Le devoir, 18 mars 1976, jeudi 18 mars 1976
la météos ensoleillé Minimum la nuit dernière —17.Maximum —5.Aperçu pour demain: chutes de neige.Détails en page 6.Fais ce que dois- 25 CENTS Vol.LXVIII - No Ç5 Montréal, jeudi 18 mars 1976 Saint Cyrille de Jérusalem 1 À M.Ed Broadbent, leader néo-démocrate, a soutenu hier que M.Trudeau s’est prêté à des reproches de tentatives de cover-up dans l’affaire des juges qui retient toujours l’attention des Communes.(Photo CP) Trudeau s’est prêté à des reproches de camouflage (le NPD) OTTAWA (d’après CP) — Lorsque l’affaire des juges de la Cour supérieure du Québec avait éclaté voici deux semaines, le premier ministre Trudeau aurait dû sans délai prier les ministres impliqués de dévoiler par le menu les entretiens cju'ils avaient eus avec les magistrats à 1 époque, et entre eux par la suite.Mais en refusant de procéder à une enquête complète, il s est prêté à tous les reproches de camouflage.C'est ce qu'a déclare aux Communes hier le leader NPD Ed Broadbent, quelques instants après que le premier ministre lui-même eût confirmé au'il avait attendu à lundi dernier avant ae s’informer dans le détail des propos qu’avaient échangés dans l'intimite Tex-ministre des Consommateurs, M.André Ouellet, et son collègue des Travaux publics, M.Charles Drury.Au reproche de laxisme que lui adressait M.Broadbent, M.Trudeau a répondu, sur le ton du courroux, qu’il était incorrect pour un premier ministre de chercher a connaître les menus détails des conversations privées que les ministres du cabinet pouvaient avoir entre eux.La séance d’hier, comme la plupart de celles des dix dernières journées, s'est presque intégralement consacrée à différents échanges sur l'affaire des juges.Rappelons que par suite des premieres allégations faites dans cette affaire, il y a deux semaines, et du tapage qu elles avaient entraîné subséquemment en Voir page 6: Trudeau La réplique du PQ au Discours La vraie solution est l’indépendance par André Bellemare QUEBEC (PC) — Les véritables garanties que pourraient se donner les Québécois pour assurer leur survie culturelle et économique leur viendraient de l’indépendance en rapatriant eux-mémes le pouvoir constituant d’Ottawa.Dans un discours de deux heures les chef de l'Opposition à l’Assemblée nationale.M.Jacques-Yvan Morin, a voulu démontrer hier comment l’administration Bourassa selon le PQ, a conduit le Québec à la faillite économique et de quelle façon un Québec en pleine possession de ses pouvoirs politiques et économiques serait en mesure de se développer davantage.Voyez votre guide de VOYAGES it TOURISME PegeelBet 17 "Plutôt que de retomber indéfiniment dans les péripéties de la guerre de tranchée que nous connaissons depuis deux siècles, plutôt que de demeurer éternellement sur la défensive, pourquoi ne pas se donner de véritables garanties en faisant l'indépendance et en rapatriant nous-mêmes au Québec le pouvoir constituant." "L'indépendance, voilà pour un peuple qui se respecte, le seul rapatriement qui compte ", a dit M.Morin en faisant référence au débat passionné autour du rapatriement de la Constitution qu'Ottawa menace de réaliser unilatéralement.Le leader du PQ tient le gouvernement responsable de la plus faible progression au pays du taux d'emploi, de la hausse du taux d'inflation plus elevé au Québec que le moyenne canadienne, d'une diminution des investissements, de l'absence presque totale d'amélioration au chapitre du développement régional et d'un haut pourcentage du chômage au Québec.M.Morin a proposé une motion de défiance à l’endroit des ministériels "pour leur inaction devant la grave crise écono- mique que traverse le Québec".Il a été le seul orateur de la Chambre à répondre hier au discours inaugural lu Gr le lieutenant-gouverneur, M.Hugues pointe, mardi, a l'ouverture de la session.Aujourd'hui, le chef créditiste, M.Ca-mil Samson, donnera à son tour la riposte au document ainsi que M.Maurice Bellemare.chef de l'Union nationale.M.Morin a consacré son discours à Voir page 6: La PQ Pour redonner le contrôle du milieu aux citoyens Le rapport Castonguay préconise un régime de partis au municipal • par Gilles Lesage QUEBEC — Il est essentiel que les citoyens aient un meilleur contrôle sur leur milieu de vie, à travers “uruystènie politique et administratif urbain démocratique et décentralisé”.Tel est le principe de base énoncé par le groupe de travail sur l’urbanisation au Québec, et autour duquel s’articulent un certain nombre de propositions précises, dont la reconnaissance du "système politique adversaire” au service du citoyen, c'est-à-dire de partis politiques au palier municipal comme il en existe aux niveaux supérieurs.Le rapport a été rendu public hier à Québec et il est le fruit d’un an de travail de MM.Claude Castonguay, président, Gérard Bélanger, Louis Dussault, Hubert Guindon, Pierre Marinier, membres, et Jean Richard, secrétaire.Alors que le message inaugural faisait connaître mardi l’accord du gouvernement sur la philosophie de base de ce rapport, le ministre des Affaires municipales s'est contenté de dire hier qu’il s’agissait d'un document de grande valeur qui alimentera le débat public qui se poursuivra au cours des prochains mois, tant au Parlement qu’à l'extérieur.M.Victor Goldbloom est toutefois d’avis que la plupart des propositions du rapport peuvent être mises en oeuvre sans toucher aux structures existantes; entretemps, il se propose d'aller de l’avant avec les projets de loi déjà en route, concernant l'urbanisme et l’aménagement du territoire municipal, notamment.Résumant lui-même son rapport, l’exministre des Affaires sociales du Québec estime qu’il faut avant tout renforcer l’aspect démocratique de l’administration municipale, de même que son caractère proprement politique.Aussi, il ne convient pas d'augmenter le nombre de communautés urbaines, mais de mieux ordonner le développement de Montréal, tout en stimulant le Visconti succombe aux suites d’une grippe ROME (AFP) — Le metteur en scène italien Luchino Visconti est mort hier après-midi à son domicile romain, alors qu'il était alité pour une forte grippe, ont indiqué ses proches.Visconti qui était malade depuis plusieurs années, et avait été frappé en juillet 1972 d'une crise d'hémiplégie, a été victime en début d’après-midi de complications cardio-respiratoires qui ont provoqué le décès quelques heures plus tard, ont indiqué les médecins.Quelques parents ont veillé hier soir le corps du metteur en scène, dans son appartement luxueux dans un quartier résidentiel de Rome, près du Tibre.Deux longues bougies ont été allumées à la tète du lit, ou repose Visconti, dans sa chambre à coucher au mobilier sobre, recouvert de dizaines et de dizaines de livres, compagnons de maladie du cinéaste.Assis de chaque côté du lit mortuaire, la soeur de