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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 15 août 1974
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1974-08-15, Collections de BAnQ.

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la météo Généralement ensoleillé.Maximum 70 à 75.Aperçu pour vendredi: généralement ensoleillé.Détails page 6.L’Assomption Fais ce que dois LEDEV Vol.LXV - No 188 Montréal, jeudi 15 août 1974 L’indignation de Laberge étonne le siège des TUA — page3 20 CENTS Stanfield s’en ira d’ici deux ans mais à ses conditions La course au leadership conservateur est ouverte OTTAWA (PC) — La course à la direction du Parti progressiste-conservateur se trouve maintenant ouverte depuis que M.Robert Stanfield a informé hier les membres du caucus du parti qu’il abandonnerait son poste d'ici deux ans et qu’il ne se porterait plus candidat dans le comté d'Halifax lors des prochaines élections générales qui devraient normalement se dérouler en 1978.Il a déclaré hier à Ottawa, au cours ¦ r à?Robert Stanfield d'une conférence de presse consécutive au caucus des députés du parti, qu’il avait accepté de demeurer à la tête du parti pour une période indéfinie après avoir posé les conditions suivantes: • il ne dirigera pas les forces de son parti lors des prochaines élections générales.à moins que celles-ci ne surviennent inopinément avant la date prévue en 1978: • il aura la liberté de décider lui-même quand il devra abandonner définitivement son poste, c'est-à-dire quand l’intérêt du parti sera le mieux servi; • on ne lui imposera aucune période limite de temps pour demeurer en fonction, soit de six mois, d'une année ou de toute autre durée.Il a ajouté que sa prise de position avait reçu un large appui de la part des membres du caucus, mais non l’unanimité."Je ne m'attendais pas à recevoir un appui unanime, a-t-il dit et je ne l’ai pas exigé non plus".M.Stanfield, qui avait été élu chef du parti en 1987.aux dépens notamment de l'ex-premier ministre John Diefenbaker, qui s'était accroché jusqu’aux derniers instants à la direction du parti, a subi trois défaites consécutives aux mains des libéraux dirigés par le premier ministre Trudeau Il a dit que l'on peut raisonnablement penser que son départ surviendra avant le congrès national du parti qui devrait normalement avoir lieu en 1976, selon la constitution du parti.Il est évident, cependant, que si le caucus lui retirait sa confiance dans un avenir plus rapproché, a-t-il précisé, il serait alors force de démissionner prématurément.Il a toutefois ajouté qu'il ne s'en laisserait pas imposer par deux ou trois dissidents qui tenteraient de lui imposer leurs volontés ou qui voudraient faire violence au caucus des conservateurs.Il a de plus écarté l'hypothèse de sa candidature lors du congres national du parti pour lui trouver un successeur."Je ne serai même pas candidat dans Voir page 6: Stanfield lillllii Jiliii ¦ L épreuve sans doute la plus spectaculaire d'un championnat du monde cycliste est celle du demi-fond où les coureurs peuvent atteindre, dans le sillage de l'entraineur (à moto), des pointes de l'ordre de 60 milles/heure On voit ici en pleine action trois concurrents de la course amateur, sur la piste de l'Université de Montréal.Voir page 14, nos informations.(Photo Le Devoir, par Alain Renaud) Une trêve précaire négociée à Nicosie Sanglante poussée turque de Kyrenia à Famagouste NICOSIE (d'après l'AFP et AP) — Après une journée de violents bombai dements et d'âpres combats, les forces turques encerclaient hier soir la ville de Nicosie et l'aéroport international et se trouvaient à une quinzaine de kilomètres de Famagouste.alors qu’un cessez-le-feu partiel organisé par les Casques bleus s'instaurait en soirée, dans la capitale seulement.La tactique du corps expéditionnaire turc, qui entend "protéger la communauté chypriote-turque disséminée dans l ile et asseoir son autonomie", semble être de couper l'ile aux deux tiers en marchant de Kyrenia, au nord, au grand port de Famagouste, à l'est, où les Chypriotes-Turcs disposent d’une forteresse.Le commandement militaire turc espérait hier soir achever cette mission “dans les 24 heures".Superfrancc ; 'te — L’Afrique boycotte les Nègres par Jean-Luc Duguay QUEBEC — Le premier festival international de la jeunesse francophone, s’il connaît un succès quasi inespéré auprès du public qui répond en masse à l’appel des cultures, met cependant en relief le statut délicat de l'Agence de coopération culturelle et technique, initiatrice du projet.Née, il y a quatre ans, d’un rêve, noble en soi, de fraternité entre les peuples de cultures différentes mais réunis par un dénominateur commun, la langue française.l’Agence connaît ici, pendant la "superfrancofête" des soubresauts politiques qui pourraient avoir des conséquences graves quant à son orientation future Que se passe-t-il?Huit délégations africaines ont décidé, pour des raisons évidemment politiques, de retirer le comédien que chacune comptait au sein de l’atelier de théâtre de Claude Régy, metteur en scène français d’avant-garde.La pièce, qui devait être jouee par vingt acteurs d’autant de pays de la communauté fran-cophone, ne pourra être présentée à moins d un revirement, d’ailleurs improbable, de dernière heure.L'oeuvre s'intitule “Nègres" et a une portée fortement anti-colonialiste.Elle consiste en un agencement de la pièce du même nom de Jean Genêt — un huitième de celle-ci a ète retenue par M Régy —, de poèmes de l'écrivain haïtien Aimé Césaire et de lettres du noir-américain George Jackson.On aura beau dire que ce spectacle n’est qu’un des 350 spectacles qui seront présentés pendant la “superfrancofête’’, il demeure pourtant qu'il était attendu avec impatience et qu’il était particulièrement moussé par la Société d’accueil du festival.Pour le monter, ce spectacle, M.Régy et sa troupe multinationale sont au Québec depuis près de deux mois, à la connaissance, bien entendu, de l'Agence et des Etats membres.Or.voici qu'il y a deux semaines, un premier pays africain, le République centrafricaine, ordonnait à son comédien de cesser de prendre part aux répétitions.Le directeur de l'atelier en fait son deuil.A cause du caractère d'improvisation de la pièce, il sera possible de continuer avec un acteur en moins.Lundi dernier, défection d'un deuxième pays, la (’ôte d'ivoire Une avant-première est prévue pour le soir même par la Société d'accueil du festival qui veut y déléguer des photographes et des cameramen dont les images pourront servir à la publicité de I entreprise.En dépit de l'absence forcée du comédien de Côte dTvoire.le spectacle a lieu quand même et constitue, de l'avis des principaux intéressés, un succès assez remarquable sur le plan technique.Mardi, jour d'ouverture de la "superfrancofête", cinq autres comédiens — ceux du Cameroun, de Haute-Volta, de Tunisie, du Togo et du Sénégal manquent à l'appel.Hier, l’acteur du Mali reçoit ordre de ne pas se rendre à la répétition prévue pour 14 heures.L'He-Maurice, elle, s'interroge.Il est devenu évident qu’à moins d'un mi-Voir page 6: Supertrancolête Pendant ce temps, a Athènes, le premier ministre Caramanlis conférait avec le commandement militaire grec et annonçai! que la Grèce quittait l'organisation militaire de l'OTAN et ne demeurait plus membre que de la partie politique de l'alliance, justifiant cette décision par "l'incapacité de l'OTAN d’empé-cher la Turquie de susciter un conflit entre les deux alliés".(Voir aussi page 18).La menace d une intervention armée grecque dans le conflit chypriote déjà complexe a retenu toute l'attention des milieux diplomatiques.Soit à Londres, soit à Washington, les contacts se sont multipliés: MM.Kissinger et Ford rencontraient l'ambassadeur soviétique Anatoly Dobrynine.pendant que M.Wilson recevait le secrétaire général de l'ONU, Kurt Waldheim.Dans la soirée, ce dernier devait donner au Conseil de sécurité un dernier rapport sur la situation à Chypre, où trois Casques bleus autrichiens ont perdu la vie et 23 autres ont été blessés.A Moscou, on a durant toute la journée observe une prudente réserve: cependant l'ambassadeur grec Alexandre Demetro-poulos a été reçu par le vice-ministre des Affaires étrangères Nicolas Firubi-ne.Des bateaux de guerre soviétiques ont franchi le Bosphore en renfort de la flotte qui se trouvait en Méditerranée.Des informations faisant état de l'échec de la conférence de Genève commençaient à peine à filtrer à Nicosie, lorsque celle-ci a été réveillée par les siffle- au gré du temps Le tortillard Une compagnie ferroviaire américaine remet en service la ligne New York — Montréal.Il faudra plus de dix heures pour relier les deux villes.On veut croire que cette initiative n'a pas pour hut le transport des voyageurs, car les ingénieurs des Ktats-Cnis pourraient faire au moins aussi bien que leurs collègues français qui font rouler leurs trains h près de cent mille à l'heure.Kn proposant des horaires aussi désuets, les responsables de la Delaware and Hudson Railroad ont voulu adopter la mode “rétro” et offrir de la nostalgie.Ia>s amoureux du passe qui profiteront de cette aubaine seraient encore plus heureux si la compagnie offrait h bord, pour ajouter à l’illusion, des repas complets à un dollar vingt-cinq.Louis-Martin TARI) ments des chasseurs bombardiers qui ont commencé à bombarder les secteurs de l'aéroport international, à l’ouest de la capitale.Ils ont aussi bombardé les quartiers à l'est de la ville où se trouve le quartier général de la Garde nationale chypriote grecque.La radio de Nicosie commençait alors à diffuser des marches militaires et des appels à la population pour qu elle défenae chaque pouce de terrain.Lorsque le raid aérien a pris fin.les quartiers de Nicosie étaient recouverts de fumée.Une partie Voir page 6: Trêve Un cessez-le-teu précaire s est instauré hier soir à Nicosie qui a été, tout au long de la journée, le théâtre d'âpres combats Ici, un objectif chypriote-grec, atteint de plein fouet par l'aviation turque, vient de prendre feu (Téléphoto AP) Voyez votre guide de VOYAGES et TOURISME Pages 12 et 13 Bâtiment: la FTQ dénonce une “liste noire” par Gilles Francoeur Selon le bulletin de l'Association provinciale des constructeurs d’habitations, une liste noire des ‘'employés-problèmes" de la construction sera bientôt à la disposition des petits entrepreneurs de ce secteur économique qui pourront ainsi écarter à temps les mauvaises tètes au lieu d'avoir à les congédier par la suite et tomber ainsi sous le coup des dispositions du code du travail sur la sécurité d’emploi.C’est ce qu'a révélé hier un porte-parole de la FTQ-Construction selon qui cette mesure constitue “l'illustration PETIT même des actes sordides dont peuvent se rendre coupables des individus qui n'ont aucun respect de la dignité humaine Selon le président du Conseil provincial des métiers de la construction (FTQ), cette liste d’indésirables que s'apprête à constituer l'APCH ouvre toute grande la porte à l'arbitraire, aux mesquineries et au favoritisme.“De telles pratiques, a poursuivi M.Desjardins, signifient la mort de l’activité syndicale sur les chantiers de ces employeurs.Comment un travailleur pourra-t-il veiller à l'application du décret sans encourir le qualificatif “d'indésirable" et ses conséquences?” M.Desjardins a ensuite précisé que la F’TQ—Construction dénoncera publiquement tous les employeurs qui auront recours à ces listes.La FTQ-Construction a par ailleurs l’intention de demander au ministre du Travail.M.Jean Cournoyer, de contrecarrer ces pratiques qui vont, à son avis, à l’encontre de la legislation ouvrière québécoise.Elle a d'autre part l’intention d'entamer des poursuites judiciaires en vertu du code civil contre les employeurs qui auront eu recours à cette liste, si elle ob- tient la preuve qu'un de ces syndiqués a perdu un emploi à cause de la publication de son nom sur la liste noire Il a été impossible hier soir au moment de la publication du communiqué de la FTQ-Construction de rejoindre un porte-parole de l'APCH.Par contre, deux jorte-parole d'associations patronales ont ait part de leurs commentaires A leur avis, la mesure envisagée par l’APCH traduit bien l’atmosphere de qui règne dans la construction.Desjardins a d'ailleurs utilisé le même Voir pago 6: Bâtiment Larousse S 2 • Le Devoir, Jeudi 15 août 1974 aux 4 coins du monde Une autre explosion souterraine aux USA LAS VEGAS (AFP) — La Commission de l'énergie atomique (A.E.C.) a effectué hier une explosion nucléaire souterraine à son polygone d’essais du Nevada.L’engin avait une puissance inférieure à 20 kilo- tonnes de tnt, précise un porte-parole de l’AEC.Il s’agit de la troisième exploision effectuée cette année.Elle l’a été à des fins militaires comme les deux précédentes.La filière française existe toujours NEW YORK (AFP) - Une des plus importantes saisies d'héroïne — 73 kilos — en provenance en France, vient d être effectuée par la police newyorkaise qui a arrêté cinq trafiquants, a annoncé hier un porte-parole de l’Administration fédérale de la lutte contre les stupéfiants.La drogue.pure à 95 pour cent et contenue dans 70 sacs de plastique, est estimée à une valeur marchande de 112 millions.Elle était cachée dans des panneaux creux de copies de meubles Louis XIII envoyés de France à une société fictive “Sloane”.La police newyorkaise, travaillant en coopération avec la brigade française des stupéfiants.a procédé lundi à l’arrestation de quatre Français et d’un complice argentin alors qu’ils sortaient d’un restaurant de Manhattan: Maurice Schoch, de Nice, son frère Claude et son amie Nadine Besset, Claude Bretèche et Albino Garro.M.John Bartels, directeur de l’Administration fédérale des stupéfiants, a souligné qu'il était pratiquement impossible de détecter la drogue telle qu’elle était cachée dans une armoire, un buffet et une labic.Il a indique que les services liançais les avait prévenus qu’un important chargement devait transiter entre la France et New York et que les frères Schoch étaient vraisemblablement les responsables de l’opération.Ceux-ci devaient en effet réclamer aux services des douanes de New York les meubles que la police avait mis sous séquestre dès leur arrivée dans le port de New York.Le porte-parole a noté que la ‘‘filière française”, que l’on pensait détruite depuis la saisie ($98 millions d’héroine) rendue célèbre par le film “French Connection " et l’arrêt de la culture du pavot en Turquie, risquait de redevenir très importante avec les nouvelles mesures prises par ce pays autorisant à nouveau la production d opium.Il a également indiqué que la drogue saisie la semaine dernière avait sans doute ete stockée en France pendant un ou deux ans en attendant une montée des prix à New York.Un avion vénézuélien s’écrase: 40 morts MARGARITA (AFP) — Une quarantaine de personnes ont péri dans un accident d'avion survenu dans Tile vénézuélienne de Margarita, au nord-est de Caracas.L’avion, qui appartenait aux lignes Aéropostales vénézuéliennes, se dirigeait vers la ville continentale de Cumana, sur la côte des Caraïbes, lorsqu’il s’écrasa pour des raisons que l'on ignore contre un pic de l'île de Margarita.L’avion était un Viscount La plupart des passagers seraient vénézuéliens.La plage de Nixon est rouverte au public SAN CLEMENTE (AFP) - La plage de la Casa Pacifica, la résidence ae M.Richard Nixon à San Clemente (Californie) est à nouveau ouverte au public.Cette plage, très prisée par les amateurs de surf de la côte californienne était fermée et gardée lorsque le président Ni- xon se retirait dans ce qui était alors la maison blanche de l’ouest.Depuis la démission du chef de l’Etat et son installation à San Clemente, des agents des services secrets en interdisaient l’accès et une vedette des garde-côtes patrouillait au large.Le choléra s’étend au Bangladesh A Rangoon, en Birmanie, on rapporte qu'à la suite de pluies abondantes.ITr-raouadi est sorti de son lit dans la région au sud de Mandalay causant des dommages considérables à plus d’une centaine de villages de la région.Plusieurs maisons sont sous les eaux, les écoles sont fermées et le bétail a dû être transféré sur les hauteurs.A cause des inondations les Corée du Sud communications ont été rendues souvent impossibles dans ces trois pays.Au Bangladesh un pont vital reliant les régions nord et sud est menacé par les eaux du Padma.Des équipes travaillent jour et nuit pour le protéger.Dans l’Assam les inondations du Brahmapoutre empêchent la distribution des vivres en plusieurs endroits.Le président Park échappe à un attentat SEOUL (AP) — Un inconnu a tiré trois coups de feu.jeudi, contre le président Park Chung-hee, mais le chef de l’Etat sud-coréen n'a pas été blessé,-ont déclaré des témoins.L’attentat a eu lieu au Théâtre national de Séoul, où le président prononçait un discours, à l’occasion du 29ème anniversaire de l’indépendance de la Corée du Sud.Selon des témoins, la femme du président s’est écroulée sur la scène, M.Park parlait, quand l’homme a ouvert le feu au pistolet, à partir de la troisième rangée de fauteuils.Des collaborateurs de la présidence ont aidé Mme Park à quitter la scène, mais on ne savait pas si elle avait été blessée ou si elle avait eu un malaise.C’est le premier attentat connu contre le président Park depuis qu’il a pris le pouvoir en mai 1981.Toutefois, l’opposition à son régime devient chaque jour plus active.Au cours de procès récents, 171 personnes ont été condamnées pour complot en vue de renverser le gouvernement.Un certain nombre d’accusés ont été condamnés à mort ou à de longues peines de prison.Montréal- N Manifestation religieuse de la communauté grecque par Jean Pelletier M, Dimitrios Manolakos, président de la communauté grecque de Montréal, a exprimé le voeu nier soir devant quatre mille personnes réunies à l’église grecque orthoooxe sur la rue Saint Koch dans le nord de la ville, qu'un règlement pacifi- 3ue soit trouvé au conflit qui divise l’ile e Chypre Une manifestation sur la rue Parc avait été prévue à la suite de la cérémonie religieuse en l’honneur de la Vierge, mais la ville de Montreal a refuse d autoriser la marche.Les quatre mille fidèles s’en sont donc tenus à une manifestation religieuse autour de l’église Us ont ensuite écouté un bref discours de M.Manolakos.Selon le président de la communauté grecque.Chypre doit demeurer un pays indépendant “Nous nous opposons à toute forme de partage.I^es Chypriotes doivent decider entre eux, sans l intervention des Grecs ou des Turcs, de leur destinée politique’’.M Manolakos a ensuite déploré l’attitude de la ville de Montréal qui a refusé d accorder à la communauté grecque la permission de manifester.“Nos manifestations ont été pacifiques, a déclaré M.Manolakos Les autorités municipales devraient comprendre l'importance pour nous de montrer publiquement notre solidarité à la cause de la paix à Chypre”.Vite.vite QUANTITE LIMITÉE Trudeau menace d’un règlement coûteux le commerce céréalier OTTAWA (PC) — Le premier ministre Trudeau a prévenu hier quatre entreprises qui s’adonnent au commerce des céréales de régler leur différend avec les manutentionnaires de céréales de Vancouver le plu1-' té ( possible.sinon elles se verraient imposer un réglement ‘coû- teux” par le Parlement.Dans un télégramme adresse aux presidents de ces entreprises et rendu public samedi, le premier ministre dit que le gouvernement est déterminé à imposer un règlement conforme au rapport de conciliation préparé par le Dr Neil Perry Les Teamsters proposent respect des conventions et de la loi aux négociations Les leaders syndicaux, dans leur lutte pour obtenir l’indexation des salaires au coût de la vie.devraient respecter la loi et s’en tenir aux termes de leurs contrats collectifs de travail.C’est l’opinion qu'exprimait hier à Montréal le président du syndicat international des Teamsters, M.Frank Fitzsimmons.qui a vertement eritiqué les arrêts de travail illégaux et annoncé qu’il préconiserait une politique de gel des prix et des salaires à l’occasion de la rencontre au sommet qui marquera le début de la lutte à l’inflation du président Gerald Ford M.Fitzsimmons, qui se trouvait à Montréal pour prendre la parole devant les délégués à un congrès de magasiniers membres des Teamsters, a fait remarquer que son syndicat, qui groupe 2.2 millions de membres, n'était pas au-dessus de la loi.Toutes les sections du syndicat, a-t-il affirmé.observent la loi et continueront de le faire.Les négociations pour obtenir l’indexation des salaires au coût de la vie, a-t-il poursuivi, devraient se faire selon les termes des contrats collectifs déjà signés.Les grèves illégales, a-t-il dit encore, ne font que mettre les intérêts des travailleurs au-dessus de ceux du public.M Fitzsimmons a noté qu'il faudrait geler tous les secteurs des affaires, y compris les salaires, les prix, les intérêts et les dividendes.II a promis son appui au nouveau prési- dent des Etats-Unis, bien que le président ne soit pas allé jusqu’à demanaer un gel des prix et des salaires lors de son récent discours au (’ongrès.“Il ne fait pas de doute, a-t-il déclaré, que notre collaboration avec la nouvelle administration sera celle que nous avons apportée à l'administration du président Nixon.Nous souhaitons, a-t-il poursuivi, que le rajeunissement du Congres s’effectuera sous le leadership du président Ford”.M.Fitzsimmons a admis que le sentiment nationaliste au Canada avait sucité un durcissement des relations entre les syndicats internationaux et leurs divisions canadiennes.“Il est malheureux que certaines gens, en parlant des syndicats internationaux, répètent toujours qu’ils sont sous la tutelle des chefs syndicaux américains.Cela n’a jamais été notre position.