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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 17 mai 1975
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1975-05-17, Collections de BAnQ.

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Fais ce que dois nV¥fAT UPIfc % %9r la météo: généralement ensoleillé.Maximum près de 20.Aperçu pour demain: passages nuageux.Plus chaud.Détails en page 6.25 CENTS Vol.LXVII-N0 113 Montréal, samedi 17 mai 1975 S.Pascal Baylon La police surveillera les fiers-à-bras Les chantiers ouvriront leurs portes lundi par Guy Deshales Les entrepreneurs en construction dont les chantiers ont été complètement ou partiellement désertés par les travailleurs depuis une semaine ont reçu la directive hier de leurs associations patronales d’ouvrir tous leurs chantiers à compter de lundi (jour non férié d’après le décret) pour “permettre à ceux qui veulent travailler de le faire” mais en évitant de créer des situations propices à la violence.Selon M.Jean-Pierre Langlois, porte-parole de l'Association de la construction de Montréal et du Québec (qui regroupe la plupart des grands entrepreneurs notamment de la région de Montréal et par conséquent ceux qui sont le plus touchés par le mouvement de débrayage) les entrepreneurs font confiance aux forces policières mises en alerte par le ministre de la Justice mais ils ont surtout confiance aux “milliers de travailleurs qui veulent travailler”.Hier, cependant, malgré la surveillance policière accrue sur les chantiers, la plupart des 15,000 travailleurs qui ne s’étaient pas présentés au travail jeudi ne se sont guère montrés plus empressés, hier, de sorte que les quelque 100 chantiers au Québec, dont 75 à Montréal, qui étaient plus ou moins fermés n’ont pas repris leurs activités normales.Les porte-parole de la FTQ et de Réal Caouette songe à quitter son poste par André Bellemare OTTAWA (PC) — Miné par la maladie, le chef national du Crédit social, M.Réal Caouette, songerait sérieusement à abandonner la direction de son parti d’ici un an, le temps de tenir un congrès à la direction pour lui trouver un successeur.Le leader créditiste séjourne présentement dans un hôpital d’Ottawa où il subit d’autres examens médicaux.Il y a peu de temps, il aurait confié à ses députés'son intention de restreindre encore ses activités politiques et de s’en tenir à son travail de député et, dans les milieux du parti, on étudie la possibilité de convoquer un congrès au leadership au printemps de 1976.M.Caouette a déjà laissé entendre qu’il abandonnerait ses fonctions de chef si Ton dénichait un homme de valeur pour prendre sa place.Quand un tel congrès est évoqué, trois noms surgissent immédiatement à l’esprit: MM.André Fortin et René Matte, respectivement députés de Lotbinière et de Champlain aux Communes, et Gilles Caouette, le fils de Réal, ex-député de Charlevoix à Ottawa.MM.Matte et Caouette, fils, ont confirmé, hier, qu’ils brigueraient les suffra-’ nt.ges advenant le retrait de M.Caouette tandis que plusieurs croient que M.Fortin n’attend que son heure pour prendre la relève à la direction créditiste.De toute manière, l’exécutif national du parti se réunit à Calgary, les 7 et 8 juin, pour établir l’ordre du jour de l’assemblée du conseil national prévue pour les 8, 9 et 10 novembre, à Ottawa, où une décision serait prise quant à la convocation d’un congres à la direction qui aurait lieu vraisemblablement tôt au printemps de l’an prochain.M.Caouette suggérerait alors la tenue de ce congrès si sa décision de se retirer était prise.Age de 56 ans, le député de Témisca-mingue avait été confirmé dans ses fonc- Voir page 6: Réal Caouette Réal Caouette L’entrepreneur devra prouver sa compétence et sa solvabilité parGilles Lesage QUEBEC — Dans la foulée du rai apport du pu- Cliche, le ministre du Travail a rendu public hier à l’Assemblée nationale un projet de loi (bill 33) qui crée une Régie des entreprises de construction du Québec.Selon M.Jean Coumoyer, ce projet vise à protéger le public contre les faillites et à l’assurer que tous les entrepreneurs et constructeurs-propriétaires dans l’industrie de la construction sont à la fois des personnes solvables et compétentes au point de vue technique et administratif.La Régie aura notamment pour fonction d’émettre les licences d’entrepreneurs, après vérification, et de surveiller leurs activités.La qualification professionnelle des entrepreneurs en construction a fait l’objet d’études de la part de la commission Cliche, qui a recommandé une série de mesures à cet égard, dont l’adoption d’une loi spécifique.La commission a suggéré que l’application de la loi soit confiée au ministère des Institutions financières, mais elle est confiée au ministre du Travail et de la Main-d’œuvre, en vertu du bill 33.Ce projet, ainsi que le bill 27 relatif à la sécurité sur les chantiers de construction, sera étudié plus tard au cours de la session parlementaire, et leur adoption devrait se faire avant l'ajournement du mois de juillet.Corporation au sens du code civil et ayant son siège social à Montréal, la Régie sera formée de huit membres nommés par le gouvernement.Trois membres sont nommés pour dix ans, dont un président-directeur général et un vice-président.Ces trois personnes exercent tous les pouvoirs de la Régie et son\ responsables de son administration; ils doivent s’occuper exclusivement des devoirs de leurs fonctions.Les cinq autres membres sont des entrepreneurs nommés pour trois ans qui sont désignés parmi les personnes proposées par les associations d’entrepreneurs de l’industrie de la construction.Le secrétaire et les autres personnes à l’emploi de la Régie sont nommés et rémunérés suivant la loi de la Fonction publique.Il en est de même des inspecteurs nécessaires pour assurer l’observation de la loi 33 et oes règlements, ils auront entrée à toute heure dans tout chantier de cons- truction ou bâtiment, ainsi que le droit d’exiger la production des licences, documents et renseignements qu’ils peuvent juger nécessaires.La Régie pourra, par elle-même ou une personne qu’elle désigné, enquêter sur toute matière de sa compétence.Pour ses enquêtes et auditions, elle aura les pouvoirs d’une commission d’enquête dite “royale”.Une fois l’an, la Régie fera un rapport de ses activités au ministre, qui le déposera à l’Assemblée nationale.Voir page 2: Les antreprenaur* sommaire Lundi, jour férié, LE DEVOIR ne sera pas publié.Nos bureaux seront fermés toute la journée à l’exception de la rédaction qui sera accessible à partir de 14 heures.¦ La présomption de culpabilité s’appliquera aussi à l’employeur ¦ Le gouvernement doit trouver des tuteurs ¦ Lord Kilianin semble inquiet de la situation — pagi3 ¦ Les conditions d’une tutelle efficace: un éditorial de Claude Ryan ¦ Échec à la technologie policière: un commentaire de J.-C.Leclerc - paga< ¦ Lucien Saulnier: l’er- reur de faire plutôt que de dire — pagas ¦ Vers la dissolution du corps de mercenaires de la CIA au Laos —- papa 8 l’ACMQ ont été d’accord pour affirmer qu’il n’y avait pas eu de veritable retour au travail mais il convient de dire que les 50,000 travailleurs de la construction qui n’ont jamais quitté les chantiers sont demeures au travail également hier.Du côté de la police, à Montréal tout au moins, les voitures de patrouille ont circulé près des chantiers où quelques appels ont été lancés par les patrouilleurs notamment à la Place Desjardins et aux chantiers olympiques où il y avait formation de groupes d’individus.II n’y a eu aucune arrestation et les ordres de circuler ont été respectés.Selon M.Langlois, de l’Association de la construction, le seul fait que la majorité des travailleurs soient demeurés au travail malgré le vent de protestation des centrales suite au rapport Cliche démontre éloquemment leur désir de travailler et prouve l’existence de petits groupes de fiers-à-bras qui ont semé l'intimidation sur quelques chantiers dont les plus importants de Montréal.Quant à la “journée d’étude” que la FTQ organise mercredi et qui aura pour effet de stopper le travail de ses membres et de tous les travailleurs désireux d’adhérer, M.Langlois ne Voit pas comment les travailleurs de la construction se lanceraient dans les études ce jour-là et il Voir pago 2: Lai chantiars La menace de la FTQ laisse Québec inflexible par Géra Id LeBlanc et Louis-Gilles Francoeur Alors que la FTQ transmettait officiellement hier à la CSN et à la CEQ sa demande en vue d’obtenir leur participation à la grève générale de mercredi prochain, les autorités gouvernementales affirmaient que ce mouvement de solidarité ne changerait rien à leur démarche actuelle et qu’on remettrait même à plus tard la commission parlementaire annoncée pour mardi après-midi pour discuter des problèmes de la construction.“La menace de la FTQ n’entraînera pas un iota de changement à la démarche du gouvernement”, affirmait hier le ministre du Travail, M.Jean Coumoyer.Ce dernier a dit par contre qu’il croyait réellement à la possibilité d’une grève générale, et, à son avis, la FTQ l’organise autour du conflit de la United Aircraft parce que les dirigeants de la centrale ne veulent pas se prononcer sur les “goons” des chantiers de construction.Pour le premier ministre du Québec, M.Robert Bourassa, la grève générale constitue une “manoeuvre de diversion” de la FTQ, désireuse de faire oublier le rapport Cliche et l’action du gouvernement pour nettoyer l’industrie de la construction.Ces commentaires de MM.Bourassa et Coumoyer étaient faits, ici et là, dans les couloirs de l’Assemblée nationale, où les micros des reporters se font pressants en ces jours de grande activité parlementaire autour du rapport Cliche.En Chambre, M.Coumoyer indiquait, hier matin, que la commission parlementaire ne siégerait probablement pas mardi prochain, à moins que soient terminées l’étude et l’adoption du projet de loi modifiant les relations de travail dans l’industrie de la construction (bill 30).Mercredi et jeudi, M.Coumoyer doit présider une rencontre des ministres canadiens du Travail et il hésite à s’absenter de cette réunion comme le suggérait M.Bourassa.Par ailleurs, M.Coumoyer attend le rapport de son collaborateur, M.Gilles Laporte, sur la dernière médiation du ministère dans le conflit de la United Aircraft, théâtre d’une grève pourrissant depuis 16 mois et d’une violente sortie des policiers au début de la semaine.Selon la teneur du rapport de M.Laporte, le ministre du Travail rendra publiques ou non ses recommandations de dernière heure sur la United Aircraft.Du côté des centrales, rien n’a pu filtrer vraiment de la position qu’elles adopteront au cours des prochains jours en rapport avec l’initiative de la FTQ.Officiellement, les permanents et les exécutifs des Conseils centraux et des fédérations de la CSN se réunissent en fin de semaine dans la vieille capitale pour participer à une rencontre d’information sur le rapport Cliche.Une certaine opposition s’est fait jour à l’intérieur de cette centrale sur la position “idéologique et stratégique” diffusée officiellement au lendemain de la publication du rapport.Plusieurs, qui considèrent les gains fondamentaux apportés par le rapport en matière de sécurité physique et au chapitre de la sécurité du revenu, sont d’avis que la CSN offre au gouvernement par son désaccord le meilleur prétexte pour en morceler les éléments à son gré.La réunion pourrait toutefois porter aussi sur la demande de la FTQ même si la question d’une grève générale n’est pas inscrite à l’ordre du jour.Tout le monde fuyait hier les questions des journalistes parmi les quelques dirigeants de la CSN ui n’étaient pas encore en route pour uébec.Seuls quelques militants du Con-Voir page 2: La FTQ Robert Guy Scully et Alain Renaud se sont rendus d un concert epuntry & western, pour voir r et entendre Julie et les frères Du-guay, ainsi que de nombreux artistes québécois."Femmes et littérature" se poursuit, avec des textes d'écrivains, signés Clémence Desrochers, Claire de Lamirande.Monique Bosco, Hélène Ouvrard, Marie-Francine Hébert, ainsi que des textes sur Anne Hébert, Han Suyin, Nadejda Mandelstam, et les livres québécois pour enfants.Jean-Claude Marsan déplore que certains projets de “restauration” dans le Vieux- Montréal visent d en faire un Disneyland artificiel, comme la Place Royale de Québec.T urner présenterait un budget d’austérité par Michel Guénard OTTAWA — De sérieuses coupures budgétaires s’annoncent à l’horizon si l’on se fie aux déclarations récentes du ministre des Finances, M.John Turner.Hier à la Chambre il a épousé les vues ex- Êrimées pat le député conservateur de 'on Valley, M.James Gillies, en expliquant que le gouvernement devra procéder à une “revision particulièrement sévère de ses programmes de dépenses.” Cette mise au point du titulaire des fi- Gulf Oil! a versé des pots-de-vin en Italie et en Bolivie, et sous pression à la Corée WASHINGTON (par l’AFP) - M.Robert Dorsey, président de la Gulf Oil Corporation, l’une des cinq plus grandes compagnies pétrolières américaines, a révélé que sa société avait versé, sous pression, 4 millions de dollars de contributions politiques à la Corée du sud en 1966 et en 1970.Outre ces contributions, a dit M.Dorsey, Gulf a versé 460,000 dollars au parti au pouvoir en Bolivie et a fait 40.000 dollars de dons à un “programme arabe d’é- ducation publique” aux Etats-Unis.Ce programme portait sur le conflit israélo-arabe.Les contributions coréennes se sont chiffrées à un million de dollars en 1966 et à 3 millions en 1970, a précisé M.Dorsey qui déposait devant une sous-comrmssion du Congrès.D a ajouté à propos du versement de 1966: “Notre enquête indique que la demande a été faite par de hauts fonctionnaires du parti et était accompagnée de pressions qui lais- saient peu de doutes sur ce qui se passerait si la compagnie décidait de rejeter la requête”.“A l’époque, la compagnie avait déjà fait d’énormes investissements en Corée”, a-t-il ajouté.En ce qui concerne les versements de 1970, le président du conseil d’administration de Gulf Oil a déclaré que les diri-geants du Parti républicain-démocratique, le Parti au pouvoir, avaient demandé 10 millions de dollars.“Cette requête fut transmise au directeur régional de la compagnie par M.S.S.Kim qui était le président financier du parti comme il l’avait été en 1966”, a-t-il dit.Ce n’est qu’après des “discussions animées” qu’un compromis fut conclu sur le chiffre de trois millions, a-t-il précisé.Il a ajouté qu’il n’avait découvert que récemment que ces dons “violaient la loi coréenne*’.Trois versements ont été faits en Bolivie, a poursuivi M.Dorsey.Tout d’abord, Voir pag«2: QuIfOII nances laisse présager que des grincements de dente et des pleurs se feront sentir au cabinet lorsque M.Turner mettra la hache dans les prévisions de dépenses ministérielles de ses différente collègues.Le gouvernement fédéral a été accusé de ne pas respecter les politiques qu’il Îirécomse et d'etre un agent inflationniste ui-même en ne restreignant pas l’allure de ses.propres dépenses.Dans un discours qu’il prononçait jeudi à Welland (Ontario), le ministre des Finances a répliqué que le rythme d’avance des dépenses fédérales n’avait pas excédé 10% par année, que le budget de la Défense avait été gele à son niveau de 1974, que le rythme d’embauche dans la fonction publique s’était sensiblement ralenti et que finalement les clauses d'indexation salariale avaient été reportées à l’an prochain.Devant les hommes d’affaires ontariens, M.Turner s’est montré particulièrement dur envers son collègue du conseil privé, M.Mitchell Sharp, qui parrainait le projet de loi octroyant une augmentation de traitement aux députés.Il a déclaré que “la présentation de ce projet avait été mal pensée, que son exemple était mauvais (une hausse de 33% des traitements avec indexation maximum de 7% par année) et que finalement le gou-Volr page 2: John Turner TIRAGE 07 VENDREDI 16 mal 75 O 94992 4992 992 32 Séries émises—90,000 chacune POSSIBILITÉ DE: 32 GAGNANTS DE *5,000.256GAGNANTS DE *500.2592 GAGNANTS DE *100.LOTO AVIS AUX GAGNANTS - NOUVELLE ADRESSE A COMPTER DU 1ER MAI 2000 Berri (Angle Ontario) Tel.: 873-5350-53 7e COURSE 15 mai 1975 PRIX ORDRE: $1.086.20 105 DÉSORDRE: 29.60 3850 VENTES TOTALES: 4 $475,230.00 A B C D 6 9 3 1 f 2 • Le Devoir, samedi 17 mal 1975 suites de la première page LES CHANTIERS est convaincu que si les travailleurs ont la liberté de travailler, les chantiers ne seront aucunement affectés par ce débrayage massif organisé en guise de solidarité aux grévistes de la Pratt and Whitney Aircraft (ex-United Aircraft) de Lon-gueuil.Du côté de la FTQ, M.André Leclerc, co-ordonnateur syndical, a déclaré que les policiers relevaient des numéros de plaques d’immatriculation de travailleurs et constituaient une sorte de liste de présumés “fiers-à-bras”.Il a donné comme exemple un groupe de travailleurs qui se trouvaient près d’un chantier avec une pancarte déambulant paisiblement et que les policiers ont obligé à se nommer.M.Leclerc a ironise en se demandant si ces hommes n’allaient pas être identifiés comme des “goons’’ dont a parlé M.Choquette.Le porte-parole de la FTQ a également expliqué que plusieurs travailleurs désireux de quitter le chantier donnent comme raison au’ils sont intimidés ou menacés alors qu’il n’en est rien.Bref, un appel général lancé aux travailleurs de la construction qui ont délaissé les chantiers alors qu’officiellement aucune centrale syndicale n’avait invité ses membres à la grève mais plutôt à “réfléchir” sur les conséquences de l'application des recommandations de la commission Cliche.Hier, à I6h, à Montréal, les agents d’affaires de la plupart des syndicats affiliés au Conseil provincial des métiers de la construction (FTQ) de la région de Montréal se sont réunis pour mettre au point la stratégie à venir.Aux chantiers olympiques où plus de 2,000 hommes sont au travail la procédure adoptée précédemment par le COJO et l’entrepreneur Désourdy est de congédier tous les employés et les réembaucher de manière a contrôler l’entrée des indésirables sur le chantier.Le COJO a lancé également son invitation, hier, pour la reprise des travaux lundi sur le chantier du Village Olympique et jeudi au stade.La procédure de réembauchage et la possibilité d’un arrêt de travail mercredi ont amené l’imposition de ces délais.LA FTQ seil central, à titre purement individuel, ont admis qu’il “fallait faire quelque chose" pour qu’un événement d’une telle portée soit un succès syndical.A la CEO, les réponses étaient encore moins nombreuses.Le conseil intersectoriel, qui devait réunir les états-majors des six tables de négociation de cette centrale, a été annulé à cause d’une grève des permanents.Ceux-ci veulent faire ouvrir leur convention collective signée l’an dernier pour majorer leurs salaires.Il était officieusement question toutefois d’une trêve entre la direction de la centrale et ses permanents pour permettre la mise sur pied d’équipes de coordination en vue d’assurer la participation de la centrale au mouvement de grève générale.Quant à la CSD, son président, M.Paul-Emile Dalpé, a confirmé qu’aucun mot d’ordre ne serait émis pour suggérer ou décourager le débrayage.De ce côté, les syndiques demeureront libres de leurs décisions.Un peu amer, M.Dalpé a émis l’hypothèse que la FTQ “se servait de la United" pour masquer sa déconfiture dans le domaine de la construction.Les permanents de la FTQ bourdonnaient d’activité à tous lès niveaux.Il était déjà acquis hier que les employés de service (hôpitaux et soutien scolaire) débraieraient, suivis des employés de commerce (alimentation au détail), des teamsters et vraisemblablement des métallos.Cela assure la participation d’environ 100,000 travailleurs au mouvement de grève générale et de nombreux autres doivent s’y ajouter au cours des prochains jours.On faisait remarquer, du côté de la FTQ, qu’aucun contact n’avait été pris encore avec les instances régionales et les syndicats de la CSN.Cela pourrait se produire toutefois si l’appui a la grève générale n’était pas accordé “en haut”.Les patrons, pour leur part, ne sont pas restés neutres nier devant la menace de grève générale.Le Conseil du patronat du Québec a invité tous les employeurs à poursuivre les syndicats qui se mettront en grève "illégalement’’ en réclamant des dommages pour “pertes de production”.Faisant état d’une abondante jurisprudence dans ce domaine au niveau des arbitres de griefs, le CPQ considère toutes ces poursuites “gagnées d’avance” et veut ainsi décourager les travailleurs de participer à ce qu’il qualifie de “tentative désespérée remis i syndicaux cause par les révélations de la Commis qua de certains chefs syndicaux remis en pa sion Cliche”.De son côté, l’Association des manufac turiers canadiens se dit d’avis qu’il s’agit d’une diversion politique de la part de FTQ pour faire oublier ses méfaits ~ sés.L AMC retient elle aussi que la a “ordonné" le débrayage et recommande des poursuites pour perte de productivité à cause du caractère illégal des manifestations prévues.Elle demande à ses membres d’avertir leurs syndicats respectifs des conséquences de ces arrêts de travail de façon à rendre les organisa* lions syndicales “responsables” de lean actions.Iæ NPD-Québec a évidemment donné un tout autre son de cloche.Son président, M.Henri-François Gautrin, s’est prononcé pour l’imposition d’une solution “d’autorité” et “équitable” au conflit de la United Aircraft.Il rejette sur l’inaction gouvernementale la responsabilité de l’affrontement en vue la semaine prochaine et dénonce en termes virulents “la brutalité sans nom dont preuve les policiers à l’occasion pation de ( usine par un petit groupe de travailleurs bafoui .17 mal.par la Praaaa Canadienne L’heure avancée était adoptée pour la première fois dans l’histoire, et ce en Grande-BreUgne, il y a 59 ans aujourd’hui - en 1916.Le dimanche suivant, toutes les horloges étaient avancées d’une heure.A l’origine, cette mesure visait à accorder plus d’heures de loisirs aux travailleurs après leur journée de travail.Malgré les protestations des agriculteurs, cette formule connut beaucoup de succès et de nombreux pays suivirent l’exemple de la Grande-Bretagne.1792 — Fondation de la Bourse de New York.1814 — Proclamation de l’indépendance de la Norvège.\ 1940 — Les troupes allemandes occupent Bruxelles.1949 — La Grande-Bretagne reconnaît l’indépendance de l’Irlande.1954 — La Cour suprême des Etats-Unis déclare inconstitutionnelle la ségrégation dans les écoles.1973 — La commission sénatoriale d’enquête commence ses auditions sur l’affaire Watergate.RÉAL CAQUETTE lions de chef, en octobre 1971, en récoltant au-delà de 80 p.c.des votes des délégués, à Hull.Son état de santé s’est détérioré depuis quelque temps au point qu’il dut retarder d’une semaine le début de la campagne électorale en 1974, après avoir été pris de faiblesse.La déconfiture que connut le Parti cré-ditiste du Québec après que M.Caouette eut presque imposé le choix de M.Yvon Dupuis comme chef, et le recul du Crédit social du Canada aux élections du 8 juillet 1974 ne sont certes pas étrangers à la période de réflexion de la figure légendaire du créditisme au pays.Ni l’un ni l’autre des candidats éventuels à la succession de M.Caouette n’avait postulé le poste de chef, au congrès de 1971, mais M.Matte avait appuyé publiquement M.Phil Cossette, alors president de l’exécutif québécois du Créait social, contre M.Caouette.De plus, quand M.Caouette était subitement tombé malade au début de la campagne électorale de juillet dernier, M.Matte avait immédiatement offert ses services pour le remplacer, ce qui lui valut une remontrance publique de la part de son chef.Depuis le début de la première session du nouveau gouvernement Trudeau, le député de Champlain a brillé plus souvent qu’à son tour par son absence à la Chambre.Mais, cette semaine, il a effectué un retour aux Communes et sa participation aux travaux de la Chambre a été grande.C’est un secret de polichinelle que M.Caouette souhaiterait voir son fils Gilles prendre la relève du leadership mais la défaite du fils dans Charlevoix, le 8 juillet dernier, porterait un dur coup à ses chances de combler le voeu du père.Gilles dirige présentement le centre de recherches et de documentation du parti, à Ottawa, ce qui lui permet de se tenir très au fait de l’actualité politique mais il semble que la majorité des députés et peut-être des organisateurs aimeraient voir une autre personne qu’une de la famille Caouette.à la tête du parti.Depuis au-delà de 35 ans, le mouvement crédltiste au Canada, davantage au Québec, a été identifié à la personne de M.Caouette et on parle souvent plus du “caouettisme” que du créditisme.Une des craintes précisément du chef Caouette est de voir disparaître à toutes fins pratiques le parti créditiste de la ' scène politique fédérale.LES ENTREPRENEURS En vertu de la future loi, nul ne pourra utiliser le titre d’entrepreneur, ni exercer en cette qualité, à moins de détenir une licence, laquelle indiquera les catégories de travaux de construction que le titulaire est autorisé à exécuter ou à faire exécuter.Pour pouvoir obtenir une licence ou pour habiliter à cet égard une société ou corporation, les personnes physiques (sic) devront— • démontrer à la Régie qu elles possèdent l’expérience technique ou professionnelle requise pour se valoir la confiance du public; • établir leur solvabilité et fournir les garanties financières déterminées par règlement, probablement par un cautionnement ou “bond”; • avoir été exempt de toute condamnation, dans les cinq ans précédant la demande, pour l’une des infractions suivantes; négligence criminelle qui a causé la mort ou des lésions corporelles à un travailleur; fraude; malversation ou détournement de fonds.• être majeures et avoir une connaissance d’usage de la langue française pour l’exercive du travail envisagé.Sur plainte écrite, la Régie peut suspendre ou annuler toute licence, pour diverses raisons, notamment si le titulaire ne remplit plus les conditions nécessaires, est insolvable, ne satisfait pas aux exigences de la loi et des règlements, ou les a enfreints.Il peut y avoir appel au Tribunal du Travail de toute décision de la Régie, et la météo a on de Chibougamau: Généralement en-!.Ennuagement en soirée.Maximum prés de 13.Aperçu pour dimanche: Pluie passagère.• Régions de l’Outaouais, de Montréal, de Pontfac-Témiscamingue, des Laurentides: Généralement ensoleille.Maximum près de 20.‘ dimanche: Passages nuageux et Régions de Québec-Trois-Rivières, des Cantons de l’Est: Généralement ensoleillé.Maximum près de 21.Aperçu pour dimanche: Passages nuageux et plus chaud.• Régions de Baie-Comeau, de Sept-Iles, de Rimouski, de la Gaspésie: Généralement ensoleillé.Maximum de 12 à 14.Aperçu pour dimanche Généralement ensoleillé toute décision rendue par le Tribunal sera sans appel.Toute licence deviendra nulle du fait de la faillite de son titulaire ou de la personne physique habilitant le titulaire à détenir la licence.En plus des entrepreneurs, les constructeurs-propriétaires, ainsi que le suggérait le rapport Cliche, devront obtenir une licence, limitée aux travaux envisagés et à leur durée.La Régie pourra émettre un certain nombre de règlements, mais avec l’approbation du conseil des ministres, concernant entre autres le cautionnement, les garanties financières, les pouvoirs des inspecteurs.Quiconque commet une infraction à la loi et aux règlements est passible, en outre du paiement des frais, d’une amende pouvant aller jusqu’à fl,000 pour un individu, et jusqu’à $2,000 par jour pour une corporation, selon les cas.La Règle peut également s’adresser à un Tribunal civil pour recouvrer les droits payables en vertu de la loi et des règlements.Le projet de loi 33 a été adopté en première lecture à l’unanimité des membres présents, soit 74 députés.Il manquait 35 députés ministériels, soit un peu plus du tiers de la députation ministerielle.Dans son rapport, la Commission Cliche signale que les divers groupes d’em- ^rs réclament depuis quinze ans une la qualification professionnelle; le seul geste du gouvernement québécois en ce sens fut le projet de loi 51 de 1969, présenté par M.Maurice Bellemare.Le projet est resté sur les tablettes, de meme que d’autres, dont l’un a même suscité raccord du Conseil consultatif du travail et de la main-d’œuvre, il y a déjà deux ou trois ans.“La Commission ne comprend pas qu’une loi de ce caractère n’ait pas encore été adoptée”, lit-on dans le rapport, qui reprend les grandes lignes du projet de 1974 lui-même repris dans le projet de loi 33.La Commission estime que la mise en oeuvre rapide d’une telle loi entraînera des effets bénéfiques pour le travailleur de la construction et le grand public, pour le “petit” utilisateur comme pour le “grand” propriétaire.Ce projet complète le quatuor des quatre “bills’’ que le gouvernement juge prioritaires dans la mise en oeuvre du rapport Cliche.GULF OIL troupe de près de 13.Aperçu po près de nuageux.Haute-Mauricie, du Lac St-ensoleillé.Maximum Aperçu pour dimanche: Plutôt la compagnie a acheté un hélicoptère de 110,000 dollars pour le général Barrientos alors qu’il faisait campagne pour la présidence en 1966, a-t-il dit.Le général, décédé depuis, avait ensuite demandé et obtenu deux contributions de 240,-000 et 110,000 doüars.Le programme d’éducation publique auquel Gulf a donné 50.000 dollars visait “à une meilleure compréhension par les Américains du conflit israélo-araoe”, a poursuivi M.Dorsey.Q a précisé que le versement avait été effectué par rinter-médiaire d’une banque de Beyrouth.Les révélations de M.Dorsey ont été faites devant la sous-commission sénato* riale des sociétés multinationales, présidée par le sénateur Frank Church.Celle-ci va effectuer cet été une enquête publique sur les contributions politiques et pots-de-vins versés par plusieurs sociétés américaines et qui ont été révélés, au cours des dernières semaines à la suite d’enquêtes effectuées par la commission fédérale des bourses et des valeurs.La liste de ces sociétés n’est pas longue, mais elle comprend quelques r‘grands noms” de l’industrie américaine: United Brands, Gulf Oil, Northrop, Ashland OU, Phillips Petroleum.Elle pourrait s’allonger dans le proche avenir.Si les autres parlent aussi ouvertement que M.Dorsey, leurs révélations feront du bruit.La déclaration de M.Dorsey est particulièrement embarrassante pour le gouvernement sud-coréen.Le patron de la Gulf Oil, a bien dit que si la compagnie a alimenté les caisses électorales du parti républicain démocratique, c’est sous la contrainte.Cette révélation intervient à un moment où les milieux libéraux des Etats-Unis accusent le président Park Chung Hee d’imposer en Corée du sud un régime de plus en plus dictatorial.Elle n’est pas de nature à atténuer ces critiques.Elle blanchit par contre complètement le Venezuela et l’Equateur, pays qui avaient été soupçonnés d’avoir été les bénéficiaires de la contribution de 4 millions de dollars lorsqu’elle avait été révélée il y a une quinzaine de jours.Pour sa part, le président du conseil d’administration d’Êxxon, M.Kenneth Jamieson, a révélé jeudi aux actionnaires de la société que celle-ci avait effectué des contributions aux caisses électorales de partis politiques au Canada et en Italie mais a ajoute que ces contributions étaient légales.Il a précisé qu’aucun versement n’avait été effectué en Amérique latine.Les révélations en série des dernières semaines ont provoqué des réactions mitigées dans l’opinion publique américaine.Certains y ont vu une preuve supplémentaire de l’avidité des entreprises multinationales, prêtes à “acheter” n’im-porte qui pour défendre ou accroître leurs intérêts économiques.D’autres, sans doute les plus nombreux, ont fait remarquer que les affaires sont les affaires et que dans bien des pays du monde on ne peut traiter un marené sans pourboires et dessous de table.Les déclarations de M.Robert Dorsey montrent que, dans certains cas au moins, les entreprises américaines paient parce qu’elles ne peuvent faire autrement.Le président du conseil d’administration de Gulf OU a d’ailleurs demandé à la sous-commission de préparer un projet de loi interdisant aux entreprises américaines de teUes contributions.“Une telle règle dans nos livres nous permettrait de résister plus facilement aux intenses pressions dont nous sommes l’objet de temps à autre”, a-t-il dit aux sénateurs.Les entreprises américaines ne sortiront pas immaculées de ces révélations.Légalement, elles sont coupables, non d’avoir versé des contributions politiques à l’étranger, ce qui n’est pas un crime devant la loi améneaine, mais de les avoir camouflées alors que la législation sur les sociétés les oblige à rendre compte à leurs actionnaires de l’utilisation de leurs deniers.Les poursuites de la SEC se terminent le plus souvent par un accord aux termes duquel le “coupable” s’engage à ne plus recommencer.Si la liste s'allonge, la SEC pourrait toutefois décida: de montrer les dents et de traîner les compagnies devant les tribunaux.Il ne faut pas oublier que plusieurs compagnies et nombre de leurs di- m $ Æ",'/ j f $ y V/;' ' / ’ '/•*'* 1 m i Wmm- ^ ¦> J.‘•’H*-Vî ¦y -r.• /Tv L’équipage du navire “Greenpeace V” lancé dans une campagne de conservation des baleines du Pacifique a aperçu les deux premiers cétacés depuis le départ de Vancouver à quelques milles seulement au large de la côte, hier.(Têléphoto PC) rigeants ont déjà été condamnés à de lourdes amendes pour les contributions illégales faites à la campagne électorale de 1972 aux Etats-Unis.JOHN TURNER vernement n’avait pas fait de grands efforts pour expliquer à la population la raison d’être de ces augmentations.’^ Aux Communes, M.Turner a dû se défendre d’une série d’interprétation très “larges” des propos qu’il avait tenus la veille en Ontario de la part des députés de l’Opposition.Ainsi à M.Stanfield qui lui demandait si son budget modérément expansionniste de novembre ferait place à un autre budget encore plus expansionniste puisque le taux de croissance de l’économie canadienne à atteint le “degré zéro”, le ministre des Finances s’est refusé à dire si le prochain budget serait encore plus expansionniste, donc fortement déficitaire.Avant de décider quel niveau de dépenses nous allons adopter pour l’année, devait dire en substance, M.Turner, nous devons analyser les effets de l’inflation sur nos dépenses antérieures et voir la sévérité des distorsions qui en ont résulté.Se faisant analyste, M.Turner a expliqué à un M.Gillies (le député torontois a dû assumer la responsabilité de l’échec de la campagne conservatrice au sujet du contrôle obligatoire des prix et des salaires) que la poussée inflationniste des années 1973 et 74 reposait sur l’insuffisance de l’offre devant la demande mondiale, particulièrement en ce qui concerne les produits de base.“Aujourd’hui, de dire le ministre, l’inflation prend racine dans une poussée incontrôlée des coûts de production et la -1-’* député de Don Val- ley, et acceptée par M.Stanfield en 1973-74, comportait trois défauts: c’était la mauvaise solution au mauvais moment pour guérir de mauvais maux.” Quant à la question des investissements étrangers en sol canadien, M.Turner s’est dit favorable à une entrée de capitaux qui viendrait soulager un déficit anticipé de la balance courante de $4 à $5 milliards cette année.Cela ne signifie en rien, devait préciser le ministre, que nous ayons modifié notre position quant à la Loi sur l’examen des investissements étrangers dont la seconde partie (celle portant sur les investissements directs en sol canadien) n’a toujours pas été proclamée par le gouvernement Trudeau.Les récentes déclarations du ministre des Finances et l’allure particulièrement accélérée que prennent les discussions au sujet du lancinant problème inflationniste tendent à confirmer un certain raidissement de la part de M.Turner.Son échec à rallier les grands agents économiques à sa thèse d’un contrôle volontaire des prix et des salaires lui donne peu de choix.On laisse cependant entendre que M.Trudeau ne verrait pas d’un bon oeil un budget “trop équilibré” qui rognerait sur nombre de projets ministériels, créant ainsi un climat malsain parmi les membres du cabinet.Pendant ce temps, M.Turner poursuit ses consultations mais ses interlocuteurs ont changé de visage.BLOC-NOTES Suit* d* la pag* 4 les vols par prise d’otage, il ne faut pas reculer à tuer la femme du gérant en même temps que ses ravisseurs.Ceux-ci sauront qu’ils n’ont plus rien à gagner derrière ce fragile bouclier, et ils y renonceront.Quant à ceux qui n’y renonceraient pas, il suffira qu’on rétablisse pour eux la bonne vieille peine de mort.Plutôt que de risquer l’échafaud s’ils sont pris et identifiés par leur victime, certains voleurs iront peut-être jusqu’à tuer leurs otages?Qu’importe! C’est la société qui compte et son argent.i:Xi t .'ï'.p.sfl V ‘fi 3?En attendant, que les gérants de caisse populaire montrent le judo à leur femme.Ça coûte moins cher que d’éduquer les policiers et de civiliser les prisons.COOPÉRATION Suita da la pag* 5 d’un prestige certain.Ce prestige est dû au comportement des Canadiens qui n’ont ni l’arrogance des anciens coloniaux ni l’agressivite des Américains et des Allemands.Il est aussi dû au fait que le Ca- nada fut l’un des seuls pays à ne pas interrompre son aide au Ghana lorsque celui-ci connut des difficultés financières il y a quelques années.Cependant le Canada commence à avoir des intérêts économiques importants en Afrique.Il ne faudrait pas qu’il laisse ces intérêts le détourner de l'aide au développement, qui est la porte par laquelle il est entré en Afrique.Les Africains ne sont pas naïfs.Ils connaissent le potentiel de leur continent.Ils savent que ceux qui “aident” ont déjà besoin ri'eux Le front commun de Joliette appuie le rapport Cliche que le gouvernement “déforme” par Louis-Gilles Francoeur Le front commun le plus articulé du Québec, celui des travailleurs des trois centrales de la région de Joliette, a accusé hier le gouvernement Bourassa d’avoir “déformé” le rapport Cliche, en modifiant à son gré l’ensemble cohérent proposé par les commissaires dans le but d’en faire le prétexte d’une répression' policière massive.Affirmant leur appui au commissaire Guy Chevrette, originaire de cette région, les membres du Front commun de La-naudière ont reproché tout particulièrement au gouvernement d’avoir agi avec précipitation, avant que les travailleurs aient pu lire le rapport, et demandent le retrait des lois 29 et 30.Les syndiqués, qui se disent favorables au rapport dans son ensemble s’opposent à l’utilisation “hors contexte” taines résolutions.Selon les syndiqués de Joliette, le gouvernement doit convoquer au plus tôt une commission parlementaire, ou les travailleurs pouront se faire entendre et restaurer ainsi le sens premier du rapport Cliche, Les centrales sont pour leur part invitées à étudier le document en profondeur et à s’organiser pour faire face à la son ensemble s’opposent s” et fragmentaire de cer- stratégie libérale “qui vise à diviser les travailleurs".Une première décision en ce sens a été prise par la CSN, qui tient en fin de semaine une session d’étude intensive dans la Vieille Capitale pour examiner le rapport Cliche dans son ensemble, reviser la stratégie adoptée à ce jour sur cette question, et aussi définir la position de la centrale, face au mot d’ordre de grève générale de la FTQ.La CSN avait été la première centrale à se prononcer sur les recommandations du rapport Cliche, et ce dès le lendemain de la publication du document.Selon une source digne de foi qui a participé à la rencontre visant à définir la position de la centrale, la très grande majorité des personnes présentes n’avaient pas lu le rapport au moment de leur décision, chacune n’ayant en main que le texte des recommandations.La FTQ, n articulièrement visée par le rapport, s’était donnée au moins 48 heures pour élaborer sa position, Le communiqué de presse de la CSN contenait même des erreurs factuelles, qui indiquaient bien avec quelle rapidité ses auteurs avaient consulté les textes à leur disposition.Accusation de voies de fait graves après un passage à tabac aux chantiers des JO Une accusation de voies de fait grave a été portée hier devant le juge Maurice Rousseau contre Raymond Fergusson.La poursuite s’est opposée à la remise en liberté immédiate de Fergusson qui serait, selon la plainte, l’un des trois hommes qui ont battu, sur les chantiers olympiques, un dénommé Gerard Smith, ancien agent d’affaires d’un syndicat de la ville de Québec.Le passage à tabac s’est produit le 24 avril sur l’emplacement des Jeux olympiques.Fergusson, qui habite Saint- Bruno, subira mardi son enquête sur cautionnement.Le prévenu est relié au syndicat des opérateurs de machinerie lourde et, suivant le rapport de police, on est toujours à la recherche de deux autres prévenus qui auraient assailli Smith en lui déclarant qu’il (Smith) ne ferait pas à Montreal ce qu'il avait déjà fait à Québec — on n’en sait pas plus pour l’instant sur le sens de cette allusion.Gerard Smith avait travaillé quatre jours seulement sur les chantiers des Jeux Olympiques avant d’être laissé inconscient et blessé par trois hommes, au nombre desquels se trouvait Fergusson, d’après le rapport de police.Aide à la main-d’oeuvre agricole désavantagée Le ministre québécois de l’Agriculture, M.Normand Toupin, a annoncé hier à Québec que le gouvernement québécois poursuivra cet été l’application du programme dit “d’entraînement de la main-d’oeuvre agricole désavantagée” par l’octroi de subventions aux agriculteurs-employeurs désireux d’engager des assistés sociaux ou des chômeurs pour la période estivale.L’an dernier, quelque 650 assistés sociaux et agriculteurs marginaux ont occupé un emploi chez un agriculteur pour la période allant de juin à octobre.La subvention maximale que le gouvernement peut accorder à un agriculteur est de $10,800.Chaque employé doit recevoir, en vertu du programme, un salaire maximum de $90 par semaine ou de $2,700 par année.* * ; M 'v' CanadaSO Trois timbras commémorant un sautaur à la porche, un* spécialiste de coursa à obstacles at un coureur de marathon seront mis en vanta la 11 juin prochain.Un total da 36 millions de timbres seront imprimés: 14 millions de deux cents, 12 millions de 25 cents et 12 millions d* 90 cents.(Téléphoto CP) < 1 w DEVOIR Montréal, samedi 1 7 mai 1975 M.Ernest Cormier porte la médaille d’officier de l'Ordre du Canada après son inves-titude, hier, à Montréal, par le gouverneur général, M.Jules Léger.M.Cormier, qui est âgé de 90 ans, est architecte et ingénieur professionnel.• (Photo CP) L’inhabilité à occuper une fonction syndicale pour motif de casier judiciaire est réduite à cinq ans La présomption de culpabilité s’appliqueraaussi aux patrons par Gilles Lesage QUEBEC — En cas de lockout pendant la durée d’un décret, il y aura présomption de culpabilité de la part de l’employeur.D’autre part, l’inhabileté à occuper une fonction syndicale est réduite à une durée de cinq ans, mais le nombre de crimes prévus a été lourdement augmenté.Telle est la teneur de deux des principaux amendements que le ministre du Travail a lui-même présentés hier, au moment où la commission parlementaire entreprenait l’étude du projet de loi 30 modifiant la loi sur les relations du travail dans l’industrie de la construction.Cette étude a à peine été amorcée et elle ne reprendra que mardi prochain, ce qui, selon toute vraisemblance, repousse à la dernière semaine de mai la première séance publique pour étudier avec tous les intéressés l’ensemble du rapport Cliche, du moins les chapitres autres que ceux qui concernent les quatre projets de loi présentés cette semaine.L’article 1 du projet de loi 30 rend inhabile à agir comme dirigeant ou représentant syndical, comme agent d’affaires ou délégué de chantier, une personne trouvée coupable de divers actes.Les actes prévus dans le projet original étaient les suivants: assaut infligeant des blessures corporelles, vol, vol par effraction, intimidation, trafic de narcotiques, incendie criminel ou conspiration pour commettre un de ces actes.D’autres crimes plus graves valaient une exclusion perpétuelle du syndicalisme, qui disparait avec la modification d’hier.Mais M.Cournoyer a ajouté à la liste initiale les actes suivants: voies de fait simples, chantage, méfait, meurtre, tentative de meurtre, homicide involontaire coupable, vol qualifié, extorsion, détournement de fonds, avoir causé intentionnellement des lésions corporelles dans l’intention de blesser, de mutiler, de défigurer une personne ou de mettre en danger la vie d’une personne, enlèvement.Tous ces motifs d’exclusion valent pour cinq ans après le terme d’emprisonnement ou la date de la condamnation.Le ministre propose par ailleurs un tout nouvel article 2 qui met sur le même pied employeurs et employés en cas de lock-out, de grève ou de ralentissement de travail pendant la durée d’un décret.Ainsi, la présomption de culpabilité prévue pour les travailleurs sera la même pour l’employeur.“Nulle association d’employeurs, nul employeur, nul administrateur, dirigeant ou représentant d’une telle association ou d’un employeur ne doit ordonner, encourager ou appuyer un lock-out pendant la durée du decret ou y prendre part.