viseonti, Umberta et sa nièce, Meralda, reçoivent les amis, grands noms du cinéma, qui sont arrivés ès l'annonce du décès.Michelangelo Antonioni, parmi les plus émus, a déclaré; “Viseonti a été un maître pour tous ceux de ma génération.Nous ressentirons la marque de son personnage.mais surtout de sa personnalité, véritable pilier aujourd'hui encore de toute notre production cinématographique".Antonioni a rappelé: "On savait ue Viseonti ne tolérait pas sa condition le malade, et pour cela il désirait sans doute mourir".Des amis de Luchino Viseonti ont indiqué que ses funérailles se dérouleront demain.Un cortège partira de la maison du cinéaste, pour se rendre au centre de Rome, en signe d'hommage au metteur en scène.Luchino Viseonti, dominait le cinéma italien depuis plus de 30 ans ( "Ossessio-ne ", son premier film, est de 1943).Le visage austère et marqué, le regard pénétrant et bon, Luchino viseonti se tenait à l'écart des modes cinématographi- 3ues.Aristocrate par la beauté plastique e ses images, l'esthétisme de sa mise-en-scène, Viseonti traduisait dans ses films sa vision pessimiste du monde à la lumière d'un marxisme mêlé de jansénisme très personnel: vacuité d'une société destinée à la destruction, héros marqués par la déchéance, la folie, la mort.Né le 2 novembre 1906 dans l’une des familles les plus prestigieuses de la noblesse milanaise, il s'intéresse très tôt au monde du spectacle, et surtout au monde musical.En 1936, après plusieurs années consacrées à l'élevage des chevaux.il quitte Tltalie mussolinienne et Voir pago 6: Viseonti 3- développement des autres centres urbains.En vertu du grand principe de décentralisation et de responsabilité locale, le groupe de travail s’oppose à la régionalisation des corps de police, du moins en ce qui a trait à la protection des personnes et des biens, ne réservant à un organisme supra-municipal que la police criminelle.De la même façon, le transport en commun doit rester sous le contrôle des administrations locales et ne pas être délégué à un organisme parallèle.Dans le but d’assumer leurs obligations, les municipalités doivent pouvoir percevoir elles-mêmes les revenus dont elles ont besoin, de façon à accroître graduellement leur marge de manoeuvre et de répondre aux besoins et préférences de leurs citoyens.Ainsi, l’impôt foncier devrait être réservé en exclusivité aux municipalités au cours des prochaines années.et les commissions scolaires devraient se trouver d’autres sources de revenu.Pour bien illustrer la nécessité pour le Québec de se donner une véritable politique urbaine, le rapport Castonguay suggère de transformer le ministère des Affaires municipales en celui des Affaires urbaines et municipales, de façon à ce qu'il joue vraiment son rôle d’animateur, de conseiller et de coordonnateur des politiques urbaines et de l'action gouvernementale."Nous croyons sans l'ombre d’un doute que l’adoption d'une politique urbaine par le gouvernement du Québec s’impose et que le ministère des Affaires municipales devrait s’en voir confier la responsabilité, après avoir été transformé en un ministère des Affaires urbaines et municipales.” Le ministère est demeuré presque figé dans le temps, avec des responsabilités fort limitées, Ce faisant, le gouvernement contribue lui-même à accentuer les problèmes du développement urbain au Québec.Le rapport Castonguay ne se croit pas mandate pour remettre en cause l'intervention d'Ottawa en matière urbaine, mais il distingue entre les interventions directes et les interventions indirectes du gouvernement fédéral, qui “utilise “la carotte des subventions et des prêts à taux privilégié pour inciter les administrations locales à prendre des décisons dans un sens”.Cette dynamique fédérale “ne peut qu’entraîner le gouvernement du Québec à devenir lui-même l’un des quémandeurs auprès du gouvernement fédéral”.Le groupe de travail conclut sur ce point: "Quant aux interventions fédérales directes, nous croyons quelles ne sont nullement justifiées et que le gouvernement du Québec doit prendre tous les moyens à sa disposition pour qu’elles cessent, même si, à court terme, une telle attitude peut signifier la perte de certai-Voir page 6: Castonguay _ au sommaire ¦ Le front commun rejette les offres gouvernementales — page 3 ¦ Un secteur oublié dans le message inaugural: un éditorial de Claude Ryan — page 4 ¦ L’échiquier politique français après les cantonales — page 10 ¦Fusillade en Cisjordanie, trois blessés — page 12 ¦ Les Franco-Colombiens — page 13 ¦ La fusion Marine-Bombardier n’aura pas lieu — page 23 Câblodiffusion: Ottawa céderait aux provinces plus de pouvoirs par Pierre O’Neill Le gouvernement fédéral est disposé à rouvrir le dialogue sur le contentieux des communications dans l’intention de céder aux provinces de nouveaux pouvoirs, notamment en matière de radiodiffusion et de câblodistribution.C'est en offrant de prendre un “nouveau départ” dans les négociations avec le Québec, que le ministre des Communications, Mme Jeanne Sauvé, a suggéré hier que certaines responsabilités sur des aspects locaux du câble soient confiées aux provinces de même que la possibilité de créer des agences indépendantes de radiodiffusion générale, dépassant la simple télévision éducative.Tout en réaffirmant l'autorité suprême d'Ottawa en matière de câblodistribution, Mme Sauvé trouve quand même justifiées les préoccupations et la détermination du Québec, en vue d'assurer sa sécurité culturelle.L'intervention du ministre des Commu- nications devant les membres d’un club social de la métropole portait plusieurs indices d une volonté de réconciliation avec le Québec et marquait un changement de ton par rapport à l’attitude manifestée jadis dans ce dossier par l'ancien titulaire, M.Gérard Pelletier.En faisant lecture du texte qu elle avait remis à l'avance aux journalistes, Mme Sauvé a d'ailleurs cru plus sage de passer sous silence les moindres passages agressifs à l’endroit du Québec.Souhaitant donc que la reprise des pourparlers avec le ministre québécois bénis Hardy permette d’explorer des chemins plus humbles, elle entend discuter la possibilité pour les provinces de se doter d'agences indépendantes qui pourraient se lancer dans la radiodiffusion générale.