“Nous avons toujours accordé leur autonomie aux syndicats canadiens pour qu'ils puissent mener leurs affaires selon les lois du Canada”.Au sujet des présumées relations des Teamsters avec le crime organisé, M.Fitzsimmons a noté que son syndicat pouvait marcher la tête haute.“Les citoyens n'ont qu’à regarder notre organisation et à constater ce que nous faisons pour la communauté”.Il a commenté en quelques mots la démission du président Nixon: “Lui seul savait le pourquoi de ses actes.C’est un de mes amis et il restera un de mes amis”.si une entente négociée n'intervient pas avant la reprise de la session le 30 septembre.M.Trudeau a dit que le rapport Perry “semble fournir la base d’un règlement équitable ”, Le premier ministre répondait ainsi au télégramme qu’il avait reçu des présidents de United Grain Growers, Saskatchewan Wheat Pool.Alberta Wheat Pool et Pioneer Grain Co.Ltd., demandant au gouvernement d’ignorer le rapport Perry.Les compagnies prétendent que l’ac-ceptation clés recommandations du rapport Perry signifierait une augmentation “extraordinairement inflationniste” de 61 pour cent accordée en deux années aux 550 membres du syndicat des manutentionnaires de céréales de Vancouver.Les travailleurs ont accepté les recommandations du rapport Perry mais ils font la grève du zèle dans le port de Vancouver et ils ralentissent considérablement le chargement et les expéditions des céréales depuis plusieurs mois.Le premier ministre a dit qu’il endosse les avertissements donnés par le ministre du Travail John Munro et le ministre de la Justice Otto Lang, qui est responsable de la Commission canadienne du blé.selon lesquels le rapport du conciliateur sera entériné par une lo^si une entente n’est pas conclue entre les parties avant l’ouverture de la session.M Trudeau a reconnu que le règlement serait onéreux pour les compagnies, mais il a rejeté les prétentions des présidents des compagnies suivant lesquelles les recommandations du rapport Perry constitueraient un dangereux précédent pour les contrats à venir.Il y a des "aspects” particuliers dans les demandes des manutentionnaires, a dit M.Trudeau, comme la parité des salaires avec les débardeurs qui travaillent dans des conditions similaires sur les quais.Le rapport du Dr Perry tient compte de cette parité des salaires à leur accorder, a-t-ii dit.Enfin, le premier ministre a ajouté que toute tentative pour ralentir ou paralyser les opérations des élévateurs à grains "rendrait un mauvais service aux fermiers de l’Ouest et à tous les Canadiens.’’ Une femme “enchaînée” jeûne pour sa langue Mme Jacqueline Meunier-Aubé, l'une des neuf femmes qui s’étaient enchaînées aux fauteuils du Salon rouge de l'Assemblée nationale en juillet pour protester contre le projet de loi 22, a décidé d'entreprendre aujourd’hui même un jeûne illimité pour marquer son opposition irréductible à la Loi sur la langue officielle.Veuve âgée de 48 ans, mère de trois enfants qui ont 26.24 et 20 ans.Mme Meunier-Aubé mesure cinq pieds, un pouce et demi et pèse 110 livres."Je ne peux, a-t-elle dit au DEVOIR hier, vivre dans une société qui tolère la loi 22.Et je ne crois pas à la formule mise au point par le Comité de formation du tribunal de la femme québécoise qui a décidé de constituer un jury appelé cet automne à étudier l’action du gouvernement à l’égard du bill 22 et à l’accuser de haute trahison à la langue française.J’ai donc décidé de jeûner malgré les objections d'un de mes enfants" Durant son abstinence, Mme Meunier-Aubé quitte son logis du boulevard Henri-Bourassa et s'installe chez une amie de Ville LaSalle.Mme Lucille Roy-Sutton, qui.en même temps quelle témoignera de son jeûne, veillera sur l’état de Mme Meunier.Un médecin sera appelé à suivre le déroulement de l'épreuve au cours de laquelle la protestataire n’absorbera que des liquides.Et combien de temps va durer ce jeûne’’ "Jusqu'à ce que le gouvernement abroge cette loi”, répond Mme Meunier-Aubé qui dit s'etre inspirée de l'exemple de Marcel Chaput qui avait entrepris un jeûne politique dans les années soixante.Sanderson inculpé d’une fraude de $885,000 par Guy Deshaies Le juge Jacques Lessard, des Sessions de la paix, a inculpé hier, l’homme d’affaires Stanley Cassius Sanderson.35 ans, sous l’accusation d'avoir fraudé lo public d'une somme de $885,000 du 15 février au 5 juillet dernier Les chefs d’accusationsont la fraude.le défaut de tenir des livres et la mise sur pied d'un système pyramidal de vente.D'après les témoins entendus à l’enquête 1 accusé aurait recruté des investisseurs en leur promettant un rendement de 140" en 12 semaines sur leurs investissements.Par le biais de ses compagnies Sandy’s Breeders Ltd et Sandy Cooperative Association l'accusé aurait ainsi reçu les investissements de ses clients en promettant une remise de $40 par semaine durant 12 semaines pour un placement de $200.Ces sommes devaient être investies sur les Un détective est accusé de s’être servi Un sergent-détective de la Communauté urbaine de Montréal.M.Gaétan Saint-Denis.35 ans.a comparu, hier, sous l’accusation d’avoir volé et gardé une somme de $1.388 provenant d’un vol à main armée commis le 18 mai 1973 au magasin Miracle Mart de LaSalle L avocat du policier.Me Roland Blais, a vivement protesté du fait que son client comparaissait menottes aux poignets après avoir été arrêté hier matin comme un “vulgaire voleur” Me Blais a fait valoir au juge Emile Trottier que son client avait collaboré avec ses supérieurs depuis plus d’un an dans l'enquête relative à la disparition des $1.388 qui étaient gardés sous clé au poste de police pour servir comme pièces a conviction Le juge Trottier a rappelé à l’avocat qu’il n’avait pas autorité sur le processus de mise en accusation des prévenus et Me Blais a annoncé qu’il allait porter plainte contre le directeur Daigneault étant donné qu après une longue enquête interne on aurait pu procéder par sommation ou par simple promesse de comparaître.De toute manière le sergent-détective Saint-Denis a été remis tout de suite en liberté aux conditions d’habiter à son adresse actuelle et d'informer la cour de tout changement de domicile.L’accuse est au service de la police de Montréal depuis le 14 ans.Il subira son enquête le 16 octobre.vent la plupart des clients de Sanderson i-méme Ayer’s Cliff, dans le Lutte à quatre dans Johnson La candidature d’un indépendant surprend et déçoit PQ et UN A l'expiration des délais de mises en candidature dans le comté de Johnson, hier à 14 heures, le président des élections avait enregistré les bulletins officiels de quatre candidats : M.Jean-Claude Boutin (libéral): M.Maurice Bellemare (unioniste): M Jean-Denis Bachand (pé-quiste): M Gabriel Laçasse (indépendant).L'absence d’un candidat créditiste apparaît la plus importante caractéristique de la lutte électorale que les partis d’opposition livrent au pouvoir.C; est un facteur renforcé par la décision du Parti présidentiel de s'abstenir pour laisser le chemin libre à l'Union nationale.Aux élections générales de 1973, les cré-ditistes s’etaient classés au second rang avec 6.603 voix contre les 10,543 voix du libéral.Jean-Claude Boutin.Les candidats du Parti québécois et de l'Union nationale suivaient avec respectivement 3,597 et 1.130 voix La candidature de M.Gabriel Laçasse, inscrite peu avant l’expiration des délais, constitue surprise et déception pour l’Union nationale et le Parti québécois.Le vote que l’électorat de Johnson se propose d’accorder aux candidats de l’oppo-silion risque d’être ainsi davantage fractionné.M I-acasse.un comptable de Granby fera campagne sous l’étiquette de “créditiste indépendant".Il n'a cependant pas l'appui du Parti créditiste de Fabien Roy et sera inscrit comme candidat “indépendant" sur le bulletin de vote.Agé de 52 ans.M Laçasse est militant créditiste de longue date et fut formé à l'école de "Vers demain", c'est-à-dire, les bérets blancs de Mme Gilberte Côté-Mercier Pendant six ans permanent de cette organisation, il déclare ne plus en faire partie, en expliquant que les membres de cette secte se consacrent entièrement à des activités spirituelles alors 3ue lui souhaite davantage diffuser la octrine du Crédit social.Pourtant, les motifs qui ont inspiré la candidature surprise de M.Gabriel Laçasse inquiètent au plus haut point le Parti québécois et l'Union nationale.Les candidats officiels de ces deux partis, MM Jean-Denis Bachand et Maurice Bellemare.ont aussitôt suggéré que cette candidature a nu être suscitée par l'organisation libérale de M.Paul Desrochers.Selon le candidat péquiste, M.Bachand, “ça ressemble au style de campagne libérale quand la soupe est trop chaude." Ceci dit, M Bellemare autant que M.Bachand affichent en public une attitude d'indifférence sur l’évaluation du pourcentage de suffrages que M.Gabriel Laçasse pourrait recueillir Pour sa part, le chef de l’Union nationale fait valoir que l’étrange arrivée de M.Laçasse sur les rangs se trouve largement compensée par l'appui et la participation à sa campagne de M Albert Claude, celui-là même qui s’était classé deuxième au nom du Parti créditiste en 1973.courses de chevaux aux Etats-Unis.D'après le comptable-expert du ministère public M.Sanderson, en plus des remises faites en date du 5 juillet dernier, devait à ses clients la somme de $3.662.580 alors qu’il avait reçu en investissements depuis le 15 février la somme de $4.208.055.La Couronne a démontré au surplus qu’il s'agissait plutôt d'un système pyramidal basé sur l’accroissement du nombre des participants dont les investissements servaient a payer les capitaux et intérêts fabuleux aux investisseurs précédents et ainsi de suite.C'est pouquoi il semble que l’accusé est apte à démontrer que plusieurs de ses clients ont obtenu entière satisfaction.Me John Sehlesinger, l'avocat de Sanderson.a demandé au juge I-essard d’accorder un changement de venue et envoyer l'accusé a son procès aux assises dans le district de Sherbrooke où se trou- Aart û-n comté de Stanstead Le juge Lessard a rejeté cette requête en faisant valoir qu elle était prématurée et qu elle ne pourrait être présentée qu’au juge du Banc de la Reine de Montréal qui sera saisi de la cause.Entre-temps M.Sanderson attendra son procès derrière les barreaux.Les métallos de CILàBrownsburg “étudient” toujours Les 759 métallos de l’usine de la com- Eagnie CIL à Brownsburg.près de achute.sont en journée d’études depuis dimanche pour obtenir de la compagnie l'indexation de leurs salaires au coût cfe la vie et pour protester contre la décision de la compagnie de mettre 200 employés à pied à l'automne.Le président du syndicat, M.Robert Wiliski.a expliqué que la compagnie avait informé le 5 août le syndicat et le ministère du Travail de son intention de réduire le personnel Cette décision a provoqué beaucoup de mécontentement chez ¦ les syndiqués Quant a l'indexation des salaires au coût de la vie, la compagnie est prête, dit-elle, à négocier, mais n a pas encore formulé d'offres au syndicat.51,000,000 EN PRIX 2MOO GAGNANTS TinAGE:23AOÛT » é i 4 \ LE DEVOIR Montréal, jeudi 15 août 1974 L’indignation de Laberge étonne le siège des TUA par Gilles Francoeur Le Syndicat des travailleurs unis de l’automobile (TUA) — par la voix de son porte-parole, M.Jerry Dale, s’étonne des réactions des dirigeants de la FTQ aux accusations de fraude portées récemment par le secrétaire-trésorier international, M.Emil Mazey.Celui-ci avait averti par lettres les grévistes de la United Aircraft que des personnes non encore identifiées Les employés syndiqués du centre Berthelet ont débrayé pendant deux heures hier pour protester contre la fermeture d'une section du centre, fermeture qui va à l'encontre de leur convention collective de travail.Les quelque 450 employés syndiqués, membres de la Fédération nationale des services (CSN), avaient débrayé mardi pendant une heure pour décider des moyens de pression à utiliser contre la direction du centre qui venait de fermer une ' unité de vie” (sous-groupe de pensionnaires) sans préavis de quatre mois, comme le précise la convention collective.Le centre Berthelet est un centre d’accueil sécuritaire de transition et de réadaptation pour 300 garçons de 12 à 18 ans.qui sont répartis en 12 unités de vie.L’unité de vie fermée le cinq août ne comptait que sept ou huit pensionnaires.avaient encaissé pendant six semaines d’affilée les allocations de grève de 226 grévistes.“M.Laberge a dit que nous n’avions pas à laver notre linge sale sur la voie publique.C’est justement ce que nous n’avons pas fait.Au lieu de contacter les journalistes, nous avons préféré référer le problème aux membres.Prendre contact qui y étaient traités individuellement.Elle avait été ouverte il y a deux mois.Selon le syndicat, la direction a donné comme explication de cette fermeture que c’était son droit.Les huit employés qui étaient affectés à cette unité ont été mutés à d’autres unités de vie.Le syndicat explioue que ces mutations entraîneront le déplacement de quelque 60 syndiqués, puisque la clause d’ancienneté fait qu’un syndiqué peut revendiquer un poste détenu par un autre syndiqué pourvu qu’il ait plus d’ancienneté.Les employés, éducateurs, surveillants, infirmiers, buandiers.etc.se sont réunis hier dans la cafétéria du centre, puis ont fait un sit-in dans le hall de rétablissement.Ils se proposent de poursuivre leurs débrayages et de prendre d’autres moyens pour obtenir gain de cause.avec ces derniers demeure notre droit le plus strict et c’est ce que nous ayons fait parce que nous avions la conviction que quelqu’un s’est enrichi dans ce cas-là sur le dos des grévistes.Je crois qu’il aurait été amoral de leur cacher nos craintes à moins de les prendre pour des gens irresponsables”, a commenté M.Dale.Réitérant l’appui de l’exécutif international des TUA aux grévistes de Lon-gueuil, M.Dale a précisé que, contrairement aux allégations des porte-parole de la FTQ.le siège social des TUA n’avait pas l’intention de briser l’effort de grève a la United Aircraft.“Nous avons souligné dans la lettre du confrère Mazey tous les efforts consentis jusqu’à présent pour les grévistes et nous leur avons répété qu’ils pourront espérer sur notre appui indéfectible.” Selon des renseignements obtenus hier de bonne source, la majeure partie des 226 chèques encaissés frauduleusement étaient destinés à des “scabs” qui de toute évidence n’auraient pas osé se présenter au local de grève pour les reclamer.Au secrétariat international, on affirmait toutefois n'avoir aucune information à ce sujet.Mais, y a-t-on souligné, si tel était le cas, les chèques en question auraient dû être retournes à la trésorerie centrale.“On peut se dire satisfait de la politique de redistribution des fonds du secrétariat international, a commenté un membre de la trésorerie, mais y contrevenir équivaut à frauder d’autres TUA.Et pour nous, fermer les yeux équivaudrait à sombrer dans une sorte de patronage qu’on reproche souvent aux employeurs et aux gouvernements.” Les syndiqués de Berthelet débrayent pour protester Les chantiers maritimes de Lauzon ferment à la suite d’un débrayage LAUZON (CP) — Les chantiers maritimes de Lauzon ont fermé leurs portes hier après un débrayage des 1.200 employés syndiqués.Ces derniers ont refusé de retourner au travail mardi après leur pause-café et ne se sont pas présentés au travail hier.Le président de la section syndicale des chantiers maritimes (CSN).M Clément Fleurv.interprète la fermeture des chantiers comme du harcèlement de la compagnie à l’endroit des travailleurs.La partie patronale explique que ses employés, depuis le mois de juin, ont adopte des tactiques de ralentissement de travail pour forcer la réouverture du contrat de travail à deux chapitres: la juridiction sur la classification des emplois et l'indexation des salaires au coût de la vie.Le porte-parole des chantiers maritimes.M Michel Blais, explique que les employés ont déjà reçu une hausse de salaire de 15 cents l’heure, ce qui porte le salaire horaire à $4.85.Selon la partie patronale.le syndicat a refusé la hausse de 25 cents l'heure que la compagnie était prête à accorder, pour rester sur ses positions et réclamer une hausse de 40 cents l'heure.M.Blais a révélé que le syndicat avait posé des conditions inacceptables à la compagnie pour retourner au travail.Sans donner plus de détails, il a soutenu que la compagnie ne voulait pas d'un retour au travail aux conditions des em-plovés si rien ne garantissait une reprise normale des opérations.La compagnie, dit encore M.Blais, est prête à négocier toutes les demandes du syndicat en une seule et même séance Le contrat de travail viendra à expiration le 21 décembre 1975.Six pétroliers sont actuellement en chantier à Lauzon et devraient être livrés d’ici deux ans Dupan recourt au “lock-out” à cause de ralentissements L’usine Dugan du Lac-des-Iles, près de Mont-Laurier, propriété de Sogefor, a fermé ses portes.Le président de Sogefor, M André Renaud a justifié le lock-out des 78 syndiqués par les ralentissements qu’auraient pratiqués les ouvriers pour appuyer leur demande d’augmentation de 50 cents l’heure en vue de contrer les effets du coûts de la vie.Mais, derrière cet épisode de relations de travail, se profile la menace d’une fermeture définitive suivant la rumeur à Mont-Laurier.La direction de Sogefor invoquerait l’ampleur des demandes syn- dicales pour fermer définitivement les portes de l’usine.La baisse de production résultant d'un arrêt de travail prolongé pourrait justifier la vente de la Dupan à l'entreprise privée, comme cela avait failli se produire il y a deux ans.Le lock-out survient au moment ou les bénéfices tirés par la Société générale de financement du Québec des opérations forestières de Sogefor, sa filiale à 100 pour cent, et de Donohue, une autre filiale à 43 pour cent, sont les plus élevés de son portefeuille, comme en fait foi le dernier rapport financier, publié le 23 mai dernier.Sogefor a réalisé en 1973 des profits d’environ $1 million alors que ceux de la Donohue atteignaient $1.23 million.N'eût été le profit réalise dans ces deux usines, le déficit de $5.2 millions déclaré par la SGF en 1973 aurait presque atteint $8 millions.L'amélioration de la rentabilité de ces deux entreprises forestières, liée à la prospérité générale de ce secteur économique.n’a pas empêché la SGF en 1971 de se défaire du moulin Dubé, situé comme la Dupan au Lac-des-Iles.et de Voir page 6: Dupan ( ‘ ‘N Mme Berlioux, du CIO, visite le chantier des Jeux: elle est enchantée Le “numéro trois” du Comité olym- K international, Mme Monique >ux.de qui relèvent toutes les directions techniques du CIO, a tenu à rassurer la presse canadienne sur les propos que la presse mnnichoise prête au vice-président de l’organisme, M.William Daume.quant aux difficultés de financement auxquels se heurte le Comité organisateur des jeux Olympiques de 1976.Mme Berlioux.une jeune femme au teint ravissant, qui fut championne d'PIurope en natation, a signalé hier qu'aucun propos officiel n’a émané de M Daume et nue si les inquiétudes que lui prête la presse munichoise sont exactes, le vice-président s'exprimait alors en son nom personnel.Ainsi donc le CIO ne croit pas devoir les démentir.Quant à savoir si M.Daume a réellement tenu ces propos, la presse aura tout le loisir de l'interroger à ce sujet puisqu'il se rend à Montréal mardi.Il y rencontrera les membres du COJO, et en profitera pour assister aux finales des championnats cyclistes.Mme Berlioux reconnaît que le CIO a déjà manifesté quelque inquiétude à l egard du COJO.il y a un an et demie.mais que celle-ci est aujourd'hui dissipée.Elle affirme, malgré l’opinion contraire de son président.Lord Kil-nanin.dans la livraison juillet-août de “La Revue Olympique”, une publication du CIO d’ailleurs, que l’organe international est aujourd’hui bien informé des activités du COJO.Quant à Lord Kilnanin, dans cette publication bi-mensuelle, ‘il soutient que le CIO est informé de ce qui se passe au COJO "par la presse canadienne.” La presse munichoise fait grand état depuis quelques semaines de toutes sortes de difficultés qu’éprouve censément le COJO.L'occasion lui sera sans doute donnée, comme à la presse canadienne elle-même, de mettre les choses aù point à l’issue de l’importante rencontre du 22 octobre prochain, à Vienne.Dans cette ville, le COJO soumettra au CIO un rapport de cheminement détaillé ainsi que des ré-onses précises à un certain nom-re de questions que soulève la préparation des Jeux de 1976.Les rumeurs de difficultés financières dont fait état la presse munichoise seraient plutôt attribuables, dit-on dans les couloirs du 85 est Notre-Dame, au financement du Vil-Voir page 6: Mme Berlioux La Croix-Rouge envoie une mission au Niger Une équipe médico-nutritionnelle, recrutée par la Société canadienne de la Croix-Rouge et financée, à raison de $75.000 par l'Agence canadienne de développement international (ACDI), partira ce soir pour une mission de six mois au Niger, en Afrique de l’ouest.L'équipe composée d une nutritioniste, de deux infirmières et de deux “hommes à tout faire", dont l'un est le directeur des relations publiques de la Croix-Rouge en Ontario, doit être affectée dans une des régions connaissant les plus fortes concentrations de populations éprouvées par la sécheresse, précise un communiqué.Quelle sera la fonction exacte de l’équipe?Quelle formation recevra-t-elle à son arrivée à Niamey?Quels moyens d'action seront à sa disposition?Les représentants de la Croix-Rouge à Montréal n en savent rien.L ACDI.qui financera l’opération à partir de ses fonds d'urgence, ignore aussi le détail de l'opération.Les représentants de la Croix-Rouge à Montreal ne s’inquiètent pas de ce manque d'information, “C’est la Ligue qui décide, nous ne faisons que répondre à une requête." expliquent-ils.L'équipe médico-nutritionnelle si elle ignore ou elle ira et ce quelle fera, sait en tout cas que ses efforts s'orienteront surtout vers les enfants, les femmes enceintes et les jeunes mères.Fille s’intégrera au travail déjà entrepris par des équipés françaises, suisses, danoises, britanniques et islandaises.Cette opération d’appoint, précise le communiqué de la Croix-Rouge, particulièrement adaptée aux besoins locaux, complète les distributions de vivres de base par le gouvernement.5,500 des 7,000 censeurs choisis par le Parti civique Les noms de quelque 5,500 recenseurs, sur les 7.000 agents assurant la confection des listes électorales en prévision des élections du 10 novembre à Montréal, ont été proposés par les 52 conseillers municipaux qui sont tous membres du Parti civique.Selon une déclaration du président adjoint des élections.M.Léo Lemay, les conseillers municipaux ont transmis ces noms au bureau des élections, et celui-ci s'est mis en rapport avec elles M.Lemay précise que tout cela est régulier et n'a pas été fait dans le but de favoriser le parti au pouvoir Aux yeux du Bureau des élections, a-t-il dit, il n'y a pas de parti comme tel et le Rassemblement des citoyens de Montréal, ou tout autre groupe d'opposition, comme tout citoyen, peuvent proposer des candidats aux postes de recenseurs Ainsi, le Rassemblement des citoyens de Montréal a-t-il été invité à le faire au début de juillet mais, selon un porte-parole de ce groupe, une difficulté est survenue au moment de présenter une liste: les candidats devaient se présenter personnellement au bureau électoral des divers districts ou à l’hôtel de ville.La RCM craint qu'il ne se glisse des erreurs dans la confection des listes électorales de la part des “énumérateurs" choisis par le Parti civique.Un effort de dernière heure est fait pour trouver des agents pour représenter les RCM.aujourd’hui Les pompiers négocient ‘pour vrai’ De 9h30 à 11h3().