“Dans une poursuite par suite d’un tel lock-out, la preuve incombe au prévenu qu’il ne l’a pas ordonné, encouragé ou ap puyé ou n’y a pas participé.” Le projet modifié ajoute que toute poursuite pour contravention à cet article de la loi ne pourra être intentée que par le procureur général ou par toute personne que ce dernier autorise généralement ou spécialement à cette fin.Le PQ propose, lui, que disparaisse la présomption de culpabilité, mais la discussion sur ce sujet ne se fera que mardi, en présence du procureur-général, M.Jérôme Choquette.Les débats sur la fonction de délégué de chantier, au coeur de bien des malaises, seront probablement les plus ardus, mardi.Hier, le député libéral de Montmorency, l’ingénieur Marcel Bédard, a proposé que 90 pour cent des travailleurs en cause doivent prendre part à l’élection du délégué, par scrutin secret et sous la surveillance d’un fonctionnaire du ministère du Travail.Pour être élu, un délégué devrait obtenir la majorité absolue des travailleurs présents.Et le ministre Cournoyer et le chef de l’Opposition, M.Jacques-Yvan Morin, ont soulevé des objections sérieuses à ces règles contraignantes, les estimant fort peu réalistes.Le projet de loi 30 interdit par ailleurs à l’employeur d’intimider un salarié pour son appartenance syndicale; l’employeur devra prouver que c’est pour un motif juste et suffisant qu’il n’a pas embauché ou qu’il a mis à pied, congédié ou déplacé un salarié.Le projet édicte de plus des pénalités pour le don ou l’acceptation de pots-devin, pour contravention aux règles concernant l’étiquette syndicale et pour occupation illégale d’une fonction.L’urgence qu’il y avait mardi à faire adopter les projets’de loi 29 et 30 a subitement fondu hier avec la sanction du projet 29 relatif à la tutelle de certains syndicats.Tant et si bien qu’au début de l’après-midi, les travaux sessionnels ont été ajournés à mardi matin.Lord Killanin semble inquiet de la situation par Guy Deshaies Le président du Comité international olympique, lord Killanin.a laissé entendre, nier, à Rome, que les jeux Olympiques de 1976 seraient présentés ailleurs qu’à Montréal si Montréal ne réussissait pas à respecter son échéancier.Pendant ce temps, à Montréal, le COJO, en même temps que les associations patronales de la construction, invitaient les ouvriers à reprendre le travail et fixaient à lundi l'ouverture du chantier du Village olympique et à jeudi celle du stade.Lord Killanin, oui a réitéré sa foi au succès des Jeux de Montréal, a déclaré qu’il attendait le rapport du COJO qui sera présenté au CIO le mercredi 21 mai à Lausanne, jour qui a été choisi par la FTQ pour déclencher un vaste mouvement de débrayage général pour appuyer les travailleurs en grève à la Pratt and Whittney (ex-United Aircraft).Interrogé relativement aux grèves qui ont paralysé au moins trois fois les travaux sur le site des Jeux à Montréal depuis le début, lord Killanin a tenu à dire que les Olympiades intéressaient d’abord Morgentaler choisit Waterloo Le Dr Henry Morgentaler a été transféré cette semaine de la prison de Bordeaux au Centre de détention à sécurité minimum de Waterloo.Un porte-parole du Centre de détention a déclaré hier que ce transport a été effectué à la requete même du Dr Morgentaler.Le Dr Morgentaler purge actuellement une sentence de 18 mois de prison pour avortement illégal.Une douzaine d’autres accusations similaires ont été retenues contre lui.Waterloo est située à 60 milles au sud de Montréal.les athlètes et le public et non pas une ville en particulier.Il a affirmé que le CIO, du moins jusqu’à présent, tenait toujours Montréal pour le lieu des Jeux de 1976.Selon une récente étude de l’Associated Press aux Etats-Unis, les villes de Mexico, Téhéran et Los Angeles pourraient organiser les Jeux de 1976 à court terme le cas échéant.A Rome, une délégation de l’Iran à l’assemblée des comités nationaux olympiques a invité les membres du CIO à visionner un film sur les installations de Téhéran où se sont tenus l’an dernier les Jeux asiatiques.Les Iraniens ont toutefois démenti une nouvelle parue dans un quotidien de Rome, hier, voulant que le gouvernement iranien sollicite du CIO la tenue des Jeux de 76 face aux difficultés d’exécution des travaux à Montréal.D’après des porte-parole syndicaux consultés au sujet de la progression des travaux, les jours perdus par les grèves sont facilement rattrapables en 14 mois.Cependant, sur la scène internationale et parmi les dirigeants du COJO, on se demande avec inquiétude s’il n’y aura pas d’autres grèves dans l’avenir qui, cette fois, pourraient compromettre sans rémission la présentation des XXIe Olympiades du 17 juillet au 1er août 76.De toute manière, le CIO devra prendre une décision finale au cours des prochains jours et rien n’interdit de croire que les déclarations des premiers ministres Trudeau et Bourassa voulant que l’ordre social passe avant les Jeux ne seront pas examinees par le Comité international.Selon le directeur des communications du COJO, M.Raymond Beauchemin, le fait de renoncer aux Jeux serait “un terrible affront de la part du Canada qui donnerait à croire qu’il n’y a pas de sécurité au Québec”.« Ksï:':.;:-» iilli *'* * Rt un sfthriâf toutes lot i il* l« ministère >s du Québec Affaires I \ m ____ ««M 01êm 'ÏY Le gouvernement doit trouver des tuteurs QUEBEC (par Gilles Lesage) — Le projet de mise en tutelle gouvernementale de trois syndicats de la FTQ-Construction (bill 29) a reçu hier la sanction vice-royale, mais l’opération la plus délicate et la plus difficile reste à faire: le choix d’au moins sept tuteurs et la mise en oeuvre des pouvoirs que la loi leur confère.La nouvelle loi met en tutelle les locaux 144 (plombiers), 791 (opérateurs de machinerie lourde) et 1677 (électriciens) de la FTQ-Construction, objet de lourds reproches de la part de la Commission Cliche; elle prolonge de trois ans la tutelle, décrétée l’an dernier, des ouvriers d’ascenseurs de la même centrale.La loi institue un conseil d’administration pour chacun des syndicats; ce conseil est composé d’un président et de deux autres membres nommés par le conseil des ministres.En principe, il faut donc trouver neuf tuteurs.Mais le gouvernement aurait l’intention de nommer un seul président pour chacun des trois conseils, de telle sorte qu’il n’aurait que sept personnes à Desjardins poursuit Bourassa QUEBEC (PC) — André Desjardins a déposé une plainte hier, en Cour des sessions de la paix, contre le premier ministre Robert Bourassa, l’accusant d’avoir divulgué l’existence de son casier judiciaire.La plainte a été déposée auprès du juge en chef Albert Dumoutier qui a ordonné la tenue d’une pré-enquête le 27 mai.L’ancien directeur de la FTQ-Construction est représenté par Me Michel Proulx, de Montréal, et Me Jacques Bouchard, de Québec.La teneur exacte de la plainte n’a pas été rendue publique, en attendant que M.Bourassa en prenne connaissance.Me Proulx a cependant révélé que la plainte était portée en vertu de la loi sur le casier judiciaire.Le premier ministre aurait enfreint cette loi, vendredi dernier, au cours d’une conférence de presse.Les peines maximales prévues pour cette offense sont de six mois de prison ou $500 d’amende, ou les deux à la fois.Une pré-enquête se déroule à huis clos, a expliqué le criminaliste montréalais.nommer.Il est possible aussi que cette mesure s’applique également aux syndicats des ouvriers d’ascenseurs, les pouvoirs du président s’étendant aux quatre syndicats visés par la Commission d’enquête royale.Mais qui acceptera, dans les circonstances actuelles, cette tâche titanesque, surtout celle de président?Depuis quelques jours, il y a, à divers niveaux, un chassé-croisé de contacts, de rencontres et d’appels téléphoniques.Le premier ministre, M.Bourassa, le ministre du travail, M.Cournoyer, et leurs adjoints respectifs, de même que le ministre de la Justice, M.Choquette, se donnent la fin de semaine pour former ces conseils.Leur objectif est d’établir un équilibre entre des personnalités syndicales et des experts indépendants, universitaires, fonctionnaires et autres.Beaucoup d’appelés, mais peu d’élus, peut-on dire sans risque d’erreur.Il semble qu’aucun des trois commissaires, MM.Cliche, Chevrette et Mulro-ney, ne soit disponible pour la mise en oeuvre d’une recommandation centrale de leur rapport de 600 pages.En revanche, bien qu’il se soit refusé à associer officiellement la FTQ à ses démarches, ainsi que l’Opposition le lui demandait, M.Cournoyer maintient les contacts les plus importants, quoique officieux, avec les meilleurs éléments de la centrale et même avec la “maison-mère’’ d’Ottawa, le Congrès du Travail du Canada.Plusieurs noms de personnes aptes à être appelées “sous les drapeaux’’circulaient déjà hier dans les milieux gouvernementaux, mais sans que l’on sache trop si elles avaient été contactées ou si l’on y songeait seulement.Parmi les noms mentionnés, il y a ceux de MM.Guy Marcil, ex-président de la Fraternité des policiers de Montréal, Claude Mérineau, sous-ministre adjoint au ministère du Travail et ex-secrétaire général de la FTQ, Lucien Bouchard et Gilles Guèvremont, procureur chef et procureur de la Commission Cliche.Quant au projet de loi lui-même, il a reçu hier l’assentiment final de 66 députés libéraux et de l’indépendant Guv Leduc.Seuls huit députés de l’Opposition ont voté contre, tandis que le chef credi-tiste Camil Samson a stratégiquement quitté la Chambre juste avant le vote.“Camil connaît les goûts du peuple”, a commenté M.Bourassa, tandis que M.Maurice Bellemare qualifiait le député de Rouyn-Noranda d’agent double et ajoutait: “Il est bien docile au premier minis- week-end SAMEDI Congrès de la Fraternité inter-provinciale des ouvriers en électricité, à l’hôtel.Holiday Inn, 6500, Côte-de-Liesse.• Colloque au cégep de Limoilou sur le capitalisme, organisé par des militants et militantes de syndicats et groupements populaires de la région de Québec.• Colloque sur le développement agro-touristique au collège de Sherbrooke.• , Symposium 75 sur la femme d’aujourd’hui, organisé par le Front commun pour le respect de la vie, à l’Oratoire Saint-Joseph, Thème: "La dignité de la femme dans la liberté".• Congrès de la Fédération des sociétés d’histoire ou Québec, au Centre municipal des congrès de Québec.• Troisième congrès de l’Institut polonais des arts et des sciences, au pavillon Stephen Leacock de l’université McGill.• A 20h, partie de cartes au profit des oeuvres de la paroisse Saint-Pierre Apôtre, 1323.bd Dorchester est.DIMANCHE Congrès régional libéral — région Jean-Lesage — à l’école polyvalente Donnacona, 320, rue de l’Eglise, Donnacona.• A 13h, rencontre des communautés de base de la région métropolitaine, à la Villa Saint-Martin, 9451, bd Gouin ouest, Pierrefonds.• A 16h, au local des Ateliers d’éducation populaire, 350, rue Boucher, débat sur la formation d’un front uni national pour libérer Haiti de la dictature des Duvalier.• A 20h, au Plateau, parc Lafontaine, fête de la paix au Vietnam, en présence d’une délégation de l’Union des femmes du Vietnam.• LUNDI A 13h30.défilé automobile depuis l’aréna Ahuntsic, 10105, rue Saint-Hubert, jusque devant l’église de Saint-Eustache où des fleurs seront déposées à la mémoire du patriote Jean-Olivier Chénier.• A 20h, assemblée organisée par Les Chevaliers de l’Indépendance, à la salle IX, 750, me Roy est.afin de dénoncer l’inauguration des jeux Olympiques de Montréal par la Reine tre.” “Non, répond le premier ministre, il sait ce que le peuple veut.Ecoutez ce que les gens disent dans vos comtés, vous allez voir.” Dans les dernières minutes du débat, MM.Burns, Bellemare et Roy ont à nouveau tenté, mais en vain, de renforcer la tutelle syndicale, de lui donner des dents, plutôt que d’imposer une tutelle gouvernementale qu’ils estiment promise à l’échec le plus lamentable.Fort de son expérience, le chef de l’UN a déclaré que la loi est pleine de trous et que le gouvernement n’est pas au bout de ses peines avec les malaises syndicaux.S’ils n’ont pas réussi à faire modifier la nature de la tutelle, les députés de l’Op-postion ont quand même pu faire accepter quelques amendements mineurs, dont l’un qui réduit les pouvoirs impartis au conseil d’administration de la tutelle.De même, le pouvoir dévolu aux tuteurs de modifier les statut et règlements des syndicats en tutelle doit servir à en rendre le contrôle plus démocratique et a “assurer la participation des travailleurs”.Au plus tôt, la tutelle ne pourra entrer en vigueur avant le milieu de la semaine prochaine, soit en même temps que la ’‘journée d’étude” décrétée par la FTQ.Grève du zèle des policiers à Saskatoon SASKATOON (CP) — Les policiers de Saskatoon font la grève du zèle depuis hier pour obtenir que le processus de négociation de leur contrat de travail, expiré à la fin de 1975, soit accéléré.Cette décision a été prise lors d’une assemblée énérale de la police métropolitaine de askatoon, jeudi.Le secrétaire de l’Association des policiers, le sergent Henry Valida, a déclaré hier que le ralentissement de travail se poursuivra tant que la Ville n’aura pas fait une offre salariale “négociable”.CICJEP présenté par CENTRE O INGENIERIE NORDIQUE conjointement avec Imperial Oil Mercredi, le 28 mai, 2° PM Ecole POLYTECHNIQUE Salle B-316 Campus de T Université de Montréal CÉLÉBRATION DE LA VICTOIRE DU PEUPLE VIETNAMIEN La victoire du peuple vietnamien est aussi la victoire de nous tous.Venez la célébrer avec nous en présence de deux délégations de la République du Sud-Vietnam.Au programme: • Comment Saigon, Ho Chi Min h ville, a été libérée, par M.Vo Tan Phat, chef de la Délégation du GRP de la RSVN (Vietnam du Sud.).• Contribution du Président Ho Chi Minh à la révolution vietnamienne, par Mme Phan Thi An, chef de la Délégation de RDVN (Vietnam du Nord).Chants et danses, théâtres, présentés par des artistes québécois, américains, chiliens et laotiens.Une pièce de théâtre dansante intitulée: "La révolte des Soeurs Trung", présentée par l'Union des Vietnamiens au Canada.DATE: DIMANCHE, 18 mai 1975, à 20 heures ENDROIT: Le Plateau, 3700, Calixa-Lavallée, Montréal L'Union des Vietnamiens au Canada et ses amis INVITATION A TOUS! Pour renseignements: 27S-6698 274-2799 x V 4 • Le Devoir, samedi 17 mai 1975 éditorial Les conditions d’une tutelle efficace ______Les séquelles du rapport Cliche- Quel Mordre social” Québec veut-il sauvegarder ?par CLAUDE RONDEAU Nonobstant les objections en provenance de milieux qui ne pouvaient guère que s’opposer professionnellement à toute forme de tutelle gouvernementale, le projet de loi 29, prévoyant la mise en tutelle de quatre syndicats affiliés à la FTQ-Construction, a reçu hier la sanction d’une forte majorité des députés à l’Assemblée nationale.A moins que les lois ne veuillent plus rien dire, l’adoption du projet de loi 29 signifie qu’à très brève échéance, c’est-à-dire dès le début de la semaine prochaine, la tutelle devrait être mise en route.Avant que soit définitivement franchie l’étape de l’entrée en vigueur de la loi, il importe d’examiner les conditions les plus aptes à faciliter l’instauration harmonieuse de la tutelle.• Il était nécessaire que la tutelle envisagée soit de caractère public.La FTQ, pour des raisons faciles à comprendre, aurait préféré une tutelle privée.Mais la gravité du mal mis au jour par la Commission Cliche militait en faveur d’une tutelle investie de l’autorité la plus forte, c’est-à-dire celle de l’Etat.On ne saurait se cacher, d’autre part, que la tutelle s’engage dans les conditions les plus difficiles qui soient.A l’occasion de la conférence de presse que donnait jeudi soir la FTQ, le signataire de ces lignes a pu causer avec de nombreux responsables de la Fédération et de ses syndicats affiliés.Il a pu constater que, dans le milieu de la FTQ, l’opposition à l’esprit et aux recommandations du rapport Cliche est beaucoup plus profonde qu’on ne serait enclin à le croire de l’extérieur.Les moyens dont disposent les intéressés pour faire obstacle à la tutelle ou, à tout le moins, pour réduire son efficacité, sont multiples et souvent subtils.Ce serait commettre une grave imprudence que de sous-estimer ce facteur.Aussi la première tâche du gouvernement au cours des prochains jours doit-elle consister à établir avec les dirigeants de la FTQ des contacts qui permettront d’assouplir au maximum l’instauration concrète de la tutelle.Le sujet qui vient d’abord à l’esprit dans cette perspective, c’est le choix des tuteurs qui devront être désignés sous l’empire de la loi.On avait compris que le gouvernement, en conformité avec la loi 29, serait appelé à former quatre bureaux distincts de tutelle.M.Bourassa a cependant fourni à ce sujet une précision qui pourrait se révéler capitale.Suivant l’interpretation du premier ministre, il serait en effet question de désigner d’abord une personne qui agirait comme président des quatre bureaux de tutelle, puis de lui ad- joindre, pour chaque bureau, deux membres différents.Cette interprétation paraît intéressante.Elle permettrait de choisir en premier lieu un président qui devrait idéalement venir d’un milieu extérieur à la FTQ.Cette personne pourrait être un juge versé dans les questions ouvrières ou encore un citoyen d’envergure également respecté des milieux syndicaux et du grand public.Rien ne s’oppose, bien au contraire, a ce qu’elle soit choisie après consultation avec la FTQ.Quant aux autres membres de chaque commission de tutelle, ils pourraient très bien être choisis parmi des personnes militant dans la FTQ ou agréées d’elle, et possédant une certaine expérience du syndicalisme et des problèmes de la construction.L’idéal serait que l’on eût quatre bureaux de tutelle capables d’inspirer confiance à la fois au grand public et aux milieux directement intéressés.Rien, dans la loi, ne s’oppose à ce que l’on procède de cette façon pour la désignation des tuteurs.• Après s’être formellement opposée à toute idée de tutelle gouvernementale, la FTQ laissait entendre juste avant l’adoption du projet de loi 29 qu’elle accepterait, à la rigueur, que le gouvernement institue une commission de surveillance chargée de superviser une tutelle qu’elle continuerait d’exercer elle-même.Cette formule ne pouvait être retenue, pour diverses raisons que nous avons longuement exposées jeudi.Devant le choix qu’a fait l’Assemblée nationale, la FTQ doit maintenant faire son lit à son tour.M.Louis Laberge déclarait jeudi qu’appelée à choisir entre l’appui du grand public (qui lui fait manifestement défaut dans l’affaire des syndicats de construction) et celui de ses organismes affiliés et de leurs quelque 330,000 membres, la FTQ préférait la seconde option.Ce principe vaut sans doute pour le cas de la United Aircraft, où la position de la FTQ aux yeux de l’opinion publique est d’ailleurs beaucoup plus favorable à la centrale.Appliqué à la loi de tutelle, il conduirait la FTQ à une impasse suicidaire.Pour peu que le gouvernement se montre disposé à instaurer et à réaliser la tutelle en collaboration avec la FTQ et non pas sur son dos, celle-ci a tout intérêt en effet à collaborer au fonctionnement harmonieux de la tutelle plutôt qu’à y faire obstruction.Pour les membres des syndicats concernés, il est clair qu’une tutelle harmonieusement exercée servira mieux leurs intérêts qu’une tutelle qui tournerait, faute de collaboration, en dictature.Les droits de ces membres ont été bafoués depuis des années.Il ne sera pas difficile, même sous le régime de la loi 29, de leur donner accès à une participation beaucoup plus responsable que par le passé.Pour la FTQ, la tutelle offre un autre avantage.La loi adoptée hier par l’Assemblée nationale garantit aux tuteurs les pouvoirs et les moyens dont ils auront besoin pour arrêter et faire respecter leurs décisions.Autant du côté de la FTQ que du côté du gouvernement et du grand public, on a intérêt à ce que se fasse dans les meilleurs délais le nettoyage que réclament la Commission Cliche et l’opinion publique Dans cette perspective, la supériorité d’une tutelle munie d’un mandat de l’Assemblée nationale saute aux yeux.Il est enfin un dernier avantage que ne devrait pas sous-estimer la FTQ.Une tutelle à laquelle, sans abdiquer sa dignité, la centrale acceptera loyalement de collaborer aura toutes les chances d’être beaucoup plus brève.Une tutelle qui se heurterait, au contraire, à des obstacles que susciterait la FTQ ou sur lesquels elle fermerait les yeux, risquerait de se prolonger pendant toute la dûrée de la longue période de trois ans qu’a prévue le législateur mais qui pourra etre réduite en tout temps si la démocratie revient vite dans les syndicats visés.Dans l’appel à un arrêt de travail d’une journée que la FTQ adresse à ses syndicats affiliés pour le 21 mai, plusieurs ont vu une manoeuvre de diversion dont le conflit de la United Aircraft ne serait que le prétexte mais dont le but réel serait de déclencher contre la loi 29 une lutte à finir entre la FTQ et le gouvernement.Nous préférons, jusqu’à nouvel ordre, rejeter cette interpretation.Si l’appel lancé jeudi ne vise que le règlement du conflit de la United Aircraft, il se justifie largement par la durée scandaleuse de ce conflit et par la gravité accrue que lui ont imprimée les événements de lundi soir.Il faut espérer qu’il servira d’amorce à des démarches ultimes capables d’acheminer les parties vers un règlement humain.Au cas où la FTQ voudrait jouer de ruse et se servir des grévistes de la United Aircraft comme d’otages dans une lutte qu’elle tenterait d’engager contre la loi 29, elle ferait montre d’une grave méconnaissance de l’état actuel de l’opinion publique.Elle courrait probablement vers une déconfiture dont les principales victimes seraient encore une fois les travailleurs qu’elle aurait prétendu défendre.Claude R Y AN ¦ L’auteur de cette libre opinion est directeur de l’Ecole de Relations industrielles de l’université de Montréal.C’est toutefois à titre personnel qu’il nous fait tenir ses vues sur la réaction du gouvernement aux recommandations de la Commission Cliche.Monsieur le directeur, A titre de professeur en relations industrielles, j’estime essentiel de protester avec la plus grande véhémence contre le climat de violence anti-syndicale fabriqué et orchestré par le Gouvernement du Québec depuis le dépôt du rapport de la Commission Cliche.Le syndicahVme est une institution non seulement légitime, mais surtout reconnue comme vitale pour le fonctionnement démocratique de la société.Cette institution a fait ses preuves au Québec comme ailleurs depuis un siècle dans la défense et la promotion des intérêts des travailleurs, aussi bien sur le plan économique que social.Le droit d’association des travailleurs est reconnu dans les lois du Québec et du Canada.Le Code du travail du Québec impose à l’employeur l’obligation de négocier de bonne foi avec un syndicat dûment accrédité en vertu de ce même Code.Enfin je mentionne ces faits, tous bien connus, à titre d’exemple our illustrer le statut reconnu du syndica-sme au Québec.Il est indéniable que les syndicats québécois, tout comme les employeurs d’ailleurs, ne répondent pas toujours à ce qu’on pourrait idéalement attendre d’eux.Certains syndicats sont dirigés de façon plus ou moins démocratique ou d’une manière plus ou moins corrompue.D’ailleurs, des employeurs y trouvent bien leur compte, et ne sont pas les premiers à protester; cela a été démontré devant la Commission Cliche.On doit sans hésitation déplorer ces déficiences organisationnelles et viser à les éliminer, où qu'elles se trouvent.Cependant, il m’appa-rait pertinent que l’on s’interroge sur la qualité des institutions syndicales relativement à la qualité de l’ensemble de notre société.Les syndicats sont-ils moins démocratiques, et/ou plus corrompus, que certaines entreprises, ou que certains partis politiques?Les syndicalistes sont-ils plus violents que certains autres groupes, tels les athlètes professionnels ou amateurs, les policiers publics ou privés?Les syndicats ouvriers sont-ils plus enclins à se faire justice eux-mêmes que d’autres syndicats, tels ceux des médecins?Les revendications des syndicats à l’égard de la répartition des revenus réels sont-elles exagérées lorsqu’on les compare à celles des professionnels, des hommes politiques ou des administrateurs d’entreprise?Chacun peut formuler sa propre réponse à ces questions, et d’autres encore.Pour ma part, il m’apparait qu’il n’a pas été prouvé, même par la Commission Cliche, que le syndicalisme québécois est autre chose qu’une partie intégrante de notre société.Le comportement des syndicats reflète l’échelle des valeurs du Québec d’aujourd’hui.En d’autres termes, nous avons le syndicalisme que, collectivement, nous voulons bien avoir et que nous méritons.Dans cette optique, les déclarations faites, et les gestes poses depuis dix jours par le premier ministre, par le ministre de la Justice et par le ministre du Travail me semblent souverainement injustes et surtout, apparaissent comme provocateurs et incendiaires.M.Bourassa connaît-il la portée de ses paroles lorsqu’il parle de faire la guerre aux syndicats?Comme une guerre se fait habituellement à deux, on doit se demander si le chef du gouvernement ne cherche pas à provoquer la guerre.Lorsque M.Bourassa dit qu’il préféré l’ordre social aux Jeux Olympiques, quelle notion d’ordre social a-t-il en tête?L’ordre social dans le monde du travail signifie-t-il qu’un employeur étranger comme United Aircraft Corp.peut sciemment et impunément avec l’aide indirecte de subventions gouvernementales, détruire un syndicat de plus de 2,000 membres, dont r existence et le rôle sont sanctionnés et reconnus par notre société et par nos lois?L’ordre social inclut-il le matraquage brutal pour faire exemple (dixit M.Choquette, Le Devoir, 16 mai 1975, p.6, rapporté par M.Gérald Leblanc), d’un groupe de travailleurs entraînés par la folie du désespoir à des actes hautements répréhensibles?Désirons-nous d’un ordre social comme celui décrit par le journaliste José Ledoux dans la nuit du 13 au 14 mai dernier?La réponse est non, et elle doit être adressée à tous les violents, aussi bien aux ministres qu’aux employeurs véreux et qu’aux syndicalistes comme André Desjardins et son “gang”.Devant la présente offensive gouvernementale, les syndicats me semblent bien capables de se défendre jusqu’à une certaine limite.Je m’élève en particulier contre certains aspects de la politique actuelle du gouvernement car celui-ci doit être tenu responsable de ses gestes devant tous les citoyens québécois.Le ministre de la Justice affirme que “la fibre morale de cette province est en train de s’effriter” (Le Devoir, 16 mai 1975, p.6).Si tant est qu’on admet cette notion de fibre morale, on doit demander à M.Choquette si ses collègues du cabinet et lui-même ne contribuent pas pour une bonne part à déchirer le tissu?Concrètement, le gouvernement est-il conscient de l’impact des gestes qu’il pose présentement sur la capacité du syndicalisme québécois dans son ensemble à remplir un rôle qui lui est reconnu comme légitime?Montréal, le 16 mai 1975._________________ y _________________lettres au DEVOIR bloc-notes ( ____________________________________________________ Demande d’un ombudsman scolaire Échec à la technologie policière Le progrès technologique n’épargne aucun domaine de l’activité humaine; même le secteur habituellement retardataire de la police et du crime vient d’innover à son tour.Depuis huit mois, dix vols de banque par prise d’otages ont permis à leurs auteurs d’empocher la rondelette fortune de plus de $1 million.Et ce n’est qu’un début.Mais examinons d’abord la genèse de ce nouveau progrès.Les voleurs de banque traditionnels ne risquaient que quelques années de prison, et leurs revenus allaient en conséquence, suivant les hauts et les bas des petites caisses de comptoirs.Ils se faisaient rarement prendre sur le coup; à moins d’être détraqués, ils s’abstenaient de faire usage ae leurs armes à feu.Ils étaient plutôt pris par la police à la suite d’une délation dans le milieu.On les passait alors par les tribunaux et, rapidement libères sous cautionnement ou par la commission des libérations conditionnelles, ils reprenaient aussitôt du service armé, notamment pour payer leurs avocats.Fatigués de “faire rire d’eux” par les juges et les commissaires aux libérations, certains policiers attendaient par JEAN MARTUCCI Il faut parfois un violent coup de vent pour assainir l’atmosphère.Tout le monde en a fait l’expérience.Certaines journées d’eté, quand l'air est lourd, la chaleur écrasante et le taux de pollution insupportable, c’est un orage qui seul peut redonner du bleu au ciel et de l’air pur aux poumons.Les sociétés n’échappent pas à cette règle qui semble inscrite dans l’histoire comme dans la nature.Quand des ouvriers sont exploités dans leur travail et méprisés dans leurs grèves légitimes, on dirait parfois que seule la violence pourrait faire réfléchir les patrons et les gouvernants, les amener à négocier et à légiférer.Quand des syndicats sont tellement mous ou corrompus qu'ils finissent par se laisser dominer par la pègre ou se laisser mener par des etres sans scrupules qui adoptent ses méthodes, un grand menage s'impose, dût-il susciter les plus graves orages.Quand un gouvernement ne prend plus ses responsabilités ou ne les assume que gauchement à la vapeur et à la toute dernière minute, quand il laisse pourrir des situations et s’acharne sur la pourriture au lieu d'éviter le pourrissement, il doit V depuis longtemps le moment et les moyens d’accorder à ces récidivistes du hold-up un traitement beaucoup plus expéditif.L’écoute électronique survint à point nommé.Prévenus à l’avance de l’endroit sinon de l’heure où les gangsters devaient faire leur coup, les poheiers, munis de mitraillettes et de gilets pare-balles, n’avaient qu’à attendre la sortie des malheureux pour les faucher sans plus de procédure entre la banque et l’automobile.Quelques balles perdues pouvaient mettre en danger la vie d’un passant ou d’une voisine, mais quel prix ne doit-on pas accepter de payer pour permettre le progrès des sciences policières, surtout préventives.Il suffisait de tirer une salve réglementaire pour se mettre à l’abri de toute accusation de meurtre, et le tour était joué.Chaque mois vit ainsi ses abattages de voleurs de banque.La famille des truands fut décimee dans la région de Montréal avant que ses membres survivants se rendent compte qu’ils n’avaient plus ni l’avantage de la surprise ni la prépondérance des armes.Les frais de justice faire son propre nettoyage ou s’attendre à etre balayé par un coup de vent contraire.Patrons, syndicats et gouvernants n’ont jamais qu’une alternative: l’auto-critique ou le renversement.Il était une fois, il y a très longtemps et bien loin de nous, une société où tout allait mal.Les étrangers la dominaient et c'est ailleurs qu’on décidait de son sort.Le peuple croyant y était asservi par des pasteurs qui pensaient plus à eux-mêmes qu'au troupeau qui leur avait été confié.Les ouvriers y étaient frustrés de leur salaire par des riches qu’un seul homme avait eu le courage de dénoncer.Et les gouvernants avaient été assez mous pour se laver les mains en présence de tout le peuple quand cet homme fut mis à mort.Ses amis, terrorisés depuis sa mort sur la croix, n'osaient plus se montrer dans la rue et se tenaient timidement enfermés dans leur local, avec au coeur un je ne sais quoi d'espérance qui leur disait que, malgré tout, les choses ne pourraient en rester là.Or, un matin, “vint tout à coup du ciel un bruit tel que celui d'un et de prison connurent une baisse satisfaisante.Le bien-être social connut une hausse modérée des demandes de veuves et d’orphelins.Les statistiques de vols à main armée enregistrèrent une chute spectaculaire de Tordre de 50%.Les gangsters, ne pouvant décemment se plaindre à Tombudsman que les policiers les assassinaient au heu de les arrêter pour les traduire devant les tribunaux, préférèrent émigrer de la métropole.Les plus bilingues quittèrent le Québec, et Vancouver à son tour connut une recrudescence des vols de banque.La plupart cependant durent se rabattre sur les petites villes et les villages de province.Les caisses populaires eurent ainsi droit aux visites armées et aux prélèvements d’usage.Cet exode devait cependant être de courte durée.La technologie mise au point à Montréal eut tôt fait de s’étendre à toute la province, et bientôt les voleurs de caisses à leur tour tombèrent sous les balles de la police.L’espèce n’avait jamais été aussi acculée a la disparition, la peine de mort ayant été ainsi rétablie discrètement par la police.Les bonnes gens, en violent coup de vent”.Et ces hommes furent littéralement transformés.Ils sortirent dans la rue et se mirent à proclamer à voix haute ce qui leur tenait à coeur.La peur avait miraculeusement disparu.Les gouvernants en furent bouleversés.Des prêtres et des militaires se mirent à changer d’idée et des tenants de la ligne dure devinrent tout à coup plus compréhensifs.Des hommes qui, jusqu’à hier, ne parlaient pas le meme langage se mirent à comprendre et à exprimer de la même façon la même réalité.La confusion cédait la place à l’unité, et une communauté naissait sur les ruines de la tour de Babel.Les riches commencèrent à partager leurs biens et on les distribuait à chacun selon ses besoins.Un violent coup de vent avait fait naître une société nouvelle.On pourrait facilement se laisser abattre par ce qui se passe aujourd’hui dans notre société.Mais les coups de vent ne sont pas toujours porteurs de destruction.Si les croyants veulent les comprendre et obéir à leur souffle, ils peuvent aider toute une nation à transformer ses remous en Pentecôte._________________________________J voyant les photos des gangsters criblés de balles comme des passoires, en avaient des frissons à Ja pensée que ces pauvres policiers devaient risquer leur vie devant des criminels si méchants qu’il ne pouvait même plus être question de les amener devant un juge, une commission de libération ou un cabinet de commutation de peine.Que ces escadrons de la mort se fassent la main et la conscience à même ces parias ne devait troubler personne, même s’il devrait être connu des savants criminologues que les policiers-tortionnaires ou tueurs de socialistes et autres séparatistes ont souvent ainsi appris les chemins de l’impunité, voire de l’immunité.Mais ne nous égarons pas.Les anciens comme les nouveaux voleurs de banque — pris comme hier nos poheiers à stagner sur place ou à se hisser à un nouveau sommet technologique — empruntèrent aux terroristes internationaux et aux ex-torqueurs italiens le modus operand! de l'enlèvement, et l’adaptèrent au vol de banque.Au lieu d’enlever un enfant à un millionnaire et d’exiger une rançon qu’il peut être dangereux d’attendre trop longtemps ou de fixer trop haut, on kidnappe la femme d'un gérant et Ton s’en tient à un modeste $100,000 qu’on est certain de prélever aux petites heures, avec l’accord de monsieur, dans les voûtes de l’établissement.Pas de coups de feu.Pas de morts.Une meilleure paie.En cas d’échec, une peine somme toute raisonnable.Et voilà nos policiers-mitrailleurs obligés de reprendre du recyclage à Nicolet! Les voleurs de banque, au moins temporairement, viennent donc de modifier à leur profit l’équilibre de la terreur et la balance des inconvénients.Souhaitons que les forces policières, sachant se montrer sportives, encaissent la leçon et fassent montre, à leur tour, d’un authentique effort d’imagination technologique.Certes, un jour viendra où il n’y aura plus de billets de banque, mais seulement des transferts par ordinateur: à ce moment-là les voleurs devront se muer en ingénieurs et techniciens des bandes magnétiques et enfin accéder à la classe des bandits et fraudeurs en cols blancs, criminels doux et raffinés qui traditionnellement eurent davantage droit à la compréhension des tribunaux qu’aux balles expéditives de la police.Mais revenons à nos authentiques voleurs de banque.Le risque est grand pour eux, pour les femmes et enfants de gérant de caisse, pour nous tous, que la police se contente de puiser dans sa sagesse obtuse.Cette sagesse tient dans un précepte fort simple: mieux vaut qu’un innocent périsse et que le reste sauve sa peau.Si donc, conformément à cette logique, Ton veut en finir avec Voir pag«2:Bloc Jean-Claude LECLERC -L’ancien et le nouveau.Un violent coup de vent M.François Cloutier, m.d.ministre de l'Education, La réforme de l’éducation entreprise depuis bientôt quinze ans au beau pays du Québec n’a pas donné tous ses fruits — il s’en faut! ni les résultats escomptés.Les causes de ce demi-succès ont été maintes fois disséquées par tous les médias de communication et par des compétences reconnues.Aussi, il ne s’agit pas de les relever ici.Il est bien évident, par ailleurs, que la régionalisation du système a nettement freiné la souplesse d’application de la législation scolaire par suite de nombreux facteurs tels que la lourdeur des structures en place, la prolifération des directives administratives, la complexité des problèmes de relations de travail et, notamment, les difficultés budgétaires et la rigidité des enveloppes régionales.De ce dernier facteur provient l’importance non exagérée, mais considérable, accordée dans l’ensemble des Commissions scolaires régionales et locales aux questions financières (budgétisation et contrôle) au détriment des considérations d’ordre pédagogique.Egalement les difficultés d’intégration d’activités à la grille-horaire ont été telles que la situation a dû être révisée afin de ne pas mettre en danger le succès academique de l’ensemble des élèves du secondaire pour 1974-1975, tout au moins dans la régionale Chauveau.La loi 27 qui avait voulu intro- duire la participation populaire à la chose scolaire s’est heurtée, parfois violemment, dans son application d’une part à une apathie mal dissimulée de la population et à une résistance passive assez manifestée, d’autre part, à des administrateurs scolaires, peu habitués et peu enclins en général à voir leurs gestes discutés par des profanes, des ignares de la question scolaire, d’autant plus que ces derniers n’ont qu’un rôle consultatif et représentatif auprès des parents et de Cécole.II semble donc que le temps soit venu, M.le ministre, de créer à l’égard de l’administration scolaire ce ui a été institué en 1968 à l’égard e l’administration publique gouvernementale.L’on aura compris qu’il s’agit de l’institution d’un ombudsman scolaire protégeant les droits des enfants et ceux des parents face à la bureaucratie scolaire.Il parait opportun et urgent dans les circonstances actuelles d’instituer ce nouvel ombudsman qui pourra oeuvrer à la manière du Protecteur du Citoyen du Québec, institution devenue indispensable.Ainsi, le “monde ordinaire” pourrait faire valoir ses griefs face aux décisions et gestes des administrations régionales et locales, décisions qui, actuellement se prennent en circuit fermé et vis-à-vis desquelles aucun droit d’appel n’existe, bien qu'il s’agisse d’administration publique, financée par les fonds publics.La qualité de l’administration scolaire est à ce prix.Elle sera améliorée au profit de tous lorsque le contribuable se sentira vraiment motivé à s’informer vraiment et à participer plus activement, aux divers paliers de l’administration scolaire, même si ce n’est qu’à titre consultatif.Ainsi, les comités d’école mis sur pied par la Loi 27 pourraient jouer un rôle véritable oe catalyseur dans le milieu s’ils avaient la possibilité de formuler et d’adresser des plaintes collectives ou individuelles à l’Ombudsman scolaire.Il est inconcevable que le payeur de taxes très élevées soit laissé sans moyen de défense devant le gigantisme de l’administration scolaire et l’arbitraire des décisions.L’absentéisme aux réunions des commissions scolaires régionales ou locales, est très révélateur à ce sujet.La population compte donc, M.le ministre, sur le dynamisme que vous avez su démontrer, à la barre de votre portefeuille, pour parrainer et piloter dans les meilleurs délais le projet de loi portant sur la création d un Ombudsman scolaire nanti d’un pouvoir de recommandation aux diverses instances.Les spécialistes et les sommités québécoises du monde de l’Education ne manquent certes pas pour occuper un tel poste et faire fonctionner une telle institution qui s’avère de jour en jour plus indispensable.Laurent RODRIGUE vice-président démissionnaire du comité d’école de la Polyvalente de TAncienne-Lorette L’Ancienne-Lorette, le 7 mai 1975 L’apprentissage de la langue seconde en Ontario Votre article du 9 mai sur le scandale ontarien du bilinguisme en éducation était excellent, mais il ne faudrait pas que la population croit que le scandale s’arrête au niveau des écoles élémentaires.En effet, le Secrétariat d’Etat à Ottawa verse environ $500,000 au gouvernement ontarien pour favoriser l’apprentissage de la langue seconde, au niveau universitaire.Ainsi, environ 350 étudiants peuvent bénéficier de bourses allant de $1,000 à $2,000, s’ils conviennent, pendant un an de suivre tous leurs cours dans la langue officielle qui n’est pas la leur.Quelle ne fut pas ma surprise, en me présentant a l’université Carie-ton, de me voir dénier même le droit de faire application pour ce type de bourse, car disait-on, j’étais francophone.Ayant téléphoné à Toronto, la responsable m’a confirmé la nouvelle, soulignant que le programme en était un d'apprentissage de la langue minoritaire, et que la langue de la minorité en Ontario était le français.Au Secrétariat d’Etat, un fonctionnaire compétent m’a assuré de ce que le programme en était un de langue seconde et que conséouem-ment, anglophones et francopnones pouvaient postuler indifféremment.Toutefois, il ne s est contenté que de "prendre note".Il apparaît donc que: 1) par une astuce toute sémantique, le gouvernement ontarien détourne les fonds destinés aux uni- versitaires franco-ontariens désireux ou forcés de perfectionner leur anglais, et ceci au profit des anglophones.Ceci est injustifiable puisqu’il est reconnu que les Franco-Ontariens occupent le bas de l’échelle sociale, et, parce qu’il n’existe que deux ou trois universités bilingues dans toute l’Ontario (et là il serait intéressant de voir combien bilinque signifie anglophone à [’université d’Ottawa, par exemple) ils doivent le plus souvent quitter leur fpyer.2) puisque l’Ontario ose ainsi ouvertement se moquer de ses contribuables francophones, d’autres questions peuvent ê're posées quant au processus de sélection des boursiers (par un dèpaitement qui, comble de l'humour, n’emploie que des uniüngues anglais, j’en ai fait l’expérience) tel qu’il s’est déroulé Tan dernier, lorsque les francophones étaient encore éligibles.Le fonctionnaire au Secrétariat d’Etat a refusé de me communiquer le nombre de Franco-Ontariens ayant bénéficié du programme incriminé.Je me demande bien pourquoi.3) Le gouvernement fédéral, généreux défenseur des minorités opprimées (surtout lorsqu’elles se trouvent au Québec), n’est pas dupe de ce qui se trame et se détourne chez son vis-à-vis ontarien.Par conséquent, les Québécois, par les taxes au fédéral, contribuent à favoriser la domination anglophone aux dépens de la minorité franco-ontarienne et ce, à tous les niveaux de l’éducation, comme le comité des parents de Carleton Ta démontré dans cet article du 9 mai.Croyez-moi, la situation des minorités francophones en dehors du Québec telle que la décrivait Marcel Chaput en 1961, n’a pas changé d’un iota.Hull, le 9 mai 1975.Marc LAVOIE LE DEVOIR Fondé por Henri ftourosso le 10 (Onvierl910 Directeur et rédocteur en chef Claude Ryan Rédocteur en chef ad|Oint Michel Roy Directeur de l'information Jean Froncoeur Trésorier Bernard lorocque LE DEVOIR est publié por l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le vege social est situé ou numéro 211 rue du Somt-Socre ment.Montréal H2Y 1X1 II compote et imprimé por l'Imprimerie Dumont incorporée do«‘ les ateliers sont situés o 9130.rue »oiv.n.Ville laSalle l agence Presse Canadienne est autorisée a employer et a d.f tuser les informations publiées dons IE DEVOIR teur Si 20 par semaine Tarif de l'abonnement term par la poste r.enne “"demande Courrier de deuxième classe enreg.stren-numéroOSSi Dépôt légal BiblKsthèque nationale du Québec TlltrHONIl ¦44-3M1 i l.gn», groupé»*) i Le Devoir, samedi 17 mai 1975 • 5 des idées des événements des hommes Dix mois de tutelle à la Commission de l’industrie de la construction “J’ai commis l’erreur impardonnable de faire plutôt que de dire” 1) On a fait état de la formulation de la justification de la tutelle par le ministre du Travail, M.Jean Coumoyer: “J’ai raison de croire que la Commission manque gravement à son devoir”.Aux termes de la loi (290) c’est la seule raison que le ministre peut invoquer pour imposer une tutelle.Mais, en fait, la seule justification de la tutelle résultait du refus de la C.S.N.de siéger au Conseil, rendant ainsi la Commission inopérante.2) Il avait été expressément convenu que cette tutelle ne comportait pas de mandat d’étude pouvant déboucher sur un volumineux rapport.a) à cause du caractère de cette tutelle (voir 1); b) parce que je ne pouvais y consacrer qu’une partie de mon temps; c) parce que je me proposais de corriger au fur et a mesure de mes constatations, les situations qui devaient l’être plutôt Sue d'en laisser le soin.à ’autres, suite à un rapport.3) Le mandat original fut amendé en août ou septembre 1973 — j’étais là depuis le 16 mars — pour me permettre de faire enquête sur les situations qu’on pouvait porter à mon at- tention; de corriger ces situations et de faire rapport au ministre.4) J’ai fait enquête sur toutes les situations qui furent portées à mon attention — il y en eut très peu (2 ou 3) que j’ai corrigées, et sur toutes celles que j’ai constatées — que j’ai corrigées aussi.Exemples: Embauche — règlements hors cour — contrats de location — contrats sans soumissionn— examen des affaires financières de la C.I.C.par le Vérificateur général de la province — définition de l’autorité hiérarchique — définition des tâches des directeurs de services — administration financière courante — approbations requises — autorisations de dépenses — interdictions diverses relatives aux absences — aux dépenses de voyages — de réceptions, à la consommation de boissons alcooliques.5) Me Raymond Leboeuf, le directeur général, a quitté son poste quelques semaines après mon arrivée.J’ai dû occuper son poste pendant plusieurs mois, vu que les recommandations de la firme de consultants retenue pour suggérer un successeur n’ont pu etre retenues.6) La C.I.C.avait embauché un directeur de personnel à la suite d’une recommandation de consultant (!) Au bout de quelques mois, il fallut conclure qu’il n’était pas l’homme voulu pour ce poste.7) J’ai mis en place diverses mesures éprouvées de bonne gestion.Elles furent ensuite incorporées aux Statuts de la Commission par le lieutenant-gouverneur en conseil.Je signale qu’il faut lire les articles 13.01 à 24.03 des Statuts.Ils valent mieux à mon humble avis, que le rapport (SIC) que j’aurais pu faire.Ils disent aussi ce que j’ai fait et non proposé de faire.8) Le mandat de la C.I.C.est d’administrer le décret de la construction.Elle s’était donné un service du décret qui par définition était la Commission.Ce service était dirigé par le tout-puissant, monsieur Roger Perreault.J’ai aboli le service du décret.J’ai muté monsieur Perreault au cabinet du directeur général à titre d’adjoint au directeur général et non de directeur général adjoint comme certains ont pu comprendre.Si les commissaires s’étaient donné la peine de jeter un coup d’oeil sur l’organigramme en annexe aux Sta- tuts que j’ai fait adopter, ils auraient pu constater facilement que monsieur Perreault n’était plus le numéro 1, ni le numéro 2, ni n’importe quel numéro de la C.I.C.Ses lignes de communication directes étaient toutes coupées avec les services et le personnel de la C.I.C.9) J’ai donné 48 heures au trésorier pour qu’il fasse rembourser à la C.I.C.les quelques milliers de dollars que monsieur Perreault lui devait suite à l’obligation que la C.I.C.lui avait faite pour le travail exécuté par des employés de la C.I.C.sur son bateau.10) J’insiste ici pour dire qu’il n’existait à la C.I.C.aucune — pas une — règle touchant les obligations, devoirs et prérogatives des cadres supérieurs.Comme rien n’était défendu, il ne faut pas s’étonner que certains aient cru que tout était permis.Ce dont il faut s’étonner c’est que, dans de telles conditions, il n’y ait pas eu plus d’abus.11) Pour, d’une part, laisser voir à tout le personnel de la C.I.C.que leur carrière à la Commission pouvait mener au plus haut poste et, d’autre part, pour bien montrer que Roger Perreault n’était pas roi et par LUCIEN SAULNIER.¦ Plusieurs observateurs eurent été étonnés, en lisent le repport Cliche, d'y trouver des pesseges assez sévères sur le mendet de tutelle qu'exerça pendant dix mois ê la Commission de l'Industrie de la Construction M.Lucien Saulnler.Ce dernier, au dire de la commission d'enquête, n’auralt vu que quelques vices mineurs à la CIC.