“Les francophones du Québec seraient alors en mesure d'influencer puissamment le cours de leur destin culturel.Voir page 6: Mme Sauvé m Parent forcerait un dénouement d’ici la semaine prochaine.par Lise Bissonnette QUEBEC — Volontairement brumeux quant aux modalités, le ministre de la Fonction publique, M.Oswald Parent, n'en a pas moins laissé entendre hier à Québec que le gouvernement annoncerait d'ici une semaine des moyens, dans la négociation du secteur public et para-public,"pour arriver à des conclusions dans les plus brefs délais" et pour mettre fin aux tactiques de harcèlement employées par les syndiqués.Nul ne pourra accuser le gouvernement d'étre “attentiste", a promis M.Parent en faisant allusion aux reproches faits la veille par l'abbé Gérard Dion.Réuni hier matin et hier soir, le Conseil des ministres discutait d'ailleurs prihcipalement de cette question, ayant en main un rapport sur fa situation dans le secteur de l'enseignement.Des consultations auront lieu, aujourd'hui et au cours des prochains jours avec les "partenaires" du gouvernement, commissions scolaires et hôpitaux, et M.Parent a promis de rendre publique une décision "ferme et catégorique" dès sa prochaine conférence de presse hebdomadaire, soit mercredi prochain.Pour éviter à la fois l'odieux d'un nouveau décret et les lock-out généralisés qui tentent actuellement les commissions scolaires, le gouvernement pourrait bien choisir la prolongation du décret, avec certains réaménagements dont celui de l'échelle de salaires, tout cela assorti de “mesures spéciales" pour que cesse le harcèlement.Cette solution très précise était en effet invoquée hier sur les ondes de Télémédia par le président de la Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec, M.Hubert Lavigne, qui s'était entretenu peu de temps auparavant avec le ministre de la Fonction publique.comme ce dernier le rappelait hier."Nous ne voulons pas Je décret”, d'ajouter M.Lavigne.Ce n’est guère un secret par ailleurs que le gouvernement hésiterait à adopter la solution draconienne proposée par la Fédération en fin de semaine dernière, soit le lock-out généralisé au début d'avril si le gouvernement ne présente pas d'offres finales d'ici une semaine et si les syndicats ne les acceptent pas.Même s'il se défend d'étre un adepte de la manière forte, "sauf en cas de contrainte", M.Parent pourrait donc avoir choisi la solution d'une loi spéciale, d autant qu'il ne craint plus maintenant d'invoquer, la nécessité Je raccourcir les délais de façon précise.Alors qu'il débordait d'optimisme il y a huit jours et parlait de convoquer incessamment la table centrale pour aborder la question salariale, il est beaucoup moins précis maintenant.A son avis, les progrès accomplis aux tables sectorielles "ne sont pas suffisants pour permettre d'aller à la table centrale1' mais il refuse évidemment d'affirmer qu'il en a "fait son deuil." Au cours de la période de questions, à l'Assemblée nationale, l’opposition a bien tenté de ramener la question sur le tapis, mais sans succès.Le ministre de l'Education.M.Jean Bienvenue, refusait tout simplement de commenter tout ce qui touchait aux négociations.A la menace de lock-out brandie par les commissions scolaires et rappelée par M.Lucien Lessard.du Parti québécois, il a opposé une fin de non-recevoir: "Il n'est pas d'intérêt public que j'apporte une réponse à cette question aujourd'hui." Si l'on écoutait le député des Iles-de-la-Madeleine, M.Louis-Philippe Lacroix, la chose serait vite réglée Le whip en chef du Parti libéral suggérait hier au gouvernement rien de moins que la fermeture des écoles en avril “pour faire des économies", d'autant que les vacances de Pâques raccourcissent ce mois scolaire à 11 jours seulement.Aux tables de négociation, les choses n’avancent guère, selon M.Parent, qui donne le credit des contre-propositions à la partie patronale tant dans le secteur des Affaires sociales que dans celui de l'éducation Les porte-parole du gouvernement à la table de l'enseignement élémentaire et secondaire ont formulé une nouvelle proposition sur la tâche, dont le ministre ne pouvait expliquer les détails hier.Elle ne dépasse cependant pas le mandat déjà accordé aux négociateurs, a précisé M.Parent.Il n'y aura guère de moyen de savoir à l'avenir l'état des poursuites intentées Voir page 6: Parent & Yà tamaaà 2 • Le Devoir, jeudi 18 mars 1976 Le rapport Castonguay L’île de Montréal ne QUEBEC (Le Devoir) — Le groupe de travail sur l'urbanisation au Québec est en faveur du regroupement ou de la consolidation des municipalités faisant partie d’une agglomération urbaine, et il suggère entre autres de réduire immédiatement de 29 à 19 le nombre des municipalités de Hie de Montréal.Les municipalités constituent dans notre système le fondement même du pouvoir local, c’est-à-dire l’autorité politique à laquelle les citoyens ont le plus directement accès.Aussi, le groupe Castonguay n’opte pas pour la multiplication des structures régionales ou des communautés urbaines et l’élargissement de leurs compétences, mais plutôt pour l’établissement d’unités politiques et administratives efficaces au niveau local, capables d’exercer la plupart des fonctions urbaines.Ce qui n’empêche pas que le gouvernement doit tout mettre en oeuvre pour accélérer la consolidation des municipalités urbaines et pour mettre au point une stratégie d’action avec un échéancier précis et des priorités déterminées.Ainsi, les auteurs du rapport trouvent nettement exagéré le morcellement du territoire montréalais et sont d’accord avec l’approche de consolidation municipale du rapport du comité Hanigan.Il faut donc donner suite à la recommandation visant à réduire sans délai de 29 à 19 le nombre de municipalités de l’île.Et à plus long terme, le rapport entrevoit !‘une île de Montréal restructurée en un nombre limité de villes solides et mieux balancées”.Pour la partie nord de l’aglomération montréalaise, le rapport opte pour l’addition à ville de Laval d’un certain nombre de périmètres de regroupement, trois ou quatre, possiblement autour de Sainte-Thérèse, Saint-Eustache et Terrebonne.Concernant la partie sud de l’agglomération, le groupe s’inspire de regroupements déjà survenus et d’études existantes pour viser la constitution d’un maximum de trois ou quatre villes.Quant à l’agglomération de Québec, le rapport est d’accord avec l’objectif de quatre villes déjà en voie de realisation sur la rive nord, et avec celui de deux villes dans la partie sud.Le rapport estime par ailleurs qu'il n’y a pas lieu de multiplier les communautés urbaines ou d’accroître leurs responsabilités.Les auteurs constatent que les trois qui existent déjà — Montréal, Québec et Outaouais — ont été mal acceptées par l’ensemble des citoyens et des villes, qu elles constituent aux yeux des citoyens un palier bureaucratique supplémentaire plus éloigné d'eux, enfin que les municipalités membres sont de taille très inégale et que les frictions sont nombreuses entre le palier municipal et le paüer métropolitain.Le document s’interroge sur l’à-propos de certaines fonctions que les trois com- munautés ont choisi d’exercer parmi celles dont la loi leur a permis l’exercice, et il se prononce en faveur d’un réajustement de ces fonctions, restreintes désormais aux responsabilités qui sont davantage métropolitaines.