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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 29 janvier 1975
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1975-01-29, Collections de BAnQ.

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Fais ce que dois 20 CENTS VOL.LXVII - NO 23 Montréal, mercredi 29 janvier 1975 Office férial Le stade olympique Toute solution de rechange est définitivement écartée par Bernard Descôteaux et Gérald LeBlanc QUEBEC — Le recours à une solution de rechange quelconque au stade olympique de l’architecte Taillibert est maintenant officiellement écarté, la preuve ayant été faite qu’aucune économie, ni de temps ni d’argent, n’est possible.Ce sont les concepteurs même d’une solution de rechange qui en sont venus à cette conclusion devant les membres de la commission parlementaire des Affaires municipales, hier après-midi.Cette commission reprenait alors l’étude du dossier olympique en entendant divers témoignages au sujet des programmes d’autofinancement et du Village olympique ainsi qu’au sujet dp la sécurité.Mais sur ce point, la commission devait procéder à huis clos.au sommaire.¦ 86% des détenus libérés en 1973 ont respecté leur engagement ¦ Deux centres d’accueil pour les femmes se partagent $60,000 — page 2 ¦ Non-lieu aux deux Haïtiennes accusées d’aide à un compatriote ¦ La Cour supérieure outragée par la perte de 15 huissiers — page 3 ¦ L’affaire Quay doit aller plus loin; un éditorial de Claude Ryan ¦ Un accident qui n’est pas accidentel; un commentaire de J.-C.Leclerc — page 4 ¦ Les maîtres du “professionnel” auront enfin leur place à l’université ¦ Le parking à 25 cents provoque un débrayage à l’hôpital Sainte-Justine — page 8 * L’état-major recommande le congédiement de Guay par Jean-Pierre Charbonneau A moins que le Conseil de sécurité publique ne revise lui-même la décision de l’état-major senior de la police de la CUM, c'est a la Commission de police du Québec que reviendra la tâche de statuer sur le sort du directeur adjoint de la police métropolitaine, M.André Guay, suspendu avec recommandation de congédiement, hier matin, après avoir été trouvé coupable de deux actes dérogatoires ayant trait à des affaires d’écoute électronique.Accusé par le directeur René Daigneault d'avoir manqué de loyauté en son supérieur et d’avoir autorisé l’espionnage électronique d’une réunion au sommet au sujet de l'avenir de la Commission d’enquête sur le crime organisé, M.Guay a été jugé par 21 membres deTetat-mà-jor senior réunis en conseil spécial de discipline.Le comité a siégé jeudi dernier et lundi toute la journée pour finalement en arriver à la conclusion que M.Guay devait être expulsé des rangs de la police municipale dans laquelle il a oeuvré depuis 1941.Selon les informations obtenues par LE DEVOIR, M.Guay a dès le départ contesté la légalité du tribunal spécial constitué par le directeur Daigneault et il a refusé de présenter quelque défense que ce soit.Il avait le droit d’etre représenté par un officier de grade égal ou supérieur mais il n’y avait aucun candidat de disponible, tous ayant été appelés à le juger.Devant cette situation, M.Guay avait demandé la permission d’être représenté par un avocat.Ce droit lui a été refusé, tout comme on lui a refusé tout délai pour préparer une défense.La plupart du temps en l’absence de l’intéressé, les haut gradés de la police de la CUM ont débattu les accusations en se basant sur des témoignages écrits de personnes interrogées au préalable par les enquêteurs du Bureau de discipline.Plusieurs de ces personnes n’ont même pas été entendues sur les faits dont elles avaient la connaissance.A 3h30 mardi matin, la décision de recommander son congédiement a été communiquée à M.Guay qui, immédiatement après, a été prie de rendre son revolver et son insigne.Appelé à commenter la décision de ses subalternes, M.Guay a déclaré qu’il entend lutter jusqu’au bout contre une telle mesure.Il s’est dit convaincu que toute l'affaire se rendra à la Commission de police.André Quay Au cours de la première partie des travaux de la commission, la semaine dernière, le COJO avait fait état d'une solution de rechange au stade Taillibert au cas où des facteurs imprévisibles mettraient en danger les projets déjà commencés par la Ville de Montréal.On avait alors envisagé la possibilité de transporter l’Autos-tade sur le site des installations olympiques, et de réaliser un mariage technique avec la base même du stade Taillibert.Devant l’imprécision des renseignements que purent fournir les consultants du COJO, les architectes Desnoyers, Mercure.Leziy et Gagnon, et les ingénieurs Nicolet, Carrier et Dressel, la commission avait demandé que ceux-ci puissent travailler de concert avec les consultants techniques de Montréal.Venant faire rapport à la commission, l’architecte Michel Gagnon a révélé qu’il était apparu impossible de faire le mariage technique entre le stade Taillibert et l'Autostade.Une autre solution fut envisagée au cours du week-end, adoptant le même principe, à savoir la superposition de deux couronnes de gradins sur l’axe des colonnes du stade actuel.Avec cette nouvelle solution, l’on obtenait une compatibilité technique entre les deux projets de stade, mais Ton ne réalisait aucune économie sur le plan financier.Au surplus, sur le plan temps, la revision des plans, même si elle n’apparaissait pas critique dans l’échéancier des travaux.des risques subsistaient particulièrement pour le programme de vente de billets.M.Gagnon a produit devant la commission une étude comparative des coûts qui établit à environ $162 millions le coût de la construction du stade Taillibert (à l'exclusion du centre de natation).Et selon lui, le projet de rechange, si on l’avait retenu, aurait coûté aussi chef que le projet initial en tenant compte du coût de construction d’un toit, de murs extérieurs, ainsi que des bris de contrats.Sans tenir compte de ces derniers éléments, le coût de réalisation du stade de rechange s'établirait à environ $92 millions.Et de même, en omettant les mêmes artifices au stade Taillibert, le coût de réalisation serait alors identique.Les experts du COJO en viennent à la conclusion suivante: "Puisqu'une solution de rechange entraîne nécessairement des déboursés importants (qu’il est difficile d’apprécier) dans la renégociation des contrats, toute alternative devra s’approcher le plus possible des plans actuels de façon à minimiser les pertes de temps et d’argent”.Au nom des consultants de la Ville de Montréal, M.Bernard Lamarre a dit son accord avec cette conclusion, tout en insistant sur les risques de retards qu’aurait pu entraîner la modification des plans originaux.M.Lamarre a par ailleurs déclaré avoir procédé depuis la semaine dernière à une revision de l’échéancier de construction du stade Taillibert.et il a assuré qu il n'y aurait aucun retard possible à moins que ne surviennent des grèves ou des problèmes de relations de travail.A son avis, le projet Taillibert comporte ses propres solutions de rechange, et en cas de problèmes, l’on peut abandonner la construction de certaines parties du stade.Pour sa part, approuvant les conclusions émises par l'architecte Gagnon, le ministre des Finances, M.Raymond Carneau.a résumé toute cette question en déclarant que bon seulement l'on ne sau-Voir page 6: Le stade olympique Un aperçu des Habitations Jeanne-Mance dans le centre-ville.Physiquement.ces habitations sont irréprochables, selon le Comité des locataires des HJM, mais il y règne un climat social "maladif” qui, au dire du même comité, provient du déséquilibre humain” causé par une administration inconsciente de ses devoirs sociaux envers les locataires."Un ghetto de mal pris.vivant dans la peur, ne peut demeurer longtemps un lieu habitable".déclare un porte-parole du comité.Nos informations page 8.(Photo Alain Renaud) ül#®! WÊM '' J.¦ :v- WÊtz*' 7 mmmvm « k- wmmm mm mm Une commission surveillera la caisse des partis politiques par Gilles Lesage QUEBEC — Une commission indépendante sera mise sur pied au cours des prochains mois pour contrôler les finances des partis politiques, tant en période électorale qu’entre les scrutins généraux.Tel est l’un des principaux éléments de l’importante réforme que le gouvernement a soumise hier, pour réflexion et discussion ultérieure, a la commission parlementaire de l’Assemblée nationale.D’autre part, en vertu du projet de loi qui sera présenté au cours de la prochaine session, les souscriptions électorales seront plafonnées, probablement à un maximum de $2.000, limite que, selon le premier ministre, le Parti libéral du Quebec s'impose lui-même depuis quelques mois.La commission de contrôle serait formée de trois membres, dont la nomination devra être approuvée par les deux-tiers de l'Assemblée nationale, à laquelle la commission sera comptable.Jouissant des pouvoirs et immunités des commis- sions d’enquête dites royales, la commission sera chargée de l'application générale de la loi relative aux contributions électorales.En plus d'être responsables des dépenses électorales de leur parti ou de leur candidat, les agents électoraux auraient également la responsabilité des revenus électoraux.Les agents devraient faire un rapport détaillé à la commission de contrôle des souscriptions reçues et des dépenses faites.Ce rapport devra faire état du montant et de la valeur des contributions électorales.ainsi que du nombre de souscripteurs, individus, corporations, syndicats, et le reste.Le nom de toute personne ou organisme souscrivant plus de $100 devra être transmis à la commission de contrôle, mais cette dernière ne dévoilera pas l'identité des souscripteurs.Le projet a été soumis aux députés par le ministre Denis Hardy, responsable de Installer un ascenseur au Québec coûte 50% de plus qu’en Ontario par Louis-Gilles Francoeur Un représentant de la compagnie Montgomery Construction, M.Mario Geber, a déclaré hier devant la commission Cliche que le ralentissement de travail chronique pratiqué depuis la fin de 1972 par les membres de l'Union internationale des constructeurs d’ascenseurs (UICA) au Québec et les divers incidents, dont le sabotage, survenus depuis cette date avaient accru de 50 à 60 pour cent le coût d'installation d'un ascenseur au Québec en comparaison avec l'Ontario.Réticent à donner des chiffres aussi accablants pour lui, sans doute parce qu'il est l'un des rares employeurs à n'avoir aucun problème d’approvisionnement de main-d oeuvre, M.Geber a ajouté qu’il fallait jusqu’à trois mois au Québec pour installer une pièce d'équipement préfabriqué qu’on installe en France en une seule journée.Le représentant de la compagnie Montgomery a expliqué qu’il comprenait la réticence des travailleurs à installer des pièces d’équipement fabriquées en usine par des ouvriers dont ils ne contrôlaient pas les conditions de travail.Les syndiqués affirment à ce sujet que l'évolution technologique mettrait leur métier en péril si la tendance au pré-assemblage des équipements n’était pas contrôlée.• M.Geber a par ailleurs expliqué que son entreprise était la deuxième à avoir accepté de déroger aux conditions de travail prévues par le décret de la construction.Il a même précisé que sa compagnie était consciente de ‘Tillégalité" de son geste, une illégalité qu elle dénonçait déjà depuis quelques années avant de se raviser pour des raisons “strictement économiques’’.En effet, a précisé le témoin, la Montgomery n’a pas été victime de menaces ou d ’attentats comme certains de ses concurrents.Tout au plus, a-t-il précisé, une explosion de voiture et l’incendie du garage d’un employé en décembre 1972.Les quelque 600 membres de l'Union internationale des constructeurs et leur chef incontesté, M.Warner Baxter, demandent en effet depuis de nombreuses années aux compagnies de signer des ententes qui accorderaient au Québec des Des constructeurs trichent la SCHL Un entrepreneur de l’industrie des ascenseurs, M.Pierre Labadie, a déclaré hier devant la commission Cliche que la compagnie Armor Elevator s’était prêtée à certaines tactiques de développeurs industriels destinées à tromper la Société centrale d’hypothèques et de logement.Lui-mème, qui fut gérant de district pour la compagnie Armor en 1972, a requis de son supérieur, M.B.D.Mann, l'autorisation de gonfler d environ $20,000 l’estimation des coûts d’installation d'un ascenseur.Le propriétaire de l’immeuble Résidence Rivière-des-Prairies, la compagnie B.B.V.Construction, aurait pu ainsi solliciter une' hypothèque accrue de ^$20,000 de la SCHL, lui permettant ainsi d’accroître son hypothèque sur l’immeuble en ayant moins d'argent comptant à débourser.Le supérieurrtorontois de M.Labadie n’a toutefois autorisé d accroitre l’évaluation des coûts que de $10,650, ce qui était autant de gagné pour B.B.V.Construction.La pratique en question semblait monnaie courante dans le milieu des ascenseurs puisque M.Labadie déclare à son supérieur dans un mémo déposé hier devant la commission que “cet arrangement spécial est le même que le précédent avec le même contracteur sur le contrat 80-9584-585” Labadie, qui est aujourd'hui à son propre compte, a par ailleurs expliqué Voir page 6: La SCHL conditions de travail acceptées dans d'autres provinces.En Colombie-Britannique, par exemple, le salaire horaire des travailleurs de cette industrie atteint présentement les $10 l'heure comparativement à environ $6.00 au Québec.L’entente signée le 1er mai 1973 entre Montgomery et l'UICA était la deuxième victoire du genre de l’UICA au Québec, la compagnie Armor ayant décidé la première de déroger aux conditions du décret.Il semble que dans les deux cas, la crainte de se voir priver de main-d’oeu-vre par un syndicat tout puissant l’ait emporté sur les avis juridiques.D'autres représentants des plus importants manufacturiers d'ascenseurs, Otis, Turnbull et Westinghouse, sont venus hier faire le bilan de leurs pertes financières devant la commission Cliche.Ces trois compagnies sont en conflit ouvert avec l'UICA depuis 1972 parce quelles refusent de déroger aux conditions prévues par le décret de la construction.A noter toutefois que ces compagnies refusent d'autres raisons d’accéder aux demandes de hausses de salaire de leurs employés dans le reste du pays en signant l'entente dite nationale demandée par l'UICA.C’est ainsi que Dover Turnbull a produit des documents établissant que les ralentissements de travail et les actes de sabotage lui ont fait perdre entre juillet 1972 et novembre 1973 la somme de $510,100.sans parler du chantier de l'immeuble des Postes oû l'installation, déjà déficitaire de $119,300, n’est pas encore terminée.Cet employeur a perdu de plus en 1974 $556.4i6.00 en contrats d'entretien dans la région métropolitaine soit 49 pour cent de Voir page 6: Las ascenseurs la réforme électorale.Il a fait état d'un ensemble de rapports qui vise à “un sain équilibre entre les exigences du respect du droit au secret de l’option politique des électeurs et celles de l’ouverture et de l’accessibilité pour tous aux finances des partis politiques”.M.Hardy estime que “c'est un corollaire du secret du vote que de garder un certain caractère d’anonymat aux petites souscriptions”, La loi sera assortie de sanctions précises contre toute irrégularité.Peu avant les Fêtes, le premier ministre avait présenté un projet de loi visant à faciliter le financement des partis politiques par l’Etat, mettant une somme minimale a la disposition de chacun.M.Bourassa a qualifié de “transformation radicale” ce projet de loi et les mesures soumises hier à l'attention des députés.Il estime que l'ensemble conduira a la disparition des caisses électorales traditionnelles et occultes."Les mesures de contrôle des contributions électorales que nous proposons constituent un geste décisif en vue d’accroître la qualité de la vie démocratique au Québec'.dit le premier ministre.L'Opposition a bien accueilli ces propositions.se réservant de faire des commentaires plus élaborés lors de la prochaine réunion, prévue pour mercredi prochain.Le leader parlementaire du Parti québécois a dit qu'il s'agissait d'un pas dans la bonne direction mais que la réforme est loin d'être complétée pour autant M.Robert Burns se réjouit de ce que deux suggestions du PQ aient été retenues: la nomination, par chaque parti politique.d'un agent officiel permanent; la nécessité d'une commission de contrôle indépendante et impartiale.Le député de Maisonneuve reprend les propositions de son parti à cet égard: • limitation des contributions politiques à $1,000 en période non électorale et à $2,000 durant les élections, les deux montants n étant pas cumulatifs; • divulgation publique des fonds politiques au-delà de $100, comme à Ottawa; • déduction, du moins en partie, pour fins d'impôt sur le revenu, des contributions au financement des partis politiques; • obligation pour les média électroniques d'accorder des périodes gratuites Voir page 6: Une commission LE JElim ET LE VENDREDI 4?m GRANDE LIBRAIRIE _ i RAYONS/SCIENCE ET DUSSAULT 8955 saint laurent tél ; 384-8760 I 2 • Le Devoir, mercredi 29 janvier 1975 86% des détenus libérés ont respecté leur engagement par André Bellemare OTTAWA (PC) — En 1973, quelque 7,500 libérés conditionnels étaient sous surveillance au pays et, de ce nombre, un peu plus de 10 pour cent ont été reconnus coupables de nouveaux délits et quatre p.c.ont vu leur privilège révoqué pour des raisons de prevention.Il reste donc 86 p.c.des détenus ayant obtenu une libération avant la fin de leur peine qui ont respecté leur engagement.Par ailleurs, au chapitre des conges prov isoires, seulement un demi de un pour cent des quelques 59,150 cas ont été un échec au cours de l'année financière 1973-74.La très grande majorité des détenus qui ont ainsi bénéficié d’une absence temporaire, soit dans le temps des fêtes ou pour une autre raison, se sont bien conduits et sont retournés en cellule après Texpira-tion de leur permission.Quant aux évasions, 124 détenus n’avaient pas été repris au 31 mars 1974.C’est ce que revele le rapport annuel du solliciteur général couvrant l'exercice financier de 1973-74 au cours duquel le ser- vice canadien des pénitenciers, dirigé par le commissaire Paul Faguy, a poursuivi son programme de réformes au niveau des politiques et des programmes de réhabilitation des détenus.La Commission nationale des libérations conditionnelles, sous la direction de ¦ M.George Street, a fait l’objet de vives critiques, surtout depuis le début de l’année, par suite des nombreux meurtres commis à Montréal en particulier.Comme le souligne le rapport, “la Commission fait face a un dilemme en ce qui concerne les responsabilités qui lui sont, confiées puisque, d’une part, elle vise à la réinsertion fructueuse des détenus dans la société et que, d'autre part, elle est pleinement consciente de l’obligation de tenir compte de la sécurité du public dans ses décisions ".En 1973-74, la Commission a étudié 7,344 demandes et a accordé 2,850 libérations conditionnelles ordinaires.Dans le but de contribuer à accroître l’efficacité du système de libérations conditionnelles, plusieurs projets ont été mis Le prix citron des architectes au Tourisme québécois La Société d'architecture de Montréal attribue son prix d’excellence à la communauté portugaise tandis que le ministère québécois du Tourisme se voit décerner le prix citron.Ce concours que la SAM inaugure cette année vise à souligner et encourager l'effort individuel ou collectif vers l’amélioration de la qualité de l'environnement.Les membres de la communauté portugaise ont réalisé un programme de rénovation des maisons du secteur englobant les rues Coloniale et Prince-Arthur.Dans le cas du ministère du Tourisme, il s’agit d’une construction : l’école d'hôtellerie du Carré Saint-Louis.Selon la Société d'architecture de Montréal, ils étaient nombreux les candidats méritant le douteux honneur d’avoir contribué de façon particulièrement remarquable à la dégradation de l'environnement urbain.Mais la SAM estime que l'école d’hôtellerie du Carré Saint-Louis surpasse tous les affronts et parait être le “plus mauvais bâtiment’’ récemment construit à Montréal.L’Ordre des architecte est d'avis que cette construction met en relief “la pauvreté de notre architecture” et juge "inexcusable” qu'un organisme gouvernemental soit responsable d’une telle “platitude”.La situation du théâtre C’est ce qui amène d’ailleurs la SociéL d'architecture du Québec à réclamer la tenue d’un concours pour la construction des édifices publics, voyant en cela la façon d'échapper à la médiocrité sans en attendre une garantie absolue de qualité.La Société d'architecture de Montréal trouve dans le programme de rénovation de la communauté portugaise une multitude de mérites; il s'agit d'un projet qui a eu le bonheur de se réaliser alors que, trop souvent, les actions revendicatrices des groupes de citoyens demeurent vaines; le programme fut complété dans des conditions extrêmement défavorables; l’action des portugais a défié toutes les lois de l’économie immobilière; grâce à la mise en commun de leurs compétences respectives et de leurs ressources financières, ils ont pu restaurer leurs maisons, sans l’aide gouvernementale de quelque nature.Ce n’est qu’à force de ténacité, d'ingéniosité que les membres de la communauté ont pu redonner vie à ce secteur que l’agression des promoteurs de tours d’habitations semblait vouer à la destruction.Aujourd’hui, les murs de ces maisons sont resplendissants des couleurs insolites qui évoquent des climats ensoleillés.C’est tout le secteur qui échappe ainsi à tristesse des zones grises.de l’avant, comme la libération conditionnelle de jour, qui est un régime de semi-liberté selon un roulement, comme cela a été le cas à Granby.A Trois-Rivières, Hamilton et Windsor, des citoyens bénévoles ont accepté de surveiller les délinquants en liberté sous conditions.La libération conditionnelle de jour permet à la Commission d’évaluer le degré de réhabilitation du détenu et ce programme a été de plus en plus appliqué au cours des dernières années.Pour 1971-72, 74 p.c.des 1,614 demandes ont ete acceptées, l’annee suivante, 1,888 demandes ont été examinées et, l’année dernière, la Commission a reçu 2,833 demandes de libération de jour.Par ailleurs, en 1973-74, un nouveau mode de libération a été inauguré: la libération conditionnelle de jour temporaire qui permet aux détenus de suivre un cours scolaire ou de participer à des travaux spéciaux.Environ 75 p.c., soit 389 des 523 demandes, ont été accordées.Les détenus condamnés avant la modification de la loi sur la libération conditionnelle ou qui ne l’avaient pas demandée, peuvent obtenir leur liberté après avoir purgé environ les deux tiers de leur peine mais non sans être surveillés "obli-gatoirement".Le même système s'applique aux prisonniers qui représentent plus de risques de commettre un nouveau délit.En 1973-74, 1,271 détenus ont été soumis à une surveillance obligatoire comparativement à 95 en 1971-72 et à 941 en 1972-73.Par ailleurs, depuis juin 1970, la Commission peut accorder le pardon à des personnes possédant un casier judiciaire, ou effacer, si l'on veut, ce document sou vent embarrassant pour un individu désireux de refaire sa vie dans la société.L’an dernier, en date du 31 mars, la Commission a rendu,1.268 décisions favorables dans semblables cas et a refusé 86 demandes.La Commission a aussi autorisé 252 personnes à reprendre possession de leur permis de conduire mais elle en a refusé 460.Depuis des années, le gouvernement s’efforce d’offrir aux détenus la chance d'apprendre un métier ou de parfaire leur formation, En 1973-74, la formation scolaire a coûté un million de dollars aux contribuables et les pénitenciers ont conclu au moins 15 contrats avec les commissions scolaires, des collèges communautaires et des universités à cette fin.Le personnel du service canadien des pénitenciers a également dispensé des cours à 800 détenus.Cinquante détenus ont bénéficié de congés temporaires pour aller suivre des cours dans des collèges communautaires.Au total, 3,000 stagiaires ont reçu des diplômes ou des certificats d'apprentissage en 1973-74.Les détenus ont aussi droit de présenter les griefs aux autorités de l'institution mais seulement quatre des 51 plaintes soumises ont favorisé les correctifs nécessaires.QUEBEC (Le Devoir) — C’est avant tout un problème de ressources financières et humaines qui empêche le ministère des Affaires culturelles de procéder à plusieurs réformes, notamment dans le secteur du théâtre.* C’est ce que soutient le titulaire de ce ministère.M.Denis Hardy, que LFI DEVOIR a interrogé hier en relation avec le rapport concernant la situation du théâtre au Québec.Préparé par M.Romuald Miville-Deschênes, ce document a fait l'objet d’une fuite la semaine dernière, dans le journal La Bresse.Il recommandait notamment de nommer de toute urgence un directeur du service du théâtre au ministère; ce poste est vacant depuis plus d’un an.Le problème est chronique depuis la fondation du ministère, commente M.Hardy; il a même entraîné la démission du premier titulaire, M.Georges-Emile Lapalme, et les plaintes répétées de ses successeurs: le ministère manque d’argent et, partant, de ressources humaines.Ce n’est pas, ajoute le ministre, que le ministère n’ait pas d’hommes compétentes à son service, mais il n'en a pas assez pour remplir toutes ses obligations.C’est le cas précisément pour le théâtre.Il cherche depuis un an un homme compétent, comédien ou metteur en scène, mais il n’est pas capable, au salaire qu'il peut offrir, de décrocher l'homme ou la femme qu’il lui faudrait.Fm attendant, M.Hardy étudie un projet en vertu duquel la restructuration de la direction générale des arts d’interprétation (musique et théâtre) serait confié à une société spécialisée, a contrat.Cette réforme étant faite, il serait ensuite possible de donner suite aux rapports d’étude, tel le rapport Miville-Deschènes pour le théâtre ou le rapport Jeannette pour la musique.Mais il faut d'abord, insiste M.Hardy, résoudre le problème du budget et dés ressources humaines.Il se réjouit à cet égard que le prochain budget du MAC su- bira “une amélioration importante".Le ministre ne veut pas donner de chiffre, mais il dit que la hausse du budget de son ministère sera plus importante que celle de l’ensemble du budget gouvernemental.Au fond, note-t-il, il y a un problème de mauvaise répartition fiscale entre les deux gouvernements.Le Québec ne manque pas de la volonté d’agir, mais il n’a pas toutes les ressources suffisantes, alors qu’Ottawa en a plus qu’il ne lui en faut.Au sujet du cinéma, M.Hardy donne l'assurance que le projet de loi-cadre est fin prêt et pourra être rendu public dès le début de la prochaine session, en mars.Si tel est le cas, le projet pourrait être adopté vers la fin du printemps ou le début de l'été.kv lüs Jl Ont participé à la conférence de presse organisée hier par le Secrétariat de l’A.I.F.et le Conseil du statut de la femme du Québec pour présenter officiellement le programme de I A.I.F.au Québec, dans l’ordre: M.Marc Lalonde, ministre de la Santé nationale et ministre chargé de la situation de la femme au gouvernement fédéral: Mme Laurette Robillard, présidente du Conseil du statut de la femme; Mme Mary Gusella, responsable du Secrétariat de I A.I.F.; M.Fernand Lalonde, ministre responsable du Conseil du statut de la femme au gouvernement du Québec et Mme Francine Dépatie, secrétaire du Conseil du statut de la femme.