Le devoir, 12 juin 1975, jeudi 12 juin 1975
Fais ce que dois la météo: Plutôt nuageux.Venteux par moments.Pluie passagère débutant en fin de journée.Maximum 25 à 28.Aperçu pour vendredi: nuageux et averses.20 CENTS Vol.LXVII - No 134 Montréal, jeudi 12 juin 1 975 Saint Jean La Saskatchewan donne une majorité réduite à Blakeney REGINA (CP) — Le gouvernement néo-démocrate du premier ministre Allan Rlakeney a été réélu, hier, en Saskatchewan, mais avec une majorité réduite.M.Blakeney, qui avait sollicité un mandat décisif pour l'appuyer dans ses négociations avec Ottawa sur la question des ressources naturelles, a eu la Allan Blakeney déception de constater de profondes percees des conservateurs et des libé raux.Les résultats sont bien loin de la vic-tiore écrasante du parti aux élections de 1971 où les néo-démocrates avaient raflé 45 circonscriptions et les libéraux 15.Le nouveau facteur de ce scrutin où 61 sièges étaient en jeu par suite d'un réaménagement des circonscriptions, a été la poussée vigoureuse des conservateurs, qui, aux élections précédentes n’avaient réussi à remporter aucun siège.La plupart des gains du Parti conservateur semblaient être obtenus aux dépens du NPD bien que dans l'ensemble on notait que les néodémocrates et les liberaux s'échangeaient des sièges.A la dissolution du Parlement, la répartition des forces se lisait comme suit: NPD 44; libéraux 13.Indépendant 1; sièges vacants 2.M.Blakeney a été le premier leader de parti déclaré réélu dans sa circonscription de Regina-Elphinstone.suivi du chef conservateur, M Dick Collver, dans Nipawin.Le chef libéral, M.Dave Steuart, a été réélu dans Prince-Albert-Duke-Lake où la lutte a cependant été plus serrée.Le ministre de l'Industrie, M.Kim Thorson, a été défait dans Estevan par le conservateur Robert Larter et d'autres députés néo-démocrates ont également baissé pavillon devant la poussée libérale et conservatrice.Le ministre des Coopératives, M.Don Cody, a perdu la circonscription de Voir page 6 : Blackeney y Avortement La Corporation des médeci ns refuse de prendre position par Solange Chalvin C'est par un vote extrêmement serré que les 76 médecins qui assistaient hier soir à l'assemblée générale annuelle de leur Corporation professionnelle ont rejeté une proposition réclamant une prise de position officielle de leur Corporation en faveur du retrait immédiat de l'avortement du Code pénal.La proposition présentée à l'assemblée par le Dr Pierre Viens, l'un des signataires de la déclaration dans laquelle 116 médecins avouaient avoir contribué à des avortements, réclamait une étude du-bu-reau de la Corporation avant une prise de position officielle et souhaitait également que la Corporation réclame du ministère L’affaire Morin se règle à l’amiable QUEBEC (par Gérald LeBlanc) — Libéraux et péquistes ont enfin accepté de régler à l'amiable la désormais célèbre affaire Morin mais le communiqué conjoint sur les termes de l'entente ne sera déposé que la semaine prochaine devant la commission parlementaire de l'Assemblée nationale.Les deux parties se sont en effet engagées à garder le secret le plus strict sur Tes termes de l'accord mais il était facile de voir hier qu'un développement majeur était intervenu dans cette affaire ouverte à la mi-décembre 1974.Tout d'abord, les caucus des députations libérale et péquiste ont été saisis du terrain d'entente suggéré par les négociateurs, M.Robert Burns pour le PQ et MM.Gérard D.Lévesque et Jean Bienvenue pour le gouvernement libéral, pour régler à l'amiable, comme le souhaitait et 1 avait indiqué publiquement le président de l’Assemblée nationale, M.Jean-Noël Lavoie.L'appui des troupes ayant été obtenu, non sans peine au caucus libéral, les négociateurs continuaient leur travail sur le parquet de la Chambre et dans les miniréunions convoquées toutes les quinze minutes par le président Lavoie.C’était tantôt ( équipe gouvernementale (MM.Bourassa, Levesque et Bienvenue), Voir pago 6: Affaira Morin des Affaires sociales une législation afin de promouvoir un meilleur service de planification familiale.Depuis la présentation de la déclaration des ''116", 44 médecins se sont ajoutés au signataires, ce qui porte leur nombre à 160.Le débat fut orageux et occupa une bonne partie de l'assemblée générale.On répéta à plusieurs reprises qu'il n'était pas question de se prononcer en faveur ou contre l'avortement.Le président de Iq Corporation, le Dr Augustin Roy, avait signalé à ses confrères que l'association des gynécologues et obstétriciens avait de son côté demandé à la Corporation de faire connaître publiquement son opinion au sujet de l'avortement On tenta au cours du débat d'invoquer l'absence d'un trop grand nombre de médecins pour présenter une telle proposition.Toutefois, on accepta à l'unanimité tous les rapporrts soumis par les différents comités de la Corporation dont certains incriminaient directement le travail professionnel de quelques médecins.On accepta également une hausse de cotisation pour les cinq prochaines années.Celle-ci sera portée de $150 à $225.’ 'Au lieu de penser à nos confrères qui sont absents et qui ne s’intéressent pas aux questions de la Corporation professionnelle des médecins, pensons plutôt à nos patientes" proposa un médecin.On répéta également que certains hôpitaux n’avaient pas de comités thérapeutiques et que bien des médecins devaient soigner des patientes qui avaient eu recours à des avortements clandestins, dans des conditions lamentables.Bref, les médecins refirent en une heure, le débat qui est omniprésent dans le public depuis plus de cinq ans.Cest enfin sur un vote divisé que la résolution en faveur du retrait de l'avortement du Code Voir page 6 : Médecins PETIT LAROUSSE édition 1975 Dénouement tragique à New Westminster Un otage tombe sous les balles des gardes NEW WESTMINSTER, C.-B.(CP) -Après 41 heures de captivité, les 15 otages ui étaient retenus par trois prisonniers u pénitencier de New Westminster ont réussi à prendre la situation en main et à créer une diversion qui a permis aux gardiens de l'institution d’entrer dans le local où ils étaient gardés prisonniers.Cette libération ne s'est pas faite sans effusion de sang, et une otage, Mary Steinhauser, 32 ans, a été tuée par les coups de feu qu’ont tirés les gardes en faisant irruption dans le local.Un des ravisseurs, Andrew Bruce, a été blessé au cou et à la rate.On avait d'abord cru que Mlle Steinhauser avait été poignardée par l'un des ravisseurs, mais une autopsie pratiquée hier après-midi a permis de déterminer qu elle avait été touchée de deux balles, à 1 épaule et au coeur.Son corps ne portait pas la moindre marque de coup de couteau.Les détails de cette libération étaient encore incomplets hier en fin d'après-midi.Un des otages, semble-t-il d'après les déclarations recueillies après leur libération, a profité d'un moment d'inattention de Bruce Wilson, celui des ravisseurs qui avait demandé mardi qu'on lui ap- porte du Demerol et des Vallium, pour le frapper à plusieurs reprises à la tète avec un objet qui se trouvait dans la pièce.Au même instant, les otages refermaient sur eux la porte d'un coffre-fort qui se trouvait dans la pièce où ils étaient gardés.Les autorités pénitentiaires, à l'affût derrière la porte du réduit, ont profité du tumulte qui s'ensuivit pour y faire irruption, en tirant huit coups de feu Malheureusement.Mlle Steinhauser.que les mutins gardaient à vue plus attentivement, et qu'ils menaçaient d'un couteau à la gorge chaque fois que des média- teurs de l'extérieur obtenaient la permission d'entrer dans le réduit, n'a pas eu le temps ou la chance de se cacher dans le coffre-fort, et eshtombée sous les balles des gardes.Andrew Bruce a aussi été touché.Mlle Steinhauser a succombé dès son arrivée à l'hôpital.Bruce y a subi une intervention chirurgicale et n est pas en danger immédiat Les autres ravisseurs ont été conduits dans les cellules du poste de police municipal tandis que les otages rentraient chez eux Le tout s est déroulé en quelques ins- Voir page 6: Otage tué sommaire, ¦ Paul-Emile Dalpé voit déjà éclater la CSN ¦ La CEÛ pourrait adoucir, renverser sa dénonciation du rapport Cliche — page 2 ¦ A Sainte-Justine, adieu, dents ternes ¦ Les mines d’amiante pressent Québec de promulguer les normes sur les poussières — pages ¦ La pointe de l’iceberg-CIA: un éditorial de Georges Vigny ¦ Le non du ministre ne réglera rien:: un commentaire de J.-C.Leclerc ¦ M.Chevrette et la CEQ: un commentaire de Michel Roy — page 4 ¦ La presse cherche vainement à répondre à une question de $48,000 ¦ Foi et Lumière organise un voyage à Rome pour les handicapés mentaux ' — page 7 ¦ Le juge Charles Cliche examine la constitutionnalité de la loi spéciale sur les débardeurs — pages ¦ Dans le panier à provisions: le poisson à son meilleur — page 15 SSkSS ¦ .Après 41 heures de détention dans un réduit exigu, un des 15 otages qui étaient détenus par trois prisonniers du pénitencier de New Westminster s'élance à grandes enjambées vers la liberté et l’air frais.Une otage, Mlle Mary Steinhauser, a été tuée quand des gardes ont ouvert le feu sur les prisonniers.(Téléphoto CP) L’OPE P omet le dialogue Pétrole libellé en DTS en octobre et hausse cumulative LIBREVILLE (par LAPP) - Le remplacement du dollar par le DTS pour le calcul des prix pétroliers sera effectif au 1er octobre, et la hausse du pétrole résultant de ce changement dans le calcul des prix se cumulera avec la revalorisation des prix du brut à l'issue de la fin du "ger décidé par l'OPEP.Ainsi en a décidé l'OPEP, trouvant une formule de compromis entre les pays qui souhaitaient l'abandon du dollar immédiatement et ceux qui préféraient ne pas toucher à l'unité de compte-pétrole.La hausse des prix interviendra sans conditions suspensives au 1er octobre prochain, indique le communiqué final de l'OPEP publie à Libreville hier à l'issue des travaux de la 44ème conférence de l'organisation.Dans le communiqué, il n est fait aucune référence à une éventuelle poursuite du dialogue qui permettrait de prolonger le gel, contrairement à ce que l'OPËP avait décidé auparavant.En décembre dernier, lorsque l'OPEP avait décidé de geler les prix du pétrole, il avait été indique que ce gel de neuf mois pourrait être prolongé pendant toute Tannée 1975 si un dialogue fructueux était engagé avec les pays consommateurs de pétrole.Le communiqué publié à Libreville ne fait plus mention de cette condition, soulignant la baisse accrue des revenus pétroliers.Le communiqué laisse entendre en outre une augmentation des prix du gaz naturel, supérieure à ce que sa simple va- leur calorifique imposerait, en "raison des qualités propres du gaz naturel " Contrairement à ce que la plupart des délégués de TOPEP souhaitaient et avaient eux-mêmes annoncé, les pays producteurs de pétrole ne différencieront donc nas, lors de la prochaine hausse des prix du brut à Tautomne ce.qui revient à l'inflation ou ce qui est dü à la dépréciation du dollar.La volonté politique de l'Organisation des pays exportateurs de petrole de soustraire ses revenus aux influences extérieures a dû céder le pas devant la situa- votre guide de VOYAGES et TOURISME Page* 16-17-18-19 tion économique actuelle défavorable aux pays producteurs de pétrole, estime-t-on généralement à Libreville à Tissue de la présente conférence ministérielle de TOPEP.Après avoir pris successivement le contrôle partiel ou total des compagnies opérant sur leurs territoires, donc de la production de brut puis le droit de fixer unilatéralement le prix de leur pétrole, les pays membres souhaitaient préserver leur pouvoir d'achat selon leurs propres règles.("est la signification du remplacement du dollar par les droits de tirage spéciaux (DTS).Mais si TOPEP en a décidé le principe, elle a dû se résoudre à en différer l'application en raison notamment de la surproduction actuelle du pétrole qui pèse sur les prix.Il aurait été, en effet, difficilement concevable de tenter d'imposer une hausse de 3 pour cent sur des prix qui tendent en permanence à baisser.L'abandon du dollar au profit des DTS, que certains délégués espéraient voir ' entrer en vigueur des le 1er juillet, est reporté au 1er octobre.Cette date est également celle à laquelle expire le “gel " des prix appliqué depuis le 1er janvier dernier.En janvier 1976 les prix du brut seront fixés vraisemblablement en hausse et libellés pour la première fois en DTS.En optant pour les DTS, TOPEP, considère-t-on dans la capitale gabonaise, a voulu attirer l'attention sur le fait que le système monétaire international, créé Voir page 6: L'OPEP L’opposition réclame une enquête publique OTTAWA (PC) En négociant avec les trois prisonniers détenant 14 otages au pénitencier de New Westminster, le gouvernement a cherché avant tout à s'assurer que les otages soient en sécurité et ensuite que les criminels ne puissent impunément s'enfuir à l'étranger C’est ce qu'a déclaré hier, aux Communes, le premier ministre Trudeau en réponse aux questions de l’Opposition, qui a demandé des éclaircissements sur la tragédie survenue quelques heures auparavant au pénitencier de Colombie-Britannique, alors, que Tun des otages, Mme Mary Steinhauser.perdait la vie dans des circonstances qui ne sont pas encore très précises.Le solliciteur général a pour sa part demandé la tenue d une enquête policière, en vertu de la Loi sur les pénitenciers, ce ui lui a valu de vives critiques de la part es porte-parole de l'Opposition, qui ont réclamé une enquête publique présidée par une personne indépendante.D'après les déclarations du premier ministre et du solliciteur général, un pays étranger aurait accepté à certaines conditions, d’accueillir les prisonniers vers 23h00 mardi soir, mais le message ne leur fut pas communiqué jusqu'au moment où, apparemment, les otages décidaient de prendre la situation en main, vers 4h00 mercredi matin.Après plusieurs démarches auprès de nombreux gouvernements étrangers, un pays, qui n’a pas été nommé, avait accepté de recevoir les prisonniers, mais à la condition que ceux-ci soient immédiatement incarcérés pour être retournés au Canada dans les plus brefs délais.Pourquoi ne pas avoir alors transmis la proposition aux prisonniers, a demandé ie chef de l'Opposition, M Robert Stanfield.A cette question, ie solliciteur général a répondu qu'on n en était pas encore rendu à cette étape dans le processus des négociations.“Après avoir appris qu'un gouvernement etranger avait accepté de les recevoir, a-t-il dit, j'ai communiqué avec les autorités du pénitencier pour connaître leurs réactions face à la proposition et leur demander leur avis sur les modalités relatives à sa communication aux prisonniers, ainsi que les conditions qui pourraient y être reliées, si jamais ils acceptaient la proposition".De son cote, le premier ministre a souligné que même si la proposition avait été transmise aux prisonniers, il n'est pas certain qu'ils l'eussent acceptée, compte tenu des conditions qu elle contenait.Mais alors pourquoi le délai de cinq heures entre l'acceptation par le pays étranger et le moment où les otages passaient à l'action?, a demandé M.Stanfield.Sur ce point, M Allmand ne peut établir clairement le déroulement des opérations, mais précise que le processus de consultation avec les autorités sur place a pris un certain temps, d'autant pius que Tun des responsables au pénitencier avait décidé de rentrer chez lui après de nombreuses heures passées sans sommeil Voir page 6: L’opposition GRANDE VENTE PLUS DE 50,000 VOLUMES 30% à 80% DE REMISE A IA LIBRAIRIE 245 est.Boul Dorchester Montreal 861-9621 A Paul-Emile Dalpé voit déjà éclater la CSN par Louis-Gilles Francoeur QUEBEC — Dans une sortie sans précédent lors de l’ouverture du congrès de la CSD, hier dans la vieille capitale, le président de cette centrale, M.Paul-Emile Dalpé, a prédit l’éclatement prochain de la CSN et son remplacement par la CSD, “la centrale de l’avenir”.Se référant aux difficultés financières de la CSN, discutées la semaine dernière à l’occasion d’un conseil confédéral, M.Dalpé y a vu “les premiers craquements” d’une catastrophe imminente.La CSN, a-t-il ajouté, n’a pas les 170,000 membres dont elle fait état et il a promis aux délégués qu’ils seront surpris d’apprendre prochainement ce qui reste de la grande rivale.Même si la CSD en est à son deuxième congrès biennal, elle semble toujours obsédée par ses origines, la CSN, que l’on fustige à la moindre occasion avec souvent plus de violence qu’envers le patronat et le gouvernement.Cette situation s’explique sans doute du fait que la CSD a vivement ressenti ce que son président a qualifié hier de “tentative d’ecrasement sans précédent” en se référant aux luttes qui ont opposé les deux centrales dans de nombreuses industries au cours des deux derniers mois, notamment à la Quebec Poultry.