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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 9 mars 1976
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1976-03-09, Collections de BAnQ.

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la météo: ennuagement suivi de neige.Minimum la nuit dernière -15.Maximum -8.Aperçu pour demain: dégagement.Détails en page 6.Fais ce que dois 25 CENTS VOL.LXVIII - No 57 Montréal, mardi 9 mars 1976 Sainte Françoise Romaine Bourassa et les autres provinces ne se laisseront pas bousculer par Gilles Lesage QUEBEC — Fidèle à lui-même, le premier ministre du Québec encaisse avec flegme la mercuriale que lui a servie M.Trudeau en fin de semaine, mais il consulte fébrilement ses collègues des autres provinces qui, pas plus que le Québec, ne manifestent l’intention de se laisser bousculer.C’est à peu près la seule réaction qu’il était possible d’obtenir hier à Québec, M.Robert Bourassa réservant sa première réplique publique pour la prestigieuse émission “Le 60”, au réseau de télévision de Radio-Canada, ce soir même.LE DEVOIR a bien tenté d’obtenir un commentaire du premier ministre, mais son attaché de presse, M.Charles Denis, a fait savoir en soirée que M.Bourassa avait accepté d'aller au “60".C’est plutôt le “60” qui viendra à lui.En effet, l’animateur André Payette se rend à Québec enregistrer une émission de 20 minutes qui portera uniquement sur les propos de M.Trudeau, à savoir la constitution, les Jeux, la loi 22, et le reste.Pour ce faire, Radio-Canada a dû laisser tomber deux topos, l’un sur la mode, l’autre sur la violence dans le hockey mineur.Il est possible, dit-on, que les journalistes puissent voir à l’avance l’enregistrement de la société d’État.M.Bourassa reprendra sûrement son plaidoyer concernant les Jeux olympiques, convaincu que sa cause est bonne et u’il a l’appui de la majorité des Cana-iens.quant au rapatriement de la constitution, il redira qu’il est d’accord, “mais pas à n’importe quelle condition”.“Le premier ministre a été très actif au téléphone durant toute la journée, a fait savoir son secrétaire.Il a reçu des appels téléphoniques de certains de ses homologues provinciaux, et il en a lui-même rejoint d’autres, en vue de procéder à un rapide tour d’horizon.Car il faut rappeler que M.Bourassa n’est pas le seul premier ministre au pays, loin de là, à faire preuve de prudence au sujet du rapatriement de l'AANB.La question fut discutée longuement à la conférence des premiers ministres des provinces, en août dernier.Il fut alors convenu que le rapatriement était désirable, mais qu’il devait être abordé dans le contexte d’une révision générale du partage des compétences, du contrôle des ressources, du dédoublement des programmes, et autres matières connexes.Il fut également convenu que le président de la Conférence obtiendrait en cours d’année les vues détaillées des provinces sur le sujet et ferait rapport à la 17e conférence, en août prochain.La hâte manifestée par M.Trudeau n’est donc pas partagée par toutes les provinces, rappelle-t-on, et M.Bourassa n’est pas le seul à vouloir y mettre des formes et des conditions.On laisse entendre ici que rien ne permet de croire que le calendrier devrait être bousculé pour faire plaisir à M.Trudeau, qui semble avoir oublié que le Canada est une fédération.L’on rappelle par ailleurs que les premiers ministres québécois ont souvent eu maille à partir avec Ottawa et que, de Voir page 6: Bourassa Trudeau commencera par consulter les provinces OTTAWA — Interpellé par l’Opposition sur ses propos de la fin de semaine, le premier ministre M.Trudeau a rassure la Chambre hier: il est impatient de naturaliser la constitution, mais il ne demandera pas au Parlement d’agir avant d’avoir consulté les gouvernements des provinces.Il a ajouté que les pourparlers sur la formule d’amendement de l’Acte de l’Amérique du Nor'd Britannique étaient sur le point d’aboutir, mais sans recueillir l'adhésion unanime qu’il recherchait.La prochaine étape, a dit M.Trudeau, est de faire rapport aux provinces de Tissue des pourparlers.A défaut de l’accord des provinces, le gouvernement fédéral procédera par resolution des deux Chambres du Parlement.La prochaine rencontre avec les autorités des provinces aura lieu en avril.Le premier ministre espère encore qu’elles parviendront à s'entendre sur une formule d’amendement.Ces propos à la fois sereins et conciliants de M.Trudeau n’ont pas dissipé les appréhensions du chef de l’Opposition, M.Joe Clark, qui juge inacceptable de procéder unilatéralement dans le domaine constitutionnel.“Nous espérons tous avoir une constitution bien à nous, Voir page 6: Trudeau 2 morts au stade des JO Au moins deux ouvriers ont été tués et plusieurs autres blessés tard hier soir au chantier olympique lorsqu'une table de béton s’est détachée et s’est écrasée au pied de la tour qui doit soutenir le toit rétractable du stade.La police a fait savoir qu’au moins un des ouvriers transportés à l’hôpital était grièvement blesse.Au moment d’aller sous presse, on continuait de fouiller les décombres pour déterminer si d’autres hommes avaient été emprisonnés sous la table de béton.La tour du stade ne doit être complétée en principe qu’après les Jeux.Déjà, un ouvrier avait perdu la vie l’automne dernier au chantier du stade.M.Jean-Marie Lesage, 35 ans, a été tué lorsqu’une poutre radiale s’est effondrée.Un sursis au service social de Montréal par Bernard Deacôteaux Le gouvernement du Québec a renoncé, pour la prochaine année du moins, à intégrer au ministère des Affaires sociales le Service des affaires sociales de Montréal, opération qui devait s’effectuer le premier avril.C'est ce que le comité des affaires sociales du Rassemblement des citoyens de Montréal a soutenu au cours d’une conférence de presse hier après-midi.La décision de Québec aurait été communiquée par un “ministre" du cabinet Bourassa au président du Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal, M.Jean Des Trois Maisons.Au RCM, on dit avoir la certitude morale que l'intégration ne se fera pas, marne si du côté de l'administration municipale, on dit n'étre au courant de rien.Les conseillers Paul Cliche et Ginette Kéroack, du PMC, se sont réjouis de la décision qu'ils accueillent comme une victoire conjointe des militants des groupes populaires concernés, du syndicat des (onctionnaires municipaux et du RCM qui avaient constitué un front commun sur le sujet.Pour eux, il s’agit d'une victoire d'autant plus significative qu'elle a été acquise sans appui véritable de l'administration du Parti civique.Voir page 6: Service social Après des heures d’attente, on peut bien s’impatienter un peu.(Photo Alain Renaud) b ^ Ruée sur les billets des Jeux Le magasin ouvert hier matin au 388 Saint-Jacques par le COJO pour écouler les billets non retenus lors des deux ventes précédentes a connu un franc succès.Les clients ont commencé à faire la queue tôt hier matin et il a fallu fermer les portes à 14 heures afin de permettre aux cinq vendeuses de servir les quelque 150 personnes déjà entassées dans le magasin.La vente reprendra ce matin puisqu'il reste au moins le quart du lot de quatre millions et demi de billets d'entrée aux XXIème Jeux à vendre.Bien entendu, les billets d'admission aux meilleurs spectacles sont disparus depuis longtemps.Rien n'est plus disponible pour les finales des compétitions dans la plupart des disciplines et même pour les épreuves de qualification dans certaines disciplines populaires comme la natation et la boxe.Le gros du solde touche en fait trois disciplines: le soccer, l’athlétisme en matinée et le hockey sur gazon.Les deux tiers des billets mis en vente pour les Jeux sont d'ailleurs réservés à ces trois disciplines et les autorités ne comptent pas que ces épreuves se dérouleront à guichet fermé.Avec un peu de publicité, on espère écouler une bonne partie des cartes d’entrée aux matches de soccer, mais on se contenterait volontiers de ne vendre que 507c des billets d'entrée aux matches de hockey sur gazon.Aux Jeux de Munich en 1972, seulement 747c des billets avaient trouvé preneurs.L’Ouest sur rail “Pourquoi l’avion à moins d’être par Guy Deshaies Dans le cadre d'une enquête sur les problèmes du transport, notre collaborateur Guy Deshaies traverse présentement le Canada A bord du Super-Continental du Canadien National.Il nous livre ici son carnet de voyage.A 21 h 25, ce mercredi 3 mars 1976, le super-continental numéro 1 du Canadien National, au quai numéro 14 de la Gare centrale, à Montréal est sur le point de s’ébranler pour entreprendre son voyage de 2,914 milles vers Vancouver, la plus longue liaison ferroviaire au monde après le Transsibérien.Mais à 22 h, il est toujours en gare.A l'arrière, entre les wagons-lits Even-dale et Entreprise, destinés aux passagers, et la voiture de queue qui loge le personnel, Oscar, le noir préposé aux wagons lits, est suspendu au-dessus du quai presque désert, debout sur le marche-pied, et vocifère des choses incompréhensibles à travers les sifflements de la vapeur qui s'échappe des systèmes de chauffage des wagons.On s'impatiente.Oscar, 34 années de service pour le CN, est découragé.Il circule rapidement dans les deux wagons-lits parmi les bruits de rangements de valises, de portières qui s'ouvrent et se ferment, de stores qui s’abaissent.Il répond aux questions, s'informe du confort de chacun et consulte à tout instant sa grosse montre pendue à une chaînette dans la poche de sa veste.Quinze minutes plus tard, les trois locomotives diésel, de 2,700 chevaux-vapeur chacune, sont enfin mises en marche par un geste du conducteur à l'ingénieur et le train glisse doucement sur la voie, à travers une petite neige triste.Les voitures se balancent légèrement et le plancher frissonne avec les claquements des roues sur le fer.Dans son compartiment, Mlle Pilar Jimenez, la trentaine, essuie la buée de sa vitre et pleure en silence en re- fardant s’éloigner derrière elle la 'lace Ville-Marie et les lumières de cette ville qui Ta accueillie lorsqu'elle a quitté le Chili il y a huit ans et qu elle abandonne aujourd'hui pour aller s'installer à Vancouver, seule.Dans le compartiment d'en face, Mme Tinia, en route pour visiter ses enfants en Colombie-Britannique, se parfume.Le détail a son importance car il s'agit d'un parfum agressif, qui ne sollicite pas mais qui attaque brutalement le nerf olfactif.C'est un défi.Il me faudra deux jours pour en établir la probable composition, à savoir un peu de jus de citron, beaucoup d'alcool à friction et un soupçon de jus de framboise.Mais cette dame est par ailleurs fort aimable et amusante.Ce n’est pas la peur de Tavion qui Ta poussée à prendre le train mais le désir de voir le pays une bonne fois de près.La plupart des passagers de wagons-lits sont des gens âgés qui confessent avoir peur de Tavion mais qui adorent le train et souhaitent aussi voir défiler lentement le Canada sous leur vitre.Immédiatement en avant des deux voitures-lits, il y a la voiture-salon, déserte pratiquement à cette heure.Des Le président du PLQ Le Québec ne suivra pas Trudeau dans un “fond de cour” par Pierre O’Neill Le président du Parti libéral du Québec est d’avis que le premier ministre du Canada devra porter à un niveau plus élevé le débat sur le rapatriement de la constitution, sans quoi les Québécois refuseront de le suivre sur ce terrain de “fond de cour".Au cours d’une entrevue au DEVOIR, Me Claude Desrosiers s’est montré profondément déçu et peiné des propos tenus vendredi par M.Pierre Trudeau au congrès de Taile québécoise des libéraux fédéraux.Entre autres hypothèses, le notaire Desrosiers préfère croire que c'est l'attitude ferme du premier ministre Bourassa qui a fait perdre ainsi l'équilibre au chef du gouvernement fédéral.M.Desrosiers souligne pourtant que ce débat est fondamental et prioritaire pour les Québécois et ne saurait s'alimenter d'arguments aussi "simplistes” que ceux invoqués à Québec par le premier ministre au Canada.A certains égards, M.Desrosiers a vu dans l'intervention de M.Trudeau des arguments de périodes électorales qui ne méritent pas d'être exposés à l’occasion d un congrès général.Il rappelle au chef fédéral que les militants libéraux sont suffisamment éclairés pour participer à des discussions plus sérieuses.Et lorsque M.Trudeau prétend vouloir rapatrier la constitution pour empêcher que la reine et le parlement britannique se mêlent de faire les lois des Québécois, le président du Parti libéral du Québec voit en cela des propos fallacieux et souhaite que le premier ministre du Canada n'ait pas pris trois jours à pondre cette argumentation de “pré-maternelle".Il ne veut pas savoir si M.Trudeau souffrait d'une saute d'humeur ou de troubles digestifs.mais il lui reproche d’avoir manqué de respect non seulement au premier ministre du Québec, mais aux militants pressé?” fauteuils confortables, des tables, des guéridons où sont étalés divers magazines et un petit bar à l avant où le préposé fait lentement des inventaires très compliqués.C’est là que le préposé au service-vovageur amuse les enfants durant la journée et que les “gens bien" prennent leur consommation le soir.A Winnipeg, cette voiture sera remplacée par le wagon-dôme, une voiture toute vitrée à deux étages qui permet d’admirer les Rocheuses.Vient ensuite le wagon-restaurant avec ses tables blanches et sa cuisine.Encore là, des employés remplissent des longues feuilles eh silence.Puis, c'est la voiture super-confort dont les sièges inclinables et spacieux offrent une meilleure détente que les voitures-coach ordinaires II y a là des gens qui s'installent dans la demi-obscurité.Certains sont en route pour l'ouest et passeront deux ou trois jours sur leur siège.Il y a une jeune femme avec son enfant de 3 ans.Il y a un commerçant de Winnipeg, Témoin de Jéhova, qui revient de Montmagny où il est allé visiter ses Voir pago 6: L'Ouast sur rail J réunis en congrès.Les entretiens entre MM.Trudeau et Bourassa ainsi que les événements qui ont secoué le congrès libéral de Québec ont semblé refroidir Tardeur du président du PLQ au sujet des problèmes constitutionnels.Il se dit ni inquiet ni pressé et ne serait pas traumatise si le rapatriement de la constitution était reporte à plus tard."Mieux vaut cinq ans trop tard qu'un an trop tôt", estime M.Desrosiers pour qui "ça vient quand c’est mûr".Disposé donc a des délais prolongés, il compte sur la même patience de la part des Canadiens des autres provinces.Il croit préférable d'attendre que les Québécois ne sentent plus leur vie culturelle menacée.D'autant plus que le statu quo comporte, selon lui, de nombreuses garanties pour le Québec.L'ajournement du processus de rapatriement aurait pour avantages, selon Me Desrosiers, de permettre entre-temps la poursuite, dans un climat serein et détendu.de négociations visant à des aménagements sectoriels.Il voit là une étape intermédiaire susceptible de favoriser l'entente fédérale-provinciale sur des amendements constitutionnels.Le congrès général du Parti libéral du Québec aura lieu les 23, 24 et 25 avril à Québec.Arrivé au terme de son mandat, M.Desrosiers a pris la décision de n'en pas solliciter de renouvellement.Dans une entrevue dont la seconde tranche paraîtra demain, il trace le bilan de son passage à la présidence du parti.Outre le problème constitutionnel, le président sortant exprime ses vues sur le rôle du député, la démission de M.Jérôme Choquette et l'avenir du PNP, le renouvellement du leadership du Parti libéral, la Voir page 6: Le PLQ au sommaire ¦ La "science officielle” refuse de reconnaître l’inexplicable — page 2 ¦ Le front commun n’a pas encore renoncé à la grève “illimitée” — page 3 ¦ Deux banques haussent leur taux d’intérêt privilégié — page 15 m No 1287-8 au 14 mars 1976 L'EXPRESS • Mohammed Ali: "Ma vérité” 9 Jusqu'où iront les Hollandais • LeparideMitterand • Dassault propose un projet à Neuf • La guerre du Vin v É 2 • Le Devoir, mardi 9 mars 1976 Marguerite Wilson__________ Bientôt la retraite et il y a tant à faire par Marie Laurier Dans son bureau, une photo saisissante d'un chameau m’intrigue.Marguerite Wilson s’en aperçoit et éclate de rire: “Cela vous intrigue aussi?Pour moi, ce chameau est un symbole et une réalité: à la Croix-Rouge, tous les moyens sont bons pour transporter les secours aux malheureux”.Dans ce cas, c’était en Éthiopie, en 1970.La Croix-Rouge avait loué une caravane de 500 chameaux pour porter des vivres, des vêtements et des médicaments à des montagnards traqués.C’est ça la Croix-Rouge, poursuit Mme Wilson, et bien plus encore.Il faut se débrouiller avec ce que nous avons sous la main dans le pays sinistré, que ce soit en pirogue motorisée.en hélicoptère, en bateau ou en avion, peu importe.Nous nous rendons, et vite!” Pour les journalistes montréalais, et rares sont ceux qui n’ont pas eu à la rencontrer, Marguerite Trouillard-Wilson incarne depuis près d’un quart de siècle la Croix-Rouge, à titre de responsable des relations publiques.Et cette "jeune femme digne” serait partie tout doucement de son bureau de la rue Dorchester ouest, sur le bout des pieds, n’eut été cette petite phrase saisie au vol au cours d'une conversation récente: “Il me reste encore tant de choses à faire d’ici ma retraite, au mois d’avril”.Ce mot “retraite" a une connotation bien étrange dans la bouche de cette femme dynamique, encore aussi jeune que l'orgnisme quelle représente et qui est pourtant plus que centenaire.C’est elle qui vient de proposer le thème d’un concours de composition lancé au Québec: “La Croix-Rouge est jeune.jeune comme les Olympiques”, et qui aura son déroulement à la remise de médailles aux gagnants, lors de la Journée mondiale de la Croix-Rouge, le 8 mai prochain.“Oui, dit-elle, le parallèle existe vraiment: les JO et la CR ont tous deux cimenté l’amitié entre les hommes, aboli les préjugés, favorisé la compréhension entre les peuples, développé la santé, visé la perfection en tentant ce qui parait impossible".Si “impossible" n’est pas français, il l’est encore moins dans l’esprit de Marguerite Wilson quand elle parle de la Croix-Rouge: elle y a trouvé sa voie, l’expression d’une vie consacrée à cette forme d’engagement social qui correspondait à son sens de l'internationalisme.“Je suis aussi heureuse aujourd’hui que lorsque je suis enfin entrée à la Croix-rouge, le 4 juillet 1954.Je ne regrette rien”.Même pas ce métier de journaliste à la Revue Moderne où elle signait des articles de fond sur l’actualié de l'époque.Encore moins ce travail de secrétaire où elle gagnait $8.50 par semaine.“Mais i’ai vécu une enfance heureuse et laborieuse, une adolescence ponctuée par la guerre, une jeunesse fébrile à la recherche d’un travail pendant la crise.Mais pourtant une vie de“bo-hème disciplinée" exaltante avec des amis et des parents qui nous chérissaient".La seule ombre angoissante à un certain bonheur fut cette époque où toute petite fille, son père d’ascendance française, mais né au Canada, partir pour la guerre, la laissant seule avec sa mère et ses deux frères, sur un bout de terre à Montréal-Sud.“Vous savez, ce n’est pas d’hier que les femmes travaillent, raconte-t-elle.Ma mère dut se débrouiller pour nous élever, en faisant de la couture pour les grandes dames de la société montréalaise.Je me souviens l'avoir accompagnée bien souvent chez ses clientes.A l’époque, c'était toute une odyssée.Il arrivait qu’il faille revenir à la maison pour nous réchauffer, tellement le froid était vif l’hiver en attendant le tramway".Puis, ce fut le régime Spartiate du pensionnat, à Longueuil, jours qui évoquent encore chez elle des souvenirs atroces de pénombre dans les vastes couloirs frigorifiés, elle qui était habituée à la lumière des grands espaces et d’un climat familial chaleureux.Marguerite Wilson chasse ces images troublantes pour se rappeler plutôt la gentillesse des voisins qui l’ont sauvée, ainsi que ses frères, de la grippe espagnole en leur procurant les médicaments requis.“C’était terrifiant! Je me souviens encore des nombreux corbillards qui passaient devant la maison, emportant les victimes de cette affreuse épidémie".C'est un peu à ce moment que la jeune Marguerite sentit l’appel d’une vocation humanitaire.Cela devait venir après plusieurs années comme secrétaire, journaliste et préceptrice, son mariage avec un journaliste, Laurence Wilson et un séjour de quatre ans à New York avec lui.“Alors que j’étais à la Revue Moderne, je rencontrai Betty Baril, responsable des relations publiques à la Croix-Rouge, et j’eus le coup de foudre.Je trouvais ma vie professionnelle bien vide à côté de la sienne et j’enviais vraiment son sort.Je ne me doutais pas alors que j'allais la remplacer un an plus tard".Marguerite W’ilson s’est donnée corps et âme à la Croix-Rouge.A plusieurs reprises, elle fut ambassadrice du Canada à l’étranger où on réclamait des cadres pouvant s’exprimer parfaitement dans les deux langues, notamment en Hongrie, en 1956, au Maroc et en Tunisie en 1962, pour s'occuper du rapatriement des Algériens, au siège social de la Croix-Rouge à Genève, pour organiser des levées de fonds de portée internationale, en Jordanie, en 1970, au Vietnam en 1973 et en 1975.“A chaque fois, j’ai été émerveillée de l'organisation extraordinaire de la Croix-Rouge qui fonctionne avec une coordination parfaite mais tellement simple: le pays sinistré fait appel à la Croix-Rouge a Genève, celle-ci se met immédiatement en contact avec les sections locales et les 25 sociétés nationales susceptibles de fournir des secours rapides.Rien n’est laissé au hasard: des représentants vont sur les lieux de la catastrophe pour surveiller l’arrivée des secours et leur distribution, de façon à ce qu’ils atteignent vraiment les gens qui en ont besoin.La philosophie de la Croix-Rouge repose sur les mêmes principes d’impartialité et de neutralité qui ont présidé à sa fondation par Henri Dunant.A ce propos, Marguerite Wilson est catégorique: “Si nous faisons un accroc aujourd'hui au plan politique, social, religieux ou économique, en nous mêlant de ce qui ne nous regarde pas, nous pouvons gâcher tout le travail ue nous pourrions faire dans l’avenir, ’ar les pays ont la mémoire longue." Marguerite Wilson se dit fière de constater que la Croix-Rouge possède maintenant une identité française propre, car trop longtemps la société fut associée à la communauté anglophone et protestante.C’est que le haut clergé francophone fustigeait de façon intempestive la Red Cross, interdisant à ses ouailles, particulièrement les jeunes, de fréquenter ce milieu de perdition.“Heureusement, commente la relationniste, des groupes de citoyens et des organismes francophones influents ont compris le sens de la Croix-Rouge et avec leur appui, la société a détruit cette image dévalorisante auprès du public qui parle maintenant depuis près de 25 ans de la Croix-Rouge et non de la Red Cross.Aussi, les 183 sections québécoises reflètent exactement la proportion démographique anglophone et francophone de leur collectivité respective.Un récent sondage a démontré que 88% des Canadiens favorisaient le travail de la Croix-Rouge et là-dessus le Québec a atteint le plus haut pourcentage de satisfaction, avec 95%, ce dont Marguerite Wilson tire un certain üüSHÉsi Marguerite Wilson: “La Croix-Rouge a comblé ma soif et mon besoin d’aider les autres".(Photo Alain Renaud) orgueil.La retraite, nous en sommes loin.Et pourtant, les projets fusent dans la tête de notre interlocutrice qui voudrait enfin s'adonner à la lecture, la correspondance, la littérature.“Souffler un peu”, dit-elle.dans un souffle en nous racontant qu’un jeune homme d’Edmonton l’a appelée chez elle en pleine nuit pour lui demander des nouvelles de ses parents en voyage au Guatemala, pendant le tremblement de terre.