(Photo Alain Renaud) Deux centres d’aœueil pour les femmes se partagent $60,000 Hardy plaide le manque de moyens par Renée Rowan .Deux centres d'accueil pour les femmes qui avaient ouvert leurs portes dans lalré-gion de Montréal au cours des derniers mois pourront poursuivre et amplifier leurs activités f^race à des octrois substantiels du ministère national de la Santé et du Bien-être.Vie nouvelle-Carrefour pour elle, de Longueil, bénéficiera d’un octroi de $21,712 pour la première phase d’un projet de deux ans tandis que le Centre de la femme nouvelle, mieux connu sous le nom de New Woman’s Center, recevra une subvention de $38,567 pour le premier niveau d'un projet triennal de services de consultation.C’est ce qu'a annoncé, hier, le ministre de la Santé, M.Marc Lalonde venu à Montréal présenter lors d’une conférence de presse le programme de l’année internationale de la femme au Québec.Ces sommes proviennent du programme de subentions fédérales au bien-être social établi en 1962 pour aider les organismes des services sociaux au Canada.dont une tranche de $75,000 pour 1974-75 a été spécifiquement affectée aux activités des mouvements féminins.Un autre montant de $150,000 est prévu aux mêmes fins pour l’année fiscale 75-76.Vie nouvelle-Carrefour pour elle, qui a pignon au 1215 boul.Sainte-Foye, à Lon-gueuil.est en quelque sorte une famille d’accueil pour femmes et jeunes filles qui ont besoin d'une aide temporaire en raison de difficultés familiales survenues lors d’une séparation ou d’un divorce.Ce centre, explique la responsable Mme Thérèse Laplante, est réservé à la clientèle de la rive sud; il comporte, comme son nom l’indique, deux volets.Vie nouvelle est une association de 300 à 400 femmes séparées et divorcées (ou en voie de l'étre) qui se rencontrent chaque semaine en petits groupes de travail de 20 à 30 pour discuter de leurs problèmes avec des travailleuses sociales.Ce sont des groupes du support et de "ventilation ” à l'intérieur desquels on organise, selon les besoins et les demandes, des cours de relations humaines, de sexualité, de psychologie ou autres.De ces groupes est né Carrefour pour elle, un centre de dépannage qui peut accueillir 4 adultes et 3 ou 4 enfants pour un séjour temporaire d’une durée maximum de 10 jours en période de stress ou de crise aiguë, le temps de permettre à la femme de se reprendre en main et de trouver une solution permanente plus adéquate.Ce qu'il y a de nouveau dans ce projet, souligne Mme Laplante, c’est qu’on accueille sous le même toit à la fois la mère et l’enfant.C est le seul centre de dépannage du genre qui existe actuellement au Québec.Carrefour pour elle est ouvert 7 jours par semaine, de 9h à 21h.Le personnel comprend un conseiller social, une animatrice et une secrétaire.Vie nouvelle et Carrefour bénéficient en outre des services sociaux déjà en place sur la rive sud.Comme ce projet en est un de recherche-action, il se double d'une étude scientifique qui permettra de vojr jusqu’à quel point des groupes de support peuvent permettre à une femme en situation de difficultés matrimoniales, d'être récupérée sur tous les plans — autonomie, insertion sociale, meilleures relations interpersonnelles et au niveau parents-enfants — par rapport aux méthodes traditionnelles de thérapie individuelle.Le Centre de la femme nouvelle, situé au 1210, avenue Greene, à Montréal, offre des services de consultatin dans les domaines psycho-social, légal et financier destinés aux femmes qui doivent affronter de nouvelles conditions de vie en raison de changements apportés à leur situation familiale.Ce centre se veut bilingue.Les responsables insistent sur ce point.Pratiquement toutefois, on y parle beaucoup plus anglais que français et la clientèle est, pour l'instant, plus anglophone que francophone.Cela s'explique en partie, du fait que le centre soit situé dans l’ouest de la ville et que les initiatrices du projet soient de langue anglaise: Cerise Morris, et Marlene liowell pour ne nommer que celles-là.A la conférence de presse, le ministre chargé de la situation de la femme à Ottawa, M.Marc Lalonde a noté que la campagne de sensibilisation "pourquoi pas?" entreprise par le fédéral en ce début de l’annee de la femme était de toutes les campagnes de publicité jamais lancées par le gouvernement central, celle qui avait rencontré le plus grand succès immédiat: deux semaines après le lancement, on'avait reçu lundi, au Secrétariat de la femme, plus de 33,000 demandes de renseignement.Participant à cette conférence de prçsse où on a officiellement annoncé le programme de l’A.I.F.au Québec (programme dont on a largement fait état dans LE DEVOIR au cours des dernières semaines), le ministre chargé de la situation de la femme au provincial, M.Fernand Lalonde, a souhaité que 1975 soit le point de départ d’une complète intégration des femmes au développement du Québec et à l’implantation d’une véritable politique d’égalité de chances au travail, non seulement au niveau de l’Etat employeur, mais de l’industrie et des entreprises privées.Caouette devant ses pairs OTTAWA (PC) — Le chef créditiste, M.Réal Caouette, connaîtra dans quelques jours le sort que lui réserveront ses pairs de la Chambre des communes, à propos des accusations de corruption qu'il a lancées, le mois dernier, contre des députés qui auraient soudoyé des journalistes pour obtenir de la publicité.Le comité permanent des privilèges et élections s’est réuni une première fois, hier matin, et après un débat de procédures, la séance a été ajourné à aujourd’hui.Son président, le député libéral de Lachine, M.Rod Blaker, a précisé que trois options sont offertes aux membres du comité: laisser tomber l’affaire, s’en remettre à la volonté de la Chambre des communes ou forcer au moyen d’une subpoena M.Caouette à venir s'expliquer devant le comité.Le conseiller juridique de la Chambre, M.Joseph Maingot, devant émettre son opinion, mercredi, sur la marche à suivre.La semaine dernière, M.Caouette déclarait, dans une entrevue, qu'il n’avait nullement l’intention d’aller témoigner devant ses pairs et préciser ses accusations.Il ajoutait qu’il faudrait l’y amener manu militari.château (Taujjoufd cssteavagant ou sane 1 isi IStfii «s t j • i t i i Etat de rêve SOYEZ m bon mm SOYEZ ¦ GÉNÉREUX ", .et chaque nuit, à l'heure de son sommeil, le rêve transforme un peu plus sa vie.Le Château d'Aujourd'hui propose des chambres qui changent tellement de choses.Découvrez l'état de rêve au Château d'Aujourd'hui.Il y a trois Château d'Aujourd'hui: • 6370 St-Hubert • 6375 St-Hubert, Montréal • 1125 boulevard St-Martin, Laval Téléphone: 382-4710 chareau |d oujourd hui| I v LE UEVOIP Page %3 Montréal, mercredi 29 janvier 1975 Les Commissions scolaires Québec perçoit $43 millions en trop au poste impôt foncier scolaire Baptiste, voyons, appelez-moi Lise! par Jean-V.Dufresne par Michel Guénard La Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec (FCSCQ) soutient que le gouvernement recevra $43 millions en trop-perçu au chapitre de l’impôt foncier scolaire.“Par le biais de retards administratifs du ministère des Affaires municipales et par des incongruités d'articles de la loi de l’instruction publique relatifs aux rôles d évaluation,” la Fédération constate que la trésorerie québécoise encaissera au cours de l'exercice fiscal 1973-74 quelque $503 millions en taxes scolaires alors que les prévisions budgétaires du ministre des Finances n’affichaient que des entrées de fonds de $460 millions.Le président de la FCSCQ, M.Hubert Lavigne, a défendu âprement l’autonomie menacée des commissions scolaires: “Nous ne céderons jamais l'impôt foncier scolaire pour aucune considération, à moins d'avoir d'autres sources de revenus autonomes, équivalentes et garanties," devait dire hier M.Lavigne au cours d'une conférence de presse, à Québec.La Fédération se dit grandement préoccupée par tout le contentieux qui entoure présentement la perception des impôts fonciers scolaires et elle a entrepris des démarches en vue de corriger certaines difficultés persistantes qui faussent la répartition du fardeau fiscal dans le secteur public de l'éducation.Tout au long de l’année écoulée, la Fédération a piloté trois dossiers qui visaient à stabiliser la perception de l'impôt foncier scolaire et obvier a toute tentative de dénaturer ce même impôt qu’elle considère comme un fief intouéhable.Le directeur des services financiers de la Fédération, M.Alexandre Dugré, a expliqué au DEVOIR qu'il est devenu urgent de corriger la régressivité de l’impôt foncier en permettant aux contribuables de déduire ces montants versés de leur revenu imposable.“Sans cela, devait-commenter M.Dugré, le gouvernement s'enlise dans un mécanisme de double taxation qui pénalise de larges segments de contribuables.” La Fédération souhaite du même souffle que le gouvernement du Québec plafonne la participation normalisée des contribuables à un seuil de 30.5% de l'ensemble du budget du ministère de l'Education qui atteindra cette année les $1.3 milliard.Cette approche fiscale entraînerait la mise en place d'un taux d’évaluation flottant (il a d'ailleurs chuté de $1.40 à $1.25 par $100 d’évaluation) et normalisé à la grandeur du Québec.Cette mécanique fiscale laisse encore un champ de manoeuvre assez grand aux commissions scolaires puisqu'en plus des subventions du ministère (69.5% de l'équilibre budgétaire), celles-ci peuvent avec l'autorisation du ministre relever ce taux lors de dépenses spéciales émargeant ad budget normal de fonctionnement.Quant à la modification de la loi de l'évaluation foncière et à la formation d'un tribunal provincial ayant droit de regard sur le rôle, la Fédération s’explique mal les retards du gouvernement a procéder avec célérité dans cette affaire."Compte tenu, devait expliquer M.Lavigne.que les administrations municipa- aujourd’hui Non-1 i eu aux deux Haïtiennes pour aide à compatriote A 12h, M.Marcel Robidas, maire de Lon-gueuil, est conférencier à la Société pour le progrès de la Rive-Sud à la rôtisserie Saint-Hubert.1435, rue Saint-Charles ouest, Lon-gueuil.Thème: “La Rive-Sud, déjà une communauté régionale".• A 12hl5, allocution de M.Gérard Filion au dé jeuner-causerie de la Chambre de commerce française au Canada, au salon Ovale du Ritz-Carlton.Thème: “Quel métier exerceront nos petits-enfants”.• A 12hl5, réunion hebdomadaire du club Kiwanis-Maisonneuve au restaurant Rieno, 3950.rue Sherbrooke est.• A 12h30, M.Ted Blackman, directeur de Tin-formation sportive à CJAD, est conférencier au Advertising and Sales Executives Club au salon Duluth du Reine-Elizabeth.• A 12h30.M.Luc Lacharité est conférencier au Saint-Laurent-Kiwanis de Montréal, au salon gleu du Ritz-Carlton.Sujet: “Les Jeux du Québec".• A 13h30, M.John Turner, ministre des Finances et président du comité intérimaire du FMI, donne une conférence à la société des relations d'affaires HEC, à TEcole des HEC, 5255, rue Decelles, salle 3066.Sujet: “L'économie canadienne et le FMI".• A 19h30, réunion de Tatelier politique du PQ-Saint-Jacques, 1022, rue Sherbrooke est.Sujet: “Le régime politique”.• A 20h.soirée soulignant la fondation du Club Optimiste Vimont-Auteuil, au restaurant Pavillon Laurentien, 5680, boul.des Laurentides.• A 20h, projection du film “Le combat des sourds" dans le cadre d’une série cinématographique mise sur pied par le Service général des moyens d'enseignement du ministère de l'Education, au 1205, rue Visitation.• A 20h, en la salle de la Fraternité des policiers, 480, rue Gilford, assemblée publique à l'occasion du dixième anniversaire de fondation de la Société nationale populaire du Québec.Allocutions de MM.Pierre Bourgault et Jacques Parizeau.• A 20h, au cégep de Limoilou, 801, 12e rue, Québec, soirée de solidarité avec les travailleurs haïtiens menacés de déportation.• Collectes de sang: Imperial Tobacco Products Limitée.3810, rue Saint-Antoine, casse-croûte.9h30 à 12h30 — 14h à 16h; Vaudreuil, centre culturel, 400.boul.Roche, 14h30 à 17h - 18h30 à 21h30.par Clément Trudel Par décision du juge Claude Joncas de la Cour des Sessions de la Paix, le procès de deux Haïtiennes accusées d'avoir aidé un compatriote à demeurer illégalement au Canada s'est soldé hier par un non-lieu.Rose Pradieu et Francesca Dufresne, collaboratrices de Paul Dejean, directeur de la Communauté chrétienne des Haïtiens de Montréal, devaient en effet répondre à une accusation d'avoir enfreint l'article 46 de la Loi canadienne de l'immigration en aidant Franz Nelson — toujours recherché — à ne pas se conformer à une ordonnance d'expulsion du Canada.Le ministère public n'a fait entendre que des policiers fédéraux pour étayer son accusation: Jacques Lapointe qui fit une perquisition à la CCHM en octobre dernier, en compagnie d'un autre membre de la GRC, le sergent Laquerre; et le sergent d'état-major (GRC) Lionel Lepage, venu d'Ottawa et présenté comme témoin-expert en comparaison d’écriture.Lapointe était l’un de ceux qui avaient arrêté Nelson le 18 juin 1974.Le 24 octobre, il se présente au domicile de Rose Pradieu à qui il demande des spécimens d’écriture — histoire de comparer l'écriture retrouvée dans une fiche “Nelson”, remise aux agents par nul autre que Paul Dejean lors d’une perquisition à laquelle assistait Me Jolicoeur, occupant hier pour la défense, à ces échantillons fournis aimablement par Mlle Pradieu.Cette cause devait être entendue le 6 décembre et le ministère fédéral, après avoir fait attendre les accusées et une quarantaine de curieux plus de cinq heures, décidait alors de remettre l'audition, annonçant que c’était pour le plus grand bien de Mlles Pradieu et Dufresne.Hier, l'affluence fut moindre et l'attente légèrement raccourcie; le dénouement en fut heureux pour les Haïtiennes inculpées.Quand Me Richard Handfield, pour la Couronne, déclara sa preuve close — le tout s’est déroulé en moins de quarante minutes — Me Jolicoeur en parut surpris et nota que Francesca Dufresne n'avait pas été mentionnée une seule fois dans les témoignages.Non-lieu immédiatement accordé.Le cas de Rose Pradieu, déclare ensuite Me Jolicoeur, est celui d'une personne dont il n est pas prouvé qu elle ait interviewé Franz Nelson.Les notes écrites par Mlle Pradieu au dossier Nelson, ouvert au bureau de la CCHM.indiquent une retranscription d'éléments d'information, pas plus.Il est écrit que Nelson “voudrait des conseils”.Il n'est pas en preuve que Mlle Pradieu ait "donné'' des conseils à cet immigrant que'les agents fédéraux de l'immigration recherchent toujours.Nelson avait fait quelques jours de prison après que le juge Allard, de la même Cour, l'eut trouve coupable d’infraction à la Loi sur l’immigration.Libéré après qu'une amende de $200 eut été versée à son nom, Nelson disparut ensuite et, le 16 octobre 1974, la Commission d’appel de l’immigration rendait une décision de rejet dans la cause où Nelson en appelait d’une ordonnance d’expulsion.Chez les sympathisants de ces deux Haïtiennes vivant à Montréal, la jubilation était grande hier.L’on se congratulait de ce roman qui finissait bien, non sans se demander si la Couronne n’avait pas à dessein présenté schématiquement sa preuve pour éviter l'odieux d une condamnation de travailleuses sociales.Me Jolicoeur s’en tint, dans ses représentations, aux faits versés en preuve.Rien n'indique la “mens rea”, le dessein coupable d’une Rose Pradieu, et toute une jurisprudence vient à la mémoire quand il s'agit de prouver, comme l'article 46 (j) de la loi invoquée pour la poursuivre, qu elle aurait sciemment (knowingly) aidé quelqu’un à commettre un acte illégal.La défense avait admis, au cours du témoignage de Lionel Lepage, que l’un des documents saisis était en partie de la main de Rose Pradieu.Le juge Joncas devait, avant d'accorder ce deuxième non-lieu, affirmer que Tac-cusation étant “d'avoir aidé quelqu'un à demeurer illégalement" au pays, on se Voir page 6: Haïtiennes maigrir c’est rajeunir dites adieu à la cellulite vous pouvez réussir; les deux prenez votre rendez-vous dès maintenant au studio Josette ghedin 2030 rue crescent ; ' , telephone 845 9323 845 7611 Chambre de Commerce française du Canada DÉJEUNER-CAUSERIE le mercredi 29 Janvier 1975 à midi quinze au Salon Ovale de l’Hôtel Ritz Carlton -, Conférencier invité d'honneur Monsieur Gérard Filion Thème de l’exposé: "Que! métier exerceront nos petits-entants" Réservations: 866-2797 les n'appliquent pas intégralement la loi de l'évaluaiion foncière, ce qui crée des fluctuations importantes de l'impôt foncier scolaire, les commissions scolaires devraient pouvoir réajuster à leur pleine valeur ces biens fonciers, mais cette fois, en respectant les différentes catégories de propriétaires." L'article 373 de la loi de l'instruction publique délimite mal les catégories de biens immobiliers (maison unifamiliale, appartements multiples, lots vacants, fermes et usines, etc) si bien que le réajustement automatique des rôles à leur pleine valeur pénalise fortement les maisons unifamiliales en regard d’autres biens fonciers dont l'évaluation est plus fantaisiste que réelle.Le directeur du service d'évaluation du ministère des Affaires municipales, M.Robert Fournier, s'est dit “étonné par les remarques de M.Lavigne, qui sait très bien que nous ne sommes nullement en retard sur notre calendrier de travail en ce qui concerne la publication du manuel d évaluation municipale" Chaque évaluateur peut bonifier ce rôle et corriger les laôunes apparentes lors des examens annuels des rôles.Mais la Fédération soutient qu'il n'existe que 150 firmes d'éva-luation au Québec alors que le ministère fait valoir les nombreux programmes de formation professionnelle qui viennent corriger cette situation.L’acupuncture gagne un round OTTAWA (d'après CP) — Pour la première fois hier, l’acupuncture a été reconnue comme une technique médicale valable par les sommités de la profession médicale du Canada, réunies à Ottawa dans le cadre d'une conférence organisée par le ministère fédéral de la Santé et du Bien-Etre.Toutefois, la profession n'a reconnu la validité de l'acupuncture que pour le soulagement de la douleur.Le président de la conférence, le Dr J.B.Morison, du Manitoba, a expliqué la prise de position “conservatrice” des médecins par le fait que, selon lui, “il n’est pas encore devenu évident que Tacupuncture peut être utilisée pour le traitement et la guérison de quelque maladie spécifique que ce soit”.Par contre, a ajouté le Dr Morison, Ta conférence accorde son entier appui au développement de la recherche dans l’usage de l’acupuncture pour le traitement d'une grande variété de maladies afin d;en arriver à établir scientifiquement le rôle spécifique de l’acupuncture dans le domaine des soins médicaux et dentaires au Canada”.L’Acupuncture Foundation of Canada était invitée à cette conférence, convoquée à la demande de la Fédération des collèges provinciaux de médecins qui réclame un contrôle sévère de la pratique de l’acupuncture au Canada.La principale recommandation de la conférence a été que l'acupuncture ne soit pratiquée que par les médecins et les dentistes licencies et correctement formés à cette technique, sous la responsabilité directe des Collèges provinciaux de médecins.Le Dr.Morison a déclaré hier que la santé publique pouvait courir un danger du fait que certains practiciens de Tacupuncture n'étaient pas des médecins licenciés et qualifiés.Après avoir parcouru les communiqués du Comité des fêtes de la Saint-Jean, il ne reste plus qu'à déboulonner la croix du Mont-Royal et à y édifier un monument à Lise Payette.Car l’animatrice trônera sur les fêtes, qui se dérouleront du 20 au 24 juin prochain, du “chalet” de la montagne jusqu’au Lac des Castors, s'inspirant manifestement d une technologie du rassemblement — et du dispersement — mis à l’épreuve avec succès en août dernier, lors de la Superfran-cofète, à Québec.Trop étroit et trop vulnérable, le Vieux-Montréal est écarté.Le Lac des Cators — on n'y trouverait pas une grenouille — sera doté d une grande scène, semblable à celle qu'on érigea sur les Plaines pour la “Super” d'août dernier.Il y aura café-terrasse au Chalet de la Montagne, une autre scène sera aménagée à proximité du centre d'art, à mi-chemin des deux, et enfin on a même prévu quelque chose pour les anglophones sur le belvédère de Westmoupt, site admirable d oû ceux qui habitent les contours topographiques les plus élevés de Tile de Montréal ont Thabitude de contempler les natifs.En fait les fêtes dureront quasiment cinq jours, du vendredi soir au mardi soir.Cinq déploiements pyrotechniques, des récitals, et "un hommage particulier ' parce que 1975 est TAnnee Internationale de la Femme.Que Ton continue, bien sûr, de particulariser.Quoi d’autre?Lise Payette s'est assurée la collaboration du maire Drapeau et du premiêr ministre Bourassa.Ils sont bien d'accord, et beaucoup d’hommes d'affaires aussi.Pour ceux qui cherchent quelque chose de sacré dans tout cela, "nous convions dimanche les croyants à une grande célébration à l'Oratoire Saint-Joseph ".De Jean le Baptiste, qui fut Tun des grands prophètes de la civilisation chrétienne, dans tous ces communiqués bien écrits, pas un petit mot pour le saint homme.Une question de rating, sans doute.La CS perd 15 huissiers et les juges y voient quasiment un outrage par Jean-V.Dufresne La magistrature ne cache pas son déplaisir.Pour ceux qui connaissent la portée des euphémismes auxquels ont habituellement recours des juges, cela veut dire en clair que ceux de ia Cour supérieure, en tout cas.sont en beau diable depuis que le ministre de la Justice a décidé, en dépit de toutes les représentations du juge en chef Jules Deschênes, de congédier 15 huissiers-audienciers.On compte quelque 55 juges de la Cour supérieure au Québec, rémunérés par le gouvernement fédéral.Mais leurs huissiers émargent au budget du ministère de M.Choquette, et c'est en invoquant des soucis d'économie que ce dernier faisait parvenir vendredi à ces modestes employés un avis de congédiement pour le 4 février prochain.Il s'agit dans tous les cas d'employ'és “occasionnels", encore que certains d'entre eux accomplissent leur tâche depuis six ans.Leur salaire an- nuel: $5.000 Tan.La décision survient au moment où la Cour supérieure est en mesure de démontrer qu elle a accompli des progrès très substantiels pour réduire à des proportions plus raisonnables le nombre de dossiers en instance.Il est entendu qu’un juge de la Cour supérieure qui exerce ses fonctions a droit à une secrétaire et à un huissier.Aussi les juges, à l'occasion de réunions distinctes, tant à Québec qu’à Montréal, ont-ils protesté cette- semaine contre cette décision, et il appert que les choses n'en resteront pas là.Signalons que les huissiers-audienciers permanents sont maintenant considérés comme “agents de bureau” dans la nouvelle nomenclature des conventions collectives, car ils sont syndiqués.Les occasionnels, non pas.Voir page 6: Huissiers CE SOIR ASSEMBLÉE PUBLIQUE Orateurs: PIERRE BOURGEAULT qui fait un retour sur la scène politique.et JACQUES PARIZEAU du parti québécois.Assemblée organisée par la Société Nationale Populaire du Québec, à l'occasion de son 10e anniversaire de fondation (1965-1975).MERCREDI 29 JANVIER 1975 à ZOh.OO Salle de la Fraternité des Policiers 480, rue Gilford, Montréal (métro Laurier) S.N.P.Q.- C.P.1662, station Place d’Armes, Montréal ) Loterie ^Olympique Canada 4etirage, 16 février 75 2 GRANDS PRIX DE $1 MILLION CHACUN UNE QUANTITÉ LIMITÉE DE BILLETS "VERTS" EST ENCORE DISPONIBLE.ACHETEZ LES VÔTRES AUJOURD’HUI MÊME ! 4 • Le Devoir, mercredi 29 janvier 1975 éditorial L’affaire Guay devra aller plus loin Le directeur de la police de la CUM, M.René Daigneault, a enfin obtenu contre son adjoint, M.André Guay, le verdict qu’il recherchait: non seulement celui-ci a-t-il été trouvé coupable par ses collègues de l’état-major supérieur de la police de deux des trois chefs d'accusation qui pesaient contre lui, mais l’état-major a aussi recommandé le congédiement du directeur-adjoint de la police de la CUM.Pour compléter cette comédie, M.Daigneault devra maintenant adopter l’attitude que lui dicte la logique du processus qu’il a lui-même déclenché: il devra, en d'autres termes, décider de mettre en application la recommandation formulée par ses collègues de l’état-major.Fort heureusement, les choses n’en resteront toutefois pas là.Après le directeur, et plus haut que ce dernier, il y a en effet le Conseil de sécurité de la CUM, et aussi la Commission de police du Québec.Or, chacun de ces deux corps aura intérêt à scruter de très près l’étrange contexte dans lequel on s'apprête, pour des motifs de rivalité beaucoup plus que pour les motifs de déloyauté que l'on invoque en public, à mettre à la porte un policier de grande expérience dont les décisions ne furent pas toujours infaillibles mais dont nul ne conteste la compétence et l’intégrité professionnelles.• Un premier élément frappe l’observateur dans cette enquête insolite qui a abouti à la recommandation que l’on sait.C’est la nature très contestable du tribunal que M.Daigneault avait concu pour juger son adjoint.Le tribunal était formé, on le sait, de quelque vingt membres de l’état-major supérieur de la police, c’est-à-dire de tous les officiers supérieurs qui n’étaient impliqués à aucun titre dans l’enquête à titre d’accusé, de témoins ou de plaignants.A première vue, cette procédure parait souverainement impartiale.Quoi de plus logique, en effet, dans un corps qui ressemble à bien des égards à l’armée, que de soumettre au jugement de ses pairs les actes présumément irréguliers d’un officier supérieur?A l’examen, on se rend vite compte, cependant, que le tribunal n'était pas et ne pouvait pas.dans les circonstances, être aussi impartial qu'il peut sembler.Parmi les officiers appelés à juger de la conduite de M.Guay, il y avait, entre autres, plusieurs policiers qui ont déjà dû se soumettre à des enquêtes, à des recommandations ou à des décisions du directeur adjoint qui était leur supérieur immédiat.Quand on sait jusqu'à quel point la police de Montréal, à tous les échelons, a été déchirée en clans rivaux depuis plusieurs années, comment s'imaginer que certains officiers, qui ont maintes raisons, pas toujours objectives, de détester M.Guay et de souhaiter sa perte, aient pu être enclins à le juger avec impartialité et détachement?Les officiers appelés à juger l’adjoint de M.Daigneault relèvent tous, par ailleurs, de l'autorité disciplinaire et administrative de celui-là même qui, les appelant aujourd'hui à juger d’une cause dans laquelle il a un intérêt certain, redeviendra dès demain leur propre juge.D’après la loi de la CUM, il revient en effet au directeur de prendre les décisions quant à l’embauche et à la gestion du personnel de la police: le Conseil de sécurité statue sur ces décisions, il ne peut toutefois pas en prendre l’initiative.Le directeur dispose ainsi sur ses subalternes d’un pouvoir considérable qui affecte directement et décisivement la carrière de chacun.Comment penser que, devant le zèle que déploie depuis un an et demi M.Daigneault à prendre M.Guay en défaut et, pour tout dire, à se débarrasser de lui, les membres de l’état-major aient pu être enclins à faire preuve d'indépendance devant des procédés dont ils pourraient à leur tour être victimes s’ils osaient faire acte de dissidence?Sur les conseils de son avocat, M.Guay refusa dès le début de reconnaître la légitimité de l’enquête instituée contre lui par son chef.Il s’abstint, en conséquence, de présenter la défense élaborée que l'on eût normalement attendue d'un homme qui jouait sa carrière.La prudence qu’il a voulu observer était parfaitement compréhensible.En refusant de se prosterner devant un tribuanl qui n'avait manifestement pas la qualité voulue pour le juger suivant les normes les plus élémentaires du droit des gens, il a fait montre de plus de dignité que son accusateur.• On s’évertue depuis quelque temps à prendre des personnes sur la place publique en exhibant des parties tronquées de conversations ou de situations auxquelles elles auraient été mêlées.C’est souvent ce que la police elle-même a fait en laissant couler des bribes de dossiers beaucoup plus susceptibles de semer la confusion que de faire voir la vérité.Or, l’affaire Guay fournit un nouvel exemple de la signification très différente que certains actes peuvent revêtir selon qu’on les juge isolément ou qu’on les situe avec rigueur dans leur contexte véritable.Le fait, par exemple, d’avoir enregistré à l’insu de son supérieur une conversation qu'il avait avec ce dernier à l’été de 1973 est, à première vue, sérieusement incriminant pour M.Guay.Là où existe un climat de confiance, de tels procédés ne devraient pas être utilisés.Si l’on se replace cependant dans le contexte où se produisit l’acte imputé au directeur adjoint de la police de la CUM.il parait évident que celui-ici a bien plutôt voulu se défendre que tendre un guet-apens à son supérieur La rencontre en question eut lieu — on ne saurait l’ignorer — dans le contexte trouble de la fameuse affaire des bandes sonores où sont consignées des conversations drôlement plus inquiétantes pour l'ordre public que n'importe quel geste fait par M.Guay.Or, autant en raison de l'attitude que le directeur Daigneault avait adoptée antérieurement dans l’affaire Saulnier (on n'a qu'à se rappeler la partie de golf que M.Daignealt jouait avec l'ancien directeur toujours confortablement rémunéré à ne rien faire le jour même où était publié le rapport de la Commission de Police concluant à l’incompétence de l’ancien directeur) qu’en raison de la méfiance qu'il manifestait envers son adjoint, M.Guay avait des motifs sérieux de douter à l’époque de la bonne foi de son supérieur.M.Guay devait lui-mème, vers la même époque, être mis en congé forcé parce qu’on le soupçonnait d’avoir été le responsable de certaines fuites dont il fut ensuite trouvé innocent.Il régnait alors à la direction de la police de la CUM un climat de méfiance auquel l’attitude ambiguë de M.Daigneault ne pouvait être étrangère.Qu’un homme se savait surveillé, épié et soupçonné par son supérieur ait voulu se protéger en enregistrant une conversation particulièrement importante qu’il avait avec lui, cela n’est certes pas le sommet de l'élégance.Mais, au sein d’une force policière qui a vu mille fois pire en fait d’intrigues et de combines, où est, dans ce geste qui n’a rien d’illégal, le crime de lèse-loyauté qui justifie un congédiement?L'affaire du Hilton — objet du deuxième chef d’accusation retenu contre M.Guay — est de la même farine, Elle survint, elle aussi, à l’été de 1973.A cette époque, certains policiers relevant de l’autorite de M.Guay avaient été détachés auprès de l’USECO pour la poursuite d’enquêtes importantes.Or, l'entree en scène fort bruyante d'un nouveau chef de l’USECO (M.P.E.L’Ecuyer, celui-là même qui préside aujourd’hui le Conseil de sécurité) avait fait naître chez eux des inquiétudes compréhensibles.Ils tenaiçnt à vérifier qui était M.L'Ecuyer et à prévoir les conséquences de ses premières décisions.Les moyens qu'ils employèrent à cette fin ne furent pas toujours recommandables.Mais M.L’Ecuyer, qui en fut parfois estomaqué, sait très bien, que leurs motifs n’avaient rien de déloyal mais visaient bien plutôt à sauvegarder l’avenir d’une enquête que beaucoup de personnes en place pouvaient avoir intérêt à retarder ou à faire échouer.