“Jamais une centrale syndicale (la CSN) ne se sera autant acharnée à faire disparaître une centrale qui n'existe pas officiellement pour elle”, a dit M.Dalpé.Le président de la CSD n’a toutefois pas attribué directement la faible croissance des effectifs, qui sont passé en un an de 32,000 à 33,800, à la lutte farouche de la CSN, qu'il a accusée de consacrer plus d’énergie au maraudage de syndicats existants qu’à la syndicalisation des non-syndiqués.La CSD a toutefois d’autres “ennemis” que la CSN.Un document faisant le point sur l’orientation de la centrale après ses trois ans d’existence parle d’une sorte de tentative orchestrée en vue “d’étouffer” le syndicalisme prôné par les trois “D”, qui n’en seront plus que deux, à la suite de la décision de M.Amédée Daigle, le coordonnateur de l’action syndicale, de quitter ses fonctions à l’exécutif.Outre “le syndicalisme traditionnel”, la CSD affirme en effet avoir été attaquée systématiquement par les média d’information, les patrons et l’Etat.Les médias d’information, d’une part, parce que ces derniers ont reproduit les accusations de “jaunisme syndical" portées contre la CSD par la CSN notamment à l’occasion du maraudage à la Québec Poultry.A ce sujet, M.Dalpé a catégoriquement nié hier que des membres de sa centrale aient agi comme “scabs” en désossant un chargement de poulets expédié à l’usine de Saint-Jean-Baptiste, où un commissaire-enquêteur du gouvernement a confirmé la représentativité de la CSN au détriment de la CSD.M.Dalpé a même affirmé que les fameux poulets avaient finalement été désossés par des syndiqués de la CSN payés en surtemps.M.Dalpé n’a toutefois pas parlé des accusations de la CSN voulant que des permanents de sa centrale aient fourni des “scabs” à quelques-unes des usines en grève, de cette assemblée syndicale où un groupe de mécontents pro-CSD ont voté de façon très minoritaire la désaffiliation de leur syndicat actuellement lié à la CSN et des doutes émis par le commissaire-enquêteur sur une connivence entre •l’employeur et la CSD pour déloger la CSN de la Québec Poultry.Poursuivant par ailleurs la liste des injustices dont elle aurait été l’objet, la CSD a accusé le gouvernement québécois de l’avoir exclu de tous les organismes officiels “afin de ne pas déplaire au mouvement syndical traditionnel”.Cette centrale a aussi accusé le même gouvernement d’avoir défendu du bout des lèvres le principe de la liberté syndicale et elle s’en est même pris aux universités qui se sont objectées à sa participation à TIRAT, un organisme de recherche sur le travail finance par les deniers publics.Quant au patronat, elle lui reproche d’avoir fait “des mains et des pieds pour étouffer le droit à la syndicalisation” et écarter systématiquement les travailleurs des centres de décision.Par ailleurs, le thème choisi pour ce deuxième congrès biennal dénote une certaine radicalisation de la quatrième centrale québécoise, qui a même invité par voie de résolution Tex-commissaire Guy Chevrette, vice-président de la CEQ, à venir parler de la commission Cliche.Tous les ateliers du congrès, qui com- mencent à siéger ce matin, se pencheront sur le thème “Pourquoi tant d’inégalités”, en particulier dans le domaine des salaires.Un sous-thème portera aussi sur les maladies industrielles et la santé des travailleurs.Accusant l’entreprise privée et le gouvernement d’être a l’origine, par leur incurie, de l’inflation et du chômage, la CSD propose sans le dire un socialisme d’Etat qui tranche avec son apolitisme traditionnel déclaré et même répété dans les documents remis aux délégués.“La CSD, peut-on lire dans les textes, affirme que l’entreprise privée ne peut plus être le principal agent économique sur qui les travailleurs peuvent compter pour relancer l’économie à un taux de croissance normal leur procurant ainsi les conditions pour satisfaire leurs droits fondamentaux.” Quant à l’état, on l’accuse de perpétuer un “code du travail au service des employeurs”, de n'avoir aucune politique cohérente de main-d’oeuvre (la CSD propose à ce sujet la création d’un Office de la main-d’oeuvre) et d’entretenir un système d’impôt qui accroît l’écart de revenus entre les pauvres et les riches.Pour palier à ces carences, la CSD propose une loi-cadre pour garantir la protection de la santé des travailleurs, et des amendements au code du travail pour garantir les droits au travail, à la rémunération, à la compétence professionnelle, et à l’égalité des travailleurs, quel que soit leur sexe ou leur région, dans l’entreprise.S’en prenant au système politique et économique lui-même, le président de la CSD n’a pas hésité à dire dans son discours inaugural que “si le système capitalisme repose sur la liberté individuelle et l’esprit d’initiative, il semble avoir conduit à l’individualisme irresponsable que certains voudraient remplacer par l’irresponsabilité collective.D est sûrement possible de trouver entre ces deux extrêmes une façon d’agir capable d’assurer plus de justice et d’équité”.Toutefois, à part cette allusion à une formule intermédiaire entre le système économique actuel et les solutions avancées par d’autres centrales, la CSD réaffirme qu’elle se contente de “décrire” les problèmes des travailleurs et qu’elle ne veut aucunement les orienter.Paul-Émile Dalpé (Photo Alain Renaud) XJ* \/P, r~~ a /A Bertrand, Bertrand.François Bertrand, membre de Te-xécutif national du Parti québécois, a été qualifié de “renégat” par le chef de l’Union nationale, M.Maurice Bellemare, dans un communiqué émis hier.M.Bellemare n’a pas aimé les propos tenus par M.Bertrand en fin de semaine.M.Bertrand avait affirmé que les militants unionistes blâmaient la récente fusion entre T UN et le Parti présidentiel fondé par M.Yvon Dupuis.M.Bellemare définit même le mqt“renégat” dans son communiqué: “personne qui abjure ses opinions et trahit son passé”.Selon M.Bellemare, la fusion a été approuvée par les 39 membres du Conseil exécutif et par les 150 militants de l’Union nationale qui étaient présents à Montréal, le 31 mai, lors de la signature de l’accord.Ironie de la vie politique, le communiqué dénonçant M.Bertrand est signé par l’attachée de presse de M.Bellemare, Mlle Louise Bertrand, soeur de Jean-François.Les deux sont les enfants de l'ancien premier ministre Jean-Jacques Bertrand.La CEQ pourrait adoucir, renverser sa dénonciation du rapport Cliche par Lise Bissonnette Un mois après que le Conseil général de la CEQ ait dénoncé la majorité des recommandations du rapport Cliche, le Bureau national de la Centrale tentera aujourd’hui, à froid, de faire revenir les délégués de ses syndicats locaux à de meilleurs sentiments, au cours d’une réunion spéciale de ce Conseil, à Montréal.Le président, Yvon Charbonneau, et les membres du Bureau national étaient manifestement opposés, le 9 mai dernier, au vent de dénonciation rapide du rapport Cliche qui avait soufflé sur les délégués à Sherbrooke.Dans le document de travail qu’ils déposent aujourd’hui, ils disent même deviner “le procès d’intention que certains leur feront" à sa lecture.Ce document, intitulé “Contre les ordres du rapport Fantus ', allie une analyse fort nuancée des recommandations de la commission d’enquête à une incitation à une nouvelle “unité d'action syndicale”.De plus, il s'oppose fermement à la motion de destitution de M.Guy Chevrette de son poste de premier vice- La Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) a décidé de s’occuper directement et pleinement du conflit qui oppose Télé-Métropole à quelque 315 de ses employés.Au cours d'une conférence de presse, le secrétaire général de la FTQ, M.Fernand Daoust, flanqué des représentants du Syndicat canadien de la fonction publique Les courriéristes parlementaires adhèrent à la FPJQ QUEBEC (d’après CP) — Les journalistes de la Tribune de la presse parlementaire ont décidé de s’affilier à la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, organisme non-syndical qui s'emploie à défendre et à promouvoir les intérêts professionnels des journalistes et qui regroupe environ la moitié des Quelque 1,200 journalistes en activité au uébec, principalement par l’entremise de leurs syndicats.La Tribune de la presse regroupe 57 courriéristes parlementaires, représentants des entreprises de presse écrite, parlée et .télévisée du Quebec et, dans quelques cas, quelques media d’autres provinces et de l’étranger.Les membres de la Tribune, réunis hier en assemblée générale extraordinaire pour débattre cette question, ont voté l’affiliation à la majorité des 26 personnes présentes après avoir entendu les explications données par M.René Mailhot, président de la FPJQ.président de la Centrale, motion dont on doit également débattre aujourd'hui.Le Bureau national invite les délégués à “démêler deux ordres de débats”: la commission Cliche d’un côté, et la stratégie gouvernementale de l’autre, suite au rapport.“Nous étions tous largement conscients du corridor où allait s’engager cette commission : il ne faut pas aujourd'hui exiger de cette commission davantage qu’elle pouvait donner”, écrit-on après avoir rappelé que les commissaires n’ont jamais choisi de faire une analyse en terme de “classes” mais qu’ils ont choisi le “terrain plus modeste des réformes.” Ceci étant dit, le Bureau national croit, contrairement à son Conseil général du 9 mai, qu’il est possible de donner “un accord général” à une grande partie des orientations du rapport Cliche, même si ses 18 chapitres ont “une résonance inégale”.La résolution propose de reconnaître 17 sujets d’accord et de dénoncer d'abord et (SCFP) et des dirigeants du local 687, a annoncé hier le lancement d'une campagne de boycottage contre les commerçants et les compagnies qui continuent à utiliser les ondes de CFTM-TV (canal 10) en dépit de la grève qui dure depuis un mois.Les diverses formes que prendra ce boycottage seront révélées au cours des jours qui viennent, a indiqué le secrétaire général de la FTQ.Déjà, selon M.Daoust le programme de CFTM-TV est perturbe à plus de 50%.La baisse de qualité des émissions aurait provoqué une diminution de la cote d’écoute et décidé nombre d’annonceurs à interrompre leur appui publicitaire.Au nombre des émissions sérieusement avariées ou simplement annulées, le syndicat mentionne Les Berger, Symphorien, Show Biz, Personnalité et d’autres.Le syndicat souügne par ailleurs que le “cannage" des émissions est devenu à peu près impossible et que la réserve de films a atteint son plus bas niveau.Le syndicat rappelle enfin que la programmation devant débuter en septembre se prepare normalement à cette période de Tannée et qu’à cet égard l’arrêt de travail compromet au plus haut point les plans de la compagnie.Quant aux appuis acquis aux grévistes à l’intérieur même de la boite, le syndicat qualifie de correcte l’attitude des journalistes et des techniciens tandis qu’il dénonce celle des réalisateurs.Les artistes, pour leur part, sont profondément déchirés.Certains d’entre eux, dont Roch Poisson et René Homier-Roy, auraient préféré abandonner leur émission tandis que plusieurs ont profité du conflit pour obtenir un renouvellement de contrat.Quoi qu’il en soit, TUnion des artistes tiendra avant tout le gouvernement, et nommément le premier ministre, le ministre de la Justice, et le ministre du Travail, pour leur rôle dans les situations qui ont mené à l’enquête Cliche, et pour “avoir orchestré une campagne anti-travailleurs à partir de fragments du rapport Cliche”.Elle demande aussi de dénoncer et de combattre la loi 30 dont l’adoption a suivi immédiatement le rapport et qui “a ouvert la porte de l'arbitraire politique contre les responsables syndicaux".Le Bureau national ne devrait pas avoir beaucoup de difficulté à convaincre le Conseil général de ne pas appuyer la motion de destitution concernant le vice-président Chevrette.Contrairement à certaines interprétations, les délégués au Conseil général du 9 mai n'ont jamais débattu le fonds de cette motion mais ont simplement pris acte de l’avis de motion que Tun d eux a déposé ce soir-là, et demandé à la Centrale d’en avertir l’intéressé par lettre.Même le Comité d'action sociale (CAS) lundi soir prochain une réunion générale extraordinaire pour définir sa position.La FTQ souhaite que le conseil d’administration de TUnion recommande alors une solidarité sans faille à l’endroit des grévistes de Télé-Métropole.C’est au chapitre des clauses salariales que les négociations ont abouti à l’impasse.L'argumentation des représentants syndicaux s’énonce ainsi; Téle-Métropole est la plus importante station de télévision à Montréal et ses bénéfices nets pour les premiers six mois de la période fiscale en cours ont dépassé les $2 millions; malgré cela, les employés de Télé-Métropole ont en moyenne des salaires de 46% inférieurs à ceux payés à Radio-Canada; ainsi, une habilleuse à Télé-Métropole est payée entre $92 56 et $97.75 alors qu’à Radio-Canada, elle reçoit entre $167.39 et $195.90 par semaine.Des écarts semblables existent pour les machinistes, monteurs de films, commis-dactylos, téléphonistes-réceptionnistes et assistantes à la réalisation.Après dix ans de services, certains employes reçoivent encore $110.00 par semaine, salaire que le syndicat qualifie "de famine".Les 315 employés de la production, du secrétariat et des services auxiliaires réclament la parité salariale avec Radio-Canada.Le 28 avril, les syndiqués votaient la grève une première fois comme moyen dé pression.Le 12 mai, c’était à.nouveau l’impasse et les syndiqués réitéraient leur vote de grève, cette fois dans une proportion de 92.2%.Le 15 mai, Télé-Métropole frappe la ligne de piquetage par une injonction accordée par le juge François Auclair.Cette injonction stipule que les piqueteurs doivent se tenir à distance sur le trottoir d’en face.Depuis, ce conflit n’a connu aucun développement.de la CEQ, qui a toujours manifesté son opposition à la commission Cliche et qui a proposé et obtenu la dénonciation du rapport le mois dernier, est opposé à cette motion, qu’il juge “inopportune”.Mais le proposeur, M.Raymond Johnston, président de l’Association des enseignants des Vieilles-Forges (Trois-Rivières) se montre intraitable.S’appuyant sur les statuts qui stipulent qu’on peut destituer le titulaire d’un poste pour “préjudice grave causé à la Centrale”, il reclamera aujourd’hui cette destituion de M.Chevrette “du fait, dit sa motion, de son appui, officiel à toutes les recommandations de la commission Cliche et en particulier à celles qui sont déjà dénoncées et seront combattues par la Centrale comme antisyndicales”.Le Bureau national trouve pour sa part cette motion “injustifiée et non fondée”.Il rappelle d’abord que le même Conseil général avait décidé en avril 1974 de permettre la participation de Guy Chevrette à la Commission Cliche, “à titre personnel”.Mais il demande surtout "de quel préjudice” il peut s'agir dans les circonstances.L’utilisation “politique” que fait le gouvernement du rapport de la Commission est une déformation du document, soutient-on, tandis que les “rejets” issus de la CSN et de la FTQ comportent “une bonne dose de stratégie” plutôt que d’analyse en profondeur du rapport.Enfin le Bureau national est certain que la participation de son vice-président à ia commission Cliche n’a pas causé de malaise parmi ses membres de la base.On peut s’attendre, comme toujours, à un affrontement sérieux entre le Bureau national et le Comité d’action sociale (CAS), cette instance de “vigilance” politique que s’est donnée la CEQ et qui lui sert d’opposition interne.Car le CAS contestera sans doute le droit du Bureau national à tenter de renverser, ou tout au moins de modifier considérablement, l’esprit des résolutions de dénonciation du rapport Cliche, votées en mai dernier à son instigation.Et même non favorable à la destitution de Guy Chevrette, il diffère d’avis quant aux motifs.Pour le CAS, la destitution serait en effet “inopportune” tout simplement.Le Bureau national réplique que c’est insuffisant et que cette invocation de “l’inopportunité n’est que de l'opportunisme mal camouflé”, et déplace le débat.Le Bureau national réclamera enfin que le Conseil général combatte la nouvelle version de la loi 24 que le ministre Cour-noyer s’apprête à déposer à l’Assemblée nationale.Ce projet d’amendements au Code du travail permettra au “pouvoir politique et à ses agents de paralyser la vie syndicale ”, affirme-t-il.Il recommandera donc au Conseil d’accepter un plan pour “bâtir Tunité d’action” entre syndicats, afin de mieux lutter contre ce type d’actions gouvernementales.“Depuis 1973, nous avons marché tout “croche et en parfait désordre”, dit le document en proposant un minimum de 50 “assemblées locales de travailleurs” en divers endroits du Québec.De ces assemblées, les exécutifs de Centrale pourraient conjointement tirer les orientations d’un “plan d’action unitaire”.La FTQ lance le boycottage de Télémétropole et de ses clients par Pierre O’Neill Le mandat du comité neutre à la P & W débattu à la Chambre QUEBEC (par Louis-Gilles Francoeur) — Un important problème d’interprétation concernant le mandat du comité de personnalités chargé de faire le secense-ment des grévistes de la Pratt and Whitney Aircraft du Canada, mieux connue sous le nom de United Aircraft, est survenu hier et a eu des suites à l’Assemblée nationale.En effet, le ministre du Travail, M.Jean Cournoyer, a révélé hier à la suite des questions réitérées de l’Opposition, que le syndicat s’était plaint de voir le comité agir comme “médiateur” alors que son accord se limitait au principe d’un nouveau recensement des grévistes intéressés à retourner au travail, comme Tont déclaré lundi les représentants syndicaux à Tissue de leur rencontre avec le premier ministre.De plus, a souligné le leader de l’Opposition, M.Robert Burns, sur la foi d’informations qu’il venait d’obtenir du syndicat, la compagnie interprète le rapport Laporte de façon à n’avoir à rappeler à la suite d’une entente que les employés ayant un besoin urgent d’un emploi.La Pratt and Whitney voudrait ainsi, selon M.Burns, écarter momentannément, du moins, les syndiqués qui ont actuellement un emploi en dépit des règles de retour au travail, habituellement basées sur le principe de l’ancienneté.Sans le dire comme tel, le député pé-quiste a laissé entendre, par la juxtaposition de ses questions, que c’est dans ce domaine que le comité de personnalités tentait d’intervenir comme médiateur.Le ministre du Travail, M.Jean Cour-noyer, a dit qu’il avait pour sa part été mis au courant officieusement des problèmes d’interprétation du mandat de ce comité neutre mais qu’il n’était pas question d’intervention gouvernementale tant et aussi longtemps que le comité lui- même n’aura pas conclu à l’inutilité de ses efforts.C’est alors que M.Cournoyer a révélé que le syndicat s’opposait aux efforts de médiation du comité, que le ministre a décrit de façon ironique comme étant “formé de personnes avec ceinturons rouges et avec la réputation, le kit au complet", a-t-il dit allant jusqu’à préciser que l’Opposition y retrouvait meme ses éditorialistes favoris.Pour sa part, le premier ministre, M.Robert Bourassa, a affirmé que des rencontres privées se poursuivaient avec les parties.‘'Si on s’aperçoit qu’à cause de l’attitude de Tune des parties la convention collective ne se signe pas, a dit M.Bourassa, nous sommes prêts à intervenir.Mais les deux parties nous ont dit qu’elles étaient prêtes à signer le plus rapidement possible et on ne voit pas de justification immédiate à une intervention.” Selon M.Bourassa, “Il n’y a plus d’obstacles de fond entre le syndicat et la compagnie en ce qui a trait au contenu de la convention collective.Le premier ministre a laissé entendre par ailleurs qu’un projet écrit de contrat de travail pourrait etre présenté au syndicat dans les prochains jours.Le premier ministre a enfin rappelé que le mandat du comité se limitait au décompte des grévistes, accréditant ainsi la thèse syndicale qui ne veut pas d’un nouveau compromis réduisant les termes du rapport Laporte.