“J’espère que je ne vous réveille pas", s’est-il excusé.Il était trois heures du matin! Marguerite Wilson rétorque d’un ton mili-cieux: “Il ne savait peut-être pas que la Croix-Rouge est intemporelle?” La “science officielle” refuse de reconnaître l’inexplicable par Gilles Provost Tous les êtres humains sont doués pour la transmission de pensée ou pour la prémonition.mais notre contexte culturel et scientifique occidental provoque une atrophie et un blocage de ces pouvoirs que nous devons apprendre à redécouvrir, a affirmé hier le professeur Gary Granger, à l'Université Concordia.M.Granger prononçait l’allocution d'ouverture du Festival des phénomènes parascientifiques qui doit se poursuivre tous les jours pour culminer en fin de semaine avec le premier Symposium canadien sur la méditation, sur les expériences mystiques et sur les guérisseurs.L'allocution de M.Granger, relativement mesurée, a été précédée d’un “film pot-pourri" de valeur très inégale qui présentait des exemples de guérisons charismatiques.des plantes qui grandissent mieux lorsqu'on les traite avec affection et des experiences réussies de transmission de pensée (sic) entre deux pots de yogourt remplis de bactéries gloutonnes.Le tout, pour faire bonne mesure, était présenté par l'astronaute américain Edgar Mitchell et ça se terminait, comme les Sermons de la science à Terre des Hommes, par une conclusion spirituelle et religieuse.M.Granger, de son côté, a souligné que la science officielle a énormément de difficulté à accepter l'existence de phénomènes comme la prémonition, la perception extrasensorielle ou la lévitation parce que ces phénomènes ne se prêtent pas facilement aux expériences de laboratoire et qu’on ne peut pas toujours les répéter à volonté.M.Granger a aussi comparé la “Science officielle" enseignée dans les écoles et les universités à un policier qui indique aux gens quoi penser et comment interpréter la réalité qui s’offre à leurs sens.Cette fonction normative du contexte culturel et scientifique est tellement forte, a-t-il dit, que les gens apprennent )ir le: littéralement à ne pas percevoir les réali- m v., * tés ou les phénomènes qui ne cadrent pas avec leurs structures mentales préétablies.En même temps, le conférencier a reconnu que cette fonction normative du savoir est nécessaire à toute structure sociale puisque, sans elle, les gens n’auraient aucun repaire commun pour communiquer.Citant l’exemple de l’acupuncture qui était considérée comme une coutume rétrograde orientale il y a à peine quel- Sues années, M.Granger a insisté sur la ifficulté, pour tout homme, de reconnaître l'existence de phénomènes inexplicables et même contradictoires avec les structures fondamentales de sa pensée.“Pour l’avoir vécue, je puis dire que c’est une expérience traumatisante et souvent inquiétante", a-t-il dit.Il a aussi cité l'exemple des sages orientaux qui peuvent stopper à volonté les battements de leur coeur ou même se plonger en catalepsie.Jusqu'à la découverte d’une technique qui permet d’arriver scientifiquement à des résultats similaires (la rétroaction biologique ou biofeedback), les Occidentaux niaient la réalité de ces phénomènes, fait-il remarquer.Encore maintenant, dit-il, le scepticisme officiel est tellement fort que même si quelqu'un arrive à prouver véritablement qu'une personne est capable de faire bouger des objets à distance ou de communiquer avec un autre individu isolé, il se trouvera immanquablement des hommes de science pour affirmer que le tout est un simple truquage ou que les chercheurs ont été trop crédules.M.Granger, qui enseigne la philosophie au collège Vamer, estime qu'il faut au contraire se placer en état de réceptivité devant ces phénomènes et devenir attentifs aux événements de nos vies qu’on classe trop facilement comme des “coïncidences".“Pour ma part, a-t-il dit, il m’a suffi de m'astreindre chaque jour à noter les rêves que j'avais fait pour découvrir que j'étais doue pour la prémonition.Je ne suis pas capable de l’expliquer, mais c’est ainsi”.En réponse aux questions, M.Granger a refusé d'expliquer des phénomènes courants de la parapsychologie en soulignant que l'on ne dispose encore d'aucune théorie reconnue pour expliquer logiquement ces phénomènes.Il a cité à cet égard des explications fort opposées, les unes très "spirituelles" et les autres qui concluaient a la supercherie.Aujourd’hui, le festival se poursuivra par une journée sur la rétroaction biologique, après quoi on passera à la pensée de Cari Jung, à la révolution de l’esprit, aux pouvoirs occultes des saints, des mystiques et des sages des diverses religions, aux diverses formes de mysticisme, etc.Vendredi soir, toujours pour le public familier avec la langue anglaise, le symposium s’ouvrira par une session sur la parapsychologie des religions et de la méde- cine.La journée de samedi sera consacrée aux applications pratiques des facultés psychiques sur la matière et sur les êtres vivants.Après un nouveal excursus sur le mysticisme samedi soir, le symposium se terminera dimanche par une étude plus détaillée du phénomène des guérisseurs.Le professeur Gary Granger, du collège Vanier a inauguré hier le "festival des phénomènes parascientifiques’’ de l'Université Concordia en invitant l’auditoire de Sir George Williams à "élargir son champ de oerception au-delà des blocages imposés par la culture occidentale ”.(Photo Alain Renaud) J.-L Baudoin à la Commission de réforme du droit OTTAWA (d'après CP) — Le ministre de la Justice.M.Ron Basford.a annoncé le choix du professeur Jean-Louis Baudouin, de la faculté de droit de l'Université de Montréal, comme membre de la Commission fédérale de réforme du droit.Le mandat de M.Baudouin aura une durée de trois ans; sa nommation entrera en vigueur au mois de mai prochain.Timbres retrouvés BRANTFORD, Ont.(PC) — La police municipale de Brantford, en Ontario, a révélé, hier, qu elle avait retrouvé pour $90,000 de timbres volés et qu'elle espère retracer les autres, valant de $20,000 à $30,000, afin de compléter son enquête.Les timbres de collection ont été dérobés lors de deux vols à main armée, les 3 et 4 décembre derniers, dans des résidences de Montréal.Les policiers n'ont pu mettre la main sur les bijoux qui avaient été volés à cette occasion.LaCité est en pleine forme LaCité A l'a _ngle des avenues du Parc et des Pins se dresse fièrt ment la toute dernière merveille de Montréal.A quelques pas du centre-ville et aux abords du magnifique parc du Mont-Royal, LaCité prend forme merveilleusement.La Tour LaCité est maintenant ouverte; L'impressionnant édifice à bureaux de 26 étages se loue rapidement.Quelques étages de bureaux et do suites de professionnels sont encore libres.Il est peut-être trop tard pour vous installer au rez-de-chaussée, mais vous pouvez encore vous réserver un point de vue incomparable sur le centre-ville et le parc du Mont-Royal.La Promenade ouvrira bientôt; La Promenade, quel attirant carrefour de magasins spécialisés et d'alimentation, de centres familiaux, de cafés, de cinémas et d'élégantes boutiques! Plusieurs détaillants réputés ont déjà réservé de l'espace, mais quelques emplacements de choix sont encore libres.Hotel Loews LaCité ouvrira en juin 76: L'Hûtel Loews LaCité vous éblouira avec ses chaleureuses chambres d'invités, ses restaurants gastronomiques, ses élégantes salles de réceptions et de banquets.Les appartements LaCité seront prêts à l'automne 76: Erigés au coeur de fastueux jardins, dès l'été 76, vous pourrez visiter et admirer nos appartements modèles; ces 1,352 magnifiques résidences donnent sur de splendides terrasses.Le Club LaCité ouvrira à l’automne 76: véritable centre de villégiature en plein centre-ville, LaCité met à la disposition de ses clients des piscines intérieure et extérieure, des courts de tennis et de squash des saunas et salles d'exercice.LaCité.À quelques minutes de marche du centre-ville, elle est très bien desservie par les routes, les lignes de métro et d autobus.LaCité 845-6231 Agents de location: La Tour DEVENCORE LIÉE, Tbutea las maisons do courtage sont reconnues.La Promenade PROREALCO LIMITÉE LaCité dans la ville t 4 LE DEVOIR Page 3 Montréal, mardi 9 mars 1976 CKVL diffuse malgré la grève Les grévistes de CKVL ont accusé hier la direction de cette station radiophonique de masquer au public le déclenchement de leur grève en diffusant d’anciennes émissions, animées par des syndiqués actuellement sur les lignes de piquetage.Dénonçant la “fraude” ainsi commise à leur avis par Radio-Futura Limitée depuis 9 h 30 hier matin, les grévistes ont demandé une intervention énergique du Conseil de la radio-télévision canadienne dont les règlements seraient ainsi violés tout comme la Loi sur la radiodiffusion.Les grévistes n'ont toutefois pas identifié les sections de la loi ou des règlements justifiant leurs accusations.Rejoints au local de grève, des syndiqués ont expliqué au DEVOIR que leurs négociateurs étaient partis se coucher après le “sprint" de plus de 24 heures qui a précédé l’arrêt de travail.Il a donc été impossible d’en savoir davantage sur cette question, du moins pour l'instant.Le débrayage touche un peu plus de 65 syndiqués, techniciens, annonceurs, employés, journalistes, etc.Le syndicat, affilié à la CSN, avait acquis le droit de grève il y a plus de deux semaines.Jusqu’ici, les négociateurs n’ont abordé 3ue les aspects normatifs du futur contrat e travail.Les principaux points en litige sont la sécurité d’emploi, la mobilité du ersonnel et la définition des tâches.De âçon générale, le syndicat veut limiter les doubles, voire les triples affectations, qui permettent à la direction de diminuer son personnel tout en maintenant des titulaires dans les fonctions décrites par le contrat de travail.Les syndiqués accepteraient toutefois d’être temporairement affectés à d’autres tâches: un journaliste, par exemple, peut momentanément devenir recherchiste pour une émission.C’est l’aspect permanent de ces affectations qui préoccupe les syndiqués.La négociation à CKVL revêt un caractère original dans la mesure où les deux parties sont convenues d’autoriser les syndiqués à assister à toutes les séances, qui se déroulent dans un petit amphithéâtre.Dans la nuit de samedi à dimanche, près de 90'; des effectifs syndicaux ont ainsi suivi pas à pas les pourparlers, réagissant immédiatement au besoin pour signifier leurs volontés à leurs négociateurs ou à la partie patronale.Au poste des salaires, le syndicat n’a encore présenté aucune demande précise.“Nous attendons une offre de l’employeur.Il ne faut pas se fier aux apparences: cette question demeure très importante pour nous même si nous n’avons pas encore précisé nos exigences", a-t-il dit.Le front commun songe encore à la grève illimitée Bravant le froid mordant d’un hiver interminable et les préjugés tenaces de l’autre moitié de l’humanité, quelque 600 femmes, accompagnées d’une couple de centaines de mâles non phallocrates, ont marché, hier soir, du Parc Lafontaine à l’église Saint-Louis de France pour y fêter la Journée internationale de la femme.(Photo Alain Renaud) Le jugement du conducteur est en cause dans 87% des accidents par Gilles Provost L’étude d’environ 120 accidents d’automobiles survenus depuis trois ans dans la région de Montréal révèle que 87% d’entre eux sont dûs principalement à des erreurs de perception ou Je jugement de la part du conducteur, affirme M.Michel Bou, professeur à l’École polytechnique, dans le dernier numéro de la revue L’Ingénieur.Selon les statistiques assemblées par deux équipes de McGill et de Polytechnique, environ 31% des accidents sont aussi causés par l’environnement ou des défauts du véhicule.Le total de ces deux pourcentages dépasse 1007c parce qu’il est difficile, dans certains cas, de déterminer une cause principale bien précise.En effet, beaucoup de facteurs entrent en jeu à titre de facteurs aggravants: ils ne sont pas nécessairement responsables de l’accident mais, sans leur présence, l’automobiliste aurait peut-être réussi à s’en tirer sans dommage.Parmi les facteurs aggravants, la conduite avec facultés affaiblies vient au premier rang: cette circonstance se retrouve dans 46' ; des accidents étudiés.De plus 817c des accidents impliquent des personnes qui n’avaient pas attaché leur ceinture de sécurité, rapporte M.Gou.Malgré ce faible taux d’utilisation, la ceinture semble contribuer beaucoup à la réduction des blessures, souligne-t-il.D’autres circonstances aggravantes lors des accidents tiennent à l’environnement: chaussée en mauvais état (267o), mauvaise conception des voies ou des signaux (177c) congestion des routes (117c) etc.L’état du véhicule est aussi partiellement responsable dans environ 407c des accidents.Il s'agit parfois d'un défaut de conception (107c) et, plus souvent, d’une défectuosité (23%) ou d'une autre raison go';; ).Financée par le ministère canadien des Transports, l’équipe multidisciplinaire mise sur pied à Polytechnique pour étudier les accidents cherche surtout à identifier les défectuosités mécaniques, à vérifier l’application des normes prescrites et à évaluer les nouveaux dispositifs de sécurité, rapporte M.Gou.Cette équipé fait parfois aussi l’évaluation de véhiculés qui n’ont pas été accidentés mais dont le propriétaire a déposé une plainte parce qu’il estime qu’un dé-Voir page 6: Conducteur De l’amiante dans la poudre pour bébés NEW YORK (d’après AP) — Après avoir examiné 19 sortes de poudre pour bébés ou de talc pour le bain, des chercheurs de l’hôpital Mount Sinai ont découvert que la moitié étaient peut-être dangereuses parce qu elles contiennent de deux à 20';; de fibres d’amiante.Le responsable de ces tests, M.Arthur Rohl, a déclaré hier qu’il est difficile d'évaluer avec précision le danger que présentent ces fibres d'amiante dans la poudre de bain, mais il croit que le péril est assez important pour que le gouvernement en fasse une evaluation serieuse et qu’il édicte des normes légales en la matière.Ce chercheur a rappelé notamment les taux élevés de cancer du poumon ou du tube digestif chez les travailleurs de l'amiante.Il a aussi indiqué que l'on a noté une incidence accrue de certains cancers rares chez des personnes qui vivent à proximité des industries de 1 amiante ou qui ne font que manipuler les vêtements d'un parent qui travaille dans ce domaine.Aux dires de M.Rohl.Les marques de talc les plus gravement contaminées sont la poudre pour bébé ZBT additionnés d’huile, le tacl corporel Cachemire Bouquet, la poudre Co'ty pour le visage (Coty Airspun Face Powder), et le talc Rosemary.Toutes contenaient au-delà de 8% d’amiante, parait-il.Parmi les poudres qui contenaient de deux à cinq pour cent d'amiante, citons le talc Brut de Fabergé, le Talc Invisible de Yardley, la poudre corporelle Black Label de Yardley, le talc de rasage Mennen et le English Lather After Shave Talc.Par contre, une étude similaire menée en Grande-Bretagne a révélé que le degré de contamination par l’amiante des talcs européens est pratiquement nul.Cela tient au fait que les Britanniques obtiennent leur talc de Chine ou du nord de l’Italie où les gisements sont beaucoup moins contaminés que ceux qu'on trouve en Amérique, a expliqué M.Rohl.Les compagnies de talc, de leur côte, soulignent que rien ne prouve le danger d’une exposition à l'amiante aussi faible et aussi intermittente que celle qui proviendrait de l’usage du talc.par Louis-Paul Béguin Les 700 délégués du conseil d’orientation, l’organe suprême du front commun, ont décidé dans la nuit de lundi de se réunir le 20 mars pour évaluer les chances d’un arrêt de travail “illimité” dans les secteurs public et para-public à la lumière des résultats du premier vote généralisé sur les offres gouvernementales, qui aura lieu le 17 mars.Les syndiques auront aussi à se prononcer à la même occasion sur le déclenchement de grèves sporadique.Le compromis entre les positions opposées au depart de la CSN et de la CEQ a finalement rallié les représentants des trois centrales, qui commençaient à craindre dimanche soir, après 14 heures de débats infructueux, l'effritement de la cohésion acquise par le lourd appareil intersyndical.Salué comme une "victoire des forces unitaires", le compromis a été particulièrement apprécié des délégués de la CEQ, qui ont refusé farouchement toute la journée de décider séance tenante d'organiser un vote le 31 mars sur un éventuel recours à la grève générale illimitée.Ce projet avait été suggéré le matin même par la CSN et la FTQ.Les grèves sporadiques qui pourraient être déclenchées à la suite du vote du 17 mars, constitueront un autre pas vers l'affrontement général entre le gouvernement et les 185,000 syndiqués.Jusqu’ici, le front commun a frappe au niveau de secteurs limités, comme les enseignants, le soutien scolaire, etc.Par la suite, les grèves sont devenues régionales.Cette fois, il s’agirait de grèves “nationales", c'est-à-dire touchant l'ensemble du front », commun.Elles pourraienj.durer un à cinq jours et leur fréquence serait déterminée par les impératifs de la stratégie de négociation.Le CEQ, qui a proposé le vote du 17 mars, a tenu à limiter les débats à leurs aspects stratégiques.Décider dès à présent d’une consultation provinciale le 31 mars, en vue d’éprouver la détermination des troupes sur la question de la grève générale illimitée, lui semble prématuré.Il vaut mieux, ont dit ses délégués, laisser réagir le gouvernement au mouvement de grèves sporadiques qui pourraient être déclenchées à compter du 17 mars, et garder en réserve l'arme de la grève illimitée au cas où il conviendrait d'accentuer encore la pression si jamais l'Assemblée nationale ordonnait un retour au travail devant la multiplication prévisible d’arrêts de travail illégaux.La CSN a vu le problème sous un autre angle, en particulier les syndiqués des affaires sociales qui peuvent éventuellement être la cible des amendes, voire des peines d’emprisonnement prévues par la loi 253.Pour la CSN, fixer dès à présent un vote de grève générale pour le 31 mars a l’avantage de mettre la pression sur les négociateurs gouvernementaux qui ne pourront négliger un tel ultimatum.Par ailleurs, les syndiqués des affaires sociales pourraient, d’ici le 31 mars, prendre moins de risques pour ne pas voir leurs organisations syndicales décapitées par la loi 253 avant laffrontement ultime.Le compromis intervenu hier donne néanmoins raison sur un point à la CSN et à la FTQ: le 20 mars, si les résultats du premier scrutin sur les grèves sporadiques sont concluants, le conseil d'orientation aura toujours le loisir de fixer au 31 mars le fameux scrutin sur la grève illimitée.Plusieurs représentants des trois centrales ont vu dans l’attitude de la CEQ, au delà de ses considérations stratégiques, une volonté de retarder l’affrontement des 180,000 syndiqués avec l'appareil gouvernemental.L’épreuve du 20 Voir page 6: Front commun au gré du temps Le procès de la peine Les partisans de la peine capitale sont en ce moment férocement en,faveur de son maintien.Le pullulement actuel des assassinats n’est pas étranger d ce dernier recours.Chez les adeptes de l'expédition ad patres des assassins'; il p a ceux qui croient d son effet de dissuasion.Ils jugent dé sang-froid.Quant aux tenants de la pendaison haut et court, ils tiennent pour la loi du talion.La théorie de 'i dissuasion est défendable.La théorie de la vengeance appelle de graves restrictions.Répondre à la violence par la violence, même si on a le bon droit pour soi, reste de la violence.Là-dessus, ceux qui réclament la peine de mort, vous rétorqueront que la justice ne doit pas être sentimentale, que la justice n’a pas à être charitable.Fort bien! Que ces vindicatifs aux réactions humaines méditent cette dure parole de Rémy de Gour-mont: "Il est à peu prés évident que ceux qui soutiennent la peine de mort ont plus d’affinités avec les assassins que ceux qui la combattent." > Albert R R IF aujourd’hui A 12 h.conférences sur ia rétroaction biologique et l'hypnose à l’université Concordia, 1455 de Maisonneuve Ouest.• A 12 h 30, Mme Lise Payette tentera de “réveiller" ses auditeurs de fa Chambre de commerce de Montréal, au salon Champlain de l’hôtel Mont-Royal-Sheraton.De 13 h à 21 h, clinique de la Croix-Rouge à i caserne de membrance.uge i la caserne des pompiers de Laehine, 3175 Re- A 18 h, au Reine Elizabeth, diner mensuel de l'Association nationale des secrétaires, avec une conférence de Mme Pierrette Béliveau, psychiatre, sur la femme de carrière.• A 19 h, conférence illustrée et démonstration de l’auto-exaijien des seins et du col utérin au 3595 Saint-Urbain.• A 19 h, le mouvement Action-Chômage tient une assemblée d’information sur les mesures restrictives de l'assurance-chômage, au 550 rue Atwater.• A 19 h 30.réunion d'information sur le renouvellement des baux organisée pour les propriétaires par la Ligue des propriétaires, au collège Marie-Anne, 100 est rue Sauvé.Faites les cent pas cent fois par jour.Marchez.Dès aujourd'hui.# La Chambre de commerce de Montréal Déleuner-causaria hebdomadaire MARDI, LE 9 MARS m MADAME LISE PAYETTE journaliste sujet: "Alors vous dormez tous là-dedans?Attachez vos ceintures, ça va brasser" Hôtel Sheraton Mont-Royal 12h30 Le public est admis Billets à Centrée: $7.Pour les membres, des livrets d'abonnement sont disponibles à prix réduit.R»ni0lgnem0nti: 866-2861 /V Ehsrssu d aujourd hui k chàteuN (Tuujjom'irhiii • ee CHfruvuHUHf OH SUfltt \ & b* èWt ' Hr r-< & ¦¦ cÀotivc/vtv/ Æi thimganfOiàdau dcAujourd'hui fïti’son JOicme annivcnxurc.Vous sen$ sage d’c/i profiter.2v/ effèd, plusieurs de nosjxcces jvrienfune eûquetfc qui indigue wijorix spe'aal cVisife*> les 3 Chàttau d’cAu/ourvffiui et* découvre*, éauthcnftguc moderne.Aous serons ficureu r d'imaginer avec wüs wûx nouvel environnemmf.cd bi uentot.Raul Pelletier President Il y a trois Château d'Aujourd'hui: • • — • 6370 St-Hubert • 6375 St-Hubert, Montréal *1125 boulevard St-Martin, Laval Téléphone: 382-4710 • * , * £n vigueur du lOnutrssu.10 avril 4 • Le Devoir, mardi 9 mars 1976 éditorial Vers la grève illimitée ?On comprend parfaitement que les délégués du Front commun des secteurs public et para-public aient débattu à huis clos du point tournant que marquerait inéluctablement le recours à une grève générale dans les négociations avec le gouvernement.Même si les informations faisant état de divergences entre les trois centrales syndicales n’avaient pas filtré de leur sommet de Québec en fin de semaine dernière, on imagirte sans peine les tiraillements qui attendaient toute décision à ce sujet.Les représentants de la CSN et de la FTQ se seraient finalement ralliés au point de vue des délégués de la CEQ, qui jugeaient plus approprié de tester le moral des troupes avant d engager une épreuve de force de cette envergure.Malgré toutes les informations qu’ils peuvent posséder sur les sentiments qui animent les syndiqués du secteur public et para-public depuis l’ouverture des négociations, les dirigeants du Front commun ne sauraient mesurer vraiment ouel qppui la grève illimitée recevrait aujourd’hui a la base; un vote prématuré risquerait d’être démobilisateur.Par contre, un test plus limité permettrait de tâter le terrain et de préparer les esprits à la “nécessité” du recours à “l’arme ultime” le cas échéant.En tout cas, le compromis de Québec vaut mieux qu'un déchirement du Front commun.