieux avait demandé à la cour d’appel de rendre son jugement le plus tôt possible afin qu’il puisse organiser son travail de manière à ne pas prendre des engagements qu’il ne pourrait honorer s’il était emprisonné.Il a eu sa réponse hier.Voici les résultats de cette compilation médite: McGill: anglais (67.8%), français (14.3%) et autres (17.9%); Sir George Williams: anglais (69.7%), français (10.4%) et autres (19.8%); Bishop de Lennoxville: anglais (84.0%), français (9.3%) et autres (6.7%).Tenant compte de l’importance relative de ces institutions, on arrive à une moyenne.De 30% pour les trois institutions Au secteur français, par contre, la moyenne ne dépasse pas le 3% d’étudiants d'autres langues: Laval: français 98.8%) anglais (1.1%) et autres (0.1%); Montréal: français (95.5%), anglais (1.3%) et autres (3.2%); Sherbrooke: français (97.0%), anglais (0.8%) et autres (2.2%); Université du Québec: français (98.4%), anglais (0.5%) et autres (1.1%).Les professeurs de Laval estiment que cette disproportion coûte de précieux emplois aux francophones et empêchent le développement de leurs universités.Par ailleurs, M.Moisan, linguiste et porte-parole de TAPUL, est convaincu que l’histoire de la linguistique démontre clairement que le bilinguisme entrainera lentement mais sûrement la disparition du français au Québec, ilôt perdu dans le continent anglophone d’Amérique du Nord.Aux députés libéraux les intérogeant sur la consultation préparatoire à leur mémoire, les professeurs de Laval ont répondu qu'ils n’avaient pas choisi l’été, moment où ils est impossible de rejoindre les universitaires, pour soulever le débat linguistique.Une exception pour les enfants de langue anglaise La Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec réclame mtim® l’école française pour tous ceux dont la langue maternelle n’est pas l'anglais.Témoignant devant la commission, la Fédération n’a touché que le chapitre cinq, la langue de l’enseignement, du projet de loi 22.Le président de la Fédération, M.Fortin, expliquait que l’expérience des dernières années avait démontré la nécessité d’acheminer les immigrants vers l'école française.La Fédération recommande en outre qu’on limite aux organismes municipaux et scolaires, dont la majorité des administrés sont de langue anglaise, la permission d’utiliser Tune ou l'autre langue.Le projet de loi 22 accorde ce droit aux organismes dont “au moins 10% des administrés sont de langue anglaise”.Deom craint la prostitution culturelle Un des experts les plus consultés par la commission Gendron, M.André Deom, député de Laporte, craint la “prostitution culturelle”, si l’on utilise la législation linguistique pour la promotion des hommes d’affaires francophones.Selon M.Deom, le rôle de l’Etat consiste à s’assurer que le français devienne langue de travail dans l’entreprise au Quebec.La promotion des francophones devrait s’obtenir, selon lui, par leurs propres mérite et labeur.Comme il l’avait fait pour la Chambre de commerce du Québec, M.Deom a reproché aux porte-parole de la Chambre de commerce de Montréal de vouloir utiliser la législation linguistique pour faciliter leur ascension dans le monde des affaires."En autant que l’entreprise fonctionne en français, je ne me préoccupe pas et le gouvernement ne devrait pas se préoccuper de ceux qui la dirigent”, affir-mait-il au directeur de la Chambre, en présence du journaliste du Devoir.Stanfield promet aux pêcheurs la stabilisation des revenus HARBOUR GRACE.T.N.(PC) - Dans cette localité habitée en grande partie par des pécheurs le leader progressiste-conservateur Robert Stanfield a accusé le premier ministre Trudeau d’avoir trompé les pêcheurs et il a promis qu’un gouvernement conservateur remplirait 21 coups de canon pour la reine-mère à Toronto TORONTO (PC) - Un salut de 21 coups de canon et les cornemuses écossaises ont accueilli la reine-mère hier, alors quelle amorçait à Toronto une visite de sept jours dans cette ville et à Montréal.Un réacté des forces armées canadiennes a transporté la reine-mère et une douzaine de personnes de sa suite, à Toronto, où l’appareil a atterri peu apres trois heures et trente hier après-midi.La veuve de George VI fut accueillie par le juge en chef Bora Laskin, de la Cour suprême, le ministre des Affaires extérieures Mitchell Sharp, le lieutenant-gouverneur Pauline McGibbon de l’Ontario et plusieurs hauts fonctionnaires.Quelque 250 personnes ont accueilli la visiteuse à sa descente d’avion.L’avion étant arrivé en retard, les autorités ont dû également changer le tapis rouge pour la reine-mère, le premier étant trop détrempé par la pluie.L’ex-souveraine a passé la garde écos-saire en revue, mais n’a pas approché les curieux et touristes qui s’étaient rendus sur les lieux.Seuls les enfants des militaires canadiens ont pu l’approcher.Les mesures de sécurité prises à l’aéroport étaient très strictes.ses engagements, comme celui d’un programme de stabilisation des revenus des pêcheurs.M.Stanfield, qui était accompagné par le premier ministre de Terre-Neuve, M.Frank Moores, a accusé le premier ministre Trudeau d’avoir dit à Terre-Neuve, en fin de semaine dernière, que le budget fédéral du 6 mai prévoyait une somme de $30 millions pour l’amélioration des ports et des petites embarcations, alors que les prévisions du budget Turner ne parlaient que de $9 millions.Il a dit que le premier ministre ne sait pas ce dont il parle ou qu’il se moque que ce soit vrai ou faux pourvu qu’il se trouve assez de gens pour trouver que cela a du bon sens.La motion de fin de session est adoptée QUEBEC (PC) — Le gouvernement a fait adopter tard hier soir sa motion de fin de session, après que tous les députés de l’opposition eurent l’occasion d’exprimer leur point de vue.M.Gérard D.Lévesque a assuré les députés que la motion n’affecterait le droit de parole d’aucun député.Se prévalant du règlement de la Chambre, M.Burns a demandé qu’avant le vote, la motion soit lue en français d’abord, et ensuite en anglais pour le bénéfice du député de Brome, M.Glendon Brown.M.Brown est un des députés anglophones libéraux qui ont publiquement annoncé leur opposition au bill 22 sur la langue.Les pompiers de 5 casernes se font porter malades Le Service des incendies de Montréal a perdu 20 pour cent de ses effectifs (une centaine d’hommes) hier matin, les pompiers des cinq casernes du centre-ville, les plus importantes, s’étant déclarés malades.Il s’agirait là d’une stratégie pour exercer des pressions sur les autorités municipales afin d’obtenir un réajustement de leurs salaires.Le président de l’Association des pompiers de Montréal, M.Jean L'Abbé, a déclaré qu'il ne pouvait cautionner un tel mouvement à titre de président de l’association et il s’est refusé à donner des explications précises sur cette forme de débrayage.M.L’Abbé s’est contenté de dire qu’il était possible que des pompiers mécontents de leur contrat se soient fait porter malades, mais qu'il était aussi possible que ce soit en raison des nombreux in- cendies qu’ont dû combattre les pompiers de ce secteur durant le wee-end.M.L'Abbé a par ailleurs tenu à mettre en garde la population contre les conséquences d’une telle action, demandant aux citoyens de Montréal d’être prudents, surtout si le Service des incendies ne prévoit aucun personnel supplémentaire pour remplacer les absents.Selon lui, une absence de quelques hommes dans une caserne peut empêcher les pompiers d’utiliser efficacement leur matériel.Tout en précisant que la situation pourrait devenir encore plus dangereuse si les pompiers des autres postes décidaient également d’être malades, M.L’Abbe a nié qu’une décision ait été prise en ce sens lors d’une assemblée, vendredi dernier.Il a admis cependant qu’une telle suggestion avait été faite à ce moment par des membres de l’Association.les chefs Le premier ministre Trudeau et chef du parti libéral, voyageant à bord d'un DC-9 nolisé, quitte Montréal pour se rendre une journée en Nouvelle-Écosse, s’arrêtant à la base de Sherwater et à celle de Greenwood, en plus de visiter Darmouth, Digby et Yarmouth.Le chef conservateur Robert Stanfield, voyageant par autobus, visite Cornwall, en Ontario, ainsi que Montréal et Magog, au Québec avant de revenir à Montréal pour y passer la nuit.David Lewis, du NPD, termine une tournée de trois jours dans le sud-ouest ontarien à bord de son avion Daisy, et fait escale à Toronto et Thunder Bay.DÉCÈS La libération du commando de Khartoum irrite Washington (par TAFP) — Les huit membres de Septembre Noir, qui avaient attaqué en mars 1973 l’ambassade d’Arabie Saoudite au Soudan, sont arrivés hier matin au Caire, venant de Khartoum à bord d’un avion spécial.Les huit hommes avaient été condamnés par le tribunal soudanais à l'emprisonnement à vie et le président Nimeiry a commue cette peine en sept années de prison et décidé de les remettre à TOLP.Les Etats-Unis “ne veulent pas accepter la libération virtuelle de ces assassins, qui avaient avoué leurs crimes, comme un châtiment efficace", a déclaré hier le secrétaire d’Etat par interim, M.Joseph Sisco.Le porte-parole du département d’Etat a annoncé que le gouvernement américain avait aussitôt rappelé a Washington son ambassadeur a Khartoum, M.William D.Brewer “pour consultations”.Notez que (et ovi* de décàt doivent nous parvenir avant 4:30 p.m.pour publication du lande» main.Le dimanche : 2 à 4:30 p.m.BENO T, Léonard, Abbé.A l'Hôtel-Dieu de T1',!A(5-T 1974 à 1 de 64 ans, est de-cede 1 Abbe Leonard Benoit, curé de St-Jude Comte St-Hyacinthe.11 laisse dans le deuil un frere.M ( laudius Benoit de St-Denis, deux \wrSrMnn ( jaudio C'hagnon de St-Denis el Mme Camille Petit de St-Antoine, un beau-rere M Over Michon de la Presentation.Les funérailles auront lieu vendredi.28 juin II sera expose a l'Ecole Centrale de St-Jude d'où le convoi funèbre partira pour se rendre à l eglise paroissiale de St-Jude.Il sera inhumé dans le crypte du Séminaire de St-Hyacinthe.Parent' et amis sont pries d y assister sans autre invita lion Direction funéraire Hormidas Martin St V Le Devoir, mercredi 26 juin 1974 • 7 Dans Scarborough-Est, quoi de nouveau ?Le libéral Martin O’Connell, peut-être Martin O'Connell, ex-ministre du Travail, détail aux elections de 1972, chef de cabinet de M, Trudeau, s'est relancé dans la bataille électorale dans Scarborough-Est.Cette fois, les observateurs, y compris celui du DEVOIR, reconnaissent qu'il a d'excellentes chances de remporter la victoire par Claude Lemelin TORONTO — En tête de la liste des gains possibles que les libéraux ontariens, comme tous les partis, fournissent à la presse, revient invariablement le comté banlieusard de Scarborough-Est.Après avoir agi comme chef de cabinet du premier ministre Trudeau pendant la durée du dernier parlement, Martin O’Connell, l’ancien ministre d’Etat aux Sciences et à la Technologie se présente à nouveau sous l’étiquette libérale dans ce comté où il a été défait en 1972 par 1.464 voix, soit 2,3 pour cent des suffrages exprimés.La marge est assez faible pour que les libéraux, à la faveur d une bonne campagne nationale, puissent espérer reprendre Scarborough-Est.Mais au surplus.M.O’Connell est favorise par le retrait tardif du député conservateur sortant, le pasteur Reg Stackhouse, qu’un poste alléchant au Wycliffe Col- lege a incité à se retirer de la vie politique.En conséquence, la campagne du candidat conservateur Crawford Smythe a démarré bien tard: à la mi-juin, l’organisation tory du comté venait tout juste de recevoir et de commencer à distribuer ses feuillets de propagande et ses affiches.Le candidat libéral jouit donc d'une avance sur son adversaire — tout au moins dans le temps.Au surplus, le fait que M.O’Connell ait représenté le comté à Ottawa jusqu’en 1972 et que son adversaire soit un nouveau venu joue vraisemblablement en sa faveur dans Scarborough-Est, balieue éloignée dont l’électorat est relativement plus stable que dans les autres quartiers torontois parce que ses espaces verts ont été plus faiblement rongés jusqu’ici par l'extension du développement urbain.La population du comté est surtout d’origine anglo-saxone, coupée de faibles contingents d’ascendance allemande, grecque et italienne.Des quartiers cossus — les vastes propriétés qui donnent sur le lac Ontario au sud, l’arrondissement de Seven Oaks au