• Dans une lettre vigoureuse dont nous publions le texte intégral en page voisine, le maire Pierre DesMarais, d'Outremont, qui a siégé trois ans au Conseil de sécurité, dénonce le peu de cas que fait le directeur Daigneault de l'autorité du Conseil de sécurité publique et souhaite que cet organisme prenne enfin ses responsabilités et affirme son autorité sur le directeur.Aucune occasion ne saurait être plus propice à cette fin que l'affaire Guay.On souhaite qu'usant des pouvoirs que lui donne la loi, le Conseil de securité ramène bientôt cette affaire à des proportions normales.A défaut d'une attitude ferme du Conseil, il faudra en appeler à l'autorité de la Commission de police et l'inviter à se pencher une fois pour toutes sur le vrai problème, qui n'est pas le comportement du directeur adjoint Guay, mais bien davantage la direction même de la police de la CUM.Claude RYAN bloc-notes r Les Québécois ne doivent pas être seuls à se montrer conciliants lettres au DEVOIR Après avoir lu l'article "Je suis franglophone' .de Don Bell, paru dans LK DEVOIR du 14 décembre 1974, une émotion forte m'a saisie, une peur s'est éveillée en moi et m'a fait sursauter parce que je ne veux pas que les Québécois deviennent racistes.Je veux bien que l'on dise et que l'on se dise séparatiste, mais pas raciste, cela implique trop de méchanceté et d'acerbité pour que le Québécois en arrive un jour à cette bassesse.Des solutions, allons-nous en trouver d'assez raisonnables qui sauront concilier cette ambiguité triangulaire que sont nos vies, culturelle, politique et économique au Québec?Je crois cela possible, mais une fois que tous ces problèmes seront arrondis et que l'anglophone qui aime le Québec, parce qu'il y est né et que c'est son chez-lui.ne se sentira plus une cible ironique et méprisable; comment le Québécois lui.se sentira-t-il dans le Canada son pays9 Canadienne-française vivant pré-s ente ment en Colombie-Britannique.je peux vous dire que bien souvent, meme si on est au 20e siècle, la population anglaise du Canada manque certainement d'émancipation et d'ouverture d'esprit.Ici lorsque vous vous présentez dans un bureau fédéral pour demander certains formulaires d'emplois, on vous demande si vous êtes citoyens canadiens, à cause de votre léger accent.N'est-ce pas cet accent qui fait que nous nous identifions comme Canadiens-français plutôt qu uni-quement comme Canadiens, ce qu id plusieurs Canadiens nous reprochent?Monsieur Bell mentionnait qu'autrefois les grandes compagnies anglophones disaient à leurs subordonnes francophones "speak white" et "que le passé est le passé ", Premièrement ce passé n'est pas si lointain puisqu'il y a à peine huit ans.cela se disait dans certaines compagnies de Montréal, et qu'ici à Victoria quand vous travaillez pour un anglophone et que vous devez vous adressez à lui en anglais, on vous fait la même réplique.Sur le campus de l'université, si l'on vous entend vous exprimer en français, on vous donne la bénédiction en passant près de votre groupe comme si vous aviez une maladie contagieuse.Comment peut-on vouloir s'identifier Canadiens après ça.et non plus Canadiens-français?Tout ceci pour vous dire que si j'ai peur pour le Québécois en pensant au "racisme”, je ne me sens pas en parfaite sécurité en compagnie de certains Anglais de l'Ouest canadien.Bien souvent, en entendant certaines remarques méprisantes ou compte-rendus de nouvelles non objectifs vis-à-vis le Québec, par des chroniqueurs anglophones de Colombie Brilanni-que.je sursaute de toute ma fierté vis-à-vis ces commentaires blessants et remarques désobligeantes que Ton fait sur ma province.Je veux bien que les Québécois soient conciliants et qu'on leur demande d'oublier le passé mais pourquoi devraient-ils être les seuls?France LACOURSE Victoria, Colombie-Britannique.Des accidents qui ne sont pas accidentels Comment pareil gaspillage a-t-il pu se produire à Asbestos?Depuis la catastrophe de Saint-Jean-Vianney, en effet, on croyait que dans tous les endroits dangereux, et le cratère de cette mine en était un, les experts du gouvernement, des municipalités et des entreprises concernées avaient pris les précautions accrues qui pouvaient s'imposer.Heureusement, au creux de la mine à ciel ouvert aussi bien que dans les maisons qui ont été englouties dans le cratère.nulle perte de vie n'a été déplorée.mais le danger était là et il y est encore.Pour cette raison, et (levant les dommages considérables déjà encourus, il faut poser la question: comment un tel glissement a-t-il pu survenir?Je crains bien qu'il ne faille remonter jusqu'à la loi de 1964 qui a permis à la Canadian Johns Manville de faire acheter ou exproprier par la ville d'Asbestos les immeubles qui devaient être touchés par l'exploitation désormais à ciel ouvert de la mine déjà trop célèbre.A l'époque, ne voulant pas perdre graduellement la clientèle que l'expropriation devait gruger, les marchands de la ville avaient demande au législateur qu'un délai soit fixé à la compagnie pour que toute la collectivité, services et commerces compris, puisse s'adapter à la nouvelle situation.Au comité des bills privés, on avait accepté le principe d'un délai de trois ans.Malheureusement, à la suite de pressions que les historiens retraceront peut-être un jour, le Conseil législatif biffa cette disposition du projet et le gouvernement Lesage n eut pas la sagesse ou le courage de la maintenir.A l'apogée de la revolution tranquille, il suffisait que la compagnie et la municipalité s'entendent pour que le ministre René Lévesque soit d'accord.Il suffisait que le député de la place invoque le gagne-pain donné par la mine pour que soient balayées les objections, voire le simple bon sens.Moins prisonnier de fonctionnaires complaisants ou de procureurs intéressés, M.Paul Dozois avait vu le problème d'ensemble qui se posait, mais en vain.On voit mieux aujourd'hui qu'un plan global de relocalisation s'imposait non seulement pour maintenir la cohésion de la communauté et prévenir sa lente érosion, mais aussi pour assurer la sécurité du quartier avoisinant le cratère.Si le conseil muncipal du temps n'osait poser trop d'exigences à la toute puissante compagnie, les autorités provinciales à tout le moins auraient dû faire respecter un minimum d'ordre dans l'intérét public.La compagnie et le gouvernement se portent aujourd'hui au secours des sinistrés, et ii y a lieu en effet de réduire de toutes manières les séquelles du sinistre.Il faudra aussi dédommager ces gens de toutes les pertes qu'ils ont encourues à la suite de l'imprévoyance manifeste de la compagnie et des autorités qui devaient en surveiller le mode "d'expansion”.Passe encore qu'une firme aussi puissante que la ‘‘Johns” impressionne les mineurs qui dépendent d'elle pour vivre.Syndicats et partis politiques ne devraient pas permettre, même au nom de la sacro-sainte prospérité, qu'on "développe” même au risque de la santé ou de la sécurité des travailleurs et de la population.Il n’y aurait pas lieu de le souligner si d une catastrophe à une autre, en remontant aux origines de l’affaire, l'on ne découvrait pas souvent en pareil cas une attitude d'irresponsabilité.Déférence sinon servilité à l'endroit des investisseurs, courte vue à l'égard des effets négatifs du "développement", cette attitude peut aller jusqu a la bouffonnerie comme dans le trop célèbre cas de Cabano.On le savait déjà par le triste bilan des accidents mortels sur les chantiers de construction.11 a fallu récemment ajouter l'affaire des empoisonnements collectifs à la “Copper” de Montréal.Pour être d'une nature différente, l’aventure d'Asbestos ne rappelle pas moins la même leçon.On ne saurait laisser aux seules entreprises portées à rogner sur les dépenses de sécurité, ni à leurs seuls experts dont la marge de manoeuvre est restreinte, l'ultime responsabilité de la sécurité des travailleurs et du public.Malheureusement, si l'on ne manque pas de subventions pour les entreprises, des pénuries dans la fonction publique se font durement sentir dans les catégories d'analystes et d'inspecteurs.Dans son inventaire industriel des municipalités, le ministère de l'Industrie et du commerce de Québec pousse le zèle jusqu’à prévenir les investisseurs éventuels du genre de syndicalisme qui les attend dans la région: “militant — moyen — faible — inexistant”.Il faudrait un ministère qui prévienne les travailleurs de l'espèce de sécurité que leur réservent certaines compagnies: consciencieuse — bureaucratique — artisanale — criminelle! Nouvel exemple s'il en était besoin de la nécessité qui s'impose aux syndicats de ne pas s'en tenir à la seule conclusion de conventions collectives, mais d aller aux conditions générales de sécurité et d'environnement qu'il faut appeler de leur nom qui est toujours.avant comme après une tragédie, "politique”.S’il faut immoler la vache sacrée Si le maire Jean Drapeau et le premier ministre Robert Bourassa comptaient sur la ferveur olympique du Canada anglais pour infléchir la position du gouvernement fédéral, ils risquent d'être déçus.Car les premières réactions aux signaux qu'ils ont fait émettre dans la presse anglophone du pays ne sont guère encourageants pour les amateurs de grands déploiements.Ni la réputation du Canada dans le monde, ni cette chère jeunesse au nom de qui le béton coule, ni l'unité nationale autrefois utile pour arracher des décisions difficiles, rien ne semble devoir cette fois-ci émouvoir les contribuables canadiens.Sans l'amère expérience du fabuleux déficit de l’Expo, sans l’inquiétude économique qui se répand partout et donne désormais plus de poids et d'urgence aux "vrais priorités”, peut-être la cité Taillibert aurait-elle, dans la confusion entourant encore une partie du financement, trouvé grâce dans les autres provinces.v Mais les temps ant changé.Meme les citoyens les plus éloignés de l'administration publique trouvent irresponsable qu'un homme puisse entraîner toute une ville dans ses projets personnels les plus dispendieux, et plus irresponsable encore, qu'au lieu d'y mettre le hola, les autorités chargées de veiller aux coûts agrandissent au contraire l'abîme en promettant maintenant de contribuer a payer un déficit de plusieurs centaines de millions de dollars.Certes, quand le premier ministre Trudeau affirme dans un premier temps que le budget olympique devra être respecté par ceux qui l'ont conçu et approuvé, et que le président du Conseil du Trésor, M.Jean Chrétien, dans un second coup, affirme qu il faut plutôt sacrifier les Jeux que de changer la position d Ottawa, plusieurs restent méfiants.Tout l'art de la démocratie, en effet, consiste à faire le contraire de ce que veut la population tout en la persuadant qu'on ne saurait faire autrement que de se confirmer à ses désirs.Aussi, quand Ottawa s'en tient à la parole de Montréal et de Québec, certains soupçonnent M.Trudeau de rassurer l'opinion cependant qu'Ottawa chercherait aussi fébrilement que discrètement à subventionner davantage les Jeux de Montréal.Ce qui choque le Canada anglais, et qui devrait être un scandale aussi au Québec, c'est qu'un seul homme, sans mandat ni compétence éprouvée, ait pu engager les fonds publics et les autorités dans des projets qu'il n'a même pas eu la décence de divulguer à temps pour qu'ils soient critiqués à l'instar des autres projets de loi ou de travaux publics, qui sont ramenés aux dimensions que permettent le consentement général et les moyens des contribuables.Plutôt que de céder au chantage que le maire Drapeau exerce contre les politiciens en les plaçant à la derniere minute devant le dilemme que Ton sait, plusieurs en sont rendus maintenant à prendre Montréal au pied de la lettre et à dire: Si c’est les Jeux à ce prix ou pas de Jeux, eh bien! que le Canada se passe des Jeux et donne plutôt au monde l’exemple que le pain doit désormais avoir la priorité.Machiavel n’est pas le père du machiavélisme.Il écrivait avec beaucoup de sagesse politique qu on n e-vite pas un mal en différant d y remédier mais qu'on se place plutôt dans une pire position pour y faire face.Si Ottawa et Québec avaient dès le départ tracé les bornes en dedans desquelles le COJO et la Ville de Montréal devaient se tenir, 1 on n aurait pas été entraîné dans le glissement que l'on sait.Va-t-on céder une deuxième fois et se retrouver dans une situation encore plus grave en 1976?On peut encore dire non aujourd'hui.A tout le moins, dire non à certaines dépenses.C'est ce qu'il faut faire car.il faudra bien vivre après les Jeux de 1976, qu'ils aient eu lieu ou pas, qu ils se soient déroulés dans le faste ou dans la sobriété.Certes, quand le premier ministre du pays "se laisse construire" une piscine de $200,000, il n’est pas très bien placé pour faire réduire le "grand écart" de $200 millions et plus qu'un certain Montréal sportif veut infliger aux contribuables.Jean-Claude LECLERC Voir page 6: Bloc-Note* Appui aux journalistes congédiés du Jour L'exécutif du Parti québécois de Sainte-Marie tient à appuyer les cinq journalistes congédiés par "Le Jour'.Le geste posé par la direction du "Jour" démontre bien le refus de toute autocritique au sein du journal et son manque de recul face aux actions du Parti québécois.Est-il nécessaire de rappeler les quelques points mentionnés par les cinq congédiés dans leur lettre collective parue le 16 janvier?1 ) Le fait que quatre des cinq congédiés avaient présenté en juin, à la société des rédacteurs un dossier noir intitulé "la démocratie au "Jour 2) les liens trop exclusifs qui lient le “Jour" à la direction du Parti québécois (entre autres, le salaire excessif accordé à M.Lévesque); 3) le manque de leadership de M.Yves Michaud; 4) une administration déficiente.Soulignons également que "Le Jour" est un journal qui vit au-dessus de ses moyens.La situation inconfortable du "Jour" ne peut, à cause de ses liens trop étroits avec le parti, que nuire au parti lui-même.11 semble bien que l'opposition ne soit pas mieux vue au "Jour" qu'au Parti québécois.Sur la question du référendum, par exemple."Le Jour" a fait preuve de partialité et il a laissé une plus large place aux partisans du référendum.Nous avons nous même (Texécutif du comte) vu nos prises de position a ce sujet ignorées par le "Jour" alors que les prises de positions favorables au référendum exprimées par d'autres comtés ont trouvé place dans les pages du "Jour ".Marie Vallée, Tune des congédiées, n'était-elle pas le porte-parole le plus virulent et le plus structuré de l'opposition au référendum lors du dernier congrès national du parti?Il est temps que la "sociale démocratie" trouve également sa place au "Jour".Richard THEORET, président.Pour l'Exécutif du PQ — Sainte-Marie Montréal, le 16 janvier 1975 Réponse d’un médecin perplexe Dans son edition du 6 janvier, Le Devoir a publié votre réponse à ma lettre reproduite le 31 décembre, lettre que j'avais adressée au journal le 15 novembre.Je vous remercie de m'avoir fait l'honneur de cette réplique.D'habitude, il n'est guère Aile de poursuivre la discussion d'un sujet, lorsqu'il est envisagé de points de vue différents; les arguments avancés ne font qu’alimenter la controverse, sans ne rien changer.Dans le cas présent, toutefois, une mise au point s’impose.D'abord Le Devoir a tronqué ma lettre, après en avoir changé le titre et la date; mais je suppose que ceci est conforme à Téthique des journalistes.D'autre part, je dois vous faire observer que vous avez reproduit certaines de mes paroles avec une inexactitude que je ne crois certes pas intentionnelle, mais qui mérite d'être relevée.Vous vous inscrivez en faux contre mon assertion que “lorsque la santé de la mère est compromise, celle du foetus Test irrémédiablement".Or, j'ai dit “gravement" compromise, ce qui est très différent; vous avez, tout innocemment, fait santer le mot "gravement", ce qui rendait plus plausible votre jugement.Puis, m'ayant donné votre bénédiction pour avoir condamné Tavor-tement sur demande comme un infanticide, vous me menacez pratiquement de l'excommunication pour avoir exprimé l'espoir que l'Eglise en vienne à adoucir ses restrictions sur la contraception.Vous en appelez à TEvangile, dont vous prêchiez l'observance, comme il fallait s'y attendre.J'ai écouté religieusement, des milliers de fois, les récits de TEvangile, alors que je n ai jamais entendu la moindre mention sur la contraception, ni pour ni contre.Même s'il en était question, ne croyez-vous pas qu'à Tère de Texplosion démographique, ce saint livre serait rédige différemment?En réalité, nous sommes sous le coup d'une décision de magistère, laquelle n'a rien d'immuable.Le changement viendra un jour .par une interprétation nouvelle, dont Ténoncé ne saurait, le moment venu, poser de difficulté et que les circonstances justifieront.L’Eglise, aussi bien, n’est pas exempte de ces revirements d'opinion Vous rappelez l'opinion de l'Eglise suivant laquelle “L'inégalité entre les hommes est due à Té-goïsme des riches et non à la fécondité des pauvres”.Sauf erreur, n est-ce pas son devoir de rendre les hommes meilleurs?Puisqu'elle n'y est pas parvenue après 2,000 ans, si vous croyez qu elle réussira bientôt, vous êtes optimiste.Va-t-elle demeurer impassible devant ce qu’un curé de mes amis a qualifié de "plus grand facteur de déchristianisation"?Or, elle n'a pas à craindre que la chrétienté ne s'éteigne.Au coeur de toute vraie femme, mariée cela va sans dire, est un instinct irrépressible de la nature qui lui fait désirer à tout prix un enfant et, par la suite, un de Tautre sexe.L'homme, de son côté, n'est pas enclin à lui refuser sa modeste contribution.Rien ne changera rien à cela.Selon vous: “On n’accomplit pas tout son devoir sans qu'il en coûte jamais”.Je n’y ai pas vu une accusation personnelle et il serait déplacé de rappeler mes états de service; mais une longue expérience de la vie m'a convaincu qu'on n'a pas moins de mérite à élever une famille digne de ce nom, qu'à vivre en communauté, même sous une règle des plus sévère.Et jusqu'à nouvel ordre, je continuerai d'adresser mes prières à une noble femme, qui ne sera jamais canonisée, mais qui, là-haut, veille sur les siens, c’est certain.Jules GILBERT, m.d Montréal, le 8 janvier 1974 LE DEVOIR Fondé por Henri Bourosio le 10 jonvierl910 Directeur et rédacteur en chef Claude Ryan Rédacteur en chef adjoint Michel Roy Directeur de ITnformotion Jean Froncoeur Trésorier Bernard Larocque LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société a responsabilité limitée, dont le siege social est situé ou numéro 211, rue du Somt-Socre-ment, Montréal H2Y 1X1 II est composé et imprimé por Tlmpnmend Dumont incorporée dont les ateliers sont situés 6 9130, rue Boivm.Ville LoSalle l agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à dif> luser les informations publiées dans LE DEVOIR ABONNEMENT Édition quotidienne S45 por année six mois $25 A l'étranger $50 por année, s.x mois $28, trois mois $16 Éditions du, samedi $15 par année Édition quotidienne, livrée o domicile por por teur $1 20 por semaine Tarif de l'abonnement servi por la poste oé nenne sur demande Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec TÉLÉPHONE: 844*3361 '.lignesgroupées' Le Devoir, mercredi 29 janvier 1975 • 5 des idées des événements des hommes Lettré ouverte au Conseil de sécurité_______________ Le directeur Daigneault et la Fraternité en mènent trop large dans les affaires de la police par PIERRE DESMARAIS Alors que je quitte le Conseil de sécurité publique de la Communauté urbaine de Montréal, où j'ai représenté les villes de banlieue au cours des trois dernières années, je désire vous faire part de mon opinion sur certains sujets qui m'ont particulièrement préoccupé durant cette période.Parce que je crois toujours au principe du Conseil de sécurité publique, comme la loi l’a institué, je dois dire que de tous les organismes au sein desquels j'ai oeuvré récemment, c'est celui-ci qui m'a fait connaître la plus grande frustration.Cet organisme n’avait-il pas été créé pour rétablir un certain équilibre, une certaine équité, entre Montréal et les banlieues?Pourtant, j'ai été à même de constater que, depuis sa création, le Conseil de sécurité publique, n’avait pu entièrement exercer son rôle, divisé qu'il était par des querelles in- ternes entre Montréal et la banlieue.Qu'il me suffise à cet effet de citer la paralysie au niveau des services, engendrée par l’inertie et le contrôle du comité exécutif de la Communauté urbaine de Montréal.Je crois que le comportement du président actuel du comité exécutif de la Communauté urbaine de Montréal et de l'ancien vice-président du comité exécutif de la ville de Montréal suffit à en faire la preuve, eux qui n’ont jamais manqué d’exprimer leurs sentiments à ce sujet.Toutefois, les changements apportés récemment au sein du Conseil de Sécurité publique m’incitent à- l’optimisme.Car ayant d'abord décidé de me retirer le 22 août dernier, puis étant revenu sur ma décision à la suite de l'arrivée d'un nouveau membre, j'entrevois que de fiction qu’il était, le Conseil de sécurité publique semble devoir devenir une réalité.Le Conseil de sécurité publique eut-il continué à opérer comme il l’a fait depuis trois ans qu'il aurait été la façade la plus éhontée permettant encore à Montréal de tout contrôler.Comme je l’avais déclaré devant la Chambre de Commerce de Montréal, le 14 novembre 1972, je le répète: “Le Conseil de sécurité publique doit assumer ses responsabilités ou disparaître’’.Je me réjouis donc de constater que depuis quelque temps, l’organisme se donne enfin une structure qui, avec le nouveau président, lui permettra d'assumer ses responsabilités.La représentation des banlieues Dans cette nouvelle structure, peut-être y aurait-il lieu de penser à augmenter la représentation des villes de banlieue.Ac-tuellement, la Ville de Montréal, représentée par deux membres, peut compter sur une présence effective dans cette entité, ce qui n'est pas toujours le cas pour les banlieues qui ne peuvent compter que sur un seul membre.Quand on sait que la banlieue assume aujourd'hui environ 46% des coûts de la police et que ceux-ci augmenteront rapidement au cours des années, je crois qu’il serait utile de prévoir ce changement.Par la même occasion, comme l avait exprimé le ministre de la Justice, le 12 juillet dernier, je souhaite à mon tour que le Conseil de sécurité publique prenne ses responsabilités et affirme son autorité sur le directeur René Daigneault.comme l’entend la philosophie de la loi créant le Conseil.Bref, le Conseil de sécurité publique devrait à mon avis être saisi de toutes questions concernant les mutations, système de promotion, décisions disciplinaires, appréciation etc.puisque le Conseil est le patron du directeur Daigneault.Ceci est "clair, net et précis”, avait dit M.Choquette, en ajoutant que le jour où M.Daigneault acceptera cela,, peut-être que les choses iraient mieux au Conseil de sécurité publique et dans la police.Négociations et relations de travail Par ailleurs, suite à l'expérience de la négociation de la convention collective des policiers en 1974, où un comité fort compétent a oeuvré sous la direction de M.Gérard Perron, directeur du service du Personnel de la ville de Montréal, je suggère pour 1975 la reconduction de ces mêmes personnes ou la formation d'un autre comité composé de personnes de compétence équivalente.Cêpendant, je crois qu'à l'avenir, pour garder l'intégrité de cette négociation, le comité Les langues secondes à la CECM_________ Les propositions du commissaire Taddéo pour un enseignement plus efficace de l’anglais Attendu que depuis 1969 la Commission étudie le problème de l'enseignement de la langue anglaise en tant que langue seconde dans les écoles élémentaires françaises; Attendu que ces études en cours ont donné lieu à l'adoption de la résolution V à la session régulière du 29 juin 1972 et aux directives administratives II du 13 juillet 1972 et I du 9 novembre 1972; Attendu que la Commission, à sa session régulière du 11 novembre 1973, a de nouveau manifesté avec vigueur sa ferme intention d'apporter une solution à cette question de l'enseignement de l'anglais comme langue seconde dans les écoles élémen-taires françaises de la C.E.C.M.; Attendu qu'une résolution de la Commission, inscrite au procès-verbal de la session régulière du 4 juillet 1974.avait pour but de prendre des mesures pour améliorer l’enseignement de l'anglais comme langue seconde et pour accorder à cet enseignement la toute première priorité pour l’année 1973-1974: Attendu qu'à la session régulière du 6 juin 1974, une résolution de la Commission concernant le projet de loi 22 contenait le paragraphe suivant: 'Attendu que les organismes scolaires doivent prendre les mesures nécessaires pour que l'enseignement de l'anglais à l'école française réponde à l'attente des parents non anglophones qui veulent inculquer à leurs enfants, avant la sortie de SETA VOYAGES VOYAGES AVIONS NOLISES IMontréal-Poris par AIR CANADA et AIR FRANCE BILLETS AVION toutes destinations dans le monde entier Tél.: 861-3906 ICHE2 TABLE D'HÔVL MENU TYPE Hors d’oeuvre Potage du jour Suprême de Chapon, Riz Créole $18.50 Saumon frais grillé, au Fenouil, Beurre d’échalottes $21.50 Le Steak à la Clermont, Pommes Parisienne $23.50 Les Desserts Le café Les vins Soumur Blanc ou Champi-gny,,4 bile par personne Du lundi au samedi deôrOOp.m.à la fermeture 591 E.HENRI-BOURASSA barde FACE AU MÉTRO • 381-1777 l'école, une bonne connaissance de l’anglais Considérant que malgré les résolutions de la Commission, l'enseignement de l’anglais comme langue seconde souffre de carences majeures; Considérant que malgré les mêmes résolutions, l'enseignement de l'anglais comme langue seconde ne jouit d’aucune priorité pour l'année 1974-1975: Considérant qu'en septembre 1975, un grand nombre d'enfants de différentes origines ethniques fréquenteront les écoles françaises de la Commission par suite de la mise en vigueur de la loi 22; Compte tenu de l'alinéa 2.2 du "Plan de développement de l'enseignement des langues': "Les commissions scolaires doivent dispenser aux enfants, dont les parents en font la demande au moment de l'inscription annuelle, un enseignement facultatif de l'anglais langue seconde, soit à partir de l'âge de 6 ans (1ère annee), soit à partir de l'âge de 8 ans (3e année), à la condition que le nombre de ces enfants, dans une école donnée, soit d'au moins 27 pour une tranche d age.” J Fl PROPOSE: 1° que sous la direction du coordonnateur, les animateurs de l'enseignement de l’anglais à l'élémentaire comme langue seconde établissent au plus tara à la fin de mars 1975 des critères clairs et précis pour déterminer: a) les qualifications des spécialistes dans ce genre d'enseignement; b) les qualifications nécessaires pour qu’une personne non spécialisée puisse dispenser cet enseignement; 2° que dès septembre 1975, l'enseignement de l'anglais comme langue seconde au niveau des 5e et 6e années ne soit donné que par des personnes qualifiées selon le jugement du coordonnateur de l'enseignement de l'anglais comme langue seconde; 3° que seules les personnes répondant aux critères de qualification pour l'enseignement de l'anglais comme langue seconde puissent dispenser cet enseignement dans les écoles; 4° que pour septembre 1975 le coordonnateur de cet enseignement s’occupe du placement du personnel enseignant dans cette matière en collaboration avec son équipe d'animateurs et des responsables des régions administratives pour assurer une utilisation maximum du personnel qualifié dans cette matière; 5° que dès septembre 1975.l'enseignement de l'anglais comme langue seconde soit dispensé par les seuls spécialistes au niveau de la 1ère année dans le cas où une demande est faite en ce sens conformément à l'alinéa 2.2.du "Plan de développement de l’enseignement des langues”; 6° que l’enseignement de l’anglais comme langue seconde.reçu par les enfants en 1ère année, soit poursuivi aü niveau des 2e, 3e et 4e années; 7° que dès septembre 1976, l'enseignement de l'anglais comme langue seconde commence au niveau de la 4e année dans toutes les écoles de la Commission pour être ensuite dispensé graduellement, d’ici 1980, aux niveaux inférieurs et à tous les niveaux de l'élémentaire.8° que le coordonnateur à l’élémentaire de l'enseignement de l'anglais comme langue seconde fournisse au début d’avril 1975 un rapport sur les critères de qualification des enseignants dans cette discipline et soumette un échéancier des rapports qu'il devra fournir sur chacune des phases de l'implantation de la présente résolution.M Jeudi dernier, à la réunion régulière des membres de la Commission des écoles catholiques de Montréal, le commissaire Donat Taddéo a soumis à ses collègues une série de propositions visant à améliorer la qualité de Ten-seignement de l'anglais langue seconde dans les écoles et classes françaises de la CECM.Il a appuyé ses propositions sur des données statistiques illustrant la situation déplorable à laquelle la résolution veut porter remède.Les commissaires ont décidé, on s'en souvient, de recevoir la proposition mais d'en reporter l'étude à une réunion ultérieure.Voici le texte de la résolution Taddéo, ainsi que les données statistiques qui l’accompagnaient.ENSEIGNEMENT DE LA LANGUE SECONDE STATISTIQUES 1973-1974 1974-1975 Secteur français Secteur anglais Secteur français Secteur anglais (1) Nombre de professeurs en- seignant la langue seconde 558 167 522 159 (2) Nombre de professeurs en- seignant la langue seconde dans leur classe (titulaires) 396 (70%) 57 (34%) 357 (68%) 39 (24%) (3) Nombre de spécialistes (4) Nombre de professeurs en- 8 (.01%) 55 (33%) 7 (.01%) 60 (38%) seignant la langue seconde en rotation 154 (28%) 55 (33%) 158 (30%) 60 (38%) (1) Nombre de classes recevant âe et 6e) (Icre à 6e) (5e et 6e) (1ère à 6e) * l’enseignement de la langue seconde 839 711 791 690 (2) Nombre de classes recevant l’enseignement de la langue seconde: a) du titulaire b) d’un professeur en 396 (47%) 57 (.08%) 357 (45%) 39 (.05%) rotation 379 (45%) 132 (18%) 381 (48%) 158 (23%) c) du spécialiste 64 (.07%) 522 (73%) 53 (.07%) 493 (71%) (1) Nombre de professeurs sans aucune forme de perfectionnement 246 (47%) 4 (.02%) lettres au DEVOIR Québec et l’avenir de la Nouvelle Compagnie Théâtrale M.Robert Bourassa, premier ministre du Québec.Un mot pour vous dire combien je suis heureux de participer, à la suite de centaines d’autres Québécois, à la pétition organisée pour demander un regain de vie et de conscience du Ministère des Affaires Culturelles dans les cas de La Nouvelle Compagnie Théâtrale.Vous savez comme moi le travail merveilleux de cette compagnie de théâtre qui passe par dessus bien des embûches pour offrir au public étudiant un theatre varié et de qualité.Récemment, la NCT a dû annoncer à regret l’impossibilité dans laquelle elle était de présenter MACBETH de Shakespeare, la responsabilité ultime retombant évidemment sur l’incurie de votre gouvernement.M.Hardy ne semblant pas très efficace présentement dans le ministère qu’il dirige, les étudiants, de concert avec les acteurs de la NCT.ont décidé de s’adresser directe- ment à vous pour qu'en tant que premier ministre vous voyiez à ce que cette oeuvre si bien commencée depuis onze ans puisse perdurer grace aux subventions généreuses qu elle mérite et qui lui sont si parcimonieusement accordées.Monsieur le premier Ministre, la souveraineté culturelle du Québec, ça se construit à partir tout d’abord de gestes de soutien non-équivoques à ceux qui s’occupent de culture au Québec comme la NCT et qui y réussissent si bien.La souveraineté culturelle du Québec dans le moment, ça se construit à partir de petits gestes significatifs comme celui que vous pouvez faire dans le cas présent.Peut-être un jour les Québécois auront-ils les moyens politiques réels de construire leur souveraineté culturelle; vous ne tenez toujours pas à être de la partie?J'ai confiance au réveil que vous provoquerez au Ministère des Affaires Culturelles en regard de la Nouvelle Compagnie Théâtrale et dans cet esprit.Je demeure bien vôtre, Pierre BÉLANGER Montréal, le 15 janvier 1975 la parole du jour "En faveur de ceux qui n'ont pas de voix, prends la parole afin de défendre ceux qui sont sur le point de périr.’’ - Proverbes 31,8 (cinquième siè- cle au moins avant JC) ¦ Après avoir représenté pendant trois ans les villes de banlieue au sein du Conseil de sécurité de la CUM, le maire Pierre Desmarais, d’Outremont, a cédé la semaine dernière sa place au maire Yves Ryan, de Montréal-Nord.M.Desmarais a cependant tenu avant de quitter son poste à faire part à ses collègues qui restent des frustrations que lui a causées son séjour au Conseil de sécurité.Voici la lettre qu’il leur a adressé à ce sujet le 23 janvier.devrait être présidé par quelqu’un qui n'a aucune attache avec les villes de Montréal ou de banlieue.Ceci n'infirme en rien mon jugement personnel quant à la compétence de M.Gerard Perron.En fait, il ne s'agit pas tant de changer les personnes que le système lui-meme.D'autre part, mon expérience des trois dernières années au Conseil de sécurité publique m'a révélé que la Fraternité des Policiers de Montréal, tant par son président que par ses moniteurs, occupe une place beaucoup plus grande que celle qui est normalement dévolue à un tel syndicat.Sans doute est-ce dû aux ressources et à la motivation de ce syndicat.Mais la carence d’exercice de notre juridiction dans le domaine des relations avec notre personnel n'y est sûrement pas étrangère.Le plus rapidement un directeur des relations humaines avec le personnel serait embauché, le plus vite la situation pourrait se normaliser.Car je crois anormal que des problèmes de relations de travail et également ceux d'organisation et de procédures du Service se règlent au cours de réunions entre le directeur du Service et le président de la Fraternité, comme ce fut le cas trop souvent.Il y aurait lieux aussi de créer le plus rapidement possible un organe de communication avec les membres du Service.A cet effet, la revue de la Sûreté du Québec est un excellent exemple.Dans le même domaine, je pense qu'il y aurait lieu de scinder l'unité de négociation afin d’éviter que des officiers soient assujettis au même syndicat que les simples officiers.Un officier qui a à donner des ordres ne peut être que dans une situation conflictuelle lors d'assemblées générales de son syndicat où son subalterne devient son égal.Communications • J'ai aussi constaté que trop de policiers ne vivent que pour eux, le syndicat et la date de la retraite.Il faut donc, par tous les moyens, ré-inculquer aux policiers la notion qu'ils n'existent pas seulement pour eux-mêmes, mais qu'ils sont là pour servir le public qui.de toute façon, assume le coût du Service par ses taxes.La plupart des municipalités de banlieue fondaient leurs services policiers sur l'aspect préventif.La philosophie du service de Montréal était l'intervention (sur plainte), d'ailleurs habituellement fort efficace, il y aurait certainement avantage à combiner ces deux méthodes de travail et profiter de l'expérience en ce domaine de plusieurs officiers compétents des secteurs de banlieue.Je voudrais encore souligner combien il est malheureux que des querelles de juridiction aient empêché le Conseil de sécurité publique d'agir rapidement pour apporter des changements au système de communication.Depuis plus d’un an, nous avons discuté de ces changements et les banlieues ne bénéficient toujours pas des effets de l'intégration à ce niveau.Il est donc urgent d'engager les sommes nécessaires pour établir un système de communication à la grandeur de la Communauté urbaine de Montréal.Celui-ci, qui ne doit pas être une simple extension du système de Montréal, devrait être adapté aux années actuelles.Par la même occasion, il est temps d'accepter l’implantation du numéro de téléphone d'urgence (911), lequel se grefferait au nouveau système.Il sera aussi important d'étudier les avantages du système d’identification des véhicules sur écran cathodique par le système Boeing ou autre.Comme Toronto est en avant de nous de plusieurs années, les membres du Conseil de sécurité auraient intérêt à visiter la centrale de communication de la Ville-Reine.Il y a encore en banlieue plusieurs policiers dont la fonction'' est de répondre au standard téléphonique.Nous avions souligé cette anomalie le 12 juin 1973 au directeur en ce qui a trait au secteur Outremont.Il n'y a aucune raison valable pour que ceux-ci ne soient pas remplacés immédiatement par des civils.Le contrôle de la flotte automobile du service policier sous la direction de monsieur Marcel St-Aubin.avec la collaboration du gestionnaire, me semble le plus grand succès du Conseil de sécurité publique.Mais il y a encore place pour l'amélioration quant à la relation avec la Ville de Montréal.Celle-ci est devenue notre fournisseur le plus important et pratiquement exclusif, aussi faudrait-il s assurer de façon constante des contrôles des coûts.Car, je ne suis pas encore convaincu que ce soit là la méthode la plus économique.Radio-police, l’écoute électronique et autres sujets Le Conseil de sécurité devrait tenter de connaître les vraies raisons qui font que les media d'information soient autorisés tacitement à écouter les messages radiophoniques du service policier.A mon humble avis, cette façon de faire peut nuire au travail policier.De plus, depuis l'adoption de la loi C-176, il s'agit d'une procédure illégale, si l’on en croit le feuillet "Le conseiller juridique", édition de septembre 1974.Par ailleurs, je ne suis pas convaincu que le contrôle de l'écoute électronique par des policiers se fasse selon les règles établies et selon la loi.Je favorise toujours cette méthode policière.à la condition qu elle soit utilisée à l'intérieur de normes très sévères.Je n'oublie pas qu'avant l'adoption de la loi, le directeur de la police avait promis un code d'ecoute qu'il n'a jamais, fourni au Conseil de sécurité publique, malgré nos demandes répétées.Ce contrôle, à mon avis, devrait se faire au niveau du président du Conseil de sécurité publique, même si le Procureur général a déjà pris certaines dispositions à ce sujet.Au niveau du contrôle des .uniformes, il est urgent de faire étudier l’organigramme de cette section afin de remettre la gestion de celle-ci entre des mains autres que celles des policiers.Il y aurait lieu d'autre part d'éliminer au plus vite la confusion créée chez le citoyen quant à l'intégration des forces policières.Même chose chez les policiers.Le Conseil de sécurité publique a adopté pour la police un sigle distinctif qui identifie les véhicules et la papeterie (sauf celle qui est encore identifiée "Service de Police de Montréal”).Cependant, pour des raisons présumément techniques, les insignes de képi et de poitrine n'ont pu à ce jour être commandés.Si bien qu'on peut rencontrer dans le secteur Outremont un policier de "Montréal ' et dans le secteur Montréal un policier d' "Outremont" ou d une autre ville.Les citoyens sont confus.Quant au policier, il demeure avant tout au service du secteur dont il porte 1 insigne.y compris les recrues des derniers contingents qui s'identifient policiers de "Montréal" et non de la Communauté urbaine de Montréal.Plusieurs formules portent encore le nom de "Police de Montréal" malgré l'affirmation plusieurs fois repétée de la part du directeur qu elles avaient été remplacées.La formule de rapport d'accident est un exemple du traitement de deuxième classe donné à la banlieue.Pourquoi les policiers de toutes les villes autres que Montréal, doivent-ils rayer le nom de Montréal pour le remplacer par celui de leur municipalité?Suite à l'entente de la dernière convention-collective, le Conseil de sécurité publique devrait rapidement mettre en application les clauses prévoyant la surveillance des stationnements et des édifices par des personnes autres oue des policiers.Ces délais me laissent songeur.Incidemment, l’information donnée au Conseil de sécurité publique par le directeur de la police selon laquelle la fonction de préposé au stationnement comme telle n'existait pas et ce, après qu'il eut lui-même participé à cette négociation.est révélatrice de la relation étroite entre la direction et la Fraternité des Policiers.Il a été porté à mon attention que dans le cas d’une accusation de délit de fuite, on exigeait que le citoyen se prête à l'identification préalable à sa comparution De plus, dans tous les cas, cette identification a lieu au quartier général, rue Bonsecours.Premièrement, je trouve cette procédure très anormale pour le citoyen présumé innocent jusqu'à un jugement contraire.Deuxièmement, si cette procédure doit se continuer, il faut immédiatement prévoir que cette identification se fasse dans la même ville où se trouve la Cour municipale où sera jugé le citoyen.Même si les vendeurs d'annonces de cette revue ne sont pas des policiers, comme je l'ai mentionné à plusieurs reprises, il est inacceptable que ceci se continue avec l'approbation tacite de la direction du service.Il suffit d évaluer le genre d'annonceur pour se douter que l'on vend sous forme déguisée de la "protection" qui rappelle le temps de la vente des billets pour le Bal de la police.Le temps supplémentaire Objet de longues discussions pendant les trois années d'existence du Conseil de sécurité publique, le temps supplémentaire des policiers ($6 1/2 millions) devrait faire l'objet d'une étude très sérieuse quant à son contrôle et à son opportunité.Je suis très frappé de constater que c'est un syndiqué, sauf au rang de capitaine, qui autorise un autre syndiqué à faire du surtemps.La responsabilité de l’autorisation à exécuter du temps supplémentaire mérite donc qu’on s’y arrête longuement.Si je me réjouis notamment de la mise en place d’un mécanisme de contrôle des dépenses en général du Conseil de sécurité publique, j’ose croire que le temps supplémentaire recevra la même attention.Au nouveau président et à mon successeur, j’offre en terminant mes voeux de succès dans la dure et importante tâche qui est la leur et j'en profite pour souligner le plaisir que j’ai eu à travailler avec les membres du Conseil de sécurité publique en tant qu'individus.COURS DE LECTURE RAPIDE • Gagnez du temps.• Lisez 3 à 10 fois plus vite pour une compréhension égale ou supérieure.• Améliorez votre mémoire.• 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commissaires comment Otis avait été incapable de terminer le contrat d'installation chez lui.Les hommes se présentaient et ne travaillaient pas, a-t-il expliqué, éternisant les pauses-café et étirant l'heure du lunch jusqu’à 15 heures.Un agent de sécurité a ajouté un peu de piquant à cette description en énumérant ses découvertes: jeux de cartes sur le sommet des ascenseurs en construction, ‘fauteuils" confortables et bouteille de vin traînant sur le plancher d’ascenseur en construction etc.Pour contourner ces problèmes avec le syndicat, la compagnie Westinghouse avait pour sa part trouvé un subterfuge aussi intéressant que contraire aux saines lois de la concurrence censée régir le marché.Elle avait en effet embauché par contrat le propriétaire d'une entreprise concurrente.M.Bernard F.Kelly et lui avait même fourni une voiture et un bureau dans son nouvel immeuble pour pouvoir lui confier les contrats impossibles à réaliser autrement.De plus, Kelly touchait 10 pour cent de profit sur chaque contrat qu'il décrochait ainsi en tant que propriétaire de la Montreal Elevators.Il s'agissait de contrats d'une valeur d'environ $50,000, mais aussi parfois de plus importants comme ce fut le cas à l edifice de l'Aviation internationale.Kelly avait aussi été embauché, a déclaré le représentant de Westinghouse, à cause de ses bonnes relatins avec le fameux gérant d'affaire des constructeurs d’ascenseurs, Warner Baxter.Ce dernier serait actuellement soupçonné par la commission Cliche d'avoir monnayé auprès des employeurs son influence auprès des syndiqués.Il pourrait même etre question au cours des prochains jours d'importants pots-de-vin versés par des employeurs pour s'attirer les faveurs de Baxter qui contrôlait non seulement le marché de l'embauche mais aussi la qualification professionnelle des syndiqués.LE STADE OLYMPIQUE verait pas d’argent avec une solution de rechange, mais qu'au surplus les risques de retards s’accroissaient.Ce qui est suffisant pour que la commission ne veuille plus retenir l'hypothèse d une solution de rechange.Par ailleurs, les travaux de la commission parlementaire n'ont apporté aucune nouvelle lumière sur le problème du financement des Jeux dont le déficit a été établi, la semaine dernière, à environ $250 millions.N écoutant que sa foi inébranlable dans l'autofinancement, le maire Drapeau soutient toujours qu'il n'y a pas de problème.S'étant engagé solennellement à assumer ce déficit, le premier ministre du Québec, M.Robert Bourassa, rappelle les hypothèses envisagées pour rendre "acceptable et défendable" l'écart entre les revenus et les dépenses.M Bourassa refuse cependant de chiffrer ce que pourrait être a ses yeux un déficit "défendable" devant les citoyens de Montréal et du Québec tout entier Deux fonctionnaires fédéraux, MM.Austin Page et Harold Nightingale, informaient.de leur côté, les parlementaires sur la marche des programmes de monnaie et timbres olympiques.M.Page estime que la monnaie rapportera certainement $100 millions et il espère pouvoir atteindre $175 millions mais ne s'engage pas formellement sur ces $75 millions additionnels.Environ 10 millions de pièces ont été vendues à date et on espère en écouler 35 autres millions d'ici la fin du programme, qui pourrait d'ailleurs se,prolonger jusqu’à la fin de l'année 1976.Maintenant que les mécanismes sont en place et devant l'approche de plus en plus imminente des Jeux, M Page estime possible la vente de ces 35 millions de pieces et prévoit, du même coup, des profits de $175 millions pour l'ensemble du programme.Jusqu'ici, la vente de la monnaie olympique a bien fonctionné au Canada et en Montreal Trust se défendra en Cour Le Montreal Trust a répondu par un communiqué laconique hier a la publication d'une nouvelle faisant état d’une poursuite intentée contre elle par M.Sean A.Cahill pour obtenir le remboursement d'un investissement de $125,000, un gros lot que son fils de six ans avait gagnée à la Loterie.“Montreal Trust nie absolument les allégations de M.Cahill et se défendra vigoureusement devant la Cour; M.Cahill a investi $125,000 dans Montreal Trust contre un certificat garanti.La dite somme lui a été remboursée intégralement le 11 septembre 1973; Montreal Trust n'a jamais représenté ou négocié avec Florida Peach Corporation of America", C'est dans cette société, affirme M.Cahill, qu'un représentant du Montreal Trust, M Roland Thibault, contre qui les poursuites sont également intentées, avait suggéré qu'il place tout son argent.Hier, M.A.G.Best, du Montreal Trust, a reconnu que M.Thibault était bien alors à l'emploi de la maison de fiducie."Il l'était", a précisé M.Best, en signalant que M.Thibault a quitté son emploi à l’automne dernier.Europe mais beaucoup moins bien aux Etats-Unis et au Japon.On comptait tirer 25U des recettes aux Etats-Unis mais on a réduit cet apport à 15' ; devant le peu de succès de la première étape.M.Page ne désespère cependant pas de percer le marche américain malgré la vague de récession qui s'y est installée.*La loi fédérale permettait au COJO d'aller chercher $260 millions pour la monnaie et les timbres.M.Page examine donc la possibilité de lancer de nouveaux programmes pour épuiser cette possibilité.En bon fonctionnaire, M Page a refusé de dévoiler la nature de ces programmes dont le lancement présuppose une décision politique du gouvernement fédéral.On croit cependant savoir qu il envisage surtout le lancement de pièces en or.initiative nécessitant une modification de la loi restreinte aux seules pièces de monnaie en argent.De son côté, M.Nightingale confirmait que les timbres rapporteraient les quelque $10 millions escomptés depuis le début.Grande vedette la semaine dernière, le maire Drapeau s'est contenté d’écouter, hier, à la commission parlementaire.Juste avant l'ajournement du diner, il s'en prenait cependant au ministre Goldbloom et au député péquiste Charron qui lui reprochait de ne pouvoir fournir aucun renseignement précis sur le finan- la météo Une perturbation sur le sud-ouest américain se dirigera assez rapidement vers les Grands lacs au cours des 24 prochaines heures et passera au sud de la province cette nuit.A l'approche de cette perturbation des nuages et de la neige envahiront le sud de la province.Ce système déversera de 1 à 4 pources de neige dans les régions les plus au sud et de 1 à 2 pources dans le nord.• Régions Abitibi, Pontiac-Témiscamingue: nuageux avec neige faible.Maximum 10 à 15.Aperçu pour jeudi: quelques averses de neige puis ciel s’éclaircissant.• Région Chibougamau: passages nuageux et possibilités d'averses de neige.Maximum moins 5.Aperçu pour jeudi: temps clair mais froid.• Régions Outaouais, Montréal, Laurentides: ciel se couvrant avec neige commençant en après-midi et cessant au cours de la nuit.Venteux.Maximum,20 à 25.Aperçu pour jeudi: nuageux avec quelques averses de neige.• Régions Québec Trois-Rivières, Cantons de l'Est : de plus en plus nuageux avec neige en fin d’après-midi et persistait au cours de la nuit.Venteux.Maximum 25 mais près de 15.à Que-, bec.Aperçu pour jeudi: nuageux avec averses de neige • Régions Baie-Comeau, Sept-Iles, Rimouski.plus en plus nuageux et possibilité de neige faible en'fin de journée.Maximum zéro à 5.Aperçu pour jeudi: ciel s'éclaircissant.• Régions Baie-Comeau, Sept-Iles, Rimouski.Gaspesie: de plus en plus nuageux en fin de journée et possibilité d'un peu de neige faible dans la nuit.Maximum zéro à 5.Aperçu pour jeudi: ciel s'éclaircissant.cernent post-olympique des installations mises en place pour les Jeux, particulièrement du stade.M.Goldbloom se demandait en effet comment serait financé ce stade de quelque $340 millions après les 15 jours de la 21e Olympiade.Sans jamais mentionner de chiffre, le maire Drapeau a fait un long discours pour inviter les parlementaires à croire, encore une fois, au principe de l’autofinancement, grâce aux revenus de location aux équipes professionnelles, aux diverses autres manifestations et même au programme de visite de cet édifice original.Tout en rendant hommage à la volonté du maire Drapeau, le ministre Goldbloom aurait préféré un rapport précis et chiffré des revenus et dépenses prévus après les Jeux.Allant un peu plus loin, M.Claude Charron, député péquiste de Saint-Jacques, accusait le maire Drapeau de faire des “affirmations entièrement gratuites" en promettant l'autofinancement post-olympique du stade.“Qu'est-ce qui nous empêche de croire que le maire se trompera comme ce fut le cas pour la Place des arts et Terre des hommes", ajoutait-il.En soirée, les parlementaires ont siégé à huis clos pour entendre les responsables du Village olympique sur les mesures de sécurité mises de l avant pour protéger les athlètes et éviter la répétition des événements sanglants de Munich.UNE COMMISSION aux partis, selon le pourcentage des votes recueillis lors de la dernière élection générale.Pour sa part, M.Fabien Roy, député créditiste de Beauce-Sud, s'inquiète surtout de l'étanchéité de la loi et de la facilité avec laquelle certains groupes ou personnes contournent la loi actuelle concernant les dépenses électorales.MM.Bourassa et Hardy ont laissé la porte ouverte à toutes les suggestions, donnant l'assurance que leur seul souci en cette matière est de faire une réforme en profondeur, mais applicable et concrète.LA SCHL la véritable portée de son geste à l'époque.disant dans son mémo que les propriétaires voulaient ainsi “délibérément" faire hausser leur hypothèque.Mais il explique à son supérieur qu'il est surtout important de conserver de bonnes relations avec la Résidence-Rivière-des-Prairies pour conserver le contrat d'entretien.La compagnie Armor a été la première compagnie spécialisée dans l'installation des ascenseurs à accorder au Québec des conditions de travail à ses employés, supérieures aux conditions prévues par le décret de la construction, qui constitue à la fois un minimum et un maximum auquel il est illégal de déroger.Cette compagnie, dont les représentants doivent comparaître devant la commission Cliche au cours des prochains jours, semblait céder assez facilement aux menaces du syndicat des constructeurs d'ascenseurs qui réussissait à y placer ses hommes aux postes de contremaîtres, etc.Un document déposé hier devant la commission démontre en effet que cet employeur a payé à quatre contremaîtres, en une seule semaine, un total de 64 heures de travail à temps simple, 82 heures à temps et demi et 303 heures à temps double, soit au taux de $32.50 l’heure.Cette compagnie a ainsi facturé le propriétaire du Ponte-Claire Inn pour ce total d'heures effectuées, en réclamant pour ces quatres contremaître la jo-lie somme de $12,204.7 14, lie somme de $12,204.70.Le travail de toute l'équipe de 16 hommes, incluant ces contremaîtres, a coûté à l’entrepreneur $36,233.32.Labadie a par ailleurs expliqué qu’il avait lui-même été victime de pressions diverses et ses hommes d'attaques corporelles, lorsqu'ils a entrepris d'installer les ascenseurs à la Place Dupuis.L’administration de cette Place avait fait appel à ses services parce que l'Union internationale des constructeurs d'ascenseurs refusait d'y faire le travail prévu dans le contrat de la compagnie Armor.Ses hommes ont alors été battus par une trentaine de fiers-à-bras envoyés de toute évidence par le syndicat qui ne digérait pas la présence de ces “scabs" dans son territoire.Ces employés étaient pourtant des apprentis compétents qui ne pouvaient obtenir un statut professionnel à cause des restrictions du syndicat qui contrôlait entièrement la formation professionnelle du secteur.HUISSIERS Suite de la page 3 Interrogé par LE DEVOIR, hier soir, le juge en chef Deschênes a reconnu être intervenu personnellement pour infléchir le ministre Choquette, en vain jusqu'à ce jour.“Nous allons devoir prendre les mesures appropriées", a ajouté le magistrat.Si la pègre payait ses impôts.par Jean-Pierre Charbonneau Le nouveau président de la Commission d'enquête sur le crime organisé, le juge Jean Dutil, a déclaré hier que si les financiers de la pègre payaient leurs impôts le fardeau fiscal des contribuables québécois pourrait être diminué de six à dix pour cent.Parlant hier midi devant les membres de la Chambre de commerce de Montréal, le juge Dutil reprenait ainsi en quelque sorte à son compte la thèse de nombreux policiers qui soutiennent depuis des années que l une des armes les plus efficaces pour lutter contre l'emprise des cartels criminels est l'impôt sur les revenus et profits.M.Dutil a expliqué que l'emprise économique des organisations criminelles dans notre société est énorme et dépasse même, jusqu'à un certain point, l'imagination Il a cité en exemple les profits astronomiques qu'encaissent chaque année les requins de la finance, ceux que I on désigne sous le vocable de 'shyloks" ,Les millions de dollars qu'empochent les trafiquants de drogue, les usuriers, les fraudeurs, les faussaires, les preneurs aux livres, en somme les racketers de tout acabit, affectant tous les citoyens d’une façon insoupçonnée.Le président de la CECO a indiqué que les experts soutiennent que.tous les jours, les consommateurs doivent débourser de 25 cents à un dollar parce que quelqu'un, en quelque endroit que ce soit dans la chaîne de production de nombreux produits, doit payer tribut aux financiers du Milieu.Devant les membres de la prestigieuse Chambre de Commerce, le juge Dutil a insisté sur les ‘conséquences néfastes de l'action des financiers de la pègre qui de plus en plus agissent dans le monde des affaires “légitimes", tel l’alimentation entre autres où la Mafia montréalaise est solidement implantée.Le juge Dutil a rappelé que plusieurs hommes d'affaires “honnêtes” se tour- nent vers les caïds de la pègre pour obtenir différents services, comme par exemple des prêts d 'argent rapides ou des fiers-a-bras pour régler des problèmes syndicaux.Le crime organisé est une réalité au Québec, a dit le président de la CECO en soulignant que ce problème ne concerne pas uniquement les habitants de la métro-pole.Il importe également de comprendre, selon le juge Dutil, que le crime organisé ne peut être limite à la celle Mafia qui n est en fait qu'une des organisations criminelles du milieu québécois Il existe des gangs criminels qui ne concernent pas les Italiens et qui agissent de façon aussi nocive que la puissante Mafia.En terminant sa causerie, le nouveau grand patron de la Commission d enquète sur le crime organisé a demandé la collaboration du public et des hommes d’affaires pour entreprendre la tâche gigantesque qui lui a été confiée.mais on ne sait si cela veut dire que la Cour est résignée, et disposée à s'accommoder de cette mesure, ou si au contraire, elle entend ramener le ministère à la raison.Mais rien n’est jamais aussi noir ou blanc, et le ministère, croit-on savoir, aurait eu raison de se plaindre, dans certains cas, de la qualité des services rendus par des huissiers qui, sous l’influence de certains magistrats, auraient accompli, outre leurs fonctions officielles, des tâches pour lesquelles ils n’auraient jamais dû être rémunérés, comme par exemple agir en qualité de chauffeur de la voiture de maître, sinon parfois, suppléer à la cherté des services domestiques.D'autres confondaient carrément le domicile du juge et le bureau du magistrat.On croit savoir d’ailleurs que le juge Deschènes ne fut pas le dernier à se scandaliser de certains abus qu’il a tout fait en son pouvoir pour corriger, ce qui lui a valu d'ailleurs de se faire affubler d’un surnom pour le moins irrévérencieux: “le capitaine Mémo”, car, faut-il dire, le juge en chef dut avoir recours à de nombreux mémos, justement pour informer ses collègues de la nécessité de distinguer entre les deniers publics et le budget familial.Il serait odieux cependant de penser que la charge célèbre du juge en chef contre l’abus que font les pouvoirs publics des pouvoirs judiciaires en ayant très souvent recours aux injonctions pour mettre les syndicats à la raison — à raison ou à tort — n’est pas étrangère aux relations assez tendues qui existent aujourd'hui entre la Cour supérieure et le ministère.HAÏTIENNES Suite de la page 3 retrouve avec une transcription, par Rose Pradieu, de certains renseignements.rien ne nous dit qu'elle ait jamais vu ce Nelson.Non-lieu.A la limite, cette transcription de données sur Nelson, sa date d'arrivée, ses aspirations et ses craintes, auraient pu être fournies à Mlle Pradieu par une tierce personne non identifiée ou lui parvenir par téléphone, qui sait?Un autre Haïtien, Michel Pierre-Louis, se trouvait présent hier dans la même salle d’audience.Le ministère fédéral de l’Immigration l’accuse d'avoir fait une fausse déclaration et le procès est reporté, de l’accord des parties, au 24 mars.BLOC-NOTES Suite de la page 4 S'il fut un temps où les déclarations pouvaient suppléer aux manques de décisions, c'est le contraire qui est vrai maintenant: seules des décisions rendront crédibles les politiques qu'on promet ou la modération qu'on demande aux citoyens de s'imposer.A cet égard la vache olympique est devenue sacrée.De l’immoler n’en serait peut-être que plus bénéfiaue.La santé du trésor public en tout cas et la condition physique véritable de la majorité des citoyens ne sauraient qu'y gagner, et l'idéal olympique aussi.Ville d’Anjou récupère ses deniers Secouant la poussière des dossiers du régime Crépeault, Ville d'Anjou récolte les premiers fruits d'une initiative d'assainissement du trésor municipal.Les pommes sont encore verte:, mais au moins, elles sont là.Hier, la Cour supérieure, présidée par le juge Ignace Deslauriers, a f^it droit à une requête des autorités municipales pour référer au Tribunal d'Expropriation — l'ancienne Régie des Services Publics — tout le dossier d'une expropriation pour laquelle d'Anjou avait déboursé $843,000, et qu'une évaluation ultérieure, ordonnée par la Commission municipale, n'estima qu'à environ $250,000.Ville d'Anjou, sans préjuger du verdict du Tribunal d’Expropriation, peut maintenant espérer recouvrer la différence, mais encore faudra-t-il, si le jugement lui est favorable, qu'elle entreprenne elle-même des poursuites contre la compagnie qui vendit la parcelle de terrain.Rappelons qu'en 1968 la firme Est-End Development et son président M.Max Schuchman vendaient à Ville d'Anjou un terrain destiné à construire le viaduc du boulevard Métropolitain, juste au nord des Galeries d'Anjou.Et la ville de verser $843.000.Mais les évaluateurs de la commission Surprenant qui enquêta par la suite sur l’efficience du régime Crépeault, estimèrent la valeur du terrain à ce que Ton sait.L'écart était d'un demi-million, pour le préjudice des contribuables.Elu il y a un peu plus d'un à la mairie.M.Jean Corbeil et le nouveau conseil municipal entreprirent alors de convaincre le gouvernement de Québec d'adopter un bill privé l'autorisant à solliciter de la Cour supérieure l’autorisation de référer au Tribunal d'Expropriation de semblables transactions “On en compte une bonne centaine, mais le bill nous accorde une période de cinq ans pour en venir à bout," a déclaré hier au Devoir M.Corbeil.qui soumettait à son conseil en fin de soiree une résolution pour ratifier l'engagement de deux évaluateurs, MM.Claude Fournier et André Béique.ceux-là mêmes que la commission d enquête Surprenant avait retenus pour fouiller les dossiers de M.Crépeault.