• Certes, dans le secteur public comme dans le secteur privé, les syndiqués votent d’ordinaire le recours à la grève — la grève traditionnelle, c’est-à-dire “illimitée” — en souhaitant que la simple menace de l’arrêt de travail suffira à hâter un déblocage des discussions à la table de négociation.De part et d’autre de cette table, Tes attitudes comportent une bonne part de bluff et de guerre des nerfs.Vient un temps, cependant, où il faut mettre ses cartes sur la table, et ceux qui ont trop cru à leur propre bluff risquent de le payer cher.Même si la réunion qui vient de se terminer à Québec s’est déroulée à huis clos, et donc sans observateur gouvernemental attitré, le gouvernement n’ignore pas que la Confédération des syndicats nationaux, pour ne prendre que la centrale aux prises avec les plus sérieuses difficultés financières, ne peut soutenir bien longtemps une grève “illimitée”.Par contre, le Front commun n’ignore pas, de son côté, que dans les mois qui nous séparent des Jeux de Montréal, Québec ne peut faire les frais d’un trop rude affrontement social, et que pour éviter de détériorer le climat le gouvernement recherchera un compromis.Mais même dans l’hypothèse où les centrales ne manqueraient ni d’argent ni d’une large base prête a en découdre avec la partie patronale, la question se poserait encore de la grève totale dans le secteur public.Certes, plusieurs services gouvernementaux sont de la nature d’une entreprise privée; une grève à la Société des alcools ne saurait se comparer à un arrêt de travail dans un hôpital.De même, les syndicats ont appris qufils ne peuvent impunément transporter dans le secteur public les moyens de pression traditionnels au secteur privé.Outre qu’un arrêt de travail dans les écoles, par exemple, les place directement en situation de tension, sinon de conflit, avec bon nombre de citoyens, y compris des syndiqués, la paralysie des services publics revet inévita-lement un caractère politique qui peut tout autant envenimer les négociations que hâter un meilleur règlement du conflit.Instruits par ï’expérience de 1972, les stratèges du Front commun ont appuyé cette fois Teur action sur une plus large information de la population et sur une plus convaincante démonstration que la qualité des services publics n’a pas nécessairement à être sacrifiée aux revendications syndicales, qu’au contraire les améliorations de leur sort que revendiquent les serviteurs publics ne peuvent que relever le niveau des soins hospitaliers, de l’enseignement et des autres services de l’Etat.Cette stratégie a d’autant plus rapproché les citoyens “ordinaires” du Front commun qu’en partant, l’ensemble des travailleurs trouvaient sûrement justifiés les redressements de revenus qui avaient été trop modestement visés en 1972 et que l’inflation a rendu plus impérieux encore en 1976.Malgré tout, un doute subsiste qui a pu inciter le CEQ, entre autres motifs, à proposer une approche plus graduelle de l’épreuve de force avec le gouvernement.Même ceux qui sont tout à fait d’accord avec les principales revendications du Front commun, notamment la réduction des écarts dans les échelles de salaires et l’élimination de la discrimination contre la main-d oeuvre féminine, risquent de faire la grimace le jour où les écoles vont fermer, ou encore et surtout le jour où, malgré le maintien des services essentiels, les hôpitaux vont entrer en convulsions administratives.Les employés gouvernementaux, préparés et prêts, peuvent bien plonger dans la grève “illimitée”; le public ne l’est malheureusement pas, et il ne le sera pas aussi longtemps que les syndiqués et les autres travailleurs du secteur privé n’auront pas été mobilisés à leur tour dans une authentique expérience de “front commun”, ne serait-ce qu’à l’échelle d’une région.Malgré tout, le facteur déterminant reste la volonté des syndiqués eux-mêmes.Dans la fonction publique en général, dans les écoles et les hôpitaux en particulier, un malaise généralisé et croissant n’a cessé de détériorer le climat et la qualité des services; le gouvernement peut compter sur le mécontentement qui en résulte auprès des “usagers”, comme il les appelle, pour rallier l’opinion contre le Front commun; le public doit néanmoins compter sur le respect que ces travailleurs doivent à eux-mêmes, à leur métier et aux conditions dans lesquelles trop souvent ils en sont réduits à l’exercer.Si cette volonté de la base s’exprime avec une forte majorité en faveur de la grève “illimitée”, ce sera le signe non équivoque, non pas d’un désir frivole de “tout obtenir”, — nul ne se prive de son salaire pour le plaisir de l’aventure —, mais de la détermination du plus grand nombre que les choses doivent changer.Or, quel que soit l’état dans lequel sont rendus les divers dossiers des tables sectorielles, le Front commun, s’il ne doit précipiter les choses, ne saurait davantage les laisser traîner en longueur.Les longues discussions, les tactiques de harcèlement, le jeu des nouvelles offres, tout cela peut aussi bien démoraliser les troupes ou lasser leur combativité que développer leur détermination d’aller jusqu’au bout.Le gouvernement, s’il redoute un affrontement avant les Jeux olympiques, ne craint pas, au contraire, la venue d’un prochain automne “chaud” qui ferait d’une élection le jugement non de sa gestion olympique mais de son conflit avec le Front commun.Les syndicats doivent donc désormais compter les délais en termes de semaines, non plus de mois.• Depuis les lois spéciales de Daniel Johnson, les syndicats ont appris à ménager les services essentiels, cependant que la population est moins sujette à la panique et a la manipulation en ce domaine.Des milliers d’écoliers vivent dans des taudis physiques et pédagogiques sans que le ministère de l’Éducation invoque de loi des services essentiels.On coupe de même l’eau, le gaz ou l’électricité à des assistés sociaux, sans que cette fois les juges soient aussi prodigues d’injonctions.Tout cela ne saurait inviter les syndiqués à flirter avec l’abîme.Par contre, le Front commun peut raisonnablement compter qu’il sera cette fois plus difficile d’ameuter la population contre lui, pour peu qu’il veille avec circonspection au choix de ses prochains pas et de ses“dernières demandes essentielles”.Le premier ministre, M.Robert Bourassa, a bien senti du reste cette différence de conjoncture, et c’est du côté des incidents de nature supposément criminelle que le gouvernement paraît vouloir attirer l’attention du public.Si le Front commun doit redoubler de prudence de ce côté, par contre, il doit en même temps mesurer les circonstances dans lesquelles le gouvernement lui-même évolue.Les déchirements libéraux du congrès de la même fin de semaine sont un indice non négligeable des contraintes qui enserrent le gouvernement de Québec, en même temps que de l’intérêt accru qu’il pourrait devoir montrer à un compromis substantiel avec le Front commun.Jean-Claude LECLERC bloc-notes Climat malsain au Proche-Orient Quand l’Égypte signe avec Israël l’accord de désengagement militaire au Sinaï, Damas crie à la trahison vis-à-vis de la cause palestinienne.Quand la Syrie fait mine de mettre en place une union avec la Jordanie, l’Égypte, qui se déclare en faveur de toutes les fusions politiques au sein du monde arabe, crie à la trahison vis-à-vis de la cause palestinienne.Quand la Syrie passe autour du Liban le carcan de sa médiation, l’Égypte crie à la double trahison, du Liban et de la cause palestinienne.Et quand I’Egvpte tente de sortir la médiation au f.iban du strict plan syrien, c’est la Syrie qui crie à la double trahison du Liban et de la cause palestinienne.La liste est longue, et il n’est pas question de dresser une inutile bilan, car nous sommes en présence d’une situation où les deux protagonistes ont raison dés l’instant où on répond à la question: quelle cause palestinienne?Laissons un instant la question en suspens, pour situer le "terrain", ou mieux, le climat actuel qui est aux paradoxes et aux fausses evidences.D’une part, le monde arabe est travaillé par le virus unitaire: la Libye du colonel Kadhafi y est particulièrement vulnérable et, après deux tentatives avortées de s'unir pour le meilleur et pour le pire tantôt avec l’Égypte et tantôt avec la Tunisie, la voici roucoulant d’aise devant les perspectives d'une union avec l’Algérie.Cette union est doublement intéressante pour la Libye car.d’une part, elle répond à ses convictions obsessionnelles et.d’autre part, elle permet de prendre à revers l’adversaire marocain précisément en guerre ouverte avec l'Algérie.De même, la Jordanie, un temps brebis galeuse du monde arabe, serait sur le point de se laisser séduire par son ennemie jurée d’hier, la Syrie baassiste du général Hafez Assad.Il est indispensable de rappeler qu’en 1958, pour contrer l’union politique entre 1 Egypte de Nasser et la Syrie du auleiter Abdel-Hamid Sarraj, la Jor-anie du roi Hussein avait contracté union avec l’Irak du jeune roi Fayçal, son cousin Plus tard, quand la Jordanie était lancée dans son implacable opération de "palestinicide ", c’est la Syrie qui a voulu intervenir militairement contre le régime hachémite et c’est la menace israélienne qui l’en empêcha Et voici qu aujourd’hui la Syrie radicale et pro-sovietique — du moins en ce qui a trait à ses liens de client de fournitures militaires vis-à-vis de Moscou — serait à la veille de constituer une sorte de fédération avec la Jordanie pro-occidentale; qui plus est.Damas assume un leadership en matière de cause palestinienne, alors que la Jordanie n'a jamais abandonné son rêve d’un "royaume uni" qui intégrerait une province palestinienne en Cisjordanie.Contre-nature, ce mariage?Inversement, le monde arabe est travaillé par le virus de la zizanie, une vieille souche qu’aucun antibiotique n’a jamais vraiment vaincu, l’hostilité envers Israël n’ayant apporté qu'une rémission plus ou moins longue selon les occasions.Ainsi, c'est la rupture consommée entre Rabat, Nouakchott et Alger, c’est l’escalade verbale entre la Syrie et l'Égypte, c’est la rupture interne et irréparable au Liban, c’est la lutte ouverte entre les diverses ailes de la résistance palestinienne.C’est ici que nous rejoignons la question laissée en suspens: la cause palestinienne.quelle cause palestinienne?La réponse est dans la position contradictoire de Damas et du Caire à ce sujet.Damas et Amman semblent de plus en plus acquis à l’idée d'incorporer des Palestiniens à leurs délégations - il y a un commandement militaire unifié syro-palestinien et un commandement politique commun syro-jordanien — dans la perspective d’une reprise de la conférence de Genève.On n’en sait pas plus pour le moment, et le paradoxe est que la Syrie est plus proche de l'aile dure des Palestiniens, celle dite du front du refus, alors que le Caire, plus proche de l'aile modérée, réclame à cor et à cri une délégation palestinienne en tant que telle à la conférence de Genève! En attendant que les diverses positions se précisent — et le théâtre privilégié est encore une fois le Liban ravagé — on peut d ores et déjà avancer T’explica-tion de la surenchère.Plaidant en faveur d’une délégation palestinienne séparée, le Caire recule 1 échéance, se met à l’abri des accusations de trahison.redore le blason de Yasser Arafat et s'assure le droit de se transformer à son tour en accusateur même en négociant avec les États-Unis.On n’a jamais dit comment et pourquoi un cessez-le-feu est intervenu au Liban On n’a jamais eu le fin mot quant à l’envoi de brigades palestiniennes stationnées en Egypte et venues au Liban apparemment à la demande de M.Arafat lors même que le pays était traversé de part en part par d’autres brigades palestiniennes venues.elles, de Syrie.En d’autres termes, une lutte implacable continue de se dérouler au Liban, moins spectaculaire qu’une guerre civile totale mais tout aussi acharnée.Et tant que le vrai rôle de la Syrie ne sera pas cerné avec précision, on ne pourra pas savoir pourquoi elle flirte aussi avec la Jordanie.On peut toutefois avancer une hypothèse: que le partenaire dans les coulisses est Washington, que précisément le roi de Jordanie viendra bientôt visiter, en son nom et au nom de la Syrie.Juste au moment où le chef du département d’État est pris sous les projecteurs croisés de "Foreign Policy" pour avoir joué un rôle ambigu dans sa mission dite des petits pas.et au moment où on apprend que les présidents Nixon et Ford auraient assuré les Arabes qu’ils étaient en faveur d’un retour d’Israël derrière les frontières de 1967.M.Kissinger aurait même estimé qu’en créant des colonies dans le Golan, les Juifs avaient commis la plus grave faute de ces dernières 2500 années.Il y a certes le bout apparent de l'iceberg, à savoir la bataille faite, en période électorale, autour de la vente possible de six C-130 américains à l’Égypte, comme en récompense de la rupture du président Sadate avec l'URSS.“Six C-130 ne changeront pas l’équilibre entre Israël et T'Égypte," dit placidement le président Ford.Le fait est que l'équilibre relatif est perçu par Israel non pas en fonction de l'Egypte mais des effectifs arabes réunis qu’il a déjà affrontés à plusieurs reprises.Mais la placidité même de l’affirmation de M.Ford est un indice: comment se fait-il qu’il soit si sûr que cet équilibre se pose aujourd'hui au strict niveau bilatéral, israélo-étyptien?L’Égypte s'est-elle engagée une fois pour toutes vis-à-vis des USA à laisser la Syrie courir toute seule?Auquel cas, tout ce faux débat qui se déroule est-il de la oudre aux yeux, pour convaincre la yrie de la crédibilité américaine contre Isarël et ce, en vue d'un accord intérimaire sur le Golan?Dans cette hypothèse, le rôle de la Jordanie s expliquerait, en supposant que la Syrie elle-même connaisse déjà le dessous des cartes et accepte de jouer le jeu sans avoir l'air de lâcher les Palestiniens.On appelle cela le deuxième degré.Et là encore, le rôle d'animal expiatoire serait réservé au Liban qui, peut-être sans le savoir, n’a jamais été si près de connaître le sort des Palestiniens eux-mêmes: celui d'otage et de prétexte.Georges VIGNY L’UN n’est pas morte! “Le vent tourne en faveur de l'Union nationale", s'écrie Maurice Belle- mare devant 2,500 partisans qui l'acclament dans les salons du Reine-Élisabeth.Quiconque consent à se mettre à la plce du leader un instant reconnaitra que la tournure des événements, sinon celle du vent, l'autorise à faire preuve d'optimisme.Voici en effet un parti dont on proclama la mort au lendemain des élections de 1973, que l’on porta en terre plusieurs fois par la suite, qui s’avisa de changer de nom sans succès et que ses militants désertèrent en masse.Puis vint Maurice Bellemare dont on disait qu'il ne réussirait jamais à ranimer le cadavre.Il se fit élire dans Johnson, entra à l’Assemblée nationale, reconstitua les cadres, rassembla les troupes dispersées, résista farouchement aux tentatives de regroupement qui auraient entraîné la disparition de son groupe, s'employa enfin à recruter des hommes susceptibles d’assurer la relève.Bref.l'Union nationale n’est pas morte.Et si elle ne résiste pas à la prochaine offensive électorale, du moins M.Bellemare pourra-t-il se vanter de lui avoir assure un étonnant sursis.Au mieux, son Parti parviendra à rassembler les éléments épars des autres formations de centre-droite et constituer un front important lors du scrutin.Encore faudrait-il que M.Jérôme Choquette, dont le projet est reçu froidement jusqu’ici, se résigne à entrer dans l’UN.S'il est encore permis d’évoquer l’hypothèse d’une “troisième force”, c’est autour de l’Union nationale que l’idée pourrait maintenant se réaliser.C’est aussi bien l’Union nationale qui semble appelée à devenir au Québec l’aile provinciale du Parti conservateur.La participation de quelques personnalités du PC au dîner-bénéfice de M.Bellemare indique en tout cas que le vent souffle aussi dans cette direction.Mais il reste encore à trouver un chef.Et, de tous les candidats pressentis, aucun n’était présent dimanche soir.A l'heure où recommence encore une fois le débat constitutionnel, l’Union nationale et son leader intérimaire exultent: c’est une denrée de prédilection pour le Parti de Daniel Johnson, de Maurice Duplessis et de Paul Sauvé.Mais l'UN ne peut plus revenir au slogan“d’égalité ou indépendance".Il lui faut apprêter les restes autrement.Entre le PLQ et le PQ, elle aura du mal à trouver la recette d’un plat chaud.Michel ROY lettres au DEVOIR Échelle unique et qualité de l’enseignement Les négociations entre les enseignants et le ministère de l’Éducation sont nettement dominées par le thème de la qualité de l'enseignement.La qualité de l'enseignement est directement reliée à la compétence des professeurs.Au Québec, le système de rémunération de l’enseignant ne tient pas compte de la compétence du professeur mais bien de sa scolarité administrative.Ce système jugé inadéquat par le ministère lui-même est à l’origine d'un marketing anti-pédagogique de la scolarisation.Le syndicat a proposé une échelle unique de rémunération dans laquelle la compétence du professeur est implicitement dissociée de la partie artificielle de la scolarité.Ce n'est qu’un premier pas vers la compétence, mais il est primordial.Il est de bonne guerre que le gouvernement qualifie cette échelle unique d’irréaliste.Criti-cahle dans ses chiffres, elle l’est cependant beaucoup moins dans son principe.É.KÉMY professeur au Cégep.Montréal, le 5 m ars 1976.Un congrès où un québécois ne pouvait gagner M.Ryan, Le but de ce congrès était de lancer la prochaine campagne électorale victorieuse par le choix d’un remplaçant de M.Stanfield.Le premier scrutin n’a ni révélé un véritable leader, ni indiqué un candidat acceptable comme le deuxième choix de tous.A “droite", il y avait des candidats avec un fort appui régional.A “gauche ”, il y avait quelques militants de longue date, avec une faible intensité d appui assez bien répandu à travers le Canada.On avait des candidats “dogmatique ”."pragmatique" et "charismatique ”.Mais on n’avait pas un véritable leader c'est-à-dire quelqu’un capable de balayer le congrès et le pays.Ainsi commencèrent les calculs prudents d’un parti qui reste après tout conservateur.Il fallait un leader avec une majorité déjà confortable dans sa propre circonscription.Il fallait s'assurer du bastion de l’Ouest avec un "Westerner ", Il fallait tenir les Maritimes avec un protégé de Stanfield.Il fallait faire une ouvertute vers le Québec le maximum permissible selon les circonstances sans risquer des aventures qui compromettraient l’ultime victoire électorale recherchée.Ét il fallait une démonstration touchante de 1’"unité nationale ”, entra la gauche et la droite, entre l'est et l'ouest, et entre anglais et français; afin de séduire une Ontario obsédée par cette question.Ét tant mieux si on pouvait prendre la jeunesse canadienne, attirer le vote anglo-catholique, neutraliser Margaret, trouver quelqu’un de "vendable" sans passé compromettant, et récompenser un militant afin d’encourager les autres.Sans doute chaque candidat sérieux a été passé au crible afin d c-valuor les circonscriptions (définitives, probables et possibles! qu’il pourrait remporter dans la prochaine élection fédérale.Ést-ce qu’on a pipé les dés contre les Québécois; ou est-ce qu'on a vu seulement des politiciens expérimentés, ambitieux et agissant avec un bon esprit d’équipe?Je l’ignore.Néanmoins.dans une telle perspective, il était impossible pour un Québécois de sortir gagnant, et pour au moins trois raisons.ai la faiblesse quantitative de la délégation québécoise parmi le caucus du parti.bi les “fonds de Wagner" qui impliquaient les deux principaux candidats québécois, cl parce (pr une telle candidature est couramment invendable à une grande proportion de l'électorat anglophone.Quant à cette troisième raison, je m’explique.I’ é Trudeau a semé le vent, maintenant il récolte la tempête, et dans sa présente colère l’anglophone moyen n’est ni porté,’ ni capable de faire des distinctions subtiles entre Trudeau, son gouvernement, le parti libéral, le Québec et les Québécois.L'application de la méthode de Machiavel a mené là où St-Tomas More avait prévu: et le French Power a enfin suscité l’inévitable réaction égale et opposée -'Énglish Power.("est dommage que Radio-Canada n'ait pas montré au Québec les discours du samedi — mais il faut admettre que 5 heures de Ira-duction simultanée sont dures pour le système.A entendre ces discours, (je les ai captées par la radiol, on avait l’impression d'assister à une réunion tribale dont il serait très dangereux de sous-estimer la colère latente.De plus les conservateurs anglophones et leur public semblent sortir de ce congrès avec l’impression que leur parti a fait un pas immense (et plus que suffisant i afin de rencontrer les aspirations légitimes du Québec.Comment dissiper leurs illusions avant que le résultat de la prochaine élection fédérale soit annoncée?Car il est déjà à craindre que la discussion pré-électorale ne soit pas à ta hauteur des enjeux.J.M.MOFFAT Ste-Julie, le 2 mars 1976 “Qui verse le sang de l’homme” M.Ryan, L’article de Yves Cailhier, o.p„ sur l’attitude chrétienne envers la peine capitale, après avoir cité les passages de la législation mosaïque qui imposait aux meurtriers la peine de mort, voudrait limiter leur application au régime théocratique d Israël.Pourquoi l’auteur, en relevant les textes de l'Ancien Testament dont on fait appel en faveur de plus de sévérité, omet-il le passage qui établit la rétribution due au meurtrier antérieurement à Moïse dans le cadre de l’humanité toute entière?— "Qui verse le sang de l'homme verra son sang versé" (Genèse 9,5-6).La réaffirmation de ce principe par l’apôtre Paul démontre sa valeur permanente.Il ne suffit pas de l'assimiler aux institutions du monde antique que Paul "ne remet jamais en question", comme l'esclavage.Paul ne dit jamais du maître d’esclaves, comme il dit du magistrat, qu’il est "au service de Dieu" et "établi par Lui" (Romains 13,1-7).Le contexte de ce passage, qui réprouve la vengeance dans les relations personnelles, ne met pas en question "l’épée" du magistrat.Notre Seigneur a reconnu que le citoyen privé doit se conduire différemment que le juge quand II a dit: “Qui m'a établi pour être votre juge ou pour faire vos partages?" (Luc 12,141.S’il est vrai que "Jésus lui-méme a été victime d une injuste sentence de mort", il est vrai aussi qu'en destinant son Fils à mourir à notre place Dieu a voulu montrer que sa justice parfaite demande soit la mort du pécheur soit une “explication ” (Romains 3,25).Moyennant l’acceptation par le coupable de cette méthode de réconciliation en Christ, l’amour de Dieu a libre cours envers lui.Le chrétien donc, dans sa vie privée doit manifester cet amour qui souffre l'injustice; l’état ne peut opérer sur le même principe.Les Écritures ne cessent d’appliquer aux civilisations successives le principe: “Il te sera fait comme tu as fait" (Abdias 15).Paul a prêché un jugement futur de la terre toute entière (oikoumene).selon la justice, par Jésus-Christ (Actes 17,21).L’abandon par les gouvernements de l’exercice d’une justice de rétribution ne fera qu'augmenter la rétribution due à notre civilisation.W.J.LÉAROYD , (ancien) Montréal, le 4 mars 1976.Il ne s’agit pas d’être xénophobe ou raciste Quoique je ne m'attende pas à ce que tout le monde soit de mon avis au sujet des étudiants étrangers, je ne tiens pas à ce que l’on me prête des propos que je n'ai pas tenus.Je ne préconise pas l’exclusion de ces étudiants, mais tout simplement l'adoption d’un système comme celui des américains, selon lequel les non-résidents du pays paieraient des frais de scolarité plus élevés que ceux des résidents.Le ministère des Affaires sociales ne donne pas des soins hospitaliers gratuits à tout l’univers.après tout.On dit que les universités américaines sont "pleines d'étudiants étrangers ".Or.toute proportion gardée, avec nos 48,000 par année, nous recevons quatre fois plus que les É.U.avec leur 108,000 etudiants étrangers par année.Rien sûr qu'il y a certains avantages culturels a avoir des gens d'autres pays dans nos universités; je ne dis pas que les étrangers devraient payer le coût entier de leurs études, mais qu’ils en payent plus que le cinquième ou le sixième qu’ils payent présentement.Car ils ne sont pas tous des érudits, mais de simples étudiants, comme les nôtres, à cette exception près qu'ils ont fait leur cours secondaire ailleurs.et, (assez souvent) qu'ils ne parlent pas tellement couramment la langue d'enseignement.Les universités "multiculturelles'' tiennent un peu du caravansérail.Ou d’une Tour de Rabel.Quant au côté aide au Tiers-monde.cela ne parait pas entrer dans les attributions d’un ministère de l'Éducation.