“Leur exercice devrait cesser d’être facultatif.Ces fonction devraient être strictement limitées à celles qui sont reliées aux quatre pôles suivants: • planification de l’aménagement à l’échelle du territoire de l’agglomération; • planification et gestion des grands équipements (grandes infrastructures, équipements de transport, traitement des eaux usées); • participation de l’agglomération aux politiques de développement régional et urbain; • et coordination municipale.“Ces domaines impliquent à notre avis l’exercice de fonctions qui ne peuvent être assumées à un autre palier que le palier métropolitain.” Le groupe favorise par ailleurs un élargissement du territoire des communautés actuelles, de façon à ce qu’elles englobent la totalité de chaque agglomération.Dans le cas de la CUM, cela signifie ou’elle devrait comprendre, en plus de rîle de Montréal, ville de Laval et les villes regroupées situées au nord immédiat de Laval, ainsi que les municipalités de la partie la plus urbanisée de la rive sud.Le territoire de la CUQ devrait aussi être étendu de façon à inclure les villes regroupées de la rive sud de Québec.Le groupe Castonguay estime que les fonctions suivantes, par exemple, relèvent très certainement des autorités politiques et administratives locales: l’aménagement du territoire, le transport public urbain, la voirie locale, la détermination des équipements locaux, la gendarmerie locale et la protection contre les incendies.C’est au niveau des villes que la plupart des fonctions urbaines doivent être exercées, les communautés urbaines devant se limiter aux fonctions essentiellement métropolitaines.Les organismes indépendants, tels les commissions de transport, devraient être intégrés aux structures des communautés.Le rapport prévoit par ailleurs que la population de l’agglomération montréalaise pourrait s’accroître d’environ les deux tiers d’ici l’an 2,000.Le Québec compterait alors 7.5 millions d’habitants, et la région de Montréal aurait entre 51 et 61% de la population du Québec, comparativement à 45.5% en 1971.Le groupe de travail estime nécessaire “d’une part de viser un développement mieux ordonné de l’agglomération montréalaise et d’autre part de stimuler la croissance des autres centres urbains québécois oui sont engagés dans le processus d’urbanisation.Il faut être conscient que “c’est à Montréal qu’origine véritablement le dynamisme politique, économique, social et culturel du Québec.Il devrait compter que 19 municipalités est donc essentiel que ce dynamisme ne soit pas freiné et que le milieu demeure propice à son essor.La poursuite de cet objectif prioritaire exige que la croissance montréalaise soit dorénavant mieux ordonnée et qu’à chaque étape de son développement, les options disponibles et les coûts qui y sont reliés soient soigneusement évalués.” Le groupe suggère notamment de déconcentrer davantage l’organisation administrative du gouvernement québécois.La relocalisation de certains services gou- vernementaux dans des centres urbains aurait un effet stimulant.Les auteurs voient aussi d’un bon oeil la localisation à Montréal de services gouvernementaux avec lesquels le secteur privé doit transiger; cela aurait pour effet d’éliminer un facteur d’implantation présentement négatif par rapport à Toronto.Le document exprime par ailleurs l’avis que “l’objectif d’une poUtique de transport urbain n’est pas d’encourager le transport par des mécanismes de sub- ventions, mais de répondre aux besoins de la population.Les auteurs du rapport ajoutent que “le transport urbain est un service à caractère local et ne devrait pas être financé par les paliers supérieurs de gouvernement”.Se référant aux éléments de la politique d’aide au transport urbain au Québec, formulés par le ministère des Transports en décembre 1975, le groupe admet que sa proposition visant à considérer le transport urbain comme une res- ponsabilité locale vient en opposition avec la voie des subventions pour les déficits d’opération proposée par le ministère des Transports, qui est “le moyen généralement utilisé par le gouvernement provincial pour prendre à toutes fins utiles le contrôle d'un champ d’activité local".Le groupe Castonguay affirme “qu’au lieu d’envisager un tel programme, le gouvernement provincial pourrait réduire ses taxes ou confier aux municipalités un champ fiscal équivalent au montant de l’aide envisagée1’.Les municipalités doivent conserver leur autonomie administrative et financière QUEBEC (Le Devoir) — Dans son rapport sur l’urbanisation au Québec, le groupe de travail présidé par M.Claude Castonguay se porte nettement à la défense de l’autonomie politique, administrative et financière des municipalités.Le document rendu public hier dit notamment ceci: “Les caractères autonome et responsable d’une administration urbaine exigent nécessairement qu’elle perçoive elle-même directement la majeure partie de ses revenus et que le niveau des impôts qu’elle prélève reflète bien ses décisions, prises en fonction des besoins réels et des préférences de ses citoyens.” Le groupe de travail fait remarquer que le secteur municipal est défavorisé sur le plan financier, à cause de sa capacité fiscale limitée.Et dans la mesure où le gouvernement du Québec désire que les administrations locales retrouvent ou voient s’accentuer leur caractère décentralisé, il va de soi que l’évacuation des champs d’imposition susceptibles d'être occupés efficacement par les administrations municipales et urbaines doit être privilégiée.Le rapport insiste sur la nécessité que les objectifs de la politique urbaine du gouvernement soient définis clairement et que les programmes de financement qui en découlent ne révêtent point un caractère temporaire ou arbitraire.Il est également favorable à la tarification en fonction des services reçus.Le rapport traite par ailleurs de 1 urgence de réduire les coûts économiques urbains et, pour le gouvernement, d’adopter une politique urbaine explicite et d’en confier la mise en oeuvre a un responsable qui aura l’autorité et les moyens de l'appliquer.Car, à l’heure actuelle, “il n’existe à toutes fins utiles dans l’organisation du gouvernement aucune personne responsable de la détermination des objectifs généraux et de la fixation des prio- rités, et de l’allocation des ressources pour l'ensemble du domaine urbain”.Parmi les facteurs les plus aptes à accroître rapidement les coûts économiques urbains, le groupe de travail remarque que les centres urbains québécois continuent de s’étaler souvent au hasard et de façon discontinue, et il déplore les progrès extrêmement lents dans la préparation, l’approbation et l’application des chémas d’aménagement.Dans ses propositions concernant la propriété et l utilisation du sol, le groupe insiste sur le maintien d’un système de prix valable et sur la récupération de la plus-value du sol.Le gouvernement doit s’assurer que les prix