nord — font exception dans un comté où prédomine la classe moyenne logée surtout dans des maisons unifamiliales construites depuis 10 à 20 ans et confortables sans être opulentes, même si la rareté qui caractérise le marché immobilier de ‘TOntario Housing”, soit des logements subventionnés à l’intention des ménages à faibles revenues.M.O’Connell n’hésite pas, dans son porte-à-porte, à aborder de front le problème de l'inflation, premier sujet de préoccupation de ses électeurs.Comme la plupart des candidats de tous les partis, il constate beaucoup d’incertitude chez ceux-ci, qui sont assez réticents devant la perspective des ‘contrôles” préconisés par les con-servateurs.sans pour autant ê-tre satisfaits des mesures antiinflationnistes des libéraux.Bon nombre des habitants de Scarborough-Est, signale au surplus le candidat libéral, sont des immigrants britannioues venus s’installer au Canada dans l'après-guerre précisément pour échapper à l’encadrement économique trop rigoureux à leur goût de la Grande-Bretagne et même si ces électeurs sont de tendance conservatrice, ils voteront, selon lui.pour les libéraux plutôt que de courir le risque d'une ‘britannisation” de l’économie canadienne.Crawford Smythe, l’adversaire conservateur de M.O’Connell.est un des notables de Scarborough-Est, ayant occupé la charge de commissaire du transport métropolitain après une carrière dans les affaires.M.Smythe, dont la campagne est gérée par le député sortant.Reg Stackhouse, parait sûr de sa victoire maigre son démarrage tardif."Les campagnes trop longues ennuient les électeurs, soutient-il, notre propagande et notre porte-à-porte seront d’autant plus efficaces qu'ils seront concentrés dans les trois semaines qui précèdent le jour du scrutin." Ce candidat typiquement tory prétend en outre qu'il bénéficiera de certaines defections libérales ainsi que de l’appui du journal local, le "Scarborough News", qui ap- partiendrait pourtant à des libéraux.Malgré quelques assemblées contradictoires assez animées, la campagne électorale ne semble pas très mouvementée dans Scarborough-Est.Une vague conservatrice pourrait y faire passer le candidat conservateur — mais même si la personnalité sympathique quoique assez placide de Martin O’Connell n’y secoue pas le torpeur de l’électorat.il est probable, autrement, que celui-ci représendra ce comté au profit des libéraux Alberta: mission impossible pour les libéraux par Jacques Ouvrard EDMONTON - Lorsqu’à débuté la présente campagne électorale.les libéraux de l'Alberta n’avaient pas encore digéré l'amertume de la cuisante défaite de 1972: 25% seulement du vote populaire au lieu de 35% en 1968; et pas un seul siège au lieu de quatre.Défaits partout avec d’écrasantes majorités, sept seulement des 19 candidats de 1972 se retrouvent face aux mêmes conservateurs.Les conditions ne sont pas meilleures qu’en 1972.Au contraire.L'électorat de l’Alberta n’a pas oublié le budget Turner.Et cette clause qui touche le pétrole.D’ailleurs l'industrie pétrolière fait tout pour que l’Al- berta n'oublie pas le budget Turner.Le premier ministre conservateur de l'Alberta, lui aussi.Et il le fait en participant d’une façon très active à la campagne électorale.M.Lougheed fait du porte à porte pour certains candidats.C’est lui qui présentera chacun des 19 candidats lors du grand rallye "à l’ancienne mode” qui aura lieu au Jubilee Auditorium d’Edmonton, jeudi soir.M.Trudeau lui-même semble veiller à ce que l’électorat n’oublie pas la position du gouvernement libéral sur le pétrole: s’il est réélu, son gouvernement n’a pas l’intention de faire machine arrière, a-t-il déclaré clairement à Cal-gary.Au niveau des agriculteurs, les producteurs de boeuf sont moins bien nantis que les producteurs de blé et la prospérité des cultivateurs est moins évidente ici qu'en Saskatchewan.Les mesures prises par le gouvernement Trudeau pour faire échec à la concurrence américaine en ce qui concerne le boeuf de boucherie ne sont qu’une goutte d’eau dans une mer d'indifférence, pour ne pas dire d’hostilité.Le Parti liberal fait toujours figure d'instrument de l’Est du Canada pour l’exploitation de l’Ouest.Préoccupé par l’augmentation galopante du coût de la vie, l Albertain ne croit pas à l’efficacité des mesures proposées par les conservateurs.D’autre part, on reproche à M.Stanfield de ne pas avoir pris position ou- vertement et fermement sur la question du pétrole, lors de son passage à Calgary.Tous les organisateurs du parti s’y attendaient et, dit-on, M.Lougheed lui-méme avait préparé un petit discours de circonstance.On affirme, maintenant que M.Stanfield dira jeudi soir a Edmonton ce qu’entend faire un gouvernement conservateur en ce que concerne les droits sur le pétrole.La campagne des conservateurs a pris un départ plein de dynamisme.La lutte pour le choix des candidats a été chaude.Si chaude que, dans Pembian, le député sortant a été battu par le président de l’association conservatrice du comté.Si bien que les deux Les Indiens adjurent les partis de se prononcer sur leurs droits (PC) — Les Indiens du Canada s’estiment négligés des partis politiques et se proposent d influencer les résultats du scrutin.A moins de deux semaines des élections du 8 juillet, les dirigeants indiens sont impatients d’entendre les partis exprimer leurs politiques concernant les aborigènes et leurs droits.C’est ce silence que le président de la Fraternité nationale des Indiens, M.George Manuel.a décidé de dénoncer en invitant avec insistance les chefs politiques à s’expliquer dans les plus brefs délais.Un autre porte-parole de la Fraternité nationale des Indiens a indiqué que si jamais les Indiens parvenaient à élaborer une stratégie électorale pour exercer en bloc leur droit de vote, ils pourraient ainsi avoir une influence déterminante sur les résultats d'une vingtaine de comtés.Pour sa part, le président de l'Union des Indiens de l’Ontario, M.William Sault, a suggéré que les Indiens étudient cette opportunité à l'occasion du congrès de la Fraternité nationale qui se tient présentement en Colombie-Britannique pour organiser un vote massif en faveur du parti politique qui leur offrira les meilleurs arrangements."Jusqu'à maintenant, à souligné M.Sault, nous avons tenté de régler nos problèmes par la négociation et les discussions, mais il semble que le seul moyen d’influencer les décisions gouvernementales soit les élections.” Selon le porte-parole de la Fraternité nationale des Indiens, le nombre d’électeurs indiens, dans une vingtaine de comtés, est supérieur a la majorité que le député sortant à ac- quise aux élections générales de 1972.C'est ce qui l'amène à conclure qu'un vote massif des Indiens en faveur de l'un ou l’autre parti politique ferait pencher la balance.Et les Indiens détiendraient ainsi une sorte de balance du pouvoir.D'autre part, le Conseil des indigènes du Canada, qui représente quelque 500,000 Métis et Indiens non statutaires, s’en tient à sa décision de ne prendre aucune part active à la campagne électorale.Cette attitude est partgée par la Fraternité nationale des Esquimaux.La Fraternité nationale des Indiens souligne par ailleurs que l’inflation a provoqué une véritable crise au sein de la communauté indienne du Canada et que les partis politiques devront démontrer comment ils entendent soulager la pauvreté qui menace la survivance même de la nation indienne.Pour sa- tisfaire pleinement les attentes des Indiens du Canada, un programme politique valable devra prévoir notamment: • une aide économique basée sur les critères et principes de l’Agence canadienne de développement international: • une augmentation immédiate des budgets que le ministère des Affaires indiennes consacre aux programmes d’habitation de la communauté; • une exemption totale des taxes provinciales et fédérales; cette mesure s’inscrivant dans l’esprit des traités avec les populations indiennes et dans une stratégie globale visant à inciter le développement économique de la communauté.Le président de la Fraternité nationale.M.Manuel, a fait valoir que 88%- des Indiens du Canada vivent en dessous du seuil de la pauvreté.hommes se font une lutte à outrance.Les libéraux peuvent-ils entrevoir une victoire en raison de cette lutte9 Bornons-nous à citer les chiffres du dernier scrutin.Don Hollands (PC) 23,864 voix, John Borger (Lib.) 9.879 voix.Même si le nouveau conservateur enlève la moitié des voix de Don Hollands, la victoire ne sera pas acquise au libéral Borger.Mais après ce choix des candidats, tout le bel élan politique s’est éteint.L’organisation conservatrice a même dû réunir ses candidats pour leur rappeler que le scrutin du 8 juillet ne serait quand même pas une simple formalité.Qu'il ne fallait pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué.Côté libéral, il faut avoir une forte dose d'optimisme pour surmonter la déprimante arithmétique électorale.Combien de voix dois-je gagner par rapport aux dernières élections pour battre le conservateur?: 5,000, répond le moins handicapé de tous les candidats libéraux; 20,000, répond le moins chanceux.Plus encore ici qu’au Manitoba et qu’en Saskatchewan, on sent que l’électeur se désintéresse de la campagne.Le peu d’enthousiasme pour le gel des prix et des salaires s’ajoutant à la traditionnelle méfiance envers les libéraux.L’impact de l'inflation tempère par la prospérité des producteurs de grains.Les semailles et les vacances, tout pourrait bien se conjuguer pour que le nombre des abstentions soit fort élevé le 8 juillet.Les deux partis en voie d’extinction ou de croissance, le Crédit social que s’éteint doucement.mais conserve sa poignée de fidèles irréductibles, et le NPD qui ne s’est pas encore imposé, pourraient bien, grâce à ce désintéressement, augmenter leur pourcentage du vote populaire, Les militants voteront, eux.Chaque parti, à part les conservateurs, ne vise vraiment qu’à augmenter son pourcen- “Petit train va loin.La permanence la mieux équipée et la plus spacieuse est celle du PC par Françoise Côté Fort de la conviction que les conservateurs québécois lans la présente élection fédé- ont bien l'intention de démon-ale, ‘‘Stanfield est l’homme trer le 8 juillet que “petit train le la majorité silencieuse", va loin", comme dit l'adage BILINGUISME FONCTIONNEL Nouvelle façon d’apprendre l’anglais Méthode“audio- lingual" avec supports visuels irSESSION 0 ÉTÉ RÉGULIÈRE 42 heures $67 00 Commençant le 2 juillet Programmes l'après-midi ou le soir.2| SESSION 0 IMMERSION TOTALE: 80 heures - $129 00 Commençant le 2 juillet Programme le matin seulement.NIVEAUX Débutants, Intermediaires et Avancés: Tests pour les 2 sessions, jeudi 27 juin de 17:00 à 19:00 heures vmc 1 CÉflTRE VIUE J 1441.rue Drummond 1441, rue Drummond 849-5331, poste 723 Sur semaine 9 a.m.à9 p.m.Samedi 9a.m.è5 p.m.y populaire.Ils ont démarre les premiers dans la campagne actuelle.En septembre dernier, le comité directeur, formé de 18 personnes, a commencé à mettre au point une stratégie globale pour le Québec, explique le directeur général de la campagne, M, Lévis Larocque, un optométriste de Hull, qui fut candidat PC dans sa région lors de l’élection de 1968.Aujourd’hui, il dirige le quartier général de la campagne progressiste-conservatrice au Québec, où le parti possède tout comme les libéraux une structure parallèle à l’organisation nationale PC à Ottawa."Nous ne sommes pas autonomes”, tient à préciser M.Larocque.mais il nous faut adapter le tempo de la campagne aux réalités québécoises.Situé rue Roy, dans l’édifice du Centre Techno-visuel de Québec, qui abrite déjà le secrétariat permanent de l’Association progressiste-conservatrice du Quebec, le quartier général de la campagne est le plus spacieux et le mieux installé de tous ceux des partis en lice L’entrée des visiteurs y est rigoureusement contrôlée; il faut d’abord s’adresser à une réceptionniste à travers un guichet vitré pour que celle-ci presse un bouton qui déclenche la serrure.En dehors des campagnes électorales le secrétariat de l’Association ne compte que quatre ou cinq personnes.Actuellement près d’une soixantaine de personnes s’affairent dans les différents services, de la presse, de la publicité, des finances, des ressources politiques (orateurs), ainsi que le service juridique.M.Larocque, qui refuse de se laisser impressionner par le sondage qui place le NPD deuxième dans les intentions de vote des Québécois, retient surtout qu'il y a au cours de cette campagne un nombre particulièrement élevé d'indécis.Un grand nombre d’entre eux ne veulent pas voter pour le gouvernement actuel.Il y a certains d’entre eux qui ont voté créditiste en 1972, et qui changent, soit à cause de la santé de Caouette, de la déconfiture des créditistes provinciaux ou du conflit au sein de l’organisation.M.Larocque estime que la plupart de ces électeurs créditistes ont toujours voté d’abord contre le gouvernement libéral et, ensuite, pour la “balance du pouvoir".Il croit que les conservateurs leur offrent l’oeca- tage du vote populaire.Personne ne croit sérieusement enlever un siège aux conservateurs.Pour arriver à un tel résultat, les libéraux évitent le plus possible d'aborder le sujet du pétrole.Tous les candidats libéraux sauf un, Michael Donald Macdonald.Au cours d’un débat télévisé qui l'opposait à son adversaire de la circonscription d Edmonton-Ouest.M.Marcel Lambert, M.Macdonald s'en est pris aux grosses compagnies Amco et Gulf à qui il a reproché d'avoir menacé le gouvernement fédéral de cesser tous travaux d’explorations si le budget était voté.S’il s'agit d’un simple bluff, que Dieu les aide.Ils auraient mieux fait de pas essayer d ’intimider le gouvernement du Canada, que celui-ci soit conservateur ou libéral.