Ét l'administration d'un tel programme devrait être soigneusement contrôlée et non laissée entièrement aux soins des universités.Après tout, il y a pas mal de bourgeois cossus même dans le Tiers-monde, et ce n est pas au contribuable québécois de subventionner l'éducation des enfants de ces gens-là.des bourgeois, s'entend.la* Canada est un drôle de pays: en dehors de la Province de Quebec.on peut édicter des abominations comme le Règlement 17.la Claude 16 du Rill d Autonomie, le Reglement Laurier-Greenway avec sa célèbre demi-heure quotidienne de français (ou toute autre langue étrangère) sans s'attirer autre reproche que des regrets "devant des manques de compréhension".Mais si un Québécois a le malheur de se demander s'il est absolument nécessaire pour les contribuables du Québec de subventionner l'importation d'étudiants par certaines universités.bien là on parle de Xénophobie.racisme, noirceur, etc.Jean TURGÉON Montréal, le 2 mars 1976.LE DEVOIR fondé por Honri Bouroito I# lOjonvtor 1910 Directeur CloudeÜyon Rédocteur en chef Michel Roy Rédocteur en chef adjoint Oeorget Vigny Directeur* de l’information : Jean f rancoeur Pierre lofronce Trdiorier Bernard lorocque If DEVOIR ett publié par l’Imprimerie Populaire, wciété à re*pon*obilité limitée, dont le liège wool e»t «tué ou numéro 211, rue du Soint-Socre ment, Montréal M2Y 1X1 II ett compoté et imprimé par l’Imprimerie Dumont incorporée dont let atelier* tant «tué* à 9110, rue Boivm.Ville loSolle l’agence Prette Canadienne e»t outont«e à employer et à dit fu»er le* information» publi«et don* Il DEVOIR ABONNEMENT Edition quotidienne 1)2 por année; tii mot* I2B A rétrongtr $)?por onn«e; lit moi* lit; troit moi* 119 Edition* du *omedi BIS por année Edition quotidienne, livrée à domicile por porteur H 3) par temaine Tarif de l’abonnement term par la potte aérienne »ur demande Courrier de deuiième c!ot*e enregUtrement numéro 0831 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec TlltPHONIt M4*39èt (ligne* groupéetl % *1 P —^ Le Devoir, mardi 9 mars 1976 • 5 des idées des événements des hommes -L’économie québécoise à la croisée des chemins Pour la première fois depuis des décennies, le Québec pourrait bientôt être délivré de la hantise du chômage -par PIERRE LORTIE ¦M.Pierre Lortie est vice-président de la Bourse de Montréal.Ce texte est extrait d’une causerie que M.Lortie prononçait le 3 mars devant les délégués au congrès annuel de l'Association de l’Immeuble du Québec.Avant de faire des prédictions sur l’avenir, voyons quelle a été la performance de l’économie québécoise ces dernières années et comment cette évolution se compare avec celle de l’Ontario et de l’ensemble du Canada.U) Il convient de comparer le Québec à l’Ontario car, sous l’angle de l’industrialisation et de l’urbanisation, les deux provinces se ressemblent.De plus, votre domaine d’activité est très sensible à la performance relative des régions, surtout lorsqu’elles sont limitrophes, d’où la pertinence de la comparaison.Si on analyse l’évolution économique du Québec, on constate au cours de la période 1955-1965 une augmentation du PNB du Québec supérieure à celle du Canada et de l’Ontario.Il en va de même futur la croissance du PNB par tête et de a productivité durant cette même période.En effet, le taux moyen annuel de croissance du produit national brut réel fut, entre 1955 et 1965, de 5.0% au Québec, de 4.5% en Ontario et de 4.7% au Canada.(2) De 1967 à 1970, Québec connaît un sérieux ralentissement économique.Sa position vis-à-vis l’Ontario et par rapport à l'ensemble canadien se détériore très rapidement.L’économie du Québec prend un retard sérieux.Depuis 1971, l’économie du Québec enregistre une reprise sensible.Celle-ci se traduit par une accélération, plus ou moins marquée du rythme de croissance de certains indicateurs économiques.Voyons les faits.Durant la période 1971-1975 le PNB au prix du marché du Québec croît au rythme annuel composé de 13.2%.Ce taux se compare à celui du Canada.En 1975, le Canada connaît un taux de croissance négatif de 0.97 pour son PNB réel.Le Québec se ressent de la récession aux États-Unis et chez ses principaux partenaires commerciaux mais, néanmoins, connaît une croissance réelle positive de 0.1% pour son PNB soit, un écart de 1% en faveur du Québec relativement à l'ensemble du Canada.On ne peut nier la signification d’une telle performance.Les investissements Le rythme de croissance des investissements est l’un des facteurs importants qui explique la performance de l’économie québécoise depuis 1971.Au Québec, depuis cinq ans (de 1971 à 1975) les investissements nets du secteur privé, en biens d’équipements, en machineries et en bâtiments industriels et commerciaux ont progressé en moyenne par plus de 217o par année.Ce taux est considerable, particulièrement lorsqu’on le compare à celui de l’Ontario qui n’atteint que 14%.Ce rythme de croissance supérieur à celui de l’Ontario a eu pour effet de réduire l'écart annuel entre les deux provinces pour les investissements de cette nature.Tricofil est très différente de l'entreprise capitaliste telle qu'on la connaît aujourd'hui.La différence essentielle tient à ce que les travailleurs de Tricofil sont à la fois les propriétaires, les administrateurs et les producteurs de l'entreprise alors qu'autrefois ils n'étaient que les exécutants de la production sur laquelle ils n'avaient aucun contrôle.Seuls les travailleurs de Tricofil peuvent détenir des actions ordinaires qui donnent droit de vote pour élire les membres du conseil d’administration.Ce sont donc les travailleurs qui administrent l'usine puisque le conseil d'administration est composé en majorité de travailleurs élus à l'assemblée générale des actionnaires.On a donc décidé à Tricofil de démystifier l'institution 'sacro-sainte'' de l’entreprise capitaliste qu’est le conseil d'administration qui traite de questions auxquelles, dans la perspective de certains milieux d'affaires, les travailleurs ne peuvent rien comprendre.Cependant l'expérience de Tricofil a démontré jus- u'iei que les travailleurs étaient capables administrer eux-mêmes leur usine.Le conseil exécutif est composé de cadres spécialisés et d'ouvriers.Il ne fait qu’appliquer les décisions du conseil d'administration et veille au bon fonctionnement ainsi qu'à la coordination des décisions.Au stade où en est présentement Tricofil, on a encore besoin des compétences particulières de certains cadres spécialisés mais à plus ou moins brèves échéance des travailleurs présentement en apprentissage verront à assumer des fonctions jusqu alors réservées aux cadres spécialisés dans toute entreprise classique.Les travailleurs de Tricofil qui ont en moyenne dix-sept ans d’ancienneté selon l’étude de Jacques Grandmaison, se sont aperçu qu'avec leur expérience dans l'usine ils peuvaient fort bien en venir, après une certaine période d’apprentissage, à s’occuper de certaines tâches administratives telles le marketing ou la comptabilité industrielle, ce qui serait impensable dans toute autre entreprise.Enfin, la coordination quotidienne dans les divers départements est maintenant assurée par les travailleurs eux-mêmes qui planifient à chaque jour la production dans leur département respectif.Le contremaître de l'ex-Regent Knitting et de toute entreprise classique, à qui le patron délégait l'autorité pour contrôler et organiser la production, n'existe plus à Tricofil.Il a été remplacé par un "premier homme" ou une "première femme" choisi par les travailleurs qui, dans chaque département, Ce renversement de la tendance est significatif car cet écart n’avait cessé d’augmenter durant la période 1960 à 1970.Par exemple en 1970, on investissait pour chaque employé $571 de plus en Ontario qu’au Québec.En 1974, cet écart était réduit à $110.De 1967 à 1970, l’investissement net par personne employée diminuait au Québec au rythme annuel moyen de 7.6% ; de 1971 à 1974 le taux devenait positif et se chiffrait à 19% environ.L’évolution des investissements dans le secteur manufacturier est identique.Ces observations sont particulièrement significatives eu égard à la productivité.De 1961 à 1971 la productivité du secteur manufacturier québécois s’est détériorée relativement à celle de l’Ontario.Le rythme de croissance des investissements relativement plus rapide au Québec qu'en Ontario depuis 1971 nous permet d’envisager que dans l'avenir la productivité au Québec s’améliorera, tant dans l’absolu ue relativement à l’Ontario.Ce fait est ’autant plus significatif que le niveau de la productivité a une incidence directe sur le niveau des salaires.Après avoir considéré l’accroissement des investissements et son incidence positive sur la productivité passons maintenant à l'évolution du revenu personnel.Le revenu personnel global et par personne est un excellent indicateur du niveau d'activité économique.Depuis 1971, on enregistre une amélioration très nette de l’évolution du revenu disponible québécois et, d’une façon plus significative encore, du revenu par personne.Depuis 1970, le revenu disponible québécois progresse à un rythme annuel moyen de 15% contre 15.17c pour l’Ontario.L’écart entre les deux provinces qui s'accentuait depuis 1965 tend à se réduire depuis cinq ans.De même pour la première fois depuis 1960 tout au moins, le revenu disponible par tête a augmenté pendant cinq années consécutives (de 1970 à 1974) à un rythme supérieur à celui de l'Ontario (11.3% en moyenne chaque année contre 10.17c).Il est vrai que pendant ce même temps, la population ontarienne augmentait plus vite que celle du Québec; nous y reviendrons.L’emploi Examinons maintenant la situation de I' emploi.Depuis 1971, le taux de chômage au Québec s'est constamment maintenu au dessus de S% de la population ac: tive.Vue sous cet angle la situation apparaît inquiétante.Il importe cependant d'analyser un peu plus en profondeur la signification de ce taux.D’une part, il faut souligner que le chômage a effectivement diminué entre 1972 et 1973 de même qu’entre 1973 et 1974 alors que le chômage a augmenté en Ontario entre 1973 et 1974 .De fait, il faut retourner aux années fait le partage du travail et veille sans pouvoir coercitif à la bonne marche du département, et ce avec l aide des ouvriers On a donc modifié à Tricofil une des relations d’autorité qui touchait les travailleurs de plus prés: la relation contremaître-ouvrier.Le 'premier homme" ou "première femme" ne représente plus à Tricofil le patron face aux travailleurs car ce sont eux qui sont les propriétaires de l’entreprise; il amène plutôt les ouvriers à prendre en mains toute question reliée à leur travail.Les travailleurs de Tricofil ont donc remis en question toute la structure organisationnelle classique de l'entreprise car ils sont maintenant présents à tous les niveaux de décision et ont repris le contrôle de leurs moyens de production.On a donc remis en cause à Tricofil les principes d'organisation du travail qu'on a pu développer dans notre civilisation industrielle nord-américaine.L'entreprise est en fait une des seules institutions qui ne se soit pas démocratisée au même rythme que la société.Les mêmes principes tayloriens d’organisation du travail que subissaient les travailleurs au début du siècle sont encore en place aujourd’hui au sein de l'entreprise, bien qu'on tente avec l'aide de la psychologie industrielle d'en atténuer l'évidence.Il fallait donc s'attendre à ce qu'un jour les travailleurs remettent en cause leur rôle au sein de celte institution qu'est l’entreprise classique.C’est ce qu'ont fait les travailleurs de Tricofil à la faveur d'une conjoncture qui les y forçait presque, car pour ces derniers il fallait prendre le contrôle de l'entreprise et la gérer ou bien chômer, la situation de l'emploi à St.-Jérôme n'étant pas très brillante.Les travailleurs de Tricofil, en réorganisant leur milieu de travail pour l’adapter à leurs besoins individuels et collectifs, ont tenté d'humaniser leur vie au travail.Par ce projet social, ils ont remis en cause les finalités fondamentales de l'entreprise capitaliste qui sont la maximisation des profits et le contrôle des pôles de décision économique.Toute remise en cause des finalités de l’entreprise capitaliste ne peut se faire facilement sans rencontrer de résistance des milieux financiers et gouvernementaux.Elle implique nécessairement qu'on doive considérer non seulement la rentabilité économique de l'entreprise mais également sa rentabilité sociale.Or lorsqu'on considère la rentabilité sociale (ce que l'entreprise apporte dans le milieu de travail et dans la collec- 1964-65-66 pour voir au Québec le chômage régresser au cours de deux années consécutives.La réduction du taux de chômage au Québec en 1973 était la première depuis 1966.D’autre part, il y a lieu de noter les changements structurels dans la composition de la main d’oeuvre.A titre d’exemple, au Canada alors que le taux d’activité des hommes âgés de 25 à 64 ans était de 93.97o en 1971 et 93.1% pour 1975 , celui des femmes du même groupe d’âge passait de 39.17o en 1971 à 44% en 1975.Ceci dit, si l’on calcule les taux relatifs du chômage par région, on constate que celui du Québec, comparé à celui du Canada dans son ensemble ou à celui de l'Ontario, s'est amélioré constamment depuis 1970.En 1970, le taux de chômage au Québec était 1.50 fois plus élevé que celui du Canada.En 1975 le rapport est de 1.2.Donc, la situation relative du Québec dans le domaine de l'emploi s’est améliorée sensiblement.Tels sont les faits.Ils indiquent de façon concluante que depuis 1971, et toutes choses étant égales par ailleurs, cela va mieux, beaucoup mieux au Québec que pendant la période 1967 à 1970.Cependant et dans la mesure où l'on cherche à dégager quelques perspectives d'avenir il convient de les interpréter, de les placer dans le contexte de l'évolution de certaines variables.Avant de poursuivre l'analyse, je me permettrai donc de faire l'examen de deux autres variables: la croissance démographique et la structure d'âge de la population.Ces deux variables ont une influence profonde sur le marché de l’habitation.La démographie Au 1er juin 1975 .les 6,188,000 québécois représentaient 27.1% de la population canadienne.À noter qu'en 1946 le rapport entre la population du Québec et celle du Canada était de 29.57c et de 28.97c en 1966.En un peu plus de dix ans, le taux de croissance de la population québécoise est passé de 2.27% en 1961 à 0.257c en 1971.Depuis, le taux de croissance démographique a augmenté à chaque année pour atteindre 0.9% en 1974.Ce taux est demeuré stable en 1975 .Relativement à la croissance démographique canadienne, la situation du Québec s est améliorée considérablement depuis 1971 alors que le taux de croissance québécois était égal au tivité), on diminue la rentabilité économique car les buts sociaux d une entreprise représentent des coûts économiques, du moins à court terme.Les banquiers et le ministre Saint-Pierre, représentant du gouvernement Bourassa, ont analysé le dossier Tricofil selon une grille d'analyse considérant le taux de rendement sur le capital investi au détriment de la rentabilité sociale d'un tel projet.Cette attitude nous semble tout à fait normale car.dans leur perspective, Tricofil représente un grain de sable qui peut néanmoins enrayer le système s'il fonde trop d'espoir chez les travailleurs québécois.De là à dire qu'il y a des causes politiques au problème de financement que vivent les travailleurs de Tricofil, il n'y a qu'un pas et nous le franchissons.Enfin il est aussi nécessaire de considérer que le secteur du textile et des vêtements, bien qu’il soit chez nous un employeur important, ne constitue pas un secteur économique des plus rentable.Si l’on s’en tient encore à la seule rentabilité financière, il semble normal de refuser d'investir un capital qui ne procurera pas un haut taux de rendement.La viabilité de Tricofil Devant l'attitude des milieux bancaires et de notre ministre de l'Industrie et du Commerce à l’endroit du financement de ce projet social novateur, Tricofil se voit maintenant obligé de “ne compter que sur ses propres moyens".Il semble que les banques et le ministre s'interrogent sérieusement sur la rentabilité de cette entreprise qui offre peu de garanties sur les prêts consentis, du moins pour l'instant.On fait valoir que les travailleurs de Tricofil ne sont même pas propriétaires de l'équipement et des batiments, ce qui fait qu’ils ne peuvent être saisis en cas de faillite.Personne ne peut nier ce fait, mais il nous semble que les banques adoptent une politique d investissement très conservatrice qui met en relief toute la question du capital de risque qui est souvent disponible lorsqu'il tiers du taux canadien; en 1975 le rapport était monté à 567, .Évidemment, on peut expliquer une partie de cette évolution par le fait que le taux de natalité a subi un déclin plus marqué au Québec que dans le, reste du Canada.Mais cet écart entre le taux de natalité au Québec et en Ontario n'explique qu'environ 207 de l’écart dans la croissance démographique des deux provinces.L’évolution des excédents migratoires annuels demeure le facteur significatif dans l’évolution de la population.De 1960 à 1966, le solde net des mouvements migratoires en direction du Québec s’est stabilisé autour de 17,000 personnes par année.À compter de 1966, il diminue a un rythme rapide et va jusqu’à se transformer en déficit.De 1967 à 1972, le solde migratoire augmentait la population de l'Ontario de 393,000 personnes alors qu’il diminuait celle du Québec de 74,000 personnes.Depuis 1973, le solde migratoire du Québec est redevenu positif bien qu’encore largement inférieur à celui de 1 Ontario.On peut expliquer partiellement l’évolution démographique par des considérations extra-économiques telles les modifications du comportement des individus, le contexte politique et social, l’évolution des mentalités, etc.Mais les variables économiques demeurent quand même un facteur fort important.L'évolution migratoire à partir de 1967 s'explique facilement par des considérations économiques.Le bilan migratoire fut négatif quand l'évolution de l'économie laissait fortement à désirer.Avec la reprise de l'économie québécoise, le bilan migratoire redevient positif.Une telle évolution pourrait s'avérer inquiétante pour l’avenir à long terme de 1 économie québécoise.Par exemple on peut arguer que.dès l'instant où le mouvement démographique devient une variable dépendante de l’évolution économique, le Québec risque de connaître un processus cumulatif à la baisse difficilement reversible puisque celle-ci, à son tour, diminue l’expansion des marchés, diminue les besoins en logement et en infrastructure et affecte la création de nouveaux emplois.Personnellement, je suis d’avis que le mouvement migratoire au Québec demeurera positif et ira même en se raffermissant.Ce mouvement devrait avoir un impact favorable sur le s'agit d'entreprise fonctionnant selon le modèle d'organisation classique.Tricofil prévoyait réaliser des profits au cours de sa première année d'opération.C'était un bel objectif mais il s’est avéré irréalisable à cause des raisons suivantes.Avant d'opérer de façon satisfaisante, Tricofil devait disposer de $600,000.dont $300,000 proviendrait de la Société de développement industrielle si Tricofil par sa campagne de souscription populaire recueillait la même somme.Cet objectif n'a été atteint qu'à la mi-janvier 1976.De plus Tricofil devait récupérer une nouvelle clientèle puisque les clients de l'ex-Régent Knitting s’étaient évidemment adressés ailleurs pendant l’année où l'usine était fermée.Le temps requis pour cette récupération a retardé encore la remise en marche de l'entreprise qui n'a pu commencer à operer, et ce partiellement, u en septembre 1975.Ce retard a èvi-emment occasionné de nombreuses dé- Penses telles que les frais de location de immeuble ( $17,000 par mois) et les assurances.Ainsi, avant même le commencement des opérations, le capital provenant du prêt de la Société de développement industriel et de la campagne de souscription populaire était entamé.Aujourd'hui lorsque le ministre Saint-Pierre refuse d’appuyer Tricofil, il fonde sa décision sur le fait que cette entreprise n'a atteint que 97 du chiffre d'affaire représentant le seuil de rentabilité.Or, ce seuil de rentabilité fixé à $4.3 millions, est basé sur la dernière année d'opération de l ex-Régent Knitting, année marquée par de nombreux conflits de travail et des problèmes d’organisation interne.Aujourd'hui la situation de Tricofil n'est pas comparable à celle qui prévalait à cette époque, les problèmes de relations de travail sont maintenant écartés puisque les travailleurs sont propriétaires de l'entreprise et une réorganisation profonde des structures administratives a été réalisée.C'est donc dire que ce seuil de rentabilité de $4.3 millions ne peut être utilisé pour juger de la performance de Voir page 6: Tricofil marché de l'habitation.L'évolution de la distribution de la population par groupes d’âges est un facteur significatif pour le marché résidentiel.Il est de commune renommée que le Québec avait à une certaine époque un taux de natalité très élevé, de fait le plus élevé au Canada.On sait également que depuis quelques annnées ce taux de natalité a diminué à un rythme qui soulève certaines inquiétudes.Ce qui est moins bien perçu cependant, c’est l’impact qu’a sur une société l’évolution dans le temps de la structure démographique.Tout d’abord, il faut noter que les bébés de la période d'après-guerre, ceux du “boom des bébés", entrent maintenant dans la catégorie des 25-39 ans.Ce groupe d age croit au Québec à un rythme très rapide, plus vite qu'en Ontario.Par exemple, en 1972, 20.6% de la population du Québec avait entre 25 et 39 ans; ce rapport était de 19.97o en Ontario.Dans la catégorie des 15-24 ans, les rapports étaient de 19.87f» au Québec et de 18.27(.en Ontario.L’impact relatif de l’évolution de la pyramide d’âge sera d’autant plus prononcé au Quebec qu'en Ontario du fait que le groupe des 40-64 ans ne constitue que 24.17< de la population du Québec comparé à 25.37c en Ontario.Perspectives d’avenir Le Québec a été nettement moins perturbé que l’Ontario ou que l'ensemble canadien par la récession amorcée au second trimestre de 1974.Les perspectives pour 1976 sont relativement bonnes bien qu'il faille noter que la reprise, comme par le passé, semble se faire plus lente au Québec qu'en Ontario.Mais, à moyen terme, les perspectives de l’économie du Québec sont excellentes vu l’existence de certains avantages comparatifs.Prenons le cas de l’énergie.D’ici 1985, l'Hydro-Québec prévoit ajouter 14,000 MW de puissance installée à son réseau.A l'exception d'un groupe nucléaire de 635 MW, ces additions seront toutes hydroélectriques.Le complexe de la rivière La Grande aura à lui seul une puissance de 10,040 MW.et le coût actualisé de l'énergie produite pour toute la vie utile du projet a été estimé à $0.021/kwh.Les avantages comapratifs du Québec sur le plan de l’approvisionnement en énergie sont nombreux.Premièrement, étant donné que presque toute la production est d’origine hydraulique, le coût de l'énergie électrique au Quebec est relativement stable dans le temps.Cela signifie que les entreprises intallées au Québec peuvent prévoir les coûts de ce facteur en dépit des fluctuations provoquées par l'inflation ou par d’autres causes extérieures.Il ne faut pas s’y méprendre, ces fluctuations du coût de l'électricité peuvent être significatives.Par exemple, en 1974 aux États-Unis, la hausse moyenne des tarifs fut de 557o (3) Au Québec la hausse fut de moins de 107r sur une période de 18 mois.Deuxièmement, à cause de la nature même de l'approvisionnement, les tarifs d'électricité sont sensiblement inférieurs au Québec qu'en Ontario.De fait, les tarifs sont d'environ 30%, inférieurs à ceux de l'Ontario et l'on estime que cette différence pourra atteindre 507o d’ici quatre ans.