“La compagnie, a dit M.Bourassa, a accepté les principes du rapport Laporte mais a voulu en discuter les modalités.Parmi les modalités, il y avait la formation d’un comité neutre, qui a également été accepté par le syndicat, lequel comité avait pour objet de faire une évaluation réaliste des travailleurs qui veulent retourner d’une façon continue à l’usine en question, à l’usine de la United Aircraft”.Tout film étranger devra-t-il être doublé au Québec?par Gilles Lesage QUÉBEC — Tout film étranger devra-t-il être doublé en français au Québec?Bien que réticent à adopter une telle disposition, le ministre des Affaires culturelles a accepté hier soir de laisser en suspens une modification en ce sens proposée par [e Parti québécois., afin d’en discuter avec ses conseillers.L’adoption des 38 premiers articles du projet de loi (bill 1), qui concernent la politique cinématographique, la responsabilité du ministre et du gouvernement, la classification des films et Tabolition du Bureau de surveillance du cinéma, a été menée tambour battant en commission parlementaire chargée d'étudier un à un les 104 articles du projet de M.Denis Hardy.Tant et si bien qu’après moins de ¦quatre heures de discussion généralement sereine entre le ministre et M.Claude Charron, le porte-parole de l'Opposition, la commission en est déjà rendue à l’article 39, un article crucial et qui fait l'objet de nombreux débats.Le projet prévoit que le gouvernement puisse, par règlement, prescrire que les films soient, si la version originale n’est pas en français, obligatoirement accompagnés d’une version doublée ou sous-titree en français, à défaut de quoi ils ne pourront etre présentés pour classification.Poussant un cran plus loin, Tamende-.ment péquiste propose que: “tout film dont la version originale n’est pas en français doit obligatoirement être accompagnée d’une version doublée ou sous-titré en français, selon les modalités prescrites dans les règlements, pour être admissible au processus de classification.De fait, après le battage des mois derniers, il est surprenant de constater que Un point préoccupe la CSN: le placement , QUEBEC (PC) — Les séances de la commission parlementaire sur l’étude du rapport Cliche se sont poursuivies hier avec le témoignage de la CSN, représentée notamment par son président.M.Marcel Pepin, et par le président de la CSN-construction, M.Michel Bourdon.Les leaders syndicaux ont réitéré les positions qu’ils avaient déjà fait connaître il y a dix jours, lors d’une conférence de presse.Un point majeur les préoccupe: le placement.De son côté, le ministre Jean Cournoyer a répété qu’il ne pouvait pas immédiatement donner suite aux recommandations Cliche relativement au placement, mais il soutient qu’il en sera question dans le projet de loi devant créer l’Office de la construction.M.Repin estime que le placement est la cause fondamentale des troubles dans la construction et il soupçonne le gouvernement de ne pas avoir le “courage” d’apporter les correctifs qui s’imposent à ce chapitre.Les échanges Pepin-Cournoyer en commission parlementaire ont toutefois eu lieu dans un climat extrêmement serein et positif, selon l’expression du titulaire du Travail.l’opposition au projet de loi semble à toutes fins utiles disparue, à un point tel que le porte-parole du Parti québécois en a perdu sa fougue habituelle et que dans la galerie du public, il n'y a qu'une demi-douzaine de visiteurs occasionnels au Parlement.Pour en revenir à l’amendement, le ministre estime d’abord qu'il serait inapplicable et qu’il porterait atteinte aux intérêts de groupes restreints ou spécialisés, qu’il s’agisse des Hindous ou d’un document scientifique.M.Charron admet de telles exceptions, et M.Hardy se dit disposé à en faire état si Ton peut contourner la difficulté législative.“Il n’est pas normal, dit le ministre, que, dans une province à majorité francophone, les francophones aient à aller voir un film dans une version autre que leur langue, ou bien d’attendre un nombre de X mois pour le voir dans sa version originale.Nous poursuivons le même but que vous, mais il s'agit d'une situation fort complexe qui ne peut pas être prévue dans un texte de loi”.L’on verra aujourd’hui si la difficulté peut être évitée, pour tenir compte de l’objectif commun de MM, Hardy et Charron.Pour le reste, c’est sans coup férir et dans le temps de le dire que la commission a adopté la vingtaine d’articles qui concernent l’information, la classification des films et l’admission aux projections publiques.Entre autres effets, la nouvelle loi abolit le Bureau de surveillance du cinéma et le remplace par un service d’information et de classification des films au ministère des Affaires culturelles.A toutes fins utiles, la loi abolit la censure qui, i’an dernier, a entraîné le refus de 24 films, et le gouvernement devra faire la preuve qu’un film contrevient au code criminel (pornographie, obscénité) pour ne pas être classifie et distribué.Le Parti québécois a bien tenté que Ton accorde plus d’autonomie au futur Institut québécois du cinéma; mais le ministre a répondu que “les grandes orientations d une politique culturelle doivent être données par l’expression politique de la collectivité”, c’est-à-dire par le Parlement et le gouvernement.“H n’est pas question pour nous de renoncer à cet instrument de contrôle, jusqu'à un certain point.” M Hardy nie que les contrôles soient abusifs et souligne que le cinéma n’existe pas pour les gens du milieu, mais pour la collectivité dont le gouvernement émané “Le seul centre de décision qui est vraiment représentatif de l’ensemble de la collectivité, c’est le gouvernement, parce que c est lui qui doit rendre des comptes à la population.” A “n certain moment, le ministre invite M.Charron à ne pas tomber “dans les travers du juçe Jacques Vadboncoeur", avec lequel il s est récemment querellé à propos de l’agonisant Opéra du Québec.La loi abolit par ailleurs l’Office du film du Québec et le remplace par un service à la direction générale du cinéma au ministère, dans le but d’éviter le double emploi.Au sujet du contingentement — obliga-tion de diffuser une semaine de cinéma québécois par année — le ministre admet qu il est bien modeste et timide, mais il estime qu’il faut d'abord habituer le ublic au cinéma d’ici et lui laisser la Ü- erté de choix.Le ministre se donne toutefois des pouvoirs d'intervention judiciaire contre des pratiques qui seraient de nature à contrecarrer les besoins culturels de la population.M.Hardy a refusé carrément des amendements qui auraient eu pour effet, ainsi qu’on Ta fait pour la câblodistribution, de "quebéciser” l'industrie du cinéma.* m à LE DEVOIR Montréal, jeudi 12 juin 1975 En compagnie de Suzanne Boivin, hygiéniste dentaire qui supervise les stages des étudiants du Cégep de Saint-Jérôme, le jeune Emilien prend conscience des milliers de bactéries qui s’étaient logées entre ses dents mal nettoyées .En compagnie de Suzanne, il apprendra à mieux se servir de sa brosse à dents.(Photo Alain Renaud) A Sainte-Justine Adieu, dents ternes par Solange Chalvin L’ouverture, cette semaine à Montréal, de la clinique de soins dentaires préventifs de l’hôpital Sainte-Justine est un pas important dans la distribution gratuite des soins dentaires aux moins de 21 ans, au Québec.Tous les jeunes de Montréal peuvent fréquenter cette clinique expérimentale et y recevoir, sans aucun frais, un examen de la bouche, un nettoyage des dents, une application topique de fluor.Certains cas choisis recevront en .outre les réparations nécessaires pour combattre les caries.Les autres seront dirigés vers les cabinets privés des dentistes ou les cliniques municipales.Les cas soignés sur place seront choisis selon la gravité de la détérioration des dents et l’incapacité de payer des traitements dans un cabinet privé de dentiste.En dehors des soins proprement dits, la visite à la clinique comporte également un côté éducatif.Le jeune patient devra assister à une démonstration audio-visuelle sur la technique de brossage des dents, l’utilisation de la soie dentaire et des conseils sur le contrôle des sucreries.Il recevra à sa sortie de la clinique, une brosse à dents et des tablettes révélatrices qui lui permettront de contrôler son hygiène.Expérimentale sur le plan des services nouveaux et gratuits offerts à toute * une population, la clinique l’est également au niveau des professionnels qui y travaillent.Le responsable, le Dr Gé-rald Albert, pédodontiste, est entouré d’une équipe de quelques dentistes et d’hygiénistes sans compter les étudiants de dernière année des facultés d’art dentaire.C’est la première année que des hygiénistes font leur entree sur le marché des soins dentaires.Les 120 premiers diplômés qui sortent des cégeps ne chômeront pas, nous assure le Dr Albert.Ces nouveaux professionnels de la santé sont attendus par les dentistes aussi bien dans leur cabinets privés que dans les CLSC.Ils offrent au public des services et soins préventifs qui complètent les traitements proprement dits qui continuent d'être exécutés par les dentistes.La nouvelle clinique d'hygiène dentaire loge dans un édifice tout neuf adjacent a l’hôpital Sainte-Justine.En plus de quelques locaux d’examen, d’une salle d’attente et de salles d’enseignement, la clinique dispose d'une grande salle comprenant une trentaine de chaînes utilisées exclusivement pour des services de prévention.Une trentaine de patients peuvent par conséquent y être traités simultanément; on compte recevoir 125 patients par jour, dès le mois de juillet.Dès que l’organisation matérielle de la clinique sera complétée — c’est-à-dire d’ici un mois — on commencera également à recevoir les handicapés et les femmes enceintes.En plus des soins, la clinique dispensera de l'enseignement à la future mère quant aux soins dentaires à apporter à son enfant.La clinique vise un seul but, nous dit le Dr Albert: la diminution des problèmes de carie et des maladies de gencives.Elle offre également un lieu privilégié d’enseignement pour les futurs dentistes et les hygiénistes.Tout en poursuipant ce but tort louable, la clinique ouvre une porte au salariat des dentistes (tous les professionnels de cette clinique travaillent sur une base salariale, et non à l’acte) et à la gratuité des soins dentaires pour tous les jeunes de moins de 21 ans.Rappelons qu a l’heure actuelle, seuls les enfants de moins de neuf ans peuvent obtenir des soins dentaires, sous le régime de l'assurance-maladie.Pour frequenter cette clinique qui a été mise sur pied en collaboration avec les ministères des Affaires sociales et de l’éducation, ainsi que l’hôpital Sainte-Justine, il faut prendre rendez-vous en téléphonant à: 731-4931, poste 771.Un conseil: armez-vous de patience.Le numéro est déjà fort connu et difficile à rejoindre.Les mines d’amiante pressent Québec de promulguer les normes sur les poussières par Gilles Provost L’Association des mines d'amiante du Québec a demandé hier au gouvernement du Québec de promulguer le plus tôt possible les normes sur les poussières d'amiante que les compagnies avaient elles-mêmes proposées dès 1973, de façon à régler definitivement le problème de la santé des travailleurs et à faciliter ainsi la discussion des autres éléments des négociations collectives avec les 3,500 travailleurs en grève depuis trois mois.Le directeur général de cette association, M.Paul Filteau, a toutefois précisé aux journalistes que ni le gouvernement ni les compagnies n'ont jamais proposé un maximum absolu de cinq fibres d'amiante par centimètre cube, malgré ce que certains journaux ont publié.La norme absolue a ne jamais dépasser serait de dix fibres, a-t-il dit mais aucun employé ne devrait être soumis une ‘'con- centration moyenne” supérieure à cinq fibres au cours d’une journée complète.En d’autres termes, si un employé travaillait pendant quatre heures dans une atmosphère contenant 10 fibres d'amiante par centimètre cube, il devrait travailler dans une atmosphère absolument pure pendant les quatre autres heures de sa journée, pour que la moyenne soit de cinq fibres au bout de huit heures.Ces normes, selon les déclarations publiques du ministre des Richesses naturelles, M.Gilles Massé, devraient s'appliquer à partir du début de 1978 (et non pas la fin comme le demandaient les compagnies) et les mesures devraient être faites avec une méthode qui fournit des résultats deux fois plus élevés que la méthode plus “acceptable" aux yeux des compagnies.Jusqu’à maintenant, aucun texte officiel n’est venu concrétiser ces promesses.M.Filteau a aussi déclaré qu’il revient normalement au gouvernement de surveiller l’application de telles normes dans les industries et il a dit que le droit du syndicat de faire sa propre surveillance est encore “à discuter”.Le porte-parole des compagnies a aussi indiqué que les travailleurs eux-mêmes avaient une “responsabilité personnelle" pour la protection de leur santé.Il a même exprimé l'espoir que les compagnies ne seront plus considérées comme responsables si des travailleurs individuels refusent de se conformer aux mesures de sécurité (comme le port du masque) dans les endroits où la poussière est trop dense.“Les compagnies ne peuvent prendre de sanctions dans de tels cas parce que les syndicats logent immédiatement des griefs et que cela nuit aux rela- tions de travail", a-t-il déclaré.M.Filteau a aussi exprimé l’avis que la promulgation des nouvelles normes gouvernementales d’hygiène pourrait deba-rasser le dossier des négociations des questions de santé mais il a quand même émis l'opinion que les négociations semblent devoir traîner en longueur: “les gars ne semblent aucunement pressés de rentrer”, a-t-il fait remarquer.Mardi, les 1,800 employes de la société Asbestos Ltée ont rejeté les dernières offres patronales qui comportaient une augmentation du salaire horaire variant entre $1.60 et $2,10.Les mineurs réclam-ment une hausse de 15% en 1975 et une nouvelle hausse de $1.00 l'heure en 1976, en plus de l’indexation à tous les trois mois et d’un rajustement rétroactif de $1.20.Pour sa part, le conseiller médical de l'Association des mines d’amiante, le Dr Michel Lesage, a sévèrement critiqué l’usage et l’interprétation abusive que la GSN et les médias ont fait jusqu'à maintenant des résultats préliminaires disponibles à la suite de l’examen radiologique du Dr Selikoff sur un millier de mineurs de plus de 20 ans d’expérience dans les mines.Tout en remettant aux journalistes une copie du document déjà publié par la GSN au début de mars, M.Lesage a soutenu que seulement une petite fraction des anomalies pulmonaires relevées représentent des cas d'amiantose indiscutables, ce sur quoi les experts consultés par LE DEVOIR sont d’accord.Les statistiques les plus largement publiées mettaient aussi dans le même sac les “anomalies" qui affectaient l’en-Voir page 6: Lee mines Les conseillers du RCM refusent de plier et d’amender l’ordre du jour du conseil aujourd’hui La Croix-Rouse tient deux cliniques de sang à Montréal aujourd'hui: de 9h00 à 16H00 à Bell Canada, 1050 Beaver Hall, Salle des Rionmers, 9e étage; et à l’Edifice du Revenu National, 305 boulevard Dorchester ouest, 7e étage, chambre No.717, de 9h00 à 11H30 et de 13H00 à 16600.IMPORTATIONS FRANÇAISES Vêtements de qualité et de bon goût: Jupes: .$20.00-$28 00 Pantalons: .$12.00-$20.00 et $25.00 Chemisiers: .$12.00et$14.00 Appelez VIVIANE 523-4689 844-2738 ou venez à 4401 St-Hubert (l'après-midi ssulsmsnt) Importations françaises Pr6t-à-porter féminin (directement du manufacturier) par Guy Deshaies Les conseillers municipaux du Rassemblement des citoyens de Montréal ont refusé, hier, de moJifier l’ordre du jour du conseil aux fins d'entamer l'étude du projet de la ville de Montréal d’amender sa charte.Ce n'est donc qu'aujourd'hui que ce projet, qui devait être déposé au plus tard, hier, à Québec, fera l’objet de révision par le conseil municipal.Me Michel Côté, directeur du contentieux de la ville, est venu expliquer aux conseillers, hier, en début de séance, qu’il avait appris vendredi dernier à Quebec que la date limite pour l'inscription des projets d’amendements de chartes municipales devant la commission parlementaire des affaires municipales était le 11 juin.Cependant, les conseillers du RCM, qui ont déjà fait inscrire leur projet d’amendement à Québec et qui aimeraient en voir approuver au moins certains articles par le conseil municipal au cours de l'asy semblée régulière qui a débuté hier et qui se prolongera jusqu’à demain, ont reproché à la Ville de n'avoir pas annoncé plus tôt l’urgence d'inscrire le projet.Me Côté a plaidé que les articles du projet qui feraient l’accord du conseil gagne- raient a etre connus au plus tôt pour que leur rédaction définitive par le service du contentieux soit acheminée à Québec.L’Opposition a préféré toutefois attendre à aujourd'hui pour se lancer dans l’étude de ce projet qui sera étudié par la Commission parlementaire au cours des prochains jours et certainement d’ici la fin de juin.Habituellement Québec approuve presque automatiquement les propositions adoptées par le conseil et le Parti civique du maire Drapeau veut faire diligence pour que l’on en adopte le plus possible avant que la commission parlementaire se saisisse du projet pour etude.Pour le reste les conseillers ont approuvé durant l’après-midi des crédits supplémentaires de quelque $20 millions pour divers travaux publics déjà commencés mais à ce chapitre l’Opposition a reproché encore une fois au comité exécutif de ne pas présenter au conseil les avant-projets et le détail budgétaire qui permettraient aux conseillers d’en savoir plus sur les crédits demandés.Le conseiller Keaton (RCM-Côte-des-Neiges) a soulevé une question relativement aux crédits de $87,900 demandés pour la construction de trottoirs autour du quadrilatère borné par les rues Sherbrooke, Maisonneuve, Peel et Mansfield.M.Keaton a fait valoir que les trottoirs avaient été démolis par les constructeurs qui erigent des edifices à cet endroit actuellement et il s’est demandé pourquoi les contribuables devaient débourser pour refaire des trottoirs ainsi