à la radin de Radio-Canada, l'émission Côté cour, côté jardin marquera la fête des Acadiens.• A 14h.assemblée du conseil des commissaires de la Commission des écoles catholiques, au 3737.rue Sherbrooke est.• A 16h.à l'entrée de la Plaza Côte-des-Neiges.se tiendra un service oécuménique commémorant le premier anniversaire de l'assassinat de deux militants des travailleurs agricoles unis.La messe sera suivie d'un piquetage de deux heures du magasin Dominion.C'est aujourd'hui que débute au rentre sportif Paul-Sauvé le congrès provincial des Témoins de Jéhovah Plus de six mille personnes y sont attendues • A Terre des Hommes, ce sera aujourd'hui la Journée de l'indépendance au pavillon de Plnde Des cérémonies débuteront à midi en présence du haut-commissaire de l'Inde au Canada Demain à Montréal s'amorcent les premières négociations réellement sérieuses pour le renouvellement d’une convention collective entre les pompiers de Montréal et les fonctionnaires de la Ville.Tout indique que les entretiens se poursuivront assidûment jusqu'à la signature d’un nouveau contrat, dans la mesure où la ville de Montréal reconnaît la nécessité de rétrécir l’écart qui existe aujourd'hui entre les salaires accordés aux pompiers et ceux, divulgués vendredi, accordés à la police de Montréal.Cet écart qui représente en quelque sorte la perte du pouvoir d’achat subie par les pompiers depuis les années 1971-72.est estimé par l’association à environ $1.750.Les négociations débutent avec une avance de trois mois sur les délais prescrits par la loi.Si l’écart est comblé dans une mesure convenable, les pompiers ré- clameront en outre des augmentations statutaires, dont l'ampleur reste à déterminer.D'autre part, et sans doute parce qu elle attache beaucoup d'importance à la disparité des revenus entre pompiers et policiers.l’Association semble disposée à s'accommoder des défauts que recèlent, les clauses purement normatives, de sorte que toute la négociation des deux prochaines semaines va porter uniquement sur les salaires.Vendredi, les pompiers ont imagine une campagne de propagande pour sensibiliser les contribuables sur la parcimonie d’une sentence arbitrale qui ne leur accorda, dans le cours de la convention 1973-74.qu'un maigre 4.3% d’augmentation salariale.Ils venaient d’apprendre avec indignation qu’on accordait à leurs camarades policiers une hausse de 12.2%.de sorte qu'un pompier avec 18 ans de service touchait aussi peu qu’un agent de police première classe n'ayant que trois années à l'emploi de la CÙM.La piteuse augmentation de 4.3% imposée par l'arbitre pour la convention précédente, la hausse fort convenable accordée aux policiers vendredi, ont conduit à un écart trop considérable, mais il appert maintenant que la ville de Montréal l’ait enfin reconnu."Si nous ne le comblons pas.alors le maire Drapeau m'aura trompé ”.nous a déclaré hier le président de l’association.M.Jean l'Abbe.Il semble en effet oue l’association est disposée à négocier plus tôt que prévu, parce qu’elle a obtenu certaines assurances morales et officieuses des autorités municipales, si l’on comprend bien le sens de la déclaration de M.l'Abbé.Mais d’autres points litigieux devront être sacrifiés par les 2.200 pompiers, au moins pour l’année 1975.Depuis dix ans qu elle le réclame, l’association n'a toujours pas obtenu gain de cause au chapitre des maladies occupationnelles.Le mois dernier encore, rappelle M.l'Abbé, trois pompiers âgés de moins de 35 ans ont été victimes de défaillances cardiaques, attribuables à l’inhalation de la fumée.Or.dit-il.Montréal refuse toujours de reconnaître que ce lien, pourtant médicalement établi entre les défaillances cardiaques et les fonctions du pompier sur le théâtre d’un incendie, nécessite une forme quelconque de compensation.A l'heure actuelle, un pompier victime même d'un léger infarctus est relevé de ses fonctions.S'il compte moins de dix ans de service, on lui remet tout simplement sa contribution au fonds dé retraite, Voir page 6: Pompiers Des parents de Laval tiennent à leurs 4 classes Les parents du quartier Sain-Vincent-de-Paul à Laval viennent de se former en comité de citoyens pour protester contre la décision de la commission scolaire Les Ecores de transformer quatre classes de l'école primaire française Fie IX en classes destinées à l'enseignement en anglais.Cette décision, d’expliquer la commission scolaire, est logique puisque les locaux de l’école Pie IX étaient inoccupés, tandis qu’à l'école anglaise, St.Paul, le nombre d'élèves était trop important.Au contraire, soutiennent les parents: de nombreux élèves francophones devront être déplacés à la suite de cette décision vers d'autres écoles du voisinage.où les élèves devront se serrer les coudes pour faire place aux nouveaux arrivés.Les parents s'étonnent aussi de ce que la commission scolaire, dans un projet de classement préparé à la fin du mois de mai.ait parlé uniquement de classes pour élèves francophones,'! l'école Pie IX alors que quelques jours plus tard, la décision était annoncée d'y créer quatre classes pour des élèves devant étudier en anglais.Ces quatre classes, comptant en tout 103 élèves, seront composées de 63 élèves francophones, de 11 elèves anglophones et de 29 élèves dont la langue maternelle est autre que le français ou l'anglais.Ces 103 élèves suivront des cours donnés en anglais.Le comité des parents de l’école Pie IX, qui est situé dans un secteur à 99% francophone, est d’avis que cette décision représente une injustice et quelle est préjudiciable au milieu.Les parents sont d’autant plus outrés qu’ils ont appris par les journaux que la vocation de l'école avait été changée.Une protestation qu'ils ont adressée à la commission scolaire n'a pas été reçue officiellement sous prétexte qu elle n’avait pas été acheminée par le comité de parents.Devant la tournure des événements, des parents se sont rendus rencontrer l’exécutif de la commission scolaire, qui leur a fait savoir qu'il était prêt à les informer.mais non à discuter de ses décisions C’est à ce moment que le comité de citoyens a été formé pour présenter une plus forte résistance à la commission scolaire.Une petition protestant contre le changement de vocation de l'école Pie IX a jusqu'à maintenant été signée par plus de 500 personnes du quartier.Mardi soir, le comité de citoyens s’est présenté à une assemblée spéciale de la commission scolaire pour apprendre après quelques heures d'attente qu’il serait impossible à l'occasion de cette assemblée de discuter du problème et de prendre de décision Les parents de Saint-Vincent-de-Paul soutiennent que cette lutte qu'ils livrent pour garder la vocation française de l’école est d'autant plus importante que si la commission ¦scolaire a gain de cause, la situation se répétera dans d’autres commissions scolaires Un petit avion manque à l’appel SAINT-HONORE (PC) - Un petit avion avec ses deux occupants est porté disparu depuis hier dans la région de Chicoutimi.Plusieurs appareils des Forces canadiennes ont aussitôt entrepris des recherches pour retrouver un monomoteur Piper Cherckee appartenant à la société Wondell Aviation de la base de Saint-Hubert.L'avion n a pas été revu depuis qu’il a quitté l’aéroport de Saint-Honoré, au nord de Chicoutimi, en soirée mardi, à destination de Québec.Vos meubles remis a neuf Ms * Pour le 1/3 du prix des neufs garant* 10 ans Nos eipeils peuvent relimi entièrement vos meubles dans une couleur nouvelle réparer les défauts occasionnes par les années etc Estimation gratuite LES SPECIALISTES OU MEUBLE Enr(.7469 lit A«r Mil 721-0947 Nous nous occupons aussi de rembourrage nde forme VIENT DE PARAITRE .AUX EDITIONS DU JOUR GRANDE FORME Brigitte Baer Collection “Vivre aujourd'hui” .c'est réserver dans chaque journée le temps qui appartient aux soins du corps, des 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définitivement qu’une fois Famagouste reliée à Kyrenia, dans le but évident d'obtenir par les armes ce qu’ils n’ont réussi pas à faire admettre par la négociation sous pression à Genève: le tiers de l’île, conformement aux doléances de la communauté chypriote-turque.Qu’importe si, entre-temps, des centaines d'innocents y laissent leur vie; si le bassin de la Méditerranée orientale retrouve la situation explosive qui mit le monde à deux doigts de la confrontation générale; si l’opinion mondiale — et M.Callaghan a été clair là-dessus — condamne l’attitude “intransigeante” et “déraisonnable" du gouvernement d’Ankara.Pourvu qu’on ait l’ivresse.si c’est à ce prix que le régime de M.Bulent Ecevit survivra; si c'est à ce prix que la diplomatie américaine pourra “traiter à chaud" le conflit chypriote allant implicitement donner raison aux Tues dans leur demande d’une “plus grande autonomie” aux Chypriotes-Turcs, si les Neuf n’en demandent pas plus pour se gargariser de parler d’une même voix et conseiller la modération alors que les hostilités ont repris.• On aurait pu aboutir, a dit le secrétaire du Foreign Office après le constat d’échec à Genève.Il y avait moyen de forger un compromis n otait de T’intransigeance" et de la “décision arbitraire" de la Turquie de refuser le délai de heures réclamé par les Grecs.Ce faisant.M.Callaghan confirmait — le faisait-il exprès0 — qu’au fond, Genève n’était qu'un simulacre de négociation que ni Ankara ni Washington ne semblaient désireux de voir aboutir.Et la plus belle preuve en est donnée par le gouvernement de M.Caramanlis qui, mis au pied du mur par la reprise brutale des hostilités a jugé bon de répliquer là où ça fait mal à l’Amerique et non pas précisément à la Turquie: il a décidé que la Grèce quitterait l’OTAN Washington n’a pas tardé à réagir et cette réaction est tout un programme: le gouvernement américain, dit-on, considère que la Grèce n’a pas quitté l’Alliance atlantique, que sa décision de la quitter est “émotive’f, et que Washington suspendra l’aide à deux alliés de l’OTAN, la Grèce et la Turquie, si ces deux pays entraient en guerre.On croit rêver: donc, tant que la Grèce se contente de "réactions émotives” et que la Tur- 3uie ne fait que bombarder Nicosie et ’autres villes chypriotes, elle n’est pas en guerre directe avec Athènes.De ce fait, elle ne s’expose pas aux mesures de suspension évoquées et la Grèce aura le temps de réfléchir aux conséquences d’un coup de tête qui irait certes dans le sens des voeux d’une large couche de la population grecque mais certainement dans le sens contraire des intérêts d’un régime viscéralement de droite et dont les militaires sont encore dans les placards.• A voir! Sans jouer les prophètes de malheur.il est bon de rappeler que semer le vent vous expose à récolter la tempête.Le tour de passe-passe qui a mis fin à la dictature militaire en Grèce risque de faire long feu.La démocratie en période probatoire que le monde voulait juger à l’oeuvre n’a d’autre choix, du train où sont les choses, que de voir resurgir ses fiers militaires ou de basculer dans l’autre camp, dit des démocraties populaires, au prix d’une guerre civile sanglante.On laissait entendre de source grecque non identifiée, hier soir, que tant à Moscou qu’à Athènes, des contacts soviéto-grecs étaient maintenus.Simple chantage psychologique?Peut-être pas.M.Caramanlis sait trop bien qu’il ne lui appartient pas du moins pas encore — de sortir de l’OTAN et d'exposer dangereusement le flanc-sud de l’Alliance atlantique.Pour réussir, la manoeuvre qu’il a lancée hier a besoin de tout le poids de la diplomatie soviétique qui, curieusement, a des intérêts convergents sur plusieurs points avec la Grèce.Des rapports de presse faisaient état de la présence d’unités soviétiques en Mer Egée alors que d’autres signalaient le passage de navires de guerre soviétiques par le Bosphore.Dans les mêmes parages mouillent les unités de la Sixième flotte américaine.C’est dire que les pions sont en place pour la prochaine manche de ce jeu de mort qui consiste à voir qui reculera le premier.Dans l’intervalle, le Conseil de sécurité s’est réuni une première fois et devait se réunir encore hier soir.Mais que faut-il en attendre de concret quand les intérêts des membres dotés du veto tout-puissant sont divergents?Quand les parties én présence croient posséder la vérité.une et indivisible, vérité au nom de laquelle sont bombardées des villes — “objectifs militaires" pour l’occasion — et au nom de laquelle sont rompues les trêves?La question qui se pose est de savoir en combien de ruptures de la trêve l’armée turque atteindra l’objectif Famagouste.Et en combien de conférences on réussira à dorer la pilule jusqu’à la faire avaler aussi bien aux Grecs qu’à l'opinion mondiale.• Ces Chypriotes, on en parlera par ricochet.Au fond, quand on entre dans le raisonnement tenu dans certaines chancelleries, comment peut-on être Chypriote?On est Turc ou on est Grec.Ce ne sont pas les quelque 700,000 Chypriotes qui pourront imposer une identité sur laquelle eux-mèmes ne parviennent pas à s'entendre.L'essentiel, n'est-ce pas, c'est de retirer cette épine du pied du pacte atlantique qui risque, à tout moment, de s’infecter et de dresser l’un contre l’autre deux alliés que toute leur histoire oppose.L’essentiel c’est d’en finir de cette ligne verte que des milliers de Casques bleus — lourde est la facture — s'évertuent depuis des années à faire respecter.Une ligne Kyrenia-Famagouste ne serait au fond qu'une nouvelle frontière séparant deux allies d’un même pacte militaire, équipés des mêmes armes et investis d'une même “mission pacificatrice.” On pourrait persifler à l'infini si l’heure n'était à la veillée funèbre.Pour peu qu’on continue de déchaîner les passions et de faire déferler la haine, il s’agira effectivement d'une mise à mort, de la mise à mort d’un petit pays qui aurait pu survivre, dont le drame aura été de se trouver dans une île attachante qui constitue aussi le verrou du bassin méditerranéen.Qui aurait pu survivre, qui pourra encore survivre, pour peu que les dés ne soient pas pipés et que les jeux ne se fassent pas ailleurs.Une crise chypriote avait emmené Caramanlis et les civils.Une autre crise chypriote les ramènera-t-elle?La question se pose avec d’autant plus d’acuité que la démocratie grecque en sursis est exposee à aller soit dans le sens d’une aventure militaire, bénéficiant d’un appui soviétique accordé à un régime de droite, soit dans la voie tracée hier par le divorce “émotif” d’avec l’OTAN et, devenant “autocéphale”, à s’ouvrir à la gauche avec une équipe de droite au pouvoir! Ce paradoxe grec dit assez les dimensions des éléments déchaînés stupidement le 15 juillet avec le renversement du régime du moindre mal de Mgr Makarios.On a cru un moment que Caramanlis sorti du chapeau américain et 1 escamotage des militaires du général loannidis allaient permettre un accouchement sans douleur à Chypre.Encore, fallait-il arrêter là les frais et ne pas jouer les anges de la paix dont Washington semble posséder une belle brochette.On se trouve aujourd'hui au seuil d’une confrontation qui prouve hors de tout doute que la diplomatie américaine est débordée: la priorité n'est plus au problème de Chypre mais à la prevention d’un affrontement direct greco-turc.Les apprentis-sorciers — on est tenté d’employer le singulier — trouveront-ils dans leur grimoire cette formule magique qui évitera le pire0 On voudrait le croire.Au fond, dans sa démarche sinueuse et par ses raisonnements tortueux, le département d'Etat, dans cette affaire, risque de ne réussir qu'à réintroduire en grand les Soviétiques en Méditerrannée orientale.Avec un nouveau président qui en est à ses débuts en dossiers internationaux, avec une OTAN amputée de sa Grèce et une bonne dose de cynisme, Washington aurait tout simplement permis au Kremlin de se poser en champion de la démocratie dans un circuit où, précisément, sa présence n'était nullement souhaitée.Georges VIGNY bloc-notes Les gueulards et le démocrate Après la double victoire des libéraux de Robert Bourassa en 1970 et en 1973 puis le retour inespéré de son propre parti dans un gouvernement majoritaire à Ottawa, on aurait crû que le premier ministre Trudeau, moins tendu, moins inquiet, moins arrogant aussi peut-être, aurait pris avec un grain de sel les tumultes qui ont mar-qué mardi son passage à la grande fête québécoise de la jeunesse des pays francophones.Mais non: même s’il avait semble avoir chassé son naturel frondeur après sa défaite en 1972.puis accédé à une nouvelle sérénité depuis le 8 juillet, le chef libéral n'a pas empêché son tempérament de revenir au galop Il n’y a pas lieu d'en faire un cas.pas plus du reste que des huées qui ont troublé l'ouverture politique de la “su-perfraneofète".Les grandes fêtes populaires sont des carnavals au cours desquels les lois et leur rigueur sont en quelque sorte suspendues pour laisser libre cours aux grands rythmes collectifs et personnels Que des gueulards s'v manifestent et se fassent à leur tour engueuler par des politiciens, voilà qui vaut mieux somme toute que matraquages sanglants à la manière de la Saint-Jean de 1988.Même si.depuis 1988.on peut penser que les fauteurs de troubles ne sont pas tous d'authentiques indigènes et que la police peut parfois v mettre du sien pour “mûrir" l'abcès.Il v a lieu cependant de relever, parmi les bons mots du chef “canadiens", une pointe qu'il a lancée: "Vous venez de les perdre, vos élections.on se reprendra dans quatre ou cinq ans".Nul.certes, ne contestera que M.Trudeau a défait les conservateurs en Ontario ou que.l’année dernière.M.Robert Bourassa.a peut-être definitivement écrasé l'Union nationale.De ces victoires démocratiques-là.on ne saurait douter.Mais deux raisons devraient inspirer plus de modération au vainqueur du 8 juillet quand il s’adresse aux "séparatistes".Il sied mal de dire aux indépendantistes qu'ils ont perdu des élections quand, à l'avance.une victoire aux urnes québécoises leur vaudrait peut-être une invasion de l'armée fédérale, le démocrate Trudeau n'ayant pas encore reconnu le droit d’aucune province de la Confédération à l'autodétermination Le vote qui a le fusil de son bord peut moins prétendre à la victoire démocratique que le Vote menacé des mesures de guerre.Deuxièmement, la dernière victoire de M.Trudeau a été largement financée par les sources traditionnelles des vieux partis.Ce que le chef libéral dit de ceux qui “traînent leur petite misère parce qu'ils ne sont capables de reunir chez eux assez de spectateurs pour les entendre", il pourrait tout aussi bien le dire des néo-démocrates qui avaient autrefois son appui, et qui, notamment parce qu'ils ne bénéficient pas des largesses des puissances d'argent, ont bien eu de la misere.au Quebec comme ailleurs, à trouver des électeurs pour les entendre.Entre-temps, on va bien voir si “c'est dans l'esprit et le coeur qu'on trouve sa liberté", comme le prétend le député de Mont-Royal, quand on fête non pas à Québec, mais dans les parcs qu'occupent, près Mounded Knee, des Indiens du Canada.Stanfield, fidèle à lui-mème Avec raison M.Robert Stanfield n'a pas laissé plus longtemps dans l'incertitude les militants du Parti conservateur et les députés qu'il a fait élire le 8 juillet dernier L'ancien premier ministre de la Nouvelle-Ecosse avait la réputation d'être tenace mais non celle d'être têtu.Contrairement à son prédécesseur John Diefenbaker qu'il fallut presque jeter la force à bas de son siège, le chef de l'Opposition vient d’ouvrir lui-même sa succession dans des conditions à la fois dignes et propres à aider les conservateurs à se donner un chef à la mesure du prochain rendez-vous électoral.Certes, le caucus conservateur n'a pas été unanime, semble-t-il: mais M.Stanfield ne devrait pas avoir de difficulté à remplir à la fois ses tâches de chef de l'Opposition et ses responsabilités de leader sortant, line course trop précipitée à la direction du PC eut à la fois entravé les travaux qui vont d'autant plus s'imposer à l'Opposition qu'elle affronte désormais un gouvernement majoritaire, et trouvé les militants du parti, encore sous le coup de la défaite, peu prêts à choisir dans la brochette des candidats qu'on devine celui qui affrontera M.Pierre Elliott Trudeau dans quatre ans M.Stanfield a eu du mal à s’imposer au Parti conservateur mais il a finalement su le faire avec un tel doigté, une si grande patience qu'on voit mal quel autre dirigeant du parti pourrait mieux que lui tenir l’intendance dans cette période de transition D'autre part, la défaite de M.David Lewis prive les rangs de l'opposition d'un de ses meilleurs parlementaires et rend encore plus nécessaire la présence de l'actuel chef conservateur.Tant au cours des débats de la Chambre que dans les réunions que les militants du parti ne manqueront pas de tenir au cours-des deux prochaines années, des successeurs éventuels auront ainsi la chance et l’occasion de se faire valoir.Les militants conservateurs autant que les électeurs en général auront ainsi le loisir de faire également connaître leurs sentiments et leurs suggestions.Nul n'a intérêt à une course trop hâtive qui, pour donner un chef au parti, le plongerait dans des tiraillements qui ne l’ont que trop handicapé déjà.Les conservateurs ne manquent pas d'hommes pour succéder a M.Robert Stanfield.Les noms des premiers ministres provinciaux Richard Hatfield.Peter Lougheed et William Davis circulaient déjà, bien avant la dernière défaire du chef conservateur La candidature du député de Saint-Hyacinthe va également retenir l'attention des dirigeants du parti autant que des militants, car le prochain chef devra briser le mur qui bloque encore les conservateurs au Québec, et M.Claude Wagner pourrait bien être à cet égard le choix des stratèges Mais il est encore bien tôt pour s'aventurer de ce côté.D'ici deux ans.en effet, bien des événements, politiques aussi bien qu'économiques, peuvent survenir qui seront de nature.peut-être, à dicter au Parti con-seAateur le leader qu'il devra présenter à l’électorat canadien Cependant qu'à Montréal le métro est toujours paralysé.Toronto vit depuis quelques jours la grande aventure de la grève du transport en commun, la première en 22 ans.Dans la capitale ontarienne, au lieu de se tourner vers les tribunaux, le président de la grande Communauté urbaine a réussi à ramener les parties à la table de négociation Paul Godfrey, voyant dans quel embouteillage le centre-ville glisse (les Torontois s'étant en grand nombre repliés sur le transport par automobile).a demandé aux entreprises de la métropole d'étaler les heures de travail de leurs employés et d’élargir les heures de fermeture des bureaux.De la sorte, les heures de pointe devraient être moins intolérables aux banlieusards.Il v a là une suggestion pratique qui devrait être davantage entendue et examinée à Montréal même, que la Commission de transport y soit frappée par une grève partielle, comme c'est encore le cas aujourd’hui, ou par une paralysie plus grave, comme ce le sera peut-être bientôt si rien n aboutit au bureau de M.Lawrence Hanigan.ou bien encore, qu'il n'y ait pas d'arrêt de travail du tout.Car la circulation aux heures de pointe, catastrophique en cas de recours généralisé à l'automobile, est également problématique même quand le métro et les autobus roulent "à plein", [/achalandage du transport privé à l’aller et au retour du travail tout autant que celui du transport en commun impose une lourde charge économique et physique aux passagers.en même temps que cette ruée bruyante crée une pollution par le bruit proprement infernal dans les quartiers avoisinant le centre-ville.Une grève qui stimule la créativité La CUM.les entreprises et les syndicats de la métropole devraient étudier ensemble cette suggestion l’eut-être v trouveraient-ils de quoi rentabiliser davantage le transport en commun, permettre à la Commission de transport de mieux payer ses employés et ainsi de faire l'économie de grèves aussi coûteuses que désagréables.Et.sait-on jamais, avçc une telle politique des transports la métropole cesserait peut-être d'être une des villes les plus "dures à vivre".Jean-Claude LECLERC le devoir Fondé par Mtnn Bouroua le 10 janvier 1910 Directeur et rédacteur en chef Claude Ryan Rédacteur en chef adjoint Michel Roy Directeur d# l’information Jean Froncoeur Trétorier Bernard larocque IE DEVOIR ett publié par l'Imprimerie Populaire, société à retpontabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacre ment, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprime par l’Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés 6 9130, rue Boivm, Ville laSolle l’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR ABONNEMENT Edition quotidienne S40 par année sm mois: $22 À l’étranger $45 par année, suc moil: $25; trois mois $13 Éditions du samedi $10 par année Edition quotidienne, livrée à domicile par por leur $1 20 par semaine Tarif de l'abonnement servi par la poste aé tienne sur demande Courrier de deunième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec TlliPHONSt t44>3361 (lignesgroupées) n ?„.LoLh et 0\Oc\trZo Obellemarix - C’est pas de ma faute chu tombé dans la potion magique quand j’étais jeune! lettres au DEVOIR Amiante: quelques précisions M.Lemelin.Suite à votre excellent éditorial sur l'amiante, je tiens à préciser certains points de la position que Carmen Riendeau et moi-méme avons soutenue dans les pages du Devoir Dans le cadre de la présentation préalable du problème ainsi que dans le contexte d'une option politi-ue sociale-democrate.l'utilisation une réforme de la fiscalité devient une action première mais implicite.Nous avons favorisé une solution en trois étapes: a) Office de commercialisation.b> Achat d'un nombre minimal d'actions afin de connaître les coûts exacts de production et d eveluer l intérét et.le cas échéant, la formule d une nationalisation ci Advenant lintérét d une nationalisation pour un meilleur contrôle (ce qui est fort probable).effectuation de cette nationalisation selon la formule la plus adéquate (complète, ou préférable- ment partielle soit par l'achat d'un certain pourcentage d'actions dans les divers compagnies, soit par la création d'un secteur étatique concurrencies Nous n'avons pas explicité la notion de "double prix ", mais si nous l'avions fait, nous aurions évidemment favorisé la formule de la "taxe à l'exportation ' pour établir ce double prix Hubert WALLOT Sherbrooke, le 8 août 1974 La démocratie de Bourassa vaut celle des évêques Mgr Guv Bélanger, Lors de l'émission "Dialogue" dimanche le 28 juillet dernier, j'aurais aimé répondre à la question posée au public concernant la prise de position face au bill 22 et le mémoire signé par trois évêques dont vous.Monseigneur Coderre et Monseigneur Hubert Malheureusement quelques personnes seulement ont eu l'opportunité d'exprimer leur opinion Voici la mienne.Moi non plus je ne suis pas d'accord avec le bill 22 tel qu ’il est présenté.mais je crois qu’il n'appartient pas à des évêques de prendre position publiquement sur un sujet politique.Le mandat que vous avez reçu le jour de votre ordination vous engageait au service de Dieu et des âmes que vous avez la responsabilité de guider vers le royaume éternel Dans le domaine matériel il faut faire confiance au peuple qui peut facilement s'organiser sans 1 é-piscopat.Même si vous invoquez l'élément justice sociale (terme fort galvaudé), je crois que vous vous éloignez de votre mission évangélique Permettez-moi d'ajouter que votre commentaire sur le peu de démocratie du gouvernement québécois m'a plutôt amusée car je n'ai pu m'empêcher de faire un parallèle avec le peu de democratic employé par certains membres de l'épiscopat pour régler les problèmes de l'Eglise Je vous donne en exemple: l'évaluation de la ca- téchèse dont vous êtes responsable, ie crois, depuis la démission de Monseigneur Coderre.Au départ on peut se poser des questions sur la nomination même de Monseigneur Coderre comme responsable de cette évaluation Comment évaluer impartialement une oeuvre dont on est un des auteurs et le promoteur Et vous qui avez hérité de sa succession.avez-vous veillé a ce que cette évaluation se fasse démocratiquement en permettant à tous les parents de s'exprimer'1 Ceux qui ont suivi la chose de près se sont bien rendu compte qu'à tous les niveaux les évaluateurs étaient soigneusement choisis.Quelle attention la plupart des évêques portent-ils aux mémoires qui leur ont été adressés par des catholiques de toutes les parties du pays, qui n'acceptent pas cette ca-iéchèse incomplete et souvent équivoque.non conforme au Directoire général de la catéchèse Après dix ans de plaintes de plus en plus nombreuses, rien n'a changé et le directeur national de la catéchèse déclarait en mai dernier qu'il n'y aurait pas de retour en arrière après l'évaluation .le pourrais également parler de cette évaluation commandée par certains évêques à un groupe de promoteurs dont le rapport a été publié dans la revue Maintenant Mais à quoi bon; je connais la procédure.On dira: “Ce sont des affirmations gratuites venant de pauvres gens conservateurs qui ne peuvent s'adapter au renouveau" On n'hésite pas à employer les moyens "démocratiques" pour les ignorer et les éliminer.Monseigneur, je crois que le devoir des prêtres et des évêques commence par mettre de l'ordre dans leur propre maison en essayant d'écouter et de dialoguer avec "tous" leurs fidèles et non seulement avec ceux qui pensent comme eux.Présentement la démocratie du gouvernement québécois, qui laisse a désirer, vaut, je crois, autant que celle de certains prêtres et évêques qui pourraient s intérroger sérieusement sur leurs méthodes pour régler les problèmes de l'Eglise.Les prises de position dans le domaine politique par des membres du clergé et surtout par des évêques, d une part influenceront probablement peu les décisions gouvernementales et d'autre part contribueront à diminuer la confiance en leur pasteur d'un grand nombre de fidèles qui ne reconnaissent plus à plusieurs évêques la competence pour transmettre le message du Christ Voilà l'opinion partagée par de nombreux groupes silencieux qui n'osent pas s'exprimer sachant d'avance qu'ils seront étiquetés d'intégristes ou de conservateurs, même s'ils ne sont tout simplement que des catholiques fidèles à la doctrine catholique romaine Madeleine CORRIVEAU Ottawa, le 2 août 1974 Les subtilités d’un débat Cher Dr Allaire.Vous trouvez que.faute d'intelligence.d'insistance, de délicatesse et de subtilité, je me fourvoie quand j'estime que les résultats du dernier recensement indiouent que le Québec est engagé dans la pente de l’anglicisation, ou qu'il y a présentement minorisation des francophones au Québec (Le Devoir.2 août 1974i Je dois en effet avouer que la subtilité de vos remarques me dépasse quelque peu D'abord, entendons-nous sur les mots Dans un article signe par vous-même et M J -M Toulouse dans LE DROIT du 5 novembre 1973 (si ma mémoire est bonne), vous avez utilisé le mot francophone pour désigner une personne qui.le plus souvent, parle français en famille Il est évidemment beaucoup plus raisonnable d'employer le mot ainsi, que de le rattacher, comme vous semblez vouloir le faire maintenant.au concept de langue maternelle Si.logique avec vous-même et judicieux sur le plan méthodologique par surcroit, vous vouliez bien revenir à la terminologie de votre article du DROIT, vous approuveriez que l'on parle, comme je l'ai fait systématiquement, d'anglicisation lorsou'une personne de langue maternelle française préfère utiliser l'anglais en famille (et de francisation devant le phénomène inverser Croyez-vous vraiment condamnable le fait que j'aie parfois utilisé le mot assimilation au lieu d'anglicisation pour alléger des textes qui n'étaient pas destinés uniquement à des spécialistes?Il était évident dans ces articles, d'ailleurs, que j'entendais toujours par là assimilation linguistique, le recensement ne permettant rien de plus Pouvez-vous nous dire aussi clairement ce que vous entendez, de votre part, par "identification culturelle au groupe anglophone'1" Ne serait-il pas plus correct, en parlant d'un groupe linguistique, de parler plutôt d'identification linguistique'1 Peut-être entendez-vous par une telle identification, la perte complète de la langue maternelle?L'unilinguisme anglais serait-il d'après vous un caractère essentiel de l'indentité culturelle des anglophones?Pour ma part, je n'ai jamais laissé entendre qu 'un anglicisé n est pas bilingue.Généralement, il le reste.Une telle anglicisation est superficielle.dites-vous, et n est peut-être due qu'à l'unilinguisme du conjoint Admettez au moins que les rejetons de ces ménages anglophones seront de langue maternelle anglaise Et pas nécessairement bilingues Vous laissez entendre, en passant, que le phénomène des transferts linguistiques n'est pas si grave même chez les franco-Ontariens Saviez-vous que 40$ des Ontariens de langue maternelle française, à-gés de 25 à 44 ans, utilisent de préférence l'anglais en famille?Et que 80% des Ontariens d'origine française parlant anglais en famille sont unilingues anglais?Vous faussez mon argumentation quand vous ne remontez pas.comme je l'ai fait, au recensement de 1951, lorsque 82 57> de la population du Québec était de langue maternelle française, pour indiquer le début du déclin actuel du français au Québec.Vous prétendez faussement que j’attribue ce déclin uniquement aux transferts linguistiques Vous parlez du bas taux de natalité des Britanniques au Québec comme indiquant une supposée faiblesse sur ce plan des anglopho- nes au Québec, tout en passant sous silence le fait que 407- des anglophones du Quebec sont l'origine ethnique autre que britannique Mais la déformation la plus grossière que vous vous permettez de faire de ma position, c'est de ne pas plonger la situation linguistique québécoise dans le tout canadien environnant Les transferts linguistiques sont décidément plus "qu'un épiphénomène de la civilisation française en Amérique" lorsque prés de 507 des jeunes adultes canadiens» de langue maternelle française vivant a l'extérieur du Québec et de l'Acadie optent pour l'utilisation de l'anglais en famille Aussi longtemps que le Québec fait partie intégrante du Canada, on ne peut dissocier le sort du français au Québec du sort du Canada français dans sa totalité.L'argument le plus fort, et le plus juste, en faveur d'un Québec massivement français est bien la débandade du français dans le reste du Canada Si.par surcroit.il existe des indices du début d'un glissement semblable nu Québec même, alors, avant d'agir, il ne faut pas attendre que le phénomène atteigne un poini de non retour Car e est bien à ce moment que toute mesure sociale visant le redressement sera reçue "contre-intuitivement" par les Québécois eux-mémes C'était là l'essentiel de mes conclusions, dont vous ne dites mot.préférant parler de "réaction viscérale" et de "disparition imminente des francophones " Décidément, la délicatesse et la subtilité avec lesquelles vous exercez votre art de I interprétation me dépassent Charles CASTONGUAY Iles-de-la-Madeleine.le 11 août 1974 Le Devoir, jeudi 15 août 1974 • 5 des idées des événements des hommes Des espaces verts ou des logements subventionnés?r Le cas de Vancouver (.) A l'occasion du mois de l'environnement (mai 1974), le ministre responsable au gouvernement du Québec, le Dr Goldbloom.soulignait que Montréal devait prévoir l'acquisition d'espaces verts avant que les terrains ne soient tous occupés et n'atteignent des prix inabordables (Le Devoir, 7 mai).Mais, alors que les espaces verts occupent 2.0 acres par 1000 habitants sur l'ile de Montréal, ils ne constituent que 0.66 acre dans l'est moins fortuné.Non pas que les parcs soient peu nombreux, mais ils sont tous très petits (Parc Saint-Emile, Parc Hochelaga, Parc O.-Pelletier.Parc Jos-Montferrand.etc.).Fit leur nombre diminue à vue d’oeil.Depuis 1967.25 parcs sont disparus.(.) Les dangers de pénurie d’espaces verts urbains se situent au coeur de deux traditions urbaines.et non d’une seule, et par conséquent au coeur de deux philosophies générales de la planification.l'une européenne, l'autre nord-américaine à laquelle semblent appartenir Vancouver et Montréal.Les villes nord-américaines sont nées de la première révolution industrielle.elles furent structurées et dominées par les activités productrices, elles se sont construites en fonction d’usines et de leur main-d oeuvre, d'où le discrédit dont est marqué le mode de vie urbain aux Etats-Unis.En Europe, au contraire, la ville fut bâtie autour de fonctions sociales beaucoup plus différenciées.elle répond entre autres à des soucis esthétiques, elle a subi l'influence du mode de vie bourgeois.D’où l'existence dans les plans originaux de parcs, de verdure, d'harmonie des grandes artères.Des caractéristiques sociales répondant à des valeurs bourgeoises.C'est dans un tel contexte que certains Européens (la “gauche") veulent dorénavant rem- placer les nombreux espaces verts par des logements à loyer modique dans le centre-ville.En F,urope, ce souci paraît effectivement répondre à un besoin.En Amérique du Nord, cependant.la planification urbaine ne remonte qu'à la fin du siècle dernier, et l’originalité sociopolitique de ce processus est fondée sur la société industrielle du XIXe siècle.La croissance rapide des villes créa une situation nouvelle, non planifiée.aggravée dans l’Est des Eltats-Unis par l’afflux d’immigrants.Les conditions de vie devinrent vite intolérables du point de vue sanitaire.Les espaces verts demeurèrent rarissimes.En fait, les premières mesures prises par ces villes furent des mesures de police qui n’attaquaient pas le mal à la base.Il paraît difficile, dans ce contexte nord-américain, de taxer de "bourgeoise’’ toute suggestion d'espaces verts dans les aires urbaines.C’est pourtant en ces termes que l’existence des terres universitaires (University Endowment Lands) séparant le centre-ville du campus de l’Université de la Colombie-Britannique pourrait être mise en cause par des socialistes européens: à un moment où la rareté des logements à loyer modéré paraît aiguë.ne devrait-on pas construire des logements de ce type sur ces terres?L’absence relative de terrains dans la région est invoquée, et la hausse foudroyante du coût des maisons et des loyers depuis cinq ans semble confirmer cette rareté.L'alternative serait d’utiliser ces terres universitaires à des fins récréatives.On doit distinguer deux aspects du problème, l’un peut-etre propre à Vancouver (la rareté des terrains), mais l'autre au coeur de deux conceptions idéologiques différentes de la planification (l’importance des espaces verts).La rareté des logements à Vancouver Le ministre du logement de la Colombie-Britannique, M.Nicholson, constatait en janvier dernier la pénurie chronique du logement a Vancouver.Il notait également que le coût des loyers avait augmenté de 20 p.c.