“Quant au reste, tout était dans le meilleur des mondes” pour lui, conclutla Commission Cliche.M.Saulnler n’a pas la réputation de s’acquitter à moitié des tâches qui lui sont contlées.Aussi, pour voir clair dans ce chapitre du rapport Cliche, avons-nous demandé i M.Saulnler de décrire avec plus de précision le rôle qu’il a rempli auprès de la Commission de l’Industrie de la Construction.Ne voulant aucunement engager une polémique autour du rapport Cliche, dont II partage les jugements et conclusions sur un grand nombre de points, M.Saulnler a quelque peu hésité i Intervenir publiquement à ce moment-cl.C’est seulement è notre Insistance — ef pour l'Information du public Intéressé è ces choses — qu’il a accepté que soient publiées les précisions suivantes sur son passage i la CIC.maître de la C.I.C., je me suis mis à la recherche, parmi le personnel de la C.I.Cr, d’un directeur général.A la suite de nombreux entretiens, de vérifications, j’ai cru que monsieur Gaudreault, à l’égard duquel je n’ai eu que des éloges, pourrait occuper le poste (monsieur Gaudreault était un subalterne de monsieur Perreault, dans les faits).Je l’ai désigné à ce poste, qu’il a occupé.pendant 5 jours.La recette des responsa- 2) Le Canada à la rencontre de l’Afrique Les voies nouvelles de la coopération par PAUL DOUCET, collaboration spéciale a Journaliste à Présent National, Radio-Canada, Paul Doucet a accompagné le ministre canadien des Affaires extérieures, M.Allan MacEachen, dans sa récente tournée en Afrique.Notre collaborateur a fait part hier des interrogations nouvelles que les Africains adressent au Canada sur le terrain proprement politique.Il examine aujourd’hui les défis nouveaux que soulève la participation du Canada au développement des pays africains.ique En- En 1974, l’Afrique a reçu 40% de l’aide bilatérale canadienne, c’est-à-dire $195 millions, répartis également entre l’Afriq francophone et anglophone, viron 1,500 Canadiens travaillent actuellement en Afrique dans le cadre de l’ACDI ou de SUCO.Ce chiffre n’inclut pas les nombreux missionnaires canadiens.La région du Sahel, durement touchée par la sécheresse qui a duré de 1968 à 1973, se verra attribuer $230 millions dans les cinq prochaines années.Ces données parlent d’elles-mêmes.Le Canada est maintenant solidement implanté en Afrique.Cet enracinement cependant ne se fait pas sans heurt: • La France se résigne mal à l’idée que la construction du réseau de télécommunication en Afrique francophone soit confiée au Canada.Il s’agit en effet d’investissements de $400 millions en 10 ans • Un africain nous confie que le projet de télévision éducative en Côte d’ivoire est handicappé par la véritable “guerre de tribus” que se livrent Français et Québécois associés au même projet.• Au Nigéria, un groupe de professeurs anglophones accusent l’ACDI et le Nigéria de les avoir engagés sous de fausses représentations.• Des africains affirment que les coopérants sont inutiles en agriculture et dans l’enseignement secondaire.• etc.What does Africa want.and need?A Ibadan, ville universitaire du Nigéria, un groupe d’ingénieurs canadiens a mis sur pied l’école polytechnique.C’était avant le boom du pétrole.Or le Nigéria, qui est membre de l’OPEP, a maintenant les moyens d’autofinancer son développement.C’est pourquoi le Canada devra bientôt cesser son aide financière à ce pays.Qu’arrivera-t-il alors à l'école polytechnique d’Ibadan?Les ingénieurs canadiens avaient prevu que les Nigérians prendraient la direction de l’école en 1980.Or le pétrole a tout changé.Les ingénieurs nigérians, ainsi que les administrateurs se dirigent presque tous vers les emplois bien rémunérés de l’industrie pétrolière et pétrochimique.Ce qui amène les Canadiens à reviser leur échéancier.Il semble en effet que le Canada devra assumer la gestion et l’enseignement dans cette faculté universitaire jusqu’au moment où les Nigérians auront rempli les cadres de leurs compagnies pétrolières.Ce qui n’est pas pour demain.Cette situation illustre un paradoxe.Le sous-développement se traduit aujourd’hui par une dépendance technologique qui est indépendante des moyens financiers dont dispose le pays.En fait, les pays africains vont demeurer, pour plusieurs décennies encore, dépendants des techniques de gestion et d’organisation du travail mises au point dans les pays industrialisés.Le rôle de l’aide sera donc de les aider à atteindre l’autonomie technologique à laquelle ils ont droit au meme titre que l’indépendance politique.Le Canada remplit-il convenablement ce rôle?En 1972, Northern Electric quitte précipitamment le Nigéria en laissant en plan 14 centrales téléphoniques, à la suite d’une mésentente avec le gouvernement de ce pays.Le Nigéria proteste officiellement auprès du gouvernement canadien.L’ACDI colmate les brèches du mieux qu’elle peut.Cependant, ni les Nigérians, ni les ingénieurs canadiens qui travaillent à ces centrales ne semblent satisfaits de cette solution temporaire.Lors de son Lagos, le 14 avril, M.lachen promet aux Nigérians de rencontrer les dirigeants de Northern Electric à son retour au Canada.(J’ai essayé de rencontrer les diri- passage a MacEa géants de cette compagnie pour obtenir leur version de l’incident nigérian, mais on me dit qu’il faut un certain temps, pour réunir toutes les pièces de ce dossier qui date de 1972.) C’est donc le gouvernement et les contribuables canadiens qui doivent non seulement ramasser mais aussi payer les pots cassés par Northern Electric.Celle-ci, quelles qu’en soient les raisons, a en effet pris une décision en 1972 qui allait contre les intérêts du Canada et contre le développement du Nigéria.Ironie du sort, il est fortement question que I.T.T.obtienne un importent contrat de télécommunication au Nigéria dans les mois qui viennent, contrat que Northern Electric peut-être aurait décroché si elle était demeurée au Nigéria! Par ailleurs, le Canada s’apprête à signer avec plusieurs pays africains le protocole d’entente par lequel le Canada s’engage à financer et à trouver les artisans du réseau pan-africain de télécommunication.Il s’agit d’une subvention de quatre millions pour les études préliminaires et d’un prêt à long terme de $23 millions pour le financement de l’“épine dorsale” de ce réseau.Pierre Deniers, du consortium canadien Elinca, travaille à ce projet depuis quelques années.Il m’a expliqué en Haute-Volte, où je l’ai rencontré, comment il entrevoyait la prise en charge de ce réseau par les Africains: “Nous allons former au Canada le personnel africain dans des compagnies de télécommunication.En Afrique, nous allons organiser le travail de telle sorte que les Africains soient intégrés au sein de petites équipes de travail qui vont implanter le système.Tout sera organisé en fonction du transfert de know-how.Nous prévoyons que l’implantation prendra trois ans.Nous avons offert aux gouvernements africains de demeurer sur place tant qu’ils ne jugeront pas être en mesure de faire fonctionner le système.” La coopération entre pays se fait par des intermédiaires, compagnies ou particuliers.Il demeure que ce sont les gouvernements gui ont l’ultime responsabilité de la coopération.H leur revient de prendre les dispositions nécessaires et de pénaliser s’il le faut compagnies ou particuliers qui ne se conforment pas aux engagements auxquels ces derniers se sont librement associés et pour lesquels ils ont été adéquatement rémunérés.Les gouvernements qui ont l’ultime responsabilité de la coopération exercent celle-ci par l’intermédiaire de leurs bureaucraties.Il faut en effet traverser l’Afrique pour constater jusqu’à quel point le développement peut se définir par la “confrontation” entre deux ou plusieurs bureaucraties qui ont des intérêts divergents.Les témoignages abondent en ce sens.David Hilton, responsable canadien de l’aide au Sahel, m’a confirmé que “les problèmes de transport et la susceptibilité des pays africains n’étaient pas plus grands que la difficulté de coordonner le travail des Nations Unies, des Etats-Unis, du Canada et des autres pays donateurs”.Quant à Michel Samson, du projet de télévision éducative en Côte d’ivoire, il explique que cette situation se retrouve à Bouaké et se complique du fait de la divergence de vues entre Québécois et Français sur les méthodes éducatives.Cette “rencontre” des bureaucraties et des cultures est le premier facteur dont on doit tenir compte lorsqu’il s’agit d’évaluer l’efficacité de l’aide.Deux autres facteurs sont le problème des communications et celui des approvisionnements.Il faut en effet de deux semaines à deux mois pour attirer l’attention de l’ACDI à Ottawa sur des situations urgentes.Ce qui se fait en 15 minutes par téléphone au Canada.Le télex et le téléphone fonctionnent quand ils le veulent bien, comme l’ont appris les journalistes canadiens lors de la mission MacEachen en Afrique.Une lettre de Kano au Nigeria prend 35 jours pour parvenir à Ottawa.A ces problèmes de communication, s’ajoutent les difficultés d’approvisionnement.Qu’il s’agisse de papier pour imprimer le matériel pédagogique en Côte d’ivoire, ou de matériel topographique au Nigéria; que le responsable des delais soit le ministère des Approvisionnements et Services a Ottawa ou son répondant à Lagos, le résultat est le même; ces délais mettent en cause la survie de certains projets et la motivation des coopérants.En effet, dans certains cas les délais d’approvisionnement coïncident avec la durée du contrat d’un coopérant qui est de deux ans.Responsabilité des gouvernements, rencontre des bureaucraties et des cultures, la coopération canadienne en Afrique doit tenir compte des problèmes de communication et d’approvisionnement propres à ce continent.C’est pourquoi il serait souhaitable de décentraliser les décisions et de donner plus d’autonomie aux responsables de l’ACDI en Afrique.Des règles bureaucratiques normales pour le Canada risquent, si on les applique aux conditions africaines, de nier l’aide elle-même.Si les besoins des pays d’Afrique peuvent être reliés au transfert de technologie, c’est donc de ce côté que le Canada doit orienter son aide.En conséquence il devra délaisser certaines formes traditionnelles d’aide dans les domaines de l’enseignement et de l’agriculture.Comme le faisait remarquer Ousmane Zongo, responsable du développement agricole en Haute-Volte, “en milieu rural, les gens prennent du temps à accepter quelqu’un.de plus, les paysans acceptent de faire comme le blanc parce qu’il est blanc et qu’ils se souviennent de l’époque coloniale, et non parce que la technique va leur servir.C’est pourquoi le Canada peut nous aider à former des techniciens dans le domaine des coopératives par exemple, mais non directement sur le terrain.C’est à nous Africains à faire ce travail”.En ceci, Ousmane Zongo, diplômé de l’Université de Sherbrooke, rejoint beaucoup d’autres Africains qui préconisent que la coopération se concentre sur la formation, en Afrique, de techniciens qui assumeront les tâches directes de l’enseignement et du développement dans leur pays.Ce qui met en cause plusieurs centaines de professeurs canadiens qui enseignent à la pièce dans oes écoles secondaires.Chacun coûte à l’ACDI $40,000 par an.On comprend facilement que ces millions seraient mieux employés dans des centres de formation pour Africains; ou encore dans une subvention annuelle à l’Université Laval, par exemple, pour qu’elle inclue dans son departement de foresterie, une section consacrée à la foresterie tropicale, qui est l’une des richesses de plusieurs pays d’Afriqu Le Canada Sue.a jouit en Afrique Suite à te page 2 bilités qui lui incomberaient à mon départ le fit se récuser.Je ne pouvais tout de même pas m’encroûter à la Commission pour en assurer la bonne administration.12) Je dirigeai mes recherches à l’exterieur de la C.I.C.J’obtins l’accord de monsieur Jean Renaud et des parties qui le désignèrent au poste de directeur général.13) Je m’assurai auprès du vérificateur général (avant veille de Noël 1973) que rien, dans ses travaux de vérification jusqu’à cette date ne réclamait que ma présence continue.Or, comme la nouvelle Commission allait être nommée, et l’a été, dans les jours suivants, la tutelle, à moins de motifs sérieux, n’avait plus de raison d’être.J’ai quitté le 15 janvier 1974.La Commission avait des Statuts complets dont plusieurs dispositions étaient rodées, elle avait un directeur général intègre et compétent.Elle avait des règles budgétaires saines (première phase du mandat que j’avais confié au vérificateur général).14) Après mon départ, j’ai pu constater que la réforme amorcée était en bonne voie.Le départ de monsieur Perreault m’avait été même annoncé — officieusement — par monsieur Jean Renaud.15) Quant à mon rapport de 2 pages, il doit être lu avec les Statuts et l’organigramme.Cela a été fait délibérément.J’aurais facilement pu conserver, pour un rapport, les amendements aux Statuts plutôt que de les faire adopter par le gouvernement avant mon depart.La Commission m’aurait sans doute loué et félicité.J’ai commis l’erreur impardonnable, semble-t-il, de faire plutôt que dire.La simplification de style pamphlétaire de la Commission a l’effet que j’ai dit que “tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes” n’est pas fondée.J’ai simplement exprimé l’opinion que j’avais raison de croire qu’en suite aux initiatives que j’avais prises, la C.I.C.pourrait s’administrer convenablement elle-même.Mais j’avais ajouté — ce que la Commission a oublié — que si, au contraire, la C.I.C.n’y arrivait pas, il faudrait songer à la transformer en Régie publique.La Commission, en toute équité, devait prouver que la C.I.C.ne peut s’administrer et s’appuyer sur la recommandation que j’avais faite pour cette éventualité.C’est la sienne.Ayant dit la même chose, la semonce ne me parait se justifier que pour faciliter l’unanimité des 3 commissaires sur leur rapport.16) Je suis parti de la C.I.C.depuis 17 mois.Il ne semble pas qu’on ait changé les règles de bonne administration que j’ai définies et implantées.Les parties semblent confiantes de pouvoir administrer leur Commission.Il n’est pas exclu de devoir y exercer une surveillance.Il n’y a pas de directeur général depuis 10 mois.Des consultants jouent ce rôle présentement.Ça n’est pas la plus économique des formules.Par ailleurs, j’ai des témoignages que cette Commission ne s’est jamais si bien comportée, dans toute son histoire, que depuis le bref séjour que j y ait fait: l’équivalent de 60 journées étalées sur 10 mois.17) Il est extrêmement malheureux qu’une maladresse administrative survenue au cours de l’invasion des bureaux de la C.I.C.au sujet des payes de vacances ait mis fin au travail de monsieur Jean Renaud, L’accusation de détournement de fonds portée contre d’autres personnes que Jean Renaud est devant les tribunaux.Je ne puis la commenter.On doit se rappeler cependant qu’il s’agissait du paiement en juin 1974 des vacances acquises aux droits des travailleurs le 31 décembre précédent.18) Monsieur Jean Iteliano — On me l’avait représenté comme un honnête homme, ce qu’il est, qui pouvait m’aider dans ma tâche.Sitôt que j’eus prié le personnel de la C.I.C.de lui donner toute l’assistance souhaitable pour qu’il m’aide dans ma tâche, aes échos me sont venus des menaces des foudres du tuteur qu’il répandait dans son entourage et dans les bureaux.Des affidavits à cet effet me furent remis.Je l'ai prié de profiter de vacances auxquelles il avait droit pour me preparer un mémoire sur la situation comme il la jugeait.A son retour, je l’ai muté au cabinet du directeur général, poste que j’occupais personnellement.Je n’ai pas jugé devoir donner suite à tous les chambardements qu’il exigeait.Au titre de conseiller, il était attaché au service du décret.Comme ce service allait être et a été aboli, je l’ai muté au service du contentieux.Aujourd’- et Jean Ita-avoir ignoré, hui encore j’estime que, son travail ayant porté sur des interprétations à donner au décret, son assignation reste la bonne.De fait, on ne la lui a pas changée depuis que je suis parti (16 mois).Je n’ai jamais estimé que c’était le mettre “sur une tablette”.Je reste persuadé, qu’à ce titre, il peut et doit rendre d’excellents services à la Commission si lui et ses supérieurs le veulent.¦ Conclusion Je ne suis pas plus fier de ma mission à la C.I.C.que d’autres que j’ai menées.Je ne dois pas l’être moins.Pour ne pas l’etre moins je dois souvent me rappeler, ce que la Commission Cliche e liano semblent qu’il y a, à la C.I.C.une immense majorité d'employés honnêtes et des cadres qui ont des contrats de travail et des droits acquis.Ils ne peuvent être limogés sans cause.La plupart d’entre eux viennent du milieu de la construction.Les chambardements dont on semble rêver ne sont pas réalisables et, pour une bonne part, pas souhaitables.Je reforme le voeu que les parties — le Conseil de la C.I.C.— consacrent plus de soin et de temps à l’administration des affaires de la Commission, ce que je leur ai dit, par écrit.Dans l’éventualité où les parties, le Conseil de la C.I.C.ne donnerait ni le temps ni le soin requis à la bonne administration de la Commission — il faudrait songer à en faire une Régie publique.Cette recommandation faisait partie de mon rapport — la Commission l'a passée sous silence.L’Anglais par la Traduction (English 307Z) Travail intensif pour améliorer la compétence de l’étudiant à traduire des textes français en anglais.Prérequis: Une bonne connaissance du français et de l’anglais.Description du cours: Ce cours, donné pour la première fois cet été, est destiné aux étudiants qui veulent acquérir une bonne connaissance des méthodes de traduction du français à l’anglais.En se servant de passages tirés surtout de journaux et revues contemporains, les étudiants seront mis au courant des subtilités grammaticales et stylistiques de la langue anglaise par la traduction.Le cours se donnera en anglais.Inscription: le 29 mai 1975, de 18h30 à 21h30.Les cours sont donnés les mardis et jeudis soir de 19h à 22h, du 2 juin au 8 août 1975.Faire la demande d'inscription avant le 24 mai à: Session d’été Campus Loyola, Concordia University, 7270 Sherbrooke Ouest, Montréal, Québec H4B 1R6 TéL: 482-0320 - Poste 700 universitÉ' .concordai ier VENDREDI C, DU % MOIS 6 • Le Devoir, samedi 17 mai 1975 Une psychose s’installe aux quatre coins du monda Saint-Louis brûle-t-il ?Un pont croule sous un train en Yougoslavie: 13 morts par Solange Chalvin Ça brûlait encore dans Saint-Louis, dans la nuit de ieudi à vendredi.Hier, les six logements des 3785-3795, rue Drolet, ravages pour la troisième fois par les flammes en moins de trois mois, étaient envahis par des enfants qui s’amusaient avec les briques calcinées.Des pierres et des briques instables risquaient à tout moment de tomber sur eux.Aucune barricade n’avait été installée par la Ville à l’arriére de ces logements et tous les enfants du quartier y ont accès.Le Comité Logement Saint-Louis exige que cette maison soit démolie complètement dans les 24 heures puisqu’elle constitue un danger public (ses murs risquent de s’écrouler au moindre choc) et que soient reconstruits sur cet emplacement des logements familiaux même si la ville doit exproprier le terrain à cet effet.Ce nouvel incendie s’ajoute à tous ceux qui transforment progressivement ce quartier du centre-ville, en zone sinistrée.Une psychose d’incendie s’est installée chez les citoyens, a-t-on dit, car la détérioration des maisons est telle qu’aucune compagnie d’assurances ne consent à les assurer.Même le Code du logement ne s’applique pas dans cette panie-sud du quartier Saint-Louis dont lfétat de certains logements a atteint un point de non-retour.Loin de s’atténuer, l’épidémie d’incendies se propage.En 1973, il y eut 273 incendies, en 1974 on atteignait le nombre de 280 et en 1975 on dépassera ce nombre, croient les citoyens responsables du Comité Logement Saint-Louis.Les citoyens se sentent également menacés par l’impuissance des autorités municipales qui sont incapables de prendre des mesures de prévention.C’est ainsi qu’à la suite d’un premier incendie, on ne fait aucune pression sur le propriétaire L’Artic Institute quitte McGill L’Arctic Institute of North America, dont les locaux sont situés à l’université McGill de Montréal déménagera l’an prochain à l’université de Calgary.C’est ce qu’a annoncé hier le recteur de l’université albertaine, qui est également vice-président de Panartic Oils Ltd, M.Ro- bert Currie.M.Currie a précisé que l’institut occupera un espace de 15,000 pieds carrés et recevra l’aide financière du gouvernement de l’Alberta pour poursuivre ses recherches.pour barricader l’immeuble, le démolir ou le remplacer.Le comité doit déposer régulièrement des plaintes au Service de prevention des incendies pour que la Vifle intervienne auprès des propriétaires d’immeubles incendiés pour qu’ils nettoient les environs et installent des barricades.Une enquête sera effectuée par le Comité Logement Saint-Louis auprès des citoyens du quartier afin de connaître le nombre de logements constituant des dangers d’incendie.“Puisque la Ville ne fait pas son devoir, a-t-on eut, nous serons obligés de le faire à sa place, ” La détérioration s’étend rapidement à tout le quartier et c’est la raison pour laquelle les feux se multiplient.Les terrains deviennent ainsi vacants en attendant d’être revendus à prix forts à des spéculateurs qui préfèrent y construire des immeubles modernes aux loyers trop élevés pour les citoyens de SainLLouis.On soupçonne également la possibilité d’incendies criminels mais comment obtenir des rapports d’incendies, a-t-on demandé.Dans le cas de l’incendie de la rue Drolet, il semble que les pompiers aient eu du mal à s’approcher car le feu aurait été allumé avec de l’essence.Tous les locataires et maisons avoisinantes ont subi des dommages.Plusieurs devront quitter les lieux définitivement, ont dit les responsables du Comité Logement Saint-Louis.VRANJE (Reuter) — Un pont s’est effondré dans la nuit d’hier au passage de l’express Bitola-Zagreb, à 12 km au nord-ouest de Vranie, dans le sud de la Yougoslavie, précipitant avec lui dans la rivière Korbejevac deux des quinze wagons du convoi.Un premier bilan fait état de 13 morts et 189 blessés mais, selon un communiqué officiel, des blessés, et peut-être des morts, se trouvent encore dans les débris.Selon le magistrat chargé de l’enquête, les supports du pont avaient probablement été minés par la1 rivière, laquelle se [ette un peu plus loin dans la Morava.Parti de Bitola, près de la frontière grecque, le train se rendait à Zagreb via Skopje et Belgrade.Le trafic ferroviaire sur cette ligne qui relie la Grèce et le sud de la Yougoslavie au reste de l’Europe sera probablement interrompu pendant au moins vingt-quatre heures.En août dernier, 153 personnes avaient été tuées dans un accident de chemin de fer à Zagreb.Le conducteur du train a été condamné le mois dernier à quinze ans de prison après avoir reconnu qu’il sommeillait juste avant l’accident.Nouveaux timbres du Sud-Vietnam HANOI (AFP) — Les postes de la République du Sud-Vietnam ont mis en circulation quelque six millions de timbres portant l’inscription “Giaiphong” (“Liberté”), la devise du GRP sud-vietnamien, annonce l’agence d’information “Giaiphong”, citée par l’Agence nord-vietnamienne de presse.3.6 millions de ces timbres ont été réservés aux bureaux de poste de la ville de Saigon-Giadinh., Ces vignettes sont ornées de dessins représentant le président Ho Cni Minh arrosant la plante d’avocat, qui lui a été offerte par le peuple sud-vietnamien, les combattants de libération donnant l’assaut au palais présidentiel de Saigon, l’entrée des forces populaires de libération à Danang, Hue et Ban Ma Thutot, l’oncle Ho entouré de Sud-Vietnamiens.Etiez-vous au courant?DETROIT (PC) — Un nouveau type d’automobile mue à l’électricité doit sortir des chaîna d’assemblage le 1er juillet prochain.Manufacturée par la société Electronic Fuel Propulsion Corp., cette nouvelle voiture, la Transformer I, sera acuonnée par une batterie de 180 volts, rechargeable en une heure par un générateur installé dans une sorte de remorque.Cette voiture se vendra à peu prés au même prix qu’une Cadillac ou une Mercé-dès.Une centaine de Transformer I ont déjà été commandées au manufacturier.5,661 chômeurs en Suisse BERNE (AP) — Des chiffra officiels publiés hier, il ressort quels Suisse comptait 5,661 chômeurs en quête d’emplois à la fin du mois d’avril, contre 4,008 à la fin mars et 64 à la fin avril 1974.Ce chiffre, toutefois, ne représente toujours que moins d’un po'ir cent de la main-d’œuvre active, qui at de plus de trois millions de travailleurs.H ne tient pas compte, d’autre part, des quelque 40,000 travailleurs étrangers dont le contrat n’a pas été renouvelé et qui ne reviendront pas en Suisse cette annee.Fin avril, le nombre da emplois offerts était de 2,629, contre 2,602 fin mars et 3,430 fin avril 1974.Pierres précieuses disparues BEYROUTH (AFP) — Un lot de pierra précieusa dont la valeur at estimée à près de $300,000 a disparu ces jours derniers entre Bangkok et Beyrouth.La compagnie aérienne chargée de convoyer le précieux paquet a constaté sa disparition à l’arrivée dans l’aéroport de la capitale libanaise.L’appareil, venant de Bangkok avait auparavant fait une acale à Bombay.Une plainte a été déposée auprès da autorités libanaises.CONFIONS NŒ HARGNES AU QUÉBEC CA RAFTORTE ACOUP SUR encaissables en tout temps, à leur pleine valeur Le détenteur d'obligations d'epargne du Quebec peut en tout temps presenter ses obligations a sa banque ou a sa caisse populaire qui les ra ohetera a leur pleine valeur en y ajoutant les intérêts courus Vous pouvez donc en tirer profit quand vous le voulez un autre avantage pour vous Le r ontnhtiuble peut maintenant rerevoir jusqu e $1.000 d'intérêt de sources canadiennes sans payer d'impôt sur le r evonti ¦! coupures de S100, $500, Si,000 et SS,000 Nos obligations se vendent en c oupures d< $100, $500, $ 1 000 et $5 OOO aver un maxi murn de $50.000 par personne Pour la cou pure entièrement nominative de $g poo vo< intérêts vous sont expédies direr tement jeu chèque, chaque année Nos obligations d ejMiqn offertes aux residents du Uueper ou mineurs, aux suce es-.d'epargne de crédit .•) (l ainsi qu'aux > 'onn.ii ,hp, aux fabriquée; Achetons I ques caisses populaires C I e et Chez les < n U r ’ mobilières Nos Obligations d f’ii.itiy > ,, j j,.r rapporte a conj) sih1 lu r Jueber.non ! idlilteS -ns un « r ,risses leurs federations •S r e1 ¦ • j : e | j1, ‘ , or " lu US les t mi iete' en de V l tidu • ¦iii ¦ GOUVERNEMLN 1 ' 11 1 O- d- Ed ( Le Devoir, samedi 17 mai 1975 • 7 Du Palais à Parthenais à cause d’un “black-out” 30 prévenus de la U.Aircraft sont admis à caution et le juge décidera mardi du sort des quatre autres par Clément Trudel Trente travailleurs de la United Aircraft, accusés d’avoir sé-uestré une dizaine d’otages et ’avoir pénétré illégalement dans une usine en y causant au moins $250,000 de dommages, ont été libérés hier en attendant leur enquête préliminaire fixée au 23 mai.Cinq conditions sont attachées par le tribunal à cette remise en liberté, après trois jours de détention à Parthenais.La Couronne s’est toutefois opposée à ce que les quatre derniers prévenus recouvrent leur liberté sous cautionnement et le juge Maurice Rousseau, après avoir entendu une partie des arguments des procureurs dans cette affaire, au Palais de justice de Montréal, a dû, à cause d’un “black-out” où fut plongé l’immeuble, poursuivre la séance au centre de détention de Parthenais, dans ce qui sera, à compter de mardi prochain, le “studio” de la Commission d’enquête sur le crime organisé, à l’ancienne Cour du coroner.M.Rousseau a promis de rendre un jugement écrit mardi matin dans le cas d’André Chouette, de Serge Philips, ’André Normandin (oeil droit noirci) et de Normand McCutcheon (il a comparu en s’appuyant sur des béquilles).Tous quatre ont été appréhendés dans le “plan 2” de la Uni- ted Aircraft de Longueuil, dans la nuit du 12 au 13 mai.Comme pour leurs trente camarades grévistes, le ministère public les accuse de séquestration et d’effraction dans un immeuble non résidentiel où auraient été constatés plus de $250,000 de dégâts.A 15h, après avoir comparu par fournée de six, trente prévenus avaient l’autorisation de reprendre leur liberté pourvu qu’ils remplissent cinq conditions: ne participer à aucune manifestation; ne participer à aucune réunion syndicale autre que celle de leur syndicat (local 510 des Travailleurs Unis de l’Automobile).Les trente ne doivent pas entrer en contact direct ou indirect avec les présumées victimes de séquestration et se tenir à plus de 1,000 pieds de toute usine ou bureau appartenant à la United Aircraft ou à la Pratt & Whitney, où que ce soit au Québec.On leur fait également une obligation de s’éloigner de 1,000 pieds au moins de tout endroit où, à leur connaissance, se produit un arrêt de travail.Jusqu’à 16hl2 — moment de la panne qui coupait tout air climatisé aux nombreux curieux et intéressés — le juge Rous- Le Syndicat des employés de un unique employeur sur l’île: par Lise Bissonnette Pour la première et la dernière fois aux audiences publiques du Comité de restructuration scolaire, on aura entendu une voix syndicale.Elle fut de plus doublement originale puisqu’elle réclamait de vastes pouvoirs pour le Conseil de l’île alors qu’une majorité des groupes qui se présentent aux audiences viennent au nom des autonomies locales.Outre le Syndicat national des employés de la CECM (CSN), le Comité a eu droit à son désormais traditionnel mémoire pour exiger des commissions scolaires anglo-catholiques sur l’île.Celui-la venait de ceux qui se disent les leaders du mouvement, les directeurs anglophones d’écoles de la CECM.¦ Le Syndicat des employés de la CECM (CSN) Même si la majorité des syndicats touchés par la restructuration scolaire ont boudé les audiences publiques du Comité de restructuration, le Syndicat national des employés de la CECM s’y est présenté hier, pour réclamer que le Conseil scolaire devienne “Tunique employeur" scolaire sur Tîle de Montréal.Cela au grand plaisir de M.Jacques Mongeau, président du Comité et aussi du Conseil scolaire, qui s’est dit plus habitué à se voir contester des pouvoirs qu’à s’en voir accorder de nouveaux.“Unique employeur au sens du Code du travail et propriétaire unique des biens mobiliers et immobiliers”, le Conseil scolaire devrait, selon le SNE, faire des commissions scolaires “des autorités locales au plan pédagogique.” Le syndicat, qui représente le personnel ouvrier de la CECM, s’inquiète des conditions de déplacement et de mutation des employés si les commissions sont “restructurées”.Il demande dès lors que “l’employeur unique” convienne avec eux d’un plan d’intégration qui respecterait les droits acquis et les avantages sociaux.Dans le contexte créé par les absences syndicales aux audiences, le Comité s’est montré fort attentif à la voix du SME, d’autant qu’elle soulevait “une question qui est loin d’être marginale dans cette opération”, a déclaré M.Mongeau.Celui-ci a profité d’un bref échange sur les prochaines négociations pour se ranger de l’avis syndical en déplorant le “régime des négociations provinciales qui sont toujours à l’origine de grandes injustices”.L’Association des principaux catholiques de Montréal Un autre groupe de la coalition “anglo-catholique”montait hier à l’assaut du Comité de restructuration scolaire.De l’avis de l’Association des principaux catholiques de Montréal (secteur anglais de la CECM), une restructuration sur une base confessionnelle serait “absolument inacceptable”.Et la seule façon de creer “un climat propice à l’enseignement sur Tîle de Montréal” consisterait à instituer des commissions scolaires anglo-catholiques, franco-cathohques, et protestantes.Ces principaux revendiquent le leadership de l’actuelle offensive en faveur de la création de commissions anglocatholiques.Ici, comme dans les autres mémoires, il n’est à peu près pas uestion de l’origine ethnique es deux-tiers de ces “anglo- phones catholiques” dont la récente loi 22 aurait pu remettre en question les chix scolaires en faveur de l’école anglaise.Au contraire, on les présente indifféremment sous le nom “d’anglophones catholiques” ou de “catholiques anglais”.“Les chiffres sont là pour le prouver.Les parents de ces enfants ont opté pour ce genre d’école” écrit-on simplement dans la version française du mémoire qu’une mauvaise traduction a truffée de fautes.Les principaux anglophones avaient annexé à leur mémoire la position d’un “Committee for the Coordination of Anglophone Catholic Education” qui se présentera le 30 mai.Il s’agit d’une étude critique des Quatre types de commissions scolaires possibles sur Tîle de Montréal, présentées par ordre de préférence: commissions à la fois confessionnelles et linguistiques, commissions linguistiques, commissions confessionnelles et commissions unifiées.Le porte-parole du groupe, M.Kevin Quinn, s’est fait Tardent défenseur de la première hypothèse.Mais M.Mongeau semblait accueillir ce plaidoyer seau avait eu le temps d’entendre la version de deux membres de la Sûreté du Québec sur les événements qui ont mené aux 34 arrestations de travailleurs, dans l’usine de Longueuil: le sergent Jean-Guy Ferland et son adjoint, le caporal Y.Fouchon, ainsi que celle d’un contremaître pour l’entretien des machines-outils.Ces éléments de preuve par ouï-dire tendent à établir que 26 voitures, dont cinq appartiennent à la Sûreté de Longueuil, furent endommagées aux abords de la United ce soir-là ou cette nuit-là; que huit machines-outils servant à la fabrication de pièces de mo- teurs d’avions auraient été endommagées (200 circuits au moins seraient à remplacer, au coût de $200 ou $300 chacun) et ue le capitaine Gagné, de la Q et l’inspecteur Dubé, de Longueuil, avaient pris charge des opérations poücières à cette occasion.Un camion de louage aurait enfoncé une barrière de la United le 12 mai, vers 22h.Ses occupants, portant cagoules dans certains cas, selon la police, se seraient ensuite diriges vers le “plan 2” où eut lieu un saccage ainsi qu’un affrontement entre policiers du groupe anti-émeute et grévistes de la United.Après trois jours de déten- la CECM veut le Conseil avec quelque scepticisme, en particulier quant à l’option confessionnelle qui lui semble couvrir une option linguistique, d’autant que les anglo-catholiques n’hésitent pas a recruter du personnel anglo-protestant quand le besoin s’en fait sentir.Les “anglo-catholiques” tiennent à se séparer au nom de la “différence1’, répond finalement M.Quinn à une question précise de Mme Lavoie-Roux qui voulait connaître les raisons profondes de ce désir de se “retirer de la communauté francophone”, avec laquelle ils coexistent actuellement dans les commissions scolaires.M.Quinn, qui fut autrefois partisan reconnu des commissions scolaires unifiées, dit avoir changé d’idée à cause du “climat actuel, qui empêche les deux groupes, dans une même commission, de prendre des décisions selon des critères uniquement administratifs et pédagogiques.” Ces indépendantistes nouvelle manière prétendent, selon le modèle connu, qu’on s’entendra peut-être mieux quand chacun sera maître chez lui.MacDonald High School Committee (Lakeshore) Ce comité réclame le statu quo, au moins pour les deux commissions protestantes, le PSBGM et Lakeshore.Il demande au Conseil scolaire de se limiter à percevoir les taxes et répartir les fonds, et de remettre leur autonomie financière aux commissions scolaires locales ¦ Le comité interparoissial d’éducation chrétienne de Rosemont A Rosemont, le comité interparoissial s’en tient essentiellement à la position de l’archevêché de Montréal.Il s’attache au principe des commissions scolaires confessionnelles, et souhaite que les commissions aient toutes un “conseiller en éducation chrétienne” comme c’est actuellement le cas.Ceux qui ne veulent pas d’une école confessionnelle doivent se voir ouvrir un secteur “autre”, dit le Comité, à l’instar de Mgr Paul Grégoire.Pour leur part, les membres de ce groupe tiennent à une “école catholique authentique” qui n’a rien à voir avec “une école où il existe un esprit pluraliste dans l’enseignement de toutes les matières.” Le gros fumeur se dépoussière plus lentement par Gilles Provost Les gros fumeurs de cigarette mettent trois fois plus de temps que les non-fumeurs pour évacuer de leurs poumons la même quantité de poussières.La fumée désorganise en effet le système naturel de “dépoussiérage” de l’organisme, a expliqué nier le docteur Ruy Louranco devant 300 spécialistes du monde entier reunis à l’Université McGill pour prendre connaissance des travaux les plus récents relatifs aux effets de la cigarette sur les poumons.En utilisant des aérosols opaques aux rayons X que les volontaires inhalaient, le docteur Louranco a pu vérifier comment ces poussières se répartis-saient dans les poumons et la mesurer l’efficacité du dépoussiérage.Il a constaté par exemple que ce système de dépoussiérage était très efficace chez les non-fumeurs puisque à toutes les Université du Québec à Montréal OUVERTURE DU PROGRAMME DE MAITRISE EN ÉDUCATION (M.E.D.) Sous réserve d’une approbation définitive du ministère de l’Éducation à la session AUTOMNE 75.LE PROGRAMME de Mattrise professionnelle en éducation a pour but de former des concepteurs-réalisateurs pédagogiques dont la compétence et le leadership s’avéreront des catalyseurs de la réforme éducative permanente au Québec.LE CANDIDAT doit avoir obtenu une moyenne d'au moins B aux études conduisant à l'obtention d'un dipldme de premier cycle, ou l'équivalent, et posséder un minimum de deux années d'expérience dans l’enseignement.LE PROGRAMME s'étend sur un minimum de trois sessions dont une est obligatoirement à temps complet (cette dernière peut être remplacée par deux sessions d'été à temps complet).LE CANDIDAT doit avoir complété les exigences de la Maîtrise en deçà de trois ans à compter de la date de son Inscription officielle.LE PROGRAMME totalise quarante-cinq (45) crédits: quatre (4) cours communs, deux (2) cours au choix, quatre (4) cours de concentration (didactique ou enfance inadaptée) et un projet d’intervention.LA DATE LIMITE pour déposer une demande d'admission pour l'automne 75 est le 13 juin 1975.LES FORMULAIRES de demande d admission peuvent être obtenus du Service de l'Admission, Bureau du Registraire, Université du Québec ê Montréal, Boite postale 8888.Montréal.Québec, H3C 3P8.tél.: 878-3161.POUR RENSEIGNEMENTS supplémentaires sur le programme, op doit s'adresser au Département des Sciences de réducation.876-8703.LE RESEAU DE L'UNIVERSITE DU QUÉBEC L'Umvei site du Quebec à Montiéal est l'une des unités constituantes du icseau de TUniveisité du Quebec r< parties des poumons étaient balayées” simultanément et ra- lidement.Au contraire, chez es fumeurs de cigarettes, le dépoussiérage était heaucoup plus lent et il se produisait des encombrements au niveau des gros embranchements de bronches.Ces embouteillages provoqués par un manque de mucus ,à la surface des bronches se produisent à long terme et il faut attendre plusieurs années après avoir cessé de fumer pour noter une légère amélioration.Par contre, le docteur Lou-ranço a aussi constaté que ce débit du mucus augmentait rapidement pendant que l’individu fumait, ce qui réglait temporairement la situation.Cela explique aussi l’impression de plusieurs fumeurs qui affirment que le fait de fumer leur débloque les poumons.Par contre, chez les fumeurs, il se produisait des encombrements au niveau des gros conduits parce que le mucus était moins fluide, moins important et qu’il circulait donc mal.Il a aussi montré que ces conséquences sont d’autant plus graves que le sujet fume beaucoup et pendant longtemps.S’il cesse de fumer, l’amélioration est fort lente et toujours partielle.Malheureusement, ce phénomène constitue en même temps un cercle vicieux parce que le fait de fumer lui-même augmente temporairement l’évacuation des poussières.C’est pourquoi les fumeurs qui ont l’impression de “débloquer” leurs poumons en fumant une cigarette ne se trompent pas, mais cet effet est passager; à long terme, le problème s’aggrave si bien que l’individu a tendance à fumer de plus en plus.Un autre chercheur, M.James Hogg, est venu appuyer les découvertes de son collègue en montrant que la fumée de cigarette brise l’intégrité du revêtement des conduits pulmonaires et les rend plus sensibles à Tin-fection ou aux dommages divers.La fumée s’attaque aussi aux systèmes qui assurent la mobilité des cellules et nuit ainsi au déplacement du mucus vers la gorge.Le docteur Brain, de son côté, a montré que la fumée est toxique pour les macrophages, ces cellules qui sont “la première ligne” des défenses immunologiques de l’organisme contre les infections.Heureusement; l’organisme est capable de réagir a cette agression de la fumée en multipliant le nbmbre des macrophages.Malheureusement, ce mécanisme de digestion des composés de la fumée de cigarette par les macrophages survivants a aussi des consequences très graves: en concentrant les produits radioactifs ou toxiques, les macrophages peuvent parfois augmenter les dommages aux cellules voisines.Deuxièmement, les macrophages digèrent des goudrons inoffensifs en les transformant en époxydes cancérigènes.Ce mécanisme serait même une des causes principales de l’apparition du cancer du poumon, selon M.Brain.A l’appui de son hypothèse, il a rappelé que cette transformation par les macrophages exige la présence d’un enzyme nommée AHH.Or, on a constaté que cet enzyme est présent en quantités 12 fois plus importantes chez les fumeurs que chez les non-fumeurs.De plus, les risques de cancer du poumon sont 22 fois plus élevés chez ceux qui ont tendance à fabriquer beaucoup de cet enzyme (10% de la population environ).Seulement 4% de ceux qui sont atteints d’un cancer du poumon produisent peu de cet enzyme qui permet aux macrophages de transformer les pétroles de la fumée de cigarette en produits cancérigènes.Enfin, M.Brain a montré, photographies à l’appui, que les macrophages sont beaucoup plus encombrés de débris de toutes sortes chez les fumeurs que chez les autres.Pour faire face à ces besoins supérieurs, ils doivent contenir beaucoup plus de lysosomes et d’enzymes actifs.Malheureusement, lorsque de tels macrophages fortement “armés” meurent au combat, tous ces enzymes se répandent dans les cellules voisines qui sont elles-mêmes digérées.Ce mécanisme détruit peu à peu la structure des alvéoles pulmonaires et ce serait une des causes principales de Tap-parition de 1 emphysème qui est une dégénérescence du tissu pulmonaire.UNIVERSITÉ SAINT-PAUL OTTAWA 10e Session de Pastorale pour notre temps LE LOISIR: Croître dans la liberté Dix jours de réflexion théologique et pastorale pour les prêtres et autres agents pastoraux.PROGRAMME: — Le loisir dans la société contemporaine, sa problématique et sa dynamique productrice (Prol.Joftre Dumazadier, de la Sorbonne).— Le loisir au Canada français (Prof.J.P.Tramblay, CEGEP de Sainte-Foy).