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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 26 janvier 1976
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1976-01-26, Collections de BAnQ.

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Fais ce que dois la météo ¦neige se changeant en pluie verglaçante et cessant en après-midi.Minimum la nuit dernière 0.Maximum 2.Aperçu pour demain: nuageux et plus froid.Détails en page 6.25 CENTS Vol.LXVIII - No 20 Montréal, lundi 26 janvier 1976 Saint Timothée et Saint Tite La fin d’une “psychose” Le PQ n’attend plus d’élections prématurées par Barnard Descôteaux Ecartant l’éventualité d’une élection précipité'e au printemps, le Parti québécois mettra l’accent au cours des prochains mois sur l’organisation et l’enracinement du Parti.A cet égard, l’aile parlementaire et l’exécutif national, reprenant leurs tournées régionales, tenteront de rejoindre des "clientèles” plus réfractaires que d’outres, soit les personnes âgées, les femmes, les jeunes et les agriculteurs.Le vice-président de l’exécutif national du PQ, le Dr Camille Laurin, a apporté à l’intention de quelaues journalistes, ces précisions à l’issue, nier après-midi, de la réunion du Conseil national qui s’est tenue au cours du week-end dans une école du quartier Sainte-Rose, à Laval.Le Dr Stuart Smith, partageant avec sa femme les joies de la victoire, hier, à Toronto, après avoir été élu le nouveau chef des libéraux ontariens par une marge de 45 voix sur son plus proche adversaire David Peterson.(Téléphoto CP) En Ontario Stuart Smith prend le leadership libéral TORONTO (d'après CP) - Le Dr Stuart Smith, un psychiatre de 36 ans, originaire de Montréal et diplômé de l’Université McGill, a été élu leader du Parti libéral de l'Ontario, hier, à l’issue du congrès de leadership organisé pour désigner le successeur au leader libéral Robert Nixon qui a vainement tenté de déloger les conservateurs de la Législature ontarienne au cours des trois dernières élections générales.Le Dr Smith a obtenu 998 voix au troisième tour alors que son plus proche rival, M.David Peterson, a reçu 953 votes.Au premier tour les votes des congressistes libéraux étaient répartis comme suit: Stuart Smith 629, David Peterson 518, Albert Roy 469, Mark MacCuigan 308, Larry Condon 37, Michael Houlton 4.Au second tour, après le retrait volontaire d> M.Houlton, seuls restaient en lice MM.Smith, Peterson et Roy.Ils ont obtenu respectivement 742, 673 et 513 votes.C’est au troisième tour donc que le partage s'est fait comme on le sait entre les candidats Peterson et Smith.Ce dernier était entré sur la scène poli- tique le 18 septembre dernier en se faisant élire député libéral de la circonscription d'Hamilton-Oues(.Les candidats défaits ont immédiatement assuré leur nouveau leader de leur collaboration et de leur appui dans la lutte que le parti libéral ontarien entend Voir page 6: Stuart Smith Cette réunion, bien que très routinière, aura marqué pour les militants la fin d’une certaine '‘psychose” électorale.Les dirigeants du parti ont en effet profité de cette occasion pour réajuster la stratégie électorale.Après avoir cru pendant un certain temps que le gouvernement libéral déclencherait des élections générales cette année, le Dr Laurin a déclaré que progresse par Jean-Pierre Charbonneau Ce n’est pas avant le début du mois de mars prochain que des accusations précises pourront etre portées en rapport avec des transactions frauduleuses concernant la construction dui Village olympique.Cependant, d’ores et déjà, au moins cinq ou six des plus gros sous-contractante engagés par les promoteurs des Terrasses Zaro-lega peuvent être assurés d’être traduits en Cour criminelle pour avoir obtenu leurs contrats en acceptant de verser des ristournes illicites.Samedi, le quotidien Toronto Star rapportait, sous la plume de son correspon dant montréalais Ronald Lebel, que les forces policières impliquées dans l’ën-quéte sur la construction du Village olympique porteraient d’ici deux mois des accusations criminelles en rapport avec une série de fraudes et de pots-de-vins.Hier, des sources dignes de foi précisaient au DEVOIR que l'enquête était loin d’être complétée mais que d'ici la fin de février la preuve dans cinq ou six dossiers serait suffisante pour permettre au procureur général du Québec d’agir.Depuis la fin du mois de novembre dernier, dix enquêteurs de la section des crimes économiques de la Sûreté du Québec et de l'unité de renseignements criminels de la Gendarmerie royale du Canada travaillent sans relâche pour éplucher les quelque 200 caisses de documents saisis.Les policiers doivent passer au peigne fin pas moins de 300 à 400 contrats accordés par les promoteurs du Village olympique, c'est-à-dire MM.Joseph Zappia, Gerald Robinson, René Lépine et Andrew Gatty.Voir page 6: Village olympique pour une fois il faut peut-être prendre Bourassa au sérieux.” Selon lui, de nombreux signes, ainsi que certaines informations, laissaient présager la tenue d'élections prochaines.Cette possibilité fut prise au sérieux, et le parti intensifie ses préparatifs, notamment par l'accélération du rythme des conventions pour le choix de candidats.Depuis, le pre- mier ministre Robert Bourassa a affirmé, lors d'une entrevue au DEVOIR qu’il n’était pas question d'élections pour 1976.Après avoir réévalué l’ensemble de la situation, le PQ a modifié ses positions.Le président du PQ, M.René Lévesque, en s’adressant aux délégués, samedi, avait pour sa part dénonce la psychose des élections qui régnait au sein du parti.Les pillages n’ont guère cessé au Liban depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu.Ce milicien musulman rentre chez lui chargé d’un lourd butin: fusils, instruments de musique et guitare saisis sur des prisonniers ou dans des maisons abandonnées de Damour.(Téléphoto AP) “L’idée d élation précipitées pour le début du printemps a été logique pendant un certain temps, mais il vaut mieux se préparer à certaines échéances, plus éloignées”, a-t-il dit, ajoutant qu’il ‘'faut arrêter de prophétiser pour éviter les risques d'erreurs d’improvisations et d'incohérence qui pourraient nous donner l’air d'un vieux parti “.Concrètement, ce retour à des “échéances plus éloignées" signifie que le rythme des conventions pour le choix de candidats prendra un temps plus normal, alors que sera mis l'accent sur ce qu'on appelle au PQ les “structures d'organisation”, c'es-à-dire la formation de militants et d’équipes de conseillers juridiques, la division des comtés en sections et en quartiers de vote.> Selon le Dr Laurin, l’un des mots d’ordre adressés aux comtés est de prendre soin aussi d'offrir lors des conventions le choix du plus grand nombre de candidats possibles.L'enracinement du parti demeure un sujet de préoccupation constant.C’est ainsi qu'un colloque, préparé de longue main, aura lieu en février sur le thème de l’agriculture, à Sainte-Croix de Lotbi-nière.L’exécutif national et l'aile parlementaire reprendront par ailleurs des tournées régionales et dans les institutions d’enseignement collégial.Le Dr Laurin affirme, en se basant sur des sondages, que la pénétration du PQ se poursuit.Ces mêmes sondages indiquent toutefois que certaines “clientèles" sont Voir page 6: Le PQ au sommaire.¦ La FTQ-Construction propose d’entamer dès aujourd’hui les négociations — page 2 ¦ Les militants libéraux veulent plus de responsabilité pour le député ¦ Le PLQ appuie l'offensive de Bourassa auprès du gouvernement fédéral ~pagV3 ¦ Ottawa à la recherche du cadre latin: un éditorial de Georges Vigny ¦ La condamnation d’André Ouellet: un commentaire de Claude Ryan — pag«4 ¦ Les implications professionnelles du cas Morgen- taler —pages Un optimisme prudent renaît Le cessez-le-feu s’installe lentement au Liban BEYROUTH (d'après Reuter, AP et AFP) — Des milliers de Libanais ont envahi hier les rues ensoleillées de Beyrouth, où dans plusieurs quartiers le son des klaxons avait remplacé les fusillades au troisième jour du cessez-le-feu surveillé par les soldats de l’ALP.Aussi, un optimisme prudent prévaut au Liban et les dirigeants chrétiens ont exprimé hier leur satisfaction après s’être entretenus avec la mission syrienne de bons offices dirigée par M.Abdel Halim Khaddam, ministre des Affaires étrangères.M.Camille Chamoun, leader du parti national libéral et ministre de l'Intérieur, a déclaré que la réunion avait eu lieu dans un climat excellent “Ce qui est important, c'est d’appliquer l'accord et c'est tout ce dont nous avons parlé.” “Je crois que tout se passera bien," a-t-il dit.Le leader des phalangistes, M.Pierre Gemayel, a parlé de “la sincérité de nos frères syriens".“Quiconque se veut honorable ne peut accepter de devenir un étranger comme cela est arrivé chez nous.Quand nous nous sommes aperçus que l'armée et les forces de sécurité étaient aux mains des étrangers.”, a-t-il ajouté.De son côté, le chef de la diplomatie syrienne a déclaré qu’il avait eu de bons contacts hier et que la situation s'améliorait de façon satisfaisante.“Tous les côtés répondent à nos efforts ", a-t-ii dit.M.Shaker Abou Souleiman, leader de la ligue maronite, a déclaré que la réu- nion avait été positive.“Les réponses ont été franches sur la restauration de la souveraineté et le retrait de toutes les forces non-libanaises et l'application de l’accord avec les Palestiniens," a-t-il dit.Pourtant, tout n’est pas calme, et le haut comité militaire à annoncé l’attaque d'un poste de l'armée près de Kafraya, Voir page 6: La Liban câezVITO RISTORANTE Mecca gastrononica Ctntre 735-3623 5412C6teWciN«pt Montréal Retrait de Pretoria et poussée du MPLA Une semaine décisive pour l’Angola (d'après Reuter, AP et AFP) — La semaine qui s’ouvre risque d'être décisive pour l’avenir de l’Angola.En effet, le premier ministre sud-africain, M.John Vorster devrait annoncer aujourd'hui devant le Parlement le retrait du corps expéditionnaire sud-africain d'Angola.Et sur le terrain, les troupes du MPLA, appuyées par les éléments cubains, progressent irrésistiblement, semble-t-il, sur le front sud, en direction de Huambo, capitale de la zone détenue par l’UNITA, dont les forces paraissent désemparées par le retrait du soutien sud-afncain.Alors qu’au nord, le FNLA a été repoussé presque jusqu'à la frontière zaïroise, d'où il entend se livrer à des actions de guérilla seulement, au sud, le leader de l'UNITA, M.Jonas Savimbi a demandé une aide occidentale urgente pour éviter que l'Angola ne devienne un “satellite soviétique ; faute de quoi son mouvement devrait se limiter à la guérilla.Le premier ministre sud-africain, M.John Vorster pourrait lui-même annoncer aujourd’hui devant le parlemenlje retrait du corps expéditionnaire sud-africain d'Angola.L’intervention militaire en Angola est considérée comme importante par les.citoyens sud-africains et le chef du gouvernement pourrait leur expliquer les tenants et aboutissants de la poutique angolaise de Pretoria.M.Pieter Botha, ministre de la Dé- fense, a d'ores et déjà annoncé qu’il ferait une intervention au parlement sur l’engagement de son pays en Angola lors du débat sur la motion de censure de l’opposition.M.Botha a admis pour la première fois officiellement l'intervention militaire sud-africaine et cette déclaration semble indiquer que le repli a déjà commencé.On estime qu'il n'y aura pas de retrait total sud-africain tant qu'un règlement assurant une paix durable n'aura pas été Voir pag« •: L’Angola POUR PRÉPARER MA 2e VIE! Rencontres d'information et documentation sur l'organisation d'une retraite Peureuse LES ARTISANS C00PVIE ^la coopérative d assurance-vie la coopérative c CENTENAIRE Appelez: Montréal: 3«1.Sé79 Québac: 650-0011 Ottawa: 746-4S61 Troia-Rlvléraa: 375-I311 Sharbrooka: 542 7*41 OrummonitTlIla: 471-31*3 X TIRAGE 43 DATE: £3 JANVIER 76 VENDREDI 23 JANVIER 76 32 Séries émises- 90,000 chacune NOMBRE DE GAGNANTS NO COMPLÉMENTAIRE POSSIBILITÉ DE: 32 GAGNANTS DE ^.000 6 SUR 6 SEULEMENT AU 5SUR 6 + 62153 $914.40 5 SUR 6 GROS LOT 258 GAGNANTS DE *500 4 SUR 6 2592 GAGNANTS DE *100 5 SUR 6+ LA SEMAINE PROCHAINE PERFECTA NUMÉROS GAGNANTS^PEU IMPORTE L’ORDRE 4 f t 2 • Le Devoir, lundi 26 Janvier 1976 La construction La FTQ veut négocier dès aujourd’hui Les “professionnels” décident de retarder loir consultation Le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (FTQ-Construction) a con-vooué en fin de semaine la nouvelle association unique des entrepreneurs aux fins d’entamer dès aujourd’hui les négociations en vue de la prochaine convention collective régissant les travailleurs de la construction du Québec.On sait qu’en vertu des nouvelles dispositions de> la loi le Conseil provincial peut négocier au nom de tous les syndiqués, la FTQ ayant recueilli la majorité absolue des voix lors du vote d’adhésion syndicale en novembre dernier.D’autre part les six associations patronales, conformément aux recommandations de la Commission Cliche et consé-uemment à une nouvelle loi, evaient fusionner pour former une association patronale uni-ue.Il s’agit de l’Association es entrepreneurs en construction du Québec.L'avis de négociation a été communiqué à la nouvelle association par l’entremise du ministre du travail mais le Conseil provincial a révélé que des avis Le fédéral n’a pas à combler le déficit des Jeux (le NPD) OTTAWA (d’après PC)-A la suite de la réunion du Conseil fédéral du Nouveau Parti démocratique, tenue en fin de semaine à Ottawa, M.Ed Broad-bent, leader national du parti, a qualifié le gouvernement de M.Trudeau d’incompétent, s’est réjoui de voir que l'aile québécoise du NPD persistait dans son intention de faire la lutte sur la scène provinciale et il a donné raison à M.Trudeau de ne pas vouloir combler le déficit des Jeux Olympiques de Montréal.Sur ce dernier point la division entre les directions québécoise et nationale du NPD est apparue tout de suite.Alors que le chef national du parti, M.Ed Broadbent, déclarait catégoriquement à la presse en fin de semaine qu’il est opposé à ce qu'Ottawa injecte des fonds supplémentaires pour combler un déficit éventuel des Jeux, le président de l'aile québécoise, M.Henri-François Gautrin, croit que le poids fiscal doive être partagé par l'ensemble du pays.M.Gautrin a toutefois dit comprendre la position du leader national à cet égard, faisant remarquer qu’on retrouve une telle divergence de vues dans d'autres formations politiques, notamment entre les libéraux provinciaux et fédéraux.Le NPD-Québec continue de caresser le projet de participer en tant que parti provincial aux prochaines elections québécoises et travaille présentement à l’élaboration d’un programme politique, qui, espère-t-on, pourrait être rendu public lors d’un éventuel congrès provincial au printemps.