à 50 p.c.selon les quartiers de la ville.Mais alors que beaucoup de comités de locataires réclamaient un contrôle quelconque des loyers, le ministre suggéra plutôt la construction de logements additionnels.En fait, la moitié de la population de la Colombie Britannique a choisi de s’établir sur une bande de terre qui couvre moins de 1 p.c.de son territoire.Le climat et la géographie (de trois côtés, Vancouver est entourée d'eau) y ont contribué, mais empêchent les gens de se construire en banlieue! La densité de population y est déjà aussi grande qu’aux Pays-Bas, qui ont le taux le plus élevé d'Europe.On prévoit que 30,000 nouveaux habitants viendront s’y établir chaque année, à cause du climat et du niveau de vie élevé.Certes, la ville compte deux vastes parcs, l’un fort connu des touristes, Stanley Park, déjà surpeuplé les dimanches et durant la majeure partie de l’été, et l'autre lé parc universitaire, d'une superficie de 1.700 acres, constitue il y a cinquante ans (1923) en banque de terrains au bénéfice de [’Université de la Colombie-Britannique.Mais doit-on y construire des logements?Ce qui parait avoir déclenché les hostilités, c’est en juillet 1973 une décision gouvernementale de construire des logements “peut-être sur les terres universitaires" pour réduire le coût du logement dans la région.On attribuait à la rareté des logements de tels coûts élevés.11 fallait dope tenter de satisfaire à la demande.Aucun projet précis n'a cependant depuis cette date été annoncé par le ministre.Les autorités de Vancouver ont pour leur part émis des voeux, l'approche des élections municipales de novembre prochain y étant probablement pour quelque chose.Le maire Phillips, qui sera de nouveau candidat, préconise l’aménagement intégral de ces terres universitaires en parc régional (11 janvier 1974).L'un des échevins.M.Volrich.suggère plutôt, en guise de compromis, de conserver 1.000 acres en parc et d'autoriser la construction de logements pour 4.000 personnes I par JACQUES BENJAMIN ¦ Extraits d'une communication présentée au colloque européen de planification urbaine de l'Institut nordique des communications de Reykjavik par le professeur J.Benjamin, de l’Université de Montréal, et professeur invité à l'Université de la Colombie-Britannique, le 1er juin dernier.Les sous-titres sont du Devoir.sur les autres 700 acres (8 janvier).Cette seconde suggestion ne plut guère aux habitants du quartier limitrophe, citoyens de classe moyenne supérieure, pour qui “toute autre ville nord-américaine donnerait une fortune pour jouir d’une aire de récréation de ce type.Et nous parlons d’y envoyer les bulldozers?” Quartier bourgeois aux gens cossus, Dunbar est-il vraiment représentatif de l’ensemble de la population lorsqu'il réclame la conservation intégrale de la verdure?S’agit-il, selon le modèle européen, d'une revendication de riches ignorant les besoins domiciliaires des petites gens?A mesure que la campagne électorale municipale s'organisait, le maire Phillips modifia, pour sa part, ses suggestions, préconisant plutôt un compromis: il acceptait l'idée de logements subventionnés mais souhaitait que les terres universitaires demeurent “surtout naturelles", (1000 acres).Une résolution en ce sens du conseil municipal (5 février) vint renforcer cette impression de compromis.L’opinion des citoyens Comment les citoyens de Vancouver eux-mêmes réagissent-ils?Un sondage effectué en février et mars, dirigé Êar Nathalie Nuygens et Liza lack, permet d émettre quelques hypothèses.Le sondage a été effectué par téléphone auprès de 1496 personnes, à partir de numéros choisis au hasard dans l’annuaire.L'échantillon recoupe d'assez près les données socio-économiques des habitants de Vancouver, par exemple 17 p.c.des gens interrogés avouent gagner plus de $35.000 par annee.alors qu'on en compte effectivement 19 p c.dans la région.Le questionnaire comprenait les questions habituelles sur les variables socioéconomiques (âge.revenu, éducation.etc.) et se limitait, à cause des contraintes d'un sondage par téléphone, à une demi-douzaine de questions Les résultats obtenus sont résumés dans le tableau ci-contre.On constate tout de suite que le grand public est déjà conscient d'une rareté de logements.mais qu'il ne croit pas détenir la solution-miracle et qu'il n est guère prêt à favoriser la construction de logements dans les terres universitaires.Si on lie ces réponses et les données socio-economiques des personnes interrogées, on constate que 85 p.c.des personnes favorables gagnent moins de $15.000 par année et que la répartition des âges suit la courbe d'âge des habitants de la région (autant de personnes âgées que de personnes entre-deux-âges sont faborables).Par contre, parmi les personnes opposées à cette construction, plus de la moitié gagnent plus de $35,000 par annee et ont de 45 à 59 ans.Le sondage révèle en fait qu'en février et mars l’opinion de 40 p.c.des gens n’était pas encore arrêtée, mais que déjà le tiers de la population s'avouait opposé à Lutilisation de la verdure à cette fin.Les techniques de pression utilisées par les opposants ressemblent à celles qu'a analysées la science politique dans d’autres circonstances.Un comité de soutien aux espaces verts s'est formé dans le quartier limitrophe (Dunbar).Un organisateur libéral (en Colombie-Britannique, parti marginal d'opposition) fut élu président : le comité compte des militants de plus d’un parti, même si ceux du parti gouvernemental.le Nouveau parti démocratique.paraissent assez rares L'unanimité se fait sur le but à atteindre, la conservation intégrale des espaces verts.Sur les moyens d'y parvenir, les adversaires du gouvernement (y compris TEAM, le parti du maire Phillips) semblent avoir imposé leur point de vue.C'est sous forme d'une pétition, longue de 700 pieds, soumise à LAssemblée législative de Victoria.de délégations auprès de la Régie des parcs, des Ministères et du Conseil de ville, sous forme de lettres aux journaux (leurs éditoriaux sont favorables aux opposants), et d’une Libre opinion par PIERRE RICARD Comment combattre l’inflation ?L'inflation est une hausse soutenue des prix, sur une période donnée.Le terme “prix ' s'applique aux biens et services, aux facteurs de production, et aux libellés des contrats (loyers, pensions, etc.).Comment l’inflation peut-elle être qualifiée de problème économique?Parce ce qu elle entraîne des redistributions de revenu économique?Parce ce qu elle entraîne des redistributions de revenu parmi les individus et groupes socioéconomiques.parce qu elle cause une mauvaise allocation des ressources chez les consommateurs et chez les producteurs.Il y a effet de redistribution pour lès individus quand leur pouvoir d'achat diminue, pour les groupes, quand leur part relative du revenu décroît.Il y a mauvaise allocation des ressources quand, du fait du changement rapide des prix, les consommateurs ne choisissent plus les biens et services en proportion avec leur utilité relative, et quand les producteurs ne choi-plus le " ‘ pro- leur duction en proportion avec leur productivité relative, il y a perte de bien-être économique quand des ressources productives peu liquides remplacent des ressources moins productives plus liquides comme réservoir de valeur.L’inflation est-elle un problème économique canadien'' Les causes initiales a un phenomene inflationniste sont difficiles à déceler, pro-bàblement nombreuses.Comme types généraux d’inflation, il y a l'inflation par une demande excédentaire (ce qui inclut le cas d’une politique monétaire trop expansionniste).l’inflation par la poussée des coûts, et l’inflation venant strictement du côté de l’offre.Comme le Canada est caractérisé par une économie "ouverte” (ainsi près du quart de son produit national brut est dû au commerce extérieur).les causes de l’inflaion peuvent être de source domestique ou étrangère 11 y a des institutions communes entre le Canada et son principal partenaire commercial qui fait que si un mouvement infla tionniste d'origine étrangère (amé ricaine» se développait, il se trans mettrait en partie, tôt ou tard, à l'économie canadienne.La forte augmentation du prix de certaines ressources naturelles et matières premières (comme le pétrole ou le blé) ne serait-elle pas la cause de l’inflation canadienne?Cela n'a pas aidé, pour sûr.mais l’inflation, â un rythme moins élevé qu aujourd'hui, avait déjà cours au Canada.Pour le pétrole, le Canada a réussi à mettre sur pied un double système de prix qui l'isole des vagiies frappant les autres membres de la communauté économique internationale pour leur balance des paiements.L'inflation reste un problème que les divers niveaux de gouvernement au Canada, doivent essayer de résoudre.Comment combattre l’inflation?Les solutions proposées sont nombreuses, parfois contradictoi- res.et d'efficacité différente L'inflation ayant de si nombreuses dimensions, on s’est attaché à minimiser ses effets de redistribution inéquitables, en indexant au coût de la vie les diverses mesures de se curité sociale (pensions de vieillesse.allocations familiales, base de taxation).Cela s'est surtout appliqué au secteur public.Il faudra cependant une politu-que des prix et revenus plus globale.plus complète, pour maîtriser l'inflation.Comme les détenteurs d’épargne encourent un manque à gagner parce que les taux d'intérêt sur les dépôts ne s'ajustent pas assez rapidement pour couvrir et l'augmentation annuelle des prix et la prime de liquidité, le prix des titres financiers doit aussi être indexé.En premier lieu, les obligations d’épargne des gouvernements, et les autres obligations Cette forme d évaluation des actifs serait étendue au secteur bancaire privé, avec compensation pour le degré de risque Comme la majorité des revenus d'une population sont sous forme de salaires et gages, la fixation des clauses monétaires des contrats de travail acquiert une importance considérable dans la conduite d’une politique anti-inflation.Les augmentations de salaire qu’on peut accorder sans que cela entraîne une inflation correspondante sont liées à l’augmentation de la productivité, selon que la productivité dans une industrie ou un secteur de travail donné sera supérieure.égale, ou inferieure à cette moyenne.Cependant si on peut mesurer l'augmentation de productivité pour une industrie, c’est pour un passé plus ou moins récent, et c'est dans le présent que les contrats de travail se signent.Bien qu'on puisse utiliser les informations sur le passe (avec un certain décalage), c'est le processus du progrès technologique qui présente la difficulté principale; ce pro sus n'est pas uniforme, il a difficulté n'est pas uniforme, il a des changements plus ou moins prononces.Les syndicats et le patronat s'attendent à une répétition plus ou moins fidèle du passé.Il faudrait un changement de mentalité pour qu on acceptât la réalité économique même.Comme solution sous-optimale.on aurait une politique des prix et revenus qui incluerait, par arrangements institutionnels et juridiques appropiés, des salaires indexes au taux passe de l’intlation, mesuré par exemple, par le changement dans l’indice général des prix pour l'année précédente.Et comme il y a formation d’attentes ou de désirs quant aux prix et quant aux gains du progrès technique.on pourrait greffer à cette proposition de base une prime en relation avec la productivité de chaque industrie ou secteur de travail.Si.de plus, on a combattu la spéculation sur les terrains et les biens immeubles, la réduction du taux d'inflation améliorera l'allocation des ressources au sens général.intervention remarquée du député du comté (membre du parti libéral) que les pressions sont maintenues depuis six mois.Lors des débats sur le budget du ministère du logement (30 mars 1974), le député affirma que les habitants du Vancouver métropolitain désiraient un parc à cet endroit, et qu'il “se tiendrait devant les bulldozers si le ministère tentait de réduire l’étendue (carve up) les terres universitaires.” Peut-on définir les valeurs qui sous-tendent cette argumentation?S'agit-il de valeurs associées à une définition européenne ou nord-américaine de la planification1' Notons que 42 p.c.(recensement de 1971) des nabitants du quartier sont nés à l'étranger, surtout en Grande-Bretagne (Angleterre, Flcosse, Pays de Galles) ou en Irlande.En avril 1974.le collant apposé aux pare-chocs de voitures qui se vendait le mieux dans le quartier, se lisait ainsi: “Préservons les terres universitaires: les grosses légumes sont des humains itou (Save the U.E.-L.— Fat Cats are People, Too)” Hors contexte, cet aveu des résidants eux-mêmes pourrait prêter au ridicule.Mais, dans la dichotomie colombienne, ces gens considèrent tout gouvernement populiste (le gouvernement néo-démocrate) comme susceptible de transformer cette verdure en longements.C’est une conception d’Européens.C’est une conception européenne de croire qu'un gouvernement populiste considérera nécessairement tout espace vert comme "bougeois".Les autres arguments de ces ' gens vont dans le même sens.Ils s’y opposent “moins pour eux-mêmes que pour leurs petits-enfants et arrière-petits-enfants”.ajouter des logements accroîtrait encore plus les embouteillages dans le quartier.30.000 personnes se retrouvent dans cette péninsule aux mêmes heures de la journée, c’est déjà beaucoup.Ce ne paraît absolument pas pour conserver des oasis de verdure aux couches moins privilégiées de la société qu'ils se battent les flancs.Il s'agit de leurs espaces verts; et “fat cats are people too”.En aucun moment, en effet, conçoivent-ils que les gens moins favorisés aient eux aussi besoin de verdure.Le choix leur paraît clair: le gouvernement tranchera entre les espaces verts et les logements, il ne songera même pas à conserver l'un et l'autre, il évitera de conserver tout espace vert.Une telle conception de la planification, je le répète, me semble propre aux Européens, et dans le quartier aux 40 p c.de citoyens nés outre-Atlantique.Les conceptions différentes de la planification urbaine Si I on tente d’analyser la planifiçation urbaine en termes des valeurs qu elle véhicule.on note l'insistance de plus en plus grande en Amérique du Nord sur le droit des classes populaires aux espaces verts.La Fédération des groupes anti-pauvreté de Vancouver iF.A.P.G.) a très tôt posé le problème en ces termes: les gens qui ont besoin de logements à loyer modique ont aussi besoin de verdure Ils en ont même plus besoin que les gens cossus, parce qu’ils ont peu d'argent à consacrer aux loisirs, souvent ils n'ont pas de voiture pour aller se balader ICHEZ1 TABLE D'HÔTE MENU TYPE Les entrées Potage du jour Les plats du jour Suprême de Chapon ou Sole meunière ou Steak à la Moutarde Pommes Parisienne Le; Desserts Les vins Soumur Blanc ou Chompi-gny, X btle por personne.$ 1 8.00 plus taxe et service Du lundi au samedi de 6:00 p.m.à la fermeture 591 E.HENRI-BOURASSA boidel FACE AU MÉTRO • 381-1777.L’opinion des citoyens 1) Croyez-vous que l’on peut facilement se trouver un logement à Vancouver ou dans la région?Oui.très facilement 2.3% Oui.assez facilement 7.4% Non.c’est assez difficile 44.6'; C'est à peu près impossible 33.0% Ne sais pas et pas de réponse 11.3% 2) Croyez-vous que les loyers soient trop élevés?Oui 37.5% Ils sont nouveaux 32.3% Ils ne sont pas assez élevés 11.9% Ne sais pas et pas de réponse 18.1% 3) Croyez-vous que la solution à la pénurie de logements se trouve dans le contrôle des loyers, la construction de logements subventionnés, ou y a-t-il une autre solution?Contrôle des loyers 34.3% Construction de logements 22.0% Autre solution 21.8% Ne sais pas et pas de réponse 21.7% 4) Où pourrait-on construire de nouveaux logements?— dans le “West Find” (L'Ouest de la ville, riche, où se sont élevées depuis cinq ans des dizaines de maisons luxueuses à appartements de 25 et 30 étages) 42.0% — en banlieu 22.6% — dans les terres universitaires 18.8% — ailleurs, ne sais pas, pas de réponse 16.4% 5) Favoriseriez-vous la construction de logements dans les terres universitaires Oui 26.4% Non 33.8% Ne sais pas 30.5% Pas de réponse 9.2%.à la campagne les fins de semaine.Certes, les gens de ces quartiers populaires ne considèrent pas encore la verdure comme une nécessité aussi vitale que la nourriture et le logement, le sondage le révèle egalement.Mais les comités de citoyens du quartier ont commencé à mettre en garde le gouvernement de Victoria contre la dichotomie espaces verts — logements à loyer modique.Se situer dans une telle problématique.c'est poser le problème en termes européens, c’est aussi faire le jeu des couches favorisées de la population C’est enfin, lancent-ils lorsque le ton monte, faire le jeu des secteurs qui ont voté contre le N.D P et qui le feront de nouveau aux prochaines élections.Si le gouvernement néo-démocrate veut vraiment protéger en priorité les couches moins fortunées de la population, il refusera de poser le problème de cette façon, il refusera de choisir entre les espaces verts et les logements à loyer modéré.il construira les maisons ailleurs ou trouvera une autre solution au problème — réel, ils ne le nient pas — du logement et conservera intactes les terres universitaires.Il ne semble pas que ces groupes populaires aient jusqu’à présent obtenu un très grand succès.Quarante personnes se sont rendues chaque fois aux assemblées publiques convoquées à cette fin.les éditoriaux des journaux (Vancouver Sun du 28 janvier et Province du 9 février 1974) ont mis l’accent sur des valeurs élitistes (il y a déjà trop de voitures dans le quartier, la faune el la flore d une grande richesse botanique et zoologique doivent être protégées) De groupes populaires de plus en plus nombreux en Amérique du Nord sont cependant conscients de l’importance des espaces verts au centre-ville: pour eux il ne s'agit pas là d'unç valeur bourgeoise, ce sont eh fait les gens moins favorisés financièrement qui en ont particulièrement besoin A Montréal.le Regroupement québécois pour l'environnement soulignait récemment l’existence “d'un problème de démocratisation des espaces naturels", puisque “seuls les gens mobiles et favorisés peuvent bénéficier des espaces éloignés " De même à Vancouver, plus que tout autre groupe, les gens moins favorisés ont besoin des "terres universitaires" puisqu'ils n’ont pas les moyens de sortir de la ville les fins de semaine.Bref, la dichotomie européenne parait saugrenue, puis-Suite à la page 6 VICE-RECTEUR A L’UQAM MONSIEUR ANTONIN BOISVERT Le recteur de l'Université du Québec à Montréal, M.Maurice Brossard, annonce la nomination de M.Antonin Boisvert au poste de vice-recteur aux communications.Après des études de psychologie â l'Institut de psychologie de l’Université de Montréal et l'obtention de sa licence, M.Boisvert s'est inscrit à l'Université de Paris en vue du doctorat et a fait un stage de recherche à l'Institut National d'O-nentation professionnelle.Psychologue -conseil et chargé d’enseignement de la psychologie sociale et des communications, M Boisvert a occupé des postes d'importance à la Société Radio-Canada, entre 1957 et 1970, dont celui de directeur de la radio trançaise.Il fut ensuite vice-président et directeur général adjoint à l'Office de radio-télédittusion du Québec, puis à Ottawa, statisticien en chef adjoint du Canada jusqu'à sa venue à l'UQAM Venez dons le Bas du Fleuve et arrêtez-vous à H’&ubergc tirs Iaop Louise et Raoul Roy Table gastronomique R.S.V.P.1-418-869-2981 St-Fabien sur Mer Cté Rimouski.P.Q raOeit fumiWv histoire DE tONGUEUlL VIENT DE PARAÎTRE HISTOIRE DE LONGUEUIL par ROBERT RUMILLY PREFACE DE GERARD ET ALAIN LE MOYNE DE SERIGNY La ville de Longueuil est intimement liée a notre histoire nationale: par les Le Moyne; par les évêques qui en sont issus (Mgr Denaut, Mgr Payette); par ses fils de naissance ou d adoption (les Jacques Viger, les Camilien Houde, les Marie-Victorin).Son histoire de plus de trois cents ans est racontée ici jusqu'en 1969, année ou la fusion avec Jacques-Cartier a fait de Longueuil la quatrième ville du Québec ÉDITION RÉALISÉE PAR 1 LA SOCIÉTÉ D’HISTOIRE DE LONGUEUIL DISTRIBUTEUR EXCLUSIF i-r Un volume de 472 pages • 50 planches hors-texte • Index 245 esl.boni Dorchester Montréal H2X 1 N9 Tel 861 9621 6 • Le Devoir, jeudi 15 août 1974 suites de la première page TREVE de la population allait chercher refuge dans les hôtels alors que la ville était secouée par les explosions d'obus.L’offensive turque a porté contre les positions grecques situées à proximité des postes occupés par le corps expéditionnaire turc: Kytnrea, oui commande la plaine de Famâgouste, la route de Fama-gouste, la région de Skylora (à une dizaine de kilomètres au nord-ouest de Nicosie) ainsi que le secteur situé entre Lapithos et Mirtou.Partis en début de matinée des environs de Mia Milea, à cinq kilomètres à Test de Nicosie, trois colonnes de chars ont progressé vers Famagouste sur trois axes routiers pour prendre la ville en tenaille.La résistance des Chypriotes-Grecs a freiné, mais n'a pas pu arrêter la progression des blindés turcs.Les villages qui se trouvaient sur l’axe de progression des chars turcs ont beaucoup souffert des combats et dans certains cas, ils ont été bombardés au préalable par l’aviation turque.Ces localités avaient aussi beaucoup souffert précédemment des engagements violents qui avaient suivi l’invasion turque du 20 juillet.La Garde nationale grecque avait envoyé des renforts dans ta région de Kara-vas et Laclos en prévision d’une poussée turque dans ce secteur.La situation exacte dans cette région après une journée de combats terrestres et de bombardements navals n'est pas connue, mais on sait que les Turcs avaient concentré dans ce secteur plusieurs dizaines de chars de l’artillerie et des unités combattantes.La bataille pour le contrôle de Famagouste commençait aux portes mêmes de Nicosie, dans les Faubourgs nord-est, où se trouve une zone industrielle et des entrepôts C'est dans cette zone que la Garde nationale chypriote a opposé une vive résistance bloquant le passage aux forces turques.Des colonnes de fumée noire s’élevaient au-dessus des entrepôts et des bâtiments industriels, dont plusieurs étaient en feu.Les explosions et les tirs d’artillerie se sont ensuite succédé à une cadence ra- On apprenait en dernière heure que la réunion du conseil de sécurité de l’ONU, prévue hier soir pour discuter du problème cypriote, a été annulée.Une nouvelle réunion a été fixée pour aujourd'hui, jeudi.Des consultations privées, notamment entre pays non alignés, ont précédé la décision de reporter le débat.De source digne de foi, on déclarait que l’URSS a engagé les pays non-ali-gnés membres du conseil, à se pencher sur la proposition soviétique d'envoyer à Chypre une mission de membres du conseil de sécurité.D’autres sources, on apprendait cependant que les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la Chine s'opposaient toujours à la proposition soviétique.Aucune explication officielle n’a été fournie à l'annulation de la réunion prévue hier soir.Un porte-parole de l’ONU a déclaré que les délégués des pays non alignés avaient achevé leurs consultations mais qu'aucun projet de résolution n’avait été soumis.pide dans la ville où toute vie s’était arrêtée.Tirés avec précision, des obus de mortier explosaient sur les bâtiments et les antennes de la radio-diffusion chypriote grecque, qui poursuivait toutefois ses émissions.Des rafales d’armes automatiques éclataient de façon sporadique dans la vieille ville de Nicosie, et le long de la “ligne verte”.Quelques obus tombaient au milieu des habitations sur le fond du panorama de Nicosie, au pied du massif montagneux, la région de Bogas était pilonnée par l’artillerie grecque a longue portée.Surprises par l’attaque turque les forces des Nations unies ont du abandonner certaines positions, notamment dans le district de Famagouste, et se replier dans leurs bases principales.Tout près de l’hôtel Hilton, à Nicosie, où se trouvent réfugiées une centaine de familles, des obus de mortier ont explosé à midi.Cet hôtel ainsi que l’hôtel Cleopatra tout proche, ont été déclarés zone neutre par la Croix Rouge internationale.Après la décision de la Grèce de se retirer de l’organisation militaire de l’OTAN, des manifestations de soutien au gouvernement de M.Caramanlis ont eu lieu dans toute la Grèce.Dans les milieux politiques, les messages de soutien au gouvernement Caramanlis vont de celui de l’ex-roi Constantin exprimant sa “tristesse et son inquiétude" devant l’attaque turque à Chypre, et celui du parti communiste de 1 intérieur en voie de réorganisation officielle.Du côté des militaires, les milieux proches du commandement de la troisième armée qui fait face aux forces turques à la frontière est du pays, expriment egalement leur soutien à M.Caramanlis pour la “décision historique” du retrait de la Grèce de l’OTAN.Ce courant d’unanimité se nourrit d’un anti-américanisme violent, l'OTAN étant dans l’esprit du Grec moyen synonyme de “protectorat américain”.Or, les Etats-Unis ont, aux yeux du peuple grec, mené La Superfrancofête Suite de la première page racle le spectacle ne pourra être présenté.Il faut dire que jamais les délégations des huit pays impliqués ou LA-gence ou la Société d’accueil n’ont fait état publiquement de ces décisions ou encore tenté d’en expliquer la raison.Il manquait huit comédiens sur vingt mais la pièce, officiellement, serait quand meme jouée ce vendredi.Hier avant-midi, M.Régy est invité par la Société d’accueil à se rendre à la salle des journalistes pour une séance de photographie.A la presse qui a eu vent de “l’affaire des retraits* 1’ et lui pose des questions, M.Régy confirme que c’est bel et bien vrai.Les dirigeants de l’Agence sont prévenus, ils donneront à 16h30 un “cocktail de presse ”, La lumière sera faite.Entre-temps, les journalistes auront pu se rendre à la chapelle du Grand Séminaire de Québec, où ont lieu les répétitions et où la pièce aurait dû être jouée, pour constater, effectivement, l'absence involontaire de huit comédiens.