— Réflexion chrétienne sur le loisir: Bible et loisir (R.Lapolnta, o.m.L); les axes essentiels d une théologie du loisir et suggestions pour une action pastorale renouvelée (A.Lunaau, O.m.l.); la fête, sa signification, ses rythmes et ses rites, sa dénaturation et sa reprise (A.Beauchamp, Office de Catéchèse du Québec DATE 16 au 27 juin 1975.Renseignements: Institut dt Pastorals Unlvsrsité Saint-Paul 223, rus Main Ottawa, K1S1C4 Tél.: (613) 235-1421 tion, deux des prévenus ont encore des bandages autour de la tête, quelques-uns ont un oeil amoché, Tun porte béquilles.Le souffle coupé de surprise à l’instant où survenait le '’black-out”, la femme de Tun des grévistes cria: “J’ai peur, Dubé est là” (elle référait à l’inspecteur de la police de Longueuil).Sitôt rallumées quelques lampes, elle demanda à un garde de la “protéger”.Dix minutes plus tard, c’était l’évacuation générale du Palais et Texode vers Parthenais où le filtrage des “spectateurs” se fit au point que, des 50 personnes présentes à la deuxième partie de l’enquête sur cautionnement, 20 environ étaient des gardiens ou policiers, les autres comprenant cinq avocats, une quinzaine de journalistes et quelques familiers des prévenus ou le personnel de la Cour.Veillait au protocole, dans cette cour improvisée: le caporal L’Ecuyer, de la SQ, lequel fit voir dès l’arrivée des premiers journalistes que le tout serait public mais qu'il verrait lui-même à ne pas multiplier les autorisations pour l'accès au sixième étage de ce centre de détention.Me Claude Naccoun et Me Léopold Goulet occupent pour la poursuite dans ces 34 dossiers où la défense est assumée par: Me Pierre-Olivier Boucher, Me Claude Mélançon et Me Pierre Levesque.Le ministre public invoque “Tintérêt public” pour s'opposer à la remise en liberté de Choquette (directeur de grève), de McCutcheon, de Normandin et de Phillips.A eux quatre, les prévenus totalisent 43 années de service à la United Aircraft, le plus ancien étant Normandin, avec 20 ans.On se rappelle que ce conflit vieux de 17 mois avait donné lieu, le 1er octobre dernier, à une manifestation qui déclencha des poursuites contre des grévistes de la United et des responsables du syndicat international auquel le groupe en grève est affilié.Sur quoi la défense se fonde-t-elle pour obtenir la remise en liberté sous cautionnement des quatre grévistes?Sur la déclaration canadienne des droits, sur une jurisprudence qui, même lorsque les dommages soi-disant causés étaient plus élevés — à la baie James par exemple — des prévenus comme Yvon Duhamel avaient été remis en liberté en attendant leur procès.La défense accepterait que des conditions “plus sévères qu’aux autres” soient imposées mais la poursuite tient à s'opposer à cette décision réclamée, à cause d’incidents antérieurs ou de causes pendantes.Ce qui équivaudrait à une “détention préventive", rétorque la défense.COURS CHATEAUBRIAND École primaire française privée Fondée en 1965 Permis du ministère de l'Éducation Pré-maternelle — Maternelle — Élémentaire Inscriptions sur rendez-vous avec la directrice 5319, avenue Notre-Dame de Grâce (Coin Décarie) Tél.: 489-1438 Université du Québec à Montréal DEMANDE D’ADMISSION À TEMPS PARTIEL BACCALAURÉAT SPÉCIALISÉ EN HISTOIRE DE L’ART Le Module d'Histoire de l'Art offre un baccalauréat spécialisé avec quatre orientations: PATRIMOINE NATIONAL, ADMINISTRATION DE L'ART, ESTHÉTIQUE CONTEMPORAINE, ÉTUDES CINÉMATOGRAPHIQUES.li y a aussi la possibilité de constituer une discipline mineure de 10 cours an histoire, philosophie, sociologie et arts plastiques.Date limite pour la demande d'admission: 1er juillet 1975.Bureau du Registraire Service de l’Admission 1187, rue Bleury, local 2930 C.P.8888 Montréal, Québec Pour tout renseignement, communiquer avec le module d’Histoire de l’Art à 876-5610.LE RÉSEAU DE L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC L Umveisité du Québec/à Montréal est Tune des unités constituantes du teseau de l'Université du Québec CONSEIL SCOLAIRE DE L’ÎLE DE MONTRÉAL AVIS Veuillez noter que le Conseil scolaire de Tîle de Montréal tiendra sa réunion régulière du mois de mai, le 26 mai 1975.Le Conseil tient ses réunions régulières le troisième lundi de chaque mois à 20:00 heures au 1415 est, de la rue Jarry, à Montréal.Si ce jour est férié, la réunion est automatiquement reportée au premier lundi non férié qui suit.Les réunions du Consei.sont publiques.Le secrétaire général Jean Marcoux 6 8 • Le Devoir, samedi 17 mal 1975 Informations Internationales United Brands sommé par Costa Rica de révéler les bénéficiaires de pots-de-vin SAN JOSE Costa Rica (Reuter et AFP) — Les accusations de corruption lancées contre des multinationales américaines dans certains pays latino-américains ont donné lieu à un ultimatum au'Costa Rica contre la société bananière United Brands.Le président Daniel Oduber l’a mise en demeure de lui fournir le nom des fonctionnaires costa-ricains bénéficiaires de pots-de-vin; passé ce délai, le président costa-ricain aemandera au législatif de décider le retrait de la United Brands du Costa Rica.Au Honduras, une commission d’enquête officielle vient par ailleurs de conclure que M.Abraham Benaton Ramos, ancien ministre de l’Economie, avait été le bénéficiaire du pot-de-vin de 1.2 million de dollars que la même société United Brands avait reconnu avoir versé à une haute personnalité du Honduras.Ce pot-de-vin avait été accepté en échange de concessions fiscales sur le chargement de bananes.M.Benaton avait servi sous le gouvernement du président Oswaldo Lopez Arellano qui fut contraint à la démission il y a deux semaines à la suite du scandale à propos de ce pot-de-vin.Avec M.Benaton, il avait refusé d’autoriser la commission d’enquête à examiner son compte en banque en Suisse.Pour sa part, United Brands a annoncé qu’elle allait effectuer une enquête pour savoir si elle avait, au cours des cinq dernières années, payé de l’argent au gouvernement italien.United Brands avait admis avoir payé $750,000 à des dirigeants d’un pays européen mais c’est la première fois qu’elle fait elle-même allusion à l’Italie pour ce paiement, bien que ce pays ait été souvent cité par la presse.La compagnie a précisé que des recherches allaient être faites non seulement en ce qui concerne le Honduras et l’Italie mais également le Costa Rica, Panama et l’Allemagne de l’Ouest.L’ultimatum lancé à la United Brands par le président Oduber est contenu dans un télégramme au président de la société, M.Wallace Booth.Il fait suite à des in- formations parues jeudi dans le “Wall Street Journal” selon lesquelles la United Brands aurait versé des pots-de-vin à des personnalités politiques tant au Panama qu’au Costa Rica.Ces développements font suite à la décision, mardi, du gouvernement péruvien, d’exproprier les avoirs dans le pays de la compagnie Gulf Oil pour sa “conduite notoirement immorale dans la vie politique latino-américaine”.La décision faisait suite aux informations donnant à penser que la compagnie pétrolière américaine avait accordé des pots-de-vin totalisant $4 millions à des fonctionnaires d’un pays latino-américain non précisé.Expulsion de l’USAID et dissolution du corps de mercenaires de la CIA au Laos ?VIENTIANE (d’après AFP et Reuter) — La commission mixte centrale d'exécution des accords de Vientiane (CMC) a décidé, au cours de sa réunion hebdomadaire, de demander au gouvernement de dissoudre les “forces spéciales” de l’ancien général Vang Pao, financées par les Américains et de supprimer l’USAID (A-gence américaine pour le développement international) au Laos.En outre, selon un processus devenu maintenant classique, le chef de l’aviation laotienne a été obligé hier de démissionner sous la pression d’un millier d’aviateurs lui reprochant son attitude hostile dans le passé au Pathet Lao.Quel- VIENNE (Reuter) — M.Henry Kissinger arrivera demain soir à Vienne, où M.Andrei Gromyko est lui-même attendu le lendemain matin.Le secrétaire d’Etat américain et le ministre soviétique des Affaires étrangères auront, lundi et mardi, des entretiens qui porteront essentiellement sur trois problèmes: Proche-Orient, limitation des armes nucléaires, sécurité et coopération en Europe.MM.Kissinger et Gromyko viennent tous deux de se poser publiquement des questions sur la détente telle qu’on la conçoit à Moscou et à Washington.Selon le secrétaire d’Etat, “la volonté de l’Union soviétique de tirer profit d’opportunités stratégiques.fait peser une lourde hypothèque sur la détente”.Deux jours plus tard, le ministre soviétique reprochait à M.Kissinger de se faire l’avocat à la fois de la détente et d'un accroissement des dépenses militaires, deux concepts que M.Gromyko juge ques heures après le début de la manifestation, le général Phothivongsa remettait sa démission, abandonnant un des derniers postes influents encore détenus par la droite laotienne.M.Phao Bounnaphol, porte-parole du néo-Lao Haksat au sein de la CMC, a annoncé qu’après plusieurs délibérations, la commission mixte a adopté le principe de la suppression des “forces spéciales’’, armées et subventionnées par la CIA.Cette “armée clandestine” particulièrement bien entraînée est en grande partie composée de montagnards h’ mong originaires du Nord-Laos.Ces excellents soldats de métier avaient déjà servi dans “incompatibles.” Les milieux diplomatiques à Moscou ont vu dans les critiques de M.Gromyko une note de prudence de la part du Kremlin, bien que la détente demeure apparemment un élément-clé de la politique étrangère de M.Leonid Brejnev.Les positions soviétique et américaine sur le Proche-Orient et d’autres problèmes sont fort éloignées, mais le Kremlin n’en a pas moins évité d’humilier l’administration Ford à la suite des revers qu’elle a connus en Indochine et, tout récemment, Moscou a préféré ne rien dire de l’opération aéronavale lancée en territoire cambodgien pour libérer le “Mayaguez” et son équipage.S’agissant du Proche-Orient, les entretiens de Vienne pourraient permettre aux deux pays de rapprocher leurs positions sur les modalités d’une reprise de la conférence de Genève, deux semaines avant la rencontre Ford-Sadate à Salzbourg.Les Etats-Unis et l’Union soviétique sont les rangs de l’armée française durant la “premiere guerre d’Indochine”.Estimés actuellement à environ 6,000 hommes ils avaient été pris en main par la CIA pour lutter contre les forces Pathet Lao et nord-vietnamiennes.Cette troupe d’irréguliers, au nombre d’environ 40,000 au plus fort du conflit avait été principalement utilisée dans des opérations de guérilla et de commando.Elle avait son quartier général à Long Cheng, à 200 km au nord-est de Vientiane.En 1973, peu de temps avant la signature des accords de Vientiane instaurant un cessez-le-feu au Laos et prévoyant l’établissement d’un gouvernement provi- co-présidents de cette conférence et, de source autorisée à Washington, on déclarait récemment que MM.Kissinger et Gromyko choisiraient probablement de faire preuve de prudence dans leurs efforts pour ramener les parties autour de la table de négociations.MM.Kissinger et Gromyko s’efforceront également d’aplanir les divergences de leurs deux pays sur le contrôle de la limitation des missiles à ogives multiples avant la visite que doit faire à Washington, en août ou septembre, le secrétaire général du parti communiste soviétique.Les Soviétiques refusent de faire contrôler par des satellites-espions que le nombre de tels missiles est bien limité par chaque nation à 1.320.M.Kissinger insistera probablement auprès de M.Gromyko pour que soient rapidement conclues les conversations sur la limitation des armes stratégiques, lesquelles doivent reprendre le 2 juin à Genève.soire de coalition, ces forces spéciales avaient été intégrées aux forces armées royales, alors que le protocole exigeait la dissolution pure et simple de ces troupes.Cet “état de fait” décidé par les éléments de la droite laotienne pro-américaine — avait été violemment critiqué et désapprouvé par le néo-Lao Haksat et jugé par le front patriotique comme contraire à l'esprit des négociations des accords de Vientiane.Depuis cette période, les dirigeants du Pathet Lao exigent la dissolution de ces “troupes spéciales” commandées par le général Vang Pao qui vient d’être rayé définitivement des cadres de l’armée laotienne par décision ministérielle.La demobilisation de cette division appartenant à la 2ème région militaire et qui a récemment fait l’objet d’attaques par les troupes du Pathet Lao, au carrefour stratégique de Sala Phoukhoun (200 km au nord ae la capitale) obligeant certaines unités “spéciales” à se replier sur 60 km le long de l’axe routier Louang Prabang-Vientiane, sera examinée par le ministère de la Défense nationale pour ê-tre ensuite débattue en conseil des ministres.La commission mixte centrale a également décidé, lors de sa réunion de présenter au gouvernement une demande visant à supprimer l’implantation de l’USAID au Laos.Le départ de l’USAID (60 employés désignés officiellement pour répartir l’aide américaine au Laos), a précisé le porte-parole du néo-Lao Haksat, devra être discuté au niveau des gouvernements laotien et américain.Devant cette campagne antiaméricaine qui s’intensifie sur le territoire laotien (manifestations de masse à Savannaketh, Louang Prabang et Vientiane), les autorités américaines de la capitale prendraient, selon une source bien informée à Vientiane, un certain nombre de mesures pour élaborer un plan d’évacuation de leurs ressortissants résidant au Laos.Kissinger et Gromyko tenteront de renouer avec l’esprit de la détente L’OMS est saisie du problème de la “traite” de sang GENEVE (Reuter) - L’organisation mondiale de la santé s’est saisie des problèmes créés par un nouveau commerce, la “traite'’ de sang, qui consiste à acheter à bas prix le sang des pauvres des pays les moins nantis à des fins médicales dans les pays riches.Un rapport à l’intention de l’OMS, fondé sur une enquête d’experts de cette organisation et de sociétés de la Croix-rouge, évoque les dangers et les problèmes moraux que comporte cette pratique, attribuée à des entreprises commerciales dont l’anonymat est respecté.Ces entreprises peuvent acheter un litre de plasma pour deux à quatre dollars seulement dans des pays démunis contre vingt à quarante dollars dans les pays nantis, constate le rapport, publie hier à Genève.Il semble que cette pratique ait vu le jour il y a dune dizaine d’années en Amérique centrale et en Amérique du sud.Elle s’est apparemment propagée plus récemment en Asie et en Afrique.Pour les prises de plasma, les entreprises en cause utilisent un procédé qui consiste à prendre le sang du donneur, puis à séparer le plasma des globules rouges, et à lui réinjecter ceux-ci par la suite.Ce procédé peut se répéter plusieurs fois pendant une seule et meme séance, et le même donneur peut se séparer de son plasma plusieurs fois par semaine, déclare le rapport.Le sang ou le plasma sert à la production, notamment dans des pays riches, de dérivés sanguins normalement fort coûteux.Cette pratique pourrait faire courir de gros risques aux donneurs sous-alimentés.Elle peut aboutir à une carence en protéines et compromettre le fonctionnement des mécanismes de défense naturels du corps.Employée fréquemment sur le meme donneur, elle risque de le faire souffrir d’anémie, poursuit le rapport.Elle n’est pas sans danger non plus pour les receveurs du plasma ainsi puisé.L’un des risques est la transmission de maladies, en particulier de l’hépatite, déclare le rapport.Un comité de l’assemblée de l’OMS réunissant quelque cinq cents délégués étudiera ce rapport mardi ou mercredi.\ CSCE Moscou veut faire terminer en juin la 2e phase GENEVE (AFP) - L’URSS a lancé cette semaine une nouvelle campagne diplomatique pour que se termine en juin la seconde phase de la conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE), a-t-on appris de bonnes sources.M.Leonid Brejnev avait officiellement demandé le 10 mars dernier que cette phase, commencée à Genève le 18 septembre 1973, se termine rapidement, afin qu’un sommet continental puisse avoir heu à Helsinki avant le 30 juin.Mais les Occidentaux et les neutres estiment généralement qu’il ne devrait pas avoir de date limite pour la clôture de phase actuelle, et que la réunion finale ne devrait être un sommet que si “les résultats le justifient”.Depuis le début de la semaine, indique-t-on de mêmes sources, le chef de la délégation soviétique a rencontré la plupart de ses homologues occidentaux et neutres, et les a pressés d’accélérer les travaux, insistant pour une clôture fin juin.Les Occidentaux soulignent que depuis un mois et demi, ils attendent de l’URSS un “geste de bonne volonté”, notamment une promesse d’assouplissement des législations sur la circulation des hommes et des idées sur le continent.Au contraire selon certains milieux occidentaux et neutres, l’URSS semble avoir durci sa position sur différents points, comme elle l’avait déjà fait il y a trois semaines sur la notification des mouvements de troupes.Pour d’autres milieux occidentaux, il ne s’agit pas vraiment d'un durcissement, et l'on peut même s'attendre, dans un avenir rapproché à des concessions soviétiques, notamment sur les conditions de travail des journalistes.Les Occidentaux et neutres soulignent également unanimement l’intérêt que les Etats-Unis portent depuis quelques semaines à cette conférence où ils n'avaient jusqu'à présent joué qu'un rôle discret.Désormais, disent les délégués neutres et les autres occidentaux, les Etats-Unis “manifestent une solidarité active” avec leurs partenaires.Dans ces conditions, on exclut généralement que la démarche soviétique rencontre un écho favorable, et estime que la seconde phase de la CSCE se pour- suivra au moins jusqu a la rni-juinei, ei peut-être même au-delà." .f Avis légaux - Avis publics - Appels d'offres rAMAHA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIALE N0 500 02-011 885-758 CLAIREVIEW CHRYSLER PLYMOUTH LTD., demandeur -contre- ERIC DOUGLAS 0IX0N, défendeur IL EST ENJOINT a ERIC DOUGLAS DIXON, â l'Intention de qui une copie du bref et de la déclaration a été laissée au greffe de cette Cour, de comparaître dans un délai de trente (30) Jours.Montréal, le 12 mai 1975 JEAN-GUY VAUGE0IS GREFFIER Me Harvey Earl Shaffer 666 ouest, rue Sherbrooke Suite 1008 Montréal, Québec H3A 1E7 Avocat de demandeur CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIALE NO: 500-02-000 190-756 Le Mlérne Jour de mal 1975, PRESENT: Armand Beaulieu, greffier adjoint.RENALD LORANGER, étudiant, demeurant et domicilié é Roxboro, district de Montréal.demandeur •vs- DAME THERESE LAMARCHE, autrefois demeurant et domiciliée au numéro 14844 ouest, boul Gouln, à Ste-Genevlève, district de Montréal.défenderesse ORDONNANCE DE LA COUR Il est ordonné à la défenderesse Dame Thérèse Lamarche de comparaître dTcl trente (30) Jours, copies du bref et de la déclaration lui ayant été laisées au greffe à son Intention, MONTREAL, le 14 mai 1975 A Beaulieu Greffier adjoint CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL DIVISION DES DIVORCES DU DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE (Division des Divorças) NO: 12-051 355-752 DAME GHISLAINE TRUCH0N, épouse de Jacques Mallette, résidant et domiciliée dans les cité et district de Montréal, Requérante -vs- JACOUES MALLETTE, présentement de lieux Inconnus, Intimé PAR ORDRE DE LA COUR LTntlmé JACQUES MALLETTE est par les présentes requis de comparaître dans un délai de soixante (60) jours de la dernière publication.Une copie de la requête en divorce a été laissée â la Division des Divorces du district de Montréal, à son intention PRENEZ DE PLUS AVIS qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir de contre vous, par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'elle sollicite contre vous MONTREAL, le 14 mai 1975 CLAUDE DUFOUR Régistraire Adjoint LABELLE CHARBONNEAU A LAPORTE 4935 est.rue Beaubien, suite t03.Montréal.Oué HIT 1V1 AVIS DE CHANGEMENT DE NOM AVIS est par les présentes donné que LUTZ LANG, gérant, résidant au 16 rue St-Tropez, dans la Cité de Kirkland, district de Montréal, s'adressera au Lieutenant-Gouverneur en-consell afin d'obtenir un décret changeant son nom en celui de PETER LUTZ LANG, le dit nom à bénéficier à son épouse demeurant â la même adresse.Montréal, ce 6 mal 1975.Roger Nolseux Procureur de l'appllcant.AVIS Prenez vis que FREDERICK TRANSPORT LIMITED, s adressera à la Commission des Transports du Québec, afin d'bbtenlr un permis spécial l'autorisant à donner le service suivant: CLASSE: Transport restreint - longue distance -route restreinte • transit ¦ SERVICE: De la frontière Québec-Ontario (porta d'entrée: Rlvlère-Beaudette et Pointe-Fortune), en transit par les routes de la province de Québec, à la frontière Québec-Nouveau-Brunswick (tous ports d entrée) et retour.(Origine et destination: entre l'Ontario d'une part et le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Ecosse d'autre part).RESTRICTION: Pour le transport de machinerie agricole et de machinerie Industrielle légère avec un poids maximum de 30,000 livres par unité.Le transport pourra être effectué au moyen de remorques ouvertes conventionnelles ou de remorques à plate-forme surbaissée Ce service serait donné eu conjonction avec un permis émis par l'Ontario Highway Transport Board sous le numéro X-305 ainsi que les permis complémentaires à obtenir des autres organismes provinciaux concernés.Durée du permis demandé: 364 jours.Quiconque désire s'opposer à la présente demande devra le faire dons les 4 Jours suivant la première parution de cet avis 1ère parution: 15 mal 2e parution: 16 mal 3e parution: 17 mal CORSE IL 6 BAILLARGE0N.procureurs CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL DIVISION DES DIVORCES OU DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE (Division dot Dlvorcss) N0 : 500-12-051 452-757 DAME THERESE TREMBLAY, épouse commune en biens de Marcel Larocque demeurant et domiciliée au 2015 rue Dandurand, dans les cité et district de Montréal.Requérante -vs- MARCEL LAROCQUE, présentement de lieux Inconnus, Intimé PAR ORDRE DE LA COUR LTntlmé MARCEL LAR0C0UE est par les présentes requis de comparaître dans un délai de soixante (60) Jours de la dernière publication.Une copie de la requête en divorce a été laissée â la Division des Divorces du district de Montréal, à son Intention.PRENEZ DE PLUS AVIS qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous, par défaut, un Jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'elle sollicite contre vous.MONTREAL, le 14 mal 1975 A BOUVIER Régistraire Adjoint LABELLE.CHARBONNEAU 6 LAPORTE 4935 est.rue Beaubien, suite 103.Montréal.Oué H1T 1V1 PATET CORP.AVIS est par les présentes donné que Palet Corp., une corppratlon légalement constituée en vertu de la Loi des Compagnies du Québec et ayant son siège social en la Ville de Montréal, demandera au Ministre des Institutions Financières, Compagnies et Cooperatives de la Province de Québec de lui permettre d'abandonner sa charte en vertu des dispositions de la Loi des Compagnies.Signé à Montréal, le huit mal, mil neuf cent soixante-quinze.Henry Etlngln Secrétaire-Trésorier CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COMMISSION DES TRANSPORTS OU QUEBEC 1ère publication le 17 mai 1975 2lème publication le 20 mal 1975 3lème publication le 21 mal 1975 • AVIS POUR PERMIS SPECIAL PRENEZ AVIS que E.J.PERSONS TRANSPORT LTD.permis no: 5241-V s'adressera à la Commission des Transports du Québec afin d'obtenir l'autorisation de tirer les remorques de la compagnie Cowansville Express Inc.en vertu de toutes iss clauses (a à m) Inclusivement de son permis, no 14519-V, laquelle compagnie fait une demande de permis de courtier en transport réciproque.Tout Intéressé peut contester cette demande de permis spécial, déposée à ladite Commission, dans les quatre (4) Jours de la première parution de cet avis an s'adressant à la Commission des Transports — 505 est, rue Sherbrooke — Place du Cercle, Montréal SIGNE: FRANCOIS PERREAULT PAQUETTE, PAQUETTE.PERREAULT 6 RIVET "Changement de nom".Avis est par les présentes donné que JOSEPH ALIC C0LDSUM, homme d'entretien, 682-6lème Avenue, Verdun Québec, s'adressera au Lieutenant Gouverneur en conseil à fin d'obtenir un décret changeant son nom en celui de JOSEPH ALEX C0ULS0N.Ce changement affecte aussi son épouse Dame HANNAH JANE WARDHAUGH, Verdun, le 6 mal 975.MACKAY 6 MACKAY, NOTAIRES CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE Chambre da la Famllla (Dlvorcaa) NO 500-12-051414 757 DOLORES BAKER, DONALD SWAN, Requérante Intimé PAR ORDRE DE LA COUR LTntlmé DONALD SWAN est par les présentes requis de comparaître dans un délai de soixante Jours de la dernière publication.Une copie de la Requête en Divorce a été laissée à la Division des Divorces à son Intention Prenez de plus avis qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre Comparution ou Contestation dans les délais susdits.la Requérante procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires elle sollicite contre vous.Montréal, I3 13 mal 1975 (S) CLAUDE DUFOUR REGISTRAIRE-ADJOINT Mes Laforest et Bibeau 4080 Wellington, » 10 Verdun — H4G 1V4 Avocats de la requérante VILLE DE MONTRÉAL Expropriation at potsattion préalable, aux flna da rua at da cour do volrlo, da cortalna immoubloa altuéa antre la* ruaa Do Bullion at 8t-Dominlqua, à l’oat do la rua St-Norbort.Plan C-75 St-Loul* — Article* 3 et 19 C.S.M.05-006 016-75 - T.D.E.34-000 456-75M Aloxandar I.Popllgor La Ville de Montréal donne, par Jes présentes, avis que le 6 juin 1975, â 10:30 heures, à 360 rue St-Jacques à Montréal, le Tribunal de l'Expropriation de Montréal commencera à procéder à l’examen et à l'évaluation des Immeubles ou parties d'immeubles expropriés décrits ci-dessous et des dommages résultant de cette expropriation qui, selon les articles 955 et suivants de sa charte, a été décrétée par résolution du Conseil municipal le 8 août 1973 conformément au plan d’expropriation C-75 St-Louis.Les immeubles ou parties d’immeubles dont l'expropriation a été décrétée pour les fins susdites, du cadastre du Quartier St-Louis de la Division d’enregistrement de Montréal, sont les suivants: Numéro de Subdl- Artlcle cadastre vision Numéro de rue Propriétaire 3 779 3 80-82 St-Norbert Alexander I.Popliger 19 779 3 80-82 St-Norbert Alexander I.Popliger HOTEL DE VILLE, MONTREAL, 17 mai 1975 COTE, PEL0QUIN et BOUCHARD Procureurs de la ville de Montréal CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE (Division do* Divorça») NO: 12-051-155-756 DAME DRAGICA DIMITRIJEVIC, épquse de Zlvko Stankovlc, domiciliée et résident au 2170 rue De Salaberry, App.31, en la Cité et le District de Montréal; Requérante -vs- ZIVKO STANKOVIC, actuellement d'adresse et de domicile Inconnus; Intimé PAR ORDRE DE LA COUR LTntlmé, ZIVKO STANKOVIC, est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 60 Jours de la dernlèro publication.Une copie de la requête en divorce, a été laissée au Greffe de la Cour Supérieure, de Montréal, à son Intention.Prenez de plus avis, qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution pu contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous par défaut, un Jugement qu'elle sollicite contre vous.ST-LAURENT, ce 13léme Jour de mal, 1975 MES DESCOTEAUX, ROSEN & LORD avocats a/s 696 boul.Ste-Crolx, St-Laurent, 379, Québec.CLAUDE DUFOUR, REGISTRAIRE COUR SUPÉRIEURE Chambre da la Famllla (Divorça*) NO: 500 12-05-1387-755 SHIRLEY FOWLER, Requérante c.RAYMOND TURCOTTE Intimé PAR ORDRE DE LA COUR LTntlmé RAYMOND TURCOTTE est par les présentes requis de comparaître dans un délai de soixante jours de la dernière publication.Uns copie de la Requête en Divorce a été laissée à la Division des Dlvorcss â son Intention.Prenez de plus avis qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre Comparution pu Contestation dans les délais susdits, la Requérante procédera à obtenir contre vous, par défaut, un Jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'elle sollicite contre vous.(S) CLAUDE DUF REGISTRAIRE-ADJ( Mes LAFOREST et BIBEAU 4080 WELLINGTON, # 10 VERDUN • H4G 1V4 AVOCATS DE LA REQUÉRANTE I+/«\.AI VILLE O’OUTREMONT VENTE POUR TAXES AVIS PUBLIC est par les présentes donné par le soussigné.Greffier de la susdite municipalité, que les immeubles cl-après décrits seront vendus à l'enchère publique selon les dispositions de la loi des cités et villes, en la Salle des délibérations du Conseil de Ville d’Outremont, 530 av Davaar, Outremont.le mercredi 18e jour du mois de Juin 1975.à dix heures de l'avant-midl, pour satisfaire le paiement des taxes municipales et scolaires dues plus les Intérêts et les frais, à moins que lesdltes taxes.Intérêts courus et frais ne soient payés avant la vente.Les Immeubles seront vendus sous réserve des servitudes les affectant.La Commission municipale du Québec, par décision en date du 13 mal 1975, a autorisé une énumération abrégée des numéros cadastraux des Immeubles.No de rôle Nom et adresse 076 027 Raoul Blouln Liée 3210 Forest Hlll Suite 101 Montréal 052 086 J G Fernand Bissonnette 824 av Pratt Outremont 101 258 Mme J.-C Legendre 332 chemin Côte Sainte-Catherine Outremont 048 177 Miss R Rosenberg 65-A Ronald Dr.Montréal-Ouest Numéro de lot et cadastre Cadastre 32, subdivision 13 cadastre 30.subdivision 120 de la Paroisse de Montréal Avec bâtiments et dépendances y érigés et portant le numéro civique 25 av Vlncent-d’lndy Cadastre 44, subdivision 100-2 subdivision 101-1 de la Paroisse de Montréal Avec bâtiments et dépendances y érigés et portant le numéro civique 824 av Pratt Cadastre 18.subdivision 20 de la Paroisse de Montréal Avec bâtiments et dépendances y érigés et portant le numéro civique 332 chemin Côte Sainte-Catherine Cadastre 37.subdivision 54 de la Paroisse de Montréal Avec bâtiments et dépendances y érigés et por-tant les numéros civiques 845-648-849 av McEachran CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL PANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIALE N0 500-02-016520-756 BELL CANADA, demanderesse, -vs- VICT0R JULIEN, défendeur ORDONNANCE Il est ordonné au défendeur VICTOR JULIEN de comparaître au greffe de cette Cour dans le mois à compter de la dernière Insertion des présentes.Une copie du bref et de la déclaration a été laissée au greffe à son Intention.MONTREAL, le 14 mal 1975 Claude Dufour Greffier Adjoint, C.P.M.Mes Houle, Hurtublse 4 April Avocats 1050 Côte du Beaver Hall Montréal.Qué.COUR SUPÉRIEURE N0: 500-12-051352-759 LOUISETTE M0RNEAU Partie demanderesse C.GILBERT GAGNE, de lieux Inconnus Partie défenderesse PAR ORDRE DE LA COUR La partie défenderesse Gilbert Gagné est par les présentes, requise de comparaître dans un délai de trente Jours suivant la dernière publication Une copie du bref d'assignation et de la déclaration a été laissée à son Intention au Greffe de la Cour.Montréal, ce 14 mal 1975 Claude Dufour Protonotalre, C.S M Mes Chabot, Downs 4 Ass.356 90e ave.Lasalle tel.363-0220 Appel d'offres RMS Numéro: 4815 Le Comité OrganUateur I de* Jeux Olympiques de 1976 Case postale 1976 Montréal, Qué,, Canada H3C 3A6 Des soumissions cachetées, adressées à la: Direction de l'Approvisionnement Direction générale de l'Administration Le Comité organisateur des Jeux olympiques de 1976 (Cojo) Case Postale 1976 Montréal, Québec H3C 3A6 Soumissions pour: Fournituré de papier pour les besoins de l'informatique du Cojo.Seront reçues jusqu'à 14h00 (heure de Montréal) le 28 mai 1975.Les intéressés peuvent prendre connaissance du cahier des charges au: Bureau 120, 155 est, rue Notre-Dame, Montréal, Québec, à partir du 20 mai 1975.Nous vous signalons que les seules soumissions que nous prendrons en considération seront celles qui nous seront présentées sur les formulaires imprimés, en duplicata, fournis par la direction de l'Approvisionnement et remplis conformément aux directives contenues dans ces formulaires.Ces soumissions nous seront ensuite retournées dans les enveloppes retour fournies spécialement à cet effet.Le Cojo ne s'engage pas à accepter la plus basse, ni aucune soumission.Les immeubles susdits sont du cadastre officiel de la municipalité de la Paroisse de Montréal et situés dans la Ville d'Outremont Donné â Outremont, ce 17e Jour de mai 1975.Condition: COMPTANT André Robidoux, Direction de ( Approvisionnement, direction générale de l'Administration.Pierre Faivre, o m a Greffier de la Ville Informations Internationals» Le Devoir, samedi 17 mal 1975 • 9 Le Mayaguez, au second plan, est remorqué par le destroyer américain "Harold Holt", dans les parages de Koh Tang où eut lieu l'assaut des Marines.(Téléphoto AP) La version de Phnom Penh: les raids aériens se sont poursuivis toute une journée PEKIN (AFP) — L’ambassade du Cambodge à Pékin a distribué hier deux textes affirmant respectivement que Si-hanoukville et la ville voisine de Ream dees pa le May caine après que le Mayaguez et son équipage aient été relâchés, et, d’autre part, que l'intervention armée américaine avait commencé dès l’aube de mardi (heure cambodgienne).Le premier de ces textes, intitulé "Dernières nouvelles” déclare que le gouvernement royal cambodgien (GRUNC) avait "décidé de libérer le navire Mayaguez indemne, avec tout son équipage sain et sauf, dans les premières heures de la matinée du 15 mai 1975”."Néanmoins, poursuit le texte, le même jour à 10h50, les impérialistes américains ont envoyé leurs avions bombarder sauvagement le port et la raffinerie de pétrole de Sihanoukville, la base navale et la base aérienne de Ream, y causant de très importants dégâts en matériel et en hommes".Cela, ajoute le texte, “a été perpétré délibérément par les impérialistes américains après que leur navire et son équipage aient déjà été libérés par le Le deuxième texte diffusé par l'ambassade du Cambodge à Pékin est, in extenso, celui de l’allocution prononcée jeudi matin à Radio Phnom-Penh par le ministre de la Propagande et de 1 information du GRUNC, M.Hu Nim.Dans cette allocution, où il annonçait la destruction de deux navires garde-côtes cambodgiens, M.Hu Nim avait déclaré que le Mayaguez serait relâché, mais en ajoutant que le Cambodge ne permettrait pas aux Etats-Unis de “lancer des ultimatums pour libérer leur navire à telle heure, selon leur bon plaisir”.Selon le texte distribué par l’ambassade, M.Hu Nim avait affirmé: “dès l’aube du 13 mai (NDLR — apparemment vers 22h00 GMT le 12 mai, correspondant à cinq heures du matin, heure cambodgienné) quatre à six avions F-105 et F-lll se sont relayés pendant toute la journée et toute la nuit pour mitrailler et bombarder sauvagement autour du navire, l’ile Koh Way et l’ile Koh Tang et dans la région du port de Sihanoukville”.Koh Way est l’iie située à une centaine de kilomètres de la côte cambodgienne, près de laquelle le Mayaguez avait été arraisonné lundi.Les comptes rendus américains n’ont pas fait état de bombardements de cette île.Koh Tang est l’ilot, situé à mi-chemin entre Koh Way et la côte oue les “marines” ont pris d’assaut jeudi.M.Hu Nim, dans son allocution de jeudi matin, avait ajouté: “le 14 mai, à 5h30 du matin, environ six avions américains F-105 et F-lll se sont relayés pour continuer leurs mitraillages et leurs bombardements”.M.Hu Nim, dans son allocution, accusait les Etats-Unis de mener systémati- 3uement des opérations d’espionnage et e sabotage au Cambodge, par le truchement de faux bateaux de pêche venant de Thaïlande et qui, devaient contacter “des réseaux d'espions” au Cambodge.Il parlait d’activités “de destruction d’usines, de ports, de bases économiques et militaires stratégiques”, pour lesquelles ces bateaux, selon lui armés par la CIA apportaient des explosifs et des postes metteurs.Kissinger tente de justifier l’opération du Mayaguez La Thaïlande rappelle son ambassadeur et amendera ses traités avec Washington BANGKOK (d’après AFP et Reuter) -Le gouvernement thaïlandais a rappelé hier pour “consultations” son ambassadeur à Washington, M.Anyad Panyara-chun.Il entend ainsi, souligne-t-on, protester contre la façon dont les Etats-Unis ont impliqué la Thaïlande dans l’affaire du Mayaguez.Le cabinet thaïlandais a également décidé au cours de sa réunion de passer en revue tous les traités existants avec les Etats-Unis et de les amender compte tenu des circonstances actuelles, a ajouté le premier ministre M.Kukrit Pramoj.Les traités qui feront l’objet d’un examen particulier sont ceux qui concernent l’utilisation des bases thailandaises par les Américains, a-t-il précisé, indiquant que la Thaïlande ne voulait plus être impliquée dans un autre différend entre les Etats-Unis et un pays tiers.Avant de quitter Washington, l’ambassadeur thaïlandais, M.Anyad Panyara-chun, remettra au gouvernement américain un mémoire rédigé par le gouvernement de Bangkok, a précisé le premier ministre.Le mémoire, exprimant l’opposition de la Thaïlande à “Pacte inamical” de Washington, sera également remis à toutes les ambassades étrangères à Bangkok.M.Kukrit a déclaré que la note de protestation concernait la décision des Américains ‘d’amener 1,100 marines sur la base d’Utapao “en violation de notre souveraineté”, notant que les Etats-Unis ne les avaient retirés qu’un jour entier après la protestation de Bangkok.“Pour empêcher le renouvellement d’un tel incident, nous avons informé les Etats-Unis que tous les types d’accords militaires et économiques entre nos deux pays feront l’objet d’un réexamen .pour répondre à la situation actuelle”, a déclare le premier ministre.Interrogé sur la question de savoir s’il en résulterait un retrait de toutes les troupes américaines de Thaïlande avant la date de mars 1976, prévue actuellement, le premier ministre a répondu: “Je le pense, mais cela dépend aes circonstances”.De son côté, le secrétaire d’Etat Henry Kissinger a exprimé hier les “regretsr’ des Etats-Unis à l’égard du gouvernement thaïlandais, dans la mesure où les actions entreprises pour sauver le Mayaguez avaient embarrassé ce gouvernement.Il a déclaré au cours d’une conférence de presse que les Etats-Unis examineraient “dans un esprit de sympathie et de coopération” les demandes du gou- vernement thaïlandais.Il a ajouté qu’il ne prévoyait pas une rupture des relations diplomatiques entre Bangkok et Washington.Le secrétaire d’Etat a reconnu que le gouvernement américain avait pu ‘juger qu’il disposait d’une plus grande latitude pour utiliser ces bases que le gouvernement thaïlandais était prêt à lui reconnaître.Si nous avons embarrassé le gouvernement thaïlandais nous le regrettons”.Mais M.Kissinger a insisté sur le fait que les relations du gouvernement américain avec d’autres puissances devaient être basées sur “l’intérêt mutuel” et s’attend à ce que ces puissances avec lesquelles les Etats-Unis sont liés par traités, considèrent avec “une certaine sympathie” les problèmes confrontant Washington.M.Kissinger a déclaré en outre que la récupération du cargo Mayaguez avait démontré au monde qu’il existait des limites au-delà desquelles il ne fallait pas pousser la patience des Etats-Unis.Mais le secrétaire d’Etat a démenti l’idée que Washington avait volontairement utilisé l’affaire du Mayaguez pour prouver au monde que les Etats-Unis demeuraient puissants en dépit des défaite d’indo-chine.“Nous ne parcourons pas le monde à la recherche d’occasions de prouver no- tre virilité”, a expliqué M.Kissinger visiblement sur la défensive.M.Kissinger a longuement insisté que le recours à la force était devenu indispensable à la suite de l’échec de 60 heures de démarches diplomatiques.Le secrétaire d’état, sans dire lesquelles, a expliqué que l’administration avait dû prendre le risque d’une action militaire mettant en danger la vie même de l’équi-•page du Mayaguez plutôt que de se prêter a l’humiliation de négociations prolongées pour obtenir leur libération.M.Kissinger a expliqué que le raid américain contre des objectifs situés près de Sihanoukville, après la libération des membres d'équipage, était justifié par le fait que les marines débarqués sur l’Ile Koh Tang étaient toujours soumis au feu adverse et que le détachement des marines n’a pu etre retiré durant dix heures, en raison de la poursuite de la résistance cambodgienne.M.Kissinger s’est encore vu interrogé sur le maintien du soutien américain à la Corée du Sud, alors que le gouvernement de Séoul aurait, selon de toutes récentes informations, reçu des pots-de-vin de la compagnie américaine Gulf Oil Corporation.epo ger, que la défense de la Corée est très importante à la sécurité du Pacifique et surtout à nos relations avec le Japon qui constituent le facteur primordial à cet égard”.Il a ajouté que si ces informations s’avéraient exactes, il déplorait ces pratiques du gouvernement de Séoul.Il a toutefois souligné que les relations internationales ne reposent pas essentiellement sur l’approbation des méthodes d’un gouvernement donné mais sur l’estimation que ces relations soient mutuellement profitables.Un mort, treize disparus et 22 blessés au bilan américain WASHINGTON (d’après Reuter et AFP) — Un “marine" a été tué au cours des combats sur l’île de Koh Tang, treize autres militaires américains sont portés disparus et vingt-deux soldats ont été blessés, dont trois grièvement, a annoncé hier M.Joseph Laitin, porte-parole du Pentagone, vingt-quatre heures après la fin des opérations de récupération du Mayaguez.Les treize marines portés disparus étaient à bord d’un hélicoptère qui s’est écrasé en mer à proximité de l’ile de Koh Tang, a précisé le porte-parole du Pentagone.L’hélicoptère reprit de la hauteur et s’envola vers la mer mais on ne sait à quelle distance de la côte, il s’abîma.Environ 13 des marines à bord furent recueillis par le destroyer Wilson.Des bâtiments américains poursuivent les recherches.En ce qui concerne les pertes en équipement, le Pentagone a confirmé que trois hélicoptères avaient été abattus par les Camboagiens installés sur l’île et que deux autres avaient été endommagés mais ils ont pu regagner la Thaïlande.NYT et Post se posent des questions WASHINGTON (par l’AFP) - Les premières notes discordantes dans le concert de congratulations viennent de la presse: plusieurs journaux, notamment le New York Times et le Washington Post, se posent des questions au sujet du “calendrier” de l'opération décidée par le président Ford et son secrétaire d’Etat, M.Henry Kissinger.Une chronologie minutieuse du déroulement des événements de la nuit de mercredi à jeudi, fait apparaître que le président Ford avait déjà sur son bureau le télégramme annonçant la libération effective de l’équipage quand la première vague de chasseurs bombardiers du porte-avions "Coral Sea” commença le bombardement de l’aéroport de Ream, près de Sihanoukville (le Pentagone n’a d’ailleurs jamais reconnu la destruction de la raffinerie de pétrole proche de l’aéroport).Pourquoi ce delai, chiffré à 21 minutes, n’a-t-il pas été mis à profit par le président pour décommander le bombardement, demande le New York Times.Le quotidien newyorkais demande que l’affaire soit maintenant “examinée à la loupe” par les commissions responsables du Congrès”.Un petit CQin de la Nouvelle-Ecosse, Place Ville-Marie.Non, nous n’avons pas déménagé nos belles plages ni nos paisibles petits ports de pêche en plein centre-ville de Montréal.Mais nous avons fait tout notre possible pour que vous veniez en Nouvelle-Écosse.Faites donc un saut à l'office du Tourisme de la Nouvelle-Écosse, allez à la Salle des pas perdus de la gare centrale, juste en dessous de la Place Ville-Marie et demandez-nous notre documentation gratuite “Vacances en Nouvelle-Écosse”.Vous en reviendrez convaincu.^ NQUMELLE ECOSSE N’aimeriez-vous pas en profiter dès maintenant?< Pour obtenir de plus amples renseignements sur cette belle province du Canada atlantique, écrivez à: Office du tourisme de la Nouvelle-Écosse.B R 3500.Station B.Montréal H3B 3L 7 ou allez à la Gare centrale Salle des pas perdus Montréal.Québec TÉL.code 514-878-9746 Appelez sans frais du Québec en composant 1-800-361-8119 pour l’indicatif régional 514.et 1-800-361-7472 pour les indicatifs 819.418.et 613.Des avions ont également été touchés par les tirs au sol mais aucun n’a été gravement endommagé.Le porte-parole a pré- cisé que tous les hélicoptères transportant les marines venaient de la base d’Utapao en Thaïlande.Le Cambodge et le Sud-Vietnam sur la liste noire américaine WASHINGTON (AFP) — Les Etats-Unis ont placé hier le Cambodge et le Sud-Vietnam sur la liste noire des pays avec lesquels les entreprises américaines n’ont pas le droit de commercer.Le département du Commerce a décrété un embargo général sur le commerce avec ces pays.“La politique d’embargo général en effet pour ces pays consiste à refuser toute licence d’exportation, sauf dans les cas où interviennent des considérations humanitaires spéciales”, a précisé un porte-parole du département.La mesure annoncée par le département du Commerce est la conséquence logique de celles qu’avait adoptées la Trésorerie dès le lendemain de la chute de Phnom Penh, puis de celle de Saigon.Le département du Trésor avait alors annoncé le blocage de toutes les transactions financières entre les Etats-Unis d’une part et le Cambodge et le Sud-Vietnam d’autre part, le gel de tous les avoirs détenus aux Etats-Unis par des Cambodgiens et Sud-Vietnamiens non résidents aux Etats-Unis et l’obligation d’obtenir une licence de l’administration pour toute expédition à destination des deux pays.La décision du département du Commerce signifie que toutes les licences d’exportation seront refusées par l’administration américaine sauf dans certains cas particuliers d’assistance humanitaire.Elle confirme que le Sud-Vietnam et le Cambodge sont désormais traités par les Etats-Unis comme le sont les pays “hostiles”.Trois pays seulement figuraient sur cette liste avant l’effondrement des régimes pro-américains à Phnom Penh et Saigon: le Nord-Vietnam, la Corée du Nord et Cuba.Comme dans le cas de ces trois pays, l’interdiction d’exporter ne s’applique pas seulement aux entreprises établies aux Etats-Unis mais aux filiales étrangères des sociétés américaines.Bonn ne sait comment détruire un stock de gaz Visitez l'Europe, avec SETA VOYAGES en.AUTOMOBILE ou EUROCAMPER-TOURMOBILE VACANCES AIR-AUTO Achetez ou louez une automobile neme, hors taxes Renault — VVV — Citroën Fiat — Simca — Peugeot Volvo — Micro-bus — etc.Kilométrage illimitt-\ssuratKT internationale Permis de conduire international etc .Kési-pations billets : Bateau - \*ion ITINÉRAIRES routiers gratuits BILLETS AVION TOUTES DESTINATIONS DEPUIS 20 ans au service des voyageurs SiRVICi EUROPÉEN DE TOURISME AUTOMOBILE 1176, rue DRUMMOND, MTL — 861 -0200 "Touring Club de France” BONN (Reuter) - L’Allemagne de l’Ouest détient “des tonnes” d'un gaz fortement toxique, arme de guerre chimique jamais utilisée, en attente d’être détruite.Un porte-parole du ministère ouest-allemand de la Défense l’a révélé à la suite du vol d’un nombre incertain de bouteilles métalliques de ce gaz dans un dépôt militaire à Munsterlager.Des terroristes enclins au chantage étaient soupçonnés en premier lieu, mais la police pense maintenant que le terrorisme est étranger au vol.Le gaz en cause s’appelle “Lost, mot formé des deux premières lettres de chacun des noms de ses inventeurs, les chi- mistes allemands Lommel et Steinkopf.Il remonte à l’époque de la seconde guerre mondiale.Le stock de “Lost”, “des tonnes” d'après un porte-parole, fut remis plus tard par les Britanniques à l'armée allemande pour etre détruit.Mais sa destruction pose de grands problèmes.De l’avis du ministère ouest-allemand de la Défense, le seul endroit où l’on pourrait se débarrasser de ce stock sans nuire à l'environnement serait le désert du Nevada, aux Etats-Unis.La présence de ce stock de “Lost'’ en Allemagne de l’Ouest pourrait avoir des répercussions internationales.JEUNES PORTEURS DEMANDÉS pour faire la livraison du journal LE DEVOIR Montréal et Banlieue Excellentes routes disponibles 844-3361 IMPORTANTE VENTE AUX ENCHERES PAR CATALOGUE $ f/i/ ci ma sc a me es DE GRAmD imTCRCTPOUR LES COLLECTfONmEURS ET EXPERTSÀ mOTRE SALLE D’EmCANS EXPOSITIONS: MarcrUI, Il 21 IN11875 - DIRECTEUR GÉNÉRAL Description générale: — Assure le planification, ('organisation, la direction, la coordination et le contréle de toutes les activités de l'Union régionale.— Élabore des objectifs à moyen et a long terme.— Voit à l'application des politiques déterminées par le Conseil d’administration.— Représente l’Union régionale au sein du mouvement.Liaisons: — Relève du Conseil d'administration.— Supervise les directions.Qualifications: A) Académiques: formation universitaire - 2e cycle.B) Expérience : 8 ans.— Une expérience exceptionnelle peut combler un manque de formation et vice versa.— Une connaissance approfondie du mouvement des Caisses populaires Desjardins.— Leadership.— Excellent jugement.Conditions de travail: — Salaire proprotiennel aux exigences et aux qualifications.— Avantages marginaux usuels.Les personnes intéressées à poser leur candidature pour cette tonc-tion devront poster leur curriculum vitae au soussigné au plus tard le * juin 1975.G.ROGER ROY, PRÉSIDENT DU CONSEIL D’ADMINISTRATION, CASIER POSTAL NO 400 ROCK ISLAND, QUÉ.JOB 2K0 L'HOPITAL ST-CHARIiS Di JOUETTE recherche les services d'une(e) ADJOINT(E) ADMINISTRATIF(VE) L'Hôpital St-Charles de Joliette est un centre hospitalier de 800 lits spécialisé en psychiatrie adulte et infantile.L'Établissement comprend en plus une section de 116 lits de soins physiques de longue durée.FONCTION: Sous l’autorité de la Directrice du Service des Soins Infirmiers, il (elle) coopère à la gestion du service, assiste et conseille la Directrice en matières de ressources humaines, financières et matérielles dans le cadre des lois et règlements et conformément au plan d'organisation de l'établissement.EXIGENCES — Diplôme 1er cycle en gestion hospitalière ou l'équivalent — Connaissance du milieu hospitalier — Expérience antérieure pertinente — Membre de l'ordre des Infirmières et Infirmiers du Quéoec Les personnes intéressées i poser leur candidature à ce poste doivent taire parvenir leur curriculum vitae avant le 31 mai 1975 au: Directeur du Personnel Hôpital St-Charles de Joliette 1000, Boul.Ste-Anne Joliette, Qué.J6E 5B5 y COLLEGE DE VALLEYFIELD Le Collège de Valleyfield requiert les services d'un : DIRECTEUR DES SERVICES AUX ÉTUDIANTS FONCTIONS: — Le Directeur des services aux étudiants a la responsabilité d'organiser et de coordonner les divers services offerts aux étudiants.— Il est notamment responsable des services suivants: culte et pastorale, santé et clinique, placement et assistance financière aux étudiants, transport et hébergement, information scolaire, loisirs et sports, psychologie et service social, services sociaux culturels, résidence.— Il évalue le personnel sous sa responsabilité.— Il accomplit toute autre tâche que lui confie son supérieur immédiat.QUALIFICATIONS: — Diplôme universitaire exigeant un minimum de seize (16) années d'études, de préférence dans l'une ou l'autre des sphères d'activités des services aux étudiants.