ruinés.Le président du comité exécutif, M.Gérard Nidding, lui a rappelé que les propriétaires riverains étaient appelés a défrayer une partie de ces montants mais cette part se chiffre à moins de $20,000 ce qui, aux yeux de l’Opposition, n'est pas suffisant.Quant à la période de question préalable elle a permis de savoir: — Que Valorinvest n'avait jamais soumis son projet à la Ville pour l’aménagement du terrain des Soeurs Grises, angle Dorchester et Guy, et que c’était au ministère des Affaires culturelles à protéger la chapelle et le couvent tel qu’annoncé par M.Hardy; — Que le comité exécutif étudiant la possibilité de classer le carré Saint-Louis dans la catégorie des immeubles à protéger et qu’une liste définitive des monuments et immeubles à protéger serait bientôt présentée par le service d'urba- nisme; — Que d’ici 10 jours ce service présenterait un rapport sur l'opportunité de détruire les logements de la rue Saint-Norbert (au nord d’Ontario entre Sanguine! et de Bullion) plutôt que de les reno-ver comme le demande un comité de locataires; — Que le maire Drapeau laissait au COJO le soin d'annoncer ces jours-ci les plus récentes prévisions budgétaires des jeux Olympiques de 76 et qu'il était impossible de dire si le conseil ne serait pas appelé à voter des crédits supplémentaires a ce chapitre; — Que le Parti civique fera connaître sa position sur le transport gratuit des personnes âgées lors de la prochaine assemblée du conseil de la CUM; — Que le service d'urbanisme avait recommandé au comité exécutif d’interdire le camionnage sur la rue Notre-Dame entre McGill et Bonsecours dans le Vieux Montréal; — Que n’eut été les arrêts de travail sur le chantier des Jeux, les travaux seraient en avance à 15% selon le maire Drapeau qui nie avoir jamais prétendu que les travaux étaient en avance de trois mois.Le budget des JO reporté à juillet Le budget des Jeux olympiques de 1976, qui devait être rendu public ces jours-ci, ne sera pas dévoilé avant le début juillet.Un porte-parole du Comité organisateur des Jeux (COJO) a indiqué que les projections sur les revenus et dépçnses ne seraient connues qu'à la suite de la réunion des administrateurs prévue pour le 5 juillet.Après avoir promis une première fois de faire le point au début de cette semaine, les autorités du COJO avaient fixé la tenue d’une conférence de presse pour la semaine prochaine.Cette date est de nouveau reportée.Grâce à certaines fuites de l’intérieur, il a cependant été permis d'apprendre que l’écart entre les dépenses prévues et les recettes anticipées s'établirait à $250 millions.Personne au COJO n'a voulu confirmer ou infirmer ces informations.Le directeur général des Communications, M.Raymond Beauchemin, avait sur le coup expliqué que la publication du budget fut retardée simplement parce que les dirigeants du COJO se trouvaient alors à l’extérieur du Québec.Depuis, le président du COJO, M.Roger Rousseau est revenu d’Halifax et le vice-président exécutif, M.Simon Saint-Pierre, n'est plus à Ottawa mais à Montréal.Néanmoins, la publication du budget a été reportée en juillet.Cette fois-ci, le porte-parole du COJO allègue que les dirigeants entendent reprendre l’étude plus exhaustive des données du budget, considérant notamment la conjoncture économique très complexe.Le COJO avait déjà passé les deux derniers week-ends à etudier le budget sur une base de programme par programme.Il y a une dizaine de jours, M.Saint-Pierre soutenait que le budget ne serait pas présenté par tranches mais seulement après l’adoption dans son ensemble.Entre-temps, le COJO a établi à $34 millions son budget d'organisation pour l’exercice financier en cours.Le poste le plus important du budget d'organisation est celui de la gestion, qui comprend en outre une réserve de provisions de $1.842,000 et se chiffre à plus de sept millions de dollars.Puis, vient le poste de l'administration, Voir page 6: Le budget (code 154-A) Information: 849-3674 SAINT JAMES, Tune des liqueurs fines les plus nobles au monde.Èêl depuis SAINT JAMES x million en prix ¦ 20 JUIN plusieurs PRIX DOUBLES quantité limitée 4 • Le Devoir, Jeudi 12 Juin 1975 éditorial La pointe de l’iceberg-CIA Les membres de la commission Rockefeller ont dû, tout au long de leurs cinq mois et quelque d’enquêtes et de recherches, évoluer comme sur des oeufs, ne pouvant aller trop loin dans leur investigation de peur d’avoir a salir un organisme en lequel ils croient, et ne pouvant non plus bâcler une mission sur la-ouelle toutes les caméras étaient braquées dès l’annonce de la commission Ruban Bleu.Entre ces deux extrêmes, M.Rockefeller et son équipe de citoyens présumés au-dessus de tout soupçon, ont fait mieux qu’on ne s’y attendait.Même, si, assez maladroitement, le vice-président des Etats-Unis a parlé d’infractions “mineures” là où d’autres voient des violations flagrantes, sa tentative d’arrondir les angles n’empêche pas que le rapport de trois cents pages souligne quelques-uns des gros travers de l’agence centrale ae renseignement (CIA) et, par ses refus mêmes, éclaire d’un jour cru le grand problème de l’heure: comment et pourquoi la CIA?La tentative de M.Rockefeller de minimiser le contenu de son propre rapport découle peut-être du fait qu’il aurait pu ignorer que la partie essentielle du document serait rendue publique.Et c’est là qu’on touche l’autre aspect de la légende de la CIA qui se déroule scène après scène devant nous: sujet explosif s’il en fut, le dossier du Renseignement est de nature à faire grimper de plusieurs crans la cote de confiance et, partant, de popularité de l’administration Ford pour peu que s’établisse la conviction que Gerald Ford ne veut rien cacher.D’ores et déjà, des sources proches de la Maison-Blanche laissent entendre que le président Ford donnera suite à la recommandation des Rubans Bleus pour mettre fin à toute activité illégale de la CIA sur le territoire américain.Au nombre des travers flagrants de la CIA, on notera que la Maison-Blanche, du temps de Nixon, s’était fait communiquer des dossiers confidentiels dans le but ‘‘totalement répréhensible” de les utiliser à des fins politiques personnelles.En d’autres termes, voyant poindre la perspective d’une candidature Edward Kennedy, Richard Nixon a tenté de lui couper l’herbe sous les pieds et s’est procuré tout ce que la CIA avait sur les frères Kennedy, les morts au souvenir sublimé pouvant avoir à faire reprocher à leur mémoire des gaffes comme l’assassinat de Ngo Dinh Diem ou le débarquement de la Baie des Cochons.La Maison-Blanche a également pu collaborer avec la CIA dans les péripéties connues des horreurs du Watergate.Et dans ce contexte, il ne s’agit pas de dénoncer un abuk mais bien de remarquer que de tels abus pouvaient se produire.Par parenthèse, on peut se demander si Nixon pense encore sérieusement à devenir une sorte d’ambassadeur itinérant ou si la Maison-Blanche pense sérieusement à une telle éventualité.L’autre abus grave consiste dans une opération baptisée “Chaos” et qui fonctionna de 1964 à mars 1974: il s’aeissait de “coordonner” une action contre tous les groupes contestataires américains tant sur le territoire national qu’à l’étranger, à travers leurs éventuelles ramifications.13,000 dossiers ont été constitués, dont plus de la moitié d’Américains, des fiches perforées ont été établies sur 7.2 millions de personnes, dont 115,000 Américains, en vue de neutraliser leur action “dissidente ”.Dans cette même veine, on retiendra les besoins d’“autodéfense” de l’administration qui lança l’Agence dans l’écoute électronique et la surveillance physique des présumés auteurs de fuites de documents, allant jusqu’au cambriolage de leurs domiciles et au passage au crible de leurs déclarations d’impôts.Au nombre des “infractions mineures”, on relèvera l’interception du courrier de 1952 à 1973; l’écoute des liaisons téléphoniques internationales; et cette folle expérience sur les effets des drogues sur l’organisme humain, et en particulier le cas d’un fonctionnaire du Pentagone, en 1953, à qui fut administrée à son insu une dose de LSD, l’homme se jeta par la fenêtre d’un dixième étage.Mais il ne suffit pas d’accabler la CIA: encore une fois, si de tels abus étaient commis, c’était grâce à la complicité sinon l’encouragement, de structures prévues pour la défense de la démocratie.Ainsi, dans un passage du rapport Rockefeller, on apprend que pendant près de deux décennies, le département de la Justice a consenti à la CIA le droit de déterminer quand un de ses agents pouvait ou non être poursuivi.Ce qui, par le fait même, autorisait l’absurde situation où la CIA pouvait juger de l’illégalité de ses propres abus et violations.Cet accord secret n’aurait cessé d’être appliqué qu’en janvier de cette année seulement.En dépit de la circonspection affichée par le vice-président, et même si, comme il dit, il n’y a aucun élément de preuve quant à l’implication éventuelle de la CIA dans l’assassinat du président Kennedy, la preuve est faite que non seulement la CIA a outrepassé le cadre normal de ses activités établi par ses statuts mais n’a pu le faire qu’avec l’accord de la Maison-Blanche.C’est probablement ce que voulait dire le sénateur Church, président de la commission d’enquête sur le Renseignement, en affirmant que le rapport des Rubans Bleus “n’est que le sommet de l’iceberg”.Car si, garantissant l’impunité, l'administration obtenait ce genre de collaboration, on peut supposer que des tentatives d’assassinat de personnalités politiques à l’étranger, cadre normal des activités de la CIA, n’ont pu se dérouler sans que quelqu’un au sommet de la pyramide de l’Exécutif n’ait été au courant.Bien sûr, il est des cas où, pour forcer l’accord du président, des chefs de la CIA édulcorent la présentation d’un rapport ou font mousser une opération qui leur agrée.Mais là, précisément, on évolue dans un sentier dangereux balisé par la responsabilité directe de la Maison-Blanche et celle d’un directeur sans scrupule de la CIA.L’évidence est que ces héros d’hier étaient supposés défendre la cause de la démocratie contre la subversion et même sous le seul angle de l’efficacité, on peut se poser de sérieuses questions, une bonne douzaine d’opérations farfelues, depuis le poison jusqu’au bazooka, ayant échoué contre Fidel Castro seulement.Est-ce à dire que ces messieurs créent des mythes et finissent par y croire à force de les exploiter?C’est au sénateur Church et à son équipe d’y répondre.Une chose est certaine: les parlementaires sont décidés à ne pas y aller du dos de la cuillère.La commission Rockefeller recommande, par exemple, que le Congrès et la Maison-Blanche renforcent le contrôle sur la communauté du Renseignement, qu’une commission spéciale du Congrès assure ce contrôle, que le budget même de la CIA soit rendu public et que les conseillers présidentiels pour l’espionnage aient un droit de regard sur les activités de l’Agence.Mais on peut s’interroger sur l’efficacité d’un contrôle conjoint Maison-Blanche-Congrès, le plus souvent l’Exécutif cachant aux parlementaires ce genre d’opérations; de même, sur la nature du droit (côté est - reconstruction).Avenue de Charette (deux côtés) Rue Cherrier (côté nord) Rue Clark (reconstruction) (deux côtés - où requis) Rue Clark (reconstruction) (deux côtés) Avenue Copernic (deux côtés) Avenue Coronation (reconstruction côté ouest) Chemin de la Côte-des-Neiges (côté nord) Avenue Decelles (reconstruction) (deux côtés - où requis) Boul.Dorchester (construction et reconstruction) (côté sud) Rue Dublin (côté est) Rue Durocher (deux côtés - où requis) Entre le boulevard Pierre-Bernard et la rue Desmarteau.De la rue des Carrières à la rue St-Denis.De la rue des Carrières à la rue St-Denis.Entre les rues de Vitré et Ste-Catherine.Située au sud de la rue de Marse Ile et s’étendant du boulevard Pierre-Bernard à la rue Desmarteau.Située au nord de la rue Sherbrooke et s’étendant de la rue Chambly à la rue Joliette.Situées à l’est de la rue Paul-Pau entre la rue Notre-Dame et l'avenue Dubuisson.Situées à l’est de l'avenue Aird entre les rues Hochelaga et Boyce.Sur le tronçon de ruelle (154-B et 155-A) sisà l’ouest de la rue Bourgeoys entre les rues Le Ber et Favard et sur les pans coupés (là où requis).Située au sud du boulevard Crémazie et s' étendant de l'avenue d’Outremont à l’avenue Wiseman.Situées dans le quadrilataire borné par les rues Mackay, Ste-Catherine et Guy et le boulevard de Maisonneuve.Sises à l’est de la rue Chambly entre les voies du C.N.R.et la rue Ontario.Situées à l'est de l'avenue Parkville entre les rues Hochelaga et Boyce.Située au nord de la rue St-Roch et s'étendant de l’avenue Wiseman à l'avenue Stuart.Située au nord de l'avenue Souligny et s’étendant de la rue Paul-Pau à la rue Desmarteau.Situées au nord de la rue Beaubien entre l’avenue du Parc et la rue Hutchison.SUuée à l'est de l'avenue Repentigny entre la rue Rodolphe-Mathieu et la rue Beaubien.Situées à l’est de l'avenue Delorimier entre les rues Tillemont et Villeray.Située au sud de la rue Centre et s'étendant de la rue Shearer à la rue Jardin.Entre la rue de Bellechasse et la rue du Parc Campbell.Entre le boulevard Rosemont et la rue de Bellechasse.Descartes et le boulevard Maurice-Duplessis.De la 3e Rue au boulevard Goiun.De là 3e Rue au boulevard Gouin.De la 3e Rue au boulevard Gouin.De la 61e Avenue à un point situé à l’ouest de la 54e Avenue.Entre les 57e et 55e avenues.Du boulevard Rosemont à la rue Beaubien.Entre l’avenue Émile-Journault et la rue Emile-Yelle.Entre la rue Barthélémy et la rue de la Valinière.Entre l’avenue Blaise-Pascal et la rue Barthélémy (sud).Entre l'avenue Christophe-Colomb et la rue d’Iberville.Du boulevard de Maisonneuve à la rue Sherbrooke.Entre les rues Rivard et Berri.De la rue Louis-Veuillot à l’avenue de Charette.Dans l'emprise de la rue du Rosaire en vue de la fermeture de cette dernière.Entre les rues Beaubien et Louis-Dupire.Entre les rues Louis-Dupire et Jean-T avernier.De la rue Maguire vers le nord vis-à-vis une partie du lot 10-2216 (trottoir existant).De la rue Sherbrooke vers le nord à un point sud de la rue Rachel.De la Terrasse Mercure à la rue Marie-Anne.De la rue Marie-Anne à l'avenue du Mont-Royal.Entre les rues Rachel et Marie-Anne.Entre les rues Sherbrooke et Rachel.Entre les rues Albani et Duquesne.De l’intersection de la rue Sherbrooke à la rue du Parc Lafontaine.Entre la rue Marie-Anne et l'avenue du Mont-Royal.Entre les rues St-Cuthbert et Marie-Anne.De l’avenue Auguste-Piccard à la rue Projetée 136-1261.D’un point au nord de l'avenue Somerled vers le nord.De l'avenue des Pins vers l’ouest à un point est de l’avenue McGregor.Entre le chemin Queen Mary et le boulevard Edoua.d-Montpetit., Entre la rue Wolfe et l'avenue Papineau.Entre les rues Hall et Wellington.Entre les avenues Beaumont et d'Anvers.Avenue Earnscliffe (reconstruction) (deux côtés - où requis) Rue des Écores (deux côtés) Avenue Elmhurst (reconstruction) (côté ouest - où requis) Rue Émile-Yelle (deux côtés) Avenue des Érables (deux côtés) Rue Evans (deux côtés) Rue François-Blanchard (côté nord) Rue Fullum (reconstruction) (côté ouest) Avenue Gascon (reconstruction) (deux côtés - où requis) Terrasse Guindon (deux côtés) Rue Guy (côté ouest) Avenue Hamel (côté ouest) Rue Henri IV (deux côtés) Avenue de l’Hôtel de Ville (reconstruction) (deux côtés) Avenue Kensington (côté ouest) Avenue King-Edward (reconstruction) (deux côtés) Rue Louis-H.mon (deux côtés) Rue Louis-Hémon (côté est) Rue Maguire (reconstruction) (côté nord - où requis) Rue Marmier (côté sud) Rue St-Denis (côté ouest) Boul.Maurice-Duplessis (côté nord) Avenue McLynn (reconstruction) (deux côtés - où requis) Rue Michel-Bouvier (deux côtés) Boulevard Morgan (deux côtés - où requis) Avenue Nicholas-Appert (côté est) Rue Notre-Dame (reconstruction) (deux côtés - où requis) Rue Ontario (reconstruction) (côté nord) Avenue Overdale (deux côtés - où requis) Rue Mackay (côté ouest) Avenue René-Descartes (côté sud) Avenue Rodolphe-Mathieu (côté sud) Rus Rose de Lima (reconstrution) (deux côtés) Boul.Rosemont (reconstruction) (deux côtés) Rue Rousseau (deux côtés) Rue Shannon (reconstruction) (deux côtés) Rue Sherbrooke (deux côtés - où requis) Avenue Swail (côté nord) Rue St-Denis (haut niveau est) (côté est) Rue St-Denis (haut niveau ouest) (côté ouest) Boul.St-Laurent (reconstruction) (deux côtés - où requis) Boul.St-Laurent (deux côtés) Rue de Terrebonne (reconstruction) (deux côtés) Rue University (reconstruction) (deux côtés) Avenue Wiseman (deux côtés) Entre la rue Snowdon et l’avenue Dupuis.De la rue des Carrières au boulevard Rosemont.Entre les rues St-Jacques et Sherbrooke.De l’avenue André-Grasset à un point situé à l'est.De la rue des Carrières à la rue de Bellechasse.De la rue Clark vers l'ouest à un point est de la rue St-Urbain Entre les avenues André-Dumas et Nicholas-Appert.Entre l'avenue du Mont-Royal et le boulevard St-Joseph.Entre les rues Hochelaga et Sherbrooke.Construction côté sud: Entre les rues Fullum et Chapleau.Reconstruction côté nord: Entre les rues Fullum et Chapleau.D'un point sis au nord de la rue Paxton vers le nord jusqu'à un point situé au sud des voies du C.N.R.Entr e les rues Sauriol et Sauvé.Construction côté sud: Du boulevard St-Laurent à la rue Clark.Reconstruction côté nord: Du boulevard St-Laurent à la rue Clark.Entre l’avenue du Mont-Royal et la rue Villeneuve.Entre les avenues Biermans et Fiedling.Côté est: Entre les rues Sherbrooke et Somerled (là où requis).Côté ouest: Entre l’avenue Monkland et la rue de Terrebonne (là où requis).De la rue des Carrières au boulevard Rosemont.Entre les rues Augier et Bélanger.Entre les avenues de Gaspé et Casgrain.De la rue St-Denis à l’avenue Henri-Julien.De la rue Marmier vers le sud jusqu'à un point nord de la rue des Carrières De l’avenue Clément-Ader au boulevard Armand-Bombardier.Entre les avenues Dupuis et Plamondon.De la rue Jean-Tavernier au Boulevard Langelier.Entre les rues Ste-Catherine et Ontario.Entre l’avenue René-Descrtes et la rue François-Blanchard Entre la rue Bonsecours et le boulevard St-Laurent.Entre l'avenue Delorimier et la rue Parthenais Entre les rues de l'Aqueduc et Mackay.Dans l’intersection de l’avenue Overdale.Entre les avenues Nicholas-Appert et André-Dumas.Entre les rues Albani et Duquesne.Entre les rues St-Jacques et St-Antoine (là où requis).Entre les rues de Normanville et St-Denis (là où requis) De la rue Desmarteau au boulevard Pierre-Bernard.Entre les rues Smith et William.Côté nord: Entre les rues St-Donat et Beaugrand.Côté sud: Du boulevard Lapointe à la rue St-Émile.Entre l'avenue Decelles et le chemin de la Côte-des-Neiges.De la rue des Carrières à la rue St-Denis.De la rue des Carrières à la rue St-Denis.Entre les rues Vitré et Ste-Catherine.Entre les rues Craig et Notre-Dame (là où requis).Entre les avenues Girouard et St-lgnatius (là où requis).Entre la rue Cathcart et le boulevard de Maisonneuve (là où requis).Entre les avenues Ogilvy et Bail (là où requis).plaintes ie ou avant fa date ci-dessus mentionnée et le jeudi, 3 juillet 1975 à 15 00 hei en son bureau.Service des Finances, suite 6 de l’Hôtel de Ville, 275 rue Notre-Dame e< soussigné entendra les intéressés au sujet desdites plaintes Cabinet du directeur dea finance», Hôtel de Ville, Montréal, le LE DIRECTEUR DES FINANCES Fernand Dénia, c.a. Le Qevoir, jeudi 12 juin 1975 • 11 ET NOTRE RUBRIQUE P R 0 F E S S 1 O N S RÉDACTEUR CARRIÈRES ET PROFESSIONS a été créée spécialement dans le but d'établir un lien sensible entre nos lecteurs et les maisons d'affaires.Les annonces publiées sous cette rubrique coûtent 36e la ligne agate (14 lignes agates au pouce).Nous accordons la commission habituelle aux agences de publicité.Le service de cases postales et du retour du courrier est gratuit et confidentiel.La date limite pour réception de ces annonces est fixée à midi, la veille de la parution.Téléphonez ou écrivez à : LE DEVOIR 211 St-Socrement Montreal - Tel 844 3361 Compétence : Bernard Lutz Conseil scolaire de Nipissing École secbndaire Franco-Cité Sturgeon Falls, Ontario Nous recherchons pour septembre 1975 un professeur de: • Commerce (sténographie Pitman) Faire parvenir votre curriculum vitae à: M.David Lafleur, Directeur École secondaire Franco-Cité 90, rue Main, Sturgeon Falla, Ont.Tél.