(Trois d’entre eux ont quand même tenu, par solidarité avec leurs camarades, à faire acte de présence au Grand Séminaire.) L’un des trois affirme que la pièce a été jugée “politiquement prejudiciable aux pays concernés”.Un autre note que le contenu “subversif” de l’oeuvre n’a pas eu l’heur de plaire à certains ministres et chefs de délégations.Dans un communiqué transmis il y a quelque temps, relativement à l’ate- lier de théâtre, la Société d’accueil du festival écrivait: "Résultat de la prise de conscience d'une réalité — au delà de la révolte noire, il y a la révolte de toute minorité, — "Nègres" se présente au spectateur comme un déroulement d'images, fortes, signifiantes, renforcées par la dimension sonore d’une musique contemporaine puisée aux sources de rythmes traditionnels et primitifs." Un étudiant africain, rencontré à la répétition avortée d’hier après-midi, explique: “Il faut comprendre que les têtes dirigeantes de plusieurs pays africains ne sont en fait que les gérants des intérêts des anciennes métropoles et qu'ils sont contre tout ce qui pourrait aller dans le sens de la libération effective des gens.” L’étudiant dit ne pas se surprendre de la décision des huit pays: “Nos dirigeants se font imposer là volonté des anciens colonisateurs.Ils n’ont pas de pouvoir de décision réel, ils font tout pour se maintenir au pouvoir.” "L'Agence, elle-même, ajoute-t-il, est une création néo-coloniale qui maintient l'aliénation des peuples qui en font partie.On peut dire que la langue est un lien qui peut nous unir mais nous, Africains, ne nous exprimons pas totalement en français.La Francophonie, telle quelle à été conçue, est une déformation de notre personnalité." Puis vient l'heure du “cocktail de presse" La “superfrancofête” journalistique est présente.Premier écueil: les membres de l’Agence tentent d’interdire, sans succès, l’entrée à M.Régy "qui n’a pas été dûment accrédité" et aux membres restants de la troupe.Le secrétaire général de l’Agence, M.Van Dicko, accompagné de quelques dirigeants de l’organisme, fait son entrée, visiblement nerveux.On l’a prévenu que les journalistes posaient des questions “directes” et il sait fort bien que “l’affaire des retraits" prendra la grande partie du “cocktail’'.C’est ce qui se produit d’ailleurs.“Pour moi, cette affaire, si on peut l’appeler ainsi, n’est même pas un incident.” Le secrétaire général est embarrassée.Le statut de l’Agence lui interdit de prendre clairement position : “L’agence est formée de gouvernements membres, associés et participants et c’est le propre de l’Agence d’accepter la diversité de chacun d’entre eux.Par conséquent, l’Agence ne peut intervenir dans les affaires politiques des pays membres.” Pressé de questions, M.Van Dicko trébuche."Pouquoi les délégations ont-elles décidé de retirer leur comédien?" “M.Régy n’a pas respecté son contrat, répond le secrétaire général.Le contrat — M.Van Dicko avait plus tôt avoué avoir ignoré son existence jusqu’à il y a trois jours — stipulait que ce devait être une création multinationale." Pourtant, vingt pays ont accepté de participer à “Nègres".Un journaliste africain prend la pa- role: “Pourquoi avoir organisé ce festival?Celui-ci devait être le lieu d’une confrontation des, cultures et des.délégations décident pour des raisons politiques.de ne pas participer à l’une de ses plus importantes manifestations?” Le secrétaire général répond: “Encore une fois, je ne peux parler ici qu’en tant que secrétaire général de l’Agence et celle-ci ne peut se mêler des affaires des pays qui en font partie." Mais, ajoute-t-il, l’Agence fera l’impossible, à la faveur de contacts prives, pour convaincre les huit pays de revenir sur leur décision.Si ces démarches n’aboutissent pas, il ne faudra pas oublier que la pièce de l’atelier Claude Régy n’est qu'un élément de la fête.“Quelle que soit l’issue de cette affaire, le festival continuera", rassure le secrétaire général.Les questions se succèdent, l’atmosphère s'échauffe.Quelques échanges ont lieu entre journalistes.L’un vitupère le “paternalisme européen" de ceux qui ne laissent pas les pays africains prendre leurs propres Décisions, l’autre note que, pour la première fois au Québec, une pièce sera interdite dans un festival de liberté."Ne pensez-vous pas, dit un troisième.s’adressant à M.Van Dicko, que l'Agence devra dorénavant revoir de plus près son statut de sorte que des affaires comme celle-ci puissent être évitées?" “C’est une très bonne question.Je vous remercie de l’avoir posée”, répond le secrétaire général une politique hésitante dans la crise de Chypre et trompé le gouvernement grec.Le problème des bases américaines en Grèce existant dans le cadre d’accords bilatéraux est d'ores et déjà posé devant l’opinion.Il est significatif à ce sujet que Quelque mille jeunes gens aient pu crier dans le centre d'Athènes sans que la police intervienne leur sentiment antiaméricain.assimilant la présence américaine en Grèce à la trahison des intérêts nationaux Pour la deuxieme fois en trois semaines, les Etats-Unis se sont trouvés débordés hier par la crise gréco-turque à Chypre qui menace gravement leur position stratégique en Méditerranée orientale.Le président Gerald Ford et le secrétaire d’Etat Henry Kissinger ont décidé de réagir avec prudence à la reprise des hostilités et de ne pas brusquer les gouvernements d'Athènes et d’Ankara qu’ils espèrent encore ramener à la raison.Le recours à la force par la Turquie est un échec pour M.Kissinger.L'annonce du retrait des forces grecques des organisations militaires de l'OTAN est d'autre part la riposte du gouvernement d’Athènes à la faveur croissante apportée par les Etats-Unis à la formule turque de séparation des deux communautés à Chypre.Bien qu'à Washington on parle de “reaction émotive".Malgré ces deux rebuffades successives les Etats-Unis ont choisi hier de traiter leurs deux “alliés-ennemis” avec ménagement afin de ne pas perdre irrémédiablement le contrôle de la situation.Le département d’Etat a menacé la Grèce et la Turquie de la suspension de l'aide militaire américaine, mais seulement comme une hypothèse au cas où elles s'engageraient directement dans une uerre qui ne serait plus limitée à hypre.Aucune sanction ne leur a encore été appliquée.Avec la reprise des hostilités, la solution politique de la crise intérieure chypriote est devenue moins immédiatement importante pour les Etats-Unis que la prévention d une véritable guerre gréco-turque qui entraînerait l’effondrement du flanc sud de l'Alliance atlanti- que.Il ne s'agit pas seulement pour les Etats-Unis d'assurer la “protection” de la Grèce et de la Turquie contre les visées éventuelles de l'Union soviétique, mais aussi de maintenir la supériorité des armes américaines dans une région qui commande l'accès au Proche-Orient.La nouvelle explosion de violence à Chypre et la menace d’une guerre gréco-turque coincident d’ailleurs avec une nouvelle poussée de fièvre au Proche-Orient où Israël, la Syrie et même l’Egypte commencent à parler d’une reprise des hostilités.Pour le moment les dirigeants américains ne se plaignent pas de l'attitudf de Moscou dans l'affaire chypriote.Mais ils se rendent bien compte qu’un conflit armé entre la Grèce et la Turquie, et l’affaiblissement de la position de l’OTAN qu'il provoquerait, pourraient être une trop grande tentation pour l’Union soviétique.Le premier souci de M.Kissinger est donc de maintenir toutes les communications ouvertes avec Athènes et Ankara, quels que soient les mouvements d’humeur des deux gouvernements.Il n’a pas perdu l'espoir de les persuader que la Grèce et la Turquie seraient fatalement les principales victimes de leur politique du pire.STANFIELD mon comté lors des prochaines élections".a-t-il dit.Des membres du caucus ont révélé que l’opposition manifestée contre la décision de M.Stanfield de rester en fonction fut très minoritaire.Jack Horner, député de Crowfoot, en Alberta, qui avait déclaré il y a quelques jours que M Stanfield devrait démissionner immédiatement, a rabroué les journalistes à l’issue du caucus et n’a pas voulu répondre à leurs questions.Paul Hellyer.ancien ministre libéral et candidat conservateur défait dans Toronto-Trinity.a dit que le caucus avait Les autobus pourraient arrêter de fonctionner d’ici cinq jours par Bernard Descôteaux Les chauffeurs d’autobus de la CTCUM ont décidé, hier soir, de “poursuivre le travail dans le seul but d'assurer le service au public voyageur”, mais malgré cela, les Montréalais peuvent s'attendre à être privés de tout transport en commun d'ici quatre ou cinq jours, les défaillances mécaniques réduisant de jour en jour le nombre d’autobus disponibles.Depuis le début de la grève des employés d’entretien et de garage de la CTCUM, qui paralyse le fonctionnement du métro depuis huit jours, les grévistes ont indiqué à plusieurs reprises que la CTCUM ne saurait faire fonctionner indéfiniment les autobus.A cela, le président-directeur général de ce corps public, M.Lawrence Hanigan, a répliqué que cette menace ne se réaliserait que dans deux ou trois semaines si le grève se prolongeait ajoutant qu'il y avait un grand nombre d'autobus en réserve Cependant les chauffeurs d'autobus affirment pour leur part que d'ici quatre jours, il n'y aura plus assez d'autobus en bonne condition pour permettre le fonctionnement normal du service, et qu'alors les autorités de la commission n auront d’autre choix que cesser ce service.("est d'ailleurs en s'appuyant sur cette éventualité que les 300 ou 400 chauffeurs d’autobus présentés à l’assemblée d’hier ont decide de continuer le travail comme l a recommandé leur exécutif.Se défendant d'être anti-svndicalistes, les intervenants ont affirmé qu'ils appuyaient la grève de leurs confreres et ont invité les chauffeurs à manifester cet appui lors des comparutions en cour pour outrage au tribunal lundi prochain En débrayant à leur tour, les chauffeurs craignent de donner ainsi le prétexte nécessaire à la CTCUM pour mettre la clé dans la porte et recourir à une loi spéciale pour loicer le retour au travail , .L’appui physique que les chauffeurs ont refusé aux grévistes, le temps se chargera de le donner.Il appert que la CTCUM a besoin de 1.000 à 1,100 autobus pour assurer un service normal aux heures de pointe, et il faut ajouter à cela environ 300 autobus supplémentaires pour remplacer le métro.Selon plusieurs chauffeurs que nous avons interrogés hier soir, il y a environ 500 autobus, sur les 1.890 que possède la commission, qui ont été retirés de la circulation suite à des ennuis mécaniques, qui ne peuvent être réparés en raison de l'absence des employés d’entretien et de garage.Ainsi, suivant les exemples donnés par les chauffeurs, environ 70 autobus étaient arrêtés au garage Saint-Denis, 81 au garage Mont-Royal, 60 au garage Legendre.Toujours selon eux, de nombreux véhicules circulent sans que les vérifications des freins normalement effectuées à tous les huit ou dix jours l'aient été.On reproche également l'insalubrité des véhicules actuellement.et de nombreux accrocs aux règlements.Plus tôt dans la journée, les 1,600 employés d'entretien et de garage de la CTCUM ont reçu l’appui du Conseil central de Montréal (CSN).Au cours d’une conférence de presse, le président du Conseil central, M.Michel Cnartrand, a soutenu que la grève de ce groupe d'employés n’est pas illégale, alors que la partie patronale est pour sa part dans l'Illégalité Il a demandé si ce n’est pas elle qui a été la première à violer une sentence arbitrale en suspendant 71 syndiqués En vertu de quoi, a souligné le leader syndical, faut-il considérer cette grève illegale.tout en accusant les journalistes de faire plus ou moins volontairement le jeu de la CTCUM qui soutient qu’il s’agit d'une grève illegale.Il répond qu aucune grève u'est illegale puisque depuis 1882 le Code criminel du Canada a été amendé de façon à permettre la coalition des travailleurs et (a grève.Ce qui est arbitraire, dit-il, ce sont les violations de la convention collective, comme les suspensions dans ce cas-ci.Rappelons que ces suspensions sont survenues suite au refus des employés d’entretien et de garage de travailler le 24 juin et le 1er juillet pour appuyer des revendications ayant trait à l’indexation des salaires.La convention collective, confirmée par une sentence arbitrale, permet aux syndiqués de ne pas travailler les Alors que le président de la CTCUM, M.Lawrence Hanigan.demandait mardi pourquoi le syndicat n'avait pas eu recours à la procédure de grief, au lieu d’une grève, pour régler cette situation, le président du Conseil central lui a retourné le même argument, disant que ce n’est pas seulement le syndicat qui a le droit de faire des griefs.Selon M.Chartrand, la CTCUM aurait pu éviter les mesures disciplinaires et recourir elle aussi à cette procédure.Le recours aux tribunaux, en tant que solution à ce conflit, a été également l’objet de reproches par M.Chartrand, disant qu'il s'agit là d'un “jeu de marionettes ”.M Chartrand donne en exemple la grève des caissiers du terminus d'autobus Voyabeur.au mois de juin, grève au cours de laquelle il y avait eu une injonction interdisant le piquetage et des accusations pour mépris de cour parce que les syndiqués n’avaient pas respecté l'injonction.Selon lui, toutes ces procédures ont été inutiles puisque le conflit fut réglé par la négociation et que toutes les procédures judiciaires furent retirées Au niveau des mesures d’appui aux syndiqués, M.Chartrand a annoncé qu’à la prochaine assemblée du Conseil central, mardi prochain, une motion serait présentée pour exclure de la CSN les syndicats qui ne respectent pas les lignes de piquetage lors de grèves II faisait alors allusion aux syndicats des caissiers et des employés de bureau de la CTCUM qui, après avoir appuyé les grévistes pendant deux jours, ont repris le travail Le Conseil central invite par ailleurs tous les syndicats affiliés à appuyer le groupe de grévistes et également à entreprendre des revendications pour l'indexation des salaires.On a également lancé une invitation à tous les syndiqués et à la population à participer à une manifestation qui aura lieu lundi prochain, à 10 heures, lors de la comparution des 71 premiers syndiqués accuses d’outrage au tribunal, au Palais de justice manifesté une grande unité et que M.Stanfield avait reçu un appui “formidable".Tout le scénario est en place pour le choix d'un successeur.La course est déjà engagée et, peu avant l’annonce de la décision de M, Stanfield.un premier député, M.Allan Lawrence, ex-ministre provincial de l’Ontario, faisait parvenir un communiqué à la presse que plusieurs ont interprété comme une déclaration préliminaire de candidature à la succession.M Lawrence, qui avait également fait la lutte à M William Davis a la direction du Parti conservateur de l'Ontario, est d’avis que M Trudeau a aussi conduit son parti pour une dernière fois dans une campagne électorale, en juillet dernier.Selon lui.il est impérieux que le Parti consenateur s'organise avec soin et se prépare à “convaincre les Canadiens que nous pouvons les représenter le mieux" à la Chambre des communes.D'aucuns ne doutent dans les milieux politiques à Ottawa que le député de Northumberland-Durham se lancera dans la course.M Lawrence siège aux Communes depuis janvier 1973.ayant été élu aux élections d'octobre 1972.Le nom du député de Saint-Hyacinthe, M.Claude Wagner, réélu avec une forte majorité de près de 5.000 voix le mois dernier.revient egalement sur les lèvres de plusieurs quand on parle des successeurs possibles de M Stanfield.MM Lawrence et Wagner ont un point commun dans leur carrière politique: tous deux ont tenté en vain de prendre la direction d'un parti provincial avant de faire le saut dans l’arène politique fédérale.BÂTIMENT terme dans son communiqué aux média d'information “On n en arrivera pas à cette extrémité parce que nos membres sont mieux équipés pour faire face à la musique de la FTQ-Construction.de dire un porte-parole patronal, mais on peut dire qu’on comprend I APCH" “Quand vos employés se font vider du chantier par des fiers-à-bras contre leur gré, quand vous vous faites extorquer de l'argent sous les prétextes les plus fallacieux par des délégués de chantier et que les employés n’en voient jamais la couleur, quand il faut graisser les stewards et en plus donner le 50 cents d’augmentation pour que les centres de placement syndicaux vous consentent une certaine main-d oeuvre, quand vous voyez le gouvernement se croiser les bras et laisser de pareils monopoles se construire en marge de ses propres centres de main-d’oeuvre, vous comprendrez qus les employeurs ont le goût de répondre au feu par lé feu.Et ce n’est qu'un début” de conclure cet interlocuteur.Un autre porte-parole patronal a expliqué la réaction des constructeurs d’habitation par la rareté de la main-d’oeuvre dans la construction.“Ils sont obligés d’être à plat ventre devant les bureaux de placements de la FTQ — Construction” qui n’octroie de main-d’oeuvre qu’aux employeurs ayant accordé le fameux 50 cents d'augmentation pour neutraliser les effets du coût de la vie, a-t-il commenté.la météo Le système frontal qui a apporté des averses et quelques orages dispersés dans la majeure partie du Québec se situe maintenant à l’ouest de nos régions.Une vaste zone de haute pression rentrée sur l'Ontario se déplace vers le sud-est et devrait donner du soleil sur toutes nos régions Cependant les températures se maintiendront sous la normale à cause d’un apport d'air frais qui nous arrive du nord-ouest La journée de vendredi devrait être généralement ensoleillée avec des températures près de la normale • Régions de Montréal, de l'Outaouais, de Québec, Trois-Rivières, des Cantons de.l’Rst Généralement Ensoleillé.Maximum 70 à 75.Aperçu pour vendredi: généralement ensoleillé • Régions de Pontiac-Témiscamingue, de l’Abitibi, de Chlbougamau, des Laurentides, de la Haute-Mauricie : Généralement ensoleillé.Maximum 70 Aperçu pour vendredi: généralement ensoleillé Régions du laie St-Jean, de Baie-Comeau, de Sept-Iles.de Rimouski.de Gaspésie: Générale' ment ensoleillé et venteux Maximum près de 70.Aperçu pour vendredi : généralement ensoleillé Ce même porte-parole a toutefois prédit d’importantes décisions patronales, plus cohérentes, destinées à briser le contrôle de la main-d’oeuvre que la FTQ-Construction s’est arrogée en dépit des difficultés faites par la CSN et le patronat, pour des raisons différentes, et avec la connivence des autorités gouvernementales qui pensaient acheter à ce prix la paix dans cette industrie.” DUPAN Suite de la page 3 l'usine Maki, à Maniwaki.Par la suite, il devait être question de vendre l’usine de la Dupan à la MacMillan and Bloedel, de Vancouver.La transaction aurait été conclue selon toute vraisemblance, n’eût été alors la vive opposition de la population de Mont-Laurier.Les travailleurs de Sogefor-Mont-Laurier ont conjuré cette menace en se regroupant en coopérative et en présentant une offre d'achat de l’usine à la SGF.Ils s'étaient alliés pour ce faire à la Fédération des chantiers coopératifs du Nord-Ouest.Ayant perdu après deux ans tout espoir d’acquérir leur usine qu’on s'apprêtait à vendre à la MacMillan and Bloedel.ils décidaient au début du mois de juin de dissoudre leur coopérative pour reconstituer plutôt le groupe de pression qu'ils formaient en 1971 et 1972 avec la population locale.Dès la dissolution de leur coopérative, certains militants locaux avaient prédit que l'usine pourrait fermer ses portes à l'automne.Si la SGF avait toujours l'intention de vendre son usine — ce que soutiennent plusieurs — elle pourrait profiter de la dissolution de la coopérative pour conclure une entente rapide avec un éventuel acheteur.