“Nous devons toutefois envisager de présenter des candidats dans au moins 50 circonscriptions si l’on ne veut pas faire figure de “groupuscule”, tels par exemple les marxistes-léninistes”, a-t-il déclaré.M.Gautrin a précisé qu’un groupe de membres du parti travaille à l’heure actuelle au sein de quatre comités à la conception d'un programme touchant particulièrement les problèmes québécois en matière de langue, d’éducation, de logement et de relations ouvrières.On a retrouvé la “quille” radioactive L'appareil radioactif qui avait été volé à Piedmont, jeudi soir, et qui constituait un grave danger pour quiconque aurait tenté de l’ouvrir a finalement été retrouvé en bordure de la route 117, vendredi soir, à quelques milles seulement de l’endroit de sa disparition.Il s'agissait d’un radiographe industriel servant à la vérification des soudures et appartenant à la compagnie Superintendance.Le Service de protection de l’environnement avait lancé, dès vendredi, un appel à la population pour souligner le danger que représentait cet appareil et le peu de valeur matérielle de celui-ci.Le voleur aura compris qu’il valait mieux se délester au plus vite du curieux engin pris dans le camion de la compagnie.Un téléphone anonyme a permis à la Sûreté du Quebec de retrouver l’appareil qui a été examiné immédiatement par les experts.On affirme que personne n’a tenté de l’ouvrir mais il faudra faire d’autres expertises pour savoir si celui qui a été en contact avec cet appareil n’a pas été atteint de radiations.Pas de sanctions avant arbitrage dans les hôpitaux La Fédération des affaires sociales de la CSN demande au gouvernement d’obliger les administrateurs d'hôpitaux à surseoir aux congédiements et aux suspensions jusqu'à la décision arbitrale étant donné que l’expérience a démontré que la majorité de ces congédiements et suspensions sont annulés par les arbitres au Québec.La Fédération cite en effet les chiffres d'une statistique portant sur les dix dernières années au Québec et qui démontrent que 69% des congédiements et 75%.des suspensions ont été ju-és injustifiés par les arbitres où des compensations onéreuses pour l'Etat, des injustices causées aux travailleurs concernés et un manque de personnel dans nos hôpitaux.Il va sans dire qu'il s'agit là des cas qui ont été soumis a l’arbitrage mais la FAS prétend.sans plus de précisions, que la majorité des cas non soumis à l’arbitre sont réglés hors cours en faveur des syndiqués.Quoi qu’il en soit la Fédération fonde son exigence sur les principes qui prévalent en droit pénal commun et en droit du travail dans certains conventions collectives, à savoir que l’accusé jouit de la présomption d’innocence tant qu’il n’a pas été jugé par les autorités compétentes, à savoir le tribunal correctionnel ou la cour d’arbitrage.La FAS revient à la charge avec d’autant plus d’énergie que les problèmes actuels entre hôpitaux et travailleurs de la santé amènent des débrayages sporadiques, des grèves perlées et autres gestes qui peuvent précipiter les mesures disciplinaires de la part des administrateurs.Un projet éducatif des Espaces verts Voulant de façon avouée encourager la participation des citoyens au développement et à la préservation de leur environnement urbain, l’Association des Espaces verts a mis au point un programme d’éducation populaire portant sur différentes problématiques de la vie urbaine.Ce programme aborde principalement des questions telles les espaces verts, les services de parcs et de loisirs, le logement, la rénovation, la préservation du patrimoine culturel, les transports.le gouvernement municipal et les comités de citoyens.Deux animateurs et un graphiste ont participé à la conceptualisation et à l’élaboration du programme, et 1 on est en voie de fabriquer un matériel didacüque s'adressant plus particulièrement aux enfants.Le programme et le matériel didactique sont mis gratuitement à la disposition de quiconque en fait la demande.Il s’agit d écrire ou de téléphoner aux Espaces verts, 4225 ouest, rue Sainte-Catherine, Montréal.Téléphone: 937-4641.semblables avaient été envoyés aux six associations anciennes étant donné les difficultés qu’éprouveraient les entrepreneurs à mettre sur pied leur nouvelle association.Les décrets qui régissent la construction actuellement expirent le 30 avril et les travailleurs peuvent déclencher la grève immédiatement puisqu’ils ne sont pas assujettis au code du travail.L’employeur peut également Entre-temps la CSN a été dé- , déclarer le lock-out à l’expira- boutée en cour d’appel de sa re-tion des décrets.quête pour faire annuler à la En gros la FTQ demandera FTQ le mandat de négociateur une sécurité de revenus, notam- unique.Cette requête avait d’a-ment la compensation par bord été rejetée en cour Supé-l’employeur entre le salaire et la heure, prestation d’assurance-chômage ' Le renouvellement du contrat pour les travailleurs en cho- qui sera négocié entre la FTQ et mage, de même que la sécurité r Association des entrepreneurs d’emploi et la sécurité physique en construction du Québec af-sur les chantiers.fecte 150,000 travailleurs.QUEBEC (PC) — Quelque 2,000 membres du Syndicat des Professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) ont décide samedi, en assemblée spéciale, de reporter après la signature de leur convention collective, toute consultation portant sur l’affiliation de leur syndicat à la CSN.Les travailleurs du SPGQ ont ainsi exprimé leur désaccord avec la décision de leur exécutif de tenir un vote d’affiliation ou de désaffiliation à la CSN, à la fin de janvier.“Nous pensons, disent-ils, qu’en pleine période de négociation, ce n’est pas le temps opportun de consulter les membres sur un sujet àussi controversé”.Certains délégués à l’assemblée, qui s’est déroulée à Québec, ont d’autre part laissé entendre qu’ils voyaient derrière cette consultation, une manoeuvre du gouvernèment du Québec en vue de briser le front commun.La position des syndiqués du SPGQ peut les mener à une deuxième suspension de la Fédération des professionnels et cadres affiliés à la CSN, ce qui aura alors comme conséquence première, leur retrait du front commun pour les négociations en cours.10 NOVEMBRE Un affront aux principes des Nations unies La résolution des Nations unies du 10 novembre 1975 qui assimile le sionisme au racisme n’est pas seulement une fausseté: elle met également en danger l’efficacité de cet organisme international dans le futur.Cette résolution inspirée par les États arabes est avant tout une tentative de légitimiser l’antisémitisme partout et de perpétuer l’agression contre Israël.Le sionisme est l’expression du droit et du désir du peuple juif de vivre une existence nationale et de jouir de son autodétermination - la manifestation de son désir de survivre.L’Assemblée générale, par ce geste, a symboliquement voté le démantèlement de l’État juif, et, en opposition avec la Charte de l’ONU, a encouragé tous ceux dont l’objectif demeure la destruction d’un État membre des Nations unies.Nous sommes d’accord avec l’attitude adoptée par le gouvernement et le parlement canadiens qui ont totalement rejeté cette résolution que nous condamnons et à laquelle nous nous opposons.Son objectif, son contenu, et la façon dont elle a été votée sont contraires aux principes de la Charte des Nations unies et de la Déclaration internationale des Droits de l’Homme.Nous pressons tous les esprits de bonne volonté imbus de principes moraux de s’opposer à cette résolution dans l’espoir queles Nations unies pourront continuer à oeuvrer dans le sens de l’amélioration des conditions de vie à travers le monde et de l’harmonie entre tous les peuples.Les personnes ci-dessous s’associent i cette déclaration * Howard Adalman Université York Lincoln M.Alexander, M.P.Eudore Allard, M.P.Hugh Alan Anderaon, M.P.Louis Applebaum Directeur, Conseil des Arts de l’Ontario Ursula Appollonl, M.P.Jean-Paul Aude* Université de Montréal James BaHour, M.P.André Bédard.PH.D.Université de Sherbrooke Roger Baulu Président, radio CKLM Sénateur RhéalBéIMe André Belleau Université du Québec, Montréal Leslie Q.Benjamin, M.P.Claudel.Blseel Université de Toronto Jean-Jacques Blais, M.P.Réglnald Boisvert Écrivain Prosper Boulanger, M.P.Alice Brunei-Roche Écrivain Sénateur Sydney L.Buckwold Norman A.Caflk, M.P.Sénateur Chealey W.Carter Solange Chaput-Rolland Écrivain et journaliste Robert Coates, M.P.Robert Choquette Écrivain, Diplomate Joseph Clark, M.P.Edgar Cowan Éditeur, Saturday Night Sénateur E.Cook Sénateur David A.Croit Alexandre Cyr, M.P.Alan Davies Victoria College David Demaon Emmanuel College Antal Deutsch Université McQW Meevy Devergnas Journaliste Walter Dlnsdale,M.P.Maurice A.Dionne, M.P.Tommy Douglas, M.P.William Dunphy Université de Toronto A.JakeEpp, M.P.R.Gordon L.Falrweather, M.P.Philippe Fer)and, président Amitiés Culturelles Canada trahçais-lsraël Maureen Forrester Sénateur Eugène A.Forsey Lloyd Francis, M.P.John A.Fraser, M.P.Q.S.French Université de Toronto Robert Fullord Rédacteur en chef, Saturday Night Jean-Robert Gauthier, M.P.Rosaire Gendron, M.P.James Gllllea,M.P.Peter GourevKch Université McQill H on.Herbert E.Gray, M.P.Louise Gareau-Dee Bols Écrivain Sénateur John James Greene Jacques Gullbault, M.P.Roger Guindon, recteur UnivarsitédOttawa H on.Stanley Haidasz, M.P.Bruce Halllday, M.P.Robert Henry Rédacteur en chat Le Québec Industriel Andrew Hogan, M.P.Slmma HoM, M.P.Jack Homer, M.P.Ronald Arthur Huntington, M.P.Robert Kaplan, M.P.William KIRMum Historien Martin Knelman Critiqua i Frant Kraemer Directeur musical Productions artistiques de Toronto Jean-Paul de Lagrave Auteur, éditeur Adrienne de Lagrave Psychologue André Larocque Chef de Cabinet Assemblée Nationale, Québec Édouard Lachapelle Peintre Françoise Laporte Juge i la Cour de Citoyenneté Fernand Lachance Collège Marie-Vidorin Jacques Laurin Éditeur, Éditions de l’Homme Allan Lawrence, M.P.Flora MacDonald, M.P.Soeur Marle-Noille Directrice, Centre MI-CA-EL J.R.Mallory Université McQill Jack MarshaH, M.P.Herbert Marx Université de Montréal Petar Paul Masniuk, M.P.Mavor Moore, O.C.Auteur dramatique Robert Mulr, M.P.Jack Murta, M.P.H on.J.Angus MacLean, M.P.Gus MacFartane, M.P.Mark R.MacGulgon, M.P.Sénateur Alexander Hamilton McDonald Sénateur Charles McElman Sénateur Fred A.McQrand Dan McKenzie, M.P.Robert E.McKinley, M.P.Aideen Nicholson, M.P.Pater Newman, rédacteur en chai Magazine MacLeans William Nicholls Université de Colombie Britannique Sénateur Margaret F.Norrte David Ortlkow, M.P.Sean P.O’Sullivan, M.P.Fernand Ouellette Poète Jean Ouellette Université de Montréal Ernest PaHasclo-Morln Écrivain Gilbert A.Parent, M.P.B.Keith Penner, M.P.Jack Pearsall, M.P.Jaan-Guy Pilon Poète Arthur Portelance, M.P.Catherine Prince-Lac ha nce Collège Marie-Vidorln > * Sénateur J osle D.G uart S.Victor RalHon, M.P.John D.Reynoids, M.P.Francis Rigaldies Université de Montréal John Roberts, M.P.Marcel Rloux Université de Montréal Douglas Rocha, M.P.Abraham Rotsteln Université de Toronto Gltta Kaysarman-Roth Sculpteur Donald Roy Conseiller juridique, Trust Général Canada Marcel C.Roy, M.P.S.ty.Max Saltsman, M.P.William C.Scott, M.P.GaraMIne Sherman Commentatrice radiophonique David Silcox Directeur de la programma Non culturelle Toronto Métropolitain W.A.S.Smith, doyen Faculté des Arts Université Simon Fraser Bernadette Sulglt Directrice de l’information Saturday Night Georges Tefas Avocat Chartes Templeton Commentateur radiophonique Jacquee L.Trudel, M.P.Claude Wagner, M.P.Harold M.Waller Université McQill JC.Weldon Université McQill Dean W.Whltoway, M.P.Roger C.Young, M.P.é- •affiliation indiquée uniquement pour tins d'identitication COMITÉ AD HOC POUR LES DROITS HUMAINS Boîte postale 171, Succursale Victoria, Montréal IRWIN COTLER, Président RENÉ LE CLÈRE, Secrétaire LE DEVOIR Page 3 Montréal, lundi 2fi janvier 1976 Morgentaler libéré aujourd’hui?Le Dr Henry Morgentaler, contre qui aucune condamnation pour avortement illégal ne tient puisque le ministre de la Justice vient d’annuler les verdicts de la cour d’appel du Québec et de la Cour suprême du Canada relativement au premier procès, comparaîtra aujourd’hui devant le juge en chef Jules Deschênes de la Cour supérieure du Québec pour demander un cautionnement.En novembre 1973 le Dr Morgentaler, accusé d’avoir pratiqué un avortement illégal le 15 août précèdent à sa clinique de la rue Beaugrand, était acquitté par 12 jurés, 11 hommes et une femme.La Couronne, représentée par Me Louis-G.Robichaud, en appelait de ce verdict d’acquittement en alléguant que le juge des assises, M.James Hugessen, avait erré en droit en permettant la défense de l’article 45 qui avait confondu les jures.La Cour d’appel faisait ensuite droit à ce pourvoir et substituait carrément un verdict de culpabilité au verdict d’acquittement prononcé par le jury.Le Parlement canadien se prépare à modifier le code pénal de manière que les tribunaux ne puissent agir de la sorte.Finalement, la Cour suprêpie du Canada donnait raison à la Cound’appel en statuant que l’article 45 n’était pas valable comme défense d’une accusation d’avortement illégal.Entre-temps le Dr.Morgentaler avait bénéficié d’un cautionnement relatif à la cause pendante devant les tribunaux d’appel et aux autres accusations semblables portées contre lui.Après la décision de la Cour suprême, en mars dernier, le premier juge lui infligeait une peine de 18 mois d’emprisonnement.Morgentaler subissait alors un autre procès pour une nouvelle accusation portée par le ministère public.Cette fois, son avocat, Me Claude-Armand Sheppard, privé de l’argument de l’article 45, faisait reposer sa defense sur l’argument de nécessité (article 7 du code penal).Le juge Claude Bisson instruisait les jurés de façon appropriée et de nouveau le Dr Morgentaler était acquitté.Cette semaine, la Cour d’appel, une fois encore saisie du pourvoi de la Couronne, confirmait l’acquittement prononcé par le jury.Jeudi, après cette décision de la Cour d’appel, le ministre de la Justice, M.Ron Bastord, se prévalait de l’article 617 du code pénal pour annuler la condamnation du Dr Morgentaler dans le premier procès et ordonner un nouveau procès.De sorte que détenu depuis avril der- nier, le Dr Morgentaler n’est pas encore condamné et en principe il devrait jouir du même cautionnement qui lui avait été accordé dans l’attente de ces 11 futurs procès.Respectueux des conseils de son avocat qui a consulté le juge Deschênes, il attendra toutefois à lundi pour réclamer le cautionnement et si possible en élargir les conditions qui actuellement lui interdisent de quitter la province et de faire des déclarations publiques.M.Basford a expliqué sa décision en disant que l'amendement proposé par le Parlement empêchant les Cours d’appel de substituer des verdicts de culpabilité à l’acquittement par les jurés et la décision de la Cour d’appel de maintenir l’acquittement du second procès constituaient des faits nouveaux qui nécessitaient en toute justice l’application de l’article 617.Le nouveau musée deJoliette, exemple de culture “démocratisée” Les militants libéraux veulent plus de responsabilités pour les simples députés par Gérald LeBlanc Le Conseil général du Parti libéral du Québec demande au gouvernement Bou-rassa de revaloriser le rôle d’adjoints parlementaires et d’intégrer les simples députés à l'administration des ministères et des sociétés d’Etat.Les militants libéraux recommandent même au gouvernement de modifier la Loi de la legislature, de façon à confier aux adjqints parlementaires, dont le nombre devrait passer de 12 à 15, des responsabilités administratives aussi bien dans les sociétés d’Etat que dans les ministères proprement dits.Ces résolutions ainsi qu’une vingtaine d’autres visant à donner plus de responsabilités aux simples députés figurent dans un rapport adopté intégralement par les quelque 250 dirigeants libéraux réunis samedi au Holiday Inn de la rue Sherbrooke à Montréal.L’adoption de ce rapport sur le rôle du député, préparé par un comité présidé par M.Robert Lamontagne, député de Roberval et vice-président de l’Assemblée nationale, rtiarque l’aboutissement d'une campagne menée par les députés libéraux depuis 1973 pour reprendre une partie des pouvoirs assumés par les hauts fonctionnaires depuis l’avènement d’une fonction publique bien organisée durant les années 60.De plus en plus étrangers aux prises de décision gouvernementale et réduite au rôle de témoin passif, les députés ministériels, particulièrement depuis 1973 alors que le parti libéral remportait 102 des 110 sièges de l’Assemblée nationale, ont réclamé à maintes reprises une redéfinition de leur rôle.Voulant apaiser la colère grandissante de certains députés et corriger l’absentéisme chronique de certains autres, le PLQ confiait à un comité présidé par M.Robert Lamontagne le soin de trouver des moyens de revaloriser le rôle des élus du peuple.Ce rapport vient de recevoir la sanction de la plus haute instance du parti entre les congrès et M.Lamontagne a promis que la plupart des recommandations du comité se retrouveraient dans la nouvelle Loi de la législature.Soulignant que c’est le député et non le fonctionnaire qui est l’élu au peuple, les auteurs du rapport Lamontagne demandent que cette réalité soit inscrite dans les responsabilités confiées à chacun.