“Pour monsieur Macdonald, il s’agit purement d’une lutte de pouvoir entre le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial.Et il ajoute qu’il ne faut pas oublier que le premier ministre a déclaré qu'il était prêt à discuter un accord raisonnable avec le chef du gouvernement de l’Alberta.Mais dans cette province il y a beaucoup de gens, des petits comme des grands, que le pétrole fait vivre.Le pétrole veut la tète de Trudeau.Lougheed vise la direction nationale du parti conservateur.La levée de bouclier de Lougheed fait probablement le jeu des libéraux de l’Ontario.Et Stanfield ne peut sans doute pas prendre position fermement pour l'Alberta car ce serait se prononcer contre l'Ontario.Or, pour former le gouvernement, les conservateurs ont autant besoin des votes de l’Ontario que de ceux de l’Alberta.Oui, vraiment le pétrole domine la scène politique en Alberta.Et peut-être au Canada.Manifestation pour des réductions à l’âge d’or Le comité métropolitain pour la réduction des tarifs du transport en commun public pour les personnes âgées organise une manifestation pour réclamer une diminution du prix des billets de métro et d'autobus plus substantielle que celle que vient d’accorder la Communauté urbaine de Montreal.Cette manifestation aura lieu à 10 heures, devant la station Berri-De-Montigny.Ce comité, qui depuis longtemps réclame une réduction des deux-tiers du prix de passage des personnes âgées, se dit nettement insatisfait de la réduction d'un tiers ne s'appliquant qu’a une certaine catégorie de personnes, soit les personnes touchant le supplement de revenu garanti.Un porte-parole du comité, M.Samuel Setton, a déclaré que des manifestations auraient lieu tant et aussi longtemps que les autorités municipales ne leur auraient pas accoFdé gain de cause.ELLE FAIT SON PETIT EFFET! LAVEUVE JOYEUSE LE CIDRE SEMI DOUX DE LA COOPÉRATIVE DES POMMICULTEURS DU QUEBEC.FRANKLIN CENTRE.QUEBEC «I odre semi mi-sweet c ider sion de voter “gagnants” et d’assurer la participation du Québec à un gouvernement Stanfield.Les conservateurs misent beaucoup en effet sur un certain comportement électoral des Québécois qui cherchent à voter “gagnant ”.Toute leur propagande tourne autour du slogan “Il faut que cela change” — “C’est maintenant”.Ils reprennent le mot créditiste de 1961 "Vous n'avez rien à perdre”.M.Larocque admet que la politique du Parti sur le gel des prix et des salaires n’a pas toujours été facile à expliquer aux candidats.“Mais maintenant qu’elle est bien comprise, elle fait son chemin”, dit-il.Les espoirs du parti après le débandade de 1972?M.Larocque n’aime pas faire des prévisions.Il admet que l'on concentre les efforts dans 32 comtés et il précise que des adaptations s’imposant en cours de route.M.Larocque se dit plus obti-miste que jamais, car il perçoit un certain éveil de l’opiion publique sous l’apathie générale qui marque la campagne.C'est probablement pourquoi la directrice du Service de presse, Mme Lorraine Simpson, parle de M, Stanfield comme "l’homme de la majorité silencieuse".Pourquoi fumer des C.IÏA?t 8 • Le Devoir, mercredi 26 juin 1974 informations internationales Le procès des “plombiers” s’ouvre à Los Angeles WASHINGTON (AFP) - M.John Ehr-liehman, ancien conseiller du président Nixon pour les Affaires intérieures, comparait aujourd’hui devant un tribunal fédéral, en compagnie de trois des “plombiers’’ de la Maison-Blanche, pour y répondre de son rôle supposé dans l’affaire du cambriolage du psychiatre de Daniel Ellsberg.Les trois coinculpés de M.Ehrlichman faisaient partie de l’équipe surprise le 17 juin 1972 au quartier général du Parti démocrate à Washington et ont déjà été jugés pour leur participation à ce cambriolage-espionnage dont la découverte fut le point de depart de l’immense scandale du Watergate.Il s’agit de Gordon Liddy, qui purge actuellement une peine de 20 ans de prison.Bernard Barker, en liberté surveillée après avoir fait appel de sa condamnation a dix-huit mois à six ans de prison, et Virgilio Gonzales, un réfugié cubain libéré sur parole après avoir purgé une partie de sa peine de un à quatre ans de prison.Les quatre hommes sont inculpés de conspiration dans le cambriolage du bureau du docteur Lewis Fielding en 1971.Ce dernier était le psychiatre de Daniel Ellsberg, le responsable de la publication des fameux Documents du Pentagone.C’est à la suite de cette publication que l’équipe des ‘ plombiers’’ avait été formée en vue d’arrêter les '“fuites” de l’administration à la presse.Son chef, M.Egil Krogh, a été condamné au début de l’année, après avoir plaidé coupable de violation des droits civiques du Dr.Fielding.Il vient de sortir de prison après avoir purgé sa peine.M.Ehrlichman est également accusé d’avoir conspiré avec ses coinculpés en vue de dissimuler le cambriolage du bureau du Dr Fielding.Le ministère public vient toutefois de faire savoir qu’il ne poursuivrait pas cette accusation.L'ancien bras droit du président Nixon s’en défendait en invoquant des raisons de sé- curité nationale.Il demandait du même coup accès aux documents qu’il avait laissés à la Maison-Blanche, accès qui ne lui a été accordé que partiellement.En fait, ce chef d’accusation et la défense adoptée par M.Ehrlichman faisaient intervenir dans le procès cette même notion de privilège de l’exécutif qui complique tellement l’affaire du Watergate proprement dite.Ils compliquaient du même coup la tâche du ministère public qui a préféré limiter ses efforts à la démonstration de la responsabilité des quatre hommes dans le cambriolage.Le procès de Los Angeles, qui devrait durer plusieurs semaines, est le premier auquel doit faire face M.Ehrlichman.Il est également poursuivi dans l’affaire du camouflage du Watergate pour laquelle il doit comparaître devant un tribunal fédéral de Washington, le 9 septembre, aux côtés de plusieurs membres de la première administration Nixon, notamment l’ancien secrétaire général de la Maison-Blanche, M.H.R.Haldeman, et l’ancien ministre de la Justice, M.John Mitchell.S'il est trouvé coupable de tous les chefs d’accusation, M.Ehrlichman risque une peine de trente ans de prison et une amende de 50,000 dollars.Le dossier judiciaire de la destitution de Nixon sera rendu public WASHINGTON (AFP) - Par 22 voix contre 16, les membres de la commission judiciaire de la Chambre des représentants ont décidé hier de rendre publics tous les documents qu’ils ont en main sur la procédure de destitution, à l’exception des documents secrets concernant les bombardements clandestins du Cambodge.Six républicains ont joint leurs voix à celles de leurs collègues démocrates en faveur de la publication proposée par M.Wayne Owens, représentant démocrate de l’Utah.Il est probable que la publication se fasse dès la semaine prochaine.Au cours des sept semaines de la session à huis clos de la commission, les participants ont étudié quelques 7,200 pages de témoignages relatifs à l’affaire de Watergate et aux scandales connexes.En même temps que ces documents, seront publiés ceux que M.James St.Clair, défenseur du président Nixon, doit présenter devant la commission judiciaire à partir de demain.En présentant sa motion, M.Owens a déclaré qu’il y allait de ‘‘l’intérêt national” que les minutes de l'enquête soient publiées quels qu’en soient les effets sur les procès à venir dans l’affaire de Watergate.Au nombre des documents publiés se trouve notamment le rapport des conclusions de la chambre de mise en accusation qui a inculpé sept anciens membres de l’administration Nixon pour complot aux fins d’entraver le cours de la justice.La plupart des autres documents, comme les témoignages recueillis par la commission sénatoriale d'enquête du sénateur Ervin, sont déjà connus du grand public.D’autre part, la presse américaine a publié ces dernières semaines, grâce aux fuites ouvertes par certains membres de la commission judiciaire de la Chambre, nombre de documents particulièrement dommageables à la cause du président Nixon.Compromis en vue à Caracas sur la question de procédure CARACAS (AFP) — Un compromis semblait en vue hier soir à Caracas, à la conférence des Nations unies sur le droit de la mer, sur la controverse qui oppose les pays industriels aux pays du Tiers Monde a propos des modalités du scrutin pour l’adoption finale des textes.La conférence, a-t-on appris de bonne source, ne voterait qu’en présence d’un quorum de 75 participants et le texte final du traité devra être approuvé par la majorité des deux-tiers de tous les délégués (150 au total), c’est-à-dire recevoir au moins 101 voix positives.Ce compromis, qui recueillerait une large approbation, constitue, selon de nombreux diplomates, un précédent d’une très grande importance politique.En attendant Nixon, Brejnev renvoie son négociateur à Pékin MOSCOU (AFP) — Le secrétaire général du Parti communiste de l’URSS, M.Leonide Brejnev, a fait un geste significatif en renvoyant à Pékin le négociateur soviétique, M.Leonide Ilitchev, peu avant l’arrivée à Moscou du président Nixon.M.Ilitchev, vice-ministre des Affaires étrangères et chef de la délégation soviétique aux négociations sino-soviétiques sur les questions frontalières, a regagné la capitale chinoise hier après un intervalle de près d’un an.Il était parti en juillet dernier en faisant savoir qu’il était inutile de poursuivre des "négociations interminables et futiles” aussi longtemps que les Chinois n’avaient pas répondu aux propositions du gouvernement soviétique concernant la conclusion d’un traité de non-agression.Selon toute probabilité le geste de M.Brejenev est adressé à M.Nixon.A la veille du sommet de Moscou, le Kremlin n’est pas fâché de laisser entrevoir aux Etats-Unis, à titre d’avertissement, la possibilité d’une réconciliation entre l’URSS et la Chine.C’est déjà au président Nixon que pensait M.Brejnev en septembre dernier lorsqu’il avait déclaré dans son discours de Tachkent que “certains politiciens étrangers” cherchaient à tirer parti de la discorde sino-soviétique.Si M.Ilitchev a pour mission de faire une nouvelle tentative pour réduire la tension entre les deux pays, il devra en premier lieu s’occuper de l’affaire de l’hélicoptère des garde-frontières soviéti-ues qui a fait un atterrissage forcé en hine le 14 mars dernier.La Chine a refusé jusqu’ici de restituer les trois membres de l’équipage, bien que le ministère des Affaires étrangères soviétique ait fait savoir au charge d’affaires chinois le 3 mai que l’affaire aurait des "conséquences inevitables.” Jusqu’ici, l’URSS a eu grand soin de faire preuve de modération en même temps que de fermeté.Elle a même fait appel à la Croix-rouge internationale, une démarche qui, dans les milieux diplomatiques de Moscou, a éveillé le soupçon que l’URSS cherchait à mettre de son côté l’opinion internationale avant de prendre des mesures plus sévères.En même temps, certains milieux soviétiques ont commencé à répandre le bruit que