(4) Le Québec a donc entre ses mains des atouts qui lui permettent d'envisager l’avenir avec confiance.Et ces atouts ne proviennent pas uniquement de richesses naturelles.Au Québec le revenu disponible par habitant a crû à un rythme inhabituel par rapport aux années précédentes.Cette croissance reflète fondamentalement le changement structurel de la pyramide d'âge de la population québécoise.Alors qu'au cours des dernières décennies le Québec était caractérisé par l'importance absolue et relative de sa jeunesse, le Québec de demain se distinguera par l'importance relative de sa population active.Une telle évolution est lourde de conséquence.Par exemple, elle implique que les sommes à être investies dans des équipements sociaux et collectifs iront en diminuant.Pour illustrer mon propos, qu'il suffise de mentionner l’énorme effort consenti depuis 15 ans par notre collectivité pour mettre en place un système scolaire avec des équipements adaptés.Aujourd'hui, avec la baisse de la clientèle scolaire au niveau primaire, on parle de fermer les écoles.Donc et compte tenu du fait que la proportion des personnes à charge sera relativement moins élevée que cela fut historiquement le cas au Québec, le revenu disponible sera beaucoup plus élevé.Vu la structure de la population, cette évolution devrait être beaucoup plus sensible au Québec qu'en Ontario.Les rythmes de croissance récents reflètent cette évolution laquelle devrait se poursuivre environ jusqu'en 1985.Etant donné l’augmentation du revenu disponible, le Québec devrait redevenir une région favorable à l'immigration.Le taux de croissance rapide du revenu disponible entraînera une épargne accrue et aussi des conséquences notables sur le volume des dépenses personnelles.Bien que la part relative de la population active augmentera substantiellement au cours des prochains dix ans cela ne signifie pas pour autant que le chômage ira en augmentant.Au contraire, tout indique qu’au cours des années le problème du Quebec sera de trouver des travailleurs pour les emplois disponibles et non de l'emploi pour nos travailleurs.Pour la première fois depuis bien des décennies, le Québec sera délivré de la hantise du chômage.Une telle évolution aura un impact favorable sur le niveau de la productivité et partant sur le niveau des revenus personnels de même que sur le courant migratoire.On peut observer les effets d’une certaine rareté de main-d'œuvre en comparant par exemple, les politiques de formation suivies en Ontario et au Québec.L’Ontario a toujours connu un taux de chômage inférieur à celui du Québec.11 est logique de penser que si un facteur devient rare, les entreprises tendront à utiliser ce facteur le plus judicieusement possible.Effectivement si l'on analyse le programme de formation de la main-d oeuvre du Canada pour l'année financière 1972-73, on s’aperçoit que 17,040 travailleurs ontariens ont bénéficié du programme de formation en industrie alors qu’au Québec, seulement 8,991 ont participé à ces programmes de formation.Pour l'exercice 1973-74 les proportions étaient pratiquement les mêmes (5).Cette restructuration de la composition de notre population aura un impact significatif sur nos comportements, notre productivité et partant sur notre richesse collective et individuelle.Le Québec est à la croisée des chemins.Toutes les conditions sont réunies pour qu'il soit en mesure de se débarasser enfin du poids du 19e siècle et se préparer à aborder résolument le 21e.Au cours des 10 prochaines années le Québec sera délivré de la hantise du chômage, il aura à sa disposition une épargne accrue et des besoins inférieurs en équipements collectifs et il sera doté d une population ayant bénéficiée dune formation moderne.Peut-on espérer conjoncture plus favorable pour entreprendre la restructuration de notre économie et pour s'engager dans des secteurs de pointe à haute productivité?- Notes Il Si on effectue le ealcul de l'emploi dans la fabrication par rapport à l'emploi total, on obtient un rapport de 26.3 pour le Québec et de 27.3 pour l'Ontario.Ce rapport fournil une mesure du degré d'industrialisation.De même le rapport de la population urbaine (ville de ION h.et plus) sur la population totale fournit le degré d'urbanisation.Un tel rapport donne XI.2' > au Québec et 84.2%, en Ontario (données de 1971).2) Durant cette même période le taux moyen annuel de croissance du PNB par personne était de 2.6',, 1.9% et 2.4% au Québec, en Ontario et au Canada respectivement.Pour la productivité, les taux furent de 2.S7 Le cercle ulstérien est bouclé par JAMES LEAVY collaboration spéciale La dissolution de la convention constitutionnelle, prononcée la semaine dernière par M.Rees, secrétaire d’Etat d’Irlande du Nord, marque la fin d’une longue étape de la politique Britannique en Ulster.Depuis 1921, l’année de la fondation du Parlement de Stormont, Londres avait mis son espoir d’un règlement au conflit irlandais dans la possibilité d’entente entre protestants et catholiques à l’intérieur d’un gouvernement provincial.Ce gouvernement avait été doté de pouvoirs extrêmement larges y compris une juridiction quasi-totale sur la sécurité interne.Ces pouvoirs sont passés entre les mains du Parti unioniste qui gouvernait la province de sa fondation jusqu’en 1972.Ce parti, un conglomérat de toutes les couches sociales de la communauté protestante, a été dominé par les grandes familles seigneuriales attachées à leur rangisme avec lesquels ils étaient étroitement liés fournissaient la garantie d’un ordre de choses dans lequel leurs droits et leur position économique serait protégés contre la menace provenant du gouvernement et des catholiques du Nord.Le Stromont, mis sur pied puis négligé par Londres, est vite devenu un instru- ment de la suprématie protestante et un symbôle de repression pour la minorité catholique.Ces derniers demandaient fréquemment au gouvernement britannique d'intervenir dans l’administration de la province.Ils ont toujours essuyé un refus catégorique de la part d’hommes politiques qui connaissaient trop bien les sables mouvants de la question irlandaise et qui l voulaient, par la mise en place du Stormont, éloigner le conflit des salles du palais du Westminster.Cette politique est devenue insoutenable en 1969 alors que Londres se voit obligé d’envoyer des soldats réguliers pour maintenir l’ordre dans les rues de Belfast et Derry.L’envoi des troupes avait été provoqué par la réaction violente des forces internes du Stormont face à la montée des manifestations des mouvements revendiquant les droits civils.Depuis 1969, l’intervention Britannique a passé par trois différentes phases politiques.Dans un premier temps, Londres poussait le Parti unioniste vers une plus grande ouverture d’esprit mais la réaction parmi les éléments les plus intransigeants a été trop forte.Du capitaine O’Neill vers Brian Faulkner en passant par le major Chichester-Clark, le pouvoir a glissé toujours plus à droite.Parmi les catholiques, l’influence de TIRA se fait de plus en plus sentir, à mesure que les modérés du parti Unioniste perdent du terrain face aux hommes de droite.L’éclatement général de violence au lendemain de l’internement ordonné par Brian Faulkner, en août 1971, a ouvert une nouvelle phase dans la politique de Londres.Le Stromont est dissous et après des longes négociations, M.Whitelaw annonce un nouveau régime provincial basé cette fois sur le partage institutionalisé du Eouvoir entre la majorité et la minorité, e Parti unioniste se scinde en trois; les “faulknériens” se disent prêts à participer au nouveau système, les unionistes “officiels" opposés à tout partage du pouvoir politique et les partisans de M.Craig qui entretiennent des liens avec les forces para-militaires.Une fois le deuxième régime mis en place, les unionistes dissidents ont fait cause commune avec Ian Paisley qui a cessé d’être le pasteur parvenu d’une secte obscure pour assumer une place dans le triumvirat loyaliste avec Craig et West, chef des Unionistes officiels.Ayant remporté une victoire fracassante aux élections de février 1974 pour le Parlement de Westminster, les loyalistes ont organisé, avec la collaboration des forces para-militaires, une grève générale qui a Mutineries dans l’armée: Beyrouth fait à nouveau appel à la Syrie BEYROUTH (d’après AP et AFP) -Une nouvelle mutinerie militaire a éclaté hier dans le sud du Liban, tandis que le gouvernement Karamé était réuni en séance extraordinaire pour tenter d'empêcher la désintégration de l’armée.Selon une source militaire, deux lieutenants musulmans se sont rebellés avec un groupe de soldats et ont tenté de s’emparer d’une garnison à Arnoun, à 65 km au sud de Beyrouth, “D'autres soldats loyalistes ont em- Eèché les rebelles de prendre la garnison, es deux camps se font maintenant face, le doigt sur la détente", déclarait-on de même source.Des tentatives de médiation étaient en cours.Les rebelles ont annoncé qu'ils rejoignaient l'Armée arabe du Liban, mouvement lancé par un lieutenant déserteur peu avant le cessez-le-feu du 22 janvier.Aussi, le Liban a fait une nouvelle fois appel à la Syrie pour l’aider à éliminer les sequelles de la guerre civile et à prévenir une nouvelle degradation de la situation après six semaines de calme relatif.L’émir Majid Arslane, ministre de la Santé, a en effet indiqué hier après-midi, à l’issue d’une séance extraordinaire du conseil des ministres, que des “négociations se déroulent actuellement ¦ entre Beyrouth et Damas en vue de trouver une solution" à l'affaire des “militaires dissidents".Animés par le lieutenant Ahmad al-Khatib.ces militaires, au nombre de huit cents, ont abandonné leurs postes à la faveur de la guerre civile.Implantés dans la Bekaa (centre-Liban), ils se sont constitués en un groupement qui a pris le nom d'Armée du Liban arabe.L’affaire des “militaires dissidents” et celle de la formation d’un nouveau gouvernement constituent les pierres d’achoppement sur lesquelles butent depuis près d’un mois les efforts déployés par les autorités libanaises en vue de poursuivre le processus de normalisation de la situation.Les protagonistes du conflit libanais, — les chrétiens et la coalition islamo-progessiste, — ont des vues divergentes sur la solution à apporter à ces deux questions.Pour les premiers, les “déserteurs" doivent être châtiés et le gouvernement formé une fois la sécurité consolidée et la réconciliation nationale réalisée.Pour les seconds, les “dissidents" doivent être amnistiés et la nouvelle équipe ministérielle refléter les “nouvelles réalités" et comprendre des représentants des courants politiques qui se sont affrontés lors de la guerre civile.provoqué la chute du gouvernement.À l'issue d’une période de réflexion, le gouvernement britannique a inauguré la troisième phase de sa politique.Il a proposé un regime provincial fondé sur un partage institutionnalisé du pouvoir mais au lieu de légiférer dans ce sens, Londres a convoqué une convention des hommes politiques d’Irlande du Nord pour qu’ils se mettent d’accord sur les détails du système dont les grandes lignes avaient déjà été élaborées.Le refus de la majorité du principe fondamental du partage a mis fin a la convention.Le secrétaire d’État a dû admettre qu’une solution à la crise irlandaise fondée sur un gouvernement provincial paraît irréalisable dans un avenir prévisible.11 n’y aura pas une quatrième phase.L’Irlande du Nord sera administrée par des fonctionnaires nommés par le gouvernement britannique et responsables devant le Parlement de Westminster.La fin des efforts de mettre sur pied un gouvernement provincial trouve le vieux Parti unioniste en désarroi.Des triumvirs du loyalisme, M.Craig a été écarté pour sa proposition d'une coalition d’urgence avec les catholiques, M.Baird, son successeur, et M.West, chef des unionistes officiels, sont renvoyés à la vie privée avec les autres membres de la Convention, ce qui laisse au centre de la scène le pasteur Paislev, député au Parlement de Londres, et M.Enoch Powell qui n’est pas connu comme un partisan d’autonomie provinciale.Le pasteur loquace est toujours rebuté par la vieille garde du Parti unioniste et ses relations avec les forces para-militaires sont tendues mais il demeure la seule personnalité visible du côté loyaliste.Parmi les catholique, la position du SDLP sera certainement affaiblie, ce qui aménagera un terrain fertile pour les activités de l'IRA.Depuis 1921, l’Irlande du Nord a joui d’un gouvernement provincial ou de l’espoir qu’un tel gouvernement serait mis sur pied.La fin de la convention signifie un retour à la situation qui prévalait avant 1921 mais dans des conditions moins prometteuses.En 1921, l'Irlande du Nord a été sur-représentée à Westminster.Avec 12 députés, elle est maintenant sous-représentée.En 1921, la police était soumise à l’autorité locale; maintenant, elle est sous le contrôle de Londres.En 1921, la communauté protestante présentait un front commun, elle est maintenant irrémédiablement divisée.En 1921, la pression de l’unionisme avait permis à l'Irlande du Nord de sortir de son statut de colonie de fait.Ce même unionisme a largement contribué à l'échec de l’expérience d’auto-gouvernement.Sans l’espoir d'un règlement aux difficultés politiques et d’une fin à la violence, l’Irlande du Nord est redevenue une colonie de fait.Le cercle est bouclé.MMNCIS CUSStES M «MiKS 844-3361 • Chaqut parution coûta $2.00, maximum 2$ mot* • T out mot additionnai coûta 0.OS chacun • L’haura da tombéa aat midi pour la landamaln ANNONCES CLASSEES DU DEVOIR Avla: Laa annoncaurt sont priés do vérifiât la pramiéra parution da (aura annonças.La O avoir sa rond rasponsabla d’uns sauta inaartlon arronée.Touts arraur doit élra soulignés Immédlatsmant.S.V.P.téléphonât à 844-3361.«¦MOKES CUSStES EKADRtES 844-3361 • Choqua parution coûts $4.20 la poucs a L'hsurs da tombéa aat midi pour la lendemain a il n'y a pas da Irais pour les illustrations.AMEUBLEMENTS À VENDRE VEUBLES NON PEINTS: vendons et fabriquons Vaste choix (commodes, bureaux doubles et triples, bibliothèque, mobiliers de cuisine, etc.) Avons aussi matelas toutes grandeurs à prix d'aubaine.207 Beaubien Est.Tél: 276-9067 ou 790 Atwater, 935-6716 (J.N.O.) 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des progrès très rapides dans ce secteur.Le nombre des réfrigérateurs et des machines à laver s’est notablement élevé.Les Soviétiques utilisent d’autre part plus largement qu’en Occident les services des laveries et des "charcuteries" vendant des plats cuisinés.Mais ainsi que le vient de paraître Guy Lord et collaborateurs Le processus électoral au Québec Cahiers du Québec Coll.Science politique éditions hurtubise hmh vient de paraître Roland Brunet L'École sans diplôme Cahiers du Québec Coll Psychopédagoflie éditions hurtubise hmh 380 ouest rue craie montréal faisait remarquer une déléguée du 25ème congrès, “il est impossible de trouver dans les magasins les jolies robes que l’on voit dessinées dans les revues".En outre, le nombre de place dans les crèches n’est pas uniformément satisfaisant, ce que des délégués au Congrès ont déploré, mais dans la mesure des possibilités, les mères soviétiques qui travaillent peuvent placer leur enfant dans une crèche pendant les cinq jours ouvrables de la semaine pour une somme minime.Certaines, n’ayant ni les ressources du jardin d’enfants, ni celles de la célèbre“babouch-ka’.’ (Grand-mère) utilisent les services d’une “niania" (nounou), une retraitée généralement, qui s’occupera d’un enfant pour trente roubles par mois environ, soit 45 dollars.Le travail des femmes, la petite taille des appartements, les difficultés de la vie quotidienne ont entraîné une réduction de la natalité, particulièrement dans les grandes villes et les républiques baltes L’avortement,libre jusqu'à la douzième semaine et gratuit, demeure pratiquement l'unique moyen de contrôle des naissances, mais, afin d'encourager la natalité, plusieurs mesures ont été prises, notamment l’allongement du congé maternité ou la possibilité en cas de maladie d’un enfant, de rester auprès de lui.La presse consacre également quelques articles timides à l’éducation sexuelle et à la création de "centre de famille" destinés à aider les couples à trouver l’harmonie".Sur le plan des moeurs, la revue Zdorovie (Santé), publiée par le ministère de la Santé, avait fait sensation l'an dernier en conseillant aux hommes d'aider leurs compagnes à accomplir le travail domestique afin qu elles puissent trouver Te plein épanouissement".Mais cet article a dû faire des ravages car la même revue recommandait six mois plus tard aux femmes "de ne pas trop en demander à leurs maris et même de taire leurs déceptions afin que ceux-ci n’éprouvent pas trop de doutes envers eux-mêmes".Dans cette mosaïque de peuples qu’est l'URSS, la condition féminine est toutefois loin d'être homogène.Il est encore courant dans les républiques musulmanes que les femmes aient dix enfants.f Fine CUISINE Cours de bASE TEclfNIQUES, MÉlhodE, RECETTES pAR Henri Bernard 9 SEMAMES PROFESSEUR CHEF CUISINIER JOUR OU SOIR 1FOIS PAR SEMAINE leçons d'essai débutant le 24Mars.le prospectus: 843-6481 Permis d enseignement de culture personnelle 2015 de la Montagne :> 6K> Montreal, metro Peel CET ÉTÉ .ENVOYEZ 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Genève, le prototype d’un moteur à piston original qui utilise pourtant le meme principe que les moteurs courants.La grande particularité de ce nouveau moteur réside dans le fait que le piston et le bielle ne forment qu un seul ensemble rigide au lieu d’être articulés comme dans les moteurs conventionnels.Selon la compagnie Salzmann Fahreugkonstruktionen (ça se prononce comme ça s’écrit!), cette innovation permet d’obtenir un moteur plus compact, plus léger, plus simple, plus si- lencieux, plus facile à usiner, qui démarre plus facilement par temps froid et qui a un roulement beaucoup plus doux.En effet, ce nouveau type de moteur devrait normalement provoquer beaucoup moins de vibration qu’un moteur conventionnel parce que l’ensemble piston-bielle sera plus léger et, surtout, parce que la poussée du piston s’exercera toujours dans l’axe de la bielle.Il n’y a donc presque pas de forces latérales pouvant provoquer des vibrations indésirables.Cette absence de vibrations offre plusieurs avantages parce au’il devient alors possible de iminuer le nombre des pistons sans trop nuire à la douceur de roulement.Il devient donc possible de fabriquer des moteurs d’une cylindrée de 3,000 centimètres cubes qui n’auraient que quatre cylindres au lieu de six comme présentement.Contrairement au piston cylindrique traditionnel, le nouveau piston-bielle doit pouvoir osciller à l’intérieur du cylindre pour suivre le mouvement rotatif du vilebrequin.Cette oscillation, selon les promoteurs de ce nouveau moteur, aurait pour avantage de mieux brasser le mélange air-escence et, par conséquent, d’améliorer la combustion.Le point le plus faible est évi- combustion échappement admission compression Ces schémas permettent de comparer le fonction-ment d’un piston cylindrique conventionnel dans un moteur à deux temps (ci-haut) et le nouveau piston-bielle oscillant (ci-contre).Les moteurs actuels comportent nécessairement un joint articulé entre le piston et la bielle puisque le piston ne peut osciller à l’intérieur du cylindre.Cette articulation est responsable d’une grande part des vibrations parce que la poussée ne s’exerce pas toujours dans l’axe de la bielle.Le nouveau piston-bielle rigide élimine ces vibrations mais il est plus difficile d’obtenir un joint étanche avec les parois du cylindre.r\ cylindre vilebrequin piston-bielle ~\ La biodégradation rendue possible Environnement Canada vient d’annoncer la découverte d’une nouvelle technique qui rend possible la biodégradation de produits chimiques dangereux comme les biphenyles polychlo-rés (PCB) qui sont cancérogènes ou les pesticides qui ont tendance à s’accumuler dans l’environnement.Cette nouvelle technique ne permettra pas de récupérer les contaminants dangereux déjà dispersés dans l’environnement, mais elle permettra au moins d épurer convenablement les effluents industriels préalablement au rejet dans le milieu.Les biphényles polychlorés servaient encore tout récemment dans les peintures, les encres, les papiers photographiques ou les liquides utilises pour 1 évacuation de la chaleur et l’industrie les estimait particulièrement pour leur bon pouvoir isolant, pour leur consistance huileuse et pour leur insolubilité dans l’eau.Au cours des dernières années, toutefois, on a tenté d’éliminer l’usage de ces produits parce qu’on a découvert qu’ils étaient dangereux et qu’ils persistaient dans l’environnement pendant des dizaines d’années.On se retrouvait ainsi aux prises avec un grand nombre de produits contenant des PCB dont on ne savait que faire.Le problème, explique le communiqué d’Environnement Canada, vient du fait que les bactéries naturelles ne pouvaient pas avoir accès jusqu'aux atomes de carbones de PCB parce que ces molécules n’étaient pas solubles dans l'eau.Le Dr Dickson Liu, du Centre canadien des eaux intérieures, à Burlington (Ontario), a alors eu l'idée de faciliter la tâche des microbes en augmentant la surface de contact entre les biphényles polychlorés et l’eau ou vivent les bactéries.Il y est arrivé en utilisant des ultra-sons pour agiter vigoureusement les deux liquides, réalisant ainsi une émulsion de toutes petites gouttelettes en contact intime les unes avec les autres.La deuxième étape consistait à stabiliser l’émulsion en empêchant les deux liquides de se séparer.Les essais ont montré que cette stabilisation pouvait se faire aisément en ajoutant des produits résiduaires "inuti-les" provenant des usines de pâtes et papier.Lorsqu il a tenté de faire digérer son émulsion par des bactéries, les premiers résultats ont été décevants: les microbes mouraient en masse! Peu à peu, pourtant, ils ont réussi à s'adapter et on a finalement vu apparaître une nouvelle variété de bactéries qui digérait allègrement les PCB.Par exemple, ces bactéries nouvelles pouvaient réduire en une semaine de 300,000 à 19 parties par milliard la concentration de l’arochlor 1254 dans l’émulsion.Ce produit, incidemment, est la variété de PCB qui résiste le mieux à la dégradation bactérienne.Avant de crier définitivement victoire, il reste à passer des travaux de laboratoire à des essais suco éducation i la solidarité sur une échelle comparable à la réalité industrielle.A cette fin, on a l'intention de construire DIRECTEUR GÉNÉRAL-ADJOINT L’HÔTEL-DIEU D’EDMUNDSTON L’Hôtel-Dieu d’Edmundston, centre hospitalier de traitements actifs de 221 lits, agréé par le C.C.A.H., avec programme de construction d'un nouvel hôpital, est à la recherche d’un directeur général-adjoint.Le poste: Le directeur général-adjoint dirige et coordonne les activités de certains services et participe à la planification d’une nouvelle construction.Salaire: Négociable.Le candidat: Devra posséder une formation en administration hospitalière ou son équivalent de même qu'une expérience pertinente.Devra être bilingue (français et anglais).Devra posséder compréhension et désir de participation à une philosophie de gestion participative qui exigera la capacité de créer et maintenir une atmosphère de confiance et de coopération.Les demandes, accompagnées du curriculum vitae complet, doivent parvenir à: M.Michel Poirier Directeur Général \ L’HÔTEL-DIEU D’EDMUNDSTON 54-21 Avenue Edmundston, Nouveau-Brunswick E3V 2C1 Les Forces, c’est aussi pour toi! & Tu peux devenir officier dès ton entrée dans les Forces canadiennes.