“Les fonctionnaires n’ont pas comme rôle de concevoir les politiques d’un gouvernement, mais plutôt de mettre en place, à titre de serviteurs de l’État, les politiques établies et déterminées par l’équipe gouvernementale dûment mandatée'’, affirment en effet les auteurs du rapport, avant de recommander que les députés soient intégrés dans l’administration gouvernementale, particulièrement dans le comté et la région qu’ils représen- Les Jeux olympiques Le PLQ appuie l’offensive de Bourassa auprès d’Ottawa Les militants libéraux du Québec font appel aux députés québécois à Ottawa pour amener le premier ministre du Canada, M.Pierre Elliott Trudeau, à assumer une part du déficit de plusieurs centaines de millions qu’entraînera la tenue des jeux Olympiques à Montréal en juillet 1976.Réunis samedi à Montréal, quelque 250 officiers du Conseil général du Parti libéral du Québec ont en effet ajouté un “voeu" à l'endroit de leurs député fédéraux à l’appui unanime accordé à la dé- marche de M.Robert Bourassa pour l’obtention d'une participation directe du gouvernement fédéral au financement des jeux Olympiques.“Le Conseil général du PLQ exprime le voeu que les députés fédéraux du Québec appuient la position du Québec et fassent ressortir la responsabilité canadienne non seulement dans la bonne marche des Jeux mais également dans le financement de Tapis de Tunisie Sahel "Le Bijou de yolre Foyer" 844-6614 342 S, ru* Ste-Famille (2* et age) ce projet national, auprès de leurs caucus respectifs et au parlement canadien", lit-on à la fin de la résolution du conseil général.On avait d’abord voulu tout simplement exprimer l’appui des militants a la démarche de M.Bourassa, qui réclame $200 millions du fédéral pour aider le Québec à éponger le déficit des jeux Olympiques, aujourd’hui A 12 h 20.au Cercle canadien de Montréal, hôtel Windsor.M.James M.McAvity, président de la Canadian Export Association, parlera des effets des mesures anti-inflationistes sur les exportations canadiennes.• A compter de 19 h 30, au 2375 Chemin de la Côte-Sainte-Catherine, soirée d’information sur l'orthophonie et l'audiologie organisée par les étudiants de l’Université de Montréal qui feront des dépistages gratuitement.• A 20 h, rencontre interconfessionnelle publique organisée par le Conseil des Églises du secteur Cote-des-Neiges, à l'église Saint-Pascal-Baylon, 6560 Côte-des-Neiges.• A :19 h 30, au Cegep Édouard-Montpetit, 945 Chemin Chambly, à Longueuil (local D0701) soirée d'introduction par “Eckenkar, la Voie de la conscience totale".On y apprendra, dit-on, ce qui se passe après la mort et si on a une vie anterieure.• Réunion mensuelle des membres de la Ligue des droits de l’homme, à 20 h, au 1212 rue Panel, à l'arrière du Centre Saint-Pierre-Apôtre.• A 20 h.séance publique du conseil municipal de la Ville de Verdun, à l'hôtel de ville.• A Bcloeil, Louiseville et Lachine, collectes de sang de la Croix-Rouge.A Beloeil: de 14 h 30 à 21 h 30 au Centre culturel, 600 bd Richelieu.A Louiseville : de 14 h à 17 h et de 18 h 30 à 21 h.à l’école Jean XXIII, rue Saint-Jacques, à l’arrière de l'église.A Lachine: à la maison Rolls-Royce Canada Ltd.9500 Côte-des-Côte-de-Lies.se (cafétéria) de 10 h 30 à 12 h et de 13 h 30 à 16 h.tent.Le premier chapitre du rapport Lamontagne propose, notamment, que les principes d'un projet de loi soient toujours discutés au caucus avant leur dépôt en première lecture; que des comités au caucus ministériel composés d'un ministre d’Etat et de cinq députés ou adjoints parlementaires soient formés pour étudier toute règlementation administrative d’un ministère avant son entrée en vigueur; que des rencontres bi-annuelles d’information aient lieu entre les députés, les ministres et leurs hauts fonctionnaires et enfin que des députés ou adjoints parlementaires soient désignés auprès des sociétés paragouvernementales pour fins de liaison.Toutes ces recommandations font suite à des griefs précis des députés libéraux.Alors qu’il était ministre de l’agriculture, M.Normand Toupin, avait dû subir les foudres de ses collègues libéraux, le whip Louis-Philippe Lacroix en tête, parce qu’il avait négligé de consulter les députés des régions rurales avant la présentation d’un projet de règlement sur les petits abattoirs, Tout récemment, des députés ministériels de la région de Montreal, notamment M.Jean Beauregard, de Gouin, ont critiqué publiquement le ministre des Affaires sociales, M.Claude Forget, pour le manque de consultation avant la fermeture de l’hôpital Rosemont.Et les députés ne sont pas les seuls à se plaindre de l’érosion du pouvoir législatif Voir page 6: Lee militants mais on a décidé, par la suite, d’étoffer cette résolution de façon à forcer la main des libéraux d’Ottawa.Voici le texte de la résolution: “Attendu que les Jeux olympiques constituent un événement international de grande envergure; “Attendu que le pays hôte aux yeux du monde entier, est le Canada; “Attendu que le gouvernement canadien a donné son accord, comme le gouvernement du Québec, à la ville de Montréal, pour l’obtention de ces Jeux; “Attendu que la principale cause de l’augmentation substantielle des coûts est l’inflation, phénomène mondial, du ressort des gouvernements qui battent monnaie; “Attendu que lors des Jeux olympiques de Mexico et de Munich des problèmes si-militaires ont entraîné l’augmentation de l'aide de tous les paliers de gouvernement et plus spécifiquement du gouvernement central de ces pays respectifs; “Attendu que l’augmentation des coûts entraîne par ailleurs une augmentation* substantielle des rentrées d’argent dans les coffres du gouvernement central; “Attendu que le succès des Jeux olympiques et de leur financement peuvent contribuer à consolider davantage l’unité canadienne; “Il est proposé que le Conseil général du PLQ appuie les démarches du premier ministre du Québec, Robert Bourassa, auprès du gouvernement fédéral en vue d’obtenir de ce dernier une participation directe au financement du coût des installations olympiques et de la tenue des Jeux, compte tenu de la plus-value fiscale qu’il en retire.” Vient ensuite le voeu adressé aux députés québécois à Ottawa, dont l’appui sera sans doute précieux pour M.Bourassa, qui a promis d’infléchir la politique de M.Trudeau de laisser Québec porter seul le poids du déficit olympique."Il est déjà arrivé que M.Trudeau ait changé d’idee dans le passé ", a dit M.Bourassa; sur les ondes de CJAD, en ajoutant que le fédéral accepterait tôt ou tard sa proposition d’un partage équitable du déficit entre les divers paliers de gouvernement.au gré du temps Jeux interdits On reste atterré à la lecture des effectifs de défense mis sur pied pour permettre la présentation des Olympiques.Huit mille militaires veilleront sur les installations; deux unités de combat contrôleront les foules; des tireurs d’élite surveilleront d’éventuels émeu-tiers; d’immense morgues pourront recevoir des victimes possibles; un plan de combat a même été prévu en cas d’attaque nucléaire.Notre monde en est là: concilier l’inconciliable, c'est-à-dire tenter de faire souffler l’esprit olympique sur un village assiégé.Sait-on qu'à l'origine, à Olympic, les Jeux étaient l'occasion d'une trêve sacrée pendant laquelle les Grecs suspendaient toutes les hostilités?Il ne s'agit plus de discuter de l'opportunité de telles précautions, mais on peut se demander s'il n'aurait pas été plus convenable, au lieu d'un stade, de construire un blockhaus.Albert BRIE par Marie Laurier Joliette “la coquette”, comme on se plaît à l’appeler, vient d’ajouter un nouveau fleuron à sa fierté; depuis hier, elle possède un des plus beaux musées privés du Québec, sinon du Canada.L’inauguration officielle du Musée d'art de Joliette qui sera aussi un centre culturel, a eu lieu en présence du tout Joliette, des représentants de tous les paliers de gouvernement qui ont contribue à l’édification de cette oeuvre dans un “mouvement de démocratisation de la culture".Cet édifice de béton qui a coûté $1 million contient Quelque 500 sculptures, peintures, meubles antiques, statues du Moyen-âge et de la Renaissance, pièces décoratives de vieilles églises.Les nombreux politiciens présents à la cérémonie ont louangé la beauté de ce musée qui n'est pas né de génération spontanée, on s’en doute bien.Ils ont pris chacun une partie du mérite sans cependant oublier de rendre un vibrant hommage à son principal artisan: le père Wilfrid Corbeil, Clerc de Saint-Viateur.Ce dernier a dit que son activité artistique commencée en 1939 à Joliette avait comme point d’arrivé, “au crépuscule de ma vie”, me magnifique musee.L’environnement Le patronat réclame une gestion rationnelle Le Conseil du patronat du Québec a été reçu vendredi matin à Montréal par le Conseil consultatif de l’environnement.La délégation patronale a présenté un énoncé de politique plaidant pour “une gestion rationnelle de la qualité de l’environnement” au Québec.Le document de la confédération patronale rappelle que l’entreprise doit constamment choisir entre les impératifs de l’industrialisation économique et les conséquences inévitables qu’une telle industrialisation entraîne pour l’environnement.Citant l’exemp cours d’eau, le Cl peuvent y trouver une valeur touristique, d’autres une réserve écologique, un potentiel électrique, un accès à une exploitation forestière, un lit de gravier de premier ordre, etc.Devant tant de choix, l’établissement d’une priorité devrait refléter la volonté de la collectivité, ce qui suppose qu'on tienne la population bien informée de toutes les options possibles.Citant l’exemple de l’exploitation d’un PQ rappelle que certains C'est le fédéral qui a évidemment fourni la part du lion à ce projet: $450,000.Et Mme Jeanne Sauvé, ministre des Communications, qui présidait la cérémonie, a tenu à souligner que par delà cet argent “on chercherait en vain une quelconque ficelle idéologique ou politique”.S’il est une souveraineté dont nous n’avons jamais disputé la légitimité et que nous nous sommes toujours efforcés de respecter, a-t-elle précisé, c’est la souveraineté de l’artiste, deTécrivain, de l’inerprète et en général de tous les agents culturels.Aucun ne doit répondre devant quelque autorité gouvernementale que ce soit du contenu de son art ou des jugements esthétiques qu’il est appelé à porter comme diffuseur de la culture.” Après avoir défendu le souci d’Ottawa pour la “démocratisation de la culture” qui dans son esprit n'est que “justice envers tous les Canadiens", Mme Sauvé a dit qu’il aurait été “contraire à nos politiques de venir rafler votre collection à coup de millions pour la transporter dans quelque galerie perdue d’Ottawa”.Un peu plus loin dans son discours, le ministre clame bien haut son identité québécoise et sa confiance en l’harmonie des relations fédérales-provinciales en matière d’échanges culturels: “j’ai partie liée à votre héritage, en tant que représentante, à Ottawa d’un comte du Québec.Ce n'est pas à titre de gouvernement étranger que nous travaillons à la préservation et à la mise en valeur de vos richesses culturelles.Votre culture est notre culture.” M.Serge Joyal, député fédéral de Maisonneuve-Rosemont qui s'occupe depuis 1968 de la réalisation du Musée a dit espérer que les lois fédérales de protection du patrimoine soient mieux adaptées aux besoins actuels.II a souligné que la loi sur les lieux et monuments historiques qui date de 1952 n’a jamais été remaniée en profondeur et que la commission qui s’occupe de son application est “une société quasi secrète”.Il a invité les gouvernants à préserver notre patrimoine contre “l'ignorance et la spéculation”.Si la politique des musées de nos gouvernements est aujourd’hui mieux adaptée à la condition particulière des musées privés, elle reste malgré tout très peu pourvue financièrement, a rappelé le député.Le budget fédéral est gelé depuis 1974, ce qui signifie, à cause de l'inflation, une baisse réelle de 18% depuis deux ans.Quant au budget provincial, il est la moitié moindre que celui de l’Ontario, totalisant plus d’un million de dollars.Le ministre québécois du Revenu et député de Joliette, M.Robert Quenneville, avait axé son discours sur la réputation culturelle de son comté depuis un siècle Voir page 6: Le nouveau Rappelant par ailleurs que la loi québécoise en est une de “protection de l'environnement" et non de “lutte contre la pollution", le rapport du Conseil du patronat demande: • que le gouvernement s’attache d’abord a fixer des normes de qualité de l’environnement plutôt qu’à chercher à mettre en place des contrôles plus ou moins efficaces et coûteux.• Il appartiendrait ensuite à l’entreprise de déterminer, compte tenu de ses possibilités technologiques et financières, quel équipement, quel processus technologique lui permettront de préserver à l'environnement le niveau de qualité fixé par l’État.Décoration Générale Internationale de tous Genres Decoration Decorating Nous sommes fiers d'avoir décoré le restaurant typique •LA PORTUGAISE" 1420 St Mathieu #1110 Montréal Tél: 935-8072 # La Chambre de commerce de Montréal Dé{eimer-caiiserie hebdomadaire MARDI, LE 27 JANVIER M.JEAN COURNOYER Ministre des Richesses Naturelles sujet : "L'Énergie au Québec : perspeclivve et options" Hôtel Sheraton Mont-Royal 12 h 30 Le public est admis Billets à l'entrée: $7 Pour les membres, des livrets d'abonnement sont disponibles à prix réduit.Renseignements: 866-2861 DU NOUVEAU À W " " 8 GROS LOTS 12,000 GAGNANTS RAR TIRAGE GROS LOT $250,00Q 2 *100,000 3 *50,000 45 *25,000 6,708*.