— Huit (8) années d'expérience pertinente.SALAIRE: Suivant les qualifications et l’expérience, de $13,395.à $21,437.DATE LIMITE: Faire parvenir son curriculum vitae, avant le 28 mai 1975, accompagné des attestations d’études et d'expérience au : Directeur général, Collège de Valleyfield, 169, Champlain, Valleyfield, Qué.J6T1X6 CEGEP RÉGIONAL DE LA CÔTE-NORD RECHERCHE DIRECTEUR ADJOINT DE CAMPUS (Enseignement) ATTRIBUTIONS: Le directeur adjoint assiste le directeur et assume la responsabilité du secteur de renseignement.En cas d'absence ou d'incapacité d'agir du directeur de campus, le directeur adjoint désigné à cette fin, remplit les fonctions de directeur et assume les responsabilités.Il évalue le personnel sous sa responsabilité.Il accomplit toute autre tâche que lui confie son supérieur immédiat.Critères d’admissibilité: — Diplôme universitaire, exigeant un minimum de seize (16) années d’études, en sciences de l’éducation, en administration scolaire ou dans une discipline appropriée.— Cinq (5) années d'expérience pertinente, LIEU DE TRAVAIL: Campus Manicouagan, 537, boulevard Blanche, Hauterive (clientèle 650).TRAITEMENT: Selon la politique administrative et salariale du ministère de l'Éducation - Minimum: $11,249 - Maximum: $19,867 (en voie de revision).DATE D’ENTRÉE EN FONCTION: Début juillet.FIN DU CONCOURS: Le 27 mai 1975.Faire parvenir votre curriculum vitae au: DIRECTEUR DU PERSONNEL CEGEP RÉGIONAL DE LA CÔTE-NORD 275, BOULEVARD LASALLE VBAIE-COMEAU, QUÉBEC (418) 296-2204 Université du Québec à Montréal PROFESSEURS EN ANIMATION CULTURELLE Le département des Communications de l'UQAM recherche deux professeurs: — spécialisés en méthodologie de l’action culturelle: — capables d'allier théorie et pratique dans le domaine de ('intervention culturelle.Exigences: — Détenir un diplôme de 1er cycle en Animation ou Recherche culturelle ou un diplôme équivalent: — Détenir un diplôme de 3e cycle ou l'équivalent; — Posséder une expérience professionnelle dans le secteur; — Les candidats détenteurs d'un diplôme de 2e cycle ou l'équivalent seront aussi considérés s'ils ont une expérience jugée suffisante.Traitement: Tel qu'indiqué dans la convention collective.Les candidats sont priés de faite parvenir un curriculum vitae détaillé avant le 26 mai 1975, é : Jean-Paul Lafrance, responsable Département dee Communications Université du Québec à Montréal C.P.8888 Montréal, Québec H3C 3P8 14* Le Devoir, samedi 17 mai 1975 fPROFESSEURS DE FRANÇAIS^ (COMME LANGUE SECONDE) Sackvilte Jr.High, Sackvllla, N.-B.— 1 enseignant.PatNeodiac High, Petttcodiac, N.-B.— 1 enseignant.Central Primary, Sackville, N.-B.— 2 enseignants (Immersion Totale) Gr: 2 & Gr.3.Envoyer les candidatures à: District Suparlntandent ol Schools School District 14,16 « 17 770 Main Street Moncton, N.B.J LA COMMISSION DES ÉCOLES CATHOLIQUES DE MONTRÉAL CONSEILLER EN RELATIONS DE TRAVAIL PERSONNEL PÉDAGOGIQUE Fonction: Conseiller les directeurs d'écoles sur des problèmes ayant trait à l'interprétation ou à l'application de la convention collective des enseignants.Effectuer des recherches en regard de la préparation des négociations.Participer à certaines négociations.Participer à l'administration de la convention collective des enseignants: plaintes, griefs, préparation d'arbitrages, etc.Participer, à titre de représentant de la Commission, à certains comités conjoints avec les enseignants et les directeurs d'écoles.Qualifications: Diplôme universitaire en relations industrielles, psychologie industrielle, administration ou toute conjugaison de formation universitaire jugée équivalente par le comité de sélection.Expérience dans la gestion du personnel.Être bilingue.Traitomsnt: Selon l'expérience et les qualifications.Les candidats intéressés doivent faire parvenir leur curriculum vitae en précisant leurs qualifications et leur expérience ainsi que les motifs de leur demande, avant le 27 mai 1975, à M.Léo Bouchard, 3737 est, rue Sherbrooke, Montréal H1X3B3.Prière de mentionner le numéro de code suivant: LD-17575 r LE CENTRE D'ACCUEIL "LA VIGIE’’ DE 6ASK qui prévoit ouvrir ses portes bientôt, est à la recherche D’UN COORDONNATEUR D’UNITÉ Le Centre peut accueillir jusqu'à 16 adolescents mésadaptés sociaux affectifs.Il doit en outre donner des services de dépannage d’urgence à très court terme, d’observation et de rééducation.“LA VIGIE” est un petit Centre d’Accueil à faible capacité et constitue une expérience unique en son genre.L'unification dans la structure de fonctionnement y est vécue dans sa totalité.Responsabilité: Sous l'autorité immédiate du Directeur Général, il est responsable de la rééducation et du bien-être des enfants reçus au Centre.Il dirige et anime ses éducateurs.Il élabore les stratégies d'internat en collaboration avec le Directeur du Centre.Exigences: Posséder un diplôme universitaire en Sciences Humaines: Psycho-Éducation ou l'équivalent.Il doit avoir une expérience pertinente au niveau de l'enfance inadaptée et de la rééducation.Qualités requises: Sens de l'organisation, qualités de leadership.Lieu de travail: Au Centre d'Accueil "La Vigie" de Gaspè.Traitement: Selon les échelles en vigueur dans les Centres d'Accueil pour enfants.Les personnes intéressées devront taire parvenir leur curriculum vitae avant le 28 mai f 975 à : Réjean Boucher, Ps.-Éd.Directeur du Centre d’Accueil “La Vigie” C.P.1458,Gaspé,P.Q.V__________________________________________________________J Université Laval DIRECTEUR DU SERVICE DE BIBLIOTHÈQUE Sommaire de la fonction: Administrer, planifier et développer un service de bibliothèque qui puisse satisfaire aux besoins et aux exigences de l'Université en conformité avec les statuts et les règlements en vigueur.Tâches et responsabilités principales: — Est responsble de la bonne marche du Service et de la réalisation des politiques établies par le Conseil.— Élabore les politiques et les règlements de la Bibliothèque.— Prépare et administre le budget de la Bibliothèque.— Dirige le personnel de la Bibliothèque.— Fait rapport au Vice-recteur à I enseignement et à la recherche sur les activités de la Bibliothèque.Qualifications requises: — Grade universitaire de préférence en bibliothéconomie ou dans une autre discipline avec expérience pertinente.— Plusieurs années d’expérience dans un poste de direction — Habileté à diriger du personnel.— Esprit d'initiative et de décision accompagné d une grande sûreté de jugement.— Grande habileté à traiter et è entretenir de bonnes relations avec les autorités, le personnel enseignant et administratif de l'Université.Les candidats intéressés sont priés de faire parvenir leur curriculum vitae avant 17 hauraa, la 29 mal 1975, A l'adresse suivante: .La Sarvlct du paraonnal Pavillon da la Bibllothâqua Buraau 3445 Univaralté Laval Québac(Q1K 7P4) a Cité universitaire, Québec Université du Québec à Montréal UN PROFESSEUR EN TRAVAIL SOCIAL Pour enseignements au module Travail Social (niveau premier cycle).Exigences: Doctorat ou maîtrise et expérience pertinente.Traitement: Selon la convention collective en vigueur.Les candidats sont priés de faire parvenir un curriculum vitae détaillé avant le 30 mai 1975, à Robert Panet-Raymond, Directeur Département de Psychologie Université du Québec à Montréal C.P.8888, Montréal, Québec.H3C 3P8 (-HVR Hôpital Maisonneuve-Rosemont Le centre hospitalier Maisonneuve-Rosemont, centre universitaire ultra spécialisé de 1000 lits, requiert les services d’infirmières diplômées et autorisées pour ses départements de: — Urgence — Médecine * — Chirurgie — Soins intensifs — Équipe volante — Cardiologie — Psychiatrie Les postes disponibles sont à temps complet, à temps partiel, permanents ou temporaires, de rotation ou stables, de jour, de soir et de nuit.Conditions particulières aux infirmières de soir et de nuit.Qualification requise:i Membre en règle de l’O.I.I.Q.Les personnes intéressées doivent communiquer avec: M.Nelson Doucet, Hôpital Maisonneuve-Rosemont, 5415, boul.l’Assomption, Montréal, Qué.^ Tél.: 254-8341 poste 592 ou 593 , LA COMMISSION SCOLAIRE RÉGIONALE BLAINVILLE-DEUX-MONTAGNES Ouverture de poste Fonction: AGENT DE LA GESTION FINANCIÈRE Endroit: Service financiers, Édifice Place Sauvé, St-Eustache.Nature du travail: Il effectue des tâches spécialisées dans des domaines tels que la programmation budgétaire, le financement et les normes et procédures administratives, selon les besoins de la commission.Attributiona caractéristiques: — Dans la programmation budgétaire, il s’occupe de l’ap- plication des normes du contrôle du budget et des opérations comptables de la commission.— Dans le financement scolaire, il s'occupe des problèmes de liquidité, de la planification des déboursés et de la perception des sommes dues.— Il est responsable du service de la paye et des procédures comptables.— Il peut se voir confier d'autres responsabilités.Qualifications requises: Posséder un diplôme universitaire de 1er cycle dans une discipline appropriée ou être comptable général licencié ou comptable agréé ou l’équivalent.Expérience pertinente: Posséder au moins 5 ans d’expérience.Salaire: Selon la politique administrative et salariale du M.E.Q.Faire parvenir curriculum vitae avant le 23 mai 1975 au: Directeur des services du personnel, C.P.298, Deux-Montagnes, Qué.Université du Québec Ecole nationale d’administration publique DIRECTEUR DE CENTRE (CADRE) La direction du perfsetionnement de l'ENAP recherche les services d'un directeur pour le Centre de perfectionnement des administrateurs du secteur des Affaires sociales.Fonction: Sous la responsabilité du directeur du perfectionnement de l'Ecole, un directeur de Centre de perfectionnement d'administrateur voit à l'analyse des besoins de perfectionnement des administrateurs.Il a la responsabilité de diriger la conception, l'élaboration, la réalisation et l'évaluation de programmes et de sessions de perfectionnement, et d’assurer la coordination de la réalisation d’activités de perfectionnement auprès des organismes de son secteur.Il voit aussi à la réalisation d'interventions d'aide-conseil auprès des organismes de ce secteur.Exigences: — Posséder un diplôme universitaire de second cycle (de préférence) dans le domaine de l'administration ou des sciences humaines.— Avoir une expérience d’au moins cinq (5) ans comme administrateur public (cadre) dans un ministère ou un organisme du gouvernement, ou dans un organisme de l'un ou l'autre des secteurs para-publics.Traitement: Selon les qualifications et l'expérience.Lieu de travail: Québec.Les personnes intéressées voudront bien faire parvenir leur curriculum vitae, avant le 1er juin 1975, au: Directeur du perfectionnement École nationale d’administration publique 625, Saint-Amable Québec, Qué.G1R2G5 f"RESPONSABLE DU PROGRAMME A DE SOINS GÉNÉRAUX Département de santé communautaire FONCTIONS: — collaborer étroitement à la réalisation du programme de soins généraux au niveau de la salle d'urgence et des cliniques externes; — participer à la surveillance de l’exécution et à l’évaluation du programme de soins généraux.QUALIFICATIONS: — membre de O.I.I.Q.— bacc.en sciences infirmières ou certificat en santé publique; — expérience en soins généraux et santé publique.Faire parvenir curriculum vitae à: V r M.Richard Archambault, Oiractaur du Paraonnal, Cantra Hoapitaliar du Sacré-Coeur de Hull 230, boulevard Gamelin, Hull, Qué.J8Y1W7 FISCALISTES Pour être qualifiés, les candidats devront être comptables agréés bilingues et avoir une expérience d'au moins 3 ans dans le domaine de l’impôt sur le revenu.De préférence, ils devront avoir les aptitudes nécessaires à la prise en charge d'un groupe de fiscalistes.En collaboration avec l’associé responsable du service de la fiscalité, ils seront chargés de l’application des différentes lois de l’impôt et responsables de la planification fiscale d’un groupe de clients.La rémunération sera déterminée selon les qualifications.Les candidats devront s’adresser au: Directeur du personnel, Samson, Bélair, Côté, Lacroix & Associés, C.P.325, Tour de la Bourse, Montréal, Qué.ALGONQUIN LA DIVISION DES ARTS APPLIQUÉS recherche un PROFESSEUR EN JOURNALISME La Division recherche dès maintenant un journaliste expérimenté, enthousiaste, pour enseigner les rudiments de la cueillette et de la rédaction de la nouvelle à des étudiants en journalisme, à compter de septembre 1975.Les candidats doivent avoir acquis leur expérience dans la presse écrite.L'expérience du journalisme électronique serait un atout.Selon la formation et l'expérience, la nomination se fera à l'un des niveaux suivants: Maître $12,373 - $21,337 Maître associé $11,615 - $19,949 Maître adjoint $11,111-$17,550 Veuillez préciser le numéro du concours dans la demande que vous ferez parvenir, par écrit, au Service du personnel 1385, avenue Woodroffe OTTAWA (Ontario) K2G 1V8 Le concours se terminera lorsque le poste aura été comblé.LE CONCOURS No 46-75 s'adresse hommes.également aux femmes et aux J f ^ Centre de rééducation Clientèle d'enfants perturbés affectifs graves (6 - 12 ans) demande des ENSEIGNANTS Qualifications: — Légalement qualifiés en enfance inadaptée ou en orthopédagogie.— Expérience d'enseignement avec des groupes d’enfants de même catégorie.Fonctions: Assumer la responsabilité du traitement et de la récupération pédagogique d'un groupe d'enfants dans un ensemble rééducatif.Traitamenfc Selon la politique salariale du ministère de l'Education.Directeur général, Centre de l’Enseignement Vivant, 8833, boul.St-Michel, Montréal, Qué.Tél: 725-5236 ANALYSTE CONFIRME DES SYSTÈMES Poste vacant au siège social de la société Domtar Limitée à flontréal.Le post te: Le titulaire, qui relèvera du directeur de la mise au point des systèmes, sera appelé à concevoir, développer, mettre en vigueur et documenter des systèmes d'information efficaces dans les secteurs de la commercialisation, fabrication et finance.Le candidat: Le candidat recherché devra posséder un diplôme universitaire ou une qualification professionnelle équivalente.Ce poste constitue un défi pour les personnes ayant de 3 6 5 années d'expérience en programmation et analyse de préférence dans les secteurs pré-cités.La langue de travail est le français mais le bilinguisme est désirable.La société offre un programme complet d'avantages sociaux et un salaire de début proportionnel aux antécédents et à l'expérience.Veuillez adresser votre curriculum vitae en rappelant le dossier fIS 61 à: SèrvicM d’emploi DOMTAR LIMITÉE C.P.7210 Montréal, Québec H3C 3M1 discrétion assurée.DOMTAR INSTITUT de RECHERCHES CLINIQUES de MONTRÉAL^ demande un ASSISTANT-ADMINISTRATIF Fonctions: Assister l’administration dans le travail régulier, particulièrement au point de vue des relations extérieures, organisation des conférences, séminaires internationaux et autres.Qualifications: — Formation universitaire H.E.C.ou équivalent.— Bonne présentation; aisance en public.— Age: 30 - 40 ans.— Candidat bilingue.— Références nécessaires.Pour plus de renseignements, téléphonez a: 842-1481 poste 230 J Le Centre d’Accueil “La Vigie” da Gaspé Le Centre d’Accueil “La Vigie” de Gaspé qui prévoit ouvrir ses portes bientôt, est à la recherche d’ÉDUCATEURS (TRICES) Le Centre peut accueillir jusqu’à 16 adolescents mésadaptés sociaux affectifs.Il doit en outre donner des services de dépannage d’urgence à très court terme, d’observation et de rééduction."LA VIGIE" est un petit Centre d'Accueil à faible capacité et constitue une expérience uniqye en son genre.L’Unification dans la structure de fonctionnement y est vécue dans sa totalité./ Responsabilité: Accomplir de concert avec le Coordonnateur d'Unité et ses équipiers le travail de rééducation auprès des enfants, en partageant sa vie et organisant les activités.Exigences: — Posséder un diplôme universitaire en psycho-éducation; — OU un diplôme d’éducateur spécialisé donné par le CEGEP; — OU tout autre diplôme connexe et présentant une maturité personnelle qui permet de croire à un travail valable auprès des jeunes.Lieu de travail: Au Centre d'Accueil “La Vigie” de Gaspé.Traitement: Selon les échelles en vigueur dans les Centres d’Accueil pour enfants.Les personnes intéressées devront taire parvenir leur curriculum-vitae avant le 28 mai 1978 à : Réjean Boucher, Ps.-Ed.Directeur du Centre d’Accueil “La Vigie” C.P.1458, Gaspé, P.Q.LE COLLÈGE DE THETFORD MINES RECHERCHE COORDONNATEUR DU CENTRE DES MÉDIA FONCTION: Sous l’autorité du directeur des services pédagogiques, il est responsable de la planification, de la direction, de l'administration des ressources humaines, financières et matérielles du centre, lequel regroupe les services de bibliothèque, d'audiovidéothèque et d’audio-visuel.Il doit également veiller à l’efficacité de ces services èt voit à l’application des politiques pédagogiques déterminées après consultation des organismes concernés.Il doit se tenir à l’affût des nouveaux développements dans le domaine pédagogique et voit à un rendement maximal des média documentaires et technologiques dans le processus d’apprentissage.QUALIFICATIONS REQUISES: Diplôme universitaire de premier cycle, ou l'équivalent, avec spécialisation appropriée.Cinq (5) années d'expérience pertinente; un candidat sera nettement avantagé devant une expérience cumulée dans les réseau d’enseignement ou de façon polyvalente.TRAITEMENT: Selon la politique administrative et salariale du Ministère de l'Education.MINIMUM $11,249.00 MAXIMUM $19,087.00 TOUT CANDIDA T DOIT SOUMETTRE SON CURRICULUM VITAE ACCOMPAGNÉ DES DOCUMEN T S PER TIN EN TS A : M.JEAN DAGNAULT, DIRECTEUR DU PERSONNEL COLLÈGE DE THETFORD MINES, 671 SUD BOUL.SMITH, THETFORD MINES, QUÉ.COMMISSION SCOLAIRE DES RIVIÈRES OFFRE D’EMPLOI DIRECTEUR GÉNÉRAL de la Commission Scolaire des Rivièras, Niveau élémentaire (2,000 élévea) FONCTIONS: — Exécuter les décisions du Conseil des commissaires et du Comité exécutif; — Diriger le personnel de cadre y compris les principaux d'écoles, le personnel professionnel, le personnel enseignant et non-enseignant, le personnel administratif, le personnel technique, le personnel de secrétariat et le personnel ouvrier; — Assumer les fonctions de directeur de l’enseignement et de directeur du personnel; — Le directeur général est le premier et dernier responsable de son organisation.QUALIFICATIONS: — Une formation universitaire de 1er cycle en administration scolaire ou en science de l'éducation; — Une expérience de 3 ans au niveau I de cadre (directeur de service pédagogique ) ou une expérience de 5 ans au niveau II de cadre (coordonnateur d'enseignement) ou une expérience de 5 ans dans un poste de directeur d'école, de préférence au niveau élémentaire.TRAITEMENT Le traitement sera déterminé selon la politique administrative et salariale.Echelle de 1974-75: $20,713.- $24,562.Faire parvenir lettre de demande d’emploi et curriculum vite» i.Commission Scolaire des Rivières, a/e Jean Qay, Directeur général, 707 Nord, rue St-Paul, Farnham, J2N 2R4 N.B.Mentionner sur l'enveloppe "confidentielle" Le Devoir, samedi 17 mai 1975 • 15 U Cmtri HwpitiH* BrkN-MuUvMi-Piftlis est à la recherche cTun(e) Directeur (trice) du Service des Soins Infirmiers Le candidat devra dire membre en règle de l'Ordre des Infirmières et Infirmiers du Québec, et être détenteur d'un Certificat en Gestion Hospitalière ou l'équivalent, et avoir plusieurs années d’expérience dans un poste de responsabilité similaire.Les candidatures seront adressées au: Directeur Général Hépltal B réme-Misaisquoi-Parkins 950 rue Principale, Cowansville, Gué.COMMISSION SCOLAIRE DE WATERLOO OFFRE D’EMPLOI Poste: PRINCIPAL École Notre-Dame, Waterloo Maternelle, premier cycle élémentaire Avantage: Le salaire est déterminé selon la politique administrative et salariale du Ministère de l’Education.Critères de l’éligibilité: Cinq années d'expérience dans l’enseignement, de préférence à l’élémentaire.Seiz années de scolarité.Les candidats devront demander une formule de demande et la retourner avec copie de leurs attestations avant 17 heures, le vendredi 23 mai, à l’adresse suivante: Albert Roy 48, rue Young, Waterloo Cté.Shefford, Gué.JOE 2N0 Université du Québec à Montréal Le département de Sociologie recherche deux professeurs: — spécialisés en méthodologie de l'action culturelle; — capables d'ailler théorie et pratique dans le domaine de l’intervention culturelle.Exigences: Les candidats devront: 1.détenir un diplôme de 3e cycle en sociologie ou dans une autre discipline des sciences humaines pertinente à l'animation culturelle, ou l'équivalent; les candidats détenteurs d'un diplôme de 2e cycle ou l'équivalent seront aussi considérés s'ils ont une expérience jugée suffisante; 2.détenir un diplôme de 1er cycle en Animation ou Recherche culturelle ou un diplôme équivalent; 3.posséder une expérience professionnelle dans le secteur.Traitement: Conformément à la convention collective.Les candidats sont pirés de taire parvenir un curriculum vitae détaillé avant le 27 mai 1975 é: M.Marcel Rafie, directeur Département de Sociologie Université du Québec à Montréal C.P.8888 Montréal, Québec H3C 3P8 ^ Labrecque, Vizina & Associés.Ingénieurs-Conseils^ Les Ingénieurs Associés Limitée recherchent INGÉNIEUR EN GÉNIE CIVIL ET SANITAIRE Expérience: Minimum de 3 ans.Salaire: Suivant expérience et qualifications.Avantagea: Fonds de pension après 1 an de service, 5% - 5%.Bénéfices marginaux.Exigence: Le candidat doit être de langue française.TECHNICIEN EN GÉNIE CIVIL Expérience: 2 à 3 ans.Salaire: $10,000 minimum et suivant qualifications.Avantagea: Fonds de pension après 1 an de service, 5% - 5%.Bénéfices marginaux.Exigence: Le candidat doit être de langue française.S Communiquer avec: André Labrecque 482-3610 .Le C.L.S.C.de SEIGNEURIES (Boucherville, Varennes, Verchères, CalIxa-LavaHée, St-Amable, Ste-Julie) est à la recherche d'un(e) DIRECTEUR (trice) GÉNÉRAL (e) La défi à relever eera de: — voir à l'organisation du C.L.S.C.— préparer et administrer le budget — élaborer et Implanter des programmes de services et de prévention en collaboration avec la population — découvrir les besoins de la population, les évaluer et trouver des mécanismes pour y répondre — voir au bon fonctionnement de l'établissement Cette pereonne exceptionnellement dynamique aéra capable: — d’animer une équipe multidisciplinaire et d’en coordonner les activités — de travailler en conformité avec les orientations et les priorités de la population et du conseil d'administration — de communiquer et de travailler avec les groupes du milieu — d'administrer et de gérer du personnel et des services à la population.Elle peut détenir un diplôme universitaire relié à la fonction, mais elle possède avant tout des expériences variées dans le domaine des services de santé et services sociaux.Llou do travail: Varennes Salaire: Selon les normes du Ministère des Affaires Sociales mais les personnes gagnant environ t13.000.00 seront Intéressées par ce poste.Fâlrê ptrvtnlr ton curriculum vltat a vint la 17 juin 1975 au Préaldént du conseil d’administration 1048 Michel Moreau Boucherville, Qué.Cotlèg, ^ C «*u Vieux Montréal SMRVICIt PÉDAQOQIQUMt SECTEUR DES SCIENCES ET TECHNIQUES HUMAINES C-75-4-305 Professeurs en Éducation spécialisée (Orthopédagogue ou psycho-éducateur ou psychologue) (POUR SEPTEMBRE 1975) EXIGENE8: Diplôme universitaire 1er ou 2ième cycle Expérience en milieu scolaire de préférence SALAIRE: Selon les normes du décret des enseignants Faire parvenir votre curriculum vitae et attestations d’études avant le 30 mai 1975, au: DIRECTEUR DU PERSONNEL Collège du Vieux-Montréal 200 ouest, rue Sherbrookee Montréal, Gué.CENTRE DE SERVICES SOQAUX DU MONTRÉAL MÉTROPOLITAIN (C.S.S.M.M.) CHEF DE SERVICE DE L’ACCUEIL ÉVALUATION À LA COUR DU BIEN-ÊTRE SOCIAL VOULEZ-VOUS FAIRE PARTIE DE NOS CADRES ?Le poste: — Planifier, diriger et coordonner les activités d’accueil, conseil, évaluation et orientation des cas référés par la Cour de Bien- Être Social.— Participer au développement des Services à l’enfance coordonnés et complémentaires.— Travailler en collaboration avec les organismes extérieurs (Services de probation, Cour de B.E.S., etc.).— Représenter le C.S.S.M.M.auprès des Services rattachés à la Cour de B.E.S.— Assurer une présence conseil auprès des juges et du contentieux.Le candidat: — Formation universitaire en sciences humaines.— Expérience administrative.— 5 années d'expérience.— Connaissance du domaine de l'Enfance et du système judiciaire.— Capacité de s'adapter à une nouvelle situation.Le traitement sera déterminé selon la compétence et selon l'échelle de salaire établie de $12,000.00 à $20,016.00 Veuillez taire parvenir votre curriculum vitae aux: Services Embaucha et Intégration 800 Est, bout, de Maisonneuve Suite 1000 Montréal LES LABORATOIRES VILLE MARIE INC.rpr*hprphp un INGÉNIEUR GÉOTECHNICIEN (NE) LE POSTE: Le (la) candidat(e) sera responsable de la bonne marche technique et administrative d’un laboratoire servant au contrôle de la qualité et de la mise en place des matériaux.QUALITÉS REQUISES: Être ingénieur géotechnicien(ne) de préférence possédant une maîtrise en mécanique des sols et deux années d’expérience dans les essais de laboratoire et les investigations géotechniques orientées vers l’étude des barrages, des routes et fondations d’ouvrages d'art.ENDROIT: Laboratoire LG-2, Baie James.CONDITIONS DE TRAVAIL ET DE SALAIRE: — Poste permanent — Facilité de logement avec famille — Transport payé — Prime d’éloignement — Salaire avantageux et correspondant au poste.Toutes les demandes seront traitées confidentiellement.Les candidats(es) intéressés (es) feront parvenir leur curriculum vitae, ou téléphoneront au : SERVICE DU PERSONNEL, 400, Boul.Curé Laballu, Chomaday, Laval Tél.: 681-9221 NOMTIL NOTRE-MME Centra hoapltaliar affilié à l'Université de Montréal INFIRMIERS (ÈRES) AUTORISÉS (ÉES) Pluaieurs postes vacants à temps complet.Rotation, jour, soir, nuit.— Conditions particulières aux permanents(es) de soir et de nuit.— Orientation spéciale de 4 semaines prévue pour les nouveaux et nouvelles diplômés(ées) des universités et cegeps.Datas juillet 1/1978 4ft 1er ftv.1978 C.9'x avril 1/197» TH tvlllet 1/1978 jft, OCt.1/1979 e'q, 1er evrH 1910 O.7'/», 1er déc.1980 eft 1er eept.1983 9V2 iu'm 15/1994 T» Perpétuel Oftre Dem.CANADA 99 ft 100 45»; 96'i «tire D«m.106 99* i '00'i 97ft 108 lOOft 84Vs 4S 100 106>2 99 ft 100ft 97Vi 108 Va 100ft 85 OJI.j 100H Il «Ift 'MH 103" 4 44 44 13 - ft 47 + ft 82ft- ft 64 ft—1ft 41ft+ ft 4ft- ft lft+ ft 66ft- ft 95ft—1ft 57ft-1ft 40ft-1 , 15ft+ ft 5ft+ ft 32ft+ ft WchengeetkM peur oes ooilpetlom 94 8% échéant le IS 06c.1985.(B) Bchengeebles Pour des fftft du ter 96*.1982.(C) Bchengeebles peur 9m «ftS du 1er evrll 1994.(D) Eehangeabiee peur des r.eu 1er 98c.1N7.PROVINCIALBS *C Hydre Ift > itn I9ev •» 'CO BC Hydre 10 2 ian 7000 ?t'i 9*H N.B.E.9, 15 mal 1981 100 lOOVa N.B.E.10»., 15 mai 1995 99 100 N.F.L.D.Ift 15 mal 1910 98 98 N.F.L.D.10ft, 1S mai 1994 98 99 Hyd.Ont.Ift 21 mal 1981 100W lOOft Hyd.Ont, 1014 21 mal 2000 102 !02ft Hyd.Que.9, 4 fév.2000 99' « lOOVa Hyd.Que.9ft e NK.2000 97 91 Pr.Seskatch.9,2 dec.1911 99H 100' a Pr.Saikatc.10, 2 Mc, 1999 99' 2 lOOVa Pr.Manlto 1« 5 déc.1991 97Va 9*va A.G.7Va, 15 d«c.1991-94 83 15 PrNB 7*4 l»r mare 1991-94 79 81 Man.Tel Ift 1 mars 1999-94 17V» I9ft Pr.Men.9»., 5 déc.1981 99 100 (Al échangeables pour des lift eu 'er ectobre 1979.MRVICBI PUBLICS Site «M 914 15 dlc.11*0 19 91 Beil !«.r •V’M» «SVa B.C.Ttl 10*4 Itif evni 1996 96 96% Mar.Tel 10%.1er n.1995 100 toi Nor 1995 100 107 IMO 9=4 1995 95 96 Oyimpie l, Work lu 4 1990 95 96 Stelco **4 1995 94% 95% TRP * 1993 85 18 Texaco 10=4 1994 ICO 101 Treden 11'» 1995 99 100 WTC 1 INI /• «0 NOUVILLCB ¦MIMIONS GMAC * t«*2 *7ft 98% GMAC 10ft t**5 *5 97 BM-RT e 1*40 *tft 49% IAC *=4 '**5 100 101 Dopent 10'.-» ¦MS ** 96% Aigome it 100'» 101 CP Hotel lift 102 107% OotlKS 10.'» ’*?8 100ft 101 Seagram ?'.1*8* 100'» 100% Seagram 10=» IMS 101 10?Nu-West lift !**5 100 100% CONYBUTIBLH Acklanae /'a 19» 102 104 Albania Ga* Tr 7ft 1990 >21 132 Allenco 7 1919 84 U Athiandt 3 1993 70 n BM-RT 7"» (984 94 96 Cor,turners Gas 3’ » 1989 70 7?Dom.Tfktilt 5ft 1992 V 79 Hud ion Bay 6 1993 n n I.A.C.*V» 1994 102 104 Moore Corp, » 1991 100 107 Weatcoast 1991 97 99 Pedtlc Pet» 1992 IS 77— Surry Ratnoow /’» 1988 75 77 31 - ft 3 11) 3634 3644 36ft+ ft .108 634 6ft 634+ H 10 113 26ft 2544 26ft+l 26 326 64ft 61 61ft-234 , 4 14 !3ft 1244 1 244- H Scott Pap 10 412 13ft 18ft 18ft- ft Sears R 21 505 7044 6lft 69ft- ft 9 94 3034 30ft 3044- 44 fonds mutuels 46 ft 46ft+ H 15 - ft 834 - 44 12 236 46ft 4544 46 6744- 44 5 465 2144 2734 28ft- ft 7 565 46ft 4534 46ft+ 44 Sperry R Si Brand 16 129 67ft 67 StOIICal 5 465 2844 27 StOIITnd 7 565 46ft 45.Ster Drug 15 514 1914 19ft 1944- ft Steven J 5 71 1544 !5ft 15ft- 44 Stud Wor 13 10 27ft 27 27ft- ft SunOII 5 32 31ft 30ft 31ft+ ft SunshM 15 102 1 344 !2ft 1344+ H Taft Brd I 33 25V» 25 25 - 44 Technldr 4 1 3 7 6 34 6 34- ft Teldyn 10 100 1644 1644 1644.Tenneco 6 357 21ft 2144 21ft- ft Texaco 5 853 24ft 2444 24ft- 44 Tex GU 7 51 3234 32ft 3244 - 44 Tex Inst 31 164 107ft I05ft 10644+ 44 Textron .10 8 78 2134 2034 2034-lft 5 78 16ft 15ft 1544- ft 10 1 73 50ft 48ft 48ft—2 6 95 30ft 30ft 30ft- ft 11 89 3034 30 3044.6 30 16 15ft 15ft+ ft 8 63 1034 10ft 1044- ft 7 1042 6544 64ft 65ft- ft .102 I 7ft 7ft- ft 13 340 18ft 17ft 1734- ft 5 461 62ft 6144 6144- ft 7 414 48ft 47ft 47ft-!ft 6 236 1444 14 CMFA Members AGF Group Amer Grtn 4.50 Cdn Gas En 11.61 Cdn Sec Glh 4.84 Cdn Trusteed 4.43 Corp Invest 5.41 Corp Inv Stk 4.31 Growth Eq 5.41 Japan 7.11 Special 2.68 All Canadian Gr Compound 5.34 Dividend 5.65 Norltiern En 3,39 Revenue Gth3.80 Venture 2.49 4000 3.57 Calvin Bullock Acrotund 1.10 CIF 4.29 Eaten Greup Comnwlth 12.98 Growth Income Interntnl Leverage Venture Viking 8.47 4 43 5.71 3.31 2.98 5.04 Welk’HA 10 II 3144 3034 31V4+ ft Weethrd Wolwth ling Guardian Greup Enterprise .82 GIS Comp I 43 nGIS Incomes.10 KGrowth Fu 7.72 iprth Am 3.17 Mutual Ac 5.35 Mutuel Inc 4.49 Sec Income 9.53 yjapan S.35 yMortgaga 4.90 yMutual 5.20 yRetlrmnt 5.30 yProvtd Mut 6.92 yProvId Stk 5.08 yNat Res Gth 3.80 Planned Investor Canada Cum 4.08 Canada Gth 5.35 Rid Res 3.55 Fid Sec Inc 5.11 Taurus 3.38 Fret et Revenu Américain 7.90 Canadien 6.15 Retraite 5.64 Prevest Mut 7.07 Prudential Group Growth 5.53 Income 5.05 Savings and Inv American 7.90 Canadian 6.15 Retlrmnt 5.64 United Rend Sh RoyFund 6.03 RoyFund Inc 5.07 United Group yAccumul 4.11 yAccumuIR 4.19 yAmerlcan 1.22 yHorliori yPenslon ySecurlty yVenlure Cambridge Or yGrowth 6.44 ylntl Energy 2.16 ylntl Gth 4.66 ylntl Income 3.43 ylnlvest 5,39 Cdn 5 Atr Gd 7 36 Ctnagex Group y Bond 9.37 yFund 9.10 ylnterntnl 7.65 yMortgaga 10.24 Capital Gth 9.67 kChase 6.46 .xComp Cap 4.04 Desjardins Gr Cenedlan yHypothqs ylnternotl yObligatns Quebec PEP nySpec Dixon, Krog &Domin Comp 5.99 reytus Group 10.18 7.05 4.25 6.84 4.76 3.48 2.13 3 84 5 28 1.70 248 4 58 2.38 y Venture Ret 3.82 Universal r 7 16 7 7 7 World Eq 5.14 Non-Memben' 7 111 lift 15% !5ft— V» Inveittn G roup Andreae 4 84 11 1981 71ft 76ft 76%—2% yGrowth 11.29 Aisoc Inv 5 28 100 408 24 23ft 24 + ft ylnterntnl 5.63 yBeaubren 4 36 934 834 834- ft Inc Internet! 10.92 Entarea Inv 5.53 nExecutcan 6.00 nExecut Intl 1.54 xFId Trend 19.61 nHarvard 4.90 Htrltage 1.76 Industrial Group Indust Eq 4.65 Indust Gth 14.68 ylndust Inc 10,27 Keystone Grnup Canada 6.55 Cus K-2 5.10 CusS-1 18.65 Cus 5-4 Polaris xLex Rsrc xMenhotn Marlborou Natrusco NW Grout yCanadla yEquIty yGrowth xOne Wm xOppenhrr Pembertoi nPadflc nPadflc nPadtlc nPedtlc nPadflc' PHN Grot yBond yCanadla yFund y Pooled nyRRSP PM F Men nPenslon nXanadu Principal yCollectn yGrowth yVenture xPutnam Scotlafunc nScudder < xTech Temple G( ynTImed I Trans' Cat A C Special Vanguard Western 0 l’actualité économique Le Devoir, samedi 17 mai 1975 • 17 Cogem, une entreprise de services intégrés MM.Guy Chabot, président de Bélanger, Chabot et Associés et Gérard Virthe, président de Cogem Inc., filiale du Groupe Cogem, viennent de conclure officiellement un accord permettant l’échange bilatéral des services offerts par les deux compagnies signataires.L’entente intervenue entre ces deux importantes sociétés québécoises a pour but de grouper, en un complexe unique, un ensemble de services spécialisés en matière de recherche et de conseil en administration.Bélanger, Chabot et Associées, société de conseillers en administration, se spécialise dans les travaux de recherche et de conseil dans les secteurs de l’économie, de la finance, des systèmes de gestion et du management.Cogem Inc., une firme spécialisée en recherche et conseil en marketing, est reconnue pour ses travaux dans le domaine de la localisation commerciale et résidentielle, des études de marché et sondages, des plans de marketing, des stratégies publicitaires et promotionnelles.Grâce à un accord de caractère exclusif, Bélanger, Chabot et Associés s’adressera dorénavant à Cogem, pour tous services relatifs au marketing dans le cadre de projets requis par sa clientèle.Cogem Inc.en fera autant pour les services qui sont de la compétence de Bélanger, Chabot et Associés.Le complexe de services ainsi créé s’adresse autant à la clientèle déjà établie de B.C.A.et de Cogem, qu’aux nouveaux clients servis conjointement par les deux compagnies.M.Virthe a souligné que cet accord des deux compagnies est un jalon marquant dans le monde des affaires et constitue un des plus importants groupes de conseillers en administration au Québec.Hypothèques: les banques n’imiteront pas la Royale avec des taux à 2 niveaux faits et projets Seuls les profits des sociétés pétrolières n’ont pas baissé Les sociétés pétrolières, les fabricants de machines-outils et l’industrie de l'entreposage ont évité la chute généralisée des profits survenue à l’occasion du premier trimestre.C’est ce que rapportent les plus récentes données de Statistiques-Canada, publiées hier.Les compagnies de bois et les textiles ont été frappés par une sévère chute des profits et une baisse marquée des ventes.Les profits des constructeurs automobiles ont aussi reculé de façon marquée.Les profits de l’ensemble des corporations ont baissé de .10% au premier trimestre, comparativement à la même période l’an dernier.Si les chiffres de ventes ont augmenté de 12%, une bonne part des revenus accrus ont été grugés par l’inflation.Ainsi, l’indice des prix à la consommation a fait un bon d’environ 12 points pendant la même période.Les bénéfices des pétrolières ont augmenté de 40%, alors que Dominion Stores: des profits accrus La compagnie Dominion Stores Limited a annoncé hier des ventes et bénéfices record pour l’exercice financier clos le 22 mars, 1975.Les ventes ont atteint $1,649,502,000 au cours de la période de 52 semaines en comparaison avec $1,320,732,000 pour la période de 53 semaines terminée le 23 mars 1974.Il s’agit d’une augmentation de 24.89 pourcent ou, en comparaison avec une période normale de 52 semaines, d’un accroissement de 27.28 pour cent.Les bénéfices nets pour ces 52 semaines s’établissent à $17,010,000, comparativement aux bénéfices redressés de $13,279.000 pour les 53 semaines du dernier exercice.Les bénéfices nets par action au cours de cette dernière période de 52 semaines se sont accrus de $1.60 à $2.02.Les dividendes par action au cours de ce dernier exercice se sont chiffrés à 82 cents en comparaison à 72 cents au cours de l’exercice précédent.En dépit de l’accroissement des ventes et des bénéfices nets, les bénéfices par dollar de vente ont été de 1.03 cents, soit tout juste une fraction minime d’augmentation en comparaison à 1.01 cents par dollar de vente enregistrée au cours de l’exercice précédent, a déclaré M.Thomas G.Bolton, président de Dominion Stores.encan IMPORTANTE VENTE A L’ENCHÈRE SANS RESERVE DATE: lmAi.2SMl 1975.9:00 A.M.|N.N.E.| ENDROIT: RwIlOZ.MlttHMl.CNMli POOR LE COMPTE DE: Mi«i|mI IMy MU Ltél AVIS: Nni nra U pUI* rithctwr nM «ntl pair It CMpk H MiMimI RuVy MU Uét pi M It prtaUr cMtnctttr Ami h |i|MtMpi prt|M hyArt-éUttripi h II Sill Jmm.MitU|ni RmAt RR» Uét cttst Mm Ut tpiriRtu im si AUUUt Ai MMtnctlM At rttlN.pair ptanaUra pUs wttvintit A iHtm MawaU uanaU Aim la sactw An aMm.TELEPHONE SUR LES LIEUX K U VENTE: AcaaipUr Al ISM 1975(919)739-3134.739-2175 Pur rnsiUMmaU iippUaattAm.ippalu SIEGE SOCIAL: (004) 273-75M SUREAU TORONTO: |41t) 745-6950 (Km laaA) QUEKC: (514) 552-2292 (Ml DhU paw in MU ai an OMi Ai iMpaa fraapUt).19 TRACTEURS A CMCNIUU A 1972.lacUaM 6-Clt ISM D7F S.D7E S.070.DAB’S.IRC TB20C.IR CHASSEUSES SUR RtUCS 1 1974.UctaMl 2-CAT BAR'S.4 9MCS.9169.950.944.IpiNai 160.CHAMEUSE A CHENILLES 1972.Ml Dm».4501.9 HIVEUttSU RMTSRISCES i 1974 MINI CAT 120.12F.12.2-14E S.EfUIPEMElIT M CSNCASSEUR ET O’AORERAT 1960.TU«Nk Part.Priatn Crnkar.1960 TUtaNN Pari.CM eraikar.CaAiripiAi Jr TiaA« Part.CrasNar.Oarkar Ornai Ctawitn.NiAW StKkiri - Tau partant.RaMaa aaaaaiar Ota.EfUIKKNT K COMPACTION 2-1972 N 1-1971.Vlhra-lta CA2S Caamalara.AaMttMK al iMl MA pa eaapKtan tSNIPflKÜT A AIR COMPRHOA 1971 OarAtar Oaaaar SP90Q9K Rata-Mrt* owprMiar, 1972 OarAaar-taiar AH 3100A ilr-track.Soknwa 000 C.F.M.eaapnaatr.Dana 7000 Air braakar.AiiartaA traakara.Orth 10 MUES HTSRAUUfUCS A MK TRAINANTE ETPCLLETEUK A CAlU 11971.tataal CRT 225, Paçltlj LM.2-9aqmu • ErU 1011 2-2291.UattaH ROM N K590.M^°MT MQ; RUE DE CAMP Caüftaa aaapM Aa Map laetaM 6- NUtatUa, rNrlpA-ratNr, 3- rMraaaa-awtaa I Et'.11 aNHa Aa aaaakaia 170'.5 tanin N m ta ATttaata.aaHAi Ai aaHa Aa Miim Malta.Aataw.ta.taNar N a trap al.7 CAMARNS-TRACTEURS 11971.tatail 2-Kannta IW924S.2-0MC9500.OMCAMri91 Maw.Nut EH01ESX.Hwt MIIX IOCA-MIRNS-MAIAXEURS 1 1974 tahta 2-MM RROOSS.1EN099X.2-901.XNtactk P0223, 2-Atata EC 7564T.7 CAMIONS A EASCUU l 1971 iNUiat OMC 9500.9600.Malt BNNOUX.MOB7,1-EE11X.M VtNMN-US M SERVICE ET CAM MINETTES 11176.t «m.I Cal M Utata.3 tau Mi.kaa.1 NtataN.11 ptaapi.FarAi, ONCE.INC't N Ctaaa.IS REMORRUES tatail U-Rapi taap Wapat Mm.M-Eapt U Mtn.EQUIPHAMT DimS: IpilpmRl à tapa N I tlta.I ttaaiN C/W pUttann N iNtaa.tpNpmU Mta Utata 7 ilataAi MUp.I taNm pair aanlrtata.2 akatapN.I ptantan.I iMtUai I taata.pata* Dpenw nw*.mrni NOTE SPECIALE: U rapapa N ta mmmMm ata RtaMa.ami ma aau nnMn Ai Mn in ptaa irti IR.N | a Ha pn Ai paWa RM Am cam *tai.Mta mita Nrtnr Ai tamtam.VMS NOLISES SPECIAUX pë patata Ai Tir ata N Aa NtarM.Atmeka 25MNntar2liai.PwptaAi.-.rtarar h» awt al awAna Ai ItaptNi UatrRi Am I VNNTNNA VNMIR S JUIN - WINNIPSO, MANITORA 12 JUIN - PRINCS ORONORtC.-R.19 JUIN - MONTRÉAL.P.Q.20 JUIN • SURRRV, C.-i.tCRIRI OU TtLÉPHONRR POUR DÉPLIANT ORATUIT 920 CHRMIN RRIOORPORT, RICHMOND.C.R.CANADA VOX 1S1 TÉLÉPHONÉ: (004) 171-7004 TORONTO WINNIPON EDMONTON (410)740-6900 (204) OOO-RTRO (401)410-0111 RITCHIR BROS.AUCTIONiRHR, LTD.RITCHIE BROS.AUCTIONEERS les ventes ne se sont accrues que de 33%.Pour l’industrie de l’entreposage, l’augmentation des profits a été de l’ordre de 80% ; les ventes se sont accrues de 116%.Ces profits exceptionnels sont largement attribuables à la grève des débardeurs des ports de l’Ouest qui a fait la fortune des entrepôts.Pour l’industrie de la machinerie, les profits ont augmenté de 55% alors que les ventes n’ont crû que de 24%).Les investissements dans ce secteur ont été particulièrement importants au cours des derniers mois, contrairement aux autres secteurs.Les hommes d’affaires s’attendent vraiment à ce que l’économie émerge de l’actuelle récession avec la fin de l’année.L’industrie de la construction domiciliaire, par contre, est l’une des plus affectées: la construction d’habitations est à son plus bas niveau depuis huit ans.Ainsi, les profits dans les industries du bois ont baissé de 66% et les ventes de 14%.Dans le textile, où les importations ont été particulièrement concurrentes, les ventes ont chuté de 13% et les profits de 76%.Chez les fabricants de matériel de transport, les fabricants de voitures ont été les plus touchés: leurs profits ont chuté de 60%o alors que les ventes sont demeurées stables.Mines de métaux: profits de $133 millions, en baisse de 37%; ventes de $1.169 milliard, en baisse de 4% Hydrocarbures; profits de $219 millions, en hausse de 46%) ; ventes de $1.167 milliard, un bon de 33%>.Autres mines: profits de $55 millions, en baisse de 13%) ; ventes de $473 millions, en hausse de 11%.Aliments et boissons; profits de $71 millions, en baisse de 21%> ; ventes de $3.921 milliards, en hausse de 14%.Industries du caoutchouc: profits de $17 millions, en hausse de 13%>; ventes de $338 millions, augmentation de 6%.Textiles: profits de $13 millions, en baisse de 16% ; ventes de $1.197 milliard, en baisse de 13%.Industries du bois: profits de $16 millions, en baisse de 66%.; ventes de $744 millions, en baisse de 14%.Papiers et cartons: profits de $128 millions, en baisse de 6%; ventes de $1.095 milliard, en hausse de 5%>.Impression et édition: profits de $37 millions, stables; ventes de $676 millions, en hausse de 21%.Métallurgie primaire: profits de $96 millions, en baisse de 18%o; ventes de $1.502 milliard, en hausse de 7%.Aciéries: profits de $55 millions, en baisse de 8%o; ventes de $1.386 milliard, en hausse de 9%.Machineries: profits de $65 millions, en hausse de 55%>; ventes de $1.109 milliard, en hausse de 24%.par La Prasaa canadienna La Banque de Commerce, la Banque de Nouvelle-Ecosse et la Banque de Montréal critiquent ouvertement, toutes trois, la décision que la Banque Royale a prise de ne plus assujettir au même taux les prêts hypothécaires qu’elle consent pour les nouvelles maisons et pour les maisons qui sont construites depuis déjà un certain temps.Elles ont toutes trois dit qu’elles n’imiteront pas en cela la Banque Royale.Jusqu’ici le taux hypothécaires de la Banque Royale était de 10.75 p.c., dans le cas des hypothèques ordinaires — c’est-a-dire non garanties par le gouvernement — et ses prêts en l’occurrence ne pouvaient dépasser $60,000, et ils étaient de 10.5 dans le cas des hypothèques garanties par le gouvernement, c’est-à-dire consenties aux termes de la loi nationale sur l’habitation.La Banque Royale a changé cette politioue.Le taux n’est pas changé dans le cas des nouvelles maisons, tant pour ce qui a trait aux hypothèques garanties par le gouvernement que pour les hypothèques ordinaires, mais il est haussé à 11 p.c., dans le cas des maisons construites depuis déjà un certain temps et, dans ce cas, le montant maximum qui peut être emprunté est de $25,000.La Banque Royale a dit que c’est parce qu’efle voulait stimuler la construction domiciliaire qu elle adoptait deux taux différents, selon que la maison était en chantier ou déjà construite.Elle a soutenu que cette politique fournirait des fonds pour les mises en chantier.D’autre part, Michel Légaré, de la Banque de Commerce, déclare que sa banque ne souffre pas d’une pénurie de fonds hypothécaires.Il ajoute qu’il se pourrait fort bien que le publip se montre mécontent de la nouvelle politique de la Banque Royale et que cette institution soit conséquemment forcée de revenir à un taux semblable pour les maisons en chantier et les maisons construites.Un porte-parole de la Banque de Montréal dit que sa banque ne dispose pas de beaucoup de fonds pour les hypothèques, mais qu’elle ne songe pas à imiter la Banque Royale.Rowland Frazee, vice-président de la Banque Royale, explique en ces termes la nouvelle politique de celle-ci: Hawker Siddeley Canada ltd.Avis de dividende sur actions privilégiées AVIS est par la présente donné qu’un dividende d’un dollar et quarante-trois cents et trois quarts ($1.43KC) par action* sur les actions privilégiées cumulatives et rachetables de 5%% en circulation de la Compagnie a été déclaré payable le 2 juillet 1975 aux actionnaires inscrits sur les livres è la clôture des affaires le 20 juin 1975, soit un dividende sur telles actions au taux annuel de 5%% pour le trimestre se terminant le 2 juillet 1975.Par ordre du conseil d'administration J.H.Ready Le vice-président et secrétaire Le 8 mai 1975 TORONTO, ONTARIO “La présente demande de fonds hypothécaires est sans précédent.Si nous n’avions pas pris la mesure qui s’imposait, les fonds dont nous disposons pour les hypothèques seraient vite devenus épuisés.” M.Frazee estime que le système de deux taux différents aiguillonnera la construction domiciliaire et aidera aussi dans le po nyi Hawker Siddeley Canada ltd Avis de dividende sur actions ordinaires AVIS est par la présenta donné qu'un dlvidande de neuf cents (90) par action sur les actions ordinaires en circulation de la Compagnie pour le trimestre se terminant le 30 juin 1975 a été déclaré payable la 16 juillet 1975 aux actionnairet inscrits sur las livras t la clôture des affairas la 27 juin 1975.Par ordre du conseil d'administration T .J.H.Ready La vice-président et secrétaire Le 8 mai 1975 TORONTO, ONTARIO secteur des maisons de prix modiques qui sont déjà construites.M.Porter Carter, directeur général adjoint de la Banque Royale, déclare, de son coté, que cette banque a une réserve de $250 millions pour les prêts hypothécaires dans le cas de l’année financière qui a commencé le 1er novembre 1974.Abitibi réduit ms immobilisationa MONTREAL - L’acquisition de la Price et le ralentissement au domaine des pâtes et papiers compromettent la liquidité d’Abitibi.Cette dernière doit réduire ses projets de dépenses de capital, d’un montant total de $9d millions prévu pour 1975.Lynx-Canada Explorationa ivnolc rté à 25.1%> son intérêt dans La CVMQ maintient les suspensions de Rosen et Valutrend par Jacques Forget Sydney Rosen et sa société de gestion, Valutrend Management Services, n’ont pu infléchir la décision de la Commission des valeurs mobilières du Québec.Sydney Rosen et Valutrend Management Services demeureront sous le coup de l’ordonnance du 9 avril de cesser de faire le commerce des valeurs mobilières et les 55 compagnies associées au promoteur demeureront suspendues.Telle est la décision qu’a prise la CVMQ après avoir entendu Me Jules Lesage, procureur du promoteur Sydney Rosen et de Valutrend Management Services et Me William Brown, procureur de la Corporate Bank and Trust de Freeport des Bahamas.On se souviendra que la CVMQ.suite à une enquete de la Gendarmerie Royale, avait accusé M.Rosen de détourner des sommes importantes des trésors des 55 compagnies impliquées par l'intermédiaire de Valutrend Management Services, vers la Cor- fiorate Bank and Trust.Or, 'institution bancaire, selon la CVMQ, serait en difficultés fi nancières, menaçant ainsi les fonds investis chez elle.M.Rosen n’a pas voulu témoigner devant la Commission, bien qu'il fut présent à l'audience.Son avocat, Me Jules Lesage, a réfuté toutes les allégations de la CVMQ, précisant toutefois que Rosen contrôle Valutrend, que Valutrend gère les opérations des 55 compagnies impliquées et que Valutrend a déposé des fonds de ces compagnies auprès de Corpo- rate Rank and Trust.Les commissaires ne sont contentés d’affirmer que: “les déclarations de Me Lesage ne sauraient remplacer celles des principaux intéressés qui auraient pu jeter toute la lumière sur cette affaire.” Four sa part, Me William Brown, avocat de Coiporate Bank and Trust, nanti d’un mandat oral, a informé la Commission des réponses à un certain nombre de questions, obtenues de la bouche du président de la banque, M.Lawrence M.Wynne.Me Brown a dit que Rosen et Valutrend Management Services ne seraient pas reliés à la banque baha-méenne et que cette institution serait en bonne situation financière.La Commission a considère ce témoignage comme absolument sans valeur, étant du oui-dire.allant à l’encontre des révélations de l’enquête de la Gendarmerie Royale.Les commissaires ont déploré que le président du trust n’ait pas jugé bon de se présenter devant eux.Répondant aux questions de MM.Demers et Côté, Me Brown a admis posséder deux bureaux, dont l’un chez Valutrend Management Services, à Toronto.Il a agi aussi à plusieurs reprises comme avocat de Rosen et Valutrend.