“Celui du viaduc fut retenu parce qu'il était le plus flagrant ", signale M.Corbeil, dont les procureurs municipaux, Mes André Bélanger, de Montréal, et Jacques Marquis, de Québec, se voient maintenant chargés d'examiner les autres.Signalons que la requête accordée par la Cour supérieure ne souffre pas d'appel.D'autre part, le Tribunal d'Expropriation n'a pas le pouvoir de contraindre le vendeur à rembourser la somme entre le prix réel payé et la valeur estimée.Il faudra, pour cela, des poursuites distinctes, et encore Ville d'Anjou n'est pas au bout de ses peines.En effet, combien de ces vendeurs de biens-fonds sont-ils aujourd'hui toujours solvables?Turner s’attire les foudres des syndicats OTTAWA (PC) — Le monde syndical a continué hier ses critiques à l'endroit du ministre canadien des Finances, M.John Turner, et les chances d’un accord entre syndicats, patronat et gouvernement semblent assez lointaines.M.Turner a déclaré lundi dernier, dans un discours que les augmentations de salaire constituaient la cause principale de l’inflation et s'est ainsi attiré les foudres des leaders syndicaux même ceux avec lesquels le Cabinet avait eu des pourparlers secrets la semaine dernière.M.Mike Rygue, vice-président canadien de l'Association internationale des machinistes, qui était absent de cette rencontre, a déclaré que M.Turner a virtuellement supprimé tout espoir d'atteindre à un consensus sur les moyens à prendre pour corriger la situation économique.De son côté, M.Joe Morris, président du Congrès du travail du Canada et chef de la délégation syndicale auprès du Cabinet, a déclaré que les observations faites par M.Turner l’ont été très mal à propos.Enfin, M.L.H.Lorrain, président du puissant Syndicat canadien des travailleurs du papier — 55,000 membres, s’est dit étonné de constater que le ministre avait passé outre à un accord intervenu lors de la rencontre de la semaine der- nière, alors que les participants avaient convenu de ne pas traiter publiquement de leurs discussions.M.Rygus, dont le syndicat doit négocier cette année des conventions collectives pour les travailleurs de la société Air Canada, du groupe CP Air et de certaines sociétés ferroviaires, a indiqué qu'il n'avait jamais cru qu'un consensus pourrait intervenir.“Mais par ses propos, a-t-il déclaré, le ministre a définitivement mis fin à tout espoir"."D'ailleurs, a-t-il poursuivi, M.Turner n’a jamais recherche ce consensus.Il est venu à cette rencontre avec des idées préconçues, affirmant que les travailleurs sont responsables de l’inflation".M.Rygus a indiqué qu’il fera campagne auprès des autres syndicats pour que le monde syndical en son entier qu il fasse échec à toute mesure restrictive que le gouvernement pourrait prendre à l'égard des travailleurs."Turner n'a pas ouvert la bouche en 1973 et 1974.lorsque les grandes sociétés ont réalisés des profits astronomiques.Maintenant, a continué M.Rygus, que les travailleurs commencent à récupérer, le ministre les blâme".Asbestos Une zone tampon, oui, mais quelle largeur ?ASBESTOS — Même si le conseil municipal d Asbestos vient d'adopter, en séance extraordinaire, une résolution demandant aux autorités compétentes d'aménager une zone tampon d’ici le 30 mars prochain afin d'assurer la sécurité maximale de la population il n'est pas dit que les citoyens d'Asbestos sont au bout de leur peine.Une “bataille de pied" va se dessiner quant au rayon de çette zone et au financement de ce nouveau no man's land à la périphérie est du puits de mine à ciel ouvert de la Canadian Johns Manville.On apprenait aussi que le ministère québécois des Richesses naturelles fixerait Té-tendue de cette zone à la lumière des études entreprises par son service de géotechnique dirigé par le Dr Chagnon.Au cours de l’assemblée d’information de ce lundi 27 janvier, le Dr Chagnon a déclaré que le ministère serait en mesure de faire des recommandations précises dans les délais établis par les autorités municipales.L'ingénieur a ajouté que le ministère des Richesses naturelles n'hésiterait pas à prendre des mesures coercitives afin de forcer la compagnie à respec- ter ses recommandations.Ceci a eu l'heur de plaire aux quelque 400 personnes qui se massaient à une réunion convoquée par la Chambre de commerce d'Asbestos.Entre-temps, la compagnie Johns Manville a fait savoir qu'elle s'engageait à établir cette zone tampon à 150 pieds de toute fissure active en attendant que 1 ingénieur Chagnon ait terminé son enquête.Si le principe d une zone tampon est acquis, l'étendue de celle-ci et son tinance-ment demeurent toujours en suspens.L’ingénieur et assistant-gérant de la mine, M.Gérard Fiché, procédera donc aux expropriations nécessaires dans un rayon de 150 pieds alors qu'il faut rappeler que le glissement de terrain de la semaine dernière a fait fuir 85 familles et laissé abandonner 48 maisons .jusqu'à la frange du boulevard Saint-Luc.500 pieds plus loin.Quant au financement de cette zone, les paris sont ouverts.Il semble que la Canadian Johns Manville et la Société d'habitation du Québec soient tous deux d accords pour partager 50% des coûts alors que le gouvernement fédéral, par l’entremise de son ministère des Affaires urbaines, serait appelé à combler la différence.Le Village impossible à évaluer : 3 solutions sont encore possibles QUEBEC (Bernard Descôteaux) — Personne n’ayant encore pu établir à la satisfaction de la commission des Affaires municipales le coût réel de la réalisation du projet des pyramides, trois solutions différentes demeurent toujours possibles pour la réalisation du Village olympique.Ces trois solutions sont d'une part, le projet des pyramides qui pourrait coûter en investissement au COJO quelque $29 millions; d'autre part, le projet de village temporaire présenté Tan dernier par la Faculté d'aménagement de l'Université de Montreal dont le coût total est évalué à $38 millions; et enfin un nouveau projet, celui connu sous 4e nom de Domulas et dont le coût serait de $30 millions environs.Ces solutions n ont pu être étudiées par la commission parlementaire, au cours de la soirée, hier, les députés butant sur une difficulté imprévue.Personne n'a pu assurer aux membres de la commission que le coût réel du projet des pyramides sera au total de $49.6 millions, comme Taf-firme le COJO, et non de $70.9 millions comme Ta établi une étude effectuée par la firme des Consultants en aéroports internationaux de Montréal (CAIM).Pour se sortir de Timbroglio et de la confusion qui étaient de plus en plus évi- Wilson à Ottawa OTTAWA (d'après CP) — Le premier ministre de Grande-Bretagne, M.Harold Wilson, est Thôte à déjeuner aujourd'hui de M.Trudeau, avant une interview télévisée.Le court programme de M.Wilson prévoit également une conférence de presse aujourd'hui.M.Wilson est arrivé hier soir à Ottawa, en compagnie de son secrétaire du Foreign Office, M.James Callaghan.Il a été accueilli a sa descente d'avion par le ministre canadien des Affaires extérieures, M.John MacEachen.par le haut commissaire britannique au Canada, sir John Johnston, et par le conseiller du premier ministre canadien pour les Affaires internationales.M.Ivan Head.Aux entretiens Trudeau-Wilson, il sera question aussi bien des problèmes de Theure que des relations bilatérales canado-britanniques.Le premier ministre britannique effectue cette escale de 24 heures dans la capitale canadienne en réponse à une invitation de M.Trudeau, sur son chemin vers les Etats-Unis où il doit rencontrer demain le président Gerald Ford.dents, la commission n'a eu d’autre recours que de demander aux experts de CAIM et aux professionnels regroupés autour de la firme Lalonde, Valois, Lamarre, Valois et Associés de se rencontrer au cours de la nuit pour présenter ce matin des estimés qui auront été établis à partir des mêmes bases de calcul.Il est en effet apparu clairement que la firme CAIM, lorsqu'elle a effectué son étude de coûts fau mois de décembre dernier n’avait pu avoir accès à des plans définitifs, mais seulement à un certain nombre d'esquisses préliminaires, et encore en nombre insuffisant pour pouvoir effectuer une étude précise.Ce n'est pas sans indiquer qu'ils trouvaient curieux que deux estimés préparés par deux maisons différentes arrivent à des conclusions différentes, que les membres de la commission ont demandé aux experts des deux firmes en question de revoir les résultats de leurs études.Le maire du village, M.Yvan Dubois, a pour sa part donné l’assurance que les promoteurs du projet des pyramides.Les Terrasses Zaroléga, fourniraient toutes les données dont les experts de CAIM pourront avoir besoin.La commission devrait être en mesure ce matin de pouvoir évaluer de façon précise les coûts de ce projet des pyramides.A la lumière des informations qui seront données, on pourra alors étudier les deux autres projets de rechange qui existent.Ceux-ci seront alors étudiés en prenant en consideration les déficits (ÿ'ils pourront entraîner en comparaison nu déficit que pourra entraîner le projet actuel.L'on prendra aussi en considération la question des coûts des services de protection nécessaires pour assurer la sécurité des athlètes ainsi que l'efficacité de ces mesures.DÉCÈS CHARBONNEAU Dora à Montréal, le 27 janvier 1975 à Tàge de 81 ans, est décédée, Mme Léopold Charbonneau„née Dora Girard Outre son époux, elle laisse dans le deuil ses enfants; Simone (Mme Charles-Edouard Chalouty), Lucienne (Mme Réal Brunet), Georgette (Mme P Joyal).Dr Paul-Emile Charbonneau (époux de Marielle Lavoie).Jean-Guy Charbonneau, notaire (époux de Marie-Paule Mérineau), Hu-guette (Mme Jacques Dozois).sa soeur Mme Nelson Charlebois, ses beaux-frères et belles-soeurs, petits et arrière petits-enfants.Les funérailles auront lieu jeudi le 30 janvier.Le convoi funèbre partira du Salon J.R.Deslauriers Liée.No 4780 rue de Salaberry.pour se rendre à l'église de la Visitation où le service sera célébré à 11 00 heures.Et de là au cimetière de Sault-aux-Récollets lieu de la sépulture Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation Le Devoir, mercredi 29 janvier 1975 • 7 Lun des plus beaux sites historiques qu’il nous reste.isf s \ V ssa •t'r'r* «J: >?£XÀx> Ils vont l’abattre.Leur arme?Votre silence! • C’est simple.ne dites pas un mot! et la maison-mère des Soeurs Grises, au coin de Guy et Dorchester, sera réduite en poussière.Un magnifique site historique et ses 10 acres de beaux paysages au coeur de Montréal feront place à une autre masse de béton inerte pour témoigner de notre agonie culturelle.A moins que vous ne réagissiez! En envoyant immédiatement le coupon de cette page à M.Denis Hardy, ministre des affaires culturelles.Il n’a classé comme site historique que la chapelle de la maison-mère des ¦ m ¦ 1 1 • «¦ I* vil 1 IV VO Vrf L Vf Vt L V>1 1 Vf 11 1 vt l^llk-JV* Vf 1 Vf 1111 Vf V jv^tl l v 1 • ?V/Ll V- VJl w ^ J j w * a * w v- à d’autres, aura une influence très importante sur sa décision de garder ce site intact.Ne dites pas un mot.et M.Hardy aura raison de croire que la disparition de ce site historique ne dérange vraiment personne! Sauvez la maison-mère des Soeurs Grises.I Postez ce coupon maintenant! " A: M.DENIS HARDY ¦ Ministère des affaires culturelles Hôtel du Gouvernement Québec, P.Q.SAUVONS MONTRÉAL/Vos dons aideront à sauver Montréal.Faites votre chèque à l’ordre de: Sauvons Montréal, 4508 ouest, rue Ste-Catherine, Montréal H3Z 1 SI/Téléphone: 932-4826 Vous recevrez un reçu officiel pour fins d’impôts.Photographie: Normand Marion avec ASAHI PENTAX 6x7 Typographie: MGH Typography Retouche de photo par J.P.Art L.ner IM.ndiuy, En tant que citoyen de Montréal, je vous prie de classer la maison-mère des Soeurs Grises au complet comme site historique.| Cher M.Hardy, % NOM: ¦ ADRESSE: SIGNATURE: 8 • Le Devoir, mercredi 29 janvier 1975 capsules • Contestant le fait d’imposer une sentence suspendue de deux ans à un justiciable qui a plaidé coupable d’avoir eu en sa possession 105 grammes de LSD, le procureur général du Canada a été débouté de sa requête en Cour d’appel.Citant l’excellente éducation du garçon, la qualité de son milieu familial et ses chances de réhabilitation, les juges Owen, Brassard et Lajoie, ce dernier “non sans hésitation’’, en viennent à la conclusion que cet étudiant qui doit s’inscrire cet automne à l’université Laval n’aura pas d’autre sentence que celle qui lui fut imposée en février 1974.Le juge Owen cite une longue tranche du rapport d’un officier de probation, qui indique que le jeune a pu se laisser entraîner naïvement dans l'achat de drogue pour en faire le trafic.Cas extrêmement difficile, renchérit le juge Brassard mais le sort de ce jeune homme ne dépend que de lui.On n’a fait que surseoir au prononcé de la sentence et toute incartade pourrait le ramener devant les tribunaux pour une offense punissable de dix ans de prison.• Philippe Fortin a réussi, en Cour d’appel, à diminuer de moitié la sentence de deux ans d’emprisonnement qui lui fut imposée le 12 septembre 1974.Même s’il possédait des antécédents judiciaires, Fortin s’était comporté en non-déviant depuis cinq ans lorsqu'il trouva la clé d’un appartement voisin du sien.La tentation fut trop forte: Fortin “visita’’ le logement où il fit quelques fouilles infructueuses.Le concierge le vit et aida à le faire condamner.La Cour d’appel juge excessive toutefois la sentence du juge de première instance, étant donné que Fortin n’aurait pas prémédité ce crime, après cinq ans sur la voie de la réhabilitation.• A 54 ans, il a bon pied, bon oeil, pas un cheveu et une feuille de route qui incite le juge Watson à ne pas lui accorder de cautionnement.Enquête préliminaire se tiendra donc le 5 février dans cette cause où la plainte provient d'un citoyen de la 1ère Avenue, à Rosemont, qui aurait pris le prévenu en flagrant délit de tentative d'effraction.L’enquête sur le cautionnement était, prévue pour 14h30, hier.Le procureur de l'accusé, incarcéré depuis dimanche, n était pas présent à 16h.Le juge a cependant conclu que l’accusé ne subissait aucun préjudice de son incarcération jusqu’à son enquête préliminaire.• Menteur comme un aracheur de dents, dit-on.Ou comme un vendeur d’automobiles?Gaétand Bilodeau avait cru acheter de Sud-Automobile Inc.une voiture Pinto qui avait servi à la "démonstration ”.Il apprend, après avoir pris livraison de sa fringante machinerie, que la Pinto a déjà appartenu à un dénommé Boucher, qui retourna la voiture à Sud-Automobile, mécontent de la mécanique.Pour ce qui fut une fausse représentation au client, la Cour d’appel vient de condamner Sud-Automobile à payer à Bilodeau la somme de $658.80 (et les intérêts).Si Bilodeau avait su, en effet, qu’il s'agissait d'une voiture usagée, il n’aurait pas consenti à se laisser séduire par cette Pinto qui, à la décharge du garage, fut remise en bonne condition gratuitement, dès que Bilodeau se plaignit du subterfuge utilisé dans cette transaction.les tribunaux par Clément Trudel Les naturopathes sont déboutés Le parking à 25 cents fait débrayer à Sainte-Justine iu L' La naturopathie, suivant bon nombre de médecins, sert de repaire à des “fumistes” et à des "fraudeurs”, écrivait en substance “Le Petit Journal” (30 mars-5 avril 1972) qui fut poursuivi par vingt naturopathes pour $100,000 en libelle diffamatoire.La Cour supérieure et le juge Claude Vallerand ont tranché le litige: rejet de l’action avec dépens, Non pas que tout soit dit sur la naturopathie et les aliments dits naturels.Le uge Vallerand admet en principe qu'un ouis Pasteur, en son temps, ait pu concurrencer le très digne Ordre des Médecins, ce qui ne prouve pas que “le premier charlatan venu (je ne m'adresse pas ici nécessairement aux demandeurs) s'autorisant d'une prétendue concurrence à la médecine, peut venir prendre rang, à titre d’expert, avec les médecins et autres savants”.Il est regrettable qu’on ait permis à ces gens de se regrouper sous le nom de Collège des naturopathes, soulignera le juge Vallerand qui, par contre, voudrait que l’Etat fût l'ultime recours du public pour réprimer la fraude, l’exercice illégal de professions reconnues (telle la millénaire science de la médecine), et toutes activités destinées.à induire le public en erreur.Cette appréciation d’un magistrat ne constitue pas, dit le jugement, un oukhaze en matière de naturopathie; tout au plus s'agit-il de conclure d’après la preuve présentée, où le journal, son rédacteur en chef et sa collaboratrice ont cité des spécialistes en médecine et en nutrition, unanimes à mettre en garde contre le leurre de la naturopathie.La demande des naturopathes, au nombre desquels se retrouvent Raymond Barbeau et Jean-Marc Brunet, visait à faire condamner le journal et ces collaborateurs.Dans une cause de libelle diffamatoire, la ligne de défense la plus élémentaire est d'alléguer que les faits rapportés étaient vrais et que leur publication servait le bien commun; mais on ne peut rapporter les propos “libelleux" d’un tiers sans s’assurer qu’ils sont vrais.La Cour ayant entendu les Drs Jean-Guy Boileau, Murray Katz, Pierre Li-zoette et M.Germain Brisson, agronome, en vient à la conclusion que “les écrits des défendeurs sont essentuellement vrais" et — in cauda venenum — si ces naturopathes “s'estiment injustement victimes des justes reproches qu’on adresse à ceux- • là qui font commerce de la crédulité des gens, ils n’ont qu’à eux-mêmes à qui s’en prendre”.P ki Le prêt usuraire et le “shylocking”, c’est kif-kif pour la cour Peut-on parler de prêt usuraire artisanal, par opposition à ces prêts consentis par un tenant de l'appellation contrôlée "shylocks”, dirigeant de réseaux et adepte de l’extorsion?Pas véritablement; même si, en défense, Me Champagne faisait valoir hier au juge Paul Papineau que son client, Jean-Pierre Lamoureux, n'était pas un dur de dur et s’éloignait fort du portrait-type de shylock.Prêt de $1500 au taux avantageux de 84%, c’est-à-dire remboursable en 42 versements hebdomadaires de $50.Ce seul chef d'accusation — deux autres chefs ont été retirés, faute de preuve — vaut à Lamoureux une sentence suspendue de deux ans.Lamoureux devra de plus signer un document par lequel il s’engage à se conduire en honnête citoyen dans les deux ans qui viennent.Pour avoir prêté sans permis — l'accusation est portée en vertu de la Loi fédérale des petits prêts — l’accusé devra d'ici trois mois payer une amende de $500 (et les frais) sinon il s’expose à passer six mois en prison.Là ne s’arrête pas l'histoire, soulignera Me Champagne.Dès qu’une condamnation est prononcée aux Sessions de la Paix pour de tels chefs, le condamné est ordinairement traîné devant la Cour municipale de Montréal où la Couronne fera une preuve d’infraction à la Loi pour la protection des consommateurs.Lamoureux, pas plus que les autres prêteurs, n’est exempté de rédiger un texte dont copie serait remise à l’emprunteur, et où seraient consignées les conditions du prêt.Au procès de Lamoureux, le procureur du ministère était Me Drapeau, qui a depuis quitté ce bureau.Me Malboeuf, qui assumait la poursuite hier, insistait auprès du juge Papineau sur la plaie que représente le shylocking dans notre société.Dans cette cause, la victime avait encore $1400 à rendre.Outrés d'avoir à payer dorénavant la somme phénoménale de $0.25 par jour our stationner leur voiture dans le paring de l’hôpital Sainte-Justine, les employés de cet hôpital pour enfants ont paralysé hier le fonctionnement de l’institution en se réunissant en assemblée générale de leur syndicat pendant les heures normales de travail.Jusqu’à maintenant, ces employés bénéficiaient d’un stationnement gratuit mais l’administration qui en est confiée à un concessionnaire (la firme Bonami Parking), a enregistré un déficit et le concessionnaire était incapable de payer à l’hôpital les frais prévus.La directrice générale, soeur Laporte, a confirmé que l’administration de l’hôpital, conjointement avec le concessionnaire, avait jugé que le prix de $0.25 pour les employés était raisonnable et qu’il permettrait un autofinancement des stationnements.“Si les employés continuent à ne pas payer, a-t-elle dit, le coût des stationnements devra être assumé par les autres utilisateurs, c'est-à-dire par les médecins (qui paient déjà un prix plus élevé) et par les visiteurs (qui paient déjà leur part à l’assurance-hospitalisation).” “Pour éviter de faire une taxe déguisée avec les stationnements, il est prévu que les tarifs doivent être établis de façon à assurer un strict autofinancement, a-t-elle dit.C’est le concessionnaire qui fixe les tarifs mais nous avons un droit de regard pour éviter qu'il ne fasse des profits sur le dos du personnel ou des patients de l'hôpital”.Le syndicat, pour sa part, affirme que c’est la direction de l'hôpital qui fixe réellement les tarifs et c’est pourquoi il a décidé de faire pression directement sur l'hôpital plutôt que sur le concessionnaire.Le syndicat prétend aussi qu'il y a une entente écrite avec le concessionnaire prévoyant que les employés auront accès gratuitement à un des stationnements.Toutefois, le porte-parole de Bonami Parking.M.Michel Aird, estime que cette entente “bona fide” avec un membre du syndicat a été conclue avant que le gouvernement n’édicte ses directives au sujet des stationnements et qu elle ne couvrait que cet intervalle.C’est pourquoi il n’y aurait eu aucune date d'échéance précise.Selon M.Aird, la fixation des tarifs relève directement de l’hôpital et sa compagnie ne fait qu’effectuer le travail concret sous les ordres de l’hôpital.Il a avoué que cette affaire l’embètait beaucoup et il a formulé l’espoir que le syndicat trouvera un autre cheval de bataille pour son escalade en vue des prochaines négociations.“$0.25.par jour, ce n’est pas cher et on semble se battre pour le principe ", a-t-il conclu.Les Habitations Jeanne-Mance: “ghetto social” par Pierre Vallières La composition humaine des Habitations Jeanne-Mance, dans le centre-ville, est tellement déséquilibrée que ces habitations constituent un véritable “ghetto social” au coeur de Montréal.Un ghetto de “mal pris”, dépendant de l’assistance sociale, vivant constamment dans la peur d'ètre renvoyés ét dans l’insécurité chronique.Lançant un cri d’alarme, le Comité des locataires des HJM estime que la situation actuelle réclame une “action urgente” de la part des principaux intéressés '’ s locataires eux-mêmes) et des autorités municipales, afin d’empêcher que “le contexte plus que maladif” qui caractérise les HJM ne continue de se détériorer.A 85% environ, la population des Habitations Jeanne-Mance est composée d’assistés sociaux, de pensionnés, d’handicapés et de petits travailleurs dont les revenus se situent en-deçà du niveau "normal”.Bien que la moyenne des loyers soit de $70 par mois, ceux-ci “mangent" de 30 à 40% des maigres revenus des locataires.Dès qu’un travailleur obtient une augmentation de salaire ou voit ses revenus s’accroître par le travail supplémentaire, son loyer est aussitôt augmenté (“de façon déraisonnable”, estime le comité), ce qui l’amène à quitter les Habitations Jeanne-Mance.Selon les responsables du Comité des locataires, l’éjection continuelle des éléments les plus susceptibles de jouer un rôle social efficace au Habitations Jeanne-Mance, parce qu’ils sont moins dépendants économiquement, engendre un déséquilibre humain qui, d’année en année, va en s’aggravant."Car dès qu’un travailleur quitte les HJM avec sa famille, son logis est aussitôt attribué par l’administration à des gens mal pris, ce qui, chaque fois, accentue le contexte maladif des Habitations”.Ainsi, un travailleur a vu récemment son loyer augmenter de $80 par mois d’un seul coup.IT payait jusque là $135 par mois.“Avec un loyer de $215 par mois maintenant, comment voulez-vous que ce travailleur ne cherche pas à déménager?C’est un autre membre dynamique des Habitations Jeanne-Mance que Ton va perdre.L’administration des HJM en chasse ainsi chaque mois." Par ailleurs, un travailleur voit son loyer augmenter automatiquement de $25 par mois dès que Tun de ses enfants de 18 ans ou plus trouve un emploi.