l’URSS risquait de perdre patience.La même tactique avait déjà été employée pour faire réfléchir les autorités chinoises lors des graves incidents de frontière de 1969.On a noté également un passage menaçant dans Te discours prononcé à KUALA LUMPUR (par l’AFP) - La conférence islamique des ministres des Affaires étrangères convoquée à Kuala Lumpur pour appliquer les décisions du sommet de Lahore, a marqué une meilleure collaboration des pays de l’Islam entre eux.Elle n’a pas adopté de résolutions spectaculaires mais, comme elle se l’était proposé, a commencé à traduire dans les faits la volonté d'union des trente-huit pays d’islam unanimement exprimée en février dernier par leurs chefs d’Etat.Décidé à Lahore, le “fonds de solidarité islamique” a fait, à Kuala Lumpur, l’objet de longues et parfois difficiles discussions.La formule finalement adoptée confie la responsabilité du fonds à un comité permanent composé du secrétaire général et de 12 membres choisis par les représentants des pays membres et élus tous les deux ans.Sa gestion financière Minsk, le 7 juin, par l’un des membres du Politburo, M.Mazurov, qui a déclaré que ' l'élimination des tendances chauvinistes et hégémonistes de la direction maoïste répondait aux intérêts vitaux des peuples soviétique et chinois”.En pratique, toutefois, les milieux diplomatiques de Moscou restent convaincus que M.Brejnev né risquera pas toute sa politique de détente en se lançant dans une aventure en Chine.En même temps, les chances d’une amélioration substantielle des relations entre les deux pays apparaissent bien aléatoires, au moins aussi longtemps que la situation intérieure chinoise ne sera pas stabilisée.est assurée par le département économique et financier du secrétariat général et le rapport annuel d’activités est présenté à la conférence annuelle, annexe à celui du secrétaire général.Le fonds commencera tout de suite à fonctionner.C’est sur la question des Philippines que la conférence a enregistré son premier et plus important succès.A la suite de ses démarches et de l’envoi sur les lieux d’une mission de représentants de quatre pays membres, le gouvernement de Manille a accepté de recevoir à titre permanent, une délégation de la conférence dont le rôle sera de répartir l’aide aux musulmans des Philippines.de préparer des projets pour la promotion de leur région, etc.Le projet de banque islamique, lui aussi, progresse, bien qu’aucune résolution ne soit consacrée au sujet.Kuala Lumpur traduit dans les faits la collaboration islamique Le déficit US ' pour mai: $777 millions WASHINGTON (par l’AFP) -La balance commerciale des Etats-Unis a enregistré en mai son plus important déficit mensuel depuis octobre 1971: 776.9 millions de dollars.Le département du Commerce précise cependant que pour les cinq premiers mois de l’année, la balance reste positive avec un surplus de 1.5 million de dollars.Les résultats du mois de mai traduisent la baisse des exportations qui a été de 7.3 pour cent, celle-ci étant elle-même la conséquence d’une diminution de 17 pour cent des exportations de produits alimentaires.Cet important déficit de la balance commerciale annule complètement le surplus enregistré par les Etats-Unis dans leurs échanges avec les pays étrangers depuis le début de Tannée.De janvier à avril, la balance commerciale des Etats-Unis avait dégagé un surplus de 778.4 millions de dollars, les exportations totalisant pendant cette période 30,624 millions de dollars, alors que les importations s'élevaient à 29,846 millions.Après le déficit de 777 millions enregistré en mai, ce surplus se trouve ramené à un maigre 1,4 million de dollars, au lieu d’un déficit de 809.4 millions de dollars pendant la période correspondante de 1973.L’administration Nixon s’attend à un déficit de la balance commerciale américaine sur l’ensemble de Tannée 1974 qui pourrait atteindre, selon les milieux bancaires, 1,5 milliard de dollars.Le surplus de 870 millions de dollars, enregistré par les Etats-Unis en 1973 pour la première fois depuis 1970, ne pourra en effet être maintenu cette année avec l’augmentation du coût des importations de pétrole et le piétinement des exportations américaines attendu en raison du ralentissement des économies occidentale.Ce deuxième facteur a commencé à se manifester en mai.Pour la première fois depuis 1972, les exportations ont baissé d’un mois sur l’autre.La chute, qui dépasse 7 pour cent, s’explique par une stagnation des exportations agricoles, après les ventes massives de Tannée 1973, année de pénurie mondiale de certains produits alimentaires.Avis légaux - Avis publics - Appels d'offres ——-1.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE QUEBEC COMMISSION DE TRANSPORTS DE QUEBEC AVIS Prenez avis que la Compagnie Blais & Langlois Inc .Matagami, comté Abitibi-Est, a l’intention de s adresser à la Commission de Transports de Québec pour demander un permis spécial pour effectuer le transport des travailleurs du Ministère des Terres & Forêts et de la Voirie de Amos, St-Félix de Dalquier et St-Dominique du Rosaire à destination de tout point situé dans un rayon de cinquante (50) milles de la ville d’Amos et retour Signé: DELPHA BELANGER procureur CANADA MINISTERE DES TRANSPORTS ADMINISTRATION CANADIENNE DES TRANSPORTS AERIENS APPEL D’OFFRES Des soumissions sont demandées pour les travaux suivants à Dorval.Québec.CONSTRUCTION D UNE BATISSE POUR LES DOUANES A L AEROPORT INTERNATIONAL DE MONTREAL, DORVAL.QUEBEC.Les soumissions cachetées portant sur l’enveloppe la mention des travaux ci-dessus et adressées au Surintendant, Gestion du Matériel, Ministère des Transports, pièce 162, Edifice de l’Administration régionale, Aéroport international de Montréal.Dorval, Québec H4Y 189(636-3203), seront reçues jusqu’à 3 heures de l’après-midi, heure avancée de l’est, le 12 juillet 1974.Les plans, devis et documents qui s’y rapportent peuvent être obtenus sur demande à l’adresse ci-dessus sur réception d’un chèque visé de $50 fait au nom du Receveur Général du Canada.Le dépôt est remboursable sur retour des plans et devis en bon état dans un délai de 14 jours après l’avis des résultats de l’appel d’offres.Les plans et devis peuvent être examinés au bureau de l’Association de la Construction de Montréal, 4970 Place de la Savane, Montréal et au bureau de l’Association de la Construction de Québec.675 avenue Marguerite Bourgeois.Québec.Québec.Le Ministère ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions.P.E.Arpin Administrateur régional du Québec, Administration canadienne des Transports aériens Ministère des Transports, Aéroport int.de Montréal.Le 17 juin 1974 Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 18 juin 1974 à LA BANQUE T0R0NT0-D0MINI0N de toutes dettes, présentes ou futures, payables à ADNAC0 COMPANY INC.a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal le 19ième jour de juin 1974, sous le numéro 2529276 le 21ème jour de juin, 1974.LA BANQUE T0R0NT0-D0MINI0N AVIS DE PETITION POUR OBTENIR L’ABANDON DE CHARTE ERNY'S LITTLE DEPT.STORE LTD.AVIS est par les présentes donné que ERNY’S LITTLE DEPT.STORE LTD., une corporation constituée en vertu de la loi des Compagnies et ayant son siège social dans la cité de Montréal, s'adressera au Ministre des Institutions Financières.Compagnies et Coopératives de la Province de Québec pour obtenir l’abandon de sa Charte selon les dispositions de la loi des Compagnies.DATE à Montréal, ce 21 jour de juin, 1974.IRENE NAFTALI Secrétaire CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE GREFfPo^fcfs89 DiV°rCeS) N0 500 12-043377-740 ROBERT ANTHONY GUNNING, époux commun en biens de Shirley Eleanor Graham, domicilié dans la Province de Québec et résidant présentement au 200 Chemin St-François, Duvernay.Laval, Requérant (e) SHIRLEY ELEANOR GRAHAM, de lieux inconnus, Intimé (e) PAR ORDRE DE LA COUR: L’intimée SHIRLEY ELEANOR GRAHAM est par les présentes requise comparaître dans un délai de 60 jours de la dernière publication.Une copie de la requête en divorce a été laissée à la Division des Divorces à son intention Prenez de plus avis qu'à défaut par voie de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires sollicite contre vous MONTREAL, ce 20 juin.1974 JACQUES PERRON REGISTRAIRE Me Jean Charbonneau, Avocat 15 Boul.Lévesque Pont-Viau, tél : 667-4510 CITE DE COTE SAINT-LUC PROVINCE DE QUEBEC APPEL D'OFFRES POUR L'APPROVISIONNEMENT D'UNE CAMIONNETTE (NEUVE) 1/2 TONNE Des soumissions scellées dans des enveloppes spéciales, et dont le contenu sera clairement indiqué, et adressées à Mme J.0.Kovacs, Acheteur, au numéro 5490 avenue Westminster, à Côte Saint-Luc, Québec, seront reçues jusqu'à deux heures de l’aprés-midi, le mercredi 10 juillet 1974.Les documents relatifs aux soumissions pour l'approvisionnement d'une (1) camionnette (neuve) 1/2 tonne, peuvent être obtenus au bureau de l’Acheteur.Chaque soumission doit être accompagnée d'un chèque visé d’une banque canadienne, payable à la Cité de Côte Saint-Luc, pour un montant égal à 10% de la soumission.Les soumissions seront ouvertes publiquement le mercredi 10 juillet, 1974, à deux heures de l’après-midi, dans la Salle du Conseil, 5490 avenue West-Ojinster, Côte Saint-Luc, Québec.La Cité ne s'engage pas à accepter la pins basse ni aucune des soumissions reçues.Le greffier, A.E.Kimmel FERMA PLASTIC INDUSTRIES LTD.| AVIS est par les présentes donné que FERMA ; PLASTIC INDUSTRIES LTD., une corporation constituée en vertu de la Loi des Compagnies et ayant son siège social en la ville de Montréal, s'adressera au ministre des institutions financières, compagnies et coopératives de la Province de Québec pour obtenir la permission d'abandonner sa charte, conformément aux dispositions de la Loi des compagnies.Daté à Montréal, ce 20ième jour de juin, 1974 JAN ZASCINSKI Le procureur de la requérante AVIS i Mademoiselle Hélène Cheezo (Mme Jacques Ray-! mond), autrefois de Val d’Or, Abitibi, P.Québec.| maintenant de lieux inconnus.Soyez avisée qu'une requête vous concernant sera présentée à la Cour de Bien-Etre Social, Palais de Justice.Val d'Or, P Québec, dans les trente (30) jours du présent avis.Signé.Madame Ghislaine Lacroix, Greffier, Palais de Justice, Val d’Or, P.Qué.Réf : 615-43-000006-74 Ré : 615-43 AVIS AVIS EST PAR CE PRESENT DONNE que NICOLA ZAPPAVIGNA, de la Ville de Montréal, Province de Québec, demeurant à 8431 rue St Denis, Apartement B, s’adressera au Ministre de la Justice de la Province de Québec pour un décret du Lieutenant-Gouverneur en Conseil pour le changement de son nom de NICOLA ZAPPAVAGNA à NICOLAS M0RREL.QUE le décret n’affectera personne outre que I Applicant.DORVAL, Québec, de 21ième jour de juin 1974.0000 PROCUREURS POUR L’APPLICANT AVIS I Avis est par les présentes donné, conformément à l article 1571-D du code civil de la Province de ; Québec, que ENTREPRISES DIMI INC.dont la prin-I cipale place d'affaires dans la Province de Québec i est située dans le district judiciaire de Montréal, Qué.a transporté toutes ses créances et comptes de livres actuels et futurs à la Banque Provinciale du Canada à titre de garantie, par acte portant la date du 22ème jour du mois de janvier 1973 et enregistré au Bureau de la division d’enregistrement de Laval, Qué.le 14ème jour du mois de février 1973 sous le numéro 320292.Daté à Montréal.Qué.ce 20ème jour du mois de juin 1974.LA BANQUE PROVINCIALE DU CANADA CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE N0 05-004010-73 LAURENTIDE CLOTHING C0.LTD., demanderesse.