“Le commentaire le plus charitable que l'on puisse faire à propos du scénario de Me Brown, ont conclu les commissaires, c’est qu’il a accepté d’agir comme messager pour des raisons évidentes”.La Canadian Eoi ' ' ynx-Canada Explorations, en convertissant le DiUet promis-soire de $250,000 qu’elle détenait.En trio d’exploration avec Camflo et Canadian Reynolds, Lynx-Canada Explorations vient de découvrir un gisement de charbon important au Nouveau-Brunswick.Sept foreuses sont actuellement en opération sur la propriété.Le prix de l’essence sent plomb OTTAWA — Les recherches menées par le Centre de recherches sur les combustibles au ministère de M.Donald Macdonald démontrent que la consommation d’essence augmente avec l’essence sans plomb tandis que le service de protection de l’environnement atfirme que les automobilistes réalisent des économies substantielles avec ce carburant.En revanche, un porte-parole du ministère de l’énergie, des mines et des ressources annonce que, suite aux premiers tests de janvier, des compagnies ont modifié le sans plomb pour augmenter sa densité à la suite de son rendement au gallon.Expansion de MacDonald Tobacco MONTREAL — La compagnie Simon Cigar, une filiale de la société américaine Consolidated Cigar fermera ses portes d’ici quatre mois.400 employés seront remerciés.Toutefois cette fermeture permettra une expansion de la MacDonald Tobacco.En effet, cette dernière fabriquera dorénavant les produits Simon, une entente ayant été prévue à ce sujet.Woaton at National Sea Producta MONTREAL - Weston Lo-blaw serait le mystérieux investisseur qui tente actuellement de prendre le contrôle de National Sea Products de Halifax.D’ailleurs, dans les milieux financiers, la tactique employée ici pour faire l'acquisition des actions de la National Sea Products est caractéristique du groupe Weston qui ne se démasque qu’à la toute dernière minute lorsque l’opération est réussie.Pour garder un mineur TORONTO — Selon une étude de l’Association minière du Canada, pour garder un mineur, il s’agirait de lui donner une bonne raison de travailler dans les centres miniers isolés.En 1973, la mobilité des travailleurs miniers non sjrécialisés dans les mines atteignait 77.5%.Ceci est dû aux conditions de travail difficiles, à la solitude et au découragement Par conséquent, l’industrie minière a perdu $350 millions à cause de la forte mobilité de ses employés.Banque de Montréal augmente ses frais de chèques à 18* nqu pris la décision d'augmenter son tarif de frais pour les chèques personnels.De 16 cents le chèque, les frais passent à 18 cents.Ces tarifs entreront en vigueur dès le 15 juin.La banque a introduit aussi un tarif minimum de 50 cents, lorsque un ou deux chèques sont tirés par mois.A plus de trois cheques, le tarif devient unitaire: 18 cents du chèque.Il s'agit de la deuxième augmentation de tarifs sur l’émission de chèques, en six mois.La Banque de Montréal a expliqué cette hausse par l’augmentation des coûts de comptabilité des comptes personnels, de mois en mois, et des coûts d'expédition de ces comptes aux clients.Les autres banques ont fait savoir qu'elles n’avaient pas l’intention d’imiter la Banque de Montréal, du moins pour l'instant.Victoria crée une société de crédit VICTORIA (PC) - Le gouvernement de la Colombie-Britannique a entrepris hier de créer ses propres institutions financières en vue de pallier aux déficiences des banques à charte fédérale.Le premier ministre Dave Barrett a soumis à la législature un projet de loi qui créera la B.C.Savings and Trust Corporation, un organisme qui aura le ’’offrir des prêts et des u voir d’i ypothèques à des taux d’intérêt réduits et qui offrira aussi des services de crédit et d’épargne.L’organisme qui sera créé ne sera pas une banque, mais bien une corporation de la couronne appartenant pour 90 pour cent à la province.Les autres 10 pour cent de ses avoirs seront partagés par les caisses de crédit de cette province, si elles le désirent.Les services financiers de l’institution seront dispensés par l'intermédiaire des bureaux des différentes sociétés de crédit qui y participeront.Cette annonce est publiée uniquement à titre de renseignement.NOUVELLE EMISSION aux Etats-Unis le 14 mai 1975 $100,000,000 Province de Québec Obligations à 91A% échéant le 15 mai 2000 The First Boston Corporation Salomon Brothers A.E.Ames&Co.Incorporated Halsey, Stuart & Co.Inc.Affiliate of Hache it Co.Incorporated Merrill Lynch, Pierce, Fenner & Smith Incorporated Goldman, Sachs & Co.Morgan Stanley & Co.Blyth Eastman Dillon & Co.Burns Bros, and Timmins Inc.Dillon, Read & Co.Inc.Incorporated Incorporated Dominion Securities Harris & Partners Inc.Drexel Burnham & Co.Incorporated Greenshields & Co Inc Hornblower & Weeks-Hemphill, Noyes E.F.Hutton & Company Inc.Incorporated Kidder, Peabody & Co.Kuhn,Loeb&Co.Lehman Brothers Loeb, Rhoades & Co.Incorporated Incorporated McLeod, Young, Weir, Incorporated Nesbitt Thomson Securities, Inc.Paine, Webber, Jackson & Curtis Incorporated Reynolds Securities Inc.Smith, Barney & Co.Warburg Paribas Becker Inc.Wertheim&Co.,Inc.Incorporated White, Weld & Co.Dean Witter & Co.Wood Gundy Bear, Stearns & Co.Bell, Gouinlock& Company Incorporated Incorporated Incorporated Incorporated EuroPartners Securities Corporation Fry Mills Spence Inc.Ladenburg, Thalmann & Co.Inc.Richardson Securities, Inc, L.F.Rothschild & Co.R.W.Pressprich&Co.Incorporated Shields Model Roland Securities UBS-DB Corporation Weeden&Co.Wood, Struthers & Winthrop Inc.Incorporated Incorporated Daiwa Securities America Inc.Dominick & Dominick, Equitable Canada Midland Doherty Inc.Incorporated Incorporated Nomura Securities International, Inc.Wm.E.Pollock & Co., Inc.Yamaichi International (America), Inc.J.C.Bradford & Co.Butcher & Singer Craigie, Mason*Hagan, Inc.Fahnestock & Co, First of Michigan Corporation Keefe, Bruyette & Woods, Inc.The Milwaukee Company I-egg Mason/Wood Walker Div.of Flrnt Revlonal Secarltiei.Inc.Moore, Leonard & Lynch, Incorporated Pitfield, Mackay & Co., Inc.Prescott, Ball & Turben Dain, Kalman & Quail Incorporated Howard, Weil, Labouisse, Friedrichs Incorporated McDonald & Company The Robinson-Humphrey Company, Inc.Crang&Ostiguylnc.Piper, Jaffray & Hopwood Incorporated Rand & Co., Inc.Shelby Cullom Davis & Co.Freeman Securities Company, Inc.Lévesque, Beaubien Inc.Raffensperger, Hughes & Co.Stuart Brothers Incorporated I * 18* Le Devoir, samedi 17 mai 1975 sports KOT au 11e round Ali ne fait qu’une bouchée de Ron Lyle LAS VEGAS (Nevada) (AFP) — Mohamed Ali a conservé son litre de champion du moikde des poids lourds en ballant Ron L)le par arrêt de l’arbitre au ««dème round d’un match dé-cevant, télévifé en direct dans tous les Etats-Unis depuis Las Ven».Après dix rounds marqués par un manque de combativité de la part des deux boxeurs, le champion du monde s est subitement réveille au onzième round.Il a expédié son adversaire dans les cordes par une série de crochets explosive au visage puis a rapidement fait le compte de Lyle en le martelant à la face de coups des deux mains.Devant ce barrage de crochets et de directs, Lyle était sans défense et proche du K O.Debout, mais étourdi dans le coin neutre, après une minute et huit secondes de combat dans le onzième round, l’arbitre Fr -1 Fernandez mettait fin au combat.Le reste du match avait plutôt ressemblé à une farce.Ali s'était contenté de rester sur la défensive sans mettre son talent en évidence.Au début du onzième round, les deux boxeurs se trouvaient à égalité sur le bulletin du juge John Mangri-cina, mais les juges Art Lune et Bill Kipp accordaient un léger avantage à Lyle, respectivement 46 points 45 et 49 à 43.L arbitre ne décomptait pas les points selon le» règlements de l’Etat du Nevada.Mohamed Ali qui disputait son 14ème championnat du monde depuis qu’il a ravi la première fois le titre mondial en 1966 a remporté hier soit sa 4îème victoire, la 34ème avant la limite.U compte deux défaite» face à Joe Frazier et à Ken Norton à son palmarès.C’était la deuxième fois qu'il défendait le titre qu’il a recon- Suis en octobre i^rnier devant leorge Foreman.Le 24 mars dernier, il avait battu Chuck Hepner par K.O.technique au I5ème round à Cleveland.Son t prochain adversaire sera le Britannique Joe Bugner le 30 juin à Kuala Lumpur (Malaisie).Lyle a subi sa troisième défaite.Il compte 30 victoires et un nu! à son actif.Mohamed AU a touché une bourse d’un million de dollars pour ce match et Lyle 100,000 dollars.L Argentin Victor Galindez, champion du monde des poids mi-lourds version WBA, a oattu l’Américain Ray Elson par arrêt de d’arbitre au Sème round d'un match, sans titre en jeu, en lever de rideau du cham-ùonnat du monde Ali-Lyle, à ,as Vegas.L’arbitre a arrêté le combat qui était d’emblée inégal, une minute et 35 secondes après le début de la Sème reprise.Elson que Galindez avait envoyé quelques secondes auparavant au tapis était sans défense *et proche du K.O.Meilleur technicien, plus précis et plus puissant dans ses coups, l’Argentin a dominé le match.Elson, très courageux, n’a jamais refusé le combat, mais ses coups étaient trop précipités pour inquiéter le champion du monde.Galindez a remporté tous les rounds à l’exception du deuxième qui était nul.Dès le troisième round, Galindez a malmené son adversaire en le touchant d’un terrible direct du droit au menton suivi d’un uppercut.Elson, bon encaisseur, a titubé, mais n’est pas allé au tapis.L’Argentin n’a pas forcé son talent dans les rounds suivants, se contentant de boxer de manière efficace en contre, souvent acculé aux cordes à la manière de Mohamed Ali.A partir du 6ème round, Elson, fatigué, cherchait son salut dans des accrochages.Galindez plaçait un magnifique crochet du droit suivi d’une-deux au visage.Au 7ème round, Galindez se lançait résolument à l’attaque pour en finir et le coup de gong sauvait son adversaire d’un K O.certain.les MOTS CROISÉS du Devoir 1 2.3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Horizontalement 1— Se dit des êtres qui se multiplient par scissiparité.A 2— Etat d’un flquide trouble.— Marque l'alternative.3— Charrue sans avant-train.— Action de ruer.4— Titane.— Abonner de nouveau.5— Appellent de loin.— Espace infini dans lequel se meuvent les astres.6— Affirmation.— Sorte de canard.— Dans.7— Utiliser.— Marque l'alternative.— Nom de la plus grave des voix de femme.8— Signaler.— Saison.9— Petite monnaie.— Fati- gué.— Obtenu.J-Rali 10— Relatif au Rhin.— Blogra-phie.11— Du verbe avoir.— Admiration pour tout ce qui est en vogue.12— Unité de mesure utilisée pour le numérotage et le titrage des fils textiles.— Oui occasionne des frais.Vortlealomont 1— Dignité de stathouder.2— Qui a une grande envie d'apprendre ou de voir (fém.).— Demoiselle.1 c 2 Q 3 4 P/< 5 6 7 9 6 / ’.Q K LC LiQj a AVEC LE PETIT ROBERT.PAS DE PROBLEME Lehele Fekete, du club Ottawa R.A., è g., et Marc Rv: 'i'ardier, du club Flibustier, ont démontré beaucoup d’habileté et de détermi-nation au cours de leur combat présenté hier à f’OwCaslon de la première journée des Championnats canadiens d’escrime disputés à Montréal.3— Se rendra.— Joie collective.4— Policier.— Exprimons un sentiment de gaieté.5— Monstre fâbuleux, moitié femme et moitié poisson.— Engrais.6 -Formation de l'Idée.— Refus.7— Lettre grecque.— Combat entre deux adversaires.— Béryllium.8— Horrible à supporter.— Enlever de force.9— Rassemblera.— Située.10— Solipède.— Chemin de ha-lage.— Troublé.11— Petite ode.— En.les.12— Conspuer.— Repli du corps du serpent.Solution d’hier La Rhodésie expulsée du CIO ?ROME (d’après Reuter) — Un document signé des 19 pays africains et exigeant l’expulsion de la Rhodésie du comité international olympique (CIO) a été présenté hier aux délégués du CIO et des comités olympiques nationaux à Rome.Ce document est signé des pays membres du Conseil supérieur du sport en Afrique.Il sera soumis la semaine prochaine à la réunion du CIO à Lausanne, déclare-t-on officiellement.Selon le document, le Comité national rhodésien n’a jamais fait preuve d’indépendance par rapport à la “politique de ségrégation et de discrimination raciale” du gouvernement de Salisbury et n’a pu résister aux “pressions politiques” du gouvernement.Le document, entre autres, accuse le Comité rhodésien d’avoir violé la charte olyhipique “en empêchant continuellement l’accès des sportifs africains ou d’autres races de couleur aux fédérations sportives nationales” et de pratiquer la discrimination raciale dans les compétitions et dans l’utilisation des installations sportives.Il cita des extraits d’un rapport de la commission spéciale du CIO sur la Rhodésie traitant de cas concrets de discrimination.Une confrontation directe a cependant été évitée à Rome, car les délégués rhodésiens n’ont assisté ni aux trois jours de réunion de l’assemblée générale des comités nationaux, ni à la session du CIO.LE SLALOM parallèle, qui a été introduit pour la première fois la saison passée dans le programme de la Coupe du monde de ski, sera maintenu la saison rochaine dans les épreuves de la coupe.Cependant, les épreuves de slalom parallèle se dérouleront aux trois-quarts de la saison, et non à la fin comme ce fut le cas cette année.On es-*ère qu’elles auront lieu sur es pentes du Mont-Royal, à Montréal.D'autre part, le “cirque blanc” n’ira pas cette année au Japon mais plutôt en Suède.hockey Ligue Nationale (Final* - 4 da 7) Jeudi Philadelphie 4, Buffalo 1 Dimanche Buffalo à Philadelphie Mardi Philadelphie à Buffalo Jeudi Philadelphie à Buffalo Lee palnteura b P pta Labeur, M 12 7 19 Drouin, 1 6 12 18 MacLeish, Phil ’ 10 7 17 Parisé, 1 8 8 16 Mahovlich, M 6 10 16 Westfall, 1 5 10 15 D.Potvin, 1 5 9 14 Clarke, Phil 3 11 14 Perreault, Buf 5 8 13 Barber, Phil 6 6 12 Lemaire, M 5 7 12 LIGUE NATIONALE PHILADELPHIE BUFFALO .Série “K” Pl 9 P .1 1 0 .1 0 1 bp bc 4 1 pta 2 0 baseball Ligue Nationale Jeudi Chicago 4, Houston 2 Philadelphie 6-5, Cincinnati 3-3 Atlanta à Montréal, remis Hier eoir Montréal 4, Cincinnati 2 Philadelphie 12, Atlanta 8 New York 10, Houston 2 Chicago à San Diego, 22h Pittsburgh à Los Angeles, 22h30 St-Louis à San Francisco, 23h Aujourd’hui Cincinnati, Norman (2-1) à Montréal, Rogers (2-4), 14h St-Louis, Forsch (3-3) à San Francisco, Falcone (3-2), 15h Atlanta, Morton (5-3) à Philadelphie, Underwood (4-3), 19h35 New York, Matlack (3-3) à Houston, Richard (2-3), 20h Pittsburgh, Brett (2-2) à Los Angeles, Hooton (1-3), 23h Chicago, Stone (5-0) à San Diego, Siebert (3-2), 23h Lee meneure (Parti** cThiar non comprit»*) Ligue Américaine Jeudi Kansas City 3, Boston 0 Minnesota 7, Cleveland 6 Milwaukee 3, Texas 2 Hier tolr Baltimore 1-2, Californie 0-3 Kansas City 5, Boston 2 Oakland à New York, 20h30 Détroit à Texas, 21 h Milwaukee à Minnesota, 21 h Cleveland à Chicago, 21 h Aujourd’hui Milwaukee, Colborn (0-1) à Minnesota, Albury (2-2), 14h Kansas City, Fltzmorris (4-3) à Boston, Cleveland (2-1), 19h30 Californie, Singer (2-5) à Baltimore, Grimsley (1-4), 19H30 Oakland, Holtzman (2-4) à New York, Medich (3-5), 20h Détroit, Ruhle (2-1) à Texas, Brown (2-2), 21h Cleveland, Peterson (3-3) à Chicago, Kaat (5-1), 21 h Lee meneure (Parti»* d’hiar non comprit»*) £ Fe Lacy, LA ab ca moy.73 27 .370 Morgan, Cin.124 30 .357 Sanguillen, Pitts 93 33 .355 Garvey, LA 154 54 .351 Cardenal, Chi, 117 41 .350 Monday, Chi.100 35 .350 Smith, St.L.80 27 .338 LA FEDERATION ouest-allemande de ski, compte tenu des résultats de ses skieurs et skieuses au cours de la saison passée, a décidé une épuration radicale de l’équipe nationale et élimine 25 athlètes (15 hommes et 10 femmes) de la sélection retenue pour la saison 1975-76.Le seul skieur de premier plan touché par ces mesures est Max Rieger, 30 ans, qui, ces dernières années, s’était à plusieurs reprises classé aux places d’honneur dans les slaloms spéciaux et géants internationaux.Voici d’ailleurs la composition des équipes “A” fé-minime et masculine: Rosi Mittermaier, Christa Zech-meister, Irene Epple, Pamala Behr, Monika Berwein et Traudl Treichl; Christian Neu-reutehr, Michael Veith, Wolfgang Junginger, Hansjoerg Schlager, Alfred Hagn et Albert Burger.• ENRIQUE MARTINEZ a remporté hier la septième étape de la coupe de la Paix, cependant que le Polonais Ryszard Szurkowski conserve la première place au classement général.Circuit» Luzinskl, Philadelphie, 8; Cey, Los Angeles, Winfield, San Diego, 7 chacun.Point» produits Garvey, Los Angeles 26, T.Perez, Cincinnati, 25.Lanceur» (5 décitlon») Stone, Chicago, Messersmith, Los Angeles, chacun 5-0, 1.000; Sutton, Los Angeles, 7-1, .875.Munson, NY 110 43 ,391 Yount, Mil 84 32 .381 Carew, Min 75 26 .347 Maddox' NY 115 39 .339 Baylor, Bal 104 35 .337 White, NY 85 28 .329 Braun, Min 76 25 .329 McRae, KG 127 41 .323 C.May, Chi 97 31 .320 Rivers, Cal 135 Circuits 43 .319 Horton, Détroit, 7; Bur- roughs, Texas, 6.> Points produit» Hisle, Minnesota, 23, McRae.22.Lanceur» (5 décisions) Ryan, Californie, Blue, Oakland, chacun 7-1, .875; Torrez, Baltimore, Kaat, Chicago, chacun 5-1, .833.LIGUE NATIONALE Section Est CHICAGO g 20 P 10 moy.667 difl.PHILADELPHIE 18 14 .563 2 V, PITTSBURGH .15 12 .556 3 NEW YORK 14 14 .500 4 V» MONTREAL .13 15 .464 5 Va ST-LOUIS 13 16 .448 6 LOS ANGELES .Section Ouest 23 12 .657 ATLANTA 18 19 .586 5 Va CINCINNATI .18 19 .486 5 Va SAN DIEGO .15 18 .455 7 SAN FRANCISCO- 14 18 .438 7V4 HOUSTON 12 26 .316 12 Va MILWAUKEE .LIGUE AMERICAINE Section Eat g P 18 11 moy.621 dm.BOSTON 14 14 .500 3 Va BALTIMORE .15 16 .484 4 DETROIT 13 14 .481 4 CLEVELAND.12 17 .414 6 NEW YORK .12 18 .400 6 OAKLAND Section Oueat 19 12 .613 TEXAS 18 14 .563 1 KANSAS CITY .19 16 .543 2 MINNESOTA .14 14 .500 3 CALIFORNIE.17 18 .486 4 CHICAGO 12 19 .387 7 Les Expos gagnent 4-2 Blair et Taylor musèlent les Reds Jeux 160,418 billets vendus Un total de 160,418 billets d’entrée aux compétitions des jeux Olympiques de 1976 ont été vendus pendant la première semaine de vente au Canada, du 5 au 9 mai.Les chiffres fournis au Comité organisateur des jeux Olympiques (COJO) par la maison Eaton, agence nationale de vente au Canada des billets, indiquent que ces 160,418 billets vendus totalisent $2,332,704.Le directeur général des services aux spectateurs du COJO, M.Kenneth Farmer, a souligné, lors d’une conférence de presse, qu’il restait encore de nombreux billets disponibles puisque 2,122,055 d’entre eux ont été réservés pour le public canadien.C’est le bureau de vente d’Eaton du centre-ville de Montréal qui a été le plus achalandé, 28,500 billets y ayant été vendus.Le bilan d’Eaton indique également que, dans dix bureaux de vente de Montréal et de la région, 19,253 billets sur une allocation totale de 696,548 ont été réservés pour les employés du COJO, de PORTO, d’Hébergement Québec et de la Loterie olympique ainsi que pour les médecins, dentistes et vétérinaires bénévoles.Il s’agit d’un pourcentage de 0.27 pour cent.D’autre part, la ventilation de la vente des billets dans le monde indique que le football et l’athlétisme sont les deux sports pour lesquels le plus grand nombre de billets a été réservé.Emeffet, des 4,605,411 billets mis en vente, 1,228,206 donneront accès aux matches de football, soit un pourcentage de 26.7 pour cent.Pour ce qui est de l'athlétisme, 1,006,470 billets ont été mis en vente, soit 21.9 pour cent du total.ILIE NASTASE a été disqualifié des internationaux britanniques de tennis sur terre battue au cours de son match de quart de finale contre le Français Patrick Proisy, hier après-midi.Le Roumain, tenant du titre et numéro 2 des têtes de série, menait 5-4 au premier set quand il a commencé à contester une décision d un juge de ligne.Plusieurs fois l’arbitre lui a demandé de reprendre le jeu mais, continuant à protester, il a été disqualifié, la victoire allant à Proisy.• JIMMY CONNORS, vainqueur l’an dernier du tournoi de Wimbledon et des championnats des Etats-Unis, prendra part aux internationaux d’Italie, qui commencent samedi prochain.On ne sait cependant pas encore si l’Américain, qui doit jouer en double avec lue Nas-tase, disputera les simples.Les autres grands noms à l’affiche sont ceux du Suédois Bjorn Borg, de l’Argentin Guillermo Vilas et de l’Américaine Chris Evert.^ BILLY CASPER a réussi cinq oiselets sur les sept premiers trous de la 2e ronde de l’Open de la Nouvelle-Orléans, hier, ce qui lui a permis d’inscrire une ronde de 68, et la tête du tournoi de $150,000.Il totalise maintenant 135, neuf sous le par et devant par un coup Tom Shaw et Peter Ooos-terhuis.Le Canadien George Knudson a ramené une carte de 69 et se retrouve à quatre coups du meneur.Les Expos de Montréal ont remporté, hier soir, une 8e victoire au cours de leurs 11 derniers matches en battant les redoutables Reds de Cincinnati au compte de 4-2 dans ce qui s’est avéré le match le plus excitant de la jeune saison de l’équipe montréalaise.Par ce gain, les Expos ont quitté le dernier rang de la section Est de la LN et se retrouvent à SVi parties de la tête, toujours détenue par les Cubs de Chicago.Dennis Blair (2-4), malgré un manque de contrôle qui lui a cause passablement d’ennuis, a lancé un match de toute beauté avant d’être relevé par Chuck Taylor à la 9e manche alors que les Reds menaçaient.C’était pour les troupiers de Sparky Anderson un 6e revers consécutif et les Reds s’éloignent de plus en plus des Dodgers de Los Angeles, titulaires du premier rang dans l'Ouest.Les deux points des Reds ne furent pas mérités, étant le résultat d’erreurs de Gary Carter et de Tim Poli.Cincinnati prit les devants dès la première manche quand Joe Morgan frappa un double, avança au 3e coussin sur le simple de Johnny Bench et compta lorsque Carter, jouant au poste ae receveur, négligea de toucher le marbre sur un jeu forcé.Mais Larry Bittner égala les chances à la manche suivante en catapultant son 2e circuit de la saison.Des simples consécutifs de Pepe Mangual, de Mike Jorgensen et de Bittner suivi d’un optionnel, firent compter le 2e point.des Expos à la 4e manche.Pour Mangual, c’était un 12e match consécutif avec au moins un coup sûr.A la 8e, il ajouta un double, produisant son 6e point gagnant de la saison.Mais les Reds ne se tenaient pour battus.Limités jusque à six “es” par Blair, Cincinnati vint très près de remonter la pente et de forcer du supplémentaire.Après l’erreur de Foli sur un roulant de routine de Dallas Chaney, le simple de Merv Rettenaund et le simple de Rose, qui produisait le 2e point des Reds, Gene Mauch décidait de remplacer Blair par l’expérimenté Taylor.Celui-ci devait faire face aux -toujours dangereux Morgan et Bench.Il éventa le premier, accorda un but sur balles intentionnel au second avant de retirer Tony Perez sur une chandelle à l’avant-champ.Il s’agissait de la 3e victoire sauvegardée pour Taylor.Les Reds seront de nouveau les visiteurs aujourd’hui alors que Steven Rodgers et Fred Norman s'affronteront à partir de 14h au parc Jarry.Ligue Nationale Cincinnati 100 000 001—2 8 2 Montréal 010 100 02x-4 9 3 Billlnohatn (3-3), C.Carroll 7e, McEnaley 8e et Bench; Blair (2-4), Taylor 9e et Carter.CC: Montréal.Biltner 2e.Ligue Américaine 1èr* parti» Californie 000 000 000—0 9 0 Baltimore 000 000 001—1 8 1 Tanana (2-1) et Egan, Allletta 9e; Palmer (6-2) et Duncan.CC: Bal-Grich 6e.2» parti» Californie Baltimore 200 000 100-3 5 0 200 000 000-2 3 0 Figuerea (2-) et Allietta; Cuellar (2-3) et Hendricks.CC: Cal.-Harper 2e et 3e: Bal-Baylor 4e.Kansas City Boston 003 200 000-5 11 1 100 001 000-2 5 1 Leonard (1-1) et Healy: Lee (4-4), Drago 6e et Montgomery.COMPTABLES AGRÉÉS BELZ1LE, ST-JEAN.SPERANO ET ASSOCIÉS Comptables agréés Alain belziie.c a ROBERT ST-JEAN C A GILLES SPERANO.C.A 2345 est.Bélanger Montréal 729-5226 PROVOST & PROVOST Comptables agréés ROGER PROVOST C A ROLAND PROVOST.C A 1255, Université.Suite 618 866-3326 LUCIEN DAHMÉ, C.A.Comptables agréés 276 ouest, rue St-Jacques Suite 110 845-4194 VIAU, ROBIN & ASSOCIÉS CompUbl»* agréé* Lucien L) Viau C A Armand H Vtau C A J SeranGerva s C A Wanii'HBoidos CA H Lionel Robin C A Jean JacQuesOueilPlie C A Jacques R Chad'Hon C A Jacques Jo vai CA Bicnard De BelleXv % U CLEF DES SONGES Comment les interpréter Prix: SMS DISTRIBUTEURS Nous sommes aussi distributeurs de nombreuses collections et d'éditions importées au Canada, entre autres : • COLLECTION J'AI LU » LE LIVRE DE POCHE • LE CLUB DES MASQUES • COLLECTION FOLIO • COLLECTION POINT • MASQUE SCIENCE FICTION • COLLECTION CHAMPAGNE • COLLECTION CADRE NOIR • PETITE BIBLIOTHÈQUE PAYOT • COLLECTION SPORT BORNEMAN • DICTIONNAIRES COLLINS et plusieurs autres éditions populaires.REPRÉSENTANTS EXCLUSIFS Nous représentons en exclusivité pour le Canada les éditeurs suivants : • Éditions Balland — Paris, France • Éditions Beaulieu — Nice, Paris, France • Diffusion Princesse - Paris, France • Les Impressionnistes - Paris, France • Livres d'art Éditions Bellevue — Paris, France MESSIEURS LES EDITEURS Le marché canadien-français offre d'excellentes perspectives aux éditeurs intéressés à faire de la coédition.Contactez-nous pour discuter de possibilités futures.f cahier des arts et lettres Le Devoir, sarredi 17 rrai 1975 • 23 ri MHi Scf m i i:k vi i ki Nadejda Mandelstam, écrivain de talent, héroïne.par tit:t:RY DF.YYKGWS V______________ Veuve du plus grand poète russe du XXe siècle, Nadejda Mandelstam se révèle soudain, à l’âge de soixante-dix ans, non seulement un écrivain de talent, mais encore un chroniqueur impitoyable des moeurs du monde littéraire et du monde soviétique tout court, dès origines jusqu’à maintenant.Dans ses souvenirs, Contre tout espoir, elle raconte, sans emphase, la tranquille horreur quotidienne d’un univers écrasé par la Peur.Mais au-delà de ce qui pourrait paraître comme un règlement de comptes, au delà des révélations sur la gestation des chefs d’oeuvre poétiques, ces confidences nous laissent entrevoir le mystère d’un profond, d’un impérissable amour.Car il faut vraiment aimer un homme, même génial, même délicieusement bon, pour en supporter les exigences et les tyrannies durant vingt ans de la vie commune, et lui demeurer, envers et contre tout, fidèle trente ans après sa mort.Trente ans de solitude alors que l’amour vit d’échanges! Trente ans pendant lesquels, traquée, persécutée, Nadejda a passé son temps à changer les manuscrits de Mandelstam de cachette et à apprendre ses poèmes par coeur afin que rien de son héritage ne se perde.La fidélité à un mort n’est-elle pas la forme la plus haute de l’amour?“Je n’aime pas”, écrit Nadejda (ou Nadja), “ma prime jeunesse.Je faisais alors partie d’un clan d’artistes peintres, et avais l’impression de galoper à travers champs dans un immense troupeau.On peignait d’énormes toiles suspendues de nuit à travers les rues où de-vaient défiler les manifestants.On collaborait également avec les gens de théâtre en décorant la scène de guirlandes de fruits et de poissons stylisés d’inspiration phallique.Le théâtre était toujours plein.Lorsque le public manquait on remplissait la salle d’office par des pompiers — sans casques — ou par des jeunes militaires en service commandé à qui l’on inculquait “la culture.” L’argent ainsi ga- gné était dépensé à se goinfrer dans les restaurants où les dames, réfugiées du Nord, cuisaient d*admirables petits pâtés-maison.La vie, bruyante et dangereuse s’écoulait entre les fêtes, les fusillades, les cortèges, les défilés de charrettes remplies de cadavres et les poèmes révolutionnaires de Ma'ia-kovski, le poète adoré, qui avait “un tambour à la place du coeur”.On était en 1919.” Peu à peu des oiseaux migrateurs affamés, un Ehrenbourg, un Mandelstam, viennent se joindre à la bohème de Kiev.“Le premier mai, le jour même de son arrivée, j’ai rencontré Ossip, dit simplement Nadejda, et nous nous sommes mis ensemble.” Dès ce premier contact les amants perçoivent le sentiment d’une merveilleuse légèreté et en même temps, le poids de la fatalité qui ne les quittera jamais plus.Mais bientôt le poète, qui ne reste jamais longtemps en place, s’err va, et Nadja oublie le “petit Juif”.Ne faisait-elle pas partie de cette génération d’avant-garde qui démolissait allègrement les fondements de la vieille société?“Nihilistes, futuristes, nous avions tout détruit, Ah! dites bien à vos gentils petits jeunes gens aux cheveux longs qu’ils ne recommencent jamais nos expériences”.Un an et demi plus tard, cependant, Ossip vient la chercher et c’est alors qu’ils font enregistrer leur union.Le papier se perdra par la suite mais ces choses, à l’époque, n’avaient aucune espèce d’importance.Pas plus d’ailleurs qu’une cérémonie religieuse impensable dans le jeune Etat athée.Eglises et synagogues étaient livrées aux démolisseurs, les ornements détruits, les précieuses vieilles icônes utilisées comme bois de chauffage.Un jour, dans un café, un ami facétieux qui avait des ecclésiastiques dans sa famille leur donne sa bénédiction.Et ils trouvent que c’est bien suffisant.Longtemps encore, Nadja, qui se scandalise d’être traitée en femme légitime de Mandelstam, rue dans les brancards.Elle veut se libérer, s’en aller, mais il la tient ferme, ne la “quitte pas des yeux”, la forme et la transforme à son goût.Il a horreur des matrones et des viragos.Jeune, désarmée, la femme doit être arrachée à sa famille.L’idéal serait un rapt! Il a de l’amour une conception personnelle: sa compagne ne peut être que l’Epouse, la Femme, l’unique, celle qui dans ses poèmes fait office de pleureuse et recueille les cendres du héros tombé.Et un jour vient où ils ne vivent plus que l’un par l’autre, où le mot "je” disparait pour laisser la place au “nous”.Les inévitables “maladies infantiles” de la révolution guéries, la vie devrait se stabiliser.Il n’en est rien.La destruction massive de la paysannerie provoque la famine, suivie d’une misère incroyable et de trente ans de terreur.Mandelstam, qui ne parvient pas à se plier aux impératifs du réalisme social, est bientôt considéré comme un parasite et un rené- Dal’ Le couple erre d’un bout de pays à Tautre à la recherche d’un logis, d’un travail, d’un peu de pain, de chaleur, d'amitié.parfois l’un ou l’autre des écrivains officiels, bien vus du régime, arrivent à décrocher pour Ossip quelques maigres traductions, quelques articles dans un journal de province.Nadja, qui sait le latin et l’anglais, le seconde de son mieux.Autour d’eux, méfiants, silencieux, visages creux et bleuis par la famine, les gens vont et viennent d’une ville à l’autre dans l’espoir d’une illusoire amélioration.Quand ils ne voyagent pas, ils dorment.“L’ouvrier se couchait en rentrant du travail.A n’importe quelle heure du jour, on trouvait les gens au lit”.Cherchaient-ils l'oubli dans le sommeil?La nuit, il est vrai, n’était qu’un cauchemar éveillé.On guettait l’arrêt du moteur dans la rue, le bruit des pas derrière la porte, le grincement de l’ascenseur.A qui le tour?Perquisitions, arresta- .et les antihéroïnes de notre littérature par MARIE-FRANCINE HÊRERT J’ai commencé par avoir horreur des petites filles à frisons, plus tard des adolescentes ricaneuses qui ne savent jouer à rien, puis des jeunes filles à boutons qui essaient de les cacher, ensuite des jeunes femmes qui se marient avec fierté et enfin des femmes qui le restent, impuissantes.Le fait d’être une femme ne m’affectait en rien; moi, j’avais été épargnée.J’ai donc essayé d’ignorer ce qui n’avait à mes yeux aucune importance pour finalement me rendre compte que ça ne pouvait pas en avoir plus aux yeux des autres.Il a fallu que j’en convienne: j’étais une femme et ce, de façon irréversible.Je n’avais qu’un seul défaut contre lequel je ne pouvais rien: j’étais une femme.J’ai fini par avoir horreur de la femme en moi.Je ne m’en suis pas encore tout à fait remise (C’est comme d’être Québécoise, ou Noire, ou enfant.) Le seul fait d’y penser, de le dire, de l’écrire, m’agresse encore.Ce que j’en ai consacré de l’énergie à essayer de m’en accommoder au détriment sans doute de mon travail créatif et de mon équilibre émotif! Je commence seulement à.Si je ne suis pas encore en mesure de terminer toutes mes phrases, je peux au moins les commencer.Je viens à peine de découvrir que ce qui semblait aller de soi avec le fait d’étre une femme (l’incapacité de se défendre, par exemple) n’allait pas forcément de soi.H a suffi que je sois un jour forcée de le faire pour me rendre compte que je ne faisais pas “de nature’^ partie du clan des vaincues.La victoire n’était qu’une façon de penser.La défaite, rien d’autre qu’une mauvaise habitude.Je commence juste à récupérer les plaisirs defendus-ignorés au nom de ma “féminité”.Je peux non seulement penser mais dire.Je n’ai pas forcément à me morfondre dans le désir “de” en attendant que “le” en question.mais je peux prendre ou tout au moins demander.etc.Mais on a beau avoir compris que les hommes n’ont pas été les seuls investis du pouvoir de bâtir des ponts ou de déplacer des montagnes, le réflexe n'est pas facile à déloger, chez les uns comme chez les autres.J’essaie, pour ma part, de concilier les pulsions de la conquérante en moi avec ce qu’on a réussi à m’inculquer de devoirs, d’obigations et surtout d’envies d’être conquise.J’y arrive de mieux en mieux mais tout ne va pas sans heurts.Car si la passivité est une habitude (pour ne pas dire fixation) difficile à déraciner chez celle qui la vit, elle l’est autant chez celui qui en profite.Et on a beau dire, écrire.C’est au niveau du quotidien que ça se joue.La littérature dans tout cela?Et les héroïnes?Je crois moi que c’est le quotidien qui fait la première et le quotidien qui défait les dernières.Et puis, des héroïnes, on n’a pas beaucoup le temps d'en faire, on est trop occupé à en être.lions et transferts de prisonniers avaient toujours lieu la nuit.Vague après vague, la terreur, qui allait atteindre son point culminant en 1937-38, recouvre le pays et fonctionne comme une machine bien huilée qui n’a plus rien d’humain.“Troupeau passif nous avons oublié que les moutons ne se laissent pas seulement tondre, mais aussi égorger.” Les Mandelstam vivent, eux aussi, dans la crainte perpétuelle des dénonciations et des visites nocturnes.Les manuscrits, sitôt achevés, sont éparpillés chez des amis sûrs, cachés au fond des casseroles ou dans des vieilles bottes.C’était également la nuit, alors que tout le monde dormait derrière les minces cloisons des “communales", que le poète travaillait.Pendant que l'oeuvre mûrissait en lui, Ossip était toujours très agité.Il allait et venait par la pièce et ses lèvres remuaient avant de laisser sortir le chant qui l'oppressait.Parfois, il faisait lever Nadja pour lui dicter un texte, faire recopier un poème.Réveillée en sursaut, elle s’insurgeait, se fâchait, menaçait de partir.Souvent ils se disputaient, se traitant d’idiots ou d’imbéciles avant de se réconcilier."Ah, s'écrie Nadja, comme nous étions maigre tout heureux!" Mandelstam possédait une faculté extraordinaire: malgré l’atroce vie ambiante il était constamment joyeux.C’était une joie ailée, insouciante, enfantine et légère qui prenait sa source dans la beaute de sa vie intérieure.Heureux de vivre, un rien, une boîte de conserves, une bouteille de vin de Crimée, servait de prétexte à des festivités.Il ramassait des cailloux au bord de la mer Noire, lâchait des petits bateaux sur les flaques d’eau.Ainsi se passent dans les errances, les privations, les maladies, vingt longues et merveilleuses années pendant lesquelles l’oeuvre, même dispersée, même fragmentée, s'accomplit.Ossip, malgré sa joie de vivre, se sait un condamné à mort en puissance.N'avait-il pas dans un de ses poèmes osé railler le génial père des peuples?Seuls quelques rares initiés avaient pris connaissance du texte: mais qui en ce temps là n’avait pas son Judas?"A isoler, mais conserver", avait écrit Staline sur le dossier.Arrêté une première fois, relâché puis arrêté encore en mai 1938.le poète est envoyé dans un camp de concentration, où, traqué comme une bête, à moitié dément, il meurt quelques mois plus tard : on ne saura jamais ni la date exacte de sa mort, ni les lieux, ni les circonstances.11 avait 47 ans.Restée seule.Nadejda, pétrifiée, vit comme un automate.Surveillée, suspecte, tramant avec elle le panier contenant les archives, elle quitte parfois son refuge quelques heures à peine avant l’arrivée de la KGB.Ainsi aidée par quelques amis fidèles, dont l'admirable Anna Akhmatova, elle parvient à survivre, à ruser, à échapper aux griffes prêtes à la saisir.On finit par l’oublier.Staline mort, elle apprit que le dossier de Mandelstam ne contenait aucun acte d’accusation.Après avoir circulé dans tout le pays — et ce fut le premier samizdat — les oeuvres d’Ossip sont enfin éditées en Russie, et les souvenirs de Nadejda publiés à l’étranger.La dette littéraire ainsi payée, un exceptionnel destin de femme demeure et s’impose à notre admiration.Célébré, solitaire, férocement satisfaite d’avoir accompli sa mission, Nadejda Mandelstam, ombre oubliée d’un grand poète maudit, vit encore quelque part en URSS.“Contre tout espoir (Souvenirs, I et II)”, par Nadejda Mandelstam, préface de Michel Aucouturier, Gallimard, Paris 1971.DARGAUD^I ÉDITEUR DARÜAUD CANADA 300 Pl.icr (l’Yniivi I lr, Monli'-.O ?Venez rencontrer Claude MOLITERIMI, Joseph GILLAIIM (Jijé), Jean-Pierre GOURMELEN, auteurs de bandes dessinées au stand DARGAUD.À la Foire de Montréal du 15 au 20 mai 1975 * * 4 Diffusion exclusive DISTRIBUTIONS ECLAIR 8320 Place de Lorraine, Ville d’Anjou NOUVEAUTES ASTERIX Le cadeau de César LUCKY LUKE Le cavalier blanc IZNOGOUD L’acharné TOTOCHE Les sinistrés VALENTIN Valentin fait le singe ACHILLE TALON Les petits desseins CONCOMBRE MASQUE Les aventures potagères ST-PIASTRE Le mariage de St-Piastre JEREMIE ' la mégère, la mijaurée et le nabot AGAR' Les jouets maléfiques BOB MORANE Les contrebandiers de l'atome TORTAX La trésor du marais vert BARBE ROUGE Le vaisseau de l'enfer TANGUY ET LA VERDURE Un DC8 a disparu LIEUTENANT BLUEBERRY L'outlaw WESTERN La légende Mc Coy Nevada Hill FANTASTIQUE Yragaël Le démon des glaces Orion le laveur de planètes Les mange-bitume Hypocrite Tome 2 4 pas dans l'avenir Les dossiers du fantastique PHILEMON Le voyage de l'incrédule TAKA TÀKATA Karatéka HUMOUR Rubrique à brac 5 Tracassin le satané gagnant Clopinettes C inémastock Mr.Sais Tout IDEFIX Idéfix et le petit lapin NELEFAN Néléfan tombe de vélo UN AIDE INDISPENSABLE LE GUIDE DU CITOYEN Le GUIDE DU CITOYEN a pour but d’informer le lecteur sur une quinzaine de sujets d’intérêt général.Qu’il ^’agisse de l’habitation ou des transports, des services sociaux et de santé ou de la sécurité du revenu, ou encore des communications, de la justice, de l’éducation ou du travail, le lecteur trouvera dans le GUIDE DU CITOYEN une foule de renseignements susceptibles de l’aider.Le GUIDE DU CITOYEN: un outil d’information indispensable à tous.p"‘ $ J50 À COMPTER DU 23 MAI En vente dans les magasins de tabac, dans les librairies ou au comptoir postal de L’ÉDITEUR OFFICIEL 675 EST, BOUL.SAINT-CYRILLE QUÉBEC G1R4Y7 L’ÉDITEUR OFFICIEL DU QUÉBEC est présent à toutes les grandes manifestations aussi bien locales qu’internationales.Vous êtes donc invités à venir nous rencontrer pour prendre connaissance de nos plus récentes publications.Nous serons présents à: LA FOIRE DU LIVBE DE MONTRÉAL dn 15 an 19 mai SALON INTERNATIONAL DO LIVRE DE ODÉBEC du 21 an 25 mai cftoVe° .La Document at on québécoise Éditeur oflxml du Québec ÉDITEUR OFFICIEL DU QUÉBEC 675, EST BOULEVARD SAINT-CYRILLE QUÉBEC G1R 4Y7 \ 24 • Le Devoir, samedi 17 mai 1975 cahier des arts et lettres i i >nii>nn s ci m i i ut vi t iti De Rosalie Tchou à Han Suyin ^ - par JEAN TÊTREAU V_________ Women hai yao xuexi guren yuyan zahong you shenging de dongxi.Mao zhuxi Nous devons aussi apprendre à adopter ce 3ui est toujours vivant ans le langage des anciens.Le président Mao Il y a vingt ans, Han Suyin “J’e écrivait: “J’exhumerai tous mes souvenirs , car je suis une profanatrice-née.” Elle a tenu parole.Il est certain que le récit intitulé Une Fleur mortelle a déplu à beaucoup de Chinois qui en connaissent bien l’auteur, et à beaucoup de Belges.A considérer l’ensemble de ses oeuvres, reconnaissons cependant qu’il a fallu à Han Suyin un certain courage pour être fidèle à elle-même, exécuter un dessein si scandaleux, en somme accomplir son destin.Car, avoue-t-elle dans Un Eté sans oiseaux, “après tout, je ne suis pas une nature révolutionnaire; je suis timorée, incertaine, facilement apeurée, hostile aux partis et n’aimant pas prendre parti”.Ses premiers livres sont faits de souvenirs d’enfance, d'impressions de jeune fille, de scènes familiales, de portraits parfois ressemblants jusqu’à la cruauté; puis à mesure que les années passent et que les récits paraissent, l’arrière-plan des souvenirs s’y élargit tout en se rapprochant des problèmes sociaux et politiques actuels: Han Suyin parle de moins en moins d'elle-mêrr.e, son attention se concentre davantage sur le monde extérieur; l'auteur abandonne le ton de la confidence, sa phrase s’amplifie comme pour embraser l'univers, et le contenu en est d'une densité exceptionnelle; on aborde bientôt, dans des livres majeurs tels que Le Déluge du matin, le domaine de l histoire, j’oserais dire qu'on fait enfin de la vraie littérature, celle qui peint les hommes tels qu’ils sont, les révèle à eux-mêmes et au monde, bref la littérature qui reste après que l’on a oublié tous les livres, parce qu’elle témoigne d'une époque et d'une civilisation.Peu d'écrivains ont assez de volonté (ou de temps) pour prendre ce chemin ardu.Dans ce genre d’aventure, on commence d’habitude par la publication de René et on finit par écrire les Mémoires d’Outre-Tombe.Han Suyin, consciente de ce processus littéraire dont son oeuvre est un exemple et qui résulte d'une évolution psychologique normale, ne manquera pas à l’occasion d’évoquer Chateaubriand.Apparamment, rien dans son entourage ne la destinait aux lettres, ni du côté de sa mère, Marguerite Denis, issue d'une famille bourgeoise de Belgique, ni du côté de son père, Tchou (ou Tchau selon la transcription) Yen-tung, ingénieur des chemins de fer, qui avait fait des études à Bruxelles.D’ailleurs, il eût été inconvenant en Chine, dans les années 20, d'orienter sa fille vers une carrière littéraire; les femmes avaient mieux à faire que des romans! Ce point de vue masculin, que la plupart des Chinoises adoptaient alors d'emblée, ne les empêchaient évidemment pas d écrire, mais de là à publier, il y avait une marge.De fait, on écrivait beaucoup dans la grande famille chinoise d'Han Suyin.Son père laissa des mémoires, qu elle utilisera dans ses principaux ouvrages, notamment dans L'Arbre blessé; elle se servira également des chroniques familiales rédigées par ses oncles.“Les Chinois sont, traditionnellement, férus d’histoire.Leur mémoire est à la fois spécifique et historique.” Ils écrivent tout ce qui se passe autour d'eux.Autrefois chaque famille, du moins dans l’aristocratie et la grande bourgeoisie, avait son histoire écrite.L’“acte d’écrire ", comme on dit maintenant, consiste en chinois à tracer des caractères au moyen d’un pinceau, selon un style donné.Avant la simplification, encore récente, de l’ecriture, le style le plus courant était le kaishu ou style régulier, employé en imprimerie; il est encore très répandu.Mais en chinois comme en beaucoup d'autres langues, on se sert le plus souvent, cela va de soi, de l'écriture cursive (style xingshu); on y pratique enfin T'écriture d'herbes1’, comme le faisait Han Suyin elle-même quand elle était adolescente: il s’agit d'un style (le caoshu) qu’on ne saurait facilement maîtriser; on le considère parfois comme le fin du fin de la calligraphie.Han Suyin est née dans la province du Honan.Elle a passé les toutes premières années de sa vie à Sin yang et elle garde de ces temps bucoliques un souvenir toujours vif, ainsi qu’on peut le voir au chapitre remier de Destination Tchoufj- in t A P1- T king.Par suite de la guerre civile, la famille alla s établir è Pékin.C’est dans cette ville qu’elle a toujours aimée, qu’Han Suyin, qui s’appelait Rosalie Tchou, a fréquenté l’école, a grandi et a commencé à observer d’un oeil critique les choses et les gens.Rosalie détestait son prénom, qui était celui de sa gramd-mère maternelle.Cette enfant était si sensible que le moindre reproche suffisait à l’écorcher; souvent la réprimande aurait été injustifiée ou excessive.Non pas que la conduite de la gamine fût irréprochable! Mais la rigueur de sa mère, son humeur et sa sévérité n’étaient pas de nature à détendre l’atmosphère du milieu familial.Marguerite Denis eut huit enfants, dont quatre moururent jeunes.Elle semble avoir regretté toute sa vie de s’être installée en Chine.Combien de fois cette femme, qui avait bravé les préjugés sociaux de sa famille en épousant Tchou, n’a-t-elle pas souhaité quitter le pays de son mari?Il n’est pas facile de vivre dans une ville constamment menacée par des hordes rivales, qui déferlent sur la province en coupant les tètes qui ne leur reviennent pas.D’autre part, quand on a neuf ou dix ans et meme davantage, comment réagit-on à certains propos de sa mère?Si elle vous dit et vous répète que vous êtes laide, et que vous avez tout intérêt à bien travailler à l’école afin de vous débrouiller plus tard, car le mariage n’est pas pour vous, quel sera votre sentiment?Il vaudrait mieux parler de ressentiment, et Rosalie en éprouva sûrement à l’égard de sa mère.L’adolescente finit en effet par se croire laide.Or, enfant, elle avait été mignonne, elle était toujours charmante et allait devenir une femme d'une étrange beauté.Au surplus, Rosalie était une écolière intelligente et appli- 3uée: c’était une élève très oué (gaocaisheng).Au point de vue psychologique, elle resemble plus à sa mère qu’à son père: “.je porte en moi quelque chose de ma mère”; c’est le moins qu'on puisse dire, car la mère et la fille, presque toujours en conflit l’une avec l'autre, sont aussi loin l’une que l’autre du tempérament du mari ou du père, qui “n’avait pas le goût de la lutte, goût que sa fille devait acquérir — si longtemps qu elle eût mis à découvrir ce pour quoi elle luttait”.Dans Multiple Splendeur, roman autobiographique qui répandit le pseudonyme d'Han Suyin dans le monde entier, elle dit à Marc: “Mieux vaudrait me quitter pendant que cela nous est possible encore.Je suis inhumaine et absolue.Prenez garde!” C’est ainsi que dans une fable on ferait parler la mante religieuse.Rosalie Tchou avait de l’amour pour son père; plus tard elle admira sa mère, qui avait “créé une situation et un scandale” en épousant un Chinois.