(705) 753-1510 (bureau (705) 753-0587 (rôs.) De l’espace pour la planification et la création avec le Groupe SNC Le Groupe SNC est une entreprise entièrement canadienne, dynamique et en pleine croissance, qui offre au Canada et à l’étranger des services dans les domaines de la gestion de projet et de l’ingénierie-approvisionnement-construction.Nous cherchons un coordonnateur des études pour établissements industriels, afin de gérer un programme de garantie de la qualité sous la direction de l’ingénieur en chef, Génie civil et Charpentes.Le travail comprend le contrôle de la qualité relativement aux études et à la planification des édifices dans toute la compagnie, l’établissement et le contrôle de normes dans ces disciplines, et l’approbation d’experts-conseils de l’extérieur en architecture et en planification.La personne que nous cherchons est un architecte diplômé, qui a au moins dix années d’expérience, possède vraiment le sens de l’esthétique et est au courant des exigences de l’avenir.Parmi ses principales qualités se trouvent l’aptitude à travailler avec la direction, les clients et les architectes de l’extérieur, et une facilité pour la rédaction de devis, rapports et offres de service en français et en anglais.L’expérience des études de bâtiments industriels et la connaissance approfondie de la technologie architecturale sont essentielles.Pourquoi ne pas planifier et créer votre avenir avec le Groupe SNC?Écrivez ou téléphonez à M.Tom E.Ross 1550 ouest, boul.de Maisonneuve, Montréal Téléphone: 514-931-2261 Une publication de la presse spécialisée s'adressant à l'industrie de l’exploitation forestière recherche un rédacteur qualifié et expérimenté pour prendre charge de tout l'aspect rédactionnel.Le poste intéressera toute personne capable de tra-, vailler avec un minimum de surveillance.Voyages périodiques dans l'est du Canada.Toute correspondance gardée confidentielle.Écrire à: Gilles E.Tanguay, Directeur, opérations forestières, 310, avenue Victoria, Westmount, Qué.RÉVISEUR/TRADUCTEUR MONTRÉAL Un bureau de traduction de Montréal recherche un(e) traducteur(trice) possédant une bonne expérience dans le domaine de la traduction technique.Envoyer votre curriculum vitae à: Dossier 2519 Le Devoir, C.P.6033, Montréal Commission scolaire régionale Harricana POSTE OUVERT CONSEILLER PÉDAGOGIQUE EN ENFANCE INADAPTÉE NATURE DU TRAVAIL , — Le conseiller pédagogique est chargé de l'implantation de ' programmes, méthodes et autres moyens pédagogiques adaptés aux besoins de la commission et de sa clientèle dans une ou plusieurs disciplines; il doit également conseiller les personnes concernées par ces questions.ATTRIBUTIONS CARACTÉRISTIQUES: _l_e conseiller pédagogique se tient au courant des recherches, des changements et des innovations dans le domaine pédagogique, particulièrement en ce qui concerne les programmes et méthodes pédagogiques, les activités complémentaires, les manuels et autres matériels didactiques et l’évaluation du rendement scolaire.— Conformément à la politique établie par la commission, il voit à l'implantation des innovations, sur base expérimentale ou autrement; il fait connaître les exigences de l’évolution dans son milieu et engage le milieu dans un processus continu d évaluation.Il doit conseiller la commission et les personnes intéressées par ces sujets, il a un rôle primordial d'animation pédagogique ^uprès du personnel enseignant de sa (ses) discipline(s).— Il contrôle les résultats de l'application des diverses méthodes et évalue le progrès des élèves principalement en fonction de ces méthodes.— Il peut conseiller en particulier sur l’achat d'équipement et de matériel didactique ainsi que sur l'aménagement des locaux.— Il peut, en outre, conseiller sur des questions relatives aux programmes de perfectionnement du personnel pédagogique, planifier ces programmes et en évaluer les résultats.— Il peut se voir confier toutes autres responsabilités inhérentes à sa fonction.QUALIFICATIONS REQUISES : — Posséder un diplôme universitaire terminal de premier cycle en orthopédagogie.— Expérience pertinente auprès de l'enfance inadaptée à l'élémentaire.SALAIRE ET CONDITIONS DE TRAVAIL : — Selon la politique administrative et salariale du Ministère de l'éducation.( ENTREE EN FONCTION : IMMÉDIATE.Les candidatures devront parvenir, SOUS PLI CONFIDENTIEL, avant le 27 juin 1975,116:00h, i: MonaleurDenyeCampMu.dlrecteurdupereonnel, COMMISSION SCOLAIRE RÉ QIONALE HARRICANA MO-, 1ère rue Mt AMDS,Qué.LE COLLÈGE DE THETFORD MINES RECHERCHE PROFESSEURS Techniques Infirmières (Soins Infirmiers Psychiatriques) QUALIFICATION: Baccalauréat en Nursing et/ou expérience pertinente Techniques Administratives: QUALIFICATION: Baccalauréat en Administration option Sciences Comptables.Une expérience dans l'enseignement ou dans le milieu de travail sera un atout.SI VOUS ÊTES INTÊRESSÊ(E) A UN DE CES POSTES, VEUILLEZ FAIRE PARVENIR DIPLÔMES PERTINENTS ET CURRICULUM VITAE A: COLLÈGE DE THETFORD MINES A/S DIRECTEUR GÉNÉRAL 671 SUD, BOUL.SMITH THETFORD MINES, QUÉ.Labrecque, Vézina & Associés, Ingénieurs-Conseils Les Ingénieurs Associés Limitée recherchent un DESSINATEUR EN GÉNIE MUNICIPAL ET SANITAIRE Expérience: 3à5ans.Salaire: $10,000 à $12,000 selon l'expérience et qualifications.Avantages: Fonds de pension après un an de service, 5% - 5%.Bénéfices marginaux.Exigence: Le candidat doit être de langue française.^Communiquer avec: M.Labrecque 482-3610 Nous recherchons, pour le compte d’une entreprise industrielle à multiples divisions, avantageusement connue et en pleine expansion (ventes au-delà de $150 millions), un: CONTRÔLEUR EN GESTION Sous l'autorité du Vice-président, section finance, il sera responsable de la comptabilité financière, du budget, des analyses diverses et de la vérification interne.La fonction primordiale de ce poste est de continuer le développement et l'implantation d une gestion efficace dans tous les secteurs de l’entreprise, se rapportant à des systèmes conçus au moyen de relations directes avec les contrôleurs et les Gérants généraux des divisions et des filiales.Les candidatures doivent être envoyées par des Comptables Agréés, parfaitement bilingues, possédant plusieurs années d'expérience dans le contrôle administratif, de préférence au sein d'une compagnie industrielle décentralisée.Le critère de sélection sera basé sur la compétence personnelle du candidat.Echelle de salaire: $25 - 30,000.toiture fournie Endroit: Montréal GORDON BRYSON & COMPAGNIE LTÉE -v.Conseils en personnel de gestion 1110 ouest, rue Sherbrooke, Montréal H3A 1G8 845-1256 CONSEIL DE LA SANTÉ ET DES SERVICES SOCIAUX DE L AGENT DE LIAISON DES CLSC POSTE: Sous l'autorité du directeur de le planification, professionnel en charge de tâches relatives au développement des CLSC dans la région de l'Outaouais FONCTIONS: — Assiste les CLSC dans leurs problèmes de fonctionnement et de développement — S'occupe des relations des CLSC avec le Département de Santé Communautaire, le Centre de Services Sociaux et les cabinets privés — Anime la table sectorielle des CLSC et lui assure le support technique — Suscite la participation des CLSC à des activités et programmes communs — Contribue à l'information du public concernant les CLSC QUALIFICATIONS: — Diplôme universitaire en administration ou sciences humaines — Expérience pertinente de gestion dans le domaine social ou sanitaire — Connaissance du réseau d'affaires sociales — Familiarité avec les CLSC: atouf appréciable QUALITÉS: — Souplesse et dynamisme — Ouverture aux problèmes communautaires — Capacité de déplacement dans l'Outaouais LIEU DE TRAVAIL Hull SALAIRE: Selon les échelles en vigueur dans le réseau des affaires sociales.FAIRE PARVENIR VOTRE DEMANDE ACCOMPAGNÉE DE VOTRE CURRICULUM VITAE AVANT LE VENDREDI 20 JUIN 1975 A: M.Jean-Bernard Quindon Dlroctour Général C88SO 4, rua Qoorgéé-Bllodoau Hull, (P.Q.) JIZ 1V2 % ^ LA SOCIÉTÉ D’AMÉNAGEMENT DE L’OUTAOUAIS DEMANDE UN RESPONSABLE DU SERVICE D'INFORMATION ET DE PUBLICITÉ FONCTIONS: — Être responsable de la bonne marche du Service d'information qt de publicité.— Assurer, selon les besoins de la Société, la conception et la programmation de l'information, de la publicité et des publications de la Société.— Préparer les devis techniques de tout travail graphique ou publicitaire à exécuter et assumer la responsabilité de la production.— Assurer la conservation de l'équipement et le matériel audio-visuel de la Société et en coordonner l'utilisation.— Jouer le rôle d'agent d’information auprès des personnes de l’extérieur désireuses d'obtenir des renseignements au sujet du tonctionnement de la Société, de ses activités et de ses projets.QUALITÉS REQUISES: — Détenir un diplôme universitaire dans une discipline appropriée et posséder une expérience pertinente dans le domaine de la publicité et de l'information ou posséder une compétence reconnue et plusieurs années d'expérience dans le domaine de la publicité et de l’information.— Avoir des aptitudes manifestes à diriger une équipe de travail.— Être bilingue.Las personnes intéressées doivent taire parvenir leur ottre par écrit, accompagnée de leur curriculum vitae et de leur preuve de scolarité, avant le 20 juin 1975 eu • 7»C haul »t JeMtfc, Null tOutbarl 770-770 Directeur de l'admlnletration Société d'aménagement de l'Outaouais 768, boul.St-Joaoph c.p.ses Hull, P.Q.J4X 3Y8 > PROFESSEUR DEMANDÉ Une écoole indépendante, maison de haute éducation pour jeunes filles seulement, est à la recherche d’un avocat pour enaeignar le droit au aecrétariat juridique.Prière de faire parvenir toute demande incluant curriculum vitae à: Dossier 2518 Le Devoir, C.P.6033, Montréal Centre hospitalier en voie d'expansion recherche UNE NUTRITIONNISTE pour le département de santé communautaire FONCTIONS: Sous la responsabilité du chef du département: — élaborer le programme d action en nutrition; — participer pour le secteur nutrition à la formation en cours d'emploi du personnel; — orienter son travail de façon à s’adresser non pas à des individus, mais à des groupes; — participer au programme d'information en nutrition destiné au grand public et aux autres organismes du ministère des Affaires sociales.EXIGENCES: — Baccalauréat en science de la nutritiion et d'internat de 12 mois de préférence.— Formation en hygiène publique souhaitable.— Bilingue.— Minimum de 2 ans d expérience.TRAITEMENT: Selon les normes du M A.S.Toute personne intéressée est invitée à faire parvenir son curriculum vitae complet au plus tard le 20 juin 1975 à: M.Yvon Lefebvre, Directeur du personnel, Centre hospitalier de Valleyfield, 245, rue Salaberry, Valleyfield, Qué.J6S4V9 Tél.514-373-3360 poste 260 INFIRMIÈRE INDUSTRIELLE POUR NOUVELLE UNITÉ MÉDICALE Sears Voici une occasion inusitée pour une infirmière industrielle expérimentée de mettre sur pied la nouvelle unité “Santé Industrielle" chez Simpsons-Sears.Nous sommes l’entreprise de vente au détail la plus progressive au Canada et, au mois d’août, nous déménageons dans de nouveaux locaux sur Côte Vertu/ Cavendish.L’infirmière assistera le médecin de la compagnie dans la création de l’unité médicale et après une période d'entraînement, sera responsable quotidiennement du bon fonctionnement de cette unité.Les candidates, âgées de 28 à 35 ans, doivent posséder au moins 8 ans d’expérience en médecine générale, incluant l’expérience clinique, psychiatrique et des salles d’urgence.Elles doivent être bilingues et du registre de la Province de Québec.Nous offrons un excellent salaire et des conditions de travail exceptionnelles incluant la semaine de 37’/2 heureset sans relais.Écrivez-nous, donnant tous tes détails de votre carrière, à : Directeur du Personnel, Simpsons-Sears Liée, 9250 avenue du Parc, (angle Chabanel), Montréal, Québec Collège de Rosemont Le Collège de Rosemont requiert les services de * AU DÉPARTEMENT D'ÉDUCATION PHYSIQUE 3 professeurs à plein temps pour dispenser les disciplines suivantes : conditionnement physique — natation — tennis — volley bail.Qualification* raquiaea : baccalauréat ou maîtrise en éducation physique.Expérianca : de préférence au moins un an d'enseignement ou l'équivalent.AU DÉPARTEMENT DES TECHNIQUES ADMINISTRATIVES 1 professeur à plein temps pour dispenser les disciplines suivantes mathématiques financières, comptabilité analytique de gestion et contrôle interne et vérification.Ces cours sont répartis sur 2 sessions Qualifications raquiaaa : De préférence être membre d'une association comptable reconnue : C.A., C.G.A.R.I.A.AU DÉPARTEMENT DES TECHNIQUES DE SECRÉTARIAT 2 professeurs à plein temps pour dispenser les disciplines suivantes .412-101 et 201 : dactylographie - 412-102 et 202 : sténographie (la méthodes Graig de préférence) - 410-144 : procédés de secrétariat.Qualiflcationa raquiaaa : la préférence sera accordée aux candidates qui ont un an d'expérience dans renseignement.AU DÉPARTEMENT DES TECHNIQUES D’iNHALOTHÉRAPIE ET D'ANESTHÉSIE 1 professeur è plein temps (enseignement clinique) Qualiflcationa raquiaaa : un diplôme d'études collégiales en techniques d'inhalothérapie et d'anesthésie ou l'équivalent.Expérianca : un an d'expérience en milieu clinique.UN CURRICULUM VITAE DÉTAILLÉ DOIT PARVENIR AVANT 17 HEURES LE MERCRED118 JUIN 1975 au I Buraau du diractaur doa aarvicaa du parsonntl Collèga da Roaamont 6400,184me avenue Roaamont Montréal I \ V'i7 ¦A*.¦%; «r.¦« ta ' à & Le Devoir, jeudi 12 juin 1975 Snfnrmatinnu Washington précise: levée des sanctions contre Cuba mais pas de relations bilatérales WASHINGTON (AFP) — Les Etats-Unis souhaitent la levee des sanctions multilatérales imposées contre Cuba par 1 Organisation des Etats américains (OEA) mais ne sont pas prêts pour le moment à rétablir leurs relations avec le gouvernement de la Havane, a indiqué hier un haut fonctionnaire américain.M.William Rogers, secrétaire d’Etat adjoint pour les Affaires interaméricames, a en effet demande instamment au Congrès de ne pas approuver un projet de loi rétablissant les relations commerciales entre les deux pays.“La reprise des relations commerciales bilatérales (avec Cuba) serait une violation de la résolution de 1964 qui demeure en vigueur et que nous prenons au sérieux”, a affirmé M.Rogers.M.Rogers a estimé “probable” que TOEA trouve un moyen pour mettre fin à l’isolement de Cuba en juillet prochain à Costa Rica où siégera une conférence destinée à réformer le traité interaméricain de défense mutuelle.Ces réformes prévoient que les sanctions imposées avec deux-tiers des voix pourront être levées par une majorité simple.“Si les pays membres de l’OEA arrivent à traduire cette thèse en une résolution, nous pouvons nous attendre à ce que la réunion de San José de Costa Rica élimine Cuba de l’agenda multilatéral pour laisser chaque nation libre de rétablir ou non ses relations avec Cuba”, a-t-il dit.En ce qui concerne les Etats-Unis, le rétablissement de leurs propres rapports avec Cuba exigera un processus diplomatique “long et compliqué”, exigeant des négociations sur de nombreuses considerations telles que le sort de prisonniers politiques cubains et des questions bilatérales qui comprennent la compensation des biens américains saisis par le régime de Fidel Castro.L’ambassadeur américain a empêché un complot pour renverser Thieu, révèle Ky, un des conjurés WASHINGTON (par AFP et AP) — Le général Nguyen Cao Ky et d’autres généraux sud-vietnamiens avaient mis au point, en avril dernier, les plans d’un coup d’Etat militaire pour déposer le président Nguyen Van Thieu, a indiqué à Washington l’ancien premier ministre.M.Ky, dans une interview à l’agence Associated Press, a révélé que les membres du complot, dont le chef d’Etat-major, le général Cao Van Vien, et le commandant de l’armée de l’air, le général Tran Van Minh, avaient décidé d’agir après la chute des provinces des Hauts-plateaux.Mais, selon lui, l’ambassadeur américain à Saigon, M.Graham Martin, les avait arrêtés en leur disant qu’il “n’était pas nécessaire d’employer les forces militaires.Nous allons arranger cela (le départ de Thieu)”.Mais, souligne l’ancien chef de gouvernement, Thieu n’a donné sa démission que le 21 avril et il était alors trop tard pour empêcher les communistes d’arriver jusqu’à Saigon.Selon le général Nguyen Cao Ky, le général Nguyen Van Thieu a essayé de le faire assassiner, apparemment après avoir appris que la putsch était en preparation contre lui.Le général Ky, réfugié aux Etats-Unis où il a loué une maison aux environs de Washington, a déclaré que le projet d’assassinat avait échoué avec l’interception de trois hommes de main qui avaient pénétré dans l’enceinte de la base de Tan Son Nhut où il vivait.L’idée du putsch, a-t-il dit, naquit après que le général Thieu eut décidé d’évacuer les Hauts-Plateaux, évacuation qui devait finalement entraîner la chute de Saigon et de son gouvernement.