(“est pourquoi les syndiqués, par la voix de leur président.M.Laurier Alarie.demandent au ministre de l'Industrie et du Commerce.M.Guy Saint-Pierre, de faire rouvrir au plus tôt leur usine.Ce ministère qui a épongé les dettes de Soge-for à l'époque, a consenti cette année une prime de $500,000 à cette compagnie en vertu de la loi de l’aide au développement industriel régional.Présentement, les travailleurs de la Dupan sont privés des prestations qu'ils pourraient retirer normalement de la Commission d'assurance-chômage, ayant été mis à pied.Selon M.Alarie.le président de Sogefor, M Renaud, a affirmé aux autorités de la CAC que les portes de l'usine demeuraient ouvertes même si aucun syndiqué ne peut les franchir.Les ouvriers qui demandent une augmentation de 50 cents l'heure pour compenser les effets du coût de la vie.gagnent en moyenne $2.90 l’heure.Le salaire horaire varie de $2.45 à $3.50.POMPIERS Suite de la page 3 et il lui incombe de partir à la recherche d'un emploi aussi sérieusement handicapé Or.ce qui inquiète particulièrement l'association, c’est que le nombre de défaillances cardiaques augmente rapidement, notamment chez les jeunes pompiers Quant à ceux qui comptent plus de dix années de service, si ils sont ainsi atteints.on leur accorde une pension qui n’équivaut souvent, sauf s’ils sont à la toute veille de prendre leur retraite statutaire.qu'à un quart ou un tiers de leur salaire.Quant à la loi sur les accidents du travail.elle n’est guère utile: la compensation ne peut être accordée que si la défaillance cardiaque survient dans les 48 heures qui suivent l’incendie.Et elle est'si exigeante que le pompier est quasiment requis de prendre son pouls en combattant le feu.pour faire la preuve d’une défaillance ultérieure.MME BERUOUX Suite de la page 3 lage Olympique, une responsabilité assumée par la seule vilje de Montréal, et non au firtancemeht des Jeux eux-mêmes, dont le Commissaire lacroix- ROUGE EST TOUJOURS A L'OEUVRE général Roger Rousseau affirmait, vendredi dernier encore, qu’il dépasse toutes les espérances.Mme Berlioux fut accueillie hier midi à l’aéroport international de Montréal, où son avion faisait escale.par le maire Jean Drapeau, avec qui elle a déjeuné — “Je préfère un bon déjeuner avec le maire Drapeau qu’un mauvais déjeuner à l’aéroport, a-t-elle (lit sans malice — pour ensuite visiter le site des Jeux, dont l’état des travaux l’a tout simplement "ébloui".Tels sont essentiellement les propos de Mme Berlioux, dont on espère seulement que la saleté du parterre devant l’immeuble du COJO a échappé à son attention: papiers, canettes de Coke, pelouse piétinée, cependant qu’à l’intérieur se poursuivent les travaux de modernisation.Nous avons appris en passant que l’ascenseur en ter ouvragé du Vieux Palais de Justice disparaîtra, pour dégager l’espace entre les deux escaliers, derniers vestiges du vieil immeuble maintenant tout agencé, non sans goût d’ailleurs, à la moderne.Pour ce qui est des parterres, on ¦nous a annoncé que le commissaire général Roger Rousseau, le vice-président Simon Saint-Pierre et M.Beauchemin.le directeur des communications, assisté de M.Reynald Savoie, y passeront eux-même le rateau, à midi trente, le 1er septembre, fête du Travail.On ignore cependant si les rateaux seront achetés par voie de soumissions publiques.VANCOUVER Suite de la page 5 que.à Vancouver comme à Montréal, ceux qui ont besoin de logements à loyer modéré ont particulièrement besoin de verdure urbaine également, ils ne peuvent aller skier les fins de semaines, taire de la voile ou s’acheter un camion de camping, tous des loisirs trop dispendieux pour eux.Il s'agit moins de poser la question en fonction d’embouteillages possibles (ces gens n’ont pas de voitures dans beaucoup de cas), il s’agit plutôt de se demander si le transport en commun peut les acheminer rapidement vers cette verdure.Et la réponse parait affirmative.Au contraire de Stanley Park, on compte en effet six avenues permettant d'entrer et de sortir des terres universitaires, et l’autobus achemine les gens de toute la région pour la modique somme de vingt-cinq sous.Les militants au sein des groupes populaires n'ont guère d’estime pour les gens du quartier Dunbar, ces “ambitieux affairistes" (corporate whiz-kids) qui au bout de vingt ans sont devenus “troisième vice-president chargé des relations avec les employés gauchers et le personnel féminin" et tiennent à conserver intactes les terres universitaires à cause du silence et du confort du quartier adjacent! (.) Pour ma part, je ne suis pas sûr que le gouvernement néo-démocrate rendrait un service à sa clientèle traditionnelle en construisant des logements à loyer modique sur cet emplacement même.Le premier ministre Barrett en semble conscient dans le contexte des villes nord-américaines, la protection des espaces verts du centre-ville n'a rien d’une valeur exclusivement bourgeoise.DÉCÈS Noto* i.v.p, que let avis de décès doivent nous parvenir avant 4:30 p.m.pour publication du lendemain.le dimanche : 3 à 4:30 p.m.ROCHON Antonio à Verdun, le 13 août 1974 à l'âge de 67 ans, est décédé, M.Antonio Rochon, retraité de la Banque Canadienne Nationale.Epoux de Lucille Dupont, demeurant au 293 Strathmore, Verdun.Les funérailles auront lieu vendredi le 16 août.Le convoi funèbre partira du Salon Urgel Bourgie Ltée, no 5551, rue Wellington, Verdun à 10 heures 45 pour se rem dre à 1 église Notre-Dame de la Paix où le ser vice sera célébré à 11:00 heures.Et de là au ci metière de la Côte-des-Neiges.lieu de la sé pulture.Parents et amis sont pirés d'v as sister sans autre invitation. informations internationales Le Devoir, jeudi 15 août 1974 • 7 Entretiens secrets israélo-jordaniens à Washington?BEYROUTH (d’après l’AFP) — L’artillerie lourde israélienne a bombardé durant cinq heures au cours de la nuit de mardi à mercredi puis durant quinze minutes hier après-midi les forêts entourant le village de Nakoura ainsi que le village de Rachaya Al Fukhar dans le Sud-Liban.Ces bombardements n’ont apparemment pas fait de victimes, les tirs étant concentres sur les forêts avoisinant le village.Ces villages avaient déjà été bombardés par l’aviation israélienne samedi dernier.Par ailleurs, des “entretiens secrets” ont lieu à Washington entre le premier ministre jordanien, M.Zeid Ri-fai, et l'ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis, si l’on en croit le quotidien libanais As-Safir (pro-libyen), citant “un rapport spécial parvenu de la capitale américaine.” Selon As Safir.,M.Ygal Allon a soumis à M.Henry Kissinger, à l’occasion de sa dernière visite à Washington, un plan de désengagement prévoyant notamment un retrait israélien du secteur central de la vallée du Jourdain sur 10 à 12 kilomètres, le retour de l’administration civile jordanienne —, les forces israéliennes restant dans cetje zone — et le maintien de la ceinture de kibboutzim installé dans la région.Ce plan, poursuit le journal, a été repoussé par le premier ministre jordanien.M.Rifai a proposé un plan prévoyant le retrait d’Israël de toute la vallée du Jourdain et selon lequel aucune force militaire ne restera dans la zone, la ceinture de kibboutzim restant en place.En outre, une réunion à laouelle participeront le premier ministre jordanien et les deux ministres des Affaires étrangères de Syrie et d’Egypte se tiendra prochainement à Washington, si l’on en croit le quotidien jordanien Al Liwa citant “des sources diplomatiques arabes.” M.Rifai.premier ministre jordanien qui se trouve actuellement dans la capitale américaine, y rencontrera M.Ismail Fahmi.ministre Egyptien des Affaires étrangères et Abdel Halim Khaddam, ministre syrien des Affaires étrangères.Le but de cette réunion, selon le journal jordanien.sera d’échanger les points de vue sur les entretiens de ces ministres avec les dirigeants américains et d’étudier les initiatives qu’il convient de prendre concernant le désengagement des forces sur le front jordanien et la préparation de la reprise de la conférence de Genève.Par ailleurs, le président Sadate a déclaré que les relations entre l'Egypte et l'Union soviétique sont “ambiguës" et "nous n'avons pas reçu d'armes soviétiques depuis neuf mois.” Dans une interview publiée par la revue libanaise As-sayyad (pro-egyptienne).M.Sadate précise que: “Nos re-, lations avec les soviétiques demeureront ambiguës jusqu'à ce que nous nous rencontrions au niveau des ministres des Affaires étrangères.Interrogé à propos des armes que l’Union soviétique a promises a la Syrie et à la résistance palestinienne, le président égyptien a répondu: “Toute arme que peut obtenir la Syrie où les Palestiniens ne peut que me réjouir bien que je n’ai rien reçu depuis neuf mois et que rien ne montre qu’ils (les Soviétiques) m'enverront quelque chose." A propos du sommet arabe dont la Jordanie, soutenue par l'Egypte, a demandé le report, le président Sadate a déclaré Devons-nous tenir ce sommet maintenant alors qu 'il n'y a rien, ou après la conférence de Genève.Il interviendra alors pour consolider et montrer aux yeux du monde notre attitude unifiée." “C’est là notre point de vue.a-t-il souligné.De toutes manières c’est aux frères arabes d’en décider, nous ne sommes les tuteurs de personne et ne voulons de tutelle sur rien”.Dans cette interview, le président Sadate a également précisé le sens qu’il donnait au passage du communiqué égypto-jordanien concernant la représentation des Palestiniens Dans cette déclaration publiée mardi par le quotidien Al Anouar.le président Sadate déclarait que, “l’Organisation de libération de la Palestine est le représentant légitime de tous les Palestiniens, sauf de ceux qui sont dans l’armée jordanienne ou fonctionnaires du gouvernement d'Amman" "Le communiqué (jordano-egyptien), avait-il ajouté, ne contient rien d’hostile aux Palestiniens, il visait à empêcher Israël de’jouer sur le différend V jordano-palestinien à la conférence de Genève.” ANGLAIS- ESPAGNOL ALLEMAND COURS DE CONVERSATION OFFRE SPÉCIALE VALABLE CETTE SEMAINE SEULEMENT DÉBUT DES COURS: AUTOMNE'74 LPS Étage F.Place Bonaventure 878-2821 Reconnue par le Ministère de l'Éducation Permis no 749766 (Culture personnelle) LA COMMISSION DES ÉCOLES ^ CATHOLIQUES DE MONTRÉAL DERNIÈRES JOURNÉES D’INSCRIPTION pour les élèves non encore inscrits La Commission des écoles catholiques de Montréal rappelle à tous les élèves qui ne sont pas encore inscrits à l’école de la C.E.C.M.qu’ils fréquenteront en septembre prochain qu’ils pourront le faire lors des dernières journées d’inscription qui auront lieu aux dates et endroits suivants : Dates : le mercredi 21 août ou le jeudi 22 août Heures: de9hà11h30etde13h30à16h.Endroit : à l'école que l’élève fréquentera en septembre Exigences : 1.l’élève devra présenter son dernier bulletin scolaire 2.les parenTs doivent présenter un original du certificat de naissance pour toute inscription en maternelle ou en première année.Note : La C.E.C.M.tient à rappeler que la rentrée des classes pour les élèves aura lieu le 4 septembre au matin.Lutter contre la subversion, premier souci d’Isabelita Remaniement partiel du cabinet argentin BUENOS AIRES (AFP) -La restructuration du gouvernement argentin a commencé hier par la démission des ministres de l’Intérieur, de la Défense et de l’Education.Ces départs étaient attendus depuis quelque temps, et les milieux péronistes orthodoxes souhaitent vivement maintenant la démission du ministre de l’Economie, M.José Gelbard, ainsi que celles du ministre des Affaires étrangères, M.Alberto Vignes, et du ministre du Travail, M.Ricardo Otero.Ces démissions, attendues dans les prochains jours, permettront ainsi au chef de l’Etat, Mme Maria Estela Pe-ron de réorganiser son cabinet et, comme on lui en prête l’intention.de lui donner un caractère plus "péroniste” en incluant des membres “ortho- doxes.” Les premiers changements ont permis de porter au ministère de l’Intérieur M.Alberto Luis Rocamora, ancien président de la Chambre des députés sous la deuxième présidence du général Peron et actuel ministre de l’Education de la province de Buenos Aires, qui remplace M.Benito Llambi.Au ministère de la Défense, M.Angel Robledo laissera vraisemblablement la place à l’actuel ambassadeur a Rome, M.Adolfo Savino, et le ministre de l’Education, M.Jorge Taia-na, serait remplacé par M.Oscar Ivanissevitch, qui a été ministre sous la première présidence du général Peron.Plusieurs hauts fonctionnaires ont également donné leur démission.Mais, dans la soirée, plu- sieurs facultés de l’université de Buenos-Aires ainsi que le siège du rectorat ont été occupés par des groupes d’étudiants pour protester contre la démission du ministre de l’Education et de la Culture, M.Jorge Taiana.L occupation des locaux s’est effectuée dans le calme.Les étudiants refusent, semble-t-il, la désignation du Dr Oscar Ivanissevich, âgé de 79 ans, en remplacement de M.Taiana et celle, probable, de l’ancien député péroniste Rodolfo Tece-ra del Franco comme recteur de ! université de B: UUCIlAM-nil En dépit du remaniement ministériel actuellement en cours, “toute l’attention de madame Peron est maintenant requise par les problèmes de sécurité posés par la vague de subversion qui frappe le pays”, écrit St.Clair quitte la Maison-Blanche WASHINGTON (AFP) - La Maison-Blanche a annoncé hier que M.James St.Clair, avait donné sa démission de conseiller juridique de la Maison-Blanche.M.St.Clair avait déjà renoncé à continuer d’être l’avocat de M.Nixon après sa démission.M.St.Clair retourne au cabinet d’avocats dont il fait partie à Boston.M.Terhorst.porte-parole de la Maison-Blanche, a souligné que M.St.Clair avait donne sa démission de lui-même, sans consulter le président Ford.M.Terhorst a également annoncé que les conseillers juridiques de la Maison-Blanche, d’accord avec le procureur spé- cial chargé de l’affaire du Watergate.M.Leon Jaworski, avaient décidé que toutes les conversations enregistrées res: tées à la Maison-Blanche, qui n’ont pas été requises par la justice et qui n’ont pas trait à l’affaire du Watergate, demeuraient la propriété personnelle de l’ancien président Nixon.Il a indiqué que si M.Nixon les demandait, elles lui seraient probablement remises.D’autre part.M.Nixon a formellement interdit à ses proches collaborateurs à la Maison-Blanche de chercher à le protéger contre les poursuites dont il pourrait faire l’objet dans le cadre de l’affaire du Watergate.rapportait hier le Balti- more Sun.Citant des sources sûres, le journal ajoute qu’avant de donner sa démission, le président Nixon s’était entretenu à ce sujet avec le général Alexander Haig.secrétaire de la Maison-Blanche.Il avait alors insisté, poursuit le journal, pour qu’aucune tentative ne soit faite auprès de Congrès ou du procureur spécial Leon Jaworski pour qu’un traitement de faveur lui soit accordé.Toujours selon le journal.M.Nixon aurait dit qu’il n’allait pas s’abaisser à faire des marchandages avec la justice et se mettre “dans la situation de quémandeur du genre de celle de Spiro Agnew ”.le journal Mayoria, porte-parole de l’aile orthodoxe du parti justicialiste.à Buenos Aires.Lundi en effet, vingt guérilleros de l’Armée révolutionnaire du peuple (ERP) ont été tués et quinze autres blessés et faits prisonniers par la police et l’armée, au cours du “plus sanglant affrontement arme en Argentine au cours de ce siècle", comme l’écrit le journal Noticias, porte-parole de la gauche révolutionnaire justicialiste.Ces guérilleros avaient participé dimanche à une attaque manquée contre une unité de troupes aérotransportées de Ca-tamarca.à J.500 km au nord-est de Buenos Aires.Les quelque cinquante extrémistes du commando furent accrochés à 12 km de la ville par des unités régulières lancées à leur poursuite et vingt cadavres avaient été dénombrés lundi avant le coucher du soleil sur les dunes de cette région semi-désertique du pays.Mais, selon des sources dignes de foi, 35 guérilleros auraient été tués dimanche matin dans ce secteur.A six cents kilomètres au sud-est, l’armée révolutionnaire du peuple avait déclenché dimanche un autre coup de main contre la fabrique militaire d’explosifs de Villa Maria, surveillée par une vingtaine de soldats et d’officiers du génie.Avec la complicité d’un soldat de garde, les extrémistes pénétrèrent dans l’enceinte et prirent quatre-vingts fusils de haute précision et trois mitrailleuses dont une anti-aérienne.Plusieurs officiels, sous-officiers et soldats, ainsi qu’un nombre non révélé de guérilleros ont été blessés au cours de l’engagement.Cette escalade de la subversion.qui se produit au moment où les secteurs adverses du péronisme au pouvoir — aile modérée et courant révolutionnaire — ont engagé une épreuve de force qui se traduit par des assassinats et des attentats quotidiens.parait décider Madame Peron a "renflouer” un organisme suprême de répression: le secrétaire d’Etat à la Sécurité.qui avait été créé par le général Peron peu avant sa mort et dont la présidence serait confiée à un général.La mise en marche de cet organisme et le remplacement de plusieurs ministres “mous” par d’autres plus énergiques cons-tieraient le premier pas du chef de l’Etat pour redonner de la vigueur à un gouvernement qui, selon certains milieux, commence à marquer le pas.Selon les milieux informés, l’armée aurait renouvelé ces derniers jours sa confiance totale à Madame Peron.en lui affirmant qu elle était prête à la soutenir dans toute decision visant à mater définitivement la guérilla et à consolider les structures constitutionnelles du pavs (’autre part, une opération de sécurité de grande ampleur a été déclenchée hier soir à Buenos Aires par la police qui procède à des contrôles routiers et à la vérification de l’identité des conducteurs.Enfin, à la suite des accrochages de Cordoba et de Cata-marca.la police de la province de Jujuy au nord-est de Buenos Aires, a établi des barrages sur les routes.Elle pense, en effet, que les guérilleros, qui ont réussi à s’échapper lors des affrontements dans la région de Catamarca au cours desquels 21 des leurs ont été tués, gagneront probablement la province de Jujuy pour tenter d’atteindre la frontière bolivienne La sécheresse aux Etats-Unis va fortement réduire les approvisionnements de céréales NEW YORK (AFP) - La sécheresse qui sévit aux Etats-Unis depuis plusieurs semaines a définitivement mis fin aux espoirs de l’administration américaine de voir l’inflation se ralentir durant la seconde moitié de l’année et va en outre réduire les approvisionnements mondiaux de céréales à un moment où la demande mondiale va être particulièrement forte.Selon les chiffres publiés lundi, le département de l’Agriculture prévoit maintenant que la récolte de maïs sera inférieure de 12 pour cent à celle de l’année dernière, et atteindra seulement 126.3 millions de tonnes.Pour l’ensemble des céréales fourragères la baisse sera de 15 pour cent.La production de soja, avec 35.8 mdlions de tonnes.sera en baisse de 16 pour cent.Seule celle du blé dépassera les chiffres de l’année dernière.avec le volume record de 50 millions de tonnes.En conséquence, le département de l’Agriculture a révisé en baisse ses prévisions concernant les exportations au cours de la saison 1974-75.Les ventes de maïs à l’étranger ne seront plus ainsi que de 19 à 22.8 millions de tonnes au lieu des 28.2 prévues il y a un mois.Les exportations de blé se situeront entre 24 5 et 27.2 millions de tonnes contre 27.2 annoncées antérieurement, et celles de soja entre 13.9 et 14.5 millions de tonnes au lieu des 14.8 à 15.9 anticipées en juillet.La publication officielle de ces chiffres, qui en ce qui concerne le maïs sont encore inférieurs à ce que prévoyaient les sources privées les plus pessimistes.ne fait que renforcer les craintes d’une aggravation de l’inflation au lieu du ralentissement espéré.En juillet, la sécheresse qui se prolongeait depuis plusieurs semaines avait déjà entraîné une nouvelle vague de hausses sur les marchés des céréales et des bestiaux qui s’était traduite par une augmentation de 6.4 pour cent des prix alimentaires, soit un rythme annuel de 76.8 pour cent, et de 3.7 pour cent pour l’ensemble des prix de gros.La semaine dernière, la publication de ces chiffres a fait l’effet d’une douche froide à Wall Street, et mis d’un seul coup fin à la remontée des cours due à l’approche de la démission du president Nixon.La reconnaissance par l’administration que la récolte serait décevante pour la saison en cours a provoqué mardi une envolée générale des cours sur les marchés commerciaux américains.Les cours des céréales ont atteint les augmentations maximum possibles pour la journée, la vague de spéculation se répercutant sur tous les autres produits depuis le cacao jusqu'aux pommes de terre en passant par l'argent Ainsi le boisseau de maïs valait 3,54 dollars mardi contre 3 dollars début juillet, celui de soja 8.04 dollars contre 6 il y a un peu plus d'un mois, et le boisseau de bié 4.51 dollars contre un peu plus de 4 il y a un mois.Le secrétaire à l'Agriculture, M.Earl Butz.a admis que la hausse des prix alimentaires pourrait cette année atteindre 14 pour cent au lieu des 12 prévus tandis qu’un porte-parole du département de l’Agriculture déclarait qu’il fallait s’attendre à une montée des prix alimentaires importante l'année prochaine.La baisse de la récolté de maïs, qui sera la moins bonne depuis 1970.entraînera l’année prochaine une réduction de la production de volaille, de porc, de produits laitiers, et peut-être de boeuf, les producteurs préférant envoyer leurs bestiaux à l'abattoir plutôt que de les engraisser a grands frais.Après une période d'abondance a la fin de cette année, ceci se traduira l'an prochain par une augmentation des prix de la viande Autre conséquence — moins évidente mais tout aussi fâcheuse pour l’administration