mesurent bien la valeur du sol et à cette fin, il doit éliminer les éléments monopolistiques.Quant à savoir qui doit bénéficier de l’augmentation de la valeur du sol par suite des investissements de la collectivité, le rapport soutient que c’est d’abord la collectivité qui doit bénéficier de ses propres investissements.Deux moyens d’atteindre cet objectif sont surtout suggérés: la propriété publique et la taxation du sol, cette dernière impliquant une réforme de l’impôt foncier municipal par l’établissement d’un double taux, le taux portant sur le sol étant plus élevé que le taux portant sur les améliorations.D’autre part, ce sont les municipalités qui doivent avoir la responsabilité de la préparation, de l'adoption et de l’application du plan ou schema d’aménagement de leur territoire.Le groupe de travail Castonguay est d’avis, par ailleurs, qu’aucune ville ne devrait être dispensée de l’obligation de tenir un référendum sur les amendements aux règlements de zonage, principalement dans les zones à caractère résidentiel et semi-résidentiel.En matière de dépollution des eaux, le rapport se prononce en faveur de l’appli- cation du principe pollueur-payeur.Si l’on impose aux entreprises des charges en fonction de la quantité de matière polluante qu’elles déversent, elles seront incitées à en diminuer la quantité en modifiant leurs techniques ae production ou en recyclant une partie de leurs déchets.L'OCDE, dont le Canada est membre, favorise l’application de ce principe; à Winnipeg et Toronto, où il a été mis en oeuvre, les résultats sont concluants.Dans un autre chapitre, le document insiste sur le droit fondamental de chaque citoyen de vivre dans un logement convenable.Dans son évaluation des initiatives du gouvernement du Québec en matière d'habitation, le document dit: “Fondamentalement, le gouvernement n’a jamais véritablement reconnu le droit des citoyens d’être logés convenablement.Le Quebec a en effet eu tort de croire que le gouvernement fédéral, par le trucnement de la SCHL, s’occupait de tous les aspects de l’habitation, et de ne pas agir.Etant donné ue les politiques sociales sont du ressort es provinces et compte tenu de l’importance des problèmes dans le domaine de l’habitation, il importe que le Québec précise ses objectifs en cette matière et mette de l’avant des politiques et des programmes cohérents’'.Précisant les orientations qu’il propose en matière d’habitation, le groupe de travail sur l’urbanisation au Québec conteste ue l’objectif essentiel d’une politique ’habitation soit de favoriser la propriété.L’objectif est plutôt de permettre à chacun de s'offrir un logement convenable.“Comme le nombre imposant de logements de mauvaise qualité au Québec provient du fait qu’une partie de la population a des revenus insuffisants, la politique en matière d’habitation doit impliquer d’abord une aide financière aux familles et aux personnes qui en ont besoin, dans le contexte des politiques de sécu- rité du revenu”.Le rapport fait remarquer que “les programmes d’habitation à loyer modique ont d’ailleurs à juste titre été critiqués dans le passé pour des raisons diverses: ils ne touchent qu’un nombre très restreint de personnes à faibles revenus et compte tenu de cet impact limité, ils coûtent très cher.Sur le plan social, ils ont souvent tendance à entraîner la formation de ghettos.Par ailleurs, ils limitent la liberté de choix de ceux à qui ils sont destinés, car ils n’offrent pas d’alternative”.Le rapport aborde aussi, dans ce chapitre, deux autres aspects de l’habitation.Le contrôle du prix des loyers ne lui semble pas utile, hors le contexte d’une inflation élevée et de mesures restrictives générales visant à la contrôler.Une aide accrue aux personnes à faibles revenus et un impôt foncier pesant moins lourdement sur l’habitation auraient pour effet de réduire le nombre des démolitions, de promouvoir la restauration des logements et de freiner la détérioration des quartiers.La Société royale honore un géographe OTTAWA (PC) — M.Louis-Edmond Hamelin, âgé de 53 ans, professeur de éographie a l’Université Laval de Qué-ec, sera décoré de la Médaille Massey de 1976 par la Société géographique royale canadienne pour ses travaux de la plus haute distinction en géographie.Un communiqué publié dans la capitale souligne que la société veut honorer M.Hamelin en tant qu’universitaire, professeur et écrivain et en reconnaissance de sa contribution à une meilleure compréhension du Grand Nord canadien et de son peuple.peut vous confectionner le meilleur complet sur mesure guevousayez jamais porté.“nous ne signons que des vêtements qui vous vont - i la perfection”® : 11 Ord.'225 et '235 5 ÉPARGNEZ'47 ou'57 2 COMPLETS pour'350 Gtkt non indus * l«9tr supplément pout taHlos lottos GILETS FAITS SUR MESURE $39S0 PANTALONS FAITS SUR MESURE s4950 En piovinmcc de nos meilleures usines voici une fabuleuse collection de tissus importes vous offrent un prend chou de couleurs, tenures et motifs Comme touiours.nous vous assu rons une coupe et une allure impeccables et Nous ne signons que des vêtements qui vous vont a la perfection ® •388 a, STE CATHERINE •LE CARREFOUR LHâI • 960 a,STE CATHERINE • LES GALERIES DAlJOU • EUBT1EW, PTE CLAIRE t LE DEVOIR Page \ 3 Montréal, jeudi 18 mars 1976 L’aide fédérale à la rénovation est près d’être mise en oeuvre par Bernard Oescôteaux Le programme de subventions à la restauration résidentielle à Montréal, qui faisait l’objet d’un accord entre les autorités municipales, provinciales et fédérales il y a maintenant un an, pourrait être mis en application au cours des prochaines semaines.C’est ce que LE DEVOIR a appris alors que les autorités municipales de Montreal attendent avec impatience qu’on leur soumette pour approbation la conclusion d’un accord fédéral-provincial faisant de la Ville de Montréal le mandataire de la Société d’habitation du Québec et de la Société centrale d’hypothèques et de logement pour l’application de leurs programmes de restauration résidentielle.Cet accord en principe devra être soumis au conseil municipal pour adoption, et une fois adoptés les amendements à la charte de la Ville de Montréal, le programme de subvention à la restauration résidentielle pourra être appliqué.Les retards survenus n’auront toutefois pas eu que des effets négatifs puisque des amendements apportés a la Loi nationale de l'habitation permettront de porter à $6,250 le maximum de subventions que pourront toucher les propriétaires par logements restaurés, au lieu de $5,000 tel que prévu initialement.L’accord initial intervenu entre Montréal, Québec et Ottawa a été conclu le 17 mars 1975.Par cet accord, les trois paliers de gouvernement s’engageaient à verser des subventions de l’ordre de 50% du coût de restauration des logements dans un périmètre déterminé de Montréal, soit