“Si l'union de mes parents fut une absurdité historique, j’en étais une aussi.” Rosalie, née pour l'indépendance, eut certes a souffrir des contraintes de toutes sortes qui caractérisaient la vie familiale et sociale de la Chine il y a cinquante ans.Mais le pire des maux ne fut-il pas, pour l’enfant sensible qu elle était, sa condition d’Eurasienne?N’est-il .pas infiniment pénible, quand on est à l'école ou que Ton joue dans la rue, de s'entendre traiter de sale métis par des camarades?Si Rosalie Tchou connut jamais ce genre d'humiliation à cet âge et même dans la suite (on trouve sous la plume d’Han Suyin le mot de schizophrénie associé à la condition d’Eurasienne), il faut voir quel parti l’écrivain a su tirer de cette sorte de dédoublement de sa personnalité biologique.Le lait d'être issu de deux races et par conséquent de deux cultures et de deux civilisations étant probablement un avantage plutôt qu’un inconvénient, je doute que cela puisse vous donner un sentiment d'infério- rité.En tout état de cause, cette condition spéciale aura permis à Han Suyin de s’insérer assez facilement entre deux mondes, l’Orient et l’Occident, et de les comprendre peut-être mieux jamais Pr mieux que ne les comprendront le es spécialistes de l’un bu de l’autre.Pour elle, une situation incompréhensible n'est pas forcément du “chinois”.Etre métis n’est quand même pas un tort.Et si la romancière Han Suyin eut un jour la faiblesse d’en faire un complexe (ce qui n’est pas démontré), elle se sera vite aperçue qu’il valait mieux en faire un thème littéraire.Alors elle pourra dire, comme un de ses personnages; “Parlons d’autre chose, de n’importe quoi, de tout sauf du drame d’être Eurasien”.Il y a presque nécessairement dans son oeuvre beaucoup de personnages qui sont des personnages qui sont des produits de deux races, en tout cas de deux mentalités.Songeons seulement à Mabel Despair des Quatre visages.L’auteur de Multiple splendeur et de L’Arbre blessé est peut-être tour à tour le docteur Han et Rosalie Tchou, selon l’humeur les circonstances, les phases de la lune ou que sais-je?A la vérité, Tétat de dédoublement où se trouve l’écrivain et qui résulte de l'union de ses parents pourrait s’interpréter, sans de trop grands risques d’erreur, comme une source d'inspiration et même comme un principe de création littéraire.Rien, disions-nous, ne destinait Rosalie à la littérature.Pendant toute son enfance et son adolescence, elle ne songea pas une seule fois à faire des livres.D’ailleurs, “le milieu où j’évoluais, précise-t-elle, tena’t le métier, d’écrivain pour une occupation peu féminine et moralement pernicieuse, comme le métier d’actrice”.Sans doute s’était-elle initiée à la calligraphie, mais ses parents préferaient l’entendre jouer du piano, tandis que Tencre séchait sur ses pinceaux.Dans une maison d’enseignement catholique qu’elle fréquentait à Pékin, une religieuse lui demanda ce qu’elle allait faire quand elle serait grande.Rosalie lui répondit: “Je veux être vétérinaire.” Elle adorait les animaux, — agneaux, hérissons, chiens errants, etc.Leur sort lui inspirait de la pitié.Mais en Chine, à cette époque, le sort des hommes, des femmes et des enfants, surtout celui des bébés, n’était pas moins pitoyable.Quelques années plus tard, Rosalie ne voulait plus être vétérinaire mais sage-femme.Elle avait résolu d'etu-dier la médecine et rien n’aurait pu la détourner de ce projet.“Je n’ai jamais l'ait de dépression nerveuse parce quon m’empêchait d’ecrire, declarait-elle à Hélène Pilotte, qui était allée l’interviewer à New York, mais i’en ai fait parce qu’on ne voulait pas que je sois médecin.” Elle étudiera donc à l’université de Pékin, où elle fera l’apprentissage de la liberté, car à Pekin comme dans la plupart des grandes villes les étudiants revendiquent des droits fondamentaux toujours remis en question, toujours menacés: ceux de la personne humaine.En 1937, elle étudie l'obstétrique en Angleterre, où elle rencontre Pao, ancien camarade avec qui elle avait joué à la guerre dans son enfance à Pékin.Le 7 juillet de la même année, le Japon, découvrant enfin ses batteries, attaque la Chine.Rosalie et Pao vont rentrer dans leur pays en 1938 afin de se rendre utiles à la cause commune: la défense de la patrie.Mao Zhe-dong et Jiang Jie-shi (Tchang Kai-cneck) ont fait provisoirement la paix.Ils unissent leurs efforts contre l'envahisseur.La guerre de résistance contre le Japon (kang Ri) s'organise puissamment dans le centre de la Chine.Pao et Rosalie y participent activement, lui comme oftlcler nationaliste, elle comme sage-femme.Ils se marient à Hankéou.Ils n’ont guère le temps de se voir.Tandis que Rosalie exerce son métier d’accoucheuse au Si chuan, son mari se trouve à 800 kilomètres au nord de Zhong-quing (Tchoungking).Il sera tué au combat quelques années après.Un jour, Rosalie montre à une missionnaire américaine, Marian Manly, les notes qu’elle a écrites “dans des moments de désoeuvrement, à l’intention d’amis en Angleterre qui voulaient savoir ce qui se passait en Chine”.La missionnaire lui conseille d'en faire un livre.Rosalie l’écrit en anglais avec l’aide de Marian, sans se douter que ce merveilleux reportage serait le premier jalon d’une brillante carrière littéraire.L’ouvrage paraît à Londres en 1942 sous le titre Destination Chungking et sous le pseudonyme d’Han Suyin.On observera que le premier élément de ce pseudonyme — Han — veut dire chinois, ce qu’il y a de plus authentiquement chinois.A ce Œ, les sinisants préfèrent sllement l'expression “civilisation han” à “civilisation chinoise”.Les autres éléments du pseudonyme signifient jeu et sous-entendent l’idée de liberté.Le grand public connaît bien la suite: l’aventure avec le journaliste britannique Marc Elliot, qui sera tué lui aussi, mais en Corée; le mariage avec Leonard Comber, les tournées de conférences, etc.Han Suyin se situe donc, par ses origines et par son oeuvre, entre l’Asie et le monde occidental.Elle est en principe mieux placée que quiconaue pour exposer et discuter les grands problèmes politiques et economiques actuels; du moins elle le croit, et cette croyance donne aux oeuvres qu’elle a publiées au cours des huit ou dix dernières années un pouvoir de persuasion assez étonnant.Dans la semaine du 22 octobre 1968, elle est à Montréal, où elle prend la parole à l’université McGill et à l’université de Montréal.1968 est Tannée où la jeunesse du monde entier remet en question toutes les valeurs.Han Suyin évoque d’abord dans ses conférences le nom de Norman Béthune.Elle fait ensuite du président Mao un portrait qui, tout en étant une apologie, ramène le sujet à sa dimension humaine.Elle explique la Révolution culturelle chinoise.Elle nous dit pourquoi son pays s’est engagé dans la voie du socialisme: “Toute l’histoire de la Chine moderne est en fait l’histoire de l’agression impérialiste contre la Chine, de Top-position impérialiste à l’indépendance de la Chine et à son développement vers le capitalisme.” La légendaire séduction que la Chine exerce sur nos esprits, ses énigmes, ses mystères deviennent comme apparents et provisoires, chaque fois qu'Han Suyin nous parle de son pays., EN VENTE CHEZ VOTRE LIBRAIRE Le modèle chinois est-il applicable à toutes les nations?Han Suyin ne le croit pas.Elle estime que chaque pays doit assumer son destin conformément à sa nature propre.Cette position est celle que la raison et la justice nous dictent.Seulement, si nous envisageons les choses à très longue échéance, nous serons amenés à nous poser certaines questions.Ainsi nous nous demanderons à quoi ressemblera le monde en 2001.Han Suyin nous parle de l’avenir de la Chine.Mais l’avenir de l’Amérique et de l’Europe ne serait-il pas de plus en plusJié à celui de cet immense pays?Nous savons que dans la seconde moitié de ce siècle, le monde aura failli être américain; or, sous l’influence de la civilisation à la fois la plus ancienne et la plus moderne, ne serait-il pas en train de devenir chinois?Vosile Togo KS HORAIRES flWS H IA Aspects théoriques et pratiques, implications.Bibliographie internationale sélective et annotée.2e édition, 217 pages $15.00 guenn 4440, tue SAINT DfNIS MONTREAL H2J 211 TEL 843 6241 849 2303 Jean-Claude Robert du Canada Français au Québec Libre L'Histoire d'un Mouvement Indépendantiste Un livre d’un Québécois qui fait l’historique du mouvement indépendantiste québécois et présente la révolution culturelle des années 60 comme étant l’aboutissement de deux siècles de luttes.Collection l’Histoire vivante, série "Autonomismes et Nationalités", En vente chez votre libraire flammarion liée Je m'appelle Fax JE M’APPELLE PAX Récit d’Adrienne Choquette, illustré dinstamanés authentiques et préfacé par Robert Choquette de I Académie canadienne-française.“Dans ces pages posthumes brillent la tendresse, la générosité d’Adrienne, sa délicatesse jusqu'à l'extrême nuance, et un sens de l'humour si gentil que même le gros et bon Pax devait l’apprécier." Pour let lecteurs de lOi 110 an».9*3 LE PETIT SAPIN QUI A POUSSÉ SUR UNE ÉTOILE Conte de Simone Bussières, imagé par Cécile Chabot $3 LA MAISON AUX COULEURS Conte écrit et illustré par Jocelyne Lapointe S3 DU SOLEIL SUR TON CHEMIN Poèmes de Maurice Carême, images de Cécile Chabot S3 LES FABLES DES TROIS COMMÈRES Fables de Simone Bussières, illustrations de Laurent Bédard SI *23 ues presses uaurentiennes, inc.1645, rue Notre-Dame (C.P.130), Notre-Dame-des-Laurentides, Québec.GOA 2S0 bandes dessinées DUPUIS sont en vente partout ! ] POUR JEUNES ET MOINS JEUNES PRÉS DE 300 ALBUMS ENTIÈREMENT ILLUSTRÉS EN COULEURS AVEC LES PERSONNAGES, LES HÉROS ET LES AVENTURES DU JOURNAL "SPIROU GASTON LAGAFFE — LES SCHTROUMPFS — SPIROU, FANTASIO & LE MARSUPILAMI — SOPHIE BOULE & BILL — LUCKY LUKE — BUCK DANNY — BENOIT BRISEEER — LES PETITS HOMMES JOHAN & PIRLOUIT — TIE & TONDU — VIEUX NICK — YOKO TSUNO — NATACHA — ATTILA MARC LEBUT — KHÉNA & LE SCRAMEUSTACHE — SAMMY — SIBYLLINE — TUNIQUES BLEUES JERRY SPRING — PATROUILLE DES CASTORS — CÉSAR — GIL JOURDAN — JOURNAL SPIROU EDITIONS DUPUIS - DISTRIBUTION EXCLUSIVE GRANGER FRERES LIÉE - EN VENTE PARTOUT 210 ouest.Crémazie, Montréal — 389-3561 LEMÉAC ÉDITEUR 5111.ave Durocher.Montreal.274-0354 Diffusion: 371.rue Laurier ouest.Montréal.273-2841 NOUVEAUTÉS Angèle ARSENAULT Depuis la Bolduc, je crois que nous n’avions rien entendu d’aussi savoureux, d’aussi mordant et d’aussi humoristique ! .À travers des airs qui rappellent les reels, et des musiques modernes.(Jacqueline Lemay) Gilbert CHOQUETTE Dans un verger de Saint-Hilaire, Laurent Vallois règle ses comptes avec ses fantômes, l’humanité, l’amour, en commettant un meurtre qui le libère.La confirmation du talent de Gilbert Choquette.ài’iàiii'iiiw lanml gilbert Choquette tr'nr Georges Dans un style discret, quotidien mais efficace, Georges Dor racon-re la vie de l’élève Pierrot Didier, chez les Frères, en 1940, où se dépeint, sur fond d’époque, la société québécoise.A.A / VVWT» ÉMÉÉÉÉiÉHMÉÉ I cahier des arts et lettres Le Devoir, sarredi 17 rrai 1975 • 27 i i:>i>ii:s(/i.ii ii;it\ii m; ^ ___________________________d Comment coudre avec des mots des parties de soi par HELENE OLVRARD V___________ NDLR — Ce texte est un collage réalisé d partir d’extraits d’une oeuvre d laquelle l’auteur travaille présentement, et qu’elle qualifie "d’anti-roman”.Elle y aborde entre autres choses les problèmes de la femme écrivain en relation avec le rôle social dévolu d la femme.Départ M.et B.sont partis dans la nuit, sans me prévenir, comme ils avaient dit, pour que leur départ soit un effacement, non une rupture.Quand je me suis endormie, ils emplissaient la maison.Le sentiment du vide m’a éveillée.La présence d’un enfant se mesure à quelque chose de léger qui est dans l’air, qui allège l’atmosphère de la maison.Peut-être parce que l’on est forcé, devant eux, d’assourdir nos tourments d’adultes, comme on met la pédale douce au piano.La presence des adultes se mesure à autre chose, la chaleur, peut-être — ou, plus exactement, un niveau de conscience différent.On ne vit pas avec les autres comme on vit, seul avec soi-même.On regarde à l’extérieur de soi et non à l’intérieur.Il m'est parfois impossible de supporter le déchirement qui en résulte.Je préfère m’oublier et ne m’occuper que de ceux qui m’entourent, du moins pour un certain temps.Car, invariablement, j’éprouve le besoin de replonger en moi, de retrouver ce regard intérieur, ce phare qui balaie la nuit où chacun de nous se débat.Besoin de recréer autour de moi les limites du monde.De refermer autour de moi l’univers — oeuf, ventre, nuit.De filtrer le torrent d’informations, de sollicitations qui nous assaillent continuellement, comme des requins.Autrement, je me perds.Besoin, pour écrire, de mettre entre moi et les autres une distance infranchissable, ou qui' ne peut être franchie que par moi.Et, par opposition, besoin de mettre le moins de distance possible entre moi et moi-même.Comme le résume C., il faut être égoïste pour créer.Comment l’être?Voilà le problème impossible à résoudre."C'est drôle, remarque D., dans ta chambre ce n’est pas comme dans le reste de la maison.” Atmosphère religieuse dans l’atmosphère profane, campagne dans la ville, maison dans la maison, toujours je recrée mon île.Mais ce n’est pas encore assez.Mon horaire s’établit à contretemps de l'horaire du monde.A sept heures, le soir, vaincue par les pressions du quotidien qui dissout en moi les sources de la création, tout lien rompu entre les diverses parties de moi-même, il m’arrive de chercher désespérément le sommeil.L’urgence de me retrouver me reveille en pleine nuit.A l’aube, je travaille.Nulle part n'ai-je pu trouver l’équivalent des réponses que je trouve en moi-meme.Dans aucun travail commandé n'ai-je pu me réaliser.Je ne me retrouve qu’une fois la porte fermée.Cette pierre, immobile dans le ruisseau, est douée de regard.Elle est ce phare qui ba- Sciences au secondaire rhibault-Daoust Biologie : perspective écologique Sciences physiques approche thématique expérimentale cinq théines Sciences biologiques approche thémati que expérimentale c inq thèmes lie la nuit.Que serais-je sans récriture?Comment expliquer à M.et B., par-delà tant d’heures de conversations, de plaisirs et de travaux partagés, la force irrésistible de cette attraction qui me tire vers l’intérieur de moi-même?Comment expliquer que j’aime mieux à distance?Dans ces cas-là, on n’ouvre jamais la bouche que pour créer un malentendu.Je préfère renoncer à moi-même.“Ma paresse intellectuelle”, dis-tu.Que de fois tu m’as reproché de ne pouvoir fermer la porte.A toi, cela est facile.Tu ne comprends pas combien le quotidien, combien ceux cjue j’aime font pression sur moi.Dans l’obscurité et le silence de la maison déserte, j’ai repris possession de ma solitude comme un plongeur s’enfonçant en lui-même.Au matin, j’ai déménagé mon “bureau” dans le tambour, face à la mer.J’ai installé mes papiers sur une vieille machine a coudre.Au fond, je ne ferai rien d’autre oue de coudre avec des mots des parties de moi-même.Que de me raccommoder.“Vous devriez retourner à un métier artisanal”, m’a dit G., au Centre d’art.J’ai ouvert des yeux qui ont dû lui paraître horrifiés.Je sais bien que désormais seule l’immatérialité des mots est de la même tissure que mes pensées.Ni la laine, ni le bois, ni la couleur, même, tout autant qu’ils me disent, ne parlent la même langue que moi.Mais peut-être créerai-je une courtepointe, couleur du temps, dont je serai le motif morcelé entre la mer et le ciel unidimensionnels.Refus Je t’avais appelé, humblement, pour te demander de m’aider à retrouver le filon que j’avais perdu.Après toutes ces années d’abstention, après tant de livres que je n’avais pas écrits, tant d’autres que je n’avais pas lus, je n’osais plus me dire moi-même.Ma faim intellectuelle était aussi grande que mon dénuement.Je t’ai fait venir pour que ma vie change et j’ai accepté ou’elle change, dans quelque direction que ce soit.Pouvais-je prévoir que ce serait dans celle-là?Tu es*venu, riche de toutes les richesses.Tu m’as apporté la présence du monde de l’esprit, tu m’as rouvert le monde de la sensibilité que j’avais condamné comme on ferme telle partie de sa maison, suspendue au-dessus de l’a-bime.Quand tu m’as introduite chez toi, j’ai su que j’avais devant moi l’être qui possédait tout ce dont j’avais besoin.Alors, tu m’as dit, farouche, en refermant toutes tes portes: "Ne sais-tu pas que la solitude est une chasse gardée?” Dilemme La rupture avait éclaté en moi après un lent mûrissement, me faisant aussi mal qu’elle me soulageait.On n’accepte pas ue gaiete de coeur de détruire la Choix Est-ce une coïncidence?Jamais l’enfant n’a été si loin.Jamais l’enfant n’a été si près.A quel moment une femme sait-elle que le temps des enfants est passé?Est-ce la possibilité de la chose qui me la fait voir dans sa vraie dimension?Ce choix que j’ai fait d’un enfant, il y a dix ans, je ne le condamne pas.Je le vois rétrospectivement avec les yeux que je n’avais pas alors, avec ce que je sais et que je ne savais pas.Ce qui était angoisses et prémonitions au moment où je l’ai eu est devenu expérience.Je sais ce qu’il en coûte d’avoir un enfant.Je me rappelle combien j’étais libre dans mon enfance, dans mon adolescence.Comme je vivais en communion avec le vent, le temps, mes pensées, car rien d’autre ne me préoccupait.Puis est arrivé l’enfant et plus rien n’a été pareil.La communication a été détournée, à son profit.Je n’ai pas voulu la rupture avec celle que j’étais, elle s’est faite malgré moi.J’apprenais au jour le jour tout ce dont j’étais dépossédée.Je croyais naïvement que cela s’arrêterait au monde extérieur, se limiterait à quelques années.Jusqu’au jour où j’ai compris que je ne m’appartenais plus.L’amour d’un enfant est un absolu.Il faut y répondre par l’absolu ou par rien du tout.Il n’y a pas de moyen terme.Je ne savais pas encore, avant de te connaître, que certaines choses, comme “vivre normalement”, pouvaient ne plus être possibles et, en somme, ne l’avaient peut-être jamais été pour moi.Je m’aperçois que cette oeuvre, toujours a faire, m’a détournée des choses simples de la vie, comme de m’attacher à un homme auprès de qui elle fût viable.Mais avec quel homme pourrais-je vivre?toi?Vous êtes restés tellement imbus de vos prérogatives masculines.Je suis si peu encline à faire les concessions, à "arranger les choses”, à tenir la partie dite féminine.Et l’on trouve toujours si près, en vous, le petit enfant.“Poésie est liberté.” Combien de fois ai-je lu cette phrase avant d’en comprendre le sens?C’est que sa portée est différente selon que l’on est homme ou femme.Je la lisais en homme.Quelle liberté ai-je conservée?Avoir compris, moi qui me suis crue si profondément mère, que l’être libre ne peut être la mère.Qu’il aurait fallu laisser à d’autres ce rôle.George Sand ni Eve Lavallière n’ont été véritablement des mères.Il faut choisir la nature de sa création.Et pourtant, laquelle, parmi toutes les mères prédestinées, a goûté son enfant autant que moi la mienne?Contradiction.Contradiction, toujours, et impatience.D.pleurait finalement ce jour-là.“Qu'est- ce que je t’ai fait?" Rien.Rien."Je suis venue te donner un beau bec.” Rien, sinon que tout m’est à charge, toujours, même l’affection.Surtout l’affection.Enseigne-moi comment être égoïste."Les êtres irresponsables sont toujours jeunes”.(Sigrid Undset) J’ai vécu dix ans de plus que toi.Dix ans qui ne se mesurent pas dans le temps.Mais qui sont en moi, qui ont modifié mon temps intérieur.Cette enfant d’un mauvais rêve dont je ne me suis pas éveillée, parce qu’il était la vie même, m’a mise au monde en naissant.Et je ne sais si tu pourras me rejoindre dans le temps des femmes, toi qui me devances dans le temps des hommes.L’écriture L’oeuvre à faire apparaît de plus en plus gigantesque et toujours aussi imprécise.Les moyens sont si limités.Trouver sa voix, son eau, et que tout coule de soi.Toute oeuvre est le résultat d’un concours de circonstances heureuses permettant à la sensibilité de s’exprimer, est la recherche du temps perdu — perdu dans tous les sens du terme.Le premier acte de la création consiste à mettre en place les conditions nécessaires a l’oeuvre.Créer ce concours de circonstances une fois encore, en dépit de tout.Je suis au sortir du labyrinthe.Il faut que j’invente une façon de dire le monde qui me corresponde.Que je créé une voie par où s’écoulera ma connaissance du monde.Ecrire pour lier ce qui en la femme est lié, coeur, intelligence et sensibilité.Pour faire dominer ce qui en elle domine, le sentiment de la vie et de l’existence, avec ce qu elles ont d’essentiel et d’éphémère dans la constante destruction qui les menace.La femme n’aurait pas conçu les dieux éternels de l’homme, sachant trop bien que tout est en elle, que tout vient d’elle.On n’écrit plus de romans linéaires parce que la vie n’est plus linéaires mais polyvalente, mais multi-dimensionnelle, mais se situe partout et ailleurs, toujours.Cette oeuvre qui ne se fait pas, qui éclate au jour le jour dans toutes les directions de ma vie, refuse de se donner aux mots.Ceux du poème flottent parfois autour de moi comme pour se laisser prendre, puis disparaissent, laissant seule leur empreinte dans l’esprit et la sensibilité tandis qu’ils redeviennent de beaux écrins fermés, de belles armoires défendues par une serrure à chiffre, de beaux cercueils qui s’ouvriront peut-être, au moment imprévu, en même temps que j’ouvrirai le cahier.Le temps sans heurt du poème m’a été trop longtemps refusé.Je n’ai plus pour écrire que des talents de feu follet.partie de soi-même à laquelle on tient le plus.Mais tu ne l’as pas voulue.Tu as sauvé notre relation avec des soins infinis.Je ne comprendrai jamais.C’est pourtant ce soir-là qu’a éclaté le dilemme dans lequel nous nous débattons.Nous avons tiré chacun notre bout, toi, me reprochant de sacrifier chaque jour au quotidien.Moi, prenant la défense de la vie, disant que je ne saurais mépriser ce qui est la matière même des livres.Mais, certes, tu touchais en moi un point sensible.Le combat de ma vie, c’est celui de l’intérieur contre l’extérieur, l’extérieur gagnant toujours' parce que les besoins quotidiens ne supportent pas qu’on les néglige, du moins quand on est la femme, la mère, celle qui a charge de l’autre.Pour me réaliser, sans doute aurait-il fallu que je choisisse la solitude et la liberté.J’ai choisi la vie et l’écriture.C’était un choix inhumain.L’une devait manger l’autre, fatalement.Mais, vois-tu, avant de te connaître, je ne le savais pas.J’avais vu trop de femmes “choisir” la dignité du célibat et s’étioler dans la culture.Somme toutes, les autres, celles qui se chargeaient d’enfants, étaient plus heureuses.J’en ai vu, aussi, se tenir au seuil de la vie, craintives devant le jugement des hommes, devant la sexualité, devant les possibilités de leur intelligence et de leur sensibilité, et s’éteindre à petit feu dans la chambre de leur enfance, à jamais incapables de s’assumer.Toutes ces femmes étaient proches de moi.Toutes me ressemblaient comme des soeurs.Moi, j’ai tout voulu, tout choisi, tout assumé.L’amour, la maternité, l’écriture.Les hommes, les enfants et les livres.Et je croyais pouvoir réussir.J’ai connu, depuis, des femmes dont la révolte a été précoce et terrible.Elles ont pulvérisé nos faiblesses, catalysé nos énergies, lancé un cri de beauté et de sauvagerie que vous avez été forcés d’entendre.J’ai pensé que j’avais été trop aimée pour me révolter si durement.Mais non, ce n’était pas cela.Elles aussi avaient été aimées.Alors j’ai compris que la tendresse avait eu et gardait sur moi tous les droits et tous les pouvoirs, y compris celui de me détruire.Et je t’ai fui.ELEMENTS D'INFORMATIQUE ET PROGRAMMATION FORTRAN III III III f m c MARCEL BELLEHUMEUR .rPMEVftfRD,.L’uÉllisation de l’ordinateur s’ôtenq progressivement à l’ensemble des activités, humaines, ce qiii hé manquera pas d'afeetpr nqtre vie de jtqqs, les jldur^ef en parjiqqlipr notre vieprofessionnelle.' F .j ’ I i f; F ! 5 J J ; i i !, i » P fl - s’a C'est devenu une nécessité pour tous les étudiants de connaître les rudiments de cette nouvelle science qu’est L’INFORMATIQUE.' 4 Daef II langlll élag|||u mflfum EN VENTE CHEZ VOTRE LIBRAIRE Les Éditions Gallimard sont aux stands 461*463 at 465 do la Foira Intornationalo du livra da Montréal.pulaire est cette partie de la ilture bourgeoise diluée par le le pouvoir, ces élites furent vite balayées.Les régimes “socialistes” ne prisent guère la culture révolutionnaire, qui n’est que l’avant-garde de la culture bourgeoise, le renouveau de celle-ci étant son unique moyen de survie.Les démocraties populaires cherchent dans la culture bourgeoise ce qu’elle a de moins percutant.Pour elles, la culture popi' culti temps et que le plus grand nombre assimile et accepte sans difficulté.Autrement dit, c’est un conformisme qui porte les défroques de la révolution devenue d’ailleurs elle-même l’ordre établi.D’où le retour au folklore, cette forme insidieuse de conservatisme, aux classiques aptes à éclairer et à éduquer les masses sans les déranger et sans susciter chez elles une interrogation.Ce sont les valeurs de la bourgeoisie morte, décadente, telle que reprises par un proletariat accédant dans ses élites à la petite bourgeoisie, qui sont admises et occupent la place de culture officielle.Dans les démocraties populaires, c’est la petite bourgeoisie qui impose son goût, qui n'est qu’un décalqué affadi du goût d’une bourgeoisie décadente.Dans les pays occidentaux, des commerçants, des entrepreneurs exploitent les désirs cachés du public et cherchent à imposer les modes et les goûts.Ils choisissent dans la culture d’avant-garde ce qu’elle a de moins percutant et de plus criard, de plus frappant, pour renouveler une consommation qui risque toujours, sinon de s’arrêter, q,u moins de connaître des moments de halte et de léthargie./ Il est évident que l’on ne peut plus parler de culture révolutionnaire ni dans les démocraties populaires (où il est clair qu’une culture révolutionnaire sera toujours considérée comme menace et par conséquent étouffée) ni dans les pays occidentaux, où une telle culture est diluée par le commerce, vidée de son impact et récupérée.' Les élites bourgeoises ont assisté à l’éclosion d’une culture qu’elles n'ont ni prévue ni imposée.Pour elles la culture po- Eulaire devait être celle que la ourgeoisie détentrice de l’humanisme dispense aux masses.Autrement dit, c’est la culture des élites, diffusée.Or les moyens de communication de masse et l’ampleur des loisirs ont donné naissance à une culture populaire qui n’est souvent qu’un sous-produit édulcoré par les entreprises commerciales d’une culture d’élite.Les élites occidentales ont opposé à cette culture un mépris serein jusqu’au moment où elles se sont rendu compte qu’elles vivaient à l’heure de la consommation de masse et du loisir.Du coup elles ont senti que, le sol leur glissait sous les pieds.Elles perdaient même le rôle d’opposition et de guide du renouveau.Désormais la culture n’est plus attachée à un groupe ou à une classe, ni à une élite, ni même à une idéologie.Elle est parcellaire, multiple.Il n’y a plus de norme et les individus cherchent à établir à leurs propres conditions leurs rapports avec la culture.Ils ne sont plus des rebelles ou des révoltés, mais se retrouvent en groupe et proclament une légitimité en se déclarant membres d’une nouvelle culture ou d’une contre-culture.Bref d'une culture dont ils veulent être les définisseurs._ Dans ses rapports avec 1 Etat, on a l’impression que la culture a suivi à un rythme les diverses étapes traversées par la religion.Adversaire puis alliée de l’Etat, la religion décrétait le code qui réglait les rapports sociaux et les conventions morales des sociétés occidentales.L’Etat se réclamait de la religion pour donner au code qu’il imposait la légitimité religieuse.On y adhérait librement, volontairement.Autrement on se plaçait en marge de la société.Plus tard, ce fut l'idéologie qui donnait au pouvoir sa légitimité et l’entourait de l’apparence d’une libre adhésion.Et quand la religion a perdu son efficacité de médiation entre l’Etat et ses sujets, l'idéologie remplissait cet office.La culture n'était qu’une dimension de la religion puis de l’idéologie.Sans un point d’appui religieux ou idéologique, la culture se trouve atomisée, dispersée, ouverte à tous les usages et à toutes les exploitations.En dépit du contrôle idéologique et commercial la culture persiste.L’héritage légué par les générations est une source où Ton puise selon ses besoins.Nulle élite n’en détient plus le monopole, telle une clef qui ouvre la porte du trésor.Celui-.ci est là, offert gratuitement à tout preneur.L'héritage n’a Es lui-même un sens unique.classiques sont soumis a de multiples interprétations.L’i- dée que l’on accède à ce trésor pour s’élever, s’enrichir, semble suranné.Il n’est plus guère question d’un bagage qui accroît la connaissance et renforce le statut social, mais d’une jouissance libre, d’un plaisir, d’une conscience aiguisée.Nous revenons aux impératifs premiers qui ont présidé à la naissance de l’art, qui n’était qu’un moyen de jouissance et de plaisir et qui pouvait résulter, pour certains, à l’accession à la sagesse.On redécouvre cette culture qui n’apporte ni statut ni enrichissement mais qui aiguise l’appréhension du réel, la conscience, dans un monde où le réel est évanescent, s’évanouit dans une profusion d’images fabriquées et où la théâtralité ne sert plus de médiation avec le réel mais se transforme en tautologie qui ne conduit donc qu'à elle-meme.La religion étouffée par sa propre organisation sociale et son lien avec l’Etat perd son efficacité, se trouve démunie quand l’Etat s’en passe et que la structure sociale s’écroule et la voue à une difficile survie.En attendant une renaissance religieuse, les sectes, les succédanés, les religiosités de remplacement envahissent un champ laissé vacant.Dès lors la culture reprend son rôle de pourvoyeur d’un rapport immédiat avec le monde, d’un lien significatif avec le réel.Sa présence redevient multiple, diffuse.Aussi échappe-t-elle aux définitions et aux définisseurs qui cherchent à en prendre le contrôle.L’artiste et l’intellectuel ne parviennent plus à être de simples critiques du pouvoir.Ils savent aussi que toute tentative de participation au pouvoir signifie une démission, une perte de la faculté d’observation et d’analyse.Car ils pressentent qu’ils se situent à 1 orée d’une nouvelle ère.Une civilisation naissante se dégage malaisément de l’étau delà tradition et du passé.Le temps n’est pas encore venu d’une mise en forme de théorie et de concept de ce qui n’est encore qu’une irradiation anarchique, qu'un mouvement primordial de la vie.Dans un magma d'images fabriquées par des marchands, d’une mémoire diffuse d’un passé universel, d’une appréhension tâtonnante d’un réel fuyant et d’une attente d'une vie nouvelle, d’un monde où enfin la promesse immémoriale se réalisera, chaque individu se trouve involontairement l'inventeur et le définisseur de sa culture.Plus approximation que totalité, un mouvement parti de la base rejoint un autre mouvement parti des sommets où le raffinement atteint un degré de raréfaction et où la recherche forcenée d’une qualité introuvable voue à l’immobilité, forme définitive de la mort.C’est au point de rencontre de ces deux mouvements, dans un foyer lui-même en perpétuel déplacement, que se situe la culture.L’Etat qui ne reconnaît pas lucidement que les mouvements centrifuges et complémentaires qui tracent autour d’eux de multiples autres cercles, ne peuvent être ni arrêtés, ni saisis, se condamne à l’inefficacité par aveuglement et au totalitarisme par peur.L’Etat ne peut plus ne contrôler la culture ni l’exploiter.Celle-ci se situe au-delà, en marge du pouvoir, en attendant qu’elle définisse le pouvoir nouveau qu’elle invente ou révèle et qui sera d'abord le sien.A moins de se condamner lui-même à l’asphyxie en arrêtant en chemin le mouvement qui permet l’émergeance d’une nouvelle civilisation en se coupant de ce mouvement, l’Etat doit lui fournir les moyens de s’étendre, s’amplifier, sans tenter de déterminer son trajet ou d’influencer son orientation.Toute tentative de contrôle accentue non pas la stabilité des formes anciennes, mais l'anarchie d’un mouvement qui devant les obstacles dresses sur son chemin n’aura d’autre recours que la violence qui ne fait qu'accentuer son anarchie.Dans cette période de bouillonnement et de renaissance l’Etat doit déclarer son incompétence dans l’orientation de la culture.(La séparation de l’Eglise et de l’Etat fut un pas important dans la sauvegarde de l’autonomie de la religion et de la souveraineté de l’Etat).Il importe maintenant de procéder à la séparation de l’Etat et de la culture.Sauf qu’il faut franchir une autre étape, aller plus loin encore.La culture doit etre financée.Et c’est à l’Etat d'abord qu’incombe la responsabilité de le faire.La tentation est grande de financer ce qui semble politiquement utile, électoralement acceptable.Or, ce serait là une démonstration de courte vue.Car à courte échéance, la culture n’est pas rentable.Il s’agit désormais de la considérer comme service public au même titre que la santé.L’Etat n’est qu’un instrument, une courroie de transmission.Un peuple cherche à construire une nouvelle civilisation.L’Etat doit être au service de ce dessein, et ne point céder à la tentation de l’exploiter, de le détourner.Car ce dessein ne peut être atteint qu’à longue échéance, avec des reculs, des incertitudes, des échecs, des boursouflures, des exagérations et des travestissements.Seule la liberté permettra de dégager dans le virtuel ce qui est promis à la vie, ce qui est promesse de vie et de laisser pourrir et se déssécher les entreprises mortes, malgré leur éclat et leur prétention.(Discours de réception d la Société Royale).l’hexagone DIFFUSION: 1773.ST-DENIS.MIL - 845-2320 PIERRE-YVES PEPIN L’Homme essentiel, suivi de La Ville introuvable de l’homme perdu /essais LOUIS TOUPIN Dans le blanc des yeux /poèmes PIERRE PERRAULT Chouennes, poèmes 1961-68 PAUL-M.LAPOINTE Tableaux de l’amoureuse /poèmes PAUL CHAMBERLAND Demain les dieux naîtront /textes JEAN-YVES COLLETTE L’État de débauche /poèmes MAURICE SOUDEYNS La trajectoire /poèmes RÉMI-PAUL FORGUES Poèmes du vent et des ombres, 1942-54 suivi de Témoignages GAÉTAN DOSTIE V.Poing commun suivi de Courir la galipotte /poèmes Marie-Claire Blais Les Voyageurs Yves Thénault Contes pour un homme seul sacres Rina Lasnier La salle des rêves Alain Grandbois Avant le chaos Édit:T 7, —i Th hurtubise hmh montréal hurtubise hmh montréal VIENT DE PARAÎTRE Initiation à l’histoire 210 une démarche historique Un anti-manuel illustré d'exemples conçus ?a par des étudiants au secondaire, premier cycle.>9U & 9V*»1" 4440 tue SAIN ! DIMS MON TRF Ai H?) 711 Hi #41 6741 840 7103 $2.00 $2.50 Les Grandes Editions du Québec inc 3555.rue Monselet, Que.H1H 2A5 324-497P JACQUELINE BARRETTE Jacqueline Barrette atteinte du “cancer du temps” depuis juillet 1947.J’ai ramassé tous tes papiers qu’il fallait pour devenir “maîtresse d’école”.Pendant cinq ans les enfants m’ont appris ce qui ne s’enseigne pas.PLUS DE 20,000 PERSONNES ONT APPLAUDI JACQUELINE BARRETTE AU PATRIOTE $4.50 BON DE COMMANDE Les Grandes Éditions du Québec inc.355S, Monselet Mtl-Nord - 324-4976 Nom.Adresse Tél.:. 34* Le Devoir,•samedi 17 mai 1975 cahier des arts et lettres feTHÉÂTRE Jean Barbeau: gentleman _ par \l>Klt:\4.KISMN V______________ farmer et quasi-classique Jean Barbeau a trente ans.On le considère comme un de nos meilleurs dramaturges.Depuis 1969, il a écrit environ une douzaine de pièces dont la plupart manifestent un humour aussi efficace qu’habile.Ses comédies satiriques font rire à coup sûr.Le public connaît surtout Le chemin d’Lacroix, Go-glu, Joualez-moi d’amour, Manon Lastcall, Benur, Le Chant du sink.Depuis hier, Citrouille a pris l’affiche du TNM.Parallèlement, au Trident de Québec, on peut en ce moment voir Une Brosse, dont la composition est postérieure à cette, de Citrouille.Barbeau est venu au théâtre dès ses années de collège.En 1968, à l’université Laval, il fit Eartie de la troupe des Treize.’expérience dura deux ans, pendant lesquels il fit surtout de la création collective et rédigea des canevas.Puis il quitte l'université pour plonger dans le théâtre à plein temps: “Je savais que théâtre me convenait par-dessus tout, mais j’hésitais.En 1969, j’ai fait le grand saut.Je vis de mon théâtre depuis cela.” En avril 1970, le TQQ (Théâ-Le Quotidien de Québec) marquait les débuts d’un ère prospère.Ce groupe de quatre — composé de Marc Legault, Dorothée Berrymann, Claude Septembre et l’auteur — a produit de façon impressionnante, eh la MUSIQUE v,_______ l’espace d’un an et demi.Le chemin d’Lacroix ouvrit le bal et fut suivi de Solange, Goglu, Manon Lastcall et Joualez-moi d’amour.“On s’occupait de tout, précise le dramaturge.Je faisait la mise en scène des pièces, et je dois avouer que je n’aimais pas beaucoup ça!” En 1971, Ben Ur fut créé au TPQ (Théâtre Populaire du Québec), dans une réalisation d’Albert Miliaire.La même année, 071 marquait l’ouverture du Trident, dans une mise en scène de Jean Guy.On avait voulu faire appel à un auteur de la région (Barbeau est natif de Saint-Romuald, en banlieue de Québec).Ce dernier texte demeure peu connu, n’ayant ja- L’Opéra du Québec à pardlUÆSPOTMV V__________ C’est vraiment à l’un des sommets du théâtre lyrique que s’attaque l’Opéra du Quebec en présentant Tristan und Isolde, dont la première de cinq représentations aura lieu samedi prochain à 19 heures, salle Wilfrid-Pelletier.Cette production est la dernière de la quatrième saison de l’OQ et, hélas, la toute dernière de cet organisme, du moins pour l’instant, car l'on sait que le ministre des Affaires culturelles du Québec a demandé à la direction de ne pas prévoir de production pour la saison prochaine.Face à une situation financière difficile et à un déficit considérable accumulé, l’OQ se voit dans l’obligation d’interrompre son activité.Il est peu d’ouvrages lyriques qui n’aient suscité autant de commentaires que Tristan, et cela depuis sa création à Munich, le 10 juin 1865.Depuis les débuts de sa conception par Wagner, au cours de l’hiver 1854-55, en passant par les étapes de la rédaction du livret et de la musique jusqu’à sa création sur scene, Tristan représente une suite de défis à relever, d'intrigues à dénouer et d’obstacles a surmonter.Quand on songe que Wagner termina sa partition au mois d’août 1859 et qu’il fallut six ans d’efforts et de démarches pour que l’oeuvre soit produite, on a une idée de sa ténacité.Et Tristan n’aurait probablement pas vu le jour sur scène aussitôt, sans le miracle de la rencontre du compositeur et du roi Louis II de Bavière, ce monarque étrange qui offrit à Wagner les subventions nécessaires à la production de son oeuvre.Dans l’intervalle, deux théâtres prestigieux, ceux de Karlsruhe et Vienne, avaient entrepris de monter l’oeuvre, mais durent renoncer au projet à cause des difficultés redoutables de la partition et l’impossibilité de trouver les chanteurs des deux rôles principaux.Les rôles de Tristan et dT-solde sont en effet d’une difficulté telle qu'il est courant de voir des chanteurs s'y attaquer puis y renoncer ensuite.Il fallut sans doute à Wagner un pouvoir de persuasion extraordinaire pour convaincre ses deux premiers interprètes, le ténor Sch-norr von Carolsfeld et sa femme, le soprano Malvina Garrigues, de s'attaquer aux rôles.Tous deux se dépensèrent sans compter pour préparer leurs rôles sous la direction de Wagner lui-même et de Hans von Bülow, le chef d’orchestre lors de la première.Depuis l’annonce de Tristan, l’Opéra du Québec s’est vu dans l’obligation de changer trois fois l’interprète du rôle d’I-solde.Après Catherina Li-gendza et Ingrid Bjoner, c’est maintenant Roberta Knie qui tiendra le rôle.Une telle situation n’est pas particulière à l’OQ.Elle s’est présentée à maintes reprises dans des grandes maisons comme le Metropolitan et même le festival de Bayreuth.Tristan und Isolde comprend trois longs actes au cours desquels se déroule une action simple et dépouillée, comportant peu d’événements (ce qui a fait comparer l'oeuvre lyrique à la tragédie grecque).Les personnages et les situations sont souvent représentés par des leitmotiv instrumentaux qui forment la base de la structure musicale de l’oeuvre.Si l’on considère souvent Tristan comme le sommet de la production wagné-rienne, c’est que, cette oeuvre offre, plus que toute autre, les caractéristiques de la “musique mais été publié.En 1973, à Amos, La coupe Stainless fut créée, montée par Barbeau.Cette même pièce fut produite à North Hatley, par Pierre For-tip qui signa l’orchestration du Chant du sink la même année au TPQ.On en arrive aux deux dernières, jouées présentement: Citrouille et Une Brosse.Le premier jet de Citrouille remonte à 1971, lorsque Barbeau vivait à Québec.“J’avais écrit le texte pour un groupe appelé Le Huitième Etage, qui comprenait Sophie Clement, Louisette Dussault, Jean-Luc Bastien et d’autres.Le projet ne s’est pas concrétisé.J’ai retravaillé le manuscrit pour le TNM, qui a mis la main dessus, grâce à Roch Carrier, à l’emploi de la compagnie à ce moment-là.” Quant à Une Brosse, dont le spectacle en deux parties a paru fort surprenant à plusieurs, Jean Barbeau affirme que "le metteur en scène (Rontard) a monté le texte tel que je le lui avais donné, sans rien ôter, avec une fidélité exemplaire.Quant aux répétitions, je préfère toujours les laisser diriger par le metteur en scène.” L’écrivain reconnaît que la seconde partie de sa pièce est “loufoque”.Il considère la scène entre Marcel et le policier comme un numéro de clowns, de cirque.Répondant à l’étonnement provoqué par cette deu- xième tranche, il explique que “je voulais aller au bout de cette orgie de violence.” S’agit-il là d’une évolution dans son oeuvre?La question mérite réflexion! La réponse du créateur est hésitante: “Faut ê-tre prudent! Une Brosse est une amorce, une tentative.Le délire-pour-le-délire ne m’intéresse pas.Il faut qu’il draine quelque chose, je sens le besoin d'évoluer vers autre chose, mais jamais je ne chercherai à changer pour changer.” Depuis deux mois, Barbeau n’a pas écrit une seule ligne.Il voyage entre Québec et Montreal et Amos (où il vit).Actuellement, il se sent quelque peu coincé dans son état de drama- l’attaque de Tristan de l’avenir” comme était alors qualifiée la musique de Wagner.Harmoniquement, Wagner s’adonne au chromastisme quasi-total, ce qui marque une grande rupture avec son style précédent.C’est aussi la mélodie ininterrompue qui s’impose de façon absolue, marquant un changement profond dans la conception d’un ouvrage lyrique, autant chez Wagner lui-même que chez les compositeurs d’opéras de son époque.Le style vocal est aussi d’un genre nouveau, la mélodie chantée s'intégrant totalement à l’orchestre (ce dernier devenant souvent l’élément principal du discours musical).Un exemple en ce sens est le célèbre “Liebestod” final (appellation attribuée à Liszt, car Wagner l’avait appelé “Verklâ-rung", ou transfiguration) qui peut aussi bien être entendu à l’orchestre seul, sans le concours de la voix d’Isolde.Mais le texte colle néanmoins à la musique, au point de former un tout, lin critique comme le célèbre Bernard Shaw qualifie Wagner de “musicien littéraire” car “il ne pouvait pas, comme Mozart ou Beethoven, créer de décoratives combinaisons sonores indépendantes d'un sujet dramatique ou poétique, parce qu’il ne cultivait pas ce genre, impropre à la cause u'ii désirait servir.Comme hakespeare comparé à Tennyson paraît doué d’un talent exclusivement dramatique, de même en est-il de Wagner comparé à Mendelssohn.D’autre part, Wagner n’avait pas besoin 'de recourir à des écrivailleurs de troisième rang pour obtenir des livrets, il créa ses poèmes dramatiques lui-même, en conférant ainsi à l’opéra sa plénitude dramatique et à la symphonie un sens précis.C’est ici ue se cache le secret avantage u musicien dramatique qu’est Wagner.Il écrivit les poèmes de la même façon qu’il en composa la musique.Quel que soit l’avenir de l’Opéra du Québec, Montréal lui devra une dette de reconnaissance pour avoir mis à son programme le chef-d’oeuvre de Wagner, avec la participation d’interprètes de grande classe, comme le jeune soprano Roberta Knie, le ténor Jon Vickers — qui chantera ici son premier Tristan au Canada — de même que Zubin Mehta, qui en assurera la direction musicale.Les Montréalais ont pu entendre Tristan pour la dernière fois en 1967, lors du festival mondial d’Expo 67, alors que l’Opéra royal de Stockholm le présentait avec Brigit Nilsson et Ken Neate dans les rôles-titre.L’opéra a été monté localement pour la dernière fois en 1944, avec le soprano australien Marjorie Lawrence et le ténor Arthur Carron, sous la direction d’Emil Cooper.L’ouvrage avait également été chanté ici l’année précédente, sous la direction de sir Thomas Beecham, avec les mêmes interprètes.La basse montréalaise Gerald Desmarais avait alors chanté le rôle du roi Marke.C’est donc à une mémorable fête musicale et dramatique que sont conviés les Québécois amateurs de théâtre lyrique ce mois-ci.Outre la représentation de samedi, le 24 mai.Tristan und Isolde sera présentée en soirée les 28, 31 mai, le 4 juin ainsi que le 8 juin, en matinée.Le rideau se lèvera à 19 heures en soirée et à 13 heures le 8 juin.télévision ¦ Finissions en noir et blanc SAMEDI C B F T O 8.55 Ouverture et horaire 9.(H) Pèpinot a 9.30 Yogi l’ours 10.00 Poly à Venise 10.30 Lassie 11.00 Connexion 12.00 Les héros du samedi 1.00 Sporthèque: "La pêche ’ 2.00 Baseball: Partie de la N.B.C.4.30 Echos du sport 5.00 Bagatelle 6.00 L oeil apprivoisé 6.30 Téléjournal 6.40 Nouvelles du sport 6.50 Politique fédérale "Le Nouveau Parti démocratique" 7.00 Les nouvelles aventures de Vidocq 8.00 Les grands films: "Un détective à la dynamite ’ drame -américain 1968) 10.00 La flèche du temps 10.30 Téléjournal 10.45 Nouvelles du sport 11.00 Cinéma: Et vint le jour de la vengeance (drame américain 1%4) ¦ 1.00 Ciné-nuit "La Peau douce" (drame psychologique français 1%4) ¦ C F T M © 8.55 Horaire-bienvenue 9.00 Furie 9.30 Ciné-samedi "Le sabre et la flèche" iwestern-a mérita in 1952) ¦ II 00 Pep 75 Il 30 Robin Fusée 12.00 Bon week-end 2.00 Le père Ambroise 2.30 Les protecteurs 3.00 Horizon sports 3.30 Papa a raison 4.00 C'est arrivé cette semaine 4.30 La famille Stone 5.00 Sur le matelas 6.00 Actualité en marche 7.00 Le justicier 8.00 Les grands spectacles: •'L/inquiètante dame en noir" (comédie policière.Anglo-américain 1962» ¦ 10.30 Les nouvelles TVA 11.00 La couleur du temps 11.15 Le Parti québécois 11.30 La route des pionniers 11.35 Sans pantoufles: "La piste des éléphants" (drame d'aventures Américain 1953) 1.05 Sans pantoufles "La terreur des Kirgiz" (aventures italien 1964) 2.35 Le 10 vous informe RADIO-QUÉBEC (Q 7.00 Un maillon de la chaîne: T/antiquai-re".7.30 Aux p'tites vues: ‘Jeux d'été" (film de Ingmar Bergman 1950).9.30 Sur deux plans: "les ballons".9.45 L'Afrique du soleil levant: "La faune au sud de Madagascar".CBMT O 10.30 The Flintstones 11.30 James Franciscus Water World 12.00 Sport Quebec 12.30 Reach for the top 1.00 c hildren’s cinema 1.30 Klahanie 2.00 Scottish cup final 4.00 The Bugs Bunny Road Runner Hour 5.00 The Preakness 6.00 CBC Saturday evening news 6.30 Take time with Noël Harrison 7.00 Barney Miller 7.30 Maude 8.00 Front page challenge 8.30 Billy Liar 9.00 The Paliisers 10.00 The world of (iilbert and Sullivan 11.00 The National News 11.15 Provincial Affairs 11.21 Montreal Tonight 11.37 Ciné-Six "Arrowhead" (western 1953) 1.30 Station closing CFCF © 6.00 University of the Air 6.30 Ed Allen 7.00 The community 7.30 Rocket Robinhood sur scene CASANOL'S: (Association espagnole! 