“Il est parfois plus avantageux pour les locataires des Habitations Jeanne-Mance de ne pas se chercher du travail et de continuer à vivre de l’assistance sociale, car il voit le coût de son loyer augmenter encore plus vite que ses revenus dès qu’il travaille.Une telle situation ne contribue guère à assainir le climat social qui règne ici." Le bail-type n’est pas en vigueur encore aux Habitations Jeanne-Mance, ce qui, selon le Comité des locataires, permet à l’administration de statuer des augmentations de loyer totalement arbitraires, en plus d’exiger dans tous les cas un dépôt en argent de $20.De plus, l’administration humilierait souvent les handicapés.Ainsi, le comité signale le cas d’une handicapée à qui l’administration aurait dit de ne pas s'asseoir devant l’édifice où elle loge “parce que ce n’est pas beau, une chaise roulante”.Le Comité des locataires a convoqué hier soir, à une réunion d'information, le conseil d’administration des Habitations Jeanne-Mance, le vice-président du Comité exécutif de la ville de Montréal, M.Yvon Lamarre, les conseillers du RCM-Saint-Jacques, M.Jacques Couture, ainsi que les locataires, afin de rendre public le dossier qu'il a constitué sur la situation au HJM.Le Comité des locataires n’est cependant pas reconnu encore par l'administration des Habitations Jeanne-Mance.Formé en avril 1973, le comité est “dirigé” par sept locataires, trois hommes et quatre femmes.Il reçoit, depuis sa formation, l'aide technique de la Société Oza-nam dont les locaux sont situés à proximité des Habitations Jeanne-Mance, dans l’édifice de Tex-Casa Loma.Il ne bénéficie d’aucune subvention.Jusqu’à maintenant, il n’a pu obtenir qu’une seule rencontre avec l’administrateur-gérant des Habitations Jeanne-Mance, M.Daniel Marsan, en novembre dernier, mais cette rencontre n’a rien donné.Le Comité réclame, entre autres: sa reconnaissance officielle par l’administration des HJM; la négociation d’une nouvelle échelle des loyers tenant compte de “la justice sociale”; l’obtention d’un bail-type annuel; la fixation d’un barème stable d’électricité sur la base du nombre de pièces de chacun des logements; une refonte équilibrée et juste des critères d’admissibilité aux habitations; la définition claire des réparations à effectuer soit par le propriétaire soit par le locataire; le droit d’en appeler pour tout locataire qui se sent lésé par une décision administrative, etc.Les maîtres du secondaire professionnel auront enfin leur place à l’université par Lise Bissonnette Les 8,000 à 10,000 enseignants de l’enseignement secondaire professionnel du Québec auront au moins théoriquement accès à l’université dès l’automne prochain, à l'intérieur de programmes conçus spécifiquement à leur intention.Jusque là ils se casaient un peu partout, dans les départements qui voulaient bien les recevoir s’ils répondaient à leurs pré-requis.Cette fois, le ministère demande aux universités de préparer un véritable baccalauréat spécialisé en enseignement professionnel au secondaire.Les enseignants concernés devraient ainsi cesser d'être les parents pauvres de la grande opération de rapatriement de la formation des maîtres par les universités, qu’avait réclame et obtenu le rapport Parent.Des consultations intensives se poursuivent entre le ministère, les syndicats et les universités autour du "plan directeur de perfectionnement des maîtres de l’enseignement professionnel”, dont une première version est parue en octobre dernier, et on s’attend, malgré quelques tiraillements, à ce que des “débuts de programmes" si non des programmes entiers puisssent etre ouverts à l'automne.La Centrale de l'enseignement du Québec se déclare entièrement d'accord sur le fond du projet “qui sort enfin les enseignants du secteur professionnel de leur ghetto”, mais elle pose des conditions à sa collaboration.La principale, selon la vice-présidente de la CEQ, Micheline Sicotte, c’est que la mise en oeuvre d’un tel plan ne s'accompagne pas d’une “décertification massive’’ des enseignants déjà qualifiés qui seraient encore une fois menés de force au perfectionnement continu pour pouvoir continuer à exercer leur profession.Nouveau chambardement dans le profil traditionnel de la clientèle universitaire, le plan est accueilli fort diversement dans les institutions de haut savoir parmi lesquelles seule Concordia n’a pas reçu d'invitation à ouvrir de tels programmes.Tout le réseau de l'Université du Québec se dit prêt à embarquer avec un courage certain vers ces terres inconnues, et l’Université de Sherbrooke fait montre d’un même zèle qui pourrait bien lui apporter une part de la clientèle supplémentaire qui lui fait cruellement défaut.Du côté anglophone.McGill a donné son accord de principe.Mais à Laval comme à l’Université de Montréal, il semble bien que la réponse ressemblera à un refus, même assorti de savantes considérations et de protestations de bonne volonté.La clientèle de “travailleurs ", que furent la plupart du temps les enseignants du professionnel avant d’être recrutés par l'école, n’intéresse guère les universités plus traditionnelles qui, pour une fois, trouvent des vertus à TUdQ, dite "populaire”.L'UDQ à Chicoutimi dispense déjà un baccalauréat d’enseignement spécialisé pour les enseignants du secondaire pro- fessionnel, sur une base expérimentale.La plupart des universités offraient à cette catégorie d'enseignants, depuis Tannée dernière, un "certificat” de dix cours de psycho-pédagogie qui leur permettait d’obtenir une “autorisation légale d’enseigner”, requise par le ministère, mais qui ne s'intégrait dans aucun programme plus complet, de premier cycle universitaire.On évalue à 20 ou 30 pour cent des enseignants du secondaire professionnel la proportion de ceux qui ont en main cette “autorisation légale", obtenue via un “certificat” ou un des anciens brevets d’enseignement.Les autres ont plutôt une “autorisation provisoire ”, renouvelable chaque année s’ils sont dûment inscrits au certificat de psychopédagogie.Et c’est à tous les enseignants que les universités devraient désormais offrir un perfectionnement dans leur discipline technique, par un baccalauréat de trois certificats, qui s'apparenterait au baccalauréat spécialisé d'enseignement en sciences techniques auxquelles s'inscrivent les enseignants du secteur professionnel de niveau collégial.Ceux du secondaire s’y inscrivaient parfois, à défaut de programme plus approprié.Le besoin de perfectionnement dans les techniques enseignées s’est fait sentir avec la modification de la structure de cours de l’enseignement secondaire lui-même.Désormais, le secteur professionnel est divisé en 18 “familles” multidisciplinaires, qui réclament de l’enseignant une qualification polyvalente.Or souvent les enseignants du professionnel sont recrutés dans l'industrie et plusieurs d’entre eux sont assez étroitement spécialisés.Un professeur de soudure, par exemple, se retrouve désor-mais dans la “famille d'hydrothermie'’ dont il ne connaît pas forcément toutes les disciplines.C’est justement cette coïncidence entre la nouvelle structure de programmes du secondaire et le "plan de perfectionnement des enseignants" que la CEQ craint le plus.“La création de familles multidisciplinaires pourrait avoir comme effet de déqualifier la majorité des enseignants du professionnel", déclare Micheline Sicotte qui rappelle l’exemple “vécu” d’enseignants dûment qualifiés pour enseigner l'histoire qui ont perdu cette “qualification légale" après avoir été mutés à l'enseignement du français par suite d'un surplus en histoire.La CEQ reconnaît volontiers que le ministère ne pourrait se permettre pareille opération envers les enseignants du professionnel recrutés péniblement par les commissions scolaires et dont il y a toujours pénurie."Qu’ils corrigent la lettre de leurs règlements en fonction de leurs intentions”, dit Mlle Sicotte, et la CEQ sera mieux convaincue que le plan de perfectionnement ne cache pas une nouvelle “course à obstacles" vers une qualification légale constamment remise en ques- tion.La Centrale ne donnera donc son accord au plan que si “tous les e" -eignants du secteur pro-fessioi.nel qui sont légalement qualifiés obtiennent automatiquement une nouvelle certification valable pour l’enseignement des nouveaux programmes du secondaire.” Libre à eux ensuite de prendre le chemin de l’université.Toutefois la CEQ réclamera aussi des universités les garanties nécessaires quant à l'accessibilité, la durée, et l'ouverture intégrale des programmes, et du gouvernement la certitude d’une reconnaissance des crédits, pour fin de classement et de traitement.Le responsable du plan au ministère de l'Education, M.Roger Ruel s’est dit hier très confiant de pouvoir rencontrer les échéances pour l’ouverture des programmes, même si elles semblent à première vue fort corsées.Il faut en effet normalement compter un an et demi à deux ans pour que le moindre nouveau programme, au niveau universitaire, reçoive toutes les approbations nécessaires à sa mise en vigueur.Ici, les comités techniques de programmation commencent à peine à fonctionner, sept mois avant la date fixée pour l’accueil des étudiants, dans plusieurs institutions à la fois.“Nous allons sans doute télescoper des échéances vers la fin", dit M.Ruel pour qui il faut “commencer avec prudence" mais ne pas craindre "les essais et erreurs".Chose sûre l’opération n’est pas de tout repos, si Ton compte qu’il faudrait ouvrir 18 options différentes pour correspondre aux 18 “familles” de programmes du secondaire.On ne sait même pas, présentement, si on demandera aux universités de se partager les options.ce qui implique évidemment des pérégrinations pour la clientèle.Le programme sera partout bâti de la même façon, c'est-à-dire un baccalauréat composé de trois certificats.Le premier existe déjà, c’est le certificat en “psycho-pédagogie” qui voit à la qualification didactique.Les deux autres seront techniques.Un enseignant déjà qualifié qui désire simplement ajouter une année de scolarité à son classement pourra se contenter du premier de ces deux certificats qui sera alors considéré terminai.Le diplômé du cégep professionnel sera dispensé de ce certificat technique de base et pourra obtenir un baccalauréat spécialisé en deux ans.La CEQ réclame fortement que toutes ces modalités de perfectionnement soient parfaitement intégrées et que l'étudiant se voie en tout temps reconnaître les cours et certificats déjà obtenus, sans chinoiseries administratives.“Si on leur ouvre l'université, qu'on le fasse dans des conditions normales", déclare Micheline Sicotte qui rejoint en cela la préoccupation de plusieurs responsables de la formation des maîtres à l’intérieur des universités, qui déplorent que Ton traite cette clientèle avec un luxe de précautions d'encadrement qui confine à la commisération.AVIS LA DATE DE CLÔTURE DES EXAMENS FRANÇAIS DU BACCALAURÉAT ET DU B.E.P.C.EST FIXÉE AU 15 FÉVRIER 1975 POUR TOUT RENSEIGNEMENT S’ADRESSER À' CONSULAT GÉNÉRAL DE FRANCE DE MU.CENTRE D’EXAMENS 866-6551 poste 249 COLLÈGE JEAN-DE-RRÉREUF (cours collégial) • Collège reconnu d’intérêt public • Collège mixte résidence pour étudiants seulement PROGRAMME : Le cours collégial (diplôme d’études collégiales) COURS PRÉPARANT À TOUS LES PROGRAMMES UNIVERSITAIRES : 1- Sciences de la santé 2- Sciences pures et appliquées 3- Sciences humaines et sciences de l’administration 4- Arts plastiques 5- Lettres, langues modernes et théâtre.ADMISSION POUR SEPTEMBRE 1975 Date limite : 1er mars 1975 RENSEIGNEMENTS : BUREAU DES ADMISSIONS Cours collégial 3200, chemin Sainte-Catherine Montréal H3T1C1 Tél.: 342-1320 poste 255 (Le Collège offre aussi un cours secondaire complet de cinq ans) g CE QU’IL FAUT SAVOIR g DES PRINCIPAUX ÉVÉNEMENTS A LISEZ-LE DANS “LE DEVOIR” 3 EN SOUSCRIVANT UN ABONNEMENT TARIFS D’ABONNEMENT 12 mois 6 mois CANADA: $45.00 $25.00 ÉTRANGER*: $50.00 $28.00 ( *par courrier ordinaire) S.V.P., remplir ce coupon et nous le faire parvenir avec votre chèque ou mandat de poste payable à l'ordre de LE DEVOIR, C.P.6033, Mtl H3C 3C9.Nom.Adresse. LE DEVOIR Cahier Montréal, mercredi 29 janvier 1975 1 Pour aider le Sud- Vietnam et le Cambodge “menacés ” Ford réclame un crédit supplémentaire de $522 millions Novotny succombe à un infarctus PRAGUE (AFP) — L’ancien president de la République et secrétaire général du PC tchécoslovaque Antonin Novotny est mort hier au sanatorium d’Etat à Prague d'un infarctus du myocarde, à l'âge de 70 ans, a annoncé un communiqué du comité central du PC tchécoslovaque.M.Novotny avait été remplacé à la tête du PC tchécoslovaque par M.Alexander Dubcek en janvier 1968, puis avait démissionné de la présidence de la république en mars de la même année.Il avait été suspendu du parti le 30 mai 1968 et réintégré au moment du Même congrès en mai 1971, sans que cette réintégration ait cependant jamais été annoncée.Ainsi, disparaît l’une des personnalités les plus contestées du Parti communiste tchécoslovaque, dont il fut un des membres fondateurs.Sa chute, en janvier 1968, avait été le prélude au fameux "printemps de Prague ” et avait fait naître de grands espoirs de libéralisation — jusqu'à l’écrasement quelques mois plus tard par les armées du Pacte de Varsovie de l’expérience menée par son successeur Alexandre Dubcek.Arrêté par la Gestapo en 1941, Novotny fut envoyé au camp de Mathausen où il est resté quatre ans.Après la liberation, commença sa grande carrière au sein du PC tchécoslovaque, carrière qui devait l’amener à être le premier à cumuler les deux fonctions de secrétaire général du parti et de président de la République, ce qui lui fut vivement reproche plus tard, notamment par l’actuel secretaire général du parti, M.Gustav Husak.Après avoir largement contribué à la chute et à la condamnation de Rudolf Slansky, il devait en effet, après la mort de Element Gottwald en 1953, devenir à son tour premier secrétaire du parti, puis remplacer en 1957 Antonin Zapotocky à la présidence de la république.Malgré la déstalinisation, ce Stalinien devait réussir, grâce au soutien du Kremlin, à conserver les rênes du Parti communiste tchécoslovaque jusqu'en janvier 1968.date à laquelle il fut contraint de céder ces fonctions à M.Alexander Dubcek, puis, en mars de la même année, d’abandonner celles de président de la république qui allaient être assumées par la suite par le général Ludvik Svoboda.WASHINGTON (d’après Reuter et AFP) — Nullement découragé d’entreprendre une telle démarche en dépit des avertissements des dirigeants des deux partis, le président Gerald Ford a demandé hier au Congrès américain de voter un supplément d’aide militaire de 300 millions de dollars pour le Sud-Vietnam et de 222 millions de dollars pour le Cambodge.Ces crédits sont nécessaires de toute urgence en raison de la situation Sérieuse créée par les offensives communistes dans ces deux pays d’Asie, a dit le chef de la Maison-Blanche.Selon le président Ford, le Nord-Vietnam a constitué au Sud, une armée de loin la plus importante dç tout temps, forte de près de 289,000 hommes.Il y a acheminé chars, DCA et pièces d’artillerie lourde par centaines.De leur côté, les Etats-Unis n'ont pas été à même de fournir au gouvernement de Saigon les appareils et pièces d’artillerie lourde, dont le remplacement était autorisé par les accords de Paris.La raison en est les coupures de crédits pratiquées par le Congrès.A l’heure actuelle, le Sud- Vietnam manque de munitions, d’essence, de pièces détachées et de médicaments, a-t-il ajouté."Je suis inquiet car ce qui se passe au Vietnam peut influencer le reste du monde”, ajoute M.Ford."Il ne peut pas être dans l'intérêt des Etats-Unis de laisser d’autres pays croire que nous sommes prêts à ignorer le mépris avec lequel l’autre côté continue de violer les accords qui ont été si péniblement négociés"."Tous les Américains veulent mettre fin au rôle des Etats-Unis au Vietnam, dit encore M.Ford.Moi aussi.Je crois cependant que nous devons y mettre fin d'une manière qui augmentera les chances de paix dans le monde et qui appuyera les objectifs pour lesquels nous avons déjà fait tant de sacrifices".Le président souligne que les 300 millions de.dollars supplémentaires ne suffiront pas à tous les besoins de l'armée vietnamienne dans sa lutte contre le Nord-Vietnam.Cette somme, dit-il.ne permettra pas par exemple de remplacer le matériel perdu au combat.Mais c’est le minimum nécessaire pour empêcher des revers gra- 120 Mirage à Sadate ?Washington estime que ’Égypte et Israël ont des intérêts conciliables (par Reuter et AFP) — "Je crois que les intérêts de l'Egypte et d'Israël peuvent être réconcilies ”, a déclaré hier le secrétaire d’Etat américain, Henry Kissinger, au cours d’une conférence de presse à Washington.Il a néanmoins ajouté que la situation au Proche-Orient était extrêmement délicate et dangereuse.Il s'y rendra bientôt et ce voyage — dans la seconde semaine de février si l’on en croit diverses rumeurs — sera de type "exploratoire" pour recueillir directement leurs impressions auprès des dirigeants arabes et d’Israël.M.Kissinger a déjà expliqué son intention de ne pas se rendre au Proche-Orient tant que n'existera pas une réelle possibilité d'accord sur la prochaine étape du règlement, mais il a déclaré avoir changé de tactique à la demande des pays de la région.Le secrétaire d’Etat a ajouté que le caractère délicat de la situation l'empêchait d’entrer dans les détails des négociations.Malgré ses mises en garde sur le caractère explosif de la situation au Proche-Orient, M.Kissinger s'est montré optimiste sur l’issue de son voyage.Au cours de ses précédentes tournées, a poursuivi le secretaire d’Etat, il a rencontré une volonté croissante chez les dirigeants arabes d'accepter Israël comme nation légitime du Proche-Orient.Il a défendu la décision américaine de vendre des armes aux nations du Golfe tout en défendant sa récente remarque sur une intervention militaire américaine possible contre ces Etats au cas où les pays occidentaux industrialisés seraient “étranglés”."Ce que j'ai dit était vrai et nécessaire.Cela n'a rien à voir avec les problèmes actuels.Les conditions auxquelles j'ai fait allusion ne se présenteraient qu'en cas de guerre et je n’en prévois pas ”, Pendant ce temps, le président Anouar Sadate tenait une deuxième série d’entretiens avec le président Valery Giscard d’Estaing, et s'est déclaré pleinement satisfait.Il avait auparavant rencontré M.Marcel Passault, président de la société fabriquant les avions "mirage", dont on s'attend que le président égyptien achète jusqu'à 120 exemplaires pour compenser les pertes de l'armée de l’air égyptienne durant la guerre d'octobre.Comme on lui demandait si un accord avait été conclu en ce sens, M.Sadate a répondu qu'il le dirait lors d'une conférence de presse, aujourd'hui.M.Xavier Gouyou-Beauchamps, porte-parole de l'Elysée, a confirmé que la question des livraisons d’armes à l’Egypte avait été évoquée au cours des entretiens qu'ont eus les deux chefs d'Etat.Elle fera l’objet d’une mention dans le communiqué qui sera publié aujourd'hui, mais cela ne correspond pas aux interprétations diverses données quant, à l’importance des livraisons d’armes conclues, a-t-il ajouté.Danemark : le gouvernement minoritaire Hartling démissionne COPENHAGUE (Reuter) — Victime d'une attaque des sociaux-démocrates, appuyés par les radicaux et les socialistes populaires, le gouvernement minoritaire libéral de M.Poul Hartling a démissionné hier soir, moins de trois semaines après les élections du 9 janvier.Une résolution déposée par le parti social-démocrate danois demandant au gouvernement de démissionner pour permettre l’ouverture de négociations sur la formation d’un gouvernement élargi a été adqptée à une voix de majorité: 86 à 85, avec cinq abstentions et trois députés absents.Immédiatement après le vote.M.Poul Hartling a annoncé qu’il remettrait offi- ciellement sa démission à la reine Margrethe, aujourd'hui.La résolution des sociaux-démocrates a été déposée lors d’un débat sur les finances au cours duquel le gouvernement avait proposé une compression budgétaire de sept milliards de couronnes dans le cadre de son programme de lutte contre l’inflation et le chômage.Un vif débat s’engageait alors et les conservateurs déposaient une contre-résolution proposant que les libéraux ne démissionnent pas mais cherchent à étendre l’assise du gouvernement.Cette contre-résolution a été rejetée par 90 voix contre 86.trois des 179 députés étant absents.Les libéraux étaient au pouvoir depuis décembre 1973.Aux élections du 9 janvier.ils ont accru leur représentation de 22 à 42 sièges, mais encore loin d’une majorité au Folketing qui comporte 179 sièges.On s'attend à Copenhague que M.Hartling expédie les affaires courantes jusqu'à ce qu’un nouveau gouvernement soit formé.Pour le moment l'homme à qui il semble revenir de tenter mettre sur pied un gouvernement est M.Anker Joergen-sen.dirigeant des sociaux-démocrates, qui était premier ministre d’octobre 1972 à décembre 1973.Mais ceux-ci ne détiennent que 53 sièges au Parlement et les négociations s'annoncent difficiles.Accalmie dans la polémique entre socialistes et communistes portugais LISBONNE (d’après AFP et Reuter) — Après la poussée de fièvre de ces jours derniers, la situation politique portugaise s’est rassérénée hier et le conflit très sérieux qui oppose les communistes aux socialistes et aux centristes de gauche du Parti populaire-démocratique ne fait plus la une des journaux, qui consacrent leurs manchettes à la visite du président Leo- pold Senghor.Les trois partis de la coalition gouver-'nementale ont defini lundi leur position au cours de conférences de presse et dans des documents publiés par leurs organismes directeurs.Certes, les divergences restent profondes, sinon inconciliables, quant aux moyens de construire la démocratie, mais toutes les parties s'accor- Une commission parlementaire pour l’affaire Stonehouse LONDRES (AFP) — La Chambre des communes a approuvé hier soir par 237 voix contre 30 la constitution d’une commission parlementaire en vue de statuer sur le sort de M.John Stonehouse, le député travailliste, ancien ministre, réfugié en Australie.La commission, forte de dix membres représentant les trois principaux partis, aura la tâche sans précédent de recommander si un parlementaire, ne faisant pour le moment l’objet d’aucune pour- suite judiciaire comme c’est le cas de M.Stonehouse.peut ou non être expulsé de la Chambre.M.Stonehouse avait mystérieusement disparu en Floride il y a environ deux mois avant de réapparaître à la surprise générale en Australie quelques semaines plus tard.Refusant de revenir en Grande-Bretagne où il risque d'être poursuivi en relation avec certaines activités financières, M.Stonehouse s’est obstiné à vouloir conserver son siège de député.dent à reconnaître le caractère indispensable du maintien de la coalition actuelle.Ou note d ailleurs avec intérêt que le Parti communiste et le Parti socialiste se sont tendu à peu près simultanément la main en proposant, l'un et l'autre, une discussion en commun des problèmes de leur coopération politique.Cette proposition a été faite lundi par M.Mario Soares au cours d’une conférence de presse organisée par le comité directeur du Parti socialiste.mais la même proposition était contenue déjà dans un document du comité central du Parti communiste élaboré dimanche et publié seulement hier matin dans la presse portugaise.Ou s’accorde toutefois à reconnaître que le mot “trêve” est le seul qui puisse définir à peu près exactement la situation actuelle.S'ils se tendent la main, le Parti communiste et le Parti socialiste n en maintiennent pas moins leurs accusations mutuelles, les premiers accusant les seconds de droitisme et de tentatives de formation d’alliances anti-communistes, et les seconds accusant les premiers de chercher à s’implanter anti-démocratiquement dans tous les secteurs de l'activité pour imposer un système d’inspiration totalitaire.ves en fournissant au Sud-Vietnam les armes dont il a un besoin urgent pour se défendre contre l’offensive actuelle des Nord-Vietnamiens.M.Ford exprime l’espoir qu’en aidant la résistance du Sud-Vietnam, il incitera en même temps le Nord-Vietnam à reprendre les négociations dans le cadre des accords de Paris.Au Cambodge, dit M.Ford, les communistes ont intensifié la guerre par leurs attaques sur la périphérie de Phnom Penh et en essayant de couper les routes et voies navigables par lesquelles la capitale est ravitaillée, Malgré les appels répétés du gouvernement cambodgien à des conversations sans conditions préalables avec les autres parties khmères, il n’y a eu aucun progrès, souligne le président."Refuser de fournir l’aide nécessaire mettrait en danger l’existence même de la République khmère et compromettrait les chances de paix et de stabilité dans cette région ”, affirme M.Ford en demandant au Congrès d’approuver un crédit supplémentaire de 222 millions de dollars pour fournir un complément d’aide militaire au Cambodge.En outre M.Ford demande au Congrès de lever la limite de 377 millions de dollars placée sur l’aide économique, principalement alimentaire, au Cambodge.Le Congrès avait déjà approuve pour l’année fiscale prenant fin le 30 juin 1975 des crédits de 700 millions de dollars pour l'aide militaire au Vietnam, et de 200 millions de dollars pour le Cambodge.Avant d’envoyer ce message, le président Ford avait fait part aux leaders du Congrès, démocrates et républicains, de l’inquiétude que lui cause, ainsi que le secrétaire d'Etat M.Henry Kissinger, la situation actuelle en Indochine.Les leaders du Congrès avaient répondu à M.Ford qu’ils craignaient qu’une augmentation de l’aide militaire américaine au Sud-Vietnam et au Cambodge ne risque de provoquer une escalade des hostilités et d’aboutir à un nouvel engagement des Etats-Unis dans la guerre.L'un des leaders démocrates, le sénateur Robert Byrd, avait prévenu le président qu'il serait "difficile sinon impossible d’obtenir les voix nécessaires pour approuver les demandes d'aide à ces deux pays de la péninsule indochinoise.Par ailleurs, douze députés de l’opposition parlementaire de Saigon ont publié une lettre ouverte dans laquelle ils demandent au Congrès américain d’interrompre l’aide au gouvernement du général Nguyen Van Thieu, qui, affirment-ils, ne représente pas la majorité de la population sud-vietnamienne."La condition fondamentale à la restauration de la paix est que Saigon possède un vrai gouvernement représentant le peuple et qui aspire ardemment à la paix , déclare la lettre.“Ce gouvernement sera totalement appuyé par le peuple et jouira d’une confiance suffisante pour conclure un pacte politique avec l’autre partie et construira un nouveau Sud-Vietnam, au sein duquel toutes les parties en présence pourront vivre ensemble pacifiquement”.La lettre déclare également que, depuis 20 ans, les relations entre Saigon et Was- hington sont "très mauvaises" parce que la majorité des Sud-Vietnamiens estiment que l’aide américaine ne fait que soutenir des dictateurs qui sont corrompus et obéissent à Washington, mais n’ont pas d'audience populaire dans leur pays.Elle affirme que le général Thieu n’a pas été élu par le peuple sud-vietnamien et qu’il a truqué 1ns élections avec l’aide et le soutien néricains.Kissinger enregistre le coup porté à son “nouveau dialogue” (Par l’AFP) — Le secrétaire d’FZtat, Henry Kissinger, a déclaré que la décision de l’Argentine de reporter la conférence des ministres des Affaires étrangères latino-américains qui devait se tenir à Buenos Aires le 27 mars en sa présence est "regrettable pour le nouveau dialogue” M.Kissinger a souligné qu'en vertu de ce dialogue, si les Etats-Unis doivent s'abstenir de faire pression sur l’Amérique latine celle-ci doit en retour observer la même attitude vis-à-vis de Washington.Le chef de la diplomatie américaine a cependant confirmé son intention de se rendre en visite en Amérique latine avant le mois d’avril et de poursuivre sa politique de renforcement des liens interaméricains.Il a démenti que le report de la conférence de Buenos Aires ait un rapport quelconque avec le problème cubain qui devait toutefois figurer à l'ordre du jour de cette réunion.Cet ajournement, provoqué, comme l’avait été précédemment le rejet par l’URSS du traite de commerce avec les Etats-Unis, du fait d’amendements imposés par le Congrès et jugés discriminatoires par les pays intéressés, a amené de nombreux journalistes américains à interroger M.Kissinger avec insistance sur les "ingérences” du législatif dans la conduite de la politique étrangère.Le report de la conférence des ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’Organisation des Etats américains, n’a toutefois suscité aucune surprise dans les capitales latino-américaines et a été accueilli favorablement par de nombreux journaux.A Mexico, un porte-parole des Affaires étrangères a déclaré que son gouvernement, consulté par Buenos Aires, avait donné son accord pour le report de la conférence.D’autre part, on souligne que M Francisco Javier Alerno, secretaire d E-tat mexicain au patrimoine national, a déclaré récemment à la Havane, que le Mexique ne participerait pas à la conférence si Cuba n’y était pas invité.C’est également "sans surprise” que la nouvelle de l'ajournement a été accueillie à Brasilia, où l’on estime, dans les milieux politiques, qu’il s'agit d’un “développement logique reflétant la cohésion actuelle des pays latino-américains pour la défense de leurs intérêts communs”."Il n’existera pas de possibilité de dialogue.dans les termes proposés l’an dernier par M.Kissinger, tant que les Eltats-Unis n'auront pas modifié leur nouvelle loi sur le commerce", souligne-t-on de source diplomatique dans la capitale brésilienne.Pour sa part, le quotidien à grand tirage "O Globo ” estime que la "condamnation homogène” par les pays latino-américains de la politique économique des Etats-Unis, permet de prévoir "une reformulation complète” de la diplomatie de Washington à l’égard de l'Amérique latine.A Santiago du Chili, la décision du report a été accueillie comme une mesure "très positive” dans les milieux gouvernementaux.Le "climat de dispute” suscité par la nouvelle loi américaine sur le commerce, ajoute-t-on, avait créé un climat défavorable pour le maintien de cette réunion.La junte estimerait, selon ces mêmes milieux, que la décision argentine est la plus adéquate pour permettre de mettre fin au différend Etats-Unis-pays latino-américains.Enfin, la presse argentine estime que la décision du gouvernement de Mme Peron est positive."La Opinion” (indépendant) écrit notamment que la présidente de la république l’a prise pour "sauver la solidarité continentale ".Si un employé improductif n’échappe pas à votre vigilance, alors pourquoi laissez-vous dormir vos capitaux?La rentabilité des capitaux de roulement ne s’évalue pas en un clin d’oeil.A propos, qu’advient-il des vôtres?Faitez-vous fructifier votre argent à l’allure de l’escargot?Faitez-vous un bon usage de vos capitaux?Sinon, vous gaspillez de l’argent.Et il est grand temps de jeter un coup d’oeil sur la façon dont vous gérez votre trésorerie.Seul un expert peut trancher cette question et il vous attend justement à la Banque de Commerce.Nous avons lancé nos “Services aux entreprises” pour aider les hommes d’affaires à mieux gérer leur trésorerie.Depuis la perception des fonds jusqu’à leur concentration et à leur déboursé, ce service assure un meilleur rendement à vos capitaux de roulement.Jetons d’abord un coup d’oeil sur le secteur de la perception des fonds et voyons comment les choses se passent.Le service de coffret postal Notre Service de coffret postal est conçu de façon à réduire le temps mort entre le moment ou votre client met un chèque à la poste et celui où il est déposé dans votre compte.Avec ce service, vous demandez à vos clients d’adresser leurs paiements à un coffret dans une succursale postale déterminée, où nous faisons la levée chaque jour à heures fixes.Après avoir additionné le montant des chèques, nous en créditons immédiatement la somme à votre compte.Les dépôts sont confirmés au même moment à vos bureaux.Virement accéléré des fonds Nous disposons de plusiers méthodes pour accélérer le virement des fonds.L’une d’elles consiste à créditer le jour même, à un compte de concentration,.les dépôts effectués à l’une de nos succursales au Canada.On parvient ainsi à réduire les fonds improductifs, à diminuer les besoins d’emprunt ou à créer un supplément de capitaux à investir.Conclusion Nous offrons aussi, entre autres services, le dépôt-24 heures, le plan de chèques préautorisés, l’encaissement des factures et la carte Chargex Commerce.Pour obtenir d’autres renseignements concernant tous nos services aux entreprises, veuillez remplir le coupon ci-dessous et nous le faire parvenir.Nous vous enverrons notre cahier de documentation sur les Services Commerce aux entreprises.Nous pouvons aussi demander à l’un de nos experts d’examiner votre système actuel.Il vous donnera.des conseils professionnels et vous indiquera, s’il ÿ a lieu, les points faibles de votre trésorerie et comment améliorer la situation.Le service est gratuit, sans obligation de votre part et absolument confidentiel.BANQUE DE COMMERCE CANADIENNE IMPÉRIALE Services Commerce aux entreprises Pour aider les dirigeants des grandes ou des petites entreprises à mieux gérer leur trésorerie.