$5,000 5 derniers chiffres *1,000 3 derniers chiffres *50 uu», w 1 i 4 • Le Devoir, lundi 26 Janvier 1976 éditorial Ottawa à la recherche du cadre latin % Ci M.Trudeau était hier au Mexique, il sera aujourd’hui à Cuba, d’où il se rendra au Venezuela.Trois des quatre partenaires privilégiés du Canada en Amérique latine sont ainsi visités d’un même coup d’aile.Pour rester dans le chiffre trois, nous dirons que l’ensemble de cette tournée se situe dans un triple cadre, avec en plus, au Venezuela, cet accent particulier qu’impose une communauté de présidence de la conférence Nord-Sud.Le premier cadre, bien sûr, est celui proprement canadien, qui se trouve déployé sur Cuba, le Mexique et le Venezuela (le S[uatrième étant le Brésil), qui trouve sa justi-ication dans une politique autrement plus dynamique — espérons-nous — qu’un vague con-tinentalisme aujourd’hui éclaté par l’universalité des problèmes et des crises.Le deuxième est celui, évidemment, de l’Or-;anisation des États américains (OEA), où le ’anada peut réclamer (ou non) le statut de membre à part entière.Le troisième concerne le Système économique latino-américain ou SELA qui, nourri à la crise cubaine et actualisé par la solidarité économique face au colosse “états-unien,” nous intéresse au plus haut point dans la mesure où Ottawa est intéressé à un nouveau type de relations à condition qu’il ne soit pas conçu dans une perspective de confrontation.• Partenaire le plus septentrional de ce Sud américain qui commence aux frontières mêmes des États-Unis, nous sommes aussi, par nos options et nos problèmes vis-à-vis du même colosse, le plus proche des préoccupations latines.L’affirmer ainsi carrément, c’est mettre la réponse dans la question! Et aussi curieux que cela paraisse, c’est un Trudeau accusé de tous les maux de la création pour avoir préconisé sa Société nouvelle au Canada, qui a aujourd’hui toutes les chances de comprendre et, surtout, de se faire comprendre.L’aurait-on fait exprès que ça n’aurait pu mieux tomber, sous ces cieux où le tiers-mondisme a une coloration toute particulière.Qui plus est, interrogé sur le problème précis de rengagement cubain aux côtés des forces du MPLA en Angola, M.Trudeau a ëu l’habileté de rappeler que si nos relations ont pu se poursuivre avec le gouvernement de Fidel Castro, c’est précisément à cause de “la politique indépendante et de non intervention du Canada”.L’accent, comme on le notera, est mis non pas sur ce que fait Cuba mais sur la manière dont nous, au Canada, percevons nos relations avec l’enfant terrible de l’Amérique ibérique.A un moment où l’Administration américaine monte en épingle la dimension cubaine du conflit angolais, l’implicite refus de M.Trudeau de condamner ce qu’il ne lui appartient pas de juger est plus efficace que les plus grands discours.C’est donc dire que ce voyage du premier ministre du Canada est appelé à marquer un tournant dans nos relations avec l’Amérique latine non pas tant par les accords signés ou à signer que par les bases du nouveau dialogue qu’il implique.A Mexico, il a été question de CANDU et d’accords économiques et culturels, mais c’est surtout les explications données par le président Echeverria sur la conception qu’il se fait du SELA qui témoignent de la prise de conscience.A Cuba, il pourra être question des programmes bilatéraux, mais toujours l’aspect politique et la réaffirmation du respect mutuel seront fondamentaux.Car il est clair à l’évidence que la diplomatie canadienne, et M.Trudeau aura à le reconfirmer, tient compte du particularisme sud-américain, à la lumière de l’expérience cubaine et aussi du véritable défi du développement auquel nous pouvons largement coopérer; mais elle s’attache au même titre à ne pas épouser les problèmes politiques de chacun de ces pays.A titre d’exemple, on dira que le SELA nous intéresse par sa dimension economique et sa nature fonctionnelle, mais comme il implique l’intégration de Cuba dans ce mécanisme communautaire, Ottawa refusera de s’associer à une machine de guerre.Une machine d’autant plus efficace qu’elle est sans doute plus cohérente que l’OEA, mais qui peut être précisément le coup de grâce à celle-ci, trop longtemps perçue comme l’instrument par lequel s'impose le leadership américain.Un chapitre à part doit être réservé à l’étape vénézuélienne, sans préjudice aucun pour les deux autres.C’est de Caracas que nous importons cha- 3ue année pour près de 1.2 milliard de dollars e pétrole.En retour, le Venezuela n’achète chez nous que pour près de 200 millions de dollars, en produit?tinis.Pour aller de l’avant, et compte tenu de la politique fédérale en matière d'énergie et de celle de “vénézué-lianisation” de M.Carlos Andrés Pérez, il faudra à ce sommet de Caracas, prendre d’abord conscience des implications concrètes de toute réduction de nos importations de pétrole vénézuélien.Puis tenter de mettre le pétrole.entre parenthèses.Croire qu’on peut équilibrer nos échanges en fonction du milliard et quelques d’importations pétrolières est un handicap en soi insurmontable.C’est dans la mesure où Caracas fera l’effort d’intensifier aussi son approvisionnement chez nous en technologie et en expertise administrative, et dans la mesure où ’effort sera fait pour intensifier nos échanges culturels et touristiques que les relations P: canado-vénézuéliennes auront atteint leur vitesse de croisière.En d’autres mots, il nous appartient d’explorer plus à fond les possibilités du marché vénézuélien sans être écrasés par l’ombre gigantesque du milliard de dollars en notre défaveur.A titre d’exemple, on notera que la délégation commerciale conduite l’an dernier par M.Gillespie, à l’époque ministre du Commerce, à Caracas, a ouvert des possibilités de 600 millions de dollars en plus de récolter des commandes fermes de 25 millions.Et ce, en quatre jours.Qui plus est, ce lien dont on dit qu’il est à odeur acre de pétrole est lui-même de nature à renforcer une coopération qui voit sa parfaite illustration de communauté de vocation à la conférence Nord-Sud.Sans trop forcer, on pourra enfin retenir cet autre aspect qui consiste à entretenir des relations privilégiées avec un pays considéré comme le meneur de l’aile la plus dynamique de l’OPEP! Rejetez la politique, elle revient au galop.Que ce soit dans nos relations tant avecîa Havane qu’avec Mexico et Caracas, il ne faut pas être dupe de ses illusions: cette coopération entre, qu’on le veuille ou non, dans notre stratégie de diversification.Mieux encore: de tranquille distanciation par rapport aux États-Unis.Jusque-là, et en dépit de l’incident Porter, les frictions n’ont pas été au-delà des grincements de dents.A mesure que cette politique canadienne se déploiera, tant au niveau latino-américain que vis-à-vis de l’Europe et du Pacifique, ce ne'seront’pas seulement les Occasions qui augmenteront, c’est aussi l’intensité qui ira croissant.Plutôt que de penser à des regrets tardifs, il faut prendre conscience du fait que certains de nos partenaires éventuels aimeront qu’il en fût ainsi.C’est les risques quand on a atteint l’âge adulte de la politique internationale.Et c’est ici qu’on rejoint la grande question qui se pose à l’ensemble du continent américain: que faire de l’OEA?Que l’Organisation des Etats américains soit inopérante ou, pire, qu’elle n’ait fonctionné à ce jour qu’à sens unique, qu’elle soit morte dès l’instant où chacun des membres a été laissé libre de renouer ou non avec Cuba, 3u’elle soit artificielle et statique, sont autant ’affirmations que chacun des pays intéressés a déjà formulées.Mais ce qui intéresse Ottawa est de savoir si cette OEA peut être rajeunie, revitalisée, en un mot, repensée.Ce sera au président Echeverria, à Fidel Castro et au président Perés Andrés de le dire à M.Trudeau, sans omettre de préciser le rôle que chacun d’eux entend voir jouer par le Canada.Georges VIGNY Une décision rapide et excessive La condamnation de M.André Ouellet par CLAUDE RYAN “Le fait de critiquer de bonne foi les décisions des tribunaux et des magistrats ne peut et ne doit pas donner lieu à des procédures d’outrage au tribunal”, écrit le juge James K.Huges-sen dans l'important jugement qu'il rendait vendredi dernier dans la cause d'outrage au tribunal impliquant le ministre fédéral de la Consommation et des Corporations, M.André Ouellet.De même, ajoute plus loin le magistrat, “il est évidemment vrai que les tribunaux et les juges, à l'égal des autres citoyens, ne sauraient être à l'abri de critique pour leurs actions” et ne sauraient davantage empêcher que “ces critiques s’expriment parfois en des termes forts." On croirait, en isolant ces passages de leur contexte, que le juge Hugessen a décidé vendredi d’acquitter Te ministre André Ouellet de l’accusation d'outrage au tribunal qui pesait contre lui à la suite des propos très vifs qu'il laissa tomber le 19 décembre dernier contre le juge Kenneth Mackay qui venait d'exonerer les raffineries de sucre de graves accusations de conspiration contre les consommateurs canadiens.Il n'en est toutefois rien.Comme on a pu le constater, le ministre Ouellet a ecopé d'une sévère semonce de la part du juge en chef adjoint de la Cour supérieure.Où se situait alors la frontière qu'il a violée et au-delà de laquelle sa critique devenait, selon les termes du juge Hugessen, “grossièrement abusive'’?Avant d'examiner le fond du litige, une question préliminaire se posait au magistrat.Devait-il accepter que le ministre soit traduit devant lui par voie de comparution sommaire?Ou devait-il plutôt s inspirer d'une jurisprudence récente de la Cour d’Ap-pel du Québec suivant laquelle, en matière d'outrage commis en dehors de la présence du juge et une fois que sentence a été rendue par lui, mieux vaut s'en remettre à ta procédure ordinaire qui garantit plus efficacement les droits de l'accusé?Le juge Hugessen n'a éprouvé aucune hésitation à trancher la question dans le sens de la première option.Les propos du ministère Ouellet avaient, selon M.Hugessen.causé au juge vise par la critique de M.Ouellet, un tort grave et immédiat.Pour que le juge Mackay puisse sans aucune ombre continuer à s’acquitter de ses devoirs de magistrat, il importait, conclut M.Hugessen, qu’il fût lavé sans délai des soupçons que M.Ouellet avait fait peser contre lui.Cela était d’autant plus nécessaire que l’auteur des propos incriminés était en l’occurence un député et un ministre de la Couronne et qu’à ce titre, ses critiques pouvaient tout aussi bien revêtir l’allure d’une menace ou d'une tentative de chantage contre le juge Mackay.Ces explications sont fort plausibles.On peut neanmoins se demander s’il y avait vraiment urgence aussi grande à conclure comme la fait le juge Hugessen.Indépendemment de ses paroles du 19 décembre M.Ouellet s’est en effet employé, à la suite d'un jugement au’il n’était pas seul à mettre en oute, à recourir aux procédures normales qui restent disponibles en pareil cas.Il a vu à ce qu'un appel soit inscrit en bonne et due forme contre la décision du juge Mackay.Il n'a rien fait qui pût laisser soupçonner qu'il voulait engager une guerre de vindicte contre le juge Mackay.Dans ces circonstances, quelle urgence rendait si impérieuse la comparution sommaire?Le juge Hugessen invoque à l'appui de sa decision la position occupée par M.Ouellet.Il signale notamment qu'à titre de ministre responsable de la protection du consommateur, M.Ouellet est directement intéressé au succès des poursuites instituées contre les raffineries de sucre, et qu’à titre de député, il pourrait un jour avoir à se prononcer sur une éventuelle motion de censure ou de renvoi à l’endroit de M.Mackay.Le raisonnement est d’une excellente logique.En pratique, il n’était toutefois nullement question dans le cas présent de semblables recours extrêmes.La cause étant inscrite en appel, les propos de M.Ouellet semblaient devoir être retenus pour ce qu'ils furent en réalité, c'est-à-dire comme les propos d'un politicien ayant parlé sous le coup d'une vive déception.Il n'était venu à l'esprit de personne de penser qu’ils auraient la v moindre influence sur la décision que rendront en temps utije la Cour d'Ap-pel, puis la Cour suprême du Canada.N'eût-il pas été préférable, dans ce contexte, que l’accusation d'outrage au tribunal fût entendue suivant la procédure ordinaire, voire tout simplement abandonnée?Maintes raisons incitent à le croire.Car la procédure suivie aura un effet certain d’intimidation sur les hommes publics qui voudraient se prévaloir du droit que leur reconnaît le juge Hugessen de critiquer les décisions des tribunaux.La diminution de liberté qui risque de découler de la décision au magistrat parait plus importante que la perte très douteuse de prestige et d'autorité qu’aurait encourue le juge Mackay.Le critère décisif aux .veux du juge Hugessen Depuis que l'on tend a invoquer plus fréquemment qu'autrefois l'argument redoutable de 1 outrage au tribunal, on se demande avec plus d'inquiétude en quoi consiste au juste ce délit qui pèse comme une épée de Damoclès sur ceux qui interviennent à un titre ou un autre dans les débuts publics.Certaines explications que tournu a cet égard le juge Hugessen sont rassurantes.“L'outrage au tribunal n'est pas là", explique le juge en chef adjoint de la Cour supérieure, “pour protéger la sensibilité délicate du juge; il n’est pas là non plus pour procurer au juge une protection plus étendue contre la diffamation dont il pourrait être victime que celle dont disposent les simples citoyens au titre des recours civils en dommages.Il existe plutôt afin de protéger cette confiance du public dans l'administration de la justice sans laquelle seraient détruites, ou à tout le moins affaiblies, les règles de conduite auxquelles doivent s'astreindre les personnes appelées à se présenter devant les tribunaux.” Ces explications suggèrent une question.Si les propos attribués au ministre Ouellet avaient été tenus par une personne n'occupant aucune fonction officielle au sein du gouvernement, eussent-ils revêtu la même gravité?Le juge Hugessen ne formule pas cette hypothèse de manière aussi directe.Aussi serait-il téméraire de prétendre lui arracher une réponse à notre question.Il affirme néanmoins 3ue la position occupée par l’auteur un outrage au tribunal peut parfois revêtir une “importance capitale”.