là où se situe le plus vieux stock de logement.Le coût maximum de restauration admissible était alors fixé à $10,000, et le programme devait viser à la restauration de 2,000 logements par année.Le seul élément nouveau de ce programme était la participation du gouvernement fédéral, celui-ci s’engageant à verser une subvention de 25%, soit la moitié du montant que les propriétaires pourraient toucher.Québec et Montréal avaient déjà un programme commun de subvention à la restauration accordant des subventions de l’ordre de 257o du coût des travaux de restauration.Ce programme était tout simplement prolongé.Le retard mis à appliquer l’entente entre les trois paliers de gouvernement semble avoir été causé par le gouvernement québécois.Le gouvernement fédé- ral a déjà avisé que, de son côté, il était prêt à appliquer son programme de subvention rétroactivement au 17 mars 1975.En principe, les propriétaires dont les travaux de restauration ont été approuvés par les autorités municipales pourront éventuellement toucher la subvention fédérale une fois qu’un accord final sera intervenu.Le gouvernement fédéral a par ailleurs décidé de hausser sa participation à 37.57o ce qui signifie que le programme commun aux trois gouvernements atteindra 62.57o des coûts de restauration.Du côté de Québec, il semble que ce ne soit pas pour des questions financières qu'on ait retardé la conclusion d’un accord final.Déjà, le Québec accordait une subvention de 12.57» et les crédits exigés annuellement pourront atteindre tout au plus $2.5 millions en prenant pour acquis que l’on restaurera 2,000 logements par année au coût de $10,000 chacun.Il appert que les difficultés seraient plutôt venues du ministère des Affaires inter-gouvernementales qui aurait tardé à conclure un accord final avec le gouvernement fédéral permettant de faire de la ville de Montreal le mandataire de la SHQ et de la SCHL.Cet accord, s’il n’est déjà conclu, serait sur le point de l’être, et ce ne serait plus qu’une question de jours ou de semaines avant qu’il ne soit transmis aux autorités municipales de Montréal.Celles-ci n’ont pas attendu la conclusion de cet accord pour mettre en branle le programme.Au cours de l’exercice financier 1975-1976, des subventions de l'ordre de $1.3 millions auront été versées à parts égales par Montréal et Québec permettant ainsi la restauration de quelque 800 logements.En principe, les propriétaires des logements restaurés pourront recevoir la subvention fédérale lorsque le programme aura été officiellement ratifié.Le Service d’habitation et d’urbanisme a par ailleurs dans ses dossiers 400 demandes de subventions portant sur la restauration de quelque 1,200 autres logements.Environ 907» de ces demandes pourront être accueillies favorablement.Ces demandes demeurent à l'étude pour l’instant de par la volonté des propriétaires qui les ont adressées au Service d’habitation et d’urbanisme.Ceux-ci préfèrent attendre que le programme conjoint aux trois paliers de gouvernement soit en application pour entreprendre des travaux.Québec se prononcera avant 15 jours sur le centre des congrès Le ministre du Tourisme, de la Chasse et de la Pèche, M.Claude Simard, annoncerait d’ici une quinzaine de jours les intentions du gouvernement quant à la construction d'un centre international des congrès à Montréal.C’est ce que rapporte le quotidien The Gazette en annonçant que la Communauté urbaine de Montréal avait transmis au ministère de M.Simard une étude détaillée sur la construction d’un tel centre nécessitant des capitaux de l'ordre de cinquante à cent millions de dollars.Plusieurs projets auraient déjà été sou- mis au ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche, certains par l'entreprise privée, et M.Simard indique qu'une décision sera prise très prochainement.Le ministre demande d’ailleurs pourquoi Montréal ne pourrait pas être doté d’un tel centre alors que Québec en possède déjà un, tout comme Winnipeg.En fait, il appert que l’étude soumise par la CUM l'a été non pas par cet organisme, mais plutôt par l'un de ses services, soit l'Office d'expansion économique qui a apporté sa collaboration à divers or-Voir page 6 : Congrès aujourd’hui A 10 h.colloque sur l'évolution (tes institutions politiques urbaines au Québec, au Centre communautaire de l'U.de M., 2332.Edouard-Montpetit.salle B-2419.• A 10 h.dernière journée de consultations publiques de l’Office des professions du Québec.à l’hôtel Bonaventure.• A midi, le Publicité-Club de Montréal reçoit M, Claude Cossette.communicateur, qui parlera de "l’image, langage", au Château Champlain.A midi, causerie de M Yvon Charbonneau.président de la CËQ à l'amphithéâtre A du Pavillon des sciences sociales de l'I).de M.• A 12 h 15.le Nouveau Riehelieu accueille le Dr (idles Leduc, cardiologue â l'Institut de recherches cliniques de Montréal, qui parlera de la prévention des maladies coronariennes chez l'homme, au Reine-Elizabeth • A 14 h.assemblée publique de la CECM, au 3737 est.rue Sherbrooke.A 18 h 30.conférence de Mme Solange Chaput-Rolland.journaliste, devant la Société des écrivains canadiens, au restaurant Le Caveau.2063.rue Victoria.A 19 h, souper de la faim à l’église Notre-Dame organisé par le Mouvement eucharistique du Canada; entrée 426, rue Saint-Sulpice.• A 20 h.conférence sous les auspices de la Société d'animation du Jardin et de l'Institut botanique, par M.Michel Kamelart, professeur à l'Institut, au Jardin botanique.4101 est, rue Sherbrooke (entrée Pie IX).• A 20 h.colloque organisé par le Front commun pour le respect de la vie sous le thème "La Québécoise des années 1980 ", â l'Institut Saint-Albert Le Grand, 2715 Chemin de la Côte Sainte-Catherine.• Aujourd'hui et demain, journées de la nutrition organisées par la Polyclinique médicale populaire.2275 est.boul.Saint-Joseph.• Aujourd'hui et demain, congrès de l'Association québécoise des transports et des routes.â l'hôtel Bonaventure.