“Nous étions prêts à agir après les défaites dans la deuxième région militaire, a-t-il déclaré.Martin vint alors me trouver et me dit: “C’est inutile, pas besoin d’employer la force militaire.Nous allons arranger ça.” Le général Ky donna son accord à un plan de rechange, en vertu duquel il devait prendre la tête du gouvernement après le départ du général Thieu.Mais celui-ci resta jusqu’à ce que la situation devienne critique.Il a déclaré qu’il avait pensé que le général Thieu s’en irait “dans un délai de deux ou trois jours, dans un laps de temps raisonnable”.Mais “il nous a fallu dix jours pour nous débarrasser de M.Thieu et au cours de ces dix jours, chaque jour, nous avons perdu du nouveau terrain, de nouvelles provinces, de nouvelles villes”.Finalement, a-t-il dit, le plan “fut mis en oeuvre, mais trop tard”.C’est au cours de cette période, a-t-il déclaré, que des amis l’informèrent que le général Thieu voulait le faire tuer.Sans se montrer très précis sur certains points, le général Ky a déclare que Je général Dang Van Quang, qui était un conseiller et un confident du général Thieu, réussit à se procurer 15 laissez-passer en blanc que les hommes de main utilisèrent pour pénétrer à Tan Son Nhut.“Mes amis me conseillèrent de rester chez moi.Ce que je fis.Lorsqu’ils se présentèrent, les gardes les attendaient et en abattirent trois”.Aucun des agresseurs ne s’approcha suffisamment pour lui ûrer dessus, a-t-il ajouté.Par ailleurs, le porte-parole du département d’Etat a estimé hier qu’il “était difficile de prendre au sérieux” le communiqué du gouvernement nord-vietnamien demandant aux Etats-Unis d’apporter une aide au Vietnam conformément au traité de Paris de 1973.La semaine dernière, le département d’Etat avait déjà qualifié “d’ironique” la requête du gouvernement de Hanoi demandant aux Etats-Unis de reconnaître le nouveau régime de Saigon.HANOI, (AFP) — Un accord portant sur une aide urgente et non remboursable de la Chine au Vietnam a été signé le 31 .mai, annonce l’agence vietna- hément par mienne d’information.L’agence ne précise toutefois pas sur quel genre de denrées ou de produits porte cet accord.L’Agence officielle nord-vietnamienne avait fait état d’un accord semblable conclu le 12 mai avec l’URSS et portant sur la fourniture au Vietnam de carburant, d’engrais, de vivres, de véhicules de transport et d’autres “articles de consommation”.Ces accords passés avec Moscou et Pékin ont été rendus publics pratiquement simulta-par Hanoi.Le Pentagone réclame des crédits supplémentaires pour Diego-Garcia Berlin-est et le Vatican renforceront leurs relations “normales et confiantes” BERLIN-EST (Reuter) -Mgr Casaroli, secrétaire du conseil pour les Affaires publiques de l’Eglise, a procédé hier à Berlin-est avec M.Hans Siege-wasser, secrétaire est-allemand aux Affaires culturelles, à un “franc” échange de vues sur le partage futur du pouvoir entre l’Eglise et l’Etat sur la base de la consitution de la République démocratique allemande (R.D.A.), annonce l’agence de presse officielle A.D.N.Ils sont convenus, dit l’agence, de renforcer davantage leurs relations “normales et confiantes” et ont souligné l’utilité réciproque de leur rencontre, qui a contribué au renforcement de la paix.Le chef de la diplomatie du Vatican, arrivé lundi en R.D.A., où il effectue sa première visite officielle, s’était auparavant entretenu avec le premier ministre, M.Horst Sindermann, et le ministre des Affaires étrangères, M.Oskar Fischer.On croit savoir que l'Allemagne orientale souhaite que l’Eglise fasse coincider ses frontières avec celles de l’Etat, de façon à faire aussi dépendre administrativement les quelques 1,300,000 fidèles est-allemands de l’Eglise d’Allemagne fédérale.En raison du partage de l'Allemagne, le Vatican avait procédé à des nominations administratives, à des fins pastorales et pratiques, dans des zones est-allemandes faisant officielle- ment partie de diocèses ouest-allemands.On estime que Mgr Casaroli a soulevé avec ses interlocuteurs le problème plus vaste touchant à fa vie des fidèles en R.D.A., notamment la situation dans les écoles, les perspectives d’éducation supérieure et l’évangélisation dans les zones urbaines nouvelles dépourvues d'Eglises.Les milieux ecclésiastiques, qui considèrent la visite du chef de la diplomatie vaticane comme marquant une simple amorce du .dialogue entre l'Eglise et la R.D.A., ne s’attendent pas que des décisions spectaculaires soient prises cette semaine.Le contact sera renoué dès cette année mais pas nécessaire- ment au même niveau, laissent-ils entendre.Mgr Casaroli doit consacrer le reste de son séjour à rencontrer des représentants de l’Eglise catholique de R.D.A.Il se rend aujourd’hui à Dresde et le lendemain à Erfurt.(par AFP) — Arguant de la présence, dans le port somalien de Berbera, d’une “importante” base militaire soviétique, le secrétaire à la Défense, M.James Schlesinger, a réclamé un crédit supplémentaire de 13,8 millions de dollars pour la base américaine de Diego-Garcia, dans l’Océan Indien.Le secrétaire à la Défense, qui a formulé cette demande devant la commission du service des forces armées du Sénat, a souligné l’importance que présentait, pour les nations occidentales importatrices de pétrole, la liberté de navigation dans l’Océan Indien et le danger qu’offraient les installations soviétiques de la base de Berbera, où des missiles terre-terre auraient, selon lui, été mis en place.“Toute menace contre le libre usage de ces voies de navigation, a précisé M.Schlesinger, aurait un impact catastrophique r un APPEL Confirmation instantanée 877-4032 Télex: 05-25505 Moncton-Hôtel Beauséjour Halifax-Hôtel Nova Scotian-St-Jean, T.-N.-Hôtel Newfoundland Nicosie proteste contre la création de l’Etat turc fédéré NATIONS UNIES (Reuter) -— Le chef de la délégation chypriote à l’ONU, M.Zenon Rossides, a déclaré hier que le Conseil de sécurité devrait prendre toutes mesures adéquates pour mettre fin à l’occupation de Chypre et veiller au retour des réfugiés.Dans une lettre à M.Kurt Waldheim, secrétaire général de l’ONU, M.Rossides déclare oue des communications apparues à 1 UN U à l’appui de la proclamation d’un Etat fédéral turco-chypriote portaient atteinte à l’intégrité territoriale et à l'indépendance de Chypre.“Ce qui se passe à Chypre actuellement, c'est l’occupation de quarante pour cent de son territoire par un pays étranger: la Turquie,” ajoute M.Rossides.Le conseil de sécurité doit se pencher à nouveau sur le problème chypriote, vendredi.Cette lettre donne à penser que le conseil examinera des questions politiques et non seulement la reconduction du mandat de la force d’urgence de l’ONU, estime-t-on.En dehors de Montréal, composez (sans frais) 1-800-261-6222 hôtels CK) Des armes nucléaires US m Desjardins PQQO TRADITIOMS ET QUAUTC gg accumulées en Corée du sud?H75MACKAY MENUS À PRIX FIXES MENUS À LA CARTE RÉCEPTIONS SALONS PARTICULIERS DANSE VENDREDI ET SAMEDI DANS LA CAVE LORRAINE STATIONNIMBNT ORATUIT RÉSERVATIONS 866-9741 DEJEUNER D'AFFAIRES (Pottga, dessert et celt compris) L’Omelette au lard La Salade de Thon La Salade de Crabe d’Alaska Le Cabillaud Sauce Hollandaise Les Crabes gratinés en Avocado Le Tournedos Rossini Les Queues de Homard à l'Américaine (ce menu change tous les jours) ABONNEMENT OU CHANGEMENT D’ADRESSE POUR LES VACANCES LE DEVOIR Nos lecteurs dont I abonnement est payé d'avance peuvent faire suivre leur journal durant leurs vacances à l'intérieur du Canada sans frais additionnels.Pour ceux qui paient à la semaine au porteur ou qui achètent LE DEVOIR au numéro, les tarifs d'abonnements-vacances sont les suivants: 2 SEMAINES: CANADA $3.00 ÉTATS-UNIS $4.00 ‘ A CES TARIFS.AJOUTER $1.00 POUR CHAQUE SEMAINE SUPPLÉMENTAIRE 'S'il vous plaît remplir ce coupon et nous le faire parvenir au moins dix jours à / avance à JOURNAL LE DEVOIR, Case postale 6033, Montréal H3C 3C9 PANMUNJOM (AFP) - La Corée du nord a accusé hier les Etats-Unis d’accumuler des armes nucléaires en Corée du sud pour renforcer les préparatifs de guerre après la perte de l’Indochine, accroissant ainsi les dangers d’une guerre nucléaire.Au cours de la 363-ème réunion de la commission d’armistice à Panmunjom, le délégué nord-coréen, le général Kim Poong Sup, a affirmé que les troupes américaines et sud-coréennes avaient placé des lance-missiles nucléaires auprès de la zone démilitarisée.Il les a accusés également d’avoir tiré, le 2 juin, des miniers de balles sur un village nord-coréen, proche de la frontière.Le représentant du commandant des Nations-Unies, le général William Webbes, a répliqué que c'était la Corée du nord qui mettait en danger la paix dans la péninsule coréenne en recourant à des provocations, la dernière étant le survol d'une île, lundi, par des “Migs".Cette réunion, la deuxième en deux semaines, s est tenue à la demande de la Corée du nord.On rappelle que le président nord-coréen, Kim II Sung, vient de rentrer à Pyongyang à l’issue de sa visite dans plusieurs pays européens et en Algérie, tournée que l’agence de presse nord-vietnamienne “KCNA” qualifie d’“historique” et “réussie”.Le retour du chef de l’Etat et du PC nord-coréen fait la “une” de tous les journaux du pavs.APPUYEZ LA CROIX-ROUGE + DONNEZ UNE FOIS POUR TOUS ?Mon abonnement est payé d'avance.Je le reçois par la poste ?par porteur ?Pendant les vacances, veuillez me le faire suivre durant .semaines à : adresse mentionnée ci-contre Ü Je paie mon journal au porteur chaque semaine.Ci-inclus $ pour un abondement-vacances de ., semaines.?J'achèle LE DEVOIR au numéro.Ci-inclus $ .pour, un abonnement-vacances de semaines N.B.Ne pat oublier d'inscrire votre adresse actuelle.Nom.Adresse actuelle: .Adresse de vacances inclusivement VENEZ VOIR * ACHETEZ * PAYEZ LE PRIX DU GROS LES PLUS RÉCENTES MODES D’ÉTÉ Exclusives • Originales - aussi GINO PAOLI Voici quoique* exemple* convaincant* : Foulard* - double - sole Italienne .Détail $24.Oroe $ 9.95 Qino Peoll • magnifique 3 pièce* 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l’avis de M.Orner Arteh, ministre somalien des Affaires étrangères, qui a, au cours d’une conférence de presse donnée hier à Mogadiscio invité toutes les parties intéressées à venir vérifier elles-elles-mèmes en Somalie qu’il n’y a pas de base militaire soviétique à Berbera dans le nord du pays.M.Arteh a ajouté que ces allégations, qui proviennent du departement à la Défense américain, “sont une propagande insultante due aux milieux sionistes qui veulent affaiblir et miner l’unité arabe.” Le ministre a affirmé, selon l’agence somalienne de presse, que la seule raison d’une telle propagande du Pentagone était la justification de l’établissement d’une base navale anglo-américaine sur Hle de Diego Garcia, dans l’Océan Indien.Le non-alignement, a-t-il ajouté, est un principe essentiel la Somalie., , -r______'ipi de la politique de la si 1 “Même si l’Union soviétique nous avait demandé l’établissement d’une telle base, ce qu’elle n’a jamais fait, nous ne l’aurions jamais accordé, car cela est contraire à notre politique”.Les observateurs ayant visité Berbera “ont à plusieurs reprises démenti l’existence d’une telle base,” a-t-il dit, ajoutant: “Nous invitons nos allies et nos ennemis tous ensemble à venir en Somalie et notamment à Berbera se rendre compte de la réalité.” La Somalie et l’Union soviétique ont maintes fois nié l’existence de base soviétique à Berbera.GENEVE (AFP) — Le Vatican est intervenu à la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe pour demander que les membres du clergé puissent se rencontrer librement, apprend-on a Genève.Le délégué du Saint Siège a demandé que “les institutions, organisations et cultes religieux, agissant dans le cadre constitutionnel des Etats, et leurs représentants, puissent avoir entre eux des contacts et rencontres qui entrent dans le domaine de leurs activités”.CONFIONS NOS ÉPARGNES AU QUÉBEC OBLIGATIONS D’ÉPARGNE DU QUÉBEC ÇA RAPPORTE A COUP SÛR A* GOUVERNEMENT DU QUEBEC Vti^LSTf WF Of S I ^NAN< [ *• FORCES PI ! * -4 ' y/ - ‘Scvv*# /¦ FORCES 75, boul.Dorchester ouest Montréal, Québec, H2Z 1A4 Téléphone: 875-4311, poste 784 en pleine forme WtK'C d Id «Soc itic d'tdUlion (le Id revue I ()I\(1S» • t FORCES la revue d'un Québec de pointe dans un environnement-photo Abonnement (4 numéros) Québec.Canada, Etats-Unis $6 Autres pays $8 L'exemplaire *2 Ci-joint le paiement, soit $ (Faire chèque ou mandat-poste au nom de FORCES) Numéro spécimen envoyé sur demande (antérieur au numéro 17) Le numéro 29 est maintenant en vente dans les kiosques Abonnez-yous: FORCES est encore a l’ancien prik > \ LE DEVOIR Cahier Montréal, jeudi 12 juin 1975 L’amitié israélo-américaine retrouvée Rabin accepterait une concession politique en échange d’aide militaire à long terme * m ym Hi > L’attaque contre les locaux de l’UNITA, en banlieue de Luanda.Un des chefs du groupe semble appeler à l’aide, devant le corps d’un de ses camarades abattus.(Téléphoto AP) WASHINGTON (par Reuter et AFP) -Le président Ford a préconisé hier de nouvelles initiatives pour sortir les négociations de paix au Proche-Orient de l’impasse à la suite de l’échec de la mission Kissinger.“Le président a réitéré aujourd’hui la détermination américaine d’éviter toute impasse dans le processus conduisant à la paix,” a déclaré le porte-parole de la Maison-Blanche à l’issue d’un premier entretien de près de deux heures entre M.Ford et le premier ministre israéüen, M.Yitzhak Rabin.Ces entretiens, dans le salon oval de la Maison-Blanche, se sont déroulés “dans un esprit de franchise et de cordialité qui a depuis longtemps caractérisé l’amitié entre les Etats-Unis et Israël.” Le président “a discuté avec le premier ministre Rabin différentes approches qui pourraient être retenues pour une relance d’un règlement négocié,” a indiqué le porte-parole.De source informée, on précise que les deux hommes ont procède à un échange de vues détaillé, M.Rabin faisant part à son interlocuteur des conditions dans lesquelles Israël serait prêt à reprendre les négociations avec l’Egypte.De source américaine, on indique que le premier ministre israélien annoncera vraisemblablement au président Ford que son pays est prêt à faire des concessions au monde arabe en échange d’un engagement des Etats-Unis à fournir une aide militaire à long terme à son pays.De même source, on indique qu’en échange d’un engagement sur les livraisons d’armes — engagement qui pourrait être d’une durée de trois ans — Israël pourrait renoncer à ses exigences — pierre d’achoppement de la dernière mission Kissinger sur une déclaration de non-belligérence de la part de l’Egypte.Exode en Angola à la faveur de l’accalmie d’avant-sommet LUANDA (Reuter) — L’exode s’accélère en Angola où nombre d’Africains fuient Luanda pour les provinces tandis que les colons européens s’efforcent en nombre croissant de gagner le Portugal.Plusieurs centaines d’Angolais ont manifesté devant le palais du gouvernement à Luanda hier, demandant aux autorités de mettre à leur disposition des moyens de transport pour gagner les provinces.Cet exode n’est pas le premier.A chaque vague de violence dans la capitale, des Africains par dizaines de milliers tentent de fuir vers leurs villages d’origine.Londres délègue Ennals à Salisbury pour la réunion de la “dernière chance” LONDRES (Reuter) — M.David Ennals, ministre au Foreign Office, se rendra à Salisbury ee mois-ci pour s’entretenir avec le premier ministre rhodésien, M.lan Smith, de la tenue d’une conférence constitutionnelle sur l’avenir politique du pays, a confirmé M.James Callaghan, secretaire au Foreign Office, hier à la Chambre des communes.Le gouvernement britannique est prêt à convoquer cette conférence dès que les parties en présence jugeront le moment opportun, a-t-il dit.“Je pense qu’il est reconnu qu’une conférence officielle devra avoir lieu pour parvenir à un accord final sur une solution fondée sur la règle de la majorité ", a déclaré M.Callaghan, sans toutefois préciser la date et le lieu envisagés pour cette réunion devant mettre en présence, la Grande-Bretagne, des dirigeants nationalistes et M.Smith.A Salisbury, M.Smith s’est déclaré prêt à recevoir un émissaire du gouvernement de Londres pour lui soumettre ce qu'il a appelé des “propositions constructives ”.M.Callaghan n’a fixé aucun délai à la tenue de la conférence, mais a souligné que si aucun progrès n’était réalisé dans les pourparlers entre M- Smith et les dirigeants de l’A.N.C.