-vs- FERNAND GREN0N, défendeur, -vs- BERNARD SEPINWALL, requérant PAR ORDRE DE LA COUR: Le défendeur, M.Fernand Grenon, est par les présentes, requis de comparaître au Palais de Justice, à 10 est, rue Craig, à Montréal, à la chambre 2.16, le 31 juillet 1974, à 10:00 a.m„ pour répondre à la requête du requérant pour cesser d’occuper, copie duquel a été laissée ptur vous au greffe à la Cour.Faute par vous de comparaître, un jugement par défaut sera prononcé contre vous avec les mêmes conséquences juridiques qu'à la suite d'un débat contradictoire.Veuillez agir en conséquence MONTREAL, ce 18e jour de juin, 1974 Procureur du défendeur Me Bernard Sepinwall, 800 est, boul de Maisonneuve, 8e étage, Montréal, Qué DANS L AFFAIRE DE LA FAILLITE DE: MASBEC CONSTRUCTION INC.Corps politique légalement constitué ayant sa principale place d'affaires au: 3040 rue Ste-Marie, Mascouche, Qué.AVIS DE LA PREMIERE ASSEMBLEE DES CREANCIERS.Avis est par les présentes donné que MASBEC CONSTRUCTION INC., la compagnie débitrice a fait cession de ses biens le 20ième jour de juin 1974 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le flième jour de juillet 1974, à dix heures (10:00) de l'avant-midi, au bureau du séquestre officiel, 10 est rue Notre-Dame, Montréal, Québec.Le 21 juin 1974.C.A.MICHAUD SYNDIC BUREAU DE: MUERS & MICHAUD - SYNDICS 1010 Côte Beaver Hall — Suite 607 Montréal, Québec.Tél.: 866-5481 a Hydro-Québec APPEL D’OFFRES AMR-74-10118 pour 10h30 a.m.heure de Montréal Mardi, le 23 juillet, 1974 8200 Esplanade, Montréal, P.Q.POUR LA FOURNITURE DE CAMIONS (CHASSIS ET CABINES) (25,500 LB PBV) Toutes les conditions du présent appel d'offres sont contenues dans le document qui est disponible pour examen et peut être obtenu gratuitement, du lundi au vendredi inclusivement de 8h30 a.m.à 4h30 p.m.à l’endroit suivant: Direction des Contrats Bureau no.809 HYDRO-QUÉBEC 75 ouest, boul.Dorchester Montréal, Qué.Canada H2Z 1 A4 Un dépôt de soumission au montant de TRENTE-CINQ MILLE DOLLARS ($35,000) chèque officiel d'une banque à charte du Canada ou chèque visé tiré sur une banque à charte du Canada ou sur une caisse populaire, payable à l’Hydro-Québec et remboursable sous conditions doit accompagner la soumission.Dans le cas d’une soumission partielle, ledit dépôt doit être d’un montant d’au moins DIX POUR CENT (10%) de la somme totale de la soumission, toutes taxes incluses, jusqu'à concurrence du montant ci-dessus.Seules les personnes, sociétés, compagnies et corporations ayant leur principale place d'affaires au Québec et qui auront obtenu le document d'appel d'offres directement de THydro-Québec sont admises à soumissionner.L Hydro-Québec se réserve de droit de rejeter l’une quelconque ou toutes les soumissions reçues.Les cosecrétaires B.LAÇASSE - W.E.JOHNSON Montréal, le 12 juin 1974 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE QUEBEC COMMISSION DES TRANSPORTS OU QUEBEC PRENEZ AVIS que la requérante, AOERA ! CONSTRUCTION INC., Case Postale 100, Cap-aux- { Meules.Iles de la Madeleine, Province de Québec, i demande à la Commission des Transports du Qué- \ bec l'autorisation d’effectuer du transport de tous points situés aux Iles de la Madeleine à tous autres ! points situés sur les Iles de la Madeleine, pour le transport par fardier d'objets qui, à cause de leur j nature, grosseur, pesanteur ou forme, ne peuvent être transportés qu’à l’aide d'équipement spécia- j Usé ainsi que des pièces s'y rattachant, du matériel d'équipement d'entrepreneurs et d'objets, accessoires aux objets qui ne peuvent être transportés que par équipement spécialisé.Ce service est limité au transport de marchandises appartenant â un seul expéditeur par voyage et ce pour le public en général.Tout intéressé peut contester cette demande de permis spécial, déposée é ladite Commission, dans les quatre (4) jours de la première parution de cet avis en s’adressant â la Commission des Transports, 585 est, Boulevard Charest, â Québec.DEVEAU & LAVOIE, Procureurs de la requérante Hydro-Québec APPEL D’OFFRES CCP-74-19123 pour 10h30 a.m.heure de Montréal le mardi 16 juillet 1974 Poste Cadieux (Comté de Pontiac) INSTALLATION ELECTRIQUE ET TRAVAUX CIVILS CONNEXES (ADDITION 1974) Toutes les conditions du présent ap- I pel d'offres sont contenues dans le ! document qui est disponible pour examen et peut être obtenu contre un I paiement NON REMBOURSABLE de $25 pour chaque exemplaire complet, chèque visé ou mandat payable à l'Hydro-Québec, du lundi au vendredi inclusivement de 8h30 a.m.à | 4h30 p.m.à l’endroit suivant: Direction des Contrats Bureau no 809 HYDRO-QUEBEC 75 ouest, boul.Dorchester Montréal, Qué Canada H2Z 1 A4 Un dépôt de soumission au montant de SIX MILLE DOLLARS ($6,000), chèque officiel d’une banque â charte du Canada ou chèque visé tiré sur une banque à charte du Canada ou sur une caisse populaire, payable à l'Hydro-Québec, remboursable sous condition, doit accompagner la soumission.Seules les personnes, sociétés, compagnies et corporations ayant leur principale place d'affaires au Québec et qui auront obtenu le document d'appel d'offres directement de l'Hydro-Québec sont admises â soumissionner.L’Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter l'une quelconque ou toutes les soumissions reçues.Les cosecrétaires B.LAÇASSE - W.E.JOHNSON Montréal, le 14 juin 1974.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE (Division des Divorces) NO 5u0 12-043 131-741 MARCEL PR0ULX.des cité et district de Montréal, Requérant -vs- HELENE G0YETTE, de lieux inconnus, j Intimée ! PAR ORDRE DE LA COUR: L'intimée HELENE GOYETTE est par les présen- | tes requise de comparaître dans un délai de 60 ! jours de la dernière publication.Une copie de la j requête en divorce a été laissée à la Division des i Divorces à son intention.Prenez de plus avis qu'à [ défaut par voie de signifier et de déposer votre ' comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu’elle sollicite contre vous.MONTREAL, le 18 juin 1974 (S) WILFRID LEFEBVRE REGISTRAIRE - adjoint ! ME BENOIT BELLEAU 800 est, de Maisonneuve Sème étage Montréal H2L 4M7 téléphone: 842-2233 poste 221 Procureur du requérant Hydro-Québec APPEL D’OFFRES DMY-74-19122 pour 10h30 a.m.heure de Montréal le mardi 16 juillet 1974 Région Montmorency CONSTRUCTION DE CONDUITES SOUTERRAINES ET DE PUITS D’ACCES DANS LA VILLE DE QUEBEC Toutes les conditions du présent appel d'offres sont contenues dans le document qui est disponible pour examen et peut être obtenu contre un paiement NON REMBOURSABLE de $25 pour chaque exemplaire complet, chèque visé ou mandat payable â l’Hydro-Québec, du lundi au vendredi inclusivement de 8h30 a.m.à 4h30 p.m.à l’endroit suivant: Direction des Contrats Bureau no.809 HYDRO-QUEBEC 75 ouest, boul Dorchester Montréal, Qué.Canada H2Z 1 A4 Un dépôt de soumission au montant | de TROIS MILLE DOLLARS ($3,000), chèque officiel d’une banque à charte du Canada ou chèque visé tiré sur une banque à charte du Canada ou sur une caisse populaire, payable à l'Hydro-québec, remboursable sous condition, doit accompagner j la soumission.Seules les personnes, sociétés, compagnies et corporations ayant leur principale place d'affaires au Québec et qui auront obtenu le document d’appel d’offres directement de I Hydro-Québec sont admises à soumissionner.L'Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter Tune quelconque ou toutes les soumissions reçues.Les cosecrétaires B.LAÇASSE - W.E.JOHNSON Montréal, le 17 juin 1974 PANAHA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE (Division des divorces) NO: 500 12-043 166-747 DAME FERNANDE GAUTHIER, résidant et domiciliée au 10970 rue Gervais, app.7, Montréal-Nord, district de Montréal; Requérante ARTHUR COTE, présentement de lieux inconnus; Intimé PAR ORDRE DE LA COUR L’intimé ARTHUR COTE, est par les présentes requis de comparaître dans un délai e 60 jours de la dernière publication.Une copie ,e la requête en divorce a été laissée à la divisio i des dirovces à son intention.Prenez de plus avis qu’à défaut oar voie de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, le requérante procédera à obtenir contre vous, p ir défaut, un jugement de divorce accompagné ie toute ordonnance accueillant les mesures accei soires qu'elle sollicite contre vous.MONTRE/ ie 14 juin 1974 (S)J\CQUES PERRON Pagistraire-adjoint KOZINA, LEFEBVRE & SAVARC Me Lise Martel 4906 est, boul.Gouin Montréal-Nord, P.Q a Hydro-Québec APPEL D’OFFRES GPE-74-10117 pour 10h30 a.m.heure de Montréal Mardi, le 23 juillet, 1974 Poste Terrebonne FOURNITURE DE DEUX (2) INDUCTANCES DE MISE A LA TERRE 26.4kV.Toutes les conditions du présent appel d'offres sont contenues dans le document qui est disponible pour examen et peut être obtenu gratuitement, du lundi au vendredi inclusivement de 8h30 a.m.à4h30 p.m.à l'endroit suivant: Direction des Contrats Bureau no 809 HYDRO-QUEBEC 75 ouest, boul.Dorchester Montréal, Qué.Canada H2Z 1Z4 Un dépôt de soumission au montant de QUATRE MILLE DOLLARS ($4,000.) chèque officiel d'une banque à charte du Canada ou chèque visé tiré sur une banque à charte du Canada ou sur une caisse populaire, payable à l'Hydro-Québec et remboursable sous condition doit accompagner la soumission.Seules les personnes, sociétés, compagnies et corporations ayant leur principale place d’affaires au Canada et qui auront obtenu le document d'appel d'offres directement de l'Hydro-Québec sont admises à soumissionner.L'Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter l'une quelconque ou toutes les soumissions reçues.Les cosecrétalres B.LAÇASSE - W.E.JOHNSON Montréal, le 12 juin 1974 AVIS est par les présentes donné qu'une Requête sera présentée en Cour Supérieure de la Province de Québec, siégeant au Palais de Justice, Montréal, district de Montréal, le sixième jour d’août, mil neuf cent soixante-quatorze, â 9.30 hres.de l'avant-midi, aux fins d'homologuer la convention modifiant le régime matrimonial actuel de JACK WASSERMAN, Manufacturier, et son épouse, Dame ELAINE CAROLE FOSTER (FEGELMAN), tous deux domiciliés au 1212 ouest Ave.des Pins, Cité et District de Montréal, lesquelles modifications sont constatées par acte de modification intitulé Contrat de Mariage’’ exécuté devant Me.Max Goldman, Notaire, le dix-huitième jour de juin, Mil neuf cent soixante-quatorze, sous le no.20152 de son répertoire.MONTREAL, ce vingtième jour de juin, Mil neuf cent soixante-quatorze.MICHAEL RUBINSTEIN, C.R Avocat 360 rue St.Jacques (811) MONTREAL ‘849-2111 Hydro-Québec APPEL D’OFFRES CCl-74-10115 pour 10h30 a.m.he,:id de Montréal Mardi le 16 juillet 1974 Villeneuve, P.Q.FOURNITURE D’ASSEMBLAGES DE SUSPENSION, D’ARRET ET DE CAVALIERS POUR LIGNE A 735kV.Toutes les conditions du présent appel d'offres sont contenues dans le document qui est disponible pour examen et peut être obtenu gratuitement, du lundi au vendredi inclusivement de 8h30 a.m.à 4h30 p.m.à l'endroit suivant: Direction des Contrats Bureau no.809 HYDRO-QUEBEC 75 ouest, boul.Dorchester Montréal, Qué.Canada H2Z 1 A4 Un dépôt de soumission au montant | de CINQ MILLE DOLLARS ($5,000.) ! chèque officiel d'une banque à charte du Canada ou chèque visé tiré sur une banque à charte du Canada ou sur une i caisse populaire, payable à THydro-Québec et remboursable sous conditions doit accompagner la soumission Dans le cas d'une soumission partielle, ledit dépôt doit être d'un montant d’au moins DIX POUR CENT (10%) | de la somme totale de la soumission, toutes taxes incluses, jusqu’à concurrence du montant ci-dessus.Seules les personnes, sociétés, compagnies et corporations ayant leur principale place d'affaires au Québec et qui auront obtenu le document d’appel d'offres directement de THydro-Québec sont admises à soumissionner.L’Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter Tune quelconque ou toutes les soumissions reçues.Les cosecrétaires B.LAÇASSE — W.E.JOHNSON Montréal le 14 juin 1974 9 LE DEVOUR Cahier Montréal, mercredi 26 juin 1974 ¦ Golan: 4 Autrichiens sautent sur une mine ¦ Nahariya: Rabin met en cause le Liban Israël s’estime en guerre contre “le terrorisme” JERUSALEM (par l'AFP) — Le Liban porte l’entière responsabilité de l'attentat commis a Nahariya dans la nuit de lundi à mardi, déclare la résolution adoptée hier soir par le Parlement Israélien à l'issue du débat ouvert par le premier ministre Yitzhak Rabin à la suite du nouveau raid palestinien.Dans sa résolution, présentée par le gouvernement, la Knesseth souligne que ‘tous les auteurs d’attentats contre la population civile israélienne sont venus du Liban”.“Ce pays qui accorde son assistance aux terroristes et ne s’oppose en rien aux actions entreprises contre Israël, à partir du territoire libanais, par les fe-dayine, porte l’entière responsabilité de ces attentats”, ajoute la résolution que seuls les quatre députés du parti Rakah (communiste d’obédience soviétique) n’ont pas approuvée.Quant à lui, M.Yitzhak Rabin a affirmé qu’il “est du devoir absolu du Liban d’éliminer de son territoire toutes les organisations terroristes qui se servent de ce pays comme base de leurs opérations contre Israël”.Le premier ministre a ajouté: “si le gouvernement de Beyrouth faillit à ce devoir, il portera l’entière responsabilité de tous les meurtres et sabotages commis par les terroristes".