485 Sherbrooke O 844-3691 La bibitte à roche" (théâtre marginal! Du jeudi au dimanche — 22h30 CENTAUR: 453 St-François Xavier.286-1229 (Salle 1): "Riverlisp de F Ward, du mardi au Sam 20h30 Dim 20h Matinee Sam.: 14h30 (Salle II): "Frankenstein" de W.Learning et A Nowlan.Du mardi au samedi 20h Matinées mercredi: 13h.sam I4h.dim : relâche IN CONCERT: 2 Le Royer 861-5669 Gerry Mul'.gan Mardi au dimanche 21h30.23h30, 1130 la» GRANDE PASSE: 411 Ontario F.844-6294 Sam Chansons bretonnes avec Gwe naèl et Erwan - 22h Dim Nelson Simon el Charle Piddles 22h NOUVELLE COMPAGNIE THEATRALE; 1200 Bleury 886-1964 Relâche pour l’été Lé.PATRIOTE: 1474 F.Ste-Catherine 523-1131 Ah' les femmes" de Denise Guénet te Sam dim 21h Sm 20h 23h LE PATRIOTE EN HAUT: Les prisonniers du Mont de Vénus" de Jacques Morin — tous les soirs 20h.Sam 19h30 et 22h Relâche lundi et mardi.RIDEAU VERT: 4664 St-Denis 844-1793 Relâche pour l'été.SALLE WILFRID PELLETIER: Relâche THEATRE D’AUJOURD'HUI: 1297 Papineau 523-1211 ' Beau.bon.pas cher" de J.C.Germain, tous les soirs 20h30 Relâche lundi THEATRE DU NOUVEAU MONDE: 84 Ste Catherine O 861-0563 Citrouille de Jean Barbeau Sem 20h Sam : 17h.et 21h.Dim 19h Relâche lundi THEATRE DE QUAT’SOUS: 100 ave des Pins 845-7227 La tragédie américaine de l'enfant prodigue Tous les soirs 20h30 sam 19h30, 22h30 Relâche dimanche THEATRE MAISONNEUVE: Michel Delpech - 20h30 THEATRE PORT ROYAL: La libellule d'Aldo Nicolai Sam 18h 30 et 22h Dim 20h 30 8.00 Spiderman 8.30 Let's go 9.00 Flintstones 9.30 The Waterville gang 10.00 Story Theatre 10.30 The Hudson Brothers Show 11.00 Survival 11.30 Magic Tom's Road Show 12.00 Mission impossible 1.00 Saturday at the movie: The Italian Job” (comédie.Grande-Bretagne 1969) 2.55 Heritage Highway 3.00 Superstars of the mat 4.00 Celebrity Know Your Sports 4.30 Wide World of Sports 6.00 National geographic society 7.00 Emergency 8.00 Academy Performance: "Skin game" (comédie, américain 1971) 10.00 Herivage Highway 10.05 Odd Couple 10.30 Sing a Song 11.00 CTV National News 11.18 Pulse 12.00 The 12 midnight movie: "Whatever happened to Baby Jane" (drame, américain 1962) ¦ 2.00 Sign-off DIMANCHE C B F T O 8.55 Ouverture et horaire 9.00 Roquet belles oreilles 9.30 Le roi Léo 10.00 Une fleur m'a dit 10.15 Le jour du Seigneur 11.00 Rencontres 11.30 Sons et brioches 12.00 La semaine verte 1.00 D'hier à demain 2.00 5D 2.00 5D 3.00 Politique Atout 3.30 La soirée du Hockey: Les demi-finales.6.00 Le français d'aujourd’hui 6.30 Téléjoumal 6.40 Nouvelles do sport 6.50 Politique provinciale Le Parti Libéral".7.00 La petite patrie 7.30 Les beaux dimanches "Cirques du monde: le Circo Americano 8.30 Les beaux dimanches "Passion et Mort", (de M.Servet, participation suisse au prix Louis-Philippe - Kammansi.10.30 Téléjournal 10.45 Sports-Dimanche 11.00 Magazine 11.15 Ciné-Club “La salamandre" (film satirique, suisse 1971).C F T AA © 8.55 Horaire-bienvenue 9.00 Les p’tits bonshommes 9.30 La famille Stone 10.00 Papa a raison 10.30 C'était le bon temps 12.00 Bon dimanche 1.55 La route des Pionniers 2.00 L'Eglise sur la place 2.30 La soeur volante 3.00 A l'heure olympique 4.00 Télé-quilles 5.00 Information voyages 5.30 Au royaume des animaux 6.00 Music-Hall des jeunes 6.30 Show-Bizz 7.30 Cine-choix Samson et Dalilah” (drame biblique américain 1950).10.00 Regards sur le monde 10.30 Les nouvelles TVA 11.00 La onzième heure 12.00 Sans pantoufles: Tiens bon la rampe, Jerry" (comédie.américain 1966).1.30 Le 10 vous informe RADIO-QUÉBEC (Q 19.00 Sur 2 ou 4 pattes "Retour des oies blanches" 20.00 En se racontant l'histoire d'ici: "James Edmund Flyn" 9.00 Le sens de la vie: "La maladie" i C B AA T O 10.30 This is the Life 11.00 Meeting Place 12.00 Recital 12.30 Montreal Mosaic 12.45 A Way Out 1.00 Dollars and sense 1.30 Country Canada ANJOU: 7617 boni, des Galeries d'Anjou 353-5960 "Le canardeur" 1 00.5 05 .9.25 et "Pot Garrette et Billy le kid" 3.15.7.30 ATWATER I: Niveau métro Alexis Nihon 935-4245 "Towering inferno " 12.10, 3.10 6.10.9.10.ATWATER II: Niveau métro Alexis Nihon 3313 "Scenes from a marriage'' 1 00.3 50.7,00, 9 50.AVENUE: 1234 ave.Greene Westmount 937-2747 Murder on the orient express" 1.35, 4.05, 6 25, 8.50.BEAVER: 5117 ave du Parc 844-1932 "Split beaver girls" 12.00, 2.50, 5.40, 8'30 et "Female chauvinist" 1.10.4.00, 6.50 940 BERRI: 1280 St-Denis 878-2424 "La gifle" 2 45.5.10, 9 30 et "Le hasard et la violence" 1.15, 4.35.8.00 BIJOU: 5030 Papineau 527-9131 "Le bordel" 1 45.4 35.7 25.10.15 et "Je prends la chose du bon côté" 12.30, 3.20, 6.10.9.00 CANADIEN: 1204 Ste-Catherine E 423-5180 Chair pour Frankenstein” 1.00.2 45.4.30.6.15, 8.00, 9 45.CHAMPLAIN: 1815 Ste-Catherine E 524-1685 "747 en péril" 2 35.6.05.9 40 et 'Duel" 1 00.4.25 .7.55.CHEVALIER: 1590 St-Denis 845-3222 "Un linceul n'a pas de poche" 1 15, 3 55, 6.35, 9.15.CINEMA 2001: 855 Décarie 277-2001 Sam "La fête à Jules" 7.30.9 30 et "Homebodies" 12.00 p m.dim: "Homebodies" 3.00, 5.00 et "La fête à Jules" 7 30.9 30 CINEMA DE PARIS: 896 Ste-C’atherme O 861-29% "Les violons du bal" 1.30.3.30.5 30.7.30.9.30 CINEMA 7e ART: 3180 Bélanger'E 722-0302 "Satiricon" Sam 5.05 , 9 40.Dim: 12.25 5 00.9 40 et ' Symphonie pathétique ' sam: 7 25.dim : 2.45.7 25.CINEMA LONGUEUIL: 1 Place Longueuil "Un voleur qui vient diner" 3.20.7:30.et le guet-apens' 1,00, 5.00, 9 30 CLAREMONT: 5038 Sherbrooke O 486-7285 The day of the locust" 1.00, 3.35, 6 10.9.45 CREMAZIE: 8610 St-Denis 388-4210 Chinatown" 12.15.2 30, 4 55.7.15, 9 30.DAUPHIN: 2396 Beaubien 721-6060 «Salle Renoir) Scenes de la vie conjugale" 1.00, 3.50, 7 00, 9 50 'McLaren) Vincent.François.Paul et les autres" 100, 310, 5.15, 7 20.9 30 2.00 NHL Hockey playoffs 4.30 Sports week 5.00 Music to See 5.30 Hymn sing 6.00 The wonderful world of Disney 7.00 The Beachcombers 7.30 The Irish rovers * 8.00 The Waltons 9.00 Performance: "The good and faithful servant" 10.00 Encounter with Cancer 11.00 The national news 11.15 Nation’s business 11.21 Montreal tonight 11.37 Ciné-camp: " No limit" (comédie 1935) ¦ 1.10 Station dosing CFCF © 5.57 Sign-on 6.00 University of the air 6.30 The community ELYSEE: 35 Milton 842-6043 (Salle Ei-senstein) “La femme de Jean" 1.30, 3.30, 5.30.7 30.10.00 (Salle Resnais) " Stavis-ky." Sam.Dim.1.30, 3.30, 5.30, 7.30, 10.00.FESTIVAL: 12% Ste-Catherine E 525-8600 "Sweet movie" 1 20, 3.20, 5 20, 7.30, 9.20.FLEUR DE LYS: 858 Ste-Catherine E 288-3303 " Les violons du bal" 1 30.3.30, 5 30, 7.30.9 30.JEAN-TALON: 4255 Jean-Talon 725-7000 "L'odeur des fauves" sam: 6.40, 9 45 dim: 12.30.3 35, 6.40, 9.45 et " Alerte à la drogue' sam: 8.15, dim: 2.05, 5.10, 8.15.KENT: 6100 Sherbrooke O.489-9707 Journey back to 0z" 1.15, 3.10, 5.05, 7.00, 8.55.LOEWS: 954 Ste-Catherine O 866-5851 "Sharks treasure" 1.00, 3.00, 5.00, 7.00, 9.00.MAISONNEUVE: 3001 Sherbrooke E 525-2174 "L'odeur des fauves" Sam.: 6.40, 9.45, Dim 12.30.3.35 .6.40, 9.45 et " Alerte à la drogue” Sam : 8.15, Dim.: 2.05, 5.10, 8.15.MERCIER: 4260 Ste-Catherine E 255-6224 " Larry le dingue, Mary la garce" 2.45.6.20.9.55 et Refroidi à 99%" 12.55, 6 25.8.00 MONKLAND: 5505 Monkland 484-3579 "The Godfather 2" 1 10.4.45, 8 25.OUTREMONT: 1248 Bernard O 277-4145 Sam Death in Venice " 7.00 et "Cries and Whispers" 9 30 et "Myra Breckinridge” 12.00 pm Dim “If” 4.30 et ' Fritz le chat" 7.30 et "Cris et chuchotements" 9.30.PALACE: 698 Ste-Catherine O.866-6991 Figer sanction" 12.55 .3.50, 6.35 , 9 20.PAPINEAU: 4519 Papineau 521-6853 (Salle no 1): Les ordres" 1.00, 3.00, 5.00, 7 00, 9.00.(Salle no 2): "Mais qu'avez-vous fait à Solange ' 2 30, 6.00, 9.30 et “Ce monde merveilleux si dégueulasse” 1.00.4 25 , 7.55.PIERROT: 1590 St-Denis 845-3222 "Le mouton enragé" 1.00, 3.10, 5.20, 7.30, 9.40.PLACE DU CANADA: Hôtel Champlain 377-Dorchester O.861-4595 Funny Lawly" 1.30, 4 00.7 00, 9.30.PLACE VILLE-MARIE: (Peüt cinéma) 577 Dorchester 866-2644 "Reincarnation of Peter Proud" 12.15, 2.10, 4 00, 5 55, 7 50, 945 PLACE VILLE-MARIE: (Grand cinéma) ?577 Dorchester 866-2644 "Lenny" 12.45.2 55.5.05.7.20, 9 30 PLAZA: 6505 St-Hubert 274-6155 Chair pour Frankenstein" 1,00, 2.45.4.30, 6.15.8 00.9 45 7.00 Crossroads 7.30 Katherine Kuhiman 8.00 Rex Humbard 9.00 Oral Roberts presents 9.30 It is Written 10.00 The Hellenic program ¦ 10.30 Teledominica ¦ 1.00 Question period 1.30 Untamed world 2.00 Roller Derby 3.00 Garner Ted Armstrong 3.30 Hockey: "Les éliminatoires" 6.00 Travel '75 6.30 Going places 7.00 CTV Sunday mystery movie McLoud: the 42nd street cavalry" (policier, américain 1974) 9.00 Caribe 10.00 W-5 11.00 The CTV national news 11.18 Pulse 12.00 The 12 midnight movie "Dark victory" (drame, américain 1939) ¦ 2.00 Sign-off PUSSYCAT: 4015 St-Hubert 845-4215 Weekend girls" 1.10, 4.10, 7.00, 10.00 et " Very friendly neighbours" 11.45, 2.40, 5.40 8.30 RIVOLI I: 6905 St-Denis 277-4129 La baie sanglante" 3.05 , 6.25 , 9 40 et "Le pays du sexe sauvage" 1.20, 4.35, 7.55 RIVOLI II: 6905 St-Denis 277-4129 "Un amour comme le nôtre" 1.00, 3.00, 5.00.7.00, 9.00.ST-DENIS: 1594 St-Denis 849-4211 "Le spectre d'Edgar Allan Poe” 12.15, 3.35, 6.40, 10.00 et "La grande nouba" 1.40, 5 00.8 25.SALLE BREBEUF: 5625 Decelles, 731-1297 "South pacifie" (en français) 3,00, 6.45, 9.15.SEVILLE: 2155 Ste-Catherine O.932-1139 " Earthquake" 12.30, 2.50, 5.00, 7.15, 9.30.SNOWDON: 5225 Décarie 482-1322 Chinatown" 12.30, 2.45, 4.55, 7.10, 9.35.VAN HORNE: 6150 Côte-des-Neiges 731-8243 " Ten little Indians" 12.30, 2.45.5.00, 7.15, 9.30.VERDUN: 3841 rue Wellington, 768-2092 “Larry le dingue.Mary le garce" 2 50.6.15, 9 40 et " Refroidi à 99%" 1.15, 4 30, 8.00.VENDOME: Place Victoria 878-1451 "Julia"'12.15, 2.05, 3 55, 5 45, 7.35, 9 25 VERSAILLES: (Salle Rouge) 7625 Sherbrooke E.352-4020 Julia et les hommes" 3.10, 6 25, 9.40 et " La dame rouge tua 7 fois" 1.20, 4.35, 7.50.VERSAILLES: (Salle Bleue) 7265 Sherbrooke E.352-4020 "Un amour comme le nôtre" 1.00, 3.00.5.00, 7.00, 9.U0.VIDEOGRAPHE: 1604 St-Denis 842-9786 La magra (Documentaire sur la répression policière) 8h VILLERAY: 8042 St-Denis 383-5577 Larry le dingue.Mary la garce" 2.45, 6 20, 9 55 et " Refroidi à 99V 12 55, 4.25, 8 00 WESTMOUNT SQUARE: 1 Westmount 931-2477 "Alice doesn't live here anymore" 12.45, 2.45.4.45 , 6.50.9 00 YORK: 1487 Ste-Catherine O 937-8978 Young Frankenstein" 1 10, 3 10.5.10, 7.15.9 15.CINEMATHEQUE QUEBECOISE: 1700 St-Denis 844-6734.Relâche.CONSERVATOIRE D'ART CINEMATOGRAPHIQUE: 1456 boni, de Maisonneuve 879-4349 Sam.: "Fires on the plain" (de K.Ichikawa Japon 1959 ) 8h Dim The human condition (partie I et II - de Masaki Ro-bayashi - Japon 1959) 8h.cinéma (urge québécois.“Ici, on est peu nombreux; on se fait donc beaucoup remarquér.J’ai trente ans; on me considère comme un auteur établi.C’est dangereux.On risque de se vider complètement.Le public exige énormément dans de telles Circonstances.Ailleurs, à trente ans, on apprend son métier, on fait ses gammes.” Etre étudié dans les écoles pose à l'auteur de Ben Ur un problème.Le malaise qu’il ressent s’apparente beaucoup à celui maintes fois formulé par Michel Tremblay.“Quand j’étais à l’université en première année de lettres, dit Barbeau, j’ai étudié le Moyen Age.Je n’aimais pas cela.J’aurais voulu toucher à des réalités plus immédiates.Aujourd’hui, on m’étudie.Je devrais être heureux, mais c’est l’approche qui me choque.On étudie Tremblay comme Molière: c’est un non-sens.L’approche d’un auteur en train de se faire, et celle d’un auteur dont l’oeuvre est achevée, ne saurait être pareille.” L’écrivain enchaîne: “Quelqu’un veut faire une thèse de doctorat sur mon oeuvre.C'est gratifiant, mais nomifiant.Une telle situation nous fait porter des responsabilités qu’on ne devrait pas avoir.Le.risque de paralyser un créateur est énorme.Ce dernier en perd sa spontanéité, et devient trop critique.Il peut ne plus oser, par peur de faire un faux pas”.L’humour occupe une place de choix chez Jean Barbeau.Il constitue une façon de parler des choses, et, du coup, une manière de s’eri débarasser.L’humour enlève la charge d’émotivité qu’il y a sur un problème.D’ailleurs, la plume du dramaturge est toujours plus satirique gue drôle.Même dans une comedie d’apprence anodine, comme Joualiez-moi d’amour, il existe un fond de satire beaucoup plus subtil.La dimension du langage jouai fait rire, tout en appuyant une vision des choses très personnelle.Jean Barbeau affirme l’im- Eor tance capitale de l’humour, 'ans Une Brosse l'humour va du jeu de mots à la bonne farce vulgaire.Avec Goglu tout devient triste, mais on rit.Dans Citrouille on retrouve la même veine.Dépendant du contexte, le public pourra rire davantage.Ainsi, en 1970, lorsque Joualez-moi d’amour a été créée, on était en plein Octobre, juste après la mort de Laporte.Les gens riaient bien plus que je ne l’aurais cru, lia s’esclaffaient pour rien.La situation devient plus dégagée avec La Coupe Stainless.Nos héros sont des joueurs de hockey, et ils portent notre fierté avec la rondelle?La patinoire est la seule place où on est gagnant, nous les Québécois.Tout cela est devenu l’histoire de Ti-Bum Samson, joueur de ballon-balai, sport très populaire en Abitibi”.“Je n’aborde jamais la politique directement.J’en parle dans Une Brosse (la scène du député du premier ministre et de monsieur Capital).La séquence se situe à un niveau très primaire, viscéral, car les deux personnages sont saoûls.En parlant de gens victimes de certaines tares sociales, on finit indirectement par s’adresser à ceux qui mènent la barque.Le comportement des aliénés m’intéresse plus que le pourquoi (si évident tous les jours) de leur aliénation”.Les FILMS MUTUELS présentent le chef tJ'oeilV CC (Je INGMAR BERGMAN ÉÈ Scènes de la Vie Conjugale rpi • !• pu I IV LU.MANN et Mil ANI) K 1SI-UHMi.N Ivec HIUI ANDUiSSON LE DAUPHIN 1EIUIIEN PltS D ltEDVIltE.7?) C060 SAM.-DIM.: 1.00-3.50-7.00-9.50 LUNDI: 12.00-2.50-6.00-9.00 7 Wé’SÔ SALLE RESNAIS [ POUR TOUS un film de yannick bellon STAVISKY l’un des films de l’année qu’il faut absolument voir, femme de jean • Alain Resnais i 7lt.30 il 911.30 TOUSLES SOIRS tv j i 1 fy 855 DECARIE 277-2001 EN PRIMEUR •t an •xclutivité au 12004 GR,NÇANT c°M/qUe bonheu* ?INÉGALÉ! [pour Wles Violons ^ duBAL avec la participation de i MARIE-JOSÉE NAT JEAN LOUIS TRINTIGNANT MICHEL ORACH CINEMA Df PARIS I FLEUR DE LYS H4ansI* iiMasJ avec MAURICE R0NET JOSEPHINE CHAPLIN VITTORIO DE SICA FRANCIS BLANCHE ^ ÂiEmu — IA DROGUE JEAN-TALON ! MAISONNEUVE Swe&Mowe carole LAURE FESTIVAL ^Of) far extension, les spectateurs) a bonne nouvelle: la véritable liberté ne se trouve pas sur terre mais bien dans les airs.Le film débute en 1926, alors que Pepper gagne sa vie comme pilote acrobate au Nebraska.Pour cinq dollars il fait faire des ballades aériennes à tous ceux qui veulent bien monter dans son avion.Hill et son scénariste William Goldman nous font bien comprendre que tous ceux qui gagnent leur vie au sol en suant et en peinant avec acharnement ne méritent aucune forme de sympathie ou d’attention.Ainsi les habitants du Nebraska apparaissent ou lâches, ou assoiffés d’excitations fortes.Lorsqu’un ami de Waldo est grièvement blessé dans un accident d’avion, une immense foule accourt sur les lieux de la catastrophe et re- Ifs AIM S plastiques L’environnement de G.Fiore parCL\ll>E«OSSEI4X A la galerie Signal, Giuseppe Kiore a conçu un environnement sur le thème de la “mise en boite ’, environnement qu’il a réalisé avec la participation du Groupe des photographes populaires (A.Chagnon, J.Fio-rito.S.Laurin et A.Sénécal), de R Boudrias à la régie sonore, de D.Diféo à la menuiserie et de J.Archambault comme consultant.Cette présentation criti-que de l’organisation urbaine et de la qualité de la vie qu’on mène à travers notre décor quotidien arrive Comme un moment de réflexion et de prise de conscience de notre environnement.Fiore traite son sujet à travers des sous-thèmes qui relatent la récupération des dessins d’enfants sur les palissades entourant un chantier de construction où des tours d’appartements empilent Tune sur l’autre les cages à humains; l’ascension illusoire du statut social par la carte de crédit (qui mène trop souvent à l’enlisement); Tanonymant de la personne qui se confond aux messages publicitaires; la pilule pour le plaisir; les jardins artificiels; et le rêve des vacances dans les îles du Sud; bref, la société coincée, épinglée.Le langage de Fiore s’articule à partir de l’alphabet visuel du designer: couleurs unies chargées de leur symbolique propre: le gris pour la tristesse, le vert pour la nature, le blanc et le noir pour l'anonymat.Importance de la ligne et des contours découpés avec précision.L'artiste utilise des raccourcis visuels qu’il transmet au moyen d'images stylisées.Pour lui, la ville est grise mais la couleur s’y trouve dans le décor, les vêtements, l’image publicitaire.Ce langage plastique ne se retrouve pas chez les photographes, dont l’approche se situe davantage au niveau du documentaire: leurs photos reprennent les thèmes suggérés par Fiore mais illustrés à partir de réalités saisies sur lè vif.Ainsi, il n’y a pas plus belle synthèse de tout l’environnement que la photo représentant les jouets et le carosse d’enfant au pied d’un escalier en béton gris‘(murs et marches) d une conciergerie moderne.C’est là l’univers que la ville et ses dirigeants réservent aux ci- toyens: une “mise en boite’’ parfaite, de la naissance à la mort.D’autres photos viennent souligner à leur façon les déserts d’asphaltcet les parasites entretenus que sont les autos individuelles.Le projet de Fiore s'inscrit dans une démonstration qui veut amener la population à réfléchir sur son environnement et les conséquences de sa détérioration.L’artiste trouve dans cette façon de s’exprimer le besoin de signaler l’éveil de sa conscience à des problèmes sociaux qui le touchent particulièrement parce que lui-même se retrouve pris dans le_ système qui supporte la chaîne d’assemblage.Il souligne justement le fait que “nous sommes de plus en plus enfermés dans une boite.La ville est hermétique.Elle a pour effet de conditionner l’usager, en le privant de tout mouvement spontané dont il a besoin pour conserver son jue qui ne peut être atteint que dans l’harmonie avec le milieu ambiant.L'homme a besoin d'établir et de maintenir un lien biologique entre lui et l’univers, entre lui et ses oeuvres; un lien qui soit aux proportions et sous le contrôle de l'homme social.Les dangers de la ville actuelle sont de créer des zones où les individus perdent leur signification d'homme pour devenir uniquement des machines productrice» mises au service de la consommation.Ce n’est pas la première fois que Fiore démontre ses préoccupations sur l'environnement.Il y avait déjà le choix de l'épingle à linge et de la poignée de porte dans des travaux précédents: ce qui le farcinait le plus dans ces deux éléments étaient leurs qualités tangibles, leurs formes qui rappellent une continuité historique et culturelle, leur acceptation populaire comme utilité quotidienne.Par des exercices qui mettent en valeur les qualités esthétiques et utilitaires de l'objet, Fiore incite les gens à percevoir ia beauté fonctionnelle d'un objet qu’ils connaissent bien mais qu’ils risquent d'oublier pour l'avoir' trop souvent sous les yeux.Fiore voudrait éviter le gaspillage inutile.Il aime chaque élément qui s’inscrit harmonieusement dans l'univers de l'homme et lui permet de grandir en sagesse.C’est ainsi que se présentent théorique- HELEN DE SILAGHI LUDO POLLAK PEINTURES COSMIQUES PEINTURES NAÏVES Du 21 malau10|ulii 1430 ru* 8h*rbrook*, ou**t TéL- 933-9877 - 845-4361 Heures d’ouverture: Lun.au Sam.de 9.30 à 17.30 h.garde passivement souffrir le pauvre homme emprisonné dans sa carlingue au milieu des flammes.Seul Waldo a le courage d’air: il assommera le pilote afin e lui épargner les souffrances d’une terrible agonie.On doit admirer le geste humanitaire et reconnaître que tous les paysans sont bien veules! Seul le héros a été capable de poser un geste noble et courageux.Il se distingue ainsi de tous ceux qui l’entourent et s’élève au rang des grands personnages de l’Histoire.Son rêve ne peut donc se limiter à faire connaître à la plèbe les délices réservés aux purs de ce monde.Waldo voudrait surpasser l'Allemand Ernst Kessler (Bo Brundini, le plus illustre aviateur de l’époque.Après toutes sortes d'aventures comico-tragiques, il se retrouve à Hollywood comme cascadeur aux côtés de son idole.Waldo et Kessler deviendront (c’est bien entendu) de grands amis, mais comme il ne peut y avoir qu’un seul maître des deux, les deux hommes se livreront un combat aérien mor-.tel tout en ayant bien bien soin de se saluer chevaleresquement.Rien ne doit éclipser ou tamiser l’éclatante jeunesse et la suprême vigueur du héros infaillible.Roy Hill et Goldman ont donc cru bon de faire de Kessler un être vieillissant, fatigué; ruiné et complètement dépassé par les événements.Dès sa première conversation avec Waldo, on ne doute plus un seul instant que ce dernier remportera la victoire finale et s'assurera la conquête de l'air sans difficultés majeures.Avec ses phrases sentencieuses et laborieuses, Kessler a toutes les allures d’un vieux patriarche ennuyeux et peu difficile à déclasser.Roy Hill et Goldman ne sont amusés à nourrir et à alimenter sur une grande échelle leurs fantasmes puérils, leurs obsessions enfantines et leurs rêveries d'hommes qui auraient oublié de vieillir.On dirait d’ailleurs que le film a été conçu par deux grands enfants qui n'auraient jamais pu réaliser leurs rêves de jeunesse.Il est bien évident que pour eux Waldo Pepper représente un idéal vers lequel on devrait tous tendre.Ils semblent dire qu’il y a en chacun de nous un Waldo Pepper qui sommeille et que notre civilisation super-technologique n’a pas véritablement réussi à étouffer.Mais le film est tellement littéral, simpliste et manichéen qu’il ne s’élève jamais au niveau de la fable.Et qui peut s’identifier au fade Redford?Hill et Goldman (le scénariste f de Butch Cassidy) ont profité d'une mode cinématographique (le retour aux années ’30) pour ressasser les clichés héroïques qui inondaient les ‘ilms hollywoodiens des années '40: même glorification bêtifiante du héros inatteignable, presque désincarné.même dramatisation ,rossiere de la purification par 'héroïsme et meme idolâtrie de la lutte pour la lutte.The Great Waldo Pepper nous rapproche de toute la longue tradition du cinéma romanesque et romantique d'aviation.C'est une version à peine plus courtoise et gallante de Test Pilot avec Clark Gable, de Captains of the Clouds avec James Cagney et de The Lost Squadron avec Richard Dix et Joel McCrea.Dans le film de Roy Hill le charme et la naïveté ont disparu pour faire place à une sophistication glacée et inerte.Et comme toujours, le héros ne doit pas entretenir de contacts charnels et sexuels qui pourraient salir son image.L’amitié virile est seule permise.Lorsque Redford se retrouva dans les bras de Margot Kidder, réduite pour les besoins du film au niveau d’un accessoire sans attraits et presque asexué, on ne peut jamais croire qu’il existe une quelconque relation amoureuse entre eux.Ils s'embrassent trop discrètement et Kidder n'est là que pour nous prouver la virilité de Redford.Roy Hill avait besoin de la présence (?) d'une femme afin que le spectateur ne s'imagine jamais l'amitié liant Redford à Kessler et à son fidèle camarade Ezra (Edward Hermann) soit entachée par une insidieuse connotation homosexuelle.Le héros doit être pur et sans taches afin que le spectateur puisse applaudir à tous ses exploits et vivre, par son intermédiaire, ses aspirations les plus profondes.Si le film affichait une certaine imagination visuelle, on pourrait peut-être faire semblant d'oublier sa fatuité idéologique, mais comme on a déjà vu des combats et des acrobaties aériennes beaucoup mieux filmés et beaucoup plus excitants (songeons seulement à ceux de The Blue Max de John Guiller-min) et que les comédiens jouent de la façon la plus impersonnelle qui soit, on ne peut que regretter d'avoir perdu son temps a un film complètement tile anachronique et inutile.Dans quelques années, on ne parlera plus de George Roy Hill et de son insupportable Waldo Pepper.Le comble du cinéma chromé et futile, encore plus chiqué que The Sting.Est-ce possible?(Dorval et cinéparc Saint-Mathieu).les ( IM.Il \S ment ses manifestations.C'est dans cét esprit que l’environnement créé à la galerie Signal éveille le citadin et voudrait Ta-mener à sauver les valeurs positives de la ville.Celui-ci n’y parviendra qu’après avoir pris conscience de ses moyens d’action personnels et collectifs.S’il y avait un reproche à faire à Fiore, ce serait celui de nous avoir montré une ville trop propre! Il est vrai que le tapis de la galerie aurait peut-être mal pris les déchets qui quotidiennement jonchent dans les rues; mais par contre la manière “hard-edge” de traiter toutes les images choisies a l’inconvénient d’établir une distanciation entre le fait vécu et sa représentation.Ainsi utilisée, de l’image sera-t-elle plus forte, et son souvenir permanent?Je ne saurais le dire.Mais je me demande si on ne se souviendra pas davantage de la photo prise a la station de métro Longueuil, ou celle des gens qui passent Tété sur leurs balcons faute de pouvoir s’offrir un parc de quartier?Fiore a cherché à témoigner d’un mal qui se répand maintenant à travers tous les continents à une vitesse ahurissante.Que ferons-nous dans vingt-cinq ans alors que nous serons près de dix miluards d’individus sur cette terre?Nous serons pratiquement tous en ville.Alors faut-il la laisser se développer comme elle tend à le faire actuellement?Devons-nous la laisser entre les mains de développeurs immobiliers qui n’ont d’autre soucis que la rentabilité maximum de leurs propriétés?Ce sont là quelques unes des questions sous-jacentes à l'exposition et auxquelles nous sommes confrontés.Fiore a réalisé, compte tenu des moyens dont il disposait (il est seul à se financer) un environnement qui arrive à traduire efficacement son idée.Stavisky: L’affaire Stavisky rêvée par Alain Resnais et son scénariste Jorge (Z: La Guerre est Finie) Semprun.Une réflexion lucide sur les apparences, sur le vide des artifices bourgeois et une rêverie envoûtante sur le passage du temps.Si Resnais s’intéresse de si près aux excès baroques, aux extravagances mondaines et aux délires flamboyants d'un homme et d'une époque, c’est pour mieux en percer la vanité tragique et la désinvolture inquiétante.Stavisky s'apparente aux plus belles réussites d’Ernest Lu-bitsch et de Max Ophüls.Un film injustement sous-estimé par une grande partie de la critique.(Elysée).La Femme de Jean: L’évolution psychologique, morale et sociale d’une femme brusquement abandonnée par son mari.Un film émouvant mais un peu trop simpliste et prévisible réalisé par une femme intelligente et sensible: Yannick Bellon.(Elysée) • La jeune fille assassinée: Une enquête policière menée par un écrivain (Roger Vadim lui-même) désireux d'injecter un peu de vérité et de realisme à ses phantasmes intimes.Des retours en arrière laborieux, de la psychologie de Reader’s Digest et des mots d’auteur insipides.Réalisé par un Vadim qui ne parvient pas à être totalement sincère.(Pierrot).Frankenstein: Le mythe de Frankenstein revu et corrigé par Paul Morrissey.Une production sanguinolente, solennelle et insensible sortie directement de Tusine Andy Warhol.La technique des trois dimensions est loin d’être au point et assure aux spectateurs des maux de tête prolongés.(Cinéma V; Jean-Talon).• Funny Lady: Barbra Streisand gaspille son immense talent dans cette comédie musicale qui manque de grâce, d’élégance et de rythme.Un fossé sépare le film d’Herbert Ross du charmant Funny Girl de William Wyler.(Place du Canada).• Sweet Movie: Une inutile provocation signée Dusan Makave-jev.Le film n’est pas dépourvu de talent et d’imagination visuelle, mais il a le désavantage de succomber aux attraits de ce qu’il dénonce: la déchéance irréductible du monde occidental et le pourrissement des idéologies.Une oeuvre décadente sur la décadence.Le nihilisme de Makavejev est facile, agaçant et très ouvertement commercial.(Fleur de Lys; Cinéma V; Cinéma de Paris).EXPOSITION E.J.HUGHES HANS SCHLEEH J W.MORRICE VILALLONGA Olvhi 1 dp 'J j S JO forme Dimanche DOMINION GALLERY Ip |¦ 11ttjæîytfp^Rt oculpturos flw Canada dans Ih tyUMtJtlSmJe Gai“rn' Marchand d AM au Canada M.19 0UfST RUF SHf RBROOKl 845 7471 d 845 78.11 LA GALERIE DU LONG-SAULT C.P.390 ST-ANDRE, E.COMTE D’ARQENTEUIL P.Q.CANADA J0V1X0 TEL.: (514) 57?-3735 prttMfa JEUNES ARTISTES 75 du 4 au 28 mal 19711 tou* IM |our» d» 14 à 2a iMurtil (Mut I* m«rcr*" -1"".ji| ' 11 : 1.fit' ' h • 'h ' > • ¦ Shampoo: Les déboires d’un coiffeur de Beverley Hills en Eroie à des clientes affectivement et sexuellement insatisfaites.e dernier film de Hal (Harold and Maude) Ashby produit, interprété et écrit par Warren Beatty, en collaboration avec Robert Towne (le scénariste de Chinatown et de The Last Detail».Une oeuvre brillante et légèrement exhibitionniste qui provoque déjà des controverses.Un film sur le vide, mais pas un film vide! (Côte-des-Neiges).Seines de ia vie conjugale: Le portrait bouleversant d'un couple bourgeois subitement confronté à ses mensonges, à scs fausses illusions de bonheur et à l’éclatement de ses certitudes.La fluidité de la caméra, la souplesse du montage et la flexibilité de la mise en scène nous entraînent dans un univers où l'accessoire, l’inutile et le superflu n'ont plus aucune place.Bergman ne s’intéresse plus qu’aux frémissements des visages et aux palpitations des regards.Plus qu’un chef-d’oeuvre: de l’émotion a T état pur.(Dauphin et Atwater II).The Godfather — Part II: L'exceptionnelle réussite d'un artiste-réalisateur parvenu à la maîtrise de ses moyens.Francis Ford Coppola, après avoir renouvelé le genre gangster envers et contre les clichés qui Tenpoussiéraient, a pu compléter son premier Godfather par une oeuvre encore plus riche de détails, de chaleur dramatique et de sens philosophique.Al Pacino, qui joue le même rôle que dans le premier film, et surtout Robert De Niro.(Mean Streets) qui incarne son père à Tâge de vingt ans — au cours d’un magistral flashback — donnent des performances dignes du premier Parrain, Marlon Brando, absent cette fois.La montée sociale des Corleone en Amérique, conçue dans la violence de Tespoir et de l’ambition nue, se termine dans la violence du désespoir, et dans la sécheresse du cynisme (au Ciné-Centro,.Chinatown: Corruption, viol, meurtre, chantage.Tels sont les ingrédients du dernier film de Roman Polanski qui réévalue, à sa façon toute la longue tradition du film de série noire américain.Un peu trop fidèle aux modèles originaux (plus particulièrement à The Big Sleep de Raymond Chandler) mais traversé d’éclairs fulgurants.Un très bon scénario de Robert Towne et une flamboyante interprétation de Faye Dunaway.(Au Crémazie, en ver sion française).\.L.GEORGETTE BEAUPRÉ LOUISE LINCOURT modes — textiles "Rutic" — tissage créa Exposent leur oeuvres du 8 au 31 mai ('rilItTH* lit* l;i mit rit le d'Artisanat du QucIhh 2020 Université 3** étant* Station tlt* métro MtCiill Montréal, \\().288-3407 “L'ART FRANÇAIS Présentation d’Umberto Bruni |M*N'aN 20 mai I/O OUEST LAUHIEH t T 7 Z 1 / 0 FERME LE LUNDI FOYFR DES /MS EÆON 9 FI/1GE,CFNTRE-VILLE Exposition Léo Ayotto jusqu au mardi 27 mal Collection d artistas canadiens réputée tale qua M.Favreau, J.-Marc Bller, G.Pfeiffer, R.Simpkins, H.Gerth et autres EATON 10 • Le Devoir, samedi 17 mal 1975 cahier des arts et lettres Le Vieux-Montréal restauré sera-t-il un Disneyland?/- par JKA!\-CL/\1JI»K MAKSAN Tout récemment, le ministère des Affaires culturelles, s’appuyant sur les pouvoirs étendus et explicites que lui accorde la loi sur les biens culturels dans les huit arrondissements historiques du Québec (dont celui du Vieux-Montréal), a refusé aux Soeurs Grises le droit de démolir leurs édifices de la rue Saint-Pierre.Ce refus remet en cause la restauration que les religieuses souhaitent faire de leurs immeubles de la Pointe-à-Callières.Après les errements de ce ministère dans le domaine de la restauration, notamment dans le cas du Fort Ingall à Cabano, cette décision apparaît judicieuse et rassurante.Nous aimerions expliquer ici les conséquences désastreuses, à la fois pour notre culture comme pour l'avenir du Vieux-Montréal, que pourrait avoir ce projet de restauration.Elaboré par l’architecte Gilles Vilandré, ce projet des Soeurs Grises consiste à restaurer, voire à reconstituer en grande partie, leur maison-mère de la Pointe-à-Callières dans l'état où elle se trouvait lorsqu'elles l’abandonnèrent pour s’établir, en 1871, dans leur actuel couvent du boulevard Dorchester.Cette maison-mère était, à l’époque, constituée d’un corps principal de bâtiment, agrémenté d’une chapelle au centre et flanqué de deux ailes latérales.De ce complexe, il ne reste aujourd'hui qu'une partie du corps principal de batiment (remontant partiellement au vieil hôpital des frères Charron construit en 1692-94) et l'aile ouest, longeant la rue Normand, construite entre 1765 et 1851.La majeure partie de la chapelle et toute l’aile est, érigée entre 1823 et 1832, ?L’AIDER C’EST AGIR ItirATKI MMSONNfPVï fi IMAC! 1)1 SARIS ont été démolies au début des années 1870 pour permettre l'ouverture du tronçon de la rue Saint-Pierre reliant la place d'Youville à la rue du même nom.Dans les années 1871-74, les deux côtés de ce tronçon de la rue Saint-Pierre, à l’exception d’une partie encore occupée par le couvent, ont été flan- aués d’édifices commerciaux une grande qualité architecturale.Malgré le caractère séduisant de ce projet, il s'avère fortement aiscutable à plus d’un point de vue.D'abord, il fait appel à une conception totalement dépassée de la restauration.En effet, depuis que la conservation des oeuvres d’architecture est apparue aux nations comme une nécessité et un devoir, le concept même de la restauration a beaucoup évolué.Si à la fin du 18e et au début du 19e siècle, on cherchait surtout à rendre à l’oeuvre ancienne sa figure d’origine, quitte à suppléer a l’absence des parties par des reconstitutions plus ou moins fidèles, cette façon de faire n’a plus cours aujourd’hui.Des recherches de spécialistes, de multiples tentatives et de nombreuses conférences nationales et internationales ont graduellement fait émerger une conception plus critique de la restauration.Maintenant — et la Charte de Venise de 1964 est explicite à ce sujet — on vise plutôt la consolidation, en faisant attention de garantir, dans l’environnement touché, la permanence de la variété des forces qui peuvent s’y manifester.Sans doute existe-t-il des exemples récents de reconstitutions historiques, telle celle de la Vieille Ville de Varsovie, ou celle de Louisbourg en Nouvelle-Ecosse.Dans ces deux cas cités, comme dans d’autres, les motifs à l’origine de ces reconstitutions ne sont pas toujours d’ordre strictement culturel.Ainsi, à Varsovie, la fierté nationale a sûrement joué un rôle important dans l’entreprise de la reconstruction de la capitale polonaise.Dans le cas de Louisbourg, la nécessité de recycler une main-d'oeuvre en chômage fut déterminante dans LIGNA BOYD Qultare classique et Cuivres canadiens LUNDIp 26 mal, 1975 8:30 P.M.$3.50, $4.50, $5.50, $8.50, $7.50 27 MAI: Stompin’ Tom Connors on peut vaincre le cancer SOCIÉTÉ CANADIENNE DU CANCER ENTIEREMENT m&iE DU 30 MAI AU 3 JUIN Undl.rnrdl.vmtfrtdl 2k30tt8h00f.ii.8MidU0k30i.it.2h30itSk00p.M.OkRitcht.1k30it5h30p.it.Ronald McDonald an personne TOUS LES 8IÊQR8 SONT RÉSERVÉS $2.00 $3.00 $4.00 BILLETS EN VENTE MAINTENANT AU FORUM ET CENTRES TRS FORUM ^ lEk CLIMATISÉ Christ Church Cathedral NOYE’S FLUDDE de Benjamin Britten un opéra avec : Claude Corbeil (baryton) Deborah Kraus (contralto) et Earl Pennington (ta voix de Dieu) orchestre et choeur août la direction de Qêrald Wheeler 20h30 prix d’entrée: $5.00 (adultes) - $2.50 (enfants) Billets en vente à: Cathédral office, 1440 Union Diocesan Book Room, 1446 Union 1 Information: 288-6421 la décision du gouvernement fédéral de ressusciter cette vieille ville française.Habituellement, ces types de reconstitutions, aussi réussies soient-elles, ne font pas facilement l’unani-mité, (sauf, peut-être, celle des touristes); les populations locales, pour leur part, ne s’y identifient que rarement.C’est malheureusement le cas, par exemple, de la place Royale à Québec.Pour employer les termes du professeur André Cor-boz, spécialiste dans ce domaine, cette reconstitution québécoise se révèle “une plaisanterie coûteuse et dépourvue de toute justification autre que touristico-folklorique’ ’.Par contre, il existe dans le monde une multitude d’exemples de restaurations ‘qui apparaissent être autre chose qu’un retour nostalgique en arrière — comme si le temps Eourrait faire marche arrière! ’exemple de la cathédrale Saint-Michel de Coventry, en Grande-Bretagne, les resume assez bien.Une nouvelle cathédrale, de conception architecturale contemporaine, a été construite à côté des ruines de l’ancienne cathédrale gothique, détruite lors d’un raid aérien de la Luftwaffe, et dont il ne reste aujourd’hui que les murs et le clocher consolidés.Parallèlement à l’édifice moderne, Ja vieille cathédrale à ciel ouvert sert encore, principalement pour des cérémonies en plein air.Discutable en elle-même, cette reconstitution historique proposée par les Soeurs Grises l’est davantage lorsqu’elle réclame la démolition de la plupart des édifices commerciaux victoriens qui longent la rue Saint-Pierre, notamment le bel alignement du côté est.Ces édifices témoignent d’une période excessivement importante de l’histoire de notre métropole, celle de l’industrialisation et d’une urbanisation fondée sur la rentabilité des sols.Ils sont le reflet d’une capacité originale d’adaptation aux changements profonds de la structure économique et sociale de l’époque.Au point de vue architectural, ces édifices commerciaux victoriens apparaissent, par leur principe structural de poutres et colonnes, par leurs plans libres et leur expression architecturale commandée par la structure interne, comme d’audacieux prototypes de notre architecture commerciale contemporaine et un apport essentiel à l’épanouissement qu’a connu, à la fin du 19e siècle, la fameuse école de Chicago.Avec les entrepôts des rues de Bresoles, Le Royer et Saint-Dizier, édifices réalisés d’ailleurs par le même architecte, Michel Laurent, ces édifices commerciaux de la rue Saint-Pierre constituent les seuls ensembles architecturaux d’une homogénéité de conception, d’échelle, d’expression et de plastique architecturales de tout le Vieux-Montréal.Dans cette optique, ils s’avèrent totalement essentiels au caractère de l’arrondissement historique, qui est avant tout, que l’on le veuille ou non, celui d’une “city” commerciale du siècle dernier.Plusieurs personnes se refusent à reconnaître une valeur à cette architecture commerciale victorienne, principalement parce qu’elle mest pas d’inspiration française.S’il fallait démolir ou négliger tout ce qui n’est pas d’inspiration française dans le Vieux-Montréal, il ne resterait plus grand-chose dans l’arrondissement historique.Cette attitude révèle une conception fort étroite de la culture, comme si la culture québécoise ne( devait posséder qu’une seule source d’inspiration et ne devait pas témoigner de l’accumulation de l’expérience.En tenant compte de la situation géographique du Québec et de l’histoire particulière qui fut la nôtre, la culture québécoise ne trouvera sa véritable authenticité que dans l’assimilation assumée des multiples influences qui l’ont imprégnée.Il n’y a rien de déshonorant dans ce processus: quelle culture, de la culture française à la culture anglo-saxonne, s’est façonnée autrement?Du point de vue de l’architecture, par exemple, LES PETITS CHANTEURS DU -ROYAL Salle CLAUDE CHAMPAGNE Mercredi, 21 mel A 20.00 Billets à $2.00, $3.00 et $4.00 En vente au Bureau général de l’Oratoire.733-8211 Chai d'orchaatra ALEXANDER BROTT 2t sept.ORCHESTRE DE CHAMBRE McGill Saison 1975-76 8 CONCERTS EXCEPTIONNELS LES LUNDIS SOIR 20 oct.3 nov.ANDRÉ BERNARD Trompait» T oral» - Talamann Idée.GARY KARR Controbano Couparln - Bottaalnl 26 |an.Orch.mu.Hamilton BOMS BNOTT, dlrtcMur DENNIS BNOTT.HOonoallo •ho et afcovtetv-Beethoven 16fév.CONCERT BACH LOUIS CHARBONNEAU MENAHEM PRESSLER "L'Art do la Fugua " Tlmbalat piano Mozart ¦ Donatonl CONCERT MOZAfll 22 mars S avril à JEAN-PIERRE RAMPAL FlOto CONCERT VIVALDI ABONNEZ-VOUS DÈS MAINTENANT ET OBTENEZ O CONCERTS GRATUITS JEAN-JACQUES KANTOROW Violon Leclalr - Haydn ABONNEMENTS (Adultes $35.00 - Étudiants $10.00 - Billets $0.00) Un chèque ou mandat-poste à l’ordre de Orchestre de Chambre McGill doit être posté avec enveloppe-réponse affranchie à: 1745, avenue Cedar, Montréal Informations ot réiervationt: 935-4955 * THI A1R[ M \ls( )sv\i[ l W quel Français songerait à réclamer la démolition du Palais du Luxembourg à Paris sous prétexte que ce dernier s’inspire, sur certains points, du Palais Pitti de Florence?Quel Anglais sérieux souhaiterait la disparition des oeuvres du grand architecte Inigo Jones sous prétexte que celui-ci s’est fortement inspiré de l’architecture italienne, particulièrement de celle de l’architexte Palladio?Au lieu de se désespérer parce que le Vieux-Montreal ne possède que peu d’édifices d’inspiration française, et de se morfondre à en reconstituer des abstractions sans vie, pourquoi ne pas se réjouir du fait que ce secteur renferme l’une des concentrations de bâtiments d’architecture commerciale protorationaliste les plus intéressantes et les plus considérables de tout le continent nord-américain?En ce sens, le contre-projet soumis par le service de l’Habitation et de l’Urbanisme de Montréal fait état d’une approche plus innovatrice et plus dynamique face à la restauration des immeubles des Soeurs Grises.Ce contre-projet limite la restauration aux édifices encore existants, à l’exception de la partie disparue de la chapelle qui pourrait être reconstruite.Pour le reste, la rue Saint-Pierre est fermée à la circulation motorisée pour devenir une voie piétonnière.Cette solution offre l’avantage de confronter deux conceptions architecturales, pré-industrielle et industrielle, de mettre en pa- rallèle deux styles très différents, de s’inscrire enfin dans le sens de l'évolution historique de la cité.Cette solution assure la continuité et la cohérence de l’expression culturelle, au lieu de masquer la réalité pour satisfaire la nostalgie de quelques-uns.Si l’on considère que la démolition des édifices commerciaux de la rue Saint-Pierre sera une intervention difficilement réversible, on peut s’interroger pourquoi, face à la population, quelques personnes auraient le droit de privilégier une expression de la culture au détriment de l’autre, alors que toutes les deux font partie intégrante d’une culture québécoise authentique.La conservation de ces édifices commerciaux victoriens présente un avantage supplémentaire.En effet, par leur structure de poutres et colonnes dégageant des plans libres, par leurs dimensions et par le rythme de leur fenestration, ils se prêtent facilement à la fonction d’habitation.Selon le contre-projet présenté par le service de l’Habitation et de l’Urbanisme, ces structures de la rue Saint-Pierre pourraient accommoder plus de soixante logements.Cest d’ailleurs à cette fonction de résidence que seront destinés, très bientôt, les entrepôts des rues de Bresoles, Le Royer et Saint-Di-zier.Et c’est précisément de résidents permanents (reflétant, autant que possible, une variété de classes sociales) que le Vieux-Montréal a le plus besoin pour perdre son ac- tuel caractère artificiel, pour susciter, à l’intérieur même de l’arrondissement historique, les interrelations sociales, économiques et culturelles essentielles à la vie dynamique de tout quartier normal.Il ne faut pas ignorer, en effet, que depuis 1956, le secteur compris entre les rues McGill, Craig, Berri et le fleuve a perdu plus de 50% de sa population, passant de 2,400 habitants à cette date à environ 1,100 au recensement de 1971.On constate donc que ce type de restauration, et particuliérement dans un arrondissement classé, nécessite une approche à la fois historique, architecturale et urbanistique, qu’il doit être également conçu en termes de planification et, à ce titre, intégré dans des plans territoriaux régulateurs.Maigre cette évidence, on se plaît à répéter, au ministère des Affaires culturelles, que la loi sur les biens culturels n’a pas pour mission de contribuer à rurbanisme.Ce fut d’ailleurs la raison invoquée par le ministre Cloutier nour justifier la démolition delà maison Van Home; “il n’est pas question de se servir de la loi sur les biens cultu- rels à des fins de planification urbaine”.Pourquoi vouloir éviter toute implication urbanistique, comme si la culture ne puisait pas également son essence dans l'organisation sociale et la structuration spatiale?On ne conserve pas des édifices comme on collectionne des timbres.Car un bâtiment s’inscrit dans un cycle économique, fait partie intégrante d’un tissu social et contribue à un environnement spatial.Ce projet de restauration des immeubles des Soeurs Grises à la Pointe-à-Callières constitue le plus gros projet privé de restauration jamais envisagé dans l'arrondissement historique.Il représente également un des projets les plus susceptibles de relancer, ces prochaines années, le développement du Vieux-Montréal.La décision du ministère de ne pas permettre la démolition des édifices victoriens de la rue St-Pierre, ou de la permettre, orientera toute l’évolution de ce secteur historique.Soit vers un retour à de véritables valeurs culturelles et urbaines, soit vers l’accentuation de son caractère, déjà trop perceptible, d’un “Disneyland’’ touristique.Les Ateliers de Françoise Graham Enrg.51(0 avenue du Parc (Coin Laprier) • Expression corporelle • Chorégraphie • Technique Permit de culture personnelle du Ministère de l'Éducation No 749870 Renseignements: 273-2213 U CHORALE ALLEMANDE DE MONTREAL vous invite à la Maison Allemande 20 Boul.Crémazie Est, coin Bout.St-Laurent VENDREDI, 16 MAI, 8h P.M.: CONCERT D’ANNIVERSAIRE (ZOlèma anniversaire) La Chorale Allemande de Montréal (K.H.Pees) L'Ensemble Vocal Katimavik (André Beaumier) La Chorale des enfants allemands (Christel Lorek) SAMEDI, 17 MAI, 8hP.M.: DANSE ANNIVERSAIRE DIMANCHE, 18 MAI, 10h A.M.- MIDI 2h P.M.à 4.30h P.M.CONCOURS DE CHORALES 12 choeurs de l’Association Chorale Germano-Canadienne y participeront INFORMATION: 866-8856; 676-1024; 1-346-3772.Ve y\ ç0V® a^00’ Ô'» aWé»' a\e ,\o
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