(Conseil national afri-cain), qui regroupe tous les mouvements nationalistes, il appartiendrait à la Grande-Bretagne de réunir les parties pour de nouvelles négociations “Il appartient aux populations de Rho: désie de saisir maintenant ce qui pourrait être leur dernière chance de régler leurs divergences et de déterminer l’avenir de leur pays sans le recours à de nouvelles effusions de sang ”.A Salisbury, on estime que les pressions économiques devenant de plus en plus sérieuses dès l’independance du Mozambique inciteront le gouvernement à parvenir à un accord avec les nationalistes.Les pourparlers entre les deux parties doivent reprendre aujourd’hui, selon Mgr Abel Muzorewa, président de l'A.N.C.Jusqu’ici, la date et le lieu de la conférence constitutionnelle ont été les principaux points de désaccord.M.Smith souhaitant la voir se tenir en Rhodésie, l’A.N.C.lui préférant un pays neutre.Après des mois de discussions, les deux parties sont finalement convenues de renoncer à tout préalable à la tenue de la conférence, mais les profondes divergences qui existent au sein du comité executif de l’ANC et qui ont éclaté au grand jour à la suite d’émeutes à Salisbury le 1er juin, risquent d’entraver les négociations.pour les professionnels de la santé Cette nouvelle tour de 26 étages, avec ses bureaux conçus pour les professionnels, est située à l’angle de l’avenue du Parc et de l’avenue des Pins, tout près du Mont-Royal et de plusieurs hôpitaux.Ce sera le centre médico-professionnel le plus important à Montréal.Les occupants de la Tour ont un accès direct à l’hôtel, aux magasins, aux appartements, au club de loisirs et de sport et au stationnement de LaCité.Installations et services spéciaux pour médecins et dentistes.Service de planification disponible sur demande.Occupation à l’automne 1975.l^Cité est une mise en valeur des Propriétés Cité Concordia Limitée et de Yul Associates, 279 ouest, rue Sherbrooke, Montréal H2X 1Y2 845-6231 LaCité dans la ville M.Rabin pourrait se contenter, dit-on de source américaine, d’un accord du gouvernement du Caire sur la prolongation du mandat des observateurs dans le Sinaï pour une période allant de trois à cinq ans.Le mandat actuel des “Casques bleus”, prolongé de trois mois par le président Sadate, arrive à expiration en juillet.Les conversations devaient se poursuivre hier soir au diner de travail que M.Ford a offert en l’honneur de M.Rabin et aujourd'hui au cours d’un second entretien à la Maison-Blanche, qui donnera l’occasion au président et au premier ministre d’examiner plus profondément les différents problèmes.M.Ford était entoure pour ce premier entretien, du secrétaire d'Etat, M.Henry Kissinger, et du sous-secretaire d Etat pour les affaires politiques, M.Joseph Sisco, tandis que M.Rabin avait à ses côtés l’ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis, M.Simcha Dinitz, et son conseiller politique, M.Mordechai Gazit.Le porte-parole de la Maison-Blanche, M.Ronald Nessen, a démenti les informations selon lesquelles le président Ford et M.Kissinger envisageaient de présenter prochainement un plan de règlement d’ensemble du problème du Proche-Orient.11 a rappelé, comme M.Ford l'avait dit lundi à sa conférence de presse, que les Etats-Unis choisiraient prochainement entre trois méthodes de reprendre les négociations de paix: — reprise des négociations "pas à pas"; convocation de la conférence de Genève en vue d'un règlement général; convocation de la conférence de Genève et reprise simultanée des négociations pas à pas.Le porte-parole de la Maison-Blanche a également démenti qu’il y ait une signifi-catiin politique dans la différence de protocole entre la rencontre de M.Ford avec M Sadate à Salzbourg et la visite de M.Rabin à Washington.Il a souligné que la différence provenait sans doute du fait que le protocole de la rencontre de Salzbourg avait été organisé par le gouvernement autrichien.Un coup à gauche et un coup à droite: un dosage à la Wilson Cela a été notamment le cas en avril et en août l’année dernière et l'on signalait alors que quelque soixante mille personnes avaient évacué la capitale.Toutefois, les affrontements de la semaine dernière, qui ont fait au moins deux cents morts, se sont étendus à la périphérie de Luanda, s'accompagnant de banditisme sur les routes et rendant les transports routiers hasardeux.L’union des transporteurs routiers a demandé de nouveau hier aux autorités de prendre des mesures de nature à assurer la sécurité sur les routes.Si les “routiers" parviennent toujours à Easser pour assurer le ravitaillement de uanda en produits de première nécessité, la circulation des automobiles et autobus est considérablement réduite et les convois sous escorte militaire deux fois par jour sont la règle.En ce qui concerne les colons, le gouvernement de Luanda précise avoir délivré depuis janvier vingt mille quatre cents passeports.De son côté, le quotidien “Provincia" indique que les demandes de passeports ont atteint deux cents à trois cents par jour.Le gouvernement angolais a demandé aux autorités portugaises de lui faire parvenir de quarante à cinquante mille nouveaux passeports pour satisfaire la demande.On signalait récemment que les vols à destination du Portugal étaient réservés pour plusieurs semaines.Sur le plan militaire, aucun incident n'a été signalé à Luanda et dans les provinces au cours de la nuit, l’attention se portant sur la rencontre qui doit avoir lieu samedi au Kenya entre les présidents des trois mouvements, MM.Agostinho Neto (MPLA), Holden Roberto (FNLA) et Jonas Savimbi (UNITA).Ce dernier a regagné Luanda mardi soir venant de Kinshasa où il a rencontré M.Roberto-et eu un entretien d'une heure avec le président Mobutu Sese Seko du Zaïre.Au port de Luanda, les dockers ont repris le travail hier après une grève de près de deux semaines.Ils ont obtenu d'importantes augmentations de salaire, rétroactives au mois de février.LONDRES (par Reuter) — En vieil alchimiste de la poütique britannique, M.Harold Wilson a usé de subtils dosages pour remanier mardi son cabinet à la suite du référendum européen du 5 juin.Accordant aux industriels et à une partie de l’opinion la tête du très controversé anti-européen et socialisant ministre de l’Industrie, M.Anthony Benn, il a en même temps limogé M.Reg Prentice, ministre de l’Education à tendance de droite qui avait encouru l’ire de l’aile gauche travailliste en proposant implicitement la formation d’un gouvernement de coalition centriste.M.Tony Benn, 50 ans, devient ministre de l'Energie, portefeuille qui englobe notamment la mise en valeur des gisements pétroliers de la Mer du Nord, échangeant son ministère avec M.Eric Varley, qui, à 42 ans, est le plus jeune membre du cabinet.Ce remaniement, le premier depuis la victoire travailliste aux dernières élections, a pour principal objectif de maintenir l’unité du parti — un coup à gauche, un coup à droite — au moment où le gouvernement doit affronter de face de graves problèmes économiques et surtout une inflation salopante.Avant toi “déboulonnant’’ Tony Benn du mi l’Industrie, M.Wilson a réaffii Jorité face à un mi- nistre impétueux qui commençait à faire figure de rival et a donné satisfaction aux modérés et pro-européens du gouvernement qui sont sortis renforcés du “oui" massif du référendum.Pour endormir les soupçons de la gauche que M.Tony Benn a été sacrifié pour faire plaisir au monde des affaires, M.Wilson a “dégradé” M.Reg Prentice.Rappelé sur le champ de Suède, M.Prentice s'est vu offrir le poste de secrétaire d’Etat au développement outre-mer, ce qui normalement l’excluait du cabinet.On pense savoir que M.Prentice aurait refusé et aurait préféré quitter le gouvernement si son transfert pouvait être considéré comme un recul.M.Wilson a alors consenti à ce qu'il demeure au sein du cabinet qui comprend maintenant 24 membres.La titulaire du secrétariat d'Etat au développement outre-mer, Mme Judith Hart, une anti-européenne, a quitté He gouvernement, ayant refusé le poste de secrétaire d'Etat aux transports qui demeure vacant pour l’instant.M.Fred Mulley, qui était ministre des Transports, prend le portefeuille de l’Education et de la science.Les autres ministres en vue qui avaient fait campagne pour le “non" gardent leur poste: M.Peter Shore au Commerce, M.Michael Foot à l'emploi et Mme Barbara Castle aux services sociaux.* Fils de mineur, M.Eric Varley est un membre de la gauche du Labour.Il a fait campagne pour le non au référendum mais sans prendre de positions extrêmes.Il est entre à Westminster en 1962 par la filière syndicale.La première tâche de M.Varley sera de s'efforcer de régénérer l’industrie britannique qui traverse une période de dépression.de manque d’investissements et de perte de confiance.Il faudra un peu de temps pour juger la réaction du monde des affaires à la nomination de M.Varley mais, au début du moins, il devrait bénéficier d’un préjugé favorable étant donné la terreur presque panique qu'inspirait à certains industriels M.Tony Benn.Toutefois, exclue du cabinet britannique, Mme Judith Hart a déclaré à la Chambre des communes que “l’on assiste peut-être au dangereux prélude à une catastrophe pour le mouvement et le Parti travaillistes." "Si le ' gouvernement cherche à résoudre les problèmes économiques par des méthodes capitalistes aux dépens des orientations socialistes, il ne surmontera pas la crise économique, mais trahira le mouvement travailliste,” a ajouté Mme Hart.s - Ut'-: v m i'%***''" if ¦Jjj La Fête des Pères Rendez-la particulièrement chaleureuse avec l’aide de Mappins.A l’occasion de la Fête des Pères, Mappins saura vous être fort utile dans le choix d’un cadeau sortant de l’ordinaire.Vous pourrez par exemple lui faire chaud au coeur avec ce réchaud à cognac plaqué argent.Pièce d’importation offerte à $12.50 seulement, c’est un cadeau qui joindra l’utile à l’agréable.Et pour rendre papa encore plus heureux, il vous suffira d’y ajouter des verres à cognac Ils ’ne coûtent que $5.95 la paire, ou $3.00 si achetés individuellement.Le magnifique bracelet d'identité en argent sterling ferait aussi un cadeau très apprécié.Mappins vous l’offre pour aussi peu que $38.50.Chez Mappins, vous trouverez de nombreuses 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rendu à la compagnie Capitol pour le faire remplacer.Là, il a fallu éliminer douze copies avant que la treizième, imparfaite mais écou-table, fasse l’affaire.Les disques Capitol sont pressés chez Columbia, paraît-il.Bon, ceci dit, le premier microsillon de Raoul Duguay est une petite merveille.Les paroles, dont une copie manuscrite et orthographiée à la Duguay est insérée dans la pochette, sont belles et simples.Plus dépouillé que dans ses premiers poèmes et que pendant sa période infoniaque, Raoul parle simplement, avec des mots de tous les jours, d’un amour universel, d’un quotidien habitable et serein où la paix intérieure dominerait les relations des hommes entre eux et avec le monde oui l'entoure.Il s’agit là d’un monde qu’on appelle, c’est pourquoi l'ensemble du microsillon est une incantation, une prière où les mêmes mots reviennent sans cesse à l’intérieur de chaque chanson.Et la musique (signée Duguay et Lefrançois sauf deux pièces signées Y van Ouellette et Michel Carneau) rejoint fatalement un ton incantatoire.“Alllô tôulmônd” est une pièce lancinante, par ses effets d’écho, par sa ponctuation obtenue par un accompagnement non mélodique où priment les cloches et un vibraphone.Mais la belle voix chevrotante et parfois un peu forcée de Raoul Duguay, ne se limite pas seulement à ce 9 violonistes sur les rangs Oskar Morawetz est l’auteur de l’oeuvre inédite au CIM La pièce canadienne inédite que devront interpréter les finalistes du Concours international de violon de Montréal a pour titre “Fantasy no.1”, et est une oeuvre du compositeur canadien Oskar Morawetz.Pour la première fois cette année, le Conseil des arts du Canada a accordé une subvention spéciale au Concours de Montréal pour la commande de cette oeuvre.Les épreuves finales du concours auront lieu les vendredi, samedi et dimanche, le 13,14 et 15 juin au théâtre Maisonneuve de la Place des arts.L’Orchestre symphonique de Montréal, sous la direction de Franz-Paul Decker, accompagnera les concurrents.En plus de la pièce imposée, les finahstes interpréteront chacun un concerto cnoisi parmi le répertoire du concours.Les détails de l’oeuvre inédite ne peuvent être divulgués actuellement puisque les finalistes sont en loge jusqu’à leur apparition sur la scène du théâtre Maisonneuve.Oskar Morawetz est probablement le compositeur canadien dont les oeuvres sont le plus interprétées, et pourtant, il n’a jamais suivi de cours de composition.Il a reçu une excellente formation de divers artistes renommés en vue d’une carrière de pianiste de concert, mais chose assez paradoxale, il est un autodidacte absolu en matière de composition.Morawetz, qui est professeur de musique à l'II-niversité de Toronto, manifesta très tôt un talent particulier pour la musique.Né le 17 janvier 1917 dans le petit village tchèque de Svetla Nad Sazayou Radio-Canada signe un accord avec l’URSS La Société Radio-Canada et le comité d’état à la télévision et à la radio de l’Union Soviétique ont conclu, à Ottawa le 6 juin, un accord prévoyant la production au cours de 1975 d’un petit nombre d’émissions de radio et de télévision chacun sur le territoire de son vis-à-vis.à quelque 80 milles de Prague, il commença à étudier le piano chez un professeur de son village à l’âge de six ans.Quelques années plus tard, sa famille s’établit à Prague.A l’âge de 18 ans, George Szell lui offrit le poste d’apprenti chef d’orchestre à r Opéra de Prague.Devant la poussée nazie, Morawetz quitta son pays natal pour venir s’établir au Canada en passant par Paris.Il décrocha ses diplômes de bachelier et de docteur en musique de l’Université de Toronto.Le “Quatuor à cordes” qui lui mérita son baccalauréat en musique fut primé par l’Association des compositeurs, auteurs et éditeurs du Canada parmi les meilleures oeuvres composée cette année-là par un Canadien.L’année suivante, sa “Sonata Tragica” lui valait une autre récompense du même genre.Au cours des ans, Morawetz allait se voir décerner bien d’autres récompenses.Pour son “Concerto pour piano et orchestre”, il a reçu de Zubin Mehta le premier prix à l’occasion d’un concours organisé par l’Orchestre Symphonique de Montréal.En 1964, Morawetz dédiait sa “Passacaille sur un choral de Bach” au président Kennedy Interprétée pour la première fois par l’Orchestre symphoni- 3ue de Toronto sous la direction e Walter Susskind, l’oeuvre a été exécutée depuis, ou doit l’être par les orchestres CTmp' Kyoto (Japon), et d’Athènes.En 1966, Morawetz décrochait le Prix des critiques pour sa “Sinfonietta for Winds and Percussion” lors du Concours international de musique contemporaine tenu à Cava dei Tirreni, en Italie.Achevée en 1965, cette oeuvre fut jouée pour la première fois par l’Orchestre symphonique de Montréal.Toute liste des réalisations de Morawetz est bientôt incomplète.Il a été le premier compositeur à recevoir une commande de l’Orchestre symphonique de Toronto, commande qui nous a valu sa “Deuxième symphonie" (1960).Bon nombre de ses oeuvres ont été interprétées à des festivals de musique: “Dirge" (1953) au nphoniques d’Indianapolis, Floride, de Belgrade, de Un regard généreux sur la télé du mépris par Jean Basile On écrit peu sur la télévision.La raison en est, peut-être, que le commentateur se sent à peu près impuissant pour contrer rénorme machine qu’elle est.D’autre part, la télévision étant au Québec l’un des plus sûrs gagne-pain de bien des “créateurs”, il va sans dire que l’on a tendance à peser ses mots dans l’espoir qu’un jour.C'est donc la première qualité du livre de Gilles Proulx (1), “La télévision du mépris”, que d’aborder carrément son sujet, sans trop se soucier des répercutions qu’il pourra avoir sur son avenir personnel.Ne rions pas.Après tout, un certain courage est assez rare pour qu’on le signale au passage.Pamphlet, d’ailleurs, plutôt qu’essai, tel est ce petit ouvrage genre: le jazz et de très beaux passages mélodiques viennent compléter l’incantation dans “Tôuttt étô bôuttt”, tandis que “Le désert” se présente comme une magnifique chanson classique, un cri du coeur chanté avec une émotion proche de celle qu’Edith Piaf faisait partager à ses auditeurs.Mais si “Le voyage”, chanté en duo avec Michel Garneau, peut sembler beau et un peu long, et si on peut préférer l’accompagnement du “Chemin” dans la version d’Yvan Ouellette sur le dernier disque du “Ville Emard Blues Band”, il devient évident que ce ne sont là que des remarques de peu d’importance devant l’ensemble des qualités du disque.Surtout devant l’extraordinaire réussite qu’est “la bittt à tibi”.Cette chanson, où Duguay délaisse un peu sa volonté éducatrice pour évoquer son enfance abitibienne, réunit magistralement, sous le violon de monsieur Pointu et sur le piano de Pierre Leduc, une synthèse magistrale de la chanson, du jazz et du reel où les genres se succèdent sans vraiment se quitter.D’ailleurs, vous pourrez constater tout ceci vous mêmes en allant à son récital, samedi soir à minuit au théâtre Saint Denis.Il sera accompagné de ses six musiciens qui, à part une batterie souvent monotone, font un très bon travail sur son microsillon.La fiche signalétique de ce disque se lit comme suit: Raoul Duguay, Allô tôulmônd, Capitol St- 70036: “Si tu ne m’aimes pas", “Alllô tôulmônd”, “Le chemin”, “Tôuttt étô bôuttt”, “Le désert”, “La bitt à tibi” et “Le voyage”.Festival du printemps à Prague, “Sinfonietta for Winds and Percussion” au Festival de musique d’Aspen, Colorado, “Divertimento pour cordes” (1948) à l’Exposition mondiale de Bruxelles en 1958 et “Overture To A Fairy Tale” (1956), “Deuxième quatuor à cordes” (1955) et “Fantaisie en ré” (1952) au Festival de musique de Stratford, sans compter diverses musiques de film.Rappelons que le Concours international de Montréal se termina par un concert gala des Lauréats qui aura lieu mardi le 17 juin a la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des arts, avec la participation de l'Orchestre symphonique de Montréal sous la direction de Decker.Enfin le Jury du lOème Concours international de Montréal a révélé les noms des neuf concurrents qui participeront à l’épreuve finale qui aura lieu au Théâtre Maisonneuve les 13, 14 et 15 juin, à 20h.• VENDREDI: Rasma Liel-mane (Mexique), Anatoli Melnikov (U.R.S.S.), Dmitri Sitke-vezki (U.R.S.S.).• SAMEDI: Marganta Karafilova-Piguet (Suisse), Ding-Suk Kang (Corée), Yuval Yaron (Israël).