Ça, c'est déjà un bon départ! Les Forces canadiennes sont à la recherche de gars et de filles qui détiennent ou vont très bientôt détenir un diplôme universitaire en sciences, en génie, en mathématiques, en économie ou en administration; ou un DEC professionnel relié à l'une ou l’autre de ces disciplines.Officier en commençant Dès la première année, les Forces canadiennes te confieront des responsabilités et un défi stimulant, avec, en plus, un poste de commande où tu pourras mettre à profit et développer ton esprit de leadership.Exigences: Avoir, lors de l'enrôlement, 25 ans ou moins pour les classifications opérationnelles ou 34 ans ou moins pour les autres classifications.Marié(e) ou célibataire, citoyenneté canadienne.LES FORCES ARMÉES CANADIENNES Ftemplir les normes médicales requises par les Forces.Avantages: Un salaire minimum d'environ $10,000.00 en commençant; indemnité d'uniforme; avantages sociaux complets; soins dentaires, médicaux et pharmaceutiques gratuits; un minimum de 4 semaines de congé payé; des r possibilités d études post-universitaires et de voyages à travers le Canada et à l'étranger.Pour tout renseignement présente-toi ou communique sans tarder avec: Centre de recrutement des Forces canadiennes 1254 rue Bishop, Montréal, H3G 2E3 (514) 866-8791 SI LA VIE T1NTERESSE demment dans l’étanchéité du joint entre le cylindre et le piston.Les constructeurs soutiennent cependant que cette difficulté est aisément surmontée de nos jours suite aux travaux très poussés en la matière qui ont été requis pour la mise au point du moteur Wankel qui présentait un problème bien plus ardu à cet égard.Évidemment, les inventeurs de ce nouveau moteur estiment que leur rejeton est promis à un brillant avenir à notre époque où on parle de plus en plus de petites voitures et où on cherche des moteurs aussi petits aussi légers et aussi propres que possible.BIBLIOTHÈQUE PUBLIQUE D’OTTAWA requiert BIBLIOTHÉCAIRE Bilingue pour service des enfants.Doit posséder un baccalauréat ou une licence en bibliothéconomie d'une université reconnue.Salaire: $12,392.00 à $17,437.00 selon expérience.Veuillez adresser votre demande au: Directeur Bibliothèque publique d’Ottawa 120 rue Metcalfe OTTAWA, Ontario K1P5M2 CHEF-COMPTABLE Sous-traitant en plomberie Jeune entreprisee en expansion rapide.QUALIFICATIONS REQUISES: — Jeune homme de moins de 35 ans, agressif, travailleur, bilingue.— Doit prendre charge complète du système comptable: connaissance et expérience obligatoires.TRAITEMENT: Salaire très intéressant, aux environs de 13,000.00 dollars, à déterminer selon expérience et qualifications.Contacter: Claire Boisvert Département du personnel 334-9182 AVOCAT, une unité-pilote au Centre cana- d'adapter la même méthode à dien des eaux intérieures.M.l’élimination des pesticides Liu, pour sa part, tente aussi comme le chlordane.sttiMaiee GÉRANTS RÉGIONAUX Centres commerciaux La Corporation IVANHOE.une filiale de Steinberg Liée, qui possède et gère 35 centres commerciaux, offre 2 postes de gérant régional des centres commerciaux.Le gérant régional surveille l'exploitation quotidienne de S à 10 centres commerciaux afin d'obtenir un rendement et un revenu maximum de chaque propriété.Le/la titulaire doit aussi collaborer à la préparation de la publicité des centres commerciaux.coordonner les travaux d'entretien, s'assurer que les locataires exploitent leur magasin selon les règlements en vigueur et veiller à ce que les effets à recevoir et les rapports de vente soient préparés et envoyés selon les termes de chaque bail Le gérant doit évaluer les points forts et les faiblesses de chaque centre, en prévoir les besoins et finalement assurer la gestion des programmes appropriés.Les titulaires doivent être bilingues, détenir un certificat C.S.M (gérant confirmé de centre commercial) ou l'équivalent et avoir de l'expérience à tous les niveaux dans la gestion immobilière.Nous offrons, un salaire avantageux, un éventail complet d'avantages sociaux ainsi que d'excellentes chances d'avancement.Veuillez adresser votre curriculum vitae en toute confiance au- Bureau d'emploi Steinberg Limitée 1500 ave.Atwater, bureau 1105 Montréal.P.0 H3Z 1Y3 Tél: 931-3538 Un organisme public recherche un avocat de 2 à 5 années d’expérience, disponible immédiatement.CHAMP DE TRAVAIL: — étude ou rédaction de contrats, rédaction d’opinions concernant le droit statuaire et réglementaire et le droit corporatif et commercial.LIEU DE TRAVAIL:.Montréal SALAIRE: selon expérience et qualifications.Pour renseignement: Monsieur Georges Riverin Tél: (514) 873-6797 OLYMPIQUES 76 Postes d’électroniciens Expérimentés dans la maintenance de: • magnétoscopes quadruplex • magnétoscopes à ralenti • caméras électroniques de télévision • amplificateurs de distribution audio et vidéo • aiguilleurs de signaux vidéo • relais hertziens Si vous prévoyez être disponibles pour la période du 1er juin au 2 août 1976, ou si votre employeur veut bien vous permettre de participer à l’opération “Olympique", vous pouvez postuler'un emploi à L’Organisme de radio-télévision des Olympiques Condition d’emploi Salaire selon convention collective Veuillez faire parvenir votre curriculum vitae à: Radio-Canada — ORTO Bureau du Personnel Case postale 76, Succursale H Montréal, Québec H3G 2K5 4» Radio-Canada • CSC ORTO Organisme de Olympic* radio-télévision Radio and Television des Olympiques Organisation r/i CONSEILLER EN ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL SECTEUR DES PÊCHES Le Collège de la Gaspésie est à la recherche d’un conseiller en enseignement professionnel pour le service de l’Éducation des Adultes sous l’autorité du coordonnateur çle l’Education des Adultes.ATTRIBUTIONS CARACTÉRISTIQUES Il assiste et anime le personnel affecté aux activités de son secteur quant au contenu des programmes, aux méthodes et techniques d’enseignement, à l’aménagement des locaux, au matériel didactique et à l’évaluation de l’apprentissage Il a un rôle primordial d’animation pédagogique auprès du personnel enseignant de sa (ses) discipline (s).Il s'occupe de la promotion, auprès des étudiants et du public, des cours de formation professionnelle offerts par le Collège.Il obtient la collaboration des spécialistes et l'utilisation des moyens physiques du monde du travail pour assurer un enseignement de qualité.Il se tient en relation étroite avec le monde du travail pour en connaître les besoins> en effectifs nouveaux et en recyclage pour ses propres employés.Il travaille à l'implantation de nouveaux cours et évalue tes cours existants.Il collabore avec les centres de main-d'oeuvre et autres organismes concernés à l'organisation de cours et au placement des étudiants.Il peut se voir confier toutes autres responsabilités inhérentes à sa fonction.QUALIFICATIONS REQUISES Posséder un diplôme universitaire terminal de premier cycle dans une discipline appropriée.SALAIRE $9.192 à $20.198.(En voie de révision) ENTRÉE EN FONCTION Immédiate.Les candidatures et le curriculum vitae doivent être adressés avant le 20 mars 1976 au: SERVICE OU PERSONNEL COLLÈGE DE LA GASPÉSIE C.P.590 QASPÉ PROFESSEURS POUR LE MAROC Le ministère des Affaires intergouvemementales recrute des professeurs pour le MAROC.NOUS AVONS PLUSIEURS POSTES OUVERTS EN MATHÉMATIQUES ET QUELQUES-UNS EN PHYSIQUE, CHIMIE ET SCIENCES NATURELLES.L’Agence canadienne de développement international (ACDI) et le ministère des Affaires intergouvemementales (MAI) poursuivent au MAROC une action de coopération dans le domaine de la FORMATION DES MAITRES.LIEUX D’ENSEIGNEMENT: Rabat et Safi.CONDITIONS DE CANDIDATURE: — Citoyenneté canadienne: — Expérience ou intérêt marqué pour la formation des maîtres: — Baccalauréat ès-sciences dans la discipline: ** (Quelques postes également réservés à des détenteurs du 2e et 3e cycle universitaire).EXPÉRIENCE: Minimum de 2 années d'enseignement à temps plein dans la discipline de spécialisation.CONDITIONS DU CONTRAT: — Le contrat est d'une durée normale de deux ans et sera effectif à partir de septembre 1976.— Le traitement est basé sur les échelles en vigueur au Québec: — Les indemnités de vie à l'étranger selon des normes établies.POUR POSER SA CANDIDATURE: Faire parvenir une ottre de service sur une formule de la Fonction publique avec diplômes pertinents et curriculum vitae à: Denis Vaugeois.coordonnateur du projet Tél: (418) 643-2489 ou Robert Tremblay.adjoint au coordonnateur Tél: (418) 643-3630 Ministère des Affaires intergouvemementales 1225.Place Georges V.Québec DATE LIMITE: 17 mare 1976.Les candidats éligibles seront convoqués pour une entrevue vers la tin de mars par le comité de sélection GOUVERNEMENT DU QUÉBEC MINISTÈRE DES AFFAIRES INTER-GOUVERNEMENTALES DIRECTION GÉNÉRALE DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE 4 Le Devoir, mardi 9 mars 1976 * 11 ___tribunaux_____________ De Caen plaide non coupable Le sergent Patrick de Caen a plaidé non coupable, hier, aux cinq chefs d’accusation qu’on a lus au policier, en uniforme et se tenant au garde-à-vous devant le juge André Chaloux, des Sessions de la paix.Les quatre accusations d’intimidation doivent être entendues par un juge seul tandis que l’accusation de méfait procédera devant juge et jury, selon l’option exprimée par de Caen.La date où l’instruction pour intimidation sera entendue, pour la forme, et établie au 19 mars tandis qu’il appartiendra au juge en chef André Fabien, vendredi prochain, de déterminer la date pour l’enquête sur l’accusation de méfait, tout en désignant le juge qui présidera l'enquête préliminaire.Le 8 septembre 1975, des policiers avaient bloqué systématiquement certaines rues de la Métropole; ils auraient ainsi signifié leur mécontentement face à la lenteur de la Communauté Urbaine de Montréal à négocier le renouvellement de la convention collective.Quant à l’accusation de méfait portée contre de Caen, elle est reliée à une manifestation de policiers en voitures de patrouille, le même jour, notamment sur la Transcanadienne.Une pré-requête confiée au juge Cyrille Potvin a mene à l’inculpation du sergent de Caen; on y avait convoqué plusieurs dizaines de policiers qui n’avaient pas tous déposé toutefois.Me Claude Mélançon est inscrit au dossier, pour la défense du sergent de Caen.Procès pour séquestration Le ministère public a l’intention, le 22 mars, de demander l’autorisation d’instruire un seul procès, celui d’André Choquette, plutôt que de faire un procès aux 34 ex-grévistes de la United Aircraft.Me Claude Haccoun, pour la Couronne, a déclaré hier que cela ne signifiait pas que l’on abandonnait les poursuites contre les 33 autres mais que l’un seulement d’entre eux — il s’agit d’André Choquette, directeur de la grève — allait être à la barre des accusés.Parmi les conflits de travail qu’a connus le Québec, celui de la United Aircraft (redevenue depuis Pratt & Whitney) fut l’un des plus longs et des plus retentissants.Dernièrement, les 34 ont été acquittés par un jury d’une accusation d'effraction et de méfait.Le procès qui doit commencer le 22 a trait à une accusation de séquestration de 10 personnes lors de l’occupation de l’usine de Lon-gueuil, en mai 1975.Choquette, contre lequel de multiples accusations avaient été déposées, a été libéré ou déclaré non coupable sur l’ensemble des plaintes qu’on lui signifiait, en rapport avec le déroulement de ce conflit à l’avionnerie de Longueuil.$17.000 pour la perte d’un oeil Un joueur de golf, bibliothécaire de profession, religieux de son état, recevra $17,000 pour compenser en partie la perte de l’oeil droit.L’accident était survenu un samedi, en juillet 1969, sur un parcours de Val-Morin.Le père Jean Olivier, clerc de Saint-Viateur, reçut en plein visage une balle lancée par Paul A.Brassard.Après audition en Cour supérieure, le juge Réjane Colas attribue la responsabilité autant au blessé qu’au joueur de golf poursuivi, de sorte que, des $34,000 de dommages prouvés, Brassard devra sssumer la moitié du montant global.Le tribunal a renvoyé l’action de $3,500 intentée à Brassard par le Collège Saint-Viateur d'Outremont, devenu depuis le collège Paul-Gérin-Lajoie où le père Olivier continue à exercer son métier de bibliothécaire, avec le handicap d’une vision mono-oculaire.Les frais encourus effectivement avaient été payés par la Congrégation des Clercs de Saint-Viateur, non partie au litige.M.Brassard qui pouvait se trouver à 200 yards du père Olivier quand il actionna son bâton de golf, a bien crié: “fore” pour prévenir le père Olivier mais il n’est pas sur que l’intéressé ait été à une distance permettant de capter la mise en garde.Le père Olivier était en quelque sorte un “intrus" sur le parcours no 7, decide le juge après avoir étudié l’emplacement respectif des joueurs et devait laisser préséance aux joueurs jouant sur ce parcours et se mettre hors d’atteinte des balles.Quant à M.Brassard, il aurait tout simplement négligé de vérifier si une dénivellation toute proche l’empêchait de voir des personnes, derrière une rangée de conifères peu élevés.Le cri de “fore” est “certainement tardif", tranche le juge qui estime que ce n’est pas tout de crier “fore”, encore faut-il s'assurer qu’il puisse être entendu de ceux vers lesquels la balle est dirigée.La future ménagère: épilogue Les vendeurs itinérants du “Foyer de la future ménagère" ont cessé de battre la semelle dans les rues de Montréal.Cette compagnie a fait faillite mais un nombre impressionnant de plaintes attendent d’être entendues.visant Claudette Marchand et ses trois frères, propriétaires et employés de la com-nie.es quatre membres de la famille Marchand ont été condamnés hier à une amende de $1,000 chacun pour avoir omis, sur les contrats de vente aux futures mariées — plusieurs clientes n'ont pas pu recevoir la marchandise, en raison de la faillite — d'indiquer le montant de la taxe de vente.Le juge Alexandre Mierzwinski a toutefois libéré Claudette, Jacques, André et Jean-Guy Marchand d'une accusation portant sur l'absence du prix comptant de chacun des biens vendus (ils se contentaient d'indiquer le "prix suggéré”).Si l'amende n'est pas acquittée dans les trois mois, les quatre Marchand sont passibles, chacun, de trois mois de prison.Les accusations subséquentes a cette faillite du “Foyer de la Future ménagère" ont été portées sous l’empire de la Loi québécoise de protection du consommateur.Les avocats de la famille Marchand ont demandé que les autres causes touchant leurs clients soient entendues par un autre juge que le juge Mierzwinscki.Cest un membre du bureau d'avocats Geoffrion et Prud'Homme qui avait mis au point les contrats du Foyer de la Future Ménagère.Dans la cause jugée hier, l'acheteuse était Mlle Murielle Tanguay.Byer: refus porté en appel Lancinant comme le boléro de Ravel, le procès de Stephen M.Byer n'en est qu'à ses premières portées, malgré des faits allégués qui remontent à près de trois ans.Vendredi, en Cour supérieure, le juge Archambault rejetait la requête pour un bref de prérogative (prohibition) de l'avocat de Byer.Ce refus est porté en appel.Hier, le juge Stephen Cudoihy recevait, peu avant d'entrer dans la salle d’audience, copie d'une requête pour un bref de mandamus qui devrait être plaidée le 15 mars par Me Auguste Choquette, avocat de Byer, accusé d'avoir versé trois pots-de-vin à un fonctionnaire de l'immigration.Le juge Cuddihy s'est conformé aux règles de pratique, pour surseoir à l'audience des la signification d'une telle requête.La défense voudrait forcer la Cour des Sessions de la Paix à transmettre intégralement à la Cour supérieure le dossier, y inclus les notes sté-nographiques d une séance tenue le 22 juillet 1975, où des propos de Me Claude Bélanger, pour la Couronne, intéressent particulièrement la défense, selon la requête.La poursuite a, pour sa part, annoncé qu elle allait tenter entre-temps de faire accepter en Cour supérieure une requête pour continuation de procédures devant le juge Cuddihy, qui n'a prévu la continuation du procès que lundi prochain, à 14 h 30.-CLÉMENT TRUDEL L’épiscopat s’interroge sur la pastorale ouvrière QUEBEC (PC) - Une faible proportion de la population ouvrière du Québec est rejointe directement par l'actuelle pastorale ouvrière de l’Eglise et c'est le désir des évêques d'entrer en contact avec 1 ensemble du monde ouvrier.Ce sont deux des constatations majeures qui se dégagent d une session de deux jours de l'assemblée des évêques tenue en fin de semaine, a Lorette-ville, sous le thème "La pastorale de l'Eglise dans le monde ouvrier ", L'assemblée générale des 120 participants a toutefois évité de se prononcer sur le front commun (CSN FTQ CEQ) en igno- rant une question précise d'un intervenant qui voulait savoir si l’Eglise a quelque chose à dire sur la situation actuelle des travailleurs de la fonction publique.Faisant le point à l'issue de cette session, le cardinal Maurice Roy a brièvement expliqué le désir des évêques d'entrer en contact avec tout le monde ouvrier, par une action pastorale mieux articulée.Selon lui, l'Eglise doit être en contact avec chacun des travailleurs, d'où la nécessité pour ses membres d'être toujours mieux renseignés sur le monde ouvrier et de s en rapprocher étroitement.Il y a de grands restaurants français.Mais il n’y a qu’un grand restaurant italien.TRATTORIA TRESTEVERE Le restaurant italien par excellence.12ï7 rue Crescent,tcl.866-3226._ Cette session a été une rencontre de sensibilisation à la condition d'ensemble du monde ouvrier au Québec, avec la colla-boration de personnes-ressources du monde du travail.Elle est suivie d'une réunion épiscopale qui se terminera, mardi, et au cours de laquelle les 30 évéques de la province doivent définir l'orientation des Eglises diocésaines, “afin qu'elles soient davantage présentes, jeunes et vives, au sein du monde du travail ", • • • ou OXFAM “Môman travaille pas par Renée Rowan Plusieurs initiatives ont marqué hier, à Montréal, la journée internationale des femmes, dont l’ouverture officielle d’une nouvelle maison d’édition féministe, les Éditions du Remue-ménage qui en ont profité pour lancer leur première publication, la pièce du Théâtre des Cuisines: “Môman travaille pas, a trop d’ouvrage!” “Il y a si longtemps qu’on entend dire que les femmes à la maison né travaillent pas, ou que l’ouvrage de maison n’est pas du vrai travail qu un groupe de théâtre a décidé d’en faire le sujet u’une pièce et une maison d’édition de la publier”, souligne au cours d’une entrevue Louise Toupin.Le Théâtre des Cuisines, c’est cinq femmes qui, par le biais de ce moyen d'action, travaillent à sensibiliser les femmes à leur condition spécifique, celle de ménagère où la candidate doit être intelli-ente, énergique, infatigable, sociable, de bonne umeur, qui aoit pouvoir pratiquer les métiers de femme de ménage, comptable, cuisinière, blanchisseuse, repasseuse, couturière, garde-malade, arti-sane, garde-bébé, professeur, psychologue.Les Éditions du Remue-ménage, c’est sept femmes pour qui la lutte des femmes, au même titre que celle de tous les travailleurs, est une lutte pour l’amélioration de leurs conditions de travail.“Cette condition, explique Louise Toupin, est non seulement celle des femmes qui restent à la maison, mais aussi celle de toutes les travailleuses salariées qui assument une double journée de travail et dont l’emploi mal rémunéré est, le plus souvent, une simple extension du travail ménager: in- firmière, professeur, vendeuse, serveuse, opératrice de machine à coudre, etc.” Les Editions du Remue-ménage, organisme sans but lucratif qui compte pour “vivre” sur les souscriptions du grand public (on peut faire parvenir ses dons à l’adresse suivante: C.P.607, succursale C, Montréal), estime que la pièce “Môman travaille pas, a trop d'ouvrage" doit connaître la diffusion la plus large possible auprès de la population, principalement auprès des femmes.“Ce premier ouvrage que nous lançons indique l’orientation et le but que nous entendons donner à nos futures parutions,” précise Louise.Ces publications toucheront, en particulier, les conditions de vie et de travail propres à toutes les femmes, à savoir le travail ménager et tout ce qui l'entoure: la santé des femmes — les maladies de la ménagère comme le stress, l’ennui, la monotonie —, la grossesse, l’accouchement, l'avortement, etc.“Ce que nous souhaitons, poursuit le porte-parole de Remue-ménage, c’est que ces publications et les débats quelles susciteront, deviennent autant d'instruments de combat dans la longue lutte des femmes du Québec”.Une autre maison d’édition féministe ouvrait ses portes à l’occasion de l’année internationale de la femme, les Editions de la Pleine lune qui en sont toujours à leur première publication.A quel rythme compte fonctionner Remue-ménage?“Nous avons plusieurs projets, répond Louise, dont des traductions et des adaptations.La prochaine parution sera une traduction de l'ouvrage améri- le théâtre des cuisines présente les éditions du remue-ménage iMiian mmülk» \n\s a trop d ouvrant! 4 t* cain “Witches, Midwives, Healers", dont la version française devrait paraître avant l'été, soit en mai ou en juin au plus tard." Les livres de Remue-ménage seront distribués dans les librairies et certains magasins de tabac par une maison de distribution commerciale: "Môman travaille pas, a trop d'ouvrage!" est déjà en vente au coût de $3.00.Le médecin se fie trop aux tranquillisants OTTAWA (PC) - Les tranquillisants Valium et Librium sont parmi les médicaments les plus largement prescrits dans le monde, et certains experts déclarent maintenant qu'ils sont peut-être ceux dont on abuse le plus.La somme des ventes de ces médicaments dépasse celle de toute autre drogue prise sur ordonnance.Selon les experts, deux sur trois de ces ordonnances vont à des femmes, et il semble que la plupart de ces femmes soient des ménagères à plein temps.Les autorités qui étudient ce phénomène y voient une tendance chez les médecins à se fier aux médicaments plutôt qu'à opter pour un traitement qui pourrait demander plus de temps et d'efforts.Le Dr Ian Henderson, président du comité sur les drogues thérapeutiques à l'Association médicale canadienne, estime qu'une Canadienne sur cinq a à sa disposition au moins un tran-uillisant du groupe des benzo-iazépines.Il ajoute que des études ont démontré que les benzodiazépines du style Valium et Librium peuvent produire une dépendance après quatre mois d'usage seulement.C'est pourquoi l'Association médicale canadienne a demandé au gouvernement fédéral de classifier ces médicaments avec les drogues et les barbituriques, soumis à un contrôle plus strict.Le service fédéral de protection de la santé a déclaré par ailleurs qu'il serait trop coûteux de surveiller la distribution des tranquillisants mineurs, et a rejeté la requête, déclare le Dr Henderson.Dans l’intervalle, dit-il, beaucoup de gens qui prennent ces médicaments, prescrits généralement pour corriger un état émotionnel vaguement décrit sous le nom d'angoisse, ne se rendent pas compte de la force de ces derniers.En juillet dernier, le gouvernement américain a limité l’usage des tranquillisants mi- neurs, en rendant les prescriptions valides pour six mois seulement, et en ne permettant pas que cino renouvellement consécutifs de l’ordonnance.Cette décision fut prise après que l'Administration des aliments et des drogues FDA eut annoncé que le tranquillisant Valium est impliqué dans des cas plus nombreux d'abus que toute autre drogue.Les tranquillisants mineurs constituent un commerce florissant.les négociations: dans le secteur éducation SALAIRES OFFERTS AUX PROFESSIONNELS (non enseignants) Le Gouvernement du Québec et ses partenaires du secteur de l’éducation offrent aux professionnels non enseignants des commissions scolaires et des collèges d’importantes augmentations de salaires dans le cadre des négociations en cours.Pour les employés de cette catégorie, l'augmentation offerte en 1975/1976 (en regard de l’échelle de 1974/1975) est, en moyenne, de 31,39%.Pour les deux dernières années de la convention, ces augmentations sont respectivement de 8% et de 6%.Il faut aussi noter, qu'à chaque année, l'expérience acquise permet au professionnel de bénéficier d'un avancement d'échelon, ce qui équivaut à une augmentation d'environ 4%.Enfin, pour comprendre les tableaux et les exemples, il faut souligner qu'à la classe III, un professionnel franchit un échelon à tous les six mois.De plus, en 1975/ 1976, l'accession à la classe I se situe au huitième (8e) échelon alors que cette accessibilité se situe au septième (7e) échelon en 1976/1977 et au sixième (6e) échelon en 1977/1978.Dans les tableaux, on trouve les salaires offerts à trois groupes de professionnels pour les trois années de la convention, en comparaison avec les échelles en vigueur en 1974/1975.A l'aide d'un jeu graphique, on trouvera, dans chaque cas, des exemples de la progression d'un professionnel dans les échelles de salaires au cours des trois années de la convention collective en regard des échelles en vigueur en 1974/1975.Ainsi, dans le premier tableau, un agent de gestion financière qui est entré dans le système scolaire en 1974/1975 au salaire de $8 814 gagnera $17 243 en 1977/1978, soit une augmentation de $8 429 ou de 95,6%.Il en va de même pour les autres catégories qu'on peut analyser à l'aide des exemples choisis.TABLEAU I classe échelon 1974 1975 18814k 9173 9 548 9 935 10 352 10 773 11 211 11 830 1975 1976 11 150 11 606 {12083}.1976 1977 12 042 12 534 13 050 1977 1978 12221) TABLEAU 2 classe échelon 12 622 ^ 13 038 13 468 13 914 14 370 14 846 15 335 15 841 [ÎSTÔBk 16 290 16 892 17518 18165 18 837 19 535 1974 1975 12 578 \ 13 095 13 584 14 1431 13 630 14 720 14 190 15 325 15 062 16 267 15 689 16 944 16 343k 17 022 17 650 18 384! 