qui s'efforce de lutter contre l'inflation en diminuant les dépenses budgétaires — l’Etat va devoir payer aux producteurs victimes de la sécheresse des compensations largement supérieures aux 175 millions de dollars prévus pour l’année fiscale qui s'achèvera le 30 juin 1975.Quatre Etats qui forment la "corn belt ”.l'Ohio, l'Illinois, ITowa et le Nebraska ont déjà fait savoir qu’ils demanderaient à être considérés comme sinistrés et le cinquième.l'In-diana s'apprête à le faire.Une diminution des exportations de produits agricoles aura d’autre part des conséquences sur la balance commerciale des Etats-Unis.Au cours de l'année fiscale 1973.la balance agricole avait enregistré un surplus de 11.8 millions de dollars qui avait permis de compenser le déficit dans d’autres domaines.La mauvaise récolte américaine intervient à un moment particulièrement critique pour les approvisionnements mondiaux.et au moment où les stocks de blé américains sont à leur niveau le plus bas depuis plus de 25 ans.Si les récoltes s'annoncent bonnes en Australie et en Union soviétique et relativement satisfaisantes au Canada, la sécheresse en Afrique et en Inde et les inondations au Bangladesh ont à nouveau diminué Tes ressources de ces pays.De plus, le département de l'Agriculture prévoit que la Chine, malgré une production de blé record annoncée par ce pays, devra importer pour la saison en cours un volume record de blé.Bien qu'il semble exclu que le gouvernement américain autorise à nouveau un contrôle sur ses exportations de céréales, le président du comité de l’agriculture du Sénat a demandé mardi la convocation d'urgence d’une réunion afin d’examiner la situation et d’étudier notamment la possibilité de limiter les exportations La semaine dernière, l'un des spécialistes américains des questions agricoles et climati- ques.le Dr Louis Thomson de (université d'Iowa.avait souligné que le département de l'Agriculture ne prévoyait plus qu’une augmentation de 1.9 pour cent de la production mondiale de céréales pour la saison en cours au lieu des 3.6 pour cent estimés en juin, alors qu’une augmentation de deux pour cent est nécessaire pour I faire face à l'augmentation des ! besoins.Il avait ajouté qu’un embargo sur les exportations était peu probable mais qu’un rationnement de fait interviendrait du fait de l’augmentation des prix.Négociations imminentes Frelimo-Portugal BEIRA (AFP) — Les négociations de paix entre le Frelimo et le Portugal seraient maintenant sur le point d’être engagées à tout moment, apprend-on de source sûre à Beira Elles pourraient se tenir soit à Lusaka (^ambie), ou à Dar Es Salam (Tanzanie).L'un des négociateurs portugais, au côté de M Mario Soares, ministres des Affaires étrangères, serait le major Melo Antunes, un homme qui pourrait devenir le chef d'une junte provisoire au Mozambique.chie et l’a L anarch l’absence de toute loi régnent toujours dans le nord du Mozambique.Des bandes de pillards continuent à s'attaquer aux maisons, aux magasins et aux stocks de vivres dans la région qui s’étend à l'est de Nampula.Des milliers de blancs, de noirs et d’indiens terrifiés poursuivent leur exode vers Nam- i pula.en dépit de l’intervention des troupes portugaises.Selon les dernières informations parvenues à Beira.les pillards se sont manifestés à nouveau dans les secteurs d Antonio Enes et ; de Moma.sur la côte de l’Océan Indien Les gondoliers sont mal payés VENISE (AFP) — Les gondoliers de Venise sont mécontents: dans un manifeste, ils dénoncent la concurrence qui leur est faite par les bateaux à moteur et la modicité de leurs appointements.Aujourd'hui les gondoliers ont moins le coeur à raconter aux touristes américains l’histoire des palais de Venise 'que leurs déboires professionnels: “Nous sommes mal payés, disent-ils.Nous voulons être mensualisés.La municipalité devrait participer à la revalorisation de notre profession” Les gondoliers, indissociables de l’image de Venise, dénoncent la concurrence des moyens de transports en commun Ils menacent de se mettre eh grève le 1er septembre prochain et leur mouvement a reçu l'appui des commercants de Venise.Les émigrés soviétiques publieront Continent PARIS (AFP) — Plusieurs écrivains soviétiques “dissidents”, récemment émigrés en Occdent, vont publier à partir de l’automne prochain une revue trimestrielle littéraire et politique.Continent, a annoncé l’écrivain Andre Siniavski, établi à Paris depuis un an.Cette revue, éditée en russe, français, allemand et anglais, publiera des textes littéraires, politiques et religieux d’auteurs d'Europe orientale, a-t-’ il précisé.Dirigée par’ Vlandi-mir Maximov, auteur de Sept jours de la création et de La Quarantaine, qui réside en France depuis mars dernier, la rédaction de la revue Continent comprend André Siniavski, l'académicien Andre Sakharov.fondateur du comité soviétique (illégal) des droits de l’homme, résidant a Moscou, l’archevêque orthodoxe loan de San Francisco et A.Chmeman.théologien orthodoxe américain.M.Siniavski a précise enfin que.contrairement aux informations parues dans un hebdomadaire allemand.Alexandre Soljenitzyne ne dirigera pas la revue mais plubliera dans le premier numéro un article et un chapitre inédit de I un de ses romans.ABONNEMENT OU CHANGEMENT D’ADRESSE POUR LES VACANCES LE DEVOIR Nos lecteurs dont l'abonnement est payé d avance peuvent taire suivre leur journal durant leurs vacances à l'intérieur du Canada sans frais additionnels.Pour ceux qui paient à la semaine au porteur ou qui achètent LE DEVOIR au numéro, les tarifs d'abonnements-vacances sont les suivants 2 SEMAINES CANADA $3.00 ÉTATS-UNIS $4 00 A CES TARIFS.AJOUTER $1 00 POUR CHAQUE SEMAINE SUPPLÉMENTAIRE 'S '/ vous plail remplir ce coupon et nous te taire parvenir au moins dix |Our« ,i Iavance a JOURNAL LE DEVOIR, Case postale 6033.Montréal H3C 3C9 O Mon abonnement est payé d avance Je le reçois par la poste ?par porteur ?Pendant les vacances, veuillez me le faire suivre durant .semaines â ladresse mentionnée ci-contre O Je paie mon journal au porteur chaque semaine Ci-mclusS pour un abonnement-vacances de semaines ?J acheie LE DEVOIR au numéro Ci-inclusS pour un abonnement-vacances de semaines N.B.Ne pas oublier d'inscrire votre adresse actuelle Nom Adresse actuelle Adresse de vacances Altitude w de tout pour tous.(D O 2 c/) O) O ï Ji & « D aï «-5! ë J, ai $ o o c C ^ U - t O iTT: .ÂiTrrrrOTrrrriTt POUR TOUS tâMIMnMI LACftEft; L ABOUCHE INTEBVIDcé.» Jt w ûtS DEMAIN ! anirai*^™ TRANS CANADIENNE S.35 684-8442 Papineau ft Mt Royal 571 ft853 GREENFIELD Pk i LAVAL I VERSAILLES PI BrfrnficWParti 671 S!?9 I Crntrt lUchattllUâUII OOD I ;?(5Sbribroolir I 3511110 (L.i.i.i pa.Mr non vnlabltl — PAPINEAU : SAMEDI au JEUDI.1.30.3 30.3.30, 7.30, • 30 PM LAVAI.GREENFIELD.VERSAILLES.VENDREDI A 7.30 S S.30 P M SAMEDI au JEUDI 1.30.3.30.5.30.7.30.3.30 P M SAMEDI DERNIER SPECTACLE A 11 13 P.M.ClnAparc DOLLARD : OUVERTURE A 7 00 P M LA PROJECTION DEBUTE A 3 43 P.M Charlebois; "Sensation”, le poème de Rimbaud mis en musique par Charlebois (ce que Leclerc a aussi fait) chanté par Charlebois.et par Leclerc et Vigneault pour les refrains; “La marche du président”, peut-être le clou de la soirée, commence par Leclerc et chantée ensuite en alternance par Charlebois et par un Vigneault déchaîné qui mimait, giguait et chantait avec une vigueur incroyable; “Complot d'enfan-ta" en duo par Leclerc et Charlebois, et pour finir, "Quand les hommes vivront d'amour” de Raymond Lévesque, les trois ensemble.Cette énumération peut sembler un peu longue, mais elle n'est pas déplace.Ces chansons données à plusieurs voix prenaient une dimension extraordinaire, en plus de celle qu elles possèdent déjà.On peut souhaiter que ce spectacle fut filmé et qu’il aboutira à un disque, car ce serait une perte énorme pour nous, s’il en était autrement.Un dernier mot.Si ce soir-là, messieurs Trudeau et Bourassa étaient dans la foule, “la petite gang de gueulards” était par contre sur la scène.Il est important de constater comment, avec des chansons comme “Entre deux joints", “Lettre de monsieur Identique Lachance à son premier sous-ministre” et “L'Alouette en colère", nos Jean-Rémi Brault nommé conservateur de la BN Le ministre des Affaires culturelles, M.Denis Hardy, annonce la nomination de M.Jean-Rémi Brault au poste de conservateur en chef de la Bibliothèque nationale du Qué- bec.Reçu bachelier ès Arts en 1947.Jean-Rémi Brault entreprit alors des études à l’Université de Montréal où il obtint une licence en théologie en ON A ETE RAREMENT, AUSSI LOIN." ROBERT CHAZAL PROVOQUE LA COLERE DE DEUX SPECTATEURS SUR TROIS.SPECIAL DERNIERE LA GRANDE BOUFFE® un film de «rc MARco FER.RERIÛ 3e Semaine DIM.-DÈS MIDI SURSEM.7:10-9:30 FESTIVAL 525 8600 Cinémas ODEON RENOIR plus grands chanteurs sont ; les témoins et les éveilleur ; aussi éveilleurs de notre conscience collective.r , ¦ .'"j 1 HAROLD I ET MAUDEI I7c saison DERNIÈRE SEMAINE LOOK, NO HANDS ! La comédie londonnienne a succès de Lesley Stoim Première: mercredi 28 août BLITHE SPIRIT'' de No«l Coward Mardi au vendredi à 8h.30 p.m.Samedi 6h.30 p.m.et 9H.30 p.m.Blllels: Sheraton Mt-Royal.G20, MU Trust.P.V.M.Théâtre de marionnette tous les mercredi, jeudi, samedi “LE CHAUDRON MAGIQUE” 2 p.m.Français - 4 p.m.anglais — Entants $1.00 - Adultes S1.50 LA POUDRIÈRE A BORD DE L ESCALE” St-Msrc-sur-ls Richelieu (sortie 68.route 20) “La cocasserie de la situation amuse; le jeu tout en frémissements et en tremblements de Roger Garand tait rire" Adrien Gruslin “PANTOUFLE” comédie de Éric Kahane avec Beatrice Picard.Roger Garand.Daniel Tremblay.Marthe Turgeon mise en scène Jeanine Beaubien l« mercredi et jeudi è 20.30 heure* !• «amedi à 18.30 heiree ie dimanche à 19.30 heure* RENSEIGNEMENTS: .,i,i, ¦ de lOh.à 18h.lymT-.Tirxjji 526-0821 1 .____ fy Après 18heur*s ssïj&> P O** D*S A*1 A | cWoodycAllei^ cDiaqecKgaton WOODY ET LES ROBOTS" "Slrrpè» *’ dernier jour “LES VALSEUSES" MCLAREN demain BERTRAND BLIER D6S "LES VALSEUSES" 18 ANS le DAUPHin IIUUIIEN ms riMVIUC 721-6060 dernier jour “BINGO” 1 NE SOYEZ PAS DÉÇUS! ACHETEZ VOS BILLETS DÈS MAINTENANT! M.« Jea« COLLA BOB AT j.NLS À COMPTER DU 10 SEPTEMBRE de TENNESSEE WILLIAMS UN TRAMWAY NOMMÉ DÉSIR dans une traduction de GUY DUFRESNE mettant en vedette HÉLÈNE LOISELLE JACQUES GALIPEAU Paul Savoie Marc Messier MICHEL FORGET SOPHIE CLÉMENT Mise en scène OLIVIER REICHENBACH Décor GUY NEVEU Louise St-Pierre Costumes FRANÇOIS BARBEAU Musique MICHEL HINTON AUBERT PALLASCIO ANDRÉE BOUCHER Jean-Denis Leduc Martine Rouzier Eclairages MICHEL BEAULIEU EN REPRISE DU 5 AU 17 NOVEMBRE CHARBONNEAU ET LE CHEF de JOHN THOMAS MCDONOUGH avec.dans une adaptation de PAUL HÉBERT et PIERRE MORENCY JEAN MARIE LEMIEUX YVES LÉTOURNEAU JACQUES GODIN JEAN DUCEPPE LIONEL VILLENEUVE ROGER LEBEL une mise en scène de PAUL HÉBERT décors et costumes: PAUL BUSSIÈRES UNE CRÉA TION QUÉBÉCOISE DU 21 NOVEMBRE AU 15 DECEMBRE LES CRASSEUX les personnages extraordinaires d’ANTONlNE MAI LLET avec dans une mise en scène de PAU L HEBERT LIONEL VILLENEUVE YVES LÉTOURNEAU LUCE GUILBEAULT CHRISTINE OLIVIER SUZANNE LANGLOIS MICHEL DUMONT MARC LEGAULT PAUL GUÉVREMONT JEAN-LOUIS PARIS la Compagnie lean Ouctppe Inc, est rtprtsentte « tournée par les productions Urttbec Inc.- Hgent: Les Production Guy Roy Itte .A.THÉÂTRE PORT-ROYAL tu \UriA( I I II S AK I S.MonlrA.il I.A - ' I - 1951 et une licence en bibliothéconomie en 1952.En 1958, il s'inscrivit à la faculté d’histoire de l’Université d’Ottawa où il obtint son doctorat en .1961.Après avoir été directeur de la bibliothèque et professeur d’histoire au Séminaire de Ste-Thérèse de 1951 à 1967, Jean-Rémi Brault devint directeur de la bibliothèque du Collège Lio- nel Groulx de Montréal jusqu’en 1970.Il fut par la suite nommé directeur du Centre des media d’enseignements du Collège Montmorency de Ville de Laval.Enfin, depuis le mois de septembre 1972, monsieur Brault assumait la fonction de coordonnateur des services techniques de la Bibliothèque nationale du Québec.CANADIAN CONCERTS & ARTISTS INC.SAISON 1974-1975 A) ABONNEMENT AU CHOIX Salle Wilfrid Pelletier $7 $6 $5 $4 $3 WITOLD MALCUZYNSKI Sept 19 Pianiste 20h30 ENSEMBLE SLASK DE POLOGNE Sept 20-21 120danseurs, chanteurs & mus.20h30 FIESTA FOLKLORICO DE MEXICO Sept 26-27-28 50 danseurs, chanteurs & mus.20h30 ENSEMBLE NATIONAL DU SÉNÉGAL Déc 13-14 Un nouveau programme excitant 20h30 PETITS CHANTEURS DEVIENNE Janv 13 À la demande générale 20h30 LUDMILA ZYKINA ET L’ORCHESTRE Avril 5 DE BALALAIKAS (20 musiciens) 14h30 FESTIVAL DU PÉROU Avr 28-29-30 50 danseurs, chanteurs & mus.20h30 Théâtre Maisonneuve $7 $6 $5 $4 ORCHESTRE TZIGANE R AJ KO Nov 28-29-30 35 musiciens et danseurs 20h30 YASSHAKOSHIMA Janvier 21 Mime Japonais 20h30 ZORIA SHIHMURZAYEVA Mars 31 Violoniste 20h30 L’ACHAT D’UN MINIMUM DE 4 SPECTACLES CI-DESSUS VOUS PERMET D’ÉCONOMISER 15%.S'il y a plus d une date pour un spectacle, la réduction s'applique à la première seulement.B) ABONNEMENT 5 CONCERTS: 1 CONCERT Salle Wilfrid-Pelletier - 20h30 GRATUIT MICOLAI PETROV, pianiste Nov 11 IGOR OISTRAKH, violoniste Déc 9 M.ROSTROPOVICH, violoncelliste Fev.3 ORCH.DE CHAMBRE BARCHAI Fev 24 VLADIMIR ASHKENAZY, pianiste Mars 18 Prix : $32.00 - $28.00 - $24.00 — $16.00 - $12.00 Tant spécial entants, étudiants.Age d 'Or $17 00 (parterre et corbeille) C) ABONNEMENT FAMILLE: 20% D'ECONOMIE Date limite 4 sept 1974 Salle Wilfrid-Pelletier - 14h30 ENSEMBLE SLASK DE POLOGNE Sept 22 FIESTA FOLKLORICO DE MEXICO Sept 29 PETITS CHANTEURS DE VIENNE Janv 12 Prix $17.00—$14.50 - $12.00 — $9.50 — $7.00 En vente: CCA 1822 ouest, rue Sherbrooke et également commandes postales avec enveloppe-retour altranchie, chèque, mandat.CHARGEX 932-2234 L’ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL EN COLLABORATION AVEC JOSEPH E.SEAGRAM AND SONS, LTD.VOUS OFFRE UN Apéritif Musical' Un choix d'oeuvres de: Tchaikovsky Berlioz Weber Debussy Beethoven Rimsky-Korsakoff et J.Strauss sera présenté à la PLAZA ALEXIS NIHON 15 août JEUDI A 12H * CE CONCERT EST GRATUIT 2 arts et spectacles Le Devoir, jeudi 15 août 1974 «11 _Avec rQSM_ Colette Boky ravit à nouveau par Gilles Potvin Pour terminer une saison d’été entreprise dans des conditions difficiles, l'Orchestre symphonique de Montréal a réuni cette semaine deux chanteurs connus et appréciés des mélomanes, le soprano Colette Boky et le ténor Pierre Duval qui, avec le concours du chef d’orchestre Jean Deslauriers, présentent une soirée d’extraits d’opéras et d’opérettes françaises.La troisième-audition de ce programme, ce soir, à la salle Wilfrid-Pelletier, mériterait d’attirer une foule nombreuse car le menu, au départ, est intéressant et l’excellent rendement de tous les participants valent certainement le déplacement.C’est inconstestablement la sémillante Colette Bokv, notre gracieuse diva, qui récolte la plus grande part du succès.Dans une forme superbe et plus séduisante que jamais dans ses plus beaux atours, notamment dans la seconde partie, alors qu’elle revêt une somptueuse mante à traîne écarlate, elle a charmé et conquis son public par une exécution vocale de premier ordre.La voix est pure, égale et puissante dans tous les registres.Elle est aussi constamment mise au service d’interprétations d’un haut calibre professionnel où l’on retrouve la chanteuse expérimentée qui a fait ses preuves sur de nombreuses scènes réputées, principalement le Métropolitan de New York, où elle faisait ses débuts il y aura bientôt sept ans.Dans les pages familières, “Les Contes d’Hoffmann”, "Carmen ", “Lakmé” et “La fille du régiment”, avec en plus un extrait ravissant, "Cachons l’ennui de mon âme”, d’une opérette inconnue d’Offebach d’après le “Fantasio” de Musset, la chanteuse n'a pas eu de mal a conouérir l’auditoire qui l’a généreusement applaudie.En plus de l’excellence sur le plan musical, elle met de l'avant une diction irréprochable et une présence qui doit faire l’envie de plusieurs de ses collègues.A ses côtés.Pierre Duval a paru un peu pâle mais fl a été vo-calement satisfaisant dans des airs familiers de “Carmen” et de “Manon", de même que dans des extraits de “La veuve joyeuse” et de “Student Prince” qui cadraient mal avec le reste du programme consacré à la musique française.La voix de Duval est généreuse, les aigus sont brillants et solides.mais le grave est malheureusement assez faible et la diction.de façon générale, gagnerait à être plus ferme.Deux duos, “C’est le dieu de la jeunesse” de “Lakmé” et "Ah! Dieu, de quelle ivresse” des “Contes d'Hoffmann” ont aussi été longuement applaudis.La participation de l’orchestre s'est également maintenue à un haut niveau sous la direction de Jean Deslauriers, tant dans l'accompagnement des chanteurs que dans des pages de "Carmen” et de “L’Arlèsienne” qui ont bénéficié d'exécutions enlevantes, où l’on a particulièrement apprécié les nombreux passages confiés à la flûte de Jeanne Baxtresser.Quant à l'ouverture de “La Belle Hélène”, elle nous a fait regretter de ne point entendre des extraits chantés de cette oeuvre absolument délicieuse que les deux invités interprétaient l'été dernier, au Centre national des arts d’Ottawa.télévision Les événements doivent-ils se plier aux normes?par Jean Basile • Les manifestations de la Superfrancofète Le simple fait que le canal 2 ait planifié attentivement ses reportages télévisés sur la Su-perfrancofête devrait, d'évidence.interdire à tout événement inattendu de se produire.En effet, puisque RC a programmé une demi-heure Quotidienne sur ce sujet, tout doit se dérouler selon l'ordre prévu.C'est une attaque directe contre la grille horaire que de douteux manifestants aient le mauvais goût de modifier ce qui a été ordonné.Mardi après-midi donc, la Superfrancofète ne s'ouvrait pas dans cette parfaite atmosphère de bonne entente francophone, comme on l’attendait.Les premiers ministres se sont fait nuer.et un représentant du Niger aussi.Incident également lors de la montée des drapeaux Ces incidents sont-ils vraiment graves?Sont-ils le fait d'une “poignée d'agitateurs"?On aura bien du mal à le dire si on a regardé les informations de 23h au canal 2 Les caméras sont imperturbablement restées fixées sur les orateurs officiels, tandis, qu'en “background" quelques huées perçaient au travers des paroles lénifiantes propres à tout discours inaugural Malgré tout, il semble que ces incidents ne sont pas uniquement dus à une "poignée d'agitateurs québécois ' En effet, le bulletin de nouvelle de RC nous informait, au passage, qu'une des manifestations parmi les plus importantes de cette fête, la représentation collective des "Nègres" de Jean Cîenèt, était compromise.Huit des pays qui devaient y participer ayant refusé de le faire par solidarité avec les "gueulards ".Quels sont ces pays’’ Pourquoi ont-ils décidé de ce faire’’ C’est pourtant un sujet intéressant, non?Le canal 2 a des ressources financières confortables Son personnel est abondant et.généralement.bien formé On est en droit de se demander comment il se fait que nous n'ayons pas eu IMMEDIATEMENT beaucoup plus de renseignements sur ces incidents, y compris le possible désistement de huit pays dans le cadre de la représentation des "Nègres".Une caméra dans le public, quelques reporters volants auraient fait l'affaire.D'ailleurs, ces événements se sont passés dans l'après-midi II y avait largement le temps de réunir un certain matériel pour 23h.Au demeurant, compte tenu de la situation québécoise, de la récente bataille du Bill 22.de l'esprit même de cette fête, du choix des "Nègres" de Jean Genêt (certains ne prétendent-ils pas que nous sommes des “Nègres blancs"?), de l'âge moyen des participants, etc., tout cela laissait prévoir assez facilement que la Superfranco-fête ne se passerait pas dans la sérénité culturelle propre aux salons de la Grande Allée.En bref, ce n'est pas aux événements à se plier aux normes de RC mais bien à RC à tenir compte des événements.Tout cela, finalement, est peut-être dû à la lourdeur de la machine.Alors il faudrait penser à l'alléger un peu, malgré les "exigences du réseau".C'est ainsi qu'il aura fallu plus de 24 heures pour que nous ayons droit à quelques commentaires sur le discours du président Ford.Mardi soir, donc, dans le cadre des informations de 23h.on a daigné nous présenter un spécialiste des questions internationales.M Joseph Kraft.qui était, ô hasard, le commentateur invité au canal 6.la veille et sur le même sujet, aussitôt après, le discours retransmis en direct de Washington II a répété en français le mardi soir, au canal 2 ce qu'il a dit en anglais le lundi, au canal 6 Un bel exemple de bilinguisme à l'oeuvre! • FOOTBAM.CANADIEN, mardi soir à 20h au canal 2 Sans doute, est-ce la première retransmission d'un match de football de la Ligue canadienne sur les écrans du canal 2 cette saison Admettons donc que le rodage faisait un peu défaut.Toujours est-il que le commentateur, Pierre Duffault, n'a pas été toujours à la hauteur de la situation 11 a tendance à envahir la scène, au détriment de l'analyste.Plaisanteries douteuses (mentionnons, parmi celles-ci, le calembour sur le nom d'un joueur, Ah You), imprécisions de la description ("je ne sais pas si c'est 42 verges ou 36.mais ça n'a pas beaucoup d’importance''!), etc.Faiblesse aussi des données statistiques A la mi-temps, on nous présentait un petit panel sur la question controversée du fameux "bill Lalonde ", concernant la protection du football canadien.Dix minutes de confusion la plus absolue où Pierre Dufault a.tout simplement, tiré la couverture à lui, de telle sorte que nous n’avons pu entendre un peu longuement aucun des autres participants.ANNONCES CLASSÉES 00 DEVOIR wife Ée *4i4fW W me vems * ¦1 •'
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