“Émanent d’un simple citoyen'’, écrit-il, "un commentaire susceptible de scandaliser pourrait fort bien passer inaperçu et n'avoir aucun effet sur la confiance quelles citoyens ont dans l'administration de la justice; émanent au contraire d'une personne en autorité ou d’une personne qui détient un pouvoir, les memes propos peuvent créer un sérieux et dangereux obstacle à l'indépendance et à l'intégrité du processus judiciaire".La distinction est sans doute juste.Mais pourquoi ne tiendrait-on pas également compte des passions nouvelïes qui s'exercent sur des hommes publics et du style plus rude et direct que revêtent depuis quelques années leurs interventions publiques et celles des commentateurs, journalistes, chefs syndicaux et publicistes de toute sorte, qui gravitent autour d'eux?Les propos du ministre Ouellet, pris en dehors de toute référence au climat politique actuel, avaient certes une allure excessive.Si on les compare toutefois à maintes insinuations proférées ces dernières années au sujet de la magistrature par des personnes qui, sans etre ministres ou députés, ont souvent un rôle public aussi imppr-tant, elles ressemblent à de l’eau de rose.Je ne dis pas cela pour suggérer qu'il y aurait lieu de citer sans delai devant les tribunaux tous ceux — ils sont nombreux — qui ont tenu ces dernières années des propos autrement plus dérogatoires envers la magistrature que le ministre Ouellet.Je veux simplement, signaler que le fait, pour maints énergumènes ou démagogues, d’échapper aux sanctions de la justice pour les folies qu'ils profèrent à son endroit n’empêcha aucunement la justice de continuer à fonctionner avec une remarquable indépendance et n’épargne point à ses critiques la sanction la plus efficace qui soit en démocratie, celle de l’opinion publique.Les critiques les plus acharnés de la magistrature ont eux-mêmes ces dernières années fait la preuve de l'impartialité de celle-ci par le traitement somme toute équitable et tempéré qu’ils en reçurent.La justice du pays aurait-elle gagné quelque chose à vouloir traduire devant elle tous ses détracteurs et à prétrendre les punir pour chaque parole excessive tombée de leurs lèvres?S'inspirant de la liturgie de notre système de gouvernement, le juge Hugessen situe le député et le ministre au degré d’autorité et de responsabilité le plus élevé qui soit.Il entend juger ses actes en conséquence.Aussi longtemps qu’il s’agit de l’intégrité des ministres, il faut certes déployer à leur endroit une somme d’exigences très élevée.Ils engagent chaque jour les biens et l’avenir de leurs concitoyens.Le moins qu’on doive exiger d’eux, c'est qu’ils le fassent honnêtement et qu’ils soient sévèrement châtiés s’ils sont pris en délit de vol ou de corruption.Lorsqu’il s’agit de simples déclarations n’ayant aucun caractère officiel, il serait plus juste, dans le cas des hommes publics, de tenir compte des circonstances atténuantes qui peuvent expliquer, sinon excuser, certains excès.Le ministre doit agir plus souvent qu’autrement sous l’effet d’une pression énorme.Il arrive aussi très fréquemment qu’il laisse tomber des propos excessifs ou erronés et qu’il cherche ensuite, dans des déclarations subséquentes, à en corriger les mauvais effets.Le ministre Ouellet, quand il jugea sévèrement le juge Kenneth Mackay et sa décision dans l’affaire des raffineries de sucre, était visiblement mû par le souci de l'intérêt public dont il est, de par ses fonctions, l’un des plus éminents défenseurs.Il exprimait une déception très largement partagée par des milliers de ses concitoyens.Son torL.principal fut de n'avoir pas employé le langage diplomatique qui eût mieux convenu dans les circonstances.Que, pour une imprudence de langage comme en commettent maints nommes publics, il soit jugé comme s'il avait commis un délit d'une gravité presque extrême, cela parait rapide et discutable.Qu’on le somme de présenter des excuses en la forme presque solennelle que prescrit le juge Hugessen, et qu'on le mette pour ainsi dire en surveillance pendant trois mois, cela paraît excessif.On s'éloigne, avec cette manière de faire, de “la grande prudence", voire de “1 angoisse ’ avec laquelle la Cour d'Appel conseillait il n'y a pas si longtemps d'aborder la question extrêmement délicate de l'outrage au tribunal.Le ministre Ouellet coupable d'outrage au tribunal parle juge JAMES K.HUGGESSEN ¦ Le ministre fédéral André Ouellet a été trouvé coupable vendredi dernier d’outrage au tribunal pour la façon dont il commentait le 19 décembre dernier un jugement de M.le juge Kenneth Mackay, de la Cour supérieure, exonérant les grandes raffineries d’accusations de collusion portées contre elles par le ministère public.Peu après la publication de la décision du juge Mackay, le ministre Ouellet dénonçait celle-ci dans des termes très vifs.Ces propos lui valurent d’être cité devant le tribunal pour outrage à celui-ci.C’est le juge en chef James K.Hugessen, de la Cour supérieure du Québec, qui a entendu la plainte portée contre M.Ouellet.Au terme dej son enquête, il a conclu qu’au plan des faits, le ministre avait bel et bien proféré les paroles qu’on lui imputait et a rejeté l’interprétation différente que M.Ouellet a tenté de donner de se propos.Après quoi il a rté le jugement suivant sur la conduire de .Ouellet.Le jugement est entièrement rédigé en anglais.La version française de l’extrait que nous présentons ci-dessous est du Devoir.ET “C’est avec regret mais sans hésitation que je conclus que les paroles imputées au répondant dans l’ordre de comparaître furent bel et bien prononcées par lui et que de plus elles avaient et visaient à avoir le sens obvie qu’on leur donne d’ordinaire.“Les paroles prononcées par le répondant constituaient un outrage: cela ne saurait faire de doute dans les circonstances.Il est évidemment vrai que les tribunaux et les magistrats, pas plus que tout autre, ne sauraient échapper à la critique pour leurs actions (Voir à ce sujet AMBARD vs ATTORNEY GENERAL FOR TRINIDAD AND TOBAGGO 1936 A.C.322); il est également vrai que pareille critique peut s’exprimer en termes vigoureux (voir à titre d’exemple extrême R.vs FOTHERINGHAM (1970) 11 D.L.R (3rd) (353); il arrive néanmoins un point où la critique dégénère en abus grossier: elle ne peut alor?qu'engendrer une diminution de l’autorité de la Cour et de la confiance du public envers l’administration de la justice.La réside en vérité la raison d’être même du délit d’outrage au tribunal dans des affaires de cette nature.L’outrage n’a pas pour objet de protéger la sensibilité délicate du magistrat ou de lui procurer contre la diffamation dont il peut être l’objet une protection plus étendue que celle dont bénéficie le citoyen ordinaire au titre des recours en dommages civils.Il vise plutôt à maintenir cette confiance du public dans l’administration de la justice sans laquelle les normes de conduite auxquelles doivent se plier ceux qui ont à se présenter devant les tribunaux seraient probablement affaiblies sinon détruites et à éviter ainsi que les citoyens, au lieu de recourir aux tribunaux pour le règlement de leurs litiges, ne soient induits à vouloir les régler autrement, par des moyens légaux ou illégaux.L’intérêt public est vitale-ment impliqué dans le maintien de l'autorité des tribunaux et de la loi.“A cet égard, la position qu’occupe celui qui commet un outrage peut être un facteur capital.Proféré par un simple citoyen, un commentaire de nature à créer le scandale pourrait fort bien passer inaperçu et n’avoir ainsi aucun effet négatif sur la confiance du* Rublic envers l’administration de la justice, lais le même commentaire, émis par une personne qui occupe un poste d’autorité ou de gouvernement, peut créer un obstacle dangereux et sérieux pour l’indépendance et l’intégrité du processus judiciaire (voir à titre d’exemple R.vs CARROCHIA (1974) 44 D.L.R.3rd 427).Dans le cas présent, le répondant occupe l’un des postes les plus élevés qui soient au sein du gouvernement du pays et ce fait suffit à donner à ses déclarations publiques un caractère qu’elles n’auraient point sur les lèvres d’un citoyen ordinaire.“A moins que les lois ne soient respectées et observées, une société civilisée ne saurait survivre.Aussi, dès les tout débuts de notre système judiciaire, a-t-on considéré comme un délit sérieux l'outrage commis envers les tribunaux chargés de l'administration et du respect des lois.Ainsi que l’écrivait J.Wil-mot dans l’opinion souvent citée mais jamais livrée officiellement qu’il avait rédigée dans la cause R.vs ALMON (1765) Wilm.243: “Chaque fois que l’attachement fondamental envers la loi est aussi fondamentalement ébranlé, on est en présence de la plus fatale et dangereuse obstruction à la justice; et ce genre de délit exige à mon avis un redressement plus rapide et plus immédiat que toute autre forme d’obstruction”.Pour un exemple plus récent de cette façon de considérer comme un outrage au tribunal des propos grossiers envers la magistrature, voir aussi R.vs GRAY (1900) 2 Q.B 36.Les exemples émanant du Canada même ne manquent pas non plus.Citons par exemple R.vs GLANZER (1962) 38 D.L.R.(2nd) 402.Dans R.vs DUNCAN 1957 S.C.R.(5 41, la position qu’occupait le répondant en sa qualité de membre actif et expérimenté du Barreau fut également un facteur déterminant qui fit apparaître comme plus grave le délit d'outrage qu'il avait commis en imputant sans fondement un parti-pris à un juge de la Cour suprême du Canada.Peut-être le cas le plus apparenté à la présente affaire est-il l’affaire Borowski (R.vs BOROWSKI (1971) 3 CCC (2nd) 402), où des propos injurieux envers un magistrat provincial furent proférés par un ministre provincial de la Couronne.En concluant que ces propos avaient le caractère d'un outrage au tribunal, J.NITIKMAN ajouta cette annontation: “Ces propos sont d'autant plus répréhensibles qu'ils émanent de la bouche d’un ministre de la Reine".Il serait superflu de multiplier les exemples.Ils sont heureusement, à tout événement, plutôt rares.La nature des paroles prononcées, la position occupée par le répondant, les circonstances dans lesquelles elles furent prononcées et la connaissance que le répondant avait de la diffusion nationale qui serait donnée à ses propos, tout cela concourt à créer un outrage sérieux au tribunal.Je dois en conséquence trouver le répondant coupable.” ^ lettres au DEVOIR _e Liban et la complicité du silence Aujourd'hui, un Liban exsangue lutte pour son intégrité territoriale et pour sa survie au milieu d'un raz-de-marée, fait de plus de 100 millions d'Arabes, qui finiront par le submerger si les grandes puissances ne viennent pas a son secours.Les milices libanaises chrétiennes, quels que soient leurs torts ou leurs débordements, sont des patriotes authentiques qui n'aspirent qu'à écraser un serpent que, 27 ans durant, ils ont réchauffé dans leur sein.Ils ne veulent plus que des hordes guerrières, rejetées, muselées ou embrigadées par des pays, tels que la Jordanie, la Syrie ou l'Egypte, fassent la loi sur le sol national, malmèrent leurs concitoyens ou humilient leurs députés.Ils refusent une situation de fait qui équivaut à la création d’un Etat dans l'Etat.Ce faisant, ils paient un lourd tribut à l'incurie, à la complicité criminelle, de gouvernants et politiciens-polichinelîes complaisants, qu’un Parlement-croupion a toujours abrités.Des centaines de victimes tombent chaque semaine, sacrifiées, par ailleurs, sur l'autel d'institutions féodales et confes-sionneles archaïques.Et pourquoi ne pas parler de cet esprit de lucre, de ce mercantilisme, de cet égoïsme infernal, de ce luxe outrageant qu'ont toujours affichés les classes possédantes au Liban, et qui sont une des causes des hécatombes actuelles?En attendant que toutes ces injustices sociales soient balayées et que s'instaure une saine restructuration politique du pays, le Liban souffre dans sa chair vive, et son agonie ne soulève que des échos creux dans la presse mondiale et les bulletins secs de la télévision.Et, cependant, voici que dans un courageux éditorial, paru dans Le Devoir du 19 janvier, un journaliste de carrière, M.Georges Vigny, qui a vécu dans ce pays-martyr,, prend la plume pour dénoncer l'aberrant silence qui a plané, dix mois durant, sur ces événements tragiques.Au banc des principaux accusés: la France, pourtant inspiratrice des Croisades et rattachée au Liban par des liens culturels, spirituels et economiques qu'on pensait inébranlables.Cet appel de M.Vigny à la conscience universelle sera-til entendu?Et, dans le domaine plus restreint d'Ottawa, aura-t-il les résonnances nécessaires Les familles mono-parentales Cher M.Ryan, D’après les données du recensement 1971, il y avait approximativement cinq millions de familles au Canada.Parmi ces familles, 9.4%, ou à peu près une famille sur dix n a qu’un seul parent présent au foyer; et dans 79% des cas, ce sont des femmes qui se trouvent à la tête de ces familles mono-parentales.Les enquêtes effectuées au Canada par l'Institut Vanier de la Famille, et par le Conseil Canadien du Développement Social ont attiré l’attention sur les besoins de ce groupe de familles.Il n'y a pas seulement les nombreux problèmes économiques et sociaux auxquels ces personnes doivent faire face, mais aussi des besoins d'ordre émotionnel et psychologique.Au Mental Hygiene Institute plusieurs de nos sendees sont axés sur la famille et doivent faire face au nombre grandissant de familles mono-parentales.Notamment, de nouveaux sendees ont été instaurés comme les consultations pour les couples envisageant le divorce et des groupes de discussion pour parents uniques.Mais c'est fimpres-sion du personnel que plusieurs de ces familles mofio-parentales représentent un nouveau phénomène.De plus en plus de femmes, bénéficiant d'une meilleure éducation et d'une certaine indépendance économique, décident de rompre leurs liens de mariage, à la suite d'un choix conscient, pour adopter un autre style de vie.Comment ces personnes perçoivent-elles leur rôle de chef de famille?Est-ce que l'accroissement en responsabilité personnelle qui en résulte est une expérience paralysante, ou est-ce l’occasion pour elles de se “libérer” et de se réaliser davantage?C’est un domaine relativement neuf, et ici, au Mental Hygiene Institute, nous pensons qu’il est important d’en connaître davantage sur l'expérience de ces personnes, leur style de vie, les difficultés qu’elles rencontrent tout aussi bien que les aspects bénéfiques de leur situation.Nous demandons aux mures qui se trouvent dans cette situation, c'est-à-dire récemment séparées ou divorcées, et se suffisant économiquement, de nous écrire au Mental Hygiene Institute, 3690 Peel, ou d'appeler le Département de Recherches au 844-3971 entre 9 h 00 et 16 h 00 pendant la semaine.R.PRINCE, directeur département de recherches.Montréal, le 21 janvier 1976.pour que le Canada ouvre, toutes grandes, ses portes à ces milliers de familles que leur culture française ou anglo-saxonne incitent à chercher refuge ici?Les dispensera-t-on, en haut lieu, du formalisme d usage auquel il leur est, d'ailleurs, physiquement impossible de souscrire, en leur accordant une hospitalité inconditionnelle?Au moment où notre ministre des Affaires Etrangères essaie de forger, pour le Canada, un pion de taille sur l'échiquier économique arabe, un tel geste, de la part des autorités fédérales, aurait indiscutablement bien plus de poids, aux yeux du monde arabe et du monde entier, qu'une participation symbolique à fa Croix-Rouge, à CARITAS nu aux Casques Bleus.Cette mesure humanitaire, le Canada n'aura jamais à la regretter.En ouvrant les vannes de l'immigration à quelques milliers de Libanais en désarroi, il ne surchargera pas l'économie nationale d'un fardeau social supplémentaire, lourd à porter.Loin de là! De tous les émigrés qui, au cours de cette dernière décade, ont déferlé au Canada, il faut bien admett'e que ce sont notamment les immigrants de souche libanaise qui soi.i venus enrichir le patrimoine canadien.Ils ne sont pas arrivés les mains vides.Tous les capitaux dont ils disposaient ont été d'emblée investis dans l'industrie et le commerce.C’est, par ailleurs, tout un trésor de compétence technique et professionnelle qu'ils ont apporté avec eux.Faut-il -citer cette pléiade de médecins, d'ingénieurs, d'avocats, d'hommes d'affaires d'origine libanaise qui, à juste titre, ont su se mettre au service de leur pays d'accueil et contribuer au renforcement de ses cadres universitaires, hospitaliers, professionnels ou même administratifs?C'est donc avec beaucoup de satisfaction et de réconfort que, nous jes Libanais d'origine, et, avec nous, t'en suis sûr, tous les Canadiens de onne volonté, savons gré à M.Georges Vigny, de l'appel pathétl que qu'il vient d'adresser au gou vernement fédéral pour que les in noncentes victimes d'un carnage, bien plus meurtrier que celui de l'Irlande ou de Chypre, soient accueillies Ici avec un grand elan de générosité et de compréhension.Jean BARACAT Avocat Montréal, le 21 janvier 1976.LE DEVOIR Foridé por Htnri towfotto »• lOjonvwr 1910 Dtrtcttur i Cktvxfo tyon Rédacttur tn cMt Michel Roy Rédacteur en chef adjoint > Ooorgo» Vigny Directeur» de Tinformotion : Jeon Proncoeur ^ Ropuloire, »ociété è retpomobRité limitée, dont le «ège woo! ett litwé ou numéro 211.rue du Soint-Socre-ol H2Y 1“* “ Trétorier i lomord lorocque ' 1X1.M e*t _________._ .