17 732 19151 18 469 19 947 19 238 20 777 20 039 21 642 20 002 21 602 20866k .22 535 767 ^{23 508 ! 708 24 525 I 688 25 583 1712 26 689 N 12 765 13 286 13 833 14 399 14 992 15 603 16 245 17 243 17 961 18 709 19 487 [SJ 300 21 144 22 024 22 941 22 898 23 887 24 918 [25 997 27 118 28 290 18 6961 9 042 9 400 9 774 10162 10 565 10 985 11 424 fil 778} 12 142 12 520 12 907 13 307 13 721 14145 14 583 15 036 F5Ô2ÏU 19 15 606 1975 1976 1976 1977 11 000 11 880 11 438 12 353 HMlk 12 364 \ 12 855 ^ 12 842 13353 13 8831 13 365 14 434 13 896 15 008 14 723 15 901 15 271 16493 115 840k 16 431 ^ 17107 17 745| 17 043 18 406 17 678 19 092 18 337 19 804 19 021 20 543 19 002 20 522 |19 743k^ 21 322 1977 1978 12 593 13 094 13 613 14 154 14 716 15 300 15 908 16 855 17 483 18 133 18 810 Hi 510 20 992 21 776 21 753 22 601 16216 16 849 17 505 18 169 20 513 21 314 22 145 23 009 122 154 23 019 23 917 24 850 25 352 26 341 TABLEAU 3 I Gouvernement du Québec Ministère de l'Éducation ! 941 \ \ S23 483 24 40Ô1- Pour qui?• Dans les commissions scolaires et les collèges: — conseiller en mesure et évaluation — agent de gestion financière — attaché d'administration — spécialiste en moyens et techniques d'enseignement • Dans les collèges seulement: — conseiller en affaires étudiantes vDe S8 814 à l'échelle de 1974/1975 à $17 243 dans l'échelle de 1977/1978, soit une augmentation de S8 429 ou 95,6% 'De $12 221 à I échelle de 1974/1975 à $20 300 dans l'échelle de 1977/1978, soit une augmentation de S8 079 ou 66,1% -De $15 708 à l'échelle de 1974/1975 à $25 997 dans l'échelle de 1977/1978, soit une augmentation de $10 289 ou 65,5% Pour qui?• Dans les commissions scolaires et les collèges: — travailleur social — animateur des activités étudiantes — agent d'information — agent d'information scolaire et professionnelle • Dans les commissions scolaires catholiques seulement: — agent de réadaptation (ergothérapeute.psycho-éducateur) — animateur de la pastorale De $8 696 à l'échelle de 1974/1975 à $16 855 dans l'échelle de 1977/1978, soit une augmentation de $8 159 ou 93,8% De $11 778 à l'échelle de 1974/1975 â $19 510 dans l'échelle de 1977/1978, soit une augmentation de $7 732 ou 65,6% De $15 021 à l'échelle de 1974/1975 à $24 400 dans l'échelle de 1977/1978, soit une augmentation de S9 379 ou 62,4% classe échelon 1974 1975 1976 1977 1975 1976 1977 1978 III 1 18 578 k 10 851 8 865 X 11 252 9162 X11 670k 11 719 12 422 2 12152 12 881 3 12 604 13 360 4 9 469 12 101 X 13 069 13 853 II 1 9 805 12 773 13 795 X 14 622 / 2 3 4 5 110143k 13 286 14 349 10 493 X13 820k 14 926 10 855 14 375 X15 525] 11 230 14 954 16150 N 15 210^ 15 822 6 11 617 15554 16 798 17 806 7 12017 16 179 17 473 18 521 8 12 433 16 830 18 176 19 267 9 12 861 - — — 10 13 304 — — 1 1 2 [l?077k 16.542 13 535 Xl7 122k 17 865 18 492 18 937 y 19 602 / 3 14 009 17 721 ^ 19 139 ^ 20 287 / 4 14 500 18 343 19 810 \J20 999/ /: Pour qui?• Dans les commissions scolaires et les collèges: — bibliothécaire De $8 578 à l échelle de 1974/1975 à $15 210 dans l'échelle de 1977/1978, soit une augmentation de $6 632 ou 77,3% ?De $10 143 à l'échelle de 1974/1975 à $17 119 dans l'échelle de 1977/1978, soit une augmentation de $6 976 ou 68,7% De $13 077 à l'échelle de 1974/1975 à $20 999 dans l'échelle de 1977/1978, soit une augmentation de $7 922 ou 60,5% 12 • Le Devoir, mardi 9 mars 1976 arts et spectacles francoist btrd martht blackJmrn maru-clain biais nicolt brassard micbih craig lomsstttt dmsault marceUe ftrnn marullt flrury odettt gagnon luce gudbeault michéle magny f pol pelletier lü frame tbéoret tnm 861-0563 can s*f catfwme ut sltrtxm Billets en vente maintenant a ne texte pübàé chaz en verte au inm effet mure?J lusqu’au 3 avril A Du mardi au dimanche, dès 7 heures SOUPERS -SPECTACLES DANSANTS ba popfcadaise JACQUES NORMAND 9-10-11-12-13-14 mors mar, mere, jeu, dim.9h30 ven, sam, 8h30 -Uh30 CHAQUE SOIR GERMANO ROCHA ALAIN TURGEON A U GUITARE Pas de frais de spectacles ni de couvert ou minimum Rés.844-3491-92 en face de Dupuis 856 E.Ste-Catherine A V théâtre du rideau vert Mardi au samedi 20h.Dimanche 19h.Création canadienne ANTONINE MAILLET Mise en scène : YVETTE BRIND AMOUR V ' -y û Avec VIOLA LÉGER GUY PROVOST ANDRÉ CAILLOUX PAUL GUÉVREMONT Décor: ROBERT PREVOST Costume»: FRANÇOIS BARBEAU evangeline Réservations: 844 1 793 ® Metro Launep sortie Gilford 4664 rue St Denis soirees l'Opéra ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL Soirée à l’Opéra les 9 et 10 mars à 20H30 Chef d’orchestre Jean Deslauriers Programme Bizet: Carmen Extraits Solistes Anna Chornodolska soprano Beverly Wolff mezzo-soprano Rolf Bjorling ténor Bernard Turgeon baryton Billets S3 a $8 Avant chaque concert à 19h.100 billets de dermere heure a S2 50, si disponibles Directeur artistique: Rafael Frühbeck da Burgos SALLE WILFRID-PELLETIER PLACE DES ARTS Montréal (Québecl MA I/m ( itiH bris du lundi .tu s.imodi mt hisiM'tm'tvl d** midi ,t 1 ht’Utov l’-i'' de fi’srü lituKl*» Iclrplitmujut’*' RentéiRnemenK: 84^-2112 .Un film de Francis Giacobett Emmanuelle l'Antivierge a la recherche totale du plaisij PARISIEN S CHATEAU: 1.30.3.30.5.30.7.30.9.30.VERSAILLES.LAVAL.GREENFIELD.SUR SEMAINE: 7.30 S 9.30.SAM.a DIM.DÈS 1.30 H.3e SEMAINE ! N VERSAILLES CHATEAU O SI OenisA Belanger 271-1103 GREENFIELD Pk 480 Sle CATHERIN!Q 866 3856 7265 Sherbrooke E.3537880 | PI Greenfield Park 671 (129 CENTRE LAVAL 688-7776 AUSSI: GALERIES de GRANBY: MASKA (St-Hyacinthe).REX (Sl-Jérôme) CAPITOL (Beauharnois) PINE (Ste-Adèle).ROXY (Ste-Agathe) Le Groupe La Laurenbenne présente li/'GRmos eKPtoRfmeuRs PAR CLAUDEJANNEL qui commente pereonnellement •on film-couleurs une Production Expio-Mundo SALLE LE PLATEAU 3710 Calix»4jivaHéa m4tro Sherbrooke et eutobu» 24E Du 10 au 14 mars à 20:30 hres.Matinée 13 et 14 mars à 14:00 hres.En vente é EXPLO-MUNDO 1151 Alexendre Desève métro Papineau et au PLATEAU de midi à 8 hrs a partir du 8 mars INFORMATIONS: 527-9507 0 Compagnie JeanDuceppe 1975 inc Après- demain L€e cotf.iOor.ifion avec D€/ DON JUAN Un chaud lapin pour qui les carottes sont cuites! HONIQUC MILL6R MARJ01AIN€ H€6€RT V€R0NIQU€ L€ fLAGUAI# T R0G€R L€B€L UNé COMéDIé D€ N€IL /IMON TRADUCTION D€ R(N€ DIONN€ M.u 4N K4N41.0UI/’G€0RG€/ CARRIER e.to.t MUC0 HUTRICH 12 comédies en 10 ans sur Broadway dont I inoubliable The Odd Couple l’auteur le plus joué a New -York cesl NEIL SIMON HLATRL PORT-ROYAL, 842-2112 CANADIAN CONCERTS & ARTISTS INC.SPICTACLBS HORS-SÉRIE ORCHESTRE JOHANN STRAUSS DE VIENNE Dir.: WALTER GOLDSCHMIDT 2-3 MAI 20h30 $10 SB 86 $4 $3 SALLE WILFRID-PELLETIER MADELEINE RENAUD JEAN-PIERRE AUMOOT FRANÇOISE OORNER «lEANMARTEV dans “Des journées entières dans les arbres” de Marguerite Duras Mise en scène: Jean-Louis Barrault Musique: Carlos D’Alessio 18 au 26 MAI 20tl30.$12 $10 $8 $6 $4 Relèche dim.23 mal THÉÂTRE MAISONNEUVE BILLETS EN VENTE DÈS MAINTENANT! Canadian Concerts & Artiste Inc.1822 Sherbrooke ouest.Montréal Commandât pottalei avec Chèque CHAR6EX 832-2234 MASTER CHARGE L’ONF distribuera 90 heures d’émissions de Radio-Canada par Angèle Dagenais La Société Radio-Canada et CBC ont mis sur pied en octobre dernier un système de réutilisation de leurs émissions de télévision “hors réseau” (angl.further use”) de façon à ce que les Canadiens puissent profiter plus d’une fois des excellents reportages, documentaires et dossiers produits par la Société.Grâce à un budget d’un peu plus d’un million de dollars du Secrétariat d’État pour une période de quinze mois se terminant le 31 décembre 1976, la Société d’état distribuera par l’entremise de l’Office*national du film quelque 90 heures d’émissions dans le grand public au cours de la présente année financière pour porter ce chiffre ultérieurement à 150 heures par année.C’est à la suite de nombreuses demandes d’institutions professionnelles et d’enseignement que s’est formé’ un comité en 1972 pour étudier comment pourrait s’opérationnaliser un système de distribution nationale des émissions des réseaux anglais et français de Radio-Canada.Après avoir dépouillé les états financiers d’une quarantaine de compagnies de distribution soumissionnaires, le comité s’est arrêté sur quatre d’entre elles dont l’Office national du film, qui répondaient aux critères de sélection: la ou les compagnies devaient pouvoir assurer une distribution non-commerciale des émissions de Radio-Canada, anglais et français, dans tous les coins du pays et être entièrement canadienne.C’est finalement le Conseil d’administration de Radio-Canada qui a opté pour l’ONF, société déjà bien installée avec ses 27 centres de distribution et ses 150 postes de sous-distribution à travers le Canada.Mais selon M.Laurier Hébert, directeur du secteur des Relations Internationales (télévi- la boîte_______________ à échos \ De larges extraits de l’oratorio Caïn, du compositeur canadien Alexis Contant, seront présentés le 12 mars en la salle Claude-Champagne dans le cadre de la série des grands concerts de Radio-Canada, avec la participation de Sylvia Saurette, Bernard Turgeon et Jean Deslauriers.Le pianiste Jean-Paul Sevilla sera l’invité de l’Orchestre McGill, le 11 mars à 20h au Red-path Hall de McGill; il interprétera le Concerto K.449 de Mozart.Le violoniste Eugene Fo-dor fera ses débuts à l’OSM, les 16 et 17 mars; ce dernier interprétera le Concerto en la mineur op.82 de Glazounov, sous la direction de Franz-Paul Decker.Enfin, le soprano Jessye Norman présentera un récital de concours avec le pianiste Dalton Baldwin, le 14 mars au théâtre Maisonneuve sous les auspices de Pro Musica; on l’entendra dans des airs de Schumann, Poulenc, Duparc, de même que dans les negros spirituals.sion) de Radio-Canada à qui a été confiée la réutilisation des émissions du réseau français, le choix de confier la distribution à l’ONF est sujet à révision après la période initiale de quinze mois.“Dans un premier temps il était peut-être moins hasardeux de transiger avec l’ONF qu’avec une ou plusieurs compagnies privées.L’industrie privée qu’il faut d’ailleurs viser à stimuler, n’est pas entièrement mise de côté dans ce projet car c’est à elle qu’est confié tout le travail technique de tirage de copies, de post-synchronisation et de transfert de bandes magnétoscopiques sur pellicule cinématographique”.C’est entre autres aux laboratoires de la compagnie Bellevue-Pathé qui sera confié ce travail.Le genre d’émissions du réseau français mis sur le marché non-commercial est à caractère éducatif, permanent et culturel pour l’instant et ceci pour deux raisons: premièrement parce que la demande des écoles, bibliothèques, associations professionnelles allait en ce sens mais aussi parce qu’il en coûte beaucoup moins cher à la Société do libérer les droits et royautés d’émissions documentaires que d’émissions dramatiques par exemple.Sans sous-estimer l’expertise de l’Office national du film, un comité de sélection verra à faire l’inventaire et le choix des meilleures émissions tout en restant à l’écoute du milieu.Les émissions sélectionnées à ce jour portent donc sur la science, la religion, la technologie, l’industrie, la culture et rhéritage canadien.On retrouve dans cette liste des extraits de séries comme Femme d’aujourd'hui, Propos et confidences (Marcel Dubé, Recontres (Félix-Antoine Savard) Antonine Maillet, Fernand Ouellette), Dossier (Mgr Char-bonneau, Louis Hémond, la parapsychologie et la langue française) ainsi qu’un cours sur l’enseignement du hockey tiré de la série jeunesse Psst-Psst-aïe-ld! Un inventaire du partrimoine culturel est présentement en cours avec Radio-Québec et le ministère de l’Education.Des copies de ces émissions sont disponibles aux comptoirs de distribution de l’ONF à un coût minimal (les frais de manutention) ou peuvent être achetées par des institutions aux prix établis dans le secteur de la distribution non-commerciale.La Canadian Broadcasting Corporation qui avait depuis plusieurs années un système de distribution de documentaires et de ventes de copies sur une base commerciale toutefois ( “revenue producing") l’a modi fié pour s’ajuster à la nouvelle distribution globale de la Société d’état.Selon M.Laurier Hébert, la CBC avait pu contourner les problèmes de droits d’auteur parce que sa production est axée depuis toujours, beaucoup plus sur le documentaire que sur des émissions de variétés ou des émissions dramatiques qu’elle pouvait emprunter aux réseaux américains.Historiquement la vocation du réseau français était tout autre puisqu'il devait s'oc- L ts SALIE RESNAIS 14 ANS Màlntonu à l’affiche Him de LUCHINO VISCONTI VHHJLVIi: I PYSMO.Y I BURT LANCASTER SILVANA MANGANO m Vérités «Mensonges «SON WEUBI La Flûte BERGMAN (Avec «ouè-tltres) 2.00 - 4.20 • 7.00 9.20 ST-DENIS, STE-CATHERINE 288-211S UNI tfllCUON Dt* ¥üH)!l» BERRI cuper de créer des émissions dans tous les secteurs de production.Au niveau international la Société d’état n’est pas la première mais n’est pas la dernière non plus à mettre en distribution “hors réseau” certaines de ses émissions.D’ajouter M.Hébert, “Nous avons dû y aller au pif en quelque sorte car très peu de pays ont en ce domaine une expérience suffisante qui aurait pu nous guider.La France a mis sur pied depuis quelques années un comité pour étudier la question mais ne sait pas comment s’y prendre véritablement pour réaliser ces objectifs.L'Angleterre a quelque chose mais qui ne s'apparente pas beaucoup à ce que nous tentons; les Etats-Unis n’ont rien.Seule l’Alle- magne fédérale a un système voisin du nôtre”.M.Hébert est confiant pour l’avenir malgré les coupures de budget annoncées pour la prochaine année.“Ce service n'est pas essentiel à la survie de la télévision d’Etat dont le mandat premier est la production d émissions pour le petit écran, mais il fonctionne depuis octobre et on n’arrête pas un service comme celui-là.La production future de Radio-Canada tiendra compte de la réutilisation des émissions et des spots publicitaires annonceront bientôt ce service sur le réseau.Ce système de mise à la disposition des Canadiens d’émissions de qualité va continuer quelles qu'en soient les modalités de fonctionnement".LeprixJulia-Richer Mlle Ginette Campagna, de Lac-Mégantic, s’est classée première, dans la catégorie des 16 à 18 ans, au concours de jeunes reporters organisé par le Cercle des femmes journalistes.Mlle Campagna a aussi remporté le grand prix Julia-Richer, soit $100 et un trophée, qui couronne le travail le plus intéressant dans l’ensemble des trois catégories du concours.Chez les 13 à 15 ans, le jury a accordé deux premiers prix ex-aequo à Jean Huot, de Thetford-Mines, et à Linda Déragon, de Granby.Dans la catégorie des 10 à 12 ans, le premier prix a été décerné à Marie-Claude Normand, de Saint-Bruno.Ce deuxième concours des jeunes reporters, lancé l’été dernier par le Cercle des femmes journalistes et qui devrait prendre fin à l’automne, avait été prolongé en raison de la grève des postes.Une centaine de jeunes ont fait parvenir des textes portant sur le thème unique: “la nature”.Le jury qui a sélectionné les textes se composait de Mmes Jeanne Sauvé, ministre fédéral des Communications; Lysiane Gagnon, journaliste à La Presse, ainsi que du frère Dollard Sénécal, président des Cercles des jeunes naturalistes et de MM.Fernand Séguin, animateur scientifique a Radio-Canada, et Dollard Morin, chroniqueur des loisirs à La Presse.Les gagnants recevront leurs prix, le mercredi 10 mars, au cours d'une réception offerte par le COJO au Cercle des femmes journalistes de Montréal.A l'issue de la remise des prix, on lancera le troisième concours des jeunes reporters.au tildes mots____________ Une pensée trahie ?par Louis-Paul Béguin V J’avoue que je ne sais pas comment s’est glissée une erreur de sens dans une de mes chroniques, mais j’en profite pour traiter de cet ennuyeux mot: quelque.Il s’amène dans votre phrase, mine de rien, et pan! vous fait trébucher.Il est fort possible que j’eus l’esprit ailleurs en écrivant: Il reste quelques fois des traces du passé.(Archaïsmes: chronique du 5 février).J’aurais pu écrire: Il reste quelques traces du passé.Le mot “quelque” eût, été, dans ce dernier cas, un adjectif indéfini.Ma pensée se dédoublant (s’il est tenu pour acquis, a priori, que je suis coupable) je mêlai les deux formes: quelques fois et quelquefois.Je ne voulais dire que parfois, sans m’étendre sur le nombre de fois.Voilà.On le voit, c’est ainsi que les fautes d’inattention arrivent.Reprenons le mot mais à partir d'un de ses composants: quel.C’est un adjectif interrogatif et exclamatif: Quel beau pays que le Québec! Quel jour sommes-nous?Et puis cela se complique.On dira: Quelle que soit votre raison, vous avez tort.Cette locution relative exprime une opposition.Il suffit de se rappeler que le verbe se met toujours au subjonctif et que “quel” s'accorde en genre et en nombre avec le sujet du verbe: quel que soit votre pays, vous l’aimez.Passons maintenant à quelque.C’est un adjectif devant un nom: quelques arbres entouraient la place.Il s’accorde donc comme un adjectif.Dans l’expression: Il y avait quelque cent personnes, ce diable de “quelque” n’est plus adjectif, mais devient adverbe.Il signifie“environ’.Si vous pouvez remplacer quelque par environ, n’hésitez pas: ne faites pas raccord.C’est parfois difficile de savoir s’il s'agit d'un adverbe ou d'un adjectif: quelque puissants qu'ils soient.C'est aussi un adverbe toutes les fois que l’on peut remplacer 'quelque" par “si”.Dans ce genre de phrase, “quelque est suivi d’un adjectif et de “que”, avec le verbe au subjonctif."Quelquefois" veut dire parfois.Et "quelques fois" marque la pluralité.Dans la phrase de ma chronique, j'aurais pu très bien tourner l’idée ainsi: il reste quelques fois des traces.Mais ma plume a trahi ma pensée, parce que je sais que je voulais dire: il reste parfois quelques traces du passé.A locite préMMtnl un f||m FRANÇOIS Itebelle Adlani candidate à dans L'HISTOIRE D’ADÈLE H FFAUT K*-*».M FRANCO'S t»u»»auT «an 11 su.’ann» s .iwMA , , BRUCE ROBINSON • SYLVIA MARMI01 f JOSEPH BlATCMlEV .IVRY QlTUS Je M |«»01ijgtApN* NESTOR AlMCNUMUS TMilxjvé MAURICE JAUBERf 4e SEMAINE cinemas LE pAltisiEN 9 /4 8V4+ % duPont 29 456 154% 152% 154% + 1% Anacon 213 20 19% 19%+ % Eas Kod 29 1460 109 Va 1063/a 109 Va+3 Armco St 9 196 34% 33 34 +1 Eaton 14 569 36% 35% 36Va- %¦ Armst Ck 21 206 29% 28% 29 - % EG G 13 154 15% 15 15 - Va ASA Ltd 756 27 V4 26'/4 263/4- % EIPNG 8 275 14 Va 13% 13% Asarco 22 164 17% 17% 17%+ % EltraCp 9 18 43 42% 42Va- 3/a Atl Rich 14 578 84% 83% 84%+ Ve Esmark 8 639 39 38 38%+ % Avco Cp 4 1023 11 9% 11 +1 Ethyl Cp 7 461 45% 45 45Va+ Va Avco Cpf 47 30 28 Va 30 +1% ExCellO 7 49 18% 17% 18 + Va Avnet Inc 8 422 173/4 17'/4 17%+ Va Exxon 8 673 88 87 Va 88 + Va Avon Pd 16 455 39% 38 39%+1 % Fairch 20 327 40% 39 Va 39 Va BabckW 8 296 27% 27 27%+ % Fireston 10 152 23% 23 Va 23%- Va Baxt La 28 x330 41% 40% 40% - Va Fluor Cp 13 381 36% 343/a 36%+ 3/a Beckmn 18 309 25'% 243/4 25%+ % FM Cp 8 231 25 V2 24% 24%- Va Beech A 9 384 21% 21'/4 21%+ Va Ford M 23 1790 55'/4 53% 55%+1 % Bel How 201 22% 22 22 V4 Foxboro 11 x54 36 Va 35 Va 36 +1 Va Benfl Cp 7 341 22% 22% 22%+ '/4 Fruehf 12 122 243/a 24 243/4+ % Beth Stl 8 1075 47 45 46%+1% Gard Den 17 225 30 Va 28 Va 30 +1 Va Blck Dkr 29 283 25 24 Va 24'/4- % Gen Dyn 6 178 45 433/a 45 +1% Boeing 8 316 27% 26 Va 27'/4+ % Gen Elec 17 756 523/a 51 Ve 52%+1 Va Boise Cas 14 584 29 V4 28% 29 V4+ 3/4 Gn Food 12 411 30 Va 28% 30%+ % Borden 9 353 27% 27 27%+ Va Gen Inst 32 243 13 Va 12% 12%+ % Borg War 12 122 28 V4 27 Va 273/4 Gen Mills 18 535 31 Va 30 Va 303/a- Va Bos Ed 9 139 233/4 22% 23 - % Gen Mot 16 2429 70'/4 683/a 70 +P/â Brist My 16 459 69% 66 Va 69%+ 2% Gen Port 100 251 7 Va 6% 7 + Va Brit Pet 18 397 113/4 11 Va 11 %- Va GTelEI 9 1126 26% 253/a.26%+ 3/a Brunswk 16 332 16 15% 16 + % Gen Tire 8 184 22% 22 22%+ Va Bucy Er 17 124 25% 25% 25% - V4 Ga Pac 21 417 52% 51% 52%+ % Burl Ind 17 120 31 30% 303/4- '/4 Gillette 12 432 33 Va 32% 323/a- % Burrghs 25 441 103% 1013/4 103 +1% Goodrich 16 241 26 253/a 25% .Callah M 19 209 15'/4 14 Va 15%+ % Goodyr 10 318 23% 23 23%+ Ve Camp RL 19 130 27% 26% 263/4- % Gould Inc 8 59 30 Va 30 30%— Va Camp Sp 11 94 33 32'/4 33 + 3/4 Gt AP 517 12% 12 Va 12%+ Va Cdn Pac 7 100 163/4 16 Va 163/4+ % GrenGint 11 38 16% 16 Va 16%+ % Cap CCom 15 14 48'/4 48'/4 48%- Va Gulf Oil 6 930 223/a 22% 223/4+ % CHngOk 60 3% 3 Va 3% .Halburt 12 311 141% 137 141 +4 Va Cater Tr 13 808 873/4 863/4 873/4+ 3/4 Hecla M 19 136 17 Va 17 17%+ Va CBS 13 740 57% 57 57'/4- % Heinz HJ 11 116 493/a 483/4 483/a-1 Celanese 16 150 53% 52% 53'/4+ '/4 Jim Walt 10 126 40% 40 Va 40%+ % Chase Mn 5 339 29 V8 283,4 28%+ Va John Man 15 424 30 Va 293/a 30 Chessie 8 210 34% 34'/4 343/4- % Joy Mfg 10 271 40% 39 39 - 3/4 ChrsCrft 345 7% 7 Va 7% Kellogg 15 282 213/a 21% 21 %- Va Chryslr 4144 20% 19% 20%+ 3/4 Kerr Mg 13 593 65 64 64%+ 3/4 CITFin 7 1208 323/4 31 Va 31 %- % Kraftco 9 162 44 Va 4 3 Va 43% Citicorp 11 1303 30% 30% 30%+ % Krsge SS 36 1196 36Va 343/a 36 + % Cities Sv 8 338 4 2 Va 413/4 41% Kroehlr 21 14% 14 Va 14%+ Ve Clark Eq 12 176 39% 383/4 39%+ % Lib McN 10 5 8 8 8 Clark Oil 15 36 10% 103/4 10%+ Vs Litton 18 3776 16 1434 15 -1 Clorox Co 13 451 14 Va 13% 133/4+ % LckhdAr 3 3712 12% 10% 113/a+l.Va Coca Col 23 326 88 85 88 +3% Loew Cp 7 153 31% 30% 31%+ % Colg Pal 17 1117 29 28% 28%— % Mad SG 7 14 6 Va 6 6 - Va Col Piet 4 124 7 Va 6% 6%— '/4 Mallory 53 18 27% 26% 27%+ % Comsat 6 185 29% 29 Va 29'/4+ '/4 Marathn 3 144 10% 10 10%+ % Con Edis 4 288 16% 16% 16%— Va Marath O 11 117 46% 453/a 463à + l Cont Can 9 213 28% 28 Va 28 Va— % Marcor 1 10 99 29% 28 28%— % NOUS