“Nous ne nourrissons aucune hostilité contre le Liban avec qui nous voudrions au contraire entretenir des relations de paix, a poursuivi le premier ministre.Mais par sa faiblesse, le gouvernement de Beyrouth a permis aux organisations palestiniennes de faire du territoire libanais leur quartier général.C’est contre les activités de ces organisations que nous devons lutter, pour assurer notre sécurité”.Le premier ministre a rappelé que les attentats et massacres organisés par les fedayine visaient à la fois “à verser le sang des Israéliens, et à saper l’avance que nous essayons de poursuivre en direction de la paix".M.Rabin a souligné qu'Israël “continuera d'user de tous les moyens dont il dispose pour assurer la sécurité de ses citoyens".De même, M.Aharon Yariv, ministre israélien de l'Information, a affirmé que "tous les terroristes qui ont commis les attentats de Kiryath Chmone, Maalot, Chamir et Naharya, et tous ceux qui ont été capturés par Israël sont venus du Liban”."Tous, a-t-il ajouté, sont membres de l’Organisation de libération palestinienne que soutiennent les Etats arabes.Tous sont venus en Israël uniquement pour tuer”.“Le but de l'OLP est clair, a-t-il poursuivi: elle veut éliminer l’Etat d'Israël.” M.Yariv a ensuite déclaré qu’il n’existe pas d’organisation palestinienne modérée.“Toutes, a-t-il dit, et tous leurs dirigeants ont le même objectif final, la destruction d’Israël, et considèrent les actes terroristes comme le meilleur moyen d’y parvenir”."Les terroristes, a-t-il poursuivi, ont déclaré la guerre aux civils israéliens, hommes, femmes et enfants.Cela signifie qu’Israël est en guerre contre le terrorisme” (.) Israël doit de ce fait utiliser tous les “moyens dont il dispose pour protéger ses citoyens des massacres organisés par les fedayine ".Au demeurant, l’organisation palestinienne “Fatah" a revendiqué la responsabilité de l’opération contre la ville de Na- Le cordon de sécurité devant le 19, rue Balfour, à Naharya, peu après la fin du drame qui a coûté la vie à sept personnes, dont les trois membres du commando palestinien.(Téléphoto AP) S ^ » harya L’opération de Naharya constitue "la réponse aux attaques sauvages effectuées récemment par l'aviation israélienne contre les camps de notre peuple”, a déclaré l'agence palestinienne d’information WAFA à Damas.Citant un porte-parole de la révolution palestinienne, l'agence précise que cette opération est l'oeuvre d’un cotnmando appartenant “à nos unités spéciales à l'intérieur du territoire occupe".Tel Aviv affirme à ce propos que le commando est venu par la mer.depuis le Sud-Liban.“Le commando a réalisé tous les objectifs de cette opération, dit Wafa.Il a détruit plusieurs nids d’artillerie et de mitrailleuses appartenant à l'ennemi et a tué et blessé un grand nombre de ses soldats.Tous les membres du commando ont trouvé la mort”.“Nous sommes choqués par ce meurtre sans raison de femmes et d’enfants”, a déclaré hier le porte-parole du département d'Etat, M.Robert Anderson, en condamnant l’attaque de Nahariya “Une fois de plus, nous assistons au tragique spectacle d’un attentat contre des civils innocents", a poursuivi M.Anderson.“Les Etats-Unis, a-t-il dit, restent attachés à un processus de négociations au Proche-Orient afin de renforcer les éléments de modération et d’aboutir à une véritable paix négociée”.Anderson a rappelé que la semaine dernière, le département d’Etat avait déploré publiquement le cycle de violences dans cette région et conseillé la modération à Israël et au Liban.Par ailleurs quatre soldats autrichiens faisant partie de la force des observateurs des Nations unies ont été tués hier sur les hauteurs du Golan, a annoncé un porte-parole de l'ONU à New York, confirmé à Tel Aviv, peu après.Un cinquième soldat, a été blessé.Le porte-parole a précisé que les victimes ont et atteintes par l'explosion d'une mine.Quant au secrétaire général de l’ONU, M.Kurt Waldheim, il a déclaré au cours d’une conférence de presse qu’il existait un meilleur climat politique aujourd’hui au Proche-Orient et qu’un espoir de règlement pacifique s’était renforcé, mais qu’il serait "naïf de penser que les deux accords de désengagement avaient apporté une solution au conflit qui demeure extrêmement complexe II faudra beaucoup de temps, pour arriver à des progrès véritables, a ajouté M.Waldheim En réponse à des questions, le secrétaire général, qui rentre d’un voyage notamment dans les capitales du Moyen-Orient, a déclaré qu’il avait eu l'impression.dans ses entretiens, que les gouvernements intéressés, en général, souhaitaient un certain délai avant la reprise de la conférence de Genève, jusqu’à l’automne.pour leur permettre d’assimiler les résultats des accords de désengagement et de préparer la reprise officielle de la conférence par des négociations diplomatiques.M.Waldheim a de nouveau condamné “tous les actes de violence et de terrorisme, d’où qu'ils viennent, et quels que soient les motifs invoqués", qu’il s’agisse des attaques de guérillas ou des raids israéliens contre le Liban, et a exprimé l'espoir qu’ils n'auraient pas un effet négatif sur les efforts de paix.M.Waldheim a qualifié de “contact d'un caractère général l’entretien qu’il avait eu au Soudan avec une délégation de l’Organisation pour la libération de la Palestine en route pour la conférence au sommet de Mogadiscio.“Les parties directement intéressées désirent sincèrement trouver une solution pacifique, et j'espère que cette attitude aidera à surmonter les difficultés”, a dit le secrétaire général, remarquant que la représentation des Palestiniens était un des points cruciaux pour la conférence de Genève et que la question palestinienne était d’importance fondamentale pour toute solution durable.En Israël même, environ 9,000 personnes se sont portées volontaires pour défendre leurs localités contre des attentats et des attaques palestiniennes.La plupart de ces Israéliens ont déjà été armés, notamment dans les régions les plus vulnérables.Ils ne sont pas cependant suffisamment équipés d'émetteurs récepteurs portatifs leur permettant de communiquer avec leur PC.A Jerusalem, 500 volontaires se sont Il est facile de perdre rapidement, chez soi des livres de graisse disgracieuse! Utilisez ce menu diététique maison.C’est très facile-et c’est peu coûteux.Allez simplement chez votre pharmacien et demandez Plan d'amaigrissement Naran.Versez ceci dans une bouteille d’une chopine et ajoutez assez de jus de pamplemousse pour la remplir Prenez-en deux cuillerées à soupe par jour, selon le besoin, et suivez le Plan d’amaigrissement Naran Si votre premier achat ne vous montre pas un moyen simple et facile de perdre la graisse super- plaints de ne pas avoir obtenu d’armes.Aucune précision officielle n’a été donnée à ce sujet, mais le maire de la ville, M.Teddy Kollek, s'oppose à ce que la garde civile soit armée.Certains commentateurs estiment que le refus d’armer les volontaires à Jérusalem est inspiré par la craine d'incidents avec la population arabe Enfin, l’artillerie israélienne a bombardé hier à 20hl0 locales par intermittence et pendant 20 minutes les secteurs de Wadi Khreibe et Wadi Ibl-el-Saki, dans la région de l’Arkoub (Liban-sud), apprend-on de source bien informée.L’artillerie israélienne avait bombardé à 18 heures pendant 25 minutes, le village de Jouaya, dans la région de Tyr, à une quinzaine de km de la frontière libano-israélienne.flue et ne vous aide pas à retrouver la sveltesse de votre ligne; si les livres et les pouces redui-sibles de graisse su|>erflue ne disparaissent pas du cou.du menton, des hras, de la poitrine, de l’abdomen.des hanches, des mollets, et des chevilles, retournez simplement le carton vide pour vous faire rembourser.Suivez cette méthode facile recommandée par les nombreuses personnes qui ont essayé ce plan et retrouvez votre ligne.Notez comme te gonflement disparaîtra vite-combien vous vous sentirez mieux.Plus aieite, plus active et d’apparence plus jeune.Plan d’amaigrissement Recette à domicile Les firmes étrangères en Argentine sont la cible d’une vague d’attentats BUENOS AIRES (par l'AFP) — Des explosions ont secoué la capitale argentine et la ville de La Plata dans la nuit de lundi à mardi, provoquant des | dégâts importants.Les attentats, au nombre | d’une vingtaine, visaient princi- j paiement les succursales de | grandes firmes occidentales.Les deux premières explosions, qui ont lieu à une minute d'intervalle, se sont produites lundi soir dans le plus important des ! dépôts de la firme américaine Coca-Cola à Buenos Aires et dans les locaux de la succursale néerlandaise de la firme Philipps.Quelques minutes plus tard, une autre bombe explosait dans les locaux de la firme automobile Ford Motor Argentina située non loin du parlement.Des témoins ont affirmé avoir vu les j terroristes s'enfuir rapidement en automobile après avoir déposé un paquet.Presqu’en même temps, une [ quatrième explosion endomma- ! geait les locaux de l’entreprise Tito Gonzales, concessionnaire j Ford.Le propriétaire de cette ; firme avait été secrétaire privé j de l'ancien président Arturo Frondizi.La bombe devait provoquer quelques dégâts à une succursale de la Banque de Londres qui se trouve juste à côté.D'autres bombes ont explosé par la suite dans un bureau de la firme italienne Olivetti située en plein centre de la ville.Une succursale de la Bank Of America et une de la banque de Boston ont été également endommagées par d’autres bombes.Le groupe terroriste, qui n’a pas été identifié avait placé J d’autres engins explosifs dans la ! succursale de la Banque de la City et dans celle de la Royal j Bank Of Canada, ainsi que dans J les locaux de la firme Pirelli.Dans la ville de La Plata, ce sont les laboratoires La Vago et Lazart ainsi que le concessionnaire Fiat et un bureau de police qui ont été visés.Cette brochure s'intitule RÉPONSES.Elle a été écrite en grande partie par vous et par des gens comme vous: des Québécois qui se sont préoccupés de nous dire exactement ce qu'ils pensaient des problèmes qui influent sur leurs assurances.Automobilistes en état d'ébriété.Mauvais état des routes.Application trop timide des lois.Augmentation du coût des réparations (maisons et automobiles).Nombre accru des vols d'automobiles.Nous vous avons demandé votre opinion, afin d'arriver ensemble à améliorer la situation et à minimiser la hausse du coût de l'assurance.C'est important pour vous.Ça l'est aussi pour nous.Comme toute industrie privée sujette à la concurrence, nous devons couvrir nos frais.Une grande partie de notre travail consiste à éclaircir le mystère qui entoure les compagnies d'assurances.Et vos commentaires, que nous reproduisons en partie dans RÉPONSES, entament un dialogue que nous entendons poursuivre.Certains de ces commentaires sont constructifs; d'autres sont pessimistes ou courroucés.Nous ne prétendons pas qu'ils représentent l'opinion de tous les Québécois, mais ils proviennent de gens sérieux, s'exprimant en toute franchise.Nous espérons que leur intérêt éveillera le vôtre et que vous voudrez comparer votre opinion à celles qu'ils ont déjà eux-mêmes exprimées.Réponses Les milliers de personnes qui ont répondu à notre questionnaire recevront autoçnatiquement un exemplaire de RÉPONSES.Vous pouvez recevoir le vôtre en nous faisant parvenir le coupon-réponse ci-contre.Offert au meilleur prix possible: rien! Faites parvenir ce coupon-réponse à; Centre d’information sur les assurances, Boîte postale 490, Succursale H, Montréal (Québec), H3G 2L5.Nom Adresse Ville _____Province.Code postal_ _________________ Le Bureau d’Assurance du Canada, < »* ^c i LA BROCHURE QUI FAIT RARLB?BIEN DES QUÉBÉCOIS. 