• DIMANCHE: Sugen Drucker, (Etats-Unis), Piotr Ja-nowski (Pologne), Gerardo Ri-beiro (Portugal).Les neuf finalistes, qui sont en loge depuis lundi, étudieront l’oeuvre inédite canadienne qu’ils devront interpréter en finale, en l’occurrence celle de Morawetz.au ton leste qui vogue allègrement dans les statistiques ef les opinions personnelles.D’où une espèce de plaisir à le lire, et d’autant plus que l’auteur n’y va pas avec le dos de la cuiller.En effet, pour lui, la “télévision du mépris” est la télévision qui méprise le monde, joue le jeu de l’argent au lieu de jouer le rôle de culture, ce mot pris dans lé sens le plus large.Cette attitude, on le devine aisément, est d’autant plus néfaste au Québec que les problèmes qui se posent ici prennent une importance considérable car la télévision est, peu ou prou, l’accès le plus aisé et le plus large à cette fameuse culture.C’est naturellement un fait bien connu que la télévision joue toujours le rôle de l’Establishment, qu’il soit financier et politique.Qui ne sait, implicitement que les programmes dépendent largement de l’annonceur, lequel, sans imposer forcément ses normes, a une sorte de droit de regard.Qui ne sait aussi que le pouvoir en place a et aura sans doute toujours une tendance à se servir de la télévision à ses propres fins.Ainsi, quand Gilles Proulx, parlant de l'information à Radio-Canada, dit que ce que craignent les “boss” c’est “qu’un journaüste devienne soudainement crédible aux yeux de l’opinion publique; pis encore, qu’il dépasse en crédibilité celle des hommes politiques de l’heure”, il manie dangereusement l’amalgame en accolant une vérité, la relative pauvreté de l’information “intelligente” de notre poste d’Etat, avec un commentaire qui ne s’appuie sur rien d’autre que son sentiment personnel.Mais tel est l’art du pamphlet et il n’est pas dit qu’il soit, en fin de compte, inutile.Gilles Proulx, d’ailleurs, ne lésine pas et parle de la télévision sous un certain nombre de ses principaux aspects.Il aborde longuement l’information et il a raison car la télévision a un rôle unique à jouer dans ce domaine et ne le joue, ici du moins que très limitativement.Il aborde aussi la publicité et lui réserve, on s’en doute, quelques-unes de ses lignes les plus dures.Laissons de côté l’aspect polémique qui ne vise à rien d’autre que de mettre en sensibilité de lecteur, pour retenir à ce propos la suggestion que fait Gilles Proulx.Selon lui le CRTC “devrait prendre des mesures pour protéger le téléspectateurs contre les manipulateurs du subconscients”; ces manipulateurs sont les annonceurs.Il le fait- avec calme et accepte même que l’on conserve une certaine forme de publicité télévisée.Qui ne sera d’accord avec lui.Mais il n’est pas tendre non plus pour le canal 10, qu’il baptise du nom de “poste à Baptiste” et qui est, selon lui.l’un des instruments majeurs de l’abêtissement des Québécois.Quant à Radio-Canada, c’est le “poste de la propagande”.Cette propagande est essentiellement définissable pour l’optique de Radio-Canada qui est de considérer le fait français comme un phénomène “coast to coast”.Ce qui conduit à la dépersonalisation”, à la non-identification, à la non-appartenance: en bref, une politique de nivellage dont le Québec sort perdant.Au fond, l’idée de Gilles Proulx est que la télévision a un rôle important à jouer dans l’évolution du Québec et, plus spécifiquement encore, un Québec dans son processus d’accession à l’Indépendance.En ce sens, le canal 2 est fautif puisqu’il empêche le Québec d’affirmer et d’exploiter pour le profit de tous ses points de vues et ses aspirations nationales.Mais le canal 10 ne Test pas moins, en ce qu’il abêtit les Québécois en ressassant des clichés, opérants financièrement, mais inapte à susciter, et même à suivre une quelconque évolution.On voit que le problème a de la hauteur.Toutefois, il faut bien dire que Gilles Proulx n’amène guère de moyen pour remédier aux manques évidents et au danger réel qu’est la télévision quand elle est entre les mains de vendeurs de savon, tout justes capables d’évaluer leur bénéfice annuel.Tout le livre de Gilles Proulx se termine sur une liste de choses “à faire”.La norme 4 pourrait les résumer toutes: “La télévision devrait être qualitative, plutôt que quantitative”.Une fois encore, la bonne volonté y est tout le monde est d’accord sur ce point.Comme l’on est d’accora quand l’auteur souhaite que la télévision se dégage des influences politiques ou que la télévision éauque en profondeur plutôt qu’en surface.L’ennui de ces choses à faire, c’est que Gilles Proulx y mélange un peu tout, l’essentiel et le superflu.Dans toute organisation aussi complexe qu’un réseau de télévision, les seules bonnes intentions ne comptent pas.Il y a de nombreuses concessions à faire et le “jusqu’où Ton peut aller trop loin” a son importance, face aux événements et face aux personnalités capables de traiter un problème dans un cadre donné.Pourquoi, par exemple, faut-il, comme l’affirme Gilles Proulx, que les “quiz” soient des tribunes de sensibilisation de la petite histoire et de la géographie, et non pas une tribune de sensibilisation linguistique ou autre chose encore.Et comment "interdire” à la télévision de plagier la radio par ses hot-lines et ses palmarès?Enfin, et c’est peut-être ce 3ui me parait le plus ennuyeux ans ce livre, c’est le manque de comparaisons entre nos télévisions et les télévisions étrangères.Une télévision tout à fait libre est actuellement impensable, mais il existe des rapports et des critères.Que vaut le canal 2 par rapport à la chaîne ABC, par exemple, et par rapport au travail qui se fait en France ou en Belgique?Après tout, la télévision, comme la politique, c’est l’art du possible.D’ailleurs, paradoxalement, Gilles Proulx aborde un trop grand nombre de problèmes et pas assez en même temps.Par exemple, il ne dit pas un traitre mot de la télévision sur le plan Soi rées d’été en chansons au Patriote et à la Butte par Jacques Thériault Chansonniers et musiciens québécois connaîtront un été particulièrement “chaud” et hanteront plusieurs scènes de la province, dont la Place des Nations, le Jardin des étoiles, divers parcs et la Petite Bastille de la vieille capitale à l’occasion du Festival de la chanson québécoise, puis le Mont-Royal où se dérouleront les festivités de la Saint-Jean.En ce qui concerne plus précisément les boîtes à chansons, les directeurs du Patriote et de la Butte à Mathieu annoncent au même moment leur saison estivale qui est essentiellement centrée sur la chanson.A première vue, la programmation du Patriote de Sainte-Agathe — comme chaque année à pareille époque, ses promoteurs quittent la ville pour la campagne — s’avère beaucoup plus consistante que celle de Gilles Mathieu qui, cependant, présentera une revue de Mireille Lachance et Raymond Lévesque intitulée “Approuvé Québec” et traitant de nos meutes de charognards.Au Patriote de Sainte-Agathe, dans sa salle de 547 places, le coup d’envoi sera donné le 14 juin avec un spectacle de Claude Landré.Suivront: Jean-Pierre Manseau et Marc “Sol” Favreau, du 21 au 29 juin; Louise Forestier, du 30 juin au 6 juillet; Clémence Des Rochers, du 8 au 13 juillet; Jean-Pierre Ferland.du 15 au 27 juillet; Pauline Julien, du 29 juillet au 3 août; le groupe Beau Dommage, du 5 au 10 août; Jean-Guy Moreau, du 12 au 17 août; Yvon Deschamps, du 19 au 31 août; puis, Félix Leclerc, le 6 septembre.On précise également que les spectacles assurés par Moreau et Deschamps seront entièrement neufs.Au Patriote, les représentations se tiendront à 21h en semaine et à 20h et 23h le samedi.La saison de la Butte, sise à Val-David, est pour le moins étonnante de pauvreté et pas du tout rassurante.Sans pour autant préjuger de la santé financière de cette boîte, on s’étonne toutefois de constater que la plus vieille des salles de ce genre soit en perte de vitesse et ne soit plus le rendez-vous autrefois couru des chansonniers québécois.Sa programmation se lit comme suit: les Para-noyac, le 14 juin; Jean La- 5ointe, du 28 juin au 6 juillet; érôme Lemay, du 8 au 20 juillet; Claude Landré, du 22 juillet au 3 août; Emmanuelle, du 5 au I t'S MI MS MH'l’l I.S piv.scntt'iil le clict d oCUM C de INGMAR BERGMAN Scènes de la Vie Conjugale l\ M I M \NN .! M I W > I lh • .¦ MM \NM ! u\ LE DAUPHIN UMIKN Pits l’IKinilU.7211 Le film qui a valu a | MICHEL BRAULT le grand I prix de la mise en scène au festival l de cannes 1975 «gflü tn.ii.oo UM.:1.00-3.n-7.00-1.90 DIM.: It.OQ -2.00 - 0.00 - 9.00 6e MOIS Une comédie trépidante et j ty «Involte qui effleure le cynisme li^*’,c [Le MOUTOI ENR4GÉ JfM lOUS TMTKMn «NT sow no MIF MM 17 août; enfin, Claude Léveillée, du 19 août au 1er septembre.Durant la semaine, à l’exception de lundi, jour de relâche, les spectacles auront lieu à 21h; ceux du samedi auront lieu à 20h30 et 23h.Rappelons enfin que le Patriote célèbre cette année son dixième anniversaire et que ses directeurs-fondateurs, Percival Broomfield et Yves Blais, déménageront leurs pénates à DERNIER SOIR 7h30, «MO JAZZ ON A SUMMER S DAY IlIsDEMAINr^Sl le chef-d’oeuvre de WAJDA l’automne 1976 dans un édifice désaffecté qui abritait autrefois une station postale, rue Sainte-Catherine est, à deux pas de Télé-Métropole.Comme cadeau d’anniversaire, on ne pouvait mieux imaginer: les compères Broomfield et Blais en rêvaient depuis plusieurs années déjà.esthétique.Pas un mot de l’image, ni de sa confection, ni de sa tonction.D n’aborde pas davantage le problème du personnel créateur, le syndicalisme dans l’information, etc.D n’aborde qu’au passage la notion de télévision educative et la participation du citoyen au medium.Il ne fait pas de distinction véritable entre une télévision d’Etat et un poste privé.La télévision est, sans aucun doute, l’un des éléments d’analyses majeurs dans ce qu’est et ce que sera notre Société, beaucoup plus que le cinéma.En effet, dans un ordre logique, la télévision suit le livre auquel elle ressemble beaucoup, ne serait-ce que par le fait que la télévision est un moyen de communication de masse qui s’adresse individuellement à son public.Gilles Proulx n’amène rien de bien nouveau sur les grandes analyses existantes.Cependant, il faut dire que tel n’est pas son but.Il regarde la télévision ça l’enrage car il trouve que l’on pourrait faire mieux.Alors, il se demande pourquoi et trouve ses réponses en tâchant de les appuyer sur des données statistiques qu’il nous faudrait vérifier pour dire ce qu’elles valent.Au fond, il parle un peu comme n’importe qui le ferait et son “gros bon sens” aura du moins l’effet d’une douche salutaire.Après quoi les gens douchés iront se sécher et tout continuera de tourner.(1) “La Télévision du mépris” par Gilles Proulx, Montréal 1975.Y penser c’est aussi aider PXFAM , rr ' *=/.i .miv toussmu wsejr* i minu \ LES NOCES v.o.polonaise (avecs.-t.français) \ tou* l*( «olrs à 7h00 *1SMO DEUX SEMAINES SEUL.avoir absolument! toebst 277-2001 qutlquM ruM au nord boul.Métropolitain OIM.i 3h (15li.LA FETE A JULES CATHERINE DENEUVE BERNADETTE LAFONT Santorini $115.at plut 4 JOURS: Santorini • Créta - Rhodaa - Ephaasoa • Myconoa • Fatmoa $160 at plut 7 JOURS: Créta • Santorini • Rhodaa - Mykonoa • Fatmoa ¦ Aloiandria $24C Jtptoa Départs: chaque jour mais II faut avoir une réservation pour les croisière.fOQC DBUXMinalnn: è partir de WOU, Lé tour comprend: Tour d'Athènes, excursion à Sounlon, 2 Jours è Delphes.3 Jours A Mykonos.3 Jours è Glyfade.4 Jours de croisière, 3 nuits è Athènes, deml-penslon.Hôtels - Classe A (plus tarif aérien).Tarit aèrlBti suivant la ••(•on: $523.pour lea Jeunes, moins de 22 an* - $525.et plus pour les groupes.Agence de voyages DARMIS L #•', spcr/.j/is ff*s (ir I,) Grrct‘ S «at, Shtrbrook* • Tél: 849-6777 -6955, Montréal Notre bureau d’Athènee VOYAGES DARMIS ee fera un plaisir de voue servir grecleutement ques bouteilles de Lambrusco.Ah, mais ils savent vivre, ces cowboys! Jamais steak n'a semblé aussi bon, ni vin si désaltérant.Du pain bis, du beurre, du pumpernickel accompagnent ce diner de choix.Ils ont même apporté des serviettes de papier, des assiettes de carton et des ustensiles de plastique! On s’assied sur une pierre et on déguste, tandis que la première étoile monte au ciel.Le spectacle du coucher du soleil sur le fleuve et derrière les falaises vaut toutes les fatigues et les craintes endurées le jour.On est heureux d’avoir eu, le courage de faire le voyage, même si les guides nous ont dit qu’aujourd’hui ça n’était rien.Demain, disent-ils, ce sera du vrai sport.Parce que demain on entrera dans le canyon de Santa Elena.C’est là que le fleuve s’agite comme un cheval indompté, qu'il s’amuse à se fracasser sur les murs du canyon qu’il frappe à 90 degrés.Il faut aussi, nous assurent les guides, faire de fréquents portages, là où des rocs sont tombés de la falaise dans le lit du Rio Grande.Et on s’imagine déjà tous avec un grand Bandage sur le front.b A la belle étoile: Des milliers d'étoiles scintillent.On s'apprête à intégrer nos sacs de couchage, car aucune lumière, même pas une lampe de poche, ne guidera nos pas incertains une fois la nuit venue.Il est 10 heures et on se couche sur le sable du rivage, bercé par le clapotis du Rio Grande et le roucoulement des ramiers.Les vautours sont allés se coucher l’estomac vide, mais ils savent que demain on y sera encore.C’est en rêvant aux cougars, aux pumas, aux serpents à sonnettes qu’on s’endord, la tête enfoncée dans le sac de couchage, la tirette remontée-jusque sur le haut de la tête, question de limiter les dégâts au cas d’une rencontre.Le Rio Grande, dans l’un de ses méandres majestueux du parc national du Big Bend.C’est donc avec une légitime appréhension qu’on aborde les On se lève avec le jour, à 7 heures, tout étonné de n’avoir que du sable en bouche, qu’aucun ravage nocturne, même pas un moustique, ni une fourmi, ne soit venu distraire nos visions de félins affamés.Les cowboys et les guides ont déjà allumé un feu de camp et se préparent à nous servir le meilleur petit déjeuner que l’on ait jamais pris.Des oeufs, du bacon, du pain bis, du fromage, avec du café à la méthode cowboy : du café en grain sur lequel on’ verse de l’eau bouillante, laissant mijoter le tout quelques instants.b Le canyon: Après ce déjeuner de choix, qu on espère ne pas être le dernier.on reprend radeau et pagaies.Déjà, aepuis la veille, on croit avoir appris.En guise de réconfort, les guides nous disent que c'est juste à l’entrée de canyon que trois personnes ont failli se noyer à Pâques! Et puis, il y a deux ans, des caméras très coûteuses sont tombées à l'eau en même temps que leur propriétaire.qui s’en est tiré intact, lui premiers rapides.Mais l’expérience de la veille a quand même servi.On se sent forts comme des trappeurs de l’ouest.Notre hardiesse nous emballe, on y met du nerf.Mais le fleuve aussi est enthousiaste.Il se rétrécit dangereusement.Sa rapidité augmente.C’est le canyon! De chaque côté de nous la paroi à pic du canyon s'élève à 1,500 pieds.On se sent prisonniers.Le courant brutal nous emporte.Le radeau, devenu incontrôlable, donne contre le mur de pierre.Deux coéquipiers tombent à l’eau tête première.Les cameras qu’ils ont au cou ont dû en prendre pour leur rhume.Heureusement les copains savent nager, et leurs gilets de sauvetage font le reste.On les rembarque.Ils jurent comme des putois.Mais la beauté du spectacle qui les entoure leur fait vite oublier leur bain forcé et leurs genoux endoloris.On s'arrête un peu plus loin pour visiter des cavernes où vécurent des Apaches.Pour y arriver, il faut grimper comme des chèvres de montagne, patauger dans des étangs moussus, esca-lac1"' à l'aide de cordes, mais peut-être avoir aussi la chance de trouver sur le sol une tête de flèche, un mocassin d’Indien, ou, sur le mur de quelque caverne, des dessins rupestres fort bien conservés.Et puis nous reprenons les radeaux.Mais ee n’est qu'en fin d’après-midi que le cours d'eau enfin se calme.Comme nous, il est sans doute fatigué d’avoir autant gambadé.Et c'est docile, même bon à nager, que le Rio Grande nous quitte à Terlingua Creek où nous attend le petit autobus qui nous reconduira aux Chisos Mountains et vers la civilisation.Et comment s’y rendre?Deux trajets s’offrent.L'un, par Eastern jusqu'à New York, et de là jusqu’à El Paso par American Airlines.L’autre, par Air Canada qui inaugure en juillet un service direct Montréal-Dallas; et de là par Braniff jusqu'à El Paso.r— - Ji "1 .Mi-.-"'-.- Les vacances idéales, pour nous, c’est le soleil, les belles plages, la mer, les gens accueillants.Et c’est aux Bermudes qu’on les trouve!” "A la fin de nos longs hivers canadiens, Eric et moi recherchons tout simplement la détente sur la plage et les bains de mer.Nous ne connaissons pas de plages aussi belles et aussi tranquilles que celles que nous avons découvertes aux Bermudes.Chaque fois ' que nous y retournons, nous nous faisons des amis.Les Bermudes sont notre endroit préféré pour la detente.Cest different de partout ailleurs." est grand temps que vous découvriez les Bermudes, ce petit coin du paradis si près du Canada.Nous sommes sûrs que votre premier séjour sera le début d'une longue et chaude amitié entre nous.Voyez votre agent de voyages ou postez le coupon ci-dessous pour recevoir nos brochures-couleurs gratuites où vous trouverez une foule de renseignements.Préparez dès maintenant des vacances parfaites.Faites-nous parvenir ce coupon pour obtenir nos brochures-couleurs gratuites remplies de renseignements de dernière main sur les Bermudes, ses hôtels, ses activités, ses transports, son climat.Nom: Adresse Ville: ________Province: _Code postal:.Postez à Département du tourisme des Bermudes, 85 Richmond Street West,Toronto.Ontario M5H 2C9 MD-3-75 Les Bermudes La douceur de vivre L’étiquette TR A VELAI DE est la garantie d’un bon voyage BUREAU PRINCIPAL SUR LA MEZZANINE 10,0 0UÉST STE-CATHERINE - 861-7272 METRO - PEEL Oi/vgrf àt 9h.à 9h p.m tout Its jour» ^ VOYAGES ^ TRWhaidE.VILLE LAVAL CERTRE LAVAL Sorti* 7 Auteroutt Stotiennamgnt gratuit illimité 688-3310 VILLE LONCUEUIL FLAZA ST-HUBERT 1 PLACE LONCUEUIL « 11 1ST •I488KM, Mfl.Sf-M.fc.rt Stotiennamgnt frgtiiit Mimité Stotionrugmant arriéra, antrég It'André 679-3777 273-7733 Métro Beaubien ‘Succvjrsolei ouvert 9 o m o 6 p m Jeudi at vendredi 9 p m Somed' 6 p ni CENTRE VILLE MCZZANINC Edifice dominion souane 9 à 9 D.m.• $am*ëi è S p.m.JtotionntmBPt nous net buroot 861-7277 Métro Peel t 20 • Le Devoir, jeudi 12 juin 1975 ¦ Kim®*W JWV-M ANHQUin»AVlMDRt 2 LITS EN CUIVRE 54”, très propres.$375.et $550.Têl.: 272-3454 13-6-75 TABLE RUSTIQUE 30" x 35”, $140, Tél: entre 6 et 8 p.m.674-0540.16-6-75 EBENISTERIE DES CHENES ENRG.: décapaae et finition.Spéclallstesien rénovation d'antiquités.Tél.: 658-5194 ou 674-9843 (frais virés apcep-téfe) Reconnù ef renommé .2'f-75 ARMOIRE EN PIN couleur d’origine, $350.Petite table à traverses, $175.Lit en cuivre, $225.Rouet $100.Boite à bois, berceuse, miroirs, huche à pain, glacière.Particulier.Tél: 687-2861.14-6-75 ANTIQUITES, maison privée, 5 chaises Louis XV, 2 tables rondes Victoria, 3 miroirs, coffret-chalne, meubles bibelots, porcelaine, vaisselle rare, sofa-lit Empire, 2 lits capitaines simple et double.Disques classiques, livres collections Tél: 1-348-8433 14-6-75 ANTIQUnmS DEMANDEES ANTIQUITES TOUTES SORTES, (ar-lent comptant) Claude Morrier, jour 131-0251 soir 667-0774 (J.N.P.) 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