ACHSTONS DE L’AMEUBLEMENT ET DE L’ÉQUIPEMENT USAGÉS DE BUREAU Nout offrons lot meilleurs prix APPELEZ 381-8861 FUTURIC DISTRIBUTEURS D'AMEUBLEMENT DE BUREAU FUTURIC LTÉE 1401 OUEST RUE LEGENDRE, MONTREAL.QUË.TEL.: 381 8861 ^l’Assurance Royale RESULTATS DE L’EXPLOITATION AU CANADA (m millions) 1975 1974 $m $m Primes nettes souscrites 2832 1837 Primes acquises (80% - réserve de primes non acquises) 251.4 175.9 Sinistres et trais connexes 176 5 1308 Frais généraux 31.9 24 3 Commissions 47.9 31.3 Permis et taxes (autres que 67 4.5 l'impôt sur le revenu) Perte technique - 11.6 15.0 Revenu des placements 188 166 Bénéfice net avant impôt 7.2 L£ Les primes nettes souscrites et gardées au Canada ont augmenté de plus de 54%.Ce taux de croissance exceptionnel est attribuable en partie à un meilleur niveau des prix ainsi qu'à des sommes assurées plus élevées par rapport à la pleine valeur, et en partie aux conditions difficiles du marché dans la plupart des régions du Canada en 1975.Les paiements versés à l’égard des assurés (y compris les frais connexes) ont également subi une hausse très appréciable: ils se sont élevés en moyenne é près de $700.000 par jour ouvrable En regard des meilleurs résultats de la première partie de l'année, la perte technique de 11.6m que nous avons connue par la suite a causé beaucoup de déception même si le coefficient d'exploitation a heureusement diminué de 107.9% en 1974 à 102.9% en 1975 L'exploitation s’est fortement ressentie du mauvais temps de décembre, mais il était déjà évident auparavant qu’il fallait rajuster de nouveau les primes Le revenu des placements a continué de s’accroître: lia atteint $18 8m soit 13.3% de plus qu’en 1974.Le bénéfice net d’exploitation avant impôt a passé de $ 1.6m à $7.2m Le secteur des assurances sur la vie a de nouveau connu des progrès soutenus.Le revenu provenant des primes a passé à $7 9m et les nouvelles sommes nettes assurées ont atteint $142 8m.Le montant net des assurances en vigueur s’élevait à $617 à la fin de l’année, soit une augmentation de 21% par rapporté 1974 NOMINATIONS SIEMENS CANADA LIMITED I F.P.Mannix Monsieur J.W.Walker, O.B.E., C.R.Président du Conseil d’Adml-nistration de Siemens Canada Limited, a le plaisir d’annoncer la nomination de M.R.Lette, C.R.et celle de M.F.P.Mannix, B.Comm.comme Administrateurs de cette compagnie.AAarq Cem Marsh Mc Mars Fd Martn M Masco Cp Mass Fer Mas Cp Maytag MCA Inc McDonld McDn D McGr H Mclntyr Merck Merr Lyn MGM Midi Ros Min MM Mobil O Mohas Monsant Motorola Nat DistiJ Nat Gyp NCR Cp NL Ind Norflk W Nor Tel Northgt Northrop Nor Sim Occ Pet Otis Elev Out Mar Pac Pétri Pan Air Penn Cen Penney Pennzoil Perk Elm Pfizer Phelp D Phil Mor Pitney B Pittston Polaroid PPG Ind Prct Gm Pullman Ralston P Raym Int RCA Rdg Bate Relian El Relia Gp Rep Stl Revlon Rich Mrl 8 47 W/6 20 155 56 Va 12 61 23 Va 9 463 20 Va 20 275 273/a 6 1027 32 Va 17 17 18 74 35 Va 6 245 68% 28 526 61% 7 151 16% 11 150 15% 9 z 580 43 Va 23 434 69% 12 1516 32 Va 7 164 14 Va 6 x37 22Va 26 583 593/a 6 357 52% 14 62 22 Va 11 433 95% 31 209 45% 9 401 24% 11 220 15 Va 10 590 26% 9 x279 17% 9 159 79% 17 35 30 53 5 Va 6 80 243'a 11 405 22 Va 6 710 16 Va 8 16 39 15 60 30% 565 155 7 2% 29 233 55 8 234 253/a 21 199 23'/a 13 574 27% 19 380 43Va 14 715 52 Va 8 319 16% 7 324 36% 20 607 39 Va 11 168 46% 20 457 85 9 151 323/a 16 113 48% 6 17 17% 19 878 26% 4 89 17 11 332 27 171 12 Va 9 377 40 Va 16 107 71 13 365 24 Va 11 Va 55 Va 23 20 26 Va 31% 163/a 35 Va 663/4 60% 16 Va 14% 43 67% 31 Va 14 Va 22 V8 57% 51 Va 213/4 94 Va 45 Va 23% 14% 26% 17% 78 34 Va 5 24 Va 21 Va 15% 38% 29 Va 29% 6% 2 Va 54 Va 5 Va 223/a 26% 42% 51 Va 16 35% 38 Va 45% 82 V2 32 Va 48 Va 17% 24% 16% 25% 11% 39 Va 69% 23 Va 113/4+ % 55%-IVa 23Va+ Va 20Va+ Ve 263/a- % 31 %- Va 16%+ Va 35%+ % 663/a-I Va 60%+ % 16%— Va 15 - Va 43Va+ Va 69Va + 1% 32 + 3/, 14%— Va 22%+ Va 59 + 3/4 51%+ Va 22 .94 Va— Va 453/4 + 1 24%+ % 15 26%+ % 17% 79Va+l Va 34Va- 3/4 5Va+ % 243/4+ 3/4 213/4+ % 16 .39 + Va 29Va+ Va 29Va- Va 7 2%— Va 54%+ % 25Va- % 23 263/a 43 Va+ 13/a 52 + Va 16%+ Va 35%- Va 383/a + % 46Va+ % 84%+2 Va 32Va- Va 48 Va 173/4+ Va 26%+lVa 16%+ Va 27 +1 12 + % 39 Va.70Va— Va 24Va+ % Robins A Rosario St RegP Sanders SFe In ScherPI Schlmbg SCM Cp Scott Pap Sears R Sedco Inc Shell Oil Singer Skyline Smith AO Sparton Sperry R St Brand StOil Cal StOil Ind Ster Drug Steven J Stor Tech Stud Wor Sun Oil SunshM Taft Brd Techniclr Teldyn Tenneco Texaco Tex Gif Tex Inst Textrn.10 Thiokol Time In Timkn Tran Un Tranwy I Twen Ce U Camp Un Carb Unit Cp US Gyps US Steel Unit Tech Upjohn Varian A Walk HA Warn Lb Weathrd Westg El Weyerhs Whit Con Wolwth Xerox Cp Zenith R Zurn Ind 10 269 11% 10% 13 72 26% 25% 12 546 49 Va 48% 19 593 10% 9 Va 8 149 23% 22% 19 497 493/a 48% 18 502 713/a 71 7 145 17 Va 163/a 12 458 22 21 Va 28 720 71 Va 70 6 131 24% 23 6 67 48 473/a 458 17 Va 163/a 69 226 20Va 20 33 13 Va 13 5 3 8 Va 8 Va 11 459 45% 45 15 488 36 Va 36 7 1616 30% 293/a 8 565 42% 42 13 428 17% 17 Va 11 211 233/a 23 8 744 12% 11 Va 9 34 44 Va 43 7 399 29 28% 17 142 123/a 12 Va 10 6 26 25% 10 55 6% 6Va 8 748 52% 50 Va 7 715 26% 26 Va 8 1291 25 Va 24% 10 77 34Va 32% 42 214 115Va 113% IISVb+IVa 11 194 27Va 26% 27Va+ % 7 52 16% 153/a 14 53 64Va 63Va 10 52 52% t2Va 20 82 33 Va 32% 9 113 24 22% 6 137 13 Va 13% 17 146 98% 97 Va 12 328 74% 733/a 11%+ % 25%- Va 49 + % 10% +1 % 23 + % 49%+ Ve 71%+ % 17Va+ % 21%+ % 71%+ % 23%— % 47%+ Va 17 Va.20%+ Va 13%+ % 8 Va.45Va+ Va 36 Va.29% - % 42Va+ Va 17Va- % 23%+ Va 12%+1 % 44 Va+ 1 Va 283/a+ Va 12%+ % 26 + % 6 Va.50%—1 % 26%+ Va 25 + Va 32%+ % 16%+ % 64%+ Va 52Va- % 32%— % 24 +1 1314+ Va 98% +1% 74Va+ Va montréal Recul des banques Les baisses ont dominé, sur un marché modéré, hier, à la Bourse de Montréal.A la fermeture de la séance, le virement atteignait 450,000 actions, à comparer à 536,500 vendredi.L'indice composite a perdu 0.97 à 192.85.Celui des banques 2.96 à 242.49, des services publics 0.90 à 137.96, des papiers 0.88 a 125.85 et des industrielles 0.69 à 200.90.Le comportement des valeurs s’est résumé ainsi: Lundi, 38 hausses, 111 baisses, et 47 titres inchangés.Vendredi, 69 hausses, 80 baisses, et 50 titres inchangés.Massey-Ferguson menait au secteur industriel, en perdant 1-2 à $311-4, sur un volume de 28,613 actions échangées.New Insco Mines venait en tête des titres miniers, avec un gain de deux cents à 47 cents, avec un virement de 10,500 actions.La situation était mixte dans les pétroles.Imperial Oil A a gagné 1-4 à $23 5-8.Gulf Oil a perdu 1-8 a $31 5-8.International Nickel A a perdu 1-8 à $31 1-2, Bell Canada 1-4 à $45 1-2, Banque de Montréal 1-é à $15 3-4 et Alberta Gas Trunk 5-8 à $12 7-8.Chrysler Corp.a monté de 5-8 à $20 1-8.Parmi les titres spéculatifs, on signale Ajax Minerais avec une avance de 11-2 cent à quatre cents, sur un volume de 10,000 actions qui ont changé de mains.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Vtntn Abitibi 13260 Alta Gas T 6840 Alcan 11163 Algoma St 263 Almin 2p Asbestos Bank Mtl Bank NS Bang CN Bq Deprg Bq Pv Can GÉRARD PARIZEAU, LTÉE.Claude Bernardin Jean Lapierre Haut S13 100 200 8070 882 813 625 200 Bas Farm.Ch.12% 13 + % $13Va 123/a 12% - % $25% 25% 25% $25% 25 25 - 3/a $373/a 373/a 373/a $26Va 26% 26% - % $153/a 15Va 153/a - Ve $39% 39% 39% - % Walk a Webb Knp Weldwod Westcst Weston York L b Zellers Vantas Haut 700 $32% 1000 42 200 $12 Va 100 $24 Va 500 $173/a 5300 90 700 420 Junior Bas 32 40 12 Va 24 Va 173/a 90 420 Farm.Ch.32% 40 -2 12 Va - 3/4 24 Va 173/a - Ve 90 420 M.Pierre Chouinard, président de Gérard Parizeau, Liée, fait part, avec plaisir, que Messieurs Bernardin et Jean Lapierre, vice-présidents, sont maintenant associés de la firme.M.Bernardin, courtier d'assurance agréé, est responsable de comptes commerciaux et institutionnels importants.Quant à M.Lapierre, C.A., il est trésorier et responsable du secteur financier.Bell Canad 9217 Bell C pr Bell wt BM RT u Bombrder BP Can Brcan a BC Phone Cal P a 2500 10750 1700 600 825 1525 900 500 Can Cem L 1875 CCel C Hydro C Im CIL CJV C Marconi CP Inv CPI pr Cdn Tire A C Vickers CPLtd Cari Ok Celanese Chrysler Cominco Con Bath C Bath pr Con Gas Con Glass Cr Cork Denison Dôme Pete Dofasco a Dom Store D Tex a Domtar Du Pont E Pr Air a Fal Nck Fin Coll 600 100 3316 1319 2000 225 420 10 100 200 2921 1800 2135 15915 2203 326 1310 1560 200 40 222 150 450 200 1500 550 600 100 1297 11695 $15% 14% 15 - % Industrielles $14% 14% 14% Belg Stand 1100 100 100 100 $13% 13% 13% Crawfd Al 300 230 230 230 $45% 4 5 Va 45% - % Davd D 500 100 100 100 $75 W 25% 25Va - Va Lemtex 1000 55 55 55 -2 340 315 325 - 25 MR Rice 200 $18 18 18 -1% $14% 14 Va 14% - % Mines et pétroles 280 280 280 Acroll Ltd 30400 70 64 67 $10% 10 10 - % Ajax Min 10000 4 4 4 +1 Va $12% 12% 12% - Ve Basic Res 400 $83/4 83/4 83/a $12 12 12 Bluewtr 600 155 150 155 + 5 $27% 27% 27% - % Bruneau 2000 30 30 30 $11 Va 11 11 + Ve Chsbar 1 1700 116 113 113 -8 $7 7 7 - Ve Cons lmp 7000 18 Va 18 18 Va + Va $7% 7% 7% + Ve Dumont 7000 11 10 11 + 1 $263/4 25% 26 Va - 3/a Dyn Mn 4000 75 75 75 + 2 $24 23% 24 + Va Dynamic rt 4000 4 4 4 185 185 185 Flint Rk 5000 8 8 8 + 2 465 450 450 GEQ 1300 230 230 230 $18% 18% 18 Va - % Gold Briar 3000 35 35 35 + 2 $37 37 37 - 1% Goldex 1000 52 52 52 $50 50 50 - Va Jupiter 1000 60 55 60 + 5 $21 Va 21 Va 21 Va + Va Kiena 600 150 145 145 -to $16 Va 16% 16% - Va Mcdn m 1000 60 60 60 350 340 345 - Massval 4000 14 14 14 + 1 $6 Va 6% 6 Va + Va Muscoch 6000 33 31 33 + 2 $20% 19 Va 20 Ve + % N Jobu 2000 39% 39 Va 39 Va +1% $38% 38 38% + Va N Insco 10500 47 47 47 + 2 $36 36 36 - Va Phoenix 800 $6% 6 Va 6 Va + Va $17 16% 16% - % Que Expl 3000 40 36 36 -4 Va $12T* 12% 12% - Va Que Uran 1000 10 10 10 $15 15 15 Queenstn 2000 25 25 25 + 2 $300 300 300 Roy Agas 2000 37 35 35 -2 $59% 59 Va 59% - % Sil Stack 2000 25 25 25 -5 $34% 34% 34% - Va Stand Gld 17000 22 20 21 $27% 27% 27% - Va Tagami 500 10 10 10 + 3 $17% 17% 17% - Va Talismn 4000 20 20 20 + 1 $83/a $25 8% 25 8% -25 - % % dividendes Alberta Gas Trunk Line; classe A, 13 cents; 4 3-4 p.c.priv., $1.1875.5 3-8 p.c.priv., $1,34375; 73-4 p.c.priv., 48.4375 cents; tous payables le 15 mai, aux inscrits le 30 avril.Hollinger Mines; classe A, 45 cents; classe B, 38.25 cents; les deux payables le 31 mai, aux inscrits le 3 mai.Metropolitan Stores of Canada; 6 1-2 p.c.priv., 65 cents, semi-annuel; $1.30 priv., 65 cents, semi-annuel; les deux payables le 1er mai, aux inscrits le 3 mars.Northern and Central Gas; $2.60 priv., 65 cents, le 1er juin, aux inscrits le 14 mai; $2.70 priv., 67.5 cents, le 15 juin, aux inscrits le 28 mai.Pennington's Stores; 10 cents, le 31 mars, aux inscrits le 15 mars.Sherritt Gordon Mines; classe A, 10 cents; classe B.8.5 cents; les deux payables le 31 mars, aux inscrits le 17 mars.Wix Corp.six cents, semi-annuel, le 16 avril, aux inscrits le 31 mars.BP Canada; 10 cents; série A priv., $1.25; les deux payables le 15 avril, aux inscrits le 10 mars.Brooke Bond Foods; priv., 26 cents, le 15 avril, aux inscrits le 15 mars.Dylex; cinq cents, plus un boni de 2.5 cents; série A priv., cinq cents, plus un boni de 2.5 cents; les deux payables le 22 mars, aux inscrits le 12 mars.GSW Ltd,; 5 p.c.priv., $1,25, le 1er mai, aux inscrits le 9 avril.National Trust; 17 cents, le 1er avril, aux inscrits le 11 mars.$20Va 20Va 20Va $8 8 8 $35 34% 35 209 200 207 -1 + % +2 fonds mutuels 47 8% 8% 8'/.- Va Genstar L 1400 $22% 2?22% - Va 14 227 22% 22 22% + Va GH St 200 $5% 5% 5% 8 1188 85% 8 3 Va 85 +2 Gulf Can 3225 $313/a 31 Va 31% - Va 7 327 58 Va 58 58 + Va Hawker S 1200 $7% 7% 7% - % 18 353 41% 40 40%- Va Heitmn U 100 *7W 7% 7% 14 286 16 Va 153/a 16Va + % Holl a 200 $33 32% 33 + Va 11 x5 32% 32% 32 Va— Va Huds Bay a 750 $19% 19% 19% - Va 15 1005 32% 30% 31%— % H Bay Co 1165 $18% 18% 18% 12 18 8% 8 Ve 8% + % Husky Oil 775 $203/a 20% 203/a - Va 9 1821 17% 16 J/a 17%+ Va 1 AC 1110 $18% 18 Va 18 Va - 3/a 28 692 43% 42% 43 + Va Imp O a 5162 $23% 23% 23W + Va 6 660 22% 22 22W+ % Imasco A 800 $27% 27 27 - Va 9 307 23% 22% 23 - Va Int Nick a 9453 $31% 31% 31 Va - Va 21 1426 64Va 62W 64% +1 % IU Int 3400 $10% 103/a 10% + Va 27 396 37% 37 37%+ Ve Intpr Pipe 5420 $13% 13 Va 13% - % 12 180 14 13% 14 + J/a Inv Grp A 200 $7J/a 7% 73/a Kaiser Re 500 $11% 11% 11% - % Labalf a 575 $17% 17 17 - % Labatt pr a 503 $17% 17% 17% - % MB Ltd 2050 $22% 21% 21W - % Maislin 400 370 370 370 • Mass Fer 28613 $31% 30% 31% - w S Mercantl 1325 S15V.14% 15% - % Molson A 1200 $173/1.17% 17% Molson B 600 $16 16 16 Monenco A 500 S18T4 18% 18% + Va CMFA Members AGF Group Amer Grwth 4.71 Cdn Gs Egy 12,54 Cdn Sec Gth 5.18 Cdn Trusteed 4.39 Corp Invest 5.42 Corp Inv Stk 4.73 Growth Eqly 5.92 NMoneyMktIO.OO Special 3.10 All Canadian Gr Compound 5,37 Dividend 5.72 Northrn Egy 3.31 Revenu Grth 3,58 Venture 2.93 4000 3.77 Colvin Bullock Gr Acrotund 1.14 CIF 4.40 Eaton Group Commwth 13.76 Growth 9.16 Income 4.42 Internatnl 6.82 Leverage 3 78 Venture 3 35 Viking 5.16 Guardian Group Enterprise .80 GIS Comp 9.28 nGIS Income2.91 yGrwthFundB 59 North Amer 3.44 Mutual Acu 5.44 Mutual Inc 4 60 Sec Income 9.40 World Equity5,34 Investors Group yGrowth 11.36 ytnternatnl 5.68 yjapan 8.26 yMortgage 4.79 yMutual 5.33 yRetlremnt 5.54 yProvIdt Mu 7.04 yProvidt Stk 5.14 Nat Res Gth 3.78 Planned Invest Gr Canada Cum 4.98 Canada Grth 6,22 Pld Resourcs4.!5 Pld Sec Inc 5.34 Taurus 4.29 Prêt et Revenu Gr Américain 8 88 Canadien 6.61 Retraite 6.15 Prevest Muf 6 96 Prudential Gr Growth 5.71 Income 5.00 Savings Invest Gr American 8.88 Canadian 6.61 Retiremnt 6.15 United Bond Shr yRoyFund 6.16 yRoyFnd Inc 4 98 United Group yAccumula 4.15 yAccumu R 4.47 yAmerican 1.23 ySecurity 4.55 yVenlure 2.67 yVenlure Ret3 96 Universal Gr Save Equity 8 10 Save Income 5.02 Non Members Assoc Inv 5.33 yBoaubran 4.SI ynBollTremE 5 86 yCdnSAfr Gd 4 32 Canagex Gr yBond yFund ylnternatnl xChase CML Group Growth Inti Engy Inti Gth Inti Incom Unlvest xComp Cap Dosiardlns G Canadian yHypotheq ylnternatl yObllgalns Quebec PEP nySpec Dixon, Krog 6 00 yDominComp6 47 Dreyfus Group Inc 11.43 Internotl 12.50 nExecutv Cen6.l6 nExecutv Inti 1 64 xFId Trend 21.40 nHarvard 6.26 Heritage 2.00 Industriel Gr Indusl Amer 2 12 Indus! Div 6.40 Indust Eq 5 28 Indust Gth 16 12 ylndst Inc 10.32 Indus! Pens 2! 54 Itco 503 Keystone Gr Canada 6.90 Cus K-2 5.66 Cus S-l 18 87 Moore 3145 S46'/4 46Vo 46Vs - Cus S-4 3.69 Multi Ac 1500 325 315 315 iS 9.21 Polaris 3.68 N Sea Pr 125 513W 13W 13W 9.57 *Le* Rsrch 14.81 NB Tel 605 615 145/4 15 + % 7.81 xManhatn 282 Nfld pr e 100 69 W 9'/4 9 Va - Va 10.13 Marlborough 4.78 Noran a 4950 634 W 34 Va 34 W 10.24 Natrusco 14.03 Norcen 590 612W 12 Va 1254 - Va 6.81 MW G.RPI + Nortel 2803 6345* 3354 33 Va - 1 yCanadlan 4.83 Nor t w 3150 6145* 14 14 Va - % 6.84 yEqultv 6.79 Oshawa A 400 55W 5 Va 5Va - Va 2.36 yGrowfh 5.18 Pac Pete 1150 6295* 295* 295* - % 4.69 xOne Wm St 14.26 Pencan 2970 620W 205* 20 W + % 3.28 xOppenhmr 6.48 Pen Ocean 13900 613W 125* 13 5.40 Ptmbtrton Gr Petrotlne 100 621 21 21 4.44 nPadtlc Dlv 5.35 Placer 49000 622W 22W 22W ir nPadtlc Inc 2.70 Pow Corp 900 6105* 10W 10W - % 7.48 4 23 7 07 4 79 384 2.17 447 nPadflc Res 2.71 nPodflc Ret 5.04 nPadflc US 4,51 PHN Group yBond 10.71 yCanadlan 8 09 yFund 14.90 yPooled 29.11 nyRRSP 11.57 PMF Managmnt nPenslon Mu 6.35 nXanadu Fd 3.83 Principal Gr Collective 584 Growth Venture xPutnam Scotiafd Gp Scotlafund Scotiafd Mtge 99 Sterling Eqty 6 07 xTech 7.11 Temple Gth 9 37 Trans Canada Gr A 5.50 C 11.03 Special 449 Vanguard S.87 Western Grlh 4.78 Pow Crp pr Row C 5 pr Prefac a Price Com Provlgo QSP Ltd Qt 73-4 Reed P a Rio Algom Rothman 100 100 2100 1110 100 500 300 112 1830 100 Royal Bank 866 4 22 2 76 10.41 .95 Ry Trt a Scot Lasol Seagram c Shell Can Sher Wm Simpsons Stelco a Tele Mel b Texaco Tor Dm Bk Tot Pet A Tr Can PL Trans C PI Trans Mt Trirec Crp Ultrmar Unigescob Unt Bank 863 380 1895 2060 100 640 3450 725 219 424 900 275 100 100 500 100 200 1050 $27 27 27 +2 $10H 10H 104* + V* 150 125 140 +15 $16 15% 15% - V, $IOVi 10W 10W - % $10 10 10 $15W 15W 1SW - 4* $24 24 24 $34Vs 34W 34V4 $174* 17% 17% - % $28% 28% 28% - W ~ 23 - W 27$ 29 - % 16W 23 $23W 23 280 275 $29'/4 29 $16'/4 16 $23 23 $7'/4 7W 7W - % $28W 28V4 28% + W $7 7 7 $27% 27% 27% - % $18'/4 I8W 18W - W $6 6 6 - W $11% 11% 11% + W $29W 29W 29W $9% 9% 9% - W $13 13 13 - W 360 360 360 -5 105 105 105 -5 335 330 335 +5 Photo ILS: un service de l’Office d’expansion économique qui travaille pour vous.Si vous songez à une implantation ou à un agrandissement de vos installations sur l’île de Montréal, Photo ILS (Industrial Listing Service) peut vous aider.Il s’agit d’un fichier central de données mis sur pied par des gens qui connaissent leur ville et ses ressources, en collaboration avec les courtiers en immeubles de Montréal.Pour plus de détails, communiquez avec Claude Piché, Commissaire Industriel, Office d’expansion économique, Communauté Urbaine de Montréal, Tour de la Bourse, 800 Carré Victoria, suite 3904, casier postal 55, Montréal H4Z 1A8.Téléphone: 872-6996.Photo ILS: l’Office d’expansion économique Communauté Urbaine de Montréal.Points saillants du rapport ’75 aux assurés de la compagnie Rendement Certificats de placement garanti deSans Intérêt versé deux fuis l'an (placement minimal: $500).Communiquez avec nous pour avoir des details sur les modalités et les taux relatifs au paiement de l'intérêt composé et de I intérêt mensuel Pour avoir plus de renseignements, passez nous voir ou appelez PUCE VILLE-MARIE M.T.Nvcci T« 861-1681 • FAIRVIEW Mme N.Coleman TU : 695-5230 VERSAILLES Mme Célyne Ouellet TM 351-9580 £§ Montréal Trust ^ On s'en fait autant que vous pour votre argent.Membre de la Régie d'assurance-dépôts du Québec.AVIS LÉGAL AVIS est par les présentes donné, en vertu de l’article 26 de la loi des pouvoirs spéciaux des corporations (S.R.Q.1964, C.275), que la garantie créée par l'acte de fidéicommis entre Louis Ethan Ltd.— Louis Ethan Liée et Compagnie Montréal Trust ès qualité de fidéicommissaire, passé le 27 décembre 1974 devant Me Steve Rosenolï, notaire, et enregistré le 31 décembre 1974 dans la division d'enregistrement de Montréal sous le numéro 2572274 est devenue exécutoire.Montréal, le 9 mars 1976 Compagnie Montréal Trust, fidéicommissaire db COCKFIFLD BROWN Cockfield, Brown & Compagnie Limitée Dividende No 24 Le Conseil d'administration de Cockfield, Brown & Compagnie Limitée, lors d'une réunion tenue le 2 mars 1976, a déclaré un dividende trimestriel habituel de douze cents et demi (12'i*) par action ordinaire en circulation du capital-actions de la Compagnie, payable le 31 mars 1976 atix actionnaires inscrits aux regis-tres i la fermeture des bureaux, le 17 mars 1976.Par ordre du Conttil T.G.Smyth, r: t Premier vn-e-prttKlent •dminiMritmn ei fi ni m c* h Sevrtmre-frtvirier Montréal, le 2 mars 1976 lance mutuelle-vie Sommes versées aux assurés ou à leurs bénéficiaires $19 millions Nouvelles assurances $319 millions Assurances et rentes en vigueur $2.7 milliards Actif au 31 décembre $198 millions Rendement net sur placements 8.14% Les bureaux du siège social sont maintenant installés dans le nouvel édifice de l’Alliance au 680 ouest, rue Sherbrooke, à Montréal v 18 • Le Devoir, mardi 9 mars 1976 l’actualité économique La Mutuel le-vie des fonctionnaires L’actif augmente de 25% A l’occasion de l'assemblée annuelle des membres de la Mutuelle-Vie des Fonctionnaires du Québec, il a été révélé que pour une deuxième année consecutive, l’actif a augmenté de 257c passant de $36 millions à $43 millions.Cette augmentation de $9 millions s’est reflétée sur le plan des prêts hypochétaires et des obligations.La majorité des prêts a été attribuée aux membres de la fonction publique et parapublique.Les revenus globaux se sont accrus de $13 millions à $17 millions, soit une augmentation de 30%.Le taux de rendement net sur les placements s’établit à 8.337c comparativement à 7.847o en 1974 et à 6.72% en 1973.Ce taux ne tient pas compte des gains sur disposition de placements de $182,500 réalisés en 1975.Au cours de l’année, les assurés ont bénéficié de dividendes et ristournes totalisant $1.7 million, ce qui représente 107c des revenus globaux.L’excédent net des opérations, après taxes et impôts, $435,000, est porté aux bénéfices non répartis, la réserve mathématique passe de $26.5 millions à $33 millions, ce qui s’avère plus que suffisant pour garantir les engagements pris envers les assurés.Les affaires brutes en vigueur augmentent de $233 millions en 1975 pour porter le total à $1.3 milliard.et une filiale est créée Le président de la Mutuelle-Vie des Fonctionnaires du Québec, Me Camille Blier a annoncé l'Inauguration officielle d'une nouvelle compagnie d'assurance générale, La Capitale.La Mutuelle-Vie des Fonctionnaires du Québec en investissant ia somme de $1.000,000 dans La Capitale a répondu à la demande des fonctionnaires de regrouper au même endroit toutes les formes de protection en assurance individuelle, collective et générale.Le 1er janvier 1976, après une préparation d’un an.La Capitale, compagnie d'assurance générale a commencé à souscrire des contrats dans les lignes personnelles (automobile et biens).Il est intéressant de noter que cette nouvelle compagnie à charte provinciale est la deuxième à être mise sur pied depuis une dizaine d'années dans la province de Québec.Comme la Mutuelle-Vie des Fonctionnaires du Québec, La Capitale offrira un service personnalisé tant à la souscription des contrats que lors du règlement des réclamations.U réponse des fonctionnaires ne s’est pas fait attendre, plus de 500 contrats ont été souscrits jusqu'à présent et le rythme des demandes ne cesse de s'accroître.Un nouveau service public: téléposte Les Postes canadiennes et les Télécommunications CN/CP ont annoncé conjointement hier l’inauguration d’un nouveau service de téléposte publique.Quiconque peut maintenant faire parvenir à n’importe quelle destination au Canada et aux Rtats-Unis un message télégraphique via les centres de téléposte des postes canadiennes.Le ministre des postes Bryce Mackasey a révélé que l’inauguration du nouveau service fait suite à une période d’essai entreprise en 1972 et pendant laquelle on avait permis aux abonnés du Telex CN/CP d'atteindre des clients non abonnés et demeurant au Canada.Il suffit maintenant à tout client d’appeler au centre de Télécommunications le plus près et de dicter le message qui est subséquemment transmis par le truchement du réseau Télex CN/CP au centre de téleposte des Postes canadiennes.Le message est de nouveau acheminé du centre de téléposte au bureau de poste le plus rapproché du point de destination pour ensuite être livré sous forme de lettre.La téléposte publique est aussi branchée sur le service Western Union s Mailgram, ce qui relie le Canada à tout le reseau du service postal des Etats-Unis.Les Canadiens peuvent aussi recevoir des "mailgrams" en provenance des Etats-Unis grâce aux Postes canadiennes.Servez-vous de votre imagination.Etdenos millions.‘“ilf '¦r A Vous avez des projets.Mais vos projets exigent de l'argent.Beaucoup d'argent.La BCN a des millions.gu'elle tient à votre disposition.Appelez-nous.de l'achat de machinerie ou d'immeübles, du financement, de la fusion, de l'acquisition ou de la gestion d'une entreprise, les experts en gestion et en administration du S.E.C.I.C.vous aideront à voir plus loin dans vos affaires.A la BCN, on a le sens du risque partagé.C'est pourquoi notre Service d'expansion du crédit industriel et commercial (S.E.C.I.C.) vous aidera à découvrir les possibilités d'expansion de votre entreprise.Qu'il s'agisse S.E.C.I.C., un instrument de progrès pour votre entreprise.Vous avez de l'imagination.Nos millions sont là pour concrétiser vos projets.BCN.La Banque des gens d'affaires.Plus qu'hier et moins que demain.I53E Banque Canadienne Nationale
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