10 • Le Devoir, mercredi 26 juin 1974 arts et spectacles par- télévision Jean Basile Enfin ! DÉS LE 25 JUIN Le petit frisé n’y était pas Le monde de la danse dialogue • Reflexion sur la Saint Jean-Baptiste Il n'est pas nécessaire de faire de longues recherches pour se rendre compte à quel point notre télévision d'Etat ne vit plus à l'heure du milieu.Ce refus de s'engager dans ce qui fait la vie de tous les jours est-il une manifestation de vieillesse, de sclérose?Provient-il d’une espèce de crainte perpétuelle, rentrée, qui fait que tout ce qui est contestable, dangereux soit impitoyablement écarté?Les deux sont vrais sans doute.On n'a plus les Saint Jean-Baptiste que l’on avait, voilà qui est sûr.Néanmoins, et jusqu'à nouvel ordre, c’est la fête du Québec, qu’on la célèbre avec ou sans mouton, à coup de grosse Molson ou avec une danse carrée en compagnie de l’escouade anti-émeute.Il me semble que Radio-Canada pourrait faire un petit extra à cette occasion.Elle en fait bien pour toutes sortes de raisons: le nouvel An, pour un quelconque chanteur français, pour célébrer son propre anniversaire, etc.La soirée du 24 juin s'est déroulée à Radio-Canada comme un ordinaire lundi avec son chapelet de feuilletons.Seule mention: quelques images, toutes noires, des incidents qui eurent lieu dans le vieux Montréal avec un commentaire indigent, aux informations Pourquoi Radio-Canada n’apprendrait pas à descendre dans la rue?Une marque de cigarettes a organisé un concert populaire au parc Jarry.Pourquoi Radio-Canada ne prendrait-il pas l habitude d’en faire autant?.Ce serait la double occasion de faire plaisir à quelques milliers de personnes et de mettre sur le réseau une émission vivante, filmée sans le concours de la télévision suisse, belge ou française.Ou que l’on demande à des réalisateurs comme Richard Martin d’engager des gens comme Jacques Normand.Je suis certain qu’ils nous procureraient une heure solide et joyeuse.Il y a des tas d’idées à mettre en avant, depuis la plus populaire jusqu’à la plus sérieuse.Mais je ne crois pas me tromper en disant que, si Radio-Canada avait établi une programmation variée tournant autour de notre fête nationale, disons de 19h30 à 22h30, le lundi 24 juin, tous les téléspectateurs lui en auraient su gré.Encore une occasion d'être en vie de ratée.• AU CLAIR DE LA LUNE, les lundis à 20h., au canal 2 Il faut toute la gentillesse un peu laborieuse de Pierre Thé-riault pour permettre à cette émission-jeu de prendre son élan.Il est certes très bon qu’un certain nombre de ces jeux télévisés s’adresse à une clientèle plus âgée Je me demande toutefois si le format, de celle-là n’autorise pas un peu trop la répétition.Il serait souhaitable qu’il y ait un peu plus de diversités.C’est long, pour un téléspectateur.d'ecouter Pierre Thériault chanter un refrain, puis de réécouter ce même refrain rechanté par un concurrent; et ce deux fois de suite.En bref, si le genre me semble intéressant, le rendu me me parait pas excellent.Question de rvthme.• Les périodes électorales Autre jeu, autre concurrents: nos futurs députés et la campagne électorale quand elle nous apparaît sur les écrans sous la forme de ces ' périodes électorales que Radio-Canada met gratuitement à la disposition des partis politiques”, tous les jours de la semaine à 20h30.Parce que l’on voit, dans un temps égal, quatre candidats appartenant à des partis différent.parce que c’est "gratuit” pour tout le monde, on croit que la justice règne.Ouais!.L'argent, en fait y a toujours son importance.Combien coûtait, par exemple, le petit discours de Caouette assis devant sa caméra en regard de la séquence où apparaissait, à bord du Trudeau-Express, Marc La-londe.le lundi 24 juin?Une bonne poignée de dollars de différence.soyons en sûr.Disons-le bien clair: ce qui est gratuit, c’est le temps au réseau Ce qui ne l'est pas.c’est la façon dont le temps est employé.Mais il est incontestable que le parti libéral connait.peut-être mieux que tous les autres, l'importance de la télévision en matière de maniement des masses.Sans atteindre au chef-d'oeuvre comme certains ''commerciaux'' de savon (je pense à Artic Power ou à Tide, en particulier!, les messages électoraux ¦gratuits” qu'il propose sont faits POUR la télévision: images, rythme, slogans.tout y est.Est-ce bien?Je me le demande.L’agence de publicité nous répondrait sans doute que, si l'image du Trudeau-Express fonçant sur les rails de l’avenir, reporte le parti libéral au pouvoir, le genre est excellent puisqu’il est efficace.Le vrai, le beau, le bien.et l’efficace.O Platon! • Quelques notes Ma désolation de voir l’un des nos grands comédiens, Albert Miliaire, faisant Tune de ses si rares apparitions sur les écrans dans un commercial de cire à meubles! • Parmi les feuilletons français qui sont les joyaux de notre télévision cette été, L’HOMME QUI REVIENT DE LOIN est Lun des mieux réalisés.L’interprétation y est magnifique et la réconstitution historique soignée.J’ai particulièrement apprécié l'émission de lundi 24 pour la précision du vocabulaire concernant les tables tournantes.Au canal 2.à 19h.Connaissez-vous le "peresprit ”?A quoi bon nous assommer avec un documentaire sur Félix Leclerc tourné à usum francorum?Nous y avons appris (!) avec force détails ce ou etait une épluchette de blé a Inde, et meme ce qu'était le blé d'Inde, ce que voulait dire "poudrerie” et autres nouveautés de cet acabit.Tourné pour TORTF, ce documentaire d une heure n'a aucune réalité sur nos écrans, sinon de nous rappeler que Félix Leclerc est un auteur dramatique détestable et un compositeur de chansons dont certaines seront immortelles dans notre patrimoine: témoin.TUNE Des plus belles qu’il ait jamais écrites dans sa maturité, L'ALOUETTE EN COLERE.Au canal 2, lundi à 20h.par René Picard Ces derniers jours, le campus de Loyola a pris une allure nouvelle sous l'impulsion de l’Association Danse-Canada qui tenait ses assises annuelles.Le comité d’organisation de ces journées avait sonné le rappel de canadiens, de québécois et d'américains impliqués dans le monde de la danse pour animer les multiples activités qui avaient lieu les 20, 21 et 22 juin Cette association, née en 1973 faut-il rappeler, cherche à faciliter la réunion et la communication des artistes de la danse au Canada.Conférences, débats, cours, films vidéo, expositions, spectacles abordaient plusieurs facettes du "Monde de la danse”, thème retenu pour cette rencontre 1974.Les diverses régions du Canada y étaient représentées.et tout spécialement le Québec.Les trois soirées de spectacles complétant ces journées n’ont pas permis de prendre le pouls artistique actuel de la danse au Canada, les budgets de Danse Canada ne permettant pas de déplacer des troupes d'un bout à l'autre du pays; ni le pouls des compagnies au Québec, du fait de Tabsence des Grands ballets canadiens retenus par des spectacles à l'étranger et du Groupe de la Place Royale dispersé pour la période des vacances annuelles.Charpentier expose au 2020 Louis Charpentier, dont l'exposition au Cercle universitaire en mars dernier avait été particulièrement remarquée, présente ses oeuvres recentes au 2020 de la rue Université à compter du 27 juin, à 20h, et ce, jusqu’au 25 juillet prochain.Organisée par le Musée des Beaux-Arts de Montréal, l’exposition comprend une majorité d’oeuvres réalisées en 1974 et quelques autres moins récentes.Certaines des nouvelles toiles de Charpentier se caractérisent par une nette épuration des formes et de la couleur.Plus que jamais la composition de ses tableaux est organique, même si la technique de base demeure le collage exécuté principalement à partir de papiers d’emballage et de tissus à tenture.Ces matériaux sont imbibés, par l’utilisation de Tacrylique, dans un espace qui leur fait perdre leur identité propre au profit de l’expression plastique d'un univers intimiste et presque contemplatif.Il n'y a pas de transition brusque d'un tableau à Tautre, mais seulement le mouvement lent, à pas feutrés, d'un cheminement esthétique coïncident avec celui de l’inconscient.Après cette exposition du Musée des Beaux-Arts, Louis Char-pen tier présentera ses compositions à la galerie Basque de Ri-mouski, vers la mi-aout.L’itinéraire particulier de Louis Charpentier est à suivre de près.P.V.Le spectacle présenté vendredi soir réunissait cinq compagnies de danse de Montréal: les Ballets-Jazz, le Groupe Linda Sky, les Compagnons de la Danse, la Nouvel'Aire et le Théatron Montréal.Si Ton ajoute à ces derniers le Contemporay Danse Theater et un Solo de Menlo Skye Macfarlane, nous avons là la liste complète des participants à ces trois soirées, qui ont rempli le F.C.Smith Auditorium Le programme de danse de vendredi n'a rien révélé, soit en création artistique en invention ou en qualité, si ce n’est deux points d'intérêt: une danseuse au rythme inoui.Marie-Josée Robinson des Ballets Jazz, et une artiste en solo.Linda Sky dansant au son de la trompette de Charles Bell.Par son vocabulaire chorégraphique personnel.Linda Sky atteint une intensité dramatique réelle et une étrange poésie.La journée de samedi sur le campus s’est avérée des plus intéressantes.Le matin au cours d'un atelier chorégraphique, on pouvait entrevoir une jeune et talentueuse québécoise, Diane Carrière, présentement étudiante au Wisconsin.Dans le cadre des, cours donnés par des professeurs réputés, samedi, c'était celui de Luigi; il venait après Viola Farber (jeudi) et Struckova du Bolshoi (vendredi!.Ces cours ont remporté beaucoup de succès, tant auprès des spectateurs que des élèves.Simultanément une conférence sur l'administration des tournées réunissait Murray Farr, John Cripton et David” Haber.Ce dernier, maintenant à la tête du Ballet National du Canada, touchait d’autres gens du monde de la danse, ceux qui doivent la vendre au déjeuner.Il m’a été possible de discuter avec Susan Cohen, professeur d'histoire de la danse à l’Université York et responsable de la revue "Danse Canada Dance”, organe de la liaison des membres de l’association et source d’information pour un public plus vaste qui s’intéresse à la danse canadienne et à ses problèmes.Je m en voudrais de passer sous silence une rencontre avec une merveilleuse vieille dame, Dorothy Macpherson, Directrice du Centre canadien du film sur Tart: madame Macpherson s’emploie à réunir une collection de films sur la danse, ce media constituant sans aucun doute le véritable moyen de conservation et de diffusion de la danse.Ce secteur capital, longtemps négligé, reçoit enfin un peu d’attention.Le chercheur.l’artiste, l'historien de la danse de notre génération et ceux de la suivante ont d'ores et déjà une dette vis-à-vis cette débrouillarde canadienne.Samedi après-midi: conférence-débat avec des décorateurs et éclairagistes de la scène, entre autres Ted Bieler et Nicholas Cernovitch; une classe de technique au plancher par Zeda Zaré et une série de film sur la danse.Tout ça à quatorze heures.Il faut effectuer un choix: je vais au cinéma.Un des films, de loin le plus stimulant, présente l'expérience menée par Marianne Livant avec de jeunes enfants de Regina: d’une simple poignée de mains, Livant élabore une approche très saine du mouvement.Cette expérience doit être diffusée à travers le Cahada, car elle touche à Tes-sentiel de la danse, à son attrait chez Tenfant.Les deux premiers danseurs du monde devaient en être.Suivit une autre expérience: celle de Luc Morissette sur “le corps vécu en mouvement”.Enfin, une rencontre de tous les participants en vue de discuter de l’évolution future de l’association et de préparer l’élection de son bureau de direction.Ce nouveau bureau conserve certains membres anciens.Mesdames Von Gencsy et Tembeck cèdent leur siège, Jacqueline Lemieux-Lopez et Geneviève Salbaing sont élues et composent maintenant le bureau avec Grant Strate, Lawrence Adams, Jim Plaxton.Murray Farr, John Fowl, David Haber.Diane Miller et Iris Garland.Bref, ces journées ont plus que le mérite d'avoir eu lieu et d’avoir été l’occasion d’activités riches et stimulantes: elles ont contribué à rapprocher les artistes du monde ae la danse à travers le Canada.Cette structure d'échange, même si elle demande encore à être raffinée, traduit déjà chez les participants et les jeunes compagnies de danse un comportement mature.Le gouvernement canadien et celui de la ville de Montréal avaient délégué à cette rencontre nationale des administrateurs des arts, aux plus hauts niveaux de l'échelon.C’est en vain qu'on y aurait cherché ceux du gouvernement du Québec ou des observateurs du “Groupe des 5”, ce dernier ayant été chargé par le gouvernement du Quebec de préparer l’esquisse d'une politique "musique-opéra-danse”.Si, dans cette politique, on s'apprête à restreindre le secteur de la danse aux seuls "Grands