• Cliniques de la Croix-Rouge: Traey.Marine Industries Limitée, rue Vandal, de 9 h à 17 h; Montréal, hôpital Notre-Dame-de-la-Merci, 555 ouest, boni C.ouin, de 10 h à 16 h; Rose-mcrc.Zellers.303 boul.Labelle.de 14 h 30 à 20 h 45 Les Cercles des Jeunes Naturalistes LIVRES ET MATÉRIEL POUR L’ÉTUDE DE LA NATURE en vente au Comptoir des Jeunes Naturalistes de 9 à 17 h du lundi au vendredi de 10 à 15 h (le samedi) 455, rue Saint-Jean, Montréal (2 rues à l'ouest de la Place d’Armes) Une maison du Québec en Haiti ?QUEBEC (PC) — Le gouvernement du Québec ouvrirait incessamment une délégation à Port-au-Prince, en Haïti.C’est ce que rapportait, mercredi, le quotidien québécois Le Soleil en disant tenir l’information de sources habituellement bien informées.Selon le Soleil, cette délégation s'occupera principalement des problèmes d’immigration mais son rôle pourrait éventuellement être élargi aux différents domaines de la coopération en éducation, de la culture et des affaires économiques.M.Julien Aubert, diplômé en droit de l'Université de Sherbrooke et ancien élève de l’Institut d’études des sciences politiques, économiques et sociales de Paris, aurait déjà été présenti pour occuper le poste de délégué du Québec en Haïti.Le journal précise que les remous soulevés ces dernières années par la présence de nombreux ressortissants haïtiens entrés illégalement au Canada sont à l'origine de la décision du gouvernement québécois.Le Québec» possède plusieurs délégations à travers le monde, notamment à Milan, Rome, Beyrouth, Athènes, Tokyo et Los Angeles.Il est également représenté par quatre délégations générales, à Paris, Londres, Bruxelles et New York.Le juge Barbeau instruira la cause DiZazzo par Clément Trudel L'enquête judiciaire sur certains actes posés par l'ingénieur Jean Di Zazzo, maire de Saint-Léonard, sera présidée par le juge Alphonse Barbeau, de la Cour supérieure.Ainsi en a décidé hier le juge en chef Jules Deschênes après avoir entendu les avocats de la Commission municipale du Québec et l’avocat du maire, Me Bruno Dateras; ce dernier contestait notamment la "requête" déposée au nom de la ville de Saint-Léonard où, selon Me Paieras, ne se retrouvait pas d’accusation formelle dans les allègues.On sait que la Commission municipale a déjà tenu au moins 25 séances publiques à l'intérieur d’une enquête sur l’administration de cette ville de l’île de Montréal.La Commission municipale ne devrait-elle pas être partie à la requête et est-il légitime qu elle inscrive une requête au nom de la municipalité en tutelle?C’est la question que s’est posée le juge Deschênes avant de décider la tenue de l'enquête réclamée.' Les faits qu'aura à examiner le juge Barbeau lors d’une enquête dont la date sera déterminée plus tard ont trait à trois dossiers où l’ingenieur Di Zazzo se serait placé en conflit d'intérêt en confectionnant des plans que, plus tard, à titre de conseiller de Saint-Léonard et membre de la Commission d'urbanisme il pouvait approuver ou, tout au moins, suggérer des changements au plan d’urbanisme pour que soient mieux entérinés ces projets.* En tout, ces trois projets ont apporté des honoraires approximatifs de $94,000 mais, d’un commun accord, les parties ont éliminé la possibilité de malversations.Dans l’application de la Loi sur la fraude et la corruption dans les affaires municipales, il ne saurait être question de "bonne foi" des gens que Ton veut impliquer.Le tribunal devra donc voir si Di Zazzo-ingénieur et Di Zazzo, conseiller municipal, pouvaient entrer en conflit, se rendre coupable d’inconduite dans trois cas précis; 1) Ravary Builders Supply Co.Ltd qui obtint en 1973 un changement au règlement de zonage, et dont Tingénieur-conseiller Di Zazzo avait confectionné les plans; 2) Les Placements Deneault Inc (Provi- S:o) à propos desquels le maire suppléant )i Zazzo aurait, en juin 1972.contribué à faire modifier le règlement touchant l’implantation d'un centre commercial; 3) A.-L Robert Automobiles Inc dont la demande de changement de zonage (angle Bélanger et Langelier) pouvait rendre possible la construction d un garage Chrysler dans une aire réservée à des "duplex”.Selon les allégués de la requête déposée par Me Jacques Richard et Me Jacques Desormeau, le conseiller Di Zazzo a voté en faveur de ce changement de zonage tout en ayant participé à la pré paration de ces plans.Si le juge Barbeau en venait à la conclusion que M.Di Zazzo a véritablement enfreint la Loi sur la fraude et la corruption dans les affaires municipales, il pourrait le déchoir de sa charge et le rendre inapte à occuper un poste public pour les cinq années à venir.C’est la sanction imposée récemment au maire de Ville LeMoyne; M.André Charpentier, et à un conseiller de Ville Saint-Antoine (dans les Laurentides), par le juge Louis Paradis.GUÉRIR du diabète: espoir de milliers de Canadiens ASSOCIATION DU DIABETE DU QUEBEC Front commun: à 75%, non aux offres patronales.Oui aux grèves sporadiques D’après les résultats fragmentaires obtenus hier soir des centrales syndicales, les 180,000 membres du front commun ont rejeté massivement, dans des proportions allant de 75 à 80%, les offres gouvernementales formulées jusqu’ici.Par contre, les syndiqués se seraient prononcés dans une proportion d’environ 107» de moins en faveur des grèves générales sporadiques, à propos desquelles le front coir.,un réclamait un mandat clair.Seule la CEQ a confirmé officiellement, chiffres à l’appui, la “tendance" de son scrutin provincial.D’après les résultats obtenus auprès de 44 de ses 66 syndicats, 77.87» des syndiqués ont rejeté les offres gouvernementales alors que 63.37» se sont prononcés pour le projet de grèves sporadiques.La CEQ avait en mains en fin de soirée le décompte de 23,589 de ses membres.Contrairement à la CEQ, la CSN a refusé jusqu’à la dernière minute de divulguer les résultats de sa consultation.Officiellement, on affirmait ne pas vouloir influencer les syndiqués qui doivent se prononcer aujourd’hui dans les régions du Nord de la province, où un certain nombre de syndicats ont dû retarder les votes à cause de la tempête.Par contre, selon une source syndicale qui avait assisté au décompte de la consultation pendant une bonne partie de la soirée, le secteur des affaires sociales aurait rejeté les offres dans des proportions supérieures à celles exprimées à la CEQ.Le chiffre "d’environ 807»” était avancé bien que cette proportion ait pu "bouger”, par la suite, de quelques points.Le mandat concernant les grèves sporadiques serait encore plus fort qu’à la CEQ.Les syndiqués auraient voté pour ce type de grèves dans une proportion voisine de 70%.A THôtel-Dieu de Montréal, plus de 1,000 syndiqués, contre une centaine, auraient rejeté les offres patronales, et les grèves sporadiques auraient reçu un fort appui.Les votes à l’hôpital Notre-Dame seraient considérés aussi comme "forts”.Par contre, les hôpitaux Sainte Justine et de Cartierville auraient été moins massifs.En général, la région métropolitaine et celle du Saguenay-Lac Saint-Jean seraient parmi les plus “fortes”.Celles de Québec, Sherbrooke et de Hull seraient sensiblement moins radicales.La journée d’hier dans le secteur hospitalier - ainsi que dans l’enseignement - a été marquée par de nombreux débrayages, au point que les services ont été paralysés dans de nombreux endroits pendant plusieurs heures.Il a par ailleurs été impossible d’avoir la moindre indication sur le vote à la FTQ mais certains représentants syndicaux d’autres centrales s’accordaient à dire que le "pouls y battait plus faible”.Une des surprises du vote d’hier est venue des membres de l’Alliance des professeurs de Montréal, qui ont rejeté dans une proportion de 68.57» les propositions