Écrire au: Le Directeur, Services aux entreprises, Banque de Commerce Canadienne Impériale, 1155 ouest, boul.Dorchester, C.P.6003, Montréal, Québec H3C3B2 Veuillez m envoyer votre cahier de documentation “Services Commerce aux entreprises , contenant les renseignements sur la gestion de la trésorerie et sur tous vos autres services.Je desire m entretenir avec un des représentants de la Banque de Commerce sur le programme des Services Commerce aux entreprises.Nom 1 i r Nom de la société Fonction Telephone * Le D.-2 h „ Adresse f ) 10 • Le Devoir, mercredi 29 janvier 1975 arts et spectacles Écrire.acte 1 Jean-Claude Hamel au pays de l’étrange par Jacques Thériault A la suite d’un premier livre, on a vu de jeunes écrivains ruer dns les brancards en se réclamant de Rimbaud, Dostoievsky, Balzac ou Kérouac.Jean-Claude Hamel, dont le Cercle du livre de France publiait il y a quelques jours un recueil de nouvelles sous le titre “Quatre fois rien”, ne fait pas de chichis pour autant; il demande simplement cju'on lui donne la possibilité d écrire et de bien se sentir dans sa peau d’écrivain.Lorsqu'on lui parle de son premier-né, de l’impression qu’on a au moment d'un tel lancement, Jean Claude Hamel répond tout bonnement: "Lorsque j etais plus jeune, je rêvais, couché dans mon lit, au fameux jour où j’aurais l'occasion de publier mon premier livre.Maintenant, c’est chose faite; je me sens presque un écrivain (.) La sensation d’être écrivain est assez bizarre.En fait, je ne pourrais pas expliquer ce que je ressens.Le soir du lancement par exemple, j’aimais pas ça; j’ai trouve cette réunion un peu artificielle, j’étais figé.Je ne veux pas jouer un jeu, faire des grands sourires pour la télévision; il s’est passé trop de choses entre ce livre et moi.Je l'ai écrit et c’est ça qui est important; aujourd’hui, je souhaite seulement vivre de ce métier." Ce livre, composé d’une douzaine de nouvelles étranges dont la longueur varie entre dix lignes et trente pages, lui a demandé cinq ans de travail.C’est en 1972 que l'idée lui est venue de le soumettre au CLF parce oue, dit-il, “on m’avait parlé d'une collection de poche à 99 sous”.Mais, depuis lors, les années ont passé."Lorsque j’ai su qu’on le vendrait au prix de $4.25, j’ai sauté un peu", avoue l'auteur de “Quatre fois rien”.Né à Montréal au printemps de 1952, Jean-Claude Hamel a abandonné ses études en 1972 pour réécrire son recueil de nouvelles; à cette époque, il s'était inscrit à un cours de sociologie à l'Université de Montréal."Je commençais à me poser de sérieuses questions sur l’enseignement, sur les façons ac- tuelles de procéder.Et puis, j’avais besoin de me consacrer a la correction de mon livre.Comme l’éditeur me l'avait fait savoir, mon manuscrit était rempli de fautes de français mais les idées étaient bonnes”.Et de préciser sa pensée sur la situation qui prévaut dans les cégeps: "J’avais déjà des problèmes d ortographe et je constate qu’on sait de moins en moins écrire en français dans les cégeps.C’est assez dommage parce qu’il y aura peut-être de moins en moins d’écrivains, de moins en moins de livres chez nous.Mais, je suis peut-être rétrograde: tout va peut-être passer par l’audio-visuel.” Jean-Claude Hamel, cela est vrai, a mis beaucoup de temps à corriger son premier livre.“Par la suite seulement, j'ai lu cette réflexion d’Henry Miller voulant qu’on ne corrige jamais un premier livre.J’ai perdu trop de temps, j'aurais dû simplement en écrire un autre”.Comble d’ironie ou fatalité, Hamel travaille actuellement dans une compagnie d'estampes de la rue Notre-Dame où il corrige des montagnes d’épreuves du matin jusqu'au soir.Ce qui lui fait dire: "C’est pas idéal et c'est difficile de reprendre le crayon lorsque j’arrive à la maison.Mais, j'ai tout de même réussi à terminer deux nouvelles de quelque quarante pages qui sont, en fait, des petits ro- mans (.) En admettant que “Quatre fois rien" soit identifié par rapport au genre science-fiction, je ne veux pas être considéré comme tel.Ce n'était qu’un moyen comme un autre d’exprimer des idées et de raconter une histoire à partir d'une petite affaire vécue ou d'une chose qui me passait par la tête”.De nature optimiste mais réservé, un peu rêveur mais bien décidé à s’organiser une vie qui laisse place a l’écriture, Jean-Claude Hamel semble être de ceux-là qui cherchent à connaître le pourquoi et le comment des choses.Ainsi, il joue du piano depuis maintenant trois ans mais il vous dira qu'il n’est "pas tellement bon" et qu’il s'amuse à composer des pièces; de même, il avoue qu'il aime le dessin mais qu’il n’a conservé une seule réalisation.Enfin, demandez-lui ce qui lui a valu d’être premier au concours de mathématiques du Québec en 1970, ce dernier déclare spontanément: "J’ai jamais aimé les cours de mathématiques mais, j’aime énormément la poésie des mathématiques.Une belle construction de mathématiques, c’est aussi fascinant que l'art ou les échecs." Quatre fois rien?L’avenir seul le dira mais Hamel a investi beaucoup de temps et d’espoir au sein de cet "acte 1" de 1 ecri- Jean-Claude Hamel dont un recueil de nouvelles, intitulé "Quatre fois rien” lui permet de faire ses premières armes en littérature.télévision par Jean Basile Marguerite Yourcenar et les “Femmes d’aujourd’hui” Tout le monde sait que Radio-Canada ne trouve ni l’argent ni les énergies nécessaires à mettre sur les ondes un programme culturel spécifique.Mais cela ne veut pas dire que les artistes sont éloignés de nos écrans.Au hasard des émissions, on en retrouve un certain nombre.Ainsi, nous avons pu voir Nadia Boulanger, qui est musicienne, dans le cadre de “Rencontres” qui est une émission religieuse.Lundi après-midi, on aura aussi pu voir Marguerite Yourcenar faire les frais de "Femmes d’aujourd’hui" qui lui a consacre une heure entière.On a donc délégué Françoise Faucher dans le Maine où vit l’auteur des ‘ Mémoires d’Adrien" et de "L'Oeuvre au noir”.La première question que Ton peut se demander, c’est pourquoi les responsables de "Femmes d'aujourd’hui” ont décidé d’aller voir Marguerite Yourcenar qui n’est pas, loin de là, un auteur féministe, comme peut l’être par exemple une Simone de Beauvoir ou une Françoise Mallet-Joris.Voici la seconde question: quelles sont les qualifications littéraires de Françoise Faucher pour aller interroger un des écrivains importants de notre demi-siècle, et, non seulement important: difficile.De deux choses l une: ou l'on est capable de poser les ques- tions pertinentes, ou on ne l'est pas.Dans toute entrevue, qui n’est rien d’autre qu’une conversation à deux bien préparée, si celui qui pose les questions n’est pas à la hauteur de la situation.celui qui doit donner les réponses est mal pris.La pauvre Marguerite Yourcenar a eu bien du mal, je suppose, à supporter l'étalage de banalités que lui a servi Françoise Faucher.Non seulement la formulation des questions était sotte mais le ton était impossible.Françoise Faucher ne s'adresse pas différemment à une quelconque adolescente aux prises avec ses premières règles.D’ailleurs, faute sans doute •d ln-j '— d'avoir lu un peu attentivement l'oeuvre, Françoise Faucher s’en tint aux généralités biographiques durant toute la première partie de cette rencontre.Quand Marguerite Yourcenar parla de ses vingt ans, Françoise Faucher la qualifia de "grande jeune fille aux prises avec les émois de l'amour”! Ce qui est un peu fort quand on connaît la place de l'amour dans l'oeuvre de Marguerite Yourcenar qui n'a jamais écrit qu’une histoire d'amour de sa vie.et entre deux garçons.Quand Marguerite Yourcenar, parlant de l’art de vieillir, nous dit qu elle avait, à soixante-dix ans, l’impression d’en avoir quatre, Françoise Faucher s’exclama: "Avec la même fraîcheur, la même naïveté”! Fraîche et naïve, en effet, Marguerite Yourcenar, qui a traduit l’oeuvre "fraîche et naïve” de Constantin Cafavy, laquelle traite de jeunes empereurs bi-zantins décadents et de tavernes louches! Et l’on pourrait ainsi continuer les perles qu'enfila, sans s’en apercevoir mëmev Françoise Faucher et dont, la moindre ne fut pas sa réaction quand Marguerite Yourcenar parla des religions orientales qui seraient, selon la première une sorte de mode.Sans doute, la réalisatrice de l’émission est-elle partie du fait que peu de gens connaissent bien Marguerite Yourcenar.On a donc voulu la ramener au commun dénominateur de la ménagère qui, en principe, regarde "Femme.d’aujourd'hui".Mais ce rouleau compresseur de Le 1er février le groupe Harmonium donnera deux récitals à guichet fermé au théâtre Outremont.Ce concert, intitulé "La cinquième saison", est inspiré par le titre de leur prochain album, leur deuxième.Rappelons que Claude Dubois donnera un spectacle dans cette même salle, le 21 février prochain.en bref VERNISSAGE: le 6 février prochain, on vernira au Musée de Québec une exposition des oeuvres de Guv Viau.• SOUSCRIPTION: le musée des BA de Montréal annonce que trois hommes d'affaires de Montréal présideront la campagne de souscription du musée, qui se tiendra du 3 au 17 février et dont le but est de recueillir $4 millions pour terminer les travaux en cours.11 s'agit de MM Rowland C.Frazee, Léon Simard et H.Arnold Steinberg.Le coût des travaux de rénovation du musée s'élève actuellement à $10 millions.Six autres Montréalais font partie du comité de cette campagne.Ce sont MM.John N.Cole, Maurice Corbeii, Neil B.Ivory, Marcel Piché, Jack Reitman èt Robert C.Scrivener.¦ [' wi ’ r A ¦['g-Ml L'AFFICHE! O O VAUDOU ENTHeVlVANTS ET MORTS LE SANG CE SOIR MERCREDI 29 JANVIER à 9h:00 invité: Gratien Gélinas el son film LA DAME AUX CAMÉLIAS, LA VRAIE, et aussi LE GROS BILL de René Delacroix.C’est un rendez-vous ! prix d’entrée $1.50 OmEMONT 1248 Bernard 277-4145 1 SAUt RESNAIS Gagnant des prix: Meilleur film de l'année.Meilleur réalisateur: Fellini, Le meilleur film de Tannée.Le film #1 dp 1974 Un des dix meilleurs films de l'année.SALIE EISENSTEIN PRIX O.C.I.C.1974 Prix du Jury: Festival de Dinar lesdemieres fiançailles DE JEAN-PIERRE LEFEBVRE Avec Marthe Nadeau, J -Léo Gagnon.Marcel Sabounn | L Adultes des «nages qui vous brûleront les yeux jf AN LUC MAGNERON .uircon Meaxf* c»«*'«* o** •«“»i Messe noire et rouge lEXPRESS Générateur de joie, qu'on reçoit en pleine figure comme une gifle FRANCE SOIR LE film COMBAT Imagerie fascinante, qui s'impose par sa violence LE MONDE Des images d’un réalisme insoutenable JOURNAL OU DIMANCHE APRES "VIVA LA MUERTE" RRABAL J’IRAI COMME UN CHEVAL POU EMMANUELLE RIVA •t GEORGE SHANNON RIVOLI fi rXlalanaa» ^ St OernslleUn|cr 77/ms le DAUPHIN IUÜ8I1N mes 0'IBHtll((?;i 6060 DÈS VENDREDI YVES MONTAND „ MICMEL PICCOLI SERGE REGGIANI GERARD DEPARDIEU meent, ¦ François, find et les autres UN F ILM DE CLAUDE SAUTE T Des Vendredt Cinema CREMAZIE la médiocrité est précisément l'attitude anti-féministe par excellence.Si tant est que Ton soupçonnait les téléspectatrices de ne pas connaître l'oeuvre de Marguerite Yourcenar, il eût été possible d’en faire une brève présentation critique, prise sur le temps alloué à ce sujet et qui était d’une heure rappelons-le.En fait, la vérité est un peu autre.Comme “Femmes d'aujourd'hui "est une émission féminine, qui se doit de rester dans les cadres qui lui sont imposés.il a fallu que l'on traite cette entrevue d une façon "féminine".Avec le résultat que l'on sait.Il y a là un problème de fond que Radio-Canada ne pourra pas éviter éternellement.Chaque secteur est libre de choisir à peu près qui il veut pour alimenter ses émissions.Les créateurs de tous ordres sont la proie la plus facile; quand il n'y a personne d'autre, quand on, veut faire “cultivé”, on en invite un.C’est même la spécialité de "Actualités 24 ”, dans les moments creux de la saison, ou même de "5D” quand il y a un trou à boucher.Mais les créateurs sont généralement mal servis dans de tels cadres.Enfin, on ne sait pas qui inviter et pourquoi.C’est l’incohérence qui s’ajoute à l’ignorance.Radio-Canada doit s’occuper de la culture mais sérieusement, avec un plan d’ensemble.Le simple gout, l’amitié d'un réalisateur ou d’un recherchiste ne suffisent pas.Il y a un ordre de valeur dans la littérature, dans la musique, dans la peinture, etc.Faute de s'y conformer, on fausse le jugement des gens."Femmes d'aujourd’hui’’ s’est bien fait plaisir en nous présentant Marguerite Yourcenar et Françoise Faucher aura un joli souvenir à raconter à ses enfants Quiconque a regardé cette émission n'a rien appris de vrai sur elle.A quoi cela sert-il?• Jo, au canal 2, Lundi à 21h.30 Cela a dù être un grand plaisir pour la section sportive de Radio-Canada de réaliser cette nouvelle émission, consacrée aux jeux Olympiques, et qui reviendra sur nos écrans une fois par mois.Réalisée par Pierre Dagenais, associé aux deux recherchistes Louis Chauvigny et Yvon Dor, le premier “JO” de la série a tenté de tracer le double portrait, historique et spirituel, des jeux Olympiaues.Des dieux grecs aux dieux du stade, qu’ils s’appellent Zatopek ou Mark Spitz, en passant par Hercule et le bon vieux, on nous promena à travers le temps et l’espace pour tenter de nous faire comprendre, non seulement ce que sont les jeux Olympiques, mais ce qu'est le sport quand il échappe a la commercialisation qu’on lui connaît de nos jours."Plus vite, plus haut, plus fort”, c’est sur ces trois grands thèmes que se basa cette émission solide et bien documentée où alternèrent petits films d'animation, bandes d’actualité et commentaires discrets: grâce à eux, les responsables réussirent à replacer le sport amateur non seulement à sa place, qui est la plus haute, mais dans l'esprit qui lui convient.On l'oublie peut-être aujourd'hui, à force de voir des batailles sur la glace et des contrats de plusieurs milliers de dollars; mais le sport a été l'un des beaux arts et c’est exactement ce que cette émission nous a montré.Je crois que je l’ai déjà dit mais je tiens à le répéter à cette occasion.J'espère qu’un poste de télévision nous présentera, tôt ou tard, une anthologie des films tournés lors des jeux* Olympiques d’autrefois.Il y a parmi eux des chefs-d’oeuvre et aucun n’est ennuyeux.Un chef-d’œuvre L l'Express POUR TOUS l'vi m un film de MAURICE PIALAT BEAUBIEN POES D'IBERVILLE )2I 60B0 7.30-9.30 deDENYSARCAND A L’AFFICHE ! IcouleurII V_.ll CINEMA P V M ¦ CHATEAU 1 ' VERSAILLES GREENFIELD Pk - LAVAL ¦ PARC VERDUN LE GROUPE LA LAURENTIENNE PRÉSENTE LES ORFIODS EHPLORFÏTÊURS w 30 janvier au 3 février Matinée samedi 1er lévrier à 14 hres BILLETS: $3.00 et $2.00 (étudiants) En vente au PLATEAU à compter du 27 janvier de 12.00 lires ; 18.00 hres.A compter du 30 janvier jusqu à 21 hres.RENSEIGNEMENTS: 284*32222 et 0151 ÇAII F IF PI ATFAII 3710La',allee OttLIX LC iLn I CMU Parc LAFONTAINE 5^ l ES FILMS MUTUELS en association avec LES FILMS CLAUDE MICHAUD D'UNE VIOLENCE INSOUTENABLE.V théâtre du rideau vert QDès demain B Priestley 9 illlÉk ft • Mise en scène Damèle 1 Suissa Yvette Brind amdur Françoise Faucher Louise Turcot Hubert Noel a Claude Préfontaine Vincent Davy Lenie Scoffié UlRfff DAflEREUK Reservations 844 1793 © Metro Laurier, sortie Gilford — 4664, rue Saint Denis UNE SELECTION DES FILMS MUTUELS.PIERRE DAVID et YVES ROUSSE T-ROUARD présentent UN FILM EXTRAORDINAIRE SUR LE POUVOIR AK GENERAL IDI AMIN DADA PRESIDENT DE L'OUGANDA • « s.si! ï.v'.j “ »» «•« »» f»*> 1 Ouest ont monte de .22 et ont atteint 155.94.canron iôoo $19 îs 19 +i'/4 Pierre Kobillard, secrétaire administratif.ns savngs 225 $15 15 is 19/4 oas 1dU.11 2o4.9b 54.99 1U7.zd Noranda A a monté de 1 1-2 et atteint $31 1-2, Canron, de 1 1-4 et Cap Div 12000 30 27 30 + 3 1 —__— .; [48'^'®rk ]’oo 8‘ 8' 8' + \ atteint $19.Lominco, de 1 1-8 et atteint $26 7-8.Moore, de 1 1-8 et at* CariOK 12347 242 230 230 -10 Nufort Res 1500 u m 14 - 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Wil 3650 360 335 340 —15 Roman 3550 $12 1116 llVe Bêla Stand 2600 105 95 100 —5 H Group pr z20 S75V: 75V: 75’/a Malartic 2200 120 110 110 + 5 Ronald Fd 925 S!4 I3=A 14 + Va m m m , , Bernram 3100 38 31 38 +2 Ham Tr 3800 $10V: 10V; 10V: Man Bar 1400 86 86 86 - 4 Ronyx Cor 4200 110 90 95 — 5 f B 4fffff AI A l,;i cote a (le nouveau progresse hier a la Bourse de Montreal et fine soo 80 80 80 +5 Hardee 1200 105 103 103 -5 M Lf Mills 585 $25’/, 25 25 + ’/e Rothman 420 $12 12 12 + ’/; J flJIffljî IIBllJlJI l'activité v a de nouveau été considérable Com Hoid 500 53 53 53 +1 HardCrpA 900 480 450 48o +30 88ar?:ana 388 33 33 33 +3 ^ g0th,?1o7Ç VJ!!} ]îv Jo]/2 „ ** , t , ;mmnni , ., , n,,u ,,,A , 07, oaa tnt Atlas 1800 35 35 35 Harlequin 1200 S13V: 13V: 13V: + V* Maritime 1119 .$16’/, 16 16 — /: RoyaIBnk 6020 $30’/e 29/: 29=/.— ’/s r Le Virement se Situe a 1.048,400 actions, contre 1,274.800 aillons «r Canada UM ns 135 135 Harris J S 5425 $5=/, 5V: 5H Market F 250 270 270 270 Royal Tr A 2200 S2316 22=/.2316 - ’/e .I .lundi, Midlnd 1000 28 28 28 +4 HWood B 500 62 62 62 Martin 6500 26V: 24 25 -V; Ryl T M 100 $11’/: 11 Va 11’/a +1V, Les industrielles montent de 1.70 et atteignent 184.07.l'indice MR Rice 200 $16’ : 16": 16’/; + V: Hawker S 8975 $5=/.5’/: 5V: Mas F 34450 SI6I6 1516 ]616 Russel A 6850 $14=/, 1416 14=/.CMFA Members Investors Gr Andreae 4.55 xLex Rsrch 10.70 i nmnnsp monte dp 1 98 nt atteint 18141 Ipv nanierv montent rie n K4 Prefac 1000 100 100 100 -5 Hayes D A 3660 450 440 450 +10 Matchan 1000 11 H 11 1 StL Cem A 600 S14V; 14V; 14V; AGF Group yGrowth 10.32 ASSOC Inv 5.21 ccmip sc moine ce LZH et atteint lot 41, les papiers montent de U_b4 SMA Inc 1000 44 44 44 +4 HolingerA 906 S28=A 28’/: 28 V: — Va Maltgmi 2650 $14'/a 14V: 14V: + 16 Sandwetl 150 $6 6 6 + 1 Amer Grwth 3.66 ylnternatnl 4 43 yBeaubran 4.18 xManhatn 2.31 et atteignent 10b,17.les services publics, de 0.56 et atteignent 1,17.0c.Val Mr A kwi 9C1 90 90 +20 Homco A 700 250 235 250 +15 McAdam 500 32 32 32 Sayvette 100 195 195 195 - 5 Cdn Gs Egy 10.57 yJapan 6.35 Cambridge Gr Marlborougb 4.06 mais les banaues reculent de 0.45 et tombent à 245 17 Mines et pétrole Ho OA 21209 $2316 22’/: 2316 + 7A Mc Intyre 2070 $43=A 42 42V: 1=/.Schneidbp 2850 S8V, 8 8V, + V, cdn Sec Gth 4.65 yMortgage 4.82 Growth 6.31 Natrusco 13.45 j I es inins l’nnl rmnortô sur lp« nortos n,r 198 ennlro 71 ilnrs mio Abitib Asb 700 120 117 117 —3 H ihstOnO 5250 157 148 148 — 3 McLaghln 800 $916 9/; 916 + /a Scot York 2200 140 135 140 CdnTrusteed4.51 yMutual 4.97 Intl Egy 1.96 NW Group Les gains I ont emporte sur les pirtes par l„b contre li alors que Abit Cod 6850 4 3 3 HudBayA 6045 S16’/.1516 15'/b McLagnw 1230 84 84 84 +7 Scot Lasal 100 175 175 175 Corp Invest 5.26 yRetiremnt 4 90 Intl Gth 4 47 Canadian 4.46 4,1 valeurs demeuraient inchangées.A“(lLptd 2700 34 34 34 +, HBay C 10200 S16’/a 16 16 - V.MDSHelth 1025 173 164 173 + 2 Scotts 1300 $63/, 6V: 6V: Corp Inv Stk 3.9- yProvidt Mu 6.29 Intl Income 3.48 Equity 4.03 Alcan, dont 71.250 actions ont été négociées, a ete le titre in- Basic Res 400 480 470 480 +10 13338 523 24 24 + 1/6 ?îe!fherc>s[- ,152 ]on X Segrm 15235 $36 343/4 343/4 + Vj Gwth Equity 5.13 yp-ovidt Stk 4.43 Univest 5.28 Growth 3.70 ; diistricl le nlus ictif Pt sa rotp a rpcnlé dp l-8et est tnmhpp i «91 5 8 Baker Tic 7500 20 18 20 +3 HBOiIGpr z40 $31 31 31 Mellon R E 1700 290 275 275 - 5 Seaway pr 500 460 445 460 japan 5.07 Nat Res Gth 3.52 Cdn S Afr Gd 6.90 xOne Wm St 11.53 austriel 1(1 pins actlt et sa cote a rec uie ael-Bet est tomneea Wla-8."C :uu zu o ,« m HuronEri 1777 S26 25=/, 253/, - V, MeltonAw 800 135 135 35 Seco Cem 2150 S8": 8ia Ole + IB Spécial 1.9t Planned InvestGr Capital Gth 9.16 xOppenhrrv 4.94 Total Petroleum, dont 25,800 actions ont ete transigees.a ete le titre ga'a3° ]?00 52 52 52 +2 HuskyOil 7495 $17% 17’/8 17V, - va Ment 13660 150 140 140 - 5 Selkirk A 4902 $13V: 13Vi 13’/: + V: Ail Canadian Gr Canada Cum 3.68 Cardinal Div 2.69 Pemberton Gr minier le plus actif et sa cote a baissé de 1-4 et est tombée à $5 1-2.Beltere 6200 70 69 69 -1 Husky B pr z95 $34 32Va 32V6 438 JV* ,,?,/4 i,?8 g]îawJ;.EA ,122 ,*2'/j „2'/2 /J Compound 5 04 Canada Gth 4.52 xChase 5.10 nPacifcCmp6.Il \4nntrpnl 7’rust et la Rnnnnp Provinciale nnt nerHn un Hpmi nnint Bison Pet 25524 S6 5V: 6 + 'A Husky E w 4375 $5’/: 5V, 516 MEPC w 800 175 170 175 +15 ShawPipe 1100 4r0 435 440 Dividend 5.38 Pld Resourcs3.16 xComp Cap 3.74 nPacific Div 4.24 Montreal t rust et la Banque Provinciale ont perdu un demi-point càbot 1500 20 20 20 +2 HydraEx 4048 51 46 49 - 2 Mercantil 7461 $ 6V, 6Vs 6": Shell C 16550 $15 14'Z», 14V: - ’/.Northn Egy 2.70 Pld Sec Inc 5.03 Desiardins Gr nPacific Res 2.21 et ferme a $15.Canada Permanent Mortgage a baisse de 3-8 et est Cadi! ac Ex 000 50 50 50 +3 Hy’s Ltd 600 325 320 325 Meta Uran 1000 11 ShdJ 46385 $6’/.5=/.57/e + V.Revenue Gth 3 82 Taurus 2 58 Canadian 5.98 nPacific Ret 4 22 tombé à $18 5-8.clnri 10000 7 7 7 +1 IAC 3427 519 1816 1816 - V, MICC 2,22 5]?/a, ]/2,] /2 I,/2 Shore To S 225 350 350 350 Venture 2.15 Prêt Et Revenue yHypothequ 4.15 nPacific US 2 81 Au nombre des gagnants, on trouve Canadian Tire A a $43 3-4 un Chsbar i 70obo 80 so -to |ACaSco^ ,280 «k 2k ma -’/e m!c?^w 2000 m n?m l'ZT 2Î500 u* n* 23 = ?cTm Bun.ck^ ïïï “ fiï phn" ‘ ” gain de 1 1-4, Canadian Javelin a $7 1-2, un gain de 1-2, Bell Canada a Chibex 7960 I30 121 130 +8 ImpGen 100 299 299 299 -26 Midcon 1500 70 70 70 + 4 SilverwdA 1300 $916 9'/8 916 + V, Acrofund 1 00 Retraite 5 46 Québec 2 94 yBond P 10.84 $45 7-8.un gain de 3-8.C Can Ex 1500 14'/> 14V: 14V: -2V» 1031 A., „ 23483 878 77% 28 -F* M!drim 3888 33 ,]] ,1 +3 SilverwdB 150 $916 916 916 - V.C,F 4.18 Prevesl Mut 6.70 PEP L81 yCanadian 6.12 Dans 1p socÎPiir dp l'f'ànpnil'itinn Risnn Pptrnlpnm mnnfp dp 1 8 pf Con Dev 500 22 22 22 ImpOilB 150 S28 28 28 -i-3% MiltGroup 200 125 125 125 Simps 96390 S8'/4 8 8/s /e Canagex Gr Prudential Gr nySpec 2.80 Fund 9.62 >} ¦ ;I LUra P^ ocioî 1 Ctroleummontedel-8et y3?'?** 2 ü ît +1 indaican 1100 $11'/4 11 ll>/4+3/4 Mindamr 2800 24/2 24 24 2 - /2 SimpsonS 7975 $103/4 10'/4 10* + % yBond 9.13 Growth 5.14 Dixon Krog 5 19 yPooled 23.55 atteint $6 dans un virement de 25.524 actions.r snm 91000 is 17 18 indusmin 200 $7'/: va 7'/: MLWWor 1400 $20'/: 20V.20'/:+’/.skiar m 2400 299 289 289 -1 f:und e 55 ,ncome 511 yDomincomD5.8i nyRRSP 9.14 Dumami 3600 185 180 185 +5 Ind Adhes 825 $14’/: 14V: 14V: + 1 Molson A 4250 $18 ]7V: ]7’/: + ’/s Skiar W 2600 165 160 160 Internationl 6.26 Savings Invest Gr Dreyfus Group Principal Gr Humant 17000 14 12 12 1 Inglis z30 $ 10Va IOVb 107/s Mo,son B 1840 $16 15 j 16 +1 Skye Res 1000 245 237 237 8 yMortgage 10.03 American 6.20 Income 8.69 Collective 4.52 Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE DvnMn SOOO 77 75 75 —1 InlandGas 2404 $816 8V, 8’/,+ ’/8 Monenco 100 $9’/: 9V: 9/; Skyline H 400 270 270 270 Eaton Group Canadian 5.91 Internat! 9 28 Growth 3 44 East Mai ,700 335 335 335 Inter-City 3360 430 425 425 Moneta P 1000 44 44 44 Slater SU 1300 $10/: 10/: 10/; + /, Commwth 11,85 Relirenint 5.46 Enlarea Inv 5.23 Venture 1.92 Ventes Haut Bas Farm.Ch.Ventes Haut Bas Ferm.Ch Flint Rk 2000 15 15 15 lnterCBwl740 225 220 220 + 1 Mtl Trust z3 $16 16 16 siate Walk 200 135 135 135 Growth 7.21 United Bond Shr nExecutv Can 6 03 xPutnam 7.75 Abitibi 7842 s9'/„ 9=/.9=/.Frnnran, uni, un", inv.inv, 4- v.Fort N 700 $8’/s 8 8’/s + ’/b Intrmetco 5000 $5".490 5 - 16 Moore 16726 $4316 42 «3/4+l'/8 Sogepet 1000 92 91_ 92 +1 |ncome 4.55 Royfund 5.85 nExecutv Intl 1.49 Scudder Gr Alla Gas T 3000 $1216 12’/o 1216+ V.Frasera 600 S19V; 19V; 19V: Gaspe Q 8300 124 120 122 -2 |Bc^em|v 9075 *234 215 234 +13* MT^Inter' 5000 35 33 35 + 3 loul'hmA5 865 $27% 27^ 27A A Internatnl 4.87 Royfund Ine 5.09 XFid Trend 15.23 "Canadian 4.38 Alcan 71250 $22'/: 2116 2116- Vu Genstar L 1107 $17'/, 17 17V.+ ’/4 Gold Hk 14700 17 15V: 17 - V: I Chemly 9075 234 215 234 +13 MTSInter 5000 35 JJ J5 + J Southm A 865 S27 /.27 27 Leverage 2.66 United Group Gdn Grwth 6.75 nNorthAmer3.01 Algoma St 2646 $28’/; 28 2816 + V, GH St 1900 $7'/: 7V, 7V: + V.Invictus 2000 18 18 18 +5 Venture 2.50 yAccumula 3.80 nHarvard 4.30 xTech 4.99 Aquitaine 805 $!7'/a 17V: 1716+ 16 Grafton 100 $26 26 26 +4 Jupiter 1000 25 25 25 Vikirçg 4.67 yAccumu R 4 ,4 Heritage 1.73 Temple Gth 6 86 Asbestos 238 $1516 15"! 