______ P”™"' Vm>f|)ort« dont lo.otthofi lànt uto*.àti jO.'n» UMn, VHÜ loSdto l ogonto dm» Conodtonno «t ovtonife « «n^oyot M « dlf W loi inlof motion pobMoi don It DCVOH j*°Nf*M**! Édition quotidionno SS} po, onndf; til moil: SM.X rStiongoti S57 pot onndo, ii« mon SU, trail moil, SI*, tditiom do •omttS: S S pot onndo.tdition «mtidionno.Imdo è domMIo pot potloot, SI SS pot tomoino.Totd do 1‘otionnomont torn pot lo potto demande Courrier de deuaiéme clone : enregittrement numéro MM Dépôt légal Bsblksthéque nationale du Québec TtltPMONIi 144*3341 (ligne» groupée»).I l Le Devoir, lundi 26 janvier 1976 • 5 des idées des événements des hommes Les implications professionnelles du cas Morgentaler Le Comité de discipline de la Corporation des médecins Au plan professionnel, de nombreuses failles dans la pratique du Dr Morgentaler ¦ Saisi par la syndic de la Corporation professionnelle des médecins du Québec du verdict de culpabilité porté contre le Dr Henry Morgentaler par les tribunaux du pays, le Comité de discipline de la dite Corporation a examiné suivant les prescriptions du Code des Professions le cas du célèbre médecin-avorteur.En plus de se saisir de la preuve déposée à l’occasion du procès, le Comité de discipline a tenu à s'enquérir directement de la manière dont le Dr Morgentalerpratiquait la médecine à sa clinique de la rue Beaugrand.Voici à cet égard ses principales conclusions.L’acte illégal qu’ont retenu contre (le Dr.Morgentaler) les tribunaux en l’espèce est également prévu au Code de déontologie de la Corporation Professionnelle des Médecins qui le proscrit — Article 52 (a) "Sans restreindre la généralité de ce qui précède, la violation d’une quelconque des dispositions qui suivent constitue en particulier un acte dérogatoire à l’honneur et a la dignité professionnelle.2) Le médecin ne doit, ni directement ni indirectement, provoquer ou pratiquer un avor- • tement en dehors des limites permises par la loi." Une première conclusion s’impose donc.Parce que, ici, l’intimé a commis un acte déjà prohibé par le règlement déontologique cité, le comité se doit de maintenir cette plainte.Est-il besoin de l’ajouter, cette conclusion ne saurait être différente si l’acte reproché n’avait pas déjà été reconnu par le tribunal pénal.En d’autres termes, sans égard à une plainte devant les tribunaux, le syndic connaissant l’accroc au règlement déontologique cité aurait pu prendre une plainte identi-oue contre l’intimé sous reserve, cependant, d’en faire la preuve au lieu de recourir à la simple production d’un jugement.Pour avoir procédé en l’espèce avec le secours de l’article 152 du Code des professions, le syndic a fait appel à une procédure particulière que prévoit le Code des professions et qui consiste, comme le veut l’article 152, à faire vérifier par le comité disciplinaire l’incidence déontologique d’un acte criminel à la faveur d’une preuve simplifiée: “Le comité est tenu d’accepter la copie dûment certifiée de la decision judiciaire comme preuve de culpabilité”.Considérant en second lieu l’acte professionnel en lui-même, il convient également au plan disciplinaire d’examiner cet acte à la lumière des règles de la bonne médecine ou encore de ce que le règlement déontologique appelle l’honneur et la dignité professionnelle.Peut-on dire en l’espece que l’intimé en procurant des avortements comme il le fait et comme il l'a fait dans le cas particulier ayant fait l’objet de la plainte s’exécute comme un bon médecin; Encore une fois, nous laissons ici de côté le caractère illégal de l’acte, le comité s’interrogeant sur la façon dbnt l’intimé dispense ses services professionnels à ses patientes.Voici donc comment le comité croit qu’il faudrait procéder pour tenir compte de ce qu’est la bonne médecine.1) Tout d’abord, le premier contact avec le client devrait comporter une entrevue au cabinet du médecin au cours de laquelle le professionnel prend connaissance du problème, le discute et en-ligne une solution qui, si elle doit être chirurgicale, se déroulera en un second temps.Ce serait au moment de cette entrevue que la dignité professionnelle commande que l’on discute d’un honoraire raisonnable, si cette nécessité se pose.2) Le médecin devrait voir à l’ouverture et la bonne tenue d’un dossier conforme aux exigences du règlement 35(i).Il convient de le dire, cet impératif dépasse de ¦ L’affaire Morgentaler continue de provoquer des rebondissements imprévus et spectaculaires.Tandis que, jeudi dernier, le ministre fédéral de la Justice adressait au juge en chef Jules Deschénes, de la Cour supérieure, une requête inusitée à laquelle le magistrat doit donner suite aujourd'hui, la Corporation professionnelle des médecins du Québec rendait public le rapport de l'examen fait par son Comité de discipline sur les agissements professionnels du médecin-avorteur en relation avec les actes pour lesquels la Cour suprême du Canada maintenait contre lui en mars dernier le verdict de culpabilité porté par la Cour d'Appel du Québec.Ce rapport devait à son tour donner lieu à de vives protestations de la part d'un groupe de médecins qui sont membres en régies de la Corporation.En attendant la décision que doit rendre ce matin le juge en chef Deschênes, nous publions ci-contre des extraits du rapport du Comité de discipline de la Corporation professionnelle des médecins ainsi que le texte d’une vive dénonciation que nous a fait tenir à ce sujet un groupe de médecins parmi lesquels figurent plusieurs gynécologues et obstétriciens bien connus, dont les docteurs Henri Bellemarre, Lise Fortier, Pierre Viens, Robert Tanguay, Peter Gillett, Gustave Denis, Ginette Fortier,et Jeanne Saint-Amour.-Un groupe de médecins protestataires Le rapport du Comité de discipline est “truffé ' de faussetés” et de “manquements” à la iustice” ¦ Sitôt connue la teneur du rapport du Comité de discipline de la Corporation professionnelles des Médecins, un groupe de médecins s’est vivement élévé contre les conclusions du Comité de discipline.Dans ce texte remis vendredi au Devoir, ces médecins dénoncent vivement le parti-pris du Comité de discipline et lui reprochent son inaptitude à passer un jugement professionnel valable sur la pratique médicale du Dr Henry Morgentaler.Les rebondissements juridiques multiples de l’Affaire Morgentaler, ces jours derniers, risquent de faire passer sous silence le jugement rendu par le Comité de discipline de la Corporation professionnelle des Médecins du Québec contre le docteur Morgentaler.Le Devoir, dans son numéro de jeudi dernier, publiait de larges extraits de ce jugement.Mais comme, malheureusement, il semble que Le Devoir n’ait pu participer à la conférence de presse où ce jugement fut discuté, il nous apparaît essentiel de rétablir les faits et ce, en toute justice pour le Dr Morgentaler.1) Le président du Comité se serait publiquement déclaré hostile au Dr Morgentaler et à son avocat il y a quelques mois, selon le témoignage du Dr Augustin Roy, président de la Corporation.Ce dernier a autorisé la publication de ce témoignage.Quant aux deux médecins membres au Comité, nous ne mettons pas en doute leur compétence d’omnipraticiens, mais nous déclarons qu’ils n’avaient pas la compétence technique pour juger d’actes thérapeutiques en matière d’avortement et nous aurons l’occasion de le prouver plus loin.Pour ces raisons, en toute justice, les membres de ce Comité auraient dû se récuser dans cette cause.Ils ne l’ont pas fait.Me Sheppard, à la lecture de leur jugement, a avoué que de ne pas avoir demandé lui-même leur récuca-tion avait été une “naïveté" qu’il regrettait., 2) De plus, le Président du Comité, lors de l’audition publique de la cause, a d’abord catégoriouement refusé de prendre connaissance au dossier du premier procès qui faisait précisément l’objet de la plainte.Le Comité a préféré.fonder son jugement sur des lambeaux de témoignages, sur une preuve tronquée et incomplète.Les témoignages justifiant son parti-pris ont été souvent les seuls retenus: ainsi, lorsque la patiente s’est présentée à l’hôpital Royal Victoria, après l’avortement, le Comité n’a retenu que l'opinion du résident et a ignoré celle de son chef de service.Parce que celui-ci concluait que cette hospitalisation était inutile, que l’avortement avait été correctement fait, et que la patiente aurait pu être traitée à domicile si elle avait eu les médicaments prescrits par le Dr Morgentaler et que la police l’a empêché de prendre.3) Le jugement est truffé de faussetés dans la preuve.Le Comité prétend qu’il n’a pas eu d’anesthésie, lors que la patiente a reçu une anesthésie locale.Le Comité devrait savoir (ju’il est humainement impossible de pratiquer un avortement sans anesthésie.Le Comité affirme qu’il n’y a pas eu de test de grossesse alors que Ja.patiente en avait eu deux, qu’elle avait été examinée par deux médecins et que sa grossesse avait été cliniquement vérifiée par le Dr Morgentaler.Le Comité reproche à l’accuse de ne pas avoir fait de curetage alors que c’était une pratique gé- $ S?néralisèe dans tous les cas à sa clinique.D’ailleurs, le Comité donne là une première preuve d’incompétence puisqu’il n’est pas nécessaire de pratiquer un curetage systématique dans ces cas et avec cette technique.(Dr Gillett, communication personnelle).Le Comité affirme que la patiente n’avait fait aucune démarche dans les hôpitaux alors qu’elle avait été refusée par cinq hôpitaux et qu’elle a même été référée au Dr Morgentaler par deux d’entre eux (et non pas par “quel-"u’un" comme l’écrit hypocritement le ’omité).Nous restons abasourdis devant ces manquements’ à la justice sinon à la décence la plus élémentaire.Le Comité n’a as tenu compte du témoignage du Dr orgentaler lors de sa comparution publique devant lui, et les transcriptions officielles pourront en faire foi.Nous posons dès maintenant la question: quelle est la véritable signification de ce jugement faussé?4) Le Comité insiste faussement sur l’aspect “mercantile” de la pratique du Dr Morgentaler.Il ne cite que les honoraires maximums demandés.Pourtant, la preuve a établi clairement (et elle a été acceptée par tous les vrais tribunaux) que le Dr Morgentaler a traité des milliers de patientes soit pour des sommes très inférieures à ce maximum, soit gratuitement; Il a été prouvé que le Dr Morgentaler acceptait les honoraires suggérés par les agences sociales, les cliniques populaires, etc.Par exemple, la somme payée par la moyenne des patientes référées par la Clinique communautaire de Pointe Saint-Charles étaient de $20.00.Que veut donc faire le Comité de discipline en omettant de citer ces faits, sinon salir délibérément et démagogiquement l’accusé?5) Aucune accusation n’a jamais été rtée contre le Dr Morgentaler devant les tribunaux ou devant le Comité de discipline lui-même à l’effet que le Dr Morgentaler pratiquait une mauvaise médecine.Au contraire.Le jugement, de l’Ho-norable juge James K.Huguesson et la Couronne elle-même ont reconnu la qualité des services professionnels de l'accusé.Le propre médecin-expert de la Couronne, le Dr Jacques Desrosiers, a re-connü avoir référé des patientes au Dr Morgentaler et avoir signé une lettre reconnaissant la qualité de ses services.Des centaines de médecins, chefs de service et direcreurs d’hôpitaux, ont référé des patientes au Dr Morgentaler, parfois leur femme, leur fille ou d’autres proches, et jamais aucun d'entre eux n’a eu à se plaindre de la qualité professionnelle de l’accusé.Comment se fait-il que ce Comité prétend, lui, mettre en doute la compétence de l'accusé?A-t-il seulement lu l’étude scientifique la plus complète parue sur ce sujet au Canada et écrite par le Dr Morgentaler lui-même?(MORGENTALER, Henri, Report on 5641 outpatient abortion by vacuum suction curettage, Canadian Medical Association Journal, 1973, 109:1202-1205).Les arguments invoqués dans le jugement démontrent que le Comité ne connaît rien à cette méthode thérapeutique en recommandant une anesthésie générale dont les experts disent qu’elle est ici non seulement inutile mais dangereuse.En suggérant, sans motif valable, que l’intervention se fasse en deux temps (la patiente devrait voir le médecin en un premier temps, puis retourner chez elle, ou à l’hôtel, et ensuite po les revenir pour l’intervention, le Comité ignore l’anxiété de la patiente dans ces cas et l’urgence de la situation; Alors, non seulement n’y avait-il pas accusation de mauvaise médecine, mais encore il n’y avait pas de preuves! Une telle outrecuidance nous laisse pantois.6) Nous sommes f tout l’i du Dr I modèle du genre en Amérique du Nord, soit mis en doute sans aucune preuve (le jugement, dans ces cas, mentionne toujours “au dire dei l’accusé” comme s’il s'agissait de publicité personnelle) ou soit tourné en dérision.Les expressions employées par le Comité semblent choisies à dessein pour ridiculiser le Dr Morgentaler.Ainsi, lorsque, après l’interVen-tion, la patiente était conduite dans une salle de repos où tout était conçu pour son réconfort et pour calmer son anxiété, le Comité écrit que “la patiente était conduite au sous-sol pour la pause-café”!!! Révoltant est le mot pour qualifier l’attitude de ce Comité.Pourquoi ne pas avoir écrit “à la«cave”?Incidemment, à l’Hôpital Notre-Dame, les salles d’opération se trouvent au sous-sol.7) Et finalement, comble de la prétention, le Comité explique comment, lui, il procéderait en matière d’avortement pour “faire de la bonne médecine”.A la lecture de ces recommandations, on demeure ébahi: a) Il paraît qu’un bon médecin ne peut se passer de prélèvements sanguins.Or l’expérience de centaines de milliers de cas dans les cliniques modernes montre que ce n’est pas nécessaire, inutilement coûteux et, dans ce cas précis, ne ferait qu’ajouter à l’anxiété (souvent proche de la panique) de la patiente.b) Il faut de l'aseptie.Bien sûr! Nous sommes tous d’accord! Et aseptie il y avait à la clinique de la rue Beaugrand! Pourquoi le Comité a-t-il soulevé ce point alors que cette clinique répondait a des normes supérieures à la moyenne des cliniques où se pratiquent de telles interventions?c) Il faut un contrôle marque ce jugement qu alors que cinq hôpitaux aient refusé ae traiter cette patiente, que plusieurs médecins lui aient hypocritement tourné le dos, le seul qui l’ait aidée avec compétence et compassion soit PUNI, à la suite d’une preuve tronquée et faussée, et qu’une sanction injuste (la radiation) vienne s’ajouter à la persécution judiciaire dont il est déjà victime en dépit de deux acquittements par jury et d'un troisième par la Cour d'Appel.Et, pour ajouter l’humiliation à l’injustice, on le condamne aussi à se “recycler”! Et ce pauvre Comité ne sait même pas qu’un tel recyclage n'existe pas à la Corporation! Dans ce triste scénario qu’est devenue 1* “Affaire Morgentaler”, où le chassé-croisé juridique a retenu l’attention des média souvent au point de masquer l’essentiel; ce jugement du Comité de Discipline de la Corporation professionnelle des Médecins au Québec demeurera comme le plus triste symbole des tentatives des forces réactionnaires de briser et d’humilier par tous les moyens, même les plus sauvages, indignes de professionnels qui se