ballets”.cette politique se prépare à être inadéquate, voire dépassée avant même son apparition qui À l’Oratoire, l’orgue grondera tout l’été Gaston Arel inaugurera la série de récitals d'orgue présentés à l’Oratoire St-Joseph par “Les Concerts Spirituels”, ce soir à 20h.Ces récitals, présentés tous les mercredis soir de Tété, constituent une occasion d’entendre les pages les plus populaires du répertoire de l’orgue.Récitaliste bien connu, Gaston Arel est organiste-titulaire de l’orgue Von Beckerath de Téglise de Tlmmaculée-Conception et professeur d’orgue et d’harmonie au Conservatoire de musique de la province à Montréal.Lors de son récital, Arel a choisi d’interpréter la Partita en sol mineur (BWV 768) et le Prélude et Fugue en la mineur (BWV 543) de Bach, la suite du “Septiesme Ton” de Jacques Boyvin, la Pastorale de César Franck, Prière (1954) du Montréalais François Morel, enfin l’impressionnante Introduction et Pas-sacaille en ré mineur de Max Reger.SALLE RESNAIS Jeanne Moreau Michel Bouquet LHUMEUR VAGABONDE L un film d Edouard LUNTZ i b milton h «i l* - g o 5 3 SALLE EISENSTEIN télévision cinéma C B F T O Milhaud inhumé à Aix C B M T O MARSEILLE (AFP) - Darius Milhaud a été inhumé hier après-midi à Aix-en-Provence, sa ville natale, près de Marseille.L’inhumation, au Carré Israélite du cimetière, a eu lieu, conformément à ses der- mm 5e Mois SUR SEM.: 7"30-9"30 lïurTr5 FESTIVAL 525 8600 1206.St.Catherine e JEAN yann nières volontés, dans la plus stricte intimité.Seuls sa femme, Madeleine, son fils Daniel et une dizaine de proches parents et amis de la communauté Israélite, étaient présents.Les prières rituelles ont été dites par le rabbin Elbeze.Le -caveau où le musicien a été inhumé n’est pas très é-loigné de la propriété de T’Enclos” où Darius Milhaud passait les étés de son enfance et où il fit, à Tâge de trois ans ses premiers essais au piano.Le musicien et sa femme se rendaient régulièrement chaque année à Aix-en-Proven-ce.théâtre (’ASANOLS: (Association espagnole) 485 Sherbrooke 0, 523-6040 Relâche RIDKAUVKRT: 355 rue C, il ford 845-0267 Relâche THKATKK LA FK.MKRK: 1500.rue de La Kenière.Ancienne I.orette 872-1424 I,a pucelle d'Auteuil" de Jean de l.é-traz 21 h TIIKATRK DUS MARGl’KRITKS: (Trois-Rivières) 377-3223 Quand épousez-vous ma femme ' de J B Luc et J P.Conti -21h THKATKK DU NOUVKAU-MONDK: 84 Ste Catherine O.861-0563 ‘ Les belles-soeurs'' de M Tremblay 20h30 THKATKK DK LA IMH DRIKKK (Ile Sainte-Hélène) 526-0821 Look, no hands''' de L Storm 20h 30 .THKATKK SUN VALLKY: (Val Morini 229-3511 Lorsque l'enfant parait ' d A Roussin - 21 h PLACE DES ARTS SALLK VVIU RID PKLLKTIKK: The (îlen Campbell Show' 20h THKATKK MAISONNKUVK: Relâche THKATKK PORT ROYAL: Relâche Hl.ltl II).I.i 10.30 10.45 11.00 1.30 1.35 I 00 I 30 6 00 6.30 7.00 7.30 8.00 10.30 10.50 11 00 Il 30 12.30 Ouverture et horaire.c Kn mouvement c La souris verte I.Univers de Sylvie c Initiation à la décoration intérieure .r Les (îrand-mères.c Woobinda c I n enfant parmi tant d'autres.c Oh' La’ La' .c Téléjournal c Réseau-Soleil c Cinéma I) pour danger'' (comédie policière - Américain 1965 > c Allô grenouille c Les aventures célèbres de M Magoo .c Jean-Roch Coignet c Le francophonissime c Actualités 24 c Les animaux chez eux c Le jeune Fabre c Baseball Philadelphie à Montréal" c Téléjournal c Nouvelles du sport c Festival international de Jazz de Montreux Les Miccamm" c Aux frontières du possible c Téléjournal c 10.00 10.15 10.30 2.30 3.00 3 30 I 110 4.30 5.00 5.30 6.00 6.30 7.00 7.30 8.00 10.30 11.INI 11.22 1130 11.55 I 411 Standby six.Mon ami Friendly (liant.Mr Dressup Sesame Street .Klwood (Hovers Luncheon date .Audubon Wildlife Theatre Juliette and friends.The Lucy Show .30 from Kdmonton .The Kdge of night.Family court .( Idyssey .Skipper and company .That girl .City at six.Valley sketches .Travel Canada .Let's do it .Baseball Philadelphie a Montréal" Canadian Sports Report .The National .Viewpoint .Montreal tonight .Ciné-Six Syncopation" (musical Station closing .Un 12,40.C F C F CD C FTM (D 9.25 9.30 10 30 11 30 1 00 1.30 2 30 4.00 4.30 6 00 7.00 7.30 8 00 10.IN) 10.30 II IN) II 15 Horaire-bienvenue c Bonjour-Montréal c Les Tannants c Pour vous mesdames c Personnalités c Au jour le jour c Ci ne-mercredi Cet âge est sans pitié" (comédie Français 1952» o Patofville c Aventures La parole est a l'épée" (aventures Halo-Français 1958» c Pierre.Jean jasent .c Le 10 vous informe .c Le ranch à Willie.c Les grandes productions Un cri dans l'ombre" (drame — Américain 1969) c Vrai ou faux • c Les nouvelles TVA c La couleur du temps c Sans pantoufles La gamberge" (comédie Fran- çais 1961) Le 10 vous informe c 5.57 Sign-on 6.IMI I 'niversity of the air 6.30 Hercules 7.00 Canada A M.8.30 Romper Room .9.00 Yoga 9.30 The community 10.00 Kye Bel 10.30 The Art of rooking .II.INI Hercules 11 30 Magic Tom's Road Show 12 00 The Dick Van Dyke Show 12.30 Doctor house 1.00 Out of the clouds" (drame - 195 2.30 Somerset 3.00 Another World 3.30 What't the good Word .4.00 Anything you can do.1.30 I’ay cards.5.00 Truth or Consequences.5.30 The New Beat the Clock .6.INI Pulse .7 00 McGowan and Co 7.30 Headline hunters 8.IN) The National Geographic Society special.9 (Ml Wednesday night movie 1100 The CTV National News 11.20 Pulse 12-00 Wednesday night feature movie A rage to live" idrame 1965) 2.00 Sign-off ANJOU: 7617 boul.les Galeries d'Anjou 353-5960 Classe 44 6.10.9.50 et “Le piège" 8 00 AKLKQl'LN: 1004 Ste-Catherine K 288-2943 Le nouveau Decameron 300 1.00.3 45.6.35.9 20 et Tout le monde est sexy, tout le monde est cochon" 2.30, 5 15.805 ATWATKK I: Niveau métro Alexis Nihon 935-4246 The sting" 12 20.2.30.4 50, 7 20.9.30 ATWATKK IL Niveau métro Alexis Nihon 935-3313 Mrs Barrington" 12.40.2.50.4.40.6 30.8.30.10.20 AV'KNT K: 1224 ave.(îreene.Westmount.937-2747 "Daisy miller" 1.00.2.40.4 20.6 00.7 40.9 20 ' BKAVKR: 5117 Avenue du Parc 844-1932 Strange patterns 12.00.2 50.5 40.8 30 et The maids I 10.4 00.6.50.9 40 BKRKI: 1280 St-Denis 878-2424 Les Valseuses" 12 50.3 00 .5.10.7.20.9.30.BIJOU: 5030 Papineau 527-9131 Les mai-tresses de vacances" 12.20, 3.32, 6 26.9.39 et Les ardentes" 1.52.5.05.8.18.CANADIKN: 1200 Ste Catherine K 523 5180 “Dorothea" 2(H).5.10.8 15 et “Les quatre mercenaires d'KI Paso" 12.30.3.35.6 45.9 55 CHAMPLAIN: 1815 Ste Catherine E 524-1685 "Les choses de l'amour" 1.20.5 35.9 55 et Les invitations dangereuses" 3,20.7 40 CHKVALIKR: 1590 St-Denis 845-3222.officier de police sans importance" 2 53.5 06, 7 19.'• 32.CINEMA 2001: 855 Décane 277-2001 La vie de famille" 7.15.9.30 CINKMA V: 5550 Sherbrooke O 489-5559.(Salon rougei The adventures of Rabbi Jacob" 7 00.9 00 (Salle Bleue): “Blue summer 7 30.9 30 CINKMA DE PARIS: 896 Ste-Catherine O.861-2996 Les Chinois à Paris" 1.30.3 30.5 30.7.30.9.30.CINEMA SEPTIEME ART: 3180 Bélanger Est 722-0302 "Borsalino" 9 35 et “César et Rosalie 7 30 CLAREMONT: 4028 Sherbrooke O.486-7385 “Where the lilies bloom" 1.30, 3.30, 5 30.7.30.9.30.(RKMAZIE: 8610 St-Denis 388-4210 “Mon nom est personne" 7.20.9.30.DAUPHIN: (McLaren) 2396 Beaubien 721-6060 Bingo" 7.30.9 30.(Salle Renoir) 2396 Beaubien 721-6060 Le meilleur des mondes possibles" 8.00 KLECTRA: 1114 Ste Catherine E 522-9177 Brigade antisexe" 12.00.3 00.6 20, 9 40 et "Les exploits amoureux des 3 mousquetaires" 1 40.4 40.8 00 ELYSEE: 35 Milton.842-6053 (Salle Resnais' L Humeur vagabonde" 7 30, 9.30, (Salle Eisenstein): “Glissements sifs du plaisir" 7.30.9.30 FESTIVAL: 1206 Ste Catherine E.525-86(H) "Il était une fois dans l'Est" 7.30.9 30 FLEUR DE LYS: 858 Ste-Catherme E 288-3303 “Les chinois à Paris" 1.30.3 30, 5 30.7 30 9 30 JEAN-TALON: 4255 Jean Talon E 725-7000 "Le grand bazar" 8 40 et "Capitaine Apache 7 00.10 00 KENT: 6100 Sherbrooke O.489-9707 American graffiti" 1 05 .3 05 .5 05 , 7 05 , 9 05 LuEWS: 954 Ste-Catherine O 866-5851 The exorrist" 2 00, 4 30.7.00.9.30 progrès- PROGRAMME CALENDRIER DISPONIBLE SUR DEMANDE DÜTREMONT “Tm demandez le programme au téléphone ou par la poste tel theatre des marguerites inc hiiix:J BRANDO HOSPITALISE.: Marlon Brando a été hospitalisé vendredi à Los Angeles, à la suite d'une coupure apparemment préoccupante de l’oesophage, vient d’annoncer sa secrétaire.Le héros du “Parrain” et du “dernier tango" restera à l’hôpital encore quelques jours.• PRIX ERASME: Le “prix Erasme” 1974 de danse a été attribué dans le cadre du Festival de Hollande 1974, à la chorégraphe britannique Ninette De Valois, pour la danse classique, et au français Maurice Béjart, pour le ballet contemporain.Ce prix, d’un montant de 150,000 florins ($45,000), a été remis aux deux artistes, qui le partageront, par le prince Bernhardt des Pays-Bas, régent de la fondation “Praemium Eras-mium".• CARICATURE: Adolf Born, âgé de 44 ans et résident de Prague, a été élu caricaturiste de l’année par un jury de collègues du même art.C’est ce qu’a annoncé officiellement M.Robert LaPalme, directeur du Salon international de la caricature.M.LaPalme a annoncé que Born sera honoré par une exposition spéciale de ses travaux au Pavillon de l’Humour, à Terre des Hommes.2061 Y 855 DECARIE 277-2001/ Au Nord du boni.Métropolitain JANINE SUTTO GUY PROVOST .*^*s«*»as***s** (WIÏIANl) £3 iiimsuzo 4 VOUS if MmAFKMMEi MAISONNKUVK: 3001 Sherbrooke E 525-2174 Le grand bazar" 8.40 et Capitaine Apache 7 00.10.10.MERCIER: 4260 Ste-Catherine K 255-6224 Mon nom est personne 7 20.9.30 MONKLAND: 5504 Monkland 484-3579 Papermoon 2 55.6 20.9.55 et "Save the Tiger 1 10.4 35.8.10 OUTKEMONT: 1248 Bernard O.277-4145 "Le sang du condor" 7.00 et "Luduig.requiem pour un roi vierge" 9.00.PALACE: 698 Ste-Catherine O.866-6991 Taralax view" 12.40.2.50.5.00.7.15, 9 35 PAPINEAU: 4519 Papineau 521-6853 "Papillon 1 00.3 25, 6 00 .8.35.PARISIEN: 480 Ste-Catherine O 861-2697 Quelques messieurs sont trop tranquilles" 12 15, 3 25.6.35.9 50 et "La dernière bourrée à Pans 1.50.5.05.8 15 PIERROT: 1590 St-Denis 845-3222."Orange mécanique 6 20, 9 00.PLACE 1)1 CANADA: Hôtel Châtau Chain-plain 861-4595 "Poseidon adventure" 7.15, 9.15.PLACE VILLE-MARIE: (Petit cinema) 577 Dorchester O.866-2644 "Pedestrian 12 20.2.15.4.10.6 05.8 00.9.55.PLACE VILLE-MARIE: 'Grand cinéma) 577 Dorchester O 866-2644 "Apprenticeship of Duddv Kravitz 12 30.2.35.4 50.7 15.9 20 PLAZA: 6505 St-Hubert.274-6155 "Doro-thea" 2 (H) 5 10, 8.15 et "Les quatre mercenaires d'KI Paso" 12.30.3.35.6.45.9 5î PUSSYCAT: 4015 St-Laurent 845-5215 While the cat's away" 12 (H).2.55, 5 45.8 35 et The all american girl" 125.4 15 7 10.10 00 SAINT-DENIS: 1594 St-Denis, 849-4211 "Les grenouilles" 12(H).3.26.6 32 9 58 et Willard" 1 30.4 5tr.8.22 SEVILLE: 2156 Ste-Catherine O.932-1139 Sound of music" 1 00.5 (H), 8.30 SNOWDON: 5225 Décarie.482-1322 The apprenticeship of Duddv Kravitz" 12 50, 2 50.4 55.7 00.9 05 VAN HORNE: 6150 Côte-des-Neiges 731-8243 Blazing saddles" 1.30.3.30.5.30, 7 30.9 30 VENDOME: Place Victoria 878-1451 "Score" 1 00.3 00.5 00.7 00.9.00 VERDUN: 3841 Wellington 768-2092.La bataille de la planète des singes" 8 00 et Notre agent de Salzbourg" 6.30.9 40.VERSAILLES: (Salle rouge) 7265 Sherbrooke E 352-4020 "L'amour est un jeu de société" 8 00 et "Les mille et une nuits erotiques" 6 05 .9.35 VERSAILLES: 'Salle bleue) 7265 Sherbrooke E 352-4020 "Les exploits amoureux des trois mousquetaires" 6 30.9 50.et Brigade anti-sex” 8 10 VI LL ERA Y: 8042 St-Denis.388-5577 La poupée aux stupéfiants" 8 00 et "Echec à la mafia 6.15.9 50 WESTMOUNT SQUARE: 1 Westmount 931-2477 Our time" 1.15, 2 50, 4 40, 6 05.7 50.9 30 YORK: 1487 Ste-Catherine O 937-8978 Butch Cassidy and Sundance kid" 1 10.3 10.5 05.7 10.9 10 CONSERVATOIRE D ART CINEMATOGRAPHIQUE:, 1455 BI.de Maisonneuve 879-4349 Relâche SOCIETE des FILMS de McGILL: 3480 McTavish, 392-8925 Relâche ï A Ap 0 Or 5 00 7 00 900 MARIETTE DUVAL GISELE DUFOUR CLAUDINE CHATEL RONALD FRANCE MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI à9.00 hr« SAMEDI (2 spectacles) 7 30 lires el 10 30 hres RELACHE DIMANCHE ET LUNDI Admission Samedi $3 50 (plus taxa) $4 OO (plus taxe) Billets en vente au guichet pour informations ou reservations 377-3223 (Trois Rivieres) Cinémas 0DE0N ul*\c)say /We&sovv 14 ANS “LE MEILLEUR DES MONDES POSSIBLES!’ Lun.au Ven.: 8.00 le DAUPHIN mis O IBERVIUf 721-6060 7.30-9.30 Gérard Depardieu Patrick Dewaere LES ijM w £
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