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La Bourse est à la baisse.' Bah ! L’inflation est à la hausse Wow ! Les syndicats hurlent Aie ! L’impôt vous guette et vous vous affolez ?Venez avec moi, AUTOUR DU MONDE EN 33 JOURS INCLUANTLACHINECOMMUNISTE.Le grand luxe sans pareil et jamais vu.Le voyage de votre vie.Le départ se feia le 14 sept.1975, avec 40 chanceux, maximum ! Communiquez-moi votre désir.Pierre Brouiilette conseiller en tourisme Tél.: (514) 768-7186 UNIVERSITE DE SHERBROOKE MAÎTRISE EN FISCALITÉ Le programme Résultat d’une collaboration entre la Faculté d’administration, la Faculté de droit et le Département d’économique de la Faculté des arts, ce programme multidisciplinaire d’études en fiscalité - le premier du genre au Canada - conduit à un diplôme universitaire de 2e cycle, la maîtrise en fiscalité (M.F.).Les candidats Sont admissibles au programme les personnes déjà titulaires d’un grade universitaire en administration, en droft ou en économique.Durée des études Le programme s'étend sur une période d'une année complète, comprenant trois sessions de 15 semaines chacune.Renseignements Directeur du programme Maîtrise en fiscalité Faculté d'administration Université de Sherbrooke Sherbrooke, Québec J1K 2R1 Téléphone: (819) 565-3476 VJ irj mm Le dollar américain continue de sombrer sur les marchés européens PARIS, (AFP) — Le dollar a encore battu des records de baisse hier sur plusieurs marchés des changes occidentaux, et les pays européens s’inquiètent de plus en plus des conséquences de cette baisse pour leur commerce extérieur.Ces nouveaux records ont été atteints à Francfort, où la devise américaine a reculé de 2.31 dm à 2.2950 dm hier, soit le cours le plus bas depuis le 26 juillet 1973 (date du grand accès de faiblesse du dollar qui avait suivi sa deuxième dévaluation), malgré des achats de soutien de la Banque centrale d’Allemangne fédérale dont le montant est estimé à 4.25 millions de dollars.A Bruxelles également, la monnaie américaine a enregistré un record absolu de baisse.A Paris, le dollar reste encore assez loin de ses cours de juillet 1973 — qui étaient inférieurs à 4 francs — mais continue à s'effriter, passant de 4.27 francs lundi à 4,267 francs hier.Toutefois, la devise américaine se redresse à Zurich, qui est la place où elle avait enregistré la plus forte baisse et passe de 2.41 FS à 2.4560 FS sans intervention apparente de la Banque nationale suisse.Ce redressement est interprété par certains camdistes comme une réaction technique à la baisse de 10 pour cent de ces derniers jours.Elle pourrait être dùe aussi au fait qu’il n’y a pas eu hier de rapatriements des capitaux suisses placés en dollars et que, au contraire, les capitaux étrangers menacés par les mesures de pénalisation adoptées mercredi dernier se retirent de Suisse.Dans les milieux communautaires, on craint que la baisse du dollar n’entraine des distorsions à l’intérieur du “mini-serpent".qui est actuellement tiré vers le haut par la hausse du mark vis-à-vis du dollar.En France, M.Jean-Pierre Fourcade, ministre de l’économie et des finances, s'est également inquiété de la baisse de la monnaie américaine dans une interview publiée hier par un quotidien parisien.Le Ottawa et les cartes de crédit Les détaillants pourront accorder une remise aux clients qui paient comptant VANCOUVER (PC, Le Devoir) — Les consommateurs qui paient comptant leurs achats au lieu d'utiliser une carte de crédit.pourront réclamer une remise aux marchands si on s'en tient aux mesures législatives qui seront déposées prochainement aux Communes par le ministre fédéral de la Consommation et des Corporations, M.André Ouellet.Prenant la parole dernièrement à Vancouver M.Ouellet a déclaré que le projet de loi envisagé interdira lés accords en vertu desquels les marchands qui acceptent de reconnaître des cartes de crédit, s’engagent à ne pas consentir de rabais pour les transactions effectuées au comptant., Plusieurs associations de consommateurs réclament l'instauration d’un système de rabais pour les achats payés en argent liquide car, estiment-elles, les entreprises qui acceptent les paiements au moyen de la mon- naie de plastique gonflent souvent d'au moins 2% leurs prix afin de couvrir les frais supplémentaires qu'entraînent les cartes de crédit.Cette-hausse des prix pénalise les consommateurs qui paient rubis sur l’ongle.De plus, la législation portera sur "une déclaration exacte et complète des taux d'intérêt et l’émission des permis aux prêteurs." Le ministre Ouellet a manifesté également son intention de protéger les consommateurs contre les demandes de paiements subséquentes à des facturations dues a des erreurs mécanographiques.Les dispositions rendront les entreprises de crédit responsables de l’exactitude de leur facturation et des amendes seront prévues contre les compagnies, de même que des remboursements pour les consommateurs importunés sans raison valable.Les milieux bancaires ont ac- cueilli avec un certain scepticisme les piopos de M.Ouellet.Ainsi, le vice-président et directeur général de la Banque Provinciale, M.Jean Machabée estime qu'une législation n'est pas vraiment nécessaire compte tenu du faible taux d'erreurs."Beaucoup de facteurs humains entrent dans la gestion de l'information par ordinateur et il serait illusoire de vouloir ramener à zéro le coefficient de mécomptes en ce domaine.La première tâche serait de trouver des mesures de correction afin de permettre un rajustement rapide des situations qui découlent de telles inexactitudes, produites par l’ordinateur." M.Ouellet a déclaré quïl tient à mettre un terme aux situations dans lesquelles des factures erronées sont adressées continuellement à des détenteurs de cartes de crédit qui avisent la compagnie concernée, mais qui continuent d'être "ignorés" par l'ordinateur.“Nous voulons nous assurer que le consommateur, qui tend de plus en plus à utiliser de tels services, ne sera pas l'objet d’abus par de tels systèmes”, a-t-il dit.Le ministre fédéral a promis en outre que le projet de loi comportera "des procédures propres à empêcher l’imposition de taux d’intérêt excessifs, et des abus de la part des sociétés qui émettent ces cartes de crédit".Un autre aspect du projet de loi, a poursuivi M.Ouellet, a trait à un amendement de la Loi sur la faillite destiné à permettre aux gouvernements provinciaux et à certains organismes gouvernementaux d’intervenir et d’imposer la tenue d’une enquête sur les difficultés financières d’entreprises telles que les organisations de voyage aériens.Actuellement, seuls les créanciers sont autorisés à intervenir dans de tels cas.2,000 délégués au congrès annuel de ’association des pâtes et papiers par Jacques Forget Le 61ième congrès annuel de l’industrie canadienne des pâtes et papiers s’est ouvert hier matin à l'hôtel Reine Elizabeth de Montréal au milieu d'expositions techniques nombreuses et fort bien préparées.Quelque 2,000 représentants de l’industrie des pâtes et papiers de toute l’Amérique se sont donnés rendez-vous dans les nombreuses salles de l’hôtel du boulevard Dorchester pour peser le pouls de l’industrie face a une année 1975 qui risque de marquer un temps de répit dans l'essor prodigieux qu’ont connu Bombardier retire la clause de 90% Suite à sa déclaration du 21 janvier 1975 en rapport avec son offre d’achat de toutes les actions de MLW-Worthington au rix de $21 Faction, les ntreprises de J.Armand Bombardier Ltée a annoncé hier qu elle écartait la condition énoncée à l’effet que 90 pour cent des actions en circulation devaient être offertes.Lorsque l'offre sera transmise aux actionnaires de MLW-Worthington, probablement le 31 janvier 1975.les Entreprises s'engageront à faire l’achat de toutes les actions offertes.les pâtes et papiers au cours des deux dernières années.Les exposés techniques sont nombreux, intéressants et retiennent l’attention d’audiences empressées.Pour les techniciens et scientifiques de l’industrie, le congrès annuel des pâtes et papiers est l'occasion unique d'échanger sur les dernières trouvailles technologiques et les nouveaux systèmes mis au point pour accroître la productivité de l’industrie ou circonscrire ses méfaits écologiques.Les kiosques d’une cinquantaine de fournisseurs de l’industrie s'étalent sur toute la lon- gueur du Grand Hall de l’hôtel.Des fils électriques aux solvants chimiques en passant par les systèmes d'épuration des eaux et les revêtements d’amiante-ciment, les directeurs des compagnies papetières se voient offrir une pléiade de services, outils, procédés ou matériels à là fois ingénieux et de première utilité pour l’industrie.Le président de l’Association canadienne des pâtes et papiers a ouvert le congrès sur une note optimiste en révélant les chiffres des livraisons de décembre des moulins de papier journal.Le mois dernier, celles-ci ont augmenté de 8.2% par rapport aux livraisons de novembre.Par rapport à décembre 1973, les livraisons du mois dernier indiquent une hausse de 10.5%).La plupart des analystes financiers ont prédit une moins bonne année en 1975 pour l’industrie des pâtes et papiers due à un fléchissement de la demande et une augmentation des coûts de production, surtout engendrée par les hausses salariales.Demain, LE DEVOIR présentera une interview du nouveau président du conseil de l’Association canadienne des pâtes et papiers.Trizec Corp entre dans le courtage immobilier Une deuxième journée d’activité frénétique ministre français a estimé qu elle risque d'atteindre un certain nombre de marchés et de contrats et que la parité de 4.60 francs pour un dollar est une parité "convenable’’.M.Fourcade estime encore que nous vivons la fin de la prééminence du dollar.A Washington, en revanche, les autorités monétaires ne semblent pas s’inquiéter particulièrement de la faiblesse persistante de leur monnaie.M.Jack Bennett, sous-secrétaire américain au trésor, a déclaré que des interventions occasionnelles de la Réserve fédérale pouvaient être envisagées, mais que le gouvernement n'a aucun objectif en ce qui concerne la valeur du dollar.Enfin, les rumeurs qui avaient couru lundi, en Suisse notamment, concernant une intervention concertée des banques centrales occidentales pour soutenir le dollar, ne se confirment pas.Il semble que l'Allemagne fédérale y soit opposée et préfère poursuivre sa politique d’un mark fort.New York, (AFP) — Wall Street a connu hier une deuxième journée d’activité frénétique mais de prudentes prises de bénéfices y ont stabilisé les cours qui avaient très fortement progressé la veille.L’indice Dow Jones des industrielles n'a gagné qu’un peu plus de 2 points tandis que 31.76 millions d’actions étaient échangées — soit le deuxième plus important volume d’activité jamais enregistré au New York Stock Exchange — ce qui égalait presque le total record de 32.13 millions établi la veille.La vive hausse enregistrée hier avait attiré sur le marché bon nombre d’acheteurs qui ne voulaient pas manquer l'occasion de participer au redressement des cours tant attendu à Wall Street.Mais ces achats ont été contrebalancés par les ventes prudentes des professionnels qui se demandent si le marché n'a pas perdu la tète et craignent qu'une vive réaction ne s'ensuive.De fait l’ouverture s’est effectuée hier matin au Stock Exchange dans une ambiance de frénésie encore jamais vue à Wall Street et une heure apres l’ouverture, près de 10 millions d’actions avaient été échangées ce qui dépassaient le record de 9.2 millions établi la veille, L’excitation atteignait son comble autour de la corbeille numéro 10 ou se traite l'action d’IBM.30 à 40 courtiers ou leurs représentants s’y pressaient dès l’ouverture du marché et il fallut attendre près d’une heure et demi avant que la première cotation soit affichée: hausse de 25 dollars à 188.Par la suite, le titre du géant de l’informatique — bénéficiaire vendredi d'une décision judiciaire favorable relative à ses activités monopolistiques -— perdait un peu de terrain et ne clôturait qu’en hausse d’envi- ron 17 points à l’issue d'une séance qui voyait la frénésie initiale se réduire progressivement.L’euphorie était néanmoins de règle chez les professionnels du New York Stock Exchange qui avaient l’impression d’être revenus aux beaux jours des années soixante ou de janvier 1973, quand l'indice Dow Jones avaient atteint son record de 1,051 points.Beaucoup n'ont pas manqué de noter le très net regain de l’activité institutionnelle, ce qui semble indiquer que les gérants de porte-feuilles des grandes banques, compagnies d'assurances ou autres fonds de retraites se sont enfin décidés à racheter à Wall Street, peut-être accompagnés par des investisseurs arabes dont les placements à court terme de pétrodollars sont devenus moins intéressants, après la récente baisse des taux d’intérêt.L’effet psychologique de la hausse spectaculaire et du nouveau record d’activité enregistrés lundi s’est manifestement répercuté hier à Wall Street.Des “achats de panique" ont pu être notés provenant d’investisseurs désireux de ne pas manquer ce que certains ont qualifié d’“occasion de la décennie" au New York Stock Exchange.Beaucoup d’analystes ont cependant été surpris de ce brusque redressement et surtout du fort volume d’activité et attendent les prochaines séances pour en savoir plus long.Nombre de spécialistes s'accordent pour estimer que les cours vont progresser sans doute notablement cette année à Wall Street mais que la hausse s'effectuera régulièrement un gain trop rapide étant forcément suivi d’un certain repli Le Regime d’épargne-retraite du Montreal Trust ou 5 moyens de mettre votre impôt au regime.Au Montréal Trust, on s’en fait beaucoup pour trouver des moyens de vous aider.On a donc mis au point un Régime enregistré d'épargne-retraite qui vous offre cinq moyens de mettre votre impôt au régime.La section Garantie constitue un placement stable et sûr qui offre un rendement intéressant.Vous laissez courir l’intérêt sans courir de risque car le Montréal Trust garantit votre placement.La section Hypothécaire vous permet d’investir dans un portefeuille diversifié de premières hypothèques, administré par notre équipe d’experts en immeuble.La section Revenu s’adresse à vous si vous recherchez une certaine marge de sécurité et un rendement à long terme.La section Valeur variable a pour but d’accroître à long terme la valeur de votre capital.Enfin, vous pouvez choisir.toute combinaison de ces sections pour mettre votre impôt au régime.Vous optez pour la formule qui répond le mieux à vos objectifs en plaçant vos épargnes dans l’une ou l’autre des sections ou dans toute combinaison des quatre.Quelle que soit la formule choisie, nous vous enverrons, tous les deux mois, un rapport indiquant le montant total de vos versements ainsi que la valeur actuelle de votre placement.Des frais minimes Chaque dollar placé dans le Régime d'épargne-retraite du Montréal Trust travaille pour vous.Seulement 0.75% de la valeur de votre compte est prélevé annuellement sur le revenu de vos épargnes.Si vous optez pour ia section Hypothécaire, les honoraires sont de 1.25% parce que la gestion en est plus complexe.Si vous ne pouvez participer à notre Régime faute d’argent, nous irons même jusqu'à vous en prêter.Et l’intérêt que vous payez est déductible de votre revenu aux fins de l’impôt.Au Montréal Trust, on s en fait autant que vous pour votre argent.C’est pourquoi on a mis au point un Régime souple qui vous offre cinq moyens de mettre votre impôt au régime.Ça vous intéresse?Écrivez-ncus ou passez au bureau du Montréal Trust le plus proche.I! par Jacques Forget Le leader canadien dans le secteur immobilier, la firme montréalaise Trizec Corp vient de faire son entrée dans les activités de courtage en se portant acquéreur d’une entreprise de la Rive Sud, les Immeubles Car-bonneau.Le président de cette entreprise, M.Roland Chapuis a confirmé la nouvelle au DEVOIR en ne précisant pas toutefois la nature et les modalités de l’entente.Fondé en 1969, les Immeubles Carbonneau offrent les services de courtage immobilier dans quatre bureaux: St-Bruno, Boucherville, Montréal et à St-Hubert où est le siège social de la nouvelle entreprise du groupe Trizec.Trizec possède ou gère des immeubles à bureaux, des centres commerciaux, des hô- tels, des maisons de retraite, des édifices à appartements et des centres de maisons mobiles tant au Canada qu'aux Etats-Unis.Ses principaux intérêts dans la métropole sont Place Ville-Marie, le 2020 University, l’édifice de la BCN, le 555 ouest boul.Dorchester.Dans la vieille capitale, l’entreprise dirigée par James A.Soden possède 50%» du Québec Hilton et poursuit le développement de Place Québec.w Montréal Trust On s’èn fait autant que vous pour votre argent M.René Bélinger el M.Jnn Guy DmIiI 1 Piece Villi Mirii Montriil.Québic Tél : 861-1681 M André Zingi Plice Viril illis Rue Sherbrooke est Montriil, Québec Tél.351-9580 Mmo N.Colimin Cenlrt Commerctil Fiirview Poinli Claire Québec Tél : 695-5230 M.Paul Bissonnitti 1680 Roi King, ounl Sherbrooke Quibic Tél : 565-1933 a 16 • Le Devoir, mercredi 29 janvier 1975 CARRIÈRES ET PROFESSIONS NOTRE RUBRIQUE CARRIÈRES ET PROFESSIONS Téléphonez ou écrivez à: LE DEVOIR 211, rue du Saint-Sacrement Montréal - Tél.: 844-3361 Compétence: Bernard Lutz r COMMISSION SCOLAIRE LA GARDEUR DIRECTEUR DES SERVICES DE L’ÉQUIPEMENT Critère d’admissibilité: — Diplôme universitaire exigeant un minimum de se-ze (16) années d’études en génie, en architecture ou en administration.— Huit (8) années d’expérience pertinente.Conditions de travail: — Selon la Politique Administrative et Salariale du Ministère de l’Education.Modalités du concours: — Faire parvenir votre curriculum vitae “sous pli confidentiel” avant le 10 février 1975 au: Directeur Général Commission Scolaire Le Gardeur 80, rue Meilleur, Repentigny, P.Q.J5Y1A2 EN PLEINE EXPANSION LE COSE RECHERCHE DES FORMATEURS ET DES CONSEILLERS EN FORMATION DANS LES SPHÈRES D’ACTIVITÉ SUIVANTES: Gestion de la Production Gestion des Ressources Humaines Management LE COSE VOUS OFFRE: — d’oeuvrer dans un organisme sans but lucratif, qui se consacre à la promotion et au développement d'une organisation de travail plus humaine; — de développer votre potentiel très rapidement avec une grande latitude d’action; — de travailler avec une équipe multidisciplinaire.LE COSE EXIGE: — un à deux ans d’expérience pertinente; — une facilité à communiquer, de préférence dans les deux (2) langues; — beaucoup de potentiel; — d'accepter de voyager.Dites-nous pourquoi vous croyez être un de ces candidats.Faire parvenir votre curriculum vitae avant le 7 février 1975 au : Directeur Général Centre d’Organisation Scientifique de l’Entreprise (COSE) 685 Cathcart, 4e étage Montréal, Québec Tél.: (514) 866-5393 RECHERCHE UN FORMATEUR EN “PRÉVENTION DES ACCIDENTS” Le COSE recherche un spécialiste de la formation en “Prévention des Accidents" afin de donner suite à son programme d’expansion dans ce secteur de la formation.LE CANDIDAT: — Participe à l'élaboration et au développement de programmes de formation en “Prévention des Accidents” a-daptés aux besoins des entreprises; — Dispense des sessions de formation pour les organismes publies, para-publics et privés; — Évalue les résultats de la formation.RÉMUNÉRATION: — Selon les qualifications et l'expérience; — Allocation d’automobile.APTITUDES ET INTÉRÊTS: — Expérience de 4 à 5 ans dans le domaine de la “Prévention des Accidents"; — Capacité à communiquer avec tous les niveaux hiérarchiques d'une entreprise; — De préférence bilingue et prêté voyager; — Il est motivé pour oeuvrer dans un organisme sans but lucratif qui se consacre à la promotion et au développement d'une organisation de travail plus humain.Faire parvenir votre curriculum vitae avant le 7 février 1975 au : Directeur Général Centre d’Organisation Scientifique de l’Entreprise (COSE) 685 Cathcart, 4e étage Montréal, Québec Tél.: (514) 866-5393 DIRECTEUR DES SERVICES PROFESSIONNELS J COMMISSION SOCLAIRE LE GARDEUR DIRECTEUR DES SERVICES FINANCIERS Critère d’admissibilité: — Diplôme universitaire exigeant un minimum de seize (16) années d’études en sciences commerciales ou en administration.— Huit (8) années d’expérience pertinente.Conditions de travail: — Selon la Politique Administrative et Salariale du Ministère de l’Education.Modalité du concours: — Faire parvenir votre curriculum vitae “sous pli confidentiel” avant le 10 février 1975 au: Directeur Général Commission Scolaire Le Gardeur 80, rue Meilleur, Repentigny, P.Q; J5Y1A2 ENDROIT: L’ACCUEIL DES JEUNES, INC, Centre de transition pour garçons de 12 à 20 ans FONCTION: Sous l’autorité du Directeur Général, il est responsable de la planification et du contrôle des programmes en fonction des objectifs du centre.Supervise l'action du personnel professionnel.Elabore et contrôle les plans de travail de la clientèle.Participe à divers comités.SALAIRE: Selon les normes du Ministère des Affaires Sociales.EXIGENCES: Minimum de 2 ans d’expérience auprès des jeunes.Connaisssance approfondie des besoins et ressources du milieu.Pensée analytique, faculté de fonctionnement en équipe.Personnalité dynamique et stable.Capable d’initiative.FORMATION ACADÉMIQUE: Diplôme universitaire du 2e cycle dans un domaine connexe.Faire parvenir demande et curriculum vitae complet à: YVON DORNIER, directeur général L’ACCUEIL DES JEUNES, INC.1800 ouest, bout.Dorchester Montréal, H3H 2H2 Avant le 6 février 1975 Hydro-Ouébec Direction Embauchage C.P.6106 Montréal, Qué.H3C 3H6 LEVITT CANADA LTEE INGÉNIEUR, AVANT-PROJETS CONCOURS: A/G-5-020-J1 Fonctions — Assumer la coordination technique et la gestion d’études d’avant-projets pour l’aménagement hydroélectrique des rivières du Québec.— Participer à la mise sur pied du groupe de travail et en diriger les activités.— Établir les éléments du programme d'étude et les prévisions budgétaires correspondantes et en surveiller les dépenses.— Faire la synthèse et préparer les rapports d’étude.Exigences — Détenir un diplôme en génie et être membre de l'Ordre des ingénieurs du Québec (O.I.Q.).— Posséder une connaissance générale de toutes les discciplines connexes aux aménagements hydroélectriques, et une expérience d’au moins cinq (5) ans dans l’une de ces disciplines, préférablement dans les études ou la construction des ouvrages en génie civil.Lieu de travail: Montréal.INGÉNIEUR, MÉCANIQUE CONCOURS: A/G-5-021-J1 Fonctions — Participer à la conception de l’équipement mécanique lourd, tels que ponts roulants, grues portiques, appareils de levage, mécanismes, vannes, etc.— Participer à la préparation et à la vérification des plans et devis des équipements mécaniques lourds nécessaires aux aménagements de production électrique, en tenant compte des conditions et des spécifications fournies par les autres secteurs et aider au contrôle de leur réalisation.Exigences — Détenir un diplôme en génie mécanique et être membre de l’Ordre des Ingénieurs du Québec (O.I.Q.).— Posséder environ trois (3) ans d'expérience dans l’analyse et le calcul des équipements mécaniques lourds (tel que mentionné ci-dessus).— Parler et écrire correctement le français et connaître l’anglais.Lieu de travail: Montréal N.B.: Les candidats intéressés sont priés de nous faire parvenir leur curriculum vitae, le plus complet possible, avant le 12 février 1975, en mentionnant le numéro du concours sur l’enveloppe.HÔPITAL DU HAUT-RICHELIEU recherche CHEF-COMPTABLE FONCTIONS: — Sous l’autorité immédiate du Directeur des Finances, le titulaire doit s’assurer de l’enregistrement des données comptables et de la préparation des rapports de gestion et des états financiers requis pour la bonne administration de l’établissement.EXIGENCES DE L’EMPLOI: — Diplôme de C.A.ou de C.G.A.— Doit posséder deux ans d’expérience dans un poste d’administration.SALAIRE: — Selon les qualifications et l’expérience.LIEU DE TRAVAIL St-Jean, à quelques vingt milles de Montréal.Les personnes intéressées à ce poste devront faire parvenir leur curriculum vitae avant le 14 février 1975 au: Directeur du personnel, Hôpital du Haut-Richelieu, 920 Boul.du Séminaire, St-Jean, P.Q.J3A 1B7 Tél: 348-6101 local 220 requiert de l’aide supplémentaire en raison de l’expansion rapide que prend, dans la région de Montréal, le monde de l’immeuble et l’industrie de la construction domiciliaire.• VENTES - DIRECTEUR MARKETING - VENDEUR Doit être familier avec la vente de maisons neuves et expérimenté dans la direction du marketing et des ventes.Sa tâche comprendra relations et coordination avec le personnel et les consultants indépendants, surveillance des vendeurs, vente directe et tenue des registres.La rémunération comprendra en plus du salaire, un bonus annuel basé sur le rendement personnel et celui de la Compagnie.• CONSTRUCTION - DIRECTEUR DE CONTRATS Administrateur.Supervise l’application des contrats avec les fournisseurs.Pourvoit aux réquisitions de matériaux des vendeurs.Conserve le record général de la production et procède à certaines négociations de contrats.• COMPTABILITÉ - ASSISTANT CONTRÔLEUR le candidat doit posséder un diplôme ou être sur le point de l'obtenir et posséder une certaine expérience du travail.La personne que nous choisirons devrait pouvoir d’ici 2 ou 3 ans, occuper le poste de contrôleur.Salaire proportionnel à Fexpérience, accompagné de bénéfices marginaux.Tous les candidats doivent être bilingues.Pour obtenir une entrevue s.v.p.taire parvenir votre curriculum vitae, lequel sera traité très contidentiellement, à: Levitt Canada Ltée, Service du Personnel, 1117 ouest, rue Ste-Catherine, Suite 822, Montréal CORPORATION “LES DEUX RIVES” PAVILLON-DAGENAIS Centres de réadaptation * pour jeunes déficients mentaux * RECHERCHE DIRECTEUR DE VIE DE GROUPE FONCTION: — Assurer la qualité des soins et l’application des programmes de réadaptation.— Coordonner l’application des techniques, méthodes et programmes élaborés par la direction des services professionnels et approuvés par le directeur général.— Participer à l’élaboration des politiques en matière de développement de ressources éducatives et résidentielles.— Diriger et animer le personnel sous sa responsabilité.EXIGENCES: — Détenir un diplôme universitaire en sciences humaines avec expérience en administration.TRAITEMENT: — Selon des échelles en vigueur dans les établissements de Santé et de Services Sociaux.Les candidats intéressés sont priés de faire parvenir leur curriculum vitae avant te 21 février 1975, à l'attention de: Monsieur Fernand Paquet, Directeur Général, Pavillon Dagenaia, 3441, rue Notre-Dame (Ste-Marthe) Cap-de-la-Madeleine, P.Q.Téléphone (819) 378-6111 Notez bien que toute correspondance demeurera confidentielle.I* Agence canadienne de développement international RECHERCHE Canadian international Development Agency POSTE: Ingénieur en chef pour la Société nigérienne d’électricité (NIGELEC) ENDROIT: Niamey, Niger FONCTIONS: a) Assister la Nigelec dans la mise sur pied d’un système de mainte- nance et d’opération du nouveau circuit 132 kv qui doit être terminé en avril 1976.b) Superviser le programme de formation des techniciens.c) Assurer la coordination entre les contracteurs et les consultants chargés de la réalisation du projet.CONDITIONS D’ÉLIGIBILITÉ: a) Etre citoyen canadien.b) Avoir une très bonne connaissance du français et de l’anglais.c) Formation universitaire en génie électrique.d) Minimum de huit (8) années d’expérience, bonne connaissance des problèmes de lignes de transmission électrique et il sera utile d’avoir une connaissance des générateurs diesel.Les candidats intéressés doivent taire parvenir dans les meilleurs délais un curriculum vitae complet à l'adresse suivanté: Direction des ressources humaines Agence canadienne de développement international a/s Marcel Socqué 122, rue Bank Ottawa, Ontario Kl A 0G4 JH En plus de construire des navires, nous fabriquons des turbines et alternateurs hydro-électriques, des wagons de chemin de fer et de l’équipement industriel lourd.Nos ventes excèdent $100 millions par an et notre personnel dépasse 3,000, dont 300 cadres et agents de maîtrise.Nos bénéfices sociaux se comparent avantageusement avec ceux des industries en général.ANALYSTE-ORGANISATION/MÉTHODES LE POSTE Le titulaire du poste relèvera du directeur du Service de l’Informatique et sera responsable des études de systèmes et procédés.Il verra à faire l'analyse des méthodes d'opération existantes afin d’améliorer, par la standardisation, la simplification, l’élimination, ou la création possible de nouvelles méthodes, les opérations administratives de la Compagnie.Le titulaire du poste sera responsable de la diffusion et de la coordination des systèmes et procédés proposés.LE CANDIDAT Le candidat est détenteur d’un diplôme universitaire et possède une expérience minimale de trois années dans le domaine des systèmes et procédés reliés à l’administration.Il peut communiquer à tous les niveaux administratifs et a préférablement été exposé à des opérations mécanisées.LE SALAIRE Selon les qualifications, entre $15,000 et $20,000.Toute candidature sera traitée confidentiellement.Faites parvenir le résumé de votre expérience et de vos qualifications, en indiquant votre salaire actuel, au: Directeur du personnel administratif, MARINE INDUSTRIE LIMITEE, Sorel, Qué.J3P 5P5 COLLÈGE AHUNTSIC Offre d’emploi Plusieurs enseignements À LA LEÇON dans le domaine suivant: Numéro du cours 245-096-72 245-507-72 245-411-72 245-408-72 Titre Applications thermiques Technique de tuyauterie I (conception - plans) Ventilation II (calculs - choix) Chauffage II (choix d’appareils) Les postulants doivent faire parvenir leur curriculum vitae au plus tard lundi, le 3 février prochain à 16h., à l’endroit suivant: Collège Ahuntsic, 9155, rue St-Hubert, Montréal H2M 1Y8 COLLÈGE AHUNTSIC Offre d’emploi Un enseignant à temps plein Nature du travail: Enseignement dans le domaine des techniques de la mécanique du bâtiment (programme DGEC 245.02).Qualifucations requises: — Compétences particulières en plomberie et chauffage.— Minimum de deux (2) années d’expérience dans la réalisation de projets en plomberie et chauffage.— Scolarité minimum: de seize (16) années ou l’équivalent.Traitement: Selon la convention collective en vigueur.Les postulants doivent faire parvenir leur curriculum vitae au plus tard lundi, le 3 lévrier prochain à 16h, à l'enfroit suivant.Collège Ahuntsic, 9155, rue St-Hubert, Montréal H2M 1Y8 CENTRE DE SERVICES SOCIAUX LAURENTIDES - LANAUDIÈRE TRAVAILLEURS SOCIAUX ET CONSEILLERS SOCIAUX Notre organisme requiert les services de professionnels aguerris à la recherche de nouvelles expériences de travail et désireux d’affirmer leur compétence dans des postes nouvellement créés où la maturité professionnelle constitue un gage de succès.Des postes sont ouverts dans les secteurs suivants: — Scolaire — Adoption » — Personnes âgées — Intervention psycho-sociale — Hospitalier Téléphoner ou taire parvenir votre curriculum vitae le plus tôt possible.Agent de la Gestion du Personnel C.S.S.Laurentides-Lanaudière 204, boulevard Labelle, Sainte-Thérèse, Qué.(514)435-3606.I COMMISSION SCOLAIRE LE GARDEUR DIRECTEUR DES SERVICES DU PERSONNEL Critère d’admissibilité: — Diplôme universitaire exigeant un minimum de seize (16) années d’études en relations industrielles ou en administration (option personnel).— Huit (8) années d’expérience dans un poste de cadre.Conditions de travail: — Selon la Politique Administrative et Salariale du Ministère de l’Education.Modalités du concours: — Faire parvenir votre curriculum vitae "sous pli confidentiel" avant le 10 février 1975 au: Directeur Général Commission Scolaire Le Gardeur 80, rue Meilleur, Repentigny, P.Q.J5Y1A2 i
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