patronales.Ce pourcentage se situe nettement sous la moyenne générale de la CEQ, dont l’Alliance est l’un, sinon le plus important syndicat.Les propositions avancées par l'exécutif à propos des grèves sporadiques d’une ou deux journées ont été battues par une majorité de 577» des quelque 3,600 syndiqués présents.L’exécutif de l’Alliance avait favorisé, jusqu’ici, une approche plus radicale de la stratégie au sein de la CEQ, ralliant de ce fait la CSN et la FTQ qui voulaient déclencher fin mars un vote au sein du front commun, non pas sur l’opportunité des grèves sporadiques, mais sur la grève générale illimitée.L'exécutif de l’Alliance avait d'ailleurs présenté une proposition à l'assemblée d hier pour avoir un mandat en ce sens, à l’occasion du Conseil d'orieptation de la fin de semaine, au cégep Edouard Montpetit, mais les membres en ont décidé autrement, par 2009 voix contre 1,382.Si la région métropolitaine est plus “-faible”, dans les secteurs élémentaire et secondaire, on y constate par contre un haut taux de mécontentement du côté des cégeps, en majorité affiliés à la CSN.Au cégep Maisonneuve, 917» des syndiqués ont rejeté les offres gouvernementales alors que 78% ont appuyé les recommandations pour les grèves sporadiques.Au cégep Edouard-Montpetit, 837» des syndiqués ont rejeté les offres alors que 647» ont appuyé les grèves: ce cégep serait l'un des plus faibles de la région de Montréal.Par contre, une résolution favorisant un vote sur la grève générale illimitée y a recueilli l’assentiment de plus de 80% des syndiqués.Les dirigeants du front commun ont cependant rejeté formellement l’idée, hier, que les pourcentages plus faibles en faveur des grèves sporadiques constituent une manifestation de mécontentement à l'endroit des tactiques "prudentes”, tactiques adoptées jusqu’ici par le front com- mun.A la CSN et à la CEQ, on est tombé d'accord pour dire que les résultats de ce premier vote provincial “en empêcheraient plusieurs de pelleter des nuages” à la prochaine réunion du front Commun.Par ailleurs, plusieurs dirigeants syndicaux ont annoncé hier, à l’occasion des nombreuses assemblées générales, que le coup d’envoi des grèves sporadiques, dont le principe est désormais acquis, pourrait survenir aussi tôt que lundi prochain.Ce jour-là, des milliers de syndiqués de toutes les régions du pays se rendront à Ottawa manifester leur mécontentement face aux lois Snti-inflation et des manifestations régionales se tiendront un peu partout au Québec.Ce sera le premier débrayage d’une durée de 24 heures déclenché à la grandeur du Québec.Treu subira son enquête le 31 mars Un ingénieur d’origine allemande, Alexander Peter Treu, de Beaconsfield, en banlieue de Montréal, subira son enquête préliminaire le 31 mars, au Palais de justice de Montréal, relativement à quatre chefs d'accusation portés en vertu de la loi fédérale sur les secrets officiels.M.Treu a nié toute culpabilité en cour des comparutions où les actes d’accusations lui ont été lus à propos de son stage de deux ans, de 1964 à 1966, au sein de la délégation canadienne de l’OTAN à Paris.A cette époque, l’accusé était à l’emploi de la Northern Electric depuis 1958 et il avait été “prêté” par la compagnie pour diriger un projet de système de défense anti-missile pour le compte de l’OTAN.A son retour, M.Treu a repris son emploi à la Northern Electric jusqu’en 1973 et c’est là qu’il aurait commis les dé-lis de violation de secrets officiels en utilisant des documents secrets sur lesquels il aurait mis la main au cours de son stage à l’OTAN.Les membres de la GRC, chargés de Tenquête ont effectué en mars 74 une perquisition chez l’inculpé pour saisir 500 livres de divers documents.Depuis 1973, M.Treu dirige une firme de conseillers techniques, la Canalatin Consultants Ltd, à Montréal.Il a été remis en liberté sur parole en attendant Tenquête, mais à la condition de remettre son passeport canadien et de ne pas sortir du Québec d’ici à ce que cette affaire soit tirée au clair.Déçue par la fin de la grève LaCSN-Construction intentera une action contre la compagnie Vilas La CSN-Construction a l’intention de poursuivre la compagnie Vilas Furniture, de Cowansville, devant le tribunal du Travail pour ce qu’elle qualifie “d’ingérences inadmissibles” dans les affaires de ce syndicat, qui vient d’accepter les dernières offres patronales.Le vote décrétait le retour au travail a été pris mardi soir par les syndiqués qui mettent ainsi fin à un conflit de sept mois et demi, axé sur l'épineuse question des “plans boni" proposés par 1 employeur.“Depuis que la compagnie a fait ses dernières offres, qui furent rejetées par une mince majorité de 567», la compagnie a travaillé systématiquement les syndiqués un par un, leur envoyant au besoin ses contremaîtres.Il faut dire aussi que la compagnie avait réussi à braquer contre les syndiqués tout le petit establishment local, des curés jusqu'aux avocats", a commenté hier le président de la CSN-Construction, M.Michel Bourdon, passablement déçu du vote de 116 contre 89 en faveur du retour au travail.Selon M.Bourdon, la compagnie Vilas Funiture a violé l’article 11 du Code du travail qui interdit à un employeur de dominer, d’entraver ou de financer un syndicat.Selon le porte-parole syndical, Vilas Furniture a envoyé deux lettres aux syndiqués, qui constituent des ingérences dans les affaires du syndicat.La première demandait aux syndiqués d'exiger un vote supervisé par le ministère du Travail sur les offres patronales, alors que rien de tel n’est prevu dans le code.La deuxième lettre contituait une nouvelle offre faite par l’employeur, qui doit en principe selon M.Bourdon, négocier avec le syndicat et non avec les travailleurs individuellement.La CSN-Construction dénonce aussi les nombreuses visites des contremaîtres aux syndiqués.De son côté, la compagnie Vilas Furniture.filiale de Molson, s’est contentée d’annoncer laconiquement hier la fin de la grève de ses 350 employés, qui durait depuis le 29 juillet 1975.La veille, l’assemblée au cours de la quelle fut pris le vote d’acceptation, avait revêtu un caractère inhabituel.En effet, à côté des représentants du syndicat, ont siégé ceux de la CSN-Construction et le président de la compagnie, M.Leigh Townsend.A la CSN, on a justifié la présence de M.Townsend par le fait que les "syndiqués avaient été tellement travaillés que le vote aurait été pris sans qu’on puisse intervenir”.Outre le président de la CSN-Construction, qui a stigmatisé “la volonté de la compagnie d’avoir la peau du syndicat”, Tingénieur-conseil de la centrale a fait valoir de son côté le caractère inhumanitaire des plans boni, qui imposent un "rythme de travail dangereux” aux syndiqués.De son cote, le représentant patronal a Voir page 6; La CSN J
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