posent en pédants défenseurs du Voir page •: Rapport beaucoup la simple fiche d'identification que l'intimé fait remplir par ses patientes, comme on l’a vu dans le cas présent.3) Il est vrai qu’en matière d’avorte- ment le diagnostic comme tel n’obéit pas au même cheminement que dans le cas de maladie.Mais le comité croit que néanmoins l’avortement, qui est un traitement chirurgical, nécessite des vérifications préalables.Sans omettre les vérifications coutumières, le comité ne voit pas comment un bon médecin peut se passer d’un test de grossesse et, à tout le moins, d’un prélèvement sanguin.4) Ensuite vient l'acte chirurgical lui-même.Il comporte, lui aussi, ses impératifs: au minimum, une salle d’intervention aseptique, tel qu'on les voit dans les hôpitaux, avec des services medicaux expérimentés.5) Après l’acte chirurgical, le médecin doit faire un contrôle pathologique des prélèvements.Cette règle ne connaît aucune exception dans les hôpitaux.Il ne peut en aller autrement dans les cliniques.6) Le médecin qui pratique un avortement par succion doit tenir compte de la possibilité d’un résidu conceptionnel qui commande en fin d'opération un curetage pour garantir que l’avortement est complet.Le médecin doit également assurer les soins dont sa patiente peut devenir susceptible pendant sa convalescence.Le comité croit que ce qui vient d’être énoncé constitue un minimum au plan de la qualité de l'acte professionnel.Malheureusement, il faut convenir que la preuve para- démontre que le Dr Morgentaler n’a pas satisfait à toutes ces exigences.Reprenant les faits révélés par ce dossier, le comité reproche au Dr Morgentaler: 1) Une attention primordialement apportée à la protection de ses honoraires sans entrevue préalable qui vaille, procédure qui confère ici à la relation professionnelle une allure mercantile.Le comité est incapable de réconcilier un tel style avec le souci humanitaire qu’invoque l'intimé tout au long de sa défense.2) Le comité déplore également l'absence presque complète d'une anamnèse (histoire de cas) ainsi que l'absence des tests scientifiques pré-requis pour les fins d’un acte chirurgical: test de grossesse, prélèvement sanguin.3) Après ses interventions, l'intimé ne se soucie aucunement d’obtenir un contrôle pathologique des prélèvements, non plus que de suivre l’évolution de ses patientes.Ces facteurs démontrent une pratique médicale que ce comité ne saurait réconcilier avec la bonne médecine et, pour autant de raisons, le comité doit en faire reproche à l’intimé.Considérant donc l'acte professionnel, osé par l’intimé en l’espèce comme tel, le comité trouve ample motif à conclure également au maintien de la plainte.En venant ainsi à la sanction qu'il doit imposer, le comité veut bien tenir compte de tous les aspects qui ont été soulevés au cours de ce débat et qui démontrent bien que personne ne saurait ignorer que le problème de l’avortement dans notre société dépasse le cas particulier sous étude.Fe COURS DE LECTURE RAPIDE Ottawa 824-8165 * Montréal Québec 681-4545 681-5048 Centre de lecture rapide Permit du M E 0 culture personnelle No 389525 des prélèvements.Mais le Dr Morgentaler le faisait, macroscopiquement.Bien sûr, les produits d’avortement n’étaient pas envoyés à un laboratoire de pathologie: l'auraient-ils été que le pathologiste aurait fait la même chose, pas plus, que ce que faisait le Dr Morgentaler.Et faut-il être assez naïf pour proposer qu'ainsi se constitue une preuve indubitable de ce qui venait de se passer?Un médecin gynécologue d'expérience et de haute renommée, dans un grand hôpital, a révélé ne pas toujours envoyer en pathologie certains produits de curetage quand cela pouvait, par inscription au dossier, porter préjudice à une malade: voilà ce que nous appelons de la “bonne médecine ", celle (et la seule) qui sert l'intérêt des malades.Le Comité a tout aussi bêtement reproché au Dr Morgentaler de ne pas tenir de dossiers: pourquoi en aurait-il tenu?Pour que la police les saisisse et s'empare de tous les “complices”?Après l’arrestation du Dr Morgentaler, le téléphoné sonnait sans arrêt venant de patientes le suppliant de détruire vite leur dossier.Il ne peut y avoir qu'un comité “déconnecté” de la réalité et incompétent trônant sur un banc de salle d’audience pour se permettre d’émettre de telles inepties! • En conclusion, nous trouvons révélateur de l’esprit vindicatif et mesquin qui CENTRE DE FORMATION ET DE CONSULTATION PROGRAMME DE SESSIONS PUBLIQUES Février 1976 Le Centre de Formation et de Consultation offre aux cadres «t dirigeants d'entreprise un programme annuel de sessions publiques depuis près de quinze ans.Ces sessions visent à aider les participants à développer leurs habiletés administratives sur des thèmes de pointe en management.Les sessions qui se tiendront au mois de février 1976 sont les suivantes: SESSION La Fonction Formation dans les orgganisations (SFF) La Prise de Décision en Groupe (SPD) Le Pouvoir dans les Organisations (SPO) La Direction Participative par les Objectifs (DPO) CLIENTELE VISÉE Spécialistes de la formation du personnel et du développement organisationnel Cadres et spécialistes (Line et Staff) Cadres et spécialistes (Line et Staff) Cadres et spécialistes (Line et Staff) DATES 3-4-5 février 10-11-12 février i 17-18-19 février 24-25-26 février LIEU Montréal Québec Montréal Monttréal Les frais de participation sont de $75.00 par personne, pour chacune de ces sessions, n'incluant pas les frais de séjour.Pour vous inscrire ou obtenir plus de détails sur ces sessions ou sur le programme annuel, veuillez vous adresser au: CENTRE DE FORMATION ET à Montréal: Michéle O «gnon 1-914-926-9406 CONSULTATION à Québec: Charlotte Martineau 1-419-698-9346 g CE QU IL FAUT SAVOIR § \ DES PRINCIPAUX ÉVÉNEMENTS A LISEZ-LE DANS “LE DEVOIR,, 3 ; EN SOUSCRIVANT UN ABONNEMENT TARIFS D’ABONNEMENT 12 moi» 6 moi» CANADA: *52.06 $29.00 ÉTRANGER** $57.00 $31.00 (•par courrier ordinaire) S.V.P., remplir ce coupon et noua le faire parvenir avec votre chèque ou mandat de poste payable i l'ordre de LE DEVOIR, C.P.8033, Mtl H3C 3C9.Nom.Adresse.! 6 * Le Devoir, itindi 26 janvier 1976 la météo .•otse 1 I Yetlowtnilô *«* .« cUu i j vIvXPoil Honivon o*nl JoanV.( mundei .- .iwinhipoo Greol Follj \ V Minneapolis '"'N Cnua J iHoionl w YpritS: wojhin8ion|:;:;:/| Sali lake V.'.'.V ncisto Konios Cily loi WvS^noele Choileslort pi« tfoH Doutf / ÊrTfe*: OMS ü/Je MSTolR* où 1* PREMIER PeRSoiMps/z Cf won REncopTRE ESTUH s&RREftT i ftrrœs.Tiers FEVoil-A iPiOT OE SERPE MT Vises T-ck ope j'Ai TfitT />u pieu?ré f*\t W.v.*I/IV déclaré à Reuter: “La semaine prochaine, vous ne verrez plus un seul Blanc avec nous”.Le responsable de l’union a ajouté qu’il venait de recevoir quatre hélicoptères de combat qui entreraient en action contre les chars T-34 et T-54 des Cubains la semaine prochaine.LE LIBAN dans l’est du Liban.L’assaut a été repoussé.Des coups de feu sporadiques ont été enregistrés clans le quartier musulman de Kubbeh à Tripoli.Un poste des forces de sécurité a été attaqué a Bhamdoun sur la route de Damas et des armes ont été volées.A Beyrouth, poursuit le comité tripartite, des tirs d’artillerie et des coups de feu ont eu lieu dans le quartier des hôtels du front de mer et à Sinn El-Fil, Ashra-fiyeh et Nabaa.M.Rachid Karamé, premier ministre qui a repris son poste samedi, a annoncé que les hommes armés commenceraient à se retirer aujourd’hui de Beyrouth.Tous les hommes armés devront s’en être retirés, toute manifestation armée devra en avoir disparu demain à 18.00 heures.Le retrait aura commencé vingt-quatre heures auparavant.La protection des routes nationales et la liberté de circulation sera laissée à la charge des forces de sécurité intérieures (F.S.I.) et de l’armée.Celles-ci auront pour tâche d'empécher toute milice d’y assurer un quelconque contrôle, dit le communiqué lu par M.Karamé.Le haut comité militaire syro-libano-palestinien a été chargé de prendre les mesures permettant d’appliquer l’accord intervenu jeudi.MM.cbamoun et Ge-mayel ont donné à leurs milices et partisans les instructions conséquentes, ajoute-t-il.L’un des points de l’accord stipule que les milliers de personnes qui ont fui leurs foyers doivent pouvoir y retourner.Une tournée dans les quartiers dévastés suffit à montrer que cela ne sera pas chose facile à faire respecter.Dans Damour, ville chrétienne d’autrefois vingt-cinq mille habitants prise mardi dernier par les forces progressistes et palestiniennes, il semble ne pas y avoir une maison qui n’ait été pillée.Nombre d’entre elles achèvent de se consumer.Tout près, à Saadiyate, dernière poche de résistance maronite au sud de Beyrouth, la luxueuse résidence de M.Cha-moun a subi le même sort.Les forces de l’armée de libération de la Palestine (A.L.P.) auquel le haut-comité militaire a demandé vendredi soir de rétablir l’ordre dans les quartiers musulmans, empêchaient quiconque de s’en approcher.Même spectacle dans le quartier de la Quarantaine, au nord-est de Beyrouth, tombé aux Phalangistes dimanche dernier.Les milliers de musulmans pauvres qui ont fui ce bidonville ont été relogés dans les élégantes villas qui surplombent la mer sur la route de Damour.Les phalangistes ont fait venir un bull- dozer géant dans la quarantaine pour en raser Tes derniers taudis.Ils y travaillaient hier un masque sur le visage pour se protéger des odeurs pestilentielles dégagées par les cadavres non encore enterrés.Des familles de chrétiens pauvres, portant de maigres baluchons se frayaient un chemin dans la boue et les ruines pour regagner leurs demeures Elles aussi portaient des masques.Personne ne prêtait attention au corps d'un jeune homme qui pourissait au milieu de la rue, témoin si lencieux et tragique du peu de cas que font les milices de la vie humaine au Liban.LES MILITANTS Suit* de la pag* 3 au profit de l’exécutif, thème qui a fait l’objet d’un mémoire spécial du patronat québécois.On y soulignait particulièrement le danger des lois-cadres, qui laissent aux ministres et à leurs hauts fonctionnaires la responsabilité de fixer arbitrairement la portée pratique de la législation.Même adopte par le parti, le rapport Lamontagne ne constitue qu’une recommandation au gouvernement, seul responsable de la réforme qui sera effectuée, retardée ou refusée.Mais le président du comité, M.Lamontagne, indiquait déjà samedi sa conviction de voir la plupart des recommandations du comité retenues dans la nouvelle Loi de la Législature.Lors du débat orageux sur la hausse de salaires des députés en 1974, un ministre influent du gouvernement Bourassa avait cependant confié aux journalistes que seul l'avènement d’un régime présidentiel, dégageant les ministres de l'emprise du parti et des corvées parlementaires, pourrait rétablir l’équilibre entre les pouvoirs législatif et exécutif.LE NOUVEAU Suit* de pag* 3 davantage que sur les politiques de l’esprit, tout en admettant que les propos entendus le touchaient à titre de grand argentier du Québec.Le gouvernement provincial a consenti $50,000 au Musée de Jo-liette et lui assurera annuellement $25,000.La ville de Joliette a loué l'emplacement du musée à la Corporation, par un bail emphythéotique aune durée de 99 ans.Quant aux Joliettains, ils ont contribué $100,000 recueillis au cours d'une campagne de souscription.Le conseil d’administration de la Corporation du Musée d’art de Joliette réunit des représentants de tous les groupes socio-économiques de l’endroit.Et le Musée accueillera non seulement les visiteurs qui veulent admirer les chefs-d’oeuvre qu'il recèle mais également les organismes culturels qui voudront y tenir leurs réunions, et les expositions itinérantes commanditées par des entreprises.Déjà tout un programme est prévu pour les prochains mois.RAPPORT Suit* de la pag* 5 public, un homme qu'elles n’ont pu faire taire.Nous souhaitons à notre Corporation et à ses membres, nos collègues, le jour où l’avortement, dans ce pays, ne sera plus un crime, autant de conscience professionnelle et d’humanité qu’en possédé celui que son Comité de discipline punit aujourd’hui aussi injustement.Pierre Viens, m.d., Henri Bellemare, m.d., Robert Tanguay, m.d., Lise Fortier, m.d., Pete'r Gillett, m.d., Gustave Denis, m.d., Ginette Fortier, m.d., Jeanne Saint-Amour, m.d.et tous ceux qui partagent notre indignation et que le temps n’a pas permis de consulter.Nolasque April Le 25 janvier 1976, à l'âge de 78 ans, est décédé à l’hôpital Notre-Dame de Montréal M.Nolasque April de Sainte-Martine, époux en premières noces de feu Regina Aumont et en secondes no ¦ ces de Jeanne Turcot.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses enfants: Bibiane (Mme Edgar Proulx) de Québec, Véronique (Mme Yves'Gervaisi de Greenfield Park, Pierrette (veuve de Camille Lusignan) de Saint-Lambert, Jacqueline, d’Ottawa, Françoise (Mme Médéric Desrochers) de Ville de Léry, Céline (Mme Laurent Lamer) de Ville Mont-Royal, Hélène (Mme Jean-Claude Marsan) de Montréal, Monique (Mme André Ra-cette) de Sainte-Martine, et Luc (époux de Michèle Racine) de Saint-Lambert, ainsi que ses vingt-et-un petits-enfants.Lui survivent également ses deux frères, Georges et Maurice, et sa soeur Anne-Marie (Mme Alex April, de Rivière-du-Loup).Avantageusement connu dans la classe agucole, M.April a oeuvré pendant cinquante-deux ans comme agronome aux différents niveaux de la fonction publique provinciale au ministère de l'Agriculture.Agronome de comté, président de cette coiporation pendant quelques années fondateur et directeur pendant vingt-huit ans de l’Ecole Moyenne a Agriculture de Sainte-Martine, il devint par la suite président de la Régie des Marchés Agricoles.Au moment de prendre sa retraite en 1968, il présidait la Commission d’Enquète sur l’Agriculture au Québec.M.April était Commandeur de l’Ordre de Saint -Grégoire le Grand.La dépouille mortelle sera exposée au salon funéraire Henri Barrette à Sainte-Martine.Les funérailles auront lieu mercredi le 28 janvier à 2h30 à l'église paroissiale de Sainte-Martine.t ' informations internationales Le Devoir, lundi 26 janvier 1976 • 7 r Les idéologues des PC est-européens en conseil de guerre à Varsovie VARSOVIE (Reuter) — Les idéologues dominant des pays est-européens vont, semblet-il, mettre au point cette semaine à Varsovie une stratégie commune face aux accusations émanant des pays occidentaux et voulant que les libertés publiques continuent d’être bafouées dans le camp communiste en dépit des assurances fournies à la conférence d’Helsinki.Le Kremlin a envoyé à Varsovie ses deux plus importants idéologues, MM.Boris Ponomarev et Konstantin Ka-tuchev, tous deux secrétaires du comité central du Parti communiste soviétique, chargés respectivement des partis étrangers et des partis au pouvoir.Bien qu’aucune information n’ait été publiée à Varsovie concernant cette rencontre, on s’attend à ce que les pays frères y dépêchent également leurs idéologues les plus distingués.Lors du congrès du parti ouvrier unifié polonais (POUP) le mois dernier, M.Leonid Brejnev avait montré combien l’Union soviétique était agacée des critiques occidentales en accusant certains a l’Ouest d’empoisonner l’atmosphère par leurs calomnies et leurs allusions malveillantes.que parmi les délégations arrivées à Varsovie en figurait une du Parti communiste cubain, donnant ainsi à penser que le conflit angolais, auquel participe un fort contingent de soldats cubains, pourrait venir sur le tapis.On s’attend également à ce que le “conseil de guerre” des idéologues communistes se penche sur le dossier — préoccupant pour les dirigeants du Kremlin — du comportement autonome des partis communistes italien et français.Tous deux nourrissent l’ambition de partager le pouvoir avec des formations socialistes, et, à cette fin, paraissent prêts à des renoncements doctrinaux comme l’a montré l’abandon par le Parti communiste français de la notion de“dictature du proletariat”.La réunion de Varsovie pourrait enfin examiner d'autres questions telles le prochain congrès du Parti communiste soviétique, l'Etat de la détente militaire en Europe et l’évolution des Sarlers sur la limitation des arme-stratégiques (SALT), et, enfin, l’impasse des conversations préparatoires à la réunion d’une conférence des Partis communistes européens.Les socialistes de l’Europe du sud sont soucieux .de préserver leur originalité PARIS (d’après AFP et Reuter) — Pas de rupture avec l’Internationale socialiste mais vif désir de sauvegarder leur originalité, tel est l’objectif des quatre partis socialistes: France, Espagne (PSOE), Italie et Portugal, qui ont organisé durant le week-end une conférence à Paris.C’est à l’initiative de M.François Mitterrand, soucieux de donner à son parti, et à lui-même, une certaine image inter- nationale, que cette rencontre a été décidée après une réunion informelle qui s’est déroulée en mai 1975 dans la propriété des Landes du leader socialiste.On n’a pas manqué de noter le souci de chacune des délégations d’apprécier la situation de la gauche européenne par rapport à leurs préoccupations propres, surtout en ce qui concerne les relations avec les communistes.M.François Mitterrand est apparu en fait comme beaucoup plus “Internationaliste” que les autres participants, bien que veillant à souligner le caractère particulier de l’union de la gauche, telle qu’elle fut réalisée en France.M.François Mitterrand a tenu à sou-, ligner que la conférence n’avait pas pou :11e oi our objet dé“créer une institution nouvelle ou un organisme permanent”; “Du moins, a- Mgr Wyszynski demande à l’Etat d’accepter le “pluralisme social” VARSOVIE (d’après AFP et Reuter) — Le cardinal Stefan Wyszynski a demandé à l’État d’accepter “le pluralisme social”, dans une conférence prononcée en l’église de la Sainte-Croix de Varsovie, le lendemain de la publication du projet d’amendement de la constitution polonaise.Le primat de Pologne a d’abord fait l’historique des relations entre l’Église et l’Etat — thème de sa conférence — en soulignant que les tentatives faites pour soumettre le clergé “aux raisons d’Etat” et pour introduire l’athéisme en Pologne avaient échoué.“L’État, a-t-il dit, a institué des rites pour remplacer les sacrements, mais ces rites sont plutôt drôles qu’utiles”.“L’État, a-t-il ajouté, devrait agir pour le bien commun de toute la communauté et accepter le pluralisme social.Ouvriers, Paris: L’OPEP se réunit alors que reprend le dialogue Nord-Sud PARIS (Reuter) — On reparlera pétrole et énergie cette semaine au centre international de conférences de l’avenue Kléber à Paris.Deux réunions débutent aujourd’hui Les ministres des treize pays membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) se retrouvent pour arrêter les modalités techniques de la souscription d'un fonds pour venir en aide aux pays en voie de développement les plus désnérités.Les représentants des pays industrialisés et des pays en voie de développement de la conférence sur la coopération économique internationale étudient la question du mandat des commissions spécialisées qui doivent se mettre au travail le II février.La réunion de l’OPEP estime-t-on de source diplomatique ne devrait poser aucune difficulté.Les ministres avaient arrêté en décembre à Vienne le principe de la création d’un fonds d'un milliard de dollars pour l'aide au tiers monde.Ils se réunissent à Paris parce qu'ils ont perdu confiance, dit-on de même source, dans les conditions de sécurité au siège de leur Le tiers monde prépare sa stratégie pour accéder aux richesses de la planète MANILLE (Reuter) — De plus en plus impatients devant leur faible taux de développement, les pays les plus déshérités du monde en voie de développement entreprennent aujourd'hui d elaborer leur stratégie en vue d’obtenir une meilleure part des richesses de la planète.Les représentants de cent six pays en voie de développement membres de la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (C.N.U.C.E.D.) se réunissent pendant cinq jours à Manille pour préparer une conférence ministérielle qui s’y tiendra à partir du 2 février.On y définira la position du tiers monde dans les pourparlers avec les pays industrialisés lors de la quatrième conférence de la C.N.U.C.E.D.qui se tiendra à Nairobi en mai.Plusieurs problèmes-clés sont inscrits à l'ordre du jour des travaux des représentants: il sera discuté d'échanges de marchandises, de questions monétaires et financières, de transfert de technologie et de revenus réels pour les pays en voie de développement, ue coopération économique entre les pays en voie de développement et de relations commerciales entre pays de niveau de développement et de systèmes sociaux différents.Les représentants étudieront également trois documents élaborés par les trois groupes — Afrique, Asie, Amérique latine — du monde en voie de développement.Lors d’une réunion à Djakarta au début janvier, le groupe asiatique avait adopté une résolution dans laquelle il exprimait “sa profonde préoccupation et sa grande déception" devant la détérioration des termes de l’échéance des pays en voie de développement.Les ministres du groupe asiatique étaient convenus "d’oeuvrer pour améliorer le sort des millions de gens de la région asiatique”.Cette position a reçu l’aval des Groupes africain et latino-américain lors d'une réunion à Manille la semaine dernière.En dépit de cette nervosité, certains signes donnent à penser que la quatrième conférence sera marquée par une nouvelle atmosphère de coopération.M.Manuel Collantes, sous-secrétaire d'Etat philippin aux Affaires étrangères, qui sera le secrétaire général des débats de la conférence de la CNUCED à Nairobi a déclaré mercredi que les pays en voie de développement manifesteront à cette réunion une “attitude plus conciliante que contestataire." Ils seront en même temps (dus forts en raison de l’importance de eurs ressources naturelles et du renforcement de leur unité, a-t-il toutefois ajouté.secrétariat à Vienne.Une dizaine d’entre eux y avaient été pris en otages le 21 décembre par des extrémistes propalestiniens et conduits à Alger avant d’être relâchés.Il est depuis question de transférer le secrétariat dans une autre capitale, les noms de Paris, Genève et Bahrein ont été avancés.La conférence de l’OPEP devrait durer deux à trois jours, il paraît probable que les ministres profiteront des temps libres entre leurs débats pour avoir des contacts informels avec les participants de la réunion Nord-Sud, qui se tiendra dans une autre aile du centre international.Les deux co-présidents (Canada, Venezuela) de la conférence des vingt-huit pays ou groupes de pays ouverte le 16 décembre a Paris et les huit co-présidents des quatre commissions de travail (États-Unis et Arabie séoudite pour l'énergie, Japon et Pérou pour les matières premières, CEE et Algérie pour le développement, CEE et Iran pour les affaires financières), engagent un débat difficile sur le mandat de travail de des commissions.Alors que les pays industrialisés souhaiteraient que les commissions ne soient dans leur travail limitées par aucune entrave, plusieurs, l’Algérie en tête, parmi les dix-neuf pays représentant le monde en voie de développement voudraient que leur mandat soit impératif, de sorte que ne soient pas éludées des questions qu ils estiment primordiales.Des divergences de vues entre les deux parties et au sein-mème du groupe des “19" ont longuement retardé la conclusion de la conférence, et pour éviter le risque de courir à l'impasse, il avait été convenu qu'une réunion restreinte aurait lieu avant le debut des travaux.NETTOYEUR P, Service d'une heure au comptoir Service de chemises 8309 ST-DENIS 381-1322 COLLÈGE PRIVÉ RECONNU D'INTÉRÊT PUBLIC diplOme D’Etudes collégiales (d.lc.) - COMMUNICATION - LINGUISTIQUE - LITTÉRATURE - 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société dans la construction du socialisme”, principe dont le projet d’introduction sous une forme beaucoup plus radicale avait amené l’épiscopat a manifester publiquement son inquietude et à demander des explications.En revanche, le cardinal a exprimé son appréhension devant l’amendement proposé prévoyant que “les droits des citoyens sont inséparablement liés à l’acceptation honnête et consciencieuse de leurs devoirs envers la patrie”.“L’État, a déclaré le primat, devrait protéger les droits des citoyens.Un citoyen ne perd jamais ses droits, même s’il ne remplit pas ses devoirs envers l’État”.“La formule est dangereuse, a-t-il ajouté, mais peut-être sera-t-elle abandonnée dans le texte final des amendements”.Un autre passage de la conférence peut être interprété comme une référence à l'introduction du principe de l'amitié avec l'URSS et les autres pays socialistes dans le texte constitutionnel, et comme une mise en garde devant l’éventualité de la conclusion entre Moscou et Varsovie d’un traité d’alliance contraignant, tel qu’il en fut signé à l'automne dernier entre Moscou et Berlin-Est."La société politique, a déclaré Mgr Wyszynski, doit tenir compte de la réalité nationale, de la culture nationale, de la souveraineté nationale et culturelle de la nation, et ne peut pas s'engager dans des traités entraînant des obligations internationales qui seraient nuisibles à la culture nationale et à la souveraineté économique”.“L’Église n’est pas un interlocuteur facile pour l’État.L’Église est comme un medicament au goût amer — un médicament qui finalement fait du bien ".Élaborés par le parti communiste, les amendements constitutionnels proposés seront débattus en février au Parlement, où leur adoption paraît quasiment assurée.Les seules reserves émaneront des cinq députés catholiques indépendants qui représentent l’opinion catholique dans une Chambre de 460 sièges.Les détails du projet de révision de la consitution polonaise de juillet 1952 ont été rendus publics samedi à Varsovie et prévoient notamment que le pays abandonnera son qualificatif de république populaire pour celui de république socialiste.D une façon générale, les amendements constitutionnels consolident l’appartenance de.la Pologne au camp soviétique dont ia politique étrangère est érigée en principe d’État.Autre innovation, le parti ouvrier unifié polonais (POUP) devient officiellement le moteur politique dominant dans la construction du socialisme.L’orientation communiste des syndicats est également consolidée puisque outre de défendre les intérêts des travailleurs, ceux-ci ont pour la première fois comme mission d’être des écoles de stimulation de la participation des citoyens à l’édification de ia société socialiste.Bien qu’entérinant une situation qui a graduellement prévalu dans les faits depuis vingt-quatre ans, le projet de révision constitutionnelle se heurte a une certaine opposition dans les milieux non communistes.Des centaines d’intellectuels polonais, dont des professeurs et des écrivains, ont adressé a la diète des messages pour exprimer leur inquiétude devant ce qu’ils considèrent comme un nouveau recul des droits de l'homme au sein de la société socialiste.Des représentants de l’Église catholique, très influente en Pologne, se déclarent surpris, en privé, qu’à une époque ou les notions de nationalisme et souveraineté ont tendance à primer, les dirigeants polonais éprouvent le besoin d’accentuer leur dépendance à l’égard du Kremlin.t-il ajouté, tant que l’Internationale socialiste restera fidèle aux objectifs auxquels nous avons apporté notre adhésion”.Le premier secrétaire du Parti socialiste français a rejeté toute idée de “frontière géographique”, comme de “toute autre frontière ”, entre les sociaux-démocrates et lès socialistes tout court” estimant: “Chaque expérience gouverne-’ mentale doit se dérouler, on verra après ”, II répondait ainsi à certaines critiques élé-vées ici ou là sur la présence de tel ou tel parti socialiste à la conférence.M.Mitterrand s’est attaché ensuite à réfuter les suppositions faites par certains sur l’absence de Mario Soares à Paris, déclarant à ce sujet: “Il n’y a pas d'hostilité systématique du parti socialiste portugais a l’égard de l’union de la gaucne; Si celle-ci n a pu voir le jour au Portugal, c’est que le parti communiste portugais l'a refusée".“Cependant, a-t-il poursuivi,, cela n'empêche pas les uns et les autres de participer ensemble au gouvernement".M.Mitterrand s’est félicité, par ailleurs de l’évolution du parti communiste français, estimant, en particulier, "• qu'une des raisons de la scission de tours se trouvait annulée par celle-ci’’.Enfin, le premier secrétaire du parti socialiste a rappelé la position favorable de ses amis à l’egard de l’élection du parlement européen au suffrage universel, lançant toutefois une mise en garde contre les moyens mis en oeuvre par le grand capitalisme international.Il a estimé, en particulier, “qu'il ne fallait pas attendre des gouvernements dits libéraux qu'ils fassent autre chose que l'Europe des marchands, ou l'Europe des fonctionnaires".De leur côté, les représentants des partis belge, espagnol, portugais et italien ont souligné dans leurs interventions, l’utilité de cette conférence, la nécessité d'une coopération accrue entre formations connaissant des problèmes spécifiques, sans que cela entraîne de divisions entre socialistes européens du Nord et ceux du Sud.Le premier secrétaire du parti socialiste français s’est efforcé de “valoriser'' la rencontre en laissant entendre notamment que le désaccord avec les socio-démocrates allemands n’était pas aussi profond que certains l'affirmaient: M.Mitterrand doit rencontrer prochainement M.Willy Brandt, au moins à deux reprises.D’autre part, une nouvelle réunion pourrait avoir lieu ultérieurement, on envisage même d'y associer certaines centrales syndicales De plus, l'idée lancée en août 1975 par M.Mario Soares d une réunion commune des PS et PC méditerranéens continue son chemin, même si les communistes portugais y sont hostiles et leurs amis français muets au sujet de cette proposition.AIR CANADA Y VA H9® Si vous vous envolez pour Vancouver, Winnipeg, Calgary ou Edmonton, vous serez choyé car Te service en vol est impeccable.L'on vous sen/ira, en classe économique, de succulents repas: filet mignon, poulet ou steak de surlonge aux champignons.Du fromage canadien aux plus petites garnitures, tout y est.Vous pouvez surtout être assuré que l'horaire fixé sera respecté.Selon le "Aviation Week & Space Technology", Air Canada est plus fidèle à ses horaires que les dix plus grosses compagnies aériennes en Amérique du Nord.A tout point de vue, vous serez choyé.Sans oublier que vous bénéficiez d’un service de réservation d’hôtels et de location de voiture, 24 heures par jour.Consultez AIRCANADA ou votre agent de voyage.Départ Arrivée Départ Arrivée Montréal Winnipeg Montréal Edmonton 7h05 10h50 7h35 11h35 7h35 10h05 8h50 12h40 10h05 12h 16h35 20h05 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